Mélenchon à la Fête de l’Huma : « Macron, destitution, maintenant »
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Alors, excusez-moi. Bonjour, bonjour à tout le monde. Nous sommes en direct de la Fête de l’Humanité. On va essayer de retrouver le stand où Mélenchon doit faire son débat. Mais d’abord, je dois me nourrir. Excusez-moi, normalement, il y a un sandwich, là.
Non, il y a un sandwich avec du jambon, du fromage. Non, je sais pas. Parce qu’il faudrait vraiment nourrir Robin. Non, parce que là, il est coincé.
Est-ce que tu peux aller le voir pour lui dire que tu lui apportes à manger ? Il est où ? Ah, il est, euh… dans la salle ? Ouais, ouais, ouais. Tu prends des sous dans la caisse et puis voilà, quoi. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Et le stand L.A.P., tu sais où il est ou pas ? Pardon ? Le stand, tu sais où il est ou pas ? Tu peux regarder sur un plan. Est-ce qu’on est bien connectés, les amis ?
On est en live, là. Tu peux voir Robin ? Moi, j’y vais aussi, parce que je pense qu’il a un problème de live, là. Merci beaucoup. Merci, Robin. Allez, on va à la traque de Mélenchon. Donc, les amis, dans une demi-heure, maintenant, il doit faire son petit discours. On est en direct de la Fête de l’Huma. Une seconde, excusez-moi. Non, juste deux secondes, ne t’inquiète pas, le temps de remettre le micro. Le stand est… il n’est plus loin, c’est ça ? C’est plus loin, à gauche, hein. Merci. Attaque. Attaque d’attaque. OK, OK. On y va, on y va. Eh oui ! Au Poste. Le live des lives. Alors, je vous promets que ce soir ou demain, on ira voir ce petit pavillon des 120 ans de l’Humanité. Alors… Oh là là ! J’ai l’impression qu’il y a du monde de partout, là. Il fait beau à Paris. Enfin, on n’est pas à Paris, là ! On est dans le sud de Paris. On est loin de Paris. On est à 30 minutes en bagnole, sans embouteillages. Là, on a mis deux heures. Beaucoup de bagnoles arrivent. Alors, attendez, je continue. Pardon, excusez-moi.
Bonjour, regardez ! On est dans la place.
Pardon, excusez-moi, excusez-moi. Non, sinon, je reste là, c’est pas grave. Si je peux rester là, ça va.
Non, non, non. Moi, je peux rester là, en fait. Parce que comme je vais diffuser ce que vous, vous diffusez, je vais diffuser d’autres trucs, tu vois. Donc là, je suis bien, si ça te va. OK, merci beaucoup.
Non, non, non. Je ne monte pas. Je peux poser ma caméra ou pas ?
Non, non, je ne monte pas sur les câbles. Super ! Eh ben, c’est adorable. Merci beaucoup. Est-ce que, éventuellement, je peux poser ma caméra ou pas ? La poser, c’est ça. C’est pour toi, ça va l’avoir. Oh, t’inquiète, t’inquiète. Alors voilà, on est au stand. Merci. On est au stand de LFI. Une demi-heure en avance, parce que c'était comme ça. Est-ce que tout va bien ? Est-ce que tout va bien ?
Alors, vous voyez le grand stand de La France insoumise. Je vais être devant vous, hein, je suis désolé. Je ne sais pas si c’est monsieur, monsieur, dites que je suis transparent ! Mais oui ! C’est pas sympa, monsieur ? Mais vous êtes très transparent ! Merci beaucoup !
Elle est bien, elle est bien ! Elle est vieille ! Parce qu’avec les vitriers, il y en a…
Pourquoi vous êtes là, monsieur ?
Vous pensez que vous allez pouvoir rester assis ? Vous savez qu’il y a la foule derrière qui pousse, là. Non, non, non. On est sereins. C’est des gens bien. C’est des gens bien ? Oh, il y a quelques communistes, quand même. Oui, mais… Nouveau Front populaire. Ah, très bien. Vous ne pouvez plus changer d’avis, maintenant, jusqu’en 2027. On garde la ligne, n’est-ce pas ? On le fait. Voilà, très bien. Très bien ! Voilà. Alors, les amis, on est donc en direct.
Et moi, je suis bien ici parce que je fais derrière, devant et tout, tout va bien. On se voit bien. Je suis désolé. C’est adorable, merci beaucoup. Merci beaucoup, voilà. Voilà, c’est bon. Super, merci, Juliette. Voilà, ça, c'était Juliette, une des attachées de presse de La France insoumise. Depuis que je fais Au Poste, je connais un nombre de gens, c’est absolument incroyable. C’est absolument incroyable. Et voilà. Alors, Robin. Robin, est-ce que c’est bon ? Ah, Trognon, là, est-ce que c’est bon ? Dis-moi que ça marche bien.
Ah, tout est bon, merci. OK, super ! Alors voilà le meeting de Mélenchon : « Macron, destitution ! » à la Fête de l’Huma. Donc, il y a un certain nombre de gens qui sont là. Ouais, je vais l’enlever, je l’ai enlevé.
Oui, oui, oui. Merci, je vois que ça veille. Alors, si tu peux, le seul souci, c’est le décalage entre ton flux et quand on le voit. Ouais, mais là, je peux rien faire. Donc, on est dans le stand. L’idée, c'était de vous filmer les contre-coulisses. « Macron, démission ! » Voilà, voilà, voilà. Excusez-moi. T’es chaud ? Ça va s’ouvrir devant pour nous ? Ah non, ça ne va pas s’ouvrir, là. Vous savez, on va rester là, alors. Vous pouvez rester là, mais vous allez être là.
Ah, de toucher Jean-Luc ? Ah non, ne pas toucher ! Non, mais ça, non. Père Jean-Luc, il ne faut pas le toucher. Non, mais je comprends. Non, non, non. Faites pas des conneries. Pareil, arrêtez. Non, mais on aurait voulu se rapprocher. Je crois qu’il y a écrit « Technique », « Technicien », « Technique ». À mon avis, c’est l’avant-garde de la FI, là. L’avant-garde de la révolution. Mais à mon avis, vous en faites partie, donc peut-être qu’avec un peu de chance…
Vous savez, pour traverser la foule, j’ai fait : « Excusez-moi, excusez-moi, excusez-moi », et les gens se sont… Tel Moïse, la mer s’est ouverte !
Je vois que c’est très religieux, ici.
Alors, dites à tout le monde que le meeting de Mélenchon, nulle part ailleurs, c’est Au Poste, maintenant, sur Twitter, sur Twitch.
Sur YouTube, en direct. Là, on est dans le peuple, avec le peuple. Donc, prévenez vos copains qu’on est dans la place, on est prêts, on est devant. Allez, on est devant, là, à peu près.
Ah, il y a des drapeaux bleu-blanc-rouge ! J’espère que je ne me suis pas trompé de meeting. Alors, on donne les drapeaux. Regardez, regardez, c’est malin, c'était bien fait. Toi, t’es prestataire ou tu es poli ? Ah oui, d’accord, OK !
Ah, d’accord. Mais là, je peux t’interviewer ? Alors, quel est ton nom ? Bruno. Bruno. Alors donc, toi, tu es le responsable image et son de la soirée.
Voilà. Et alors, ces caméras de très belle facture… Comment ? Ces caméras de très belle facture… Rien n’est trop beau pour la classe ouvrière. Ah ! Monsieur, c’est qui ? C’est Lénine, je crois. Comment ? C’est Lénine, je crois. Voilà. Alors, dis-moi juste, comment c’est retransmis, en fait ? Ça, c’est pour la chaîne YouTube ?
Et les télés, si elles veulent venir, comment elles font ?
Et là, il y a qui qui s’est branché ?
Pour l’instant, l’AFP. CNews n’est pas là.
Ah ah ah ah !
Bon, et donc là, il y a l’AFP qui récupère, voilà. Et là, par exemple, un truc comme ça, ça va durer quoi ? Une heure ?
C’est combien de temps de préparation ? Juste pour le meeting. Comment ? Juste le meeting ? Oui, juste le meeting, pour…
Ah, il y a un petit peu de mouvement… Bon, je te laisse œuvrer. Et vous êtes combien de techniciens ?
Merci beaucoup. Eh bien, nous sommes en direct ! On est là, en direct, Au Poste !
Vous, vous n’emmerdez pas le Front national ! OK, les amis !
Y a une batell de rap, ici. Certains voudraient faire L’Internationale et les autres, non. Alors, regardez ça, là ! Voilà, là, on est en direct. On est en direct du stand LFI où Mélenchon va faire son discours.
Euryale, est-ce que tout est bon ? Les titres, sur tous les réseaux ? Euryale message de service : est-ce que tous les titres sont bons, sur tous les réseaux ? Donc, on est venus en avance pour être bien positionnés. Voilà ! La traditionnelle !
Ah, là, il y a une autre télé qui s’est branchée, là.
Ah, vous n’aviez pas le son ! Oh là là ! C’est bon, tout est bon.
N’oubliez pas, chers amis, Au Poste, c’est toute une équipe. C’est presque un live par jour. À la Fête de l’Huma, c’est des dizaines d’heures de live. On organise des débats demain. C’est toute une équipe, c’est beaucoup de frais. On n’est financés que par vous. Merci d’avance pour vos dons. Même… Attention, ça avance !
Et voilà, il y a des lecteurs du tchat qui sont dans la salle. Nous sommes au stand LFI, à la Fête de l’Huma, une fête bondée, pleine à craquer.
Alors, en fait, l’idée, c’est que Robin est en régie pour récupérer le flux. Et moi, je vais faire le public, le militant, et c’est Robin qui va réaliser, qui va passer d’un flux à l’autre, ou les deux flux en même temps. Je ne sais pas si on a une scène avec les deux flux, une scène duo qui marcherait. Robin, je ne sais pas si tu m’entends. Une scène duo. Donc, je vous disais, on a besoin de dons.
Merci, Clio Ragez !
Et après, on fera un petit live ce soir, à la nuit tombée. Je crois qu’il y a Louis Attac. Si quelqu’un a l’horaire. On pourrait peut-être aller faire un petit tour du côté de « Brux Attaque » et des allées et des travées de la Fête de l’Huma, le soir, la nuit. Et demain, dès midi, AuPoste.fr fera un quiz avec Fakir sur les milliardaires. Et à 13 h 45, j’animerai un débat sur la responsabilité.
Donc là, je peux vous dire qu’il fait très, très chaud. 22 h 15, OK, merci Robin. On le fera en live classique, on va dire. Donc voilà, on a besoin de… Je vous le disais, demain, débat à 13 h 45 sur la responsabilité des médias dominants et autres dans la montée du RN. Suivez la chaîne, les amis !
Donc, je vous explique le dispositif de ce meeting. Ici, il y a la petite estrade des caméras, voilà. Et moi, je vais poser mon micro, mon monopode dessus.
Robin, est-ce que tu peux me dire combien Restream de connexions ? Non, tu gardes le son de Mélenchon, c’est mieux, je pense.
Merci, Herval. Merci, Genève. Bonjour, Genève ! Bonjour, Los Angeles ! Vous êtes en direct de la Fête de l’Humanité, où il fait chaud. Il y a un monde dingue, et notamment dans ce meeting « Macron, destitution ! » sur la Fête de l’Huma de Mélenchon. Nous sommes dans le public. Battle, maintenant, sur ma gauche, ceux qui entonnent L’Internationale. Vous voulez entonner maintenant La Marseillaise ? La Belle Hélène, il devrait être là à 18 h 30, normalement. Oh, salut, Québec ! Elle m'énerve, cette plante verte en plastique. Elle est en plastique.
