Répression du mouvement écolo : état des lieux. Pourquoi et comment les activistes continuent à se battre
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Bonjour, bonjour ! Alors en vedette américaine, nous avons Simon, citoyen engagé de Dernière rénovation, c’est ainsi qu’il exige d'être présenté Alors je vais préciser ce que la commission d’enquête a dit, et puis après tu vas nous raconter ce que tu as pu dire dans cette commission. Donc elle expliquait que ses services écoutaient, et que personne n'écoutait c’est sympathique. Donc nous ne sommes pas seul ce matin. Il faut le savoir et par ailleurs, il y a le chat. Racontez-moi ce que vous avez fait à cette commission d’enquête.
Oui, bien déjà, merci pour l’invitation. Alors je n’y suis pas allé personnellement, mais on avait été écoutés dans ce cas, dans le cadre de cette commission d’enquête parlementaire. Et nous, on était allé justement pour déjà clamer haut et fort le fait que le titre et le nom de cette invitation était calomnieux et fallacieux. Et ensuite, pour essayer de visibiliser et de donner des clés de compréhension sur pourquoi est ce qu’aujourd’hui on faisait de la résistance civile, pourquoi on choisissait d’enfreindre la loi pour essayer de préserver tout simplement des conditions de vie habitables sur terre ? Et voilà, on y allait pour parler de tout ça.
Est ce que, en deux mots, tu peux expliquer ce qu’est la dernière rénovation et pourquoi ? Pourquoi il y a autant de groupes différents sur le même sujet ?
Le sujet de la rénovation thermique ou le sujet global de nos conditions de vie ?
Le sujet global de vos conditions
On a une campagne de résistance civile qui vise à faire adopter un vaste plan de rénovation thermique des bâtiments. Et qui vise aussi en fait à venir être un petit peu l'étincelle qui viendra participer à générer un soulèvement plus global. En fait, l’idée c’est de s’attaquer donc au sujet de la rénovation thermique comme étant un sujet évident qu’il faut mettre en place aujourd’hui, parce que c’est un sujet qui a une pleine légitimité d’un point de vue environnemental, puisque là on parle de très fort enjeu d'émission de gaz à effet de serre, on a à peu près 18 %. C’est aussi un sujet qui a une parfaite légitimité sociale puisqu’il y a 12000000 de personnes qui vivent dans des passoires thermiques. Il y a chaque année 10 000 personnes qui meurent de mauvaises conditions de logement en France. Et aussi, c’est un sujet qu’il y a une parfaite légitimité démocratique dans la mesure où c’est directement issu de la Convention citoyenne pour le climat. Et plus récemment, nous avons à peu près neuf mois, dont huit ou neuf mois d’action. On avait eu un vote de l’Assemblée nationale qui avait justement ajouté 12 milliards d’euros dans le budget de l'État 2023. Alors, évidemment qu’on a participé à obtenir, on n’est pas les seuls acteurs, mais en tout cas on a participé à mettre ce sujet médiatique, ce sujet au centre de l’espace médiatique. Et pourquoi est ce qu’on est plein de groupes différents ? Je pense le faire alors, parce que malheureusement, la responsabilité aujourd’hui de protéger ces populations devrait incomber à nos gouvernements et que ce n’est manifestement pas le cas. On peut le voir dans différents éléments, que ce soit les propres engagements du gouvernement par rapport à la Convention citoyenne pour le climat, qui sont tout simplement bafoués et sur lesquels nous faisons des promesses qui ne sont jamais tenues et même continues, qui vont augmenter un budget. Ils nous mentent, tout simplement. On l’a vu très récemment sur la rénovation thermique des bâtiments où en juillet, Élisabeth Borne annonce avoir augmenté de 1,6 milliard le budget. Et en fait, en tricotant, on se rend compte que 700 millions, c'était de l’argent qu’on avait déjà. Donc voilà. Et pourquoi pas, même à un niveau international aussi. On voit très bien aujourd’hui avec cette. Grotesque mascarade de la COP 28. Que fait cette eau ? Aujourd’hui, c’est aux citoyens de prendre cette responsabilité-là, parce qu’on est abandonnés par nos dirigeants, nos dirigeants et. Et du coup, il y a plein de groupes parce qu’il y a de plus en plus de personnes, je pense, qui se sentent complètement désemparés, qui ont peur tout simplement pour leur avenir, ceux de leurs enfants, de leurs proches et qui sont qui ont décidé de simplement de reprendre en main ce pouvoir politique pour essayer de nous sortir de cette situation.
Comment Dernière Rénovation existe ? Est ce que c’est une association de fait ? Est ce que c’est la vitrine légale de je ne sais quoi ? Est ce que vous aidez des écoterroristes avec le sourire ? Comment s’organise cette affaire ?
Alors on est une campagne de résistance. Déjà, le but, Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’on n’a pas une vocation d’avoir une structure qui va se pérenniser dans le temps. On n’a pas vocation à exister dans le temps. On a une revendication. Et une fois que cette revendication sera atteinte, qu’on aura des victoires à revendiquer sur cette revendication là, on n’existera plus. Ensuite, évidemment, on a, on a une structure, une structure juridique derrière. Je ne crois pas que ce soit la partie la plus intéressante. Après sur le terme éco terroriste, c’est vrai que je sais qu’il est employé avec de. L’humour et je ne me vexe pas, mais je sens que j’ai croisé mes jambes. Déjà, c’est un langage corporel qui s’exprime pour moi. C’est vrai que c’est des termes qu’on nous a, qu’on nous a prêté en tout cas, et qu’on nous prête de plus en plus. Et ça fait écho avec eux. Un des problèmes majeurs. Moi je suis venu parler aujourd’hui, qui est en fait la réponse gouvernementale et la répression sur les défenseurs et les défenseurs de la vie qui se fait de plus en plus forte en fait, Il y a évidemment cette manipulation du langage qui vise à tout simplement nous faire nous faire voir comme étant beaucoup plus méchant que ce que nous sommes et également, on le voit aussi beaucoup dans les dans les moyens qui sont utilisés, qui sont utilisés justement par l’appareil répressif pour essayer de mater et d’emprisonner les différentes personnes qui alors ?
Mais concrètement, sans entrer dans les détails, pas de nom ou des choses comme ça. Mais concrètement, c’est quoi la répression qui s’abat sur vous actuellement ? Et donc il y a la répression, on va dire sémantique, mais dont on peut quand même rigoler. Donc je ne dis pas qu’elle n’est pas importante, mais voilà. Mais est ce qu’il y a d’autres choses de plus, de plus concrètes, de plus embarrassantes dans votre vie de tous les jours ?
Oui, bien sûr. Je pense que là il y a deux niveaux. Il y a moi, je peux, je peux parler par rapport à Dernière innovation et ensuite je peux parler globalement aussi de ce qui se passe sur le mouvement climat. Pour la dernière rénovation, on a un élément assez factuel qui vient appuyer cette répression. On a eu pendant toute la fin de l’année dernière, à partir de juillet. Notre mode d’action principal, c'était justement de faire des blocages de route. Oui, beaucoup de blocages, notamment de périphérique parisien et d’autres grands axes routiers en France. Et on a vu en début d’année dernière une modification de quelque chose qu’on appelle les FD, donc les amendes forfaitaire délictuelle qui en fait permet à un policier ou une policière justement de venir directement donner une amende à une personne qui, notamment à partir du début de l’année 2023, participerait à une entrave à la circulation sans que cette personne puisse avoir de contradictoire, c’est à dire sans que cette personne puisse aller se défendre devant les tribunaux, sauf au prix de démarches qui sont moins coûteuses pour les prévenus. Donc ça, c’est une évolution de la loi.
C’est à dire en fait les flics qui se transforment en justice quand ils rendent la justice sur le mode du code de la route. Au fond, c'était ça. C’est-à -dire je venais de griller un feu, Je vous mets une amende tout de suite, mais en fait c’est généralisé. Enfin, c’est étendu plus exactement à d’autres, d’autres choses comme les routes, etc.
Tout à fait. Donc c’est une des une des choses qu’on a vu. Évidemment, ce qu’on voit aussi, c’est les poursuites qui sont engagées par rapport envers nos militants et nos militantes. Aujourd’hui, on a des montants qui sont complètement décorrélé de la réalité, qui sont demandés. Je pense à plusieurs actions qu’on a réalisées. On a fait une action dans le courant de l’année dernière, dans l'été où deux personnes, Erwan et Jean, sont allés simplement escalader les poteaux du stade de. Le Rugby de Toulouse. Ils ont bloqué le match pendant un petit quart d’heure de mémoire et pour ça, ils ont été condamné à 7 000 € d’amende en première instance. Pareil. Plus récemment, on a eu un jugement.
Donc effectivement, on n’est plus sur le volet directement dont on parlait juste avant. On est bien sur la partie. Tout à fait. Il y a d’autres exemples. Par exemple, on a un autre mode d’action qui vient en fait à repeindre des bâtiments que nous, on estime être responsable ou en tout cas de manque et de responsabilité dans la transition qu’on a besoin de faire en tant que société. Et notamment on a, on a, on a aspergé avec de la peinture qui part à l’eau le l’hôtel de région de Lyon et on a justement une partie civile dans ce procès là qui demande qui ? Qui a demandé 130 000 € de dommages et intérêts pour les personnes qui ont fait ce geste là. Donc on voit qui c’est. C’est absolument décorrélé du réel en tout cas à mon sens. Donc ça c’est vraiment pour notre dernière innovation. Et après, pour ce qui est de la répression globale sur le mouvement climat, je pense qu’il y a d’autres organisations qui aujourd’hui sont aussi directement concernées. Je pense à Extinction Rébellion. Il y a quelques semaines ont vu cinq personnes être perquisitionné par rapport à une protestation non violente et qui en fait dans détricotent, on se rend compte qu’il y a eu huit mois d’enquête, qu’il y a de la reconnaissance en tout cas qui ont utilisé des systèmes de caméras pour identifier les vêtements que porter ces personnes là, que c’est un exemple parmi d’autres.
Salut Julien, vous voulez un café ou pas ?
Oui volontiers
Mais j’allais plus parler aussi des moyens qui sont mis en place pour qui sont qui, qui sont complètement extravagants. Je pense à la manifestation notamment contre le projet d’autoroute à 69 où on a vu que, en fait, on mobilise des hélicoptères avec des systèmes de caméra, de caméra thermique. En fait, on a vraiment l’arsenal qui devrait être réservé à des à des conflits armés ou à. Justement, on revient sur ce terme d'éco terroriste. Je pense qu’il y a du coup, il y a eu la partie sémantique et la partie sémantique sert maintenant à venir faire venir tout l’arsenal derrière qui va permettre de réprimer tout ça quoi.
Ça, c’est l’aspect on va dire judiciaire. Est ce que, par exemple, sur l’aspect policier, en termes de renseignement, de surveillance, puisque vous avez été auditionné à la commission sur les listes et les groupes violents, ces groupes à Action violente.
C’est ça exactement.
Et vous vous êtes considéré comme un groupe violent ?
En tout cas, on a été, on a été invités. Donc déjà ça montre que c’est un petit peu flou. Mais ce qui nous disait pendant l’audience, c'était que justement ils avaient envie de comprendre pourquoi est ce que, à un moment, dans des groupes non violents, il y avait des personnes qui choisissent de passer à l’action violente ? Globalement, là où nous on a notre passage, il est disponible sur notre chaîne YouTube, donc en intégralité et ce sera beaucoup plus précis. Mais globalement c'était ça. Et effectivement, je pense que c’est tout un jeu aujourd’hui du gouvernement qui est de un peu des deux, de créer et de peut être effacé cette ligne entre violence et non-violence pour que ce soit plus simple ensuite d’abattre. Et effectivement, alors je ne parlais pas uniquement de la partie judiciaire, dans la mesure où effectivement je pense qu’il y a des systèmes d'écoutes qui sont mis en place sur les militants du mouvement climat. Et encore une fois, je parlais avant aussi des deux.
Mon pauvre, tu te demandes ce qui se passe ? Je porte du café.Tu tiens le cap c’est bon ? Julien, voulez-vous vous associer à la discussion ?
Si ce n’est pas une association de malfaiteurs.
On est une association de malfaiteurs. Je ne sais pas, ça va dépendre de ce que vous allez dire. Donc il y a un micro ici, un autre là, normalement, vous avez tous un micro. C’est la nouveauté du jour, c’est la bonne franquette. Vous avez fait bon voyage.
Ouais, ouais.
Tôt pour toi.
Pour nous ouais, un peu moins.
Donc comment allez vous tous les deux ? J’ai eu le plaisir de vous recevoir. Au poste il y a quelques temps, mais c'était en Visio et là c’est vrai, alors je suis bien content.
Ce genre de poste, on est content d’y venir.
C’est un habitué.
Oui, en quelque sorte oui. On compare un peu, mais certainement des records chez vous. Je crois que c’est mon 15ᵉ placement en garde à vue en audition libre.
Je pense que tu bats les records, tu dis bien individuellement ?
Alors je vais monter la caméra et après on va pouvoir se concentrer. Mais le cadre est pas mal, sauf qu’il faut que je monte un petit éclairage. Vous êtes grands là les gars ! Anne-Morwenn vous êtes dans l Hydrologie ?
Oui, scientifique transdisciplinaire. Moi j’aime bien dire ce que je touche un peu à tout dans les sciences de la terre, on va dire.
Tu peux redire ce que tu as dit ?
Ben en fait je n’ai pas vraiment de spécialité, mais le terme que j’aime bien utiliser, c’est géo scientifique transdisciplinaire. Ouais.
C’est bizarre ton affaire Le Guet Julien porte parole de Bassines Non merci. Tu sors d’un procès dont on attend pour le 14 janvier la sentence le 17 je crois.
Et tu connais le procès qui a requis une peine de prison en ce qui te concerne.
Elle a aussi le record de la bande. On était neuf inculpés, on était neuf inculpés et on est trois pour lesquels le procureur réclame des peines de sursis de 6 à 12 mois, assorties ensuite de tout un tas de joyeusetés, de jours amende. Je ne connaissais pas le dispositif. C’est pas mal. Si tu ne payes pas, tu vas en prison. Donc la justice à deux vitesses est déjà en place, un peu à l’américaine. Et puis également très inquiétante des interdictions de territoire, des interdictions, là, de trois ans de territoire dans les Deux-Sèvres. Pour certains camarades, il y a donc l’attirail est assez fourni, on ne sait pas si le juge va suivre les réquisitions du proc, mais voilà, on en est là.
Le procès, c'était pour l'événement. Vous êtes accusés et soupçonnés d’avoir organisé le rassemblement du 25 mars, c’est ça ?
En fait, sur les neuf, ça concerne quatre dates de manif différentes. D’ailleurs, c’est un des trucs qui faisait que les avocats ont quand même questionné le juge. Et ce qui fait aussi qu’il a fallu deux séances de jugement pour aller au bout des réquisitions et des plaidoiries. Parce qu’en fait on est neuf et interpellés sur des faits très variés. Il n’y a pas de cohérence dans les chefs d’inculpation. Chacun, à titre perso, ça concerne dix chefs d’inculpation sur quatre dates différentes qui vont tourner autour de de faits très anodins, de tags et de choses comme ça, jusqu'à l’organisation de manifestations interdites dont le juge a déjà laissé entendre que pour un certain nombre de camarades syndiqués, là aussi, il y a une nouveauté dans ce dans ce procès, c’est que sur les neuf inculpés, il y a six représentants syndicaux et cinq représentants syndicaux des camarades les porte parole de Solidaires, de la CGT, de la Confédération paysanne et où le juge a laissé entendre qu’il y aurait une possible requalification des faits. Pour l’instant, ils sont poursuivis pour organisation de manifestations interdites et participation à un groupement en vue de commettre tout ça. Et il se pourrait que ce soit requalifié en simple participation à une manifestation interdite, ce qui est plutôt du rejet de l’amende. Par contre, avec les deux camarades des soulèvements de la Terre Basile du Tertre et Benoît Feuillu, ouais, nous on est dans le haut du panier. Là, il y a du sursis qui est requis.
Et il y avait déjà eu dans d’autres affaires du sursis requis contre toi et ou contre tes camarades.
Moi, c'était mon premier jugement. Par contre, il y a une quinzaine de camarades qui sont passés sous les fourches caudines des tribunaux de Niort, de Poitiers et également de La Rochelle. Et parmi eux, il y a un camarade qui a écopé d’une peine de prison ferme qui est en Christ, et à Vivonne, juste à côté de la première bassine du secteur bassine qui n’a jamais pu être rempli. Donc, est ce que t’es un petit peu tragi-comique cette bassine ? On est allés faire un tour, ils n’ont même pas pu voir où ils ont bâché et quand ils ont bâché qu’ils ont rempli. La bassine s’est affaissée sur elle-même parce qu’en dessous c'était des sols karstiques. Ça a dit un peu le sérieux de la démarche, quoi. Et aujourd’hui, on est toujours dans ce type de délire. Ils n’arrivent pas à monter la bassine sans de solides bases qui creusent dans les nappes phréatiques, puis back en hiver dans les plaines. Donc là ils ne peuvent pas faire les travaux. Enfin, c’est tout à l’avenant. Et donc il y a déjà eu des peines de prison ferme qui ont été requises et qui sont exécutées notamment par ce camarade Cédric qui est un camarade de gilet jaune de Bordeaux qui a été complètement pris par la marée. Lui, il a accepté la comparution immédiate. On n’a pas su qu’il était interpellé, on n’a pas pu assurer. Le soutien qu’on met en place et dont on a pu bénéficier les uns les autres et donc qui s’est fait emporté par la maréchaussée. Et puis il y a également le camarade Loïc, que la justice soupçonne d'être aussi le moine. Je ne sais pas si ça évoque à certains l’image de l’outrage. Et lui, Loïc, avait écopé d’une peine de prison ferme, d’un an avec aménagement de la peine avec un bracelet électronique. Et c’est passé en appel il y a quelques semaines. Et la cour d’appel de Poitiers a diminué de moitié la sentence. Il est passé à six mois de ferme, donc il va encore avoir quelques semaines et il va pouvoir à priori retrouver un peu sa liberté après ça.
