Au Poste hacke (le festival) Médiapart
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Et là, est-ce que vous avez de l’image ?Voilà, là vous avez l’image, c’est un peu normal, voilà son et image donc là je vais taper sur mon micro donc pour l’instant c’est encore vide regardez le magnifique stand d’au poste à gauche Pauline à droite de vous qui est tombée bravo son image ok bon alors attendez je vais je vous fais un petit tour là on est dans les trucs de comment on appelle ça les partenaires, voilà, ils sont là les partenaires. Ils sont là, les partenaires. Est-ce que vous pouvez me dire regardez, espace partenaires auposte. Est- ce que vous pourriez me dire il y a déjà du monde, alors je sais pas ce que c’est pour moi, il faut que j’aille me chercher un café, je vous le dis tout de suite. Alors là j’ai besoin d’informations les amis sur l’image et le son, nous utilisons le wifi du 104, je vous rappelle que l’entrée est libre, regardez c’est là-bas que ça se passe, les gens arrivent par là, là, l' entrée est libre. C’est au Rue Curiale à Paris., merci Sadrunner. Génial. Là, j’ai un micro extérieur. C’est ça les premiers retards, c’est votre capacité d'éliminer un petit peu le retard et la personne qui le fait.
Normalement j’ai un micro pour moi et un micro d’ambiance. Je vous fais un petit peu le tour de la salle qui est composée de quatre journalistes locaux.
Moi, plus précisément, je m’occupe de la question thématique, qui est une grosse question, je suis là depuis trois ans. Donc là, c’est la grande salle des débats de Mediapart et je m’occupe, disons, mon max de travail, c’est de travailler sur qui sont les responsables de la cinématique actuelle. Je me rappelle qu’on en a un dans l’année 23, l’année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. Je m’en occupe sur les responsables, les responsables qui sont là. Vous attendez pour le café aussi. Les grands médecins nationaux énergétiques, à la fois c’est le pouvoir frontal, en fait en France on est quand même un État qui a déjà été condamné deux fois, en justice pour une action climatique. Et aussi ce que moi j’appelle les modes de vie in tubaires, en tout cas les modes de vies des personnes les plus riches, en toute façon à l'échelle internationale, les compétences des plus riches. Et aussi à l'échelle nationale, c’est-à-dire des personnes qualifiées très riches et ensuite j’essaie de travailler aussi sur qui sont les victimes de ces métiers climatiques donc à savoir les minorités et les personnes incisées, les femmes aussi on a plus en plus de travaux scientifiques les femmes sont en première ligne du climatique et d’un point de vue spatial aussi, les quartiers populaires ont encore l’intérêt de commencer quartier là, pour qu’ils soient pro-instaurés aussi. D’autres histoires sur la géographie que vous produisez, qui sont premières en premières lignes.
Peut-être, comme vous le voyez. Ah oui, vous suivez ?
Moi c’est Amélie Poinssot, je remets mes questions liées à l’agriculture.
Vous surveillez !
Ça fait plus de 4 ans qu’on a créé ce poste qui était assez nouveau pour les médias disons parisiens avec l’idée évidemment en leur attachant aux problèmes écologiques et d’appréhender les conséquences écologiques du mode de production agricole dominante. Et puis évidemment aborder à travers les questions agricoles les fondements de la pérennité. Puisque les activités agricoles en France, en France et ailleurs, on en revient évidemment aussi.
Donc, l’intitulé du débat c’est qu’attendez-vous d’un média sur l'écologie.
C’est la présentation du débat. Une émission spéciale, une émission événement au mois de novembre dernier où on a invité des personnes qui sont atteintes de maladies graves en raison de l’usage de pesticides. Et puis une des cibles aussi du travail que je mène à Mediapart, c’est ma responsabilité, mes responsables. Comme le ministère de l’Agriculture, la PAC, la Politique à agriculture commune. Donc on a vu hier d’ailleurs qu’elle m’a encore reculé sur les aspects écologiques. Donc voilà, il y a énormément de dimensions et ça fait un travail riche. Et voilà, on essaie qu’il ne soit pas trop déclinant aussi.
Bonjour à tous, donc moi je m’appelle Lucie de La Porte, j’ai rejoint le Pôle Écologie en septembre. Je travaille sur les questions du logement, donc ce n'était pas évident forcément d'être attaché à ce service. Au départ j'étais plutôt en société, on a créé le poste de logement il y a un peu plus d’un an, avec l’idée que c'était en fait quelque chose d’essentiel dans la vie des Français, c’est le premier poste de dépenses, il y a une grille du logements. Qui est considérablement accrochée ces derniers mois. Donc on voulait absolument raconter ce qui se passait dans ce secteur dans le logement. Et en fait, c’est vrai que la question écologique s’est petit à petit pos écomme une évidence parce qu’un des grands chantiers du siècle c'était la rénovation énergétique des bâtiments qu’on va devoir mener. C’est l’adaptation des villes. Attendez, il y a mon cassé qui arrive. Et donc petit à petit, moi après moi, quand j'étais sur ce secteur, la question écologique revenait en fait systématiquement. Donc on s’est dit que c'était plus intéressant de travailler dans ce service-là. Et puis ce que je trouve aussi assez structuraux justement d'être attaché à l'écologie, c’est que on voit bien qu’on est au cœur d’un jeu à la fois socio et à la foi écologique. Alors on les oppose quand même tout le temps dans le débat public. Et moi je suis confrontée à des sujets qui sont la précarité énergétique, voilà on a 12 millions de français qui vivent en précarité énergétique. Et on voit bien que voilà, les enjeux sociaux et écologiques sont à opposer, ils sont à penser ensemble. Et c’est tout un récit aussi qu’on met à Mediapart, Je ne veux pas être tellement plus longue. Jeanne-Pierre ne gardait pas avec nous, parce qu’elle est avec le castor aujourd’hui. Mais voilà, vous la connaissez, c’est elle qui dirige le service écologie. Et elle, elle traite toutes les questions, notamment liées au nucléaire. Elle fait des enquêtes sur le nucléaire.
On a dit que c'était une durée, t’as dit lettre. Dites-moi si c’est vrai. Je ne sais pas si ça a été du repos pas introductif de Carine Fouteau. Effectivement, depuis 7 ans, on a deux nouvelles pour rédactrice en chef. On en est là, il produit le titre de la rédaction. Il y a trois priorités éditoriales, c’est la question des médias, dans la critique des médias, il y a même un poste qui a été ouvert sur cette question-là, l’extra-droite, on vit dans un monde aujourd’hui où l’Extrême Droite est au bord du pouvoir, et la troisième grande priorité, c’est évidemment l'écologie, comme on l’a dit aujourd’hui à l’heure de la crise climatique, de la crise de biodiversité ou de la crises écologique, on se dit qu’elle va vraiment venir en force. Pour en terminer le dialogue, on est super contents de recevoir par 4 de banlieue climat. Peut-être pour commencer, déjà en fait quand on entend les mots banlieues et climat, ce n’est pas des mots qu’on entend souvent racoler. Est-ce que peut-être tu peux nous présenter deux choses peut-être d’où tu viens, quel âge tu as et c’est quoi banlieue, quelle est cette structure banlieue climat qui est relativement difficile.
Je vais répondre à la question, mais moi ce qui m’intéressait avant c'était qu’il y a quelqu’un qui est avec des castors actuellement, est-ce que tu pourrais nous en dire plus ?
Pour t’en dire plus, oui, il y a quelqu’un qui a fait la question. Donc, de ce que je sais, elle fait une sortie naturaliste dans la Drôme avec plusieurs chercheurs pour faire l’observation de Castor et c’est tout dans un, peut-être plus, en plus, à dire comment, mais c'était plus pour du travail, il en fait, il a toute une nouvelle pensée sur, on va dire, Il y a entre espèces, entre le vivant en fait, le nom de l’espèce, où c’est des chercheurs qui travaillent vraiment à ça, au moment où on dit c'était garde avec des animaux et notamment des camisards.
On va en parler très bientôt dans mes diapos, ça marche bien pour moi. Mais il se trouve qu’il y a une exposition que je vous conseille en ce moment, qui est au drawing lab d’une artiste qui s’appelle Suzanne Husky, qui travaille sur le pouvoir hydratant des castors, c’est-à-dire comment les castors parviennent par leur barrage à réhydrater nos paysages et en fait comment leur disparition. A en partie entraîné la crise de l’eau qu’on connaît. Donc je vous invite d’avoir cette exposition, c’est des textes très intéressants du philosophe Baptiste Morizot et donc Jacques Linard a la chance d'être ce week-end avec Susan Husky et Baptiste Morizot pour aller voir le travail concret des castors dont on essaie de réintroduire.
Et d’ailleurs, c’est vrai qu’on a souvent des articles un peu déprimants, etc. Mais la réintroduction des testeurs, même si, bon, elle est en concurrence avec leur réalisation, l’artificialisation des sols, on peut en parler. C’est un petit espoir de faire évoluer le paysage et la situation hydrologique.
Ça me va très bien, on soutient la réintroduction des casseurs avec moi et le climat, on va se souvenir, parce que nos paysages, on a besoin de les changer. Est-ce qu’on le vend à main ? Qui connaît pour le climats ? Puis à Strasbourg, puis à Londres, après j’ai tout arrêté pour me lancer dans ce projet-là avec le cap de l’Allié et le roi d’Amélie, Sanas et Itoli, et Sejo le Rapper. Donc on est tous les quatre cofondateurs. On s’est réunis autour d’un constat. D’un commun qui était la question de la santé. À quel moment on s’est rendu compte que la question écologique… Sur la décarbonation, sur le climat, les eaux solaire, Gréta, machinsuper ça c’est l’humain sauf que nous nos réalités à nous c’est la question de la santé Bal de mâle, Seine-Saint-Denis, à chaque fois on est les plus exposés. Et pourtant il y a ce discours qui dit, c’est pas un sujet pour nous. Comment ça s’appelle un sujet, frérot ? C’est un sujet, à Bagnolet. 2023 c'était ça, tester notre formation. Est-ce qu’avec un format de 8 heures, on arrive à embarquer sur les questions climatiques et écologiques énergétiques de manière suffisante… Très bien fonctionner parce qu’on a réalisé qu’après ces huit heures c'était complètement autre chose. On avait des jeunes qui venaient à huit heures du matin à Cergy qui n’avaient pas envie d'être là, moi non plus j’avais pas envie d' être là mais j’ai oublié d'être là. Mais eux ils avaient trop l'énerve, qu’est-ce qu’ils me racontent du lave, l'écologie, de qu’est ce qu’il me raconte ? Qu’est-c On vient, les huit heure à la fin, en rêver, ils ont toutes les connaissances et la précision d’assurer
On se baladait, là c’est qu’on atelier, rencontre, c'était sur X-Puto, Live Twitch. Alors c’est le Live Twitch de comment ? Là pour l’instant c’est vide, ça va se remplir dans l’après-midi. Je vous montre quand même les petites salles. Et on ira les voir parmi les dernières dans quelques instants. Voilà, c’est des débats un peu plus petits. On était dans la grande salle. Et moi, comme un con, j’avais pas de souci pour me choper un café. Laurent ! On est en direct. Viens, viens, viens Laurent. Viens. Mets-toi devant Mediapart. Laurent Mauduit, un des quatre fondateurs de Mediapart, est en direct au poste. À l'époque, en 2007, vous êtes quatre garçons, une fille. Aujourd’hui, c’est quatre filles qui sont à la tête de Mediapart. Quelle est donc cette révolution ?
C’est formidable, c’est-à-dire qu’on a pour une fois, ce qui n’est pas toujours le cas dans la presse, mis en pratique dans la vie interne de Mediapart, les principes éditoriaux que l’on défend. Souvent il y a des formes d’hypocrisie qui font que dans les médias il y a des grandes provisions de foi et puis ensuite, par exemple on fera le jour, on fera la clarté, puis on fera tout en pratique, c’est obscur. Même chose pour la parité, donc voilà, on a mis en pratique nos principes.
Bon alors le Saint Patron s’est barré, Edwy t’es content toi ?
Depuis le début on a affiché un projet collectif, il n’y avait pas de patron, il y avait pas d'éditoriaux non signés avec le point de vue du patron, ce qui est le cas dans la vieille presse, la presse papier. Donc c’est bien du coup comme la fille, c'était notre porte-étendard,mais là du coup il n’y a plus de porte-étendard même s’il va continuer à écrire, comme je le fais moi aussi, voilà c' est le collectif. Car il ne sera pas le porte étendard, voilà, mais c’est bien le collectif, c'était quand même le projet d’initiative.
Est-ce que tu te souviens des tout débuts de Mediapart ?
Par rapport à aujourd’hui. Ah ouais, j’ai des souvenirs très chaleureux avec un certain David Dufresne. Arrête, t’es connu. Non mais c'était le début satinant mais très chaleureux parce que nous on arrive de la presse écrite donc c’est de l'écrit. Au début quand on fait un article, il n’y a pas de lien hypertexte, il y a pas photo, il n’a pas de son, il a pas vidéo et donc avec David, avec toi, moi je fais, j’ai des éditos vidéo.
Alors tu sais que parfois j Parce que bon toi ton gros truc c’est la finance, c’est les corrupteurs…
Le capitalisme de la Côte d’Ivoire, c’est la française.
Voilà, c’est ça. Et à chaque fois, je passe derrière la grande bibliothèque, je repense à un édito vidéo qu’on avait fait de vous, je ne sais plus quel tour de…
On a ce tour d’une banque qui était BPCE qui emploie les caisses des phares. Il y a eu un scandale qui était le mec, le bras droit de Sarkozy, François Perrault, qui avait en pleine crise financière ordonné la fusion de deux banques, les caisse des pharisiens et les banques populaires, pour créer BPCE et hop, une fois qu’il a fait la fusion, il change de côté, il quitte, il y est, il passe d’abord, avec un soupçon de prise illégale d’intérêt. Et donc, on était ensemble, tous les deux qui m’avait initié à cette forme d'écriture formidable qui est l'écriture multimédia et donc on avait fait un édito sur le capitalisme culturel.
Sur le fait qu’aujourd’hui Mediapart soit devenu quasi hégémonique sur la presse indépendante, alors tout à l’heure je vais aller voir les stands des partenaires, vous accueillez cordialement des titres, etc. Mais est-ce que ça te fait pas un peu de peine de te dire finalement, c’est Mediapart qui mène la danse et puis il n’y a pas grand monde de solides derrière qui faut aider ?
Observez bien, nous, on n’a pas fait ce qu’avait fait Rue89 en d’autres temps, qui était de monter des antennes locales de Rue89. D’entrée, on a dit qu’on n’aurait pas de position impérialiste, si je peux dire. Donc on a dit qu' on aiderait les jeunes journaux qui se créeraient sur le modèle de la dépendance et le nôtre pour les aider dans les partages éditoriaux. Qu’on pourrait les aider, éventuellement en rentrant un tout petit peu au capital pour les aider. Mais voilà, on est dans un basculement technologique numérique qui peut prendre deux, trois décennies. C’est qu’il y a un vieux monde qui s’effondre et qui ne se maintient que grâce à quelques oligarques dangereux. Et puis, un nouveau monde qui émerge avec des bouillonnements, des échecs, mais aussi des buts de succès, tu vois. Donc, il faut quand même la démonstration de Mediapart, c’est qu’on a vécu, non pas une crise de la demande comme on pensait il y a 20 ans, mais une crise d’horreur. Et dès lors que tu fais un produit de qualité, tu le sais très bien, la bonne nouvelle c' est que les citoyens sont au rendez-vous. Donc il faut prendre le temps pour qu’il y ait quand même un discrédit qui pèse sur la presse. Il faut regagner du crédit, donc le chemin est long, mais je trouve qu’il y a un petit coin de ciel d’eux qui commence à apparaître.
Alors deux petits points, après je te laisse s’avouer cet instant. Deux petits points. Tu sors un livre là, contre Amazon si j’ai bien compris, enfin sur Amazon et ce système-là, ça sort chez Grevis ou Divergence. pardon. Ouais, ouais, voilà.
Petite maison d'édition, c’est une dix plus fois celle-là sur Amazon. Qu’est-ce qui tombe ?
Qu’est-ce qui te prend à t’en prendre à Amazon ?
J’ai fait un petit livre pour essayer de dire que le sort de la presse et du monde de l'édition des livres était identique et que l’un et l’autre étaient prêts en tenaille entre des milliardaires dont certains ultra dangereux comme Bolloré et les géants du numérique. Alors pour les livres c’est Amazon qui depuis 20 ans essaie de casser le prix unique du livre et puis pour la presse c’est Google et Facebook.
Est-ce que le son est bon, est ce que vous m’entendez ? Est-ce que vous m’entendez ou pas ? Là, il faut me dire l’image, les sons, comment c’est. Il n’y a qu'à 1 minute, c’est le tuyau d’arrivée. T’es en retard celle-là. Ok, on va rester sur Ninja, merci beaucoup Robin, je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec le SRT, est-ce que c’est moins fluide ou c'était pareil ?
Je pense que le son est un peu moins bon.
Je peux vous dire qu’il y a des gens qui m’arrivent et que j’ai trouvé ça… Oh non, non, c’est pas un problème, c’est un problème. J’ai un truc que je veux dire, je lui ai appris. Le sport du vélo là-bas, c’est des mallettes. Ils ne m’ont pas écouté, regardé. Allez-y, faut que tout le monde ait mal à la tête, qu’ils me laissent un jour, qu’on s’emballe, mais allez-y. Porte-y ! Donc… C’est bien sur la question sur les maladies, je trouve qu’il y a deux points d’intervention. La première, c’est l’image qu’on va dérouler. Deuxièmement, c’est l’image qu’on va prendre.
Donc on va continuer le tour du propriétaire, donc voyez, le bon peuple arrive, là je vais essayer d’interviewer une amie, Gabrielle Juhel, dites-moi si vous entendez Gabrielle. Alors Gabrielle, elle est productrice de cinéma et de télévision, elle travaille dans le sein. Je suis un petit producteur qui s’appelait Le Bureau Film. Petit producteur, produit Un pays qui se tient sage, et Gabrielle, est directrice de production. Et voilà que Gabrielle maintenant, elle démarre. Alors attend, oui, on ne l’entendait pas parce qu’elle ne parlait pas encore. Est-ce que vous l' entendez maintenant là ? Il faudrait que tu parles, t’expliques le projet.
J’explique le projet, alors les plus derrière moi sont des gens qui ont fait des très gros métiers. Et le propos du film, c’est de parler de l’affaire Sarkozy-Kadhafi avec l’ampleur du cinéma et de parler tout ce qui tourne autour, ça veut dire l’impunité, la démocratie, qu’est-ce que font les gens qu’on élit ou pas d’ailleurs. Avec l’argent du dictateur, et c’est un chemin à l’idée par Yannick Kergoat
Voilà qui a fait la très grande évasion et les Nouveaux chiens de garde qui sont des films supers qu’on va voir. Il est là, il est là. Il y a des cœurs en photo. Là, il y a un dénommé Arfi et un dénommé Karl Laske, très, très défavorablement connus de nos services.
Avec des super-détournés de l’investigation et un super réalisateur de documentaires. Et c’est un peu le film seum de 12 ans d’enquête de Mediapart, avec des interrogations qui sont beaucoup plus larges que de simples détournements d’argent de dictateurs pour des campagnes présidentielles. Et c’est un procès, événement, qu’on aura à deux, qui sont le 6 janvier 2025.
Parle un peu plus fort, ma chère Gabrielle.
Et on se retrouve à la prochaine !
Si on ne t’entend pas très fort, c’est bruyant.
Au procès janvier 2025, le film sortira en même temps. Peut-être la première fois qu’on verra un président de la République condamné à de la prison ferme. Les amis, il faut mettre de l’argent pour ce film.
Alors c’est ça, donc il y a un QR code, alors vas-y, mets-le bien droit, attends là il y en a un reflet, attends là y a pas de reflet. Non, sur le petit flyer. Ah ouais, sur le flyer, voilà. Il n’y aura pas de reflets. Normalement vous pouvez faire le, tiens, veux-tu le ? Voilà, c’est magnifique. Bon, oui, voilà ! Sans Gabriel, il n’aurait pas eu un, pays qui se tient sage o le dire. Voilà, donc elle a monté sa boîte parce qu’elle est discrète, elle a pas expliqué, mais en fait elle monte sa boîte pour notamment produire ce film avec Mediapart. C’est un film de cinéma ou de TV ?
Et c’est un film cinéma qui sortira dans toutes les bonnes salles par un super distributeur de films jours de fête.
Oh, très bien. Bon super, à tout à l’heure et bonne collecte ! Bon alors chers amis bonjour là il faut qu’on fasse des petits réglages donc il y avait beaucoup de bruit là je tape dans le micro est-ce que vous entendez quand je tape dans le micro Là, j’ai besoin que vous m’aidiez, chers amis, pour les réglages son. Le coin, malheureusement, que le tapis oui, oui, on entend les tapotements. Bon, alors, est-ce que vous avez entendu un petit peu Gabrielle ou pas du tout ? C’est mal, mal, c’est léger. Un peu basse. Est-ce que Robin est parti ou pas ? Oui, parce que moi je parle très près du micro, parce je peux faire un truc où c’est, il est parti. Alors ce que je vais faire, c’est que je vous montre le stand d au poste et je vais peut-être donner le micro aux gens pour qu’ils puissent parler dedans. On va faire ça. J’installe le petit truc. Le micro-portable que je mets le petit truc, là c’est au poste. Voilà. Alors, si je parle là, est-ce que vous m’entendez ? Imaginez, est ce que c’est mieux que quand Gabrielle parlait. On fait des tests en direct et comme ça on pourra ensuite partir. Là, l’idée c'était de donner le micro main aux gens que je vais interviewer. Dites-moi si c’est mieux pour vous ou pas, bon on va faire comme ça, on va le faire comme ceci. Ah non, attendez, je remets mon micro.
Oui, oui, oui.
Bon d’accord, d’accord, on fait très bien. Alors, Association des journalistes antiracistes et racistes. Racontez-nous !
Alors, moi je suis Christelle Murhula, coprésidente de l’association Jar.
Parce que moi, je ne vous entends pas du tout, mais ce qui compte Alors attendez, est-ce que vous entendez madame ? Oui, vous êtes ?
Christelle Murhula co-présidente de l’association des journalistes antiracistes et racisés, donc la JAR, avec Arnaud Pedran, qui est à côté de moi, qui lui aussi est co-président.
Alors les gens vous entendent très bien, et moi pas du tout, vous avez une toute petite voix, c’est absolument incroyable, mais l’essentiel, écoutez, je vais improviser, je n’entends pas vos réponses, mais je vous pose des questions. Bon, c' est quoi la Jar ?
L’association coïncide avec le traitement médiatique raciste dans les médias. Et en fait, on fait pas mal de veilles médiatiques, de décryptages médiatiques pour expliquer en quoi est-ce qu’un reportage, un article, un titre peuvent être racistes et on interpelle les médias pour justement expliquer quels sont les biens racistes qui peuvent être faits dans les traitements médiatiques. À côté de ça, on fait aussi de l'éducation médicale dans les collèges et les lycées, on fait beaucoup d’interventions. On est aussi en école de journalisme et on organise aussi des tables rondes, des événements. Je ne sais pas si c’est un truc à ajouter.
On est là d’abord pour ça et ensuite aussi pour changer les représentations médiatiques par tout ce que vient de lister Christelle.
J’ai publié hier ou avant-hier une photo des quatre femmes de Mediapart qui sont à la tête de Mediapart puisque Mediapart a fait sa révolution, voilà, et j’ai eu quelques commentaires dans les tweets en disant quatre femmes blanches. Qu’est-ce que vous pensez de ça ?
Il y a pas un conflit d’intérêt parce qu’on travaille tous les deux à Mediapart
Vous travaillez avec tous vos amis,
Non mais je pense que Mediapart n’aura pas de problème, voilà, Mediapart, ils en sont conscients, c’est déjà assez énorme, enfin, il y a beaucoup de médias qui en sont conscients qui n’en font pas grand-chose, je pense qu’il y a des médias de gauche qui en sont conscients, ils sont surtout conscients je pense, du fait qu’en termes de marketing, ce n’est pas très bon. Je pense que Mediapart a la différence avec d’autres, enfin je sais en tout cas que pour être dans la, pas loin de leur, enfin non, je travaille à Mediapart, qu’y a un vrai processus qui est enclenché sur cette question-là. Avec un truc financé, pour penser ces questions-là en interne, de façon complète, en termes de recrutement, d'écriture d’articles, de correction, de direction.
Enfin, j’ai l’impression quand même que chez Mediapart, c’est vraiment en réflexion. Enfin, qu’il y ait une réflexion qui est entamée, une réflexion qui n’est pas forcément entamée partout. Et ne serait-ce que par rapport à cette image-là, je pense que c’est un problème plus global qu' il faut pointer. Qui a accès aux postes de responsabilité, qui a accès à la rédaction en chef, ce sont des journalistes qui ont pu faire leur trou. Et des journalistes qui ne sont pas racistes et qui sont pour la plupart blancs. Puisqu’il y a aussi une espèce de plafond vert pour les personnes racisées dans la profession. C’est que beaucoup, en tout cas deux membres de notre association sont pigistes, donc à des postes qui sont très précaires, n' ont pas forcément de CDI, ne sont pas chef de rubrique, ne sont rédacteurs en chef, etc. Donc forcément, plus on monte haut dans la hiérarchie, moins on va trouver de personnes racisées. Donc forcément quand il y aura des nominations de rédaction en chef direction de la rédaction, etc on ne trouvera pas forcément de personnes racisées sur les photos.
Le tchat vous demande, parce que là on est en direct sur au Poste, vos voisins là, on comprend qu’ils vous ont pris la moitié de votre stand là pour la banderole, bon bref. Le tchat nous demande si vous êtes un syndicat de journalistes.
On n’est pas un syndicat, par contre on travaille en rapprochement avec les deux syndicats majoritaires, le SMJ et le SMJ-CGT. On travaille énormément avec eux, beaucoup d’entre nous sont issus de la CGT ou du SMJ. Donc on n’est pas un syndicat à proprement parler. On fait office de, des fois, parce qu’on existe aussi parce qu’en fait, pas grand monde défend les journalistes racisés. Donc des fois on a pu faire des communiqués qui ressemblent à des communiqués de syndicats. Mais si vous lisez nos communiqués, en fait, on redirige vers les syndicats parce qu’on croit aux outils syndicaux. Et donc on est là pour soutenir les personnes racisées et les rediriger aussi quand c’est possible vers des outils syndicats pour faire valoir leurs droits parce que le racisme n’est pas légal dans une rédaction. Les discriminations racistes, tout ça peut constituer des choses qui sont actionnables en tant que syndicalistes, représentants du personnel, etc. Donc on n’est pas un syndicat pour vraiment parler, par contre, on travaille avec eux.
J’ai une dernière question qui me vient à l’esprit, vous avez combien d’adhérents à CNews ? Alors racontez alors !
Non mais c’est des personnes qui ont besoin de travailler, qui ne trouvent pas forcément de postes dans des rédactions qui leur font rêver, et qui ont besoin de travailler et en fait ils sont pour la plupart dans la rédaction web de CNews et pas à la télévision et en fait la rédaction web de c news embauche beaucoup de journalistes et notamment de jeunes journalistes.
Est-ce que ça veut dire que, là c’est vraiment une question innocente, est-ce que ça veut dire pas innocente. Vous allez comprendre. Est- ce que ça veut dire qu’on embauche des journalistes racisés là où on ne les verra pas ? C’est-à-dire sur le web et pas à l’antenne ?
En vrai, à Cnews, il y a des personnes racisées à la télé.
Ça, oui, c’est bien.
Et qui n’ont pas du tout les idées que l’on défend, mais en fait, sinon par contre, enfin je ne sais pas si c’est anecdotique ou pas, mais les adhérents qu’on a à CNews nous disent qu’ils ont vu plus de racisés visibles à CNEWS en web que dans beaucoup d’autres rédactions, et ça je pense que c'était quelque chose que les rédaction de gauche, notamment, devraient se poser comme question sérieusement, c’est comment ça se fait, comment c' est possible, alors après c’est probablement dû au peut-être que cnews. Il y a 20 jours qui ont des problèmes avec la lignée éditoriale, etc. Donc peut-être que tout le monde n’accorde pas de la même manière. Mais voilà, nous, ce qu’on dénonce souvent dans les processus de recrutement, c’est une sorte de dévotion aveugle aux journalistes qui sont passés par des écoles reconnues, au mépris du coup de leurs compétences, et je ne sais pas si du coup la rédaction web de CNews en fait fait plus attention à des parcours dans leur globalité et permet du coup d’avoir des personnes racisées, parce qu’en fait il y en a plein de journalistes racisés qui existent. C’est juste qu’ils n’ont pas tous fait les écoles reconnues, le CFJ et compagnie qui sont des machines à reproduction d’une certaine élite journalistique, blanche, bourgeoise, etc. Donc pour moi en fait, la question se pose si quelqu’un est à CNews et veut adhérer chez nous on va quand même lui poser la question de ce que cette personne pense de la ligne éditoriale. Mais après voilà, on peut concevoir certaines choses et je pense, encore une fois, que ça raconte beaucoup de choses des rédactions de gauche, qu’il y a plus de racisées au web que dans d’autres rédactions.
Pas de mauvais procès en racisme à CNews, demande Juby Fox, voilà. Non, non, mais avec un smiley. Ah, d’accord. Ça ne retient rien de ce qu’on pense. À JAR, il n’y a pas de smiley qui connaissent pas. Bon, est-ce que vous voulez tendre ça pour que les gens puissent scanner le Qr code à travers leur écran ?
Soit vous le scannez, soit vous allez sur notre site. Oui, ou sur le site, ouais. Vous tapez Ajaracisé en un seul mot avec un S, deux E. Désolé, c’est un peu compliqué, ajaracisé.fr. Vous tomberez sur notre site et vous trouverez de quoi nous soutenir, des liens pour nous soutenir. Et si vous êtes concerné, journaliste en rédaction, racisé, vous pouvez adhérer et rejoindre notre session et nos combats.
Et si vous voulez aussi nous soutenir, vous pouvez vous rendre sur le site et nous envoyer des dons. J’ajouterai, on cherche des financements pour un énorme événement à la fin de l’année.
Donc si vous avez beaucoup d’argent et que vous voulez nous contacter, on aimerait échanger avec vous.
Alors, les amis, ça va être le problème de ce tour de table, c’est que tout le monde va vous demander du pognon, et nous au poste, on vous en demande aussi, donc c' est la merde. Bonne journée, à tout à l’heure, Merci beaucoup. Merci. Vous voulez dire un mot ? Non ? Non, c' est bon ? Ok. Je ne vous ai pas filmé. Merci. Oui, j’ai compris, j' ai compris. Alors, voici notre stand-up poste avec à gauche, Bonjour Colère, à droite, Bonjour Bonjour Céline, Ramonazarate. Derrière, vous avez la magnifique banderole faite par les copains d’Alternatiba. Le tchat vous remercie. Alors, je vous montre le petit stand d’auposte. Ici, les best-of de Euryale, qui tournent en boucle. Ici, les politiques, si vous êtes sur Paris, venez en chercher. Les petits stickers de poste, vous pouvez remplir aussi votre e-mail pour la newsletter, et si vous faites, c’est marrant que l’un d’entre vous le fasse maintenant, si vous faites ce QR code, normalement vous arrivez directement à la page des dons. Alors on va faire le client mystère. Bonjour, je suis le client mystère.
Bonjour. C’est quoi le poste ?
Comment ? C’est quoi au poste ? Alors viens !
Auposte, c’est un média indépendant qui s’intéresse aux libertés publiques, à la politique, au cinéma, au féminisme qui a été créé par David Dufresne C’est qui celui-là ? Un ancien journaliste, réalisateur, écrivain qui s’intéresse à tous ces sujets-là et qui veut mettre un peu de trouble dans l’ordre dominant et les émissions sont en live, en replay, on peut s’abonner, on peut chatter pendant l'émission et c’est une communauté très sympathique.
Jimmy Fox rigole beaucoup, Sadrunner me dit, un gars chelou, obnubilé par la couleur orange et de café. Alors, j’avais l’air d’un fond, j’ai fait la queue pour le café et j’arrive là-bas, je n’avais pas de souci. Bon bref, comment ça marche là, il y a du monde ou pas ?
Oui, oui, oui il y a des gens qui ne connaissent pas, mais qui connaissent David Dufresne. Il y à des gens qu’ils ne connaissent pas du tout et qui sont intéressés. Oui, oui, ça marche pour tous les âges.
Et alors j’ai l’impression que Pauline, ce qu’elle fait surtout, c’est qu’elle vend son émission de jeudi prochain. Je vois qu’il est beaucoup sur la page des convocations.
Ah ouais, elle parle de toutes les émissions.
Merci beaucoup Céline. Donc en fait, le visage, c'était Ramonazarate dans le tchat. Voilà, je sais plus, il y avait quelqu’un qui te disait bonjour. Je crois que c'était Valeur Anarchiste. Ah bonjour Bruno. Bon bah c’est génial, c'était génial. Putain je commence à avoir soif non ? Oui, oui. Comment vais-je faire ? Est- ce-que tu peux me donner mon portefeuille ? Tu devrais être dans la poche là ? Non, non, non. De la veste. Là, à l’intérieur. Vous voyez, c’est le mien ! T’es orange ! Tu voudras faire la aupostienne et tu veux te promener, interviewer les gens ? Quand veux-tu ? Non ? Tu n’as pas envie ? Non, ça ? Elle n’a pas envie. Merci beaucoup Céline, merci beaucoup ! Alors, voici des gens qui nous ont donné un mètre pour mettre notre banderole et on a vérifié qu’ils pouvaient bien, je te donne le micro, qu’il pouvait bien projeter. On a largement la place. Voilà, voilà. Alors, alors, c’est l’heure de c’est quoi, We report, alors il faut que tu parles un petit peu au fond, parce que moi, si je t’entends pas, mais les gens t’en entendent très bien.
Eh bien We Report, c’est un collectif de journalistes indépendants qui s’est créé il y a dix ans, donc en fait nos dix ans cette année. Et on travaille pas mal avec Mediapart, d’où notre présence ici, et on fait des enquêtes collectives avec la petite particularité, c’est qu’on est européen. Donc il y a des Français, des Italiens, des Suisses et des Allemands dans le collectif.
À vous comptez les Suisses dans les Européens ?
On est sympas, on est sympas.
C’est une question personnelle qui n’a rien à faire ici.
Ceux-là, ils sont bien. Et du coup, on produit ce genre de petites choses, des enquêtes sur le long terme, que ce soit les violences sexuelles dans l'église, parce qu’on est pas mal basé en région Rhône alpes donc il y a que les affaires Barbarin autour de Lyon, et puis récemment on a fait une enquête sur Interpol, donc ça c’est moi personnellement avec un journaliste allemand et Daphné Gastaldi et Mathieu Perdis qui ont enquêté sur la privatisation des crashs.
Alors Daphné, on la connaît, elle est de médias vivants.
Elle est de We Report et de Médias libre,
Pardon, pardon. On avait suivi son Média Vivants sur les crèches et alors puisqu’on est au poste, est-ce que tu peux nous parler des révélations sur une police sous influence ?
Moi j’ai enquêté pendant dix ans sur Interpol parce que je suis basé à Lyon et que le siège d’Interpol est à Lyon. Et en fait on a travaillé sur les financements d’Interpol, comment Interpol était financé par les industriels du tabac, par la FIFA, par les industriels de la pharmacie, et que c'était une police qui était sous-financée, et du coup qui ouvrait son financement soit à des dictatures, soit à des industriels privés. Donc on a sorti ce livre au bout de dix ans d’enquête à la fin de l’année.
Et qu’est-ce qui a provoqué cette enquête ?
