Au Poste prend ses quartiers à Césure, tiers-lieu 75005 Paname
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Bonjour, bonjour, amis du café, amis des cafetières, bonjour ! Notre cafetière marche, je suis sauvé. Tiens, je vais m’en faire un. Bonjour ! Est-ce que vous m’entendez, les uns et les autres ? Bonjour, je suis en direct de notre studio, Au Poste. Regardez-moi ce bazar, magnifique bazar, tandis que la cafetière démarre. Est-ce que vous entendez ? Est-ce que vous entendez, les uns et les autres ? Est-ce que vous m’entendez bien ? Normalement, vous devriez m’entendre très bien, car là, j’ai le matos maximal qu’on puisse avoir. Bonjour Gabji, la piaule, ouais ! Absolument, absolument. Et c’est un grand jour, les amis, c’est un grand jour parce que merci LiPali, merci beaucoup pour ton son. C’est un grand jour parce que c’est une nouvelle inauguration du studio, qui n’est pas encore tout à fait terminé, comme vous le voyez. Je vais vous faire visiter. 5 sur 12 ? Non, non, ce n’est pas possible ! Non, ça ne peut pas être 5 sur 12. Non, me dites pas ça, les amis ! Non, non, non, ça ne peut pas… Voilà le café. Génial, génial ! Le café Au Poste.
Donc, aujourd’hui… 13 sur 12 ? Ah ben voilà, je préfère ça. Donc oui, oui. Aujourd’hui, il y a plein de choses nouvelles pour moi et pour vous, puisque je vais vous faire visiter le lieu qu’on a pris d’assaut. Enfin, en réalité, on loue, à Césure. Et je vais en plus utiliser aujourd’hui notre matos pour les streams sauvages. Grâce à vos dons, on a pu investir. Donc normalement, là, j’ai un micro externe, j’ai un double micro externe, j’ai un routeur qui m’a été… Ah mais il est là ! Coon m’a envoyé un routeur qui tue. Donc l’idée, alors a priori aujourd’hui il ne devrait pas y avoir ce problème parce qu’il n’y a pas beaucoup de monde dans l’espace où on va déambuler, mais l’idéal, c’est d’avoir un routeur Wi-Fi pour éviter les coupures quand on fait des streams sauvages dans les manifs ou des choses comme ça. Donc aujourd’hui, je teste les micros, je teste le set-up des lives sauvages, manifs, et je vous montre nos locaux, les bureaux d’Au Poste, le studio d’Au Poste. Voilà.
Alors donc, non, ce n’est pas que c’est mal rangé, parce que moi je suis un maniaque, vous allez voir que bientôt ça va être rangé. Mais c’est-à-dire qu’il y a encore une couche de peinture à faire d’un côté. Voilà. Ici, je vous montre. Ici, c’est quoi ? C’est Censier. Alors nous, on est sur ce bâtiment-là, qui est occupé par 200 structures résidentes, des associations, des ONG, des médias alternatifs, des artistes. On va aller à leur rencontre. Ici, c’est la fac qui est toujours… Non, ce n’est pas encore la place Beauvau, Marcel. Bientôt, bientôt. Ici, c’est la fac où il y a encore des étudiants. Pour ceux qui étaient au ciné-club avant-hier, le débat, on l’a fait là, vous voyez, ici. Voilà, on était dans ce sens-là, quoi, on était là. Voilà, je vais vous montrer tout ça. Bon, pour y avoir caché, il n’y a pas grand monde pour l’instant pour ces portes ouvertes. Voilà. Donc… Comment ça ? Comment ça, on ne voit que ma tête ? Tenez, bonjour. J’ai mis un tee-shirt, vous avez vu, corporate, au cas où les gens poseraient des questions sur Au Poste.
Merci Dago pour ton don, absolument. Merci beaucoup, parce que tout ça, ça n’est possible que grâce à vous. Voilà, tout ça, ça n’est possible que grâce à vous. J’espère que lundi je vais pouvoir déballer les cartons. Tout ça, c’est les bouquins des invités qui sont passés à Au Poste. Il y a un peu de matos ici ou là, voilà. Et donc je suis hyper excité à l’idée de faire un test grandeur nature en live sauvage. Alors regardez, j’ai même ça : si jamais vous n’entendez pas les invités, enfin les gens que je vais croiser, je vais leur filer le micro. Bonjour, bonjour, bonjour Renan ! Alors attendez, je pose. Tenez, quand je fais des lives, c’est comme ça, vous voyez. Moi, je suis comme ça. Voilà. Par contre, j’ai soif. J’ai parlé deux minutes et j’ai hyper soif. Donc on m’a dit : « Ne mets pas les antennes près de ton corps. » Mais bon, le sac, il est petit. Le sac est petit, le routeur, il est là-dedans et l’antenne, c’est ça. Voilà, ça, c’est l’antenne Wi-Fi. Et le routeur, a priori, il va capter la 5G mieux que n’importe quel téléphone et on devrait avoir moins de coupures. Moins de coupures, voilà. Alors la vidéo, merci beaucoup, merci beaucoup LiPali, la vidéo, elle passe donc par le routeur, puisqu’elle passe par le Wi-Fi du routeur, si j’ai bien compris.
Alors, Grand Garage, Au Poste. Donc là, il n’y a personne dans la… Voilà, regardez-moi ça, regardez-moi ça. On n’est pas chez les cons, on n’est pas chez les cons. Si vous me voyez tout à l’heure dans Césure, si vous venez, j’ai des autocollants avec moi, je vous en file. Et sinon, surtout, sachez que lundi soir, je vous reçois, Au Poste vous reçoit. Voilà. Donc ça fait un peu couloir d’hôpital, ça n’en est pas, c’est une ancienne fac. La fac de Censier. Paris 3, je crois. Non, Paris 5, je ne sais plus. Tenez, voilà des voisins. Je ne les connais pas. On va les voir et après on descend. Je ne sais pas si c’est eux qui ont fait ça. « Es-tu à l'écoute de tes désirs ? » Toc, toc, toc. Les voisins, bonjour ! Est-ce que vous acceptez d'être filmés ?
Oui, oui, bien sûr.
Super. Je suis votre premier visiteur, il n’y a personne ou quoi ?
Non, il n’y a déjà rien.
Oh, génial ! « Est-ce que vous écoutez vos désirs ? »
Ouais, c’est une artiste, Florent Dutout, qui a mis ça, mais qui n’est pas du tout associée à nous. D’accord. J’ai choisi ce mur, je ne sais pas, ça dépend des jours.
Vous faites quoi, vous, ici ?
On est une asso de médiation scientifique et d'éducation populaire.
On propose tout un tas d’activités, d’ateliers, de formats avec des chercheurs ou sans chercheurs, avec du public, avec des enfants, des familles, des étudiants. On va parler de science et se servir un peu de la science pour réfléchir ensemble, pour se questionner.
Et vous êtes une asso ?
On est une asso.
D’accord. Ah, vous ne l’entendez pas. Attendez, bougez pas. Attends. Ne bougez pas. Vous êtes les premiers. On va recommencer. Ce n’est pas grave, c’est pas grave. Vous êtes le premier. Je vais vous mettre le micro. Tu veux le redire ? Tu peux me tenir ça deux secondes ? Excuse-moi. C’est un nouveau set-up, donc voilà. Là, normalement, on va t’entendre beaucoup mieux. Il faudra simplement, si tu veux bien, prendre le micro avec toi. Voilà. Est-ce que vous entendez le monsieur qui a un tee-shirt orange ? Donc évidemment, c’est validé. Vous l’entendiez ? Ah si, vous l’entendiez ? Ah si, ça va ? Ah, vous l’entendez ? Bon alors, il faudrait savoir, les amis. Bon, donc pas besoin de répéter alors. Excuse-moi. Si on veut faire appel à vous, comment ça se passe ? C’est-à-dire que vous faites des rendez-vous ici, vous vous rendez chez l’habitant ?
Alors nous, on fait beaucoup de choses avec beaucoup de monde. On a des événements publics. Tiens, j’ai peut-être trouvé un petit flyer. Il y a notamment cette chose-là, qui s’appelle la Nuit des chercheurs. C’est toute une soirée. Il y a plusieurs dizaines de chercheurs et de chercheuses qui vont venir dans un lieu qui s’appelle l’Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes, qui est juste dans le même quartier que Césure, et qui vont venir parler de leur travail : qu’est-ce que ça veut dire, faire de la science ? Qu’est-ce que c’est d'être chercheur ? Comment ça se passe au quotidien ? Et du coup, c’est vraiment ouvert à tout le monde. Donc c’est le vendredi 20 septembre à 18 heures, c’est toute une soirée. Et du coup, c’est l’occasion de rencontrer des gens dont le métier, c’est de faire de la science, de comprendre ce que ça veut dire. C’est assez ludique, c’est assez sympa, il y a à boire, il y a à manger.
Le tchat dit que la Nuit des chercheurs, c’est dans toutes les villes universitaires.
Dans plusieurs villes de France. C’est dans une dizaine de villes, souvent universitaires.
Et vous, vous vous occupez de la soirée à Paris, c’est ça ?
Exactement.
D’accord, super. Et alors, montre-moi ça, là. C’est quoi, « l’université de rêve » ?
Nous, on aime bien faire fabriquer, faire imaginer des choses aux gens. Donc on a pris une grande feuille, on a fait une espèce de plan, un peu standard, d’université. Et on propose aux gens d’imaginer ce qu’ils voudraient y voir dedans. S’ils sont déjà passés à l’université, ils se replongent à cette époque. Ceux qui n’y sont pas encore se projettent dans l’université. Et là, vous avez les premières idées. Et si on ne sait pas dessiner, on peut fabriquer des stickers. Tout ça, c’est des stickers : le chemin, le fauteuil, tout ça. Et on a une machine à faire des stickers, qui est juste derrière.
Une machine à faire des stickers ? Sans déconner ! Ah mais ça m’intéresse grandement !
Elle est là tout aujourd’hui, on ne l’a pas tout le temps avec nous.
Et comment ça marche, une machine à stickers ?
En fait, il nous faut créer son sticker sur l’ordinateur. Donc on a un logiciel dédié sur lequel on peut créer les contours du sticker. On envoie le dessin à la machine, on donne du papier à stickers et ça va découper toutes les lignes rouges, là. Et après, on enlève le sticker et on vient le coller où on veut.
D’accord, OK, super.
Alors du coup, c’est des motifs en une seule couleur, quoi, parce que c’est du papier d’une seule couleur.
Tu veux dire quelque chose ou pas ?
C’est génial parce qu’il n’y a même pas besoin de savoir dessiner. On récupère des images, on les vectorise, c’est très, très simple d’utilisation. Et maintenant, on peut créer son université de rêve très facilement.
On est en train de m’accuser dans le tchat de vouloir vous réquisitionner.
Non mais c’est le but qu’on soit là !
Ben super. Passez de bonnes journées. Et puis moi, je suis au 304.
Et juste un dernier truc pour finir : là, on a tout plein de bouquins liés à la médiation scientifique, à la culture scientifique, à l'éducation en sciences, à la pédagogie, à la communication scientifique. Et du coup, c’est des bouquins qu’on permet aux gens d’emprunter. On les a tous répertoriés sur un site en ligne.
C’est quoi, le site ?
On a des cartes, là. On a une petite carte, si tu veux, par exemple.
Alors vas-y.
C’est un QR code.
Alors, Euryale, est-ce que tu arrives à voir ou pas ? Oh là ! Et le lien, gentil, hein. Ah, c'était un outil. Non mais avec le QR code, ça va. Mais est-ce que c’est lisible ou pas, là, les amis ?
Et du coup, voilà. Donc c’est plus pour les gens qui sont là, pour le coup, à Paris, ou qui peuvent venir physiquement ici, parce qu’on n’envoie pas par la poste. Et il suffit d’envoyer un mail à cette adresse-là pour caler un rendez-vous et dire quand est-ce que vous souhaitez emprunter un livre en lien avec la culture scientifique et la médiation.
OK, super. Et sinon, vous êtes contents d'être à Césure ?
Bah oui. On est là quasiment depuis le début, ça fait plus d’un an qu’on est arrivés. Oui, c’est assez original comme projet. Puis là, depuis quelques mois maintenant, il y a le grand public qui peut venir, ce qui n'était pas le cas au début. Donc on va voir comment ça va évoluer, ça va prendre un peu d’ampleur et tout. Donc très contents.
Super. Merci, chers voisins, de votre gentillesse et de votre accueil. Bonne visite. À bientôt. Salut. Merci. Alors, on prend le couloir. C’est la course au trésor ou quoi ? Alors, on reprend le couloir. Donc je remets le micro comme il était. Vous m’avez dit que ça marchait tout à l’heure. Merci. Voilà, donc on reviendra ici. Bon ben, tiens, tant qu’on est là, bonjour. Je suis en direct sur auposte.fr. Vous voulez bien que je vous filme ou pas ?
Ouais.
Super. Comment ça, ils disent tous ça, qu’ils n’ont pas grand-chose à dire ! Qu’est-ce que vous faites ?
Qu’est-ce que je fais ? En fait, moi, je suis costumière, mais je suis aussi maroquinière. Donc là, je suis en train de faire un petit porte-monnaie en cuir.
Un porte-monnaie ?
Oui, un porte-monnaie, un portefeuille, voilà. Je fais des petites étapes de collage. Et dans cet espace-là, on est plusieurs. Il y a aussi Valentine qui est à côté, elle fait sa propre marque de vêtements, de la création juste à côté. Et je fais aussi des ateliers de couture-thérapie.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
Qu’est-ce que c’est que ça ? C’est prendre soin de son aspect extérieur pour prendre soin de son aspect intérieur. Donc on va faire des exercices de couture à la main, réparer des vêtements, faire de la broderie comme celle-là, là-bas. C’est un exemple de tout ce qu’on peut faire. Voilà, ça, c’est une petite broderie que j’ai rajoutée sur une petite chemise. Et en fait, ça va permettre de réparer son extérieur pour réparer son intérieur.
Ah, pas mal, pas mal du tout. Super. Et alors ici, vous êtes qui, vous ? Il y a plein de noms.
Alors, on est quatre. Moi, je suis « Sous toutes mes coutures ».
« Sous toutes mes coutures ».
Voilà.
Couture-thérapie, ah ouais, super !
Exactement. Et je suis aussi formatrice couture, en couture traditionnelle et spécialisée.
OK, super. Merci beaucoup, merci, au revoir. Vous avez entendu la couturière ou pas ? Donc c’est cool de vivre. Est-ce que le son était bon ? Oui ? OK. Couture-thérapie. Bon. Très bien. Il n’y a que des couturières ici. Allez, attendez. Bonjour, bonjour. Je suis en direct. Est-ce que vous acceptez que je vous filme ?
Oui.
Super. Ben c’est l’idée de faire venir du monde parce qu’il n’y a personne ? Ah mince. Et qu’il fait chaud. Il fait très chaud.
Ouais. Il fait très chaud.
Vous faites quoi, vous, ici ? Vous êtes peintre ou vous êtes couturier ?
On est dans un collectif de cinq artistes plasticiens.
C’est un collectif d’artistes-peintres qui s’appelle Le Noyau, donc au troisième étage à Césure. Et nous avons chacun des pratiques différentes. Certaines sont liées à la nature, d’autres au monde du vivant, à une vision politique des choses et à un travail sur la notion d’identité. Donc vraiment, nous sommes trois femmes, deux hommes. On a un espace considérable et de la belle lumière. Il fait un peu chaud en ce moment.
Oui.
Nous ne sommes pas les seuls à avoir chaud.
Non, non.
Et tout le monde est bienvenu parce qu’on a fait tout propre, tout joli pour ces portes ouvertes, avec un très bel accrochage ici et là.
Donc les gens, là, si vous êtes sur Paname, au lieu de regarder Twitch, venez donc au 13 rue, e ne sais jamais Santeuil.
Dans le cinquième.
Dans le cinquième. Je vais me permettre d’aller filmer ça parce que ça, c’est super intéressant. J’ai vu l’artiste hier qui faisait son collage. Ça, c’est l’original, et tout à l’heure je vais vous montrer le collage. Voilà. Et donc, cet artiste, comment il s’appelle, lui ? Frédéric Héritier. Frédéric Héritier, quel nom ! Quel nom ! Voilà, vous allez voir, parce qu’en fait, si vous regardez bien, derrière les nuages jaunes, il y a des combats en Iran. Là, ici, c’est en Iran. Ici, c'était en Ukraine, m’avait-il dit.
En fait, dans toutes ses propositions, il y a une antinomie avec le joli nuage qui appelle au rêve, à la rêverie et autres, et à l’intérieur, il y a des sujets d’actualité complètement engagés. Ce nuage a été fait en hommage à toutes les victimes du fascisme. Donc pareil, une forme très vaporeuse sur bois, et à l’intérieur, de grandes figures qui ont résisté à tous les fascismes. On retrouve Mandela, on trouve Jean Moulin, on retrouve Pasolini. Il y a un hommage aux femmes iraniennes, avec le drapeau fait des cheveux des femmes, Rosa Parks et autres.
Ah, c’est magnifique !
Et c’est un travail qui n’est pas achevé.
Super. Bon, je crois qu’il y a des visites guidées qui démarrent maintenant, donc il va y avoir un peu de monde. Allez, bon courage.
C’est le seul artiste que vous voulez voir ? Vous ne voulez pas voir les autres ?
Ah si, volontiers ! Allez-y, allez-y !
Donc là, c’est une jeune femme qui s’appelle Amélie Grosset, qui travaille le végétal à la peinture à l’huile. Mais ses paysages sont des paysages un peu fantasmagoriques, où elle a une végétation plus que luxuriante qui vient s’imposer à nous. Là, on a Patrick Bousquet, qui travaille lui aussi le paysage, mais dans des aplats de couleurs très minimalistes. Vraiment, on est dans la forme juste et la couleur, travaillées à l’aquarelle, pour donner à voir ses souvenirs de vacances.
Là, c’est une artiste plasticienne, Anne Damson, en l’occurrence moi-même. Moi, j’essaie de travailler sur le vivant, la notion de fragilité, de beauté, la forme du vivant. Pour ce faire, je travaille beaucoup avec le végétal, des plantes, en l’occurrence, dans lesquelles j’enlève la pulpe végétale pour arriver à montrer ce magnifique maillage qu’aucun dessin ne pourrait faire. Donc j’utilise aussi bien des tableaux que du plâtre, que le papier.
Et de l’autre côté, vous avez Cécilia Garcia, qui est argentine et qui travaille beaucoup sur l’identité à travers toutes les notions de collage. Et j’insiste sur le fait qu’elle soit argentine parce que, vous savez, il y a eu une dictature en Argentine. Et en 1977, notamment, ça a été une grande période de scandale où on s’est aperçu qu’il y avait des bébés de résistants à la dictature qui avaient été volés par la junte militaire au profit de personnes qui étaient d’obédience à la junte. Et du coup, c’est tout ce questionnement que retravaille Cécilia à travers la notion de fragment.
Et les gens qui nous regardent, là, dans le live, ils peuvent venir à tout moment ou c’est un lieu de travail ? Aujourd’hui, c’est le jour, ouais !
Non, mais après, vous prenez rendez-vous. On n’est pas tout le temps ouverts.
Ouais, super. Merci, merci à vous. Alors… Il y en a encore, il y en a partout, mais moi il faut que j’aille boire, les amis. Bon, attendez. Est-ce que c’est l’année des billets de bouche ? Tiens, ça me rappelle quelque chose, ça. Est-ce que vous entendiez bien la dame tout à l’heure ? Bonjour, je suis en direct. Est-ce que vous acceptez d'être filmée ?
Bien sûr.
Super. Je suis voisin, en fait. Moi, c’est Au Poste. Qu’est-ce que vous faites ici ?
Nous, on est deux. Il y a Valéria qui fait de la peinture et moi je fais du tufting.
Du quoi ?
Du tufting !
Ouais, alors l’autre jour, il y a eu une réunion, vous avez parlé de ça, j’ai rien compris à ce que c'était.
Alors, c’est de la création de tapis avec de la laine poussée.
Ah, il y a des copains qui sont là, qui arrivent. Ah, des clients, pardon, pardon. Oh là, oui. Bon, voilà.
Là, on ne veut pas toucher à ça.
Alors, est-ce que tu peux reprendre ? Au revoir. Est-ce que tu peux reprendre ? C’est quoi, ça ?
Alors ça, c’est un cours que j’ai donné ce matin. Et en gros, on travaille avec des pistolets mécaniques comme ceci.
Oh la vache !
Voilà. Et en fait, ça va planter la laine dans la toile. Et du coup, comme on peut voir là, c’est l’envers du tapis, et après, derrière, on va avoir le côté poilu du tapis. Et du coup, ça fait de la création. Et je donne des cours, après je fais des créations, des décorations murales, des tapis, c’est un peu au choix. Tu veux essayer ?
Avec le pistolet ? Ah ouais !
Allez !
Mon émission s’appelle Au Poste, c’est pour ça que ça nous parle. Est-ce que c’est considéré comme une arme de guerre ? nous demande-t-on dans le tchat.
Non, ce n’est pas méchant, les petits. Celui-là, en tout cas. Je fais les cours avec les enfants aussi.
Un pistolet à art. Alors, les amis, je viens de modifier le son. C’est quoi ton prénom ? Voilà. Donc est-ce que vous l’entendez mieux maintenant ?
Je vais te préparer une petite pelote de laine.
Tu en as des oranges ou pas ?
Orange ? Ah ouais, orange.
Allez ! C’est ma couleur !
En fait, le pistolet va planter la laine et va couper directement sur la toile. Donc on va venir l’enfiler.
Et donc là, les clients qui sont venus sont venus prendre une œuvre d’art qu’ils ont réalisée, d’accord ?
Qu’ils ont réalisée. Ils étaient déjà venus pour faire un cours. Donc pendant un cours, tu apprends à manier le pistolet et après tu peux faire ta petite création, que tu choisis soit dans le catalogue, soit en proposant ta création. Donc, en gros, on va enfiler le pistolet, on va venir se mettre dans la toile, et là on va appuyer et ça va planter la laine. Donc là, nous, on est sur l’envers et, de l’autre côté, il y a le poil qui sort.
Je peux essayer ou pas ?
Oui, bien sûr. Alors, on fait un échange.
Je te laisse la caméra.
Voilà. OK.
Ici ?
Voilà, très bien. Ça ne te gêne pas, là ? Non, très bien. Il faut bien que tu appuies dedans. Ouais. Là, je vais l’allumer. T’appuies bien et il faut que tu restes bien aligné dans la toile. Voilà. Et quand on lâche, ça coupe.
Ouais.
En fait, les ciseaux ont coupé le poil de l’autre côté. Et du coup, de l’autre côté… Bah, regarde, si tu veux. Tu peux éteindre ton pistolet comme ça. Et si tu regardes de l’autre côté, t’as tous les poils.
C’est le bazar chez toi !
Ouais, j’ai accueilli un groupe ce matin, donc… Je te couvre, je te couvre. Oups ! Attention.
Ah ouais !
Et du coup, voilà. Venez voir. Venez voir. Si tu veux, je te le tiens.
Merci beaucoup.
Et voilà. Tu veux que je plante comme ça, tu vois en même temps comment ça va ?
Ah ouais ! Vas-y, vas-y !
Alors attends, je vais faire un truc calme.
Te blesse pas, David.
C’est bon.
Attention !
Tac. Elle a été débranchée. Attends.
Ah bah ça, c’est Au Poste, ça ! C’est Au Poste, j’ai débranché…
Ça a bloqué.
Ah ouais, on pourrait se faire un truc pour le studio. Parce que moi, je suis voisin, en fait, je suis au 304.
OK. Tac. Et là, du coup, on va tenter. Tu vois, tu as les ciseaux qui viennent couper ton poil, et après le but, c’est de venir remplir ta forme.
Oh la vache ! Ah ouais ! Ah ouais…
Et du coup, après, tu fais de la création de tapis, de décoration, et du coup c’est assez créatif.
Et si on veut te contacter, c’est là ?
Alors ça, c’est si tu veux des cours. Sinon, je peux te donner ma carte.
C’est pour les spectateurs qui sont en direct, qui voudraient te…
Vous pouvez le faire sur Instagram.
Insta ou ça ?
Oui.
Alors, Euryale, est-ce que tu arrives à voir ? Julie Vanille, comme c’est joli. Tu me dis quand c’est bon pour toi. Merci. Voilà, bonne journée à toi, merci beaucoup.
Merci beaucoup. Bonne journée. Oui, amuse-toi bien. Merci.
Voilà, on descend. Ça, ce sont les escaliers. Bon, ça devait être mieux, le son, non ? Figurez-vous que les micros invités étaient fermés. Donc là, ça devrait être mieux, le son. Après, ce ne sont pas forcément des gens qui ont l’habitude de parler. Alors…
Mais qu’est-ce qu’il y a pour la première fois ? Il y a un biais de choses qu’on ne fait pas comme quoi c’est moche.
« Mieux », ça veut dire que c’est audible ou pas ? Donc…
Au revoir.
Bon, eux, on ira les voir tout à l’heure, c’est la radio, le moment. Mais moi, j’ai soif. On ira voir tout à l’heure. Ça va ? J’ai ton câble, Franck ?
J’ai ton câble, oui, oui. Je vais prendre l’autre. Si t’en as besoin, je peux aller te chercher.
OK, d’accord. À tout à l’heure !
Alors voilà, on est dans la fac de Censier. Ah, l’image saccade. OK, alors peut-être que c’est le passage. Dites-moi. Alors là, je vous montre… Ça, c’est revenu ? Ouais, ouais. Donc voilà, ici, c'était là où on a fait l’autre jour le débat du ciné-club. Bon, on avait un problème technique. Ce n'était pas fameux en termes d’image, enfin en termes d'éclairage et tout ça. Mais vous voyez, ça se passe là. Quand il fait bon, le débat du ciné-club, c’est ici. Le ciné-club, c’est une fois par mois, le premier jeudi de chaque mois, avec les copains des Mutins. Et ça se passe dans un des amphis que je vais vous montrer.
Voilà. Et donc là, c’est les nouveaux bureaux d’Au Poste, qui sont quelque part là-haut. Je vais vous les montrer. C’est la fenêtre qui est ouverte, là. Voilà, c’est ici, Au Poste, maintenant. Tout à l’heure, on était là. OK, je vous le redis, c’est grâce à vous que nous sommes là, puisque grâce à vos dons, on peut payer le loyer. Ici, c’est un lieu qui, d’une certaine manière, est alternatif, mais qui est tout à fait légal et encadré, on va dire. Donc il y a un système de loyer qui n’est pas élevé, puisque c'était 20 balles le mètre carré. Pour Paris, ce n'était pas cher. Je vais essayer de trouver des organisateurs.
Voilà, ici. Donc Césure, en fait, ici, on est, si tu veux, sur la fac de Censier, de Sorbonne Nouvelle, en fait. Donc il me faut ça pour Au Poste. Il me faut ça pour Au Poste. Oh la vache, t’imagines ? Donc je vous montre : ça, c’est la fac de Censier-Daubenton. Voilà, Sorbonne Nouvelle. En fait, c’est Paris 3, ici. Et si vous voulez, tout cet immeuble-là va être dans quelques années désamianté, et pendant au moins un an, on peut l’occuper. Bon, moi, je vais aller me chercher à boire. Le programme est là. Alors attends, on reviendra les voir après. Voilà. Et le lieu s’appelle Césure. C’est géré par deux structures, Plateau Urbain et Yes We Camp. Je vais essayer de les choper pour qu’ils vous racontent tout ça.
