Contre Macron : (mini) manif (express)
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Non seulement, on fait des tests de micro ici et là. Bonjour, bonjour. Alors, est-ce que vous entendez, les amis ? Est-ce que vous avez le son ? Alors, c’est un micro-cravate. Bon, il faut travailler avec un téléphone. Et voici comment ça se passe Alors, au début, petit à petit peux-tu expliquer comment tu arrives si brillamment à mettre cette banderole si haut ?
C’est grâce à une brillante idée de David : s’emparer de cette belle idée de grimper dessus avec l’aide de David.
Et puis tu vas te mettre à côté de la banderole. Allez. Ce soir, nous avons une super ambiance. On a aussi des petits stickers réalisés par Manif. Ils représentent le nouveau logo. D’ailleurs, à ce propos, un journal. La fameuse affiche existe en petit format, déclinée en stickers, mon petit gars.
Oui, je vois bien quand il y a une collection.
On n’avait pas du tout ce matin-là à propos du titre. Un petit mot, une fois de trop, pour parler de ça, n’est-ce pas Alors, pour l’instant, il faut aller là Bonjour, le château ! Magnifique ! Alors, le mieux, c’est qu'à mon avis vous allez dire bonjour à la prochaine là-bas, c’est déjà presque la fin de la manif. Vous allez bientôt rentrer. Si tu veux me rejoindre, c’est parti ! Dans la balance, face à la hauteur de la prison où on l’attend. Et du coup, la porte… On entend Ah oui ? Alors, vous ne m’en voulez pas pour le premier soir. Je ne sais pas s’il y a vraiment plus personne. Peut-être que j’embarque tout, mais s’il y a du monde, je reste. Voilà. Pendant quatre mois, je fais ça. Et voilà. Tu t’en vas ? Super ! Alors, on va sortir ensemble. Il y avait du monde un peu ou pas ? Donc là, dans la manif, ça va beaucoup plus fort. Alors, on y va quand même, à 300 mètres. Oh, regardez cette panique boîte de quatre colis. Ça, ce n’est vraiment pas bon. Allez, on y va. Tu pars parce qu’on rejoignait l’un ou l’autre avec nos téléphones. Alors, je vais pouvoir…Et pendant tout ce temps que vous entendiez, on peut dire que tu t’es dans la tête. Alors, ce n’est pas parce qu’on se retrouve tout le temps dans l’eau. C’est tout. Alors, c’est les anciens statuts à Paris. Il y a beaucoup de boulot pour la liste du PS avec quelques noms. Il n’y a pas grand monde pour l’instant. Oh, tu te trompes. La démocratie, ce n’est pas ça. La démocratie, ce n’est pas un monde idéal. C’est pas mal non plus. Wow ! Wow ! Wow ! Wow ! Wow ! C’est beau, non ? Alors, nous sommes partis de la place Denfert-Rochereau. Nous allons vers la Bastille, en traversant la Seine. On va passer devant la prison de la Santé. Alors, on va aller voir un tableau. Je découvre que je n’avais jamais vu ça. Plus loin devant nous…Oh ! Comment lui dire bonjour ? Excusez-moi. Bonjour. C’est moi, Au poste. Vous êtes plutôt de gauche ?
Alors ? Ah, vous êtes salarié ?Ah, c’est vrai.
Et vous pareil ?
Oui, mais…
Bonjour, monsieur. Vous êtes salarié ?
Pas salarié.
Vous voulez savoir si vous êtes plutôt de gauche ou de droite ?
Bah, moi, je suis de gauche.
Ah, il n’y a même pas de débat.
Ici, il y a débat on parle.
Voilà. On ne va pas revenir à ce qui nous a mis à 1,7 %.
Ah, d’accord pour moi, la ligne du Parti socialiste, c’est une ligne de gauche, ce n’est pas une ligne sinueuse.
Voilà. Alors, pour y rester… Merci, merci C'était un petit texte. C'était un petit texte Alors, vous allez voir, ça va se battre. Alors voilà, il est là, le brave bonjour.
Alors voilà, voilà, je vous montre un tableau que je trouve très intrigant. Voilà. À noter que je ne l’avais pas vu. Il y a un peu d’aide à gauche, là-dedans. Là, il y a probablement… Il y a peu de monde. Ah ben oui, mais là, il faut soutenir le pauvre. Bonjour. Vous êtes le patron ?
Ouais.
Bonjour. Bonjour à vous. Quel est votre nom d’artiste ?
C’est Kerensky.
Comment ?
Kerensky.
Tiens, mon nom. D’accord, c’est super. Alors, votre tableau m’intrigue. Après toute cette nudité déjà, je ne sais pas si je vais pouvoir rester sérieux tout le temps, mais bon.
Ben oui, c’est sûr. Ce n’est pas une photo. On peut marcher, si vous voulez avancer dans cette nudité.
C’est quoi, là, en fait ?
Je ne l’ai pas fait exprès. Cette jeune fille, déjà, il y a un an… Ben oui, mais ça fait partie d’un triptyque. Ça fait partie d’un triptyque qui est parti de plusieurs colères. J’avais commencé par faire mes copines nues, frontales, sans séduction, un peu à l’opposé de la femme-objet. Et donc, c'était plutôt une colère féministe, au départ. Après, j’ai fait mes copains nus, dans leur fragilité, qui étaient loin de l’homme puissant. Et c’est devenu une colère plutôt contre le patriarcat ensuite, c’est devenu plus politique. Puis j’avais envie de débattre, de les remettre à leur place, un peu comme tout le monde.
Alors, « à leur place », ça veut dire : Ils s’ennuient sous la douche, Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. C’est ça ?
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. C’est ça. Donc, en fait, ils n’ont pas plus de pouvoir que nous. D’ailleurs, ce sont les seuls, sur le triptyque, qui ne nous regardent pas en face. Ils ne sont pas concernés. Ils sont dans leur monde. Donc, je peux un petit peu remettre un peu d’humanité et enlever tous les apparats. Et après, j’ai rajouté « Liberté, Égalité, Fraternité », parce que la devise de la République est complètement on est à l’opposé de ça. Tu vois, ça éclipse tous les drapeaux quand ils sont dans les mairies et tout ça. Ils ne savent pas lire, ce n’est pas gentil.
Alors, il y a quand même un autre truc qui m’intrigue. Je n’avais jamais filmé ça. C’est là, à gauche, où vous avez mis Rachida Dati, ministre de la Culture. Et encore plus à gauche, au bord de la toile, on voit « Art is not dead ». Qu’est-ce que c’est que cette référence ? Ah ben, s’il vous plaît ! C’est quoi, cette référence ?
