Premier Tour Présidentielle 2022 : Au Poste gonzo au QG #UnionPopulaire
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Allô, les amis, est-ce que vous m’entendez ? Je suis au Cirque d’Hiver. Bonjour. Est-ce que vous entendez ? Est-ce que vous entendez le son ? Voici un joli cheval. Voilà, super. OK, c’est parti. C’est autorisé à me parler, monsieur ?
Oui.
Ah, super. Bonjour, monsieur. Que faites-vous ici, vous ?
Je travaille au Cirque d’Hiver.
Comment ?
Je travaille au Cirque d’Hiver.
Voilà. Et vous êtes quoi au Cirque d’Hiver ?
Alors, je suis ouvreur.
Ouvreur. C’est quoi, ça ?
Ça, c’est les anciennes écuries qu’on utilisait avant, auparavant, quand il y avait les chevaux.
Ouais.
C’était ici où il y avait les chevaux, auparavant.
D’accord, d’accord. Donc là, aujourd’hui, il y a les journalistes, c’est ça ?
Exactement.
OK. Alors, est-ce que ça a fonctionné, l’interview ? Racontez-moi, les amis, si ça marche. Ouais, c’est chouette ! Oui, c’est le cirque, absolument. Ça marche bien ? Oui, oui, ça fonctionne, super. Alors, en fait, la caméra est trop haute, là. Elle est trop haute pour moi. Pour vous, c’est bien ? Ça marche. Et oui, et voilà, la course des petits chevaux, voilà. Alors là, on va rentrer dans la salle. Bonjour. Il y en a qui me regardent bizarrement. Il faut que je baisse. Ouais, c’est mieux, là. C’est clair, on ne voit pas ça tous les jours, je vous le dis tout de suite. Alors, on avance. Alors ici, à droite, c’est les télévisions. Bonjour. Je suis en direct. Tu veux parler un petit peu ?
Je ne fais pas de commentaires.
Tu peux juste dire bonjour !
C’est quoi, Au Poste ?
Tiens, on peut rester là, là, pour l’heure. Ça va. Il y a du mouvement, c’est vrai. Alors attends, t’es comment, là ? T’es stressé, là ?
Ben, je…
T’es un peu stressé, là.
Non, c’est parce qu’on ne sait pas. C’est parce qu’on ne sait pas, c’est vrai. En gros, pour le moment, ce qu’on sait, c’est que les hypothèses, elles sont sur la table, quoi. Voilà. On ne sait pas exactement.
Ouais, à 20 heures, je pense.
Peut-être vers 19 h 30, il y aura des trucs un peu fiables, mais avant 19 h 40, 19 h 45, ça ne sera pas très fiable. Des sondages sortis dans la journée, c’est bon dans l’absolu, mais en fait, c’est mauvais. De manière générale, parce que là, les sorties des urnes, ça ne va pas le faire avant 19 heures, je pense. Donc, à mon avis, le mieux, c’est d’attendre 20 heures. C’est là où il y aura plus de choses. En plus, ça clôture plus tard cette année par rapport à il y a cinq ans. C’était 19 heures, c’est 19 h 30 cette année.
À Paris, ce n’est pas pareil. À Paris et à Marseille, ce n’est pas pareil. On attend de voir un peu comment ça se déroule. Mais il vaut mieux attendre. Je sais que c’est dur, mais il faut être patient parce que c’est là… Là, je fais la visite du propriétaire. C’est joli.
Alors, vas-y, raconte-moi, là, s’il te plaît. Je suis un peu à me promener sur tes terres, quoi. Bonjour, bienvenue au Cirque d’Hiver pour une balade romantique, exotique, dans ce haut lieu. Regardez, là, on a un poney.
Un poney ? Non, monsieur, c’est un cheval. Comment on appelle ça, monsieur ?
Un cheval.
Ah oui.
Et elle sert à quoi, cette tête de cheval ?
C’est un élément décoratif.
Exactement. On reste un peu dans l’univers du cirque. C’est assez pratique. Donc, l’expression « course de chevaux »…
Et tu vois, c’est assez pratique parce qu’évidemment, au niveau de l’aménagement de l’espace, là, t’as la salle des journalistes, derrière t’as une salle sur la technique, là t’as le lieu où on va… En fait, si tu vois toutes les caméras, là, c’est parce qu’il y a une tribune. Donc c’est probablement, à mon avis, je viens d’arriver, mais c’est là qu’il y aura le discours de Jean-Luc. C’est pour ça que les caméras sont toutes là. C’est là qu’il y aura les duplex, j’imagine, aussi.
Pendant la soirée électorale, les caméras vont demander des réactions aux gens. Voilà, je montre. Donc là, comme nous, ils meublent. Sauf que, eux, ils ont un podium.
C’est terrible, c’est dur. Franchement, tu peux commenter le cheval. Et il y a des gens aussi, avec ce qu’il y a là.
C’est les militants, en fait.
Je ne sais pas à quel point on va ouvrir la salle. Là, il va commencer à y avoir des militants qui vont venir aussi, je pense.
OK, c’est bon.
Et puis maintenant, on serre les dents.
À tout à l’heure. Vous êtes combien, là ?
Là, on est 432.
Ah, ça y est, il revient à la caméra. Regardez, regardez-les, regardez ! 450 !
Allez, allez, on va t’évoquer ! Excusez-moi, on est bien d’accord, là, les sondages qui donnent les Belges, c’est un institut de sondage français, donc c’est bidon ?
Je ne crois pas. Je pense qu’à 19 h 30, 19 h 45, il n’y aura pas de sortie intéressante.
Oui, je pense que c’est un peu bidon, quoi, je veux dire.
C’est un journaliste d’Associated Press qui a essayé d’avoir une information avec la vieille technique : « Je prêche le faux pour savoir le vrai. »
Je continue. À tout à l’heure, David. Salut ! Dites-moi si le son est bon, les amis. Est-ce que vous pouvez me dire si le son est bon ? Alors, David Guiraud, il parle très doucement. Le son est bon ? D’accord, super, super. OK. Le podium a été installé. C’est ici. Voilà, voilà, voilà. Alors normalement, on ne devrait pas avoir trop de problèmes techniques parce qu’on a le modem. Ont-ils sorti le champagne ? On va faire comme les télés. S’ils ont sorti le champagne, c’est que les nouvelles sont bonnes. On ne le sait pas encore, Free Papillon, on ne le sait pas encore. Alors, je vais voir. On va voir, on va voir comment ça se détaille. Donc en fait, il y a deux podiums. Donc on est au théâtre. Je n’ai pas le droit, mais je vais… Et là, il y a une sortie, là-bas. Alors, on pourra peut-être aller voir les militants tout à l’heure. Merci beaucoup à tous ceux qui s’abonnent, qui sub, qui font des dons. Alors là, normalement… Alors là, vous voyez bien qu’on fait des essais de micro. Là, le micro, il est disposé de sorte que vous entendiez ma voix et l’extérieur. Et ici, mon micro n’est que vers l’extérieur. C’est-à-dire que si quelqu’un parlait là, normalement, ça devrait mieux marcher. Et là, j’ai remis le micro de côté. Est-ce que c’est bien, ça, comme ça ou pas ? Cinq sur cinq ? Super ! Alors, donc, on a deux rangées de télés. Il y a ici, grosses caméras, ça, c’est grosses télés. À mon avis, c’est les TF1 et compagnie, les France 2, les machins. Et ici, une rangée de petites télés, les BFM, les CNews et compagnie. Bon, là, il y a zéro ambiance. Je vous le dis direct, il y a zéro ambiance. L’ambiance, elle est plus dehors. Et les journalistes professionnels me regardent et se demandent ce que je fais. Donc, la ménagerie… OK. Donc alors, pour ceux qui arrivent, vous venez dans la ménagerie du Cirque d’Hiver de Paris, qui est un cirque fermé, magnifique, en dur, qui appartient à la famille Bouglione. En un an, Au Poste, t’as quand même eu des moyens extraordinaires, hein ! Alors ça, c’est le ticketing pour la presse, hein ?
Je ne sais pas…
Ah non, c’est les militants. Ne bougez pas.
Excusez-moi. Non, non.
Je pense que ce sont des militants qu’ils ont fait entrer. La presse est installée, donc on va… Salut Stéphane, ça va bien ? Ça va ? Oh tiens, il y en a un qui va être content !
On est sur Twitch, là ? Bonjour ! Je suis perdu dans les couloirs, moi ! À tout à l’heure !
Salut ! Ça va bien, et toi ?
Ça va, David.
Ça va bien. Attention, on est en direct !
Écoute, je peux te donner tout de suite un témoignage, moi, des bureaux de vote où j’étais. Je suis allée, j’ai fait Drancy, Bobigny, Montreuil, Bagnolet. Et ce que j’ai pu voir, c’est une révolution de la jeunesse. Des files longues, longues de jeunes qui venaient voter, beaucoup pour la première fois. D’ailleurs, j’ai découvert un grand regret : apparemment, l’inscription automatique ne marche pas bien pour les 18 ans. Parce qu’en fait, apparemment, on m’a expliqué, le service national, le bureau du service national, une fois que les jeunes ont fait leur recensement, envoie les listings dans les communes, lesquelles les inscrivent. Sauf que, des fois, il y a des petits décalages d’état civil, des choses comme ça, et là, ça ne passe pas. Et cette phase-là de rectification, d’aller là… Il y a eu pas mal de remontées. Et du coup, par exemple, il y avait des jeunes, tous les jeunes qui sont allés chez le juge, parce qu’il y en a qui sont allés au juge à Bobigny pour essayer de se faire inscrire. Comme ils n’avaient pas la preuve d’une démarche antérieure au 4 mars, le jugement n’a accordé aucune inscription. Mais pour le reste, ça, je le note parce que je ne le savais pas, mais pour le reste, ça, c’est quelque chose qui est pour l’avenir. C’est-à-dire vraiment une participation d’une génération nouvelle qui entre en politique. Salut les deux ! Voilà où j’en suis à cet instant, mais je n’ai pas de vision. Moi, d’ailleurs, la province, je n’ai pas de vision, je ne sais rien. J’attends les infos. Ouais, à tout de suite.
Merci, à tout à l’heure. Merci beaucoup. Je continue. Merci. Bonjour. Bonjour, bonjour. Alors, excusez-moi, le chat va trop vite.
Libérez ! Libérez !
En sortant, j’avais plus le Wi-Fi.
Et moi, je fais avec mon vélo pour rejoindre là-bas, parce que comme après… Oui, c’est… En fait, tu sais, j’ai fait un squat sur moi, en fait. Ça, lui aussi, il est très embarrassé. Donc je reviens.
Non, juste à l’ITU ce soir, je ne bosse pas. Mais vas-y, bosse. Ah ben… On va être sur mon unité. Ben ouais, c’est bon. On est là !
Alors, donc, on est retournés en haut, tout en face. OK, donc alors, faites F5, s’il vous plaît. Faites F5, ou Pomme-R, ou reload, refresh, enfin ce que vous voulez. Je suis désolé. Alors, les télés, en fait, elles sont… Bonjour monsieur ! Oh, je vais faire comme vous ! Attention, on est en direct !
Ça va bien ? Ça va ?
Oui, ça va. Bon alors, vous, vous qui êtes des professionnels…
Non, je ne suis pas un professionnel. Je ne suis pas préparé à ça.
Salut !
Ça, c’est le métier, le jour où j’arriverai à grogner.
Juste, l’expérience, qu’est-ce que t’en penses, là ? Non, je ne sais pas si je… L’ambiance, juste l’ambiance.
On attend que les militants rentrent parce qu’il y a plus de journalistes que de militants, c’est tout ça. On veut un peu plus de gens, mais…
C’est pas mal, il y a une bonne ambiance.
Voilà, voilà, on y est. On ne va pas s’ennuyer, non ? Alors voilà, là, c’est la salle. Donc pour ceux qui débarquent, on est au Cirque d’Hiver. Et là, c’est donc la salle, la grande salle, avec les deux… les deux rangées de télés, je vous remontre.
J’ai vu les bureaux de vote locaux de ma circonscription. Je ne sais pas ce qui est annoncé par les bureaux. Peut-être que c’est un bon niveau de sensibilité sur le terrain. En tout cas, les jeunes ont été massivement… Je me répète, c’était un truc de fou. C’est que dans les bureaux de vote, vous avez des files, leur colimaçon qui s’est organisé, plus 60 mètres dehors ininterrompable. On verra bien ce que ça donne, mais je crois que ça ne va peut-être pas être les abstentionnistes qu’on attend.
Et dans l’individu ?
Mais pareil, comme tout le monde, ça a plus goûté… Vous connaissez comme moi les résultats.
Vous êtes au courant des sondages ?
Pour les sondages, il n’y a pas de sondage sortie des urnes. Au moins, ça n’a aucune fiabilité. Là, pour l’instant, au moment où on parle, on parle des sondages belges et autres.
Non, il y a OpinionWay qui vient de sortir.
Oui, mais il n’y a pas de sondage sortie des urnes. Moi, j’attends les sondages concrets, enfin, les résultats concrets.
Il y en a un qui a été fait à 16 heures, de sortie des urnes.
Il n’y a pas de sondage définitif.
Donc, au moment où on attend, on pourrait avoir une réaction qui est aussi tardive qu’en 2017 ?
Je ne sais pas, mais je vous conseille d’attendre des résultats concrets. Rassurez-vous, il n’y a pas de sondage sur les résultats.
Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
Au revoir !
Vous pouvez me dire si le son était bon quand Coquerel parlait ? Et voici l’arrivée des militants !
Et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur !
Au revoir !
Mais en fait, ce n’est pas tout à fait les militants, c’est les VIP militants, quoi. C’est quoi ?
C’est quoi ? C’est la classe des militants, c’est ça ?
On s’est fait avoir, là. On nous dit : « Oui, le peuple va rentrer », mais pas du tout, pas du tout. C’est quoi ces bêtises ? On va regarder, on va regarder. Tiens, celui-là, on le connaît très défavorablement. Bonjour. C’est ici, c’est ici.
C’est ici, c’est aussi le siège de Marine Le Pen. Bonjour, je voulais juste vous dire que j’aimais beaucoup ce que vous faisiez. Et il fallait que je vous le dise parce que…
Vous parlez au passé, donc…
Oui, non, parce que la défense des policiers et de la gendarmerie, je trouve ça extraordinaire. Vraiment, beaucoup. Il y a peu de monde qui ose… À tout à l’heure.
Alors, on va se mettre dans la lumière parce qu’on n’a pas les moyens. Moi, je ne vais pas dormir. Ça va bien ? Attention, je suis en direct. Non mais c’est super. Ils s’en vont, regardez. Voilà. C’est beau, ici. J’adore donner du « maître » aux avocats, ça marche toujours.
Alors, alors, alors…
On va essayer de mieux bouger ça. Voilà. Ah oui, c’était ça que tu voulais. Alors, excusez-moi, je ne pouvais pas le dire : est-ce que, Éric Coquerel, vous l’entendiez ou pas ? Ah super ! Bon ben alors, on a trouvé le moyen de faire les choses bien. Oui, c’est très tendu, bien sûr. Je vous en prie, je vous en prie. Mais c’est trop dur. C’est la dame de TF1, je la reconnais à son micro. Partagez le lien, les amis. Ah, je suis derrière une caméra. On va faire des placements de produits ce soir. On peut avoir un petit Au Poste ? Parce que sur mon téléphone, il y a des étoiles Au Poste.
Au revoir !
Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Emmanuel Macron ne le veut pas, nous, on est là !
On va demander s’ils ont du café.
J’ai mon accréditation, maître. Pensez-vous qu’il y avait eu… T’en sens ? J’ai un avocat avec moi, donc… Alors, maître, je ne vais pas raconter l’histoire. C’est pas… Oui, je n’autorise pas le rhum rouge. Oui, mais non, non. Il n’y avait pas de champagne, je lui ai dit. Justement, ça se sent, non ? C’était un problème. Non, mais il n’y aura pas de champagne.
Je ne sais pas, je ne suis pas dans les urnes. Il n’y a pas eu de sondage en sortie d’urne, mais bon, on va attendre, on va attendre. La politique, c’est une longue vie, c’est un long chemin de croix.
Est-ce que tu veux nous parler de Stop Bolloré ?
Bien sûr, je vais vous parler de Stop Bolloré. Stop Bolloré, c’est un collectif qui réunit beaucoup de gens, des journalistes, des auteurs, autrices, des éditeurs, des militants des droits de l’homme, beaucoup d’organisations qui considèrent que, justement, pour mener la bataille culturelle, celle à laquelle on va faire face, celle à laquelle on ne s’est pas soumis pendant plus de quarante ans, il faut aussi tenir les flux d’information. Et pour tenir les flux d’information, il ne faudrait pas qu’une seule personne ou quelques personnes tiennent toutes les maisons d’édition, tous les médias. Donc c’est un combat qu’on mène et on peut considérer que c’est un peu une des mères de tous les combats pour que, dans quelques années, cinq, dix ans, il y ait des forces plus progressistes qui soient sûres de l’emporter politiquement.
Alors là, il y a Pierre qui te remercie pour le message à Toulouse et je crois que nous aurons le plaisir de nous revoir à Montpellier.
Mais là, cette fois, vous serez derrière la table à commenter, parce que vous êtes invité, monsieur David Dufresne. Et j’aurai plaisir à débattre avec vous. On va tout à l’heure y aller. Merci. Bonne soirée d’élection.
Bonjour. Excusez-moi, je suis en direct. Vous n’avez pas de café ? Est-ce que vous vous rappelez ?
Et vous ne niquez pas le…
Le personnel du cirque nous fait remarquer… Merci, monsieur. C’est gentil. Merci beaucoup, merci.
Le truc classique : vous avez des télés qui sont disposées tout autour des podiums. Il y a toutes les chaînes. Il y a BFM, il y a France 2, il y a TF1. Le podium, il est là.
Voilà, voilà, voilà.
C’est bon.
Donc là, je ne sais pas de quoi ces gens-là parlent, puisque, ici, dans le QG, ils n’ont aucune information.
C’est ici qu’il faut regarder !
Ce n’est pas vraiment le cas. Alors, voyez, là, on est au Cirque d’Hiver, qui se trouve dans le 11e arrondissement à Paris. Il fait peut-être le quatrième… Non, le 11e, le 11e.
Bonjour, je peux avoir votre contact ? J’ai beaucoup apprécié vos interventions, vos travaux. C’est la première fois que je vous rencontre.
Mais vous, vous êtes qui, monsieur ?
Moi, je suis attaché au service…
Ah, très bien. Je vous filme en direct, c’est comme ça. J’ai votre tête, j’ai votre nom, c’est bon, je peux vous identifier. Alors, vous voulez mon contact ? Oui. Alors, Dufresne, D-U-F-R… Ah, ça ne marche pas ! Ah, le stylo qui ne marche pas ! Ah, la panique ! Regardez, là, la panique. Regardez, un homme en panique au QG de la France insoumise. Il n’a pas son stylo, il veut noter… Sinon, c’est simple, vous allez sur davduf.net, c’est mon site, et il y a mon contact, là.
C’est OK.
Si c’est le bon contact, ça va. Oui, oui, c’était le bon contact. N’hésitez pas. Vous aussi, merci. Alors, je suis en direct, madame, pardon. Je peux te poser des questions ou pas ? Alors, on a retrouvé, très défavorablement connue de nos services, la grande patronne du Parlement de l’Union populaire. Bon, comment ça va ?
Ça va. Pressée, voilà. Ça va se jouer à pas beaucoup, je pense.
Dis-moi la vérité : tu as les résultats et tu ne peux rien dire.
Non, pas du tout. Non, non, non. On n’a pas du tout les résultats. Non, non, je ne les ai pas du tout. Donc voilà, on est dans l’expectative. Je peux juste te dire comment on a ressenti dans les bureaux de vote, moi, parce que j’étais évidemment dans les bureaux de vote chez moi. Il y a manifestement une forte participation dans les quartiers populaires, chez les jeunes. Voilà, mais on ne sait pas, du coup, comment ça va se traduire. Ce qui est sûr, c’est qu’on a fait une formidable campagne et qu’il n’y a rien à regretter parce que, quand même, on a réussi un beau rassemblement, une belle ouverture et surtout, sans doute, à politiser plein de monde en allant chercher plein de votes dans les classes populaires, notamment. Et de toute façon, déjà, on peut retenir ça, quoi qu’il arrive.
Alors bon, admettons qu’il arrive un truc pas terrible ce soir, comment vous transformez le Parlement populaire en machine de guerre pour les législatives ?
Il se trouve qu’on va avoir une discussion démocratique et collective. Oh là, je rigole ! Et pourquoi pas, tiens ? Donc on a une discussion collective et démocratique dans ce Parlement de l’Union populaire mardi, donc je ne vais pas annoncer avant l’heure ce qu’on va discuter mardi. Donc voilà, on en discutera, on verra comment on continue cette belle dynamique. Et de toute façon, c’est sûr que le Parlement de l’Union populaire a vocation à se poursuivre d’une manière ou d’une autre, et plus globalement l’Union populaire. Donc ce qu’on a réussi à faire pendant la campagne, cette belle dynamique, on veut un peu transformer l’essai après.
Bon, là, dans une demi-heure, on sait. Donc j’imagine que t’es dans un état un peu second. Mais si tu devais retenir de cette expérience quelque chose de singulier, ce serait quoi ? Depuis que tu es là, tu es là-dedans, qu’est-ce que tu retiens de plus fort ?
Ça va te sembler tout bête. Il y a cinq jours, je suis allée faire un meeting. Tu vois, je ne prends pas les énormes meetings que j’ai pu faire et tout ça. Je vais prendre, tout bêtement, le meeting à Nîmes que j’ai fait, parce que c’est là-bas que j’ai grandi une partie de ma vie. Et voilà, il y avait 200 personnes alors que le truc a été annoncé quatre jours avant. Les militants, c’était hyper diversifié. Il y avait plein de gens qui n’avaient jamais fait un meeting politique. Il y avait beaucoup de classes populaires, pour le coup. Et il y a cette phrase que dit la militante dans la voiture qui m’amène au lieu. C’était à Saint-Césaire, dans un quartier loin, loin du centre, plusieurs kilomètres, et qui me dit : « Bon, de toute façon, on a prévu un covoiturage pour ceux qui n’ont pas de bagnole », tu vois. Et c’est cet esprit de solidarité et de lien avec les classes populaires, et de comment on s’organise entre nous pour faire de la politique. Voilà, c’est ça que je retiens. Voilà, avec de belles discussions, avec des gens qui ont repris espoir. Et peut-être aussi cette camarade, avant-hier soir, pendant qu’on a fait le super stream. J’ai eu une camarade, Judith, qui est dans le Parlement de l’Union populaire, où on a plein aussi de gens de la culture et des arts, qui me dit : « Tu sais, le Parlement et l’UP, ça m’a redonné de l’espoir, ça m’a redonné envie de faire de la politique. » Voilà ce que j’avais envie de retenir ce soir.
Bon, à tout à l’heure.
À tout à l’heure.
À tout à l’heure, merci.
J’y suis.
Allez, on refait un petit tour de piste. C’est le calme, je dirais. Donc ici, ce sont les box, les écuries, la ménagerie du Cirque d’Hiver. Il n’y a plus d’animaux depuis longtemps, ici. Il y a des journalistes. C’est l’espace presse pour les journalistes de presse écrite. Donc, si vous venez ici, le mot de passe du Wi-Fi, c’est « pressemelenchon ». Ce qui est quand même un peu subliminal comme message. Alors elle, elle fait des lives depuis une heure sans bouger. Je ne sais pas ce qu’elle bouge, je me demande. Alors ça, c’est l’entrée, très, très belle, ça. Et au fond, c’est la grande salle. On a vu Coquerel, Corbière, Ruffin, Danièle Obono à l’instant, on l’a trouvée. Vous êtes l’accueil ou vous êtes la sécurité ?
Un peu des deux.
Vous faites de l’accueil ou vous faites de la sécurité ?
On ne fait que de la sécurité.
OK. Vous avez des têtes à faire l’accueil. Je peux vous filmer ? Je suis en direct. Vous êtes des militants ? Monsieur Roux, alors, t’as vu ? Non, c’est quoi, la mission ?
On va veiller, regarder si ça se passe bien, et puis voilà. Il y a une bonne ambiance, les gens sont calmes, on attend les résultats avec impatience.
Vous avez une formation particulière pour faire la sécu ?
Ne souriez pas !
Est-ce qu’il peut y avoir des mots ? Merci. Vous voyez, ils nous écrivent leur papier, ils répètent avant le direct. Vous êtes journaliste à Libération, au moins ? Je vous reconnais, il a du talent, ce monsieur. C’est quoi votre nom, déjà ? Voilà, c’est ça. Non, montre-moi, montre-moi. Ah mince, il y a le vrai nom ou quoi, en fait ? Regardez-le, là, Bobby. Il est fort, il est très fort.
Ça va ?
Je viens de dire quelque chose ? Non, non, pas encore. Non, moi, je n’ai rien à te dire. Merci beaucoup.
Non, c’est trop tôt. Je stresse parce que j’y crois beaucoup plus qu’en 2017.
Alors les amis, n’hésitez pas à partager. Ah, monsieur, excusez-moi, moi, j’ai bouffé ma vie, hein. Je fais des rides tout le temps, maintenant. Comment ça va ? Comment ça va ?
Attention, il y a du monde.
Alors arrête, arrête ! Je suis stressé comme un…
Pourquoi t’es stressé ?
Ben, je suis… je suis stressé. C’est chaud, là.
Écoute-moi !
Ouais, c’est compliqué, là, mais…
T’as vu ? C’est une torture, la caméra à trois centimètres, à trois centimètres du visage.
Franchement, le cerveau, c’est…
Bon, à tout à l’heure. Ils disent : « Ben voilà le journaliste engagé ! » Il y a un petit… Attendez, les amis. En vrai professionnel qu’il est, il regarde le chat. Qu’est-ce qu’ils disent, les gens, dans le chat ? Alors, si vous ne parlez pas à Taha, il se barre.
Bonjour. C’est insupportable, ces journalistes qui…
La réaction de Taha, ça veut tout dire ! Voilà !
Je te braque leur téléphone. Il est en train de faire une parodie. On voit tout à l’heure. Bonjour.
Il n’y a pas de l’ombre, c’est que des employés de mairie qui sont obligés d’être là.
J’ai senti que Coquerel est là, sincèrement stressé, donc je pense qu’il ne sait pas. Alors, vous voyez, c’est rigolo parce que, par exemple, ici… Bienvenue, les copains du Web ! Bienvenue, les copains du Web ! La photographe qui cherche ! Vous aussi, j’ai l’œil ! Donc, en fait, tout le monde dit… Ici, personne ne fait rien. Par exemple, le monsieur de M6, il ne sait pas. Il ne sait pas ce qu’il dit. Il parle, il ne sait pas ce qu’il dit. Alors, qu’est-ce qu’elle dit, la presse ? Alors attention, faites-le façon radio, là.
…
N’hésitez pas à retweeter, qu’on ne soit pas tout seuls. Un public majoritairement composé de journalistes et de membres du Parlement Populaire. Et j’ai l’impression que les militants ont…
Même si Macron ne le veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne le veut pas, nous, on est là !
Le monde va changer de base !
Nous ne sommes rien, soyons tout !
Oh mon Dieu !
Non !
C’est que c’est foutu. Oh là là, misère.
Vous êtes motivé, derrière ?
Moyennement. Ben oui, quelque part, la campagne la meilleure, ça reste quand même celle de la France insoumise, de l’Union populaire, non ? On a au moins gagné…
Faut pas dire « au moins gagné » !
Non, franchement, voilà, on n’a pas les résultats. Qu’est-ce que tu veux ? À un moment donné, on doit attendre. Je ne suis pas habitué, moi, d’être de ce côté-là. J’aime bien avoir l’écran et voir ce que les gens racontent. D’habitude, moi, je suis à ta place ! Qu’est-ce qu’ils racontent ? Vas-y, dis-moi !