Lundi soir, on fait une émission en direct ici. Donc si vous êtes dans le coin, venez, venez. Ce sera à 19 h. Je vais vous montrer dans quelle salle. Je vais vous montrer dans quelle salle. Alors, le truc qui est génial, c’est qu’on peut avoir accès à quelques salles de temps en temps. Par exemple, l’amphi. Donc là, il y a des créateurs, on ira voir tout à l’heure, qui est là. C’est un marché de créateurs. Voilà. Donc ça, c’est ce qu’ils appellent le Grand Plateau. Voilà. Ici, c'était la cantine. C’est là où je voulais aller. Alors, cette cantine… Bonjour !
Comment ? J’en ai de la chance.
Ah mais oui, bien sûr. Je suis en direct, je peux te… Ah ben non, il y a un enfant. Magnifique. Magnifique ! Magnifique, j’adore ! C’est l’atelier juste devant, à l’entrée. C'était des Petits Débrouillards.
Des Petits Débrouillards ?
Ah mais ça vous va très bien. Très bien au teint. Et non, c’est bien, c'était très bien ! Oups ! Pardon ! Super !
Merci.
S’il te plaît, s’il te plaît.
Je me permets ?
Vas-y, vas-y !
Super ! Alors…
On se met là-bas ?
Super, à tout de suite.
Regardez-moi ça, les belles assiettes. Et on n’est pas bien, là ?
Voilà !
Pas loin du décor, j’adore !
J’adore ! Vas-y !
Alors, mets-toi sur un gradin, par exemple, si tu veux bien. Ça me convient parfaitement. Génial !
Qu’est-ce que tu veux savoir ?
Alors, ici, ici… Comment ?
Comment ?
Ah bah si tu peux m’en prendre ! Je vais poser le truc. Où est-ce que nous sommes exactement ? Qui vous êtes, les uns et les autres ? C’est quoi ce bazar ? Ça va durer combien de temps ?
OK. Alors, c’est effectivement un bazar. Moi, je m’appelle Margot, je travaille pour l’association Yes We Camp depuis à peu près quatre ans. J’ai commencé aux Grands Voisins. Donc on s’occupait de l’ouverture au public aux Grands Voisins, on faisait la programmation.
Alors, Les Grands Voisins, il faut dire ce que c’est.
Les Grands Voisins, c'était un peu une institution du début des tiers-lieux à Paris. C'était l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul. C’est un immense lieu où il y avait des hébergements d’urgence, mais aussi de l’accueil du public extérieur, des ateliers d’artistes, d’artisans, etc. Donc c’est un peu notre première grosse expérience de tiers-lieu. Ça a fermé en 2020. Et depuis, on se propage un peu dans plein de petits lieux. Et on est également, du coup, à Césure, donc ici, pour, pareil, l’ouverture au public, la programmation culturelle, la communication et la restauration.
Parce qu’en fait, il y a deux structures ici. Donc je vais essayer de trouver les autres.
Exactement. C’est Plateau Urbain qui a récupéré le bâtiment. Plateau Urbain, ils étaient avec nous aux Grands Voisins également. Et eux, ils sont plutôt sur le côté occupants, donc toutes les personnes qui ont des bureaux, qui s’installent ici et qui viennent travailler. Et c’est eux qui sont en contact direct avec le propriétaire du bâtiment, qui est l’EPAURIF, l'Établissement public d’aménagement universitaire de la région Île-de-France. Parce qu’ici, on est dans l’ancienne université Sorbonne Nouvelle. Donc c’est Plateau Urbain qui a récupéré ce bâtiment et qui nous a appelés.
Alors attends, excuse-moi une seconde. Je vais te passer le micro, si tu veux bien, pour qu’on t’entende mieux. Est-ce que tu veux le…
Il faut que je le clipse quelque part.
Sinon, je vais te donner ça.
Il est comment ?
Et tu sais, quand je me suis équipé pour aujourd’hui… Attends, vas-y, est-ce que tu peux parler devant le micro pour voir ce que ça donne ?
Est-ce que je peux le garder comme ça ? Est-ce que c’est bien comme ça ?
Oui. Ça, ce n’est pas ton rêve ? Est-ce que vous pouvez me dire, les amis, si le son est mieux ? Ah, il semble éteint ? Non. Tu peux parler dedans. Le micro ne marche pas. Non, il marche.
Tout est allumé, en tout cas.
Oui, oui, c’est ça.
Est-ce que c’est parce que vous êtes très, très près de moi ?
Excuse-moi, il y a un petit souci tout d’un coup, là.
Je te vois, en fait. Tu crois que je ne te vois pas, Tom, là-bas ? C’est vraiment une petite saloperie.
Allez, on rentre. Et là, vas-y !
Là, est-ce que c’est mieux ? Là, c'était mieux ? Est-ce que tu m’entends ? Est-ce que le son est super ?
Là, il y a 200 personnes qui sont en train de nous dire : « On ne voit pas la différence. »
Est-ce qu’il y a 200 personnes qui ont très chaud, comme moi et toi ?
C’est pareil, rien. Mais c’est pas possible, ça. Ça, c’est pas possible.
Comment est-ce que ça… Est-ce que tu crois que c’est parce que c’est clipsé sur tous ces trucs-là ?
Attends, excuse-moi…
Ce n’est pas moi qui ai fait ça.
Hélas. Est-ce que c’est mieux ?
Est-ce que là c’est mieux ? Est-ce que les gens m’entendent ?
Allô, allô, est-ce que c’est mieux, là, ou pas ?
Allô, allô ! Interview ? Oui, ça me va bien, là. Super bien ! Ah, super !
OK, normalement, là, ça devrait être bon. Est-ce que c’est mieux ?
Avec ce micro.
Désolé.
Tu l’as fait fonctionner tout à l’heure ?
Oui, oui, oui, ça marchait très bien tout à l’heure. Oui, je crois, nous dit-on. Vas-y, est-ce que tu peux y aller ?
Oui, bien sûr. Est-ce que ça va mieux ?
Ah, on entend. D’accord, d’accord.
On l’entend, on l'écrit. Super. Je ne sais pas où j’en étais.
Alors non, peut-être qu’il faut recommencer. Donc vous étiez…
Donc ici, à Césure, c’est Plateau Urbain, la coopérative Plateau Urbain, qui a repris le bâtiment. C’est une ancienne université, l’ancienne université Sorbonne Nouvelle à Censier.
Allô, allô !
OK, OK, les amis. Donc pardon, pardon pour ce bazar. Problème de serveur. Alors, je ne sais pas ce que vous avez entendu, pas entendu. La camarade… Brunch à la cantine, fait maison, VG, 12 h-15 h. Voilà, regardez, je vous montre le plan. Les bureaux, les studios d’Au Poste, ils sont là. Ici, c’est ici qu’on a fait le débat du ciné-club l’autre jour. Tout à l’heure, on est sortis par là. La cantine, elle est là. On se trouve ici, là. Voilà, l’entrée secondaire. Des travaux vont être faits pour désamianter les lieux. Avant que ces travaux soient faits, une partie des étudiants ont été relogés sur d’autres campus. Et en attendant les travaux, le lieu est loué à deux associations, Yes We Camp et Plateau Urbain. Voilà. Ces associations mettent ensuite à la disposition d’un certain nombre d’artistes, d’ONG, de médias alternatifs, ces lieux. Oui, c’est ça, c’est le principe de Jussieu, si tu veux, absolument. Allez-y, allez-y.
Donc là, on est dans l’Impasse. Donc je pense qu’ils préparent un petit spectacle. Allô, allô, vous m’entendez ? Je suis désolé, c’est un problème de Wi-Fi, ça décroche. Donc qui vient lundi ? Qui vient lundi pour la première émission d’Au Poste avec la communauté d’Au Poste ? On pourrait dire les rencontres intergalactiques parisiennes, pour une fois, après Uzeste, après… où est-ce qu’on était ? Eymoutiers cet été. Ça va se passer ici, normalement, si tout va bien, soit dans cette salle, soit dans la cantine.
Et donc l’Impasse, vous voyez, moi ce que j’adore, c’est que c’est quasiment les images de… C’est quasiment les couleurs d’Au Poste. Noir, rouge, pas tout à fait orange, mais enfin presque, presque. Non, Game With Us, ce n’est pas ça, c’est le temps des travaux. Et en effet, les étudiants sont dans d’autres campus et donc c’est provisoirement occupé par des associations. Voilà. Et donc lundi, soit ça va se passer ici, dans l’Impasse, qui est une salle que j’adore, moi, personnellement, par son ambiance, soit ça se passera à la cantine. On ne sait pas encore trop. Donc si vous venez lundi… Qui vient lundi ? Qui vient ? Ici, à 16 heures, il y aura un spectacle de drag-queens. C’est ça, en fait, qu’ils préparent. Donc on sera là. Voilà.
Et donc ça, c’est un lieu où Au Poste viendra de temps en temps faire des émissions en public. LiPali, l’EPAURIF, pardon. Oui, oui, je vais essayer de… Ah bah, la cantine, c’est super abordable. Le plat, il est à 10 balles. Ah oui, non, si vous êtes dans le 5e, c’est bon, ça vaut le coup. C’est ouvert à tout le monde. Les spectacles, la plupart du temps, c’est prix libre. Donc voilà, quoi. OK, on continue. On continue. Alors je retourne… Ah, je me dépêche ! Je cours pour vous ! Tiens, pardon, parce que je vais perdre le signal. Tout à l’heure, c’est parce que j’ai couru. T’as deux minutes ou pas ?
Ouais, si tu veux.
Ouais, alors attends. Peut-être qu’on peut aller faire ça dans la salle, en fait. On peut faire quoi ? Une interview ? Sérieux ? Ben oui, en direct. Tu ne veux pas ? Je ne sais pas. Alors, qui veut, de la structure ?
Ben non, mais oui, on peut, si tu veux.
Alors allons-y !
Vas-y, je m’en vais, j’arrive.
Sois pas timide ! T’es en live, là ?
Ah oui, là, je suis en live !
Attends, je vérifie Ouais, vas-y, tu vas être très bien, là. Alors…
Non.
Non mais non, il y aurait des questions pièges possibles ?
Oui, le sujet à éviter.
C’est vrai ? Lesquels ? Je ne sais pas.
Non, non, je rigole, c’est bon.
Les amis, est-ce que vous entendez ? Ça sera bonjour. Est-ce que vous entendez ? Parce que, en fait, là, dans le couloir, ça perd le signal. Allô, allô, est-ce que vous m’entendez ? Attends une petite seconde. Oui, tout est bon. Super. Alors oui, on entend, oui, très bien. Alors, petite présentation d’abord : qui es-tu et où est-ce qu’on est ?
Moi, c’est Lucie. Je suis régisseuse, du coup, ici à Césure. C'était une ancienne fac de Sorbonne Nouvelle, et donc je travaille à Plateau Urbain. On s’est installés ici il y a un an à peu près. Et voilà, il y a pas mal d'événements dans les anciens amphis, dans les anciennes bibliothèques aussi. Donc il y a des conférences, des projections, des spectacles, des concerts, du théâtre. Et du coup, je gère ça ici avec un autre collègue aussi.
Voilà, vous êtes deux, c’est ça ? Donc régisseur, ça veut dire que c’est… le son, l'électricité, la lumière ?
Et n’importe quoi, mais c’est plein de choses. Il faut préparer le matériel pour les événements, il faut accueillir les artistes, les intervenants et essayer de comprendre un peu ce qu’ils veulent faire, d’arriver à visualiser le projet final et, du coup, de faire en sorte que ça se passe bien pour eux, avec ce qu’on peut leur proposer, nous. Et après, il y a plein de choses. Il y a des occupants aussi qu’il faut aider un petit peu partout, mais voilà.
Je m’approche parce qu’on t’entend pas bien, donc…
On ne l’entend pas bien, d’accord.
Voilà, soit tu parles plus fort, soit je m’approche. Plateau Urbain, c’est quoi exactement ? C’est une association ? C’est Bolloré ? C’est qui, c’est quoi ?
Non, ce n’est pas Bolloré, je ne pense pas. C’est une coopérative qui existe depuis dix ans et, en gros, c’est de l’occupation temporaire de bâtiments vacants. Du coup, on met à disposition ces espaces qu’on entretient à des artistes ou des associations, mais à des prix qui ne sont pas ceux du marché. C’est 10 euros le mètre carré… 20 euros le mètre carré. Donc ça permet à des artistes ou à des assos d’avoir des bureaux ou des ateliers pour un budget qui va de 100 à 300 euros par mois. Enfin, même plus s’ils prennent plus grand, mais voilà. Et dans certains de ces lieux, il y a de la programmation, en fonction des possibilités qu’on peut avoir sur les bâtiments.
Super. Et donc toi, tu as un boulot de dingue s’il y a tous les soirs des spectacles, des rencontres, des trucs, ou quand même pas ?
Non, quand même pas. Il y a surtout les jeudis, les mercredis, et là on attaque une rentrée qui va être un peu plus poussée, donc ce sera les vendredis. Après, il y a des festivals aussi. On accueille aussi de la programmation extérieure avec qui on travaille ensemble. Et donc voilà, par exemple, le 23-24 septembre, il y a le festival de BD Formula Bula. Et donc ça, on a travaillé pendant six mois avec eux. Et voilà, à peu près.
Super, super, super. Est-ce que tu sais ce que ça va devenir quand on devra quitter les lieux ici ?
Franchement, je ne sais pas.
C’est la fac.
Je ne sais pas. Je crois que soient ils détruisent, soit ils refont des travaux.
Oui.
Mais j’avoue qu’on ne sait pas trop. C’est un peu flou.
C’est flou ?
Oui.
Mais bon, à terme, ça reviendra aux étudiants.
Peut-être, ouais. Je ne sais pas.
Tu ne sais pas ?
Non, je sais pas du tout. Franchement, j’ai pas envie de le dire.
Bon, et là, je vais te laisser bosser parce qu’en fait, il y a un spectacle à 16 h, c’est ça ?
Oui, il y a un conte qui va être présenté par une drag-queen et, du coup, on attend un peu des enfants. Et après, il y aura un goûter qui sera installé.
OK, super, super. Merci beaucoup. Bon courage. Ciao, ciao. Super. Bon alors, les amis, je recours pour éviter de perdre le signal. Merci Lucie. Oh, génial, quelle équipe ! Merci beaucoup, merci beaucoup. Ah oui, non, si, je voulais vous montrer l’amphi. Voilà. OK, super. Excusez-moi. Donc j’espère que vous avez entendu Lucie. Alors, je suis désolé parce qu’en fait, il y a un problème de connexion. Alors, est-ce que vous m’entendez ? Je viens de comprendre le problème : c’est que le logiciel que j’utilise pour retransmettre les images enlève le réglage de nos micros. Oui, c’est vrai qu’il fait de la peine, cet arbre, je suis d’accord. Alors, je crois qu’il y a une visite guidée à 16 heures. Est-ce que vous voulez qu’on fasse la visite à 16 h ?
Tiens, voilà Isa. Isa ? Bonjour madame, bonjour madame. Vous voulez bien dire un mot à Au Poste ? Allez, allez.
Venez à Césure, c’est génial, on a des collègues magnifiques.
Ah mais oui, ils sont là ! Ils sont là. Venez, venez me raconter où on est, là !
Est-ce que vous voulez parler de la Conciergerie solidaire ?
Allez, venez parler de la Conciergerie solidaire ! Camille, bonjour Camille !
Comment ça va ?
Ça va bien ? Bon, raconte-nous. On est où, et toi, qu’est-ce que tu fais ici ?
Alors, on est à Césure, donc c’est l’ancienne université Sorbonne Nouvelle. Et moi, je fais partie de la Conciergerie solidaire, qui est juste derrière, en fait. Et qui est du… Barrière aux Hautes-Chaussées. On fait de l’insertion par le travail, de la remobilisation par le travail. On emploie des personnes qui sont en situation de précarité. On les emploie quelques heures par semaine, donc entre six heures et quinze heures par semaine. Et sur le site, on s’occupe des espaces verts, donc du jardin du site, des colis et du courrier de Césure, et également de tout ce qui est bricolage, maçonnerie. Donc voilà.
Alors, le courrier, il paraît qu’Au Poste reçoit beaucoup de courrier et que ça pose vraiment des problèmes.
Maintenant, il y a une étagère spéciale pour Au Poste, pour Grand Garage.
Super !
C’est un garage, ça pourrait être un garage.
Super, super. Et à propos du travail, de l’insertion par le travail, est-ce que tu peux nous en dire plus ? Qui sont les gens avec qui vous travaillez ? D’où ils viennent ? Combien de temps ils travaillent ? Qu’est-ce que ça leur fait d'être là, etc. ?
Alors oui, l’intérêt, c’est de reprendre confiance en soi. Ce sont des personnes qui sont vraiment très éloignées de l’emploi, donc qui ont un parcours de rue, soit qui ont été à la rue, soit qui vivent encore dans la rue. Donc on a des profils très variés, des hommes, des femmes, un peu tous les âges. Et on va essayer de travailler… En fait, il y a un peu un double emploi. C’est-à-dire, à la fois, les remobiliser, donc en les faisant travailler avec nous. On travaille tous ensemble sur ces tâches spécifiques dont on a parlé. Donc oui, planter, arroser, prendre soin d’un lieu comme Césure, donner le courrier, avoir un contact avec les autres, travailler en groupe. C’est la première partie.
Et puis la seconde partie, c’est travailler sur un projet à côté, qui peut être le parcours de soins, le logement. Tout ça, évidemment, en lien avec une assistante sociale, puisque ce sont les assistantes sociales qui envoient ces personnes.
Il y a quelqu’un dans le tchat qui dit : « L’insertion par le travail, c’est que des boulots de merde. » Non mais, tu sais, il y a des gens qui… Qu’est-ce que tu réponds à ça ?
Moi, j’aime bien mon travail. En fait, dans l'équipe, il y a une cheffe de service et trois encadrantes socioprofessionnelles sur trois chantiers. Et donc, sur les fameux emplois qu’on fait, dont j’ai parlé, les espaces verts, en fait, il n’y a pas une tâche que nous, on ne fait pas en tant qu’encadrantes. Et moi, j’adore ce travail-là. Je fais de la maçonnerie, de la peinture. Oui, ça m’arrive de nettoyer les toilettes et de passer le balai dans la cour. Mais en fait, ce sont des métiers qui sont tellement importants, des tâches qui sont tellement importantes pour les autres, qu’en fait c’est très, très valorisant. Donc après, chacun doit voir midi à sa porte, mais moi je sais que j’aime bien ce métier, qui est très manuel et aussi très au contact des autres. Il y a de la transmission, de l'échange, de la transmission dans les deux sens. Parce que moi, ça m’arrive, par exemple, de travailler avec des gens qui ont quinze ans de métier dans le bâtiment, dans la peinture, même dans les espaces verts, et forcément, il va y avoir des échanges de savoirs dans les deux sens.
Il faut savoir, sans rentrer dans les détails, que pour toi, c’est un choix de vie.
Tout à fait, ouais. Moi, c’est un choix de vie. Avant ça, je…
Tu étais destinée à autre chose, en fait.
Oui, complètement. Oui, j’ai eu plusieurs carrières. J’ai bossé au CNRS. Je voulais faire de la recherche. Je suis chercheuse de formation, donc pas spécialement de profession. Après, j’ai beaucoup bossé dans une grosse banque. Et en fait, je me suis rendu compte que ce qui m’importait dans la vie, c'était plutôt de faire, et que dans l’acte, justement, de réaliser et de faire, il y avait aussi un sujet de conviction. En fait, c’est celui qui fait qui décide, d’une certaine façon. Donc il y avait, comme on le dit très bien, une mobilisation. On décide, on se met dans la réalité en faisant, plutôt que de rester tout le temps dans la théorie et dans la pensée. Beaucoup de choses que je faisais avant..Après, j’ai appris qu’il y en avait dans le métier de chercheur. Et c'était aussi un métier où on teste beaucoup de choses, on expérimente, et ça me plaît.
Et si tu devais présenter Césure, c’est quoi, en fait ? C’est un endroit provisoire pour des organismes, des associations, des ONG, des artistes, des médias alternatifs ? Ça va durer combien de temps, en fait ?
Alors normalement, c’est jusqu'à 2025, si je ne me trompe pas. Ça a été un peu rallongé parce que l’ouverture au public a mis un peu de temps. Et c'était une bonne chose parce qu’au moins, on a ouvert bien dans les règles, comme il faut, et c’est agréable, je pense, de venir sur un site qui est ouvert de cette façon au public, avec toute la sécurité qu’il faut, les passages. Tout a été vraiment bien pensé par rapport à l’usage initial, qui était juste un usage d’université. Et donc, sur place, on a en effet environ 200 structures. Ça, ça peut changer puisque, évidemment, si des locaux sont à la location, ça varie un peu, mais c’est aux alentours de 200 structures. Et dans ces 200 structures, c’est plutôt des associations de l'économie sociale et solidaire, l’ESS. Alors, c’est très varié. Ça va, en effet, de l’enseignement à la vente, au réemploi d’objets. Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de… Je ne pourrais pas tout citer. Il y a beaucoup d’activités différentes au sein des associations. Et voilà. Il y a aussi, du coup… Alors ça, c’est un premier usage : occuper l’espace avec des associations et vouloir leur permettre d’occuper des bureaux à des prix plutôt raisonnables par rapport au marché.
Ah oui, bien sûr, ouais.
Et en plus de ça, ça reste très ouvert au voisinage, puisqu’il y a un resto et beaucoup de débats, de programmation qui sont mis en place. Ça, c’est le premier et le deuxième point. Et le troisième point… Je réfléchissais. Après, il y a tout le rapport… Il y a toujours de l’enseignement. Il y a Paris 1 qui occupe encore un bâtiment. Et il y a une boutique Emmaüs qui va bientôt ouvrir. À la fin de Paris 1, ici, là, il y aura le mur à Césure. Et vous avez aussi PSL de l’autre côté, mais ça, c’est pas si grand, on ne voit pas. Et aussi, donc, par rapport à Emmaüs, il y en a qui va ouvrir une boutique solidaire sur le Grand Plateau, enfin à côté du Grand Plateau, pardon, avec des prix intéressants pour les étudiants, des réductions. Et nous, on devrait normalement aussi faire des sandwichs à moindre prix pour les étudiants.
Maintenant, la question qui tue : comment trouves-tu l’orange des murs d’Au Poste ? Dis la vérité, tu es en direct. Ça ne te plaît pas ?
J’ai réfléchi après. Elle me dit : « Ah non, mais noir et orange, t’aurais été en mode Halloween toute l’année. » Non, ça l’aurait pas fait, ça n’aurait pas été possible. Orange et blanc, c’est très chouette, c’est bien.
Bon, super. Tu peux nous donner les prénoms de ceux qui ont participé aux travaux ?
Pour leur rendre hommage ! Dans les derniers en date, donc Sylvester, Christophe, Gilles, Ibrahim, Albertino, évidemment. Isabella aussi, tiens.
Oui, puisqu’il y a aussi des femmes. Et toi ?
Et moi aussi.
Et toi, en cheffe d’orchestre.
C’est ça.
Génial.
Je crois que j’ai dit à peu près tout le monde.
Super. Merci beaucoup. « Merci à eux », dit le tchat. Pimiko dit : « Merci à eux. » Ah non, mais ils bossent comme des dingues. Bon, c’est fini quand, l’affaire, là ? Allez, dis-moi la vérité !
Je pense que ça, encore… On va réparer aujourd’hui. Ça va être compliqué.
Alors aujourd’hui, laisse tomber, tu viens demain matin !
Bien sûr, à 6 heures du matin !
On débute sur notre projet, après c’est fini, fini après !
Et après, promis, c’est fini.
Génial. Bonne journée, à tout à l’heure. Merci Camille. Voilà, vous l’avez compris, Camille et son équipe ont participé aux travaux du studio d’Au Poste. Alors, je suis tout à fait d’accord sur le débat qui est mené. C’est-à-dire que, en théorie, je comprends très bien le principe qui est de dire : attention, ce sont des travaux, ce sont des boulots qui sont sous-payés, etc. Et en fait, pour avoir discuté avec certains des travailleurs en question, ce n’est pas si évident que ça. Il y a des gens qui sont encore à la rue pour qui travailler, par exemple, plus d’une demi-heure, une heure, c’est un effort très difficile, très, très difficile. Donc tout ça est… Sur le principe, dans les généralités, je suis tout à fait d’accord pour être réservé sur la question de l'économie solidaire, mais dans la pratique, point par point, c’est plus compliqué.
Bravo Camille et ses équipes. Et effectivement, c’est un lieu, comme le disent les gens qui n’en ont plus. C’est-à-dire que, par exemple, ils font assez régulièrement des pauses. Les pauses café, qui en général se passent là, sur les tables qui sont là. Et c’est des moments de discussion, d'échange. J’aimerais beaucoup, pour tout vous dire, monter une émission avec eux. Mais c’est très compliqué, avec ceux qui nous ont aidés à retaper le local. Alors là, Bilvor, je ne sais pas de quoi tu parles. J’entends ce que tu dis. Maintenant, eux ne font pas de boulot en dehors de la structure, si tu veux, donc il n’y a pas de concurrence, pour ainsi dire, avec le marché privé. Et par ailleurs, les choses sont très claires. C’est-à-dire qu’on n’est pas dans une relation fournisseur-client. C’est-à-dire que, tu vois, il n’y a pas de délai assuré parce qu’on est plus dans une organisation du travail, et plus exactement une réinsertion, etc. Et ce qui compte, c’est d’abord de compter sur ce que ça peut faire à ces gens-là en termes d’estime de soi, en termes de réinsertion sociale, etc., bien plus que de se dire : quand est-ce que les travaux sont finis ?
Donc je n’imagine pas… Non, on va aller la voir, la fresque. Non, Bilvor, les gens qui travaillent au RSA, ça, c’est tout à fait autre chose et ça, on est dans un scandale absolu, bien sûr. Non, je pense qu’il y a un entre-deux, mais peut-être qu’on fera une émission là-dessus. Alors… Comment est le son ? Comment est l’image, là, les amis ? Ah, j’ai soif. Voilà, donc vous voyez, il y a un peu de monde. Donc vous voyez, les amis, alors tiens, lui, c’est le monsieur qui s’occupe de la promo. Attention, regarde, tu t’occupes de la promo, c’est bien ça ? C’est Victor, ton prénom ! Communication de Césure. Bon alors, vas-y, fais la communication de Césure.
Je viens d’arriver il y a trois secondes, alors je suis en condition. Bienvenue à Césure. C’est un tiers-lieu qu’on a récupéré. C’est l’ancienne fac de la Sorbonne Nouvelle. Et comme les étudiants sont partis, nous, on a récupéré ça avec Plateau Urbain et Yes We Camp pendant deux ans. Et maintenant, dans les anciennes salles de classe, il y a 200 structures occupantes, comme David Dufresne, justement. Donc on a, en gros, une moitié de gens qui vont être des artistes, des artisans, des artistes, et une moitié d’associations et de structures de l'économie solidaire. Donc ça fait un beau monde qui travaille à faire un projet collectif.
Et dans les salles qui étaient les bibliothèques ou les amphis, là, on fait une programmation culturelle et festive. Par exemple, aujourd’hui, on peut retrouver un peu tout ce qui fait la panoplie. Là, dans quelques minutes, il va y avoir une lecture de contes pour enfants faite par une drag-queen qui s’appelle La Déliche et qui va lire les textes de Thomas Quillardet, qui est un auteur de chez nous, ici, à Césure. Et ce soir, là, il y a un marché de créateurs et de créatrices dans la grande salle. Puis ensuite, dans les amphis, on va faire un peu la fête avec Alternatiba Paris et Planète Boum Boum. C’est les gens qui faisaient la fête dans les manifs contre les retraites. Je ne sais pas si vous vous rappelez, ça, c’est genre : « Retraites, climat, même combat. » Ça va être ce soir et ça va être cool. Et puis sinon, on a pas mal de petites activités, on a des cookies, on a le vélo-cargo des Petits Débrouillards Île-de-France. Voilà, n’hésitez pas à passer, quoi.
