Au Poste en public à Paname !
Retour à l'émissionTranscription de l’émission
C’est une catastrophe ! Oh, excusez-moi ! Si tu es là, tu vas décrocher tous les sons d’un coup ! Oh, je suis dans la merde ! Bonjour tout le monde, bonjour, bonjour ! Normalement, on ne devrait pas entendre les sons. Merci beaucoup ! Allez, j’ai à côté de moi… Attendez, c’est la première fois que ça m’arrive. J’ai un humain qui m’aide. Voilà, Alexandre, regardez, il est là. Ah ouais, tu n'étais pas… Voilà. Alexandre qui fait le son. Donc il vient de réparer une énorme erreur. Bravo, Alexandre ! Voilà, c’est le régisseur, l’un des régisseurs de Césure où nous sommes. Bon, le cadre est à peu près bon. Voilà, bon, pardon, pardon les amis pour le bazar. Alors, pour l’instant, vous ne les avez pas vus, mais il y a une foule immense. Le problème des aupostiens et des aupostiennes, c’est qu’ils sont quand même très paranoïaques. Donc la plupart ne veulent pas être filmés. Ceux que vous allez voir sont déjà connus des services de police, je pense, puisqu’ils n’ont pas peur. Attention, les voici. Et les voilà. Applaudissez-vous, parce que c'était quand même génial. Les aupostiens anonymes qui sont venus témoigner de leur désespoir de regarder Twitch. Voilà, ils pensent venir pour un quiz, ils vont venir raconter leur désespoir et leurs soirées devant Au Poste, pendant que d’autres racontent leur vie. Merci beaucoup. Alors, il y a des pseudos que je connais, mais je ne les donne pas. Il y a des pseudos que je ne donne pas, voilà, mais si vous voulez les donner… Alors, je ne sais pas à qui je dois m’adresser en priorité. Est-ce que c’est à la salle ? Est-ce que c’est au tchat ? Attends, merde… Là, je ne vois plus le tchat, excusez-moi. Attendez, ne bougez pas.Ils sont beaux, ils sont magnifiques ! Coucou le tchat parisien ! Bonsoir aux arrivants. Partagez le live ! On flippe, nous dit Lionel Simon. Lionel, tu peux… Bah, viens ! Tu peux… Bah si, voilà. Bonjour.
Voilà, merci ! Alors Pimiko dit : « Ils se sont déplacés, il faut les mettre à l’honneur. » Voilà. Bon alors, en gros, cette salle, qui est absolument magnifique… Alors je ne vais pas déconner, parce que je ne vais pas tourner la caméra : il y a des gens qui… Il y a les couples illégitimes qui ne veulent pas être filmés, etc. Mais en fait, cette salle est presque à la charte graphique d’Au Poste. Elle est noire et rouge foncé, voilà. Et c’est la salle où, normalement, on va faire des débats sérieux. Aujourd’hui, en réalité, on essuie les plâtres, on regarde techniquement comment ça marche. Mais il fallait absolument qu’il y ait du monde pour savoir… Voilà, pour ne pas que je sois tout seul à faire tout ça. Alors je vous ai préparé un quiz, mais l’idée, quand même, au bout de deux ans et demi, c’est d’essayer de décloisonner un peu Au Poste et de sortir du côté Covid d’Au Poste, le côté Zoom, pour faire des rencontres in vivo, si je puis dire. Alors là, c’est le pire des publics, c’est le public parisien. Ah non, il y en a qui viennent de plus loin, c’est pour ça qu’il y a de l’ambiance. Parce que sinon, le public parisien, en général, il arrive en retard, il râle, voilà. Enfin, il y en a déjà un ou deux qui ont dit : « Oui, c'était quoi ces fauteuils ? Ce ne sont pas vraiment des fauteuils de cinéma. » Je parle des sièges sur lesquels on est assis. Voilà. Est-ce que vous avez remarqué que vous aviez des stickers sous vos fesses ? Vous savez que vous pouvez les prendre, ils sont pour vous, y compris pour ceux qui ne veulent pas être filmés. Il n’y a aucun problème, le même nombre de stickers. « Chaises de fac », dit Pimiko, qui s’y connaît. Alors : « Je comptais sur des débats CNews, moi », nous dit un parfait inconnu. Non, non. En fait, au départ, il devait y avoir un invité aujourd’hui, et puis il s’est désisté. Et sachez que ce nouveau métier que je vais essayer de prendre, là, entrepreneur de spectacle… En fait, je ne devrais pas, parce que c’est hyper compliqué de caler des gens, de caler des salles, de caler des régisseurs, de caler des équipes. Là, on m’a engueulé en me disant que le fléchage était mal fait, etc. Donc je ne sais pas pourquoi, au moment où on était tranquilles à Au Poste, je me rajoute des problèmes. Donc nous sommes assez.
Si l’un d’entre vous, ou l’une d’entre vous, veut bien m’aider et surgir sur scène, ou si je vous apporte le micro pour meubler avec moi, ça me ferait plaisir. Le temps que les gens arrivent… Vous connaissez le principe : vous avez reçu la notification, le temps que vous vous connectiez, etc. Donc là, on meuble un petit peu. Et après, on fera le quiz, comme on avait fait cet été. J’ai même préparé des petits sons, mais j’espère qu’ils ne vont pas se déclencher d’un coup. Je ne sais pas si Robin est là. Faut chauffer la salle ! Là, je te jure qu’ils me regardent comme des Parisiens. Ce n’est pas facile. Alors, voilà. Donc l’idée, c’est de vous dire qu’ici, on est dans une salle qui s’appelle, qui a été dénommée L’Impasse, et on essuie un peu les plâtres. Je ne sais pas pourquoi c’est pour nous. Donc, en fait, on est à Césure. Césure, c’est un tiers-lieu qui est géré par deux associations. Ça s’appelle Yes We Camp et Plateau Urbain, pardon. Voilà. Yes We Camp s’occupe de la cantine qui, malheureusement, est fermée le lundi soir. Sinon, on aurait pu faire un débat dans la cantine et là, vous auriez pu boire tranquillement un petit truc pendant que je déconne. Voilà. C’est un lieu qui est sur l’ancien campus de Censier. Donc, en fait, vous êtes retournés à la fac, là, tout d’un coup, sans vous en rendre compte. Et en fait, ce qui se passe, c’est que cette fac… Là, il y a de l’amiante partout autour de nous. Vous prenez vraiment des risques ce soir ! L’idée, c’est que, le temps que des travaux considérables soient..Non, n’ayez pas peur. Tant qu’on ne gratte pas… Enfin, c’est ce qu’on m’a dit, hein ! Donc voilà, le temps que ce soit désamianté… C’est de la grande architecture des années 70, pleine d’amiante. Le temps que ça soit désamianté, en fait, une partie des étudiants est allée dans un autre campus flambant neuf, à Nation. Et ici, le lieu, pendant au moins un an, est occupé par deux cents structures : des associations, des ONG. Il y a Alternatiba qui a son QG ici, par exemple, pour les plus connus. À l'étage où est Au Poste, puisque maintenant on a un petit studio, au troisième étage, ce sont surtout des associations d’aide aux migrants, d’alphabétisation, de démarches administratives. Au quatrième, c’est plutôt des artistes. Au cinquième, des médias alternatifs. Voilà. Et donc, c’est ce qu’on appelle un tiers-lieu, à mi-chemin entre la définition, c’est entre le travail et la maison. Bon. Et l’avantage, c’est qu’il y a quelques salles comme celle-ci, L’Impasse, d’autres plus grandes, comme la cantine ou les amphis. Et l’amphi, on l’a utilisé il y a trois jours pour le premier Au Poste Ciné Mutins Club que nous avons fait, avec trois films sur le Chili autour de l’autre 11 septembre. Il y avait vachement de monde, c'était super sympa. On avait fini en faisant le débat dans le jardin. Tout ça pour vous dire que l’idée, c’est de passer d’Au Poste, émission enfermée, quasiment claustrophobe, à une idée de rencontre. En espérant que ça vous donne envie de venir participer, de discuter avec les débatteurs qui viendront. Et de mon côté, je vais faire de plus en plus d’entretiens dans le petit studio, que je pourrai vous montrer après l'émission si vous voulez, pour être en face des gens que j’interviewe et non pas par visioconférence. Parce qu’en réalité, un entretien, c’est comme tout : c’est une conversation, et c’est 80 % de langage non verbal, etc. Et ça, on le perd complètement avec la visio. Donc il y aura toujours des entretiens en visio parce qu’il y a plein de gens qui ne sont pas sur Paris, qu’on n’a pas forcément les moyens de faire venir, etc., mais l’idée, c’est de décloisonner et surtout d’essayer de voir si ça fonctionne. Et si ça marche, de faire ça dans d’autres villes. On l’a déjà fait à Nantes, à Montpellier, etc. Est-ce que quelqu’un veut faire le bilan d’Au Poste ? Est-ce que vous voulez faire le bilan d’Au Poste, pourquoi vous le regardez, qu’est-ce qui vous manque, etc. ? Parce que c’est important qu’on ait aussi des retours. Il y a dans la salle Jessy, que vous connaissez peut-être de nom, qui est modératrice, qui en règle générale envoie les questions dans la Glaudioapp, qui est ici. Et puis il y a les modos qui sont dans le tchat. Bonjour, bonjour ! Alors, si vous ne voulez pas être filmé… Ah ben, si vous voulez être filmés, vous ! Alors là, ici, c’est bien. Voilà, super. Donc est-ce que, pour briser la glace, comme on dit au Québec, certains veulent parler d’Au Poste, le temps que je fasse deux ou trois réglages ? Si certains veulent, j’ai un deuxième micro. Ah, toi ? Ouais, ouais, voilà. Qui se lance ? Qui est le moins parisien de la salle ? Pas toi ? Toi, tu fais des débats en salle ? Tu sais combien c’est chiant d’attendre qu’il y en ait un qui..Yannick Kergoat, grand réalisateur, qui est déjà venu à Au Poste à deux reprises, je crois : une fois en tant qu'éditeur et une fois en tant que réalisateur, c’est bien ça ?Non, est-ce que quelqu’un veut parler d’auposte, par exemple, pourquoi vous êtes venu aujourd’hui ? Qu’est-ce-que vous attendez de cette idée-là ? Attends, attends, là il faut prendre le micro, vas-y, vas y, et puis il y a quelqu’un derrière toi après.
Non, en fait je suis venu parce que je ne travaille pas aujourd’hui alors que d’habitude je travaille donc je ne peux pas venir donc là j’en profite tout simplement.
Et les autres, allez-y !
Bonsoir, on est venus parce que du coup on est deux et c’est lui qui m’a fait découvrir au poste donc c'était quand même pas mal grâce à lui mais c’est un peu ce que tu disais sur le côté distant des émissions c’et plus sympa de voir les personnes en vrai et puis aussi parce que je trouve ça sympa d’aller à des événements où on se retrouve et on est plusieurs, on a l’impression de ne pas comprendre ce qui se passe dans l’actualité. C’est agréable de se retrouver avec quelques autres personnes qui ont l’air de ne trouver pas ça normal non plus. C'était un peu rassurant de voir qu’on n’est pas tout seul quand même.
Quelqu’un veut ajouter quelque chose ou pas ? Yannick.
— Merci beaucoup. — C’est pour meubler, hein. — Comment ? — Par solidarité aussi. — Ha ha ha. — Oui, non, mais voilà, moi aussi, je suis venu parce que… Oui, parce que j’aime bien… J’aime cette expérience qui se renouvelle chaque année. J’aimais bien cette invention, j’aime bien cette manière de créer du lien, j’ai bien cette manière de fabriquer un média alternatif qui se réinvente, voilà, chaque mois, chaque année… Et là, c’est une nouvelle version et je trouvais que c'était normal de venir te soutenir, d’accompagner ça, d'être présent et puis de montrer qu’on est là avec toi.