Là, ils disent qu’ils sont en larmes. Mais non, on ne peut pas être en larmes ! Salut ! Coucou d’Euryale ! Hello ! Voilà ! Oui, coucou !
Mais oui, non, mais non, il n’y a pas de larmes, là. Franchement, c’est un moment incroyable que nous…On pleure avec les résultats belges ? Quoi, les Belges, quoi ? Les résultats belges ? On pleure avec les résultats belges ? Ah oui, oui. Il n’y a pas de résultats encore. C’est 20 heures. Les villes ferment leurs bureaux à 20 heures. Les villes votent bien à gauche, on s’accroche aux choses qui sont positives pour nous. Et puis voilà, quand même, il faut être fier de ce qui a été accompli. Donc quelque part, j’ai un verre de rouge… Ça ne veut rien dire ! Ça ne veut rien dire ! On passe un moment ici, il y a plein de gens qui chantent, c’est super. Après voilà, on se donne rendez-vous dans une demi-heure, trois quarts d’heure, pour vraiment prendre en considération les résultats. Et puis après, dans tous les cas, même si Mélenchon gagnait, admettons, au premier puis au second tour, la lutte continue toujours ! Là, on va devoir être dans la rue, on va devoir bloquer, on doit faire des grèves, on doit se mobiliser dans nos entreprises, dans nos institutions, dans la rue, dans nos familles. Parce que rien n’est jamais gagné, comme rien n’est jamais perdu. C’est le positif, en fait, qu’il faut toujours avoir en tête. La lutte, c’est sans arrêt, c’est la vie. Le vote, c’est une des choses qu’il faut faire, mais ce n’est pas une fin en soi, loin de là, même si nous gagnons. C’est ce que je dis à chaque fois.
On te demande si tu vas faire le son « Et la rue, elle est à qui ? », parce que tu sais, c’est un son qui est disponible dans les points de chaîne. Tu peux le lancer ici, là, ou pas ?
C’est vrai !
Est-ce que tu es capable de le lancer, là ?
Je suis capable !
Tu imagines, il y a toutes les télés, là !
Mais c’est vrai, mais il n’y a pas la rue, là ! Il n’y a pas la rue, là ! Tu veux le tester ?
Oui !
On va essayer ! On va attendre qu’ils terminent de chanter parce que je ne marche pas sur la plate-bande des gens, et on va l’essayer. Là, ben, c’est…
Nous ne serons pas victimes ! Le peuple est uni !
On va se lever, le cirque !
Et la rue, elle est à qui ? Et la rue, elle est à qui ? Et le cirque, il est à qui ? Et la rue, elle est à qui ? Et la rue, elle est à qui ? À qui ? À qui ? À qui ? À qui ? À qui ? À qui ?
On n’est pas dans la rue, mais on a tenté un truc ! On peut le faire avec la sécu, avec la SNCF, la main-d’œuvre ! Allez, ça commence, là ! Bonne soirée, bonne suite !
Et ce ne sont pas du tout les amis.
Évidemment, on le sent bien, il y a quand même cette tension des derniers instants puisque c’est maintenant dans quinze minutes précisément qu’on aura les deux finalistes de cette élection.
Alors, on est au QG de la soirée de Mélenchon. C’est le Cirque d’Hiver, Paris 11e, le Cirque Bouglione. Voilà, regardez. Allez, il faut qu’on soit 1 000 à 20 heures. Vous ne les connaîtrez pas à 19 h 59. Il faut qu’on soit 1 959 ! Faites venir du monde. Vous aurez les résultats comme ailleurs, mais vous aurez surtout l’ambiance de l’intérieur.
Dans ces deux… On n’en a pas sur cette mosaïque, évidemment, mais c’est le son. Bien sûr, dans les différentes soirées électorales, nous serons dans tous les QG ce soir des différents candidats, avec tous les militants, pour vivre tout à l’heure, à 20 heures, notre première estimation.
Bon, qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Non mais sérieux, on a fait vraiment une très bonne campagne. Il faut ramasser les fruits, en tout cas.
Encore faut-il que les fruits soient mûrs et ne restent pas sur la branche.
Va-t-on les ramasser là ou pas, ou on va les ramasser dans un mois ? Ce qui est sûr, c’est qu’on a vraiment fait une excellente campagne, même si on a eu beaucoup de mal à avoir de la visibilité dans les médias mainstream. En fait, ça, c’est un véritable obstacle à la diffusion de nos idées, à la diffusion du programme.
Juste pour ramasser les fruits : c’est pareil, vous avez une réunion mardi ?
Absolument, c’est vrai. Mais justement, on aura la réponse mardi. Je pense qu’on aura un début d’élaboration de réponse mardi. Véritablement, pour le moment, pour dire la vérité, je n’en sais rien. Mais par contre, ce qui est sûr, c’est que je pense que c’est un outil qui, en effet, peut être utilisé pour porter le programme, pour porter les candidatures, clairement. Non, non, je n’ai pas… J’ai une idée des résultats ? Non, je ne dis rien, rien, vraiment rien. Non mais parce qu’en plus, non, c’est pas ça. C’est que je pense véritablement que tout n’est pas dépouillé et que, voilà, il faut vraiment attendre 20 heures. Et en plus, ça peut bouger entre 20 heures et 22 heures. En revanche, j’ai vu que les résultats dans les Outre-mer et à l’étranger, où Jean-Luc Mélenchon et l’Union populaire font un score excellent, vraiment !
Je crois même qu’en certains endroits, il est arrivé en tête.
Oui, absolument, absolument. On va attendre, oui. Merci David, merci.
Alors, les amis… On peut assister à la fois à des effondrements, on peut assister…
C’est un clip de propagande. Attention, on est en direct ! Ah si, si, si, très beau clip ! Ah ben ouais, mais moi, c’est comme ça. Marianne Otero, qui avait réalisé le clip… Le clip, c’était ça ? C’est lequel que tu as réalisé ?
Alors moi, j’ai réalisé celui avec le livreur.
Ah, le livreur, c’est ça.
C’est un livreur de Bordeaux. Voilà. Et qui nous raconte, pendant qu’il est en train de travailler, pourquoi il vote Mélenchon. Donc il nous raconte comment il s’est intéressé à la politique en militant pour les livreurs avec les Gilets jaunes, et comment, petit à petit, il s’est intéressé au programme. Donc il monte la côte, il explique que la santé, le fait du 100 % Sécurité sociale, pour lui, c’est vachement important, et pour tous les livreurs.
Et là, tu es dans quel état ?
Ben, j’espère, j’espère, j’espère, j’espère…
Oui, on va attendre, on va attendre. Bon, à tout à l’heure, à tout à l’heure.
Avec l’émergence, au cours d’un des deux derniers scrutins, de plusieurs votes utiles, au pluriel. Attention aux votes stratégiques, certains appellent ça « vote utile », « vote efficace », voilà. Attention parce que…
Il faut encore garder un champ d’expression pour les Français. Si les Français ne peuvent pas se saisir du bulletin de vote, au premier tour de la présidentielle, pour expliquer qu’ils n’ont pas une stratégie, mais qu’ils croient à ça, eux aussi, qu’ils réfléchissent et que c’est là, de porter ces thématiques, de porter ces projets, de porter cette espérance, s’ils ne peuvent pas exprimer ça dans une élection présidentielle et s’ils ont l’impression de devoir, pour différentes raisons stratégiques, s’enchaîner eux-mêmes… Vous savez qu’on n’a pas le droit de donner des résultats avant… C’est dangereux à long terme pour la démocratie, je pense.
Il n’y a plus que dix minutes à attendre, dix minutes de suspense. Voilà. Alors là, c’est bon. Révélez le nom des deux candidats…
Vous voulez quelle télé, les amis ? Dites-moi vite, parce que…
…pour être qualifiés au second tour de cette élection.
Quelle télé vous voulez ? Là, j’ai France Info, là, il y a BFM.
Et sur RMC, c’est les Français qui pourraient ressentir une forme de frustration s’ils ont le sentiment que leur vote n’est pas pris en compte. Est-ce que c’est une France, en effet… Est-ce que c’est une démocratie si fatiguée ? Geoffroy Lejeune, qui s’exprime aujourd’hui ?
Très fatiguée. Et moi, j’anticipe, je suis absolument d’accord avec ce que Philippe Corbé vient de dire, j’anticipe le procès dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent, sur les sondages. Parce qu’en réalité, quand il y a vote utile ou quand il y a vote stratégique, il se fait en fonction de quelque chose. Et la seule chose qu’on avait, pendant cette campagne, à commenter, c’était les sondages. Donc on sait tous qu’il y a une réalité, qu’ils sont fabriqués…
Regardez, là, il y a Bobby ! Il est malin, Bobby, on le repère de loin. Quoiqu’il a un concurrent, là : l’homme au bonnet bleu et Bobby au bob bleu. Donc le son, ici, c’est BFM.
Et parfois les mêmes qui avaient été victimes de cette rhétorique-là dans les précédentes élections…
Il reste huit minutes. Bernard Sananès est entré sur le plateau…
Les dernières estimations sont en train de rentrer dans les ordinateurs…
Effectivement, dans huit minutes maintenant, huit minutes sur BFMTV.
Vous avez réagi à ce que disait Philippe Corbé sur le vote utile, justement.
Oui, parce que, de fait, la question est de savoir comment les Français peuvent exprimer leur vision de ce que doit être la France, d’un projet, en gros. Le constat sur ce qui existe et les idées sur ce qu’il faudrait faire. Or, en effet, nous sommes dans un phénomène ici de… avec un détachement total de ces décisions-là, des représentants de certaines idées et une concentration pour des questions stratégiques, des questions de décision par défaut. Parce que comment ça se joue, ça ?
Et alors ? Et alors, Au Poste chez Blast, alors ? T’es pas en train de faire un journal, là ?
Quoi ? Mais non, mais faut que j’y aille, là. Je vais y aller après, mais je crois que… Ils font quelque chose chez Blast, là, non ?
Ouais, je crois qu’ils y sont.
Je vais y aller après. On va aller pleurer là-bas, tout ça, ça ira un peu mieux. Ça va être sympa.
On va pleurer, tu penses ?
De toute façon, on pleure. De joie ou de tristesse, mais on pleure de toute façon. C’est ça qui est bien, dans les sentiments. Alors, à tout à l’heure.
C’est là où je dois prendre la photo.
On a eu l’occasion ! Il y a des communautés d’esprit, les gens se croisent, se parlent, se regardent et savent d’où ils sont. Regarde, les avocats, il y en a partout ! Il y a des avocats partout !
Dans ce cas-là, donc, on veut avoir un vote efficace, c’était l’interprétation.
Oui, monsieur. La justice sociale d’abord.
Bravo, c’est bon.
Le deuxième tour qui a été démarré… Est-ce qu’il y a eu un deuxième tour qui avait déjà été démarré ? Et peut-être que les électeurs ont eu déjà un réflexe, un peu de choix de deuxième tour plutôt qu’un choix de premier tour. Bonjour Philippe, bon courage Philippe. Reste avec nous, reste avec nous. Peut-être qu’on a déjà un choix de deuxième tour.
BFMTV et son partenaire Elabe sont mobilisés pour vous donner, dans cinq minutes maintenant, l’estimation la plus juste.
Cinq minutes et quatre secondes.
Pour ce qu’on a déjà pu en voir avant les résultats, donc en dehors des sondages et donc sans citer personne…
Et cette fois-ci, on a l’impression d’être une bataille de regards, de regards des uns et de regards des autres. C’est un camarade pour toi, toi aussi. Va devant. On est côte à côte, comme ça on peut faire une petite photo. On est côte à côte, allez. Vous avez besoin d’une photo, s’il vous plaît ? Allez, on regarde. Merci, voilà. Il n’y a pas besoin. Merci beaucoup ! On a déjà gagné, tu vois ! C’est pas grave, j’ai besoin de ma place, donc je demande gentiment. Et on a déjà gagné, regarde tout ce qu’on a fait !
C’était pour ça.
Allez, va te profiler, toi ! Toi de la presse, camarade ! Camarade de la presse !
Non, bien sûr que non. Non, bien sûr.
Il y a un verre de blanc, il y a un verre de blanc.
Non ?
À plus !
Alors là, c’est dans ça.
Si on avait chaud avec le titre de la campagne ! On a fait quelque chose, là, on est recherchés par la police !
Et si jamais on pleure, t’as fait la Une ! S’il vous plaît, vous avez des questions ?
Non, mais moi, je suis partout.
Ce qu’il me demandait, c’est s’il y avait des mélanges. L’habitude, c’était quand il y a Jean-Luc…
C’est dans deux minutes !
Ah, merci ! Ce n’est pas le mec de Quotidien ? Est-ce que tu cherches un stylo, par là ?
Non, toujours pas.
Non ? Ah si ! Oui, alors ça trépide, la passion, au stade bleu. J’ai eu l’impression de voir quelqu’un que… On est à quelques minutes des résultats.
C’est parti !
On ne voit pas la télé, regarde ! Première estimation…
Comment ça va, Laurent ? Une minute trente de la révélation.
On ne voit même pas la télé avec aucune rigueur !
C’est là qu’ils demandent de nous, les meilleurs militants.
Ils auraient pu prévoir des écrans géants ici. Oh, ça va !
Et en raison de quel ressort Jean-Luc Mélenchon, qui a fait une remontée spectaculaire dans la dernière ligne droite, a-t-il bénéficié ?
…de ce premier tour de l’élection présidentielle. Dans ce hall, ici, les filles et les hommes de cette campagne…
On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! On a gagné ! On a gagné !
On a gagné ! On se prend des émotions, purée ! On a gagné ! On a gagné !
On va apprendre tout de suite les visages, ce soir, des deux candidats…
Debout, les damnés de la terre ! Debout, les forçats de la faim !
Euryale, si de temps en temps tu peux mettre les résultats dans le chat, c’est super !
Deuxième qualifié pour le second tour…
Alors, on va rester toute la soirée ici.
On va rester toute la soirée ici et, demain matin à 8 h 30, 9 heures, on fait le débrief ensemble avec Rodolphe Urbs, le dessinateur du Canard enchaîné. N’hésitez pas à suivre la chaîne si vous voulez être mis au courant quand on démarre l’antenne. Demain, on fait un débrief ensemble et, pour l’instant, je continue à filmer chez Mélenchon. On attend évidemment qu’il arrive, et ainsi de suite. La boule magique, elle est complètement détraquée, nous dit Philippe. Oui, Sentier Battant, je pense que c’est maintenant que ça devient intéressant, car c’est maintenant qu’on va voir des choses qu’on ne verra pas à la télévision. Ça, c’est certain. Alors, ma chère Euryale, si jamais tu peux mettre les résultats de temps en temps. Alors les amis, les trolls, ce soir, il y aura assez peu de tolérance. C’est un syndicaliste qui est derrière le compte des détenus, Syndicat des détenus, mais qui ne voulait pas montrer son visage pour des raisons qu’on peut comprendre. On ne va pas se faire suer avec les trolls !
Ce n’est pas moi.
Monsieur m’a comparé à…
J’ai l’opportunité d’aller à…
Voilà. Et je peux vous dire qu’à l’annonce des premières estimations, à 20 heures, il y a eu beaucoup de huées et de sifflets, notamment au passage d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen sur les écrans. Et puis, juste après, il y avait des applaudissements, comme si les militants ici, les sympathisants…
Et là, je trouve qu’au début d’une aventure qui est partie il y a quelques minutes…
C’est un problème pour les gens.
Est-ce que vous savez déjà pour qui… Est-ce que vous allez voter ? Alors, je sais que je ne voterai pas pour Emmanuel Macron, ça, c’est sûr. Et puis après, écoutez, il faut qu’on digère un petit peu l’affaire. Écoute, c’était en tout cas… On est tous, je pense… On s’est donné tellement de mal.
Donc là, on attend la prise de parole de Mélenchon. Pour l’instant, les députés… ils se sont retirés. On va voir ce que ça donne.
Voilà ! Merci !
C’est quoi, cette idée du sursaut ?
Alors, qu’est-ce que vous voulez que je fasse ?
Merci, Euryale. Donc Macron, 28,5 ; Le Pen, 24,2 ; Mélenchon, 22 et des poussières. C’est une claque, Pécresse ! Oh la vache, j’avais pas vu, j’avais pas vu ça. Shadow, cap, cap, restez bien à peine… Cap, cap ! Je rigole !
D’un côté, une vision dans laquelle on vit, qui a fait la preuve de la prospérité, de la capacité d’aller vers le plein-emploi, un rôle de la France très attractif, un pays qui s’est battu pour le climat, pour l’environnement et qui reste totalement déterminé à se battre contre le réchauffement climatique, et une France qui a joué, toujours, son rôle en Europe, qui a pesé dans le débat européen, qui a pesé dans l’alliance européenne. C’est ces éléments-là qui nous ont fait croire, et j’espère qu’on trouvera les mots pour nos concitoyens dans les jours qui viennent.
Vous regardez la télé vous-mêmes, par côté. Oh là là, Castaner, il est sur BFM.
Et je pense que c’est une nouvelle élection qui commence… Excusez-moi !
Alors, on va faire un… Ça va, David ? Alors là, on est chez qui ? Le stream de qui ?
Le Discord des Insoumis.
Ah, le Discord des Insoumis ! Vous êtes trop bien, là ! On est 900, on est 1 000. T’es caché ? Venez à Au Poste ! Je leur ai dit de venir te voir. Bon, ça va ?
Oui, très bien. Et toi ? On a fait un très beau score. Les gens sont extrêmement déçus. Moi, je suis très déçu, mais là, je suis en live, donc je ne sais pas dire non plus. En fait, j’essaie de motiver les militants qui nous ont rejoints à rester avec nous pour les initiatives, parce qu’on va avoir besoin d’eux pour avoir un maximum de députés, pour tenir la tranchée face à Emmanuel Macron et Marine Le Pen, dans ce cas.
C’est quoi, les réactions, là ?
Les gens sont sur les deux tons. Il y a un vote partagé entre les militants qui sont là depuis un peu plus de cinq ans et qui, eux, disent : « Les amis, on a fait une campagne qui était parfaite. Les cartes, ça viendra. Yannick Jadot, Fabien Roussel, ce n’est pas des choses qui étaient en notre pouvoir. » C’est une bonne partie de nous. Très bien, on voit le professionnel qui rapproche son visage de la caméra. Voilà. Notre défaite, j’ai envie de dire qu’elle n’est pas de notre faute. Elle est dans les mains de Fabien Roussel, Yannick Jadot. Il faut réfléchir à leur parti, leur coup de force, alors que Yannick Jadot n’était pas candidat en 2017 et Fabien Roussel savait qu’il allait perdre. C’était écrit dans le livre d’Adrien Quatennens, c’est-à-dire que Mélenchon avait confié à Adrien Quatennens qu’il savait que la gauche était perdue. Malgré tout, il s’est présenté pour sauver son petit parti, alors que Jean-Luc Mélenchon a été pendant dix ans le candidat du Parti communiste français. Donc ça, on s’en souviendra. Est-ce que tu peux me faire une petite faveur ?
Oui.
Et pour tes viewers, est-ce que tu peux venir jusqu’ici pour nous montrer le cap ? Faut t’en dire rien. Voilà, voilà. Mais non, voilà. Alors avance encore parce qu’ils ne le voient pas, ils ne savent pas. Ils le voient, ils le sentent. Voilà. Je vous laisse avec votre super-héros. À plus tard.
Et puis on va organiser une consultation. On a 300 000 personnes qui sont inscrites sur la plateforme de campagne melenchon2022.fr. Évidemment, la route de l’extrême droite ne sera pas une option, et nous irons voir ce qu’il y a en dessous de la route pour cette semaine.
Alors voilà. Un petit peu de taux d’abstention… Ah oui, ce serait pas mal, Euryale, si tu pouvais aussi l’ajouter. Merci beaucoup, Euryale.
C’est déjà pas mal, mais je l’attire.
D’abord, je peux vous dire qu’il y a eu une immense violence…
Donc Robin… Il semblerait que la Belgique se soit bien trompée. Robin, avec qui nous avons fait des essais de micro cet après-midi, pour le débrief, pour le pitch de demain. Donc Anne Hidalgo appelle à voter Macron. Et je vais monter sur le podium. Là, je peux vous dire, c’est le saint des saints, je suis avec les grosses télés, là ! Oui, oui, bien sûr, bien sûr, je comprends, je vous en prie. Il est en direct. Il faut bien mettre un peu de choix, sinon… Merci. Donc c’est France 2 et France Info, voilà. Non, la salle est devant. Alors, je suis désolé parce que le chat va assez vite et, sur le téléphone, l’écran du chat est assez court, donc je n’ai pas tous les résultats. Oui, c’est la gauche qui fera le résultat du second tour, mais c’était le problème de la gauche qu’elle fasse le résultat du deuxième tour sans elle. À commencer par le résultat de… Les deux premiers n’ont même pas fait campagne. Eh bien, c’est l’enjeu pour… Roussel est sifflé. Donc je vous explique : Roussel fait une déclaration et il est sifflé.
Et je dis que chacune de vos voix est un message d’espoir. Chacune de vos voix est importante et elle doit être respectée. À ce moment-là, ce premier tour est encore marqué par une avalanche de fortes… dans les fragments de la société qu’il fallait offrir. Mais aussi par l’extrême droite, qui est représentée par… et qui n’a jamais été aussi forte dans notre… a largement servi les trois candidats arrivés en tête, au détriment de tous les autres. Et face à cette lame de fond de ces derniers jours, je voudrais sincèrement, le plus profondément de mon cœur, saluer les centaines de milliers d’électeurs et d’électrices qui ont fait le choix de voter pour ma candidature et saluer…
J’ai dû batailler sur deux fronts, contre le camp du président sortant et contre celui des extrêmes, alliés en la circonstance pour diviser et battre la droite républicaine. Malgré la passion qui m’anime, malgré la qualité de notre projet, je n’ai pas réussi, dans cette campagne atrophiée et en l’absence de vrais débats, à me délivrer de cet étau et à vous convaincre. Ce soir, le réflexe du vote utile a joué à plein et le peuple de France a voté, et son verdict s’impose à nous. Ce résultat est évidemment une déception personnelle et collective. J’assume en responsabilité toute ma part dans cette défaite. À toutes celles et tous ceux qui m’ont fait l’honneur de leur vote, dans l’Hexagone et à l’étranger, je veux leur dire ma reconnaissance et que leur soutien est à jamais gravé…
Alors, excusez-moi, il y a eu un petit souci de diffusion.
Mélenchon va parler…
Faites rafraîchir, Pomme-R ou F5.
Je reste persuadée que notre projet courageux et réformateur est le bon.
Donc là, on est en…
Après un quinquennat de crises, d’immobilisme et de louvoiements, il faut remettre de l’ordre dans le pays, et il y a tant à reconstruire. Voilà pourquoi la droite, qui se sent solidement enracinée dans les territoires, ne doit rien lâcher, ne pas se diviser, ne pas renoncer à ses valeurs et mener avec détermination le combat législatif qui s’annonce. Le second tour de l’élection présidentielle opposera donc à nouveau Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Ce soir, je suis profondément inquiète pour l’avenir de notre pays, alors que l’extrême droite n’a jamais été aussi près de l’emporter. En épargnant au premier tour les extrêmes et en esquivant le débat démocratique, Emmanuel Macron a joué avec le feu et fait prendre d’immenses risques à la France. Nous pourrions tous en payer le prix. Vous le savez, j’ai construit mon engagement politique contre les extrêmes de droite comme de gauche. Je les ai toujours combattus avec force et constance, car je crois, comme Jacques Chirac, que tout dans l’âme de la France dit non à l’extrémisme. Le projet de Marine Le Pen conduirait le pays à la discorde, à l’impuissance et à la faillite. Sa proximité historique avec Vladimir Poutine la disqualifie à mes yeux pour défendre les intérêts de notre pays. C’est pourquoi, en conscience, je voterai Emmanuel Macron pour empêcher l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen et le chaos qui en résulterait. À l’issue de ces mois si intenses de rencontres, de dialogues dans les villes et les villages qui font la beauté, la diversité et l’identité de notre pays, je veux enfin dire aux Françaises et aux Français que je les aime passionnément. J’ai mis mon engagement politique au service de leur quotidien et de leur destin, et je continuerai à me battre.
C’est un gros truc qui m’arrive.
C’est vraiment une certaine idée de la France, de la terre et de la culture. Vous pouvez voter, ou bien Mélenchon, ou bien communiste. Et vous pouvez voter Mélenchon. On ne peut pas reprocher à Mélenchon de ne pas avoir fait l’union. Je pense que chacun était capable d’aller vers quelque chose qui pouvait, après, ouvrir des portes.
On va faire quand même un constat de ce soir. Quel est le constat, ce soir ? Je suis très touchée par ça pour diverses raisons. Vous imaginez, d’abord par ma vie personnelle, mon parcours personnel, mon engagement politique. Mon engagement politique n’est pas un engagement accessoire, comme un hobby. C’est un engagement de vie, c’est un engagement viscéral. Et aujourd’hui, le score d’Emmanuel Macron… Je ne crois pas que ce soit un score de deuxième… C’est clairement difficile. Il va être utile, c’est vrai.
Mariana Otero, elle fait du documentaire d’auteur, elle met des années à finir ses films, elle ne se rend pas compte qu’elle est…
Que chacun, en son âme et conscience, doit voter.
C’est-à-dire, comme en 2017, alors ?
Oui, oui ! Moi, je pense que les citoyens doivent voter. Alors, il y aurait une autre chose possible. Une autre chose, ce serait qu’ils proposent à Macron de se mettre à une table et de discuter, et de dire : « Voilà, on peut voter pour vous si vous faites telle condition, telle condition, telle condition : écologie, de vraies réformes sociales, la retraite à 60 ans », enfin voilà. Bon, essayez ça. On verrait ce que Macron répondrait et, au moins, à partir de ça, chacun pourrait se déterminer. Voilà, ça pourrait être ça.
Merci pour cette analyse à chaud, en direct, c’est extraordinaire. J’ai hâte de te revoir.
Et nous avertissons que ces enjeux vitaux, vitaux pour notre pays, vitaux pour nous et nos enfants, ont été largement ignorés dans cette campagne.
Attention, j’ai tourné le micro.
Nous en tirons également…
Vous pouvez faire de l’image, mais moi, c’est pas mon affaire. On est toujours pris dans le panneau. Mais quand même, les cris sont… Je te parle.
Lors des élections législatives, on regardera la situation en France. Il faudra bien relever le défi vital du climat et de la biodiversité. Il faudra bien revivifier notre démocratie, ici et maintenant. Il faudra bien sortir de l’inaction qui tourne le dos à la justice. Il faudra bien entendre la colère et répondre enfin à celles et ceux qui réclament plus d’égalité et de justice sociale. Je sais que la mission historique des écologistes est de faire entrer la France dans ces combats de vie et de dignité. Les élections législatives en seront l’occasion. L’écologie a besoin dès ce soir de votre soutien financier pour poursuivre ces indispensables combats. Je vous invite à vous rendre sur le site soutenirlecologie.fr. Pourquoi ? Nous ne lâchons pas. Je ne lâcherai pas, tant est grande pour le pays l’importance…
Les électrices et les électeurs qui ont fait le choix de ma candidature ont écrit une page de notre histoire. En déposant leur bulletin dans l’urne, je les appelle, je les appelle à faire barrage à l’extrême droite en utilisant le bulletin Emmanuel Macron le 24 avril prochain. Que personne, personne ne sous-estime la menace fondamentale que constitue l’extrême droite pour la démocratie, la paix civile, l’écologie et pour les valeurs de notre pays.