Bon, super. C’est jusqu'à quelle heure ?
C’est jusqu'à minuit. La fête se finit à minuit.
Alors, tu sais quoi, Victor ? En fait, je me suis rendu compte après le ciné-club avant-hier que les voisins, ils ne sont pas contents parce que, quand la porte se ferme, elle claque fort. Donc il faut prévenir les copains qu’il faut fermer tranquillement.
C’est vrai qu’on a essayé de… On a mis un petit patin ou quelque chose.
Oui.
On l’a fait, en fait, on a mis un petit patin, mais on fait avec les moyens du bord. Effectivement, ce n’est pas une grille qui est toute neuve, mais qui date des années 70. Donc on fait ce qu’on peut et on essaye plus, effectivement, de dialoguer avec les voisins et les voisines pour faire le moins de nuisances. Mais c’est petit à petit.
Super.
Effectivement, les gens, si vous voulez éviter de claquer la porte, c’est toujours mieux.
Victor, un homme de bien. La première fois qu’on s’est rencontrés, c’est autour de la cafetière de sa structure, donc ça, c’est bon. Et je voulais te dire que je t’ai envoyé sur le Slack…
Oui, c’est vrai.
…des photos de Jessie que tu peux utiliser pour la promo du lieu.
Et nous, on se retrouve de toute façon… C’est la semaine prochaine, dans deux semaines, que tu refais Au Poste ?
J’en fais un lundi. Lundi. Ben voilà, on se retrouve lundi. Ciao Victor, merci beaucoup. Alors, la fresque dont on a parlé tout à l’heure, la voici, la voilà. Moi, je veux ça. Mais on peut rouler avec ça ou pas ?
Ah, tu l’accroches là, non ? Tu peux l’accrocher à un vélo ? Ici, on l’accroche à notre vélo électrique.
Sans déconner !
Ouais, ouais. Comme ça, on se balade partout, on va dans tout Paris.
Et où est-ce que je peux trouver un vélo pareil ?
Ça, tu vas trouver, tu vois, Box & Bike. Il y a eux qui construisent ça.
La vache !
Oui, Box & Bike, c’est eux qui construisent ça et ils le construisent sur mesure.
Waouh !
Et la remorque, c’est Carla Cargo, c’est une marque allemande.
C’est génial ! Et Les Petits Débrouillards, c’est quoi ?
Les Petits Débrouillards…
Vous êtes en direct à Au Poste, excusez-moi.
Les Petits Débrouillards, c’est une association de médiation scientifique, un mouvement d'éducation populaire qui existe depuis plus de vingt ans en Île-de-France maintenant. Et du coup, on fait découvrir les sciences à tous les publics grâce à la démarche expérimentale. Donc là, par exemple, on avait préparé plein de petits défis aujourd’hui. Il fallait faire flotter un trombone, il fallait essayer d’envoyer un message dans l’espace, il fallait faire tenir un équilibriste sur le bout de son doigt. Et au passage, on essaie de ressentir des phénomènes scientifiques en les testant. Voilà.
J’ai vu un garçon coiffé d’un très bel ensemble avec ça.
Tout à fait. L’objet s’appelle l'équilibriste et l’idée, c’est de le faire tenir en équilibre sur son doigt. Donc vous voyez, là, évidemment, il ne va pas tenir, mais on peut peut-être essayer de trouver une solution pour le faire tenir en équilibre. Et Charline, qui est une spécialiste, du coup, va réussir.
Et pourquoi, à chaque fois, les filles ne disent rien ?
C’est le gars qui parle toujours !
Normalement, il faut faire faire les participants. Exceptionnellement, je vais vous montrer.
Donc là, on vous donne la solution. Le but, c’est d’essayer de chercher quelle va être la bonne inclinaison, quel va être le bon poids à répartir pour faire en sorte que notre équilibriste tienne en équilibre.
Oui, mais le jeune homme, il l’avait sur les cheveux.
Une fois qu’il tient, il tient partout.
Oh la vache !
Et tout à l’heure, on était en train d’essayer d’en mettre les uns par-dessus les autres. On est arrivés à trois, et la légende raconte qu’on peut en mettre jusqu'à cinq.
Et c’est une légende.
Il y a des collègues qui disent que c’est vrai. Moi, je n'étais pas là pour le voir.
Ouais, c’est des conspirationnistes ! Génial, merci beaucoup ! Merci à toi ! Oups ! Bien joué ! C’est Au Poste, à la fin, ça foire ! Merci beaucoup et bravo ! Super ! Et ça, c'était pour Elon Musk, c'était ça ?
Ouais, on essaye de lui envoyer des messages pour lui dire de se calmer, mais il est trop loin, lui. Il est trop loin dans l’espace, déjà.
J’essaye de propulser un message de l’autre côté avec un ballon et une paille.
Super ! Merci beaucoup ! Alors, vous vous souvenez, tout à l’heure, on a vu le tableau original, en tout début de live, de monsieur Héritier. Je crois que c’est Frédéric. Voilà, c'était ça. Cloudfire, ça s’intitule. Mur d’expression plastique. Donc on pourrait croire, de loin, qu’il s’agit de pop-corn. En réalité, pas du tout. Il s’agit de cloud, d’un nuage. Et quand on s’approche, on voit des détails absolument incroyables, comme ici, en Iran, comme ici, en Ukraine. Et en fait, il faut s’approcher pour mieux voir les petits détails. On ne voit pas du premier coup d'œil.
Voilà. Et là, c'était censé être un… C’est censé être un mur d’expression qui va être réservé aux artistes du coin. Non, ce n’est pas mon téléphone, non, mon téléphone, il est là. Merci beaucoup. Là, je vais vous montrer un truc assez exceptionnel. Là, on va sortir de Césure. Je vais vous montrer ce que c’est que les épiceries pour étudiants. J’ai découvert ça, on est juste en face. C’est juste en face. Vous allez voir, nous rentrons dans un truc qui s’appelle « Le Marché d'à côté by Franprix ». Il y a écrit « by Franprix ». Vous allez voir. On y va incognito. Vous allez voir.
Au revoir.
Bonjour.
Oui.
Non, je prends juste une boisson. Alors, hop, un petit Coca, tiens. Merci.
C’est quoi le nom du truc, vous m’avez dit ? On regarde.
Au Poste !
Oups ! Oups, il va s'éteindre !
Oui, 1,10, vous m’avez dit ?
Oui. Vous voulez le ticket ?
Pardon ?
Vous voulez un ticket ?
Euh non, je vous remercie. Bonne journée. Merci. Ah oui ! Donc, je ne sais pas si vous avez vu, mais c’est quand même assez sidérant. C’est quand même assez sidérant, le… Comment dirais-je ? Donc je ne sais pas si vous avez vu l'étalage des bonbons, des gâteaux. Je n’en reviens pas. Tu vois, Anonyme, le principe d’Au Poste, c’est que tout le monde peut le regarder. Et donc, s’il y a des gens de différents horizons, plus il y a de différences, plus je suis heureux. Voilà. Je ne sais pas si c'était la faute des lieux, la fréquentation. C’est très compliqué de mélanger les publics. Nous, c’est ce qu’on essaie de faire, mais c’est très compliqué.
C’est quoi, le « pipi gate » ? Non, je n’ai pas vu. Je fais une petite pause, les amis, si vous voulez bien. Si vous avez des questions, n’hésitez pas. Donc, par exemple, nous, si on n’avait pas trouvé Césure… On loue le local que je vous ai montré tout à l’heure. C’est 24 mètres carrés, hors taxes, ça fait 450 balles. C’est quasiment imbattable pour Paris. Et on avait vraiment besoin d’un studio. Ce n'était plus possible de faire ça à la maison. Là, en plus, ça va modifier les choses puisque certains des invités vont pouvoir venir en studio, ce qui fait qu’en termes d'échanges, je pense que ça va être plus naturel, plus fluide et plus simple. OK, c’est bon. Donc, je ne sais plus où on en était. Excusez-moi, je bois un petit coup parce que là, il fait chaud quand même.
Donc, pour ceux qui déboulent, en fait, on est à Césure, lieu de savoirs inattendus. C’est l’ancienne fac de Censier qui, le temps des travaux, est occupée par 200 structures, des artistes, des associations, des ONG. Il y a, par exemple, pas mal… À l'étage où on est, au troisième, il y a beaucoup d’associations pour les migrants, d’alphabétisation, d’aide pour les formalités, etc. Au cinquième, c’est les médias alternatifs. Et donc, le loyer du studio… Je vous disais, nous, on loue un studio maintenant. Ce studio, on peut le louer grâce à vos dons. Je le redis, Au Poste n’existe que parce qu’il y a une équipe qui s’investit à 800 %, franchement, et on ne peut investir financièrement que parce qu’il y a des dons. Grâce à vos dons, on peut payer ce loyer de 450 balles hors taxes. Et donc, je vous disais que ce n'était plus possible pour moi de faire Au Poste depuis la chambre du petit assistant.
Bonne journée.
Et donc, on a trouvé ce lieu-là. En fait, ce lieu-là, je l’ai trouvé complètement par hasard puisqu’on avait diffusé Un pays qui se tient sage. J’avais été contacté par une microstructure qui est au cinquième étage, Les Sales Gosses, qui avait diffusé Un pays qui se tient sage. On avait fait un débat pour la caisse de grève, à l'époque, contre la réforme des retraites. Et j’avais dit : « Ah ouais, super, il nous faut même un placard, quoi. » Voilà. Et trois, quatre mois plus tard…
Donc, qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Est-ce qu’on veut que je monte dans les étages, à la découverte des voisins ? La charte graphique va très bien, ça, c’est vrai. Regarde. T’as vu ça ? C’est génial. J’adore, j’adore. J’ai adoré le pistolet tout à l’heure, le pistolet à laine. Génial. Oui, les voisins ? OK. Alors, on risque d’avoir des pertes de connexion. Oui, oui, oui, il y a plein d’ateliers d’artistes dans le bâtiment. Plein, plein, plein. On en a déjà vu un ou deux. Alors, attendez, je vais aller voir la liste des structures qui sont ouvertes. Donc je vous rappelle que c’est ouvert, là. Si vous êtes sur Paris, vous pouvez venir parler, causer dans Au Poste. Voilà. Il y a ce soir plein de concerts. Alors, je vais regarder ce qu’il y a.
Je vais regarder ce qu’il y a. Pourquoi ça, c’est lourd ? Vous voyez ?
Vous voyez tous les artistes. Voilà, regardez bien : « À partir de l'été 2024, fin du cycle Césure et réhabilitation du site par l' EPAURIF », donc qui est la structure qui gère le campus, « pour un nouvel usage universitaire ». Alors, est-ce qu’on va faire la visite officielle ? Vous voulez faire la visite officielle ou pas ? Il y a une visite officielle ? Non, non, on ne va pas faire la visite officielle. On n’est pas le genre à faire les visites officielles. Quatrième étage : Game for Citizens, jeux vidéo pédagogiques au service de l’intérêt général. Je pense qu’il faut qu’on y aille. Allez, on va au quatrième, OK ? Quatrième. Et au cinquième, j’aimerais bien aller voir qui est là. Game for Citizens au quatrième. Allez, on y va. 408, 410.
Enchanté. Je crois que même si tu l’avais fait ici… Ça va ?
Les espaces à des structures qui sont éloignées des marchés immobiliers classiques. Donc souvent, on va retrouver des associations, des artistes, des artisans, des entreprises qui se lancent et qui n’ont pas les capacités financières d’aller sur le marché immobilier classique. Nous, on leur demande une contribution aux charges du bâtiment. Donc on leur demande de payer l'électricité, l’eau, Internet, les frais de gestion, nos salaires. Et donc ils ont la possibilité, comme ça, de venir s’installer. Et ça fait en général une mixité d’activités qui est assez intéressante. On n’a pas, justement, un projet comme une Maison des artistes ou un espace de coworking pour les start-up, mais justement, ces publics se mélangent un peu et on essaye souvent de construire le projet avec eux.
Ici, plus précisément, jusqu'à mai 2022, l’année dernière, il y avait les étudiants de Sorbonne Nouvelle qui étaient sur le site. Ils ont eu le droit d’aller dans un nouveau campus qui est à Nation, qui est flambant neuf. La rentrée s’est faite en septembre 2022. Et donc ici, le propriétaire, c’est l'État. L'État a confié à une agence qui s’appelle l’EPAURIF, qui est une agence qui gère l’immobilier universitaire d'Île-de-France, la reconversion du site. Ici, à terme, l’objectif, c’est de réhabiliter le site, notamment thermiquement. Vous allez voir, il fait très, très chaud, et l’hiver, c’est une passoire thermique. Ici, il y a de l’amiante un peu partout, donc en fait, dès qu’il y a une fuite d’eau, dès qu’il y a des travaux, c’est des protocoles immenses et coûteux. Et surtout, l’objectif, c’est de répondre un peu plus aux besoins de l’université. Vous allez voir, dans les salles de cours, il y a deux prises de courant. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. Donc il y avait vraiment un enjeu à retravailler et à rénover cette université.
Le temps de désigner les architectes, l’entreprise qui va mener à bien les travaux, il y avait justement une période où ils voyaient bien que, pendant deux ans, le bâtiment allait être vide. Donc, vu que c'était un bien de l'État, on entre dans une procédure de marché public. L' EPAURIF, pour le compte de l'État, propose ce bâtiment, et donc des acteurs comme nous, comme Plateau Urbain, ont pu regarder et voir s’ils étaient en mesure de gérer le bâtiment. Donc nous, Plateau Urbain, on a participé à ce concours et on a été lauréats officiellement en début 2022, ce qui nous a permis de récupérer les clés au 1er juin 2022 sur le site. On a déroulé un peu notre méthode, qu’on fait habituellement. C’est-à-dire qu’on fait un appel à candidatures pour aller sélectionner, comme je vous le disais, des associations, des artistes, des artisans pour venir dans le bâtiment. Donc ici, on a eu environ deux à trois fois la surface demandée par rapport à ce qui existait.
Et puis on a aussi des partenaires un peu clés dans le projet. Donc on a l’association Yes We Camp. On a déjà travaillé, on travaille pas mal sur la partie programmation culturelle, restauration. On ira voir tout à l’heure. Il y a la Conciergerie solidaire, qui est un dispositif qui est porté par l’association Aurore. On va aller voir, ils sont juste à la fenêtre ici. Il y a Emmaüs, qui va bientôt ouvrir un espace boutique sur l’espace cafétéria, donc un espace boutique, vêtements, objets de seconde main.
Et puis le dernier volet, quand même, c'était de dire : ce site était une université, il va rester une université. Et donc, comment est-ce que, par la programmation, on essaye d’avoir toute une activité autour de la transmission des savoirs, des savoir-faire ? Et donc, on a ici encore beaucoup d'étudiants sur le site, sauf qu’on a beaucoup d'étudiants de Paris 1, du Muséum d’histoire naturelle. On avait cette année des étudiants de PSL, et puis d’autres acteurs de l’enseignement, pas forcément universitaire, académique. Par exemple, l'École de la transition écologique forme des jeunes qui sont souvent en décrochage scolaire à des métiers de la transition écologique. Il y avait aussi les Arts Codés qui étaient sur place. Voilà. Il y a pas mal de structures dont l’activité même est de proposer des cours, des workshops, des conférences, des débats.
C’est très important : ce site doit rester ouvert et doit accueillir des visiteurs extérieurs. Un dernier élément : le site est maintenant officiellement ouvert au public. On s’appuie beaucoup sur les structures qui sont présentes actuellement pour proposer des conférences, des ateliers. On a la chance, ici, d’avoir des salles qui permettent de le faire. Donc on a des grands amphithéâtres, on a une grande salle polyvalente, on a les anciennes salles de sport et de théâtre de l’université qui, par exemple, peuvent être utilisées par des associations. Donc l’objectif, voilà, c’est vraiment d’ouvrir le site et qu’il vive, qu’il ne soit pas uniquement un lieu de travail, mais aussi un lieu pour les personnes de l’extérieur, via différentes activités, via la restauration ou via aussi des événements un peu forts comme celui-ci, avec la journée portes ouvertes. On va aller faire un tour. Donc je vous propose d’abord d’aller voir la Conciergerie solidaire d’Aurore. Après, on ira voir un étage un peu plus haut.
Voilà, les amis. Est-ce que vous entendiez le monsieur ? Vous l’entendiez ? On va aller au quatrième. Au quatrième, on va passer par le… Où est-ce que je mets ça, moi ? Carton de métal. OK, très bien. Oui, vous l’entendiez très bien ? Bon bah ça, c’est génial. Donc ça, c’est l’utilisation du micro. Je pense qu’il répète, là.
C’est la radio ?
C’est la radio, au moment.
Au revoir.
OK, les amis. Alors maintenant, à partir de maintenant, quand vous allez regarder Au Poste, voilà comment ça va se passer. Je vais arriver à 8 h 15, puis : « Putain, il faut commencer l'émission ! » Ça va se passer comme ça. Un étage. Allez, on va au quatrième. Alors, Kwon, j’ai eu un petit souci. Ça a décroché à un moment donné, donc là, je me suis mis sur le Wi-Fi de la structure. J’aimerais bien… Oh putain, oh la vache ! J’aimerais bien vérifier ça. Par contre, les micros, je pense que ça marche d’enfer. Le kit de micros HF, là, ça m’a l’air d'être bien.
Alors, attendez, on s’arrête deux secondes. On va aller revoir les bureaux d’Au Poste. Est-ce qu’il n’y a pas plus de monde ou pas ? Non ? Voilà. Donc le matin, ta-ta-ta… Je vais me faire un petit café. OK. Hein ? Répondez à cette question. Oh, il n’y a rien. Oui, oui, elle marche, la machine à café, ça y est. Faut juste que j’aille chercher de la flotte. Voilà ! Rendez-vous compte, c’est grâce à vous tout ça, c’est dingue. Complètement dingue. Il est 8 h 20, il va falloir lancer le live.
Et voilà le studio. Et voilà donc Camille. Camille, par exemple, est venue avec ses camarades vous avez vu tout à l’heure mettre du placo ici, parce qu'à côté, il y avait une salle de cours, justement, pour les migrants. Et pour éviter que nous, on fasse du bruit avec le micro, tu vois, le matin, on a isolé. Voilà. Il y a un expresso, mais il y a… Bon, il y a un expresso. Putain de la suce. Il y a un ascenseur. Je vais chercher de la flotte. Ne bougez pas. Je vais chercher de la flotte. Si vous venez lundi, j’aurai plein d’autocollants comme celui-là. « Ici, on n’est pas chez les cons. Au Poste. » Il est très beau, celui-là. En grand, là, il est très, très beau. Je l’aimerais des comme ça aussi. Des comme ça. Voilà.
Je vais chercher de la flotte, je me fais un petit café. Donc cet étage-là, c’est plutôt l'étage des migrants, des réfugiés. Donc il y a aussi des salles de cours, des salles d’examen. Là, vous savez tout. La machine à café, elle est alimentée. On va pouvoir choisir un autre système, en attendant. C’est comme ça. Il n’y a pas d’eau ? Ah si ! Ah, il y a de l’eau ! Celle de sport, non. Je peux réessayer le Wi-Fi. OK, mince. Ah, attendez. OK, voilà, on va essayer la fac. C’est bon, là ? Vous êtes toujours là ou pas ?
Donc là, si vous entendiez tout à l’heure le gars de Yes We Camp, c’est carrément génial. Ça veut dire qu’en manif, on va avoir un bon son. Alors, attendez, je pose ça là. C’est dangereux, ça y est, il y a tout le matos, quand même. Ouais, j’ai l’impression que ça… Voilà. Pas de marc de café dans les tuyaux, c’est vrai. Ah, la cafetière ! Oui, oui, Pimiko, ne t’inquiète pas. C’est parce que, tu vois, il n’y a pas la place, là. Ça, c’est l’ordi d’Au Poste. Donc voyez, pour tout vous dire, en fait, j’envoie un signal ici à distance qui vous envoie la vidéo. Voilà le studio d’Au Poste.
Est-ce que vous avez des questions, les amis ? Avez-vous des questions ? Et sinon, on va aller au quatrième étage, voir les quatrième et cinquième étages. Est-ce que cette petite visite vous plaît déjà ? Ah mince, c’est justement le marc de café que je dois virer. Oh, il exagère, là, il n’y a rien. Ça, c’est chiant avec ces machines. Allez, envoie. Oui, ça donne. Là, je vais te montrer. Là, c’est un canapé orange que j’ai depuis des années. Voilà. Ici, la collection de tasses.
Voilà, voilà notre vue. Tiens, je reviens. Je suis à trois mètres, est-ce que vous m’entendez ? Je suis à cinq mètres, est-ce que vous m’entendez ? Je suis à la machine à café, est-ce que vous m’entendez ? Là, je suis à cinq mètres. Est-ce que vous m’entendez ? Parce que si vous m’entendez, ça veut dire que l’autre micro qui est dans l’autre sens devrait porter de cette manière-là aussi. OK, vous avez vu ça, là ? C’est une rentrée de feu, quoi. Là, je suis beaucoup plus près. Cinq mètres, OK.
Bon, mais là, je suis juste à côté de l’appartement. Je prends mon petit café. Tiens, la vignette pour Euryale, elle est là, la vignette. Au Poste. C’est bon, Euryale ? Tu sais, Euryale, que là tu as la capture via Ninja, parce que je passe par Ninja. Je ne sais pas si tu as Ninja avec toi, mais si tu l’ouvres… Oh, malheureux, fraises acides, bien sûr, bien sûr. Ça me fait rien, le café, en fait. C’est quand j’en prends pas que je sens une différence. Donc quand je reprends aussi, tu me diras.
Mais c’est bon, Euryale ? OK. Ah mais sinon, attends, je peux le faire sans la vitre, ça sera plus joli peut-être. Voilà. Voilà, regarde. Ninja. Au Poste. auposte.fr. Il va encore gueuler, le mec, il est dans le champ, là-bas. OK, bon, je prends le petit café, on y va. Donc voilà le studio. Je vous le montrerai, j’espère, lundi ou mardi, quand il sera plus en état. Donc on a trois murs avec une bande orange et un quatrième tout blanc.
Alors là, la dénomination de « tiers-lieu », moi je pensais que c'était « tiers état », etc. Non, pas du tout. Je ne sais pas qui a inventé ce terme, mais c’est l’idée de dire que c’est entre le lieu de travail et la maison, ce qui me convient parfaitement. Bon bref, c’est un concept un petit peu flou. Ce que je peux vous dire, c’est que dans une ville comme Paris, dans les très grandes villes, ça fait un bien fou d’avoir ce genre de lieu, parce qu’en fait ça n’existe pas. Ces lieux où on voit des gens…
Ah, cela dit, là, il y avait le spectacle avec la drag-queen. On pourrait peut-être y aller, non ? Puis après on voit les voisins, ou vous préférez les voisins ? Et tout ça pour vous dire que dans un lieu comme Paris, qui a quand même tendance, vraiment depuis vingt ans, avec tout le système d’Airbnb, le niveau de vie, etc., à chasser tout ce qui est pauvre, tout ce qui est marginal, tout ce qui a… des lieux comme celui-ci permettent à quelques personnes de se retrouver, d’avoir un petit abri. Je ne connais pas l’Aside 404. Oui, c’est ça, Mesange dans mon coin, il y a une ancienne filature qui offre les mêmes services.
Alors, c’est une lecture pour enfants. Vous voyez, absolument. Non, ce n’est pas dans la cour, c’est dans l’Impasse. Donc vous préférez les voisins ? Bon allez, on va aller voir les voisins au quatrième. Donc allez, on va au quatrième. Vous voyez, on est là. Au Poste, c’est la fenêtre qui est ouverte, là. Celle-ci, c’est de là. On y va ! Est-ce que le signal est bon, là, ou pas ? Ah non ! Alors ça, par exemple, c’est une salle commune, je pense.
Je précise, c’est un étage qui n’a vraiment plus de salles d'études et de structures. Par exemple, au deuxième étage, il y a des gens du Muséum d’histoire naturelle.
Alors le collectif… Alors on va aller voir. C’est bien celui-là. Je vais aller voir les…
C’est quoi, ici ?
Bonjour. Vous acceptez d'être filmé ?
Non, pas moi.
Pas vous ?
Non.
Et vous ?
Non.
Et vous ? Pour Au Poste !
Ah bon, OK.
Bonjour. Bonjour, est-ce que je peux vous filmer ? C’est pour Au Poste.
Bien sûr.
Super. On est où, alors ?
Atelier de scénographie.
Ça va ?
Tu peux m’en montrer un ou deux, ou pas ?
Ouais, bien sûr. Ça, c’est pendant les manifs retraites. On a pas mal foutu le bazar avec notre collectif de techno-grévistes. Et on a créé un groupe très, très bien. Et ce soir, ils joueront.
Dans l’amphi. Donc là, ici, c’est l’atelier d’Alternatiba, c’est ça ?
Tout à fait.
Super. Donc nous… Il est orange ? C’est orange-rouge, ça ?
Orange.
C’est ma couleur. Oh la vache ! Oh ! Ça ouvre le bec. Oh attends, j’en prends. Hop ! C’est de l’encre orange.
C’est très net.
Oh la vache !
On a oublié de mettre le sucre.
Génial ! Et donc là, vous préparez des choses particulières pour ce soir ou pas ?
En dehors des concerts ? Non. Bah en fait, là, nous, on est un atelier. On bosse avec des artistes militants qui nous proposent des illustrations toujours très politisées, mais de plein de manières différentes. Et là, sur notre nouvelle fournée pour la fin d’été, on a sollicité cinq-six artistes pros pour un total de dix-douze nouvelles illustrations.
OK, super. J’ai vu les « Sous les chaussures de Total » tout à l’heure.
C’est nous qui avions bloqué l’assemblée générale de Total. On va sortir un petit Bernard « Godzilla » Arnault en début de semaine, normalement. On rigole bien.
Et où est-ce qu’on peut trouver ces sérigraphies, après ?
Alors nous, justement, il va y avoir la boutique Emmaüs qui va ouvrir à Césure, là, fin septembre. Et donc nous, on aura un corner, on aura un ou deux portants avec nos vêtements. On imprime presque que sur de la seconde main, en textile. On va justement profiter de l’approvisionnement, enfin des dons qui seront faits à la boutique Emmaüs, pour les sérigraphier. Ah si, pardon, aujourd’hui, on a fait un truc spécial : on a sérigraphié pour tout le staff de Césure. Je ne sais pas si tu as vu, ils sont tous en tee-shirt blanc avec…
Absolument, ouais.
Et la typo, c’est nous qui l’avons faite hier. On l’a fait ici.
Super. Et vous avez eu une mauvaise nouvelle juridique il n’y a pas longtemps, non ? Il n’y a pas eu des condamnations ? Qui veut en parler, peut-être ?
Ah, des procès qu’on a !
Ouais, le dernier procès, non ?
Non ? C’est une occasion de raconter à quel point ils font n’importe quoi.
Bah vas-y, raconte alors !
Bon, là, c’est une blague. C’était quelqu’un qui a bombé devant une mairie un message écolo à la veille du…
Il n’a même pas bombé.
Je peux te filmer ?
Ouais.
Oui, Robin n’a même pas bombé. Il était avec des activistes, il prenait des photos, et il avait dans son sac des bombes vides que les collègues qui bombaient avaient utilisées. Donc voilà. Et il a eu le tort de répondre à une sollicitation de la police. Et voilà. Et puis c’est allé de soixante jours de travaux d’intérêt général, qu’il n’a pas voulu faire parce qu’il s’estimait injustement accusé, ensuite une amende qu’il n’a pas payée, et puis maintenant, c’est un procès. Donc le 12 septembre, mardi prochain.
