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Critique. « Des idées de génie ? », le génial film de Brice Gravelle

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Transcription de l’émission

00:05:10David Dufresne
Je sais, je suis mute bonjour, bonjour. Amis, amis, amis du café. Amis du café, amis de la police, amis des films bien foutus, des documentaires qui racontent la vie. Bonjour, Bonjour, comment allez-vous les uns les autres ? Comment allez- vous les uns des autres ? Alors la caméra est un petit peu désaxée, parce que vous allez comprendre, on a un invité qui est là, il est à côté de moi, il est arrivé à l’heure, ce qui est très rare chez les mutins de Pangée, il fait partie des mutants, mais ce n’est pas pour cela que Brice Gravelle est avec nous aujourd’hui, il est avec aujourd’hui parce que nous tenons avec lui le film le plus drôle depuis Merci Patron. Donc c’est très simple, il faut aller le voir, c'était le 2 octobre, c’est ça ? 4 octobre, la sortie du film en question des idées de génie dans les bagages d’un grand patron, en l’occurrence le big boss de Villeneuve sur Lot, M. Genestet, je crois, de mémoire, en tout cas Mr Gifi que Brice a suivi pendant des années avec une liberté de filmage absolument renversante. À mon avis, il y a eu bakchich, il a eu du pognon, c’est pas possible. Il y a un truc qui n’est plus clair dans ce film. On va essayer de le tenir, d’essayer de comprendre. Nous avons un invité mystère parce que vous le savez ici au poste quand tout marche, je rajoute des trucs. Donc nous avons un invité mystère. Est-ce que vous pouvez me dire dans le tchat si vous entendez bien, si tout va bien ? Bonjour tout le monde nous dit Durdenov, bonjour tout le monde nous dit 420 éphémère, CPL Foo Game bonjour, Whispering bonjour, Glaudioman tiens tiens bonjour tout le monde, bon jour les humains nous dit Euryale, bonjour Wolfram bonjour PHTL, Bonjour Olivier, Florent, Jean, Florent, Calvez, bonjour à toutes et à tous. Alors maintenant que j’ai un studio, je vais aller chercher. Un truc, alors là vous ne me voyez pas, mais ça se fait bien. Laurent, ça y est, elle est arrivée, elle arrive, je ne l’ai pas encore lue, elle arrive, ta bande dessinée, que tu co-signés avec Fabien Jobard, elle est là. Globalement la police, la question policière dans le monde et l’histoire, et Florent qui est dans le tchat, qui est dessinateur et quel dessinateur, sera avec nous au poste dans quelques jours. Voilà, là j’ai les nouveautés qui sont arrivées, j’y ai détecté, donc je vous explique, le studio n’est pas encore complètement prêt, mais ça y est, la peinture est à peu près sèche, donc j' ai commencé à repousser un peu les meubles, la chambre commence à être un petit peu rangée, un petit peu. Bonjour Jean Feraille également, bonjour à toi, bonjour Florent, qu’est-ce que je peux vous dire ? Hier on s’est régalé, je ne sais pas si c'était partagé, mais on s’est régalé avec la première émission en public à Césure, donc je vous rappelle depuis maintenant quelques jours, au poste A1 Studio, c’est un magnifique studio de 24 mètres carrés où nous allons pouvoir inviter en chair et en os des invités, donc ça va nous éviter quelques petits déboires techniques, mais évidemment, comme tous les invités ne sont pas toujours sur Paname, on va continuer, vous inquiétez pas, les visions qui déconnent, mais dont le fond est important, il y a que ça qui compte, mais on a ce studio et dans ce studio, autour de ce studio il y a des salles, des petites salles. qu’on peut utiliser pour faire des émissions en public. Hier, il y avait une trentaine de personnes pour le Comico Show, c'était un quiz qu' on a inventé. Alors tout marchait très bien, il avait Alexandre, technicien son, génial. Malheureusement, on était plongé dans le noir parce qu’en n’avait pas pensé à la lumière, absolument. C’est-à-dire que je m'étais dit, bon, normalement, voilà, il y a des néons, il a des lampes, ça va marcher ? Non, ça ne marchait pas, donc on va régler ça. Merci Chartreau pour ton abonnement, c’est ce qui s’appelle servir la loi et l’ordre, merci pour ton sub, merci beaucoup à toi. Et donc hier on a fait notre première émission en public à Paname, c'était hyper sympa, on est allé boire un petit coup avec des gens qui ne se connaissaient pas physiquement, mais certains se connaissaient tchatchent, on va dire. Et voilà, c'était vraiment une très, très chouette soirée et qu’on va évidemment renouveler. Alors, il y a aussi évidemment ici le Ciné Mutins Club, le auposte Ciné mutins club, premier jeudi 2 chaque mois, avec les copains des Mutins de Pangée, dont Brice fait partie. Brice est notre invité ce soir pour son film super, à la fois tendre, drôle, cynique, terrible sur la fortune. Puisqu’on va parler entre la 27ème et la 30ème fortune de France, le roi du discount, le fondateur de Gifi le racheteur de Tati, on va parler de tout ça, et en plus Brice a fait les choses magnifiquement puisqu’il va nous proposer des extraits soit inédits, soit qui ne sont pas dans son film, mais qui ont servi à cogiter, à réfléchir son œuvre. Voilà, est-ce que vous avez des questions les amis par rapport à hier ? Mon cher Brice, tout va bien pour toi ? Si tu veux de l’eau, tu peux te lever, pour l’instant tu n’es pas à l'écran.
00:11:09Brice Gravelle
Je peux m’installer sur le canapé ?
00:11:11David Dufresne
Tu peux t’affaler sur le canapé, absolument. Je ne sais pas si quand tu parles on t’entend en écho, mais je ne pense pas, je n’ai pas cette impression-là. Dans mon micro, il va falloir, voilà… On démarre, tu vois, on démarra, on démarrera. Dites-moi si le néon est connecté, les amis, j’ai l’impression qu’il n’est pas connecté. En tout cas, Loïs, merci beaucoup pour ton abonnement. Alors, Florent, non, l'émission d’hier n’es pas encore en ligne, car nous rencontrons quelques problèmes. C’est quoi nos problèmes ? C’est qu’on fait trop d'émissions, voilà. On fait tellement d’émissions qu' on n’a même pas le temps de mettre les replays en ligne, plus exactement en fait l'émission de samedi qui durait plus de 8 heures. J’arrive pas à l’uploader et celle d’hier, elle est en train de se faire. D’ailleurs, petit message de service à Euryale, si tu peux la télécharger là où tu sais ou après l'émission. Non, non, non. J’ai une connerie. Je le ferai moi tout à l’heure. Les deux émissions, celle de samedi, celle d’hier seront en ligne tout à' l’heure. Et merci infiniment aux donateurs d’auposte et aux donatrices d' auposte, parce que tout ça. Mais parce que tout ça ne peut exister que parce que vous nous donnez un coup de main, vous vous donnez un coup de main aussi. CSE,merci pour ton sub et merci beaucoup pour vos abonnements. J’ai posé la question hier aux gens qui étaient là, qui étaient derrière leur petit demi on va dire après l'émission et ils m’ont dit ah non mais tu peux y aller pour les dons, tu te rends pas compte par rapport aux autres chaînes t’es soft Moi je leur disais vraiment, j’aime pas faire ça, ça me fait chier. Mais ils m’ont dit oui oui, il faut le faire, il ne faut pas hésiter à bastonner. Donc je vous le redis, je vous redirai tout à l’heure. Pour l’instant, on ne vit que par vos dons. Alors quand je dis qu’on ne vit, en fait on vit chichement, mais ça c’est pas le problème. Dans la mesure où on bosse comme des dératés pour vous fournir ce qu’on fait. Personne se plaint par rapport à ça, mais c’est vrai que le point d'équilibre, il n’est pas à 470 donateurs, mais à 700. Donc il y a encore de la marge et pour l’instant on investit du temps, beaucoup de temps, on investît un peu d’argent etc. Il faut absolument que vous nous aidiez si jamais…Non, là je parle par rapport en fait c’est une moyenne si tu veux Olivier. Toujours en live, quelle énergie, merci GrosJu, merci beaucoup. Bonjour M. Hibou, bonjour Enigma. Bonsoir, Morfouli Skank, oh tu es là, tu es là, bonsoir mon cher ami, ça fait plaisir. Morfouli Skank, qui est un des musiciens d’au poste. Alors je voulais aussi vous dire un truc, moi ce que j’ai prévu de faire, je ne sais pas si c’est une bonne idée, c'était de, pour les prochaines émissions, quand on sera un peu réglé techniquement, c'était de lancer les émissions, et de faire venir l’inviter, et de tout faire en direct quand il arrive, jusqu’au moment où il s’installe. Je ne sais pas ce qu’en pense notre invité Brice, qui est à côté de moi, je pense qu’on va pouvoir lui poser la question. Parce que là, en fait, je suis très gêné, c’est-à-dire que je parle et je le vois qui se gratte, qui attend, attention, attention, je vais te mettre à l'écran. Mon cher Brice, es-tu prêt ?
00:14:44Brice Gravelle
Je suis prêt.
00:14:46David Dufresne
Et voilà ! Est-ce que vous entendez Brice ?
00:14:48Brice Gravelle
Est-ce que vous m’entendez ?
00:14:51David Dufresne
Brice est ingénieur du son vous voyez
00:14:52Brice Gravelle
Oui, on me voit avec la perche dans le film, donc je ne peux pas savoir si les auditeurs m’entendent.
00:14:59David Dufresne
Bonjour Brice, on t’entend bien, salut salut, je peux monter un peu Brice s’il y a besoin ? Vous me dites donc Brice est équipé, regardez ça, regardez !
00:15:09Brice Gravelle
La magie voilà, il est équipé ! Un beau micro, hein !
00:15:15David Dufresne
Il est équipé d’un micro sans fil qui s’accroche sur le t-shirt, le son est faible, alors le son est fait, le problème alors attend je vais essayer de le monter ici, c’est bizarre qu’il soit faible.
00:15:37Brice Gravelle
Il faudra peut-être parler fort. Bon, je parlerai un peu plus fort, alors.
00:15:39David Dufresne
Voilà, sinon je vais mettre du gain ici. Donc voilà, c’est la première fois qu’on l’utilise. C’est génial, j’adore, j’adore, mais j’adorais, excuse-moi. Ah non, mais j’adore. Je vais mettre un peu de gain pour Brice. Vous devriez l’entendre un petit peu mieux, voilà. On le voit bien, le son devrait être monté, voilà, je viens de le faire. Incroyable, canapé orange.
00:16:07Brice Gravelle
Très confortable d’ailleurs.
00:16:09David Dufresne
L’invité est aimable.
00:16:11Brice Gravelle
Non, non, non. C’est vrai.
00:16:14David Dufresne
Qu’est-ce que tu penses de l’idée de dire aux gens, aux invités vous allez venir en cours d'émission et vous arrivez…
00:16:23Brice Gravelle
Top top, bah oui, très bien.
00:16:24David Dufresne
Entre champ et tout ça. Tu veux que je sorte et que je rentre ? Non, pas du tout, pas, non, pas pas du tout. Pour les prochaines ? Non, non pas du tout, moi je ne fais pas ce genre de mise en scène monsieur. Mais, non non mais je, parce que je me dis, bon c’est un peu chiant, t’es arrivé dix minutes avant, après il y a le début de l'émission, c'était un peu non ?
00:16:41Brice Gravelle
Bon, ça te permet d'écouter.Non, non, ça va. Non, non, non. Tout va bien.
00:16:49David Dufresne
Alors, ça fait un peu bizarre de ne pas vous voir en face. Pourquoi voudriez-vous qu’on se voit en face ? En fait, on est en face, voilà. Mais on n’est pas exactement à la même hauteur. Voilà, moi je suis un peu plus haut que toi, ce qui n' est pas une bonne chose. Mais comme tu es grand, on ne voit pas, tu ne lèves pas le regard. Donc voilà, ce n’est pas le dispositif complètement terminé, terminé. Il hume l’ambiance, nous dit Aonim.
00:17:20Brice Gravelle
Exactement, je m’imprègne de l’ambiance avant d'être passé à l’interrogatoire.
00:17:26David Dufresne
Exactement. Alors mon cher Brice, on se connaît un petit peu puisque j’ai eu l’honneur, me semble-t-il, d’avoir le son capté par tes soins pour une interview pour les Mutins de Pangée qu’est-ce que tu fais aux mutins de Pangée ?
00:17:41Brice Gravelle
On fait un peu de tout en fait, aux Mutins de Pangée on est multi-tâches. Là c’est sûr que le film ça m’a occupé pendant pas mal de temps, mais en même temps je m’occupe beaucoup de la plateforme VOD ciné Mutins, qui commence à avoir de plus en plus de films chaque semaine en fait. Et puis après on va à la poste pour envoyer des DVD, parce qu’on fait encore de l'édition DVD.
00:18:02David Dufresne
Oui.
00:18:03Brice Gravelle
Et puis on est tous vraiment, on se donne des coups de main sur nos différents projets. Et puis là, je vais partir sur les routes pour quelques semaines pour commencer à présenter le film un peu dans différents cinémas. Pour la tournée d’avant-première et la sortie du film.
00:18:18David Dufresne
C’est ça l’idée, l’idée c’est de tuer là pour donner un peu envie à ceux qui pourraient aller voir le film en avant-première. On va montrer la bande annonce, et les avant- premières là c'était 15 jours non-stop jusqu’au 4 octobre grosso modo..
00:18:35Brice Gravelle
On peut retrouver ça sur le site du film, soit sur le site des Mutins, soit desidesdegénie.fr je crois, j’ai un doute sur l’adresse exacte du site, mais bon sur la page des Mutins il y a l’affiche du film avec le site. Et donc il y à toutes les dates de projection et on commence vraiment vendredi, fête de l’Humain. Fête de L' Huma à Argenteuil, après Toulouse, Groland parce que c’est le festival qui soutient le film depuis le début. Donc là ils le diffusent juste avant le premier jour du festival qui est lundi, dans un before donc dimanche soir à Toulouse. Et après tourner dans le sud-ouest, tournée en Bretagne et retour à Paris pour la sortie
00:19:07David Dufresne
Parce que Groland, quand tu parles de Groland en fait, c’est le festival ?
00:19:12Brice Gravelle
C’est le festival international du film Grolandais.
00:19:16David Dufresne
Voilà, c’est ça. Le son d’invité est vraiment différent du tien, pas très fort, comme si le micro était loin dans la pièce.
00:19:23Brice Gravelle
T’as le micro et on peut plus près de ma bouche. Alors, ouais, est-ce que c’est mieux, là ? Je peux parler un peu plus fort, mais…
00:19:35David Dufresne
Parce que moi j’ai coupé le mien, le temps que tu parles, on fait 2-3 petits réglages. Est-ce que c'était mieux quand Brice parlait à l’instant ou pas ?
00:19:44Brice Gravelle
Alors, est-ce que c’est mieux ? Faut que je parle, pardon, oui, bien sûr donc, fête de l’huma vendredi, le soir, et après, Toulouse dimanche, et tournée dans le Sud-Ouest, tournées en Bretagne, et 4 octobre sortie à Paris, notamment au Saint-Michel, qui est notre salle, qui soutient un peu toutes nos sorties cinéma.
00:20:12David Dufresne
D’accordon va mettre le la bande annonce tout de suite alors attends je la cherche elle est là hop hop la voici on met la bande annonce elle dure deux minutes à gauche Vous le voyez, c’est le même homme, regardez, c’est exactement le même, vous voyez, là je triche pas, c’est lui, vous le voyez c’est le même Brice Gravelle qui est dans nos studios et qui était il n’y a pas si longtemps dans le Jet privé de Monsieur Ginestet Philippe pour lequel moi j’ai la plus grande admiration contrairement à ce film persifleur qui entend lutter contre ces entrepreneurs partis de rien et qui arrive à être milliardaire en vendant des babioles achetées en Chine. Ah, ben pour les patrons, on met une chemise, bravo, en effet, on voit tout de suite la différence.
00:21:03Brice Gravelle
Je m’adapte à mon public.
00:21:05David Dufresne
Oui, mais je suis moi-même patron, donc je suis un peu déçu par, enfin… Alors, je balance la bande-annonce, deux minutes, regardez bien, parce qu'à partir de là, on va pouvoir discuter du film de Brice. C’est des années de travail, c’est un truc assez génial, c' est à dire d’arriver à persuader quelqu’un, comme je l’ai essayé, d’apparaître, de se laisser filmer. On va parler de tout ça. J’envoie la bande annonce. Allez, on est parti pour l’aventure. On part pour le film. Allez voilà.
00:22:04Bande Annonce
C’est une histoire comme on a envie d’en entendre, comme il faut raconter dans les écoles. Le point commun à toutes nos entreprises se résume en un mot, le plaisir. Et lui, ce qu’il aime, c’est ses salariés. Nous connaissons une soirée Gifi, mariée Gifi. C’est ça, ça va. Mais il n’a rien à cacher et il a envie de tout nous dire. Moi je pense que tout le monde a des choses à cacher quand même. C’est Tapie ! Depuis que le Ginestet a repris le bazar, c’est un bon bazar.Un patron, qui dit ce qu’il fait, et fait ce qu’il dit. Dès qu’il a racheté, l’enseigne était morte à ce moment-là. Imaginons une fraction de seconde qu’un des deux entrepôts se mette en grève.
00:23:40David Dufresne
Voilà donc là vous avez vu la bande annonce, pendant la bande-annonce j’ai essayé, j’essaie d’aller trifouiller le micro de Brice et je crois que je l’ai complètement fermé, donc ça c’est une grosse grosse connerie. Peut-être que tu vas prendre mon micro une seconde. C’est un peu la magie 1 de l’entreprise nous dit Aonim, oh mais ça m’a l’air d'être du miel. Si on en croit le teaser, nous dit Morfou Skank, alors le plaisir ça fait deux mots, le plaisir je ne sais pas, voilà, ça a l’air très très cool, nous dit Citadelle Eh bien, absolument, alors attends, j’enlève le son, voilà là, je suis pris en panique, je suis en panique car je n’ai plus le micro de Brice et comme c’est un nouveau le micro, je ne sais plus comment faire, alors attends, est-ce que tu peux parler pour moi ? Bon là c’est tout coupé !
00:24:36Brice Gravelle
Ah d’accord, comme ça y a pas de jaloux.
00:24:39David Dufresne
J'éteins, je rallume, je suis désolé, on va trouver. Alors il y a un truc que vous devez savoir, c’est que la bande annonce reflète vraiment très très bien le, oui mais vous l’entendez par mon micro, c’est pas ça l’idée, elle reflète vraiment très bien le film, je trouve, au sens où ce n’est pas du tout une bande annonce mensongère. Voilà, elle colle vraiment au sujet, tout en étant évidemment un raccourci de tout ça. Alors là je suis un peu emmerdé. Est-ce que tu veux venir parler du film quelques secondes, à ma place, le temps que j’essaie de régler ? Bien sûr ! Voilà, mets-toi là. Vas-y, assieds-toi là.
00:25:30Brice Gravelle
Alors moi je vais répondre aux questions directement quoi. Voilà, c’est ça, c’est ça. Bon, alors attends, quand ton micro est muté c'était bien, quand il… Alors, j’adore les questions techniques, ça c’est David, moi je peux pas suivre le lien. Ah, je vois pas la liste mais s’il faut descendre, peut-être dans la liste des questions, je vais essayer de ne pas qu’elle… Ah, grande question. Ça a commencé. Comment vous est venu l’idée de ce film ? Bah voilà, je peux répondre. Alors, l’idée du film, ça a commencé… Ah oui, pardon, je suis là. Oui, oui, bien sûr. Ça a commencé, la jeunesse, vraiment, c’est 2014, où je m’intéressais un peu à tout ce qui est ce capitalisme complètement décomplexé. C’est-à-dire tout ce qu’est séminaire de motivation, tout ce que c'était quand même très en vogue à l'époque. Et en fait, je découvre dans le métro une campagne d’affichage qui s’appelait « J’aime ma boîte ». Donc il y avait des immenses affiches dans le métro qui étaient en octobre, une journée qui s’appelait la fête de l’entreprise, qui s’appelait J’aime ma boîte, qui était organisée par une patronne que vous connaissez peut-être, qui s´appelle Sophie de Menthon, qui est une patronnes très médiatique, qui est toujours un peu invitée dans LCI, CNews, BFM, tous les médias mainstream, toujours pour défendre la cause du patronat et elle avait eu l’idée en fait de créer une journée et qui a voulu… Elle-même faire un truc aussi populaire que la fête de la musique qui était la fête de l’entreprise. Et donc il y avait une conférence de presse de présentation de cette journée et donc j’avais décidé d’aller là-bas. J’avais fait un petit sujet ensuite de 9 minutes qu’on visionnera peut-être tout à l’heure. Et qui était assez ironique, un peu sur le modèle du documentaire animalier. Et donc je fais ce petit sujet et en fait la suite de ça m’avait rappelé en me disant on a trouvé ça formidable, elle avait tout pris au premier degré en fait. Elle m' avait dit, je trouve ça vraiment… J’ai trouvé ce petit sujet génial tout ça et donc c'était un peu un premier pied dans le monde merveilleux du patronat des complexés. Et suite à ça, donc là les années ont passées, en fait en 2017 je décide de la recontacter parce que j’avais un peu mûri sur le projet, et on va faire avec Olivier que vous connaissez bien au poste et l’or, donc les mutins de Pangée, on va faire une interview de Sophie de Menthon où on lui déroule le tapis rouge pour qu’elle nous explique un peu sa formidable idée. Et l’interview se passe très bien et c’est elle qui nous parle du patron de Gifi en disant qu’il faut absolument que vous le rencontriez, c'était un type absolument incroyable, il fait des séminaires de motivation dans son chalet à Megève. Elle était complètement fascinée par le bonhomme. Et donc, elle nous avait trouvé assez sympathique, elle nous a dit « je vais vous mettre en relation » et donc elle a fait les intermédiaires en fait. Et elle nous à mis en relation directement avec lui. Et l’idée c'était en fait d’aller filmer un séminaire de motivation dans son chalet à Megève. Pendant, s'était 5-6 jours parce qu’il organise ça avec ses employés, les employés les plus méritants, on en parlait plus tard. Mais donc toujours est-il que son conseiller m’appelle, me dit, ça a l’air d'être une super idée, Philippe Ginestet vous propose d’aller filmer un séminaire à Megève. Rendez-vous au Bourget à telle heure. Et donc j’ai rendez-vous à l’aéroport du Bourget. On part avec Aurélie Martin qui était la chef opératrice pendant tout le tournage. On part à Megève en avion avec lui, et là on passe quasiment une semaine à Megève où on hallucine un peu. C’est-à-dire qu’on est entouré d’employés, ils sont une quarantaine, ils font pendant la journée du VTT..
