Législatives : quitte ou double ? Soirée en direct du QG de la NUPES
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Bonjour, bonjour ! Alors, on est devant l'Élysée Montmartre, haut lieu du French Cancan, haut lieu du punk rock. Voilà, donc… En fait, cette fois-ci, il y a des militants, contrairement à dimanche dernier. Alors, comment allez-vous ? Est-ce que le son est bon ? Est-ce que l’image est bonne ? Est-ce que tout va bien ? Est-ce que tout est parfait ? Super ! Super ! Allez ! Les militants… Alors, dedans, il y a Lionel Simon. Alors ici, à gauche, vous avez la presse. Ici, le panneau lumineux. L’entrée de l'Élysée Montmartre. Regardez-moi ça, l'Élysée, qui fut rénové après un incendie terrible il y a quelque temps. Alexis Corbière qui sort.
Déjà, il y a une belle défaite dans les DOM-TOM. C’est une nette victoire de nos amis. Ce que nous disons, que nous pouvons gagner, me semble être aujourd’hui dans l’air, contrairement à ce que, parfois, certains voulaient imposer, que la victoire n'était pas possible. Le peuple français, dans sa grande sagesse, ce soir, va faire un choix. J’espère que ça sera, bien sûr, le choix du changement avec nous. Ça se joue maintenant. Il y a, bien sûr, une grande émotion qu’on partage tous. J’aimerais voir certains de mes amis. C’est maintenant que ça se joue et je forme le vœu que ce grand changement attendu dans le pays, pour du social, pour des réponses écologiques, plus démocratiques, soit à portée de vote. Je souhaite que, ce soir, ce soit le cas. La soirée risque d'être un peu compliquée parce qu'à 20 heures, peut-être aussi, des projections vont être présentées. Et comme je sais qu’il y a beaucoup d’endroits où ça risque de se serrer, ça va peut-être être un peu plus tard qu’on… Je dois aller à la télévision, sinon vos collègues vont être fâchés.
Je vous suis, je vous suis, monsieur Corbière.
Vous avez un petit peu engueulé les jeunes.
Donc, alors, est-ce que vous avez entendu Alexis Corbière ? Parce que ce soir… Ah, ah, ah ! On le connaît, lui ! On le connaît ! Attention, nous sommes en direct, monsieur !
Ah bah, je sais ! Comment ça va, par là-bas ?
Ça va très bien. Bonjour, tu vas bien ?
Oui, parfois, voilà… Nous sommes toujours là, faut pas se faire écraser non plus, mon cher. Oui, oui. Et nous sommes dans la place. On va voir ce qu’il se passe. Stop ou encore, c’est la question de ce soir, n’est-ce pas ? À tout à l’heure, à tout à l’heure, à tout à l’heure.
Donc, est-ce que vous avez entendu Alexis Corbière ? Est-ce qu’on peut me dire dans le tchat, est-ce que vous l’avez entendu ? Parce que là, je ne mets pas le micro extérieur pour essayer de soulager l’iPhone. Oui, vous l’avez entendu ? Bon, donc si je me tiens près… Oui, super. Oui, ils sont corrects. Super. Je ne sais pas si Robin est là. Je salue Robin, je salue Olivier, je salue Euryale et Jessie, les modos. Ma chère Euryale, n’hésite pas à faire des annonces sur Twitter. Donc ici, à gauche, l’entrée presse. Alors, pourquoi on prend l’antenne que maintenant ? C’est parce que, en fait… Parce qu’en fait, les télés étaient autorisées dès 18 heures et le reste à 19 heures, donc voilà. Voilà, donc nous sommes au métro Anvers, Paris 18e. Attendez, je vais quand même vous montrer, là, parce que là-haut, il y a Montmartre. Je vais quand même vous montrer Montmartre. Ici, donc, les militants qui attendent. Alors, le troisième camion, c’est le camion Au Poste, grâce à vos dons et à vos abonnements. Ah, il y a du monde, quand même. Et là-bas, les Versaillais, le Sacré-Cœur. Parce que les Versaillais nous ont légué, après la Commune, cette horrible chose-là. Mais sinon, après, là, c’est Montmartre, ça, c'était bien, ça. Anvers, l'Élysée Montmartre, voilà, absolument. Alors, notre envoyé spécial, ça va bien ? Ça va bien ! Ça va ? Notre envoyé spécial, monsieur Lionel ! […] Il y a du monde, il y a des gens qui t'écoutent ! Lionel Simon, vous le reconnaissez, il est toujours dans le tchat. Bon, salut ! Bon alors ! Alors, qu’est-ce qu’ils disent dans ta section ?
Bah, c’est super bon ! C’est vrai, c'était bien. C'était… c'était bon.
Et ailleurs ?
Bah oui, bien sûr ! On est à touche-touche ! À tout à l’heure !
Bonjour monsieur, j’adore votre tee-shirt. Mais c’est qui, votre tee-shirt ? C’est qui, Eduardo ?
C’est moi !
C’est vous ?
Tant qu’on l’a !
Vous avez voté qui, vous ?
Je ne peux pas voter, je suis italien.
Vous auriez voté la droite, vous ?
Moi, la droite ! Ah ah !
Eh oui !
C’est trop bien !
Bonne soirée, monsieur. Merci. Est-ce que vous êtes Eduardo, le chanteur ?
Oui !
Ah bah oui ! Alors, vous êtes venu… Là, on est en direct. C’est « Monsieur, j’ai perdu ma carte Orange », c’est vrai ?
Oui, oui, c’est une vieille chanson…
D’accord.
La nouvelle chanson, c’est celle-là.
On va la mettre dans le tchat, alors.
C’est une chanson anti-Macron.
Ah bon ?
Oui, oui.
Ah bon ? !
Mais oui !
Ah bon ! Et là, ça donne quoi ? Vous pouvez la chanter ou pas ?
Macron, tu as mis mon pouvoir d’achat, tu l’as mis tout au fond, tout au fond de tes… toilettes. Tu l’as mis tout au fond, tout au fond de tes… toilettes. Dansons, dansons, dans ce beau pays, dans ce beau pays de la Macronie. Macron, tu as mis mon droit à la retraite, tu l’as mis tout au fond, tout au fond de tes… toilettes. Tu l’as mis tout au fond, tout au fond de tes… toilettes. Dansons, dansons, dans ce beau pays, dans ce beau pays de la Macronie. Macron, tu n’auras pas ma soif de liberté, jamais elle ne finira tout au fond de tes… toilettes. Jamais elle ne finira ! Dans ce beau pays, dans ce beau pays de la Macronie, dans ce beau pays, dans le beau pays de la Macronie !
Bravo, bravo !
Il faut aller voir la vidéo, parce qu’elle est très marrante.
Les gens vous remercient dans le tchat.
Je suis Eduardo, chanteur de « Je t’aime le lundi ».
Eh oui, ben là, c’est ce que tout le monde me dit. Bonne soirée, bonne soirée. Bon, il faut la clipper, on va en faire un mème. Là, je suis loin, donc vous ne devez pas entendre. Je suis désolé, c'était soit Eduardo, soit Clémentine.
Je pense qu’on a déjà réussi quelque chose d’incroyable : à sortir la gauche de la campagne et à redonner espoir dans une perspective de changement social et écologique, à améliorer le quotidien… Ça, c’est quelque chose qui a été enclenché avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Donc ça, c’est positif. Je sais que ce soir, nous aurons beaucoup, beaucoup plus que 64 députés, c'était ce que nous avions aujourd’hui. Prendre les manettes du gouvernement et changer la donne… Je pense qu’on a beaucoup de…
Plus chauds, plus chauds, plus chauds que le climat !
C’est plus chaud ! C'était « Plus chauds, plus chauds que le climat ! » Clémentine, bien sûr, tu ne peux rien dire, mais qu’est-ce que tu peux dire ?
Qu’est-ce que je peux dire ? Je peux dire que, de toute façon, on a créé une dynamique incroyable, tous ensembles, on a un élan considérable et on a ouvert l’espoir à des millions de personnes.
On est là, on est là, on est là ! C’est du bonheur, ma chère, on va de l’avant.
Alors, est-ce que vous avez entendu ? Donc, je lui ai dit : « Clémentine, tu ne peux rien dire, mais qu’est-ce que tu peux dire ? » Elle a dit : « De toute façon, on a fait une percée incroyable. » Voilà. Voilà, on va voir, les amis, on va voir.
Qu’est-ce que c’est ? Mais il y a un truc, c'était autre chose. Non, pour l’instant, il y en a deux. Ouais, il n’y en a plus.
Et dites-moi, est-ce que vous avez entendu ce qu’elle disait, une fois quand j'étais tout près d’elle et la fois d’avant, quand j’ai filmé en hauteur ? Oui, oui, oui, Lina, je lis. En hauteur, non ? La deuxième fois, oui ? OK. Nous allons faire un placement de produit pour Blast. Ça, c’est Blast ! Placement de produit ! Ça va bien ?
Ça va !
Ouais, la jeune équipe, regardez ça, la relève ! Ça, c’est Blast ! Ça, c’est incroyable ! Ça, c’est incroyable ! […] OK… N’hésitez pas à partager, les amis, qu’on soit le plus nombreux possible. Alors, je fais un petit réglage de caméra, une seconde. Voilà. Ça, c’est ce que j’aime : la circulation est interrompue. Merci Jibus pour ton abonnement, merci beaucoup. Merci à tous ceux qui participent au financement. Je vous rappelle qu'à Au Poste, les modératrices sont salariées ou payées sur facture. Et voilà ! Stream de gauche, politique de gauche. Voilà, donc tout don, tout abonnement sert à financer la préparation, le matériel, les salaires des modératrices, de la technique, etc. Donc, je vous remontre : nous sommes à l’entrée de l'Élysée Montmartre, qui se trouve être une très vieille salle de spectacle qui a été complètement refaite après un incendie il y a quelques années. Et pour information, il y en a une autre magnifique, là, juste à côté. Je vous la montre : c’est le Trianon. Voilà, le Trianon, ici, qui est là. Vous ne voyez pas à cause du soleil. Le Trianon. Et en fait, ça n’a pas l’air, mais les deux communiquent, les deux salles communiquent, le Trianon et l'Élysée Montmartre. Donc, la semaine dernière, on était dans un tout petit truc sans saveur. Je suis en direct, monsieur.
Ça va ?
Ouais, ça va. On va voir. C’est un peu tôt pour savoir s’il va passer. Tu veux dire un petit mot ou pas ?
Tout à l’heure.
Ah, on m’appelle ! Alors, on ira dans la salle tout à l’heure. On ira dans la salle tout à l’heure. Dites-moi, ils font quelle tronche sur les chaînes d’info ? Ils sont plutôt heureux ? Ils sont plutôt soulagés ? Ils sont plutôt figés ? C’est quand même de bons indicateurs. Donc là, il y a de plus en plus de monde. En fait, Robin, est-ce que… Robin ou les modos, est-ce que vous pouvez me dire s’il y a un décalage ? Bon, attendez, je vais parler et vous allez me dire s’il y a un petit décalage. Voilà. Donc ici, c’est L’International. Donc ici, le camion Au Poste, ce n’est pas celui-là, ce n’est pas celui-là, c’est l’autre. Est-ce qu’il y a un petit décalage ou pas ? Pas de décalage ? Génial. On a passé l’après-midi… Bon, j’ai purgé l' iPhone, on espère que ça va tenir. On écoute L’Internationale.
Il n’y a qu’avec toutes les infos qu’il en avait.
Des infos ?
Non, non. C’est quoi ?
Ça s’appelle Au Poste. Vous connaissez ?
Ah bon ? Alors, il est hyper fou, d’un coup.
Ben non, je n’ai pas la photo !
T’as pas quoi ? Attends, attends, attends !
Ben oui, trop drôle ! Tu sais qu’il m’a donné un numéro de téléphone avec Arié Alimi. On s'était vus du côté de Bastille. Tu m’as marqué, impossible de te relire !
Ah oui, j'écris très mal !
T’es un cochon, mon frère ! Eh ben, je ne veux pas te lâcher, on va se faire un selfie tous les deux !
Alors attends, parce que je suis en direct, tu sais ?
Tu es en direct ? Eh bien, tu veux que je parle ?
Vas-y, parle. Qu’est-ce que tu fais ici ?
Moi, je suis un gentil citoyen, gilet jaune de la première heure, depuis le 24… Absolument. Donc je suis là pour ma fille, pour les belles âmes qui ont souffert, et je suis là pour le changement. Donc je m’appelle Mohamed […], l’indigène pèlerin d’Orléans, gilet jaune… Voilà, depuis quarante ans qu’on me suit pour faire ça.
Depuis quarante ans, tu es gilet jaune ?
Non, non, mais non !
Il y a des gens qui me demandent si on est en Polynésie à cause de ta coiffe.
Elle est jolie, jolie. Donc, les symboles… Et là, c’est pour mon petit-fils Louis. C'était le dernier des trois petits-enfants. Ma fille a trois enfants, deux filles et un garçon. Et donc, je viens d’Orléans.
À partir de combien de députés t’es heureux, ce soir ?
Moi, c’est 289. J’aimerais bien, tu vois. Si on me donne ça, je serai le plus heureux des hommes. Tu te rends compte, ça fait cinquante ans qu’on se bat et que là, on a eu la chance du siècle de voir ébranler, chambouler le système pour pouvoir rebâtir une vraie France, une vraie démocratie avec de belles gens. Grâce à Jean-Luc, le bâtisseur. Le passé, on peut le critiquer, dire qu’il a une grande gueule ou quoi que ce soit, mais c’est un homme de cœur et qui est constant. Donc je n’ai jamais été dans les partis, mais j’ai suivi son parcours. Et donc, il est parti, il a quitté le PS en 2008, à Reims. Il a bâti le Parti de gauche, le Front de gauche, la maison de La France insoumise. Et aujourd’hui, regarde toute la jeunesse qui est là. Rien que pour ça… Dommage, La France insoumise en est là ! Donc mes frères, et puis les frères gilets jaunes qui en ont pris, et tu as été témoin dans la vie… Eh bien, quand tu as un homme qui se lève et te dit : « Il y aura amnistie, il y aura… On va rétablir la justice à ces gens qui ont souffert pour l’intérêt général. » Aujourd’hui, ils ont été méprisés, ignorés. Eh bien, espérons que cela va briller ce soir à 20 h 05 et qu’il va pouvoir leur ouvrir la porte de la dignité et de la reconnaissance.
Alors, on se retrouve tout à l’heure.
J’aurais tellement de choses… Et je suis là aussi au nom de ma mère, Malika, petite femme qui a quitté l’Algérie en 52 parce qu’elle ne pouvait pas aller à l'école dans mon pays. Et on est arrivés à Orléans. Mais je veux raconter, je veux témoigner de ça, de mon grand-père, et puis de mes amis à Orléans et tout ça. Donc je suis adopté par mes frères parisiens depuis l’acte IV. Donc, grâce à Macron, j’ai une deuxième famille, qui est les Gilets jaunes, avec la cousine de La France insoumise.
Et il va venir tout à l’heure, maître Alimi. Et est-ce que tu as vu… ?
Non, non. Alors, frère, je vais te donner un stylo et tu vas m'écrire un téléphone, que je puisse communiquer avec toi, parce que je veux témoigner avant de partir. J’ai 47 ans…
Il y a des gens qui disent dans le tchat : « Il y a du bon dans le Macron, finalement. » Dans le Macron, puisque Macron t’a proposé une nouvelle famille.
Excuse-moi, je ne suis pas le mec à me lamenter sur le négatif. Je sais reconnaître quand il y a des… comme ça. Bon, son grand déballage qu’il a fait… Mais le fait qu’ils aient méprisé mes frères Gilets jaunes…
Tu sais, le mieux pour me joindre, c’est l’e-mail. Tu vas sur mon site… Ah, t’as pas l’e-mail ? Tiens, regarde, regarde ce que j’ai montré.
Moi, tu sais, je suis de la vieille école. J’ai mon vélo, mon fax…
C’est mon vieux téléphone. Si t’as un fax, on est sauvés, je vais t’envoyer un fax !
Et ça, c’est une pièce de musée. 2012, mon père ! C'était mon compagnon et je prie pour qu’il ne me lâche pas, tu vois, un petit peu.
Non mais, 2012 ?
Oui, il a dix ans et il ne m’a pas abandonné, donc il est fidèle.
Pièce de collection, alors ?
Oui. Et puis je n’arrive pas à m’y mettre, tu sais, au smartphone.
Attends, je te le mets directement dans le téléphone, si tu veux.
Ouais…
Non ? Alors, Mario, tu vas tenir la caméra, alors ?
Oui, mon frère.
J’ai voté lui, hein. Merci, excusez-moi. Alors, écris bien. Prends ton temps, mon frère.
Merci à toi !
Je te connais. À tout à l’heure. Merci pour tout. Tu vas rentrer ?
Oui, mais j’espère.
Mais oui, mais oui.
Je viens d’Orléans, mon frère.
À tout à l’heure, à tout à l’heure. Et merci.
Je t’en prie, je t’en prie. À tout à l’heure.
Ouais, ciao. Alors, donc, on reste dehors, on est mieux, non, franchement ? Parce que là, dès qu’on va être dedans… De toute façon, là, il est quoi ? Il est 7 h 15.
Qu’est-ce qu’il se passe pour celui-ci ? Là ?
Là, c’est Macron qui va fêter les élections.
Non mais sérieusement ? C’est le QG de la nuit, ici ?
Ouais.
C’est vrai ?
Ouais.
Ah, je ne savais pas.
Non, enfin, ce n’est pas le QG, c’est l’endroit où ils font la soirée électorale.
Ah ouais ? Non, ça, c’est l'Élysée Montmartre, la salle.
Oui, oui.
Non mais ça, je savais bien, parce que je ne suis pas d’ici.
Non, ils ont loué la salle pour la soirée. C’est la fan-zone !
Et là, vous attendez quoi ? Est-ce que les résultats s’affichent maintenant ?
Ah bah non, c’est à 8 heures !
Vous allez faire le planton jusqu'à l’intérieur ?
C’est ça, c’est le métier. Vous attendez Jean-Luc ? Vous connaissez Jean-Luc ?
Non, pas à l’heure.
Non, non, à mon avis, il est déjà dedans.
Il est déjà dedans ?
Oui, regardez. On ne l’entend pas gueuler pour trop… Attendez, attendez, il est dans les loges. Bon courage.
Merci, au revoir.
Il avait l’air de droite, le monsieur, donc je me suis dit que si je lui disais que c'était Macron, ça irait mieux. Alors… Donc ici, les motos-taxis qui attendent les futurs députés qui iront sur les plateaux. Donc ça, c’est La Poste mobile, c’est la moto de La Poste, celle-ci. Bonjour.
On se connaît, je suis le photographe du NPA.
Ah oui, très bien ! Ça va bien ?
Et toi ?
Alors voilà, le photographe du NPA qui est là, qui me salue. On est en direct. Ça va bien ? Le NPA, vous n'êtes pas dans la Nupes ?
Non, non, parce que…
Parce qu’il y a le PS !
C’est exact ! Alors, tu vas être à l’intérieur ?
Bonne soirée.
OK, eh ben à tout à l’heure, alors ! Voilà ! Donc ici, les militants qui attendent. Donc finalement, la circulation a été bloquée. Oui, est-ce que c’est le fils d’Eduardo ? Je ne sais pas. Alors, la RTBF. Tiens, Robin. Robin, c’est pour toi. C’est la RTBF, c’est ton pays. Moi, j’adore la RTBF. Oui, c’est vrai. Euh, oui.
Comment ? Ah oui !
Je ne veux pas vous embêter.
Non, écoute, on s’est croisés à i-Télé entre 2004 et 2006.
Oui, oui, oui ! Ça remonte, là ! Attention, on est en direct !
Ah oui ?
Ouais, sur Twitch ! Et un des modérateurs, il est belge, donc quand j’ai vu RTBF, j’ai dit : « C’est bon ! »
Tu vois, ça nous rappelle qu’on est vieux. On est vieux dans le métier.
Mais pas du tout ! Regarde cette agilité, on est là, sur le bitume, à courir ! Ben oui, tout va bien. Bon, je te laisse faire ton direct. Ah oui, la RTBF peut nous spoiler. Oui, c’est vrai, toi, t’as des résultats. Arrête, arrête !
C’est vrai ? Au revoir.
Effectivement, c’est vrai, on est au métro Anvers, donc c’est la Belgique ici, c’est la Belgique en force ! C’est le tchat qui me rappelle ça. C’est pas la Wallonie, ce n’est pas la Wallonie, faut pas nous les fâcher. Bon, je vous laisse bosser, merci beaucoup.
Oh là là là, les amis !
Voilà, ça fait vingt ans que je ne l’avais pas vu… dix ans. Bon, on reste dehors, on reste dehors. Et puis, à un moment donné, on va rentrer dans la salle. Alors lui, vous voyez, il répète son texte, regardez. Il réfléchit au texte… Non, il décrit, en fait. En fait, il est en train de décrire. Ça sent le… LCI, le groupe TF1. Là, il part se concentrer, il part faire une promenade socratique avant son direct. Alors… Soirée du deuxième tour, c’est ici. Nous sommes plus de mille ! Nous sommes plus de mille !
J’aime beaucoup votre émission.
Alors, vous pouvez le dire, vous êtes en direct pour le dire.
J’adore l'émission, c’est super.
Là, il y a mille personnes qui nous entendent.
OK, c’est parfait. Bonne soirée. J’aurais dû me souvenir.
Non, non, c’est super ! Merci beaucoup ! Vous êtes venus pour Macron ?
Oui, bien sûr ! C’est pour ça que je suis là, en fait, pour savoir bien ce que c'était.
Vous avez des places ou vous allez forcer ? Vous allez rester dehors en train d'écouter ?