Quel tribunal ?
Paris, porte de Clichy.
Porte de Clichy, Paris, OK. Bon, amusez-vous bien. Je m’essuie le doigt, c’est dommage. Je peux m’essuyer là ? Juste pour enlever ça, tu vois. Ça tient, hein ! Mais t’as de l’eau ?
Oui, c’est de l’eau.
Je veux bien de l’eau, ouais ! Super ! Super, merci beaucoup !
Et ça, c’est la machine, en fait. Ça, c’est le carrousel. Un carrousel six têtes, donc on peut faire six couleurs. On a gardé des bras, mais on a enlevé deux tables. Donc on n’a que quatre tables. On peut faire même six couleurs avec ça. Et là, on fait des trichromies. Ça, c’est une bichromie : « Les plantes qui résistent à la sécheresse ». Ce qui nous attend. On a fait aussi des bichromies pour Vincent Verzat, pour Partager c’est sympa. Bon, ça, c’est des affiches ratées, mais c’était chouette.
Ah mais il faut faire ça pour Au Poste, mon émission. Oui. Là, on est en direct.
Ah bah ouais.
Bah ouais. « Elles sont magnifiques », dit le tchat. Ah ouais, c’est vrai, c’est super.
C’est Leïla Ben Ali, une illustratrice marseillaise, que Vincent Verzat a choisie pour faire cette illustration, qui est magnifique, c’est vraiment…
Ah ouais, c’est très, très beau, superbe.
Voilà. Et donc on a tenu sa boutique, on a vendu 200 pièces. Ça a été la ruée. On a ouvert le 14 juillet au soir et le matin, donc les gens, en fait, ne sont pas allés au défilé, c’est dommage. Ils ont acheté des pièces de Partager c’est sympa.
Et dis-moi, Alternatiba, à part ce soir, tous les mois vous organisez des conférences, des AG dans un des amphis que j’ai montré tout à l’heure ? Et les prochaines, c’est quoi ?
Alors, il va déjà y avoir, pas ici, porte de Clignancourt, à la Recyclerie… Je vais y aller, je ne sais même plus ce que je vais aller…
Oui, oui.
La mémoire me fait défaut, mais je vais y aller, oui. Et puis la prochaine, c’est le 29.
La bouffe, la même chose que pour la santé, c’est ça ? La sécurité ?
La Sécurité sociale de l’alimentation.
Et si les gens veulent être au courant de vos conférences ici, des activités, comment ils font ?
Des activités, comment ils font ? Il y a alternatiba.eu. Non, point Paris, pardon. Alternatiba Paris. Et là, il va y avoir un formulaire où on a le menu de la semaine. Donc on dit une semaine à l’avance, voire quinze jours, tout ce qu’on aura comme activités, que ce soient les ateliers, les conférences, les actions auxquelles on participe, les marches.
OK. Juste une petite chose : le tchat est très inquiet de voir « Vulve 5, Greta 0 ». Il y a ACAB aussi. C’est quoi, ça ?
Ça, ce sont les noms des différents visuels. Alors attends.
Et en fait, c’est le stock, c’est ça ?
Ça, tu peux montrer. Voilà, voilà. Donc ça, c’est une de nos militantes qui s’appelle Camille Chevalier, qui nous a fait un magnifique dessin. Voilà, une magnifique illustration qu’on retrouve sur notre boutique Label Emmaüs, mais pas en couleur, parce que les couleurs, tu vois, là, c’est trop difficile. Sur une boutique, de faire une fiche par produit, donc c’est plus uniforme. Mais sur Label Emmaüs, il y a la boutique Alternatiba Paris et on vend des affiches, en fait.
Voilà. Et donc Euryale, dans le tchat, a donné le lien tout de suite. Donc voilà, les copains, si vous voulez voir les affiches qui sont confectionnées ici, si vous voulez vous en offrir, vous allez sur leur site.
Par exemple ça, qui était le bon… Ce n’est pas une de nos militantes. On n’a pas retrouvé le dessinateur. Il y a une licence Creative Commons dessus. C’était le comité de soutien à Denis Robert, quand il a sorti l’affaire Clearstream et les chambres de compensation du Luxembourg. C’était son comité de soutien qui avait sorti ce visuel. Et puis un de nos collègues nous a dit : « Ça, il faut faire ça. » Et depuis, il nous en a commandé au moins dix. Donc on a fait ça. L’an dernier, à la Fête de l’Huma, on y sera cette année.
Là, on a une belle bichromie aussi sur les effets délétères du réchauffement. Les tournesols qui sont encore là à 1,5 °C et, à plus de 3 °C, il n’y en a plus, on n’en parle plus. Ça, c’est sur les contraintes des réseaux sociaux qui n’acceptent pas qu’on affiche des tétons féminins. Voilà, donc pixels dès que ça dépasse. Voilà, qu’est-ce qu’il y a encore ici ? Une « Sou-point-1 »… Alors ça, c’est pour les « not all men » : une cravate infusée au patriarcat, l’arme d’homme cis, testicules, nuages en « not all men », poils…
Génial, excellent !
Généralement, ça plaît beaucoup aux mâles.
Oui, bah tu vois, la preuve, j’ai rigolé. Dis-moi, le tchat n’ose pas demander le ACAB, il est où, le ACAB ? Parce qu’ils sont sympas. Très beaux, ces visuels, nous dit le tchat. Super, merci.
ACAB, « All Cats Are Badass ». Voilà. Alors, tu as un blanc, noir et rouge, un peu plus discret.
Ouais, c’est discret, c’est beau. « Trop mignon », nous dit-on.
Bon, ça, c’est un peu raté, mais peut-être derrière…
Ah oui, il manque le ACAB, là. Le rouge n’est pas passé. Non, tout va bien. Trop choupi, trop mignon, quel lieu de vie. Franchement, on adore. Ça n’arrête pas. Merci beaucoup. À bientôt.
Je t’en prie, à bientôt.
Voilà, on était là, au 406 bis. Amusez-vous bien, merci. Hé, attends, le verre ! Attends, je ne te pique pas le…
Tu peux le garder, en plus.
Tu vas nous faire de la pub. L’eau est capitale. Ouais, je te le garde parce que j’ai tellement soif. À plus tard. Voilà les amis, voilà nos voisins. En fait, ils sont au-dessus de nous, si j’y pense. On est juste en dessous, en fait. C’est marrant, je découvre ça.
Alors, les copains, je suis curieux, ici… Bonjour ! Est-ce que je peux rentrer en vous filmant ? Nous sommes en direct à Au Poste !
Vous pouvez rentrer et filmer, après.
Ah super. Je fais la visite guidée. Voilà. Où est-ce qu’on est, là ? C’est quoi, ça ?
On est chez Gayane. C’est une amie, moi je joue pour elle. Elle est fleuriste. Elle fait des ateliers de création florale, des ateliers d’écriture aussi. Aujourd’hui, elle est sur un mariage, donc elle fait aussi des mariages, des événements, de la décoration. Il y a toutes ses créations. Elle a une petite boutique en ligne aussi. C’est tout ce qu’elle crée en fleurs séchées pour des accessoires.
Super ! Ça sent bon !
Et ça sent bon. Pour ceux qui sont en direct, je pense qu’ils n’ont pas l’odeur encore.
Pourtant, ils la devinent. Puisque je peux me permettre, c’est ça, la carte. Et puis le site Internet, il est où ? Ah, il n’est pas… Ah si, oui.
Alors, c’est « Fragments de jardin ». Sur Google, je pense que vous tombez sur…
À l’ancienne, sans passer par Google, camarade !
Il y a Instagram, il y a tous les réseaux, en fait.Voilà. Et là, il y a tous les liens vers la boutique en ligne, les créations et ses ateliers.
Super. Eh ben, c’est bien cool, c’est bien cool. Merci beaucoup, bonne journée.
Je t’en prie.
Voilà. Alors, où sont les copains de… Moi, je voulais voir les jeux vidéo, là. Là, il fait chaud, par contre. Bonjour, c’est un lieu visitable ici ou pas ? Est-ce que je peux vous filmer ? C’est en direct pour Au Poste ?
Ah bah super !
Ils ont l’air en pleine forme. Bonjour ! Non mais c’était très bien !
C’est pique-nique, hein !
C’est pique-nique ? Waouh ! Ah ouais ! Où est-ce qu’on est, là, les amis ?
On est dans un bureau-atelier d’artistes, qui regroupe un informaticien, un céramiste qui est aussi photographe et un vidéaste qui est aussi musicien.
OK. Donc il y a pas mal de choses.
Super. Il y a des cours de céramique, de poterie. Il y a des ateliers musicaux.
Ah oui, là, il y a un peu de poterie, de céramique.
Et il y a un grand studio photo.
Ah ouais ? Ah la vache, je rentre.
C’est plus pour prendre des photos d’art.
Super ! Et ça fait longtemps que vous êtes là ? La table est belle. Là, ça va, ils se font pas chier ici. Ça va.
Non.
Non, non, c’est auposte.fr, une émission que je fais. Moi, je suis au 304 maintenant. Voilà, une émission en règle générale politique, sur la justice, sur la police, mais là c’était l’occasion de faire un live. Au Poste. Voilà.
Bon appétit.
Merci beaucoup de votre accueil. À bientôt. Merci.
On donnait fin à une table à la française, exactement. Bon alors, attends, où sont les jeux vidéo ? Où sont les jeux vidéo ? Tac, tac, tac. Lui, on l’a vu. Vous devez être par là. Est-ce que son image est OK ? Bonjour. Oh là, c’est pointu, ça ! Mais là, tu vois, normalement, ils avaient dit : le ballon, ça veut dire qu’on est ouvert. Mais ils ne sont pas là. Non, non, je me perds tout le temps. Je me perds tout le temps. Tiens, là, ça, c’est des bureaux de… d’Alternatiba. Bon bah on ne verra pas l’atelier de jeux vidéo, je sais pas où ils sont. Je ne sais pas où ils sont.
Voilà ! Bonjour, je suis en direct sur auposte.fr. Est-ce que je peux vous filmer en direct ? Super, bonjour. Où sommes-nous ici ?
Nous sommes dans l’atelier 445, chez Keren Schwarz, Baba Yaga et Lewis Cook. Ça, c’est vous, c’est ça ?
Ça, c’est vous, c’est ça ? Donc là, vous êtes trois artistes, c’est ça ?
Euh… Oui, pardon. Oui, tout à fait.
Tout à fait. Vous pouvez me présenter les travaux des unes et des autres ? Au moins le vôtre, si vous avez du mal à parler de celui-là.
Non, tu peux parler de Stéphane, qui est là. Il fait de l’artisanat à partir de matériaux végétaux et il est au premier étage, là, avec les artisans, il est au marché. Keren est peintre, elle fait des choses avec de la matière et de la couleur.
Et vous ?
Et moi, je suis plasticienne, donc je fais plusieurs choses différentes. Souvent, je fais des séries. Donc ça, c’est la toute dernière série, qui est faite à partir d’une boîte de sardines. Voilà.
Ça, par exemple.
Ça, par exemple.
C’est marrant, c’est marrant, votre truc. Ah, c’est orange ! Il y a plein d’orange ici, j’adore ! C’est vrai, il y a beaucoup d’orange dans le lieu, c’est très bien. OK ?
Voilà. Et je travaille aussi à partir de… Enfin, sur du verre. Je fais de la peinture sur verre. Donc voilà, vous avez des nuages. Voilà. Et je fais des boîtes. Là, c’est l’autre série de cubes abritant des mondes, qui est là. Donc c’est des petits personnages.
Ça, c’est un monde un peu triste, celui-là, non ?
Ils sont tous tout seuls dans un grand espace. Contrairement aux sardines, ils ne sont jamais seuls et dans un espace plus restreint.
Super ! « Cubes abritant des mondes », armature en métal, marbre, papier découpé. Super, super, super. Merci beaucoup, merci pour la visite. À bientôt, au revoir. Bon, donc là, c’est les bureaux des Subversifs. OK, ils sont là. On ne va pas les déranger, hein. Voilà. Non mais attends, t’as vu, ils ont du matos sur moi. Mais dis donc ! Comment ? Comment est-ce qu’on peut sur auposte.fr.
Au poste.fr
Voilà, c’est ça. C’est une émission que j’anime et moi je vais m’installer au 304.
Super !
Voilà, donc ce sera là. C’est en direct et demain, ce sera, en cours de journée, disponible en replay. Vous pourrez vous voir, vous entendre. Voilà.
Super. Ben, Éloïse. Et toi ?
David. David Dufresne.
Enchantée, David.
Moi aussi.
Bienvenue à Césure.
Merci beaucoup.
Et bonne continuation.
Merci, merci. À bientôt. Au revoir, merci beaucoup.
Bonjour, bonjour. Ça rend modeste, hein. On va aller au cinquième, si vous voulez bien, parce que je voudrais vous montrer un éditeur qui nous a donné son bureau. On va aller au cinquième. Je regarde juste si.. Ah bah si, tiens, regarde. Ah bah tiens, ils sont là. Bonjour. Bonjour, je peux filmer ? Je peux t’interviewer ? C’est pour Au Poste. Nous sommes à Ikigai, c’est ça, non, comme on dit ?
Oui, oui.
Ikigai, Games for Citizens. Vous faites des jeux éducatifs.
On est en direct sur auposte.fr.
OK, bonjour tout le monde ! On fait des jeux éducatifs depuis 2017. C’est un projet qui est né à Sorbonne Université, à la base, à la Fête de la science, qui s’est autonomisé, on va dire, et qui aujourd’hui est sous la forme d’une association. Et l’idée, en gros, c’est de faire une sorte de service public du jeu vidéo éducatif. Et quand je dis « service public », c’est à but non lucratif. C’est-à-dire que les jeux sont disponibles gratuitement sur un site qui s’appelle ikigai.games, un peu comme un Steam du jeu éducatif.
Et voilà, donc disponibles gratuitement pour tout le monde : grand public, étudiants, etc., dans un but d’éducation populaire. Il me semble qu’aujourd’hui, il y a des services publics pour l’enseignement, pour plein de médias, mais pas forcément pour le jeu vidéo. Et vu la manière dont ce média est très utilisé, très répandu maintenant, il me semble que ce serait important. Donc on essaie de mettre ça en place. Voilà, je ne sais pas si ça se comprend à peu près.
Si, si, bien sûr, bien sûr. Et donc vous intervenez où exactement ?
Eh bien aujourd’hui, il y a une trentaine de membres qui sont des universités, des écoles, des associations. Donc il y a des universités qui utilisent les jeux. Typiquement, sur les universités dont je parlais, il y en a partout en France : il y a l’université de Rennes, Université Côte d’Azur, Lille, il y en a tout un tas. Et donc les jeux, aujourd’hui, sont disponibles pour plusieurs centaines de milliers d’étudiants de ces universités.
Et puis nous, on n’intervient pas directement dans ces universités. C’est plutôt qu’on met tous les jeux à disposition pour que les enseignants s’en emparent, et aussi des associations qui veulent faire de la médiation scientifique, culturelle. Typiquement, on a fait un jeu aussi sur une reconstitution en 3D du théâtre d’Orange, au musée de la ville d’Orange, au musée de ce théâtre.
Ah, c’est l’affiche qui est derrière toi, là.
Voilà, exactement. Et donc l’idée, c’est de faire une sorte de… Moi, j’aime bien dire qu’on est le seul studio de développement de jeux vidéo public de France, vu qu’on est une association, on est à but non lucratif, contrairement évidemment à la plupart des structures privées, des studios de développement. C’est aussi une manière d’essayer d’apporter une façon de concevoir le jeu économiquement différente et plus tournée vers le collectif que les modèles économiques habituels.
Le tchat te demande si c’est vous qui avez fait le jeu avec le Puy du Fou ?
Pas du tout. Je n’ai pas vu passer, mais ici, il y a le Puy du Fou impliqué ? Alors je ne pense pas que ça aurait clairement été nous, je pense qu’on ne serait pas trop d’accord, mais il faudra que j’aille voir.
Voilà, il paraît qu’il y a un jeu.
Voilà. Oui, c’est sûr qu’on n’est pas les seuls qui faisons du jeu, soit d’enseignement, soit pour la médiation. Le modèle habituel, c’est que ce sont des studios privés qui font ça en prestation. Mais ça pose tout un tas de problèmes, en tout cas pour l’enseignant. Ce sont des problématiques de coût, de durabilité des jeux. Alors qu’une structure collective qu’on a montée, où tout le monde est ensemble pour développer les jeux, et en pouvant réutiliser aussi des éléments qui ont déjà été développés dans d’autres jeux précédemment, une structure collective comme ça, économiquement, nous semble beaucoup plus à même de permettre de produire des jeux à des coûts qui sont accessibles pour les structures d’enseignement et de médiation qui n’ont pas beaucoup d’argent.
OK, OK. Et à propos d’argent, le tchat te demande : c’est quoi votre modèle ? Vous avez beau être non lucratif, il y a des frais, etc. Donc c’est quoi ? C’est des subventions ? C’est comment ?
Oui, il y a trois sources de financement, parce qu’effectivement, il faut bien manger, et puis on est une dizaine de salariés, donc il faut payer tout ce monde-là. Premièrement, il y a le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de l’Enseignement supérieur qui apportent une subvention, vu que ça sert directement, évidemment, à leurs établissements, ce qu’on fait.
Deuxièmement, les universités, les grandes écoles, etc., qui veulent utiliser les jeux et pouvoir faire de la recherche aussi avec les données générées par l’utilisation des jeux paient une cotisation d’adhésion à l’association et contribuent ainsi au maintien, au développement des jeux. Et la troisième source, c’est tout ce qui est appels à projets, ou le développement de jeux demandé par les universités. Quand on veut développer un jeu ensemble, l’université va trouver des fonds pour payer le développement à prix coûtant, vu que l’idée, là encore, n’est pas de faire du bénéfice. Mais c’est aussi ça qui va alimenter les salaires de l’équipe.
OK, super. Et dernière question : vous êtes là depuis combien de temps, à Césure ?
Alors, on est à Césure depuis… On est arrivés à la rentrée dernière, il y a un an. Voilà. Le projet, il existe depuis 2017. De 2017 à 2020, c’était à Sorbonne Université, et puis en 2020, justement, ça a pris la forme d’une association à l’échelle nationale. Et voilà, on est arrivés en 2022 à Césure.
Super ! Si les gens veulent jouer à vos jeux, se renseigner, on a mis le lien dans le tchat. C’est la meilleure manière, en fait.
Ils sont sur ikigai.games et tous les jeux sont téléchargeables.
OK, OK, super, super. Merci beaucoup.
Merci à toi.
Amuse-toi bien. Merci. À plus tard. À bientôt. « Amuse-toi bien », je suis con. Pour toi, c’est le travail, en fait. Ah non, je n’aurais pas dû dire ça. C’est ça. À bientôt, merci beaucoup. À bientôt. Bonjour. Alors, il faut que je rajoute la batterie de rechange. Excusez-moi, ça va être un petit truc, là, une petite seconde.
Je ne sais pas si t’es en direct.
Je suis en direct !
Vas-y, vas-y ! Je suis assez engagé et je connais ton travail. Beaucoup d’admiration.
Merci à toi !
Respect pour ce que tu fais, tu es vraiment indispensable.
Merci beaucoup, à plus tard. Alors moi, je suis au 304 maintenant… au 308 ? C’est pour ça que je suis là. Voilà. Un gauchiste ? Mince ! Ah mince, moi je voulais un truc…
On n’est pas dans l’incubateur, Station F, c’est à côté, là.
Merci à toi, en tout cas. À très vite, à la cantine. Alors, comment je vais faire pour mettre… Je vais descendre ça. OK. OK, OK, OK. Ouf ! Batterie de secours. Alors, c’est la bonne. Il faudrait que je trouve un câble plus long. Mince ! Attends. OK, est-ce qu’il est long, là ? Est-ce qu’il est long ? Est-ce que c’est bon, là, la batterie ? Si, là, ça doit être bon.
J’ai un splitter, oui. Attends, t’as raison, t’as raison, t’as raison, c’est ça que je vais utiliser. Alors le souci… Tiens, Robin, puisque tu es là. Le souci, c’est que… Attendez, je mets la batterie. OK. Power ici. Ça, ça devrait être bon. Ah mince ! Si ça coupe, je reviens.
Là, il va y avoir le son, mais c’est le son de l’iPhone. Donc le splitter ne reconnaît pas le micro. Vous voyez, je vous explique : ici, ça, c’est censé être le micro des interviewés. J’ai la même chose, là. Ça, c’est le récepteur. Ça, c’est des HF. Ça, c’est le récepteur qui est censé être branché au téléphone. Ici, j’ai deux téléphones : le téléphone qui filme, le téléphone avec le tchat. Ça, c’est là. Voilà.
Et vous entendez ou pas ? Vous entendez, là, ou pas, le son ? Le souci, c’est que le câble, là, celui-ci, le splitter qui est là, il ne reconnaît pas le son des micros. Donc c’était le son de l’iPhone. C’est tout le problème depuis tout à l’heure. Alors, attendez, je vais relancer encore une fois. Donc… Je relance Ninja.
En fait, Robin, ce que je crois, c’est qu’il faudrait qu’on trouve un autre système que Ninja pour les lives, car j’ai l’impression que Ninja, en tout cas sur l’iPhone, il ne garde pas les entrées son convenablement. Je reviens dans deux secondes, les amis. Allô ! Donc, sur Chrome, il ne prend pas le… il ne le prend pas. Alors je reviens, je reviens. Mais vous voyez, tout ce matos, c’est grâce à vous. Et orange.
Allez, je reviens. Est-ce que vous m’entendez ? Est-ce que vous m’entendez ? Oui ? OK, excusez-moi. Alors, un, deux, un, deux. Donc là, c’est le micro de l’iPhone. Ce n’est pas ce qu’on voudrait. Je vous le cache pas que là, c’est chaud. OK. Donc on va aller au cinquième étage maintenant. Ensuite, on retournera à la cantine pour faire l’entretien.
Est-ce que vous avez besoin que je vous raconte ce qu’on fait ici ou vous êtes tous là depuis le début ? Mince, c’est où la sortie ? Non, ce n’est pas ça. C’est là-haut, l’escalier, il est là-haut. Non, non, mais Sadrunner, en fait, c’est que depuis le début, c’était le micro, c’était l’iPhone. C’est ça, le souci. C’était que Ninja a beau reconnaître qu’il y a le dispositif HF, il ne le garde pas longtemps.
Voilà, c’est ça, le souci. Et alors, avec le splitter, là, c’est encore pire puisqu’il n’est même pas reconnu. Donc le splitter n’est pas de bonne qualité, je pense. Il n’est pas reconnu. Le truc qui va du Rode à l’iPhone, c’est le bon câble, c’est le câble Rode. Il est reconnu par l’application, mais ça ne tient pas le chemin. Donc il faudrait qu’on trouve un autre système.
Alors, attendez, l’éditrice que je voulais vous… Oui, mais c’est parce que là, je parle tout près du téléphone et qu’il n’y a pas de bruit ambiant. Alors, est-ce que c’est ouvert ? C’était le moment. Mais là, il n’y a personne ! OK. C’est fermé. Donc je pense qu’on va aller dans …C’est sérieux. Non, le problème, c’est que là, il faut recharger. Exactement, voilà. Sadrunner a tout compris : il faut recharger le téléphone.
Donc là, c’est l’iPhone, mais l’idée, c’était de pouvoir avoir un meilleur son. Bon, bref, ce n’est pas grave. Donc ils ne se font pas chier, ils ont de belles salles communes. Donc, en fait, le principe, c’est qu’à chaque étage, il y a des salles communes pour les structures, il y a des salles pour les rendez-vous et tout ça.
Le Zéphyr, que vous connaissez peut-être, le low-tech journal, magazine sur les technologies douces. Il y a un drôle d’animal, on va les voir. Vous allez voir.
Bonjour.
Est-ce que je peux vous filmer ? C’est en direct sur Au Poste, Twitch.
OK, ben c’est un honneur.
C’est un bonheur ?
Un honneur !
Où est-ce qu’on est, là, les amis ? Qui est qui ?
Ici se manigancent les projets de Rocio, Lisa, Laboratoire des déviations écologiques.
Ça, c’est Roger ?
Voici Roger, le sanglier. Il s’est fait une carrière dans un Franc-Comtois et là, il est à la retraite, où il coule des jours heureux au cinquième. Il a été mis à la retraite, il a été mis en action, c’est ça. C’est un sanglier qu’on a trouvé dans notre bureau. Enfin, dans le bureau de l’artiste Rocio Berenguer, qui a organisé un spectacle il y a quelques années, qui s’appelait G5 Interespèces.
Je peux vous filmer ?
G5 Interespèces. Donc, dans le cadre d’un de ses spectacles, elle avait mis en scène différents représentants et représentantes du règne animal, du végétal, etc. Et ce sanglier empaillé était le digne représentant du règne animal. Et donc, le spectacle étant fini, elle l’a stocké dans le bureau qu’on partage avec elle.
C’est une armoire coulissante ?
Une boîte en bois sur laquelle on travaillait en toute innocence. Et puis la discussion, un jour, a révélé que dans cette boîte, il y avait un sanglier empaillé, ce qui fut une surprise. Donc on l’a sorti, c’est devenu une forme de mascotte. Et puis voilà, c’était assez rigolo pour nous parce qu’avec Max, on bosse sur les questions de transition écologique et le rapport entre l’animal mort… Mais on a été surpris de voir des réactions qui étaient plus dans un respect de la… Est-ce que c’est bizarre d’employer « animal » ? Si tu veux, la gestion, le respect vis-à-vis de l’art de la taxidermie et du fait de redonner un second souffle à des animaux morts.
On a des réactions assez marrantes, quand même. Et puis on a des réactions marrantes parce que chacun a des collections d’histoires sur le sanglier. Il y a un peu des personnes à qui ça rappelait leur enfance, quand ils allaient à l’école, ils étaient poursuivis par les sangliers, des jeux de rôle dans le noir à Fontainebleau, machin. Et en fait, on s’est rendu compte que c’était un objet qui créait de la discussion et du débat. Et voilà, vu que c’est un peu ce qu’on fait avec Max, créer de la discussion et du débat, c’est une forme de métaphore. Là, je brode.
Très bien. Il n’arrête pas de nous prendre en photo, là. Qu’est-ce qu’il fait, lui ? Tu peux faire ce que tu veux. Oui, mais c’est ça : vous êtes qui, vous ?
Je m’appelle Thibault. Je suis chercheur en sciences cognitives et sociales. Je m’intéresse à tous les freins au changement en ce qui concerne la transition : pourquoi on ne se bouge pas le cul pour essayer de sauver la planète, pour le dire très vite. Je fais de la recherche pour essayer de comprendre les freins au changement ou ce qui peut rendre difficiles les prises de décision sur la transition écologique. Et Max va se présenter.
Moi, je suis Max et on travaille ensemble dans le Laboratoire des déviations écologiques. Ma particularité est de venir plutôt de l’art et du design, et d’essayer de projeter les gens dans le futur, et surtout de choisir quelle direction on aimerait prendre pour éviter le mur écologique dans lequel on est déjà. Et comme il y en a toute une ribambelle de murs qui nous attendent, on va essayer de dévier, comme on essaie de se le représenter au sol.
