« Internet n’est pas une télé » : Au Poste et les utopies du web
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David, nous sommes très très très heureux et heureuses de t’avoir ce soir. On a failli t’avoir l’an dernier et puis malheureusement il y a eu un petit impératif, mais voilà pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, j'étais obligée de prendre les notes, il y a de l’expérience. Tu es écrivain, réalisateur, punk rock, sous surveillance et contre-filature. Tu as réalisé "Un pays qui se tient sage" qui était ton premier long-métrage au cinéma qui a été soutenu par la quinzaine des réalisateurs de Cannes 2020, qui a reçu le prix Lumière du meilleur documentaire 2021 et qui est nommé aux Césars 2021 dans la catégorie meilleur documentaire. 2021 est une grande année, puisque c’est également l’année où il a créé le contre-média en ligne au poste qui, dans la salle, connaît Auposte ? Hé ! Vous êtes bons, franchement. Et en 2025, tu as signé une biographie de Françoise d’Eaubonne, pionnière, écoféministe et grand-mère impossible. T’es également l’auteur de plusieurs romans, dont "Dernière Sommation" et "19h59" après une dizaine d’ouvrages d’enquêtes, dont, par exemple, " On ne vit qu’une heure une vie rêvée avec Jacques Brel" et "Tarnac, magasin général". Tu as également reçu le grand prix du journalisme 2019, aux assises internationales du journaliste, pour ton projet "Allo place Beauvau" sur les violences policières, travail qui a été reconnu par l’ONU, le Conseil de l’Europe et le Parlement européen, à défaut d'être reconnu pas par la France pardon ! elle m’a échappée. Et tu as remporté le World Press Photo 2011, catégorie œuvre non-linéaire, pour ton web-documentaire "Prison Valley"qui t’a ouvert les portes du MIT Open Documentary Lab, où tu as été en résidence pendant deux ans. Merci beaucoup de nous faire l’honneur d'être avec nous.
Merci, Audrey. Je sais pas si la caméra peut pivoter juste, c’est votre nuque, vous serez pas reconnaissables. Juste pour montrer aux aupostiens qui sont en train de regarder le nombre de gens qu’il y a ici. C' est absolument incroyable. Alors, je vais commencer tout de suite. Je suis un peu ému parce que j’aurais tellement aimé être à votre place,savoir coder, ça, ça m’aurait plus, mais vous allez voir, j’ai essayé de coder un peu dans ma vie et je vais faire vite puisque Audrey a raconté vite fait, je voudrais juste vous dire que l’histoire entre la police et moi, c’est une vieille histoire puisque en 1998, j’ai fait le petit bouquin qui est là-haut avec un dénommé Florent Latrive : "Pirates et flics du net". C'était vraiment le tout début de ce qu’on appelait du vol d'électricité. C'était ce à quoi vous étiez, pour ceux qui faisaient un peu de hacking, le délit, à l'époque, c’est vol d'électricité. Depuis, c’est devenu autre chose. Donc, effectivement, j’ai participé à un certain nombre de médias, à Libération, avec Florent Latrive, Mediapart, et puis j’y ai fait différents web docs, tout ça. Bon, voilà, c’est fait,voilà. Ça, c´est plus important. Alors, est-ce que ça va marcher ? Ah ! il n’y a pas le son ! Voilà, vous voyez quand je vous dis que ça ne va pas ? Bon alors, ah merde, il n’y a pas le son. Bon ça c'était le bruit du modem. Mais en fait, alors, pourquoi j’ai la pétoche ? C’est parce que moi, je pensais, oui, je vais à la fac, Lyon, c’est que des gens de 20 ans, 25 ans, je vais essayer de leur expliquer ce que c'était que la préhistoire. Mais je vois que nous sommes quelques-uns à avoir, en fait "bruit de modem" Voilà, je voulais vous faire réécouter ça, ça n’a pas marché, je suis absolument désolé. En ce qui me concerne, c’est 1994, je vais