Je ne sais pas. Il y a quand même beaucoup de gens qui attendent là-bas. Il y a un peu de gens dehors, oui. Et puis c’est sympa d'être dehors aussi.
C’est bien, c’est bien.
C’est prêt !
Vous avez voté ?
Comment ? Oui. Ah non, j’ai oublié ! Après avoir harcelé tout le monde en porte-à-porte : « Allez voter ! »
Bon, alors à tout à l’heure !
Merci beaucoup.
Bonsoir, bonjour. Monsieur, on ne se moque pas, la caméra est en train de vous filmer. Elle passe partout, elle voit tout, elle entend tout. Elle est extraordinaire, c’est la caméra d’Au Poste.
Oui, je connais, je connais.
Ah, vous connaissez ?
Oui, même le DVD.
C’est vrai ?
Oui.
Bon alors, vous êtes militant ou pas ?
Ouais, ouais… Gilet jaune, militant, un peu de tout, quoi.
Et alors, c’est quoi votre espoir pour ce soir ?
De l’espoir, et il sera forcément satisfait parce qu’il n’y aura plus que dix… députés déjà insoumis, et si la Nupes joue le jeu derrière, on peut avoir une force d’opposition qui aura vraiment de quoi réagir, débattre et faire opposition à La République en marche. Et donc Macron n’aura pas du tout les mains libres, quel que soit le résultat de la soirée. Même si Jean-Luc Mélenchon n’est pas Premier ministre, même s’ils n’ont pas la majorité absolue, même une majorité relative, tout sera bon à prendre.
Et vous avez tracté un peu ? Vous avez fait du porte-à-porte ? Vous avez aidé… ?
Non, non, non, je n’ai pas pu.
Vous n’avez pas pu ?
Non. Ciao !
Bon, alors à tout à l’heure ! Amusez-vous bien ! Bon allez, je vais vous montrer à l’intérieur comment ça marche. On va rentrer. Alors, j’espère qu’on va garder le signal. Il y a du monde, là-haut ? Là-haut, ça se remplit ?
Oui.
Ça se remplit ?
Oui.
Bonjour monsieur, vous êtes de la sécurité. J’aime beaucoup les chaussures de sécurité. Ça se passe bien ?
Ouais, super !
Des chansons sympas ! Alors là, regardez, ça, ce sont ceux qui distribuent les badges à la presse. Ça, c’est une équipe. Oh, tu vas bien ? Tu vas bien ? Voilà, c'était cette demoiselle qui m’a donné le badge Au Poste. C’est toute l'équipe, là, qui s’occupe d’accueillir les journalistes, les indépendants, les trucs et les machins. Voilà. Bonjour l’AFP. Alors, j’espère qu’on aura toujours le signal. Là, j’aurais besoin parce que…
Allez-y !
Ça tient pour l’instant ? OK. Merci de me dire. Oh la vache ! Ça fait longtemps que je ne suis pas venu là, les amis. Oh là là ! Ça doit bien faire vingt ans ! Oh la vache ! Ah la vache ! Tiens, je vois Tintin Reporter, là-bas. On va aller voir Tintin Reporter. Ah ben, Tintin Reporter qui est avec une future députée, probablement. Pardon, bonjour.
Mais je me dis : je t’envoie un message, j’y arrive pas. Moi, je suis fatiguée.
Nous sommes en direct ! Tintin Reporter, l’homme qui a redécouvert les joies du reportage il y a un mois. On va l’y trouver ! La future députée, on espère ! Alors, qu’est-ce que tu peux dire puisque tu ne peux rien dire ? Alors vas-y, bah alors vas-y, vas-y, vas-y !
Ce que je peux dire, c’est que, de toute manière, on se dirige vers un camouflet pour Emmanuel Macron et sa politique puisque, pour la première fois depuis qu’on a ce calendrier présidentielle-législatives, un président n’aura ni la majorité absolue et même, visiblement, peut-être pas la majorité relative. C’est possible, en tout cas. Énorme camouflet aussi parce que… Et puis, je dirais, un bilan qui est catastrophique du point de vue du Rassemblement national. Il nous avait promis d'être un rempart face au RN. Le résultat des cinq ans d’Emmanuel Macron, de son quinquennat, c’est quand même Marine Le Pen qui, pour la première fois depuis trente-six ans, a un groupe à l’Assemblée nationale, et apparemment avec un nombre de députés assez gros. Donc ça, ce sont les projections qu’on a, mais voilà, c’est pour nous à mettre sur le compte du quinquennat de Macron, de la banalisation des idées d’extrême droite. Souvenons-nous du débat Darmanin Le Pen et de la formule sur : « Madame Le Pen, vous êtes trop molle. » « Je vous trouve molle sur ça. » Mais c’est ça. Et puis aussi, voilà, le fait d’avoir combien ? Une dizaine de lois sécuritaires, c’est ça ? Pratiquement entre une et deux par an en cinq ans. Une dizaine de lois sécuritaires en cinq ans, qui ont touché aux libertés. Ce qui fait qu’il a focalisé le débat, non pas sur les besoins premiers des gens, le pouvoir d’achat, la santé, etc., mais sur les questions de sécurité et d’immigration. Et comme ça, ça a bien fait le beurre du RN. Voilà le résultat des cinq ans de Macron. Tout ça pour qu’on oublie sa politique au service des plus riches. Et puis, la dernière donnée très importante, c’est que nous passons, pour ce qui concerne les forces de la Nupes, de 64 députés à… trois ou quatre fois plus de députés. Vous imaginez ce qui a été fait avec 64 députés. Croyez-moi qu'à 170 jusqu'à 250 députés, ce n’est pas…
Est-ce qu’il va y avoir des députés qui ont été très actifs contre la loi Sécurité globale ?
Ah ah ah ! Bah moi, oui ! N’est-ce pas, David ? Tu es au courant que j'étais une des principales instigatrices de la mobilisation contre la loi Sécurité globale ?
Ça, on en a passé, des soirées en Zoom, tous les deux.
Voilà. Donc je me ferai un plaisir de mener ces batailles-là au sein de l’Assemblée nationale. Mais je ne serai pas la seule, d’ailleurs, parce qu’avec les résultats, on va avoir plein de députés qui viennent des luttes, des luttes sociales, plus locales, nationales, écologiques. On a plein de militants pour le climat qui arrivent, des jeunes qui ont fait leurs armes dans les mouvements sociaux et qui arrivent aujourd’hui sur les bancs de l’Assemblée. Évidemment, souvent Rachel Keke, mais je vais quand même la reciter : c’est quelqu’un qui a mené vingt-deux mois de grève, ce n’est pas rien. Quelqu’un qui a mené vingt-deux mois de grève, qui a amené tous ses collègues à la victoire face à une grande multinationale. Qu’elle arrive à l’Assemblée, c’est de l'énergie, c’est de la force qui arrive. Donc j’espère que ce soir, elle sera victorieuse. Mais des gens comme ça, il y en a plein. Caroline Mécary, si elle gagne face à… Je veux dire, Caroline Mécary, c’est une grande militante pour les droits LGBTQ+, qui arrive sur les bancs de l’Assemblée, qui est hyper, hyper forte. Elle est avocate, hyper forte sur les questions de justice, évidemment. Tous ces gens-là…
Je te rappelle qu’elle est venue à Au Poste avec toi. Elle est connue de nos services.
Tous ces gens-là, t’imagines, ils ont à la fois une énorme expertise dans leur domaine et, en même temps, c’est des députés de combat, quoi. Donc voilà, on va avoir du combat qui arrive à l’Assemblée. Pour l’instant, je dis juste, voilà : nous sommes victorieux. D’une façon ou d’une autre, nous sommes victorieux ce soir, et camouflet pour Emmanuel Macron.
Quel sera le rôle des luttes de terrain avec cette nouvelle Assemblée ?
Alors, ces luttes de terrain, nous, nous sommes, je pense, les seules personnes qui pouvons dire que, non seulement nous n’avons pas peur des luttes de terrain, des luttes sociales, mais nous en avons besoin. Parce qu’en fait, ce que nous voulons être aussi, c’est être des relais, plus que des relais, être aussi un débouché de ces luttes sociales. Et nous en avons besoin aussi parce que, si nous arrivons au gouvernement, nous aurons besoin des luttes pour nous pousser aussi. Parce qu’on sera face aux multinationales, face à Bruxelles, etc. On aura besoin du peuple pour nous pousser à faire notre programme jusqu'à la dernière ligne, nos 650 mesures. Et voilà, on aura besoin du peuple, de toute façon. Et on va travailler évidemment avec tous ces mouvements sociaux, notamment dans le cadre du Parlement de la Nupes. Il y a plein de représentants de mouvements sociaux, et c’est là que se passera aussi le dialogue.
Comment ça va fonctionner ?
Le Parlement ?
Oui. Ça va être 500 ?
Mais en fait, 250 issus des forces politiques de la Nupes, 250 issus, je ne veux pas dire de la société civile, des mouvements sociaux, de la culture, des sciences, etc. C’est notamment dans le Parlement qu’on discutera, qu’on suivra le débat, notamment sur les 5 % de mesures dans la Nupes qu’on a besoin encore de travailler ensemble parce qu’il n’y a pas un accord à 100 %, et tant mieux, il y a encore des différences, en plus. Donc ça va être un lieu de débat, pas seulement entre nous, les forces politiques, mais avec ces gens qui viennent, par exemple, de l’université, ou de la culture, ou des syndicats, etc. Ça, ça va être le lieu à la fois de dialogue avec les mouvements sociaux et d'échange sur tout un tas de questions.
À votre avis, est-ce que la vague de chaleur de cette semaine a joué un rôle plutôt pour la Nupes ?
J’ose croire que cet épisode de canicule a rappelé à chacune et chacun, d’abord, les résultats de l’inaction climatique. Faut quand même se souvenir qu’on a un gouvernement… L'État a été condamné deux fois pour inaction climatique. On a dit : « Ah, c'était sur 2015-2018, ça, c’est pas nous. » Ouais, c’est vrai, il y avait une partie sous Hollande, mais c'était une partie aussi avec Macron ministre de l'Économie, donc un des piliers de ce gouvernement. Oui, nous, on dénonce effectivement l’inaction climatique à la fois du gouvernement de Hollande, avec Macron ministre de l'Économie, et du gouvernement, évidemment, sous Macron président. Et l’inaction climatique nous amène aujourd’hui à cette situation. Et nous sommes les seuls aujourd’hui à proposer, dans la Nupes, un programme de bifurcation écologique réelle qui prend le problème de façon globale, systémique, et qui ose se confronter aux multinationales. Parce que le problème du gouvernement Macron, c’est ça, toujours : il sert les riches et les multinationales, donc on ne peut pas faire la bifurcation.
Qu’est-ce que vous auriez fait cette semaine si vous aviez été au gouvernement ?
Déjà, l’adaptation.
Cette semaine, très concrètement, pas des grands…
Très concrètement, déjà, donner les moyens. Parce que là, on n’est pas dans le long terme, parce qu’il y a toutes les mesures de long terme dans lesquelles on… Ce n’est pas en une semaine qu’on résout le réchauffement climatique. Donc, en quelques jours, c’est l’urgence. C'était notamment dans les hôpitaux publics. J’ai envie de vous dire, on aurait déjà..On ne serait pas dans la même situation parce qu’on aurait créé les 100 000 postes de soignants dans les hôpitaux publics, en les abondant petit à petit parce qu’on remet en marche une formation adéquate. Donc on aurait déjà, par exemple, rien qu'à l’hôpital, les moyens d’accueillir les gens. Parce qu’on va avoir de gros problèmes cet été avec la sécheresse et tout ça. On aurait mis en œuvre réellement la rénovation thermique des logements. Les gens ne seraient pas en train de cuire au dernier étage dans un petit studio. Là, je voyais le témoignage d’un septuagénaire dans son petit studio, tout au dernier étage, sous les toits parisiens. Tout ça, on aurait mené une vraie rénovation thermique des logements, pas partielle, comme ce que fait le gouvernement, entière et gratuite pour les plus bas revenus. Cet homme-là n’aurait pas été dans son studio complètement mal isolé, à 40 degrés dans son studio. Donc voilà, déjà, c’est des mesures… J’ai envie de dire que ce n’est pas dans la semaine. C’est ce qu’on aurait fait en amont, parce qu’on n’aurait pas été dans cette situation d’impréparation, qui est terrible pour plein de gens qui n’ont pas la clim chez eux.
La question, c’est plutôt : si vous étiez arrivés juste au pouvoir la semaine dernière ?
C’est une très bonne question, Daniel. Oui, c’est une bonne question de Daniel.
Il ne faut pas raconter des craques aux Français. C’est-à-dire qu’on ne va pas résoudre l’immensité des problèmes causés par l’inaction climatique et la destruction des services publics en quelques jours. On va mettre en œuvre tout de suite ce qui servira dans plusieurs semaines, dans plusieurs mois. Mais je ne vais pas raconter, là, que ça y est, les gens ne vont pas cuire dans leur logement le jour de l'élection. Je ne suis pas là pour faire rêver les gens.
Donc vous auriez réussi à vivre cette campagne : ça y est, la gauche arrive, qu’est-ce qu’elle fait ?
On met en œuvre tout de suite tout ce que je viens de vous dire. Voilà. Et on met en œuvre tout de suite la planification… […] C’est 64 actuellement.
À tout à l’heure.
C'était bon.
Donc, le gilet multipoches de Tintin Reporter, Daniel Schneidermann, qui a redécouvert les joies du reportage ces dernières semaines, et Hervé Kempf, l’homme derrière Reporterre, avec son équipe, bien entendu, bien entendu.
C’est mon challenge, j’ai encore plus d’un à quatre, à droite, à gauche. Il est prêt pour faire les visions sur la gauche du cadre.
Bon alors là, ce que je comprends, c’est que c'étaient les fachos qui remportent le plus, c’est ça, non ?
Alors, j’ai entendu dire, mais il faut faire gaffe, que le groupe RN soit supérieur au groupe LFI.
Non, non… Oh la vache. Non, attends, arrête, arrête l’image, arrête. Bon, on va s’embrouiller. On va savoir. Vous êtes en direct, hein ?
Pendant un mois, si tu veux, t’as eu l’impression qu’il n’y avait pas de campagne. Tu regardais la télé, tu écoutais la radio, t’avais l’impression qu’il n’y avait pas de campagne. T’avais rien. Rien. Je veux dire, tu es là, mais… Mais non, le contraste entre la manière dont la campagne est passée à la trappe, un mois sous l'élection, c’est bon, on a tellement fait de… Et les gens arrivent, la presse arrive, là.
Donc on remarque que la Nupes vote BFM. La Nupes vote… Pauline de Malherbe.
Bon, à tout à l’heure, messieurs. Je vais aller me chercher un petit remontant. Alors regardez, Robin, si tu peux me dire… Alors la rumeur, elle est terrible. La rumeur, ce serait, mais il dit que c’est une rumeur et qu’il ne faut absolument pas la croire, que le groupe RN serait supérieur au groupe France insoumise. Ce n’est pas possible. Alors voilà, donc là on est… Attendez, je vais me chercher à boire. Bonjour, ça va bien ? Le buffet, c’est le même que la semaine dernière, Léon. C’est les restes de la semaine dernière. C'était exactement le même. Oh la vache ! Incroyable. Bonjour. On va aller prendre un petit remontant.
Qu’est-ce qu’il se passe ? Non, non, il était parfait !
C’est le casque pour enfants disponible. Vous n’avez que ça ? S’il vous plaît. Merci.
Oh la vache ! Mais quoi ? Le Discord ? Mais je ne suis pas le Discord, moi ! On me confond tout le temps avec un type de Discord, je ne connais pas ce type ! Ah, mince ! Je sais ne pas me servir d’un ordinateur ! Arrête ! Non, moi je sais faire du très grand texte, c’est tout ! Non ! Je ne suis pas au Discord, voilà ! C’est vrai ? Je ne me suis ni… tout seul, ni au Discord, ni à une espèce de réincarnation de l’acteur de la Nouvelle Vague, ça suffit maintenant !
Ce n’est pas moi !
Bon, excusez-moi !
On me prend tout le temps pour un petit… Oui, oui, mais c’est incroyable ! Moscato, c'était ça, non ? Je ne sais pas ! Ce n’est pas moi ! Bon, ça va bien ?
Ça va pas, bah on verra, ouais. J’aimerais que les RN ne soient pas trop hauts.
Bonjour, si vous ne me connaissez pas, j’ai une dernière vidéo. Vous avez retrouvé votre comptable.
Ah oui, super !
Ouais, ouais ! Excuse-moi, je suis en direct. Elle est super ! Et ça roule pour toi ? Tu as pu continuer ? Bon, super ! Alors, donc les amis… Robin, Robin, au niveau connexion, qu’est-ce que ça donne ? Je suis au fond de la salle. Qu’est-ce que ça donne ? Robin, je ne bouge pas, là. Tant que tu ne me dis pas, je bouge. Cher Rial, si tu peux faire un tweet now, ce serait bien. Donc là, le dispositif des télés. Ça passe assez bien, aucune perte de connexion depuis tout à l’heure. C’est OK ? La connexion est bonne ? Bon, OK. Donc ici, c’est pas mal. Ah bah voilà, alors voici donc les journalistes, les pique-assiettes, regardez-moi ça, il n’y a plus rien, déjà. Qu’est-ce que tu peux faire pour me préparer ? Il n’y a déjà plus rien. Ça va ? Bonjour, ça va ?
Ouais, la forme.
Sueur froide. Alors, le RN très haut, c’est ça ?
C’est du délire, hein ! Moi, ce qui me paraît, c’est l'équilibre LR et LREM, moi, qui ont été en triangulaire, là, un coup de main. Ouais. Et c'était chaud, quoi.
C'était chaud ?
Ça votait bien, ça grimpe. J’en vois tout à l’heure.
Alors je m’avance un peu. La salle, elle est là-bas. Ciao ! Alors là, nous allons aller vers les plateaux des télés. Vous allez me dire si ça passe. Alors, est-ce que je mets le micro ? En fait, Robin, là, je faisais exprès qu’on n’entende pas la personne parce qu’elle était en train de me donner des résultats. Alors, dites-moi si c’est bon au niveau connexion ici. Donc ici, on est sur les plateaux des télés. Le mec qui est debout, c'était France Télé, je le reconnais. Et là, quand je parle, est-ce que vous m’entendez ? OK, ça roule. Nickel, super, super, super. Alors regardez, à TF1 ils ont des fiches. Mince, faudrait qu’on fasse ça à Au Poste. Regardez, elle a une fiche : « Résultats 2022 ». Quinze minutes, quinze minutes. Alors moi, je vous rappelle qu’en 1986, quand le Front national a eu un groupe à l’Assemblée, ils se sont ridiculisés de bout en bout tellement ils étaient mauvais, les uns et les autres. Maintenant, s’ils sont 30, 40, 50, 60, ça veut dire que Macron va gérer à droite. Non mais je n’ai pas de fiches, tu vois. Alors, ici, voici Au Poste.
Alors, je vous rappelle, pour ceux qui ne sont pas au jus… À 18 heures, les bureaux de vote dans les petites communes et dans les campagnes ferment. À 19 heures dans les villes moyennes, à 20 heures dans les grandes villes. Les estimations de 20 heures sont tirées à partir d’un échantillon de 580 bureaux de vote où les instituts de sondage envoient des observateurs, dès les 200 premiers bulletins dépouillés.
Merci, c’est bien que vous soyez là aussi.
Ça fait plaisir.
Non, on voit la télé, mais on ne voit pas…
Ouais, je sais bien. Beaucoup de courage.
Merci à vous.
Ça fait vachement plaisir.
Merci à vous.
Le courage, ça se transmet. Et quand on le voit de votre part… Je vous avais vu aussi en novembre 2019 à Montreuil, il y avait le truc des lanceurs d’alerte, là aussi.
On fait un truc avec les lanceurs d’alerte jeudi prochain, avec la Maison des lanceurs d’alerte. On fait l'émission Au Poste avec la question : est-ce que la police peut entendre ses propres lanceurs d’alerte ?
Il y en a quelques-uns. Je ne sais pas comment ils s’appellent… Alexandre Langlois, par exemple ?
Oui. Excusez-moi, je vous en prie. À tout à l’heure. Merci, merci. Alors là, le tchat, ça va trop vite. Castaner battu, probablement ? Non, arrêtez. Ce serait incroyable ! Ce serait incroyable ! Donc, je vous disais, dans 580 bureaux de vote… Là, je vais peut-être monter le… Là, il y a les observateurs des instituts de sondage qui se précipitent dès qu’il y a eu les 200 premiers dépouillements. Ça, c’est grosso modo les trucs vers 18 heures. Et puis vers 19 heures, c'était la même chose, mais avec les bureaux de vote qui ferment à 19 heures. Ensuite, à 20 heures, quand les bureaux de vote ferment, comme Paris, etc. Mais par exemple, Paris, a priori, n’a pas du tout voté aujourd’hui. Donc, voilà. La personne en face de Castaner, c’est Léo Walter. Il est favorablement connu, nous le savons. Attention, nous sommes en direct. Tu connais Au Poste, tu es une avocate.
Oui, c’est vrai.
Alors, comment ça se passe pour toi ? Qu’est-ce que tu peux dire ?
Je n’ai pas la moindre idée de quoi que ce soit, donc je suis là, je suis zen, tranquille.
T’as l’air zen, c’est incroyable !
Quoi qu’il se passe, de toute façon, le résultat de ce soir sera le résultat du travail de terrain que nous avons fait depuis des mois et des mois, et de ces dernières semaines. Donc voilà, on a tout donné, on espère qu’on va en récolter les fruits.
Bon là, la rumeur, c’est que le RN serait très, très haut.