00:29:39David Dufresne
Euryale demande, est-ce qu’on met ça comme ça ?
00:29:41Brice Gravelle
Voilà. Ah oui d’accord très bien.
00:29:44David Dufresne
Je suis en train de regarder le manuel du micro.
00:29:50Brice Gravelle
Et donc, on filme ce séminaire et là, c’est quand même assez incroyable. C’est-à-dire que lui, il y a des discours de motivation pour ses employés, mais il y aussi, à la fin du séminaire, les employés qui lui chantent une chanson. Enfin, c’est un paternalisme qui est complètement assumé et un personnage assez incroyable qui est Philippe Ginestet donc le tournage se passe bien, on engrange plein de matière. Et en fait devait s’arrêter à l’issue de ce tournage en fait, et c’est en rentrant à Paris, on se dit au revoir tout ça, et c’est en regardant les rushs avec Olivier et l’or des mutins, qu’on se dit voilà, il y a peut-être un truc à creuser quand même, le personnage a l’air quand même assez incroyable, et donc je décide de le rappeler, je lui dis bon bah le projet a évolué, ça va pas être sur les séminaires de motivation en général. Excusez-moi monsieur, je prends un micro. Mais on va faire un truc plus global qui va être sur vraiment un portrait de vous pour le cinéma. J’aimerais bien vous suivre pendant un an, deux ans, je sais pas trop, mais suivre votre quotidien et que ça serait vraiment vous le personnage central du film et ça serait un documentaire pour le cinéma. Donc je lui laisse un message vocal, je lui explique et là ça n’a pas loupé, il m’a rappelé dans les mêmes pas cinq minutes en me disant j’ai jamais eu le cinéma, j’y ai jamais eu. On fonce, j’adore l’idée, et donc on part pour une aventure avec de multiples rebondissements. Mais voilà, la mort c'était ce séminaire, et ensuite, une fois qu’il y a eu ce tournage, le film a pris une direction complètement inattendue, qui n'était en tout cas pas le projet de départ. Donc voilà, et là, l'égo parle, et oui, c’est exactement ça. C’est-à-dire qu’on découvre quelqu’un qui aime bien se mettre en scène. Et là, la proposition du cinéma, parce que lui, il avait une vision du cinéma qui n’est pas vraiment bon, dès qu' on dit cinéma nous, on est quand même habitué à tout le réseau de salariés de faire des très grandes tournées pour péniblement faire quelques entrées, avoir des spectateurs. Mais lui, le cinéma tout de suite, ça a résonné. Énorme campagne d’affichage, tout ça donc ça, voilà, ça a bien pris comme ça, quoi.
00:31:59Brice Gravelle
Alors excuse-moi on va faire comme ça, tu seras pas sur le canapé. C' est pas mal…
00:32:11David Dufresne
Ce fauteuil, alors voilà il faudrait juste qu’on se rapproche un petit peu, voilà, qu' on soit un peu dans le cadre. Donc, donc, donc donc, est-ce que tu veux qu’on mette un des premiers, des premiers films dont tu m’avais parlé ?
00:32:32Brice Gravelle
Ce qui serait bien, c’est qu’on peut mettre le court-métrage que j’avais fait sur J’aime ma boîte, parce que ça lance bien le projet de film. C’est de là que tout est parti. Ça dure 9 minutes.
00:32:43David Dufresne
Alors, tu as tu expliqué, ce n’est pas peine de revenir, attendez, plus Firefox, c’est ça. Ah là, c’est des conditions extrêmement fortes, j’ai l’impression qu’on fait un commentaire sportif. Bon, alors très bien, on est tous les deux l’un à côté de l’autre. C’est pas mieux comme ça. Non non non non, pas du tout, pas de tout ! C'était de la merde, mais on va le faire le mieux possible. Donc là, on a 9 minutes, c’est la genèse du film. Le film sort le 4 octobre ramenez du monde, qu’on soit nombreux, la genèse du film et après nous aurons un invité surprise qui va nous expliquer combien ton film des idées de génie est génial mais d’abord la genèse Voici donc que nous sommes en 2014, et le cinéma c’est l’art du long.
00:33:58Bande Annonce
La France, mesdames et messieurs, les chefs d’entreprise, mesdames et messieurs, les entrepreneurs, la France a besoin de vous. La France a besoins de ces entreprises. Et moi, j’aime l’entre-prise. J’aime la entreprise ! J’aime les entreprises. Grâce à la traduction, vous l’entendez. Mais je vais le dire en anglais d’une autre manière, parce que c’est important de le dire ici, à la Cité. My government is pro-business.u sais, je crois que c’est bien d’en parler. Allez, raconte-moi, tu l’aimes encore ? Avec tout ce qui se passe, tu l’aimes encore.Mais oui, je l’aime ! Tu sais, on passe des bons moments ensemble tu lui as dit ? Pas encore, je sais pas. Eh ben dis-lui ! Dites à votre boîte que vous l’aimez. Le jeudi 20 octobre c’est la fête des entreprises. Toutes les infos sur j’aime ma boîte.com. Voilà, c’est à Paris, dans un modeste hôtel particulier du 7ème arrondissement, que la presse avait été confiée à la conférence de lancement de l’opération « J’aime ma boîte ». La dame à droite, en pleine discussion, c’est Sophie de Menton, une entrepreneuse à l’origine de J’aime ma boîte, finalement j’ai introduit, franchement, et ça je suis la première, le secteur affectif. Quand j’y ai lancé ça, au CNPF, c'était Ernest-Antoine Séliere, je me suis vu répondre, on n’est pas là pour être aimé. Sophie de Menton parlait ici de Ernest-Antoine Seliere, l’ancien président du MEDEF, connu pour son franc-parler. Qui assurent la place de la France en Europe et dans le monde. Qui n’en peut plus d'être ignoré, méprisé, menacé, taxé, surtaxé, suspecté ! Salut ! De ce point de vue-là, remarquez, ils avaient réussi, mais on n’est pas là pour être aimé. Et c'était ce sentiment, eh ben c’est totalement faux. Les patrons ont besoin d'être aimés, ils n’en peuvent plus d' être flingués et traités de salaud. Donc l'élément, la dimension affective a envahi l’entreprise du troisième millénaire. Dans cette cabale contre la haine anti patron, Sophie de Menthon avait trouvé un allié, en la personne de Philippe Ginestet, ici à gauche, le fondateur de la chaîne de magasins Gifi. La chaîne aurait pu s’appeler Fidji, mais le nom était déjà occupé par une île du Pacifique Fidji, île du soleil, de l’eau bleue, et voici le Akamba, petit village de l'île de Tumbo. Vivre dans un bourg, bourg c’est le nom que l’on donne à une case, à Akamba, est une chose fort plaisante. Chaque matin, en guise de petit-déjeuner, vous aurez quelques noix de coco fraîche, un régime de bananes, des papayes, des mangues, des avocats, et pour orner l’ensemble, pour faire joli, quelques coquillages. Ici, pas de noix de coco fraîche ou de papaye, mais des macarons et des petites serviettes, spécialement décorées pour l’occasion. Si Philippe Ginestet était de la partie, c’est que l’homme était connu pour organiser chaque année une petite fête, à la gloire de ses salariés, et un peu à sa gloire aussi.L’occasion aussi de faire profiter ses employés de ses talents certains de danseur la petite sauterie est aussi l’occasion de rendre hommage à de vieilles amitiés. Restez avec moi parce que ce n’est pas terminé, figurez-vous que les lauréats auront l’honneur de se faire remettre leur prix également par monsieur le ministre du budget, Jérôme Cahuzac. C’est une amitié sincère, c’est comme toutes les vraies amitiés mais du temps, à se bâtir. Sous l'œil concentré de Philippe Candeloro et aussi attentif d’André Manoukian. De moi, ça fait 12 ans ou 13 ans, je crois effectivement qu’on peut dire que cette amitié est une réalité. Dans quelques instants, Philippe Ginestet va nous proposer en images ce que Sophie de Menthon appelle la dimension affective dans l’entreprise du troisième millénaire. Lorsque je vous vois ce soir, je sais, je sais que le cœur de Gifi adore. Je mesure à quel point nous sommes uniques. Et je sais aussi que notre véritable secret, c’est tout simplement que nous aimons aimer. Quel drôle de verbe dans la bouche d’un patron. Pour les commentateurs avisés, c’est du paternalisme. Pour d’autres, c’est de la démagogie. Pour la plupart, c´est tout simplement bizarre. Eh bien oui, eh bien oui. Je vous le dis, je vous aime. Je vous aime avec mes enfants, mes petits-enfants. Vous êtes ma famille. Outre les services d’une femme de ménage, ici au second plan, dont on ne sait pas si elle aime vraiment sa boîte, l’opération mettait aussi à l’honneur Manolo, le leader du groupe Chyco et les Gypsy. Qu’est-ce qu’il n’y a pas ? Manolo, qui on le voit, est en pleine tentative de séduction de Sophie de Menton. Ne se laisse pas perturber dans sa sérénade par la foule venue capter l'événement. D’aider, d’aide, d’aider d’aide, d’aider Alors que l’entrepreneur se sent peu à peu sous le charme, Manolo va alors sortir son arme fatale. Il va mettre de côté les Dai Dai Duda, Dai Dai Yuda, Dai Dai Daiduda, pour une chanson à la gloire des entreprises j’aime ma voix, j’aime la voix, et moi je l’assure C’est ainsi que le trio magique Sophie de Menton, Philippe Ginestet et Manolo, ont l’idée de ce clip, invitant tous les salariés à déclarer leur amour à leur entreprise, si ils en ont une bien sûr. C’est la vie, c’est ma vie Fais ce que tu aimes, aime ce que fais Ton entreprise sera ravie J’aime ma boîte, oui j’aime la boîte Moi je l’assume, moi je la vis et c' est ma vie J’aime ma boîte, j’aime la boîte et moi je l’assume J’aime ma boîte, j’ai ma boite et mon entreprise J’aime ma boîte, ma boite et mon entreprise C’est la vie, c’est ma vie Fais ce que tu aimes, aime ce que fais Ton entreprise sera ravie J’aime ma boîte Oui, j’aime la boîte Moi je l’assume, moi et c’est ma vie J’ai ma boîte, j’aime ma boite, je veux ma boîte Et moi je l’assume J’aime ma boîte, et mon entreprise !
00:42:57David Dufresne
Bravo, bravo, bravo les uns et les autres. Alors il y a quelques images qu’on retrouve. Alors donc ça, c’est le prototype en fait.
00:43:07Brice Gravelle
Et c’est pas le film du tout
00:43:08David Dufresne
Il n’y a pas de film du tout, il y a quelques images qu’on retrouve dans le film, et donc là on comprend qu’en effet, vous disiez, ça vaudrait le coup de continuer. Alors il y a plein de questions dans le tchat qu’ont abordé tout à l’heure, mais je disais en blaguant, mais en réalité ce n’est pas une blague, un film comme celui que tout le monde va pouvoir voir le 4 octobre ou avant dans les avant-premières, Si, en fait, 9 ans de travail, en tout cas 9 ans d’attente.
00:43:41Brice Gravelle
Ouais, à réfléchir intellectuellement, disons, et un travail d’approche, après ça commence vraiment en 2000.
00:43:46David Dufresne
Je fais d’autres réglages, je baisse la caméra.
00:43:48Brice Gravelle
Ça commence vraiment en 2017, c’est le premier tournage qui s'étend sur trois ans. Après, il y a toutes les complications. On pourrait en parler du montage du film qui a été long. Après, le Covid qui est arrivé, donc ça a forcément un peu ralenti tout. Mais c'était du temps long. C’est un film que je n’aurais jamais pu faire si je n'étais pas au mutins de Pangée qui soutenait le projet et qu’on fait d’autres choses. De toute façon, c’est un peu le temps de nos longs métrages. On les produit avec trois bouts de ficelles, mais sur la durée. En même temps, la durée a permis de suivre Ginestet pendant longtemps, ce qui a un vrai intérêt pour le film, qu’on aurait pu faire juste 45 minutes sur un séminaire à Megève. Mais là, je pense qu’en le filmant dans la durée, on obtient autre chose que juste cette mise en scène assez excessive et amusante au premier regard.
00:44:37David Dufresne
Je demande à l’invité mystère, qui n’est pas M. Genestet. M.Genestet n’a pas fait de don au poste, n’a pas empêché que cette émission existe en faisant un énorme don. Il n’y a pas envoyé d’avocat, il n' y a personne là à la porte du studio, donc on est peinards là. Excuse-moi, je te remets le tchat. Donc Brice est le premier invité qui est face à la régie. Donc je vais expliquer Euryale qui est là, qui parle dans la régie, les modos, vous chantez les modos d’au poste, vous chantez ! J’aime non pas à ma boîte mais j’aime au poste ou un truc comme ça. Tu pourrais le faire ?
00:45:22Brice Gravelle
Reste en tête, mais je pense que là tout le monde l’a en tête quoi. J’aime le poste, tu pourrais. Mais il y a des droits d’auteur après derrière, attention, c’est une chanson composée par Philippe Ginestet, donc il faut, je lui laisse cette œuvre mémorable.
00:45:35David Dufresne
Est-ce que l’invité mystère est prêt ? Évidemment, alors attends, ça, il faut que je l’enlève. Attends, non, non. Qu’est-ce-que j’avais pris comme scène ? Attendez, ne bougez pas. Je pense que c'était ça. Bougez-pas, les amis. J’essaie d’envoyer l’invité mystère. Est-ce que nous entendons l’invité mystère ? Allo ? Oui tu m’entends David ? Ah oui mais je suis pas le seul là. Allo ? Ah là je ne t’entend pas. On t’attend ! On t’entend ? Nous on t' entend ouais.
00:46:24Glaudioman
C’est cool !
00:46:28Brice Gravelle
Salut !
00:46:28Glaudioman
J’ai vu tes mystères Ouais je suis désolé David je t’entends pas du tout C’est pas grave Si t’as coupé ton micro de ton côté
00:46:39David Dufresne
Attends, je vais essayer de faire un truc, tu es à l’antenne mon cher Olivier, tu n’entends pas ? Tu n’en entends pas ? Tu entends ou pas ?
00:46:51Glaudioman
Bien je t’entends avec Twitch mais avec du décalage.
00:46:54David Dufresne
De toute façon c’est ton heure, c’est à toi. Donc je vais préciser, c'était Glaudioman qui refuse évidemment, comme tout bon modo qui se respecte, d’apparaître à l'écran, lui aussi il est comme les autres, il veut pas qu’on le voit, mais en revanche, Olivier Glaudioman, notre développeur maison de la Glaudioapp qui permet de remonter les questions que vous posez, a adoré le film. Il se trouve que Les Mutins de Pangée que Mr représente ont essayé de débaucher Glaudioman d’auguste, et vous avez réussi à le faire puisque Glaudioman est allé sauver les mutins. C’est une sombre histoire dont nous parlerons un jour, et grâce à Olivier, il s’est passé beaucoup de choses donc voilà, c’est un histoire de fraternité, de camaraderie. Et il se trouve qu' Olivier est un immense cinéphile qui fut projectionniste, je crois qu’il a vu le film et qu' il vous a envoyé une lettre d’amour, donc un très long texte, magnifique, sur ton travail. Mon cher Olivier, c’est à toi.
00:48:11Glaudioman
Oui, bonjour Brice ! Donc oui, j’ai eu la chance de voir le film en avant-première j’ai vu le film en avant-première au mois de juin et j’ai eu le plaisir de rencontrer Brice à ce moment-là d’ailleurs, donc j’avais vraiment adoré le film, comme tu disais je trouve que la bande annonce reflète très bien le film. On rit beaucoup, on retrouve un peu l’esprit Merci patron, et en même temps, après il ne faut pas trop en dévoiler, mais on retrouve comme merci patron un peu la d’un film de fiction en fait, il y a une grosse surprise à un moment donné dans le film, j’en dis pas plus, mais qui remet beaucoup de choses en perspective et j’ai trouvé vraiment vraiment excellent le documentaire. On retrouve le côté un peu qu’on voit dans la bande annonce et dans le court-métrage un peu démesuré du personnage et j’ai trouvé aussi que ça illustre très bien le bullshit job de David Graeber sur le côté l’entreprise qui cherche plus à avoir l’approbation à occuper les salariés et à acheter leur amour plus que de fournir du travail en fait et non vraiment je vous je vous conseille fortement le film J’ai essayé de ne pas trop en dévoiler non plus parce que comme je te disais il y a vraiment une grosse grosse surprise mais non non et puis on retrouve beaucoup, moi cet esprit là je l’ai aussi dans la boîte où je bosse mais qui est quand même 10 crans en dessous, c’est vrai que de mon côté je suis aussi inondé de petits clips vidéo, de petits fait par la direction, mais on relativise parce que chez Gifi, ça prend des dimensions vraiment disproportionnées. On voit dans la bande annonce, on se retrouve limité à des sketchs des Chevaliers du Fiel, à la gloire du patron. Mais voilà, en tout cas le film est très très réussi, on rigole beaucoup, en même temps ça questionne sur le rapport auquel est le rapport ? Parce que avec l’esprit un peu start-up maintenant des entreprises, tout cet aspect-là qui essaye d’entrer un peu dans la sphère privée, il n’y a plus trop, on n’est plus là juste pour fournir un boulot, on est vraiment là, il faut être 24 heures sur 24 pour sa boîte, adorer sa boîte, sur les réseaux sociaux et tout, et on retrouve vraiment cet esprit-là et cette aliénation. Voilà, liés au monde du travail.
00:51:04David Dufresne
Tu veux réagir ?
00:51:07Brice Gravelle
Merci Olivier, et en effet, ce qui est fascinant, je pense, chez Ginestet, c’est un peu ce que tu disais, c’est que derrière le côté très excessif des séminaires, tout ça, c´est ce que ça raconte de ce qu’est devenu un peu le monde du travail. C’est-à-dire, il n’y a quasiment plus de frontières entre la vie privée et la vie professionnelle. Ce qui est une vision évidemment très excessive dans le cas de Gifi et de Ginestet, mais qui en même temps, je pense, peut parler à beaucoup de gens qui bossent aujourd’hui, qui peuvent être convoqués à des séminaires, ou la frontière est de plus en plus ténue et chez Ginestet, en fait, c’est complètement assumé, il a un conseiller en communication qui a théorisé ça. Et c'était pas juste vous signer un CDD ou un CDI chez Gifi c'était que vous adhérez à ce qu’ils appellent, eux, une culture d’entreprise. Et cette culture d’entreprise, c’est aller en séminaire à Megève si vous y êtes conviés. C’est se défoncer au boulot, c’est jouer au poker, parce que le poker est un élément, ça paraît dingue, mais c’est un élément central de la vie de l’entreprise. C' est à dire que Philippe Ginestet est un fan de poker et plutôt que de jouer tout seul en ligne, il a créé un gigantesque tournoi en ligne pour tous les employés et les meilleurs sont conviés dans son château pour faire un tournois en présentiel et après à Las Vegas.
00:52:20David Dufresne
Un château d’un goût très sûr, très Las Vegasien, mais on laisse les spectateurs le découvrir.
00:52:29Brice Gravelle
Château Cendrillon, c’est comme il l’appelle.
00:52:30David Dufresne
Oui c’est ça, ça fait un peu Château Playmobil Sandrine, seulement, non il n’a pas tort. Olivier, je ne sais pas si on dirait qu’ils ont tourné le film Barbie dedans d’ailleurs. Ils auraient pu tourner le film Barbie dedans, oui, absolument. Juste, Olivier, une petite question piège. Pourquoi tu conseilles à ceux qui nous écoutent d’aller au cinéma voir un tel film ? Qu’est-ce qui fait que c’est un film de cinéma pour toi ?
00:53:05Glaudioman
Pour moi ce qui fait que c’est un film de cinéma, c'était un peu comme Merci Patron, c’est-à-dire qu’on est un peu au-delà du documentaire. Dans la structure du film, ça peut se suivre comme une fiction en fait. Je pense que, on a dû te dire sûrement plus d’une fois en avant-première, le film fait penser un peu à ce que les gros salaires lèvent de doigts qu'était un film satirique français où, alors là c'était une fiction, mais où un patron faisait des plans de licenciement et organisait un séminaire en fait tout un week-end où il faisait des jeux où il licencie les personnes qui perdaient. Là c’est pas du tout, parce que lui est plus dans un côté bienveillant, c’est pas du tout cet esprit là, mais on retrouve vraiment, en fait la fiction dépasse la réalité. C’est des choses qu’on pouvait imaginer il y a 20 ans en délirant, on se rend compte que maintenant c’est presque le quotidien dans les entreprises. Et le film peut se suivre comme une comédie, comme un film de fiction en fait, alors tu pourrais peut-être me dire, Brice, si le montage est dans l’ordre chronologique ou pas, mais tel que c’est monté.On retrouve la structure d’une fiction en fait, on a un début, présentation d’un personnage, un élément perturbateur à un moment donné et qui remet en perspective et on a tout la suite du déroulé mais en ayant ça en tête ça remet beaucoup de choses en cause.