Eh bien, merci beaucoup. Sachez que, moi, ça me fait super chaud au cœur que vous soyez là. Ça me fait chaud au cœur que vous compreniez, en fait, le truc. Au départ, Au Poste est parti un peu comme une blague, enfin comme une idée, comme ça. Bon, voilà. Et puis, petit à petit, ça devient effectivement quelque chose, un lieu de rendez-vous, une sorte de QG. Et quand je vois ce qu’il y a dans le tchat, par exemple, je suis quand même frappé de voir qu’il y a un peu ce que vous disiez, quoi : une forme de solitude face à l'époque, qui est quand même super dure, que nous vivons. Et donc ce côté un peu camp de base, retrouvailles, etc. L’idée, c’est d’essayer d’aller un peu plus loin que ça, en essayant effectivement de réinventer un peu le truc. Alors, en sachant qu’en règle générale, l’idée des Au Poste en public, c’est qu’il y ait des invités et qu'à ce moment-là, au lieu de poser des questions via le tchat, vous pourrez leur poser directement des questions. Là, vraiment, c’est l’histoire de faire une sorte de mise en jambes. Et d’ailleurs, Robin me dit, dans la régie, qu’il faudrait que j’arrête de bouger, qu’il faudrait que je reste à côté du fauteuil, sinon on ne me voit pas. Mais ce qui compte, ce sont les aupostiennes et les aupostiens. Alors moi, je vais déclencher un truc, on va voir si ça marche.
Eh bien, nous, on n’est pas dans le même camp, madame.
Bon, donc les mêmes marchent, donc ça c’est bien. Je vérifie un truc et on va commencer le quiz. On va commencer dans deux secondes. Alors, où est-ce que c'était ? Donc souvent, dans les quiz, ils font comme dans les trucs américains, enfin nord-américains, dans les matchs de baseball et surtout de hockey. J’ai eu le bonheur de vivre au Canada, donc j’ai vécu ça : c'était mettre de l’orgue, vous savez, dès qu’il y a une passe, un but, un truc, etc. Et j’avais vu que dans les quiz télé, ils faisaient un peu la même chose. Moi, j’ai un peu décalé, c’est-à-dire que je suis allé chercher hier des sons d’orgue de Barbarie. Alors évidemment, c’est Au Poste, c’est-à-dire qu’au lieu de durer trois secondes, ça dure cinquante secondes. Mais ce n’est pas grave. Donc vous les reconnaîtrez plus tôt. Alors : « C’est chez moi ou parfois David bégaie un peu ? » Imaginez, toi, tu es en direct, et puis il y en a un qui dit : « Hé, salade, ça ne marche pas ! » Bon, mais là, pour le son, on ne dit rien. D’ailleurs, je vois qu’Alexandre, le régisseur, est déjà sur son téléphone, très tranquille, genre il ne se passe rien au niveau du son. Très bien. C’est ça, les intermittents ! C’est ça, c’est ça ! Alors, attends, le quiz… Je vais lancer le quiz. Attendez, ne bougez pas, une petite seconde. Il faut que je le lance. Est-ce que quelqu’un veut meubler ou pas ? Oh la vache ! Attends, à genoux ! Je n’ai pas encore fait l'émission ! Attends… Voilà, c’est fait. Attendez, je vais lancer le quiz… C’est ici. Voilà. Alors, vous, je vais être obligé de vous le dire. D’accord… D’accord… Alors : « On a hâte que commence le quiz. » « C’est l’heure de la messe ! » Oui. Alors, le quiz, normalement… Est-ce qu’il est lancé, là ? Est-ce que vous l’avez à l'écran ? Allô, allô ? C’est la panique, je transpire, si vous le saviez ! Aidez-moi ! Robin, tu peux me dire si vous voyez le quiz à l'écran ? Oui ? Comico Show, OK. Ouais, merci beaucoup.
Ah, Start Game ! Voilà. OK. Est-ce que… Ouais, là, vous l’avez normalement. Est-ce que vous l’avez ou pas ? Alors, sur les téléphones, peut-être pas. Si ? Alors, attendez, j’ai vingt-quatre questions, j’ai le temps de me mettre là Alors, petit message de service à Euryale dans Evernote : j’ai mis les liens vers les articles qui sourcent le quiz, parce qu’en fait, le quiz n’est ni plus ni moins qu’une revue de presse réinventée, d’une certaine manière. Alors, vous l’avez sur le téléphone ou pas ? Ah, en plein cadre. Robin, est-ce que tu pourrais le mettre en plein cadre ou pas ? La première question concerne le tract des différents syndicats de police. Vous vous souvenez, début… « Syndicat de police », ça fait rire la salle. Donc voilà, vous savez, c'était le tract où il était question d'« hordes sauvages », de « nuisibles », de « chiénlit ». Ce tract a été attaqué. Il y avait entre autres Alliance et UNSA Police qui l’avaient signé. Et on a appris à 18 h 45, c’est-à-dire que pendant que vous cherchiez la salle, ça venait de tomber sur nos téléscripteurs, on a appris où ça en était. D’après vous, est-ce que la plainte a fait l’objet d’une enquête préliminaire ? Est-ce qu’elle a été confiée à l’IGPN ? Est-ce qu’elle est à l’instruction ? Ou est-elle classée sans suite ?
Je veux que tu apprennes.
Je vous ai dit, hein, c’est Au Poste ! Alors, dans la salle ? Oui ? Alors, la réponse ? Normalement, ça devrait s’arrêter, je te rassure. Ah non, non, c’est éteint. J’ai même la minute, il reste huit secondes. Attention ! Ah oui ! Alors, respect ! Vous avez reconnu ? Huit et demi ? Voilà, on commence par le cinéma. Donc la question, c’est : « Hordes sauvages », « nuisibles », « chiénlit », donc tract de syndicats attaqué par différents organismes. Est-ce que ça a été classé sans suite ? Est-ce que c’est à l’instruction, c’est-à-dire devant un juge ? Est-ce que c’est à l’IGPN, la police des polices ? Ou est-ce qu’il s’agit d’une enquête préliminaire menée par le procureur ? Eh bien, nous allons révéler la réponse. Eh bien, c'était un classement sans suite.
Un point pour la salle.
Un point pour la salle, en effet. Non, parce qu’en fait, il y a des gens qui votent dans la salle avec leurs petits téléphones. Non, non, je n’ai rien fait. Alors, attendez, je vérifie juste que ça fonctionne. On n’est pas tout seuls, est-ce que ça marche ou pas ? Voilà, voilà. Donc on entend la musique à travers ton micro, mais pas en direct sur OBS. Oui, Robin ? Robin, est-ce que vous l’entendez, vous ? Oui, ça fonctionne, nous dit Pimiko. OK, super, super. Merci, Euryale, merci, Euryale.
[00 :41 :04 C’est dur, hein ? Oh la vache ! Oh la ! Question suivante. En 2022, il y a eu un appel d’offres du ministère de l’Intérieur pour, j’ouvre les guillemets, « fournitures de grenades de maintien de l’ordre et accessoires ». Nous parlons en millions d’euros, s’il vous plaît. Est-ce que c'était 5,57 millions ? Est-ce que c'était 17 millions ? Est-ce que c'était 38 millions ? Est-ce que c'était 1,8 million ? C’est le Comico Show ! On a eu le temps de regarder sur Internet la réponse absolue, mais comme il n’y a rien à gagner… En fait, ceux qui sont sur le live ont à chaque fois la référence. Donc là, c’est un article. Tout à l’heure, c'était un article du Monde de 18 h 45. Là, c’est un entrefilet de L’Humanité. Et donc la bonne réponse, je vais la révéler. D’après vous ? Donc 5 millions, 17, 38, 1,8… 38. Eh bien c'était 38, en effet. Alors ces 38 millions d’euros… Non mais ce qui est vachement intéressant, c’est que les autres chiffres sont exacts également, mais parlent d’autres années. C’est pour ça que je voulais vous les donner. En 2020, c'était 1,8 million. En 2018, 17 millions. En 2016, 5 millions. Et donc en 2022, 38 millions. Donc rien que par les dépenses, on voit très bien que ça monte, c’est exponentiel, et que c’est vraiment l’inflation. Oui, oui. Alors, attends, vous avez un micro là-bas, non ? Voilà. Ah, c’est bon, c’est bon, c’est bon.
C’est juste pour savoir parce qu’en 2018, il y avait une petite hausse aussi, quand même, à 17. C'était en rapport avec les Gilets jaunes ? Enfin, il y avait une suite temporelle avec les Gilets jaunes ou ce n’est pas lié ?
J’ai le souvenir qu’en décembre 2018, donc au bout d’un mois, le premier acte, c’est le 17 novembre, il y avait eu un marché qui avait été passé. Mais, pour être tout à fait honnête, je ne sais pas si l’appel d’offres était antérieur ou pas. En revanche, on avait su, courant décembre, dans la deuxième quinzaine de décembre, qu’on avait fait en sorte que gendarmerie et police soient suréquipées. Oui, alors si vous voulez vous présenter, donner votre pseudo, votre grade dans la police, vous pouvez le faire.Donc Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère de Paris, grande amie des préfets de police de Paris. En fait, ce qui s’est passé aussi après les Gilets jaunes, c’est que, dans la même année, tu avais le marché de fourniture initial et ils ont fait des marchés de fourniture complémentaires pour refaire le stock un peu plus vite.
Oui, tu as ironisé, mais effectivement, au Conseil de Paris, où siège le préfet de police de manière réglementaire, tu as eu l’occasion de batailler avec lui, finalement ? Régulièrement. Et tu le regrettes, Didier Lallement ?
Ça avait le mérite d'être plus clair, si tu veux. Ça se voyait, quoi. Ils ne se cachaient pas de ce qu’ils racontaient. Alors que là, la dernière bataille en règle face au préfet de police, c'était avant l'été. Je lui ai posé la question du racisme dans la police. Il n’a pas aimé, parce que c’est quelque chose qui n’existe pas.
Très bien, ça, l’ambiance ! Ouais, très bien. Alors nous allons passer… Tu as un peu plombé, tout d’un coup, l’ambiance en nous parlant de… Et comment elle va, Hidalgo, là ? C’est la merde, non ? Les impôts locaux et tout ça, là ?
Mais ça, c’est le côté féministe, tu sais, je casse l’ambiance en soirée, c’est normal.
Ah ! Oh là, oh là, je… Ok, ok, ok. Prochaine question. Putain, Samuel Étienne, si tu m’entends. Alors, comment il fait ? Voilà. Ah oui ! Ah bah voilà. Au poste, au poste Ciné mutins Club, est-ce que c’est le… Vous partez déjà ? Ça vous plaît pas ? Ça vous plait pas ? J’ai pas assez préparé ? C’est quoi ? C'était trop long ? Au revoir. Bonne soirée. Alors, donc, le Haute Poste Ciné mutins Club, est-ce que c’est le, ici même, un peu plus loin dans la cour, le deuxième jeudi du mois, le premier jeudi du mois le quatrième jeudi, le troisième jeudi ? Attendez..Alors, je sens que c’est difficile. Ah, il y en a qui regardent le site pour vérifier. Est-ce que certains sont venus jeudi dernier, donc le 1er du mois ? Oh ! Mais non, je ne l’ai pas dit ! Ça marche quand même ! Oui tu es venu toi ? Ah super ! Je peux te demander, est-ce que tu as pensé de la soirée tout ça ou pas ?
C'était vraiment bien qu’il y ait du temps aussi pour échanger et ça aurait pu être un peu plus long mais je sais que Césure doit fermer ses portes à une certaine heure mais c'était un très bon lancement je pense et c’est vraiment chouette que c'était à prix libre et à ce que j’ai compris ça a permis de couvrir le coût de location des films voilà donc c’était plutôt chouette.
