Front Populaire : que fait (et quoi faire de) la police ? Bernalicis Au Poste
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Amis, amis du café, amies des ministrables, amis de la police. Bonjour, J’espère que vous m’entendez. C’est au poste 808ᵉ émission Un Front populaire. On n’en peut plus. On en fait deux ou trois par jour. C’est absolument dingue. Notre invité est là. Ugo Bernalicis, Le monsieur Police Attendez pour voir s’il arrive tout de suite. Normalement, il devrait être sur la scène. Le voilà, bonjour Monsieur Police.
Bonjour, Bonjour tout le monde. Bonjour, David.
Bonjour, Monsieur Ugo Bernalicis. Comment ça va ?
Ça va, ça va pour le mieux, Ça va, je vais dire ça va très bien, mais en fait c’est un peu le bordel dans le pays. Voilà, il y a une campagne éclair, il y avait l’extrême droite aux portes du pouvoir, mais il y a aussi la fenêtre de tir de nous même. Accéder au pouvoir et de mettre en œuvre ce qu’on propose. Donc c’est un moment un peu particulier dirons nous.
Alors tu as un porte à porte à 17 h 30, il est 16 h zéro deux, il s’agirait donc d'être assez efficace. Euh. Tu as décidé de ne pas porter tes lunettes vert fluo considérant qu’elles n'étaient pas très présentables pour un ministrable. C’est bien ça ?
C’est ça, C’est ça l’idée.
Dans son contrat de législature, le Front populaire entend, dès les quinze premiers jours de son éventuelle accession au pouvoir, ouvre les guillemets déployer de premières équipes de police de proximité, interdire les LBD et les grenades mutilante, démanteler les Bravais, puis remplacer les JPN par un organisme indépendant, mettre en place des récépissés pour les contrôles d’identité, agir contre la superposé population carcérale ou encore revoir la formation des policiers. Ugo Bernalicis. Qui se voyait il y a deux ans au ministère de l’Intérieur, on se souvient de son clip. Hugo est de nouveau convoqué au poste, cette fois pour le grand Oral Front Populaire. On va te demander pourquoi la légalisation du cannabis, par exemple, et le démantèlement des bacs prévus par La Dépêche en 2022, programme que tu portais ni plus ni moins, ne sont plus, ne sont plus au programme.
Alors déjà un première. La première précaution que je vais prendre, je n’ai pas fait partie de ceux qui ont négocié ce nouveau programme des 150 mesures du nouveau Front Populaire, parce que les délais ont commandé à ce que ce soient des équipes plus resserrées qui ont mené ces négociations. Même si pour nous, chez nous, je connais très bien les camarades qui ont été, qui ont été là, et je les connais aussi suffisamment connaisseurs des questions de sécurité et de justice pour avoir défendu la base de ces dires. Pour nous, la base, c'était les 650 mesures
Je peux te faire une confidence.
Ouais.
J’ai l’impression que personne ne veut dire qu’il a participé aux négociations, ou alors au poste ou au poste. Pas de bol Abbas, il faudrait vous les donner parce que je rêve. Ou alors leur récitation aussi. C’est tout. Tous les candidats qui sont au poste prennent toujours cette précaution. Ah non mais moi je n’ai pas fait le dégoûté.
Oui, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas un avis sur le fond du sujet, mais je dis juste que je ne sais pas quels ont été les tenants et les aboutissants pour les gens qui étaient autour de la table. Hors France Insoumise on n’a pas la légalisation du cannabis, ce qui pour autant, pour le coup moi, me semble essentiel dans la manœuvre. Après, comme la discussion s’est passée sur le sur, qu’est ce qu’on fait dans l’immédiat, dans les premiers jours d’un futur gouvernement du nouveau Front populaire ? Et qu’est ce qu’on fait dans les 100 jours de gouvernement ? Effectivement, dans les 100 jours, la légalisation du cannabis, ses pages web, je dis très sincèrement parce qu’on voit comment les Allemands ont procédé et je pense qu’il faut procéder de la même manière, par étapes. Mais on aurait quand même pu mettre noir sur blanc qu’on allait arrêter de mettre des amendes forfaitaire délictuelle à tout va, de s’en prendre aux consommateurs. Ça serait peut être un premier truc qu’on commette là, mais est ce que ça n'était pas trop du niveau ? Trop de détails entre guillemets ? Je n’en sais rien. Mais en tout cas, moi je sais que demain, un ministre de l’Intérieur du nouveau Front Populaire ne pourra pas faire l'économie de diminuer l’action policière contre les consommateurs de stupéfiants s’il veut réorienter l’activité policière sur les choses qui sont plus utiles et importantes. Voilà. Très clairement. Parce que si on pense que c’est un levier qui est quand même énorme, la plupart des contrôles au faciès sont faits pour chercher deux types d’infractions à la législation sur les sur les stupéfiants et infractions concernant les étrangers. Sans titre. C’est ça les deux principales choses qui sont poursuivis par le contrôle au faciès, comme on dit qu’on veut un récépissé. Moi je pense même qu’il faut moins de contrôles au faciès tout court par là bas, par un récépissé au moins contre le fascisme. Mais au moins ça, on peut en déduire que par voie de conséquence, on va réorienter l’activité policière sur autre chose que d’aller chasser celui qui fume son joint. Même si en réalité, si on voulait remettre complètement les choses à l’endroit..
Pour ce qui est encore un peu de clientélisme, ça je vais essayer de faire. J’ai envie de faire le coup avec toi, j’ai envie de faire beaucoup de télé. C’est pas que du clientélisme, monsieur Bernalicis, ce n’est pas parce que vos électeurs sont tous à poser.
Et des fumeurs de joints.
Ah ah
Bah vu combien il y en a vu, combien il y a de fumeurs de joints, si j'étais au sport, nous on aurait déjà gagné depuis longtemps. Voilà, moi aussi je vais être provocateur donc. Donc c’est plus un petit peu plus compliqué que ça, évidemment. Et ce n’est pas une question de, encore une fois de clientèle clientéliste.
Bien sûr.
Non, non, mais encore que des tas de gens ne fument pas de cannabis et c’est tout à leur honneur et ils ont bien raison. Et il faut qu’ils continuent. Et pour autant, ils sont pour la légalisation parce qu’ils voient ce que ça provoque dans la société de tension qu’on peut éviter et de et de et de répression qu’on peut éviter, qui vient ensuite aggraver la situation de gens qui ont juste fumé un joint. Donc ce que je veux dire par là, c’est que même si ce n’est pas un drame, une au Front populaire, moi demain je suis à Beauvau, l’instruction est donnée. Vous arrêtez de chercher des fumeurs de joints, vous arrêtez de faire des contrôles au faciès, C’est pour faire fouiller, vider les poches des gens. Ce n’est pas ça notre sujet. Surtout si on pense qu’il y a un sujet avec le narcotrafic en ce sens où la criminalité organisée, le haut du spectre, eux, pose problème parce qu’ils ont des comportements violents, meurtriers. Il y a des règlements de comptes qui vont avec, mais aussi des autres, des comportements qui sont corruptibles, ou ils vont essayer de corrompre des élus locaux, des élus nationaux. Et ça, ça, c’est très dangereux pour la démocratie et politiquement donc excite les places nettes terminées, on arrête ses conneries et par contre on renforce la police judiciaire. Et pour le coup, dans le programme, c’est indiqué que l’objectif et donc Monsieur.
Monsieur, c’est celui que vous n’aimez pas. Vous n'êtes pas ministre ? Encore un truc. De là, on va éviter. En fait, je voulais dire qu’on avait parlé de la légalisation du cannabis plus tard. Mais puisque tu l’as fait, allons-y. Je voudrais juste préciser parce que là tu vis du fait du mal. En réalité, le programme en trois temps via le programme de rupture, via la bifurcation, les 100 jours, puis après il y a les prochains mois, les mois suivants, ça aurait pu être dans les mois suivants.
Non mais je suis d’accord. Et même si j'étais vraiment. Mais je ne vais pas faire un compte manquant, il y a d’autres trucs qui ne sont pas dans le programme et j’aurais aimé qu’il soit là par exemple..
La dissolution des BAC par exemple. Mathieu Valet n’est pas dans ce studio. Tu peux parler tranquillement,
Non mais par exemple. Après quand même, il aurait été dans le studio. J’ai défendu cette position, je continue de la défendre et j’ai continué de la défendre. Après, dans un gouvernement de coalition, il y aura des équilibres à trouver. Et si on me dit qu’il ne faut pas faire ça et que c’est un problème, on fera des concessions, on organisera les choses différemment. Même si je pense que c’est hyper contradictoire avec le fait de mettre en place une police de proximité. Donc je pense qu’il y a eu surtout la volonté de d’atténuer des choses qui apparaissent comme étant trop clivantes ou trop compliquées à défendre, là, dans la séquence et dans la période, pour essayer de rassembler le plus largement possible. Et je comprends l’intention, même si je ne la partage pas complètement. Mais je comprends, je comprends l’intention. À partir du moment où on dit qu’on veut remettre en place une police de proximité, c’est contradictoire avec les brigades anti-criminalité. À partir du moment où on dit justement qu’on veut une police de proximité qui soit proche des gens, c’est contradictoire avec le fait de continuer à pénaliser les consommateurs de cannabis. Donc voilà, je sais très bien qui c’est.
Très intéressant ce que tu dis, parce que je me demande si là je suis sérieux, si ce n’est pas le cas aussi d’autres choses dans le programme, c’est à dire des espèces de sous entendus, mais pas parce que vous avez bien compris que si on mettait en place qu’on vous propose, bah en fait ça réduirait ça, tout comme des petits clins d'œil. Mais il y aurait un petit côté on essaie de se présenter, d'être un peu plus présentable. Par exemple, toutes les toutes les On va parler de l’IGPN, expliquer toutes les toutes les accusations qui vous sont faites d’anti police, des déclarations sur la police. En gros, vous faites un peu profil bas, c’est ça ?
Non, ne fais pas profil bas. Enfin, je veux dire, il y a une négociation. Elle s’est déroulée en quatre ou cinq jours sur le programme. Le rapport de force, il n'était pas le même que celui au sortir de la présidentielle où on fait 22 % très concrètement. Et donc des concessions ont été faites et les camarades ont fait au mieux pour que ça corresponde à tout le monde. Voilà ce que je ne peux pas dire. Je ne peux pas dire autre chose.
Mais par exemple.
Par exemple, abolir le 435, rien du tout. La capacité à user de l’arme à feu en cas de refus d’obtempérer. Bon, ça reste un sujet sur la table, je gère. Bien sûr qu’on va régler ce problème. Et la vérité en plus, c’est que pour le coup, ça je l’avais déjà dit et je l’ai toujours dit et je l’avais dit quand on s'était vu la dernière fois au poste. Il y a des tas de choses qui sont excellentes, qu’on propose mais qui demandent des lois et on ne peut pas faire. On ne pourra pas faire toutes les lois dans tous les domaines en même temps à l’Assemblée nationale, ce n’est pas possible ou alors il faut faire des 43 à répétition, ce n’est pas possible non plus. La constitution le prévoit que pour le budget. D’ailleurs si c’est une seule fois one shoot et on ne va pas faire des ordonnances à répétition non plus. Donc abroger le 435, rien, on l’aurait peut être pas fait tout de suite tout de suite quand même. On aurait une majorité heu insoumise dont j’aurais été le ministre de l’intérieur. Par contre, dire par voie, parce que le ministre le rappelle, c’est l’autorité hiérarchique de ses effectifs police, gendarmerie. Mais je rappelle que si préfectures et sous préfectures qu’on oubliait à mon avis trop souvent, il peut dire dès demain, voici les consignes dans le cadre d’un refus d’obtempérer. D’ailleurs, c'était ce qui était pointé par les socialistes eux mêmes. Ils disaient que le problème, ce n'était pas la loi 435 un, c'était la circulaire d’application de la loi du 431 qui elle même et rajouter du flou au flou et disait semblait dire aux policiers que si la personne s’enfuyait, elle pouvait être considérée de facto comme mettant en danger la vie d’autrui et donc permettant d’ouvrir le feu. Et bien on va au moins changer ça tout de suite, immédiatement, sans le faire. On va le faire.
Prenons des bonnes habitudes, parlons de ce qui est proposé et parlons du programme en tant que tel. Et on verra éventuellement les manques. Et déjà pleins de questions qui sont remontées par Pauline que je te proposerais. Mais peut être que tu les a sous les yeux. Alors première chose donc, vous entendez dans les quinze premiers jours déployer des premières équipes de police de proximité. Alors, qu’est ce que ça signifie, la police de proximité, selon vous ?
Bien, la police de proximité, c’est de prendre des effectifs qui sont sanctuarisés pour être uniquement sur un secteur géographique et avec des habitants, une aire d’habitants donnée. Et donc ces policiers vont toujours à un même endroit parce qu’il faut qu’ils connaissent les gens qui sont là. Ils connaissent le quartier, l’environnement, les entreprises, les écoles, que sais je encore et que les gens les connaissaient. Le toujours cette notion de double contrôle à la fois de la population sur sa police et de la police sur la sur la population. Ça, c’est pour le cadre, le cadre général qu’avec un cadre qui s’appelle pilotage qui était mis en place par Pierre Joxe à son époque. Mais la proximité, ce n’est pas juste la police de proximité, ce n’est pas juste ça, c’est aussi la manière dont on intervient. Donc il faut diminuer le niveau d’armement. Il ne s’agit pas de se balader dans la rue avec un LBD 40 dans les mains, la gazeuse, le tonfa, les menottes, toute la carapace. Donc il faut une attitude qui soit une attitude plus ouverte qui sera disponible à la population. Dans l’idéal, il faudrait que ce soit même comme les comme les bobos anglais, c’est-à dire armés du strict minimum. Je crois qu’ils ont que le peux. Comment ils l’appellent ça les anglais le leur matraque ? Euh ce serait l’idéal, mais on ne va pas faire ça dans un premier temps parce qu’il ne faut pas être complètement naïf. Il y a des endroits aussi. On envoie les policiers dans des quartiers comme ça du jour au lendemain. Ils ne vont pas réussir à créer une bonne relation police population, ça va même risque de monter dans les tours d’escalade et donc il faut y aller progressivement. Donc remettre des unités qui vont à la sortie des écoles. Qui vont discuter avec les commerçants qui vont retourner discuter dans les bistrots, aller quand il y a des fêtes de quartier, des fêtes associatives, venir là juste pour être là, pour discuter, même pas pour sécuriser. Je ne sais pas trop quoi, juste pour être là, pour être présent, assurer une présence de proximité. Donc s’en va. On va pouvoir le refaire. Alors pour le coup, il y avait déjà des petites initiatives qui étaient prises dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, la fameuse PSQ dont beaucoup ont oublié l’existence, y compris dans les commissariats. J’entendais encore récemment à Lille où en était la PSQ, on m’a dit. Le quoi ? La police de sécurité du quotidien ? Ah ça ! Ok, Oui, très bien. Parce qu’en fait, si les réformes se succèdent, les sigles et tout ça reboucle en permanence en fonction des actualités. Donc il y a un enjeu clairement à faire ça
Oui, mais après, Monsieur le futur ministre. Et là c’est un point important parce que, en réalité, depuis un certain nombre d’années, il y a différentes réformes qui essaient de remettre de la police de proximité, sans évidemment donner le nom qui est un mot qui est tabou. Mais ce n’est pas tout à fait non plus la police de proximité que vous défendez. Vous avez le nouveau Front populaire, ça veut dire qu’il y a quand même des réticences policières ou ethniques ?
Alors, oui et non. C’est ça qui est assez intéressant, parce que justement, moi, j’avais regardé ça de très près dans le cadre de la police de sécurité du quotidien et à la fois chez les gendarmes et chez les policiers, même si les gendarmes ont peut être un coup d’avance par nature parce qu’ils sont de proximité par nature. Mais même chez eux, j’ai fait l’effort de faire des trucs. Par exemple, c'était dit est ce qu’on ne lancerait pas une page Facebook dans la gendarmerie du coin ? Est ce qu’on ne ferait pas un café citoyen ou dans un bistrot ? On invite les gens à venir discuter avec vous à bâtons rompus comme ça, genre des rencontres.