00:54:36Brice Gravelle
En fait, on l’a un peu réfléchi comme ça au montage avec le monteur, donc c'était Bernard Sazia, qui d’ailleurs est le monteur de tous les films de Guédiguian, donc il est habitué à monter de la fiction. Et on l’a un peut imaginé comme ça, et ce qui est amusant quand t'évoques la fiction, c’est qu’au tout début, dès qu’on a filmé ce séminaire à Megève, le tout premier tournage, nous, avec Aurélie, qui était chef préparatrice, on a halluciné complet, on n’en revenait pas de ce qu' on voyait on s’est dit, même si c'était de la fiction, on trouverait ça caricatural en fait. Ça paraissait tellement extrême qu’en fiction, je pense que ça n’aurait pas été crédible. Et quand on a fait la toute première réunion avec les conseillers de Ginestet, qui était un peu bonne, ben voilà, on va juste faire une discussion. Eux, ils étaient venus avec deux, trois idées pour le film et leur première idée, c’est vous avez budget illimité, on vous trouvé un grand comédien et vous faites une fiction sur Ginestet. Et sauf que lui il n’a pas du tout, il était pas du plus sur cette idée s’il voulait être lui, il a rien du tout.. Il a dit je vois pas qui peut jouer autre que moi, peut jouer mon propre rôle et c’est pas une fiction c' est un documentaire, enfin c’est moi quoi, j’ai envie de, il aura envie de s’incarner lui même à l'écran quoi. Et après il y a eu, enfin je peux pas tout dévoiler sur le film mais lui fait beaucoup de mise en scène, il à un côté comédien, il aurait rêvé je pense d'être comédien et il se met en scène devant ses employés en utilisant y compris des techniques de fiction, il joue des personnages, il y à des pièges tout ça, enfin c’est quand même assez incroyable et donc il y a des fois on ne sait plus qu’est-ce qui est vrai, qu’il est faux, est-ce qu’il bluffe, est-il vraiment sincère ? Parce que son côté addict au poker aussi, mec il y a beaucoup de doutes aussi parfois, on sait est- ce qu' il est en train de nous rouler dans la farine, il y a de la sincérité.
00:56:12David Dufresne
Est-ce qu’il bluffe ou pas ?
00:56:13Brice Gravelle
Voilà, c’est ça, est-ce qu’il est toujours en train de bluffer ? Et donc tout le film joue sur ça, on est avec lui, en même temps on ne sait pas, est ce qu' il est en train de nous avoir, est ce que c' est nous qui sommes en train de l’avoir ? Bon voilà, il y a une relation complexe qui se tisse avec une bascule qu’on ne peut pas rêver, voilà, avec un dis-donc. Non, bien sûr, non. Disons, le personnage se complexifie au fur et à mesure du film. On n’est plus juste derrière la comédie. Je pense qu’au bout d’un moment, on commence à rire un peu jaune.
00:56:42David Dufresne
« Mon cher Olivier, merci beaucoup d’avoir pris sur toi. » Il s’est fait violence, parce que tu sais, c’est un taiseux, c’est un breton. Il ne parle jamais, Olivier, et ça a été très très difficile, mais je lui ai dit « Non, non, c’est pour symboliser la fraternité qui se dégage de ce poste. J’aime le poste ! J’aime auposte, bordel de merde ! » Voilà, c'était Glaudioman. Olivier, tu veux ajouter quelque chose ou pas ?
00:57:11Glaudioman
Non, non. Toujours courrez voir le film pour les personnes du tchat et puis bravo Brice pour le film.
00:57:19Brice Gravelle
Merci Olivier, et puis on se voit à Auray, puisqu’il passe à Auray.
00:57:22Glaudioman
Je ne désespère pas de passer vous voir à la fête de l’Huma.
00:57:25Brice Gravelle
Tu seras le bienvenu.
00:57:27David Dufresne
Voilà, parce que c’est le grand retour des mutins de Pangée à la Fête de l’Huma. Il se trouve que, hasard du calendrier, je dévoile, il se trouve qu’en réalité, ce week-end..C’est le premier séminaire d’entreprise d’au poste puisque les modos vont tous converger vers Paris dans mon château, ici, ici, cette petite pièce, et nous allons faire un séminaire d’entreprise. Et franchement, je suis très heureux d’avoir eu Genestet à la baguette parce que ça m’a donné plein d’idées. Ça promet, par contre, tu n’auras pas de caméra. Tu n’auras pas de caméra.
00:58:08Glaudioman
La chanson David ?.
00:58:09David Dufresne
Pas de chanson non plus. Olivier, je t’embrasse et je te dis à ce week-end donc.
00:58:17Glaudioman
À ce week-end, oui.
00:58:19David Dufresne
Oui, il se trouve que je serai aussi à la fête de l’Huma dimanche avec vous pour un pays qui se tient sage mais bon ça c’est une autre histoire. Il y a beaucoup de questions dans le tchat, il y en a beaucoup qui s’interrogent sur comment tu as fait pour pénétrer ce monde. Tu as dit tout à l’heure, en t'écoutant on avait l’impression que c'était assez simple, comment tu expliques que personne n’ait vu le coup venir. C’est l'égo qui parle, c’est le joueur de poker qui mise, parce qu’on ne peut pas dire que le film soit à sa gloire…
00:59:08Brice Gravelle
Les réceptions du film dépendent un peu des spectateurs, j’ai fait quand même des projections au festival où il y en a qui trouvent qu’il est formidable, qui viennent me voir à la fin en me disant je trouve que c’est un personnage attachant et il est attachant,
00:59:25Brice Gravelle
Forcément parce qu’en plus on ne peut pas passer autant de temps avec lui sans qu’il y ait une relation, c’est une relation particulière automatiquement. Disons qu' en fait vu qu’on est passé par Sophie de Menthon, lui il avait une dette envers Sophie de Menthon La vraie histoire c'était qu’en fait Sophie de Menthon et lui avaient donc fait ensemble ce clip pour J’aime ma boîte et ensuite elle avait voulu continuer à faire des trucs avec lui, il était débordé, il avait jamais répondu et elle s’est pointée une fois dans son chalet à Megève, à l’improviste, parce qu elle aussi un chalet de la Megève. Et en fait il avait demandé à ne pas être dérangé. Pas toi ? Non, pas encore.
01:00:00David Dufresne
Mais les boutons…
01:00:03David Dufresne
Je vous remercie, vous savez.
01:00:05Brice Gravelle
Non, pas de chalets.
01:00:07David Dufresne
C’est votre côté de la haute !
01:00:10Brice Gravelle
Non, non, on n’a pas de chalet, mais bon il se trouve que Sophie de Menthon avait demandé à ne pas être dérangé, donc l’employé du chalet, la sécurité avait dit, bah non, désolé, vous ne pouvez pas rentrer, il n’est pas disponible, et donc elle avait été vexée, il ne l’avait jamais appelé, et là en fait elle revient vers lui, et donc lui il s’est dit, ah bah tiens c’est l’occasion de régler ce conflit que jamais j’avais mis de côté, et donc je vais lui dire oui, comme ça, l’affaire sera réglée. Donc il a dit oui, c’est finalement sur un ton, une histoire de chalet à Megève que nous, on a pu pénétrer comme ça avec lui, comme ça ne se jouait à rien.
01:00:43David Dufresne
Florent te demande, celle qui a aidé à monter le projet, donc Sophie de Menthon dont tu parles là, est-elle ingénue, aveuglée par l’orgueil ou pas forcément clairvoyante ?
01:00:54Brice Gravelle
En fait, elle, elle va faire le boulot dans tous les médias pour défendre sa cause qui est la cause du patronat. Et donc, elle ouvre sa porte à tout le monde dès lors qu’elle peut exposer ses idées, son projet. Et donc en fait, quand moi je l’ai contactée pour faire une interview, tout de suite, elle a dit oui avec grand plaisir. Et même, on la voit, elle est souvent à débattre, en tout cas pendant la présidentielle, souvent à débattre avec Nathalie Arthaud sur BFM. C'était une passionaria du capitalisme, elle fait le boulot. Et donc voilà, je pense qu’elle, elle se dit, il y a des gens qui s’intéressent à J’aime ma boîte, qui s’intéressent à Ginestet, je vais les aider, je vais le mettre en relation et ça s’arrête là en fait. Et elle le fait vraiment parce qu' elle se dit, ça peut servir notre cause.
01:01:38David Dufresne
On a vu dans l’extrait tout à l’heure des employés de Gifi qui se prêtent à une farandole, à des chansons, à des fêtes, etc. Aonim te demande s’ils sont obligés, si c’est du bénévolat, si on peut refuser ce genre de séminaire quand on est dans une entreprise comme Gifi. Alors Gifi il faut rappeler, ça fait la fortune de ce monsieur qui est la 30ème fortune de France. C’est quoi son patrimoine à lui ?
01:02:07Brice Gravelle
En fait, je crois que toute la partie Gifi, c’est à peu près un tiers de sa fortune en fait. Mais lui, ce qu’il faut rappeler quand même qu’est l'élément, le truc central chez lui, c' est qu' il a commencé sur les marchés, et après il a eu un premier magasin, il a un deuxième, un troisième, et en fait la vraie idée de génie, parce que de toute façon le film n’est pas une enquête sur comment est-ce qu’ils a bâti sa fortune, sa vraie idée de génie c’est que fin des années 80, il se dit je vais aller directement en Chine pour m’approvisionner sans intermédiaire, donc il va en Chine pour récupérer la camelote directement sans intermédiaire depuis l’Asie. Et ensuite derrière là, les nombres de magasins explosent,et en fait, après la fin des années 90, début des années 2000, ils vendent tout en bourse. Ils se font racheter. Et après, petit à petit, il va racheter ses actions avec le pognon qui touche de la vente en bourse. Il va acheter du terrain immobilier dans toutes les zones commerciales. Et il va acheter les actions une à une de Gifi récupérer le contrôle de son groupe, sortir de la bourse. Et en fait, en 5-6 ans, il y a une bascule, il devient vraiment milliardaire à ce moment-là. Et donc voilà, la fortune, elle vient de là. Et donc c’est un Gifi et maintenant, c’est de l’immobilier. Après, il a investi dans les casinos pendant qu’on était en cours de tournage, là. Il rachète les casinos enfin voilà, c’est du capitalisme.
01:03:22David Dufresne
Il y a un point important, c’est qu'à un moment donné, dans le commentaire qui est écrit par toi.. Non, excusez-moi, c’est peut-être un personnage qui dit ça, enfin un protagoniste, pardon, je ne sais plus si c' est l’un ou l’autre, mais en tout cas, le message est à peu près le suivant, c’est un grand patron, au sens figaro du terme, qui n’est pas issu des familles entrepreneuriales. C’est-à-dire que le mec, moi je n’ai absolument aucune fascination pour la réussite économique, mais c’est juste pour rappeler, ce type-là, effectivement, il vient de vingt-neuf sur l’hôte, il vient démarcher et il n’est pas né avec une cuillère en argent, c’est pas le fils de Bernard Arnaud, c' est pas un fils de.
01:04:07Brice Gravelle
C’est un élément central en fait, c’est que vraiment il est parti de, on ne peut pas lui enlever ça, il fait partie des rares dans le club des 30 plus grosses fortunes de France qui n’est pas un héritier en fait. Donc c' est de là en fait que lui, il s’appuie exclusivement là dessus en fait dans tous ses discours il va rappeler je suis parti de rien j’ai réussi donc si vous vous défoncez au travail vous allez pouvoir réussir vous aussi à gagner de l’argent. Donc il s'érige un peu en modèle de réussite. Et Sophie de Menthon, elle est à la fois fascinée par lui et en même temps, elle se sert de lui parce que si elle va dire ça en fait, si lui a réussi en partant de rien, ça veut dire que le système tel qu’il est aujourd’hui est bien fait en fait puisqu’il permet à des gens partis de rien de réussir, mais bon, si on regarde les statistiques, évidemment, ça reste toujours une petite minorité, mais eux en fait ils deviennent une sorte de caution du système quoi, c’est regardez, le système capitaliste est tellement bien fait que même, on n’a pas besoin d’avoir des diplômes pour réussir. Après on pourrait dire à l’inverse.
01:05:04David Dufresne
Alors par ailleurs il joue beaucoup dessus en disant que lui il n’a pas fait ça, qu’il y a une scène extraordinaire où il dit moi je n’ai pas besoin de slides pour motiver les troupes, c’est assez génial. Alors ce film-là il s’inscrit dans un genre on pourrait dire parce qu’en fait aujourd’hui il y a eu tellement de films qu’ils n’avaient pas un film s’inscrit fatalement dans les gens et donc c’est le genre film de patron quoi on va dire.
01:05:35Brice Gravelle
C’est une film qui s’intéresse au patron, après des films en immersion avec des patrons, il n’y en a pas vraiment. Non, bien sûr. Parce que normalement ils sont plutôt enclins à rester discrets plutôt qu'à afficher leur réussite. Absolument. Mais ce que je veux dire c’est que ce qui intéresse aux patrons oui, c’est dans cette lignée.
01:05:53David Dufresne
Il y a une lignée et tu cites d’entrée de jeu un film de 1978, je crois, de Gérard Mordilla, me semble-t-il. Et là, tu nous as préparé un petit extrait du film en question qui s’appelle « La boîte au maître ». Est-ce que tu veux nous en dire deux, trois mots ? Pour moi, c’est un peu quand je parle de genre, je parle…
01:06:19Brice Gravelle
Pour moi c'était un film qui m’avait vraiment marqué quand je l’ai découvert parce que c’est justement le dispositif de Mordilla et Philibert. C'était on va aller filmer des patrons et les écouter en fait, essayer d'écouter le discours des dominants avec un dispositif très intéressant. C’est on va leur dire vous choisissez le lieu de l’interview, le décor en fait que vous voulez et nous on vous filme et vous nous expliquer un peu votre métier, qu’est-ce que c’est qu'être patron tout ça. Et en fait toute une heure et demie, ça permet d’avoir en tout cas maintenant historiquement un document rare de comment le patronat se voyait à l'époque et finalement d' avoir cette parole patronale qu’on n’entendait jamais à la télévision en fait parce que c’est toujours un peu, c'était entre soi un peu fermé et donc ce film de Mordilla je trouve qu’il est même à voir aujourd’hui en fait ça explique un peu on comprend ce que c’est le capitalisme
01:07:14David Dufresne
Gérard, bien connu de nos services, il n’est jamais venu au poste mais voilà qui est un des documentaristes les plus doués et donc là on va regarder un extrait du film qui par ailleurs placement de produit est disponible sur la plateforme Ciné Mutins.
01:07:55Bande Annonce
Ce titre, la voix de son maître, je le trouve exécrable. Exécrable, et ceci. Pour 40 raisons, encore une fois, dont je ne donnerai que deux ou trois. La première, vous avez pris une expression toute faite, connue, rodée, éculée, je dirais. Et cette expression d’abord inclut le terme maître, qui est particulièrement mal adapté, et dans l’esprit de tout le monde, elle fait allusion à un chien. Bien sûr qu’on aime bien les chiens, mais dans toutes les langues occidentales, le terme « chien » a quelque chose de mauvais.
01:08:36Brice Gravelle
Le mot maître me paraît tout à fait mal adapté, on verra tout à l’heure l’aspect du chien et on verra pourquoi, parce que je pense qu’il faut approfondir et il est très intéressant de la part des gens quand je choisis ce titre, sans même qu’ils s’en rendent compte parfois. Mais en tout cas, déjà, le mot maîtres, c’est les clichés les plus éculés du XIXe siècle, et des anarchistes en particulier, ni dieu ni maître. Ça, c’est l’Aspect qui n’est pas l' Aspect animalier, mais qui est l' aspect purement humain. Et au XXe siècle les chefs d’entreprise n’en sont pas à ce niveau-là. Et de façon tout à fait insidieuse, dans le mot Maître, il y a des relents d’un certain nombre de théories philosophiques de la fin du XIXe que l’on ressent immédiatement. Deuxièmement, si on concerne le chien, tout à fait évident qu’on pense au chien. Et le chien, quelle que soit sa caractéristique, c’est d’entendre la voix de son maître et d’obéir en principe à la voix son maître s’il est bien dressé.
01:09:23David Dufresne
On ne peut pas prétendre qu’un titre de quelques mots ou même de quelques lignes soit l’image fidèle d’une œuvre. On peut lui demander d'être authentique, c’est-à -dire que celui qui lit ce titre a une idée de ce qu’est l'œuvre. Et bien entendu, les chefs d’entreprise, le management, on pourrait faire un titre de trois pages. C’est pourquoi, je le répète à mon sens, ce film cherche à décrire une catégorie particulière de citoyens qui, dans la pratique, est appelée les patrons. Et il me semble que si on disait les patrons, certains y mettront un ton péjoratif, d’autres une nuance au contraire, un petit peu 19e siècle comme on le disait tout à l’heure, mais c’est encore ce qui me paraît à la fois le plus honnête, ce qui est le moins une contrepèterie, un jeu de mots ou une pirouette, et j’en tiens pour ma proposition d’appeler le film les patrons."
01:10:20Brice Gravelle
J’aime beaucoup le terme patron et pour la raison suivante c’est que c’est le terme le plus simple, le plus banal, le terme le plus humble. Jamais vous verrez quelqu’un dans une entreprise autour d’une machine qui vous dira oui chef d’entreprise, ça n’existe pas, ça ne passera jamais.
01:10:39Brice Gravelle
Euh, merci patron, c’est une image tout à fait ridicule Et le mot patron en France a un inconvénient, c’est qu’il est chargé de tout un, encore un arrière-plan d’effectivité qui a été appris aux gens, justement. Enfin, très fréquemment aux Etats-Unis et dans d’autres pays. On voit les gens qui lisent..
01:11:02David Dufresne
Merde, attends, oui boss, oui, boss, voilà, magnifique extrait, évidemment. Bon, évidemment, les gitanes fumées par le gars font beaucoup la voix grave comme ça. Il y a quand même un phrasé qu’on ne retrouve pas dans ton film. Là, le Philippe que l’on suit avec tendresse est froid. Attends, il faut que je coupe. Et froid, je dois bien le dire, parce qu’il y a des moments où on est dans un film, je trouve que ça décrit un monde totalement manipulatoire. Enfin voilà comment on utilise les employés, etc. Mais quand même, ce qui est étonnant, alors quelqu’un nous pose la question de savoir est-ce que le rachat de Tapie est évoqué ? Évidemment qu’il est évoqué et que comme on peut s’en douter sans avoir vu le film, il va y avoir, on avait la même chose avec Tapie au départ c’est la lune de miel et puis….
01:12:06Brice Gravelle
Ça va être un peu le caillou dans la chaussure, on va dire, le rachat de trop.
01:12:11David Dufresne
Mais t’as quand même un certain nombre de personnages, y compris des délégués syndicaux, j’en dis pas trop, qui marchent à fond, enfin qui sont derrière le patron ou quoi ?
01:12:23Brice Gravelle
En fait, tout au long du tournage, en tout cas tout le début du tournant, avant que ça se complexifie, on était assez étonnés parce qu’on n’arrivait pas à trouver des opposants, des gens qui disent du mal. En séminaire, c'était un peu normal parce que nous, on est assimilé comme l'équipe qui vient filmer le patron. Les employés, ils n'étaient pas non plus si quelqu’un avait des choses à nous dire, il n’allait pas nous… Ça aurait été un peu risqué de venir nous parler du mal du patron. On était dans une position un peu particulière. Mais après, j’avais beaucoup fait des recherches et essayé de trouver… Il y avait eu des grèves dans les années 2000 en banlieue, tout ça. J’avais eu des gens au téléphone qui me disaient, ah oui, mais non, ça s’est très mal passé à l'époque. Mais c'était jamais de la faute de Ginestet, en fait, parce que lui, il est tellement haut de la pyramide qu’il y a toujours des intermédiaires en dessous qui étaient responsables. Et donc, on avait beaucoup de mal à trouver des oppositions. Et ce qui est assez amusant, c’est que lui il nous demandait, il disait, pour le film j’aimerais bien que vous me trouviez des gens qui disent du mal de moi parce que ça me donnerait de la carrure, une stature des opposants qui finalement on n’est jamais aussi fort que quand on a des gens qui s’opposent à vous, en fait ça lui donnerait l’importance. Et on disait bien d’accord, il ne nous donnait pas de nom mais on était quand même en recherche d’opposants et ça va arriver un peu avec le rachat de Tati où là ça va se compliquer. On pourra parler de la réception du film qu’il a eue. En fait, c'était marrant parce que tout ce qui n’allait pas, c’est dès qu' il y avait justement des opposants. Finalement, une fois qu’ils avaient vu le film, ils n’aimaient plus les passages. Ils s’en regardent un peu plus tard. Mais monsieur, on a le temps, vous n'êtes pas posté là. Il n’aimait plus les passages, il s’en va faire un peu tard.