Merci, Véro, merci à vous tous, merci la commu, merci les aupostiens, merci les aupostiennes. N’hésitez pas à suivre la chaîne, à la commenter le plus possible, à la partager le plus possible, à faire des dons ou à utiliser Lilo pour nous soutenir. On travaille franchement sept jours sur sept. Voilà, il y a toujours quelqu’un, quelle que soit l’heure de la journée et de la nuit, qui travaille à Au Poste. Soutenez-nous, on en a vraiment besoin.
J’ai incliné le tchat, il est très, très haut pour moi, mais j’arrive à vous lire quand même. Voilà le dispositif. Vous avez quoi ? Deux caméras ? T’as deux caméras ? Ah, cinq caméras ! Et la réal, elle est là-bas, c’est ça ? Bien cachée derrière. Ah, bien cachée. Ça, c'était le son, là-bas. Et la réalisation est bien cachée derrière.
Alors, Robin, tu coupes mon son, absolument. Et si tu peux alterner les deux images, notamment quand la foule réagit, que je vais filmer, si éventuellement tu peux mettre mon son à ce moment-là, ce serait super. Si tu ne le mets pas, ce n’est pas grave. Et voilà. Et donc, Mélenchon en grand, moi en petit. Et puis, quand il y a une réaction de la salle, à ce moment-là, si tu peux mettre en grand ma caméra. Alors, on est là. Maintenant, il y a vraiment beaucoup, beaucoup de monde, là.
Si vous découvrez la chaîne, rendez-vous sur YouTube, rendez-vous sur AuPoste.fr. Vous pouvez retrouver tous nos replays, tout est en accès libre. Tout est en accès libre. C’est justement les dons qui nous permettent de rendre ça disponible pour tout le monde. Pour ceux qui ne peuvent pas faire de dons, eh bien, ceux qui en font leur permettent de voir nos réalisations, nos interviews.
Mais c’est bien aussi, de temps en temps, Robin, que tu mettes quand je fais des petits plans de derrière. Que ce ne soit pas que Mélenchon tout le temps. Il fait chaud, il fait chaud. Merci, Robin ! Oh là là ! Colombie-Britannique, Vancouver, génial ! Bienvenue, Vancouver ! Genève, Québec ! Le Nord, le Sud, l’Est, l’Ouest, la France et Navarre.
Bon, je crois qu’on a quand même trouvé le combo gagnant. Par exemple, juste pour redire, le stand d’Au Poste à la Fête de l’Huma, c’est 500 balles, plus 300 balles de frais techniques, plus 50 balles de frais de retransmission. Voilà, les trois jours, ça nous coûte 800 balles, plus le transport de certains invités demain, de certains membres de l'équipe. On est autour de 1 000 balles. Voilà, c’est juste pour que vous sachiez que ce que vous voyez..Ah, c’est la Suisse en force, ce soir, dans le stream, dans le tchat.
Ah, il fait chaud, il fait chaud. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que les dons sont défiscalisables. J’entends que ça arrive, il arrive dans cinq minutes, Mélenchon. Vos dons sont défiscalisables. Si vous êtes imposable, un don de 100 €..Ah, déception, là, déception ! C'était que mon pain ! Bonjour du Limousin ! Bébé ! On s’amuse depuis l’arrivée.
Mais tu ne penses pas que c’est là que ça se passe aussi ? Tu ne penses pas que c’est devant aussi que tu as…
Et oui, parce qu’on est reconnus d’intérêt général. Donc vous pouvez… C’est automatique, vous recevez des rescrits fiscaux, c’est le terme exact. Voilà, si vous faites un don de 10 euros, ça vous coûte 3,40 euros. Vous pouvez le faire tous les mois, c’est comme un abonnement. Et pour nous, ça nous aide. Ça nous aide parce que l'équipe grossit. Plein de rendez-vous. Peut-être que, Robin, tu peux les mettre puisqu’on a cinq minutes, là. Donc demain, on a le quiz sur les milliardaires avec les copains de Fakir, ça, c’est à midi. On a, à 13 h 45, le débat avec Daniel Schneidermann, Ugo Paletta et, j’espère, Johann Chapoutot. 13 h 45, en direct de la Fête de l’Huma, le débat que j’animerai sur la montée de l’extrême droite et la responsabilité des médias dans cette montée. Lundi soir, le grand retour d’Extrême Droite Mon Amour avec Nicolas Lebourg, qui invite un journaliste de Marianne, Conker, et du Média, Nadia Sweeny, pour parler de l’extrême droite radicale. Ensuite, nous aurons Écoloscope, mardi matin, animé par Lucile Juteau. C’est un rendez-vous mensuel d'écologie radicale. C’est Lucile qui le mène.
Mercredi, je ne sais plus ce qu’on aura comme débat. Mais jeudi, on aura Marc Endeweld qui va animer une nouvelle émission, La Boîte noire, et il va interviewer… C’est la première fois qu’il y aura une interview filmée de cette personne. Cette personne, c’est quelqu’un qui a été le conseiller d’Emmanuel Macron au tout début. Et qui balance.
Ah, c’est mercredi, La Boîte noire ? OK, merci, Euryale. Mercredi, La Boîte noire. J’ai perdu le… J’ai mangé le nom de la personne. Peut-être que tu l’as. On a plein de rendez-vous, des nouveaux rendez-vous. Cette semaine, il y a Nora Bouazzouni qui est venue animer la première de Bouffe de là, qui était vachement bien. Ah bah voilà, Raphaël, t’es en train d’en parler dans le tchat. Attention !
Robin, ta mission, c’est d’essayer de synchroniser au mieux.
Applaudissements
Nous y sommes aujourd’hui, il va s’agir d’abattre la citadelle qu’ils ont érigé autour de ce qui devrait être la maison du peuple. Et pour ça, on a besoin de vous toutes et tous. Et je vous demande donc un tonnerre d’applaudissements pour Jean-Luc Mélenchon.
Merci à vous tous pour cet accueil. Et puis arrêtez de crier tous les deux secondes, ça va durer deux heures à ce qu’on parle. On a une feuille entière. Je pense que ce ne serait pas nous, et en tout cas ça ne serait moi ni aucun de ceux que je vois et reconnais devant moi, si je ne commençais pas par vous dire que je dédie notre rassemblement aux martyrs du peuple palestinien. Un an bientôt. Et les puissants ont laissé faire un génocide ininterrompu. Ils ont oublié la leçon. Ils ont obligé Guernica parce qu’ils le font eux-mêmes, actuellement. Que mon pays si puissant, son peuple toujours tellement prêt à se porter à la rescousse des grandes causes, ne fait rien pendant que le massacre continue. Mais que cela soit pour nous une occasion, comme je voudrais que mon discours le soit, une fois de plus de réfléchir en profondeur au-delà de l’apparence et de l’agitation de ce que l’on voit. Dans tout cet épisode. Ce qui s’est mis en scène, c’est que certains ont appelé le double standard. Il y aurait donc deux règles suivant que l’on se trouve à tel ou tel endroit du monde et que l’ennemi, l’adversaire, est celui-ci plutôt que celui-là. Eh bien, le double-standard n’existe pas. Là où il y a deux standards, il n’y a plus de standards, il n y a que la loi de la force. Et nous sommes à cet instant. À cet instant, de l’histoire de l’humanité, dans un moment particulier, spécial, où vous autres les plus jeunes hérités d’une tâche que peu de générations ont connue avant vous, celle de porter à vous tout seul dans cette protestation l’idée d’un civilisation humaine, d' une humanité commune et semblable dans ses besoins, et donc semblables dans ses droits. Puisque ses besoins sont semblables. Cette équation de l'égalité qui fonde l’humanité en tant qu’espèce et qui fond le droit international en tant que règle de civilisation, quelle que soit ses imperfections, voilà de quoi nous traitons à cette heure. Et jamais, comme l’a dit Claire Lejeune il y a un instant, Nous n’avons dans une fête de l’humanité vu dans notre temps. Des événements on t coïncidé de cette façon qui les rend si volcaniques. Merci aux organisateurs de la Fête de l’Humanité de nous permettre de nous retrouver, de faire ces rassemblements. Merci au Parti communiste, à ses militants, de nous en donner l’occasion. Je vais vous demander d’entendre un raisonnement, de manière à avoir, après notre rencontre de ce soir, avancé dans la compréhension commune des événements et des tâches que nous avons à accomplir. Je ne suis pas venu vous arranger. Je l’ai déjà fait tant de fois et d’autres, maintenant, dans notre équipe sont capables de le faire peut-être bien mieux que moi. Je suis venu, vous inviter. À bien comprendre le moment civilisationnel dans lequel nous nous trouvons, le moment politique. Je vous ai dit il y a un instant, quand on peut massacrer toute une population comme on le fait à Gaza, c’est qu’il n’y a plus que la loi du plus fort. Et ce que nous sommes en train de vivre dans notre pays à ce moment, je demande qu’on y réfléchisse avec toute la solennité, la gravité des événements. Dans lesquels nous sommes plongés, un homme, tout seul, a décidé quelque chose que le roi Louis XVI lui-même n’avait pas eu le droit de faire. C’est d’opposer son veto au suffrage universel. C' est une circonstance où il n’y a plus de droit, il n y a plus que la loi du plus fort, et c’est cela qui est extraordinairement grave. Et lorsqu’ensuite, il va devant le Conseil d'État et il dit, il faut en toutes circonstances tenir compte du suffrage universel. Il ne s’exprime pas comme un gros menteur qu’il est, il exprime le fond de sa pensée. Non, on ne tient pas compte du suffrage universel, on lui obéit, ce qui n’est pas pareil ! Alors, à partir de là ! Vous devez mieux comprendre. Salut Émeric, c’est Caron Caron. Vous devez mieux comprendre ce que sont la stratégie générale du mouvement Insoumis, et ses mots d’ordre. Ah ben, voici Coquerel aussi. Et vous ne pouvez pas arriver à l’heure comme tout le monde, non ? Viens, viens, Eric, qui va être question de toi dans un instant. Lui, c’est le président de la Commission des Finances, vous le connaissez. Alors… Nous sommes confrontés à une épreuve de force par quelqu’un qui a décidé de défier un peuple tout entier. Ne vous laissez pas distraire, ne vous laisse pas amuser, ne vous laisser pas agacer au point que vous oublieriez qu’allait votre tasse dans ce combat-là. La stratégie générale du mouvement Insoumis est la révolution citoyenne. Cela signifie… Que le moyen et l’objectif se confondent en un seul et même concept, la citoyenneté. La citoyenneté, ce n’est pas juste de ne pas jeter des papiers dans la rue, la citoyenneté, c’est exercer le pouvoir. Quand on est républicain, et donc par la force des choses démocrates, nous n’avons pas d’autre objectif que la pleine citoyenne. En tout lieu, pleine citoyenneté, quel que soit le genre, quelle que soit la religion, quelle que soient la couleur de peau, ceci ne compte pas ! La pleine citoyenneté partout, c’est-à-dire autant dans l’entreprise que dans la cité. Telle est la ligne générale, la philosophie générale qui est la nôtre. Et si nous nous référons à la philosophies, alors que cela soit bien compris, nous sommes les porteurs de l’horizon humaniste. Que signifie l’humanisme ? Ce n’est pas l’humanitaire, l’humanisme. L’humanisme, c’est un courant philosophique qui naît avec la Renaissance pour nous et qui proclame que l'être humain construit lui-même sa vie et que l’son soit croyant ou pas. Eh bien, on pense tous que nous sommes libres et responsables de nos décisions. La responsabilité pleine et entière, qui est commune aux croyants comme à l’incroyant, n’a de sens qu'à la condition de la liberté. Et la liberté n’a de sens qu'à la condition du pouvoir que l’on exerce. C’est tout en que la pensée philosophique qui mène ce fil, depuis cette renaissance jusqu'à cet instant, en passant par le socialisme, le marxisme, l'écologie politique et l’insoumission, c’est-à-dire le refus de l’ordre établi, le refus de ce que l on peut appeler dorénavant, le désordre organisé au profit de l oligarchie qui domine la planète. Voilà ce qu’il faut bien comprendre, bien étudier, bien approfondir pour savoir ce que chacun d’entre nous ensuite peut et doit faire. Car avant toute chose, le mouvement