Disons que je suis un peu anarchiste et qu’il faut que tu appelles ça bizarre.
Ben si.
Je me suis amusé, comme si j'étais dans les chiottes d’un café, à pouvoir mettre des choses qui me passaient par la tête.
Super, super ! Dernière question, purement technique : ça pèse combien ?
Ça, c’est en deux volumes, en deux montants. Vous pouvez replier.
C’est ça ?
Je n’en sais rien. Combien ça pèse ? Mais avec le vent, ça pèse. Ça joue, quoi. C’est pire, en plus de ça.
Bon, je vais refaire un petit plan, là, rapidos, et un local. Il y a quand même pas mal de monde qui le regarde. Le chat demandera s’ils peuvent voir la toile posée quelque part.
Ouais, ouais. Sinon, je vais l’exposer pour la première fois. J’aimerais bien exposer à Bordeaux, parce que je suis né du côté de Bordeaux.
Moi.
Vivre de l’art à Bordeaux, en octobre. D’accord. C’est la première fois que je l’expose vraiment. Avant, avec tout ce qu’a fait Macron depuis le mois de juin, elle a pris tout son sens. Avant de l’exposer, je me demandais ce que j’allais en foutre. Et là, en fait…
Merci Macron et merci à vous. Bon, allez, merci de faire le plan. Là, c’est pas terrible si t’as pas le plan. Oh là ! Pour « Liberté, Égalité, Sororité », je vais retourner le voir, parce que je n’avais pas dit qu’il y avait « Sororité ». Il n’y a pas que « Fraternité ».
Ouais, je l’ai rajouté.
Voilà, c’est ça. OK. Bonne année. Merci beaucoup. À bientôt. En 2017 Pardon, pardon. Alors maintenant, il y a des gens qui demandent un lien pour la voir. On peut la voir quelque part ? Vous avez un compte ?
Oui, sur mon site, rober46.fr.Comme il y a tout pour l’expo du mois de Bordeaux, je ne sais pas si c’est spécifiquement cette toile, mais il faudrait la mettre.
Elle est aussi demandée. Alors, le nom de famille, ça s'écrit comment ? Je cherche un Picasso, là. Voilà. Et donc c’est Robert, grand homme, superbe. Et donc il y a 10 % reversés à Emmanuel Macron, quoi.
Tout à fait.
Et c’est bien normal.
Il faut donner du sens à tout le monde.
Oui, bien sûr, bien sûr. Bravo ! Bravo Bon, ben ça, c’est perpète. Et voilà, ça va bien. Oui, oui, oui, oui. C’est bien je vais pouvoir suivre toute la période en lien avec ça. Melania Trump est venue il y a quelques jours, et ça, ça me flatte Ah ouais, il est bientôt…
Là, c’est tombé.
Barnier, il est bientôt 15 heures. Tu vas l'écouter ?
Non, je vais l'écouter en différé, après la manifestation, parce que c’est là qu’il y a la vie politique qui se passe. Et on sait déjà ce qu’il va dire.
Donc, ça part dans un tout petit point. La sortie de Retailleau sur l'État de droit, il faut la prendre au sérieux. Vous êtes là pour ça ?
Je pense que, de toute façon, Les Républicains, et en particulier Retailleau, sont dans ce gouvernement juste pour venir parler à l’extrême droite en disant : « Regardez, on est capables de tenir un discours ultra-radical, donc arrêtez de voter pour le RN, votez pour nous. »Donc, c’est un peu un jeu de dupes. Je pense que, peut-être, ils y croient sincèrement, mais le fait qu’ils tiennent ouvertement un discours d’extrême droite, ça distille l’idée selon laquelle, à court terme, ça va ramener des électeurs du FN vers eux. Mais, sur le long terme, comme depuis Sarkozy, ça ne fait que valider la pensée d’extrême droite regardez : vous avez un type en costard-cravate, qui est au Sénat, qui est chez Les Républicains, avec tous les guillemets qu’il faut, et qui tient un discours d’extrême droite contre l'État de droit. C’est, en plus, la frange la plus extrême de ce que disait l’extrême droite pendant la campagne.
Quoi faire ? Comment expliquer ce choix ?
En soi, c’est un manque d’imagination de leur part. C’est un aveu de défaite. Ben non. Si tu veux, tu regardes en 2012 ou en 2007, au moment du sarkozysme triomphant : il faisait 10 millions de voix et le FN dans les 3 millions. Maintenant, c’est inversé. Ils font 3 millions de voix, le RN en fait 10 millions. En fait, pour récupérer ce poids électoral-là, ils n’ont pas d’autre choix. Macron leur a complètement bouffé tous les électeurs, on va dire, libéraux bon teint. Ils n’ont pas d’autre choix que d'être dans une surenchère d’extrémisme. Alors évidemment, le problème, c’est que c’est dangereux sur le plan du discours. Ils sont au pouvoir, dans un gouvernement qui est soutenu par le RN. Donc oui, pour donner du crédit à leur discours, ils vont même devoir faire passer des politiques extrêmes, des politiques réellement d’extrême droite. C’est-à-dire comme ce qu’on présage et ce qu’on prédit depuis 2002 : cette montée en puissance progressive des discours d’extrême droite.Là, ça y est, on y est. On a, à la tête du pouvoir, un ministre de l’Intérieur, un mec qui dit : « L'État de droit, j’en ai rien à faire », qui dit qu’il faut un référendum sur l’immigration, et qui va juste mener la politique que le FN dit vouloir mener depuis quarante ans.
Et là, il a été contraint de se fendre d’un communiqué pour dire : « Non, non, non, l'État de droit, c’est sacré. » Mais on va s’habituer à ça ou il faut résister ? Comment on répond à ça, en fait ?
C’est compliqué, parce que, si tu veux, ça chamboule le système. C’est un jeu vraiment pervers : je dis un truc extrêmement violent qui met en danger plein de gens, puis, douze heures après, je dis : « Non, mais en fait, ce n’est pas vraiment ce que je voulais dire. »Et il nous habitue comme ça à un discours où c’est la barbe de la vitrine. La discussion dont parlait Philippe Séguin il y a vingt-cinq ans. Je suis vieux on s’habitue. On s’habitue à l’horreur.