Et ça peut être à l’échelle des villes, des régions, des ministères, avec qui on parle de ce qu’ils attendent pour essayer de prendre des directions. On parle beaucoup de bifurcation écologique, où l’idée, c’est qu’on choisit nos directions et on s’engage dans nos directions. Sauf qu’il y a une inertie. On est pris dans des trajectoires personnelles, on a des compétences, on a une formation, une culture, qui font qu’en fait on n’est pas juste là : « Non, je veux juste arrêter de prendre la voiture et faire du vélo. » Il faut savoir faire du vélo, il faut se sentir en sécurité dans ta ville, il faut que l’école de ton gamin soit pas trop loin. Tout ça, en fait, ça crée une inertie qui fait que, même si on se dit maintenant : « Ah si, je vais prendre le vélo plutôt que la bagnole », on est engagés. On appelle ça, en recherche, la dépendance au sentier. On est engagés dans un sentier avec tout un tas de verrous sociotechniques.
Bye !
Notre travail, c’est de comprendre tous ces verrous et de mettre en place des conditions pour aider les personnes à s’engager dans une autre direction, dans la mobilité, l’alimentation, etc. Et ce qu’on essaie de faire ensemble, on appelle ça le Laboratoire des déviations écologiques. C’est prendre en compte ces trajectoires personnelles, collectives, du territoire, essayer de les comprendre et puis créer du débat, de la discussion, comme Roger crée du débat et de la discussion autour de futurs possibles, pour se dire que c’est bien de comprendre tout ce qui nous bloque. C’en est une autre de savoir ce qu’on voudrait et où on va, et de se coordonner vers des changements si on n’est pas toujours d’accord.
Et donc on fait ça avec des collectivités. On organise des débats, des discussions, on trouve des manières d’aller poser des choses difficiles sur des problématiques très complexes. Ça peut être : il n’y a plus d’eau, comment on s’entend pour partager les ressources qui nous restent, sachant qu’on a un système agricole qu’on a mis en place dans lequel on est bloqués, sachant qu’en fait il y a tout un tas de trucs qui consomment de l’eau ? On essaie de prendre en compte d’où on vient, d’accompagner des villes, des quartiers, des gens à se projeter, à en débattre et à trouver comment, concrètement, faire avec des politiques publiques, avec des réglementations, comment on bouge ça.
Mais très, très, très rapido : le frein que toi, t’essaies… Oui ou non, mais c’était rapido. Non, c’est parfait. Non mais pour essayer de comprendre, parce qu’au début, j’avais l’impression que tu semblais dire que c’étaient plutôt des freins personnels, des choix individuels. Là, le chemin que tu traçais, c’était chacun son chemin. Ça veut dire que le frein, il est plus individuel que collectif ? Moi, je pensais que le frein, c’était le capitalisme, c’était les industries, c’était plutôt ça qui nous empêchait.
La question, c’est comment, à chaque échelle, le capitalisme, les industries, les choix politiques, les investissements économiques vont percoler dans des parcours de vie individuels, des choix de directeurs d’entreprise, même d’investisseurs. Même l’investisseur du CAC 40, à un moment, c’est un individu et c’est aussi à lui, à l’échelle individuelle, de faire le choix. Parfois, il y a des freins à l’échelle individuelle, à l’échelle interpersonnelle, à l’échelle du groupe, à l’échelle du collectif, à l’échelle de la société. Et puis il y en a plein d’endroits.
Oui.
La question, c’est d’aller un peu, comme un ostéo, voir à quel endroit tu veux appuyer. Parfois, ça s’écrit à une autre échelle.
OK. Bon, les amis, pas de bol. Ici, c’est les copains de la revue Vert, mais je ne crois pas qu’ils soient ouverts. On peut aller à l’atelier… Donc je suis un peu vert parce que, justement..
Oui, c’est clair.
Parce que justement, là, on devait avoir de super conditions de tournage et je suis désolé, le micro externe, là, ne fonctionne pas. Mais ce n’est pas grave. J’espère que la visite vous plaît. Dites-moi s’il y a un endroit que vous voulez revoir ou pas. Sinon, on va peut-être aller dans le marché des créateurs. Oh purée, il fait chaud, hein ! Il fait chaud.
Ouais, donc c’est accompli. C’était vraiment génial, ce qu’ils nous racontaient, là, les deux copains. Ils font un truc le 19 octobre, qui sera streamé. Je ne sais pas du tout si on pourra être là. Ils font un débat dans l’amphi de Césure, plutôt sur leurs recherches, ouvert à tous, sur la transition. J’arrête pas de boire, j’arrête pas de boire. Ah, il répète toujours. Le marché, oui.
Ah ben tiens. Voilà Aymeric de la… Tiens, attends, on va sortir. T’as deux secondes ? T’es bien sûr ? T’as deux secondes ? Ah ouais, alors attention. Je me demandais où tu étais. Regarde, la SCOP des Sales Gosses. Voilà. Voilà, il y a même le logo. Voilà, Aymeric, c’est de sa faute si on est là. C’est lui qui m’avait invité il y a six mois maintenant pour.. Oh tiens, on va faire la queue, comme ça on pourra prendre une boisson.
Est-ce que tu aurais la gentillesse de le présenter à David, quand même ? C’est l’occasion rêvée. Parce que moi, je le connais par photos.
Mais oui ! Et tu sais qu’elle n’arrête pas de m’envoyer des articles de toi parce qu’elle est totalement fan. Si, si, elle est totalement fan. Elle ne l’avoue pas, mais…
Non, j’ai fait plein de pieds et des mains pour que tu viennes ici. Je parlais avec…
Je peux vous filmer, alors ? C’est grâce à vous, alors ?
Ah, génial.
Ben oui, tu as été motrice, mais il faudra se rassembler. Ah, merci beaucoup !
Mais je suis toujours dans l’ombre des choses, derrière les caméras. Je vais aller maintenant à l’invitation du Théâtre de la Ville, après avoir un message de JR. Ça va, la vie ! Oui, j’ai hâte de vous voir être jugés.
Oui, il paraît que je passe en jugement à 20 heures.
À 20 heures, t’es convoqué.
Mais c’est possible, Au Poste.
Alors, j’ai l’occasion de te dire avec plaisir : bienvenue à Césure.
Merci beaucoup.
Mais Rosangela, du coup.
Voilà, c’est ça. Rosangela.
Moi, je suis productrice et je suis italo-russe. Oui, c’est ça. J’ai une maison de production depuis vingt-cinq ans. Je travaille beaucoup pour…
Ah d’accord ! OK, super ! Merci infiniment de l’aide, alors !
Et je suis en 509, mais c’est grâce à lui qu’on a…
Mais c’est grâce à elle.
Merci beaucoup.
Mais là, je suis obligé de vous filmer de dos, alors. De deux dos, d’un dos, voilà. Ah, elle se retourne, elle se retourne. La star ! Voilà, attends, on joint l’utile à l’agréable, on fait la queue. Donc, comme dans C’est arrivé près de chez vous, les deux équipes se rencontrent. Voilà. Donc Aymeric, raconte. Raconte comment on s’est rencontrés.
Dans quelle machine je dois regarder ? Est-ce que tu as un attirail que je dois…
Ça, c’est la batterie, donc si tu regardes par là, ça ne sert à rien. Ça, c’est le tchat.
Très bien.
Et ici, c’est la caméra.
OK. Mais il n’y a que l’installation, David, à chaque fois que je le suis, je suis stupéfait. Alors, qui je suis ? Tout simplement, je suis Aymeric Paudvin, réalisateur dans une coopérative audiovisuelle qui s’appelle la SCOP des Sales Gosses. Comme son nom l’indique, c’est une SCOP, une coopérative, tout comme les Mutins de Pangée, que vous devez connaître très certainement parce qu’il y a eu le ciné-club pas plus tard qu’avant-hier. Et voilà, je pense que dans ce milieu, on les connaît.
Qu’est-ce que je pourrais vous dire ? Voilà, c’est une jeune coopérative qui a deux ans, que j’ai fondée avec un de mes meilleurs amis. Colloques, tout ça, voilà. Et du coup, j’avais invité David Dufresne en mars dernier, ici même à Césure, quand il n’était encore qu’invité. Maintenant, ça y est, il a sa chambre.
Voilà.
Mais voilà, c’était dans le cadre des manifs contre la réforme des retraites, où les Mutins de Pangée avaient mis en place une initiative de… On pourrait dire de projections à prix libre, mais dont l’entièreté des recettes était reversée à des caisses de grève pour justement lutter contre cette réforme qui est malheureusement passée. Voilà. C’est à cette occasion que j’avais diffusé, en mars, Un pays qui se tient sage, formidable documentaire.
On avance dans la queue, la bière se rapproche. Et voilà, donc David avait accepté que le film soit diffusé, bien évidemment. Il m’avait fait l’honneur de venir. Je suis un grand fan, évidemment, comme vous tous et toutes, j’imagine. Et donc voilà, je l’ai rencontré. Même en vrai, il est sympa, donc du coup ça m’a donné envie.
Et je t’ai dit : « Bon, il me faut un placard. »
Voilà, c’est ça. Il avait besoin d’un placard. Je lui ai dit : « On va peut-être te trouver une chambre. » Bon, il a trouvé une très grande chambre, plus grande que la nôtre, du coup.
Oh mince !
Mais c’est bien, t’as plus d’argent, c’est bien !
Mais c’est ça, c’est ça !
Et voilà. Donc je suis juste trop content parce que c’était une rencontre géniale. Le soir, en plus, on avait récolté pas mal d’argent pour les caisses de grève grâce à son film, grâce à sa présence. Il y avait une centaine de personnes. On avait récolté quelque chose comme 450 euros, je crois. Donc c’était juste génial. On a pu se rencontrer. Il m’a demandé s’il y avait une chambre de libre. Il n’y en avait pas à l’heure actuelle, mais du coup, après, on a pu discuter et puis, depuis la rentrée, le voilà à Césure. Et je suis trop…
Et alors ensemble, on fait donc les ciné-clubs avec Dana Ficht, qui doit être dans les parages.
Oui, elle est dans les parages. Oui, c’est ça. Je ne sais pas où, mais elle est…
Tu te souviens de la date ? Premier ?
Premier ?
Le premier au ciné-club ? Non, c’est tous les mois, le premier…
Le premier jeudi de chaque mois.
Bien ! Je croyais que t’allais me demander carrément la date d’octobre.
Bah ouais, alors tu ne la connais pas ?
Ah, c’est quoi, celui d’octobre ? C’est quoi ? 5 ?
5, oui.
Et donc c’est Aymeric qui gère la page événement Facebook du ciné-club. Voilà, voilà. J’ai une suite parentale, me dit-on.
Mais oui, c’est vrai. Mais franchement, tu m’avais fait de la peine quand tu m’avais dit que c’était dans la chambre de ton fils. Je me suis dit : « Mince, comment est-ce qu’on va faire ? Il va falloir qu’il sorte de là, quoi ! » Vraiment. Donc non, vraiment, c’est trop bien.
Est-ce que tu peux rappeler les conditions de location ici pour les assos et tout ça ?
Bien sûr. À l’heure actuelle, il y a 200 structures qui sont sur ce lieu. Il y en avait 180 au départ. Il y a eu des départs, des arrivées, tout comme, par exemple, des gens qui sont partis, etc. Les conditions, en gros, c’est qu’il faut être une association, ou un artisan, ou un artiste, ou une jeune entreprise, mais un peu du domaine de l’ESS, donc l’économie sociale et solidaire, tout comme, par exemple, les coopératives, comme c’est le cas pour notre structure.
Donc voilà, en gros, pour des entreprises fragiles et plus ou moins dans l’univers des gauchistes accomplis. Et du coup, on a dû candidater dans un premier temps. C’était en juillet dernier, parce que c’est une occupation de deux ans, donc de juillet 2022 jusqu’à juillet 2024. Et on avait candidaté, tout comme toute personne pouvait candidater. Il y avait donc 800 candidatures pour 180 places. Donc on a eu la chance de faire partie…
Et après, tu voulais dire aussi les conditions, genre financières ?
Ouais, financières. Les conditions financières, c’est 20 euros hors taxes du mètre carré par mois, ce qui est juste dingue pour le marché locatif privé à Paris. Donc voilà. Par exemple, nous, on a 12 mètres carrés avec le camarade Fabien… avec qui j’ai la SCOP. Donc voilà, en toute transparence, on a 12,5 mètres carrés. Donc on paye 250 euros hors taxes par mois pour habiter ici. Et on est en colocation avec quelqu’un qui, d’ailleurs, vient de partir. J’ai appris ça en revenant, là, à la rentrée, le bureau était vide en face de nous. Donc voilà. C’est des choses comme ça, c’est des aléas.
Ultime question : d’où vient ce nom génial et mensonger de la SCOP des Sales Gosses ? Parce que s’il y a bien des gens qui ne sont pas des sales gosses, c’est vous. D’où vient ce nom génial ?
À la base, c’était…
Regardez-moi ce sourire, comme tu l’aimes, ton « Sales Gosses » !
C’est un mot de passe du Mac sur lequel travaille Fabien.
D’accord.
C’était pour le débloquer. On l’a changé depuis, donc ne venez pas cambrioler ici. Déjà, il y a une sécurité incroyable, parce qu’il faut voir, on est de gauche, mais on tient aux biens privés quand même. Donc le mot de passe a été changé, ça ne sert à rien de venir.
« Gros leak », te dit le tchat !
Et du coup, oui, c’était le mot de passe, à l’ancienne, du Mac de Fabien : c’était « les sales gosses ». Et donc, comme tout groupe, toute personne qui crée sa petite structure, on se pose la question de savoir le nom, justement. Et alors là, ça a été prolifération de bêtises sur bêtises, choses plus sérieuses parfois. Et puis, en fait, à un moment, bon bah voilà quoi, un moment d’étourdissement, on s’est dit : « La SCOP des Sales Gosses. » Et puis on s’est tapé dans la main, et puis voilà.
Bravo ! Merci, merci Aymeric. Le tchat : « Gentil comme tout, ce sale gosse », te dit Mélène. Et en plus, il y a des caméras partout, il nous dit.
Non, je ne sais pas, je n’ai pas fait gaffe.
Ah mais c’est peut-être parce que moi, j’ai une caméra. C’était peut-être ça, genre : « Il y a des caméras partout. »
Ah oui, c’est peut-être ça. Peut-être.
Est-ce qu’Au Poste peut t’offrir une petite bière ?
Ah mais avec grand plaisir !
Alors allons-y.
Alors allons-y.
Allons-y, allons-y.
Mais tu es en live jusqu’à quand, cher David ?
Jusqu’à ce que la batterie tienne, et là, c’est un peu un problème. Bonjour, ça va ? Je peux filmer ou pas ? Ah, génial ! Alors nous allons prendre deux bières. J’invite mon camarade de jeu. C’est très bien ! Deux grandes. C’est la fête aujourd’hui.
C’est la fête, c’est les Sales Gosses.
C’est la fête. Oui, parce que là, je n’ai pas…
Ah, sauf qu’il sort le billet !
Sauf que je sors le billet de 500 euros ! On me dit : « Non, tu n’as pas de monnaie ? » Comme tu veux. Ouais, vas-y. Ne t’embête pas.
Non mais de toute façon, lui, il a tellement d’argent…
T’embête pas, t’embête pas. Bon alors, je ne comprends rien : vous, c’est Yes We Camp, vous ?
Ouais.
Voilà, c’était ça. Alors, Yes We Camp, c’est quoi ?
T’es en direct ?
Je suis en direct.
À la cantine.
Comment ?
À la cantine.
Non mais j’en étais à la cantine, mais là, je vérifie mes informations.
Tu ne veux pas parler ?
Ah, il y a le goûter à la cantine ? Ah oui, il est conquis !
Je vous remercie.
C’est marrant, la queue se fait dans l’autre sens. La queue se fait par la droite, c’est comme ça. Allez-y, allez-y. Ah non, c’est lourd ! Oh merde ! Pardon, parce qu’il est lourd, là, c’est le bazar. Ah ouais, c’est comme MacDo, en fait : la commande et le drive-in.
Santé, David. Trop content que tu sois là.
Bah moi aussi, moi aussi. Bonjour. Voilà, la fenêtre ouverte, c’est nous, je crois. Mais c’est vrai que je ne suis toujours pas venu visiter tes locaux. On est encore dans les peintures et tout ça, mais voilà. Et là, pour ceux qui ont regardé l’autre jour, avant-hier soir, le ciné-club, c’était là. Le débat avait lieu ici, nouvelle salle. Il y a aussi une petite salle là-bas, je vais vous la montrer, qui s’appelle le Mini-Club, que tous les occupants ne connaissent pas. Là-bas, c’est la cantine. Le Grand Plateau, il y a le marché des créateurs, on va y aller.
On est artistes.
Très belle bière locale. Enfin, pas locale, mais…
Industrielle.
Qu’est-ce qui est tendancieux ? Alors, est-ce que vous entendez toujours, les amis ?
Je n’ai pas d’iPhone. Je n’ai rien en Apple, à part le Mac pour monter. Je suis navré, là-dessus, je ne pourrai peut-être pas du tout.
Écoute, t’es là depuis 14 heures, toi ! C’est quoi, un gros live ?
C’était un petit live.
C’était quoi, un grand live ?
Neuf heures.
Neuf heures ?
Neuf heures.
Ah ouais, quand même ! OK. Merci Kwon, merci beaucoup. On entend très bien Aymeric, parce qu’en fait Aymeric, il est juste à côté de moi, non ? On entend aussi très bien Aymeric.
Ah oui, mais c’est peut-être une manière très gentille de nous dire…
De moins parler.
Non, non, pas du tout. Je ne sais pas.
J’ai un problème, tu vois. J’ai des HF, mais les HF ne sont pas repris par l’application que j’utilise.
T’es calme.
Bon, je ne vais pas t’embêter avec ça. Et donc c’est ça, le souci. Si avec une entrée micro-casque sur un splitter iPhone, il ne peut pas injecter de Rode Waouh ! Ça, c’est le genre de phrase, tu sais, il faut que je me pose quand même quinze secondes. Non, non, non. Non, c’est mes copains. Non mais en fait, Sadrunner, j’ai le câble qui va du Rode au Lightning. Mais ce câble… Tiens, je vais te montrer. Il est là. Allez, on fait une petite démonstration. Ici, c’est le câble. Ne vous inquiétez pas, il n’est pas branché. Normalement, il devrait être sur le splitter, mais pour éviter la consommation d’énergie, je l’ai enlevé, car ce micro n’est pas reconnu par Ninja.
Ninja, c’est le logiciel qu’on utilise pour filmer. Quand je n’ai pas le splitter, le micro est de temps en temps reconnu, mais ça ne tient pas : Ninja remet très vite sur le micro iPhone. Et donc il faut qu’on trouve le système pour que Ninja accepte le micro Rode. Le micro Rode, en fait, il y en a deux. Il y en a un ici, censé aller vers les interviewés, et la même chose ici, vers moi. Là, on devrait avoir un son de dingue. Donc tu vois, c’est ce câble-là que j’ai. Je l’ai pris chez Rode. Mais le problème, c’est que si je prends l’application Dictaphone, il marche. Si je prends l’application Rode, il marche. Si je prends l’application vidéo, ça marche. Mais si je prends Ninja, le navigateur ne garde pas l’entrée son en question.
Les audio sources, si tu veux. S’il n’y a pas de splitter, il reconnaît le Rode, mais il ne le garde pas Non, le câble n’apparaît pas naze, il est tout neuf. Il n’y a pas de jack sur les iPhone. Donc vous voyez le truc : ici, c’est le tchat, c’est là que je vous lis. Ici, c’est la caméra. Ça, c’est une batterie de support. Et ça, c’est une brique Et là, il commence à y avoir du monde, c’est cool. Ah oui, un splitter jack. Mais j’en ai pas trouvé. Non, non, si tu veux, le problème de ce splitter-là, c’est que l’Apple est… En fait, là, il est censé être un écouteur. Tu vois, c’est un écouteur. Je pense qu’il ne fait pas micro et écouteurs. D’où le souci. Mais si vous voulez, attendez une petite seconde, je débranche la batterie de secours. Non, non, tu vas me voler mon matos ou quoi ?
J’ai essayé !
Bien joué, bien joué ! Il faut que je rebranche pour que ça marche, parce que je peux vous dire que les micros modulent top, top, top. Pour que ça marche, il faut que je relance. Donc voilà, regardez. Là, je suis avec le micro iPhone. Maintenant, dites-moi si on peut faire un petit test. Alors, est-ce que tu peux rester là, parler, dire n’importe quoi ?
Je peux dire n’importe quoi. J’ai un passif de comédien que tu imagines.
Alors là, ça re-fonctionne avec le micro Rode. Est-ce qu’Aymeric, tu peux parler pour voir si on t’entend ?
Est-ce que, là, tu m’entends ? Si je te parle comme ça, est-ce que ça module correctement ?
C’est bon ! Alors, il y a dix secondes de décalage, donc j’attends que le tchat réagisse.
Je n’ai pas l’habitude de cet exercice, mais bon.
Faible, un peu. Est-ce que tu peux parler un peu plus fort ?
Oui. Ça me fait vraiment repenser aux cours de théâtre que j’ai eus dans ma tendre jeunesse. Donc je ne sais pas, ça fait longtemps que je n’en ai pas fait. Le ton n’est peut-être pas juste. J’ai mal appris mon texte, c’était souvent mon problème.
Alors ? C’est bon, mais faible quand même.
OK. Sachant que j’ai quand même une voix qui porte plutôt, et des basses, donc…
Voilà, voilà, voilà. Alors attends, pourquoi… Je me dis, si quelqu’un est un peu plus timide ou autre… Bon, on l’entend moins qu’avant, ça dit. Son éloigné. Oui, il est plus loin, déjà ! Je peux te lire un tiers, je peux faire… Par exemple : est-ce que vous m’entendez ? Oui, c’est pas sa voix le problème, MDR. « Le Sale Gosse doit gueuler. »Oui bon, allez, on est quand même des gens qui se tiennent bien.Tu dois dire qu’il y a beaucoup de bruit. Tiens, reprends ta bière, écartons-nous de ces gens-là qui font du bruit. Faible, mais pas le jeu d’acteur. Voilà, ça va. Est-ce que tu peux faire un tout petit test ? Après je t’embête plus.
Ne t’inquiète pas. Est-ce que là, on m’entend mieux ? Parce qu’après, oui, je pourrais dire plein de conneries, mais pour une première apparition à Au Poste, je n’ai pas encore fait de garde à vue dans ma vie, mais à ce qu’il paraît, il faut plutôt ne rien dire que se prononcer. Donc voilà, j’attends mon avocat.
Alors là, c’est pas mal. J’ai augmenté le son globalement sur OBS. Merci. Et vous semblez au même niveau. Toi, rien plus haut.
Bah oui, parce que moi, je suis plus près.
Pour la distance, c’est pas mal. C’est mieux, voilà. Donc là, vous voyez, c’est les micros extérieurs. Alors, j’ai un système. Pose ta bière. Il faudrait que t’aies un truc autour du cou. Tu sais, ils ont des…Attends, attends. Pose ta bière.
Ah non, t’as le Rode.
Attends. Moi, je pose ma bière. Toi, tu poses ta bière.
C’est ce qu’on dit quand je parle, quand on se parle.
En plus, je peux même parler en tout premier plan. OK, OK, OK. Alors, est-ce que ça repart, là ? Voilà, nous avons un invité spécial, donc Aymeric, alcoolique anonyme. Alors là, il a pris le micro dans les mains. Dites-moi si vous l’entendez mieux maintenant.
Du coup, avec cette magnifique invention que je n’ai encore jamais vue, vraiment, quelle merveille technologique, c’est incroyable. Est-ce qu’on m’entend mieux ? Si c’est le cas, franchement, c’était un bon…
Ah non, ça ne marche pas. Ça ne marche pas ?
C’est pire ?
Ah non, ça, ce n’est pas possible. Si c’est pire, c’est qu’ils ne m’entendent pas là par là. C’est qu’ils m’entendent par avant, vu que j’ai baissé la voix.
Un, deux, un, deux. Si c’est pire, c’est qu’on entend toujours du même endroit.
Attends, attends, attends ! Le micro est coupé, là. Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?
Tu veux que je te tente quelque chose ?
Pourquoi le micro est coupé, là ?
Alors là, moi, je ne connais pas tes révolutions technologiques, je te l’avoue. Si tu veux que je te tienne…
Je veux bien. Ah, j’adore ! Tu ne peux pas mieux diriger la focale. Attends, tu vas voir, tu vas voir. Et là, et là, et là ça y est. Et là, c’est la révolution.
Ça y est ? Est-ce que la révolution est en marche ?
Ah là, c’est clair. Eh bah ça y est ! Putain, le micro était coupé depuis le début ! Oh putain, le con ! Oh, je suis con, merde !
On m’entend bien ?
Ah bah là, je pense qu’on t’entend bien, non ?
Ah bah, je ne sais pas. Sinon, je peux raconter des conneries, je ne suis pas sûr que ce soit d’un grand intérêt.
Ça ne marche pas mieux, là ? Ah merde. Allô, allô ? Allô, allô, allô ? Non, ça ne marche pas ! Ah merde ! Un, deux, un, deux, un, deux…Oh mon Dieu, c’est trop dur ! Alors je vais… je vais te dire…
Ah oui, combler les trous, on appelle ça, je crois, mais il y a une expression…
Meubler, meubler.
Meubler ! Ah voilà, c’est ça, exactement.
Est-ce que vous entendez Aymeric, là, ou pas ? Toujours pas. Toujours. Alors là, il y a un problème.
C’est le premier jour…
C’est le premier jour que je l’utilise.
Ah oui, mais ça, il y a des premiers jours, souvent, des couacs. Donc ne lui en voulez pas. C’est, je pense, du très, très bon matériel qui est là. Votre argent est très, très bien investi, à la fois dans des locaux formidables, du matériel qui est, je pense, formidable. Mais voilà, c’est une première journée. Comme toute première fois, comme toutes premières journées, c’est pas forcément évident. Donc ne lui en voulez pas. Continuez à lui donner énormément d’argent.
Arrête, arrête !
Il saura en faire très bon usage.
Et voilà. Je ne sais pas si tu as d’autres.Écoute, alors, est-ce que je peux abuser de ta gentillesse ? Je vais utiliser un autre navigateur.
Ah, ça serait peut-être une histoire de navigateur.
Bon, ça ne sert à rien que je vous mette ma bouche devant le micro, en fait. Sable, en effet, il y a un truc de droit à l’image. Je croyais que c’était que les flous. T’es certainement plus au clair que moi sur ces questions-là. Ah ! Parfait inconnu ! Comment vas-tu ? Comment vas-tu ? Alors, est-ce que vous entendez mieux ? On est revenus ? Est-ce que vous nous entendez avec ce navigateur, avec le micro ? Aymeric plein écran. Est-ce que vous l’entendez, Aymeric ? Non, toujours pas, non. Donc ça veut dire que le navigateur n’accepte pas…
On entend le son très fort.
Ah ! Deux secondes de son très fort. Parce qu’à un niveau de deux secondes de son, ça n’a rien à voir. Vas-y, là.
Là, est-ce qu’on m’entend ? Est-ce que là, il y a encore du son très fort qui est, du coup, le premier endroit de ce micro ou pas ? Allô, allô ? J’ai peur de dire une connerie, mais il n’y a pas un micro à mettre là ? Parce que là, je ne vois pas…
Non, non. Parce que t’as le micro ici.
D’accord.
Tu as un petit micro ici. Et puis tu peux aussi mettre un micro-cravate, un truc comme ça.
D’accord. Donc il y a un truc mieux, mais normalement, c’est censé fonctionner.
Je ne touche pas à ton matériel, du coup.
Mais dès qu’il y a un problème, c’est vrai que t’as envie de le résoudre.