Dans les émissions qui vont continuer… avec cette pénurie de médecins dont on parlait tout à l’heure, avec des gens qui vont mourir sur des brancards, avec la souffrance de plein de gens dans ce pays, qui s’est aussi exprimée dans notre résultat. Alors, on arrive juste à la porte du second tour, mais je crois qu’on a quand même construit un pôle populaire très puissant dans ce pays. Et ne vous inquiétez pas, on sera là. On sera là pour se battre pour la dignité des gens, on sera là pour ne pas laisser ce second tour nauséabond.
Et même si vous ne voulez pas répondre, c’est qu’il y en a déjà d’autres qui parlent.
Je n’aime pas… Je n’ai même pas écouté ce qu’il a dit, qu’est-ce que vous voulez que je lui dise ? Vous vous rendez compte, il y a des gens autour de moi, je n’ai pas le temps de déconner.
Ce n’est pas le révélateur d’un gâchis de la gauche, voir qu’aux portes du second tour, il y a pourtant… comme on le voit encore une fois, comme en 2017, même s’il y a des différences qui passent ?
Non, parce que je pense que ce que nous, on a fait, avec notamment le Parlement de l’Union populaire, est un phénomène, justement, qui a uni plein de gens. Vous avez des écologistes avec vous dans le Parlement de l’Union populaire, vous avez Claire Lejeune, vous avez Alma Dufour, qui était aux Amis de la Terre, vous avez la porte-parole d’Attac pendant quatorze ans qui préside ce Parlement, vous avez des communistes, vous avez des socialistes. Donc moi, je crois que, justement, le fait d’avoir réuni autour de notre programme, d’avoir des associatifs, des syndicalistes, des écrivains, c’est quelque chose que personne ne peut nous enlever et qui, justement, permet l’union. Qu’est-ce qui nous a manqué cette fois-ci ? Rien. On a fait tout ce qu’on pouvait, c’est-à-dire qu’on a convaincu autour d’idées, parce que finalement, une campagne, c’était cela, et c’est ça qu’on a fait, c’est-à-dire convaincre, convaincre, convaincre. Et voilà, nous avons échoué de peu.
Le coup d’après, c’est quoi, là ? C’est un nouveau leader ou à nouveau un candidat à la présidentielle ? Parce que ce sera encore la perspective du mandat, que ce soit présidentiel ?
Non, on est un groupe puissant au sein de l’Union populaire. On pourrait parler des 17 députés, on pourrait parler des eurodéputés. Ne vous inquiétez pas, nous sommes vraiment plusieurs et l’idée n’est pas là de jeter quelqu’un, pas du tout. Et on est très fiers de la campagne que Jean-Luc Mélenchon a menée.
Pour finir, est-ce que La France insoumise sans Jean-Luc Mélenchon est-elle possible ?
Bien sûr, bien sûr, puisque nous nous sommes réunis non pas autour d’un homme ou d’un personnage, mais nous nous sommes réunis autour d’un programme qui compte 694 mesures, qui a été chiffré intégralement, avec 43 livrets programmatiques, avec 12 plans qui sont prêts immédiatement à l’emploi. Donc je crois qu’il y a là un terreau d’idées qui nous ont réunis, qui est bien plus fort que juste une personne, même si nous savons tout ce que nous devons à Jean-Luc Mélenchon.
Je voudrais savoir : est-ce que vous avez entendu Mathilde Panot ? C’est parti ! Alors là, il y a le mec de France 2 qui dit : « Est-ce qu’on écoute Anne Hidalgo ? » C’est rigolo comme question. C’était Anne Hidalgo ? Je ne connais pas.
C’est qui, Anne Hidalgo ? Attention, jeune homme, vous êtes en direct. Bonjour.
Bonjour.
Avec le meilleur journaliste au monde, je suis en direct…
Ah bon ? Est-ce que le meilleur journaliste peut me dire qui est Anne Hidalgo ?
Ça me dit quelque chose. C’est le cheval, c’est ça ? C’est la course ? Purée !
J’ai juste oublié l’essentiel, mais pas grand-chose. J’espère qu’elle dormira bien ce soir. Donc là, ça se plaît. À mon avis, il ne va pas tarder, non ? Non mais j’en avais déjà plein les oreilles de ça !
Un résultat très compliqué. Il ne va plus tarder. Nous avons des bases, nous avons beaucoup d’élus, nous avons un parti politique qui existe. Et moi, j’appelle à ce rassemblement, y compris pour les législatives. Je suis fier de ma candidate. Et immédiatement, à voter pour Emmanuel Macron, à faire barrage à l’extrême droite, parce que l’extrême droite n’est pas là pour gouverner.
Le Parti socialiste n’est pas mort ce soir.
Je ne vous en parle pas. Vous savez, encore une fois, dans beaucoup de territoires, nous dirigeons de très nombreuses et grandes collectivités. Et à partir de ces territoires, nous montrerons finalement ce message en direction des Français. Donc les Français qui se sont détournés, finalement, des solutions que nous portons depuis longtemps… Moi, c’est le projet, bien évidemment, de faire le diagnostic et de proposer des solutions…
Allez, on ne s’engueule pas dans le chat, vous ne vous énervez pas, les amis. Bonjour, pardon, excusez-moi. C’est avec elle. On est avec l’équipe de campagne, alors on laisse passer l’équipe de campagne.
Vous voulez que je vous dise un mot ? Si vous voulez, je peux vous dire plein de trucs positifs.
C’est vrai ?
C’est vrai ! Des trucs positifs, il y en a plein. Déjà, on a fait un excellent score. Je crois qu’ils passent sur un écran, ça doit être quelqu’un de gauche… C’est Le Pen. Bon, évidemment, ils ont raison. Non mais attendez, on a fait un score à 20 %, c’est pas ridicule. Il y a trois pôles dans le pays, on est un des trois. Donc on a démontré que, sur le long terme, on avait eu raison à gauche. Autre truc positif, c’est qu’on a fait une campagne magnifique. Il y a des législatives qui arrivent bientôt, pour montrer qu’on était en capacité de rassembler, de l’utiliser.
Vous vous occupiez de quoi dans la campagne ?
Des réseaux sociaux.
Je sais, je sais très bien qui vous êtes ! On va l’écouter.
Pour défendre la confiance, la puissance et la gratitude. Tous ceux qui, aujourd’hui, n’ont pas voté pour Emmanuel Macron ont, bien sûr, vocation à rejoindre ce rassemblement.
Je continuerai à le faire pour être aussi…
Donc, vous êtes d’accord, quand Mélenchon va arriver, je vais filmer surtout le hors-champ. Vous pourrez l’écouter sur la téloche.
Le roi n’est pas chaud !
Donc vous voulez quoi ? Vous voulez du hors-champ ou vous voulez du Mélenchon ? Dites-moi vite !
Nous accordons de la solidarité aux plus vulnérables.
Mélenchon. Vous voulez de la télé, là, les amis ? Il n’est pas là pour faire de la télé. Bon allez, je vais vous faire les deux. D’accord ? Alors, à mon avis, il arrive sur la droite, sans jeu de mots.
Regardez, les deux meilleurs sont des messieurs. Bobby et Stéphane. Regardez les deux… Regardez, ils sont là !
Les deux, nickel, regardez ! Je comprends mieux, ils bossent ensemble, les gars !
On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là !
Union populaire ! Union populaire ! Union populaire ! Union populaire ! Union populaire !
On a gagné, Jean-Luc !
Union populaire ! Union populaire !
On est là ! On est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur !
On est là ! Même si Macron ne le veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne le veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne le veut pas, nous, on est là ! Résistance ! Résistance ! Résistance ! Résistance !
Une nouvelle page du combat s’ouvre. Nous l’aborderons dans la fierté du travail accompli et de la force que nous avons construite. Elle est là, si vous décidez de la préserver, de l’entretenir, comme vous l’avez fait jusqu’à cette heure en dépit de tout. Ce matin, il faisait beau à Marseille. Sur la mer, les rayons du soleil bondissaient d’une vague à l’autre. Ce matin, tandis que je me préparais à rentrer dans cet événement dont je ne savais rien, me sont arrivés bientôt les échos de l’Oyapock, frontière française sur le Brésil. Et puis ceux du Maroni, et puis ceux de la Martinique, et puis ceux de la Guadeloupe.
C’est parti !
C’est le premier tour !
Mais ils étaient pour leur président. Et j’ai vu dans leur décision ce qu’elle signifiait pleinement et entièrement : l’état dans lequel se trouve la patrie et son peuple sur tous les points du territoire. Un état d’exaspération et le sentiment d’être entré dans un état d’urgence écologique, sociale et, maintenant, encore une fois, nous le voyons ce soir, politique. Qu’elle ait été voulue, non de notre fait, ni même du fait du peuple français, mais des institutions de la Ve République et de cet étrange système de tirage au sort qui aboutit à vous demander de choisir entre deux maux dont vous sentez à la fois qu’ils sont terribles pour vous-mêmes et qu’ils ne sont pas de même nature. Et chacun d’entre vous se trouve mis au pied du mur de sa conscience, de la décision qu’il doit prendre. C’est la condition humaine d’être sans cesse confronté à des décisions qui sont souvent difficiles à prendre. Eh bien, la dernière fois, que s’est-il passé ? Je vous ai dit ce que je vous redirai. Non ! Je connais votre colère, mes compatriotes. Vous tous dont j’ai parlé il y a quelques instants, je connais votre colère. Ne vous abandonnez pas à ce qu’elle vienne à vous faire commettre des erreurs qui seraient définitivement irréparables.
Bravo !
La seule tâche qu’on a à se donner, c’est celle qu’accomplit le mythe de Sisyphe. La pierre retombe en bas du ravin. Allons, allons ! Vous êtes en état de mener cette bataille, et la suivante, et la suivante, autant qu’il y en aura ! Je n’ai jamais cédé, je n’ai jamais baissé le regard, et c’est de cette façon-là que nous avons construit cette force. Alors maintenant, c’est à vous de faire. Dans la bataille qui arrive, nous avons constitué le pôle populaire. Parce qu’il était là, toutes sortes de gens ont pu prendre appui dessus pour faire un vote et nous amener jusqu’à ce point. Les batailles arrivent devant vous. Ne commettons pas l’erreur de nous fourvoyer à peine entrés sur le chemin. Nous savons pour qui nous ne voterons jamais. Donc je vous ai dit, vous vous souvenez qu’il y a eu quelques dégâts après notre déclaration : « Ils sont capables de savoir quoi faire. Ils sont capables de décider ce qui est bon pour le pays. » Jamais nous ne devons perdre notre confiance dans la démocratie. Donc, vous ne devez pas donner une voix à Madame Le Pen.
Bravo !
Je le répète parce que, des fois, il arrive que même quand je dis les choses, c’est comme si je ne les avais pas dites. Alors je recommence à cet endroit du film : il ne faut pas donner une seule voix à Madame Le Pen !
C’est une sensation magnifique de vous voir, madame la députée ! C’était une sensation magnifique de vous voir !
Voilà, je vous remercie. C’est parti, ça a été entendu. Alors maintenant, calmons-nous. On va ouvrir la page avec les 310 000 personnes qui n’ont pas rêvé de gros emprunts. Ceci posé, ne nous cachons pas la violence de la déception. La violence de la déception, elle est d’abord en pensant à tout ce qui aurait été entrepris et qui ne le sera pas. Et ceci, plus que le reste, me pèse. Ce que je me préparais à faire, ce que je croyais immédiatement à portée de main, les belles équipes dont nous disposons et qui étaient prêtes à se déployer pour assurer toutes les tâches qu’il y avait à assurer. Oui, c’est une déception. Mais en même temps, comment se cacher, et je suis comme vous entre les deux, comment se cacher aussi la fierté du travail accompli ? Je m’adresse à vous qui êtes ici dans cette salle, non pour vous tenir les propos convenus de réconfort ou de bonne mine qu’il faudrait avoir. Je n’ai ni bonne mine ni envie d’être réconforté. Je ne connais que mon devoir et je vous appelle à faire de même. La lutte continue.
C’est bon !
Nous disons à tous ceux qui, jusque-là, n’ont pas voulu l’entendre : ici est la force. Nous avons notre outil, le pôle populaire. Nous avons un programme. Nous avons devant nous d’autres élections. Nous tiendrons à chaque étape notre rang. Réfléchissez-y. Alors, bien sûr, les plus jeunes vont me dire : « Eh ben, on n’y est encore pas arrivés ? »
Ce n’est pas loin !
Merci, Euryale.
T’es gêné ? C’est bon ! Abonnez-vous ! Bon ben voilà ! Je me permets de vous aimer. C’est bon ! Euh… On peut les éclater aux législatives, et là, c’est du boulot. La présidentielle, c’était facile.
C’est l’heure des câlins et des verres de vin.
Donc là, ils ont coupé les télés.
Au revoir.
Tu veux dire un mot ou pas ? Allez, ça me fait plaisir !
Pardon, je passe.
Parce que je t’ai vu avant les résultats, donc je te vois après les résultats.
Bon, t’avais l’air désolé.
C’est vrai ?
Ah oui, tu avais l’air très ému ! Qu’est-ce que ça veut dire, « faites mieux » ?
D’abord, on a un combat. D’abord, ce qu’on vient de faire nous donne une responsabilité pour la suite, parce que ce qu’on vient de faire, c’est une campagne, on peut même se dire, formidable : personne n’a fait campagne comme nous, avec les 400 réunions publiques, avec des dizaines de milliers de personnes partout.
Et on va aller boire un coup.
Donc maintenant, on a une responsabilité pour la suite. « Faites mieux », c’est les prochaines élections, c’est les législatives, c’est une direction pour la suite. Mais c’est aussi réussir plus globalement ce pôle de rassemblement écologique, démocratique et social sur un programme de rupture, ce fameux pôle populaire. C’est ça qu’on a comme enjeu pour la suite. Et Jean-Luc, ce qu’il vient de nous dire, c’est un énorme espoir qui nous est lancé.
Je peux te lancer une convocation à Au Poste, peut-être pas la semaine prochaine mais celle d’après, ou pas ?
Ou jeudi, peut-être. Je suis toujours tellement heureuse d’être à Au Poste, chez toi. Je t’appelle.
Bon, je t’appelle pour voir si on peut faire ça avant le deuxième tour.
Allez, à bientôt ! Hé ! Ça va ?
Je vais faire mon Mélenchon, je vais monter sur le podium. Qu’est-ce que vous en pensez ? Je ne peux pas, j’ai des barrières de sécurité.
Ah ah, c’est cool !
Allez, on remarque !
Je ne peux pas !
Regardez de l’autre côté, ce n’est pas grave !
Viens là, viens là, viens là !
Ton prénom, c’est comment ?
Basile.
David Dufresne.
Mais toi aussi, David !
Oui, mais toi, t’as le petit micro, ils ont le grand micro.
Alors attends, ça ne rigole pas ! J’arrête, j’ai déjà fait ! Bon, bien joué, les anniversaires ! Première réaction à chaud, comme ça, comment tu l’apprends ? C’est quelque chose d’énorme, c’est bien sûr… Bien sûr, ce n’est pas la taille du micro. Oh, j’adore, j’adore ! C’est la phrase du soir. Alors, est-ce que je peux passer un petit peu derrière ? Voilà. Alors, on va s’approcher de Manuel Bompard, le directeur de campagne de Mélenchon.
On connaît les scores et chacun pourra, effectivement, réussir à dessiner sa qualité. Voilà. Maintenant, nous, on a fait une campagne digne. Une campagne où on n’a réagi à aucune des invectives, des attaques, des insultes. On est contents de l’avoir fait comme ça. J’ai la modestie, ou l’absence de modestie, de penser que peut-être qu’on a réussi un petit peu aussi à convaincre les gens de voter pour un programme, à faire une campagne sur le fond, dans un contexte extérieur… Moi, je suis fier de ça. Je suis fier d’avoir été dans cette campagne. Je crois qu’il est parti dans cette campagne… Et voilà, je suis fier des gens qui sont là, de toutes les équipes qui sont là, parce que c’est un travail extraordinaire qui a été mené. Mais ça veut dire que les élections présidentielles, ça ne s’arrête pas en 2022. Il y a des élections à venir, les législatives, d’autres élections nationales, il y aura d’autres élections. Et l’espace politique qu’on a constitué, les idées qu’on a regroupées, le programme qu’on a constitué, c’est des millions…
Pour la technique, est-ce que vous l’entendez ?
Jean-Luc Mélenchon, il trouvera sa place dans la suite ? À quelle position ?
Je pense qu’on aura tous la dignité de lui laisser le dire quand il aura envie de le dire. Aujourd’hui, on est dans le résultat du premier tour de l’élection présidentielle. Et le moment, comme je l’ai dit, est à la fois à la déception et à la fierté. Et sur cette fierté, on va construire la gauche de demain.
Ce n’est pas une fête !
Non, le trou de souris, je ne sais pas s’il était trop petit. Il y a eu des mécanismes de regroupement aussi à l’extrême droite sur la candidate qui apparaissait comme étant celle susceptible de pouvoir figurer au second tour. Nous, vous savez, au début de la campagne, on avait dit : on pense qu’il y a une opportunité que le seuil de qualification au deuxième tour se joue entre 17, 18, 19 %. Ce que je retiens, c’est que si ça avait été le cas, on aurait été qualifiés au deuxième tour. Ça n’a pas été le cas. Voilà. Moi, je n’ai pas de regrets pour notre campagne. Je pense qu’on a fait une belle campagne. Encore une fois, une campagne digne, une campagne populaire. Et c’est les éléments sur lesquels on va construire tout le temps.
Ça vous donne la force pour, aux législatives, avoir un groupe plus important ?
Et c’est tout. Mais vous savez, aujourd’hui, moi, je pense à des millions de personnes. Il y a beaucoup d’espoir autour de cette séquence électorale. Ce serait une erreur de ma part de dire aujourd’hui : « Oui, ne vous inquiétez pas, parce que dans deux mois, on va pouvoir avoir une autre échéance électorale. » Mais là où vous avez raison, c’est que la séquence électorale, elle ne se termine pas au mois d’avril 2022. Le plus probable, c’est qu’à la fin, on ressorte de cette élection avec une crise politique, avec peut-être des équilibres qui sont compliqués. Donc moi, je dis à celles et ceux qui nous ont soutenus de continuer cette mobilisation, cette bataille. Effectivement, ça se passe aussi aux élections législatives. Et voilà, il y aura le temps d’en parler le moment venu. Il y a aussi à faire le travail de conviction des électrices et des électeurs qui ont voté Emmanuel Macron. Mais oui, je ne crois pas que les Français aient envie de faire comme si de rien n’était. Je ne crois pas que les Français aient envie de tout ce drame qui a été celui d’Emmanuel Macron. Donc oui, c’est un risque qui existe. Jean-Luc Mélenchon a été très clair sur le sujet. Maintenant, c’est le temps de faire notre travail.
C’est pour ça qu’il n’a pas introduit ce soir et qu’il a été sans ambiguïté ?
Mais ça, c’est parce que la dernière fois, vous avez voulu entendre une ambiguïté. Là, vous n’en avez pas. Donc il l’a dit une autre fois, il l’a dit trois fois pour être sûr que vous l’ayez bien entendu.
Sa personnalité a joué ?
Oui, tout à fait. Très positivement. Non, je pense que oui, sa personnalité, elle a joué. Elle nous a permis, après avoir fait 11 % des voix en 2012, 19,5 % des voix en 2017, de faire maintenant 21 % aujourd’hui. Donc oui, je crois que la personnalité, la qualité, le talent de Jean-Luc Mélenchon, bien sûr de l’équipe qui est autour de lui, mais aussi de lui, ont contribué à faire ce résultat parmi d’autres. Et il en a manqué un petit peu.
Et bien, la campagne était très bonne ?
Aucun regret. On peut toujours se poser des questions, mais je n’ai pas l’impression que, dans cette campagne, il y ait eu des moments où on a fait une erreur telle que… Non, je ne crois pas. Je crois qu’on a suivi la feuille de route qui était la nôtre. Et il y a effectivement un élément, qui est que le seuil d’accès au second tour était finalement un peu plus haut que, peut-être, ce qu’on avait imaginé. Mais bon, ça, ce n’est pas un regret ou une erreur, c’est une constatation.
Ce sera qui, le candidat en 2027 ? Peut-être vous, non ?
Faudra me convaincre !
Est-ce que vous serez candidat à la présidentielle ?
Non.
Demain matin, il se passe quoi ?
Elle lui dit : « Peut-être vous », et le gars, il est de CNews, c’est drôle !
Je n’avais pas l’intention… Mais aujourd’hui, on est ici pour les gens qui sont là et on va faire en sorte de les accompagner entre la déception et la fierté. Et ce soir, on va faire en sorte que ce soit la fierté qu’ils retiennent de cette aventure. Merci, merci.
C’était bien posé. C’est juste de tenir sur la position qui est là, c’est un petit peu d’exercice. Allez, allez, allez !
C’est bon, ça ?
Ouais ! Je reviens, je fais ça et je reviens.
Je ne sais pas si vous avez entendu la vanne, ça, c’est drôle. Le mec de CNews lui dit : « Qui sera le candidat en 2027 ? Peut-être vous ? », et là Bompard lui répond : « Faudra me convaincre. » C’est assez drôle. Non, je crois que c’était pour le… Je réponds à Sentier Battant, je crois que c’était pour… Le Pen. Alors là, je vais mettre David Guiraud. Dites-moi si vous entendez le son.
Tu dis juste ton nom et où tu es, juste pour qu’ils sachent.
David Guiraud…
Oh, c’est le nom du district ? Tu es en train de te présenter dans un district ?
C’était génial. Je vais vous le dire rapidement…
Genre, c’est bidon, genre c’est bidon, et lui il fait : « Ouah, ouah, ouah ! » Et lui, il s’occupe de l’acteur et il lui dit : « C’est bien… »
Il a fini son interview. Là, il faisait ce qu’on appelle un plan d’écoute ou un plan de coupe.
On trouve plein de coupes !
David Guiraud, alors, vous avez pensé quoi de mon accent ?
Excellent !
Non, non, à mon avis, il est peut-être le seul à parler anglais, non ?
Il n’y en a pas beaucoup qui parlent espagnol non plus.
C’est ça. Bon alors, étonnamment, tu es plus détendu qu’avant.
Le résultat…
Est-ce que c’est parce que Mélenchon t’a donné la clé ? Il a dit : « Faites mieux ! »
Il l’a dit : « Faites mieux. » Ah ça, bien sûr.
Et ça, ça veut dire quoi ?
C’est ce que je disais en anglais. Nous, notre raison d’être, c’est de se battre. C’est de se battre pour les autres, c’est de se battre pour ceux qui galèrent. C’était ça, notre raison d’être. Sinon, on disparaît, on se fait balayer. Regarde, le PS se fait balayer aujourd’hui à cause de ça : ils ont arrêté de se battre pour les classes populaires. Donc oui, c’est dur. Moi, forcément, en fait, ce qui est dur, ce n’est pas tant le score, c’est que pendant cinq ans, on sait qui c’est qui va galérer. C’est les classes populaires, c’est les jeunes des quartiers, c’est les gens qui sont musulmans et qui vont se faire cartonner par l’extrême droite à cause de ça. On le sait. Donc pour moi, ça, c’est dur. Mais le score en soi, il est super. On a fait un super score, on a un point d’appui, on est un point d’appui pour les gens. Maintenant, il faut retourner vers eux, il faut continuer à se battre, il faut continuer à leur montrer qu’on se mouille, que ce soit à l’Assemblée, dans la rue, dans les assos, au pied des tours, où tu veux, dans les campagnes.
Là, concrètement, il va y avoir les législatives. Il n’y a que ça qui compte, honnêtement. Si vous voulez vous battre pendant cinq ans, il n’y a que ça. Donc toi, par exemple, est-ce que tu as déjà une ville en vue ?
Moi, je suis chef de file.
Où ça ?
Roubaix-Wattrelos. C’est deux villes dans le Nord. Pour ceux qui ne connaissent pas Roubaix, c’est la ville où il y a eu un documentaire sur l’islamisme, et j’ai été désigné chef de file en décembre, un peu avant ce documentaire d’ailleurs, qui a bien foutu la pagaille dans la ville et qui a fait du mal. Mais typiquement, à Roubaix, je pense que, par exemple, Jean-Luc va faire de bons scores.
Mais là, par exemple, les 20 % que vous atteignez, vous les transformez dans votre tête en nombre de sièges, ou comment ça se passe ?
Non. Il faut faire une analyse circonscription par circonscription. Macron est très haut, Macron est très haut. Donc il y a des circonscriptions où ça va être plus dur que d’autres. Moi, je suis sur une circonscription très populaire. Mon enjeu à moi, je pense, c’est d’être au second tour contre Macron. Mais il faut que je sois devant Le Pen. Ce qui n’est pas simple parce qu’à Roubaix, elle n’est pas forte, mais à Wattrelos, elle est très forte. Donc tu vois, ça, c’est un enjeu de circonscription, c’est d’être au second tour parce que, à mon avis, Macron, je le bats. Mais il y en a d’autres. Par exemple, il y a des circonscriptions, en 2017, qui ont déjà eu des duels LFI-LREM. Qu’est-ce qui fait qu’on gagne cette année alors que LREM est encore plus haut ? Donc il faut voir au cas par cas sur les circonscriptions et après avoir une stratégie, voir où tu vas diffuser tes tracts, où tu vas lutter contre l’abstention, etc.
Et ça, par exemple, quand tu dis : « On va étudier les votes », qui étudie ça ? Vous avez des machines, des algorithmes ? Alors que Taha Bouhafs me fait un massage, pas désagréable, je dois le dire. Regardez, il apparaît là, juste à côté. Ils sont copains, ils sont copains de jeux vidéo, ces deux-là. Comment tu fais, alors ? Comment tu analyses ? Qui analyse ?
Déjà, on a des copains dans les bureaux de vote. Et les bureaux de vote, ils renvoient des résultats à la fin de la journée. Le bureau de vote 216 te dit : « Jean-Luc est à tant. » Donc déjà, tu peux faire des remontées comme ça. Ensuite, la préfecture donne les résultats, les mairies en général, et donc tu regardes les résultats bureau de vote par bureau de vote. En général, t’as les résultats par ville, mais t’as aussi les résultats bureau de vote par bureau de vote. Et c’est ce résultat-là, bureau de vote par bureau de vote, qui est le plus intéressant. Parce que tu comprends : tiens, par exemple, dans tel quartier, est-ce que les gens sont allés voter ou ils se sont abstenus ? Par exemple, nous, en 2017 à Roubaix, on avait fait des scores de 40 % dans certains quartiers. C’étaient des très gros scores pour Jean-Luc Mélenchon, mais avec énormément d’abstention aussi. Donc tu peux faire un gros score en pourcentage, mais pas beaucoup de voix. Tandis que dans les quartiers plus aisés, les gens vont plus voter. Donc voilà, c’est comme ça qu’il faut regarder. Il y a les chiffres de la préfecture, il y a les chiffres en mairie.
Mais est-ce que vous avez des gens qui vous aident, des statisticiens, des mathématiciens, ou c’est…
Au niveau du siège de campagne, au niveau national, oui. Mais par exemple, moi, sur la circonscription, c’est juste des militants aguerris. Et en fait, t’as pas besoin d’être statisticien.
« Militants aguerris », j’aime l’expression.
Non mais t’as pas besoin, en fait. Tu prends les bureaux de vote, c’est pas non plus très sorcier. Au niveau national, pour faire une carte, etc., c’est plus dur. Nous, on a de la chance, par exemple, on a un architecte, donc il fait des cartes colorées par bureau de vote. Donc ça, c’est sympa pour les zones, etc. Mais en fait, il y a des militants qui font des élections depuis longtemps et qui savent… Décortiquer un vote, ce n’est pas très dur, c’est à la portée de tout le monde, en fait.
À plus tard, à bientôt. Merci, David.