Il y a eu pas mal de petits impacts, déjà c’est une organisation qui est sous-médiatisée dans le sens où on va avoir une dépêche AFP, un communiqué de presse qui va relayer les opérations d’Interpol mais personne s’est vraiment intéressé au fond. C’est le premier bouquin qu’il y a depuis 30 ans sur l’organisation et du coup elle a amené quand même les projecteurs sur le fonctionnement d’Interpol. On a provoqué pas mal de changements internes, il y a eu des chartes financières qui ont été créées au sein d’Interpol. Là plus récemment on est repartis sur le passé nazi d’Interpol, il y a des histoires mais en fait…
Ça c’est le côté allemand
C’est tellement ça, ouais.
C’est ça ?
Et en fait on rappelle qu’Interpol a été aux mains des nazis pendant la guerre, et ça en fait c’est une histoire qui a été complètement oubliée, que dans sa propre histoire Interpol qui fêtait ses 100 ans l’année dernière, faisait exprès d’oublier en tout cas, ne rappelait pas cette histoire-là, donc en fait, on a changé le site internet d’Interpol dans les 4 langues sur l’histoire nazie de l’organisation.
Le livre est sorti quand ?
Il est sorti en octobre. C'était pour aller au-delà du mythe aussi, on a toute cette image d’Interpol qui est dans les films, sur Netflix, de l’agent qui parcourt le monde une arme à la mort et en fait qui est complètement fausse.
Interpol pour moi, mais dis-moi si je me trompe, c’est plus une sorte d’administration qui collecte les informations des différentes polices pour les redistribuer, mais ce n’est pas quelque chose d’opérationnel ?
Non, très peu opérationnel en fait, c’est un canal d’informations, c’est un tuyau entre les polices du monde entier qui se partagent les informations. Après, ils ont des outils d’expertise sur la cybercriminalité qui sont intéressants. Mais vu que c’est une organisation qui est sous-financée, ils sont très peu opérationnels. Ils sont beaucoup moins que Europol qui est l'équivalent européen et qui a un plus gros financement qu’Interpol qui est sur 195 pays.
Interpol, je ne sais pas si tu l’as dit parce que je ne t’entends pas toujours, c’est Lyon au départ, non ?
Le siège mondial est à Lyon, pas au départ parce qu’au départ il était en Autriche, après la seconde guerre mondiale c'était à Paris pendant très longtemps et depuis la fin des années 80 c’est à Lyon.
Je reviens sur We Report, il y a de plus en plus de collectifs internationaux, européens. Au-delà évidemment du bon côté des choses, est-ce que ça ne signifie pas la faiblesse des titres dans chacun de leurs pays qui ne peuvent plus faire face seules, soit à la masse d’informations à traiter, soit aux procédures bâillon ? Qu’est-ce qui fait que vous vous retrouvez comme ça en poussant ?
Alors déjà, on a un collectif de pigistes à la base, il y a le côté un peu survie des pigistes. C’est-à-dire qu’on a un collectif de pigistes qui a été créé à Lyon. Alors je vous dis qu’il y a plusieurs nationalités, mais tout le monde est francophone dans le collectif. Et en fait, après, oui, on fait des enquêtes à notre petit niveau, on va dire modestement au niveau européen, sur deux, sur trois, sur quatre pays. Et en fait, oui on va parfois chercher des bourses, par exemple, européennes, parce que les médias n’ont pas forcément les reins solides pour pouvoir payer sur 3, 4, 6 mois des enquêtes. Donc on a eu l’objet d’aller chercher des financements externes ou faire du bricolage du système D pour pouvoir travailler pendant des mois ou des années sur certains sujets et les vendre. Notre force, c’est qu’on peut par exemple l’enquête sur Interpol, elle a commencé dans un petit journal lyonnais et elle a été aussi vendue en Allemagne, en Suisse, en Autriche avec mon collègue germanophone, donc ça permettait de multiplier les piges et on en a fait un documentaire sur Arte aussi, donc on essaye d’avoir cette approche pluri-média pour voir s’y retrouver aussi sur les enquêtes.
Super. Merci beaucoup Mathieu. Ça marche chez nous, là ? Il y a des gens qui te parlent ou t’es tout seul ?
Non, non, non. Je suis sollicité
Bien, bien, bien. À plus tard. Merci à toi. Alors, je voulais aussi vous montrer, parce que je ne sais pas si vous avez vu, le magnifique collage. Abonnez-vous de Pauline. Au revoir. Salut,Sentier Battant ! Alors, est-ce que vous pouvez me dire si l’image va bien, le son ? On va aller là où il n’y a personne, pour ne pas déranger les gens, bonjour. Non mais je reviendrai, je reviendrai ! Bonjour Retro News, ici Future News, bonjour, bonjour, alors racontez-nous, vous êtes assis sur un tas d’or, un trésor qui s’appelle Gallica, racontez-nous ce que c’est que Retro news.
Alors Retro news…
Alors, il faut parler de soi parce que moi, je ne suis rien. Non, eux, ils ne t’entendent pas bien, c’est compliqué, oui, c’est compliqué.
Retro News, c’est le site média d’archives de presse de la BNF. Donc on a à peu près mis en ligne plus de 2000 titres de presse qui sont publiés entre 1631 et 1953 pour des questions de droit. Donc chaque année, on gagne une année. Et on a donc toute une partie où on peut consulter ces archives avec le moteur de recherche et on a surtout un super média puisque la presse parle de tout, de politique, de société, de très divers, etc. On refait toute une histoire par la presse. Donc on parle de grand jalon historique, on parle un peu aussi de l’actualité pour y mettre un peu plus de temps long de réflexion sur les débats actuels, comment est-ce qu’ils ont été amenés, perçus il y a plus de 3 siècles, un siècle, 2 siècles et voilà.
Et alors, vous avez aussi fait des podcasts, est-ce que vous les faites encore sur le crime ?
On va relancer une nouvelle saison en 2025 du podcast sur le crime, effectivement, parce qu’il y en a plein les pages de journaux.
C’est M. Baumgartner qui s’occupe de ça.
Thomas Absolument.
Absolument, de la société WAVE, très bien, et pour les gens du chat, l’autre jour quand on avait reçu Arnaud Houte, l’historien sur la police, je lui avais dit « ah ouais, vous aviez fait un super truc sur les apaches » et ben c'était Retro News dans sur les podcasts.
Oui, on l’a fait intervenir parce qu’il publie là-dessus et qu’on a toujours cette idée de raconter en fait un fait divers tel qu' il a été raconté par les contemporains, par la presse, donc cette espèce de feuilleton du crime tel qu’il a été suivi dans la presse et après toute la partie judiciaire, etc. Les apaches, c’est un super sujet pour nous parce que c' est une sorte de mythe qui se crée par la Presse. C’est vraiment un phénomène de presse qui a été installé autour de ces bandes de voyous et effectivement on a fait intervenir Arnaud Dominique-Houte parce que c’est un spécialiste de la question et c’est un super récit avec une iconographie dans la Presque. Que tu montres et qui est assez démente.
Et vous deux, vous faites quoi à Retro News ?
Alors moi, je suis l'équipe éditoriale de Retro News. Donc notamment, je travaille sur le podcast. Je suis ravie que t’en parles !
Ah ouais, non, ils sont super, vraiment super. L’idée du podcast, c’est en fait que vous invitez des historiens sur un thème précis avec des extraits nus de la presse.
L’idée c’est de prendre le fait divers au sens le plus large et parfois ce n’est pas du tout un fait divers mais c'était plutôt le fait criminel et de raconter un peu cette narration du crime dans la presse donc comment une révolution se fait, comment des groupes, les crimes des apaches, qu’est-ce que c’est parfois des événements plus pointus, de le relire au travers de la presse et d’avoir des historiens qui viennent un peu compléter tout ça en donnant du contexte, en disant ce qui existe vraiment, ce qui relève du phénomène de presse comment l’opinion a été, quelle était l' opinion au moment des faits, comment ça a été manipulé, comment cela nous arrive aussi aujourd’hui.
Bravo madame, une mine d’or, madame il y a écrit. Ce podcast, merci pour votre taf. C’est super Retro News, et vous monsieur vous faites quoi ?
Et donc moi François, moi je m’occupe des abonnés,
Ah c’est essentiel. Comment faites-vous pour avoir des abonnés ? Parce que nous, on a un petit problème auposte, on n’a pas assez de donateurs ! Comment vous vous faites ? Allez, donne-moi deux trois idées !
On ne peut pas remonter ce qu’on est capable de faire, tous nos podcasts, nos beaux articles.
Parce que Retro News, en fait, il y a une partie gratos Et puis une partie payante en fait ?
Oui, il y a une partie gratuite qui est de la recherche simple dans les archives. Est-ce qu’on peut regarder là ? Et après toute la partie médias, le contenu produit par Julie, la rédaction, c'était effectivement sur ce qui est très bien fait. Et qui est super bien fait !
Alors, vous aviez aussi lancé une revue mais c’est fini ?
Non, la revue est en pause parce qu’en fait, on a plein de projets. Notre intérêt aussi, c’est de créer des accès sur la presse mais avec plein de narrations différentes pour toucher des publics différents. Et donc, on essaie de travailler avec plein des gens pour faire des récits qui soient de différents niveaux, de la fiction, des récits avec des historiens, etc. La revue, on l’a fait sur plusieurs numéros et on aimerait la faire évoluer un peu. Donc là, on est en réflexion pour se dire qu’est-ce qu’on aurait envie que ce soit cette revue précisément à côté édito. Et comment on peut l’améliorer et l’idée c’est de la relancer parce qu’on nous la demande mais avec un format un peu plus optimisé.
J’avais eu l’honneur de participer au premier numéro en faisant le portrait d’un incroyable préfet de police de Paris.
Elle va revenir.
Super. Je montre le très joli stand. Il y a un jeu concours, c’est quoi ça ?
Ça c’est pour essayer de gagner un abonnement à Retro News.
Alors qu’est-ce qu’il faut faire ? Il faut cliquer là-dessus ?
Il faut scanner le QR code et l’offre d’essai, s’il vous plaît.
Gagnez un abonnement à Retro News. Je suis en manque, elle nous dit. En manque de quoi ? Drive, t’es en manque de revue ? C’est bien de prendre soin de ses abonnés, la remue s’il vous plaît !
, on nous la demande, on va revenir, on va revenir.
Bon, alors vos locaux sont à la BNF. Absolument. Et moi, j’ai quand même une question très importante. Faites gaffe à votre réponse. Qu’est-ce que vous pensez du fait qu'à la BNF, il y a une expo sur les béruriers noirs ?
Sur quoi ? Ah, je suis étonnée !
C’est bon, c’est une super réponse ! Voilà, voilà, et bah, rends les micros ! Génial ! C'était parfait !
Non mais il y a du bruit, on n’entend pas !
Bonne journée, amusez-vous bien, à tout à l’heure. Bon, j’ai soif, je m’en reviens. Là-bas, il y a des copains de reflets. Est-ce que c’est toujours bon, le son, l’image ? Est- ce qu’on est bon au niveau des… Comment ? Cafés, putain, j’sais pas comment je vais faire. Comment je vais le faire ? Est-ce qu’on a du monde aussi sur Twitter, est-ce que ça marche toujours, Twitter, YouTube ? Pour ceux qui écoutent sur Twitter et sur YouTube, sachez que le vrai rendez-vous, c’est auposte.fr. C’est notre site qui s’appelle auposte.fr et on essaie oui, je sais, Jeanne, c’est pour ça que je rigole. Le nouveau jeu concours repose sur les Bérus. Par contre, les Bérus, on va en parler bientôt, bientôt, les deux tournent, super. Les Bérus, on en va bientôt en parler puisqu’il y a une bande dessinée, enfin, il y a un roman graphique et une bande-dessinée qui sortent sur les Bérus et on va recevoir les auteurs le 28 mars Alors, je vais continuer, on va aller voir Tenk. Bonjour Tenk, qu’est-ce que vous accepteriez d'être interviewé en direct pour auposte ? Je vous donne un micro.
Oh !
Je vois, je vois, quel stand, magnifique, bon alors c’est quoi Tenk ? Je fais semblant de ne pas savoir, je sais ce que c’est.
Ah, très bien alors, Tenk, tout d’abord, c’est une coopérative. C’est un coopératif qui a deux missions. Tout d’abord, la diffusion du cinéma documentaire et le soutien à la création de documentaires. Du coup, ça passe par plusieurs actions. La première action qui est, je dirais, plus grande publique est l'édition d’une plateforme qui s’appelle tenk.fr et qui est disponible sur tous les navigateurs, mais également les Smart TV. Sur cette plateforme, on diffuse environ 60.Vous allez au point votre copine ? Environ 5 à 6 films entrent en ligne du coup chaque semaine. Ces films sont sélectionnés par des experts, soit des programmateurs en festival, ça peut être aussi des critiques, ça peut aussi être des exploitants ou même des projectionnistes. Ces films, on les met en ligne, donc tous ces films sont des documentaires de création. Par documentaire de créations, on entend du coup un vrai regard de cinéaste sur le réel. On entend une vision de cinéma plus qu’une vision de journaliste. On traite vraiment du cinéma du réel, ce qui nous intéresse c’est la vision de l’auteur. Donc tout ça on le fait sur cette plateforme, donc quand on s’abonne à Tank, mais qu’est-ce qu’on peut avoir quand on s’abonne à tank ? Environ 50 films comme je le disais, mais également un catalogue de titres d’environ 1500 titres qui sont passés par cette programmation roulante et qui sont toujours accessibles en général, accessibles exclusivement quasiment sur Tank, on ne les trouve plus ailleurs, donc c’est un catalogue absolument unique. Et donc derrière cette plate-forme se cache tout d’abord une formidable équipe. À Luas Petit-Village Ardéchois, Ardèche Méridionale, très sympa, qui a une grande histoire du documentaire, dont un festival qui s’appelle… Ouais, c’est un peu les ayatollahs du documentaires, on est d’accord. C’est un village de résistants, tout à fait. Ouais, ouais c'était ça. Et du coup, dans ce petit village, on a aussi installé nos studios de post-production, ce qui nous permet. S’il vous permet c’est une série documentaire sur le village, réalisée par Claire Simon, et qui a abouti sur un film également, qui est sorti en salle, Le Fils de l'Épicière. D’ailleurs, la série peut être louée sur Tenk, donc il ne faut pas hésiter, les épisodes sont sur Tenk. Le film, pas encore, mais on peut le trouver sur d’autres plateformes tout à fait aussi sympa que la nôtre. Mais la série, la version longue qui du coup permet d’aller vraiment dans le cœur de l’histoire de la fondation de la plateforme, c’est sur Tank. Voilà, et vous y trouverez du coup le village dans lequel nous sommes et le bâtiment, la construction du bâtiment, du coup dans lequel maintenant nous travaillons aujourd’hui et dans lequel, nous avons nos studios qui nous permettent d’accompagner à peu près 15 films par an sur lesquels on s’investit, ce qu’on dit en pré-achat, donc on amène de l’argent dans la production, mais également on fait des résidences de post-production pour ces équipes là. Il y a plein de cinéastes qui passent tout le temps dans notre petit village, et c’est Et alors ? Oui. Vous avez oublié de dire que vous avez un partenariat qui vient de partir ? Évidemment, un partenaire qui a plusieurs volets par ailleurs, mais heureusement que j’ai présenté les activités précédentes, sinon on n’aurait pas compris les différents aspects du partenariat.
Non mais c’est parfait. Tchao ! Franchement, ce matin, vous êtes la seule au point les autres. Je suis la seule réveillée ?
Oui, la seule. C’est parce que j’ai pris mon train. Alors, en effet, avec Mediapart, environ une fois par semaine, il y a un film Tank qui est sélectionné par des journalistes de Mediapart pour les abonnés de Mediapart. C’est un film qui est issu de la première programmation de Tenk. Donc ça, en fait, les abonnées Mediapart peuvent avoir un aperçu de la programmation du Tenk. Et la deuxième chose, c’est qu’on a un appel à projet en commun avec Mediapart qui nous permet de soutenir trois films par an. Et donc ça, c’est super parce que du coup, il y a des films qui sortent avec le soutien de Mediapart et de Tenk, par exemple, Et à Limite, le 1er mai. État limite de Nicolas Peduzzi sur l'état des hôpitaux aujourd’hui. Ça sort le premier mai au cinéma.
Exactement. Est-ce qu’il y a d’autres questions sur au Poste ? Non, pour l’instant, il y a Euryale qui donne plein de liens de Tech, qui donne le lien du film de Claire Simon, Le Fils de l'Épicière, Le Mère, le Village et le Monde. Sur sa plateforme, comment fonctionne l’abonnement ? Alors là, on passe en mode commercial.
Alors, il y a plusieurs façons de s’abonner à Tenk. La première, c’est une façon qu’on dit individuelle. C’est-à-dire, chacun va s' abonner. Ça peut être au mois, au trimestre ou à l’année. Le premier mois est à 1 euro. Il ne faut pas hésiter à essayer, du coup. L' abonnement au mois c' est donc 6 euros. L' abonnement au trimestre est de 16 euros. Et l' abonnement annuel est à 60 euros. La deuxième chose, allez, ça va, madame, qu’est ce que j’ai ? À peu près, comme je l’expliquais, à peu près 50 documentaires dans le cadre de l’abonnement et 1500 titres qu’on peut louer au tarif de 2 euros. Et ces 2 euros, il y a 50 % qui sont reversés directement à l’ayant droit et 50 % du coup pour la plateforme. Donc n’hésitez pas à louer des films, c’est toujours de l’argent qui revient aux ayants droits des films que l’on a. Le deuxième moyen de s’abonner, c’est de se rapprocher de son université, de son école, ou peut-être même de sa médiathèque, parce qu’aujourd’hui il y a plus de 100 structures qui sont abonnées à Te,k, à peu près les trois quarts des écoles d’Art de France par exemple, des départements d’université aussi, qui sont abonné à la plateforme. Donc ça peut aussi passer par là.
C’est une très bonne question de Mr Coltrane. Passer sur Arte. Est-ce le même ? Donc oui, c’est le même, vous ne trouvez pas qu’Arte, ils nous font chier avec leur politique de mettre sur YouTube les films avant les sorties en salle ? Non mais franchement, ils ont fait ça avec Bye Bye Tibériade, donc là, il faut passer maintenant au mode politique. Nous, ce qu’on descend ! On lui dit non, on lui dit, il ne faut rien dire !
C’est un film qui a été préacheté, à l'époque, quand ils sont venus nous voir, ils n’avaient pas Arte. Ils ont eu Arte qui a bien financé le film. Il faut dire qu’ils ne mettent pas les films gratuitement, ils le financent avec beaucoup plus de financement que Malheureusement Tank qui n’a pas complètement le moyen de suivre les moyens de Tank. Donc en fait, non, heureusement qu’il sont là et qu’on voit les films et il n’empêche pas les film de sortir en salle. Donc c’est très bien pour moi.
C’est-à-dire que ça permet, je pense qu’il pourrait… Ouais mais… Ouais mais allons-y. Par rapport à la chronologie des médias, ce n’est pas génial. Normalement, la sortie numérique devrait apparaître après la sortie en salle.
Le film a été financé par la télévision, donc c’est normal que la télévision demande la première diffusion. Et puis ça n’empêche pas, de toute façon, les films, il faut qu’ils soient partout. Et s’ils sont à la télévision en premier, ça n’empêchera pas les spectateurs de les voir en salle, je suis persuadée.
Excellent doc en tout cas, vous pourrez le voir, nous dit Mister Coltrane.
Et une dernière chose, c’est que l’état Limite a fait aussi énormément d’avant-premières, énormément de festivals, donc il a eu, déjà, aussi toute une tournée, exactement. Je crois que Nicolas Pedoudi est depuis un moment dans les salles, peut-être même un an, dans les salles, à accompagner son film. Donc en effet, il y a la diffusion sur Arte qui se passe, il me semble, très très bien. En tout cas, je le vois en général dans les films les plus vus sur Arte dernièrement. Et comme le dit Valentine, notre présidente, c’est aussi une façon de rendre ce film accessible. Encore au plus grand nombre, parce qu’on sait aujourd’hui aussi la diffusion du documentaire en salle et que ça ne touche pas tous les territoires, ça ne touche pas toutes les villes très loin de là.
Bon festival à vous, merci de votre travail.
Merci, merci au poste !
À bientôt, merci beaucoup. Merci. Bonjour, la maison des lanceurs d’alerte, est-ce que vous acceptez d'être filmé ? Oui, vous ? Oui. Parfait, alors moi je ne vous entends pas très bien, non pas parce que je suis sourd,Il faut que je parle bien au micro. Les 2-3 millions d’internautes vous entendent très bien. Carrément, waouh ! 3 millions en tout, voilà. Alors, nous sommes, non pas la maison des lanceurs d’alerte, mais nous sommes sur le stand de la maison de lanceurs de l’alerte. Exactement. Alors, c’est quoi la maison des lanceurs d’alerte ?
Alors, la Maison des lanceurs d’alerte, elle a deux objectifs. L’accompagnement des personnes qui lancent l’alerte. Donc c’est un accompagnement qui est à la fois juridique, psychologique, financier. Ça, c' est plutôt au niveau individuel. Et après, la maison des lanceurs d' alerte, elle aussi un objectif qui est de faire évoluer la loi et notamment pour obtenir plus de protection des lanceurs d' alerte. Et puis, il y a aussi tout un tas de lois qui sont très liées, la question du secret des affaires, les procédures bâillon, etc. Donc on travaille avec d’autres organisations pour pouvoir avancer sur ces sujets, d’un point de vue collectif et d’un point de vue individuel.
Vous êtes basé, alors voilà, on va prendre le chemin. Mais nous, les lanceurs d’alerte, nous ouvrons, nous œuvrons pour la protection et l’accompagnement des lanceurs de l’alerte, c’est ce que vous voulez dire. Dépôt du dossier sur notre plateforme. Donc déjà, on se dénonce en tant que lanceurs à l’air auprès de vous.
Oui c’est ça, en fait on remplit, donc on a une plateforme sécurisée qui permet la confidentialité, on dépose un certain nombre, il y a un petit questionnaire à remplir avec quelques éléments à donner, on peut donner certaines pièces aussi de preuves, et tout le travail de l'équipe de la permanence juridique ça va être d'étudier ce dossier. Et de vérifier si en l'État, le signalement pourrait prétendre au statut de lanceur d’alerte, parce que ce statut est posé dans la loi instruction du dossier.
Exactement. Instruction de dossier, oui. Analyse des pièces. Mais votre truc, là, c’est fait au blanco, là. C’est aussi une affiche.
C’est une affiche faite maison tout à fait, elle est pas mal hein ! Elle est magnifique !
Attendez, je vais la filmer de plus près. Regardez comme elle est belle, c’est très beau, voilà. Peut-être même en face pour voir mieux. Non mais vous, mettez-vous là, expliquez-nous ! Comme Castaner au tableau, vous vous souvenez ? Quand il avait expliqué le LBD,
Je reprends, on dépose sur la plateforme sécurisée un dossier. En fait, il y a un questionnaire à remplir et on peut mettre aussi des pièces, des éléments de preuve. L'équipe de la permanence juridique va instruire le dossier, c’est-à-dire qu’elle va analyser les pièces. Elle va regarder un peu tous les éléments qui ont été donnés. Il y a une analyse juridique, c’est- à-dire de définir si le signalement a été fait… Correspond au critère de la loi du statut du lanceur d’alerte, il peut y avoir des échanges aussi. Et en fait, tout l’enjeu c’est de permettre le meilleur accompagnement. Donc, si la personne qui a signalé correspond peut prétendre au statut du lanceur d’alerte, on va continuer l’accompagnement si l’alerte est recevable. Si l’Alerte n’est pas recevable, ça peut être pour plusieurs raisons et on va essayer de lui indiquer d’autres marches à suivre, potentiellement. Si l’alerte est recevable, la maison des lanceurs d’alertes peut proposer une assistance juridique, ce qui consiste notamment à fournir des éléments qui vont être donnés à l’avocat ou à l’avocate pour appuyer pourquoi cette personne peut prétendre au statut de lanceur d’alerte, ce qui est un peu technique quand même. On peut aussi proposer un assistant psychologique, une assistance financière. Parce qu’il faut savoir que, et on a un peu l’exemple de nombreux lanceurs d’alertes, en fait c’est difficile, on prend des risques en tant que lanceur d’alerte dans son entreprise, ou là où on travaille, ça peut être aussi une institution publique, et qu' il y a des personnes qui sont très résilientes mais qui peuvent être aussi malmenées par la hiérarchie, qui peuvent se retrouver isolées, il y a tout un tas de procédures qui vont être utilisées par l’institution pour mettre à l'écart la personne qui a lancé l’alerte et puis on peut aussi avoir des personnes qui se trouvent dans des situations financières précaires et l’idée c’est de pouvoir les accompagner et puis, on peut aussi mettre en place une assistance médiatique en fonction des sujets, est-ce qu’il y a une volonté du ou de la lanceur d’alertes de médiatiser son affaire, de sortir de l’anonymat et que l’intérêt général est souvent aussi… Concernée, la médiatisation permet de faire avancer le débat public dans certains sujets.
Est-ce que, quand on dit la maison, on est dans le champ de l’alerte, est-ce-que ça veut dire que vous avez des locaux, vous avez une maison, c’est un endroit où on peut aller voir un petit cassé, discuter avec vous ? Ou non, c'était une association en télétravail ?
Alors c’est plutôt une maison virtuelle, parce qu’on va accompagner des lanceurs et lanceuses d’alerte de toute la France, donc ce n’est pas un… Je vais me remettre où j'étais m Oui, ça marche.
Je peux le mettre de l’autre côté ici ? Non, c’est bon. Excusez-moi. Voilà.
Donc la Maison des lanceurs d’alerte, c’est une maison virtuelle, puisqu’on accompagne des personnes qui vont signaler, qui vont lancer l’alerte de toute la France. C’est notamment cette plateforme dont je parlais, mais aussi évidemment des échanges par téléphone ou par visio. Et puis, parfois, on peut aussi se rendre aux audiences qui font la finalité du parcours des lanceurs d’alerte. Et puis c' est une maison parce que la Maison des lanceurs d’alerte a été créée fin 2018-2019 par des associations comme Anticor, Transparency International ou Sherpa, et des syndicats comme Sherpa.
Sherpa, j’allais y venir parce qu’on a reçu William Bourdon il n’y a pas longtemps au poste d’avocat qui a parlé de Sherpa son ONG et je sais qu’il est proche de la maison des lanceurs d’alerte.
Tout à fait, ça fait partie des membres fondateurs, donc il y a aussi des syndicats, des syndicats de journalistes, des lanceurs d’alertes eux-mêmes et puis aussi des journalistes comme c’est le cas d’un des cofondateurs de la Mediapart cet espace, cette coalition permet de pouvoir travailler collectivement avec des rôles un peu différents selon les acteurs sur l’accompagnement des lanceurs d’alerte et sur la prise en compte de ce sujet aussi au niveau politique.
Ça marche maintenant ou pas, les dons, les adresses, tout ça ?
On veut toujours des dons.
Oui, je sais, mais est-ce que ça marche ? Est-ce qu’il y a des gens qui vont au fond des ordures ?
Ah oui, carrément. On a effectivement pas mal de soutien, que ce soit notamment par des dons mensuels ou ponctuels. On a aussi réalisé ce guide, qui est un guide d’usage du lanceur d’alerte et de ses soutiens, qui explique un peu les critères et qui vous permet de savoir si vous répondez à ces critères de lanceur d' alerte et quoi faire, quels sont vos droits, tout un tas de… Des éléments qui peuvent vous aider et c’est aussi une façon de soutenir la maison des lanceurs d’alerte.
Le tchat demande est-ce que vous soutenez des lanceurs d’alerte ailleurs qu’en France ou pas ?
Alors la Maison des lanceurs d’alerte non, mais par contre on est en contact avec d’autres organismes ou réseaux européens et internationaux, effectivement, pour se partager des pratiques, sachant qu’il y a la directive européenne qui date de 2022 la mise en place au niveau européen de la protection des lanceurs d’alertes. Mais évidemment, la transcription s’est faite dans chaque pays, donc c’est aussi des législations nationales qui régissent le droit, et même plutôt nationales. Mais ça ne nous empêche pas de nous mettre en lien avec d’autres structures du même genre dans d’autres pays.
Chaque année, des journées des lanceurs d’alerte, vous n’y êtes pas associés, pourquoi ?
C’est-à -dire qu’on n’est pas…
C’est pas vous qui organisez ?
Non, ce n’est pas nous qui l’organisons. Après, la question des lanceurs d’alerte, elle est portée par plein de structures, par plein de personnes. Il n’y a pas que la Maison des Lanceurs d’Alerte qui le fait. Mais c’est vrai que la maison des Lanceur d’Alerte, quand elle a été créée, c'était aussi la volonté de différentes structures de mettre en commun plutôt que de chacune de son côté faire des choses. Mais il y a plein d’initiatives qui existent et heureusement sur le sujet.
Merci pour ce que vous faites, Sattrape dans le chat et l’autre question c’est est-ce qu’il y a des des effets de mode, c' est à dire est- ce que, vous allez avoir à un moment donné plutôt des lanceurs d’alertes sur les questions environnementales puis après sur les question économiques puis après sur voilà, ou est ce que non, il n’y a pas de il n y a pas d’un ou deux fonds particuliers
Alors c’est vraiment très très large les sujets qui sont abordés et qui sont portés, ça peut être aussi bien des enjeux liés au droit du travail, à la violation de normes environnementales, il y a des questions de violences policières aussi qui peuvent être portées, évidemment les enjeux de corruption, mais vraiment je pense que j’en oublie, c' est vraiment très large. Et puis, il y a effectivement la… La volonté de la Maison des lanceurs d’alerte de peut-être se focaliser sur certains sujets qui puissent faire avancer la société et en 2022 par exemple c'était les questions environnementales, les questions de santé et j’oublie le troisième mais je pense que c’est autour des enjeux de corruption et d'évasion fiscale.
Jeanne de Brigue nous dit dans le tchat, force à vous, John Barnett, lanceur d’alerte de Boeing, a été retrouvé mort cette semaine juste avant sa déposition et surtout il faut les protéger. Vous ne connaissez pas cette histoire-là ? Est-ce que c’est exact ? Ça vous dit quelque chose ?
Je ne connais pas l’histoire non plus, mais effectivement ce qu’on constate c’est que les personnes qui se retrouvent en situation de lancer l’alerte courent un certain nombre de risques et qu’il y a une nécessité, c’est d’ailleurs ce qu avance la loi maintenant de pouvoir les protéger. Mais l’application de la loi est encore là culinaire, donc il y a encore pas mal de progrès à faire en ce sens.
En tout cas, merci beaucoup de votre présentation très précise et de votre combat, qui est si beau. Merci beaucoup. Voilà, à plus tard, merci. Là, je ne veux pas déranger parce que… Voilà, il y a Le Poulpe, ils ont une table, ils ne viennent pas. On pourrait peut-être aller interviewer les gens de Médiacités. On va aller interviewer les gens de Médias Cités. Moi, je vais prendre un peu de sucre. Permettez un mystique. Permettez, César je vais m’occuper de toi. Je vais prendre des bonbons oranges. Ah ! J’arrive. Oui, bonjour ! Faut pas le micro !
Non mais David, ça fait tellement longtemps que je vais te voir !
Ah bon ? Pourquoi faire ?
Je t’ai écrit, je n’ai pas lu les nouvelles, je suis agnostique, je ne sais pas si c’est ça.
Il faut tenir le micro, vous m’avez écrit, vous êtes la tachette presse d’Amnesty et je ne vous ai pas répondu, à quel sujet ?
Les violences, les violences policières, les armes à létalité
Je n’ai pas reçu.
Vous verrez sur Twitter que j’ai fait un petit message, c’est le Service Presse d’Amnesty.
Ah oui, mais attention ! Oh, ils sont bons, bon, bon ! Ils collent !
Les gens, c’est les meilleurs.
Alors moi, bah oui, ça nous site, c’est la guerre des bonbons ! Au poste orange !
Je pensais qu’il y avait des marqueurs autopsie, utopiste, c’est auposte. Tu sais que j’ai écouté une de tes émissions récemment.
C’est gros, non ? Direct, hein ?
Ah oui, alors je trouvais que c’est super beau parce que tu mettais les deux sofa, le rouge là, les lignes rouges qui s’interposent, je trouvais que t’avais un mysticisme dans l'œil là. C'était super joli, en plus le propos était hyper intéressant, mais en plus c'était agréable à regarder. Quelle attachée de presse !
Quel attaché de presse, alors non, ce qu’il y a c’est que moi je suis vieille école, c’est-à-dire que moi c’est l’e-mail.
Ah mais je l’ai pas, alors t’auras que de l’aider !
Bien sûr, les DNA, les trucs et les machins, c’est pas possible. Mais ça c’est pas possible, non non, moi c'était vieille école, email ou télégraphe. C’est ça, le pigeon voyageur !
Attends, tu vas me donner ton adresse mail.
Moi, j’ai appris ça, j’veux dire, je suis point net.
Parce que des fois, tu acceptes des rencards.
On est en direct, je te rappelle qu’on est en direct, il y a 2 millions de gens qui nous écoutent, de quel rencard s’agit-il ? Des rencards pro ! Ah, pro ! Oui ! Toujours !
Est-ce que tu ne fais pas que du direct toi ?
Toujours du direct !Là, il y a de la censure, il y a de la censure.
Donc la promotion.
On a bien joué, elles sont franches, les bestioles. Ben oui, alors écoute, j’ai pas ton numéro non plus. Ah oui, le numéro, je peux pas le donner comme ça en direct, je vais le noter. Attends, je vais noter.
Ah, au poste ! Ah oui, parfait. Ça marche.
Mais ne le répète pas au micro, s’il te plaît !
Ah, tu n’es pas un 06 toi !
Au revoir madame.Exactement. Alors, puisque je suis au stand d’Amnesty, je me régale avec les bonbons, c’est vrai qu’il est pas mal le jaune.
Vous êtes au stand de la chronique d’Alice Hicham, c’est un magazine.
La chronique d’Amnesty.
Voilà, c’est un mensuel qui donne un petit peu les tendances. Les journalistes aiment déjà d’y être abonnés parce qu’on a la chance d’avoir une Virginie Breuls, notre red chef, qui a toujours des idées incroyables. Elle travaille aussi avec des journalistes qui ont des idées de ouf. Et c'était quoi, c’est elle la red chef ? Oui, je pense que c’est elle qu’il faut aller rencontrer. Virginie, je te tends le micro ! Allez, je t’efface !
Virginie enlève ses lunettes. En 82, France 3, région Ile-de-France, ce n’est pas possible. La chronique, le magazine des droits humains. Alors attendez, je vais m’approcher d’elle. Excusez-moi monsieur. Je n’en veux pas, je n’y vais pas, j’y vais pas !
Sur ce micro, 1983, France 3, région Île-de-France, qu’est-ce que c’est que ce micro ?
Qu’est-ce que c’est que ce micro ? – C’est pas possible, tu reviens dans le passé là. – Ben non, ce micro, là je vais râler, ce micro c' est le top du hip-hop, ce sont des gens de CNN qui m’ont fait découvrir ça, mais en effet, là j’aime bien la bonnette. Comment ? – Il n’y a pas de voix. – Oui, il n' y a pas une voix, elle ne sert à rien, tu l’accord, tiens, voilà. Alors, vous êtes, alors non, là on a Médiacités, je les verrai après. Si je me fais engueuler par la tâchée de presse..Voila. Ah c’est pas facile. Bon alors, on vous entend. Euh…
C’est les moyens pour vous faire parler, non !
