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Antoine Léaument (LFI) : « Chaque fois que tu laisses abattre la digue qui est à ta gauche… c’est toi le suivant »

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Transcription de l’émission

00:00:00David Dufresne
Un, deux, un, deux.Attends me dit pas que c’est parti, là. Trois, quatre c’est parti, Oh, mais je ne suis pas prêt ! Oh, je suis comme le PS, je ne suis pas prêt ! Bonjour, bonjour ! Bonjour, les aupostiennes, les aupostiens ! La caméra n’est même pas… ouais, ce n’est pas grave Matinale spéciale. Attention, trois, quatre ! Alors, je vais faire comme ils font sur France Inter.Vous êtes sur France Déter il est 7h05. Bonjour à tous, bonjour à toutes, qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Alors on a plein d’invités pour débriefer, pour commenter, pour réfléchir, pour analyser, pour penser plus loin aujourd’hui ce matin puisque je quadruple la mise. On avait démarré les France Déter avec un invité, puis deux, puis trois, et là si tout va bien, ils seront quatre. Dans l’ordre d’apparition sur scène. Alors attends, qu’est-ce qui se passe là ? Dans l’ordre d’apparitions sur scène, nous aurons Antoine Léaument, si tout va bien, à 7h10. Nous aurons Sarah Fayolle, qui est porte-parole de Greenpeace France à 7 h30 après Léaument, en fait, l’idée c’est de discuter avec la société civile, avec des représentants de la société civile pour discuter du fond des choses, on va évidemment faire de l’analyse politique pendant deux heures mais on va essayer aussi, parce qu’ici c’est au poste, on va quand même essayer de parler du fond, donc Greenpeace France sera avec nous à 7h30 avec Sarah Fayolle, à 8h, Paul Alauzy, bien connu de nos services, paroles du collectif, le revers viendra nous parler du logement, Ah oui, les municipales il y a aussi le logement, et à 8h20, Floraine Julian porte-parole des Victoires Populaires, sera avec nous pour nous expliquer comment ils, elles ont travaillé et vont le faire toute la semaine. Mais d’abord comment allez-vous les uns les autres, racontez-moi comment ça s’est passé pour vous la soirée ? Alors attends, je mets le tchat de mon côté, voilà. Comment ça s’est passé, ça c’est pas, ça c’est passée pour vous ? Ah oui, le néon est un peu décadré, bon c'était pas grave. Comment ça s’est passé pour vous hier soir dans vos municipalités, dans vos communes ? Pourquoi ils passent de l’un à l’autre là constamment je vais pas demander ça moi je vais pas demandé ça alors attendez je fais des petits réglages on a raté les streamers se faire ban on a maté les streamers se faire ban à la chaîne à bon pourquoi qu’est ce qui s’est passé qu’es ce qui c’est passée ah ouais les mecs qui diffusent les TF1 les machins et les trucs et ils se font ban ! Alors attendez, je télécharge les petits résultats. Voilà, je ne sais pas si vous allez pouvoir les apercevoir. Attends, je vais agrandir ça. Voilà, comme ça, si ça passe, les dix plus grandes villes, résultat du premier tour municipale 2026. Estimation IPSOS, BVA, Elab, Ifop, auposte. À Paris, 2 millions 165 000 habitants. Parce que moi, j’ai passé ma soirée à regarder la téloche. On va en parler. C’est quand même consternant, les gars, c’est consternant. Alors je ne parle même pas de l’inceste absolument incroyable où il y a le père, le fils, le neveu, la mère de la famille Duhamel sur quatre chaînes différentes, en même temps, c’est complètement sidérant, un truc pareil. Non, non, je parle du fait que pas une seconde je n’ai entendu parler du fond hier. Alors évidemment, nous aussi, on va succomber au charme de la politique politicienne, notamment avec Antoine Léaument parce que la politique, c’est hélas aussi des questions de stratégie et d’alliance, mais je vous prie de croire qu’on ne va pas parler que de ça aujourd’hui. Coucou la gauche qui s’organise bien, bien vu sociologie qu’on leur habite. Alors, je vous ai mis les résultats, donc pour Paris, pour Marseille, Lyon, pour Toulouse, on va évoquer évidemment tout ça, je dois juste faire encore quelques petits téléchargements, je vous laisse discuter entre vous. Tu as raison, tu as raison Kevin, le chiffre n’est pas bon pour Sarah Knafo puisqu’elle termine à 10.40, c’est vrai que là, c’est vrai, que tu as raison, tu as raison tu as raison tu as raison. C’est une soirée excitante nous dit LSD, vas-y dis nous pourquoi et comment. Alors effectivement, un niveau d’animosité anti LFI indexé sur la surprise par LFI. C’est-à-dire que plus LFI monte, moins les commentateurs ne comprennent ce qui se passe. Voilà les résultats du premier tour. Alors ce n’est pas les résultats du ministère de l’Intérieur consolidé, mais ils ne sont pas loin d'être bons. On va attendre David Guiraud. Qu’est ce que je raconte David Guiraud qui est favori au deuxième tour et qui est en tête. Alors, Antoine Léaument me dit qu’il est ici. Alors, alors il est là, il est là effectivement. Hop, hop, hop. Alors, je le rajoute à la scène. Est-ce que Antoine Léaument m’entend ou pas ? Alors, tu nous entends ? Impeccable, impeccable. Alors attends, je te mets une petite seconde. Je le mets à l’antenne dans une petite seconde. Bonjour, Antoine.
00:08:01Antoine Léaument
Ah, tu veux que je mette dans l’autre sens, là ?
00:08:03David Dufresne
Non, non, oui, voilà, si tu peux, alors je vais te mettre en grand, ne t’inquiète pas, car c’est toi l’invité. Merci beaucoup d’avoir accepté au débotté Ah ben, tiens, tu nous fais du Ruffin, tu es dans ta cuisine.
00:08:17Antoine Léaument
Et ma famille dort, donc…
00:08:21David Dufresne
Ah oui, c’est ça !
00:08:23Antoine Léaument
J’espère que je ne vais pas réveiller tout le monde, et puis si à un moment donné vous voyez un petit bonhomme arriver, c’est que j’ai réveillé les gens.
00:08:30David Dufresne
C’est que t’as réveillé les gens. Bon, merci beaucoup d’avoir eu le temps ; t'étais pas obligé, mais d’enfiler une petite, un petit veston, une petite cravate, à moins que tu partes pour une chaîne de télé juste après ?
00:08:40Antoine Léaument
J’en reviens en fait, j'étais sur France Info, je ne me serais pas mis en costard cravate dans ma cuisine. …
00:08:50David Dufresne
Avoue que c’est un peu curieux. Bon alors, cette banane…
00:08:53Antoine Léaument
Je suis d’accord, je suis d’accord. J'étais sur France Info et j’ai essayé quand même d'être présentable. Si j’allais en pyjama à France Info…
00:09:02David Dufresne
Alors qu’au poste tu n’aurais plus, bien sûr, bien entendu. Alors, une percée magnifique dit “Tonton Jean-Luc”.
00:09:13Antoine Léaument
Une percée magnifique, mais qui est le fruit, je pense, d’un travail qu’on a fait, qui est à la fois un travail programmatique parce que, par exemple, quand on parle de cantines bio et gratuites, moi dans les portes à portes que j’ai pu faire, mais ça parlait à plein de gens parce que c’est quelque chose qui change directement les choses sur le pouvoir d’achat. Et à la fois un programme qui était un programme qui, je pensais, a largement convaincu. Une stratégie aussi qui a convaincu, c’est-à-dire que face à des gens qui nous insultent sans arrêt, on tient bon, on ne cède pas, et ça je pense qu’il y a beaucoup de gens qui nous en remercient et puis enfin il y a la manière d’avoir constitué nos équipes. Je pense que partout, dans toutes les villes où on a eu des candidats, on a essayé d' avoir des listes qui ressemblent aux villes, qui ressemblent aux habitants de la ville, qui sont des gens engagés dans les associations, qui se sont engagés dans la vie quotidienne de leur ville et c’est ça qui fait la différence, je pense c'était pour ça qu’on a fait des très très gros scores.
00:10:10David Dufresne
Alors là, tu penses à qui ? Tu penses d’Ali Diouara à la Courneuve, à Bally Bagayoko ?
00:10:19Antoine Léaument
Bagayoko oui
00:10:19David Dufresne
Oui, pardon.
00:10:21Antoine Léaument
Maire que je félicite parce qu'élu au premier tour dans la plus grande ville, ville de France hors Paris, bah c’est super. Mais c' est Bali et c' est bien d’autres. Ali, par exemple Diouara, j’ai vu des gens publier des photos d' eux-mêmes avec Ali quand ils étaient petits, tu vois, en disant ah ouais l’ancien en gros il nous a aidé, il était là pour nous, et bien c’est normal d'être là pour lui. Tout ça, c’est ce que le système sondagière et médiatique n’a pas vu venir, n’as pas compris parce qu’ils ont beaucoup de mépris pour les villes populaires, pour les habitants des villes, d’ailleurs, ils passent leur temps à les insulter, les habitant des villes. Et là, je pense que d’un seul coup, ils voient surgir la nouvelle France dont on parle. C’est-à-dire les habitants et habitantes de ces villes qui ont des vies difficiles, mais où en même temps, il y a beaucoup de solidarité qui existe. Il y a eu un travail, comment dire, associatif, mais pas seulement associatif si tu veux, parce que comme tu n’as pas grand-chose, finalement souvent les gens ils ont beaucoup de solidarité. Et cette nouvelle France, elle émerge dans cette élection municipale. C’est ça qu’ils n’arrivent pas à comprendre, ils n’arrivent même pas à le sonder parce que ce n’est pas sondable. Et je tiens à dire quand même qu’il reste encore toute une partie de la population qui ne s’est pas exprimée dans le premier tour. L’abstention, elle, reste extrêmement forte dans ce premier tour de l'élection municipale. Il y a plein d’endroits où, si on fait des calculs d’apothicaire en additionnant les forces, on trouve certains résultats, mais ce n’est pas non plus ça qui va se jouer, parce que les deuxièmes tours, il peut y avoir une surmobilisation des personnes qui se sont abstenues au premier tour, et cette mobilisation peut faire la différence, peut une nouvelle fois déjouer et les sondeurs et les calculs politiques et les C’est ça qu’on attend et c’est ce qu’on espère.
00:12:18David Dufresne
Alors plein de choses à te dire par rapport à ça, j’espère que t’as un petit peu de temps.
00:12:24Antoine Léaument
Je vois malheureusement pas les commentaires, c’est trop petit.
00:12:26David Dufresne
Non mais je vais te les remonter, alors par exemple il y a un commentaire, je le dis, qui parle de Saint-Denis, mais Saint-Denis de la Réunion, en disant qu' aucun média n’a, alors c’est le PS qui a été réélu, mais qu’aucun média n’a parlé de la percée dangereuse de l’extrême droite là-bas. On parlera tout à l’heure de l’extrême droite mais je voulais juste rebondir sur ce commentaire. Alors, tu dis, il y a une France qui s’est révélée, qui a surgit, donc la France des quartiers, la France populaire, etc. Tu dis, cette France, elle est méprisée. Quelles sont les garanties que vous donnez les uns et les autres à ne pas trahir cette population-là, à ne pas, à votre tour, la mépriser ? Parce que tu sais bien que c’est un des enjeux, notamment d’un grand nombre de grands frères et de grandes sœurs, de dire on nous a déjà fait le coup avec le PS, on ne va pas recommencer avec LFI par exemple. C’est quoi vos gages de bonne tenue de parole ?
00:13:28Antoine Léaument
Le meilleur gage qu’il peut y avoir, c’est-à-dire qu’on a fait élire, enfin on a fait élire, ceux qui ont été nos candidats, ceux qui sont nos candidat, sont précisément des personnes qui sont investies dans la vie de leur ville. C’est à dire, on n’a pas dit, nous les professionnels de la politique insoumis, je ne sais pas quoi, on va être là à diriger les villes, on a essayé de faire en sorte dans un maximum d’endroits où on n’y arrive pas parce qu’il y a des endroits où on y arrive pas, où c’est moins facile, où on a pas forcément nous-mêmes l’implantation qui permet de savoir qui sont les personnes qui sont le plus investis dans la vie de leur ville. Et bien dans ces situations-là, on a réussi dans un certain nombre de cas à porter comme candidats celles et ceux qui sont en fait la meilleure garantie que ça change pas parce que c'était des habitants de la ville, parce que c’est des gens qui on a confiance des habitantes et des habitants, j’espère que le fait d’avoir gagné ne va pas faire que des gens s’institutionnalise trop, c’est toujours un peu la difficulté.
00:14:37David Dufresne
Genre costard cravate dans sa cuisine.
00:14:39Antoine Léaument
Ha ha ha !
00:14:41David Dufresne
Je plaisante.
00:14:42Antoine Léaument
Il y a un mi-chemin, il y a costard-cravate, mais t’es dans la cuisine, la vaisselle n’est pas faite, c’est bon.
00:14:47David Dufresne
Et c’est vrai que ce n’est pas mal.
00:14:50Antoine Léaument
Je fais ça tout à l’heure, ce n’est pas grave, c’est ma tâche du matin, tous les matins je fais ma vaisselle, c’est bon. Par ailleurs, ça a toujours été une de mes questions pour nous même quand on a été élu député, c’est comment tu fais pour investir dans une institution sans que l’investiture te travestisse d’une certaine manière. C’est-à-dire, oui, à l’Assemblée nationale, tu vois. On est accusé d'être des gens qui mettent le bazar, mais en fait on met le bazar dans quoi ? Dans un ordre bourgeois, dans leur institution à eux, telle qu’ils l’aiment bien, c’est-à-dire ronronnantes et où il ne se passe jamais rien, et où finalement on préfère mettre des sanctions à des gens qui contestent la présidence d’un mec RN qui dit que Quentin Deranque faisait partie de sa tribu, plutôt que mettre des sanction à des gens qui tiennent des propos racistes. Donc, si c'était déranger cette institution-là, ça me va, et il va y avoir la même chose dans les municipalités. Je pense que nos élus vont dans, j’espère en tout cas, moi c’est vraiment mon espoir, mais je pense que les élus, dans les endroits où on a d’ores et déjà gagné, puis peut-être dans les endroits où on va gagner la semaine prochaine, ils vont transformer la manière d'être maire. C’est ça qui, je pense, peut redonner confiance dans la politique, en tout cas j’espère. J’espère que c' est le pari qu’on fait. Mais après on est toujours dépendant de ce que les gens vont effectivement faire. Qu’est-ce qu’on peut faire de mieux que faire élire les habitants de la ville et qu’ils soient investis dans les associations ?
00:16:19David Dufresne
Alors Bally Bagayoko, il était LFI et PC, d’ailleurs je crois que c’est un ancien du PC non ? En tout cas, c'était un ancien de la ville.
00:16:27Antoine Léaument
Oui, c’est un ancien de la ville, mais je ne sais pas quel est son parcours exactement. Peut-être que c'était quelqu’un qui était au PC avant. Moi, je sais que d’aussi loin que je me souvienne, Bally c’est un Insoumis. Mais bon, c’est vrai qu’il faudrait regarder. Mais je suis content parce que, tu vois, une alliance comme ça, Moi, c est finalement ce que j’aime bien. Alors, le problème, c’est parfois les directions politiques. Tu vois, quand on se fait taper sans arrêt par Fabien Roussel, C’est pas à faire des alliances et puis à avoir, pour certains insoumis, c’est difficile des fois de s’allier au PC parce qu’ils pensent Fabien Roussel.
00:17:05David Dufresne
Alors Antoine,
00:17:07Antoine Léaument
Dans ma circo, nous, à Grigny, dans ma circonscription, il y a un maire qui est Philippe Rio, qui est un maire PCF, qui est un très bon maire, qui a fait du bon boulot, je trouve, on a soutenu, on était avec lui, pour qu’il puisse continuer à faire le travail, et il est réélu au premier tour, il fait 65 %, donc on voit aussi que c’est des mécanismes qui fonctionnent.
00:17:31David Dufresne
Alors on va pas compter les points de qui dit du mal de l’autre parce que je pense que c’est assez partagé et ça nous gonfle.
00:17:41Antoine Léaument
Ouais, je suis d’accord.
00:17:42David Dufresne
Alors comment peut-on faire pour que vous arrêtiez vos conneries ?