Alors je dois faire quelques réglages puisque c’est la première fois qu’il y a trois invités et trois micros. Et après je vous promets, je serai qu’avec vous et j’arrêterai. Donc là, je vais vous demander d’improviser, de tenir le micro. Anne, ne te fais pas avoir par les deux garçons.
Ce n’est pas facile.
C’est pour ça que moi je suis avec toi. Sache-le. Si tu veux, on va évidemment faire le point sur où est ce qu’on en sait des méga bassines. Mais là, pour l’instant, on est plutôt sur le volet judiciaire répressif. Il y a des choses qui que vous préparez, il y a des il y a des manifestations que vous préparez. Mais par rapport à ce que tu viens de dire, est ce que tu veux réagir à ce qu’a dit Julien ou autre Simon ?
Déjà en disant qu'à la base je n’étais pas spécialement invité, donc si à un moment je gêne pour le cadre, faut pas hésiter à me dire. C’est déjà super sympa de m’avoir donné la parole et moi j’ai peut être un petit élément là dessus sais J’en profite pour faire un petit instant d’autopromo.
Ça devient auto promo.
Non mais comme on parlait de répression à la fois policière et judiciaire tout à l’heure, je pense que, en fait, il paraissait pertinent de dire qu’on était fin. Et on va très bientôt publier deux tribunes avec extension, extinction en rébellion et rénovation. Une première qui a été rédigée justement par Extinction Rébellion, qui va plutôt concerner la répression, la répression policière, les moyens qui sont mis aussi dans cette répression. Et une seconde qui a été rédigée par Dernière rénovation qui là revient plus ça à un appel à la justice dans la mesure où aujourd’hui on a, on a certaines victoires judiciaires, on l’a vu notamment dans le cadre de la double condamnation de l'État pour une action climatique. On l’a vu dans le cadre de la Quinzaine, à peu près de méga bassines qui ont été annulées par notamment le tribunal de Poitiers, je crois, dans le cadre aussi de l’International des Verts. Là, des avancées qui sont notamment, je pense aux États-Unis, et il y a eu un procès qui a été gagné, qui en fait qui, qui, qui a déclaré comme un anti anti constitutionnel une loi qui visait à interdire en fait ou aux localités de considérer les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de nouveaux projets d’extraction d'énergie fossiles. Il y a des avancées, mais on se rend compte, nous, que pénalement, on a toujours des condamnations. On a même des fois l’outil en fait de la dispense de peine dans le cas d’une condamnation qui est encore trop peu utilisée. Et donc cette deuxième tribune, ça revient un peu en fait, à faire un appel à la justice pour que tout simplement nos droits en tant que défenseur des avancées de la vie soient reconnus et que notre que la résistance civile comme dernier moyen d’action soit légitimée par les tribunaux, par le personnel de justice. Et par rapport à ces deux tribunes-là, on organise un grand rassemblement le 18 décembre prochain, c’est un lundi à 12 h, face au tribunal de grande instance de Paris, dans le 17ᵉ arrondissement. Ce sera l’occasion du procès de l’une de nos militantes, Sacha, qui est jugée pour avoir bloqué une route et on invite toutes les personnes à signer ces différentes tribunes et à se joindre à nous pour ce grand appel à la justice. Le 18. Parce qu’aujourd’hui on estime que la solution, elle doit venir aussi de la justice, tout simplement.
Les tribunes, elles vont paraître où ? Quand ? Comment ? Pour signer comment ça marche ?
Alors où exactement ? C’est le genre de question qu’on est en train de faire, sur lesquelles on se penche maintenant. Et effectivement, là, elles sont rédigées, elles sont en train d'être signées par différentes personnes pour après essayer d’avoir quelques signatures pour essayer de les faire paraître dans les journaux les plus intéressants possibles.
Eh bien, Simon, merci de la signer Donc on est très fort. Non, non, mais c’est tout à fait logique. Et c’est vrai, c’est un petit peu ce qui est chouette ce matin. La lutte, elle permet ça aussi.
Oui parce que là Julien, faut dire les choses en fait, vous avez profité de venir au poste pour leur offrir la beauté. Tout ce que Paris compte d’anti France. Et après cette émission, vous allez faire une réunion subversive à laquelle je ne participe pas, mais il me plaît de réunir les conditions.
On aime bien favoriser ce genre de liens. Oui, clairement.
Mais par exemple la transition ou je ne sais pas quoi. Là, le comment a dit Anne je suis transdisciplinaire. Est ce que tu penses que ça sert à quelque chose encore les tribunes, les pétitions ou pas ? Ou est ce que ce n’est pas un truc ?
Mais ça dépend. Ouais, ce n’est pas un moyen d’action que je pense être très efficace on va dire, mais ça permet beaucoup de communication et ça permet de faire parler du sujet. Et ça, je pense que c’est l’intérêt principal. Mais même des pétitions, en fait, on sait bien que les pétitions, elles vont jamais aboutir à quelque chose, mais ça permet aussi d’aller rarement et ça permet beaucoup d’aller à la rencontre des gens, de discuter avec eux, avec les gens des territoires quoi, et d’exposer les arguments de faire de l’information. Et ça, c’est pour moi, c’est le plus important quoi. Et après, il y a vraiment un côté moi je crois beaucoup en la complémentarité des moyens de lutte. Et du coup, toutes les formes d’action en fait ne s’opposent pas mais se complètent et se renforcent les unes les autres.
Ouais, c’est un peu là dessus que je voulais aller. Parce qu’en fait, c’est vrai que toutes les luttes, la conf. On a tout un panel d’actions et la Tribune en est un. Et bien la Tribune, elle va toucher certains publics et permettre à certains de se mobiliser. Ça va correspondre à leur forme d’investissement je pense. Notamment c’est l’occasion sur ce genre de tribune d’aller solliciter des scientifiques par exemple. Et puis surtout, je me souviens de ce qu’a produit cet appel à la solidarité dans le cadre de la dissolution des soulèvements de la terre. Quand il y a 150 000 personnes qui sont cosignataires et qui s’engagent et qui disent Nous sommes soulèvement de la terre, évidemment que l'équation on dissout un mouvement qui regroupe aussi largement, avec autant de scientifiques, de personnalités, d’organisations, etc. Ça met quand même un gros caillou dans la chaussure de l’arrêt de la répression, quoi ouais.
Ouais, tout à fait. Puis aussi, je ne vais pas répéter ce qui a été dit, mais nous on a des modes d’action aussi qui voilà qui relève de la résistance civile. On choisit d’enfreindre les lois. Il y a plein de personnes, par leur situation ou plein d’entités aussi par leur situation, qui ne peuvent pas soutenir frontalement ces choses là. Donc aussi, c’est un moyen, je pense, pour d’autres acteurs de la société civile de plaider en faveur de ce que l’on fait, mais de le faire peut être d’une manière un peu détournée, où je pense que c’est très intéressant.
Et alors la Tribune, l’idée, c’est quoi ? C’est d’abord on essaye le monde, puis si le monde dit non, on essaye Libération, Si Libé dit non, on va chez Mediapart tourner une page du club. Mediapart, c’est quoi les stratégies de publication ?
Ça, ça relève de notre de notre service presse. Après, j’ai l’impression que ça a été plutôt bien en contact. Qu’est ce qui est une stratégie qui est à peu près similaire à la nôtre ? Web c’est plus ou moins ça. L’idée c’est forcément c’est de bien. On les écrit pour avoir le plus d’impact possible. Donc l’idée, ça va être d’aller chercher les médias qui sont en France, les équipes qui sont les plus chez les plus petits, les plus intéressants, mais les plus aider à sortir du recours.
Je dis ça en rigolant, mais à l'époque, quand il y a un mouvement de grève du JDD, ils ont sollicité Bassine. Non merci pour qu’on soit signataires de la tribune des journalistes. Et on l’a fait, Ok, mais aussi bizarre que ça pouvait paraître, mais je trouve vachement intéressant que justement des journalistes qui, quand ils avaient couvert les événements de Ste Soline, avaient plutôt bien couvert pour un journal du JDD. Il y a eu des articles. C'était assez étonnant parce qu’en fait, il y a bien un distinguo entre la rédac avec les actionnaires et compagnie, puis des pigistes et des journalistes de terrain qui ne partagent pas forcément les nouvelles idées d’extrême droite, du JDD, etc. Et donc on avait, on avait suivi ça, on même. Je trouve que dans la relation aux médias, c’est intéressant quand on arrive à marquer des points chez l’adversaire, quand il y a des bons articles, par exemple dans le Figaro, parce qu’il y a un journaliste plus honnête que les autres cas, bosser son dossier et qu’on arrive à la même conclusion que dans des démarches de préservation de l’intérêt général. Peut être que les méga bassines, c’est des projets débiles. Ouais, moi je pense que justement les tribunes sont le moyen de sortir de l’entre soi et d’aller discuter avec les médias de l’autre bord ou qui serait plutôt enclin à soutenir ces logiques là, je pense. C’est intéressant aussi comme stratégie d’aller par là.
Il y a des questions dans le tchat, alors c’est un peu dans tous les sens, mais je vais, je vais, je vais en poser une si je n’en veux plus, je n’en veux plus. Mais alors c’est écrit d’une manière. Enfin bref, on voit beaucoup d’automobiles énervés lors des dernières rénovations sur les routes. Recevez-vous à l’inverse des marques de soutien ? Ça m’a l’air d'être une question d un camarade
Alors oui, bien sûr on reçoit du soutien, on reçoit du soutien des fois de la part des automobilistes, il y en a qui s’arrêtent pour nous dire que c’est bien ce qu’on fait, évidemment. Aussi, notamment sur Twitter, de personnes qui veulent mais qui ne partagent pas notre avis sur ce mode d’action. Ce que j’aimerais dire là dessus, c’est que déjà, on comprend évidemment à 100 % les personnes qui sont énervés par nos actions. Moi ce n’est pas du tout agréable d'être bloqué dans un embouteillage, surtout quand c’est le fait volontaire dans un groupe de personnes.
C’est autorisé Monsieur à vous pouvez vous mettre à l’aise
Je vois qu’il y a le jeu de société juste là. En fait, c’est parfait, mais il y a du coup, évidemment, on comprend. Et après nous, ce qu’on essaye de dire là dessus, c’est que ce ce n’est pas un plaisir déjà de bloquer des routes. Si on avait un autre moyen efficace pour attirer l’attention sur notre revendication, on le ferait bien.
Vous êtes sûr de ça ? Honnêtement, il n’y a pas eu un côté enivrant dans la lutte aussi. C’est à dire que quand tout d’un coup, tu sens que ce que tu fais est en train de porter.
C’est un côté enivrant dans le fait de bloquer des routes Il y a de la réaction qu’on a un peu de pouvoir. Je veux dire, bloquer le périphérique, c’est aussi une forme de pouvoir. Nous on a peut être le sentiment positif qu’on a eu par rapport à ça, c’est surtout que depuis que la rénovation a été lancée par rapport aux deux années qui ont précédé, on a eu trois fois plus de parutions médiatiques sur des articles ou à la télé ou à la radio sur le sujet de la rénovation thermique des bâtiments. Donc c'était ça. Si on avait pu faire en sorte qu’on parle autant de la rénovation thermique sans bloquer les gens, je ne pense pas qu’on aurait été déçu et je pense que ça aurait été très bien. Tu sais, on est très conscients que ce n’est pas en rond, qu’on est heureux, qu’on ne récupérera jamais l’adhésion populaire globale par ce mode d’action là. On l’accepte parce qu’il y a un côté aussi polarisation qui fait que les personnes, en fait, elles voient. On crée des situations où les personnes sont intriguées. Déjà parce que, en fait, une question qu’on pose tout le temps, c’est mais c’est quoi le lien entre les voitures et la rénovation thermique ? Qu’est ce que vous faites ? N’importe quoi ! Mais au moins les personnes du coup, elles s’arrêtent sur le sujet et se posent la question. Donc on fait plus, on favorise le fait de parler du sujet de fond qui est la rénovation thermique des bâtiments et et on fait ça polarise aussi dans le sens où une fois que ces personnes se sont posé la question, en général ce n’est pas on n’y a pas de ventre mou entre guillemets, d’adhésion ou non par rapport à nos modes d’action, c’est il n’y a pas de point de vue. Dire oui, pourquoi pas. C’est très général et ça se voit sur Twitter notamment. Une sorte de laboratoire là dessus. Soit les personnes nous détestent et vraiment avec des mots qui sont très forts, soit des personnes du coup soutiennent et vont souvent jusqu'à soutenir activement. Mais c’est ce qu’on cherche.
Est ce que les gens détestent parce que vous vous en prenez à la bagnole que tout le monde adore comme dirait l’autre ? Est ce que c’est ça qui énerve ?
C’est le fait de toucher à la circulation, mais en fait, à la voiture non, c’est ce qui énerve beaucoup. Je crois que c’est le côté bas en fait. Malheureusement, les personnes qui utilisent beaucoup leur voiture sont aussi des personnes qui sont pas les personnes qui sont les plus les plus favorisées, notamment les personnes qui prennent tous les jours le périphérique parisien. En général, c’est plutôt aux personnes qui ont besoin de se déplacer pour pouvoir aller travailler. Ce qui énerve, c’est un peu le côté mais pourquoi vous ? Pourquoi vous vous en prenez à nous ? Pourquoi est-ce que vous n’allez pas essayer d’embêter les responsables du dérèglement climatique en général ? Je ne crois pas que ce soit un truc forcément lié à cette bagnole qu’on adore. En tout cas, moi je dis ce n’est pas comme ça que je le perçois.
Parce que si j’ai bien suivi les compte rendus dans la presse concernant le procès qui vous a été fait, ce qui vous a été fait aussi comme procès, c’est la médiatisation. Ainsi, si j’ai bien compris, le fait de transformer le tribunal en cirque, c’est comme ça que ça a été dit, je cite de mémoire. Donc ce jeu médiatique qui pour l’instant vous est favorable me semble t il. Donc ça vous est plutôt favorable ?
Je comprends ton sentiment. Le global, c’est quand on était nez dans le guidon. C’est dur de le percevoir. En tout cas, ce qu’on voit, c’est que ça. Ces procès sont l’occasion pour les uns et les autres de s’agglomérer et puis d’agir quoi. On fait ces procès des moments de solidarité plutôt que de tomber dans le pathos et avec tout le poids, de porter ce genre de choses. Quand tu sais qu’il y a 4000 caméras dans le centre ville qui sont en train de remuer ciel et terre et d’aller au devant des habitants, etc. Pour expliquer une nouvelle fois pour coup ce qui nous met en mouvement, C’est des moments forts. Et en effet, je pense que par rapport à toutes les vagues de répression qu’on subit, ces moments de réussir à faire d’un tribunal un moment de rassemblement et même de fête et de culture et de partage, c’est pour nous, c’est aussi des formes de résistance et c’est très salvateur. Et évidemment que de toute façon, tous ces projets-là, la stratégie qu’on partage, c’est qu’il faut les mettre en lumière. Les stratégies des porteurs de projets, c’est au contraire passer sous silence, avancer d'étape en étape, et que les citoyens localement, s’aperçoivent au dernier moment, quand les travaux y démarrent, que dans les grands principes de lutte contre ces projets inutiles. C’est Il y a tout un travail de veille le plus tôt et on s’organise localement, le plus on montre aux porteurs de projets qui ont un rapport de force et que ça se passera pas comme ça. Le. Plus on a de chance de les faire reculer. Et donc oui, évidemment, il faut, il faut médiatiser, il faut, il faut porter la connaissance, surprendre. Sept ans en arrière, ce projet de méga bassines, Personne en France n’y voit le moindre scandale. Personne en France, on en a entendu parler. On est sur cette idée de ah bah ouais, ben stocker de l’eau finalement, c’est un peu comme les barrages, etc. Il y a des ouvrages ancestraux. Est ce que ça pose vraiment sociétaux ? Donc la pédagogie et pour faire passer la pédagogie d'être au contact des médias, c’est évidemment un parmi ces outils qui nous sont encore accessibles pour qu’on les utilise à fond. Et qu’en effet, en effet, c’est qu’aujourd’hui tout le monde a compris que les méga bassines, c'était pour agro-industrie, que ce n'était pas, contrairement à ce que pense encore Marc Fesneau. L’eau de pluie qui tombe dedans avec un méga entonnoir qui viendrait remplir une bassine de 20 mètres de profondeur. Enfin, on peut te dire ça En fait Julien Je ne sais pas, on verra bien. Moi j’aimerais bien qu’ils portent plainte. Ça c’est encore une belle tribune. Le même Fesneau qui déclarait il y a trois jours je suis du sud ouest
Ah oui, oui, oui, c’est vrai M. Phénoménale, c’est le ministre de l’agrobusiness français. Et donc, oui, celle-là, les cinq ministres de l’Agriculture continuent à mentir éhontément, médiatiquement, à laisser entendre que les bassines, ça se remplira avec l’eau de pluie qui tombe dedans quoi. Donc oui, les médias, la bataille médiatique faite. Par pompage dans les nappes phréatiques. Ou les rivières à l’occasion des. Rivières, c’est vrai, oui, dans les deux Sèvres et c’est quasiment exclusivement sur les ateliers qu’ils parlent. Mais dans la Vienne par exemple, c’est beaucoup en remplissage, en rivière ou en Charente aussi.
Alors, parce qu’il y a un paradoxe avec cette émission, c’est qu’on est en train d’expliquer la répression qui vous est faite, on est en train d’expliquer les difficultés et il faut aussi rameuter. Il faut aussi qu’il y ait des gens qui viennent. Donc comment vous faites moralement pour dire aux gens "Bah venez, mais vous risquez des amendes, vous risquez de la prison, vous risquez des emmerdes". Cette contradiction, comment ? Comment on la vit quand on est un peu organisateur du bazar ?
Je ne sais pas moi, je ne sais pas.
Pour la question difficile,
Ouais, c’est bien ça.
C’est les de politesse est toujours quelque chose. C’est clair ça c’est clair. Je dirais.
Non. Moi aussi je suis la seule qui ne soit jamais présentée au procès.
Alors tu peux parler librement.
