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Soulèvement 2023 : questions au gouvernement en direct de l’Assemblée nationale

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Transcription de l’émission

00:16:17David Dufresne
Ah bah tiens, j’ai oublié mon café bonjour, amis de la police et du café, bonjour. Bonjour à tous, bienvenue au poste, il est 14h56. Dans quatre minutes, démarrent les questions au gouvernement à l’Assemblée. Rituel du mardi après-midi, sachant qu’il y a la même chose au Sénat le mercredi. C’est en règle générale de la représentation du grand guignol, du grand n’importe quoi, du pas grand chose. Et c’est la raison pour laquelle on n’y va plus tellement à ces questions au gouvernement. Mais aujourd’hui, à événements exceptionnels, streams exceptionnels dans le sens où nous allons pouvoir voir l'état des troupes politiques sur ces techniques. Question là, celle des soulèvements des quartiers, celle des violences policières, celle de la rénovation urbaine, celle du racisme. Il est probable qu’on entende des horreurs épouvantables, mais il est aussi de notre devoir, de notre responsabilité de nous tenir au jus de ce genre de choses, parce que ça nous concerne tous. Attendez, j’ai fait ça Je suis en train de regarder. Voilà, voilà. Question gouvernement, c’est la séance de 15 heures. Je vais aller me chercher un petit café. Je vais me chercher un petit café. Non, il n’y a pas de concurrence. C’est de la complémentarité. Voilà, là il y a tout ce qu’il faut. 14H56, tiens c’est marrant, moi j’ai 58, comment ça se fait ? Ah oui, c'était peut-être que je ne suis pas… Voilà, retour au direct, voilà c’est ça, c' est bon. Bonjour à vous tous, pour ceux qui n'étaient pas là ce matin nous étions avec Alain Bertho anthropologue, on a passé deux bonnes heures avec lui, c' était absolument passionnant et justement sur la fin, sur quels enseignements tirer de tout ça et Comment ne pas être découragé ? Par la machine qui était déjà à l'œuvre, la machine répressive, la machine à conneries, etc. Alain Bertho nous propose d’investir le champ politique, mais pas de manière politicienne, mais plutôt en disant, je cite de mémoire, j’espère ne pas le trahir, mais disons… Qu’il faut faire en sorte que les hommes et les femmes politiques désapprennent et écoutent la société réellement et se détachent finalement de leur habitus. Alors là, ce à quoi on va assister, c’est évidemment un moment rituel de la politique française, mais je pense que c' est extrêmement important. De se tenir au jus, voilà. Donc on attend le signal, je vais enlever la musique avant d’oublier de l’enlever, voilà. Donc depuis maintenant 3-4 jours, nous avons mis la gomme sur ces questions-là, sur les questions des émeutes et du soulèvement des quartiers. Demain matin, à 9h, nous serons avec Fatima Ouassak qui est la porte-parole du Front des Mères et qui est par ailleurs la porte parole de Vert Dragon, qui est une maison à Bagnolet, je crois, qui est d’allier l'écologie urbaine et les luttes sociales périurbaines dans les quartiers. Fatima Ouassak sera avec nous demain matin à 9h. Jeudi, nous serons avec Jacques Deschamps. Jacques Deschamps vient de publier un livre sur les émeutes, éloge de l'émeute. Nous serons donc avec lui jeudi à 9 heures. Et vendredi matin, à 9h aussi, nous serons avec une journaliste de Libération dont le nom m'échappe tout d’un coup, le prénom c’est Eve et le nom de famille je n’ai plus en tête, plus exactement, je n’arrive pas à le prononcer. Eve a fait un article très très intéressant hier sur la politique publique en termes de rénovation urbaine. En termes d’occupation d’espace, voilà, merci Euryale c’est Ève Szeftel, voilà. Elle sera avec nous vendredi. Je cherche un invité pour dimanche, car samedi on fera sans doute pause, voilà ! Alors, j’espère que c’est bon, le live continue côté Sénat. N’hésitez pas à partager le lien, plus on est nombreux, meilleur c' est. Je vous rappelle qu’ici le dissensus est de mise, mais également le respect de l’autre. Alors, on évite sous peine de bannissement, on évite tout ce qui tombe sous le coup de la loi. Racisme, sexisme, antisémitisme. 15H01, ça va démarrer.
00:22:45Yaël Braun Pivet
Mes chers collègues, bonjour, la séance est ouverte. Avant de commencer la séance des questions au gouvernement, je voudrais rendre hommage à Léon Gauthier. Léon Gauthier avait 17 ans lorsqu’il se rallia au général de Gaulle. Il avait 20 ans lorsqu' il rejoint les 176 autres français du commandant Kieffer. 21 ans à peine lorsqu’ils débarquèrent sur les rivages de Normandie le 6 juin 1944. Il incarnait une jeunesse exemplaire qui, armée de son seul courage et du sens du devoir, se mit au service d’une cause qu’elle jugeait supérieure à sa propre vie, celle de la paix. Il s’engage pour défendre notre pays et ses citoyens par amour de la patrie et fait preuve d’un dévouement sans faille au service des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité qui nous unissent et nous dépassent. C’est à la jeunesse que Léon Gauthier, à 100 ans encore, s’adressait en infatigable passeur de mémoire, en ambassadeur de la paix. Comme l’a rappelé Christophe Blanchet, député du Calvados, qui l’a bien connu, il était fier et heureux, chaque 6 juin, de remettre leur béret vert aux jeunes militaires inspirés par son engagement. Chaque 6 juin, on percevait dans son regard une douleur et un souvenir d’un ami tombé ce jour-là.
00:24:25David Dufresne
Non Kamel, il faut rester, ça c’est bon, ça ne mange pas de pain, c’est l’hommage.
00:24:31Yaël Braun Pivet
J’adresse nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Un hommage à Léon Gauthier.
00:24:39David Dufresne
On a besoin de ton savoir Kamel.
00:24:41Yaël Braun Pivet
Monsieur le jeune homme, à sa sagesse de vétéran, je vous demande de bien vouloir observer une minute de silence. Je vous remercie.
00:25:46David Dufresne
Ce n'était pas un problème de son du poste, ne soyez pas malveillants, il n’y avait pas de son.
00:25:52Yaël Braun Pivet
Je voudrais, avant de donner la parole à notre premier orateur, saluer le retour de madame Elisa Reva, qui est une agente de l’Assemblée nationale qui, devant la plupart d’entre vous, a eu un malaise et qui a recouvré la santé. Bienvenue à vous madame.
00:26:24David Dufresne
Euh, oui. On peut rentrer dans le match, là, s’il vous plaît ?
00:26:34Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup mes chers collègues. Alors, la parole est à madame la présidente Mathilde Panot pour le groupe La France Insoumise.
00:26:50Mathilde Panot
Merci Madame la Présidente, Madame la Première Ministre. Naël, 17 ans, est mort, abattu par un policier. Quinze jours plus tôt, à Aoussen-Camara, mort dans les mêmes circonstances. Depuis ces événements atroces, vous n’avez posé aucun acte politique pour répondre aux problèmes qui se dressent face à nous. Comment un jeune de 17 ans peut-il être tué par un policier en République française ? Pourquoi 16 personnes ont-elles trouvé la mort depuis un an et demi en France pour refus d’obtempérer quand l’Allemagne n’en compte qu’un mort en 10 ans ? Et le plus glaçant, combien de Naël n’ont pas été filmés ? À présent, pour justifier l’inaction, vous versez dans le déni. Vous m’avez dit, hier, les émeutes que connaît le pays n’ont rien à voir avec la mort de Naël. Pire, vous voulez faire peser sur nous la responsabilité de la colère quand elle prend racine dans un meurtre odieux. Madame la Premier ministre, ni les interpellations ni la répression ne viendront tarir la soif de justice de la jeunesse. Seule une réponse politique et de nature à apaiser durablement le pays. Le retour au calme ne se décrète pas, il se construit. Lorsque Alliance Police et l' UNSA parlent d’entrer en guerre contre des nuisibles, ils ne parlent plus la langue de la République. Voici ce qui devrait interpeller fortement votre gouvernement et les relais d’opinion dans ce pays. Regardez la situation en face, madame la Première ministre. Il faut un débat à l’Assemblée nationale. Quand prendrez-vous au sérieux les propositions que nous vous faisons ? Êtes-vous, oui ou non, favorables à l’abrogation du permis de tuer de la loi Cazeneuve qui a provoqué l’explosion du nombre de morts en cas de refus d’obtempérer ? Allez-vous oui ou non créer un comité vérité et justice pour faire toute la transparence sur les cas de violence policière ? Allez-vous, oui ou non, créer un fonds d’indemnisation pour les commerçants et collectivités victimes des événements de cette semaine ? Comptez-vous enfin dépayser les affaires de violence policière et allonger la formation des policiers ? Madame la Première ministre, cet ordre et avis n’est plus tenable. Je vous remercie.
00:28:59Yaël Braun Pivet
La parole est à vous. La parole est à madame la première ministre. Un peu de silence, s’il vous plaît. Madame la Premier Ministre, vous avez la parole.
00:29:22Élisabeth Borne
Madame la présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Présidente Mathilde Panot. Comme vous, comme de nombreux Français, j’ai été émue et choquée par la mort d’un jeune de 17 ans la semaine dernière à Nanterre. Je l’ai d’ailleurs dit au Sénat, très clairement, dès mercredi dernier. Le gouvernement a fait preuve de la plus grande transparence dans cette affaire et la justice établira toute la vérité. Mais Madame la Présidente Panot, dans un moment comme celui que nous traversons, oui, nous devons regarder la réalité en face. Car depuis une semaine, face aux violences qui ont éclaté, je cherche vos condamnations et j’entends des excuses.
00:30:13David Dufresne
Merci les raiders, je vous parle un petit peu après.
00:30:17Élisabeth Borne
Avec votre parti, vous instrumentalisez un drame. Vous refusez de condamner clairement les violences, vous refusez d’appeler au calme alors que nos policiers et nos gendarmes luttent pour préserver l’ordre républicain, alors que des sapeurs-pompiers combattent des incendies, alors que les maires sont aux côtés des habitants et sont la cible de violence. Des mairies et des écoles sont incendiées, des magasins pillés, des élus et leurs familles attaqués, et vous vous cherchez des coupables partout dans toutes nos institutions républicaines, sauf chez les auteurs de violence.
00:30:57David Dufresne
Non, ils s’intéressent aux raisons et aux causes.
00:31:06Élisabeth Borne
Alors vous auriez pu, comme vos alliés de la Nupes, exprimer votre émotion à la suite du décès d’un jeune de 17 ans, demander justice et appeler sans ambiguïté au retour au calme. Mais vous et les autres parlementaires insoumis, vous avez choisi un autre chemin, celui de l’outrance, celui de la brutalité verbale, celui d’excuses constantes de la violence. Madame la présidente Panot, quand vos députés rejettent tout appel au calme, vous sortez du champ républicain. Quand une de vos députés affirme que la fin justifie les moyens, vous sortez du champ républicain. Quand votre leader parle de permis de tuer pour les policiers, de peine de mort pour les jeunes des quartiers, et nous traite de chien de garde, vous sortez du champ républicain ! Les violences, madame la présidente Panot, rien ne peut les excuser. Et pendant que vous jetez de l’huile sur le feu, pendant que vous donnez des excuses aux délinquants, nous nous sommes engagés pour rétablir l’ordre républicain. Et la justice ne vient jamais de la violence. Je vous remercie.
00:32:51David Dufresne
Comment dire, la justice ne vient jamais de la violence, il faut que j’aille chercher un papier, un crayon. Je vous reviens. Regards noirs d’Élisabeth Borne, merci beaucoup Abay 23 et merci aux 309 Raiders.
00:33:07Yaël Braun Pivet
Président, Marleix pour les républicains.
00:33:09David Dufresne
On débute et vous avez ici des synthés que vous ne trouverez jamais ailleurs.
00:33:16Olivier Marleix
Par la haine de la France, au nom des députés des Républicains, je veux dire notre soutien à ces milliers de commerçants dont les magasins ont été pillés, je veux dire notre soutien à ces millions de Français dont les véhicules ont été incendiés, je veux dire notre soutien aux maires qui ont été pris pour cible, et notamment à Vincent Jean Brun et sa famille, odieusement attaqués à leur domicile. Et je veux dire notre…
00:33:45David Dufresne
Bah moi je vais chercher mon cahier.
00:33:46Olivier Marleix
Les forces de sécurité, policiers, gendarmes, policiers municipaux, sapeurs-pompiers et je pense au caporal chef d’Amblaincourt. Leur extraordinaire sang-froid est l’honneur de la France. Aujourd’hui, seule une réponse pénale, rapide et exemplaire permettra d’endiguer la violence. Je vous demande donc Madame la Premier Ministre de publier chaque semaine l’activité de la justice, département par département. Combien de personnes interpellées ? Combien de personnes déférées à la justice ? Combien de personnes condamnées ? Le temps des excuses, le temps des sursis, le tant de l’impunité est révolu. Pour les mineurs, notre code pénal prévoit, c’est l’article L227-17, que les parents défaillants puissent être condamnés. À de la prison ou à de fortes amendes. Quand on laisse un gamin de 14 ou 15 ans dehors, à deux heures du matin, par une nuit d'émeute, on doit voir sa responsabilité engagée. C’est la loi. Appliquez-la. La justice doit être rapide et je vous demande de mobiliser ce qu’il faudra de magistrats honoraires ou de magistrats à titre temporaire pour juger toutes ces affaires dans les 100 jours. Ne pas punir serait une injure pour nos forces de l’ordre, ne pas prendre ce serait ne pas comprendre la gravité de la menace pour la France, ce serait empêcher pour demain de reconstruire la concorde dans notre pays. Il faut un changement de cap, il doit être radical, il le faut maintenant.
