Manif des nazis, village antifa, « La meute » : stream de messe et tambouille dominicale
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C’est la caméra, faut pas que je touche le micro. Pourquoi la caméra déconne ? 1, 2, 1, 2. Amis de la police ! Bonjour ! Attends, qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qu’ils se passe… Bonjour, bon dimanche ! Bon dimanche, alors attends. Tac, tac, tac. Je sais pas ce que j’ai avec ce délire de stream de messe.. Moi qui suis bouffeur de curé, bouffeur de doudou d’ailleurs. Toc, toc, toc, attendez, attendez, où est la petite caméra, la caméra est là, alors pourquoi petite caméra, tu t’es échappée, pourquoi tu t’es échappée, qu’avons-nous fait au poste, te revoilà caméra, ah bonjour. Amis, amis du café, amis d’auposte, aupostienne, aupostien, ah, il y a de la musique, oh yes, voilà, c’est bon, il n’y a plus de musique, la caméra est bonne, le micro est bon, voilà, salut, bonjour, bonjour tout le monde, bonjour fémininasapiens, bonjour Nicolas, bonjour Pacha ! Chaque jour, bonjour Euryale, bonjour les aupostiennes et les aupostiens, bonjour à vous tous, nous sommes dimanche, nous allons prendre, allez, on va dire une heure et demie, tranquillos, pour faire le point sur l’actualité, bonjour Lianus, bonjour ATGRR, bonjour sorcière. Si jamais je redeviens mute, c’est qu’il y a un problème de connexion dans le micro, et je crois que c’est un prochain achat qu’il va falloir faire. Bonjour Domaine, bonjour à toi, bonjour à vous tous.
Est-ce que le dénommé Félix est dans les parages ? Félix, es-tu dans les parages ? Notre stagiaire qui, hier, a fait un truc super, on vient de le mettre en ligne. Je vais vous le lire, évidemment, il faut que je retrouve la scène, ouais, c’est celle-là, ok, ok. Il faut que j’en reprenne un petit peu d’habitude, la F11, ouais voilà. Félix, hier, était là, était au village anti-nazi, au village antifasho, sur le Panthéon, à Paris, pendant que les nazis défilaient, je vous lirai avec choix son article et je vous montrerai ses photos, ses frais du jour, frais du matin, messieurs dames, les frais du matin, et Félix qui s’occupe… Ah voilà, ah, te voilà Félix, impeccable, alors Félix, il va falloir que je te mette en VIP à un moment donné ou un autre. Bonjour Laurent sur YouTube, bonjour Casimir sur YouTube, bonjour Chris sur YouTube, bonjour Alexandre sur YouTube, qui nous salue de Bretagne. Est-ce que tout le monde va bien ? Je vous propose aujourd’hui qu’on parle de plusieurs petites choses. Attendez, je vais baisser ça. Ça, ça va être pas mal. Je vous propose qu’on parle de ce qui s’est passé hier à Paris. Le défilé nazi. J’ai trouvé un très bon article de nos copains de chez Reflet. Le pendant, c’était place du Panthéon, le village Antifa, où Félix s’est rendu et a interviewé des gens, a pris quelques photos. Et puis, troisième article que je vous lirai bien aujourd’hui, il est sorti de Le Monde, il est sorti hier et il parle de nouvelles technologies délirantes des compagnies de maintien de l’ordre, genre l’armoire mobile, CRS, CDI. Est-ce que ça vous parle ? StreetPress en parle aussi très… Bonjour de Quimperlé, nous dit Sojo. Bonjour, bonjour Dadao, bonjour Vincent, ça fait du bien de rencontrer du monde, nous dit Vincent, enfin Rince Vint, tu pourras nous en parler quand je lirai tout à l’heure. Alors David, un petit mot sur La Meute, féminin sapien. Alors, je n’ai pas lu le livre, j’avais lu les bonnes feuilles, et j’ai immédiatement contacté Flammarion pour leur demander le livre. Je n’ai pas lu le livre, donc je suis un peu emmerdé parce que, là, tu me demandes de faire un commentaire sur ce qui est des commentaires jusqu’ici. Écoute, moi, je ne suis pas d’accord avec l’idée que Mélenchon soit inattaquable, mais alors pas du tout. Donc j’attends de lire le livre. Je sais pas, je sais pas. Qu’est-ce que toi tu en penses ? Qu’est-ce que toi tu en penses ? Le livre des ragots ! Alors, par exemple, voilà, ça, c’est un point pour moi qui est extrêmement important, c’est que la critique de Mélenchon, ça doit être aussi la critique du programme.
Et si on ne parle que du comportement du gars, moi, j’ai un problème, parce que ce qui compte, de mon point de vue, c’est le programme. Et le programme de LFI, le programme du NFP, bah, c’est quand même ce qu’il y a de mieux sur le marché. Je ne dis pas que c’était génialissime, mais c’est un peu ce qu’il y a de mieux. Alors oui, Complément d’enquête, je l’avais vu, si c’est du même tonneau, ça ne m’intéresse pas beaucoup, mais j’avais trouvé que, dans Complément d’enquête, il y avait quand même des choses qui étaient assez intéressantes sur la façon de répondre. Et là, j’ai l’impression qu’ils renouvellent un peu la même chose, donc je me souviens qu’il y avait Manuel Bompard et Mathilde Panot qui n’étaient pas… C’était difficile pour eux, ils étaient dans une situation délicate. Alors évidemment, il y a le, comment dirais-je, le dispositif, qui est un dispositif… Oh bah dis donc, ça faisait longtemps, le train de la hype. Il y a un dispositif qui n’est pas terrible. Et le dispositif, c’est quoi, d’une émission Complément d’enquête, qui, par ailleurs, a vraiment des vertus ? C’est que c’était très scripté, c’était très, très scripté. J’ai eu l’occasion, je crois que je vous l’ai déjà dit, d’avoir été interviewé dans le cadre d’un Complément d’enquête, et, en fait, le type est arrivé et prend deux heures à poser exactement la même question parce qu’il voulait une réponse très précise. C’était quasiment, si tu veux, du mime, il me demandait presque de répéter sa question qui, à la fin, n’était plus une question, enfin une affirmation que je devais reprendre dans mes mots. Donc c’était un peu le bordel.
Oui, incroyable dans la forme. La Meute est une insulte à tous les militants insoumis, livre à charge avec un montage fallacieux. Très bien, Laurent. Écoute, est-ce que ça vaudrait le coup d’interviewer les auteurs, l’auteur et l’autrice ? Est-ce que vous pensez que ce serait bien ? Ou est-ce qu’on va encore dire : « Ah ouais, on peut rester tapés comme des élocolos » ? S’il n’y a pas eu de contradictoire, non, une enquête, il y a du contradictoire. Et, par ailleurs, Dadao, par rapport à Bompard, je crois que je l’avais dit, pour moi, j’avais un problème de dispositif, c’est que Bompard était moins bien filmé, moins bien éclairé que les autres. Et ça a l’air de rien, je ne crois pas que ce soit volontaire, mais non, c’était comme ça. Et l’éclairage ne le rendait pas particulièrement sympathique. Et la moindre des choses qu’on puisse demander à une émission d’enquête, c’était, comme dans un documentaire, pour moi, ça, ce n’est pas un documentaire, c’était une enquête. Un documentaire, il y a un point de vue, il y a un point de vue de réalisation, etc. C’est de filmer et d’équiper en son tout le monde de la même manière. Voilà, qui est une égalité de traitement. S’il n’y en a pas, ce n’est pas génial. Oui, mais ça, Dominique nous dit : l’autrice est une amie de Glucksmann. On peut faire les deux, non ? Moi, je ne connais pas les auteurs du livre, ni le gars du Monde, ni la fille de Libé. Donc dis donc, François, tu n’es pas dans le lot, là, dans le rêve de dingue, là, 10 000 personnes, un truc de dingue, je ne sais pas si vous avez entendu parler de ça, c’est fou, du côté de Rocamadour. Bonjour à vous tous. Pourquoi être les filles ? Parce que les filles, plus faciles à dégager que les autres, puisque les gens parlent, parce qu’il y a un niveau d’exigence, de démocratie, qui est plus élevé à gauche qu’à droite. Toujours, toujours, ça a toujours été la même chose, et donc, de ce fait, les critiques viennent de l’interne, parce qu’en réalité, de ce que j’ai compris du dispositif, du bouquin, c’est surtout des gens de l’intérieur qui parlent, des anciens et des actuels. Mais alors, qu’est-ce que vous en pensez ? Admettons qu’il y ait des choses intéressantes dans le livre et qu’il y ait des choses intéressantes sur la médiatisation, parce qu’effectivement, j’ai vu passer un truc de l’autrice disant que les militants de LFI n’étaient pas politisés, bon, là, j’avais un peu de mal, là, j’avoue, j’avais un peu mal. Si c’est ça, le bouquin, bon, mais si ce n’est pas que ça, qu’est-ce qu’on fait ? On les invite, on ne les invite pas ? On ne les inviterait pas au prétexte qu’ils disent du mal des copains ?
