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« Macron tu nous casses les urnes »

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Transcription de l’émission

David Dufresne
C’est parti, le live. Bonjour les amis ! Je n’avais pas pensé à ça. Je vais bosser ici. Ou celui-là, peut-être. Voilà. Bonjour les amis, bonjour les amis ! Nous sommes à l’entrée de la place de la Bastille, à Paris. Bonjour, bonjour ! Est-ce que tout le monde est là ? Est-ce que vous m’entendez ? Bonjour le tchat. Bonjour. Bonjour tout le monde. Bonjour tout le monde. Qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Un peu comme ça. Merci beaucoup ! Bonjour tout le monde ! Est-ce que vous pouvez me dire si le son est correct ? J’espère que vous allez bien. Comme promis, c’est un tout petit trajet et, en plus, il se fait par le boulevard de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, c’est-à-dire que c’est le plus express, le plus rapide et le plus court. Le son, ça va ? Ah, super ! Ah tiens, je vois qu’il y a un camarade. Tu peux tenir ça deux secondes, juste deux secondes ? Ça, ça va me gêner. Merci beaucoup ! Super ! Merci beaucoup ! Bonjour tout le monde ! Bonjour tout le monde ! Nous avons notre stand Auposte, alors on va aller vers la place de la Bastille. Bonjour Euryale. Il y a notre modératrice en chef. Nous avons sur le stand Pauline, Alex, ainsi que plein de gens. Voilà, là, on s’avance. Il y a une demi-heure encore, il pleuvait beaucoup sur Paris. Alors, on va aller sur la place de la Bastille voir s’il y a peu de monde. Alors j’avance, j’avance. Samedi prochain, on sera où ? On sera, à ce moment-là, pile à ce moment-là, à la Fête de l’Huma, pendant trois jours. Alors oui, on sera à la Fête de l’Huma, puisque, à la Fête de l’Huma, il y a, pour la première fois, un village des médias indépendants. Il y aura Reflets, Blast, Arrêt sur images, Le Média, La Déferlante, Auposte, Reporters sans frontières, tout un tas d’organisations, de journaux et de sites indépendants. Je vous ai mis sur le site les petits commentaires de la Fête de l’Huma. Alors, il est 14 h 10 En postant vos films. C’est vrai. Pardon ? Faut pas se moquer. Vous avez raison. Alors, racontez-moi qui vous êtes. Donc, je garde le micro.
Sophie
Le collectiviste. Je ne dis pas que je le vole, je le collectivise. Bah moi, je m’appelle Sophie, je suis soignante à l’hôpital public.
David Dufresne
Oui, et vous êtes là pour et par là.
Sophie
Je suis là parce qu’en fait, ça fait à peu près huit ans que Macron détruit le pays. Oui, parce que même sous Hollande, ils détruisaient déjà le pays et je pense qu’il faut que ça s’arrête, en fait. Donc voilà. Donc Macron destitution, c’est au nom d’un programme de gauche, un vrai programme de gauche qui redonne des moyens à l’école et puis, accessoirement, à l’hôpital. C’est un peu intéressé, quand même.
David Dufresne
Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui disent que la gauche a mal joué, qu’elle n’a pas été capable de se mettre d’accord ?
Sophie
La gauche a accompli beaucoup. La gauche est allée unie à l’Élysée face à Macron avec ses quatre têtes pour la représenter, que la gauche n’a pas comprise. Une prouesse. C’est Macron qui détruit le pays, c’est Macron qui parle des institutions et il faut arrêter d’accuser les autres de ce qu’on fait soi-même. Donc la horde des médias qui crient à ça, il faut qu’ils arrêtent, il faut peut-être qu’ils lisent les journaux internationaux qui s’inquiètent de la démocratie en France.
David Dufresne
Est-ce qu’on peut regarder vos badges, alors ? Alors, celui qui est coloré, là.
Sophie
Celui-là, le violet.
David Dufresne
Le bleu, bleu, violet, violet.
Sophie
C’est la grève féministe du 8 mars. Puisque les femmes sont beaucoup moins payées que les hommes
David Dufresne
il faut faire grève, mais juste à 15 h 40
Sophie
À 15 h 40, c’est là, à la journée à laquelle on arrête d’être payées. Donc toutes les têtes connues. Donc voilà. Et l’autre, et l’autre, c’est pour la Journée internationale pour les droits des femmes, qu’on appelle souvent journée pour les femmes ou des trucs comme ça, où on leur offre des lave-vaisselle, etc. Comme si on était des agents d’entretien, alors que nous sommes des femmes et que nous travaillons, nous sommes des travailleuses.
David Dufresne
Alors là, j’ai pas de badge, mais je peux vous donner un autocollant Auposte.
Sophie
Ça fait plaisir. J’habite en face, moi.
David Dufresne
Voilà, voilà. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Sophie
Abonnez-vous. Abonnez-vous à Auposte.
David Dufresne
Ça, c’est très beau ! Comment on fait pour ça ? Vous donner ?Eh bien, normalement, sur YouTube, on fait suivre, ou alors sur Twitch aussi, je crois. Ou sinon sur auposte.fr c’est très bien aussi et ça ne passe pas par YouTube ni par Twitter. Merci beaucoup. Avec toi, on va regarder. On a des amatrices de postes. Salut ! Oh, ça va.
Audio
Ça va.
David Dufresne
Qu’est-ce que tu viens faire ici ?
Audio
Ah bah voilà, je viens soutenir Barnier. Bien sûr.
David Dufresne
Bien sûr. Ah ouais ?
Audio
Non mais oh ! C’est vraiment mon ministre.
David Dufresne
Toujours à contre-courant de l’histoire.
Audio
Exactement, c’est ça ? Non ? Bah non, y a pas un monde de dingue. Ouais, mais ça va venir. Ça va bien.
David Dufresne
Ah bon ? Est-ce que tu as eu des échos de ta première émission extraordinaire ?
Audio
Non mais ça ne compte pas ! C’est les copains, les copains et de l’autre côté.
David Dufresne
Et alors ? On peut dire la vérité. En fait, tu as déjà trop d’idées pour la suite, plein d’idées, plein d’idées. …
Audio
Tu vas faire des trucs géniaux. Mais moi, la difficulté, c’est de n’en trouver qu’un par mois.
David Dufresne
Non, si tu peux inviter deux personnes, non.
Audio
C’est ce que je vais faire à la fin. On va terminer à quinze dans ton studio
David Dufresne
On a bien réussi à faire un peu de temps de trois jours.
Audio
J’ai vu ça, c’est ça. C’est ce qui m’a dit que tu vis.
David Dufresne
Ben ouais.
Audio
Ouais, ouais, non, t’inquiète.
David Dufresne
Bon, à tout à l’heure. Je vais bien. Oui, oui, ça va. Je suis quand même en mode concentré. OK. Résumé : des études, un relevé de pancartes. On voit que l’historien ne travaille pas pour les historiens du futur. Alors cette dame, vous l’avez vue, vous l’avez vue au poste de sa nouvelle émission. Voulez-vous me dire ? Pouvez-vous me dire si vous entendez bien les gens que j’interviewe ? Ah bah bonjour !
Audio
Enchanté de vous voir
David Dufresne
Bah moi aussi. Enchanté. Enchanté. Puis-je vous demander ce que vous faites ici ? C’est bizarre.
Audio
Non, pas vraiment. Je crois que quand on a un minimum de conscience de gauche, on est tous ici, hein. J’espère.
David Dufresne
Alors bon, vous êtes en train de me dire que Paris n’a plus du tout de conscience de gauche parce que là, y a pas grand monde, hein.
Audio
C’est vrai, je n’ai pas encore fait le tour. Nous, on vient d’arriver.
David Dufresne
Alors, vous avez fait le tour ? Ah oui, c’est sûr, il y avait le camion. Alors appelez les copains, là !
Audio
Oh non, c’est bon.
David Dufresne
C’est déjà fait. Non mais ça va venir. Oui, voilà. Il pleuvait il y a encore 20 minutes. Ça allait être ça tout à l’heure.
Audio
En tout cas merci pour votre travail.
David Dufresne
Merci à vous.
Audio
Merci avec assiduité.
David Dufresne
Ah bah alors, attendez, vous méritez un autocollant, là.
Audio
Vous avez votre entretien avec mon père ? Ah, c’est très sympa !
David Dufresne
Ah, merci ! Merci beaucoup !
Audio
Merci beaucoup.
Audio
Je peux vous la montrer sur Twitter. C’était l’année dernière pour la hausse des retraites.
David Dufresne
Vous vous enverrez sur Twitter, c’est ça qu’on dit.
Audio
Oui, tu as bien repris. D’accord.
David Dufresne
D’accord. Vous êtes graphiste, c’est ça ?
Audio
Euh non, je suis réalisatrice, mais je fais des affiches militantes.Et réalisatrice de documentaires de fiction
David Dufresne
Documentaire ou fiction ?
Audio
Documentaires.
David Dufresne
OK, mais c’est quoi le documentaire sur lequel vous bossez ?
Audio
Là, en ce moment, je bosse sur plusieurs documentaires, dont un sur les coopératives. C’est en train de se faire.
David Dufresne
Super ! Merci beaucoup ! Bonjour. Alors, est-ce qu’on était dissous ?
Audio
Non ? C’est une bonne question.
David Dufresne
Macron a dissous la démocratie dans l’acide de l’extrême droite.
Audio
Voilà, je pense que ça résume la situation. Parce qu’on a voté pour exclure l’extrême droite. Macron a appelé au front républicain dans ce cas-là. Et puis là, derrière, bah en fait, il annule tout. Voilà. Donc c’est un déni de démocratie. On voit bien que la Cinquième République, en fait, n’est pas une démocratie, ’
David Dufresne
Des modes de pensée.
Audio
Des autocraties.
David Dufresne
C’est-à-dire ?
Audio
Bah, c’est-à-dire qu’en fait, ça donne tout pouvoir au président monarque, donc absolument pas au peuple, puisque quand le peuple décide, on lui dit : « Non, non, en fait, t’as mal voté. » Voilà. Donc il donne la médaille d’or à celui qui n’est pas sur le podium. Donc c’est insupportable. Merci beaucoup.
David Dufresne
Bon alors, nous sommes place de la Bastille. Je vous vois venir.
Audio
Voilà, voilà, voilà, j’abandonne.
David Dufresne
Alors le camion, c’est le début de la manif. Le camion qui est là-bas, à la fenêtre. Alors attention, on est sur une manif parisienne, francilienne, on n’est pas sur la nationale, donc faut aussi mettre la bonne échelle. Sincèrement vous pouvez y aller, on en arrive au bout. Là, il y a quelques milliers de personnes. Ah ah ! J’aime beaucoup le tee-shirt de monsieur. Très joli.
Audio
Oh pardon ! Alors on attend.
David Dufresne
Celui-là aussi, pas mal. Voilà, voilà. Et vous voyez, on arrive au bout. Voilà, donc quelques milliers. Je suis généreux. Il y en a quelques milliers. Il n’y a pas plus de monde là-bas. Donc… Bonjour, la voiture de police va démarrer. Attention à vous. Voilà, voilà, c’est sur la place de… Hélas ! Enchanté. Bonjour.
Audio
Bonjour !
David Dufresne
Qu’est-ce que vous faites dans la manifestation ?
Audio
Je suis venu prêter main-forte aux jeunes. Quoi ? Il faut que les vieux accompagnent les jeunes. Quoi ? Voyez-vous ? Non. Oui, oui. Moi, je suis vieux, j’ai passé 50 balais.
David Dufresne
Et alors, voyons, voyons, ces jeunes.
Audio
Vous êtes jeune comme moi.
David Dufresne
C’est ça !
Audio
En fait, tu es un jeune avec beaucoup d’expérience. C’est ça ?
David Dufresne
Exactement. C’est très bon pour le CV.
Audio
Oui. Non mais en fait, les jeunes ont des trucs à dire à Macron. Je pense que j’ai les mêmes trucs à dire à Macron, quoi. C’est ça, la destitution, c’est ça ?
David Dufresne
Oui, la mamie va démarrer un ensemble, on est d’accord. C’était avec un S. Et il avait mis un T. Allez, allez, on y croit. Roulez jeunesse ! Roulez jeunesse. Bon, il fait beau. Il fait beau. Il fait beau. Ce n’était pas le cas tout à l’heure. Là, par exemple, est-ce que vous pourriez me dire, quand je parle, est-ce que c’est clair ? Parce qu’il y a ces deux micros, il y a le micro derrière moi et le micro… Euh, il est là ? Ah oui, c’est très étonnant. Il pleuvait tout à l’heure, il pleuvait même pas mal. OK, super Alex, impeccable ! Merci beaucoup à vous de vous poser des questions. Donc là, c’est une manif qui peut se passer en une heure, en deux heures. C’est fait. Allez, là, va rejoindre le camion. Pardon ? Bah ça alors ! Alors vous… Excusez-moi, mais la dernière fois qu’on vous a vu ici, c’était en 1789. C’est dingue.
Audio
Je suis toujours là pour le changement.
David Dufresne
C’est très bien. Concernant la Révolution, excusez-moi. Regardez-moi.
Audio
Tout a commencé.
David Dufresne
Vous venez souvent à la Bastille ?
Audio
Oh là là, du passé. Je ne sais pas si tout le monde s’est habillé comme ça.
David Dufresne
Merci, monsieur.
Audio
Vous avez entendu parler ? Pardon. Excusez-moi. C’est une très belle femme.
David Dufresne
Pour l’instant, il n’y en a pas vraiment. Il n’y a pas vraiment de seconde, là, c’est loin. Pardon. Donc, c’est « Heureuse Palestine » qui manifeste ! Et le slogan, c’est : « Israël assassin, Macron complice. » Donc là, on est revenu faubourg Saint-Antoine pour un jour un petit peu d’histoire. Là, je tombe parce que c’est des gars qui sont en train de détourner les actifs de l’entrée. Voilà, c’est fait. Bon voilà, Micromania, je ne sais pas ce qu’il vaut.
Audio
Mais on peut faire connaissance. Bonjour.
David Dufresne
Bonjour ! Je vous interviewe. Oh, qu’est-ce que c’est ?
Audio
Mon copain papillon, il me dit : « Passe avec nous depuis dix minutes. »
David Dufresne
Sinon.
Audio
Ça fait dix minutes qu’il est posé sur moi, il manifeste avec nous. Donc bon, si vous voulez, vous pouvez aussi… Ah non, je vous promets.
David Dufresne
Alors vous avez collé ? Ah non, essayez de me chatouiller l’aile.
Audio
Non, je n’ai pas mangé, c’est notre copain. Je n’ai pas envie de le perdre. Il a bon goût. Voilà, il va manifester avec nous. Si vous voulez, vous pouvez l’interviewer lui aussi.
David Dufresne
Mais bien sûr ! Bonjour le papillon !
Audio
Bonjour, je m’appelle Richard.
David Dufresne
Alors tu es pour Barnier, toi ? Tu es le seul. Tu es perdu, c’est ça ?
Audio
Absolument pas. Je suis contre lui.
David Dufresne
Et pour vous les séparer, il faut me laisser le micro, bonjour le papillon. Alors on commence. Trois, quatre. Comment tu t’appelles, petit papillon ?
Audio
Moi, je m’appelle Rima
David Dufresne
La réponse.
Audio
Par excellence de fou. Non mais on me dit.
David Dufresne
Oh, la jeunesse !
Audio
Oh là là, on recommence !
David Dufresne
Alors je me dis : c’est un très beau papillon !
Audio
Non, non, non, monsieur, je suis en Israël, je suis prof, je suis pro-palestinien. Je suis pour la liberté du peuple palestinien. Je suis pour la destitution de Macron et je suis pour lui succéder en tant que Première ministre.
David Dufresne
Et est-ce que tu es aussi pour la Sixième République ? Je vois derrière toi. Ah ben sincèrement.
Audio
Pourquoi pas ? En fait, tu peux t’en charger, voilà quoi. Je suis ni pour ni contre, mais en tout cas, je suis contre Macron et ça, c’est le principal.
David Dufresne
Et dernière question, petit papillon : es-tu capable d’attaquer un drone à drone ?
Audio
Non, moi je suis pacifiste, j’attaque rien ni personne, à part Macron.
David Dufresne
Et les drones ?