Insoumis, et l’insoumission d’une manière générale, est un mouvement de liberté et d’initiative individuelle. Personne n’a besoin de vous dire, de vous répéter les consignes parce que la plupart du temps… Vous les trouvez par vous-même et vous les connaissez, du moment que vous avez attrapé le bon fil. Le bon fil, c’est la liberté, c’est l'égalité, c´est la fraternité. Et avec ça, vous n’avez pas besoin qu’on vous dise à chaque instant ce qu’il y a lieu de faire. Vous savez. Alors faites-le ! Le coup de force, réfléchissez-y, en pensant la durée de l’histoire récente, je ne remonterai pas jusqu'à 2005, qui est pourtant à l’origine de tout ce que nous vivons. Le déni du vote en 2005, quand le peuple vote à 55 % non, et que les puissants, les importants, ceux qui tiennent les manettes en disent, on a parfaitement compris le message, c’est oui. Eh bien, c’est depuis ce temps-là, parce que précisément, ce qu’il s’agissait de faire à ce moment-là c'était de transformer en loi constitutionnelle le fait que le capital, le fait, que l'échange, que la production, que l' échange n’obéirait plus à aucune autre loi que celle de la concurrence libre et non faussée, qui est à l’origine du désastre dans lequel nous vivons, désastre écologique, désastres économiques. Désastre dans la biodiversité, bref, dans tous les aspects qui font le monde tel qu’il s’est constitué comme un écosystème et qui est le seul écosystème dans lequel la vie humaine est possible. Donc, en 2024, le président de la République décide que comme il a perdu à l'élection européenne, il dissout. Et une fois qu’il a dissous… Ils nous placent dans cette situation qui en soit est déjà une provocation dissoudre. Oui, on pouvait dire, ah ben il était temps, mais elle aurait peut-être pu choisir un autre moment que trois semaines avant les Jeux Olympiques, car nous avons eu droit à trois semaines de campagne en tout et pour tout, et ensuite trois mois de tergiversation pour savoir qui serait Premier ministre. C’est une agression, déjà, contre le suffrage universel. On a besoin, quand il y a une élection, du temps pour discuter, échanger des arguments, aller au-devant des gens. Nous avons mené une bataille implacable, les insoumis, avec tout le monde. Avec vous tous, une bataille pour faire inscrire les gens. Une batailles pour faire voter. Pour faire inscrire, pour faire voter. Et nous l’assumons avec fierté ! Ceux qui, par dégoût, tout le temps trompés, tout l’temps trahis, avaient décidé qu’il ne s’amènerait plus, que les élections seraient une comédie. Quelle erreur ! Eh bien, c’est la jeunesse qui, dans sa majorité, a voté pour le nouveau Front populaire. Ce sont les quartiers populaires qui, dans leur majorité ont voté. C’est eux qui, au deuxième tour, ont sauvé la République. Ce travail, nous l’assumons, et nous disons à tous ceux qui nous suggèrent d’aller ici ou là, eh bien, qu’ils y aillent. Nous nous occupons, nous, de la jeunesse, des quartiers populaires, de La Population, qui travaillent. Oui, qui travaille. J’ai entendu dire ici ou la. La classe ouvrière, mais il est temps que quelques-uns sortent le dimanche. La classe ouvrière, notamment pour les tâches les plus pénibles, elle est racisée, elle n’appartient pas à la bonne société, qui la montre du doigt, qui se moque parfois de ses comportements. Jamais nous n’avons été aussi fidèles au combat de la gauche que lorsque nous faisons ce travail-là. Eh bien, mes amis, mes camarades, pour que vous compreniez à quel point cette tâche est centrale, incontournable, si les quartiers, si les plus pauvres, avaient voté comme le reste du pays. Alors à cette heure, nous aurions la majorité absolue. Ce qui nous détournerait de ses objectifs, nous détournerait de la victoire que nous finirons par remporter, par la conviction, par le travail, par la discussion, tête par tête, conscience par conscience. Il n’y va de votre patrie commune, la République, que de sortir de la crise dans laquelle nous sommes entrés par le haut. Si j’ai dit que nous sommes le mouvement de la révolution citoyenne, cela a une autre conséquence. Pas seulement que l’objectif est la pleine citoyenneté, pas seulement que c’est le citoyen qui fait avancer. C’est que la stratégie nous conduit à dire que plus que jamais, compte tenu de ce que vous avez vécu, Maintenant vous comprenez mieux qu’avant ! Pourquoi la convocation d’une assemblée constituante pour passer à la 6ème République est une tâche révolutionnaire ? Je mets en garde les bons esprits, les petits malins, les petites malines de Plateau. Qui nous dit sans cesse ? Vous faites ceci, ça ne sert à rien. Vous faites cela, à quoi bon ? Alors qu’est-ce que vous nous conseillez ? Parce que, moi qui parle ici, au nom de bien des gens qui se trouvent devant moi, je vous dis que nous, nous avons fait le choix de la démocratie. Nous avons fait le choix de la Révolution par les urnes. Qu’est-ce que vous êtes en train de nous dire ? Que ça ne sert à rien ? Vous lui proposez de faire des barricades ? C’est vous qui amenez les armes ? Qu' est-ce-que ça veut dire ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Rien du tout, vous cherchez sournoisement à abattre le moral, à dégoûter les gens d’agir, à ce qu’ils se méfient de ceux qui marchent devant, parce que c’est leur tour, parce que la vie qui a voulu ça, ceux qui marche devant, et vous les repeignez en diable abominable, comme c'était le cas pour moi, mais pour chacun de mes camarades que je vois ici à ce premier rang. La diabolisation… De ceux qui mènent la lutte révolutionnaire pour la révolution citoyenne, le mépris pour leur combat, l’abrutissement en tâchant d’envoyer tout le monde à la résignation. Voilà les armes dont vous usez. Et à l’inverse, nous, nous faisons des réunions comme celle-ci pour élever le niveau de compréhension, pour aguerrir la conscience, pour savoir quoi faire, par quel goût on prend les problèmes. Cet homme a décidé… Comme ça, il a toujours un métro de retard. Alors, il y avait là la banque déjà habituelle, alors la gauche n’arrive pas à se mettre d’accord sur un nom. 8 jours, c'était trop long. Et bien, une heure avant que le président de la République ne vienne prendre la parole, nous avons proposé ensemble le nom de Lucie Castets comme Premier ministre. Nous n’avons mis que huit jours interrompus par la bataille pour la présidence de l’Assemblée nationale, où à un cheveu près, André Chassaigne aurait dû être élu président de l’Assemblé nationale, si on avait empêché que 17 ministres votent, alors le conseil constitutionnel, il se passe de drôles de choses en ce moment dans la justice, dit qu’il n’est pas compétent. Il n’y a que 3 siècles que Montesquieu a écrit ce qu’elle avait à dire sur la séparation des pouvoirs. C’est bref, c’est une honte de ne pas avoir empêchés ces votes. Et savez-vous pourquoi ? Parce que c'était ces votes-là, c’est ces 17 voix-là. Qui ont fait élire la présidente actuelle de l’Assemblée nationale qui, à mains égards, se présente comme une usurpatrice devant ses propres collègues. Il décide, ce jour-là, on ne sait pas pourquoi, il dit, comme il a été pris de court et qu’il n’a pas trop d’idées et qu’il n’a pas pu consulter ceux qui prennent les décisions à sa place, paraît-il, d’habitude, alors il dit… Il n’arrive même pas à prononcer le nom de Mme Lucie Castets, et il dit personne n’as gagné. Premièrement, il nous a fallu huit jours pour que le gouvernement allemand se constitue, car personne non plus n’avait gagné la majorité absolue en Allemagne. Pour faire cette coalition, il a fallut huit mois. Nous, il vous a fallu huit jour pour choisir notre premier ministre. Vingt-quatre heures pour constituer notre alliance. Trois jours pour signer notre programme. Alors, on lui dit… Personne n’a gagné, attendez, on va vous faire une concession, peut-être. Mais il y a au moins une chose dont tout le monde est sûr, c’est qu’il y en a un qui a perdu, c’est lui. Et c’est pas la première fois, car il faut que vous le remettiez dans la série des événements, depuis 2022, où, à 400 000 voix prêts, nous aurions combattu et présenté la candidature du peuple, au deuxième tour. 400 000 voies. Mais il a perdu ensuite l'élection législative. Tout le monde a l’air de l’avoir oublié, pourquoi ? Parce que les répondeurs automatiques… Que sont les médias, ne pouvaient pas parler de leur minorité sans dire la majorité présidentielle. Et voyez-vous ce qu’il y a de terrible avec eux, c’est qu’ils finissent par se convaincre de leur propre propagande. Et ils ont fini par penser qu’une minorité c'était une majorité. Mais pourquoi pas ? Mais alors, si ça valait en 2022, ça peut valoir aujourd’hui. Pourquoi en 2022 il dit que c’est lui qui a gagné alors qu’il a perdu, et qu' il revient en 2024 dire que personne n’a gagné parce que nous avons gagné ? Et qu’ils ont perdu à nouveau ! Il a donc perdu trois fois de suite ! Je ne le dis pas comme je serai en train de le faire pour commenter un match de foot ou de ce que vous voulez. Je parle de l’expression politique du peuple français en 2017, à l'élection présidentielle précédente. Toute la superstructure politique traditionnelle du pays a explosé et on a trouvé la configuration de trois blocs. Monsieur Macron a fait exploser la droite et le centre. Nous avons fait exploser la gauche en lui donnant un centre de gravité dans la gauche radicale et la gauche de rupture. Ce qu’ils appellent le centre, ou dit d’une autre manière, ceux qui ne sont ni de gauche, ni de gauche. Cela se sont regroupés autour du macronisme. Et à l'élection suivante, les trois blocs se figent, et nous parvenons par notre alliance à gagner le premier tour des législatives de 2022. Le peuple français ne nous a pas donné la victoire pour la première fois cette fois-ci, il nous l’a donné en 2022 au premier tour, et au deuxième tour il a perdu. C’est pour vous dire que nous ne sommes pas arrivés là par surprise, et qu’il n’y a que ceux qui croient que les sondages sont des instruments scientifiques pour avoir cru les 27 sondage consécutifs qui tous, sans exception, ont donné leur Assemblement National gagnant, et tous, Sans exception. Le nouveau Front populaire battu notamment à cause de l’abominable homme des neiges qui est en train de s’exprimer devant vous. Écoutez-moi, la situation est donc… Il a perdu, mais je vais le rassurer, vous le savez, il n’est pas le seul. Donc, on nous dit, personne n’a gagné, quoique vous soyez en tête, avec 193 députés, mais apparemment, il y a quand même quelqu’un qui gagne, c’est celui qui a perdu. Et voilà que nous nous retrouvons avec un premier ministre qui ne doit pas en croire son bonheur. Qui représente le parti qui a fait le moins gros score de toute l'élection. 