Allô, allô ? Non, toujours rien. OK, bon, j’essaye avec un autre navigateur.En fait, j’ai été interviewé par les mecs de CNN qui avaient ça et c’est top pour les tournages. C’était génial. Voilà. Et en fait, ça enregistre. Donc c’est vendu. Ici, tu as le récepteur, là t’as les deux émetteurs. Tu vois, tu peux l’acheter avec un seul, sinon deux. Ça communique sans fil, quoi, tac, tac, ça se reconnaît comme ça. Et là, tu peux brancher tous les micros que tu veux. Tu veux mettre un cravate, tu peux. C’était top. Je peux te le prêter à l’occasion aussi.
Ça marche, ça marche. Et s’il y a du vent, ça fonctionne bien ? Parce que vu qu’il n’y a pas de bonnette sur le micro, tu as déjà essayé avec du vent ?
Oui, il y a une bonnette. Et là-dessus, par exemple, il y a cette bonnette-là.
Ah ouais, OK.
Tu vois ? Tu peux mettre comme ça.
OK.
Et bah, tu me dis quand t’as autre chose à faire.Alors, alors, alors. Est-ce que vous nous entendez ? Est-ce que vous me retrouvez, là, ou pas déjà ? J’ai changé de navigateur, je suis avec Aymeric. Est-ce qu’on entend ? Il y a ce bruit de navigateur ou est-ce que c’est Un parfait inconnu, oui, absolument, on est en train de regarder le son avec le Rode. Est-ce que vous entendez Aymeric ?
M’entendez-vous ?
Si, est-ce que tu peux parler ?
Ouais. Est-ce que vous m’entendez ? Est-ce que la beauté de la technologie accessible sera autre chose qu’un slogan ?
Donc a priori, si vous ne l’entendez pas mieux alors qu’il parle beaucoup plus fort, c’est qu’il y a un souci. Ninja ne prend pas le Rode, ne prend pas le micro. Ah si, il faudrait que tu parles un peu plus loin du micro. Voilà, un peu loin du micro, et un peu, attends, tu sais quoi ? Vas-y.
Qu’est-ce que je fais ?
Vas-y. Tiens la caméra.
Ouais, vas-y. Ouh là.
Moi, je prends le micro. OK. Allô, allô ? Bonjour, nous sommes en direct de BFM. Nous sommes en direct sur BFM. Il n’y a pas de feu de poubelle. Il n’y a pas de feu de poubelle à l’heure où je vous parle. Nous ne savons pas ce que vous voulez. Non, ça ne marche pas.
Non.
Le tchat dit non. On n’entend rien. Ça ne vient pas du micro, très clairement. Oui, le micro, il ne sert à rien. « Son de gauche », « micro off toujours », « nope ». Ça ne vient pas d’Aymeric non plus. Je t’embête plus, alors.
Tu ne m’embêtes pas du tout. Je suis là dans le coin, donc si t’as encore besoin de moi, je peux rester. C’est peut-être que toi, au bout d’un moment, tu vas peut-être en avoir un peu marre de se laisser… En tout cas, tu ne me déranges pas. Si je peux t’aider, je t’aide avec grand plaisir. Mais si t’as envie de passer à autre chose, une autre séquence, n’hésite pas à tout moment aussi à me larguer comme une vieille chaussette, ça ne me posera aucun problème.
Non, je crois que c’est compliqué. Retournons au plaisir et puis on verra, on verra, on verra. Là, je vais prendre le… Merci beaucoup.
Avec grand plaisir. Tu as besoin d’aide pour quelque chose ?
Non, non, c’était bon. C’était nickel. Donc je retourne au son de l’ iPhone. Tant pis, tant pis, tant pis. Et là, est-ce que vous entendez Aymeric ?
Est-ce que vous m’entendez, là ?
Ça y est, c’est bon. On a fini les tests avec le micro sans fil, là. Est-ce que vous entendez, sachant que là je pousse, du coup, un petit peu plus la voix ? Nous ne faisons plus le test avec le micro sans fil. On attend vos retours avec une impatience forte. Pas ouf, mais vaguement intelligible. Oui, mais c’est parce qu’il y a aussi pas mal de monde. Du coup, vous ne voyez pas,je ne sais pas. Oui, on me voit moins. Vous ne voyez pas le contrechamp. Il y a en effet de…Ben ça y est, il vous le montre. Oh là là là, bazar ! Il y a de plus en plus de monde. C’est quoi ce bazar ? Voilà. Donc voilà, c’était aussi pour ça que, je pense, vous entendez moins.
Super, il faut le prendre dans les bras, un peu kissing, comme ça on va l’entendre.
Là, quand tu as tourné la caméra, c’était très bien, du coup.
Oui, parce que le son est directif. Donc en fait, c’est quand t’es derrière que ça fonctionne bien. Donc si t’interviewes les gens, il faut qu’ils se mettent à côté de toi, en fait. Il faut qu’ils se mettent là.
Non, non, parce que c’est le micro de l’ iPhone.
Donc tu peux faire un selfie, toi. Tu peux te mettre en selfie.
Ouais. Là, je suis grand-angle. Qu’est-ce qu’on fait, là ? Desk view, appareil photo avant, c’est là. Ah oui, d’accord, c’est ça. Donc si t’interviewes des gens, je pense que là, par contre, vous nous entendez bien. Là, on est par terre, oui, certes ! Ça, c’est le son de l’ iPhone. Attendez, on n’a pas investi des sous dans un micro HF, double micro HF, pour retourner au son..Oui, c’était bien, mais il doit y avoir un problème de réglage. On refera des tests. Ce que je crains, c’est que Ninja capte pas bien le téléphone… pardon, le micro sans fil. « T’appelle l’autre pour acheter un nouveau micro. »Ah si, je m’inquiète, si je…À ce stade, Sadrunner, c’est ton technicien en chef.
Bien !
Voilà. Il y a aussi Don Navarra qui s’occupe du site. Il y a aussi Porn qui s’occupe eh bien, quelle équipe !
Ah ouais, non, incroyable. C’est fou. Une multinationale, presque.
Kwon, en fait, dans le mix, justement, le Rode permet de splitter les deux entrées ou de les différencier. Et là, on est en mode split, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul son. C’est peut-être ça, le bazar. Et Euryale, qui gère tout un tas de jeux.
Oui, mais j’ai vu sur Facebook, en effet, quand on a fait les partages d’événements, justement pour le ciné-club. Jessie, c’est celle qui fait les photos, il me semble.
Jessie, c’est l’exploratrice.
Mais oui, c’était là que je commençais à connaître un peu l’équipe.
Tu connais quasiment toute l’équipe. Il reste le Breton caché, Glaudioman, mais il n’est pas là. Le week-end, il n’est jamais là, le garçon. Le Breton, de toute façon…
C’est des gens particuliers.
Et aujourd’hui, c’est plus d’humains.
Oui, d’accord. Je ne connais pas encore.
Bon, voilà. Je vois qu’Alizée… Est-ce que tu veux aller demander à Alizée si elle veut venir parler ? Présenter un peu.
Ben oui, avec plaisir.
Merci, Aymeric. Bon, les amis, je suis très triste de ne pas pouvoir avoir un meilleur son aujourd’hui. Je m’attendais, avec tout le matos qu’on avait, tous les conseils… On n’est pas loin, honnêtement, on n’est pas loin. Merci encore pour vos dons. Je vous rappelle que l’idéal, c’est les dons récurrents mensuels. À tout moment, vous pouvez les suspendre, les modifier à la hausse, à la baisse. Le point d’équilibre, dans l’état actuel des choses d’Au Poste, c’est 700 donateurs. Et vous êtes un peu plus de 450.Voilà, voilà, voilà. Alors, va ! Voilà, là, à gauche, les gens font la queue pour la buvette. À droite, ce sont ceux et voilà Alizée, voilà Alizée en robe rouge. Alors du coup, est-ce qu’il faut se mettre devant ? Non, je vais demander : est-ce que vous entendez Alizée, aujourd’hui ?
Vous m’entendez ? Bonjour David !
Est-ce que vous l’entendez, ici, ou pas ? Il y a un petit décalage de dix secondes, c’est pour ça. Donc en fait, on est faibles. Alors attends, le mieux, c’est que tu viennes avec moi.
Ah bah non, pas de souci. Et en plus, comme ça, tu pourras voir…
C’est la caméra arrière ? Non, c’est caméra avant, je suis con. Bonjour Alizée. Alors Alizée, c’est celle que j’ai vue après Aymeric, quand j’ai dit à Aymeric : « Ah, j’aimerais bien avoir un placard ici. » Alizée était là. Donc pour ceux qui… Voilà, en gros, au mois de mars, quand ils ont projeté Un pays qui se tient sage, un jour, Alizée m’a appelé, elle m’avait dit : « Ça y est, je t’ai trouvé un placard. »
Oui, enfin ça ne s’est même pas tout à fait passé comme ça. Entre-temps, tu m’as envoyé quelques messages pour me dire : « Oui, est-ce que, par hasard, vous n’auriez pas de la place ? Parce que j’aimerais beaucoup être là, avoir mon boulot ici. » Et effectivement, j’ai gardé ça en tête, comme je t’avais dit : quand ça se libère, je te trouve un placard.
Ce n’est pas si placard ! Non, non, non, il est super. C’est top, top, top. 24 mètres carrés, non, non, c’est top, qu’on partage avec Narrative Boutique. Est-ce que tu peux, en deux mots, nous expliquer où on est, ce que c’est que Césure, Plateau Urbain, Yes We Camp et tout ça ?
Je vais essayer, je n’avais pas préparé cette question. Alors, donc, on est à Césure. C’est une ancienne université… Il faut que je regarde.
Tu regardes. Imagine, t’es avec ta famille au téléphone.
Césure, c’est une ancienne université de la Sorbonne et donc ça a été transformé, pour un temps court qui est de deux ans, en tiers-lieu. Donc, en gros, c’est 25 000 mètres carrés. Et dans les étages de Césure, il y a cinq étages, il y a 200 structures qui partagent des placards et des bureaux. Et puis ensuite, c’est aussi un lieu où il se passe plein d’événements culturels, comme aujourd’hui. Et donc, comme c’est une ancienne fac, il y a un amphithéâtre, des anciennes bibliothèques transformées en cantine, bar, restaurant, un Grand Plateau où il y a le marché des créateurs aujourd’hui. Et ce sont des espaces où il y a de la programmation culturelle qui est faite à la fois par les occupants du site, mais aussi par des personnes extérieures qu’on invite. Donc voilà, en gros, c’est un peu ça. Césure, c’est géré par une coopérative qui s’appelle Plateau Urbain. Et cette coopérative, en gros, elle a plusieurs tiers-lieux dans Paris et même en France, une quinzaine de tiers-lieux en France. Et parmi les premiers lieux qu’elle a gérés, il y a Les Grands Voisins, qui est un site emblématique, qui a donné lieu à plein de petits lieux ensuite dans Paris et ailleurs. Donc voilà, Césure, c’est un des plus gros sites de Plateau Urbain.
Alors, il y a des gens dans le tchat, tout à l’heure, qui étaient inquiets à l’idée de dire que les étudiants avaient été évacués. Qu’en est-il, en fait, à la fois des étudiants qui étaient là et du bâtiment dans quelques années ?
Alors, en fait, les étudiants, ils ont été effectivement changés de site. Ils ont été répartis sur plusieurs sites, mais surtout beaucoup à Nation, je crois.
Oui.
Avant qu’il y ait cet appel à projets et que Plateau Urbain réponde à cet appel, le site avait déjà été bien vidé parce qu’en fait, il y a beaucoup de travaux qui doivent être faits ici. Et en gros, pendant ce temps où le bâtiment était vide, l’agence qui est propriétaire du foncier universitaire de l’État a décidé de le mettre à disposition de Plateau Urbain. Et ensuite, les étudiants ont été transférés, mais ils vont revenir à l’issue de ces deux ans, parce qu’en gros, c’est le temps un petit peu de la mise en place des travaux et de la rénovation du bâtiment, qui est hyper vieux et qui date des années 70, je crois. Donc c’est vraiment un vieux bâtiment.
Hyper vieux, hyper vieux. Ça dépend, ça dépend, « hyper vieux » ! Bon bref, allons-y, on débarque.
En tout cas, il y a encore des étudiants sur ce site. Il y en a qui sont dans un bâtiment juste en face. Et puis il y en a aussi sur le site, à peu près 2 000 étudiants qui viennent sur le site chaque jour. C’est pas rien, ils ont encore des espaces, etc. Et ensuite, après ce tiers-lieu, il y a aussi une vocation importante. En urbanisme, on appelle ça la préfiguration : essayer de créer, de mettre en place l’université de demain avec les étudiants, mais pas que. C’est essayer de transmettre des savoirs différemment et donc de réfléchir à ce que pourrait être l’université de demain. C’est aussi le but du projet.
Super, super ! Merci beaucoup. On va continuer à déambuler et merci pour l’accueil. Donc je précise : nous n’avons pas un placard. On demandait un placard, mais on a eu beaucoup mieux que ça. On a visité… C’était un peu chiant, ça. Là, pour le coup, c’est des visites parisiennes où il y a cinquante personnes pour un appart.
Tout à fait.
Des visites groupées. On regarde tout le monde, genre : est-ce qu’il a un bon garant ? Enfin bon, bref. Et il y avait une dizaine de locaux disponibles, et on en a choisi un, et vous nous avez acceptés. Grave erreur de votre part, mais grand bonheur pour nous.
Il faut savoir quand même, je précise, que là, on est quasiment à 100 % de taux de remplissage aujourd’hui. Si jamais des gens… Voilà. Et ce qu’il y a, c’est qu’en fait, pour un tiers-lieu, nous n’avons plus de place, quand même. Pour l’instant, on n’a plus de place.
Officiellement, et peut-être même réellement, on est là jusqu’en juin 2024.
Officiellement, on est là jusqu’en juin 2024, tout à fait. C’est ce qu’il y a sur le bail, d’ailleurs, jusqu’à mai 2024, tout à fait. Et après…
Parce que, comme vous avez dit, en juin, personne ne perdra son loyer, donc…
Non. Je pense qu’après, dans tous les tiers-lieux, quand ça se termine, il y a tout le travail de désactivation du lieu. Donc il faut tout vider et remettre en état, entre guillemets, un peu comme c’était donné avant. Donc il y a tout un travail. Après, voilà, peut-être que ce sera prolongé, mais ce n’est pas encore…
OK, on est suffisants.
Je n’ai juste pas dit une chose, quand même, sur les partenaires sur le site. Est-ce que je peux ?
Vas-y, vas-y.
Voilà, parce que c’est vrai que tu m’avais demandé… En fait, sur le site, c’est un site qui est géré de façon partenariale avec plusieurs autres acteurs. Donc c’est vrai qu’on est partenaire… Il y a un acteur, c’est Yes We Camp, qui est une association qui travaille avec Plateau Urbain depuis longtemps sur d’autres tiers-lieux. Et Yes We Camp, en fait, eux, ils gèrent le bar, la cantine. Et ils ont vraiment… Ça, c’est un peu leur spécialité. Mais ils sont aussi très forts dans la construction, dans toutes les constructions en bois. Et ils font aussi de la programmation. Ils ont aussi plusieurs lieux en France. Donc on travaille avec eux vraiment main dans la main. Et après, on a aussi l’association Aurore, qui a aussi une Conciergerie solidaire ici, donc qui fait travailler des gens en réinsertion, des gens très éloignés de l’emploi. Et on a Emmaüs qui s’installe. T’es au courant qu’ils ont les boules ?
T’es au courant qu’ils ont les boules parce qu’Au Poste, ils reçoivent beaucoup de courrier, donc maintenant on a une étagère pour nous ?
Ah, je ne savais pas !
On leur fait des… On reçoit plein de bouquins.
C’est bien, en même temps !
Non, je déconne. Non, non, je ne reprends pas, mais…
Ils vous ont vite repérés, du coup.
Oui, oui, ils nous ont repérés, oui. Ce n’est pas la peine que je dise non à chaque fois. Je suis celui qui les soulage.
Ah, très bien, très bien. « Oui, on a du courrier pour toi. »
Bon, super. Merci.
Merci à toi.
Merci à vous tous. Et puis on continue la visite. Merci Alizée. Merci beaucoup. Voilà les amis, je vérifie que la batterie est bien en train de charger. J’ai un petit doute, là. J’ai un petit doute sur mon splitter. Si ça coupe, ne vous inquiétez pas, je reviens dans deux secondes. Je ne vais pas le faire jusqu’à 18 heures. Et quelle heure il est, là ? 18 h 24. Mais non ! Mais toi, tu aimes les heures sup.
Non.
Les heures sup, c’est dans le contrat de Mandalorian.
Ah oui, c’est ça.
OK, c’est ça. Non, parce que je me suis dit : OK, 18 h 10, 18 h 15, voilà, mais là, 18 h 25… Non, vraiment, la pauvre.
Bah oui, oui. Je ne l’ai pas dit, d’accord. Et puis non, parce qu’il n’a pas du tout l’air d’avoir envie de clôturer le live ou autre. Mais il parle de batterie qui se recharge, donc souvent, quand on parle de batterie qui se recharge, c’est pour continuer.
« Tout va bien », dit Euryale. Euryale qui voulait qu’on aille à l’espace des créateurs. Donc on va y aller. Au revoir cher ami, à tout à l’heure. Alors, merci pour ton travail. Tu m’étonnes, tu m’étonnes, maître Belle, elle travaille comme une dingue. Attendez, je vais poser ça là. Alors, on y va. Mais j’ai… Alors attendez, non, d’abord je vais checker la batterie. Si ça coupe, les amis, je reviens dans deux secondes. Je me demande si nos problèmes ne seraient pas résolus avec un Android. Je me demande. Donc, alors attendez, je vérifie la batterie. Si ça coupe, je reviens dans deux secondes. Voilà. OK les amis, donc on est à Césure, sur l’ancien campus de Censier. Donc vous avez compris : le temps des travaux, des travaux de désamiantage de cet honorable bâtiment universitaire, une partie des étudiants ont été relogés à Nation, un peu plus loin dans Paris, dans un campus flambant neuf. Et en attendant les travaux de désamiantage, il y a un certain nombre d’associations, de médias alternatifs, d’ONG, d’artistes, de créateurs qui occupent les lieux pour 20 balles le mètre carré. Depuis tout à l’heure, on est en live, en train d’aller à la rencontre des voisins et des voisines du lieu. Vous voyez, par exemple, ici, cette aile de la fac est toujours utilisée pour la fac. Et le vieux bâtiment en gris qui est ici va être refait. Voilà. Est-ce que vous m’entendez ? Vous me montrez ? OK, très bien, d’accord, super. Donc là, je vais aller au… au marché des créateurs. On commence à fatiguer. On marche vers les créateurs. Alors, où ça se passe ? Voici les prochains rendez-vous. Vous voyez donc le Au Poste Ciné-Mutins Club. Ça, c’était avant-hier. Ça, c’est lundi. Venez lundi, bon sang de bonsoir, venez à Césure. Hé, c’est quand même dingue, hein ! Alors, il pourrait envoyer le micro. Ça, c’est la grande salle. Alors maintenant, ils font du roller, là. Oh purée ! Oh purée ! Attendez, je vais rester deux secondes là ! Oh, je veux rester deux secondes là ! Voilà le marché des créateurs. Bonjour ! Alors attendez, je voudrais aller voir quelqu’un en priorité. Bonjour. Alors là, je n’interviewe pas les gens parce qu’en fait, ce ne sont pas forcément des créateurs du lieu, donc je ne voudrais pas… Voilà. C’était ouvert encore ? C’est ouvert jusqu’à 20 h, je crois. Il y a plein de trucs orange. Non, ce que je cherche, c’est la maison d’édition. Bonjour ! Qui mal y pense ? Rejoins-moi, on est juste à côté, là. J’ai des stickers. J’ai les stickers d’Au Poste, là, personne ne m’en demande. Viens donc là, sors de la cantine. Voilà. Alors tiens, Alternatiba. On en parlait tout à l’heure.
Ah oui, vous êtes venus ! C’est du direct ? On était à la réunion, j’étais à côté de vous à la réunion.
Ah voilà, c’est ça. Et vous, vous êtes ? Bonjour. David Dufresne. Je suis à l’espace public de Césure, très tenté pour aller voir les Éditions du Sonneur. Ils ont de très jolis textes. Vous voyez, dans le tchat, à l’instant, on vient de m’en parler. C’est vous ? Eh ben, qui m’a dit ? Vous ne connaissez pas ? Bah voilà, moi non plus ! Je peux vous filmer ? Qui veut faire l’article ? Bonjour, bonjour. David Dufresne, d’Au Poste. Il y a quelqu’un dans le tchat qui venait de parler de vous en disant que vous aviez de très beaux textes, de très jolis textes que vous exposiez. Donc voilà, c’est quoi, les Éditions du Sonneur ?
C’est une maison d’édition qui publie des littératures françaises et étrangères.
Oui.
On publie des textes contemporains et on réédite ou édite des textes d’auteurs oubliés, méconnus ou connus, d’ailleurs. Des textes qui n’avaient jamais existé, comme deux textes de Charlie Chaplin, par exemple.
Ça va, ça va.
Voilà, exactement. Comme des textes d’un écrivain américain formidable qui s’appelle Jim Tully, de Martha Gellhorn aussi, la troisième femme d’Hemingway, la seule à l’avoir quitté. Et en littérature contemporaine, c’est notre texte de la rentrée, Les Désarrois du professeur Mittelmann, d’Éric Bonnargent, qui était là tout à l’heure d’ailleurs, qui a fait des signatures. Laurine Roux, dont on a publié plusieurs textes. Un Anglais, Une brève histoire de l’ivresse. On a publié aussi de lui une histoire de Noël qui est très amusante.
OK.
On réédite des textes qui avaient été oubliés. Rudyard Kipling, qui a écrit Le Livre de la jungle, sur les voyages et les parfums. Jack London. Un texte de Gérard Mordillat, formidable.
Et vous êtes ici, à Césure ?
On est occupants à Césure.
Moi, je suis au 300.
Nous, on est en 508.
Vous êtes à l’étage des médias et des éditeurs.
Il paraît.
Les seigneurs de Césure, vous êtes tout en haut, bien sûr, bien sûr.
Mais quand vous essayez, quand l’ascenseur ne fonctionne pas, vous voyez que vous, vous êtes au troisième. Il y a des avantages.
On dit toujours que les riches, ils ont la vie facile. Pas du tout.
Il y a des avantages partout, surtout !
Voilà, super !
Voilà, bravo, et puis au plaisir de se rencontrer. On s’était déjà croisés, il me semble bien, oui. Merci.
Avec plaisir. Merci beaucoup, au revoir. Voilà, les Éditions du Sonneur. Est-ce que vous avez toujours la connexion, les amis ? Est-ce que vous avez toujours la connexion ? J’aimerais bien trouver les copains de Kilema. Et oui, quelqu’un a dit que je dois être comme un gamin dans un magasin de jouets. Il y a de ça, dans le sens où il y a un côté cure de jouvence pour moi. Il y a un côté cure de jouvence pour moi, là-dedans. J’aime bien ce truc. Bon, parce que c’est orange, évidemment, mais pas uniquement. Alors, nous… Je ne vois pas les éditions… Ah ben voilà, voilà, les stands ferment. Non, je ne les vois pas. Je les vois peut-être ici, non ?
Ça ne s’arrête pas !
Ouais. On devrait faire un stand Au Poste la prochaine fois ? Qu’est-ce que vous en pensez ? Mince, je ne vois pas. Je ne vois pas ! Non, c’est vrai, ça fait beaucoup, beaucoup de bien. Non, puis ce qui fait du bien, c’est de séparer un peu la vie de famille du boulot, parce que là, ça devenait dingue. « Transforme tes vêtements en bob. » Génial ! Le Bob magique, ça s’appelle. Bonjour, pardon, excusez-moi. Vous voulez me raconter ce que vous faites ? Ça me fait marrer, votre affaire. Ah, c’est encore le garçon qui parle ? À chaque fois, c’était pareil. Ah non, c’est la dame ? Ah super ! Ah bah oui ! Oh là là, il est orange, c’est ma couleur, génial ! Alors racontez-moi ce que vous faites. Il faut parler un petit peu fort parce qu’il y a du bruit ambiant, désolé.
Alors du coup, ce sont des bobs personnalisés qui sont faits soit avec du tissu de fin de stock, soit avec du tissu d’autres habits, comme de l’upcycling. Et c’est des commandes personnalisées, donc je mesure la tête des personnes. Je ne sais pas où vous les regardez.
Vous regardez là, mais il faut parler un peu plus fort.
OK, d’accord. Je recommence ou pas ?
Ça devrait être mieux si je me mets à côté de vous. Voilà, on vous écoute. Vous savez faire ça. Voilà, je vous écoute.
Alors du coup, ce sont des bobs personnalisés qui peuvent se faire à la commande. Donc je mesure la tête des personnes qui commandent pour être sûre que ce soit la bonne taille. Et j’utilise soit du tissu de fin de rouleau, soit du tissu d’ upcycling, avec des habits qui sont récupérés.
De quoi, vous dites ?
De l’ upcycling !
Non, je ne connais pas.
C’est hyper intéressant. C’est prendre des habits qui ne sont plus portés, qui ne sont plus utilisés, mais qui sont encore en bon état, récupérer des tissus et créer de nouvelles pièces plus intéressantes, dans une optique écologique, et ne pas utiliser de nouvelles matières, mais créer de nouveaux vêtements plus intéressants et plus portables.
OK, OK.
C’est un peu dans cette optique-là, et aussi dans une optique personnalisée. C’est pour ça que ça s’appelle Le Bob magique. Je fais des broderies dessus, par exemple pour des anniversaires ou des meilleurs amis qui veulent avoir le même bob avec une petite broderie en référence à leur amitié, des choses comme ça. Voilà.
Super ! Vous êtes occupante ici ou pas ?
Je suis exposante extérieure.
Ils ont été sympas, l’organisation. Il paraît qu’ils ont été un peu impitoyables avec les extérieurs, non, ce n’est pas vrai ? Non, je déconne. Bravo, il est très joli, le vôtre, orange. Les autres aussi. Mais alors attendez, ça, c’était un tee-shirt au départ ?
Celui-ci, par exemple, c’est une chemise. Celui-là, c’est une chemise à motifs, mais je ne la mettais plus. Mais j’aimais bien le tissu, du coup j’avais voulu refaire…
Attendez, il y avait le revolver sur la Suisse ? Purée, pas mal ! Super. Pas mal, pas du tout. Super. Où est-ce qu’on peut vous… Attendez, où est-ce qu’on peut vous retrouver ?
Sur Instagram, je prends les commandes.
Suivez-moi sur Instagram ? Ah oui. Attendez.
Non.
Voilà, vous pouvez commander ici, vous pouvez regarder les modèles que je fais et me donner vos idées. Vu que je fais à la commande, je peux faire les idées que vous avez.
Super. En fait, on vous dit : au lieu de dire « upcycling », « réutilisation ».
Voilà, c’est ça.
Mais « upcycling », c’est plus vendeur.
Upcycling, c’est le terme officiel que tout le monde utilise pour désigner vraiment cette partie-là.
Elle a moins de 25 ans. Tout va bien. Merci beaucoup.
Merci à vous.
Super. Merci beaucoup, bonne fin d’expo.
Merci beaucoup. Au revoir.
Oh la vache, c’est dur, la vie, hein ! OK. Alors, j’espère qu’on ne va pas planter le live. Je cherche encore la maison d’édition, mais je ne la trouve pas. Je ne sais pas où elle est, je ne sais pas où elle est. C’est une maison d’édition qui s’adresse aux lecteurs qui ont du mal à lire. Je trouve leur truc super sympa, mais je ne les retrouve pas. Alors, est-ce que vous vous souvenez de la jeune fille de la cantine, du prénom ? Je crois qu’elle disait Margot. Je vais essayer de la retrouver pour refaire l’entretien avec elle puisque ça avait planté. Et vous pouvez me dire. Ah non, je ne retrouverai pas la maison d’édition. Bon, écoutez, une prochaine fois, tant pis. Donc voilà, ça, c’est toute une grande, grande salle. C’est très joli. Regardez, c’est joli, ça. Très, très joli, merci. Alors, on continue. Ah, c’est une visite officielle, là ! Oh la vache, c’était la visite guidée, là. N’oubliez pas le pourboire pour le guide à la fin. Tiens, on va écouter un peu. Victor !