Audio
Merci beaucoup les jeunes d’aujourd’hui, d’aujourd’hui et de demain, le monde de demain nous appartient.
David Dufresne
Est-ce que vous avez entendu le papillon, s’il vous plaît, les amis ? Non, il y a quand même 3 500 personnes que le papillon a sauvées. Je crois qu’il y a une question. Bien, à quoi vous vous foutez ?
Audio
Vous savez, moi, je me fous de rien du tout, j’en suis… Je suis parfaitement, comme on dit, parfaitement clean. Comme on dit. J’adore ça, pour de vrai.
David Dufresne
À bientôt.
Audio
Merci beaucoup.
David Dufresne
Sérieusement, pourquoi vous êtes là-bas ?
Audio
Pour manifester.
David Dufresne
Oui, mais pour moi, c’est la Bastille. D’abord pour prendre la Bastille. Mais là, vous allez dans l’autre sens. Il y a des toilettes ici.
Audio
C’est contraire aux papillons, c’est le but.
David Dufresne
D’accord, mais vous êtes de La France insoumise ?
Audio
Ouais, ouais.
David Dufresne
Ça se voit.
Audio
Ce qui n’est pas Macron ou la droite, dans le NPA et Poutou.
David Dufresne
Je fais tout.
Audio
Et vous voyez comment…
David Dufresne
Ça vient de ce papillon et des… Merci beaucoup !
Audio
Merci. Bonne soirée.
David Dufresne
Bonne manif. Eh oui.
Audio
Voilà, peut-être pas la petite anecdote aux manifs.
David Dufresne
On interviewe même des papillons maintenant.
Audio
Plutôt qu’à Paris, on peut pas laisser quelqu’un peut exister un peu partout, tu comprends pas ? D’accord ? Tu peux le faire, mais pas comme ça. Ne pas laisser faire la plupart des thèmes. Mais pour l’instant, il paraît plus vibrant. Oh, oh, oh ! Quelle attitude ! Oh, c’est encore plus flippant, cette idée.
David Dufresne
Moi, de vous demander ce que sont les Inverti·e·s.
Audio
C’est un collectif pour pédés, gouines et marxistes révolutionnaires. C’est un collectif qui a été créé il y a deux ans maintenant, contre la réforme des retraites, et qui a amené un mouvement beaucoup plus lent, essaie de sensibiliser au maximum les trans, les gouines, la lutte des classes, et on constate que les oppressions ont subi si bien le temps que 36 personnes en dehors d’ici. On taxe cela, en fait.
David Dufresne
Est-ce parce que vous avez eu le sentiment d’avoir la nécessité de faire ce que les mouvements pensaient qu’il y avait peut-être un peu perdu la nature politique des années ?
Audio
Oui, effectivement, il n’y a pas eu de mouvement politique quasiment depuis le FHAR, dans les années 70. Il y a beaucoup de phénomènes tournant autour du féminisme, et heureusement portés par beaucoup de lesbiennes, il y a quelque temps maintenant, ouverts à tout le monde. La façon dont ils sont là, etc. Ça m’ennuie. Et du coup, c’est pour ça que ça a été créé. Oui, c’est beaucoup mieux quand ça ne fonctionne pas comme ça.
David Dufresne
Est-ce que c’est bon ? Il y a un contact ou pas ?
Audio
Même si vous êtes un homme,
David Dufresne
Oui. Alors peut-être que vous entendez mal parce qu’il y en avait un. Il y avait les mains derrière la tête, là. Donc, c’est un collectif trans, pédé, gouine, marxiste, créé notamment pour repolitiser, on va dire. Monsieur a évoqué le FHAR des années 70, le Front homosexuel d’action révolutionnaire. FHAR.
Audio
On a encore beaucoup à faire.
David Dufresne
Bon, alors on va essayer d’avancer un peu. Excusez-moi. Merci.
Audio
D’abord parce qu’il y a encore beaucoup, mais c’est aussi un moment, sincèrement très beau.
David Dufresne
C’est en ce moment ?
Audio
Il y a en ce moment un petit mot nouveau.
David Dufresne
Auposte est sorti il y a deux mois. Noria. Une blague s’en est sortie. Nous nous sommes fait ça.
Audio
Sur tous les points importants. Le papillon n’a plus de salive. À la bouche, à cette époque, ça a porté.
David Dufresne
Alors, on se porte chance. Génial !
Audio
Merci beaucoup. Même si on perd.
David Dufresne
Le totem, la manif avance tranquillement. Dans une heure, je te conseille d’arriver plutôt au milieu, au milieu de la manif. Voilà, là, c’est parti. Visiblement, pas la fin. Alors voilà le début. Le camion, c’est le début de la manif et là, je vous montre derrière.
Audio
Voilà.
David Dufresne
Voilà. Excusez-moi. Pardon, excusez-moi. Danielle Simonnet. Alors, allez la voir, là. Et les élus, pardon ?
Audio
Bonjour.
David Dufresne
Ça va bien ?
Audio
Ouais, ça va bien. Bon, on est en colère. En fait, on avait bien dit : tu te rends compte, c’est même du foutage de gueule. Macron, on vous invite à aller au bureau, on vote, le peuple vote avec une participation historique, avec un double message. Le message, c’est le Nouveau Front populaire qui arrive en tête pour un programme : un SMIC à 1 600 €, abrogation des retraites. Il y a un deuxième message. C’est le barrage républicain, donc l’arrêt des idées du RN. On ne va pas pouvoir et Macron piétine ce vote. Vole le vote.Moi, j’ai quelqu’un sur un marché qui m’a dit : « Mais madame, les voleurs, c’est les délinquants, on les poursuit. Macron vole le vote, c’est un acte de délinquance démocratique. » Le peuple doit le poursuivre. C’est inacceptable. C’est ça, un contrat du passé. Parce que Barnier à Matignon, ça veut dire que c’est un gouvernement d’alliance de Macron au Rassemblement national Voilà. Issu d’un dirigeant qui a été contre le barrage républicain, qui a montré en 2021 un programme raciste européen.Ils sont en colère. Donc c’est extrêmement grave, ce piétinement démocratique.
David Dufresne
Mais est-ce qu’on n’est pas un peu tendre à manifester la fascination ? Là, tu parles de délinquance. Tu sais, ce n’est pas sûr qu’ils doivent se transformer en auxiliaires de justice et encore moins de police. Euh, je sais bien. Mais écoute, tu sais, c’est toujours compliqué.
Audio
Dans le peuple, là, il y a une légitime mobilisation. Je pense que tout le monde est en colère et hébété. Il paraît que dans le pays de la Révolution française, les institutions de la Cinquième République permettent ça, mais pas à ce point-là. Être tirées dans le sens du déni démocratique, ça montre bien l’enjeu de tourner la page de la Cinquième République. Parce que Macron use et abuse de tous ses rouages, il en fait un vrai droit de veto du roi. Les élections ne me plaisent pas, je n’en tiens pas compte. Et on est dans ce temps de crise, pas simplement politique et démocratique, mais de crise de régime.
David Dufresne
Danielle, excuse-moi, je ne me souviens pas qu’on ait été réunis.
Audio
Alors, moi, je suis députée malgré la purge.
David Dufresne
Voilà, tu es députée.
Audio
Je suis députée Nouveau Front populaire du 20ᵉ. Voilà, je suis dans le groupe Écologiste et Social et je fais partie des fondateurs de L’Après.
David Dufresne
C’est-à-dire ?
Audio
En fait, L’Après, c’est un outil politique, une association politique. Son premier objectif, si tu veux, c’est qu’on garde le même programme, que ça soit L’Avenir en commun, le programme du Nouveau Front populaire. Et nous sommes très attachés à l’unité. Tu vois la crise politique qu’on connaît là, elle montre bien qu’il est tout à fait possible que le quinquennat Macron n’arrive pas à son terme. L’enjeu à gauche est bien, puisqu’on a été capables d’avoir une seule candidate pour Matignon, qu’on va avoir un seul ou une seule candidate à l’Élysée pour battre Le Pen et pouvoir gouverner dans ce pays.
David Dufresne
Alors, tu reviendras à Auposte pour qu’on en parle, parce que là, c’est pas ça. Mais le CSA te dit : « Bon, ah, c’est dommage, Danielle, on l’aimait bien. » Ils sont cinq, là, à L’Après. Quelle force ! Tu reviendras pour en parler, bien sûr.
Audio
Moi, je n’ai pas choisi de purger. Et j’ai gagné cette élection à 74 %. Voilà, j’ai été élue par la souveraineté du peuple exprimée dans ma circonscription. Je les remercie et je pense que, pendant cette bataille, l’unité du Nouveau Front populaire est essentielle. Ce n’est pas une force toute seule, avec un candidat tout seul, qui pourra battre Marine Le Pen.
David Dufresne
Le CSA que nous organisons, ce n’est pas le moment de parler de ça. On va laisser passer ce qui se passe.
Audio
C’est le moment de parler de l’enjeu de l’unité. L’unité. Regarde la banderole, là-bas : ils construisent les assemblées citoyennes du Nouveau Front populaire. Ça me semble très important qu’il y ait une unité au sommet, qui est vraiment l’unité des partis, des syndicats, des associations. Il faut absolument préserver et alimenter l’unité à la base des assemblées citoyennes du Nouveau Front populaire. Pour nous, c’est très important.
David Dufresne
À bientôt. Alors les amis, je me rends compte que j’ai un problème de batterie. Il faut que je mette en place la batterie de secours. Ah bah tiens, j’ai retrouvé ma lettre. Vous pouvez me tenir deux secondes ? Voilà. Merci beaucoup. Excusez-moi, j’ai besoin d’aide. Allez-y, prenez le micro, parlez, filmez ! Votre copine a raison.
Audio
Bonjour. Qu’est-ce qu’on dit ? On a un message à faire passer autre que « Macron destitution ». On peut me placer en tant que Première ministre, voilà. Parce que bon, on ne s’est pas mobilisés pour rien. Vous voyez, même les papys manifestent avec nous. Qu’est-ce que je raconte d’autre ? Ah, il y a des commentaires ? Oui, on a ici une vraie politique. J’aurais pu me mobiliser pour plusieurs choses. Tout le bordel qu’on commence à nous faire pour la Palestine. Ça fait quand même un an. Vive le roi ! Va te faire foutre ! Vive le roi ! On ne les a pas décapités pour rien, nos rois ! Je sais, je parle plus français, mais là, on les a pas décapités pour rien. Voilà, les insectes manifestent avec nous. Bref. On s’est pas mobilisés pour rien, on n’a pas voté pour rien. Là, c’est un peu le sentiment qu’on a : d’avoir voté pour rien. On s’est fait chier à la gueule, comme d’habitude. Bon voilà, mobilisez-vous parce qu’on en a marre. Merci. Bisous.
David Dufresne
Merci beaucoup. Moi, les amis, j’ai un vrai problème. J’ai bien déconné, j’ai oublié le câble pour la batterie de rechange. Aïe, aïe, aïe ! Alors, il est possible que le live s’arrête assez vite. Merde ! Je vais aller voir s’il y a un câble. Un câble USB-C, Lightning, USB-C, iPhone. Je comprends pas. Je l’ai rechargé toute cette nuit, l’autre. À moins qu’il y ait un magasin. J’essaie de réfléchir. Non, hélas.
Audio
La jeunesse ne peut pas comprendre l’avenir et, comprenez ma position, vous savez tout. Pas de place dans la démocratie pour aller voter.
David Dufresne
On reviendra au calme.
Audio
Dans le cadre du travail, où le patron n’a pas assez de démocratie. Il n’y a pas de solution, il n’y a qu’une forme de rapport de force populaire pour les modifications. Moi, je suis pour la redistribution des richesses. Alors cette mobilisation, tout ça, ça tombe bien. À nous de continuer tout ça en rejoignant des partis politiques, mais surtout aussi des syndicats. Marine Le Pen.
David Dufresne
Et là, on est au début de la manif. Bonjour, petite urgence, j’ai besoin d’un câble Lightning USB-C. Vous allez savoir. Euh ouais, c’est ça. C’est combien ? Je suis désolé, je suis en direct, mais monsieur me sauve la vie. Je vais demander une facture. OK, c’est grâce aux donateurs d’Auposte que je vais pouvoir acheter le câble.
Audio
C’est qui pour la facture ? Grand Garage ?
David Dufresne
Oui, Grand Garage, ça suffit. Je vais pas vous embêter. Allez, je vais me mettre dehors pour ne pas perdre la connexion.
Audio
On peut juste en prendre un.
David Dufresne
Grand Garage. En carte. Excusez-moi, monsieur. Bon, attendez, je vais poser la caméra. Un monsieur arrive avec le truc. Regardez ça, c’est génial ! C’est génial !
Audio
Hop !
David Dufresne
C’est bon. Merci, monsieur. Si vous voulez l’enlever du carton… Excusez-moi, je suis en direct. C’est le bordel. Ah, voilà le camion. Oh, c’est parfait ! Et là, ça ne marche pas ! Merci, monsieur.
Audio
Cela fait deux mois qu’une élection a eu lieu en France et cela fait deux mois que monsieur Macron…
David Dufresne
Merci. La facture, le câble.
Audio
Comme si rien ne s’était passé. Nous avons passé 50 jours avec un gouvernement démissionnaire qui a continué à mettre en place les pires politiques contre les pauvres, contre les lycéens, contre les salariés
David Dufresne
Il me reste 3 % de batterie.
Audio
Face à un abus de pouvoir du président de la République, qui a refusé d’appeler le Nouveau Front populaire à Matignon. On nous a distillé, des semaines et des semaines, dans un jeu médiatique invraisemblable, l’idée selon laquelle tout ce qui se passait était normal. Mais cela n’est pas la normalité.
David Dufresne
Ça me fait plaisir de vous voir là. Je me doutais bien.
Audio
Oh, bonjour !
David Dufresne
Oui, je viens de recevoir… Je recharge ma batterie. La dénommée Sandrine Rousseau. Oh là là ! L’Union syndicale lycéenne, bientôt étudiante. Eh oui, c’est exactement l’histoire qui pousse la jeunesse à être à l’avant-garde de la contestation contre ce coup de force. Alors, qu’est-ce que ça donne ?
Audio
 Nous sommes 140 rassemblements partout en France.
David Dufresne
Suivez-moi. Je vais reprendre mes esprits, mes amis.
Audio
Face à un tel abus de pouvoir, un tel déni de démocratie, nous devons nous montrer unis, fiers, dans notre diversité, dans notre unité, pour dire non au coup de force d’Emmanuel Macron. Ne croyons pas que ceci ne serait qu’une petite pièce isolée. Cet homme politique, qui est surtout le candidat du consensus trouvé avec l’extrême droite cette mobilisation du 7 septembre est la première.
David Dufresne
Merci, monsieur.
Audio
Nous sommes prêts.
David Dufresne
Donc, je ne sais pas si vous avez vu, il y a Sandrine Rousseau qui est passée. Donc là, on entend Manès Nadel. Moi, je vais essayer de me rapprocher de lui. On l’a reçu plusieurs fois. On va poursuivre.
Audio
On va donc pouvoir porter notre projet. C’est un projet de liberté, de rapprochement et de fraternité.
David Dufresne
C’est exactement ce pour quoi nous avons voté. Parce que vous entendez mal ou pas Emmanuel Macron.
Audio
Pour finir, ce n’est qu’un petit autocrate. Il met en place les mêmes stratégies que Mac-Mahon. Il a décidé de ne pas se soumettre au résultat des urnes. Alors, qu’il se soumette ou se démette. Et s’il ne le fait pas, nous le démettrons nous-mêmes.
David Dufresne
J’ai l’impression que la nature a donné chaud au cœur de l’être humain. Merci les amis, merci les amateurs. Mélenchon, il parle au moment où on est devant le poste. Ce n’est pas cool. Excusez-moi. Oh, ça, c’est moi. Alors ?
Audio
Il est étrange aussi de voir la fatuité du monarque et les ordres du roi. Les premiers députés se présentent devant le roi. Il enlève son chapeau. Il faut respecter. Le roi nous apprend qu’il n’a pas prévu un droit de veto qui le mettrait au-dessus de la loi. Les premiers députés ont décidé qu’il n’y avait rien, même pas le roi, au-dessus du peuple. Il demande que ceux qui sont pour le droit de veto se mettent à sa droite et ceux qui sont contre le droit de veto à sa gauche. Alors, majoritairement, les premiers députés sont allés à gauche. Cela signifie qu’il n’y a rien au-dessus du peuple souverain. Cette manifestation, cette marche, comme il y en a 140 dans le pays, est à l’initiative des organisations de jeunesse. Ils sont là, ils ont les éléments de langage qu’on leur a distribués : « C’est la manif de Mélenchon. » C’est pire que la manif de Mélenchon : c’est la venue de la jeunesse, de la patrie.