5 % ! La vie est ainsi faite que l’autre, qui a commencé à s’affoler parce que ça durait, ça duré, et le jeudi matin, il avait dit on verra sûrement au début de la semaine prochaine. Et le jeudi matin, toute la presse était sur le thème, ça commence à être long. La question de sa destitution ou de sa démission va se poser. En effet, je vais y venir. Alors il s’est affolé, et il a regardé dans la liste de ce qui restait… Qui pourrait bien nommer ? Voici M. Barnier. Mais M.Barnier, c’est pas un passant dans la rue, c’est un malin. Il est le chef maintenant de fête du parti qui a perdu, mais c’est lui qui est Premier ministre, et il va remplir le gouvernement de perdants. Et M. Macron n’est plus en état de lui dire non. C’est lui qui choisit le gouvernement, vous allez voir. Donc, votre pays a voté d’une manière… Et vous avez un gouvernement qui est exactement à l’inverse, c’est-à-dire exactement ce que vous n’avez pas voulu. Eh bien, ça, c' est une crise politique. Nous sommes un peuple éduqué dans la tradition républicaine depuis 2 siècles. Les institutions, même quand nous ne les aimons pas, sont des règles qui organisent les rapports à l intérieur de la société. La démocratie, ça ne consiste pas… À être tous d’accord, ça c’est la dictature qui s’occupe de faire ça, ou en tout cas tout le monde est prié de faire semblant. La démocratie, c' est une manière de régler la différence des points de vue, et l’on accepte, c est la base de la démocratie de s' incliner devant la majorité, même si on garde son point de vue. Alors on renvoie la solution à l'élection suivante. Autrement dit, et pour faire bref ! La démocratie, ça ne consiste pas seulement à savoir gagner, ça consiste aussi à savoir perdre et à se mettre au service du peuple, quoi qu’il décide de faire. Vous prendrez le problème par le bout que vous voulez. La France ne peut pas vivre dans cette situation où nulle part minorité dirige à la place d’une majorité même relative. Ça n’existe pas. Ou alors, c’est que nous ne sommes plus un grand peuple libre. Ou alors ça veut dire que vous vous résignez. Ou alors, ça veut dire que nous sommes transformés en une sorte de détail qu’on peut amuser à coups d'émissions de télévision, de ragots, et de disputes qu’ont organisent entre l’un et l’autre pour créer des diversions. Si nous sommes ce grand peuple, si nous sommes le peuple libre, si nos sommes ce peuple républicain, notre devoir est la rébellion, organisée, disciplinée, la rébellion. C’est pourquoi nous avons dit les partis du nouveau Front Populaire que nous voterons la censure dès qu’il sera possible de déposer une motion de censure. Et alors, on verra, et alors, ce sera une démonstration que vous pourrez dire à vos voisins. Regardez-la, la Le Pen, comment elle a retourné sa veste. Demandez-vous qu’est-ce qu’elle a reçue en échange de ça, bien sûr ! Nous, on le sait, elle veut diriger la droite et elle est en train d’y arriver parce que monsieur Macron lui donne les clés du camion. Mais nous, en attendant, nous pensons à ceux qui nous ont saoulés avec leur haine des immigrés, avec leur xénophobie, avec leur racisme ordinaire. Alors vraiment, oui, on voit pourquoi c'était faire tout ça, juste pour servir la soupe. À ceux qui, jusqu'à présent, étaient les personnes que vous montriez du doigt et que vous vouliez rejeter. Mme Le Pen est le larbin, le porte-serviette des intérêts matériels et capitalistiques qui se tiennent derrière M. Macron. Et rien d’autre, larbin du pouvoir ! Car me voici ! A vous dire qu'à chaque instant où l’on tombe sur une crise politique, il ne faut pas se laisser embarquer par la psychologisation. Alors, monsieur Macron, bien sûr, tout le monde voit bien qu’il a une psychologie particulière. Mais c’est pas ça le facteur qui fait l’histoire. Revenons sur nous-mêmes, les Français, et sur notre propre histoire. Nous vivons dans la constitution de la V ème République. Cette constitution a été adoptée par le peuple français sur la proposition du général de Gaulle dans un moment où il s’agissait de mettre en cause les institutions précédentes. Elles étaient taillées à la mesure d’un homme, cela va de soi, mais à la mesure d’une crise qu’il n’arrivait plus à dominer avec les anciennes institutions, celles de la Quatrième République ! Quelle était cette crise ? Sa phase visible ? C'était évidemment la conquête de sa liberté, de son indépendance par le peuple algérien qui s’est construit dans cette révolution. Et il s’agissait d’admettre la sortie de 13 départements français de l’entité nationale qu’est la République française. C'était une très grave crise, avec le déplacement en suite d’un million de personnes, dont moi, avec ma cage à oiseaux, arrivant sur ce territoire, celui de notre patrie, que beaucoup d’entre nous n’avaient jamais vu. Pas seulement moi parce que j'étais trop petit, mais mes grands-parents et les autres non plus. Mais c'était la France, et nous voilà là. Et pour voir quoi ? Une mutation terrible du capitalisme français. Cette période s’est coïncidé une crise nationale, une crise sociale et une crise politique. Le capitalisme Français, en quelques années, déplace des millions de personnes qui se trouvaient à la campagne comme agriculteur. Il y avait 7 millions d’agriculteurs en 1947, il y en a 400 000 aujourd’hui. Des milliers et des milliers de gens arrivent en ville dans des immeubles tout neufs. On est là en tant pis, la hauteur, j’y étais, je me rappelle. On était contents parce que c'était beau, c'était propre. Et beaucoup, vous voyez, pour la première fois de leur vie, le chauffage à la maison, les toilettes dans la maison et pas dans le jardin, les chambres séparées pour les enfants. Il y avait l’idée qu’un immense progrès était en cours et que demain s’améliorerait, d’accord ? Aujourd’hui, on marchait avec les bottes dans la bouillasse entre deux immeubles, mais demain s’améliorerait. Nous étions des dizaines de milliers à penser que demain serait mieux. Et en effet, demain fut mieux grâce aux luttes des travailleurs qui avaient garantis notamment l'éducation des enfants, Et notamment en permis que l’on passe de la scolarité à 14 ans, la fin de la Scolarité, à la fin d’la Scolarités à 16 ans. Le niveau de tout le monde s’est élevé. Combien de fois ai-je raconté ? J’ai été le premier bachelier de ma famille. Eh bien, aujourd’hui, ces classes ascendantes savent toutes qu’elles sont condamnées par la nouvelle mutation du capitalisme. Je reviens sur 1958. Je viens de vous parler de cette mobilisation énorme des populations, l’accumulation, le fait que l’industrie représentait 45 % de la production totale du pays, et le reste, c'était l’agriculture. Et aujourd’hui, vous savez où nous en sommes, 12 % pour l’industrie, 3 % pour la agriculture. Ce premier choc a donné la constitution de la Ve République, qui prétendait être du parlementarisme raisonnée. À l'époque, on en avait assez des crises de la Quatrième République. On pensait que c'était la catastrophe permanente. Depuis, on a vu mieux. Et on est donc passé dans cette République. Mais très rapidement, comme la crise sociale. La crise nationale était là, ce faisant, alors la crise politique n’en finissait pas, alors même qu’on avait changé de constitution, adoptée par une très large majorité de français. Et le général de Gaulle, à ce moment-là, propose qu' on élise le chef de l'État au suffrage universel. Je vous fais un petit cours, hein ? Mais ça change tout, parce qu'à partir de là, vous avez deux légitimités. L’Assemblée nationale élu dans 577 circonscriptions et le président de la République élu dans une seule circonscription, la France tout entière. Eh bien, tout ça reposé sur un pari politique que la majorité parlementaire serait la même que celle du président de La République il s’est rompu à l’une et l’autre occasion. On l’a vu sous François Mitterrand, on l' a vu sous Jacques Chirac. Et à chaque fois, dans ce conflit de légitimité, comme dans le passé profond de la Troisième République, on a choisi la dernière légitimité exprimée par le peuple, c’est-à-dire l’Assemblée nationale. C’est ce que n’a pas fait M. Macron. C’est ce fait absolument nouveau. N’en souriez pas, il est d’une gravité totale. Une personne a un droit contre 69 millions. Voilà en gros où nous en sommes, et c’est la raison pour laquelle, quand vous voyez cette crise, vous devez aller au-delà des apparences psychologiques et vous ferez chercher où sont les bases à partir desquelles l’ancien ordre s’est fracassé, les anciennes manières de faire. Dorenavant la société tout entière est déstabilisée. Le mot déstabilisé signifie qu’on ne peut pas régler les problèmes avec les méthodes qui, hier, permettaient de les régler. Et c’est pourquoi on est en train de passer de l’autorité à l’autoritarisme. L’autoritarisme n’est pas le prolongement de l’autorité. C’est le signal de sa faillite. C' est parce que l' autorité n' est plus consentie comme elle l’est dans une démocratie. Dans une démocratie, vous consentez à l’autorité. C’est parce qu’elle n’est plus consentie qu’il faut l’autoritarisme. C' est pour ça qu' il faut aveugler des gilets jaunes. C' es pour ça, qu' Il faut envoyer des gens, des révoltes urbaines en prison, séance tenante, etc, etc. Et que l' autoritarisme gagne, que nous aurons eu 21 lois sécuritaires depuis que monsieur Macron est président de la République. Parce que tous les jours, nous apprenons des choses inouïes, que des gens qui hier étaient pourchassés. Doivent être relâchés parce que ça ne sert à rien et que ça n’a pas de sens. On apprend que la présidente du groupe Insoumis est convoquée, ainsi que Rima, pour apologie du terrorisme, pour l’unique raison qu’elles ont condamné le génocide. On append qu’un an après qu’il ait fait une phrase dont il ne se souvenait même plus lui-même, Louis Boyard est poursuivi par Mme Le Pen. On apprend 5 ans après qu’il ait visité une ferme une nuit. Que le député Insoumis Bastien Lachaud soit convoqué par la police pour être entendu et être inculpé sur ce sujet. Tout d’un coup, qu’est-ce qui a changé qui fait qu’on se rappelle de tous les problèmes qu' on a avec les Insoumis ? Et moi-même, je suis convoquée le 24 septembre pour aller expliquer si oui ou non, j’ai traité d’Eichman, le président le l’université de Lille, et je redis ici, je n’ai jamais été traité d’Eichman. J’ai juste supposé qu’au moins un président de l’université, au moins un préfet, au moins, un responsable était capable d’avoir l’une page et de comprendre ce que j’avais déjà dit moi-même, parlant le jour où je représentais le gouvernement français pour faire le discours de l´arabe du Vel d Hiv, que pire que le mal, il y a les complices qui savent qu’ils font le mal et qui se taisent et qui regardent ailleurs. Quand on m’interdit de faire une réunion ! Alors que l’on sait qu’il n’y a aucun risque, d’aucune sorte, à une réunion avec moi, sinon que peut-être les gens s’intéressent à ce qui se dit, ce qui est peut-être précisément leur problème. Il n’y a aucun risque. Alors, moi j’ai dit la force du mal, et j’aie pris l’exemple du livre d’Anna Arendt, qui est une philosophe, qui racontait le procès Heichmann, et elle racontais la force de mal, comment il se propage. Et vous tous, vous savez comme moi. Que la tyrannie a besoin du consentement aveuglé, a besoin des gens qui regardent ailleurs, a besoin des lâches, des traîtres, des dénonciateurs, pour pouvoir s’installer, durer avec cette force banale du matin qui se lève, du soir qui vient, etc., etc., jour après jour. Et que la lumière vient toujours de ceux, celles qui résistent les premiers. Et qui, les premiers, en prononçant la parole sacrée, NON, font entendre qu’on peut faire autrement, que la lâcheté n’est pas le sort universel, que l’aveuglement n' est pas la seule manière d’agir qui soit reconnue et respectée. Gloire à ceux qui disent non, quand les circonstances exigent que le mal soit repoussé de cette manière-là ! Aujourd’hui, la société est travaillée par une déstabilisation générale. La France était la dernière en Europe à ne pas accepter le démantèlement des services publics. La France est la dernière, en Europe, à avoir le meilleur service public de la santé du monde. La France, la dernière Europe à avoir une école qui classait ses enfants dans le top des écoles du monde ! Et alors ? Les puissants, gémissement, regardaient notre