Est-ce que ça a à voir avec quelque chose de… Attendez, je ne comprends rien. Rien à voir avec Amnesty International. Mais si, bien sûr, c’est le journal d’Amnesty, c’est ça ? Non !
Alors, c’est une bonne question, la chronique, c’est le magazine d’information, d’enquête et de reportage sur les droits humains, financé par Amnesty International, mais ce n’est pas un magazine de communication, à savoir, on fait bosser des journalistes dans le monde entier qui enquêtent, qui font des reportages, de l’investigation, des interviews, etc. Sur des questions de droits de humain, et les questions de droit humain c'était hyper large, c’est la liberté d’expression. C’est évidemment lutte contre la torture, c’est lutte contre la peine de mort, c’est toutes les questions de droits humains. Et là, celui-là, il est particulièrement intéressant parce que c'était sur l’intelligence artificielle, où on parle beaucoup de l’Intelligence Artificielle.
Voilà, là c’est trois générations, la bonnette à 80, le micro 2015… Ouais, et moi non ! Ah non ! Mais qu’est-ce qu’elles ont les idées ? Impossible ça ! Calmez-vous ! En tout cas, c'était intéressant
Ce qui est intéressant, c’est quoi ? Parce qu’on parle des droits humains, et les droits humains c' est quoi ? Ce n’est pas de main, ce n' est pas de la projection. Ce n' est pas… C’est déjà aujourd’hui, il y a des algorithmes qui vont rendre des jugements en Chine, des magistrats qui vont servir des algorithmes pour savoir si quelqu’un doit être libéré, prison ou pas. Donc on dit, ça y est, c' est maintenant. Et s’interroger sur l’impact de l’intelligence artificielle sur les droits humains. C' est totalement notre rôle, c n est une enquête qui est canon. C’est vraiment intéressant.
Donc c’est l’orchestre du mois de mars, c'était le numéro 448.
C’est ça.
3,60 €
Et par mois, 3,60 €, 3.60 € par mois. Ce n’est même pas des œufs bio, j’ai regardé hier, bientôt c’est pas le prix d’un ticket de métro. C'était important d’avoir accès à une information 100 % indépendante, fiable, qui n’appartient à aucun groupe de presse, un peu comme Mediapart, c'était pas mal.
Donc vous vous êtes pas rédactrice en chef, vous arrivez à trouver tous les mois des sujets…
Hélas, le monde n’en manque pas, c’est vraiment un magazine qui est tourné sur l’international. On parle très peu de la France
Parce qu’en France, il n’y a pas de problème.
Il y a plein de sujets qui ne sont pas explorés sur l’international en France. Là, je disais par exemple l’intelligence artificielle en Bolivie.
Ouais ?
Où il y a des magistrats qui ont décidé de relâcher un type parce qu’il était blanc et pas noir, parce que l’intelligence artificielle en avait décidé, on ne sait pas, si la Bolivie, c’est loin. Et moi, ça m’intéresse de faire un tour en Chine, en Arabie Saoudite, au Yémen, en Bolivie, sur des sujets dont on entend rarement parler et qui pourtant sont très proches de nous.
Et là vous êtes au festival pour vous faire connaître, pour faire quoi ? Pour recruter des journalistes ? Vous essayez de faire un mercato avec les journalistes de Mediapart ? Les attirer à vous ? Qu’est-ce que vous faites ici ?
Non, mais on est là, un, pour faire connaître le titre, évidemment, deux, parce que je pense que dans cet esprit d’information, d’enquête et d’investigation indépendante, c’est quand même… On est très, très heureux en fait d'être avec Mediapart présent sur ce créneau-là et aussi parce qu’on va faire une table ronde sur la question.
Vous faites une table ronde à quelle heure ?
Sur l’intelligence artificielle à 14 heures.
Alors il faut que je vous fasse un aveu, Mediapart ils m’ont dit bon ouais tu peux faire un live mais nous aussi on fait un live alors c’est pas un live toute la journée, enfin bon bref je savais comment ils sont quoi, sympathiques mais enfin un peu exclusifs, donc je ne sais pas si à 14h30 je pourrais encore faire un Live, il est où ? Il est juste à côté ?
C’est d’acheter le magazine, et puis comme ça, si vous ratez le livre, vous aurez les infos.
Merci beaucoup.
Merci à vous.
Et amusez-vous bien, vous pouvez remettre la bonnette.
Allez, on retourne dans les années 80.
Et voilà, génial, hop, pardon, merci beaucoup, merci. Bon alors à bientôt alors, pour le rendez-vous pro. À bientôt pour le rendez-vous. Non, non, mais je vais venir, je vais venir, mais…
C’est tout !
Il y a toujours beaucoup, beaucoup de paroles.
Pardon. Non, mais si… Ah non, non. Tu veux pas parler ?
Merci.
Moi j’aime bien interroger ceux qui ne veulent pas parler. Bon, allez, allez. Allô ? Ça m’est recoupé au montage. Mais non, ce n’est pas un montage. Il n’y a pas de montage, c’est du direct. On est en direct.
Les pauvres !
Ah ben avec plaisir ! Oui, bien sûr ! Je fais l’encontre avec ces messieurs et à ce qu’elles sont bonnes les Tagadas parce que les crémas de chez sont pas mal.
Nous, c’est local !
Vous, c’est local, c’est ça, tagada local, arrivez, voilà. Alors, Médiacités, l’investigation sans concessions, le média indépendant qui enquête à Lyon, à Nantes, à Toulouse.
Depuis 2016, et donc on essaye, année après année, de continuer à exister et d’enquêter de façon indépendante sur les pouvoirs locaux, notamment économique, tout ce qu’il y a de très important aux métropoles françaises.
Est-ce que ça signifie que la presse locale ne fait pas au plus mes travails ?
Elle le fait, de temps en temps, depuis qu’on est là, elle le peut-être parfois plus. Parce que justement, on les titille, on vient les perturber et du coup, ça crée sans doute une émulation et un esprit de compétition. Parce que du coup ça ravive l’envie, dans le cadre des médias locaux, justement d’avoir les infos avant nous, de pas se faire avoir par le petit média qui a un peu de moyens et qui va avoir l’info. Donc ça permet, globalement, une émulation. Le problème de la PQR, je pense, sur ce sujet, c’est que ce n’est pas sa priorité. L’enquête, ça reste l’actualité sociale locale. Ça reste le quotidien, ce qui est bien, mais il n’y est pas. Du coup, quand leur priorité, ce n’est pas l’enquête, ça ne va pas être le focus des journalistes aujourd’hui, parce que quand un journaliste doit publier trois, quatre, cinq histoires… Il n’a pas le temps de faire de l’enquête en profondeur, pendant des semaines, sur un sujet important et sur un sujet où les sources vont être difficiles à trouver, donc c’est là qu’on intervient.
Là, on voit que ça ne touche peut-être pas les villes sur lesquelles vous êtes… Le code promo, c’est « Merci Edwy », regardez-moi ces fayots-là ! Merci Edwy, code promo ! C’est bon, c’est validé ! Il se trouve qu’on assiste à des grandes manœuvres industrielles autour de la presse locale, il y a le groupeJe sais plus comment il s’appelle, dans l’est de la France. Là, on voit qu’il y a un groupe de presse qui est en train de racheter BFM, et qui possède déjà un certain nombre de journaux. Est-ce que ça, par exemple, n’est pas une façon pour vous de vous rendre encore plus indispensable ?
C’est tout à fait, de toute façon tous les médias qui disent indépendants essaient justement d’avoir comme argument de dire aujourd’hui la presse est plus en plus centralisée par quelques groupes, par quelques milliardaires parce que c’est un secteur financier qui est compliqué, qui rapporte assez peu d’argent, qui coûte cette chère. Donc le seul moyen pour les médias de souvent survivre, c'étaient les subventions publiques et c'était d’y avoir des milliardaires qui vont… Pouvoir éponger les nets. Voilà, le risque là-dedans, c’est à la fois la suspicion du peuple qui va avoir l’impression que les sujets ne sont pas traités. Et c' est aussi potentiellement de la censure parce que des sujets vont aller à l’encontre d’intérêts économiques, quels qu’ils soient. Donc voilà, effectivement, nous, c' est important qu’on soit là pour… Pour pouvoir donner de l’ambition et redonner l’espoir aux citoyens que des médias indépendants qui enquêtent sur des sujets qui les préoccupent sont là.
Et alors vous, votre modèle, c’est l’abonnement.
On a un modèle par abonnement, on a un objectif de 100 % de revenus qui viendrait de nos lecteurs.
Ah, merci Edwy !
Merci Edwy, on a complètement copié Edwy sur le modèle, l’inconvénient de ce modèle c’est que…
De Mediapart déjà, ça sent le plagiat quoi.
Ils ont failli nous mettre un procès, mais on les a additionnés. On a su tirer les ficelles pour ça. Et oui, c’est compliqué parce que tout le monde peut être Mediapart pour ce modèle très vertueux de 100 % d’abonnement, mais c'était assez compliqué à avoir au final, parce que tout le monde cherche de plus en plus des abonnés numériques et on se tire tous un peu les pattes, enfin, dessus entre les partis. On est aussi en concurrence avec le secteur du divertissement parce que, comme l’ont dit certains, c’est du temps de cerveau disponible que chaque média essaie d’avoir. Voilà, et souvent maintenant les gens cherchent, on est surinformé, on s’est surexposé à beaucoup de bruit, je dirais, souvent qui est négatif, donc les gens, quand ils ont un peu de temps. Il privilégie le divertissement à l’actualité ou à l’information qui va être pas toujours très souriante, qui va parfois plomber et qui essaye de faire bouger les choses. C’est toujours difficile de faire bouger les choses mais si on n’en parle pas on n’a aucun risque de les faire bouger.
Donc, il y a un code promo, offre spéciale, le Festival, le Mediapart, à 20 balles de réduction, regardez, c’est marqué là, 20 balles de réductions, et le code, le code alors, où est-ce qu’il est écrit ? Ah, là, attends.
Hop, sinon il n’y a rien. Donc c’est soit en se rendant sur le site avec le code merci douille, soit en faisant le p’tit QR code.
Alors voilà, Jeanne me dit, on ne peut pas s’abonner partout, entre Twitch, les journaux, on n’a pas un budget extensible, l’information payante pour beaucoup, c’est compliqué et ça rabat sur des médias style C-news qui sont eux gratuits. On a un potentiel d’exposition à l’information énorme donne-la-Patate, mais pas autant de temps de cerveau individuel disponible, c’est ce que tu viens de dire. Mais qu’est-ce que tu réponds effectivement C’est une remarque qui est faite sur le portefeuille en disant on ne peut pas aider tout le monde, on ne peut pas s’abonner à tout le monde et c’est vrai qu’il y a 20 ans tu pourrais d’abonnés à Libé et au Monde mais tu ne t’es pas abonné à Mediapart, à Médiacités…
C’est vrai, notamment sur des médias et c’est le gros d’avantage par exemple de la PQR par rapport à nous. C' est à dire qu’en général on va avoir un média principal et ensuite nous on est plus un média de complément parce qu’on va pas informer sur la vie de tous les jours et donc les gens en général ils veulent d’abord un média qu’ils peuvent utiliser tous les jours et donc c’est le gros avantage du monde de libération. C’est ce que Mediapart a fait brillamment aussi en publiant beaucoup plus, beaucoup plus. Et donc effectivement, nous après on se bat avec les miettes, j’ai envie de dire. De toute façon, le mieux qu’on puisse faire, c' est de parler du média autour de nous parce que forcément tout le monde ne peut pas s’abonner, mais… On n’a pas besoin que toute la France s’abonne en fait, chaque média a un point d'équilibre qui au niveau national est assez faible mais simplement on a besoin d’atteindre ce niveau-là. Voilà, c’est ça.
Parce qu’en fait le coût de diffusion n’est pas très élevé par rapport à l'époque de la presse écrite où là il y avait l’acheminement, les retours, enfin c'était énorme, effectivement un site internet réclame moins d’argent, ça veut pas dire qu’il n’en réclament pas, mais il en réclames moins. Donc les coûts de fabrication sont plus bas.
Nous notre point d'équilibre, il est autour de 10 000 abonnés sur toute la France. Donc, dit comme ça, c’est pas énorme. Combien tu dis ? 10 000 ? 10 000. Mediapart a 220 000 abonnées. Donc, nous, il nous faudrait une fraction de ça pour assurer notre survie de manière pérenne. Alors après, une fois qu’on a notre survie, il faut la garder et il faut croître, en fait. Parce que le but d’un média, c’est toujours pouvoir publier plus d’enquêtes. La majorité de notre budget il va vers nos enquêtes en fait donc c’est ça effectivement c' est un vrai sujet que toute la presse a de ne pas pouvoir s’abonner à tout il y a plusieurs projets qui se lancent pour justement mutualiser les abonnements et pouvoir faire des réductions comme la prese libre voulait le faire un moment C’est compliqué parce que chaque média a son objectif et c’est toujours compliqué de savoir à qui au final va l’argent, à qui va donner de l’abonnée. C’est tout.
On va perdre des spectateurs, comment il s’appelle déjà celui-là ? Laurent Wauquiez. Laurent Wauquiez, c’est ça. Même son nom, je ne peux pas. Bon, super, bon festival à toi. Merci beaucoup et bravo d’avoir rompu ta timidité. C'était parfait. À tout à l’heure. A un dernier instant, ah oui, vous vouliez me voir. Moi, je suis en direct en fait, c’est ça le truc. Alors vous voulez parler de quelque chose en direct ou pas ? Ou c' est gênant ?
Non c’est pas chez nous, en fait je cherchais peut-être pour raser les œuvres, pour dénoncer ce qu’on appelle le mobbing à l’intérieur de la société locale, participative et associative.
Allez-y, on vous écoute.
Je m’appelle Chimène Ricard, j’ai créé une association qui s’appelle Harcèlement Urgence et qui part d’une expérience personnelle au sein du premier syndicat français, la CFDT, à l’intérieur duquel j’ai subi un harcèlement grave, ce qu’on appelle le mobbing, pour avoir protégé les valeurs de la CFDT. C’est absolument incroyable et quand j’avais demandé protection, il a été reconnu par Laurent Berger et son équipe qu’effectivement je n’avais rien fait de mal, Pour autant, je n’ai pas été réhabilité. Qu’il n’y ait eu aucune réparation, etc. Et donc j’ai décidé de courir un marathon par jour de la CFDT. Ça, je l’ai fait en septembre 2023, de Toulouse à la cfdt pour dénoncer ça. Et à la suite de ça, j’y ai créé cette association. Et là, je m’apprête à recourir de la cfdt à Strasbourg au Parlement européen pour dire, mais qu’est-ce qu’on attend pour protéger les militants, les gens qui dénoncent, les gens qui alertent, les gens qu’ils protègent, en fait. Donc voilà, je cherchais à des partenaires qui seraient un peu courageux pour nous accompagner. Donc je répète mon nom, Chimène Ricard, parce que je donne mes coordonnées.
Non, peut-être pas en ligne, mais vous pourrez les donner à la demoiselle en sweatshirt, voilà. Je les donnerai.
Qui nous les donnera.
Oui, oui, on travaille ensemble, c’est Pauline. Simplement, le Mobile, c’est quoi ?
Alors le mobbing, c’est un terme anglais qui veut dire tout mob à s’unir. Et à savoir, c’est un groupe de personnes ordinaires comme vous et moi qui décident de détruire une cible humaine, de l’exterminer en fait. Donc c'était un harcèlement de haut niveau en fait, qui est organisé réellement avec des méthodes très sales évidemment, genre accusation, discrimination, enfin tout ce qui est possible est inimaginable. Donc moi j’ai la chance et la malchance que ça a été reconnu, mais pour autant j’y ai tout perdu. Donc je lutte maintenant pour tous ceux qui en silence ne peuvent rien dire, n’ont pas le courage ou plus la force de le dire. Et donc voilà, je veux vraiment faire entendre cette voix.
Le tchat met des articles vous concernant de Toulouse à Paris. La marine traverse l’Inde en trois jours pour lutter contre la chambre morale. C’est moi.
Ah bah vous m’avez trouvé ! Ah bah ouais bah ! Ah mais vous êtes très fort !
On n’est pas, franchement, une petite équipe, mais on n’expose que Mediapart.
Vous allez tuer quelques… Mais vous êtes de mégaphone ça !
Je le fus il y a fort longtemps.
Ah !
Nous, c’est au poste. C’est le centre qui est là pour prendre un tract, si vous voulez.
Je vais laisser mes coordonnées. Donc c’est comme ça que vous pouvez me retrouver, je suis sur Facebook aussi, et là on a ce nouveau projet à partir du 1er juin et donc je compte sur vous pour que ça soit relevé, amplifié, parce que ce n’est pas possible en fait. Et je sais le travail admirable que vous avez fait notamment au niveau de la police, vous avez dénoncé les témoins de policière.
Merci à vous. Ça me paraît si je prends une photo de vous ? Vous me direz un mot. Pas de selfie quoi !
Non, non, non !
Ah bah vous, au moins vous faites ce que vous voulez, on est dans un espace public. Bon, alors allez-y, prenez-moi. Ah, ça vous va pas !
Merci, non je ne peux pas dire plus, c’est pas pour les gens.
Il faut que j’aille voir ce monsieur.
Merci, je vous laisse.
Je vous en prie, merci madame. Monsieur Antoine Champagne, bonjour. Bonsoir. Monsieur Reflet, un de nos aupostiens, un de mes invités, il est venu trois fois déjà au poste. Et là, ce gars, il a fait tomber. Drahi qui est obligé de vendre BFM par sa faute. Et voilà que lui aussi est dans la merde. Donc, que se passe-t-il Antoine ? Nous sommes sur le stand de Reflet. Alors, que se passe-t-il ?
Pas grand-chose, effectivement, comme tu dis.
J’adore, reflets c’est toujours, non mais on n’est pas indépendants, mais non, mais pas grand chose.
Non, on a lancé une cagnotte parce qu’on veut développer un outil d’investigation numérique assez puissant, qui est celui qui nous a servi notamment pour parler de battery drive, faire une vingtaine d’articles d’enquête assez poussés sur drive et en fait notre qui était jusque-là un démonstrateur pour montrer qu’on pouvait faire des choses avec des énormes lots de données, eh bien on va le passer en mode industriel. On est en train d’acheter, on a déjà acheté et on attend la livraison d’une énorme machine qui va nous permettre de stocker des milliards de documents et de faire, c’est ça qu’on cherche, de la corrélation entre ces documents pour pouvoir faire ressortir des pépites journalistiques. Alors l’outil, il est disponible, il y a un Glouton en fait, il… Alors ça c’est un autre outil qu’on a développé et qu' on a mis en accès libre pour tout le monde sur GitHub. Ça c' est un truc qui permet dans un espèce de tableau blanc d’aller interroger Papers et de rapatrier dans ton tableau tous les liens capitalistiques entre les personnes et les entreprises. Donc ça te fait un graphique. Super visuels et ça permet de voir un petit peu les liens capitalistiques entre les gens, les entreprises, ça on l’a distribué gratuitement. Là, l’autre petit, c’est pour nous. C’est pour pouvoir gérer les gros logiciels de data qui apparaissent sur Internet. On récupère ces lots de données et puis toutes les informations qu’on récupère au cours de nos enquêtes, des dossiers d’instruction, des documents variés, etc. On met tout ensemble et à la fin, ça permet de faire de la corrélation. Et il nous faut combien de pognon ? Alors avec du pognon il nous en faut pas mal, en fait il nous faut, on a calculé un budget global de à peu près 60 000 euros. Nous on a investi nous-même 20 000 euros dans la machine et après le reste c’est plutôt les 40 000 qui restent, c' est plutôt pour tout ce qui est salaire des personnes qui vont s’occuper de cette machine, qui vont installer tout ça, et puis un petit peu de juridique aussi parce que c’est un peu touchy comme sujet, donc il y a Faisons quand même un petit point d’actu DRAHI qui vend BFM et tout ça, est-ce que ça a un rapport avec les DRAIX ou pas ? C’est une bonne question en fait, je ne sais pas si c’est à moi de le dire, probablement un petit peu, mais je pense que son problème vient surtout de son endettement, c'était un empire qui est construit sur une dette colossale, Je sais pas si tu as vu, mais Casino a fait faillite il n’y a pas très longtemps. C’est failli, c’est similaire. Drahi. C’est plutôt 10 fois plus que les 60 milliards de dettes. Bon, donc ça a commencé à devenir un peu difficile parce que les taux d’intérêt sont remontés et donc il doit payer des remboursements beaucoup plus importants donc il avait besoin de cash et surtout il y a eu un petit problème avec son ami de toujours et son bras droit Armando Pereira qui est poursuivi au Portugal pour des histoires de détournements d’argent. Au détriment du groupe et ça a un petit peu alerté ces investisseurs qui commencent à douter. Et du coup, quand il y a une perte de confiance dans le domaine financier, généralement, ça s'écroule assez vite. Non, ne m’en parlez pas. Ne me parlez plus. C’est mon problème. C'était ton problème aussi. Toi aussi, tu as un gros endettement pour auposte. Leynaud aussi. Et donc du coup voilà, il est un petit peu embêté et il est obligé de vendre des bijoux de famille. Bon, il a commencé par son pôle de presse avec BFM et ONC, mais probablement il y aura encore d’autres ventes parce qu’il a besoin de cash dans les années à venir pour rembourser ce qu’il doit. Et surtout, il va avoir du mal à refinancer sa dette parce que sa dette, elle tourne en permanence, il reprend des crédits pour rembourser la dette d’avant, etc. Et là, c’est plus possible parce que ça lui coûte beaucoup trop cher. Il m’a semblé que vous alliez passer une soirée avec Blast et puis autour des Drahi. En gros, ce qui se passe, c’est qu’on a fait déjà deux journées entières où on publie un article par heure à peu près. Donc on est aux alentours d’une vingtaine de papiers. Nous avons réfléchi avant de commencer à enquêter dans un consortium avec Streetpress et Blast, on avait aussi fait des papiers… En tout, on a à peu près une trentaine d’articles sur son travail et son empire chez nous. Et on va faire une troisième journée, qui aura lieu dans quelques jours, je ne vais pas révéler exactement, mais très bientôt. Et après, on fera une soirée, organisée par Streetpress, Blast et Reflets, et où on va raconter un peu les dessous de nos enquêtes, comment on a fait, avec quels outils, comment on travaille. Et puis rencontrer l'électeur parce que c’est toujours ça qui est vraiment sympa, c’est de voir les gens qui nous lisent et qui nous font des retours aussi. Donc ça sera une grande soirée à la guettée lyrique le 27 au soir à Paris et c' est gratuit, il suffit de réserver sa place sur le site de la Gaîtée lyrique et de venir. Il y a beaucoup de réactions, d’abord de soutien à reflets et de réaction dans le chat, notamment de savoir si vous avez besoin de développeurs pour votre histoire. Non, on a déjà réglé, c’est un journal qui a été fondé par des journalistes et des experts en sécurité informatique, des hackers, des développeurs, des hackeurs, et donc du coup on a en interne des gens qui codent vraiment bien, donc on n’a pas vraiment ce besoin là, on n' a plus besoin d’argent que de codeur. Je suis très heureux parce que Donne La Patate, qui était dans le tchat, qui travaille au poste d' arrache pied dans sa cave, je pense qu’il n’avait qu’une envie, c'était de voir la lumière et aller chez vous travailler. Je te remercie de ta réponse. Il n’y a pas de boulot à régler. Voilà, comme ça c’est clair. C’est pas complètement vrai, on prend des piges, mais donc pour les journalistes, pour les développements, non, on n’a pas vraiment beaucoup de besoins, mais voilà. Et un dernier point, il me semble que c’est hier, sur ton Twitter ou quelqu’un de refait, qu’il se promenait en Russie. Ah, c'était moi. C'était toi. Tu te promenais en Russie et tu nous montrais plein de caméras de télésurveillance russes à l’occasion des élections. Donc c'était ta façon de t’amuser, de démontrer qu’on peut voir quantité de choses. Que tu avais fait au début de la guerre d’Ukraine. Ces choses absolument incroyables où tu t’es passé par des caméras de surveillance à Kiev pour envoyer la guerre, sont passées par des Caméras d immeubles, enfin des trucs complètement aberrants. Là, il semblerait que la France soit soumise à beaucoup d’attaques, de cyber-attaques. Oh, il rigole ! Justement, monsieur l’expert d’Information hacking, qu’est-ce que je dois en penser ? Est-ce-que je dois écouter le monde ? Est-ce que je dois écouter CNews ou est-ce qu’il faut écouter Reflet ? Quel est le danger ? Moi je te conseille plutôt de lire reflets parce qu’on a des gens qui sont un peu experts là-dedans depuis quand même le début de l’internet, il y a un certain nombre de choses différentes qui se passent, l’attaque dont on a beaucoup parlé ces derniers jours qui a embêté des ministères et des réseaux ministériels, ça pour nous c’est absolument anodin. Un déni de service, c’est comme s’il y avait 200 personnes qui se pointaient à l’entrée d’un magasin, bon ben voilà on peut pas rentrer, on attend, on va rentrer un par un, et puis à la fin voilà, tout le monde sera rentré, il y aura pas de problème. Donc voilà, ça ne dure jamais très longtemps, ce n’est pas très grave. Ça, c’est les problèmes que vous avez à régler. Je sais, il y a 200 abonnés qui veulent venir pour s’abonner. Vous ne pouvez pas les accueillir, c’est imparable quoi. Non, justement, bizarrement, notre infrastructure répond super bien à ce genre de problématiques. Les abonnés sont toujours bien reçus, ils sont les bienvenus. Le téléservice, c’est pas grave. Après, en revanche, le piratage qui a eu lieu sur France Travail, c'était un vrai problème. C’est un problème habituel de fuite de données personnelles. Est-ce que c’est grave ? Est- ce que ce n’est pas grave ? Oui, bien sûr, c' est grave parce qu’il va y avoir certainement du phishing, enfin bref, des attaques qui vont toucher des particuliers avec un peu de vérité. On a votre numéro de sécurité sociale, il y a un problème, il faut que vous alliez sur tel site, etc. Donc ça va fonctionner et ça va être un problème. Ce qui est très bizarre, c est que une entité comme France Travail soit incapable de protéger les données des personnes qu’elle collecte. Que ces données remontent aussi loin, puisque ça remonte à 20 ans, ça c’est des sujets qui méritent discussion. Parce que c'était 43 millions de personnes ? 43 millions sur 20 ans. Qui sont concernés. Voilà, donc ça c’est assez énorme et c' est un vrai problème. Après, des fuites de données, il y en a tous les jours, il yen a beaucoup qui sont massives. Et l’autre sujet dont on ne parle pas en fait parce que c’est trop informe, c’est le volume de données personnelles qui sont collectées par des entreprises privées et qui sont ensuite revendues sous forme de fiches marketing en fait. Tout le monde connaît Facebook, Google, etc. Mais il y a des trucs un petit peu moins connus mais qui font des trucs tout aussi dégueulasses comme une boîte qui s’appelle People aux Etats-Unis, PIPL. Ou, enfin bon, bref, il y des brokers de data, en fait, qui collectent un nombre d’informations absolument hallucinantes. Si tu vas sur People et que tu achètes ta fiche, puisque tu es fiché chez eux, tu vas voir qu’ils ont différents numéros de téléphone au cours de ta vie. T’as toutes tes adresses emails, des adresses perso, les gens avec qui tu es en contact. C’est absolument hallucinant. Quel broker tu dis ? Ça c’est People mais il y en a plein en fait, des data brokers, on en parle peu mais ça c'était une vraie problématique parce qu’aujourd’hui si je veux savoir quelque chose sur quelqu’un, j’ai accès à des outils qui me permettent vraiment d’avoir beaucoup, beaucoup d’informations. Si tu as un compte ouvert sur You Porn avec une fausse adresse mais qui est relié à toi par People etc, on va trouver tout ça. Ça c’est un vrai problème, la vie privée, bon voilà, je milite pour défendre la vie privée depuis les années 90 sur internet, mais c' est une cause un peu perdue. C' est un peu perdu. Donc France Travail c’est grave, mais il y a plein d’autres problèmes du même genre. Merci Antoine. Tu fais quoi ? T’as un stand où tu partages avec Césarée ? Oui, je partage avec Zélion, oui.. C’est des gens bien, il faut acheter leur journal. Et là, tu le sais quoi, ici ? Si en fait je suis venu plus pour rencontrer des lecteurs, éventuellement trouver de nouveaux abonnés pour le journal si on a besoin et puis échanger avec les gens qui ont lu nos enquêtes. Attends, je regarde le tchat, c’est quoi l’adresse, je ne sais pas l’adresse de quoi Galix, tu cherches quelle adresse ? Voilà, je sais pas, là-dessus t’as affolé le tchat, hein ! T’as volé le tchat. The people. Et là c’est PIPL, la société trouvée sur Google sans problème.
Eh ben, amuse-toi bien, tout à l’heure ! Allez, à plus tard ! Bon, c’est un plaisir comme ce jour, je t’en prie. Alors voici Thierry Zaré qui est en pleine conversation avec notre ami d’Amnesty international. Thierry Zaré, bonjour. Nous le connaissons dans une autre vie. Tout à fait, plusieurs autres vies mais une en particulier, oui. Voilà, dans un journal qui s’appelait Le Jour, c’est bien ça.
Vraiment pas évident. Avec des fausses infos, des fois. Il fallait trouver la vraie dernière, il n’y en avait pas. Alors ? Dis-moi. Donc raconte-moi ! C’est quoi Zélion ? Zélions, c’est un hebdomadaire satirique qui n’est ni de droite. Et qui s’occupe à chaque fois d’une thématique différente. Une thématique différente qui, la dernière, était sur les animaux. L’homme et les bêtes, donc journal Bête et Mordant, parce qu’il parle d’animaux. Un petit peu Hara kiri, journal à Charlie, journal Bêtes et Méchants. Là c’est Bête Et Mordants parce qu’il parle des animaux et parce que ça cogne. Là on a un numéro sur la peur, le salaire de la peur. Un numéro sur le travail, travail, faillite, patron.
T’entends Euryale ? Le travail, ça aide pas toi ? Ouais ou oui !
Il y en a plusieurs. Et après, voilà, le sport qui est un vieux numéro, mais qui est étonnant d’actualité avec les Jeux Olympiques, avec, bon, il y a, par exemple, comment remporter un petit jeu au milieu, comment emporter les JO dans votre ville, dire qu’il faut qu’on rompre, comment il faut s’y prendre, voilà. D’autres papiers sur la mafia du BTP du sport, des aspects du sport qui sont rarement traités dans la place généraliste, et après, bon. Entre autres, on a des dites conneries, par exemple. Nous qui nous sommes pourtant anticapitalistes selon eux, là on s’est corrompus et on a fait un partenariat avec un site, le Bon Coin, pour vendre des reliques du sport. Là par exemple vous avez la véritable paille à coque de Maradona et on à d’autres petites merveilles de ce genre, je voudrais les retrouver. Un javelot vers l’intrus qui rappelle la grande et glorieuse histoire olympique. Au cas où la carte du maître Chantel de Valbuena et tout ça. Et alors dis-moi, ça existe depuis longtemps ? Ça existe depuis très très longtemps, on était réguliers et après on est devenus des lampadaires justement, parce qu’on n’a pas d’argent, on est pauvre, on est rentrés dans une espèce de spirale définitive, de cercle vicieux, de devenir de plus en plus petit, mais là maintenant on n’est pas mort, on n' est zombie, On ne peut pas mourir ! C’est sympa, parce que là, à chaque fois, je crois que l’autre jour, il me dit « oui, les hommes sont gentils, mais on ne peut pas mourir, on est zombies ». On fait ce qu’on peut, et en fait, on s’est toujours tenté d’avoir un travail de grande qualité, mine de rien. Donc, on a un hiatus, un écart énorme entre la qualité de ce qu’on fait avec… des dizaines de dessinateurs et des dessinatrices avec un effort aussi de publier beaucoup de dessinatrices femmes et des gens qui viennent autorisations que de la presse classique, qui viennent du graffiti, donc qui viennent de l’illustration, du fanzine punk par exemple Chester qui a fait notre couvre et notre quatrième de couvre aussi, c’est un génial illustrateur punk qui a presque 60 ans et une crête verte encore florissante sur sa tête Il nous fait tous des limites.
Il se dit que l’hebdomadaire, c’est quand ton nombre de boss varie chaque jour.
Non, chaque jour c’est très généreux, merci, j’apprécie beaucoup. Non, non, on est beaucoup plus irréguliers que ça. Mais là-bas c'était bon, on l’a quand même, on a un peu cabossé à l’effet. Et dites-moi, ça se trouve où en kiosque, en librairie ? On sort en kiosque, on à une autre boutique en ligne, on a un petit réseau dans le kiosques plutôt militant. Qu’ils diffusent, mais les maillards le plus sûr et le moins cher de se procurer, c’est le commandé à librairie parce que, voilà, tous sont disponibles à la libraire.
Alors, excuse-moi, j’ai ost Politik dans le tchat, qui est notre concurrent direct. ost, est-ce que tu démarres ton live ou pas ? Alors, je ne sais pas si ost m'écoute. Est-ce qu'éventuellement vous pouvez traduire, taper ma question à ost ? Là, je parle à la machine. D’accord, à la machine. Voilà.
Tu disais, où est-ce qu’on le trouve en dehors des kiosques ? Surtout en librairie, on peut le commander à la librairie parce qu’en kiosque, on est diffusé en kiosque mais très mal. En fait on est en kiosque essentiellement pour des raisons d’image, parce que les dessinateurs, comme on a beaucoup de dessinateur, on fait du papier, on va avoir beaucoup de descentes de bonne qualité sur du beau papier de bonne charité, et quand on fait de papier, à ce moment-là on va aussi en kiosque, mais c’est un gâchis écologique terrible, parce qu’on est très mal distribué dans les kiosques et… Nos numéros, nos secondes gardes de nous sont épuisés. Et c’est dépendant d’un kiosque, ils sont en grande partie pour le bilan. Ce qui est complètement ahurissant parce qu’on en vend 2 000 nous-mêmes et quelques centaines un kiosque parce qu’il s’est très mal distribué. Souvent, il n’est même pas sorti du carton. Voilà. Et la dernière chose que je peux dire, ce qui est intéressant, ce que j’aime bien ce jour-là, c'était à la fois des anciens d’Ara kiri qui ont fait un peu l’histoire de la satire en France. Et des petits gènes, de gens qui commencent, qui viennent de tout haut horizon et tout le monde va essayer de faire un joyeux foutraque mais vraiment de bonne qualité avec des bonnes inquiètes bien fouillées, des trucs assez drôles parfois, en tout cas on essaye et on raconte pas de pipeau alors on fait exprès et on le dit.
Super, super, merci beaucoup. Merci à toi, je te rends le micro ? Oui, oui s’il te plait. À bientôt, tu n’arrives pas. – Justement, je te demandais, est-ce que tu es déjà en live ? Oh là, ça y est, c’est des concurrents, regardez. C’est ce qui font. – Bonjour. – Oui, bonjour. – Alors, vous cherchez un stage en poste, c’est ça ? – Absolument, un stage. – Vous voulez me la donner ? Ou c' est quoi votre histoire ? Il faut que je coupe mon live, c’est ça ? – Non, non, c' est bon. – Non pas du tout. – Ah si, parce qu’on m’a dit, par deux heures, deux heures et demi, il faut arrêter parce que… On veut leur aide ! On veut leur aide !
On est en live là, c’est qui est en en live donc voilà.
En fait, juste à côté, dans l’espace abonnement, il y a le stream abonnez-vous jusqu'à 18h30 et on se renseigne histoire de ne pas être trop fatigué. Donc c’est un ring qui commence, après ça sera moi et mon dernier ost, on garde le meilleur pour la fin avec Edwy Plenel et Karine Fouteau
Donc il y a de l’embarras du choix en terme de live, vous avez auposte vous avez le live de Mediapart, voilà, on joue. Vous êtes gâtés en live pour ce festival. Mais n’oubliez pas, abonnez-vous ! Abonnez vous, bien sûr !