Oui, c’est la rumeur. Mais une rumeur n’est pas une réalité, encore.
Bien sûr.
C’est ce qu’il en est des rumeurs.
Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? À tout à l’heure ! Merci beaucoup ! Donc c'était Caroline Mécary, qui était venue à Au Poste. Caroline, Caroline… Bonsoir.
J’aime bien vos commentaires.
Ah bon ? C’est vrai ?
Moi, moi, c’est très sympa ce que vous faites. C’est bien…
Ah, vous croyez ? Non, ça n’existe pas, la vérité, dans ce beau monde. Vous, vous êtes un militant. Vous êtes en direct, attention.
J’aime bien, juste comme ça. J’aime bien cette ambiance parce que c’est sympa et que les gens sont tous égaux, humanistes. C’est un grand jour aujourd’hui, parce que cette journée est beaucoup plus pour montrer à la France que les gens sont beaucoup plus humains, qu’ils veulent partager des instants ensemble, vivre ensemble en paix.
Ouais.
À tout à l’heure. Merci à vous. Alors… Alors, je vous donne le code du Wi-Fi : Élysée, underscore, presse, underscore, 19.06.22. Je répète : Élysée, underscore, presse, underscore, 19.06.22. Bonjour Muriel ! Ça va ?
Ça va, et toi ?
Tu peux me dire un petit mot ou pas ? Un petit mot, un petit mot ! Combien de… Alors, Muriel, qui s’occupe de toute la communication de la presse : combien il y a de journalistes aujourd’hui ? Beaucoup plus que dimanche dernier ?
Il y en a 250 d’accrédités, et il y en a encore qui arrivent. Ouais, on doit être 260, 270. Et beaucoup de presse étrangère, une trentaine de médias étrangers. Je ne sais pas si tu veux faire un plan de toutes les télés, là, derrière.
C’est presque comme la présidentielle.
Ouais, un peu moins, un petit peu moins. On avait plus de 400 à la présidentielle. Donc voilà, c’est la folie.
Et là, c’est dans neuf minutes. Merci Muriel. Voilà, c’est elle qui… Sept minutes. C’est elle qui nous donne l’accréditation. Alors, j’avance un peu, c’est peut-être dangereux. Qu’est-ce qu’il en est ? Tiens, regardez ! Une… une reconstitution de Ligue 1, regardez. Regardez, une reconstitution de Ligue 1. Bonjour monsieur.
Oh, c’est bon !
Comment ça va ? Attention, on va être en retard avec toi !
Ah d’accord, pardon, faut être sérieuse.
Ça va, et toi ?
Ah, je l’aime bien, je l’aime bien. Non, non, je les vois bien. Oh la vache !
C’est le ministère ?
Merci.
Voilà, je ne t’ai rien dit, hein ?
Non, non, tu ne m’as rien dit.
Merci. Merci de ne m’avoir rien dit ! Les amis, restez là, j’en ai la chair de poule. J’en ai la chair de poule. Regardez, mes poils sont dressés, là ! Là, je peux rien vous dire, les amis, je peux rien vous dire. Julien Bayou est là. Ça va ? Je peux vous dire que, pour Macron, très, très mauvaise soirée. Allez, mise en abyme ! C’est donc du faux direct, en fait ! Regardez, c’est du faux direct, c’est incroyable !
Merci beaucoup !
Donc, 19 h 59, placement de produit. Alors, par rapport à dimanche dernier, pardon, la Nupes a laissé entrer les militants. Évidemment, l’ambiance est bien meilleure. 19 h 57. Est-ce que la connexion est bonne, les amis ? Est-ce que la connexion est bonne ?… C’est bon.
Vous vous souvenez, en 2002, de la phrase, du mot « séisme » ? Je crois qu’on va avoir du boulot, les amis. Merci d'être là, merci à tous d'être aussi nombreux ce soir. Il n’y a pas d'écran allumé. Attention !
C’est un coup de tonnerre. Macron, oui, il conserve la majorité à la salle…
… qui, d’après notre projection, pourrait obtenir entre 75 et 95 sièges.
C’est parce que c’est l’une des principales personnalités de cette majorité, qui est donc plutôt relative.
Mais c’est peut-être aussi le symbole de cette soirée : plusieurs proches d’Emmanuel Macron sont en difficulté dans leurs circonscriptions respectives, selon les premiers résultats. Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l’Assemblée, est battu dans les Alpes-de-Haute-Provence. Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, dans le Finistère. Des résultats qui font l’effet d’une douche froide, même si Emmanuel Macron a quelques bonnes nouvelles ce soir. Élisabeth Borne, la Première ministre, est élue dans le Calvados. Ça passe également pour Gérald Darmanin, dans le Nord, ou Damien Abad, dans l’Ain. Alors, les résultats vont bien sûr s’affiner dans les heures qui viennent. On va regarder très précisément trois circonscriptions, trois circonscriptions dont les résultats vont tomber beaucoup plus tard…
Merci Élisabeth. Et du côté de Jean-Luc Mélenchon, à la soirée électorale de la Nupes, vous avez vous aussi des résultats qui concernent un certain nombre de proches de Jean-Luc Mélenchon.
… dans le Pas-de-Calais, avec près de 63 % des voix. Et 56 % selon les derniers dépouillements. Un autre exemple à vous donner, Jean-Philippe Tanguy… qui était son directeur de campagne dans la Somme face à un député sortant macroniste, eh bien lui aussi a été élu…
Bon alors, les amis, vous avez vu l’horreur.
Et là, pour le Rassemblement national à l’Assemblée, forcément, ça va faire beaucoup de nouvelles têtes. Grosse ferveur ici. « Vous n’imaginez pas l'émotion qui m'étreint ce soir. » Cette phrase, c’est le message qu’a envoyé Marine Le Pen à ses proches aux alentours de 19 heures, quand, ça y est, on avait déjà les projections de sièges, parce que les résultats tombaient dans les circonscriptions les unes après les autres. On a senti beaucoup d'émotion chez Marine Le Pen, mais aussi auprès de ses proches, qui parlent d’une belle leçon politique, d’une belle leçon médiatique aussi. Le RN, on l’a souvent dit enterré, eh bien le RN est plus vivant que jamais. Voilà ce qu’on entend ici. Grosse ferveur, donc. Je vous le disais à l’instant, la musique a été montée, les militants arrivent en nombre, plus que ce qui était prévu, évidemment. Marine Le Pen doit faire une déclaration d’ici une vingtaine de minutes…
Alors, les amis… Léo Walter !
Le dépouillement est quasiment terminé du côté de Richard Ferrand et de Christophe Castaner, et tous deux seraient battus. Vous avez vu ces résultats qu’on va regarder avec vous. Première information ce soir : Emmanuel Macron est de loin derrière la majorité absolue.
J’aurai un scoop tout à l’heure à propos de Léo Walter, dès qu’on a le résultat.
Dans les duels qui l’ont opposée aux autres forces politiques, sa position centrale, qui semblait lui donner un avantage, a plutôt transformé en cible les candidats qui portaient les couleurs de la majorité. Finalement, sa centralité est devenue une forme d’isolement. On le voit très bien dans les duels : les électeurs de droite n’ont pas massivement volé au secours des candidats macronistes quand ils étaient opposés à la gauche, mais les électeurs de gauche n’ont pas reconstitué le front républicain quand le candidat macroniste était opposé au RN. Résultat : la Nupes réussit une progression spectaculaire.
Près de 200 sièges, donc résultat spectaculaire. Le Rassemblement national multiplie par dix son nombre de députés. Il en avait huit aujourd’hui. Notre fourchette médiane, vous le voyez, le donne autour de 80 sièges.
Alain Duhamel, vous disiez tout à l’heure que si Emmanuel Macron était loin de cette majorité absolue, ça rendait le pays quasiment à l’arrêt. Comment va-t-il faire, quand on regarde les difficultés à venir ?
Gouverner sera extrêmement difficile et très différent de ce qui s’est passé jusqu'à présent, je dirais, depuis le début de la Ve République. Déjà, la répartition aujourd’hui des sièges signifie en clair que…
À n’importe quel moment, il peut y avoir une motion de censure sur un projet de loi gouvernemental, si, par exemple, ce qui s’est souvent fait, Élisabeth Borne après avoir présenté…
Donc voilà. Évidemment, c’est terrible. Le RN, c’est terrible.
Il faudrait un accord de gouvernement.
Bon alors, il y a évidemment des bonnes nouvelles… Le score, ce sera quand le résultat sera définitif.
S’il n’y a pas d’accord de gouvernement avec LR, ça veut dire qu’il n’y a pas de majorité du tout. Ce n’est pas une question de majorité absolue, de majorité relative, c’est une absence de majorité.
C’est un désastre ce soir pour La République en marche, pour Ensemble.
Si vous jugez les premières tendances, qui sont celles que vous avez livrées à l’instant, vous avez la première place…
Donc là, pour l’instant, il n’y a pas d'élu Nupes qui s’est présenté.
Elle existe bien, quand même, l'élection. Paris, quasi réussi… Vous n'êtes pas à Matignon, mais vous avez réussi au minimum à rendre beaucoup plus difficile la manière de gouverner.
Ouais, ouais. Moi, j’ai beaucoup d'émotion, je pense à tout, d’ailleurs.
Je m’approche de la foule. Robin, si tu peux me dire pour la connexion ?
Si j'étais Éric Dupond-Moretti, je voudrais que la semaine dernière, vous m’ayez fait commenter des choses qui donnaient la majorité à ce gouvernement. Ce n’est pas le cas parce que le pays ne veut pas de cet outil. Quel désaveu pour Éric Dupond-Moretti ! Nous avions 396 députés qui composaient la majorité. Pratiquement un sur deux serait battu. Et toutes les figures…
Alors, je viens d’attendre que le résultat Castaner soit définitif. Alors, j’ai cru dire un truc marrant ! Léo Walter, c’est mon ex-beau-frère, avec qui je suis en très bons termes !
Alors, c’est une bonne soirée !
Voilà, je ne sais pas si vous m’avez… si vous m’avez entendu… Pardon.
C’est la moitié !
Donc, vous m’avez entendu ou pas, alors ? Vous n’avez pas entendu sur Léo Walter, ou pas ? OK, c’est revenu. Donc, je vous disais… Bonjour ! Regarde les gens qui regardent ! Donc alors voilà, je vais vous dire un truc marrant : Léo Walter, son vrai prénom, c’est Laurent. C’est mon ex-beau-frère.
On s'écoute, c’est le principe.
Alors, on s’est envoyé beaucoup de textos ces derniers jours. Sans déconner, c’est génial !
Bon bah, je vous laisse !
Oh là là là, il est là, il est là ! Donc c’est pour ça qu’il a de très bons blousons Harrington, Redskins et compagnie, quoi. On va l’inviter à Au Poste !
… J’ai pu discuter avec un certain nombre de parlementaires qui n’appartenaient pas à notre majorité. Mais là, c’est une coalition de…
Alors non, on n’a pas gagné, puisqu’on est un peu dans un truc à l’italienne avec des fachos qui auraient jusqu'à 90 sièges. Donc on va vivre des moments de dingue, de dingue, de dingue. Donc il est évident que Macron va gouverner à droite.
Est-ce que c’est de ça que veulent les Français ? Est-ce qu’ils veulent un arrangement à l’espagnole pour qu’il puisse avancer dans le bon sens ? Et avec tout le monde, avec tous ceux qui sont de bonne volonté ? Ou est-ce que… Pour gérer l’armement, tenter d’obtenir des budgets importants pour renforcer le nombre de… dans ce pays. C’est une projection du Rassemblement national, c’est-à-dire… Et puis le Rassemblement national ne vote pas ce texte. Voilà, donc je dis maintenant, c'était un programme qui s’est représenté sur les différents peuples, c'était en réalité…
Alors Fanny, je ne sais pas si on va rester à Au Poste pendant cinq heures, hein. Alors ? Je ne sais pas, mais bon, c’est sûr que ça change la donne, là. Oui Philippe, t’as raison, je veux dire, très, très à droite, quoi. Philippe S… l’homme des cartes de Beauvau.
C’est à… circonscription. 95,83 % des bulletins dépouillés, Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, est battu à ce stade.
Et Castaner, on a viré Castaner ce soir, je suis trop content !
… devancé par le candidat du mouvement de Marine Le Pen, ce qui confirme les chiffres que nous voyons…
Justement, c’est important aussi d’avoir votre réaction. Thierry Mariani, vous êtes en plateau pour représenter le RN. Vous êtes député européen du Rassemblement national. Puisque c’est historique, vous aurez, selon nos estimations, entre 75 et 95 députés aujourd’hui, un très large groupe, j’imagine votre satisfaction. Est-ce que vous pourriez participer à d'éventuelles discussions, voire à une coalition ?
Arnaud Viviant, très défavorablement connu de nos services, qui fut à Au Poste.
Ça va ?
C’est le jour !
Eh bien, nous dépasserons probablement… On en est à un… Mais l’objectif, c’est 60 députés, à savoir pouvoir saisir le Conseil constitutionnel. Et deuxièmement, nous devenons effectivement la deuxième force d’opposition.
C’est dingue, c’est dingue !
Merci à vous.
Ah la vache !
J’ai vu, tous les deux, à Reporterre, circonscription après circonscription. Le résultat est là, on a sur les fils des candidats qui annoncent leur élection. En tant qu’ancien député, j’ai envie de dire : enfin, le Parlement va jouer son rôle. Voilà. Jusqu'à présent, il y avait une majorité absolue. Mais si, au Parlement, c’est plus Jupiter qui décide et les députés qui se mettent d’accord sur des textes, et que franchement il y a des compromis quand ça va dans la bonne direction, eh bien tant mieux, c’est ça. Mais je vais pas en perdre… Jusqu'à présent, malheureusement, la majorité écrasante qui était dévouée au président de la République fait que… Oh là là, mais comment il va faire Macron, là ? Il n’a plus de ministres. C’est une hécatombe !
L’approche de la ministre sortante de cet électorat, c’est assez étonnant que la ministre ait suivi la remontée des résultats… Effectivement, elle est battue de très peu de voix. Cinq cent six voix d'écart entre Brigitte Bourguignon et Christine Engrand…
Lionel Simon, le pilier du tchat ! Et toi, t’es content ?
Bah oui, c’est pas mal ! Ça va monter, ça va monter encore !
Qu’est-ce qu’on fait des fachos ?
Le gouvernement a été en charge de l'élection et ses suppléants vont démissionner de la nouvelle législature. Bon, à tout à l’heure. On a largement remporté face à La République en marche avec 60 % des voix. Sauf que voilà, les électeurs n’ont pas confirmé cette élection, il y a quelques mois à peine. Brigitte Bourguignon, qui devait répondre à quelques questions de journalistes qui patientent ici, ne commentera pas ces résultats. Black-out total. On sent la gêne du côté de son entourage, beaucoup de déception. Elle qui est élue ici dans le Pas-de-Calais depuis 2012.
Est-ce que la connexion est bonne, les amis ? Donc, pour l’instant, pas de prise de parole de députés.
Alors, de toute façon, ça sera très difficile. Tout dépendra déjà de savoir si elle engage, quand elle va, début juillet, présenter son discours de politique générale, comme le fait tout Premier ministre…
Merci Syramuse, merci beaucoup.
Si elle engage le gouvernement là-dessus, il est infiniment probable qu’elle n’obtiendra pas la majorité.
Eh oui, il y a un kebab.
Et maintenant, il faut partir du principe qu’on sera dans une situation à géométrie variable chaque semaine. C’est-à-dire qu’on aura un éventail de majorités… Est-ce que, dans ces conditions, c’est elle qui veut diriger un gouvernement minoritaire dont de nombreux ministres ont été battus ?
Disons que c’est en tout cas très difficile. Et je le répète, parce que ça, c’est une dimension qui est nouvelle par rapport à ce qu’on connaît depuis au moins vingt ans. Il faut en tout cas un chef de gouvernement qui soit un chef…
Ça va ?
Ça va, mais un petit peu mieux.
Je trouve la transition d’Apolline de Malherbe un peu scandaleuse.
Je t’en prie.
Là, je posais la question de la majorité relative.
Ruffin, 63 %, super !
Et vous avez raison. On n’est que dans le cas d’un autre… On suit, on suit. On va, une fois encore, faire preuve de prudence, je crois. Pas du tout pour me cacher derrière des résultats qui ne sont pas définitifs. Mais de fait, ils ne sont pas définitifs.
Philippe Récif dans le tchat : « Intéressant de noter que LREM perd des voix en chiffres absolus après le premier et le second tour, alors que le RN en a gagné. On peut penser que les électeurs LREM n’ont pas essayé de faire barrage et ont plutôt rejoint le RN. »
Alors, je ne sais pas si Jessie est là.
Et sur nos textes, les programmes pour lesquels il y a des appareils qui sont consensuels, qui font avancer les choses et dont nos concitoyens ont besoin, on verra ce que vous faites, on verra aussi ce que nous faisons.
C’est évident que vous serez encore ministre et que c’est votre gouvernement qui va porter les textes. Ce que je vois ce soir, c'était… Alors, la presse écrite est là. Ne vous identifiez pas, mes enfants. Vous dites : « les textes que je présenterai ». Donc on se demande pourquoi ils sont là, parce qu’ils sont sur leur ordinateur. Ils ne captent même pas l’ambiance, mais bon. Ce que vous êtes en train de nous annoncer, c’est que vous avez un accord avec LR et l' UDI. C’est ça pour faire barrage au Front national ? Si jamais tu pouvais nous dire le taux de présence des députés RN, genre Marine Le Pen et tout ça, parce que c’est assez terrible. Oui, Mélenchon va parler depuis la scène, là-bas.
Le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, c’est un coup dur pour le parti d’Emmanuel Macron.
Jessie, si tu peux nous dire, par exemple, le taux de présence de Marine Le Pen à l’Assemblée les cinq dernières années. De personnalités marquantes de la majorité sortante. Priorité au direct, Damien Abad.
Cette élection… Il s'était présenté lors des précédentes législatives, il y a cinq ans, sous l'étiquette LR, dans l’Ain. Il est passé, au bout d’un an… Il y a deux ou trois semaines maintenant, ministre. On le rappelle, c’est dans un contexte d’accusations… Mais vous n'êtes pas là… Puis il aura pris, pendant cette campagne électorale et législative, d’aller sur place chaque jour, de s’exprimer.
Ils étaient députés socialistes en 2011. Ils ont été élus dans des circonscriptions plutôt de gauche. Et vous prenez par exemple Richard Ferrand. Enfin, moi, je viens du Finistère. Le Centre-Bretagne, ce n’est pas une circonscription de droite. Il a affronté là une candidate de la Nupes au second tour et… Est-ce que vous reconnaissez ces épaules ? En tout cas, de façon à ne pas tout consommer… Est-ce que vous connaissez ces épaules-là ? C’est des épaules regardez ! Maître Alimi, Arié Alimi.
Relative, avec un goût amer : celui de l’entrée de la peste brune à l’Assemblée nationale. Et ça, une raison, une seule raison : c’est la lepénisation des esprits, fomentée par Emmanuel Macron pendant cinq ans, et la délégitimation des partis de gauche. On continue à dire « arc républicain », et voilà où on arrive : à 89, 90 députés du Front national à l’Assemblée nationale. Et c’est particulièrement grave. Il va falloir lutter et continuer de se battre.
Oui, c’est vrai, on l’a apporté. Ah ouais, bonjour ! Merci, maître ! Qu’est-ce qui se passe ?
Je vais aussi faire de ce résultat un mandat pour la suite. Et dès demain, je serai au travail au service des personnes qui m’ont élue, au service de la communauté, au service également de toutes les personnes vulnérables. Parce que je crois que les enjeux sont importants et qu’il faut que je consacre toute mon énergie, toute ma détermination à mener à bien les chantiers qui sont devant nous. Je veux aussi saluer mon adversaire. Voilà, encore une fois, je vous remercie.
… de 58 % des voix, ce qui montre que, pour la première fois que je me suis présentée ici, nous sommes en tête dans la quasi-totalité des bureaux…
La première prise de parole pour lui, qui est réélu encore une fois, qui a le mérite au moins de clarifier les choses ce soir. Par deux fois, Éric Dupond-Moretti s’est tourné vers vous en disant que peut-être, sur certains textes…
J’ai hâte de voir, sur le budget de la justice, par exemple.
Quand je vois les projets de M. Macron, par exemple sur les retraites, je pense qu’on apportera notre soutien. Après, M. Darmanin…
Donc nous sommes en direct de l'Élysée Montmartre, haut lieu du French Cancan, haut lieu du punk rock.
Ça va ? C’est une crise divine, j’ai envie de dire. Donc aujourd’hui, le problème n’est pas de savoir si on aura une supplétive de la majorité…
Les Dents de la mer ! Un peu de ça ! Merci à vous !
On va être clairs, parce que moi je suis clair : je combats et je combattrai le Rassemblement national. Je le fais depuis dix ans. Je parviendrai ici dessus… Mais le combat n’est pas terminé. Il ne faut rien avoir à comprendre. Et c’est le Français qui m’a installé ce soir.
Jessie, si jamais tu pouvais donner les résultats de tous les invités qui sont venus à Au Poste ?
Un budget important pour la justice.
Merci, Buron, pour ton abonnement. Merci et bravo à l'équipe. Absolument.
Quand je rétablis des tribunaux qui ont été supprimés…
Ça va ?
Toujours ! Et toi, ça va ?
Oui, oui !
C’est enthousiasmant et, en même temps, le RN, c’est hallucinant. On a cinq ans pour… On a cinq ans pour gagner, en fait.