Qu’est-ce que vous en pensez ? Benjamin, alors, tu as raison, dans toutes les parties, tu as des peaux de banane. Bien sûr, je vais lire le livre, évidemment. Mais disons qu’à gauche, on le voit très clairement sur une question qui est l’éveil sexiste et sexuel, à gauche, il y a un début de prise de conscience, dans les partis, il y a des cellules qui agissent comme elles peuvent. À droite, il n’y a rien. Croyons-nous vraiment qu’à droite, il n’y ait pas ce genre d’histoires ? On peut critiquer, mais il y a une forme de morale, de morale à gauche, qui fait que tu vas avoir des critiques qui vont sortir. D’ailleurs, elle est fille, une des causes de l’implosion, c’est l’affaire Contenance. Tu n’as pas ça à droite, à droite, c’est moins simple. Jean-Luc nous dit que les cadres du RN disent souvent qu’il faut respecter ces 11 millions d’électeurs. Par contre, pour dire des mensonges sur les 10 millions de gauche, il n’y a pas de problème. Moi, je vais te dire, Jean-Luc, je pense que quand Marine Le Pen dit qu’on doit respecter les 11 millions d’électeurs, il faudrait commencer à lui demander, elle, si elle respecte ces gens-là, puisqu’elle défend dans l’hémicycle l’exact inverse de son discours médiatique. Toujours, systématiquement, elle défend les plus riches.Donc, elle est la première à ne pas respecter, mais pour ça, il faudrait qu’il y ait un peu de répondant sur les plateaux. Voilà, Marine a déjà atteint les 4 millions. Absolument. Non mais attends, après, quelqu’un qui veut prendre le pouvoir, qui veut arriver au pouvoir, c’est légitime qu’on s’intéresse à lui, je suis désolé, enfin, c’est normal, quoi. Il s’expose, il s’expose. Mais je le dis encore une fois, ce qui est emmerdant, c’est que si c’était que la forme… Ce qui est quand même essentiel, c’est le fond. Or, justement, je trouve que LFI propose un programme, depuis maintenant un certain nombre d’années, sur lequel on peut vraiment discuter. Il y a de la matière. Rappelez-vous les élections présidentielles, on avait comparé les programmes, on voit bien qu’il y a des partis qui travaillent et d’autres moins. Oui, il y a un gros focus sur LFI, parce qu’alors il y a aussi un truc que moi, je ne trouve pas désagréable chez Mélenchon, c’est qu’il ne joue pas toujours le rôle qu’on attend de lui, notamment avec la presse.
C’est un type assez désagréable avec les journalistes. Moi, ça peut me rendre sympathique, si tu veux. Parfois, il se trompe, mais voilà. Et dans le même temps, il a pu avoir été très Hanouna-compatible quand même, il faut le rappeler. Mais bon, désolé, je n’ai pas envie de rentrer dans le côté personnage. Voilà, moi, je préfère qu’on parle du fond. Et, par exemple, je trouve absolument inadmissible ce que Mélenchon a fait pour défendre Marine Le Pen. Voilà, parce que son tweet était une défense de Marine Le Pen. Ça, pour moi, c’est absolument impossible. Et là, on parle du fond. Merci à l’anonyme pour ton soutien, merci beaucoup, merci pour ton don, on en a besoin. Les oppositions, et les oppositions, en ce moment, ça ne va pas fort, ça ne va pas fort, on est déficitaires tous les mois, c’est un problème, c’est un problème, un problème. La radio nous dit que c’est très bien, le programme, mais ça ne suffit pas pour gagner des élections, malheureusement. Et là, il y a une responsabilité des médias. Énorme, énorme, parce que là aussi, c’est plus facile de parler de la petite phrase, de rebondir sur le rebond, que d’aller au fond des choses, ça, c’est clair. Mais, cela dit, je trouve que le personnel politique se donne assez facilement à ce jeu-là, quand même. Alors, comme en ce moment, il n’y a pas d’élections, on a un peu plus de mal à prendre des rendez-vous aux postes avec des hommes et des femmes politiques. Sur les plateaux télé, on ne parle jamais du programme de LFI, pas plus que des autres, pas que des autres. Kugel nous dit : quand on critique le fonctionnement d’un parti, il serait honnête de recontextualiser sur le fonctionnement de tous les partis. La droite oblige systématiquement le népotisme du FN ou la condamnation. Par exemple, vraiment, l’interview, la causerie qu’on avait eue avec Besancenot, moi, m’avait vraiment scotché, j’avais trouvé ça, je l’avais trouvée vraiment admirable sur le fond. Ah bah oui, Hugo bien sûr, lui, il vient toujours, mais sur ces questions-là, il est corporel. Écoute, Jean-Luc, on va voir, voilà, on va voir. Je vais lire le bouquin. Voilà, je pense que, comment vous dire… Moi, Mélenchon, je n’oublie pas qu’il a été vingt ans sénateur socialiste. Je n’oublie pas ça, je n’oublierai pas ça, et je trouve que, dans son entourage, Clémence Guetté, Bompard, Panot et d’autres mériteraient leur place au soleil. Bah oui, mais faites mieux ! Je vous rappelle qu’on était là, on était face à Mélenchon quand il a dit « faites mieux », on était en direct au Cirque d’Hiver, à Paris. Moi, objectivement, je l’avais pris comme plus qu’un défi, comme presque un reproche fait par Mélenchon aux troupes. Ce n’est pas comme ça que les troupes de Mélenchon l’ont lu, dont acte. Moi, je ne fais pas partout..Voilà, exactement, Blacky Nounours, « faites mieux », mais restez dans mon ombre. En fait, c’est ça que ça devient. Et ça, c’est ton béton, c’est ton béton. Je pense que Clémence Guetté, Mathilde Panot, Bompard, qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Oui, en train de s’amuser.
Je vois bien que ça nous fait plaisir de parler de ça, donc je continue, mais j’avoue que je n’avais pas préparé du tout qu’on irait sur cette question-là. Coquerel, Éric Coquerel, oui, oui. Non, non, ça, c’est un truc. C’est indéniable quand on, les quelques fois où on va Merci, Ergonomique, merci beaucoup pour ton don, merci infiniment. Quand on voit, quand on regarde parfois des commissions parlementaires ensemble au poste ou des débats dans l’hémicycle, et purée, elle est fille, il y a toujours un député ou une députée qui a travaillé. Ou dont les collaborateurs ont vachement bossé. Non, non, je ne vais pas relancer mon invitation à Jean-Luc Mélenchon, ils le savent, quoi, ils le savent, mais il préfère aller chez Dalié Raze. Ouais, c’est des bosseurs, vraiment, vraiment, vraiment. La boulette ! C’est des bosseurs. De la même manière que, par exemple, moi, j’avais été frappé quand on avait démarré au poste, il y a trois à quatre ans, du travail fait par les sénateurs, et notamment une sénatrice qui n’est plus communiste, c’était costaud, quoi. En tout cas, sur les questions qui nous occupent, c’était vraiment costaud. Je ne sais pas qui est à Naville. Il veut les voix de la jeunesse, absolument. Ah oui, on disait WAPROD, maintenant. Ah, plus gros streamer politique américain, bah oui. Non, non, mais je pense qu’un jour, ça se fera, ça se fera.