David Dufresne
Ce n’est jamais bon de parler de soi à la troisième personne.
Audio
Qu’est-ce que l’amour de la France, si ce n’est pas l’amour de la liberté, de la souveraineté de son peuple ? Où êtes-vous ? Pourquoi n’êtes-vous pas là pour défendre votre dignité de citoyenne et de citoyen ? Qu’est-ce que votre amour de la patrie républicaine ? Quel est votre amour de l’égalité, si vous n’avez pas honte de voir qu’on vous a conduit un homme qui a refusé la première des formes de l’égalité, qui est l’égalité de l’amour ? Car l’orientation sexuelle n’est pas un choix, tandis que l’amour est une aptitude. Comment ? Quoi ? Vous n’avez pas le respect de la dignité qui vous appelle à faire de la France une terre de fraternité, parce qu’on n’en fait jamais assez contre ceux d’entre nous qui n’ont pas la religion ou la couleur de peau qu’il faut ? Et tant qu’il restera un ferment de rébellion, un ferment de refus, un ferment de la capacité de dire non, alors la force de la volonté de liberté, d’égalité et de fraternité s’opposera. Je vais vous expliquer la différence entre la démocratie et un coup de force. La démocratie, ce n’est pas seulement l’art d’accepter d’avoir gagné, c’est aussi la réalité d’accepter de perdre. Vous avez perdu trois fois. Vous êtes allés aux élections législatives et vous avez perdu en 2022, car vous n’avez eu qu’une minorité que vous avez baptisée, vous et vos répondeurs automatiques, « majorité présidentielle ». Après avoir été battu une nouvelle fois aux élections européennes, vous avez dissous sans rien demander à personne et vous avez encore été battu. En démocratie, vous n’avez pas à décider de ce qu’est une solution stable ou pas. En démocratie, c’est l’Assemblée nationale qui le décide. Ne croyez pas, quoi qu’il advienne, que ces choses-là puissent être effacées. Le déni de démocratie, quand en 2005 le peuple dit non et que vous décidez que c’est oui, vous violez la démocratie. Eh bien, il n’y aura pas de paix derrière la violence que vous êtes en train de faire, car il n’y a plus aucune règle. Alors vous entrez dans un monde où c’est la loi du plus fort. Et la loi du plus fort, je vous le dis d’abord, le plus fort dans ce pays, c’est son peuple. C’était à l’Assemblée nationale de décider si son gouvernement serait ou non censuré. On nous dit : « Parce que vous voulez appliquer votre programme ? » C’est un comble ! En effet, nous avions l’intention de l’appliquer. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons été élus. Vous avez l’habitude de mentir, de tricher, de promettre. Pas nous. Ainsi, c’était de nouveau à l’Assemblée nationale de décider si ce que nous proposions valait la peine d’être adopté. Et je demande à voir quel député aurait levé la main pour dire : « Je suis contre l’impôt sur la fortune. » Les Français, la société entière, auraient pu voir ceux qui lèvent la main à ce moment-là. J’aurais voulu voir qui allait lever la main.Vous ne savez pas. Vous n’avez pas compris. Pourquoi vous posez ces questions ? Pourquoi cherchez-vous un autre responsable de cette situation ? Parce que rien ne se passe comme prévu. Parce que ce peuple est un danger pour vous. Parce que vous supportez que quelqu’un qui a la fortune derrière les fagots vienne parler de la France d’en bas. De temps en temps, il conviendrait, depuis deux ans que cela dure sur vos médias, de dire les choses. Nous voterons la censure. Mais ce n’est pas tout. Dans toute la presse du monde, personne ne dit que c’est monsieur Barnier qui est le responsable de la situation. Personne ne pense que cette idée puisse sortir de son cerveau. Alors, si c’est Macron le responsable, c’est lui qui doit s’en aller et personne d’autre. Quel que soit le sujet, nous irons dans les rues. Vous avez voté pour nous. Nous sommes sous le mandat que vous nous avez donné. Nous nous débarrasserons de tout ce qui va nous en empêcher. Je vous dis que ça ne sert à rien d’utiliser les institutions, ce que la loi permet, pour atteindre les objectifs que vous nous donnez ? Ça ne sert à rien ? Il y a un article 68 de la Constitution pour dire au monarque de s’en aller parce qu’il a violé son mandat, c’est-à-dire la première des lois de son mandat. Il faut respecter la forme qui est donnée à la démocratie parce que c’est le canal par lequel passe la volonté populaire. Sans cette forme, nous serions une force brute, aveugle, incapable de se diviser quel que soit votre avis politique.
David Dufresne
On est rue du Faubourg-Saint-Antoine.
Audio
La question qui est posée est de savoir si le peuple français, tel qu’il est, a une réserve suffisante d’éternité. Une fois de plus, dans le monde entier, si vous regardez le peuple français, qui le comprend en révolution ?
David Dufresne
Alors, les amis si c’est flou ou si l’image est floue, c’est que là, il y a beaucoup, beaucoup de portables. Le son, s’il vous plaît ? Et l’image ? OK, super, merci beaucoup ! Bon voilà, le camion repart et on va aller au petit stand Auposte. Ça va bien ?
Audio
Ça va.
David Dufresne
Très bien. Et toi ?
Audio
C’est la revue de Paroles d’honneur et du QG décolonial. Donc c’est un traitement de ce qui nous concerne. C’est le numéro deux. Le premier fait fureur, le second fait fureur. C’est à retrouver sur la manif. N’hésitez pas.
David Dufresne
Et toi, tu es comment ? On va se présenter ?
Audio
Isabelle Khodja. Je suis cofondatrice du collectif de défense des jeunes du Mantois.
David Dufresne
Voilà.
Audio
C’est exactement ça.
David Dufresne
Et on se connaît.
Audio
À ce que tu me demandes à ce moment-là. Après l’interpellation des 105, voilà, c’est le 6 décembre.
Audio
Donc je suis détendue. Voilà mon message à travers les yeux de tout le monde.
David Dufresne
Merci d’avoir fait suivre ta revue pour le filmage. Ça y est, ça ! Excusez-moi. Alors, voyons voir si le stand Auposte est pris d’assaut ou pas. Mélenchon va venir dédicacer quelques stickers Auposte. Normalement, si tout va bien, c’était prévu comme ça, en tout cas avec l’organisation. Oh là là, ils sont débordés, là, les enfants. Voilà. Regardez la belle banderole de Paul. On arrive, on n’arrive pas à la mettre. Voici Serge Faubert. Monsieur Serge Faubert, on voudrait une analyse en direct du discours de M. Mélenchon. Il a pris un peu à partie les experts en plateau, « des répétiteurs », a-t-il dit. Voilà, donc c’est bon. C’était un peu le procès des journalistes, comme d’habitude.
Serge Faubert
Mais sur le fond, il a raison. Si 68, c’est un festival d’opérette. Qu’est-ce qui reste ?
Audio
Voilà. Merci à tous les deux. Merci à tous les deux. Vous êtes exceptionnels tous les deux. Vraiment, je vous aime.
David Dufresne
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci. Merci à vous, mes amis. Les gens m’ont beaucoup aidé. Ah bah non, voilà, là, Serge Faubert et le Black Bloc. Si j’avais pu penser ça un jour… Voilà, regardez-moi cette tête de camping, avec la fine équipe. Tenez, prenez le micro. Alors bon, elle, vous la connaissez, c’est Pauline, qui nous revient de vacances. Alors allez-y donc. Racontez ce qui s’est passé.
Audio
Là-bas, on vient d’assister…
David Dufresne
À ça, je sais bien. Mais que vous disent les gens ?
Audio
Ah OK, pardon. Bah euh, je sais pas, il y en a beaucoup qui connaissent déjà. Ouais, ouais, beaucoup trop.
David Dufresne
Pauline est là. Bonjour le stagiaire le plus rapide de l’histoire.
Audio
Salut.
David Dufresne
Puisqu’il est resté quinze jours, il a démissionné pour aller un peu plus vite. Voilà. Donc il
Audio
Tu dis, toi, tout ce que tu as fait avec nous.
Axel
Oui, oui. Bah depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, euh… j’ai aidé Auposte bénévolement en tant que monteur parce que je suis issu de…
Audio
Là, on a créé un parcours, un parcours utilisateur.C’est pour tester la motivation des militants
David Dufresne
Ah, voilà une belle banderole au Pôle emploi Paris.
Audio
Et voilà. Et les gens ? Les gens connaissent
David Dufresne
Mais Axel n’a pas fini de parler, hein ?
Axel
Bon bah, j’ai pas grand-chose à dire. Du coup, depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, bah juste, j’ai aidé Auposte en tant que monteur et ça me fait très plaisir d’être là avec eux. Et puis, si vous voulez, j’invite d’autres personnes du secteur du cinéma et de la télévision à venir aider Auposte, s’ils en ont les moyens et le courage. Merci à vous.
David Dufresne
Merci. C’est la première fois que tu tiens le stand. Alors, ça va ? Pas trop de fachos ?
Audio
Non, aucun facho.
David Dufresne
Ici, on en a assez. On n’attire pas les fachos. Beaucoup de méchants.
Audio
Ah ça, oui !
David Dufresne
Alors, qu’est-ce qu’ils disent, les gens ?
Audio
Bien souvent, ils connaissent quand même Auposte.
David Dufresne
Qui arrive ici, qui est passé par…
Audio
Il est passé par là, il a eu des autocollants et puis c’est très beau, c’est très beau
David Dufresne
Oh là là, Brigitte. Comment ils l’appellent ? Orange ? Ouais, ça s’est bien passé.
Audio
C’est tout fait pour toi.
David Dufresne
Super. Merci beaucoup ! Alors, on va redonner la parole à un homme, si tu veux parler, ou Pauline.
Audio
Euh, oui.
David Dufresne
Bon alors, Raoul, dis-nous ce que tu feras le week-end prochain, là.
Audio
Alors oui, bonjour. Je serai donc présente à la Fête de l’Humanité pour tenir le stand d’Auposte. Donc, pour ceux qui veulent venir nous voir, venez nombreux, venez nous aider, venez faire connaître Auposte. Et pour ceux qui n’ont pas encore donné, donnez à Auposte pour faire ça. S’il vous plaît, s’il vous plaît, donnez des sous.
David Dufresne
Tu as fini de parler ou pas ?
Audio
Je suis pour la liberté de circulation de la parole ! Je laisse tout le monde parler, y a pas de souci. Je disais que les gens étaient contents de trouver Auposte. Quand ils savaient, ça leur faisait plaisir. On les a briefés sur les émissions à venir. Parce que je le dis à vous aussi, il y en a plein. La semaine prochaine, ça va être super ! Euh voilà. Et du coup, c’est vraiment chouette, tout le monde vient nous voir. Enfin voilà, ça se passe très bien. Comme vous pouvez le voir exposé, c’est porte-micro. Euh ouais, on s’est bien installés, mais c’est vrai qu’on s’est transformés en parcours urbain. Du coup, on a quand même un peu d’effet, mais ça va.
David Dufresne
Super.
Audio
Non ? C’est super !
David Dufresne
Tu déambules un peu ou pas ?
Audio
Si tu veux.
David Dufresne
Tu veux faire ton travail ou comment ça se passe ?
Audio
Je cherche un nouvel emploi à Auposte.
David Dufresne
Bon, il y a une fanfare qui se prépare.
Audio
Je cherche un nouvel emploi, mais je peux déambuler si tu veux.
David Dufresne
Je vois une fanfare qui se prépare. Bon bah, on va repartir en déambulation.
Audio
Alors ?
David Dufresne
Alors, on laisse un peu comme ça. Tiens, Pauline prends le micro et moi, je te suis. Vas-y.
Pauline
Bonjour, bonjour. ça va être facile. Bonjour. Je suis en live pour Auposte, un média indépendant. Est-ce que vous voulez nous dire pourquoi vous êtes là aujourd’hui ? Bon, OK, ce n’est pas grave. Merci. Bonjour. Je suis en live pour Auposte. Est-ce que je peux vous demander pourquoi vous êtes là ?
David Dufresne
On est rue du Faubourg-Saint-Antoine, à 400, 500 mètres de la Bastille.
Audio
Bah moi, je suis venu là parce qu’on a un nouveau Premier ministre et c’est vraiment scandaleux par rapport à toutes les manifs qu’on a faites, à tout ce qu’on a eu l’impression d’avoir gagné avec les législatives. Et là, justement, on nous prend pour des idiots et c’est vraiment humiliant. Et il faut faire quelque chose. Venir dans la rue, c’est le plus simple pour l’instant. Voilà, c’est ça aussi.
David Dufresne
C’est ça. Ah bah oui, ça forcément, vous avez les deux micros
Audio
Ben moi, je viens juste d’arriver à Paris. Du coup, je suis plus habitué à des manifestations où il y a moins de monde, mais en vrai, c’est très calme, c’est très familial, donc c’est rassurant. De ce côté-là, ça bouge un peu, mais en même temps, je pense que c’est aussi la reprise de toutes les manifestations, les vacances, etc. Donc voilà, j’espère que ça va bouger de plus en plus. Mais pour l’instant, c’est cool déjà de se retrouver, de voir qu’il y a des gens qui sont autant gênés et un peu révoltés que nous.
Audio
Bah moi, je suis là parce qu’on a voté. Quand on manifeste, on nous dit qu’il faut voter pour s’exprimer au lieu de manifester. On voit qu’on vote et qu’on a une majorité qui est, même si elle est relative finalement, et bien même le vote ne nous sert plus. Donc je pense qu’on arrive dans une impasse institutionnelle où on voit que, peu importe ce qu’on fait, en fait, on n’est pas entendus. Et Macron, ce jour-là, jette le vote des Français pour refaire, en fait, toujours à sa sauce, quoi. Voilà, on verra ce que ça donne. Mais voilà, c’est bien d’avoir du monde quand même, mais faut voir si ça va suivre dans les prochaines mobilisations. Je pense que oui, il va falloir s’organiser et descendre plus régulièrement dans la rue. Il n’y a pas la CGT, par exemple. C’est dommage que les syndicats se limitent à une manifestation comme aujourd’hui. Je pense qu’il faut être intelligents, peut-être même plus que pendant les retraites. Un véritable Front populaire pour le coup.Avec syndicats, partis politiques et associations, etc. Voilà une nouvelle année de lutte qui s’annonce, qui commence. Où on se réunit oui, oui, je pense que là, ça va. C’est la première fois dans ce cas-là. C’est très bien. Merci beaucoup, merci, et bonne manif et bonne journée.
David Dufresne
Merci beaucoup. Pauline. Alors, c’était parfait. Elle était parfaite, Pauline. Vous n’avez pas entendu.
Audio
La teneur pour moi ?
David Dufresne
Mais alors, Pauline, la maîtrise de l’antenne, toujours, c’est-à-dire le micro, tu dois le garder.
Pauline
C’est moi qui le tiens toujours.
David Dufresne
Imagine, il peut dire n’importe quoi, il a le micro, tu peux rien faire.
Pauline
OK.
David Dufresne
Mais tu gardes le micro, d’accord ?
Pauline
Ce n’est pas facile d’arrêter des gens dans la rue.
David Dufresne
Pauline, bravo Pauline. Simon, je suis sûr qu’il va parler. Vous voulez parler, vous aussi ?
Pauline
En fait, on est en live et on demande aux gens pourquoi ils sont venus. Est-ce qu’ils ont quelque chose à dire par rapport à ce qui se passe aujourd’hui ?
Audio
Oh, bien sûr. On est dans une situation aujourd’hui de confiscation et de censure a priori.
David Dufresne
En fait, tout ça est absolument illégal et contraire aux dispositions constitutionnelles.
Audio
Voilà.
Pauline
Merci. Oh, pardon ! Bonjour, excusez-moi de vous déranger, mais on est en live pour Auposte, média libre et indépendant. On est en live juste ici. Est-ce que je peux vous demander pourquoi vous êtes là ? Pourquoi c’est important ? Comment ça se passe pour vous aujourd’hui ? Vous êtes d’accord ?