00:17:46Antoine Léaument
Ben écoute, moi je trouve qu’on en veut un peu beaucoup à la France insoumise sur les tensions qui existent à l’intérieur de la gauche parce que finalement si tu regardes ce qu’ont fait, je pense qu’y compris avec des gens qui nous ont beaucoup tapé dessus, notre premier réflexe déjà au soir du premier tour c’est d’essayer de tendre la main mais même avant ça, bon il n’y a plus à voir ici ou là. Des propos de campagne mais ça fait partie des campagnes municipales et puis des fois tu dis un mot puis tu dis « ah merde, j’aurais pas dû dire ça, aller aussi loin peut-être dans ma critique d’une partie de la gauche ». Et nous ce qu’on a fait dans toute cette campagne, c’est qu' on a fait campagne en ciblant droite et extrême droite et en disant qu’il y avait un danger. On a fait une campagne sur l’antifascisme, on a fait une campagne sur les luttes antiracistes, on a essayé de faire ce qui a notre sens. Permet de rassembler la gauche parce que je pense que les gens, les électeurs de gauche, se rassemblent quand ils se disent « ouais, d’accord, ils tapent ceux d’en face » et puis leur objectif c’est de remporter la victoire face à ceux d’en face. Donc comment on peut faire ? Peut-être qu’il faut soutenir ceux qui tiennent ce langage-là. C’est une première méthode. Puis après, le problème, c’est qu’il y a des directions politiques côté P.S notamment, et parfois une partie des Verts, et je le dis sans animosité, vraiment ce n’est pas mon objectif, mais où ils ont en tête une stratégie pour l'élection présidentielle qui est incompatible avec ce qu’il faut faire à mon avis dans toutes les élections, que ce soit l'élection municipale ou que ce soient les élections législatives qui viennent après la présidentielle.
00:19:30David Dufresne
Est-ce que le fait d’avoir nationalisé le scrutin de votre part et donc vous créez la surprise et un bon nombre de commentateurs, c'était assez délicieux hier soir. Est- ce que c’est pas un peu aussi dommage parce que tu parlais des programmes tout à l’heure, j’aimerais qu’on parle un petit peu des programmes de LFI dans les différentes villes, en quoi ils se distinguent par exemple, parce que ça c' est complètement passé à la trappe. En quoi il se distingue ? Alors on parle du camp qui n’est pas à droite.
00:20:07Antoine Léaument
En quoi ils se distinguent ? Nous, on a un programme qui est un programme de rupture avec ce qui s’est passé avant. Par exemple, dans tous nos programmes de presse, il y avait la cantine bio et gratuite. Je prends cette mesure-là parce que je trouve qu’elle a du sens pour beaucoup de gens. Moi, je suis papa. Si tu veux, la cantine bio et gratuite, en plus, c’est pour tous. Souvent, il y a eu peu débat. Pourquoi la cantine bio est gratuite pour tous, pourquoi pas pour les personnes les plus pauvres, pourquoi est-ce qu’on va étendre, y compris aux personnes qui auraient les moyens de payer cette cantine. Parce qu’en fait, tu défends des droits qui sont des droits universels. Et tu dis que le droit qu’on défend, c’est : tous les enfants doivent pouvoir se nourrir avec des produits de qualité et ça ne doit pas coûter 1 euro aux parents. Alors tu dis, ça ne va pas coûter 1 euro à la fin, c'était des impôts qui le payent évidemment. Mais c' est ça la règle, tu défends le droit à l’alimentation de qualité pour tous les enfants. C’est la création d’un droit universel. Comme ça que la gauche aussi donne de la confiance, c’est comme ça que tu crées des nouveaux droits qui, ensuite y compris, sont défendus par les riches eux-mêmes. C’est-à-dire si tu donnes le droit à tout le monde, les riches aussi vont te défendre, t’inquiètes. Par contre, si tu dis que ce sont les plus pauvres qui ont le droit à ce droit-là, le premier truc que font les riches quand ils arrivent dans une ville, c’est d’essayer de le casser. Démonstration faite dans une ville R.N. Je me suis noté l’exemple tellement ça m’avait choqué. Je ne me suis pas remarqué parce que je n’ai pas eu le temps. Je crois que c’est à Villers-Cotterêts ou je sais plus où, ils ont augmenté la cantine pour les personnes les plus pauvres, le prix de la cantine pour les personnes les plus pauvres. Je vais vous dire quel était l’argument. Il disait, les personnes au RSA, elles peuvent aller chercher leurs enfants le midi. C’est ça l’argument qui est donné par les gens du RN. T’imagines le niveau de brutalité et de violence qui est celle des mairies Rassemblement national. Donc franchement ça, par exemple, moi je trouve que c’est ce qui permet de rassembler parce que c’est une gauche qui fait avancer les droits et c’est ça que je souhaite voir gouverner les villes et le pays.
00:22:14David Dufresne
Alors, j’ai l’impression que par exemple à Saint-Denis que vous remportez, vous l’avez aussi remporté sur le fait que le maire PS de l'époque avait tout tablé sur une police municipale brutale, plus que brutale. Mais j’ai vu ici ou là, notamment par exemple dans un arrondissement de Paris que je connais bien, que le candidat LFI proposait de renforcer la police municipale. Est-ce que sur ces questions dites de Sécurité. Vous n’avez pas un peu cédé du terrain à la droitisation de la société ?
00:22:52Antoine Léaument
Désolé, j’ai l’impression d'être un gros boomer, parce qu'à chaque fois j’arrive pas à être centré.
00:22:56David Dufresne
Il y a un âge où on commence à être un gros boomer, et bien voilà.
00:22:59Antoine Léaument
Je fais mon max, tu vois,
00:23:01David Dufresne
C’est pas grave.
00:23:04Antoine Léaument
Je suis désolé pour le caractère un peu bancal de tout ça d’habitude, j’essaie d’avoir un bon dispositif. Non, je crois qu’on n’a pas cédé, justement, moi j’ai fait un tour de France de la Sécurité, tu vois, tu t’adresses à la bonne personne, j’ai fait le tour de la sécurité pendant toute la campagne municipale pour aller porter le programme qui est le nôtre sur ces sujets-là. Pourquoi j’ai fait ça ? Parce que justement, je sais que nos camarades subissent les coups de marteau médiatiques et de la droite et de l’extrême droite partout dans les villes où ils sont candidats, et que c’est difficile des fois de résister à des trucs du genre « il faut plus de caméras, il faut de police municipale, etc, etc. » Justement non, c' est l’inverse. La politique qu’on défend, c' est une politique qu' on met les moyens, d’abord dans la prévention. Dans d’autres secteurs, et c’est ce que j’ai dit aussi, y compris, puis je pense que c'était vraiment la bonne chaîne pour le dire. J’ai dis parfois que c' est la police qui est un facteur d’insécurité, parce que quand tu subis des contrôles d’identité réguliers, quand tu parfois te fais frapper par la police sans raison, quand tu te fais mettre en garde à vue par la Police sans raison. Toutes ces réalités qui sont vécues au quotidien par les habitants des quartiers populaires qui n’ont pas la bonne couleur de peau. Tout ça, c’est de l’insécurité, mais c'était de l’insécurité qui vient des personnes qui sont uniformes. Donc, non, je crois pas qu’on est cédés. Peut-être qu’il y a à certains endroits, moi j’en sais rien, je suis pas capable d’avoir regardé tous les programmes de tous les villes et les arrondissements des grandes villes aux élections municipales sur la police municipale. Mais je crois que globalement, ce qu’ont défendu nos camarades, je veux dire, si tu prends la masse de nos camarades, ils n’ont pas défendu l’augmentation des caméras de vidéosurveillance. Ils n’ont pas défendu l’augmentation des moyens de la police municipale, ils ont plutôt défendu l' augmentation des moyens pour la prévention, l' augmentation des moyens dans l'éducation et l’allocation des ressources d’une ville, plutôt vers les secteurs éducatifs associatifs que vers les secteurs répressifs.
00:25:10David Dufresne
Alors je vois que Sarah Fayolle, porte-parole de Greenpeace France,est dans les loges. J’aimerais bien, je n’ai pas prévu ça.
00:25:17Antoine Léaument
Je ne vois pas les commentaires..
00:25:19David Dufresne
Alors, en fait, tu es sur un téléphone ou sur un ? Oui sur un téléphone, là.
00:25:23Antoine Léaument
Sur un téléphone oui…
00:25:25David Dufresne
Alors il y a beaucoup de commentaires et notamment, alors je disais, il y à Sarah Fayolle qui est en régie, j’aimerais bien vous mettre en discussion tous les deux si vous êtes d’accord parce que c'était pas prévu donc je ne veux pas vous imposer.
00:25:40Antoine Léaument
Alors oui
00:25:42David Dufresne
Est-ce que Sarah peut me dire d’un signe de tête, parce que je ne l’entends pas si elle est d’accord ou pas, de se retrouver ? Oui, elle est d’accord. Hop hop hop ! Bonjour ! Bonjour Sarah, Fait couler le Café, c’est également la bonne chaîne pour ça. Sarah, bonjour. Bonjour. Merci beaucoup de nous rejoindre. Nous sommes avec Antoine Léaument au début je ne voulais faire que société civile, enfin, vu la surprise créée par LFI je me suis dit, ce serait quand même pas mal qu’il soit là voilà, on va parler avec vous de votre travail pendant la campagne sur l’environnement. J’ai vu des choses magnifiques sur les écoles et ça va nous permettre de parler des petites listes dont le tchat parle beaucoup en disant, mais pourquoi on ne parle pas de ces listes unies qui ont été élues. Donc les maires des petites communes. Mais pendant qu’Antoine Léaument fait couler son café, au nom de Greenpeace évidemment, quelle est votre réaction sur les élections d’hier, les résultats d' hier ?
00:26:47Sarah Fayolle
Déjà, on va attendre effectivement de voir ce qui se passe au second tour. Il y a quand même encore beaucoup de choses qui vont se jouer là dans l’entre-deux tour et puis évidemment au second tour. Ce qu’on peut constater, c’est qu’effectivement, nous ce qu' on voit en tout cas, c' est que effectivement, il y a une progression de l’extrême droite dans un certain nombre de territoires, dans un certain nombre de villes moyennes. Pour ce qui concerne les grandes villes, il faudra voir ce qu' il se passe effectivement au second. Donc ça, c’est quelque chose qui nous inquiète énormément. C’est ce sur quoi nous on s’est beaucoup mobilisé aussi pendant cette campagne des élections municipales. Donc c’est quelque chose sur lequel on appelle collectivement à se mobiliser dans l’entre-deux-tours et puis pour le second tour. Et puis par contre on constate aussi qu’effectivement il y a un certain nombre aussi de communes, de territoires où les forces progressistes qui proposent des programmes ambitieux en matière de transition écologique et sociale résistent. Et donc voilà, c’est là ce qui va se jouer, on fait ce double constat et maintenant on appelle à une mobilisation forte pendant l’entre-deux-tours et puis pour le second tour le dimanche prochain. Voilà un peu nos premières réactions.
00:27:49David Dufresne
Alors, merci beaucoup Sarah, je vous promets qu’on prendra le temps d'évoquer en détail le potentiel solaire des écoles, votre manifeste pour l’eau, etc. Parce que ça me semble important, c’est essentiel de parler du fond. Mais ce que la société civile tente de faire est réussi, c’est-à-dire l’union. Est-ce que vous reprochez aux partis de gauche de ne pas être capable de faire la même chose ?
00:28:18Sarah Fayolle
Alors non, on n’est pas tellement là pour reprocher, faire des reproches aux partis de gauche.
00:28:24David Dufresne
Bon, un peu quand même.
00:28:26Sarah Fayolle
Par contre, ce à quoi on appelle très fortement là aujourd’hui, c’est qu’il y a un certain nombre de villes et de communes où l’extrême-droite pourrait l’emporter. Et là, pour nous, il y a une responsabilité effectivement extrêmement forte. Et on appelle au moins sur ces communes et dans ces territoires-là à une fusion des gauches, à une union des listes de gauche et à faire tout ce qui est en notre pouvoir collectivement pour que l’Extrême droite ne prenne pas de nouvelles villes, ne prennent pas de nouvelle commune. Et quand c’est possible de l'éviter par une fusion des listes de gauche et une union de la gauche, pour nous il ne doit pas y avoir d’hésitation. Et inversement, on appelle les listes qui se revendiquent de la droite classique à ne pas céder et à n’ouvrir la porte à aucune alliance et aucune compromission, aucun arrangement avec les listes d’extrême droite. Donc nous c'était plus dans cet obstacle-là qu’on se place. Maintenant le premier tour est passé, on ne va pas revenir sur comment les choses ont été faites. Mais par contre pour l’entre-deux tour et le second tour, il y a une responsabilité politique forte il nous semble. Oui, dans ces villes où notamment ça pourrait basculer à l’extrême droite et où l’extrême droite pourrait faire des scores extrêmement importants et donc prendre une place importante dans le débat public local.
00:29:30David Dufresne
Monsieur Léaument, on vous a vu, le tchat vous avez fait votre café, d’ailleurs on salue le fait que vous n’ayez pas de Nespresso ou de Senseo, mais une machine à filtre. Mais justement, en termes de filtres, on fait quoi par rapport au front antifasciste ? Où est-ce qu’on met le filtre, où est-on ne le met pas et jusqu’où vous êtes ?
00:29:52Antoine Léaument
Bon !
00:29:53David Dufresne
Bon je t’en prie, c’est la question filtre de 7h34.
00:29:57Antoine Léaument
Non, c’est une super bonne question parce que moi tu sais que j’ai fait une commission d’enquête sur l’organisation des élections en France dans laquelle on a parlé de Pierre-Edouard Stérin notamment, parce qu’on a parlé des tentatives de manipulation des élections et du système électoral et du médiatique aussi qui est mis en place par des gens comme Stérin. Quelqu’un comme Bruno Retailleau, c’est un agent. Pierre-Edouard Stérin. C’est son chouchou à Pierre-Edouard Stérin, Bruno Retailleau, et il fait littéralement la stratégie qui est celle de Stérin, c’est-à-dire celle de la fusion de la droite et de l’extrême-droite avec, sur le plan économique, un libéralisme débridé où ils essayent de corriger les quelques susucres que le Rassemblement national faisait semblant d’offrir pour donner l’impression qu’il avait une politique sociale, côté économie, ou côté valeur. Et bien justement, c’est l’abandon de toutes les valeurs républicaines et l' abandon de ce qui faisait que la droite pouvait se différencier de l’extrême droite en disant, ben non, mais quand même, tu vois, par exemple, la préférence nationale, ça ne sera jamais ça pour nous, mais maintenant, ils disent l’inverse, c’est-à-dire que des gens comme Bruno Retailleau, sur un certain nombre de sujets, il va tenir des propos qui sont encore plus à droite que le rassemblement national. Quand il dit des choses comme « A bas le voile », c'était des choses qui sont faites pour essayer de prendre le Rassemblement national par son extrême droite, donc c’est difficile en fait de mettre ce filtre-là. Moi chez les Républicains, t’en as certains, qui quand tu discutes avec eux, par exemple à l’Assemblée, quand tu fais du travail de fond avec certains Républicains, ils te disent, moi, dans un second tour entre Bardella et Mélenchon. Je sais que j’appellerais à voter Mélenchon, ou en tout cas au minimum à battre Bardella, mais dis donc, ils te le disent à toi, quand il s’agit d’envoyer des gens sur les plateaux télé, ce qu’on entend, c’est des gens comme Retailleau qui disent « Pas une voix pour LFI ». Je ne suis pas capable de répondre à ta question de manière très simple.
00:32:14David Dufresne
C’est un peu le problème quand même.
00:32:18Antoine Léaument
Je comprends que ce soit un problème, mais le problème est posé par la droite elle-même. Tu vois par exemple Gérard Larcher, il a dit qu’il fallait exclure de LR tous ceux qui feraient alliance avec le RN.
00:32:32David Dufresne
Allez,il va plus rester grand monde.
00:32:35Antoine Léaument
C’est exactement ça, donc ce que je comprends, parce qu’en plus tout ça c’est une bataille de sénateurs, parce que Bruno Retailleau c'était le président du groupe LR au Sénat, donc d’une certaine manière je pense que, mince, comme il s’appelle le président, je viens de le dire, mince.
00:32:50David Dufresne
Larcher Gérard.