Merci à toi.
C’est bon !
Mais non, mais elle nous lâche pas, les amis, elle nous lâche pas, hein. Faut pas lâcher, hein. Bon, moi, j’irais bien boire un petit truc, quand même. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse, les amis ? Des interviews de quidams, de… Le député, c’est qui, lui ? Ah là là ! Ah, la vision d’horreur ! Ah la vache ! Regarde ! Ah non ! Ça, c’est l’horreur. Ah non, ça, c’est pas possible. Ça, c’est pas possible ! Ah ben dis donc, il y a à manger. Je vais un petit peu me sustenter.
C’est fini.
Ça a l’air d’être le dessert. Pardon, excusez-moi, je prends un peu de force. Ah, très bien. Bonjour monsieur, auriez-vous ce délicieux vin rouge que vous m’avez servi tout à l’heure ? Il vous en reste ? Parfait !
Eh bien, le chardonnay, pareil.
Alors, avec ton verre de vin, là ? Attends.
Salut David. J’avais une question : as-tu reçu le mug Au Poste ?
Non.
Ah non !
C’est un mug Au Poste. À quelle adresse ?
Celle que tu m’avais donnée… chez moi.
On en redira ?
Non, pas reçu. Alors je vais aller voir. On me le dit généralement quand on a des cadeaux. « I love Au Poste », la collection. Je l’adore. Mon meilleur, c’est le mug d’Angela Merkel.
Ah ouais ?
Là, je ne peux pas l’utiliser. Vous savez quoi ? « Stark mit Deutschland » ou un truc comme ça.
Ça va ?
On en recausera, mais chez moi, le RN, il est à 40. La bataille, elle reprend dans les campagnes populaires. Voilà, voilà.
…
Tu vas bien ? Bonjour le direct !
Bonjour.
Bonjour. Le direct. Ça va bien se passer, l’hôpital public ?
L’hôpital public va être encore… Ça va être très compliqué pendant cinq ans. La semaine dernière, il y a un patient à Strasbourg qui est mort, il faudrait… J’ai bien l’impression qu’on va s’acheminer vers la suite logique, que ce soit l’un ou l’autre : de la santé marchandise, de l’hôpital avec moins de moyens, privatisation rampante de tout. J’ai très peur pour les patients, pour mes collègues, pour les plus petits salaires d’entre nous, les infirmières, les aides-soignantes, les brancardiers, et pour tous ces pauvres gens qui n’ont pas de mutuelle, qui vont attendre six mois pour avoir un soin. Voilà. Et tous nos collègues qui vont être en burn-out.
Là, tu vas faire quoi ? Est-ce que tu vas t’investir dans les législatives ou pas ?
Juste mon stéthoscope et ma voix pour continuer à militer. Voilà, c’est déjà pas mal.
Très bien. Merci beaucoup.
Bon, les amis, je fais une petite pause sandwich, là. Donc, je vous explique qu’Axel nous a fait un magnifique mug Au Poste pour la collection de François Ruffin, que je lui ai envoyé à Fakir et qu’il n’a pas reçu, manifestement.
Ça va, Julien ?
Mais regardez, c’est Basta ! ! Je suis en direct. Oui, mais en fait, il m’avait demandé de l’envoyer à Fakir, pas à l’Assemblée. Donc j’avais pas vu 40 %… Ça, c’est bizarre. Est-ce que vous voulez que je continue le direct ou pas ? Parce que là, quand je vois vos messages, j’ai l’impression que ça vous démoralise. Alors je vous rappelle à tous que demain matin, on a rendez-vous vers 8 h 30, 9 heures, avec Rodolphe Urbs, le dessinateur du Canard enchaîné. On fera le débrief de tout ça. C’est pas connu ? Très bien, il me demande des choses pas connues, alors c’est parfait. Il est pas connu ? Père et fille ?
Encore plus.
Non mais bien sûr. Et puis vous n’allez qu’en être connus, et d’ailleurs, c’est ce qui est en train de se passer. C’est gentil, merci.
Ben, je vous en prie.
Et puis déjà, je veux remercier juste Tom… qui était sublime. Non mais on n’est pas là pour parler de ça. Oui, je t’écoute, pardon. Alors vous, vous êtes militants ou quoi ? Vous donnez de l’argent à Mélenchon, qu’est-ce qu’on fait ?
Non, non. On était en dehors. Puis moi, je suis réalisateur et je me suis retrouvé, par le plus pur des hasards, à faire la réalisation de ces clips de campagne.
Ah, voilà, quand même !
Oui, oui, quand même, tu vois. Mais on n’était ni affidés ni encartés, simplement de gauche. D’une vraie gauche, je parle bien, de la vraie, quoi.
Et alors ce soir, vous, vous pensez quoi de tout ça ? C’est quoi, votre sentiment ?
Le gros sentiment, c’est d’avoir… Il faudrait laisser passer… Oui, bien sûr. Je parle de ma fille, mais juste le gros sentiment d’échec d’une gauche qui n’a pas su se réunifier à un moment donné où c’était historique. Ou au moins le PC aurait dû, historiquement, être vigilant pour changer de cap. Mais peut-être que ma fille, qui est plus jeune, a un mot à dire.
Moi, je pense que c’est surtout de la peur, où je me dis : on a plus que trois ans, et se dire que les candidats qui passent ne sont pas capables de relever ça… Pour les trois ans qui arrivent, ça me fait peur. Je me dis : comment est-ce qu’on va faire ? Comment est-ce que ça va être possible ?
Qu’est-ce qui vous fait peur ?
C’est le fait de se dire… Je ne comprends pas comment des personnes de mon âge peuvent avoir envie d’avoir des enfants et, en même temps, voter pour Le Pen ou Macron. Je ne comprends rien, ce n’est pas envisageable. Alors que ça réduit le climat à néant, que dans dix ans, dans vingt ans, on sera peut-être plus là, et se dire qu’on a voté pour eux, c’était…
Quand Mélenchon dit : « Faites mieux », le père, qu’est-ce qu’il pense, et la fille, qu’est-ce qu’elle pense ? « Faites mieux », quand il dit : « C’est possible… » Et à la fin, il passe un peu le relais. Qu’est-ce que le père pense et qu’est-ce que la fille pense ?
J’ai toujours lutté, j’ai toujours voté pour la gauche, et je me dis maintenant : je vais passer à un acte supérieur, un acte radicalement supérieur, parce qu’il faut réellement renverser la table. Tous les moyens seront bons. Tous les moyens sont bons. S’il faut que je m’encarte, je m’encarterai. Mais tous les moyens seront bons, même un troisième tour social dans la rue, même s’il doit être terrible, on le fera. C’est nécessaire, c’est vital pour ma fille. Voilà. Nous, bon, c’est fini, voilà. Mais au moins pour nos enfants, pour une génération à venir, je veux dire, en transition écologique et en transition sociale, il faut qu’on mouille le maillot.
Je pense qu’il va y avoir un moment où, de toute façon, il va falloir être plus radical et il va plus falloir vivre les choses et ne plus être dans la demi-mesure, et ne pas dire simplement : « Bon, je vote pour untel parce que, voilà, ça compte pas beaucoup, il ne fera pas beaucoup de voix, mais ce sera toujours ça. » Je ne suis pas d’accord. Il va falloir faire plus, à un moment. Il va falloir plus s’intéresser, vraiment, et se dire : enfin, dans quel monde on veut vivre ? Et à un autre moment, ça va vraiment nous toucher. On a l’impression que ça vient de loin. Les personnes avec qui je discute, de mon âge, se disent : « Ça ne nous touche pas vraiment », mais elles ne se rendent pas compte.
« Plus radical », qu’est-ce que vous entendez par « plus radical » ? C’est-à-dire ne pas jouer le jeu des élections, par exemple ?
Si, si, si, j’entends le jeu des élections, justement, et justement s’intéresser dans ce sens-là. Je veux dire « radical » dans le sens d’avoir un vrai engagement et de se dire : « Vraiment, ça m’intéresse et c’est dans ce monde-là que je vais vivre, quoi. » Je peux pas être désinvolte par rapport à ça. C’est impossible d’être désinvolte. Ça nous touche tellement, c’est pas possible.
Est-ce que je peux vous demander votre nom ? Parce que le chat me demande votre nom.
Bien sûr. Bruno Fabresse.
Père et fille, donc c’est le même nom. Et madame, c’est quoi ?
Moi, c’est Luna. L-U-N-A. Fabresse, facile, facile.
Merci beaucoup, bonne soirée. Merci à toi, merci à toi ! Alors là, eux, je pense que c’est des prestataires de campagne. Très bien. Là, ce monsieur, il est pris de la carte de campagne, il s’est pris là, je ne sais pas ce que ça veut dire. Et vous, vous êtes prestataire aussi ?
Non, moi, je suis sa copine, mais…
Vous êtes la toute première !
Je suis la copine des prestataires, exactement.
Alors, vous êtes en direct, faites gaffe. Qu’est-ce que ça veut dire pour cette campagne ?
Je suis dans la campagne numérique.
Comment ?
La campagne numérique. Donc, mise en valeur du candidat et de son programme.
Alors, où est-ce que vous avez merdé, alors ?
On n’a pas merdé. C’est ça le plus étonnant. J’ai l’impression que la campagne, on l’a très bien menée. On était présents, complets, on répondait aux besoins des gens et on a fait zéro faux pas, quoi. Mais malheureusement, je pense que les gens n’ont pas voulu lire le programme, n’ont pas voulu aller au-delà des apparences, de l’image que renvoient les médias du candidat, et c’est là qu’on a perdu.
Et alors, dans le numérique, vous avez fait quoi exactement, de votre côté ?
C’est juste mettre en valeur ce que disait Jean-Luc Mélenchon, le programme de L’Avenir en commun et le message qui était porté par tous les membres de l’Union populaire.
Et alors, par exemple, quel est le réseau social le plus hostile à Mélenchon et celui qui est le plus favorable ?
Pour le coup, c’est difficile de trancher, dans le sens où, sur tous les médias, on est présents, sur tous les réseaux sociaux, on est présents, et nos messages passent sur tous nos réseaux. Il n’y en a pas un qui est un peu plus hostile que les autres. Sur Twitter, on est omniprésents ; sur Facebook, nos messages sont passés facilement. Pour le coup, cette campagne-là a été super bien menée. On peut être fiers de notre travail. Il n’y a pas de trucs moins bien faits.
Les hologrammes, ça faisait un peu bis repetita, non ?
Et pourtant, il y a eu six villes en plus, donc, pour le coup, c’est une réussite. Et moi-même, j’ai été surprise par les hologrammes. Au bout d’une heure de meeting, je me suis surprise à regarder Mélenchon et à me dire : « Mais il est dans la salle ! », alors que moi, j’étais dans une des salles hologrammes. Pour le coup, c’était une réussite à mes yeux. Et au-delà de ça, en fait, ça amène plein de gens qui ne sont pas au courant de ce que propose Mélenchon à regarder et à se dire : « Ah bah OK, qu’est-ce que ça vaut, un meeting hologramme ? » Et je pense que ça a été une réussite. Je ne m’y attendais pas du tout.
Merci beaucoup. Vous allez bosser pour les législatives ou pas ?
Bien sûr. Bien sûr. Ce n’est pas fini ce soir, ce n’est que le début d’une autre étape, qui est de gagner les législatives et de montrer qu’on reste présents, on reste au contact, on ne reste pas que là.
Bon, alors dites à Mélenchon de venir à Au Poste, sur Twitch, parce qu’il a failli venir, il n’est pas venu, il a préféré aller deux fois sur Thinkerview, là. Voilà, beaucoup de courage, merci à vous, à bientôt.
Ah non, toi, tu es celui qui ne veut pas que j’arrive sur le podium.
Tu n’iras pas sur le podium.
Ce n’est pas entière, entière…
Là, il n’y a pas tout le pouvoir.
Non, rien du tout, non !
Bon, je vous explique, mais je respecte. Voilà, j’étais à côté d’un monsieur qui s’occupe de la sécurité et de l’accueil. Rien du tout ?
Rien.
Rien, OK.
Surtout pas la sécurité.
C’est écrit sur le badge : « sécurité ». Ah, d’accord. Voilà. Non, oui, oui. Oh non, ce n’est pas vrai, ils font Macron en… Ah bah oui, ouais. Ouais, non mais ils font déjà ça. Ça fait vingt ans qu’ils font la même chose. Non mais c’était… C’est très bête, quoi ! C’était très bête ! Allez, on va zoomer dans la moto ! Je relève les plaques.
Qui ? C’était le camarade qui…
Donc, je vous le dis, le type est éducateur, très sympa, mais il ne voulait pas même que je fasse ça. Là, c’est les pique-assiettes. Alors, il y a de très bonnes tartelettes. J’espère qu’ils m’en ont laissé. Non, le pourcentage qui reste, je crains que ça se creuse, au contraire. Vous voulez qu’on aille à l’intérieur ? Le rouge, ce n’est pas trop bon pour la santé, hein ?
Ah bon ?
Alors, attendez, monsieur me dit que le rouge, c’est pas bon pour la santé. Bonjour monsieur, vous êtes militant ?
Je suis militant, je suis syndicaliste et je suis à la CGT-RATP.
CGT-RATP. Comment est-ce que vous… La RATP enlève les tickets. Normalement, ils disent que d’ici un an, ils vont essayer de les retirer pour faire passer tout ça avec un portable. Moi, j’adore le ticket de métro, je vous assure. J’achète encore des tickets, alors que c’est plus cher, parce que j’aime le ticket.
Nous, ce qu’on va préférer, c’est que le transport soit gratuit. Le ticket est gratuit pour tout le monde, vu comment la vie est dure aujourd’hui. Le ticket gratuit pour tout le monde. Et après, si on veut parler des élections, on sait qui c’est qui a fait perdre les élections aujourd’hui.
Alors, c’était qui ?
C’est Fabien Roussel, c’est Jadot avec leurs 2 %. S’ils donnaient ça à Jean-Luc Mélenchon, on serait au deuxième tour. On va encore se taper cinq ans de Macron, ou bien Le Pen, l’extrême droite, allez savoir qui c’est. Et j’entends Jadot qui dit : « Maintenant, il faut aller voter Macron. » Mais pourquoi il n’a pas dit, au premier tour : « Allez voter Jean-Luc Mélenchon » ? Il le savait déjà. Trop facile. Ces gens-là, ils se disent de gauche, mais ils veulent se rapprocher des personnes de droite. Et voilà ce qu’on va se taper encore : cinq ans de ces mêmes personnes. Un qui matraque les Gilets jaunes dans les manifestations, et l’autre, Le Pen, qui va envoyer tous les Noirs dans leur pays. Donc, à un moment donné, il faut être cohérent. Ce n’est pas une gauche qu’on a. L’Union populaire, c’est une vraie gauche, avec la diversité de la banlieue, parce qu’ils sont venus dans les quartiers populaires parler avec nous. On a vu que les quartiers populaires sont partis voter.
Vous dites ça, mais a priori, le département qui a le moins voté, c’est quand même la Seine-Saint-Denis, par exemple. C’est ce qu’ils disent.
Mais nous, on voit que sur Aulnay-sous-Bois ou sur Bobigny, sur des quartiers où les gens ne votaient même pas, c’est là que les gens sont partis voter. La Seine-Saint-Denis est partie quand même voter. Ça manque, mais ils sont partis voter. Ils étaient là, ils étaient conscients de ce qui allait se passer. Mais la réalité, c’est que quand Jean-Luc Mélenchon fait 20 % et qu’on voit que Jadot fait 2,54 %, si on reprend ses voix à lui, on est au deuxième tour. Maintenant, on va se taper quoi au deuxième tour ? Et il y en a qui vont dire : « Il faut aller voter Macron. » Moi, pour moi, il faut ni voter Macron ni Marine Le Pen. Qu’ils se débrouillent au deuxième tour. Il faut aller dans la rue et manifester, comme d’habitude, faire la lutte et la grève. Parce qu’on ne va pas travailler jusqu’à 65 ans, quand même ! Eux, ils sont sur un fauteuil doré, là.
Dites-moi, jeune homme, vous avez l’air plein d’énergie ! Vous pouvez travailler longtemps, vous ?
Nous, on va travailler ! Plus on travaille, plus on travaille durement… Ça fait longtemps qu’on a la solidarité. À la RATP, on travaille à quatre heures du matin et on est là pour défendre toutes les personnes, et défendre quand même les statuts des gens, comme les femmes de ménage qui ont des retraites de misère, ou nos pères qui ont travaillé. Aujourd’hui, mon père, il a travaillé, il est à la retraite, il se retrouve avec quoi ? Avec 800 euros ? On va se taper Macron ou Le Pen, allez savoir. Il faut voter ni Macron ni Le Pen. Il faut aller dans la rue, faire grève, aller crier notre colère contre ceux qui vont venir au pouvoir. Voilà !
Merci monsieur, bonne soirée.
Merci à vous aussi. Au revoir.
Au revoir. Alors, est-ce que M. Récif est toujours dans le chat ? M. Récif réclame de la parole.
Merci.
Ah, tu es là, super. Gros, c’est des VIP, on va pas faire ça. Non mais attends, il est où, le peuple, là, ce soir ? Il est où, le peuple, là ?
Bah moi !
Toi ?
Ah, c’est vrai ? Non mais attends !
Bien sûr.
Ce n’est pas parce que je viens d’Évry, moi !
Comment ?
Je viens d’Évry, moi, j’étais en ZEP !
Non mais il y a… Il y a longtemps !
Ah bah merci, t’as dit que je suis vieille, en plus, quoi !
Oh non !
T’es déchiré, quoi !
J’en peux plus, je suis bien. Présentez-vous, s’il vous plaît. Vous êtes en direct, présentez-vous, s’il vous plaît.
C’est vrai, on doit se présenter ?
Ben oui, vous êtes en direct. Il y a à peu près cinq millions de gens qui vous écoutent. Tous ceux qui n’ont pas… C’était le téléphone qui sonne, c’est le téléphone. Oui, c’est ça. Bon alors, qui est qui ?
T’es qui, toi ? Il paraît que tu t’appelles Guillaume, toi !
Ouais, c’est vrai.
Voilà, Guillaume et Julie.
On répète un spectacle, mais on est au début du travail, les vannes ne sont pas toutes écrites. Ça se sent que c’est encore un peu hésitant. Enfin, vous avez cinq ans, hein.
Non, non, non ! Comment ça ? Attends, ça commence demain ! Non mais attends, à ceux qui pensent que la démocratie s’arrête ce soir : c’est mort, hein ! C’est pas vrai, hein, ça recommence demain ! Moi, demain, je suis en manif avec les cheminots à 11 heures, gare d’Austerlitz. Déjà, pour commencer, parce que les luttes…
Alors, gare d’Austerlitz, à Paris, parce que là, c’est le monde entier qui te regarde, il faut préciser.
France, l’Europe, France, Paris, gare d’Austerlitz, rendez-vous demain à 11 heures.
Jolie gare, un peu délaissée par le peuple parisien. C’est extraordinaire ! Alors, vous allez faire quoi, là ? Vous vous réunissez quand pour la bataille des législatives ?
Ça va ?
Non mais pas la bataille !
Mais on sait très bien que la démocratie continue. C’est que là, maintenant, on continue. Moi, je suis fière. Là, tu vois, ici, dans ce mouvement, tu as des personnes qui étaient là nuit et jour pour se battre contre la réforme des retraites. Nuit et jour. C’est-à-dire qu’à deux heures du matin, on pensait qu’on n’était pas là, on était là. À trois heures, on pensait qu’on n’était pas là, on était là. À quatre heures, pareil. Cinq heures, pareil. On n’a pas lâché. Et c’est grâce à ça, c’est grâce au travail de tous ces députés-là qu’on a pu faire repousser la réforme des retraites. Alors, bien évidemment, on sait que, que ce soit Macron ou Le Pen, elle va repasser. Eh ben non ! Eh ben moi, je dis aux gens : la lutte, elle continue. Parce que si vous voulez des personnes qui se battent pied à pied contre tous ceux qui vous promettent de travailler jusqu’à pas d’âge, de continuer à travailler en prenant un cachet le soir parce que votre corps est tellement usé, tellement usé, épuisé, moi, je le dis : il y a une troisième voie à ça. Et donc, effectivement, on sera là pour dire aux gens qu’il y a la possibilité d’envoyer des députés. On était 17. Imaginez ce qu’on peut faire beaucoup plus nombreux. Imagine juste ce qu’on peut faire. Je crois que c’est là, l’espoir, aujourd’hui. Donc il faut se battre là, et puis il y a les luttes. Les luttes qui continuent et qui ne s’arrêtent jamais, même si elles sont invisibilisées. Pourquoi est-ce qu’elles sont invisibilisées, ces luttes ? Parce que, justement, on ne veut pas montrer les gens qui relèvent la tête et qui refusent de s’entendre dire que maintenant leurs salaires doivent être baissés, que maintenant leurs conditions de travail doivent être fracassées. Il y a des gens qui luttent contre ça, tous les jours, partout. Et ça aussi dans les transports, parce que demain, je serai avec les cheminots, mais on n’arrête pas. Il y a des gens qui luttent et qui, aujourd’hui, sont réprimés pour lutter, qui aujourd’hui sont envoyés en commission disciplinaire, qui sont licenciés. Et donc, moi, je dis à ces personnes-là : relevez la tête, relevez la tête ! La démocratie, elle s’arrête que quand on est résignés. Ne soyons jamais résignés. Jamais ! Pire que le bruit des bottes, le silence… Donc jamais ne soyons silencieux !
Ça, c’est beau comme du Edwy Plenel, là ! Qu’est-ce que tu veux ajouter après ça ?
Non, non, non, mais il n’y a rien à ajouter.
Tu vas être obligé d’ajouter puisque tu es le coauteur des textes.
Je suis le gilet vert, j’y suis. Merci beaucoup.
Non, tu sais très bien que moi, je pense… Attention, on est en direct. Mais oui, non mais je te le dis, moi, je pensais à tous les Gilets jaunes. Tu vois, quand j’entendais la chanson « On est là », et tout ça, moi, je pensais à Manuel Coisne, tu vois. Je pensais à tous ceux-là qui ont été éborgnés et je me dis : il ne faut plus qu’on ait d'éborgnés, qu’il n’y ait plus de personnes fracassées. Je pense à mes enfants, à toutes ces personnes qui sont mises de côté par ces politiques inhumaines. On pense forcément à tout ça. Et c’est pour ça qu’on se bat. Nous, la politique, ce n’est pas un jeu, ce n’est pas pour faire genre sur les plateaux ou quoi que ce soit. La politique, c’est nos vies, c’est nos conditions de vie. C’est ce qui fait qu’on n’arrive pas à boucler les fins de mois, c’est ce qui fait qu’on n’arrive pas à se chauffer. C’est tout ça, la politique. C’est pour ça que c’est important. C’est pour ça qu’on continue à se battre. C’est pas pour moi que je me bats, c’est pour tous les gens qu’on aime, tu vois, c’est pour nos enfants, c’est pour eux qu’on se bat ! Voilà, ça sert à ça, la politique : ça sert à penser aux autres.
C’est particulièrement vrai de toi, mais ce n’est pas forcément vrai de tout le monde, quand même. Il y a quand même…
Le changement qu’on veut être, soyons le changement qu’on veut être. Eh bien donc voilà, moi, je veux être ce changement-là et, à mon humble niveau, j’essaye de l’incarner autant que je peux, avec mes maigres moyens, effectivement, mais j’essaye de l’être. Parce que je me dis : c’est comme ça qu’on… Tu sais, les sentiments positifs sont tellement plus forts que les sentiments négatifs, tellement plus forts.
Ce n’est pas vrai, regarde Le Pen, elle arrive en deuxième position.
Mais je m’en fiche de ce que fait Le Pen ! Ce n’est pas elle qui gagne. Ce sont nos idées qui vont progresser et ce sont nos idées qui progressent. Elle, elle est là que sur la haine, que sur dire : « Vous savez, c’est la faute de qui ? C’est la faute des malades, c’est la faute des chômeurs, c’est la faute de l’immigré, c’est la faute de celle qui porte un foulard. » Ce n’est pas vrai, c’est absolument pas vrai. C’est la faute de ceux qui se gavent, c’est ça, le problème dans notre pays. Et donc moi, je dis aux gens : vraiment, continuez à propager ces idées de partage, ces idées de lutte, ces idées d’insoumission, qui font que « Liberté, Égalité, Fraternité », ça résonne pas seulement dans notre pays, mais dans le monde entier. C’est ça qui doit résonner. Et donc faisons résonner au maximum, avec nos maigres moyens, mais faisons-le résonner, parce que vraiment, ça nous donne de la hauteur et ça nous donne surtout la force d’avoir la tête haute. Ayons la tête haute.
Je ne veux pas t’embêter dans ton élan, qui est très beau. Mais là, il vous dit : « Faites mieux », donc il est en train de vous donner un peu le bâton merdeux.
Mais on continuera. Tu sais, les luttes, elles transforment. Lui, là, il va faire mieux. Bah, il continue. Bien sûr que oui.
Eh ben oui, mais tant que vous croyez que c’est un homme qui peut changer les choses, vous n’aurez rien compris. Lui tout seul, il ne changera rien du tout.
Cela dit, vous, vous êtes pas mal en chef de salle, je veux dire, vous-même, toute la soirée !
Non mais ce soir…
Non mais ce soir, ce soir, c’est lui qui a lancé tous les chants. C’était lui qui les a lancés, donc quand même…
Non, je sais bien !
Je ne veux pas le réduire à ça, mais ce soir… Vous êtes d’accord, monsieur ? Ah, monsieur est d’accord avec moi. Bien sûr que je provoque !
J’arrive à parler, moi ? Je n’arrive pas.
Il a perdu ses lunettes, par contre. Le vert, on en montre. Ah, le vert ! Là, ça commence à être un zoo, les amis, moi je vous le dis ! Ah non, c’est en direct !
Pour le spectacle !
C’est mon béret qu’il m’a laissé. C’était mon copain Jean-Luc. C’était l’autre Jean-Luc. Je t’aurais bien donné mieux, mais j’en ai pas envie.
Je sais, c’est peut-être un peu décousu, ce que Au Poste vous propose. J’espère que ça vous convient, dites-moi sur le chat. Il y a une dame avec une tortue.
Vous connaissez, madame ? Bonjour. Bon, alors, parlez-nous… C’est un petit moment. Elle est peut-être toujours à trois euros. Mais en tout cas… En tout cas, j’alimente la… J’alimente la… Ah, caisse en bas ! Bonjour. Bonjour. On joue de trois euros !
Donc je suis avec des dames de l’organisation. Vous avez organisé quoi ?
Au revoir.
La tortue !
Moi, j’ai rien à organiser !
Vous, non, vous, vous n’avez pas de badge !
Nous sommes l’opposition, il ne faut pas nous filmer, c’est vrai !
C’est-à-dire, j’adore la posture ! J’adore, ça fait 54 ans que j’aime ça, la posture. Qu’est-ce qui est organisé ? Attends, excusez-moi, je me permets. Il y a quand même écrit « espace… ». Oui, alors nous, c’est donc… Alors, il y en a une qui est en vert et l’autre en rouge.
Alors pourquoi…
Voilà, parce que je suis révolutionnaire, je suis en rouge, et vous, vous êtes écolo.
En réalité, je pourrais mettre le vert et le rouge, moi.
Ah voilà, moi aussi, je t’en remercie.
Je sors mon matos !
Ça dépend de quoi !
Vous êtes en direct sur Twitch.
Ah non !
Oui !
Mais moi, je te connais, je t’ai vu dans plein de manifs Gilets jaunes.
Alors, on parle de vous ce soir, pas de moi. Ah non mais vous avez fait quoi pour l’orga ?
Non, alors, ce n’est pas enregistré, là ?
Non, ce n’est pas enregistré, c’est en direct.