Donc ce n’est pas les jeunes qui disent si c’est Facebook, eh bien c’est les parents.
Ouais, ouais.
Bon alors ça reprend les forces de police.
Je dis juste que quand ils avaient fait sans gendarmerie, ils ont ou il y avait rien d’obligatoire, donc ils ont dit qui veut s’y coller ? Et ils ont eu des candidates et des candidats pour le faire et ils l’ont fait. Et ça s’est fait pareil en police quand ils ont ouvert les postes en police de sécurité du quotidien, il n’y a pas eu de postes vacants, il n’y a pas eu de difficulté à trouver les gens pour mettre ces polices de sécurité du quotidien en place. Bien sûr, ce n’est pas la police de proximité telle qu’on l’imagine, on est d’accord. N’empêche que c'était un mouvement un peu un pas de côté par rapport à la logique dans laquelle se trouvait le ministère de l’Intérieur à ce moment-là. Donc il reste de l’appétence pour ça et y compris, et je le dis, oui, je parlais des plus vieux et de Facebook, mais oui, des plus vieux policiers. Il y a des policiers plus âgés, la cinquantaine, qui voit d’un bon œil que de revenir, de revenir à ce genre de pratiques. Et puis, bonne nouvelle aussi, on a quand même bien sûr, avec toutes les réserves qu’on va prendre, Frédéric Lauze, le nouveau secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, qui lui même, dit on, a mis en ami, on a fait, on ne fait plus que de la police de projection, la police coup de poing, la BAC, l’intervention 17. On arrive à la police secours mais on fait plus de police de proximité pour revenir à la police de proximité. Donc il y a quand même des gens. Ils n’ont pas notre bord politique qui finit par arriver à ce constat évident que oui, il faut revenir à la proximité.
Donc là tu parles à des gens, tu parles d’une interview relativement fracassante qu’il a donnée au monde et il remplace David le par David de Bar. Pardon qui n'était pas sur cette tendance on va dire. Alors il y a déjà plein de questions sur la police de proximité. Il y a Supermurgeman qui te demande est ce que le tutoiement utilisera de manière réciproque avec les policiers de proximité ?
C’est une bonne question. Moi je suis pour que le respect soit mutuel. Donc effectivement, si un policier tutoie quelqu’un, il faut que la personne le tutoie et je ne vois pas d’un mauvais œil que des gens se tutoient ou des jeunes dans le quartier tutoie un policier qui tutoie les jeunes à partir du moment où en fait c’est encore une fois réciproque et admis, même si je pense que la meilleure garantie qu’on puisse avoir, là, à l’instant T, dans la situation dans laquelle on se trouve, c’est le vouvoiement obligatoire. Voilà, je pense qu’il faut tenir bon là dessus, là, à très court terme, que c’est déjà un enjeu, parce qu’on voit bien que c’est. C’est pas ou après on pourra faire une note interne sur les brigades de Brice des qualités du quotidien qui dit que si, si vous êtes tutoyé par quelqu’un, alors vous pouvez le tutoyer, que le tutoiement réciproque est admis, blablabla. On pourrait faire une note interne de ce goût là, mais je veux dire, on voit bien que la situation actuelle, c’est surtout le policier qui tutoie un jeune, le jeune qui le tutoie et qui dit ouais, tu me parles pas comme ça, je suis ton pote et hop ça et hop, ça dégénère et ça part en outrage, rébellion et garde à vue et contraint à la haine puisque c’est à chaque fois le même scénario. Malheureusement, qui est qui, ce qui se remet, qui se remet en place ? Donc appliquer le code de déontologie au pied à la lettre, c’est une chose d r Faudrait le changer ce code de déontologie, je crois que c’est aussi dans le programme. C’est un Programme populaire et en gros, concrètement, c’est de revenir à quelque chose qui ressemble davantage à la version de 1986 de Pierre Joxe et pas celle de Manuel Valls de 2014.
Où le mot déontologie a disparu.
C’est surtout au tout début, dans le premier article où la défense des libertés publiques a été supprimée. Et ça arrive beaucoup plus loin dans le texte et de manière beaucoup plus évanescente. C’est à -dire que les policiers sont là pour défendre les uns, les institutions, la loi, les gens, mais pas les libertés publiques. Or, c’est à peu à peu ça. Le sujet, normalement, c’est que les policiers sont aussi et surtout peut-être mêmes là pour défendre les libertés publiques. Et ça implique plein de choses par voie de conséquence. Donc il y a quand même vraiment tous ces tous ces tous ces enjeux à avoir. Et puis surtout, je sais que sur RTL, quand j'étais face à Mathieu Vallet hier, ils voulaient me passer une séquence d’une camarade qui défendait le fait que c'était bien que les policiers jouent au foot et au rugby avec les jeunes. Puisque c'était le point de départ de la dissolution de la police de proximité à Toulouse. Déplacement de Sarko pour liquider le proc. Les policiers ne sont pas là pour jouer au rugby, au foot, avec les gamins. Et en fait c’est ça aussi la police de proximité, ce sera de trouver des actions pour reprendre pied dans les quartiers, auprès des jeunes, pour s’identifier comme étant des interlocuteurs et pas des ennemis en soi. Et c’est important qu’on remette ça en place. Et donc le tutoiement là dedans, ça ne pose pas de problème. Par exemple, à partir du moment où les gens ont des relations normales, c’est même plutôt de bonne guerre et ça permet de mieux appliquer la loi et de mieux réprimer quand un comportement doit être réprimé parce que ça se fait dans le respect de l’autre. Il y a, il y a plein, il y a plein de gens qui se disent ok, j’ai fait une connerie, c’est normal que je me fasse arrêter. Mais par contre, ce n’est pas normal que je me fasse traiter. Ce n’est pas normal que je me passe, que je me fasse tabasser, alors je suis déjà menotté et ce n’est pas bien, même dans les dents. Et parmi les gens qui commettent des délits, il y a. Il y a. Il y a des choses qui sont admises sur elles.
Je voudrais dire à Johann ou est sur YouTube que je poserais la question à un policier Quelle question pour toi ? Mais là, on va rester sur la police de proximité, si tu veux bien Ugo Il y a Superman à nouveau qui te demande sur quels critères évaluer les activités de police de proximité. Si on part du principe qu’il elle ne serait plus là pour faire du chiffre ?
Eh bien justement, le critère, on l’a imaginé encore là. Mais imaginez comme ça, nous, c’est celui. De l'évaluation par les habitantes et les habitants du quartier eux-mêmes. Et on a proposé, on propose que ça se fasse dans le cadre des comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. Il y a des structures et CLSPD comités locaux, sécurité de prévention de la délinquance qui réunissent les à la fois la mairie, la municipalité, en théorie aussi le parquet et enfin le procureur de la République, mais aussi les bailleurs, les associations, les éducateurs spécialisés de rue quand il y en a encore, etc. Voilà tout. A tous ceux qui participent à la vie du quartier. Sauf que d’habitude, ces trucs là, c’est des réunions un peu techniques entre tous ces gens et qui se mettent d’accord entre eux pour coordonner l’action des uns et des autres. Et fin de l’histoire. Nous, on aimerait bien que les habitants rentre là dedans et qu’au -1 fois par an, en plénière, les policiers du quartier affectés au quartier rendent compte de leurs actions devant les habitantes et les habitants et que les habitants puissent ensuite dire ce qui est, ce qui leur pose problème ou pas dans l’action, dans l’action policière. Donc ce n’est pas un contrôle de chiffre, c’est un contrôle réciproque, celui là qu’on aimerait bien institutionnaliser et organiser. Ensuite, par ailleurs, on avait pensé alors là, on va dans un niveau de détail qui ne parle pas mais qui me semble important aussi sur les diagnostics locaux de sécurité qui sont des obligations aussi légales. Les mairies doivent le faire régulièrement et sauf qu’aujourd’hui, ils passent par des cabinets d’audit, de conseil qui font, qui font toujours les mêmes types d’analyses bidon, de chiffres croisés que le ministère de l’intérieur de criminologie à deux balles. Je le dis comme ça parce que franchement, des fois des trucs qui sont pas trop mal, mais c’est à peu près ça. Et surtout ils c’est diagnostics locaux, demandent rarement aux gens ce qu’ils en pensent. Nous, on a proposé que, en fait, on remettre en place l’INESSS, agir. L’Institut national des hautes études en sécurité en justice a été démantelé par Édouard Philippe. Qu’on remette ça en place, qu’on embauche là dedans des sociologues et que ça permet d’ailleurs à tout un tas d'étudiants en sociologie d’avoir un terrain permanent pour s’entraîner et qu’on ait, que ce soit l’INA, celui qui fasse les diagnostics locaux de sécurité aux professeurs.
Encore, Monsieur, je soupçonne un petit peu de clientélisme à flatter les étudiants et les étudiantes en sociologie. Ah, on voit bien là, c’est à côté, très édifiant. Attends, attends, il y a Florent qui te demande.
Je termine du coup, il doit être en capacité de mesurer le ressenti de la population. Alors ce ne sera pas tous les ans. Effectivement, on sera tous les quatre dans cinq ans. Mais justement, ces policiers aspirent à rester sur leur poste et pas à pas changer tous les tous les quatre matins pour connaître le quartier. Donc voilà en plus. Oui, je ne suis vraiment pas un grand fan des primo mérites et tout le tralala. de toute façon ils seront payés à la même chose à la fin du mois. Les policières et les policiers de proximité et c’est vraiment l’autorité hiérarchique et le maire du coin définitif qui sera en partie l’autorité des policiers nationaux. Ce qu’on a proposé pour cette difficulté à mettre en œuvre une double autorité du maire et du préfet. Mais en tout cas, c’est l'évaluation de la pertinence de cette police. Ça sera fait comme ça. Et l’idée, c’est de constater a posteriori qu’il y a moins d’infractions qu'à moins de tensions et que ça va mieux. C’est à dire que ce n’est pas le nombre d’infractions qu’on a poursuivi qui devient intéressant, mais c’est le nombre d’infractions qui ne sont plus à poursuivre.
Mais quand tu es dans cette logique là, t’es dans une logique qui va à l’inverse de tous ceux depuis Sarkozy. Ce à quoi finalement la population est habituée, des chiffres, des chiffres. Encore aujourd’hui, encore ce matin, Darmanin encore sorti des chiffres. Et là, c’est quasiment une révolution que vous voudriez faire ? Une révolution des esprits ? Parce que là, tout d’un coup, les gens vont te dire mais les flics, on peut rien, rien, y a plus de chiffre. Qu’est ce que c’est ce bordel ?
Ça va être cool d'être flic.
Donc on s’adapte, mais pas les amis.
Faites couler l’eau faites ce que vous voulez. J’assume. Mais ce que je veux dire par là, c’est qu’on ne va pas ne pas plus avoir de boussole. Quand je parlais justement de ces diagnostics locaux de sécurité, c’est notre boussole sur des critères sociologiques à la fois quantitatifs, il y en a et aussi qualitatifs, et c’est ça qu’il faut qu’on retrouve. Et nationalement, on a aussi ça et elles existent. L’enquête sur le cadre de vie et sécurité, la fameuse enquête de victimisation qui nous permet de suivre année après année l'évolution dans le temps. Mais ça ne mesure pas la même chose, ça ne mesure pas l’activité policière, sa mesure, ce que le ressenti de la population. Voilà ça me semble être un meilleur indicateur à suivre que tous les autres. Donc je ne dis pas qu’on n’aura pas plus de chiffres, c’est juste que ces chiffres ne seront plus corrélés à une activité positive, on va dire positive au sens de créatrice de procédures. Mais, mais, mais bien sûr. A posteriori, quels ont été les résultats de la politique qu’on a menée ? Et pas agent par agent ? Parce que c’est complètement nul et surtout pas corrélé à des primes au mérite. Et oui, on va redonner aux policiers la capacité de discernement au sens où on ne va pas lui dire aujourd’hui tu dois me faire digicode, tu dois me faire dix étrangers en situation irrégulière et tu vas me faire 20 contrôles routiers positifs à ce que tu veux, non ? Et voilà, tu gères ton activité et économie, mais ça ne veut pas dire ne plus rendre compte et c’est juste notre façon de faire. Parce que faut pas croire, avant qu’on mette en place la politique du chiffre avant Sarkozy, la police des décomptes sous Pierre Joxe, elle rendait des comptes. Voilà. Regardez ce qui se passe, etc. Mais je pense qu’il faut être effectivement tout à fait frontal vis-à vis de la question de la politique, du chiffre et des chiffres, de la délinquance, etc. Parce que sinon, si on n’est pas frontales vis à vis de ça, on va se faire, se faire harakiri nous mêmes, se tirer une balle dans le pied puisque je rappelle une partie du scénario de ce qui est arrivé à Jospin à l'époque en 2002 où il a voulu. Il se dit que la défaite de Jospin en 2002 et justement parce que sur les questions de sécurité, il a voulu faire plus la sécurité que la sécurité, que les chiffres n'étaient pas bons et que la droite lui tombait dessus en mode regardez, la délinquance a augmenté avec vous, ce qui était au final pas du tout le cas avec la police de proximité. C'était le nombre de plaintes qui avait explosé puisque les gens avaient retrouvé confiance dans la police. Ils allaient déposer plainte, toute proportion gardée, évidemment. Mais. Mais c'était cette dynamique là qui s'était enclenchée. Il y en a t elle ?
Quatorze On parlait de RTL, le rapport va parler, mais là on continue sur le programme, si tu veux bien, parce que comme tu es loquace, il en reste plusieurs finalement. Et on a abordé que le premier point. Donc il y a un hobby qui te dit quels seraient des garde à vous, qu’elles sont des garde fous, pardon, prévues pour empêcher que cette police de proximité se comportent comme des tyrans dans les quartiers ? Et question sous-jacente, quand on parle de police de proximité, est ce qu’on ne parle que des quartiers ?
Non, pas du tout. On n’en parle pas du tout que des quartiers. C’est une ligne de train qui se veut globale et d’ensemble. Parce que alors on parle, on ne parle pas de la ruralité parce que la réalité c’est la gendarmerie et que par nature, la gendarmerie de proximité, même si je pense qu’il faut rouvrir des brigades un pour avoir un maillage, retrouver un maillage comme tel qui pouvait exister auparavant, ça va coûter un peu de pognon en réponse à ça la. Je pense que ce sera mieux en tout cas pour tout le monde. Mais effectivement, il doit y avoir des gens. Policières et policiers assignés à tous les quartiers. Tous avec un ratio nombre d’habitants égal nombre de policiers. Parce qu’en fait, ce dont on parle comme l’objectif n’est pas de poursuivre des infractions en soi quand on est policier de proximité, mais de poursuivre la tranquillité publique et de garder la paix et garder la paix, Il doit y en avoir partout, de manière à peu près équivalente. Alors bien sûr, là où c’est plus compliqué, là où c’est plus chaud, et bah on en met un peu plus, mais ça ne veut pas dire qu’il y en a pas dans le 16ᵉ arrondissement de Paris. Et encore, si, pas un mauvais exemple parce que Paris est un mauvais exemple, mais c’est une image qui va et qui va parler. Si je vous donne des quartiers riches de Lille, vous n’allez pas forcément connaître. Donc ça va à Paris. Mais. Mais du coup, il y a un enjeu parce que des infractions et de la délinquance, il y en a partout en réalité, c’est juste qu’elle est plus ou moins visible et ce n’est pas les mêmes types d’infractions.
Et elle n’est pas de mise.
Voilà, en fonction du niveau de vie et de richesse du capital social et culturel.
Et alors ? Donc dernière question sur la police de proximité si tu veux bien, puis après on abordera les autres thèmes. C’est Florent qui te la pose. La mise en place d’une police de proximité doit nécessairement et simultanément s’accompagner d’acteurs sociaux. Oui, et j’ajouterais et ça, ça n’est pas dans le programme. Je sais bien que le programme ne dit pas comment on va appliquer, mais ce n’est pas dit ça.