Donc il est prêt avec son émission Au Poste, qui est un média. Et peut-être que tu peux leur raconter ton média en deux mots.
Non, je ne veux pas embêter ces messieurs-dames.
Mais en gros, il fait des émissions trop chouettes. On en a déjà eu une ici. C’est des émissions qui sont retransmises sur Twitch, etc., mais qui sont aussi en direct et qui permettent de débattre de sujets de société dans une ambiance… Là, la dernière fois, c’était dans une ambiance sous les arbres de la terrasse. Donc des chouettes ambiances pour discuter de chouettes sujets.
Ça s’appelle auposte.fr et donc j’ai un studio, là, maintenant, depuis quelques semaines. Avant, je faisais ça chez moi et donc c’est la libération pour moi. Et il y a des émissions en public, donc une lundi. On fait un ciné-club tous les premiers jeudis de chaque mois. On en a fait un avant-hier sur le Chili, les 50 ans du coup d’État de Pinochet. C’est gratos, entrée libre, vous venez quand vous voulez.
Effectivement. Aussi, pour compléter, on organise quelque chose qu’on fait depuis… D’ailleurs, on avait commencé avec toi, avec Un pays qui se tient sage. On organise assez souvent des projections de films gratuites ou à prix libre dans l’emplacement que je vais vous montrer, juste en bas. Et donc là, on se cultive aussi des fois avec Au Poste ou la SCOP des Sales Gosses, qui est notre occupant, ou Danaé, ou ici, ou tout ça, pour souvent faire des projections de films engagés et qui nous tiennent à cœur. Donc c’est une autre facette de notre événementiel grand public. Voilà !
Bonne visite. Merci d’être venus, merci.
Ça va, les amis ?
Bon, chers amis, on continue ou quoi ? Ou on arrête la visite ? J’étais content !
Il avait l’air ! Oui, je lui ai dit que tu faisais un truc. Moi, je suis de Plateau Urbain aussi, je suis avocat.
Ah, d’accord ! Donc je m’occupe de… Je peux poser deux ou trois questions ? On est en direct ?
Ah non, je ne peux rien dire !
Mais non, tu vas être enregistré.
Non, mais parce que je suis pris par ce parrain.
C’est live, là, c’est en direct.
Ah, on ne peut rien dire !
Mince ! Un avocat ! Vite ! Oui, pareil, mais j’ai peur de ça, là ! T’es avocat ? J’ai besoin d’un avocat ? D’accord, à plus tard. Bah écoutez, donc en fait, la cantine est fermée. Voilà, la cantine et Emmaüs sont fermés. Chers amis, je crois qu’on a fait un peu le tour. Je vous ai montré les amphis où on fait les débats. Je vais vous les remontrer pour ceux qui n’étaient pas là au début. Où on fait, pardon, les ciné-clubs. Oh bah, difficile. Alors, ils sont là, les enfants. Alors je vais vous montrer, je vais vous montrer. Alors tout à l’heure, je suis un peu embêté parce que je suis interviewé par la radio du coin qui s’appelle Le Moment. Ils me font mon procès, je ne sais pas…
Tant que le monde t’importe, les paysages sont pareils.
J’ai fait un signe au monsieur. Alors attends, je vais mettre la caméra vers nous deux. On est en direct parce qu’en fait, ça marche mieux, le son. Enfin, j’ai un petit problème de son. Alors attends, bouge pas, là. Il y a des gens qui me regardent, là. Ah oui, là. Ouais, ouais, ouais. Caméra avant, ça devrait… Bonsoir. Qui êtes-vous, jeune homme ?
Nicolas. Moi, j’ai une double casquette ici. Je suis à la fois résident comme metteur en scène de théâtre, et puis j’ai rejoint une sale bande qui s’appelle Le Moment, qui est un collectif de journalistes indépendants. Voilà, on essaye de dire les choses un peu autrement que ce qu’ils disent dans les grands médias, et puis de donner la voix à ceux à qui on ne la donne pas souvent.
Alors, le moment, c’est quoi ? Sur le Web, c’est lemoment.org ?
Tout à fait. Et c’est une radio qui fait des choses tous les mercredis. Voilà, là, on avait un direct à 18 heures tous les mercredis depuis octobre. Et là, à partir du 18 septembre, on va passer avec une mise en ligne d’émissions tous les jours à 18 heures, cinq jours par semaine. Et on va essayer de tenir cette cadence-là le plus longtemps possible, bien sûr. Voilà, donc émissions, directs, podcasts…
Voilà, c’est pas mal. Et alors moi, je suis en procès tout à l’heure, c’est ça ?
Ah oui, tu vas passer à la question. 20 heures. 20 heures pile. On les fout dehors à 20 heures, là, le Burger Queer, que vous pouvez suivre sur Twitch aussi. Mais à 20 heures, on les fout dehors. Quoi qu’il arrive, on les met dehors.
Là, vous êtes sur Twitch en ce moment aussi ?
On va y être, là, dans quinze minutes.
C’est quoi, le… ?
Oh mince, je ne sais pas. Sinon, lemoment.org. Vous trouverez le lien sur lemoment.org. Je suis très mauvais pour la com.
Et c’est toi qui m’as prêté un câble Ethernet de 50 mètres pour pouvoir faire le ciné-club l’autre jour, pour avoir la connexion Ethernet.
Et voilà. Ça, c’est ça, la coopération. Le Moment, c’est un travail de coopération entre les différents résidents, les différentes structures d’ici. On se dit que l’avenir, un des leviers pour l’avenir, c’est la coopération.
Tu penses que je peux retransmettre mon procès ou c’est pas une bonne idée ?
Tu peux, bien sûr !
Je vais être dans la merde ?
Non, non. Ah bah… Après, il y a le jugement, on verra. Le délibéré, c’est ça.
C’est tout de suite ?
C’est tout de suite après. Normalement, à 20 h 45, tu sauras quel sort… À 20 h 45, tu sauras ce qui t’est réservé comme sort. Si tu t’es bien défendu, peut-être que…
Non, la sentence est déjà prévue, en plus. La justice de classe !
Mais non ! La justice classique.
Quoi ? Pourquoi ? À tout à l’heure ! Merci beaucoup ! Quelqu’un d’autre veut parler de Le Moment ?
Dans une prochaine vidéo.
Je sais qu’il n’y a pas de public ! Tiens, on est en direct !
Qu’est-ce que tu veux que je dise ?
Bonjour, Danaé, qui prépare avec nous le ciné-club !
Oui !
C’est elle qui est en charge des courts-métrages d’étudiants, en première partie, en vedette américaine ! C’était toi qui nous avais déniché le jeune Clément ! Et c’était super ! Avant-hier, qu’est-ce que tu fais ici ?
Alors ici, moi, je fais tout plein de choses. Je fais surtout du tricot, dans un premier temps. C’est un peu la raison pour laquelle je suis venue. Je fais du tricot et de la teinture, comme ce que je porte actuellement. Mais à part ça, je suis impliquée dans un média qui s’appelle Le Moment, qui est un média coopératif et citoyen qu’on a créé. On lance une émission de radio dans quelques minutes, là, tout de suite, dans le hall. Et à part ça, je suis un peu impliquée partout. Et c’est vrai qu’avec David, en effet, j’ai monté un petit partenariat avec l’université de Montclair, qui a un master de cinéma documentaire. Et donc l’idée, c’est de montrer, à chaque fois qu’il y aura un ciné-club, un film réalisé par un étudiant ou une étudiante, pour montrer l’avenir du cinéma.
Absolument, il n’y a pas que des vieux…
Ce qui n’est pas que le but. Mais surtout, pour avoir fait de la recherche autrefois à la fac, je trouve ça hyper frustrant de se dire que c’est un travail qui est quand même de qualité et que ça reste sur une étagère, dans une bibliothèque fermée, que personne ne va jamais lire. Et le principe du cinéma, surtout le documentaire, c’est que ce soit vu, en fait, parce que t’as des questions qui sont de vraies questions de société et de solidarité, qui ont besoin d’être racontées, besoin d’être vues par les autres aussi, parce que ça fait bouger les lignes sur plein de sujets. Et je trouve ça essentiel d’avoir une place pour que ces jeunes puissent montrer leur travail.
Absolument, absolument. Et là, le jeune Aymeric, qu’on a déjà croisé tout à l’heure, on a fait des tests de son. Donc là, en fait, c’est les trois structures occupantes du lieu qui s’occupent du ciné-club avec les copains de Ciné-Mutins. On est bien d’accord que, pour le mois prochain, on nous fait un meilleur son ?
On améliore le son pour la prochaine fois. Et puis surtout, je trouve que c’est une belle démonstration aussi de ce qui peut se passer dans les tiers-lieux, de la synergie qui se crée entre projets différents, des gens qui portent des sujets différents. Et du coup, c’était très chouette aussi de montrer que, parce que ces lieux existent, ça permet à des gens de se rencontrer et de monter des choses qui sont tout à fait intéressantes.
Voilà, absolument. Génial, à tout à l’heure. Merci beaucoup, les amis. Voilà, voilà, voilà. Merci Nicole pour ton sub, merci beaucoup. C’est un petit peu baissé, celui-là. Voilà, donc je passe en jugement dans une heure. Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? J’arrête, vous regardez Le Moment ? « Entre-soi », Mélène, ce n’est pas très cool dans la mesure où je ne connaissais pas ces gens. Donc voilà, c’est un lieu de rencontre. Je vais peut-être prendre des forces pour les rejoindre. Mais bon, il n’y a que des trucs bio ici, ça ne m’intéresse pas. Non, je déconne. Voilà les amis, on va couper le live. Le problème, c’est qu’avec ce son-là, je ne suis pas sûr que ce soit intéressant. Vous allez me dire. À ce moment-là, je vais aller chercher un trépied. Ou alors je peux faire ça. Je vais aller… Antoine, c’est jusqu’à minuit. Il y a plein de concerts organisés par Alternatiba jusqu’à minuit. Nous, on ne va pas aller jusqu’à minuit, hein. En revanche, si tu veux visiter les lieux, lundi soir, me laissez pas tout seul, purée, me laissez pas tout seul ! On fait notre première rencontre en public dans l’Impasse, qui est une des salles là-haut. Alors, je ne sais pas encore si c’est l’Impasse ou la cantine, voilà. Ah bon ? Toi, Pandoff, tu es là ? Viens me voir, j’ai des stickers à donner ! Personne ne vient me prendre mes stickers, mince ! Faut que j’aille péter ! Donc venez lundi, venez. Regardez, j’ai de magnifiques stickers. Je vais, par exemple, celui-ci… Ah ben non… Celui-ci : « Stickers offerts par les incroyables donateurs d’Au Poste. Nourrir le débat public sur les libertés publiques. Consolider un média 100 % libre et indépendant. Permettre l’accès gratuit à toutes et tous. Bénéficier de 66 % de réduction fiscale sur vos dons. » Le troisième sticker, rouge, orange, rouge orangé. Ça, c’est le même. J’en ai plein. « Ici, on n’est pas chez les cons. » Ici, on n’est pas chez les cons Au Poste.
Voilà !
Voilà, donc si vous êtes dans les parages, je vous donne des stickers. Et sinon, venez lundi. On fera un quiz de la rentrée, on va discuter d’Au Poste en règle générale, des projets, de l’état des finances et tout ça. Ah, bébé, je ne filme pas ! Les incroyables donateurs et donatrices. Alors, je vais me mettre dans la salle, vous allez me dire si le son est bon. Si c’est le cas, je retransmets à 20 heures.
C’est le moment de se rencontrer, se rencontrer… Moquette verte. Oui, on n’en a pas parlé avant. Transat jaune, moquette verte.
Bien entendu !
Bien entendu, Gérard !
C’est bon ! Oh, il s’est dit que… Oui, messieurs, n’hésitez pas à rentrer.
C’est tout.
Et l’émission effectivement, c’est le moment de se rencontrer. C’est ça. Ça veut dire que Nia est dans la place, donc ça veut dire que tout est là, que ça va commencer. C’est chaud ! On attend les derniers invités. Si vous voulez vous… Le Moment, média coopératif, ici. Regardez, « Le moment de se rencontrer ». Eh oui, c’est le moment de se rencontrer. Bon, on part dans le bazar. Les gens sont là, et il y a des gens comme ça qui sont là pour nous renforcer. Ils sont dehors, à la buvette ! Bonsoir, bonsoir ! C’est la voix qui parle ! Je vous entends.Transat jaune Bonsoir. N’hésitez pas à prendre la parole. Prenez-nous le micro ce soir ! Voilà, voilà, voilà. Alors vous voyez, cette petite moquette, c’est pas grand-chose. Ça permet de faire plein de choses dynamiques avec le corps, et puis on s’en fiche, on passe un bon moment, on célèbre. Et alors oui, on peut la rouler comme ça, c’est intéressant, ou alors dans la longueur. Et alors ça, c’est très différent, parce qu’on peut la rouler aussi comme ça. Enfin oui, Gérard va être un expert du déroulage de la moquette. Je vous présente mon cousin Simon. Bonsoir, Simon ! Ah, c’est bon ! Nous avons déterminé ici que c’est aussi son anniversaire. Oui, le petit ! Jérémy ! Emmanuel ! Joyeux anniversaire, Emmanuel ! Voilà, on s’éloigne ! Joyeux anniversaire ! Emmanuel, c’est lui !
C’est moi, Emmanuel !
Merci, maman ! Bon anniversaire ! Profite, c’est ton moment ! Et cette lumière rouge, là c’est beau..
C’est la lumière qui dit qu’on enregistre.
C’est du direct, c’est en direct ! Merci. Incroyable, j’adore ces prénoms. Alors, comme vous pouvez le voir, c’est un joyeux bazar ! Le moment de le mettre, le bazar ! Nous vous souhaitons un joyeux bazar.
Ouais !
Merci, merci. L’émission Le Moment, en public, en direct de Césure. Prenez le micro à tout moment pour échanger avec les invités et participer au Burger Queer.
Il y a un Guillaume.
Alors oui, vous y étiez presque, c’est le Burger Queer. Alors qu’est-ce que c’est, finalement ? Je sens que cette question vous brûle les lèvres. J’ai l’impression que vous êtes très pressés de nous le raconter.
C’est un jeu ludique et divertissant autour des thématiques LGBTQIA+, si je ne me trompe pas.
C’est incroyable. C’est incroyable, et je crois que c’est lui.
Bon, les amis, je vais chercher un trépied. Je suis obligé d’interrompre. Je vais chercher un trépied dans les locaux d’Au Poste et, comme ça, on va rester en direct. Mais là, il faut que j’aille chercher l’autre pied. Quel bazar ! C’est bon. Voilà ! C’est mort. C’est pas possible. OK. Voilà, donc… Je crois que je suis triste que les micros ne fonctionnent pas pour aujourd’hui. Donc vous m’avez dit que vous aviez le son et l’image tout à l’heure pour la radio. Donc on va descendre. Voilà. Regardez cette mise en abyme magnifique, regardez bien l’écran derrière. Voilà, les locaux d’Au Poste. Je pose la caméra deux secondes, je vais chercher un trépied. Alors ? OK, je débranche… Ah ! Il faut que je remonte la batterie. Est-ce que vous m’entendez ? Je descends. Alors, il reste un étage, là, réservé au CROUS. OK, OK. Voilà, vous m’entendez très bien. Merci, Pimiko. Ah oui, normalement, il ne faut pas passer là. Bonjour. Ah oui, c’est l’équipe du Moment, ils ont privatisé le local, ce n’est pas possible ! Qu’est-ce qu’ils font, ces gens ? Oh, la buvette ! La buvette par là, c’est génial ! C’est une belle vue ! Alors, vous allez me dire si le son est bon.
L’ancienne secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, est également une écrivaine prolifique. De tous ces livres, il n’y en a qu’un seul qu’elle n’a pas écrit. Lequel ? On va voir si le public connaît le domaine. Le premier, c’est Où sont les violeurs ? Voilà, je vous laisse le temps. C’est une bonne situation, ça, ministre ? Les filles bien n’avalent pas. Et le troisième : Comment transformer votre mec en Johnny Depp en 30 jours. Un seul de ces livres n’existe pas. Un seul de ces livres n’existe pas, je ne plaisante pas. Non, non, je vous assure que ce sont des vrais titres.
Le deuxième, c’est Les filles bien n’avalent pas.
Ça, ça existe.
Ça existe. Je pense que ça existe. Et alors, il y a Où sont les violeurs ? et…
C’est une bonne situation, ça, ministre ?
Ça existe, hein !
C’était le dernier qui n’existe pas. J’ai juste remplacé le nom de l’acteur, parce que le titre, normalement, c’est Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours. Voilà. Il y avait des choses à parler, il y en a de nouvelles. Mes amis, une thématique… J’ai eu les gens pour écrire les questions toute la nuit pour me faire ça. Vous allez voir, c’était avec un humour incroyable. La question vous a l’air ? Les uns contre les autres, vous allez devoir buzzer pour ces choses incroyables. « Lesbien raisonnable ».
C’est lesbien !
Enfin, les parents LGBT sont parfois invisibilisés. On dit alors que ce sont des transparents.
Bravo !
C’était le lobby !
Attends, attends, attends ! Qu’est-ce qui se passe, là ? C’est quoi, ce bazar ? Moi, j’ai une émission, je pense qu’elle est hyper sérieuse. Il est bientôt 20 heures, on a plein d’invités, des sujets, des gros sujets. Donc je comprends pas du tout ce qui est en train de se passer, là !
En fait, on a vu la lumière et, en fait, dans le fond… Mais non, parce qu’en fait, ce qui se passe, c’est qu’on s’est dit qu’il y avait…franchement, ça ne va pas du tout…
Vraiment, c’est limite un peu irrespectueux. Franchement, tu sais qu’à 20 heures, c’est toujours les infos, c’est des sujets importants. On voit bien ton jeu et tout, mais quand même…
Non, mais non, enfin, ce n’est pas plus important que le JT.
Attends. On va commencer. Donc là, franchement, il faut que les gens commencent à partir parce que là… Attendez, il y a notre invité qui arrive. Mais la juge, l’invité, les gens… Qu’est-ce qui est en train de se passer, là ? Qu’est-ce qu’on fait ?
Bonsoir, il est 20 heures. Un point sur l’actualité. La vigilance orange pour canicule, toujours en cours dans quatorze départements d’Île-de-France et du Centre-Val de Loire, a été prolongée aujourd’hui. Des températures record pour un mois de septembre, après l’été le plus chaud que l’humanité ait jamais connu. Un épisode climatique inquiétant qui ravit néanmoins les vendeurs de glaces et de climatiseurs. Au Maroc, au moins 1 037 morts et 1 204 blessés dans un puissant séisme qui a frappé le pays dans la nuit, selon un nouveau bilan officiel. La police néerlandaise a procédé à l’interpellation de plusieurs manifestants écologistes du groupe Extinction Rébellion, qui bloquent depuis ce matin une autoroute près de La Haye. Parmi eux, une célébrité, l’actrice néerlandaise Carice van Houten, spécialiste du chocolat chaud et également connue pour son rôle dans la série Game of Thrones. Un point sur le Royaume-Uni : le prince Harry s’est recueilli hier sur la tombe de sa grand-mère, la reine Elizabeth II, un an après sa disparition, le 8 septembre 2022. Selon les médias anglais, il s’agissait d’une démarche personnelle. Le prince est en froid avec le reste de la famille royale. Et puis, rafraîchissant pour terminer, à Cambrai, on vient de battre le record de la plus grande tarte au maroilles du monde, qui dépasse les 100 mètres. Le précédent record, pulvérisé, était de 33 mètres. Un repas immanquable en période de forte chaleur.
Maroilles ?
Maroilles, maroilles.
Non, c’était juste « maroilles ».
Il y en a d’autres à vous ?
Non, non, je vais venir.
Alors, dans quelques instants… Sauf le maroilles, on adore ça. Alors, dans quelques instants, on a un grand procès qui va avoir lieu ici : le procès de David Dufresne, qui défraye la chronique souvent avec ses petites vidéos et puis ses sujets un petit peu touchy. Donc déjà, les gens qui sont dans la salle, je vais tout de suite vous déplacer vers une personne parce qu’on a besoin d’un tribunal. Donc, à la fois votre première émission de radio, monsieur ?
Oui, merci.
Voilà, venez. Donc c’est à la fois votre première émission de radio et à la fois votre premier tribunal. Vous savez, des fois ça arrive, on est comme ça, amené à participer à un tribunal. Vous êtes la personne anonyme. Vous faites quoi dans la vie ?
Je travaille ici même, à la Conciergerie solidaire.
Conciergerie solidaire, de quoi s’agit-il précisément ?
En fait, on s’occupe de tout ce qui est espaces verts, également de la distribution de colis aux différentes structures.
Les structures vertes ?
Pour toutes les structures.
Ça vous plaît d’être assis là avec nous ou pas ?
Bien sûr, oui, tout à fait.
Donc vous allez devoir juger David Dufresne dans quelques instants, quand il va arriver. Je vous remercie d’être parmi nous, c’est très sympa. Maintenant, monsieur, bonjour. Non, c’est comme ça, c’est un tirage au sort. Vous allez devenir membre du jury. Que des messieurs, hein ?
Oui, ben voilà, c’est que des messieurs. Ce n’est pas non plus…
On passe des queers aux messieurs, alors ? Bonjour. Donc vous êtes là pour quoi, vous, là ?
Pour être joyeux.
Ouais, mais dans le lieu, Césure, ici ?
Pour voir le lieu, pour découvrir, et voilà.
T’as pas une petite idée derrière la tête ?
Non.
Rien ?
Non.
Zéro ? Une petite bière pour papa ? Tu viens voir quelqu’un ou pas ?
Ma cousine.
Qui fait quoi, ici ?
Elle était tout à l’heure animatrice.
Ah, dans le Burger Queer d’avant ?
Exactement.
Génial, super. Merci d’être là. On va démarrer dans quelques minutes. Où est parti David Dufresne ? Ils sont prêts, alors ? Mesdames et messieurs, procès de David Dufresne ! Avec un petit lancer, et ça démarre maintenant. Alors, on m’entend ? Super, super. Donc là, je suis juste à côté du bâtiment, je suis avec Madame le juge, Madame la juge. Donc là, je suis juste à côté du bâtiment. Il y a M. David Dufresne qui, apparemment… Non, je suis désolé, vous n’avez pas le temps de boire une bière, M. David Dufresne, vous allez être jugé ! M. David Dufresne. Enlevez-lui sa bière immédiatement ! Un petit moment, là. Bonjour monsieur, bonjour ! Voilà, donc là, Madame la juge est en train de parler à la foule. Monsieur David Dufresne, n’hésitez pas à suivre. Voilà. Donc là, Madame la juge déambule à travers la foule. David Dufresne est juste à côté de moi. Tout va bien, M. Dufresne ?
Je dénonce d’ores et déjà cette justice-spectacle qui consiste à rabattre les gens vers la salle d’audience. C’est proprement odieux.
Je comprends, je partage votre avis. Je comprends, je comprends. Madame la juge, elle me regarde glacialement, et je suis encore à côté de M. David Dufresne. Euh, monsieur David… Voilà, n’hésitez pas à rentrer dans la salle. C’est maintenant que ça se passe. Je crois que Madame la juge va rentrer dans la salle. Je crois qu’elle va rentrer dans la salle, mais par quelle allée, on ne sait pas. Ah, ça y est, elle rentre dans la salle. Je ne sais pas l’ambiance est figée à l’intérieur. On me fait signe que Madame la juge va rentrer de ce côté. Et je suis toujours à côté de M. David Dufresne, et non pas Diane Dufresne, attention à ne pas confondre avec la chanteuse Diane Dufresne. Voilà, c’est le procès de David Dufresne dans une minute. N’hésitez pas à rentrer, n’hésitez pas à rentrer. Oh là là, donc là, je marche sur des œufs. Madame la juge essaye de contourner le fil. Attention, ils vont se faire face. Le regard de Madame la juge… Immobile, immobile, je ne vois que ça. Monsieur David Dufresne m’a l’air concentré, le regard planté dans celui de la juge et… Oui, je crois que j’ai senti un peu la voix, car le procès de M. David Dufresne devrait… Madame la juge va voir l’un des jurés. Apparemment, elle a besoin de s’entretenir avec lui de quelque chose, je ne comprends pas. Le regard des jurés est glacial. Encore une fois, je vois une dame du jury qui rit, un petit peu nerveuse. C’est glaçant, c’est glaçant. Attention, je crois que ça va bientôt commencer.
David Dufresne, vous êtes journaliste, et ça, c’est déjà un point positif à mes yeux. Vous êtes donc journaliste, mais pas que. Et comme je suis moi-même journaliste, je me permets de te tutoyer, c’est une convention dans le métier. Donc journaliste et pas que, car tu es réalisateur de documentaires, streamer. On a pu te voir déambuler avec une caméra tout cet après-midi, par exemple pour l’ouverture de Césure, pour ta chaîne Twitch qui s’appelle Dav Duf. C’est vraiment rigolo, on va y revenir. Dans ta carrière, David, tu as travaillé comme rédacteur en chef pour i>Télé, une chaîne d’actualité en continu du groupe Canal+, avant sa transformation en CNews, une chaîne d’opinion conservatrice qui est devenue micro ouvert à Éric Zemmour pendant la dernière campagne présidentielle. Tu as également travaillé pour le journal Libération, un journal un petit peu orienté à gauche quand même, et tu fais partie des personnes qui font des médias uniquement en ligne, spécialisés dans l’enquête. Tu es aussi poète, fan de musique, de rock, tu écris des livres. Bref, tu ne dois pas dormir beaucoup la nuit. Depuis un certain temps désormais, tu es ce qu’on appelle un journaliste indépendant. Ça veut surtout dire que tu gagnes mal ta vie. Ça ne t’empêche pas de multiplier les projets et les enquêtes, en France, par exemple, et à l’étranger, et d’être reconnu par la profession pour ton travail. On te doit par exemple le web documentaire Prison Valley, avec le photographe Philippe Brault, qui dévoile le fonctionnement d’une ville-prison dans le Colorado et qui proposait aux internautes de débattre avec les protagonistes du reportage. En France, on t’a remarqué pour ton enquête sur l’affaire de Tarnac et le contre-terrorisme. Tu te fais définitivement connaître du grand public grâce au compte Twitter que tu crées pendant le mouvement des Gilets jaunes, Allô Place Beauvau, qui recense une série de signalements de violences policières lors des manifestations de ce long épisode social. Tu t’es spécialisé sur les questions de libertés publiques, au point d’être toi-même candidat aux élections législatives en 2012 pour le Parti pirate. C’est toujours dans cette idée de défendre les libertés publiques, notamment pendant les manifestations, que tu sors en 2020 le documentaire Un pays qui se tient sage, qui raconte les affrontements entre Gilets jaunes et forces de l’ordre. Depuis deux ans, tu es donc également streamer avec ta chaîne Twitch DavDuf, suivie par plus de 30 000 personnes. Bref, tu es un peu le Squeezie de Twitch, mais version lanceur d’alerte sur les dérives en tout genre. Mais pas encore à organiser des Grands Prix de Formule 4 comme le GP Explorer de ce week-end sur le circuit du Mans. Peut-être que tu n’aimes pas les voitures.