pays comme un fruit juteux, et comme ils en avaient envie d’y mettre les mains, de prendre, qu’est-ce qu’ils ont à prendre ? Le marché. Qu’est ce qu’il veulent faire ? Faire reculer le service public, faire avancer la marchandisation de tout. Vous passez des heures aux urgences, mais vous avez des cliniques privées. Vous avez du mal à l'école, mais vous aurez des écoles privées, Et de plus en plus… Voilà comment ils ont déjà atteint quelques-uns de leurs objectifs. Tout le monde pense que le service public de santé ne fonctionne pas. Et alors, petit à petit, vous êtes poussés dans cette situation qu’on voit dans d’autres pays. Et je me souviens de celui-ci, où l’un de mes amis s'était révélé être malade du cancer. Et il fallait qu’il soit accueilli quasi immédiatement, compte tenu du fait qu’ont s’est rendu compte trop tard de la situation. Il fut accueilli dans une clinique privée. Dans ce pays, il n’y a pas de service public de la santé. On lui a demandé sa carte, il l’a donnée. Une semaine après, on lui a dit, il y en a pourtant. Et la semaine prochaine, il en aura pourtant. Et alors, la famille a été confrontée à la question. Qu’est-ce qu’on fait ? Il est perdu. Va-t-on vendre la maison ? Va- t’on abandonner tout ce qu' on a ? Je sais ce qu’ils ont fait. Mais vous comprenez ? C'était lui qui disait… Laissez tomber, j’ai fait mon temps. Ces conversations abominables, ces choix terrifiants en humanité, combien parmi nous en font des qui sont comparables, pas identiques ? Quand vous devez choisir entre vous chauffer ou mettre de l’essence pour pouvoir aller au boulot, payer le loyer ou bien payer la nourriture ? Cette comptabilité abominable, c’est celle que le capitalisme impose partout où il met le marché, car le marché suppose l’inégalité, implique l’inégalité. Deux logiques se présentent, et c’est elles qui sont en cause en ce moment. C’est pourquoi la bataille que nous menons pendant les semaines qui viennent, je vous appelle à la suivre, à aider, à venir à la rescousse chaque fois qu’il le faut, à expliquer autour de vous. Pourquoi ? Parce que ces gens ont commencé par tuer notre pays. En le couvrant de dettes. Comment ont-ils fait 3 000 milliards de dette ? En empruntant beaucoup et en faisant des cadeaux de plus en plus à certains qui ont été dispensés de payer. Si bien que sous vos yeux, en l’espace de même pas 15 ans, en l’espace de même 10 ans, nous sommes passés de l’ancienne bourgeoisie nationale qui avait ses affaires à une bourgeoisie actionnaire, et maintenant ! À l’oligarchie, une poignée de gens, et on vient s’inventer, il y a en France de plus en plus de milliardaires, et vous avez des benets pour trouver ça génial. J’ai entendu des gens me dire, ah mais moi ça ne me dérange pas qu’il y ait des riches, ça me dérange qu’ils y aient des pauvres. Tu vois pas le rapport entre les deux ? T’es sûr que c’est un cerveau que t’as dessous ? C’est pas un gâchis ? Il n’y a pas de riche sans pauvre. Voilà ce que vous avez vu sous vos yeux. Et ces gens se sont emparés du pouvoir. Ils sont comme des tics sur la richesse de la nation, gorgés d’avantages fiscaux de toutes sortes. Et il y a cette énorme dette. Et maintenant, voici la suite du roman. La dette est tellement énorme que voici La Commission européenne. Je vous avais prévenu. Sur la base des travaux de mes camarades, que l’engagement qu’avaient pris Macron et le maire à la fin du précédent quinquennat revenait à exiger une économie de 85 milliards. Et je vous avais dit, ils ne peuvent pas se sortir d’affaires sans augmenter la TVA, qui, pour eux, n’est pas un impôt mais une taxe. Et ils vous disent, si vous voulez payer moins de TVA vous avez qu'à moins qu’on sauvez. Voilà. Comment ? Ils vont précipiter la récession dans notre pays, parce que cette fois-ci, non seulement vous avez la Commission européenne sur notre dos, dont les règles ont changé depuis la dernière fois, pour exiger qu’on revienne à l'équilibre, mais vous avez le FMI. Imaginez-vous une bête sauvage, aveugle de rage qui vous saute dessus, c’est le FMi. Partout où ils vont, ils tuent tout le monde, économiquement, bien sûr. Personne ne s’est relevé d’une cure de SMI, personne, nulle part dans le monde. À un moment donné, il y avait la Commission européenne, le SMI ils sont allés en Grèce, si j’ai pu quitter le troisième, ça devait être la Banque centrale. Ça s’appelait la Troïka, ils arrivaient dans des grosses bagnoles, ils montaient dans le ministère, quick quick quick, ils remontaient la bagnole et ils partaient. Couper dans les dépenses publiques, là ils vont revenir. Il y a trop de dépenses publiques, on va couper. Il y a deux solutions possibles. Vous coupez ou vous augmentez les recettes ? Si vous augmentez les recette, eux, ils poussent des cris. Il n’y aura pas plus d’impôts, c’est pas vous qui parle, je vous rassure. C’est à ceux qui pourraient avoir à payer l’impôt sur la fortune progressive que nous avons imaginé. Aux entreprises, aux grandes entreprises qui verraient revenir l’abrogation de la flat tax et le fait qu’il faut qu’ils cotisent quand ils vendent, quand ils achètent, etc. C’est à cela qu’ils disent qu’il n’y aura pas d’impôts de plus. A vous, il dit, il y aura des dépenses en moins. On ne peut pas continuer comme ça. Mais qui a nous amené jusqu'à ce point-là, si c’est pas vous ? Comment avez-vous le culot de venir me dire que nous prévoyons 100 milliards de dépenses supplémentaires quand vous en avez fait 1 000 milliards de dépendances supplémentaire pour arroser vos amis ? C’est à eux que vous avez promis que la fête va continuer. Par conséquent… Ne vous attendez à aucune gentillesse de leur part. Ne vous attendant à aucun bienfait. Dès qu’ils vont être installés, ils vont venir avec un budget. Et c’est ici que la bataille va devenir singulière. Il va falloir d’abord mener la bataille de la censure, démasquer les faussaires. Il va Falloir présenter la motion de destitution du président de la République. Et il va falloir s’occuper du budget. D’abord, je vous ai donné des nouvelles de la censure. Les partis du nouveau Front populaire la voteront tous. Je vous donne maintenant des nouvelles de la motion de destitution du président de la République. Pourquoi ne l’avons-nous pas fait avant ? Eh bien parce qu’avant, on n’avait pas la majorité au bureau de l’Assemblée nationale. Et le jour où nous avons mis la fessée au Macron, ici à la droite, et à tous les autres. Eh bien, ils étaient tellement dégoutés qu’ils ont tous tué le camp et c’est nous qui avons gagné la majorité au bureau de l’Assemblée. Pour que la motion… Pour que ma motion de destitution commence son parcours, il faut d’abord que ce soit transmis par le bureau de L’Assemblée à la Commission des lois de l’Assemblé Nationale. C’est vital. Si vous ne passez pas la première marche, vous n’en passez aucune autre. Nous n’avions pas cette majorité dorénavant, nous l’avons. La motion de destitution va être présentée mardi 17 septembre au bureau de l’Assemblée nationale. Nos camarades, communistes et écologistes ont dit que leurs membres au bureau de l’Assemblée, comme les nôtres, voteraient la transmission à la Commission. Nous attendons de connaître la position de nos camarades socialistes. Mais je veux leur dire, non, attendez, là on marche sur des œufs, donc pas le moment de les agacer, ils sont souvent le cuir fragile. Ce qui compte c’est qu’on y arrive, rappelez-vous de ça, quand vous avez affaire à un dirigeant insoumise, soit moi ou un autre, pour nous ce qui compte, c' est l’objectif. L’objective c' c' que ce soit transmis. Ce que nous disons, à ceux de nos alliés. Membres du nouveau front populaire, qui ne seraient pas convaincus pour des raisons qui leur appartiennent, qu’il faut voter cette motion. Mettons qu’ils n’en sont pas convaincus. Nous ne leur disons pas, nous allons vous convaincre de force. Nous ne leurs disons, comme les trois autres sont d’accord, vous devez faire comme on vous dit, parce qu’on ne supporterait pas qu’ont nous le disent à nous. C’est pas ça, on le dit juste, camarades. Nous avons mené cette bataille ensemble. Nous avons élu des députés ensemble. Nous avons ensemble constitué la nouvelle majorité du bureau de l’Assemblée nationale. Nous ne vous demandons pas d'être d’accord, nous vous demandions d’accepter de transmettre. Transmettez la motion de destitution et laissez la commission des lois s’en débrouiller. Et ensuite, la commission de lois, elle laissera l’assemblée tout entière. Vous voyez, je viens de vous dire ça, mais vous avez entendu à la radio et à la télé, les petits je sais tout, les répondeurs automatiques. Vous dire ben ça sert à rien, eh bien une fois de plus vous saurez que les seules batailles qu’on est sûrs de perdre, c’est celles qu’ont ne mènent pas. La motion de destitution, si tous les élus du nouveau Front Populaire en sont d’accord, sera transmise à la Commission des Loi. Et par conséquent, nous verrons là ce qui se passera, puis nous verront ce qui se passeras dans l’Assemblée plénière. Et là, tous, vous aurez un rôle, celui d’aller voir les soi-disant députés qui s’opposent. Et à cela, vous devrez leur dire, alors, tu votes ou tu ne votes pas la destitution ? Tu lui portes son cartable ou tu le renvoies à la maison ? Voilà les questions que vous aurez à poser. Je viens sur le budget. Écoutez-moi bien. Si ce que je viens de vous dire vous a percuté, quand je vous dis, regardez, le marché s'étendre, regardez que c’est ça leur stratégie fondamentale et coupée dans les dépenses publiques, alors, vous devez comprendre que le prochain budget… À cause des 3 000 milliards, à cause du fait qu’il faut revenir à 3 %, va être un budget terrifiant. Par conséquent, il n’est pas sûr du tout qu’ils arrivent à le faire passer. Que va-t-il se passer ? Déjà, il y a des règles dans la Constitution et dans l’organisation de l’application de la loi de finances. Ça doit être discuté en 70 jours ça va être bien compliqué. 