01:13:50David Dufresne
Mais monsieur, on a le temps, vous êtes au poste, là. Attendez, calmez-vous, oh la la ! Oh la la, oh là là ! Il ne vous a pas dit, Azam, qu’ici c'était on mijote, on mijote. Merde, j’avais une question, paf ! Je l’ai oublié. Non, c’est plutôt une remarque. Pour ceux qui nous écoutent, là, on parle beaucoup de ce gars. Évidemment, c’est un personnage… Énorme, donc on suit, on filme, mais alors de bout en bout, il n’y a pas un moment de faiblesse, etc., il y a des moments de rire, il y des moments des sidérations, il y à des moments de stupéfaction, et puis il y évidemment une colère sourde qui gronde. Mais au-delà du personnage, c’est en fait tout un système du capitalisme à la papa, qui en réalité est saupoudré de développement personnel, de reconnaissance en groupe, de séminaires bidons, etc. Donc en réalité c’est un film sur Gifi,sur son patron,mais en fait c' est un film, pardon, sur le monde du travail, sur le monde de la finance et c’est sur tout ça.
01:14:59Brice Gravelle
Oui, en tout cas, moi l’idée, c’est qu'à travers le cas de Ginestet, on se pose des questions qui sont au-delà du simple cas de Gifi. C’est pas un « j’ai pas fait un film pour les employés de Gifi » et en fait, il n’est pas autre chose qu’une image peut-être extrême, mais de ce qu’est le système capitaliste en fait. C'était à la fois dans son parcours, c’est-à-dire comment il a fait fortune et surtout pour moi, qui est le truc qui m’intéressait le plus, c'était le contrôle des employés. Et en fait comment obtenir d’avoir des employés qui se défoncent au travail sans les payer, sans les augmenter
01:15:34David Dufresne
Il y a beaucoup de ressemblances avec auposte quand même. Oui, bien sûr, ou le plus fou, le bénévolat. Il m’inspire beaucoup, alors vous verrez. Là aussi, il y a les bébés Gifi et les mariages Gifi non mais c’est un vrai semblable. C’est d’un paternalisme total en fait, mais assumé. Oui, mais alors, est-ce que ce paternaliste, tu dirais qu’il est extraordinaire par rapport à l'époque d’aujourd’hui, ou est- ce que tu penses que c' est plus fréquent qu’on ne le croit ? Parce que tu vois, on a l’habitude, on à l’image, tu vois des coquillages, des McKinsey, des choses comme ça, enfin tu vois une espèce de froideur américaine, et là on a tout l’inverse, on a le bon accent du sud-ouest, bon vivant.
01:16:31Brice Gravelle
Oui, le côté Bernard Tapie, c’est le côté, on assume tout. Je pense que là, ce côté, il y a un côté évidemment extrême que lui assume. En même temps, ce que ça dit, je pense que de plus en plus d’entreprises, on voit des employés qui sont convoqués à des séminaires de motivation avec tout un peu aussi régler par avance. Je sais que là à la projection de Lorient, il y a quelqu’un qui a dit, c’est marrant, moi, ça m’a fait penser. Je travaille. Pour une entreprise de santé, je crois, il me dit là on a dû faire une soirée pull moche à Noël, il m’dit je sens que ça commence comme ça mais dans deux ans je vais finir en séminaire à Megève quoi, c’est des trucs de extra travail un peu pull moches, chacun devait arriver au travail avec son pull le plus moche possible et après il y avait une espèce de concours, voilà enfin tout un plein de mécanismes pour rendre le travail fun entre guillemets, et je pense que c'était théorisé et Ginestet le fait de façon très extrême. Mais en même temps, ça porte un regard sur ce que c’est aujourd’hui le travail et surtout derrière tout ça, il y a quand même l’idée qu’on oublie toute hiérarchie dans l’entreprise, on est un peu tous égaux.
01:17:41David Dufresne
Bien sûr, bien sûr.
01:17:42Brice Gravelle
Voilà, on est tous dans le même bateau, il n’y a plus vraiment de différence.
01:17:47David Dufresne
Le film, j’ai envie de passer d’abord la séquence du yacht avant de parler de Macron. Ah oui, on peut passer la séquence yacht à l’heure.. Mais avant, tiens, d’abord, je voudrais faire ça. Paris sur images, sur le début de la séquence que tu nous proposes. Donc ça c’est un extrait du film pour le coup, on te voit là à l'écran, on te voit souvent à l'écran on te voit souvent à l' écran dans ton rôle de sondeur de preneur de son, etc. Tu es souvent comme ça, c’est-à-dire les bras croisés, parfois même tu croises les doigts dans l’avion, me semble-t-il, où on te voit et là, t’es en train de le faire. Voilà, je m’entraîne. Et là, voilà, tu fais là, le langage corporel. Bien sûr. D’un bon avantage, je peux me faire de visu dans le but de croiser les doigts. Je vois la gêne de l’invité Non, c’est génial, j’adore, j’adore. Mais ça, ce n’est vraiment une question qui m’a taraudé tout le long du film, à quel moment tu es honnête avec lui ? À quel moment, tu es gêné ? À quel point tu te dis je ne dois pas laisser transparaître ce que je pense ? Est-ce que tu es toujours honnête ? Et que c’est au niveau de la table de montage que tu te dis j’ai un film à faire ? Parce qu’il y a des moments où on sent que tu es, comme tu es un garçon, un bon garçon et je le crois timide, en tout cas sur la réserve, voilà, je ne veux pas te mettre à la lettre, pas du tout en te disant ça, mais je pense que cette question elle se pose.
01:19:48Brice Gravelle
Ah bah oui oui, parce que de toute façon elle se pose et lorsqu’on a embarqué avec lui, c’est à calmer. Clairement, j’allais pas arriver en déroulant tout mon CV est-ce qu’on peut venir filmer un séminaire ? Enfin, je veux dire, on n’aurait pas eu de porte d’entrée. Après, il faut quand même dire que tout le dispositif de tournage, il n’a jamais été question de le piéger. Nous, on voulait le filmer en action. C'était presque un patron au travail, le filer tel qu’il est. Et à aucun moment, on l’a trahi. Parce que je pense que pour moi, le film reflète vraiment ce qu' il est. En tout cas, c'était une vision. Mais après, quand on embarque avec lui, moi, l’idée, c'était de toute façon, entre guillemets, j’ai pas eu à mentir parce qu’on est face à quelqu’un qui a tellement un ego surdimensionné qu’il n’a jamais demandé en fait qu’est-ce que je faisais en dehors de le filmer, ce qui était très étonnant, en fait, parce qu on se voyait pas non plus tous les jours pendant trois ans. Des fois, il y avait trois, quatre mois sans tournage, quatre, cinq mois, ou même, je l’avais pas au téléphone pendant six mois, on retournait filmer et en fait il ne demandait jamais, mais c’est quoi ? C’est quoi votre vie en fait, en dehors de comme si je pouvais vivre de juste ça.
01:20:53David Dufresne
Non mais ce que je veux dire c’est la position du documentariste par rapport à son objet, puisque là tu es dans un film au long cours donc tu passes énormément de temps avec quelqu’un, on passe par plein de phases différentes, on peut tomber presque amoureux de son sujet, je ne dis pas que c' est le cas là, mais on peut le détester, et puis de temps en temps là par exemple il y a de la malice, je me dis mais est-ce qu’il se retient de rire, est- ce qu' il sait qu’elle est en train de tourner une scène, séquence qui probablement sera dans le film
01:21:26Brice Gravelle
En fait, le truc, enfin pour bien comprendre, c’est que le tournage était vraiment très étonnant, c'était qu’on ne savait jamais vraiment où on allait. C’est-à-dire que c'était lui qui nous appelait, moi je l’appelais, je disais ça serait bien, peut-être qu’il se calmait un tournages, et là, donc la séquence qu’on va voir le yacht, c'était juste, venez tourner dans le sud de la France, comme ça, je prends quelques jours de vacances, vous venez filmer, en plus je vous montrerai nos films d’entreprise, vous pourrez un peu le…
01:21:49David Dufresne
Et ben ça aussi c’est très opposition, joindre l’utile à l’agréable, venez donc voir notre yacht et je savais pas qu’on allait sur un yacht Alors voilà, je mets l’extrait, c' est l’extrait du film on est avec Brice Gravelle, je dis bonjour à ceux qui arrivent Brice reviens, reviens dans le fiat, voilà Brice, que vous voyez à l' écran, c' est le réalisateur de ce film Des idées de génie, dans les bagages d’un grand patron le grand patron, c’est le monsieur juste derrière, Philippe Ginestet, qui est donc le fondateur, le créateur de Gifi 30ème fortune de France. Brice a passé en intermittence, rassurez-vous, presque neuf ans avec cette personne.
01:22:36Brice Gravelle
3 ans.
01:22:37David Dufresne
3 ans de tournage mais sur une longue durée et on sort un film sur vos écrans le 4 octobre absolument terrifiant et notamment parce qu’on rit et là on va voir, on va comprendre ce que je suis en train de raconter. Voilà, un bosseur qui a bien réussi, bravo à lui d’incarner les valeurs du travail, nous dit in memoria, de qui parles-tu de Philippe ou de Brice ? Philippe, j’imagine. Ah non, ben non, il en faut quand même de la passion, de la persévérance. Il y a un côté, Ginestet chez toi, il y a vraiment un côté où tu vas bouffer les autres quoi !
01:23:18Brice Gravelle
Non pas le non non mais c'était lui il l’a pris comme ça il a enfin en tout cas c’est ce qu’il me disait il a dit moi je vous ai dit oui je dis j'étais très sollicité je vous ai dit oui parce que vous êtes un jeune et moi j’ai envie d’aider les jeunes à réussir donc il y a un côté c’est vraiment au poste Je vais prendre quelques jours de repos, ce serait bien que vous veniez pour votre fièvre. C’est en cette terme que Philippe Ginestet avait convié à bord de son bateau, en compagnie de sa femme Brigitte et de son chien Geoffrey. Au large des côtes-Corses. J’allais découvrir la vie à bord d’un yacht, participer à des soirées arrosées jusqu’au bout de la nuit, plonger dans des eaux turquoises depuis le pont du bateau au petit matin, vivre une expérience unique, celle dont on sait avant même qu’elles aient débuté, qu’on ne les vivra qu’une seule fois dans sa vie là on est encore dans l’eau.
01:24:46Brice Gravelle
Le séjour dura, et il ne se passa rien. C'était certes reposant, mais cela ne faisait pas beaucoup avancer mon film. Mais après une petite balade en jet-ski, le patron avait enfin fini par m’expliquer les raisons de ma présence. Il voulait me montrer les nombreux films d’entreprise déjà réalisés en interne. Comme ça, vous comprendrez mieux mon groupe et notre culture d’entreprise.
01:25:22Bande Annonce
Alors, qui vous intéresse ? Gifi fête ses 20 ans. Philippe Ginestet fête ses 30 ans de Gifi. Tournée des magasins par Philippe Ginestet, c’est quand je fais des tournées. Annonce Gifi a du talent par Philippe Genestet. Gifi a du talent. Oui, il est bien, il se touche bien. Le portail est fermé. Attends, bouge pas. Monsieur, s’il vous plaît ! Monsieur ! Le portail est fermé, vous pourriez l’ouvrir ? Non, non ! On vient pour la pièce de théâtre, pour Tandem ! Non, mais il n’y a pas de spectacle ! Moi, je suis Jean-Pierre Dupin, comédien ! Je suis là avec Philippe Ginestet ! Ah ! Monsieur ? Là c’est pour repérer. Et après on fait une..On refait la première sélection là-de-bord. Mais oui, quoi. Et comme à son habitude, Gifi a vu les choses en grand, ou plutôt, en long. Une chaîne humaine de plus d’un kilomètre pour relier la boule benne à la barrière. Philippe Ginestet et ses collaborateurs se sont lancés ce défi à la fois original et inédit. Fais ce que tu aimes, aime ce que fait, ton entreprise sera ravie J’aime ma boîte, oui j’aime la boîte Moi je l’assume, moi je la vis, et c’est ma vie
01:27:03David Dufresne
Voilà, le petit carton Ciné mutins de nos partenaires. Oui, j’ai complètement oublié de dire, en fait, nous sommes partenaires, auposte est partenaire pour le lancement de ce film génial. Et merci à toute l'équipe des Ciné mutins de nous avoir fait confiance.
01:27:20Brice Gravelle
C’est grâce à Olivier qui a vu le film à Lorient.
01:27:26David Dufresne
C’est vrai, c’est vrai, c’est vrai. Olivier, tu parles de Glaudioman. Glaudioman, pardon. Donc là, on voit un extrait, le mec montre ses jouets, comme dit le tchat. On le voit se regarder, s’admirer. Là, on est dans une des scènes les plus dégoulinantes qui soient du parvenu du nouveau riche..
01:27:50Brice Gravelle
Disons qu’on est sur le début de tournage et donc on est dans la phase où il va nous amener un peu à découvrir son univers et sa réussite en fait, et donc nous en mettre plein la vue, c’est-à-dire le yacht étant le symbole de sa réussites, lui qui est parti de rien, et qui nous convie, on est resté 10 jours sur son yacht avec des discussions intéressantes où Benjamin Castaldi qui est venu sur ce yacht qui disait tu devrais pas te laisser filmer sur le yacht et lui disait au contraire je tiens à ce qu’on filme mon yacht je tiens à ce que l’on filme mon chalet parce que je n’ai rien à cacher
01:28:23David Dufresne
Alors, je ne voulais pas déflorer cette scène, mais que vous découvrirez, voilà. Il se trouve que cette scène est très forte parce qu'à un moment donné, il y a un échange qu’on pourrait qualifier de tendre entre toi et le patron qui justement montre que c’est ça aussi le documentaire. C’est-à-dire qu’un moment donné on fait presque corps avec son objet, ça n’empêche pas qu’on ait une distance, mais c’est là la grande différence, il y a une forme d’implication presque physique en fait.
01:29:05Brice Gravelle
Bah oui, et c’est pour ça qu’au montage on a décidé aussi de garder toutes ces scènes où moi j'étais avec lui parce qu’en fait l'évolution de notre relation, je pense qu’elle était intéressante et…
01:29:15David Dufresne
C’est pas un peu ton côté François Ruffin ?
01:29:19Brice Gravelle
Oui, alors je voudrais dire.parce que je pense que là, pour occuper autant de place que Ginestet à l'écran, j’avais encore un peu de marge, mais avec Bernard, le monteur, c'était aussi de créer… En fait, lui, il l’a dit, si jamais on n’est qu’avec Ginestet, au bout d’un moment, il va épuiser le spectateur, et en fait, l'évolution de la relation est quand même assez intéressante, et surtout montrer comment le film évolue, parce que le projet de départ, il est exposé dans le film, mais après, on voit bien que ça évolué vers autre chose qui n'était pas prévu. Il y a un peu le film en train de se faire. Et je ne sais plus ce que je voulais dire sur les scènes de tendresse avec lui, en fait, je l’ai dit tout à l’heure, mais on ne peut pas passer autant de temps avec lui sans… Moi, j’avais un peu de sympathie et de tendresse. Et surtout dans le fond, même sur le côté séminaire, on ne l’a pas trop dit tout-à-l’heure. Mais il y a aussi un côté qui, je pense, est très sincère chez lui, qui, au-delà de motiver ses troupes, tout ça, en fait, il est content de se retrouver avec ses employés, de faire du sport avec eux, et il y a un côté humain qu’il n’y aura pas forcément chez Bernard Arnault, quoi. Ah, ça y est, ça ! Oh, qu’est-ce que t’en sais ?
01:30:25David Dufresne
J’ai du mal à imaginer Bernard Arnault faire du VTT. Parce que nous, on a nos caméras chez Bernard Arnault, on va sortir le film dans 20 ans. Non, effectivement, tu as raison, il y a moins d'écart, semble-t-il, sauf évidemment financier, entre lui et ses employés que sans d’autre Bernard Arnault et ses employés.
01:30:46Brice Gravelle
Et puis moi j’avais aussi, enfin, un des aspects que je trouvais assez attachant, c'était ce côté qu’il est parti de rien, il a réussi, et en même temps il ne fait pas semblant d'être un grand bourgeois quoi, c’est-à-dire qu' il n’a pas de fondation pour l’art contemporain, il est resté très fidèle à son origine sociale en fait, et quand on le voit discuter avec ses employés dans ses mineurs de motivation, on sent qu’en fait il y a une proximité intellectuelle, je dirais presque, avec ses emplois qui font que les employés aussi sont à l’aise. Et se sentent considérés par leur grand patron et ce besoin de considération est un des moteurs de pourquoi est-ce qu’ils se défoncent au boulot.
01:31:22David Dufresne
Alors, il y a évidemment dans le chat beaucoup de questions sur la réception du film par son principal sujet. Quelqu’un posait la question tout à l’heure, je vais essayer de retrouver la question exacte, c’est attends, bouge pas, bouge pas, il me semble, c’est Red Jazz qui nous disait à 18h30, il me somme que M. Ginestet a essayé de faire interdire la diffusion du film, exacte, vous pouvez donc nous parler de la distribution du film et de l'éventuelle bataille juridique autour, point d’interrogation. Alors je ne sais pas si c’est un envoyé de Ciné mutins parle, je ne connais pas Red Jazz.
01:32:03Brice Gravelle
Non en fait nous on avait signé un contrat de droit à l’image avec lui et surtout lui à chaque fois qu’on filmait il prévenait bien les employés si vous voulez pas être filmé vous nous le dites et c’est arrivé dans plusieurs cas des employés nous on veut pas être filmé ce qu’on respectait complètement au contraire donc ça là dessus c'était clair et après donc il fallait le deal c’est de lui montrer le film avant qu’il sorte donc on a réservé une salle aux grands actions où il est venu avec ses conseillers à Paris où il est venus avec ses conseillers on lui a montré le film
01:32:31David Dufresne
Pas à Genève, je veux venir à Megève je veux dire.
01:32:33Brice Gravelle
Non, non, non. On a fait ça bien à Paris, une salle de cinéma, un matin. Et donc la réception a été assez froide, on va dire, globalement. Enfin bon, c’est difficile de le raconter pour les gens qui n’ont pas vu le film, mais disons que les retours n'étaient pas du tout là où je pensais que ça allait poser problème. C’est toujours pareil c'était vraiment marrant. J'étais complètement désarçonné parce que les scènes qui pour moi pouvaient poser problème, c'était les scènes que eux ils préféraient. Quand je dis eux, c’est lui et ses conseillers. Et inversement ils étaient sur des points de détail où c’est moi je trouve le côté sympathique du personnage c'était dire qu’ils disent Oui mais là il dit des gros mots il faut couper j'étais là mais c'était justement il y a un espèce de côté naturel.
01:33:15David Dufresne
Vous n’aviez pas pris d’engagement à modifier le montage ? Non, simplement à montrer le film avant diffusion.
01:33:21Brice Gravelle
Et en fait les retours étaient… Il n’y avait pas de trahison en fait parce qu’il était tel, on l’a montré tel qu' il est vraiment et moi je suis je suis même pas sûr
01:33:32David Dufresne
Attention, tu parles sous le contrôle du service juridique qui veille, donc qui est en train de t'écouter, des mutins, mais en tout cas… Donc il n’y a pas eu d’interdiction ou de menace d' interdiction ?
01:33:44Brice Gravelle
Non, disons que je pense que Ginestet n'était pas ravi mais lui il a demandé trois modifications mais qui étaient vraiment des détails et qui finalement en fait servait le film pour moi à rapporter des éléments. C'était vraiment trois éléments à préciser donc ça on l’a fait à la voix off, ça c'était rien. Et après les conseillers qui eux avaient été un peu éjectés du projet dès le début, eux ils ont vraiment découvert tout le film, ils n'étaient pas là, on ne les a pas vus pendant et eux, on sentait qu’ils étaient un peu plus embêtés par tout ce qui est avion, yacht, parce que c'était aussi rentré dans le débat public entre le début du tournage et la fin. Donc ça, ils n'étaient pas fans eux globalement, en fait, ils avaient une vision. Ils voulaient qu’on fasse… Enfin voilà, c’est la vision entre un documentaire tel que je l’ai fait et eux, des films d’entreprise, celles qu’il en font. On a vu la collection de films d’entreprise. Ils voulaient que je mette beaucoup plus de films d’entreprise. En fait, voilà, ils comprenaient pas vraiment ce que c'était qu’un documentaire pour le cinéma indépendant parce qu’on n’a pas touché. Évidemment, il n’est pas produit par Ginestet films, mais eux, ils ont une telle culture des films d’entreprise qu’ils font en interne qu’il s'était complètement désarçonné par le documentaire et désarçonné par les moindres petites critiques qui pouvaient y avoir dans le film parce que ça n’existe pas chez eux, en fait.
01:34:58David Dufresne
Red Jazz qui intervient à nouveau dit bonsoir, je ne suis qu’un simple viewer, oui oui ils disent tout ça. Si je me souviens bien, c’est Ruffin qui avait parlé du film sur Twitch, justement, peut-être qu’il en avait parlé ici d’ailleurs, et qui avait dit qu’ils ne savaient pas si le film pourrait sortir ou pas. Le film sort le 4 octobre, vous l’avez déjà projeté, vous allez partir demain, tu prends tes bagages fête de l’Huma, d’abord. Fête de l' Humain, et ensuite le yacht. Bon, non. Donc, tu remontes tous les fleuves français pour aller dans toutes les villes pendant 15 jours, 3 semaines.