Au point qu’on ne la voit plus. Chaque jour. Et là, par exemple, moi, je te dis : montre la rue, mais ne la montre pas longtemps, parce qu’il n’y a pas grand monde à l’arrivée.
Il n’y a pas grand monde, mais vous imaginez quand même ce que c’est. On voit toujours le verre à moitié vide, mais le fait que, après s’en prendre plein la gueule, on sorte quand même d’un mouvement contre les retraites qui était massif, qui était un mouvement pluriel et qui s’est fait rouler dessus, pas uniquement par la répression, mais par la violence de l’ignorance, c’est-à-dire qu’on fait comme si vous n’existiez pas…
Il faudrait tenir le micro.
Oui, pardon le fait que, malgré ça, tu réussisses à avoir quand même des milliers, des dizaines de milliers de personnes qui viennent, qui descendent dans la rue, qui, pour beaucoup, posent un jour de grève, c’est important. Après, c’est sûr que ça amène à une autre question : qui est syndiqué ? Qui va dans les manifestations syndicales ? Et pourquoi est-ce qu’aujourd’hui l’essentiel du monde du travail est complètement laissé de côté par le mouvement syndical ? Ça pose des questions complexes qu’il va falloir résoudre sur un autre rythme. Le problème, c’est que, comme on est confrontés en permanence à l’urgence des offensives de la droite et de l’extrême droite, on n’a jamais le temps de se poser et de dire : « Attendez, là, en fait, les organisations sont bien, mais elles ne sont plus représentatives de la population, et notamment des secteurs combatifs du monde du travail, en particulier des secteurs qui ne sont pas traditionnellement syndiqués. On a un problème. »Et on n’a pas le temps de prendre ce temps-là, parce qu’on est tout le temps en train de courir après la dernière outrance. Mais voilà, on n’a pas d’autre choix. On est là.
On est là. Alors, à l’inverse, on voit que derrière les féministes révolutionnaires, il y a des gens pour la Palestine. Il y a peut-être aujourd’hui des collectifs, d’autres luttes qui s’agrègent, qui se rejoignent, qui représentent d’autres parties de la société qui ne se sentaient pas forcément représentées avant. Mais ça reste, on va dire, des minorités. Donc ça peut être pas mal.
De toute façon, c’est toujours des minorités. Mais le truc qui est clair, c’est qu’il y a un truc qui manque : c’est la simultanéité des désordres. C’est-à-dire que tu as des gens qui mènent des luttes un peu partout. On ne va pas avoir une convergence des luttes où tous ces gens-là vont se retrouver autour d’une grande table à décider : « Qu’est-ce qu’on fait ? La grève générale ? »
Politiquement, ça fait écho à l’espace féministe.
Au combat pour Gaza, qu'à l'époque, pour se souvenir, on était encore en plein mouvement des retraites. Il y a des émeutes qui ont lieu dans les quartiers populaires, suite à la mort de Nahel. Donc le mouvement syndical, surtout, reste comme interdit et ne dit rien, alors que, trois semaines avant, on était dans les rues. Mais ça, c’est une difficulté. On a l’impression que les gens bougent, mais qu’ils bougent un peu à contretemps. Et en fait, le mouvement prend une dimension plus subversive et plus difficile à gérer pour le pouvoir quand, tout à coup, ces mouvements, qui fonctionnent selon des rythmes différents, se mettent, non pas à se coordonner, mais à marcher un peu sur le même rythme, à danser un peu pareil. Et ça, c’est l’alchimie sur laquelle on n’a pas vraiment de prise. La seule chose qu’on peut faire, c’est continuer à danser, à marcher, à bouger, etc., en espérant que des gens suivent un peu et que, nous, on soit amenés à les suivre.
Super. Merci !Bon, il faut que tu reviennes à toi. Merci beaucoup ! Ah, tu es là ? Super ! Denis est là..
Il était à l’Assemblée nationale et a appelé à une minute de silence pour Philippine.
Alors, nous sommes au bord on va regarder Barnier. Oh là là, c’est très professionnel, ça ! Il m’apporte carrément un écouteur. On va essayer d'écouter ça. Ah oui, mais non, parce qu’après ils s’en vont, en fait.
Oh ouais.
C’est bon, on va voir. On va regarder un peu, juste pour montrer qu’on est encore tout le temps devant…Passons en ce moment même. Alors, est-ce que tu vas l'écouter parler, puis nous faire un résumé après ? Ou alors on écoute Barnier maintenant, vite fait ? On va aller là. Est-ce que tu peux enlever le casque et mettre le son, là ? Ah ben voilà, on va regarder.
Une délégation de Nouvelle-Calédonie composée…
Normalement, Barnier doit commencer. Alors, mon grand, pendant qu’on avance, on va voir ce qu’on va voir. Merci à vous. Il a perdu la tête. Comment s’y perdre ? Superbe. Merci beaucoup. Continue. Alors, on va essayer de voir. Voilà, la prison de la Santé. Ça commence. Alors, est-ce qu’on va entendre ou pas ? Je pense qu’on ne va pas beaucoup l'écouter. On retourne dans la manif. Et dites-nous, tenez-nous au courant des faits saillants. Vous avez pu ranger le stand ? Alors, à bientôt. Il y a encore du monde ici ?
Ah d’accord. Tout à l’heure alors.
Bon, on fait comme vous voulez, pas de souci. Regardez Tommy dans ses œuvres, au travail. Allez, on va rejoindre la manif. Vous me direz éventuellement s’il y a des choses intéressantes de la part de Barnier. J’en profite pour vous montrer le dernier urinoir public de Paris à l’ancienne. Je veux dire, il a été restauré l’hiver dernier. Voilà la vespasienne, la dernière de Paris. Cette vespasienne est le dernier exemplaire conservé. Alors, on y va, on y va, on y va. Où est-ce qu’on était tout à l’heure ? Monter là, au niveau de celui qu’on appelle…
Oui.
C’est marrant, ces gens qui ne veulent pas…Voilà. On est boulevard Arago, à l’angle de la rue de la Santé. Il y a un peu de monde. Je peux vous suivre ?
Oui, voilà, je vous suis.
Allez-y. Je voulais savoir s’il y a…
Ils vont arriver.
Je voudrais connaître votre technique.
Ça marche pas mal. Il y a déjà des gens qui l’ont signée.
Mais on ne va pas signer plusieurs fois quand même ?
Non. De toute façon, si on signe plusieurs fois, ce n’est pas pris en compte. Quand on les intègre, on le voit.
Alors je suis d’accord….