00:32:52Antoine Léaument
Larcher, je pense qu’il a essayé de prendre de vitesse Retailleau pour essayer de le cornériser à l’intérieur de son propre parti. Mais t’as des gens comme…
00:33:00David Dufresne
Bon là, l’effet cuisine, agit trop sur toi puisque tu vas trop dans la cuisine politique. Sarah, je vous promets qu’on va parler ensuite de Greenpeace, on profite encore en quelques instants de la présence d’Antoine. Antoine, quand Retailleau dit hier, pas une voix doit aller à LFI, c’est exactement la phrase inversée de Mélenchon disant pas une voix ne doit aller au RN. Complètement. Vous en êtes là, le peuple de gauche en est là. Est-ce que vous portez une responsabilité ? Est- ce que vous cherchez ? Non mais je dois te poser la question, je dois te poser la question est-ce que vous cherchez ?
00:33:39Antoine Léaument
Je comprends, mais en fait il faut comprendre quelle est la stratégie qui est mise en place par nos adversaires politiques parce que si on se regarde, nous le nombril à gauche, on ne comprend pas ce qui est en train de se passer. La diabolisation de la France Insoumise, c’est un caractère nécessaire pour faire la fusion des droites. C’est-à-dire, pour faire de la fusion de droites, pour dire que le rassemblement national, finalement ce n’est pas si grave, pour reconquête, finalement ce ne sont pas si graves, il y a besoin d’avoir un ennemi qui est si grave. Et cet ennemi si grave, c' est la France insoumises. Donc, quoi qu’on ait dit. : Quoi qu’on ait fait, comme la stratégie de la droite et de l’extrême droite c’est la fusion en vue de la préparation d'élections présidentielles, comme leur stratégie c'était ça, on pourra faire ou dire ce qu' on veut, de toute façon on sera diabolisés. Et je dis à nos petits camarades de la gauche, c' est que chaque fois que tu laisses abattre la digue qui est à ta gauche, chaque fois tu laisses le petit camarade qui est a ta gauche se prendre une balle et rien faire, chaque fois qu' tu fais ça, c est toi le suivant. C’est toi qui es derrière, c’est toi qui est juste après dans la digue. Moi je ne tape jamais sur les gens qui sont à ma gauche. Je ne dis jamais, je ne sais pas quoi, je dis que j’ai des stratégies différentes, des désaccords parfois sur ce qu’il faut faire, mais jamais je vais aller dire honte aux antifascistes ou je ne sais pas quoi. Honte à Lutte ouvrière ou voilà. Jamais je ne taperai sur quelqu’un qui est plus à gauche que moi. Je vais dire que j’ai des désaccords stratégiques, mais c’est tout. Je ne vais pas dire, oh mon Dieu, les horribles personnages qui font peur. Jamais, je ne fais ça parce que je sais très bien que si je lâche le petit camarade qui est à ma gauche, et bien ensuite c’est moi, d’ailleurs c'était déjà moi donc ce n’est pas très compliqué, et puis après c’est le PC, c’est les Verts, et ensuite c’est le PS, et même l’autre fois c'était Glucksmann, il s’en est pris une au passage parce qu’il était trop à gauche. Donc en fait comme leur stratégie c’est ça, il faudra toujours un diable de confort, en l’occurrence en ce moment c' est la France Insoumise, en l l’occurrence ça sert à rien parce qu on va jamais céder sur rien, et par contre moi j’appelle ceux qui nous disent « ah, mais vous faites trop ci, trop ça », est-ce que si on n'était pas aussi clair sur la direction qu’on prend, est- ce que vous pensez vraiment qu' on arriverait à rassembler aussi largement des gens qui se reconnaissent ? Parce qu’en fait, il faut comprendre ce qui se passe. Les gens se reconnaissent en nous, parce qu’on prend les coups que d’habitude c’est eux qui sont les seuls à prendre. Quand les gens nous disent vous prenez cher, c' est comme d’habitude, Mais là, en gros, il y a une solidarité qui se crée avec la France Insoumise. Parce qu’on prend les coups qui étaient pris par d’autres dans la société avant, les pauvres, les personnes racisées, les trans, les personnes qui subissent de la discrimination en raison de la religion. Donc nous, on ne peut pas faire autre chose que endurer les coups, essayer d’en rendre un peu à ceux qui nous en envoient et dire aux autres, écoutez, soyez plus intelligents que nos adversaires.
00:36:27David Dufresne
Ultime question, Antoine, mais j’ai très envie toute la semaine de faire une matinale cuisine. Si tu peux passer le mot dans la boucle comme de LFI, on serait ravis de discuter avec des candidats tous les matins, LFI et autres. Voilà, ça c’est une première chose. Juste, dernière question, après je vais converser avec Sarah Fayolle.
00:36:51Antoine Léaument
Je voulais pas cardiaquer.
00:36:54David Dufresne
Est-ce que tu dis la même chose, tu dis je ne tape jamais aux gens qui sont à ma gauche mais ceux qui sont à ta droite proche, c’est-à-dire ceux qui font du NFP, ceux qui votent quand même à part l'émotion de censure pas mal comme vous à l’Assemblée, je pense au PS par exemple, qu’est ce que tu nous dis ce matin ? Plus jamais de sucre dans le café, plus jamais PS, qu’est ce que tu nous dis ?
00:37:19Antoine Léaument
Je ne sais pas te dire autre chose que moi, j’ai des désaccords stratégiques avec le Parti socialiste. Par exemple, je donne un exemple. Je pense que l’eau tiède dans l'élection présidentielle, puisqu’il y a ça que tout le monde a en tête, c’est-à-dire essayer de faire moins virulents que Jean-Luc Mélenchon, essayer de mettre de l’eau dans son vin dans l'élection Présidentielle. En fait, ça ne permettra pas de l’emporter. Le problème est qu’on a un désaccord stratégique sur comment battent les fascistes. Certains pensent que pour battre les fascistes, il faut être un peu translucide, c’est-à-dire une espèce de voie moyenne qui pourrait rassembler des gens de gauche, des gens de droite, il faudrait être Macron en gros pour battre l’extrême droite. Nous, on pense que pour battre l’extrême-droite, il faut un pôle populaire fort et mobilisé. Puisque je rappelle que dans la dernière élection présidentielle elle-même, il y avait encore 25 % d’abstentionnistes. Donc nous, ce qu’on pense, c’est qu’il faut augmenter la participation de l'élection présidentielle, que pour faire ça, il faut que les gens se sentent représentés, qu’ils n’aient pas l’impression d’avoir des gens qui vont les trahir à peine l' élection passée, et puis que ce pôle-là agrège ceux qui se reconnaissent dans l’antifascisme. Et ceux qui se reconnaissent en l' antifasciste, c’est ce qu' on disait tout à l’heure, même s’ils ne vont pas se dire antifasciste, mais je veux dire ceux qui se reconnaissent donc. Ne pas voter pour l’extrême droite, il y en a aussi qui sont à droite. Et ça ne va pas leur faire plaisir de mettre un bulletin Mélenchon dans l’urne ou un bulletin à ce que tu veux, la France Insoumise dans l’urne. Mais il y en a quelques-uns, il n’y en a pas beaucoup, il y en a quelques-uns, y compris à droite, qui préfèreront faire ça. C’est ce que je disais tout à l’heure.
00:38:57David Dufresne
Est-ce que l’antifascisme passe aussi par le retrait de Sébastien Delogu à Marseille par exemple ?
00:39:05Antoine Léaument
Mais non, mais ça c’est pareil, je le dis avec sérieux, mais si jamais t’as pas les Insoumis qui sont représentés dans les conseils municipaux et que t’as pas de fusion à Marseille, il y en a plein qui vont pas aller voter parce qu’ils sont dégoûtés du PS. Faut comprendre ça aussi, c’est que le PS a tellement dégoûté les gens qu’il y a des gens qui disent plus jamais PS, il y a même des gens qui font un slogan. François Ruffin le faisait il y a quelques années encore, il disait plus jamais PS etc. Même à changer de vie. Mais avant ils disaient ça. Par ailleurs, il est la preuve que l’on peut être dégoûté du PS et ensuite être moins dégoûté du PS que ce qu’on était avant. Mais comme il y a des gens qui ne disent plus jamais PS, moi j’ai vu passer un tweet hier qui m’a choqué. Quelqu’un qui disait « si vous ne voulez pas de la France Insoumise dans les fusions, je les appelle à se maintenir, sinon moi je n’irai pas voter et tant pis si le RN passe. » Pardon, pas « tant pis s’il le RN Il faut trouver les moyens de défaire nos adversaires. Nous, on pense que pour que les électeurs de gauche aillent voter, les nôtres, il faut qu’on soit représentés dans les listes, dans les conseils municipaux, sinon ils n’auront pas voté, du tout, parce qu’ils n’ont pas confiance dans les autres. Ils ont confiance en nous, ils n’ont pas confiance. Donc c’est une voix qui a une voie difficile. Je regrette que certains aient rendu difficile les fusions pour des stratégies qui sont des stratégies en fait de l'élection présidentielle. On va voir ce que ça donne là, il y a 48 heures, enfin même moins que ça, à 36 heures, quelque chose comme ça pour qu’il y ait des discussions et je pense que le monde va beaucoup bouger ces 36 heures.
00:40:40David Dufresne
On se dit à demain, Antoine ?
00:40:42Antoine Léaument
Non je ne peux pas, je suis désolé c’est hyper chaud pour moi 7 heures il faut que j’emmène mon fils chez la nounou le matin et je ne je ne peux pas.
00:40:52David Dufresne
Bien sûr, bien sûr.
00:40:54Antoine Léaument
Là il dort, tu vois, vraiment.
00:40:56David Dufresne
Bon, bon café à toi, merci beaucoup d’avoir pris le temps et puis on va essayer d’alimenter cette matinale toute la semaine. Merci beaucoup et à la revoyure. Merci beaucoup Antoine.
00:41:08Antoine Léaument
Et follow la chaîne hein !
00:41:10David Dufresne
Très bien, merci beaucoup ! Bonjour, re-bonjour Sarah, désolé vous savez c’est la bonne franquette ici, on s’organise, on est la gauche plurielle, donc c'était le bordel. Alors, donc vous êtes la porte-parole de Greenpeace, vous avez comme d’autres organisations vous avez pris part à la campagne. Et notamment en essayant de mettre au centre l'écologie et la solidarité au quotidien. D’abord, est-ce que vous êtes satisfait de la mobilisation que vous avez créé avec d’autres associations, d’autre orga, ou est- ce que vous vous êtes passé un peu à la trappe médiatique qui a préféré le jeu des partis ?
00:42:05Sarah Fayolle
Je dirais un peu les deux, c’est-à-dire oui, on est très content de voir notamment que nos groupes locaux de militants sur le terrain se sont mobilisés sur les territoires, dans les villes où ils existent pour essayer de faire émerger une parole forte sur les enjeux de transition écologique et sociale et puis sur l’enjeu qui est hyper important dans ces élections et dans les élections qui suivront, qui est l' enjeu de faire face et de décrypter et de de bunker ce que raconte l’extrême droite et de donner à voir ce qu’elle est vraiment, ses impostures, la dangerosité qu’elles représentent. C'était hyper important pour nous de contribuer à ça aussi à travers nos mobilisations sur le terrain, à travers la parole qu’on porte en national. Donc oui, on est content d’avoir fait ça et on pense que c'était important de le faire et on continuera à le faire pour les prochaines échéances électorales. Par contre, est-ce qu' on est contents de la manière dont les sujets les enjeux de l'écologie et de la transition juste, ont été traités dans ces élections. Non, elles auraient pu être beaucoup plus mises en avant. Et d’autant plus que le sujet de la Transition écologique et sociale, c’est un sujet qui a toute sa place à l'échelon local. C’est au cœur des élections municipales. Ce pour quoi on vote avec ces élections municipales, c’est qu’est-ce que mes gamins vont manger à la cantine ? Comment puis-je pouvoir me déplacer dans ma ville ou dans ma commune ? Est-ce-que je vais avoir d’autres solutions que d'être dépendant d’une voiture qui coûte de plus en plus cher ? C'était ça qui est au cœur de ces élections municipales donc c’est des enjeux écolos, c’est des enjeux de justice sociale et malheureusement effectivement c’est souvent pas assez mis en avant. Dans la manière dont c’est traité médiatiquement ou même par un certain nombre de candidats aux élections.
00:43:43David Dufresne
Est-ce que si un Green Picoscope existait des programmes écologiques, en quoi par exemple l’extrême droite, les fachos, sont dangereux pour l’environnement ? Quelles sont par exemple les mesures qu’ils défendent qui vous semblent particulièrement terribles ?
00:44:05Sarah Fayolle
Il y en a beaucoup. Je vais vous prendre trois exemples qui me semblent hyper parlants. L’extrême droite par exemple, ce qui est assez intéressant là c’est que maintenant on a un groupe de députés rassemblement national à l’Assemblée nationale donc c'était assez facile de voir ce que ces gens votent en fait quand ils sont en situation de prendre des responsabilités. Et bien il n’y a qu'à voir tout récemment ce qui s’est passé, qu’est ce que les gens votent ? Ces gens ils ont voté pour la loi du plomb. La loi du Plomb c'était une loi pro-pesticides, pro-mégabassines, pro élevage industriel, c’est une loi qui met en danger nos campagnes, qui met en danger les agriculteurs, qui m’a en danger la population parce qu’elle, elle, elle donne la voie, elle ouvre la voies à réintroduire des pesticides qui sont dangereux pour nos pour notre santé, pour notre environnement. Donc voilà, c'était des gens qui votent ça. C’est des gens, qui laissent penser, qui pensent au qui sont service de l’intérêt des gens mais qui en fait, dès qu’ils doivent une décision, se placent toujours du côté des puissants, des côtés des élites économiques et du côté des lobbies privés. En l’occurrence, le lobby de la grande industrie pour ce qui concerne la loi du plot. Deuxième exemple, les députés Rassemblement national. Et puis, pareil, au niveau local, ça se retrouve dans les candidats locaux. C’est des personnalités politiques, c’est un parti qui s’oppose de manière frontale. Et de manière systématique, au développement des énergies renouvelables. Pourtant, les énergies renouvelables, je veux dire, il n’y a aucun doute là-dessus, c’est la seule solution, c' est une solution incontournable si on veut répondre à la crise climatique, si on veut répondre à l a nécessité d’une transition énergétique qui fasse sens d’un point de vue climatique. Et eux, ce que porte cela à l’Assemblée nationale, c' est un moratoire sur le développement des énergies renouvelables. C’est-à-dire, il ne faut plus développer d'énergie renouvelable, selon eux. Donc ça abscon et d’autant plus que ces députés portent dans le même temps des mesures pour relancer en France la production d'énergie fossile. C’est à contre-sens complet de ce qu’il faut faire pour le climat, c' est à contre sens complet de le disent les scientifiques en fait tout simplement. Et puis troisième exemple, on l’a vu par exemple, je prends des exemples récents parce que ça parlera aux gens, mais dans le budget, quand il y a eu toute la discussion sur le budget 2026, le budget national 2026. Les députés du Rassemblement national avaient proposé un contre-budget. Dans ce contre-budget, ils proposaient par exemple de supprimer une grande partie des agences publiques et environnementales qui sont pourtant essentielles. Ils proposaient par exemple, de supprimer l’Agence pour la biodiversité. Je suppose que tout le titre, même si on ne sait pas exactement ce que fait cette agence, on comprend l’importance qu’elle a. On comprend l’enjeu qu’il y a derrière. Elle proposait par exemple d’appuyer l’agence de promotion à l' agriculture biologique. C’est ça ce que propose le Rassemblement National, c’est une attaque frontale contre l'écologie, contre les enjeux, contre une écologie qui protège les gens, qui est protégée de la crise climatique, de la crise écologique et de ces effets dévastateurs.
00:46:51David Dufresne
Et du côté de, on va dire, à gauche du macronisme. C’est-à-dire parce que si je dis la gauche et qu’on inclut le PS, il y a la moitié du tchat qui va s'énerver, pas tout à fait sans raison. Bref, donc je dis à gauche de Macron, est-ce qu’il y a des distinguos ? Est-ce que entre le PS et l’Ute Ouvrière, par exemple, pour prendre le spectre ou le NPA le plus large possible, est- ce qu’il y a des distinctions sur l'écologie, sur l’environnement de votre point de vue ?
