Concentration des médias : Vincent Bolloré au Sénat (audition complète)
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Amis du café, amis de la police, amis d’au poste, amis de la presse libre. Bonjour bonjour alors stream sauvage stream non déclaré en préfecture stream de 16h30 16h45 exactement audition de monsieur Bolloré Vincent défavorablement mais alors là pour le coup c’est vrai, connu de nos services Bolloré, Bolloré Vincent dont je vais vous décrire dans quelques instants le le pédigrée mais enfin grosso modo ancien président du conseil de surveillance de Vivendi du groupe Canal Plus Merci beaucoup alors là aujourd’hui là s’il faut balancer des primes, des subs et des c’est aujourd’hui. Là, il s’agit de la presse libre, indépendante, en ce qui concerne plutôt du regard, de la narration indépendante, libre, plus que de la Presse. Mais l’enjeu, l' enjeu est capital, il est capital. C’est celui de l’information, c’est le celui de la discussion, du dissensus, du débat, des conditions du débat. Et donc le Sénat, le Sénat dans sa grande sagesse, vous le savez, dans sa grand sagesse. Le Sénat a décidé, bon sang de bonsoir, d’auditionner les milliardaires. D’auditionner les milliardaires des médias, les milliards des médias. Je vais vous donner le programme, je vais vous donnez d’ailleurs le programme dans quelques instants. Il y a déjà, plus exactement, d’auditionner tout un tas de gens dans tous les sens, mais notamment les milliardaires. Alors attendez, j’essaie de vous retrouver la liste. Voilà, je l’ai ici la liste, je le laisse ici. Je vais vous la mettre en attendant. Donc là, j’ai un petit, j’ai un œil sur le Sénat. Pour l’instant, l’audition n’a pas commencé. Vous pensez bien qu’on passe en direct dès que l’audition est là. Alors, regardez lundi 10 janvier. Donc ça, c'était avant-hier. Nicolas Terry, président de la Confédération nationale du Crédit mutuel et de Philippe Carli, président du groupe Ebra, qui possède une grande, grande partie de la presse locale notamment dans l’est de de la France à 17 heures il y avait louis Echelard si pas ou est France qu’on ne présente plus bonjour bonjour le tchat bonjour à ceux qui disent bonjour au tchat on a on a un son pour la grande sagesse du sénat non on n’a pas de son non on a pas de sons par contre est ce que vous avez oui vous avez des sons là les points de chaîne fonctionnent Donc là, à 16h45, donc dans 15 minutes, on a Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire du groupe Bolloré, ancien président du conseil de surveillance de Vivendi et du groupe canal. Donc, ce sont les sénateurs qui se penchent sur la question de la concentration des médias. On la connaît, on la connaît, nous avons à peu près 9 milliardaires, je crois, qui possèdent à peu près 90 % de la presse. De la presse qui fait l’opinion, on va dire ça comme ça. Rapidement, je vous lirai un petit papier du Monde en introduction. Demain à 10h30, Bernard Arnault, notre ami Bernard Arnault, directeur PDG du groupe LVMH, je le dis notre ami, puisque tout à l’heure, à 9 heures ce matin, je ne sais pas si vous étiez là, nous étions avec François Ruffin. Merci patron, merci Bernard. Ruffin qui nous a raconté, narré dans tous les détails. Est-ce que ça marche le néon et tout ça là ? Oui ça marche. A priori vous devez pouvoir piloter le néons depuis le chat. Ruffin qui nous a raconté par le menu, c’est des boires avec LVMH, Squarcini, etc. Salut Théo ! bonjour à toi. Donc, Bernard Arnault est demain matin 10h30. Là il se trouve que nous demain matin à 9 heures, nous serons au poste nous serons au poste avec Jacques Rancière à 9 heures. Je pense que Jacques Rancière va rester une heure, une heure et quart. Ce qui veut dire qu’il est possible que demain, ce soit double, double fête et qu’on écoute l’audition de Bernard Arnault. À 16h30, si les moyens techniques nous le permettent, on écoutera Arnaud Lagardère. Vendredi, on va faire un petit stream. Normalement, on ne fait pas de stream le vendredi mais on en fera un. Xavier Niel, fondateur et actionnaire du groupe Iliad Free à 14h30, Plenel, Fottorino, Isabelle Robert, tiens il manque un S, c’est Roberts, présidente du site d’information Les Jours, qui a beaucoup enquêté sur celui dont on va écouter la parole, qu’on va commenter, qu' on va décrypter, Bolloré Vincent dans quelques instants, voilà. Et puis ensuite ça va continuer. Alors je ne sais pas ce qu’on fera, toutes les auditions. On fera ou qu’on ne fera pas mais en tout cas Bolloré c’est sûr et demain si on peut merci beaucoup merci merci monsieur Tokai merci beaucoup Merci beaucoup. Je mets la petite commande qui va bien. Hop, hop, hop. Alors. Alors, on en est où de l’audition ? Bon, là, pour l’instant, hop vous voyez, il n’y a rien. Il n’y a rien côté Sénat. On attend, on attend, en attendant, en attend. On va pouvoir regarder ça en attendant. Merci, merci pour le don. Donc ce matin, on était nombreux. Oh la vache, nous étions nombreux pour écouter, pour auditionner. François Ruffin, demain matin à 9h, Jacques Rancière et là, à 16h30. Alors évidemment, on ne va pas l’auditionner, on va l'écouter. Ça se passe au Sénat. Alors dans quel but ? Justement, je vais vous expliquer dans quel but. Si je mets deux points d’exclamation, ça n’a pas marché PPR. Voilà. Alors, Bolloré, Arnault Niel, le Sénat auditionne les milliardaires des médias. Les élus de la commission d’enquête vont recevoir les grands propriétaires des médias français. Bolloré ouvre le bal, et c’est dans quelques minutes. C’est ici, c’est au poste. Rametez les copains, rametez les copines, car il faut qu’on soit, il faut que l’on sois nombreux à écouter cette histoire. À moins de 100 jours de l'élection présidentielle, bon allez on s’en fout. Ta ta ti ta ta ta, les grandes manœuvres dans le monde des médias inquiètent. TF1 et M6 rêvent de fusionner, et bientôt Vivendi, qui est contrôlé par Vincent Bolloré, ajoutera à Canal+, C8, CNews, son groupe d'édition Editis, les fleurons de Lagardère Hachette, Europe 1, Paris Match, le Journal du Dimanche 36 ans après la loi de 1986, qui a libéralisé le secteur de la communication, le paysage va-t-il faire émerger des oligopoles privés ? Bon, j’aime le sens de la litote de Le Monde. Comment, dans ces conditions, préserver le pluralisme de l’information et de la création du visuel ? Ce sont ces questions qui ont conduit le Sénat, sous la houlette de David Assouline, Parti Socialiste PS et Laurent Lenfant, union centriste, à ouvrir une enquête le 24 novembre 2021. Assouline, Assouline je le rappelle pour moi ça compte énormément. David Assouline est celui qui en 1986, la même année, était à la tête d’un syndicat étudiant. Et David Assouline fait partie de cette génération dont je suis. Ils n’ont pas oublié Malik Oussekine David Assouline, c’est lui qui s'était débrouillé pour qu’il y ait entre autres, lui et d’autres, qu' il y ait une plaque rue Monsieur le Prince. Qui a été posé en 2006, 20 ans après, 1986, rue Monsieur-le-Prince, à Paris, en hommage Il n’y a pas d’image du Sénat là, pour l’instant c’est comme ça le Sénat. Vous inquiétez pas, ça va démarrer dans 9 minutes là, c'était une petite mise en jeu en bas. Et donc David Assouline, voilà il avait œuvré pour ça, donc on va le voir tout à l’heure, sénateur socialiste et Laurent Lenfant, union centriste. Alors, mon but c’est d’en finir avec ce sujet opaque, on est mis devant le fait accompli et cela se déroule à bas bruit, c' est la démocratie et la liberté d’expression qui sont en jeu, justifie son rapporteur, le sénateur socialiste, donc Assouline une entreprise de presse ne peut être considérée comme un simple objet industriel, ça c’est le moins que l’on puisse dire. Après avoir entendu de nombreuses personnalités telles Roque-Olivier Mestre le président de l' ARCOM la directrice de la rédaction de BFM Céline Pigalle ou le patron du Crédit Mutuel, propriétaire de journaux locaux, Nicolas Théry, les sénateurs qui continueront à ressort à des invités dont Delphine Ernotte, France Télé, Plenel, Mediapart, Matthieu Pigasse, coactionnaire du Monde, Les Inrocks, Radio Nova, tout ça, auditionné à partir d’aujourd’hui les principaux intéressés le plus inattendu, Vincent Bolloré ouvre le bal des réjouissances. Très secret, l’homme d’affaires breton, alors ça va très très mal pour lui. Parce que Mediapart, ils ne sont pas sympas à Mediapart. Le mec qui est auditionné au Sénat et Mediapart révèle de nouveaux éléments qui pointent l’implication personnelle de Vincent Bolloré dans l’affaire de corruption présumée de deux chefs d'État africains pour obtenir la gestion de porcs africain. Après l'échec de son plaider coupable, le milliardaire est présumé innocent en attendant son futur procès. Voilà, t’imagines ? Tu passes déjà au Sénat, ce n’est pas facile. Et t’as Mediapart qui te balance ça à 8h01 ce matin. Bien, très bien. Alors, il devra prêter serment et tout mensonge sera pénalement répréhensible. Je crois que j’ai le son là.
Je n’ai absolument rien à cacher.
Voilà, Benalla. Certains d’entre vous ont découvert les joies des commissions du Sénat. Qu’est-ce qu’il y a la régie ? Je l’ai pas vu. Ah non, non, ça c’est les trucs de tout à l’heure, voilà avec la commission Benalla. Donc je poursuis, la lecture, attends, hop hop hop ! Place, place au direct, place, haut, direct. Je vais enlever la musique, je mets plein pot, j’enlève la musique. Voilà. Le champagne est offert. Pour cela, il suffit d’aller voir vos points de chaîne. Bienvenue à ceux qui découvrent Twitch. N’hésitez pas à suivre la chaîne vous êtes Priorité au direct. Bolloré, il est là. Il est au milieu, il a la table rouge. Vivendi. Alors, pour l’instant, il n’y a pas de son, mais ça va arriver. Mais ça va arriver. Merci beaucoup pour l’accordéon, un accordéon à un abonnement et une fanfare à un drone. Et je peux vous dire que plus vous faites sonner l’accordéon et plus vous fait sonner la fanfare, plus Bolloré est mal, il se dit, la concurrence sera terrible. Alors, est-ce que tout va bien ? Donc là c’est bien Bolloré au milieu. Est-ce-que tout va-t-il bien ? Je sais pas, ouais, voilà, j’ai même un petit doute. Bonjour Billy Bob, merci. Merci beaucoup. Alors, je remarque qu’il a une belle écharpe rouge et qu’on lui a laissé et il n’est pas en garde à vue. Il a l’air à l’aise. Ah, le langage corporel, le langage corporel, très important le langages corporel. Merci beaucoup, PTX, pour ton abonnement. Donc, au poste, pour ceux qui découvrent, c’est une émission qui a lieu normalement, tous les matins, du lundi au jeudi à 9 heures. On interview des penseurs, des penseuses. Des chercheurs, des chercheuses, des hommes, des femmes politiques, des rappeurs, des bandes dessinées, tout un tas de gens dans tous les jambes croisées, rien de matin. Vous connaissez la devise de la famille Bolloré ? La devise, c’est :Debout devant les hommes, à genoux devant Dieu, car Vincent Bolloré est très pieux. Donc, ah ah ah, attention. Dans une minute, il sera 45, vous êtes déjà 300 à être ici, super, super. Donc voilà, oui, en gros, au poste, c’est là une commune libre, une commune libre, un espace, une zone trouble, du lundi au jeudi à 9 heures du matin, pendant généralement 2, 3 heures, et puis le dimanche à 18 heures. Puis de temps en temps, on fait des streams sauvages comme celui-ci, notamment, on va à l’assemblée au Sénat, dès lors que les débats touchent aux libertés fondamentale, individuelle, publique, on est là, c’est une Zad, au poste c'était une Zad ce n’est pas tout à fait faux.
Rassurez-vous madame Bourdelle, c’est français, c’est la police française.
Donc, cette audition démarre dans quelques instants, elle fait, on va voir, en règle générale, une audition comme ça, ça peut durer une petite heure, quoi, un truc comme ça, peut être un peu plus long. Voilà, bien sûr, c’est une cravate, bien sûr, bien sûr, on reçoit celui que nous allons détrôner, la moindre des choses, c' est quand même de le respecter. Voilà, bien sûr, bien sûr c’est une cravate, bien-sûr, à l’heure ! Alors là, excusez-moi, révisez vos classiques, bien sûr que les cravates s'éloignent, évidemment. Regardez les Sex Pistols, regardez Clash, mais voyons, voyons. Attention les amis, attention, attention bien sûr, bien sûr c’est pour tromper l’ennemi. Bon alors, justement là j’ai un, ça y est, ça démarre.
Pour reprendre les travaux de notre commission d’enquête en recevant M. Vincent Bolloré. Je rappelle que cette commission d’enquêtes a constitué la demande du groupe socialiste, écologiste et républicain et pour rapporteur David Assouline. M. Bolloré, c’est peu dire que votre audition est très attendue, bien entendu par les membres de la commission, mais aussi…
Par au poste.
Votre groupe est devenu en peu d’années un acteur majeur du paysage médiatique avec, d’ores et déjà, et sans être exhaustif, des entités comme Canal Plus et CNews dans l’audiovisuel, Paris Match, le JDD et les magazines du groupe Prisma dans la presse, Europe 1 dans la radio et Hachette dans l'édition, dans la production et Havas dans la publicité, je pense que le rapporteur reviendra sur les différentes entités de votre groupe. L’ampleur prise sous votre direction par Vivendi dans les médias.
Bonjour les lapsus.
Dans le champ de notre commission d’enquête, elle renvoie à des interrogations que nous nous posons sur les conséquences de cette concentration, mais aussi sur l’efficacité des cas de fous législatifs existants ou à créer pour tenir compte des logiques économiques tout en assurant le respect du pluralisme. Je ne vous surprendrai pas en vous disant que votre nom revient de manière très régulière dans les auditions que nous avons menées jusqu'à présent. Sans doute, ceci est lié à la façon dont votre rôle d’actionnaire, sensiblement différent de celui des autres grands capitaines d’industrie qui, comme vous, ont investi dans les médias avec un interventionnisme sans doute plus assumé et un management très directif. C’est aussi lié au positionnement pris par CNews, qui n’est pas le plus important des médias détenus par Vivendi en termes de chiffre d’affaires ou de part d’audience, mais qui est certainement celui dont on parle le plus. Depuis que sa ligne éditoriale l’a fait entrer d’après de nombreux observateurs dans le champ des médias d’opinion. La Commission a donc souhaité vous donner la possibilité de vous exprimer directement, pour nous donner votre vision de grands actionnaires des médias, à la fois sur l’indépendance, mais également sur l’avenir d’un secteur en bonne partie fragilisé par l’arrivée des géants du numérique. Je vous propose l’organisation suivante, qui est d’ailleurs celle que nous avons… Mis en place pour toutes nos auditions. Je vais vous laisser la parole pour 10 minutes de propos introductifs. Je serai strict sur le respect du temps de parole, non pas pour brimer votre expression, mais tout simplement pour…
Pour t’apprendre comment c’est le CSA.
Un dialogue à travers des questions et des réponses avec les sénatrices et sénateurs de la commission et ce sera le rapporteur qui commencera la première série de questions.
Le rapporteur est celui qui est en bleu.
Sur le site internet du Sénat, elle fera également l’objet d’un compte rendu publié.
Vous êtes au poste également, monsieur.
Devant notre commission d’enquête serait passible des peines prévues aux articles 434, 13, 14 et 15 du code pénal. Je vous précise également qu’il vous appartient le cas échéant d’indiquer vos éventuels liens d’intérêts ou conflits d’intérêts en relation avec l’objet de la commission d’enquêtes. Et enfin, comme nous sommes une commission d’enquête, je vais vous inviter monsieur Bolloré à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure. Merci, M. Bolloré. Je vous laisse la parole pendant dix minutes.