Ouais, je peux, je peux dire ça arrive aussi qu’on puisse s’engager et pas encore avoir d’emmerdes juridiques. Voilà, c’est vrai. Et c’est un peu des fois au petit bonheur la chance. Des fois, c’est quelqu’un qui est pris au hasard. Voilà. Après, c’est plutôt ce que moi j’y vois en tout cas avec la culture scientifique, c’est le poids de deux ans, un peu de répression par rapport à la catastrophe à venir. En fait, le choix, il est vite vu. C’est plutôt ça, C’est plutôt en fait on se bat pas pour, on se bat pour un intérêt général, on se bat pas pour notre intérêt particulier. Et quand on a que l’intérêt général, c’est la survie de l’espèce humaine. Base ça pèse dans la balance quoi. Je ne suis peut être pas très optimiste.
Mais je serai aussi un peu parti là dessus dans la mesure où je pense que Comment est ce qu’on fait ? Eh bien tout simplement, on fait ce qui n’est pas fait du tout. Sur ce sujet des effets du dérèglement climatique, c’est qu’on essaie de dire aux gens la vérité et on essaie de dire aux gens la vérité, en tout cas sans la maquiller, c’est à dire tout simplement, fondamentalement, ce sur quoi on essaie de se baser, c’est le consensus scientifique international sur ces questions là. Et donc le consensus scientifique, il explique très bien quelles sont ce qui va nous arriver. Il explique très bien aussi les solutions et ensuite, on essaie aussi de dire la vérité pleinement aux gens sur exactement les risques qui sont encourus. Alors effectivement, on ne maîtrise jamais l’intégralité parce qu' il y a une répression qui est, comme on l’a vu tout à l’heure, avec les habitudes qui évoluent et les règles du jeu changent. Merci beaucoup. Les amendes forfaitaires délictuelles que les règles changent en cours du jeu, mais on essaye de dire exactement les risques de dire exactement les risques climatiques et est lié à la répression et ensuite de laisser les gens prendre leur décision. Et en général ce qu’on observe, c’est que les personnes à qui l’on parle souvent prennent la décision et de manière générale aussi. Je crois qu’on a aussi bien vu, notamment dans le cas de la Convention citoyenne pour le climat, Quand on dit la vérité aux gens, et bien les gens prennent d’eux mêmes les bonnes décisions pour l’ensemble du groupe.
Il n’y a pas des moments où même il y a une forme de démobilisation, où des gens arrêtent parce qu’ils en ont marre de subir cette répression.
Ben de toute façon, le libre arbitre dans ces questions est vachement important. En effet, les camarades qui se mettent en route et qui, il faut qu’ils le fassent en connaissance de cause. Nous, la fonction qu’on peut remplir, c’est en effet de mettre sur la table et ensuite chacun avec lui d'être clair aussi sur les risques encourus. Envisager avec quand même ce truc. Il y a quand même un truc qu’on ne maîtrise pas, c’est la violence de la réponse apportée en face. Si on rétropédalage sur Sainte Soline. On imaginait bien qu’on aurait affaire à une adversité. On savait bien qu’il y avait des milliers de flics qui étaient sur zone. Mais est ce qu’on avait imaginé un seul instant qui mènerait ce type d’action ? Est ce qu’on avait imaginé un seul instant qui balançait 5000 bombes pendant 2 h sur de manière complètement indiscriminée, sur des foules bigarrées, avec toutes sortes de personnes, de familles, etc. Ça, non. Ça, on le sait. Et c’est sûr que dans les actions qu’il y a eu depuis et dans les actions qu’on mènera à l’avenir, c’est un paramètre qu’on prend en compte fortement.
Et comment tu peux dire comment vous le prenez en compte ?
Une des réponses qui a été apportée assez immédiatement, ça a été le convoi de l’eau On est pendant dix jours, puis voilà. Morin pourra vous en reparler. On est parti en vadrouille de Sainte Soline pour monter jusqu'à la capitale en passant par Orléans qui est le siège de l’Agence de l’eau. Et là, pour le coup, sur des modalités qui étaient clairement affichées, on s’est de l'écotourisme, l'écotourisme actif, militant, avec des actions, avec des choses qui vont faire bouger un petit peu. Et là où on passe, on voit qu’on est passé quoi, mais dans un autre état d’esprit. Et puis ensuite là, on va, on vient, on commence à annoncer que du quatorze, et puis…
C'était une marche ou c'était à vélo,
À vélo et un tracteur, un tracteur important. Et là, par exemple, on est en train de préparer le prochain gros événement qui va être du 14 au 21 juillet. Ça va être une espèce de méga colonie où à la fois il va y avoir cinq jours de rassemblement autour d’ateliers de formation, etc. Et puis de la mobilisation et de l’action. On va tâcher de ne pas tomber dans les pièges létaux, dans les pièges mortifères de la maréchaussée et de leur grand chef.
Parce que oui, vas y.
Ouais, je vois. Je voulais juste compléter quand même par rapport à ce qu’on a dit. Et puisque moi même j’ai dit avant, il y a un côté aussi où je où nous, on peut se permettre de prendre un certain risque aussi parce qu’on est issu de classe moyenne, je suppose. Enfin bon, voilà, et qu’on est blanc et que du coup voilà, face à une justice de classe ou à une justice raciste, évidemment que c’est plus facile pour des gens comme nous que d’autres de se mobiliser. C’est pour ça aussi que c’est le fait d’avoir des collectifs différents avec différents moyens d’action. L’annulation des quinze bassines a été porté par le réseau France Nature Environnement. Donc il y a vraiment différents moyens de s’engager et donc de prendre différents risques en fait. Et même du coup dans les actions, on pense de plus en plus, c’est comment on peut faire en sorte que tout le monde trouve sa place selon aussi le degré de risque qu’on est prêt à prendre individuellement.
Et sachant que la place pour le coup, et ça c’est vraiment une des suites de Sainte Soline, il y a ce qui se passe devant la manif et bien tout ce qui se passe derrière. Et en fait il y a vraiment besoin de gens là où la manif dessin de Soline a des conséquences sur nos fonctionnements, bah c’est qu’il y a maintenant des groupes soins qui s’organisent que panser les plaies, y compris les plaies de l'âme, les plaies de l’esprit Après une telle manif, ça fait partie maintenant des outils et des choses qu’on met en branle. Que l’adversité nous oblige à nous structurer et l’adversité nous oblige à nous solidariser. Et ça, c’est plutôt on va dire Merci Gérald. Je suis en train de donner un coup de boost incroyable et c’est grâce à lui. Si on se retrouve, c’est grâce à lui
Julien remercie Gérald. C’est l’information du jour.
Ce n’est pas la première fois C’est notre meilleur agent de communication.
Il y a eu une critique que j’ai trouvée très dure, mais voilà, je vous en parle à vous deux. On vous a accusé plutôt sur l’aile gauche d’avoir envoyé au casse pipe des gens comme Serge. Va un peu mieux t’en parler un peu plus. Je sais que c’est difficile, je sais que c’est difficile, mais voilà. Et que du temps a passé. Est ce que vous avez réfléchi à ces critiques ? Est ce que vous avez des réponses à apporter ? Est ce que vous. Qu’est ce que. Qu’est ce que ça vous a fait d’entendre ça ? Donc en gros, des gens vous ont vous ont reproché d’avoir envoyé au massacre. Alors, tu viens de dire à l’instant que vous ne saviez pas que la gendarmerie. Je résume : allez utiliser des couettes pour tirer des scènes invraisemblables que tout le monde a en tête. Mais cette critique là, qu’est ce que. Qu’est ce qu’elle a fait chez vous ?
Je peux redire ce qu'était le programme des festivités Et qu’est ce qu’on disait ? Qu’est ce qu’on a dit aux gens avant de se mettre en marche ? On était sur une manif et s’il y avait un objectif stratégique de déploiement, c'était d’entourer symboliquement la bassine. Et là, en laissant entendre que si le simple fait de l’entourer, ça redistribue les cartes en face. Parce qu’en fait, concrètement, en terme de stratégie de terrain, quand t’as 3000 hommes militaires surarmés pour préserver un trou, en fait, pour préserver rien qu’il y ait 4000 personnes qui arrivent, bah il y a aussi un truc très simple qui est de se retirer, de jauger l’opération de maintien de l’ordre par rapport à l’objectif opérationnel à préserver. Donc moi je vais le dire très clairement, je n’avais jamais imaginé cette violence là et je le dis et je n’ai pas su le dire. Lors de mon jugement. Moi, j'étais dans une position très particulière ce jour-là. Je suis toujours sous le coup d’un contrôle judiciaire qui m’interdit d'être sur la commune de Sainte Soline. T’imagine dans la caboche quand tu pars en mouvement avec tes camarades, puis que tu t’arrêtes à mi route. Et puis quand tu vois tous les copains passer, la famille, les amis, etc. Et qu’au bout d’un quart d’heure les copains arrivent à la bassine et tu vois le feu d’artifice funeste quoi, Le mortel feu d’artifice ? Je le dis, je le redis, s’ils savaient quel était le sort qui nous était réservé, je ne pense pas que j’aurais laissé passer mes trois filles entre quinze et 18 ans. Risquer de se faire tuer comme la jeune fille qui s’est retrouvée avec la mâchoire défoncée, etc. Donc non, ce n'était pas notre programme, c'était certainement le programme de Darmanin. Il faut relire rétroactivement les déclarations de Darmanin dans la presse, ou de Fesneau ou de Macron himself qui nous annoncent tous, avec leur petite musique et leurs alarmes, à se préparer à avoir des images très violentes à Sainte Soline. Putain, mais ça, on ne l’a pas annoncé. Nous, on n’a pas annoncé qu’il y allait y avoir la guerre. On n’a pas annoncé qu’en face il y aurait tout ça
Par contre, la veille, oui.
Mais pas que, quand on n’entend pas que Fesneau a fait le même type de déclaration et devant je ne sais plus quel pince fesses européennes, Macron est allé dans le même sens. Et pour le coup, pour moi c’est très clair. En fait, il y en a qui ont écrit le scénario de Sainte Soline, il y en a qui ont fait les choix stratégiques et les choix de déploiement pour aboutir à ça et qui ont donné les consignes pour aller vers ça. Et c’est au et au plus haut niveau du gouvernement. Et c’est ça qu’on espère aussi dans les actions qu’on mène actuellement. Tu as certainement vu passer qu’il y avait eu une saisie du Défenseur des droits. Il y a 72 camarades manifestants, dont 40 blessés, qui saisissent le défenseur des droits pour obtenir en fait que ce qui est ce qui est essentiel. On veut, en face de la réponse en face de la commission d’enquête sur les groupuscules violents, dont on parlera certainement, qu’il y a une commission d’enquête ou assimilés qui viennent faire toute la lumière sur la chaîne de commandement qui a abouti à ce scénario catastrophique de sainte Soline. Parce que pour en arriver là, ça veut dire qu’au plus haut niveau, il y en a qui ont donné, qui ont dit ben voilà, la liste des armes à emmener sur le terrain, voilà les moyens qu’on va mettre à votre disposition. Là-dessus, il faut relire rétroactivement l’article merveilleux du général à la retraite cavalier qui s’appelle Cavalier dans la dans la voix du gendarme. Ah ouais, voilà une chouette lecture. Si vous voulez savoir comment ça fonctionne.
Je lui ai dit à 6 h 30 du matin tu m’as envoyé de la lecture.
Oui, je l’ai vu sur des produits marquants. Pour en parler, je veux dire bah tiens, les gars ils font comme Julien, mais aussi en fait cavalier dans la voix du gendarme. En fait il revenait sur le saint de Soline un ou à mots couverts parce qu’il ne faut pas l'écrire comme ça. Il écrit fiasco, il dit la défaite de terrain, la défaite stratégique que la stratégie de nous empêcher de nous déployer en faisant des ronds et en arrosant à la lacrymos, c'était pas efficace face à une foule déterminée. Parce qu’il y a un enjeu majeur, ça ne nous empêche pas. On pleure un peu et on avance. Et donc, fort de cette forme, avec cet échec là, il écrit la stratégie qui va être mise en place. Et nous, on n’arrive pas à la lire. Moi, je, je. Concrètement, il demande des moyens pour la mobilité. Ses vœux ont été exaucés. Ça donne la brave M. Deschamps. Qui tire à bout portant avec des LBD sur des blessés, sur des élus, etc. Il décrit le fait qu’il faut pouvoir maintenir l’adversaire dans les grandes profondeurs. Je n’avais pas compris la phrase Mais en fait c’est ça, c’est maintenir sous une pluie battante d’explosifs en tous genres et en particulier les gemmes de zèle. Parce que ça aussi, après, il y a le retour d’expérience de Sainte Soline, et ça, il faut lire ça aussi, ces documents là. Retour d’expérience. Ah oui, ben comme on l’avait déjà vu à Sainte Soline un des lacrymogènes, ça ne fonctionne pas. Par contre, les j’aime de zèle, surtout quand elles sont tirées en tir tendu à bout portant dans la gueule des gens. Ah ouais, ça, ça fait reculer Il faut lire la voix du gendarme et on lira attentivement la voix du gendarme pour déceler la prochaine stratégie.
Je ne connais pas cet article mais je vois que rien dont tu parles, c’est Bertrand, son prénom et il a été pendant longtemps le chef de Saint-Astier. Exactement le village en Dordogne de L'école de formation des gardes mobiles où très clairement, les grandes répétitions. Gendarmes mobiles avec des gendarmes mobiles. Tu fais bien de me reprendre. Soyons précis et cette familiarité avec les forces de l’ordre ?
Si tu savais ça. J’ai été auditionné par l’Office de police judiciaire il y a trois jours par Le Pen.
On en reparle aussi.
Oui Le Pen.
Ce n’est pas la même famille.
Je n’ai pas bon, peu importe. Sûr que Le Pen contre Le Guet, c'était rigolo, mais voilà c’est bien à Saint-Astier que le bal funeste des quads, ils ont fait leur répétition. Ouais, c’est oui, c’est le centre opérationnel ou ce genre de nouvelles méthodes sont testées les PMC, là, les produits marchés, on en reparlera. Mais clairement, on a été les souris Labo là, les trois dernières manifs à Saint-Antonin, c’est vraiment là où ils ont testé, puis finalement ça ne marche pas si bien parce que ça met cinq minutes à sécher et du coup ça fait des contaminations. Et donc ça, c'était aussi un des trucs qu’on avait vu dans la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules violents. Ils annonçaient qu’ils allaient demander un arrêt des PMC parce que le retour d’expérience, ce n’est pas bon, quoi.
Alors parce que tu vas très vite aux informations. Il y a en effet 70 personnes qui ont décidé de saisir la Défenseur des droits au sujet des violences physiques et psychologiques qu’elles ont subies ou observées le 25 mars dernier. Et je renvoie à un article de Mediapart Serial, tu devrais avoir ça dans les dents, dans les notes. Je je. Tu as parlé, toi, des bassines qui avaient été annulées, Mais on continue dans le volet répressif, tu veux bien ? Et puis après on parlera des bassines en tant que telles. Selon Reporterre, ce petit média écologique Reporterre, dans un article intitulé De lourdes peines réclamées contre les antis bassines, je lis Un avocat représentant le Syndicat agricole Coordination rurale dépeint les prévenus comme le gratin de l’extrême gauche. Toi ? Non parce que t'étais pas prévenu, mais. Pour toi c’est gratiné. Alors c’est le gratin d’extrême gauche qui déteste la police, qui déteste les paysans. J’ouvrais des guillemets, je les refermais. Cet avocat vous a même comparé à Pol Pot et aux Morts aussi, le génocide des paysans ukrainiens.
On avait un historien face à nous.
Ouais. Il a aussi parlé de l’Holodomor qui a été le génocide des paysans ukrainiens qu’il nous attribuait.
Et grosso modo, il vous dit que vous ne représentez rien et semble t il, d’après Reporterre. Le président du tribunal lui a dit : "Mon gars, non, ce n’est pas ça.
En fait, c'était juste tragi-comique à ce moment-là, parce que cet avocat là, c’est un peu. Il y en avait une. Un invité intrus dans la salle et personne ne savait trop quoi. Depuis le matin, on se regardait et on voyait bien que dans les parties civiles, il y avait l’avocat de la dernière fois de la cop, de l’eau et il y en avait un autre. De notre côté, on avait déduit qu’il était un soutien, etc. Et en fait, il est resté muet jusqu'à ce qu’il ait l’occasion de prendre la parole quand ça a été donné aux parties civiles. Et il a pris la parole. Il s’est présenté comme étant le représentant de la Coordination rurale. Très clairement, la Coordination rurale, c’est le syndicat d’extrême droite agricole. Voilà, il n’y a pas d’ambiguïté. Et donc il se lève et commence et nos avocats lui bondissent dessus à dire Mais vous êtes qui ? Et puis pareil, le procureur qui tombait des nues, etc. Et le juge qui a dit mais à quel titre ? Et donc il a fait valoir qu’il se porte partie civile. Ça a d’ailleurs fait l’objet d’une suspension de séance. Le juge s’est retiré pour dire est ce qu’on entend ou on n’entend pas ? Puis finalement il a décidé qui statuera à la fin de son jugement. Donc il a laissé plaider pour que peut être, au bout du compte, quand il y a les règles et le jugement sera donné, en fait, il dira qu’il ne faut pas en tenir compte. Ah, c’est quand même vachement bizarre parce que du coup, entre temps, ça lui laisse l’occasion de déverser son flot de propagande nazillon. Soyons très clair. Drôle de type quoi. Et drôle de circonstance. On a pris ça à la rigolade quoi.
Mais il y a une question du genre il y a l’Auvergnat Loup, c’est son nom. Vous faites quoi dans ces moments là ? Est ce que vous rigolez ? Il y a une autre question importante. Est ce que le gratin d’extrême gauche est végan ? Je pense que ça dépend de ce qu’il se passe.
Mais là, j’attends. Il y a des questions importantes. Mais je ne suis pas un fasciste.
Moi non plus, mais je ne crois pas que ce soit très intéressant. Mais personnellement, non.
Et sur le fait, est ce qu’on rigole ou pas ?