Absolument, absolument. À moins qu’il y ait une dissolution, tu sais, un truc de dingue ! Merci Jessie. Il fait 205 plus 70…
Il n’a pas la majorité absolue. Même avec la droite sur le cœur… On ne va pas tout mélanger. Il y a des législatives, il n’y a pas… Il y a la légitimité qui est la mienne et que vous aimez… Vous, vous ne devez pas parler au nom de la mienne, pardon, vous qui vous l’avez donnée pour vous interroger.
Je le redis, merci beaucoup à tous ceux qui peuvent nous soutenir, soit par des abonnements, ou mieux, par des dons, même modiques. C’est le premier… de l'élection, mais qui s’est désigné par une majorité de députés, ce qui n’est pas la même chose que l’autre. Mais ce qu’il y a d’intéressant, c’est que depuis quand les ministres sont retenus par la sauvette du suivi, on ne sait plus à quoi ça,Urbs, ce sera demain. Au Poste à 9 heures. Rodolphe, on fera le débrief. Ça ne sert à rien de parler avec le monsieur, mais une chose, par contre… Ce n'était pas extraordinaire. Si vous étiez vraiment dans le droit, vous n’y seriez rien.
Pour moi, je l’aimais que monsieur Dupond… ait dit qu’il m’a si souvent parlé… tant de temps qu’une nouvelle compétition se présente devant les électeurs pour bénéficier de l’hôpital.
On ne sait pas comment les enseignants… combien ils vont avoir d'élèves dans leur classe. On ne sait pas comment ils vont préparer leur année scolaire. Les gens qui sont encore en cours, comment ils ont pu travailler. Pour les camarades, pour les amis, tous les jours. Les gens qui sont en cours. On n’a pas tout le temps à accompagner les gens dans les recherches en cours et toutes ces questions-là, les questions des violences qui sont faites aux femmes. Non, non, la seule chose que j’ai à dire, c’est que…
Est-ce que vous entendez Farida, là, ou pas ?
Il y aura un débat, il y aura des débats. Il va y avoir un débat sur l’information de la police. Il va y avoir des débats sur les enseignants, sur les disciplines, sur la privatisation de la société. Il y a tous les débats, là, qu’il faut mettre sur la table. Moi, je m’appelle Farida, je suis la suppléante de Mathilde Panot.
Alors Farida, tu as des résultats pour Mathilde ou pas ?
Ce n’est pas encore fait.
Vous n'êtes pas inquiets !
On n’est pas inquiets. La semaine dernière, il y a 2 653… qui sont passés, parce qu’il y avait un grand groupe d’abstentionnistes. Et là, cette fois-ci, on va voir. On attend les résultats. À tout à l’heure !
Alors Farida, qui est la suppléante de Mathilde Panot, dit qu’elle attend le résultat, mais qu’elle n’est pas inquiète. On maintient Panot. Merci, Hermann. Alors, j’ai reculé… J’ai l’impression que plus je vais dans la salle, moins la connexion est stable. Merci, Anduril. Merci beaucoup.
C’est aussi quelque chose qui est pénible, par exemple, que je sache qu’on n’a toujours pas refusé… Quand je vois ce que les amis travaillent… Et l’information qui nous arrive : Florian Bachelier, qui était le premier questeur de l’Assemblée nationale, proche, très proche d’Emmanuel Macron, est battu…
Merci à vous deux pour les subs.
Dans le cadre de cette situation vertueuse… La même que celle qu’on a constatée ici sur ce fait-là. Autant vous dire qu’une branche plus versante à l’Italie, donc à la capacité à créer des coalitions, même sur des textes, et donc un blocage avec des missions qui sont permanentes… avec des questions de majorité qui vont véritablement devenir impossibles à suivre, puisqu’on est peut-être toujours dans un… plus un rythme qu'à une assemblée politique. Et elle est bien là, la difficulté. C’est que dans un climat, dans une base, en fait, et là je prends le terrain de nos voisins, dans le regard de la maturité politique de la part de tous les pays…
C’est parti !
Alors, on va aller au balcon.
Grâce à ce résultat, grâce à son volonté… C’est très concret. Honnêtement, j’ai peut-être le verbe vif, moi, ce n’est pas une question personnelle, je vous le prie. Pour moi, c'était le texte par texte, rentrant dans le contexte, je suis en désaccord…
Oh, pour une petite prise, là !
… pour travailler les Français, vous l’entendez. Je forme le vœu qu’il ne soit rien plus qu’une motion…
Avec un mot, votre service de presse, là ?
Ah, d’accord, OK.
Et qu’est-ce qu’ils font de vœux, quoi ? Je ne sais pas ce que fera d’ailleurs la transformation…
Avec 42 annuités !
Je veux dire, moi, je suis contre la réforme de la… Et ainsi de suite. Donc c’est quoi ?
Rires.
Alors, je me repose un petit peu sur la rambarde de l’escalier. On attend les officiels. Ah, les caméras se pressent devant. Rachel Kéké, députée, génial ! Bravo Jessie, ça c’est génial ! Extraordinaire ! Voilà la France : le FN d’un côté, Rachel Kéké de l’autre. Qu’aurait donné un scrutin à la proportionnelle ? C’est-à-dire, puis ça fait combien d’années qu’on parle de la proportionnelle ? François Hollande, en 2012, avait promis l’introduction d’une dose de proportionnelle, et M. Macron, en 2017, avait promis une dose de proportionnelle. Il a même évoqué, cette fois-ci, avant d'être élu, une proportionnelle intégrale. Finalement, les Français, à force d’en entendre parler et de nous fermer la voie, ont choisi de créer quelque chose qui ressemble au résultat qu’aurait été la proportionnelle, à partir du premier tour des idées. Alors, j’aime poursuivre.
C’est trop beau.
OK, alors je m’avance. Il arrive, il arrive. Ça va ?
Ça va, et toi ?
Ouais, super !
Ça va bien ?
Je suis en direct, là. Tu veux être en direct ?
Je ne peux pas.
Tu ne peux pas ?
Je ne peux même pas dire qui parle.
Ça va bien ?
Super.
Ah voilà, il arrive, il est arrivé. Il y en a un plus large. Donc je me rapproche. Merci pour le don, merci beaucoup.
Union populaire ! Union populaire ! Union populaire !
Je vous invite, pour vous faire une opinion définitive, à attendre avec patience que les chiffres des grandes villes remontent, pour que vous sachiez vraiment où nous en sommes. Nous observons qu’une fois de plus, nous aurons été sous-estimés avant, et moins pendant. Mais, pour être à la mesure du moment, même si nous n’avons pas de résultats suffisamment définis pour pouvoir les commenter utilement, voyons ce qui se présente. C’est une situation totalement inattendue, absolument inouïe. La déroute du parti présidentiel est totale. Il vient, en moins d’un mois, de faire tomber celui qui avait autant d’arrogance, agitant le bras devant tout le pays pour être élu sans qu’on sache pourquoi faire. S’est exprimé, et il faut le dire insuffisamment, le niveau de l’abstention, encore beaucoup trop haut, ce qui signifie qu’une immense partie de la population ne sait de quel côté se tourner. Tant et si bien que les trois blocs qui étaient apparus à la sortie de l'élection présidentielle continuent à être voisins dans des proportions quasi identiques, sans qu’on sache, à cette heure, si la percée de la Nupes la place en première ou en deuxième position. Mais c’est, au total et avant tout, l'échec électoral de la Macronie, qui donne aussi l'échec moral de ces gens qui donnaient des leçons à tout le monde, sans arrêt, et qui se prétendaient le barrage à l’extrême droite, et qui auront eu pour principal résultat d’en renforcer les rangs. Et sur 65 face-à-face entre la Nupes et le Rassemblement national, les donneurs de leçons de la Macronie ont été incapables de donner une consigne claire dans 52 cas.
Ouh !
Ce qui les disqualifie, me semble-t-il, dorénavant, à faire des leçons de morale à qui que ce soit. Quel bon débarras d’avoir vu monsieur Blanquer éliminé dès le premier tour ! À vous tous, mon message ce soir, une fois de plus, est un message de combat. Des opportunités incroyables vont se présenter devant vous, et en particulier devant vous, la jeune génération, qui est celle qui appelle avec le plus de force à la rupture avec ce monde et ses règles d’organisation. Il y a de l’opportunité, parce que vous disposez d’un magnifique outil de combat dont vous aviez été privés pendant tant de temps. Cet outil, c’est la Nupes, ce sont ses parlementaires, issus de toutes les régions de France, arrivant par dizaines, jeunes, sur les bancs de l’Assemblée nationale. Le macronisme ne s’est pas seulement mis en faillite lui-même, il a plongé le pays dans une impasse. Et tout à l’heure déjà, nous avons entendu qu’il s’agissait de « dépasser les clivages ». Il n’y a aucun clivage à dépasser avec nous, parce que nous ne sommes pas du même monde. Nous ne visons pas les mêmes objectifs. Alors, nous en concluons qu’il se prépare à d’autres ententes, peut-être. Toujours est-il que si, à la fin de la soirée, la Nupes, à qui, par diverses manœuvres, on a déjà commencé par retirer quasiment 21 députés des Outre-mer, à commencer par ceux de La Réunion, où six sièges sur sept sont emportés… Je veux vous dire que toutes les possibilités sont dans vos mains. Quant à moi, je change de poste de combat, mais mon engagement est et demeurera, jusqu'à mon dernier souffle, dans les premiers de vos rangs, si vous le voulez bien.
Union populaire ! Union populaire ! Union populaire ! Union populaire !
Le grand jaillissement de l’histoire, du plus profond de ce qu’est la France des rébellions et des révolutions. Oui, ce grand jaillissement, dorénavant, a un visage : le visage de notre collectif, celui de l’Union populaire. Les défis les plus inouïs vont s’accumuler devant vous. Que ce soit le changement climatique, que ce soit la grande crise financière, par quelque côté que vous voyiez ce monde finissant, c’est à chaque fois des réponses fulgurantes qu’il faudra apporter. Pas un instant nous ne renonçons à l’ambition d'être ceux qui gouvernent ce pays et qui l’amènent à un autre horizon. Pas un moment, les salariés, ne baisseront les bras ! Ne doutez pas de vous-mêmes. Ne cédez jamais à l’impatience. Pensez que chaque difficulté a deux visages : celui qui s’oppose à vous et celui de l’opportunité qu’elle vous propose. Plus grands sont les bouleversements, plus grandes sont les opportunités. La France est une nation politique, quand bien même elle s’abstient beaucoup, et même quand elle le dit par son abstention. Ne méprisons jamais notre peuple. Écoutons toujours avec attention tout ce qu’il dit, car, dans sa patience infinie, il a montré qu’il était capable de trancher, de décider, d’avancer. Et tel est le mandat que vous avez ce soir. Demain matin, peut-être que vous vous réveillerez avec une majorité de la Nupes à l’Assemblée nationale, ou bien avec le premier groupe. Aucun fricotage, aucun arrangement dans l’annonce générale de cette possibilité. Et si ça n’est pas le cas, alors vous regarderez d’abord la puissance formidable que vous avez accumulée. Vive la France ! Vive la République !
Quelques mots au nom du Parti socialiste. Olivier Faure est encore dans sa circonscription, où il a été brillamment réélu ce soir. Nous sommes particulièrement fiers, au Parti socialiste, d’avoir contribué à la réussite de cette union de la gauche et de l'écologie à travers la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Grâce à cette union, nous allons avoir la gauche et l'écologie en force à l’Assemblée nationale. Nous avons aussi, et il ne faut pas l’oublier ce soir, alors que le Rassemblement national va malheureusement probablement avoir beaucoup d'élus, nous avons aussi, grâce à cette union, empêché beaucoup de candidats du Rassemblement national d’accéder au deuxième tour. Nous avons posé les bases de ce que nous construisons pour l’avenir, pour offrir une véritable alternative à la Macronie. Et aujourd’hui, on voit bien que leurs figures de proue chutent. Je vous invite à regarder notamment Richard Ferrand dans le Finistère. J’ai déjà dit que la soirée va être encore longue avant qu’on puisse tirer des conclusions définitives des résultats de ce soir. Dans tous les cas, nous savons aussi que nous avons encore du travail à faire pour mobiliser, parce que l’abstention reste trop forte. Et nous n’avons pas d'élections à venir dans un avenir immédiat, mais nous avons donc toute latitude pour penser tranquillement comment doit fonctionner, continuer à fonctionner cette union de la gauche et de l'écologie, pour nous amener vers une victoire nette et claire dès l'élection présidentielle de 2027.
Bonsoir à tous ! Vous êtes prêts ? C’est un mélange, pour moi, je ne sais pas pour vous, mais pour moi un mélange de colère très forte, de fierté et d’espoir. De colère, vraiment. Assumons-le d’abord, à l’encontre d’Emmanuel Macron, qui est responsable et de l’abstention et d’avoir envoyé le plus grand nombre de députés d’extrême droite à l’Assemblée nationale. D’abstention, parce qu’il a voulu esquiver, on l’a vu, esquiver ces élections. Les candidats refusaient de débattre, refusaient de présenter un projet, refusaient de considérer qu’il y avait un enjeu aux législatives, alors que les lois gouvernent nos vies, littéralement. Et puis l’extrême droite. Nous, à gauche, les écologistes, nous avons systématiquement, par défaut, par dépit, joué la discipline républicaine. Il nous doit son élection de 2017, il nous doit sa réélection de 2022. Et pourtant, et pourtant, là où nous disions que nous voulions mettre l’extrême droite à terre, le camp de la Macronie a refusé de choisir, c’est-à-dire refusé de choisir. Et même pire, nous a insultés en mettant un signe égal entre ses opposants, nous, et nous le revendiquons, oui, ses opposants, évidemment, et la menace pour la République.
Ça va être notre chantier pour cinq ans, là.
LREM a mis un signe égal entre nous, les progressistes, les humanistes, les écologistes, les socialistes, les communistes, les insoumis, et les adversaires de la République. C’est extrêmement grave. Ils ont voulu éviter la défaite au prix du déshonneur et, ce soir, ils ont eu la défaite et le déshonneur.
C’est Julien Bayou pour les Verts.
Je pense que ceux qui se présentaient comme le barrage se sont faits les marchepieds de l’entrée en masse de l’extrême droite à l’Assemblée nationale, qui nous fait accourir, évidemment. Fierté, fierté parce que vous voyez, là encore sur la tribune, cette coalition, cette bannière commune : Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Et fierté de pouvoir voir les socialistes applaudis ce soir. Applaudissez-les ! Les communistes, applaudissez-les ! C’est super ! Les applaudissements, s’il vous plaît ! Merci beaucoup !
Manon ? Il y avait une représentante du PS.
Nous avons déjoué tous les pronostics et, ce soir, j’espère, parce que la nuit sera longue et que beaucoup de sièges vont se jouer à quelques dizaines de voix près, ce soir, nous pourrons encore déjouer les projections. Fierté aussi, si vous me permettez le petit passage pour ce parti qui porte une grande idée, l'écologie. Parce que ce soir, nous pouvons espérer envoyer le plus grand groupe de l’histoire de l'écologie politique à l’Assemblée nationale. Et ensemble, je crois, trois fois plus de députés que dans le mandat précédent. Ça peut changer, évidemment, sur la saisine du Conseil constitutionnel, sur les motions de censure, sur les propositions de loi, sur le référendum d’initiative partagée. Espoir, enfin, et j’en termine, parce que ce que nous avons construit ne s’arrête pas là. Ce que nous avons construit ne s’arrête pas là. Nous allons travailler ensemble à l’Assemblée pour les intérêts… Et mieux encore, nous avons vu sur le terrain, dans ces campagnes, que nous sommes capables de faire campagne ensemble, là où nous étions uniquement côte à côte dans les manifestations. Nous pouvons construire ensemble, et ça, ça me rend optimiste ce soir. Merci encore, bravo tout le monde !
Bon, on a tous du boulot. Tous, tous.
Nous tous ensemble. Et oui, je vais recommencer cette énumération qui fait cette nouvelle force de la Nouvelle Union populaire : les communistes, les socialistes, les écologistes, les insoumis. Nous tous ensemble. Moi, je représente le parti Génération.s et je suis tellement fière d'être ici avec vous tous ce soir. Nous ne savons encore rien de ce qui va finir dans la nuit et des chiffres définitifs. Nous savons déjà que nous avons remporté deux victoires. Deux victoires ! La première victoire, c’est d’avoir mis Emmanuel Macron en échec. C’est un constat d'échec absolu que le peuple lui envoie. Il n’a plus de légitimité. C’est un constat d'échec et nous serons là pour le lui rappeler à chaque instant. Et la deuxième chose que nous avons déjà gagnée, c’est le retour du Parlement dans notre République ! Ce Parlement mis au pas par le général de Gaulle. Oui, la gauche écologiste va le rendre vivant à nouveau. On ne pourra plus rien faire sans lui. Et nous serons au moins 200, peut-être 300, dès lundi à l’Assemblée nationale pour le faire vivre. Députés insoumis, députés socialistes, députés communistes, députés écologistes, nous serons là dans l’hémicycle et nous serons là dans les territoires, connectés à la société civile, mobilisés, pour aller ensemble lutter contre..
Une représentante de Génération.s.
Quelques mots, mes chers amis, mes chers camarades, au nom du Parti communiste. D’abord, je veux remercier tous les militants insoumis, socialistes, écologistes, communistes. Ce résultat, c’est le vôtre ! Ce résultat, nous ne l’oublions jamais, nous le devons aux millions d'électrices et d'électeurs qui ont entendu notre appel et accordé leur confiance à nos candidats et candidates. Ils nous donnent à toutes et tous, et en particulier à nos camarades qui seront demain à l’Assemblée nationale, une très grande responsabilité. Il n'était pas écrit d’avance, tant, vous l’avez vu, la dernière semaine, et même les deux dernières semaines, de nombreuses forces se sont mobilisées contre nous. Nous avons vécu un véritable déchaînement contre notre rassemblement. Mais nous avons résisté, car nous savions l’importance de ce que nous étions en train de réaliser, l’importance de se mobiliser pour ne pas vivre un nouveau quinquennat de souffrance pour le peuple français. Et ce résultat, mes amis, mes camarades, il peut nous permettre, à nous communistes et à chaque composante ici, d’avoir un groupe demain à l’Assemblée nationale et des dizaines et des dizaines de députés de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Ce soir, je crois qu’il y a deux leçons à ce scrutin. D’abord, notre union a permis d’infliger une très grande défaite au président de la République. Oui, le président doit entendre ce message des Français. Stop ! Les cabinets, McKinsey et consorts qui viennent élargir sur le dos de la République, ça suffit ! La casse des droits des travailleurs, la criminalisation des militants syndicaux et associatifs, ça suffit ! Oui, mes amis, mes camarades, c’est la première leçon de ce vote. Le président de la République n’a pas de majorité pour son projet politique dans le pays. Pas de majorité non plus pour entériner le recul de l'âge de départ en retraite à 65 ans, la libéralisation du marché du travail ou diminuer encore l’indemnisation du chômage. S’il persiste dans ces projets, qu’il sache qu’il trouvera des dizaines, des centaines de députés de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale sur son chemin.
Euh, qu’est-ce qu’ils font là, avec leur téléphone ?
Nous avons encore de très importants défis à relever.
Ce n’est pas sérieux, je l’aime.
D’abord parce que nous ne voulons pas seulement mettre…
Lâche ton téléphone, Bayou !
Comme les députés communistes l’ont fait lors du précédent quinquennat, avec d’autres forces, insoumises, socialistes, nous avons arraché des victoires. Je pense, par exemple, grâce au combat d’André Chassaigne, à la revalorisation des petites retraites agricoles pour beaucoup d’agriculteurs dans notre pays. Eh bien demain, nous en voulons des centaines, des victoires comme celle-ci. Pour l’augmentation des salaires, pour les retraites, pour l'Éducation nationale, pour la santé, l’hôpital public, pour l'égalité femmes-hommes. Oui, à partir de notre programme partagé, à partir de nos spécificités…
Ah ouais, là, c’est un peu long, là.
Nous voulons être pleinement mobilisés pour ces avancées.
Ouais, c’est un peu long.
Et pour cela, la bataille contre le Rassemblement national et l’extrême droite sera…
Il n’a pas le sens de la salle, ce monsieur.
Je veux dire, avec solennité, que les députés de la Nupes seront totalement mobilisés contre le travail de…
Au Poste, sur Twitch. T’as l’idée d’exprimer une boîte !
Ça va être décisif. Nous voulons les faire reculer dans le pays, convaincre, faire que le score du RN et le nombre de députés d’extrême droite obtenus ce soir reculent demain. Car oui, ce score, ce nombre de députés…
Jessie, est-ce qu’on a les résultats encore ?
C’est le moment. Nous serons pleinement mobilisés, mobilisés pour dire à nos concitoyens que l’adversaire, ce n’est pas l’immigré, mais bien l’actionnaire qui accapare pour lui les richesses des travailleurs du pays. Alors, nous affronterons le Rassemblement national partout dans le pays parce qu’effectivement, le pouvoir a eu une attitude scandaleuse en mettant dos à dos le Rassemblement national et la Nupes, quand nous portons, nous, la transformation sociale. Oui, je veux saluer nos candidats, et en particulier Fabien Roussel qui, dans une circonscription où l’extrême droite a fait plus de 60 % au second tour de la présidentielle, vient de l’emporter. Nous agirons !
Roussel, pas très, très applaudi.
… de nos propositions va nous permettre d’avancer et nous montrerons comment nous irons chercher les moyens financiers de les mettre en œuvre. Et nous ferons comme nous l’avons toujours fait. Je veux en terminer par là : appel à la plus large mobilisation sociale et citoyenne de l’histoire de la Ve République. Oui, nous avons besoin de cette mobilisation, car nous savons qu’aucune grande avancée n’est possible sans cette mobilisation populaire. Mes amis, mes camarades, merci de votre mobilisation et, ensemble, vers de nouveaux combats communs !