On m’a demandé donc de dire quelques mots de présentation, peut-être appeler rapidement mon parcours. Je travaille depuis un peu plus de 50 ans. J’ai passé 10 ans dans la banque en terminant un DESS de droit. Et puis j’ai été appelé à passer 40 ans dans une entreprise industrielle fondée par ma famille près de Quimper. Je suis né dans une grande ancienne famille bretonne et l’entreprise qu’elle dirigeait était tombée en difficulté. J’ai donc été appelé à quitter la banque pour m’appeler au redressement et au développement de cette entreprise. Le papier. Quand je suis arrivé, elle faisait 20 millions de chiffres d’affaires, elle en fait aujourd’hui 20 milliards, elle employait un peu moins de 800 personnes et nous sommes un peu plus de 80 000 personnes aujourd’hui dans le groupe. Seul son siège social n’a pas bougé, il est toujours à Hergé Gabéric qui n’est pas un paradis fiscal des Antilles néerlandaises. OCB, Bolloré. Un village à côté de Quimper. Mon travail est la clé de cette croissance qui a été obtenue malgré des crises économiques, des problèmes, des pandémies comme en ce moment, a consisté pour le résumer à choisir, recruter, faire travailler ensemble des personnes, leur donner les moyens du développement et surtout à l’international et puis évidemment insuffler le courage et permettre aux équipes de travailler sur le long terme car on s’aperçoit que les actionnaires financiers souvent ont des problèmes de court terme. Et on s’aperçoit que quand on a la possibilité de travailler sur le long terme, les choses se terminent mieux. Aujourd’hui, je finis de laisser ma place de dirigeant ou plutôt de conseiller, puisque depuis deux, trois ans, je suis passé de dirigeant à conseiller. J’ai la chance d’avoir ma famille qui a accepté de poursuivre cette saga industrielle et qui va représenter la famille donc ses fils, elle s’investit notamment génique.. Évidemment des équipes dirigeantes de grande qualité qui s’entendent avec eux. En ce qui concerne la partie du groupe qui vous intéresse, c’est-à-dire les médias, c' est le même chemin que je vous ai décrit, que nous avons fait. D’abord c' était un chemin que nous avions entrepris il y a 20 ans. Les gens en parlent depuis peu de temps, mais ça fait 20 ans qu’on a commencé avec une stratégie claire qui était de dire au fond qu’il existe un vivier de contenu très important à partir de notre culture française, européenne, et qu'à côté du soft power américain, de tous ces contenus qui viennent d’Amérique et qui sont j’allais dire toujours à peu près les mêmes, à côté des contenus asiatiques qui arrivent de plus en plus, et bien les contenus européens apportent une certaine fraîcheur qui est sans doute extrêmement intéressante, non seulement à conserver pour le respect de notre passé mais surtout à exporter. Et donc c’est à partir de cette idée qui était que nous pouvons créer. Un champion de la culture européenne, un champion de la Culture française, que nous avons entamé ce chemin il y a 20 ans. C’est un secteur, contrairement à ce que croient les gens, qui peut gagner beaucoup d’argent. C' est le deuxième secteur le plus rentable dans le monde, après le luxe. J’ai toute une série de slides que je pourrais vous montrer tout à l’heure. Ah ouais, ouais, vas-y. Si vous souhaitez, si vous en avez besoin. Ouais, ouais. Mais donc, notre stratégie, la culture française, la culture européenne, face à la culture américaine et asiatique, des équipes que nous avons recrutées au fur et à mesure de ces 20 ans. Jean-Christophe Thierry que vous connaissez, qui nous a rejoint, avec Philippe Labrotet puis toute une équipe. Toute une série de gens qui nous ont rejoints. Les plâtres, c'était Direct 8. Vous allez recevoir, je crois, évidemment Arnaud Puy-Fontaine et plein d’autres. Vous pouvez retrouver sur YouTube les débuts de Direct 8 ! Puis nous nous sommes donnés les moyens d’ajouter sur le long terme. Contrairement à ce qui est écrit un peu partout, nous sommes encore tout petits. Nous progressons, c’est vrai, mais nous sommes toujours tout petits, et je vous montrerai tout à l’heure, si vous le souhaitez, des tableaux qui montrent comme nous sommes petits. Et en dehors du fait de savoir si les autres sont…Moi je suis minuscule. Petit 20 milliards. Et qui, à l'époque, en tout cas, ne posait aucun problème. Voilà, donc je suis à votre disposition, j’espère avoir respecté les 10 minutes, pour répondre à vos questions. J’indique simplement que je réponds à titre individuel, puisque je n’ai aucun titre ni pouvoir à la tête du groupe Vivendi, du groupe Bolloré, du groupe Canal et encore moins. Je suis le patriarche quand même. Mais bien évidemment, je m’exprime à titre individuel sans me dérober à la moindre des questions que vous souhaiteriez me poser.
Alors pour information, il y a un Festnoz, je vous jure que c’est vrai, qui est prévu au mois de février ou de mars pour la transmission officielle de Bolloré du Père Office. C’est prévu depuis des années et des années, la date est déjà précise. A souligné.
Notre commission d’enquête veut mettre en lumière la réalité du paysage audiovisuel et de la presse dans notre pays, les phénomènes de concentration qui se développent, comprendre leur motivation et analyser l’impact que cela peut avoir sur le secteur économique, mais aussi et surtout sur l’exercice de la démocratie. Du pluralisme, de la liberté, de l’indépendance des médias qui sont des principes inscrits à la Constitution, dans la Constitution. D’ailleurs, depuis que je l’ai permis de l’amender dans ce sens, au cours de la révision constitutionnelle de 2008, ces principes sont à l’article 34. Votre témoignage est tout à fait important pour nous, nécessaire, attendu, parce que vous êtes devenu un acteur important.
Vos activités d’origine, vous en avez parlé, mais c’est bien pour savoir de quoi on parle d'énumérer les activités de votre groupe d’origines essentielles. Dans les transports et la logistique, frais de maritime, terrestre ou aérien, les opérations douanières. Les concessions portuaires, dont une présence dans 42 ports et 17 concessions de terminaux à conteneurs en Afrique, la distribution d'énergie, logistique pétrolière et distribution de produits pétroliers, le chemin de fer, transport de passagers, mais aussi maintenance. Et on peut dire aussi qu’avec la fabrication de films plastiques, de solutions de stockage, de batteries, de mobilité.
Je vais chercher les livres sur Bolloré que j’ai là.
Il y a aussi une activité à travers SOCFIN. De l’un des principaux planteurs dans le monde, avec près de 200 000 hectares de palmier à huile à vis en Asie, en Afrique, principalement au Cameroun, au Nigeria, au Liberia. À partir de là, vous l’avez signalé, ce n’est pas nouveau. Dans les années 2000, vous avez commencé plutôt timidement au début à aller dans le secteur des médias. Dans les années 2010, au milieu, vous avez accéléré ce mouvement. Et aujourd’hui, dans les derniers mois, des opérations encore de grande envergure ont lieu, et ce qui en fait souvent l’actualité. Pour que l’on comprenne de quoi on parle, j’ai, je vais énumérer, ça peut être fastidieux, mais ça donne la dimension de pourquoi vous êtes là devant nous, alors que nous parlons justement. De la concentration dans les médias, avec les groupes où vous avez 100 %, il y a C8, STAR, CNews, Studiocanal, My Canal, Canal VOD, Canal plus Règles, la chaîne Canal+, toutes ces variantes, Canal plus Cinéma, Canal plus Sport, Séries, etc., K Plus, Vietnam, K Plus X.
Ça vous connait alors, je laisse la souligne si ça vous intéresse. Jean-Pierre Canet, on l’avait reçu. On l’avait reçu à propos des Egypt Papers, vous vous en souvenez. Il a signé cette biographie, Vincent Tout-Puissant.
Raphaël Garigo, Isabelle Roberts, qui seront auditionnés par le Sénat dans quelques jours, enfin elle, Isabella Roberts. L’Empire, comment Vincent Bolloré a mangé Canal Plus. Et là, Sully n’y patine alors que voilà. Et le bouquin qui vient de sortir de Rivoire Jean-Baptiste, l’Élysée et les oligarques contre l’info dans les coulisses du pouvoir. Pouvoir. Ça vient de sortir au lien qui libère, il y a notamment tout un chapitre sur les pressions de Bolloré sur les journalistes et notamment Tristan Waleckx qui raconte avoir été suivi, etc. Etc. Et c’est pas par qui, évidemment. C'était pas par eux, excusez-moi, non, je dis une grosse connerie, c'était par Bolloré et je dis que c'était une grosse c*****.
Encore à 100 % la plateforme d’hébergement de vidéo DayilyMotion et puis le groupe Prisma Media,
Ratonlaveur, non, je n’ai pas encore lu le bouquin de Rivoire.
Femme actuelle, Gala, Géo…
Et disons que c’est le dernier en date sur le sujet.
National Geographic
Ce n’est pas mal ce qu’il fait Assouline, c’est-à-dire c’est tellement long.
France catholique, dans le domaine de l'édition de la presse, l’hebdomadaire
Le truc de Bolloré, ce n’est pas de faire suivre les journalistes, ce ne sont pas ça. Le truc de Bolloré c’est d’attaquer. C’est la procédure bâillon, on l’appelle la procédure bâillon. Attention, Henry, on n’a fait pas de jeu de mots sur les noms de famille. Personne n’en est responsable de son nom de famille, ce sont pas comme les pseudos.
La collection pour les nuls,, les livres du dragon d’or, Tanna, Cuisine loisir créatif, Voyages écologiques, 404 éditions, les escales et les escales domaines français, l’Homme et les planètes France, HEMA.
C’est pas mal, ça fait quand même trois minutes. Il fait la liste de tous les titres. Et rappelez-vous des mots rouges. Non, mais je suis petit. Je suis petit ! D’autres maisons d'édition, celle du Cherche Midi, la Découverte, Sonatine Édition, Ixo Éditions, éditions Héloïse Dorrmesson, éditions Télémax. Y a-t-il le capitalisme monopolistique ?
À 49, 45,13 % dans le groupe Lagardère avec une Opa qui est imminente dans le mois qui va nous suivre. Et là, vous êtes sur Europe 1, RFM, Virgin Radio, Paris Match, Journal du dimanche !
C’est quand même dément ! Bien joué, bien joué. Bien joué. Donc t’achètes lonely planet ou le guide du routard c’est pareil.
Interédition, Istra, La Tesse, Larousse, Le Livre de Paris, Audiolib, Le Livre de poche, Marabout, Microsoft Presse, Octopus France.
Il est gêné Vincent.
Je ne peux pas énumérer vos participations dans des médias étrangers, mais bon, il y a PRISMA, vous êtes à 9,9 % dans 4 journaux et 2 radios.
Mais mettez la caméra sur Bolloré, bon sang, ou au moins un split-screen, quoi, quelque chose.
Dans le secteur de la communication, trois chaînes de télévision italiennes, Canal 5 italien, Ra4, etc. Donc, c’est de cela que l’on parle. Et j’ai envie de vous poser une question simple à la suite de cette énumération. Pourquoi constituer cet empire ? Quel est votre intérêt, votre passion pour construire un tel empire médiatique dans notre pays ? Je vais vous demander d’appuyer sur le bouton.
Historiquement, nous étions dans le papier, je rajoute, OCB, auquel nous tenons beaucoup comme marque historique. Si vous m’autorisez, monsieur le rapporteur, monsieur le président, je vais vous montrer, je sais pas si vous voyez bien ?
Attachez-moi !
Le prévenu n’a pas le droit de s'élever voilà ça c’est pour replacer vivendi qui est le champion français voyez c' est complètement à droite on le voit à peine sont les capitalisations boursières il y en a évidemment beaucoup plus entre les deux
La scène, c’est du chinois.
Et nos concurrents. Le petit vivendi avec le drapeau français, c’est 15 milliards de capitalisations boursières. Sony, c'était 156. Disney, 287. Tencent, 586. Apple, 286.
Donc ça fait comme deux fois qu’il nous joue la fibre patriotique, le petit drapeau bleu-blanc-rouge, puis tout à l’heure la tradition française-européenne face aux Chinois et à l’Amérique. On voudrait les présenter, c’est un petit nain. Le nain est toujours petit, Vincent.
Vous vous apercevez que peut-être en effet nous avons bougé dans les dernières années et je vais revenir à votre question évidemment qui est pourquoi et comment et vous voyez que pendant que nous bougeons les concurrents américains qui sont infiniment plus grands bougent encore plus vite et je parle pas des concurrents asiatiques qui eux aussi bougent extraordinairement vite nous connaissons bien Tencent et un certain nombre de grands groupes et leur façon avancée. Vous voyez, la dernière opération. C’est le fameux catalogue MGM avec tous les films que vous avez vus qui a été repris par Amazon Discovery et puis encore ce matin la reprise d’Activision Blizzard par un grand groupe américain.
Microsoft.
Si vous regardez le tableau d’après, là on parle de canal, en France.Voilà, nous faisons 6,3 %, et encore grâce au succès récent, sinon nous étions un peu au-dessous. Vous voyez que France TV c’est 28,8 %, TF1 26,9 %, La six 14,5 %, si la fusion se fait ils seront à 41,4 %, mais évidemment si la fusion se fait on aura l’avantage de passer à la quatrième place. Enfin, pour l’instant, nous sommes tout petits à 6,3. Sur ce qui fait le plus de papier de ce que je peux voir, c’est le segment de l’information. Et là, le tableau d’après est encore intéressant, puisqu’on voit en nombre de téléspectateurs la taille de CNews, qui est la seule partie information du groupe, puisque dans tout ce que vous avez cité, Canal ne fait plus de journaux. La formation, c'était bien, quand même. Et aucune des autres chaînes du groupe. Et vous voyez que… Grâce au succès récent, nous sommes à 1 million en audience moyenne. BFM est à 2,2, la 6 à 4, la 2 à 7,2 et TF1 à 9 millions. Ce sont des fêtes, Monsieur le rapporteur, ce ne sont pas des propos. Le tableau d’après sur la radio, ça concerne Lagardère. Comme vous savez nous attendons la Commission européenne et tant que la Commission européenne ne s’est pas prononcée, nous ne pouvons rien faire sur la Garderie. Mais enfin, simplement de savoir que Lagardère aujourd’hui, avec Europe 1, c’est la huitième place. France Inter et RTL.
Il faudrait qu’il précise que ça dégringole depuis qu' il a racheté Europe 1.
Deux secondes juste pour préciser, j’ai oublié de le faire, j’aurai dû le dire d’ailleurs que nous recevrons bien sûr tous les propriétaires et actionnaires On n’est pas que de votre groupe, on parle de concentration On parle aussi des autres mais on voit bien que le vôtre est en phase ascendante ou en progression.
Petit par la taille, grand par le niveau de nuisance, nous dit, j’ai un abonné dans le tchat.
Mais nous recevons bien sûr tous les responsables.
Et je vous remercie
Attendez, je finis juste, j’ai trois petits slides pour terminer. La presse, alors la presse nationale payante quotidienne, vous voyez le tableau que vous avez sur la partie haute, et bien le groupe n’est aucunement présent, ni Vivendi, ni un éventuel Lagardère qui viendrait s’ajouter à Vivendi. Et quant à la presse du septième jour, qui est un sujet extrêmement important, nous sommes 1, 2, 3, 4, 5, 6, le groupe Lagardère est septième.
C’est très marrant parce qu’il détricote complètement le truc d' Assouline, c’est-à-dire que Assouline fait la somme et lui il dit un par un on est tout petit, un par une on est les derniers. Et sur la presse payante il est malin parce qu' en fait ce qu’ils avaient fait comme Paris il y a 10 ans c'était la presse gratuite justement, direct matin etc.
Européenne entre Vivendi et Bertelsmann, qui est un concurrent allemand, et vous voyez que nous sommes là aussi plus de deux fois plus petits, 8 milliards 7 contre 17 milliards 3. Et dernier slide, je m’arrête là, je reprendrai les autres plus tard s’il y a besoin, ça c’est le Vivendi d’aujourd’hui et c'était le Vivendi d’avant, celui qui donc ne posait pas de problème. Le Vivendi d' aujourd’hui c' est comme celui d’avant avec Canal+, Havas A la place de Gameloft, il y avait actuellement…
À la rhétorique là, franchement.
Un géant américain et le groupe express le groupe le point l’usine nouvelle des dizaines et des dizaines de magazines qui étaient sous le nom CEP vous aviez le groupe de cinéma et de production audiovisuelle UGC vous avez les studios américains Universal vous avions SFR l’immense groupe de télécommunications qui appartient aujourd’hui à Patrick Drahi. CEGETEL, pages jaunes, AOL. Voilà, ce que je veux dire en d’autres termes, M. Le rapporteur, c’est que c' est vrai que nous avons grandi et c’est vrai que je suis honoré d'être reçu aujourd’hui au Sénat dans le terme de la concentration puisque quand vous m’avez reçu il y a cinq ans, c'était parce que vous êtes tous trousse très inquiet, enfin certains d’entre vous, que Canal Plus devienne Canal Moins, comme c' était l’histoire qui était racontée à l'époque et que, au fond, les 200 millions financent e cinéma français allait-il pouvoir être continué et financé ou pas et donc quelque part bon c’est un j’allais dire c'était un compliment qui est fait quand on s’aperçoit que finalement dans ces cinq années nous avons progressé alors pour répondre à votre question pourquoi s’il s’est appelé uniquement un projet économique et si vous regardez le slide numéro pas du tout politique c’est à dire pas dit au moral voilà celui ci non celui ci Voilà, vous voyez que dans le monde le secteur des médias, c’est le deuxième secteur le plus rentable, après le luxe. Donc il y a beaucoup de gens qui gagnent beaucoup d’argent dans les médias et donc notre intérêt n’est pas politique, c’est un intérêt purement économique et depuis 20 ans, ce groupe s’est constitué uniquement sur des questions économiques et vous avez d’ailleurs si c'était politique Le segment de l’information pour nous est un segment absolument insignifiant à la fois en chiffre d’affaires chez nous mais dans le poids du pays. C'était le slide que je vous ai montré en numéro 3 ou 4 où on s’aperçoit que nous sommes minuscules.
Alors, ça me permet de revenir sur ma deuxième question. Personne ne conteste des réussites économiques et personne ici ne jetterait la pierre à cette réussite économique. Le sujet est que nous ne parlons pas de fabrication de brosses à dents ou autre chose sans mépriser aucune activité industrielle. Mais nous sommes dans le domaine. Où se façonne l’opinion, où la culture, vous en avez parlé, de notre pays vit avec sa diversité. Et le domaine de l’information, qui est un domaine fondamental pour l’exercice de la démocratie et pour que des citoyens puissent exercer leur qualité de citoyens, c’est-à-dire être informés, informés des faits de ce qui se passe. Pour pouvoir se faire eux-mêmes des opinions. Et donc, c’est pour cela que j’ai énuméré les activités qui façonnent cette opinion, qui interviennent dans le domaine où la liberté et l’indépendance sont fondamentales pour un pays démocratique. Alors, vous pouvez minimiser, dire qu’il y a plus gros. Quand même, c’est la télé qui est très prescriptrice encore d’opinion, même si il y a les réseaux sociaux, toutes les études montrent que c'était très important, une chaîne d’informations, la radio avec maintenant…
Bon, là, il fait du commentaire, il faudrait passer aux questions, là.
Qui a un certain poids, il y a le JDD, mais quand vous dites c’est pour seulement un intérêt économique, beaucoup s’interrogent, parce que, bien entendu, ce qui fait qu’on parle plus de vous, malgré le fait que vous êtes peut-être plus petit que d’autres, c' est que, à chaque fois qu’il y a eu des prises, on va dire, dans les médias, de votre part, Il y a une certaine brutalité à liquider, détruire des rédactions. Ça a été Itélé pour faire CNews, ça a été Europe 1 et on peut pas dire que vous avez fait la chasse au gauchis, Patrick Cohen et d’autres sont partis. Et puis, aujourd’hui, Paris Match, le JDD, même les rédaction Sophus, Fondes et Communiqués s’interrogent avec ensuite une ligne donnée qui idéologiquement très marquée parce que depuis la libération c'était des idéologies qui étaient plutôt mises au banc de la république, c’est-à-dire qu’on ne parlait pas impunément avec des propos racistes, sexistes, homophobes Et j’en passe. Sur des antennes qui ne sont pas des antenne d’opinion puisque la convention par exemple de CNews avec le CSA dit les choses et qu’il y a une presse écrite d' opinion mais les conventions de ce qui est du domaine public, l’autorisation des maîtres, par tradition étaient pour des chaînes qui assuraient et s’engageaient au pluralisme, etc. Oui, ma question maintenant est est-ce que l’intérêt est seulement économique ?