01:35:30Brice Gravelle
Bon après disons, en fait, il y a eu un truc, c’est que Ginestet avait dit et si le film me plaît, je voudrais voir avec le distributeur pour acheter 8000 places pour que tous les employés puissent le voir. Bon là, le film n'était pas assez, enfin en tout cas pas assez à sa gloire, il n'était pas entièrement ravi par le film, donc il n’y a pas eu de deal avec le distributeur pour que les employés puissent aller voir le film. Mais en même temps, c’est plutôt rassurant parce que j’aurais été étonné que le film lui plaise complètement. Et en même temps ça aurait été pas très honnête non plus qui trouve que c'était absolument pas représentatif de ce qu’il a quoi donc finalement je pense qu’on a trouvé le juste le juste milieu l’idée c’est pas de tomber non plus dans une espèce de caricature où on se moquerait de lui en fait c'était pas du tout ça le le propos du film et d’ailleurs ça je trouve pas que ça soit sa quille
01:36:18David Dufresne
Non, pas du tout, pas de tout, alors il y a Lyolo qui m’en veut un peu, qui dit « pourquoi on parle de trahison en plus de le mettre dans une situation gênante, est-ce qu’il n’a pas le droit d’avoir son interprétation ? » Donc, tu sais, à un moment donné, je t’ai dit, parce que c’est une position, quand on filme, c' est une position qui est toujours très très délicate, parce qu' on sait. À peu près ce qu’on est en train de faire, là où les gens qu’ont filment n’en ont pas forcément conscience, et à la limite, un mec comme lui, moins que les autres, parce qu’il est tellement heureux d'être filmé, il y a des regards caméra, non plus finir, il s’adresse à toi, non, plus finir, donc il est…
01:37:05Brice Gravelle
Il y a un plaisir du jeu, voilà. Après, disons que pour moi, la question.. Au lieu de parler de trahison, j’aurais dû parler de malentendu, c’est vraiment le mot. J’avais à peu près mon idée de ce que je voulais faire, ce qui n’a pas empêché qu’il y a plein de surprises et qu’on a été embarqués dans des trucs prévus. Lui, il n’imaginait pas autre chose que ce qu’ils font en interne, où c’est vraiment l’explosion de la mise en scène. Ils ont fait par exemple le mariage de son fils sur un bateau de croisière, ils ont invité 600 employés de Gifi et lui est arrivé en hélico, tout ça, ça fait un film d’entreprise d’une heure. Ils ont fait un documentaire en interne sur le modèle de Un jour, un destin qui était l'émission de Laurent Delahousse. Ils ont fait une parodie de ça avec des interviews des proches de Ginestet pour raconter toute la légende. Ils ont une culture de l’image et du film d’entreprise qui est incroyable. Et moi j’arrivais à filmer quelqu’un qui était finalement trop habitué aux caméras et d’où la nécessité du temps long, c’est que parfois il fallait aussi qu’il oublie un peu qu’ils étaient filmés et qu’elles ne soient pas juste dans le regard d’ailleurs il y a très peu d’interviews avec lui en fait. Et ça, le temps long c' est le cinéma. Voilà, exactement. C’est le cinéma. Parce qu' ils se retrouvent plus maintenant, mais il y a eu une équipe de TF1 qui a été le voir qui a passé 3-4 jours à Megève et ils ont fait un truc de je sais pas 30 minutes. Commentaire qui pour moi est très ironique, un peu foutage de gueule, mais il a trouvé ça formidable. Et ça c’est assez facile en fait, quand on a un bon client, on va à la pêche. Là voilà, c'était un peu de comprendre la complexité du personnage, parce que je pense que c’est un personnage plus complexe que juste si on regarde un film d’entreprise où il est dedans.
01:38:44David Dufresne
Glaudioman, qui n’est pas satisfait par mes questions, qui prend ma place ici, c’est bien, putain, c’est bien ! Est-ce qu’il ne pensait pas exercer sur toi la même fascination que sur ses salariés ?
01:38:54Brice Gravelle
Complètement et je pense qu’il n’a jamais imaginé autre chose que je pense que c’est compliqué de ça fait depuis 81 qu' il a son premier magasin et depuis ses tels réussites d’un point de vue économique il a bâti un tel empire avec tout ce système de management où en fait vous imaginez pendant une semaine à Megève il y a des employés qui vous dites vous êtes formidables et en fait je pense que ça fait 30 ans que tout le monde lui dit vous êtes formidable et c'était moins bien organisé que toutes les critiques il ya des pare feux avant lui donc à lui n’arrive jamais vraiment directement donc il est dans un truc de si je m’intéresse à lui, donc forcément il est flatté et ça ne peut être que à sa gloire en fait parce que lui estime, je pense qu’il y croit vraiment sincèrement, il croit en ce qu’il fait.
01:39:34David Dufresne
Et il pense faire le bien en fait. Le tchat qui est malicieux cherche le drapeau du, c’est notamment Hélène, depuis tout à l’heure je cherche le drapeau du yacht c’est celui des îles Marshall, ce paradis. Et ça renvoie à Glycine qui demande est-ce que dans le documentaire est abordé le sujet de l’optimisation, évasion pour interrogation fiscale de monsieur révélée par les Malta Files de 2017.
01:40:04Brice Gravelle
Ah oui, il faut être très clair sur ce qu’est le film, ce n’est pas une enquête sur l’Empire de Ginestet ou toutes les questions fiscales. Le yacht en effet, là c’est vraiment un public bravo parce que ce plan est là pour montrer le drapeau quand même et en effet le yacht est pavillonné à Malte. On n’est pas chez les cons. Moi aussi. Non, non, ben ça j’ai jamais pensé ça, mais là, c On n’est pas chez les cons. Moi, il y a des petits détails, quand vous avez un yacht, vous êtes obligé de mettre le drapeau où il est pavillonné, ça permet de savoir si c'était dans un paradis fiscal ou pas. Sur l’affaire de l'évasion fiscale, moi, la seule chose que je sais, c’est qu’il y a eu un article de Mediapart, en effet, où il était un peu pris dedans. Lui, je lui avais posé la question, il m’avait dit, moi, Mediapart a essayé de me chatouiller une fois. J’ai mis un coup de pression, ça n’a jamais été plus loin parce que selon lui, il n’y avait rien de solide. Après, c'était lui, c'était sa version, Mediapart avait sorti quand même des choses. Voilà, de toute façon, on est dans le capitalisme mondialisé. Quand on a une fortune estimée à 2 milliards, forcément, il doit y avoir des trucs à creuser, mais ce n’est pas une investigation, le film.
01:41:25David Dufresne
Mazzaccio95 demande il vende quoi à Gifi comme autres bricoles ?
01:41:29Brice Gravelle
Ils vendent un peu de tout, en fait, ils vendent, je sais pas, vous pouvez acheter des tasses, vous pouvez ajouter des balais, des déguisements, c’est vraiment l’idée de ce qu’ils appellent le bazar, c’est tout et pas cher.
01:41:43David Dufresne
Je prends la question qui a été posée à l’instant, comme elle est venue, je pense que c’est une question tout à fait sincère, mais c'était aussi une question qui révèle que on est sans doute nombreux à jamais foutre les pieds dans un Gifi, et est-ce que tu t’es dit, il faut qu’on évite le regard de classe, il faut que l’on évitent le regard, nous on est des malins, On ne va pas chez Gifi acheter des babioles chinoises qui sont moins chères qu’ailleurs parce qu’on peut se permettre d’aller ailleurs. Est-ce que cette question là, tu vois, d’avoir un regard en surplomb qui serait des dessins que tu n’as pas du tout ?
01:42:26Brice Gravelle
De toute façon, c'était un peu le souci même vis-à-vis des employés, parce qu’en plus, déjà sur les magasins Gifi, en fait, je pense que ça, voilà, il y a le regard de dire, est-ce que tu disais à quoi ? Disons, oui, nous, nous on va pas avoir les moyens de parler Gifi tout ça. Après, il faut voir. Pour moi, il y a un vrai truc qui n’est pas creusé dans le film, c’est le plaisir que les gens peuvent avoir, le plaisir de la société de consommation, en fait voilà, moi je ne suis pas là pour taper du doigt sur les gens qui vont chez Gifi. Ou pas. C’est un système qui fonctionne comme ça moi, le grand souci, c'était de ne surtout pas être condescendant vis-à-vis des employés qui sont en séminaire. Déjà parce que je pense qu’ils avaient une marge de manœuvre assez limitée, parce que dès lors que vous allez en séminaire. Bon voilà, il y a une chanson à la fin, à la gloire du patron, à la fin de chaque séminaire, mais on comprend assez vite que c’est par hasard, si à chaque sévère, il y a une chansons, c'était quand même un peu deux, trois personnes plus haut placées dans l’entreprise qui dirigent le truc à chaque fois. Et voilà, et moi, souvent, je me mettais à leur place. Si j’avais bossé chez Gifi et que j'étais convoqué à un séminaire de motivation, je pense que je me serais mis un peu au troisième, quatrième rang au moment de la chanson, mais j’aurais pas non plus créé une esclandre. Voilà, c’est compliqué, en fait. C’est du travail, en fait, ils sont sur leur temps de travail.
01:43:39David Dufresne
Et ils ne sont pas tout à fait libres d'être eux-mêmes. Ils sont encadrés dans un truc. Mais par exemple, cette idée qui est très belle, de ne pas être condescendant, est-ce que ça veut dire que c’est du boulot dans l'équipe avec ta chef-op qui prend l’image, avec des producteurs, enfin ceux qui ont la casquette de producteur à ce moment-là, avec ton monteur ? Est-ce qu’il y a des moments où vous avez dit ça, ça serait drôle, mais c’est un peu un regard de classe et donc ce n’est pas utile et c'était plutôt malvenu donc on ne le met pas.
01:44:16Brice Gravelle
En fait, il y a eu plusieurs scènes qui en soi pouvaient être bien pour le film, qu’on n’a pas mis dans le film. Mais ce qui est intéressant, ce n'était pas par rapport à des employés, c'était par rapport lui-même parce que ce que je disais tout à l’heure, c’est que finalement il ne se comporte pas comme un… Voilà, il a gardé ses origines populaires et il y a eu deux, trois scènes qu’on a enlevé parce que soit ça pouvait donner un regard condescendant où on se moquait de lui, ça n’apporterait pas vraiment grand-chose au propos du film. Et voilà, donc on a fait quand même un peu attention à ça parce que c'était surtout pas l’idée, c'était surtout pas de striptease même si pour moi il y a des épisodes de strip qui sont très bien mais bon ça c’est un autre débat mais en tout cas pas surtout pas se moquer de lui Et ce qui est marrant d’ailleurs de se dire qu’on ne veut pas avoir un regard de classe condescendant vis-à-vis d’un milliardaire en fait. C’est tout paradoxe du film en fait,
01:45:09David Dufresne
C’est tout le paradoxe du film, du personnage, mais là je pensais plus aux clients, mais alors cela dit dans le tchat il y a des bains, Gifi n’est pas spécialement très bon marché nous dit Karon. Non, c’est vrai en plus. De la camelote oui, mais pas donné, j’ignorais, j’ignorais, voilà.
01:45:28Brice Gravelle
Maintenant, c’est qu’il y a toujours moins cher. Maintenant, le magasin est plutôt Action, qui a remplacé les Gifi en termes de prix.
01:45:36David Dufresne
Alors il y a vraiment des questions techniques, la question, ah bah merde elle a disparu, elle a été prise par Jessie, qui l’a mise dans la super application de Glaudioman, je la retrouverai tout à l’heure. Quand démarre le tournage, la France vote…
01:45:55Brice Gravelle
Nous on tourne, Macron vient d'être élu en fait, et on sort d’une campagne présidentielle où là, on n’avait jamais vu un discours pro-entreprise, et nous on commence à tourner le séminaire, on est en juin 2017, et il y a une espèce de, c’est du délire, mais en fait ça fait depuis les années 2000 que quand même il y a un discours managérial pro-business qui qui s’est répandue dans la société et..Macron arrive et c’est un peu l’apogée de tout ça, et nous on a filmé notamment à l’université du MEDEF un entretien avec Gataz et après un entretien avec Roux de Bézieux et pour eux ils étaient dans un état d’excitation totale parce que c'était quelqu’un ni droite ni gauche pro-patron. Et donc je pense que l’atmosphère se ressent et elle joue aussi dans le fait que Ginestet accepte qu’on vienne la suivre. Là, le pouvoir politique est tellement avec eux qu’ils se disent et qu’il faut réussir. Macron dit « je rêve de jeunes qui veulent devenir milliardaires ». C’est tellement assumé que lui, en fait, le climat est très propice pour dire « oui, il y a une équipe de cinéma qui vient le filmer ». Et donc là, j’ai juste préparé un autre extrait, qui est un autre film qu’on met sur Ciné-mutins
01:47:03David Dufresne
Et c’est des bosseurs, hein, chez lui.
01:47:05Brice Gravelle
Bah on a préparé un petit peu quoi. Il y a un film qui s’appelle l’initiation qui est de GPU exactement l’année mais qui suit, qui est un peu intéressant c’est en fait c'était des étudiants en école de commerce qui suivent un stage, un stage de je crois qu’il doit durer deux trois jours pour réussir les épreuves de HEC et ils ont un formateur qui vraiment leur apprend à être pro business. C’est une prépa. Voilà, prépa HEC quoi.
01:47:27David Dufresne
2017, c’est l’ambiance de la France à ce moment-là, et c'était l' ambiance.
01:47:34Brice Gravelle
Le film date de 2000, mais on est dans l'époque où le discours pro-entreprise commence à se libérer et c’est vraiment maintenant, il faut assumer.
01:47:48David Dufresne
On assume Emmanuel Macron, on accepte les dons. Non, c’est juste pour la rime, 3 minutes 52 les amis. Merci à tous d'être là, je refais un petit point d'étape. Nous sommes avec Brice Gravelle réalisateur du film des idées de génie qui sort le 4 octobre qu’il faut absolument voir j’ai fait le premier titre putaclic d’au poste de l’histoire d’au poste en mettant des idée de génie le docu le plus drôle depuis merci patron parce que merci patron c’est 500 000 entrées je crois oui voilà donc l’idée c' est voilà si ça mais en plus il y a il ya un cousinage d’une certaine manière
01:48:27Brice Gravelle
C’est plus leur Olivier qui avait fait tout le tournage de Merci Patron.
01:48:31David Dufresne
Voilà, c’est ça. Et puis par l’idée de raconter un patron, mais c'était presque un patron déconnecté par rapport à Arnault. Petit patron par rapport à Bernard voilà je j’hésitais toi dans le métro je serais en train de me dire est ce qu’on pourrait dire un patron du pot non c’est pas possible un milliardaire non
01:48:56Brice Gravelle
J’en ai mais…
01:48:56David Dufresne
Mais bon, de temps en temps, c’est un peu ce qu’on le sent.
01:48:59Brice Gravelle
Ah bah sa fortune, c’est rien par rapport à celle d’un Arnault mais c' est beaucoup par rapport…
01:49:04David Dufresne
c’est parti 3 minutes 52 à tout de suite à tout de suite c' est super que tout le monde soit là et merci pour vos questions vos précisions et merci aussi pour vos dons et vos subs on en a besoin c' est le post win si vous allez voir le film vous allez comprendre pourquoi je dis le op post win aujourd’hui je déclare le op-post win Sauvé au poste, passez à la caisse. Bon bref, allez, HEC 2017.
01:50:19Bande Annonce
Donc ce que l’on est en train de faire, c’est pas simplement une école de commerce, d’accord ? On est en-en-en train de se préparer à la réalité de la vie. Votre vie sera versée par l'économie et les entreprises. Ici, on est dans une entreprise, vous le savez ça ? Dans un hôtel. Un hôtel, c’est une entre-prise, d’accord ? C’est là pour faire du chiffre. Le salaire du directeur de l’hôtel est annexé sur les résultats de l’hôte pourquoi on perd de temps en temps des entrepreneurs extrêmement chers ? Des chefs d’entreprise qui prennent des paquets d’oseille, pourquoi ? Parce qu’ils sont à la bonne place. Mais de temps en temps, c’est tout simplement parce qu’ils sont très bons. Vous savez quel est le salaire qu’on touche à la sortie d’une école dégueulasse, vous le savez ça, ou pas ? Combien ? Combien à ? 3000 euros. 3000 euros, d’accord. C’est que de temps au temps, on paie des impôts, des trucs comme ça, c’est pas bizarre ? Faut pas avoir vos parents, le soir ils rentrent vos parents et ils sont comme ça. Ah putain, plus rien ! J’y arrive pas à épargner ! C' est dingue ! C' était à ce qu’il faut vraiment gagner de la vie. Faut bien gagner salaire, faut gagner de l’argent, d’accord ? Et il n’y a pas 500 mètres qui vont vous le permettre. Et on va voir ce qu’il y a là ! Donc toutes les porches, la vie de palais c’est très sympa. Soit vous n’appelez papa, maman, avec un peu de chance, ils vont vous lâcher un petit paquet. Ça vous dit, bon c' est sympa mais on va peut-être pas se contenter de ça, on va les gratter un peu derrière. On va les gratter, on vas y aller. Parce que la vie n’est pas simple. Et le business, c n' est pas simple non plus. Chaque matin, il faut se lever, s’arracher, prendre son oseille sur la journée. Ce n’est pas easy. Je vous jure, c’est plein de satisfactions ! Donc c’est ça la vraie vie, c' est ça auquel on va se préparer, vous le savez ça hein, c est hyper important que vous ayez ça en tête, on est pas en train de préparer les euros des codes de commerce, c n’est pas simplement ça, on en train d' préparer aussi votre confiance. La connaissance de vous-même. Pour pouvoir avancer, il faut avancer sur les certitudes. J’ai bien dit, les certitudes. Est-ce que vous avez tant de certitude que ça sur vous ? Bah ouais, attends, c’est moi quoi. Je suis au top. Eh bien, c’est ce qu’on va essayer de se faire, ? Comme voyage ensemble. On va essayer le se montrer qu' on peut être au top, on va se donner de la cohérence, d’accord ? Un horizon comme ça ensemble, d’accord ? Sur les mires. Ça c’est bon, et vous allez voir, c’est pas simplement préparer les euros qu’on va faire ensemble. Entendu ? Ouais ? Vous êtes là ou pas ? Oui. Ah c' est bon ça, ils sont là enfin. Faute de volonté, c est à vous de jouer maintenant. Place à l’action. Vous amusez ! Vous entrainez ! Vous savez ça hein, vous savez hein, parce que vous n’avez pas envie d'être comme ça, comme ces gens aigris que je vois dans le métro le matin de temps en temps, non je ne prends plus le métros parce que maintenant ça Je leur dis, allez ça va bien, vous êtes tous au fond, dans la rame là, tout le monde est au top, tout l’monde est au top dans cette rame, là… Il est malade.. J’ai redit il faut travailler à l’américaine, j’ai re-dit à chaque fois, hein, mais les gens ils comprennent pas. Alors que vous, vous comprenez, d’accord, vous êtes des initiés maintenant, d’accord ? Ça c’est fort, ? Bon, maintenant vous êtes plein d'énergie, plein d’envie, parce que vous savez qu’on peut aussi s’amuser, hein. Parce que vous le savez ça, business is fun, vous le saviez ça. Vous pensez bien à une chose, c' est que dans la vie, si vous avez envie de vous amuser, si vous avez un rêve, si avez une ambition, d 'accord ? Quelqu’un soit, putain mais, faites-le quoi ! Donnez-vous, éclatez-vous
01:53:41David Dufresne
C’est fun. Business is fun, vous êtes des initiés, des aupostiennes, des aupostiens. Donc, alors ça, ce n’est pas dans le film, mais tu voulais le montrer pour raconter un peu la genèse du tien. Dans quelle époque on est quand tu te lances dans l’aventure ?
01:53:59Brice Gravelle
Il y a un peu le contexte d’euphorie générale autour des entreprises et c’est sûr que ça joue en fait. On voit que le libéralisme était en train de triompher, la parole se libérait et là ce film-là est un peu plus ancien mais il fait partie justement de ce qui m’intéresse, là les réalisateurs c'était pareil, ils ont accès à quelqu’un. Normalement maintenant je pense que l’idée serait de rester plutôt un peu discret et là au contraire, c'était venez filmer notre formation, regardez comme c’est formidable. Le tournage commence donc en 2017, Macron est élu et finalement on va suivre ce grand patron sous Macron en fait. Et on va voir que pour lui ça se passe assez bien, il y a la suppression de l’ISF qui est décidée par le grand patronat.
01:54:45David Dufresne
Au revoir, tu n’as pas dit ce grand Président, c’est vous. Je ne t’ai pas trompé.
01:54:49Brice Gravelle
Je suis quand même revenu sur terre depuis la fin du tournage.
01:54:53David Dufresne
Voilà, c’est ça, c’est ça.
01:54:54Brice Gravelle
Mais bon, on va voir que, en tout cas, c’est intéressant, je pense, de suivre un grand patron avec un président qui, quand même, est à leur service. Enfin, en tous cas, il fait tout pour qu’ils se sentent bien au pays. Absolument, absolument.
01:55:09David Dufresne
Il y a un autre extrait que tu nous as concocté, qui sera le dernier, qui est en fait inédit, qui n’est pas dans le film. Mais avant ça, j’aimerais parler avec toi de cette générosité dont tu nous dis. Lui-même le dit plusieurs fois qu’il ne laisse rien au hasard et tu te poses quand même la question parce que tout à l’heure je parlais de dérision il y a aussi beaucoup En tout cas il y a un parfum d’autodérision concernant toi-même ton équipe et qu’est ce que vous foutez là quoi à ce moment là et donc tu écris tu dis il me laisse filmer avec une liberté déconcertante On verra, je ne dis pas comment, que la situation va bouger au fil des tournages. Comment tu expliques quand même cette liberté des concertantes ? C’est presque un aveu de ta garde, tu dis, il me laisse filmer avec une liberté déconcertante, c'était une liberté qu’on n’a plus jamais en documentaire parce que tout le monde est formaté, on voit bien là, ceux qui s’apprêtent à HEC sont absolument formatés et notamment un des formatages est le média training, c'était les mecs de com, etc. Donc on n’a plus de sincérité. Là, ce qui est formidable, c' est qu' on a finalement un patron dans son jus. On pourrait dire sincère dans son rôle de patron immensément riche, yacht et compagnie.