C’est dit et aussi pas dit que les questions de sécurité c’est pas ce qu’il y a du nouveau Front populaire. Ce qui arrive très vite, c’est l’augmentation du SMIC par exemple. Voilà le partage des richesses. Réinvestir les services publics en général, l’hôpital, les CRS, les écoles, enfin bref. Donc en fait, si c’est deux ans, c’est le programme à avoir. C’est ça qui fait que. Et c’est pour ça que hier soir sur RTL.
Était vraiment placé son truc sur RTL.
Mais ce n’est pas ça, c’est qu’on m’a posé la question en fait, comment on fait pour lutter contre l’insécurité ? Question très ouverte évidemment. Et je n’ai pas dit en chassant les voyous parce que c’est nul comme réponse. J’ai d’abord dit que ce n’est pas la police qui allait régler les problèmes de sécurité, que la police arrive quand il est déjà parti. Trop tard. Donc qu’on a réglé à la fois les politiques sociales, mais surtout si je reste dans le périmètre de la prévention de la délinquance sans m’en extraire parce que j’ai pas envie de me dérober. Faire en sorte que la prévention primaire sur la prévention primaire et donc la prévention spécialisée soit à nouveau à la hauteur dans ce pays. Donc effectivement, on ne peut pas avoir une police de proximité si on n’a pas des clubs de prévention qui rouvrent des éducateurs de rue, qui sont à nouveau là, des assistants sociaux qui sont à disposition des habitants et des habitants, et surtout qu’on n’a pas une politique sociale d’augmentation des salaires, de création d’emplois, Il y a aussi l’inverse dans lequel il ne faut pas tomber parce que ce n’est pas vrai. Mais en même temps, il y a des causes, des passages à l’acte, d’un certain nombre d’infractions, surtout quand c’est des infractions de nécessité. En tout cas pour avoir de la du pognon parce qu’on ne vit pas bien dans la vie, bien là effectivement, le meilleur moyen de régler ça, c’est que les gens soient stabilisés, sécurisés, qu’ils aient un emploi et des revenus stables.
Voilà aors Johann qui est sur YouTube me dit Moi j’adore par exemple les policiers. Moi j’adore passer du bon temps des usagers, mais des flics partout, ce n’est pas bon. Si le gouvernement passe à l’extrême droite, les pompiers ne patrouillent pas pour rechercher des incendies. Tiens, mais on parlera de la question de l’extrême droite évidemment, et de la police un peu plus tard. Dernière chose sur la police de proximité, qui n’est pas dans le château qui sort de ma tête, il y a des chercheurs et il y a des abolitionnistes qui disent Attention, la police de proximité, c’est aussi une police de renseignement. C’est aussi une police d’espionnage, hein, alors elle n’est pas violente, va lui aller, voilà, elle ne massacre pas, mais elle a, elle a d’autres, d’autres à côté. Qu’est ce que tu réponds à ça ?
Ben moi je réponds que de la surveillance, il y en a, il y en a toujours eu. Et la question c’est qu’aujourd’hui ok, il n’y a pas de surveillance par la police de proximité parce qu’il n’y a pas de police de proximité, mais du coup c’est les préjugés qui s’appliquent. Pire qu’a priori la police quand elle débarque. Pour eux, ceux qui ont commis des infractions, c’est les noirs et les arabes qui sont là quoi. Si un blanc y sera même pas contrôlé. M. Cruz que j’suis en train de dire là. Mais c’est la stricte vérité dans énormément de cas de et de et de situation, que demain il soit dans le quartier et qui sache dire c’est ce gamin là, peu importe sa religion et sa couleur de peau qui a l’habitude de déconner parce que ça ne va pas bien à la maison, à l'école, etc et qu’il faut rester pas trop loin pour lui dire écoute chiot hein, faut arrêter ça, ça fait peut être un peu police à l’ancienne, à la papa, mais finalement, est ce que c'était pas si c’est pas moi pire que Trappes, bien meilleur que ce qu’on a, que ce qu’on a aujourd’hui ? Je le crois. Mais du coup, la question c’est celle du double contrôle. Vraiment. Encore une fois, si on laisse que des policiers en policiers de proximité comme ça, oui, on prend un risque, oui, on prend un risque. En même temps, s’ils ne sont pas moins armés, alors le risque est dans le dialogue et pas dans la répression.
Il y a François Houllier, que tu dois connaître, que nous avons reçu au poste plusieurs fois, qui a commis hier un article très intéressant sur Mediapart, en parlant de la police de Robespierre. Alors là les amis, on est en 1790, etc. C’est l’idée de comment on est opposé au départ RTL Il n’y a pas de salut, il n’y a pas, il n’y a pas Yves Calvi. La grâce, ça va, ça se passe bien. Voilà. Et donc pour aller très vite, qui revenait un peu sur l’idée de la garde républicaine, c’est à dire cette idée de contrôle, on a aussi reçu tout un tas des historiens sur tout ça, mais je te dirais aujourd’hui par exemple, une police qui est contrôlée par les citoyens, c’est une police américaine avec des shérifs qui sont élus, ça n’est pas une garantie. Donc ils sont élus tous les quatre, cinq ans. Ils se présentent comme un temps, ils font du porte à porte. De la même manière, élisez shérif Bernalicis du comté. Voilà, ça ne garantit pas pour autant de meilleures relations police population.
Je suis bien d’accord. Ça garantit qu’une majorité de la population puisse avoir une police qui, lui, est au service de ses intérêts. Voilà ce que ça garantit. Or que nous. Effectivement, l’objectif c’est pas que la police au service de la majorité, le service du peuple qui est, quel qu’il soit, au service des libertés publiques, d’un idéal. Et ce que je défendrai par là l'élection du chef de la police, chef de la police locale. Encore que, en fait, le maire est un chef de la police locale.
Absolument. C’est dingue aussi, c’est même le premier officier de police judiciaire, c’est ça ? En fait, c’est l’officier de police judiciaire.
Donc on a déjà un peu le cas, hein. Donc c’est pour ça que moi, je suis pour reconnecter les morceaux et en même temps avoir la double tutelle du préfet au-dessus du maire pour qu’on donne une garantie d'égalité d’application du droit sur tout le territoire tout en étant national. Il y a plusieurs éléments qui permettent de faire en sorte que cette police parte en roue libre. C’est un que les organes de contrôle soient effectifs et efficaces. Donc là ça renvoie à la réforme GPN du GN et de ce qui s’ensuit derrière. Mais aussi on aurait pu aller plus loin. Alors, ce n’est pas dans le programme Nouveau Front populaire, mais je pense que tout le monde est à peu près d’accord. En tout cas, j’avais pu le vérifier au sein de l’ONU sur le fait que quand un policier est mis en cause une enquête judiciaire, ce soit systématiquement dépaysée dans le pas dans le tribunal d'à côté pour que ce ne soient pas les mêmes procureurs qui travaillent habituellement avec les mêmes policiers, qui doivent se juger les uns les autres, parce que sinon, c’est un peu, un peu, un peu compliqué. En tout cas, enquêter les uns sur les autres, donc tout un tas de garanties qu’on a à mettre là dessus. Un deuxième élément, je sais qu’on était très critiqué là dessus et que pour ma part, y compris à gauche, ça ne fait pas l’unanimité à la gauche de la gauche, on va dire ça, qui est le fait qu’on est une réserve citoyenne et qu’on est des citoyens qui, quelques heures dans le mois, fassent des missions de police aux côtés des policières et des policiers. Certains diraient ah bah oui, mais attendez, ça va encore pire, Tout le monde va se prendre pour un policier. Mais en même temps, dans la tradition révolutionnaire de Robespierre, etc. Le peuple en armes, c’est la meilleure garantie d'éviter un putsch par les pairs, par un monarque. Et puisque c’est bref, vous avez compris la logique.
Cela dit, on se demande si on ne va pas être obligé de faire un putsch au mois de juillet. Enfin bon.
Je ne vais pas le faire.
Mais je ne vois pas par ailleurs, si tu imagines si j’avais ces territoires pris par ces idiots, ce serait une catastrophe. Mais bon.
Ça ferait de la pub pour le poste.
Oui, d’ailleurs on te demande dans tes prochains passages médias de citer au poste que tu cites sur RTL.
J’espère que c’est interdit au Poste à David Dufresne et qui m’a posé la même question que vous.
Du coup cette réserve citoyenne,
Et bien ça permet vraiment parce qu’on le voit en gendarmerie, vraiment, pour le coup, il y a l’expérience de la gendarmerie où on voit que ces gens qui ont un boulot à côté, qui ont une vie normale de tous les jours, qui viennent dans les casernes, ça évite que les casernes fonctionnent trop en vase clos et qu’elles s’autonomiser et qu’elles aient leurs propres objectifs. Et parce que c’est ça, c’est l’autonomisation du corps policier. François le l’explique dans son dans son article sur la police de Robespierre Ce qui hante. Robespierre à ce moment-là, c’est qu’il puisse y avoir une police qui s’autonomise et qui défende ses propres intérêts et donc mette des gens du peuple qui participent aux tâches de police dans un cadre avec une formation, etc. On n’est pas des chiens, mais ça me semble sûr.
Alors je précise que là vous citez le Robespierre de 1790, pas celui de 1793, mais c’est pour pas que vous ne cherchiez.
Mais c’est bon..
Alors je passe deuxième, comment dirais je ? Deuxième mesure immédiate : interdire les LBD et les grenades..
Ils n’en ont pas besoin. Pas besoin d’expliquer Facile en cinq minutes.
Mais ça prend cinq minutes. Mais alors attention, il y a eu bataille au sein de la gauche. Certains avaient pensé les interdire. LBD et grenades uniquement dans le cadre du maintien de l’ordre. Là, il n’y a pas de précision. Est ce que c’est du maintien de l’ordre ? Est ce que c’est les Bacs ? Est ce que c’est police des quartiers ? Ce n’est pas dit.
C’est vrai que ce n’est pas dit et ne prend que les grenades hors maintien logues on n’utilise pas.. On peut faire cette déduction là. Et je pense que vu la précipitation dans laquelle tout ça a été écrit, je vous aurais dit que c’est pour le maintien de l’ordre. Parce qu’il faut quand même dire une chose le LBD, quand il est utilisé en substitut de l’arme à feu par les bérets pour aller interpeller des profils un peu chauds, ben c’est mieux. C’est éviter de buter le type quand il va partir en courant alors qu’il est recherché sur ordre de la justice pour être interpellé. Donc c’est juste que la promesse initiale qui était de dire on va mettre le LBD parce que ça évitera d’utiliser les armes à feu a complètement dérivé, y compris dans la police qu’on utilisait déjà pas l’arme à feu et on a augmenté accrus l’usage du LBD. Alors que quand c’est dans un cadre judiciaire pour faire de l’interpellation, là ça prend un autre, un autre sens.
Et donc il faut rappeler pour des faits de cette invention le Flashball, au départ, c'était pour les cas de kidnapping ou des choses comme ça où on attendait que le kidnappeur soit endormi pour le neutraliser, mais pas au sens de le tuer. Et en fait, c’est devenu une arme courante de maintien de l’ordre. Et en fait, il y a eu ce phénomène en effet de dés inhibition où on voit en fait des policiers qui disaient peu leur arme à feu utiliser massivement ou facilement ces armes dites à létalité réduite. Bon, là il n’y a pas de précision.
Ou en tout cas, en tout cas pour l’heure, pour l’ordre public, pour les manifs, c’est sûr, c’est supprimé, interdit. J’ai même envie de dire que c’est un petit progrès parce qu’il y avait eu un rapport, une commission d’enquête à l’Assemblée nationale qui était dirigée par un groupe parlementaire de gauche mais qui n'était pas celui de la France insoumise et qui avait dit que même pour le LBD, ce n’était pas interdiction complètement manif mais usage uniquement quand c'était nécessaire et indispensable. Donc finalement.
Voilà, je sens qu’on règle des comptes à qui étaient destinées les balles perdues. Ce n’est pas grave. Non, je te pose pas cette question parce que je me souviens de discussions franches avec certaines associations, de proches de victimes de violences policières qui de quartier, qui considéraient que les gens qui défendaient les gilets jaunes mutilés n’avaient pas la mémoire de la violence policière et qui, quand elles réclamaient la disparition du LBD en manifestant.
Pour les manifs et pas pour les bagarres. J’allais aller plus loin dans mon propos et que je l’ai, moi, je les restreins uniquement au cadre judiciaire donc les BR iraient dans le cadre d’intervention à la demande des magistrats. La BAC, elle fait passer à la demande. Après ça arrive que ce soit sur la demande d’un magistrat, etc. Mais souvent c’est surtout d’initiative dans la période de flagrance. Et on en revient au problème du fonctionnement des brigades anti-criminalité, mais pas juste que le LBD hein, c’est un des éléments. Donc clairement oui, le LBD c’est plus dans les bacs non plus pas pour moi. Demain je suis à Beauvau, c’est plus dans les bacs non plus. Alors après on va te dire oui mais si une attaque terroriste est faite, bah justement ils ont des HK G36 ils garderont ça hein. Pour une attaque terroriste au cas où. Et encore je crois que eux et pour un ça pose plein de questions si c’est ce que G36 et le fusil d’assaut pour le coup à l’arme lourde. Donc le LBD y veille. Il a raison, il ne devrait pas en avoir l’usage.
Alors il y a une petite imprécision dans le dans le chat, sauf que la BRI du raid intervient en manif ?
Alors c’est plus compliqué que si c'était simple. Disons que quand il y a eu les révoltes dans les quartiers, des fois suite au meurtre de Nahel, en réalité, le Darmanin a demandé l’action du Raid et de la mairie pour réprimer les manifestations qui avaient lieu à ce moment là. Qu’il y a un pro au. Celles qui existent d’activation de l’abri et du raid en cas de. Ou c’est vraiment genre le les effectifs dans public seraient dépassés et que y aurait un problème genre insurrectionnel ? C’est ça la CGT.
C’est du rétablissement de l’ordre, ce n’est pas du maintien de l’ordre. C’est à peu près ça le truc.
Ouais, c’est de la merde et on reviendra sur la dessus aussi parce qu’on a vu que c'était extrêmement problématique
Catastrophique la BRI
. Il y a eu des cas extrêmement. Graves suite à leur intervention parce qu’effectivement ils n’ont pas l’habitude d’intervenir sur le profil de manifestants de jeunes gamins de 17 18 ans, ça passe pas mal d’habitude ce qu’ils assument. Et ceux-là, du coup, ça a eu des conséquences dramatiques. Et pour avoir quelques contacts dans ces services là. Eux-mêmes ne voulaient pas intervenir sur le terrain. Je veux dire, au moment où ils ont été actionnés, ils se sont pas dire. Qu’on va aller se faire dépister.
Alors elles se considèrent comme des troupes d'élite et elles n’ont pas à s’occuper du menu fretin. Hein ? Il y a quelqu’un qui vient de rentrer dans la pièce. Ce qui s’est essayé, c’est par Jean Luc.
C’est autour de l'école.
Ça, c’est le retour de l'école.Mais effectivement, là où le chef a raison, c’est qu’il y a une habitude qui a été prise avec, avec ces armes lourdes qu’on voit de plus en plus dans les manifestations aujourd’hui. On a vu contre la 69 le déploiement de Centaures, etc. On voit très bien que cette forme de militarisation s’opère alors dans les centres, dans les. Dans les quinze premiers jours donc, vous avez beaucoup de travail, vous remplacez le GPN par un organisme indépendant. De mémoire, je crois que vous mettez DGPN l IGN sous la tutelle de la Défenseure ou du Défenseur des droits dans ce cas
Non, ce n’est pas ça. Bon, c’est trop long à écrire en une phrase qu’ils l’ont écrit comme ça. Mais en gros.
L’idée de mettre en place un nouveau code de déontologie, supprimer du CP des dizaines et les remplacer par un nouvel organisme indépendant rattaché au Défenseur des droits sociaux.