Non, sur Cohen, ce qu’il a voulu dire, c’est l’inverse, il à vouloir dire « vous n’avez pas fait la chasse aux gauchistes, la preuve c'était que Cohen, qui n’est pas un gauchiste, est parti de lui-même ».
C’est bien, il y a de l’argent, on peut produire, on peut créer, mais vous n’intervenez pas pour imprimer cette marque dans les rédactions. Vous n’exercez pas aussi à travers cette puissance médiatique, l’intérêt économique que vous avez par ailleurs. Ça n’a jamais été mis au service de vos activités économiques que j’ai citées par ailleurs.
Sur la question d’intervention, comme vous savez, M. Le rapporteur, puisque vous m’avez posé déjà la question il y a cinq ans, ce sont les deux ou trois mêmes histoires qui se répètent indéfiniment, le crédit mutuel et autres histoires de la même nature, pour lesquelles, d’ailleurs, Maxime Saada, président de Canal, avait répondu il y à cinq ans.
Dont justement Canal Plus a censuré le reportage de l’enquête.
Le patron des antennes de CNews a expliqué qu’il n’avait jamais eu d’intervention de personne, et en tout cas pas de moi, et qu’ils ne m’avaient jamais rencontré, vu une fois mais jamais parlé avec moi. Vous savez très bien, en tout cassé je vous le répète, ce que je vous avais dit il y a cinq ans, en fait ce hiatus sur les questions d' interventionnisme, on répète uniquement deux histoires ou trois histoires qui sont toujours les mêmes depuis cinq ans et qui sont d’ailleurs assez … C’est parce qu'à l'époque, Canal était en grande difficulté. Canal France perdait 4 à 500 millions d’euros par an. Il est sous serment Bolloré Vivendi à l'époque était contrôlé essentiellement par des fonds américains qui n’avaient aucune envie et aucun intérêt à continuer à mettre de l’argent de leur poche pour renflouer Canal France. Et à l'époque, il fallait malheureusement faire des économies. Canal a vécu très bien quand il était en monopole. Et malheureusement, quand des grands GAFAM sont arrivés, quand des grands groupes de sport sont arrivés.
Et par le capitalisme.
Canal s’est retrouvé plus en difficulté, il a fallu faire des économies chez Canal, on sait par quoi vous êtes passé, on le sait, ce qui était mon rôle je pense, et c’est naturel, je vous l’ai dit à l'époque que j’ai été le bouc émissaire parce que quand vous voulez faire des économies aux gens, qu’est-ce qu’ils vont dire ? Ils vont pas dire c’est affreux, on fait des économie, on dit c’est affreux, il intervient dans les contenus sans en apporter aucun élément d’ailleurs. Et je m’amusais en voyant le festival de Cannes, Pierre Lescure lui-même a dit, il y a quelques jours, Cannes avant c'était 500 personnes pendant 15 jours à Cannes. Donc Cannes ne peut vraiment plus. 500 personnes de Canne, à Canne c’est vrai. 2000 euros par jour, 500 personnes, 1 million, 1 million x 15 égale 15 millions. Et il fallait remonter comme ça 400 millions. Et donc voilà, pourquoi est-ce que tout ceci est arrivé ? À quel moment tout ceci est venu ? Pourquoi tout ce qui est venu ? C’est parce qu’en effet, on a été obligé Deux mille euros par jour ? Le salaire ? Itélé a englouti 400 millions d’euros. J’ai été à Itélé. 400 millions d' euros au cours de son existence. Il fallait à un moment mettre fin à ceci. Là où je ne partage pas du tout ce que vous dites, c’est quand vous dites que nous avons détruit. Non, nous avons construit. Quand je suis arrivé chez Canal, d’ailleurs j’ai dit je ne suis pas la cause de vos problèmes. Je suis la conséquence de vos problèmes. Peut-être la solution. Et quand on regarde tout ça au fond, qu’est-ce qui est important aujourd’hui ?
Là où il est malin, c’est qu’il amène tout sur l'économie. Or, la question n’est pas économique uniquement. Elle est politique, elle est idéologique.
Les chiffres de Vivendi de canal, c’est 300 millions d’obligations cinéma audiovisuels chaque année, 500 millions investis dans le cinéma français européen chaque année. 75 millions de redevances aux sociétés d’auteurs chaque année c’est 12, 2 milliards et demi d’impôts payés entre 17 et 21. Donc, si vous voulez, je pense que d'être le bouc émissaire, Vous n’avez pas dit à l'époque bouc émissaire, je vous avais dit paratonnerre pour être tout à fait exact. Je l’assume volontiers, ce n’est pas le sujet, le sujet c’est de savoir est-ce que Canal a réussi à se sortir de toutes ces questions, oui. Est-ce qu’il a réussi à s’internationaliser, parce que le problème, c'était pas seulement d’avoir la culture française, d' avoir la culture européenne, c’est de savoir, est- ce qu’on est capable d’internaliser. Et la force du groupe Vivendi Canal, à la différence de ses collègues français. C’est que c'était le seul groupe qui s’est vraiment développé à l’international. Quand vous regardez d’ailleurs les chiffres de canal et ou de Vivendi dans les différents métiers, l’essentiel est fait en permettant de rayonner aux artistes extérieurs. J’en reviendrai maintenant sur un des points des questions que vous avez soulevées qui concernent, en effet ce ne sont pas des brosses à dents, ça ne m’a pas échappé que ce ne soient pas des brosses-à-dents ou des automobiles, Les créateurs de contenu sont des gens extraordinairement sensibles. Par nature, c’est vrai pour les gens d' Havas c' est vrai pour les gens de la télévision chez Canal et c’est vrai pour l'édition. Ma mère a été pendant 50 ans électrice chez Gallimard, donc elle rapportait à la maison les livres, enfin plutôt les manuscrits, qu’elle lisait. J’ai rencontré, j’ai eu la chance de rencontrer des tas d’auteurs de toutes sortes. Donc, je sais très bien ce que sont les journalistes, les créatifs, etc. Nous n’avons pas détruit, nous avons reconstruit les présidents, les présidents. Je crois, ou 130 journalistes, carte de presse, a dit Thomas Baudaire, je crois, chez CNews. Donc le fait de faire des économies est en effet un moment pénible. J’espère que ça ne vous est pas arrivé, moi ça m’est arrivé, je peux vous dire que c’est un changement quand tout d’un coup on vous annonce que ce qui faisait votre monopole ou ce qui faisait votre richesse, vous ne l’avez plus. Mais vous avez deux solutions en face de ça, la première c'était de se laisser aller et puis de faire faillite, et puis la deuxième c’est de reprendre, de choisir des gens. Pousser à travailler ensemble, d’essayer de rayonner à l’international parce que c’est là où vous frottez au concurrent réel et puis c'était de donner les moyens d’avancer sur le long terme. Et c' est vrai qu’aujourd’hui, je vous remercie de l’avoir reconnu tout à l' heure, notre groupe a réussi à se redresser. Mais je continue à vous dire que c’est un groupe encore petit, il n’en reste pas moins, qu’il n’y a aucune idéologie politique. Vous avez de la libération. D’abord, dans mon ADN la seule chose qu’on peut dire, en dehors du fait que j’ai toujours dit que j'étais démocrate chrétien, c’est la liberté. Voilà, ma famille s’est battue, vous parliez de l’après-guerre, mon père était dans la résistance, vous direz qu’il était de la classe 22, alors se soustraire au STO à l'époque, c'était un peu obligatoire.
C’est génial parce que tout ce qu’elle raconte c’est dans toutes les biographies autorisées et non autorisées.
Je veux absolument que ce soient des Français. Toujours le même truc. Écoutez, je ne crois pas que ce soient des Françaises, pas sûr. Il y a 350 000 personnes qui débarquent. Il n’y en avait que 177 sous les ordres de l’ordre Lovatt, dont deux de ma famille. Ma grand-mère était au service action pendant des dizaines d’années, en particulier pendant la guerre. Et j’ai un autre oncle dans Normandie Niémen. Donc, je crois pas, que j’aie un ADN qui ne permette pas de dire que je n’aime pas passionnément mon pays ou que je ne n’aime pas passionnément la démocratie. J’aime les deux. Mais je crois que c’est un peu court d’aller ressortir des histoires pour lesquelles, d’ailleurs, on vous a répondu, les personnes adéquates vous ont répondu et je crois vous entendez Maxime Saada bientôt et vous avez entendu Thomas Baudet il y a quelque temps. J’ai même vu dans vos auditions un monsieur que je ne connais pas très gentil, visiblement, monsieur Vire, qui a dit « mais monsieur Bolloré n’est jamais intervenu ». Donc, je crois qu’il faut…
Alors, je pensais lui. Manu si t’es là, Phénusine si t’es dans le tchat.
Parce que moi, comme vous le savez, mon délai de péremption arrive à échéance et quand nous allons fêter le bicentenaire du groupe le 17 février prochain… Bingo ! Je vous l’avais dit, il a fait Cnews ! Et tout à l’heure prennent la suite. C’est ça ! C'était ça ! Mais la question c’est de savoir, est-ce que ce groupe est capable d’aller faire rayonner la culture française et européenne dans le monde ou pas ? Et moi je crois que le rayonnement, l’aide aux créateurs, le soutien aux journalistes, le soutien aux dirigeants. C’est compatible avec la réussite économique. Et je crois que l’inverse n’est pas…
Orwell, sors de ce corps il faudrait être précis là aussi, il faut mettre la seconde là.
Il y a une suite où effectivement vous êtes déjà venu devant le Sénat. À l'époque, j’avais relaté la liberté, soutien aux journalistes.
Non, non, sérieux, le documentaire qui vous avait déplu de Tristan Waleckx Je vous en ai parlé, qui d’ailleurs a été couronné par le célèbre prix Albert Londres. Documentaire que vous pouvez retrouver sur YouTube ou Dailymotion que je vous conseille très très intéressant.
Et qui mettaient en accusation la réalité que vous aviez en Afrique à travers notamment cette histoire d’enfants qui travaillent sur les plantations. Et vous avez réfuté. D’ailleurs, vous m’aviez dit je vais attaquer en justice parce que c’est faux. Vous avez attaqué en justice et vous avez même demandé 50 millions. C’est pas rien.
Ça, c’est être proche de la liberté et le soutien des journalistes.
J’ai vu que les jugements et le jugement en appel vous ont retourné, disons, l’affaire, puisque vous êtes, on dit que vous avez dégénéré en abus de droit d’ester en justice et que le montant demandé était exorbitant et vous avez, vous, été condamné à 10 000 euros à verser au groupe de télévision France Télévisions qui avait diffusé. Ce documentaire.
Je viens de vous le mettre dans le tchat.
Non, je confirme que nous n’avons jamais eu ni moi, ni aucun cadre, ni aucun employé du groupe Bolloré dans les plantations en Afrique. C’est pas nous. De la même façon qu’il y a des Cambodgiens qui viennent faire un procès en disant à la Compagnie du Cambodge, vous occupez nos terres, il n’y a pas de terrain dans la Compagnie du Cambodge. Donc, pardonnez-moi de vous dire, le procès a relaxé de façon générale parce qu’ils étaient, entre guillemets, de bonne foi. Mais ça n’empêche pas que ces plantations ne nous ont jamais appartenu et que le jeune homme qui soit 10 ans avec 14 ans et qui avait 3 ou 4 ans de plus n’a jamais travaillé pour moi. Moi je veux bien être accueilli à des choses que j’ai commises. J’ai zéro sujet, je ne suis pas parfait et j’assume et je ne me dérobe pas. Mais là, il s’agit en effet à nouveau d’un sujet d’amalgame, c’est-à-dire qu’on dit vous gérez des plantations. Non, nous ne gérons pas des plantations, il y a un groupe belge qui s’appelle Fabri qui est majoritaire dans ces plantations depuis 90 ans, nous en avons hérité d’une participation quand nous avons fusionné avec le groupe Privo et nous n’avons jamais opéré dans ces plantations.
Il répond cinq ans après au documentaire de Tristan Waleckx qu’il a attaqué.
C’est moi qui ai évolué.
A plusieurs reprises, il a perdu.
Vous m’avez demandé…
Il aurait pu répondre.
Donc vous avez fait trois procédures de ce type que vous avez perdu en justice et on vous reproche souvent.
Il a attaqué Bastamag, il a attaqué Tristan Waleckx.
Dans une certaine liberté d’enquêter et de faire des reportages. Je veux finir avec ma dernière question parce que là..
Les nouvelles révélations de médias partent ce matin dans le tchat.
La connotation politique et idéologique. Certains ne vont plus loin. J’ai lu beaucoup d’hommes, y compris un ancien président de la République, qui dit que vous avez fabriqué un candidat à la présidentielle. Quand il a été renvoyé, 2012, je crois, dit-elle, vous avez, dit-on, piqué une colère noire et il est revenu assez fortement. Sur le paysage. Personne ne croit que vous n’y êtes pour rien dans sa présence, dans votre volonté qu’il puisse avoir pignon sur rue sur l’antenne de CNews, et personne ne pense qu' il n' y a aucune connotation idéologique ou politique aux médias que vous prenez, que vous saisissez, et qu’ils n’y a pas de changement assez important. De la ligne éditoriale et des rédactions dans ces médias.
C’est dommage qu’il n’y ait pas de questions plus précises.
Vous vous définissez comme démocrate chrétien est-ce que le boulevard enfin c’est une avenue quoi sont des valeurs démocrate-chrétienne je ne crois pas et je voulais vous demander si c'était à votre insu qu’une telle ligne éditoriale s’impose dans les médias que vous contrôlez y compris les hommes que vous mettez c’est quand même vous qui les mettez à la place où les femmes leur passé et leur revendication idéologique et politique sont marqués nettement souvent à l’extrême droite, il n’y a pour rien.
Écoutez, je pense que vous prenez des petits bouts de choses, vous les mettez ensemble pour essayer de faire une histoire. On pourrait, par exemple, dire que je suis déconstructionniste.
Vous avez des dizaines de milliers d’heures sur nos programmes. Et quand à Zemmour, pardonnez-moi, mais il publie des livres à des centaines de millions d’exemplaires, bien avant qu’ils ne reviennent sur CNews, je vous rappelle qu’il est sur le Figaro. Je vous rappelle, qu' il est sur l’Assis et comme par hasard, c' est quand il est sûr que CNews est un bon problème. Mais je redis, il y a tellement de courants de pensée. Dans nos livres, dans nos émissions. Personne ne pensait, personne ne savait qu’il allait être président de la République. Franchement, ce n’est pas raisonnable.
Je voudrais quand même un peu éclairer au-delà de la question, la personne en question, le rôle de l’actionnaire par rapport aux médias, c’est un point qui nous concerne.
Bon allez, les sénateurs, réveillez-vous.
Vous aviez dit en 2016, j’ai ré-écouté. Ici même au Sénat, pour définir justement ce rôle qui était le vôtre en tant qu’actionnaire principal. Et vous avez dit précisément, tu restes, vous avez repris un peu les mêmes termes dans votre propos liminaire. Le rôle de l’actionner consiste à fixer un cap, à nommer des équipes, à parler avec elles pour s’assurer qu’elles soient suivies, qu’elles suivent toujours ce cap et à répondre à leurs questions. Je crois que c’est les termes précis que vous aviez utilisés à l'époque. Jusqu’où va la définition de ce cap, quand il s’agit d’un média ? Est-ce que ça va jusqu'à définir la ligne éditoriale ? Et le recrutement des équipes, quand il s’agit aussi d' un média ? Jusqu' où ça va ? Est- ce que ça va jusqu’au choix des éditorialistes, des principaux journalistes ?
Évidemment, ce sont les dirigeants que je choisis, mais depuis 40 ans, le succès de ce groupe a été de faire des repérages de talents. Alors évidemment, maintenant on dit Zemmour, mais on pourrait dire Yves Calvi. J’ai passé du temps avec Yves Calvi, qui est venu d’ailleurs sur le groupe Canal. J’y ai passé du temps avec Bono, le chanteur, qui est venu, c’est Universal. J’ai passé du temps avec Marc Lévy. Je passe du temps avec Bernard-Henri Lévy. Mon travail consiste en effet… Enfin, consistait, puisque maintenant je ne suis plus que conseil et bientôt plus rien. Mais mon travail consistait pour l’essentiel à fixer des capes, à choisir des gens et à les laisser travailler. Et vous connaissez, je crois, les dirigeants du groupe Vivendi-Canal, qui sont des gens qui ont des personnalités, de l’autorité, des compétences. Ils sont d’ailleurs pénalement responsables de ce qui se passe dans leurs médias. Donc je ne vois pas comment on pourrait leur imposer quoi que ce soit. Et j’observe que dans toutes les commissions que vous avez tenues jusqu'à présent, toutes les personnes que vous avez interrogées, aucune n’a dit que j'étais intervenu personnellement sur quoi que ce soit. Mais je vous redis, le groupe est tellement vaste qu’on peut dire une chose, et son contraire sur mes avis politiques, si on commence à disséquer, je vous ai donné l’exemple d' ITélé, mais je pourrais vous donner des tas d’autres exemples de gens qui ré-affligent et qui parlent sur nos antennes, et je ne peux en aucune façon être responsable de ça. Et je trouve qu’au contraire, et on vous l’a dit, toutes les expressions sont sur les différentes antennes. Mais enfin, en réalité, on fait un monde, si on veut bien repasser le slide, qui montre ce que nous sommes en termes d’audience sur le plan des émissions d’information qui est absolument risible, c’est tout petit petit, Parce qu’en vérité sur Canal les vrais sujets, c’est le sport.
C’est de la politique, mec. Je vais finir par le retrouver, quelque part.