Absolument, alors en effet, donc c’est organisé avec les mutins de Pangée je vais révéler la réponse en attendant, c'était évidemment le 1er jeudi du mois, et donc les mutin… Évidement défendent les droits d’auteur, de réalisation, de production. Alors c’est un peu spécial ici parce que ce n’est pas une billetterie CNC, c' est à dire qu’il n' y a pas de ticket d’entrée. Néanmoins il y a effectivement l’entré libre, ce qui veut dire que nous louons les films. En réalité la location d’un film pour une soirée comme celle-là, c' en général entre 100 et 200 euros, globalement c' 150 euros. Et effectivement, la caisse a dépassé très largement, c’est-à-dire qu’en fait, on a récolté plus, puisque ça a récolter 270 balles au lieu de 250 balles, donc tout est parti au producteur, qui était particulièrement content de recevoir plus d’argent que prévu, mais surtout, l’idée, c'était de dire, voilà, des films, des films de cinéma, c’est du temps, c´est de la sueur, c’et du travail, et il faut… Il faut au minimum payer ce que ça a coûté. Donc voilà, c'était ça. Et ensuite, en effet, j’ai arrêté le débat à 22h30 pour une raison simple, c’est que dans une autre vie, quand j'étais dans le Rock’n’Roll, je me souviens que parfois, on poussait un peu loin et que pour les rodis, pour les techniciens, c’est assez insupportable de rentrer chez eux à 2h du matin. Et donc, par respect, finalement, pour l'équipe technique, j’ai coupé court, donc ce qu’on va faire pour les prochaines fois, Si tu veux, on va projeter moins de films et avancer un peu le débat pour terminer quand même vers 22h30, mais avoir un peu plus de temps pour le débit. Mais ça n’a l’air de rien quand tu es en train de faire un spectacle ou un débat. Tu te dis, c’est cool, c’est chouette, mais pour les gens qui font la technique, à un moment donné, c´est gavant de ne pas finir à l’heure, quoi, voilà. Donc, je continue avec la prochaine question. Est-ce que c' est une question au poste ? Ah merde ! C’est encore une question aux postes. Au poste, on n’est pas chez les droitards, à l´école de police. Chez les sauvages ou chez… J’en ai un ! Alors attention ! et J’ai m’aimé, nous dirons non. C’est pas la peine, on passe, on est pas chez les cons. Alors, donc voilà, donc quand vous venez, vous avez des autocollants. Alors, je vous explique, je ne comprenais pas comment il s’ouvre les autocollant. En fait, c’est à l’ancienne, il faut les plier et hop, magie. Je vous le dis. Merde, vous vous étonnez, moi je te jure, j’ai passé dix ans, mais moi je n'étais pas au courant, bon, oh putain. Ok, ok, ok. C’est ça, voilà, c’est bien la preuve, c’est bien la preuves. Alors, bon pardon, alors, maintenant, là, on déconne moins, le big bang, donc, je ne sais pas comment ça se traduit, le sac d’haricots, en fait, utilisé par le RAID, par la BRI. Notamment lors de la répression des émeutes de 2023. Est-ce que la doctrine d’emploi de ces armes très particulières, c’est des petits sachets qui, quand ils se propulsent, s’ouvrent et déclenchent des projectifs dans différentes… Comment dirais-je ? Direction, voilà, c’est ça. Et si le tir est trop rapproché, justement, ça ne se disloque pas et ça peut devenir extrêmement dangereux. A Marseille, un jeune homme a été dans le coma à cause de ça, etc. La doctrine d’emploi, est-ce qu’elle est donnée dans le manuel du parfait raideur ? Il y a un jeu de mots, raide. OK. Dans le Code de Sécurité Intérieure. J’ai fait ça juste avant que vous arriviez. Est-ce qu’elle est dans le mode d’emploi du fabricant ou est-ce que elle est inconnue ? Le fabriquant, vous dites, le fabriquant dans le manuel du fabriquent Attention, nous allons révéler ! Eh bien, figurez-vous que si on en croit libération, dans un article du 7 juillet 2023 de Fabien Le Book, eh bien, en fait, la doctrine d’emploi est totalement inconnue. C’est-à-dire que ceux-mêmes qui sont censés l’utiliser ne savent pas comment ça doit être utilisé. J’mets un son ou… Non. Voilà, et donc le tchat avait choisi le manuel du Parfait Raider, mais enfin le tchat est souvent moqueur, faut bien, ça c’est sûr. Alors attends, une petite seconde, qu’est-ce qui se passe là ? Je vais vous envoyer l’autre question. Alors, prochaine question. On va accélérer les questions. Bruno Attal. Vous connaissez Bruno Attall ? Ah, vous regardez à nous, non ? Très bien. Bruno Attalt donc, c’est ce policier qui a été révoqué récemment par Gérald Darmanin, qui s’en prenait absolument à tout le monde, et notamment aux journalistes qui lui déplaisaient, etc. On a appris par Europin, et Euryale ne donne pas tout de suite parce que c'était dans le titre. On a appris… Par Europe 1 l’absentéisme en 22 ans de carrière de ce monsieur. Le taux d’absentéisme est-il de 35 %, de 65 %, de 40 % ou de 50 % ? Bruno Attal. Idéal ! C’est ce qu’il y a dans votre vie ! Il est prêt de rentrer là, pour une suite. Et là je sens qu’il faut que j’accélère donc voilà je vais révéler la réponse je sais pas la salle m’a pas vraiment dit 50 %. Donc voilà, a priori… Comment ? C’est la réponse, c’est la réponse. Alors attendez, je vous envoie l’autre question. Bonne soirée, merci, à bientôt. Alors, hop, je peux montrer les scores, non, je ne vais pas les montrer tout de suite. Hop, voilà, prochaine question. Donc, pareil, dès que je vous avance quelque chose, c’est sourcé. Et non, ce n’est pas normal. Ah, tu as remis le son. Alors, combien de morts lors des révoltes de 2005 en dehors de Zied et Bouna ? Évidemment, mais après leur mort, combien il y a eu de décès parmi les émeutiers en 2005, deux, cinq, zéro ou dix ?
Non, non, d’après les chercheurs, d’après tout le monde, le bilan réel, voilà. D’accord, j’envoie pas de son alors, d’accord. Allez-y, allez-y !
Non, c'était juste, bon, enfin, genre je propose à la fin du quiz, mais en attendant que les gens votent, on pourrait faire des votes à main levée dans la salle en fait.
Ah oui, bien sûr, pas bête, bien joué, mode à main levée dans la salle, donc qui dit deux ? KD5 Qui dit zéro ? Qui dit 10. La bonne réponse est zéro. Voilà, et on verra tout à l’heure pour 2023. Sous-titrage ST’501 il y a longtemps, j’attends la suite des questions, voilà alors. En 2023, combien il y a eu de décès après celui de Nahel ? Il ne faut jamais oublier l'élément déclencheur, qui est toujours le même. Confrontation mortelle avec la police, émeutes, etc. En 2023 combien il y a eu de mort parmi les émeutiers ? 5, 1, 0 ou 2. 5, 1 ?
L’histoire mais j’ai eu l’article ce matin qui est dans le coma, ou je ne sais pas quoi, qui aurait pu ne pas s’en sortir. Et donc avec Eddy, ça fait au moins deux. Donc ils ne sont pas morts, mais que dans les chiffres, ça aurait pu augmenter de deux. Donc je pense que le chiffre, oui, c’est deux. Mais avec eux, ça aurait fait quatre. Et peut-être qu’il y en a d’autres auxquels je ne pense pas.
Dans le résultat à l'écran, je me suis trompé parce que j’ai mis un, mais en réalité, effectivement, c’est deux. Mais en fait, je voulais vous dire ça, parce que 2005, alors, c'était assez étonnant de lire la presse, expliquant aujourd’hui que 2005 n'était presque pas grand-chose par rapport à 2023. Il est vrai qu’en 2023, il y a une intensité… Qui est plus grande que celle de 2005, mais enfin, comment ? Des émeutes. Non, non, des émeutiers. C’est-à-dire qu’il y a eu plus rapidement des destructions, etc. Mais les émeuts de 2005, c’est 3 semaines d'émeutes, c'était 18 régions sur 22, c'étaient 80 départements sur 100. C'était en réalité un moment absolument massif. Et je suis extrêmement étonné pas vraiment, mais bon, de l’amnésie par rapport à ça. Où on nous explique qu’aujourd’hui ils sont encore plus dangereux, encore plus ceci, cela, etc. Oubliant que la colère qui s'était exprimée, il y a eu plein d’auposte par rapport à ça et encore la semaine dernière, je référez vous aussi si vous voulez pour expliquer ça. Mais je trouve qu’il y a quelque chose d'étonnant à avoir autant balayé ces événements de 2005 qui, pour moi, jusqu’aux Gilets jaunes, constituaient le plus grand mouvement social, finalement, depuis 68. C’est absolument incroyable ce qui s'était passé en 2005. Et en effet, là, il y a, malgré l’intensité de 2005, il y en 2023, des morts dans une indifférence à peu près totale, à part quelques titres, mais les politiques sont assez peu montées au créneau par rapport à ça. Il y a donc une habitude, me semble-t-il, qui est arrivée au fil des mois, au fil les années. Les mutilés, ça fait partie des risques du manifestant. Les morts, ça fais partie des risque de ceux qui se soulèvent. Voilà. J’ai plombé l’ambiance mais…
Oui, je disais juste qu’on oublie parmi les deux morts, c’est celui qui a été tué en Guyane.
Oui, absolument.
C’est un mort, c’est comme si ça ne s’est pas passé en France.
Alors ça, c’est une permanence. Nous aurons début octobre Elsa Dorlin et Mathieu Rigouste qui viendront nous parler de leur livre sur Guadeloupe 67 où il y a eu des morts, où ça a été une répression absolument incroyable dans le sang. Dans les dom tom, le maintien de l’ordre a toujours été extrêmement violent dans l’indifférence de la métropole et encore là, en ce moment, à Mayotte. Là aussi, il y a eu des émissions au poste. C’est absolument incroyable, c’est-à-dire que ça se fait en dépit du droit. Il y a plusieurs affaires qui ont été révélées par Le Monde, par Mediapart, etc. Et ça, c’est vraiment quelque chose qui est une continuité. La continuité de l’État s’arrête là, je veux dire. Voilà. Je continue, je reviens avec une question maintenant d’auposte. La garde à vue la plus longue, c’est 22h, 9h, 8h, 12h… Le stream le plus long de l’histoire de la production. Et il vous fait entrer, monsieur, entrer monsieur. Madame Sorvin, prenez place. Alors d’après vous, une question facile. 22 heures, l'émission la plus longue, 9 heures, 8 heures, 12 heures… Ah oui, il saurait la lumière dans la salle, à la ligne, ça t’embête pas, ça éclairera un peu le dos.
Ah, c’est bon !