00:47:24Sarah Fayolle
Oui, il y a des distinguons, chaque fois qu’il y a eu des élections présidentielles, on la fait encore pour les dernières, on fait un travail d’analyse des programmes, et oui, on voit bien qu' il y des différences dans la manière d’aborder les enjeux, dans la manière de les creuser. Dans les propositions qui sont faites et là nous alors là c’est difficile pour les élections municipales parce qu’il faudrait j’ai pas comme comme le disait aussi tout à l’heure Antoine Léaument moi j’ai pas fait une analyse j' ai pas pu faire une analyse de tous les programmes dans toutes les villes et toutes les communes de France mais nos groupes locaux l’ont fait par exemple dans les territoires où ils sont et oui il y a des différences de dans les programmes y compris à gauche Mais par contre, nous, ce qu’on constate, c’est que c' est à gauche quand même qu' on retrouve aussi un certain nombre de mesures et de propositions progressistes sur les enjeux de transition écologique et sociale. Et c' est aussi pour ça qu’aujourd’hui, on appelle, notamment dans des communes et des villes qui pourraient basculer à l’extrême-droite, on appelle les listes de gauche à fusionner, à s’unir. Évidemment qu’il y a des différences entre ces listes. Évidemment qu' il y a des différences de niveau d’ambition. Mais il y a un moment quand on se retrouve quand même sur des valeurs de transition écologique et sociale, qu’on se retrouve dans des valeur aussi, parce que j’en ai pas parlé tout à l’heure, mais l’extrême droite c’est pas uniquement des mesures anti-écolo, c' est aussi évidemment un projet hyper raciste, un projet super discriminant, un projet. Donc quand on est à gauche et qu’on se revendique de valeurs de solidarité, d’inclusivité, etc. Oui, on a même malgré les différences de programmes, malgré des différences sur un certain nombre d’enjeux, on se retrouve normalement sur des valeurs essentielles qui doivent nous amener à trouver des solutions ensemble pour ne pas laisser passer l’extrême droite. Donc oui, il y a des différends dans les programmes. Moi j’invite, c’est hyper important en fait, il y a plusieurs acteurs, notamment le réseau Action Climat dont on est membre, qui ont proposé des outils pour qu’on puisse, parce que c’est pas facile en fait, quand on se retrouve face à un programme aux élections municipales, d’arriver à apercevoir les différences d’ambition et les différences dans la qualité des programmes sur les sujets écolos, d’autant que maintenant tout le monde reprend un peu des mesures environnementales dans son programme parce que ça fait bien. À l’actualité quoi, pour être dans l’actualité. Donc il y a des outils qui existent en fait pour essayer de voir, de déceler derrière la façade, quels sont les programmes qui sont réellement ambitieux, quels programmes qui vont loin et pour ce qui concerne l’extrême droite, comme je le disais, il n’y a absolument aucune cohérence d’ensemble. Même s’il y a parfois des mesures environnementales, il n y a aucune cohérence d’ensemble. Il n’a aucun programme écologique structuré avec les changements structurels dont on a besoin face au système économique auquel on fait face.
00:49:46David Dufresne
Alors à propos d’outils, depuis le site Greenpeace France, vous donnez accès à un site absolument formidable sur les capacités solaires de chaque école. Donc on arrive sur le site, là j’ai mis Vesoul par hasard, on arrive et on voit le nombre d'établissements qu’il y a par commune. Le nombre d'élèves qui pourraient être concernés par le fait d’installer sur les toits des écoles un peu de photovoltaïques. Et je voudrais savoir, puisque les écoles sont du domaine des municipalités d’où l’intérêt de votre carte. Est-ce que vous savez si votre carte a été utilisée soit par des élus, soit par des citoyens, puisque vous proposez je suis un élu ou une élue et je veux agir, je suis citoyen ou une citoyenne et je veux agir. Et donc là on le voit sur la carte, en fait on met une commune, on a l'école, on a le nombre d'élèves et on voit si ça pourrait être intéressant. De passer à cette énergie-là. Est-ce que cette carte a été relayée ?
00:51:02Sarah Fayolle
Oui, cette carte, elle a été relayée, elle est utilisée et l’idée, c’est qu’elle soit évidemment utilisée aussi par les maires et les équipes municipales qui sont effectivement élues à l’issue du second tour des municipales. C’est un enjeu hyper important, comme on le disait, les écoles, c' est de la responsabilité des mairies. Donc il y a effectivement ce potentiel en termes d'énergie renouvelable qu’on peut développer sur les bâtiments publics, dont les écoles, et puis il y aussi tout l’enjeu de rénovation énergétique de ces bâtiments. En fait, comment faire en sorte aussi que nos enfants puissent aller dans des écoles où ils ne meurent pas de froid l’hiver et qu’ils ne soient pas complètement soumis à des canicules et des chaleurs intenses l'été. Donc il y a ce double enjeu de rénovation énergétique des bâtiments publics dont les écoles notamment, et il y a cet enjeu aussi de comment on utilise le potentiel en termes de développement d'énergie renouvelable que représentent ces bâtiments publics dans les écoles. Donc oui, cette carte a été relayée, on espère qu’elle le sera encore plus et on espère qu’elle sera appropriée par les citoyens et par les élus qui seront effectivement élus à l’issue du second tour parce que là il y a un potentiel qui est hyper important. On voit bien en plus que, je généralise un peu, mais on voit bien qu’on est dans un contexte politique national troublé Donc, toutes les villes, les communes où il va pouvoir y avoir des poches de résistance, des poche pour faire avancer ces enjeux de développement des énergies renouvelables qui sont essentiels en fait, tout ça, ça va être hyper important, notamment dans un contexte politique national inquiétant et où on ne sait pas où on sera en 2027. Donc ces poches, de résistances là, pour faire progresser, continuer à faire progresser la transition écologique et sociale, la transition énergétique, le développement des énergies renouvelables, c’est évidemment central.
00:52:41David Dufresne
Alors, il y a un autre point que vous défendez beaucoup, c’est la gestion de l’eau, parce que la gestation de l´eau, c´est aussi du ressort des municipalités, qu’elles soient des toutes petites communes ou des grandes communes. Vous avez lancé un manifeste pour l’eau, et si les maires devenaient nos alliés, est-ce que vous pouvez nous détailler le caractère de ce manifeste ?
00:53:08Sarah Fayolle
Ce manifeste, oui, c’est comment faire en sorte qu’on ait une gouvernance de l’eau au niveau local qui soit la plus démocratique possible, c’est aussi comment faire en sorte que nos maires prennent des mesures qui permettent de protéger la qualité de l’eau dont on dépend pour vivre, qu’on boit au quotidien, etc. Donc oui, c’est tout un manifeste sur lequel on a appelé les candidats et on appelle les élus effectivement à se positionner et à s’engager à mettre en œuvre les mesures qui sont contenues dans ce manifeste pour améliorer notre qualité de la eau, protéger l’eau dont on boit, dont on dépends pour notre quotidien et l’œuf de notre robinet. Et il y a plein de mesures que peuvent prendre en effet nos maires pour protéger ça et sur ça je me permets de rebondir on parlait de l’extrême droite mais c’est quand même assez intéressant de noter que très récemment à l’Assemblée nationale par exemple Il y a eu une proposition de loi pour protéger les captages d’eau potable des pesticides. Et cette proposition de lois a été torpillée notamment par les députés d’extrême droite, non aussi par une partie des députés, les républicains et de la Macronie, pas tous mais une partie, mais par contre de manière universelle par tous les députés d’extrême droite. Ce qui est d’autant plus intéressant que les députés d’extrême-droite sont souvent députés dans des circonscriptions où il y a des communes qui rencontrent d' énormes problèmes de qualité de l’eau. C’est le cas notamment dans pas mal de communes du Nord. Pour reboucler sur l’extrême-droite, ça montre leur incohérence totale sur ces enjeux-là en fait. Et le fait qu’ils prennent des mesures en national qui mettent en danger la santé et la qualité de l’eau qu’on va boire en l’occurrence. Donc nous on invite vraiment les gens à se poser les bonnes questions en fait pour ce second tour des municipales. Si ces députés rassembleurs national prennent ce type de position en national, quelle va être leur position au niveau local ? Est-ce que vraiment la protection de la santé des gens va être quelque chose d’important pour eux, non ? On a déjà la réponse, il suffit de regarder ce qu’ils font au national. Donc c’est important de faire savoir ça en fait, parce que malheureusement on ne se rend pas toujours compte de ce qui se passe à l’Assemblée nationale, on n’a pas toujours l’occasion de tout suivre et d'être au courant de tout ce qui ce passe, mais voilà ce que font les députés du Rassemblement national quand ils sont en capacité de prendre des décisions.
00:55:23David Dufresne
Pardon Sarah, alors que je vois que nous avons Paul Alauzy qui est arrivé en régie. Est-ce que je peux vous faire le même coup avec lui qu’avec vous ? C’est-à-dire le mettre à l’antenne. Je demande aussi à Paul, parce que ce n'était pas comme ça que j’avais prévu l’affaire, mais je trouve que c’est hyper sympa qu’on soit plusieurs. Paul, es-tu d’accord pour converser avec Sarah Fayolle ou tu exiges d'être seul en scène ? Alors je t’entends pas en fait, attends, hop, vas-y, avec plaisir, hop et ben voilà, avec plaisir, c’est fait, bonjour Paul, je sais pas si vous connaissez tous les deux, Non, vous allez vous voir demain normalement, puisque demain vous faites une réunion de la société civile avec un certain nombre d’ONG. Paul est ici en tant que porte-parole du collectif, le revers qui s’occupe du logement, Sarah est là en tant que porte-parole de Greenpeace et auposte, est là pour faire le lien entre les bonnes volontés de gauche Paul, on va évidemment parler. Si tu veux intervenir pendant la discussion avec Sarah, il ne faut pas hésiter. Je voulais dire oui, Sarah, à propos du manifeste sur l’eau il y a plusieurs maires qui ont signé, il y a des petites communes comme Orvault en Loire Atlantique, Cournon d’Auvergne dans le Puy-de-Dôme, Selle d’Invesco dans la Vienne du côté de Poitiers, mais il y aussi des villes plus importantes comme Poitiers justement, comme Clermont-Ferrand etc. Combien de maires ont signé le manifeste pour l’eau ? Vous savez ça ou pas ?
00:57:07Sarah Fayolle
Je ne saurais pas vous dire comme ça parce que ce n’est pas moi qui travaille exactement sur ce manifeste au quotidien donc je ne suis pas capable de vous donner la réponse comme ça mais je vais essayer de choper l’information pour vous la passer.
00:57:17David Dufresne
Est-ce qu’on peut dire que les écolos sont le parti vraiment le plus amical avec l’environnement ?
00:57:34Sarah Fayolle
Non pas forcément en fait, les questions de transition écologique elles appartiennent pas uniquement au parti des écologistes et nous ce qu’on constate c’est ce qu on a constaté au municipal et ce qu’on constate d’ailleurs à chaque fois qu’ont fait un travail d’analyse des programmes, on le fait comme je vous le disais régulièrement enfin même systématiquement au moment des élections présidentielles par exemple et on voit bien que c’est, oui le parti des écologistes a souvent des mesures très ambitieuses évidemment sur les enjeux de transition écologique et sociale mais c’est pas le seul. On retrouve aussi des positions très ambitieuses, par exemple chez la France Insoumise, chez les candidats de la France insoumise et dans les programmes de la France Insoumise. Voilà, ce n’est pas le seul parti qui porte des mesures ambitieuses en matière de transition écologique et sociale. Voilà, et je vous invite, si jamais il y a des questions là-dessus, nous on avait fait, voilà, aux dernières élections présidentielles, on avait un travail d’analyse des programmes qui montrait bien ça. Qui montraient bien les programmes où il y avait des mesures ambitieuses et les programmes ou ça passait complètement à côté du sujet, voire où c'était carrément anti-écolo et très dangereux.
00:58:36David Dufresne
Paul, est-ce que tu peux présenter le collectif, le Revers, tu étais déjà venu au poste, mais sous une autre étiquette. D’ailleurs, je ne me souviens plus exactement laquelle, non c'était pour Médecins du Monde, c’est ça, pour les maraudes de Médecins du Monde, parce que tu es aussi porte-parole de Médecins du monde. Est-ce-que, bon voilà, donc tu portes la parole, très bien. Le Revers c’est quoi exactement ?
00:58:59Paul Alauzy
Oui, j’ai trois étiquettes, moi, je suis salarié de Médecins du monde sur une mission auprès des exilés à Paris, donc les campements de personnes exilées à Paris sous la liste 2, aux portes de Paris, auprès du périph, etc. On intervient avec des médecins et compagnie. Médecins du Monde fait partie du collectif Le Revers, un collectif de 43 associations. Dans ces associations, j’en ai une autre dans laquelle je suis bénévole et j'étais venu au poste pour ça. C’est le collectif Accès aux Droits qui documente les violences policières et institutionnelles à Paris envers les personnes exilées. Il y a des policiers qui interviennent très régulièrement et donc on documente ce qui se passe en termes d'évacuation, bref, vu qu'à gauche on aime bien faire un peu le multivers de l’engagement, évidemment ces deux assos. C’est pas un collectif c’est le Revers, on était présents pendant les Jeux Olympiques et on était venu dans votre émission à la Barricade, si je dis pas de bêtises ?
00:59:46David Dufresne
Exactement.
00:59:48Paul Alauzy
Parce qu’on parlait du nettoyage social, donc tous ces enjeux sont très liés, mais bref, le revers, on est 43 aujourd’hui, En gros on est des gens du terrain, on est tous à Paris auprès de personnes au travail du sexe, aux usagers de drogues, exilés, identifiés comme roms, enfin tous les gens qui sont dehors, qui sont en galère, qui sont précarisés par les autorités. Et on a interpellé là pendant six mois les candidats au municipal. Tu mets notre site, c’est génial. Vous pouvez tout trouver sur notre site collectifleurever.fr On a fait, c’est qu’on a eu tout le monde autour d’une table avant le début des municipales, on a fait un peu un moment liste au Père Noël en disant, OK, qu’est-ce que peut faire la mairie, sachant qu'à Paris, elle joue aussi le rôle de département, sachant que à Paris, elle a énormément de budgets et beaucoup de possibilités parce qu'évidemment, c’est la capitale de notre pays. Et on a rédigé un plan de prise en charge des personnes sans domicile. Donc on a dit, voilà, qu’est- ce qu’il faudrait ? Il faut des lieux d’hébergement, il faut plus de logements sociaux, il faut des centres de santé, il faut des salles pour les usagers de drogue, etc. Budget de ces recommandations on est arrivé à un total de 110 millions d’euros et donc on est allé voir les candidats en leur disant bon écoutez 110 millions de euros c’est un vrai choc de solidarité que la ville pourrait engendrer et c'était que 1 % du budget de la ville en fait
01:01:06David Dufresne
Alors, on est d’accord
01:01:07Paul Alauzy
De 12,5 milliards.
01:01:09David Dufresne
Paul, on est d’accord, là il se trouve qu’au bout d’une heure et six minutes, on ne parle que de Paris, mais l’idée, parce que là il y a du monde dans le tchat, c’est d’essayer de voir les revendications que vous portez, je pense qu’elles existent dans toutes les communes un petit peu importantes en fait, on a bien d’accords ce dont tu parles. Alors déjà, moi je voudrais savoir s’il y a un lien entre l’environnement, donc Greenpeace d’un côté on va dire, et vous, la solidarité envers toutes les personnes qui sont dans la mouise ou qui sont discriminées, est-ce qu’il y a un lien, le logement d’une côté, l' environnement de l’autre ?
01:01:55Paul Alauzy
Par exemple, moi, il y a un truc sur lequel j’alpague systématiquement les candidats, c’est les conditions de vie que les personnes ont à la rue. En fait, les gens se retrouvent dans un environnement particulièrement pollué, à plein dégâts. Donc quand les gens dorment là, sous la ligne de Paris, le campement sur lequel je serai cet après-midi.. Il y a la pollution de l’air parce qu’ils sont au milieu des voitures, c’est l’enfer. Il y à la pollution sonore parce que le bruit est complètement immonde entre le métro, les trains qui passent en dessous, les voitures autour. Et puis, il y a de la pollution en termes de déchets que les gens vont créer en étant là, en fait. Et donc, nous, on dit aux candidats, une des compétences des mairies, si vous avez un bidonville ou un campement ou des gens à la rue quelque part, n’importe quelle ville, c’est aux mairies normalement d’organiser le ramassage des déchets, de faire l’accès à l’eau, d’installer des toilettes. C’est ça qui est dingue, c’est que nous aujourd’hui on milite pour un changement hyper radical de ce qui se passe dehors, un changement de solidarité. Mais là depuis 10 ans, moi je me bats pour des putains de points d’eau. Désolé d'être un peu vulgaire, mais je me bats pour des urinoirs sur les campements, je me bats pour obtenir des poubelles, c’est absolument pas normal quoi. Donc les ambitions qu’on a, elles touchent au social, à l’environnement. Et surtout, on espère beaucoup plus avec ces élections.