On a le temps, on est là pour la durée ! Bien sûr, mais justement, Mélenchon, quatre heures, c’est ça qui serait super. C’est pour ça que c’était mieux de pouvoir contacter les hommes et les femmes politiques hors des campagnes, parce que quand ils sont dans une campagne, ils sont extrêmement précis. Et, par exemple, j’en avais parlé avec Ruffin, j’en avais parlé avec Coquerel, je ne peux pas leur en vouloir. Déjà, une heure, c’est énorme. Mais pour nous, ce n’est pas assez, voilà, pour nous, ce n’est pas assez. Au Poste va remplacer l’émission de Polak. Alors, c’est intéressant que tu dises ça, Med bel, parce que je m’interroge beaucoup sur nos émissions en public que nous faisons le deuxième jeudi de chaque mois. J’hésite parce qu’on n’y en a pas eu au mois de mai parce que, évidemment, il y a eu la vie. Merci le Donateur anonyme, merci beaucoup. Il y avait, comment dirais-je, les ponts et tout ça. Mais en fait, même Besancenot, on était quoi ? On était une petite centaine. Ce n’est pas beaucoup. Voilà, ce n’était pas beaucoup par rapport à l’effort que ça représente : l’installation, les frais pour la salle, pour la technique, etc. Voilà, j’ai quelques doutes par rapport à ça. Il y a les universités d’été, je me demande s’il ne faudrait pas prendre contact, est-ce qu’on ne ferait pas un petit Poste mobile pour rigoler en faisant plusieurs lives. Qu’est-ce que tu veux dire, petit fan de base, que le monde doit être simple quand on le résume à nous contre les nazis ? C’est les nazis qui rendent le monde simple, il est beaucoup plus complexe qu’ils ne le croient, bien sûr. Donc voilà, non, non. L’invitation est maintenue, évidemment, à Jean-Luc Mélenchon. Je pense qu’on pourrait parler de beaucoup, beaucoup de choses, qu’on pourrait prendre le temps, qu’on pourrait s’expliquer. Il n’y aurait aucune agressivité, ça pourrait être sympa, ça peut être sympa. Droit de réponse à Musk oui, absolument, absolument. J’avais vu passer Mathieu Burgalaski ? Non, non, non ! Je crois qu’il avait sorti un bouquin il y a deux ou trois ans, mais bon, on est déjà tellement submergés par les nouveautés. Voilà, je ne connais pas bien son travail, je suis désolé, je ne peux pas être omniscient. Bencler, ce serait sympa, les amphis DT, ouais, ouais, peut-être qu’il faut qu’on fasse ça. On ferait quoi ? On ferait LFI, bon, NPA, je crois qu’ils ne le font plus, on ferait LFI, NPA, LVR, qu’est-ce qu’on ferait d’autre ? Le PC, c’est la Fête de l’Humanité. Je joue la frite. Non, je n’ai pas parlé de Ritchy Thibault, parce qu’il a une émission ici et que, s’il veut s’exprimer, il n’aura aucun problème pour le faire. Révolution permanente. Quelle enquête, qui a duré cinq ans, qui est sortie il y a cinq ans, de quelle… LO. C’est un peu compliqué pour moi. On a des relations tendues depuis très, très longtemps.
Oh, ils sont dus oubliés. RP, ils sont où ? C’est où leur université d’été ? Rodolphe, attention, moi, je peux tout à fait inviter des gens avec lesquels je suis en désaccord, ça ne me pose aucun problème. Inviter quelqu’un, ce n’est pas nécessairement lui servir la soupe. Alors, quelqu’un posait la question de savoir s’il peut y avoir des déformations dans les citations, etc. Alors là, bien sûr, tout est possible, il peut y en avoir des raccourcis. Après, il y a plusieurs méthodes. C’est Le Monde qui avait lancé ça il y a maintenant une vingtaine d’années, je crois. Avant, ça ne se faisait pas. Le Monde avait commencé à relire les interviews, notamment du personnel politique : interviews revues et amendées par machin. Donc, de plus en plus de gens demandent à relire leurs trucs. Et, en fait, ce qui se passe, c’est que très souvent, ils édulcorent, parce qu’une fois qu’ils voient le sens exact de ce qu’ils ont dit, mot à mot, ça peut paraître violent, ça ne sert pas leur intérêt, etc. Ils vont édulcorer. Donc, c’était très, très, très compliqué. Mais objectivement, des gens qui bossent à Libération ou Le Monde ne s’amusent pas à triturer les citations. Je ne pense pas. Je ne pense pas, parce que ce qui bidonne, il y a eu des cas, il y a eu des cas de Libération, par exemple, ce qui bidonne, à un moment donné, ça se voit. Bon, alors, ce Mathieu Burgalaski, là, il fait quoi ? Racontez-moi, il fait quoi ? Ah bah oui, le CAC 40, ça, ce serait bien, mais alors là, t’imagines le boulot qu’il faudrait faire. Mais ce n’est pas con comme idée, ce n’est pas con. Ce n’est pas con, ton idée. On pourrait faire ça après les autres. On pourrait faire ça après les autres. Elena, Madame Pinçon-Charlot est déjà venue au poste. Alors, voulez-vous qu’on passe à notre petite revue de presse rapide ? Et notamment cet article frais du jour de notre stagiaire Félix.
Revue de presse ? Oui, oui, revue de presse. Alors bon, Félix est un jeune journaliste qui en veut, et il m’a dit : « David, Euryale a transformé ma photo en noir et blanc. » Je lui dis : bah ouais, c’est la charte, c’est la charte visuelle du poste. Les visuels sont en noir et blanc dès lors que ce ne sont pas des invités. Mais donc la photo, on va la retrouver plus bas en couleur. Donc reportage de Félix, qui était hier soir, hier après-midi, pardon, à la fois au village antifa et un petit peu à la manif.Pendant que les nazis défilent, Au poste, au cœur du village antifasciste, pendant que les néofascistes paradent à Paris, un autre monde s’élève au cœur du Panthéon : un village antifa, festif et résolu, porté par des milliers de militants, de syndicats, d’Assos et de collectifs. Tables rondes, slogans, solidarité : un rempart populaire contre l’extrême droite et ses relais politiques. Alors que la répression s’abat sur des mouvements comme la Jeune Garde ou Urgence Palestine, la riposte s’organise. Reportage.Je tiens à vous dire, chers camarades, que mercredi à 9 heures, nous aurons le porte-parole d’Urgence Palestine et Raphaël Arnaud, porte-parole de la Jeune Garde, dans l’émission, animée par Sarra de la Maison Orient 21. C’est mercredi, à 9 heures du matin, ne ratez pas, les deux représentants seront là.« Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ! » Ces mots gravés dans le marbre du Panthéon surplombent le village antifasciste de Paris. La résistante et ethnologue panthéonisée Germaine Tillion écrivait : « Le pire n’est jamais sûr, mais il reste toujours possible, c’est pourquoi il faut agir. Agir, c’est bien ce dont il est question aujourd’hui. »
En réaction à la mobilisation du comité du 9 mai, le C9M, c’est donc ici que se sont rassemblés syndicats, collectifs et organisations politiques. L’idée était de proposer une alternative basée sur le dialogue pour imaginer le futur des luttes, affirme Hugo, militant antifasciste.Et là, vous avez une petite photo, attendez, je vais peut-être mettre ça en plus grand pour que vous voyiez mieux. Ça marcherait comme ça ou pas ? Non, mais là, il n’y a pas… Attends, bouge pas, toi. Attendez, une petite seconde, une petite seconde.J’essaie de trouver ce n’est pas ça, quel idiot, pardon, attendez, attendez. Ça devrait être bon ici. Si je fais ça, voilà, comme ça, vous l’aurez en plus grand : tables rondes, concerts et baraques à crêpes. Plusieurs dizaines de stands ont pris racine devant le temple de la mémoire nationale, distribuant tracts et pétitions à un public allant de touristes étrangers à des militants. Plein de collectifs sont là pour tout vous expliquer, n’hésitez pas à leur poser des questions, dit un organisateur. La lutte antifa est internationale, pour la démocratie et la justice sociale, faire front contre l’extrême droite. Ripostons au fascisme, au racisme et à la guerre : autant de mots d’ordre qui rythment les prises de parole et les pancartes. « On est là pour affirmer qu’on ne baissera pas les bras, qu’on continuera à lutter contre le fascisme, d’autant plus lorsqu’il se renforce comme aujourd’hui », déclare un militant à l’occasion d’une table ronde. C’est entre stands de partis politiques, stands de militants et baraques à crêpes que plusieurs milliers d’activistes se sont retrouvés ce samedi, dans une ambiance festive et musicale. Et voici donc une photo qui montre bien… c’est vrai qu’elle est belle, ta photo, Félix ! Bon, voilà, Euryale vous a mis le lien direct dans le tchat.