Voilà Tintin Reporter ! Là, beaucoup de bruit, mais c’est dur, autant de fachos, c’est dur.
Ah oui, ça… ça, oui. Mais sinon, je pense qu’on a rigolé pendant…
Comment, « on a rigolé » ? Guerre de tranchées !
En même temps, il faudra bien un dénouement, il faut bien qu’ils fassent des lois.
Bye, love !
Je vous en prie.
Là, t’es en train de passer en direct, là. Et voilà, tu vois ? Alors voilà, t’as passé ta vie à dire : « Ouais, des gens en direct, ils disent des bêtises », et voilà, t’es en direct et tu dis des bêtises. Non, j’en sais rien, Daniel, je ne sais pas.
S’ils arrivent à faire une majorité avec LR, ce qui n’est pas du tout certain, on a vu les sujets, on a un gouvernement de droite et la gauche de droite. S’ils n’arrivent pas à faire la majorité avec LR, qu’est-ce qui se passe ? Je ne sais pas. C’est une vraie question.
À la belge, je crois.
Oui, alors à la Belgique…
Tu ne veux pas que j’y remonte dans deux ans ?
C’est pas mal. Tu pourrais me dire « mes valeurs », machin, etc.
Alors, monsieur Mariani, au cas par cas, est-ce que…
Et voilà, déjà !
T’en as eu, de ce beau-frère ! On peut dire ça ? On peut parler de ton beau-frère ?
On se voit plus tard. Bon, je vais chercher à voir, les amis. Oh ! Oh mais regardez qui est là ! Oh mais regardez ! Extraordinaire ! Génial ! Je ne savais pas… Ça va ?
Au revoir !
Qu’est-ce que tu penses de tout ça ?
Je suis très contente pour moi qu’on le soit. C’est un grand plaisir. J’espère qu’il y a des choses à faire pour nous, qu’on nous favorise et que tout est possible.
Bon. Bonne soirée, bonne soirée. Ah, la gauche, elle gagne déjà, elle vous passe devant, quoi ! C’est quand même dément, ça, cette technique. On est en live ?
Oui, on est en live, monsieur.
Exactement, oui.
Bonsoir le tchat.
Bonsoir le tchat ! Ah voilà, la connaisseuse. Bonsoir le tchat !
Bonsoir à vous.
Un abonné, waouh !
Voilà !
Où ça ? Là-bas ? Donc, est-ce que vous avez reconnu la fille de Cédric Chouviat ? C'était la fille de Cédric Chouviat.
Bon, c’est des montagnes russes, hein ! On a gagné, on n’a pas gagné, on a gagné, on n’a pas gagné, on a gagné, on n’a pas gagné… Le tout, c’est de ne pas perdre pied en soi-même, vous voyez ? Comme je vois à vos figures, là, vous avez l’air assez jeunes en moyenne d'âge. Vous voyez, il y en a manqué aujourd’hui, mais ce n’est pas de votre faute. Donc j’espère que vous êtes à fond dedans, à fond. Pas juste un peu, d’accord ? À fond, ça veut dire que, d’un coup, vous allez sentir au bout des doigts… Ça, ça me dit quoi ? Ça picote. C’est quand l’histoire vous passe au bout des doigts. Et des fois, ça picote pas, c’est que c'était raté. Là, ça picote dur depuis un moment. Et puis là, on ne sait pas où on en est, en vérité, hein. Je pense que beaucoup d’entre vous sont en avance de conscience sur une bonne part de votre peuple et des gens qui nous entourent. C’est-à-dire que moi, j’aime pas peindre les tableaux en noir pour tout rendre compliqué et désespéré. Ce n’est pas ma manière de voir la vie. Il y a des difficultés…
Comment ?
Il est dehors, là, de toute façon. Donc là, on ne peut pas redescendre.
J’y vais, sinon… Sans cesse, la vie va vous proposer de voir le défi et le déficit comme ils sont, les choses…
Donc je vous explique : il est sorti, il est dehors.
Quand le défi est… Écoutez, cinq minutes, c’est de la philo, ça arrive une fois de temps en temps. Alors, le défi, il bouscule les lignes du présent et, en même temps, il vous fait une proposition. Vous voyez tout d’un coup une vague, quelque chose qui vous amène un bout de lumière. C’est de ce côté-là qu’il faut courir. Donc là, en ce moment, ce soir, vous voyez bien que la situation présente cette caractéristique. Nous sommes un grand pays, c’est-à-dire un pays puissant, un pays rempli de richesses. Alors, vous n’en voyez pas trop la couleur, mais il n’a jamais été aussi riche de toute son histoire. Le niveau de formation de sa population n’a jamais été aussi élevé. Et pourtant, on a l’impression d'être à la masse. Et ce qui se présente, c’est quelque chose d’immense. D’abord, cette histoire de changement climatique et de sécheresse, ça, ils vont faire ce qu’ils veulent, ça, ils ne vont pas l’empêcher. C’est l’inertie qui est partie. Donc il va bien falloir faire quelque chose. Et tout dépend de quel principe vous mettez aux commandes. C’est : on se serre les coudes ou chacun pour soi ? On restaure des tuyaux pour amener de la flotte ou on aligne tous les packs de bouteilles d’eau ? D’accord ? Donc il y a deux grands principes qui régissent la pensée politique de ce pays depuis la Grande Révolution de 1789.
Vous avez le son, l’image, là ? C’est bon ou pas ?
Qui est en charge ? Qui peut le faire ?
Euh… La gauche, là ! Hé, la gauche ! Ça coupe ! Vous êtes en direct ? Tout le monde voit que vous êtes en train de nous doubler ! C’est quoi, ce bazar ? Bon, aussi, j’ai soif ! Vous êtes marrants, là…
Bonjour ! Je suis étudiant en droit, j’adore votre travail.
Je vous en prie !
Vous pouvez trouver quatre cents fois des horreurs à dire sur mon compte. Tout y passe ! Alors après, il y a tous les fantaisistes qui sont là… Ah, c’est dur ! Et on s’en fout de la caisse avec 100 milliards d’euros à côté. Non, 150, très bien, va pour 150. On en était hier à 160. Le mal qu’ils se sont donné pour faire peur pendant trois semaines ! Et puis bon, il n’y a qu’une sorte de malade à qui on dit : « Oh là, mon Dieu, les chars soviétiques de Chavez vont arriver ! » Bon, bravo ! Mais ce défi qui arrive, on va le relever avec une force qu’on n’avait pas. Et la machine à faire tenir les gens en place, elle est bien secouée ce soir. Parce que, de toute façon, on l’a battu. Il n’a pas la possibilité…
Et là, ça coupe. Là, ça coupe.
Mais c’est pas rien. C’est pas rien, hein…
Attendez, je prends un verre de vin et j’arrive.
Par entêtement, par ténacité, par opiniâtreté, et parce qu’on a été tout le temps, tout le temps… On ne s’arrête jamais ! Voilà ! Alors, laissez tomber ! Il a la majorité et, comme il n’a aucun principe, il commence déjà à se jeter dans les bras de n’importe qui qui veut bien l’aider à gouverner. Vous verrez qu’il finira par cirer les pompes de madame Le Pen. Mais oui ! Pour l’instant, on en est juste à ce petit moment où il faut apprécier ça.
Faites le gaucho !
Avoir jeté Castaner, l'éborgneur… Je ne vous fais pas le coup de la liste, mais ça fait du bien, ça fait du bien d’oublier la vie. Voilà. Et là, on arrive… Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’on a une force. Bon, la moyenne d’entre nous n’est pas meilleure que la moyenne des êtres humains en général, hein. Mais là, on est dans un moment, on est dans un moment où on va jeter le meilleur de soi-même dans le combat. Vous en garderez bien la liste demain, les amis, hein, vous me ferez ce plaisir. Vous garderez la liste des élus de la Nupes…
Merci MZD, merci beaucoup.
Il y a aussi ceux qui ont bien fait le boulot avant. Je pense à Caroline Fiat, qui est aide-soignante, tous ses camarades.
Est-ce que la connexion est revenue, les amis ?
C’est une belle force qu’il y a, et il faut maintenant qu’ils aient le meilleur d’eux-mêmes dans ce qui va arriver. C’est-à-dire que, pour ce qui nous concerne, nous allons faire que ce soit une seule et même chose, le mouvement et nos députés. Ce n’est pas deux catégories. On va essayer de lancer tout ça dans la bataille dans tout le pays. Moi, j’ai enfin le droit de me balader tranquillement. Enfin, tranquillement, si vous voulez bien me lâcher quand je passe quelque part. Non mais je vais pouvoir aller d’un endroit à l’autre. Ça va être vite, il faut rentrer parce que mardi il y a le groupe… je sais pas quoi, il y en a… Je vais pouvoir passer ce temps avec les gens parce que j’ai aussi besoin, moi, de me réaffirmer, vous comprenez ? J’ai vécu trop occupé de tout. Vous savez, quand on fait ce que je fais, au bout d’un moment, on voit plus personne. Et puis, comme par hasard, vous voyez quelqu’un, vous savez ce qu’il vous dit ?
C’est quand on peut ressortir de la salle, on ressort.
Je ne sais pas qui c’est, moi, Dick Soto. Je ne veux pas vous le dire, je le connais pas, bon. Vous allez avoir tout ça devant vous. Par conséquent, ne croyez pas que si vous me voyez arriver comme je suis là en ce moment, c’est parce que la réalité m’a échappé. C’est tout le contraire.
Alors, qu’est-ce que ça donne, les amis, en termes de connexion ?
Plus le vieux monde pourri dans lequel nous vivons a du mal à se maintenir en place politiquement, plus la possibilité est grande pour nous. Plus le capitalisme… plus la possibilité d’une solidarité… Mais là, un dernier mot sur ce qu’on est. Parmi toutes les choses qu’on a faites ensemble, pas moi tout seul, surtout ne faites pas ça. Moi, j’ai toujours dit que je n’ai pas compris mon nom, tout ça. Ça me paraît dérisoire, les slogans, « Union populaire », « Nouvelle Union populaire » ou ce que vous voulez, « Résistance », ça me va, mais pas les choses qui sont trop personnelles parce que ça donne l’impression que c’est suspendu au fil d’un bonhomme, et ce n’est pas le cas. Mais pardon de vous dire que, peut-être, ma plus grande satisfaction, c’est d’avoir fait du mot « insoumis » une caractérisation qui est une appellation non seulement politique…
La régie ? La régie, vous me dites ?
Mais ça décrit une manière d'être soi-même. Être insoumis, c’est ne pas accepter l’ordre des choses. Ça veut pas dire qu’on… Alors, ça veut dire qu’on retire la domination qui est sur soi. Et c’est exactement la racine du mot « émancipation ». On s'émancipe, on se libère soi-même. Libérez-vous de vos préjugés, de vos préjugés de genre, de vos préjugés de classe, de vos préjugés d’adresse. Libérez-vous ! Libérez-vous pour libérer la société. Libérez-vous de la cupidité, libérez-vous du mépris. Et si vous commencez à voir dans chaque visage humain, non pas ce qu’on a fait…
Alors, chers amis, qu’est-ce qu’on fait pour la saison 4 d’Au Poste ?
… cet être inouï qui s’appelle l’humanité. Et c’est à ça que ça sert d'être un insoumis, une insoumise. Voilà. Vous êtes beaux comme un matin qui se lève. J’ai confiance. À plus, les petits !
Donc, chers amis, attention ! Vous avez vu ce petit sprint, là ? Oh, la jeunesse, là !… Saison 4 : on suit l’Assemblée nationale et on résiste. Ça va faire des heures et des heures de live, ça. Qu’est-ce qu’on va faire de ça ? Donc vous êtes à nouveau ici ? Bon, alors on reste un petit peu, il n’y a plus grand-chose.
Est-ce que quelqu’un y est passé ?
Oui, oui, oui. Si, si, elle est passée. Elle est passée, elle est passée !
Ah oui. Bravo pour votre travail.
Merci beaucoup.
Super.
Merci beaucoup. On est en direct, là.
J’ai adoré ces journalistes accroupis.
Absolument. J’ai trouvé ça incroyable, incroyable. Allez-y, allez-y, monsieur. J’ai trouvé ça incroyable. Ça va bien ? Attention, je suis en direct ! Alors non, je n’ai pas de nouvelles pour Mécary, mais Mécary, c’est Paris, donc de toute façon, c'était tard, les résultats pour Paris. Les gens, ils ont le sourire quand même, ils ont la patate. On va se mettre là. Donc là, je vous fais croire qu’il y a du monde, mais en fait, ça s’est vidé. La vérité, c’est ça. Vous voyez ? Alors ça, c’est la vérité. Et ça, on croit qu’il y a eu du monde. Merci Merlin, merci beaucoup. Je vois juste le début de ton message : « Super live, David. » On reste un peu dans la salle et puis après, on ira dehors voir le peuple, le petit peuple de Paris. Je ne sais pas si vous voyez, ils étaient sous l'écran parce que Mélenchon, il est passé par l’autre côté et ils ont essayé de le filmer par en dessous. Comment ?
Un fan d’Au Poste.
Amitri, éditorialiste pour Beur FM, consultant en relations internationales.
Beur FM ?
Beur FM. Je regarde vos émissions, j’adore vos émissions et, en plus, je partage vos vidéos.
Merci beaucoup.
Je voulais saluer tous les téléspectateurs qui regardent.
Et ils peuvent regarder Beur FM.
Bien sûr, bien sûr.
Voilà, Amitri. Un grand bonjour. Excellent journaliste. Suivez-le.
Merci.
Merci Merlinck. Bon, on va essayer d’avoir celui qui a fait tomber Castaner dans la semaine. Bonsoir Lida, bonsoir à toi. Donc là, je… Vous êtes où, en fait ? Racontez-moi. Vous êtes en train de regarder Au Poste et puis vous avez une fenêtre avec la télé à côté ? Comment vous faites, là, en fait ? En tout cas, je suis très heureux parce que, pour l’instant, il n’y a pas eu de déconnexion complète. Merci, Vance. « Au Poste sur mon PC en bossant », dit Adir de Nob. « À moitié nu, avec télé sans le son, plus PC. » C’est ma copine Apolline de Malherbe à la télé. « Je reviens de chez ma belle-mère qui vote Macron, alors impossible de parler. » Lila, bienvenue, bienvenue. « Au Poste sur mon phone et zapping sur la télé. » Super. TF1… c’est-à-dire… « Au Poste avec la carte des résultats en temps réel. » Super. OK. « Twitter, La Provence. » « Au Poste, Twitter et ventilo », dit Ramon. Salut Ramon. Merci, monsieur Dudu, merci beaucoup. Salut Sentier Battant. Sentier Battant qui passe mercredi au tribunal, en jugement. Tu peux faire ta pub, Sentier Battant, dans le tchat. « Collé à mon ventilo devant Au Poste. » « Je suis dans mon lit, la télé allumée sans le son, l’ordi sur les cuisses, allongé. » J’espère que vous aurez vos kicks en Route 66, un des meilleurs morceaux qui soient. Monsieur, pouvez-vous enlever votre petit sac derrière votre tee-shirt ? On voit bien. Voilà, parce que je vous filme en direct et je voudrais voir votre tee-shirt derrière.
Ah bon ?
Ah bah oui ! Route 66. Route 66, voilà, ça, c’est de la référence. Merci. Ça, c'était de la référence. Alors ça, c’est l’humanité. Voilà, Sentier Battant : « Le 22 juin, je comparaîtrai près de la cour d’appel de Paris, à 9 heures, au tribunal de Paris. Après la décision de la Cour de cassation, une nouvelle formation de juges se prononcera sur ma demande de relèvement de l’interdiction du territoire qui s’applique depuis déjà quatorze ans. » « Juste Au Poste sur l’ordi, je travaille sur l’ordi en même temps et je regarde de temps en temps Le Monde sur le tél, en rageant par messages avec les potes. » À poil, Au Poste ! À poil, mes anges ! Si vous avez du temps, venez soutenir Kamel, Sentier Battant. C’est à 9 heures. Je pense qu’il y sera dès 8 heures, devant ce qu’on appelle maintenant l’ancien Palais de Justice. Pardon.
C’est fantastique !
Pardon, excusez-moi, c’est possible de monter juste pour un petit plan ?
Oui, il faut juste monter de ce côté.
Ah bon ? Tu vois le chauve, là ? Le chauve, il m’a dit qu’il fallait que j’aille là.
Je sais que t’es tocard, donc je sais que c’est pas vrai.
Ouais, mais il va me dire qu’il faut que je passe avec un mec de la presse et tout.
Ah ça, c’est sûr.
Ben oui, mais ils sont où, les gens de la presse ?
T’inquiète !
Oh, pas cool ! Merci.
Merci.
Bon, alors on va essayer de voir ça. Alors, vous avez trouvé des gens de la presse qui peuvent m’amener là-haut ?
Oui, c’est bon, vous pouvez y aller. Il y a un cadreur là-haut.
C’est très gentil.
Par contre, il va rester deux, trois minutes.
Deux, trois minutes, deux, trois minutes !
Merci.
Voilà, c’est dur, hein. OK, l'Élysée Montmartre, il y en a eu des concerts ici, je peux vous le dire. OK, voilà. Voilà la salle. Voilà la salle. Donc voilà, là, vous avez un… Sabine, il va falloir qu’on réfléchisse à ça, honnêtement. Comment on fait ce travail ? Voilà, vous avez le plan, c’est bon, je redescends. Je redescends. Voilà, comme ça vous avez une vue de comment ça s’est passé. Voilà le… OK, et là, il y a quelques télés. Il n’y a plus grand-chose ici, en fait. Je pense que le mieux, c’est qu’on sorte. Merci beaucoup. Bye. Voilà, parole tenue, merci à vous. J’espère que je vous ai bien montré la… Euh non, tout à l’heure c'était plein, hein, tout à l’heure c'était plein… Et puis… Ah bah non, je suis descendu, là. On va aller voir mon peuple de Paris. OK, je pose mon verre, on y va. Stéphane Burlot, un des meilleurs photographes sur la place de Paris. Regardez, je le suis. Évidemment, comme tout photographe, il déteste ça. Évidemment, Stéphane Burlot, vous avez vu ses photos. Vous avez vu ses photos avec les Gilets jaunes. Vous avez vu ses photos un peu partout. OK, on y va. Alors, sortie dehors. Alors, j’espère que ça ne va pas décrocher. Voilà la foule en délire. Alma Dufour, élue, extraordinaire ! Alma Dufour, que nous avions reçue à Au Poste. Non, c’est le sosie de Benoît Hamon. Ça va bien ?
C’est facile.
Alors voilà… On peut sortir par là ? Non, c’est pas là ?
Ça, c’est super.
Ah bah super ! Bonjour, vous êtes en direct ! Ah bah merci ! Belle moustache ! Bon bah bonjour tout le monde !
Et je suis content quand même de cette victoire, finalement. À bientôt alors. Merci.
Tu vas bien ?
Oui, oui.
Pardon, excusez-moi. Je vais revenir.
Bonjour. Ça va bien ? Isabelle, du Québec.
Comment ?
Isabelle, du Québec. Je vous ai dit… On s’est rencontrés à Marseille, on s’est dit bonjour.
Ah oui, c’est vrai ! Mais oui, bien sûr ! Ça va ? Tu m’aimes encore un peu ? Ouais, je suis en direct, là !
Ah !
Voilà, c’est ça, le succès. Je regarde, je regarde. À plus tard, à plus tard. Il y a trente tonnes, là… Un petit peu. Oui, il y a une équipe. Je ne sais pas s’il y en a dedans ou dehors. Je ne sais pas s’il y en a là. Ah, je ne l’ai pas vu. Merci, à plus tard ! L'Élysée Montmartre, voilà les touristes, on va leur demander. Excusez-moi, vous parlez français ?
Oui.
Vous connaissez Mélenchon ?
Oui, oui ! Éric Mélenchon, oui.
Éric Mélenchon ? Jean-Luc ! Jean-Luc ! Jean-Luc Mélenchon ! Bon, il a à moitié gagné aujourd’hui. Voilà ! C’est ça, c’est ça. Bon ben bonne visite. Vous êtes en visite à Paris ? Eh ben amusez-vous bien. Eh ben vous aussi, madame. Merci, merci à vous. Bonjour. Vous avez voté Mélenchon ? Non ? Macron ? Vous n'êtes pas d’ici ? Vous n’avez pas voté ?
Non, pas d’ici.
Non, OK.
Tu n’as pas le droit de voter.
Ah bon ? Ouais, pourquoi ? Ah d’accord. Voilà.
Mais qui est-ce qui a gagné les élections ?
Ben, c’est très partagé.
C’est partagé ?
La gauche a beaucoup de voix, Macron a le plus grand groupe mais il n’a pas la majorité tout seul, et surtout le Front national est beaucoup monté, beaucoup. Le Front national est remonté, ouais.
C’est bon, c’est très bon ! C'était la première fois que je faisais ça ! C'était très bon, j’y vais !
On va voir, monsieur, ça va pas être rigolo tous les jours. Ouais, ouais, ouais. Vous êtes beaux, là, tous les trois, vous êtes très beaux.
Ah bon ?
Ah ouais, vous avez de belles couleurs.
Ah bon, merci.
On verra.
Alors à bientôt, je vous en prie. Oui, c'était Joe Dalton, en fait. Bon ben même là, c’est… Ah ben tiens, on va aller voir, on va aller voir Mao. Non, non, mais je peux, mais non, je voulais parler à Mao.
Bonjour, bonjour.
Alors, c’est vous les petits ? Il a dit « les petits », Mélenchon. Ça vous a plu ? Et si c'était votre père qui disait ça ?
Ah non !
Mais Jean-Luc, ça va ?
C’est ça !