01:03:02Sarah Fayolle
Oui, complètement d’accord avec ce qui était dit et puis je pense que si on dézoome un peu aussi, c’est de se dire que ce qui nous unit, c'était que nous, par exemple, on considère que la lutte pour la transition écologique, elle est indissociable de la lutte contre les inégalités et contre les injustices sociales. Et que tout ça, ça nous oblige à transformer en profondeur le système dans lequel on est, qui est un système qui broie les gens, qui détruit les ressources de la planète. Donc tout ça est pour nous, oui, si on dézoome en plus par rapport à ce qui était aussi dit au niveau très concret pour la réalité des gens. Si on dé zoome aussi, oui le lien est évident pour nous en fait.
01:03:40David Dufresne
Alors je reviens sur le site, le Revers, il est là, voilà, hop hop hop, attends, voilà ici, voilà. Ce programme est-il solidaire ? Alors, donc vous avez tout un tas de recommandations. Et de scores, on va dire, voilà, avec un nombre de points, enfin voilà, toute la méthodologie est donnée sur votre site. Alors, on parle là des candidats à Paris. Alors, pour vous, Sophia Chikirou a un score de A, Grégoire B, Bournazel D, Dati E bon bah il y en a qui sont qui ne sont même pas testés, on va dire. Alors, cela dit, le programme de Sarah Knafo à Paris, enfin, elle veut mettre de l’intelligence artificielle dans les lampadaires pour nous surveiller. Enfin, c’est quand même du grand délire, Sarah Knafo bref. Est-ce que tu peux nous dire, Paul, en quoi ça n’est pas caricatural, votre votre votre nutriscore, solidarité score ?
01:04:57Paul Alauzy
Ce qu’on a fait, c’est qu’il y a notre programme à nous, le plan de prise en charge des personnes sans domicile, qui est en 12 mesures, et chaque grande mesure est divisée en des tonnes de sous-mesures. Donc quand on dit accueillir dignement les personnes exilées, c'était en détail quel maraude il faut, où est-ce qu’il faut mettre de l’interprétariat, le centre de premier accueil, il y a plein de choses. Et donc on s’est créé le barème et ensuite on est allé attribuer des points pour comparer ensuite avec les parties. On a obtenu ce score-là. Déjà, il est intéressant le score parce que quand on l’a publié, on a reçu des appels des partis qui nous ont envoyé d’autres promesses de campagne. Donc, par exemple, le score de la liste d' Emmanuel Grégoire va progresser un petit peu. Dans la semaine, on va publier les nouveaux résultats aussi. Donc, ça fait bouger les politiques. C’est cool, ça, pour nous.
01:05:35David Dufresne
Ah bah c’est formidable ça ! C’est pour ça que vous faites chier le monde, c' est pour ça le monde change quoi ! Bravo ! Attends moi je dis bravo ! Alors là, bravo, 8h10, bravo !
01:05:50Paul Alauzy
Du coup de ton enthousiasme réveille, c’est fou ! Non, ce qui est grave, on pourrait se dire, ah, c’est cliché, parce que plus on va à gauche, plus c'était social, plus on est à droite, au moins ça l’est. C’est ça. On dirait qu’on a tous baissé les bras dans la République française, quoi. Je veux dire, ils postulent tous pour être chef d’une mairie où il y a écrit liberté, égalité, fraternité. Si on revient à la période d’après-guerre, tous les gens de droite n'étaient pas complètement anti-pauvre et anti-social. La réquisition des bâtiments, ça c'était un truc gaulliste, la loi des réquisitions, etc. Le 100 % santé et la sécurité sociale, pareil, c'était les gaullistes. Donc maintenant, on est dans un espèce de truc où on a abandonné, on s’est dit oui, c’est les gens des droites, ils s’en foutent, des gens qui meurent dans la rue. Ça ne fonctionne pas comme ça, puis on en arrive à des propositions ubuesques,le programme Dati le programme des Républicains, on est allé faire de l’archéologie pour trouver 4 pauvres mesurettes sociales, on a 0,08, c’est affolant d'être un programme qui est autant la crise humanitaire. Et donc ça fait qu’on trouve ça normal, qu’elle nous propose quelque chose où en fait, pour combattre la misère, il y avait un policier tous les 100 mètres dans Paris, au lieu de mettre un travailleur social tous les kilomètres. Donc non, il faut que même les partis de droite et du centre continuent de bouger là-dessus, parce que c’est la République entière qui en pâtit quand ils ne font pas leur travail.
01:07:04David Dufresne
Sarah, est-ce qu’il y a des bons exemples, des bonnes pratiques écologistes dans certaines grandes agglomérations ? Et par exemple, à Lyon, à Bordeaux, ou à Poitiers, où il y avait des maires écolos, Vous avez vu, de la part de Greenpeace, des différences, des améliorations ?
01:07:37Sarah Fayolle
Oui, ce qu’on voit, c’est qu’il y a des choses qui bougent en termes. Par exemple, si on prend un sujet, la question de développer, de donner accès aux gens à d’autres modes de transport, d’autre manière de se déplacer que d'être dépendant à la voiture, qui est à la fois un problème d’un point de vue climatique, environnemental et de pollution de l’air et qui coûte hyper cher aux gens, qui les maintient dans une dépendance, un outil qui est en ville. Et pas autant sur certains territoires, c’est difficile de s’embrasser, autant en ville, on a la possibilité de donner accès aux gens à d’autres manières de se déplacer, des mobilités actives comme le vélo, des transports en commun de qualité et tout. Donc oui, on voit que dans des villes où il y a des programmes de transition écologique, on voit les choses peuvent changer concrètement, par exemple sur la question des transports publics, sur la question aussi de la place qu’on donne, ce qu' on disait, aux enjeux de sobriété énergétique. Est-ce qu’on veut continuer à avoir des panneaux lumineux dans nos villes qui servent à faire de la pub ou est-ce que l’on voit s’en passer ? Donc oui, dans des villes qui passent à des parties qui se revendiquent de l'écologie et qui portent des mesures ambitieuses sur ces sujets-là, il y a des choses qui changent concrètement, oui.
01:08:47David Dufresne
Alors faites attention parce que le réchauffement climatique de vos mains empêche le son du micro. Mais voilà, il faut ouvrir ! On vous a entendue, on vous a entendue. Me semble-t-il, Paul, dans votre programme, il n’y a rien sur le transport. Je me trompe ou pas ? Sur les transports gratuits ?
01:09:10Paul Alauzy
On demande à ce qu’il le soit pour les mineurs non accompagnés qui sont dans Paris. On voudrait que la mairie assure pour eux que les transports soient gratuits ou du moins leur paye. Mais oui, sinon, il n’y a rien de précis là dessus, parce que c’est un sujet qui dépasse nos sujets de maraude. Et juste, je vois dans le tchat des gens pour une bonne raison. Ils sont plus réveillés que moi. J’ai juste fait le raccourci en disant que ces mesures sociales sont arrivées au moment du gaullisme et les gens disaient attention à la sécu, c'était bien, on va se croiser, etc. Merci le t chat. Vous avez complètement raison j’ai fais le raccourcis de dire c' est arrivé au moment des gaullistes, ces trucs là.
01:09:40David Dufresne
Et voilà, c’est ça de fricoter avec Emmanuel Grégoire. Et on se droitise, on se droitise. C’est comme ça, Paul.
01:09:47Paul Alauzy
Mais ils ont raison, c’est évidemment le produit de luttes sociales et de plein d’autres choses. J’ai pas eu le temps de le développer, mais heureusement…
01:09:54David Dufresne
Non mais pour revenir à ta rescousse, il est vrai que le CNR est une émanation gaullo communiste et qu’au sortir de la guerre, une partie de la droite était quand même beaucoup moins caricaturale que ce qu’elle est aujourd’hui. Ça c’est quand même, voilà il faut le rappeler. Non mais je reparle des transports parce qu’il y a quand même quelques programmes, ici ou là, de candidats qui voulaient rendre les transports gratuits. Est-ce que ça, par exemple, ce n’est pas un bon transport collectif, bien entendu, une bonne disposition à la fois pour toi Paul et pour les gens que tu défends, qui sont pauvres et qui sont souvent harcelés à coups d’amende, etc. Parce qu’ils ne paient pas le métro, le bus, tout le monde sait ça et pour Sarah, pour Greenpeace, favoriser le transport en commun, c’est quand même le minimum syndical, non ?
01:11:01Paul Alauzy
Franchement c’est la base. Nous on a plein de gens qui refusent d’accéder aux soins parce qu’ils savent qu’en sautant les portiques du métro, ils vont se faire arrêter, contrôler et donc ne pas aller à l’hôpital ou ne pas voir son avocat, son travailleur social à cause de ça. Donc ouais, ouais, clairement c'était une mesure à laquelle on est favorable.
01:11:18Sarah Fayolle
D’un point de vue écolo, ce qu’il est sûr, c’est que nous, ce que l’on défend de base, c'était une tarification solidaire. C’est-à-dire avec une gratuité pour tous les publics, pour lesquels, comme c'était dit, qui ne pourraient pas avoir accès au transport si ce n'était pas gratuit pour eux. Donc effectivement, à minima, c’est ça. C'était la tarification solidaire gratuité pour tous les public qui en ont besoin pour pouvoir se déplacer. Et puis après, une tarification solidairement indexée sur les revenus, enfin voilà, trouver des solutions qui font que ça marche. Je dis ça parce que parfois la gratuité totale elle pose aussi des débats dans certaines communes parce que c’est pas du coup ça pose aussi la question des financements de ces transports voilà et qu’il y a pour le coup d’une certaine partie de la population qui peut se permettre de contribuer aux financements des transports et de contribuer donc la gratuité totale c'était quelque chose qui fait débat et qui doit être un peu analysé au cas par cas aussi en fonction de la situation de la ville et de sa capacité à mettre en place une gratuité total ou pas on n’y est pas opposé mais il faut il faut évidemment voir si ça fonctionner localement, les premiers retours d’expérience montrent que c’est pas toujours si simple que ça. Par contre, une tarification solidaire avec une gratuité pour les publics en ont besoin, ça pour nous c’est une évidence.
01:12:22David Dufresne
N.Light me fait pan sur le béquet et il ou elle a raison. Pourquoi parler de gratuité des transports sortis des grandes villes ? Ce serait déjà une accessibilité des transports dont il faudrait parler parce que, qu’ils soient gratuits s’il y en a que deux par jour, on parle des cars par exemple, on ne va pas loin. Dites-moi, vous êtes contents, vous, des résultats dans votre ville ? Donc visiblement, j’ai l’impression que vous êtes dans la capitale. Je vois ça au petit logement de Paul et à l’immeuble faussement haussmannien qui est derrière vous Sarah, je déconne, je dis n’importe quoi.
01:12:57Sarah Fayolle
Je ne suis pas chez moi, je suis au bureau,, j’ai pas des fenêtres comme ça chez moi. Moi j’habite en banlieue parisienne, j' habite dans les Hauts-de-Seine, j’habite à Bagneux et moi à Bagneux c'était une liste du nom de la gauche qui est passée au premier tour avec à peu près 64 %, j' ai regardé hier 64 ou 65 % des suffrages.
01:13:19David Dufresne
Paul, est-ce que tu es content du résultat chez toi ? On ne demande pas de détails où est- ce que tu habites exactement, mais voilà.
01:13:27Paul Alauzy
Écoute, moi je viens des Vosges et ça faisait un peu la une, enfin c'était pas mal relancé hier, il y a un premier maire RN qui est passé dans les Vosges ce qui m’a fait très mal de voir mon département qui était beaucoup si douloureux que ça. Et à Paris, on attend un peu de voir quelle va être la tambouille du second tour. Nous ce qui est sûr c’est qu’on espère que ceux qui vont être mis en avant. Après ce qui compte, c' est évidemment les résultats de l’extrême droite. Est-ce qu’on a la clarification du score de Sarah Knafo sur Paris ou pas ? Est- ce qu’au final elle passe les 10 % ?
01:14:00Sarah Fayolle
Ouais j’ai vu euh, enfin il me semble hein, moi j' ai vu c’est passé à 10,4.
01:14:04David Dufresne
Absolument. Absolument on a Floraine Julian qui vient de nous rejoindre des Victoires Populaires. Floraine depuis ce matin, j’improvise, c’est-à-dire qu’en fait j’avais pensé vous inviter les uns après les autres, mais en fait je me dis que c'était plus rigolo de faire une AG. Est-ce que vous êtes d’accord pour rentrer dans l’AG pour discuter avec les autres ? Alors attendez parce que là oui oui oui ou non non oui oui bien sûr C’est un oui c’est magnifique ! Bonjour Floraine Julian, est-ce que je prononce bien votre nom déjà ?
01:14:41Floraine Julian
Ouais, on est bon. On est bon ! J’ai pris Julian en haut, au lieu de Floraine qui est mon prénom, je me suis dit, hou la la, tout va bien.
01:14:49David Dufresne
Ah bon alors, qu’est-ce que j’ai mis ?,
01:14:55Floraine Julian
Là, on n’entend plus rien. Enfin, on s’entend entre nous.
01:15:00David Dufresne
Alors, les Victoires Populaires, mouvement citoyen indépendant, des partis politiques ?
01:15:08Floraine Julian
C’est vrai ? Oui, oui.
01:15:11David Dufresne
Vous roulez quand même pour…
01:15:15Floraine Julian
En fait, selon tout le monde, on roule pour quelqu’un, mais selon nous, on roule pour la victoire de la gauche.
01:15:21David Dufresne
Voilà, alors la gauche s’arrête ou ?
01:15:23Floraine Julian
La gauche, aujourd’hui, surtout quand on a la droite et l’extrême droite en face, elle va de tous les partis NPA et autres jusqu’aux partis socialistes. La gauche qui a fait le NFP, la gauche qui fait la NUPES, la gauche en 2022 et 2024 nous a montré qu’ils étaient capables d’avoir un programme ambitieux et une stratégie pragmatique.
01:15:42David Dufresne
Alors, je vous présente Sarah Fayolle, porte-parole de Greenpeace. Je vous présente Paul Alauzy, porte parole de Revers, de Médecins du Monde, enfin de je ne sais quoi, un homme dangereux pour l’ordre. Et donc je vous présente Floraine Julian, qui est la porte- parole de Victoires Populaires. Victoires populaires, c’est 30 groupes locaux actifs dans toute la France, selon votre site internet. 500 000 personnes qui ont reçu ou qui reçoivent vos newsletters et vos appels à l’action, c’est quand même beaucoup. Qu’est-ce que vous avez fait ces dernières semaines ? Et puis après on va parler de tous les trois. Qu' est-ce-que vous avez fait ? La bonne parole, vous l’avez apportée comment ? Où et avec qui ?
01:16:31Floraine Julian
Ces dernières semaines, on a organisé des campagnes de phoning dans une centaine de villes, des villes qu’on appelle des villas pivots, où l'élection va se jouer à quelques voix. En 2020, par exemple, à Rouany, l'élection s’est jouée à cinq voix. Et là, ça pourrait être le cas encore au second tour. Donc on a identifié une centaine de villas où l'élection va dépendre de notre mobilisation. Des villes où le Rassemblement National fait des percées, malheureusement, depuis les dernières élections. Et l’objectif, c'était d’appeler des sympathisants et des sympathisantes de gauche, de s’assurer qu’ils avaient bien prévu de voter, de prendre une procuration, de parler du vote à leurs proches et de convaincre leurs proches d’aller voter à gauche. Et on a passé plus de 30 000 appels, actions. On a fait plus de 600 actions dans une centaine de villes. Donc, ça a plutôt bien fonctionné, surtout qu’on a réalisé à quel point les électeurs de gauche étaient perdus, étaient anxieux, étaient déçus à l’aune de ces élections. Et qu’avoir un mouvement citoyen qui justement ne vient pas porter la parole des partis politiques ou défendre une étiquette, mais plutôt défendent la victoire des idées, c'était plutôt bien pris. Et là, pour le second tour, on va faire pareil, on commence à midi, on appelle les citoyennes et les citoyens de Nîmes. Nîmes, où la gauche arrive à un peu plus de 30 % et le RN arrive également à un plus de plus de 40 %. Donc il y a un enjeu énorme à ce que la ville passe à gauche. Et c’est ce qu’on va commencer dès ce midi-là.