David Dufresne
Je vous donne un autocollant.
Pauline
OK, je tranche.
Audio
Bon, clairement, c’est dramatique. On a un président… Là, même au niveau institutionnel, c’est une vraie connerie, ce qui se passe. On espère que ça va passer par la rue, du coup, parce que là, la politique sert plus à grand-chose. On a vu comment voter, voilà, évidemment, mais on a vu que ça pouvait avoir des limites selon ce que l’autre veut. Là, peut-être qu’il faut aller dans la rue. Du coup, c’est peut-être pour ça que tout le monde est là. Voilà.
Audio
Je suis totalement d’accord avec ce qui est dit. C’est vrai qu’il y a vraiment un reniement démocratique, notamment des institutions, avec Emmanuel Macron depuis sept ans, etc. C’est vraiment un gros bordel. Du coup, oui, si même voter ne sert plus à rien, il faut aller dans la rue, il faut remonter, il faut essayer de se faire entendre, même si ce n’est pas facile, on en est bien conscients. Mais voilà.
Pauline
Merci beaucoup ! Passez une bonne manif, tous les trois.
David Dufresne
Il y a du monde, là, il y a du monde.
Pauline
Alors, ce n’est pas facile. Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je suis en direct, en live, pour le média libre et indépendant Auposte. Est-ce que vous êtes d’accord pour que je vous interviewe deux minutes, pour vous demander pourquoi vous êtes là aujourd’hui ? Tous les trois ? Oui ? Et vous deux ?
David Dufresne
J’ai coupé mon micro.
Pauline
Vous ne forcez pas, c’est si vous avez envie. Bon alors, vous réfléchissez et je donne la parole en premier. Attends, je me mets là quand même. OK. Voilà. Alors, bonjour. Pourquoi es-tu là aujourd’hui ? Pourquoi c’est important d’être là ?
Audio
C’est important de manifester parce qu’on a joué dans les règles. On est allés voter deux fois avec seulement deux semaines de préparation. Il a décidé de ne pas respecter les résultats. C’est n’importe quoi. En fait, c’est le fait qu’arrivés en majorité absolue ou en majorité relative, c’est comme ça que ça s’est fait en 2022 pour son parti à lui, donc je ne vois pas pourquoi ils ne respectent pas ça maintenant. Donc voilà, c’est important de sortir de chez soi et de montrer qu’on est là et qu’on n’est pas contents.
Pauline
Voilà. Très bien, très clair. C’était préparé, je sens un truc ! Super. Et du coup, vous ? Non ? OK, allez, super, merci. Alors du coup, pourquoi c’est important pour toi d’être là aujourd’hui ? Qu’est-ce que t’attends aujourd’hui ?
Audio
Euh, ce que j’attends aujourd’hui ? Mais n’y a pas grand-chose parce que je pense que les récentes élections ont montré que notre action n’avait pas forcément beaucoup d’impact sur le gouvernement en place. Je pense que ce qui compte, c’est un peu de mettre en place une sorte de dynamique. On remet en question tous les mécanismes institutionnels en France.
Pauline
Merci beaucoup. Passez une belle manif. Bonne journée. Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je suis en direct, en live, pour Auposte, média libre et indépendant. Est-ce que je peux vous demander pourquoi vous êtes là aujourd’hui ?
Audio
Je suis là parce que j’estime que la démocratie n’a pas été respectée et que monsieur Barnier n’a rien à faire au poste de Premier ministre, et que je pense que nous n’allons pas dans le bon sens, qu’il faut prendre des mesures de gauche pour que le peuple français vive mieux.
Pauline
Merci beaucoup. Passez une belle manif. Bonjour. Allez-y, allez-y ! Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je suis en live pour Auposte, média libre et indépendant. Est-ce que vous m’autorisez à vous interviewer une minute pour vous demander pourquoi vous êtes là ?
Audio
Oui, alors ça y est, il me l’a dit.
Pauline
Ah OK, d’accord, c’est vrai. Alors, pourquoi tu es là aujourd’hui ? Pourquoi c’est important pour toi de venir ?
Audio
Alors, pour moi, c’est important parce que j’ai trouvé que ce Premier ministre était évidemment un mauvais choix, comme beaucoup de personnes qui sont ici aujourd’hui. Donc on a compris que c’était déjà un Premier ministre de droite qui a été notamment choisi, qui est notamment approuvé par le RN, et Macron a voulu écouter le RN, n’a pas écouté la gauche également. Je trouve ça vraiment dommage. Bon, c’était un peu évident, mais c’est un Premier ministre qui a des idées sur l’immigration absolument insupportables et des idées aussi, on l’a entendu, qui ont été… c’était il y a plusieurs années, mais qui est… voilà, il est homophobe. Voilà, exactement. C’est complètement affligeant et je trouve ça dommage. Il va avoir une politique de droite, comme Macron, et voilà. C’est terrifiant.
Pauline
Merci beaucoup. Tu viens vers moi ?
Audio
C’est vrai pour les mêmes raisons, mais c’est aussi parce qu’on entend beaucoup que les lycéens ne font que des blocus et qu’il faut aller en manif. Ben c’est faux. Enfin, il y a plein de gens qui vont aussi en manif, mais les établissements scolaires, ils préfèrent dire qu’on fait que des blocus et c’est faux.
Pauline
Merci beaucoup. Passez une belle manif toutes les trois et à bientôt à d’autres manifs, peut-être. Bonjour. Je suis en direct, en live, pour Auposte. Est-ce que je peux vous demander pourquoi vous êtes là ? Pourquoi c’est important pour vous de vous être mobilisé aujourd’hui ?
Audio
Bien sûr, c’est très important. On vit un déni de démocratie juste abyssal. Les injustices s’accumulent, notre précarité existentielle augmente avec le dérèglement climatique, la catastrophe écologique, et toutes ces classes dirigeantes sont en plein déni de ça. On n’est pas du tout dans le réel. On flotte dans un jeu opportuniste qui est toujours au profit des plus riches et c’est une situation insupportable. Donc il faut créer un rapport de force. Pour créer ce rapport de force, il va falloir faire un peu plus que cette belle manifestation. Il va falloir engager des actions de blocage, des coopérations. Il y a plein d’idées sur toutes ces pancartes. Quelqu’un dit : « Mais qu’est-ce qu’on attend pour lancer un gouvernement populaire en marge de ces institutions fantoches, finalement ? » Pourquoi pas ? Ça s’est fait avec succès. Voilà.
Pauline
Génial ! Merci beaucoup. Passez une belle journée.
Audio
Très bon, très bon.
David Dufresne
OK. Avez-vous un mot à dire, Apolline ? Est-ce que vous avez un mot à dire ? Apolline, quel est ton prochain rendez-vous ?
Pauline
Mon prochain rendez-vous ? Hello !En attendant l’émission Mon prochain rendez-vous, c’est le 26 septembre, avec Constance Rimlinger, qui a écrit un livre féministe sur le retour à la terre et l’écologie queer. Voilà, on parlera de ça.
David Dufresne
Alors merci à vous. Visiblement, le tchat réclame que tu gardes le micro. Il faut qu’on avance quand même. Quand tu nous dis que c’est toi la meilleure, t’es la meilleure.
Pauline
Mais justement, c’est parce que ce n’est pas vrai ce qu’ils le disent.
David Dufresne
Salut en passant, force à Pauline. Big up Pauline. Merci Pauline, je suis fan de Pauline. Te laisse pas abattre, Pauline. Mais là, il semblerait que ce soit toi. Ils ne feraient pas ça devant LVMH, les gens, là. Ils ne feraient pas ça devant le même genre. Ah, bon sang de bonsoir !
Pauline
Voilà, je te rends le micro.
David Dufresne
Non, non, vas-y ! Tu sais ce qu’elle a bien, c’est… Tu détectes un détail vestimentaire ou une attitude. C’est quoi ce tee-shirt ?
Pauline
Bonjour, je suis en live pour le média libre et indépendant Auposte. Est-ce que je peux vous interviewer pour vous demander un petit peu pourquoi vous êtes là aujourd’hui ?
Audio
Pourquoi suis-je là aujourd’hui ? Je suis là aujourd’hui parce que j’essaye de faire changer les choses. J’essaye de faire respecter nos voix. Je suis aussi là pour soutenir le peuple palestinien qui se fait massacrer depuis bientôt un an maintenant, et évidemment tout le reste depuis 80 ans. Et voilà, je suis là pour me retrouver avec des gens qui pensent comme moi et essayer de faire changer les choses et éviter que le gouvernement ne poursuive dans la direction qui est prise en ce moment.
Pauline
Ouais, merci. Et vous ?
Audio
Euh, bah ouais, pareil. Je suis assez choqué de tout ce qui se passe. Je suis assez choqué que l’on soit qu’un noyau encore à réagir. Pour l’instant, j’ai l’impression que la France moyenne, ça lui glisse un peu dessus. Alors que c’est quand même un empilement de choses très graves qui se passent.
Pauline
Merci beaucoup ! Passez une belle manif. Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je suis en live pour le média libre et indépendant Auposte. Est-ce que je peux vous interviewer deux secondes pour savoir pourquoi c’est important pour vous d’être là aujourd’hui ? Venez avec moi. Vous pouvez aussi parler à tout le monde, c’est comme vous voulez.
Audio
Pourquoi est-ce qu’on est là ? Parce que le vote nous a été volé. Tout simplement. Voilà, à toi.
Audio
C’est ça. On a fait campagne pendant de longues semaines, tous les jours, matin et soir. On est partis voir les habitants, on est partis voir les jeunes, on leur a dit : « On peut éviter l’extrême droite par le vote », et aujourd’hui, on nous vole ce vote. Donc ça va créer une génération désillusionnée. Après nos anciens qui ont vécu le vol de leur vote de 2005 avec le traité de Lisbonne en 2008, notre génération, elle est en train de vivre finalement ce front anti-populaire. Et justement, nous, on a envie de montrer qu’on ne va pas rester dans la torpeur et que toutes les dingueries qu’on est en train de nous faire, on est prêts à se mobiliser à ce moment-là.
David Dufresne
Il ne suffit pas de marcher maintenant. Il faut que les syndicats fassent le travail, il faut qu’ils se mobilisent, il faut qu’ils appellent à la grève parce qu’il n’y a que ça, il n’y a que ça qui va marcher. Marcher dans Paris…
Audio
C’est bien.
David Dufresne
Voilà, ça fait une petite balade et tout.Mais il faut taper là où ça fait mal.
Pauline
Merci beaucoup. Passez une belle manif. Bonjour, je viens vous voir parce que vous avez un joli tee-shirt, mais on vous l’a déjà dit. Alors, madame a un tee-shirt avec un petit poussin, avec des lunettes de plongée et une bouée. C’est trop mignon ! Donc je suis en live pour le média libre et indépendant Auposte, juste là. Est-ce que je peux vous demander pourquoi c’est important pour vous d’être là aujourd’hui ?
Audio
Parce que je pense que les Français n’ont pas voté pour ce qui s’annonce aujourd’hui avec un Premier ministre de droite.
Pauline
Et qu’est-ce que vous pensez de la mobilisation et de ce qui se passe en ce moment, en général, au niveau de la riposte ?
Audio
J’espère que ça va s’amplifier encore pour dénoncer ce qui se passe et pour ramener à la raison Macron, même si j’ai peu d’espoir en la matière.
Pauline
Merci beaucoup. Passez une belle manif. Bonjour, je suis en direct pour le média libre et indépendant Auposte. Est-ce que je peux vous demander pourquoi c’est important pour vous d’être là aujourd’hui ?
Audio
Non, parce qu’il y a tout ça, en fait. Ce n’est même pas bien beau, en fait. Parce qu’en fait, c’est tellement…
David Dufresne
Une angoisse ?
Audio
Depuis le 9 juin, du 9 juin au 7 juillet, dans un état d’angoisse un monde mortifère
Audio
Envie de démocratie et de rêver. C’est violent de ne pas avoir été écoutés. Et puis voilà que Macron préfère faire alliance avec l’extrême droite, qui n’a pas été entendue dans le vote, qu’on s’est bougés pour faire voter plein de gens, et on se retrouve là. Et puis voilà, on se dit : bon bah voilà, il nous reste la rue, au moins pour se faire entendre et pour essayer de garder… parce qu’il y a quand même eu un beau mouvement, et essayer de garder ça parce qu’il faut continuer, il ne faut pas être défaitiste.
Pauline
Merci beaucoup.
Audio
Je vous en prie.
David Dufresne
Il va falloir avancer. On nous dit que la technique du tee-shirt est exceptionnelle. Alors, on dirait le média Livret A, des fois. Donc je vais reprendre le micro.
Audio
Je te laisse avec l’équipe.
David Dufresne
Ouais, on te fait confiance. Je dois filer, je continue. Merci pour ton aide et à très vite. Tu viens à la Fête de l’Huma ou pas ?
Audio
Je sais pas, je pense pas.
David Dufresne
Moi, je viens trois jours. Ouais, trois jours. Donc tu récupères tout ou pas ?
Audio
Oui, oui, oui.
David Dufresne
Parce que sinon, le vélo, il est là, ce qui va accrocher la table.
Audio
Non ?
David Dufresne
Bon allez, une dernière interview, une dernière.
Pauline
Bonjour, je suis en direct pour le média libre et indépendant Auposte. Est-ce que je peux vous demander pourquoi c’est important pour vous d’être là aujourd’hui ?
Audio
C’est quand même un symbole, dans la mesure où on n’est pas forcément écoutés, même pas du tout, aux urnes. Je pense qu’il faut trouver un moyen de se faire entendre ailleurs et de manifester que c’est totalement impossible, dans une démocratie, ce qui s’est passé.
Audio
Et moi, c’est surtout en soutien avec tous les Français qui sont avec moi et contre Macron et contre sa décision d’avoir pris ce Premier ministre.
Pauline
Merci beaucoup. Passez une belle manif.
David Dufresne
Et là, tout va bien. Alors, Pauline bravo à toutes ces personnes que je vois pour Pauline. J’ai une suggestion : ne t’excuse pas en supposant que tu déranges. Tu donnes la parole, tu fais un cadeau. Les gens peuvent refuser le cadeau, mais ça ne me dérange pas. Ne sous-estime pas ton droit à poser des questions.
Audio
Salut. Bonjour. Salut. Pourquoi vous êtes là ? Pour manifester ?
Audio
Il faut être là.
Audio
Alors, il y a marqué quoi sur la bannière ?
Audio
« Nous sommes nés, la démocratie est née, le vote est nié. »
Audio
Voilà, une très belle pancarte. Merci. C’est vous qui l’avez faite ?
David Dufresne
Merci beaucoup, Pauline. Bravo !
Audio
Merci à toi.
David Dufresne
Au bureau la semaine prochaine et à la Fête de l’Huma pendant trois jours. J’y vais. Allez, on y va ! À bientôt la compagnie. Merci. Allez, on y va !
Audio
Bravo pour ce travail. Je n’ai rien à dire, mais bravo.
David Dufresne
Merci à vous ! Donc là, j’ai remis mon micro. Alors, on avance, on avance. Non, ça ne va vraiment pas… Plusieurs milliers. Je pense que ça a mis du temps à venir. Il y a deux heures, il n’y avait vraiment pas grand monde. J’aurais dit 2 000 personnes, mais là, il y en a beaucoup plus. Et il faut avoir en tête que ce n’est pas une manifestation nationale puisqu’il y a eu 120, 140 rassemblements partout en France. Donc cette manif, c’est une manif parisienne, c’est pas une manif nationale à Paris. Donc on n’est pas sur la même échelle que les autres manifs. Pardon, j’avais un petit problème de caméra. Donc nous serons à la Fête de l’Huma. Pardon, suivez-moi.
Audio
Pardon, pardon !