C’est ça. Bon, et alors, vous êtes contents ? Faut parler plus fort, ils ne vous entendent pas, les gens, là.
On est soulagés, mais on n’est pas contents, c’est ça.
Alors vous êtes soulagés, pourquoi ?
Alors, on a quand même au max 190 députés, c’est quand même une opposition conséquente. En revanche, la percée du Rassemblement national, ça nous inquiète évidemment. Mais il va falloir passer dans la rue pour persévérer et montrer qu’il y a une opposition de la jeunesse massive sur le terrain, qui empêche le libéralisme et le fascisme de passer en coulisses.
Hé, promettez-moi un truc : gardez votre sourire, quoi.
Évidemment !
Ah bah ouais. Enfin, ouais. C’est trop beau. C'était super. Tous les trois, super. Bonne soirée. Bon, alors, Mao !
Alors ? Bah écoute, heureux à 80 %, on va dire, parce qu’il faut rester quand même positif par rapport au point de départ. Et le bâtisseur, le passeur, Jean-Luc, respect au citoyen, voilà.
T’es un peu empapaouté par Jean-Luc.
Pas du tout, frère. Je reste objectif parce que j’ai des points de désaccord, quand même.
Ah bon ?
Bien sûr. Le mariage pour tous, le foulard, ces trucs-là, je veux pas en entendre parler. Le bougnat, le Français algérien, ma mère, elle serait là, elle lui dirait : « Jean-Luc, il fait des bêtises. » Quand elle est arrivée, elle s’est intégrée, donc on a vécu à l’européenne. Les valeurs musulmanes, non pratiquantes. Mais par contre, c’est un citoyen républicain, parfaitement intégré dans la cité. Alors j’ai quelques points de divergence, bien sûr, à ce moment-là. Je ne suis pas un gogol, un fanatique. Même sur les dix propositions, s’il en propose deux positives et j’ai 80 % d’adhésion, je préfère ça comme ça. Le choix est clair. C’est un mec d’expérience, il a un vécu, c’est un orateur, il mobilise. Il a passé le témoin à la jeunesse, il va bâtir la maison maintenant, allons-y. Et… comment te dire ? Je suis heureux parce que… C’est immense. Tu sais, des joies, des frustrations, on en a vécues. Et aujourd’hui, c’est un premier pas. Ça veut dire que le chemin est encore long à parcourir, mais on a quand même des atouts. Il y a un déclic ce soir. Ce n’est pas l’appel du 18 juin, mais le 19. On va s’en souvenir, celui-là. Et donc maintenant, ça va rentrer dans les têtes. Et il va falloir passer aussi à une phase un peu plus pratique de cette vraie démocratie.
Il y a des gens dans le tchat qui pensent que tu as dérapé, j’imagine quand tu as parlé du foulard, etc. Est-ce que tu peux dire qui tu es, d’où tu viens, et au nom de quoi tu dis ça ?
Eh bien, pour plusieurs raisons. Un, je suis fils… Ma grand-mère, on va dire, algérienne, berbère, d’accord ? Mon grand-père chaoui et ma grand-mère kabyle. Donc je suis un vrai Berbère. Et ma pauvre maman, Malika, en 52, à 25 ans, avec quatre gamins, j'étais l’aîné et mon frère Yacine avait trois semaines. Imagine-toi, tu accouches, trois semaines… et que son mari, mon père Ali, avait vingt ans de plus. […] parce que je ne pouvais pas aller à l'école. Donc l’indigène, il devait rester berger. Donc maman, qui était parfaitement visionnaire, illettrée, elle a dit : « Jamais mes fils au monde… Je suis chez moi, je ne peux pas aller à l'école, eh bien je vais les emmener chez eux. » Et donc on a débarqué à Marseille et on a… Donc ma mère nous a élevés dans l’esprit de la République.
Attends, excuse-moi. C’est pas là-dessus que les gens sont étonnés par ton discours, c'était sur le mariage pour tous. Alors ?
Oh, qu’est-ce que ça peut te faire ! Non, non !
De quoi ?
Ah non, non, ah non ! Non, non ! Moi, j'étais pour le super-Pacs, la super-protection.
Alors comment ?
Parce que j’ai des camarades homos et voilà, depuis des semaines, on a cette discussion. Il y en a qui étaient contre le mariage…
Comment ?
À partir du moment où tu as un mariage, c’est un homme, une femme. C’est primaire, c’est simple.
Mais pourquoi ?
Non, écoute-moi, mon frère. Donc nos racines, nos origines, la filiation, je veux la garder. Comment tu peux rejeter un schéma biologique, on va dire, naturel, « normal », entre guillemets ? Et tu sais quoi ? On reparlera de ça un autre jour.
Alors ?
Non, mais là-dessus, eh bien moi, je me suis mobilisé en tant que citoyen français. J'étais avec mes camarades et amis, et un super-Pacs, c’est une super-protection, donc un contrat d’union, tout ce que tu veux, mais il était hors de question d’avoir l'égalité, voilà. Bon, c’est pas grave. Mais par contre, le foulard, l’intégration… Regarde, depuis Jospin, ce que ça a amené. Ils ont ouvert la porte. Et donc aujourd’hui, ça a commencé avec le foulard et maintenant avec le burkini, etc. Ça suffit. Vous êtes en République. Si vous voulez pratiquer votre islam, eh ben allez en Arabie saoudite, voilà, il n’y a pas de souci. Et regarde, ça pourrit le débat à chaque fois dans les campagnes électorales, dans les faits de société. Il y a toujours ces… ces malhonnêtes, ces hypocrites qui viennent polluer le débat de la démocratie en amenant l’immigration sur ceux-là. Donc il y en a qui en ont fait leur chou gras. Eh bien, il faut régler ce problème, voilà. Mais David, tu as raison, on en reparlera tranquillement. Donc rassurez-vous, Mao est parfaitement démocrate, mais on est en République laïque. J’aimerais bien qu’on mette sur le fronton : « Liberté, égalité, laïcité. » Et quand les frères immigrés arrivent, il y a une charte de bienvenue. Qu’ils respectent les lois républicaines. C’est tout, ils n’ont rien à imposer. S’ils veulent vivre leur islam, eh bien qu’ils aillent en Arabie saoudite. Bon, on se reverra un autre jour, on reparlera de ça calmement. Tu as mon numéro ?
Oui, oui.
Tu m’appelles. Tu as mon numéro, qu’il a pris tout à l’heure. Il l’a pris tout à l’heure. Dans le 16e, comme tout le monde…
Je te dis à bientôt, merci. Mais il y a des choses à dire, quand même. Et puis il faut qu’on arrive au droit de vote obligatoire, pour qu’il y ait une vraie démocratie. Et puis il ne faut pas oublier la communauté émigrée, on peut la consulter.
Je me fais traiter de reporter CNews, bravo ! C’est pas drôle ! Tu as convaincu qu’on t’ait quitté, mon frère !
Bien sûr !
Et donc les baveux, les salonards, qui viennent sur notre carrière…
Ouais, les salonards du tchat, là ! Oui ? Salut David ! Attends, excuse-moi. Ah oui ? T’as le tchat ? Non, je n’ai rien. Je vais prendre mon numéro. J’ai de quoi noter. Je vais lui donner. Alors attendez, là, je me fais un petit contact, bougez pas. Quelqu’un d’autre ?
Je vais te donner un bail, on va réviser les choses.
Tu déconnes !
Je suis ce qu’il fait depuis le début, il en a pris plein… Je ne t’appellerai peut-être pas tout de suite, mais…
Tu peux y aller. C’est un ami, c’est… Attends, ce sera mon direct. Je t’en prie, je t’en prie.
Si vous avez des questions, vous les posez à David, il me les retransmettra. Ça sera avec plaisir.
Super, merci beaucoup. Donc, alors, on s'éloigne, on l'écoute. C’est les aléas du direct, hein, les salonards, là, qui discutent. Voilà, ça c’est plus joli. Ça, c’est beau. C’est beau pour rien. Pardon ? Et vous, vous êtes qui ? Alors, bonjour !
Bonjour, bonsoir !
Oh, Eminem ! J’ai trouvé Eminem.
C’est un peu moins bien, quand même.
Ah bah si, si, si ! Merci beaucoup. On est en direct. Vous avez voté ? Qu’est-ce que c’est ? C’est les Beastie Boys, maintenant ! À vous aussi, merci beaucoup les gars, merci. Je peux jamais finir une phrase ici. Bon alors attendez, je vais faire… J’essaie de faire un petit plan pour Euryale. Ouais, c’est pas terrible, ça. Ça, c’est pas mal. Le Halloween, c’est moche ! Excusez-moi, vous êtes David Dufresne ?
On peut prendre une photo avec vous ?
Oui, mais moi, je ne fais pas de selfie. Si votre copain fait une photo…
Moi, je vais te dire, je suis dans un labo de recherche où on voulait vous inviter en sciences sociales, en sociologie, pour parler un peu de votre travail. Après, tu travailles avec un de mes potes qui était plus dans la photo… C’est à Paris 7. C’est un labo pas mal sur le son et, justement, on a un espace un peu collectif. On est entre arts et sciences sociales, entre arts et toutes les formes qui émergent. Et mon pote, c'était Nicolas Lenoir, c’est un photographe qui travaille beaucoup sur…
Il t’avait contacté, je crois, et c’est pour l’année prochaine, en fait. Eh ben, il faut m’envoyer un e-mail. Ça me dit rien, là, mais…
Sur mon site, davduf.net. Non, non, mais… Voilà, voilà. OK, salut ! C’est quoi ça, les sources sociales ? Alors là, c’est mieux comme ça ou pas ? Ouais, ce n’est pas terrible. Non, je pense que le mieux, c’est de prendre un moment avec Mélenchon, quand même, quand on est dans la salle avec Mélenchon. Bon, les amis, qu’est-ce qu’on fait ? Ah ben, Émile Cheval, ça tombe bien que tu dises ça parce que j’ai des problèmes quand je t’envoie des e-mails. J’en ai un sur trois qui me revient. Oui, oui, je réponds à 99 % des e-mails. Ah, regardez, ils ont rangé le camion, là. Ça sent la fin, hein.
Guérini, il va tuer, s’il vous plaît ? Non, non, non. Bon alors…
On remonte deux secondes et puis on s’arrête là.
Qu’est-ce que vous en dites ?
Je ne sais pas.
Hé, tu dis ça !
J’ai l’impression que ta boîte mail, le quota de mails est atteint. Émile Cheval, c’est elle qui nous fait les tasses magnifiques.
Allez, c’est parti.
Merci, monsieur. Pardon. Allez-y. Alors, on y va, on y va. Je vais vers l'Élysée Montmartre. Je ne sais pas qui on suit, là. Là, c’est RMC, il est tout seul.
Ça bosse, ça bosse !
C’est l’heure de la mousse, là !
Quand on est végan, c’est la seule chose que j’ai trouvée à manger.
C’est vrai ?
Oui. Mais je ne veux pas être filmée.
Non, vous n'êtes pas filmée, je filme votre bol de mousse.
Dufresne est un grand investigateur.
Ah ben ça, si vous saviez ! Moi, c’est une passion, hein. J’adore savoir ce que les gens mangent. Ah si, il y a du monde. C’est une blague ! Non, là, je suis en direct avec vous. Quand je suis en direct, je coupe absolument toutes les notifications pour être uniquement en direct, donc je n’ai pas vu le dernier tweet de Marc. Qu’est-ce qu’il dit ?
Pas du tout, Robin, j’essaie de voir ce que le gars de L’Humanité a comme matériel. Bonjour monsieur, il y a un petit… Je filme mes amis. Je filme et je parle à mes amis… Et vous-même, vous êtes ?
Du Luxembourg.
Radio Luxembourg ? Vous avez de l’argent, vous ?
Non, on a beaucoup d’argent. On mange des lingots d’or avec du café. C’est excellent, il faut l’essayer.
Bonne soirée.
Rousseau est passée aussi à Paris. À Paris, ça y est, Sandrine Rousseau est passée. Sandrine Rousseau est passée, apparemment. Je viens d’apprendre : Danielle Simonnet avec 59 %.
Ouais !
Et je pense qu’il y en aura encore. Mécary, c’est… on va voir aussi. C’est pas sûr encore ?
Ce n’était pas sûr, encore.
On aura encore de bonnes surprises, je pense. De toute façon, il y a eu de bonnes surprises par rapport au ventre de l’entonnoir. Il y a des signes forts. Véran, c’est un signe très fort. Castaner. Castaner. Montchalin. Montchalin, qui nous traitait de… de tous les noms, mais des noms pas forcément des insultes. « Extrême gauche », ce n’est pas une insulte.
En attendant, ce n’est pas des mots pour prier.
Voilà. C’est dommage, d’ailleurs.
Ce n’est pas forcément…
Non, je rigole, je rigole. Non mais bon, quand même, on sort des trucs, voilà, on a une bonne soirée, quoi. Dommage que Damien Abad soit élu. Ah, par contre, bon, dommage. J’aurais bien aimé qu’il se fasse dégager. Je me disais : tiens, Abad, Darmanin, tout ça… Il faut faire des scandales sexuels pour y arriver, maintenant.
À bientôt ! Montre, montre ! Regardez ! Politis, Basta ! Incroyable ! Elle tient, elle tient ! Un empire de presse gauchiste à elle toute seule ! Qu’est-ce que tu veux ? Ah mince, pardon, excusez-moi les gars. Non, non, non, mais… Elle est bien, elle est bien. Alors, qu’est-ce que tu dirais ?
C’est difficile de conclure sur cette soirée un peu mitigée. C’est vrai que c’est plutôt positif que la gauche ait réussi à être présente un peu partout, mais c’est vrai que le groupe Rassemblement national a atteint un grand objectif, là. C’est quand même bien inquiétant.
Et donc les gens applaudissent Ruffin. Qu’est-ce que la presse peut faire par rapport au Front national ? Qu’est-ce qu’elle n’a pas fait, tu vois ?
La presse indépendante, elle fait le job, ce n’est pas le problème. Nous, on a l’impression de faire vraiment, vraiment le job : d’aller démonter le programme du Rassemblement national, d’aller faire des portraits de ses candidats, d’aller montrer à quel point il y a un danger immédiat à mettre des députés RN à l’Assemblée nationale. Mais on peut dire que la presse, dans son ensemble, c’est clair qu’il y a quand même énormément de complaisance. Il y a énormément de difficultés à pointer la réalité de ce qu’est le programme du Rassemblement national et de sa dimension sociale. On voit bien, même dans ce qui s’est passé avec Éric Zemmour, notamment, il y avait un traitement médiatique qui a été mené avec l’accord des médias.
Bien sûr, sauf que Zemmour, ça aboutit en fait à la montagne qui accouche d’une souris. Or Le Pen, elle a un traitement beaucoup plus bienveillant sur les plateaux, etc., et elle cartonne. Donc c’est-à-dire que, tu vois, dans les deux cas, ils sont portés par les médias, mais ça n’a pas le même résultat.
C’est quand même un traitement hyper complaisant, qui nous parle de tout et de rien et qui ne parle pas des vrais problèmes. C’est-à-dire : pourquoi le RN fait aujourd’hui un tel score ? C’est parce qu’il parle aussi à des classes populaires qui ont besoin de tout. Il n’y a pas de culture, de réflexion… Les médias ne font pas la différence entre des députés Nupes et des députés du Rassemblement national. Ces médias-là les renvoient dos à dos, les « extrêmes ». Voilà, il y a toute une problématique autour de ça qui est quand même dramatique. Il y a un manque de culture politique assez fort, parce qu’on a une classe politique qui va entretenir cette espèce de confusion générale, et les médias y contribuent.
Et dis-moi, en deux mots : Politis, Basta !, comment ça va ?
Eh ben, ça va bien, ça va…
Ah bon ? On a donné de l’argent pour Politis, vous étiez mourants et puis… Vous étiez mourants et…
Ben, on était mourants, mais on va vivre, du coup !
Ah mince, alors ! Bah, tu perds ton bilan !
Parce qu’effectivement, il y a eu ces 100 000 euros de sous collectés dans cette campagne de dons, un peu de la dernière chance, pour Politis. Donc ça nous laisse un peu de quoi voir venir, et on essaye de restructurer le projet, de définir… Il va y avoir un nouveau média qui va naître dans quelques… Enfin, un nouveau Politis qui va naître dans les prochains mois, et on espère que ça va aller.
Tu viendras en parler à Au Poste ?
Ah ouais !
Génial. Bon, à bientôt. Bon courage, bon courage. Ciao, ciao. Voilà, j’espère que vous l’avez entendue. C'était Agnès Rousseaux, qui s’occupait depuis longtemps de Basta ! et maintenant de Politis. Ah, vous êtes en direct.
Ah oui, le cinéma… Je suis absolument fan de l'émission.
Tu veux parler dans l'émission ? Passe, mon ami, tout le monde passe ! Alors, c’est un fan de l'émission qui veut passer dans l'émission, et il m’a demandé si j’avais besoin d’un son insoumis. Alors voilà, tu sais, j’en aurais eu plein, mais je t'écoute.
Là, nous, on est dans l'émission Au Poste, donc on va parler un peu de questions régaliennes. Là, moi, je pense qu’avec ce qu’a dit Dupond-Moretti aujourd’hui, la possibilité de…
Attends, attends, attends ! Qu’est-ce que tu as dit ?
Il a dit qu’il était possible, sur certains textes, de s’allier avec le Rassemblement national. En plus d’une hypothétique majorité avec LR, qui n’est pas acquise. C’est vraiment un tournant régalien et de durcissement, encore plus sur les questions de sécurité du gouvernement, qui s’amorce. Il l’assume, et je pense que ça peut vraiment être inquiétant pour la suite.
Toi, tu as quel âge ?
19 ans. Je suis étudiant en droit.
Ah, ça se voit sur le campus de… Oh, ça va, t’es planqué !
Ça va. Non mais ça, c’est devenu une fac de gauche à l’Assemblée.
Donc toi, tu as 19 ans. Toi, tu connais le danger RN. J’imagine que, dans ta génération et les précédentes, le danger RN n’est pas connu. D’après toi, pourquoi ? Où est-ce que ça a merdé ?
Le fait qu’il y ait eu, évidemment, d’un côté, la volonté de normalisation, qui n’est qu’un cache-sexe du Rassemblement national, mais aussi des partis comme La République en marche qui jouent avec, qui vont sur leurs thèmes en appliquant leurs thèses. Enfin voilà, il y a tout ce climat facilitant pour l’extrême droite, les médias comme CNews, évidemment, mais tout ce climat facilitant, les majorités sarkozystes en 2007, qui travaillaient très à droite, très dur… C’est ça aussi. On adopte leurs thèses, donc évidemment qu’on préfère l’original à la copie.
Il y a quelqu’un dans le tchat, parce que tu sais qu’on est en direct, là, qui dit : « Il faut arrêter de dire régalien, ça c’est autoritaire. » Alors, est-ce que c'était l'étudiant en droit qui parle de régalien ou parce qu’a priori, à 19 ans, on ne parle pas de régalien.
Je ne sais pas si c’est tout mon droit, mais en tout cas, c'était comme ça qu’on a bâti le sujet. Et les questions régaliennes, au vu de la majorité qui se dessine, c’est là où ça va vraiment taper fort. Et on va finalement… Malgré tout ce qu’on peut dire, il y a des contre-propositions concrètes en matière de justice : la police de proximité, la dissolution de la BAC, plus de moyens dans le ministère de la Justice, mais aussi…
La police judiciaire.
Le fait de déconnecter le parquet du ministère. On a tout un paquet de mesures qui montrent que, oui, une autre politique de sécurité est possible.
Merci. C’est quoi ton prénom ? Et t’as un pseudo dans le tchat ou pas ?
Non, non, non.
Ah, dommage, parce qu’il y avait des fans, là, qui voulaient connaître ton pseudo. À bientôt, Pierre, merci.
Merci.
Je t’en prie. Hé, Le Croquant, calme-toi ! Qu’est-ce qui se passe ? Regardez. Comment ? Ah oui ? Allez-y. Oh ! Blast ! Tu es toujours à Blast ?
Bah oui, pour le moment, encore !
Ah bah super ! Et toi, ça va ?
Ça va très bien.
Oui, je suis en direct, oui. Ben, comment ça, pardon ? Ben attention, faut être… Je suis en direct, là. Ah oui, parce que Blast, vous faites que des trucs très enregistrés, machin, mais là, t’es en direct. Alors vas-y. J’arrive, j’arrive. Excusez-nous, on rigole. Waouh, oh la vache. Ça, c’est en école de journalisme. Arrête ça tout de suite. Ça, ce n’est pas bon, ces lumières comme ça.
Il y en a encore un !
Oh là là ! On met des gros moyens ! Regarde, des places !
Des Blast !
Ah ben bonjour !
Tu veux bien ?
Ah bien sûr !
Salut !
À la compagnie ! Salut ! Ciao !
Merci. Alors ? Je me retrouve là un peu par hasard.
Alors, racontez-moi.
Moi, je m’appelle Thomas Luquet. J'étais candidat dans la première circonscription de Paris.
La première circo, pour ceux qui ne l’ont pas, c’est le 1er, 2e, 8e et 9e arrondissements.
Voilà.
Ah ouais, donc à part Pigalle, c'était les riches, quoi.
Voilà, il y a un peu de ça.
C’est plutôt la rue Saint-Denis.
D’accord. Bah non, le 9e. En fait, le nord du 9e, c’est un peu plus… Il y a un petit bout, il n’y a pas tout le 9e.
Ah d’accord. Ah, vous, c’est les Galeries Lafayette.