Il y en avait encore un plus petit. Voilà, c’est ça, segment de l’information TV, vous voyez, on est à 1 par rapport à 9, à 7, à 4, donc on est tout petit en réalité. Et donc l’essentiel de canal, qu’est-ce que c' est ? C’est le cinéma, c’est le sport et c’est les séries. C' est ça la vérité.
Vous avez tout à fait raison de nous rappeler les parts d’audience. D’ailleurs, j’ai pris soin aussi, dans mon propos introductif, de les rappeler. Néanmoins, il y a quand même un sujet sur CNews et à la télévision en général. C’est que, jusqu' à présent, il n’y a pas de télé d’opinion. La télévision française a été, contrairement à la presse, basée sur une presse d’opinion, historiquement elle a été faite comme ça, la télévision, notamment parce que les droits des maîtres sont en nombre limité, n’a pas été construite sur un schéma de télé d’opinion. Un certain nombre d’observateurs des médias constatent que la chaîne CNews.
Les mecs ou quoi ? C’est pas vrai que les sénateurs n’avaient pas d’opinion.
Est-ce que vous partagez ce constat ?
Écoutez, moi, j’ai vu l’audition de Thomas Baudaire, qui en est le patron, qui dit que c’est une chaîne de débats. Et vous aurez Maxime Saada, qui viendra, je crois, appelé Arnaud de Puyfontaine, qui est le président de Vivendi. Il aurait dû prendre ma place, d’ailleurs. Et vous verrez que, voilà, personne n’a l’ambition ou l’intention ou l’erreur d’essayer de faire des chaînes d’opinion. C’est pas dans l’objectif du groupe Vivendi Canal. Ça n’a pas d’importance, ça n’as pas d’intérêt. Nous sommes là pour être sur la liberté d’expression et nous sommes là pour l’essentiel pour permettre à nos clients qui veulent voir sur Canal du Sport, du cinéma et des séries de leur donner le mieux de ce qu’on peut donner dans ce domaine.
J’ai une dernière question monsieur le rapporteur. Pour l’instant, parce que de nombreux collègues demandaient la parole. Une remarque. Monsieur Zemmour, lui-même, dans son livre, dit que c’est lui, que c’est vous, pardon, qui l’avait convaincu de rejoindre la chaîne. Il était déjà, d’ailleurs, condamné pour des propos et encore hier, d’autres propos. Donc il dit, lui, dans son livre que c’est vous qu’il avait convaincus de venir.
Et comme je vous ai dit tout à l’heure, je rencontre beaucoup de gens, j’essaie de faire venir beaucoup de gens et malheureusement pour moi, ou heureusement pour moi je ne sais pas, monsieur Zemmour était très connu bien avant qu’il ne me rencontre pour la première fois. Il vendait des centaines de milliers de livres, il est sur les autres chaînes, ça ne posait aucun problème. Vous le savez très bien, c’est venu pour les raisons que j’ai évoquées tout à
Est-ce que vous souhaiteriez qu'Éric Zemmour, s’il n’est pas élu président de la République, revienne sur Cnews ?
Mais attendez, ce n’est pas moi. C’est quoi cette question-là ?
J’ai pas dit souhaiter, j’ai mal dit, est-ce que vous maîtrisez en œuvre son retour ?
Mais je n’ai pas le pouvoir de nommer qui que ce soit à l’intérieur des chaînes, voilà. Je peux proposer, je peux donner mon avis, je peux dire ne pensez-vous pas que des personnes qui sont toutes connues et reconnues pour leur force, que si elles considèrent que c’est pas bon pour le groupe, ne le feront pas. Donc ma capacité personnelle à aller imposer des choses n’est pas très importante contrairement à ce que vous pensez.
Merci, Président.
Bonjour M. Bolloré. Le président Lafont commençait par cela. Il disait que votre audition de volant de commission d’enquête était particulièrement médiatique. Je ne voudrais pas faire de jeu de mots, mais je crois que nous battons des records d’audience grâce à vous. Merci. Merci Bollo. Et ce matin, en lisant l’opinion, je voyais concentration dans l'édition sous la plume de Catherine Boulet, Bolloré sur le gril des sénateurs. Je voulais juste dire, tout à fait de façon personnelle, que nous sommes ici sachant le sérieux des travaux.
L’opinion qui appartient à Bolloré.
Sous la responsabilité de Laurent Lafont, nous sommes ici pour d’abord comprendre, analyser, et cette compréhension et cette analyse nourrissent ensuite l'écriture d’une loi pour l’adapter à la société actuelle. Vous l’avez dit tout à l’heure, vous avez commencé
Vous avez la réponse.
En 1960,
Vous avez la réponse à votre question, l’implication.
Industrielle et financière de cette audition et de toutes ces auditions c’est de permettre l'éventuelle élaboration. Un demi-siècle s’en est suivi d’une trajectoire exceptionnelle, vous l’avez dit, d’une réussite.. D’une proposition de loi qui inspire dans notre pays deux choses. Où le respect et l’admiration, parce que c’est comme ça.
Pénalement ou quoi que ce soit, ils risquent rien, bon le réseau fait éventuellement par jour, bon pas parce qu’il a prêté certainement
Ou alors, du rejet et de la suspicion, parce que dans notre beau pays, la réussite déplaît. Alors moi, ce que je voudrais comprendre pour quelqu’un qui est assez visionnaire, qu’on vous apprécie ou pas, mais personne ne peut vous daigner cette qualité d'être visionnaire puisque vous l’avez dit, vous avez commencé dans les médias dans les années 2000, donc ça fait déjà plus de 20 ans. À votre avis, et ça sera ma question, comment peut-on concilier à notre époque la nécessaire recomposition du marché des médias avec la non moins nécessaire préservation du pluralisme qui fait vivre notre démocratie.
Moi, personnellement, je trouve qu’il y a un grand pluralisme aujourd’hui et que si on veut aller écouter les uns ou les autres, on est capable de le retrouver.
Il y a un grand pluralisme parmi les milliardaires. !
Vous l’avez vu, des poids considérables qui passent à travers des tuyaux non contrôlés, non contrôlables. Et moi, je crois que la vraie question est de savoir, est-ce qu’on est capable, tout en permettant à des médias de se développer, de leur faire gagner de l’argent, tout en restant dans la pluralité. Moi, je crois que c’est possible. Et c' est vrai que vous avez un sujet compliqué parce que la concentration des médias, forcément, pose problème. Mais la taille des concurrents que nous avons pose aussi problème et vous avez, en effet, un sujet complexe à régler. Nous vous savons, ça fait, je l’ai dit, dans trois semaines, ça fera 200 ans que le groupe existe. Donc nous avons connu, nous aurons connu trois rois, un empereur, 26 présidents de la République. Donc, on s’adapte, mais c’est un sujet complexe parce que je peux vous dire que de ma petite fenêtre, comment faire pour que Vivendi canal, malgré les critiques et le reste ? Et je redis, je fais le paratonnerre avec plaisir, c’est mon travail. Je ne sais pas comment ils vont faire après, mais enfin bon, je resterai peut-être quand même en paratonnerre apparent.
Ah merde, là il y a de plein de choses de merde, on l’a sur le dos, pour longtemps.
Quand vous voyez arriver Netflix, vous voyez, Canal, c’est pas parce qu’ils ont mal travaillé qu’il se sont trouvés devant des difficultés, ils se sont trouvées devant un petit vendeur, petit loueur de cassettes qui tout d’un coup est devenu un groupe à 500 milliards ou 400 milliards de capitalisation et qui finalement fait des séries en payant le double. La vraie question c'était est-ce qu'à la fin.Une fois qu’il aura les X millions de clients français, ce qui continuera à faire ou pas la place pour la culture de notre pays ? C’est ça la vraie question. Et quand vous avez quand même des entrepreneurs..
Alors ça c’est une question légitime, je ne suis pas sûr que Bolloré soit la réponse, mais la question de la diversité, ce qu’on appelle la diversité, dans le documentaire, dans la fiction, c' est en ce moment l' enjeu principal, du côté du CNC, de la SCAM, des syndicats de producteurs, de réalisateurs.
Donc vous avez des difficultés…
Il y a en ce moment d'énormes discussions autour de ça.
Des gens à se développer et éviter qu’il y ait une concentration trop forte. Je ne peux pas répondre à cette question malheureusement. Merci pour vos propos très aimables en tout cas.
Merci, monsieur le Président, monsieur Bolloré. En tous les cas, je vous remercie pour la clarté. Beaucoup d’hommes là-dedans, oh lala. Permettez-moi tout d’abord. Qu’est-ce qui vous attire vers les médias ? Parce que vous l’avez dit, c’est la rentabilité. C’est bien compris dans les propos. Mais enfin, c’est quand même un milieu où, depuis que vous êtes investi, vous avez pris quand même beaucoup de coups. Est-ce qu’il n’y a pas des effets collatéraux sur les autres activités de votre groupe ? Ça, c’est ma première question. La deuxième, justement…
Il va y avoir un communiste puisque l’opposition, la véritable opposition au Sénat c’est le groupe communiste, communiste écologique, là où à l’Assemblée c'était plutôt France Insoumise.
Qui ensuite sont achetés par des médias.
Puisque c’est l’heure, merci d’avance à tous ceux qui auront la gentillesse de bien vouloir modestement contribuer à l'élaboration d’un empire au poste. Merci d' avance pour vos subs et pour vos dons, on en a bien besoin.
Le directeur général de Reporters sans frontières, qui nous a parlé.
Reporters sans frontières dont je vous ai mis tout à l’heure je vais vous le remettre le lien vers leur petit reportage le système B l’information selon Vincent Bolloré.
Merci, Monsieur Bolloré.
Tata !
Non, écoutez, je ne pense pas qu’il y ait une gestion brutale.
Éloquents sur la méthode Bolloré
Il faut avoir le courage de dire les choses et le courage quand elles sont graves, j’ai évoqué le cas de canal tout à l’heure ou de Itélé, de prendre les mesures. Quand vous êtes malade vous avez des gens autour de vous qui vous disent t’inquiète pas ça n’a aucune importance continue et puis à un moment vous retrouvez avec une situation qui a empiré ou alors vous avez quelqu’un qui vous dit voilà tu as une maladie il faut la regarder, va passer un examen, et on prendra les mesures pour la réparer. Si c’est ça que vous appelez brutal, oui, je suis brutal, parce que c'était brutal de dire la vérité, c'était brutal de dire à Canal sa paire 400 millions. Mais, vous savez, les coûts, pardon, je sais que vous êtes pris par le temps, mais si vous aviez deux minutes, j’ai mis quelques minutes de films qui sont passés pendant que j'étais président chez Canal et actif à l'époque. Après j’ai laissé la présidence à Maxime Saada et à Jean-Christophe Thierry. Mais pendant que j'étais actif, il y a un petit film, si vous voulez bien le passer, il y en a pour deux minutes. À peu pire ce qui se passait chez canal pendant que j’y étais et qui montrera que tout ça voilà
Ce que je vous propose, M. Bolloré, c’est de le passer à la fin. Peut-être qu’en suivant de nombreuses questions, on va privilégier des questions.
Et quant au coût, on voudrait surtout des interpellations parce que les questions là, ce n’est pas des questions là.
Mais je pense qu’il y a une grande satisfaction dans les équipes de savoir que maintenant le groupe gagne de l’argent, de savoir maintenant que la situation est rétablie, on peut investir à l'étranger. Je crois que les gens de Canal étaient très très très inquiets à l'époque et je pense qu’en effet, c’est des coups, c’est pas bon pour le moral. Quand je suis arrivé d’ailleurs à la tête de Vivendi, on m’a dit mais surtout tu t’assois, tu prends la cave à cigare, tu fais rien du tout et tu attends que ça passe et tu profites. Bon, est-ce que c’est l’ADN dont je parlais tout à l’heure, ma maîtresse quand j'étais en septième, un, avait envoyé un bulletin de consigne avec marqué à mes parents, Vincent se mêle de tout, il n’a plus qu'à prendre ma place.
Alors je sais pas si vous entendez, parce que moi j’ai le casque, des petits rires. Petits rires feutrés à la jolie anecdote
Le plaisir du travail accompli, la satisfaction de voir les 80 000 personnes, rien que le cinéma français dont on parlait il y a cinq ans, le cinéma français maintenant n’a plus d’inquiétude sur Canal. Alors après, est-ce que le cinéma français préfère Amazon et préfère Netflix, ça c’est son choix. Mais en tout cas, on ne lui a pas retiré la carte Canal. Et je pense que c'était bien ce qui a été fait par un autre Puy Fontaine, chez Vivendi, par Maxime Saada.
Là, il est en train d'évoquer les discussions dont je vous parlais à l’instant, notamment sur la chronologie des médias et sur l’obligation ou non d’investir pour les groupes médiatiques dans le cinéma.
Les entreprises, notamment par rapport à Havas, parce que je crois que ça correspond quand même à un avis, une remarque faite par l’autorité des marchés financiers dans son rapport 2019, le fait que l'étanchéité entre les différents éléments du groupe, notamment d' Havas avec les éditeurs, n’est pas assurée et que du coup, il peut y avoir une distorsion par rapport à des concurrents.
Écoutez, je ne crois pas, M. Le Président, parce qu' Havas ne fait que prendre la publicité de ses clients pour la mettre sur des médias. Si Havas s’amusait à aller mettre la publicité sur ses propres médias, ça se verrait très vite et il y aurait un problème. Mais je me rappelle simplement une chose, Canal Plus, le groupe, je ne veux pas dire de bêtise, je crois que c’est 4 milliards et demi de chiffre d’affaires ou 5 milliards de chiffres d' affaires. Sur les 5 milliards de chiffre d’affaires, la totalité de la publicité sur Canal c’est 100 millions. C’est-à-dire que c'était 2 %. Donc même havas amuserait, ce qui n’est évidemment pas le cas parce qu’il y a des murailles de Chine, ça n’aurait pas de conséquences ni pour l’un ni pour le l’autre.
Alors quelqu’un parle du bouquin de Rivoire, je l’ai ici.
Mes intentions sont de faire rayonner la culture française face à la culture asiatique et américaine.
Ce sont des intentions très louables. Mais parallèlement, il faut comprendre l’inquiétude concernant vos acquisitions dans le domaine des médias et de l'édition. Je prends l’exemple du slide numéro 6 avec le journal du dimanche. Ce lundi 14 janvier, la rédaction du JDD a exprimé ses craintes de devenir, je cite, un vulgaire média d’opinion comme CNews. Suite à la nomination comme directeur général Jérôme Béglé, chroniqueur régulier de CNews. La rédaction du JDD est très inquiète pour son indépendance et prend en exemple ce qui s’est passé à Groupe 1. Avez-vous des réponses à apporter à la réduction du JDD ? Première question, excusez-moi, j’ai une deuxième très courte. Le candidat Éric Zemmour annonce vouloir démontrer le service public France Télé et Radio France. Partagez-vous ces propos ?
Écoutez sur Zemmour à nouveau.
Enfin ça reste, ça reste timide.
Je vois sur lui que l’on a Nicolas de Tavernost ou le patron, le propriétaire du Figaro, Lasso ou M. Edelstein, j’ai vu qu’il me téléphonait tous les jours, qu’on déjeunait tous les mois, je crois que je l’ai déjeuné qu’une seule fois avec lui, qui est la fois en effet où on lui a proposé de rejoindre ses news, mais là aussi, si on commence à dire, attendez c’est pas vrai, on va dire qu' on fait des procès bâillons, si on a à dire donc, voilà, sur Zemmour, franchement, Eric Zemmour a le droit de s’exprimer, il fait ce qu' il veut. Et son programme ne me regarde pas, je n’ai jamais fait de politique, je ne ferai jamais de politique.
Tu ne fais que Vincent, ta maîtresse le disait, il s’occupe de tout.
Je n’ai nommé personne et c’est Arnaud Lagardère qui…
Vincent, je m'énerve.
Mais évidemment, il y a une telle pression qui est faite par les médias en faisant Vincent Bolloré épouvantable épouvantail que, évidemment, je suis normal que les journalistes du Dimanche disent peur, même sans me connaître, je ne les connais pas, mais avec ce qu’on écrit, c’est naturel qu’ils aient peur.
Oh les médias, les médias que j’aime libres, les média que j’aide, les médias malades que je soigne. Moi, Vincent Bolloré, je trouve quand même qu’ils en font trop.
Tout à fait normal et qu’ils n’ont pas à se sentir menacés, c’est un avis personnel. Et pardon, juste M. Le Président, et Arnaud de Puyfontaine, qui est le vrai président de Vivendi, c’est le président du directeur
Oui, on a compris, tu le balances.
Il y a deux fois que tu dis que… Il devait y avoir, si un jour il devait y avoir une autorisation de Bruxelles et un lien entre le groupe Lagardère et le groupe Vivendi, je suis sûr que tout se passerait très bien, comme ça se passe très bien dans les autres magazines du groupe Vivendi, à mon avis. Pardon, Monsieur le Président.
Non, non, je comprends.
Merci, M. Le Président. M. Bolloré, nous avons auditionné en début de semaine un professeur d’université, historien des médias, qui nous a indiqué que la concentration n'était pas un problème démocratique, mais une question économique, qu’il n’y avait pas de rapport entre concentration et pluralisme et qu’au contraire, en 40 ans, les supports de diffusion avaient énormément augmenté.
C’est qui cet universitaire là ?
Pourtant, 16 % des Français seulement font confiance aux journalistes. Qu’en pensez-vous ?
Non mais tu racontes n’importe quoi là. J’ai pas l’idée, heureusement, Madame la Sénatrice, je ne suis pas du tout compétente dans ces matières. Je ne sais pas, je pense que je vous dis, il est possible de se renseigner, il est possible de lire, il…
Merci Manok, Merci Manok.
Est possible de regarder sur le net des informations tellement diverses que les gens se font des idées. Moi j’ai pas d’opinion à exprimer et malheureusement je vous le disais tout à l’heure votre commission c’est compliqué parce que je ne sais pas comment régler ces questions.
Serrer une commission qui ne fait pas son travail, c’est compliqué, c’est vrai, c’est très compliqué.