70 jours. Si c’est pas discuté en 70 jours, un certain nombre de pouvoirs sont à l’heure à la disposition de l’exécutif, du gouvernement et donc du président de la République. Comme décider qu’il n’en vote qu’une partie, comme décider qui fait une loi, et que c' est cette loi qui globalise le vote, etc., etc. C’est-à-dire, il n' y a pas de discussion. Une loi spéciale. Voici ma loi, elle est spéciale, en quoi est-elle spéciale ? Eh ben, si vous la votez, ça veut dire que vous êtes d’accord avec le budget. Ah mais attendez, on veut voter. Non, vous ne pouvez voter que sur la loi spéciale. Nous avons donc un délai pendant lequel je préjuge que monsieur le maire va tenter, ou je ne sais qui ce sera à ce moment-là, de l'équipe Barnier, va tenté un coup de force, c’est-à-dire de faire en sorte qu’il n’y ait pas besoin de voter pour que le budget passe. Et je préfère me méfier. Nous avons été alertés par nos camarades de la Commission des Finances, et évidemment le président lui-même, qui a demandé à avoir des documents qu’ils n’ont pas, car ils sont déjà en train de préparer le budget dans le dos de tout le monde, après avoir envoyé des lettres de ministres et missionnaires pour dire aux administrations combien il doit coûter couper chacun par tête de pipe. La bataille du budget va donc être un moment qui va concentrer… La bataille politique dans ces aspects sociaux, économiques, politiques. C’est pourquoi nous n’allons pas vers, comme ils disent, l’apaisement, l’apaisement dont ils rêvent chez celui des cimetières et du silence dans les rangs. Taisez-vous, on va s’apaiser. Qui est apaisé, je vous prie ? Qui a envie d'être apaisée ? Qui a le mal à payer son loyer, qui n’a pas une paye suffisante, ou il veut être apaisé, amenez, amener la bonne paye, amenez l'école avec des professeurs partout, apaisez-nous ! C’est le seul moyen de nous apaiser, parce que sinon, on est en colère ! La nouvelle bataille politique centrale, celle que la stratégie de la révolution citoyenne et de la constituante concrétise avec l’union du Nouveau Front Populaire. C’est cette batailles qui commence par la démocratie, continue par les méthodes démocratiques et s’achève dans la démocratie avec la constituantes. Rien ne va se calmer. Nous allons nous avancer petit à petit dans ce chemin. La France doit trouver une issue par le haut. Et cette issue par-le-haut, c’est de changer les institutions en ayant une assemblée constituante pour passer à la 6e République. La sortie par le haut c' est de desserrer les taux qui est tout son peuple. La sortie par le haut c est de relancer notre économie. De la relancer d’une manière écologique, mais de la relancée. Si vous continuez à serrer, serrer serrer il y aura ce que l’on observe déjà, c’est que cet argent qui n’est pas investi par les capitalistes, qui n’investissent pas d’argent, on vous dit il faut leur donner des sous parce que eux savent où les placer opportunément, c' est la main visible du marché, et bien ils le placent très opportunément dans leurs poches et dans la sphère financière. Ils n’achètent pas une machine, ils n' achètent une nouvelle. Filières de production, ils ne font rien, ils se gavent, ils s’en remplissent la pence, ce sont des bons aériens pour la plupart d’entre eux. Nous saurions faire mille fois mieux, car il y a dans ce pays la jeunesse des ingénieurs de l’industrie, femmes et hommes, ingénieures agronomes, femmes et homme capables de tout changer, la production, l'échange, et de le faire dans les délais raisonnables qui permettront au peuple de se rendre compte qu’il y a deux manières d’envisager la société. L’une qui est la méthode du partage, la méthode du collectivisme, du tous-ensemble et l’autre qui est chacun pour soi et que tous les autres meurent. Et vous tous, quand vous allez voir arriver les catastrophes qui sont directement liées au changement climatique… Quand vous allez aller voir, continuellement, les réseaux être détruits par les plus excessifs ou par les sécheresses trop abondantes. Quand vous aller voir tout ça, quand vous allez voir continuer l'épidémie de cancer, l’épidémie diabète, tout ça qui met en cause un mode de production, un mode d'échange, un monde de consommation. Vous vous direz peut-être qu’il faut changer, il faut arrêter cette folie, ce n’est pas ça dont nous voulons pour nous, ni pour nos enfants, ni pour la beauté du monde, qui mérite qu’on s’en soucie puisque lui-même ne peut pas se défendre. La bataille institutionnelle est l’aspect que je vous demande de suivre avec attention, de suivre à l’Assemblée nationale, mais il y a la part qui vous revient. On ne peut pas faire vraiment bouger les choses si nous ne réglons pas une ou deux des difficultés qui se présentent à la gauche. D’abord, bien sûr, l’unité d’action. Et si on n’est pas d’accord, on n’est pas obligé d’en faire un drame. On n’est pas obligé de dire La manifestation du 7 septembre est une aventure solitaire de Jean-Luc Mélenchon parce que ce n’est pas vrai, c’est à l’appel des organisations syndicales de jeunesse, et il ne faut pas les décourager. Vous ne pouvez pas l’en jeter à la figure, vous ne servez à rien, on peut ne pas être d’accord. Voici à quoi j’appelle, qu’on dédramatise la discussion à l’intérieur de la gauche. Tout n’est pas un désastre, tout n' est pas une obligation de se mettre des gifles. On peut parler, avancer quand on avance, et puis quand il y a l’un ou l’autre qui propose une initiative, la regarder avec bienveillance, dire si on la partage ou pas, si on l’a partage tant mieux, si l’on la partagent pas, Tant pis, on le fait avec, mais ne… L'émulation plutôt que la compétition, et puis que chacun fasse une part du travail. Tout à l’heure, Manuel Bompard disait sur l’Agora, « Nous assumons notre part de travail. Pourquoi vous nous le reprochez ? Oui, nous avons dit que nous essayons d’amener massivement la jeunesse au combat anticapitaliste, nous essayions d' amener massivement le peuple ouvrier des quartiers au vote. Eh bien, faites votre part ! » Venez avec nous, ou bien s’il y a des populations qui vous sont plus familières, des centres-villes qui vous sommes plus accueillants qu'à nous, eh bien allez-y, et convainquez-les de venir, non pas en leur disant « on est bien d’accord avec vous, les insoumis sont infréquentables », parce que quand vous faites ça, vous creusez le fossé, vous ne gagnez pas une voix, vous ramassez 3-4 misérables qui changent d’avis tous les 5 minutes, c’est tout. Le travail de fond ! Le travail de fond, c’est de s’adresser à l’intelligence des gens. Nous devons convaincre toutes les catégories sociales que leur intérêt est la protection commune de l'écosystème et que ceci passe par le fait qu’il faut faire taire le marché et augmenter la solidarité humaine. Voilà de quoi nous devons convenir. Et on fera avec ce travail mis en commun. Mais ça ne suffit pas, il y a la mobilisation populaire, je ne vais pas tourner autour du pot, surtout à la fête de l’humanité où je me suis déjà exprimé une ou deux fois avec assez de franchise pour que tout le monde comprenne bien. Dites-vous bien définitivement qu’on ne peut pas compter sur les insoumis pour se taire et que quand ils ont acquis la conviction d’un sujet, ils n’hésitent pas à le partager. Nous avons un problème. On ne peut pas continuer. La politique d’un côté, le social de l’autre, parce qu'à la fin, on est divisé, parce qu on y perd en efficacité, et on arrive à ce résultat invraisemblable, qu’après avoir mobilisé 91 % de la population contre la retraite à 64 ans, après que par l’action déterminée dans l’Assemblée nationale, on ait réussi à faire en sorte… Que cette loi maudite n’a jamais été votée par personne et n’ait donc aucune légitimité démocratique en France, pays républicain et démocratique. Comment se fait-il, après qu’on ait mobilisé tant de monde dans les rues, qu'à la fin, nous ayons perdu ? Je vous pose la question, je vous demande d’y réfléchir, chacun pour soi-même. Nous manifestons d’aucune façon, ici, quelque chose qui puisse être mal vécu par l’un ou par l’autre. Il est incroyable que nous ayons perdu alors que nous avons, nous avions tous les arguments pour gagner. Et si aujourd’hui, tant de gens se regroupent avec nous au nouveau front populaire, et avec les insoumis qui parlent clair et net sur le sujet, c’est parce que personne n’a accepté dans ce pays la condamnation à deux ans de travail supplémentaire par le fait d’en seul homme. Et parce que personne n’a accepté qu’on ramène la retraite au niveau où elle était au moment de sa création en 1910. Oui, la retraite à 64, 65 ans, c’est le niveau auquel on l’a établi pour la première fois en 19 10. Tant de temps après, nous ferions ce recul dans le temps, et on me dit « on vit plus longtemps ». Ben oui gros ballon, on vit longtemps parce qu' on part à la retraites plus vite, parce qu on est mieux soigné, parce que l’on est éduqué. Qu’est-ce que vous nous demandez ? De mourir plus tôt ? Voilà la mobilisation populaire. Vous êtes appelés le 21 septembre à retourner dans la rue, à vous regrouper avec les organisations de jeunesse partout, vous le pouvez, sur les places de la République. Car, rappelez-vous que le 21 Septembre est un jour magique. La veille, pour la première fois, des Français qui ne parlaient pas la même langue, une partie d’entre eux n'étaient même pas armés, et se trouvaient dans une situation invraisemblable, militaire. Où c'étaient eux qui se trouvaient en face et les Prussiens qui se trouvaient devant Paris. Et pendant 6 heures, sous la canonnade, des gens qui de leur vie n’avaient vu un canon ni un boulet tomber ont tenu beau. Et tout le long, n'étant pas des sujets mais déjà des citoyens, n’étant pas donc les membres d’un royaume mais déjà, des citoyen, tout le lot, ils criaient « Vive la Nation ! Vive la nation ! » Ce n'était pas du nationalisme, c'était de la citoyenneté active, ils étaient là, ils ont tenu bon, et à la fin de la soirée c’est les Prussiens qui sont partis. Et le lendemain, la nouvelle est arrivée à Paris, et quand elle est arrivé à Paris et dans l’Assemblée, de partout, sur tous les bancs, partout, tout le monde criait aussi, Vive la Nation ! Et la République a commencé le 21 septembre, grâce à cette bataille, à cet héroïsme. Alors vous, qui ne risquez pas la mitraille ! Le 21 septembre, vous devez descendre dans la rue pour dire que nous voulons la destitution de monsieur et madame Vétheaux, que nous ne voulant plus du nouveau Louis XVI qu’on nous a imposé, que nous Voulons La République une et indivisible. Une et ind divisible, ce n’est pas une affaire de frontières, c’est une affaires de peuple. Une et Indivisibles, ça veut dire, quelle que soit la couleur, quel que soit le genre, quelle soit la religion, Tous nous sommes égaux, citoyens, et tu n’as pas de droit supérieur aux autres ! Et c’est par là que je vais finir. Cette unité, cette union, l’union pour nous, ça n’a de sens que si c’est l’unité du peuple. Si l’Union politique, c'était par exemple, je ne sais pas moi puisque certains l’ont proposé, l’Union avec des macronistes pour faire un gouvernement d’union nationale, sur le modèle de ce qu’on a vu en Allemagne quand le SPD a gouverné avec la droite, sur le modèle. J’arrête la liste. Vous avez compris ? Eh bien, là, vous nous diriez, quoi ? Tout le monde demande de voter pour ça, jamais de la vie. Vous ne seriez pas d’accord. Et l’unité du peuple qui est là, de toutes sortes de métiers, de toutes sorts de générations, serait instantanément rompue. Parce que vous avez tout sans cerveau, et votre engagement politique, il a un contenu, il a une direction, vous allez dans un sens. Vous n'êtes pas là parce que l’orateur vous convient. Vous êtes là parce que vous avez décidé d’aider à ce que l’orateur est en train de mettre en mot, et que vous en êtes partie prenante, même si ici, là, vous diriez les choses autrement. L’unité du peuple n’est possible que si le programme correspond à l’intérêt général du peuple. Voilà pourquoi nous sommes pour l’union, parce que c’est le chemin le plus court, mais pas pour faire le contraire. Sont-nous jamais dans la combinazione ? Dès lors, nous devons bien comprendre une règle fondamentale. Tout est bon qui aide à l’unité du peuple. Et vous avez compris le mot « unité » comme il doit être compris. Unité sur ses revendications, unité sur ses aspirations. Non seulement à mieux vivre socialement, mais dans le respect de la dignité des personnes, par leur travail ou par le fait qu’ils s’occupent des leurs. Le respect de leur dignité. Ça inclut aussi. Le droit pour chacun d’avoir la religion qu’il veut, sans qu’on aille le persécuter et le montrer du doigt, du moment qu’ils ne contrevient à aucune loi. Et en ce moment, oui, vous devez comprendre que l’unité du peuple est menacée par un poison violent parce que, après avoir répandu dans la droite, il a commencé à lécher les pieds dans la gauche, et on a commencé avoir des gens qui se réclament de la gauche tenir les propos ineptes de ce qu’on appelle le printemps républicain, qui est un ramassis de racisme et d’islamophobie. Oui, vous avez raison de dire