Oui, oui, non, non. Mais je sais, je sais. Je sais. Alors donc, alors, 22 heures, 9 heures, 8 heures, 12 heures ? 9 heures. 9 heures c'était, je pense que c'étaient les manifs de retraite et on avait démarré à 14 heures, on avait dû finir à 2, 3 heures du matin. Ça va être bien là. Super. Oh la vache. Et donc, Alexandre a trouvé un nouveau métier. Ah si la salaire encore. Ah si c’est pas mal, c' est pas mal. Merci beaucoup. Est-ce que normalement il y a des lumières là ? Mais bon, on ne les a pas ce oui, c'était la chanson du Petit Vin Blanc. Alors, question 10, les… Donc, moins rigolotes. Il y a eu une étude qui est sortie… Enfin, qui va sortir en octobre et qui a déjà été révélée par libé et au poste, de médecins des hôpitaux de la région Ile-de-France sur les gilets jaunes atteints de LBD. Sur les 175 patients hospitalisés entre le samedi et le lundi matin, c’est-à-dire après les actes, sur les 175 patient hospitalisés à Paris, région parisienne, à cause de tirs de Lbd, combien présenter des blessures à la tête ? Combien présenter des blessures à la tête en pourcentage ? 49 %, 59 %, 39 % ou 9 % ? 59 59, à gauche qui dit mieux. Au total, Remy, au total, au TOTAL. C'était 49 %. Donc là aussi, pour ceux qui veulent, Euryale met le lien vers Libération, mais il y a aussi un article sur le site d’au poste. Ça, c'était que sur Paris et donc 49 % blessés à la tête, ça veut dire quoi ? C’est 49 % de tirs qui ne sont pas légaux, puisque la tête ne doit pas être fusée. Donc 49 % 175 patients.
01 :07 :53] Du coup, moi ce que je veux dire, c’est qu’il y a des gens qui se retrouvent hospitalisés, 50 % des gens hospitalisés en étant atteints ailleurs qu'à la tête. C’est vrai qu’on se rend compte que le flash ball est dangereux quand on est touché à la tête, ça veut dire qu’y a quand même un nombre important de personnes qui ont des blessures graves pour aller à l’hosto, alors que c’es pas la tête qui est touchée.
Pour être honnête, non, tout le monde ne présentait pas forcément des blessures graves, mais certains pouvaient être inquiets, par exemple parce qu’il y a un effet de sidération. Il y a aussi un choc psychologique qui peut jouer. Ça ne veut pas dire qu’ils étaient tous dans un état de gravité, mais ils venaient à l’hôpital pour parfois aussi faire constater le tir, pour avoir des ITT pour éventuellement faire des démarches par la suite, si tu veux. Mais de toute façon, en effet, ce sont des armes qui blessent et qui mutilent. Et l’idée qui est passée partout, c’est de dire que c'était mieux que des flingues. Mais sauf que la France, enfin vous le savez tous, ce n’est pas à peine qu’on épilogue là-dessus. Utilise, on a vu les chiffres tout à l’heure, utilise ces armes-là, c’est un des rares pays de l’Europe, de l’Ouest à les utiliser. Il y a, oui je crois qu’il y a un peu la Grèce et la Hongrie et la France, mais sinon toutes les autres polices d’Europe n’utilisent pas de LBD, de Flashball, beaucoup moins de gaz lacrymogène, etc. Oui, allez-y.
Oui, c’est juste pour dire qu’effectivement, il y a peut-être des gens qui sont retrouvés à l’hôpital sans avoir de blessures graves parce qu’il y avait quand même un choc. Mais à l’opposé, alors je ne sais pas dans quelle mesure ça a été le cas pour les Gilets jaunes, mais il y aussi des personnes qui ne se rendent pas à l’hôpital, en tout cas pas à un hôpital de proximité parce que justement, elles ont peur de la répression policière parce qu’elles ont peur… Qu’on les accuse de cassage. Enfin, je sais que ça a beaucoup été le cas pour Sainte-Soline, où là, du coup, la manifestation était illégale et où on nous a beaucoup mis en valeur le bilan des blessés policiers contre le décompte des blessé parmi les manifestants, en oubliant que la plupart des manifestants qui étaient blessés, à part ceux qui avaient des blessures graves, avaient essayé de se faire soigner ailleurs pour éviter que la police vienne les cueillir à l’hôpital. Alors que les policiers, ceux qui avaient des acouphènes parce qu’il y avait eu trop d’explosions de grenades se déclaraient 8 jours d’ITT Donc voilà, c’est un peu l’opposé. Il y a des gens qui se retrouvent à l’hôpital pour des trucs pas très graves, mais il y a les blessés qui ne vont pas à l’hôpital aussi.
Et un des problèmes, c’est que le ministère de l’Intérieur est incapable de donner le nombre de blessés parmi les manifestants. Et je trouve que c' est vraiment un problème. C’est pourquoi certains se sont mis à recenser les blessés, parce que ce travail n’est pas fait par le ministères de l l’intérieur. Et c’est une véritable question, c est à dire que le ministre de l intérieur est capable de savoir à la munition près, combien de tirs ont été effectués, dans quelles conditions, à quelle heure, mais pas l’impact exact. Et donc là, je trouve un problème. Et donc, en effet, il y a ensuite toute une guerre de communication. À peine la manifestation terminée, toutes les rédactions reçoivent le nombre de policiers blessés. Mais le nombre de manifestants blessés, on ne l’a que 2, 3, 4 jours après, voire plus, quand les street medics ont rassemblé leurs comptes, les organisateurs, dont ce n’est pas le travail finalement de compter les blessés. Donc c’est un enjeu absolument majeur sur ces questions-là. Alors le tchat m’engueule parce qu’il paraît que je… Vous, ça ne vous préoccupe pas, mais j’envoie les questions avant de les formuler, ce qui fait qu’ils répondent à côté, donc il y a des gens qui ont perdu des points, ça râle, je sens qu’il y a les donateurs qui se barrent, enfin c’est une calamité. Oui, je vois une main qui se lève.
Mais en fait, je voulais dire un truc, mais je sais pas me servir du micro, je crois.
Ah bah c’est simple, vous parlez dedans. Je parle dedans ? Voilà. Vous m’entendez là ? Oui, merci. Oui, très bien.
Non, c'était juste sur le LBD. C’est vrai, c’est présenté comme une arme moins dangereuse, je sais pas. Mais j’avais vu ma source, un reportage Arte du coup, qui parlait du LBD, et en fait c’est pas une armenon létale, c’est’une arme moins létal. Ce qui veut dire que fondamentalement c’et une armez létales. Ça s’appelle pas une armes non létales, un LBD, mais c' est juste moins létal.
Oui alors en fait dans l’histoire il y a eu plusieurs dénominations. Au départ c'était les armes dites non létales comme le taseur, le LBD. Et puis ensuite ça a été entre autres choses les armées à létalité réduite qui est un drôle de terme, ça tue mais moins, enfin c’est réduite, etc. Bon voilà et après si on veut rentrer là-dedans… En fait, ces armes, elles ont été souvent inventées aux États-Unis où, en effet, les policiers utilisent leur arme de service comme qui rigole. Donc, aux États-Unis, l’effet du taser et du flash-ball ont eu un effet vraiment caricaturant, plutôt apaisant. Le problème, c’est qu’en France, c’est l’inverse. La police utilise assez peu son arme-de-service, elle le fait. Parfois, et ça donne parfois des cas comme Nahel, mais en règle générale, elle l’utilise assez peu. Mais en la dotant d’armes dites non létales ou à létalité réduite, ça a plutôt désinhibé un certain nombre de fonctionnaires. Donc, le taux d’utilisation de ces armes dites non letales, qui se voudraient être non mortelles, etc., est très élevé en France. Et tout à l’heure, quand on parlait de la question de se rendre compte que cette arme, il n’y a pas de doctrine d’emploi. Ça veut bien dire ce que ça veut dire, ça veut se dire on vous fournit ça parce qu'à priori il n’y aura pas de mort. Alors allez-y. C’est ça ce que ce que c’est signifie. Alors j’avais une question, l’inauguration du Comico d’auposte, est-ce que c’est février 2022, est- ce que c’est février 2021, est-que c' est février 2023, est ce février 2024 ?
A voir.Ah, il y a Dragon qui nous dit dans le tchat, sachez que le bâtiment où vous êtes est turbo-amianté ! Tachez-le ! Moi je décline toute responsabilité ! Oh la vache ! Alors, question suivante, je vais essayer de faire vite pour que les copains… Ah ouais, c’est ça. Quel est l’avocat le plus invité d’au poste ? Est-ce que c' est Gilbert Collard ? Ah oui, c'était février 2021. Est- ce que c’est Gilbert Collard, Nicolas Sarkozy, Dupont-Moretti, Arié Alimi ? Il reste 5 secondes. Attention, il y a un piège ! Alors là j’attends, normalement là c’est bon, Waiting for players, donc là c’est bon. Là vous devriez pouvoir, c' est quoi cette question ? Et je l’ai envoyé comme tu voulais. Ah ils sont chiants dans le tchat, non mais si vous saviez, c' est une tannée le service après vente en direct. Oh la vache. Vous l’avez ou pas la question s’est pas lancée. Ah bah normalement là vous auriez dû l’avoir. Ah j’ai fait comme vous m’aviez dit. Oul a, voilà ! Si elle est passée, voilà. Donc la réponse était évidemment Arié Alimi et tout ça pour vous dire que le 20 septembre, nous serons dans la plus belle des librairies de Paris puisque c’est une librairie totalement orange. Le Mont-en-L’air à Ménilmontant, Oh la vache, oh t’as trouvé le vide s’il-vous-plaît, c’est la honte, oh la bâche, or, or, l'état hors la loi, l'état hors-la-loi, c’est ça, c´est ça l’état hors-là-lois, c’est ça le problème de lire les manuscrits, si il n’y a pas le titre, je m’attrape comme je peux, voilà, et donc le 20 septembre, on fera un débat à la librairie, donc le montant l’air, un mini-montant si vous la connaissez pas, c’est super S’il fait beau, on fera ça de… Comment ? Rue de la Marre, c’est ça. Et donc, sachez que Arié Alimi aura donc sa huitième invitation. Alors, question suivante. L’expression acab remonte aux années 83-84. Est-ce qu’elle est due au punk anglais ? Est-elle due à la reine d’Angleterre ? Est-ce qu’elle est due aux hooligans ou est- ce qu’il est dû aux mineurs anglais, les punks, la reine, les hooligans ou les mineurs ? Acab, qui le premier à prononcer Acab en 83-84 ? La grande grève des mineurs Ah oui ben toi merde, maintenant je vais trop vite. Mais non, la musique n’est pas fausse, simplement c’est un orgue de Barbarie qui jouait un peu rapidement, en 1312, nous dit Rolland. Non, non, en 1900 Comment ? C’est ça ? C'était une chanson de geste. Voilà, donc je révèle la question, c'était donc les mineurs anglais, voilà. Là, je dois attendre que ça envoie la réponse au tchat avant de pouvoir passer à l’autre. C’est pour ça qu’il y a un petit temps. C'était les corons, oui, c’est ça. De dire non. Est-ce que c’est bon, côté de chat, est-ce-que ça vous convient, ce qu’on est en train de fabriquer, là ? Ouais, bon, celle-là, elle est facile. Le Ciné-Club d’au poste se fait en partenariat avec Netflix, Ciné Ministère, Ciné Préfecture ou Ciné Mutins. Je répète la question, avec Netflix, ciné-ministère, cinés-préfecture ou les cinés mutants ? Yannick, est-ce que tu veux dire un mot sur les mutants ou sur le monde du cinéma, il y a un micro qui arrive. Non mais ce que je disais…
Ciné mutins c’est une émanation des Mutins de Pangée qui est une coopérative à la fois de production et de diffusion. Ils ont créé une plateforme de location et de streaming de films, on va dire, orientés plutôt au social, cinéma et fiction militants, qui a un très, très beau catalogue avec des œuvres récentes. Ce n’est pas du tout forcément du patrimoine, c'était des films de l’année, etc. On peut louer des films pour très peu cher et puis plutôt que d’aller sur d’autres plateformes comme celle de Canal Plus ou d’Apple TV par exemple ou d’iTune, autant aller chez Ciné Mutins l’argent est bien réutilisé et ça ne va pas dans la poche d’actionnaires ou de fonds de pension américains.