C’est les Galeries Lafayette, c’est les Grands Boulevards. Ah, bien, bien. Mais du coup, on est aux alentours de 35 %. On attend un peu les derniers résultats du 8e arrondissement, qui ne sont pas les plus simples. Mais on est quand même très contents, parce qu’il avait été élu à 50 % au premier tour en 2017. Donc là, on lui met quasiment dix points, donc on est très contents. Voilà, c’est un peu le truc de la soirée. Après, ce qui nous fait moins plaisir, c’est le score du RN au niveau national, où là, il nous met pas mal de députés. Ça, c’est un peu plus flamboyant parce qu’ils vont avoir vraiment un vrai groupe à l’Assemblée, ils vont pouvoir vraiment travailler.
Enfin, travailler, c’est pas sûr. Ce n’est pas des bosseurs. Vous étiez né ? Mais en 86, vous n'étiez pas né.
J’avais un an.
Ouais, c'était ça ! Ça avait été calamiteux pour le FN. On s'était rendu compte de l’incompétence crasse, donc il peut se passer la même chose, là. D’ailleurs, les quelques députés qu’ils avaient déjà, dont Marine Le Pen, étaient quasi inexistants dans l’hémicycle.
De manière générale, le RN, c’est un parti qui a du mal avec les intellectuels ou avec les gens qui réfléchissent un peu trop. Les cadres un peu plus intellectuels, d’ailleurs, ils se sont tous retrouvés chez Zemmour. Alors, l’un dans l’autre, il n’y a plus aucun cadre intellectuel de ce que veut dire le RN. Donc, à mon avis, ça peut être un petit peu pitoyable à l’Assemblée nationale.
C’est mon seul réconfort, quoi. Alors, je suis désolé, mais le tchat demande votre nom de famille.
L-U-Q-U-E-T. Thomas Luquet.
Thomas Luquet. Dans la première circonscription, face à Maillard ?
J'étais face à Sylvain Maillard.
Et donc ça veut dire que ce soir vous devenez collaborateur, attaché parlementaire
Ce n’est pas prévu. Moi, j’ai un vrai métier dans les milieux de l’informatique, donc je vais continuer à bosser là-dedans pour l’instant. Si quelqu’un me propose, on verra.
Ah, ça va ! Mince, ça va. J’ai cru qu’on allait s’arrêter là.
Ah !
Ah bien, bien !
Depuis le début, je ne suis plus encore adhérent à La France insoumise, mais j’y ai été longtemps. Je suis aussi syndiqué à Solidaires Informatique, qui est un vrai syndicat qui défend le logiciel libre et qui se bat.
Super ! Merci beaucoup, bon courage !
Bon courage ! Merci, merci. Et franchement, j’adore. J’ai lu Dernière sommation, qui est sur ma table de nuit, et voilà, c’est parti pour le prochain à lire. Et merci pour ton travail !
Eh ben merci à toi, c’est bon !
C’est bon !
Merci à toi. Merci, vous deux. Attends, je veux ta tête, je veux ta tête !
Mais je ne veux pas que t’aies ma tête !
Mais moi je veux ta tête ! Il passe le fil, lui, il est con ! Bon, vas-y ! Bah oui, quand même ! Non, jamais, jamais, là comme ça !
C’est des chiants ! Bisous à la communauté !
Ciao !
On rigole ici, on rigole !
Je vais vous faire plaisir : Castaner.
Bien sûr ! Castaner, c’est l’histoire des nuits, monsieur ! T’as pu enregistrer le discours de Jean-Luc dehors ?
Non, dehors non, malheureusement, j'étais dedans.
Et on ne pouvait pas sortir, ce soir. Quand il a dit qu’il avait été battu, il y a eu une clameur. Ah ! Voici le Luxembourg ! Ah, c’est ça, hein ! À bientôt, à bientôt ! Voilà, j’ai pas mangé ! Et j’ai soif. Excusez-moi, excusez-moi, excusez-moi. Je vais vous prendre pour représenter le PS.
Ah, je l’ai trompé, l’autre !
Bon, je vais me chercher un petit verre et après, on y va. Donc, pour ceux qui déboulent, nous sommes à l'Élysée Montmartre, à Paris, au métro Anvers, entre Barbès et Pigalle, salle mythique de spectacle, de French Cancan au XIXe, de music-hall par la suite… Oh monsieur, ça va, pas s'énerver comme ça ! Et ensuite, il y a eu des concerts punks absolument mémorables dans les années 80, du rap dans les années 90, un incendie terrible, et donc une rénovation, car moi, je n'étais pas venu depuis vingt ans. Pour te dire, c’est un peu trop proche. Et donc là, il y a un mélange militant… Donc il y a un accord, il y a un partenariat entre BFM et La France insoumise et la Nupes, puisque depuis le début, c’est BFM qui est… Oui, mais c’est vraiment l'époque. Donc voilà, pour ceux qui déboulent, ici il y a maintenant plus de militants que de journalistes. Au début, c'était surtout des journalistes. Pardon ? C’est un peu La Nouvelle Star. Dès qu’il y a un chanteur de LFI à l'écran, tout le monde applaudit. Et là, je vous montre les rangs de la presse : donc, assise, la presse écrite. Bon, il y a un mec qui s’achète des sacs de couchage, visiblement, sur Amazon. Et là, les plateaux télé. Là, il y a France Télé. On va être sur France Télé, vous voulez qu’on soit sur France TV ?
On va être sur France TV.
Vous me dites quand France Télévisions est à l’antenne. Il est là, le gars, la caméra est là. Là, il a fait un signe. Mais moi, je passe derrière.
C’est impossible, ce soir, de savoir ce qu’il va se passer demain, ni quel gouvernement…
Merci beaucoup. 22 heures.
.. sera à Matignon, ni comment ça fonctionnera à partir de la semaine prochaine…
Bon alors, à la télé, ça blablate.
Et je veux vous dire que nous jouons de plus… quand on ne fait pas… qu’on est en barque avant de prendre le risque de couler la barque. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé. Cette semaine, les candidats..
Vous en avez marre, là ? Vous voulez qu’on arrête le live, c’est ça ? Nicolas Mercier ! Cette fois, je ne me trompe pas, c’est Nicolas Mercier, cet homme-là. C’est lui qui a filmé le Burger King, c’est lui qui a filmé le Burger King. Et là, il y a Clément Lanot qui se fout de ma gueule parce que je filme cet homme-là. Regardez, regardez ces ceux-là ! Regardez, regardez, ça c’est génial. Voilà, ça, c’est super, ça. C’est super. Ça, c’est génial. À gauche, Clément ; à droite, Nicolas Mercier.
Comment ?
Les meilleurs, bien sûr ! Les rois du scoop politique ! Ah ouais, je suis heureux, là. Regardez-les, tous les deux. Ah ouais. Sans eux, il y a beaucoup de choses qu’on n’aurait pas su. Voilà, Clément à gauche et Nicolas à droite. Nicolas, qui est donc celui qui avait filmé au Burger King, et Clément Lanot, que vous connaissez. Voilà, regardez. Ils sont beaux, non ? Ça, c’est du flan. Voilà, ça, c’est un vrai flan. Voilà. Voilà !
Je voulais plus ça !
Vous êtes en direct. Qu’est-ce que vous vouliez me dire ? Ah bah, regardez !
J’adore votre film, j’adore votre travail, mais votre film…
Merci.
Vraiment, voilà. Non mais… je fais mon boulot, là.
C’est quoi votre boulot ? Ah, vous êtes journaliste !
Oh là ! Oh mince ! Attends !
C’est très gentil, merci beaucoup, c’est adorable.
J’ai l’occasion, je me dis que ce n’est pas facile.
Et en plus, vous avez été sympas. Mais moi, je trouve que vous êtes le meilleur quotidien. Eh, c’est vrai ! Si, si. Non, non, c’est vrai, je sais. Mais sur les questions de société… Bon, sur la campagne, vous avez beaucoup roulé pour… Elle ne veut pas, elle ne veut pas que je la filme. Oh purée, oh purée !
Ben merci. Merci. Merci, à bientôt. Voilà, c'était la journaliste de L’Humanité. Non mais écoutez, c’est marrant, tout ça. C’est marrant ! Ça montre que l’on peut créer une communauté d’esprit avec des gens différents, mais qui bossent. C’est des grands frères sur le front, que Hollande a malheureusement détruits et sous-segmentés. Alors, vous me dites d’attendre les résultats. Moi, j’ai faim, j’ai faim. Ah non, ah, Bayou ! Bayou, j’avais cru Bayrou. Merci Jessie, merci beaucoup. Donc, j’ai l’impression qu'à la télé, les mecs sont déjà en train de discuter des alliances avec Macron, là, les gens de droite. Ce qui m’intéresse, c’est les idées qu’il y a aujourd’hui. Et donc aujourd’hui, c’est l’heure du choix. Est-ce qu’ils vont vous ramener ? Alors, Glaudioman, je n’ai pas partagé ton goût pour le clip d’Hugo, de Bernalicis. J’ai vu que tu avais beaucoup aimé dans le Discord. Non, je crois qu’il a été réélu. J’ai vu passer ça dans le tchat tout à l’heure. Mais là, je ne sais pas comment on va faire, Sadrunner. Je ne sais pas comment on va faire les lives. Caroline Fiat réélue, Hugo réélu… Ouais, c’est… Non mais ce que je veux dire, c'était que… Bon, enfin bon, ce n’est pas grave, j’ai trouvé que c'était un peu potache, quoi. Euryale, elle adore l’Assemblée. En fait, Euryale, je vais vous dire un truc, là, les amis : les émissions où j’interviewe des gens, ça ne l’intéresse pas du tout. Mais alors, par contre, quand c’est l’Assemblée ou le Sénat, elle adore. Ouais, moi, je me fais suer à lire les livres, à regarder les films, à essayer de dégoter des questions, etc. Mais en fait, Euryale, ce qu’elle veut, c’est du stream sauvage à l’Assemblée, le mardi, le mercredi, le jeudi. Bon, très bien !
La prime d’activité, mais elle n’est pas fiscalisée… Alors elle ne sera fiscalisée avec pas de mesures… Au contraire… Voilà, voilà.
Voilà ! Ah ben, vous pensez tout ça ! Donc Robin, tu vas automatiser les lives ? Tu vas lancer les lives pendant l’Assemblée.
[…] jamais eu autant de députés. Mais ce soir, qu’est-ce que vous avez à faire ?
Non, c’est vrai que c'était chouette, l’Assemblée. C’est vrai, c'était chouette. Et puis là, ça va être super, ça va être super. Ouais, ça va être super.
On a fêté hier le président de la République ? Bien sûr que non. Et les Français ne s’y sont pas trompés. Typiquement, regardez dans le Var : […] circonscriptions viennent de tomber, j’allais dire, dans l’escarcelle du Rassemblement national.
Chers amis, n’oubliez pas de venir le 19 juin à Uzeste, du côté de Bordeaux, où on va essayer de faire un live. Je sais que certains ont déjà réservé leur place, soit dans des chambres d’hôtes, soit dans les campings, pour essayer de… de faire une émission comme ça cet été. Alors d’ailleurs… Voilà, donc ça, c’est à Uzeste, en Gironde. Robin essaye de convaincre Euryale de venir, mais bon, Euryale, c’est un peu notre star.
[…] pour Libération et pour Les Échos …
Pardon, 19 août ! J’ai dit 19 juin. Non, 19 août. Donc là, la télé montre les titres. Les Échos, c’est « Le séisme », Libé, c’est « La gifle ». Au Poste, on continue. À brûle-pourpoint, comme ça, quand même : le déni démocratique dans lequel Macron a quand même baigné, en refusant, et à la présidentielle, et plus encore aux législatives, le débat, il se le mange cash, là. Donc il y a un lien pour le 19 août, c’est à Uzeste. On va faire une émission, mais surtout, l’idée, c'était de se retrouver, de faire connaissance, de se rencontrer. Ça va être rigolo, quoi. Jean-Molodne : « 55 circos sans consigne à LREM, résultat… » Ah, je n’ai pas vu, mince, excuse-moi. 85 députés RN… Ah, Lionel est là !
Elle a fait 13 millions de voix, elle a fait 42 % des voix. Macron n’a pas eu largement 50 % des voix, mais avec des gens de gauche. Donc il avait appelé, d’ailleurs… Elle avait fait 13 millions de voix. C’est un fait, pour l'élection majeure, qu’on a mal souligné sur les plateaux. Je ne suis pas certain que tout le monde ait bien compris, mais elle a très bien fait 13 millions de voix.
[…] une France, c’est-à-dire aussi fracturée, aussi déchirée.
Bon, qu’est-ce qu’on fait, les amis, là ? Ah, il est là, Lionel. Lionel Simon. Bon, Lionel, nous allons faire une expérience. Tu vas écrire dans le tchat tout en étant là. Attends ! Purée, c’est incroyable. C’est dingue. Alors voilà. Vas-y, écris un truc dans le tchat. T’as vu ? T’es décalé. Tu dis… Pardon, monsieur. Excusez-moi, on est en direct, c’est très compliqué. Un commentaire du direct. C’est horrible. Allez, c’est parti ! Oh la vache ! C’est déjà arrivé !
Mais ton image, elle est après.
Regardez, c’est lui ! Lionel Simon, voilà, un des piliers du tchat. Ça, c’est beau. Regardez, ça, c’est pour Euryale.
J’aime l’Assemblée nationale !
J’ai mis l’arrière-émission. Ça, c’est pour Euryale.
[…] pour relever des défis que nous n’avons pas connus, tant sur le plan national qu'à l'échelle internationale. Nous devons nous respecter et en tirer les conséquences. En tant que force centrale dans cette nouvelle Assemblée, nous devons […] Nous travaillons dès demain à construire une majorité d’action.
J’adore le titre : « La Première ministre s’exprime. »
Les Français nous appellent […] pour nous rassembler dans le pays. […] Demain, nous devons amplifier et accélérer notre action au service de tous les Français. Dès cet été, nous voulons prendre des mesures fortes et concrètes pour le pouvoir d’achat. […]
Elle, elle sait qu’elle est dans la panade !
Une transition écologique ambitieuse, pour […] l'égalité des chances, pour l'école et la santé, pour notre souveraineté industrielle, énergétique et agricole. Avec le président de la République, nous allons œuvrer au dialogue, à l'écoute des Françaises et des Français et de toutes les forces politiques.
Oui, c’est ça : « Le train numéro 5712 est annoncé avec un retard de douze minutes suite à une panne de caténaire. » Donc, 22 h 30, les résultats ne sont pas tout à fait connus.
Situation inédite qui constitue un risque […] et en même temps, elle en tire des conséquences. Elle dit qu’il faut qu’on fasse une représentation des sensibilités des uns ou des autres, du type d’entraide associée. « Les Français nous appellent à nous rassembler pour le pays. » Elle tire une conclusion assez simple sur le scrutin. La Constitution de la Ve République est régie par […] On le voit notamment […] Mais simplement, la pratique est parfois une pratique […] Eh bien là, il va falloir…
Là, c’est un beau plan de l'Élysée Montmartre. Super. Excuse-moi de te coller. Je t’en prie, je t’emprunte. C’est gentil. C’est gentil !
La confiance, d’abord, du président de la République, car il y aura forcément un remaniement puisque […]
Merci, bravo. Vous avez une espèce d’ambiance policière, tout ça ?
Ah non.
Il m’a dit que vous étiez le journaliste sur les bavures.
Moi, je travaille au Figaro.
Vous êtes journaliste ?
Non, tout va bien. Il ne s’est pas trompé.
C’est compliqué, à mon avis, parce qu’Emmanuel Macron a fait un choix […] de choisir quelqu’un qui n'était pas du tout politique. Emmanuel Macron se disait qu’il allait lui-même gérer la campagne des législatives et il a tenté deux interventions ultra-politiques juste avant le premier tour […]
Donc ça se vide ?
[…] qui n’auront pas suffi, une fois encore, à convaincre les Français. Et […] ont été très absents de la gestion globale de cette campagne, de ces confrontations, de ces constructions.
Alors là, je vous fais croire qu’il y a du monde. […] réélu, merci Jessie.
Donc, elle n’est vraiment pas certaine, à ce stade, […] de pouvoir rester.
C’est ça, la timidité.
Par sa force de travail, son engagement pour les Français… Alors, c’est quelqu’un qui a toute sa vie travaillé au service de l’intérêt général. […] Elle a été présente, elle a eu des choses […] Franchement, elle est […]
Je vais m’asseoir deux secondes.
Ah !
Ah ouais ! Oh la vache, ça fait combien de temps qu’on est en live, là ? Ah ouais, quand même : 3 h 44, boum ! Donc, je me suis approché, il souhaitait un joyeux anniversaire à Amélie de Montchalin. Alors voilà les résultats. Merci Jessie. Sandrine Rousseau, que nous avons reçue à deux reprises, élue avec 57,9 % des voix.
[…] le RN. Bonsoir, bonsoir.
Bonsoir ! On va faire une photo avec vous, après ?
Non, mais je ne fais pas de photo, je ne fais pas de selfie.
Vous êtes à l’antenne ?
Ce n’est pas encore ?
Je dirais que je suis honnête.
Hein ? Comment ?
Je sais que vous êtes honnête. C’est une interview ?
Oui, allons-y.
Vous êtes militant, vous ?
Oui, je suis militant. Peut-être moins que les gens qui sont ici.
Ah bon ?
La majorité… Moi, je me suis contenté…
Vous êtes plus sur le pique-assiette, quoi. Vous êtes venu boire à l'œil.
Non, non, je suis un militant auprès de mes proches, de ma famille, mais je ne manifeste plus, je m’en fous un peu […]
Mais bon, je suis content d'être là pour rajouter une bonne nouvelle ce soir, en tout cas. Et le score du RN, ça vous fait penser à quoi ?
C’est moche ! C’est la conséquence de plusieurs choses… On est en direct, là ?
Oui, oui, on est en direct, ouais !
Non, bah je préfère couper parce que je ne suis pas le plus à l’aise.
Ah bon ?
S’il vous plaît.
Bien sûr.
Merci.
Alors, Roussel qui a gagné, qui explique qu’il a fait le choix de rester chez lui. Oui, timide, oui, oui, jeune et timide, bien sûr, pas de problème, on respecte. Bon, les amis, je commence à avoir faim. Ah, un homme heureux ! Il a l’air heureux, ce monsieur. T’as d’autres ? Alors, va grignoter un truc. Il y aura un buffet ? Non, il n’y a plus rien. Houmous ? Non, il n’y a même plus de houmous.
Ils ont méprisé les syndicats, ils ont méprisé les corps intermédiaires. Regardez, même nous les embêtons !
Bon, lui, il m’a bien énervé. Comment il s’appelle ? Comment il s’appelle déjà ?
Et maintenant, vous avez Madame Borne qui nous explique, avec […] ce répondeur téléphonique, que demain, vous allez pratiquer le dialogue. Enfin, qui peut croire une chose pareille ? Qui peut croire une chose pareille ?
Oui, Bernalicis, c’est ça. Voilà, Yann Brossat, qui avait été assez détestable, vous vous souvenez peut-être, pour ceux qui étaient là, au premier tour. Oh, attendez, avec les caméras, avec la caméra. Qu’est-ce qui se passe ? L’appel de la caméra. Si vous ne l’entendez pas, je débranche. Vous l’entendez ou pas ? Si vous l’entendez, je remets le matos. Comme vous ne l’entendez pas, je vais vous montrer ce que vous ne voyez jamais, c’est plus intéressant. Regardez…
Pour l’instant, nous n’avons pas de […] Nous ne devons pas repartir les uns contre les autres. Faites en sorte de préserver l’unité autour de nous, de marcher ensemble, de réfléchir au reste de notre succès, mais de le faire ensemble, en sorte que nous puissions justement […]
Monsieur […], c’est une bonne nouvelle pour la démocratie ?
Que la participation soit aussi faible, que la France soit ingouvernable et que l’opposition soit coupée en deux blocs ? Eh bien, c’est une incroyable défaite pour l’ensemble des démocrates. De voir rentrer autant de parlementaires de l’extrême droite, c’est la démonstration qu’Emmanuel Macron, qui se voulait le barrage à l’extrême droite, n’a pas réussi cette mission-là, et je le regrette. Je regrette amèrement, mais vraiment amèrement, qu’il n’ait pas, dans le contexte de cette élection législative, donné des consignes claires, laissé penser qu’il y avait deux extrêmes qui se faisaient face et qu’il était, lui, au centre de la raison. Avec cette stratégie-là, il a tout simplement conduit les électeurs à considérer que l’extrême droite n'était pas plus dangereuse que la Nupes.
Jean, une question plus personnelle. Vous n’avez plus l’habitude de vous […] aux caméras ?
J’ai des questions, mais je n’ai pas envie d’y répondre. Là, […]
[…]
S’il y a un intérêt pour qu’on prenne une place, je suis venu leur dire, dans cette élection, bien sûr, ce que j’aimerais faire. […] Je veux le faire avec les autres. Et nous avons fait un choix pour Paris. […] Je savais que ça allait être compliqué. […] J’avais un mot à dire à François Hollande, c'était maintenant.
Comment ça va se passer, le rapport de force au sein de cette […] ? Il y a plus de députés […] socialistes ?
Vous l’entendez, là, ou pas ?
Vous allez dire quoi à Jean-Luc Mélenchon, là ?
Non, non, non ! Ce n’est pas vrai !
[…] 235 sièges […] Jean-Luc Mélenchon […] l’opposition autour de Jean-Luc Mélenchon, entre 150 et 160 sièges, et il faut ajouter huit sièges de divers gauche. Le Rassemblement national est sans doute le grand vainqueur, le vainqueur surprise de cette soirée : entre 85 et 90 sièges. Excusez-moi, on va vous demander une question.
Regardez le plan qu’ils veulent tous. Non, je t’en prie, je t’en prie. Regardez. Ils sont là, à genoux. J’ai vu Manon Aubry en courant, excusez-moi. Tu ne l’as pas vue ?