où, et je me joins à vous, quoique ce ne soit pas très esthétique de le faire ici. Oui, où ? Parce que c’est la négation ! De ce qui est le cœur de ce que je vous ai dit au début, les êtres humains étant semblables par leurs besoins, ils sont égaux en droit. C’est la négation de l’universalisme, comme nous le comprenons nous. L’universalisme, c’est pas la manière de dire aux gens, pas toi, pas toi. Pas toi, tu n’es pas assez universel. L’universalisme concret, c' est celui qui rapproche les êtres humains et va créer entre eux une communauté. C' est pourquoi je vais parler de créolisation Et pourquoi je trouve ce mot si beau ? C’est parce qu’il a été inventé par nos compatriotes à l'époque où ils étaient en esclavage, comme moyen, en créant une langue nouvelle, de se comprendre entre eux et d'échapper à leur statut de choses, qu’ils les séparaient parce qu’ils ne parlaient pas la même langue et parce que les maîtres pouvaient les persécuter. La créolisation, c’est la forme concrète de l’universel. Le racisme… Ne croyez pas que ce soit juste un mauvais penchant, des gens qui sont pas malins, non, non c’est clair qu’ils sont pas malins. Le racisme est une idéologie globale, et ne croyez-pas ce qu’il vous disent, il suffit de dire à quelqu’un, « Viens, on va se battre pour, je sais pas quoi, la meilleure paie, pour qu’aussitôt ils se disent, « Ah, du coup je ne suis plus raciste. » un bon service de santé et vous croyez qu’il va dire aussitôt ah ben je ne suis plus raciste on va dire attends un bon système de santé oui mais au pas d’aide médicale gratuite pour les malades qu’on parle à votre couleur ou qui ne viennent pas du bon pays et puis l'école ah ben oui d’accord mais enfin quand même faut pas abuser vous connaissez ça c’est pourquoi je vous dis le racisme est une idéologie globale elle doit être il doit être combattu comme une idéologie globale et il est vrai que des fois moi comme les autres. J’ai commis l’erreur de penser qu’on pouvait voter facho alors qu' on était juste fâché, non. Celui qui vote facho prend la responsabilité morale de voter pour le racisme, de voter contre l’unité et l’indivisibilité du peuple français. Mes amis, la barrière au racisme c’est chacun d’entre vous. Chacun d’entre nous, chaque conscience qui proteste, chaque personne qui interdise qu’on fasse des blagues pourries, chaque personne, qui prend l’argument pour démontrer que ce que raconte le raciste n’a pas de sens. Et faites-leur la mauvaise surprise de leur vie, de leur dire, vous voulez qu’ils s’en aillent ? Mais qui c’est qui va bosser à leur place ? C’est vous ? Non, bien sûr que non. Ce pays a besoin de tout le monde. Et ce pays a fait la preuve qu’il est capable. D'être la nation une et indivisible à laquelle nous aspirons. Les enfants d’aujourd’hui, les gens d' aujourd’hui ont aujourd’hui, un sur quatre, un grand-parent étranger. De mon temps, c'était un sur dix. Un sur quatre. Qui sait qui rendit son grand-père ou sa grand-mère ? Ceux qui sont arrivés ici, un des deux, parfois, ne savaient ni lire ni écrire. Et ensemble, on portait la famille, on fait que les enfants sont allés à l'école bien habillés, bien vêtus. On a suivi ensuite les devoirs comme on pouvait, où on les faisait suivre. Tant est si bien qu’en à peine une génération, les derniers arrivés dans ce pays, ont rattrapé la répartition sociale moyenne des Français qui étaient là avant. Autrement dit, la classe sociale ascendante, c’est ceux dont les enfants sont, pour la première fois, des bacheliers, pour la 1re fois des ingénieurs, pour 1refois des architectes, c’est à dire cette masse immense qui s’est douée, vous, au travail, à l'étude, pour s’améliorer par le mérite. C’est eux que nous voulons ! Ce n’est plus le moment, mais je vous reparlerai de ce projet que nous devons porter ensemble. Savez-vous pourquoi ils sont obligés d’en venir au racisme ? Pourquoi ? Vous êtes trop jeunes, vous ne l’avez pas connu avant. Avant, on disait « Ah ben t’as qu'à bien travailler à l'école, et puis tu vas faire un bon métier, et puis avec ton bon métiers, et tu vas acheter la maison, et quand t’auras acheté la maison t’auras ta voiture, ou comme disait Nogo « la machine à laver ». D’accord ? Bon, eh, il y avait des gens, demain, ça allait mieux, c’est fini ! Des classes sociales ascendantes, je vous l’ai dit tout à l’heure, il n’y en a plus. Mais réfléchissons plus profondément. La bourgeoisie, la droite, l’extrême droite qui est son larbin, ils n’ont plus comme brailler impudemment le président de la République notre projet ! Quel est votre projet ? Qu’est-ce que vous nous proposez de faire, maintenant, à part nous serrer la ceinture pour payer la dette, que personne ne paiera jamais, et nous le savons tous. Qu' est-ce-que vous nous proposer ? Rien. Il n’y a plus de projet lié à l’extension du capitalisme et de la marchandise, à par, vous dire, consommer, consommez. Pas trop, parce que, faut pas abuser, vous n’avez pas la paye pour ça. C’est tout ! Mais de ça, aucun peuple, aucune humanité ne peut se contenter. Si bien qu’aujourd’hui, vous autres, nous autres, je m’adresse aux générations, la mienne par exemple, on en a bavé des ronds de chapeau quand il nous expliquait que l'égalité, ça existait pas. On en a baver des rondes chapeaux quand il disait que l'écologie c'était bien gentil, mais qu’il fallait quand même produire des bagnoles, etc., etc., bien sûr. Et maintenant, nous voyons se lever. Des catégories sociales qui ont été reléguées. J’ai parlé de l’immigration et de ces enfants, mais c’est pas tout. La nouvelle France, c'était pas seulement la France des enfants de ceux qui viennent d’arriver et de ceux qui ont demandé à être français. La nouvelle France, c’est la France des femmes. Vous ne le savez pas, mais quand la cinquième république. Quand la V ème République a été créée, quelle était la condition féminine ? Autorisation du mari pour travailler, abrogée en 1965 seulement. La contraception était interdite, abrogée en 1971 seulement. La puissance paternelle, c'était l’autorité parentale du père. Elle n’est conjointe que depuis 1970. Le principe d'égalité des rémunérations, 1972, l’avortement, 1975, la fin du divorce unilatéral, 1975. Le viol reconnu comme un crime pour la première fois, 1980. C’est donc les femmes que vous avez aujourd’hui qui sont là, les jeunes femmes, leurs mères et leurs grand-mères, sur la génération… Qui pour la première fois a connu tout ça et qui maintenant comme toujours parce que la conscience retarde toujours sur l’existence, et notamment la conscience collective, maintenant réclame le reste, c’est-à-dire le droit absolu à l'égalité, la reconnaissance absolue du droit à la dignité. Nous sommes telles ! Ma je le sais. Je, comme je suis, je le sais, le mouvement a soumis à une présidente du groupe à l’Assemblée nationale, une président de la délégation au Parlement européen, une président du mouvement de la gauche au Parlement européen une président pour l’Institut, la Boétie, etc. Ça ne suffit pas, il faut que les institutions prennent en charge l’obligation absolue de la parité, absolue ! Etc. Il faut… Que le mouvement ouvrier comprenne quelles révolutions lui aussi il doit faire. Le code du travail, camarades, est un code fait pour le corps des hommes. Il n’a jamais été rédigé en pensant aux particularités du corps des femmes. Et c’est le moment de se demander comment on peut avoir un code du travail qui ne soit pas fait que pour les hommes. C’est une révolution immense ! Elle vient à votre génération, les plus jeunes. J’ai pris cet exemple, ces deux exemples, pour vous montrer de quoi je parle quand je parle de la Nouvelle-France. Nous ne sommes pas là seulement en train de dire « S’il vous plaît, ne nous discriminez pas, ne nous jugez pas différents des autres ». Nous ne somme pas là pour mendier, demander, supplier. Nous sommes là pour prendre notre place, toute notre place sans concessions. Le racisme, le sexisme, tout ça se tient dans l’idéologie d’extrême droite. Si vous regardez ce qu’ils racontent, vous verrez qu’il en ont autant contre les femmes que contre les étrangers et contre les gens qui ne sont pas de la religion qui leur convient. Oui, le racisme est une idéologie globale, une idéologie qui frappe partout où il y a demande d'égalité, parce qu' il y as similitudes de besoins. Pour apporter des réponses qui divisent, qui séparent et qui amènent de la haine. Le racisme est une idéologie globale et nous devons la combattre sans lui laisser un centimètre d’espace. Et je vous dis, c’est une lutte de classe. Vous m’entendez, vous autres, qui êtes à la fête de l’humanité ? C’est une lutte de classe, car ce dont je parle, ce sont les habitants des quartiers populaires, ce son les femmes quand ils sont là à faire le bec sain parce que 1600 euros, c’est trop. Qui montrent qu’ils ne comprennent pas la première règle d'économie, qui est que de l’argent donné à ceux qui en ont besoin est immédiatement dépensé et que par conséquent le SMIC à 1600 euros c' est le meilleur ami. De l'écologie, parce que vous achetez des choses de meilleure qualité. C’est le premier ami de l’activité, de la croissance, de l´emploi. Mais il y a surtout un aspect qu’ils oublient, qu’il ne cite jamais quand on en parle. C’est que 80 % des femmes salariées travaillent au SMIC, et que c’est elles qui, dans tant de cas, portent toute la famille sur le dos. Ils ne le disent pas. Oui, c’est une lutte de classe ! Que l'égalité salariale, que le droit des femmes à être payées a égale dignité avec les hommes. C’est de tout cela dont je vous parle quand je vous parles de la Nouvelle-France. C' est elle que nous voulons amener au pouvoir quand nous disons aux jeunes « Votez, votez avec nous, convainquez les camarades, les amis. » Si vous votez autant que le reste de la population, nous serons majoritaires et nous changerons de fond en compte cette société. Nous le disons aux femmes, nous le disant aux habitants des quartiers populaires, nous autres, les Français, même si c’est seulement depuis une, deux ou trois générations, deux dans mon cas. Nous savons comment, en changeant la règle du jeu, avec juste une déclaration des droits humains, il y a deux siècles, nous avons changé le visage du monde, parce que cette parole se répandait partout. Parmi les esclaves, parmi des gens libres, et on disait « une grande révolution arrive qui va rendre tous les êtres humains, fraternels, égaux ». C’est comme ça que ça se disait dans le Nouveau Monde, et partout le message arrivait. Et souvenez-vous que, tout à l’heure, je vous parlais de la bataille de Valmy. Alors, pas parce que c’est une batailles qu’on a gagné contre les Allemands, en général, c'était nous qui gagnions, mais, bah oui, à chaque fois, Mais parce que… C'était la lutte du peuple contre les seigneurs féodaux qui venaient pour les en servir. Et il y avait ce jour-là un poète qui était là, beaucoup d’entre vous le savent, c’est le poète Goethe, qui est un Allemand. Et Goethe dit, de ce jour est née l'ère moderne dans le monde. L'ère modernes est toujours celle qui est collée, comme disait Victor Hugo, à l’identité révolutionnaire de la France. À sa capacité, alors même qu’elle est capable des pires bassesses, d'être capable aussi du meilleur, le plus incroyable, le nouveau front populaire, l’insoumission. Voilà les clés du futur qui règlent à la fois le social, le politique et l'écologique. Soyons pleinement des êtres humains. Le 21 septembre, faites-en la démonstration en venant dans la rue, protester contre le tyran.