Ah oui, ça c’est vrai que c'était ton dada, les fonds de pension, tous ces trucs-là. Alors, la réponse, c'étaient donc les ciné-mutants. Est-ce que certains d’entre vous sont abonnés aux mutin ou est-ce-que vous avez des cartes de visionnage ou pas du tout ? Je ne vois qu’une seule main qui se lève. Ah non, deux ? Deux ? Super. Les autres, voilà, quand l’hiver va arriver, que vous allez avoir froid, que au poste ne sera pas en direct, pouvez-vous louer, effectivement, dans ta raison d’insister sur le fait qu’il y a beaucoup de films récents, et que ce n’est pas que des films patrimoniaux… Fictions et documentaires. Voilà. Absolument. Quel est le nom de la femme du lieutenant Colombo ? Pimiko, Euryale Jessie ou Kate. Attention, là aussi, il y a un piège. Le prénom de la femme du lieutenant Colombo. Voulez-vous danser grand-mère ? Pimiko, Euryale Jessie ou Kate ? Alors, est-ce que vous avez une réponse ? La salle ? Jessie ? Jessy, es-tu la femme du lieutenant Colombo ? NON ! Vous voyez, ils disent tout ça au début. Alors, la réponse, c’est Kate. Figurez-vous que, je regardais sur Wikipédia, il y a bataille de connaisseurs. Certains disent qu’on la voit dans la série Colombo, d’autres disent pas du tout, même dans le feuilleton intitulé L’enterrement de Madame Colombo. On la voit pas. Mais en revanche, il ya eu une saison de Madame Colombo. Qu’on n’a jamais vu en France, on ne sait pas comment c'était doublé, etc. Et où elle avait un prénom, c’est-à-dire le prénom Kate. C’est quand même important de savoir des choses comme ça. Je vois que le jeune Alexandre se moque de moi. Le nom du préfet communard, puisque en 1871, les communards ont pris d’assaut la préfecture et un blanquiste… Est devenu préfet, il était jeune, il est beau, il s’appelait Raoul. S’appelaient-ils Raoul Wolfony, Raoul Vannegem, Raoul Nunez ou Raoul Rigaud ? Oh, je vois qu’il y a des gens qui… Voilà, Raoul Rigaud. Il existe une biographie qui est très vieille de ce jeune homme qui est préfet à 24 ans et qui sera fusillé à 25. Qui, entre autres choses, avaient voulu enquêter sur les mouchards, c’est-à-dire sur les indicateurs de police, mais qui voulaient entendre… Enfin, qui entendaient quand même qu’il y ait une police au sein de la commune. Voilà. Voilà, Rodrigo, le tchat a bien répondu. Ils sentaient bon le sable chaud, nous dit Kaofui, sans doute. Étudiant en droit, éditorialiste, engagé dans la commune suite à la mort de son ami Sapia à l’hôtel de ville, nous dit Ranick. Oulah, on n’est pas chez les cons, moi, je vous le dis. C’est la minute des dons ? C' est la minute des dons ? Alors, attention, allez. OK. Les dons repostes sont déductibles des impôts. Je parle sous le contrôle de monsieur Yannick Kergoat, là je suis un peu gêné. À hauteur de 13,12 %, à hauteur 6,60 %, à hauteur de 911 % ou à hauteur de 66 % ? Y a-t-il des donateurs et des donatrices dans la salle ? Putain, il n’y en a pas beaucoup ! Oh la vache ! Non, merci, merci infiniment. Donc qu’est-ce que vous avez reçu, votre reçu fiscal ? Vous n’avez pas fait gaffe ? Oui, c’est 66 %. 66 %, c' est-à-dire que si vous faites un don au poste, comme nous sommes une société de presse en ligne, reconnue en tant que telle par la commission de presses paritaires, c' était le ministère de la culture, nous pouvons passer par une plateforme qui s’appelle J’aime l’info est géré par le syndicat patronal, d’ailleurs, des producteurs de presse en ligne. Et, j’aime l’info, étant reconnu d’utilité publique, ça veut dire que quand vous faites un don au poste, si vous le voulez, vous n'êtes pas obligé, mais si vous voulez, il peut être déduit de vos impôts si vous êtes imposable. C’est-à-dire, si vous faites 1 don tous les mois de 10 euros, en fait, il vous coûte 3,40 euros. Voilà. Voilà, enfin, c’est 60 %. Déjà, c’est gênant de parler de ça chez soi dans le chat. Mais alors, face à des gens dans le noir, j’aime pas, j’aime pas du tout. Oubliez ce que j’ai dit. Voilà. Et donc, aujourd’hui, c´est notre seule source de revenus. Ce sont les dons. Alors, si Bernard nous donne 10 millions, est-ce que ça lui coûte 3,3 millions ? Absolument. Absolument, mais on ne prendra pas l’argent de Bernard t’as dit ? 10 millions ? Bon, on verra. Les modos d’au poste sont-ils les meilleurs du monde de la Terre, de l’univers du monde, de l’univers et au-delà, ou de la terre du monde ? Alors que Robin est en train d’utiliser… Vous pouvez regarder, il vient de prendre… Il vient de prendre les commandes de mon ordinateur, il est en train de tout changer, le curseur, ce n’est pas moi qui le bouge, voilà, c’est Robin. Voilà, voilà, voilà. Voilà, bravo Robin. Génial, c’est démon, il a accès à tout. Alors, donc la réponse. De la terre du monde, absolument, absolument. Il ne reste plus beaucoup de questions, ne vous inquiétez pas. Si vous voulez, on arrête maintenant, on peut arrêter maintenant, si… Ou sinon, on continue, il m’en reste cinq, je crois. Allez, on y va, on y va, Pourquoi il n’y a plus le quiz ? Ils n’ont plus le quizz ! Ah bah c’est quand même vous êtes complètement dans le noir, vous. Il y a un côté rencontre du troisième type, là. Là, c' est très très cinéma. Très très cinéma. Bon, attends, je mets un peu de musique. C’est revenu, c’est devenu. Ah oui, il n’y a que des questions aux postes. Le loyer du studio de poste en TTC est-il de 476 euros, 776 euros, 1312 euros ou 576 euros ? Nous parlons bien TTC car nous remercions la TVA, bien évidemment. Donc le petit studio que je vous montrerai tout à l’heure, si vous avez envie de voir, nous l’ouvrons donc ici. Tous les mois, on doit débourser 576 balles, 476 balles, 776 balles ou 1312 balles. 476 vous dites ? Qui dit mieux ? Combien ? 576 Exactement, j’avais dit 600 dans une émission où j’avais triché le 24 balles. Et bravo, et voilà, on fait du fact checking tout de suite. Et ouais, non mais voilà, pense sur le bec comme ils disent au quizz a enchaîné. En effet, je révèle la réponse. Et ben voilà, c’est ça, c’est 576. Parce qu’en fait, je vous explique, j’avais déjà préparé des questions sur au poste. Et puis j'étais retardé aujourd’hui, enfin bon, il y a une sombre histoire. Et ce qui fait que les questions polices ou d’actualité, je les ai faites vraiment 15 minutes avant. Ce qui fait qu’il y a peut-être un peu trop de questions au poste ce soir. Bon, je réglerai ça. Ah oui, c’est TTC. Avec ou sans lumière ? Les bons moi ! Ça dépend des donateurs. La question va se poser cet hiver, avec ou sans chauffage ? Non mais attends, j’arrête là, c’est encore une question au poste, c’est bizarre, ça s’est mal trié. Voilà, on va la passer celle-là, c’estpas la peine, je vous la reposerai un autre jour. C’est pas grave, on est bien là, si tu continues David Dufresne, il va faire tout noir chez toi. Est-ce que ceux qui sont là dans l’ouest de la France peuvent regarder par la fenêtre et nous dire si eux ils ont encore un beau ciel ou pas ? Parce que ça, moi ça m’impressionne quand je fais des visios quand même. Même un petit pays comme la France, il y a une vraie différence parfois selon les saisons. Je meubles ! Ok, d’accord, très bien, il fait encore un petit peu le jour, on nous dit incognito. Incognito, donc déjà on sait que tu es à l’ouest. Ronan, c’est aussi juste ton prénom, que t’es à l’ouest, il le fait jour jusqu'à 21h. Et là il est quelle heure ? 20H32. Bon, assez bientôt de terminer les amis. Oh, ah non vous voulez… Renan à Brest, tu m'étonnes. Ok, on y va. Alors, quel est le meilleur journaliste police ? La Gazette de l’Insurgé ou Jean-Marc Leclerc du Figaro. Attention, c’est une question difficile. Quel est le meilleur journaliste police ? William Molinier, Dominique Rizet, Jules Valès ou Jean Marc Leclerc ? Jules Valais ! Jules Valais ! Valais nous dit aussi le tchat ! Au revoir ! Aucun nous dit Rolland ! Tu fais genre à Britton ! Où est-ce qu’il y a une faute de frappe, là ? Il n’y a pas de faute, de frappes. Donc voilà, Jules Valais, évidemment, c'était lui. Alors, il n'était pas journaliste police. Mais si vous avez un jour le bonheur de lire L’insurgé, Jules Valais était un journaliste. Il avait son journal et vraiment sur la commune, justement, je trouve que c’est l’ouvrage le plus magnifique qui soit. Il parle beaucoup de la police, des Versaillais, de l’armée, et c’est un modèle, Jules Valais. Dominique Rizet aussi. Alors, recrutement de la ville de Paris. La ville de paris recherche 200 agents de police pour les JO, pour sa police municipale. Est-ce qu’elle est allée draguer le syndicat national des entreprises de sécurité, l'école de police nationale, Pôle emploi ou les allocataires du RSA ? Le syndicat national des entreprises de sécurité, l'école de police nationale, le RSA ou Pôle emploi. Et donc Euryale va donner la source, c’est StreetPress qui a révélé ça il y a deux jours, magnifique StreetPress, qui a aussi révélé d’ailleurs, je ne sais pas si vous avez vu ce matin, un emploi fictif présumé de Gérald Darmanin, à l'époque où il était jeune stagiaire pour son ami Van Est. À Bruxelles. C’est prescrit depuis longtemps parce que c'était il y a 16 ans. Mais enfin, manifestement, il aurait été payé par l'équipe de Jacques Toubon pour rendre service à Christian Van Est et il y avait ce jeune stagiaire dénommé Darmanin Gérald qui aurait été payer sans travailler. Pour la réponse, recrutement de la ville de Paris, effectivement, c’est le RSA. Voilà, ils ont promis, vous lirez l’article que Rial va mettre dans le tchat. Ils ont proposé à des gens qui touchent à peu près 600 euros par mois des salaires de 2000 balles. Voilà, ça c’est la ville de Paris. Est-ce qu’il reste des questions ? Peut-être pas, je ne sais plus. Ah si, je crois qu’y en a 24 et là on en a 22. Soulèvement 2023. Combien d'émeuteirs ont été arrêtés car identifiés sur les réseaux sociaux ? 122, 22, 860, 32. 