Là c'était vraiment spontanément. Et puis il faut aller voir le bonhomme. Je ne sais pas combien de fois il y a eu un avant et un après. Il y a le matin, il y a eu l’après 12 h et on voit qu’il est passé le restaurant entre-temps. Non, non, ce qui est très rigolo d’ailleurs, c’est que son intervention, c'était ça. Pour justifier sa présence, il a dit on a lu la presse, on a vu le premier procès et puis bon, on a vu que les accusés, on avait fait une tribune politique. Alors on vient faire une tribune politique
Incroyable. Alors là, il y a quand même, d’après le compte rendu de Reporterre, et je remercie Pauline qui a aidé à préparer l’entretien. Il y a cette question vous ne représentez rien qui, semble t il, est revenu plusieurs fois puisque le procureur lui même, dans son dans son réquisitoire je crois, vous vous dit que vous soyez 8000 ou 30 000, en fait, vous n'êtes rien. Cette question de la légitimité qui vous est, qui vous est opposée. Est ce que vous réfléchissez à ça ? Qu’est ce que vous en pensez ?
Je ne sais pas moi, ça me paraît tellement nul et non avenu. Quand à 200 organisations qui appellent au mouvement, quand tous les syndicats sont de la partie, quand on a des élus, des députés de la République, qui sont de la partie. Quand à des familles, quand à 30 000 personnes, ça fait combien de temps qu’il n’y avait pas eu 30 000 personnes en manif en milieu rural ? On est bien sur les chemins historiques de Notre Dame, des Landes, du Larzac, etc. Donc non, non, on est fin, c’est nul et non avenu. On est les citoyennes et citoyens qui résistons. On est les citoyennes et citoyens qui ont conscience qu’il est urgentissime de se mettre en mouvement urgentissime, de repenser ces politiques d’aménagement du territoire, repenser l’intérêt général, repenser la préservation des communs. Par contre, c’est vrai qu’on est bien conscients que le camp d’en face, il se renforce, que cette extrême droite qui est en train de s’agglomérer en train de. La semaine dernière, on est à l’Assemblée nationale et tu vois, on était au dessus du groupe Elfi qui nous avait invités. Il y avait un projet de loi pour demander un moratoire sur les bassines et en face, on avait le camp du RN et ça commence à faire un bobo dans l’assemblée et y sont présents et commencent à bosser leurs dossiers, Je crois que Macron en train de bien réussir son coup de tripartition de la société, de renforcer les clivages et de se poser dans une espèce comme ça, un espèce d’arbitre des extrêmes en oubliant de qui il représentait juste le parti de l’extrême capitalisme, de l’extrême centre. J’ai entendu parler il y a peu de temps
Je voudrais terminer le procès. Alors je redonne quand même parce que là il y a plus de monde maintenant qu’au début. Contre trois prévenus, dont toi. Des peines de prison, d’emprisonnement de 6 à 12 mois avec sursis ont été requises. En ce qui te concerne, c’est douze mois d’emprisonnement et interdiction de te rendre à Sainte Soline. Mais c’est déjà le cas où sont construites les deux premières méga bassines.
Il reste plein de terrains de jeu.
Donc c' est contre les représentants de la CGT Solidaires, La conf paysanne, Soulèvement de la Terre, sinon interdiction de paraître dans les Deux-Sèvres pendant trois ans avec exécution provisoire.
C’est la demande du proc.
Ça c’est les réquisitions et le jugement est attendu. Donc effectivement, le 17, dans les comptes rendus, il y a des agriculteurs qui sont venus pour expliquer qu’ils avaient peur quand vous manifestiez que certains avaient vu certains de leurs champs. Souillés, saccagés ou piétinés,. Qu’est ce que vous répondez à ces peurs là, ces craintes là, ces retours là ?
Ben, on peut déjà regarder l’audition du représentant de la FNSEA dans la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules violents ou quand il parle du saccage des champs autour de la basilique Sainte Soline. Il parle surtout de la pollution avec les restes de grenade, les palais, Donc ils ont été obligés d’organiser des ramassages de déchets, mais de déchets policiers, de gendarmes.
Je pense même sur le plan agronomique qu’il y a un truc qui s’appelle le tannage. Ou quand à un moment de croissance du blé, quand tu piétines le blé, tu peux augmenter les rendements. Si ça se trouve, on pourra faire bosser des agronomes qui démontreront quand même au bon moment dans la saison. On peut augmenter les rendements en acceptant une manifestation à l’intérieur. Plus sérieusement, néanmoins, il y a quelque chose de cet acabit là qui joue et d’ailleurs il y a une très petite sur ces aspects là.
Il y a un témoignage tel qu’il était rendu. Je ne mettais pas en doute la sincérité du gars. Mais juste ils profitent du dispositif, on est bien d’accord.
Mais si on prend l’exemple du convoi de l’eau où pour le coup c’est vraiment un cortège très grand. Les actions c’est la visibilisation, la prise de parole. Voilà on est sûr et il y a eu des appels des préfectures directement à certaines personnes pour dire attention, restez bien chez vous, ils vont venir. Dans vos champs. Ils vont venir dans vos maisons, ils vont venir dans votre jardin. Et il y a eu comme ça une grosse vague de pression des préfectures sur les mairies qui nous accueillent sur les agris et quoi ? Quand on a appris que derrière il y avait des gens qui étaient restés chez eux avec la carabine à attendre qu’on vienne les chercher, alors que nous on est en train d’aller faire la fête le soir quoi, D'écouter des conférences ? Voilà, enfin, il y a vraiment un décalage, il y a un rôle d' orchestration. Ouais, c’est ça, exactement. Il y a une orchestration quand il y a aussi la préfecture qui, pour l'événement du 25 mars, va voir tous les commerçants de Melle pour leur dire attention, ils vont s’installer où ils vont, ils vont, ils vont installer une ZAD sur la place du marché. Il faut fermer l'établissement. Il faut fermer vos commerces, vous allez être ravagés alors qu’en fait, ils ont plutôt fait un bon chiffre d’affaires.
Et voilà, c’est ça, c’est bon pour l'économie.
Bien sûr Et l'écotourisme, c’est le truc, c’est ça on confond écotourisme et écoterrorisme.
C’est la misère. Moi je me permets, je ne sais pas de quel côté exactement il est cet agriculteur là, mais est ce qu’il n’a pas peur de l’accaparement, de la privatisation des ressources en eau et de la peur devant chanter ? Enfin, je veux dire que le combat qui se mène aujourd’hui, c’est aussi un combat qui potentiellement va lui permettre et permettra à toutes et à tous d’avoir de l’eau qui viendra abonder les cultures de tout le monde. Donc j’ai l’impression que c’est un peu le moindre mal. Peut être aujourd’hui qu’il faut accepter parce que l’exécutif ne ne fait pas lui-même et ne prend pas les bonnes décisions.
Et puis en fait il y a un retournement des valeurs en fait, dont on semble les adversaires tout désignés. Alors qu’au quotidien, ces gens là, on est nullement leur oppresseur, c’est nullement nous qui les contraignent à ces pratiques là. Ce n’est pas nous qui tenons les cordons de la bourse, et c’est pas nous qui leur envoyons des lettres de relance parce qu’ils n’arrivent pas à payer leurs traites pour leur nouveau tracteur à 400 000 € et compagnie. C’est pas nous qui leur mettons la corde au cou. Nous, au contraire, on essaye d’appuyer le plus fort possible pour qu’ils puissent s’abstraire et se soustraire à ce système là. Aujourd’hui, par exemple, les coopératives agricoles du Centre-Ouest sont devenues vraiment les oppresseurs, alors qu'à la base, c’est un outil coopératif à la base, c’est construit par les paysans pour les paysans et aujourd’hui, c’est le monstre qui se retourne contre son créateur. Et c’est vrai que c’est bien plus facile intellectuellement de désigner ne nous est désigné comme adversaire. Il y a un truc que je vais dire haut et fort à Bassines, non merci. On n’a jamais au grand jamais fait appel pour intimider ou pour s’en prendre aux fermes, aux individus, aux familles. Ça c’est les pratiques de la FNSEA, c’est la pratique de la coordination rurale, c’est dans nos habitats, c’est à nos domiciles qu’il y a des pressions qui sont mises. C’est Patrick Picot, l’ancien directeur, président de Nature Environnement 17, qui a 50 tracteurs qui déversent des tombereaux de fumier devant sa maison et qui cassent la baraque au vu et au su des forces de l’ordre où là c’est de l’intimidation. C’est chez mon neveu qui a deux bonhommes qui viennent nuitamment le tabasser à son retour du jogging et qui lui pissant dessus en lisant. Il est malin l’anti bassine. Et c’est tous ces faits là qui ne sont pas suivi d’effet par la maréchaussée, qui ne fait pas l’objet des instructions nécessaires. Et il y a une volonté réelle d’inversion des valeurs. Et faut être clair, la com. puisque en effet la bataille est aussi médiatique qu’on en face. Ils se sont équipés, aujourd’hui ils ont des conseillers médias, ils ont des conseillers communication qui leur disent jouer à fond la carte de la victimisation. La dernière réalisation en date, c’est Monsieur et madame Pétrin qui sont les bénéficiaires de la bassine de prière Pétrin. Il est au conseil municipal de prière. Il est bénéficiaire de la bassine. Donc on est en effet aujourd’hui en train de déclencher des procédures et on va aller vers du pénal pour conflit d’intérêt. C’est pour ça que la bassine de prières, elle a arrêté. Aujourd’hui, il y a eu un référé suspension qui a été gagné au tribunal administratif parce qu’il y a une forte suspicion de conflit d’intérêt, parce que la mairesse aussi est connectée à la bassine. Et comme on mène des procédures comme ça en droit administratif, etc. Très offensif pour jouer au pénal aujourd’hui, la stratégie en face est de nous salir. Et donc je me suis retrouvé il y a trois jours à la gendarmerie de Surgères, parce que ces deux zozos, ils ont porté plainte contre moi pour menaces de mort réitérées suite à la manif qu’on a fait la dernière manif à prière où justement on venait annoncer qu’il y allait y avoir un référé suspension et où on a traversé la ferme en question. Mais on l’a traversé parce que la ferme est traversée par la route. Et juste avant, quand on a vu qu’il y avait un comité d’accueil, ben qu’est ce que j’ai fait ? Il y a tout le monde, il y a du monde, mais on va y aller tranquille et peinard, on va rester en groupe, on ne va pas tomber dans les provocs, etc. Et c’est ce qui s’est passé et d’ailleurs ça a été relaté par la presse, on a fait les vidéos, etc. Et néanmoins, la gendarmerie a quand même décidé de donner du crédit et de recevoir cette plainte. Donc moi, moi, les. Pas de permis. Et tout ça a été tout un foutoir. Il a fallu que je prenne ma journée pour aller à Surgères. C’est de la garde à vue abusive et particulièrement abusive, parce qu’en fait, ça vient donner du crédit à ce récit-là. Alors faut être clair, je les attaque derrière en dénonciation calomnieuse et ils ont pour diffamation. Mais c’est la dénonciation calomnieuse qui est la plus pertinente. C’est dégueulasse, c’est dégueulasse. C’est d’autant plus dégueulasse que je le dis haut et fort Les violents, ceux qui utilisent ces moyens mafieux d’intimidation vis à vis des individus, c’est eux, c’est eux qui ont ces méthodes là, ce n’est pas nous. Nous, on s’en prend à un système. Alors c’est vrai qu’aujourd’hui aujourd’hui, on met des noms, on met des noms quand on est fait et élu et que des bénéficiaires de la bassine, bah ouais, il y a un gros souci. Ensuite, on est aussi conscient que sur les 100 connectés à la base, on a tout un tas en fait qui se retrouvent là un peu malgré eux. Il y en a qui y en a qui ont expliqué ben si tu ne payes pas la bassine, t’auras pas accès à l’eau, que ce soit dans le forage ou connecté à la bassine, tu sauras tout. Il y a 200 fermes connectées qui sont dans le projet de coopérative de l’eau. Il y en a qui seraient connectées, mais en fait on a expliqué il y a quelques années que soit on rentrait dans cette démarche collective, soit il n’y aurait plus les volumes d’eau attribués. Donc il y a aussi tout un tas de dirigeants aujourd’hui qui subissent et qui rentrent dans les logiques de bassines à leur corps défendant en réalité.
Oui, sur la différence de traitement justement. Pour revenir sur l'événement de la manif qui finit dans le jardin de Patrick Picot qui agresse sa femme, c’est assez flagrant de voir que pendant la commission d’enquête parlementaire, en fait de la FNSEA est auditionnée en tant que victime et alors que ce n’est pas seulement sur Sainte Soline, c’est sur les manifestations qui se sont déroulées entre le 16 mars et le 3 mai je crois. De mémoire. La manif de la fête nationale, c’est le 22 mars et on ne leur pose aucune question sur le moment où ils vont délibérément chez une personne pour l’agresser et le menacer.
On a vu récemment, il y a deux ou trois jours de ça, qu’il y a aussi beaucoup de lisier sur des murs, sur des bâtiments publics, etc. Pour protester. Comment vous expliquez ? Le régime de faveur qui leur est, qui leur est fait et toi ? Non mais parce que moi je lis des clichés de ça. Si tu veux, j’aimerais connaître la réalité des clichés, c’est-à-dire. En fait, c’est le ministère de l’agriculture, c’est la même chose et qu’eux et que donc voilà, ils sont en position de monopole. C’est ce que tout le monde sait grosso modo. En tout cas, si, mais est ce qu’on peut rentrer dans les détails ? Comment on explique ? C’est parce qu’effectivement eux ont des agissements autrement plus violents.
Et il y a il n’y a rien derrière ou très peu. Moi, c’est le terme de cogestion qui me vient en tête. Et cette cogestion, elle est très ancienne. Ça fait plus de 40 ans qu’on sait que le ministre de l’Agriculture en fait, il est validé par la FNSEA Cela va de pair avec ce qu’on constate au quotidien. C’est le poids énorme de la FNSEA dans toutes les institutions liées à l’eau. Ils ont une stratégie avérée efficace, très efficace, qui consiste à placer des pions dans tous les conseils municipaux des plus petits bleds possibles et ensuite de lever la main systématiquement dès qu’il y a une délégation qui a à voir avec l’eau ou l’environnement, bien c’est eux qui vont représenter la commune, ou la comcom ou le département. Et finalement, tout ça, ça va très loin parce que la cellule d'émetteur, quand même, c’est un truc. La cellule Déméter, c’est un truc unique dans l’histoire de France, c’est une convention entre le gouvernement et un syndicat pour mettre en place des moyens de police qui aille dans le sens notamment de la surveillance des groupes opposants, des gens qui s’opposent à cette agro industrie avec des moyens conséquents, avec des moyens humains, avec des moyens techniques. Il y a de très fortes chances que la caméra et les balises qu’on a retrouvées sous ma bagnole ou chez mon père soient issues de la cellule des terres. Et là dessus, on se retrouve dans une situation où le Conseil d'État intimé l’ordre au gouvernement de cesser ces investigations et cette cellule, d'émettre en particulier sur ses activités de surveillance des militants et un État qui dit non, non, on va continuer. On n’est toujours pas dissoute, elle est toujours en activité. Et pour dire aussi les niveaux de cogestion, mais de ouf, c'était il y a deux semaines. Il y avait un article dans la Nouvelle République chez nous où t’avais la présidente du Conseil départemental et le président de la FNSEA Mousseau qui serait un des futurs bénéficiaires de la bassine. Des panneaux qui font une conférence de presse pour dire qu’il y a une convention pour l’accueil des gamins en famille d’accueil. Avec les membres de la FNSEA. Ils sont en train de se former.Il a quelques aptitudes. Et puis enfin, on a vraiment, et c’est particulièrement criant en milieu rural, de très fortes connivences, des complicités avérées entre la FNSEA et les différents pouvoirs publics locaux.
Sur les sur les moyens de surveillance. Il y a quelques jours, Vincent nous. Il est venu ici Qui est journaliste d’investigation ? Qui a sorti un bouquin sur le ministère de l’Intérieur ? Je cite de mémoire, il avait révélé que des ministres. Castaner lui avait dit que, en effet, les gilets jaunes, deux gilets jaunes avaient été mis sous surveillance. Et ce que nous. Il ajoute, c’est que les services de police ont pris goût à ça et que ces moyens de surveillance, en fait, ils sont sur vous maintenant. Ils sont sur les mouvements dits radicaux écologiques.
Et c’est vrai. Tu es déjà venu parler de ça, mais sur ses moyens de surveillance technique, Est ce que vous vous compterez ça d’une manière ou d’une autre ? Est ce que vous, vous vous êtes fataliste ? Est ce que vous sentez qu’en effet il y a plus de moyens sur vous qu’il y a quelques mois, il y a quelques années ?
Moi, j’ai fait une expérience militante et c’est assez récemment que je me suis engagé. Personnellement, j’ai vu une évolution mais que j’ai ultrarapide, mais je pense qui va aussi avec mon développement personnel, de m’aider de mes connaissances et de mon intérêt sur ces problématiques là. Effectivement, nous on le constate. Après, comment, comment est ce que, comment est ce qu’on en. Comment est ce qu’on contre ça ? Je pensais aussi à un grand sujet de le visibiliser au plus grand nombre. Moi je pense aussi que la répression, d’une certaine manière, c’est pas un aveu de faiblesse, mais un aveu. Que nos actions les inquiètent, qu’eux, ils ont l’impression que ça marche, qu’on parlait de légitimité, c’est à dire que leur légitimité s’effrite. Au fur et à mesure que nous aurons de résistantes grossiront. Donc du coup, il y a quand même un fort enjeu de visibiliser cette répression et dans une certaine mesure, et je pense que ça s’est vu dans différentes causes sociales, au travers des différentes époques de l’humanité. En tout cas, ce n’est pas historien, mais quand même où la répression bat est aussi un levier de mobilisation. Donc du coup, nous, ce qu’on essaye de faire principalement si on essaie déjà d’une part de s’en de s’en prémunir, donc d’adapter nos modes de fonctionnement, d’adapter nos techniques de communication entre nous pour faire en sorte que l'énergie qu’on dépense à organiser telle ou telle action ne soit pas de l'énergie dépensée en vain, parce que cette action viendrait à être interprétée et ensuite on la subit et on la visibiliser en communiquant sur les axes, la violence, être comme ça.