Alors attendez, parce que les gens parlent de vos T-Shirts Perd Break, cool le T-shirt Perd BreaK Ça fait voir celui-là ? Là on ne voit pas bien Ouvre un peu, montre un peu tes… Ah ouais ! C’est un changé Mediapart C'était interdit en 2007, des trucs comme ça
Oh la la, le Média.
Il y a des chaussettes à la boutique.
Les chaussettes Mediapart à la boutique aussi, à plusieurs modèles.
Comment ça se passe Twitch, Ça se passe bien, on est content, les gens sont très gentils, ça change des commentaires sur le site. Parce qu'à la base, par exemple, on s’occupe de la modération. Et donc on s’est dit, on veut continuer à faire le lien avec les gens qui aiment Mediapart, qui lisent Mediapart ou qui ne connaissent pas encore Mediapart, sur Twitch. Donc on vous montre les coulisses du journal et là, c’est la même idée, c’est montrer les coulisses du festival. Et est-ce que tu veux parler de la Mediapart finale ? Oui, et alors voilà, tout.
Premier mardi, c’est ça ? – Premier jeudi. Premier jeudi de chaque mois, Mediapart final ou abonnez-vous matin, c' est selon le camp que vous choisissez. – Le camp de la joie, ou le champ contractuel, c’est vous qui voyez, c' est soit la Mediapart au final ou Abonnez vous matin, et donc c' est le premier jeudi de chaque mois de 7 heures à 9 heures, on lit des articles. De Mediapart, des articles dans les différentes rubriques, des articles du club aussi que les gens proposent sur Mediapart. Donc voilà.
Mais donc c’est un marathon parce qu’un article de Mediapart, c'était trois jours de lecture à peu près. Pour les plus courts, hein, je veux dire. Pas pour les enquêtes d' Arfi.
Entre dix et vingt-sept.
Minutes en vrai temps. Et alors par rapport à la jauge du professionnel, c’est quoi ? On est plutôt dans un truc très long ?
Plutôt long, mais pas beaucoup plus long que d’autres médias comme Le Monde ou même les grands articles de Libé Les articles courts de Mediapart sont plus longs que les articles courts des autres médias, mais les articles longs, c’est à peu près pareil. Voilà, c’est mon analyse de textes.
Est-ce que vous avez quel repère de gauche, Alors là, les gens, je vois le Média, c’est quoi ? Ah, le Pins ? Le Média se paie. Non mais c'était un badge, je crois que j’appelais ça.
Et c’est en vente sur le stand.
Avec les chaussettes. Vous pouvez faire de la pub pour au poste ou pas là, attention ça va être dans le clip. pensez-vous à l’abonnement Non, abonnez-vous au poste ! Au poste super médias indépendants. En plus, premier scoop de poste, révélation sur des symboles néonazis dans la police, qui est sorti il y a quelques jours et qui a conduit à plusieurs articles dans la presse. Première reprise pour auposte, félicitations ! Donc voilà, on est très contents, donc suivez auposte. Tous les médias indépendants, bien sûr, donc c’est le propos. Oh, ils sont trop forts, ils en sont trop, ils y sont trop forts, voilà. Ah non, il faut le refaire, pourquoi ? Non, Rial, pourquoi faut-il le refaire ? Merci, merci. Non, non, c’est bon, c’est bon. Voilà, super. Alors, non non, il y aura… Je me suis engagé. Il y aura le raid, mais ça n’a pas la force. La force. Les raids d’os. Et oui, les raids du médecin. Ça me sauve au poste de moi. Alors, comment choisis tes raids ? Attention, secrète femme d’occasion.
C’est pas vraiment Soit j’ai une liste un algorithme ? Non, non, j’ai une liste de gens à qui je suis abonné. Et en fonction de ce que le chat me propose ou des sujets, je raid et j’essaie de me varier un petit peu. Parfois, je fais le raid des gens à un viewer. Je vais sur Twitch, je me classé par vue, je mets un viewer et je mets quelqu’un qui a une caméra.
C’est cool.
Après c’est un peu plus aléatoire parce qu’on ne sait pas trop sur qui tu tombes, mais globalement ça va, ça se passe bien.
Et alors, comment ça se passe entre Blast et Mediapart ? Parce que là, jouer dans les deux, c’est pas normal. Moi, je dis que c'était pas normal, Après, tu as commencé avec Blast et maintenant tu es au salon de Mediapart. Si tu savais, j’ai commencé à Mediapart il y a très très très longtemps.Edwy est allé chez Blast, super interview d’ailleurs d' une autre planète par Subaya sur Blast.
Donc je pense que c’est cool d’avoir des liens entre les médias indépendants, après ça se passe bien.
Super ! Tu peux rappeler quand est-ce qu’on retrouve sur Twitch ? Alors abonnez-vous, c’est tous les lundis soirs de 19h à 21h pour deux heures de stream avec un invité du journal, journaliste ou non-journaliste qui nous parle de son travail, qui nous explique vraiment qu’est-ce que c'était de travailler à Mediapart au quotidien. Tous les premiers jeudis du mois, c’est Ost qui présente Abonnez vous Matin, une revue de presse, qu’est-ce qu’on lit dans Mediapart. À quelle heure donc ? À quelle heure ? De 7h à 9h pour les gens matinaux. Et pour l’instant, c’est à peu près tout, même si on teste de nouveaux formats, puisque jeudi dernier, on a diffusé la conférence de presse de Mediapart où Edwy a annoncé sa participation à Karine Fouteau. Et là, on est en stream jusqu'à 18h30. Merci les amis, amusez-vous bien et à tout à l’heure ! Vers quelle heure Super ! Ah mais moi je suis à 15h, mais là, c’est normal parce qu’elle s'éteint.Oui, je vais aller faire un peu de mise en abîme. Très bien, super, à tout à l’heure. Merci les amis. Ouais, j’ai très faim, je veux bien. Tu vas bien ? Tu vas bien ? Alors tu sais que là, c’est super la démonstration d’au poste, les ordi sont éteints.
J’ai parlé à plein de gens.
Alors, Pauline Todesco, elle est partie, Céline ?
Je sais pas, mais moi je suis là.
Alors, tu as mangé ?
Non, il y a trop de queue, je ne peux pas.
Ok, moi j’ai des noix de cajou ! T’as des noix de cajou, très bien. Parce qu' en fait moi j’ai vraiment soif et oui, dehors Attends, j’vais te donner la caméra, je te donne tout, on fait une petite pause technique, et je reviens. Et là, on est en live !
Oui, je sais, mais t’as fait trois fois le tour des ASSOS, donc je sais pas qui je dois aller voir.
Elle s’inquiète. Regarde. Reprends-moi vite fait. Regarde, ça tu prends, tu prends le sac. Je vais le mettre sur toi. Ça va. Je vous explique comment ça marche. Maintenant, ça, ce micro, le clip. Oui, mais donne-le-vous. Ah oui, je te le donne. Pauline, allez, mets ça sur Discord ! Non, non, non ! Sur la bandoulière ! Aïe, aïe ! C’est le métier qui rentre, c’est normal ! Regarde ça, elle va partir à la chasse aux secours. Ah, Céline est là ! Alors, est-ce que vous entendez Pauline quand elle parle ? Bah non !
C’est super chouette, on fait attention où qu’il faut regarder, c’est là ou là.
Bien joué, c’est ici qu’il rentre. C’est là.
Là ? Donne-moi le trip, non ? Vas-y.
Et c’est toi qui parles.
On a fait découvrir au poste à plein de gens, c’est super chouette, il y en a qui trouvent ça super alors qu’ils n’ont jamais regardé, donc qu’est-ce que ça va être quand ils vont regarder ?
Bon, et on a des noms, quoi !
De nouveau d’où je peux venir ? Ben un petit peu aussi, mais adonnez-vous !
Alors, je pense qu’il faut que tu montes un petit peu ton micro. Montes un peu le micro, là encore. Non, non, regarde. Oui, mais il faut que je le remette. Alors, Pauline va vous annoncer sa prochaine émission, c’est jeudi. C’est jeudi. Alors, regarde, ici, je te montre. Ici, tu as… Regarde. Ici, là, hop, là j’ai tourné la caméra, ça c’est ce qu’il filme, d’accord ? Ça c' est le micro, du temps que tu leur donnes, et ils parlent. Ça c' est du tchat. Oui, j’avais compris. Si Euryale dit, on n’entend rien, il n’y a plus l’image, tu cours, tu viens me parler. Ouais, d’accord.
Oui, il y a des messages, oh mon dieu, ça veut dire qu’il y a des problèmes, j’ai fait des bêtises.
Alors je t’ai laissé toute seule à côté, donc ça n’a pas besoin d’un, deux, trois, Oui, j’ai compris. Vas-y. Ici donc. Alors, c’est parti ! Je vous montre la boss ici, c’est lourd, là il y a l'émetteur, les 4G, tous les trucs de matos, donc quand on est en panique c’est ça.
Donc ça, je m’a laissé la salle, la pâtisserie n’est pas allée pour que j’y aille moi, c’est ça.
Tu peux y aller, tu fais stand par stand.
Je sais, j’ai déjà fait.
À tout à l’heure, merci.
Bon ben je vous emmène avec moi, bon laissez-moi deux minutes de temps de mettre dans le vent, j'étais pas avec vous depuis tout à l’heure. Du coup voilà tout à-l’heure David il vous a fait le tour du cou de l’endroit où on était, c’est là-bas. On va aller maintenant ici pour aller à la rencontre des associations, on essaye de pas aller trop vite. C’est nous dans le sac, c’est nous. Ah oui, d’accord. Bonjour, bonjour. Est-ce que je peux tourner la caméra vers vous ? Je suis en live. Tout à fait, tout à fait. C’est parti. Préparez-vous, après je viens. Bonjour, Bonjour. Alors, comme vous voyez derrière ces madames dont je ne connais pas le nom, nous sommes à la CIMADE. Alors, est-ce-que vous voulez…
Nous sommes au poste en direct. Merci beaucoup ! Donc est-ce que vous voulez nous parler un petit peu de la Cimade pour ceux qui ne connaîtraient pas et voilà.
Bonjour tout le monde, la CIMADE c’est une association qui milite pour le droit des personnes étrangères et exilées partout sur le territoire depuis plus de 85 ans et qui par l’action de ses bénévoles dans 114 permanences d’accueil et d’accompagnement accompagnent juridiquement les personnes pour qu’elles aient accès à leurs droits et qu’on puisse défendre leur dignité voilà parce que c' est très complexe pour les personnes étrangères et migrantes encore plus aujourd’hui depuis le passage de la dernière loi Asile et Immigration, de pouvoir ne simplement conserver les droits primaires auxquels tout individu et tout être humain a droit. Par ces actions d’accompagnement juridique, de plaidoyer, de militantisme, de sensibilisation et de communication, on veut défendre coûte que coûte et à tout prix la dignité de toutes les personnes. Notre slogan, il n’y a pas d'étrangers sur cette terre, et le hashtag humain avant tout. Vous êtes tous bienvenus pour limiter nos droits, pour vous mobiliser, pour que toute personne ait droit à l’accueil et à la dignité dont les êtres humains ont droit.
Comment on peut vous aider, militer avec vous, parce que j’imagine que c’est un collectif de, dis si je me trompe, surtout d’avocats ?
Ce sont des bénévoles qui sont effectivement formés à l’accompagnement juridique et administratif. Mais il y a d’autres engagements qui sont possibles, le simple engagement de nous soutenir dans nos mobilisations. De nous soutenir aussi financièrement pour qu’on puisse poursuivre ce chemin qui est un chemin long et infini. Et puis également, on a des actions de sensibilisation avec des bénévoles qui… Vont sensibiliser dans les établissements scolaires, dans l’espace public, pour lutter contre les préjugés, le racisme et contre toute forme de stéréotypes qui sont sans cesse grandissants contre les personnes étrangères.
Est-ce que vous avez une action en particulier prochainement pour laquelle vous voulez parler, pour inviter les gens à se mobiliser pour elle, ou alors c’est plutôt des actions, comme vous dites, dans des établissements plutôt localisés ?
On a particulièrement une mobilisation qui va être faite autour des élections européennes et du pacte européen sur l’asile de l’immigration qui va être adopté au mois d’avril. Donc là on vous invite à nous suivre sur notre site www.acimat.org pour voir toutes nos actualités, tous nos engagements et toutes les formes de soutien que vous pouvez nous apporter.
J’adore ce que vous faites.
Il y a la Journée Mondiale des Réfugiés qui va se dérouler le samedi 28-29 juin. C’est à Massy, c’est dans un lieu historique de la Cimade, c’est au centre provisoire d’hébergement qui accueille des personnes réfugiées depuis 60 ans. Et on va fêter notre anniversaire des 60 ans là-bas, cette année au mois de juin, donc c’est portes ouvertes, il y aura des tables rondes, il y a aura des animations, buffet du monde, voilà, c'était très festif et c'était à la fois… Intéressant parce qu’on apprend plein de choses, on donne la parole aux personnes concernées aussi, on essaye au maximum, voilà donc c’est bienvenu à tout le monde.
Et donc, si j’ai bien compris, ce qui est vraiment super, c’est qu’on peut méditer avec vous, même si on n’est pas soi-même de base. On n’a pas une formation, peut-être déjà, de juriste en moi, parce que vous nous accompagnez, à pouvoir accompagner. C’est ça, je trouve, qui est quand même original, parce qu’il y a plein d’associations où on voudrait aider, mais on n’a pas le profil, on n 'a pas fait les études, et donc là, c’est super, quoi. C’est des formations, ça dure combien de temps ?
Au cas où ça intéresse des gens. Les formations, ça varie selon les engagements que vous souhaitez prendre. Donc il ne faut pas hésiter à voir dans votre région, la région qui vous concerne, les actions qu’elle mène et puis prendre contact avec les équipes régionales de manière à pouvoir discuter des engagements qui vous intéressent et puis cheminer au sein de la CIMADE, au fil de l’eau avec effectivement selon l’engagement que vous souhaitez et le moment où vous arrivez votre bagage. Ce que vous allez apporter aussi, puisque les personnes qui souhaitent entrer dans ces organisations sont pleines de richesses et on en a vraiment besoin, un parcours de formation qui sera le plus adapté à votre profil et à vos envies. On peut aussi simplement se renseigner sur le sujet parce que ça vous touche, régulièrement nous suivre aussi sur les réseaux sociaux, de manière à ce que vous puissiez diffuser au maximum. Nos revendications et être présents dans les mobilisations qui se tiennent vraiment très régulièrement et on a eu le 23 mars et donc on vous invite tous à vous mobiliser le 23 Mars contre la loi Asile et Immigration qui vient d'être votée.
J’ai des retours du tchat qui disent association indispensable pour rester humain. Très beau slogan, très beau travail, les meilleurs humains sont dans ces associations.
Merci pour votre soutien, ça nous encourage.
Voilà, merci d'être venu.
Je vous remercie beaucoup. Merci beaucoup. Je sais quelque chose. Si tu veux dire à d’autres de ton avis, tu peux dire à quelqu’un que Elias Sambar peut-être que s’il veut le choper, c’est maintenant parce que je crois que le débat sur le gaz à l’invitation est terminé. Alors ça veut dire qu’il faut que je prenne le relais ? Non, dis à David que si il veut choper sans bas, à mon avis c' est maintenant parce-que le débat sur le Gaz à l’invitation est terminé. Tu veux que je fasse quelque chose quand même ? Si je fais le coup ? Ah bah oui, je te prie de quoi ? Un sandwich ? Ouais, un truc pour aller à la caméra. Je vais juste y aller. Donc on continue. Euh… Bonjour, bonjour, est-ce que je vous dérange ? Alors, on est la attends, j’ai dit des bêtises où ça La revue dessinée pardon, pardon.Ça c'était pour vous. J’ai déjà remis pour vous, Donc, nous sommes à la revue dessinée, si vous ne connaissez pas. Alors là, vous avez manqué quelque chose d'énorme, parce que c’est quand même… C’est quand même pas n’importe quoi. Est-ce que vous voulez nous présenter la revue dessinée ? Bien sûr. Après on pourra parler de quelques-uns des sauvages qui sont présents aujourd’hui.
Alors nous, à la Revue Dessinée, on fait du journalisme en bande dessinée. Donc on associe des journalistes et des dessinateurs pour traiter de sujets d’actualité en BD, avec des styles de dessins très différents. Alors je ne sais pas si je peux vous montrer la revue. On a à chaque fois un dessinateur qui va s’emparer d’un sujet d’actionnalité. D’activité, plutôt d’information au temps long. J’adore ça sans les livres. Et ensuite on fait des partenariats avec Mediapart assez régulièrement. Pour raconter en bande dessinée leurs enquêtes les plus emblématiques et pour traiter de sujets thématiques la question des violences policières notamment ou encore l’envers du monde merveilleux d’Amazon.
Alors, moi je m’appelle… Ah oui, je n’avais pas dit ça. Je ne sais pas, celui-là, ça doit être nouveau, non ? Ou ça fait un moment, ça fait un an.
En gros, il s’agit d’aller voir toutes les facettes de l’activité du géant, du commerce en ligne, le volet écologique, enfin l’impact sur l’environnement, l’impact social, et ce que ça fait au monde de la librairie. En gros on reprend toutes les enquêtes menées par Mediapart sur ce sujet, et on les confie à des dessinateurs qui avec leur humour, leur créativité, vont réussir à les transformer en délégués.
Celui-là, il n’y a pas qu'à l’enquête, comme ça on peut donner envie aux gens de l’acheter. Peut-être qu’on prend celui-ci parce que c’est le dernier pas vu et on le trouve en livraison.
J’aime bien faire mais d’accord alors les enquêtes de l’année passée de 2024, on va trouver l’histoire de Saint-Étienne, j’essaye d’aller dans l’ordre de mes pensées.
Le maire, exactement, Perdriau.
Exactement, si vous n’avez pas tout suivi ou pas tout compris à cette enquête, on récapitule tout ici. Et après on a plusieurs enquêtes sur le harcèlement en ligne, ici c’est sur Laurent Wauquiez et la manière dont il a dilapidé, enfin en tout cas donc. Des dépenses fastueuses ont été faites ces dernières années. On a un sujet sur Lafarge, comment le groupe a continué son activité en Syrie. Et pas mal de chroniques, des sujets plus courts. Voilà, le tout est dessiné.
Et donc c’est un par un, parce que je vois qu’il y en a un ou d’autres.
Exactement, c’est le dernier numéro. Apparemment plus en série que les mecs.
Il n’y en avait pas un spécifique sur Sarkozy en vue ?
Exactement, vous le verrez là-bas. Ah voilà. Et donc là, c’est toute l’enquête, tous les éléments, toutes les pièces du puzzle réunies dans une seule et même bande dessinée. C’est trop bien. Il y a des gens dans le chat qui demandent de proposer la version. Exactement, oui oui, c’est la version moins de 20 ans, c’est pour les ados.
Est-ce qu’on peut juste… Bien sûr !
C’est la petite sœur de la revue dessinée, elle existe depuis 5 ans et alors les sujets sont un petit peu plus courts avec un petit plus fun aussi que la revue dessinée, il faut dire ce qu’il y est.
Par exemple, on y traite par les fakes news
Voilà, les fake news, on a des sujets de reportage, on parle beaucoup des influenceurs, on parle de pas mal de culture numérique aussi, et des reportages à l'étranger, à l’international, donc on marie un peu les deux. Là on va faire, vous avez entendu parler du déboulonnage des statues, les statues d’esclavagistes, donc, on va faire un reportage sur cette question-là en essayant de faire le tour de la problématique. Et de voir en gros quel est l’enjeu, quels sont…
Alors ça, ça parle de vous ? Ah ben oui, oui, pardon.
Voilà, c’est des boules de neige de l’esthétique. Voilà, voilà. j’ai rien. Allez, vous êtes dans l’ombre. Mais ça, c’est assez ludique, c’est assez varié aussi. Bah vous voyez, les styles de dessin sont… Oh bah ouais, il y a différents styles. Exactement, là c' est chronique, cache sexe, donc on va parler de sexualité de manière…
Cela fait vraiment magazine, c’est ça qui est chouette.
Oui, et c’est tous les deux mois, en librairie aussi et sur abonnement.
Alors, on continue ta dernière phrase.
C’est tous les deux mois, en librairie et sur abonnement. Ah oui, ça c’est tout les deux. Et la revue dessinée, tous les ans et après les ans. C'était tous les trois mois. Tous les trois ? Oui, les revues dessinées, c'était la grande sœur de Topo et c’est tous les 3 mois. Et après les albums, c’est quand on est un peu à l'étroit dans les pages de la revue, on fait des albums.
Attendez, hop, c’est pas possible. Alors, donc là par exemple, donc ça c'était les trois rois, lui, c’est la revue dessinée, donc il est pas en partenariat avec Mediapart.
Non, ça c’est vraiment, nous, nous sommes la revue décidée, exactement. C’est les enquêtes de nos journalistes, en tout cas des journalistes indépendants qui vont creuser…
C’est important de préciser que c’est un média à part entière avec ses propres enquêtes et pas seulement le partenariat, parce que comme on l’a présenté, je trouve que c’est important. Donc on a, au résumé, on a les partenariats avec Mediapart une fois par an, c’est cela, on a tous les deux mois Topo, qui est de la rédaction de la revue dessinée, qui est la petite sœur de la Revue dessinée, et on a la Revue dessiné qui est un trimestriel.
Voilà, qui est celui-là.
Et là, par exemple, dans ce numéro-là, on a un reportage sur les fermes collectives, les ferme collectives vont peut-être sauver l’agriculture, un reportage sur le lobby du cochon en Bretagne, mené par Inès Leraut, qui est une journaliste qui s’est installée en Bretagne.
Et oui, il y a quelqu’un qui nous demande dans le tchat, je vois les algues vertes. Exactement, c’est nous. Et elles sont aussi maison d'édition.
Oui, tout à fait, les Algues Vertes, c’est né dans la revue dessinée et en fait à la base c'était 40 pages dans la revue, dessiné et on n’avait pas assez de place dans la revue pour tout raconter, donc on a fait cet album. Ah voilà, alors.
Vous voyez, vous avez du choix. Si vous voulez retrouver les enquêtes de Mediapart, si vous avez des ados de moins de 20 ans, si vous voulez découvrir des enquêtes inédites en BD, ou si vous n’avez pas entendu parler, mais si ça vous intéresse particulièrement, des spéciaux avec une seule enquête, comme le Mont-Mercure d’Amazon, Aldebert et Sarkozy-Kadhafi. à qui profite d’exil, pareil, c’est une enquête, c’est le business et les frontières fermées c’est sur Calais.
Entre autres, en fait, c’est plein d’enquêtes et d’un reportage qui nous amène du Sénégal à Paris en passant par le Niger, en passant par… En fait on fait des chemins de migration et on s’interroge sur… Qu’est-ce que ça coûte de fermer les frontières humainement, économiquement ? Et en fait, c’est Alina Tervonen qui bosse sur cette question-là depuis bientôt 10 ans, qui travaille avec le même dessinateur et qui se demande si c'était une bonne idée de délocaliser les frontières de l’Europe au Niger en traitant les demandes d’asile là-bas, si notre économie arriverait à tourner sans les personnes sans papiers. En fait, on fait un tour de la question et en cette période de post lois d’immigration, c’est vraiment un ouvrage nécessaire.
Et par curiosité, vous êtes une équipe de combien de journalistes, de combien de dessinateurs ?
Alors, on travaille avec des journalistes et des dessinateurs indépendants qui sont proches de la revue, qui souvent travaillent plusieurs fois pour la revue dessinée. Je n’arriverai pas à quantifier, mais on a en gros entre 30 et 40 collaborateurs par numéro et nous, on est une équipe d’une petite dizaine de personnes avec des scénaristes, des dessinateurs, des directrices artistiques, des journalistes, des chefs d'édition. Donc en fait, c’est au croisement de plein de métiers différents.
J’espère que j’ai donné un peu envie, moi en tout cas ça fait longtemps que je suis sous mon set, j’avais acheté un numéro d’enquête Mediapart, mais je trouve ça super de montrer toutes les têtes parce que c’est quand même énorme. Là je remonte.
Donc voilà, on a une grosse production, mais avec plaisir. Et alors vous nous retrouvez donc en librairie sur abonnement, sur notre site internet pour les numéros. Et voilà. Merci beaucoup.
Voilà, voilà, donc on continue notre petit tour, on va pas faire un tour dans l’ordre, c’est des ouf ! Bonjour, bonjour ! Je suis en live pour le -post, est-ce que je peux vous filmer ? Alors, en plus c'était trop beau, il y a la fiche derrière, comment vous vous appelez ? Ce n’est pas fait on n’arrête pas de fuir. Donc nous sommes chez Marsactu avec Clara Martot-Bacry, est-ce que vous pouvez nous présenter Mars Actus, même si à mon avis on connait, mais ça vaut le coup de répéter, et après on ne parle pas de tout ce qu’il y a de superbe.
Alors donc Mars Actu, on est un média indépendant axé sur l’investigation et basé à Marseille. En fait, on fait des sujets d’actualité mais aussi surtout des enquêtes sur la région marseillaise et tout le département des Bouches-du-Rhône. Et on est partenaire de Mediapart. Voilà ce que je peux dire en présentation rapide.
Très bien, et quels sont, là je vois, des dossiers ? Est-ce que ce sont vos dernières enquêtes, vos dernières révélations ?
C’est parmi nos dernières enquêtes, donc nous c’est vrai qu’on est axé sur l’enquête mais pas sur des thématiques particulières. Donc on va à la fois enquêter sur par exemple la probité de nos élus politiques, on va aussi beaucoup enquêter sur l’environnement parce qu'à côté de Marseille il y a la région de fosse sur mer qui est une très grosse zone industrielle donc on a beaucoup d’enquêtes sur l’environnement. On va aussi enquêter sur le logement, gros sujet à Marseille, à la fois les questions de gentrification mais aussi plus largement les questions du logement insalubre. Et j’en parle parce que peut-être que je sais au poste, il y en a qui s’en souviennent, on a une série d’enquêtes qui s’appelle L’emprise et qui est consacrée à l’emprise du trafic de drogue à Marseille où en fait on essaie de traiter cette question mais en sortant de l’approche fait d’hiver pour vraiment se demander quel impact ça a sur les habitants des quartiers populaires et à ce titre-là, on avait reçu David Dufresne au post, dans nos locaux, donc c'était il y a quelques mois, c’est en octobre ou novembre, je ne sais pas. Donc on a laissé un poste sur l’emprise du trafic à Marseille.
Trop bien. Et donc, comment peut-on faire pour vous soutenir ? Et pour, comment dire, quelles sont les dernières révélations de Marsactu pour donner envie aux gens de s’abonner, de contribuer à votre médias ?
Alors, dernièrement, moi, personnelle, cette semaine, alors c’est pas une enquête, mais dans la continuité de ce qu’on vient de dire, j’ai suivi un procès de trafic de drogue au tribunal, voilà, qui est un procès qui rassemble 25 personnes, où en fait, moi c'était cette approche-là qui m’intéresse, on est vraiment en fait à questionner, comment c' est un miroir de la misère sociale marseillaise de certains quartiers, donc on a 25 personnes qui sont jugées, beaucoup d’habitants du quartier, etc. Donc bah ils expliquent. Comment en fait ils ont basculé dans le trafic, etc. Sinon, cette semaine, on a aussi appris que Jean-Noël Guérini, qui a été président du département des Bouches du Rhône, à la tête de la Fédération du Parti Socialiste, qui a mis en cause dans beaucoup d’affaires de probité, qui a été définitivement condamné et qui n’est plus sénateur. Sinon aussi, cette semaine, on à un article sur le carnaval de la Plaine, qui est un carnaval autonome militant qui commence à être assez connu même en dehors des frontières de Marseille et qui a lieu demain. Il me semble qu’il est interdit à partir de 18h, 19h parce que les autorités ont peur des débordements, etc.
C’est quoi son nom ?
Le carnaval de La Plaine. La Plaine, c’est une place à Marseille qui est assez connue du milieu militant et donc chaque année il y a le carnaval et donc il est de plus en plus connu et maintenant on sait qu’il y a des gens qui viennent.
C’est ça un moment
Voilà, c’est un carnaval militant, par exemple l’année dernière tout le monde était déguisé, etc. Mais l’an dernier, la thématique, c'était surtout Airbnb, la gentrification. Donc on avait des gens qui étaient déguisés en immeuble, en marchand de sommeil, etc… Et voilà, et après ça se termine dans un grand feu de joie. Et après, généralement, il y a la police qui arrive pour se dire que la fête est finie, et après, ça part en live. Donc voilà, l’année dernière, on avait recensé presque une dizaine de cas de violences policières à l’issue de ce carnaval, donc voilà, ça c’est demain à Marseille. Et peut-être que je peux dire aussi pour les personnes de poste, c' est que si vous n'êtes pas sur… Alors déjà, vous pouvez vous abonner pour nous soutenir. Donc c’est 1 euro le premier mois et ensuite, c' est 6 euros par mois. Et sinon, si vous n' êtes pas sur Marseille et que peut- être que vous ne voyez pas l’intérêt d’un abonnement pour vous, vous pouvez vous abonner à notre podcast qui est en accès libre, qui s’appelle Le Bon Cal. Et que vous pouvez retrouver sur toutes les plateformes de streaming, Spotify, Apple, etc.
Il y a quelqu’un qui dit que ce n’est pas trop dur de faire parler les élus anciens et non marseillais.
Alors, voir la politique, ce n’est pas une de mes spécialités. Est-ce que ce n’est pas trop dur ? Après, en journalisme, on a le « on » et le « off ». Parfois, oui, il y en a qui vont nous parler en « off », voilà, c’est ça, en « on ».
En gros, la réaction, je pensais un peu à ce que c’est plus dur ailleurs.
Est-ce que c’est plus dur qu’ailleurs ? Je ne sais pas si c'était plus dur. Honnêtement, je ne saurais pas dire si c'était plus.
Pensez pas ce qu’est cette image marseillaise, très sulfureuse, c’est ça, en forme peut-être très, comment dire, silencieux au niveau des élus, mais ce n'était pas les noms qui nous posaient la question. D’accord. Donc voilà. Donc voilà… Là, c’est le vocal, justement, voilà, notre podcast. Là, vous avez, voilà. Le vocal, c’est le podcast dont Cara vient de parler. Là, le métro s’arrête à 21h30. Qu’est-ce que c’est que ça ?
En fait pendant deux ans, pour cause de travaux, on a le métro qui s’arrête dans la deuxième plus grande ville de France à 21h30, tous les soirs de semaine, et la souris sur le gâteau c’est que c'était Marsactu qui l’a révélé un mois avant que ça commence. La métropole n’avait pas communiqué. Ouais ça a commencé en octobre.
C’est pas une catastrophe ?
Alors, après il faut savoir que de base, il n’y a pas un usage très très répandu des transports en commun à Marseille le soir. Parce que Marseille ça reste une ville où les gens prennent beaucoup la voiture, que le métro est assez centralisé en centre-ville et que si on habite en quartier périphérique, on a plutôt l’habitude de prendre sa voiture. Mais oui, bien sûr que ça crée des problèmes, par exemple, c’est plus pour les soignants qui vont terminer leur service à 21h, 22h, etc. Pour ces personnes-là, ouais. De la restauration. De la restaurant, exactement. Alors ensuite, il y a des bus de substitution qui ont été mis en place, et au final, j’ai l’impression, en tant qu' usagère parfois, que ça marche quand même plutôt bien. Mais ce qui est vraiment dingue, c’est que voilà, un mois avant que ça commence, les collectivités n’avaient pas… Voilà, c’est ça. Les gens n'étaient pas au courant, quoi.
Bon voilà, donc suivez Marsactu, merci beaucoup, au festival. Alors… Euh, donc on va aller à Anticor parce que y a pas de… Bonjour ! On est en live pour le Post, est-ce que je peux vous interviewer et vous filmer ? On est live pour auposte, est ce que je peux vous filmer et vous interviewer ? Oui ? Maintenant ? Oui. comment vous appelez-vous ? Florence tenez, je prends ça. Et nous sommes avec Laurence d’Anticor. Oui, bonjour. Alors, il y a-t-il des gens qui ne connaissent pas Anticor ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, est-ce que vous pouvez présenter l’association ?
Alors, oui, il y a forcément des gens qui ne connaissent pas Anticor. Ici, c’est vrai qu’on est quand même dans l’entre-soi. Anticor est une association qui est née en 2002, suite en fait au résultat où on avait Jean-Marie Le Pen au deuxième tour. Donc, au départ, ça a été une association, ce sont des élus qui ont construit cette association et c'était pour rétablir la confiance en la politique. Donc ce n’est pas du tout une association qui est contre les élus, bien au contraire, mais c’est pour faire en sorte que leur pratique soit plus éthique et que du coup les citoyens puissent voter en toute confiance pour eux. Voilà, donc ça existe depuis 2002 et aussi les citoyen s’en sont comparés.
Vous travaillez, comment est-ce que vous travaillez et est-ce que vous peut-être parlez de l’agrément ? Est-ce-que ça a été quelque chose quand même ? On va dire pour ceux qui ne connaîtraient pas.
Alors, Anticor, c’est surtout des groupes locaux, en fait, qui travaillent. Et l’outil principal d’Anticor c' est le droit. En fait, c' est donc de mettre les élus qui n’auraient pas un comportement problématique devant les prétoires. Donc ça, c' est l’outil principal. Après, on a d’autres façons aussi de toucher les élus et les citoyens. C’est de la sensibilisation aux questions de corruption, typiquement en allant dans les lycées, en faisant par exemple un festival de cinéma, donc voilà, c’est aussi des balades ou un certain nombre d’actions comme ça. L’agrément, c’est un vrai souci parce que ça nous permettait, si vous voulez, c'était comme un joker qui nous permettait quand un procureur ne voulait pas… Si vous voulez classer sans suite une affaire sensible, c'était un joker qui nous permettait de remettre l’affaire devant des juges d’instruction. Donc là on est privé de ce joker, ça ne nous empêche pas néanmoins de continuer à aller devant les tribunaux et on continuera à le faire. Mais parfois notre constitution de partie civile, comme là dernièrement sur l’affaire Guérini a été débouté par donc on va dire les frères Guérini qui ont fait une requête en cassation et la cassation leur a donné raison parce qu’en fait si vous voulez l’agrément, ces hommes ont été malades rédigé volontairement ou pas, mais sera jamais par, à l'époque, le premier ministre, monsieur Castex, puisque le ministre de la Justice, monsieur Dupont-Moretti, s'était déporté. Voilà, je ne sais pas si j’ai été claire, c’est un sujet qui est assez conséquent, mais voilà.
On vous invite à vous renseigner aussi par commentaire.
J’ai pas honte Je dis au tchat, et puis de toute façon on vous incite de toute manière à vous renseigner.
Oui, il faut aller sur le site d’Anticor, il y a vraiment une case qui s’appelle Agrément, donc on peut comprendre un peu comment ça se passe.
Il y a quelqu’un qui vient de dire, alors pour vous dire si c’est confirmé, il vient de faire le sous-poste de sénateur.
Oui, Guérini est le sénateur, mais ils sont portés en cours de cassation. On a eu l’arrêt là le 14 mars où on était déboutés de notre constitution partie civile au regard du fait que, finalement, quand notre agrément a été attaqué… C’est un peu compliqué, malgré tout, quand notre agrément a été attaqué.
Parce que tout à l’heure, quand t'étais penché, tout va bien, il y a du mou, tout va bien. Mais voilà, bien stable, c’est important.