À nouveau, l’essentiel de la vie du groupe vivant dits canal à la télévision, c’est le cinéma, le sport et les séries. Je redis que, pour enlever le fantasme du projet politique, on a un truc, un signifiant en termes d’outils d’information, d' outils de propagande. Si on voulait faire de la propagande, c’est infinitésimal. Si on avait vraiment eu un projet politique, c’est sans doute pas d’ailleurs Canal dans lequel on serait allé, ou en tout cas pas comme ça. On serait allés plutôt sur l’Assis ou sur des opérations beaucoup plus ouvertes. Nous nous sommes spécialisés dans ces contenus, et en plus, ce qui nous intéresse, c’est l’international. Merci Manon, merci Damien. L’essentiel de Canal aujourd’hui, son développement, se fait à l’International, on a plus de 20 millions d’abonnés, dont plus de la moitié maintenant sont à l’international. Et si vous me convoquez dans cinq ans, vous n’avez aucune chance parce que je serai gâteux, vous verrez qu’il y aura 30 millions d’abonnés sur Canal, et il y en aura 20 millions à l’international. Donc le sujet politique n’est pas à l’intérieur de Canal un sujet essentiel.
Julien Bargeton, qui est derrière son écran.
Merci à tous d'être aussi nombreux, plus de 600 personnes, c’est quand même génial, merci beaucoup à Damien et à Manok pour votre abonnement. Votre abonnement.
Oui très bien. Très bien. Oui bonsoir. Bonsoir Vincent Bolloré, Julien Bargeton, sénateur de Paris. Bonsoir cher Vincent. Alors j’ai une question. Bonsoir cher Vincent. C’est celle qui a été posée notamment par Michel Légier et puis également le président sur le lien avec Avais quand même puisque vous nous avez dit qu’il n’y avait pas de lien. Mais lorsque vous avez pris la tête de Vivendi lors de l’Assemblée générale du 24 juin 2014, vous avez décidé de transformer cette holding financière en groupe industriel intégré dans les contenus. Il semblerait que lorsque Havas Media, que vous contrôlez, recommande à l’annonceur de choisir un média
Je sens que demain, avec Jacques Rancière au poste à 9 heures du matin, on va se régaler les amis. Parce que son livre, que j’ai dévoré avec vous et cette nuit, parle de tout ça. Parle de ce que c’est que la démocratie représentative. Les gens qui parlent, là, sont censés nous représenter. Les autres agences concurrentes. Il y a donc une discordance de 3.1. Aussi, pouvez-vous nous dire si des consignes ont déjà été données chez Havas Media pour favoriser les chaînes du groupe Canal Plus, sinon comment expliquer cette différence par rapport aux autres agences et ont-elles été corrigées depuis 2018 ? Deuxième question, CNews a reçu le 3 décembre une mise en demeure du CSA relative à l'équilibre dès notamment avec la diffusion jugée nocturne. Pour les temps de parole de l'équipier ainsi que ceux de lfi et donc le CSA a réagi le 3 décembre par une mise en demeure. Pouvez-vous nous garantir que les mesures ont été prises pour mettre fin à ces pratiques et que désormais le rééquilibrage a été opéré ? Je vous remercie.
Merci, mon cher Vincent. Monsieur le Sénateur, alors sur la deuxième question, je n’ai aucun pouvoir. Oh, mais arrête, oh ! On devrait équilibrer, mais j’ai entendu Thomas Baudet, qui a expliqué que ce n'était qu’une action préventive, et que depuis, les équilibres avaient été maintenus, d’ailleurs, sur une règle du jeu qu’il ne connaissait pas, qui était le distinguo entre le jour et la nuit. Mais enfin, ils se sont remis en ordre.
N’importe quoi, j’ai travaillé il y a 20 ans avec Itélé, on le connaissait, n’importe quel journaliste connaissait le distinguo, le jour et la nuit, d’ailleurs n’apporte qui le sait, et l’audience, puisque l'équilibre du temps de parole est pondéré, évidemment, depuis toujours. Qu’est-ce que tu racontes, là ?
Il y a un vieux débat sur les 12, 9 % et 6 %, il y a ceux qui disent que Publicis, comme c’est notre concurrent, fait exprès de ne pas donner à Canal et que Havas donne un peu plus. Mais je redis sur Canal, 5 milliards de chiffres d’affaires et donc les 3 % de plus de Havas, c'était peut-être un million ou deux.
Donc pour ceux qui n’ont pas suivi la subtilité du sénateur, le CSA a quand même toussé en disant, par rapport à l'équilibre du temps de parole, arrêtez de faire tourner les magnétos la nuit pour l’opposition genre France Insoumise et écolos, où vous passez des interviews à deux, trois heures du matin pour laisser l’extrême droite triompher le temps. Ils ne disent pas ça comme ça, mais c’est ce que ça voulait dire.
Dans les endroits où il y a évidemment des tarifs favorables et un intérêt pour leurs clients. Là où par contre, si vous m’autorisez de compléter la question, on est en effet un groupe industriel.
C’est absolument bien clair.
Mais avec Havas, ce n'était pas dans ce cadre-là, c'était dans le cadre de la création. En fait, les films durent trois heures du temps du Dr Jivago, puis une heure et demie à deux heures, et puis ensuite on passe à des séries de 20 minutes. Et beaucoup de gens pensent que l’accélération des contenus et l’intérêt des gens pour voir des contenus de plus en plus rapidement va faire que la durée des films qui sont regardés peut se réduire. Où sont les gens qui font les films ? Les plus courts et les plus efficaces ce sont les publicitaires et ça c’est un sujet pour le futur vous avez d’ailleurs les podcasts qui sont des petits éléments qui sont un peu plus courts et c'était dans cet esprit là que j’avais dit il faudrait regarder si on peut faire travailler les créatifs d' Havas dans le monde parce que je vous rappelle que havas là aussi je pense que la France n’est que 20 % et que l'étranger est 80 % est-ce qu’on peut les faire travailler ces gens qui ont 25 ans 30 ans 32 ans avec des créateurs de séries pour voir si on peut faire des formats. C'était une des idées à l'époque qui avait été mise en œuvre et c’est pour ça que je vous en avais parlé à l'époque.
Sylvie Robert.
Oui, merci, Monsieur le Président. Beaucoup de questions ont été posées, donc je vais essayer d’aller un peu plus loin dans la réflexion qui est posée cet après-midi. Vous nous avez dit, Monsieur Bolloré, que c’est une question purement économique parce que c’est le secteur des médias, le 2er secteur le plus rentable du monde et que vous êtes encore tout petit. Vous avez dit également que la concentration des médias pose problème, mais ce qui pose problème c’est la taille de nos concurrents. Quand j’entends le « encore », ça veut dire que vous considérez qu’il faut concentrer encore plus pour affronter la taille de ses concurrents qui posent problème. Donc, quelle est votre stratégie à venir, même si on sait très bien que vous n'êtes que conseillers et que vous allez passer la main, mais ce qu’on voudrait comprendre c’est que, et mes collègues l’ont dit indirectement, on parle de concentration verticale. Verticales. D’abord j’aimerais savoir si vous êtes d’accord avec ce qualificatif concentration horizontale ou verticale qui permet finalement de pouvoir avoir un système intégré. Je crois que c’est Julien Bargeton qui le disait. Donc est-ce que le fait que vous avez une stratégie pour aller plus loin ? Est-ce-que vous considérez que dans le paysage actuel face à ces concurrents qui posent problème, on est en capacité de créer encore plus. Sachant que vous avez compris si cette commission d’enquête a été créée, c’est bien parce que la question du pluralisme, de la démocratie, de la loi de 86, qui est au cœur de nos débats, de la question forcément de la liberté des rédactions, de leur capacité à pouvoir travailler librement, est un sujet. Alors vos réponses, on les comprend, mais il y a un sujet. Donc moi, j’aimerais vraiment que vous alliez plus loin pour nous dire. Et puis, c’est ma deuxième question. Elle est un peu. C’est quoi pour vous, l’information aujourd’hui dans une démocratie vivante, vivace, qui n’est pas. Alors. En termes de qualité, je termine le débat public, ce qu’on peut voir de l’autre côté de l’Atlantique. Et enfin, et je terminerai, ce qui revient aussi, et vous l’avez, c’est que les journalistes partent. Et ça n’est pas rien, quand on apprend que de e-Télé à CNews, il y a près de 70 journalistes qui sont partis. Alors, vous allez me dire, ils ont toute la liberté de partir et ils sont partis pour différentes raisons, mais ce sont là aussi des faits, vous parliez de faits n’ont pas de propos. Qui interrogent, qui questionnent. Et c’est pour ça que dans le débat public et qu’on est là aussi pour essayer de comprendre. Donc voilà, mes questions sont simples parce que derrière, il y a la question de la démocratie et de l’information dans notre pays, qui est la France. Et vous avez commencé par dire, je vous en remercie, que vous êtes attachés, vous êtes bretons et moi aussi, à la culture française et européenne.
D’abord madame la sénatrice les journalistes sont partis mais les journalistes ont revenu sont pas les mêmes mais c’est comme la mer en Bretagne chez nous elle s'écarte et puis elle revient voilà donc le groupe pardon le groupe canal voilà pardon oui c'était la même mère voilà mais donc vous avez des gens et puis vous avez des gens contents qui viennent et c' est comme ça dans la vie c' est comme cela dans les partis politiques c’est comme ça la chambre c’est comme ça dont les vies personnelles voilà c’est comme ça Il y a des gens qui partent. Peut-être pour des bonnes raisons, peut-être pour des mauvaises raisons. Ils sont d’ailleurs protégés, ils ont des clauses de conscience, c’est très bien, c’est fait pour ça, mais il y en a qui reviennent. Voilà, on n’a pas détruit des rédactions, et il reste un champ de ruine. On a reconstruit avec des gens qui avaient envie de construire avec nous. Pour différentes raisons, ils peuvent trouver que les équipes que j’ai mises en place sont des gens avec qui il ne faut pas travailler, mais c’est leur droit. Mais je ne peux pas dire, on a fait partir des gens.Non, on a fait partir des gens et les gens en nombre supérieur sont revenus. Donc si vous voulez en termes de construction, c’est la vie et je trouve que c' est une bonne chose. Vos questions précédentes sont des sujets importants. Alors d’abord sur la concentration dite horizontale.
Je vous conseille la lecture de cet ouvrage, si vous voulez avoir le total démenti de ce qui vient d'être dit concernant l’Italie.
Hachette était trop petit pour l’acheter et Éditis était trop petite pour l’acheter, et ensemble ils auraient pu l' acheter, et c’est Bertelsmann qui l’a acheté. Donc On voit bien que le poids, et je vous l’ai montré tout à l’heure quand on a regardé la taille, même s’ils achètent et Editis se marient, et ça n’arrivera pas sans qu’il y ait évidemment des mesures qui soient prises en France, parce que les tailles sont très importantes, mais même s’ils se mariaient, on ne serait encore que les troisième, et loin derrière en termes de profitabilité et de valeur des premiers. Mais sur la concentration verticale, c’est sans doute encore plus intéressant, parce que regarder le groupe Disney. C’est une concentration parfaitement verticale. Personne ne va dire à Euro Disney, attendez, mais on va pas mettre Blanche-Neige, c’est insupportable, ça fait partie de votre groupe. Personne le dit, on va interdire à Peter Pan d’aller à Euro-Disney parce que comme dirait Zemmour, à Peter Pan, c'était pas un prénom français, ça.
C’est faire ce qu’ils apprécient.
En gros, on fait un peu de tout, dans tous les sens. Et il trouve un personnage, Mikey la souris, ils font un journal, ils font des dessins animés, ils font des clubs où on peut aller, des villages où on peux aller voir des centres et puis à un moment, les personnages sont un peu désolés, donc on fait des films avec des acteurs plus épicés. Et on reprend Blanche Neige qui devient, je ne sais plus quelle est l’actrice qui joue dedans, Angelina Joli, je crois, ou Charlize Theron, Theron, je n’en sais plus, etc., etc. Et puis à un moment, on se fait affaire des Marvels et on prend des super-héros et puis à la fin, tout ça marche ensemble et c’est ce fameux soft-power américain. Et les Asiatiques font pareil. Alors je ne voudrais pas vous donner une impression qu’on va aller faire une grande machine avec des choses qui tournent dans tous les sens. Ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe. Pour que des créatifs restent avec vous, il faut qu’ils soient appréciés. Pour qu’un auteur puisse écrire son livre, être heureux, rester chez vous, il faut que vous puissiez lui donner un cadre, qu’il soit un cadre personnel. Donc ce ne sont pas des grandes machines. Ce sont au contraire sur mesure des alliances qui sont faites. Mais regardez un garçon, peut-être tout à l’heure on passera le film, c’est Alex Lutz c’est un garçon qui a commencé comme speakerine, entre guillemets, dans des séries de petits trucs de canal et qui est maintenant des plus grands acteurs connus à l’international. Quand on regarde Angèle, la chanteuse, elle est maintenant dans le monde entier, etc. Etc. Moi je pense que Vivendi, mes successeurs, s’ils en ont le goût et la possibilité, ont une chance énorme de pouvoir prendre ces Français, peu ou pas connus. Et de les projeter dans le monde entier, parce que quand on parle de l'édition là aussi, à part quelques auteurs qui gagnent beaucoup d’argent, la plupart des gens dans l'édition crèvent la fin. Les auteures avec leurs droits d’auteur, je vous assure qu’ils ne s’en sortent pas.
C’est gentil d’en parler si jamais vous rachetez la maison qui possède mon éditeur, je reviendrai vous voir cette phrase.
Et de les passer sur Dailymotion, Canal ou autres, je vous assure, moi je pense que c’est un projet passionnant pour ce fameux soft power qui est quand même très important pour la France.
Monsieur Florent, merci.
Intéressant, Miamur, ce que tu dis, donc les journalistes du groupe Bolloré sont des créatifs. Il y a un mélange des genres absolus dans tout le discours.
Moi, j’aimerais un peu vous…
Publicité, politique, soft power, économique, journaliste.
Comme vous avez dit, je pense que ça nous laisse quand même un petit peu de temps, malgré tout. Quand vous dites que la motivation, c’est finalement la rentabilité économique, c’est normal, d’une entreprise et qu’on a besoin de concentration, on voit face à quel mastodonte on a à faire face, est-ce qu’un jour, on sait quand même que la culture française, que la francophonie, ce n’est pas ce qui est majoritaire dans le monde, Est-ce qu’on ne risque pas un jour de délaisser justement la culture française pour un problème de rentabilité ? Et est-ce que, au contraire, ce n’est pas parce que les petites, les plus petites sociétés, celles qui ont comme, finalement, une zone de chalandise que les gens de notre culture, eh bien, ne sont pas ceux qui permettent de la faire vivre ? Est- ce qu’il n’y a pas donc un risque dans cette concentration qu' on souhaite pour résister aux GAFAM ? … Ce qui va être quand même difficile, d'être obligé de rentrer dans une culture insipide internationale et de perdre un petit peu notre propre culture. Et comme conseil, est-ce qu’il faut que la puissance publique, justement, soit très contraignante pour maintenir à la fois, je parle pas seulement même de la pluralité … Des opinions dans les médias, mais même pour imposer une culture française. Et là on serait quand même dans un système qui serait un peu coercitif et qui laisserait moins de liberté. Donc on est vraiment à un moment des interrogations sur qu’est-ce qui peut préserver la créativité de la culture française sans trop la protéger et la priver. De liberté et de créativité et en même temps pas la laisser au contraire disparaître, se diluer dans une culture internationale pour des raisons de rendement économique. Non. Moi je crois, monsieur le sénateur, que… Alors pardon, je n’ai pas le droit de dire Clovis, Charlemagne, c’est très mal vu aujourd’hui, mais enfin quand même, bon… Désolé. On a des sites, on a des lieux, on à des endroits magnifiques qu’on peut filmer. Et moi je pense que c' est ce trésor qui peut être mis en avant. Qui peut être exporté. Quand on fait Versailles, quand on fait Clovis, c’est plus intéressant que quand on a fait Superman 2, 3, 4, 5, 6, 7, etc. C’est passionnant, c’est formidable, mais peut-être que de temps en temps on peut aller vers quelque chose d’un peu plus subtil, un peu plus raffiné. Et nos aïeux nous ont laissé. Et moi je pense que si vous favorisez des groupes français, ou en tout cas vous ne les empêchez pas de vivre, et que vous ne préférez pas des étrangers. Eux ont une arrière-pensée complètement différente, eux ce qui les intéresse c’est éventuellement de prendre en France et ensuite ces deux normaliser le même film dans le monde entier. Donc il y a peu de chance en effet que ce soit la culture française qui s’en sorte. Mais si vous réussissez à garder ou à faire émerger ou à empêcher de disparaître des groupes qui ont cette volonté, moi je pense que vous réussirez parce que nous avons une vraie richesse et que je pense les talents et les résultats se Universal Music c’est à la fois des talents formidables et des résultats et moi je pense que Canal Vivendi peut faire la même chose.
je veux dire il nous a inventé les mérites internationaux de Canal en disant nous avons plus d’abonnés à l'étranger, il nous a parlé de Universal, de son grand ami Bono, voilà c’est à dire que quand ça l’arrange l’international c'était bien, puis quand ça l’arrange pas, il faut être franco-français !
Un château fort mais un truc de fou absolument c’est un truc de dingue qu’est ce qu’il a faire nous Lagardère la première chose qu’il a fait quand il a pris la suite de son père il s’est endetté pour acheter des actions pour montrer à ses équipes et au monde entier qu' il avait confiance et qu' ils voulaient développer ce groupe c' est courageux de le faire il se retrouve ensuite avec une pandémie qui touche un de ces secteurs très importants Et pourtant je vous dis, il a été courageux, il est engagé, il a internationalisé, parce que l’essentiel d’acheter c’est pas la France, c' est à nouveau l’international. Moi je pense ça fait partie des groupes qu’il faut soutenir, ce qu’a fait l'État d’ailleurs avec le PGE à un moment. Et c’est ce que nous faisons, c' est le soutien d’Arnaud Lagardère, de son groupe et de sa politique. Donc est ce que ça doit être les pouvoirs publics qu’ils font ? Est ce que cela doit être des fonds privés ? Je ne sais pas, mais ce sont ces groupes qui créeront demain. La richesse de la France.