Oui, justement, moi j’ai regardé le live et je me suis dit ah ouais, donc les quatre cellules de renseignement, elles sont sur nous quoi ? Non ? Ouais, je suis un peu la quatrième la. Déjà si les RT la laissent d'être. Et la gendarmerie, eh bien nous on a les quatre quoi. Mais après, oui. Alors en ce moment ça va beaucoup sur les mouvements écolos, mais faut peut être citer ça aussi dans un contexte où en fait ça fait. Moi dans mon histoire personnelle, je remonte à 2008. En fait, le fichage généralisé des militants n’est pas qu’écolo. Quand on a eu Sarkozy en 2008 qui lance le mythe de l’ennemi intérieur de l’ultra gauche qui fait toute une série de convocations. Ouais, moi je me souviens, j'étais convoquée à la police judiciaire pour un collage d’affiches datant d’un an et on a été plusieurs comme ça, dont ceux qui n’avaient pas encore de casier ou quoi. Et enfin voilà, c’est ça, un fichage généralisé de toute tête qui dépasse. Et du coup, oui, je pense qu’en ce moment, ils ont peur du mouvement écolo. D’une part parce qu’il se massifie, il a tendance à un peu se radicaliser. Et puis on gagne la bataille de l’opinion publique dans les bassines. C’est clair et net de toutes les personnes avec qui je discute. Bon après c’est pas toutes d’accord, mais voilà, même si y a des personnes vraiment pas engagés politiquement me disent que bah en fait quand ils les écoutent ou quand ils font la part des choses, des vraies informations on va dire, oui ils nous donnent raison en fait. Donc je pense que ça leur fait très peur. Parce que quand on va au bout de la logique écologiste, évidemment, on remet en cause le capitalisme et je pense que ça, ils n’aiment pas trop quoi.
Alors oui, justement, j’allais y venir parce que même les plus radicaux, il n’y a pas, me semble t il, d’idée de renverser l’État, etc. Donc on quand même, quand on voit la réponse de mon point de vue disproportionnée, mais en tout cas on va dire conséquente puisque conséquente de l’État, on se demande quelle est exactement votre menace. Parce que ce n’est pas un renversement de l'état que vous prônez. Il n’y a pas de, il n’y a pas de, il n’y a pas d’action qui ou de choses comme ça. Donc j’en étais venu à l’idée qu’en fait ce qui dérange, c’est la mise en cause du système capitaliste.
et agro-industrie dans le cas très spécifique des bassines et du capitalisme en général. Ouais.
Et oui, quand on voit alors ce n’est pas du tout une question
C’est le fondement de la société que vous attaquez et c’est là dessus que vous représentez une menace qui nécessiterait. J’essaie de comprendre.
Ouais, mais je pense que ce n’est pas que le mouvement écolo, c’est quand on écoute une fameuse éco terroriste qui est quand même Valérie Masson Delmotte, donc ancienne vice présidente du. Qui a donné des cours quasi particuliers au gouvernement. Alors évidemment, elle ne parle pas d’abolition du capitalisme en ces termes, mais elle parle de commencer à planifier l'économie et je pense que c’est ça qui leur fait peur en fait, c’est qu’on arrête le néolibéralisme parce que la logique, là, on parle vraiment d’une logique. En fait, il faut se mettre à penser qu’est ce qu’on a envie collectivement de produire, dans quelles conditions donc est ce qu’on a envie de consommer ? Donc il faut réguler l'économie. Et ça, là, on touche au cœur de leur conviction.
Je trouve un petit peu rétropédaler et faire le lien ou sur une opération maintien du désordre public comme Sainte Soline. Ce sont des vrais choix politiques qui sont faits aujourd’hui. On a chiffré l’opération au bas mot à 5 millions d’euros, plus cher que la bassine elle-même. Donc quand tu décides de mettre tous ces moyens là, tu joues. C’est la même question, c’est l'état, c’est des sous que tu ne vas pas mettre pour soutenir la bio, c’est des sous que tu ne vas pas mettre pour soutenir les circuits courts, les outils de transformation dans les fermes, etc. Et de la même manière, quand tu mets tous ces moyens de l’antiterrorisme sur nos tronches, ça veut dire que le boulot, l’antiterrorisme, ben il n’est pas fait. Et j’attends avec impatience que des députés fassent le rapprochement entre ce qui s’est passé à la Tour Eiffel où en effet il y avait un gars, il était fiché S, il avait montré quelques fragilités etc. Il n’y a pas de suivi derrière le gars. Il nécessite un suivi psychiatrique et un accompagnement. Il a montré des signes de radicalité et de fragilité intellectuelle. Si tu ne veux pas que ça vire à la catastrophe, les moyens humains, tu les mets là. Je ne dis pas non. Un suivi psychologique donc en fait, y a une vraie responsabilité. Quand Darmanin, il fait ses choix là, de plutôt aller chercher les copains à 6 h et demie dans leur caravane au fin fond de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et de les sortir et leur mettre la tête dans la boue et tout ça et de d'être très immondes avec les conjoints, avec les proches, avec les enfants qui assistent à tout ça. Quand les moyens sont mis là, il ne faut pas s'étonner alors que pourtant j’ai l’impression qu’on est bien aujourd’hui dans une situation où en effet, la fracture sociale, ce qui se passe en Gaza, à Gaza, ne peut avoir que des répercussions chez nous, c’est évident. Donc c’est vraiment une question de où est ce qu’on met les moyens, où est ce qu’on veut, quelle politique on fait ? Et tu disais armée, on remet en cause les fondements de notre société. J’ai plutôt l’impression qu’on a envie de revenir aux fondements de notre société qui sont autour de ces grandes vertus de liberté, égalité, fraternité. La propriété, c’est cela, il faut qu’on en discute. Et le partage des biens communs et la préservation de l’intérêt général. Et je vais même pousser le bouchon jusqu'à dire la loi aujourd’hui spécifiquement sur les bassines, qui est garant des lois ? Je parle des lois de la loi sur l’eau, des lois de protection de la nature, etc. Là, le dernier truc qu’on a révélé, ça fait un an qu’on dit à Sainte Soline ça fait deux ans qu’on vit à Sainte Pauline, il y a des outardes, c’est une espèce. Il y a plus de 350 couples pour toute l’Europe et la Sainte Soline. Il y a au bas mot six couples nicheurs potentiellement. Donc c’est énorme. En pourcentage, c’est deux ou 3 % de la population européenne qui sont à Sainte Soline. L'État est même pas foutu de faire le minimum légal dans ce genre de dossier qui est que dans l’autorisation environnementale, ils auraient dû solliciter l’avis du Conseil National de la protection de la nature. Et c’est nous qui sommes obligés d’aller prévenir, alerter, activer. Quand la vie sort, c’est à nous de le médiatiser. En fait, aujourd’hui, qui est garant de l’intérêt général ? Ce n’est pas le gouvernement c’est nous.
Alors, vous avez été auditionné quand ? Vous vous engagez ? Je ne sais pas si vous l’avez été personnellement. Vous avez été auditionné par la commission parlementaire sur les groupes à Action violente. Qu’est ce qui s’est passé ? Quelles étaient les questions ? Comment ça se passe ? Qu’est ce qu’on retient de ça ? Parmi les cibles de cette commission, j’ai cru comprendre qu’il n’y avait pas beaucoup de cibles à droite à l’extrême droite.
Je ne connais pas le sujet des Investigations.
Ce n’est pas le sujet des investigations, c’est ça ? Comment ? Comment ça s’est passé ? Tu y étais toi ? Tu as été auditionné ou pas ?
Moi, je n’y étais pas personnellement. C’est d’autres, d’autres membres de dernière rénovation qui y sont allés. C’est ça qui est petit, blanc à droite. Alors pour les groupuscules violents à droite, voilà, on a vu enfin il y a quelques jours le démantèlement de la division Martel. Je ne crois qu’un démantèlement, la dissolution. Mais bon. Sinon ça fait quand même pas mal de temps qui font légion maintenant et qu’il n’y a pas tellement de réponse gouvernementale. Mais ils n'étaient pas invités. Quelles étaient les questions ? Encore une fois. Je ne me suis pas replongé hier, mais globalement, c'était beaucoup de questions sur pour essayer de comprendre. Mais avec une teinte. Pourquoi est ce que. Pourquoi est ce que. Pourquoi est-ce qu’aujourd’hui, vous choisissez d’enfreindre la loi ? Nous, il y avait quand même cette volonté, entre guillemets, de ne pas mettre les pieds dans le plat de leur part, de nous taxer de violent parce que ce on ne l’est pas. C’est ce qu’on a fait justement pendant toute la toute la commission. Mais ce que je disais un petit peu tout à l’heure, il y avait Ils voulaient. En fait, on avait le sentiment qu’ils voulaient nous faire dire que, en tout cas, si on ne l'était pas, on pouvait le devenir voilà, moi c’est majoritairement ici.
En fait, c’est effectivement toute la logique qui est plaquée. Une logique entre guillemets préventive, c’est de dire vous n'êtes pas encore, mais vous allez le devenir, vous allez passer à l’acte. C’est toujours ce truc qui est, qui est, qui est donné.
Ce qui est assez marrant aussi, je trouve marrant. Alors énormes guillemets bien sûr, mais qui est qu’aujourd’hui, en fait, si déjà on choisit d’enfreindre les lois, c’est parce que c’est la seule chose qui nous reste entre guillemets pour faire entendre nos voix et. Et ça, on en revient aujourd’hui avec le traitement judiciaire. Que du pénal en tout cas, qui est réservé à nos militants. C’est que, en fait, si aujourd’hui on n’a pas. Et moi je ne parle pas de dernière innovation, je parle de l’humanité. Si on n’a pas des victoires, des victoires concrètes par le biais d’actions non violentes pour bien justement notre droit fondamental qui est notre droit à la vie. Je ne crois pas personnellement que, aujourd’hui, eh bien ça ne s’est jamais vu dans l’histoire que les personnes restent passives, passives par rapport à un danger imminent qui qui se dresse face à leur survie. Donc en fait, c’est un petit peu aussi, c’est l'État, c’est. C’est nous, l’ennemi aujourd’hui qui décidons de nos modes d’action. En fait, si aujourd’hui ils acceptaient de faire en fait les recommandations du GIEC, les recommandations aussi des collectivités, en tout cas celles qui vivent, qui se prononcent sur des questions locales. Mais on n’aurait pas à faire tout ça en fait. Et c’est en ça qu’il y a en. Je trouve ça très ironique de poser la question de la violence alors que la question de la violence, en plus, elle n’est jamais posée sur le système dans lequel on est qui imprime une violence permanente sur les personnes qui sont les plus défavorisées ? Sur les personnes ? Il y a 32 personnes en France, selon le dernier baromètre de l’IFOP, qui doivent sauter un repas chaque jour.
C’est d’une violence inouïe. En 2.52 %.
C’est trop.
Ce serait déjà être interrompu, être 32 %. La violence répressive sur les sur les. Sur tous les quartiers populaires qui sont les laboratoires depuis des dizaines d’années. De la répression, on n’en parle jamais. Alors qu’elle a convoqué pendant des semaines une grande réunion avec diverses organisations de gauche pour parler de leur mode d’action violent. Voilà, c’est encore une fois, c’est une belle usine de manipulation de l’opinion et voilà.
Alors il y a Masto dans le tchat qui dit c'était les conclusions de la commission. Les causes écologistes sont vecteurs de radicalisation des luttes et donc il faut ré il faut intensifier la répression. C'était pour reprendre ce que tu disais au départ Vous, vous avez été auditionné.
Ouais Si je reprends, elle aurait été plus au courant. Mais au début, on avait quand même décidé de ne pas répondre à l’invitation. Et puis je trouve que ce n’est pas vraiment une invitation et Gabrielle a été assez nominative donc du coup on s’est dit bon bah on peut y aller quand même Et puis il n’y a pas que ça, non ? On était notamment parmi les organisations.
Il y a un truc qui m'étonne chez toi, c’est que tu sais tenir le mégaphone, mais un micro, tu ne sais pas
Crieur plutôt, donc je me passe de ce genre de choses. Alors on est contacté par la commission d’enquête dès le mois de juin au titre du collectif, On reçoit un mail sur la boîte mail du collectif nous disant qu’on est attendu et en fait, nous, notre première réaction, c’est dire Attends, on y va, on n’y va pas. C’est quoi l’enjeu ? C’est quoi l’intitulé ? Et puis surtout, il y a un truc qui apparaît très rapidement : on est alerté par des camarades juristes qui nous disent Attention, les commissions d’enquête, elles ne peuvent pas porter sur les mêmes affaires qui font l’objet de poursuites. Et par ailleurs, et concrètement, on retourne vers le secrétariat. La même du côté des camarades des soulèvements est la même du côté de la Confédération paysanne, pour dire, là spécifiquement l’article six de l’ordonnance 58, on sent qui dit que le règlement de ces commissions d’enquête depuis 1958 est très clair sur le fait qu’on. Il y a même un glissement. Il y a en fait fondamentalement une question de séparation des pouvoirs qui est derrière. Ça veut dire qu’il y a un pouvoir parlementaire qui viendrait se substituer à un pouvoir judiciaire qui est déjà en route. Et donc nous, sur cet argument là, on avait plutôt dit bah en fait pas trop, parce que moi j'étais convoqué au titre de bah sinon merci, y a ces procès, ce procès, etc. Et là il y a une réponse très claire du secrétariat qui nous a dit ceci il faut venir. Et puis si vous ne venez pas alors. Mais déjà l’invitation à aller plus au collectif, elle est nominative. Donc là c’est toujours pareil, ce sont les porte parole qui pour le coup, on est des collectifs informels, c’est les porte parole qui sont estimés à être les responsables et les visages identifiés et qui encourent une peine de deux ans de prison avec retrait des droits civiques, une amende de 7 500 € mais ça la limite, ce n’est pas ce qui nous y emmener, c’est moi. Je crois vraiment que ce qui nous a amenés à y aller, c’est qu’on a regardé les auditions. La partie d’en face, on a vu le numéro un Rodriguez de la gendarmerie venir prendre la parole et par exemple, nier le fait qu’il y avait eu 200 blessés. Lui, il maintenait le principe c’est super en envoyant comme ça les grenades. Il n’y a pas de blessé, il y a beaucoup moins de blessés chez eux. Ouais. Et ils considéraient que comme les 200 camarades n'étaient pas forcément passés par les services de secours gendarmerie, ils n’existaient pas. C’est aussi simple que ça. Donc, fort de cette expérience, on allait pouvoir dire à partir de maintenant la nouvelle doctrine en milieu ouvert, en milieu rural, c’est ça, c’est laisser venir à nous veaux, vaches, cochons. Et puis une fois qu’on est à distance, nous massacrer. Et si. Et pour bien entretenir un petit peu un sentiment de merde et être sûr que quand on arrive à proximité de la bassine, on soit déjà plus en mesure de maîtriser quoi que ce soit. Venir à l’agression, venir à près d’un kilomètre, tirer du LBD et du projectile sur des foules qui ont commis aucun méfait si ce n’est de se réunir et de faire valoir leurs libertés fondamentales à manifester et exprimer leur opinion. Et forcément, tu t’es déjà fait agresser une première fois, puis tu arrives et puis tu t’en prends une deuxième couche. Ça génère chez certains d’entre nous des gens qui sont là, des réactions qu’ils n’avaient pas forcément préparées en fait. Et c’est ça aussi qu’on a essayé de leur expliquer. Parce que quand on y va, ben ce qui nous a poussé à y aller, c’est ce devoir de mémoire en fait, c’est de ne pas laisser s’installer dans l’histoire ce récit, ce récit mensonger, ce récit oppresseur, ce récit autoritaire. Et c’est bien parce que ces commissions d’enquête, elles sont filmées, qu’elles sont archivées, qu’on s’est motivées à y aller. Ça, ça a été la réponse de BNM, ça n’a pas été la réponse des soulèvements qui ont dit, qui contribuent par écrit. La Confédération paysanne également. Nous, on a jugé que c'était important d’y aller pour notamment deux. On avait deux objectifs dans l’objectif. Il y avait le fait que justement on y montait avec notre camarade médecin. et qu’il puisse dire à ses députés la vérité des conséquences des choix qui ont été faits par Darmanin et sa bande dans les chairs, dans les âmes, et donc qu’on a pu porter à connaissance de la commission d’enquête, un tableau qui venait récapituler l’ensemble des blessures, enfin un inventaire mortifère et morbide des blessures. Et puis également la Ligue des droits de L’homme qui avait. Convoqué n’avait pas pu présenter son rapport sur Sainte Soline. Ce rapport d’observation, il n'était pas prêt au moment de leur audition. Et donc c’est pour ça qu’on a proposé à un des membres de la LDH de nous accompagner de manière à ce que le rapport de la LDH soit consigné dans ce rapport de la commission d’enquête.
C’est aussi dans ce travail de transmettre la Mémoire Au poste avec les gens de la LDH qui étaient venus raconter par le menu leur rapport sur ce qui s'était passé. Mais, mais en toute franchise, est ce que quand tu es là, à l’assemblée, dans la commission, est ce que tu te dis et après un moment je suis écoutée ou tu penses que tout ça est théâtralisé, ritualisé et les choses sont entendues ou est ce que il peut y avoir des échanges ? Votre langage corporel.
Moi je ne sais pas. Je ne pense vraiment pas. Le jeu est joué d’avance. Et justement, moi j’ai beaucoup regardé l’audition de DR, avant d’y aller aussi pour plusieurs autres auditions et. Et en fait tout est, tout est voix, tout est déjà orchestré. Ils ont déjà leurs conclusions en tête en fait, qui nous auditionnent. Ils savent très bien ce qu’ils vont écrire dans le rapport. Et moi j’ai discuté après en off avec Florent Boudié parce que justement je lui ai dit mais vous cherchez à comprendre. Et là, il y a tout le principe du off. Ouais, ouais, c’est le fait qu’on ne puisse pas le dire en Off parce qu' on ne lui doit pas grand chose à ce monsieur là. En réalité il n’y avait pas deux, il y avait un non mais il n’y avait pas de dialogue.
On n’a aucune fidélité à son égard, vraiment. Et c’est un homme malhonnête. Le rapport qu’il a produit est malhonnête et donc on n’a aucun problème à dire. Très bien, aucun souci.
Puis bon, il n’y a pas eu de je te dis ça mais c’est en off ou je ne sais pas quoi et moi je dis rien à respecter.
On dit en aparté.