Non, je ne l’ai pas vue.
Oh, t’es pauvre !
Attends, attends, attends ! Ah, j’ai pas vu, je suis obligé !
Voilà, voilà.
Aujourd’hui, ce soir… C’est ici une aspiration, une ambition, une espérance […] Enfin, enfin, vous êtes ensemble. C’est notre action, notre activité à l’Assemblée nationale. Rappelez-vous que cette union, on l’a faite en treize jours et treize nuits. En treize jours, treize nuits, on a réussi à se mettre d’accord sur l’essentiel, sur un programme, et on a ensuite réussi à […] C'était très dur. En fait, nous, on n’a pas l’impression d'être […] C’est historique. Personne ne prédisait, personne n’imaginait qu’on allait construire […]
Si vous ne l’entendez pas, ce n’est pas la peine que je continue.
Monsieur le ministre, la soirée n’est pas la soirée idéale. Vous avez parlé avec […] ? Vous avez pu échanger avec elle aujourd’hui ?
J’ai parlé, j’ai échangé avec beaucoup de personnes dans la République. C’est normal, je suis ministre en charge des Relations avec le Parlement.
Là, ils ont monté le son de la télé et, dès lors, je n’entends plus Manon Aubry. Voilà, pour que vous ayez une idée : l'écran est là, les enceintes sont là, et Manon Aubry, elle est là.
C’est très important, votre fonction, je vous le rappelle, c’est d'échanger avec les parlementaires. Il y aura une majorité, elle ne sera pas absolue, elle sera très relative. Quel est votre état d’esprit […] ?
Là, je ne vous cache pas que je suis lessivé. Ça va bien ? Oh, pardon ! Alors, moi, je ne sais pas ce que c’est que ce film, les camarades. J’ai demandé à mes copains de faire une photo de nous deux, mais ils n’ont pas fait ce film, vous voyez ce que je veux dire ? Si quelqu’un fait une photo […] On se regarde deux secondes, alors ? Bonjour ! Allez […] Je vais aller manger un petit peu.
C’est génial. Merci. Bravo pour Un pays qui se tient sage. Bravo pour votre travail sur le terrain.
Merci à vous !
Si vous n'étiez pas là…
Ben non, ben non, ben…
On se met bien à la tranchée en tant que journalistes de terrain, c’est formidable.
C’est gentil. Merci à vous, merci à vous. Merci à vous, les gars. Je vais aller me chercher un peu de fromage. Je vais me chercher du fromage, les amis. Regardez, regardez. Hop, hop, hop. Formidable… Un peu comme ça. L’houmous est là.
Un dernier mot. Nous suivons la presse […] Personne ne dit « félicitations » à cette majorité […] qui a été réélue pour la première fois.
Il faut faire, de toute façon, preuve d’unité. Nous n’avons pas la majorité absolue. De fait, nous devons être […] face aux résultats de ce soir. Et je partage avec le député de tout à l’heure, Jean-François […], le fait qu’il y a tant de députés, par exemple, du Rassemblement national, qui siégeront à l’Assemblée nationale. […] Je comprends l'échec, mais il n’y a qu’une situation où il n’y avait plus de majorité au Parlement […] Il n’y a pas la possibilité […] d’une majorité au Parlement non plus. C’est la même chose pour les autres groupes d’opposition […]
Et nous avons maintenant réformé le pays et l’avons transformé. Jamais, jamais, Monsieur Véran, le Rassemblement national n’avait eu autant de députés. 85 à 90 sièges, ce sont nos dernières estimations. Est-ce que c’est votre responsabilité, celle de votre majorité, après cinq ans au pouvoir ?
Lorsqu’il y a un candidat […] qui est élu député, c’est […] qui décide. Je respecte […] le choix des Français […] Je ne vais jamais […] faire croire qu’on est […] Mais c’est un fait qui tombe […] J’avais envie de vous dire, en même temps, tout en me désolant, que ce n’est pas l’image que j’ai […] Les Français sont aussi nombreux à souhaiter […] un système proportionnel […]
Merci. J’envoie notre ami Lionel me chercher un peu de pain et de vin. Là, c’est dur. Alors voilà. Là, il y a un petit côté fin de soirée.
C’est le peuple qui a voté et le peuple qui a gagné. Je veux dire à Monsieur Véran […] les électeurs du Rassemblement national…
Merci Durdenov, merci pour ton don. Je vous rappelle qu’on a besoin de carburant pour faire tourner la machine. Vous pouvez parler, mais vous êtes en direct. Regardez !
Jamais, jamais, jamais au grand jour !
Jamais, au grand jamais, il dit, le photographe ! Je montre juste vos objectifs. Regardez, ça, c’est vraiment un truc de photographe : ils veulent jamais qu’on les filme ou qu’on les photographie. J’adore ça. Il n’y a pas de problème. C'était je ne sais pas, mais c’est ? Merci Jessie pour tous les résultats que tu donnes. Est-ce qu’on sait si Nadège Abomangoli est élue ou pas ?
[…] a été complètement balayé, éliminé là aussi. Stratégiquement, Marine Le Pen a fait un bon choix de choisir de ne pas faire l’alliance […] et, quasiment, Marine Le Pen sera très visible dans les mois qui viennent parce qu’elle sera à la tête de ce groupe parlementaire. Et donc elle aura beaucoup de temps de parole, beaucoup de possibilités d’interpeller le gouvernement. Plus, dans son groupe, que Jean-Luc Mélenchon, qui, lui, a choisi de ne plus se représenter […] à la tête de ce groupe. Donc elle a vraiment fait le choix de […]
[…] féliciter Marine Le Pen. Et j’ai envie, tout d’abord, de remercier l’ensemble des électeurs et des militants…
T’imagines, là, Macron ? […] Comme il est mal, là. Oh, le mec ! Nadège, allez voir la vidéo, lâchez les commentaires, parce que franchement…
C’est un point qui est extrêmement important. On est, en fait, dans une phase de grande clarification. Est-ce que les députés d’opposition, qui vont être élus, vont jouer l’obstruction ou vont jouer la stabilité ? Par exemple, sur le pouvoir d’achat, on va présenter un texte sur le pouvoir d’achat, sur les questions des prix de l'énergie, des prix du carburant, des prix de l’alimentation. Est-ce qu’on va réussir à trouver le plus petit dénominateur commun qui nous permette de travailler pour l’intérêt général et pour voir ce que ça donne ? Aujourd’hui, une majorité relative…
Oh maman !
Et pour autant, bien sûr, on va devoir articuler […] On a toujours vu […] par le président de la République, qu’on aspirait à discuter plus, à articuler mieux […]
Je pense qu’il était persuadé de sa supériorité et là, il se mange un truc terrible. Une horreur de la présidence […]
Je vois 85 à 90 députés sur la projection, ça veut dire quelque chose. C’est quelque chose qu’on entend sur les craintes, sur les attentes des Français. Et bien au-delà de la majorité présidentielle, j’espère que l’ensemble de nos forces républicaines […] pour répondre à ces questions.
Alors voilà, […] Je suis toujours très triste en parlant de votre […] Vous savez, au deuxième tour de la présidentielle, Emmanuel Macron a dit : « J’entends, j’entends ce peuple qui a voté pour la République. » Et là, ce vote, […] vous avez tous l’air désolés et vous devriez vous réjouir. Vous devriez vous réjouir de cette première force politique d’opposition […]
[…] représentée à la fin de l'élection […]
Et nous sommes exactement comme dans tous les autres […] Nous sommes évidemment dans l’opposition, et donc une opposition constructive. Au revoir, au revoir !
Nous allons revenir sur ces enjeux éminents, cette nouvelle Assemblée nationale qu’on découvre ensemble. […] est également en direct avec nous. Bonsoir. On va regarder avec vous cette carte.
Qu’est-ce qui se passe pour Bellamy ?
Oui, cette carte de France, elle se colore avec… Elle n’a pas été élue ? Vous voyez, elle est extrêmement colorée. Elle nous montre à quel point le vote des Français, ce dimanche, a été diversifié, et à quel point cette France est peut-être fracturée. Orange pour le camp présidentiel, rouge pour la Nupes, l’alliance de la gauche, bleu pour le Rassemblement national et bleu plus clair pour Les Républicains. Alors, qu’est-ce que ça donne dans l’hémicycle ? On va regarder tout ça…
J’avais eu l’occasion de faire un débat avec lui il y a un mois ou deux, avec Villani, autour d’Assange, et franchement, le mec, il avait été impeccable.
[…] On va maintenant regarder les résultats pour quelques personnalités. D’abord, au Rassemblement national, Marine Le Pen, qui est largement réélue dans le Pas-de-Calais avec 61 % des voix. Voilà pour Marine Le Pen. Quelques personnalités de la Nupes à présent : Julien Bayou, le patron d’Europe Écologie-Les Verts, qui l’emporte avec 58 % devant la candidate du camp présidentiel. Olivier Faure, le patron des socialistes, victoire face à la candidate de la coalition présidentielle. Également Fabien Roussel, le chef de file des communistes, qui l’emporte avec plus de […] % des voix.
Je tiens aussi à remercier, évidemment, l'équipe formidable […] qui est derrière moi, pour leur temps, leur énergie et les forces qu’ils ont mises pour convaincre leurs concitoyens de l’intérêt de leur projet. Alors, merci beaucoup. Évidemment, ce soir, je tiens à prendre acte de la victoire de […] à qui j’adresse mes félicitations républicaines. Je vous remercie.
[…] sur la 7e circonscription du Val-de-Marne. Nous sommes en direct. J’espère que vous pouvez bien m’entendre. […] Je dirais que, ce soir, ma victoire est historique. Et je profite aussi pour dire merci à tout le monde, merci à tous ceux qui ont voté pour moi, merci à tous ceux qui ont eu confiance en moi. Et voilà, je suis très contente. Mais je savais que j’allais gagner ces élections parce que je suis un grand symbole. Je suis quelqu’un qui a gagné. Je savais qu’en face de moi, il y avait l’ancienne ministre des Sports, Roxana Maracineanu. Mais, comme je dis, je n’avais pas peur parce que j’avais foi en moi. J’ai une très belle équipe, on a bien travaillé et voilà, aujourd’hui, le résultat est là.
Un dernier mot, si vous voulez. Quel est le message que vous allez emmener à […]
Merci Olivier, merci pour tout ce que t’as fait ce week-end encore.
Je pense aux agents de sécurité, je pense aux salariés de Monoprix, je pense aux aides-soignantes, parce qu’on a promis d’augmenter le SMIC à 1 500 euros net, et même plus. Ça, c’est le […] qu’il faut qu’on mette en place pour que ce SMIC passe, en fait. Parce qu’en faisant du porte-à-porte, les gens souffrent beaucoup. C’est-à-dire que tout a augmenté dans les magasins, alors que les salaires n’augmentent pas. Donc il faut qu’on essaye de voir ensemble pour que, quand même, on puisse mettre les 1 500 euros net, et même avec tous les autres députés qui ne savent pas ce que c'était. C’est pour parler du peuple, parce que l’Assemblée nationale, c’est là où le peuple s’exprime. Donc c’est nous qui sommes les représentants du peuple à l’Assemblée nationale. Donc je pense que, que tu sois de gauche, de droite, je ne sais pas… Mais on doit mettre finalement tout ce que le peuple veut en place. Merci beaucoup, merci !
Ah là là ! Oh, les amis ! Les amis, les amis !
C’est une fierté, parce que je pense que, grâce à cette alliance de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale, […] ces femmes de chambre, ces ouvriers, ces employés, ces gens qui sont trop peu représentés à l’Assemblée nationale […]
S’il y a des choses qui sont proposées, qui ont du bon sens, personne n’est dogmatique. Mais le programme de […] on ne sait pas. La retraite à 65 ans, par exemple, c’est clair que […]
Bonsoir, les […]. On est en train de terminer le live depuis l'Élysée Montmartre, le QG de la soirée électorale de la Nupes. Ça fait plus de quatre heures qu’on est en direct. Bonjour […]
[…] de déposer une motion de censure. Soit ça, ça permet d’envoyer un texte […] au Conseil constitutionnel.
On a vécu des trucs complètement dingues. Bienvenue à vous tous. Merci Tashi, merci pour ton abonnement. J’attends que Manon Aubry ait terminé son interview pour aller lui poser une question. Laquelle vous voudriez que je lui pose ?
[…] dès que ça revient à un groupe inscrit comme dans l’opposition […] c’est le groupe principal.
Donc voilà, là, on est à l'Élysée Montmartre, qui s’est pas mal vidé.
Président de la commission des finances, quelqu’un d’autre, quelqu’un de LR ou quelqu’un de la Nupes, pas forcément.
Merci, merci beaucoup.
Mais celui qui a la présidence de la commission des finances, il a un droit de regard très […] sur la constitution du budget et également sur tous les dossiers fiscaux. Ça peut être aussi un atout […] Voilà pour tous ces moments-là. N’est-ce pas ?
Alors, en fait, l'Élysée Montmartre a été retapé après un incendie, il y a quelques années. C’est un haut lieu de la danse, puisqu’il y a eu du French Cancan ici. Il y a eu une quantité de concerts punk, là, sur cette scène-là, dans les années 80-90. Et du rap aussi. J’avais vu Ice Cube ici. […] Mais pour l’instant, personne ne sait ce qu’il y a. Bonjour Manon, ça va ? Comment vous allez faire avec des fachos ?
On va franchement les combattre. On va les combattre sur le terrain des idées. On va là où La République en marche a refusé de mener ce combat. Pire, ils ont été très confus sur les consignes de second tour qu’ils se donnaient. Je crois qu’ils portent aujourd’hui la responsabilité de ce score du Rassemblement national, à la fois en banalisant leurs idées, à la fois en étant incapables de dire : « Pas une voix pour le Rassemblement national. » Nous, on va les combattre, y compris en montrant à quel point ils ne sont pas une réponse à la question sociale. Non, le Rassemblement national n’est pas pour l’augmentation du SMIC, n’est pas pour la retraite à 60 ans. Nous, on mènera ces combats-là.
Mais quand, à certains moments, vous allez vous retrouver les uns et les autres en opposition à Macron, comment on vit ça ?
Moralement, éthiquement ? Je le vis au Parlement européen. Il y a un gros groupe d’extrême droite au Parlement européen et, bien sûr, il se trouve que parfois on combat La République en marche, enfin la majorité, les libéraux au Parlement européen. Mais moi, je sais pourquoi je le fais. Je sais que mes motivations ne sont pas les mêmes que le Rassemblement national. Mais là, ce qui ressort, c’est que le projet d’Emmanuel Macron n’est pas majoritaire dans le pays. Que ce soient des gens qui ont voté pour le Rassemblement national ou pour la Nupes, les gens se sont saisis d’un bâton pour battre Emmanuel Macron. Et maintenant, à charge à nous, la Nupes, de reconstruire l’alternative à Emmanuel Macron, parce qu’on est aujourd’hui la première alternative. Demain, on doit être sûrs qu’il y ait une […]
Merci beaucoup, à bientôt.
Au revoir.
Voilà, les amis, on va terminer là-dessus, si vous voulez bien.
[…] des présidentielles et de les réunir […] Et ça, je crois que démocratiquement…
Voilà, les amis. Si j’avais su qu’un jour je me filmerais à l'Élysée Montmartre…
Voilà !
Voilà, je mets le truc au fond. Vous m’entendez, là, ou pas ? Alors, chers amis, on se retrouve demain. Merci ! Merci Fred, merci beaucoup. Je ne vous le cache pas, c’est le moment de vous abonner ou de faire des dons, parce qu’on en a besoin, là. Surtout que j’ai l’impression qu’il y en a pour un certain temps, là. Merci beaucoup Fred, merci beaucoup à toi pour ta générosité. Merci à vous tous ! Demain matin à 9 heures, on fera le débrief. On sera avec Rodolphe Urbs, du Canard enchaîné. Merci beaucoup, Abiruza. Alors moi, en fait, j’ai le même problème que la semaine dernière, c’est que moi, j’ai passé une belle soirée. Donc je vais rentrer chez moi, je vais lire la presse, et là, je vais m’effondrer moralement. Merci à vous tous, merci d’avoir été aussi nombreux, c’est top, top, top. Merci beaucoup. Donc demain matin à 9 heures, nous serons avec Rodolphe Urbs, dessinateur du Canard enchaîné. On va faire le débrief des élections. Mardi, on sera avec les Ciné Mutins pour parler de René Vautier. Jeudi, nous serons avec la Maison des lanceurs d’alerte pour un débat autour de la police. Merci beaucoup, Labelline, merci beaucoup. Ah bah tiens, Olivier, il est là. Il est là, Olivier. Olivier Azam, qui nous prépare donc René Vautier. Et puis je vais essayer de caler Léo Walter, le tombeur de Christophe Castaner, dont j’ai révélé tout à l’heure que c’est mon ex-beau-frère. Ah, ça me fait marrer, la malédiction de Castaner, la malédiction ! Urbs, le dessinateur d’Au Poste, qui dessine aussi pour Le Canard enchaîné et Les Jours. Merci Clément, merci Alcanard, merci beaucoup. Merci Jonnet. Non, ce n’est pas Castaner, mon ex-beau-frère, c’est Léo Walter ! Je suis fier ! Voilà ! Donc, chers amis, au moins, le live a tenu. Il n’a pas décroché. Là, tiens Robin, si tu peux me dire s’il y a du décalage labial ou pas. Un, deux, trois, un, deux, trois, un, deux, trois. Demain à 9 heures, absolument. Merci beaucoup à tous ceux qui peuvent s’abonner. Alors, je vous rappelle que les lives sont gratos. Ils sont disponibles tout de suite pour les abonnés et les donateurs, et ensuite ils sont à nouveau disponibles pour tout le monde une semaine après. Merci d'être là. Ah oui, il est arrivé au fil des coupures. Écoute, on verra ça, on verra ça. Merci à vous tous. Tiens, il y a Cemil Şanlı. Ah, c’est très rare, mais tu vois, voilà, ça, c’est pour Euryale.
C’est le réel.
Voilà. Alors, je suis fatigué. Je suis mort. Moi, je me casse, là. J’ai juste eu du jus de pomme. Je me casse.
Ça, t’es jeune. Il y a une mise en abyme.
Je ne sais pas ce qu’elle fait, cette femme-là. Alors, elle est de l’autre côté. Je vais aller la voir. Double Twitch. Ah ouais, je vous disais : double Twitch. Double Twitch ! Une mise en abyme ! Attends, comment tu fais ça ?
C’est démocratique, aujourd’hui.
Oh la vache, ouais.
Ça va faire un bug, hein !
C’est quoi, toi, ta chaîne ?
Dav Duf. Ah oui, évidemment. Bon, évidemment, c’est rien du tout. Et lui, c’est Lionel Simon, un pilier d’Au Poste.
Je n’arrive pas à écouter deux émissions en même temps, je suis complètement dépassé.
C’est un coup de là-dedans, alors… Qu’est-ce que ça papote ? Il y a Euryale qui travaille, j’imagine.
Bien sûr qu’elle travaille !
Ah bah moi, elle me bâche aussi, hein, qu’est-ce que tu crois !
Je sais.
Alors, c’est rare parce que j’en fais plus, des lives, mais elle était… Il y a quelque chose… C’est ça, elle était toute pétée, d’ailleurs. […] Elle m’a dit, elle m’a dit : « Ça va plus du tout, on dirait Au Poste. » Tu vois ça aussi. Bon bah moi, je vais boire des petits verres avec les amis. À bientôt, et puis bonne soirée à toi.
À bientôt. Salut les gens !
Ciao, ciao.
Tu ne dis pas « les petits » ?
Les petits ? Les gens ?
Non, il dit « les petits ».
Ah, les petits ! Les twittos, là, je ne sais pas comment on appelle ça. Les twittos, ces choses !
OK, bon voilà, les amis, merci à vous tous. Bonsoir tout le monde, bonsoir les gens. Je vous dis à demain. Je vais vous filmer quand même, on va finir en sortant de l'Élysée Montmartre. Je vous dis à demain, 9 heures. Merci beaucoup, merci encore pour vos abonnements, pour vos dons, pour votre soutien, pour votre implication dans le tchat, pour l’intelligence collective qu’on essaie de créer depuis un an et demi, tous ensemble. Non, même ça, c’est trop retapé, là. Allez ! Au revoir, merci. Ah non, c’est par là. Excusez-moi. Ciao, ciao. Ouais, j’y vais, là. À bientôt, merci ! Donc on ne propose pas, c’est vraiment optionnel, le truc à la mairie. Alors voilà, là, c’est Paris. Paris la nuit, Paris, la pluie. Voilà, Élysée Montmartre. L'Élysée Montmartre. Voilà, c’est le plan final. Donc à demain, vous tous et vous toutes. Demain, 9 heures, on fait le débrief […] À demain tout le monde ! Merci à tous ! Ah, devant l'Élysée Montmartre ! Voilà ! Ça fait mal au cœur de partir alors que vous êtes si nombreux. Et là, je ne peux pas aider, je ne peux pas faire les commandes. Je vous dis à demain, 9 heures. Donc je résume : demain, 9 heures, avec Rodolphe pour le débrief. Mardi, avec Olivier Azam, pour René Vautier, pour faire un petit peu d'éducation populaire. Appelez vos copains, vos voisins fascistes, parce qu’il faut qu’ils découvrent un peu la même histoire. Et puis mercredi, on ne sait pas encore. Et jeudi, nous serons avec la Maison des lanceurs d’alerte autour de la question des policiers. Les policiers et lanceurs d’alerte peuvent-ils être écoutés par l’institution ? Bravo Durdenov, merci à tous. Bonne soirée, bonne nuit à tous. Merci Carole, merci à vous tous. Je vais couper.