01:17:56David Dufresne
Est-ce que vous avez besoin de bras, les uns et les autres, d'énergie, de gens pour vous aider, que ce soit le Revers Greenpeace ou Victoire Populaire ?
01:18:14Floraine Julian
Bien sûr, on a toujours besoin d'énergie et dans certains territoires, c’est sûr que ce n’est pas facile de les gens se retrouver face à un choix au second tour qui va être difficile. Pour nous, c’est important aussi de se projeter pour l’après, y compris dans des territoires où ça va être compliqué, ou même dans des territoires où malheureusement l’extrême droite va faire des scores hyper hauts voire passés. L’enjeu, c’est que les gens restent mobilisés pour la suite, qu’on ne lâche pas l’affaire. Justement aussi dans ces territoires-là, on va avoir besoin d’une société civile hyper dynamique, on va avoir besoin d'être vigilants ensemble sur les politiques qui vont être déployées sur ces territoire et d’y faire face ensemble. Donc oui, l'énergie on en a besoin partout, là où c’est pas encore passé pour continuer à résister et là où ça passe malheureusement pour faire froid ensemble, pour être unis et pour essayer d’inverser la vapeur pour les prochaines échéances. Donc oui de l'énergie supplémentaire on en à toujours besoin. Nous on a nos groupes locaux aussi sur les territoires dans une trentaine de villes en France. Donc, évidemment, toutes les bonnes énergies sont bonnes à prendre et on invite les gens qui le souhaitent évidemment à rejoindre nos groupes locaux et nos militants.
01:19:22Paul Alauzy
Pareil, vous pouvez aller faire un tour sur le site du collectif le Revers. Il y a 43 assos qui ont quasiment toutes besoin de bénévoles. Et beaucoup d’entre elles sont présentes partout en France. Et c’est un bon moyen de faire de la politique chez nous. Hors des partis, c' est un engagement différent. On peut faire du concret, aller marauder la semaine et le week-end, faire sa meilleure action avec le Revers en craquant des gros fumigènes, en faisant un banner drop. Donc vous êtes toutes et tous les bienvenus.
01:19:45David Dufresne
Oh la gauche, la gauche qui se lève tôt est en forme, c’est magnifique, c’est magnifique ! Florent, de votre côté, est-ce que ça y est, les équipes sont constituées et ce qu’on peut faire c’est s’inscrire à votre newsletter, et voilà, ou est-qu' on peut vous donner un coup de main, voilà, les gens qui sont dans le tchat peuvent-ils vous donner un coup d’main, et après on va parler évidemment de la place du Parti Socialiste dans tout ça.
01:20:11Floraine Julian
Venez passer des appels, là on va passer la semaine à passer des appels dans des villes qu’on pourrait gagner et je vais faire un petit récap des villes, qu' on peut gagner au second tour, si on met de l'énergie, on peut gagner Toulouse, Avignon, Grenoble…
01:20:24David Dufresne
Attends, moins vite. Toulouse, avec le député qui est venu…
01:20:35Floraine Julian
C’est ?
01:20:36David Dufresne
Non c’est Pierre, c'était Piquemal voilà de LFI.
01:20:43Floraine Julian
Où l’alliance entre le PS et LFI est pour le moment plutôt bien partie, semble-t-il. On croise les doigts pour qu’il réagisse.
01:20:53David Dufresne
François, je me suis trompé, François Piquemal
01:20:55Floraine Julian
Donc on pourrait gagner Toulouse, on pourrait gagner Avignon, on pourrait gagner Grenoble, on pourrait gagner Nîmes, on pourrait gagner Marseille, on pourra gagner Brest, on pourrait gagner Lyon, Nantes, Rennes, Périgueux, Amiens, bon il y en a encore plein, Moulin, Joinville, Colombe, Limoges, Argenteuil, Tulle, Arles, Douai, Cherbourg, Besançon, Angoulême, Rouen, bon il en a encore plein. Tout ça pour dire que rien n’est joué sur ces élections. Et on a besoin d’un maximum de personnes pour passer des appels, aller convaincre ses proches dans ses villes, d’aller voter au second tour. J’ai pas vérifié l’info, mais j’ai l’impression que le taux d’abstention chez les 25-35 ans est hyper élevé pour le premier tour. Donc là, il y a vraiment un enjeu à appeler aux urnes nos proches, dont on sait qu’en plus, ils sont plutôt sensibles, normalement, aux listes de gauche. Et on pourra parler après de où s’arrête la gauche et de comment on met la pression à ceux qui se disent de gauche, Ne vote pas des choses qui sont à gauche. Mais en attendant, quand on a la droite et l’extrême droite en face, on doit garder une ligne claire. Et cette ligne, elle est de ne pas laisser les clés des mairies à la droite, et à l’extrême-droite.
01:22:06David Dufresne
Est-ce que je peux te demander de refaire la liste et là je vais mettre toi tu vas pas l’entendre le jingle hyper stressant de France Déter et comme ça on va pouvoir faire un petit clip attention tu es d’accord alors attention hop hop hop 3 4
01:22:22Floraine Julian
Toulouse, Avignon, Grenoble, Nîmes, Marseille, Brest, Lyon, Nantes, Rennes, Périgueux, Amiens, Moulin, Joinville, Colombes, Limoges, Argenteuil, Tulle, Arles, Douai, Cherbourg, Besançon, Angoulême, Rouen, Pau, Paris.
01:22:39David Dufresne
Et ben bravo, bravo la gauche, bon ça c’est ce qu’on peut faire. Bon alors maintenant l'éléphant dans la pièce, c' est le PS. Alors dans votre Victoire Populaire, l’une des choses que vous essayez de mettre en avant, c' est ça, c est l' union pour le second tour, vous avez déjà fait je crois 250 pétitions, c’est bien ça, est ce que tu peux nous expliquer de quoi il en retourne exactement ?
01:23:10Floraine Julian
Yes, carrément. L’idée, c’est qu’au second tour, les partis qui, programmatiquement, sont les plus proches et qui ont un projet politique le plus compatible possible s’allient et s’unissent pour gagner les mairies. On est hyper lucides sur le fait que ça ne veut pas dire que ces partis ne se sont pas déjà affrontés ou ne s’affronteront pas à la mairie, mais on préfère mille fois que ces partis, ensemble, aient les clés de la mairie qui les donnent à la droite et à l’extrême droite. Et pour ça, on a besoin de les interpeller massivement. Donc, on à créé des pétitions dans les villes où l’union est nécessaire pour gagner. Et on invite toutes les personnes qui le souhaitent à venir signer ces pétition, interpellez les candidats et les candidates directement. Là, on est sur une course contre la montre. À Paris, ça devrait se décider dans la journée. On a jusqu'à, enfin non, parce que je ne suis pas concernée, mais les listes ont jusqu'à demain matin pour déposer leur liste pour le second tour. Il y en a beaucoup qui font la sourde oreille, on en a entendu pas mal ce matin raconter un peu n’importe quoi et dire que la clarté était la meilleure solution et qu’il ne fallait surtout pas s’allier à la France insoumise. On est totalement opposé à ce discours. On pense que ce qui galvanise aujourd’hui les électeurs et les électrices de gauche, c’est de voir une gauche rassemblée, forte et ambitieuse. Et puis évidemment qu’y aura des combats après, je veux dire on est lucide. On sait très bien que le PS, c’est pas LFI et on n’est pas là pour porter la parole d’un parti unique où les nuances programmatiques s’effaceront. Mais en attendant, quand on a en face la droite et l’extrême droite, on ne doit pas tergiverser.
01:24:47David Dufresne
Alors il y a une question du chat de Jloss du 8 qui te demande si vous avez fait une pétition LFI écolo à Lille.
01:24:58Floraine Julian
On a fait une pétition à Lille, il me semble, ouais.
01:25:02David Dufresne
Attends, on va y aller, hein, hop !
01:25:03Floraine Julian
Je ne saurais pas te dire exactement ce qu’il y a dedans. Si on a un mot d’ordre exact, je ne suis pas certaine. En gros, là, c’est les groupes locaux de Victoire Populaire qui doivent se positionner sur les alliances. Le score de Lille, c’est quand même une hyper belle surprise d’avoir la gauche aussi haut à l’issue du premier tour. Donc, les trois premières listes, c’est des listes de gauche.Enfin, le plus important, c’est de gagner la mairie. Donc si c' est une liste, si c' est une alliance LFI écolo, bah très bien.
01:25:35David Dufresne
Alors, le chat évidemment est partagé, bon le chat est massivement de gauche, on est bien d’accord, mais il y a ceux qui ne sont plus jamais PS, il y a ceux qui disent : PS quand même malgré tout. Quelle est votre position à vous trois, de là où vous parlez, c’est-à-dire Greenpeace d’un côté, le revers de l’autre, Victoire Populaire on vient de comprendre, mais pour les deux autres par exemple. Qu’est ce que vous répondez à ceux qui sont dégoûtés ? Par les traîtrises du PS, et encore hier soir c'était quand même assez terrifiant ce qu’on pouvait entendre ici ou là par certains ténors du Parti Socialiste.
01:26:20Sarah Fayolle
Moi, je rejoins ce que disait Floraine, alors on n’a pas la même posture dans le sens où on est une association apartisane, on, a pas exactement la même position que Victoires Populaires, mais par contre c’est sûr que c'était là où je rejoins complètement ce que dit Floraine. Là, pour nous, il y a une responsabilité politique, notamment du Parti socialiste. Dans des villes, je prends l’exemple de Marseille, parce que c’est celui que j’ai en tête, mais j’imagine qu’il y a plein d’autres cas de figure. Dans une ville comme Marseille, où l’extrême droite fait un score alarmant, c’est le moins qu’on puisse dire. Et où on a la possibilité d’une fusion et d’union des listes de gauche et où pour l’instant les partis socialistes s’y refusent, sauf si les choses ont bougé depuis ce que j’ai vu hier soir, mais en tout cas c’est ce qu’ils disaient avant le premier tour, pour nous là il y a une responsabilité et on appelle à la responsabilité par rapport à ça. C’est-à-dire là où au moins, là où il y un risque que ça permette à l’extrême droite de passer, il faut que les listes se rassemblent, se rapprochent, il y une responsabilités historiques là-dessus et on appelle effectivement tous les partis, notamment le Parti Socialiste, à prendre ses responsabilités en la matière.
01:27:27David Dufresne
Prendre ses responsabilités, ça veut dire quoi ? Ça veut dire accepter qu’il y ait des fusions ?.
01:27:32Sarah Fayolle
Travailler à une fusion, et faire en sorte de trouver une solution pour ne pas se retrouver dans une situation où l’extrême droite pourrait passer parce que la gauche n’a pas été capable de s’unir.
01:27:46Paul Alauzy
De toute façon, nous par exemple, là, le PS à Paris, c’est déjà une liste d’union avec des communistes, des écolos, la pré, place publique, enfin tout un tas de, en gros, quasiment tous les partis de gauche sauf les filles. Et on le voit nous dans les rendez-vous, bah même au niveau d’arrondissement, en fait, il y a des sujets dont on parlait, certains lycées à réquisitionner tout ça, on peut avoir un maire PS qui n’est pas pour et en fait les gens de sa liste qui sont des écolos, des communistes, qui avaient manifesté pour que ça se fasse, donc nous c'était pour ça qu’on a essayé de rencontrer un max de partis. Ça fait 25 ans que c’est le PS à Paris, mais là il n’est plus assez fort pour gagner tout seul. Et donc c'était en allant convaincre, bon bah évidemment il faut qu’on arrive à convaincre les gens du PS de faire des choses plus sociales et de s’occuper des personnes qui sont dehors. Mais c’est aussi en allant choper tous les partis, même les micros. Moi j’ai découvert ça là dans ces élections municipales. En fait il y a des listes citoyennes, il y a des petits mouvements comme Equinoxe qui nous disent, bah nous on n’est pas hyper formés. Par contre si vous nous dites que la prise en charge des exilés, des travailleurs du sexe, des agents de proximité, c' est principal. Nous on négocie que notre appartenance à une liste d’union ou un conseil municipal elle dépend intégralement de ça donc bon faut que les gens nous aident quoi une fois que les élections seront passées il faut qu’on aille les choper nous on n’est pas là pour remercier les partis pardon on est là pour se féliciter qui travaillent sur nos sujets et puis surtout après on va être des vigies quoi on va vraiment vraiment vraiment pas les lâcher et un des meilleurs moyens de nous aider c’est de nous suivre sur les réseaux parce que maintenant ce qui les terrifie c'était la story instagram ou le tweet Donc on a besoin de force sur les réseaux collectifs le Revers Greenpeace, victoires, populaires, n’hésitez pas à venir nous follow.
01:29:14David Dufresne
Ah bah tiens, à propos de réseau, je vois que Victoires Populaires a une chaîne Twitch et je crois qu’il y a très peu de followers. Donc, j’invite les gens qui sont sur Twitch là sur auposte à suivre la chaîne de Victoires Populaires. Voilà, là je la mets, je ne sais pas pourquoi ça prend du temps. Ça prend du temps pour arriver. Voilà, elle arrive ici et je vois que vous avez 30 followers. Donc là, va falloir.
01:29:46Floraine Julian
C’est notre premier live la semaine dernière.
01:29:48David Dufresne
C’est ça, votre premier live il y a cinq jours, donc les amis, là vous êtes quelques milliers, il faut aller suivre cette chaîne. Est-ce que vous allez faire des choses dans la semaine là ou pas ? Faire des débriefs, des machins, tu sais pas ?
01:30:03Floraine Julian
On va se concentrer sur les opérations de phoning, mais rien n’est impossible. Tout s’organise en moins de deux heures de toute façon dans ces campagnes.
01:30:11David Dufresne
Ah, ça c’est beau, ça, c' est la gauche qu’on aime, tout s’organise en moins de deux heures. Alors, à propos d’organisation, donc Victoires Populaires, on a compris, phoning à partir de midi. Et pour les deux autres, qu’est ce qui va se passer cette semaine ? Pour Greenpeace, pour Le Revers, donc demain, vous avez une conférence de presse commune. Donc là, c' est un petit point même. Entraînement là qu’on vous propose ce matin sur auposte, qu’est-ce que vous allez faire cette semaine ?
01:30:48Paul Alauzy
Tu veux dire combien ?
01:30:50Sarah Fayolle
Nous beaucoup, nos groupes locaux de militants sur le terrain dans les villes vont continuer à se mobiliser en fait. Donc c’est du travail de terrain, d’affichage, de tractage, d’aller parler aux gens aussi, d’aller à la rencontre des électeurs, de leur expliquer, nous, notre analyse des programmes, notre analyse de la situation, le risque que représente l’extrême droite dans les territoires où l’extrême-droite sera au second tour. Donc c’est beaucoup du travail de terrain, de nos groupes locaux de militants, qu’on accompagne, qu' on soutient. Et puis, nous au national, continuer de cette semaine sur nos réseaux sociaux, dans nos différents canaux de communication, vis-à-vis aussi de tous les gens qui nous suivent, de tous nos adhérents, de tous nos soutiens, nos supporters, de continuer à faire ce travail aussi de décryptage vis-à-vis de l’extrême droite notamment, pour ne pas essayer de contribuer le maximum possible à ce que l’extrême-droite ne gagne pas de territoire et fasse les plus petits scores possibles au second tour, et puis continuer à partager notre analyse des différences programmatiques entre les différentes listes, là où on peut le faire pour donner à voir les programmes qui sont les plus ambitieux en termes de transition écologique et sociale. On va continuer à faire ça pendant l’entre de tour de manière déterminée et en peu de jours.
01:32:05David Dufresne
Est-ce que pour vous, par rapport à ce que tu viens de dire, la Sarah, sur l’extrême droite, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose qui est quand même terrifiant pour nous tous, le peuple de gauche ? C’est quand même de lutter contre quelque chose qui s’apparente à de l’inexorable, en tout cas pour les commentateurs, quelque chose que tout le monde attendrait plus ou moins, honteusement ou pas ? Est-ce que vous pensez qu’on peut vraiment lutter contre cet effet de résignation ou de sidération et comment on peut le faire ? Est-ce que ça peut être uniquement dans les discours ou est-ce-que ça peut-être autrement que par les discours ? Beaucoup de questions parce qu’il nous reste, d’abord, qu’est-ce qu’on fait face à la résignation ? Et ensuite, est-ce que les discours suffisent ? Mais d’abord, la résignation.