Il ne faut pas signer plusieurs fois. Macron, destitution ! Venez signer la pétition ! Venez signer la pétition ! Qui n’a pas encore signé ?
Combien vous en êtes ?
On était à 350 000 pendant la semaine dernière, donc je pense que ça continue.
C’est pas mal.
Oui.
J’enregistre le bruit du stylo.
C’est très bien. Super. Merci. Bonne manif !
En coupant… Le patron qui arrive.
Ouais, ouais.
Ça va bien, la signer ? Là-bas. Tu es dans les premières.
Oh, largement dans les cent premières.
Donc t’es vraiment dans les petits papiers du parti, toi ! Bon, bon, bon…
On n’est pas un parti.
Moi, je sais, à chaque fois je me trompe. Ça va bien ?
Ça va bien. On essaie de te parler. On va voir ce que va dire l’autre. Il est en train de parler.
On ne sait pas encore.
Il est en train de dire qu’il veut qu’on puisse chanter la Marseillaise avec fierté et étonner le monde.
Ça m'étonnerait qu’avec un gouvernement comme ça on étonne le monde, mais pas dans le bon sens. A bientôt !Oh bah tiens, bonjour !C’est quoi cette écharpe ? Je ne l’avais jamais vue.
Conseil régional.
Ah !
Pour ça, il faut que je fasse…
Oh, Pécresse ! Vous travaillez pour elle ?
Donc, pour ceux qui seraient plutôt contre Pécresse…
Mais pour l’instant, en 2028, tu reprends le pouvoir pour la région ?Super. Ce que tu fais, c’est quoi exactement ?
C’est du pur bénévolat.
D’accord.
Donc, je suis conseiller régional, et on espère bien reprendre le pouvoir, déjà en 2025 s’il le faut. On ne sait jamais avec les institutions actuelles, qui sont maltraitées en ce moment. Et puis, en 2028, pour la région.
Alors là, on a l’Europe du Nord.
Avec tout le monde.
Ici, là. On passe à merveille. Merci beaucoup. Merci bonjour.
Je ne connais pas cette écharpe. C’est l'écharpe de députée européenne.
C’est pas très loin. Ils ont ça où ? Ils sont en procès ou quoi ? Ah ben oui, elle est à l’envers. Elle ne veut vraiment pas, je pense.
Je ne suis pas sûre qu’elle aille très bien au-delà de l’Amérique. Je n’en donne pas, là. C’est tout.
Voilà, il faut s’entraider. On a un tout petit peuple. Il y a ça, là, ça ne va pas. On ne peut pas bouger du paradis.
Non, non.
Non, non, ça va.
Non, ça va. C’est terminé. Mais ça va y être dur Pourquoi ? Parce que, pour l’avenir de la paix, quand je dis tout ça, ça se passe sûrement… En tout cas, quand on vient de l'échelon européen et qu’au moins trois gouvernements remettent en cause l'État de droit, je veux dire, dans plein de pays européens, cette remise en cause de l'État de droit aurait suscité un sursaut, une condamnation. Mais comme c’est la France, on ne dit rien. Et on va être contents qu’un pays fondateur de l’Union européenne montre un chemin, si possible au sens premier du terme. Oui, je suis inquiète parce que je sais que, finalement, notre salut ne viendra que de la mobilisation, de la lutte, de la pression qui pourra être mise par les gens. Et qu’en même temps, ce qu’essaie de faire Macron, c’est de susciter une résignation collective dans le pays. Donc c’est ça contre quoi on se bat : la résignation collective.
Quand Darmanin avait déjà mis en cause le droit européen, je ne sais pas si tu te souviens, il y a quelques mois mais là, Retailleau, c’est plus fort.
Barnier aussi avait remis en cause le droit européen, notamment la Cour européenne des droits de l’homme. Donc, je veux dire, c’est la ligne politique de ce gouvernement : remettre en cause nos droits fondamentaux. Je ne parle pas des politiques européennes. Moi aussi, je combats les accords de libre-échange, l’austérité. Mais là, on parle des principes fondamentaux qui sont constitutifs d’une démocratie. Et c’est ça aussi qu’il faut que les gens comprennent. Qu’est-ce qu’on est en train de défendre ? C’est même pas le fait d'être d’accord ou pas avec nous. Au contraire, on est en train de se battre pour avoir le droit de ne pas être d’accord avec nous. Parce qu’un jour, c’est Barnier. Après, c’est le Rassemblement national. Et après, il se passe quoi ? C’est comme ça qu’on arrive à se battre. Et ça tombe alors sur ce qui passe à côté de ce qui est important, qui est la mobilisation de la société civile, via toutes les formes d’engagement. On a besoin que toute la société s’en empare, que ça irrigue partout. Parce que sinon, la bataille est perdue d’avance.
Ça, sans doute. Mais quelqu’un comme toi, qui va te battre à Bruxelles et à Strasbourg, comment ça se passe ? Il y a des alertes ? Comment ça se passe pour toi ?
Moi, j’ai demandé au niveau européen un débat et une résolution précisément sur la situation de la démocratie en France, en partant du principe que c’est inédit, y compris en Europe, qu’un gouvernement ne soit pas issu du résultat direct des urnes souvent, on nous prend l’exemple de l’Espagne ou de l’Allemagne. En Espagne, en Allemagne, ceux qui sont arrivés en tête sont sommés de former une coalition. Et s’ils n’y arrivent pas, on passe au parti arrivé second. Là, ils sont directement passés au parti arrivé dernier. Donc il devrait y avoir un réveil collectif en Europe. Et on voit que nos principes fondamentaux sont à géométrie variable et que, finalement, Macron fait bien ce qu’il veut. Au passage, il a fait beaucoup de mal à la voix de la France en Europe. Mais surtout, derrière, ça veut dire que les coups de force démocratiques sont devenus la norme. Et dans le même temps, l’extrême droite est en train de gagner partout. Il y a deux jours, en Autriche, ils ont gagné. En Italie, ils ont gagné. En Suède, ils ont gagné. En Finlande, ils progressent. Partout, partout, partout. Et nous, on va continuer à rester les bras croisés comme si on était impuissants face à la remise en cause du concept même de démocratie ? Pour moi, c’est ça qui est en jeu. Et derrière, évidemment, si la démocratie prévaut, alors il n’y a pas de réforme des retraites. C’est aussi pour ça qu’on est dans la rue : pour dire « Attendez, il y a deux mois, les gens ont massivement voté pour l’abrogation de la réforme des retraites. Et là, ceux qui sont au pouvoir sont ceux qui l’ont défendue et qui la défendent encore maintenant. Et vous pensez qu’on ne va rien dire ? »C’est pour ça qu’il faudra peut-être une révolte collective, ou le nom qu’on veut lui donner.