32, 860, 22 ou 122, c’est Numérama qui est un magazine en ligne sur tout ce qui est numérique, d’où son nom, qui a révélé ça il y a quelques jours. Donc ce sont des gens qui ont été arrêtés suite à la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux, singulièrement TikTok, Snapchat. La réponse, c’est 32. Alors, au moment de la publication de l’article, il est fort à parier qu’il y en aura plus, mais pour vous le dire franchement, moi j’ai été étonné, je m’attendais à ce que ce soit beaucoup plus. Mais il y a quelques jours, selon Numérama qui a fait les comptes, c'était 32 personnes qui ont été quand même arrêtées. Je veux dire, c’est du sérieux quoi, voilà. Alors, oui, il y a eu quantité de signalement pharos, absolument, pour, je répète ce que vous avez dit, parce que, voilà, pour de gens qui ont détecté, enfin, qui ont signalé des vidéos en disant là, il y a incitation à l'émeute, là, il y à pillages, là il y ceci, là ce là, quoi. Ah, s’il dit, je m’attendais à moins. Alors, la dernière question, j’espère qu’elle est bien. La VSA, qu’est-ce que c’est que la VSA ? Est-ce que c’est la vidéosurveillance anarchiste ? Est- ce que c est la vidéo surveillance animale ? Est- c que c es la vidéo surveillance assassine ? Est- se que c e est la vidéo surveillance algorithmique ? Des beaux J.O. Je vois que quelqu’un s’est mis avec un ballon. Il est temps de rendre l’antenne ! Il est time de rendre L’ANTENNE ! Alors en fait, ça porte deux noms, je vous donne la réponse évidemment, c'était algorithmique VSA, algorithmique ou automatisé et en réalité, d’après le site conversation, c’est déjà en place pendant la coupe du monde de rugby en ce moment même. Il s’agit de quoi ? Il s’agit de caméras qui sont capables de détecter des mouvements suspect, algorithmique, avec le drapeau bleu-blanc-rouge. Voilà, et le décret d’application est passé cet été, il y a eu des débats houleux mais qui sont passés complètement sous les radars, je crois que c'était début juillet, et donc ces caméras qui sont déjà utilisées pour la surveillance des frontières, avec des moyens techniques encore plus élevés, puisqu’il y a des capteurs par exemple de mouvements sur le sable, il y a des capteurs de respiration humaine, etc. Enfin bon, on va faire une émission là-dessus. Mais d’ores et déjà, pendant la Coupe du monde de rugby, ces caméras sont déployées et il y à un article de conversation qui vous est signalé si vous voulez en savoir plus. Je crois que le Comico Quiz vient de se terminer à l’instant. Je mets un peu de musique. Pimiko a gagné avec 132 000 points. Suivie de Didy Blue avec 128 000. Aonim 105 000. Bravo Ramonazarate 100 000. Contestant numéro 111 avec 89 000 points. Jibus avec 86 000 points, Claudio Man avec 73 000 points Voilà, bravo à tous les joueurs extraordinaires. Vous avez été algorithmés, je sais tout de vous. Je sais où est-ce que vous répondez sur l'écran, à quelle vitesse vous trimballez votre souris, c’est parfait, je suis au courant de tout, bravo à tous, bravo, Pimiko nous dit Léa Coulepas, j’aurais tellement pu gagner, dit Sadrunner, bah oui c'était vrai, il connaît les réponses, voilà, brava à tous les participants, dit Pimiko, voilà c' est le style, j ai fait moins 106, l’important c' est de cliquer, pas de réfléchir, nous dit Stéphane, bravo le chat, dit Lionel qui est dans la place, merci à toutes et à tous, c'était très chouette, nous dit Rannik, bravo aux inculpés, nous dis Massoc, voilà, qu’est-ce qu’on peut dire ? Est-ce que vous voulez parler d’un truc ? Dire quelque chose, allez-y, prenez le micro, si vous voulez parler un petit peu, on en a encore un petit peu de temps si vous le voulez. Si vous voulez, parler soit de l’actualité, soit d’au poste, de ce qu’il faudrait changer, de ce qu’il faudrait continuer, voilà, c’est le moment, l’idée c’est de partager le le fait qu’on soit ensemble. Partir ou qu’on aille boire une bière quelque part, on peut aussi le faire. Normalement, je vous ai dit, on ferait ça à la cantine, donc il y aurait un petit endroit pour se restaurer, etc. Mais voilà, si vous avez envie de profiter. Alors là, vous êtes tous dans le noir, donc ceux qui ne veulent pas être filmés, vous inquiétez pas. Ceux qui voulaient l'être, genre ouais, je veux passer sur Twitch, bah là, ils sont plantés parce qu’ils sont dans le noire. Oh quel bazar, il y a toujours un truc qui ne marche pas, c’est quand même bon. Voilà, je ne sais pas, est-ce que vous avez envie de parler d’au poste ? Est-ce qu’imaginez, vous êtes dans le tchat, vous pouvez y aller là, vous êtes derrière de vos pseudo, ça y va, ça renvoie. Vous avez le micro, allez-y.
Du coup, oui, c'était quelques petites choses. Déjà, tout à l’heure, on a eu une question et en fait, soit je suis folle, soit, je crois, vous n’avez pas donné la réponse, du coup, ça m’intéresse. C'était la question sur combien il y a eu de personnes qui sont décédées après Nahel.
Ah pardon !
Du coup, j’ai pas vérifié sur Internet, mais…
Deux, mais il y a des enquêtes en cours pour voir si, et puis il y a des gens qui sont dans les deux.
Dans les deux, il y a Mohammed, vous le pensez ? Oui, bien sûr. Oui, c’est ça.
Oui, oui. Et puis ensuite, il y a des gens qui sont dans un état quand même de gravité plongée dans le coma, etc. Donc, à l’heure qu’il est, on n’a pas de chiffre définitif. Mais en fait, par ces questions, ce que je voulais montrer, c’est qu' il y avait une évolution entre 2005 et 2023. Et cette évolution, c’est une évolution par rapport au seuil de tolérance, grosso modo, de la société par rapport à la violence. Donc par rapport, enfin, à ce qu’on appelle la violence, ce que la télévision appelle la violences urbaines, etc., ce que certains appellent les pillages, etc. On a fait plein d'émissions là-dessus, avec des philosophes des émeutes, avec les copains de l’Envolée qui nous ont raconté… L’explosion carcérale absolument faramineuse 8 aux comparutions immédiates, parfois pour un jet de canette. On se retrouve avec plusieurs mois ferme pour un jet de canettes. Comment ? Il y avait une personne qui avait juste une canette qui a été condamnée parce que c'était une arme par destination, etc. Et tout ça, ça passe. Voilà. C'était pour ça que je voulais…
Oui, oui, mais justement, ce qui m’a interpellée, c’est tout à l’heure, vous avez dit donc que ça vous surprenait qu’on puisse dire qu’il y avait une plus grande violence aujourd’hui de la part des émeutiers par rapport à 2005. Moi, j’ai l’impression que si ce discours peut être porté, c’est simplement parce que, comment dire, Du coup, vous avez dit tout à l’heure qu’en 2005, il y avait eu comme des saisies à Zied et Bouna et il n’y en avait pas eu d’autres ensuite. C’est bien ça. Là, il y a une à elle, il en a eu deux ensuite. Et comme je disais tout à l’heure, et comme vous venez de le dire, il y aurait pu en avoir encore d’autres. J’en mentionnais deux, mais je pense qu’il y en a encore d´autres auxquels je n’ai pas pensé. Et du coup, je pense que c’est pas que les gens pensent réellement que la violence des émeutiers est plus forte qu’en 2005. Moi, j'étais trop petite, je m’en souviens pas, mais je fais confiance à ceux qui se souviennent. C’est juste que comme aujourd’hui, la police tue encore plus, il faut bien pouvoir dire qu’y a une violence plus grande. Vous voyez ce que je veux dire.
Effectivement, il y a toute une dialectique depuis toujours entre les policiers et en face. Le discours a toujours été le même, quand on remonte jusqu’au XVIIIe siècle les policiers ont toujours dit qu’ils faisaient face à des gens de plus en plus violents, des gens de plus de plus jeunes etc. Alors il y a des phénomènes qui existent qu’il faut pas nier, par exemple les règlements de compte autour des trafics de drogue. C’est un phénomène nouveau, il n’y a pas de doute là-dessus. À ce niveau-là, il y a pas de doute. Le fait que des jeunes gens viennent d’Évreux, de Paris, pour aller à Montpellier, pour aller Marseille faire les guetteurs, etc., recruter sur les réseaux sociaux, c' est nouveau, je veux dire. Mais si on regarde à l'échelle historique.La société est beaucoup plus pacifiée aujourd’hui qu’il y a 50 ans, 100 ans, 200 ans. Le nombre d’homicides par rapport au Moyen Âge est ridicule aujourd’hui. Mais la tolérance à ce que certains appellent les incivilités, etc., elle, paradoxalement, est de moins en moins grande. Donc, on a un discours de plus en plus sécuritaire, tout à fait relayé par les télévisions et autres. Et c’est là qu’il y a, à mon avis, un… Un débat à mener, une guerre culturelle à mené, c’est-à-dire d’essayer de ramener les choses à leur juste proportion, les événements à leur juste proportion. Et donc, il me semble, mais je peux me tromper, il me semblera qu’il n’y ait pas eu d’armes létales justement sorties par les émeutiers, pas plus en 2023 qu’en 2005. Or, la France, en réalité, est surarmée. Il y a un nombre de fusils de chasse, par exemple. C'était ce que Sébastien Rocher racontait dans un Pays qui se tient sage. Il n’y a pas un seul gilet jaune qui a sorti un fusil de chasse. Pas un. Quand on parle d’ultraviolence des gilets jaunes, en réalité l’ultraviolence, c’est celle des mots, c' est celle de dire… Je ne dis pas qu’il n' y a pas eu d’actes violents.
Je suis complètement d’accord avec vous.
Oui, oui, bien sûr. Non, mais voilà.
C'était pour mettre ce parallèle On va forcément dire que les gens sont plus violents quand on doit assumer, même si personne n’assume, d’en avoir tué ensuite. Aussi, vous disiez que la société supporte peut-être plus qu’avant le fait qu’il y ait cette violence de la part de la police. Mais en fait, je ne suis pas sûre, parce que justement, c’est suite aux émeutes en soutien à Nahel, qu’il y a eu ensuite ces personnes qui sont mortes. Donc en fait c’est pas que la société accepte, c' est que même quand elles se révoltent pour dire non, c est pas possible en fait, ça ne doit plus arriver, ben elles se font tuer. Donc c est aussi pour ça que le mouvement s’est essoufflé en fait. Si personne n'était mort à Marseille et tout après les émeutes, peut être qu’elles auraient continué.