Non, non, je vous en prie, mais je comprends, ça évite de vomir.
Non, pour ceux qui regardent, là c’est mieux. Parce qu’elle est gentille, elle bouge, etc. Ce qui fait que ça bouge beaucoup. On vous entend très bien.
Pas de soucis, ça marche.
C’est le temps pour parler de Guérini et ce n’est plus parce qu’en fait on l' a enlevé, il n’a plus le droit d'être. Mais c’est un bon cœur ! Le message, c’est que la Cour de cassation a définitivement confirmé ce mercredi 13 mars la condamnation du sénateur à de la prison et à l’inévitabilité dans une affaire de marché de bouquets. Oui, ça date du 13 mars. Oui, c’est ça. C’est ce dont je parlais, mais je parle moi sur le fait que dans cet arrêt de la Cour de cassation, on a été débouté sur notre restitution de partie civile. C' est ça surtout qui, pour nous, est difficile à encaisser, quoi. Débouté, ça veut dire ?
Débouté ça veut dire qu’on a remis en question, on a annulé notre partie civile dans cette affaire. Donc on doit rembourser en fait le préjudice moral qu' on avait obtenu quand on a été, si vous voulez, quand on était en correctionnelle. Mais si vous le voulez, tout ça devient très technique, ce qu’il faut comprendre globalement, c’est qu’en nous a enlevé un sésame, si vous vous voulez. Qui nous permettait de se constituer partie civile quand une affaire était mise de côté par le procureur. Voilà, c’est vraiment ça qu’il faut comprendre. Mais souvent, ça a souvent été interprété comme le fait « oui, Anticor a perdu son agrément ». En fait, c’est beaucoup plus subtil que ça. C’est qu’on a attaqué la manière dont l’agrément nous avait été donné. Le ministre de l'époque, le premier ministre Castex, quand il a rédigé cet agrément, il l’a mal rédigée volontairement au pas, je reviens sur ce que j’ai dit. Après, du coup, devant le tribunal administratif a jugé effectivement qu’il était mal rédigé, donc il n'était pas valable. Mais en fait, nous, on est une espèce de conséquence collatérale. De la mal-rédaction de cet agrément. C’est en ça ou c’est un billard à trois bandes en fait, si vous voulez.
Comment peut-on faire pour vous soutenir plus ?
Alors il faut adhérer !
Il faut adhérer, il faut relayer nos tweets, enfin tout ce qu’on poste sur les réseaux sociaux, il faut parler de nous, il faut aussi parler des conséquences de cet agrément et voilà, ça fait partie de… Enfin surtout, adhérez quoi !
Merci beaucoup, je vous en prie, merci beaucoup, bon festival. Donc, on fait un petit tour, il ne faut pas nous prendre pour des babouches, mais on comprend qu’elle ne puisse pas le dire franchement. C’est compliqué d’expliquer des choses très techniques. Alors, je ne sais pas s’il y a aussi des associations là-bas, on va aller voir, non je pense que là c’est des débats, ouais, non c'était des débats alors, j’essaierais de trouver un point où il n’y a pas déjà plein de monde pour ne pas déranger en fait. Donc la Cimade on a vu, là un petit peu, là on a le bon Z-Blog, la déferlante. On va se mettre là. Voilà, il y a de la place. Bonjour ! Nous sommes en live pour aussi. Est-ce que je peux vous filmer, vous inter trouver ? Nous sommes dans un live pour auposte. Oui ! Euh, on peut vous filmer, vous interviewer ? Oui ! Oui, je fais le tour, mais c’est pour tout le monde. Alors bonjour, bonjour. Bonjour. Je vous gêne pas, je suis là. C’est pas le micro ? Oui. Alors évidemment, c' est pour tout le monde, voilà. Alors on est chez SOS Méditerranée. Est-ce que vous pouvez présenter l’association, association ou ONG ? Alors c'était une association ou une ONG.
C’est une ONG d’initiative citoyenne, européenne. Sois morte en France, mais aussi en Italie et en Suisse. Donc c’est l’ONG qui a été créée en 2015, suite à un naufrage qui a été assez historique et catastrophique puisqu’il y a plus de 300 personnes qui sont malheureusement décédées. Nous, on a commencé nos opérations en affrétant un navire au printemps 2016, à qui à l'époque était l’Aquarius. Actuellement, maintenant, on affrète un autre bateau, un bateau qui est plus grand et qu’on voit juste ici et qui du coup actuellement en ce moment a fini une rotation. Et a soutenu plus de 350 personnes en 4 ou 5 jours. Ça a été assez difficile et actuellement on est en train de voyager jusqu’au nord de l’Italie où l' Italie nous a désigné un port pour pouvoir débarquer les personnes en lieu sûr. Je suis désolée parce que ce n’est pas la première fois que je fais un stand de SOS Méditerranée où j'étais là aussi à la maison des lanceurs d’alerte il y a quelques mois et c’est toujours très dur de votre action en fait donc voilà c’est un petit peu difficile. Vous avez plein de documents là, par exemple il y a une carte, est-ce que vous pouvez nous expliquer qu’est-ce qu’une information peut être… Alors pas de soucis, alors du coup dans cette carte ce qui est intéressant c’est qu’on représente le lieu où nous on a nos opérations. Nos opérations sont principalement là, donc souvent on dit en mer Méditerranée centrale mais ça parle pas beaucoup. C’est principalement entre la Libye, Malte et la Sicile et l’Italie. Alors pourquoi on opère là ? Parce que c' est la route migratoire la plus meurtrière au monde. Et donc c’est notre choix que d’opérer ici parce que c' est là où on est le plus utile. Et ça nous démontre aussi que la mer du Séran et de manière générale tous les océans et mers au international sont découpés de manière artificielle avec des zones qui s’appellent des zones SAR, Search and Rescue en anglais qui donc sont des zones de sauvetage et de recherche où normalement, par exemple ici c’est une zone libyenne et ici c’est la zone maltaise, nous on officie entre les deux principalement en zone libyenne. Normalement, si le droit international maritime est respecté, les États européens, et notamment Malte et l’Italie, devraient faire ce qu’on fait nous, de la recherche et du sauvetage sur ces zones-là. Malheureusement, il y a une carence, et c’est pour ça que plusieurs ONG, dont SOS Méditerranée, font ce travail-là, et on fait notamment ce travail là, en sachant que dans la zone de recherche libyenne… Il y a les gardes de côté libyen qui, au-delà de ne pas faire ce travail de recherche et de secours, font le travail inverse, à savoir interceptent de manière militarisée, notamment avec des coups de feu les embarcations qui sont extrêmement précaires et en détresse, pour les ramener en Libye et notamment les personnes se retrouvent à nouveau dans les geôles et les prisons libyennes où le droit n’est pas respecté. Donc voilà, et puis pour montrer un petit peu l’actualité, nous avons notre bateau aujourd’hui il est ici, donc il se trouve vraiment au sud de l’Italie, et on va devoir faire tout ce trajet-là pour aller au port qui nous a été désigné dans le nord. Et donc ce train-là, ça va être un trajet qui va être d’au moins 3 à 4 jours aller, et pareil au retour une fois que les personnes seront débarquées, ce qui veut dire que ça va durer quasiment 10 jours, le temps que la rotation, que la nouvelle équipe puisse venir à bord. Que le ravitaillement se fasse. Il n’y aura pas de… En tout cas nous, nous ne serons pas présents pendant au moins 10 jours sur la zone. Ce qui fait partie des blocages administratifs et politiques de l’Italie. Puisqu’en nous désignant un port sûr aussi haut, elle sait qu’on ne sera pas sur la Zone pendant un certain nombre de jours. Et là, je ne saurais pas vous dire s’il y a d’autres bateaux ONG qui y sont puisque les blocages que nous rencontrons d’autres ONG Je ferais des bateaux comme mettre sur la frontière avec le Geo Barens, etc. Ou d’autres ONG vivent les mêmes, Sea Watch et autres. Et donc, souvent, pendant dix jours, nous, on n’y est pas, il n' y a pas de sauvetage. Ce qui est une tragédie puisque, comme je disais au tout début de l’interview, là, ces quatre derniers jours, plus de 350 personnes ont été secourues par notre bateau. Ce qui veut dire que des traversés arrivent tous les jours et que pendant ces dix jours, potentiellement, il n’y aura aucun sauvetage sur les zones. On a quelqu’un dans le chat qui parle de l’accord de Darmanin avec Mélanie, avec la Tunisie. Est-ce que vous… Est-ce que vous savez de quoi il s’agit ? Alors moi je ne suis pas assez renseignée, je ne suis pas formée pour parler de ça. Tout ce que je sais c’est que là où il y a des problèmes et où souvent les politiques européennes arrivent, notamment les blocages de Meloni, c'était à cause des règlements du Blins. Règlement du Blins qui préconise que tout État qui laisserait entrer une population extérieure à l’espace Schengen sur son territoire et il est responsable du traitement de sa demande d’asile. Ce qui fait que lorsque des ports sont désignés en Italie et que les personnes sont débarquées, il y a un traitement administratif qui est fait, on prend leurs emprunts, etc. Et sauf accord de répartition des personnes, leur demande d’asile est examinée par l’Italie. Ce qui fait que souvent l' Italie et la Grèce sont des pays qui, comme le port de la Méditerranée, sont les premiers pays d’entrée Schengen. Et ce qui fait, pour tout ce qui est les politiques de non d’accueil, ils ont eu une pression assez forte et qu’il n’y a eu aucune solidarité européenne derrière. Alors je ne connais pas exactement Non, non, mais la personne a mis un lien en pour les personnes qui revoient. C’est juste que je volais les messages du chat et voilà, c’est ça. Trop bien, comment peut-on vous soutenir ? Bah, comment pouvez-vous nous soumettre ? Bah, déjà, financièrement. Comme je disais au début, on est une association, une ONG d’initiative citoyenne. On fonctionne, nous, notre bateau, qu’on appelle souvent bateau ambulance. C' est un bateau qui fonctionne avec des dons privés. Plus de 80 % de dons privés. Et comme chiffre clé, un jour en mer, c’est 24 000 euros. Donc pour qu’on soit prêt dans sur zone, ce qu’il faut c'était si vous avez la possibilité de nous aider ou alors diffuser le maximum autour de vous. Et puis nous aujourd’hui, notre équipe sur le stand, on est des bénévoles de l’antenne Paris-Ile-de-France. Nous, ce qu’on fait, c’est un peu la troisième mission de l’Association Méditerranée, c' est témoigner de ce qui se passe en mer Méditerranée centrale et essayer de faire de la récolte de dons et de faire continuer de parler de cette thématique parce que c’est encore trop peu connue le fait qu' il y ait autant de morts en Médité Année. Et puis voilà, vous pouvez rejoindre des antennes partout en France, on en a plus de 19, donc vous en avez forcément une proche de chez vous, elles sont visibles sur notre site. Et on fait des événements comme aujourd’hui, mais on fait aussi de la sensibilisation scolaire. On a l’agrément avec l’Éducation nationale, on intervient dans les classes de tous niveaux. Donc voilà, si vous êtes profs, chef d'établissement, n’hésitez pas à nous contacter.
Très bien, merci. Bon festival.
Bonjour, bonjour. Vous allez vous éclipser, c’est ça ?
Moi je laisse tout.
Est-ce que je suis en live de au poste ? Est- ce que je peux vous interviewer et vous filmer ? Alors, bonjour bonjour, je ne peux pas tout le monde entendre, tenez, je vais vous le partager. Alors nous sommes chez Champ Libre, racontez nous tout, qui êtes-vous, que faites-vous ou allez-vous.
Tu veux que je commence par ou ? Déjà, on s’appelle Baptiste et Marie. On est bénévole relativement récent chez Champs Libres, qui est une association qui fait de l’ouverture culturelle en milieu carcéral dans les établissements pénitentiaires de la région parisienne. Notre objectif, c’est de rétablir un peu du lien social par l’ouverture culturelle et la découverte auprès de personnes en situation d’isolement. Concrètement, ça se manifeste par l’organisation d’ateliers, 3-4 ateliers sur un cycle, avec une personne intervenante qui est soit experte professionnellement, soit qui est vraiment très passionnée par sa discipline et qui va, sur un format presque conférence mais très horizontal, échanger avec les détenus sur sa discipline tout simplement, je sais pas si tu veux en préciser
Derrière vous, vous avez des informations, peut-être des montées comme ça, on peut faire le tour
Les actions principales, c’est ce que je disais, c’est les ateliers en détention. Donc on est une trentaine de bénévoles qui organisons ce type d’ateliers, ce qui nous permet de faire environ 60 ateliers par an, ce qui correspond à une activité relativement importante. Et qu’est-ce que je voulais dire, la nature des ateliers en tant que tels, ça peut être très concret, très pratique, comme de la danse ou du yoga. Ça peut être très théorique, comme parler de l’astrophysique ou de la philosophie au cinéma. Et ça peut être un peu intermédiaire, créatif, comme des ateliers d'écriture ou même de la peinture, de la couture. Du fait de la composition des établissements pénitentiaires, c’est essentiellement un public masculin, mais on a aussi quelques ateliers auprès de Finlande Détention.
Alors je vois que vous avez cinq établissements partenaires, c’est ça ? C’est principalement en Île-de-France ou c' est un petit peu dans toute la France ? C’est seulement en Île-de-France seulement. On intervient à Bois-Darcy,, Nanterre et Fleury. C est ça. Et on intervient en quartier hommes et quartier femmes à Fleury. Vous êtes 50 bénévoles, quel est votre système de financement, comment peut-on vous aider, c’est du don ?
Oui, alors on n’a pas de salarié à proprement parler, donc on a un financement qui est plus tranquille par rapport à ça, il faut savoir qu’on est indépendant de l’administration pénitentiaire mais on établit des conventions avec les établissements et du coup ils nous accompagnent d’une certaine manière pour couvrir certaines dépenses liées aux ateliers mais on n a pas beaucoup de coût à propre part en parler, les atelier en fonction par exemple de maquillage peuvent mobiliser un peu plus de frais. Mais sur des ateliers assez théoriques finalement. Après, on cherche des soutiens de financement public auprès de la mairie. Chaque année, on monte des dossiers de financements. Et puis après, on a une campagne d’adhésion aussi auprès des anciens bénévoles, des anciens intervenants et puis même des personnes de notre entourage qui permettent d’avoir une cotisation annuelle aussi. Mais c’est essentiellement par des dossiers de subvention qu’on arrive à financer l’association.
Très bien, merci beaucoup. Je ne sais pas depuis combien de temps vous existez.
Ça fait une dizaine d’années, ça fait même dix ans tout pile et voilà il y a eu un petit renouvellement dans l’association, c’est à dire que les membres fondateurs ça faisait huit, neuf ans qu’ils étaient dedans et donc là les deux, trois dernières années on est un peu dans une phase de transition avec la composition des bénévoles est assez chouette parce qu’on a pas mal d'étudiants qui ont envie de s’engager parce qu il y a un peu de temps et aussi une sensibilité. Des jeunes trentenaires qui sont souvent les fondateurs mais aussi qui ont aussi un peu de temps et puis des gens plus vers la cinquantaine qui s’impliquent également parce que plus de temps.
Depuis ces années, comment pouvez-vous nous décrire l’impact, le retour que vous avez des gens en détention, sur à quel point ça leur est bénéfique de nous en parler ?
Je peux n’hésite pas à me dire. On a justement fait l’an dernier, on a conclu un peu une campagne de retour sur Expérience où après chaque atelier on donnait un peu un questionnaire à remplir, alors un peu en vitesse parce qu’on peut pas leur donner un questionnaire, c'était très papier, très manuel, c’est difficile de communiquer avec eux mais on voulait effectivement le mesurer. Donc on a pu avoir un peu un retour en fin de cycle, après les quatre ateliers, ils s’expriment sur ce qu’ils ont ressenti. C’est pas vraiment de l'évaluation, mais c’est partager un peu comment ils s'étaient inscrits à l’atelier, pour quel motif, ce qu’ils en avaient tiré. Et c'était assez bien parce qu’au-delà de ça, nous on n’a pas vraiment suivi avec les détenus. On est ni dans une logique de formation, ni dans un logique d’accompagnement à long terme. Donc c’est vrai que c'était difficile à identifier un peu notre impact à proprement parler. Là, ce qu’ils ont pu dire, ce sont déjà des choses qu’on entend à chaque fois en fin d’atelier. C’est sentir un côté très horizontal et avoir justement la possibilité de découvrir une thématique ou de l’approfondir. Pour eux, c' est quelque chose qui est vraiment agréable au sens de leur bien-être aussi. Ce n’est pas seulement théorique, voilà, c' est juste ce moment-là et un peu un moment refuge. Et puis aussi ne plus penser aux faits qui sont en prison, de la même manière que nous on ne pense pas qu’on est avec des détenus à ce moment-là. Donc c’est un peu les choses qui étaient ressorties.
La fréquence à peu près des ateliers, 60 par an
En fait, comme on est dans cinq établissements, ça fait au moins dix établissements.
Un par mois.
Voilà, c’est ça. C’est à peu près ça.
C’est génial, franchement je ne connaissais pas, c’est extraordinaire. Merci beaucoup. Est-ce que c'était vraiment pour les personnes.
Merci ! C’est un peu compliqué ça naît aussi de là, c’est l’accès à la télévision et forcément par internet, un contact avec leurs proches qui est quand même limité et puis voilà un environnement qui est assez refermé sur lui-même, que ce soit entre détenus et même avec les surveillants. Donc c' est sûr qu'à ce niveau-là, il y a une bibliothèque dans l'établissement pénitentiaire, mais tous et tous les accès à culture, au savoir. Même le divertissement est quand même très limité donc c’est aussi là l’intérêt de l’association.
Il y a quelqu’un qui demande, MZD, quels changements importants pour que tu mettes en place en prison d’après votre expérience.
Quels changements importants en prison d’après notre expérience ? Alors là, c’est un peu le moment où je vais déléguer à l’OIP, parce que nous, on est assez pragmatique, au sens qu’on organise les ateliers sur la compréhension technique de la prison et à la fois théorique, et la documentation, c’est l’observatoire international des prisons qui s’en charge. Nous, de notre côté, forcément, le changement de nos valeurs, c’est de systématiser un peu plus ces ateliers qui peuvent se mettre en place mais de façon un peu difficile et laborieuse quand même entre les échanges avec la détention, l’administration et puis même faire venir les détenus. Il y a pas mal d’obstacles en fait pour pas mal de gens à cette évolution. Donc en fait déjà d' un point de vue opérationnel et puis aussi dans la compréhension que des gens ont du divertissement en prison, qu’on arrive à faire… Passer ce message que c’est pas incohérent, en fait la prison ce n’est pas forcément punitif à tous les niveaux, déjà le fait d’isoler les gens ça suffit, il faut garder en tête que l’objectif c'était aussi potentiellement de réinsérer et d’adapter et que du coup voilà à la fois le permettre matériellement mais aussi qu' autour de nous on fasse infuser cette idée. Qui n’est franchement pas naturel et c’est ce qu’on a pu voir parfois récemment sur certaines polémiques sur ce qui est organisé en prison, c'était un peu difficile à faire passer comme message.
Oui oui, on a fait une émission récemment. On a reçu deux personnes de l’OIP qui avaient travaillé sur le rapport.
Excusez-moi, je suis obligé de vous interrompre, on va reprendre la conversation. Il n’y a pas trop de familles en ce moment, mais là, il y a quelqu’un d’autre que toi qui ne peut pas attendre. Mais pas de soucis. Il n’y a pas de problème.
Bien sûr.
Je vous ai dit merci beaucoup. Bon alors je te présente la nouvelle patronne de Mediapart.
Oui, c’est bon.
Alors voilà, rien ! Bonjour ! Je te présente Pauline qui fait une émission au poste qui s’appelle « Bonjour colère » qui est donc dans la lignée du tournant de Mediapart de ces dernières années. C’est donc la nouvelle patronne, c’est toi, qui as enfin foutu hors de France et du Plenel. Bonjour ! Et donc, c’est ta première interview ou pas ?
Non, pas tout à fait. Malheureusement, je le regrette. Surtout si c’est ta première interview. Non plus. Alors, comme présidente de Mediapart, oui, je vais enchaîner ensuite avec, abonnez-vous.
Sur la chaîne Twitch de Mediapart.
C’est la fin, surtout ici, c’est ici !
Les deux à faire l’entretien. Merci beaucoup !
Merci David, David qui était au début de Mediapart, sans doute que certains s’en souviennent.
Alors, surprise, je ne savais pas, je suis ravie d’avoir l’occasion de vous interviewer au poste. Alors, vous avez pris vos fonctions, c'était ?
C’est le 27 février parce qu’il y a eu un vote du conseil d’administration de Mediapart qui a validé ma nomination. Donc depuis le 27 de février, je suis présidente de Mediapart et directrice de la publication.
Que ça fait quoi ?
Ça fait quoi ? C’est forcément beaucoup d'émotions et je pense beaucoup aux lecteurs de Mediapart et aux lectrices évidemment parce que je sais qu’ils sont très attachés à Edwy donc voilà je pense à eux et puis je veux leur dire qu’on est là, que Mediapart c’est un collectif. Que la relève a été préparée de longue date avec Edwy Plenel. Et puis en fait, il y a quatre femmes maintenant qui vont diriger ce journal puisqu'à mes côtés, il y a Cécile Sour qui est la directrice générale et puis Valentine Oberti et Lenaïg Bredoux qui sont les co-directrices éditoriales. Donc, à la fois avec beaucoup d'émotions, mais aussi sérénité, détermination, joie. Et la fierté, bien sûr, c’est pas pour moi, mais c' est pour le fait que je représente le collectif. Parce qu’on a une équipe sur-motivée, qui est très impliquée dans la transmission, dans le changement de président, c' est qu’il y a à fond, donc voilà, on garde les acquis. L’idée, c’est qu' on garde tous les acquis de Mediapart, on s’appuie sur la base, et puis on accélère, on appuie tous les curseurs. Pour aller le plus loin possible et mener à bien notre mission d’intérêt public. C’est surtout ça qu’on a en tête.
Il y a des gens qui nous interpellent.Il y a la belle LM66 qui dit Vive les femmes….
Tu dis quoi ? Pardon les femmes. Ah ben merci. C’est vrai que c’est pas mal. Et moi je peux vous dire un truc sur ça, parce qu’en fait on n’arrive pas à produire 4 femmes à la tête d’un journal par hasard. C’est pas le fruit comme ça d’ah bah tiens. Pourquoi ? En fait, comment ça arrive ? Ça arrive parce qu' à Mediapart, on a chevillé au corps cette idée d'égalité entre les hommes et les femmes depuis le début. Et donc ça veut dire qu’on interne. On a travaillé sur l'égalité hommes-femmes, sur les salaires, sur la progression de carrière, sur les formations. Sur tout ce qui concerne la vie interne. Et donc, ça nous permet d’assurer qu’on soit là, nous les femmes. Et puis aussi, vous savez, on a été le premier journal à documenter les violences de genre. C'était en 2016 avec l’affaire Beaupain. Et ensuite on a eu la première gender editor, la première responsable aux questions de genre En France, dans un journal, c'était Amédiapart, et c’est Lénaïg Bredoux, d’ailleurs elle occupe toujours le poste, et Lénaïg Bredoux qui est donc aujourd’hui co-directrice éditoriale. Donc ce que je veux dire par là, c’est que si on veut arriver à ce type d’objectif, il faut mettre les moyens en amont et travailler vraiment à cette question de l'égalité, pour que ce soit n’ont pas un objectif ou quelque chose d’abstrait, l'égalité entre les hommes et les femmes, il faut s’assurer que ça devienne très concret. Voilà, et donc ça passe par des choses très concrètes, des formations, l' égalité salariale, l'égalité dans la progression de carrière. Alors complètement, et à vrai dire, nos grilles sont transparentes. Ça c’est une chance inuit qu’on a comme journaliste, on a fait une grille de salaire qui est uniquement liée à l’ancienneté, à l’ancienneté de la carte de presse. Donc il n’y a jamais aucune discussion pour savoir est-ce que vous allez avoir une augmentation individuelle ou pas. Il n' y a pas d’individu, même si vous avez fait des superbes enquêtes. Que vous défrayez la chronique et que vous êtes partout. Non, en fait, c’est vraiment uniquement en fonction de l’ancienneté dans le journal et ça crée aussi une égalité, une sérénité dans la progression de toutes et tous.
Il y a quelqu’un qui nous dit que, comment dire, est-ce que c’est un questionnement pour Mediapart la représentativité aussi au niveau des personnes racisées ? Bien sûr ! Peut-être qu’au niveau de la direction vous êtes quatre femmes, mais vous êtes quatre femmes non racisées, donc est-ce que c’est un questionnement, est- ce que peut-être on aura quelqu’un bientôt, ou voilà, dans la direction, ou chef de Hongrie, je sais pas si déjà le cas, je ne sais pas tous les chefs de Hongrie.
Alors en fait, moi j'étais directrice éditoriale pendant cinq ans et une majorité des journalistes qui ont été recrutés pendant cette période-là sont des journalistes racisés. Donc on a eu cette question absolument en tête. Depuis au moins 5-6 ans, je ne dirais pas depuis le début parce que c’est vrai qu’il y a une forme de reproduction sociale et du coup on a du retard, je dirais là-dessus, mais on l’a complètement en tête et pour moi ce n’est pas juste un truc de bonne conscience en fait d’avoir des profils variés dans une équipe, c' est une nécessité, Mediapart veut être le journal de la société donc il se doit de représenter la société dans toutes ses composantes. Donc nous devons absolument recruter des personnes avec des histoires, des profils, des sources variées parce que ça nous intéresse à Mediapart d’avoir des journalistes avec des sources différentes les unes des autres, par sources, j’entends, sources d’information. Et donc, évidemment, si vous avez les journalistes qui viennent tous du même quartier, qui sont tous blancs ou blanches, et bien évidemment, vous n’avez pas la même attention à certains sujets, vous n’avez pas le même parcours, les mêmes attentes aussi, par rapport à ce que vous faites et à votre pratique du journalisme. Donc, c’est pas seulement important abstraitement, c’est une nécessité, parce que c' est vraiment une richesse pour un journal comme nous d’intégrer le plus de profils variés.
Est-ce qu’on peut espérer qu’avec vous, à la tête de Mediapart, déjà, quand il y avait un groupe la question des VSS était non pas au cœur, mais peut-être presque au cœur. Je ne voudrais pas dire au cœur en s’y entendant que le reste ne l'était pas. Mais de la ligne éditoriale et des sujets que traite Mediapart, est-ce qu’avec vous, on en aura encore plus ? Est-ce que on ne lâchera rien parce que vous êtes bien placés pour savoir à quel point Mediapart est important pour révéler ces affaires ? Et à quel point d’autres médias n’ont pas soit l’envergure, soit l’histoire, la conscience de ça, soit la conscience, soit à l’histoire ? Est-ce que vous garderez ce rôle plus que jamais ?
En fait, à Mediapart, toutes les questions liées à la domination, aux enjeux de domination nous intéressent. Et donc évidemment, les violences de genre, c’est au cœur de nos préoccupations. Comme je vous le disais tout à l’heure, en 2016, on a sorti l’affaire Denis Baupin et non seulement… Le premier journal à avoir sorti une grosse enquête sur les violences de genre en France, mais aussi ça a ouvert tout un champ d’investigation effectivement. Avant ça n’existait pas, j’en discutais avec ma fille il n’y a pas très longtemps, qui a 21 ans, et qui me disait, mais il y a toujours eu des enquêtes sur les… Ben non, tu sais, avant ça n’existait par. C’est un sujet qui était tabou, qui n'était pas abordé. Ou du fait d’hiver. Exactement, ou qui relevait du fait de l’hiver, tout à fait. Donc nous, on ne traitait pas. Et donc on a ouvert la voie sur ce domaine-là et évidemment c’est très important, on va continuer. Mais pour moi, c'était important aussi que les nouvelles générations comprennent que par exemple les affaires de corruption, de corruption politico-financière, pour moi c'étaient aussi des affaires de domination. En fait, de quoi il s’agit ? Il s’agit de personnes qui ont de l’influence, qui ont du pouvoir. Qui profitent de bénéfices qui ne leur sont pas dus par nature en fait. Et donc je pense que c’est intéressant de réinscrire par exemple ce type de sujets dans cette grille de lecture de la domination aussi pour qu’on comprenne que ça va avoir de la même manière les questions de discrimination. Alors moi j’y suis. Particulièrement attachée parce que j’ai suivi en fait les questions migratoires pendant 10 ans. Je suis arrivée à Mediapart en 2008, au tout début de Mediapart. J'étais avant aux Échos et j’en suis partie à ce moment-là. C'était au moment du rachat des Échos par LVMH, donc le milliardaire Bernard Arnault. Donc j’y suis partie pour des questions d’indépendance et j’ai rejoint Mediapart pour justement suivre, enquêter sur les questions migratoires. Donc évidemment toutes les questions d'égalité et de discrimination, je suis extrêmement attachée et bien sûr qu’on va continuer, ça fait partie de nos fondamentaux, l'égalité entre les hommes et les femmes, le refus du rejet de l’autre, voir comment on peut lutter contre la banalisation des idées de l’extrême droite. Bon ben ça, voilà, ces idées et puis l’extrême droite elle-même, eh bien ça va évidemment faire partie de notre priorité.
Peut-être un garnement pour encourager les gens qui sont à Paris à venir, parce qu’il n’est pas encore trop tard, à quelle heure finit le festival et pourquoi il faut venir ?
Alors, je pense que ça termine autour de 18h30 à 19h. Dernière table à 17h30, donc ça va se terminer vers 18h 30. Bon, j’imagine que ça va encore un peu bouillonner quelques minutes ensuite. Il faut venir parce qu’en fait, c’est notre rendez-vous avec la société civile. C’est le moment où on voit nos lecteurs, pas seulement nos lecteur, mais aussi les personnes qui pourraient avoir envie de s’abonner, et Mediapart est fondé sur dans Mediapart il y a aussi le part de participatifs et c’est comment on donne leur place aux abonnés mais aussi aux lecteurs pour qu’ils interviennent, pour qu’il échangent et là c' est un moment où je suis sûre que n’importe qui vient va ressortir de ce lieu nourri de quelque chose, nourri d’une idée, nourrit d' une envie et j’espère peut-être de l’envie de se dire moi je me mobilise à ma manière sur tel ou tel sujet et je fais quelque chose.
Merci beaucoup.
À bientôt et abonnez-vous !
Abonnez-vous à Mediapart et à AuPoste. Merci beaucoup. Alors, alors ? Vous avez vu, elle est chouette, hein ? Ça va être super, quatre femmes. Donc, où c’est qu’on va ? Euh… Ah bon, on va aller là, tiens. Bonjour ! Alors, attendez. Là, là, je vous ai filmé sans vous le demander. Pardon. Est-ce que je peux vous filmer ? Je suis en live pour au Poste. Bien sûr que vous pouvez. Je vais vous voir.. Alors, vous dites votre prénom et Daphné. Attendez, attendez. Allez-y. Bonjour. On est chez Média vivants avec Daphné du média vivant. Bonjour à tous. Alors, euh… Aujourd’hui, présentez-nous Média vivants pour ceux qui n’auraient pas suivi les retouches que vous avez faites ces derniers mois de vos enquêtes. C’est vrai qu’on a fait un beau partenariat avec auposte avec trois enquêtes ensemble.
Alors nous, on fait de l’investigation, on est partenaires de Mediapart, et notre particularité, c’est qu' on fait l’investigation sur scène, ça veut dire qu’en revêtant en premier notre enquête. Sur une scène, face à un public qui peut poser des questions à la fin, aux personnes interviewées, aux journalistes. Et ensuite on met la vidéo, le podcast, les articles en ligne. Et on a fait autant des sujets sur la multinationale, la CMA, CGM, que sur des sujet sociétés comme les homophobes ou l’Olympique de Marseille. Parce qu’il faut savoir qu’on est basé à Marseille. Donc on traite de sujets nationaux mais aussi marseillais. C’est notre touche particulière.
Est-ce que vous vous êtes parfois en partenariat avec Mars Actu ?
Oui, bien sûr, on a fait des enquêtes avec Mars Actu, notamment sur les personnes toxico-dépendantes qui sont laissées à l’abandon à Marseille, sur la question des salles de chute, par exemple. Donc on est en partenariat aussi avec Mars Actu qui est là, pas très loin, à descendre. C’est l'écosystème Mediapart. Il y a quelqu’un qui dans le tchat, « Oh mais oui, c’est excellent, majuscule, ce qu’ils font, trois points d’exclamation. » Ah bah merci, ça me donne de la force pour continuer. Est-ce que vous pouvez nous raconter en quelques mots comment ça se passe par rapport au journaliste qui va écrire son papier ? Un peu le processus entre passer de ça à sur scène. Quelles sont les étapes ? Qu’est-ce qui rentre en jeu ? Alors, c’est vrai qu’il y a beaucoup de contraintes en plus. L’enquête journalistique, ça reste la même technique, la même chose. En revanche, il faut tout de suite penser à un sujet où on pourrait avoir des personnes sur scène. C’est-à-dire que si on a un sujet avec des gens qui doivent absolument rester anonymes, on ne pourra pas le faire. En revanche, on peut trouver des sujets où il peut y avoir des contrats d’histoire, qui pourraient être faits sur scène. Ce n’est pas toujours évident, mais on y arrive, même sur des sujets sur des multinationales par exemple.
J’ai envie de savoir si tout va bien pour Pauline. David nous rejoint ! C’est pas du tout ! Oui, tout va bien ! Ah ben oui, faut que tu manges, c’est ce que je voulais te dire. Ah oui, oui mais là je veux que tu termines. Voilà, on est en direct avec toi.
C’est un peu comme les spectacles, hein, les… Ah bah, il y a de l’improvisation, des personnes qui perturbent le live !
Voilà, c’est bon ! Bonjour Pauline, donc on se retrouve au stand et je vous remercie.
Mais dis-donc, j’ai fait quelque chose, mais tout va bien ! Mais ça fait une heure que t’es là !