Parce que quand l’émission est en ligne, le site donne la primeur, grâce à une moulinette, donne la primeur au live, évidemment. Donc c’est plus difficile d’aller retrouver les… Alors, il y a qui sur la boîte ? Moi, je vois Retailleau. Oui, c’est vrai qu’on ne voit que Retailleau.Ce village antifasciste, c’est la possibilité de montrer qu’en face de la mobilisation d’extrême droite qui a lieu tous les ans, il y a une unité entre les différents militants de tous bords pour se rassembler dans un endroit convivial. Le but est de montrer que nous existons et que nous sommes un rempart au fascisme, explique Manès Nadel, bien connu de nos services, président de l’Union syndicale lycéenne.Un village qui a bien failli ne pas exister. Pourtant, cette atmosphère n’était pas garantie. Je lis : le 8 mai, la préfecture de police a en effet interdit trois événements distincts : le village, place du Panthéon, une marche néonazie et une manif antifa. Saisie en urgence, la justice administrative a partiellement annulé ces décisions, autorisant la tenue du village et la manif néonazie, tout en confirmant l’interdiction du cortège antifasciste initialement prévu au même endroit.Nous avons donc le petit argumentaire de la justice. La Jeune Garde, organisation de lutte et de défense antifasciste, se voit aujourd’hui visée par une intention de dissolution aux côtés du collectif Urgence Palestine. Leurs porte-paroles seront donc mercredi matin au poste. Je vais vous mettre le lien tout de suite. Et c’est ici, voilà : débat croisé, mercredi matin à 9 h, avec Omar Alsoumi d’Urgence Palestine et Raphaël Arnault, porte-parole et cofondateur de la Jeune Garde. Et c’est Sarra Grira qui animera l’émission.
Donc ça, c’était mercredi à 9 h et ce sera disponible, évidemment, en replay. N’oubliez pas de faire exploser et d’affoler les compteurs de chez YouTube, on a besoin de followers. N’hésitez pas à nous suivre, même si vous préférez les directs sur le site ou sur Twitch, n’hésitez pas à suivre la chaîne, on en a besoin. La Jeune Garde, organisation de lutte et de défense antifasciste, se voit aujourd’hui visée par une intention de dissolution aux côtés du collectif Urgence Palestine.
À l’instar des Soulèvements de la Terre, l’année dernière, ces volontés politiques de museler le combat militant s’inscrivent dans un contexte répressif qui inquiète syndicats et collectifs. Pour le mouvement Action Justice Climat, c’est limpide. Ces décisions montrent qu’à tout moment, une autre organisation telle que la nôtre peut être touchée. C’est pour cette raison qu’il est important de lutter tous ensemble. La volonté de nous dissoudre est exclusivement basée sur notre lutte contre l’extrême droite, nous dit le collectif de la Jeune Garde antifa, Paris. Ça révèle un mouvement de répression qui subsiste depuis que l’État français, raciste et colonial, existe. Nous, on voit ça comme une volonté de retirer notre dignité antifasciste. Et voici une banderole de la Jeune Garde. Les redifs, bien aussi, absolument, absolument. Petit point de technique, mon cher Félix, si tu es toujours là, je pense que sur la maquette, ça, c’est bien, ça, c’est le bon format avec le sur lignage. Qu’est-ce qu’une lutte sans la Jeune Garde ? Plus qu’une simple organisation militante, le mouvement de la Jeune Garde s’inscrit dans une démarche de protection des mouvements sociaux. Une lutte sans la Jeune Garde, explique le collectif. Ça implique moins de services d’ordre et moins de protection des manifestations. C’est donc un bout de ça qui disparaît. C’était également un outil de sensibilisation sur l’extrême droite, ainsi que sur son aspect groupusculaire violent, qui prendrait fin. Si on n’est pas là, notre classe sociale avancera un peu plus à l’aveugle, moins protégée contre les agressions. Même si la dissolution plane sur le collectif, le futur ne se fera pas sans organisation antifasciste, a-t-il affirmé. Alors il y a Darkshark qui dit : alors, sur les SO, chaque organe doit être autonome.
Laurent Mignon nous dit : plus de dix locaux fascistes fermés par la Jeune Garde, bravo Raphaël. Alors Olens, qui parle du logo de la Jeune Garde, en fait, c’était un très, très vieux logo antifasciste des années, je crois même des années 20 ou 30, c’est 30, voilà. Eternel Fugace nous dit que l’audition de ce terrain a eu lieu, finalement ? Non, non, non. Il est en vacances. C’est pareil, si jamais vous voyez passer une date, n’hésitez pas à nous la signaler dans le Discord. Donc visiblement, il y a quelque chose qui se prépare à Compiègne, si j’en crois le tchat. Une unité militante indispensable à la lutte, fédératrice des mouvances de gauche, l’assemblée réunie hier fut une illustration qu’ensemble réunis, la résistance est possible. Le combat contre le fascisme est au carrefour de toutes les luttes de la gauche sociale, associative et politique. Ceux que nous combattons sont nuisibles pour les personnes racisées, LGBT, pour le climat, pour les femmes, Manès Nadel. « Il faut savoir mettre ses a priori et ses différences de côté pour lutter contre le fascisme, poursuit le lycéen. Si l’extrême droite arrive au pouvoir, nous, les collectifs de gauche, serons dissous. » Malgré une ambiance plutôt calme, la tension est montée aux abords du village suite à l’incursion d’un militant d’extrême droite venu provoquer le public en début d’après-midi. Échange houleux, irruption de la police, un manifestant antifasciste est violemment molesté par les hommes du préfet. Alors là, Félix, je t’avouerai que la photo n’est pas hyper claire. Elle est très jolie, mais elle n’est pas hyper claire. Donc là, c’est des militants antifas qui se font repousser parce qu’ils ont voulu repousser un nazi. Est-ce que c’est bien comme ça qu’il faut lire cette photo ?
Murphy Peter nous dit : « Je suis pour les antifas quand ils vont réellement lutter contre des fascistes, mais pas quand elles servent de ministres politiques de LFI pour s’en prendre à des communistes et à Ruffin. » DonneLaPapatte nous dit dans le tchat : sans les antifas, je n’imagine même pas la gueule du pays. Il est vrai que si le RN est au pouvoir, nous pouvons craindre pour nos vies militantes, nous dit Laurent. Alors Félix nous dit : « Suite à l’interpellation de l’antifasciste, des antifas sont venus pour l’aider et se sont vus repoussés. » Ça mériterait une petite légende, si je puis me permettre. Donc Félix nous a rejoints début mai. Félix est un jeune apprenti journaliste, il est en école de journalisme et il est formidable. Et donc, hier, il était là, et il a travaillé tard hier soir, il s’est levé tôt ce matin afin de vous livrer, tout frais, son article. Moi, je dis bravo, Félix. Moi, je dis bravo, Félix. Non, non, ce n’est pas ça de la patate, mais je voudrais reprendre… Non, ce n’est pas tout à fait une légende, mais ce n’est pas grave, ce n’est pas grave.
C’est quelqu’un qui explique la scène, bon, si, allez, ok, d’accord. Un facho est venu foutre la merde, on a essayé de le sortir, mais la police est arrivée à frapper au sol un camarade. Il a fini torse nu, affirme un témoin. Dans le même temps, vous le savez, une manifestation néofasciste autorisée à Paris. Alors moi, c’t’une idée de Félix, qui m’a dit : tiens, j’irais bien au village, j’dis : ah super, vas-y. Et je trouvais, bravo Félix, le tchat est avec toi, et moi, je trouvais chouette qu’on soit dans ce village parce qu’on pouvait se douter que tout le monde irait suivre les nazis. Mais il paraît donc que StreetPress a eu la même idée, bravo à eux. Une manifestation néofasciste autorisée à Paris, tout comme le rassemblement place du Panthéon, du comité du 9 mai, C9M, je crois, groupe néofasciste d’ultradroite, a donc bel et bien eu le droit de battre le pavé parisien sur le rythme des tambours, cinglés des flammes, des jeunesses hitlériennes et des habituels slogans de haine. On verra ça tout à l’heure. Donc oui, tout à l’heure, quelqu’un disait que c’est trop facile de séparer le monde entre les nazis et les autres. Bah je suis désolé, les mecs, ils utilisent une imagerie des jeunesses hitlériennes, ça va, quoi. On ne va pas Bon, c’est clair, c’est clair. Merci Waldo, ce terrain sera entendu à l’Assemblée le 14 mai à 11 h. Oh, est-ce que notre émission sera terminée ? C’est intéressant, c’est intéressant. Est-ce que vous pouvez le mettre dans le Discord, les amis ? Ce serait super. « Et ils ont le droit ? », s’interroge, choquée, une mère avec son fils. « On est en France, qu’est-ce que vous voulez ? », lui répond un passant, le regard grave. Conglomérat de toute l’extrême droite européenne, ces cagoulés arborant fièrement des croix celtiques ont défilé : plusieurs centaines de nostalgiques des années 30. Plusieurs militants antifa ont bravé l’interdit de manifester et n’ont pas eu peur d’affirmer leur colère et leur dégoût face à ce tableau glaçant. Rejoints par des passants, ils ont scandé « Paris, Paris, antifa » avant d’être refoulés par les forces de l’ordre de Bruno Retailleau.