Exactement.
Alors ça, c’est dans les mois suivants. Pardon, c’est dans l'émotion.
Même si la suppression de l’IGN parce qu’en fait il y a et je le redis, c’est à la fois que les inspections ont plusieurs missions. Nous, ce qu’on retient quand on dit ça, c’est uniquement leur mission d'être saisi pour des cas individuels d’agents en vue de les sanctionner administrativement. Ok, ça c’est un aspect de leur mission. Et l’autre aspect, c’est de pouvoir être saisi dans un cadre judiciaire par l’autorité judiciaire dans le cadre d’une enquête pénale contre un policier ou un ou un gendarme. Mais le l’IGPN et l’IGN y font aussi des inspections en matière de finances de tel commissariat de gestion logistique de l’armurerie. Ils font des inspections pour savoir si on gère bien. Les locaux de garde à vue y sont aussi, respectent bien les règles européennes. Ils font des inspections, ils font des inspections comme toutes les inspections internes qui n’ont pas, qui n’ont pas, des qui vont pas s’attarder sur des cas individuels. Donc on parle bien de leur mission sur les cas individuels. Du reste, est ce qu’il faut supprimer les autres missions sur leur contrôle financier et comptable logistique ? Franchement, ça, ça ne me pose pas de problème. Qui continue à en interne à réfléchir sur comment améliorer leur mode de fonctionnement. Peut être qu’il faudrait ramasser tout ça au sein de l’IGAS, l’Inspection générale de l’administration pour tous regroupés au sein du ministère de l’Intérieur. Encore que, franchement, je pense que ce n’est pas du tout un enjeu à court terme, mais sur les actes individuels des agents, là effectivement, il faut leur enlever cette mission clairement et la donner à une structure rattachée au Défenseur des droits aux deux structures, rattaché au Défenseur des droits. En fait, le Défenseur des droits a déjà le contrôle externe de la déontologie de la sécurité police, gendarmerie, mais aussi sécurité privée d’ailleurs et police municipale. Donc la structure existe déjà en tant que telle. C’est juste de le gonfler, de lui donner des effectifs et de lui donner des prérogatives. Or, il y a une difficulté, c’est qu’à très court terme, on ne peut pas et même à moyen terme, on ne peut pas tout donner au défenseur des droits comme ça, du jour au lendemain. Parce qu’en fait, le Défenseur des droits n’a pas la possibilité de sanctionner les agents. Elle a, elle, uniquement la possibilité de proposer des sanctions au ministre de l’Intérieur contre les agents sur lesquels elle a pu enquêter.
Ça c’est des sanctions administratives.
Oui, administratives
Administratives après, si elle enquête bien, elle peut aider la justice à condamner des policiers. La question de savoir si elle, si elle enquête, bien oui.
Mais là on a créé parce que l’enjeu c’est vraiment je ne suis pas. Faire un copier coller de ce qu’ont fait les anglais, mais c’est passé pas si mal que ça. Ce qu’ils ont fait. Liée au PC indépendante, fil conducteur, police. Donc là, ils ont un organe où les policiers, les gendarmes ne sont pas du tout majoritaires dans cet organe. Ils sont là, ils sont amenés à se prononcer sur les pratiques professionnelles en connaisseur quoi. Voilà. Mais ensuite ? Après, c’est des gens qui sont embauchés comme ça, qui ne sont pas des policiers ni des anciens policiers en fait, et qui vont enquêter sur ce qu’a fait la police et avoir une articulation avec eux, avec eux, avec le pénal, et qui peuvent sanctionner directement les agents en question et qui rendent publiques les sanctions. C’est tout un ensemble d’ailleurs lié au PC et assez décrié depuis deux ans parce qu’ils n’ont pas assez de moyens pour traiter toutes les demandes des gens. J’ai entendu des critiques, oui, mais même en Angleterre, c’est critiqué. Oui, mais c’est critiqué dans le bon sens. Les gars, c’est bien ce que vous faites, mais il faudrait que vous ayez plus de moyens de le faire et ça afin de diminuer le niveau de tension. Et puis ça a permis aussi au chef de la police et de la police de Londres ou de toute l’Angleterre, mais de lui même, de poser un constat à la télé : il y a un racisme systémique. Jamais de la vie on n’ose imaginer avoir un truc pareil en France ou sous Emmanuel Macron, ou c’est l’extrême droite. Et donc ça donne aussi un niveau de maturité sur eux, sur les problématiques liées à l’action policière qui sont qui sont utiles. Donc c’est ça, c’est vers ça qu’on doit tendre et qu’on veut tendre. Et en matière judiciaire, encore une fois, ça pourrait être effectivement le c’est cet office là qui pourrait être saisi. Mais pareil, ça demande des modifications de la loi, parce qu’en fait, le Défenseur des droits, c’est une loi organique et certains aspects sont dans la Constitution. Donc, c’est des modifications législatives pour arriver à cet aboutissement là. Donc, dans un premier temps, on pourra dire que, en tout cas, on s’engage à suivre les préconisations des défenseur des droits et d’augmenter et de tripler, quadrupler ses effectifs pour mener, pour mener des enquêtes et de dire à l’autorité judiciaire, par circulaire c’est pareil dépérissement automatique de toutes les affaires au pénal, que ce soit la PJ d'à côté ou les gendarmes d'à côté et non pas les policiers du coin qui enquêtent sur leur propre collecte.
Mettre en place des récépissés pour les contrôles d’identité. Bon, je pense que tout le monde sait ici pourquoi et dans quel but. Euh comment vous allez faire accepter ces genres de décisions par les policiers ? Et là je vais te parler de RTL puisque tu m’avais dit écoute moi bien, je serais sur RTL demain, c’est à dire etc. Et à un moment donné, Mathieu Vallet a eu cette phrase, je cite de mémoire en disant "Nous le RN, on a des policiers avec nous. Vous, vous avez des voyous avec vous. Et j’ai trouvé que c’est une phrase extrêmement puissante d’une certaine manière et terrifiante en disant de toute façon, vous, les flics vous obéiront pas. Donc elle ajoute tout d’un coup soit je deviens grave pour toutes ces questions en admettant que vous arriviez à les aller, à vous faire élire sur ces questions là, c’est à dire à convaincre la population. Comment vous faites ? Parce que là, vous vous êtes face à un mur. Et Mathieu Vallée Il a dit C'était quasiment menaçant, en fait.
Cette façon de descendre ce débat. Je suis un peu déçu parce qu’au début, il n’y a pas eu match et pas n’y voulait pas y être. Et j’ai trouvé un peu éteint Mathieu Vallée un peu en boucle par rapport aux enjeux de la séquence, mais c’est vrai qu’il a, il a dit ça et bon, il y a plusieurs éléments. Oui, c’est la question qu’on pose le plus depuis des années à toutes nos universités d'été ou les cadres internes ou les camarades me disent mon ego, c’est génial. Ah ok, d’accord, on va faire ça, mais ils ne vont pas obéir. Et alliance, qu’est ce qu’ils vont faire ? Et j’ai fait policé, faut qu’est ce qu’ils vont faire etc. Moi je crois que tout ça c’est un peu comme les capitalistes qui disent si la gauche sait, on va tous se barrer et là Mitterrand y gagne et il se barre pas s’il y avait quelqu’un qui se barre, mais la plupart restent. Et puis le programme s’applique. Je ne dis pas que c’est une promenade de santé, mais y a c’est cool. Comment on surjoue les choses en amont et comment ensuite elle se déroule vraiment une fois qu’elles ont lieu pour le coup. Pierre Joxe c’est pareil, il y avait eu des manifestations et encore une fois deux policiers parce que l’un des leurs était mort en service. Dans des circonstances un peu troublantes, il avait organisé une manifestation et il a maté la manifestation et viré, je sais plus, 150 policiers. Qui avait organisé la fronde ? Je ne dis pas que la fronde va avoir lieu, je ne dis pas que des gens vont pas obéir, mais ce sera au ministre en exercice d’en tirer toutes les conséquences le moment venu. Et donc moi, je suis pour qu’on en tire les conséquences le moment venu. Mais globalement, la masse des policiers et des gendarmes obéit. Ils sont conditionnés à obéir, donc ils obéiront. Et le récépissé, c’est le contrôle d’identité. J’ai envie de dire franchement. Ce n’est pas le plus compliqué à mettre en œuvre. Et moi en plus, je vois que tu connais ma position. Je suis pour qu’il y ait des zones qu’on expérimente, des zones sans contrôle d’identité. En fait, ça reviendrait juste à appliquer la loi en précisant au passage que c’est juste puisque je rappelle le 78 deux un sur le sur les contrôles d’identité prévoit qu’on contrôle uniquement quand la personne commet une infraction dont on pense qu’elle est vraiment en train de commettre une infraction. C’est pas un genre, ce n’est pas le genre il est noirs ou arabes, donc il est peut être étranger. Donc je vais le contrôler pour voir si c’est.
Pas de l’humiliation à répétition ou aux contrôles d’identité qu’on connaît parfaitement.
Ça ce n’est déjà pas le cadre de la loi bien sûr, donc il faut quand même revenir revenir là dessus.
Alors ici, le récépissé.
Quand il dit, quand il dit les flics, les flics nous obéiront pas parce que nous on est des voyous. Je dois dire aussi que le fait qu’on remette les choses à l’endroit sur IGN, GGL, le fait qu’on puisse être intraitable avec les questions de racisme, y compris en interne à la police, moi je le dis, tous ceux qui désobéissent, on rend des sanctions, c’est tout. C’est prévu dans le code de la fonction publique, le statut de la fonction publique, le statut de la fonction publique qui ne prévoit pas qu’on désobéisse à son autorité hiérarchique, y aura des conséquences. Et si des gens il faut les révoquer ou les virer parce qu’il faut des abandons de poste ou des actes de sabotage en interne entre guillemets ou des actes de racisme et en tirera les conséquences. C’est tout je pense que c’est même sain et salutaire, y compris de mettre en avant et de faire revenir par exemple Agnès Naudin qui était lanceuse d’alerte, qui a écrit un bouquin pour dénoncer. Elle est venue au poste, elle a gagné. Elle a gagné hier au tribunal, avant hier au tribunal qui a annulé sa révocation. Donc Amar Ben Mohamed qui a aussi fini par aboutir. Bon bah c’est des profils qu’on va valoriser parce qu’il y a des gens qui en fait ont envie de se faire ce métier de police normalement de manière républicaine. Et s’il faut qu’il y ait des gens qui s’en aillent et qu’un des autres arrivent, eh bien on le fera et on l 'organisera dans de bonnes conditions.
Alors, comme tu as évoqué l’arrivée de Mitterrand, que les capitalistes sont quand même restés, il y a des gens dans le chat qui disent non, mais en 81, ça a été repris par la police. Eh ! Mais en 81, les syndicats majoritaires de police sont classés à gauche, ils ne sont pas classés à droite. Tu n’as pas de Mathieu Vallée, tu n’as pas d'équivalent puisque t’as même un fond national de la police qui, à peine créé, est dissous. Puisque tu ne peux pas avoir un syndicat relié directement à un parti. Là, on voit que vous avez, on a dit il y a des candidats RN qui sont un ancien de la BAC Nord de Marseille, Mathieu Valet, dont on parlait, qui est aujourd’hui député européen, qui a été archi connu de tout le monde, etc. Et c’est même plus une promiscuité, c’est une appartenance au Rassemblement national et la police. On sait que le vote des policiers, etc. Donc ce que je veux dire, c’est que derrière un programme sur le plan politique, sécuritaire, policier, plutôt progressiste, j’ai vraiment du mal à penser que vous allez y arriver. Et tu dis que les policiers obéissent, là, tu nous fais du Pierre Joxe attitude au fait de Pierre Joxe qui dit aux policiers Ah, tu peux raconter la scène du régime est en vue de la raconter.
Non, non, vas y !
Donc y a des policiers qui viennent manifester sous les fenêtres de Badinter en disant pas d’interdiction, on est en 84 /86 je crois. Et Pierre Joxe, alors ministre de l’Intérieur, convoque des syndicats et dit la porte, c’est là, et les mecs ne prennent pas la porte. Mais j’ai l’impression qu’aujourd’hui on est quand même. On a vu des papiers de Mediapart où on voit des policiers qui se lâchent depuis quelques jours, pensant qu’ils ont le pouvoir avec eux, qui servent le pouvoir si tu veux.
Et donc là il y a quelque chose.
Dont c’est déjà en partie.
C’est en partie ça parce qu’il y a des Darmanin, des Castaner et compagnie. Demain il y a un Bernalicis, c’est plus le cas. Enfin je veux dire les choses c’est de la dynamique et de la dialectique. Encore une fois, je sais très bien que ça va être, ça va être compliqué et qu’on va s’en prendre plein la gueule, que y vont organiser des manifs, tenter des trucs, etc. Mais je crois que la prégnance des organisations syndicales est pas si colossale qu’on le croit et que notre programme va aussi améliorer les conditions de travail des policiers et des policiers et que ça sera moins tendu pour eux dans leurs dents, dans leur quotidien. Donc est ce qu’ils voudront se mettre dans une cabale contre le gouvernement en place à la demande des syndicats ou en prenant le risque de perdre leur emploi, leur poste, alors qu’eux aussi ont une famille, des gamins, un prêt immobilier à payer ? Je ne suis pas sûr que la balance, elle, soit aussi simple qu’on veuille bien le dire aussi de ce côté là. Donc moi je. Par contre, ça plaide pour qu’effectivement on ne mette pas n’importe qui à Beauvau dans le cadre du nouveau Front Populaire effectivement, vaut mieux quelqu’un qui sache à quoi s’attendre et qui soit prêt à tenir bon pour tenir tête plutôt que quelqu’un qui va céder. Première minute de jeu. Si c’est pour nous remettre du Manuel Valls. Voilà, c’est sûr qu’effectivement ça va poser un problème, ça va poser un problème parce qu’on n’appliquera pas le programme. Mais moi, je crois que vraiment, on a la capacité de le faire. Il y a des gens qui vont passer à la police, mais en fait, il y a déjà des tas de gens qui partent de la police. Et il y avait quelques articles. Et justement, le ministère qui refuse de communiquer sur le nombre de départ de la de la police nationale, surtout des policiers et policières racisées qui s’en vont parce qu’ils en ont marre de subir le racisme en interne de la police.
Donc après, d’après les indiscrétions que j’ai dit, il y a deux tendances. Il y a les policiers racisés comme tu dis, et il y en a aussi à tous ceux qui vont dans la dans la municipale où ils sont mieux payés et où ils choisissent mobilisable.
Puis stabilisé d’avoir sa maison en pâture, à voir le problème des mutations, de revenir près de chez soi, la famille et c’est légitime. Et nous, on va répondre à ces aspirations là aussi, en partie dans les questions sociales, pour les policiers, sur le fait qu’on puisse avoir des partenariats avec les bailleurs pour qu’ils puissent avoir un logement pas trop pourri à côté de leur de leur commissariat, notamment en région parisienne, compte sur leur affectation, etc. Donc c’est tout un ensemble. Et après effectivement, à nous de faire le job pour faire en sorte qu’on arrive à avoir une partie de l’adhésion des policières et des policiers de ce pays pour les leurs. Alors leur faire faire en sorte qu’il y ait des cahiers des missions républicaines. Mais encore une fois, qui est ce nouveau secrétaire général du syndicat des commissaires de la police ? Qui dit ça ? Moi, je prends ça vraiment pour un point d’appui. Et pourtant je connais le parcours du monsieur. Je vais dire ce que j’ai, aucune illusion sur la non proximité politique avec la nôtre. Mais je suis sûr qu’il y a qu’il y a des alliés dans la police là dessus et que si les syndicalistes un peu de gauche de la police n’existent plus, c’est parce que justement ils n’ont plus trouvé pendant longtemps de relais politique et de se dire aujourd’hui il y a eu des articles aussi industries de presse sur les policiers de gauche qui se cachent, qui se plantent, qui parlent pas, qui évitent de dire, qui sont Je sais, certains me parlent et je sais qu’ils ne le montre pas en interne. Donc demain, le fait qu’on arrive au pouvoir, va aussi inverser un certain nombre de deux tendances. Donc il va falloir afficher une fermeté, la bonne nouvelle, c’est que quand même, pour les questions de racisme par exemple, en interne à la police, il y a des révocations qui ont été prononcées récemment parce qu’il y en a qui se sont battues jusqu’au bout en interne à la police, et même la hiérarchie policière a fini par dire bon bah aucun obligé de le virer, là, c’est un peu trop gros. Et il y a eu des recours devant le Conseil d'État et devant la CEDH qui ont pu valider ces révocations. Alors il y en a certaines qui n’ont pas validé. Ils ont dit qu’il fallait des plus grosses sanctions ou des plus légères sanctions aux mecs. Et personne n’est opposé au principe des sanctions et des sanctions souvent lourdes pour ces éléments là. Donc on a quand même beaucoup d'éléments sous la main pour pouvoir faire en sorte d’appliquer, d’appliquer ce programme. Est ce que ce serait une promenade de santé ? Non, absolument pas. Et j’ai même envie de te dire, David, que la principale merde à gérer en devenant ministre de l’Intérieur, c’est ni la dissolution de la Bravais, mais ce n’est pas le LBD, c’est même pas le proc, c’est les J.O, c’est les J.O. Et ça, ça va être la merde.
