
Procès Le Priol, J3 : « Ceux qui vident leur chargeur, veulent tuer »
Troisième jour d’audience du procès des néo-nazis Le Priol, Bouvier et Rochemir à la cour d’Assises de Paris. [Mise à jour avec audience de l’après-midi]
Le premier enquêteur est entendu sur les faits. A la barre, le commissaire détaille le déroulé de la soirée, notamment la première altercation entre les accusés et les victimes au café Mabillon.
Les rugbyman quittent par la suite l’établissement et entrent dans un hôtel pour demander de la glace. Ils cherchent à soigner leurs blessures. L’enquêteur explique que les deux victimes ne présentent aucune agressivité, se montrant «très gentilles et respectueuses».
C'est en sortant de cet hôtel qu'ils voient la jeep conduite par Lyson Rochemir s’arrêter devant eux. Romain Bouvier en descend et fait feu. Quatre balles en quatres secondes. Il quitte les lieux en courant. Lyson Rochemir redémarre avant que Loik Lepriol n’arrive sur la scène du crime.
45 secondes après le dernier tir, il vide son chargeur à 6 reprises sur Federico Martin Aramburu, déjà gravement blessé. Lepriol prend la fuite en courant.
Pour le directeur de l’enquête, l’intention des accusés ne fait pas de doute : «ceux qui vident leurs chargeurs veulent tuer».
Le second enquêteur en charge de l’affaire de l’assassinat de Federico Martin Aramburu témoigne à la barre en cet après-midi du troisième jour d’audience.
Évoquant les images de vidéo-surveillance du café Mabillon, celles-ci sont longuement diffusées dans la salle d’audience. Décortiquées seconde par seconde.
La question sous-jacente semble de savoir qui, des accusés ou des victimes auraient provoqué la première altercation sur la terrasse du café. A défaut de son, le moindre geste est interprété.
Les faits reprochés se sont quant à eux déroulés plus tard, à quelques rues alors que les victimes avaient quitté l’établissement. Mais les accusés semblaient vouloir «en découdre» s’accordent à dire les enquêteurs.
Contrairement au premier policier interrogé le matin même, celui-ci reste plus prudent quant à l’intention homicide des accusés.
Pour lui, malgré le profil des accusés, les faits n’auraient aucun lien avec leur idéologie d’extrême droite . La « seule problématique » selon lui : « l’alcool et l’ego »… Et trois balles dans le dos.
À 21h, sur demande des avocats de la partie civile, l’audience est levée avant de débuter les questions des différentes parties, pour ne pas prolonger les débats tard dans la nuit.
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