J’ai dit voilà en aparté, en aparté et je lui ai dit mais je ne comprends pas ce que visiblement vous voulez essayer de comprendre pourquoi des militants écologistes se radicalisent ? Parce que c’est ce qu’il avait dit pendant l’audition Il m’a dit Ah non mais vous n’avez pas compris, madame Pastille Et il n’arrêtait pas de me répéter ça. Vous ne comprenez pas madame Bastié ? Et en gros, il me disait "Il y a les gentils et il y a les méchants". Et en fait, le rapport, il est là pour ça, Il est là pour dire il y a les gentils militants écolos qui restent bien à leur place, et puis il y a les autres. Et à l'époque, je ne savais pas trop où est ce qu’il allait nous caser. Bon bah il nous a mis chez les méchants, clairement.
Et les gentils, ce serait qui alors ?
Bah je ne sais pas s’il est vraiment non-violent, mais alors très non-violent aussi au niveau matériel, parce qu’il y a tout ce jeu de mots là sur la dégradation de biens qui devient de la violence alors que c’est aberrant.
Et ce sont les déclarations de Darmanin en disant ça.
Mais même de toutes de la commission d’enquête. Comme distinction à faire nous, on le sait on l’a beaucoup rapporté de dire maintenant, la dégradation de biens, ce n’est pas de la violence. Alors que faire ? Boire de l’eau non potable à l’agglomération de Poitiers, par exemple, ça, c’est de la violence.
veut détruire une espèce, c’est de la violence. Soutenir la destruction de toute la vie dans les rivières, c’est de la violence Oui.
Et du coup, oui, cette commission d’enquête, elle est un peu là, entre autres, pour entériner ça va y aller. Si un tuyau, c’est de la violence, allez peinturlurer la peinture lavable, un bâtiment, c’est de la violence enfin bon.
Je vais donner une lecture un peu politique parce que finalement, les commissions d’enquête, elles sont à l’image de la représentation nationale. Donc il y a des représentants de chaque groupe parlementaire.
Et où finalement est ce qu’il n’y a pas un député et LFI ? Ou bien en fait qui vient très clairement.
Très clairement, les députés de la F.I. se sont mobilisés, étaient présents en nombre ce jour-là tout à la fois. Il y avait des membres de la commission qui étaient présents, mais des députés qui pouvaient être auditeurs, qui sont venus également un peu faire masse pour pas qu’on se retrouve face à un. Et également au niveau du PC et d’EELV. Et donc on avait finalement dans les prises de parole quelque chose de relativement équilibré. Par contre, les postes clés, le poste de président de la commission et qui gère les débats, c’est la LR. Le rapporteur c’est La République en Marche, c’est Boudié. Et c’est ça surtout moi. La lecture que j’ai, c’est que sur ces sujets-là, il y a un spectre qui va du RN jusqu'à LR, LM où il y a exactement la même lecture. C’est ça qui est très inquiétant, c’est moi. Ce qui m’inquiète quand je lis le rapport, c’est qu’en fait je me dis mais en fait il continue encore deux ou trois ans, puis le RN aura juste à prendre les chaussons. Ils sont trop tout chauds. Toutes les libertés fondamentales ont déjà été largement laminées. Ce sera. C’est peut être ça la transition vue par La République en marche. Ce n’est pas la transition vers l'écologie, c’est la transition vers le fascisme. C’est ça qui sont en train de l’accompagner avec ce type de projet et cette malhonnêteté intellectuelle. Je vais revenir sur Boudié, le truc qu’on relira et d’ailleurs on va faire un truc rigolo en réponse à ça, c’est ce récit, cet imaginaire qu’on serait assez con pour emmener nos boules de pétanque en manifs sur des territoires où t’as juste à bosser. Il y a des cailloux partout, il y a tellement de matière organique.
On en est à six tonnes
On ramène six tonnes de cailloux. Non mais on n’est pas débiles, il y a juste à baisser.
est donc revenu, il nous a posé la question. Il est revenu quand ? C’est Darmanin qui a été auditionné, de dire. On a été voir sur place, on a vu tout ce matériel. Je ne sais pas si ça ne veut pas l’entendre, cette réponse là. Il y a eu 24 000 contrôles pendant une semaine sur tout le pourtour de Melle. Je lui amène aujourd’hui tous les gens. On est. Et interpellé. Et donc ils se sont tous fait vider leur bagnole. On est combien à avoir des boules de pétanque dans nos bagnoles ? Le même jour, il y avait un concours de pétanque, il y avait un championnat de pétanque. Donc ce n’est pas la bataille.
Ça me fait penser juste il y avait une manifestation aussi, je crois que c'était des soulèvements de la Terre, vu le projet d’autoroute posté par une peinture, un troll, je sais plus exactement, il y a quelqu’un que je tiens par mail et qui a mis des photos. La gendarmerie locale qui avait été relais assez massivement etc. Sur une trouvaille de guerre qui avait été donnée dans le KB aux manifestants. Et en fait c'était des petits instruments à gaz en fait pour chauffer des casseroles pour justement donner à manger aux personnes qui venaient à la manifestation.
Et donc ça c’est l'écriture d’un récit mensonger, c’est clairement de la manipulation de l’information. Donc on lui a expliqué à Boudié, c'était très clair pour les députés qui voulaient bien l’entendre, Lui, il n’a pas voulu percuter. Alors après, il y a aussi la bataille des chiffres, soi disant qu’on aura été que 6000 manifestants, 26 000 manifestants, 24 000 contrôles. Il n’y a pas un souci, là, dans le niveau En fait, ils ont fait régner sur Sainte Soline et ses alentours un climat de siège pendant une semaine pleine et où, en effet, tout artisan était potentiellement interpellé. Et t’as pas grande difficulté. Et puis même, je trouve que rétroactivement, quand tu vois la table où ils ont toutes leurs trouvailles, ben c’est un bien maigre butin en réalité.
Et je voudrais revenir parce que j’ai fait une drôle de tête à un moment quand t’as parlé des députés, les filles par exemple, ou élevées, qui étaient là dans le sens ou alors ils sont venus en masse et ils ont aussi notamment une députée a posé une question pour nous permettre de dérouler un couloir sur ce qu’est ce que nous on aimerait pour éviter une montée de la violence, on va dire. Et il se trouve que je pense que c’est la seule fois où ils nous ont interrompus. Je parle là dessus en disant bah oui, nous on ouvre des espaces de dialogue, on fait des réunions publiques, etc. Et ce qu’il faut, c’est bien de dire que vous entendiez ce qu’on a à dire. Et c’est là où oui me coupe la parole en me disant mais c’est bon, on a compris. Et du coup en fait, bah oui, il y a les députés, surtout les filles, on était franchement super, mais tout le cadre de toute façon. Et penser pour que ça ne leur permette pas vraiment de peser dans le Game quoi.
Il y avait une question pertinente. Ils ne savaient pas en la posant que c'était pertinent dans les députés de La République en Marche qui quasiment à la fin de l’entretien, nous dit Mais alors, qu’est ce qui se serait passé sans Soline si les gendarmes s'étaient retirés ? Ça, c’est une vraie bonne question. Parce que qu’est ce qui se serait passé ? Il y aura toujours un cratère à la fin. Un trou qui fait 17 hectares sur dix mètres de profondeur. Même à 30 miles, on ne bouge pas dans l’après 12h, loin s’en faut. Alors peut-être qu’il y a eu comme effet qu’il y aurait eu quelques grilles. On en vient même à ce truc abject de mettre des hommes pour protéger des protections. Et ça parce que le seul enjeu matériel de Sainte Soline, ce jour-là, c'était les grilles et finalement ça résonne avec un truc. Je te laisse pour les archives, j’ai récupéré un article. C’est la préfète des Deux-Sèvres et les gendarmes qui font la fête. La cérémonie de leur saint patron. Ah oui, oui ! Dans notre État républicain, il y a dans tous les départements, à cette période de l’année, des menus, des cérémonies où les députés et les hauts gradés se réunissent et où, du coup, du B. Elle revient. C’est notre préfète. Elle revient sur Sainte Soline et rend hommage aux militaires qui auront défendu sainte Soline et elle dit qu’ils n’auront pas simplement défendu un trou, ils auront défendu un droit. Je crois que tout est dit.
La préfecture des Deux-Sèvres, qui a pris un arrêté pour permettre la surveillance par drone. De plusieurs bassines. Arrêté qui a été pris je crois, le 28 et 29 novembre. C’est France Bleu qui avait communiqué, qui avait parlé, qui avait parlé de ça.
Ils ont produit le dispositif. C’est ça le dernier jugement, c’est ça. Il y avait des drones, d’autres de toutes les bassines. Et autour du centre ville de Niort, dans tout le centre ville.
Puis les drones aussi, qui montrent bien. On parle de répression tout à l’heure, je crois que c’est La Quadrature du Net qui a fait une étude assez complète aussi sur l’utilisation, bien avant l’heure de l’autorisation légale en France, des drones bien sûr, pour surveiller et encadrer les manifestations de gauche.
Alors il nous reste une petite demi-heure si ça vous va bien. Il y a eu des nouvelles, des bonnes nouvelles, la dissolution annulée des Soulèvements de la Terre, quelques mégas bassines qui ne vont pas pouvoir être exploitées ou se construire. Qu’est ce que. Qu’est ce que vous pensez de ces nouvelles ? Est ce que sur des soulèvements de la terre. Pour le dire autrement, puisque le même jour, d’autres ont été dissous et il y a eu cette bonne nouvelle qui a caché des mauvaises nouvelles. Il y a cette idée de dissolution à répétition. Voilà, il y a une habitude qui est prise. C’est pour ça que, par exemple, sur. C’est compliqué de se réjouir d’une dissolution, même de facho, parce qu’en réalité c’est une logique qui est à l'œuvre. Et par ailleurs, la division Martel n'étant pas ce n’est pas je que ce n’est pas une association, c’est rien. Tu ne peux pas dissoudre un truc qui n’existe pas en réalité.
En tout cas, il ne faut pas se mettre martel en tête.
Bien, c’est l’humour poitevin, c’est ça.
J’ai vécu à Poitiers longtemps et pour ça je me permets sur ces deux nouvelles. Peut-être t’es tu démarqué sur des mots où est ce qu’on en est ? Parce que visiblement ça passe moins comme une lettre à la poste cette histoire là aujourd’hui, notamment grâce à vos actions.
Voilà, c’est une super bonne surprise et du coup, c’est pour ça que je trouve que ça donne aussi du crédit à la deuxième tribune sur VA peut être notre dernier espoir, c’est la justice et le fait que le juge ait vraiment pris la peine d’examiner le dossier et donne nous donne raison sur le fond du problème. Ils nous donnent raison, en viennent. C’est principalement sur le fait que ce n’est pas une substitution. Donc leur truc c’est de dire qu’il substitue des prélèvements été pour les faire en hiver. Et en fait globalement ça va augmenter l’ensemble des prélèvements. Et là le juge reconnaît que ce n’est pas une substitution, mais c’est globalement une augmentation des prélèvements. Alors ça, c’est quand même une grosse victoire. Il reconnaît que les bassines sont d’une mauvaise adaptation au réchauffement climatique. Et là bas, super ! Et en Charente ?
Est ce que tu peux redire ce que tu dis ? Le juge La justice, c’est quelle juridiction ?
Le tribunal administratif de Poitiers et en Charente ? Un des arguments qui est retenu c’est la non viabilité. Je ne sais pas comment dire ça financièrement, ça ne le fait que quand l’investissement public ne soulage pas financièrement derrière les exploitations agricoles et que ça ne va rien leur apporter économiquement. Ça c'était quand même une victoire sur le fond très importante alors que jusqu’ici les victoires avaient été sur.
Bah en fait je ne suis pas tout à fait ces deux victoires qui arrivent au bon moment, mais en fait qui font suite à ce qu’on vit sur ces dossiers là depuis sept ans. Oui, la plupart, la quasi totalité des décisions du tribunal administratif nous donnent raison. Souvent, ce sont les associations de protection de la nature qui portent sur la question de l’ordre.
Les juges, les juges du tribunal, vous êtes dedans, nous donnent raison, c’est à dire que vous vous êtes en justice, c’est à dire que vous produisez des synthèses, des rapports. Comment ça se passe ? C’est vous qui attaquez.
Alors c’est beaucoup les associations de protection de la nature sur le. Sur le procès des Deux-Sèvres, c’est douze associations dans lesquelles il y a la fédé de pêche, la LPO. Alors là, c’est l’avantage d'être sur trois départements. Mais est ce que pour le coup, il y a les associations de tous les départements qui peuvent se porter sur ces recours là ? Donc Nature, Environnement 17 Nature Environnement 17 qui sont vraiment des chevilles ouvrières. C’est une des associations de protection, la nature, qui a compris que l’outil juridique est un outil massue. Et plutôt que d’aller au coup par coup chercher. Des avocats ont des juristes qui travaillent de manière permanente et c’est un vrai contre pouvoir, mais contre pouvoir qui est largement menacé aujourd’hui. Il faudra qu’on parle du contrat d’engagement républicain et de toutes les conséquences que ça. Dès qu’une association aujourd’hui vient s’opposer à une politique gouvernementale, elle subit de plein fouet. Tiens, voilà encore une autre fessée juridique le tribunal initiative de Poitiers, qui vient fesser le préfet de la Vienne qui voulait faire retirer les subventions à Alternatiba parce qu’il avait eu l’outrecuidance de faire un festival où il nous avait invité. Et aujourd’hui, c’est un facteur éliminatoire. BNM C’est je ne sais plus comment il m’avait cité dans la procédure. Personnalité pour le moins problématique. Si tu vois le truc. Mais là, maintenant, je vais te ramener.
C’est vrai. Je pose des problématiques comme ça, tu vois.
C est donc toujours vierge à ce jour et néanmoins, ma simple présence a été utilisée par le proc comme un élément à charge pour demander. En plus, ce n’est même pas l’Etat qui retire des subventions, c’est l'état qui voulait imposer à la comcom de Poitiers, de Poitiers et à la mairie de Poitiers de demander le remboursement Alternatiba parce qu’on était présent et parce qu’il y avait des ateliers désobéissance civile.
Pour un atelier de désobéissance civile. C’est sur le décrochage d’affiches.
Oui c’est Gaudin. Donc on a la PPI aussi parce que là ça a fait beaucoup moins d'écho médiatique, mais une Assos de protection de l’environnement et d'éducation à l’environnement qui se fait retirer des subventions pour des ateliers pédagogiques avec les enfants. Et parce qu’ils ont appelé, ils ont signé l’appel pour la manifestation du 25 mars. Donc oui, c’est un autre jour et qui se voit aujourd’hui retirer toutes leurs places dans les comités locaux de l’eau, etc. Dans toutes les institutions alors que c’est un truc. C’est une Assos qui a été créée il y a 30 ans par les chercheurs du CNRS de Chizé. C’est des chercheurs qui ont créé pour leur famille. Une Assos d'éducation à l’environnement et on retire une subvention qui payait le poste d’animateur nature, ouais ça va très loin ces mesures de rétorsion et qui sont très insidieuses. Et justement, je pense que nous, notre une manière de résister, c’est de faire savoir haut et fort ces choses là.
Justement je crois que quelqu’un m’a enfin expliqué comment je devais dire l’Auvergnat relou, ce n’est pas l’auvergnat, t’es relou, c’est l’auvergnat prolo. Mais quand je dis tout bref. Elle prouve ce qu’elle dit exactement. On voit le connaisseur. Voilà, il y a des projets de méga bassines en Auvergne, des conseils et après on reviendra sur la dissolution de l’annulation de la dissolution de la Terre.
Ouais, ce n’est même pas des méga bassines là, on sait plus comment les appeler, c’est plus d’un million de mètres cube.
C’est 1 million 3,5 millions jours.
En creusant vraiment dans une partie dans la montagne, c’est un autre contexte en plus
Alors il y a une très bonne nouvelle qui est tombée la semaine dernière, c’est que les porteurs de projets à l’heure, j’ai plus le nom, mais derrière c’est Limagrain. C’est un semencier qui fait du maïs semence, qui est vraiment derrière et qui a dit même aux porteurs de projet, aux irrigants du coin de dire on ne va même pas aller chercher de subvention, on va y aller sur nos fonds propres quoi. Et la petite différence par rapport aux bassines de chez nous, c’est que là, c’est un prélèvement dans l’Allier. Alors la bonne nouvelle, c’est qu' il semblerait qu’il y ait déjà une des deux bassines qui soit condamnée de base parce qu’ils ont fait des études de sols. On n’a pas vu passer ça.
J’ai vu passer ça
En fait ça ne marche pas. Ils ont un fort risque de reproduire la même situation qu'à Vivonne. Alors je n’ai pas été voir dans le détail si c’est sol karstique ou quoi que ce soit, mais sur un plan géologique, une des deux bassines, l’emplacement n’est pas du tout adéquate. Et donc ils ont même laissé entendre que c'était deux bassines, sinon rien. Donc là, ils sont plutôt partis sur le fait de rechercher un deuxième site. Donc après, sur les conseils de comment faire pour résister face à ça. Ce que je disais tout à l’heure, il faut prendre tous ces projets là à la gorge. Dès qu’on les voit pointer, il faut aller dans les mairies, il faut regarder tout ce qui est avis d’enquête publique, etc. Il faut vraiment, je pense, qu’il y ait une partie qui se règle à ce niveau là en étant incisifs et offensifs d’emblée. Ensuite, c’est en créant des alliances. Je pense qu' un des trucs qui effraie notre gouvernement, c’est que justement le mouvement anti bassin et le mouvement de la terre vient construire des alliances bien au-delà des sphères habituelles. Je trouve exemplaire l’investissement d’un syndicat comme la CGT ou Sud Solidaires dans cette affaire là, la Confédération paysanne, Évidemment qu’on se fait des alliés naturels sur ces questions de lutte face à l’agrobusiness et pour la biodiversité. On attendait un petit peu moins et ils y étaient très clairement. Et puis on voit bien aujourd’hui que, en effet, ce qu’on subit dans nos chairs, ça résonne très fort avec ce que les camarades dans les cités subissent et c’est les mêmes. Ressorts qui y sont. Ce sont les mêmes. Et donc il va falloir aussi qu’on aille discuter avec ces camarades-là et qu’on aille parler de leurs préoccupations à eux au quotidien, comment ils subissent au quotidien les effets du réchauffement climatique. Parce qu’il faudrait bien con pour croire qu’ils ne se sentent ni concernés ni impactés. Au contraire, c’est les classes les plus populaires qui subissent de plein fouet et les premières les effets du réchauffement climatique. Donc il y a des alliances qui doivent encore s'élargir et donc j’encourage, mais c’est déjà c’est déjà ce qui est en route sur le territoire à construire des alliances les plus large possibles qui viennent chercher dans le monde associatif, dans des collectifs informels et que tout le monde vient avec sa culture, avec sa manière de faire, avec ses modalités d’action et surtout. Moi, ce que je retiens de sept ans de luttes comme ça, avec cette alliance élargie, on arrête de regarder le nombril et de se regarder le nombril et de regarder le nombril des camarades. Ce n’est pas comme ça que je l’aurais fait, c’est pas comme ça que tu l’aurais fait. Fais le à ton idée, mais ne juge pas. Parce qu’en fait, face au rouleau compresseur qui est en face de nous, il faut avoir l’humilité de dire qu’on ne sait pas quel sera le type d’action qui à la fin fera s'écrouler ce mur de l’autoritarisme. Et donc il faut que chacun joue sa partition. Il faut qu' avec respect et compréhension les uns des autres. Et je crois que nos luttes sont des lieux de compréhension de la culture de l’autre, sont des lieux vraiment de respect et de renforcement. On nous demande comment allier luttes écologistes et luttes antifascistes.