01:56:43Brice Gravelle
Parce qu’il assume complètement en fait. Bon, je pense qu’y a l'égo, on en a parlé. Il est vraiment content qu’une équipe vienne le filmer. Je pense qu’il y a même un moment où c’est intéressant parce qu’on voit en fait il y a aussi pas mal de scènes où il est seul ou alors je suis tout seul avec lui dans l’avion. Et des fois on se demandait avec Aurélie, on comblait un peu aussi ces moments où il était seul, où il y était content, il y avait deux personnes avec lui, il nous trouvait plutôt sympa, donc ça lui faisait presque de la compagnie en fait, les seules choses qu’il nous avait demandé de ne pas filmer, c'était des réunions vraiment business, mais alors très technique, où il nous faisait un signe, ça serait bien de sortir, qui était pour une histoire de secret des affaires, qui n'était pas du tout le sujet du film. Donc voilà, et donc en fait quoi qu’ils en soient, je pense qu’on serait sorti ou on aurait coupé la caméra. Mais c'était les seules limites qu’il avait fixées, c’est quand je vous dis d’arrêter de filmer, vous arrêtez de filer, et ça s’est arrivé trois, quatre fois, mais dans des réunions vraiment tellement techniques que c'était sans incidence. Sinon, il nous a laissé filmer vraiment toute sa cuisine interne.
01:57:36David Dufresne
D’ailleurs, est-ce que je me trompe, il me semble qu’il y a une scène où vous avez montré… Mais c’est pas le propos du film et puis ça fait partie du winwin quoi.
01:57:48Brice Gravelle
C'était la seule limite et de toute façon, nous, il n’a jamais été question de filmer en caméra cachée ou de le piéger. On était embarqués avec lui et voilà, le deal, on a vraiment respecté ça et c’est vrai que je dis à un moment dans le commentaire une liberté déconcertante parce que je pense qu’il y a des choses qu’on voit dans le film qui sont très étonnantes et où on était les premiers surpris à ce qu’ils nous laissent filmer ça en fait. Mais parce que, il faut vraiment comprendre, c'était complètement assumé et il estime qu' il n’a rien à cacher à ce niveau-là, en tout cas…
01:58:19David Dufresne
Question de Eoselos qui dit que la question laisse suggérer que le film va marcher. Est-ce que c’est un film documentaire familial, est-ce qu’on peut emmener les enfants ? Et figure-toi que Glaudioman répond, il fait le boulot à ta place, pour adolescent oui, plus jeune il risque peut-être de ne pas comprendre et de s’ennuyer.
01:58:44Brice Gravelle
Que dirais-je à partir de 13-14 ans ? Ouais, je pense qu’il y a eu la projection à Lorient notamment, il y a une employée de Gifi qui est venue avec ses enfants qui devaient avoir 13- 14 ans. En fait, le film, on l’a voulu quand même accessible. C’est pas du tout un film théorique ou didactique. Donc voilà, il n’y a rien c’est pas compliqué à comprendre, c’est très accessible. Bon après, à 12 ans, je pense qu’ils vont 11-12 ans, c'était peut-être un peu dur pour eux, mais oui, oui, on peut y aller tout à fait avec des ados et ce qui est intéressant, c’est que les retours, pour l’instant,. Donc, je pense que globalement, les gens apprécient le film, ils rigolent. Au bout d’un moment, ils rigolent, et après, les débats souvent durent très longtemps. Après, même le débat, souvent, ça se prolonge.
01:59:25David Dufresne
Bien sûr.
01:59:26Brice Gravelle
Et il y a des retours assez contrastés, c’est-à-dire, ce que je disais tout à l’heure, il y en a qui trouvent que le personnage est vraiment fascinant. Et globalement, moi, ce qui me plaît, c’est qu'à la fin, il n’y en a pas beaucoup qui disent que ce n’est pas noir ou blanc, en fait. Il y a une complexité du personnage. Il y a quand même un attachement pour ce personnage, pour Ginestet. Il a un côté sincère que moi, je défendrai toujours. Je pense qu’il a une vraie sincérité chez lui. Et cette sincérité le pousse à accepter qu’on vienne le filmer. Et elle se ressent dans le film, même si politiquement on est en désaccord total et qu’il y a des dérives qui, à mon avis, moi, sont assez incroyables. Mais malgré tout, il reste cette part de sincérité chez lui que je trouve assez attachante. Et voilà, et après, c’est compliqué. Même là, je vais aller dans le Sud-Ouest, dans son fief. Voilà, il faut savoir qu' il a gardé tout son siège social à Villeneuve-sur-lot. Donc c'était 900 employés à Villeneuve-sur-lot. Donc là-bas, évidemment, on ne peut pas le critiquer. c’est le baron local. Parce qu’il est tellement important pour l’emploi que pas touche, en fait, et qu’en même temps ils sont habitués à ces excès, tout ça, et que ça fait partie du personnage, c’est un peu le folklore. Je pense qu’ils le trouvent assez attachant. Après, là il y a eu une grève, ça n’est jamais arrivé, il y en a eu un un an, je crois, à Villeneuve-sur-Lot. C'était la première fois qu’y avait une grève pour des augmentations de salaire. Moi je suis plus en lien direct avec Ginestet, mais voilà, je pense qu’il peut y avoir aussi de la friture sur la ligne à certains moments. Et peut-être que, je ne sais pas ce que ça va devenir de ce modèle de management qu’il a tendant, et peut être que ça s’effriter, créer la lassitude chez les employés, voilà, l’avenir nous le dira
02:01:04David Dufresne
Justement, à propos des employés, il y a Romy qui te demande est-ce qu’il y a un sujet extérieur au film concernant le traitement des salariés dans les magasins ou les bureaux ? Est-ce que de son point de vue, le point de vue du patron est abordé ? Est- ce que le point des salariés est abordé ?
02:01:28Brice Gravelle
Je vous conseille, sur Ginestet en tant que tel, il y a un très bon article du Monde Diplomatique qui a été tout à l’accord de Gifi ou le triomphe de pacotille, qui là est vraiment plus sur l’empire Ginestet, plus les méthodes de management. Nous, le film, comme je l’expliquais, on n’a pas pu avoir une parole vraiment libre des salariés de Gifi, parce qu’on était l'équipe qui suivait le patron, donc en fait, ils ne pouvaient pas se confier à nous. Mais on va avoir cette liberté avec les employés Tati parce que justement ça va, la reprise va pas se passer comme prévu et surtout chez Tati il y a une culture syndicale très forte qui n’existe pas du tout chez Gifi et donc eux étaient organisés, la CGT était vraiment puissante chez Tati et donc ils ont… Cette culture syndicale qui leur permet aussi de s’organiser collectivement. Et voilà, la fin de Tati, ça ne s’est pas fait comme ça d’un claquement de porte. Enfin, il y a eu une opposition quand même et une parole des employés qui s’y est libérée à ce niveau-là, quoi. Mais les employés historiques de Gifi c'était très compliqué parce qu’on était, voilà, on était trop embarqués avec le patron pour qu’il se confie librement. Après, il y a des gens qui se confient en off, tout ça, mais qui ont peut pas filmer mais le sujet du film n’est pas vraiment.Globalement, lui, je n’ai sais ce qu’il dit sur ça
02:02:44David Dufresne
On voit quand même une soumission à tous les étages, et quand il y a révolte… Ça ne dure pas longtemps, il y a une certaine hiérarchie, donc on sent le modèle. On a plusieurs personnes qui viennent de Villeneuve-sur-Lot, notamment Aka Rakir qui nous dit « Je suis originaire de Villeneuve-Sur-Lot, donc la charmante commune, d’où vient Ginestet ? » Voilà, j’ai travaillé pas mal d’années dans l’insertion professionnelle et beaucoup de personnes, notamment les gitans sédentaires, sont admiratifs de Ginestet parce qu’il les fait bosser en masse paradoxe local, un peu le Tapie du coin et Haka Rassir ajoute plus loin, tu peux obliger le commentaire, c’est juste des informations qui sont apportées par le tchat. Est-ce que vous avez abordé la très bonne réputation qu’il a dans les quartiers populaires du Lot et Garonne ? Ginestet est très respecté parce qu’il donne du taf aux jeunes des quartiers.
02:03:53Brice Gravelle
En fait, il est très respecté à Villeneuve-sur-lot de façon générale et en fait surtout il a une force, on n’en a pas parlé, c’est qu’il a un espèce de flair pour sentir des jeunes motivés et les faire monter dans l’entreprise même s’ils n’ont pas les diplômes qui vont avec. Et nous, en fait, à Megève, on a filmé des employés qui avaient 24-26 ans, issus de quartiers populaires, et qui étaient déjà à la tête de deux-trois magasins Gifi, parce qu’en fait, il les a pris à 16-17 ans, ils ont commencé comme dans un magasin classique, et en fait, ils savent voir des gens motivés, les faire monter dans l’entreprise, leur filer la gestion d’un magasin, puis d' un deuxième, et ces employés en contrepartie, ils vont avoir une loyauté sans faille envers lui. Parce que justement, il les a fait monter alors que leur diplôme ne permettait pas forcément d’avoir ce statut salarial. Et donc, c’est un système de management qui est hyper efficace parce que vous avez 26 ans, vous êtes à la tête de 2-3 magasins, jamais vous ne remettrez en cause les méthodes de votre passion puisque c'était lui qui vous a permis d’accéder à ça, en fait. Et lui, en fait, les séminaires de motivation.. Il nous l’a dit, même il théorise comme ça, il dit moi je vois tout de suite, je passe une semaine avec eux et je vais savoir lesquels parmi les 40 employés, s’il y en a 4 ou 5 à faire monter, je sais exactement qui c’est au bout d’une semaine.
02:05:06David Dufresne
Cela dit, dans les quelques scènes que tu montres de séminaires, on perçoit très bien. Je ne parlerai pas de gêne mais en tout cas beaucoup sont mal à l’aise, enfin il y a quelque chose, ils ne savent pas jusqu’où aller, ne pas aller, enfin voilà, il y à une distance. Et puis ils sont impressionnés, enfin je veux dire, ils sont à un mètre du patron et lui, il surjoue le truc, enfin c’est avec une familiarité à la fois réelle et feinte par les conditions puisque en réalité il n’y a aucune familiarité.
02:05:42Brice Gravelle
En fait, pour moi, le séminaire, c’est un peu la semaine de tous les dangers, si vous êtes employé de Gifi, parce que vous arrivez là-bas, déjà, c’est l’alcool à volonté, donc déjà, ça, c´est quand même, en fait c’est comme au poste. Non, non, mais moi, je te dis… Il y a peut-être du bon dans ce modèle, là. En tout cas, vous avez l’impression d'être en vacances un peu au Club Med, vous allez faire du sport, tout ça, le soir, vous allez pouvoir prendre l’apéro. Et globalement, en fait, ça picole, c’est la fête. Mais ce que vous oubliez, au bout d’un moment, c'était que vous êtes quand même au travail, qu’il y a votre patron et que bien sûr. Vous n'êtes pas juste en vacances.
02:06:12David Dufresne
Alors tu sais quoi, avant de mettre l’extrait, je vais remettre la petite bande annonce puisque ça fait presque deux heures qu’on est ensemble et que là je pense qu’il y a pas mal de gens qui viennent d’arriver. La bande annonces de ton film, Des idées de génie, sur Philippe Genestet, le fondateur de Gifi 30ème fortune de France, films d’immersion absolument incroyables, films de cinéma mordants, drôles et pathétiques par moments, tristes, tendres, enfin tout ce que vous voulez, on passe par tous les trucs, tu peux le mettre sur l’affiche si tu veux, et là je vous remontre la bande annonce qui est vraiment fidèle à ce que vous pourrez voir soit dans les avant-premières qui arrivent là dans les jours qui viennent jusqu’au 4 octobre et à partir du 4 octobre c’est dans les cinémas d’ailleurs tu m’as pas dit c'était distribué par qui ? C’est les films des deux rives que le distributeur est parti ! Allez on est parti pour l’aventure on part pour le film.
02:07:40Bande Annonce
C’est une histoire comme on a envie d’en entendre, comme il faut en raconter dans les écoles. Le point commun à toutes nos entreprises se résume en un mot, le plaisir. Et lui, ce qu’il aime, c’est ses salariés. Prière de me faire confiance auprès de mes collaborateurs. C’est l'échappement ! Le côté d’une soirée Gifi, mariée, voilà, Gifi C’est ça ça finalement c’est un patron, mais il n’a rien à cacher, il a envie de tout nous dire. Oh bah moi je pense que tout le monde a des choses à casser quand même. Depuis que Ginestet a repris le bazar, c’est un bon bazar. Un patron qui dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Dès qu’il a racheté, l’ancienne a été morte à ce moment-là. Imaginons une fraction de seconde qu’un des deux entrepôts se mette en grève.
02:09:32David Dufresne
Ah on est en mute, alors attendez, je reprends Wolfram qui disait tellement hâte que ça sorte. En fait, ça sort dès dimanche en avant-première et Brice est en train de lister la longue série d’avant-premières que tu vas faire. Donc c’est en présence du réalisateur à chaque fois.
02:09:56Brice Gravelle
C’est vendredi à la fête de l’Huma à 13h, le soir à Argenteuil, après Toulouse dimanche, et après lundi, mardi, mercredi, jeudi, c’est une tournée autour de Villeneuve sur Lot, donc il doit y avoir Marmande, Mince, j’ai plus toutes les Sainte-Livrade sur Lot, Mons-en-Prins, Libos, quelque chose comme ça, et c'était sous ce ton. Et dimanche à Villeneuve sur Lot, le film est projeté au Fief dans le cinéma de Villeneuve sur Lot donc ça va être intéressant parce que je pense qu’on en a envie. Mais là t’as dégâts du corps là. Ah non, non, pas besoin. Non, non. Il va être tranquille. Ils ont invité Ginestet à la projection donc on va voir peut-être qu’il va venir au débat.
02:10:34David Dufresne
Et là, je vous connais, vous allez tourner.
02:10:36Brice Gravelle
Non, non, non. Peut-être, mais je pense qu’il ne viendra pas. En tout cas, l’invitation a été lancée. Après, on fait une avant-première à Montpellier le lundi. Ensuite, on part pour une grande tournée bretonne qui nous amène jusqu’au 4. Mais sur le site du film, il y a toute la liste des avant- premières. Et le 4, ça débarque à Paris, Montpellier, Toulouse. Il y a d’autres villes. En face de la programmation, les Deux rives bossent dessus. Il y aura des nouvelles salles qui se rajoutent tous les jours.
02:11:02David Dufresne
Voilà, c’est ça. Et justement, il y avait des questions par rapport à ça. On peut savoir si pour la sortie, vous savez déjà combien il y aurait de salles,
02:11:11Brice Gravelle
C’est beaucoup trop tôt, là. Oui, c’est en train de se remplir petit à petit. Et je pense qu’octobre-novembre va être rempli de débats. Là, ce qu’on sait, c’est qu'à Saint-Michel, à Paris, il y aura pas mal de soirées avec débats, donc il y a Monique Pinçon-Charlot qui va venir faire un débat. Parce que c'était intéressant, parce que tout le travail qu’elle a fait avec la grande-bourgeoisie, je pense que y a des similitudes. François Ruffin, il est partant, mais il faut trouver une date qui colle, parce qu’il est assez occupé. Il y a… Danièle Linhart qui viendra aussi, super sociologue, qui est justement sur toute la question des séminaires de motivation et l’aliénation des travailleurs, c’est un peu la référence, donc elle viendra faire un débat. Gérard Mordilla, il y a Nicolas Framont aussi qui a fait un bouquin Parasite sur les milliardaires, qui viendra faire un débat. Enfin voilà, l’idée c'était d’avoir aussi des intervenants extérieurs pour ouvrir au-delà du simple cas de Ginestet. Comme tu disais tout à l’heure, c’est une vision excessive. Mais qu’est-ce qu’il raconte derrière en fait ?
02:12:08David Dufresne
Alors, tu nous as gâté avec un dernier extrait qui, celui-ci est inédit, il faut juste que je le cale.
02:12:20Brice Gravelle
Oui, alors c’est un extrait qu’on n’a pas mis dans le film, donc pour le contextualiser, c'était vraiment, les employés arrivent à Megève en séminaire, ils vont mettre leurs affaires dans leurs chambres respectives, et ensuite il y a un discours d’une heure et demie du patron, et là, j’ai juste choisi ce petit bout de discours, déjà parce que je trouve que c’est intéressant de voir comment ils s’adressent à ces employés. Voilà, on va voir qu’on n’est pas sur un truc très sobre à la Bernard Arnault en conseil d’administration, entre guillemets. Et surtout, je trouve que cet extrait illustre très bien comment à travers un exemple, il va montrer à quel point c’est un paternalisme total dans son entreprise et que finalement, la famille Gifi est plus importante que sa propre famille si vous travaillez chez Gifi.
02:13:15Bande Annonce
Vous êtes les ambassadeurs de notre maillot. Mais aussi de notre culture. À nos côtés, c’est vous. C’est vous qui faites vivre un Gifi à nos clients. C’est vous qui portez les idées de génie. Cette année, il y a une collaboratrice qui m’a fait vivre un moment unique. Un moment qui vous plonge dans un état de reconnaissance, mais aussi d’admiration. Il s’agit, permettez-moi de la citer, de Sylvie Rongier. Sylvie, cela fait 20 ans qu’elle travaille chez Gifi, et depuis deux ans, dans une discrétion totale, elle a écrit, écrit et publié un livre sur la vie. Elle me l’a remis. Elle me la remet en mains propres, en me disant, avant de fondre en larmes, depuis deux ans. Depuis deux ans, vous étiez chaque jour à mes côtés. En vous remettant ce livre, je vais avoir un grand vide. Et que puis-je dire à cela ? Aucun mot, aucun mot n’est assez puissant pour dire ce que je ressens. Prenons l’exemple de ce mandataire qui a grandi avec Gifi. Entré à 18 ans, il gravit les échelons jusqu'à prendre un magasin. Il a embauché sa maman. Jusque-là, pas de souci. Si ce n'était que sa note était en berne. Après l’analyse, il s’est vite rendu compte que le problème était en caisse, et venait justement de sa maman. Elle et lui ont su ne pas confondre sentiment du cœur et réalité business, et en ont tiré les conclusions. Et bien, beaucoup, beaucoup n’auraient pas eu cette lucidité et cette conscience professionnelle, car dans la vraie vie, au nom de nos clients, on ne peut se permettre. Tout mélangé. Aujourd’hui, il continue son ascension chez Gifi puisqu’il est devenu adjoint du directeur de réseau.
02:15:37David Dufresne
Donc, un petit côté Balkany, petite vibe Balkany nous dit pétroleuse. Jane Debrigue nous dit qu’on dirait un numéro de cabaret. Alors là, je vais vous dire, vous allez dire.. Oh c’est du cabaret ! C’est le cabaret, c' est de la tradition. C' est à peu près l’ouverture de la Coupe du Monde, mais en mieux.
02:15:59Brice Gravelle
Il a un cabaret en fait, le château de toutes les couleurs, et derrière il a fait un cabaret quoi. Donc l’allusion au cabaret est très bien vue et il utilise cette salle qui transforme soit en salle pour les tournois de poker, soit en cabaret pour les habitants de Villeneuve-sur-Lot. Il y a un côté très années 70 festif.
02:16:21David Dufresne
Alors, je trouve ça très bien que tu le dises, parce que c’est aussi peut-être ça qui nous parle et qui rend aussi le personnage attachant. C’est-à-dire qu’au fond, on est bien d’accord, je ne parle pas de son système économique de grand patron qui gagne des milliards avec des smicards. Là-dessus, bon. Mais il y a une forme de liberté, au moins de ton et de déplacement dans sa gestuelle, dans sa façon de parler, qui fait du bien, quand même.
02:16:51Brice Gravelle
C’est ce que je disais tout à l’heure, il y a une sorte de sincérité, en tout cas il ne se joue pas un rôle, il est vraiment comme ça. Moi, je n’ai pas vu de différence entre discuter avec lui comme ça librement dans son avion ou quand il discute avec un employé. Il est vraiment tel quel. Le seul moment où je pense qu’il jouait un rôle c’est soit quand là le discours qu’on a vu, il était quand même en représentation parce que tout est écrit à l’avance, ce n’est pas très spontané. Ou alors quand on a essayé, parce qu' on a quand même beaucoup à tenir dans le tournage, on a essayé de faire une interview avec lui et de lui poser des questions de fond. Moi je vais demander : Ça m’intéressait, je lui ai dit, par exemple, au Medef, qu’est-ce qu’il pense de vous, au Medef ? Et en fait, en interview, il se ferme et il répondait toujours la même chose, c’est à dire que, quelle que soit la question que je posais, il disait, je ne sais pas comment font les autres patrons, mais l’important, c'était d’avoir des bons magasins et un bon emplacement je relançais avec une autre question, il me disait le plus important, c’est l’emplacement des magasins. Quelle que soit la question et donc en fait on s’est dit bon l’interview va falloir oublier parce que c’est pas du tout là dessus qu’on va obtenir un peu de sincérité et donc c'était là que le temps long et au bout d’un moment la caméra qui s’oublie fait qu' on arrive à avoir cette sincérité Cette liberté de ton qu’il a quoi
02:18:02David Dufresne
Dans la bande annonce, on voit, il y a quelques-uns de ces lieutenants, de ces secondes et fort que certains sont redoutables, il a quelques conseillers qui sont absolument redoutable à la fois de prétention finalement, ils pensent savoir comment diriger le monde finalement et c’est à la foi tordant et pétrifiant.