Quel futur pour les luttes ? Les mobilisations antifascistes de samedi furent également l’occasion de réfléchir à la résistance de demain. Pourquoi et comment se mobiliser ? Quels choix doivent être faits dans le contexte actuel ? Plus que tout, ce fut un appel à un rassemblement des gauches autour d’une seule et même idée, pour une lutte collective et unie contre l’extrême droite. « Le futur des luttes, je le vois au tribunal », répond en riant une représentante d’Action Justice Climat. Bravo pour le taf, Félix ! Plus sérieusement, on est là aujourd’hui pour prendre de la place dans la rue et montrer qu’il y a du monde, que plein de gens se sentent concernés, même si on ne s’en rend peut-être pas compte. Dans la vraie vie, nous sommes nombreux à nous battre. Today is a good day ! Voilà ! Aujourd’hui, on a besoin d’unité sur des bases solides, il n’y a que les syndicats, les associations et les partis politiques qui sont capables de faire ça. Donc, quoi qu’il en soit, quand la température montera, il faudra être au rendez-vous pour faire converger ces différentes questions, ajoute Manès Nadel. Lui, lui, lui, champion. Lui, il est fort. L’audition de Bayrou, c’est quand ?
Ah, si vous pouvez le mettre dans le Discord. Des tambours et des flammes romaines, nous dit Zakaria sur le tchat de YouTube. Est-ce que vous êtes pour que les militants politiques antifas s’en prennent à des gens de gauche de manière qu’mer rouge, nous dit Murphy Peter ? Moi, je dois dire que je n’ai pas aimé l’attaque du stand du PS. Ce n’est peut-être pas des camarades, mais il y a une règle : c’est qu’on n’attaque pas les gens dans le cortège. C’est une règle. Voilà, c’est intangible. On peut discuter, on peut… On peut s’invectiver, mais pas de baston. Ça, ce n’est pas bon. Ça, je n’aime pas. Mais attention, ça… Non, ce n’est pas une nouvelle règle, ça a toujours été comme ça. Non, un nazi, bien sûr !
Un ennemi, un adversaire politique, bien sûr. Quatorze heures, c’est une grosse journée, alors le 14 mai, c’était une grosse journée. N’hésitez pas à venir sur le Discord si vous avez notamment des suggestions d’invités ou des suggestions de choses comme ça. Vous êtes les bienvenus. Hitch Fallen, oui, pour cette idée de ne pas se taper entre nous, mais il va falloir couper la tumeur PS à un moment donné. Oui, mais justement, ce n’est pas du tout, de mon point de vue, une bonne manière. Ce n’est pas du tout une bonne manière, à mon sens, de régler les comptes. Si t’en viens aux mains, c’est que t’as pas l’argument, quoi.
Je comprends mieux pourquoi cette chaîne a des difficultés financières. Qu’est-ce que tu veux dire, Manu Silva ? Que veux-tu dire là-dedans ? Ah oui, donc ça, c’est sûr qu’on n’est pas financés par des milliardaires fachos, non, ça, c’est sûr. Ça, c’était très, très compliqué, ça s’est très, très compliqué. Non mais, par exemple, par rapport au Black Bloc, moi, j’ai un souvenir très clair des manifestations contre la loi sécurité globale, où, à un moment donné, certains du Black Bloc avaient attaqué le cortège, et moi, je n’apprécie pas ça, ce n’est pas bien. Quelqu’un disait tout à l’heure : si le RN est au pouvoir, ça va être difficile pour nos vies militantes, mais c’est déjà le cas. Une à une, les régions cassent les subventions. Et on va aller faire chier le social-traître ? Il n’y a pas plus d’urgence, là, franchement. Mais je m’en fous de Guedj, ce n’est pas important, ce n’est pas ça qui compte. Il faut être sur le fond, il faut être sur le temps long. Guedj, ça revient un peu à ce qu’on disait au tout début, c’est-à-dire que c’était avant tout une histoire d’hommes, mais ça pourrait être une histoire de femmes, de relations humaines entre Guedj et Mélenchon, qui ont été très proches, qui sont amis et qui ne le sont plus. Moi, je m’en fous, je ne vais pas me farcir le cerveau de leurs petites histoires.
Voilà. Non, mais, Ergüesson, la violence ne sert qu’à légitimer des lois répressives. Oui, mais parfois la violence est nécessaire. Mais pas sur les anciens camarades. Pas sur les anciens camarades, parmi lesquels certains pourraient l’être à nouveau, me semble-t-il. Alors FKM nous dit et là, on a une question très, très délicate mais d’abord je termine l’article de Félix et je te réponds. Pour Laure, militante dans la protection des mineurs non accompagnés ne possédant pas la nationalité française, la solution semble Voilà ! Ça, c’est un truc, ça, c’est un truc. Voilà, qu’est-ce qu’on fait de ces gamins ? Comment on les aide ? Comment on les soutient ? Ça me semble plus intéressant. Les mots de ceux qui ont lutté par le passé m’aident à garder foi en la résistance. Pourquoi certaines personnes ont-elles dit non à l’occupation allemande en France ? Pourquoi étaient-elles prêtes à se sacrifier ? La réponse repose dans la croyance en un monde meilleur. Sans ça, se mettre en lutte semble beaucoup plus compliqué. C’est donc cet espoir qui doit nous donner aujourd’hui la force de nous engager, de lutter et de militer. Photos et textes : Félix Gaillard. Bravo, Félix ! Bravo, bravo, bravo, FÉLIX !Alors, comment se fait-il ? J’avoue que je n’ai pas les décisions du tribunal administratif. Donc, nous avons un préfet qui démarre en disant : je vais interdire cette manifestation et qui, pour faire bonne figure, dit qu’il va aussi interdire la manifestation des antifas. Il sait très bien que la manifestation des fachos, il ne peut pas l’interdire, pour un certain nombre de raisons dont je vais vous parler.
Donc quelle image on pourrait mettre en grand ? Celle-là, c’est vraiment sympa. Voilà, le chamboule-tout, le chamboule-tout. Donc, en gros, Nuñez sait très bien ce qu’il fait quand il dit qu’il veut prendre un arrêté d’interdiction. Il sait très bien qu’elle va se faire retoquer par le tribunal administratif puisque, chaque année, c’est le même truc. Qu’est-ce qui se passe ? Lui, il dit : il y a un risque de trouble à l’ordre public. Le tribunal administratif dit : bah non, il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public, c’est un défilé. Les gens ont le droit d’exprimer leurs opinions. Ils peuvent le faire dès lors qu’il n’y aura pas d’atteinte aux biens ou aux personnes. C’est ça, grosso modo. En gros, la loi est la même pour tous.
Le petit souci, c’est que quand tu as des tatouages nazis Ricardo Pareira, on en a trouvé un maximum, d’autres aussi quand tu utilises des tambours qui reprennent l’imagerie des jeunesses hitlériennes, là, il y a trouble, là, il y a trouble, là, il y a interdiction. Mais ces gens-là ne sont pas réels. La manifestation antifa, le risque était de dire que ces gens-là, puisqu’ils veulent aller contre-manifester, il y a un risque de trouble à l’ordre public. Je ne suis pas du tout en train de justifier, j’essaie juste de répondre à la question.Visage masqué, absolument. Mais c’est difficile pour les policiers d’en vouloir aux gens qui se masquent, puisque eux-mêmes se masquent. C’était nouveau, ça a dix ans à peine. Alors que c’est complètement interdit, c’est totalement interdit. Seuls les services d’élite, type RAID, GIGN, ont le droit, dans certaines opérations contre la mafia, mais pas dans la rue comme ça. Bon, ben ils le font, alors évidemment.Donc, en fait, il y a matière à interdire ces manifestations. Il y a matière, bien sûr. Et donc j’imagine que c’était ça, l’interdiction de la manifestation. Le résultat, c’est quoi ? Le résultat, c’est qu’on voit des policiers, donc les forces de l’ordre, qui défendent un ordre. Ces policiers, en fait, vont molester des gens qui se battent pour la liberté, des antifas. Donc, à un moment donné, c’est ça : il y a la loi, très bien. Tout le monde peut manifester dès lors qu’il n’y a pas de risque à l’ordre public. Et puis après, il y a l’esprit de la loi. Et puis il y a le résultat. Le résultat, c’est qu’aujourd’hui, en France, à Paris, des défilés se font sous la protection des policiers, et on voit ceux qui sont opposés à leurs idées nauséabondes se faire arrêter, interpeller, ficher, molester. Et c’est précisément ce que veut Nuñez. Il fait semblant de dire : « Ah, je vais les interdire. » Non, non, pas du tout. Ça fait trente ans qu’ils défilent sans jamais un incident, alors… Oui, ces défilés-là, puisque précisément c’est fait pour fabriquer de l’image, fabriquer de l’ordre, fabriquer de la tenue.