Je prolonge un peu ce que tu dis et vous demande comment convaincre plus de monde de résister. La question c’est est ce que vous avez déjà fait le plein ? De militants, de gens qui ont conscience, qui sont prêts à passer du temps. Que ce soit la dernière rénovation, ou est ce que vous pensez qu’il y a encore des gens à convaincre ? Et si oui, comment ?
Alors je pense qu’il y a un gros vivier potentiel, on va dire, à convaincre et peut être la chose qui va plus nous aider si je puis dire, je vais horreur de penser comme ça, mais c’est au niveau de l’eau. C’est le fait qu’on a un énorme problème avec l’eau potable à Poitiers, nos trois les plus potables. Elle est consommable dans les Deux-Sèvres aussi. Dans la Charente Maritime pareil parce qu’on est contaminé à des pesticides divers et variés dont certains ont été à Poitiers. Il y a eu le chlordécone, je le cite quand même et ses métabolites sont interdits depuis 2020. Donc les métabolites c’est quand on a une grosse molécule et qu’elle se dégrade avec le temps et on a des plus petites molécules. Et ça c’est les métabolites. Et on est en train de se rendre compte de la dangerosité de ces métabolites. On en est pas encore à avoir la dangerosité de l’effet cocktail de tous les métabolites ensemble, mais du coup il y a beaucoup de gens la quand on leur dit bah en fait l’eau à votre robinet elle est plus potable mais on vous la laisse quand même. Et le reste qui nous disent c’est moins dangereux que le tabac et l’alcool. Puis bon, c’est un peu comme le soleil, il faut éviter de trop s’exposer. Et puis des exposés à l’eau potable, enfin on en est à. Et du coup, c’est quelque chose qu' on a failli avoir. On a eu de la chance parce qu’on a eu un été très pluvieux, mais cet été très pluvieux, on avait à Poitiers des arrêts, de l’eau potable. Ils ne savent plus comment faire pour diluer les sources trop polluées.
Et pour dissiper tout malentendu, c’est lié aux méga bassines.
Pas du tout ça. Pas du tout. Euh non, moi je n’irais pas jusqu'à. Non, non. Surtout qu’on en a pas encore énormément dans le bassin du Klein, mais c’est lié à une surexploitation des nappes et des milieux en général.
Notamment un phénomène de concentration.
Et du coup, ça et l’utilisation complètement décomplexée de produits pétrochimiques dans les champs qu’on met sans se poser de question sur où est ce que ça va finir plus tard. Donc c’est là où il y a évidemment un lien avec les méga bassines en ce que les méga bassines, c’est la dernière étape actuellement de ce modèle là. Mais. Et du coup, oui, quand on diminue les quantités d’eau, eh bien on concentre les polluants et ça fait un effet boule de neige.
par rapport à ta question première de savoir. Alors oui, on fera le plein. Plus ça se videra. Plus on est en situation périlleuse et plus on le vit dans nos chairs. Et plus en mouvement évidemment. Certainement que les primo. Ce n’est pas un hasard si chez nous les les premiers militants des bassines, c’est des gens qui sont attachés à leur milieu. Moi je suis batelier. Ben oui, c’est parce que ce qui m’a mis en mouvement, c’est que ça fait 30 ans que je vois la biodiversité communale partir comme peau de chagrin, mais à vitesse grand V. En fait, j’ai vu la disparition. Donc je pense qu’un pêcheur, un chasseur doit être un allié en fait de ces luttes là, je pousse et pour le coup, les pêcheurs font partie. Il y a des départements où ils sont membres actifs et une partie prenante. Donc les recours des Pêcheurs ne sont plus parce que c’est une relation à l’eau vraisemblablement. Et puis ce n’est pas le même acte de tirer un poisson de l’eau, tu peux le remettre à l’eau que tirer une balle. Il y a quand même un truc dans le rapport à l’armement, à la violence qui est différent. Mais moi je sais, ça me fait penser, nous on s’est déjà retrouvé dans des commissions techniques où justement il y avait des visions communes sur l’agriculture, avec des chasseurs qui ont une vraie compréhension de leur milieu la place de La Haye, la place de la friche de la Jachère, la place de la Prairie, etc. Quelqu’un qui connaît et comprend son milieu, sait qu’il faut qu’il y ait des crues en hiver, il faut que. Et donc il peut y avoir des convergences finalement pas si inattendues. Si ce qu’on partage ensemble, c’est un certain amour d’une certaine biodiversité, même si on n’a pas le même usage à terme. Et puis là je vais être un peu provoc, on fait de la préservation de l’eau et de l'écologie ça ne doit pas être une valeur de gauche. Ça va être simplement une valeur humaine. Alors ce n’est pas étonnant que ce soient les partis de gauche qui le soient. Pour le 1ᵉʳ mars, il y a quand même ces notions de partage qui sont là, ces questions de biens communs, Mais dans les alliances un peu inattendues, dans les. Je me souviens très bien que, après une manif. Et puis il y a l’archevêque de Poitiers qui est monté au créneau, l’archevêque de Poitiers, qui a fait un article dans la Nouvelle République et qui nous. Est 1000 fois raison. Quoi qu’il dit en effet, il y a les urgences, Il aurait pu monter en tribune et puis. Et oui, je pense qu’en effet, les catholiques sont cohérents par rapport à ces questions de partage et de bienveillance vis à vis les uns des autres, etc. Mais les autres religions devraient aussi pouvoir s’allier à ce type de cause. D’ailleurs, dans les actions un peu saugrenues qu’on avait imaginées à un moment, il y avait l’idée d’une déambulation, d’une espèce de parade, unique justement, où on imaginait qu’un rabbin, un imam et un archevêque puissent parler. Parce qu’en fait, c’est ça ce que dit l’eau quand on garde l’eau à travers les siècles. C’est certainement un des éléments constitutifs de nos sociétés. C’est où est ce que tu établis ton campement, là où est un point d’eau ? Qu’est ce qui va conditionner ta vie ? Là où il y a un point d’eau ? Quand tu vas devenir sédentaire, qu’est ce qui va tout de suite devenir la règle, la base de la vie commune ? Et la vie en société, c’est comment on partage cette ressource, comment on partage ce point unique où à dix kilomètres à la ronde. Donc, et c’est très intéressant, il y avait eu un super série de reportages sur Arte il y a quelques années de ça, qui s’appelait Main basse sur leur bleu et qui justement venait retracer l’histoire de nos sociétés sous le prisme de l’eau où ils venaient parler de comment en Iran, il y a des systèmes d’irrigation ancestraux où on protège l’eau. Là vraiment, c'était des choses très fines et de très grande maîtrise de la véritable intelligence de l’aménagement du territoire. Pertinent parce que dans un but collectif. Eh bien oui, c’est peut être pour ça aussi que ce dossier des bassines aujourd’hui allie aussi large alliance. C’est parce qu’en fait, c’est un bien qui est vital et qui doit nous permettre de tous nous retrouver. Et on a intérêt à s’allier tous ensemble si on veut tout simplement franchir le cap. Peut être la nouveauté, c’est qu’il faut sortir d’une logique purement humaniste centrée. Et également, et c’est ce qui est très prégnant dans nos mouvements, c’est comme on est quand même pas n’importe quelle espèce et qu’on est certainement celle qui a le plus d’influence sur l'écosystème. On a une forme de responsabilité dans nos actes. C’est l’ensemble de la vie qu’on remet en cause à travers nos agissements.
Oui, je ne pense pas qu’on est dans je ne sais plus quelle est exactement précisément la question de base, mais si, on a mobilisé tout ce qu’on pouvait, non clairement, par rapport à la hauteur et l’importance des enjeux qui sont les nôtres aujourd’hui, Pas du tout. Nous. Moi je peux parler que de dernière rénovation, mais c’est vrai qu' aujourd’hui, avec ce qu’on fait, on a forcément et par rapport aux différences de traitement aussi de la répression comme on le disait tout à l’heure, mais on a un espèce de plafond de verre qui fait qu’aujourd’hui on est encore des personnes qui sommes blanches, plutôt privilégiées, classe moyenne, qui ne subissons pas la répression de la même manière que toutes les personnes qui sont, qui sont dans les quartiers, dans les quartiers les plus populaires. Donc il y a cette question là aussi de savoir comment est ce que, comment est ce que toutes ces personnes aujourd’hui pourraient aussi s’approprier ces combats là ? Qui vient après poser plein de questions différentes et notamment bah comment est ce que. Comment est ce qu’on fait que ces personnes qui sont majoritairement issues de l’immigration peuvent aujourd’hui se mettre à défendre leur terre alors que ça fait des dizaines d’années qu’ils ne sont pas traités comme si c'était leur terre ? Donc déjà, il y a toutes ces questions là aussi qui viennent, qui viennent aussi dans la balance. J’ai pas toutes les solutions, c’est des piges je pense, ça pose aussi beaucoup problème. La communication assure bien sûr effectivement les risques, et aussi sur l'échec globalisé des politiques internationales, en tout cas de nous, de nos dirigeants. Enfin des chiffres qui font quand même relativement peur aujourd’hui à l’heure de la COP 28, sont que je crois qu’en 2030, un rapport de l’ONU Climat qui est sorti il y a quelques semaines en 2030 sera. On a réduit de 2 % nos émissions de gaz à effet de serre. Alors on a besoin de le réduire de 43 % pour respecter les accords de Paris. Je pense que c’est plein de petits chiffres comme ça qui viendront qui va nous faire mobiliser les gens. Mais non, on a encore de la place.
Et puis dans les réserves qu’on a aussi, il y a un côté moi je rencontre beaucoup de gens qui me disent oui mais de toute façon, ça sert à rien ce que vous faites puisqu’on est dans un système, on ne changera pas. Enfin voilà, le capitalisme c’est le moins pire, c’est la fin de l’histoire, etc. Et en fait du coup là on part beaucoup sur un côté pour l’instant parce que c’est oui.
Et donc là, par exemple, on développe des projets de territoire pour avoir une contre proposition. Et ça, souvent, il y a beaucoup de gens qui ne voient pas de perspectives et donc de concret. Enfin peut-être pas de concrétiser, mais en tout cas d'établir un plan très détaillé d’un autre monde possible. Ben en fait je pense que oui, il y a un côté redonner un peu d’espoir. Oui, il y a une autre voie qui est possible et elle n’est pas seulement dans nos têtes. On est capable de la faire, on est capable de la chiffrer. On est capable de dire exactement sur un territoire comment on voudrait l’aménager, nous et. Et là, je pense qu’il y a un moyen d’aller chercher d’autres, d’autres personnes convaincues par le fait de montrer les différents types de futurs possibles plutôt que de continuer à se battre contre quelque chose, contre le capitalisme, contre la destruction du vivant, contre les gens. Plutôt se battre en proposant des nouveaux imaginaires et même plus que des imaginaires, des nouvelles, des nouveaux types d’organisations. Il y a des solutions, il y en a plein, Il y a plein de gens qui les théorisent depuis longtemps maintenant. Et du coup, c’est comment est-ce qu’on se les approprie concrètement pour eux, pour donner à voir ces nouveaux futurs possibles là, quoi ?
Sur l’annulation de la dissolution des soulèvements de la Terre ? Qu’est ce qu’il faut retenir exactement ? D’un point de vue activisme militant.
Je pense que la volonté du gouvernement de la dissolution de Dissoudre a été très claire. Et Darmanin, il est très fort. Je sais qu'à l'époque il y avait eu des arbitrages avec bande qui n'était pas trop chaud sur ce truc là et c’est Macron qui a dit ceci On va mettre le paquet. Et bah déjà c’est une c’est une fessée sur le conseil d'état qui viennent désavouer et qui retiennent pas les arguments du gouvernement grosso modo. La première lecture, c’est-à-dire. Les agissements des soulèvements ne justifient pas une dissolution. Et c’est là où c’est glissant, c’est là où il faut être méfiant, c’est là où c’est que pour l’instant, ça retient le fait de dire ben oui, en effet, on revendique le fait de s’en prendre à des structures et considèrent en particulier et considèrent et potentiellement illégales déjà de fait ou le deviendraient si on parle des méga bassines puisqu’elles sont toutes condamnées. Au fur et à mesure, au niveau des tribunaux administratifs, et qu’il y ait vraiment un élément qui a été vraisemblablement déterminant, c’est le fait que très clairement, il n’y a pas d’appel à s’en prendre aux personnes. Et ça, c’est important. Aujourd’hui, ce qui. Ben oui, il nous reste quoi comme modalité d’action ? Et en termes d’efficacité, c’est en effet quand il y a un tuyau qui ne devrait pas être là, se donner les moyens de l’empêcher de pomper la rivière qui est au fond. Ça c’est l'état de nécessité, c’est ça le terme autour duquel on tourne depuis tout à l’heure. Et c’est cet état de nécessité qui justifie et qui fait que nos actions, si elles ne sont pas légales, elles sont légitimes et on le sent. On n’attend même pas la décision du tribunal administratif. Nous on juge que nos actions sont légitimes et si on a des gouvernements et éventuellement des instances juridiques qui ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, ça les concerne. Mais nous, la légitimité, on se l’attribue bien, bien volontiers. Et c’est vrai que j’avais envie de raisonner. Est ce que ce que tu es en train de mener ce qui s’amorce aujourd’hui sur les projets de territoire et de gestion de l’eau, les citoyens alternatifs, etc. Complètement. Aujourd’hui, on doit, on n’a pas le choix, mettre toute notre énergie dans la résistance face au pire. Les assauts, ils sont quotidiens, les projets à la con y pleuvent par. Et c’est peut être ça. Un des trucs que je retiens de la commission d’enquête, en fait, c’est que finalement, quand tu montes aussi avoir cette lecture de dire qui y reconnaisse finalement la parole, la pertinence de nos actions, le fait que ça allait brasser et qu’en fait on a. Moi j’y lis entre les lignes une certaine légitimité qui nous donne sur le fait d’agir et ne partage pas les moyens d’action. Et donc la seule réponse qu’il apporte, c’est la répression. Le jour où le gouvernement, il aura compris qu’il a là un vivier de dizaines, de milliers, centaines de milliers de gens volontaires pour imaginer un autre rapport à l’agriculture, à notre rapport à nos sols, à notre. Et on en fait, on en crève de pas pu et on va en crever de ne pas construire l’alternative. Maintenant, il y a un vrai enjeu, c’est, je ne sais pas, le compte à rebours, ce qu’il est. La sortie des pesticides, il ne faut pas la visser à 30 ans, il faut la visser à trois ans. C’est ça l’urgence. Et donc si je dois positiver tout ça, c’est qu’aujourd’hui je pense qu’il y a plein, plein de gens qui ont bien pris conscience de la voie sans issue qui représentait. Alors, je vais nous en tenir à ce qui nous tient à cœur. Cette agriculture là mènera, elle est en train de mener notre espèce à sa perte. C’est un des éléments majeur et mondial de l’extinction potentielle de la vie sur Terre et des grandes perturbations. Eh bien, il faut être capable d’inverser la tendance et faire en sorte que toute l'énergie qu’on met aujourd’hui à se battre contre elle soit d’en construire. Et c’est vrai que comment, en effet, on cristallise et comment on. Je pense qu’un des trucs qui fait qu’on on est aussi nombreux, c’est qu’on témoigne aussi de la joie d’agir. On témoigne de toute cette solidarité qui nous nourrit. Et qu’est ce qui fait qu’on est capable de subir toutes ces agressions venues du gouvernement ? C’est qu’on se sent vivant, c’est qu’on est debout, c’est qu’on est digne, c’est qu’on est fiers, c’est qu’on est fort, c’est qu’on est solidaires.
Un membre d’Au Poste pose peut-être la dernière question. Pour beaucoup, il est plus facile d’imaginer la fin de la civilisation que la fin du capitalisme. Et il ajoute qu’il faut réensemencer les imaginaires.
Franchement, c’est réensemencer les imaginaires, la lutte.
À la limite, ça pourrait être le mot de la fin. Alors donc, lui, il a préparé. Alors tu sais quoi ? Lève-toi Julien prends le coussin sur lequel tu es assis depuis tout à l’heure. Parce que quand même, il va très bien avec ton badge.
Voilà, très, très clairement, il y a eu un article aujourd’hui des camarades de la CGT, de Pierre Fabre. C’est l’entreprise qui aujourd’hui pousse à la roue pour que les travaux de l' A69 se fassent à tout crin. Et donc les syndicalistes sont en train de dire attention. C’est l' A 69 Castres Toulouse Et donc bien voilà, pour moi, ça, ça a beaucoup de sens. J’ai lu cet article en arrivant là et de voir le syndicaliste de la CGT qui monte au créneau et qui dit bah en fait nous pour les ouvriers, ça ne va pas non plus nous avantager. Ils habitent ces villages au quotidien, donc ils sont aussi des habitants. Ce ne sont pas que des gens qui utilisent et. Et qui disaient Attention, attention ! Monsieur Pierre Fabre, parce que ça commence à se savoir que vous êtes le grand promoteur de cette autoroute. Et donc voilà, la menace, elle est là. Pierre Fabre Ils font des cosmétiques ? Eh bien, si on ne veut pas soutenir l' A69, eh bien on invite tous les citoyennes et citoyens qui ont cette info là à boycotter tous les produits. Pierre Fabre.