Merci ben voilà. Ce qu’il faut, c’est que les gens continuent aussi à avoir le même enthousiasme. C’est ça qu’il va falloir réussir à défendre dans les mois qui viennent : qu’on arrive à garder la même ferveur et la même détermination pour aller jusqu’au bout.
Parce que, tôt ou tard, on va réussir à gouverner. En tout cas, on va se battre pour ça.
Et dernière question : est-ce que le procès qui s’est ouvert à Paris des 27 députés ou assistants parlementaires du RN, à l'époque du FN, est-ce que ça, c’est surveillé comme le lait sur le feu à Bruxelles ou non ?
Oui. Il y a deux choses : d’abord, il y a une problématique transversale : c’est le fait que le Parlement européen considère nos assistants comme des fonctionnaires. Et ça veut dire qu’ils ne peuvent pas avoir de rôle politique. On le voit, nous, à quel point c’est compliqué. Après, le Rassemblement national, c’est un autre niveau. Ils ont mis en place un système organisé de détournement de fonds. Et en cela, je pense qu’ils doivent être condamnés. Après, je laisse la justice faire son travail. Je ne suis pas sûre que Marine Le Pen, en tant que telle, soit condamnée, mais je ne peux pas présager de ce qui va se passer.
Alors, à Au poste, dans l’invitation, c’est toujours écrit : « Le café est bon. »Je ne comprends pas.
Pourquoi tu ne fais pas de café ?
Alors, ce pour quoi il faut voter contre…
Si tu t’engages à faire du thé, je viens.
Je m’engage à faire du thé.
Non, c’est vrai, c’est ma faute. C’est ma responsabilité, et je prends seule l’entière responsabilité du fait de ne pas être venue. Je vais réparer cette erreur.
Enfin, comme on peut le faire avec de l’eau chaude et un sachet de thé.
Ça devrait être faisable.
Ça va être faisable, on va dire.
C’est ma seule exigence.
On m’a dit que ça allait très bien. C’est cadeau. Merci. Eh oui, c’est comme ça. Alors, on va essayer de remonter la manif, parce que là, on a un peu de retard. Il y a plusieurs collectifs pro-palestiniens. Pardon… Oh pardon, excusez-moi. Alors, la difficulté, je vous le dis, c’est que vous, vous avez un bien meilleur son que moi. Là-bas, c’est un peu acrobatique pour entendre. Il me faudrait un retour pour mieux entendre ce que disent les interviewés quand il y a du bruit autour. Pardon. SUD-Rail ? Ah oui. Oui, non, non, on s’est bien fait doubler. Mais vous voyez, là, il y a un détail qui ne trompe pas en termes de maintien de l’ordre : c’est le fait qu’il y ait autant de voitures garées. Ça, ça veut dire que la préfecture ne s’attendait pas à beaucoup de monde. Les voitures sont là, elles n’ont pas été dégagées. Bon, j’ai vu passer dans l’autre sens.Est-ce que c’est triste ? Non. Prise comme la dernière…
A bord d’un bateau…
Désolé bonjour. Alors, qu’est-ce que vous ressentez ?
Ben, il n’y a plus personne qui saute. Alors on attend. Ici, on est encore… Des heures de voiture à Toulouse. C’est ce qui m’a paru être l’Alliance écologique et sociale. Donc ce sont les organisations écologistes. En tout cas, c’est les socialistes.
C’est des anciens d’Alternatiba.
C’est en tout cas ce qui m’apparaît maintenant. Bon, c’est sûr, je sais ce que j’entends. Voilà.
Ça, c’est sûr, ça va être ma bio.
La voilà. Oui, je sais, même la banderole de poche.
Ce n’est pas de la politique.
Ça ne plaît pas. C’est parfait.Allez-y !(Chants)À dos, à dos, à dos, à dos, à dos…Bien des tic-tacs. Il est dans nos têtes et dans nos calculs, dans nos agendas. A dos, à dos, à dos, à dos, à dos…Nous sommes tous…
Les pieds dans la galère de cette société-là !
On n’a même pas vu…
Les violences policières de cette société-là !
Oh mon Dieu !
On n’en veut pas !
Qu’est-ce qu’il y a ?
Les violences policières de cette société-là ! On ne peut pas…Ce n’est pas à Matignon, Ce n’est pas dans les salons, qu’on obtient satisfaction !C’est par la grève, Et par la mobilisation !
C’est bien ! Oh ben, c’est quand même mieux comme ça ! On va se contenter de mieux. On ne va pas poster…
On ne va pas se laisser faire !
Tout d’abord, merci beaucoup. Oh là là ! Alors, c'était comment, cette petite danse-là ? C’est pas mal, non ? Alors, on va un peu plus dans le cortège. Non, non, il y a du monde. Il y a un peu de monde. Bonjour. Vous faites partie du collectif ?
On est le collectif Stop Arming Israël France. On répond à l’appel des syndicats palestiniens, qui nous ont demandé, partout dans le monde, de faire campagne pour que la France arrête d’armer Israël. Effectivement, la France vend des armes, du matériel militaire à Israël, avant le 7 octobre comme après le 7 octobre. Les victoires, c’est par exemple qu'à Eurosatory, le plus grand salon mondial de l’armement, on a obtenu qu’Israël ne puisse pas exposer du matériel de drones. Mais c’est tout. Courage pour la suite. On sait très bien que les relations France-Israël sont aussi des relations autour du maintien de l’ordre et de la répression. C’est super important de combattre ça aussi.
Si on peut avoir des informations sur vos activités, vous avez un site ?
On s’appelle Stop Arming Israël France. On est sur Instagram.
Merci beaucoup. À bientôt. Alors, on avance, on avance, on avance. Je ne connais pas cette députée… Ah non, elle n’est pas députée. Le Liban, évidemment, apparaît dans la manifestation. Tout à l’heure, il y avait quelques drapeaux libanais. Révolution permanente…Ah, c’est pas mal, cette technique-là ! La technique du tendeur. Est-ce que tu peux faire un plan ? Une banderole aura toujours du mal à attaquer la technique du tendeur.
Parce que là elle n’est pas seule dans l’histoire.