Nuit à Nantes, à Lyon, à Rennes, à Paris, à Marseille, à Toulouse, à Montpellier, où là, ça ne va pas, quoi. Paroles d’extrême droite : doit-on limiter la liberté de parole ? La liberté de parole est limitée par la loi. Dès lors que tu t’inscris dans la loi, la loi fait qu’elle te protège. Voilà. Alors on peut changer la loi. Et surtout, il y a aujourd’hui quelque chose de massif qui me terrifie : moi, j’ai toujours été un partisan du « tout le monde peut s’exprimer ». Mais on doit aussi pouvoir laisser la critique s’exprimer. Or aujourd’hui, quand on voit le rouleau compresseur financier, ce terrain Bolloré, quand on voit un certain nombre de médias qui ne font plus du tout leur travail, on se dit que les détenteurs de haine, qui étaient minoritaires il y a encore quelques années, ont aujourd’hui une puissance de feu absolument terrifiante.
Donc la question, c’est : comment la critique de ces discours nauséabonds peut venir aux oreilles de tout le monde ? L’Insurgée rappelle que l’extrême droite ne doit pas s’exprimer. Quand la télé a invité Jean-Marie Le Pen dans L’Heure de vérité, ça a ouvert un boulevard. Effectivement, quand on regarde l’exemple de nos amis belges, où le cordon sanitaire tient encore, on se dit qu’on a raté quelque chose dans les années 80 en France. Absolument, oui, bien sûr. Des gens harcelés en terrasse aussi, des journalistes attaqués, intimidés, etc. Et donc c’est la raison pour laquelle, vraiment, je crois que plus que jamais, il faut soutenir l’association de chez vous, le collectif de chez vous. Si vous avez le temps de vous investir, soutenir les médias indépendants, soutenir les chercheurs et les chercheuses, soutenir les avocats qui défendent les manifestants, là, il faut s’y mettre je réponds. Là, il y a une question d’Axel qui demande pourquoi le RN peut se présenter aux élections alors qu’il est classé d’extrême droite par les conséquences institutionnelles et que, par consensus, l’extrême droite est contre la République. C’est la question du consensus. Malheureusement, ce qu’ils ont réussi à faire croire, c’est qu’ils ne sont pas antirépublicains. D’ailleurs, Axel, tu as une très longue tradition, d’abord royaliste, puis ensuite d’extrême droite en France depuis un siècle et demi. Ne faut pas se leurrer. Là, ce qui se passe, c’est qu’il y a une puissance financière, une puissance de feu qui est, je crois, inédite dans l’histoire.
Alors, rapidement, rapidement, je vais vous montrer le papier de Reflets, nos copains de Reflets, qui ont exceptionnellement rendu ce papier en accès libre, puisque eux, c’est un système d’abonnement. C’était : C9M, le vol noir des corbeaux néonazis défilent dans Paris, 80 ans après la chute du Troisième Reich. Donc quelques photos de ces gens-là, qui sont pour certains cagoulés, qui tiennent leurs manches comme vraiment leurs ancêtres. J’amène le Chant des partisans. Tiens, c’est joli, ça. Vous allez écouter ça. Est-ce que vous avez le son maintenant ? Pas sûr. Vous l’avez.
Amis, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ah, mais entends-tu le chant lourd du pays qu’on enchaîne ? Aux partisans, ouvriers et paysans, à vos armes ! Par l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. Descendez de la mine, descendez des collines, camarades, Sortez de la paille les fusils, la mitraille et les grenades. Oh, les tueurs, à la balle ou au couteau, tuez vite ! Oh, saboteur, attention à ton fardeau, dynamite ! C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères, La haine, la lourde rousse et la faim qui nous pousse, la misère. C’est la lutte finale, groupons-nous et demain, L’Internationale sera le genre humain.
Voici, regardez ça, l’un des porte-paroles dans la manifestation, c’est une image de Reflets. « Nous sommes là pour parler à la jeunesse », lance un jeune homme originaire du sud de la France et qui arbore un bandeau blanc au bras. Lorsqu’on lui demande ce qu’il veut dire et que le discours se fait plus fou : « On veut leur faire passer nos idées nationalistes et patriotes. Mais encore, on veut leur dire qu’ils ne sont pas seuls. Et donc nous sommes ici. » Jean-Eudes Gannat, figure de l’extrême droite la plus radicale, fondateur de l’Alvarium, s’interpose tout sourire, il renvoie au site du collectif. Voici maintenant, c’est lui, Jean-Eudes Gannat. Alors, ça va répondre à notre question de tout à l’heure. La veille, le tribunal administratif avait statué sur l’interdiction par la préfecture de la manifestation du C9M, d’une manifestation antifasciste, sur le même parcours, et d’un rassemblement antifasciste place du Panthéon. Pour la manifestation des fachos, le tribunal a estimé ouvré. Si le préfet soutient que lors de la manifestation du 11 mai 2024, de nombreux participants ont illicitement dissimulé leur visage rendant leur identification difficile, il résulte de l’instruction qu’aucun d’entre eux n’a été poursuivi de l’infraction prévue par l’article 431-9-1 du Code pénal, selon lequel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait, pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation sur la voie publique, au cours ou à l’issue de laquelle des troubles à l’ordre public sont commis ou risquent d’être commis, de dissimuler volontairement tout ou partie de son visage sans motif légitime.
En d’autres termes, le juge explique à Laurent Nuñez que si les forces de police ne poursuivent pas les néonazis qui arborent des symboles nazis ou qui cachent leur visage, c’est qu’il n’y a pas de trouble manifeste à l’ordre public. Faites mieux, comme dirait l’autre, faites mieux pour l’année prochaine. Le tribunal a par ailleurs estimé que le préfet pouvait mettre à disposition suffisamment de forces de police sur le pavé pour maintenir l’ordre, contrairement à ce qu’il prétendait. Il faut dire qu’il y a deux ans, la préfecture avait jugé que quelques policiers avaient eu à faire face à une eau diffusée. Pour la manifestation antifasciste organisée sur le même trajet, le tribunal a décidé de valider son interdiction. Il justifie sa décision en estimant qu’elle aurait conduit à mêler des participants à chacune de ces manifestations, dont les antagonismes idéologiques sont forts. Bref, le tribunal a voulu éviter un risque d’affrontement, c’est ce que je vous disais tout à l’heure. Il a curieusement également tenu compte du fait que des membres des organisations ayant soutenu la manifestation avaient commis des actes de violence par le passé, alors qu’il n’en a pas été question et c’est là qu’on voit qu’il y a un vrai, vrai problème pour les membres de groupes ultra-violents d’extrême droite qui ont défilé avec le C9M.
La liste des condamnations est pourtant longue, très longue, vraiment longue. Vraiment longue. Ah, ça, c’est le style Reflets. Je reconnais le style Reflets, bravo à Reflets ! Un très grand policier. Cette fois, il y avait plus de monde. On est encore très loin de l’encadrement complet de manifestations constatées, par exemple, pour les Gilets jaunes, mais tout de même, Laurent Nuñez avait cette fois dépêché des voltigeurs. L’un des membres de la BRAV-M a d’ailleurs tenté un coup assez cocasse avec notre journaliste. Ce dernier prenait des photos de l’intervention de la BRAV-M pour empêcher les contre-manifestants de s’approcher du cortège des fachos. Le policier se positionne alors devant l’objectif, recule et donne un coup avec son casque dans l’objectif. Il se retourne et dit : « Dites donc ! On voit bien ce que vous faites, arrêtez tout de suite ! Donnez des coups comme ça avec votre objectif sur mon casque, reculez ! »
Une petite tentative d’intimidation, parfaitement ridicule, mais qui dit quelque chose de l’époque. Voilà, je vous laisse aller lire cette enquête, cet article, ce reportage, tout ça à la fois, de nos amis de Reflets, puisque c’est en accès libre. C’est encore sympathique. Alors lui, j’aime beaucoup cette photo, encore et toujours. Les symboles se manifestent : il cache son visage avec une tête de mort et, regardez bien, un tatouage probablement compromettant. Et oui, regardez, je vais mettre l’image en grand, c’est quand même assez extraordinaire. Très belle image. Et je puis dire… Regardez, le gars, il recouvre son bras. « Cachez cette croix nazie que je ne saurais voir ! » Qu’est-ce que c’est que ces merdes ? Ce n’est pas possible.