On avait oublié de s’inscrire pour être dans l’orga. Donc on est des militantes disciplinées, on est restées dehors. On est restées dehors jusqu’aux résultats. Et les copains qui sont dans l’orga, qui nous connaissent bien et qui savent, ils nous ont passé leur badge parce qu’eux avaient envie de sortir et qu’ils nous ont laissé leur place pour pouvoir venir.
Donc vous l’avez vu, Jean-Luc ?
Ah oui, oui, on était là quand il a fait son discours.
Et alors, vous avez pensé quoi ?
J’ai adoré ce discours, parce que c’est comme s’il nous avait dit au revoir subtilement, et en laissant les jeunes devant pour montrer qu’après lui, il y aurait…
Il a dit au revoir ou il a dit bon débarras ?
Nous, il y a deux ans…
Et vous ? Qu’est-ce que vous avez pensé de…
Ouais, vas-y.
Je vais faire de la télé, je vais montrer la tenue.
Tout le monde entre autour de nous.
Voilà, voilà, tout le monde nous attend.
Jean-Luc égal à lui-même, c’est-à-dire… Alors, Jean-Luc est fidèle à lui-même, c’est-à-dire de l’humilité, de la bienveillance. On construit les choses, les hommes vont et viennent sur Terre, on n’est pas immortels et, en fait, on est des semeurs de graines. Et c’est ça, en fait, La France insoumise. Et c’est ça, en fait, ce que nous a toujours appris Jean-Luc Mélenchon de toute sa carrière politique, et encore aujourd’hui. On est des semeurs de graines. Donc on n’a pas besoin… Mais il a toujours dit : il s’est proposé à être la personne qui représente, mais à un moment donné, on sème des graines, on fait en sorte d’avoir de belles fleurs, tout ce que vous voulez, pour qu’il y ait toujours une relève. Parce que c’est comme ça, en fait, dans les traditions, je dirais, politiques, et notamment aussi de gauche : être dans la lutte, se former et être force de proposition à un moment donné. Et là, on est pleins et on a une belle relève qui va se préparer.
Et vous habitez où ? Enfin, vous venez d’où, je veux dire ?
Du 92.
Ah, 92, c’est pas mal !
Non, ça dépend des coins. Non, c’est pas mal. Au niveau de la vie, on va pas dire qu’on est malheureux, on est plutôt bien lotis. Mais après, tous ceux qui dirigent le département… Merci. Merci beaucoup.
Non, non, tout va bien.
Je n’ai pas peur, je n’ai pas peur. On a fait quand même un petit peu de chemin pour venir ici, à Paris, mine de rien.
Mais justement, vous venez d’où ?
Comment ? Bouches-du-Rhône !
Ah, Bouches-du-Rhône ! On ne peut pas faire plus loin… Si, d’accord.
Si, si, on peut parcourir quand même. 2 h 50 en TGV. Il y a encore un service public qui assure une liaison Aix-Paris en 2 h 50, ce qui est correct. Et voilà, espérons que ça va encore durer malgré Macron. Parce qu’on a encore des services publics qui nous permettent, un peu cher quand même, de faire de façon écoresponsable un trajet…
Elle est forte, votre copine, hein, parce que le fait qu’elle ait une tortue, il y a toutes les caméras qui viennent. Vous êtes partie de chez vous, c’est le côté 92-Balkany, quoi, le marketing politique, quoi.
Et l’autre, tu vas bientôt m’accuser de délinquance en col blanc ?
Je ne me permettrais pas, pardon.
Et elle symbolise pas mal de choses. Ah, il y en a un là-bas, je te dis.
Mais oui.
Merci beaucoup, bonne soirée.
On va aller le chercher un peu.
Oui, on va aller le chercher.
Alors, qu’est-ce qu’on fait, là, les amis ? Ah bah lui, il a le droit de passer ! Ah bah attends ! Pourquoi lui, il peut passer, là ? Attention, je suis en direct !
Ça va ?
Un moment, on m’empêche de passer, moi. Ah là là. Bon, je vous laisse. Pour ceux qui arrivent, nous sommes au Cirque d’Hiver, dans une salle du cirque. Mon cher Taha Bouhafs, j’aimerais vous poser une question. Ici, ce sont les écuries de… Ici, ce sont des écuries…
C’est quoi, la question ?
Vous êtes de ce côté-là ou de ce côté-là ? Voilà, vous êtes du côté des…
Euh, ils font ça aussi. Pardon.
Je vous en prie.
La déception, évidemment. Parce que l’urgence écologique, parce que le GIEC nous dit qu’on n’a que trois ans, parce que l’urgence démocratique… On voit bien l’impasse des institutions de la Ve République. On voit comment un président qui a provoqué autant d’oppositions, autant de contestations, aujourd’hui se retrouve encore une fois premier au premier tour, dans une abstention aussi forte, notamment dans les classes populaires. Une déception parce qu’on y croyait, parce que ça a été une campagne extraordinaire, avec le Parlement de l’Union populaire. C’est une campagne qui était très différente de celle de 2017, qui a engrangé beaucoup de soutiens, beaucoup de gens du mouvement social, des quartiers populaires, avec l’appel « On s’en mêle », avec vraiment une dynamique populaire. Et déçu parce que les autres forces de gauche ont pensé à leurs intérêts d’appareil avant de penser à l’intérêt général. Donc forcément, déception. Mais il faudra retenir aussi le positif. Voilà, il y a une force de gauche qui est durablement installée. La France insoumise, l’Union populaire est la première force de gauche. C’est pas le one shot de 2017. Maintenant, c’est durablement installé dans le temps et il va falloir se battre. Il y a cette base qui est là, ce travail qui est fait. Eh bien maintenant, il va falloir continuer dans les urnes, dans la rue et dans toutes les échéances qui vont venir, et notamment celles des élections législatives. Il va falloir rester très mobilisés.
À midi, la Seine-Saint-Denis était le département qui avait le moins voté. Je ne sais pas ce qu’il en est à 20 heures.
Je n’ai pas regardé, là, les chiffres, mais il faut regarder. En tout cas, il y a une mobilisation des quartiers populaires.
C’est évidemment quelque chose qui t’anime, qui t’importe. Est-ce que tu considères que La France insoumise devrait venir un peu plus souvent que tous les cinq ans dans les quartiers ?
Je pense que toute la gauche syndicale, politique, associative a intérêt à clairement prendre en main cette question des quartiers populaires. Sur la question des services publics, mais pas que. Sur la question de ce que ça fait d’être considéré comme un citoyen de seconde zone dans les discours politiques, dans les discours médiatiques, dans ce qu’on voit à la télévision. Aujourd’hui, quand on additionne toutes les voix de la droite réactionnaire, on est à 40 %.
Est-ce que tu vas aller écouter Macron, là, ou pas ?
Non, non, ça fait cinq ans qu’on l’entend. Mais ce que je veux dire, c’est qu’on gagnera lorsqu’on arrêtera de baisser la tête. On gagnera lorsqu’on sera fiers, enfin, de notre projet de société et qu’on n’aura pas de honte et pas de difficulté à dire qu’on défend clairement les classes populaires dans leur diversité, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur couleur de peau. Et que, voilà, on cessera de se faire dicter notre agenda politique par l’extrême droite et qu’on cessera d’avoir honte d’être ce que l’on est, de porter un projet antiraciste, de se faire traiter d’« islamo-gauchiste » ou de je ne sais trop quoi. Si la droite, elle a gagné, c’est parce qu’elle a été fière de son projet, ils ont été décomplexés. Nous, on doit l’être tout autant, parce que notre projet de société, c’est un beau projet de société. C’est une société plus douce, une société plus juste. C’est l’égalité entre les hommes et les femmes, entre les personnes blanches et non blanches, avec l’harmonie entre les êtres humains et la nature. Donc on doit porter ce projet avec fierté. 21 %, je crois que ça va encore se stabiliser, peut-être que ça montera encore un peu. C’est un espoir. Et comme a dit l’ancien : « Faites mieux, les jeunes, c’est à votre tour. »
Qu’est-ce que ta génération pourrait faire de mieux que celle de l’ancien, comme tu dis ?
Reprendre ce travail, parce que c’est pas vrai qu’on recommence tout à zéro. Reprendre ce travail où il a été achevé, et puis continuer le travail. Je pense qu’il y a des échéances associatives, il y aura une jeune génération qui rentrera à l’Assemblée nationale, qui continuera ce travail parlementaire. Il y a aussi une génération de la gauche associative, de la gauche politique. Il y a tous ces mouvements qui ont émergé sur la question antiraciste, sur la question des violences policières, avec le mouvement contre la loi Sécurité globale, avec le mouvement des Gilets jaunes, le comité Adama. La question des violences policières, la question des libertés publiques, la question féministe, la question climatique. Voilà, cette jeunesse qui a fait partie de ces mouvements de fond de la société. Et voilà, il va falloir leur donner des débouchés dans les prochaines échéances et continuer à construire ce travail.
Au revoir, le jeune. Au revoir, la reine. Oh non, pas « le vieux salaud » ! Salaud ! Le chat, il est démoralisé, là, ce soir.
Je comprends. Mais en vrai, quand on regarde bien ce qui s’est passé, c’est qu’on nous a prédit un Mélenchon qui allait s’écrouler, un Mélenchon qui ne referait pas le score de 2017, qui était un simple one shot, qui était un alignement de planètes, etc. On voit bien que cette force-là, en fait, elle est stable. Il y a un pôle de résistance populaire, avec un programme, avec des perspectives, avec une organisation, ce qui est très important. Et donc ce travail-là, il va falloir continuer à le mener. On va avoir besoin de plus en plus de monde. Là, sur les élections législatives, l’enjeu, ça va être d’expliquer aux gens qu’il faut ce pôle de résistance à l’Assemblée nationale, que ça va être très important. Et dans la configuration dans laquelle on est, on ne sait pas ce qui peut se passer. On peut avoir une gauche forte à l’Assemblée nationale. Et ça va être très important d’aller remobiliser les gens qui sont allés voter à l’élection présidentielle, notamment les classes populaires, pour qu’on puisse avoir une forte opposition à l’Assemblée nationale et qu’on puisse continuer ce travail-là.
Tu t’es présenté à une époque. Tu te représentes ou pas ?
Je ne sais pas, on verra. Ciao !
Bon, les amis, vous me laissez manger un peu, là, parce que moi, j’ai faim. J’ai mangé un pauvre sandwich, là, un pauvre sandwich chez les filles. Je vais aller voir s’il y a à manger. Donc là, pour l’instant, ça va être deux minutes d’images d’illustration. Alors, il y a Macron qui parle, mais il n’y a pas le son.
Il est là, il est là !
Non mais si les communistes avaient été avec nous, on n’en serait pas là, quoi. Je veux dire, c’est terrible, c’était terrible, ce vote-là.
Donc… Tu nous l’as dit déjà ?
Oui, je l’ai dit, j’ai pilé les tracts.
Donc tu nous dis que là, la différence ?
Bah, c’est quasi… On est à 2,9 % de différence entre Mélenchon et Le Pen. C’était pile-poil les communistes, qui n’ont rien à faire là, je veux dire. Parce qu’à la limite, les écologistes, on peut comprendre. Les écolos, tu vois, ils n’ont pas forcément la dimension sociale, la dimension anticapitaliste. Mais les communistes, si, ils l’ont, cette dimension. Ils étaient dans le même chemin que Mélenchon. Ils auraient dû se retirer pour laisser Mélenchon. C’est terrible, c’est horrible. On a raté, là, on a raté une porte historique, on l’a ratée. Non mais moi, je ne pleure pas, là, parce que j’ai envie de pleurer, de chialer, de hurler, de… Voilà, je suis dans une… Voilà… Je trouve ça terrible, terrible, terrible, terrible.
David, tu travailles avec Paul Moreira ?
Ah, bonjour.
Ah oui ? Vous avez dit quelque chose tout à l’heure ?
Non, je vous ai vu dans le film de… Il vous a interviewé un peu en manif.
Ah oui, c’est ça !
Et bravo pour les films des jeunes.
Donc ce monsieur travaille avec Paul Moreira, à Premières Lignes, c’est ça ? Et alors, il sort quand, le documentaire, là ?
J’espère que ça sort en septembre.
Il ne va peut-être pas le sortir avant, les gars !
Ça dépend. Ça sert à quoi, les documentaires, si c’est pas pour les sortir au bon moment ? Il arrivera au bon moment. Ça serait le bon timing.
Excuse-moi, excuse-moi.
Non, non, il n’y a aucun problème.
Très bien. Non mais… Et tu es là par sympathie ?
Je t’ai suivi depuis deux mois, je savais que tu étais là et je me suis dit que c’était le moment de franchir le pas.
Ah, bien joué !
David, je t’aime !
Non, non, non ! C’est fort ! Tu lui as fait tomber la caméra !
Oui, je ne suis pas très bon chez Berard, mais ça me plaît, ça m’a plu. J’espère que vous avez gardé la scène où le mec avait une caméra en carton.
Je n’étais pas là encore sur ce tournage, mais je l’ai vue dans les rushes, c’est génial, c’est super. C’est bon aussi. Je suis producteur documentaire chez Premières Lignes et on fait un documentaire sur le maintien de l’ordre, sur les techniques de la police… Voilà. Il a été interviewé par Paul Moreira. Il est très bien.
Donc Macron, il n’y a pas le son, en fait. C’est pas moi qui ai coupé le son, c’est qu’ils mettent Macron mais sans le son. Alors, « images fournies par… », c’est marqué là.
C’est-à-dire que c’est le dernier repas pour mettre un peu plus d’eau dans l’huile.
Petite pause syndicale.
Les activistes dans l’environnement, dans la question…
Ce n’est même pas qu’elle avait joué, parce qu’on a vraiment fait caisse. Je ne sais pas depuis combien de temps nous sommes en live. C’est elle qui a permis qu’on paye les stagiaires pour leur filer 500 euros au lieu de 300. On va s’approcher des candidats. Pas les candidats, mais…
Ah non, non, ça, vous avez compris, il y a eu plusieurs fois… Mais pas personnellement. Il y avait un concert politique et médiatique. Sinon, on aurait pu avoir un vrai débat aussi sur beaucoup d’autres choses. Est-ce qu’ils mettent la retraite à 65 ans ou à 60 ans ? Est-ce qu’ils augmentent de 400 euros ? Nous, on a fait ce qu’on a fait, on se bat, on continuera à se battre, mais jamais… Enfin franchement, ne faites pas ça, parce que vous… Et encore une fois, pas vous personnellement, mais vous, le système médiatique, vous qui avez fait que cette campagne n’a pas eu lieu, que ce soit Macron qui ait refusé le débat, que ce soit la couverture médiatique de cette campagne… Donc jamais.
C’est vrai !
Au jour du second tour, j’irai pas voter pour le président de la République. Et franchement, moi, je me suis battue toute cette semaine pour les gens de ce pays. Mais aujourd’hui, j’irai pas voter pour un président. Moi, j’ai été blessée. J’ai eu peur de mourir pendant les manifestations. Il y a des milliers de personnes qui sont à la rue, des milliers de personnes qui meurent de faim, et nous rendre ce système encore plus insupportable, jamais. Jamais. Jamais je serai à côté de M. Macron. C’est pas possible. Et j’ai fait tout ce que j’ai pu pour que ce second tour ne soit pas possible. Et jamais vous pourrez nous faire culpabiliser ou faire qu’on vous dise : « Ah, votez Macron, c’est fini. » On est la première force de gauche dans ce pays. On est la première force d’alternative. Et on va gagner avec le temps, dans les nouvelles journées. Je sais pas… Le pire scénario imaginable de campagne, c’est un temps très lourd, mais on va continuer. En tout cas, ce que je sais, c’est que…
Nous, on l’a trouvée pour nous et on a dit : « Non, non, c’est pour elle. » Non mais c’est plus tranquille que BFM. Donc vous, vous êtes avec cette demoiselle ? Vous êtes des amis ? Non mais des militants, des adhérents, des organisateurs, c’est quoi, ça ? Vous ne voulez pas parler ? Bon, ne vous en faites pas.
C’est un score pour… Ce n’est pas ça qui compte. Jean-Luc, il est à 20… à 20 heures, il a 21, enfin… Pour notre camp, quand on voit l’histoire de la gauche radicale en Europe, c’est extraordinaire, ce qu’on a fait. On est là et ça ne va pas s’arrêter là. Merci beaucoup. Bonjour.
Vous êtes en direct sur Twitch.
OK.
Je ne sais rien du tout par rapport à BFM.
Oh là là !
Puis-je vous demander la raison de votre présence ici ?
Ben moi, je suis dans l’équipe de campagne et… bah voilà.
Pour lui dire pourquoi vous étiez là. Donc OK, dans l’équipe de campagne. Vous avez fait quoi dans l’équipe ?
Moi, j’étais responsable de prod sur les émissions de la campagne.
Ah bon ? Quelles émissions ?
Notamment L’Émission populaire, qu’on faisait toutes les semaines, puis tous les jours à la fin de la campagne. Et puis, de façon générale, je supervisais un peu ce qui se passait.
Et alors, dans quel état vous êtes ce soir ?
Je suis dégoûtée et, en même temps, je suis très fière de ce qu’on a fait et de ces nouvelles pages qui s’ouvrent aujourd’hui.
C’est-à-dire ?
C’est-à-dire qu’on repense au score de Jean-Luc en 2012, il était à 12 %. On avait un échiquier politique où on restait coincés entre Les Républicains et le Parti socialiste. Et aujourd’hui, c’est une recomposition complète du paysage politique et ça ouvre l’espoir qu’une gauche radicale puisse gagner. Et c’est énorme, en fait.
C’est quoi, une gauche radicale, pour vous ?
C’est une gauche qui pense à la planification écologique, qui pense à la réduction du temps de travail, qui pense la VIe République et qui pense surtout l’implication de chacune et chacun dans la politique, où il n’y a plus, d’un côté, les gens qui font la politique et, de l’autre, les citoyens, où il n’y a plus de dichotomie entre ceux qui sont dans la lutte, ceux qui sont dans la rue et les gens qui pensent la politique.
Et depuis combien de temps vous avez rejoint l’équipe de campagne ou LFI ?
L’équipe de campagne depuis sept mois, La France insoumise depuis trois ans, donc assez récemment, en fait.
Qu’est-ce qui vous a fait aller à La France insoumise ? C’est quoi, le déclic ou le moment ?
Les Gilets jaunes.
Hé !
Au revoir.
Parce qu’à ce moment-là, j’avais voté Jean-Luc en 2012 et en 2017, mais je ne voyais pas l’urgence. Et puis j’ai fait des manifestations des Gilets jaunes. Et avant les européennes, tous les Gilets jaunes avec qui j’étais, ils voulaient voter Marine Le Pen, enfin Bardella à ce moment-là, pour prendre le plus gros bâton pour taper sur Macron. Et moi, j’avais fait toutes les manifs avec eux, j’avais l’impression qu’on était sur le même monde que l’on voulait. Et là, je me suis dit : « Mais c’est pas possible. Même à ma petite échelle, il faut que tu te battes. » Et puis je l’ai vécu dans ma chair. Moi, je me suis pris une grenade dans le genou. Bah, t’avais fait un tweet en mode signalement, Place Beauvau et tout.
Ah bon ? Ah mince ! Ah, je savais pas, excuse-moi ! Quel numéro ?
Je sais pas, c’est pas mon numéro.
Je t’embête, je t’embête. D’accord, d’accord.
Et c’est pour ça que j’ai rejoint La France insoumise.
D’accord. Et ça, par exemple, cette question de quel côté ces mouvements peuvent basculer, là, tu l’as dit, Le Pen ou Mélenchon, est-ce que c’est quelque chose sur lequel tu as pu peser dans l’équipe de campagne ? Est-ce que vous avez discuté de ce genre de choses ou pas ?
On en discute en permanence parce que, nous, notre priorité, c’est d’aller chercher, d’une part, les abstentionnistes, ce qu’on a échoué à faire ce soir parce que l’abstention est très forte, et d’aller chercher les « fâchés pas fachos » qui pensent qu’ils peuvent avoir une voie de secours dans Marine Le Pen, alors que ce n’est pas vrai, elle leur ment. La retraite à 60 ans, ce n’est pas elle qui la fera, le SMIC à 1 400 euros, ce n’est pas elle qui le fera, etc. Mais oui, bien sûr que c’est au cœur de… Enfin, moi, si on ne faisait pas de la politique pour ça, je n’en ferais pas.
Merci beaucoup.
Je t’en prie.
Il manque moins d’un point et demi, on va y arriver.
Là, vous avez l’air de transpirer.
Pourtant, je ne transpire pas.
Ce n’est pas de votre faute. Bonjour.
J’ai travaillé pour Hugo et, du coup, t’avais fait Au Poste avec lui. Très bien, très bien. Je l’ai rencontré, Aurélien, on regardait…
C’est chou, les gens qui travaillent avec nous dans l’émission, c’est chou. Dans quel état tu es, alors ?
On a fait un très beau score, bien mieux qu’en 2017, et là on approche des 22, donc ça donne de l’espoir pour la suite. Il va falloir se battre pendant cinq ans pour essayer de reconstruire quelque chose.
Alors, je t’avouerai que j’ai pas suivi les derniers résultats. C’est-à-dire qu’en fait, vous vous rapprochez de Le Pen, c’est ça ?
On se rapproche de Le Pen. Là, c’est pas possible de la dépasser, mais on voit qu’on fait un score de presque 22 %, là, et ça donne quand même plutôt confiance pour les élections législatives, parce qu’il va falloir envoyer des députés de combat à l’Assemblée nationale pour tenir la tranchée pendant cinq ans et essayer de limiter au maximum les dégâts que Macron ou Le Pen va opérer dans le pays.
Il est où, Hugo ? Il se croit à Bobo déjà ou quoi ? Il est pas là ce soir ?
Hugo, il est resté à Lille pour motiver les troupes lilloises. Il y a des soirées un peu partout en France, des soirées électorales, de fin de campagne. Et c’est bien que tous les députés ne viennent pas ici à Paris, autocentrés, en laissant tous les autres camarades tout seuls. Du coup, non, il a préféré rester à Lille et c’était une bonne chose.
OK. Merci beaucoup. À très vite. Ouais, j’ai le mot que tu veux. C’est réciproque. À bientôt. Bon alors, les amis, qu’est-ce que vous voulez ? Alors, si vous me permettez, deuxième pause sandwich. Vous permettez, mes amis ? Il y a Thomas Portes, on va aller le voir tout à l’heure. Eh bien Philippe, merci, c’est transmis. Rouge et vert, c’est bien foutu, hein ! Ils vont quand même très, très loin dans le marketing politique. Voilà, je suis à côté d’une dame qui a l’air très triste. J’ai senti qu’elle ne voulait pas être filmée. Elle est très…
Bonjour Ludovic, enchantée. Ludovic, vous êtes en direct. Ludovic, j’ai tenu onze minutes sur ton film. Je n’arrive pas à voir la fin tellement ça me chope les tripes, vraiment. J’ai tenu onze minutes. J’essaye de faire des séquences de deux minutes, je n’arrive pas, je n’arrive pas. Et c’est horrible parce que, du coup, on dit qu’on est repartis pour cinq ans. Mais vraiment, c’était un hommage que je te fais : j’ai tenu onze minutes. J’étais bloquée à onze minutes et, aujourd’hui, je n’arrive pas à aller plus loin.
Alors, je te promets… Je te propose, pardon, qu’on fasse une interview de douze minutes pour voir si tu peux tenir plus que moi.
Ah, c’est mieux ou pas ? Ah, c’est bien, là ! Purée ! Et j’ai plus de prune, c’est bête, j’avais de la prune… Je n’arrive pas à t’écouter d’ici !
Donc c’est Ludovic qu’on prononce, c’était ça ? Ludov. Alors Ludov, tu fais partie de l’équipe de campagne ou pas ?
J’ai rencontré Jean-Luc il y a vingt-cinq ans. J’étais SDF, j’étais étudiant et je traînais la nuit à Paris. Il y avait un espace à Gambetta, ouvert par la section du 20e de la Gauche socialiste, où il y avait de la lumière et du café tous les soirs. Du coup, j’étais redskin en même temps et je traînais là, après. Et puis j’écoutais…
Les Requins vicieux ? Oh la vache ! C’est génial ! On va aller faire les douze minutes, on peut te le dire ! Les Requins vicieux ! Regardez bien, dans Wikipédia, il doit y avoir quelque chose là-dessus.
Mais il y a deux docus incroyables qu’on a faits…
Incroyable de se voir ici !
On a tenu contre l’extrême droite pendant deux années. Et c’était un gang plutôt black, en plus. C’est super intéressant, parce que c’était l’équipe de Chaclay au départ, et c’était un peu les papas. Et ils ont commencé à ressortir un peu des banlieues en ce moment, donc c’était intéressant. Donc je faisais des squats dans la nuit. Et moi, je traînais parce que vraiment, je dormais à la rue. Et il y avait cet endroit qui était ouvert tout le temps. Et puis je venais là, un peu honteux, parce que je ne voulais pas qu’on sache ce que je faisais. Et puis il y a un mec qui me remarque. Il me dit : « Ah, t’es étudiant, c’est intéressant. Fais-nous un billet d’étonnement des étudiants par rapport à nos conversations. » J’étais plus honteux, déjà, et j’ai fait ça quelques semaines. Et puis après, il fait : « Ouais, c’est un peu une pige de journaliste », donc on me donne des sous. Et dix ans après, j’ai compris que ça, ça m’avait sorti de la rue, et que ce mec s’appelait Jean-Luc Mélenchon. Et donc je suis loyal à l’idée à mort, évidemment. Donc je fais ce que je peux pour la campagne. Alors, ça fait des années, très longtemps, dans tous les parcours de La France insoumise, divers et variés. Et donc je suis membre du Parlement de l’Union populaire. Et surtout, j’essaye d’être au contact sur le terrain. Je me suis beaucoup occupé des réfugiés, avec la Syrie, dans le Sud, avec Laurent…, dont on ne parle pas assez, à Calais, qui m’a sauvé la vie dans la jungle, parce que j’ai vécu trois mois dans la jungle et ce type m’a sauvé la vie. Et Sandra à Metz, qui s’occupe de mineurs réfugiés, qui est une femme incroyable aussi.
Tu t’appelles Ludov ? Oui. Parce que là, il y a les gens dans le chat qui ont récupéré ton nom. Donc il y a les gens qui veulent que je t’invite dans mon émission. Donc, comme tu as un compte Twitter, je pourrai te retrouver. Mais on t’écoute, il nous reste minimum neuf minutes. On va le faire, mon ami. OK, tiens !
C’est évident, c’est évident ! Tu veux quoi, mes années en Macronie ? Tu veux que je sois au déjeuner, au dîner, au ministère des Finances avec Emmanuel Macron ? Enfin, il prend mon verre, monsieur ! Monsieur, monsieur, monsieur… C’est mon verre, ça !
C’est mon verre, ça ? Très bien ! Attends, c’est quoi, ça, là ? Excusez-moi, messieurs. Euh… Tu fais une interview professionnelle ? Tu fais une interview professionnelle ?