C’est très difficile de savoir pourquoi une émeute démarre et pourquoi elle s’arrête. En revanche, il y a des constantes… Des émeutes dans les quartiers partent toujours d’un fait qui est le même, c’est ce dont je parlais tout à l’heure, la confrontation mortelle avec la police. Néanmoins, ça veut pas dire qu'à chaque fois qu’il y a une confrontation mortelle, il n’y a une émeute. Loin de là. Mais parfois, il en a. Alors, Nahel on sait pourquoi, parce que les images sont absolument. Voilà. Elles sont glaçantes, absolument glaçante. Mais des cas comme celui-ci, il y en a eu d’autres, qui n’ont pas forcément donné lieu à des émeutes. Les émeutes, très souvent, s’arrêtent d’elles-mêmes soudainement. C’est ça que je voulais dire. C’est trop tôt, il y aura des travaux universitaires, il faudra vraiment les lire et puis si on est encore là, on invitera tous ces gens-là. Il y a plusieurs choses par rapport aux émeutes, il y a une justice extrêmement dure, extrêmement dures, des comparaisons médiates redoutables, il y a une médiatisation massive avec un discours martial tout le temps, c’est-à-dire que la petite discussion que nous avons là, où on esquisse un peu de politique, presque de politique de la ville, ça vous l’avez jamais entendu sur les plateaux, sur les matinales, les journaux ont mis du temps pour inviter, même s’il faut reconnaître que par exemple le Monde a invité pas mal de chercheurs. Et a fait toute une série, une quinzaine de tribunes ou d’entretiens qui étaient plutôt pas mal, qui relativisaient un peu les choses. Il y a eu la mort, effectivement, des deux en question. Il y à le fait d’avoir employé des polices d'élite qui sont là pour sidérer, donc BRI, RAID, GIGN, dont on mesure qu’elles sont presque toutes impliquées dans des problèmes de violence urbaine, de mutilations ou de morts. Ça vient beaucoup de ces services-là. Pour une raison tout simple, c’est que ces services sont absolument pas formés pour le maintien de l’ordre. Déjà, ceux qui le sont, on sait ce que c' est. Mais ceux qui ne le sont pas, on vient de voir ce que ça était. Figurez-vous que le Monde a fait sa une ce week-end sur le maintient de l ordre et il y avait un article assez mou. Mais bon, mais enfin, c'était le monde, Mou, mes renseignés, donc ça vaut le coup de le lire, on va le dire comme ça, où on apprenait qu'à Beauvau, selon des sources bien informées, généralement bien informés, grosso modo, la question de réutiliser le RAID, la BRI et le GIGN, donc des troupes d'élite qui sont faites pour évidemment des événements… Comme le Bataclan, Charlie, les prises d’otages, les forcenés, ces services sont là pour ça. La question de savoir est-ce qu’ils vont être réutilisés pour du maintien de l’ordre serait encore en suspens. Alors que manifestement, vous lisez, notamment Mediapart et d’autres, vous lisez les PV de ces galas qui sont impliqués, qui sont entendus par l’IGGN. Donc l’inspection générale de la Gendarmerie nationale ou l’IGPN, la police, vous voyez bien qu’ils sont incapables de se défendre, en tout cas pour certains d’entre eux, parce qu’il sont totalement dépassés par la mission qui leur a été demandée. Ils l’ont fait, visiblement, ils y ont mis du cœur à l’ouvrage. Et cette question-là, c’est la question de la militarisation du maintien de l’ordre, c’est-à-dire la technopolice d’un côté, les caméras dont on parlait à l’instant, la VSA, dites intelligentes, etc., ces policiers absolument surarmés, surformés, suréquipés. Qui se sentent eux-mêmes investis d’une mission supérieure, qui se retrouvent à faire ces choses-là. Dans le même article du Monde, il était dit par des élus, je parle de mémoire, Euryale, si tu veux donner la référence, c'était Albertini qui a fait ça, c’est samedi dernier, des élu locaux ont regretté la présence de ces policiers en disant qu’en réalité, ils auraient plus… Je vous le dis de mémoire, leur présence aurait finalement plus excité certains émeutiers qui auraient vu, par leur présence, une forme de reconnaissance, puisqu’on envoyait des blindés, etc. Ca peut se comprendre de leur part, mais moi, je me souviens de mon effroi, le 8 décembre 2018, acte 4 des Gilets jaunes, des blindées sur les Champs-Élysées, des vieux blindés qui avaient servi au Kosovo, qui étaient à moitié rouillés, etc. Mais sauf que là on a vu que ces blindés, maintenant ils sont renouvelés et ils arrivent. On a vu à Sainte-Soline-les quads, etc. On est dans un truc qui est complètement délirant, alors que si on regarde l’histoire de France, par exemple, il y a pas si longtemps, il y avait des manifestations autrement plus dures, avec des fusils de chasse, etc., par exemple. Les viticulteurs dans les années 60, les agriculteurs, dans les 80-90, c'était extrêmement violent, avec des tracteurs, etc… Je veux dire, pour autant, l’État ne disait pas je vais envoyer des policiers militarisés et vous l’avez entendu il y a des discours de plus en plus
Pour les agriculteurs, pour les grosses manifs assez durs, il y avait aussi la FNSEA, c’est quand même un syndicat assez important. Ils ne se gênent effectivement pas pour utiliser la violence, mais effectivement l’Etat n’a jamais voulu les réprimer. Alors que notamment dans les banlieues, ils ne sont pas forcément organisés, ils n’ont pas de syndicats, les partis politiques. Ne les soutiennent pas, donc on peut tirer dans le tas, donc voilà.
Alors je m’adresse aux gens qui sont arrivés parce que là je vois qu’il y a beaucoup de monde, alors je sais pas si il y a eu un raid ou pas. Nous, ne vous inquiétez pas si vous entendez des bruits étranges. La foule est plongée, oui la foule on peut le dire, est plongée dans le noir parce qu’en fait on avait pensé au son, on avait… Salut, merci beaucoup. Ah bah bien sûr, bah bien sur. Ah très bien. Eh ben merci beaucoup Comment ? Ah à Toulouse, oui d’accord, oui oui oui d’accord, et ben merci beaucoup, et puis à la revoyure alors, hein ? Voilà, et donc je m’adresse à ceux qui sont sur la chaîne là, donc on a fait un quiz et puis là on discute tranquillement avant de terminer le live sur La Police, mais est-ce que vous voulez parler d’au poste par exemple, de cette expérience de ce soir ? Est-ce qu’elle est sur une échelle de 1 à 5, 1, nul ? Comment ? Elle n’est pas lumineuse. Elle n’est pas lumineuse ? Bien joué, bien joué !
Je voudrais rajouter, si tu veux bien, juste un complément, et puis je parle pour ma boutique, on a publié l’année dernière un livre qui s’appelait Les médias contre la rue et qui retraçait 25 ans de traitement médiatique des mouvements sociaux. L’objet du bouquin, c'était pas simplement la violence sur la police, mais effectivement, à chaque fois et depuis 25 ans… On analyse ce qu’a été le traitement et notamment des manifestations violentes, des bruits de vitrine, etc. Et le traitements médiatiques. Et on voit une constante sur 25 ans, puisqu’on démarre avec les grandes grèves contre la première grande réforme de retraite du plan JUPE de 95. Et on voir effectivement que le traitement par les médias de cette violence. Enfin, en tout cas, affiché comme une violence des manifestants. Une poubelle qui brûle dès qu’il y a une vitrine cassée ou un abribus endommagé. C’est vraiment un mème journalistique depuis des années et des années. Donc, ça fait partie aussi du problème. La manière dont les journalistes, et ça s’est largement amplifié avec les chaînes d’information, la façon dont les journalistes ne voient les mouvements sociaux aujourd’hui qu'à travers les éventuels actes de violence aux confrontations avec la police. Et où la raison de sortir dans la rue, la volonté de manifester pour une cause, n’est jamais réellement abordée ou passe en arrière-plan dans la mesure où un mouvement social va durer dans le temps et va s’imposer avec des manifestations successives. On va de plus en plus oublier la raison de manifester l’opposition à un projet de loi, à un gouvernement, à quelque chose, pour s’intéresser successivement. Aux phénomènes de violence dans les manifestations. C'était le livre-anniversaire des 25 ans d’Acrimed, l’association Acrimed Action Critique Médias. Ça s’appelle Les médias contre la rue, aux éditions Adespote
Très défavorablement connu de nos services, qui sont régulièrement convoqués au poste. Est-ce que quelqu’un veut ajouter quelque chose ?
Oui, ça a commencé. L'émission a commencé ?
Ah, une main se lève dans le fond. Super, allez-y, si vous voulez faire des remarques, allez y.
C’est plus une question, je peux faire des remarques sur l'émission. Je trouvais ça très bien. J’avais une question. On a parlé des émeutes de 2005 et de la tolérance accrue à la violence policière. Et un peu de la diabolisation peut-être pas diabolisation, mais l’idée que de façon si on va manifester hors d’un cadre déclaré, c’est comme ça, on prend le risque de se faire tuer par la police, c'était complètement aberrant. Et en fait, je voulais demander, parce que comme mademoiselle à côté de moi, J'étais un peu jeune pendant les émeutes de 2005 pour vraiment me rappeler du traitement médiatique. Mais ce qui m’a pas mal choquée avec la mort de Nahel, c’est que même l'élément déclencheur qui était donc un gamin de 17 ans qui est abattu à bout portant par un policier sans vraie raison. En fait, même ça, c'était discuté. Même ça, il y avait un peu certains médias et même certains politiques qui allaient dire qu’il y avait en même temps un refus d’obtempérer, comme si le crime de refus tempérée ça méritait d'être abattu et en fait du coup je me demandais si en 2005 il y avait aussi cette justification même de la mort de Zied et Bouna, c’est ça, qui était mort en fuyant la police, est-ce qu’il y avait des gens qui disaient bah oui mais aussi pourquoi il fuit à la police quand on a rien à se reprocher, on fuit pas à la police, machin, ou est- ce que à l'époque il y avait quand même une une reconnaissance publique du fait que ce qui s'était passé c'était anormal, que l'élément déclencheur était anormal.
Non, non, sincèrement, il y avait peut-être plus de gens pour contester ceux qui disaient que c'était quand même pas normal de ne pas accepter d'être contrôlé. Oui, oui, c'était plus jeune, ils avaient 15 et 16 ans, en fait…
C'était un peu plus accidentel je crois parce qu’eux ils étaient morts un peu accidentellement mais en fuyant la police enfin ils n’avaient pas été abattus directement par la police c’est ça ?
En fait, oui, c’est ça, entre autres choses, ils jouent un match de foot. La police arrive parce qu’il y a un voisin qui dit qu’un cabanon de chantier qui a été cambriolé. En réalité, il n’y a jamais eu de cambrionnage de cabanons. Et là, à ce moment-là, des policiers dont certains de la BAC veulent contrôler les footeux, les joueurs de foot, à ce point-là c'était Ramadan. Certains n’ont pas leur carte d’identité sur eux et ils veulent rentrer avant le coucher du soleil. Donc ils veulent éviter des tracas. D’autres, ils en ont marre d'être contrôlés 3 fois par jour. Et donc, en effet, 3 vont partir et vont franchir les grilles d’une centrale électrique. Donc Zied et Bouna qui vont mourir et un 3e qui lui sera grièvement brûlé. Qui est toujours en vie, et ensuite, il va y avoir des émeutes. Et tout le discours va être, en effet, de dire pourquoi ces jeunes fuyaient.. Et d’ailleurs, c’est devenu dans le rap, ça a été beaucoup utilisé, tu nous demandes pourquoi en cours, pourquoi… Il y a eu une réponse par rapport à ça. Il me semble qu'à l'époque, il y avait un peu plus d'émissions, par exemple, du service public, qui faisaient des grands débats où on pouvait entendre une parole de sociologue, une parole gauche, une parole qui allait au-delà de l'événement. Chose que j’ai très peu entendu là. Voilà. Et donc, la question du refus d’obtempérer… C’est terrible d’entendre les discours des gens qui défendent que des policiers peuvent tuer les gens dans le cadre du refus d’obtempérer. Et ça, c’est simplement un changement de loi en 2017 où les policiers ont obtenu le droit de tirer si la personne présente un danger pour plus tard. Et là encore, les chiffres sont accablants pour la police française puisque en 20 ans, il y a eu un mort en Allemagne. Aujourd’hui, en France, je ne sais pas combien on est pour cette année. Je crois qu’on a 17 morts pour refus d’obtempérer et ça a été exponentiel après la loi de 2017. Et donc, voilà ce qu’on peut dire. Après, il y a des phénomènes assez amusants, si je puis dire. Quand Emmanuel Macron s’en prend aux réseaux sociaux, il n’a pas tout à fait tort d’expliquer que c’est des vecteurs d’organisation, etc., mais si vous vous plongez en 2005, c'était la télévision qui était accusée. C'était les journaux télé qui étaient accusés d’attiser la colère parce qu’il y avait le hit parade des émeutes. Mais je vous assure, et à un moment donné, alors je ne sais plus par quel ministre c'était passé, mais le téléphone avait chauffé entre les services de l'État, on va dire, et les télévisions, et le hit parade a disparu. C'était en voiture brûlée, en poubelle, en arrestation, etc. Il y a des images de CNN absolument incroyables où ils sont incapables Ils mettent Toulouse à Strasbourg, Strasbourg à Varsovie. C’est une espèce avec des flammes, c’est complètement délirant. Et donc, en 2005, il y a les téléphones, mais les téléphones ne sont pas munis de caméras. Il n’y a pas les vidéos, les photos, etc. Mais ceux qui vont être accusés, ce sont les télévisions qui vont comprendre qu'à un moment donné, il faut être un peu responsable et notamment France 2 avait été assez docile par rapport à ça, enfin moi j’ai un souvenir de ça assez frappant quoi.