Donc tu n’es pas candidat finalement.
Franchement, quand tu mets les euros dans la balance, tu te poses la question qui fait quoi ? Est ce que je ne laisserais pas quelqu’un pendant quatre mois gérer le bordel et après j’arrive comme un sauveur.
Là, on fait de la politique fiction. Mais le chat a raison, on s’inquiète. Imaginons. Je ne sais pas. Un ministre d’extrême droite, un ministre Rassemblement national à Beauvau, qu’est ce que ça changerait d’après toi par rapport à un Darmanin qui en vient déjà à un de l’extrême droite ? On est bien d’accord, mais des cadeaux, des décalages. Qu’est ce que ça peut faire d’après toi ?
Et bien ça va faire mal au sens premier du terme physique à beaucoup de gens dans le pays qui vont être. Ils vont être vraiment enrôlés dans les quartiers, dans les quartiers populaires, principalement sur les personnes racisées. Ça va être des passages à tabac gratuits, encore plus que qu’aujourd’hui savait être des tirs sur des refus d’obtempérer systématique et non plus et non plus un coup de temps en temps. Mathieu Vallée l’a rappelé hier. C’est d’ailleurs probable la présomption de légitime défense. Donc oui, c’est un danger de mort et je ne dis pas ça pour en rajouter. C’est un danger de mort en fait, d’avoir un gouvernement d’extrême droite avec un ministre d’extrême droite. Surtout qu’aujourd’hui, avec les moyens qu’ont les policiers, les gendarmes en termes de surveillance et de contrôle par le biais de la technologie et du numérique, c’est aussi un danger pour tous les militants politiques de gauche, écologistes, enfin tous ceux qui y dérangeront le pouvoir. Quand on prend les choses sous cet angle là, si tu veux, François Hollande, candidat en Corrèze, finalement on s’en fout. L’important, c’est vraiment de battre l’extrême droite et après on verra. Et après on verra pour le reste, mais en tout cas de bâcler son vote. Sinon c’est une tâche qui est indispensable. Et ensuite il faut effectivement un programme qui soit à la hauteur de la réponse et des enjeux. Mais, mais c’est. C’est ça En fait, c’est ça qu’on a dit. Le pire qu’on a dénoncé, c’est que sur tous les textes de loi qui ont été votés à l’Assemblée nationale ces dernières années, on a toujours dit. Certains disaient :Oui, attention à ce que vous êtes en train de voter, car si demain l’extrême droite est au pouvoir, ce serait extrêmement dangereux. Et moi, je reprenais quasi systématiquement la parole en disant non mais attendez, c’est déjà dangereux. Il n’y a pas besoin d’attendre que l’extrême droite au pouvoir, donc on va déjà être contre maintenant. Et en plus, c’est vrai que ce serait encore pire si Extrême était au pouvoir, parce qu’ils n’auraient pas besoin de changer la loi pour faire des trucs de dingos.
Eh bien on y est. Et dans ces cas-là, on n’y est pas tout à fait, hein. Je te signale que tu vas faire du porte à porte tout à l’heure. Si tu commences à dire aux gens où on y est, ils ne vont pas voter pour toi.
Donc y a ce moment de basculement.
Bien sûr, je jette et j’essaie de détendre la situation parce que sinon, Bref. Donc dans cette optique du plan, quels sont les contre pouvoirs possibles ? Qu’est ce que, qu’est ce que le Ugo Bernalicis peut faire à l’Assemblée ? Quels sont les contre pouvoirs ?
Ce qu’on peut faire à l’Assemblée ? Ce qu’on peut faire à l’Assemblée nationale, c’est s’ils n’ont pas de. Je crois que le rassemblement, ça ne peut pas avoir de majorité absolue. Je ne vois pas de scénario où ils ont la majorité absolue. Donc, ce qu’on peut faire, espérer, c’est créer un blocage maximal de tout dire, qu’aucun texte de loi ne passe finalement, sauf un parent par 43. Et encore, s’il y a encore ça, ça provoque potentiellement une motion de censure, donc, donc de bloquer. Mais encore une fois, comme je dis que les lois d’aujourd’hui permettent déjà à un gouvernement de faire énormément de choses. La crainte, elle n’est pas dans les futurs textes de loi qui passeraient, mais bien dans l’application de la loi actuelle par des par un gouvernement d’extrême droite. Les contre pouvoirs qu’on aura, ce sera la justice. Mais bon, dans l’histoire, la justice quand elle était au pouvoir n’a pas été le plus ouvert des contre pouvoirs.
Si par exemple hier sur RTL un autre truc qui m’a qui a vraiment fait tilt, y a cette journaliste présentatrice Je ne sais pas qui dit on dit beaucoup le problème de la police et la justice. Un idiot assez couvert pour passer alors qu’au départ, on sait bien, c’est un slogan donné par alliance au pied de l’Assemblée nationale lors de la manifestation de l'État d’aider les policiers.
Donc on voit déjà aujourd’hui comment les magistrats sont sous pression de leur propre police. Enfin, encore une fois, il y a des magistrats qui des juges d’instruction qui sont sur la criminalité organisée et dont ils savent qu’il y a des scellés qui disparaissent dans les enquêtes. Sauf qu’ils ont tellement peu d’enquêteurs que, ben, on ne va pas commencer à ouvrir des enquêtes contre nos propres policiers alors qu’ils sont déjà pas suffisamment nombreux pour les autres enquêtes qu’on a à gérer contre les grands criminels. Donc il y a déjà cette tension en fait concrète, réelle, et on le voit par le fait que quand il y a des affaires de violences policières, le lit, les parquets, les procureurs ne sont pas très à l’aise pour poursuivre. Oui, absolument. Il faut l’exemplarité dans le jury. Je n’ai pas vu ça. On ne voit pas ça. Donc ça va être un petit rempart de résistance. Mais la résistance, moi je la vois uniquement dans la rue, par la mobilisation, par l’entraide, par le fait de continuer à filmer partout, tout le temps, quand c’est possible. Enfin voilà, ça va être la résistance telle qu’on la connaît aujourd’hui, mais dans des proportions plus avancées.
Alors Rascal propose la rue et Théo, cireur de pose de la rue, et Théo et Robert. Tous deux proposent la question qui fait perdre les élections : Que pense Bernalicis dans le cas du pire de l’autodéfense populaire ? Évidemment, si tu réponds à la télé, tu perds tout.
Tu peux peut-être me dire que ça fait quatre mois que je me suis mis au karaté full contact, mais à part ça, je n’ai pas d’autres choses à dire à ce stade. J’ai fait pendant longtemps du karaté, ça me manquait et je m’y suis remis. Mais blague à part, j’en sais rien. Je n’en sais rien.
C’est une question qui se posera le 8 juillet alors ?
Ben je n’ai pas envie qu’elle se pose le 8 juillet en fait. C’est pour ça qu’il faut tout faire pour ne pas se la poser.. Bien sûr, je commande un truc. Pas juste responsable et militant jusqu’au 8 juillet. Là c’est. Pas de patte dodo et pas de repos. C’est interdit dans la bataille, quoi. Non, non, mais je j’y tiens, je le redis aux gens qui nous écoutent là haut et aux autres, c’est vous. Si vous n’avez pas encore fait la liste de tout votre répertoire téléphonique pour envoyer un message à toutes les personnes qui sont dans votre répertoire téléphonique, c’est que vous n’avez pas fini de faire campagne. Et même les personnes que je n’ai pas vues depuis dix ans. Vos ex ont crié "Débrouillez vous ! " Mais écumer, écumer tout votre répertoire, c’est trop, c’est trop dangereux et en même temps ce n’est pas juste un danger, c’est aussi une opportunité. Je le sais très sincèrement. On n’est pas dans un deuxième tour. Macron Le Pen, ce n’est pas le scénario là, là, on peut aussi prendre le pouvoir et que ça finisse pour le meilleur. Et même là, en finissant par le meilleur en face, il est possible que dès le lendemain, dès le 8 juillet, on ait à gérer des milices de fachos qui sortent dans la rue la nuit pour tenter des trucs parce que comme ils sont chauffés à bloc, apportent du pouvoir, il est possible qu’il ne lâche pas l’affaire.
Eh bah justement, un aupostien te dit que lui va aller tracter à 18 h ? Qui te pose une question pour le coup ? Euh contemporaine qui rebondit exactement sur ce que tu vas dire ? Que penses-tu de la proximité entre les fachos qui tapent dans la rue et les forces de l’ordre qui les protègent ? On a vu des images à Lyon notamment je crois. Oui, à Lyon, à Montpellier, c’est plus.
Pas besoin d’aller bien loin, tu peux rester à Lille, il y a des trucs bizarres. J’ai été en conférence de presse hier avec un militant de l’offensive qui a parti politique municipalisme chez nous et autogestionnaire et avec qui j’ai des proximités, avec lesquelles j’ai des proximités et qui est un de leurs militants, a été désigné comme étant reconnu formellement à son visage. Comme étant celui qui avait attaqué au mortier d’artifice une réunion de la Cocarde et d’autres groupes d’extrême droite à Lille il y a de ça un mois, et alors qu’il n'était pas du tout là, il est en train de boire une bière en terrasse d’un bar dans Lille et. Et du coup, il a été dénoncé par cinq fachos qui ont twitté sur Tweeter que la police allait l’interpeller 1 h avant que la police l’interpelle vraiment avec cinq équipages maquillés qui déboule chez lui 40 6 h de garde à vue sur une dénonciation calomnieuse et mensongère des réseaux d’extrême droite avec la mise en branle de la police dans la foulée. Hier, il était là en manifestation. La plupart des équipages de la Bac. Il y avait une manifestation. L’appel de la CGT et de Solidaires et de la FSU notamment. Et j'étais à côté des militants de l’offensive et les policiers en question nous ont croisés.
Alors oui, quand tu dis que les policiers étaient là, y surveiller la manif, il n’était pas un manifestant.
Non, non, ce n’était pas un manifestant. Il surveillait la manif, c'était ceux de la BAC qui avaient interpellé le militant de l’offensive en question et ils nous ont toisé en mode un peu comme des cobayes quoi. Voilà, on m’a donné là, vous savez qu’on peut faire ça du jour au lendemain, quoi. Donc, effectivement, c’est extrêmement c’est extrêmement inquiétant. Donc, c’est pour ça qu’il est urgent de gagner et que quand on gagnera un des premiers éléments que moi je demanderai si j'étais à Beauvau, c’est un rapport de la part de la DGSI sur les policiers infiltrés dans les réseaux d’extrême droite. Parce qu’on ne va pas me faire croire qu’on ne sait pas. On ne va pas me faire croire qu’on ne sait pas. Moi je pense qu’on sait des tas de choses. Nos services de renseignement savent des tas de choses qu’il y a aussi des gens d’extrême droite dans nos services de renseignement et qu’il faudra prendre ça à bras le corps aux premières minutes de jeu. Parce que le potentiel séditieux existe, ils existent réellement. Et ces gens en plus, étant donné qui sont dans la police et ou dans l’armée, ont accès à des armes à feu, ont soit leur propre arme de service et souvent sont les amoureux des armes à feu, sont dans des clubs de tir etc. Donc on ne va pas prendre ça à la légère, on ne va pas du tout prendre ça à la légère. Voilà donc je pense qu’il est encore plus urgent de gagner et d’empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir.
Alors il y a Arma qui le dit il faut convaincre avec le programme d’ajustement sa fille, ça fait 1 h 15, on parle du programme. Là, on s’est un peu écarté, mais en réalité, il y a la loi et l’esprit de la loi, il y a le programme et l’esprit du programme. Et donc on était plus dans l’esprit du programme. Il y a une question très intéressante : monsieur Bernalicis, vous qui voulez désarmer la police, que fera la police désarmée contre les bandes d’extrême droite qui sèment la terreur dans les rues ?
Non mais c’est pareil. Désarmer la police, c’est un slogan, c’est une intention, c’est ce n’est pas désarmer la police, c’est désormais chacun des policiers, individuellement, dans toute leur dans toutes leurs prérogatives et dans tous les métiers de police. Quand on dit désarmer la police, on vise deux choses essentiellement en réalité la police de proximité. Vous avez compris que l’objectif, c'était à terme d’arriver à Haut bobbies, c’est à dire qui n’ont pas même pas d’armes à feu et qui soient sur des missions de dialogue, de renseignement ouvert. Et j’assume le terme d’avoir les yeux et les oreilles de la police et en même temps un contrôle réciproque de la part de la population et en manifestation où on arrête de mutiler et où là, l’objectif est de permettre la liberté de manifester et pas de l’empêcher. Et la question pourrait se poser par exemple sur les manifestations du 19 c’est le 9 mai, c’est ça ? Sur les dates des fachos à Paris d’un peu partout.
C’est aussi ça.
Je sais que je ne donnerai pas de noms, mais dans mes cercles d’avocats que je peux côtoyer, beaucoup se sont dits et parce qu’on avait demandé que d’interdire cette manif. Mais Hugo, faut arrêter de demander l’interdiction de tout parce qu’après c’est un contresens aussi parce que c’est le même argument qui fait qu’on interdit une manif. Donc que des mecs d’extrême droite manifestent, ils ont aussi le droit de manifester. Je mets des guillemets, mais après quand on voit que dans cette manifestation il y a des saluts nazis, des machins, on a le droit aussi de les poursuivre devant la justice sans pour autant empêcher la manifestation d’avoir lieu où qu’elles soient bordélique ou qu’on soit nous mêmes dans l’escalade. Donc il y aura aussi un truc à jauger en disant bon. Faut il faut, il faudra, faudra être vigilant avec ça. Mais, mais en manifestation, même sans le LBD, même sans les grenades encerclement, ça va hein ? Il y a de quoi faire avec les boucliers, les tonfas, les effectifs qui sont là, les armures, les machins, c’est bon quoi, On savait faire avant, on saura faire après. Et puis on sait surtout en manifestation qu’il y a eu un film documentaire qui s’appelle Un pays qui se tient sage comme ça, qui explique bien comment la désescalade pourrait s’organiser et s’organiser. J’invite ceux qui ne l’auraient pas vu à le à le regarder, évidemment. Par contre, il n’est pas prévu de désarmer la mairie ni le raid, ce n’est pas prévu. Ok, ce n’est pas prévu de désarmer les policiers quand ils sont sur des missions qui vivent, où il est, où il est nécessaire parce qu’ils vont arrêter un criminel qui potentiellement lui-même détient des armes à feu. Donc s’il s’agit d’aller taper un local de l’extrême droite où il y a des armes, des grenades. On envoie le raid et on ne l’envoie pas en flagrance. Si les services de renseignement ont des éléments, on les judiciarise. On fait ça dans les règles sous le contrôle d’un magistrat qui lui va faire le job de poursuivre. Encore une fois, je ne suis pas pour faire de l’extrême droite à l’envers. Je ne sais pas, pour utiliser les moyens de la police et de la justice en mode déglingo. Allez, c’est bon, maintenant c’est notre police. Ce n’est pas ça le but. Et surtout, il ne faut surtout pas que ce soit le but. Et j’ai déjà dit plein de fois qu’il sera hors de question de faire une chasse aux sorcières ou une purge contre les gens du Rassemblement national de la police dans la police. Ce qui m’intéresse ce n’est pas ici.