00:35:19Yaël Braun Pivet
Merci Monsieur le Président, la parole est à madame la Première Ministre.
00:35:27Élisabeth Borne
Merci, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Olivier Marleix. Depuis que des violences inadmissibles ont éclaté, nous avons travaillé sans relâche au maintien de l’ordre républicain sur tout le territoire, avec une volonté, le refus de l’impunité. Depuis le début des violences, près de 4000 personnes ont été interpellées. Le garde des Sceaux a transmis une scie circulaire de politique pénale aux parquets généraux, leur demandant une réponse rapide, ferme et systématique pour tous les auteurs. Et je vous confirme, monsieur le Président, comme nous l’avons évoqué hier, que le garde des sceaux demande notamment que des sanctions pénales puissent être prononcées par des parents qui laissent leurs enfants de 12 ans, de 13 ans, de 14 ans traîner le soir, mettre le feu à nos mairies, à nos commissariats. Et au total, hier soir, près de 700 personnes avaient été déférées, près de 800 gardes à vue.
00:36:26David Dufresne
C’est aussi les leurs, les commissariats et les mairies.
00:36:29Élisabeth Borne
Des peines lourdes ont été prononcées, notamment de la prison ferme, avec mandat de dépôt. D’ores et déjà, 350 personnes sont placées en détention. J’ajoute que le garde des Sceaux adressera dans les prochaines heures une circulaire sur le traitement des infractions commises par les mineurs. D’abord, pour que toutes les atteintes, même de plus faible intensité, soient sanctionnées. Ensuite, pour mettre les parents face à leurs responsabilités, avec des amendes, des stages de responsabilisation parentale et en engageant leur responsabilité pour soustraction à leurs obligations légales. Et j’ajoute que nous avons demandé au parquet un suivi tout particulier des violences effets trop nombreux à l’encontre des élus. Et nous avons demandé au procureur de prendre la tâche avec toutes les victimes. Mais Monsieur le Président Marlex, notre volonté d’une réponse pénale ferme, d’une justice plus efficace, plus rapide et de réponse plus adaptée pour les mineurs, c’est tout l’engagement du gouvernement depuis six ans, avec notamment la création en 2021 d' un Code de Justice pénale des mineurs. Et nous veillerons à sa pleine mise en œuvre. C’est aussi le sens du projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de la Justice que vous examiniez actuellement. Je pense au recrutement de 10.000 nouveaux agents d’ici 2027 pour le ministère, je pense à la simplification de notre procédure pénale, je penses à une meilleure indemnisation de nos victimes, je pense à l’extension des travaux d’intérêt général et je pense aussi, bien sûr, au programme de construction de nouvelles places de prison d’ici 2027, dont vous débattrez dans les prochains jours. Vous voyez Monsieur le Président de Marleix, nous voulons une réponse pénale à la hauteur, il ne doit y avoir aucune impunité, nous sommes mobilisés, je vous remercie.
00:38:21Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup Madame la Premier Ministre.
00:38:22David Dufresne
Je reviens à ce qu’elle a dit tout à l’heure, Borne, la violence ne vient jamais de la justice. On pourrait lui dire que la violence vient toujours de l’injustice. Juste ça comme ça.
00:38:35Aurore Bergé
Merci, madame.
00:38:35David Dufresne
Pas toujours.
00:38:37Aurore Bergé
Dimanche soir, un homme de 24 ans est mort. Mort en service pour nous protéger des émeutes et de ses conséquences. Il s’appelait Dorian Demain-Court et était sapeur-pompier.
00:38:58David Dufresne
Alors moi j’en étais resté à un communiqué des sapeurs-pompiers disant qu’ils n'étaient pas sûrs qu’il y ait un lien de cause à effet, mais je ne sais plus.
00:39:07Aurore Bergé
Désolée de vous dire que c’est tout sauf hors-sujet, chers collègues. Parce que depuis mardi dernier, ce sont 808 policiers, pompiers et gendarmes qui ont été blessés. À ceux qui crient au soi-disant « permis de tuer » de nos forces de l’ordre, je le dis solennellement, ils ont et ils méritent notre soutien pour leur action. Parce que, la vérité, mes chers collègues, c’est que oui, le décès brutal d’un jeune homme, ce sera toujours un drame. Mais il est sans rapport avec le déferlement de violence. Brûler nos bâtiments publics, des écoles, des mairies, des bibliothèques, tirer avec des armes de guerre sur nos policiers, attenter à la vie de nos élus et de leurs familles, piller des commerces, il n’y a aucune justice dans ces actions. Et quand on est un responsable politique, on ne fait pas le tri entre ce qui peut être brûlé, ce qui ne peut pas l'être. À ceux qui osent dire que la fin justifie les moyens, à ceux qui ont osé refuser d’appeler au calme, vous serez jugés sévèrement par les Français. Nous devons avoir un discours de vérité, évidemment pour les parents, évidemment pour nos jeunes qui doivent prendre conscience de leurs actes et de leurs conséquences. Un discours de vérité aussi, face à ceux qui, à l’extrême droite, veulent faire croire que nos quartiers se résumerait à 7000 voyous armés venus pour casser. Nous leur disons qu’ils ne sont pas et qu’ils ne font pas nos quartiers. Parce que les Français qui vivent dans nos quartiers, sont les premiers à pleurer devant nos écoles détruites. Ce sont les premiers à souffrir des dégradations. Et ce sont les premiers à respecter la règle, à respecter la République et à aimer la France.
00:40:49David Dufresne
Et les autres, ce n’est pas les Français. C’est quoi ce petit racisme larvé, là ?
00:40:54Aurore Bergé
Et notre gouvernement va continuer à…
00:40:57Yaël Braun Pivet
Pardon ?
00:40:58David Dufresne
Vous aimeriez répondre madame Bergé ?
00:41:00Yaël Braun Pivet
Madame la Première Ministre.
00:41:05Élisabeth Borne
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la présidente Aurore Bergé. Il y a une semaine, jour pour jour, un jeune homme de 17 ans a été tué lors d’un contrôle routier. Mais bien vite après ce drame, l'émotion légitime a été remplacée par une violence inexcusable. Ce sont d’abord les symboles de la République et de l’autorité qui ont été spécifiquement visés, notamment les mairies, les écoles, les commissariats, les brigades de gendarmerie. Ce sont ensuite des pillages de magasins qui ont éclaté. Et dans la nuit de samedi à dimanche, la violence est montée d’un cran avec l’attaque du domicile du maire de Lailé-Rose. Et j’ai à nouveau une pensée pour Vincent Jean Brun, son épouse et ses enfants. Face à ces violences, notre priorité, c’est le retour de l’ordre républicain. Notre réponse s’est appuyée sur quatre piliers. D’abord, la mobilisation des forces de l’Ordre, avec 45.000 policiers et gendarmes sur le terrain. Deuxième pilier, la fermeté de la réponse pénale. Ensuite, la responsabilisation des réseaux sociaux. Et enfin, un rappel nécessaire de la responsabilité et de l’autorité parentale, car les auteurs sont jeunes, voire très Nous avons agi guidés par un objectif, aucune impunité face aux violences. Grâce à cette intervention forte et rapide de l'État, grâce à la mobilisation des élus locaux, les violences ont commencé à diminuer à partir de samedi avec une décrue très nette dimanche soir et encore la nuit passée. Notre objectif a été et reste de garantir l’ordre républicain. Nous sommes sur la bonne voie mais nous restons extrêmement vigilants et c’est progressivement avec la plus grande prudence que nous adapterons notre dispositif de sécurité. Madame la Présidente Berger, avec l’ensemble de la majorité, avec des élus républicains, nous sommes aux côtés des policiers, des gendarmes, des sapeurs-pompiers, nous saluons la mobilisation des magistrats, nous sommes aux côtés des maires et des élus locaux qui sont en première ligne. Et nous répondrons présent pour les habitants, pour les commerçants, les artisans, pour les victimes de ces violences. Comme le président de la République nous y a invités, nous devons aussi examiner toutes les causes de ces événements. Et comme je l’ai dit hier à l’ensemble des présidents de groupe, nous en tirerons toutes les conséquences avec les groupes de la majorité et tous les parlementaires de l’arc républicain. Je vous remercie.
00:43:45David Dufresne
Alors on aimerait bien savoir ce que ça veut dire la responsabilisation des réseaux sociaux.
00:43:50Yaël Braun Pivet
Pour le groupe rassemblement national.
00:43:54David Dufresne
Attention !
00:43:55Sébastien Chenu
Merci, madame la présidente. Ma question s’adresse au garde des Sceaux. Il y a un an, vous nous disiez, ce sera Emmanuel Macron ou le chaos. Aujourd’hui, c’est Emmanuel Macron et le chaos !
00:44:06David Dufresne
Oh non !
00:44:10Sébastien Chenu
Nous voulons adresser notre reconnaissance, notre gratitude aux forces de l’ordre.
00:44:18David Dufresne
Petit rappel dans le tchat d’où vient le Front National.
00:44:21Sébastien Chenu
aux gendarmes, en passant par les pompiers et la police nationale, ont défendu les Français et leurs biens. Nous voulons penser à tous ces Français, ces professionnels qui, dans les quartiers ou dans des villes moyennes, ont été victimes. Nous voulons vous dire aujourd’hui que rien n’est le fruit du hasard. Tout cela, en réalité, est le fruit des politiques que vous menez depuis des années, que vous menez vous et vos prédécesseurs, mais il faut dire que c'était les mêmes. Même politique ! Même logique, même absence de résultat. Votre responsabilité, en réalité, est immense. Les Français attendent de la rapidité, attendent de la cohérence, et vous ne leur donnez que l’inverse depuis tant d’années. En 2005, déjà, vos discours rimaient avec des analyses sociologiques et avec des rafistolages coûteux pour les Français. Alors aujourd’hui, vous vous étonnez, vous déplorez.
00:45:14David Dufresne
Analyse sociologique, c’est une insulte pour lui.
00:45:17Sébastien Chenu
Dans ma circonscription, soit attaqué. Il brûle ce qui fait symbole, il brûle la France qu’il déteste, celle de nos mémoires avec le mémorial de la Shoah à Nanterre, celle de notre laïcité en brûlant des écoles, celle de culture avec la France des Lumières en brûlant nos théâtres, ils brûlent notre façon, notre liberté à vivre ce que nous voulons en brûlant le parguet de Brest. Oui, les Français désormais refusent votre dictature et vos intimidations morales. A quel moment allez-vous entendre nos propositions comme celles de revenir sur l’excuse de minorités pour les mineurs ou les allocations familiales pour les familles de délinquants ? Entendez les propos de Marine Le Pen qui visent à rendre la France et son pays.
00:45:59David Dufresne
Ils sont français, mon petit bonhomme.
00:46:01Yaël Braun Pivet
Mr le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.
00:46:05Eric Dupont-Moretti
Merci Madame la Présidente, Monsieur le Président Chenu, merci d’abord de ne pas tenter de me rappeler des phrases que je n’ai jamais prononcées et je vous mets d’ailleurs ici respectueusement au défi de me dire où et quand je les ai prononcer. 2005 je n’ai strictement aucune responsabilité, je n'étais pas en politique, vous étiez déjà à l' UMP. Bien. Pour le reste
00:46:30David Dufresne
Oh bordel elle est contente, elle dit bah ouais mon gars.
00:46:36Eric Dupont-Moretti
Pour le reste, comment voulez-vous que je réponde à une espèce de symposium où vous évoquez à la fois libertés individuelles et déterminisme ? Un point précis sur lequel je peux vous répondre. L’excuse de minorité, si vous y revenez, je vous indique tout de suite que le Conseil constitutionnel vous censurera. M. Le député. C’est tout à fait clair, parce que le conseil constitutionnel souhaite qu’on fasse une différence entre les mineurs et les majeurs, et je pense que certains peuvent ici s’y retrouver. Pour le reste, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice ont fait front commun, et ils ont répandu de façon républicaine les troubles qui ont secoué, bouleversé notre pays.
00:47:31David Dufresne
Dites donc Madame la Présidente, eh oui, c’est bien de tchater au poste mais enfin…
00:47:36Yaël Braun Pivet
LA parole est à Monsieur Boris Vallaud, président du groupe socialiste.
00:47:43Boris Vallaud
Madame la Présidente, Madame la Premier Ministre, un adolescent est mort lors d’un contrôle de police, un adolescent qui n’aurait pas dû mourir et nous disons l’immense tristesse qui est la nôtre à la famille de Nahel et à ses proches. Depuis une heure, nous avons annulé la fin de l’hôpital.
00:47:57David Dufresne
Enfin le prénom.
00:48:04Boris Vallaud
Nous pensons à toutes les personnes, policiers, gendarmes, Nous avons accompagné, au premier moment, les appels de retour à la paix civile et au respect de l’ordre public. Nous pensions à toutes ces personnes, police, gendarme, pompiers et commerçant, habitant de ces quartiers, nos La peur, parfois, de la destruction, souvent, et représentants de la nation… Nous devons nous tenir résolument aux côtés de cela. Mais nous savons qu’il n’y a pas d’ordre sans justice. Voilà pourquoi devrait venir sans attendre l’heure des réponses politiques. Un pays dans lequel des milliers de jeunes, personnes, souvent mineurs, se lancent pendant des jours et des nuits dans de tels équipements est un pays qui va mal. Notre responsabilité collective, individuelle, est de regarder la vérité en face et d’en tirer toutes les conséquences. Ghettoïsation de certains de nos quartiers, pauvreté, discrimination, mal-logement, disparition des services publics, mise en échec de nos institutions, autant de difficultés profondes dont ces fréquents débordements de violence faits d’une minorité sont aussi un symptôme. Il faudra bien évidemment remettre sur le métier le plan Borloo abandonné, soutenir dans la durée la politique de la ville, l'école, les associations et l'éducation populaire. Nous devons aux Françaises et aux Français où qu’ils vivent, la République partout et pour tous. Enfin, nous devons avec sérénité et sérieux traiter de la question du rapport entre une partie de la population et la police qui n’a cessé de se détériorer. Comme ne pouvons pas ignorer non plus la question de l’usage des armes. C’est-à-dire de l'évolution de la loi que nous réclamons. Madame la Première Ministre, nous pouvons comprendre, comprendre ce t’excuser, ça n’est pas excuser, comprendre, c'était dans la justice et la paix que comptez-vous faire Madame la Premier Ministre.