Donc nous assistons donc à une commission d’enquête sur la concentration des médias. Et voici que le milliardaire Bolloré nous dit que, pour aider la France, il faudrait des aides de l'État.
Vous ne les verrez plus jamais. Et moi je suis très impressionné sur la chronologie des médias qui est une chose vous parlez des mesures à prendre c’est quand même quelque chose d’extraordinaire on est en train d’ouvrir la porte à des grandes plateformes C’est formidable, ou Amazon avec le foot on est obligé d' ouvrir la portes. Je vous dis à nouveau que le groupe Vivendi s’adapte voilà 200 ans dans les pattes on en fera sans doute quelques années de plus mais Votre rôle, à mon avis, c’est notre pays, les étrangers défendent leur pays. Les Allemands, regardez ce que font les Allemands ! Regardez Bertelsmann la concentration des gens qui travaillaient les uns avec les autres. J’ai un slide là-dessus qui est assez intéressant, qui est le 10, si vous voulez bien le passer, monsieur.
C’est ce que j’ai compris Nomad.
TV, édition, presse, radio, autre, non le 10, voilà. Voilà, répartition du chiffre d’affaires par activité. Vous voyez, ils sont tous à travailler. Bienvenue aux raideurs de Calais-Vision. Non, mais d’abord, écoutez, pardonnez-moi. Comme vous savez, on est obligé d’en sortir, donc je le regrette d’ailleurs, parce que je pense que c’est un continent qui est à nos portes. Il va y avoir 2 milliards d’habitants. C’est la Chine de demain. Voilà, donc, je regrette qu’on ait été, malheureusement.
Installez-vous, nous sommes au Sénat avec Vincent Bolloré.
Non mais attendez
Il y a des maris en disant qu’il était tout petit, que…
Ou le BTP, etc. C’est des groupes de presse en Allemagne.
Qu’il était là pour le journalisme, qu’ils aimaient ça.
On ne peut pas dire que… Voilà.
Quand il vire des gens, c’est pour mieux soigner l’entreprise.
Je m’embrouille au cours d’une commission mais enfin je vois pas ce qui est un français qui est très bien, qui gère ses affaires remarquablement bien, lui aussi est arrivé avec une situation un peu complexe, il n’y a rien à lui reprocher, peut-être, bon, c’est pas un groupe qui s’est internationalisé mais je ne vois pas…
Moi, personnellement, le problème, mais heureusement, je ne suis pas à votre place. Je précise, je précise. Vous donnez un exemple qui est les groupes allemands et leurs investissements importants et leur grandeur dans le domaine des médias et de la presse. Oui, avec une particularité, c’est que ce sont des groupes de médias de presse et qu’en France, ce sont des investisseurs qui viennent d’autres mondes. Et j’ai cité le BTP, etc. C’est pareil dans les autres pays.
C’est pareil dans les autres pays, en Italie c’est pareille, le groupe Berlusconi a fait beaucoup d’autres choses que de la presse, le groupe est dans le bâtiment et c' est partout dans le monde.
À mon avis. Sur le plan de la constitution des groupes, je dois avouer qu’il y a un point dans votre stratégie que j’ai du mal à suivre. C’est pourquoi laisser partir Universal Music. Il y a cinq ans vous nous expliquiez ici même…
L’enquête à pour but de comprendre Éventuellement, de rédiger une proposition de loi sur la concentration des médias. On pensait naïvement que c'était plutôt contre la concentration de médias, mais là, quand on écoute les conversations, on a l’impression que Bolloré est venu chercher, je ne sais pas si c’est de l’argent, ou du protectionnisme, enfin en gros, il nous explique qu' il faut défendre Bolloré pour défendent la France. Voilà ce qu’il nous a dit depuis le début.
On a toujours les 320 millions d’actions Universal Music qu’on avait il y a cinq ans et qu' on a aujourd’hui. On n’en a pas vendu une seule. Mais un certain nombre des actionnaires de Vivendi, qui sont Black Rock, Eagle and General, Pisam et autres, font élite. Il y en a qui disaient ça vaudra beaucoup moins, d’autres qui disaient ça vaudra beaucoup plus. Et ils ont demandé, depuis que nous sommes arrivés, depuis le premier jour, à ce que les soit séparés mais nous en tant que groupe Bolloré nous avons le même pourcentage dans le groupe Universal qu’en arrivant donc nous ne l’avons pas lâché d’où l’intérêt à favoriser c’est ce que j’ai dit tout à l’heure ou en tout cas à ne pas nuire pour des groupes français qui ont envie de continuer à se développer parce que la vérité c' est que vivendi comme je l’ai dite à l’heure l’essentiel du capital il est détenu par des fonds étrangers 70 % du capital de vivendi plus de 70 % du capital de vivendi est détenu par défaut qu’ici demain matin Canal Plus ne marche pas ou Dailymotion est vendu par Orange, ne lèveront pas le petit doigt parce que ça ne les intéresse pas. Alors qu'à mon avis, Yannick Bolloré, Arnaud Puy-Fontaine, Jean-Christophe Thierry…
Alors Yannick, c’est son fils, c’est celui qui prend la succession
Des aventures enfin en tout cas c’est ce que j’espère j’ai essayé de bâtir ma succession pour que justement il y ait cette affection qui a fait qu’on a réussi à tenir 200 ans vous savez il n’y a pas beaucoup d’entreprises dans le monde qui sont capables de rester 200 ans malgré deux guerres mondiales plusieurs révolutions des évolutions techniques des disputes familiales tout ce que vous voulez des évolution de produits et qui sont toujours au même malgré plusieurs révolution
Ah Comme je l’aime, c’est top.
Bonjour, M. Bolloré. Je voudrais vous faire part à mon tour de trois motifs d’inquiétude ou trois questions que j’ai à vous poser. La première, depuis le début de l’audition, vous employez à vous présenter comme un groupe modeste, pas si important que ça, etc. En vérité, quand on regarde un peu le paysage, il y a très peu d’acteurs dans le paysage de l’information et dans le paysage audiovisuel français aujourd’hui. En dehors du service public, cinq, six groupes contrôlent maintenant bientôt l’essentiel. Donc, en fait, vous êtes un des acteurs importants. Ah, enfin. Contrairement à ce que vous dites, on a parlé de Havas. Vous savez bien que la publicité, par exemple, est une question pas seulement de marché, c’est une question stratégique pour la survie de beaucoup de titres. C’est des points qui sont quand même assez stratégiques dans la situation. Mais à propos de cette question, il y a une chose sur laquelle vous n’avez rien dit, c’est quels sont vos appétits futurs ? Vous êtes ce que vous êtes aujourd’hui, vous avez grossi…
Donc là, il va dire, oui, mais moi, le 17 février, je passe la main, je fais mon Festnoz comme ça qu’il l’appelle en Bretagne pour les 200 ans, justement, de l’entreprise Bolloré où il passe la main. Vous allez voir, il va dire ça, je suis sûr.
La part de contrôle d’un secteur comme celui-là, sans mettre en cause les principes du pluralisme, de la diversité, de la création. Ça, c’est ma première question. La seconde, c’est sur le modèle. Vous dites, mon projet économique, et moi j’ai un critère, en fait, vous l’avez répété à plusieurs reprises, c’est la rentabilité. Et vous dites, je veux devenir un champion de la culture française et européenne. C’est ce que vous avez dit dans le propos luminaire. Mais la culture française et européenne, singulièrement la culture française, ce n’est pas seulement la rentabilité, la boussole. Parce que si c'était ça, il n’y aurait pas justement la diversité actuelle. Il ne s’agit pas de faire que des groupes qui perdent de l’argent. Mais je prends un exemple qui, évidemment, a de l’intérêt par rapport à Canal, le cinéma français. Si nous avions copié les Américains, il y a 20 ou 30 ans, il n’y aurait plus de cinéma Français et probablement plus de Cinéma Européen, pour ce qu’il en reste. Nous avons inventé en France un modèle original et qui ne s’est pas appuyé seulement sur des champions, qui s’appuyait sur des politiques publiques, la taxation des billets, etc. On a créé un écosystème qui a permis ça. Et il y a des acteurs, y compris privés, qui ont joué à ce jeu-là, qui ont accepté ces règles et qui, au nom justement de la culture française, ont joué un rôle tout particulier. Vous avez cité Jean-Luc Lagardère, il se trouve que dans une autre vie, puisque j’ai vécu dans la presse quelques années, je l’ai connu aussi. Jean-Luc Lagardère a, par exemple, porté à bout de bras, je dirais, pendant des années, le système de distribution mutualisée de la presse française. Et pas pour des raisons de rentabilité. Mais par attachement à une certaine conception du pluralisme. Or, ce que j’entends dans votre modèle, je n’y entends pas beaucoup ça. J’entends plutôt un modèle qui ressemblerait à ce que font les Américains. Et je ne suis pas sûr qu’en matière culturelle, puisque vous dites être un champion de la culture française, ce soit le modèle… Qui est le modèle le plus pertinent pour porter justement la culture française ou la culture européenne ?
Pierre-Laurent, sénateur communiste.
Je m’excuse de revenir là-dessus mais puisque vous avez, c’est venu plusieurs fois à propos d'Éric Zemmour, et puisque vous aviez fait référence, je dois dire que je m'étonne que vous banalisez cette question, d’autant plus que vous avez fait références, en parlant de votre histoire familiale, à la résistance. Il se trouve que je suis d’une famille politique qui est assez sensible à cette question aussi. Moi j’ai une grand-mère qui figure parmi les justes parmi les nations parce qu’elle a sauvé des enfants juifs et qu’elle a risqué sa vie pour ça. Non, Éric Zemmour c’est pas une opinion comme une autre. Hier c'était la troisième fois qu' il est condamné pour incitation à la haine raciale et quand il a fait les déclarations qu’il a fait sur la question de vichy, oui c’est un problème pour la démocratie française. Donc prendre la responsabilité, évidemment, il a son opinion.
Surtout que ça intéresse, il y a deux ouvrages qui viennent de sortir sur le révisionnisme de Zemmour concernant la Deuxième Guerre mondiale, concernant le rôle de Vichy.Un chez Gallimard, un chez Grasset.
Ce n’est pas comme une autre opinion ou alors sinon ça veut dire que les jugements répétés
Ils sont tous très timides, franchement, là, les amis…
Et du racisme.
C’est sûr. Pour rien.
Mais en démocratie, je crois que…
Que ce soit feutré, que ce soit à son sénat, bon ok très bien c’est leurs us et coutumes, chacun ses habitus, mais quand même que ce ne soit pas du tout incisif, merde ! Ça s'écoute beaucoup beaucoup parler quand même
Sur cette troisième question, vous connaissez le mot attribué à Voltaire, je crois injustement, mais que me répétait un ami. Je ne partage pas vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer en ce qui concerne..Voilà, vous voyez, je vais vous montrer un truc personnel que j’ai, qui est un petit mot de Général de Gaulle à mon père. C’est la soirée diapo. Michel Bolloré, en souvenir de notre combat commun…
Attendez, attendez. On passe la pièce à conviction, là.
Voilà, j’ai un ADN qui va…
Je vous montre mon badge.
Monsieur Zemmour, il était sur toutes les autres chaînes, on l’a retiré de ses news, il est chez BFM tous les soirs, alors moi je voudrais savoir pourquoi, pourquoi est-ce que c’est uniquement… Ça c'était mis autocollant… Vous recevez les gens de BFM, vous leur en parlez, vous leur demandez pourquoi ils viennent, comment ça se passe, est-il en droit de s’exprimer ou pas, moi je n’en sais rien…
Je vous dis ça, vous, M. Bolloré, parce que vous êtes là aujourd’hui, mais ne vous inquiétez pas, je le dis à beaucoup d’autres personnes, si je vous dis.
J’essaie de vous dire que dans le groupe Canal, et dans ce que nous en sommes en train de bâtir… Ben voyons ! Ben voyons !
On ne peut pas revenir indéfiniment à dire que tout ce qu’on construit, c’est pour des raisons politiques, ce n’est pas la réalité, ce ne sont pas la Réalité des Fêtes, de la même façon que ce n’est pas la réalité des faits qu’on est tout puissant. Je vous l’ai montré, on est tout petit. Mais tout de même, nous ne sommes pas à la recherche d’une certaine rentabilité. Je me suis mal exprimé auprès de vous parce que ce que j’ai dit c'était qu’au contraire, je pense qu’il faut aller vers les contenus, vers les talents. Mais que ce n’est pas incompatible d’avoir de la rentabilité parce que de toute façon s’il n’y a pas de rentabilité, à un moment ou un autre il n’aura plus de talent, il n’y aura plus de contenu qui pourra continuer, mais bon. Vous me dites, la culture française, on l’a protégée. Mais attendez, vous êtes en train de détruire avec la chronologie des médias tout ce que vous avez fait pour protéger le cinéma. Qu’est-ce qui faisait que Canal avait du succès avec son cinéma ? C’est parce qu’il fallait attendre deux ans sur les plateformes étrangères ou trois ans, je ne sais plus quel étaient les chiffres, pour aller voir les films américains. Dix-huit mois de plus. Vous allez les voir maintenant pratiquement en même temps sur Canal. Non, non, faux, faux. À nouveau, je vous dis, Canal se débrouillera. Mais vous ne pouvez pas dire à la fois on protège, c’est grâce à nous, et à la foi prendre des mesures que vous êtes en train de prendre. Vous prenez exactement le contraire de ce qu’il faut pour aider le cinéma français. Et moi je vous dis, vous détruirez le cinéma français parce qu' il n’y aura plus à ce moment-là, même si vous avez des plateformes, que 5 ou 10 films par an importants qui seront financés par les plateformes, alors que nous on en finance 250 par an. Enfin nous, canal. Sur la suite et la fin moi je ne veux pas grossir, mon ambition c’est de fêter le 17 février le bicentenaire du groupe et Hergé Gabéric, avec ceux qui me succèdent, si je peux y aller avec l'épidémie j’espère, mes successeurs que je connais puisque j’ai contribué beaucoup à les nommer, et ça là dessus je ne me dérobe pas non plus, les gens qui seront en poste sont des gens, voilà. Qu’est-ce qu’ils vont faire derrière ? J’espère leur avoir poussé à essayer de défendre cette culture française. Et moi en tout cas quand je les entends parler devant moi, ils me disent tous voilà c’est ce qu’on a envie de faire. Mais c' est vrai que vous disiez tout à l’heure monsieur le sénateur on prend des coups tout le temps, c’est vrai. Voilà, moi, j’ai la peau un peu abîmée, comme les vieux sangliers, donc c’est pas agréable, mais voilà, je le fais avec. Mais des jeunes qui arrivent, c' est un peu compliqué de faire des procès d’intention sur des réalités qui n’en sont pas forcément. Alors voilà, j’espère que ça continuera et je vous remercie en tout cas.
C’est lui qui arrête la séance, c’est génial ! Encore trois intervenants ! Oui, s’il te plaît !
Je précise juste que la chronologie des médias ne dépend pas du Parlement, mais c’est un accord interprofessionnel validé ou pas par le gouvernement.
La chronologie des médias, c’est à partir de quand un film sort au cinéma, puis ensuite dans les chaînes payantes, puis ensuite en DVD, puis ensuite, en VOD, puis, ensuite, etc. C’est vrai que c'était un sujet essentiel, mais là, Bolloré n’a pas exactement raconté ce qui se passait. C'était vrai qu’elle se réduit, mais elle est encore respectée.
On ne peut qu'être sensible à ça, pas seulement au dernier point d’ailleurs. Alors, les démocrates chrétiens savent que les communes marchés, c’est la base et sont aussi soucieux d'équilibre. Alors, j’ai trois questions. Première question en termes d' équilibre économique. Est-ce que vous pensez que les médias audiovisuels devraient pouvoir évoluer vers des médias d’opinion, un peu comme la presse écrite, et que ça leur permettrait de mieux trouver leur public et donc peut-être de mieux assurer leur indépendance ? Première question, ce que les médias d’aller vers des médias d’opinion. J’adore la bagage, je vous remercie de vos questions. Qu’est-ce que ça vous inspire ? Et enfin, troisièmement, sur le choix des éditorialistes. On a compris tout à l’heure que vous vouliez avoir une capacité de détection ou de choix de talent. Aujourd’hui, on est dans un monde où on voit bien que c’est la culture du clash.
Qui marche. Non pas du tout, Netflix n’a pas bouleversé les règles chronologiques du tout. Il y a des discussions en ce moment même là-dessus.
apporte aussi une logique d’opinion. Mais est-ce que vous ne pensez pas qu' on manque aujourd’hui de cible ?
Merci beaucoup pour l’accordéon.
Et qui donnerait justement une notion d'équilibre à laquelle les démocrates chrétiens sont sensibles. Écoutez, moi je ne regarde pas beaucoup la télévision pour tout vous dire, donc j’entends de l’extérieur ce qui se passe sur les chaînes et les sujets, etc. Mais, je ne sais pas quoi vous dire sur ce qui se passe à l'étranger, en tout cas, il y a un point que je partage avec le rapporteur sénateur David Assouline, c’est que tant que ce sont des fréquences hertziennes qui appartiennent à l'État, l'État doit avoir un contrôle absolu. Et je ne vois pas l’intérêt d’aller créer des chaînes d’opinion, moi personnellement, voilà. C’est un avis personnel. Tant que vous avez ces vôtres fréquences, c’est les fréquences de l'État, l'État doit gérer et dire ce qu’il veut ou ce qu’il ne veut pas. Moi, j’ai pas l’impression que faire des chaînes d' opinions soit quelque chose de positif, mais honnêtement, j’y connais pas grand chose parce que vous l’avez vu, on ne représente que 0,1 % des trucs d' opinion. Nous, on peut vous parler du cinéma, je peux vous parler de sport. Oh la vulgarité du garçon quand même ! Sur le plan de l’info c’est un peu plus compliqué et sur l'étranger je ne connais pas bien non plus parce que je ne regarde pas la télévision étrangère et je ne sais pas comment ça marche moi je vois arriver des immenses groupes qui sont pour l’essentiel des plateformes et je pense que ce sont ceux là les dangers et vous savez les à partir du 5ème siècle, on a vu arriver des très gros. Et on a cru que c'était les plus gros, pas du tout, ils fuyaient devant des gens encore plus gros. Et moi, je les connais, les plus grosses, parce que j’ai travaillé avec eux et… Voilà, ce sont des groupes très forts. Les Américains ayant les droits de vote multiples, ce ne sont pas des personnes qui possèdent leur rôle. Moi, même quand j'étais président chez Vivendi, j'étais obligé de tenir compte des actionnaires extérieurs parce que je n'étais pas majoritaire. Et les groupes que vous allez voir arriver, qui sont en train d’arriver, sont des groupes américains avec des majoritaires, avec des droits de vote multiples, qui ne sont pas autorisés en France, ou des asiatiques avec une vision politique très claire. Comment se défendre de ça, je ne sais pas.