Je ne connais pas,
Tu as vu, voilà, le petit logo C’est le vélo.
T’as fait ça dans le train ce matin ?
Oui, oui, t’as vu, c’est bien, c’est la piste, c’est bien. Et donc voilà, il y a un certain nombre de marques qu’on peut retrouver dans la grande surface Avène, Ducray, Klorane. Et puis vous retrouverez aussi ce petit logo parce qu’ils sont aussi dans l’industrie pharmaceutique. Donc il y a des génériques. N’achetez pas les produits Pierre Fabre jusqu'à ce que Pierre Fabre de l’entreprise ait changé son fusil d'épaule, allez le dire sur les réseaux sociaux aussi. Parce que les gens qui ont une armée de community manager supprime vraiment tous les commentaires qui sont mis sur les différentes marques du groupe pour essayer de cacher ça. Mais bon, on va continuer à se mobiliser, à continuer à commenter pour essayer de faire valoir.Donc voilà, comme on a rien prévu ce weekend je crois qu’en Poitou Charente, sur les bassines, on invite les camarades à se mobiliser. Il y a tout un tas d'événements qui vont se passer autour de la campagne contre Lafarge. Ça a commencé aujourd’hui du huit à douze. Et regardez dans votre presse, il y a des choses qui vont sortir. Et notamment dimanche, les camarades de Castres, toulousains, qui organisent un rassemblement contre les bétonneurs de chez eux, ce n’est pas que Lafarge, Lafarge, c’est un petit peu la preuve, la face visible de l’iceberg. C’est particulièrement criant et pertinent à dénoncer parce que notamment on parlait de terrorisme et d’inversion des valeurs. Il se trouve que Lafarge a été condamné par la justice américaine pour ses collusions avec Daesh. Quand même, ce n’est pas rien quoi, ce n’est pas rien. Il fait quoi ? Macron là dessus, il fait quoi ? Non pas Darmanin, Il ne veut pas aller organiser une virée de la SDT dans les locaux de la femme ? Je serais pas mal hein ?
Le 16 décembre Manif action des racines, pas de bassines à Saint-Léger, Est ce que je vous rappelle que vous, vous avez une réunion à mener après celui-ci ? Si j’ai bien compris, vous avez joué. L’utile à l’agréable. Vous vous êtes dit bon allez, on va aller au poste et après on va voir les copains Anne ?
Et bien oui, Alors là, c’est un rendez vous à Saint-Léger la Pallu dans le 86 pour aller planter des arbres, planter des haies
Vous y allez en avion ? Comment ça ?
Ah bah non, pourquoi on va planter des arbres par rapport aux bassines En fait, le bassin de la Pallu, le sous bassin de la Pallu, c’est celui où il y a six bassines qui ont été annulées. Il faut le voir comme il a été entièrement remembré. Enfin, il reste encore quelques petits marais communaux, mais c’est vraiment la Pallu Étymologiquement, c’est le marais, le paludisme, tout ça. Et aujourd’hui, c’est un endroit qui est incroyablement sec. La Pallu coule à peine quelques mois dans l’année et pas sur l’intégralité de son cours. Et du coup, c’est là où les bassines, cerise sur le gâteau en fait du massacre qui a eu lieu dans ce bassin versant. Et souvent, quand on dit bah oui, évidemment non, on n’est pas contre le stockage d’eau, mais moi je suis pour le stockage d’eau en profondeur dans les nappes et en fait les nappes à la Pallu Bon, outre le fait qu’elles sont polluées, voilà. Mais en plus elles ont vraiment du mal à se recharger tous les ans. Et un des outils pour ça et aussi pour prévenir les crues parce qu’on n’a pas parlé du côté destructeur de l’eau là, mais c’est d’améliorer l’infiltration, de ralentir les écoulements. Et pour ça, les arbres et les herbes jouent un rôle crucial. En fait. Et c’est pour ça que, depuis qu’on a arraché tout, tous les arbres et toutes les aides, ils ont mis des peupliers, ça compte beaucoup et du coup on a des écoulements beaucoup plus rapides, on a plus de stock, on a beaucoup moins de stockage dans le sol. Et puis l’eau comme elles sont, elles sont par pour le coup vraiment, vraiment vite à la mer. Elle est dans le sol et elle crée. Elle peut créer des crues plus en aval quoi. Donc du coup, c’est pour dire si nous on a la solution à la place des bassines contre la sécheresse, c’est de planter des arbres. Donc à Saint Léger La Pallu le 16 décembre. Il faut voir l’affiche parce que l’affiche est vraiment magnifique en plus.
En tout cas, c’est sur le site Bassines Non merci.fr Si on veut être au courant de Dernière Rénovation. L’affiche, elle est là, elle est orange, Ils ne déracinent pas de bassines.
Ouais, exactement.
Manif, casse croûte, projection ?
Et aussi, faut réserver sa semaine du 14 au 21 juillet l'été prochain.
Alors quelle forme exactement ? Quel endroit tout ça ?
Bon bah tout cela est encore un peu nébuleux, mais en tout cas, ce sera bien, ça sera très bien et juste riche. Et justement, l’idée c’est un peu pour ceux qui ne sont pas venus.
Ceux qui seront pas venus vont le regretter amèrement toute leur vie quoi. Et justement on est pour revenir sur tes questions et tout à l’heure il y a une grande réflexion sur comment chacun, chacune peut venir selon ses envies, ses capacités, trouver des complémentarités, de moyens d’action pour que, pour faire, pour faire une grosse alliance et pas opposer les moyens d’action.
Du quatorze au 21 la date n’est pas choisie par hasard. C’est une semaine avant les J.O. Et pour deux raisons à la fois parce qu’on doit faire le pont et il faut vraiment se poser la question de ces J.O. Et de ses conséquences sur la biodiversité, l’aménagement du territoire, etc. Il y a une super bonne nouvelle là qui est tombée : on écope des JO en 2030 dans les Alpes, candidature unique de la France et avec comme solution derrière les bassines des neiges, un peu comme La Clusaz. Alors donc, on se mobilise à cette date là aussi parce qu’on sait que tous les spot light et médiatiques internationaux seront sur la France à ce moment-là. Et puis également parce que, en fait, ici, on parle de répression. Va falloir regarder ce que va être la France au mois de juillet et d’août l’an prochain. T’inquiète pas qu’il y a tout un tas d' attirail, on va vivre en dans un état d’urgence très particulier. Et tout à l’heure on parlait des produits marques encodées, mais en fait il va y avoir tout un tas d’arrêtés liberticides et de moyens de répression, reconnaissance faciale qui vont être mis en place à l’occasion de ces J.O. Donc peut être qu’il va falloir arrêter avec les Jeux Olympiques un jour ou l’autre. On peut faire du sport, mais on n’est pas obligé de cramer la planète pour ça.
Et du coup, on a deux choses là y a un lien, une espèce de climat à la fin de l'été aussi, parce que justement ils vont accueillir les prochains JO d’hiver et ils vont créer des bassines pour avoir de la neige. Et justement, sur cet aspect, je me souviens plus comment on a dit. Et justement façon y a sur le fait que les JO seront une vitrine économique pour le marché sécuritaire, pour la place de leader de la France dans le marché sécuritaire.
En fait, c’est le cas de tous les grands événements sportifs, à savoir la Coupe du monde de foot et les Jeux Olympiques depuis toujours. Ainsi des moments de laboratoire sécuritaire. On s'était pas beaucoup intéressé dans les années 80 la lutte sur le hooliganisme, mais qui en fait hier il s’est passé beaucoup de choses et effectivement la gestion des foules étendues et ça devient une problématique pour les états extrêmement importante et la gestion des foules massives, notamment les grands événements sportifs tu ne fais pas mieux.
JO de Pékin ont fait beaucoup pour la démocratie et pour la dernière Coupe du monde, ça fait beaucoup pour les droits sociaux des travailleurs. Ouais, c’est évident. En fait, si on regarde un petit peu l’histoire des J.O. Et de ses grandes manifestations. Mais l’essentiel de ce qui, on le sait, c’est les grandes puissances du moment.
Je remarque que vous avez le même slogan. L’essentiel, c’est d’y participer. Vous avez dit si vous ne venez pas au mois de juillet, vous allez le regretter toute votre vie. Euh ouais, c’est quand même assez approchant votre affaire. Et pour vous suivre ?
On a notre compte Instagram, dernière rénovation sur lequel on vous invite à venir suivre, sur lequel on poste notamment. Hier, on a fait une action sur le pont de la Concorde en face de l’Assemblée nationale. On a bloqué la route et on a également déversé des radiateurs en signe de protestation une nouvelle fois pour bloquer la route avec les radiateurs, avec nos corps, pour simplement visualiser le manque cruel d’ambition du gouvernement et même la politique et de communication mensongère du gouvernement. En termes de rénovation thermique. Ce mot sur notre actualité, là, ça va beaucoup aussi être sur les procès qui arrivent. On a, on a, on a onze appels qui arrivent l’année prochaine et l’année suivante on a à peu près plus 35 procès en tout, dont une vingtaine qui arrivent là sur la fin d’année et sur l’année prochaine. Donc on parlait d'état de nécessité tout à l’heure. Nous, c’est typiquement l'état de nécessité complet d'à côté, des fois de la liberté d’expression également, qui avait notamment permis aux décrocheurs et décroché de portrait de l’emporter à la fin. Et du coup, chacun dans chacun de ces procès, en fait, est une chance pour nous et pour le mouvement climat de manière générale. En fait d’aller, d’aller faire se positionner la justice. C’est pour ça qu’on a écrit encore une fois cette tribune sœur avec Extinction Rébellion sur d’une part la répression et d’autre part l’appel à la justice de se positionner pour nous permettre de défendre nos droits. Donc là, dans les actualités, c’est chacun de ces procès et j’en profite aussi dans nos. Dans nos actualités, on a on a lancé des campagnes. Volontiers. Merci beaucoup. On a lancé une campagne de crowfunding justement pour et pour. Pour nous permettre d’aller nous défendre correctement devant les tribunaux. À chaque fois, évidemment, ça coûte, ça coûte de l’argent pour payer, les avocats, pour faire venir les personnes, les témoins aussi qu’on essaie de. On a à chaque fois des témoins qui viennent, on ne sait plus. Du coup, un témoignage oculaire comme ça peut l'être par exemple sur un accident de la route. On essaie de faire venir à chaque fois des personnes qui viennent attester du manque de respect des propres engagements du gouvernement sur la rénovation ou plus globalement notamment. Là on a, on a un procès qui arrive, ce sera une décoratrice du GIEC qui viendra justement témoigner. Donc tout ça coûte de l’argent. L’Organisation de nos actions coûte de l’argent. Les radiateurs, ça coûte de l’argent, les banderoles d’argent, les tubes de colle aussi. Et du coup, bah si vous avez envie de soutenir, on vous invite à venir sur Instagram et à donner à donner à la hauteur de ce que vous pouvez, si vous le pouvez, si vous en avez bien évidemment envie. Voilà, je crois que j’ai fait le tour de nos actus.
Oh, nous on a une autre actu. Alors évidemment, on a aussi en plus du site, on est aussi sur des réseaux sociaux que moi je ne fréquente pas, donc on a comme on est plus vieux peut être on a du Facebook et 1M86 c’est de l’installation. Mais surtout on a un appel à témoins à passer justement à propos de tous ces gens qui se sont fait confisquer leur boule de pétanque, leurs bouteilles de gaz parce qu’il y a eu des restaurateurs par exemple, qui se sont fait confisquer leurs bouteilles de gaz, un Prof de tennis qui encaisse.55 ans de raquette de tennis. Donc en ce moment, voilà, on fait circuler un appel à témoins pour tous ces gens et on va peut être organisé un concours de boules devant la gendarmerie qui avait récupéré toutes les boules,Il y a également le fait qu’on va marquer le coup aussi. Il va y avoir un moment de commémoration qu’on est en train de construire. On ne peut pas en dire beaucoup plus. Mais voilà, autour du 25 mars on retourne à marquer le coup continuer ce travail de mémoire de manière à ce que cette opération immonde de maintien de l’ordre et de destruction des citoyens reste très profondément ancrée dans les gouvernants. Chez les gouvernements ça n’est plus possible, ça n’arrivera plus. Et puis je voulais quand même dire que ça peut être une question les jugements, ça a été l’occasion de se faire entendre
On savait qu’on allait partir à cette période là et on a eu vent que des camarades de dernière rénovation passaient au tribunal de Tours. Et donc on a fait la jonction. Moi, ça a été une journée assez incroyable. Vous avez les élus de Tours qui vous ont accueillis à l’entrée du village et qui nous ont ouvert les Champs Élysées, toute l’avenue Grandmont et comme ça, tout droit jusqu'à la mairie qui était à droite et le tribunal qui était à gauche. Il faisait 45 degrés. On s’est baigné dans les fontaines et c’est un moment fort dans le convoi de l’eau. Cette rencontre avec vous. Le fait qu’on se retrouve là tous ensemble, et puis que les élus mouillent le maillot aussi à ce moment-là. Ouais, sauf que là, ça venait vraiment bien casser l’image des fameux écoterroristes que cherchent à diffuser les médias.
Et même du coup, bah le soutien qui a été tout particulièrement très fort pour les cinq prévenus aujourd’hui, qui était qui passait devant la justice pour le peinturlurer de la de la mairie, de la mairie de Tours. C'était aussi de la préfecture et c'était aussi un moment super fort de soutien. C'était. C’est magnifique quoi. Et effectivement du coup les procès et on espère le 18 lors du rassemblement sera aussi une occasion de voir un front, un mouvement climat et un mouvement biodiversité, un mouvement Défenseurs de la vie unis pour aller glaner. Nouvelle victoire.
J’avais quand même une question rituelle : vous allez vous passer le micro et après on arrête. Qu’est ce qu’on a fait au poste pendant 2h et demie ? Qu’est ce qu’on a fait ? Qu’est ce que vous avez fait ici ce matin ? Qu’est ce qui s’est passé ?
Moi, je me suis déjà incrusté. Après, je me suis senti très bien parce qu’il y a toute la décoration et le mobilier orange et du coup, c’est des couleurs qui nous plaisent beaucoup. Et non, plus sérieusement, on a échangé autour de plein de sujets qui nous sont chers, qui sont primordiaux aujourd’hui, personnellement, j’ai appris des choses qui m’ont beaucoup intéressé. Donc merci beaucoup pour la non invitation plus précisément qui invitait à l’invitation voilà, on s’est rencontrés.
J’allais dire exactement ça. On s’est rencontrés et en plus c’est la première fois qu’on vient physiquement. Première fois qu’on se rencontre. Et puis on a quand même été beaucoup dans le constat que oui on c’est pour une répression qu’on n’avait pas et qui augmente, mais aussi dans le constat qu’on avait envie de continuer et de s’unir et de se soutenir contre cette répression et que de toute façon notre combat, il est légitime et que du coup, c’est aussi une occasion de réaffirmer qu’on ne va pas s’arrêter là, qu’on a repris le chemin de Paris. C’est de plus en plus régulier. Ça doit être un signe. Je suis à Paris toutes les semaines et c’est complètement l’inverse de ce que je veux faire de ma vie.
Mais est ce qu’en effet c’est quand même un endroit où c’est un lieu de pouvoir ? Et donc ce n’est pas pour rien que la semaine dernière, on était à l’Assemblée nationale, il y avait un projet de loi porté par la fille et le contenu baisse pour un moratoire sur les bassines. Donc c’est l’occasion en effet peut être de rentabiliser le transport et que notre empreinte carbone, si on alourdit, ben c’est qu’on mette beaucoup sur cet événement là. Donc moi je vois ce lieu, J’ai hâte de faire le tour. Je ne connaissais pas cet endroit, c’est incroyable qui va nous expliquer tout ça, mais j’ai l’impression que ça bouillonne en tout sens. Je pense que si j’habitais à Paris, je passerais pas mal de temps. Ici, il y a l’Académie du climat, ça doit être un super spot où ça brasse à mort. J’espère surtout qu’on a permis aux camarades, aux auditeurs un petit peu de s'équiper, de consolider des argumentaires et que ça donne envie d’aller fouiller un peu plus, etc. Je sais que là, chez nous, on est en train de préparer un petit fascicule pour les fêtes de Noël. C’est comment tu parles des bassines à ton tonton facho ? Voilà, venez un petit peu. Voilà, c’est ça. Je pense que ton émission a la vocation, là, c’est un exercice educpop, ça permet de s'équiper. Tout y est, d’aller au-delà de l’idée préconçue, d’aller ensuite sourcer tout ça. Et puis on est venu voir David Dufresne, qui est un bon gars quand même. J’ai le plaisir de le voir à chaque fois. Merci beaucoup.
Allez, je reprends le micro, je reprends la main. Alors il y a un lien puisque ici, en fait, c’est l’ancienne fac de Censier. Il y a encore des étudiants dans certains étages, dans un bâtiment, là, mais en fait il y a une rénovation de ce bâtiment. C’est pour ça que tout à l’heure, j'étais un peu gêné quand la fenêtre était ouverte devant tes camarades, parce qu’effectivement là, c'était protégé, parce que nous, nous sommes dans une salle très bien chauffée, d’autres ont une salle et donc je suis obligé d’ouvrir un peu. Enfin bon, bref. Et en fait ça va être désamiantage et le temps du désamiantage c’est occupé tout à fait légalement par des structures, des associations. Il y a Alternatiba qui est au cinquième étage, qui a fait notre banderole Auposte. Et donc c’est un lieu qui est provisoire un Tiers-Lieux.
Un projet d’extermination de l’ultra Gauche.
Ah oui, je n’avais pas pensé à ça voilà les amis, il faut que je vous laisse à vos travaux, à vos occupations. Je vous remercie tous les deux d’avoir fait l’effort de vous déplacer, d'être venus ici parce que c’est important qu’il n’y ait pas que des Parisiens qui viennent au poste. Merci beaucoup à vous. Vous revenez quand, en janvier ?
Volontiers à une prochaine fois