dans un petit studio à Paris, je paye mes connexions en dollars, je me suis connecté à un service qui s’appelle CompuServe, je passe une nuit, je vous promets, je réveille ma compagne de l'époque à 5h du matin, je lui dis, ça y est, ça marche, là où vous, vous auriez mis 2 minutes. Et ça a été quand même quelque chose d’absolument renversant, ce bruit du modem que j’ai encore en tête, qui est le bruit, en fait, de mes utopies, puisque, alors que je rentre à Libération, c’est-à-dire que, voilà, je rentre dans un journalisme, on va dire, voilà, établi. Pas au sens établi, maoïste, pour ceux qui auraient la référence alors là, c’est encore plus ancien. Je ne suis pas sûr que ça, bref, qu’est-ce que je raconte ? Oui, donc, Libération d’un côté et de l’autre côté, le web. Alors, qui connaît ça ? 1, 2, ah ! Donc, vous ne connaissez pas vos classiques. Excusez-moi Hakim Bey "Zone d’autonomie temporaire". C’est le texte extrêmement essentiel au milieu des années 90 pour toute la communauté. On est quelques centaines, quelques milliers en 94, on est quelques millier sur le web. Il y a déjà des gens qui créent des sites, un nouveau guide Internet, Comme si on connaissait Internet, on est quelques-uns, voilà, sur les BBS, sur le web qui arrive, etc. Et il y a ce texte, "Zone d’autonomie temporaire" de Hakim Bey, 1994, qui va marquer vraiment toute une génération, on va dire la première génération du web francophone, même si lui est américain, qui est une génération très utopiste et très marquée à gauche. En deux mots, les zones d’autonomie temporaire, c’est les pirates, mais les pirates des mers, qui allaient d'île en île, en sachant que tôt ou tard, ils seraient chassés par les méchants flibustiers, donc aux mains de l'État espagnol, français, etc mais ils s’en foutaient, parce que ces pirates, des mers, du XVIe siècle, etc ils allaient d'île en île, et chaque île était une zone d’autonomie temporaire, un lieu comme une sorte de nouveau paradis. C’est comme ça qu’on voyait à l'époque, c'était il y a 30 ans, le web. Bon, alors moi, je fais ça, la "Gazette de l’Idiot du Village Global", "la Rafale", 1994, qui est un petit site parmi d’autres, à ce moment-là, on fait du HTML 1.1.0 super compliqué super, super compliqué, mais voilà. Moi, je fais ça on est quelques-uns à faire, c’est bien avant, les blogs. Et il y a ça, qui est pour moi extrêmement important on se retrouve, un certain nombre de web masters, de gens dans le mini réseau. Dans le mini-réseau, il y a un certain nombre de journalistes. Il y a des gens qui vont devenir assez célèbres, comme Mona Chollet, par exemple. Il y en a d’autres qui vont travailler au Monde diplomatique, c’est le cas de Mona. Mais à ce moment-là, on est un collectif anonyme et on publie, en 1997, ce manifeste du web indépendant où, en fait.(C’est con, parce que là, je n’ai pas mes notes) Où on dit, dès 1997, le danger du commerce, le danger, c’est incroyable, face aux sites commerciaux, aux messages publicitaires agressifs destinés à ficher. J’avais promis que je ne dépasserai pas, pardon désolé désolé, c’est pas grave. C'était pas grave, alors vous savez quoi ? Dans 10 jours, sort ce livre. Extraordinaire. Tous les manifestes les plus grands, tous ceux que vous connaissez par cœur, plus celui-ci, que vous ne connaissez pas, il est là, le mini-réseau. "Promesses et utopie", une anthologie des manifestes du web. Voilà. Donc, ça, c'était une petite mise en bouche pour vous expliquer d’où je viens. Quelque temps plus tard, effectivement, j’assiste sans doute comme vous à des violences policières, notamment faites aux Gilets jaunes, notamment faites à Lyon, mais partout, en fait et je me dis, je