Sinon t’as plus de gars sous tes ordres.
Ouais mais elle n’est pas banalisée la série. Je ne dirais pas sur cette cible mais du coup. Mais c’est parce que moi ce qui m’intéresse c’est si un policier commet des actes assassins.
Ou factieuse et si j’ai pas bien compris.
Quand un policier commet des actes de racisme ou des actes répréhensibles, alors il faut être intraitable. Mais je ne suis pas là pour entrer dans la tête des gens. On ne va pas faire des lois scélérates à l’envers. Vraiment, il ne faut pas faire ça. Quoi ? Parce que ça, ce n’est pas la gauche et c’est un contre son grand à la fin. Donc vraiment, je pense qu’on a, en respectant les règles, suffisamment d’outils à notre disposition pour désarmer la police autant que nécessaire, parce que c’est utile et ça améliore l’efficacité de l’action policière dans les domaines concernés police de proximité, gestion des manifestations pour garantir la liberté de manifester et voilà tout. Quoi ?
Alors comme il y a beaucoup de monde qui y est arrivé ces 20 dernières minutes, c’est juste un petit un petit topo. Rapidement, on est avec Ugo Bernalicis qui est un des un des spécialistes Sécurité et défi, et donc au Front populaire, le Front populaire qui entend dès les quinze premiers jours de son éventuelle accession au pouvoir, déployer des équipes de police de proximité, interdire le LBD, les grenades, démanteler l’appareil, remplacer DGPN par un organisme indépendant, mettre en place des récépissés pour les contrôles d’identité, agir contre la surpopulation carcérale et revoir la formation des policiers. Depuis 1 h et demie. Il y a 20 ans, on parlait exclusivement du programme. Donc je ne remonte pas les questions politiciennes parce que ça, il y en a plein, les chaînes d’info. Il y a cette question de la formation des policiers, parce que y a un truc qui est quand même assez cocasse dans votre programme, c’est que y a des trucs qui sont très pro, très pro police. Alors on va mettre plus de policiers, de police judiciaire, on va mettre plus de formation, on va mettre plus de moyens dans des fabriques. Je vois encore et un autre truc qui va faire un petit peu le maintien de l’ensemble des gendarmeries l’augmentation des effectifs de police judiciaire, technique, scientifique du renseignement. C’est quasiment du Macron. Au moins dix unités sont chargées de la délinquance financière, du trafic d'êtres humains et du démantèlement de réseaux mafieux. Ton rire me fait dire que tu as compris. Dans la barbichette il y avait le pro police, c’est bon pour la santé. Voilà, ça c'était pour le jeu de mot. Ah bah merde, il a été fait dans le sept. En même temps, il y a quelqu’un qui est sur la même longueur d’onde que moi. Et donc ceci et ceci étant dit.
Oui, on n’a jamais été Anti police, ce n’est pas le sujet, ce n’est pas notre sujet.
Pour toi, une semaine de surcroît, une semaine des élections.
N’est même pas. Mais même, même depuis le début je vais dire, même si Darmanin vient laver. La vérité c’est qu’on n’est pas pour ça, on est pour une police qui soit au service du peuple. Et donc effectivement quand on sera au pouvoir, il y aura encore des infractions, il y aura encore des féminicides, il y aura encore des violences intrafamiliales, y a encore des cambriolages, y aura encore des rixes, il y aura encore, il y aura encore des délits. Donc toute personne de gauche, voire d’extrême gauche trouve que faut pas faire ça, tu vois, et il faut le réprimer. La question c’est comment on le réprime ? Est ce qu’on le réprime à coup de LBD 40 en mettant des grosses torgnoles dans la tronche de celui qui a fait ça alors qu’il est menotté ? Et on fait ça avec des peines de prison hyper lourdes qui ne règlent pas le problème et conduisent à de la récidive. C’est l’ensemble qui est à revoir là dessus. Donc et même dans toute société autogestionnaire, tu finis par avoir des règles de police interne et des gens qui vont à tour de rôle, qui font la police. Voilà, et c’est normal et sain dans une société. Ce qui serait pas normal c’est de dire de ne pas avoir de, de ne pas se soucier du sujet de manière sérieuse parce qu'à la fin c’est les plus forts qui dirigent. Quand tu ne gères pas ta police de manière démocratique et organisée. Donc on va se donner un maximum de garanties. Et la formation, ça fait partie des garanties. La police judiciaire, ça fait partie des garanties. Surtout que là, on n’est pas dans le pouvoir parce que pareil, c’est un peu plus compliqué. Mais l’idée c’est de la rattacher à l’autorité judiciaire que l’autorité judiciaire. Moi, dans mon esprit, ça ne fait pas l’unanimité ni à gauche. Mais je ne désespère pas de convaincre. Je suis pour que ça devienne un pouvoir judiciaire, pour qu’il puisse y avoir des contre pouvoirs à ce pouvoir judiciaire organisé et structuré. Mais je suis pour assumer, assumer tout ça. Et donc il y a un enjeu : la formation. C’est vraiment un enjeu capital. Quelle police on veut, qui on veut, qui on veut dans la police. Par le biais du recrutement. Parce qu’aujourd’hui, on se retrouve avec les plus virilistes, les plus connus, ceux qui peuvent avoir un fond de xénophobie et de racisme, qui se disent ah bah ouais, moi je deviendrais bien policier parce que ça va être le la continuité de leur pensée politique et leur défouloir potentiellement. Donc la question c’est comment on fait pour inverser ça ? Comment on fait pour celui qui trouve que la police est raciste et qu’un racisme systémique dans la police, il a envie de passer le concours de policier demain et devient policier dans le respect et dans le respect de la déontologie, de la loi et des libertés publiques. C’est pour ça que c’est important. Je pense qu’il faut des gens pour défendre les libertés publiques. Voilà. Et les policiers doivent pouvoir défendre les libertés publiques et c’est ça qui est l’enjeu. Donc il faut revoir tout ça. Et pour le coup, même le recrutement, c’est ce que j’expliquais dans une petite vidéo que j’ai mis sur ma chaine YouTube pour répondre aux courriers de l’association nationale.
Placement de produit s’il vous plaît de police judiciaire.
Bon, là j’ai du goût à beaucoup, je ne sais pas combien de fois donc le placement de produit ?
Donc je l’aurais sauf si tu nous fais vraiment un spot publicitaire superbe.
J’ai déjà donné.
Ouais mais tous ces phénomènes c’est demandé mais verra ça à la force d’attraction nation.
Préférée pour Au poste. Alors je t’ai même fait une erreur dans l’hémicycle que t’as clippé.
Absolument, Mais moi je me demandais si Sarkozy appelait pas à voter Front Populaire.
On verra
On verra ça tout à l’heure.
Mais la partie, je leur ai dit il faut un recrutement dédié, il faut qu’on démultiplie les recrutements dédiés demain on met en place une police de proximité, bien sûr, on va ouvrir des postes en interne, etc. Mais il faudra aussi ouvrir un concours spécifique pour devenir policier de proximité, dont les gens savent que quand ils passeront ce concours là à la fin, c’est ça qui fera pareil pour la police judiciaire. Pareil à l’intérieur de la police judiciaire, pour la lutte contre la délinquance économique et financière. Je veux qu’il y ait un concours où on dise voilà, vous passez un concours, vous serez formés pour entrer dans les brigades éco économiques et financières, pour que l’expert comptable, l’inspecteur des finances, le type qui aime bien éplucher les cibles, l’ancien patron, le petit patron qui est là, qui a vu des trucs autour de lui, qui c’est vraiment abusé et qui veut devenir policier, puisse le faire avec des recrutements dédiés spécifiques pour qu’on puisse avoir les bons profils. Après, qu’il y ait de la mobilité en interne, que les gens bougent de service se reforme, que la formation continue. Évidemment, il faudra le faire, mais je pense qu’il faut aller vers cette vers et vers cette direction et on a les capacités de le faire, n’est ce pas ? Des types, pas des décisions trop complexes à prendre quoi. Donc il faudra le faire le moment venu, assez rapidement.
Alors je sais que tu dois aller tracter.
Mais t’inquiète franchement, en vrai, il y a des tas de militants qui sont déjà sur le terrain. Si je les rejoins en cours de route, ils ne m’en voudront pas. Ils savent que c’est utile que je sois là où.
Ça a été. Monsieur est déjà ministre. Ce sont des collaborateurs qui font tout. Très bien, très bien.
Ah mais tu veux quand tu arrives en tête dans toute cette circonscription aux européennes, C’est que voilà, c’est toi. Ce n’est pas exactement pareil que pour d’autres collègues.
C’est pour ça que t’es là. C’est la détente en fait ?
Non, je n’ai pas dit ça. C’est sérieux ce qu’on fait ? Absolument. J’espère en tout cas.
Après, bien sûr, bien sûr, Vas y sans ça, laisse tomber les camarades de terrain. Voilà. Donc deux points qui viennent d'être relevés d’ailleurs en parlant de la délinquance financière. Vous vous expliquiez dans le programme que vous voudriez mettre augmenter les effectifs de police, judiciaire, technique, scientifique, renseignement, Je l’ai dit tout à l’heure, des unités en charge du narcotrafic et de la délinquance financière. Alors d’abord, je pense, très important, comme il y a beaucoup de monde qui nous écoutent, d’expliquer qu’il y a eu un démantèlement presque inodore de la police judiciaire sous nos yeux et nos oreilles ces derniers mois, qu’il y a eu une fraude mais qu’il n’y a pas eu gain de cause. Donc, quel est l'état de la police judiciaire aujourd’hui ? À quoi ça sert la police judiciaire ? On ne sait pas tout à fait. Et pourquoi voudriez qu’elle ait plus de moyens ?
Alors à quoi ça sert la police judiciaire ? La police judiciaire, elle s’oppose à la police administrative ou d’ordre public, en ça qu’elle est sous le contrôle de l’autorité judiciaire et qu’elle fait ça dans le cadre judiciaire, c’est à dire dans le cadre du code de procédure pénale et est sous l’autorité d’un magistrat, soit le soit le procureur de la République ou un substitut, soit le juge d’instruction. Donc, normalement, la police judiciaire, ce sont des gens qui sont formés à faire les missions de police judiciaire, 'ils doivent avoir. Ce n’est pas le cas de tout le monde. On va dire que des officiers de police judiciaire, dans la mesure où suivi une formation spécifique avec tout un module sur les libertés publiques, parce que quand vous êtes officier de police judiciaire, vous avez des possibilités en plus par rapport à n’importe quel autre policier, des prérogatives que vous pouvez mettre en œuvre, notamment le placement en garde à vue, c’est à dire d’attenter à la liberté des gens.Et donc la contrepartie, c’est qu’ils doivent être formés et qui doit être sous le contrôle du de. Magistrats, parce que l’article 66 de la Constitution prévoit que l’autorité judiciaire à la garantie des libertés et des libertés individuelles. Ça, c’est le cadre, le cadre général de l’organisation de la police judiciaire. Évidemment, on a un problème dès le départ, c’est que les policiers de la police judiciaire sont au sein du ministère de l’Intérieur et sont sous l’autorité de leur hiérarchie policière et donc du ministre de l’Intérieur. On s’est souvent plaint, par exemple, des remontées d’informations dans les enquêtes au ministère de la Justice. Vous vous souvenez peut-être de la condamnation de Jean-Jacques Urvoas, ancien garde des sceaux, pour avoir refilé des infos à Thierry Solère sur une enquête en cours qui concernait Thierry Solère. Mais en fait, c’est surtout au ministère de l’Intérieur où les infos, elles, remontent. En quinze minutes un le sur le bureau du ministre dès qu’une enquête est ouverte, des qui se passent des qu’il se passe un truc. Il est le premier, il est le premier au courant. Donc cette police judiciaire, elle est déjà en difficulté par les interférences du politique et de l’exécutif, parce que ça ne respecte pas les grands principes de la justice et notamment le secret de l’enquête, la présomption d’innocence et le fait qu’encore une fois, les enquêtes se fassent à charge et à décharge. Donc il faut remettre un peu tout ça, un peu tout ça à l’endroit. Ça, c’est le cadre de la loi de la PJ, sachant que de la police judiciaire, souvent on appelle. Alors on entend deux choses par PJ. On entendait parler maintenant quasiment au passé. Quand on parlait de PJ, on parlait de la direction centrale de la police judiciaire et des services de police qui s’appelaient PJ, police judiciaire. Or les missions de police judiciaire en fait.
En gros, La fine fleur de la police, le 36, quai des Orfèvres.
Exactement. Alors, compte des officiers de police judiciaire, de la police judiciaire. La masse de la police judiciaire se fait dans le périmètre qu’on appelle sécurité publique, dans les directions départementales de sécurité publique, le commissariat où vous allez déposer plainte et que vous allez déposer plainte. Vous entamez une procédure judiciaire et c’est de la police judiciaire. Donc, en fait, en réalité, la masse des enquêteurs était déjà positionnée en sécurité publique, avec des piles de dossiers. Qui dérapent et qui n’arrivent pas à résoudre les enquêtes. 18 millions de procédures en souffrance, c’est quand même assez énorme et colossal d’enquêtes ouvertes et qui ne passe rien derrière. Et c’est le gros des effectifs parce que depuis 95, on a fait une réforme, on a viré les enquêteurs et inspecteur de police à Pavie, on a supprimé le corps des enquêteurs et des inspecteurs de police. On a dit que tous les policiers pouvaient devenir demain enquêteurs et inspecteurs. En passant par la petite porte. Donc les missions de police judiciaire, c’est tout le monde qui peut faire des missions de police judiciaire. N’importe quel gardien de la paix peut passer le bloc au PJ, cette petite formation qui lui permet de faire ça et de faire la petite enquête en sécurité publique. Donc voilà, c’est ça aujourd’hui la police judiciaire au sens large. Le seul truc positif qu’a fait Darmanin dans sa réforme parce que je l’ai mis dans mon rapport et c’est un truc positif, c’est qu’il a remis ensemble les effectifs de police judiciaire qui étaient en sécurité publique et ceux qui étaient en PJ, PJ La grande PJ 36, quai des Orfèvres en une seule est un seul et même bloc. Parce que moi je pense qu’il faut les mettre en un seul et même bloc parce qu’ils doivent être considérés à part du reste, justement du fait des prérogatives secret de l’enquête, présomption d’innocence uniquement sous le contrôle d’un magistrat et pas d’interférence de la hiérarchie, ni policière, ni de de l’exécutif, du ministre. C’est ça un peu leur jeu et j’espère les rattacher ensuite à l’autorité, à l’autorité judiciaire. Donc cette partie-là, elle était bonne. Sauf qu’en fait, il a mis tout ça sous la même autorité au niveau local, un seul chef unique de la police, directement rattaché au préfet. Et on avait dénoncé à l'époque, j’avais dénoncé qu’on pouvait, qu’on pourrait donc détourner les missions de police judiciaire au détriment de ce que veulent faire les magistrats dans la dans la lutte, notamment contre la criminalité organisée, en disant on va faire des trucs qui sont beaucoup plus visibles du très court terme et qui sont vendeurs politiques, ils politiquement et donc électoralement. Et ben ça n’a pas loupé. Il aura fallu attendre quelques mois pour les opérations place nette qui sont typiquement l’archétype de ce que voulait faire Gérald Darmanin par le biais de cette réforme pouvoir mobiliser tous les effectifs aux mains d’un seul et même chef de la police localement, dans un but de communication politique avéré, et ce et ce au détriment de l’autorité judiciaire et même parfois sans l’autorité judiciaire. Je me suis fait confirmer. Je donnerai pas des noms par certain procureur de la république qu’effectivement ils n’ont été informés des opérations place nette que 2 à 3 jours avant qu’elle ait lieu. Or ou je me suis fait aussi conférer au sein de l’institution policière que ces opérations étaient prévues au moins un mois à l’avance à chaque fois. Donc on voit bien comment il y a une autonomisation de la police et détournement des missions de police judiciaire contre l’autorité judiciaire elle-même. Et ça, c’est assez grave. On l’avait dénoncé et ça a eu lieu. Donc, il faut faire tout le contraire. Voilà, à faire tout le contraire, sauf le fait qu’on ait mis. Tout le monde a la même direction de police parce qu’il y a besoin de rattacher tous ces morceaux de la police judiciaire ensemble et qu’il y ait une formation qui soit adéquate et plus poussée. Pour le coup, l’ancien DCPJ avait lancé l’idée d’une académie de l’enquête.