À quoi la vision politique est très claire.
Jean-Pierre Vergelet. Monsieur Bolloré ? — Non.
Non, c’est une vraie question, ça m’intéresse, c’est quoi selon lui la position très claire des groupes asiatiques ?
Vous savez, sur la taille, entre les GAFAM…
Bien joué le coup du slide, moi je ferai ça la prochaine fois.
C’est un document que les médias français nous montrent souvent et je voulais savoir si dans la réalité de l’action quotidienne de votre groupe, vous considérez que ce sont réellement vos concurrents, au-delà même de la taille, déjà juste peut-être par la nature des métiers, ça peut frotter sur le foot ou des choses comme ça, mais est-ce que ce sont réellement vos concurrents au quotidien, est- ce que ce ne sont pas plutôt les groupes qui sont sur l’autre salaire, les Axel Springer, les Bertelsman, Donc ma question premièrement c’est qui sont vos vrais concurrents ? Et deuxièmement, votre avis sur le rapprochement de TF1M6, qui est un des sujets qui a participé à créer cette commission. TF1 M6 qui nous disent, ça revient au slide, il faut qu’on se regroupe pour être plus forts et concurrencer les GAFAM. Est-ce que vous croyez à la réalité de cet argument ou est-ce-que vous pensez qu' on est plutôt sur deux entreprises qui sont sur un métier avec des habitudes de consommation qui changent, qui font qu’il y a un besoin de se regrouper. Pourquoi pas, d’ailleurs, pour baisser les coûts de fonctionnement et maintenir les marges. Et pensez-vous que ce rapprochement est de nature à bousculer le marché, je parle notamment des pubs et de la répartition des richesses qu’il y aurait sur le marché. Pensez- vous que cela peut avoir des conséquences sur les médias français ?
Nous, nos concurrents, sommes ceux que je vous ai indiqué sur le slide, sur le tableau. Nous, nos concurrents, sont ceux qui viennent faire des plateformes de cinéma ou de séries. Donc c’est Apple, c' est Amazon. Vous savez qu' Amazon, vous êtes Amazon Prime, dès que vous achetez un presse légume à 24 euros, vous êtes automatiquement Amazon Prime et vous avez tous les contenus gratos de toutes les séries et tous les films. Apple, vous avez vu ce qu’ils font, Netflix…
Si vous avez un abonnement à Prime, vous pouvez vous abonner gratuitement au poste. Et là, Bolloré, il n’est pas content.
Et Axel Springer. TF1 M6, la différence avec nous c’est que TF1 M6 sont des groupes français dont l’essentiel de leur activité est en France. Nous on est un groupe, pardon, on est dirigé, on est français, mais l' essentiel de notre activité est à l'étranger, c' est un rayonnement étranger. Est-ce que ça vient poser des problèmes ?Je sais plus.
Ce n’est pas un presse-légume qu’on a avec le Prime.
Bon bref, il n’y a pas ce entendement quand même. Des programmes de flux, on a apporté les centaines de millions nécessaires qu’ils n’auraient pas trouvé sinon et qu’il n’aurait pas pu faire. Mais moi je ne peux pas vous répondre parce que je ne connais pas bien la télé gratuite français, je vous dis que la télé gratuite française est insignifiante.
Ah mais il connait rien en fait ! Jacqueline Eustache-Brignoud, qui est derrière son écran. C’est toujours très gênant quel clap qu’il donne.
Bonjour, merci.
Je ne suis pas consommateur de ses propres produits.
J’ai évidemment entendu tout ce que vous avez dit depuis que vous avez commencé.
J’aime bien son intérieur, je pense que ça va donner. Allez, on y va, on envoie.
À dire au tout début de ses propos que des gens qui réussissent dans notre pays entraînent soit le respect soit la suspicion en tout cas moi je voulais vous dire que vous avez tout mon respect je tenais à le dire vraiment parce que voilà des hommes qui se construisent et des hommes qui font travailler des milliers d’autres hommes je pense qu’on doit leur donner on doit le respect lorsque voilà en tout cas c’est mon cas moi je voudrais je vous
Vous êtes sénatrice, madame ?
M. Bolloré que vous ne faisiez pas politique mais nous on en fait et autour de cette table tous les sénateurs qui vous entourent ou qui le regardent en visio font de la politique donc cette commission d’enquête elle a un objectif c’est de se poser la question sur la concentration des médias voilà un certain nombre d’auditions en tout cas on a entendu à plusieurs reprises que pour Voilà, un certain nombre de chercheurs ou de gens qui réfléchissent sur ça, sur ce sujet. Ce n'était pas un souci, ce n’est pas un problème. Mais j’ai écouté aussi tous mes collègues sénateurs, pour un certain nombre de sénateurs, c’est une vraie question de remise en cause probable de la démocratie. Et d’ailleurs, je le dis, je voulais dire, Monsieur le président de la commission, il y a des propos qui ont été tenus aujourd’hui qui me choquent beaucoup, qui ne sont pas du tout liés à l’audition de M. Bolloré. Je pense que les procès d’intention ne sont pas toujours très sains dans les commissions. C’est la première fois d’ailleurs que je le dis lors d’une commission d’enquête ou d’une commission d’information. Il y a des propos qui n’ont aucun rapport avec la mission de notre commission d’enquêtes et je voulais le dire. Voilà, je pense que c'était important, en tout cas pour moi c’est important que je lise. Et certains de mes collègues aussi sénateurs ont sans arrêt signé M. Zemmour. Moi je n’ai aucun souci, je ne suis pas une fanatique du tout de M.Zemmour. Mais tout comme M. Mélenchon, M. Zemmour a le droit de parler, je pense que c’est l’honneur de notre démocratie et de notre diversité d’opinion que de pouvoir exprimer des choses qui sont juste l’expression de Français. Malheureusement, parfois, il faut aussi se poser la question sur notre rôle de politique. Quand on en arrive à avoir des Zemmour qui font de tels scores dans les sondages, c'était à nous de nous poser des questions plutôt qu'à la presse. Moi, je voulais aussi revenir et je voulais avoir votre, peut-être, avis, même si vous nous avez expliqué que vous n'étiez pas…
Quelqu’un a entendu le nom de cette dame.
Des rédactions et du recrutement des journalistes, ce que je crois. On se pose beaucoup aujourd’hui la question de la concentration des grands groupes.
Alors je vois Jacqueline Eustache, quelque chose en plus. Jacqueline Eustache
Jessie, si tu peux regarder le nom de cette dame ?
Du pluralisme dans sa liste publique. Peut-être que ça fera loger à d’une autre commission. Alors deux petites questions, mais peut-être deux petites réflexions que vous pourriez nous donner, M. Bolloré.
On va faire un petit peu de pluralisme au Sénat déjà, on va commencer par ça.
Pour préserver ce pluralisme nécessaire, qui est lié à notre démocratie. Vraiment, ça je pense que c’est important, est-ce qu’on sait qu’il y a les outils suffisants ?
Alors je vois sur son écran, Jacqueline Eustache.
Est-ce que vous pensez qu’on se pose les mêmes questions du pluralisme pour le service public qui, je le rappelle, fonctionne avec l’argent des citoyens, avec l’argent des Français ? Donc, est-ce qu' on se pose les mêmes questions selon vous ou est- ce que la suspicion est plutôt faite sur les grands groupes privés ? Voilà, merci Monsieur le Président.
Merci pour vos propos.
Jacqueline Eustache-Brignoux.
Moi je trouve que les républicains mais je vous dis je suis pas un consommateur de télévision énorme parce que mes journées commencent très tôt, finissent très tard et j’ai malheureusement pas le temps quoique MyCanal est un outil informatique formidable, digital qui permet de récupérer un peu plus tard mais même si je rentre à 20h30 et que après avoir mangé rapidement je veux regarder il me reste une heure une heure et demie deux heures maximum donc j’aie pas le temps d’absorber tout ça Moi j’ai le sentiment que notre pays, il y a le pluralisme, j’aie l’impression que tout le monde peut s’exprimer et qu’on est des gaulois. Il paraît qu’il ne faut pas le dire non plus, mais enfin bon, chacun exprime ce qu’elle a à le dire et moi je trouve qu’ils ont le pluralismes. Et honnêtement sur le service public, je n’ai rien à dire de particulier, c’est vrai que moi on ne tente pas… Ce n’est pas le sujet. J’ai vu passer toutes les critiques possibles.
C’est très très bien succession.
Un truc me concernant si on faisait une revue de presse, si on faisait les mêmes calculs qu’il y avait été fait pour savoir si Havas met plus de publicité sur nos chaînes et qu’on disait est-ce que le service public dit plus de mal du groupe Bolloré que de bien, sans doute il y aurait des pourcentages, mais c’est la démocratie, c'était comme ça, il faut l’accepter, moi je ne suis pas là pour qu’on me dresse des couronnes de fleurs, même si ça fait très plaisir, merci beaucoup madame la sénatrice. Il est cruel ce plan d'écoute, il est cruel. Le groupe canal et c’est pour ça que s’il m’autorise une grosse grosse révélation e de jacqueline Eustache-Brignoux de deux minutes si monsieur le rapporteur veut bien et on fera les questions après non vous voulez pas non vous les avez les films alors alors attendez c'était sur une autre
Oh c’est sur une clé USB, attendez je vous ai apporté un petit DVD, j’ai une disquette là, j’veux une petite disquette
Peut-être que vous pouvez nous l’envoyer, ce sera un document, on n’est pas forcément dans une salle de projection, tout le monde n’a pas les moyens de se faire…
C'était pour montrer, en résumé, que voilà, sur les antennes de canal, pendant que j’en étais président, et pendant que c'était la période la plus dure, tout le monde s’amusait à dire du mal de moi sur les antennes de canal et qu’il n’y avait pas de sujet.
Oui, pour s’amuser, certes, mais la dernière question du rapporteur.
Justement, vous avez montré en Corse…
C’est ce que Pigoldov nous dit dans le tchat, Bolloré va racheter le Sénat. Bravo. Eh les amis, vous imaginez, si on était milliardaires, on serait comme ce monsieur. Extraordinaire ce sentiment de puissance total..
Vous n’avez pas reconduit en 2018 il y a une anecdote ou peut-être pour l’anecdote vous le confirmer mais à un moment donné vous aviez émis l’idée dit-on d'écrire vous-même les sketchs des guignols on était drôle d’Europe 1 de Bertrand Chameroy le 2 juillet 2020 après une chronique vous concernant que t’es d’ailleurs une chronique plutôt réussir au demeurant. Surprenant de Sébastien Thoen de Canal+, en novembre 2020, pour une parodie de l’heure des pros. Émission phare de CNews. Licenciement de Stéphane Guy, franchement de la même chaîne, parce qu’il a déclaré soutenir et s'étonner du licenciement de Sébastien Thoen. Départ de Nicolas Canteloup, d’Europe 1, après une chronique vous concernant.
Pour ceux qui déboulent, il y a eu quand même un moment, c’est le seul, au tout début de cette audition, où David Assouline, qui est là, a pendant à peu près 4 ou 5 minutes, je pense, égrainé uniquement le nom de toutes les entreprises de presse ou d'édition que possède Bolloré. Trois, quatre minutes. Ce que vous avez développé.
Et l’effet de répétition…
Pour donner vraiment le tournis, pour le reste on en a plus appris sur le Sénat que sur Bolloré.
Des plateformes, des GAFAM, des Chinois aussi, et qu’il faut des grands groupes pour pouvoir assurer la concurrence, pour défendre la France, vous ajoutez vous, et la culture française, vous n’avez pas défini pour vous ce qu’est la culture française, mais en tous les cas, c’est ce que vous affirmez. Et quand on vous projetez vous-même les graphiques pour nous montrer la taille des uns et des autres, Et justement, c’est ce qui n’est pas convaincant, mais on va continuer à travailler là-dessus pour répondre à cette question, c’est que si c'était pour résister aux GAFAM, quand Apple fait 15 milliards en une année, et je ne parle pas de Netflix, Amazon et tous les autres, et que toute l’audiovisuel français, vous, mais aussi le service public, TF1, M6, etc.
Je profite que vous soyez nombreux pour vous dire demain matin, ici mes manœuvres, on sera avec le philosophe Jacques Rancière, dont toute l'œuvre est sur ce qu’on appelle la haine de la démocratie, ce qu’il appelle la haine de la démocratie. Et ce à quoi on a cité. Là, je suis sérieux. C’est l’illustration de son bouquin, la haine de la démocratie. Là on a des recettes de la démocratie, on n’a pas le plat.
Avec des régulations pour que la diversité, le pluralisme, l’indépendance, la liberté, les médias, la diffusion culturelle, la création, puissent être toujours là. Et donc c’est pour cela, c'était assez fastidieux probablement, que j’ai lu l’ensemble de ce que vous contrôlez. C'était long, mais ça montrait quand même que sur le terrain français, cette diversité risque d'être appauvrie. Quand c’est un même propriétaire qui contrôle quasiment toutes les maisons d'édition et donc quand on lit des livres on sait que le propriétaires ou quand on veut faire un livre et bien s’il ne veut pas ou s' il veut favoriser telle lecture et bien il a un pouvoir bien sûr mais il a pas mais il à un pouvoir c' est pareil.
Pour la presse écrite et donc il faudrait accepter se dire pourvu que le propriétaire n’abuse pas de ce pouvoir et vous avez essayé de nous convaincre que vous n’intervenez pas et vous n’abusez jamais de ce pouvoir or L’effet, puisque vous m’avez interpellé sur l’effet, montre que quand une rédaction n’est pas d’accord ou lui fait prendre la porte, qu’il y a des interventions pour nommer des gens, en général, de la même école de pensée, on va dire, même si vous faites pas de politique mais personne aujourd’hui ne peut ignorer ce que sont les faits de tous ceux qui sont nommés et ce que l’on entend sur des antennes que l’on n’entend pas ailleurs. Et sur le pluralisme, parce que bien entendu, on additionnera le service public et toutes les questions seront les bienvenues sur l’indépendance, le pluralisme de tous les médias, y compris le service public. Mais… Très franchement, je vous ai parlé de faits, quand à Europe 1, la rédaction dit on ne peut plus travailler.
Merci Kika, merci beaucoup pour ton abonnement.
Quand à Itélé, c’est le cas bien entendu, qu’il y a le même nombre d’employés qui viennent derrière et il n’y a pas de perte sèche. Mais cette liberté qui existe des rédactions et du travail journalistique. Vous êtes un interventionniste assez direct, vous dites non, eh bien…
Il aurait quand même fallu, quand on tape la sénatrice Jacqueline Eustache sur Google en vidéo, qu’on ne tombe que sur ses interventions sur CNews et Sud Radio. C’est intéressant.
C’est la réputation qui est faite, non mais c’est, la vérité, c' est ça, c est la réputation qui est faîte
En fait, je veux dire, il faudrait qu’il y ait, dans ces commissions
Les orateurs, il devrait y avoir des gens de la société civile, des associations, des ONG, des chercheurs, des sociologues, des historiens, des journalistes qui devraient avoir le droit de poser une ou deux questions, parce qu’on sortirait quand même la 22
C’est le contenu des médias que vous possédez ne m’a pas convaincu et vous avez esquivé un certain nombre de questions qui vous interpellez concrètement là-dessus. Celle que je viens de dire, c’est encore tous ces départs d’humoristes ou de personnes qui ont osé vous critiquer.
Je peux répondre ? Ah, bien sûr. Voilà écoutez, je reviens en arrière.
Et ce n’est pas votre ADN qui est en question, on a tous un ADN et donc un respect absolu pour l’histoire de votre famille, pour la résistance et vraiment absolu. Mais c'était d’autant plus étonnant, moi je ne vous connais pas personnellement et on m’a toujours raconté votre histoire familiale. Ce qui est très étonnant c’est ce qui est en train de se passer sur des antennes que vous possédez.
Ça manque de précision quand même, ça manque de précision.
Donc ce n’est pas une question simple de pluralisme mais d’actes délictueux qui sont condamnés par la justice et vous nous avez à aucun moment dans l’audition dit que vous condamnez comme la justice l’a fait les propos d'Éric Zemmour qui sont en question. Jamais vous nous l’avez dit, jamais dans l’audition vous condamnez ces propos. Je vous laisse répondre.
Pardon, d’abord sur les GAFAM, etc, j’ai pas dit qu’il fallait nous défendre contre les GAFAM. J’ai dit qu’on se débrouillerait. Toute mon audition, c'était pour expliquer au contraire qu’on s’adaptera. Et j’expliquais qu’au cours des 200 dernières années, on s’est adapté. La guerre a arrêté les usines. Enfin bref, je ne vais pas m’arrêter là-dessus. Voilà, le groupe s’adapte, donc je vous ai pas demandé de nous protéger. Simplement, je dis, vous êtes en train de faire exactement le contraire. Après, si c’est votre choix, c’est par nature, moi je suis… Démocrate chrétien assurément et démocrate assurément et donc si c’est votre choix vous êtes élu du peuple si c est votre choix de ouvrir la porte au GAFAM pour détruire canal moi à la limite vous faites ce que vous voulez puis canal ira se débrouillera s’adapte ce qui fait d’ailleurs à travers Mycanal et ce qui fait dans les alliances puisque maintenant nous distribuons Netflix et nous sommes aussi en distributeur de biens donc on peut pas faire autrement Donc, si vous voulez, nous, on n’est pas du tout à venir dire « Aidez-nous, aidez-nous ! » On dit simplement « Primum non nocere » si on pouvait avoir.Bon, quand on parle de TF1 M6, là aussi, vous décidez souverainement. Mais il ne faut pas qu’il y ait deux poids, deux mesures. C’est la seule chose que je dis sur l’ensemble. Après, sur les fêtes, sur notre taille, et en particulier sur notre Taille dans l’intervention politique, c’est incontestable. Je vous ai montré, on est tout petit. Alors on fait beaucoup de bruit autour de nous, mais on est encore tout petit, est-ce qu’on va grandir ? J’en sais rien, c’est pas moi, c’est mes successeurs, je l’espère.