vais utiliser une technologie :Twitter, une plateforme, pour essayer d’alerter mes petits copains ou mes ex-petits copains et ex- petites copines journalistes, dont je trouvais qu’ils ne foutaient rien sur la question des violences policières. Et donc, je me dit, où sont les journalistes aujourd’hui ? Alors, à l'époque, on est en 2018. Ils étaient sur Twitter. Donc, je décide de faire "Allo place Beauvau" Est-ce que ça vous dit quelque chose ou pas du tout ? Oui en deux mots, c’est probablement ce que j’ai fait de plus chimiquement, journalistiquement pur au sens où c'était vraiment les 5 W qui, quoi, quand, où, comment, etc. Voilà effectivement, ça va prendre, donc, l’idée, c'était de répertorier, jour après jour, tout ce qui pouvait être laissé sur les réseaux sociaux, qui caractérisait des violences d’État, des violences policières, etc. Il a fallu expliquer, parce que la question policière, je vous en ai parlé tout à l’heure, il n’y a pas que les flics et les pirates du net qui m’intéressent. Ça fait très longtemps que je m’intéresse à ces questions-là. Et donc, il a fallu à un moment donné expliquer tout ça, expliquer que ce n'était pas le fruit du hasard, que c'était systémique. Et là, je suis retourné voir mes copains de Mediapart pour leur dire si on faisait une data-visualisation. Et là ça a été assez extraordinaire, parce que grâce à des gens comme vous, des copains que j’ai retrouvés de l'époque des années 90 ou des années 2000, ils prenaient mon travail. Pour vous, ça ne vous paraît rien du tout, mais pour moi, c'était énorme. Ils ont créé une moulinette qui permettait d’aller récupérer automatiquement tous les tweets que je faisais, de les mettre dans une base de données, et cette base de donnée générait une infographie, infographie que vous voyez ici, qui va, à ce moment-là, on va dire, un peu marquer les esprits et faire en sorte qu’avec d’autres, qu’en effet, la question des violences policières devienne un enjeu de débats publics, de sociétés, et donc, là, vous voyez, c’est l’idée de dire : il y a d’un côté le côté geek, la technologie, utiliser les outils à notre disposition, même sans être tout à fait dupes de ce qu’ils peuvent être. Pour Twitter, n’en parlons pas, vu ce que c' est devenu. Mais quand même, à un moment donné, comme une zone d’autonomie temporaire, se dire à ce moment-là, c’est ça qu’il faut utiliser. Et donc c' était l' idée de dire qu' il peut y avoir une, de temps en temps,une victoire des médias faibles contre les médias forts ceux qui taisaient. Bon, là, c'était la bande annonce. On peut la voir comme un film du 19e siècle qui serait muet. Mais ce n’est pas très intéressant parce qu’on n’a pas le son. Mais ça, c’est Auposte on a toujours des problèmes techniques. C’est un peu notre marque de fabrique. Ce n’est pas grave. Je vous enverrai la vidéo si vous voulez. C'était de la bande-annonce donc, excusez-moi, j’ai oublié d’expliquer ça, c’est le film que j’ai fait après "Un pays qui se tient Sage", où là, d’une certaine manière, j’essaie de faire rentrer les images des réseaux sociaux et de dire que ces documents sont des documents de cinéma, en réalité. C’est-à-dire que, oui, ça peut être du direct, qu’importe qui filme, il peut y avoir des moments de cinéma dans le stream, dans le live le plus banal qui soit. Il suffit juste de regarder. Tout est toujours une question de perspective. Et il y a, par exemple, la vidéo du Burger King, je ne sais pas si on la voit ici, mais dont vous vous souvenez peut-être, qui est d’une certaine manière un plan séquence absolument effroyable, mais magnifique. Le jeune street reporter progresse à l’extérieur du Burger King comme les CRS