02:18:30Brice Gravelle
Il y en a un particulièrement qui aujourd’hui ne travaille plus pour lui, qui est quelqu’un qui vient de la politique, qui était député sous François Hollande, et que nous on récupère dans l’avion de Ginestet, il nous dit qu’il y a un ancien député qui va travailler pour moi, qui vient à Megève voir comment on fonctionne. Il était député sous Hollande un socialiste, et là on ne revient pas parce qu’on se dit déjà et là on tombe sur un personnage…
02:18:55David Dufresne
Là, c’est une très belle publicité pour le Parti socialiste.
02:18:59Brice Gravelle
Évidemment, à l'époque, il était embarqué avec Macron, et ce n’est pas du tout étonnant. Et en fait, c'était là où je me dis, à l’issue d’un tournage comme de l’expérience que j’ai eu pendant ce tournage avec Ginestet, je me suis dit, mais à la fin, le personnage de Ginestet, pour moi, sera toujours 100 fois plus sympathique et attachant et sincère que ce député socialiste qui est quand même…
02:19:24David Dufresne
Surveillez-le quand vous allez voir le film, surveillez l’apparition de ce monsieur, il est absolument redoutable. Je pense qu’on a fait le tour des questions du tchat, est-ce qu’il y a quelque chose que tu voudrais ajouter ou pas ?
02:19:39Brice Gravelle
Non, bah je pense que c’est toujours compliqué parce qu’on peut pas trop en dire..
02:19:43David Dufresne
Et bien non, surtout qu’il y a…
02:19:45Brice Gravelle
Il y a un twist, oui.
02:19:53David Dufresne
Les amis est ce que vous avez d’autres questions pour Brice sinon Aujourd’hui, comme c’est le deuxième invité dans notre nouveau studio, alors évidemment dans un axe qui n'était pas prévu, enfin ça a bordel, pas possible, vous verriez le bureau, mais donc le premier invité, je lui ai dit au revoir, puis il était parti tout seul, et là je me suis dit non, ça c'était impossible, donc je vais raccompagner les invités. Oh bah je peux partir. Ah non, non, parce que tu sais, il va y avoir un moment de tout d’un coup, de la solitude, de la foire qui s’ouvre, quand même Voilà, comme dis-je n’est-ce que dans les bonnes familles, on fait ça, quoi. Donc moi, je vais raccompagner Brice un petit peu, au moins jusqu'à l’escalier, voilà. Je vais mettre un petit truc. Et puis, après, on se reparle tous ensemble. Est-ce qu’on veut ajouter quelque chose ?
02:20:45Brice Gravelle
Bah non, je pense que là on a bien parlé de l’aventure qu'était le tournage, dire que bon voilà ça fait depuis 2017 qu’on est sur ce projet, que ça a été quand même compliqué, que le budget du film est inversement proportionnel à la fortune de Ginestet, c’est pas du tout pour pleurer dans les chaumières parce qu' on a réussi à faire le film, on a été un peu soutenus par la Région Nouvelle Aquitaine, ce qui était quand même super parce que sinon tout ce qui est CNC, tout ça nous ont toujours boulet en 10 ans, c'était marrant, d’ailleurs l’argument c'était de dire de toute façon, vous allez vous faire bouffer par votre personnage et il va emporter la mise. On avait beau expliquer que ce n'était pas un combat d’ailleurs entre lui et moi, mais enfin que c'était autre chose, mais bon bref, on ne parlait pas le même langage donc voilà, on est contents d’avoir trouvé un distributeur qui fait un travail formidable, qui est les films des deux rives et qui se défonce pour essayer d’organiser des fois plus qu’une projection débat que les cinémas gardent un peu le ciné. On a la chance d’avoir le Saint-Michel à Paris qui joue le jeu à fond. On va pouvoir faire plein de débats autour. Parce que, comme on disait tout à l’heure, ce n’est pas parler de Ginestet, c’est parler d’un système économique. C’est pour ça que des gens comme Monique Pinçon-Charlot, on est vraiment ravis qu’elle vienne faire un débat. Venez le voir en salle et puis il y aura plusieurs rencontres sympas. Et surtout, si jamais vous voulez organiser quelque chose près de chez vous, c' est toujours possible d’aller voir son cinéma, cela signifie que le film existe et qu’il est disponible pour des projections. Parce que c’est quand même bien de voir le film ailleurs que devant son écran.
02:22:07David Dufresne
Quand le film sort ? Rappelle-le-moi. Non, non, comme ça on va diffuser la bande-annonce sur les partenaires. Bien sûr. Voilà. Ah, on me dit qu’il y a un raid qui vient d'être lancé. Attends, je n’ai pas vu. Crohn qui lance un raid. Merci, merci, merci bienvenue à tous. Alors là, c’est le moment très emmerdant à quand le film sur les mutins, dans sa vie commerciale, sera terminé.
02:22:42Brice Gravelle
Oui, mais il sera évidemment disponible sur Ciné mutins, mais plutôt, disons, 5-6 mois après la sortie en salle.
02:22:50David Dufresne
Vous arrivez à la fin de l’entretien mais on va refaire un peu parce que je pense que comme vous êtes nombreux à arriver d’un coup, 250 personnes, bienvenu, bienvenu à vous, nous sommes avec Brice Gravelle qui est l’auteur du film documentaire le plus drôle depuis Merci Patron. Il s’agit d’une immersion de combien d’années tu dis ?
02:23:13Brice Gravelle
Bah, 2000, vraiment 2017, quoi. 2017, 2000.
02:23:17David Dufresne
Neuf Voilà, quatre années dans les bagages d’un des hommes les plus riches de France, Philippe Genestet, créateur de Gifi et à travers ce film, je vais vous montrer la bande annonce puisque vous ne l’avez pas vue. Est-ce que tu peux nous remettre l’extrait avec la chanson avant de lâcher l’invité ?
02:23:45Brice Gravelle
L’extrait de la chanson, c’est lequel ? Il y a soit sur le premier, mais ça c'était un peu long, c’est 9 minutes et sinon sur le yacht il y a un peu l’extrait du yacht quoi !
02:23:54David Dufresne
Ou la bande-annonce. Donc c’est un film à la fois tragique parce que c’est le capitalisme dans sa nudité et dans sa brutalité la plus folle au niveau de la manipulation on pourrait dire des employés, etc. Et c' est aussi un film tendre, c’est un film dont on se marre à longueur de temps. Je vais vous montrer la bande annonce qui est extrêmement fidèle au ton du film. Donc si la bande-annonce vous botte, allez voir le film, Vous ne serez pas déçus pour un sou. Est-ce que tu veux vendre ta sauce le temps que je trouve ?
02:24:36Brice Gravelle
Non, tu l’as très bien introduit, c’est une comédie qui peut virer un peu au thriller parfois.
02:24:47David Dufresne
Ah Oh ça c’est bon ça, ça c’est bon. Allez, on en voit ça sort le 4 octobre d’ici là à la Fête de l’Huma vendredi, c'était ça ? La Fête du Huma, c'était la première fête d’une certaine manière, Fête d’Humanité. Moi, je fais mon Ginestet, c’est a voir première, je vous mets la bande annonce, hop, attendez une seconde, je met la bande annonce et on se retrouve dans deux minutes. Voilà, c' est parti, à gauche, point plume, Brice Gravelle réalisateur, à droite un poids lourds, Philippe Ginestet, 30ème fortune de France, des idées de génie, point d’interrogation dans les bagages d’un grand patron, ça sort le 4 octobre.
02:26:02Brice Gravelle
Allez, on est parti on part pour le film.
02:26:06Bande Annonce
C’est une histoire comme on a envie d’en entendre, comme il faut raconter dans les écoles. Le point commun à toutes nos entreprises se résume en un mot, le plaisir. Et lui, ce qu’il aime, c’est, euh, ses salariés. La confiance de mes collaborateurs. C’est les gens trop morts ! Nous connaissons une soirée Gifi mariée. Voilà, il y a Gifi c'était ça. Finalement, c’est un patron, mais il n’a rien à cacher et il a envie de tout nous dire. Oh bah moi je pense que tout le monde a des choses à casser quand même, quoi. T’as pris ? Depuis que Ginestet a repris le bazar, c’est un grand bazar. Un patron, qui dit ce qu’il fait, et fait ce qu’il dit. Dès qu’il a racheté, l’enseigne est morte à ce moment-là. Imaginons une fraction de seconde qu’un des deux entrepôts se mette en grève
02:27:37David Dufresne
Voilà, absolument, French Shopping, c’est le bon mot que je cherche depuis que j’ai vu le film. Tu viens de le trouver délicieux. C’est un film délicieux, mais vraiment. Voilà, c’est un film de critique sociale, on peut dire radicale, mais avec un élan plein d’humour, plein d'énergie. Voilà, donc c' est vraiment super, French shopping, je t’invite vraiment à aller voir le film ! Les amis, on est un peu rincé ! Dans notre nouveau studio, on a passé plus de deux heures avec Brice. Je vois qu’Olivier Azam souhaiterait que nous fassions une soirée au poste, un débat, je ne sais pas, oui, il a dit ça tout à l’heure. Michel, ça pourrait être super. Voilà, Rolland nous dit merci pour ce film, j’espère qu’il sera programmé. Merci pour ce film et le passage au poste, te dit Glaudioman. Qu’est-ce qu’on nous dit d’autre ? A quand ? Oui, ça, on a déjà posé la question. Monsieur ZD nous dit j’aime bien les autres interviews, mais c’est sympa, cette interview dans la même pièce. Vous êtes choupis ! Alors c’est réussi. Brice,on te dit tu fais sonner deux coups. Brice, pour bien dire que tu es rentré, voilà, Spawn Music te demande est-ce que des interventions sont prévues en région, enfin tu as dit en province, pour promouvoir le film et échanger avec le public en effet, alors tu peux le redire.
02:29:10Brice Gravelle
Il y a la tournée d’avant-première et même après le 4 octobre novembre décembre il y a plein de dates qui sont en train de se caler un peu partout. Il y à une tournée dans l’est de la France qui est bouclée, il y a une tournée en Gironde, enfin oui on va se déplacer vraiment partout. On n’est pas que sur la sortie parisienne.
02:29:28David Dufresne
Alors, il y a quelqu’un qui se propose qu on connaît bien ici puisque c'était un des tout premiers modos, c’est le camarade François Scorch, musicien d’au poste, qui dit que si vous avez besoin d’un DJ pour l’after partie, il est partant. Junigam te dit, venez à Toulouse. Mais c'était prévu. Dimanche à Toulouse, au festival du Fufi Gros, le festival international de Groland, qui existe depuis un certain nombre d’années. Le film sera là, Brice sera présent, voilà, il y avait quelque chose d’autre que je trouvais sympathique mais que je ne retrouve pas, c’est chiant, c'était un message de M. Azam qui, ah voilà, tu disais ça, ah merde, attends. Ah mince à sauter, il y a trop de sages dans le chat qui accompagnent. Ça c’est du vrai, bravo les gars, et la classe aux postes, on te raccompagne, c'était pas comme BFM. En effet, BFM t’arrives, t’as une maquilleuse. Tu sors du truc, on te dit, tenez, prenez la lingette, démerdez-vous. C’est un truc extraordinaire, les chaînes d’infos, comment les chaînes d’info traitent leurs invités, c’est quand même assez génial. Les amis, je raccompagne donc Brice. Parce qu’on n’est pas chez BFM. Parce qu’on n’est ni chez les cons, ni chez BFM. Et je reviens avec vous et je vais répondre parce que je vois qu’il y a des petites questions concernant le prochain quiz, etc. Non, BFM ne paiera pas le taxi, nous avons déjà eu une invitée, c'était Fatima Ouassak qui avait commencé son entretien dans le taxi de retour de BFM. Merci Brice, bonne soirée, dit Glaudioman.
02:31:28Brice Gravelle
J’aime vraiment la musique. J’adore la musique, j’adore l’ambiance, je veux dire que c’est très bien, je vous remercie beaucoup d'être avec moi.
02:31:30David Dufresne
Mélène te dit Brice, pense à Perpignan, merci Brice te dit Jeanne de Brigue, à plus tard dit François, merci Brice, on ira au ciné, Spawn Music dit, mais attendez avec tout ceci, que faire de mes idéaux capitalistes ? Tu peux investir dans auposte ou dans une place de cinéma, merci, te dit Jessie James, Jessie c’est celle qui relève les questions, celle qui éclate l’application.
02:32:11Brice Gravelle
Un sacré boulot, oui. Marseille, c’est en cours, mais ce n’est pas encore finalisé, mais la distributrice est dessus. On espère quand même réussir à faire un projet à Marseille.
02:32:23David Dufresne
Au poste j’achète nous disent, vas-y, vas y, les dons, les amie, les dons sont défiscalisés, vous voulez devenir le Philippe Ginestet de la Riposte, vous voulez devenir le Bernard Arnault de la Riposte défiscaliser vos dons je vous jure que c’est vrai, vous faites un don auposte et 66 % de votre don est déduit des impôts, c' est vrai, c est vrai parce que nous sommes une société de presse en ligne, dûment reconnue comme telle, et que nous passons par la plateforme J’aime l’info, reconnus d’utilité publique et ça permet de financer l’Anti France que nous représentons avec immensément de plaisir. Voilà, je raccompagne Brice.
02:33:09Brice Gravelle
Merci pour l' invitation en tout cas, c'était très agréable.
02:33:17David Dufresne
Qu’est-ce que je devrais changer ?
02:33:18Brice Gravelle
Bah d’embaucher du monde parce que ça a l’air d'être, tu fais tout tout seul, faut trouver des bénévoles comme au Puy du Fou quoi, des Puy Fou pour au poste, ils sont 2800 bénévoles, je crois qu’il faudrait que tu en trouves une centaine qui viennent t’aider mais non bah sinon c’est bien mais après le canapé c'était bien aussi mais il y avait ce problème de micro, il y a toujours un problème au post, après C’est impressionnant quand même parce que vous avez la régie, c’est quand même un sacré truc et t’arrives quand même à bien penser à plein de trucs. Mais là, tu sais, c’est très bizarre.
02:33:49David Dufresne
Parce que c’est la première fois que je le montre à un invité.
02:33:52Brice Gravelle
De la cuisine, la cuisine quoi tu vois.
02:33:55David Dufresne
Là, t’as absolument toute la cuisine, toi il me manque un écran, dans le monde, il y en a trois, mais t’as vu ?
02:34:02Brice Gravelle
Et en plus tu dois penser à poser des questions, suivre les questions du tchat, c’est impressionnant.
02:34:09David Dufresne
Je vais vous mettre, puisqu’on parlait de Toulouse, je vais vous mettre notre ami Valentin, que nous avions filmé en fin de manifestation en avril et ensuite je profite de la vidéo pour accompagner Brice, merci beaucoup.
02:34:33Brice Gravelle
Merci beaucoup, merci bonne soirée.