01:33:00Floraine Julian
Résignation c’est d’agir, de ne pas rester seul, d'être en collectif. Je pense que tout est fait pour nous diviser et nous isoler et on l’a bien vu les moments où on a été les plus forts, c'était les moments où on était ensemble et on a démontré que la force du collectif était capable d’inverser complètement des tendances, de réduire à néant des sondages et des scénarios qu’on nous avait déjà prévenus et prédis. Donc en fait se retrouver, passer à l’action ensemble, aller convaincre des personnes. Moi j’ai un exemple tout tracé, la semaine dernière on organise une opération de phoning, on forme les personnes à appeler leurs proches pour leur parler de la politique, et il y a quelqu’un à côté de moi qui était un peu hésitant, qui était là « ouais je suis pas sûr que je me sens à l’aise »,qui au final, à un seul an, s’appelle quelqu’un qui ne l’avait pas eu au téléphone depuis un petit moment, et la personne lui dit « ouais ben en fait je suis trop dégoûtée de la politique, mon vote a servi à rien il y a deux ans » Donc j’ai prévu de partir en week-end au lieu d’aller voter et au bout de dix minutes de conversation, il a décidé de faire sa procuration et il va voter et il a raccroché en se disant :j’ai chopé une voix, voilà. Et ben franchement, ça fait plaisir dans ces moments où on se sent tout seul, on se sent isolé, on a l’impression qu’on ne peut rien faire, d’aller gratter les voix les unes après les autres. Je pense que c’est ce qu’on peut faire de mieux pour lutter contre la résignation et on a ce pouvoir.
01:34:22Paul Alauzy
Moi je rejoins totalement la camarade de Victoires Populaires, ça fait tellement du bien de militer, moi je me sens jamais résigné quoi, j’ai l’impression d'être shooté à l’adrénaline tous les jours. On a l’air fait des actions en partant en maraude, c’est juste incroyable de pouvoir se bouger et de sentir qu’on a une prise quoi, sur ce qui se passe politiquement, donc non non les gens allez faire des maraudes, venez faire des actions, du phoning, enfin allons-y quoi ça fait du bien, par contre il faut qu’il soit plus fort et plus nombreux.
01:34:49David Dufresne
Question du chat, ou plus exactement, commentaire du chat de Vieillerie, bon voilà. La catégorisation devient pénible. La gauche gagne quand elle a des idées, quand elle à un programme, quand elle des idées de gauche, pas quand on lutte contre le fascisme.
01:35:10Paul Alauzy
Moi, je suis diablement d’accord avec ça. On a organisé un débat des candidats et Emmanuel Grégoire a dit mais vous savez, les campements, c’est un carburant pour l’extrême droite. Donc, on ne peut pas laisser de campements à Paris. Et j'étais un peu en mode : bah ouais, il est vraiment temps de se rendre compte qu’en faisant des politiques vraiment, vraiment, vraiment à gauche, ça change des choses, en fait. Et moi, les réunions, on nous dit, qu’est-ce qu’on fait contre l’extrême droite ? Et pendant des heures, j’en ai fait plusieurs. Toutes les associations se grattent la tête en se disant, mince, qu’est-ce que l’on va faire ? En fait, réunissons-nous pour montrer des choses positives, quoi, des trucs qui fonctionnent. Et il y a des choses qui fonctionnent très bien. L’Espagne, là, ils vont régulariser 500 000 travailleurs sans papier. Bah ouais, c’est possible. En France, l’idéologie autour des sans-papiers est tellement raciste que le mot régularisation brûle la lèvre de quasiment tous les politiques. Donc il faut en fait, il faut réfléchir à ce que nous on peut proposer à la société, qu’est-ce qu’on peut faire de radicalement différent. Par rapport aux 20 dernières années.
01:36:03David Dufresne
Là-dessus, sur la question de l'étendard anti-fasciste comme insuffisant pour faire gagner la gauche.
01:36:11Sarah Fayolle
Complètement d’accord aussi sur l'écologie, on voit bien qu’il y a aussi un enjeu central à montrer que l' écologie peut être protectrice, elle peut protéger les gens, elle peut être sociale, elle peut permettre d’améliorer le quotidien et le pouvoir d’achat des gens, contrairement à ce que une partie du débat médiatico-politique essaye d’imposer avec tout ce discours sur l'écologie punitive. Non, en fait, l'écologie c’est tout sauf punir les gens. C’est les protégés de catastrophes climatiques qui détruisent leur quotidien, qui détruisent leur famille, qui détruisent leurs habitats. Donc c’est vraiment arriver à remonter ça, pousser dans le débat public des mesures de protection qui fassent sens écologiquement mais qui protègent aussi des gens, qui protège leur pouvoir d’achat, qui protège leur quotidien, donc ça c' est effectivement central et je pense qu’en fait il n’y a pas à opposer les deux méthodes, je pense que il faut continuer à apporter des mesures d'écologie sociale pour ce qui nous concerne ou des mesures de lutte contre la grande précarité, enfin voilà des mesures proactives, positives en fait qui permettent de montrer qu’il y a un autre projet de société qui est possible en fait Et je pense qu’en parallèle, il faut continuer par contre à décrypter ce que raconte l’extrême droite et à mener ce combat anti-fascisme, parce qu’il y a aussi une partie des gens qui n’ont pas conscience de ce qu’est l’Extrême-Droite. Moi je vous reprends l’exemple de la loi du plan, quand personne aujourd’hui en France ou très peu de gens considèrent que plus de pesticides c’est une bonne chose. Parce que tout le monde se rend bien compte que ça détruit notre santé, que ça provoque des cancers, que c’est grave pour les gens. Mais les gens ne n’ont pas forcément conscience qu’en fait quand ils élisent des députés d’extrême droite, ces députés d’extrême-droite votent pour ça en fait. Donc il faut continuer, je pense, à faire ce travail de décryptage et de donner à voir ce qu’elle est extrême-droite et ce qu' elle vote réellement. Mais évidemment, évidemment, ça ne doit pas suffire. Il faut en parallèle porter des mesures progressistes et montrer aux gens que ça va changer leur quotidien en fait.
01:37:56David Dufresne
Floraine, tu voulais réagir, je crois.
01:38:00Floraine Julian
En fait, pour moi, lutter contre l’extrême droite, ça doit être une évidence quant au second tour, l’extrême-droite menace de prendre une mairie et donc ça c’est la responsabilité des partis de faire leur taf et nous on leur met la pression pour qu’ils prennent leurs responsabilités. Je dirais qu'à Paris, je ne vois pas comment est-ce qu’on gagne cette mairie si la gauche ne se rassemble pas. Par contre, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’intéresser au fond, au programme. Là factuellement si on regarde les programmes portés par l'Élysée de Gauche à Paris. Elles sont mille fois plus compatibles ensemble face à la droite et l’extrême droite. Et nous, si on appelle au rassemblement et à la fusion des listes, c’est justement parce qu’on veut qu’au Conseil de Paris, il puisse y avoir différents partis politiques, y compris la France Insoumise qui a toute sa place au Conseil de Paris justement pour pouvoir aussi servir de vigie et mettre la pression quand éventuellement on dérivait ou on sortirait du champ ou de l’arc de droite, je l’ai vu de l’arc de gauche, pardon, et qu' on irait plutôt vers la droite. Je l’ai vu à plusieurs endroits dans le tchat. Ce rôle de vigie on l’a aussi après les élections mais il y a en fait chaque chose en son temps quand on a des villes qui sont menacées directement on se rassemble et ensuite on agit et évidemment quand on agit et ben il y aura des personnes qui iront plutôt dans un côté qui ne convient pas forcément et on remettra la pression pour qu’ils se rappellent de tenir leurs engagements.
01:39:17David Dufresne
Oui, mais est-ce que tu peux comprendre ou plus exactement comment répondre à la lassitude qui ne me semble pas tout à fait illégitime de certains et certaines à qui on a déjà fait le coup, c’est-à-dire dans la diversité, on se réunit, et puis une fois qu’on a gagné, et je vous dis ça à vous qui êtes des activistes, c'était-à dire que vous vous bossez, et est-il qu’il n’y a pas un moment où on se dit merde, toute l’activité qu’ont déploie finalement ça va servir à élire des gens qui ne vont pas tout à fait tenir les promesses. Qu’est-ce que vous répondez à cette lassitude ? Je vois que Paul se marre, Floraine fait non de la tête et Sarah ne dit rien. Greenpeace, organisation internationale.
01:40:03Floraine Julian
Non mais c’est quoi la solution ? Je veux dire, à Marseille, on a Franck Alissio, son projet de société, c'était d’installer un pass anti-racailles à la plage. Martine Vassal, c’est de créer un casino. Ces gens, ils veulent investir zéro tune dans les transports, dans les écoles. Ils veulent complètement sectoriser la ville. Et donc la solution, c' est de ne rien faire. Bah non, la solution c' est de mettre à la mairie les listes qui sont les plus progressistes Et après, de réfléchir à c’est quoi notre stratégie avec toutes les associations. Qui sont hyper engagés sur tout un tas de thématiques pour que les listes de gauche élues tiennent leurs promesses. Mais si on a à la mairie la droite et l’extrême droite, je vous assure qu’on ne va pas passer un bon moment toutes et tous pendant les 6 et 7 prochaines années.
01:40:46David Dufresne
Paul, Sarah sur la question ?
01:40:48Paul Alauzy
Il faut aussi dire que l’idée, c’est celle du mouvement social en fait. C’est de se dire, il ne faut pas faire de la politique qu’au moment des élections. Si les gens pensent que c'était une fois tous les cinq, six ans qu’il faut se bouger, c' est là que désolé, j’ai une mauvaise nouvelle, il faut se bouger tout le temps et c’est ça que j’adore avec le mouvement social. C' est l' idée de mouvement, c est que ça ne s’arrête jamais. Donc, il y a les élections qui sont un temps fort, c’est certain. Mais après les élections, les élus, il va falloir qu’on va falloir qu' on soit derrière eux tout le temps et ils feront rien si on n’est pas en bas de leur mairie à manifester, à faire des actions, à les interpeller, à montrer ce qui se fait pas sur les réseaux. Donc ça veut dire qu’il faut s’engager sur le long terme. C’est ça l’idée et c’est pour ça que moi j’adore l’idée de faire partie du mouvement social, de me dire il y a des orgas qui essaient de structurer ça, il y des collectifs informés, il y a des fédérations, il y a un milliard de trucs. Et en fait il faudra bien bouger, bien après les élections, parce que si on s’arrête de bouger, rien ne se fera. Il ne faut vraiment pas attendre que les politiques fassent à notre place quoi, c' est à nous de faire les choses.
01:41:42Sarah Fayolle
Ouais mais complètement d’accord avec ce que vient de dire Paul, c’est que ça rejoint aussi beaucoup la question de la résignation qui était posée avant en fait. Non il ne faut pas se résigner, non il ne faut pas considérer qu'évidemment en élisant des gens ils vont faire exactement ce qu’on attend de toujours. Mais effectivement, moi je suis d’accord avec ce que disait Floraine aussi, quand on a le risque de l’extrême droite dans certaines villes en face, il n’y a pas le choix en fait parce que le projet de l’extrême droite, malgré ce qu’on essaye de nous faire croire aujourd’hui en le banalisant dans une partie de la sphère médiatico-politique, c’est un projet qui reste un projet hyper rétrograde, un projet raciste, xénophobe, enfin ça, il ne faut pas l’oublier, il faut le répéter, donc face à ça, oui il faut se mobiliser au moment des élections. Non, ça ne suffit pas, et donc ça suffit, et pour ne pas être résigné, pour ne pas être abattu, eh ben on se mobilise ensemble, on lit de la presse libre et des médias indépendants, on continue à aller parler à ses proches, enfin voilà, on se mobilise en fait tout au long de l’année, tout au long des différentes, entre les échéances électorales, pour faire bouger les choses ensemble, pas uniquement au moment des élections, ça ne suffira pas en fait.
01:42:42David Dufresne
De votre position à tous les trois, est-ce que c’est plus facile de peser sur une municipalité de gauche que de droite ? Je veux dire par là qu’une municipalité, imaginons, Dati arrive au pouvoir, visiblement elle est dans la sauce ça ne va pas le faire pour elle, et on est bien contents. Mais est- ce que, par exemple, Paul, ce ne serait pas dans l’adversité une façon de pouvoir ressouder les rangs ? Est-ce que vous vous posez cette question là, et pourquoi quand c’est à des camarades ou des anciens du mouvement social qui sont devenus élus, etc, on est un peu un peu embarrassé d’aller vraiment leur faire pression ou alors ils ont des petites méthodes sympathiques, ils passent la main dans le dos en disant t’as raison Polo mais tu sais bien le principe de réalité etc. Donc qu’est ce qu’on fait par rapport à ça ?
01:43:35Paul Alauzy
Alors attention, attention au copinage en effet ça pourrait être un peu le pire. Non, en effet, il y a quelqu’un qui m’avait dit, mais là si Dati passe, au moins toute notre inorganisation va entrer en résistance, etc. Ouais génial, alors oui, oui, on va peut-être avoir le couteau entre les dents, mais dehors ça va être l’enfer. Rien à faire pour les gens qui n’aiment pas garer nos camions de maraudes sans se prendre des PV. Donc, non, on espère quand même que c’est les listes les plus favorables à nos programmes, ce serait le terreau le plus fertile pour ce qu’on défend nous. Par contre, ouais, ça veut dire qu’après, il faut rester extrêmement mobilisés, quoi. Et surtout, les élus, il va falloir les former, en fait. Il y a plein d'élus qui ne savent pas comment ça fonctionne, les dynamiques de l’exil et qui, même au niveau d’une liste de gauche, peuvent croire que s’ils ouvrent un accueil de jour dans leur arrondissement, ça va faire appel d’air. On se dit, oh là là, c’est des deux gauches et le mythe de l’appel d’air est venu le gangréner, donc c’est à nous de faire cette pédagogie-là et tout. Donc non, non, on espère que ce sont des listes qui sont favorables à nos idées qui vont passer, par contre il n’y a aucune raison d'être tendre avec eux derrière ou quoi. Moi c’est la première fois que je bosse sur le cadre d’une campagne là, j’avais jamais fait ça avant, et donc on nous fait énormément de promesses, donc évidemment, moi des fois j’ai les yeux qui brillent quoi, je me dis, putain c’est bon, ça fait 10 ans que je me promène sur le campement à Paris et que je vois des gens qui littéralement ils meurent ou deviennent fous à cause de la rue. Peut-être que cette année c’est la fin. J’avais déjà cru ça avec les JO, quand on avait rencontré des gens des JO, là avec leurs belles promesses et leur avant. Donc on marche beaucoup à l’espoir. Par contre derrière les promesses il va falloir qu’ils digèrent quoi, parce qu’on est déters pour la campagne mais on va être très très déters pour l’après campagne.
01:45:01David Dufresne
Déter sur France Déter, Sarah, Florent, est-ce que vous voulez répondre à cette question-là ? Peser politiquement, c’est-à-dire la gestion de la cité. C’est ça la politique est-ce que c' est finalement parfois pas plus commode quand on est vraiment dans l’adversité ?
01:45:22Sarah Fayolle
Tu veux y aller, Floraine, je me lance ? Non, mais je me retrouve beaucoup dans ce qu’a dit Paul, et je pense que d’une part, c’est aussi pour ça qu’on est une organisation indépendante des partis politiques comme les autres autour de la table. C’est que ça nous permet d'être intransigeants sur ce qu’on propose. Que peu importe quelle que soit la liste qui passe derrière, sauf évidemment si c'était l’extrême droite où on ne parle pas avec ces gens-là, mais dans d' autres cas, on est intransigeants sur ce que l’on demande. Et peu importe l'étiquette politique de la personne qui est in fine élue, on porte les mêmes demandes et on est indépendants de ces gens-là. Donc en fait on ne donne pas de blancs-seings, même si la liste était de gauche et portait des mesures dans son programme qui était plutôt cool, il n’y a pas de blanc-seing derrière on est vigilants, on vérifie qu’elle va faire ce à quoi elle s’est engagée. Donc ça c’est la première chose. Et puis la deuxième chose que je voulais dire, et je l’ai perdue en cours de route. Non, c’est l’indépendance des partis politiques et j’ai plus la deuxième idée, si ça me revient.