progressaient et tabassaient à l’intérieur, etc. Bref, il va y avoir ce film qui va rencontrer un certain succès. Et notamment, merci, Audrey, de m’avoir rappelé le..je ne sais pas si tu l’as fait là ou tout à l’heure. Il a été sélectionné à Cannes l’année où Cannes n’a pas eu lieu. Donc, c’est pas cool de me rappeler ça. On s’en fout !Voilà alors, l’idée, c’est quoi ? L’idée c’est de dire Internet n’est pas une télé ! Non ! Internet, le web, c’est le HTML, c’est l’hypertexte, c’est la déconstruction, non pas du langage, mais de la façon de communiquer cette idée que chacun peut être émetteur, récepteur, etc. Et ce n’est pas du tout une simple télé. Donc, je vous en conjure, codeuses, codeurs, développeuses, ramenez-nous de la démocratie dans le code ne travaillez pas pour des gens qui nous réimposent le minitel. Ça devrait parler à la moitié de la salle, le minitel, quand même. S’il vous plaît, ne faites pas ça. Ah merde, voilà. Ah bah voilà, hop qu’est-ce qui se passe ? Voilà, alors tout ça pour dire qu’on m’avait dit oui, il faudrait que tu présentes auposte, machin.Bon, je n’avais pas tellement envie de faire de la publicité pour ce modeste média qui est ici voilà, vous voyez, là, nous sommes en direct. C’est bon, c’est bon. Il est bon, le mec n’a pas peur, il continue, tac, tac. C’est marrant, ça, pourquoi je suis sur le côté ? Bref, voilà, ça c'était notre média depuis 2021. Je fais vite, je ne sais pas s’il me reste du temps, en fait. C'était un peu plus ? C’est pas grave. Au départ, ça commence comme une blague. Merde, qu’est-ce que je fais ? Oh la la la, oh la catastrophe. Voilà alors voilà,ici, en haut à gauche, c’est mon fils, qui m’explique, il y a cinq ans, le layout d’un Twitch, Chat box, ma gueule, et à partir de là, je dis, putain, c’est ça ! c’est ça, le tchat, l’interaction. On revient aux zones d’autonomie temporaire c’est reparti pour un tour et donc on a lancé auposte, qui est un média indépendant, aujourd’hui, on est une petite équipe de, on va dire, cinq, six personnes, avec notamment des développeurs, des graphistes, des modératrices, des journalistes, etc l’idée, c’est d’essayer de faire ce que Jacques Rancière le philosophe a un jour dit, quand il est venu au poste, Mettre un peu de trouble dans l’ordre dominant. Ah ! quelqu’un a raclé sa gorge ? C’est bon signe. Il ne me reste plus beaucoup de slide. Alors parlons un peu de pratiques. Bien sûr, nous sommes sur Twitch. Si vous voulez nous aider, ne faites pas de subs tant pis pour l’algorithme. Les robots de Jeff Bezos ont compris depuis belle lurette que nous avons plus d’audience que de subs, c’est-à-dire que d’abonnés. Pourquoi ? Parce que depuis 5 ans, on dit aux gens que ne vous abonnez pas sur Twitch parce que vous donnez la moitié à Jeff Bezos c’est un peu ballot. Allez donc nous donner de l’argent directement en faisant des dons sur notre cagnotte, etc. Donc ça, les plateformes détestent ça on leur coûte de la bande passante, on n’est même pas sympathiques. (Faut que j’arrête ? rires ) Je suis toujours inquiet, moi, quand je vois, c’est assez dur, ici. On m’avait dit. Pardon, je suis désolé. Bon, on continue. Bien, donc, depuis quatre ans, nous travaillons avec, peut-être est-il là, un développeur lyonnais et maintenant, il a une équipe autour d’un projet qui s’appelle Peertube. Est-ce que vous connaissez Peertube ? Ah redites ?