Ça peut prendre plein de formes. Je disais tout à l’heure à Claire Lejeune, qui était effondrée : on ne verra peut-être pas l’aboutissement de la lutte, mais il ne faut pas lâcher pour autant. Moi, j’ai compris ça il y a très longtemps, parce que je n’avais aucun moyen. Je viens d’une famille très, très pauvre. J’ai débarqué à Paris, j’étais SDF, je faisais mes études, je voulais faire ce que je pouvais. Puis, en fait, comme j’ai un peu de gueule et que je n’ai absolument aucune chance de responsabilité, je me lance dans n’importe quoi, j’en ai rien à foutre. Du coup, je me retrouve à côtoyer très vite des gens, entre guillemets, influents, qui le sont devenus. Et j’ai été élu intervenant de l’année au Medef en 2002. Non ! J’ai une Palme d’or à Cannes. On me l’a piquée, décernée par Benjamin Griveaux. D’accord ? Non. Donc, en fait, tout ça… Alors attends, attends. Merci. Et en fait, la lutte prend… J’ai des copains dans la pub qui m’ont dit : « T’as fait une émission à LCI », que vous avez peut-être déjà vue. Je faisais les matinales sur LCI. Un matin, j’arrive encore bourré avec le présentateur et je me suis lâché sur Macron pendant une heure. L’émission a été supprimée, le replay a été supprimé, elle a fait des millions de vues derrière, et Libé a fait sa une en disant « Macron et Le Pen » à la suite d’une émission sur LCI. Et cette émission est devenue mythique depuis. Et à ce moment-là, j’ai tous mes potes dans la pub, parce que j’ai fait toute ma carrière dans la pub, qui me disent : « Mais t’as changé, t’es devenu fou. » J’ai dit : « Mais non, les gars, ça fait quinze ans qu’on se connaît. Comment s’appelle mon agence ? » Elle s’appelait Human Inside, et le logo, c’est un point noir qui tient un drapeau noir. Qu’est-ce que vous n’avez pas compris, en fait ? Et moi, depuis vingt ans, j’applique le multiple de un à sept entre le président et le plus bas salaire. Donc j’essaye d’infuser les valeurs qui sont aujourd’hui dans L’Avenir en commun. Donc il ne faut pas lâcher, parce qu’il faut planter ces graines-là. Et malheureusement, je pense qu’on est ancrés dans une culture de la téléréalité, du succès immédiat. Donc, ce que Jean-Luc, lui, a compris depuis longtemps, c’est qu’un combat, c’est long. Il faut, par exemple, discuter avec Léonard Vincent, qui est là ce soir, qui parle de l’éloge de la grève, avec les sept premiers qui ont fait la grève devant Pharaon, qui ont donné aujourd’hui ce qu’on est. C’est cette temporalité-là qu’il faut prendre en compte. Donc si on s’effondre aujourd’hui, si on ne veut pas des émissions populaires demain… On leur a dit, en fait, que c’était juste un combat pour cinq ans. Non, c’est un combat pour l’éternité. Comme l’a dit Jean-Luc, on n’a fait que relever un drapeau qui avait déjà été posé. Il ne faut jamais qu’il tombe au sol. Donc ce soir, ce qu’il nous a expliqué dans sa dernière phrase, qui m’a brisé le cœur, c’est qu’il repassait le drapeau et il faut qu’il soit tenu, ce drapeau, par quelqu’un d’autre, peu importe qui.
Est-ce que… est-ce qu’il n’y avait pas… OK, je vais faire l’avocat du diable. Est-ce que, derrière la beauté de la phrase, il n’y a pas aussi un truc très égocentrique, genre : « Faites mieux et on verra » ?
Non, parce que je ne l’ai pas pris comme un défi. C’était comme un passage de témoin, un passage de relais. Tiens : OK, on a fait les bases, maintenant faites mieux ! Il n’a pas dit : « On verra si vous faites mieux. » Il a dit : « Faites mieux », parce que pour lui, c’est une certitude, parce que d’élection en élection, on fait mieux. Donc, que ce soit sous lui ou pas, c’est la cause qui compte. C’est les sept premiers qui se sont assis devant Pharaon en disant : « On ne travaillera pas si on n’a pas de pain et de l’eau. » Où le pharaon a dit : « Mais comment ça ? Ils arrivent, ils font la grève, c’est quoi ? » « Oui, mais on les fouette ! » Ça sert à rien. Mais là, c’est pareil. Ce que j’ai expliqué aux jeunes, c’est qu’en fait, tout ce combat-là, moi, je savais depuis le début que je ne le verrais pas et qu’on le fait pour les jeunes. Le GIEC dit trois ans. OK, donc on va devoir s’acclimater, mais on le fait pour cette génération qui est entre vingt et trente-cinq ans. Nous, on l’a déjà dépassé. Il ne faut pas qu’on lâche la lutte, parce qu’il ne faut laisser aucune possibilité à nos adversaires de se baser sur nos propres défaillances à nous, qu’on regarde dans quelques années et qu’on dise : « Ils ont défailli. »
C’est quoi, nos défaillances ? Je ne te parle pas de la campagne.
Aucune compromission. C’est-à-dire qu’on reste sur un socle de valeurs et on l’incarne : humaniste, écologique et solidaire. On l’incarne jusqu’au bout, jusqu’au moindre acte. Il y a le chat qui gueule parce que tu n’as pas parlé des quadras. Mais je suis dedans ! J’ai 45 ans, bande d’imbéciles ! On est dedans, les quadras, on ne verra pas le combat !
Moi, j’ai un peu plus, monsieur.
Mais tu vois, on le verra pas. On le fait pour les gamins de vingt ans, aujourd’hui. C’est pas vrai qu’on le fait pour nous. Nous, notre retraite, on sait déjà qu’elle est fichue. On le sait très bien. Tous les deux, on a travaillé comme indépendants pendant longtemps. On va bosser jusqu’à 70 piges, on le sait tous les deux. Donc on ne le fait pas pour nous, on le fait pour les générations futures. Justement, c’est cette abnégation-là, qu’on ne fasse pas un pas de côté. On nous a demandé des fois le rassemblement. Non !
Là, par exemple, tu ne dis pas de compromis. Quels sont les compromis qu’a pu faire LFI ?
Qui ? Aucun ?
Qui t’ont gêné, ou aucun ?
Ce n’est pas les compromis. J’aurais aimé qu’on fasse juste la ruralité, par exemple.
Oui.
Ce qui est important. On n’en a pas assez parlé, mais on ne peut pas parler de tout non plus. On a réussi à faire des meetings pour parler du silence. Quel autre candidat peut faire un meeting pour parler du silence ? Il a parlé de la nuit. Moi, je vis dans le triangle noir de la France, au-dessus d’Assier, dans le Lot. C’est la zone la plus sombre de France. Je vous jure que l’importance de la nuit est capitale. Les étoiles, ne pas avoir de perturbation sonore, moi, ça change ma vie.
Attends, attends, ça m’intéresse. Dans le Lot ? Cahors, Gourdon ?
Dans le parc naturel des Causses du Quercy, à Assier, avant la Bastille-Murat, dans un canton où il y a la meilleure gnôle du pays et surtout où Jean-Luc Mélenchon a fait 64 % au premier tour ce soir !
Bah oui, avec la gnôle, tout est possible ! Eh bah oui !
Eh ben oui ! J’y étais encore ce matin. 64 % ! Et surtout, tu sais, moi, je suis arrivé avant le confinement pour faire un documentaire sur les SDF à la campagne. Et je me suis retrouvé confiné. Normalement, j’ai toujours un nœud pap’, j’ai mon chien qui est avec une moustache retroussée. Je pue le Parisien à 400 kilomètres. Dans le 15e arrondissement, ici, on m’a accueilli avec des coups de fusil. Dans le Lot, ma meilleure amie, elle a 92 ans, elle m’a accueilli les bras ouverts. J’ai trouvé une terre d’adoption et donc je m’y suis installé depuis plus de deux ans maintenant. Je découvre entre-temps que mon arrière-grand-père était lotois et résistant dans le Lot, quelque chose de ce genre. Mais surtout, là, il y a du bon sens quotidien qui applique L’Avenir en commun. Donc notre projet est naturel, en fait.
Et la relation que tu as avec Mélenchon, aujourd’hui, tu peux encore lui distiller des idées ?
Je déteste, je déteste ! C’est une tête de con, mais c’est pour ça que c’était lui qui a tenu tout le monde. J’ai fait des vidéos de fin de campagne en disant que ça fait cinq ans qu’on fait campagne. C’est pas que je n’ai pas flanché, j’avais réussi à m’appuyer sur un groupe parlementaire. On a un groupe qui va rentrer dans les livres d’Histoire. C’étaient dix-sept femmes et dix-sept hommes. Enfin, mes femmes rentrent dans l’Histoire. Ce qu’ils ont fait est incroyable. Moi, je me suis appuyé là-dessus. Et puis, quand j’arrivais même plus à… Il y a toujours un mec qui bloque, qui lâche rien, c’est Jean-Luc Mélenchon.
As-tu écrit ta vie ou pas ?
Pourquoi ? Tu veux en faire un film ? Je te promets, parce que c’est qu’un tout petit bout, mais vraiment.
Non, non, non ! Ce n’est pas de l’intérêt, non, non, non ! Bah Mélenchon, c’est des go trips en politique, je veux dire. Des go trips, chacun peut le faire.
En fait, si tu prends en considération qu’il ne devait pas être candidat et que, si Delapierre ne meurt pas, ce n’est pas lui qui est candidat…
Delapierre, il faudra rappeler qui c’est.
Donc c’est l’idéologue, en fait, qui a monté La France insoumise. C’est le meilleur ami de Jean-Luc, qui meurt d’un cancer au cerveau fulgurant. C’était lui qui devait être candidat. Et puis, dans le drame, en fait, il n’y a qu’un seul mec qui est capable de dire : « Bon… » C’est Jean-Luc qui dit : « OK, moi j’y vais. » Et tout le monde dit : « OK, il n’y a que toi qui peux y aller. » Et je pense que c’est comme ça qu’il est candidat. Sinon, en fait, ce soir, ce serait François Delapierre qui serait sur scène. Et peut-être qu’il aurait gagné, on n’en sait rien. Mais ça, il faut rappeler ça quand on parle de l’ego de Mélenchon. Là, le mec, ça fait… Tu sais, là, ça fait cinq ans. Je faisais une vidéo hier, avant-hier, j’étais au bord des larmes parce qu’on s’est fait traiter d’ennemis de la République, de terroristes. Moi, chez moi, au quotidien, on a menacé mes chiens, les chasseurs ont menacé mes chiens, etc. On en a pris plein la gueule. Et déjà, ça t’anéantit. Ce mec, ça fait quinze ans qu’il prend ça. Quand t’as Anne… qui t’explique dans les médias que, quand il était au PS, son boulot, c’était de taper sur Jean-Luc Mélenchon… Pareil. Jean-Luc, ça fait vingt ans qu’il prend ça dans la gueule et le mec est encore debout. Purée ! Ça se respecte, moi. On peut ne pas être d’accord avec lui. Moi, je suis en désaccord avec lui sur plein de trucs.
Desquels ?
Mais on peut être… Mais par contre, on lui doit un respect immense.
Nickel.
Le seul truc sur lequel je suis en désaccord avec lui, c’est… La loyauté n’est pas une valeur. C’est-à-dire que je pense qu’on a une responsabilité vis-à-vis des plus pauvres et qu’à un moment, on est obligé malgré tout de rentrer dans une logique d’efficacité par rapport à un dispositif. Et la loyauté, c’est beau à crever, évidemment, il faudrait m’ouvrir la gorge pour la loyauté, mais il faut parfois faire rentrer des gens qui ne sont pas les plus loyaux, mais qui sont les plus compétents. Je parle surtout d’innovation technique. Là, c’est l’homme de com qui parle, là. Bien sûr, bien sûr. Oui, d’accord. Mais ça joue beaucoup là-dessus, tu vois ? Bien sûr. Manuel Bompard est excellent en directeur de campagne, il n’y a pas photo. Mais il y a des petites choses qu’on aurait pu faire mieux si on avait transigé un peu là-dessus. Peut-être.
Alors là, il y a le commissaire politique qui vient dire : « Tintin, dis-nous, arrête de parler ! » Tu vois, par exemple ? C’est quand même l’heure de vérité, c’est l’heure de la gnôle du Lot.
Ça ne change rien au résultat, en fait.
Non, je ne sais pas.
La question, c’est à quel point est-ce que les valeurs sont les plus importantes. Oui, évidemment. Et depuis vingt-cinq ans, plein de fois, j’ai hurlé, et 99 % du temps, c’est lui qui a raison. Parce que me laisser réfléchir un temps, c’est lui qui a raison. Donc ne pas vendre son âme, c’est plus important que le reste, évidemment. Après, on est aujourd’hui dans une conjoncture médiatique, politique et sociale qui est ahurissante, parce qu’on n’est toujours pas revenus sur la perquisition. Mais c’est ahurissant que le principal parti de l’opposition se prenne ça. Enfin, le mouvement d’opposition se prenne ça, c’était ahurissant. Donc la violence de ce truc-là qui dit : « OK, est-ce qu’on ne doit pas aussi rentrer dans cette logique du coup pour coup ? »
Logique de ?
De coup pour coup. De coups pour coups. C’est-à-dire qu’on oublie notre dignité et on y va aussi, parce que la fin justifie les moyens. Lui fait le pari de dire non. Même s’il gagne dans vingt ans, forcément qu’il a raison au bout. Après, ce soir, j’aurais préféré qu’on gagne, évidemment. J’ai pas la clé pour gagner ce soir, surtout pas. Mais il faut être sûr que la génération suivante comprenne l’importance de cela. Et ça, je ne suis pas sûr que ce travail… Parce que c’est un mouvement hyper jeune, en fait. C’est un mouvement qui a huit ans. Il n’y a pas toute la structure de formation qu’on a connue. J’étais donc à la Gauche socialiste, ici, à 25 ans. Il faut que, là, le temps soit à la formation pour que les générations suivantes prennent la mesure de leur responsabilité. Ça, c’est important. Sinon, ce sacrifice n’aura servi à rien. La police politique qui arrive, t’as vu ou pas ?
Ah, je vais voir. Là, c’est la police politique jeune, là, c’est moins jeune, si je me permets, et là, nous avons la vérité. Il faut cet attelage dans cinq ans. Toi, tu pourrais peut-être être le Mélenchon de 2027 ?
Pourquoi ? Je suis incapable de faire ce qu’il fait, de ne pas dire à des gens d’aller se faire voir, vraiment, tu vois. Je suis incapable, vraiment. Sa capacité à prendre sur lui et à pas mettre des gros coups de tête à des gens, je ne suis pas capable de le faire, vraiment… Et pourtant, ce type est végan. Imaginez, c’est vos batailles, non ?
Ah mince, c’était bien jusqu’ici !
Je suis végan, sauf si ça vient du Lot.
Ah, d’accord, très bien.
Donc j’ai mes petits producteurs autour de chez moi, à moins de quinze kilomètres. Et alors, tu veux un scoop ou pas ?
Oh là là, il y a beaucoup de gens qui veulent un scoop.
Alors, après ce scoop : aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon est incapable de manger un magret de canard qui ne vient pas de chez moi.
Parce qu’il a goûté au magret du Lot. Ça valait le coup de rester jusqu’à ce soir, là ! Le magret, c’est le meilleur. Non, non, le magret du Lot. Du Lot, non, non, bien sûr. N’importe quel magret que vous mangez, ça n’a rien à voir. Tout ça avec un bon vin et une bonne vieille… comme dirait notre ami… Bon sang. C’est vrai que là, tu te "rousselises" un petit peu. C’est plus chic, le magret, il y a un côté plus…
Plus c’est en France, ça s’appelle le canard. Je vais vous les appeler par leur prénom. Viens m’accueillir, tu sais. Tes magrets de canard… Moi, j’ai des poules, ma grand-mère m’a fait… C’est la seule chose que je mange, la seule dont je me fiche, vraiment. Mais quinze kilomètres…
Je te propose de te contacter un jour ou l’autre et on fera une émission. Non, pas sur la bouffe, mais sur la lutte. Pourtant, monsieur m’a filé une recette pendant le confinement qui est aujourd’hui l’un de mes grands succès.
C’est vrai ?
Ouais, bien sûr.
T’as pécho avec ça ou pas ?
Non, mais… Oh non ! Non, non, non. Si ma mère, ma grand-mère et ma filleule comptent comme pécho, ça ne marche pas.
Ah ouais. Non, tu sais, ton écrasé de légumes.
Ah ! Écrasé de carottes panais. J’ai été un peu coquin. Filme ça ! C’était filmé ? Écrasé de carottes-panais avec des noisettes torréfiées, c’est incroyable. Moi, j’étais un peu coquin, j’ai rajouté du mascarpone, je me suis approprié.
La base de la cuisine, c’est noisettes torréfiées du Lot avec de la harissa.
Non mais moi, j’ai des origines méditerranéennes, donc le mascarpone… Il y a les Bretons et les Normands avec la crème, moi, le mascarpone, c’est une seconde origine. Il y a Emilio Boutoni qui dit : « Ça me remonte le moral, cette rencontre. » Voilà. Mais cet homme est terrible, il convaincrait Roussel de ne pas voter pour lui-même.
Les gars, sérieusement, il ne faut pas se rouler en boule dans un coin parce qu’on est tristes. On va se rouler dans un coin deux, trois jours…
Ça, c’est quoi, ça ?
Ce n’est pas si…
Non mais on peut bien pleurer, mais est-ce que c’est ça qu’on va se manger pendant des années et des années ?
Il ne faut pas qu’on baisse les bras. Il y a un troisième tour, en fait. Il n’y a aucun des deux qui sont là qui peuvent avoir, pour moi, une majorité aussi puissante que ce qu’ils ont eu là pendant cinq ans. Donc il ne faut pas qu’on baisse les bras et qu’on soit encore là. Il faut qu’on continue à convaincre autour de nous et tout ça. Et là, on a le droit d’être tristes. Enfin, moi, je dis à tout le monde : laissez-nous chialer quatre heures, quoi. Mais après, il faudra y retourner. Et puis on peut rééquilibrer le rapport de force, au moins, et pas complètement perdre cinq ans.
Et alors, dis-moi, tu fais partie des commissaires politiques ou pas ?
Non, pas du tout.
Tu fais partie de qui, alors ?
Je suis du Parlement de l’Union populaire.
C’est ça. Ah, l’intellectuel.
Un peu, ouais. Moi, je suis comédien, auteur.
C’est ça ! Il me semblait bien !
Et je traduis aussi des comics, pour ceux qui aiment les super-héros et…
Alors, par exemple, vas-y, lesquels ? Profite. Placement de produit, c’est autorisé sur Twitch.
Des trucs qui résonnent bien ce soir, genre Transmetropolitan ou Preacher, des trucs comme ça. J’ai traduit ce truc-là. J’ai traduit Animal Man, qui est un truc complètement écolo, qui va sortir bientôt. Et puis je traduis beaucoup de comics Marvel aussi.
Donc ce soir, le titre, si tu devais faire un titre Marvel… Non, alors moi, ce soir… Ce serait quoi ? « L’araignée terrassée » ? « La tortue terrassée » ? « La tortue a perdu » ? « La tortue a perdu », ce serait pas mal !
Parce que les super-héros, quand ils se prennent des claques, c’est toujours pour se relever derrière.
Ah, bien.
Moi, je serais plutôt sur le titre de ma pièce, parce que j’ai créé une pièce qui raconte le débat d’entre-deux-tours de la présidentielle 2027 et qui s’appelle On en est là. Et On en est là, je pense que ce serait un bon titre pour ce soir.
Si tu veux. On est où, alors ? Là, c’est quoi ?
Là, on a eu quand même une campagne qui était assez parfaite, en vrai, d’un point de vue formel.
Mais moi, je ne comprends pas. Tous les gens que j’interviewe, que j’interroge, me disent : « On a été super bons. » Les gars, vous avez perdu !
Parce que c’est pas normal qu’on soit dans un système où on n’arrête pas de monter, on est à 21,7 %, on est dégagés du deuxième tour. Il y a un truc qui n’est pas normal, quand même. Il y a un truc qui n’est pas normal quand, à 5,1 %, t’es remboursé de tes frais de campagne et à 4,9 %, non. Il y a plein de trucs. C’est pour ça que moi, au départ, ce qui m’a amené aussi vachement chez Mélenchon, c’est la VIe République. C’était de foutre en l’air tout ça et puis de réécrire des règles. Et ça va prendre plus de temps qu’il n’en faut. Moi, j’ai…
Mais là, il a dit qu’il pourrait aller à la retraite, là.
Ouais, moi, en vrai…
Il a un peu dit ça, là.
Oui, absolument. Alors moi, ce que j’aimerais pour la suite, c’est qu’ils arrivent à faire un truc un peu horizontal, parce qu’il y a beaucoup de gens qui sont vachement bien dans La France insoumise, en vrai. On les connaît. À un moment, comme nous, on est toujours à un cinquième, faudra en mettre un en avant. Mais s’ils arrivaient à faire un genre de bureau de dix, douze personnes, des machines de guerre, ils en ont. Parce que tu prends un député au hasard chez Macron, il dit que des bêtises. Tandis que nous, t’en prends un au hasard, tout le monde a des trucs à dire. Même bourrés, maintenant, comme ça, les gens arrivent à te dire des trucs, et voilà, tu fais un jeu.
Là, c’est marrant parce qu’on voit le comédien. Tu n’es pas du tout bourré, tu fais le mec bourré.
Je rigole. Ludovic de La Rochère, il a amené du whisky. En fait, il avait une bouteille. Il avait une… Non, pas du whisky, de la gnôle du Lot. Ouais, enfin, grosso modo, là, j’en suis au même état, si tu veux. Mais, en comédien, on a l’habitude de gérer l’alcool.
Ah bon, c’est vrai ? C’est une profession plutôt portée sur la bouteille ? Ah oui ? Mince alors. C’était vrai ?
Faut être mondain. Moi, je ne suis pas, d’habitude, très mondain, par exemple, tu vois, ce qui prouve que… Mais là, par exemple…
Excuse-moi, par exemple, ce soir, c’est quand même très mondain. Il y a écrit « populaire », on me parle des classes populaires, etc., mais en réalité, c’était quand même très mondain. C’était quand même parigot, parigot, parigot.
On a fait un événement à la con, une fois, qui était super rigolo. On a fait un speed dating pour la Saint-Valentin, un speed dating insoumis. Bon. Du coup, t’étais assis à une table et il y avait des gens qui passaient. T’avais cinq minutes pour les convaincre sur un point du programme, etc. Et les mecs qui passaient… C’était épuisant. Deux heures comme ça, à discuter pendant cinq minutes, à essayer de les convaincre. Eh ben moi, j’ai pas l’habitude, en fait, je ne suis pas politique au départ, j’étais épuisé à la fin. Et ce qui est revenu beaucoup, c’est des mecs, souvent des copains de Taha, ils venaient, ils disaient : « Moi, ce qui me fait suer, c’est qu’il n’y a personne qui nous ressemble, quoi. » Et je leur disais : « Mais venez, venez, franchement ! » C’est ouvert, quoi. Le barrage, il vient des deux côtés, en fait. Les gens osent pas venir, alors que tout le monde ne demande que ça ici, quoi… Donc il faut aussi que… Moi, j’entends vachement que les quartiers se sont mobilisés aujourd’hui, qu’ils ont voté à mort, etc.
Alors, c’est quoi ton prénom et ton nom ?
Jérémy Manesse.
Alors, on va vérifier, parce que demain matin, on sera en direct à 9 heures. On va quand même vérifier…
Oui, oui, oui, monsieur.
Nous, Au Poste, c’était 3-8.
Ce n’est pas grave, j’emmène mes enfants à l’école.
Ben voilà, dit-il en se rinçant une petite gorgée. On verra demain quand même, parce que là, il y a beaucoup de gens qui me parlent du vote des quartiers populaires. À midi, moi, j’entendais que la Seine-Saint-Denis était le département qui avait le moins voté. Donc peut-être que, dans les quartiers populaires, le parti qui arrive en tête, c’est La France insoumise, mais on peut pas dire que vous ayez… enfin, que le parti… enfin, que le mouvement ait rassemblé tant de voix que ça. Si ? Peut-être, hein ?
J’en parle assez tranquillement parce que je viens de recevoir un coup de fil.
De qui ? De Darmanin ? Du ministre de l’Intérieur ?
Non, d’un pote qui est entrepreneur à Bondy, qui est un mec qui s’appelle Lounès Bourimech, qui est assez connu là-bas, etc. Enfin, qui est un mec… Et puis on l’a eu à bouffer il n’y a pas longtemps, et j’ai essayé. Voilà, je faisais un petit prosélytisme.
Attention, on est en direct, ne balance pas !
En ce moment, ils m’ont refilé le Covid, mais c’est pas grave. Covid contre bulletin, voilà. Il y a trois mois, trois semaines… Et donc il m’a appelé tout à l’heure pour me dire… Parce qu’il me disait : « De toute façon, la banlieue, elle vote pas. » Et il m’a appelé tout à l’heure en disant : « Écoute, bravo quand même, parce que vous êtes à plus de 21 », etc. Et moi, aujourd’hui, j’ai eu que des gens toute la journée qui m’ont appelé en disant : « On peut aller voter ? On va voter », etc. Donc franchement, même si on part de loin, je pense que vraiment, il y a eu une vraie mobilisation. Et puis il y a eu des images, quoi. On a eu des files d’attente de ouf que les gens n’avaient jamais vues dans le 9-3 ou dans d’autres quartiers, etc. Il y a un vrai truc qui s’est passé. Ça n’a pas suffi. Donc je sais comment ça se fait quand on se mobilise pour une première fois et que ça ne suffit pas. Les gens, après, ils dépriment, mais il ne faut pas. Il y a d’autres luttes après et l’alternative, elle est horrible. Donc il faut qu’on reste sur le coup, quoi !
Là, il y a Julien, dans le chat, qui dit que plus l’écart se resserre, plus on est dégoûtés. Manifestement, l’écart… Je pense que c’est des centres urbains. Ah mince, il va falloir se disperser. Regarde, il vient d’éteindre les écrans. C’est la fin. À bientôt, alors. À bientôt. Merci beaucoup. Merci à toi. Alors, chers amis, j’ai l’impression que c’est le… Ça va être le moment de la dispersion. Regardez, il n’y a plus de télé. C’est marrant comme les gens de télé, ils n’aiment pas trop qu’on les filme. Et c’est tout. Donc nous sommes toujours au Cirque d’Hiver, où l’alcool aidant, les chants sont un petit peu moins victorieux.
Ah, je vais venir dehors. OK. OK, Lionel. Alors oui, il a raison, Lionel. Lionel, je vais venir dehors. On va laisser l’équipe de campagne, on va aller dehors, alors…
On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur !
Alors, Lionel, je te propose… Alors, on va sortir. Ce qui se passe, c’est que le Wi-Fi va sauter, donc je vais passer en 3G. Et on va aller dehors, d’accord ? Vous êtes d’accord, les amis ? On va aller dehors et après, ça va être terminé.
Oh mon Dieu !
Donc, alors les amis, les amis et les amies, on va sortir. En sortant, il va y avoir peut-être un problème de connexion, donc si ça coupe, attendez une trentaine de secondes, le temps que je change de réseau. Ah ouais ! Le Pen est créditée de 23 % et Mélenchon de 22,2 % ! Oui, c’est le génie. Donc, les amis, je vous propose qu’on fasse ça, d’accord ? Lionel, Lionel Simon, je ne sais pas si tu nous entends, mais on va sortir.
OK, donc là, je suis en 3G. On va aller voir les militants. Ne bougez pas, les amis, ne bougez pas. Il est aussi possible que je le change. Au revoir, monsieur. Mille personnes vous contemplent dans ce haut lieu de la culture parisienne, le Cirque d’Hiver. Je vais vous montrer une dernière fois, par exemple. C’est magnifique, regardez ça. C’est quand même extraordinaire. C’est bon ! Donc 0,8 % d’écart. Ah oui, là, ça commence à faire peu, là. Ça commence à faire peu, là… Zemmour obtient 6,2 % selon une nouvelle estimation. Pécresse est créditée de 4,8, Jadot 4,7, Jean Lassalle 3,1. Eh, bonjour. On est foutus parce que… Ah oui, excusez-moi. Alors voilà, des gens m’écoutent, ça me fait plaisir. Alors, Zemmour obtient 7,2 % des voix selon la nouvelle estimation, Pécresse 4,8, Jadot 4,7, Jean Lassalle 3,1. Sous les 3 %, on retrouve Fabien Roussel, 2,3, Dupont-Aignan, 2,1, Anne Hidalgo, 1,7, Poutou, 0,7, Arthaud, 0,6. Et donc, est-ce que vous pouvez me dire pour Mélenchon ? Parce que là, je pense que… C’est ça qui nous intéresse ! C’est Jean qui s’intéresse à Mélenchon, surtout ! Alors, Marine Le Pen, 23, Mélenchon, 22. OK, donc il est vrai !