Voilà, je vous invite à regarder l’article de nos copains de chez Reflets et, là aussi, de les soutenir si vous le pouvez. Et merci au donateur anonyme, tout à l’heure, qui, pendant le Chant des partisans, nous a fait un don, merci beaucoup. C’est pour la circulation sanguine. Voilà, ça, c’est donc l’article, l’article de Reflets. Voilà, donc on a deux papiers complémentaires : Reflets, qui piste, trace, surveille, documente, exemplifie, et puis Poste, qui était au village antifa. Ça vous fait une belle journée de lecture, n’hésitez pas. Et encore bravo et merci à Félix.
Alors là, je voudrais vous montrer un petit truc. Non, ce n’est pas celle-là. Upupupu, pop-up, pupupu… Voilà. Ma chère Euryale, aurais-tu l’URL ? Non, attends, je vais la retrouver. Je ne sais pas si vous vous souvenez, on avait débattu il y a quelque temps en se demandant… Si tu as l’URL, tu peux la mettre dans le tchat. Si tu as l’URL de la petite vidéo réalisée par Nayanne, le PV de synthèse de la semaine, et ensuite Dada Dog Dada. Bien sûr, nous passerons au… Je peux le faire maintenant en attendant de trouver. La petite vidéo, c’est nos PV de… Ah ben attends, je suis bête. C’est peut-être sur le site ?
Alors, attends, je vais aller chercher ça où il le faut. Depuis maintenant trois semaines à peu près, on essaye de faire ce qu’on appelle des PV de synthèse. Alors attends, est-ce que j’ai la bonne URL, là ? Ouais, super, bravo Euryale, bravo Euryale. Petit PV de synthèse, hop ! Là, ça doit être bon. Hop, tu ne pars pas, tu ne pars pas. Voilà. Le PV de synthèse, en gros, l’idée, c’est de dire : c’est un truc qu’on tente. On fait des résumés très courts d’un instant de la semaine. Alors, comme cette semaine, on n’a pas fait beaucoup d’émissions, parce que là, je ne vous cache pas que depuis quatre ans, on est à fond, il faut qu’on souffle un petit peu, donc le mois de mai est un peu plus tranquille. Donc on fait des PV de synthèse, c’est-à-dire des courts résumés de moins de dix minutes. Celui-ci dure moins de six minutes parce qu’en fait, il y a deux invités. C’est donc quelque chose qu’on a fait pour faire connaître la chaîne. C’était dire qu’on a saisi qu’un certain nombre d’entre vous ont du mal à convaincre autour d’eux que, vraiment, il faut aller voir Au Poste. Donc on a fait des petits condensés. Donc, un, ça veut dire qu’on fend un peu l’armure puisque, vous le savez, il n’y a que les directs qui m’intéressent. Je crois absolument aux directs, je crois absolument à la rencontre, je crois à l’impromptu, etc. Mais bon, voilà, si ça peut nous aider à faire connaître la chaîne, vous aider, si vous avez envie de vous dire : « Tiens, je ne suis pas sûr de regarder » tel truc, vous avez tous les dimanches maintenant un petit résumé. C’est fait par Nayan. Ça s’appelle le PV de synthèse. Je vous mets le nouveau numéro et un immense merci à Alexis pour le design. Alexis, c’est notre graphiste. Je vous mets ça et on se retrouve dans six minutes.
Amis du café, amis de la police, amis d’Europol, puisqu’il va être question d’Europol tout à l’heure, amis des messageries, monsieur Guillaume Dasquié, bonjour
Bonjour David
Attention, bonsoir, bonsoir monsieur, n’oubliez pas votre micro. Est-ce que tu peux faire un lien entre les attentats de 2015 et 2016 et la messagerie dont nous parlons ?
Sky ECC, oui, c’est-à-dire qu’il y a, je pense, un consensus qui s’installe à l’horizon de ces années-là, à partir de 2016 et dans les années qui suivent, pour faire quelque chose, mettre en place des opérations offensives contre le chiffrement et contre les messageries chiffrées. Avec un agenda qui est assez bien pensé dès le début. L’idée, c’est de s’attaquer aux messageries chiffrées, peut-être les plus confidentielles. Pourquoi ? Parce que les messageries chiffrées les plus confidentielles sont celles qui peuvent être suspectées de liens avec tel ou tel criminel. Donc, à l’époque, il y a de toutes petites messageries, des micro-messageries. Et puis, il y en a des un peu plus grosses, comme Sky ECC, qui, vu la taille et le fait que Sky ECC était une messagerie qui était vendue sur Internet, donc c’est difficile de dire qu’il y avait une cooptation que de façon systématique et de manière exclusive, que c’étaient seulement des criminels. Mais la messagerie apparaît dans de nombreuses affaires criminelles, pas en France, mais surtout en Belgique, aux Pays-Bas, autour du port d’Anvers. Et donc là, dans cette période où Europol a identifié qu’il va de son intérêt d’investir vraiment la lutte contre les messageries chiffrées et le chiffrement, en s’attaquant aux messageries qui pourraient être contestables, la décision va être prise de s’attaquer à Sky ECC.
Aujourd’hui, on a toute une litanie de ces formes de la guerre contre les peuples à travers la guerre contre le terrorisme, la guerre contre la drogue, la guerre contre les exilés, etc. Et puis, dans les concepts de la guerre militaire contemporaine, on a la guerre asymétrique, la guerre hybride. La police, la militarité, tout ça, ça sert les classes dominantes, et tout ça est très cohérent. La question, c’est comment ça se fait qu’il y ait une partie des dominés à qui ça convienne.
Et ben ça, c’est justement le travail de l’hégémonie politique, de l’idéologie, du consentement. C’est-à-dire qu’on produit des idées, des grilles de lecture du monde, qui amènent les dominés à participer à leur domination. Et ça, ça traverse toute l’histoire, mais je le raconte dans le livre aussi. C’est ce que j’appelle la dynamique supplétive. C’est-à-dire que c’est très profondément un dispositif colonial, mais qui traverse toute cette histoire-là et qui est au cœur de l’ère sécuritaire. Justement parce qu’en plus, il est très intéressant pour le pouvoir, c’est-à-dire qu’il optimise les coûts de production du contrôle, parce que quand des dominés participent à contrôler d’autres dominés ou à se contrôler eux-mêmes, bah du coup, on n’a même pas besoin d’envoyer des flics, quoi. Et donc, c’est vraiment une logique fondamentale. Et tout ça est connecté aussi au capitalisme, parce que le capitalisme produit de l’individualisme.En essayant de nous séparer les uns des autres, en attaquant en permanence les formes de la communauté, ils nous laissent seuls face à BFM, ils nous laissent seuls face à CNews, ils nous laissent seuls face à Sarkozy, etc. Et donc là, quand on est tout seul face à ça, enfin, plus on est isolé face à cela, moins on a une communauté critique autour de nous qui nous permet de nous auto défendre intellectuellement, de contredire tout ça, d’avoir accès à d’autres choses, et bien plus on a tendance à y croire. Et à se dire qu’en fait, notre ennemi, ce n’est pas les bourgeois qui nous exploitent ou les États qui veulent nous envoyer faire la guerre à je ne sais pas qui, mais que notre ennemi, ce serait le travailleur exilé qui galère à côté de nous, etc. Et donc, il y a une collaboration des rapports de domination entre eux pour casser toute forme d’autodéfense intellectuelle, mais aussi pour cacher les formes de la communauté. C’est aussi tout ça qu’il y a derrière la logique sécuritaire, et nous empêcher de construire du commun, du collectif, de l’autonomie, de l’auto-organisation collective. Parce que, une fois que tout ça est cassé, on est seul face à l’État, et c’est l’État qui devient la seule proposition. C’est-à-dire qu’une fois qu’on est isolé et qu’on n’a plus les moyens de, par exemple, se défendre par nous-mêmes collectivement de manière éthique et juste, on s’en remet à la police pour nous défendre. Quand, on n’a plus les moyens de gérer collectivement les terres et de produire une agriculture et une alimentation saines, où on partage le travail pour travailler le moins possible, etc., eh ben, on est obligé d’aller au supermarché. C’est-à-dire, cette logique qui vise à briser la communauté, le commun, l’autonomie, elle nous oblige, du coup, à nous retourner vers les dominants pour assurer notre vie quotidienne. Et donc là, il y a une boucle qui est bouclée.