Message capté les amis, on suit les autres auditions de la mesure du possible, donc suivez la chaîne pour être au courant à chaque fois qu’on qu’on prendra l’antenne.
À ma connaissance. Alors…
Bolloré vient de dire que vous êtes les élus du peuple. Le mode d'élection des sénateurs, ce n’est pas directement le peuple. Je vous le remets ici.
Nous, dans le temps d’antenne, 99,99, je vous redis, c’est des sports mécaniques, c’est du cinéma, donc on vient nous chercher sur quelque chose qui est, et quand à Éric Zemmour, je vous redit, il passe sur la 6, il passent dans le Figaro, et il était sur Itélé avant que j’arrive, donc je veux dire, moi je veux bien être le père d'Éric Zemmour. Plus passif, c’est comme vous me le présentez, mais enfin quand même, voilà. Et puis quand on écrit que je lui téléphone tous les jours, que je déjeune tous les mois avec lui, si je dis rien, on dit c’est que c' est vrai. Et si je fais un procès en disant c' n’est pas vrai, sur quoi vous basez vous ? On dit que je fais des procès bâillons. Voilà, bon, une fois que j’ai dit que j’assurais d'être paratonnerre, j' assume d' être paratonnerre. Voilà, et je vous redis, je pense que vous allez recevoir les dirigeants du groupe Canal. Vous allez recevoir, j' espère, les dirigeants de Vivendi. Je pense que vous avez là un groupe patriote, français, dynamique. Et j’espère qu’il continuera.En tout cas, je vous remercie infiniment.
Merci, monsieur Bolloré.
Ce n’est pas grave, je ne regarde pas les vidéos, je ne regarde pas la télé.
Ils sont encore là. Mais nous le regarderons. Mais nous le regarderons ! C’est pas peut-être une bonne réputation que je fais en montrant ce film, c’est peut-être un coup du ciel qu’il faut pas le montrer.
Et je rappelle à nos collègues que nous auditionnons demain matin Bernard Arnault vous voyez, je crois que c’est dix heures et demie de mémoire.
C’est ça, 10h30 de mémoire, c’est bien ça. Bravo pour vos questions, les amis, bravo. Tour de force assez exceptionnel, il faut le reconnaître, il faut saluer, petit message à caractère informatif. Et on se retrouve dans une seconde, on fait un petit débrief, bien sûr. Alors, bah écoutez, voilà, je pense qu’on a tous subi cette commission, cette audition, où donc les sénateurs ont écouté Bolloré. Il n’y a pas eu une seule vraie question, c’est assez sidérant quand même. C’est quand même assez sidérant. Attendez, je vais mettre un petit peu de musique. Je profite pour vous dire que demain matin, à 9h, Jacques Rancière sera avec nous. Jacques Rancière, philosophe, qui sort ces jours-ci les 30 glorieuses scènes politiques. C’est un recueil de textes d’intervention publié entre 1991 et 2001, où il est largement question de ce qu’il appelle la haine de la démocratie. Et la haines de la démocratie, de mon point de vue, on vient d’en avoir une illustration. Pathétique, cette audition nous dit valeur anarchiste, alors valeur anarchiste à propos de ton néon qui est juste derrière, on va faire des réglages avec Glaudioman pour que vous puissiez le piloter plus facilement encore depuis le tchat. Le niveau d’obscurité, ça me fait gerber, dit Furling. Pathétique cette audition, valeur anarchiste. Saucisse 4000, première fois que je regarde une audition, je ne pensais pas que c'était un non-sens, ça fait peur. Alors, on en a suivi d’autres des auditions, il y en a quand même de meilleures. Mais là, c’est vraiment le gros gros ratage, enfin c' est sidérant, c' est absolument sidérant de non-préparation. Alors quand je dis sidérant, on verra avec Rancière demain justement comment tout ça… S’orchestre tout ça s’organise tout ça est intégré mais quand même qu’il n’y ait pas eu deux trois paroles vraiment frontales et surtout documenté moi ce que ce que je trouve renversant là dans ce qu’on vient de voir c’est le manque de travail quoi le manque de travail c'était ça marche pas quoi ça marche
Ça a commencé ? Oui, ça a commencé. L'émission a commencé ! On est à l’antenne depuis cinq minutes !
Donc, chers amis, ce matin nous étions avec François Ruffin pendant une heure. Après, je vous ai lu Jacques Rancière. Cet après-midi, ça fait maintenant 2h35 qu’on est au Sénat. Donc, ce qu’ont va faire, c’est que demain matin, après Jacques Rancière, si c'était toujours d’actualité, on écoutera Arnaud Lagardère. Donc, si j’ai bien compris. c’est Bernard Arnault qui demain sera auditionné au Sénat à 9h à 10h30 Donc à 10h30, ça devrait nous donner le temps. J’espère que les mecs vont un petit peu bosser leur travail. Il a menti sur Amazon Prime. C’est pas le plus grave, mais il s’est planté. L’audition de Julia Cagé et Nathalie Sonac était beaucoup plus intéressante. Elle nous dit, Natlagitane, que je salue, Softpower, GAFAM, tout petit, plateforme américaine, culture française et groupe patriote. Voici à peu près, effectivement, le résumé réalisé par Raton Laveur de ce que nous venons de voir. Alors, Pierre Froide nous dit, Bolloré ne dit pas que des conneries, il ne faut pas confondre la question de la production culturelle, où il est assez juste, et le contrôle des médias. Alors, Pierre Froide, quand Bolloré parle, il dit moi je suis le garant finalement de la création parce que je propose un endroit, il a parlé de l'écrivain qui va pouvoir travailler, etc. Le souci, c’est que la vision du monde qu’il amène, c’est quand même une vision de rentabilité. Il n’a parlé que de ça. C’est-à-dire que pour lui, la production culturelle n’ait de sens que si elle est rentable, que si elle défend un projet politique qui est le sien, il a le droit de l’avoir. Ce que je regrette, ce que je récuse, c’est quand il dit qu’il n’a pas de projet politique, même s’il parle de patriotisme, etc. Le contrôle des médias et la production culturelle, ça va ensemble. L’un va avec l’autre. Qui contrôle les médias, contrôle la production naturelle. L’inverse est moins vrai. C’est pas parce que vous produisez culturellement des choses que vous allez contrôler les médias, on en sait quelque chose. Mais effectivement Il n’a pas dit que des conneries, par exemple, sa défense de la chronologie des médias n’importe qui dans le monde du cinéma sera à peu près d’accord avec ça. Cette idée que pour garantir le financement des films par exemple il faut qu’il y ait d’abord, alors pour ce qui est du cinéma, la sortie en salle, puis la première télévision qui est en général la télévision payante, c'était c’est la grande idée de Rousselet et de Mitterrand au tout début de Canal Plus c'était de dire tu vas créer ta télé mais tu financeras le cinéma donc Canal Plus a l’exclusivité sur les films Puis ensuite, deuxième, ce qu’on appelle la fenêtre, les chaînes hertziennes qui ont coproduit le film. Puis ensuite à l'époque, la cassette vidéo, maintenant la DVD, de plus en plus la VOD, puis les plateformes. Là-dessus, il défend ça, il le défend notamment au nom de la pluralité et de la diversité. Il faut savoir qu’il y a des grandes grandes discussions autour de ça, entre les sociétés de répartition des droits d’auteur. Les sociétés de production, les syndicats de producteurs, de réalisateurs, le ministère de la culture, etc. Lagardère pour l'écouter, il faut être un peu médium. Pas très énergique, le sénat, à noter que Bolloré a placé le mot patriote, exactement. J’ai l’impression qu’il y a eu un petit temps d’arrêt quand il l’a dit, c’est à la toute fin. Mais on a vu, dès le départ, cette idée de défense de la culture française, d’enracinement, évidemment ça fait écho à ces news, c’est évident. C’est là où le gars est soit habile, soit malhonnête, selon le point de vue où vous trouvez, mais c' est bien ça qui défend. C' est une vision de la France. Alors, Ruffin, François Ruffin, c’est disponible en replay. Est-ce que ce sont les mêmes face à Arnault ? Absolument, puisque ce sont les rapporteurs, les deux rapporteurs. La France ! Absolument l France ! Et son métier est de faire de l’argent. Je suis en retard, le tchat s’emballe. Gambas, patriote est devenu un mot grossier, c’est fou de voir à quel point nous détestons notre propre culture, moi ça me dégoute. Alors Gambas je te disais tout à l’heure, j'étais en désaccord avec ce que tu disais sur la culture, tu as l’air de vouloir défendre la culture française, bah la culture française c'était ni plus ni moins qu’une passoire. Et fort heureusement, je veux dire ça n’a aucun sens que de croire que la culture est limitée à des frontières. La langue française est pétrie de toutes les autres langues de la même manière que le français a pétri d’autres langues. L’anglais et le français, par exemple, depuis toujours se nourrissent l’un l’autre. Tantôt une langue prend le dessus sur l’autre, et ainsi de suite. Donc dire Netflix, on devrait ce que tu disais, rien de mémoire dans le chat, Netflix, l’interdire ou le forcer à faire des trucs français, mais ça n’a aucun sens. Et j’en veux pour preuve que Netflix, on en pense qu’on en veut, qui fait comme Walt Disney avait fait avec les contes de Grimm et de Perrault, c’est-à-dire que Walt Disney nous revend finalement nos propres contes, ceux dont tu dirais qu’ils sont de la production patriote des contes français, etc. Puisque les premiers films de Disney, ça n’est ni plus ni moins que des contres européens qu’il ont réactualisés. Quand Netflix fait comment il s’appelle ? Avec Omar Sy. Arsène Lupin. Tu le mets où ça ? Culture américaine ou culture française ? C’est de la culture voilà en revanche sur les conditions de production alors là c' est intéressant là c' est intéressant quand Disney quand Disney produit actuellement ça va sortir après les élections une série docu-fiction sur la mort de Malik Oussekine dont je parlais au tout début de cette prise d’antenne puisque David Assouline était là en 1986. C’est Disney qui produit 3 fois 52 minutes sur Malik Oussekine On verra ce que va donner le résultat. Pour être allé sur le tournage, j’ai plutôt l’impression que ça va être bien. Et bien c’est Disney qui fait ça. A Bolloré ! Donc moi je ne suis pas, je ne suis absolument pas. Merci beaucoup Tovarich qui offre un abonnement à Knacki Toz. Voilà un truc que Bolloré ne ferait pas, offrir des abonnements. Mamlock nous dit, je parle arabe, vous seriez étonné de savoir le nombre de mots échangés entre les deux langues. Bien sûr, Netflix, il ne faut pas l’interdire, il faut juste les forcer à payer leurs impôts. Ça, tout à fait. Alors là, évidemment, on est absolument d’accord. Lupin sur Netflix, c’est une horreur. Non, je ne suis pas d’accord. Je ne suis pas d’accord. En tout cas, j’ai la première saison. Je ne dirais pas que c'était une horreur, et notamment le premier épisode. Je dis juste que, voilà, les héros, les histoires, les mythes traversent les frontières et traversent des époques. Je ne suis absolument pas du tout pour qu’on fasse des sous-films américains. Je veux dire, ce n’est pas du tout la question, ce ne sont pas ça du tout. Alors Mathilde qui a nous dit vraiment peu de choses intéressantes. J’ai trouvé beaucoup d’esquives et d’attaques assez molles de la part des sénateurs. En revanche, le coup du si vous m’attaquez, les gars femmes vont nous écraser. C’est hypocrite. Absolument, absolument, absolument. Ce qui est intéressant c’est comment un capitaine d’industrie, pour prendre le terme consacré, qui est capable de racheter, de fermer, de revendre les trucs, devant ce qu’il appelle La puissance publique est capable de dire me tapez pas sur moi, etc. C’est incroyable. Je trouve qu’on l’a beaucoup interrogé sur Zemmour, il y a eu beaucoup d’autres sujets, tout à fait d’accord, zut et re zut, je suis d’accord, je trouve que là, ça sentait vraiment le… Je suis désolé, je me suis désolée pour les sénateurs, mais ça sentais la commission, la commission de Bistro, quoi, le café du commerce. J.V. Et moi nous dit Mathilde, c'était très cool de suivre cet entretien avec le chat, merci beaucoup, bonne soirée à tous. C’est ça, c’est l’idée les amis, c´est de faire en sorte que l’on ne soit pas tout seul à regarder ce genre de trucs et qu’on se réchauffe, qu’on se tienne au chaud. Chers amis, il est déjà 19 heures, l’heure passe, je vais devoir fermer boutique, dans quelques instants. Car il faut que je termine la préparation de l'émission de demain, les 30 inglorieuses, avec Jacques Rancière. Je vous remercie infiniment. Je vais mettre les petits crédits. Je vais mettre un petit crédit Allo. Merci Internet, bonjour, merci RGZR7. Merci Théo, merci d'être là. Théo qui, c’est lui qui a fait le son de l’accordéon, enfin qui nous a fourni le son d’accordéon et quelques autres petits sons. Théo c'était lui qui aussi a travaillé sur le son d’un pays qui se tire sage et qui m’a bluffé. N’hésitez pas à venir demain, donc demain on va parler philosophie avec Jacques Rancière, on va parle démocratie, on va parlé gilet jaune, on va parler de l'état, on vas parler de… Attendez, je vais essayer de retrouver les… Que j’ai préparé, vous n’avez pas plein de questions… La haine de la démocratie le discours républicain, police et état, deux racismes qui n’en font qu’un, merci beaucoup, merci pour l’accordéon. Ben Laramaine qui offre un abonnement à Kand94. Merci beaucoup. Donc demain matin à 9h avec Jacques Rancière, pour ceux qui découvrent la chaîne, on est là tous les matins à 9 heures, du lundi au jeudi, et le dimanche à 18h, et puis il y a des streams sauvages, à l’assemblée, au Sénat, ou des choses comme ça, voir des manifs, des trucs et des machins. Donc le mieux, le mieux le mieux c’est de suivre la chaîne pour être mis au courant par les notifications. Macron hué dans le Parlement Européen et qui refoulent les journalistes. Je ne suivais pas. Alors nous avons 96 nouveaux followers cet après-midi, on va attendre d'être à 100 pour se dire au revoir quoi, qu’est-ce que vous en dites ? Hein ? Qu’est ce que vous vous en dîtes les amis ? Alors Bernard Arnault c’est demain à 10h30, on va essayer de le regarder. Arnaud Lagardère si c' est possible, demain à 16h30. Donc Bernard Arnaud, l’homme le plus riche du monde, président directeur général du groupe LVMH.
Voilà une classe qui se tient sage.
Oh ? Oh ? J’ai coupé la musique ? Non ? C’est moi qui ai fait ça ? Attendez, je vais mettre de la musique. Merci FLY, c'était cool le tchat, merci beaucoup. Merci Arnaud Lagardère, merci à Bernard Arnault, merci Xavier Niel, merci Edwy Plenel. Qui est déjà venu au poste Edwy Plenel. Attendez, peut-être qu' Euryale pourrait nous mettre je pense que c’est Plenel. Voilà, Edwy Plenel c’est vendredi, Eric Fottorino, cofondateur de L’un Hebdo, Nicolas Beytout, fondateur de L’Opinion, Isabelle Roberts, présidente du site d’Information les Jours, ça c' est vendredis, c' était elle qui avait notamment écrit ce livre sur Bolloré, à mon avis elle va dire un petit truc parce que là c' n’est pas possible, je pense qu’elle va bien se marrer, Delphine Arnaud, c est le lundi 24, président de France Télé, Sibylle Veil, présidente, directrice de Radio France, Bruno Patino, président du directeur d’Arte France. Voilà, il y a un sacré paquet de gens qu’on va écouter puisque c’est votre souhait. Merci beaucoup d'être là. N’oublions pas Pigasse, Drahi et les autres absolument. Pigasse ce sera le vendredi 28, Drahi ce sera le 2 février. Et mon cher Ramon, n’embête pas les modératrices s’il te plaît, sois sympa, sois sympa. C’est un boulot de dingue qu’elles abattent. Un peu de respect, un peu de respect, ce serait sympa. Voilà, je le dis solennellement. Voilà, il y a plein de chaînes, voilà. Elles font le maximum et elles le font super bien. Et ben, j’en profite d’ailleurs pour vous remercier les abonnés et les donateurs. Et Blast, puisque grâce à vos dons, grâce à abonnements comme vous le savez pour ceux qui suivent la chaîne. Je suis devenu un petit Bolloré cette semaine puisque je suis devenu patron figurez-vous puisque aujourd’hui Euryale, on va signer un petit contrat pour le travail pour sa modération puisque depuis le début au poste on redistribue de manière la plus équitable possible nos revenus avec notamment les modératrices. Voilà on a d’abord acheté du matériel et puis on a commencé un peu à payer, voilà. Merci patron, c’est ça ! C’est ça ! Oui, c’est ça. C’est la pente glissante, ça va vite. En fait, il ne faut jamais qu’ils s’habituent à être traités comme ça de cette manière. Ça va vite. Ça va très très vite les amis. homard tout le monde ! homard pour tout le monde. Alors, donc chers amis, et voilà, 101e Spartan, et donc le 101e, merci, écoutez, le groupe au poste est un groupe familial qui existe depuis un an, nous avons résisté à Emmanuel Macron, nous résisterons à Éric Zemmour, nous sommes partis de rien, et nous étions 700, 800. 900 à écouter les commissions du Sénat. Voilà chers amis, bonne soirée à vous tous, on se retrouve demain, j’ai regardé s’il y avait quelqu’un à t’aider, mais là je vous cache pas, je suis mort, je me suis mort test du nouveau pc de la Nasa non canard pc voilà c’est du jeu bon allez on laisse tomber pour ce soir les amis je vous dis à demain 9 heures merci à vous tous.