Merci beaucoup vous êtes dans la politique, à peu de choses près. Par Tendance radicale. C’est quoi la centrale syndicale ?
Comment ?
C’est quoi cette équipe ?
Pendant qu’on y passe ?
OK, d’accord. Ça va. Merci beaucoup je n’avais jamais vu ça. Tout à fait gratos droit au logement. Là, on s’approche du quartier où il y a le studio d’Au poste vous en avez déjà entendu parler ?
On a un artiste à faire…
C’est bon. Allez-y.
Je suis un petit peu intéressée par votre travail.
Vous voulez savoir si…
Non. Je ne connais pas. Alors, c’est le Syndicat national des professionnels de la petite enfance.
Voilà.
Et ce serait bien qu’on avance bien dans la côte. On devrait voir les camarades de Révolution permanente.
Présentez-moi le syndicat.
Ce n’est pas le syndicat..C’est un syndicat qui s’est créé après le Covid, puisqu’on a vu que les « métiers essentiels », qui était l’expression utilisée pour décrire les personnes qui travaillaient pendant le confinement, ont toujours été invisibilités. On a voulu porter la voix des professionnels de la petite enfance, donc des personnes qui travaillent dans les crèches. On demande des rémunérations beaucoup plus élevées pour que ces personnes puissent vivre dignement de leur travail, un travail qui a pourtant été qualifié d’essentiel et de fondamental pour une société. Ça fait quatre ans qu’on existe. On essaie de lutter à l’intérieur des institutions. On a participé à tous les groupes de travail sur le service public de la petite enfance, pilotés par le ministère, avec la secrétaire d'État, co-présidé par Élisabeth Borne donc, on est dedans.
Il faut garder le micro. Voici la correction, en conservant les passages incertains lorsqu’ils ne peuvent pas être reconstitués avec certitude.
Je n’ai pas l’habitude. Et on était… On est dedans, donc on travaille dedans. On aimerait être dans les conseils d’administration de la CAF. Pour l’instant, on n’est pas assez gros, mais on aimerait. On fait partie du collectif Pas de bébés à la consigne, qui, depuis quinze ans, dénonce la marchandisation du secteur de la petite enfance. Et il y a quinze jours, Victor Castanet a sorti le livre Les Ogres. Je ne sais pas si vous en avez entendu parler.
Alors, on l’avait reçu pour son travail sur les EHPAD, Les Fossoyeurs.
Comment ?
Le livre s’appelait Les Fossoyeurs, sur les EHPAD.
Là, c’est sur les crèches, etc.
C’est ça ? Et les crèches privées ?
Les crèches publiques sont peut-être moins touchées par la maltraitance. Quand bien même, l’ IGAS, il y a deux ans, a sorti un rapport sur les crèches privées. Il y est expliqué que c’est le système de financement qui amène à une diminution du personnel, qui amène à employer des professionnels peu ou pas qualifiés et c’est aussi cette forme d’organisation qui va créer de la maltraitance. Donc le service public est soumis à cette organisation.
Alors, dites-moi : si on veut avoir des informations sur vous, vous avez un site qui montre quelque chose ?
Merci de poser la question. Pour avoir des informations sur nous, il y a les réseaux sociaux. On essaie d’y être assez actifs, de se mobiliser beaucoup, de publier toute l’actualité, tout le travail et les analyses qu’on peut faire. Et après, on peut venir nous contacter et bien sûr, comme on est un syndicat, le meilleur moyen de se défendre et de se faire représenter, c’est d’adhérer, que ce soit à notre syndicat ou à un autre syndicat nous, on voudrait bien sûr, puisqu’on est un syndicat national, recruter le plus d’adhérents possible pour pouvoir ensuite monter des sections locales. Mais l’idée, c’est d’aller sur le site, de nous consulter et de partager toute notre production sur les réseaux sociaux.
Bon, alors je vois que Euryale a déjà mis l’adresse de votre site dans le tchat.
Super ! Merci beaucoup !
Merci alors, vous faites partie du cortège ? Là, on l’a vu tout à l’heure. J’essaie d’avancer. Oh ! Oui et non. Il y a toutes celles et ceux qui vont en avant ou vice versa.
Le dernier jour, ça va être un flop !
Oh ! Oh ! Oh ! Je ne peux pas y aller, il y a ce ressort-là. Donc, des femmes de chambre, visiblement, qui réclament un meilleur salaire. Il faudrait que je déploie une batterie de secours. Au fait, je profite de cette remontée : ceux qui étaient là ce matin, est-ce que vous pouvez me faire un petit retour concernant le son des micros-cravates ? Hormis le moment où Tristan parlait doucement et où on l’entendait moins, est-ce que, par comparaison avec les micros qu’on avait ici, c’est mieux ou pas ? Voilà, si vous pouviez me le dire, ce serait super. Bon, je ne vous cache pas que je suis fatigué et que j’ai du mal à tenir la caméra. Merci pour les extraits de Barnier, qui n’annoncent rien de bon. Bon, on a fait bientôt les deux tiers de la manif. Il y a beaucoup d’ambiance, tout d’un coup. En fait, il fait chaud. C’est vivant l’université est en lutte. Ah, le joli métro parisien aérien, en arrivant à Austerlitz ! On arrive sur le boulevard de l’Hôpital, à hauteur de la gare d’Austerlitz. Non, non. Bizarrement, c’est assez marrant : en vrai, il y a beaucoup plus de monde que l’impression que donnait le départ. Je ne sais pas ce qu’ils font. Maintenant, la nouvelle mode, c’est d’arriver en cours de route ou quoi ? Sur votre droite, la gare ça marche. Je peux vous dire que ça marche. J’ai du mal à rejoindre la tête. Ça marche très vite.
Quoi ?