Directeur central de la police judiciaire.
Du directeur central, la police judiciaire, une académie de l’enquête et une école d’enquêteurs qui sont à recréer. Je pense que c’est essentiel et important si on veut recréer le corps des enquêteurs et des inspecteurs, ce que je souhaite, comme avant. 95, Il faut du cookie, une formation qui soit associée à une mobilité, un parcours qui soit associé et qu’on puisse et du coup être attaché auprès de l’autorité. L’Autorité judiciaire.
On te demande comment éviter que la police judiciaire ne soit au service de l’extrême droite ?
C’est vrai que c’est vrai que même en votant de nouveau Front Populaire et en gagnant les élections, c’est mieux. Mais sinon, comment on fait pour ? En fait, c’est déjà la police qui est la moins d’extrême droite en vérité. Moi je le remarque la. Il y a deux services dans lesquels j’ai le plus de contacts ou de facilités, c’est police judiciaire et renseignement territorial. Ce sont les polices, comment on peut dire ça, mais qui s’intéressent le plus à la politique, on va dire ça comme ça, ou en tout cas qui sont le moins le nez dans le guidon et qui sont plus, qui ne sont pas sur la même temporalité. En fait, ils ne font pas le même métier. Donc voilà comment on fait, on fait en sorte que la plaque reste sous le contrôle de l’autorité judiciaire et il va y avoir un bras de fer. Et donc on va avoir besoin que les magistrats jouent leur rôle pour continuer à contrôler la police judiciaire. Parce que, en théorie, dans le code de procédure pénale, la police judiciaire, elle, est au service de l’autorité judiciaire, pas au service du ministre.
Albert Lévy, qui était à ta place hier matin, ne faisait pas confiance. Donc, ancien magistrat, ancien procureur, ne faisait pas confiance à ses anciens collègues, mais pour une raison quasi organique, en disant aux magistrats pour eux, pour avancer, lui, il obéit.
J’ai rendu un rapport sur le sujet d’une commission d’enquête. Donc je suis bien placé pour le savoir. Après. Les circonstances font que des fois les gens prennent leurs responsabilités. Pour le coup, on a vu quand même une autorité judiciaire qui a fait un peu de résistance ces dernières années à Dupond-Moretti, à Gérald Darmanin et même à Emmanuel Macron, on va dire. Je reprends place nette XXL à Marseille. Le Conseil supérieur de la magistrature s’est prononcé quelques jours plus tard pour déplorer qu’un coup de pression ait été mis au procureur de Marseille et que c'était au mépris des règles de séparation des pouvoirs et tout ça. Donc il y a un terreau pour une résistance. Il y a aussi un terreau pour une résistance parce qu’il y a eu plus de 3000 magistrats qui avaient signé une tribune suite au jugement sur les conditions de travail et qui ont manifesté alors que ce n'était pas encore le fascisme. Donc ce n’est pas vrai que tout est foutu, tout est perdu. Bien sûr qu’il y a une hiérarchie qui peut poser problème. Bien sûr, en 40 ans, la magistrature n’a pas été d’une grande aide, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais les choses ont un peu changé aussi. Et on se battra quand même. Vous me proposez un scénario du pire Et si c’est le pire, comment fait-on ? On fera ce qu’on pourra, on fera ce qu’on pourra et ailleurs, faire en sorte que la magistrature et la justice soient un peu un rempart. Oui, j’espère aussi. Après, c’est vrai, il y a des juges qui ont été sur les listes du RN aux européennes. Voilà. Il y a un ancien juge qui était député européen la fois d’avant. Avec le RAID, c’est pareil. La même pénétration qu’on retrouve dans la police. Elle est dans la justice à la beaucoup plus limitée, pour le coup, toutes les nouvelles promotions de magistrats, de jeunes magistrats sont pas trop d’extrême droite, voire pas du tout. Et d’ailleurs Dupond-Moretti s’est cassé les dents plusieurs fois
École nationale de la magistrature.
Comme celle de la magistrature où ça s’est mal passé. En discutant avec les auditeurs de justice. Un Ça avait été relaté par la presse, par une certaine presse bien informée.
Est ce que si on prend un peu de hauteur, qu’est ce que ça signifie, cette dévitalisation de la police judiciaire d’une certaine manière ?
Ben là en fait, moi je crois qu’il ne faut pas. Il ne faut pas prendre nos adversaires pour plus intelligents qu’ils ne le sont. Souvent, on a tendance à rationaliser leur comportement à l’outrance, c’est à dire en fait, ils font ça parce qu’il va se passer ici et ça comme ça, et tout n’est pas si calculé qu’on veut bien croire. Donc, je ne crois pas qu’ils se soient dit oui, on va faire ça pour avoir la main sur les enquêtes en cours et aller regarder les affaires individuelles parce qu’en fait, ils ont déjà les moyens de le faire s’ils veulent le faire. Moi ce n’est pas ça le sujet. Le vrai sujet pour eux, c’est de faire de la politique politicienne à deux balles. L’enjeu central, c’est de dire voilà pour Darmanin, je veux pouvoir faire mes opérations. Place nette pour dire, pour faire une démonstration de force et dire que je lutte contre le trafic de stupéfiants. Je crois qu’ils croient vraiment à ce qu’ils racontent en fait y croient vraiment à ce qu’ils racontent. Quand il dit, pour la plupart des Français, la police judiciaire au sens d’enquêtes complexes, c’est la source de l’inefficacité publique dans la lutte contre les trafics de stupéfiants. C’est la phrase qu’il a dite devant la commission d’enquête au Sénat et donc je pense qu’il pense que c’est vrai. Et effectivement, la réforme qu’il a faite a des limites. Les enquêtes complexes détournent l’attention des services en question et les met pour faire des petits trucs de merde sur le dealer en bas des tours. Le premier niveau du trafic de drogue, de stups, sans jamais, sans jamais régler le problème, et c’est là où ils ont une difficulté, c’est que ça ne règle pas le problème, mais par contre savent électoralement que finalement, l’un dans l’autre, ils continuent de s’y retrouver. Voilà, moi je pense que ce sont des cyniques, des politiciens cyniques qui visent à asseoir une assise électorale et à gagner des élections. Le truc c’est que là où je ne sais pas s’ils sont bêtes ou si c’est délibéré de la part de la bourgeoisie, plus globalement, c’est qu'à la fin, c’est le RN qui gagne. Enfin je veux dire qu'à la fin, c’est le RN qui gagne et joue là, parce que effectivement, ils iront jamais assez loin et aussi loin que ce que peut verbaliser le rassemblement, le rassemblement national dixit la présomption de légitime défense par exemple.
Dans le programme, il y a donc cette idée de mettre un peu le turbo sur la délinquance financière.
. Ah ouais, je crois que ce n’est pas sous l'étiquette de vin jaune.
Non mais là aussi, pourquoi la délinquance financière ?
Pourquoi la délinquance ? Parce que c’est corrélé avec celle de la police judiciaire ? Pourquoi la délinquance financière est si mal lotie ? Enfin, pas la délinquance ou la lutte contre la délinquance financière. Attends, je reviens un peu sur Cahuzac parce que je vais dire un truc quand même. En vrai, ça ne me pose pas de problème que Cahuzac se présente aux élections. Si les gens pensent que c’est un problème qu’il est fait et qui a été délinquant, financier, ils ne votent pas pour lui. C’est tout le problème. Je vais dire là dessus parce que je ne veux pas être dans un discours où du coup si t’es passé, si t’as été condamné, c'était passé par la case prison, tu peux ne plus jamais rien faire de ta vie un sous citoyen pour le reste de ta vie. Pour m’appliquer sur les questions carcérales et pénitentiaires depuis sept ans et voir des tas de gens qui se pensent exclus de la société, ça me semble important.
Tu as raison.
Mais c’est important.
Parce que c’est mieux en disant mais pourquoi je me permets de dire ça ? C'était plus une boutade qu’autre chose, histoire de faire, de faire une transition un Et pourquoi ? Parce que s’il y a moins de moyens sur certaines délinquances, on peut quand même se poser la question est ce que le législateur, euh, le ministre a intérêt à aller là où ça fait mal pour les copains ? C’est pour ça que je ne parlais pas de Cahuzac en tant que personnalité, tu as raison, il a juste sa dette de brebis et puis voilà, c’est réglé, tu vois ce que je veux dire ?
Mais je n’ai pas d’amis riches moi.
Donc aussi Mélenchon, ça ce n’est pas ton ami.
Si Mais ça ce n’est pas sa richesse, c’est juste le patrimoine de son de son appart à Paris, donc on ne va pas aller loin avec ça. Pas vrai qu’il le vend et qu’il soit à la rue ?
Voilà John vient de dire mieux que moi la vraie question. C’est exactement ça. Est ce que le ministre ne choisit pas ses délinquants ?
Oui, bien sûr, en partie. Mais du coup, si c’est juste, c’est ça aussi l’art de la politique et de et de la politique pénale. Si c’est une politique, la politique pénale, dire ce qu’on veut plus réprimer que d’autres, c’est important parce que le code, lui, prévoit tout ce qui est répréhensible au sens global. Mais ensuite, la question c’est est ce que on veut plus réprimer tel ou type d’infractions, tel ou tel type de délits ? Bon à Darmanin, les fachos et tout. Il parle des délits plutôt de rue qui visent une catégorie sociale bien particulière. Et le cannabis c’est l’alcool, le cannabis et est plutôt utile à ça puisque ça permet de cibler, de cibler le public qu’ils ont envie de cibler. Donc voilà. Mais la délinquance économique et financière, je veux dire. La raison pour laquelle on veut la poursuivre. Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas les riches, parce qu’on soit un riche n’est pas forcément un délinquant en soi. C’est un problème politique qui touche trop de riches. C’est un problème de capitalisme et donc il faut partager les richesses, faire des impôts. Mais ce n’est pas en soi un délit frappe encore et donc on ne va pas l’arrêter.
Monsieur, rassurez la d’abord, je sens que c’est un discours.
Mais, et je veux dire. Mais même n’importe quel patron peut se dire que lutter contre la délinquance économique et financière, c’est de son acte dans son intérêt, parce que c’est de la concurrence déloyale. Celui qui commet des délits financiers, qui fait de la fraude fiscale, c’est un avantage compétitif qu’il a par rapport à son concurrent. Voilà ce n’est pas normal donc je pense que tout le monde peut admettre ça. En plus, ça remplit les caisses de l’Etat, ça donne un signal d'égalité et de justice sociale qu’on a envie de donner, et on l’assume. Et le truc, c’est qu’on est tellement loin par rapport à la masse de choses, de choses à poursuivre que franchement, même en faisant pas grand chose, ce sera déjà beaucoup mieux. J’avais moi même dit dans un rapport en 2019 sur les écoutes, la délinquance économique et financière qu’on pouvait faire tranquillement fois deux dans tous les effectifs de tous les services qui luttent contre la délinquance économique et financière. Et même en faisant fois deux, c’est trop limite, c’est trop, c’est trop ridicule. Donc il y a un enjeu, il y a un enjeu majeur là dessus. Et encore une fois, le truc, c’est qu’aujourd’hui, du fait de la réforme de la PJ, du fait qu’il n’y ait pas de concours dédié aux postes en PJ des gens en ce moment, il y a énormément de postes vacants. De plus en plus, les gens partent de la police judiciaire. Il y a ensuite un sujet là en ce moment au sein de la police. Donc ça va aller en s’empirant et particulièrement dans la lutte contre la délinquance économique et financière et dans toute la dans toute la chaîne de la plus petite délinquance économique et financière, l’escroquerie. Je vois un type qui tape à votre porte pour vous vendre n’importe quoi en passant par la très grande fraude fiscale et blanchiment au niveau national.
Et pour quelles raisons ? Il y a ces défections ?
Les gens sont vraiment dégoûtés par la réforme. Il y a eu des revalorisations des primes de la PJ alors qu’ils ont des rythmes de travail un peu broken. Ce n’est pas exactement un rythme particulier qui suit les dossiers des délinquants qui suivent ou des criminels qui suivent. Faire la même temporalité. Et aujourd’hui, comme il y a une prime voie publique qui s’est mise à travailler en PJ, c’est 50 € de plus par rapport à ne pas travailler en PJ pour des horaires. C’est n’importe quoi, pour une pression, pour une technicité qui est supérieure et qui n’est pas du tout reconnue et valorisée. C’est le premier point. Et deuxième point, on arrive à un moment donné où, comme depuis 95, on a supprimé le concours des enquêteurs et des inspecteurs et les concours dédiés, il n’y a plus qu’un concours commun de la police. Et quand on voit que des gens qui passent le concours commun de la police ont un niveau de diplôme assez faible, un niveau de formation très faible et qu’ils rentrent dans la police, pas pour éplucher des lignes de compte, Ce n’est pas ça l’imaginaire pour lequel ils entrent dans la police. Ils entrent dans la police pour faire des courses poursuites contre des voyous dans la rue. Enfin je ne sais pas. Voilà ce qu’on peut voir dans d’autres films que des films sur la lutte contre la délinquance économique et financière. Et donc à la fin, mécaniquement, t’as pas t’as pas de candidat pour être candidat. Voilà, c’est pas plus compliqué que ça.
Il y a Durdenov qui nous dit des OPJ, des officiers de police judiciaire. C'était quand tu parlais du fait que tu pouvais dire bien complice avec eux, qu’avec d’autres elles sont probablement issues des couches les moins populaires de la population également. Y a t il y aurait il un recrutement et une formation dirigée vers les couches populaires ?
Ben en fait, le gros des troupes de la police nationale aujourd’hui, c’est les couches populaires, c’est ça ? Pas des quartiers populaires urbains, mais plutôt de la périphérie urbaine. Mais c’est des idées. C’est des gens de milieux assez populaires en réalité. Donc la question, ce n’est pas de ne plus recruter ces gens là. Bien sûr qu’il faut continuer à les recruter, mais juste il faut une formation qui vienne les remettre à niveau, en tout cas au niveau auquel on pense que c’est nécessaire pour qu’ils puissent réaliser leur travail dans de bonnes conditions pour eux mêmes et pour les usagers et usagères.
Et donc, par exemple, le ce besoin de formation initiale.
. Moi je suis pour qu’il y ait deux ans de formation initiale avant d’aller dans n’importe quel service du pays.
Et dorénavant en Scandinavie, c’est trois en Scandinavie.