00:49:51Yaël Braun Pivet
La première ministre, vous avez la parole.
00:49:54David Dufresne
On dirait qu’il était au poste ce matin, Boris Vallaud.
00:49:58Élisabeth Borne
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Boris Vallaud. Je tiens tout d’abord à vous remercier car vous avez condamné sans ambiguïté les violences qui ont touché de nombreuses communes et appelé à la paix civile à la différence de vos alliés insoumis. Et Monsieur le Président Vallaud, j’entends vos interrogations sur les racines de la crise et les réponses que nous pouvons apporter, notamment au travers de la politique de la ville. Cette réflexion de plus long terme, elle aura lieu. Mais je peux vous dire que nous n’avons pas cessé d’agir pour les quartiers et pour la politique de la ville depuis 6 ans. Depuis 2017, nous avons augmenté le budget de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine porté à 12 milliards d’euros. Nous avons mis en œuvre les cités éducatives. Nous avons dédoublé les classes de CP et de CE1 et déployé 100 000 emplois francs au bénéfice des habitants des quartiers. Alors oui, nous devons mener une réflexion approfondie sur les causes de cette crise avec tous les groupes politiques de l’Arc républicain. Dans ces moments, notre responsabilité, c’est l'écoute des propositions des élus, notamment des élus de terrain. C’est aussi assumer collectivement la complexité du sujet et construire des réponses efficaces avec chacun. Et c' est notamment le sens de l'échange que le président de la République a en ce moment même, avec près de 300 maires dont les communes ont été touchées par les violences. Comme nous avons eu l’occasion d’en parler hier, monsieur le président, nous sommes encore mobilisés et concentrés sur le retour de l’ordre républicain et la réparation. Je vous l’assure, nous sommes déterminés à continuer à agir pour l'égal accès à nos services publics et pour l'égalité des chances sur tout notre territoire. Je vous remercie. Merci beaucoup, Madame la Présidente.
00:51:54Yaël Braun Pivet
Merci Madame le Premier ministre.
00:51:56David Dufresne
Alors ce qui est quand même embêtant, c’est que Arc Républicain, la République, l’Ordre Républicain, enfin voilà, c’est constamment, constamment mis devant et on ne sait pas de quoi il s’agit.
00:52:07Audio
Chers Collègues.
00:52:07David Dufresne
On ne sait pas à quoi il pense quand il parle de ça.
00:52:10Audio
À Lyon, Échirolles à Nanterre, n’ont pas tous les territoires abandonnés, des villes aux campagnes, la révolte à déchirer la France. Car voilà 18 années que les politiques échouent. 18 années depuis la mort de Zyed, Benna et Bouna Traoré. Et aujourd’hui, c’est Nahel qui est tué. 18 années d’austérité, de rationalisation et de disparition des services publics. 18 années durant lesquelles le contrat républicain a été bafoué. Car la réalité, madame la Première ministre, est qu’en France aujourd’hui, certaines vies valent moins que d’autres. Certains territoires valent moins que d' autres. En France, l'égalité est un concept théorique. Brûler des écoles, piller des magasins, agresser des élus ne seront jamais des actes de justice. La violence ne pourra pas être la solution. C’est pourquoi, nous, écologistes, nous membres de la Nupes, nous ne nous résignons pas à un monde où certains ont tout et d’autres ne sont rien. Il n’y a pas de fatalité. Notre responsabilité est d’avoir une réponse politique. D’abord, l’acte d’apaisement. Annoncer la modification de la loi de 2017, annoncer le retour de la police de proximité et mettre en place immédiatement des mesures de lutte contre les discriminations et contre le racisme. L’humilité. Les politiques ne pourront jamais réussir seules. Écoutez-les, les fonctionnaires, les associations de terrain, les mères et les parents, pas seulement deux heures en période de crise, mais toute l’année. Et enfin, investissez dans la jeunesse. Il nous faut une vraie politique de jeunesse. Faites de l'école publique une priorité. Sans une école qui fonctionne, pas d'égalité. Madame la Premier ministre, quand cesserez-vous d'être pétrifiée ? Et quand prendrez-vous enfin les mesures fortes pour créer, réparer et recréer les liens que vous avez laissés se désagréger ? Merci beaucoup Madame la Présidente
00:54:12David Dufresne
Quand cesserez-vous d'être pétrifiés ?
00:54:17David Dufresne
Ça vaut pour nous !
00:54:18Yaël Braun Pivet
La parole est à madame la Première ministre.
00:54:21David Dufresne
Au sortir de nos peurs.
00:54:24Élisabeth Borne
Vous l’avez rappelé, il y a une semaine, le drame de la mort d’un jeune homme de 17 ans lors d’un contrôle routier a beaucoup choqué à travers notre pays.
00:54:34David Dufresne
Mais vous pouvez dire son prénom ?
00:54:35Élisabeth Borne
Le drame, les réponses viendront de la justice et pas de la violence, et vous l’avez dit vous-même. Pourtant, depuis une semaine, des violences inacceptables ont éclaté dans certaines communes. Ces violences, vous les avez condamnées, et je veux saluer cette attitude républicaine qui tranche avec celle de certains de vos amis.
00:54:54David Dufresne
Ah non mais attendez, c’est en boucle là ou quoi ?
00:54:57Élisabeth Borne
Ces violences n’ont rien à voir avec une révolte des banlieues. J’ai été, madame la présidente Châtelain, à Nanterre, à Garges-lès-Gonesse, à Bezons, à Évry, à Lille et Rose. J'échangeais avec les élus et les habitants, et deux mots revenaient sans cesse, l’incompréhension et la colère. La colère vis-à-vis de ces auteurs de violences qui mettent à mal des politiques menées depuis des années, tous les efforts qui ont été faits pour la politique de la ville, notamment dans le précédent quinquennat, pour rénover ces quartiers, pour reconstruire des équipements publics, pour renforcer l’accès aux services publics dans ces quartiers. Et vis-à-vis de la jeunesse, madame la présidente Chatelain, nous avons agi tout au long du précédent quinquennat. Nous avons agit tout au long du précédent Quinquennats avec le développement de l’apprentissage, avec les emplois francs, avec aujourd’hui la réforme du lycée professionnel. Donc, madame la présidente Chatelain ces violences sont inexcusables. Elles ne représentent pas la jeunesse de notre pays. Nous accompagnons tous les Français, tous les jeunes dans tous les territoires de notre République. Je vous remercie.
00:56:03Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup.
00:56:03David Dufresne
C’est dur à tenir comme discours quand même.
00:56:06Yaël Braun Pivet
La parole est à monsieur Jean-Paul Mattei.
00:56:08David Dufresne
Ça s’auto-débunk. Alors on a fait plusieurs émissions, pas spécifiquement sur la police de proximité pour répondre au tchat, mais on en a fait plusieurs, notamment avec Ugo Bernalicis.
00:56:22Jean-Paul Mattei
Encore le temps du deuil, c’est aussi le temps de la justice qui doit suivre son cours dans le respect des principes de l'état de droit. Depuis, des quartiers entiers, dans nos métropoles, comme dans nos territoires, se sont enflammés. Plus de 5000 véhicules incendiés, 1000 bâtiments brûlés, dégradés aux piliers, des centaines de mairies, services publics aux commissariats attaqués. Ces exactions doivent être condamnées à toute force parce qu’elles détruisent des biens communs. Elles détruisent des familles entières et des espèces de nombreux acteurs.
00:56:53David Dufresne
Pardon, Creel Clues, oui on peut le dire que le RN, ça a été jugé en justice, il n’y a pas de problème, mais tu es le bienvenu, évite par contre les majuscules, parce que ici on n’aime pas trop ça, on n’aime pas les trucs qui hurlent.
00:57:12Jean-Paul Mattei
Mais je veux aussi saluer les maires, serviteurs de la République, qui ont été au front jour et nuit depuis mardi. Ils sont au centre de toute action. Ils sont souvent victimes d’agressions et même désormais, ce sont leurs familles qui sont en première ligne. C’est inacceptable. Sans eux, notre République n’est rien ou bien peu de choses. Et je sais qu’ils n’ont jamais l’esprit libre. Ils ont à leur côté tous les bénévoles. De leurs conseils municipaux, le corps enseignant et le…
00:57:44David Dufresne
Alors à propos des mères, sachez que demain matin à 9h nous serons avec Fatima Ouassak du porte-parole du front des mères, justement à 9 heures au poste.
00:57:55Jean-Paul Mattei
Gouvernement est capable. Il faut d’urgence leur donner les moyens de reconstruire…
00:57:59David Dufresne
Pour lui, je passe par-dessus parce que c’est… Ça ne sert à rien.
00:58:04Jean-Paul Mattei
De notre territoire.
00:58:06David Dufresne
D’ailleurs, personne ne l'écoute.
00:58:07Jean-Paul Mattei
Communiquer
00:58:10David Dufresne
Communiquer, communiquer, bon, très bien, bravo, bravo. Merci, M. Le Président, merci.
00:58:14Yaël Braun Pivet
La parole est à madame la Première ministre.
00:58:18Élisabeth Borne
Merci, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le Président Jean-Paul Mattei. Les épisodes de violence de ces derniers jours connaissent aujourd’hui une décrue importante, mais je n’oublie pas les dégâts causés. Ce sont des mairies, des écoles, des commissariats, des brigades de gendarmerie, des postes de police municipale et des bâtiments publics vandalisés et parfois incendiés. Ce sont les commerces, des bureaux de tabac saccagés. Ce sont des voitures brûlées. C’est inacceptable et je veux vous dire que nous sommes aux côtés de toutes les victimes de violences, de dégradations ou de pillages. Et je l’affirme devant vous, nous veillerons à ce que les collectivités territoriales soient accompagnées et puissent rapidement remettre en état les équipements détériorés. Les procédures seront allégées et les délais réduits au maximum, et l’Etat viendra en soutien lorsque c’est nécessaire. C’est précisément en ce moment même que le président de la République échange sur ces questions avec des maires, et nous apporterons toutes les réponses à ces maires pour qu’ils puissent au plus vite remettre en service leurs équipements publics. Et nous serons également aux côtés des habitants, des commerçants, les plus touchés pourront même bénéficier d’une annulation de ces charges. Bien sûr, nous demandons la mobilisation des assureurs, dont c’est d’abord la responsabilité. Le ministre de l’Économie, le ministre de la Santé, le ministère
00:59:47David Dufresne
À la particule je suis entièrement d’accord avec toi, c’est en ça que c'était intéressant.
00:59:50Élisabeth Borne
Et hier encore, les assureurs se mobilisent, ils se sont engagés à tout faire pour faciliter la vie des victimes de violence, en prolongeant les délais de déclaration de sinistres, en accélérant leur indemnisation et en réduisant les franchises au cas par cas. Monsieur le président, nous voulons reconstruire vite et nous serons aux côtés des élus, des commerçants, des artisans et de toutes les victimes.
01:00:15Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup madame la première ministre. La parole est à monsieur Stéphane Peu pour le groupe GDR.
01:00:24Stéphane Peu
Merci madame la présidente, ma question s’adresse à la…
01:00:27David Dufresne
De Saint-Denis.
01:00:29Stéphane Peu
En France majorité, le pays a dit son indignation devant la mort du jeune Naël. Et depuis mercredi, je ne cesse de croiser des gens en colère.
01:00:38David Dufresne
Je vous expliquerai la loyauté et ce que ça veut dire là.
01:00:41Stéphane Peu
Inacceptable. L’heure doit être à l’apaisement, mais les appels à l’unité et à la fermeté ne suffiront pas, aussi indispensables soient-ils. Il ne faudra pas regarder ailleurs une fois le calme revenu. Je veux d’abord rétablir la vérité. Non, il n’y a pas de territoires perdus de la République, il n’y a que des territoires que la République abandonne. Ainsi depuis 2005, hormis la rénovation urbaine, tout s’est dégradé, notamment l'école qui devrait être la prunelle de nos yeux et qui est le service public le plus mal traité. L'école est maltraitée car les moyens alloués par le biais de la politique de la ville ne compensent jamais l’affaiblissement des politiques de droit commun. Maltraitée, car dans le secondaire, il faudrait 45 000 personnes de plus pour retrouver le taux d’encadrement de 2006. Or, en 6 ans, vous avez supprimé 8 900 emplois. Maltraité quand dans l’Académie de Créteil, écoutez-moi bien, on admet au concours de professeurs avec une note de 4 sur 20, alors que le seuil est de 14 sur 20 dans le reste de la France, et quand en plus on s’apprête à pourvoir les postes… Par le recrutement sur le bon coin ou par des job dating. Ce n’est pas ça, l'école de la République. Monsieur le ministre, nous croyons encore aux mots de Victor Hugo, selon lesquels quand on ouvre une école, on ferme une prison. Nous croyions que l'École était une partie de la solution. Ma question, quelle mesure entendez-vous ?
01:02:31Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, le temps est largement dépassé.
01:02:34David Dufresne
Largement faut pas abuser huit secondes parce que maintenant vous mettez un chronomètre c’est très sympathique d’ailleurs merci beaucoup
01:02:39Stéphane Peu
Je vous remercie.