David Dufresne ! Vous êtes accusé de foutre le bazar. Vous mettez du désordre dans la société publique. Ça ne nous aide pas du tout. Vous nous empêchez de dormir, au tribunal. Donc vous êtes journaliste. Enfin, c’est vous qui le dites. Et vous dénoncez les violences policières. Et là aussi, c’est vous qui le dites. Vous êtes défenseur des libertés publiques. Vous imaginez la gêne que vous occasionnez ? Nos magistrats sont en burn-out. Qu’avez-vous à déclarer ?
Ouais ! Bravo !
Silence, s’il vous plaît ! Qu’avez-vous à déclarer ?
Madame la juge, je voudrais démarrer par un petit propos liminaire, comme le droit m’y autorise. Vous avez tout à l’heure fait le rappel dans le public de Césure. Vous êtes allée chercher le chaland, vous êtes allée chercher ces gens qui viennent pour le sang. Vous avez fait de la justice un spectacle en faisant en sorte que des gens viennent écouter la mise à mort d’un pauvre citoyen comme moi. C’est honteux. Mais plus honteux encore, vous ne portez même pas la bonne robe. Vous avez une robe de procureur, une robe rouge et noire. Vous n’avez pas l’hermine noire de la juge. Et ça, c’est un signe de cette justice qui s’abat sur les gens, qui est à charge et uniquement à charge. Je vais répondre à vos questions, mais c’est honteux, ce qu’on me fait.
Je vais commencer par répondre, moi aussi. Je constate que vous portez un tee-shirt orange. Ça, c’est louche.
Bravo ! Bravo !
Bien envoyé !
Pourquoi cet enfant né en Mai 68, mai 68, c’est original, manifeste-t-il depuis ses premières années dans la presse tant d’insistance à dénoncer la pression des autorités publiques sur le corps citoyen ? C’est à vous. Répondez, là ! Avez-vous besoin que je reformule une deuxième fois la question ?
Si vous vous adressez à moi, oui. Si c’est au public et pour faire le spectacle, non.
Intéressant. C’est à vous que je m’adresse. Tee-shirt orange. Pourquoi cet enfant né en mai 68 met-il, depuis ses premières années dans la presse, tant d’insistance à dénoncer la pression des autorités publiques sur le corps citoyen ? Vous avez la parole.
Il y a deux jours, la justice que vous servez a rendu un non-lieu pour nullité devant les fascistes qui avaient attaqué des Marocains à la suite d’un match France-Maroc. C’est tout à l’honneur de ça. C’était il y a deux jours. Nullité, c’est le droit qui a gagné. Et pourquoi ? Parce que les policiers avaient mal renseigné la justice, comme toujours. Et d’ailleurs, j’en ai la preuve ici : je ne suis pas né en mai 68, mais avant, en avril.
La juge semble déstabilisée face à cette réponse équivoque de David Dufresne.
Effectivement, vous aviez donc un mois en mai 68. Et quel est le rapport ?
C’est vous qui le faites !
Très bien, je vais passer à une autre question.
C’est parti !
Pour vous également. En tant que représentante de la justice, et Dieu sait combien le tribunal est une institution juste, coopérative et solide, pouvez-vous m’expliquer la déclaration faite à la presse : « Ce qui m’intéresse, c’est la démocratie liquide » ?
Madame la Présidente, oui, je vous remercie. Vous m’envoyez là très loin en arrière. La démocratie liquide est un mouvement défendu par le Parti pirate en son temps, dans les années 2010, qui consistait à dire qu’avec l’informatisation du monde, on pouvait descendre les centres de décision politique, donc faire une démocratie liquide. Malheureusement, ce concept très beau a été transformé en ruissellement, et là, c’est tout à fait autre chose.
Vous êtes totalement incroyable, incroyablement poétique. Avez-vous répondu ?
En fait, oui, mais c’est un peu complexe. Je comprends.
Alors, c’est bien beau, c’est bien beau de filmer les manifestations qui dégénèrent, mais en filmant les casseurs, ne pensez-vous pas faire de la propagande ? Filmer en direct, faire des lives, si je puis dire, filmer des gens qui parlent de n’importe quoi, parler de liberté d’expression… C’est bien beau de demander à tout le monde de parler, mais parler de quoi ? Quel est l’intérêt ?
Mais où il va ? Laissez la parole aux casseurs, c’est votre but politique, journaliste !
J’aimerais beaucoup pouvoir..Alors, Présidente, là, je veux vous rappeler à votre tâche, qui est de calmer la foule et non pas de la haranguer comme vous le faites.
C’est un cousin.
Ah, si c’est la famille ! Je vous présente. Donc, filmer, vous filmez, passer la parole à tous. Moi, je voudrais filmer les casseurs, vous avez raison. C’est-à-dire les actionnaires de Total, par exemple. C’est-à-dire les actionnaires de BNP, par exemple. Malheureusement, c’est à huis clos, c’est interdit, c’est impossible. Ils sont là, les casseurs. C’est là qu’il faudrait les filmer, c’est pas les petites vitrines.
Je comprends. Laisser la parole à tous, apprenez-vous quelque chose de cette parole donnée ? On est sérieux, là ?
Je suis sérieux. Vous avez regardé mes lives ?
Ne me posez pas de questions, c’est moi qui vous pose des questions.
Évidemment, évidemment. De la même manière que ce qui s’est passé fin juin 2023, début juillet 2023, suite à la mort de Nahel, ces soulèvements des quartiers, cette colère nous dit quelque chose.
Voulez-vous me la décrire, cette colère ?
C’est quelque chose que les comparutions médiatiques que vous faites, telles de la justice d’abattage, ne veulent pas entendre. Car justement, le rôle de la justice, c’est de dévitaliser cette colère, c’est de la dépolitiser. Et donc donner la parole aux gens qui se révoltent, c’est une façon de les écouter et d’entendre une autre voix.
Je vais vous amener comme un chien… Pas tout à fait. J’ai une autre question. Votre Twitter, Allô Place Beauvau : vous ne pourriez pas passer par une procédure plus appropriée, une lettre au ministère de l’Intérieur, plutôt que d’inonder les réseaux sociaux ?
Attendez, je crois que c’est un petit peu trop chaud. Il va falloir faire un intermède musical. Pause musique, s’il vous plaît, le temps que David Dufresne réfléchisse.
Applaudissements.
Rapprochez-vous, vous allez devoir juger. Rapprochez-vous, madame, vous allez devoir juger.
Bonne nuit C’est réparti dans le système solaire, à des millions de kilomètres de la Terre.
Bon, ça va, ça va. Merci, merci. On va continuer. Merci, c’est chouette. C’était super.
Madame la Présidente, puisque la séance reprend, je tiens à vous dire que moi aussi, j’ai bourré la salle avec les 200 personnes qui me suivent sur Twitch. Et Satrape Mandragore vous dit que vous devez prendre conscience de la colonisation des esprits dont vous êtes complice par la police.
D’accord, très bien. Merci, monsieur Dufresne. Des appareils comme ça ne sont pas autorisés dans la cour, veuillez le poser. Vous êtes huissier, vous, monsieur ? Vous êtes huissier, vous ?
Je suis tout ce que vous voulez.
Voilà. Bonjour la communauté. La communauté… Je me mets dans le bon sens, hein, monsieur Dufresne, je me mets dans le bon sens.
Ouais, ouais, ouais.
Voilà. « L’Arme des désarmés », « Police »… Jolis, les autocollants qui sont sur votre téléphone portable.
L’Arme des désarmés.
L’Arme des désarmés. Pardon, je ne sais pas lire.
Alors, en attendant, j’ai deux personnes ici dans le public, Madame la juge, qui veut témoigner des violences policières dont ils sont victimes.
Où ils sont, alors ?
Ah, bonjour.
Bonjour.
Présentez-vous.
Ah bah, je m’appelle Gaspard.
Non, le micro, c’est moi qui le tiens.
Très violent ! Et du coup, j’y vais direct ?
Oui, tu y vas direct.
OK. Du coup, j’ai participé au blocage de l’AG de Total en mai dernier avec Alternatiba Paris. Et quand on était juste après s’être assis devant la porte de l’assemblée générale, les policiers nous ont traînés après nous avoir pincés. Ils m’ont jeté dans la foule après m’avoir serré très fort et ça fait très mal.
Quand tu dis « pincé », tu veux dire quoi exactement ?
En fait, bon, ce n’était pas le bon mot, mais ils ont des menottes et, du coup, ils n’en avaient rien à faire de faire mal. Ils serraient les menottes avec les pinces. Du coup, c’est « pincé », mais c’était pas le mot, ce n’est pas grave. Mais ensuite, après ça, on était restés là, non violents, assis. On a tout de suite fait une interview avec TF1 et, juste après l’interview, il y a un policier qui a jeté tranquillement une grenade devant à peu près une cinquantaine de personnes qui ne faisaient rien. On a tous pris la lacrymogène, qui fait extrêmement mal. Donc on est sortis, on pleurait tous, alors que c’était littéralement inutile.
Tu veux poursuivre ?
Mais t’es là, c’est bon, là.
J’étais là aussi.
« Tranquillement, la grenade », qu’est-ce que ça veut dire vraiment ?
Ça veut dire qu’après les trois sommations qui ont été faites, les trois à la suite, donc sans temps réglementaire entre les trois sommations, la grenade a été lancée vraiment d’un geste, voilà : « Vous n’êtes pas partis, vous n’êtes pas partis ? Bah hop là, vous allez voir ce que ça fait. » Et ça fait très mal. Et moi, j’étais médic et, au moment où j’allais aider les gens qui étaient vraiment très mal après cette grenade, on m’a arraché mon sac de médic, on m’a prise et jetée contre les barrières. Et ensuite, on m’a poussée bien contre la barrière avec un bouclier. Et comme je suis mal retombée, j’ai eu une entorse du genou. Et voilà, c’était ce climat-là. À l’assemblée générale de Total, on était tous assis, les mains en l’air, en disant qu’on était non violents, et on s’est tous fait violenter.
Voilà, Madame la juge, des témoins apportés par Monsieur Dufresne dans cette assemblée.
Enfin, les violences subies par la police…
J’ai quelque chose à raconter.
OK.
J’entends ce que vous êtes en train de dire, mais bon, c’est pas tout noir et tout blanc. Excusez-moi, mais les violences subies par la police, on en parle ?
Excusez-moi, est-ce qu’il y a quelqu’un qui veut témoigner ? Parce que moi, ça me…Attendez, monsieur, vous êtes un habitant du quartier ?
Absolument, j’habite juste à côté. Évidemment, je ne suis pas pour la police. Mais ce truc des « violences policières », pour moi, c’est un terme inventé, vous voyez ? Il y a les bons policiers et puis, voilà.
Écoutez, il y a quand même un témoignage qui est très probant.
Bien sûr, j’adhère, mais quand même…
Bon, voilà, tu te tais maintenant, ça suffit. Il parle trop, celui-là. Madame la juge, c’est bon, reprenez.
Je voulais vous dire que je suis diagnostiquée hypersensible et je suis très touchée par votre témoignage. J’ai également une entorse au genou, alors je suis vraiment de votre côté. Cher David Dufresne, vous avez essayé dans le hall de m’attendrir, puisque je suis mère de famille et que j’aime la musique, en me disant : « Madame la juge, j’aime le rock, je m’acharne au travail comme on sature le son d’une guitare, pédale à fond. J’écris, je ris et j’élève mes enfants. » Que cherchez-vous avec cette confidence ?
C’est totalement inventé.
C’est cela, oui.
C’était un témoignage anonyme ? D’où ça vous vient, ça ? Je vous ai demandé de l’eau.
Et vous en avez pris !
Et t’as qu’un peu, je crois !
La prostate !
Monsieur Dufresne semble désarmé face à cette saillie.
Le mot « prostate » désarme toujours. Je reprends donc sur le Twitter Allô Place Beauvau. Vous ne pouviez pas passer par une…
Là encore, là encore, désolé, chers confrères, mais elle dit n’importe quoi. Je n’ai pas ouvert mon compte Allô Place Beauvau, mais Dav Duf, en 2007. Sauf que cette dame ne suivait pas ce compte et elle l’a découvert plus tard, quand je faisais des signalements. Mais ça n’a jamais été Allô Place Beauvau. Là encore, mauvais, mauvais dossier, comme toujours. Vous jugez sans savoir.
Je juge, effectivement. Vous inondez les réseaux sociaux, pourquoi ?
Alors justement, au niveau des réseaux sociaux, je suis sur le réseau social de David Dufresne, qui nous dit que : « Madame le juge, prostate, ce n’est pas du jeu. »
Eh ouais, je ne suis pas là pour jouer, monsieur.
Un parfait inconnu, ici, à 20 h 20.
Bien. L’institution judiciaire vous entend, monsieur Dufresne. Pouvez-vous m’expliquer cette déclaration : « Je ne l’ai jamais caché, j’ai été coursé par les voltigeurs. Ça m’a marqué. » Que voulez-vous dire ?
Voltigeurs. Chère Madame, pendant que vous cherchez votre vocation entre tirailleur, procureur ou juge, j’étais effectivement étudiant, comme les gens qui sont en face. J’ai fait deux mois d’études, pas plus. C’était en 1986, et là, je vais être sérieux. La loi Devaquet. Vous étiez pas là, vous ?
Je n’étais pas née.
Vous étiez assassins !
Rires.
Moi, j’étais en sans-pompes ! Bien, déjà, vous voyez la petite différence. Bon, presque. La justice de classe, ça commence à percer. Manifestations, manifs sauvages, et puis, 5 décembre 1986, la mort de Malik Oussekine. J’étais deux, trois rues à côté, c’est vrai, et j’avais les voltigeurs aux trousses, comme d’autres, qui nous tabassaient avec leurs bidules, ça s’appelait comme ça, les matraques. Et ensuite, ceux qui étaient arrêtés étaient envoyés par vos aînés vers vos aînés pour les juger. Et un homme est mort, Malik Oussekine. Un jeune homme qui sortait d’un club de jazz. Il était étudiant, mais ce soir-là, il ne manifestait pas. Mais parce que jeune, parce qu’arabe, il fut tué au 20, rue Monsieur-le-Prince. Et ça, je ne l’oublierai jamais.
Je vous remercie.
C’est hypersensible.
J’ai été diagnostiquée.
Vous allez arrêter votre travail, donc ?
Je vais faire tomber la robe, effectivement. La démocratie, c’est bien, mais de l’ordre. L’ordre, c’est l’ordre qui permet l’harmonie dans la démocratie, monsieur Dufresne. Qu’est-ce que vous en faites, de l’ordre ?
Ah non, pas du tout. La démocratie, c’est le tumulte. La démocratie, c’est le débat, c’est l’échange. Tout le monde n’est pas d’accord en démocratie. Tout le monde doit pouvoir s’exprimer. Mais aujourd’hui, tel Macron, vous avez dit dans la même phrase « ordre ». Ordre, ça, c’est le macronisme.
Il s’est passé quelque chose dans le micro, non ?
Oui, excusez-moi une seconde. J’ai un spectateur ici, témoin. Non mais ce n’est pas possible, c’est de la télé-réalité ! Je lui demande : est-ce qu’il comprend… On me coupe, on me coupe ! Est-ce que tu comprends ce qui se passe ici ?
Euh, non, pas trop. Il y a juste des politiques qui font n’importe quoi.
Je crois que tout est dit. Je suis absolument désolé, vous venez de filmer mon neveu, ce qui est interdit par la loi.
Décidément, ce tribunal est familial. Mon cousin, votre neveu…
La police fait n’importe quoi.
Eh bien, c’est très bien, jeune homme. Nous allons continuer à parler justement de ce sujet. Vous dénoncez l’abus de la force, de la violence. Si on vous écoute, la police serait presque hors la loi. Mais la police, c’est la loi, monsieur. Nous ne sommes pas en Russie, monsieur Dufresne.
Voilà, voilà, monsieur, voilà !
Non, la police, ce n’est pas la loi. Pas du tout. La loi, c’est : la justice se sert de la police, puisque la police doit remettre à la justice des gens dont on considère qu’ils sont hors la loi. La police ne doit pas faire la loi, ne doit pas faire justice, car si la police fait justice, alors là, on rentre dans un système russe. Et c’est en train de se passer. On voit de plus en plus des policiers, comme ça nous a été raconté, puisque les témoignages étaient véridiques tout à l’heure, de plus en plus la police, qui ne croit pas en la justice, faire elle-même justice en tabassant les gens, en les menottant, en les mutilant, en les blessant et en les laissant même pour morts. On a vu ça à Marseille. Or, un policier, normalement, s’il blesse quelqu’un, doit immédiatement s’enquérir de son état de santé. Mais ils ne le font pas. C’est George Floyd.
N’essayez pas de me convaincre, je n’aime pas la police. Euh, qu’est-ce que je dis ? Bien sûr. Ce n’est pas fini, monsieur Dufresne. J’ai pris la parole. Maintenant, la parole est au public. Laissons le jury populaire s’exprimer, s’il vous plaît, sur les violences policières, le travail de David Dufresne, sa défense des libertés.
Coupable !
Pourquoi c’est coupable ? Monsieur, je laisse la parole au public.
Oui, une question dans le public, ici.
Est-ce que c’est l’enfant ou… ?
Rires.
Vous avez raison, madame c’est un simili, je ne sais pas quoi.
Ce n’est pas ça ? C’était un peu vrai ?
J’ai fait des courses au marché.
J’ai hâte d’être là.
D’accord. Vous avez compris quelque chose de ce que vous avez vu ?
Non.
Du coup, vous allez pouvoir voter ?
Évidemment.
Comme nous tous, on ne sait rien, mais on vote. Alors, coupable ou non coupable ?
Bouh !
Oh là là ! On ne s’attendait pas à ce genre de réponse. C’est libre. Peut-être juste après, vous pourrez le rencontrer. Merci. Le marché n’aura pas été anodin, finalement.
Non, parce que c’est un divertissement gratuit. Je suis de gauche.
Rires.
Oui, monsieur. J’ai senti votre main effleurer mon épaule à quatre mètres. J’ai quelques mails, de nombreux mails envoyés à David Dufresne, qui n’ont pas encore reçu de réponse, et ce après plusieurs années. J’ai décidé de prendre ma revanche ce soir. Non, pas vraiment, je plaisante, mais… Vous avez fait un film extraordinaire, Un pays qui se tient sage. Mais j’ai regretté que les véritables stars de ce film ne soient pas davantage mises en valeur, parce que ce film signe quelque chose d’important. Il signe l’affaire de deux grands arts dans l’histoire de notre culture, qui sont le cinéma et le journalisme, au profit d’un nouvel art que, moi, j’ai envie d’appeler l’ automédia. C’est-à-dire toutes ces séquences vidéo que vous avez compilées, que vous avez recueillies et que vous avez mises en valeur. Eh bien, de ces nouveaux artistes, de ce nouveau genre artistique, de ce nouveau genre politique, finalement, de ces artistes-là, nous avons très peu parlé lors de ce film fantastique. Alors, la vedette, est-ce que c’est vous ou est-ce que ce sont les auteurs de ces séquences vidéo, qui restent ignorés dans ce film ?
Aïe, aïe !
J’avais aussi une réponse. Peut-être que monsieur, vous avez des idées.
Je suis ravi parce que je vous ai entendu dire exactement la même chose…
Oh, ça devient bon, là !
…dans un colloque, et je suis heureux de tenir ma revanche ce soir. Un : il y a Taha Bouhafs qui représente exactement ce dont vous parlez.
Ce n’est pas une exception ?
Ce n’est pas une exception, il est là. Ensuite, chacun des vidéastes est crédité à la fin. Personne ne fait ça. Personne ne crédite. J’ai crédité, j’ai situé, j’ai toujours dit toute l’importance de ces journalistes, qu’ils soient amateurs, professionnels, semi-amateurs. Et c’est un hommage, à la fin du film : « Merci à tous ceux qui ont levé leur Smartphone et qui ont rendu possible ce film. » Cette phrase, qu’est-ce qu’elle dit de plus ?
Il n’a pas lu, il n’a pas lu !
Il n’est pas allé jusqu’au bout, c’est un chercheur !
Mais ce qui compte, c’est leur travail, et leur travail, il est présent.
Et le reconnaître.
C’est en leur donnant de la reconnaissance. Vous êtes le seul, et il faut me répéter, vous êtes le seul à le dire.
Ce soir, on vous reconnaît plus en tant que journaliste qu’eux en tant qu’ automédia. Et je pense que, grâce à votre film, il y a une reconnaissance nouvelle qu’il faut acter. C’est la reconnaissance du genre médiatique.
Mais vous n’avez pas dit qu’ils étaient absents ?
Non, non. Parce que le genre médiatique, c’est le genre d’un type nouveau de journaliste qui n’appartient pas au journalisme en tant que doctrine politique, mais qui appartient à autre chose, une catégorie plus populaire qui est en train d’émerger avec Internet, avec des expérimentations politiques nouvelles. C’est à cela qu’il faut véritablement rendre hommage et qu’il faut mettre devant l’écran. Et ça, je pense que votre film lui emboîte le pas, mais il faut aller plus loin.
Par ailleurs, pour rentrer dans la petite boutique, sachez que deux d’entre eux, dont une pour laquelle j’ai un respect infini, n’ont pas voulu apparaître, en disant : « Mon rôle, c’est de filmer, c’est pas d’être devant la caméra. » Oui, oui, non mais je suis désolé !
Vous avez 60 secondes, parce qu’on commence à perdre des auditeurs, on nous dit.
Silence, s’il vous plaît. Voulez-vous ma robe ?
J’ai une vraie proposition. On en reparle tout à l’heure.
On va au marché ? On va aller où ? Au marché ? Il s’est passé quand même un truc, là ?
Je ne sais pas s’il y a une pénurie de……
Comment ça s’appelle, de légumes ?
Non, le fenouil.
Il y a une vraie pénurie de fenouil. C’est important, je voulais vous le dire.
Ce que vous dites, monsieur, vous donne une information essentielle et cruciale dans mon enquête. Il n’est pas une enquête où je n’enquête pas. C’est qu’ils sont plusieurs. Et je vous remercie.
Bravo ! Merci !
Le public a rendu son verdict, on le sait. Ça signifie qu’on a pris les messages, les comptes, etc. Vous pouvez délivrer le verdict.
Très bien. Je vais délivrer le verdict et j’ai pour habitude, avant, de faire un tour sur moi-même.
Rires.
Waouh !
Bravo, Madame la juge !
Merci beaucoup !
J’avais oublié ici, en fait, notre juré, notre juré spécial. Peut-être un mot, un mot. Vous avez trois micros ouverts. Un mot par rapport à ce que vous venez d’entendre, ce que vous avez vu, ce que vous avez entendu.
Devant le micro, en fait. Je suis entièrement d’accord avec vous, nous sommes d’à peu près la même génération. Et c’est une petite parenthèse : moi aussi, j’étais également à la fameuse manifestation de 1986. Et d’ailleurs, j’ai vu à côté de moi, à l’époque, un futur député qui était là aussi, également. Voilà. Mais sinon, je ne sais plus…
C’est pas non plus une information capitale, on va dire.
Vous vous êtes remonté là-dessus. Coupable ou non coupable ?
Entre les deux.
Un mot de la fin ? Non ? Le silence ?
Coupable ! Coupable !
Attendez-moi, attendez ! J’aime beaucoup ces tee-shirts orange. Je le verrais non coupable.
Madame la juge, la parole est à vous.
Déclaré coupable.
Police partout, justice nulle part ! Police partout, justice nulle part ! Police partout !
Silence, s’il vous plaît, silence ! Pas, pas… David Dufresne, vous buvez beaucoup d’eau. Vous êtes condamné à continuer votre activité et surtout à nous tenir informés. Avez-vous une dernière déclaration à faire au public ? Le dernier mot du condamné.
« Le futur n’est pas écrit. » Joe Strummer.
Si j’étais née en 1986, j’aurais marché avec vous.
Merci.
On nous annonce que, pour le plateau suivant, notre invité est défectueux. On s’avance à l’entrée de Césure pour aller chercher des invités de dernière minute. Devant l’établissement Césure, avec une Cadillac, bacon, recette, toasté… Et nous allons accueillir ce… Comment dire ? Animaux ! Là, est-ce qu’on peut le suivre ? Pas comme ça, pas comme ça. Voilà, Madame la juge a tombé la robe.
Comme à son habitude.
La soirée, elle n’est pas terminée, elle n’est pas terminée ! Alors, incroyable. Ah bah, monsieur qui a fait les plaquettes à l’oreille, tenez. Voilà, voilà.
Bon, je vais couper le live. Monsieur, monsieur, il faut qu’on se parle, là. Il faut qu’on se parle.
Avec plaisir.
C’était lui, là, le méchant.
C’était moi, le très, très méchant. C’était moi le…
Ce n’était pas de l’info.
Non, non, ce n’était pas de l’info.
Juste une seconde. Merci. Bon, voilà les amis, j’en peux plus. Je sais pas depuis combien d’heures on est en live. C’était totalement improvisé, le truc à la fin. J’espère que ça vous a plu. C’est marrant. Moi, ça m’a fait marrer. Je suis rincé. On va aller voir les locaux.
OK, abonnez-vous, abonnez-vous !
J’arrête, j’arrête, j’arrête. Je vous dis à lundi, 19 heures. On fait un débat ici même, à Césure. Donc c’est l’ancienne fac de Censier. Abonnez-vous à la newsletter ou allez voir les convocations sur le site. C’est en public. On ne sait pas encore exactement ce qu’on va faire. Je vais peut-être me reposer, là. Je suis fatigué, dis donc. Ah non, ce n’est pas ça ! Allô, allô, allô ? C’est bon ? OK. Bon, j’arrête. Là, je suis à genoux. Merci. Vous avez bien ri ? Tant mieux, tant mieux. Ma chère Euryale, je pense que ce serait bien, si tu as le temps, de faire un petit remontage où il faudrait enlever tous les trucs techniques, enfin les gros trucs techniques, tu sais, où il y a du noir, quoi. Et le passage, bon, je te dirai. Je te dirai le passage avec les voisins, le pénible. Voilà, voilà. Je suis fatigué. Merci beaucoup. Je dois vous laisser. Je vous propose qu’on se retrouve lundi à 19 heures. Si vous êtes sur Paris, on fait un débat live, en direct, gratuit bien sûr, dans une des petites salles que je vous ai montrées tout à l’heure. Ben oui, Sadrunner, vas-y, lance les crédits ! Je ne sais pas du tout ! Je ne sais pas du tout ! C’est de mon âge, quoi ! Voilà, merci beaucoup à vous tous. J’espère que vous avez découvert des gens bien. Voilà le lieu où nous sommes maintenant. Je vous rappelle que tout ça, c’est possible. Tout ça, ce n’était pas prévu. C’était possible parce qu’il y a la communauté, parce que vous êtes là, parce qu’il y a de bonnes ondes. Vous partagez les articles, vous partagez le site, vous vous inscrivez à la newsletter, vous suivez le compte Twitter d’Au Poste, Instagram et tout ça. Et évidemment, merci à ceux qui peuvent nous faire quelques petits dons. L’idéal, c’est les dons récurrents, les dons mensuels. Voilà, vous êtes 450, 460 en ce moment. Il en manque 200 pour arriver au point d’équilibre. Voilà, à vous de jouer si vous le voulez. Merci beaucoup. Je vous laisse. Il y a toute ma petite famille qui est arrivée. Purée, c’est une performance ! Et de là, c’est une performance. Merci Jeanne de Brigue, merci Sadrunner, merci Euryale, merci Aonim, merci Mediol, merci tout le monde. Merci à vous, merci beaucoup. Voilà les amis, je vous laisse. J’éteins de mon côté. Je vous embrasse. Merci. Ciao, ciao. Merci beaucoup. Je suis en nage.