David Dufresne
On sera donc à la Fête de l’Huma à partir de vendredi à 12 h. Il y a un village des médias indépendants. C’est le premier du nom. C’est juste en face de l’Agora. L’Agora, c’est la grande salle des grands meetings et des grandes rencontres politiques de la Fête de l’Huma. Et donc il y a un chapiteau dans le village où vous pourrez retrouver Arrêt sur images, Le Média, Auposte, La Déferlante, Reflets et beaucoup d’autres. On a mis le programme sur le site et on sera là pour présenter Auposte, pour… comment dirais-je ? On va vous filer des stickers, discuter avec vous, répondre à vos questions. On va aussi, évidemment, faire beaucoup, beaucoup de lives. On va faire des déambulations, euh, on va faire des lives, des émissions. Alors, on a déjà une émission qui est prévue pour dimanche à 13 h 30 avec Daniel Schneidermann sur la responsabilité des médias. On va en proposer d’autres. C’est-à-dire que dans le chapiteau des médias indépendants, il y aura à tout moment soit des quiz, soit des débats, soit des rencontres. Et on en a aussi quelques-unes. Ensuite, on va se balader dans la Fête de l’Huma.
David Dufresne
Alors, j’ai essayé de remonter le cortège.
David Dufresne
Donc on remonte le cortège, on remonte le cortège autant que possible. Non, la Fête de l’Huma, c’est le week-end prochain. Pardon. J’ai lâché le micro, là. Pardon, excusez-moi. C’est difficile. Excusez-moi. Pardon. Excusez-moi. Oh, je ne suis pas sûr que Barnier soit pétainiste, mais… Le jeune homme, tu l’aimes, tu l’aimes. J’ai entendu madame Duras. Il y a un petit livre derrière toi.
Audio
Un documentaire que tu n’as pas pris.
David Dufresne
Pardon.Bon ben, le câble de secours fonctionne. Alors, il y a deux options en ce moment à Paris et partout en France. Il y a ceux qui marchent dans la rue et puis il y a ceux qui font du sur-place. Alors là, il y a deux micros de France 24. Vous avez fermé le McDo ?
Audio
C’est pas nous
David Dufresne
Vous travaillez là, vous ? Non ? Et alors, pourquoi c’est fermé ?
Audio
Je sais pas trop.
David Dufresne
Pardon, pardon, pardon. Je croyais avoir vu une brèche. Mais non. Pardon, excusez-moi. Oh oui, d’accord. Donc nous sommes à Ledru-Rollin. Donc là, nous sommes à la moitié du cortège et c’est beaucoup, beaucoup plus dense que tout à l’heure. Je vais essayer de monter en tête de cortège, si ça vous va. Ouais, je pense que ça peut être une jolie vignette : « Le peuple vote, le capitaine pilote. »
Audio
Ce n’était pas nous
David Dufresne
Ah oui !
Audio
Je ne pensais pas le voir.
David Dufresne
Bonjour.
Audio
On a besoin de toutes les grosses entreprises.
David Dufresne
Alors on y va, on avance, on avance. Oups, pardon.
Audio
Je ne sais pas ce que c’est devenu.
David Dufresne
Merci. La mise au point est automatique. Ce n’est pas moi qui l’ai fait. La mise au point est faite par le téléphone et ça va. Toi, tu vas jamais à l’école ? D’ailleurs, lui, c’est le grand patron de Blast.
Audio
Regardez-moi, je veux dire bonjour à David et bien d’autres.
David Dufresne
Bien sûr, bien sûr. Un certain Mathias Enthoven. Oups, pardonnez-moi. Voilà, pour ceux qui nous ont suivis sur Blast, en fait, Auposte existait avant Blast. Après, on a eu un compagnonnage, comme vous le voyez, de camarades. Et puis, depuis maintenant plus d’un an et demi, on a recouvré notre liberté et notre indépendance totale. On se diffuse, on est diffusés sur tout un tas de plateformes, mais principalement, le lieu, le refuge, le lieu de rendez-vous, c’est notre site Auposte.fr, où vous trouverez des biographies de nos invités, des résumés, des émissions. Il y a nos newsletters. Voilà, c’est l’endroit où il faut être.
Audio
Ben oui. Salut.
David Dufresne
Ça va ?
Audio
Oui. Alors tout à l’heure, tu disais qu’il n’y avait pas assez de monde à la Bastille.
David Dufresne
Ouais.
Audio
Mais en fait, les gens sont arrivés par devant. Donc il y a beaucoup plus de monde, en fait, dans cette manif.
David Dufresne
Tu fais bien de faire un petit point de la situation.
Audio
Il y a un superbe black bloc qui est très bien mis devant. Moi, je suis arrivé par devant et c’est assez nombreux. Mais voilà, à mon avis, ça va être dur devant, comme d’habitude. Mais j’aimerais bien qu’on parle drogue un de ces quatre.
David Dufresne
Oui, sur Auposte, oui, ça peut arriver.
Audio
Parce qu’en fait, c’est quand même un sujet. Il y a tout un tas de choses qu’on voit, la violence policière
David Dufresne
Donc oui, bien sûr.
Audio
Des questions économiques. Il y a beaucoup de gens qui mangent des cailloux et qui essaient de se débrouiller. Moi, je suis pour la légalisation, mais réguler le marché, etc.
David Dufresne
On aura l’occasion.
Audio
Voilà.
David Dufresne
Oui, ils sont quand même aujourd’hui.
Audio
Donc je m’inquiétais, mais aussi, bien sûr, bien sûr.
David Dufresne
Et si jamais vous vouliez venir…
Audio
Non, non, non.
David Dufresne
C’était pas ça. Bah voilà, vous êtes ici, vous êtes la bienvenue. Vous venez comme vous voulez. Alors il faut venir. Super ! Génial ! Il y avait vous aussi, là, le Front antiraciste. Elle était venue à la journée de 12 h qu’on avait faite juste avant les élections, avec plus d’une vingtaine d’intervenants. Mais plus que ça, en 12 h, il y en avait un par demi-heure. Alors les parapluies, c’est pas le black bloc, hein, c’est la pluie.
Audio
Intéressant.
David Dufresne
Absolument.
Audio
Pardon ?
David Dufresne
Vraiment. Alors l’ancien local de Mediapart qui était à deux rues d’ici. On ne va pas y aller. Alors, pour se faire pardonner « Si on avait voulu se faire baiser par le gouvernement, on aurait élu Kristen Stewart. Les gouines au pouvoir. » Excusez-moi, excusez-moi de mon ignorance. C’est Kristen Stewart ?
Audio
C’est une actrice.
David Dufresne
Oui, elle a joué…
Audio
Et c’est une icône…
David Dufresne
Lesbienne. Donc vous l’affichez…
Audio
Tout simplement.
David Dufresne
Voilà la caméra de surveillance. Allez, on avance, on avance. Donc, d’après le copain qui est venu nous parler tout à l’heure, il y avait des gens qui seraient arrivés par l’autre bout. Donc voilà, il y a plus de monde qu’au début. Alors, je n’ai pas eu le temps de regarder les chiffres. Est-ce que vous en avez ? Est-ce que vous avez, comment dirais-je, manifesté en région ? Comment c’était ? Est-ce qu’il y avait du monde, pas de monde ? La teneur des slogans, l’ambiance ? N’hésitez pas à partager sur le tchat. Et le temps que vos témoignages arrivent, je vous rappelle que vous pouvez vous inscrire à notre newsletter pour recevoir, à peu près une fois par semaine, des nouvelles d’Auposte. Les nouvelles d’Auposte, ça consiste en la programmation des émissions à venir, les émissions passées, le courrier des autres, les réseaux sociaux. Écrivez-nous, on adore ça. Racontez-nous le temps qui passe. Racontez-nous comment ça va. Nos analyses du moment. Donc inscrivez-vous à notre newsletter, c’est le meilleur moyen d’être au courant de ce qu’on fait.
David Dufresne
Là, ce sont les Inverti·e·s qu’on a vus tout à l’heure.
Audio
Alors, on n’est pas tout à fait d’accord avec toi pour savoir qui a gagné.
David Dufresne
On a beau être déboussolésÀ l’occasion. Merci à toi. Salut ! Bonjour ! Alors, un petit peu d’histoire de France. Ah tiens, il y a L’Histoire de Paris, qui est très bien. Mais voilà, ici, la rue qui est là, la rue de Montreuil, au 17, juste là à gauche, c’était là qu’il y avait le local de Bondage, Bondage, le label des Bérurier Noir, où j’ai eu le bonheur de travailler il y a fort, fort longtemps. Et il y a, mesdames et messieurs…
Audio
Ah oui, c’est fait pour ça !
David Dufresne
Mais j’adore ça ! Faut que je vous filme entièrement. Attendez, attendez, n’avancez pas ! Hop, hop ! Voilà. Magnifique, magnifique, magnifique. Je n’avais pas fait gaffe. Des cheveux orange. Oh ! Allez, Louise Michel ! Voilà. Mais vous aussi. Ah, c’est beau, c’est beau, ça. Alors, on a fait un peu plus que la moitié, là. Donc là, on est au métro. Effectivement, métro Faidherbe. Oh, merci à vous ! Oui, je vous interviewe alors. Allez, allez. Non mais super ! En tout cas, c’est mal barré. Je sais, ça fait plaisir, mais bon, ça peut faire plaisir que les gens soient sortis et qu’il y ait du monde. Au début, il n’y avait pas beaucoup de monde.
Audio
Bon, quand même, on est des milliers, là.
David Dufresne
On est des dizaines de milliers, je pense.
Audio
Oui, oui, je pense.
David Dufresne
Ouais, ouais. Merci. Alors, on y va, on y va. Ça a changé ici aussi. Bonjour, bonjour ! Merci beaucoup.
Audio
Félicitations.
David Dufresne
Je vous en prie. Merci beaucoup. Mais est-ce que vous voyez qui est cette élue ?
Audio
Laquelle ?
David Dufresne
Là, devant nous, il y a une dame avec une écharpe tricolore. C’est une députée, mais je ne sais pas qui c’est. Au secours ! Excellent ! Absolument, absolument. 8 000 personnes ont répondu à l’appel… À Valence, ils étaient en fin de journée 500. Un petit rassemblement dans le calme et la mollesse, nous dit Julien. D’habitude, je fais un petit coucou dans le cortège, mais pour une fois, bloqué un peu pour des raisons médicales… Bon rétablissement à toi. Bonjour. Alors, tenez, je vous donne le micro. Non, je vais le garder. Vous êtes en direct Auposte.
Audio
OK, très bien.
David Dufresne
Bonjour. En fait, c’est des gens qui vous ont reconnue, désolé. Je ne savais pas si vous étiez LR ou pas, d’ailleurs.
Audio
Ici, il n’y en a pas beaucoup. Là, on est en train de magouiller contre la démocratie. Donc voilà.
David Dufresne
Qu’est-ce que vous pensez de la manifestation ?
Audio
Alors, c’est une manifestation extrêmement importante. S’il le faut, ce sera la première manifestation d’une longue série. C’est une manifestation à l’appel de la jeunesse. C’est quelque chose de très important parce que ce qu’on a vu aux dernières législatives, c’est avant tout toute une génération qui s’est levée pour dire non à l’extrême droite. On l’a fait sortir par la grande porte, on l’a fait sortir par la porte de la démocratie, par la porte des urnes. Et on a un Macron qui se conduit comme un autocrate. Il l’a fait revenir cette fois par la fenêtre, c’est-à-dire en magouillant avec LR. Et donc, ce qui est très, très clair, c’est que Michel Barnier n’est là où il est que parce qu’il y a eu l’aval de l’extrême droite derrière. Donc aujourd’hui, oui, on est là et on est nombreux, on sera probablement encore plus nombreux.
David Dufresne
Mais vous, vous n’êtes pas nombreux.
Audio
Voilà, on est en nombre ici. Mais attendez, on est quand même assez nombreux pour marquer un message. Ce qui est important ici, c’est une manifestation à l’appel des organisations de jeunesse. Toute la jeunesse est présente. Et là, je parle des slogans antifascistes. On est dans une période où ces messages-là sont hyper importants. Donc on appelle tout le monde à continuer de se mobiliser. On appelle tout le monde à se mobiliser derrière le message de la destitution, parce que là, ça devient plus clair que jamais que le cœur du problème, c’est Emmanuel Macron. Donc il faut que tout le monde se mobilise. On a utilisé la voie des urnes. Là, il faut qu’on utilise d’autres outils qui sont à notre disposition en démocratie. La manifestation, c’est un outil extrêmement important. On sait que Macron a l’habitude de balayer complètement les mouvements sociaux. Là, cette fois, il faut qu’on tienne. Parce qu’effectivement, on voit que même l’emploi des urnes, même l’emploi du vote, c’est quelque chose qui est complètement balayé. Parce qu’aujourd’hui, ce qu’on voit aussi, c’est que le néolibéralisme, ça devient très clair qu’il est incompatible avec la souveraineté populaire. Parce que là, le message clé, c’était le refus du macronisme. Le message clé, c’était la mobilisation contre l’extrême droite. Et qu’est-ce qu’on a comme résultat ? C’est quand même l’alliance des deux. C’est-à-dire qu’on a un retour du macronisme allié avec l’extrême droite. C’est ça, le message clé aujourd’hui. Et on est assez nombreux pour marquer ce message. Ce message, il faudra continuer à le porter. Nous, on va le porter en tant que parlementaires, mais là, c’est à toutes les citoyennes et tous les citoyens qui ont voté de refuser que leur vote soit déchiré, ignoré. Voilà, la voie des urnes, il faut qu’on l’impose cette fois par la manifestation et par la mobilisation.
David Dufresne
Alors, j’ai regardé l’agenda de l’Assemblée, je n’ai rien compris. Vous démarrez quand ? Quand est-ce qu’on va pouvoir suivre tout ça ? C’est quoi le calendrier, là ?
Audio
Alors là, le calendrier, c’est avant tout d’avoir…
David Dufresne
On n’est déjà pas élus pour rien faire.
Audio
Alors, on fait, croyez-moi, on ne fait pas rien. Euh non, là, en fait, il va y avoir une présentation, un discours de politique générale de la part de Michel Barnier. Nous, on va se mobiliser autour de la censure parce que c’est très clair pour nous, tout le Nouveau Front populaire, que tout gouvernement qui n’est pas issu du Nouveau Front populaire, toute nomination qui n’est pas celle de Lucie Castets à Matignon, on la refuse et on la censure. Donc c’est cette étape-là qui est la plus importante.
David Dufresne
Oui, on n’a pas de date pour l’instant.
Audio
Nous, on n’a pas de date. Ça ne nous empêche pas de commencer à travailler. Ça ne nous empêche pas de continuer à nous mobiliser parce que la réalité, c’est que là, même dans la préparation du budget, les éléments sur lesquels on pourrait éventuellement travailler, ce sont des éléments qui sont totalement illégitimes d’un point de vue démocratique. On a eu des lettres plafond envoyées aux ministères qui prévoient encore 16 milliards supplémentaires de coupes sur des sujets clés, sur l’écologie, sur le social, sur des choses qui sont essentielles à la vie de nos citoyennes et de nos citoyens et pour lesquelles les gens ont voté. Les gens ont plébiscité justement un retour des services publics, un retour de la puissance publique. Donc aujourd’hui, le cœur de l’enjeu, c’est de dire que s’il y a un budget, il faut qu’il soit basé sur le cap politique donné par le programme du Nouveau Front populaire, qui est aujourd’hui le programme qui a la coalition politique la plus importante pour la représenter à l’Assemblée nationale. Donc cette bataille-là, on va continuer à la mener. Le cœur de notre quotidien, c’est aujourd’hui de marteler ce message-là avant toute chose. J’ai été élue sur un programme qui est celui du Nouveau Front populaire et je suis entrée à l’Assemblée en étant une élue de la coalition la plus importante de l’Assemblée. Aujourd’hui, on se retrouve dans ce truc, quelque part malgré nous, dans une position d’opposition, alors qu’on devrait être à l’initiative aujourd’hui, on devrait être ceux qui proposent le nouveau cap politique pour le pays, si on respectait la voie des urnes.
David Dufresne
Alors, on me dit dans le tchat que c’est votre anniversaire.
Audio
Ah oui ? Alors bon, aujourd’hui…
David Dufresne
Oh là là, 30 ans, c’est magnifique, c’est génial ! Si, si ! Alors donc ça, c’est pour vous. C’est un cadeau d’anniversaire, c’est un sticker Auposte. Et ça, c’est pour la buvette de l’Assemblée.
Audio
J’ai donc pour mission d’anniversaire…
David Dufresne
Et voilà un cadeau ! Merci à vous.
Audio
Merci.
David Dufresne
Bonjour.
Audio
Oui, oui, oui, oui. Très bien. Pour une photo comme ça, je l’envoie à mon frère.