Mais ça va ? Bravo, est-ce qu’il y a du monde ? Il faut faire des pauses, on est d’accord ? Quand j’ai fini ? D’accord. Alors, oui, parce qu’on adore David ! De toute façon, on a été coupés. Parenthèse, vous dites vraiment, ça m’intéresse beaucoup. En fait, comment dire ? Quand j’ai commencé mes études de journalisme..Je m’y suis intéressée après qu’on m’ait parlé du journalisme vivant et je me suis dit si ça existe c’est tellement incroyable que ça me donne encore plus envie de faire ce métier donc pour dire que ça m’intéresse maintenant et vous dites si on n’a pas des personnes qui veulent témoigner on ne pourra pas les mettre sur scène mais est-ce que vous ne pouvez pas par exemple si il y a des gens qui sont anonymes vous savez prendre quelqu’un qui va raconter ce qu’ils se disent et prendre quelqu’un d’autre. Exactement. Alors, ce qu’on fait, c’est que, par exemple, on peut faire un enregistrement de la voix, ou par exemple avec Mediapart, on avait utilisé une de leurs interviews anonymisées qu’on diffusait Donc on a des astuces comme en télé ou en radio qu’on peut faire. Par contre, on évite d’avoir des comédiens qui interprètent. Ça, on ne fait pas. On sépare les personnes réellement sur scène. Les journalistes qui sont sur scène et donc on a ce côté d’investigation qui est le même. Après il y a la phase d'écriture. Et là c’est très différent de l'écriture qu’on peut avoir à la télé ou en presse écrite parce qu' on écrit comme si on était face au public avec une certaine oralité et en même temps on doit donner beaucoup d’informations. Donc voilà, ça c’est un scénario, c’est un script. Un machin entre lumière, musique.. Oui, ce qu’on appelle la conduite, comme au théâtre, ou le conducteur en radio par exemple. On sait quand est-ce qu’il y a de la musique, quand est ce qu' il y a de la vidéo. Et la grande difficulté qu' on a, parce qu’on aime bien se mettre des challenges, c' est qu' il n’y a pas de prompteur. Donc c’est une vraie performance. Les journalistes apprennent le déroulé de leur enquête, voire le texte par cœur, et sont dans une performance quand même. Ça dure une heure, une heure et demie en général. Et après, il y a le temps du débat avec tout le monde, avec les internautes sur Twitch quand on est sur Twitch, et avec la salle. En général, pour l’instant, on a une salle comble à chaque fois. Il y a 150 personnes qui sont là, donc le temps d'échange est assez intense. Et parfois, on à aussi des informations qui nous arrivent pendant le débat, des personnes qui témoignent. Donc pour nous, c’est excellent parce qu’on peut avoir d’autres sources pour la suite de l’enquête. Et on va continuer d’alimenter un article, voilà c’est le concept. Il y a des gens qui disent que ça a l’air incroyable comme dispositif, un mix entre enquête et conf, gesticulé. Oui, il y a un peu de ça. Et oui, je voulais vous demander comment vous existez et quel a été le processus qui vous a amené à vous dire on va créer un média vivant et on va faire.. Alors le concept, c’est vraiment venu aussi de la défiance envers les médias, le journalisme. On s’est dit qu’il fallait recréer du lien, recréer des lieux de débat, d'échange démocratique en fait, au-delà des écrans. Alors bien sûr qu’on est sur le numérique, parce que tout contenu, et même plus parce qu' on suit nos dossiers pendant des mois, tout est en ligne. Mais le point de départ, c’est cet échange direct de montrer la cuisine aussi du journalisme, comment on a fait l’enquête de répondre en toute transparence aux questions directement des personnes. Dans un instant très court, pendant une heure, deux heures. Voilà, donc ça c’est le pari de départ du fondateur Jean-Baptiste Mouttet, qui est un ancien pigiste correspondant de Mediapart d’ailleurs. Donc voilà, et ça fonctionne, ça fait deux ans qu’on existe bientôt. Donc on a l’idée de se développer. On est déjà quatre dans la rédaction, ce qui est à une fois ou deux ans. Donc voilà l’idéal c'était de continuer. On va avoir des sujets assez internationaux, je vous conseille de suivre dans les prochains mois. On est vraiment un média national, avec même, on n’a pas de limite géographique. Les enquêtes peuvent être internationales sur Médias vivants.
Trop génial, je crois que ça plaît au chat et voilà, hâte de vous découvrir. S’il y a des gens à Marseille dans le chat, c’est où que vous faites vos présentations ?
Alors pour l’instant, on est une fois par mois à Marseille dans une salle qui s’appelle la Fabulerie. Donc pas très loin de Noailles pour ceux qui connaissent Marseille C’est entrées libres pour que ce soit accessible à un grand public. Donc il ne faut pas hésiter à venir. On essaie d'être aussi démocratique que possible, aussi ouvert que possible. Et bien sûr, ça peut être suivi en live pour ceux qui sont dans d’autres villes, à la campagne ou ailleurs. On est en live également les soirs de représentation. Donc n’hésitez pas à nous suivre. Voilà, et il y a quelqu’un qui dit que c’est l’exact opposé des Entertainment de Bolloré. Exactement, ben… Oui, c’est vraiment l’exact opposé, parce que plus opposé c' est compliqué. Oui, puis on n’essaie pas de divertir, on essaie d’informer, même si la forme peut être assimilée à un spectacle pour les personnes qui ne connaissent pas. C’est très peu scénarisé, on a des comédiennes qui nous coûtent, mais juste pour poser la voie, savoir se situer. La mise en scène est minime, on reste sur des informations brutes, et c’est des enquêtes, on est plusieurs mois à les préparer. Donc on est vraiment sur du long cours, c’est ce qu’on veut faire, donc oui, on est un peu à l’opposé. De talk show, d'émissions qu’on peut voir, ça peut je trouve très bien répondre à cette pensée où parfois on se dit, les journaux, les médias, le journalisme, c’est pour les gens au quotidien qui travaillent et qui se disent qu’ils n’ont pas forcément tant s’intéresser, qui se disent mais c'était des gens entre eux, ils parlent, comment dire, c’est des bourgeois, ils sont entre Ils ne s’intéressent pas aux gens. Et là, tout d’abord, cette transparence, cet échange et le fait que tout se passe en vain, ça peut répondre à ces inquiétudes de certaines personnes. Exactement. Et on le voit, le public est différent à chaque fois. Et des personnes qui ne s’informent pas forcément au quotidien, des publics aussi précaires qui viennent, qui ont besoin d'échanger, de raconter. On n’est pas que dans les centres-villes. Là, la semaine prochaine, moi, je rejoue une enquête sur scène. Ça va être dans des quartiers en dehors du centre-ville, justement pour aller là où l’information ne va pas. Ou va moins et pour pouvoir échanger directement avec les personnes que ce ne soit pas que pour des privilégiés dans le centre-ville. Donc on est très conscients de ça et justement c’est l’ADN de Médias vivants et c' est ce qu’on veut développer dans les prochains mois. Donc voilà en tout cas ça fonctionne, on a une programmation jusqu’au mois d’octobre là pour vous dire. Donc voilà c’est vraiment on anticipe au maximum, on est en décalage avec l’actualité chaude parfois et parfois on est plein dans le mille. Parce que, par exemple, on a fait une enquête sur la CMA-CGM, donc la famille Saadé, qui est la tête de cet empire, c’est un armateur, et ils sont en train de se tailler un empire médiatique. On a appris hier qu’ils avaient racheté BFM et RMC. Donc voilà, faire du long, ça ne veut pas dire qu’on loupe des informations. C’est qu' on les traite autrement et au long cours, avec une qualité qu’on recherche. Et je crois que toutes les personnes aujourd’hui au festival, c’est ce qu’ils recherchent tous.
Merci beaucoup, et voilà, découvrir les médias vivants, c’est génial. Merci beaucoup.
Allez, on va rendre la pareille à David. Je suis sûre qu’il vous manque, n’est-ce pas ? Dites-moi dans le live, on veut revoir Dav Duf. Je suis sûre que vous vous retenez. Moi je suis forcée vous savez hein, c’est… Faute hein. Alors attendez, il est où ? Ah si je dois le chercher ça va pas être marrant. Alors attends, on y va T’es contente ? Ben oui ! Ah il s'était habitué là euh… Eh il a mangé mes noix de cajou !
J’en ai mangé 2-3, ouais. Et lui aussi, là. Alors ? Alors ?
Ah !
Regardez, première action du travail de poste. Elle a pris la caméra pendant 2 minutes.
Allez, deux minutes !
Voilà, alors attendez, vas-y. Attention, calme. Merci beaucoup. Il y a tous nos sandwichs qui t’attendent, il y a des chips aussi
Et bah c’est terminé.
Bon alors, comment ça ? Comment ça, maltraitant ce travail, vous rigolez ?
Il y a quelque temps que je n’ai pas eu le temps de faire, je te dis les quelques choses.
Elle cherche son téléphone. C’est moi qui lui ai téléphoné. Parce que tu l’avais laissé…
Attention, il y aura des suites ! rien que je ne te dise !
Merci Pauline. Alors Carine, c'était bien l’interview.
C’est quoi ?
Mais ce n'était pas un entretien d’embauche ! Alors, il y a Politis, tu n’es pas allé ? Non, je suis allée. Là, j’ai tout fait. Donc ça déferlait, non ?
Pourquoi tu n’es pas allé à la Déferlante ?
Parce qu’il y avait du monde devant, je ne voulais pas gêner les gens donc je suis allée à ceux qui avaient le moment pour ne pas gêner. Je suis allé !
Et l’année prochaine, il faut qu’on demande cette salle, pardon, il y a plus de monde.
Donc je vous dis, il manque, comme ça les gens ils te disent qu’ils t’oublient. Donc il nous manque, vert, médias écolos, politique, médias indépendants et engagés, la déferlante au bout, la chance, je ne sais pas ce que c’est mais il y a marqué pour la diversité des médias. Je crois que c’est tout.
Donc la chance pour tous, c’est les divergences.
Et la déferlante de toute façon, s’ils ont déjà vu le machin, ils diront « vous êtes déjà passés ».
Merci beaucoup, ma chère Pauline on va manger
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N’importe quoi ! Alors attendez, on va retourner vers les stands, mais là c’est le débat Me Too dans le cinéma. Vous voyez, il y a un monde dingue ! on n’entend rien. Figurez-vous qu’ils ont été obligés de mettre en place de filtrer les entrées, parce qu’il y a trop de monde. Vous aussi ? Moi aussi. Vous êtes quoi, vous ? Moi, je suis en visite anonyme et inconnue en tout cas. Anonyme, non, c’est pénible. Vous êtes un lecteur de Mediapart ? Absolument. Elle veut ressembler à une belle. Ah, j’ai pas de chance, je le ressens, ça fait chier. Il a un de ceux-ci dans le monde et comme par hasard, il a le même mutisme que moi. Vous suivez au poste ou pas ? J’ai suivi deux, trois fois. Ah, que deux, 3 fois. Que deux,3 fois. Parce que c’est pas bien ? Non, c'était parce que je suis fan du Usul, je me fais des infidélités chez d’autres. Je n’ai tellement pas assez de temps pour regarder toutes les vidéos d' Usul que je ne m’en reste plus pour regarder les autres. Super, bon festival à moi. Merci.
Merci, merci.
Alors, je vais vous montrer. Donc là, c’est la salle des grands débats.
Et des étudiants supérieurs, et donc on est conscients de ça. Moi, je crois que les plus grandes violences sur le racisme viennent de mon métier. Je ne connaissais pas le raciste avant de faire mon métis. C’est terrible, mais c’est vrai que c'était réel. Et je sais que je ne suis pas la seule et… Mais comment vous l’expliquez ?
Est-ce que vous avez le son là ou pas ?
Le sexisme, la question particulière du cinéma, de la culture de manière générale. Parce qu’en fait, c’est un rapport à l’image et on part tous du principe qu’on est éduqué et qu' on est un peu, je sais pas, je vais dire comme si on était un peu au-dessus. On se dit maintenant, même moi, tu vas voir, je fais ci, je fait ça, je ne suis pas raciste, je ne suis pas sexiste, etc. Et en fait, je pense que cette espèce de complaisance, et parfois je trouve de paresse intellectuelle, fait qu’il ne se pose pas forcément les questions, on n’interroge pas forcément.
Oui, Jimmy Fox, c’est encore du monde, mais ça va assez vite quand même.
Et comme c’est un métier d’image, donc voilà, elle a un nœud à cet endroit aussi de… Qu’est-ce que notre couleur de boue incarne malgré tout dans l’inconscient publicitaire collectif, etc. Oui, je pense que c’est parce que j’ai pas encore d'éléments de réponse. De travailler. C’est toujours passionné de devoir travailler sur ce qui est suivi, c’est ce qui arrive, c'était moins une constante. Justement, ça fait tout le travail parce que je voulais tout à l’heure en parler du silence qui avait suivi l’intervention critique, l’intervention d’ADN en 2020, et de l’utile congé rage en 2004, malgré les progrès, on pourrait aussi se souvenir, on donne le doigt d’ailleurs, de l’intervention ou de César en 2020 avec la prise de parole d’Alissa Maïna, la comédienne, sur le banc d’université dans le cinéma français interpellant son industrie, interpellants les spectateurs et les spectatrices, et ce fonctionnement de régime et de ce qu’on consomme et de cet objectif.
Alors je vais aller dans une autre salle. Est-ce que vous n’entendez pas ? Donc là, c’est une autre salle de débat, vous voyez. Alors là, il y a un live… Regardez le live de Mediapart. Alors vous voyez, il y a des rues pleines là-bas, ça il ne vous le montre pas. Et moi il me faut ça, moi il faut un écran comme ça, j’aime bien ça. Ils ont des moyens. Donc là c’est ost qui écrit ses blagues, les blagues du matin de ost sont écrites l’après-midi. Est-ce que vous avez toujours le son, l’image, parce que c’est rien ? Parce que là, comme je suis dans une salle un peu plus petite… Ah oui, il faut mettre un peu de désordre, bien sûr, super, super ! Si vous vous souvenez de ça, c'était la manifestation du 9 mai. Le Gud en plein Paris avec Axel Loustaud et Olivier Duguay, alors dites-moi de quoi vous ouvriez en vie. Là, il y a encore des signatures. Qu’est-ce qu’il seigneur ! 15H24,il y a Edwy qui signe. Voilà, voilà, regarde ça, regarde-ça.
Et il y a eu plusieurs menaces au moment où on mettait les choses à exécution. Il y a eu des révélations à ce moment-là de Mouammar Kadhafi, de son fils Saïd Aïslam pour dire qu’on a financé la campagne de Sarkozy, arrêtez de nous emmerder, etc. C’est le chef d'État qu’on a le plus cédé. Donc on va avoir cette chronologie de l’affaire, on va de l’enquête, on a des points de… De chronologie historique, et au milieu de ça, en fonction des tapis, on aura un questionnement particulier sur la justice, sur le sentiment d’impunité, sur le coût de la corruption, etc. Le film, ça sera effectivement un peu comme dans la même durée que celui de notre ami, comme vous venez de le citer, il y a une belle cité, David Dufresne par exemple, un film d’1h30, 1h40, avec l’idée que quand même puisqu’on veut faire des projections débat, on sait qu’on veut animer des projections débats. Il ne faut pas qu' on ait un film trop long pour pouvoir avoir l’espace d’une discussion après une projection. C’est un défi ! Je ne m’arrive pas à comprendre pourquoi cette affaire est grave, si elle est aussi peu espèce, mais je ne mérite pas, si vous savez.
Nous, comme on n’est pas dans les autres rédactions, je ne suis pas du tout… On est le spécimen sociologique de soi-même, donc moi, énormément de gens m’en parlent. C’est comme si elle coulait un peu dans les veines d’une discussion non publique, mais qu’elle n’existe pas à sa juste place… Je vous donne un exemple. Le 28 août dernier, les juges d’instruction signent le renvoi de Nicolas Sarkozy devant le tribunal correctionnel. Là, ce n’est pas une question de Mediapart contre Sarkozy, de je ne sais pas quoi, c’est terminé. Nicolas Sarkozy pense toujours que son problème dans cette histoire, c'était Mediapart, mais c' est fini ça. Ça, c' était peut-être au début, quand on a révélé avant la justice, mais maintenant, son problème, c' est les juges, ce ne se passe pas nous. D’ailleurs, pour ça qu’il prend toujours un tribunal à témoins, comme s’il était au 20h devant les jugés, et que ça ne marche pas très bien jusqu'à maintenant, puisque je rappelle quand même qu’on parle d’un ancien président qui a été condamné en première instance et en appel pour corruption dans l’affaire Bismuth. Qui a été condamné en première instance et en appel dans l’affaire Bygmalion, qui concerne le financement de sa campagne de 2012. L’affaire Kadhafi, c’est le financement de la campagne présumée de 2007. Bien quand les juges publient ce document qui est extraordinaire, 556 pages, qui résument 10 ans d’instructions judiciaires, par deux des meilleurs juges d’infraction françaises et les plus respectés, racontent pourquoi ils ont décidé de renvoyer 13 personnes devant le tribunal. Dont l’ancien président et trois anciens ministres dans cette affaire. Le lendemain. à la Une du Monde, tout en bas, le titre, comme ça, ça fait ça, à la une du Monde, un entrefilet à la une, présidentielle 2007, Nicolas Sarkozy sera jugé en 2025. Il n’y a pas Kadhafi, il n' y a pas corruption, et ça fait Libération, je prends deux journaux à dessin que j’adore par ailleurs, je ne suis pas là pour faire la guerre des médias, ce n’est pas du tout notre propos, Libération il n y a rien à la Une, rien. D’accord ? Moi je rejoins votre incrédulité, c’est comment c' est possible, le document il n’est pas dur à avoir ce document l’ordonnance de renvoi qui raconte ça, pourquoi on ne se dit pas mais peut-être que des gens continuent de ne pas croire aux faits qui ont été documentés par la justice, peut-être que des gens se disent de toute façon il y aura Mediapart pour faire du tam-tam dessus, mais c' n' est pas que là, que les médias. Nicolas Sarkozy, renvoyé dans cette affaire, est-ce qu’il y a eu une déclaration politique ? Là, les responsabilités politiques sont énormes. Est-ce qu' il y a une personne de la France Insoumise, des écolos, du Parti Socialiste, chez Bayrou, ailleurs, pour dire quoi ? Sous réserve que la justice, etc., avec toutes les prudences d’usage ? Mais on est quand même face à une affaire un peu grave, là. Rien ! Donc on est face à une société… On est face à une société molle face à ça. Moi, je ne sais pas répondre à votre question parce que je la partage avec vous. Et donc, je pense qu’il faudrait interroger un certain nombre de responsables politiques, un certain de responsable médiatique, je ne ne sais plus s’il faut appeler ça comme ça, en disant que nous, on est les plus mal placés pour répondre à cette question parce que, comme l’a dit Karl tout à l’heure, en 13 ans, on a publié plus de 150 articles là-dessus. Donc heureusement que la lassitude ne nous gâte pas, mais on aurait des raisons d’en avoir marre de raconter cette histoire. Il est terminé. On rentre en direct du poste. Merci, merci, merci monsieur. On est comme vous voulez.
Vous voyez, il est très grand et jamais dans le cadre.
Il se débrouille pour ne jamais être dans ce cadre-là. Oups, pardon, pardon Fabrice. Voilà. Alors on suit Yannick qui va nous parler du projet, en fait là il a fait la rencontre donc c’est un peu salaud parce qu’on va lui demander de répéter ce qu’il vient de dire. Je tiens le micro, on fond.
Parce que ce n’est pas une relation, c’est l’interview. Et en fait, c’est extrêmement important de mettre les bonnes choses, les bonnes choses, parce que ça renvoie aux choses qui sont vraiment les bonnes avec un sou.
Voilà, donc on est en direct de Paris, dans le 19ème, c’est le festival de Mediapart. Mediapart Toulouse a invité, on est un peu comme des poissons dans l’eau ici parce qu’on connait un peu de neuf. Et on suit Yannick Kergoat qui rejoint le stand du film ça va Amiens ? On a fait la moitié du chemin. Là, on fait une sorte de cinéma direct. Vous voyez qu’il y a beaucoup de monde. C’est drôle C’est dingue. C'était notre petit stand. Bienvenue chez nous. Alors voilà. J’amène David avec nous. Oh, oh, oh. Oh, les scouts. Oh, l’escroc. Oh, là, là. Ah ça va être un truc ! Il a tenu à nous présenter les principaux protagonistes. Alors vas-y, on tombe ensemble ? Voilà ! Mais derrière, c’est raisonnablement, je suis bien entouré. C’est ça qu’on veut dans, on est d’accord, voilà. Quelle infinité !
C’est la question de la question du monde.
Yannick, raconte-nous en deux mots parce que tu sors du débat. Moi j’ai mon micro là et toi tu as le tien, on nous entend, on va bien, on est en direct. Donc, toi qui as tellement dit du mal de la presse, te voilà ! Acoquiner avec les plus, comment dirais-je, les plus cools de la presse parisienne, Mediapart, pour faire un film avec eux, autour de Kadhafi, ton ami, maintenant avec qui tu vas passer quelques mois, quelques années, et c’est pas taille réelle ça si ? Il est petit, il n’est pas très grand, et moi non plus, donc voilà, en revanche je pense que ma mère Canada était un peu plus grande. Alors, c’est un film pour le Cinoche, produit par Gabriel Juel, qu’on a intégré au début. Raconte-nous de quoi va parler ce film. Alors oui, pourquoi on est ici ? C’est parce que c’est effectivement un film qu’on fait tous ensemble avec Mediapart, emblématiques à la fois du journal lui-même mais aussi emblématique pour notre société c’est l’affaire Mouammar Kadhafi, Sarkozy, Kadhafi, dont le financement de la campagne de Sarkozy par un dictateur. Donc on fait ce film ensemble, on l'écrit ensemble, le finance ensemble et c' est pour ça qu' aujourd’hui on est là parce qu' on lance une opération de crowdfunding, de participatif. On considère que ce sera un film pour le cinéma, Est-ce que tu penses que c’est pour le cinéma, pour des raisons de forme ou pour des raisons de libertés de publication ? Parce qu'à la limite on pourrait dire que Mediapart pourrait s’auto diffuser par exemple. Non, je pense que c’est un souhait au départ très clair de Mediapart de faire un film pour le cinéma. Ils ont eu une expérience déjà il y a un an et demi avec Media Crash, ils ont vu le potentiel aussi d'échange, de débats qu’offrait la salle de cinéma, moi c'était vrai qu'à travers les deux films précédents que j’ai pu faire, j’aie aussi cette expérience et ce goût de dire que la salle de cinéma, c’est à la fois un espace public alternatif à la télévision et aux médias dominants, mais c' est aussi un espaces de rencontres avec les gens, d'échanges, de débats, de discussions. Et c' es aussi un espace de liberté éditoriale totale. Une fois qu’on a, on va dire, surmonté la censure économique, parce qu’il y a une censure économique réelle, et c’est l’objet du crowndfunding qu' on fait, c' s' est dépasser la censure économique. On a une liberté éditoriale totale, ce qu’on n’a jamais ou quasiment jamais à la télévision évidemment. Alors, qu’est-ce que le film va pouvoir raconter qui n’est pas déjà su, en grande partie grâce aux révélations de Mediapart que au travail judiciaire ? Est-ce le plaisir de voir un beau film bien monté, bien tourné, bien sonorisé qui est le produit d’appel ? Ou est-ce qu’il y a, sans révéler quoi que ce soit, mais est-il quelque chose de particulier ? Est- ce que c’est ton regard, par exemple, de l’extérieur ? Tu n’es pas à manque de la rédaction ? Qu’est-ce qui fait a priori comme ça, parce que là c’est les débuts, mais qu’est ce qui peut faire le sel de ton travail par rapport à ce qu’on sait de cet appert ? Alors, le film va s’appeler « Personne n’y comprend rien », c’est une citation de Nicolas Sarkozy au Figaro Magazine à l'été dernier, qui disait « Les Français sont bien en peine de comprendre ce qu’on reproche, personne n’en comprend rien ». Donc nous, on prend cette déclaration, on prône la lettre, on lui a dit « La raison, on veut faire comprendre ce qui se passe déjà ». Ça, c'était le premier objectif. L’instruction est close, l’enquête est terminée, le jugement aura lieu, enfin le procès aura lieu début 2025, donc c’est un film déjà qui fait la synthèse de ce qu’on sait de cette affaire. On va essayer d’y comprendre quelque chose. C’est quoi l’effet ? Ensuite, personne n’y comprend rien, c'était d’essayer d’expliquer, de réfléchir. Au-delà justement du travail journalistique factuel sur l’enquête sur les faits de corruption qui sont reprochés à Nicolas Sarkozy, à trois de ses anciens ministres, etc., c’est de comprendre pourquoi c' est possible dans notre démocratie. Donc d’interroger la dimension démocratique, le coût démocratique d’une affaire comme celle-là. Voilà. Et ça c’est le projet vraiment… Complet, on va dire, du film. Ensuite, évidemment, qu’est-ce qui le différencie d’une émission de télévision ? Et bien c’est un peu l'écriture, la grammaire, la manière de mettre en scène les choses. Voilà, donc on va avoir peut-être plus de temps pour y penser, pour élaborer un dispositif, comme toi, tu le sais quand tu fais un film de cinéma, on réfléchit à la mise en scène, on réfléchit au grand écran, on réfléchit à la durée, à un film d’1h40, On ne tient pas le spectateur de la même manière que devant un reportage de télévision de 30 minutes. Et effectivement, on apporte peut-être quelque chose de plus personnel, un point de vue, qui soit un point qu’il puisse être esthétique sur la façon dont on aime montrer les choses, et aussi un point de vue sur la la façon dans laquelle on aime y réfléchir. Mais ça ne sera pas exclusivement mon point de vue, je pense que c’est un point que on va élaborer tous ensemble avec Pierre, avec Karl Lask qui est avec Fabrice Arfi, sont les deux journalistes qui ont enquêté toutes ces années, avec… Gabriel, Joël et Valentina Novati qui seront les productrices, avec toute l'équipe éditoriale de Mediapart qui vont collaborer à ce projet. Voilà, on réfléchit tous ensemble à la manière du film, même si à l’arrivée, c’est moi qui m’y colle un peu, enfin voilà, le temps plein ça sera pour moi, mais moi j’ai vraiment le goût et le plaisir vraiment de faire un film qui soit un film collectif. Alors, le tchat te suggère « Quelle indignité » comme titre. Oui, on y a pensé aussi, quelle indignité, mais voilà, la question, personne n’y comprend rien, le double sens de cette question. C’est la question qui s’est posée sur cette affaire, je ne me souviens pas. Quelle indignité, c’est au moment du débat de la primaire de la droite en 2012, donc de désignation du candidat de la droite pour l'élection présidentielle de 2012, la question lui avait été posée du financement de sa campagne de 2007, et il avait dit ça, mais quelle indigné ! Oui, bien sûr. Ça a été sa réponse. De toute façon, le titre d’un film, ça peut se changer jusqu’au jour où on va chez la Primeur et qu’on l’affiche. Exactement. Donc là, tu en es où ? Tu as des disques directs, pas d’archives ? Alors on est en écriture. À la recherche, comme je disais, de l'éclairage démocratique, du coût démocratique que ce soit pour éclairer comment la justice fonctionne, le sentiment d’impunité des élites, l’action médiatique et du silence médiatique sur l’affaire, le coût de la corruption, le coût humain et financier de la correction. On est à la recherche encore d’identifier des témoins qui vont accepter de nous parler et qui vont avoir un peu ce recul-là. La recherche d’archives a commencé, elle est presque d’ailleurs quasiment finie maintenant, donc j’ai un disque à dire effectivement, il y a beaucoup beaucoup d’images, et puis la colonne vertébrale du film, ce sera le récit de l’enquête. Donc là on a deux journalistes qui connaissent très très très bien leur affaire, on est en recherche d' un décor, on a la recherche un peu d’un dispositif de projection des archives, Tout ça est en train de se mettre en place avec l’idée d’un premier tournage. Mi-avril, donc ça va venir très vite. Ah oui, ça va venir très vite, voilà. Donc on démarre le film sans avoir la garantie qu’on a la totalité du financement, et même à l’heure d’aujourd’hui, on n’a pas le premier rond pour le faire. Alors peut-être que depuis ce matin des gens utilisent ce QR code et font des noms puisque tu as commencé à faire ça, vous faites du ratio sur le financement. Voilà, on fait un financement participatif dont c’est le lancement aujourd’hui mais il y aura une page dédiée et un vrai lancement du crowdfunding un peu plus tard, dans quelques jours. Mais on s’est dit que c'était l’occasion pour commencer d’en parler. Donc vous avez vu le QR code, c' est relativement facile de trouver la page de dons. On va demander à la productrice. Attends, il est là ! Tu sais c’est génial parce que depuis ce matin j’interviewe tout le monde et tout le monde dit « ouais faudrait faire des dons pour notre site » et moi je n’ai pas de dons aujourd’hui ! – Ce n’est pas pour toi aujourd’hui ! – Aujourd’hui c'était une bonne journée ! C’est la dèche, je ne touche plus, vous avez le QR code, sinon il y a le site non ? Ah bon, ce n’est pas ouvert maintenant ? Attends, attends, tiens, viens à côté de ton poulain, voilà. Ça, c’est Gabrielle, Joëlle, qu’on a entendue au tout début, voilà, voilà !
D’habitude, je freine.
Alors donc, tu dis quoi, ça démarre !
Le crowdfunding, il ouvre le 15 avril, et il est déjà ouvert aujourd’hui en avant-première pour le Festival Mediapart, pour les abonnés.
Ça c’est bien. Même le don, il te le fout en avant-première pour te faire croire que tu es privilégié de l’envers. Il fait des avant- premières d’avant-premières, ça ne c'était pas beau ça ? Ils sont forts, ils sont forts. Bravo, bravo les amis. Tout est bon comme on dit. Il y a une philosophie derrière cette demande d’argent et elle est un peu la même aussi que pour toi, c’est-à-dire qu’on ne veut pas faire un film qui dise « tous pourris », on veut faire un films aussi qui soit un film positif, qui dise à un moment donné quand il y a un journal qui travaille, qui a les moyens de son indépendance, qui a les moyen de payer des journalistes pendant 12 ans pour enquêter et qui le font sérieusement. La démocratie ça marche. Quand on a une justice anti-corruption qui a un peu d’indépendance, qui n’a certainement pas les moyens qu’elle devrait avoir mais qui a le temps de travailler malgré tout, on arrive à envoyer en correctionnel un ancien président de la République, trois anciens ministres et un certain nombre de personnes. Nous on veut aussi faire dire ça. Et l’idée de faire un crowdfunding, c’est évidemment de réunir suffisamment d’argent pour aller au bout du projet, c' est absolument indispensable, pour l’instant, je le disais, on n’a pas le début du premier rond pour faire le film, on a l'énergie, on a envie de travailler, on en a envie d’y arriver quoi qu’il arrive, mais à un moment donné, il va falloir un tout petit peu de relais financiers. Mais au-delà de l’argent, demander une contribution aux citoyens, c' est de dire « venez gagner avec nous, venez vous citoyennes et citoyens gagner la démocratie ». Et puis t’as pas un singe avec Eloïse ou quoi toi ? Mais non, ça possède de ma conviction personnelle que l’on doit gagner ensemble cette liberté, on doit la fabriquer ensemble cette démocratie. Voilà, et amener un film au cinéma sur cette affaire-là, c’est gagner un petit bout de cette bataille. Un petit bout, mais c' est une vraie bataille.
Elle est au cinéma.
Merci à vous deux, bravo, et prends le temps de voir un petit coup, se désaltérer, super, merci. Si Théo Seror, qu’il ne voulait pas, cet homme, m’envoie des SMS pendant que je fais Ah là, i tu vas casser l’antenne ! Théo, qu’on a déjà vu en manifestation..Tiens, prends ça !
Théo, c’est l’homme qui nous a fait les premiers sons pour Poste, qui m’envoie régulièrement des SMS pour me dire combien au Poste est génial, histoire de dire « lâche pas l’affaire, tu vas travailler sur le film de Yannick ou pas ». Et donc tu es ingé son, mixeur son, comment on dit ? C’est quoi ton jeu ? Je suis monteur son. C’est le monteur sans des sons de designer Théo a travaillé sur Un pays qui est un sage. Voilà, il faut le savoir.
Et sur le précédent film de Yannick.
Et est-ce qu’on peut dire pour qui tu travailles en ce moment sur un petit film qui fait aussi un appel à dons ? Non ? On n’en parle pas ?
Ah si, si, carrément. Je sais pas, pour voir avec Mathieu. Non, mais Mathieu il est d’accord, c’est toi. Ah bah oui, carrément. Moi j’ai aussi Mathieu Rigouste avec le film pour lequel il est venu.
On parlait déjà au poste, je crois. Voilà, c’est ça. Rappelle-moi le titre du film pour qu’on le retrouve… Il s’appelle « Nous sommes des champs de bataille ». « Nous sommes des champs de bataille », voilà. Et on avait diffusé au post en effet la bande-annonce, voilà. Théo, à ses heures perdues, s’occupe de monter le son du film de Mathieu. En deux mots, qu’est-ce que tu fous ici, là, au festival ? Pourquoi t’es venu tout tôt ? Bah, je suis venu pour voir… C’est un peu la famille, un peu. C’est la paille, c’est ça, d’accord ? Et l’autre truc, c’est qu’est-ce que tu te coupes de si bien au poste ? C’est moi que je m’interroge, tu vois, donc je voudrais savoir.
Déjà, je fais pas mal d’insomnies, alors ça mène un peu plus loin.
Ah, c’est sage ! Donc grâce à moi, grâce à nous, tu fais des cauchemars.
Exactement, et puis ça permet de se sentir moins seul, personne se paierait les auditions des commissions d’enquête parlementaire tout seul, personne regarde ça, alors quand on est un peu nombreux ça fait du bien, puis de voir qu’il y en a d’autres qui se battent et de… Ouais, ça c’est un show !
Mais, est-ce qu’il n’y a pas un truc regardez ce qu’ils font, lui, là. Ah, terrible. Je me suis fait piéger, j’ai été vraiment… Est-ce-qu’il y a pas quelque truc contradictoire, par exemple, on s’est connu sur un travail, on peut dire, unique au sens unitaire. Plus exactement, le temps long, celui du cinéma, c’est là où tu travailles. Au poste, d’une certaine manière, c’est du flux. Et est-ce que là, il n’y a pas une contradiction entre ce que toi tu peux aimer, ce que moi je peux aimé, c’est-à-dire ce dont on vient de parler avec Yannick, c' est-à dire des films qui sont mesurés, posés, avec un truc qui finalement est assez fugace.
C’est marrant que tu dises que c’est le temps long, parce qu’au poste, ça commence à faire un moment. Oui, c'était vrai. Et moi, je le ressens comme quelque chose qui se fabrique petit à petit. Au poste aujourd’hui, ce n’est pas au poste quand tu as commencé. Et puis, c’est le temps long aussi. Les conversations, il y a les gens qui viennent au post, on a peu l’occasion de les entendre aussi longtemps, développer leurs pensées. Sans interruption, et aussi avec le répondant de quelqu’un qui a vraiment lu les livres en question. Non mais c’est pas de la flagornerie, c'était à dire que, je ne sais pas moi, sur les dernières interviews qui m’ont vraiment scotché, il y avait celle de Romain Huet qui est peu présent ni dans les médias ni ailleurs, à part si on est étudiant à Rennes 2, mais on l’entend peu si on ne lit pas ses livres. Et ce qui se passe au poste comme ça, c’est assez unique à chaque fois. C’est du bruit qui pense.
Oh c’est beau, c' est beau, bon allez je t’enverrai de plus, merci et merci pour la photo. Donc tout d’un coup j’ai eu l’alerte, oh non, Théo une photo, mais il est fou, il est fou, je t' en prie, je t' en prie, à bientôt, à vista bien. Et voilà, je vais peut-être donner le micro à Pauline, qu’est-ce que vous en pensez ? Oh, c’est beau ça ! C’est magnifique ! Oh là ! Oh, regardez ! Je ne l’ai jamais vu en jaune ! Je peux vous filmer la tête ? Ah, tiens, vas-y, tu es qui ?
Je suis un aupostien. Oui, je vois bien, mais quel pseudo ? Singout 1312. Je suis celui qui milite pour l’arrivée d’Anthony Smith dans l'émission.
Tu es de quoi ?
Je milite pour prendre une décision dans l'émission.
Ah c’est vrai ?
Je suis pas habitué au micro désolé bonjour à tous amis du café c’est incroyable je suis très heureux de rencontrer David
Est-ce que tu es passé au stand ou pas ? Je suis passé au stands, j’ai vu. Tu as pris tout ce qu’il faut en autocollant. J’ai de la propagande. Je vois que tu es carrément un gradé de poste, je vois que t’es le caporal. Exactement.
Exactement, non mais juste incroyable, je voulais juste dire David, les émissions sont géniales, c’est trop bien. Merci, c’est adorable. Vraiment là, je regarde tous les replays, je convertis, je prêche la bonne parole auprès de tous mes proches.
Bon, super !
C’est juste, c’est ça, je t’adore, je peux pas plus.
Merci beaucoup. Merci à toi. Très beau T-shirt. Merci. Je l’ai eu il n’y a pas longtemps. De bonne qualité ou pas ? Très bonne qualité.
Ça se porte très bien, c’est street-crédibilité au maximum.