Merci beaucoup. Allez, 0,8 ! 0,8 ! 0,8 !
Vous y croyez encore ?
Ben oui, 0,8 ! Ben oui, quand même ! On y croit toujours !
Ah, ça parle d’un coup de théâtre sur les chaînes d’info, non !
Coucou, ça va ?
Il est à 22,2. L’autre est à 23.
C’est super beau !
Alors, j’ai dû enlever le micro extérieur pour avoir la batterie, donc là, on est devant le Cirque d’Hiver, on est avec les militants, en fait. Bonjour. Bonjour.
Manon ! Manon ! Manon !
Non, Lionel Simon. Là, c’est Lionel Simon du chat.
L’Internationale sera le genre humain ! Union populaire ! Union populaire ! Union populaire !
Vive la révolution ! Ni Le Pen ni Macron !
Je ne sais pas, allez-y, vous êtes en direct !
Ah non mais je n’en ai aucune idée. Je ne sais pas. Comment on fait pour tenir encore pendant cinq ans ? On a tout donné, là.
J’ai un match !
Donc là, c’est le micro du téléphone, car j’ai utilisé la batterie extérieure qui est branchée là où je branchais le micro. Donc je ne sais pas si vous entendez bien ou pas.
Merci Manon ! Merci Manon ! Merci Manon !
Alors Marion, c’est une autre !
Allez, on arrive, c’est ça, ça !
Bon, en tout cas, je voulais vous dire un immense merci. Et quoi qu’il arrive, on sera là dans les cinq prochaines années, hein !
On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là !
Merci beaucoup ! Merci beaucoup ! Les filles, elles sont là ! Allez là !
Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On reste là ? S’il peut y avoir un revirement ? Non, sans déconner, c’est du délire ! Est-ce que quelqu’un… C’est tout bête, mais est-ce qu’il y a quelqu’un pour me donner l’heure ? Est-ce que vous pourriez me donner l’heure dans le chat ? Parce que je n’ai pas l’heure, là, sur le téléphone.
22 h 50, merci beaucoup.
On est là ! On est là !
Non, il y a un effet d’optique, c’est parce que je suis dans la foule. Il n’y a pas tant de monde que ça, je vais vous montrer. Bonjour, bonjour. Donc là, il y a les quoi, là ? Les camions satellites des télévisions, hein ? Voilà. Ici, voilà. Et là, voilà, là vous avez la foule. J’ai moins chaud, là.
Ce n’est pas vrai !
Bonjour. Vous êtes en direct ? Je suis en direct. Ah mais vous pouvez, vous pouvez… Attention, je suis en direct. Vous êtes prêtes ? Hop, hop, hop ! Voilà. Ah, elle se tourne. Je vous en prie.
C’est l’horreur ! C’est bon.
Tu vois, c’est pour ça que je reste là. Quand t’as vu la tortue, t’as vu, ça porte chance.
Bon, ça, ça me faut quand même. Alors, je vais remettre un petit peu de… Je vais remettre le micro. Vous allez me dire si c’est mieux. Alors, j’enlève la batterie et je mets le micro. Dans cinq secondes, je vous le dis quand c’est fait. Il y a le micro extérieur. Est-ce que vous entendez mieux ?
Les flics et les fachos en bas !
Nous avons un autre style !
Lionel.
Vas-y, envoie un message dans le chat.
Je ne sais pas ! Je ne parle pas, moi, tu sais. Je suis toujours derrière, en fait. Ce qui est génial, c’est vraiment l’ambiance qu’il y a eu dehors, vraiment. Et les gens qui chantaient, vraiment des jeunes, tu vois, qui chantaient : « Il faut qu’on fasse quelque chose contre le FN », et tout ça. On a revu, tu sais, la jeunesse emmerder le FN et aussi Macron. C’était super, voilà. C’est tout ce que j’avais à dire. Si tu veux, je te donne des vidéos !
Merci !
C’est vrai que c’est mon problème, mon chiffre, mais le tien !
Ah, quand même !
Bon, allez, on va aller écouter ce qu’il se passe. Allez, on y va, on y va !
On est là ! On est là ! Résistance ! Résistance !
On continue ou on arrête ? Le live, on continue ou on arrête ? Dites-moi, dites-moi dans le chat.
Deuxième tour ! Deuxième tour ! Deuxième tour ! Deuxième tour ! La France insoumise ! La France insoumise ! Anticapitalisme !
Arrête, arrête !
Non ! Non, ce n’est pas vrai ! Non, non, non !
Pourquoi il est revenu, en vrai ?
Je ne sais pas, mais ça m’a fait plaisir.
S’il revient, c’est parce que j’ai les cheveux rouges.
Ouais, ouais, ouais. Ce n’est pas fini, c’est pas fini.
Est-ce qu’il est encore à l’intérieur ou pas ?
Quoi ? Je ne sais pas. Si jamais il est encore à l’intérieur… Il est parti, là !
Il est à l’intérieur. Donc là, je vais m’écarter un peu pour que vous ayez une idée plus juste de la foule. Car au milieu de la foule, on pense qu’il y a des millions de gens, mais non ! Non, quand même pas, quand même pas. Il y a du monde, mais quand même pas. Je vais vous montrer.
Voilà, voilà. Bonjour.
Lâche le film.
C’est ça !
Je vais vous attaquer, vous êtes en direct sur Twitch. Sur Twitch, en plus. Bon, très bien.
Ah bah, il faut vous poser des questions !
Bien sûr, je vais vous en poser, parce que l’avenir est bon.
Ça va bien ?
Est-ce que la bière est bonne ?
La bière, elle est très bonne.
Et la défaite ?
La défaite est très mauvaise. Je suis étudiante, je souhaite me reconvertir en médecine et malheureusement, je n’ai pas trouvé de plan de financement pour pouvoir payer mes études de médecine. Et c’était le programme de Mélenchon qui me permettait de pouvoir réaliser mon rêve, à savoir médecine. Et du coup, c’est vraiment quelque chose qui m’a énormément touchée de voir qu’il n’était pas au second tour. Et je ne sais pas comment je vais pouvoir faire pour financer mes études de médecine, malheureusement.
Quand vous dites « plan de financement », vous pensez à quoi ? Pour payer le logement, pour payer la fac, pour…
Oui, tout à fait, parce que Mélenchon proposait effectivement une bourse étudiante de 1 063 euros par mois pour les étudiants. Et du coup, je comptais beaucoup sur ça parce que, malheureusement, les banques… J’ai pu contacter les banques, etc. C’est très difficile d’avoir un prêt. Et puis, malheureusement, les aides sociales ne sont pas suffisantes pour faire des études assez longues comme ça. Et voilà ma principale déception. C’était vraiment la personne et le parti qui pouvaient me tendre la main pour réaliser mon rêve, à savoir médecine. Et voilà, maintenant, il va falloir que je trouve de nouvelles solutions.
Alors là, dans le tchat, il y a plein de gens qui vous disent : « Force à elle », « Du courage à elle », et de la peine partagée. Voilà. Il y a plein d’amour qui vous est envoyé. Voilà, vous étiez en direct, Au Poste.
Merci, merci pour votre travail. Ah mince !
Ah non, non ! Allez, rejoignez-les ! Allez ! Merci beaucoup, merci à vous !
C’est important, votre travail.
Non, non, non ! Allez, à bientôt ! Merci, merci.
C’est rien, exactement.
C’est possible, non.
Oui, c’est bon ?
Alors, on reste, alors. On reste aussi, on attend, on reste. Ben, je t’en prie, je t’en prie. À toi aussi, merci à toi. C’était une dame qui téléphonait, qui pensait qu’il y a trois minutes… Hélas ! Vous ne parlez pas à la télé ? Non, non, vous parlez à la Commune libre d’Au Poste. Merci ! Alors, nous sommes devant le Cirque d’Hiver. Attendez, bougez pas une seconde. Alors, nous sommes devant le Cirque d’Hiver. Il y a 300 000 voix d’écart, visiblement, entre Le Pen et Mélenchon. Mélenchon va remonter, mais il va manquer. Je crois que Philippe me dit que Le Monde a titré que Roussel était « victime du vote utile ». C’est des bons. N’hésitez pas, merci beaucoup. Alors, les amis, si vous voulez bien me donner un petit coup de main, ce serait cool si vous pouviez mettre dans le Discord les meilleurs liens du soir. Je regarde ça demain, avant l’émission. On va démarrer vers 8 h 30.
Applaudissements.
Merci beaucoup, merci beaucoup. Tu veux parler ?
Tu veux parler ? On est en direct, là.
Non, je ne sais pas parler, moi.
Mais si, t’as l’air de savoir parler !
Ah oui, 1,7 million. Oui, ce n’est pas 300 000, bien sûr. Alors moi, honnêtement, je n’ai aucun chiffre. Je lis ce que vous remontez dans le chat puisque, moi, je suis dans la rue.
Trois, deux, un, c’est parti !
Ah, il manque Paris et Marseille ? Ah ouais, non, c’est énorme…
C’est parti !
Non mais… Alors, Danièle Obono qui sort. On ne l’a pas vue, Danièle ? Attends, on va se rapprocher.
Le vote de Paris ! Le vote de Paris !
Merci, mon ami !
C’est bon, ça !
Pour Au Poste, je suis en direct. Bonjour.
Bonjour. Oh, David !
Bah oui, David !
Je suis fatiguée.
Je t’en prie. Bon, écoute, c’est une vie de fou, hein ! Mais là, vous n’y croyez pas, honnêtement, si ?
Alors honnêtement, c’est très difficile. C’est très difficile d’évaluer parce que… Mais en direct, un jour, il faut que tu préviennes !
Pardon !
C’est difficile d’évaluer parce que, si tu veux, évidemment que nous, on a envie de s’accrocher au dernier espoir. Et là, t’as des remontées de très grosses villes, et je crois comprendre qu’il y a encore 20 % qui manquent, alors que l’écart, il se resserre. Tu vois, on était à deux points d’écart, après on était beaucoup moins, là on serait à…
0,5 ? 0,6 ? 0,5 ? Oh la vache !
Donc comment ces choses-là vont évoluer… Bon, en tous les cas, c’est…
Tranquille, tranquille !
Ce qu’il faut se dire, c’est qu’on peut être vraiment très fiers, très fiers de la force qu’on a mise en mouvement. Et moi, j’ai vu une mobilisation dans les quartiers populaires, dans la jeunesse, que je n’avais jamais vue aux précédentes élections. Et ça, c’était hyper important comme point d’appui.
Pardonne-moi, mais est-ce que la défaite est plus amère quand on est à quelques centaines de milliers de voix qu’à un ou deux millions de voix ?
Tu sais, moi, je m’en fous de l’amertume, parce que tu ne construis rien sur de l’amertume. Moi, je construis les choses sur la détermination et sur de la dignité. La dignité, la fierté de ce qu’on a construit, elle est là. Et plus, en fait, tu la talonnes, plus t’as cette fierté-là que c’était donc possible. Et je veux dire, moi, un grand merci à ceux qui ne votaient pas jusqu’à présent, qui sont allés voter, donc les jeunes et les quartiers populaires. Et grand merci aussi aux électeurs socialistes, écologistes, communistes qui n’ont pas suivi les consignes de leurs propres candidats, de leurs propres partis, qui se sont dit : « Là, on a une responsabilité devant l’Histoire, on doit la prendre en droit et l’assumer. » Et ils ont été plus responsables que leurs propres candidats et que leurs propres dirigeants politiques. Et ça doit construire pour la suite. Donc moi, ma détermination, après, ce sera aussi les législatives. Parce que là, si tu veux, ce qui me donne envie de pleurer, c’est quand je pense à toutes celles et ceux que j’ai croisés en porte-à-porte. Ils vont prendre plein la gueule par la politique qui sera menée, que ce soit Macron, que ce soit Le Pen, qui sont des réalités différentes. J’aime bien, moi, la formule de Lordon entre « la fasciste et le fascisateur », tu vois. Ce sont des réalités différentes, mais on sait qu’ils vont prendre plein la gueule. J’ai la rage pour eux. Pour eux, il faut qu’aux législatives, on soit capables de faire élire le maximum de députés.
Dernière question, après je te laisse partir. Vous parlez tous du vote des quartiers populaires : vous avez des chiffres là-dessus ou pas ? Ou c’est au doigt mouillé pour l’instant ?
Moi, si tu veux, je sors de la tournée de mes bureaux de vote. Je vais aller ensuite au Média, je vais ensuite aller voir les camarades, là. Je ne suis pas à me poser derrière un ordinateur pour analyser tous les bureaux de vote. Moi, j’ai vu, en faisant la tournée de mes bureaux de vote, ceux qui allaient dans les bureaux et que je ne voyais pas d’habitude. J’ai vu les taux de participation qui étaient plus forts dans les quartiers du 20e que dans le centre de Paris. J’ai vu ces choses-là. Elles ne reposent pas, pour l’instant, à cette heure-là, sur une analyse statistique précise. Alors, à demain, 7 heures !
Continuons !
Nous ne lâchons rien ! En tous les cas, gardons-nous fiers ! On continue, on ne lâche rien !
Merci, bonne soirée. Objectivement, les amis, s’il y avait le moindre doute, je ne pense pas que les députés quitteraient un à un le Cirque d’Hiver. Alors, Docteur Vita, les résultats définitifs, généralement, c’est 48 heures après. Les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur sont généralement donnés, de mémoire, le mardi, il me semble.
On est là ! On est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur !
Même si Macron ne veut pas, nous, on est là !
On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Anticapitalisme !
Bonne nuit, Philippe. Viens demain à 9 heures pour qu’on fasse le débrief. Alors, je mets la batterie externe quelques minutes. Le son sera un peu moins bon, je suis désolé.
Non, non !
Là, je mets la batterie. Hop, voilà ! À demain, La Belle ! N’hésitez pas, suivez la chaîne. Nous sommes en direct devant le Cirque d’Hiver. Oui, il y a donc un million de voix.
Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là !
On est là ! On est là !
Donc, si vous découvrez la chaîne, n’hésitez pas à la suivre. On streame tous les jours, du lundi au jeudi, à 9 heures.
Chanteur de la Chambre de l’Ontario…
Euryale, je ne suis pas sûr que, pour une fois, le décalage de son vienne de moi, mais disons que la foule n’est pas tout à fait raccord.
Le Front national ! Le Front national !
Merci Manon ! Merci Manon !
Résistance ! Résistance ! Résistance ! Résistance ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur !
Bon, là, c’est le bordel. Il y a ceux qui chantent L’Internationale, ceux qui chantent « Résistance », ceux qui scandent « Union populaire ». Tout ça est très, très mal organisé.
Merci Jean-Luc ! Merci ! Merci Jean-Luc ! Merci Jean-Luc ! Merci !
Il y a le gars des réseaux sociaux, là ! Au revoir. Oui, Cisca, c’est ce que je voulais dire : c’est la gauche, quoi ! Alors là, il y a même des gens qui disent : « On va gagner ! »
On va gagner ! On va gagner !
Alors, je vais essayer de remettre le bon micro.
C’est rien.
Alors eux, ils imaginent le retournement de situation. Attendez, attendez, je vais mettre le bon micro. Vous allez me dire ce que vous en pensez. Alors vous, vous imaginez un revirement ?
On espère, en tout cas !
Non, ce n’est pas drôle !
Sinon, c’est la merde pendant cinq ans. Et là, par exemple, il y a combien d’écart ?
Je ne sais pas, là, on est à 0,8 d’écart !
Hein ?
Donc ça doit faire… Ouais, ça fait du Jospin/Le Pen en 2002, quoi. Donc la revanche !
On espère, demain matin, on se réveille, Jean-Luc est au deuxième tour !
Ah, c’est vrai !
Le lendemain, c’est les lendemains qui changent !
Ouais, moi, je prends le pari !
Ah, c’est l’amour ! L’amour politique !
Envers le Front national et tout le monde…
Ah, Le Pen est remontée, c’est ça ?
Ça va, tout est antifasciste ! Ça va, tout est antifasciste ! Ça va, tout est antifasciste !
Ce n’est pas un truc deep inception !
Allez, allez, allez ! Attends, attends, attends ! Voilà, voilà, voilà ! Attends, attends, fais-le !
Il y a quand même de la latence, hein ?
Oui, il y a dix, quinze secondes de latence.
C’est trop méta, j’en peux plus.
Ouais, ouais, ouais. C’est chiant.
Regardez comme vous êtes beaux, le chat !
On pense à vous, le chat !
Voilà, c’est ça, ton projet ! Alors, des rumeurs de cortèges sauvages qui partiraient de Bastille.
Féministes, radicales et en colère ! Toutes fortes, toutes fières ! Féministes, radicales et en colère ! Toutes fortes, toutes fières ! Féministes, radicales et en colère ! Toutes fortes, toutes fières !
Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! On est là ! On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là !
Bien sûr qu’on n’en veut pas, nous, on est là !
Hé gros, moi, je suis en train de m’ambiancer, ma gueule, là !
Union populaire ! Anticapitaliste ! Anticapitaliste ! Anticapitaliste !
Putain, c’est les Beatles !
Vous pouvez me dire si le plan convient ? Parce que moi, je ne vois pas ce que je filme, en fait.
Donc, est-ce que ça va ?
On est là ! Même si Macron ne veut pas, nous, on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur !
Bon, là, je fais un autre pogo, je vous le dis !
Jean-Luc Mélenchon !
En route, en route, je suis là, en route !
T’as vu ? Je ne lance pas une ligne de production, là ?
Oh, Dufresne ! Regarde ce qu’on a ! On a sorti spécialement, David Dufresne !
Ça, c’est le micro-trottoir qu’on a fait chez McKinsey, chez Rothschild. On est vraiment partis chez Rothschild, McKinsey et Capgemini. On est partis les interviewer, donc on a sorti le micro adapté.
Alors, aux chiottes McKinsey, Capgemini, Boston Consulting et tous ces cabinets. Merci à vous. Opération spéciale Gilets jaunes sur Facebook. Tu pourras aller voir la page. « Le problème, c’est LREM », un slogan qui a marché du tonnerre.
On va tous voter pour toi ! Jean-Luc Mélenchon ! Jean-Luc Mélenchon ! On va tous voter pour toi ! On va tous voter pour toi, Jean-Luc Mélenchon ! On va tous voter pour toi !
Donc, je ne sais pas si vous m’entendez, mais en fait Mélenchon, il est re-rentré dans le Cirque d’Hiver. Il attend qu’il y ait moins de monde. Attends, ils sont où, LCI ? À ma gauche ou à ma droite ? Est-ce qu’on voit bien Au Poste sur LCI ?
C’est-à-dire que la masse est devenue très compacte. Alors, téléspectateurs de LCI, changez de camp, venez sur Au Poste ! Au Poste !
C’est-à-dire… Qu’est-ce qu’il se passe, Gauthier Le Bret ? Pourquoi je dois faire attention ? Deuxième tour !
Deuxième tour, Mélenchon ! Deuxième tour, Mélenchon !
Elle est où, la caméra ? Elle est là ou elle est là ? Un ou deux ? Un ou deux ?
Deuxième tour ! Deuxième tour ! Deuxième tour ! Deuxième tour !
Ce serait bien que Mélenchon fasse durer le plaisir, comme ça on serait là longtemps. Clément Lanot, vous avez sans doute vu des images. Clément, il est là. Hé, comment vas-tu ? Tu vas bien ? Comment ça, ils suivent Macron alors qu’ils sont à Au Poste, dans l’exclusivité, et ils suivent Macron ? Ils vont revenir, ils vont revenir. Mais il y a beaucoup de caméras qui bougent, à mon avis.
Mélenchon ! Mélenchon !
J’en profite pour remercier tous ceux qui se sont abonnés et qui ont fait des dons ce soir. Je ne sais pas du tout si vous êtes nombreux ou pas, mais on a besoin d’aide. Je vous le dis, surtout vu le bordel de ce soir !
Je lui fais de l’argent ! Je lui fais de l’argent !
Merci, Michou !
On fera tout pour toi !
On va tous revenir pour toi ! On va tous voter pour toi !
Merci beaucoup, Vince. Donc là, les télés sortent les unes après les autres, à mon avis… Oh là là, merci Jean Ferraille, merci beaucoup. Allez les amis, on a besoin d’air, là.
Anticapitaliste !
L’appel, l’appellation… Il faut que tout le monde garde le même…
Gabriel, elle est repartie à l’intérieur. Bon, attends. Voilà, elle est repartie à l’intérieur.
C’est ça !
Mais j’étais Mais non, ils ne sont pas à égalité ! Alors voici Lionel, Lionel du chat, qui pense qu’ils sont à égalité. Mais non ! Mais non ! Regarde le chat ! Ici, on est mis au courant tout le temps !
Le Front national, la jeunesse t’emmerde ! Le Front national, la jeunesse t’emmerde !
Alors, je vais faire un placement de produit puisque la foule scande les Bérurier Noir. Demain, Au Poste, à 9 heures, il y aura Rodolphe Urbs, dessinateur du Canard enchaîné, celui-là même qui était l’autre jour à la Bibliothèque nationale de France quand les Bérus ont remis leurs archives. Tout est lié, les amis, tout est lié.
Mélenchon ! Mélenchon !
Il va falloir disperser, là. Attention, il arrive, il arrive. Et il arrive… Ils éteignent les lumières, il ne faut pas rester là. Rentrez chez vous ! Dispersion ! Première sommation…
Ni Le Pen ni Macron, nous on veut Mélenchon !
Ah dis donc, le niveau 5 du train de l’AREP, on l’a jamais eu.
C’est la lutte finale ! Groupons-nous, et demain…
Ce n’est pas dur, ça !
Allez, je mets le bon micro, les amis, car à mon avis Mélenchon, il ne va pas tarder.
J’aurais trop envie qu’il aille annoncer qu’il s’en sort…
Salut ! Non mais j’aime bien, on est toujours là !
À vous porter à l’autre micro !
C’est qui ? La gauche, c’est nous ! C’est qui ? La gauche, c’est nous ! C’est qui ? La gauche, c’est nous !
En tout cas, on a fait de belles rencontres ce soir. Ceux qui sont là depuis le début… Alors, je suis désolé pour les coupures, il y a eu trois, quatre coupures. N’oubliez pas, demain à 8 h 30,enfin vers 9 heures, 9 heures, on fait le débrief.
Jean-Luc Mélenchon ! Jean-Luc Mélenchon ! Jean-Luc Mélenchon !
J’ai envie de faire ça !
Non, il a été chanté, justement : « Ni César ni tribun », et quelqu’un a ajouté : « sauf Jean-Luc ».
C’était le premier moment que j’ai eu la chance d’entraîner les gens. C’était un moment où j’avais l’impression que j’étais là… J’avoue que c’était un moment de joie.
Bon, je vous explique, on a un cadeau, là, parce qu’ils évacuaient les marches. Alors attendez, je vais mettre le bon micro. Tiens, Éric Coquerel est là !
Mais oui, mais apparemment…
Notre Alain Juppé ! Votre Alain Juppé est le meilleur d’entre nous !
Ça va ?
Ben écoute, ça va !
Il me disait la source, c’était le mec, et le mec, il m’a voulu le voir.
Après !
On va gagner !
Au courant !
Oh là, ils arrivent quand, là ?
Non, les amis, c’est pas moi qui suis VIP, c’est Au Poste !
Ho Chi Minh ! Ho Chi Minh ! Capitaliste…
On est en direct ! Enchanté, salut à toute la chaîne Twitch !
De David, je veux dire quelqu’un d’autre. Vas-y, vas-y ! Non, non, mais vas-y ! C’est tout ça, c’est ça, ça y est !
Bah moi, je vais aller écouter Manu, parce qu’il a fait toute l’allocution.
Ah OK, d’accord, d’accord. Vous y croyez, le chat ? Regardez-les, regardez-les, en meilleure forme que tout à l’heure, celui-là ! Pourtant, il ne boit pas, c’est juste les chiffres, lui !
C’est juste l’algèbre ! On remonte. Le plus important, c’est qu’on resserre l’écart et, pourquoi ne pas, renverser la donne. Mais en tout cas, ça montre une chose : qu’il faut en finir avec la dictature des instituts de sondage, où on nous a prédit que c’était impossible, qu’il était à 17 %, et que tous les autres partis de gauche se sont servis de ça pour dire : « De toute façon, dans les sondages, il est donné perdant, il n’atteindra jamais le second tour, donc il ne faut pas voter Mélenchon. » C’est à cause des instituts de sondage. Donc je pense qu’il faut poser plus sérieusement la question des instituts de sondage en période électorale. Vraiment, vraiment. Bonsoir, bonsoir.
Extraordinaire, extraordinaire ! C’est un avanceur, toi. Ah ouais, il y a presque mille personnes qui t’ont entendu, dont sans doute un ou deux ennemis.
Ah ouais ! Je vous invite à y aller.
On va passer le tapis, on va passer la couronne ! Macron, t’as ? Non ! Ni Macron ni…
Ah merci, Mister Hall, merci, je vous aime.
Si on sort par là, c’est définitif.
Bonjour les Kichos, bienvenue à Au Poste. On est en direct du Cirque d’Hiver depuis 18 heures, donc dans le QG de La France insoumise. Écoutez, le camarade… Allez, moi je… La presse doit aller là-bas, non ?
S’il vous plaît.
Très bien. Et moi ? Pourquoi ? On va suivre la presse.
C’est l’hiver !
Voilà, voilà, voilà. Donc, pour les Kichos qui viennent d’arriver, on est au Cirque d’Hiver. Nous sommes dans les coulisses du Cirque d’Hiver, où avait lieu la soirée de La France insoumise. Voilà. Donc là, visiblement, c’est le moment où on nous demande de venir ici. Donc on a passé beaucoup de temps dans cette salle, et puis après, on est allés dehors. Et je vous en prie, merci à Nostalgeek pour tes abonnements. Non, non, non. Je crois que c’est simplement des éléments de langage qui vont être distribués. Oh là là, le pauvre monsieur le pauvre monsieur. On s’est vus tout à l’heure, vous êtes encore là, monsieur ? Ils sont pénibles, hein, les gauchistes. C’est quand même mieux, le spectacle, quand il y a des horaires… Ce n’était pas pareil, hein ? Vous êtes d’accord ? Bon, allez.
Merci de votre accueil.
Ah oui, c’est une grosse investigation. Alors tiens, ça, c’était le matos des télés. Ça, c’est ce que vous ne voyez jamais. D’ailleurs, la sécurité, tout de suite, me montre que je ne dois pas passer. Alors que c’étaient les gros machins, les retours, les amplis, les machins. Non mais c’est normal, là, il y en a pour des millions, donc c’était normal que ça se resserre un peu. Alors…
David, t’es en live depuis combien de temps, là, en fait ? C’est ça ? C’était ça. OK, on est comme ça, OK. Ah, donc tu vas commencer à te disputer en live et c’est pas fini ?
Non.
OK, d’accord, il n’y a pas de coupure ?
Non.
OK, bravo David, bravo ! Je veux le meilleur, bravo !
Je vous débarque demain matin. Non, pardon, on va faire un meeting à 11 heures. Donc j’aimerais…
Oui, tu aimerais.
T’as abrégé tes souffrances ? Ah oui, ça va, et toi ? T’es encore sur le coup ? Réaction ? Réaction !
Réaction face à quoi ? En fait, à vrai dire, les résultats se resserrent, donc c’est un petit peu compliqué pour nous de tenir une réaction au moment où les résultats ne sont pas tous dépouillés.