Demain. Demain soir, à 18 heures, nous serons avec l’historien Enzo Traverso, depuis Montréal. Ce sera en vidéo, autour de son livre sur Gaza. Et on a passé une bonne semaine. On n’est pas à l’abri d’un extrême sauvage d’ici là. Et puis, après, ça repartira la semaine prochaine pardon et un immense merci à ceux qui ont répondu, à nouveau, à nos appels à la fin du mois de septembre, où on était plus que ric-rac et en déficit. Merci, vous avez comblé le déficit. Voilà, je vous rappelle que notre travail, c’est vous, ce sont les dons. Donc voilà, si vous considérez qu’on est utiles, agréables, que vous apprenez des choses, que vous aimez bien et que vous voulez que ça continue, le don est une manière de nous aider. Vous pouvez faire un don de temps en temps, ou un don récurrent tous les mois. C’est comme un abonnement. C’est l’idéal pour nous, ça nous permet de voir venir pour ceux qui suivent Au poste depuis longtemps, vous avez vu qu’à la rentrée, on a même mis les bouchées triples voilà, donc c’est un appel aux dons. Et si vous faites des dons récurrents, des dons mensuels, vous pouvez les suspendre, les arrêter et les ajuster à la hausse ou à la baisse à tout moment. Oh là là ! Je vais aller faire un repas. Si vous voulez nous aider à continuer à débattre et à peser sur le débat public en faisant des émissions, en les multipliant, en les préparant, en les produisant et en invitant beaucoup de gens…On a retrouvé le cortège. Alors, nous allons passer sur la scène politique.
C’est pas quelque chose dont je redoutais…Qui monte le chômage et la précarité Macron et tout ça…Oh ! Oh ! Oh !
J’aime bien c’est arrivé sur la scène.
Et la jeunesse ! On a le programme de la jeunesse aussi Nationale, la jeunesse !
Oh merde ! Oh non !Ça n’enlève rien au monde, je veux dire.Oh là là ! Oh là là là là !Non, non !Amen ! Amen Oh ! Oh ! On emmerde le Front national !Quel beau message ! !
Augmentez les très, très, très, très bas salaires ! Frères et sœurs font l’affaire !Pour les refaire, va falloir faire…
Allez-y ! Bye ! Allez-y, à vous tous ! Merci ! On y va. Non, mais là, c’est n’importe quoi, le cortège. Tu vois, là, il y a énormément d’espace entre la CGT et la CGT. D’ailleurs, ces gens nous avaient appris à être un peu mieux organisés, quand même. Et on va bientôt rejoindre la Bastille. Donc il est quand même super beau, à 16 heures. Magnifique voilà le titre, ma chère Euryale : « Manif express contre Macron ». Ce sera le titre, la vignette et compagnie Je ne connais pas cette coupe, mais c’est pas mal, portable. Merci, Serial555, 8 500 sur son clavier le patron un samedi matin, premier samedi C’est l’été, c’est ça ? Oh là là !Non, c’est vraiment pas le patron, le secrétaire
Ouais, c’est ça.
D’accord. Elle n’est plus à la maison, donc tu as réussi à virer Manu. Alors, ça a mal fait, tout ça. C’est toute une corporation qui te remercie. Ca va bien ?
Ça va être bon.
Ouais, ça sent le gros de la presse et des journalistes. Il y a quelque chose de particulier en ce moment ou pas ?
Ah oui, bien sûr. Il y a l’audiovisuel public qui se mobilise beaucoup.
Un budget pour un financement indépendant !
Les télés te donnent du rythme. On a pas mal de monde oh non, on en reparlera avec tes copains. Oh, mais c’est la musique, c’est ça ? Quand on a besoin d’en parler un peu plus fort, il faut que ce soit boulanger. Il fait beau, il fait beau. Imagine si on avait une face mobile, on pourrait être dans la manif ça va pas mal. Là, vous êtes là Ah ! Oh la vache ! Oh là là ! Je vous attendais ! Comment allez-vous ?Il n’y a rien à dire, donc pas de manif ? Je ne sais pas. Qu’est-ce que vous faites là ? Oh ben tiens ! Comment ça va ? Je vais me sauver, quitte à remplacer votre camarade Pablo.Pablo, toute une corporation te remercie d’avoir viré Manu après quatorze ans ça va bien ?
Oui, ça va, ça va. Ce soir, on aura un peu plus de monde, mais on va faire monter la sauce.
Alors, combien de personnes, là-bas ?
Arrête tes conneries ! Les organisateurs de la CGT disent 120 000 personnes.
Ouais, ouais.
Mais avec le discours de Barnier, ça va monter la prochaine fois non, mais avec ce gouvernement, c’est clair que les militants, nos militants ont pris un coup de massue. Mais voilà, c’est normal : ils n’ont pas voté pour avoir un gouvernement de droite soutenu par l’extrême droite.
Qu’est-ce que tu réponds aux gens de bonne volonté, de gauche, qui disent : « Les manifs, ça ne sert à rien, je ne viens plus » ?
Je vais te dire la réalité : les ministres parlent de 25 000 ou 30 000 personnes. Il n’y a pas de limite de temps. Et la mobilisation, aussi bien dans les entreprises…
Au moins une fois par mois.
Mais d’abord, ça ne sert pas à grand-chose…
À bientôt pour ceux avec qui on avait fait la coordination contre la loi Sécurité globale, voilà le vrai ennemi. C’était, en effet, avec les avocats. Voilà, on était quelques-uns à organiser tout ça, et Manu était vraiment à la manœuvre c’est aussi lui qui était à la manœuvre pour les grands rassemblements qui ont eu lieu dans l’entre-deux-tours, lors des législatives. On y était on pensait peut-être que Jean-Luc mais non, il n’a pas été tiré. Mais non, c’était une blague. Voilà, il avait laissé sa place ça fait quatorze ans, cette histoire alors, on y va. Donc, si Manu nous dit 20 000, vous pouvez lui faire confiance voilà, ses petites manies, petites manies traîtresses contre Macron. Alors, on est boulevard de la Bastille. On arrive. On en a pour dix minutes, bon an mal an, manif nationale, mais il y en a eu évidemment un peu partout en France. J’ai vu passer des messages dans le chat, notamment sur Nantes.
Quelqu’un d’autre parlait de sa ville en disant qu’il n’y avait pas eu de manif ? Est-ce que certains d’entre vous sont allés manifester ce matin ou en début d’après-midi ? Et si oui, comment ça s’est passé ? Quoi ?Oui, Ouais, très bien, à Brest, 100 000, selon Le Télégramme s’il n’y va pas, il ne va pas très fort. Je ne sais pas, il y a un truc bizarre. Alors, on n’a pas fini. Vous allez bientôt…
Je suis tout à fait d’accord avec ça.
Quand il paraît qu’on est en partance.
Ça, je le dis.
C’est que l’éditeur de cette histoire-là, trente ans était sous mes yeux, avec une petite vidéo absolument Bon, super bien. J’attends le bouquin puis la convocation, c’est noir Plénitude des deux nuits une matinée, ça va. On peut voir on sort de ça, on s’embrasse. Tout le monde sort de sa vie personnelle. C’est la base. Dans ce reportage, tout le monde on contribue au silence des auditeurs. Le silence pendant la prière du soir. Non, c’est le silence des sapinières. Je pense qu’on a peur aussi.