David Dufresne
Je ne fais pas de selfie. Si monsieur prend une photo, je suis désolé.
Audio
Oui, parce que ça m’a fait rire, parce que dans notre famille, c’est très culturel de te suivre, Auposte.
David Dufresne
Ah bon ? Ah, c’est vous ? Voilà. Merci.
Audio
Il y a Solidaires Informatique.
David Dufresne
Solidaires Informatique. Oui, bien sûr, bien sûr. Bon alors, puisque c’est familial… Alors, vous êtes combien dans la famille ?
Audio
Trois enfants et une maman qui est allée voir ton film avec moi.
David Dufresne
Oh la vache ! Alors ça fait cinq. Un par membre de la famille.
Audio
C’est en fait ma mère qui avait vu ton film, qui s’intéresse à la politique, mais pas au point de faire un documentaire. Eh bien, on est allés le voir ensemble et on a beaucoup appris, et elle a beaucoup appris.
David Dufresne
« Coucou à la super famille », dit le tchat.
Audio
Voilà.
David Dufresne
Bien sûr. Là-bas, il y en a d’autres de la famille qui sont passés ?
Audio
Oui.
David Dufresne
Ouais, bah voilà.
Audio
Voilà, tout le monde est en lutte.
David Dufresne
Ouais, bah voilà.
Audio
C’est la lutte collective, familiale, amicale, et puis on ne s’arrêtera pas.
David Dufresne
Merci beaucoup.
Audio
Vivement d’autres manifestations. Et puis on ne laissera pas Macron continuer ses entorses à la démocratie.
David Dufresne
Alors, c’était quoi ? Tu peux la soulever ? Oh là là, pas mal. Ils sont pas mal dans la famille.
Audio
C’est une militante incroyable. On a fait campagne ensemble pendant quatre ans.
David Dufresne
Sur le web ? Ça ne compte pas, ça ne compte pas. Vous avez vu ? Vous avez bourré les urnes ? Ah oui, bon, les urnes, c’est bien la preuve. Regardez ça, ils viennent avec des ados, c’est horrible.
Audio
Une manifestation où il y a beaucoup de pancartes. Carton recyclé trouvé à la poubelle, évidemment
David Dufresne
Merci beaucoup.
Audio
Voilà, il faut aller défendre les gens, l’eau et le partage des richesses.
David Dufresne
Merci à toi. À bientôt. Bonjour à ton frère, à la famille.
Audio
Je vais lui passer le bonjour.
David Dufresne
Donc je ne sais pas. Je ne sais pas depuis combien de temps. Tu pourras regarder, c’est à 2 h 24, à peu près.
Audio
En ce moment, donc tu ne peux pas être sur le live.
David Dufresne
Merci à toi. Quelle famille ! Ah, ça fait du bien de retrouver un peu la rue. Alors, si vous venez à la Fête de l’Huma, il y aura des nouveaux stickers Auposte, avec plaisir, si on est livrés à temps. Bon, quand même, c’est cool, on a enfin trouvé il y a quelques mois le système pour que ça décroche pas, puisque, a priori, le live n’a pas décroché depuis presque 2 h 30, alors qu’on est quand même dans des endroits denses. Quelle belle chemise orange ! Oh !
Audio
Il y a le classique.
David Dufresne
Ah OK. C’est fini. C’est fini, hein ?
Audio
Salut le tchat ! C’est la rentrée, il y a plein de monde, on est trop contents. Macron, t’es foutu !
David Dufresne
Pas assez.
Audio
Ça se cherche un ministre ?
David Dufresne
Non, sérieux, tu travailles où ? Tu fais quoi dans la vie ?
Audio
Journaliste.
David Dufresne
OK, mais où ?
Audio
Je bosse pour un média étranger. La Pravda.
David Dufresne
Un média arabe très bien qui s’appelle…
Audio
Tu vas bien ?
David Dufresne
Toi ? Ah ah ! À part ça, il y a du monde, hein.
Audio
Il y a toujours du monde. À chaque fois.Et on se voit mardi.
David Dufresne
Mardi, en direct.
Audio
Non mais je sais qu’à chaque fois que je le vois, il me filme et je fais ça.
David Dufresne
Et monsieur Benalla, tu lui avais demandé ? Tu avais demandé à monsieur Benalla ? Ah oui. Le directeur de cabinet du nouveau Premier ministre, Michel Barnier, est mis en cause dans l’affaire Darmanin, révélée par Mediapart. Ah ben dis donc ! Oh bah dis donc ! Regardez, regardez qui est là ! Bonjour !
David Dufresne
Il y avait Serge. Je n’ai pas vu Serge. Pas toujours évident, hein, pas toujours évident. Alors, qu’est-ce qu’ils nous ont fait comme affiche, les copains ? Qu’est-ce qu’ils nous ont fait comme affiche ? Bon, c’est pas… Alors, on arrive là, on arrive pas loin de la place de la Nation. Non, il y a du monde actuellement, il y a du monde.
Audio
Il y a du monde, il y a du monde.
David Dufresne
Et je rappelle que c’est le chiffre dans toute la France qu’il faudra prendre, puisqu’il y a eu 140 rassemblements. Ce n’est pas une manif nationale qui aurait convergé à Paris. Voilà.Alors, expliquez-moi votre carton jaune. C’est un carton : « Ni France Inter, ni Le Monde. »
Audio
Mais non, ça ne leur pose pas de problème, en fait. Je sais pas ce que vous en pensez, mais moi, j’ai été choquée par le traitement médiatique de ce gouvernement Barnier qui, tout d’un coup… Et le consensus, ça pose aucun problème à personne, alors qu’il y a eu des élections, mais aussi avec l’aval du RN. Tous les autres ont été habitués, les macronistes ont été habitués, mais le problème de fond…
David Dufresne
Et alors vous, vous vous informez comment et où ?
Audio
Un peu trop, peut-être. De la presse étrangère aussi. Par exemple, parfois, il y a des analyses qui peuvent être un peu… OK. Les réseaux sociaux, YouTube, mais aussi la presse généraliste quand même, pour être au courant de ce que les gens…
David Dufresne
Donc, j’ai l’impression que c’est plutôt Le Figaro, votre truc, ou… ?
Audio
Non.
David Dufresne
Je vois que madame attaque France Inter, Le Monde, mais pas Le Figaro, donc je m’étonne.
Audio
Bah en fait, tous les journaux de centre gauche sont prêts à faire un portrait hagiographique de monsieur Barnier sans aucun problème.
David Dufresne
Sachez en tout cas : très beau carton recyclé. Et derrière, alors ? Je n’ai pas eu le temps de voir. Très bien. Merci beaucoup.
Audio
Merci.
David Dufresne
Alors, on y va, on y va, on y va. Euh non, non, non, les caméras. Pour répondre à la question : est-ce que les caméras algorithmiques, les caméras dites intelligentes, ont pesé sur la mobilisation ? Non, je ne pense pas. Non, non, ça ne pose pas de problème. Guillaume Meurice, qui sera à la Fête de l’Huma. Je crois qu’on va essayer de lui parler. Si vous nous rejoignez, n’hésitez pas à suivre la chaîne sur YouTube. Ça nous aiderait beaucoup d’avoir un peu plus d’abonnés pour affoler les algorithmes de YouTube. Donc voilà, suivez la chaîne si vous le voulez bien. Pareil pour Twitch.
Audio
Bonjour à tous !
David Dufresne
Non mais, dans l’émission, je me suis demandé : qu’est-ce que tu ressens, qu’est-ce que tu penses de la mobilisation, là ?
Audio
Ce que je ressens, c’est qu’il y a quand même du monde. Il y a une première réaction parce que, pour nous, c’est qu’une étape, c’est qu’un premier pas. Ça veut dire qu’il y a des gens qui ont envie de répondre présents à la situation et pas simplement subir. Est-ce que c’est vraiment le calcul politique de Macron ? Parce que la nouvelle est tellement violente. En réalité, tu dis que t’as voté, mais ça ne servait à rien, en fait.
David Dufresne
Donc ça, ça peut traduire de la résignation, de l’abattement…
Audio
Et d’ailleurs, on verra ce que ça va susciter sur le long terme. Mais là, il y a un premier mouvement, il y a des jeunes. Voilà. Donc maintenant, il faut que les militants populaires et, plus largement, tout le monde se mette autour d’une table et qu’on organise une initiative commune.
David Dufresne
Autant on t’a entendu très rassembleur au mois de mai, au mois de juin, au mois de juillet…
Audio
C’est une qualité qu’on connaissait mal.
David Dufresne
Très mal même, que tu avais cachée. Comment as-tu as trouvé que les choses se sont passées après, une fois que, par miracle, on a gagné ?
Audio
On a gagné. C’est bon, faut pas être blasé.
David Dufresne
Non, bien sûr.
Audio
La situation est super complexe, ça n’a rien réglé. On voit bien le résultat électoral. Mais il y a aussi du vrai qui s’est passé, notamment chez les jeunes, et c’était pas gagné. C’est pas tombé du ciel. On a eu cette victoire, ça s’est passé en une semaine. Il suffit juste de se remémorer tout.
David Dufresne
C’est tout ce qu’on avait deux heures avant le résultat du deuxième tour.
Audio
Absolument. On n’aurait jamais pu en parler. Maintenant, le problème, c’est que du côté des organisations traditionnelles de la gauche, on est retombés dans les vieux travers. Justement, ça a été possible. Il ne faut pas oublier qu’il faut se hisser à la hauteur du sursaut pour rendre possible ce sursaut-là, avec les moyens du bord, c’est-à-dire pas grand-chose parce qu’on est petits, mais avec d’autres, parce qu’il y a des collectifs locaux. Un Nouveau Front populaire, ça signifie quelque chose. Et je crois qu’ici aussi, d’ailleurs, on a vu que c’est un combat, comme dirait l’autre.
David Dufresne
Alors viens nous voir quand tu peux. Tu sais que nous, on prend le temps, une heure, deux heures, même plus si tu veux, pour parler du fond.
Audio
Volontiers. C’est la première fois de ma vie que je dirais que je viens volontiers Auposte.
David Dufresne
Et voilà les petites interviews Auposte au débotté. Voilà, un micro-trottoir, comme tu dis. Micro-bitume, pour qu’on respecte tout le monde, quel que soit l’émetteur, qu’il soit célèbre ou inconnu, élu ou citoyen, révolutionnaire ou républicain. Voilà. Et donc j’espère qu’on va pouvoir recevoir Olivier. Et je vous parlerai d’une anecdote, je pense qu’il ne s’en souvient plus, à Besançon, Besancenot et moi…
Audio
Non, monsieur.
David Dufresne
On ne peut pas faire un selfie.
Audio
Bonjour.
David Dufresne
Bonjour, comment ça va ?
Audio
Eh bien, ça va plutôt bien parce que, compte tenu du coup de force que fait Emmanuel Macron, qui, pour le coup, nous fait sentir assez mal, la réplique qui a lieu dans la rue… Là, à Paris, j’ai vu qu’il y avait des manifs un peu partout, il y en a 160, je crois. Mais à Paris, moi, j’en ai vu beaucoup, des manifs, quand même. Sauf que là, il y a beaucoup de monde. Je m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de monde que ça aujourd’hui, donc je suis content parce que c’est une première mobilisation. Mais il va y en avoir d’autres. Et puis je crois que, petit à petit, on était à 44 % de gens favorables à la destitution il y a une semaine ou deux, on est à 52 %. Ça monte, ça monte.
David Dufresne
Donc maintenant, vous écoutez les sondages ?
Audio
Ah oui, mais oui. Comme les sondages, ils sont toujours pourris avec nous, quand ils sont bons, c’est qu’ils sont très bons. C’est pas très compliqué.
David Dufresne
C’est un adage interne ou quoi ?
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Non, non, c’est dans les boucles. Tu vois, j’ai vu un sondage qui disait : « 55 % des Français sont d’accord avec Mélenchon qui dit que Macron a volé la démocratie. » Je me dis : comment ? 55 % des Français sont d’accord avec l’horrible Jean-Luc Mélenchon ? Oh là là, je ne comprends pas d’où ça sort. Mais là, je vois le monde. Sauf que, pour une première mobilisation…
David Dufresne
Et le père Jean-Luc, tu l’as écouté faire sa leçon d’histoire ? Je trouve que c’est bien de faire une leçon d’histoire aux jeunes.
Audio
Eh bien, c’est pas moi qui vais dire… Mais moi, ce qui m’a beaucoup intéressé dans le discours de Jean-Luc, c’est qu’il a fait appel au patriotisme, mais dans le sens réel de ce qu’est le patriotisme, parce que c’est un mot qu’on invente, qu’on structure au moment de la Révolution française. Et les patriotes, c’est ceux qui défendent l’avancement de la Révolution face aux monarques, justement. Et justement, ce qu’a dit Jean-Luc, c’est que quand on aime son pays, normalement, on défend la souveraineté du peuple. J’ai trouvé que c’était une bonne manière de répondre au Rassemblement national, parce que les mecs qui viennent nous parler de l’amour de la patrie tous les quatre matins, ils n’y connaissent rien. Ils sont en train de faire les paillassons d’Emmanuel Macron. S’il y a Barnier Premier ministre, ça sera uniquement à cause de madame Le Pen et de ses amis. D’ailleurs, le matin, ils disaient pis que pendre de Barnier. À un moment, il a dit qu’il était bête. Mais là, maintenant, ils vont y aller, ils ne vont pas le censurer. Ces gens se moquent du monde. Mais moi, je m’en fous. Arrêtez, quoi, puisque là, clairement, ça ne sert à rien.
David Dufresne
Dis-moi, quel est le calendrier du député que tu es ? Ça fait qu’on te voit à la télé.
Audio
Ben écoute, ils m’invitent.
David Dufresne
Non, je veux dire sur le stream de l’Assemblée, quoi. Quand est-ce que ça reprend, les débats, les apéros sérieux ?
Audio
Ça doit reprendre début octobre. Mais je pense qu’il va y avoir une convocation d’une session extraordinaire. J’ai vu que c’était une demande de Yaël Braun-Pivet, donc j’imagine qu’ils se sont mis d’accord entre eux. Je pense que leur but, c’est de faire une session extraordinaire. Barnier fait un discours de politique générale où il n’y a pas de vote de confiance, mais il y a une censure qui peut être faite. Et à ce compte-là, du coup, le Rassemblement national s’est déjà mis d’accord avec Macron pour ne pas censurer Barnier. Donc tout ça sera un an de comédie qui sert à rien et où ils se sont mis d’accord entre eux, entre les corrompus du RN et de Macron. Bon, ça, c’est l’étape numéro… Mais a priori, s’il y a convocation d’une session extraordinaire, ce que dit la Constitution, c’est que l’article 68, ça passe avant ses premiers jours, au début d’une session, quelle qu’elle soit. Article 68. Donc j’attends de voir. J’avoue qu’on est un peu plus institutionnels.Parce que c’est la première fois qu’il est activé. Mais on va voir.
David Dufresne
Merci beaucoup et à très vite, très bientôt. Merci. Alors là, c’est l’instant photo, là, c’est l’instant photo. Vous avez envie de prendre une photo avec lui ?
Audio
Parce que c’est extrêmement pratique.
David Dufresne
Mais c’est plus facile.
Audio
Ah oui, sur les réseaux.
David Dufresne
Sociaux. T’inquiète pas, je sais que c’est lui. Voilà. Je voulais m’assurer que vous savez bien qui c’était.
Audio
Oui, mais vous êtes un média ?
David Dufresne
Oui, indépendant.
Audio
OK.
David Dufresne
Ça s’appelle Auposte.
Audio
Ah OK.
David Dufresne
Bonne manif. Merci.
Audio
Non, comme tu le sais.
David Dufresne
Un petit café, mais moi, je vois que je monte et je vais m’arrêter à l’entrée de la place. Bonjour, on se connaît ?
Audio
Nous, on vous connaît.
David Dufresne
Bon, vous me connaissez. Comment ça se fait ?
Audio
Par vos travaux sur les violences policières.
David Dufresne
Ah, c’était le nom du documentaire ? C’était Un pays qui se tient sage ?
Audio
Non, ce n’est pas tout.