L’international sera le genre humain, c’est la lutte finale !
Est-ce que tu peux mettre mon son ? Est-ce que j’ai le son ? OK, merci beaucoup, Robin. Bonjour, je peux vous poser une petite question ? Je ne suis pas sûr, mais… Vous êtes plutôt selfie ou poing levé ? Selfie ? Oui, mais il y avait autant de gens qui avaient le poing levé que de gens qui prenaient des photos. C’est quoi votre genre, à vous ?
T'étais là pendant le discours ou pas ?
Bon, à bientôt. Merci. Je t’en prie. Excusez-moi. Ah, vous me connaissez. Vous êtes l’homme de la soirée. Cette cravate rouge est fantastique. Attendez, vous êtes Au Poste
Pour moi, c’est le top, c'était le top du hip-hop. Là, on est plus discret, mais c’est pas mal, c’est pas mal. Ouais, ouais, le p’tit chapeau, pas mal, pas mal.
Vous pouvez me prêter deux secondes votre veste ? Intermarché, oui. Bon, ça, non. Je crois que vous avez mal écouté Père Jean-Luc. Enfin bon, attends, vas-y. Hop, voilà, juste deux secondes.
Alors bonjour, nous sommes en direct pour CNews. Je me suis habillé en gaucho. Je passe un aperçu avec mes copains du Puy-en-Velay. C’est comme ça, les gauchos : bandanas ou cheveux sales, c’est ça ?
Ah ouais ? Ouais, c’est ça. C’est… Eh, on dirait…
On dirait Au Poste !
Ah putain, c’est génial ! Ouais, bah merci, hein ! Non, non, monsieur, monsieur ! Ah non, non, on est à la Fête de l’Huma !
Voilà, à l'élégance, voilà, voilà ! C’est bon, il me va bien. Merci beaucoup. Voilà celui-là. Attends, attends, bouge pas. Ne bouge pas !
Bon, Au Poste ! Non, donne-moi, parce que là, je vois qu’il y a Machin qui arrive. Quotidien…
Ah, la méthode, qu’est-ce qu’il y a ? C’est la perche !
Comment s’appelle déjà l’animateur de Quotidien ?
Qui travaillait à i>Télé.
Ah, ça les intéresse plus du tout ! Ça ne vous intéresse pas ! Mais là, j’avais un truc à lui poser. Bon, deux questions : une conne et une importante. Et tu ne poses jamais des questions connes, David. Pourquoi êtes-vous arrivé en retard ? Et qu’est-ce que ça fait que le dirlo dise : « Vous pourriez arriver à l’heure » ?
J’irai demain. Tu seras demain ?
Et c’est ce qu’il y a !
Bon, faisons de l’info en continu, c’est quand même terrible. Qu’est-ce que tu as pensé du discours, hormis qu’il était trop long ?
Mais parce que t’as raté quinze minutes !
Tu as raté le tout début. Il a dédié cette réunion aux martyrs palestiniens.
Et qui a annoncé espérer ta mort.
Tu peux me dire qu’il n’y a pas de réaction à faire. Tu peux dire que ce sera la justice, tu peux me dire que je passe à autre chose. Non, j’aurais plutôt une réflexion sur… Il a été coupé, là. Allô, allô. Voilà, le son est revenu. Voilà, il y a dix secondes. Il y a dix secondes de décalage. Allô, allô. Allez, micro, micro. Un, deux, un, deux. Voilà, voilà, voilà. Bon, allez. Non, mais je te laisse.
Non, c'était…
Est-ce que… Oui, plusieurs milliers.
Ah oui, sur YouTube, sur Twitter, sur Tipeee. Non, mais je sais que ta chaîne marche.
Alors, juste pour terminer, en fait, je t’avais invité à Au Poste. On a annulé parce qu’il y a eu ce qui s’est passé avec les élections, c’est ça ?
Et ce film que tu as monté est passé, pas inaperçu, mais enfin bon, voilà, l’actualité politique…
Si tu peux raconter ce film qui est sur le site des Mutins de Pangée.
Ouais, ouais, il y a un problème de batterie. Mais c’est bon, là, c’est reparti.
Parce qu’en fait, c'était une réaction de ta part aux petits films…
Je peux redonner le titre ?
Voilà, et pour être tout à fait complet, puisque je calais ta venue, je t’avais parlé des Mutins de Pangée qui t’avaient appelé, et je t’ai dit que tu pouvais y aller. Je sais pas si tu te souviens.
Allez, je te laisse vaquer à tes occupations. À bientôt, Aymeric. Ciao. Alors, écoutez, aujourd’hui, nous avons des moyens extraordinaires que nous n’avions jamais eus jusqu’ici. J’ai une camera woman avec moi, j’ai un réalisateur là-bas. Alors là, on est pas mal parce qu’on est dans le champ de Quotidien. Je vais rester comme ça le temps de… Non, mais ce qui compte, c’est qu’on voie le micro dans le champ de Quotidien. Ouais, je fais de la pub, là, vous voyez… Non, non, je ne fais pas de récap'. Et donc, voilà, c’est un film que vous pouvez voir sur Les Mutins de Pangée. Donc, tu peux montrer la scène à côté, c’est-à-dire que c'était Quotidien qui filme. J’essaie d'être dans le champ et de faire un peu de publicité pour Au Poste. Voilà, parce qu’on a besoin d’un petit peu d’audience, voilà. Voilà, les amis, je ne sais pas si… Si vous avez des questions. J’ai une impression… Voilà. Hop ! Bonjour, vous êtes en direct. Il y a à peu près un demi-million de gens qui vous écoutent. Vous étiez là pour le débat ?
Mais vous étiez là quand Père Jean-Luc a parlé ?
Ah bah non, alors ce n’est pas grave. Désolé. Bonne soirée, bonne soirée. Qui était là ? Qui était là ? Ça, c’est l’accueil sécurité ? Bonjour ! Non, vous ne voulez pas ?
Vous avez tout à fait raison. Parce que les gens qui filment, on les filme jamais. Les cadreurs, l’accueil sécurité… Du coup, c’est ça qui m’intéresse. Souvent, les gens qui filment. On aime bien bien sûr.
Ah non, elle ne va pas… Ah oui, oui, bien sûr, on peut même inverser la caméra. Non, nous, ce qu’on aime bien, c’est filmer les grands médias, etc.
Vous étiez là pour le discours de Mélenchon ?
Un peu chiant, non ?
Pas vingt, mais ne fais pas ton Mélenchon ! Qu’est-ce qui t’a plu ?
Ça ne m’étonne pas. Je vois l'élégance belge.
Rires.
C’est toi, quand il a dit « 21 septembre », qu’il a dit Valmy ? Je t’ai entendu, je cherchais. Je me suis dit : soit c’est vraiment la fan zone, soit ça n’a pas dû sortir.
Et alors, dis-moi, on a l’exemple belge qu’on connaît mal. Pendant un an et demi, deux ans, vous n’avez pas eu de gouvernement.
Et pendant ce temps, le pays vit bien ?
Ah, c’est ça !
Ah ouais.
Allez, d’accord.
Voilà, ça ne change rien, en fait. C’est ta première Fête de l’Humanité ?
On m’a dit qu’en Belgique, à Ostende, il y avait Manifesta.
Et alors, il paraît que c’est plus sérieux, il y a moins de bouffe ?
Parce qu’ici, c’est quand même beaucoup de bouffe.
Oh, à sept ?
Il te reste une nuit et demain.
Mais du coup, une nuit si tu travaillais à Au Poste, tu pourrais le faire. Au Poste, c’est l'émission.
Ah bon ?
Ah bon ?
Et t’apparais dans le tchat ?
Ah non ?
Ah bon ? Très bien. Je vais te laisser tranquille. Merci beaucoup, en tout cas, c'était un plaisir. Et nous avons exceptionnellement la réalisation. Robin, qui nous vient…
Ah non ! La camera woman qui est là, c’est Dada Doc Dada, dans le tchat.
Alors, Robin, c’est SadRunner dans le tchat. Je suis validé par le tchat. Tu es validé. Tu peux rester. Tu peux rester !
Non, accueil sécurité, non.
Bon, non, on n’applaudit pas la Fédération de l’Intégrité. Ils arrivent, ils font Valmy ! C’est ça ! Y en avait deux : y avait Valmy, toi, et puis l’autre. Et puis toi, et puis l’autre.
Merci beaucoup. Passez une bonne soirée, une bonne fête. Vas-y vite, il y a le PC du Doubs qui est pas loin.
C’est ça. Probablement.
Hier, on était au PC de l’Ardèche. C'était très bon : assiette de charcuterie.
Non, non, non. Du Saint-Joseph, pas mal.
Ah non, Saint-Joseph, c’est du vin, monsieur. On voit que monsieur est belge. Bon, très bien.
À bientôt, merci beaucoup, ciao ! Alors, voici… Voici le travail. Ça, c’est le travail. Excusez-moi, monsieur, je vois un travailleur. Je suis moi-même au travail.
Oh merde, j’suis eu ! Tu étais là pour Mélenchon ?
Un peu trop long, non ?
Et alors, qu’est-ce que tu as eu comme tâches, aujourd’hui, à faire pour organiser un truc comme ça ?
Ça tombe très bien. Bonjour. Bonjour, nous sommes en direct. Non mais c’est vrai, en plus. Le responsable du stand ! Alors, par exemple, pour organiser ça, c’est combien d’heures ? Un truc qui dure une heure et demie, deux heures.
Et un stand comme ça, combien ça coûte ?
Nous, on paye 500 balles pour une table. Donc là, j’ose pas imaginer. C’est en millions, là !
Non, bien sûr. Mais c’est très cher, on est d’accord.
Pourquoi tu dis « militants » ? Parce que le tchat demande : bénévoles, payés, très bien payés ?
Mais c’est toi qui es au balai.
Voilà le travail de monsieur. Alors, le mec, il organise toutes les télés de France et de Navarre pour qu’il y ait du son, pour qu’il y ait des caméras, et à la fin…
Et quand est-ce que Jean-Luc a gardé une porte ou balayé devant sa porte ?
Est-ce que tu peux nous accorder une petite faveur ? Est-ce que tu peux nous montrer où étaient tous ces gens-là avant d’arriver sur scène ? Genre derrière le rideau, quoi.
Ah, parce qu’ils sont là ?
D’accord, d’accord.
Les accès sont restreints. Oui, mais bon… L’information est une mission ! La liberté de la presse, il l’a dit encore tout à l’heure !
C’est tout boueux.
Et dernier point technique : le matériel de réalisation qui est là, le matériel de captation de son et d’images, c’est à vous ou vous le louez ?
Et voilà, c’est ça. Vous êtes vachement organisés.
Là, on voit que tout se déploie d’un coup, le cabaret, voilà. C’est quoi ton prénom ?
Maxime, merci beaucoup, Maxime, et merci de m’avoir laissé me faufiler pour filmer. Il y a beaucoup de monde, c’est chouette.
Merci à toi.
L'équipe d’Au Poste Alors, voilà. Et il n’est pas drôle. Non, c’est juste le logo ! Je veux juste montrer ! Bon, on va interviewer mais l'équipe a faim. On va aller manger. Bon, bah OK. Alors, l'équipe a faim. Alors, on y va, on s’en va. On va essayer de trouver un plan final. Excusez-moi, je peux regarder votre tee-shirt ?
Mais qu’est-ce que c’est que ce délire ? C’est l’image finale de ce live.
Ça veut dire quoi, « Yung Lee » ?
Vous êtes d’accord ?
On m’a dit que vous aviez, l’année dernière, le même avec Ruffin.
Merci beaucoup. Bonne soirée à vous, bonne fête à vous et à l'équipe.