Et bien voilà, donc merci infiniment à Nayan pour le montage, Alexis pour le graphisme, le design, et évidemment Euryale, toujours au poste depuis quatre ans, qui met en ligne ses vidéos. Voilà, j’espère que ça vous a plu. Alors évidemment, là, il y avait deux émissions, donc ça ne montre pas forcément la densité d’Au Poste cette semaine. Voilà, on n’avait que deux émissions. Qu’est-ce que… voilà, qu’est-ce que vous en dites ? Et j’ai vu aussi quelqu’un dire : « Oui, tu n’avais pas dit que tu arrêterais par manque de temps ? » Bah si, mais il faut… on essaye, voilà. Celui-là dure six minutes, ils durent tous moins de dix minutes, absolument, sans sévérité, là. Donc il ne faut pas hésiter à aller voir sur la chaîne, alors soit sur le site, soit sur la chaîne YouTube. Il y a une playlist avec ça. Donc voilà, ça vous permet de regarder. Voilà, c’est juste un tout petit truc, ce n’est pas, nous, on croit vraiment au temps long, etc. Donc, en fait, on essaie de faire ça. Si ça permet aux gens de découvrir la chaîne, de suivre la chaîne, eh bien, c’est gagné. Si ça ne marche pas, on laissera tomber. Merci Elie, et à Lyon. J’aime beaucoup, Eternelfugace, très bien. « C’est plus simple à partager pour montrer la qualité. »
Oui, oui, très, très bien, nous dit Emilecheval. Toujours passionnant, nous dit Fanny. Très bon condensé. En effet, très bon pour présenter la chaîne. Très intéressant, nous dit Dupont-Dominique. « Oui, j’ai fait découvrir Au Poste à ma mère, qui a trop peu de temps pour les livres, avec ces formats. J’ai bon espoir qu’elle essaie de s’intéresser aux livres dont c’est tiré. » Ah bah super, super, c’est vraiment l’idée, voilà. Alors ensuite, il y a l’autre idée, c’est les mini-extraits qu’on fait après les émissions. En fait, c’est un peu plus pour occuper l’espace qu’autre chose, mais ça demande aussi un petit peu de… un petit peu de temps. Voilà, les PV de synthèse, ils sont tous sur cette URL. Celui-ci est maintenant fait avec vraiment la bonne URL, on va dire. La bonne URL, la bonne URL, c’est Euryale qui l’a donnée, le graphisme définitif, voilà. Donc on va voir si ça fait venir du monde. On a besoin de followers. Voilà, merci beaucoup, Hitch Fallen, merci pour ce travail de synthèse.
Rapidement, chers amis, car c’est dimanche et que nous avons tous notre dîner, notre déjeuner dominical qu’est-ce que je raconte je vous donne les rendez-vous de la semaine. Les voici, les voilà. Donc nous avons d’abord mardi matin : « Femmes de quartiers racisés, les grandes oubliées de la transition verte ». Alors j’ai vu que ça se chamaillait tout à l’heure dans le tchat sur les questions. L’islamophobie, eh bien venez, venez le 13 mai à 9 heures. Personnes non blanches, pauvres, femmes : sur les sujets climatiques, les plus vulnérables sont les plus touchées et les plus licenciées dans l’écologie politique. Ces personnes ne sont pourtant ni absentes ni muettes ni muettes, pardon elles sont simplement invisibilisées. Terre et liberté veille à définir, c’est un ouvrage, les principaux enjeux, sujets de controverse, champs d’action et luttes concrètes de l’écologie antiraciste contemporaine. Bien connue de nos services, Fatima Ouassak vient présenter Terre et liberté, un ouvrage collectif dont l’objectif est de répondre à une demande de grilles d’analyse et de perspectives en matière d’écologie politique et d’antiracisme, deux champs encore trop rarement envisagés conjointement. Ça se passe mardi matin à 9 h.
Mercredi à 9 heures, nous aurons « Urgence Palestine », le collectif face à l’État. Débat croisé avec « Urgence Palestine » et la Jeune Garde, je vous en ai parlé tout à l’heure. C’est donc Sarra de la Maison Orient 21 qui va animer ce débat. Nous serons avec Omar Alsoumi, porte-parole d’Urgence Palestine, et Raphaël Arnault, député LFI, membre fondateur et ancien oui, tout à l’heure j’ai dit porte-parole, mais en fait c’est l’ancien porte-parole de la Jeune Garde mercredi matin à 9 h.
Nous aurons ensuite le jeudi 15 mai à 18 h un camarade, Joël Demandjoul, qui viendra nous parler des projets polluants et de ces 600 projets sur le sol français. Ils bétonnent notre terre. Nous organisons la riposte face à plus de 600 projets polluants et imposés en France. Autoroutes, bassines, aéroports, fermes-usines : une autre bataille se joue, moins visible mais redoutablement efficace, celle du droit. Ce manuel illustré, conçu par le collectif Terres des luttes, révèle comment la justice peut devenir un levier de résistance. Décryptage, stratégie, jurisprudence : tout est là pour attaquer, bloquer et ralentir. Car la démocratie n’est pas un formulaire, c’est un combat. Et cette fois, c’est le terrain qui dicte la loi. C’est la première convocation de Joël. Et puis, bien plus tard, nous aurons quelque chose sur les cantines solidaires. Tout ça, c’est donc la semaine prochaine. Et puis je pense qu’on va rajouter des petits lives en direct de l’Assemblée. Il y a Bayrou d’un côté et puis il y a ce terrain de l’autre. On va voir si on peut faire ça. Voilà, chers amis, le programme de la semaine est costaud. Merci beaucoup, Tourneuse Solveur, super programme de la semaine. « Bon programme », dit Domaine. N’hésitez pas à venir poser vos questions, à intervenir dans les tchats, que ce soit YouTube, que ce soit Twitch. N’hésitez pas à suivre la chaîne si vous ne le faites pas sur YouTube, on a besoin de followers. N’hésitez pas à vous inscrire à la mail list, à la newsletter. Ça me fait penser que j’ai oublié ce matin Ah bah merde alors ! Bon, je ferai ça cet après-midi.
Chaque semaine, vous pouvez recevoir un e-mail qui vous annonce les émissions à venir et les émissions passées. Voilà. Et vous avez aussi, dès qu’il y a une nouveauté sur le site, vous recevez un e-mail. Dès qu’il y a un nouvel article, dès qu’il y a une nouvelle vidéo, vous recevrez un e-mail par jour : c’est la mail list hardcore. Donc vous avez les deux possibilités. Vous avez les deux possibilités : l’infobulletin hebdomadaire ; l’info hardcore, un e-mail dès que l’on a une nouveauté ; ou un poste événement dès qu’on fait des émissions en direct. Je crois que je vous ai tout dit. Il est 12 h 48, j’avais promis à ma promise qu’à 12 h 45 c’était terminé, donc il faut que j’arrête, il faut que j’arrête, à moins que vous ayez encore quelques questions, encore deux petites minutes, et après on déboule.
Merci beaucoup aux donateurs du jour. Il y en a quatre qui sont anonymes et il y a Ergonomique. Beaucoup à vous. Bon dimanche tout le monde. « Je file chez l’Insurgé », nous dit Camille. « Bon déjeuner dominical », nous dit Bart Page. « Adieu », nous dit Merci. « Qu’est-ce qu’elle est plus utile que… » Merci beaucoup, David, Euryale et toute l’équipe d’Auposte. Bon dimanche, merci pour l’émission, force à vous toutes et à vous tous. Bon dimanche, merci pour ce travail, merci pour ce stream. Donnelapapatte qui fait encore le forcing sur Burgalaski. Tac à tac bon.
J’ai peut-être une question naïve : est-ce qu’une manif d’extrême droite peut être autorisée pour identifier ses membres ? Oui, bien sûr, ça, c’est le propre de toutes les manifs. Les manifs sont un accélérateur de fichage extraordinaire pour la police française, et ça depuis le XIXᵉ siècle. Ça, c’est clair, net et précis. Merci à vous toutes et à vous tous. Je laisse Euryale faire le raid du dimanche.Merci beaucoup, il fait chaud au cœur de vous voir aussi nombreuses et nombreux. J’espère ne pas avoir raconté trop de conneries et avoir partagé un peu de courage à vous toutes et à vous tous. Merci beaucoup, Je vais envoyer les crédits et Euryale pourra ainsi faire son raid du dimanche. Où est-ce qu’ils sont, les crédits ? Ils sont là, ils sont là.Merci à vous tous, merci à vous tous.