01:02:42David Dufresne
Dommage, c'était faux
01:02:45Audio
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Stéphane Peu. Non, la République n’abandonne aucun territoire. L'éducation nationale n’abandonne aucun territoire. Elle n' abandonne pas les fils et les filles de la République. Dans le département que vous citez, la Seine-Saint-Denis. Les moyens d’enseignement, alors même que la population scolaire va baisser notablement l’année prochaine, les moyens de l’enseignant restent au même niveau. Et monsieur le député, c’est pour cela que nous augmentons ces… Est-ce que vous pouvez… Un peu de respect d’abord pour les enseignants, y compris les enseignants contractuels. D’une part. Laissez-moi m’exprimer.
01:03:35Yaël Braun Pivet
Un peu de calme, s’il vous plaît. Allez, un peu de calme. Un peu calme monsieur le ministre.
01:03:42Audio
Ce que nous faisons en Seine-Saint-Denis particulièrement, ça a été le dédoublement des classes de CP, de C1, de grandes sections. Ça a été l'écolo-apprenante, les 12 cités éducatives qui ont été créées ces dernières années. Ce sont des moyens d’enseignement supplémentaires, ce sont bientôt l’ouverture de toutes petites sections. C’est aussi également les horaires en scolaire et en périscolaire étendus de 8 heures le matin jusqu'à 18 heures. C'était également à la rentrée 2024 les bourses scolaires qui seront versées automatiquement sans que les personnes aient à les réclamer. C' est enfin un plan pour les 40 collèges les plus en difficulté sur les 130. Oui, ça ne vous intéresse pas, ma réponse, eh bien je vous la donne parce que je m’intéresse à la Seine-Saint-Denis et je n’en fais pas un argument de politique politicienne, monsieur le député.
01:04:48Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup Monsieur le Ministre. Un peu de silence, la parole est revenue à monsieur Bertrand Pancher, président du groupe Liot.
01:05:00Bertrand Pancher
Madame la Première Ministre, avec l’ensemble des députés du Groupe Liot, je voulais apporter mon soutien aux commerçants, aux forces de sécurité, de secours et aux habitants qui ont été touchés par les violences de notre pays et évidemment à la famille du jeune Nahel.
01:05:14David Dufresne
Il y a été au gouvernement 65 %.
01:05:16Bertrand Pancher
Toutes ces violences, sans réserve, rien ne peut justifier destruction et pillage. C' est une chose cependant que j’ai appris de mes mandats locaux. L’action publique appelle l’humilité. J’ai entendu des analyses de pseudo-experts, d’irresponsables politiques alimentant les discours de haine, il n’y a pas de solution miracle. Il y a une urgence, le retour au calme et à l’ordre, puis un chantier qui ne doit plus être enterré, celui d’une politique de cohésion sociale. On ne peut pas traiter séparément les questions de sécurité, des réponses pénales, des discriminations, d’accès à l’emploi, de santé ou d'éducation. Tout est lié. Il faut prendre tous ces mots à la racine, proposer des solutions adaptées à nos territoires. J’ai relu le rapport Borloo, travaillé avec 200 maires et associations. Il y avait un constat, l’immobilisme allait créer une nouvelle crise. Nous y sommes, il y avait de nombreuses réponses concrètes pour une réconciliation nationale. Malheureusement, ce fut un rendez-vous manqué. Certes, des choses ont été faites, mais si peu. Nous avons une crainte que les solutions partielles soient mises en place et que l’on passe à autre chose et qu’une autre crise survienne. Au contraire, il faut des solutions globales forgées avec les élus locaux, les responsables associatifs, policiers, médiateurs, l'éducation nationale. Nous avons appelé cela un conseil des sages. Il convient donc de reprendre le rapport Borloo, Madame la Première Ministre, de l’actualiser. Les valeurs de notre République ne peuvent progresser que si la promesse d'égalité est possible. Ma question est simple. Quand allons-nous construire la France ?
01:06:46David Dufresne
Ça a l’air d'être une question écrite.
01:06:48Bertrand Pancher
…redonnant espoir à nos concitoyens.
01:06:50David Dufresne
Alors est-ce que Borne va lâcher un peu de lest ?
01:06:53Bertrand Pancher
Associant toutes les forces vives de notre pays et enfin reconstruire un monde plus humain, plus juste, plus fraternel.
01:07:01Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, Monsieur le Président. La parole est à madame la Première ministre.
01:07:09Élisabeth Borne
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Bertrand Pancher. Permettez-moi d’abord de vous remercier pour votre attitude profondément républicaine et sans ambiguïté face aux violences inacceptables qui ont eu lieu ces derniers jours. Dans ces moments, il est essentiel que tous les élus attachés aux valeurs de la République continuent à parler…
01:07:36David Dufresne
Bon, je vais changer le titre du stream.
01:07:38Elisabeth Borne
Vous avez un problème quand je parle des élus attachés aux valeurs de la République, mesdames et messieurs les députés ? Il est donc essentiel de tous les élus attachés aux valeurs de la République.
01:07:57David Dufresne
Voilà, j’ai modifié le titre.
01:07:59Élisabeth Borne
À parler d’une seule voix dans un esprit républicain pour dénoncer les violences, les atteintes inqualifiables aux élus et pour soutenir nos policiers, nos gendarmes et nos sapeurs-pompiers. Alors comme vous, je sais que le retour au calme ne résoudra pas tout, mais il est le préalable indispensable à toute action de long terme. Viendra ensuite, le temps des débats de fond. Mais je veux vous dire que pendant six ans, nous n’avons pas cessé d’agir pour la politique de la ville. Vous mentionnez le rapport de Jean-Louis Borloo. Vous avez raison de le faire. Et nous avons repris un grand nombre de ses propositions. Nous avons conforté l’Agence nationale pour la rénovation urbaine en augmentant considérablement son budget. Nous avons fait de l'éducation et de la jeunesse des piliers de la politique de la ville. Je pense notamment aux cités éducatives que nous avons créées pour lutter contre les inégalités de destin et mieux structurer les acteurs de terrain de la communauté éducative. Je pense au dédoublement des classes de CP et de CE1 que nous étendons aux grandes sections. Et ça n’est pas tout. Nous avons agi pour l’emploi. Et si le taux de chômage est encore trop élevé dans nos quartiers, il a baissé de 5 points depuis 2017. Nous sommes déterminés à travailler et agir pour nos quartiers, pour tous nos territoires, et nous le ferons pour tous les élus engagés pour l’unité de notre pays. Je vous remercie. Merci beaucoup, madame la première ministre.
01:09:29David Dufresne
Donc à ceux qui arrivent, effectivement Élisabeth Borne semble être une fervente utilisatrice de TchatGPT, elle répète constamment la même chose.
01:09:37Christophe Béchu
Madame la Premier Ministre, notre pays a vécu ces derniers jours des heures effroyables.
01:09:44David Dufresne
Donc pas d’augmentation de budget.
01:09:46Christophe Béchu
À des écoles, à des bibliothèques, à des locaux d’associations qui œuvrent pour le bien commun. Nos concitoyens voient leur voiture brûler, des commerçants, leurs magasins pillés, des policiers, des élus et parfois même de simples passants qui se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment sont attaqués sauvagement. Je tiens d’ores et déjà à saluer au nom du groupe Horizon et à apparenter le travail exceptionnel réalisé par nos forces de secours et de sécurité. Elles ont souvent été mobilisées sur des territoires qui n'étaient pas les leurs dans les conditions extrêmement difficiles que nous connaissons tous. Nous souhaitons aussi rendre hommage à l’engagement sans faille dont font preuve nos élus de terrain qui refusent de reculer face aux menaces et agressions. Il n’y a aucune revendication sociale à trouver dans ces agissements inacceptables, aucune colère légitime, aucune excuse mais seulement un acte, des actes de sécession d’une minorité qui rejettent toute forme d’autorité. Ces rejets de l’ordre républicain se font au détriment de dizaines de millions de Français qui n’ont qu’une seule envie, une seule demande, celle d’un cadre de vie paisible pour eux et pour leurs familles. Comment par ailleurs ?
01:11:00David Dufresne
Les émotions aussi.
01:11:02Christophe Béchu
Par le jeune âge des individus interpellés. Que font ces mineurs seuls, parfois toute la nuit, dans la rue ? Où sont leurs parents, titulaires de l’autorité parentale et chargés de veiller tant à leur éducation qu'à leur sécurité ? Qui surveille l’attitude et l’activité de ces jeunes sur les réseaux sociaux et sur Internet ? Madame la Premier Ministre, notre capacité à faire nation est gravement menacée par ces événements récents. Comment comptez-vous réaffirmer l’autorité de l'État et la primauté du pacte républicain face à des individus qui semblent prêts à tout pour faire régner le chaos ?
01:11:40Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, Monsieur le Président. La parole est à madame la Première ministre.
01:11:48Élisabeth Borne
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Laurent Marcangeli.
01:11:53David Dufresne
On aurait bien voulu que Darmanin réponde, pour l’instant c’est pas le cas, en 50 minutes, Darmanin n’a pas pris la parole.
01:11:59Élisabeth Borne
Je veux à nouveau rendre hommage à nos policiers, nos gendarmes, nos sapeurs-pompiers, dont le courage est exceptionnel face aux violences de ces derniers jours. Notre priorité, c’est de garantir le retour au calme et d’assurer la sécurité de tous les Français. Et comme l’a dit le président de la République, nous devons aussi engager une réflexion sur les causes profondes de cette situation et la représentation nationale y prendra naturellement toute sa part.
01:12:30David Dufresne
Elle a tout compris de Twitch, elle répète, elle est en boucle, elle sait que vous n'étiez pas là il y a 20 minutes.
01:12:36Élisabeth Borne
De l’autorité en général et de l’exercice de l’autorité parentale. Nous devons mieux réguler les réseaux sociaux et vous aurez l’occasion d’examiner prochainement un texte visant à mieux sécuriser et réguler l’espace numérique. Et comme l’a dit le président de la République, nous devons renforcer nos réponses en sanctionnant les jeunes dès le premier écart. Avec vous, monsieur le président, avec l’ensemble des députés de la majorité, avec toutes celles et ceux qui veulent construire des solutions, nous refuserons les caricatures et les idées toutes faites. Notre objectif, c’est l’efficacité dans les réponses. Ce sont les solutions pour les habitants des quartiers, pour les habitants de tous nos territoires et pour notre jeunesse. Notre ambition, c’est l’unité de la République. Je vous remercie.
01:13:28Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup Madame la Premier Ministre.
01:13:30David Dufresne
Alors les bandeaux pour le RN ne sont pas de la même couleur et dans le tchat il y a plus d’informations.
01:13:37Michaël Taverne
Merci Madame la Présidente. Des dizaines d’années d’errements, d’idéologie, voire de soumission. Voilà les causes de la situation dramatique.
01:13:45David Dufresne
Petit rappel dans le tchat de qui a fondé le RN.
01:13:47Michaël Taverne
Sont succédé au pouvoir portent une part de responsabilité dans ce chaos. Souvenez-vous, Emmanuel Macron avait expliqué que ce serait lui ou le chaos. C’est pourtant bien sa politique qui a accouché du chaos que nous connaissons aujourd’hui. Ma question portera sur l’aspect sécuritaire de ce chaos et s’adresse au ministre de l’Intérieur. L'événement tragique de Nanterre et les émeutes qui en ont découlé dans tout le pays ont démontré une nouvelle fois aux yeux de millions de Français que tout était prétexte à détruire, à incendier et à piller. Des images insoutenables montrant des écoles, des médiathèques, des crèches, des véhicules, des mairies, des transports en commun partir en fumée condamnant ainsi les habitants des quartiers et les honnêtes gens qui en sont les premières victimes à vivre dans la peur et le chaos. Le chaos sécuritaire qui a touché l’ensemble d’entre pays s’inscrit bien sûr dans le chaos migratoire que nous subissons et contre lequel vous restez les bras ballants. Malgré nos alertes depuis des années, le gouvernement continue la politique de l’autruche et cette réalité vous revient en pleine figure.
01:14:46David Dufresne
Et lui voudrait la politique de l’Autriche.
01:14:50Michaël Taverne
Et déconnectés, en affirmant que dans la nuit de vendredi à samedi…
01:14:53David Dufresne
En temps de 3
01:14:55Michaël Taverne
Alors que c'était la pire ! Quel visionnage ! Et je ne parle pas du…
01:14:59David Dufresne
Calme-toi, calme-toi
01:15:01Michaël Taverne
De la présomption d’innocence de celui qui servait la République sous l’uniforme policier, face à ces prédateurs barbares qui défient l’autorité de l'État, crachent sur la France et violentent des élus, à camps sur seaux sécuritaires pour soutenir les forces de l’ordre dans leurs missions, à camp sur seau politique pour expulser les délinquants étrangers. Monsieur le ministre, que comptez-vous faire pour que ce cas au sécuritaire cesse et que l’autorité de L'État soit enfin rétablie dans notre pays ?
01:15:29David Dufresne
Merci à Sentier Battant !
01:15:32Yaël Braun Pivet
La parole est à M. Gérald Darmanin.
01:15:34David Dufresne
Oh c’est quoi ce rictus là ?
01:15:39Gérald Darmanin
Madame la présidente, les députés, monsieur le député, suite aux événements dramatiques de Nanterre, où j’ai pu m’exprimer pour dire que toute la justice et la vérité doit être faite en respectant la présomption d’innocence qui est due à tous les citoyens, y compris aux forces de l’ordre. Je veux dire d’abord…
01:16:02David Dufresne
Ça, c’est un petit clin d'œil aux syndicats.
01:16:04Gérald Darmanin
Policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés et évidemment à ce qu’apparaît le chef de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Je crois, monsieur le député, que dans un moment aussi terrible pour notre pays, il ne faudrait…
01:16:26Yaël Braun Pivet
S’il vous plaît, vous n’avez pas la parole, vous laissez monsieur le ministre répondre.
