3 heures dans Paris. Place de République nassée. En live avec ceux qui déambulent. Des révoltés joyeux, une jeunesse en colère, une Préfecture dans son rôle provocateur préféré. Des touristes, heureux d’avoir à raconter. Des batteries de vélos qui explosent. Un McDo sauce ketchup. Des rires. Et un cortège confisqué.
Un lycéen habillé en Napoléon qui dit être venu tuer l’ennui de Saint Hélène. Du sérum physiologique qui passe de mains en mains. Les pompiers que les émeutiers applaudissent, barricades ouvertes pour les laisser passer, refermées une fois le camion au moins. Un hôtel sans charme mais avec beaucoup de cœur qui offre eau et réconfort. Ne pas sentir cette joie émeutière c’est ne rien comprendre de cette colère. Sur une pancarte, on lit: « le monde appartient à ceux qui se soulèvent tôt ».