On a plus des trois quarts de la journée.
Pour les partager tu peux m’aider à prendre du café près du café du quartier le plus proche ? On peut visiter Adam, faire le canapé alors, moi, je veux bien jouer oh non, maman n’est pas là. Il y a les photographes les plus poètes de chaque génération. En ce sens, appelons-les comme ça.Alors, tu sais, dans ton histoire, ça peut prendre du temps, beaucoup de temps.Vois-tu comme, en apparence, si je me…Oh, et si tu savais comme ça a l’air d’être, ça va un peu. Ça ne sent pas bon, dans un sens c’est lourd. Parfois, c’est bien.C’est fondamental. Ça ne veut pas dire qu’on ne s’en occupe pas si nous étions les hommes et les femmes en Europe ont tendance à…Mon grand-père s’en est allé. Oh ! Oh ! Oh !Ça devrait être ça.Pensez à regarder les épisodes Oui, c’est ça. Ce sont deux choses souviens-toi c’est une bonne façon de parler il faut donner on s’était dit : on construit ensemble, une bonne fois, pour cette raison-là.
Ce n’est pas gênant.
Ce n’est pas du brouillard, ce n’est pas la référence ça tombe plutôt bien que 2015.C’est brutal je ne sais pas vous, mais pour moi, c’est le cauchemar c’est pourquoi il faut toujours aller sauver des vies.
Écraser les anarchistes.
C’est comme ça si on commence par se remettre en cause, que si on s’investit ensemble, on s’investit ensemble A-t-elle fait appel Tous deux sans cœur. C’était peut-être un jeu d’un point de vue technique, mais ça ne lui plaisait pas. Il y a eu du vote aux élections et on n’a pas voté on ne va probablement pas leur dire que c’est rien de bon. On a fait des fumigènes. Je ne savais pas trop quoi en penser.Ça !Donc, je pense que tu peux faire un essai pour expliquer ce que c’est, faire ça, pour Pauline, pour lui expliquer ce qu’il faut qu’on fasse : qu’on prenne le vélo et qu’on mette le stand au début de la manif et à la fin de la manif, comme pour les copains de la CNT Bonjour.
Pendant des mois, on a fait ça.
Ah oui, d’accord, d’accord. OK, OK. Oui, absolument ils étaient à côté de nous tout à l’heure et, en fait, ils étaient sur un petit vélo on pourrait prendre mon vélo. Et monter le son de la voix à l’arrivée ne serait pas mal. Comme ça, je pourrais rentrer avec le matériel allez, on avance, on avance, on avance on peut faire ça en prenant mon vélo. Il y a vraiment de la place devant et derrière. C’est un demi-cargo, donc je pense qu’on pourrait résoudre le problème comme ça au départ de la manif, et après…
Il y a la réunion de la presse.
Et alors, c’était bien fait bon, très bien. Merci à vous. Merci.
Alors là, je n’ai moi-même pas pensé au truc qui gagne la mairie du neuvième.
Ouais, ouais.
Ouais, mais un peu, quand même.
Je ne sais plus quel gars c’était Désir. Ouais, ouais, ouais, c’était pas le meilleur, quoi.Non, non, pardon à lui et il est né à Bastia. Oh là là ! Oh là là, ça c’est sûr je suis d’accord, je suis d’accord. Mais dans le film, il est bien ouais.
C’est beaucoup.
Ah ben oui, c’était mon fils.
En plus, je suis guide touristique.
Ah, d’accord.
Et puis c’est tant mieux si c’est plus comme avant la sortie.
On en reparlera, on en parlera bientôt alors, le génie de notre fille, notre bon ami pourquoi peut-il être populaire ? Je pense qu’on pourrait même vendre du café voilà, donc nous arrivons à la fin de la manif, place de la Bastille aller à Poudlard après l’usine. Oh ! Ne regardez pas trop, cependant.
C’est ça.
C’est moi qui l’ai ?
C’est ça ? Oh my God je sais que ça va te faire encore de belles phrases, te faire des blagues en plus, dans mon puissant…
De moins en moins de français.
Quelle année ? Je crois savoir ça va rester comme ça. C’est bon, en tout cas.Qu’est-ce que vous en dites ? Ben, ça fait souvent des trucs Allez, on attend encore quatre minutes, ça fera deux heures de direct. Puis, demain, rendez-vous avec Enzo Traverso, historien, pour son livre Gaza devant l’histoire. Empêchée de terminer devant un jury, et qui ont essayé d’être présent peut vraiment ne pas être du tout le monde qu’on aimerait.On aimerait, mais bon, voilà. Donc, c’est parti pour la plantation de valériane Merci à toi.Merci à vous tous n’oubliez pas de vous souvenir, en notre nom, de nous dire quoi faire. Sinon, c’est peut-être la bonne foi du début.J’étais bouche-trou dans ma petite tête mais il n’y a rien d’autre à faire Non, non, non.Une activité ? Hors de question que je veuille danser sur le billard.Oh là là !Jean Valjean, encore manipulé par le diable il y a quatre mois que je redoutais la sortie du premier tome je ne sais pas si elle va avoir aussi autant de passion pour la vôtre. En tout cas, vous saurez quand vous voulez.Merci beaucoup, beaucoup.Les observateurs de la Ligue des droits de l’homme. C’est de pire en pire alors, il n’y a pas à dire, je ne vous oublie pas.Bonjour.Oh là !Voilà.Voilà, je divague.Eh bien, voilà.
Tout comme à la Fête de l’Huma. Non seulement celui-là…
Oh là là là là !Bravo ! Bravo !, non, en fait c’est vrai qu’avec des anciens et un super best of, c’est forcément un travail vraiment important merci beaucoup d’appeler ça un travail d’équipe.J’ai croisé Pauline à l’atelier aussi.
Bien sûr.
C’est toujours gentil, par rapport à tout ça merci beaucoup !Oh ! Je ne pense pas qu’il soit assez bon il faut pas rêver. Non, non, non, non merci beaucoup à demain, à 18 heures portez-vous bien allez voir le site. Suivez-la cette fois où vous voulez à demain, 18 heures mon article est éminemment grave et à demain, à 18 heures.
Ils sont obligés de dire un truc.
Oui Mais il y a toi. Pourquoi pas ? C’est important. Merci beaucoup merci c’est pas demain la veille le débat politique.