01:16:31Gérald Darmanin
Il faut se rappeler, monsieur le député, que la République est un équilibre. Oui, l’ordre est la fermeté. Oui, ordre juste, mais pas juste l’Ordre. Oui, il faut… Oh là là, ça c’est…
01:16:45David Dufresne
C’est Sarkozy face à Ségolène Royal en 2007.
01:16:48Gérald Darmanin
Dans tous les quartiers de la République, et je suis, je crois, le premier à les soutenir. Oui, monsieur le député, il faut aussi ne pas confondre les débats. Moins de 10 % des 4.000 interpellés étaient étrangers, monsieur el députée, 90 % étaient français. 40 personnes seulement éligible un centre de rétention administratif. La question d’aujourd’hui, c’est celle des jeunes délinquants, pas des étrangers. Nous sommes nombreux ici, monsieur le député, à être issus des quartiers, à être issu de l’immigration et à aimer notre pays. Et nous, nous ne voulons ni de la haine des policiers, ni de l’amour des étrangers, mais nous voulons de l' amour de la République.
01:17:33Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup Monsieur le Ministre, Monsieur Taverne.
01:17:37Michaël Taverne
Le mépris qui vous caractérise révèle bien au grand jour votre incompétence. La seule qui répondra au problème de sécurité, c’est Marine Le Pen. La seule qu’il mettra en place de la politique, c’est Marine le Pen. Plus que jamais, l’urgence, c’est l’intendance.
01:17:52David Dufresne
J’arrête de porter des jeans, c’est fini, plus jamais je porte de jeans.
01:17:57Yaël Braun Pivet
Monsieur Alexandre Vincendet pour l’Europe Les Républicains.
01:17:59David Dufresne
Qu’est-ce que c’est que cette excitation, là ?
01:18:03Alexandre Vincendet
En tant que député de la 7ème circonscription du Rhône, avec notamment les villes de Rillieux-la-Pape Bron et Vaulx-en-Velin, j’ai été, comme beaucoup d’autres dans cet hémicycle…
01:18:12David Dufresne
Alors effectivement, la Darmanin nous a fait une belle sortie quand même.
01:18:15Alexandre Vincendet
Premier ministre.
01:18:16David Dufresne
Faudrait l’avoir. Faudrait l' avoir parce que…
01:18:19Alexandre Vincendet
Police nationale, gendarmerie, police municipale et pompiers ont été héroïques. La République doit leur être reconnaissante. Rappeler la responsabilité des parents a également été salutaire. La République connaît des droits et des devoirs, y compris pour les parents, et il est urgent d’en tirer toutes les conséquences. Alors que les voyous font l’objet de poursuites. Qu’entendez-vous faire ?
01:18:45David Dufresne
Alors le Juste Ordre et l’Ordre Juste, c'était une passe d’armes entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy lors de la campagne de 2006-2007.
01:18:54Alexandre Vincendet
quitte à se rogner comme M. Mélenchon qui, en 2012, fustigeait les ordres de casseurs, les traitants de crétins, de bouffons et de larbins de la société capitaliste. Aujourd’hui, il les incite à la violence en sélectionnant pour eux les cibles à viser. Les appels à la sédition par des responsables publics et politiques sont intolérables. La deuxième partie de ma question, Madame la Premier Ministre, concerne la politique de la ville. Et lui maire de Rillieux-la-Pape en 2014, nous avons engagé un plan de rénovation urbaine sans précédent. L’argent est là. Le problème, c’est que les procédures sont trop longues, le temps d’action est trop long et entre les décisions prises en 2014 les premiers effets ne se font sentir que dix, voire vingt ans après. C’est long, tellement long et complexe que ça en devient illisible pour nos concitoyens qui vivent comme moi dans ces quartiers qui, pour l’immense majorité d’entre eux, font tout pour vivre dans la dignité et le respect de la République. Cela décrédibilise la parole publique et laisse le champ libre aux voyous et à ceux qui les instrumentalisent. Aussi, madame la Premier ministre, que comptez-vous faire pour aider les maires à faire plus vite, plus fort et plus efficacement ? Je vous remercie.
01:20:04Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup mon cher collègue. La parole est à monsieur Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
01:20:14Christophe Béchu
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Vincent Taverne
01:20:20David Dufresne
Ah oui lui, c’est la technique de « je remets mon bouton ».
01:20:23Christophe Béchu
Sensibilité politique, de toute taille de commune aussi, étaient autour du président de la République pour partager leur désarroi, leur constat et à entendre y compris dans ceux qui utilisent ce moment qui devrait être un moment de dignité. Pour lancer des phrases à la volée aux deux extrêmes de cet hémicycle, je me désole parce que le premier soutien que nous devons leur apporter, c’est celui d'évoquer ces sujets avec un minimum de respect. On ne peut pas à la fois saluer les fonctionnaires, saluer la force de l’ordre, saluer des élus. Et quand on les évoque et qu’on pose une question sur la manière de les accompagner, faire en sorte d’utiliser des raccourcis ou faire en sorte de pousser sa propre idéologie sans prendre le temps, à la foi d’entendre ce qu’ils ont à dire et de ce qu' est cette réalité. Alors ces maires, qu’est-ce qu' ils disent ? Ils disent qu’il y a des lourdeurs administratives. Ils disent qu' il faut faire en sorte de ne pas jeter la politique de la ville avec l’eau du bain. Et qu' il y a, des réussites, des dizaines de milliards d’euros qui ont été investis, qui ont permis, dans un certain nombre d’endroits, de permettre des réussites. Et que dans le même temps, c’est pas parce qu’on a ces images qui sont terribles, qu' Il faut qu' on occulte les histoires et les parcours qui ont pu être réussis. Le problème c' est que quand une famille s’en sort, qui la remplace ? Une famille qui est à nouveau et parmi les plus fragiles. Et être capable de regarder cette réalité en face, c’est mesurer l’ampleur du combat pour la mixité. On le gagnera si on est tous ensemble. Et je veux vous rejoindre sur les silences indécents de l’extrême-gauche, de Mélenchon. Parce que ce sont ces silences qui ont contribué à mettre le feu aux poudres. Et je vous le dis, dans ces quartiers, les habitants méritent plus que vous les traitiez comme des émeutiers en puissance. Votre mépris de classe pour les habitants des quartiers populaires, il éclate dans la façon dont vous les instrumentalisez.
01:22:14Yaël Braun Pivet
Vous ne devriez pas avoir honte ! Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est à monsieur Sacha Houlié, du Groupe Renaissance.
01:22:25Sacha Houlié
Merci madame la présidente, ma question s’adresse à monsieur Eric Dupond-Moretti, garde des sceaux. Monsieur le garde des Sceaux, ces derniers jours partout en France, d’importantes émeutes ont suivi la mort de Nahel. Je veux bien sûr ici redire mon soutien à sa famille. Une enquête de l’IGPN a été ouverte et la justice est saisie. Ce drame, aussi grave soit-il, ne peut servir au prétexte à l’incendie que nous avons constaté. Je salue à cet égard l’attitude responsable de la majorité des élus qui ont appelé au calme. À l’exception notable d’un quarteron une ligee d’une groupuscule d'élus qui s’est durablement discrédité, je parle bien sûr de la France insoumise.
01:22:59David Dufresne
Gros pouce, bonhomme, ils sont quand même nombreux.
01:23:05Sacha Houlié
En moins d’une semaine, les forces de l’ordre ont procédé à plus de 3000 interpellations, les prévenus ont été déférés devant la juridiction et ont fait l’objet de procédures de comparution immédiates. Compte tenu de la gravité des faits, pouvez-vous nous faire connaître les instructions que vous avez données aux procureurs afin qu’ils soient intraitables dans leurs réquisitions ? Pouvez-vous indiquer si ces demandes ont été
01:23:24David Dufresne
et si dépassé.
01:23:26Sacha Houlié
Prononcés contre les émeutiers. Pouvez-vous nous dire si nous disons qu’il y a suffisamment de magistrats pour juger ces faits massifs et nous assurer, contrairement aux vieux mensonges de l’extrême droite, que ces peines seront bien appliquées comme le sont 95 % des peines prononcées. Monsieur le garde des Sceaux, ces émeutiers sont jeunes, souvent mineurs. Parfois ils ont 17 ans, d’autres 14 ou même 12. Vous avez posé la question de l’autorité parentale, vous avez eu raison. La médiation parentale dans les quartiers populaires mérite à ce titre d'être renforcée. Mais dans cette attente, quelles instructions avez-vous données pour s’assurer que les parents ne laissent pas traîner leur fils ? La responsabilité des réseaux sociaux. Derrière les écrans, trop de jeunes ou de moins jeunes d’ailleurs se pensent…
01:24:11David Dufresne
Laisse pas traîner ton fils.
01:24:12Sacha Houlié
Intouchables, à 10 n’importe quoi, à 6 la colère, appel à la haine. Nous n’en pouvons plus de temps d’irresponsabilité. Monsieur le garde des Sceaux, nous voulons savoir comment vous allez mettre en œuvre la promesse de démasquer les émeutiers qui se cachent derrière leurs téléphones, comment les identifier, les déférer et surtout supprimer sans délai les insupportables contenus qu’ils éditent.
01:24:31Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup. La parole est à M. Eric Dupont-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice.
01:24:37Eric Dupont-Moretti
Merci Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs les députés, Monsieur le Président Oublier, d’abord, je partage ce que vous dites, l'émotion que nous devons à la mort de ce jeune homme, à sa famille, mais en rien, je dis bien en rien. Elle ne peut justifier les saccages et les pillages et les exactions auxquelles nous avons assisté. Alors oui, dès vendredi… J’ai pris une circulaire de politique générale à l’attention des procureurs, procureurs généraux et procureurs de notre pays. J’aurais demandé de la fermeté, de la réactivité. Et je dois dire que l’encre de la circulaire était à peine sèche que déjà les procureurs la mettaient en œuvre. Et je veux ici, de façon solennelle, leur rendre hommage parce qu’ils ont été au rendez-vous, au rendez- vous de la justice. De la même façon, je veux rendre hommage au magistrat du siège, au greffier. Qui, pendant des heures et des heures, ont répondu à ces exactions insupportables. Et voilà ce que nous avons fait. D’abord, j’ai demandé au procureur qu’il requiert, et c’est possible depuis 2021, auprès des réseaux sociaux, pour que l’on trouve. Les noms et les adresses, naturellement, des utilisateurs. Il n’y a pas un gamin qui peut et qui doit encore penser aujourd’hui qu’il peut échapper à sa responsabilité. Ensuite, la responsabilité des parents. Il y a des parents, voyez-vous, qui sont en capacité d’exercer l’autorité parentale et qui ne l’exercent pas. Non, être à 12 ans dans la rue, ça n’est pas normal. Et je viens de mettre en place, dans une autre circulaire, un certain nombre de directives pour qu’on rappelle à l’ensemble des parents les obligations qui sont les leurs. Enfin, naturellement ! La justice a été au rendez-vous de la fermeté que j’appelais de mes vœux. 350 incarcérations ont été prononcées. Voilà ce que je voulais dire. Mais nous avons besoin de justice.
01:26:47David Dufresne
Les procureurs pour répondre au tchat, les procureurs ne sont pas du tout indépendants. Non, non, ils sont la courroie de transmission, ils ont le ministère public. C’est-à -dire, ils font la cour de transmission de la place Vendôme, du ministère de la justice. Ce sont les juges qui, en théorie, sont indépendants.
01:27:01Eric Dupont-Moretti
Ce vendredi, les syndicats factieux Alliance et Unsa police sont menacés par le pouvoir exécutif dans un communiqué. Après avoir menacé les pouvoirs législatifs et judiciaires au cap qui est franchi. Quand rappellerez-vous à Alliance que la police n’est pas là pour donner des ordres, mais pour servir et obéir ? La vérité, c’est que vous êtes paralysé par la peur. Vous avez peur de finir comme monsieur Castaner limogé en 48 heures pour avoir dénoncé les clés d'étranglement. Vous avez peur de fermer la chaîne de la honte lancée par un raciste pour récompenser le meurtrier de Nahel. Vous avez peur que la Police se retourne contre vous après l’avoir utilisé pour faire passer en forme votre réforme des retraites. Voilà ce qui arrive quand on fait reposer l’autorité de l'État, non sur l’adhésion, mais sur la répression. Cette peur paralyse votre action. Cette peur est celle qui vous empêche d’agir quand l’ONU dénonce le racisme dans la police. Mais vous niez ce racisme et la présidente Macroniste de l’Assemblée dit que la police exerce sa mission d’une façon merveilleuse. Au nom de Thaïsir, Gabriel, Sami, Kivy, Gangali, Mohamed, si jeunes de ma circonscription, âgés de 13 à 17 ans, je veux vous parler de cette merveille. Ferme ta gueule, tête de chien, tu veux qu’on t’encule ou quoi ? Ces propos sont ceux de policiers à ces jeunes gens. Ils vous choquent ? Tant mieux ! Peut-être que vous allez réagir. Le code de déontologie dit que le policier doit se comporter d’une manière exemplaire qui inspire en retour respect et considération. Pensez-vous que ces insultes inspirent respect et considération ? Pensez-vous, que quand ces syndicats policiers parlent d’or de sauvages, de nuisibles et de guerre, ils emploient autre chose qu’un vocabulaire raciste ? Car la guerre, c’est contre un ennemi de l’intérieur. Il n’existe pas en république d’ennemis de l’intérieur. Le racisme est un délit, c’est le poison de la République. Quand allez-vous limoger et punir les policiers racistes qui salissent l’uniforme de leurs collègues républicains ? Quand allez-vous faire justice aux jeunes comme Thaïs Sire qui résument leur attachement à la République par une phrase simple ? On est tous français ! On doit avoir les mêmes droits ! Merci beaucoup !