Après, je passe le micro, mais juste sur les réseaux sociaux, il y avait eu d’ailleurs, je crois, des cadres de Snapchat, TikTok et compagnie de la branche française qui ont été entendus par une commission d’enquête, il me semble. Et il y a eu des images d’une cadre de Snapchat qui dit mais tout fièrement, enfin, sans voir le problème, qui dit, mais non, mais. Mais nous, on a fait un super bon boulot pendant les émeutes. On a fait en gros boulots de modération pour qu’il n’y ait que des gens qui se plaignaient des émeutes et des violences urbaines qui soient diffusées. Je ne sais plus qui avait sorti ces images, mais voilà, des images incitant parce qu’en fait, du coup, ils étaient entendus pour. Parce qu’il y avait même un moment où ils avaient envisagé, je crois, de couper les réseaux sociaux quand il y avait les émeutes, un peu, genre vous incitez à la haine. Et du coup, elle disait assez fièrement qu’ils n’avaient diffusé que le contenu qui vraiment se plaignait des désagréments liés aux émeute, enfin voilà, de gens qui n’approuvaient pas les émeutes. Et c'était… Enfin je suis désolée, là j’ai pas la source, mais si je passe le micro, je peux retrouver.
Alors, ça tombe très mal que vous ayez pas la source, je vais vous dire pourquoi. Parce que à l’instant même, Euryale me dit que, en fait, pourquoi il y a du monde ? Alors attendez, on va les saluer avec un peu de musique quand même, ces gens-là. Hop, hop, hop ! Qu’est-ce que je mets ? Merci Mediapart, merci Rue Planet, merci Fabrice Arfi, merci à tous. Merci à la chaîne Twitch de Mediapart, qui a raidez. Merci. Donc, ça tombe mal parce que Mediapart, ils ont leurs sources. Et là, c’est la honte pour nous. Voilà, et donc à tous ceux qui découvrent au poste, c’est une émission particulière comme à chaque fois, mais celle-ci est particulièrement particulière puisque nous sommes dans le noir. C’est un émission au public. On a fait un quiz et puis là, on discute tranquillement entre amis. N’hésitez pas à suivre la chaîne si vous ne le faites pas. Attendez, je vais vous montrer quand même. Attendez les médiapartiens, partez pas tout de suite. Je vais vous montrer un petit truc. Attends, comment je fais ? Là je suis perdu, tu m’as enlevé Firefox ou quoi ? Robine tu m’as enlevé Firefox ? Attends, je voulais mettre Plenel. Je voulais mettre Plenel… Robin, est-ce que tu es là ? Est-ce qu’est-ce tu pourrais re… Je pourrais vous parler des débuts de Mediapart. J’y étais, c'était bien pire qu’ici. Alors ça va quoi. D’ailleurs le jour où c’est devenu, le jour ou c’est devenu… Bien, je me suis barré. Alors attends, tu t’y arrives là, ou pas Robin ? Excusez-nous, on est en… Voilà, on fait une petite seconde C’est pour vous dire que vous n'êtes pas tombé complètement par hasard. On va m’aider à partir si vous ne citez pas vos sources. Ah, voilà, c’est ça le bordel. Ah, ok, bravo Robin. Si vous saviez, je transpire, je suis… Voilà, les amis de Mediapart, les amis du Mediapart, regardez bien. Merci beaucoup Robin. Super, super, super. Dans la page, don, dans la page don. Regardez, regardez. Regardez ce que nous dit Monsieur Plenel Edwy. On célèbre Jaurès, son discours. Le courage.. Ah ben oui, mais attends, attends, non non non, attendez, Voilà, je le mets, regardez, c’est réalisé, sans trucage, cet été. À gauche Valeur anarchiste. À droite également. Plenel, Edwy, écoutez bien. Je ne pense pas, Alexandre, que tu aies le son, mais dans le tchat, ils l’ont, mais vous, vous connaissez par cœur.
C’est David Machin, il dit la vérité. On est ici à Albi, on célèbre Jaurès, son discours à la jeunesse. J’ai ma source aussi. Quoi qu’il en coûte. Alors David Dufresne, Dave Duf au poste, il dit la vérité. Il fait un travail exceptionnel d’intérêt public. Alors adonnez-vous au post, comme je vais le faire à l’instant. Et abonnez-vous à Mediapart pour un média libre à prix libre. Merci beaucoup.
Merci beaucoup, merci Edwy, absolument merci, voilà, effectivement il a fait un don, voilà donc c'était la période, mais je le dis pas devant l’enquêteur Yannick, oui, alors la source ?
Il y a un article de Numerama qui s’appelle « Aimeux de Snapchat, a-t-il manipulé les vidéos de la SnapMap ? » Avec une vidéo de Sarah Bushawa qui est une représentante de Snapchat qui a été entendue par une commission d’enquête. C’est ça qui explique qu’ils ont très vite modéré les contenus de la snap map. C'était quand il y a une carte où on clique sur une zone où il y avait une densité de contenu posté pour voir les vidéos. Qui sûrement servait aussi à savoir où il se passait des choses, qui dit que très vite, ils ont fait en sorte qu’il n’y ait que des utilisateurs qui se plaignaient des émeutes et pas du tout de contenu pas assez républicain, on va dire.
Mais c’est très bien que vous parliez de ça, parce qu’en effet, je me souviens d’un article très étrange du Monde qui pour le coup, je dis ça sans ironie, qui expliquait que le ministère de l’Intérieur s'était en effet penché, notamment sur Twitter, etc., pour essayer de réguler les réseaux sociaux au moment des émeutes, mais l’article ne disait pas de quelle manière. Voilà, dans l’explication peut-être de pourquoi soudainement ça s’est arrêté, est-ce qu’il y a eu des modifications algorithmiques qui ont été faites ? Je n’en sais strictement rien. J’espère que Mediapart, qui nous écoute, est en train de travailler un peu, parce que bon, ça va, quoi. Ils sont 200, nous, on est 4. Donc voilà, voilà. Est-ce que quelqu’un veut ajouter quelque chose ou nous rangeons les chaises, est-ce que c’est une expérience à renouveler, d’après vous ? Non mais dites la vérité ! Comme il a dit Edwy ! La vérité, ici on dit la véritée ! Oui ? Oui ! Et qu’est-ce qu’il faut changer ? La lumière ! Là il faut remettre, oui ! Voilà, alors en fait je m'étais dit, un vidéoprojecteur ici, ce serait peut-être pas mal, un vidéo proche ici où on aurait le chat parce que là c’est petit et voilà j’ai essayé, oui oui oui vous avez raison, autre chose ? La température. Mais qui aurait pu prédire ? C’est ça la question !
On peut encourager le public à venir en noir et orange, comme ça c’est raccord.
Alors maintenant pour la photo de fin qui va servir de vignette, qui veut venir dans la lumière ? Allez venez venez, venez. Après, on quitte. Venez, venez, les amis. Hop, je vais mettre la scène solo. Paf ! Voilà. Oh là là, c’est top. Là, par contre, vous allez voir, on est cramés. Voilà. Qui veut venir ? Merci beaucoup. Les autres ne veulent pas venir, mais non, mais elle est là la caméra. Voilà. Ah ! La caméra c’est celle-là. Vous êtes bien, vous êtes beau, attend, je vais avancer un peu. C’est trop, là ?
Non, non, pas ça !
Et pourquoi personne ne s’est mis sur le photo de Marie-Hélène ? Euryale est-ce que c’est bon pour la photo de mariage ? Est-ce-que c' est bon pour de la photo mariage ou pas ? Oh non, Lionel, t’es pas à la France Insoumise là ! Arrête, arrête là ! T’es-pas avec Père Jean-Luc là ! Ça suffit ! Ah ben oui, c’est vrai qu’il y a Jessie qui fait les photos. Eh oui, ce sera mieux qu’une vignette. T’as raison, t’as raison. Alors, c’est bon ? Merci à vous tous. Est-ce que certains veulent révéler leur pseudo du tchat pour que les gens qui nous regardent sachent qui est derrière ces beaux visages ou pas ?
J’ai un pseudo un peu long en anglais, c’est CheesyThingSurrenderMonk
Alors ça, tu changes, s’il te plaît. Quelqu’un d’autre veut donner son pseudo ou pas ? Oui ? Non ? Non. Toi, bon.
C’est mon vrai nom
C’est pour ça que c’est cool. Quelqu’un veut redonner son pseudo ? Non ? Bon,c 'était pour avoir des fiches bien nickel, parce que là, ça fait vraiment photo anthropométrique. Vous pouvez maintenant, oui c'était la lumière, vous pouvez maintenant le profil, s’il vous plaît. Chacun le profile. Bon allez, on a arrêté les conneries. Merci, demain à 18h, nous serons avec Brice Gravelle le réalisateur. À chaque fois, je me goure Des idées de génie. Voilà, film hilarant qui sort, je crois, le 2 octobre dans les salles. Il y a plein de projos d’avant-première. Pourquoi vous n'êtes pas restés ? Mais restez, les amis ! Comme vous voulez, un film absolument hilarant et terrifiant sur ce patron de Gifi, qui est une espèce de Bernard Tapie du pauvre, c’est quand même la trentième fortune de France. Un film extrêmement drôle, il a accepté qu’une caméra le suive quasiment partout. Et demain, à 18h, Brice sera avec nous dans le studio d’auposte, que je vais vous montrer si vous voulez le voir. Et on aura des extraits du film et on fait ça juste avant le lancement de la petite campagne d’avant-première de Brice. C’est un film, entre autres, coproduit par Les Mutins. Et j’espère que j’aurai à côté de moi un intervieweur de Bretagne qui porte un nom, un pseudonyme de super-héros, je n’ai pas dit Glaudioman, il réfléchit, il ne veut pas le faire, donc là je le pousse à le faire. Voilà, je t’attends demain, s’il te plaît. Il a fait un très beau texte sur ce film, il a adoré ce film donc ce serait cool que Glaudioman devienne le deuxième interviewer d’au poste. Qu’est-ce que vous en dites ? Glaudioman, t’as entendu ? La foule en délire te réclame. Voilà, je vous embrasse, merci beaucoup. Pardon pour les conneries comme d’habitude. Et bravo à vous. Merci beaucoup. Et là, on arrête. À demain, voilà, à demain les amis. Hop, hop, hop. Je quitte le stream de manière un peu sauvage. Ah non, je mets les crédits, oh là là. Merci Robin, merci, beaucoup, beaucoup une nouvelle fois, tu m’as sauvé la mise. Et merci Alexandre pour le son, Alexandre qui d’habitude sonorise des choses plus simples. Ça dépend ? C’est vrai ?
Alors c'était bien hein Comment ça ? Bah écoutez, merci à tous d'être venus pour David, c'était super, moi je ne connaissais pas du tout l'émission en vrai et je suis content d’avoir travaillé sur ça, c’était très intéressant, franchement, tu as gagné un abonné.
J’y vais, merci ! À bientôt pour une prochaine réunion donc des aupostiens anonymes, moi ça fait deux ans que je regarde l'émission, bon bref, je vous embrasse, j’attends la fin du générique et quelle expérience bon sang de bonsoir, il y a des autocollants si vous voulez mettre ça sur votre lieu de travail et là-bas il y a de la lumière, je filme le couloir, la prochaine fois on le fait dans le couloir. Voila, voilà. Musique de fin, tu veux une musique de fin ? Attends, bouge pas, bouge pas.
J’emmerde les gendarmes Là-haut, là-haut J’emmerde, les gendarmes et la marée chaussée.