Tu veux nous faire un petit à-donnais-vous ou pas, avec le t-shirt ? Bien sûr, bien sûr. Ah non, tu sais quoi ? Ça ne te dérange pas ? Je ne peux pas doubler les gens, mais je te l’ai envoyé, bisous. Super, merci beaucoup. C’est pour la propagande. Alors là, on va voir le meilleur à-donnez-vous.
Adonnez-vous au poste, amis du café et de la police, abonnez- vous !
Est-ce que c’est bon, les amis ?
Faites des dons, c’est important. Il faut attendre les 800 abonnés !
Je vous en prie monsieur, allez-y, allez, y a ce logo qui me fait chier là, Mediapart, j’essaie de voir comment je peux l’enlever, tu peux te mettre un peu plus par là, là on verra moins Mediapart, on verra plus Sarko.
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Ah, le micro cache le t-shirt. C’est Sarko qui te tient le t-shirt, voilà.
vous au poste ! Adonnez-vous, adonnez vous, adonnez vous !
Ah, il s’en va, c’est bien.
C’est bon, faut refaire là,
Il faut le refaire, je suis désolé. Ah non, c'était parfait. Alors, ami du café, ami… 3, 4.
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Génial, merci beaucoup, partagez, partagé, voilà, un peu de piraterie, c’est bien fait, merci beaucoup. Merci. Donc Euryale si tu peux garder le bruit qui pense de Théo qui était quand même assez génial et j’espère que là ça a été. Bon au moins il faudrait que j’aille me chercher un petit café, alors pour ceux qui arrivent voici le stand de poste, il est là. Le centre de poste, il est là, avec Pauline qui mange.
C’est le live ! encore plus d’honneur !
Comment ça on ne le voit pas le live ?
On s’en va ! Vous ne croyez pas ça ?
Ah ce n’est pas possible.
Pourquoi tu veux que t'échanges pour un live ?
T’as mangé ?
Non mais, je ne veux pas que tu m’arrêtes pour te faire la culpabilité.
Voilà !
Viens, vas-y, vends-moi !
Bon appétit Pauline, bon je reviens dans 10 minutes, je te laisse faire le tour. Alors, je vais aller me chercher un café. Ah oui, alors il y avait Politis. Alors on va intriguer Politis. L’année prochaine, M. ZD, ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. Il y a quelques opposés et quelques opposants. Donc voilà, aujourd’hui vous êtes très sollicité par la pression dépendante dont on fait le tour des stands. Voilà, on va prendre le micro. Bonjour, c’est pour auposte. Il faudra peut-être plutôt demander à mes collègues, qui sont beaucoup plus spécialistes. Bonjour, auposte. Ah, ça recommence, c’est vous ! Fais gaffe, elle prend tous les numéros de téléphone de tout le monde, elle ! Bon, on attend que… Voilà. Donc la chance, Politis, le courrier des Balkans, Vers la déferlante, Bondy blog, Revue Épique, Le Pôle, ATD quart monde. Eh ben on va laisser, je vais prendre Politis et Pauline Farreres. Est-ce que ça vous plaît ces entretiens on va attendre, je l’attends. Est- ce que cette proposition vous intéresse, vous plaît ou pas ? Hop, hop, hop. Ou alors je vais peut-être aller voir la déferlante. Attends, je reviens. Bonjour, vous voulez bien répondre à quelques questions pour au poste ?
Ça dépend de quoi.
Oh, c’est vrai ?
Dites-moi ce que c’est comment ? Dites-moi à quoi je dois répondre.
Eh ben racontez-nous la déferlante, là vous avez passé une fête à Césure l’autre jour, vous avez, ouais c’est ça, vous avez fêté le nouveau numéro. C’est-ce que vous m’avez dit ?
Voilà, numéro 13, sur le thème avorté.
Le thème avorté. Est-ce que vous voulez bien présenter aux 2 millions de gens qui sont en train de nous regarder ce qu’est la déferlante ?
Alors la Déferlante, c’est un média papier féministe intersectionnel, on s’adresse à toutes les femmes, c’est un trimestriel qui sort tous les trois mois. À chaque fois, le magazine évolue autour d’un dossier avec un verbe à l’infinitif. Vous avez par exemple, naître, manger, se battre et pour les derniers, numéro rêver et avorter. Ça, c’est le dernier, à la lumière. Exactement, qui est très dans l’actualité. Vous avez à chaque fois un dossier constitué de dizaines de pages dans lequel vous avez des témoignages, des rencontres, des entretiens, des enquêtes, ce genre de choses. Et autour du magazine, vous avez également une rencontre avec deux personnes engagées dans le féminisme. Pour le dernier numéro, c’est le cas Louis Sauvage et Fatima Das. Et d’autres articles un peu annexes autour, sur par exemple le traitement de la guerre par les femmes journalistes à Gaza, vous avez des enquêtes type la transphobie et le complotisme, ce genre de choses que vous pouvez retrouver un peu dans tous les numéros, on en est au numéro 13, et en parallèle il se trouve que La Déferlante est également une maison d'édition depuis cette année dernière, vous avez donc deux livres, La fin des monstres de Thal Modesta qui raconte un parcours trans, et Marie Docher qui nous a assorti un livre un peu plus documentaire sur… Et l’amour aussi sur les amours lesbiques.
Le sous-titre de la base line de la revue, c’est la revue des révolutions féministes. Aujourd’hui, vous diriez en 2024 qu’il y a plusieurs révolutions ou il y en a une ? Quand vous dites des révolutions, c’est d’un point de vue historique par rapport aux années 70, 80 ou avant ?
Alors nous on essaye de faire une seule et unique révolution féministe, d’où le féminisme intersectionnel. On ne s’adresse pas qu' aux femmes blanches, valides et hétérosexuelles, il s’agit de s’adresser à toutes. Mais historiquement oui, il y a eu plein de révolutions féministes et on essaie d’en faire une seule et unique grâce à la défaillance.
Oui, mais pourtant, ça s’appelle des révolutions.
Anne, est-ce que tu as un avis sur pourquoi est- ce que c’est la révolution féministe ?
Parce qu’il y en a plusieurs qui sont à venir et qui sont parvenus aussi. Là on est la troisième vague du féminisme et il y a plusieurs révolutions à venir.
Parvenu de la 3ème vague, vous pensez à celle des années 70 ?
Non, à celle des années 2000.
Donc, 2000.
Ouais.
Ensuite Me too et ensuite Post-Me too
Ah non, du coup il y a eu les années 50, 70, et maintenant c’est mille et demi.
C’est ça, d’accord.
On n’est pas en direct sur Twitch, là ?
Pourquoi ? – Il y a 2 millions de gens qui vous écoutent, c’est passionnant. – Voilà, c’est ça, tranquille. – Ne vous inquiétez pas, ne vous inquiétez pas. Moi, il se trouve que je m’intéresse pour des raisons personnelles à scène des années 70 et je rencontre un certain nombre de féministes de l'époque qui n’ont pas là-dedans très tendre envers les féministe d’aujourd’hui. Est-ce que ce conflit générationnel vous intéresse, vous le mettez de côté, est-ce-que vous l’abordez dans votre revue ? De ce que je comprends, les féminismes d’aujourd’hui 10 de 7 des années 70, c'était un féminisme matérialiste, ce que j’ai bien compris, et elle, elle reprocherait aux féministes d' aujourd’hui pour aller très vite, un féministe plutôt identitaire. C’est ça. Comment vous inscrivez là-dedans ?
Ça c’est vraiment pour cristalliser un petit peu le débat mais en fait on est encore d’accord avec beaucoup de féminisées des 70 et par exemple dans notre dernier lancement on avait invité Annie Ernaux qui est aussi une des grandes figures et avec qui on est toujours d’accords donc en fait il y a plusieurs mouvements et certaines oui ont pris des chemins un peu différents notamment certaines sont devenues aussi transphobes Et donc ça, on ne cautionne pas du tout, donc voilà, il va y avoir plusieurs mouvances aussi. C’est pour ça qu’on est la révolution, enfin, les révolutions aussi, des féminismes. Il y en a plusieurs, et donc certaines avec qui on est encore d’accord et d’autres non.
Parce que, de ce que j’ai compris, les féministes d’aujourd’hui peuvent être considérées par les anciennes comme radicales et ce qu’elles répondent c’est ben oui mais là on est obligé parce que les choses n’avancent pas. Est-ce que je dis n’importe quoi ou c’est ça ?
Mais dans les années 70, c'était radical aussi. Bien sûr, bah oui, ça commande, bien sûr. Ah ouais, on a besoin de radicalité pour se faire entendre et avancer, bah totalement, c’est toujours pas assez. Mais on y travaille !
La Déferlante, c’est une revue professionnelle ou militante ou bénévole, ou comment, je ne sais pas.
Militantes et professionnelles, toutes les personnes qui travaillent pour la déférence sont rémunérées. Pour le coup, ça c'était vraiment un point d’honneur dès le lancement, que toutes les personnes qui y travaillent sont réunies.
Super. Merci à vous deux. Merci au festival. Merci, au revoir. Est-ce que vous êtes toujours là, les amis, ou pas ? Alors, je vais donner la parole à Pauline. Moi, il me faut un café. On est là, on est là ! Alors regardez ce stand avec un magnifique stand au poste. Je vois que c’est saccadé par contre là. C’est bien, j’ai le retour, je vois le retour. Laissez saccader comme ça depuis le début. Oui, Pauline a mangé. Bon alors attendez, je vais essayer de passer Est-ce que Robin est disponible ou pas ? Même quand je ne bouge pas, je voyage, je teste depuis tout à l’heure, même quand je ne bouge pas, c’est saccadé. Alors Réal, si tu peux lui faire signe pour voir si on pourrait repasser… Alors attendez, là je vais essayer de changer de Wifi, ça va couper l’image, mais je reviens tout de suite. D’accord pour vous. Ah pardon Robin, écoute, je voulais voir si on pouvait tenter l’Oryx, mais je ne sais pas si tu as mis le calque Larix au-dessus de Ninja, si tu pouvais le mettre au- dessus de Ninja et je réessaye l’oryx mais ce que je ne comprends pas, merci Robin, super. Ce que je n’apprends pas c’est pourquoi… Pourquoi tout d’un coup l’Oryx ne fonctionne plus, puisque au début il fonctionnait très bien. Alors je coupe Ninja, je coupe j’essaye la rigueur, c’est d’accord ? Avec Ninja, normalement vous devriez avoir le son image et Robin je ne sais pas pourquoi il me dit qu’il n’arrive pas à joindre le serveur j’ai vérifié c’est vraiment le même numéro, je n’en ai pas d’autre quoi, donc voilà, c'était con parce que Larix ça marchait mieux je crois, bon alors ma chère Pauline, est-ce que vous avez mangé.
Oui, j’ai mangé !
C’est ça, vu ! Parce que la communauté s’inquiète pour ta santé, ça va bien, si tout va bien.
Je suis au top, vous voyez bien. Toujours debout, pas de soucis. Où est-ce qu’on va maintenant ?
Le royal va te dire qui elle voit, elle a la liste de tout le monde, donc je vais aller voir la gestion.
Vous êtes sur les gens cette fois ? Oui, je réalise.
Mais genre, des gens, il faut que je les trouve au milieu de… Ah, bah tu n’as pas dit ça ! À plus !
Attends, attends, mais là, le micro, il est dans tout l’eau, c’est pas mal.
Ça se passe très bien.
Alors, attendez, je vais peut-être faire un peu, attendez, je veux peut-être faire un peu. Euh… Prends le mien. Dites moi si c’est bon, je remonte les stands, dites-moi si c’est bon. Est-ce que c’est bon ? Pauline, ça fait que tu montes le micro un petit peu là, tu vois ? Donc là j’ai changé de réseau, non, je pense que ça ne vaut pas le coup de couper le live. Il va falloir qu’on prenne pourquoi Larix ne fonctionne pas là. Voilà, je crois que c’est mieux. Alors je te confie tout ça. Ça t’empêche de mettre ça dans le sac ? C’est sur la table. La dernière montre, je vais l’interviewer, ceux qui restaient sont là.
T’as fait que la Déferlante ? Oui, parce que je fais tout le temps le plan d’avance attends, mais c’est pas comme ça que je dois tenir ? Attention au fil !
Voilà !
Oui mais à chaque fois je le pose ! Bon, allez, on repart en route ! Donc désolée, vous n'êtes plus avec Dave Dub, vous êtes avec moi. Manque. La chance politiste, le courrier des Balkans, verre, bondy blog, Epic le poulpe, par ATD quart monde ! Mais parce que moi, il m’avait dit qu’il avait fait tout le monde de ce côté. C’est pour ça. on l’a pas fait ! Bon, on ira après. Alors, on va aller à la chance. Bonjour, est-ce que je peux vous filmer ? On est en live pour auposte. Ils m’ont battu ! Non mais oh, ça va, je ne suis pas moïse, partez pas, hein ! Et les os s’ouvrent autour de moi !
Vous dites pas, vous dites pas !
J’ai entendu parler de David Dufresne.
Vas-y Julie, vas-y. Je suis fan de David Dufresne et d’au poste. Mais vas-y Julie, je suis fan David Dufresne d’au poste, bien sûr.
Vous aussi ?
Non, moi je veux parler de la chance. On est surtout fan de la chance. Alors la chance, c’est une prépa pour les étudiants boursiers qui veulent passer les écoles de journalisme et qui n’ont pas les moyens et du coup on est là pour les aider, on leur finance leur concours et on les aide une fois par semaine, ils ont des cours et on les aides sur la culture G, sur l’actualité. Et c’est pour un peu amener de la diversité dans les médias et amener de nouveaux profils dans nos médias. Très bien, comment vous fonctionnez, vous existez depuis quand ? On existe depuis 2007 et en gros on fonctionne chaque année. On recrute des étudiants qui ne vont pas suivre pendant un an. Ils vont avoir un tuteur, un parent ou une marraine. Ils vont vraiment être suivis de A à Z pour passer les concours d'école de journalisme. Et l’objectif principal, c’est que tous les étudiants aient une école à la fin de cette année. Et on va les aider notamment pour l’actualité, parce qu’on sait que l’activité c'était super dur à suivre. Et tous les samedis, on va avoir des quiz d’actualité et il faut que c’ait la meilleure note. Et des quiz aussi sur la culture que j’ai, sur le français aussi. On va avoir des cours d’anglais et tous ces ateliers sont faits par des journalistes en fonction et ils sont bénévoles. Et donc venez postuler à la chance, la prochaine session c’est le 26 mars, ça m’encourage le 26 Mars pour ça. Et vous allez avoir jusqu'à à peu près 7 ans.
La chance ça s’arrête pas là, la chance c’est aussi une asso où derrière on est plein de journalistes, ça crée un premier réseau avec plein de journalistes qui viennent parfois de milieux très difficiles dans lesquels ils ont évolué tous ensemble un peu avec les mêmes difficultés. Derrière on fait aussi de l'éducation aux médias, donc on intervient dans les quartiers populaires, dans des écoles, dans les lycées pour expliquer ce que c'était le métier de journaliste, donner envie à des personnes qui ne se prédestinait pas à faire ce métier et leur dire que c’est possible aussi pour eux et que c’est surtout important. De profil, de la diversité dans ce métier, c’est quelque chose qui est aussi très important.
Très bien. Vous êtes journaliste tous les trois, ou plutôt formateur ?
Alors moi je suis sorti de l'école il y a 6 mois, j’ai fait la prépa il y à 3 ans. Aujourd’hui je suis journaliste en télé, à France Télé, MC, c’est l’AFP. Toi t’es… Moi je suis en 2ème année d'écoles de journalisme grâce à la chance aussi. J’ai passé 2 fois les concours, ça aussi c'était intéressant, c’est que la chance nous accompagne sur le long terme parce que j’ai loupé les concours ma première année et la chance m’a accompagné dans le système qui s’appelle repasseur pour m’aider à passer les concoures une deuxième année de suite. Donc là je suis en 2ème année d'école actuellement. Et moi je suis en première année au CFPJ et je suis une alternance à la Rage de France grâce à la chance aussi. J’ai une question du tchat, Yaël bosse à la JAR ou pas ? Avec la JAr ou pas ? Alors on bosse pas directement avec la Jar, mais on est en lien, enfin on est un peu comme on parle des mêmes problématiques du manque de diversité et aussi des discriminations qu’on peut vivre dans les rédactions, on est quand même assez liés et on sait qu' on va s’entraider entre nous. Par exemple, si quelqu’un va être victime de discrimination à la chance dans un média, on sait que l’on pourra se tourner vers la JAR pour leur demander du soutien et vice versa. Eux, s’ils connaissent des étudiants qui ont besoin d’aide pour passer les concours, pareil, ils peuvent nous les envoyer. On est en étroite collaboration, on va dire. Très génial. Est-ce que vous avez besoin d’aide de participation financière ou est-ce que vous faites juste un appel à qui veut postuler ? Vous êtes constituée en association ou comment ? Oui, on est une association. Je ne sais pas si on fait des collectes. Nous, ce qu’on cherche, c’est vraiment des étudiants qui ont besoin d’aide. Et vous êtes en manque ? Il n’y a pas beaucoup de postulants ? En fait, il y a peu d'étudiants qui nous connaissent. Mais du coup, comme ils ne connaissent pas, ils ne peuvent pas postuler. Donc là, notre but, c’est vraiment que le plus d'étudiants… En plus, on a 7 pôles en France, on n’est pas qu' à Paris. On est à Strasbourg, on est à Rennes, non, Grenoble, Bordeaux,Toulouse, Marseille. Et Paris, oui ça fait 7 voilà. Donc on n’est pas qu'à Paris, il y aura un vol à côté de chez vous. La chance peut vous aider aussi financièrement pour vous rendre aux sessions du samedi si vous devez prendre le train par exemple, vraiment la chance prend du coup en charge même une fois qu’on est en école, on peut bénéficier quand nous, quand on est arrivés, moi en tout cas quand je suis arrivé sur Paris j’ai bénéficié du net financier parce que ça aurait pas été gérable et voilà c’est une aide vraiment sur le long terme même pour le réseau, pour trouver des stages aussi ça propose beaucoup, on propose beaucoup de stages internes à la chance puisque on a plein de journalistes bénévoles, donc on recherche aussi des étudiants mais aussi des journalistes bénévoles à qui ça plairait de pouvoir participer à ça aussi et voilà donc c'était vraiment un suivi qui est sur le long terme et voilà.
Comment vous en avez entendu parler, chacun d’entre vous, et deuxième question, est-ce que vous disiez que c'était destiné à ceux qui ne se destinaient pas forcément à être journalistes, donc est-que vous, depuis toujours, vous y êtes journalistes ou est-ce que c’est un peu un concours de circonstances et au final maintenant vous êtes contents mais ce n'était pas le truc de ma vie ?
Alors moi c’est une idée que j’avais déjà eu quand j'étais au lycée mais c'était vrai que je n’y sentait pas. Enfin voilà, j’ai grandi dans une famille où on n’avait pas une culture générale ultra élevée, en politique je ne m’y connaissais pas vraiment, j’en avais fait une licence cinéma donc il n' y avait pas grand chose en rapport avec. Parce qu’on trouve par exemple beaucoup de profils qui ont fait Sciences Po dans les écoles de journalisme et là du coup grâce à la prépa ça m’a permis de découvrir aussi la diversité, l’originalité du profil que je pouvais apporter et donc c’est vrai qu'à la base je ne me prédestinait pas à ce métier. Et aujourd’hui je suis dedans et c’est vrai que je n’ai aucun regret, moi en tout cas c'était un peu une révélation. Je ne pensais pas passer les concours plus d’une fois. J’ai eu la chance de réussir dès la première fois et puis même si je ne l’avais pas eu, j’aurais continué avec la chance parce qu’il y avait un sacré suivi derrière.
Et les deux autres ?
Alors moi j’ai découvert la Chance à la fac d’histoire, je m’en souviens, c'était quelqu’un qui a clairement affiché un flyer un peu comme celui-ci sur les murs de la fac. Et donc je me suis dit que j’avais envie de devenir journaliste, l’idée avait commencé à germer à la fin du lycée, je voulais être journaliste de sport. Et justement en voyant ça, je me dis tiens étudiant boursier, le journalisme effectivement ça peut coller. Et donc voilà, j’y ai gardé cette idée en tête jusqu'à la fin de ma licence et j’en ai postulé. Après ma L3, donc première année de master et donc voilà, merci à la chance, joli !
Moi j’ai toujours voulu, j’avais le rêve de prendre la place de Claire Chazal dans Uptown Six. Je n’ai plus ce rêve là du tout. Je ne veux pas du tout travailler pour TFX. Mais j’avais toujours ce rêve. En fait je viens d’une famille ouvrière, donc rapidement on m’a dit non mais Julie tu vas t’arrêter tout de suite, tu ne seras jamais journaliste, ce n’est pas fait pour nous. Et j’ai la chance d’avoir une grande sœur qui m’a dit tu t’en fous de ce que disent les gens, tu fonces. Et donc j’ai poussé, peut-être baissé, et moi j’y ai découvert la chance en fait. Je voulais passer les concours d'école de journalisme, mais je voyais que c'était cher, que j’avais peut-être pas les armes. Être celle qui va être prise, du coup sur internet en cherchant, je suis tombée sur la chance. J’avais déjà un double master, un peu syndrome de l’imposteur, qui a fait que j’ai fait beaucoup d'études avant de postuler à la chance. Du coup, j’avais une double licence et un double Master, et j’y ai postulé à la chance, et comme mes camarades, j’ai été prise, et ensuite, le chemin a fait que j’aie encore plus adoré et détesté ce métier en même temps, parce qu’on est un peu maso dans ce métiers, et en fait, je ne regrette pas du tout, et je sais que le chemin va être encore long. Mais que c’est tellement bien ce qu’on fait que je regrette absolument pas d’avoir fait ce choix-là, trop bien. Ben ouais, je ne connaissais pas, je trouve ça vraiment génial. J’espère que vous arriverez à être plus connus. En même temps, si vous êtes trop connus, vous serez embêtés. Vous devriez dire désolé, je peux pas te prendre, vous seriez triste. Donc voilà, mais du coup dans le chat, si vous connaissez des gens, des jeunes qui veulent être journalistes, parlez-leur de la chance. Oui, une est postulée, vraiment. C’est à partir du 26 mars et c’est jusqu’au 8 septembre 2024, vous pouvez postuler sur lachance.media, il y a toutes les informations et n’hésitez pas, même si vous n’avez pas confiance en vous, tentez, franchement juste tentez. Vous n'êtes pas capables, vous n’avez pas les armes. On est tous capables en réalité, il faut être journaliste et surtout être des brouillards en fait. Il faut juste hyper fonctionner vite et bien. Et savoir se débrouiller dans toutes les circonstances, donc n’hésitez vraiment pas.
Merci beaucoup à vous trois !
Ah, voilà, voilà.
Oh
Alors, Médias vivants, on a été. Bonjour, est-ce que je peux vous filmer ? Je suis en live pour auposte. Ouais ? Je vous donne un micro ? Alors bonjour, bonjour. Nous sommes chez Vert, le média écolo, c’est quoi le slogan, le Média qui annonce la couleur ? Le Média qui annonce la couleur. Je suis pas mal. Est-ce que vous pouvez vous présenter et puis nous parler de Vert ?
Salut, donc moi c’est Juliette Keff, je suis la directrice de Vert. Vert, c’est un média d’actualité en ligne sur l'écologie qui est indépendant. On se finance avec les dons de nos lecteurs principalement. Et en gros, on raconte chaque jour l’actu du climat et du vivant en 7 minutes de lecture. Voilà, c’est essentiellement une newsletter. Puis à côté, on a aussi un site internet qui s’appelle vert eco et des réseaux sociaux vers le média où on fait de la pédagogie mais aussi des vidéos rigolotes parce que pour nous, il est trop tard pour être pessimiste et on peut informer sans désespérer les publics. Voilà. Trop tard pour l'être pessimiste, j’aime bien cette phrase. Bah écoute, t’as une affiche. Elle est écrite quelque part. Ouais, en fait, elle est ici. Si tu veux, je peux même la montrer, tu la vois. Voilà, pour nous, c’est hyper important d’apporter aussi les solutions, mais toujours avec beaucoup de rigueur, d’enquête. Il ne s’agit pas d'être Bisounours ou d’avoir une vision angélique. Mais en fait, on peut aussi parler des solutions pour réussir à réduire la crise climatique et faire en sorte d' avoir une écologie qui respecte aussi la justice sociale. Et donc, comme vous le disiez, chaque newsletter est en 7 minutes, c’est ça ? Et c'était quoi ? Les hebdomadaires ? En fait, elle est quotidienne. Elle sort tous les jours du lundi au vendredi à midi. Et l’hebdo, elle sort le samedi matin, pour les gens qui ne veulent pas recevoir tous les jours. Et il y a beaucoup de choses là sur la table, qu’est-ce que vous voulez nous raconter ? Ouais, alors en fait on fait aussi des posters parce que pour nous c’est hyper important que les gens aient des ordres de grandeur sur l'écologie. Donc tu vois on a des posters par exemple sur l'énergie, on va partir de ce qui consomme le plus d'énergie chez nous et on fait un dézoom au niveau de la France, au niveau du monde et on termine toujours les posters par les solutions. En gros, c’est quoi les gestes de premier secours ? T’as une onde sur ta caméra, mais c'était quoi les gestes de premier secours ? Et en fait, on fait ça pour toutes les thématiques, donc les énergies, c'était peut-être le poster le plus compliqué à réaliser. À chaque fois, on bosse dessus avec des experts, ça nous prend pas mal de temps. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, en fait pour synthétiser l’information, c' est peut- être ce qui est le plus difficile sur ces enjeux-là. Essayer de le rendre clair, lisible. Et pareil pour les transports, du coup par exemple tu vois que si tu marches, forcément ça émet pas de carbone. Si tu prends un jet privé, bon bah là c’est extrême en fait en termes d’ordre de grandeur. Et t’as tous les stades intermédiaires on va dire. Voilà, puis on en a fait sur les gaz à effet de serre, sur les solutions pour mettre un terme à la crise climatique. Enfin bref, pour plus d’informations, vous irez sur vereco, les posters peuvent être téléchargés gratuitement et vous pouvez aussi les commander, voilà. Vous êtes une équipe de combien ? Comment ? Vous êtes un équipe, de combien ? On est 7 personnes. Il y a 6 journalistes et 7 personnes, 7 minutes, chacun crie une minute. Ouais, j’avoue, c’est trop bizarre. Non, on est à 6 journalistes et aussi il y a un vidéaste. Gaëtan Gabriel, pour ceux qui suivent notre compte Insta vers le Média. Voilà, c’est celui avec le bonnet qui fait des vidéos rigolotes. Ah, elles sont rigolote ? Ouais, elles sont rigolotes. On l’arrive à rire de tout ça, alors. Mais parce qu’il est trop tard pour être pessimiste, c’est toujours notre slogan, très bien. Et qu’est-ce qu’on peut faire pour vous soutenir ? C’est quoi les moyens ? Pour nous soutenir, on a lancé un club. Donc le club de verre, en gros, c’est 3000 personnes qui contribuent chaque mois à soutenir notre média. Et donc, c’est des dons défiscalisés, défiscalisables pour nous aider à faire grandir la rédaction. Ok, trop bien. Merci beaucoup. Et vous avez des jolis, très joli. C'était pour nous, ça s’appelle. Ah, tu m’as enlevé le mot de la bouche. C’est thermocollant. Ouais, c’est thermocollant. En fait, c’est trop bien. Tu peux le mettre sur n’importe quel chemise, manteau. Et avec un fer à repasser, ça colle. J’ai même croisé un lecteur qui en avait un sur son bonus. C'était trop mignon. Parfait. Merci. Salut. Bon festival. Ah oui. Alors là, je suis venue, là je suis venu, donc là, déferlante. Alors je cherche les endroits où on n’est pas allé, d’accord ? Là, déferlante, ah, il y a le Bondy Blog, mais le problème c’est qu’il y a du monde, alors je ne veux pas gêner, moi, vous comprenez ? Oui, oui, je sais, je sait. Non, attends, on va aller à Politis. Mais pareil, il y a du monde à Politis. Ah y a du monde ! Bon attends, on va faire un tour, on vas voir. Ah là là, les amis, les amies, les ami. Bonjour bonjour est ce que David est passé déjà vous voir ou pas non alors est-ce que vous voulez bien que je vous filme pour le live de au poste
C’est très grand que ça s’exprime soit par exemple. Moi je ne suis pas très mauvaise, mais moi aussi. Il va falloir que ce soit quelqu’un. Attendez, attendez, je suis pas prête, je vous donne le micro, parlez bien d’autrefois, allez, à deux, ouais, elle est super, hop, donc on va se changer le… Alors, nous sommes chez ATD Quart-Monde avec Anne-Cécile et Isabelle, et enchantée, alors, parle-nous de ATD QUART-MONDE, qu’est-ce que.Le signal est très bon ici, l’image est nickel et il y a monsieur Pauline qui est là. Mais je sais… Je sais plus. Attends. C’est pas vrai ! Je parle trop doucement pour que quiconque entende. Alors, hop, c’est parti ! Qu’est-ce que ATD Quart Monde ?
Donc ATD quart Monde, c’est une association qui a été créée à la fin des années 50, qui lutte contre la grande pauvreté mais qui ne fournit pas d’aide matérielle. Donc l’idée c'était de partir de l’expérience des personnes qui vivent la grande pauvreté et de considérer que ce qu’elles vivent… C’est une forme d’intelligence, de compétence qui n’est pas reconnue socialement ou pas assez reconnue dans la société et qu'à partir de ce qui est produit, de ce que ces personnes-là vivent, on peut porter un message auprès des institutions et faire bouger les lois. C'était comme ça qu’on a gagné historiquement la CMU, le RMI, même si par les temps qui courent, et donc une fois qu’on a fait bouger les lois, on est aussi là comme aujourd’hui pour essayer de faire bouger les mentalités. Donc on a une exposition qui est tout au bout là, autour des idées reçues qu' on peut avoir sur la pauvreté et comment on déconstruit ces idées reçues. Et l’idée c’est vraiment de partir des personnes qui vivent la pauvre plutôt que de faire à leur place leur leur donner la parole et de faire en sorte qu’elles prennent la parole. Et c’est pas évident, quand on est très pauvre, on n’a pas tellement le temps de parler, mais surtout, on ose pas et souvent on n’est pas écouté.Le rôle d' ATD c’est de permettre de témoigner, de documenter, c' est ça ? Documenter, oui, parce que la production de connaissances justement à partir de l’expérience des personnes les plus pauvres, c' est quelque chose qui est vraiment… Là on a aujourd’hui une toute petite partie de ce qui est produit par ATD et à partir de l' expérience des plus pauvres. Mais voilà, donc documenter et produire de la connaissance et essayer de porter le message. Et non seulement en France, mais aussi dans une trentaine de pays, donc voilà, c’est pas que français, mais qu’est-ce qu’on peut dire, par exemple… Comment dire… C’est quoi, par exemple, une idée reçue commune sur la pauvreté ? Et qu’est ce qu’il faut lui opposer ? Est-ce que l’on vous dit ça ? Parmi les idées reçues, il y en a une qui est particulièrement répandue. C’est que les pauvres, s’ils sont pauvre, c’est parce qu’ils ne savent pas gérer leur argent. Ce qui est totalement faux, et en plus, ce qu’on peut dire c’est que c’est totalement faux et ce qu’on peut montrer, c’est que quelqu’un qui a beaucoup d’argent, par exemple, si d’un seul coup on le lui retire et qu' on lui dit maintenant, tu vas vivre une semaine avec 10 euros, comment tu fais ? Eh bien, il ne saura pas faire, alors qu’il y a énormément de gens qui arrivent à vivre avec très peu d’argent, ce qui n’est pas du tout le but, mais qui arrivaient à sortir quelque chose de leur peu de revenu, en priorisant leurs enfants, en essayant de se nourrir correctement, etc., et qui font des choses extraordinaires alors que normalement ils sont censés ne pas savoir faire. Et ça, voilà une idée fausse. Les pauvres, s’ils sont pauvre, ce n’est pas à cause d’eux. Ce n’es pas parce qu’ils n’ont pas su, parce qu’ils se sont achetés des écrans plats avec leur argent ou quoi. C’est parce que la société fait qu’il n’y a pas assez d’argent ou quoi, voilà. Ça, c’est une idée reçue, par exemple. Je lis derrière, donc je suis désolée. Je le lis, agir sur le terrain pour changer le quotidien et que vous agissez dans les universités, bibliothèques de rue, festivals… Donc, en fait, vous vous rendez sur ces lieux et c’est pour recueillir des paroles ou c' est au contraire pour témoigner. Comment vous voulez recueillera ces paroles ? C’est dans des centres, comment on dit, sociaux où il y a des personnes en précarité, des… Vous disiez tout à l’heure, justement, bibliothèque de rue, c’est une des actions phares de ATD quart Monde. L’idée, c’est vraiment de dire comment est-ce que dans les quartiers les plus populaires, on apporte le plaisir de la lecture, donc comment on arrive avec des livres et on s’installe en bas des tours. Et en fait, c’est simplement le plaisir de lire. Donc les parents sont rassurés parce qu’ils voient leurs enfants juste en bas, voilà. Et l’idée, c’est d’une fois par semaine apporter des livres et juste partager ce temps-là. Et c' est comme ça qu' en fait, petit à petit, on approche les enfants, puis les parents, puis les grands frères, et en fait on les voit évoluer, c' est ce bien de confiance qui fait émerger petit à petit la parole. Et après, c’est des espaces qui peuvent être rejoints. Donc quelqu’un qu’on a rencontré dans une bibliothèque de rue, on peut ensuite lui dire il y a tel espace qui existe pour que tu viennes parler de ton expérience sur… Ce que tu ressens autour du logement, de la santé. Donc petit à petit, c’est ce lien de confiance qui fait que les personnes, pas seulement amenées par des professionnels du champ social, mais aussi tout simplement par le fait que les gens du mouvement Intelliga Monde habitent dans les mêmes quartiers souvent, en fait. Et donc, c’est l’idée de vivre au plus près des réalités du terrain. Comment peut-on vous soutenir ? Alors, plein de choses, d’abord ! Adhérez, parce qu’on en a besoin. Ensuite, suivez-nous sur les réseaux sociaux, Insta, par ici. Et puis, en fonction des envies des uns et des autres, il y a plein de choses qui sont possibles. Donc contactez-nous, tout simplement, et venez comme vous êtes, voilà. Merci beaucoup. Merci à vous. Merci beaucoup, hop là. Merci. Bon point de festival. Bonjour. Je crois que mon collègue est déjà passé.
Je crois que oui, je vais aller vérifier.
Oui, je suis désolé.
Regarde, elle me dit, le courrier des Balkans revue J’ai pas vu ce souci-là.
Je range un peu ta cuisine.
Ben oui, j’ai pas le temps de m’occuper, il y avait des gens, je devais leur parler. Non mais t’inquiètes, je vais trouver.
A tout à l’heure !
Est-ce que Robin est là et la question c’est est- ce qu’on relance le live en passant par… Ah pardon Est-ce qu’on relance le live et voilà, est-ce que Robin est là ? Parce que là, je vois que c’est très, très saccadé. Alors, il reste Politis, le Courrier des Balkans, le Bondy blog, la Revue d'Épique…
Je n’ai pas vu la revue Epic et le courrier des Balkans
Ce sont les pools qui sont là derrière.
Ah oui Epic c’est là mais il n’y a personne pour l’instant dans le centre.