( oui) Bon, donc, c’est l’alternative à YouTube. En gros, vous hébergez les vidéos sur votre propre serveur et chacun les regarde en peer-to-peer. Voilà vous évitez les algorithmes, les mouchards et compagnie, et vous êtes libre, autonome et indépendant comme une commune libre. Vous êtes des vrais canuts. Voilà alors nous, nous avons ça. Nous avons ça, nous hébergeons toutes nos vidéos sur Peertube depuis maintenant 4 ans. On fait de temps en temps des tests de charge en direct. On a travaillé avec John Livingston, qui est un des développeurs qui s’occupe du plugin de tchat, parce que, bon, ça, j’ai oublié de vous le dire, mais une des raisons premières, la raison par laquelle on était allé sur Twitch au départ, c'était pour l’outil extraordinaire de modération et de tchat. Donc on essaie de transposer cette technologie sur Peertube. Encore une fois, voyez l’idée de, on fait des interviews, c’est que des trucs avec des historiennes, des historiens, des chercheurs, des syndicalistes, des activistes, tout ce que vous voulez, des philosophes, des militants, mais on essaie aussi d’accorder le plus possible la technologie à nos idées. Alors, on m’avait dit oui, il faudrait que tu parles de l’indépendance financière des médias. Bon, je ne suis pas à l’aise avec ça. Qu’est-ce que je peux vous raconter ? En gros, notre modèle économique est inexistant.(rires) Eh bien, c’est le meilleur. (rires et applaudissements). Pardon alors, en gros, c’est le don. Il se trouve que comme nous sommes un média reconnu en tant que tel par le ministère de la Culture, nous sommes reconnus d’intérêt général et d’intérêt public, ce qui veut dire que nous pouvons faire bénéficier des déductions d’impôts sur les dons privés ou entreprises. J’ai vu qu’il y avait plein de stands de grosses boîtes, là, Siemens et compagnie. N’hésitez pas n’hésitez pas à soutenir les gens qui font les Keynote très bien. Et donc il y a aussi l’abonnement depuis deux mois, plus classique, avec un abonnement qui démarre à deux euros pour ceux qui n’ont pas d’argent. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu’en fait évidemment c’est le nerf de la guerre et je voudrais terminer avec ça, puisqu'à propos de guerre, en 1944, des gens, des résistants, dont certains venaient d’ici, de Lyon, n’en déplaise aux fachos qui se baladent la nuit sur les pentes de la Croix-Rousse. 1944, le programme du Conseil national de la résistance. Je vois que tout le monde n’applaudit pas. (rires) Alors, les ordonnances de 1944, mai 1944, avant le débarquement, que dit le Conseil national de la Résistance dans ces ordonnances ? Article 1. (Pensez à Bolloré à Arnault). La presse n’est pas un instrument de profit commercial mais un instrument de culture, sa mission est de donner des informations exactes, de défendre des idées, de servir la cause du progrès humain. Article 2. La presse ne peut remplir sa mission que dans la liberté et par la liberté. Article 3. La presse est libre quand elle ne dépend ni de la puissance gouvernementale, ni des puissances d’argent. Hein Vincent ? Mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. (applaudissements) Ah ouais. Sauf que voilà où on est voilà où on est. Hop, non, ça on s’en fout. Oh, bah, si, tiens, allez on va finir avec ça, vous allez comprendre pourquoi je suis un peu nerveux. Attends, ça doit être ici, ouais. Ah, mais non ! Il n’y a pas de son. Bon, bah dommage voilà, c'était hier soir à “C’est ce soir” où j’ai déchiré mon contrat qui allait me lier à Grasset qui a été racheté par Bolloré et là, je vous dis pas, j' ai tous les trolls fachos sur le dos voilà, merci à vous.
Anne-Claire, j’espère que tu leur as montré la salle debout à auposte. Merci beaucoup, David, c'était hyper important pour nous de t’avoir. Abonnez-vous au poste, faites des dons auposte. Faites des dons aux autres médias indépendants c’est hyper important et merci. Et on vous retrouve à la soirée Mixit et demain pour les prochaines conférences. Bonne soirée.