01:29:03Yaël Braun Pivet
La parole est à M. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-Versés.
01:29:08David Dufresne
Efficace. Attention, ça va être cinglant.
01:29:24Yaël Braun Pivet
Allez, un peu de silence, monsieur le ministre, vous avez la parole.
01:29:28Gérald Darmanin
Merci, madame la présidente. Monsieur le député, il ne faut pas tout confondre. Un policier était mis en examen. Tous les policiers n’ont pas été mis en examen.
01:29:41David Dufresne
Oui, c’est d’ailleurs une question.
01:29:45Gérald Darmanin
Des délinquants de certains quartiers ont mis à sac des villes. Tous les habitants des quartiers n’ont pas mis à ça que les villes ! Des syndicats de police émettent des communiqués ? Non, monsieur le député, le ministre de l’Intérieur ne corrige aucun communiqué, d’aucun syndicat, qu’il vienne de FO, de la CGT ou d’Alliance.
01:30:11David Dufresne
CGT Police, ils étaient au poste.
01:30:13Gérald Darmanin
a été ouverte, il faut la fermer. Non, monsieur le député, il appartient comme pendant les Gilets jaunes, comme pendant les attentats, à la justice de notre pays et notamment au tribunal de grande instance, de pouvoir fermer cette cagnotte. Monsieur le député, faites mentir la phrase de Jacques Brel, vous n'êtes pas en effet des révolutionnaires, vous êtes des petits révoltés, soyez au rendez-vous de la République.
01:30:38David Dufresne
Ah non, là, Darmanin, tu peux pas citer Brel. Alors là, mon vieux, ça c’est pas possible. Ha ha ! Ça c' est pas possible !
01:30:45Yaël Braun Pivet
La parole est à madame Marie-Noël Battistel pour le groupe socialiste.
01:30:49David Dufresne
Mais la réponse de Darmanin est très raisonnable de ce qu’a dit Léon.
01:30:56Yaël Braun Pivet
Mes chers collègues, vous venez de poser une question, daignez écouter la question suivante. Madame Battistel, vous avez la parole.
01:31:04Marie-Noëlle Battistel
Merci madame la présidente. Ma question s’adresse au ministre de la Santé et de la Prévention. Question après question. Les parlementaires de tous bords vous font remonter chaque…
01:31:14David Dufresne
Donc rien sur le racisme, rien sur l’appel feutré à la sédition, sur les menaces de deux syndicats qui sont peut-être pas tous les flics, mais 50 % des flics. Donc c’est pas rien, dommage, d’hommage.
01:31:28Marie-Noëlle Battistel
Sinistrés dans notre pays.
01:31:29David Dufresne
Dommage dommage que le ministre ait totalement esquivé la question.
01:31:33Marie-Noëlle Battistel
Récent rapport du Sénat de la DDF. Manque de spécialistes, traitement insuffisant des violences obstétricales et gynécologiques, couvertures inégales du territoire sont autant de sujets qui touchent prioritairement les femmes et qui nous concernent toutes et tous ici tant les conséquences que cette pérennité pénurie engendre sont multiples d’un point de vue sanitaire et social. Entre 2007 et 2020, la France a connu une
01:31:59David Dufresne
Ah oui, je pense qu’on aurait pu s’attendre à autre chose, à quelque chose qui affirmait un peu plus la position du ministère. Je trouve que manquer à ce point de répartie, ça rendit long sur la gêne à évoquer ces questions-là.
01:32:15Marie-Noëlle Battistel
Ce déficit, si nous ne faisons rien, s’aggravera. On constate déjà des conséquences néfastes pour de nombreuses femmes, des absences de suivi, des retards avérés dans les diagnostics et au final des pertes de temps.
01:32:25David Dufresne
Alors, Belen Vibes, il est possible que nous soyons passés dans un autre chapitre.
01:32:31Nadia Hai
Médicaux
01:32:32David Dufresne
des questions au gouvernement, peut-être que les questions autour du…
01:32:35Marie-Noëlle Battistel
Permettez-moi une présentation
01:32:36David Dufresne
Des émeutes, des soulèvements sont terminés, c’est possible.
01:32:43Marie-Noëlle Battistel
D’interne en gynécologie médicale dans le cadre de l’examen classant national pour entrer 2023. Comment comptez-vous reconstituer durablement les effectifs de cette profession alors qu'à l’horizon 2030, nous pourrions encore perdre 20 % de nos spécialistes et, enfin, envisager d’accroître le cadre des compétences des sages-femmes en matière de prescription par l’extension du décret du 5 mars 2022 ? Merci.
01:33:07Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup ma chère collègue, la parole est à François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention.
01:33:15François Braun
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, Madame la Députée Battistel. Le manque de professionnels de santé est un véritable défi pour notre système de santé. Ce manque de professionnels de santé, malheureusement quelles que soient les spécialités, vous parlez de la gynécologie médicale mais c’est aussi les autres spécialités est quand même la résultante de quelques dizaines d’années de gestion totalement aveugle des effectifs médicaux et paramédicaux. Alors nous avons supprimé le numerus clausus, nous avons maintenant plus de 15 % d'étudiants qui sont acceptés en deuxième année de médecine. Nous avons aussi renforcé les formations en infirmières en lien avec les régions, plus de 6 000 postes de formation d’infirmières, plus de 3 000 postes de formation des soignantes. Nous avons également un enjeu majeur sur ces infirmiers, c’est l’abandon pour 10 % d’antennes des études, c’est pour cela que nous venons de lancer une réforme complète. Du métier et de la formation infirmière pour les maintenir dans les territoires et dans les formations. En ce qui concerne les réponses que nous pourrons apporter au-delà de ces chiffres qui ne forment des médecins que dans 10 ans, l’enjeu majeur est de redonner du temps médical. Redonner du temps au professionnel, c’est leur supprimer toutes les tâches qui sont inutiles ou en tout cas pour lesquelles ils n’ont pas de plus-value. C’est le cas du plan pris en février sur les 15 tâches inutiles. C’est aussi favoriser l’exercice pluri professionnel. Pour revenir et coordonner bien entendu, pour revenir sur ce que vous disiez concernant les sages-femmes.
01:34:41David Dufresne
Alors j’ai retrouvé la chanson de Jacques Brel à laquelle Darmanin faisait allusion, c’est la Bastille. Alors c'était une chanson, de 1955, de Jacques Brel, c’est l'époque où Brassens l’appelait l’Abbé Brel, c’est-à-dire avant la transformation de ce grand Jacques, Jacques Brel. C’est une chanson qui d’ailleurs est écrite dans les années 50, c’est-à-dire vraiment, c’est le Jacques Brel qui sort un peu de l'église. Donc c’est le Jacques Brel un petit peu cureton quoi. Excusez-moi mais pour moi c' est extrêmement important. On ne peut pas salir au nom de la République, Jacques Brel. Fais pas chier Darmanin, fais pas chier. Voilà, donc la chanson s’appelle La Bastille. Une mauvaise chanson où il grattouille sur sa guitare le bon Jack, voilà.
01:35:32David Dufresne
Allez Darmanin, vas-y !
01:35:33Gérald Darmanin
Je n’en veux pas à la police, mais seulement à une personne.
01:35:37David Dufresne
La mère de Naël.
01:35:38Gérald Darmanin
La vie à mon fils. Voici les mots prononcés par la maman de Nahel. C’est pour en trouver une réponse auprès de notre justice. Parce que oui, le policier, l’homme en question, a été mis en examen pour homicide volontaire et placé sous détention provisoire. Il devra répondre de ces actes, et c’est d’ailleurs ce qu’a rappelé le président de la République, la première ministre, le garde des Sceaux et vous-même, monsieur le ministre. Parce que oui, et cela peut-être vous déplaît, mais nous sommes dans un état de droit, et c’est ainsi que nous fonctionnons, dans un état de droit. Cet état de droit qui, malheureusement, depuis un an, un an souffre des amalgames, des exagérations mensongères d’une partie des bancs de cet hémicycle qui préfèrent se rouler en boule dans des polémiques plutôt que de faire de la politique. Et oui, je parle Mesdames et messieurs de la France Insoumise, ne vous en déplaisent, nous continuerons à nous lever, à nous dresser pour que notre République continue d’exister et défendre ses valeurs. Et nous ne le faisons pas seul, nous le faisons grâce à l’action résolue de ces femmes et ces hommes qui, sur le terrain, au quotidien, continuent à nous protéger et à assurer notre sécurité. Je parle bien évidemment de nos forces de l’ordre. Alors, monsieur le ministre de l’Intérieur et des autres maires, ma question est simple. Comment, face à ce chaos voulu par certains, arrivez-vous encore à trouver les mots pour rassurer ces hommes et ces femmes, ces engagés du quotidien, pour qu’ils ne démissionnent pas, qu’ils n’abandonnent pas qu' ils ne désespèrent pas. Parce que oui, une partie de la représentation nationale aujourd’hui préfère les pointer du doigt au risque de les menacer. Merci beaucoup.
01:37:21David Dufresne
Le problème du discours, c’est dès lors qu’on dit « no force de l’ordre ».
01:37:28Gérald Darmanin
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, les 250 000 policiers et gendarmes et on pourrait avec le ministre des comptes publics rajouter les douaniers, plus les policiers municipaux font un travail extrêmement difficile et on le sait tous exigeant, dangereux, ils sont les filles et les fils du peuple qui passent des concours, subissent une sont particulièrement regardées par… Non, ils ne subissent pas. Ils sont à ce titre, et c’est tout à fait normal, dans un souci de déontologie, d’exigence, et lorsqu’ils ne respectent pas la loi de la République, lorsqu’ils ne respectent pas ces exigences de probité et de déontologie, ils sont sanctionnés. Ils sont parmi les agents publics les plus contrôlés, comme je voulais déjà dire. Ce n’est pas, madame la députée, parce qu’il y a du tumulte, parce que il y a brouhaha. Que l’on doit distinguer les morts. Le drame de Nanterre, toute la nation le pleure. Je pense aussi à Mélanie Lemay, cette gendarme du Lot-et-Garonne, tuée par un refus d’obtempérer à 26 ans. Je pensais aussi à Romain Boulange, ce jeune policier de la circonscription de Lille qui laisse une orpheline de 7 ans dans la cour d’un commissariat parce qu’un chauffeur ne s’est pas arrêté. Mesdames et messieurs les députés, on ne doit pas rejeter les morts d’un camp imbécile.
01:39:00David Dufresne
Fais ce que tu viens de faire, Gégé !
01:39:02Gérald Darmanin
Pour tous les citoyens, qu’ils soient ou non policiers, et je veux dire ici qu’il n’y a pas de bande rivale, il n’y a pas les policiers et les voyous, il n y a que la République qui doit parler à tous les citoyens sans distinction, de race, de religion et de croyance, et il devrait y avoir unanimité politique pour combattre ceux qui mettent le feu sur les écoles et qui tire à bout pourtant sur les forces de l’ordre.
01:39:26David Dufresne
Les tir à bout portants, a priori…
01:39:30Yaël Braun Pivet
La parole est à Monsieur Benjamin Lucas
01:39:31David Dufresne
C’est Nahel, la victime.
01:39:36Benjamin Lucas
Merci Mme la Présidente, Malik Oussekine Aïssa Aïch, Fabrice Fernandez, Zyed Benna, Bouna Traoré, Lamine Dieng, Luigi Duquenay, Rémi Fraisse, Adama Traoré, Aboubacar Fofana, Zineb Redouane, Steve Maya Caniço Cédric Chouviat, Mohamed Gabzi, Wisin Kamara, Nahel. Ces noms, ce sont des vies arrachées, des familles endeuillées, des villes meurtries par une mémoire traumatique que le temps n’efface jamais. Quand vous niez la réalité des violences policières ou des contrôles aux faciès, vous refusez de porter un regard lucide, celui que doit avoir une grande démocratie comme la nôtre sur le réel. Alors pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets. Allez-vous, enfin, reconnaître la réalité, madame la Première ministre, et mettre autour de la table les citoyens, les élus locaux, les associations, les éducateurs, les fonctionnaires de police, et étudier, enfin les propositions pour rétablir un lien de confiance entre toute la population et la police républicaine ?
01:40:54Yaël Braun Pivet
Je vous remercie. La parole est à M. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer.
01:41:01David Dufresne
Ah, la question a été posée à Madame Borne.
01:41:04Gérald Darmanin
Madame la Présidente, Monsieur le député, qu’il faille améliorer sans cesse le travail des agents publics et singulièrement des forces de l’ordre, c’est une évidence. Cette majorité, vous ne l’avez pas votée, qui a augmenté de quatre mois la formation des gardiens de la paix.
01:41:22David Dufresne
C’est-à-dire que vous avez remis ce qu’il était avant ?
01:41:27Gérald Darmanin
C’est cette majorité, et vous ne l’avez pas voté, qui a augmenté de 50 % l’information continue des policiers. C' est cette majorité et vous n’avez voté qui a mis dans la loi que lorsqu’un policier ou un gendarme était responsable de violences conjugales ou avait trafiqué, condamné par la justice, ou avoir des propos racistes, xénophobes ou homophobes, devait être exclu de la fonction publique et vous l’avez pas votée. Monsieur le député, soyez constructif, aidez-nous. Soyez aussi… S’il vous plaît, j’ai entendu tout à l’heure le président Vallaud, honnête. C’est la majorité socialiste qui a voté la loi de février 2017. C’est la majorité socialiste… — Il a raison. — … Qui, dans des circonstances difficiles…
01:42:10David Dufresne
2017, c’est le refus d’obtempérer.