Alors Sadrunner, es-tu là ? Est-ce qu’on relance une live ou est-ce que l’on reste comme ça ? Euryale qu’est-ce que tu en penses toi ? Est-ce-que tu penses que c’est mieux de garder le live tel qu’il est ? Bon alors on continue comme ça. Oui oui, non mais ça c’est normal Nicolas, c' est parce que l’ordinateur il n’est pas au même endroit, le signal qu’on envoie nous c’est la vidéo, et là on est trop faible en terme de wifi. Alors attends, si, je vais peut-être faire un truc. C’est intéressant.
C’est un peu bizarre, mais c’est pas grave.
On est au poste, on est le média créé par lui, David Machin Ça c’est qui, comment ? Comme Quentin, où on va au poste, c'était le réalisateur du film Un Pays Qui Se Tient Sage. D’accord, ça je lui ai dit oui. Et bien lui c’est le réalisateur et c' est celui qui a fait le média. D’accord, on continue. Voilà, ah bah oui n’hésitez pas hein, on a notre stand en face de nous. Si vous voulez prendre un tract Ouais ouais, orange là, tout orange
Alors, une minute les amis, je vous coupe une minute, et on revient. Alors, est-ce que j’ai
Par exemple, tu penses qu’il faudrait qu’on resserre les entretiens, que ça dure moins d’une heure et d'être plus…
Une heure, c’est déjà bien. Une heure c' est vraiment bien. Au lieu de deux heures, par exemple. Voilà, peut-être. Il y a tellement de choses à faire tellement de choses à lire, il y a tellement de sujets à traiter. Et puis, on ne fait pas que de la consommation. Quand tu racontes des choses sur des sujets, faut qu’on lise aussi à côté, donc on s’arrête. Bien sûr. Mais en tout cas, je vais te dire, c' est vachement bien.
Merci beaucoup, merci beaucoup. Bravo pour la magnifique casquette, si, si.
J’ai un jour fait une dédicace dans une librairie où tu interviens sur ton film et donc les violences de la police et les chiffres que tu donnais à ce moment-là sur le nombre d’hommes armés et les nombre en uniforme dans ce pays étaient assez impressionnants.
C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on a plus de personnes dans la sécurité, que ce soit les vigiles, les sociétés de la sécurité privée, la police municipale, la police nationale, que d’agriculteurs. Plus de gens pour la prétendue sécurité que pour produire de l’alimentation. Et donc tu nous rappelles le chiffre combien il y a d’hommes en uniforme dans ce pays ? La police, il y en a à peu près 250 000 avec les gendarmes, quelque chose comme ça.
Et autant en privé ? Autant en privés, sans parler évidemment de l’armée qui circule dans les gares. Bien sûr. 250 000. Ça fait 500 000 plus. Merci pour le chiffre.
Merci à toi ! Alors, bon alors, donc la question est… Là, je ne sais pas pourquoi je n’ai plus le tchat, mais ça ne vient pas de vous. Euh, je vais rester deux secondes ici. Tu pouvais interviewer quelqu’un, là, ou pas ? Non, bah, il faut que je finisse le tour, quoi. Oui, alors attends. Est-ce que là, je suis en train de terminer ? Alors vous n'êtes pas d’accord, alors en tout cas, le fait d'être passé dans une fréquence différente fait que ça marche très bien. La question est, est-ce qu’on doit laisser ça ici ou pas ? Je pense qu’il y a intérêt à ne pas se balader avec. Je vais le laisser là. Vous allez me dire si ça marche toujours, je vais te redonner la caméra après. Oui, oui. Est-ce que ça marche toujours ? Est-ce que ça marche toujours les amis, dites moi si ça marche toujours là. Parce que là je suis plus loin de la clé 4G. Je ne sais pas jusqu'à où elle porte. 8, 9, 10, 8,9, 10. Ça va toi ? Excuse moi je suis dans les problèmes techniques t’as un débat ? À bientôt !
Bonsoir.
Ah, c’est clair. Alors, où est passé mon réseau ? Ah voilà, je suis reconnecté normalement, bonjour. Alors est-ce que ça marche toujours là ? Est-ce-que vous pouvez me dire excusez-moi parce que j’avais pas le tchat ? Est- ce-que ça marche-toujours ? Est-ce que ça marche toujours ? Alors je sais que pour l’instant ça tient, d’accord. Donc pour vous dire, la borne 4G, elle est au stand. Je m’avance. Dès que ça ne marche plus, dites-le moi. Bon, à chaque live, on apprend. Est-ce que ça marche toujours là ou pas ? Est-ce que tu peux me dire si ça marche toujours là-bas ? Un peu calme. Un peu calmé. Bon, alors on est pas mal. Tu sais quoi ? Je vais réessayer Larix. Je ne sais pas si Robin est toujours là. Je vais l’essayer.
Et ça marche bien ou pas ? Ben oui, il y a quelqu’un qui me dit que ça va et qu’il marche pas si bien.
Il est où le micro, là-bas ?
Ah ah ah ah !
Allô. Oui, mais on va aller là-bas. C’est rien. Prends-le comme ça. Comme ça. Non, non. Comme ça ? Je peux pas ? Je suis con.
J’aime pas l’audio. Attends, je vais le signer
C’est comme ça qu’elle m'écoute.
Voilà.
Revenu ? super. Attention à la police.
Ben non, là tu tords ! Ben oui, voilà pour passer la formation directe.
Allez, c’est ma photo.
C’est la salle où tu as récupéré le châssis.
Attends, mais tu me tires là, je prends moi. Attends je ne suis même pas sûre, j’ai pas compris son message.
C’est pré-livre, génial, avec sous son doigt, Mediapart,
Je veux me désolidariser ! Rouge ou blanc ? Attends, attends ! En fait, j’ai pas de réseau. Ah, attends, le réseau arrive. J’en ai trop dans le chat. Mais je ne peux pas écrire et interviewer.
Vas-y, vas-y regarde. Interview, Pauline, c’est ton travail. J’ai deux trucs deux, un rouge, un blanc, deux payés. Donc c'était pour au poste, tu sais au poste ? Voilà, alors c’est Pauline.
Je ne sais pas si c’est auto mais je sais qu’il y en a un qui parle. N’importe quoi ! Non, non, non ! Faut pas l'écouter !
Il a apprécié la mise en place.
Très bien, très bien. Elle dit, elle dit, je veux bien toutes les pages dans ton polo et carte postale du poing. Je ne sais pas, je comprends bien. Est-ce qu’elle veut ? Je sais, elle vient de dire, je veux bien toutes les pages sur ton plan et carte postale.
Ah oui, il va falloir que tu fasses tous les stands.
J’interviewe les travailleurs Vous êtes bien payés Il faut que je vous interviewe ?
Voilà, c’est tout ! Bon, les conditions de travail à Mediapart, c’est pourri, non ?
Non, non. Je vais y aller, quand je n’y vais plus. On va avoir une belle journée de récupération !Après ça, donc non, non, tout va bien. J’ai pas prévu, moi, je voulais chercher une page… Quelle est votre goodie préféré ? Quelle est l’autre ? Votre goodie préféré ? Les chaussettes. Les chaussettes, Moi je les ai en noir ou en blanc ? En blanc mais elles sont plus belles que ça. Parce qu’il y en a que un en haut, il n’y a pas partout. Ça, les chaussettes, c'était un peu la révolution. J’ai la tasse aussi. Bah le mug. Tasse Mediapart. Bah je pense le grand mug. Et ça fait longtemps que vous travaillez pour Mediapart ? Alors moi, non. Ça fait à peu près 5 mois. C’est mon premier festival. Et euh, je crois que vous êtes journaliste ou pas, je ne comprends rien, vous savez quoi. Pas de journaliste, sauf là, il y en a un. Non, mais derrière la boutique, non, pas en ce moment je suis au service produits techniques donc quand c’est pas un festival, c'était gérer le site… Non mais le site, ils vendent pas la boutique. Le site ? Le site, la boutiques n’est plus accessible depuis le site.Non, mais la boutique, elle est accessible juste pendant les festivals, on n’a pas de… Et vous gérer ? Oui, faire en sorte que le service tourne correctement, tous les jours. À quand des suites ? Ah je crois qu’il y a des t-shirts déjà. Il y a marqué quoi là ? Attendez, vous pouvez nous en montrer un comme ça ? Ça c’est solution donc c' est dommage, on espère. Un ancien président vient d’examen pour vous y auriez cru, sans nous, vous ne l’auriez pas su. Non, c’est eux. Nous c'était eux. Bah non, parce que quand je lis, ça dit nous. C’est bien le précisé. 'était bien. T-shirt et sweats, Oversize toujours, j’adore votre t-shirt. Et il y a quoi d’autre ? Un parti nationaliste qui lance sa campagne avec des fonds russes. J’aurais cru, oui, mais sans un, vous ne l’aurez pas su. Et vous deux, vous travaillez à la boutique aussi.Non mais je suis chargée d’administration des pigistes, du coup je m’occupe des journalistes pigistes de Mediapart et je fais partie du Pôle enquêtes Et moi je suis aussi au service projet technique et je suis sur l'équipe qui s’occupe des abonnements. Donc voilà, sur la partie technique, c' est trop bien. Et est-ce qu’aujourd’hui est une bonne journée pour la boutique ? Bah ouais, je crois, ouais, ouais. Globalement, c’est une bonne journée pour le festival de Mediapart. Il y a beaucoup de monde, c’est bon.
Est-ce que vous pensez qu’il y a plus de monde que l’année dernière, parce que c'était déjà bien bondé ? Je ne sais pas s’il n’y avait pas autant ici Moi j’avais pas plus la flegme que l’an dernier.
Moi, j’y étais et je pense qu’il y a beaucoup plus de monde cette année.
Vous pensez que c’est à une maison ou c'était comme ça ?
C’est difficile à dire.
Non mais je ne sais pas, est-ce qu’il y a eu beaucoup plus d’abonnés cette année ?
Au niveau du nombre d’abonnés, on est à peu près au même nombre que l’année dernière, un petit peu plus. Mais je pense que l'événement a dû se populariser, je pense qu’il y a des tableaux ronds, des événements qui intéressaient vraiment les gens. J’ai vu en début d’après-midi que les gens avaient vraiment envie de voir le tableau de la table ronde sur MeToo. Je pense qu’il y avait vraiment quelque chose qui se faisait.
Oui, oui, oui. Mais ça augmente le plan d’avance.
C’est la 6ème édition, c’est ça ?
Oui c’est bien possible
parce que moi, c’est la troisième fois que je viens et je n’en avais pas entendu parler avant la 3ème édition. Donc à mon avis, vous aurez de plus en plus de monde à chaque fois.
Bah ouais, j’espère. Et il y a peut-être aussi les changements de direction, avec le départ des 8 punaise, Ouais, t’as aussi les médecins, j ai pas l’impression. T’es mieux renseigné que nous, en fait.
Ben non mais comme on a créé un évènement sur nos réseaux pour dire qu’on allait bien avec vous ben quand même je regarde de quoi je parle. il y a une petite barbette. Bon bah super, histoire complète. Vous n’avez pas de cabine d’essayage ? Vous avez des cabines d’essayage ? Bien évidemment, mais peut-être que tu peux te cacher les mains. Bon, je pars trop bien. Nous encourageons quiconque. Là, vous voyez, je ne sais pas si vous vous en comptez la coquille, mais si vous nous suivez et que vous êtes à l’intérieur du festival, venez à la boutique. Et c’est quoi le prochain événement où on pourra trouver la boutique ? Bonne question. Je ne sais pas. Pardon. Je ne le sais pas du tout. Suivez "Mediapart. J’ai mes raisons. A bientôt. Merci beaucoup.
On va voir les médias qu’on n’a pas encore vus. Alors, il y a Matthieu Suc, c’est bien ça, hein Mathieu ? Oui c’est ça oui. Je vous connaissais avec Pauline Dotons, Matthieu Suc c'était l’agent dormant des services de renseignement au sein de Mediapart, il a sorti un livre il y a quelques semaines.
C’est tout à fait ça.
Sûr !
Tout à fait, et sur les services de renseignement, et c’est quasiment une percée qu’on s’est brûlée à Mediapart, pour une fois on disait presque du bien, pas de tous les services parce que c'était quand même.D’accord, difficile et donc voilà, plus sérieusement on racontait la nuit du 13 et comment l'État avait été débordé et comment progressivement il va reprendre la main par des actions d’hommes et de femmes dans les différents services, que ce soit police, service de renseignement, pompiers, magistrats. Et aussi les ratés parce que c’est quand même plus dans la nature de Mediapart, tout ce qui a dysfonctionné ou continue à dysfonctionner après tout cela. Et sinon, pour Mediapart, je travaille sur le terrorisme, les services de renseignement et beaucoup en ce moment, ce qu’on appelait autrefois l’ultra-droite et que depuis quelques semaines ou mois à Mediapart, nous avons décidé d’uniformiser. Je suis désolé. Vas-y.
Les services sont en train de brouiller notre truc, je dois changer le wifi, reste avec nous, mais là les services ont brouillé le truc, attends. Reste avec vous deux secondes.
Non, je ne parle pas avec David Dufresne. Ah oui, donc comme je le disais, depuis quelques mois, il y a un changement…
À Mediapart sur ce qu’on appelait autrefois pour le terrorisme l’ultra-droite. On a décidé de revenir parce qu’il nous semblait qu’en fait il y avait une porosité entre l’extrême droite politique et l’extrême-droites hors des clous, hors des champs de la loi, une porosité idéologique et aussi des complicités. Et donc maintenant on ne parle plus d’ultra droite, nous parlons d’extra-droite radicale. Qui permettent d’enjamber dans la même famille et d'éviter, de banaliser ce qui est en train de se passer à l’heure actuel Donc, du coup, avec ce discours, l’extrême droite de Bardella et de Le Pen ne s’appelle plus, pour moi ce n’est pas l’extrême droite ou l’extrême-droite radicale. On a l’extrême droite politique qui reste l’extrème droite, et sur ce qui est en dehors du chemin noir, les groupuscules et aussi le terrorisme, on appelle ça extrême droite radicale, ce qui permet à notre sens de faire une cohérence entre les deux vu qu’on passe beaucoup de notre temps et de nos articles à documenter le fait que les deux sont liés. Et donc on se disait que l’Ultra-Droite, utiliser l’ultra-droite, et j’en suis le fautif, c’est moi qui ai amené ce terme à Mediapart, ça amenait de la confusion qu’il était important de démontrer que, en fait, tout ça c'était une même famille avec des déclinaisons. Et que, voilà, on était sur le même terreau d’idées et que ça produisait un champ politique et un champ de contestation violent. Mais que ça reste plus ou moins les mêmes. Et surtout que le mot ultradroite donne l’impression qu’on se situe sur l’aile droite de l’air et pas encore à l’extrême droite si cette curiosité existe alors que extrême droite radicale on est à la droite de l’Extrême-droite. Et par ailleurs, il y avait beaucoup de nos lecteurs qui nous en parlaient et qui nous demandaient pourquoi vous faites cette distinction-là. Et à un moment, on en a parlé entre nous, comme on aime bien faire les choses collectivement, prendre les décisions de manière collective. Et on s’est dit qu’effectivement, ça crée de la confusion et on en attirait les conséquences de ce que nous disaient nos lecteurs.
Et alors votre unité, il s’appelle comment, il est sorti chez quel éditeur et rappelez peut-être avant la coupure de quoi il parle.
Alors mon livre s’appelle Vendredi 13, il est sorti chez Harper et Collins et donc c’est le récit de la nuit des attentats du 13 novembre raconté du point de vue des fonctionnaires, c'était-à-dire policiers, espions, mais aussi pompiers, magistrats, tous les gens médecins, tous ces gens qui sont intervenus. Et pour montrer comment l’État a été pris de court par cette attaque et ce mode opératoire attaque, en fait la principale problème c’est qu’on ne sait pas ce qui est en train de se passer et que c' est une situation qui évolue et c' était quelque chose qu' on a retrouvé par exemple récemment avec les attentats du 7 octobre en Israël où on a bien vu qu’au-delà du manque de l’absence de l armée les Israéliens n'étaient pas en capacité de répondre parce que, enfin ça leur a pris beaucoup de temps, parce que les informations venaient de manière désordonnée et qu’il était impossible de savoir où se trouvaient les uns et les autres. Et donc le 13 novembre, c’est aussi, ça montre ça. Et dans mon livre, j’ai essayé de montrer aussi après comment l'État a réagi, a essayé et a réussi à reprendre la main par rapport aux terroristes et à les neutraliser. Et en même temps, parce qu’il était hors de question de faire un récit à géographique, à pointer aussi les erreurs et les dérives qu’ils ont pu avoir au sein de l'État et qui ont perduré au-delà de cette nuit fatidique.
Merci beaucoup. Merci à toi.
Bon festival !
Alors, on va finir notre tour, alors, qu’est-ce qui nous manque ? On va en faire un essai technique, mais on arrête d'être inquiets.
Merci beaucoup.
Bon ben, tout est là. Je suis désolé. C’est bon ?
Bonjour David !
Je vais regarder si je peux arranger ça, en fait on a un problème de réseau puisque là il y a beaucoup beaucoup de monde et donc tout le monde aspire la wifi et la 5G ne marche pas et là j’essaye avec le wifi de secours mais c’est pas tellement mieux. Mais du coup, je sais quand même que ça va marcher. Bonjour, bonjour, je suis en live pour auposte, est-ce que je peux vous filmer, vous interviewer ? Parce qu’on fait le tour de tous les stands présents pour leur proposer de se présenter et dire qu’est-ce qu’il faut. Alors je vous donne le micro, parlez bien dedans.
C’est bien comme ça ? Oui.
Comment vous vous appelez et où est où ?
Je m’appelle Manuel Sanson, je suis le rédacteur en chef du média Le Poulpe et on est sur le stand du média le Poulpe en Normandie.
Alors, média Normand d’Investigation. Depuis quand votre média existe et quelle est votre ligne ? Peut-être ? Ouais, sur rien, mais votre ambition en tant que médias.
C’est notre ambition en tant que média, tout à fait. Alors le Poulpe, ça existe presque maintenant depuis cinq ans. Et l’ambition en tant que média, c’est de faire de l’enquête à l'échelle régionale, donc à l'échelle de la région Normandie. Et c'était donc de faire l' enquête, de l’investigation, de révéler tout un tas de sujets d’intérêt public qui sont soit écartés par nos confrères ou qui sont assez peu traités ou maltraités dans la presse de manière générale. Donc l’idée c’est de se pencher, de creuser des sujets, de prendre du temps et de sortir des sujets solides à destination du public et des électeurs normaux.
Vous êtes un média papier, en ligne,
On est un média en ligne sur abonnement.
Et pour donner aux gens l’envie de découvrir le poulpe quels sont les derniers scoops ou alors ceux qui vous tiennent à cœur dont vous avez envie de parler. Je n’ai pas trop le terme scouts mais révélations.
Chaque semaine, on publie entre 2 et 2, 3, 4 sujets qui sont souvent des enquêtes, des révélations Là, la semaine qui vient de se passer, on a travaillé et on a fait des révélations sur la mairie de Canteleu qui est à proximité de Rouen et sur des règlements de compte politique autour d’une association, une épicerie sociale et solidaire Bon, on a parlé aussi de la zone du Havre, avec la… Le renvoi devant le tribunal correctionnel de la société Renault pour ses recours abusifs à l’intérim sur un site automobile, un gros site automobile. Voilà, donc on a parlé de ça et cette semaine on a encore aussi parlé de la situation politique dans le Cotentin à Cherbourg avec deux hommes politiques, l’un de droite et l’autre de gauche qui se partagent un petit peu le pouvoir et on a essayé de décrypter et d’ausculter un petit tout ça de près.
Et est-ce que les citoyens peuvent participer à votre média en donnant des informations ?
Oui, tout à fait, tout à fait. Et d’ailleurs, on en a de plus en plus. On a une boîte, on a un système de lanceurs d’alerte, en fait, sur le site internet directement où n’importe qui peut nous contacter, soit de manière anonyme ou soit aussi en laissant son identité pour nous apporter des informations, des documents. Et on a quand même pas mal de sujets qui souvent partent de ces premières alertes, en fait, qui sont envoyées au Poulpe et après sur lesquelles on va creuser, vérifier, investiguer. Et donc, on peut tout à fait faire comme ça, oui.
Et vous êtes une équipe de combien.
Alors en fait on est une équipe de deux fondateurs, donc moi-même et mon collègue qui s’appelle Gilles, Gilles à gauche, là. Et après on bosse avec une trentaine de journalistes pigistes en fait, qui bossent plus ou moins régulièrement.
Et comment on peut faire pour vous soutenir ?
Pour nous soutenir, on peut venir s’abonner au Poulpe en fait, principalement. Voilà, c’est 4 euros par mois ou 40 euros à l’année. Et on peut aussi venir nous soutenir en nous faisant un don sur la page du Poulpe qui a tout un système qui est expliqué. On peut aussi soutenir le journal de cette façon-là.
Trop bien. Merci beaucoup.
Abonnez-vous au Poulpe Merci à vous, oui exactement, abonnez vous au Poulpe, merci, abonnez-vous aussi au poste du coup
Ça va ?
Très bien et toi ?
Bon, le monde s’habitue à l’automne, alors non !
Oh là là ! Il reste une question, normal forcément !
Désolé, je vous prends la tête. Non, non !
Non, non, mais il n’y a pas de problème, il faut que tout se fasse, quoi.
Ben voilà, trop bien, je vous laisse tranquille.
J’avais découvert qu’il y a quelque temps, le groupe, c’est vraiment génial parce qu'à part le groupe de médias réjouissant qui font l’enquête comme ça, c'était où je ne connaissais plus rien et je connaissais déjà plus souvent.
Alors, là il y a beaucoup de gens donc on va aller ailleurs. Ah la la, oui merci Euryale t’inquiète, je sais pas si vous m’entendez, je sais, je sais, là il y a la revue Epic mais il y avait beaucoup de monde, alors euh, pardon, on va aller voir. Dites-moi dans le tchat si ça va, si vous voyez bien.
J’arrive, j’arrive. Il faut que j’en parle à David. Ils disent que ça lague, Auréa dit que ça lague fort et elle dit et même coupure son. Elle dit on a le son mais l’image ça lague sévère. Je lui ai demandé de me dire quand j’ai pas bougé. Donc je me suis posé, j’avais pas bouger, je lui ai dit tu vois ça va ? Et elle m’a dit ça. C’est mieux le son ? Mais parlez de l’image ! Elle disait justement que le son allait mais pas l’image, je sais pas quoi faire. Le son est revenu ! Faisons comme ça alors, vous aurez le son, faites autre chose en même temps, comme ça vous avez le son mais ça va toujours beaucoup. Oui oui j’entends, mais tant que le son ça va..
Bonjour ! C’est à moi de le dire, c’est juste pour ça que je me fais ça.
Bonjour, on est en live pour auposte. Est-ce que je peux vous interroger ?
Oui.donnez le micro Politis hebdomadaire indépendant depuis plus de 35 ans. Oui, est-ce qu’on peut nous parler plus du journal ? Et en plus de détails, la politique. C’est un œuf d’eau, papier et web.
Maintenant j’ai un message, comme quoi le stream bug, il n’y a plus le son ni l’image. Ah, je ne sais pas trop, je peux pas aller voir David et s’il me fait remarcher je reviens. Et sinon le son est revenu. C’est bon, c’est tout le monde. Oui, voilà, bon ! L’image, encore, ce n’est pas grave, mais c’est le son.
Voilà des sujets assez variés, donc d’analyse politique évidemment, des choses sur les ICI, un numéro spécial hors série qu’on a fait avec la LDH, sur les libertés fondamentales, une enquête sur France Travail, un vrai scandale en ce moment qui est… Qui nous concoctaient notre gouvernement. On a fait aussi un sujet sur les nano-OGM, en partenariat avec Info-GM, qui est un autre média indépendant. On aime bien aussi travailler avec nos confrères, les médias indépendants, on s’entraide, on fait des enquêtes communes, on mutualise aussi nos forces de manière à apporter des contenus de qualité à nos lecteurs.
Et comment on peut vous soutenir ?
Comment on nous soutient ? On nous lit, soit par abonnement, soit sur le site web. C’est un site qui est en partie en accès libre, en partie payant. En achetant les numéros, vous pouvez les acheter sur notre boutique internet. Et en faisant des dons, vous pourrez aussi faire des dons qui peuvent être des dons de fiscaliser d’ailleurs, en passant sur notre site internet. Parfait ! Merci beaucoup ! Merci !
Bon festival, merci. Ah, parfait. Vous avez le vocabulaire. Au revoir. Alors, le Bondy blog, on doit y aller depuis Tallinn mais il y a un peu de monde devant. On va voir si on peut se faire un passage. Je ne peux pas vous interroger. Hélène, au Bondy blog ? Oui. Ben oui, tout le monde, c’est pas une personne en particulier, je fais le tour des stands en fait. Mais à chaque fois dans le Bondy blog il y a plein de monde donc à chaque fois je dis je repasse et bon ben voilà. Et les jeunes y sont bien. Ça c’est des jeunes… Alors attendez, prenez le micro sinon on vous entend pas. Alors on est au Bondy Blog et là vous avez la jeunesse du Bondy Blog, ses meilleures ambassadrices. Donc le Bondy Blog, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un média qui a été fondé en 2005 après la mort de Zyed et Bouna. Et donc c' est un média qui traite des quartiers populaires par des gens des quartiers populaires, pour des gens de quartier populaire. Donc on parle beaucoup de logements, de violences policières malheureusement, puisqu’on est obligé. De logement, on parle de quoi d’autre, c’est des filles.
On parle de VSS, on parle d'éducation, on parles de tout ce qui concerne les quartiers populaires, et plus, et même plus, on en parle de politique, de société, d’un peu d’international, de la culture aussi pas mal, et on a même eu une rubrique culinaire,, voilà, excellent ! Et dernièrement, il y a eu un gros mouvement de grève en 1993, parce que les profs ne sont pas contents. Je pense que vous l’avez vu sur les réseaux sociaux. Et la personne qui a conversé chez nous, c’est Aïssata. Je n’ai pas la grève des professeurs. On va vous entendre. Justement, moi en fait j’ai fait un sujet sur la gréve des profs dans le 93. Au départ c'était un sujet pour l’assemblée générale, la mobilisation, quelles étaient leurs revendications. Et ensuite j'étais au lycée Blaise-Sandra dans le 1993 pour connaître un peu les motivations des élèves, pourquoi ils se mobilisent aujourd’hui. C’est la centaine d’arts, c’est ce qu’on fait la vidéo tout le temps. C’est ça, exactement, ils ont fait la vidéo TikTok qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Donc ils nous ont un peu expliqué quelles étaient les raisons. Pourquoi cette vidéo ? Pour ceux qui ne l’ont pas vue, c’est quoi cette vidéo ? Alors en fait, cette vidéo, c’est des lycéens qui ont réalisé une vidéo dans leur établissement et en fait ils ont montré un peu tout ce qui n’allait pas dans leur établissement. Le fait qu’il y avait des fuites d’eau, des pannes d’ascenseur depuis plusieurs années, des nuisibles en fait dans l'établissement, le fait qu’il n’y ait pas de chauffage. Donc cette vidéo, en fait, a cumulé plus de 2 millions de vues. Donc ça a énormément cartonné sur les réseaux sociaux. Et justement, j’ai été à la rencontre de ces élèves pour voir un peu avec eux pourquoi aujourd’hui ils étaient en grève et quelles étaient les raisons justement de leur mobilisation. Et dans cette vidéo TikTok, il y a des profs qui apparaissent et ces profs ont été convoqués par le rectorat hier justement. Il n’y a pas eu de sanction contre eux, mais justement, ils ont été convoqués, donc c’est tout le sujet de l’article que j’ai fait il y a quelques jours.
Et c’est la question à tout le monde, je ne vais pas vous mettre tout dans le cadre alors rapprochez-vous, quel est le fonctionnement économique du Bondy Blog, est-ce que c' est payant, est ce que c' est en accès libre, abonnement ?
Alors en fait c’est en accès libre, donc tout est en accès libre sur le site, par contre vous pouvez nous soutenir en effectuant des dons. Voilà donc n’hésitez pas pour qu’on puisse mener encore plus de grosses enquêtes, voilà faire de plus en plus de projets. Donc tout est un accès libre sur le site, donc on a un statut associatif mais voilà on a quand même aussi besoin de moyens financiers. De payer les salaires, c’est ça, on en sait quelque chose, on est pareil au poste, on est pareil aux postes, on a accès libre, elle fonctionne par dons.
Ah d’accord, c’est le même fonctionnement aussi, en fait.
Oui, il y a des événements. Non, non, il faut parler dans ça, sinon j’entends pas. Ouais, en plus du travail qu’on fait aux journalistes, on a aussi régulièrement des événements comme les masterclass du bébé. Donc n’hésitez pas à suivre nos comptes Instagram pour avoir les news à propos de ça. C’est des évènements où en gros on va recevoir des journalistes soit d’autres rédactions, soit indépendants, de plein de médias différents, etc. Connaître un peu leur parcours, échanger avec eux, qu’ils puissent nous apprendre plein de trucs. Et ça aussi c’est gratuit, c' est juste sur inscription, et c’est ouvert à tous. Nos conférences de rédaction sont ouvertes au public, et le monde du blog c' est aussi plein d’autres activités comme de l'éducation aux médias auprès des jeunes etc. Et voilà, des partenariats, oui je l’ai dit ! Et des partenariats avec plein d’autres événements, c’est trop bien, ce n’est pas qu’un média, c'était presque un projet. C’est pas qu’un média mais c’est aussi une école pour tous les blogueurs qui effectuent leurs premiers articles par exemple, c’est pas forcément que des journalistes ou des étudiants en journalisme donc ça c' est assez cool, c est très formateur et c' est une école le Bondy Blog donc si vous êtes intéressé par la presse, par les thématiques qui ont attrait au quartier populaire n’hésitez pas à nous rejoindre.
Trop bien, merci beaucoup, merci à vous trois. Alors, il faut qu’on aille voir Epic qui est le courrier des Balkans. Mais le courrier des Balkans, honnêtement, je ne l’ai pas vu. Peut-être qu’ils ne sont pas là. On va aller vérifier, mais vraiment, je ne les ai pas vus. C’est comme, ouais, l’ont attendu. Je vérifie, hein, Oh, pardon. Tac là on est passé. Là, on est Epic. Mais je crois que j’ai vraiment pas vu le courrier des Balkans, donc ça va être le dernier stand C’est le stand EPIC je suis en live pour auposte, on fait le tour des stands pour les présenter, est-ce que je peux vous filmer, vous interpréter ? Merci. Alors tenez, vous pouvez vous présenter et vous nous présentez Epic ?
Oui, bien sûr. La revue Epic, c’est une revue de photographie documentaire. C’est une revue trimestrielle et on a plusieurs particularités. La première, c’est qu’on est un média indépendant. On est sans publicité et on imprime la revue en France. C’est un média qui est assez jeune. On a un peu plus de 3 ans. Et on va plutôt se tourner vers une photographie du temps long. Donc des photographes qui auront passé des mois voire des années à photographier un sujet qui leur tient à cœur, une thématique qui leur tient à cœur. Donc là on en est à notre treizième numéro, qui est celui-ci. Et dans chaque numéro d' Epic, on retrouve principalement quatre grands reportages qui sont sur 30 pages chacun. C’est vraiment un format large de portfolio qui permet de de vraiment rentrer dans le cœur d’un sujet, d’en découvrir des coulisses et d’explorer une thématique en profondeur. Donc à chaque fois, on va avoir un portfolio et une longue interview avec le photographe qui va pouvoir nous parler. Les coulisses du sujet, les problématiques qu’il a rencontrées en essayant de faire son reportage, les gens qu' il a pu rencontrer, quelques anecdotes, etc. Est-ce qu’on peut emprunter un coup d'œil ? Bien sûr ! Je vais te dire ce qu’il faut faire. Au revoir. C’est quoi ça ? C’est un sujet sur la gémellité.C'était un sujet assez plastique, très beau visuellement. On a fait le choix d’une allure assez particulière, qui est celle-ci. Ah oui ! On ne peut pas s’assurer qu’on puisse couvrir tout le monde pour nous. Alors c’est ça, en fait c' est une voiture dite à couture apparente et c' est ce qui permet d’ouvrir la revue complètement à plat donc c' est vrai que ça donne vraiment un super confort de lecture, visuellement c’est hyper agréable et puis ça fait que chaque revue a la petite originalité d’une couleur du fil qui est différente et qui varie selon la couverture. Ah oui là c’est orange, là c' est bleu. Un petit choix sympa au moment de l’infiltration. Tout le monde dit que c’est beau, c' est joli, de belles photos, c' est magnifique. Et comment dire, vos enquêtes, le territoire c est français ou international ? C’est français et international, on n’a pas de thématiques par numéro, on va être sur des sujets à chaque fois qui sont des sujets coup de cœur et des sujets qui créent une curiosité. Et donc en général on va avoir des sujets en France et des sujets à l'étranger. L’idée c’est d’essayer d’avoir une variété dans les quatre reportages qui sont choisis pour que chacun y trouve quelque chose qu’il aime déjà et quelque chose qui va être de l’ordre de la découverte. Et comment peut-on faire pour vous découvrir et vous souvenir ? Est-ce que c’est que les numéros où il y a parfois des événements, des choses comme ça ? Et est-ce qu’on peut vous soutenir à acheter les numéraux ou est- ce qu' on peut le faire des dons ? Pour nous soutenir, le mieux c’est effectivement d’acheter des numéros ou de s’abonner. Et donc le plus, le plus c'était de passer par notre site internet qui est revieepic.fr et donc là on a le choix d' acheter un numéro, de s’abonner, on a deux formules d’abonnement. Il y en a une qui va être annuelle, donc quatre numéros. Et après on a aussi un principe d' abonnement libre, donc on est prélevé chaque trimestre et on peut annuler quand on veut. Donc pour nous soutenir, le mieux c’est de lire la revue et aussi on s’est rendu compte que le bouche à oreille ça compte énormément. Donc parler de la revue autour de soi, quand on va dîner chez des copains, au lieu de ramener une bouteille de vin, on peut ramener une revue, c'était dans la même gamme de prix, c’est sympa, ça fait plaisir et ça change un petit peu. Et voilà, on n’a pas de système de donation. Achetez la revue physique. Et bien c’est magnifique, merci beaucoup de nous avoir fait découvrir et j’espère que les gens du chat feront le bouche à oreille. Merci, merci à toi. Merci, bon festival.
Vous avez l’image, le son je crois que Pauline, elle a envie de suivre ce débat. Alors je vais aller chercher Pauline et je vais lui dire de suivre le débat ici. Ah ! bougez pas, c’est un débat sur "C’est lequel, tu veux les suivre ? " Je veux les écouter, c’est fermé, ici. Là, tu ne veux pas écouter celui-là ? Et tout est là comme il y a un jeune amour, comme il s’est débrouillé, et la prison qui s’allume. C’est pas ça ? C'était avec qui le débat ? C'était pour ça qu’on m’a dit qu’il a participé, donc ça ne va pas être vrai.
Non, non, ça fait des heures et des heures.
Allez, on va faire le raid, Euryale, est-ce que tu peux me dire si tu as bien entendu qu’il va falloir faire le raid ? Hop, pardon super je suis désolé mais bon écoutez on n’a pas réussi techniquement à résoudre l’image mais par contre le son était bon et est-ce qu’ils sont en live voilà ils sont en lives on va faire le live on va le raid en direct on va se faire le raid direct alors je sais pas qui est Je sais pas qui fait voilà, alors nous allons faire le raid, c’est la première fois que nous allons raider en direct en voyant qui nous raidons. Regardez, attention, nous allons raider Mediapart. On arrive, 5, 4, 3, 2, 1, Houston ! On attend, ouais, ça va arriver. Je crois que oui, normalement oui. Merci beaucoup, voilà ça c’est du raid, on réinvente le raid nous, on n’est pas chez les cons.