02:34:36David Dufresne
Valentin à l’Accordéon.Bravo, bravo, bravo pour l’artiste ! Merci beaucoup, merci Valentin, merci, merci. Ça, ça va nous faire un beau clip, merci merci. On va le revoir, on va le revoir. Et voilà, on l’a revu, et voilà, c'était Valentin dans les rues de Toulouse. Voilà, chers amis, j’ai raccompagné Brice. Un jour, on pourra même payer les taxis des invités, vous vous rendez compte, ce serait quand même top. Ben voilà, je voulais avoir vos petits retours sur l’entretien. Bon, là j’ai vu que vous étiez convaincu par le film et ça c’est top. Je remarque qu’on a suivi le sondage que vous pouvez encore remplir si jamais vous ne l’avez pas fait, je remarque qu' on n’a pas grand monde le soir. Alors que le sondage disait, il faudrait vraiment qu’il y ait des émissions le soir, le matin je ne peux pas,alors je ne vous blâme pas vous parce que vous êtes là, Mais on n’a pas grand monde là le soir par rapport au matin. Alors est-ce que c’est une question d’habitude ? Parce que c’est vrai que pour l’instant on n’a pas fait beaucoup d'émissions à 18h. Je ne sais pas si vous avez une petite idée, je serais vraiment partant. Oui monsieur Azam, nous sommes, nous croyons aux sondages. À propos de ça d’ailleurs, nous recevons dans quelques jours le journaliste de Libération qui sort un livre, il a passé 8 ans, Rachid a passé huit ans, je vais vous montrer les festivités, il à passé dix ans à suivre la gauche pour livrer et il sort avec un bouquin plutôt désenchanté et marrant, là aussi, sur la politique et les journalistes politiques et ce monde étrange qu’est le journalisme politique. Et justement, il est beaucoup question de la sonde agitation aiguë, voilà. Alors les notifs Twitch ne marchent pas, alors ça, Jeanne, je ne sais pas. Je ne sais pas, pour moi c’est un immense mystère, c'était un immense mystère. Que le fonctionnement des notifications Twitch. Je travaille de nuit, je ne suis pas du matin, cet horaire me va bien, Non, mais c’est ça qui est cool, c' est qu’il n’y a pas forcément les mêmes personnes dans le tchat le matin que le soir, donc ça permet de partager un peu la parole. Donc ça c’est bien cool, ça c' est bien cool. Alors, il y a Arrêts sur image, Cassandre, Intergalactique, je ne connais pas Intergalactique, en même temps nous dit Satrappe, il y à ceux qui mangent avec leur famille et leurs conjoints, bien sûr. Alors, gentil syndicaliste, qui était hier avec nous dans notre première au poste en public à Paris, sans invité, j’entends, C'était bien d’avoir l’invité en proximité, les échanges étaient facilités. Alors moi je vais vous dire, c’est le jour et la nuit, c’est le jour et la nuit, mais pour ma part, mais plutôt que de vous en dire plus, je serais vraiment ravi de vous entendre là-dessus, qu’est-ce que vous avez perçu ? Qu’est-ce que vous avez perçu de l’entretien ? Oui c'était extra, beaucoup plus sympa dit Pimiko, mais dites-moi en quoi c’est plus sympa ? François qui nous dit oui, très mieux, plus chaleureux, oui. Moins de soucis techniques, bon alors à part le problème de l’ambiance et plus de problèmes techniques mieux les deux l’un à côté il y a un truc à l'écran Alors en fait, ce n’est pas ce que vous êtes arrivé, mais en cours, en fait ce qui s’est passé, c’est que on a, j’ai dû modifier en cours de route parce que normalement l’invité est sur, et sur, je vais vous montrer, normalement, l’Invité il est là, normalement L’Invité il est là, sur ce magnifique canapé orange, il est, et moi je suis en face de lui. Malheureusement, le micro de l’invité ne fonctionnait pas. Donc c'était un peu ballot, donc j’ai proposé à Brice de venir. Alors je sais que certains comme Olivier ont trouvé que c’est mieux qu’on soit face à face, mais justement je trouve qu’il y a quelqu’un qui vient de dire que ça avait un côté des chiens la mise en scène. Il y avait un coté dans la mise-en-scène pas à pas. Et en fait, alors pour le coup, il faudrait que moi, je suis incapable de regarder les émissions, je ne regarde jamais aux postes, donc je ne parle que d’un point impressionniste ou instinctif. C’est pas bien, je devrais regarder, mais les deux personnes, l’une à côté de l’autre, pour le coup je trouve que c’est une écriture très, soit commentateur sportif, soit très twitch et j’ai pas très envie de ça quoi, voilà. À côté, c’est mieux, c’est une vraie discussion d'étendue et spontanée. En fait, peut-être que je me trompe, mais je pense qu’on aura la même chose quand il n’y aura plus de problèmes techniques avec le canapé. Alors, la prise de vue de travers, oui. La prise de vue, donc en effet, la caméra a été trop basse, par exemple. Débrouille-toi au moins pour que les regards se croisent. Tu regardes à gauche, tu devrais être à droite de l'écran. Ah non rien, là si je suis là, que je regarde le canapé, normalement on l’a là, justement là on l’a. La prise de vue de travers donne une impression malaisée. Ah oui, tu veux dire pour l’invité ?. Alors franchement là, je l’avais posée au mieux, mais ce n’est pas du tout la meilleure position. Écoutez, on va faire d’autres essais. Alors après, il y a un autre truc, c’est qu’en réalité, avec ce canapé, il y a un magnifique je vais vous le montrer. Vous voyez là-bas, dans le fond, il y a le fauteuil qui va avec et l’idée, ça c’est la lumière de l’invité, et l’idée finale, ce serait que je sois en face de l’invité sur le fauteuil, qui est là- bas, mais qui serait plus proche. Alors, par contre si canapé, il faudra mettre ta tête en hauteur. Non, en fait justement elle était trop haute aujourd’hui. Bonsoir, les deux sur le canapé avec des écrans en face, peut-être, c’est une idée. C’est un peu froid, ça manque encore de déco je trouve Jeanne, je viens de ranger les cartons. Et vous êtes parfois vous êtes vous êtes à fond quoi Il faudra un drone qui puisse faire des petits zooms sur les visages Comme chez le psy mord de rire il faut faire des essais je pense bah oui voilà c’est ça c' est ça non mais on va on va faire des on va faire des essais quoi Après parce que si vous voulez la difficulté l’avantage de Brice, c’est que Brice est de la partie, donc lui, d’avoir en face de lui tout ça. D’avoir un deuxième écran ici, des claviers, le stream deck, etc ça l’amuse. Mais je pense que ça peut être extrêmement déconcertant pour un tas de gens, ah oui, attendez, j’aurais dû vous le montrer Attends, non, je vais faire ça autrement. Voilà, donc d’avoir ça, d' avoir, par exemple, ça vous voyez pas, mais c’est les questions, c'était comme ça qu’on prépare l'émission. Voilà, avec tous les liens qu’Euryale vous renvoie, plus ceux qu’elle trouve. La régie en face, ici la Glaudioapp avec le chat, ici la communication avec la régie pendant l’entretien, ici ou là. Ici, par exemple les gens qui se sont abonnés, Chartreau, Loïs, CSE et Donne-la-Papate, merci beaucoup. Merci infiniment à Kador pour son don à un donateur anonyme et à un autre donateur anonymes, voyez, j’ai ça, bon voilà, tout ça pour vous dire qu’ensuite il y a un deuxième écran, ensuite il y à les claviers, les trucs, les machins, bon bref, pour quelqu’un comme Brice. Je pense que ça le fait marrer, parce que c’est l’idée de la partie. Mais pour un invité qui n’est pas de la partie, ça peut être très décontenançant à mon avis, voilà, voilà. Merci Moleskine. Ça peut aussi dépendre de l’invité, de la dose d’affinité, de complexité que vous avez tous les deux. Tu sais, Brice, on s’est vu peut-être deux, trois fois dans notre vie, il n’y a pas la complicité, elle naît dans l’entretien, en fait regarde juste les rushs du départ, tu verras que Brice est moins décontracté qu’ensuite c’est pour pinailler. Oui, non, ça je l’ai bien senti, mais alors, là tu as deux phénomènes. Tu as le premier phénomène qui est, si tu veux, de début d’entretien où il faut briser la glace. C’est-à-dire qu’il y a toujours un moment.. Voilà, et nous on est en direct, on prend le temps et on n’est pas avec des gens, la plupart du temps, qui sont forcément des professionnels de l’entretien, si tu veux. Ah ben dis donc, alors là c’est la grande soirée, bravo, waoh, waoh, waoh ! Bonjour, bonjour tout le monde, bonjour à vous tous, bon.. je ne sais pas qui vous êtes, qui sont les raideurs. Merci à vous de nous rejoindre, on est en train de débriefer l’entretien que j’ai conduit avec le chat en direct de Cupertino. Ah oui, c'était l’Apple machin aujourd’hui, non ? On couvrait la conférence d’Apple. Alors qu’est-ce qu’ils ont annoncé Apple ? Qu’est-ce qu’ils ont annoncé Apple. Bonjour le réel, bienvenue, bienvenu ici, vous êtes au poste, au poste qui a maintenant un studio, regardez, voilà, l’invité est parti puisqu’on a passé plus de deux heures avec lui, Brice Gravelle, auteur, réalisateur du film des idées de Junie, un film absolument hilarant sur le patron de Jiffy, à la fois hilarant et terrible sur le monde dans lequel nous sommes, dans le monde de Steve Jobs, dans le monde du capitalisme le plus échevelé. Benji nous dit de nouveaux produits périmés dans deux ans. Il est beau le fauteuil, merci beaucoup Muraz, merci, un iPhone qui fait le café, ça peut m’intéresser. Là, j’avoue que ça peut l’intéresser, 3 000 balles, non, non. Décomplexé, merci Olivier, merci, c’est exactement le mot. Alors, je vais vous montrer la bande annonce du film de Brice. Donc, sachez qu’ici, au poste, ça existe depuis février 2021, nous avons un site internet sur lequel nous mettons toutes nos vidéos et la plupart du temps nos entretiens. Je vais chercher le site pour vous le montrer vite fait, ça s’appelle auposte.fr parce que nous, comment dirais-je, on tient à notre autonomie, on tient à notre indépendance, on parle beaucoup de capitalisme, de flic, de justice, de féminisme, d’environnement, etc. On n’a aucune confiance dans Twitch, donc on a notre base arrière qui pourrait… On a notre base arrière, voilà, je vous la montre, c’est ici, excusez-moi, voilà. Ça s’appelle au poste.fr, vous y retrouvez tous les lives que nous faisons. 1 651 heures d'émissions, 395 émissions, plus de 313 invités, 470 donateurs, notre modèle économique c’est celui-ci, c’est uniquement les dons. 1400 membres du site, plus de 10 000 followers sur Mastodon. Et voilà, donc au départ c'était suite à un Pays qui se tient sage, le film que j’avais réalisé en 2020, qui faisait suite à mes signalements de violences policières dans les manifestations et singulièrement contre les gilets jaunes. Et au poste, c’est singulier vraiment autour des libertés, autour des libertés publiques, des libertés individuelles. Voici les différents thèmes que nous abordons, l’antifascisme, le capitalisme comme ce soir, la culture, l’environnement, le féminisme, l’histoire, Internet, tiens puisque vous avez regardé Steve Jobs, nous avons interviewé des gens qui avaient fait Les 100 jours de zbeul, nous avions fait une émission sur Aaron Schwartz, nous avions fait une mission sur Twitch et la politique, et la politique de Twitch, etc. On a plusieurs émissions à venir sur l’histoire et la contre-histoire d’Internet, Justice, Libertés, médias, polices, politiques, sociétés. Toutes ces émissions, vous les retrouvez sur notre site. Et voici la liste des invités, plus de 300 invités. Vous pouvez retrouver la liste complète ici, retrouver les émissions auxquelles ils ont participé. Apple se met en mode collectiviste, l’appareil de production des commandes est aux mains des travailleurs, on arrête de faire bosser les gosses en Asie et on fait des produits qui durent. Voilà, exactement. Déjà, 300 invités, vous imaginez le boulot, c’est un taf de malade puisqu’ici un invité qui a publié un livre, son livre est lu de la première à la dernière page, un invités qui a réalisé un film, Le film est vu intégralement et en vitesse normale, voilà c’est le minimum quoi, c' est le minimum. Vous pouvez retrouver aussi l’intégrale des émissions si ça vous intéresse sur l’onglet intégrale. En septembre, voici la liste des entretiens que nous avons fait en août, en juillet, on n’arrête pas en juin, en mai et ainsi de suite. Sachez que vous pouvez aussi retrouver toutes nos émissions en podcast. Ils sont là, y compris d’ailleurs chez Apple Podcast. Voilà, ça marche très bien. Et d’ailleurs, si jamais vous nous suivez, n’hésitez pas, vous connaissez le truc, le machin, à affoler un petit peu les algorithmes de Steve Jobs et compagnie. Merci Jeanne, voilà, est-ce que vous voulez que je vous montre la bande-annonce, les copains qui viennent d’arriver, je vais vous montrer la bande annonce, mais d’abord je vous fais un petit point promo. Vendredi nous serons avec Chowra Makaremi qui est déjà venue au poste, qui revient pour son livre « Anthropologue d’origine iranienne, femmes engagées ». Nos services connaissent bien Chowra qui nous revient, puisqu’elle avait été convoquée il y a quelques mois, qui nous vient un livre sous le bras sur un événement majeur, le soulèvement des femmes et des hommes en Iran, une révolte qui ne cesse pas malgré la répression, et c’est une joie de la recevoir. Elle sera ici au poste en studio puisque maintenant on a un studio grâce à vous, les donateurs. On peut payer un modeste loyer pour pouvoir recevoir les invités et essayer d’avoir moins de déboires techniques. Alors, le jeudi prochain, nous serons en public avec Arié Alimi, l’avocat, pourfendeur des violences policières qui revient avec un second essai, l’État hors la loi, apparaître à la découverte, il e-mail avec fougue et on le lit avec délectations, réflexions sociales, envolées philosophiques, récits du barreau, un auposte spécial en direct depuis l’Orange, librairie des apaches de Ménilmontant, Paris 20ème, Le Monte-en-L’air. On fera ensuite une émission vendredi 23 avec la porte-parole d’Attac et un représentant de l’association Passons-nous, association des quartiers, qui viendront tous les deux nous parler de la grande marche contre la répression qui se tiendra le samedi, le lendemain, le 24. Alors à l’heure qu’il est, ce n’est pas très clair si cette marche, Elle est dans toute la France ou uniquement à Paris en tout cas nous, on y sera, on sera en direct de la manifestation. Le 27 septembre, je vous en parlais à l’instant, huit années durant, Rachid Larreche a marché dans la combine, journaliste politique pour Libération. Il a fait des déjeuners secrets avec des professionnels de la politique, petites phrases assassines et lâches et anonymes sondagite aiguë, conquête et jeu de pouvoir, course de petits chevaux. Il en revient, livre à la main, comme d’un front perdu, fatigué, mais alerte, las mais combatif, on va se marrer. Le livre s’appelle « Il n’y a que moi que ça choque, huit ans dans la bulle des journalistes politiques, postface de François Ruffin ». Qu’est-ce que nous avons encore en magasin ? Nous avons la Guadeloupe, la Guadeloupe, mai 67. Un an avant mai 68, au racine coloniale du maintien de l’ordre avec Elsa Dorlin et Mathieu Rigouste dans Massacrer et laisser mourir paru aux éditions Libertalia, la philosophe Elsa Dorlin et le chercheur indépendant Mathieu Rigouste reviennent sur une part terrible de la République, le massacre des protestataires guadeloupéens à la manœuvre un préfet nommé Pierre Bolot, bientôt père des BAC, Brigade Anticriminalité, en Seine-Saint-Denis, devenu central dans le dispositif politique c’est ce que je raconte dans le dispositif policier actuel. De l’importance du passé pour éclairer le présent, pour Mathieu c’est sa deuxième convocation au poste, pour Elsa c'était une première. Et il y a plein d’autres choses, notamment Florent qui est dans le tchat qui sera convoqué dans quelques jours pour cette bande dessinée qui sort dans quelques jours également. Global Police, ça paraît aux éditions Delcourt, La question policière dans le monde et l’histoire, Florent Calvez, ou Calvet, je ne sais pas comment on dit, tu nous diras, c’est le dessinateur Fabien Jobard, c' est l’auteur, sociologue bien bien connu de nos services. Voilà le programme pour les jours qui arrivent, voyez ici ça bosse dur, ici ça bosse dur en France. Je vous mets la bande-annonce et après je vous dirai mon point de vue sur le dispositif d’aujourd’hui. Le film sort le 4 octobre, si la bande-annonce vous intrigue dans quelques heures l'émission sera en replay sur auposte.fr c’est l’endroit où il faut se rendre et vous pourrez écouter tout l’entretien avec Brice Gravelle son réalisateur, c’est parti !
03:01:22Bande Annonce
C’est une histoire comme on a envie d’en entendre, comme il faut en raconter dans les écoles. Le point commun à toutes nos entreprises se résume en un mot, le plaisir. Et lui, ce qu’il aime, c’est… ses salariés. Prière de me faire confiance auprès de mes collaborateurs. C’est méchant qu’on manque ! Nous connaissons une soirée Gifi, une mariée Gifi ! C'était ça ! Finalement c’est un patron, mais il n’a rien à cacher, il a envie de tout nous dire. Oh bah moi je pense que tout le monde a des choses à casser quand même ou pas ? Papy ! T’inquiètes pas !Ce que j’ai ici, a repris le bazar. Oui. C’est un bon bazar Un patron qui dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Dès qu’il a racheté, l’enseigne était morte à ce moment-là, imaginons une fraction de seconde qu’un des deux entrepôts se mette en grève.
03:02:53David Dufresne
Eh oui, nous sommes partenaires du film, ça se voit, voilà les amis. Bon, on se marre bien quand même, on se marre bien. Ah, qu’est-ce que je suis heureux qu’on ait ce petit studio. Donc, je vous disais tout à l’heure, puisqu’on était en train de faire le débrief technique de l’entretien, d’abord, il y a un premier point. C’est que le début d’une conversation, parce que moi j’aime appeler ça comme ça ou d' une causerie, c'était qu’il y a un petit temps d’observation, il faut briser la glace, etc. Et en effet, Brice était probablement tendu au début de l’entretien parce qu’il voyait que moi je suais avec cette histoire de micro. Donc au début il faut faire attention à ça. Ensuite je pense qu' il y a la question effectivement de l’axe de caméra etc. Bon écoutez on va on va faire des essais, on verra bien, on va bien au fur et à mesure mais surtout l'élément pour moi central c’est que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ça allait beaucoup plus vite en réalité. Il y avait beaucoup moins de temps mort, parce qu’il y a le langage non-verbal, il y a aussi le langages corporel, et donc l’invité quand il commence à éteindre sa phrase, à terminer, sa main aussi se pose, moi je peux lever le doigt comme ça et donc il y a quelque chose qui se joue, qui est beaucoup plus rapide et surtout plaisant et agréable qu’en visio. Donc voilà ça pour moi c’est le super truc quoi voilà c'était vraiment le super truc alors je sais pas si vous l’avez ressenti ou pas parce qu’il y avait pour des raisons techniques d’autres problèmes qu’ils n’avaient pas d’habitude voilà mais pour moi ça était plus fluide que c'était j’avoue j' avoue en tout cas c' est le sentiment que j’ai eu quoi voilà, les amis, il est temps de se dire au revoir. Je vous remercie infiniment, sachez qu’il y a un séminaire qui ne sera pas filmé secret des modos au poste ce week-end. Voilà, nous allons nous réunir pour la première fois, tous les modos vont se rencontrer, se voir, parfois se découvrir. On va faire un petit bilan. On va aller à la cantine de Césure, c’est très bon. Voilà, et tu n’as pas le poids technique de l’invité. Ah bah oui, oui, parce qu’en fait, si vous voulez, aujourd’hui, le gros problème, l’origine des problèmes qu’on peut avoir quand on fait des entretiens en visio ne vient plus de nous. On a résolu 95 % des problèmes. Quand il y a des problèmes, ça vient de la connexion de l’invité, de l’appareil avec lequel il se filme, etc. Alors, est-ce que les invités peuvent lire le tchat depuis le canapé ? On verra la prochaine fois. Là, par exemple, il y avait aussi un truc, c’est qu’il y avait un truc qui était très très bien, c'était que Brice avait magnifiquement préparé l'émission, donc il y a des extraits. Et les extraits lui permettaient de lire justement le tchat. Pour l’instant, il n’y a pas d'écran, on est en train d’essayer d’en trouver un pour qu’effectivement l’invité ait le retour du tchat. On me dit qu’il y a un nouveau raid, cette fois-ci d’arrêt sur image ? Ce n’est pas Dieu possible ! Merci beaucoup Jean Ferraille. Bravo pour toutes ces expériences, parfois au bord du gouffre. Force à toi et à toutes ! On n’arrête pas, quoi ! Ah non, tu veux dire que nous on pourrait les aider, c’est ça ? Ah pardon, excuse-moi, j’avais rien compris. Écoute moi c’est ça qui me fait marrer, c’est qu’on se met en danger tout le temps, voilà. J’aimerais que quelques points techniques qui étaient acquis ne reviennent pas, oui oui merci Euryale, ne revienne pas quoi, voilà, mais là c’est évident, hier on a fait un live, je ne sais pas si vous l’avez regardé, nous on s’est vraiment marré dans la salle, là par exemple on a fait un retour d’expérience, Le premier truc qu’il faut, c’est qu' il faut qu’y ait le tchat dans la salle quand on fera d’autres émissions en public pour que le public puisse réagir à vos vannes, à vos blagues, à nos commentaires, à vous remarques, à votre observation, à ma critique. Et moi aussi, il faut que je puisse avoir un retour, donc on cherche des écrans, on cherche un écran. Les derniers rediffusions arrivent bientôt, merci Euryale voilà et donc là c’est vrai que bon voilà à chaque fois on rajoute des paliers, moi j’ai besoin de ça pour sentir le truc organique et vivant, je supporte pas l’habitude, mais là je pense vraiment qu’on est en train de faire un saut, ce saut je vous le redis puisque Lionel, tu es toujours là, Lionel Simon ? Est-ce que tu es toujours là ? Merci Roland, oui Lionel tu es là, Lionel n’est-il pas vrai qu’hier je vous ai posé la question de confiance à tous ceux qui étaient venus en direct quand on est allé boire un petit coup après, est-ce que je ne vous ai pas posé la question de confiance qui est, est ce que j’en fais trop avec les dons ? Quelle fut votre réponse unanime ? Monsieur Lionel, absolument pas, quoi. Je ne vais pas poser la question Gentil syndicaliste qui était là aussi ! Absolument ! Absolument ! J’ai rien dit ! C’est pas vrai ! Alors mais ce mec, il est incroyable ! Incroyable ! Incroyable faut en faire moins, mais en faire souvent surtout. Qu’est ce que ça veut dire, Salut Euryale Voilà, j’ai été surpris parce que c’est pas un truc que j’aime faire. C’est pour des raisons de fierté mal placée ou quoi que ce soit, mais voilà, je n’aime pas le faire. J’ai toujours l’impression qu’on en fait trop. Merci beaucoup Florent, merci beaucoup. Tu ne veux toujours pas venir pour l'émission ? Pas t’entendre sur la méthode à chaque fois, mais le rappeler tous les quarts d’heure au moins. Ah ouais mais ça c’est dur, sans déconner c'était dur. Bon, de toute façon, dans le séminaire, au poste. Oui, ça t’as raison, bien sûr. Tout le monde n’est pas là tout le temps, comme toi et moi, absolument. Il faut le faire, sinon l'émission va s’arrêter. Gentil syndicaliste ou alors pas tous les quarts d’heure mais rappeler les chiffres et l’enjeu mode factuel et Lionel dit on a répondu plus il faut plus d’appels plus d’appels aux dons donc Donne lapapatte a mis en place alors déjà j’ai fait un truc dans la page dont j’aimais enlever le petit bouton et j’y ai mis directement éviter un clic donc je vous rappelle vous allez sur la page dons vous pouvez faire un don mensuel du montant que vous voulez ça peut être 1 euro ça peut être 1312 euros ça peut 100 euros bon je vous rappelle pas la méthode puisque voilà c’est pas la peine mais on a aussi ce petit graphique extraordinaire où en sommes nous vous êtes 470 donateurs en ce moment le point d'équilibre, c’est ça en fait l’enjeu, le point d' équilibre il est à 700. C’est à dire qu' aujourd’hui si on voulait si on voulait mieux payer les gens. Ne pas perdre d’argent parce qu’en réalité je crois que je vous l’ai jamais dit mais en fait moi je perd de l’argent moi je perd de l’argent faudrait qu’on arrive à 700 voilà La barre dans le tchat, sur le stream, oui. Qui pourrait s’animer comme ça, ce serait pas mal. Une barre d’objectifs, ce serait pas mal. Donc ça, c’est un travail qui va être discuté. Je sens qu’il va y avoir des discussions techniques ce week-end. Voilà, parce qu’y a des petites surprises, vous verrez, des discussions techniques. Donc effectivement, cette magnifique animation pourrait peut-être être sur le stream directement. Peut-être je pense qu’elle pourrait être sous le tchat là, vous voyez à une époque. Voilà, donc chers amis, je vais rentrer. Euryale va probablement préparer la vignette pour l'émission, pour la rediffusion. On va envoyer tout ça, maxi excuses pour les petits retards sur les deux diffusions, ça n’arrive jamais, mais l'émission de samedi c’est un live de 7 heures, on a coupé pour enlever les tunnels noirs etc. Et je ne sais pas pourquoi ça bloque, j’arrive pas à la télécharger et donc il y a un effet de cascade ce qui fait que les deux autres émissions par la suite ne sont pas encore en ligne, mais ça ne devrait pas tarder. Voilà, j’envoie les crédits, chers amis, les crédits où il y a les donateurs, et je le rappelle à Donne La Papate qui nous écoute, en ce moment même, certains donateurs apprécieraient que ce qu’il y a dans la page crédit soit également sur le site. Voilà. Amis de la police et du café de la tendresse utopiste et des streams sérieusement libres. Mille, merci d’avoir suivi ce nouvel épisode d’au poste. Des idées de génie, voyages chez Gifi. Le docu le plus drôle depuis, Merci patron. Merci aux immenses modos de la terre techno,Euryale, Jessie, Robin, Olivier que j’aurai le bonheur de voir ce week-end. Merci aussi à la folle équipe du site auposte.fr emmenée par les pétaradants Pimiko et Donnelapapate que j’aurai un immense plaisir à embrasser et à découvrir d’ailleurs ce que je vous ai jamais vu pour de vrai ce week-end, et aussi Aymeric, Alex et tous les autres. Merci Axelle pour les tasse-maisons, merci Bruno pour le néon, Geoffrey pour les logos, Sophie pour ses débuts, Théo pour les bruitages, Emmanuel pour la régie son, JC, Morphol Skank Scorch pour les musiques. Pour cette session, on remet la médaille du mérite à Coderre et à deux donateurs anonymes. Si vous n'êtes pas parmi les noms qui défilent ici, c’est que vous n'êtes pas cool avec nous. Aidez-nous, aidez, abonnez- vous. Adonnez vous, bordel. Abonnez-vous. Non, le néon n’est pas connecté ce soir. Adonnez-vous aux amis, on est en train de monter aussi.Non, je vous dirai ça plus tard. On va voir des invités de poids dans pas longtemps,ah ouais, ouais, c’est cool Je vous dis à vendredi, vendredi avec l’Iran. Intergalactique Je ne connais pas Intergalactique, mais j’ai déjà préparé le raid. Je vous envoie toutes mes amitiés, toute ma camaraderie le raid que je voulais faire il n’est plus possible donc je vais en faire un autre je voulais raider Arrêt sur images mais ils viennent d’arrêter voilà je vous embrasse, merci beaucoup, merci, je vous embrasse merci beaucoup.

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