Allez, c’est terminé !
Arrêtez, arrêtez !
C’est une œuvre stylée ! Linda, c’est la meilleure ! C’est la meilleure, c’est la meilleure !
Mais non, c’est vrai que c’était un peu compliqué d’avoir une position… une position…
Arrête ! Il y a 4 % d’écart, quand même.
Il y a 4 % d’écart, mais on ne sait jamais, on peut toujours faire une surprise, etc.
Non, il y a 0,8 % !
0,8, 0,8 selon France 2. Parce que dans le chat, il y a plein de trucs différents. Vous, vous avez quoi comme…
Nous, on a 0,2.
Vous avez France 2 ?
On a 0,8 avec France 2.
Et 0,9, c’est combien de voix ?
250 000.
250 000 ?
250 000 votants, monsieur. Monsieur Dufresne.
C’est sûr.
C’est bon, mais il est…
Oui, forcément. Voilà, disons qu’on va attendre la fin de la soirée, qui semble s’éterniser. Et puis on va essayer de voir ce que ça donne. Et disons que l’on était à quelques voix d’un autre monde. Et je pense que c’est ça qu’on retiendra ce soir : c’est qu’on était à quelques voix de construire autre chose.
C’est une question piège.
Dans tous les cas, on peut… Reposez la question.
Non, c’est la même. Est-ce qu’il vaut mieux perdre à quelques centaines de milliers de voix ou à un ou deux millions de voix ?
Dans tous les cas, il faut éviter de perdre. Mais on est plus proche de la victoire à quelques centaines de milliers de voix d’écart qu’à quelques millions, évidemment. Donc là, c’est un signal fort qui est envoyé. Mais ça montre bien que l’écart est assez serré pour montrer que la population française, elle est majoritairement avec nous pour les propositions qu’on porte. Donc c’est un fait évident.
En fait, je pense que vraiment, le plaisir qu’on peut éprouver ce soir, c’est de se dire que la retraite à 60 ans a été près d’être au deuxième tour ce soir. Le SMIC à 1 400 euros était près d’être au deuxième tour, la planification écologique était près d’être au second tour, le renforcement des services publics était près d’être au deuxième tour. Donc je pense qu’il y a un autre monde qui est possible et qui a été à quelques poignées de voix, à portée de main, en fait.
Et là, vous attendez quoi ?
On attend, on attend !
On n’attend rien, on agit, on va continuer. Je vais te dire, là, maintenant… Excusez-moi, je vais te laisser, là, il est 23 h 15.
On est dans le bonheur d’être ensemble, je pense. Véritablement, le bonheur d’être ensemble.
On a vu les gens devant. Il y a plusieurs milliers de personnes réunies devant le Cirque d’Hiver qui sont là à dire leur enthousiasme et qui sont aussi fières du résultat qu’on a fait. Ils sont fiers et ils sont aussi pleins d’enthousiasme par rapport à tout ce qu’on pourra faire, comme on a fait pendant cinq ans à l’Assemblée, dans les médias, sur tous les champs de bataille où on a été présents et où on le sera. Il nous faut confiance et nous, on ne compte pas lâcher un bout de terrain face à Le Pen et face à Macron. C’est ça. Merci beaucoup, merci, merci.
Je vous remercie.
Voilà, c’est ça.
On ne s’attendait pas à… Ils sont là ! Bon alors, Bobby, la photo !
La photo de l’événement, c’est laquelle ?
Je ne sais pas, là, il y en a une pas mal sur le site.
Ah bah montre-moi !
Qui, à toi ?
Ah, qui, à moi ?
Bah… qui, à lui, en fait. Voilà. Et ça, c’est l’auteur.
Merci.
J’espère qu’on ne va pas perdre le signal. J’espère qu’on ne va pas perdre le signal. Voilà, là, c’est la fin. Ça, c’est le travailleur, ça, c’est ce qu’on ne voit jamais. Pour ceux qui n’étaient pas là tout à l’heure, ici, c’étaient les bancs de la presse, les anciennes écuries du Cirque d’Hiver. Vous voyez, très jolies. La ménagerie du Cirque d’Hiver, il n’y a plus de chevaux depuis longtemps. Voilà ! J’espère qu’il y a encore le signal, là. Voilà, c’est moins joyeux qu’au début, non ? Je vais essayer de voir s’il n’y a pas un petit truc à grignoter. Éric Coquerel sur CNews.
Si l’on avait eu le deuxième tour, si nous allions au deuxième tour surtout, nous aurions gagné. Parce que nos idées, en plus, sont majoritaires. C’est évident que nous avons… Voilà, on croit qu’on a du temps pour la suite, pour l’avenir. De toute façon, on veut qu’il y ait beaucoup de… Mais c’est parce qu’on a un rôle majeur dans ce que nous sommes en train de bâtir. Même si, comme il l’a dit, et c’est la différence avec 2017, il y a maintenant une équipe qui est prête à gouverner, qui est là, qui est jeune. Et ça, c’est évidemment un peu d’espoir pour la suite.
Donc on n’entend pas la question du plateau.
Qu’on pouvait espérer seuls. Bon, là, je constate qu’il y a deux candidats de gauche qui sont restés jusqu’au bout, c’est bien, on peut peut-être le remarquer. Maintenant, je n’ai pas envie de m’appesantir là-dessus. On a fait une campagne, je crois, qui est la meilleure campagne sur le terrain de cette élection. Et on a su, encore une fois, rassembler beaucoup de jeunes. C’est ça qui me paraît un gage pour l’avenir. Vous leur poserez la question de savoir, tout de même, ce qu’ils pensent du fait de s’être présentés, de nous avoir peut-être fait manquer le deuxième tour de même pas un point. Moi, je n’ai pas envie de m’appesantir là-dessus. Ce que j’ai envie, c’est de me tourner vers l’avenir. L’avenir, c’est très clair : pas une voix pour Marine Le Pen au deuxième tour des élections, et à monsieur Macron de se débrouiller s’il veut qu’on s’oppose à elle. Après, ce sont les législatives.
Donc là, j’ai mis le bon micro, mais je vais l’enlever parce que je crois que je n’ai plus beaucoup de batterie. Il faut que je remette un peu de batterie. Donc, pour ceux qui étaient là tout à l’heure, voyez l’ambiance : ça, c’est plus du tout pareil. C’est tout vide. J’enlève le micro, deux secondes. Merci beaucoup, Mirage, pour ton abonnement.
T’es encore en live, toi ?
Toujours en live, moi, monsieur !
C’est courageux !
C’est incroyable. Pardon, excusez-moi. Je me demande si je… Donc voilà, là, on est au démontage de la soirée de Mélenchon. Je pense que… Je pense qu’il y aurait matière à faire un très, très beau documentaire. Bon, là, ça papote. Je pense qu’il faut qu’on retourne dehors, je sais pas ce que vous en dites.
Tu as des chiffres ? Tu les as vus ou pas ?
Non, non, non. J’ai les chiffres…
Vous allez vous coucher ? Vous pourrez aller vous coucher, c’est ça ? Ah ouais, ouais… Il n’y a pas plein d’équipes dehors ? Ils sont là.
Bah oui, parce que Mélenchon n’est pas sorti, alors ils attendent.
Mais il est rentré chez lui !
Ah bon ? Non, non. On verra tout à l’heure. Excusez-moi ! Bon, je pense que je vais prêter ma caméra à un inconnu, le temps d’aller aux toilettes. Parce que là, ça fait… ça fait six heures, là ! Ça commence… Excusez-moi.
Je vais essayer de voir si je… Oh ! Est-ce que tu peux me rendre un petit service ? Une minute. Juste tenir ma caméra le temps que j’aille aux toilettes.
OK, d’accord. Là, on te voit. Alors, on me voit. Donc je ne vais pas rester pendant deux minutes comme ça. Alors, mets-toi comme ça, voilà, voilà. Super. Deux, deux, voilà !
Le temps d’aller aux toilettes, je reviens.
Ouais, non mais il n’y a pas de souci, t’inquiète. Bon, eh bien j’anime ce direct en attendant. Donc vous voyez ce super couloir. Voilà. Vous voyez, là, ici, il y a un super miroir et, à notre droite, un super canapé. Et le plafond ? Bien sûr, le plafond, attendez. Voilà. Il est pas beau, ce plafond ? Ma recette d’hamburger… Non mais attendez, qui est-ce qui est en train de parler, là ? Qui est-ce qui connaît ma recette de hamburgers ? Et qui est-ce qui sait orthographier correctement mon prénom ? Ça aussi, c’est très choquant. Salut tout le monde ! Eh bien écoutez, puisque la question a été posée, ma recette de hamburger est très, très simple. Oui, il y a des gens qui m’ont reconnu, a priori, qui veulent savoir ma recette de burger. Donc la recette est très, très simple : déjà, du pain… du pain buns de préférence. Ensuite, un burger avec de la viande, sans viande, c’est comme vous voulez. La sauce, ça, c’est mon petit secret : du vinaigre balsamique, du miel, de la cannelle, un peu de piment d’Espelette. Vous faites mariner ça pendant deux minutes. Comment tu fais mariner ? Comme ça, tu vois, t’as ta casserole, tu vois, tu as ta main droite ou ta main gauche, j’ai rien contre les gauchers, je suis gaucher moi aussi, donc il n’y a pas de problème. En tout cas, vous faites mariner ça pendant deux minutes comme ça et, a priori, tout devrait bien se passer. Voilà, j’espère que ma recette de burgers… Ah bah, ça a l’air incroyable, me dit le chat. Voilà. En tout cas, je vous embrasse et merci à David, qui est derrière sa caméra depuis le début de cette soirée. À bientôt, merci à toi, merci.
Excusez-moi, qui est ce monsieur ? C’est… C’est un cuisinier ? Ah voilà, c’est ça. Il y a un monsieur qui se moque de moi. Il vient de se moquer de moi, lui. Un activiste de Toulouse ! Génial !
Génial !
Alors, David ?
Attention, tu es toujours en direct.
T’arrêtes jamais !
Jamais, moi, je ne m’arrête jamais.
Mais le direct, est-ce que ce n’est pas la mort du cinéma ?
C’est totalement la mort du cinéma. Ah bah bien sûr, bien sûr, bien sûr !
Bon, vraiment, là, je me pose pas la question du cinéma, je me pose la question de où on en est : 0,1, 0,2, 0,3, 0,4, on est où ?
Le tchat, combien ? On est à 0,8, je crois.
0,8 ? Purée, non, j’avais entendu 0,4 tout à l’heure.
Mais tout à l’heure, ils ont vu dehors, je veux dire. Non, attends, 0,8.
C’est quoi ?
Ouais, 0,8. Et est-ce que vous pouvez me dire combien ça fait de voix d’écart, à peu près ? Mais là, pour l’instant, il y a… Non, non, le chat. Pour l’instant, il y a 90 % des voix qui ont été… Mais je ne comprends pas : 3,4 ? Pourquoi vous dites 3,4 ou 0,8 ? C’est quoi la différence, en fait ? Parce qu’il y a deux chiffres qui circulent.
Moi, je pense qu’il y a une des grandes villes où on n’a pas fini le dépouillement.
Alors voilà : 90 % dépouillés. Mélenchon augmente encore à 20,96, 24,58 pour Le Pen, d’après le ministère de l’Intérieur. Ouais. Et il reste 10 % à dépouiller. 290 000 voix, donc de toute façon… Il y aurait dans les 300 000 voix… Alors, 0,8, c’est une estimation, en fait, c’est une projection. 0,8, c’est une estimation finale d’Ipsos et 3,4, c’est le dépouillement réel. Donc Ipsos, c’est l’estimation, et le dépouillement réel, il est de 3,4.
Non.
Bon allez, on se retrouve dehors ! Non ? Euh… l’AFP et l’Atelier ne disent pas la même chose…
On se retrouve aux législatives ou pas ?
C’est ça.
Parce que les choses peuvent encore changer à ce moment-là, parce qu’il n’y a pas que les présidentielles dans la vie.
C’est bon !
Alors, il y a un maximum de voix pour Mélenchon dans les grandes villes. C’est évidemment celles-ci qui sont en train d’être dépouillées.
C’est ça qui nous laisse une marge d’espérance. Mais l’espoir fait partie de la punition, hein ? L’espoir fait partie de la punition. Je sais pas qui a dit ça, mais… Voilà, l’espoir fait partie de la punition !
Mais 21 %, c’est beaucoup.
C’est bien d’avoir pris la tête pour ça.
En gros, il reste 10 % des voix à remonter, dont celles des grandes villes, Paris, Marseille. Alors, Galix nous dit : 3,62 % d’écart Le Pen/Mélenchon, soit 1 144 417 voix de différence.
C’est énorme, un million !
Il a pris sa retraite, là, Mélenchon, ce soir, tu crois, quand il a dit : « Faites mieux » ?
Oui, moi, je pense qu’il a pris sa retraite et qu’il laisse la relève à Ruffin, Clémentine…
Ah bah tiens, elle est là, Clémentine Autain. Elle est là sur TF1, regarde. Alors, c’est la mort du cinéma, mais pas du cinéma brut, du cinéma direct. T’imagines ? Cinq heures de live ! Nous ferons un symposium. On va écouter tout de suite. Ah bah tiens, tiens, regardez, regardez qui est là.
Ce soir, ce que nous avons tout fait pour éviter, c’est ce duel Macron-Le Pen. D’ailleurs, dans la dernière ligne droite, toutes nos grosses personnalités collectives ont appelé à soutenir Jean-Luc Mélenchon pour qu’on ne se retrouve pas dans cette situation. Et malheureusement, Emmanuel Macron, qui devait être un rempart à l’extrême droite, a mené une politique qui a mis en colère de très nombreux Français, des millions de Français, et il y a une forme même de haine qui s’est installée dans le pays. Donc le problème devant lequel on est maintenant, c’est : comment Emmanuel Macron réussit à empêcher que l’extrême droite arrive au pouvoir ? La question, malheureusement, n’est pas que personnelle, parce que si je vous dis ce que j’ai compris dans ma vie politique… Non mais j’entends bien ce que vous dites, mais moi, ce que je veux, c’est qu’il y ait une possibilité d’empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir et qu’Emmanuel Macron soit capable de réaliser ça. Or, pour l’instant, la posture qu’il adopte est une posture qui, malheureusement, crée la difficulté dont je parlais tout à l’heure. Donc moi, mon enjeu, c’est comment réussir.
Oui.
Non mais attendez, que les choses soient claires. Moi, je ne trouve pas que vous ayez le droit d’exiger une réponse. Une défaite à un cheveu, je veux dire, c’est une douleur. C’est le combat d’une vie, j’ai envie de le dire. Ce que je suis juste en train de vous dire, c’est que l’affaire ne va pas se régler par une simple consigne. C’est que vous avez des gens qui, aujourd’hui, sont très en colère et qui, en 2017, ont eu facilement, entre guillemets, le bulletin de vote parce qu’il s’agissait de faire barrage, et qui aujourd’hui sont si en colère d’Emmanuel Macron et de ce mépris récurrent qu’ils ne sont pas en capacité de le faire. Donc la question que vous devriez poser, c’est à Emmanuel Macron et à ses soutiens, de leur dire comment ils comptent faire maintenant pour nous empêcher d’installer un régime insupportable pour notre pays et d’extrême droite et raciste, qui fera des cocottes en papier avec l’État de droit. Comment vous allez faire ? J’aimerais bien que vous posiez la question aux macronistes.
Est-ce qu’il a été celui qui m’a prêté son câble et tout ?
Écoutez, c’est peu probable, à cette heure. On est en train de regarder, on attend les chiffres du ministère de l’Intérieur. On va reconnaître que c’est un peu inédit, cette soirée, puisqu’on a commencé avec trois points d’écart et puis là, on est à quelques centaines de milliers de voix. Donc oui, c’est une situation totalement inédite. Je n’ai pas les chiffres aboutis du ministère de l’Intérieur pour vous répondre. Je pense que c’est peu probable. La militante que je suis, il y a encore un espoir, parce que, comme je vous disais tout à l’heure, ce qu’on pouvait éviter, c’était la présence de Marine Le Pen. On n’aurait pas la question que vous ne cessez de poser. Vous voyez, on aurait réglé au moins déjà un premier problème et on pourrait s’occuper d’Emmanuel Macron. Non mais non.
Merci à vous.
Merci beaucoup d’avoir pris le temps.
Non, non, ça va aller, là. On commence à 7 h 40 demain.
Ouais, mais ce n’est pas grave…
C’est bon !
Vous êtes en direct, monsieur. Attention.
Attention, sur la caméra de David Dufresne et le micro de Paul… Donc, pour vous dire, le grand Paul.Je suis sûr que les internautes frétilleront.
J’ai fait des photos.
Comment ?
J’ai fait des photos.
Ah, La Croix !
Voilà. Vous avez encore du monde à cette heure ?
C’est chaud, hein ?
Nous sommes au Cirque d’Hiver, à Paris, 11e, qui est le QG de campagne… C’était le QG de la soirée électorale de Mélenchon. Voilà.
C’est bon, je viens, là.
Pourquoi il y a encore autant de monde ? Parce que les gens se font durer le plaisir. Certains osent espérer que ça va changer, mais bon… Je pense que Mélenchon n’est pas parti. Donc, en fait, derrière le rideau noir qui est à gauche. C’est marrant, les gens de la sécurité de La France insoumise, ils veulent ne pas être filmés. Non, c’est par là. Bon allez, enfin, dernier tour de piste, et puis après on sort dehors, d’accord ? Donc ici, nous avons Raphaël Kempf, avocat, qui a rejoint le Parlement populaire, mais un peu tard. Pour tous ceux qui viennent d’arriver, je vous montre le… Oh, très bien, et toi ? Attention, je suis en direct !
En direct ? C’est vrai ? C’est pour ça que je suis venu.
Ça, c’est beau, ça. C’était beau. Voilà, voyez, si je faisais un documentaire…
C’est ce que je fais de mieux. Non, pas du tout. C’est beau, franchement. Alors, pour être honnête, la lumière est moins verte que ce qu’elle apparaît là. Elle est un peu verdâtre. Absolument, West. Alors, venez. Il y a Jean-Luc dehors ? Mince. Vous voulez que j’y aille, là ? OK, on y va, on y va.
Ça se complique, honnêtement.
Tout à l’heure, je vous ai dit 36,10, mais plutôt sur 38,10 maintenant, sur ce qui reste, voilà. Ne sont pas comptabilisés le 20e arrondissement de Paris… Ouais, il en reste de moins en moins. Il est en train d’arriver. Les villes sont plutôt favorables, donc… Strasbourg, c’est beaucoup. Là, pour l’instant, on a rattrapé… Il y avait 1,6 million de voix à rattraper. Là, on est à 1,1 million. T’as 1,8 million d’inscrits qui n’ont pas encore été remontés. Et l’écart entre elle et nous, par contre. Donc voilà. Donc je peux pas vous dire aujourd’hui que c’est pas possible. Par rapport à tout à l’heure, c’est plus difficile.
C’est plus difficile ?
Un petit peu plus difficile, oui.
Donc là, c’est le débrief informel. En gros, Manuel Bompard nous explique que ça va être plus dur que prévu, qu’il y a un million et demi… un million cent mille voix à rattraper.
Merci.
Donc, en gros, ces trucs-là, c’est des moments qui ne se retransmettent pas.
C’est la lutte !
Allez, c’est la fin !
Donc voilà, c’est fini, c’est fini, là. Voilà, c’est fini. Regardez il ne veut jamais être filmé. Regardez-moi ce mec : il a sorti plein d’images, il est Gilet jaune, vous avez vu plein d’images de lui, il ne veut jamais être filmé. Ils sont marrants, ces mecs : ils filment tout le monde, ils ne veulent pas être filmés.
Tu as prévu quoi après ? Dis-moi, Clément, toi qui es au courant de tout. Il n’y a pas de cortège sauvage ? Il n’y a pas de manif ?
Ce n’est pas fini ! Salut, Parlement ! Salut, à bientôt !
Clément, par exemple, c’est lui qui avait filmé les policiers qui avaient sorti leurs flingues sur les Champs-Élysées. Le boxeur… Jérôme Rodrigues, blessé à l’œil, voilà. L’intrépide, vraiment, l’ami. Plus discret que d’autres, c’est pour ça que vous connaissez moins son visage. Il est à côté de moi. Vous connaissez ses images. Des images qui resteront dans l’histoire. À bientôt, ciao !
Moi, je vais rentrer à la maison. Salut, Lucie. Ciao. À plus.
Ouais, j’ai hâte de me voir… Bon allez, je vous propose qu’on… On va arrêter. Ça tient à nouveau. On a démarré à quelle heure ?
T’as combien, ton record, après, de live ? Voilà, c’était… 18 heures, non ? Alors là, en temps, douze heures. Douze heures… T’as combien, là ?
Je suis à six heures, mais j’ai deux fois le tournage, donc c’est pareil !
J’ai égalisé le record mondial ! C’est surtout que c’est pas fini ! C’est un truc qu’il faut vraiment expliquer, parce que tout le monde s’enflamme sur les 0,8 % et qu’ils pensent que c’est le chiffre en temps réel. En fait, c’était un institut de sondage qui a donné, à 22 heures, que le résultat final serait à un écart de 0,8 %. Donc, en fait, là, il y a des gens qui voient le dépouillement en temps réel. En fait, on peut le suivre. Moi, c’est comme ça que je regarde depuis tout à l’heure. Sur le site du ministère de l’Intérieur, on a ça. En fait, on peut le réactualiser à chaque fois. Voilà, on est à 92 % des bulletins dépouillés et des résultats inscrits ici. Et donc, tu vois que désormais, l’écart, il est de 3,10 %. Enfin, 3,10 points. Il y a une heure et demie, il était de six points. En fait, l’institut de sondage en question, alors moi, je prends en compte leur raisonnement, je sais pas s’ils ont raison ou pas, mais en gros, ils calculent le fait qu’il y a certaines grandes villes qui seraient très favorables, dans les résultats, à Jean-Luc Mélenchon. Mais ces résultats prennent du temps à monter et donc, eux, ils estiment qu’au résultat final, ça ferait 0,8. Mais là, quand on voit le nombre de bulletins, il reste entre trois et quatre millions de bulletins à dépouiller, enfin, à comptabiliser. Il y a un million d’écart. Donc il faudrait un ratio énorme entre Mélenchon et Le Pen. Là, pour le coup, ça m’en demande beaucoup en maths, mais tu vois l’idée. C’est-à-dire qu’il faudrait rattraper un million de voix d’écart alors qu’il reste entre trois et quatre millions à dépouiller, on se comprend. Donc voilà. Mais ça fait qu’en tout cas, plus ça avance, plus ça donne un résultat pour Jean-Luc Mélenchon qui est historique en soi, parce que je crois qu’on était… c’était 19,40, je crois, en 2017, un truc comme ça, 19,60. Là, tu passes la barre symbolique des 20 %, donc voilà.
Et t’as des collègues dans les autres QG ou pas ?
Non, c’est le seul. J’étais à la rédaction ce soir, mais je sais qu’on avait des journalistes dans tous les QG. Je ne sais pas quels retours il y a dans les autres QG. Les autres QG, les soirées sont terminées. Chez Zemmour, je crois que ça s’est fini très vite parce que, vu les résultats. Là, le résultat, il est à 6,94 %. Donc là-bas, c’était la gueule de bois. Chez Pécresse, pareil. Chez Pécresse, c’est 4,76 %, donc ils ne sont même pas remboursés des frais de campagne, ce qui est historique. Donc ces soirées-là sont terminées très vite. Macron, il a pris la parole très tard, donc ça finit immédiatement. Mais chez Le Pen, je pense pareil. Mais en fait, depuis ce truc-là des 0,8, c’est là où ça a un peu enflammé tout le monde. Mais avant, tout était clairement établi. Donc je pense que chez Le Pen, ça s’est fini aussi. Je connais un peu le truc : il y a des verres de champagne, quelques petits fours sur le truc, et voilà, quoi. Quelques vidéastes qui traînent pour immortaliser tout ça.
Merci.
Merci à toi et à bientôt, j’espère, parce que c’est vrai qu’on se croise un peu moins. Mais je pense que les prochains mois, les prochaines années risquent sûrement d’être très… J’allais dire agités, socialement parlant, si ça prend la direction qu’on pense. Il va y avoir beaucoup de choses, on se recroisera très vite. À bientôt, c’était un plaisir.
Toujours un plaisir, à bientôt. Je remets un peu de batterie, les amis, mais… Dites donc, il est parti, Mélenchon, ou pas ? Vous êtes sûrs ? Il est parti par derrière ? Par là ? Ça, c’est la sortie ? Merci, bonne soirée, au revoir. Merci. Et là, après, je vais où ?
Tout droit, tout droit. À la prochaine !
Ah oui, là en face ? Et là ? C’est quoi, ça ? Ah, c’est la sortie des artistes, là ? C’était génial ! Donc Mélenchon, il est sorti là, en fait ? Ah oui, c’était ça ! Donc les gens l’attendaient ailleurs ? Ah là là !
On ne l’a pas fait sortir là, on l’a fait sortir carrément là-bas.
Oh, purée !
Ce n’est pas du jeu ! À la prochaine !
OK, merci beaucoup.
Au revoir. Merci. Ciao, ciao. Salut les gars !
Voilà, c’est fini, les amis, là. J’en ai plein le dos, là, je vous le dis ! Allez, encore un ! Alors, on fait quelques images encore. Alors les amis, on va faire un plan large pour se quitter. J’espère que si cette soirée vous a plu, si je puis dire.Voilà, un plan large, un plan large, un plan large. Merci à vous. Merci à vous tous. Comment ça, il n’y a pas le son ? Non, non, il devrait y avoir le son, là ! C’est cool ! Donc on se retrouve tout à l’heure, à 8 h 30, 9 heures, avec Rodolphe Urbs, du Canard enchaîné, qui va faire des dessins pendant qu’on débriefera ensemble. Alors ce serait super cool si vous pouviez, dans le Discord, mettre quelques liens intéressants sur la soirée, sinon on improvisera. Donc demain matin, 8 h 30, 9 heures. Voilà ! Paris, Paris, Paris ! Merci à tous. Je ne sais pas ce que ces résultats nous disent pour la suite. Ah non, moi, je ne sais jamais quand je finis. Tu veux dire quelque chose ?
Ouais, mais non…
18 heures. Voilà. Tu crois qu’on va raconter les petites lignes, nous ? Non, non, non, on ne va pas raconter. Non, non. Ouais, ouais, ouais.
Je ne sais pas.
Tu m’as cru ? Non… Ah oui, bien sûr ! Je vous disais… Excuse-moi, mais oui, d’un coup, pam ! Attention, on est en direct. Non mais toi, arrête tes bêtises. Non, non, mais tout d’un coup, c’est vrai, c’est de la vidéo. Voilà, voilà, voilà. Mais ta voix, bien sûr. Attention, nous, on est en direct, hein ! Paris Dernière, oui, c’est ça. Ce qui est fou, c’est qu’il n’y a pas de manif sauvage contre Le Pen. Ouais, toi aussi, à bientôt ! Et bonjour ! Allez, on va finir avec cette image, tiens. Il y a eu des manifs ? Très bien, d’accord. Bon allez, cette fois, c’est la bonne. Je vous dis à demain. Demain, 9 heures, 8 h 30… Oui, 8 h 30, 9 heures pour le débrief. Bon courage, à demain.
Oui.
Désolé.
C’est vraiment très triste. Je l’ai arrangé parce que ce n’est pas facile. Pareil, tu vois, tu peux regarder, j’ai l’air comme ça, mais au fond de moi je te dis qu’il y a un petit cœur qui va partir. Et j’étais déjà. je les ai appelés. Ça, c’est vraiment génial. Il n’a pas mérité ça.