01:42:12Gérald Darmanin
Les gendarmes, parce qu'à l'époque, il y avait sans doute une gauche républicaine qui était en responsabilité, devait leur permettre d'être tous les jours face à ceux qui voulaient tuer du flic. Et quel est le rapport lorsqu’un policier ne respecte pas la loi de la République, lorsqu’il ne respecte manifestement pas les déontologie, qu’on doit jeter aux chiens tous les autres policiers de France ? Quel est le rapport de la modification de la loi dans les motions lorsque c’est un policier qui a fauté ? Vous dites sans doute tous les jours qu’il faut arrêter de légiférer sous le coup de l'émotion. Ça vaut pour tous les citoyens, y compris pour les policiers, monsieur le député.
01:42:44Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, Monsieur le Président.
01:42:45David Dufresne
Pas clair, pas clair, il a une défense molle de la part de Darmanin, très sincèrement.
01:42:50Benjamin Lucas
C’est parce que justement nous voulons accompagner les fonctionnaires de police que nous pointons votre responsabilité, celle des gouvernements successifs, celle des responsables politiques dans une organisation du maintien de l’ordre et des opérations policières qui conduit plus de morts qu’ailleurs en Europe, qui est un problème aujourd’hui systémique. Pouvez-vous nier ?
01:43:08David Dufresne
Bien sûr
01:43:09Benjamin Lucas
Dans la conscription à Mantes-la-Jolie où 150 lycéens ont été parqués, les mains sur la tête, filmées par des forces de l’ordre. Avec cette phrase, voici une classe qui se tient sage qu' il n’y a pas de violence policière. Pouvez-vous affirmer à un jeune qui est contrôlé sept ou dix fois plus qu’un autre à la raison de la couleur de sa peau qu’il n’y a pas de contrôle discriminatoire ? Monsieur le ministre de l’Intérieur, une démocratie adulte, elle pose tous les problèmes sur la table.
01:43:30David Dufresne
Absolument.
01:43:32Benjamin Lucas
Le regard ouvert avec conscience des chiffres, de la réalité, des enquêtes journalistiques et des enquêtes sociologiques, elle ne fait pas d’une Trump !
01:43:38Yaël Braun Pivet
Merci Monsieur le Ministre.
01:43:46Gérald Darmanin
Monsieur le député, oui j'écoute, les habitants et les élus par exemple de Mante-la-Jolie où je me suis rendu, où le maire de Mantes-la Jolie, dans votre circonscription, réclame plus de policiers. Oui monsieur le député, moi qui est élu ici d’une vie populaire, je sais que c’est avant tout les habitants des quartiers populaires qui ont besoin de sécurité et le nier, c'était laisser les habitants des quartiers populaires voter rassemblement national alors qu’ils se votent à gauche depuis très longtemps.
01:44:13Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.
01:44:14David Dufresne
Ça c’est pas tout à fait exact, ils votent plus en fait.
01:44:18Yaël Braun Pivet
Pour le Rassemblement national.
01:44:20David Dufresne
Tu veux te fâcher ou non ?
01:44:22Thomas Ménagé
Merci Madame la Présidente, comme ceux qui les ont précédés, Emmanuel Macron et son gouvernement font une fois encore la terrible démonstration de leur incapacité totale à protéger les Français du chaos qui frappe notre pays. Je me souviens des propos du candidat Emmanuel Macron qui expliquait que ce serait lui ou le chaos. C’est pourtant bien sa politique…
01:44:41David Dufresne
J’avoue que j’avais déjà fait la télé.
01:44:42Thomas Ménagé
….que nous connaissons aujourd’hui. Ma question portera sur l’aspect économique de ce chaos et s’adresse au ministre de l’Économie et des Finances. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la ville de Montargis, où je suis élu, a été victime de véritables scènes de guerre.
01:44:56David Dufresne
Petit rappel des fondateurs du Rassemblement national dans le tchat.
01:45:00Thomas Ménagé
Épargnés par les émeutes de 2005, trois immeubles ont été détruits, ravagés par les flammes. 80 commerces vandalisés et pillés par des hordes de jeunes racailles. Plus aucun territoire n’est donc désormais à l’abri de l’ensauvagement. A Montargis, comme dans de nombreuses petites villes, c’est tout un tissu commercial qui est aujourd’hui à faire. Dans un contexte économique difficile, après la crise sanitaire et alors que l’inflation des commerçants a besoin de mesures bien plus ambitieuses que l’annonce de report de charges et de la diligence des assurances et des banques. Ils attendent des mesures fortes pour se voir indemniser des pertes liées aux périodes où ils ont été contraints de fermer pour leur sécurité, mais surtout les pertes liées à la baisse de fréquentation à moyen terme qui touchent tous les commerçant des centres-villes concernés. Monsieur le ministre, nos commerçants ont ras-le-bol, ils sont en colère, comprenez leur ras-Le-bol. Le ras- Le bol de ceux qui se lèvent tôt pour aller travailler, qui font vivre nos centre-bourgs et qui ont vu leurs outils de travail détruits en une nuit par de jeunes sauvages. Le ras le bol de ce qui finance par leur travail et avec leurs impôts les aides sociales dont bénéficient certains parents de ces casseurs. Monsieur le Ministre, que comptez-vous faire pour venir en aide aux commerçants et éviter ce nouveau chaos économique dans nos territoires.
01:46:23Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, M. Le député. La parole est à M. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances, de la Souveraineté industrielle et numérique.
01:46:33Bruno Le Maire
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Ménager, en cinq jours, ce sont plus de 1000 commerces qui ont été saccagés, pillés pour certains incendies. Tous ces actes, sans exception, sont inqualifiables, injustifiables et inexcusables. J'étais ce matin à Arpaillon avec la ministre chargée des PME, Olivia Grégoire. Et nous avons d’abord ressenti l'émotion profonde des commerçants, mais leur confiance aussi, notre capacité à répondre à leurs besoins d’indemnisation comme nous l’avons fait tout au long de tout.
01:47:12David Dufresne
C’est pillé, saccagé, dilaté, ce tchat est extraordinaire.
01:47:15Bruno Le Maire
Jamais laisser tomber les entrepreneurs et les commerçants, nous ne les laisserons jamais tomber. Cela fait trois jours que nous négocions avec les assureurs des demandes précises auxquelles les assureur.e.s ont répondu. Ils étendront le délai d’indemnisation et de dépôt de plainte. Ils permettent d’avoir des réductions de franchise pour les commerces indépendants qui ont été les plus touchés et ils apporteront des réponses simples et rapides à l’ensemble des commerçants. S’agissant de l'État, monsieur le député, j’ai annoncé ce matin que non seulement nous étions prêts à reporter, à étaler les charges sociales et fiscales, mais pour les cas les plus graves, à Montargis ou ailleurs, nous annulerons les dettes sociales et fiscales des commerçants qui ont été touchés. Mais je tiens à dire que la première demande de tous les commerçants, partout sur le territoire, qui aujourd’hui sont inquiets… Ont peur pour leurs commerces, ont peur pour leurs activités. C’est la fermeté, c’est l’autorité, c…
01:48:14David Dufresne
Pourquoi ça se marie derrière ?
01:48:15Bruno Le Maire
Le ministre de l’Intérieur et le ministre la Justice et vous avez compris que la ligne du gouvernement défendue par la première ministre est claire
01:48:22David Dufresne
C’est quoi ces gens qui rigolent là ?
01:48:24Bruno Le Maire
De l’autorité de l'État.
01:48:27David Dufresne
Vous avez compris là vous ?
01:48:30Yaël Braun Pivet
La parole est à madame Naïma Moutchou pour le groupe Horizon. Merci madame la présidente.
01:48:36David Dufresne
Mais c’est quoi ce bordel là ?
01:48:37Naïma Moutchou
Madame La Première ministre, quand les parents s’habituent à laisser faire leurs enfants, quand les enfants ne tiennent plus compte de leurs paroles, quand les enseignants tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, quand finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus l’autorité de rien ni de personne au-dessus d’eux, alors…
01:48:57David Dufresne
Ah oui, elle a peut-être lu le chat.
01:48:58Naïma Moutchou
De la tyrannie, disait Platon, dans la République. Madame la Premier ministre, les violences de ces derniers jours, symptomatiques de cette France, vont mal. Traversés par une crise d’autorité et d’identité, ces violences ne seront pas sans conséquence. À court terme, nous devons rétablir l’ordre, bien sûr, mais soyons clairs. Il ne sert à rien de réparer ce qui a été abîmé, si c’est pour voir le chaos se reproduire. Ce ne sont pas de nouveaux milliards dont les quartiers ont besoin et la raison en est simple. Ni la paix sociale, ni le sentiment d’appartenance à la nation ne s’achètent. La responsabilité d’une partie de la classe politique dans ce qui se passe est immense et je veux le dire. C’est une partie de La Gauche qui a remis en cause nos institutions, justifiant l’usage de la force et de la violence. C’est une partie de la gauche qui a nourri chez les jeunes de quartier le sentiment d’ostracisation, l’aine de la police et de l’autorité.
01:49:55David Dufresne
C’est impressionnant comme ces gens pensent que tout tourne autour d’eux, de leur travail et de ce qu’ils sont les députés.
01:50:02Naïma Moutchou
Je l’ai vu à l'œuvre.
01:50:04David Dufresne
Il n’y a pas de société dans ces débats.
01:50:09Naïma Moutchou
Dans ma petite cité du-Val d’Oise, je l’ai entendu dire, la France vous rejette, vous n’y avez pas votre place. Cette partie de la gauche n’a laissé aucune chance à ses populations pour espérer faire nation. Pire, pire pour elle. Elle pense aujourd’hui tirer un bénéfice politique du désordre, mais elle finit par battre en retraite, car elle ne maîtrise rien. Et à la fin, ce sont ses meilleurs ennemis qui essayent d’en type réparti ses meilleurs ennemis de l’extrême droite. Mes chers collègues, une nation se sauve, elle ne se venge pas. Il est urgent que nous fassions front commun. Madame la Première ministre, vous avez reçu les groupes politiques. Comment ensemble peut-on faire front et refaire nation ?
01:50:50Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup. La parole est à monsieur Olivier Véran, porte-parole du gouvernement et ministre chargé du Renouveau démocratique.
01:51:00Olivier Véran
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Naïma Moutchou
01:51:05David Dufresne
Aïe aïe.
01:51:07Olivier Véran
À travers votre question, un panel de ce qui a pu éventuellement provoquer les scènes de violence auxquelles nous avons assisté et en reliant cela d’ailleurs à des questions politiques. Je vais essayer de vous répondre en vous rappelant quelle était d’abord l’action du gouvernement depuis le premier jour. Un, restaurer l’ordre, deux, maintenir l’ordre, trois, ne jamais perdre de vue ses objectifs de garder l’Ordre pour les territoires. Les premières victimes. Sont les commerçants, les pompiers, les gendarmes, les policiers, les habitants des quartiers qui ont vu des services publics incendiés, des magasins décimés, des vitrines éventrées, et qui se sentent eux-mêmes victimes de l’image que ces jeunes ont pu renvoyer sur l’ensemble des quartiers. Il faudra évidemment nous interroger, non pas pour nous excuser, c’est pas le sens de votre question. Il sera intéressant à ce titre, par exemple, il y a 4.000 personnes, disait le garde des Sceaux, bientôt 4.000 personnes. Qui ont été interpellés. Beaucoup comparaissent devant la justice.
01:52:08David Dufresne
Non, pas beaucoup. Non, non, les chiffres tout à l’heure, c'était pas beaucoup, c'était même pas 1 sur 10.
01:52:13Olivier Véran
ce sont des jeunes.
01:52:14David Dufresne
Donc on se demande si ces interpellations ne sont pas un peu arbitraires. Mais on fera le bilan plus tard.
01:52:21Olivier Véran
Ou une pierre à la main pour casser une vitrine. Il a été question, à juste titre, de la responsabilité parentale. Je ne crois pas qu’il faille chercher, madame la députée dans les cris, je ne crois qu’il faille chercher aujourd’hui une réponse toute faite. Et nous avons besoin d’apprendre pour que ça ne se reproduise plus. Et vous avez raison de dire que la réponse ne sera pas dans un déferlement de dépenses publiques dans ces quartiers. Mais il nous faudra arriver à saisir les tenants et aboutissants. Comment, encore une fois ?
01:52:46David Dufresne
Ah, qu’est-ce qu’il a dit là, le parole du gouvernement, il n’y aura pas de dépenses publiques.
01:52:49Olivier Véran
Madame la députée, de façon plus politique pour terminer ma réponse.
01:52:52David Dufresne
Non, pas encore. Personne n’a parlé des phalanges fascistes.
01:52:56Olivier Véran
Peut-être pas d’ailleurs de partis politiques en propre mais ils ont de la mémoire et ils sauront se souvenir tôt ou tard de qui était à leur côté pour restaurer l’orgue, les services et qui a tenté de les instrumentaliser.
01:53:09Yaël Braun Pivet
La parole est à madame Nadège Abomangoli
01:53:12David Dufresne
Le problème, c’est qu’il y a une destruction invisible des services depuis 20, 30, 40 ans.