David Dufresne
Tout à fait. Voilà, ça s’appelle la photo. Là, ça paye, la photo, là. 5 milliards, 50 milliards et c’est bon. Là, je sais que ce n’est pas fait pour ça. Voilà, les amis, on a retrouvé…Alors, je crois qu’il y a des raiders et des raids qui nous ont rejoints. Merci à vous. Bienvenue ! Vous êtes avec nous à l’arrivée du cortège parisien, où je suis incapable de vous dire combien il y a de gens. Mais il y a quand même du monde. On vient de parler de 160 rassemblements dans toute la France. Moi, j’avais noté 140. On verra à la fin de la journée combien ça fait. Là, c’est la place de la Nation qui arrive. C’est un petit trajet Bastille-Nation et, en plus, Bastille part en direct, c’est-à-dire sans passer par la gare de Lyon. Mais il y a du monde. Voilà, il y a du monde. Alors, on va se mettre en position. Moi, je n’en peux plus. Je vais poster tout à la fois.
Audio
On n’a pas voté pour ça.
David Dufresne
Après cette première personne, Tondelier viendra Auposte dans quelques jours, à l’écran. Oh là là là ! Déjà, le manifeste, ça ne va pas. On ne va pas les filmer, hein ? Ils sont jeunes, ils sont jeunes, ça va bien. Ouais, très bien.
Audio
Bonjour.
David Dufresne
Enchanté. Comment ça se passe ? Ben oui, ils sont là, c’est ça ? D’accord. Ben oui, toi aussi. Non, reviens-moi. Troisième point. Je vais voir. On verra. Je ne sais pas du tout. Oui, on est nombreux, mais je ne sais pas combien.On va essayer de manipuler.
Audio
Un copain, autant qu’à Prague. Mais je pense qu’on est moins à l’abri.
David Dufresne
Euh non, non, mais là, c’est que parisien, ce n’est pas national, donc faut relativiser. Voilà, tout est une question d’échelle. Il y a eu 150 mobilisations partout en France. Voilà, c’est la sortie. Alors voilà comment… Auposte. C’est beau. Je me pose un peu la question. Merci. Merci beaucoup. Éventuellement, si tu as l’heure de l’interview, demande peut-être qu’on pourrait la reprendre, et à Besancenot aussi, pour faire des teasers pour Pauline.
Audio
Bravo pour le commentaire sur les questions.
David Dufresne
Après avoir payé, il va pleuvoir. Merci à vous. Merci. Ici, pour nous soutenir, il y a plein de moyens. Évidemment, il y a des moyens financiers. Ça, c’est ce qui est le plus efficace, puisque l’équipe s’étoffe. On a maintenant tout un tas d’animateurs et d’animatrices. Je pense à Mathilde Larrère, qui vient faire une émission d’histoire du passé, Faisons table rase. Je pense à Pauline Todesco, qui fait une émission féministe radicale, Bonjour Colère. Je pense à Nora qui démarre Merci beaucoup. Qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Avec Thibault, évidemment, pour La Barricade. Ça y est, c’est fait. Il viendra dans quelques jours pour un rendez-vous mensuel intitulé La Boîte noire, autour des journalistes d’investigation. Nous avons évidemment Le Distributeur qui s’occupe de l’écologie, de l’environnement, avec Écoloscope. Voilà pour les rendez-vous, en dehors des émissions que je lis, que j’anime. En plus, il y a l’équipe en tant que telle, Euryale et les autres. On a besoin de dons. Voilà, ça, c’est le mieux. Et sachez que les dons sont défiscalisables si jamais vous êtes imposables. Ensuite, il y a d’autres moteurs de recherche que vous pouvez utiliser. Plus vous faites de recherches, plus vous accumulez des gouttes. Plus ces gouttes deviennent de l’argent que vous pouvez donner à tel ou tel média, à tel ou tel site d’information. Et puis vous pouvez commenter les vidéos YouTube, vous pouvez liker, vous pouvez suivre les chaînes, vous pouvez partager l’information qu’on existe. Voilà, il y a tout un tas de moyens différents pour nous aider. N’hésitez pas ! Alors, on m’apporte de l’eau et un café. Regardez le café à l’arrivée, des saveurs intenses. 160 000 à Paris, ça me paraît beaucoup. C’est possible, mais ça me paraît beaucoup. Attendez, un peu d’eau, là. Mine de rien, c’est usant, cette affaire. Non, non, les gens n’attendent rien, c’est nous qui attendons les gens. Voilà, c’est donc la place de la Nation. Oui, il va y avoir une dispersion tranquille. Ça aussi, ça peut être pas mal comme combinaison. Lundi, nous serons avec Michel Feher, qui est un philosophe dont je suis en train de lire le livre. Je l’aurai demain. Un livre très intéressant, très, très intéressant et dérangeant d’une certaine manière, puisque Michel Feher s’est intéressé au fait que le vote Rassemblement national est un vote de désir et non pas uniquement de colère. Et il s’intéresse à l’attirance qu’exercent les fachos sur les électeurs. C’est absolument passionnant. Pour moi, c’est un retournement du sens de l’histoire. Et Michel Feher remonte avant la Révolution, sur les deux ennemis, on va dire, qui seraient des parasites d’un côté et des producteurs de l’autre. Et, au gré de l’histoire, producteurs et parasites ont changé de camp. Et c’est toute une réflexion autour de ça qui est absolument passionnante. Michel Feher sera avec nous lundi matin en studio et, mardi matin, nous serons avec Samuel Hayat, un des plus fins politistes actuels, qui nous expliquera en quoi Emmanuel Macron est hors de contrôle. Auposte. Oui, je sais, c’est l’avenir. Pour moi, c’est l’avenir. auposte.fr. Il y a peu de bleus pour l’instant, très peu d’ailleurs. Pour ceux qui étaient là au tout début du live, il y a trois heures, on voyait les quelques flics qui étaient là et qui ont le calot. Donc le calot, c’est signe qu’il n’y a pas la tenue de combat, et là il n’y en a pas. Alors, ils vont arriver au fur et à mesure. Oui, ils vont arriver au fur et à mesure que la dispersion doit être annoncée. Il est 17 heures. Je ne sais pas jusqu’à quelle heure la manif est autorisée, 18 heures, mais bon, très clairement, il n’y a pas, pour l’instant… On n’était pas en tête de cortège, mais je crois qu’il n’y a pas eu de provocation policière. Pourquoi il n’y a pas de police ? C’est intéressant que cette question soit posée parce qu’en réalité, c’est normal qu’il n’y ait pas de police. C’est l’inverse qui ne l’est pas. C’est-à-dire que c’est deux libertés qui se cognent : la liberté de manifester, que nous éprouvons ici, face à celle de circuler. Et ensuite, il y a évidemment la circulation qui sert à exprimer l’idée de dire : oui, dans un monde où les gens doivent pouvoir circuler, etc. Et donc, ces dix dernières années, on a vu effectivement une police qui reprenait sacrément le terrain sur celui de la liberté de manifester. Oui. D’après moi, oui, mais je ne peux pas vous dire exactement. Je suis désolé. Si, si, on peut les compter. Ça arrive, ça arrive, ça arrive. Ensuite, on est en train d’essayer de caler un maximum d’invités politiques. Si vous ne l’avez pas vu, il y a Manuel Bompard qui est venu cette semaine. C’est absolument passionnant. Il a passé deux heures et il nous a raconté, non pas les coulisses du pouvoir, mais l’exercice du pouvoir, l’exercice du contre-pouvoir. Le protocole, comment le protocole, notamment élyséen, met la pression sur la délégation qui est venue à l’Élysée au mois d’août, la délégation de gauche comme les autres. C’était un entretien absolument passionnant. N’hésitez pas à le regarder si vous voulez. Sachez aussi que toutes nos émissions sont chapitrées grâce à Glaudioman qui fait un travail de dingue, généralement 24 heures après l’émission. Elles arrivent quasiment tout de suite après sur YouTube, sur PeerTube, et 24 heures après sur toutes les plateformes de podcast.Il y a du monde. Les gens ont des parapluies parce qu’il pleut. Allez, je vous emmène. Je vous emmène sur la place. Alors, place de la Nation. Ce qui est déjà dans la Bible. Soit. Le mécanisme ! Génial. Excusez-moi. Excusez-moi. Juste une question d’importance.
Audio
Quelle est votre chanson préférée de Public Enemy ? Ah mais non, mais je sais pas, là, je blague.
David Dufresne
C’est vrai, vous connaissez pas ? Ma réponse, c’était « Fight the Power ».
Audio
De quoi ? « Fight the Power » ?
David Dufresne
Vous connaissez ?
Audio
Oui, oui, c’est ma préférée.
David Dufresne
Comment ?
Audio
C’est ma chanson préférée.
David Dufresne
Eh bien, écoutez, là.
Audio
Je la connais.
David Dufresne
C’est vrai ?
Audio
Je la connais par cœur. Bien joué.
David Dufresne
Et oui, comme avait dit Jacques Rancière, le philosophe, quand il était venu : ici, on met un peu de trouble dans l’ordre dominant. Alors, on y va. Voilà.
Audio
Alors, ça y est !
David Dufresne
Ah oui, alors je l’ai vu tout à l’heure. Je voudrais absolument l’interviewer. Excusez-moi. L’arbitre a accordé une interview exclusive. Monsieur le Président, Auposte, s’il vous plaît. Les 3 000 €, 3 000 € pour l’exclusivité, mais pour une minute. Pour combien de temps ?
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30 secondes ?
David Dufresne
30 secondes ? Ah, les donateurs, vous entendez ça ?
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Quoi ? Vous n’êtes même pas TF1 !
David Dufresne
Ah non ! Bon alors, tiens, tu es toujours là ? Merci, Monsieur le Président. Merci, Monsieur le Président.
Audio
Merci à plus tard
David Dufresne
Joli papier. Bonjour. J’aime beaucoup.
Audio
Moi aussi.
David Dufresne
Alors, pourquoi vous êtes là ? Allons vers le micro.
Audio
Je suis venu pour faire bloc, pour faire grossir les rangs.
David Dufresne
Et on voudrait que les rangs soient garnis.
Audio
Non, malheureusement. Et je suis étonné parce que c’est trop calme, c’est trop calme par rapport à la situation actuelle.
David Dufresne
Comment expliquez-vous cette situation ?
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Je ne sais pas, je ne sais pas. Moi, je suis justement un petit peu l’actualité et j’ai l’impression qu’on n’a pas entendu beaucoup d’appels à manifester. Après, je ne sais pas, j’ai l’impression que les partis politiques, les organisations et les syndicats ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde pour faire un appel groupé. Et je trouve que c’est dommage parce qu’entre la mobilisation d’aujourd’hui et les appels à manifester, les appels au mouvement social des syndicats, il n’y a pas d’unité.
David Dufresne
Il y en a un dans le tchat qui dit : « Je ne savais même pas qu’il y avait une manif. »
Audio
Ben, ça ne m’étonne pas. Moi, je suis venu, je savais qu’il y avait manif parce que… En fait, j’étais même pas sûr qu’il y avait manif. Je suis venu pour m’assurer.
David Dufresne
OK, merci beaucoup. Alors voilà. Voilà quoi. Quoi qu’on pense.
Audio
On est là aujourd’hui un peu pour protester contre Emmanuel Macron.
David Dufresne
Oui.
Audio
Il a dissous l’Assemblée nationale.
David Dufresne
Emmanuel Macron, alors, qui est comme vous et les jeunes ? Vous devriez être de son côté.
Audio
Ce n’est pas quelqu’un qui me représente. C’est quelqu’un qui a des positions quand même contraires aux miennes sur plein de sujets, sur le sujet de la Palestine, sur un certain nombre de sujets. Il prend des positions qui sont quand même en rupture par rapport à celles de la France. Et quand même, il a procédé à un coup de force. Il dissout l’Assemblée nationale, soi-disant pour redonner la parole au peuple. Le peuple s’exprime, il accorde une majorité des suffrages à l’alliance de gauche et il nomme des minoritaires de droite. Vous allez comprendre, il n’y a aucune cohérence dans cette nomination. Donc voilà, c’est un peu court. J’ai même envie de qualifier ça de coup d’État politique. Je pense qu’on connaît vraiment des moments… Une élection, c’est fait pour la République. Ce n’est pas la dictature de la majorité, mais c’est quand même le gouvernement de la majorité.
David Dufresne
Et dites-moi, qui vous représente ? Macron, par hasard ? Il y a Macron qui ne vous représente pas. Qui pourrait vous représenter, vous savez ?
Audio
Dans la politique, on fait avec ce qu’on peut, comme on dit.
David Dufresne
Ouais.
Audio
On n’a pas de chance.
David Dufresne
Comme vous, c’est plutôt le Rambo.
Audio
Ha ha ha ha ha !
David Dufresne
Castaner, c’est le grand oublié, bien sûr !
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Et voilà, ce qui compte, ce ne sont pas les personnes, ce sont les idées, les projets.
David Dufresne
Et alors, qu’est-ce que donne le projet ?
Audio
Ce projet qui est porté par l’alliance de gauche ? Pas parce qu’on compare bêtement comme ça, mais parce qu’il y a des projets. Voilà, qui promet des avancées sociales plus intéressantes sur les questions des droits de l’homme, des libertés publiques, notamment sur la question des Palestiniens. Tout cela, c’est l’alliance de gauche qui est plus porteuse. Même si je me méfie beaucoup.
David Dufresne
Non, vous avez dit de gauche ? Bah, merci beaucoup.
Audio
C’est moi qui vous remercie.
David Dufresne
À bientôt. Au revoir. Bon, c’était quoi Ah oui, j’oubliais, je suis désolé. Alors là, je suis désolé, je ne fume pas.Quoi ? Ah bah oui, allez-y, allez-y ! Auposte, comme ça. Là, avec un petit décalage, tu peux te voir si tu regardes tout de suite sur YouTube ou sur Twitch. Merci. À bientôt. Alors, c’est bon, je pose pour la photo finale. Humaine par défaut. Bref, je vous regarde. Un, trois. Merci. Bon, alors on y va ? Oh alors là ! Alors là, la charte graphique, la charte graphique qui a été respectée, c’est un miracle. Regardez-moi cet orange ! Bon alors ça, c’est du orange. C’est le même orange.
David Dufresne
Alors, ce mois-ci, nous aurons Jul, le dessinateur, l’homme derrière Silex and the City, qui sort un film le 11 septembre. Mona Chollet sera aussi Auposte dans quelques jours. Il y a beaucoup, beaucoup de surprises. On attaque la rentrée comme on avait fait la fin de l’année scolaire, on pourrait dire, en mai, juin, juillet, où on a tout donné. Donc, encore une fois, pour ne rien rater, le mieux, c’est de vous inscrire à la newsletter pour recevoir une fois par semaine de nos nouvelles, des émissions à venir. Les émissions en rediffusion sont agrémentées de résumés, qui sont agrémentés de bios des invités. Nous sommes place de la Nation.
Audio
Je voulais juste vous dire qu’on adore votre travail.
David Dufresne
Merci beaucoup ! Absolument. Et il est passé où, le pantalon orange ? Dans la machine à laver ?
Audio
Il s’était cassé il y a trois mois et, pour acheter des pantalons, il a besoin de budget.
David Dufresne
Alors, bien sûr, d’accord. Comment ? Mais on ne peut pas couper quand on est en direct, on ne fait pas de time delay comme ça. Bon, merci. Alors, si vous avez des suggestions d’invités, n’hésitez pas à venir sur le Discord.
Audio
Est-ce que tu trouves qu’il y a du monde ?
David Dufresne
Non, il n’y a pas grand monde. Non, il n’y a pas grand monde, cette fois. Oui, c’est ça. La semaine prochaine, Fête de l’Huma. Alors, c’est marrant parce que je vois sur YouTube des gens qui parlent des chômeurs en disant : « rassemblement de chômeurs ». Eh bien, venez lundi matin vous instruire Auposte, à 9 heures. Un philosophe va vous expliquer pourquoi les chômeurs sont devenus un des boucs émissaires, notamment de la pensée fasciste. C’est absolument passionnant. C’est Michel Feher. Ce sera la meilleure réponse à vos poncifs. Voilà, je vous invite à participer à l’éducation populaire que nous essayons de faire Auposte. C’est lundi matin. Alors, Alex, je suis désolé, je ne sais pas qui est Motard Archie. Je suis désolé. Il commence à pleuvoir un peu plus sérieusement. On a palabré. Donc, on est en live depuis trois heures. Voilà La maréchaussée est en train d’arriver. Je vous en prie. Merci à vous. Oui, un grand merci. Je t’en prie, dis-moi un petit mot. Vous êtes en direct.