01:46:20David Dufresne
Ça va revenir, Floraine, sur cette question-là ?
01:46:24Floraine Julian
La première chose que je veux dire, c’est peut-être que ça donne en effet un espèce d'électrochoc de ça y est, on passe à l’action parce qu’on a vraiment un ennemi bien identifié en face de nous. En fait, elle aura eu le temps Dati d’armer 5000 agents de police municipaux, de mettre fin à l’encadrement des loyers, de de mettre en place des politiques ultra discriminatoires pour certains parisiennes et parisiens. Donc en fait, pendant que nous, on serait en train de se dire, hou la la, ça y est, faut qu’on agisse. Elle aura déjà fait un mal de chien aux personnes les plus vulnérables. Donc ça, c’est le premier truc. Et le deuxième, c’est qu’en fait, je pense qu’il faut qu’on apprenne collectivement qu’une fois que l'élection est passée, c' est là que notre travail commence en tant que société civile. Et c' es là qu' on est attendu et qu' il faut qu' on se structure collectivement pour aller mettre la pression à celles et ceux qui sont élus pour qu’ils tiennent leurs promesses. Franchement, moi, je ne pense pas que redonner les clés de la mairie de Paris à la gauche, ça va être complètement révolutionnaire mai j’ai été, par exemple, hyper déçue.
01:47:23David Dufresne
C’est drôle cette expression, redonner les clés à la gauche. Donc Hidalgo n'était pas de gauche quoi, c’est ça ?
01:47:31Floraine Julian
Mais n’importe quoi, elle les a, elle le redonne à la gauche
01:47:34David Dufresne
Ah d’accord, Non, non, moi je suis tordu tu vois, je pensais pas, c’est pas grave.
01:47:43Floraine Julian
Par exemple ce qui s’est passé au moment de la Gaîté Lyrique où on a des personnes migrantes sans domicile qui sont allées dans la gaité lyrique parce qu’elles n’avaient pas de solution d’hébergement mais j’ai été profondément déçu et dégoûté de l’attitude de la mairie à ce moment là et là je pense qu’on a besoin d’analyser ce type de situation et se dire ok comment est-ce que collectivement on arrive à encore plus faire pression pour que ça n’arrive pas donc c’est pas parce que la gauche que c’est magique. Et oui, il faut évidemment se prémunir de toute forme de copinage post-élection, mais par contre c’est parce que c' est la gauche que c’est déjà un peu plus rassurant quand même pour nous.
01:48:20David Dufresne
Alors, je crois qu’il y a dans le tchat, mais je ne sais pas si ces personnes veulent se manifester. Il y a des gens dans le chat qui ont été de l’occupation de la Gaîté Lyrique, si jamais ils veulent intervenir par rapport à ce que tu viens de dire, parce que de mémoire, l’hôtel de ville de Paris disait que ce n'était pas… Paul, tu pourras peut-être aussi me le dire. L’hôtel de ville Paris disait que ce ne sont pas eux, que c'était du ressort de l'État et pas de la ville. Alors je ne sais pas ce qu’on peut dire là-dessus.
01:48:58Floraine Julian
De toute façon, ils se sont renvoyé la balle pendant des jours, des semaines, mais en fait quand on veut trouver des solutions, on les trouve. Ou à minima, on n’envoie pas la police de cette manière-là. Ça a été extrêmement mal géré, ça a été abominable et je pense que ça a laissé énormément de séquelles pour les militantes et les militants qui avaient juste envie de venir en soutien et pour les personnes les plus vulnérables qui n’avaient juste pas d’endroit où dormir. Donc c’est un exemple très concret de comment est-ce que nous on doit mieux se structurer pour faire en sorte que ce genre de choses n’arrivent pas. Mais il y a aussi plein de belles choses qui se passent avec une mairie de gauche.
01:49:37David Dufresne
On l’espère on l’espère Paul tu veux peut-être réagir.
01:49:43Paul Alauzy
C’est l’action du fameux ni majeur ni mineur, et pour les citer c’est le collectif des jeunes du parc de Belleville qui ont occupé ce lieu pendant des mois, c'était des mineurs dont on a accompagné. Qui étaient à la rue. Beaucoup d’entre eux font partie de ce collectif, ont occupé la Gaîté lyrique, ils ont occupé plein d’autres lieux comme ça partout dans Paris. Et en fait, à chaque fois, les mineurs, une fois qu’ils ont été, qu’il ont passé l’entretien de reconnaissance de minorité et qu' ils sont refusés par le département, mais donc à Paris, c’est le Paris et le département, ils se retrouvent dans ce moment de vie juridique et de non-accès total à tout l’endroit où la mairie, le département dit non, vous n'êtes pas mineur, l'État doit s’occuper de vous. Et l’État dit non, je vous loge pas au 115, je vous prends pas en charge si vous vous appelez parce que vous êtes un mineur en recours, donc ils se retrouvent dans un groupe juridique qui est complet, et donc c’est pour ça qu’ils se mobilisent pour leur droit à Paris, et que via des luttes, ils essayent de s’extraire directement de la rue.
01:50:32David Dufresne
Léo Lécolo nous dit dans le tchat, oh merde, il y a tellement de monde que ça défile. La NUPES et le NFP, non seulement c'était l’union, mais c’est aussi le PS qui redevient de gauche. Quand le PS est seul, il est libéral. Est-ce que le tchat n’est pas ultra intelligent ?
01:50:48Sarah Fayolle
Mais d’où le fait qu’il y ait des fusions ?
01:50:57David Dufresne
Petit silence, j’aime bien.
01:51:00Floraine Julian
Non moi j’ai dit d’où le fait qu’il y ait des fusions de listes et pas des désistements parce que les fusions de liste c’est ce qui permet aussi notamment à la France Insoumise mais aussi à d’autres partis de gauche d'être au conseil municipal et de pouvoir porter une voie si nécessaire.
01:51:17David Dufresne
Alors, le chat, il y a dans le chat la personne à laquelle je pensais, c'était Théo Seror qui, si vous pourrez lire, c’est le chat sur Twitch, qui nous explique qu’il faisait partie des soutiens qui dormaient avec les mineurs à la gaîté Lyrique et pour lui, la mairie a tenu une position illégale et raciste, ils sont en cours de minorité mais on va. quand même les considérer comme mineurs, vous pouvez échanger avec Théo Seror si vous voulez sur la question de la Gaîté lyrique. Il est 8h56, certains sont là depuis plus d’une heure et merci, on a un peu improvisé, on fait ça à l’ancienne, c’est pas mal. Je vous laisse le mot de la fin. À chacun d’entre vous voilà qu’est ce que vous voulez transmettre comme message pour terminer cette cette causerie matinale fort agréable Alors, Paul démarre
01:52:25Paul Alauzy
Le petit appel comme habitude à soutenir, venez nous soutenir sur les réseaux collectifs Le Revers. On attend de voir la tambouille qui sera à Paris, mais on sera sûrement visibles sur une dernière action d’agit prop jeudi soir, donc allez nous suivre sur le réseau pour ça. Et vous verrez sur notre site, on a aussi une collecte de tentes en cours, parce que tant qu’il y a des campements, il faut qu’on équipe les gens avec du matos. Donc voilà, collectif Le Revers, il y a plein de liens, allez cliquer partout, on en a besoin de toutes les forces possibles. Merci tout le monde.
01:52:51David Dufresne
Je rappelle que tous les liens seront dans quelques secondes sur le site auposte.media tous les liens abordés par le chat, par la conversation, etc. C’est notre site au poste.média, allez-y. Et oui, je me disais, Théo, je ne comprends pas bien ce que je lis. En fait, j’avais fait une faute de frappe. On ne va quand même pas les considérer comme mineurs, voilà c'était ça ce que tu voulais dire puisque les considérer comme mineur, eh ben c’est du ressort de la ville, majeur c' est du ressort de l’État et donc c' était ça le discours sous-jacent, merci de ta précision. Floraine ou Sarah, à vous de choisir ce qui veut dire le mot de la fin.
01:53:37Sarah Fayolle
Allez, je me lance, mais Floraine pourra dire le mot de la fin quand même, après.
01:53:40David Dufresne
Oui, bien sûr, bien sûr, oui oui, c’est votre mot de la fin.
01:53:44Floraine Julian
S’il vous plaît.
01:53:46Sarah Fayolle
Alors, mon mot de la fin, j’invite tout le monde à se mobiliser pour le second tour, à faire vivre par le vote les valeurs de solidarité, de justice sociale, d'écologie, à aller voter pour les programmes qui sont les plus progressistes sur ces enjeux-là. Donc évidemment un appel à la mobilisation citoyenne et puis un appel aussi à la responsabilité politique des candidats qui sont encore en lice au second tour, notamment on en a beaucoup parlé notamment dans les territoires, les communes, les villes où l’extrême droite pourrait faire des scores alarmants voire gagner les municipalités et donc là il y a une responsabilité politiques des candidat qui sont encore en liste pour second tour notamment des candidates de gauche pour et notamment des candidats de droite pour ne pas se laisser aller à des fusions ou des compromissions ou des arrangements avec l’extrême droite.
01:54:39David Dufresne
Merci beaucoup et à toi Floraine.
01:54:42Floraine Julian
Je rejoins bien ce message. Non, moi, ce que j’ai envie de dire, c’est si dans une semaine, on perd des villes à une dizaine ou à une centaine de voix, on va s’en vouloir pendant les six prochaines années. Donc là, étape 1, pendant les quelques heures, avant le dépôt des listes au second tour, on fout une pression de malade aux partis politiques pour qu’ils fusionnent pour gagner, en fait, puisqu’ils n’ont pas le choix. Étape 2, on passe à l’action, on fait du phoning, on va sur le terrain. Mais en tout cas, on se rappelle que collectivement, on peut faire basculer des villes. On peut garder les clés des villas et on peut récupérer les clés à la droite d’un certain nombre de villes, donc rien n’est gagné. On a déjà vu qu’hier, on faisait de très belles percées dans de nombreuses villes donc il faut transformer l’essai. On a quelques jours pour le faire. Donc s’il y a un moment pour passer à l’action, c’est maintenant.
01:55:30David Dufresne
Merci infiniment à vous trois pour votre présence ce matin, pour votre énergie toute l’année et on se retrouve peut-être dans la semaine, je ne sais pas. En tout cas, vous vous voyez demain, vous faites une conférence de presse, c’est ça ?
01:55:43Sarah Fayolle
Un petit déjeuner de presse, oui.
01:55:46David Dufresne
Un petit-déjeuner presse voyez-vous ça bon et ben bon appétit merci beaucoup bonne journée et on lâche rien merci à vous merci à vos trois et voilà et voilà c'était un auposte spécial petit message extrêmement important petit message extrêmement important s’il vous plaît : La riposte c’est vous, suivez la chaîne, activez la cloche.
01:57:22Jingle
Ça a commencé ? Oui, ça a commencé. L'émission a commencé ! On est à l’antenne depuis 5 minutes !
01:57:30David Dufresne
Ben oui, et puis on va le rester. Donc vous pouvez maintenant vous abonner sur le site auposte.média Si vous préférez faire des dons conséquents et parce que vous seriez éventuellement imposable, et bien vous pouvez aussi déduire vos dons à hauteur de 66 % parce que nous sommes un média d’intérêt général et oui c’est comme ça que ça s’appelle Bam bam, je suis mort. Merci à Euryale pour la modo qui a dû être sportive ce matin, merci beaucoup à vous tous, je crois plus que jamais qu’il faut des médias indépendants, aidez ceux que vous suivez, ceux que appréciez, soutenez ceux-là, ça peut être d’autres, mais vraiment quand on voit la machine médiatique en route, et j’ai passé ma soirée comme peut-être certains d’entre vous hier à regarder les chaînes d’infos, C’est absolument renversant. Moi, personnellement, ça me donne la patate. Ça me donne de la patate parce que ça donne un sens à ce qu’on fait. Alors Euryale, serais-tu d’accord pour qu’on fasse, alors peut-être pas de 7h, 9h tous les matins, mais qu' on fasse des petits lives le matin, genre 8h, jusqu'à vendredi ? Moi j’ai bien envie de faire ça, tu voilà, pour les élections. Un peu comme on a fait aujourd’hui, alors avec un peu moins de monde, ce serait peut-être pas mal. Ça va dépendre, ça va dépendre de vous les amis, il faut nous aider Et nous aider, c’est aussi partager évidemment sur les réseaux, c’est venir participer au chat, participer à cette intelligence collective qu’on essaie de mettre en place grâce à vous, avec vous, depuis maintenant cinq ans. Alors je vois que rien n’a pas répondu encore et je pense qu’elle est rincée. Les camarades nous dit Aura, on n’est pas seul, on ne lâche rien. CEO sur YouTube nous dit longue vie, au poste. Catcall nous dit Oh oui, ce serait génial de faire une petite matinale express toute la semaine. Parton nous dit Zoz, merci les gens d’au poste nous dit Optimistik. Mr Coltrane qui a de la mémoire nous dit 2024, le retour. Asperger nous dit, merci à auposte même si j'étais pas d’accord avec les invités. J’espère bien, nous ce qu’on veut, c’est nourrir le débat. C’est nourrir ce débat à gauche, défendre des valeurs cardinales. Mais voilà, c’est d'être critique, de proposer une critique solidaire, on va dire proposer surtout de la production et pas du commentaire, c’est à dire discuter, interroger, interviewer, mettre en relation le tchat avec les invités, je suis pas là pour commenter, réagir, non non on est là pour apporter, pour essayer d’apporter modestement notre notre petit rocher. J’ai vu Théo dire ça tout à l’heure, notre petit rocher pousse comme ça dans le grand tout de la démocratie voilà Merci bonjour auposte en replay pour moi tenez bon alors je vous le dis les replays maintenant sont tous disponibles sur auposte.media Vous pouvez vous inscrire sur le site à tout moment vous pouvez aussi vous inscrire à nos newsletters c’est le meilleur moyen d'être au courant de ce que nous faisons.Non, le sweat orange m’avait été offert par quelqu’un du chat d’ailleurs qui est dans le chat et qui a repéré que je le portais ce matin. Mais ceci dit, il y a une boutique au poste où vous pouvez et c’est une autre façon de nous soutenir. Une matinale express en ce moment troublé, c’est nécessaire, merci. Longue vie au poste,un vieux Toto de ta génération, je ne sais pas qui est Defaune mais je te dis bonjour, je te dis bonjour le vieux toto, merci beaucoup. Voilà, je vous embrasse, merci encore infiniment à Euryale pour sa présence, pour sa rapidité, pour sa sagacité, merci aussi aux invités qui ont accepté hier au débotté d’apparaître aujourd’hui et je vous invite effectivement à regarder le replay parce que Antoine Léaument dans sa cuisine, faisant son café, il y a quelque chose de l’ordre du documentaire, il y a quelque chose de l’ordre de la vérité moi qui m’a bien plu. Voilà chers amis je vous dis Je vous dis, si on n’est pas là demain, c’est que je n’aurais pas trouvé d’invités, on dit ça comme ça, d’accord ? Merci auposte, merci, merci le chat, merci à toutes, merci Le Vergnat Terrelou, merci Sakchi, merci Théo Serror, merci Emilecheval, merci Tizino, merci Renan, merci Ledbot, merci.Je ne sais plus qui, à KatKole évidemment, merci à Léo Lécolo, merci à Exy Blom, à Paz, à JB Fox, à Ficelle, à Florent, à Mr Coltrane, à Joss Léoto, à Lucopat, à Optimistik, à Doko, à cette France de gauche qui se lève tôt. Ah ! À propos de Slovéto, petite pensée, petite pensée pour celui-là, celui-là.
02:04:09Ugo Bernalicis
Je suis arrivé, j’ai fait le cacou là comme ça, j’suis rationalisé, mutualisé, supprimé, bon, alors on a fait ce qu’on a pu. Visiblement la police de projection que j’aie proposée, là ça vaut pas un clou, ça fait monter les tensions dans le pays, c’est pas lutter contre la délinquance. Alors c’est sûr que électoralement ça fait voter à droite.
02:04:33David Dufresne
Salut la France qui se lève tôt, je vous embrasse, à demain si tout va bien.

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