. Il y a des endroits où c’est trois, deux ans, c’est devenu un peu la norme. Et trois ans après, même à 3 h et dans un premier temps passer à deux ans. Parce qu’en fait, quand je dis ça, ça veut dire faut construire des écoles, donc il faut au moins un an ou deux pour construire bon nombre d'écoles, suffisant pour pouvoir avoir les promos qui vont bien avoir la formation qui va bien. Et puis quand tu passes à deux ans de formation, il faut aussi des formateurs à mettre en face et on ne va pas mettre que des formateurs de la police et on va mettre des personnes extérieures, des sociologues, des gens, des chez le défenseur des droits, des associations de représentants des victimes, il y a quand même énormément de choses à faire pour les psychologues. On a besoin de psychologues, de la formation à la gestion des conflits, à la désescalade, on a besoin de tout ça. Donc ça, y a un peu une logistique de la mise en œuvre d’une réforme qu’il ne faut pas oublier et qui ne se fait pas forcément nécessairement d’un claquement de doigt, mais ça doit être fait. On doit pouvoir le faire assez rapidement parce qu’effectivement on a besoin que les policières et les policiers viennent du peuple. Et c’est ça l’enjeu. C’est soit qui soit représentatif du peuple. Donc il ne s’agit pas de faire que ce soit que la classe moyenne ou la classe super éduquée, mais en même temps, pour lutter contre la délinquance économique et financière à court terme, rouvrir des postes pour dire aux inspecteurs des finances publiques vous allez pouvoir devenir quelque chose qui existe déjà, hein, officier fiscal, judiciaire, Ça, on va le faire et on va le faire vite. Et les bonnes nouvelles, à chaque fois qu’il y a eu des postes ouverts et beaucoup plus de candidats que de postes ouverts. Donc il y a une appétence en plus pour le pour. Pour le faire hors, Darmanin, en créant la police fiscale à Bercy, a détourné ces moyens-là du côté de Bercy, a fait de la concurrence avec le ministère de l’Intérieur. Donc il y a des trucs à refaire, à reconnecter, à, voilà, à refaire, à refaire, à refaire proprement. Mais, du coup voilà, c’est ça l’enjeu. L’enjeu, il est là. Sur la lutte contre la délinquance économique et financière. Et si en interne à la police, le petit jeune qui a le bac et que ça intéresse à un moment donné de faire de la délinquance, d’aller contre la délinquance économique et financière qui puisse avoir les moyens, en termes de formation continue en interne à la police Après d'évoluer pour faire ça, évidemment qu’il faudra le faire pour démultiplier les expériences et les parcours. Je pense que c’est une très bonne chose.
Quelques petites questions du tchat si tu veux bien on dit qu’on arrête à 18 h, comme ça tu pourras rejoindre tes dix camarades. Est ce que vous avez eu des retours de policiers sur vos propositions ? Et on pourrait dire aussi est ce que vous avez élaboré ces propositions avec des syndicats de police placés à gauche qui sont pas nombreux, Il existe.
Oui alors du coup, depuis que je suis député, on a eu le temps de confronter notre programme avec un certain nombre de personnes. Déjà à la rédaction en 2016, moi je m’y étais collé avec d’autres amis. J'étais déjà un des artisans du programme à ce moment là et ça avait été le fruit d’une réflexion à la fois personnelles, mais aussi de syndicalistes, de policiers, de chercheurs, de comparaisons avec ce qui se faisait à l'étranger et enfin essayer de brasser plein d'éléments diverses, diverses et variées. La dissolution de la BAC, par exemple, elle n’est pas dans le projet du nouveau groupe LR, mais c’est sans doute la mesure qu’elle plus fait discutée, y compris auprès des gens que je connaissais bien, moi en interne à la police comme étant à Oui mais bon, comment on va faire ? Comment on va faire ? Comment faire quand vous avez le nez dans le guidon, dans votre fonction, vous avez du mal à vous projeter sur autre chose que ça, à quoi ça pourrait ressembler ? Et c’est pour ça, moi je suis très content de ne pas être policier moi même, ni de ne pas être avocat, de ne pas être magistrat. Parce que le rôle du politique, ce n’est pas de satisfaire et de dire tous les policiers génialement convaincus par le programme, parce qu’il y a plusieurs éléments à mettre en corrélation de droits de droit, de droit humain, de valeur passe par raser gratis pour faire plaisir aux uns, aux uns et aux autres. Mais du coup, effectivement, on a beaucoup discuté avec le sud intérieur, avec la CGT Police, avec la FSU intérieure qui sont les trois, les trois syndicats très minoritaires de la police mais avec lesquels on a le plus de proximité, qui ne sont pas d’accord tous les trois d’ailleurs, sur place, sur plusieurs sujets. Quand on rentre dans le détail, mais on se retrouve, on se retrouve vraiment sur l’essentiel.
Cet intérieur sud intérieur en plus ils ne sont même pas d’accord entre eux quand ils font un communiqué, donc ils sont compliqués aussi. C’est drôle, c’est drôle La suite Je. Mais oui, si tu étais futur salarié, je comprends que tu ne vas pas insulter l’avenir. Mais bref, moi je peux te dire non.
Mais franchement, en vrai il y a des trucs. Moi, la proposition que je fais sur la police de proximité avec la double autorité préfet, maire, le CLSPD et les réunions publiques des habitants, le fait d’intégrer la police municipale sous un programme. Mais en tout cas moi je pense que c’est ce qu’il faut faire à la police nationale, qu’on ait des effectifs qui soient dédiés, affectés par les communes et à chaque quartier, avec des garanties pour les maires et pour le préfet, et pour les citoyennes et les citoyens. C’est issu de notre réflexion interne au mouvement et des discussions que j’ai eues avec plein tout un tas de gens. Mais aucune organisation syndicale, policière ou même aucun sociologue ou chercheur n’a jamais défendu cette position et cette proposition. Et je pense que c’est bien que le politique puisse faire émerger des propositions qui donnent à voir une organisation et qui essaye de, encore une fois, relier des enjeux, des impératifs. Et des revendications de corps, de corps différents.
On nous dit Imaginez que les policiers de terrain n’ont ni entraînement, ni sport, ni formation continue. Je voudrais te poser deux questions d’actualité, d’actualité. Il y en a une là depuis très longtemps, très longtemps. Mais elle a été brûlante ces derniers jours. C’est Athos qui te la pose. Comment ça gère la police dans les colonies Kanaky ? Mayotte ? On a vu Darmanin faire beaucoup d’allers retours là bas. Est-ce le test d’une politique ultra vénère ? Alors il y a dans le programme de mémoire des choses qui se feraient si vous arriviez au pouvoir dans les quinze premiers jours. Par rapport à la Nouvelle-Calédonie, il me semble qu’il y a des mesures d’urgence. Mais sur la question des DOM-TOM et de la police, il n’y a rien dans le programme. Ce n’est pas un reproche, mais qu’est ce que tu pourrais en dire puisqu’on a bien compris que toi, à la passation de pouvoir, c’est en septembre ? Tu laisses Darmanin gérer les J.O.
Après moi il a dit t’as pas vu, il a dit que là il serait plus ministre juste après quoi ?
Ah c’est vrai. Ah oui, on a le bordel.
Bien, mais je pense que pour moi, je pense que le mec qui sait que ça va être dur, c’est lui qui les a organisés par construction.
Dans la censure sur les il a dit pas un jour de plus. Ah ouais d’accord, oui sur la Nouvelle-Calédonie, sur. On sait que les opérations de maintien de l’ordre n’ont rien à voir avec la métropole.
Et surtout dans mais sur la Nouvelle-Calédonie. Il ne faut pas oublier que d’abord les réponses, elles doivent être politiques. Ce n’est pas de la réponse sécuritaire vient le problème devient sécuritaire quand la réponse politique a failli. C’est le premier point. Ok, je ne vais pas esquiver du tout le sujet, le sujet de l’action policière en outre-mer, mais c’est important de le dire. Donc il y a. Je n’ai aucune proposition de du point de vue de la police ou de la gendarmerie à faire pour régler le problème de la Kanaky comme de la Kanaky. Il est de respecter les accords de Matignon, de Nouméa et d’apaiser la situation encore qu’on pourrait imaginer de demander à l’action policière de faire son travail pour éviter que des milices non Kanaks tirent de balles au sniper sur des kanak. On a pu se poser des questions sur les assignations à résidence. Pourquoi il n’y avait pas des responsables de milices de droite, voire d’extrême droite blanche armés ? Pourquoi eux aussi ? Ces gens-là n’ont pas été assignés à résidence. Le grand compte quand ça ne chauffait pas. Mais plus globalement, parce que je ne vais faire que le dossier Kanaky, là. Mais plus globalement, oui, il y a un enjeu de décolonisation de l’action policière dans les outre mer. Oui, c’est un problème, c’est un sujet. Que ce soit systématiquement les gendarmes avec des blindés en Guyane par exemple. Alors pourquoi les Guyanais ne savent pas faire de la police ? Les réunionnais ne savent pas faire de la police, les mahorais ne savent pas faire de la police, les martiniquais savent pas faire de la police. Qu’est ce que c’est que cette histoire ? Quoi ? Et on voit bien comment le. C’est un sujet en plus profond et plus global. Les surveillants pénitentiaires, par exemple, une grosse partie des élèves surveillants pénitentiaires viennent des outre mer. Ok, parce qu’il n’y a pas assez de candidats en métropole. En Hexagone pour dire plus précisément on n’a pas assez de candidats dans l’Hexagone et donc pas du coup c’est l’armée de réserve quoi. Donc on va piocher là bas, on leur promet qui pourront retourner chez eux. Or la plupart ne retourneront qu'à une bonne moitié, ne reviendront jamais chez eux, ou sinon finiront par démissionner, faire autre chose, etc. Et les autres ? Pour qui retourne travailler dans les prisons en outre mer, ça va être la croix et la bannière et c’est pareil pour l'éducation nationale etc. On a un sujet sur la fonction publique dans les outre mer vraiment, où on a des gens de l’hexagone qui vont faire une mutation là bas pendant trois ans ou six ans en étant surpayés parce qu’ils sont considérés comme allant à l'étranger. C’est à peu près les mêmes règles, alors que c’est la France qu’il faut savoir et que les gens qui viennent de là bas, vu là bas, arrivent par trouver des postes sur place. Il y a quand même ce préjugé que les gens de là-bas, ils ne sont pas aussi malins, intelligents que les hexagonaux. Donc il y a un processus de décolonisation à avoir en la matière et il faut qu’on puisse avoir des policiers qui soient recrutés là bas, travail là bas, qui veulent ensuite faire une mutation pour venir dans l’Hexagone et que des gens de l’hexagone veuille faire des mutations pour aller là bas parce que supra envie, ça les intéresse. Peu importe, je n’ai pas de difficulté avec ça, pas pour que les choses se soient refermées, mais ça me semble être essentiel, même si pour moi ce n’est pas un mouvement uniquement policier, mais de l’ensemble de la fonction publique dans les dents dans les Outre-mer. Parce que justement, les accords de Nouméa à Matignon et d’autres, il y a à un moment donné, tout en responsabilité. On dit écoutez, on n’a pas, on n’a pas dans d’autres localement, les ressources pour pouvoir gérer des administrations, on n’a pas les compétences, on ne sait pas faire ça. Donc il faut nous laisser du temps pour monter en compétences, former des gens en vue de se poser ensuite vraiment les questions de comment on gère localement. Sauf qu’en fait, ça n’a jamais été le cas. On n’a jamais joué le jeu sincèrement. Voilà. Donc il faut qu’on remettre ça. Comment mettre ça sur la table ? Ça me semble important et essentiel que l’on puisse ouvrir des peut être des petites unités de formation dans les outre mer pour former localement des policières et des policiers qui ont vocation à travailler localement. Et ça, ça me semble, ça me semble bien plus bien plus important en soi, ça ne règle pas la question de la doctrine, mais ça je la règle nationalement et pas localement pour le coup. Parce que la police de proximité, ça vaut ici comme là-bas. Le reste de la suppression du LBD, ça vaut ici comme la balle, utiliser le blanc des sabots ici comme là bas.
Dernière question de base sur nous que penses d’une possible utilisation de l’article seize, celui qui accorderait les pleins pouvoirs au président de la République avec pour argutie de l’ordre pour les J.O.
Ah oui.
Et oui.
Et oui, il y a ça. Parce que si le gouvernement tarde à se mettre en œuvre, qui est le plus probable et que c’est le cas de figure ? Et comme il n’y a pas d’impératif dans la Constitution de nommer un gouvernement aux premières minutes de jeu, un, ça peut prendre un mois, un mois et demi, deux mois jusqu’en septembre. Ah ! Ouais, ouais. L’Elysée a démenti sur l’article seize. Bon. Après le nombre de fois où ils ont dit qu’ils ne feraient pas un truc, alors ils l’ont fait sur le coup. Je ne suis pas dans le comité par exemple, où on a franchi un certain nombre de limites. Je ne sais pas, je ne sais pas. Il y a une théorie qui vise à dire qu’Emmanuel Macron s’amuse à essayer d’utiliser tous les articles de la Constitution. Je trouve cette théorie pas inintéressante et du coup on peut s’attendre peut être à un référendum article 11 à 1 moment donné puisqu’il a toujours pas fait de référendum. Article onze non plus. Certains diraient qu’un référendum article 11 à 1 moment donné sur le septennat est la proportionnelle intégrale pour qu’il puisse se représenter dans la foulée. Mais après ça vraiment ? Si c’est vraiment cela, j’y reviens. Je suis complotiste, j’en sais rien, on verra. Écoute, je ne sais pas quoi répondre là-dessus quoi. Je pense que c’est une dinguerie de faire l’erreur de l’article seize dès le mec qui est tellement capable de tout que j’en sais rien.
Mon cher Ugo Bernalicis, merci beaucoup. Est ce que tu veux nous donner des nouvelles de Nicolas Sarkozy ou t’as pas envie ? On me dit que Voilà Monsieur Nicolas Sarkozy, Que pensez-vous de ce que l’ancien premier ministre vous a servi ? Monsieur de Villepin a fait en disant qu’il appelait à voter Front populaire plutôt que Rassemblement national.
Côté déjà de Villepin il me l’a fait à l’envers la fois dernière. Vous souvenez le CPE en 2006 c'était déjà lui. Il a lâché, il a craqué. Je ne suis pas d’accord. Moi je préfère des types solides, des convictions, des valeurs, je pense. Eric Ciotti notamment. Voilà quelqu’un de conséquent. Eric, si tu m’entends un jour sur toi. Eric Voilà. Ce que je voudrais dire, c’est qu’un moment donné on ne peut plus rien dire dans ce pays et qu’enfin on pourra dire ce qu’on veut et ça c’est important. Moi je trouve ça très important. Je vous avais déjà raconté qu’on pouvait même pu parler des petits nègres d’Agatha Christie, hein ? Alors voilà, enfin, on va pouvoir dire les choses, régler les problèmes concrets des Français. Et je crois que le peuple français, il est suffisamment mature pour ne pas faire n’importe quoi. Et je voudrais dire au nouveau Front populaire qui a créé un programme immigrationniste et ce n’est pas moi qui le dis, c’est Emmanuel Macron. Surtout n’allez pas voter pour eux parce que sinon vous allez vous retrouver avec Goa Beauvau. C’est une catastrophe, hein ? Alors n’oubliez pas d’aller voter. On se retrouve le 30 juin et le 7 juillet. A bientôt.
Bon je crois que j’entends les applaudissements et les ovations du chat. Je suis impressionné à quel point il le tient bien du type, a-t-elle dit. Ça a changé Au Poste dit donc pas du tout un autre bon pour finir avec ça, Merci Monsieur. J'étudie le tchat.
On devrait le voir sur un beau tweet
Plus les boucles, les boucles WhatsApp, Télégramme du parti, j’imagine. J’ai eu l’impression qu’il y avait de mauvaises nouvelles des dizaines de minutes.
Je me suis regardé monter. Qu’est ce que je faisais d’ailleurs sur mon téléphone ?,
A quand le retour du député ?
Et ben en fait, j’ai eu, j’ai eu des galères avec ma permanence parlementaire. J’ai eu un gros dégât des eaux, donc je n’ai plus eu de bureau pendant cinq mois. Donc je n’ai pas eu le temps de me réorganiser. Donc voilà, je vais essayer de retrouver un peu de stabilité. Et puis le mieux c’est que le député Switch revienne directement depuis la place Beauvau, on va faire comme ça
Le téléphone sonne, ce sont les militants qui lui disent qu’il est à la bourre pour tracter. Merci beaucoup Ugo. C'était un plaisir de discuter avec toi, de confronter nos points de vue.
Merci infiniment au chat pour sa sagacité, sa vivacité.