Audio
Ah, en direct ?
David Dufresne
Ah oui, vous êtes en direct.
Audio
Voilà. Je dirais qu’il faut être là. Et puis il faut faire des actions pour pouvoir, comme on dit, renverser cette situation qui n’est pas normale. Donc il y a vraiment un déni de démocratie et il faut que tout s’accélère, il faut que ça s’arrête, il faut lutter.
David Dufresne
Et vous pensez que manifester, c’est le bon endroit, la bonne action ? Puisque vous parlez d’action.
Audio
Bah, si ça suffit ! Bah oui, c’est le début, mais il faut avoir quand même un projet politique pour aller au-delà. C’est-à-dire qu’on ne peut pas passer que par la violence aussi. Donc il faut avoir une intelligence individuelle et collective. Il faut réfléchir, car manifester, c’est déjà bien.
David Dufresne
Absolument.
Audio
Voter, c’est déjà pas mal aussi, voilà. Et puis, sinon, il nous reste la désobéissance civile.
David Dufresne
Voilà. Merci beaucoup. Merci, merci. Au revoir. Merci à vous. Merci pour ton sub, Antoine. Merci beaucoup. Merci pour vos dons. Je sens bien que vous êtes en train de faire un gros don.
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Ha ha ha ha ha !
David Dufresne
Je ne sais pas si vous avez entendu, mais… Magnifique tee-shirt orange. Oh là là, magnifique tee-shirt !
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Bonjour !
David Dufresne
Bonjour ! Pourquoi vous aimez le orange, alors ?
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Parmi les multiples couleurs de l’arc-en-ciel, qui sont toutes plus belles les unes que les autres, je pense que le orange, c’est une énergie joviale, tu vois. Bon, tu vois, on n’est pas dans le rouge, c’est la lutte, c’est de la colère, mais de la bonne colère, la bonne rage, celle qui nous a amenés ici. Tu vois, l’orange, elle y ajoute un petit peu plus de folie. Voilà, donc c’est pour ça que c’est une de mes couleurs préférées, entre toutes les belles couleurs, bien sûr.
David Dufresne
Merci infiniment. C’est la meilleure définition du orange que j’ai entendue depuis Casimir.
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Avec plaisir. Roi Casimir.
David Dufresne
Orange, Casimir
David Dufresne
Eh oui, c’est la plus belle heure, entre chien et loup, normalement.
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Si vous sentez comme moi, la question, ce n’est pas ça qui m’intéresse, c’est le comment. Ça va, ça va. Si vous voulez des textes, moi, je ne peux pas aller dans le forum. Il faut avant tout faire la causette, donc il faut faire un peu de rangement pour plus tard. Si tu sais comment ça marche, ça… Il faut faire appel à un service personnalisé. Pour faire un service public, il faut faire un ministère de la copropriété. Il faut faire tout ça pour ça. Mais la question, c’est : par qui ?
 Audio
Moi, j’ai vu des effets sur tout le monde, c’est sûr, mais c’est parce qu’il faut reconnaître le fait qu’il faut mettre en route la puissance de la démocratie. Et bon, tout le monde s’en rappelle. La question, c’est déjà de faire naître et de reconnaître les intellectuels de façon pleine. L’empathie ? Oui, mais non, c’est autre chose, c’est encore un autre combat. Pour moi, les choses sont cause à effet. Donc, à partir de la cause, un principe, c’est que c’est une conséquence qu’il faut remonter avant la conséquence, de façon à pouvoir soigner. Sinon, vous rentrez en créant de nouvelles pauvretés. C’est pour ça que ce n’est pas une question de personne, c’est une question de système. Et donc, je leur demande peut-être beaucoup de la constituante du peuple, pour une fois. Voilà, voilà.
David Dufresne
Bonjour, monsieur. Donc, merci à vous. Pardon. Donc, la maréchaussée, puisque c’était ça que nous étions sur le point d’aller voir, elle est là. On approche les 18 heures. J’imagine que c’est l’heure de la fin de la manif déclarée. Là, il y a les sans-papiers qui dansent. Ah voilà ! Voilà. Donc là, c’est le boulevard Voltaire. Boulevard Voltaire. Nous avons une très belle médaille d’or, si on va l’appeler comme ça. Bonjour, monsieur.
Audio
Médaille d’or du déni.
David Dufresne
De démocratie, décernée à…
Audio
Oh, merci beaucoup !
David Dufresne
Et il y a encore des gens qui arrivent là-bas.
Audio
Donc ça fait du monde, ça fait du monde.
David Dufresne
Eh bien, mes amis, quel moment ! Désolé si les sons sont saturés. Je ne sais pas si le filtre a fonctionné.Merci à vous. Exactement. Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?
Audio
Les papiers ne mentent pas. Pendant des mois, nous nous sommes dit ce n’est pas grave
David Dufresne
Voilà. Bon, reprenons
Audio
Oui, les immigrés, oui, mais pas plus, pas moins. Nous sommes encore quelques millions. Nous demandons la régularisation globale de tous les sans-papiers, de tous les mineurs. Un toit pour tout le monde. Aujourd’hui, c’est une nouvelle journée où tout le monde sait qui est nommé comme Premier ministre. Mais nous, les travailleurs, on doit s’entendre, on doit s’écouter, on doit s’aider entre nous. La force de la France, ce sont les travailleurs et les travailleuses. Si Macron et son gouvernement disent qu’ils ne veulent pas des immigrés, nous, on leur montre : nous sommes des immigrés. C’est nous les travailleurs, c’est nous qui sommes là, c’est ici qu’on travaille, c’est ici qu’on loge, c’est ici qu’on cotise.Mais on ne nous laisse pas de papiers. Nous, les immigrés, c’est nous qui faisons tous les sales boulots de ce pays. Quand on tombe malade, on n’a pas de remerciement. Tu prends ta retraite, tu n’as pas le droit d’aller faire trois mois chez toi. Avec tout ça, il n’y a pas de remerciement. On est obligé de prendre sa retraite, de faire un mois chez nous, de venir rester ici en France. Pourquoi abandonner toute notre santé à la France ? Nos parents se sont battus pour la France et toujours l’esclavage. Là, ça continue et nous disons stop à cet esclavage, à l’esclavage moderne. Et nous disons stop à la guerre à Gaza. Oui, nous sommes tous les enfants de Gaza. Nous sommes tous des immigrés. Nous demandons à Macron et à ses ministres de dire stop. C’est eux qui sont en train de mettre le feu dans le monde entier et cela doit cesser. Il faut aujourd’hui se battre contre cela. On doit penser à ceux qui sont au pays parce que, chaque fois qu’on travaille, à la fin du mois, la moitié de nos salaires, c’est là-bas que ça part. S’il n’y avait pas de guerre, nous qui sommes là, nous allons vivre normalement aussi. Mais tant qu’il y a la guerre, il n’y a pas de normalité ici. Nous aussi, on n’a pas la paix. Une guerre faite par les Occidentaux. Nous demandons au gouvernement français la régularisation globale de tous les sans-papiers, l’aide médicale d’État. Nous demandons un toit pour tout le monde. Quand ils disent qu’il n’y a pas de métiers en tension, oui, il y en a. Maintenant, on le voit, il y a une division entre eux. Pourquoi ? Parce que nous, nous sommes des pauvres et ils sont des riches. Mais malgré la richesse, d’où cela vient ? Nous, je le dis tout le temps et je le répète aujourd’hui : que ce soit l’Allemagne, les États-Unis, la France, il y a des pays puissants et une Afrique dégradée. Non, nous serons là jusqu’au dernier souffle.
David Dufresne
Bien parlé, disent les camarades de Marianne. Je t’en prie, je t’en prie aussi. Merci.
Audio
Ouais.
David Dufresne
Voilà, voilà, voilà la fin du live. Bonjour ! Bonjour, monsieur.
Audio
Ça va comme ça, là ?
David Dufresne
Ah ben ça, c’est la caméra qui filme. Ça, c’est la caméra qui nous permet de voir ce que les gens disent en même temps, en direct.
Audio
Nous, on fait les radios, mais encore un peu comme ça en France où, justement… On fait les transmissions, les radios, les villages 3 300 habitants.
David Dufresne
C’est où ?
Audio
C’est la Mauritanie.
David Dufresne
Mais là, en fait, c’est en vidéo. C’est-à-dire que là, je filme, vous voyez, c’est en direct. Ça, c’est le téléphone qui filme, qui transmet. Et ça, c’est un autre téléphone qui me permet de voir ce que les gens disent parce qu’il y a le tchat. Là, c’est Auposte.
Audio
Auposte.
David Dufresne
Auposte.fr. Voilà, sur Internet. Voilà. Merci à vous. À bientôt. Alors, alors… Tiens, trois heures de live au top ! Merci beaucoup, mon cher Robin. Voilà. Bon, moi, je n’ai pas très envie de passer deux heures à attendre la dispersion. Vous ne m’en voulez pas ? Je pense qu’on peut rester sur ce moment-là. Donc, qu’est-ce que vous en pensez ? Qu’est-ce que vous en dites ? Merci Robin. Je ne sais pas si tu verras dans le Discord, j’ai encore de nouvelles idées pour aller voir ça. Voilà, il y a une petite fanfare, là, on dirait. Allez, on va écouter la fanfare et on se quitte là-dessus. Suivez Auposte partout où vous le voulez, sur YouTube, Twitch, Twitter. Abonnez-vous à la newsletter et, si vous pouvez, aidez, soutenez-nous ! Vos dons payent les salaires, les cotisations, le studio, les assurances, les frais juridiques, le matériel, et on en a besoin pour tenir et tenir. C’est plus que jamais important. Merci, Rabbi. Merci, Ruben. Allons, allons ! Je ne veux pas arrêter.
Audio
L’idée, c’est là où il y a des failles dans la classe capitaliste. Et pareil pour le premier.
David Dufresne
Oh bah voilà un autocollant bien placé, un placement de produit. Bon, je ne pouvais pas y aller et des autocollants Voilà, c’est la fin. On se retrouve lundi matin avec Michel Serres, philosophe dont je découvre l'œuvre, pour tout vous dire, avec son livre qui sort ces jours-ci autour du fait qu’on a tort de combattre le RN uniquement en pensant qu’il exprime une colère, mais qu’en réalité il faudrait réfléchir à l’attrait qu’exerce le RN sur son électorat, sur le RN comme un parti désirable et pas uniquement comme un parti de protestation. Michel Serres, c’est un historique qui remonte à la Révolution française et explique que, pour Girard comme pour Macron, non, c’est non. Donc voilà, je vous rassure, c’est un livre qui est dérangeant, qui est absolument passionnant, que je vais terminer demain tranquillement. Michel Serres arrive donc lundi matin à 9 h au poste. Nous aurons mardi Samuel Hayat, politologue, fin politiste français, qui réfléchit aux mécanismes de la démocratie et qui considère qu’Emmanuel Macron est hors de contrôle. On discutera avec lui de ça. Et il y aura Nora qui viendra jeudi dans sa première émission « Bouffe de là », consacrée à l’agroalimentaire, consacrée à la malbouffe. Et elle recevra pour sa première ni plus ni moins que la patronne de Foodwatch, qui est une des ONG principales sur ces questions-là. Nora, ce sera jeudi. Je ne sais pas s’il y a des rendez-vous entre-temps. En tout cas, à partir de vendredi, vendredi, samedi et dimanche, on sera en direct de la Fête de l’Humanité. Nous aurons un stand dans le Village des médias indépendants, village qui regroupe la fine fleur de l’anti-France, à savoir Blast, Le Média, Arrêt sur images, Reflets, La Déferlante, Mediapart, Auposte, Reporters sans frontières et beaucoup d’autres. Donc, si vous êtes à la Fête de l’Huma, allez au Village des médias indépendants. C’est en face de l’Agora, qui est le lieu central des débats politiques, des invités politiques. On va faire des streams à n’en plus finir pendant trois jours, donc c’est le moment où ne jamais de vous abonner. Nous avons trois tentes dans le camping de l'équipe d’Auposte. On va se relayer. Et si vous venez, surtout si vous êtes à la fête, venez nous voir au stand Auposte. Il y aura une bonne partie des modos. Il y aura Robin dans le tchat, il y aura Olivier Glaudioman dans le tchat, il y aura Nicolas « Donnelapapatte » dans le tchat, il y aura Pauline Todesco. Euryale ne fera pas le déplacement. Là, vous savez comment elle est : elle se sacrifie et, pour elle, la modération passe avant tout. Donc elle sait qu’il y aura beaucoup de travail de nuit, de vendredi à dimanche. Donc on va commencer vendredi. Je crois que l’ouverture de la Fête de l’Huma, c’est à 12 h vendredi. Donc surveillez les lives, inscrivez-vous pour recevoir des notifications parce que là, il va y en avoir tous azimuts. Il y aura nos propres émissions. On va aussi donner un coup de main à L’Humanité, qui va lancer sa machine Twitch à l’occasion de la Fête de l’Huma. J’interviewe samedi, je crois, à 17 h sur la chaîne de l’Huma. Thomas, le Lemahieu celui qui a percé à jour le projet Périclès, Thomas est venu début juillet à Auposte. Thomas, le journaliste de L’Humanité, sur Périclès. Il est porté par Pierre-Édouard Stérin, qui est ce milliardaire catholique qui veut investir 150 millions d’euros sur dix ans pour mener la bataille culturelle, acheter ou créer un site. Donc il veut posséder un laboratoire, un institut de sondage et de la presse catho, de droite et d’extrême droite. Bref, on fera ce débat samedi à 17 h avec Thomas, donc à la Fête de l’Humanité, sur la chaîne, pas sur Auposte. Dimanche, je parle donc de la semaine prochaine, dimanche à 13 h 30, débat sur… Ah ! Je vois Lionel Simon qui déboule. Eh ben voilà, tu seras là. C’est exactement ça. Et je vois ce que je voulais dire. Il y a Lionel Simon qui vient de passer, qui m'émeut, qui me perturbe. C’est vraiment l’opposition la plus perturbatrice. Non mais regardez-moi ça ! Bah ce n’est pas possible, ce n’est pas possible. Les autres, c’est pareil. Qu’est-ce que je voulais dire ? Dimanche, 13 h 30 : la responsabilité des médias mainstream.Mais pas seulement, mais pas seulement. On verra, dans la montée du Rassemblement national, des idées fascistes. Débat que je dois animer avec notamment Daniel Schneidermann et d’autres invités qu’on doit attendre. Ça, ce sera retransmis sur Auposte. Et puis il y aura des déambulations, des lives sauvages comme on sait faire. Voilà. Est-ce que la fanfare reprend ? Et je vais terminer sur la fanfare. Il y a Lionel qui dit : « On va vérifier que le trombone a bien gardé l’autocollant. » Ben en fait, il n’y a pas grand-chose dans tout ça. Voilà, c’est fini, c’est fini. Au revoir tout le monde, au revoir tout le monde. Je vais récupérer le vélo. Je vous dis à lundi matin, 9 h. Et une dernière fois, je vous le dis : suivez Auposte partout où vous le voulez, là où ça vous arrange. Twitch, Twitter ou YouTube. Activez les notifications. Merci pour votre soutien. Envoyez-nous des e-mails, on adore ça ! Abonnez-vous à la newsletter. Et voilà, je vous ai trouvé un petit plan final. Qu’est-ce qu’il y a ? Alors tiens, on va finir sur… On va finir sur Coluche : « Je voudrais qu’on remue la merde jusqu’au nez des mecs qui dirigent. » Michel Colucci. Voilà les amis. Est-ce que tu veux envoyer un petit raid ? J’attends un peu. Merci à vous tous. Merci de votre soutien. N’hésitez pas à partager, à faire connaître la chaîne, c’est aussi une marque de soutien et d’encouragement. On alterne des invités politiques, des chercheurs, des chercheuses, des historiens, des historiennes, des juristes, des avocats, des militants, des activistes, des militantes. Merci Euryale pour la modération. Absolument. OK, d’accord, ça marche. OK, donc bon samedi soir chez vous. À lundi matin à 9 h. Merci encore infiniment à toutes et à tous. Attention ! Fin du stream dans cinq secondes. Attention : cinq, quatre !

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