01:53:17Nadège Abomangoli
Être présent si nous on n’est pas parents, a dit le président de la République. Arrogance, mépris de classe et humiliation supplémentaires pour les parents des quartiers populaires. L’explosion qui a suivi le meurtre de Nahel est le symptôme de votre échec. Vos échecs avant finir avec les violences policières et au-delà avec le racisme et la relégation sociale. Alors au lieu d’apaiser, vous rejetez la faute sur les autres, sur les faibles et vous les humiliez. Comme vous avez humilié celles et ceux qui alertent depuis des décennies, vous humilier ces parents aux métiers pénibles qui se battent pour leurs enfants. Ces parents applaudis pendant la crise du Covid et insultés aujourd’hui. Le président du MEDEF déclare que le premier employeur en Seine-Saint-Denis est le trafic de drogue. Quel mensonge et quelle honte ! Vous insultez ma mère, femme de ménage, elle a élevé cinq enfants épinés en Seine-Sainte-Dénis. Vous humiliez Hélène Adolnet, qui court les brocantes pour acheter des livres, car l'école en manque. Vous humilier les parents de l’association Troublez-nous aux pavillons sous bois, qui luttent pour trouver des orthophonistes, des psychologues pour leurs enfants. Vous humiliez ses parents du collège Pierre Curie à Bondy. Qui se battent contre les fermetures de classe, vous humiliez ces mamans d’Aulnay qui arpentent les rues pour calmer les colères légitimes de leurs enfants. Ces mamans demandent simplement les mêmes conditions sociales que les autres pour éduquer leurs enfants, pas des leçons d'éducation. Car aujourd’hui encore, que leur promettez-vous ? Une justice expéditive pour leurs fils qui ne réparent rien et qui abîment la vie. Et pour ces parents jugés indignes, des sanctions financières, le président de la République, pénal pour vous. En somme, les vieilles recettes de l’extrême droite. Ce n’est pas la voie de l’apaisement et de la réconciliation, c’est de la folie. Il y a des territoires perdus de la République ? Non. Il y à des territoires abandonnés par la République. C’est à cet abandon qu’il faut mettre un terme avec une politique de justice. Nous seuls ministres, les parents des classes populaires, assurent leur part pour l'éducation de leurs enfants. Quand allez-vous enfin assumer le vôtre ?
01:55:12David Dufresne
La classe.
01:55:14Yaël Braun Pivet
La parole est à M. Eric Dupont-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice.
01:55:19Eric Dupont-Moretti
La classe. Ce discours est absolument surréaliste. En réalité, vous injuriez toutes les femmes de ménage qui ont bien élever leurs enfants. Et ne vous en déplaise, madame la députée, en particulier la mienne, moi je n’ai jamais traîné dans les rues à 11 ans, vous voyez ? Et puis, et puis, naturellement vous n’avez pas entendu le discours nuancé que nous tenons, bien sûr, bien sûr qu’il y a des parents qui font beaucoup avec peu, mais il y a les parents qui ne font rien avec beaucoup et c’est cela que nous visons, voyez-vous ? J’ai toujours dit que la France, pour élever sa famille et la maintenir, ne pouvait pas être incriminée. Mais en revanche, les parents qui laissent traîner leur môme de 11 ans, 12 ans, 13 ans dans les rues, alors qu’ils devraient être chez eux, à leur domicile, ils méritent qu’on les rappelle à leur responsabilité. Vous êtes la France incendiaire ! Incendiaires ! Et à force de dire que les policiers sont des meurtriers, que la justice ne vaut rien, qu’on peut aller impunément cramer des commissariats et des tribunaux, vous donnez un merveilleux exemple aux enfants dont vous voudriez vous faire les défenseurs.
01:56:55David Dufresne
Et dans son temps de parole est écoulé, elle ne peut pas reprendre la parole.
01:56:58Yaël Braun Pivet
Madame la députée.
01:56:58David Dufresne
Quatre secondes, à la quatre secondes.
01:57:00Nadège Abomangoli
Monsieur le Ministre, personne n’aime les missionnaires armés.
01:57:07Yaël Braun Pivet
La parole est à monsieur Paul Molac pour le groupe Liot.
01:57:13Paul Molac
Merci, madame la présidente. Ma question s’adresse à monsieur le ministre délégué chargé du logement. Je souhaite aborder la question des zones tendues en matière de logement, ne passe pas une semaine sans que je sois interpellé sur les…
01:57:24David Dufresne
Ah, je vais présenter l'émission comme ça, moi.
01:57:27Paul Molac
Lois de finances 2023, nous avons voté l'élargissement de nombreuses communes pouvant être classées en zones tendues. La situation était critique. Par exemple, en Bretagne, une seule zone tendue, l’agglomération de Nantes. Ce classement permet de doter le conseil municipal d’outils pour pouvoir réguler le marché, comme la surtaxation des résidences secondaires, l’application d’une taxe sur les logements vacants ou la possibilité d’encadrement des loyers.
01:57:52David Dufresne
Je ne critique pas le physique. Attends, les vêtements, c’est un choix.
01:57:55Paul Molac
Nous semblent trop restrictives. Ce n’est pas physique. 2 600 communes sont concernées en France. En Bretagne administrative, par exemple, seulement 140 communes seraient concernées. Pourtant, la pression immobilière se fait sentir partout. D’ailleurs, la région Bretagne avait demandé à ce que toute la région soit placée en zone tendue. De plus, l’exclusion de certaines communes, comme Saint-Tropez, Vannes ou encore La Réunion, nous interroge. Monsieur le ministre, envisagez-vous de revoir votre copie et d'étendre, au-delà des 2 600 communes initialement ciblées, le périmètre de zones tendues. Nos territoires ont besoin d’outils concrets pour lutter contre la crise du logement. Faisons confiance aux maires qui sauront, utilement, utiliser ces possibilités. Je vous remercie.
01:58:41Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, Monsieur le député. La parole est à Monsieur Olivier Klein, ministre chargé de la Ville et du Logement.
01:58:51Olivier Klein
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Paul Molac. Vous l’avez rappelé, la modification du zonage de la taxe sur les locaux vacants et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires est une mesure forte de la dernière loi de finance de la loi de finances 2023. C’est l’issue d’un travail de vous tous, des parlementaires, et le travail sur l'élaboration de la liste vient de se terminer. Ces 3693 communes qui ont été choisies, fruits d’un travail… De qualité entre le gouvernement et les associations d'élus. Pour ces communes qui ont été choisies, ça va permettre aux maires, parce que ça relève bien d’une responsabilité des maires de décider d’appliquer ou pas cette taxe sur les locaux vacants et cette taxe d’habitation sur les éleveurs secondaires.
01:59:37David Dufresne
C’est assez terrifiant que le ministre de la Ville vienne aujourd’hui, quand il prend la parole la première fois, vienne parler effectivement du fléau Airbnb. Enfin, le ministre de la Ville devrait quand même être interrogé tout de suite sur ce qui se passe depuis une semaine et depuis 30 ans en réalité. C’est dingue ça !
02:00:01Olivier Klein
L’attrition du logement en zone tendue parce que oui il y a un vrai problème de logement partout mais en particulier en zone littorale en Bretagne en zone de montagne pour que les habitants de ces territoires trouvent à se loger une soixantaine de mesures sont en cours d’examen elles vous ont déjà été présentées nous allons arbitrer ensemble sur les mesures qui nous semblent le plus efficace pour continuer à travailler sur cette mesure mais bien sûr pour que ces mesures soit utile, il faut dans le même temps que chacun…
02:00:27David Dufresne
C’est l’ancien maire de Clichy-sous-bois
02:00:31Olivier Klein
L’ensemble du type de logement pour le parcours résidentiel…
02:00:34David Dufresne
Ouais, c’est hors sol, c’est hors propos, enfin c' est hors sujet pardon.
02:00:38Olivier Klein
Une chance, on est souvent une, c’est l’honneur de notre pays d'être un territoire d’attrait mais nous avons besoin de loger ceux qui habitent et ceux qui viennent travailler pendant les périodes estivales. Merci.
02:00:47Yaël Braun Pivet
Merci Monsieur le Ministre, Monsieur Mollat.
02:00:50Paul Molac
Oui, Monsieur le Ministre, je crois qu’on est d’accord sur le fond.
02:00:52David Dufresne
Oui oui, on s’en fout surtout.
02:00:53Paul Molac
Sur le nombre de communes, je crois qu’il est important, comme vous l’avez rappelé, comme je l’ai dit, ce sont des outils que l’on donne au maire, ils peuvent les utiliser ou non, ils en ont plusieurs, et je crois que il est important effectivement qu’on puisse ouvrir cette panoplie d’outils au plus grand nombre. Aujourd’hui, par exemple, dans une zone qui n’est pourtant pas très touristique, j’ai des gens qui sont obligés d’aller au camping parce qu’ils travaillent à côté et qu' ils ne trouvent pas de logement. Voilà, nous devons répondre à ça.
02:01:21Yaël Braun Pivet
Je vous remercie, monsieur le député. La parole est à madame Nadia Hai pour le groupe Renaissance.
02:01:31Nadia Hai
Monsieur le ministre de l’Intérieur, le mardi 27 juin au matin, nous découvrons avec horreur la mort du jeune Nahel par le tir d’un policier, suscitant une émotion immense dans tout le pays jusqu’au président de la République. Le même mardi soir, nos concitoyens découvrent avec terreur la destruction et le saccage organisés dans nombre de nos villes, suscitant la colère de nos habitants. Face à la destruction inacceptable de leurs écoles, de leurs mairies, de leur transport, de leurs services publics, des hôpitaux, du commissariat ou encore de leurs commerces. Dans ces moments de crise, l’heure n’est ni à l’analyse, ni aux propositions aussi farfelues soit-elle.
02:02:11David Dufresne
Oh la la, oh la la
02:02:14Nadia Hai
face à ces actes inacceptables.
02:02:16David Dufresne
Oh là là !
02:02:17Nadia Hai
Je salue l’action de la justice. Je me joins aussi à l’hommage appuyé à nos forces de l’ordre et aux pompiers qui ont été mis à rude épreuve pour nous protéger. Hommage avec la même force aux élus ainsi qu'à ces mamans qui ont relayé l’appel au calme. Hommages aussi à ces jeunes qui ont pris la parole pour condamner ces actes et pour s’en désolidariser, déjouant ainsi les plans d’instrumentalisation de ceux qui voulaient utiliser les jeunes des quartiers comme un bouclier à leur projet politique, essayant péniblement de masquer la trahison de la gauche vis-à-vis de nos quartiers. Honte, honte à ceux qui ne se sont pas levés pour l’appel au calme. Honte à ceux qui profitent de l’occasion pour nourrir leur haine. Monsieur le ministre, vous êtes un enfant des quartiers tout comme moi. Nous appelons à ce que l’agissement d’un seul policier ne doit pas jeter les 10 crédits sur toute notre police.
02:03:18David Dufresne
Non, ce n’est pas des crédits, des discrédits, c’est le discrédit.
02:03:21Nadia Hai
Nous appelons à ce que la conduite inexcusable d’une minorité de jeunes des quartiers ne doit pas jeter le discrédit sur l’ensemble.
02:03:31David Dufresne
Cette fois, c’est bien dit.
02:03:33Yaël Braun Pivet
Monsieur le Ministre, le lien entre la police et la population a été questionné. La parole est à M. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer.
02:03:59Gérald Darmanin
Le ministre de l’Intérieur, les autorités de l’Etat, ont menti sur ce qui s’est passé ? La réponse est non. Est-ce que ce jour-là, le policier, qui est l’auteur de ce coup de feu, a été interpellé et mis en garde à vue ? La réponse est oui.
02:04:21David Dufresne
Quelqu’un a crié.
02:04:23Gérald Darmanin
Comme le droit à tous citoyens de ce qui s’est passé, il a été mis en examen, c’est-à-dire qu’il y avait des indices graves et concordants qui le confondaient, et déféré pour être mis devant la destruction d’une information judiciaire ouverte, des chefs d’inculpation de meurtres ouverts et mis en détention provisoire. La réponse est oui. Il n’y a pas deux types de justice. Il n’y a pas de justice pour les puissants, pour les agents publics, pour les efforts de l’ordre et pour les autres citoyens.
02:04:54David Dufresne
Euh t’abuses un peu là ?
02:04:55Gérald Darmanin
Le mensonge, sape, l'état de droit, tous ceux qui déforment la vérité. CQFD. Vous, élus de la France Insoumise, avec abjection et sans doute la délectation de voir ces révoltes, ces commerces, ces mairies brûlées, ces écoles où les enfants n’ont plus de vacances, ces policiers, ces magistrats, ces élus dont on met l’adresse. Sur des sites internet pour appeler à la vengeance, alors oui, il y a deux types de comportements, ceux qui sont républicains, qui respectent l'État droit, qui mettent les règles votées par les parlementaires et la déontologie en premier, et ceux qui choisissent le chaos pour mieux pousser leurs forces politiques. Alors vous, madame la députée, qui connaissez bien ces quartiers, vous savez que les policiers souvent sont issus de ces quartiers aussi, et que les habitants de ces quartiers ont besoin de la police. Alors nous devons travailler avec toute la nation et distinguer le bon le bon grain de livret. Oui, nous devons être forts contre les policiers qui ne respectent pas la loi et on doit être très durs contre les délinquants qui les attaquent.
02:05:58Yaël Braun Pivet
Merci Monsieur le Ministre, la parole est à madame Émeline K/Bidi.
02:06:04David Dufresne
J’ai pas compris, il faut être très dur contre les émeutiers qui attaquent les policiers.
02:06:08Émeline K/Bidi
Mes chers collègues.
02:06:10David Dufresne
Tu ne respectes pas la loi, c’est ça ?
02:06:12Émeline K/Bidi
La première ministre et concerne la cagnotte de soutien aux policiers qui a tué Nahel. En cinq jours, cette cagote atteint déjà plus d’un million d’euros. Bien plus que son montant, c’est son existence même qui me choque. Et plus encore, les silences assourdissants du gouvernement à son sujet. Dans ce moment de crise que traverse notre pays, nous vous avons entendu appeler à la responsabilité des parents, exiger de la justice plus la plus grande fermeté, Multipliez les interpellations. Mais s’agissant de la cagnotte, vous avez timidement annoncé qu’elle ne contribuait pas à l’apaisement, c’est peu dire. Voilà une cagnotte créée par un membre de l’extrême droite, qui organise une récolte de fonds pour aider le maître d’un mineur. Ne voyez-vous rien de choquant, de profondément immoral, de manifestement illégal à l’existence de cette cagnotte. Pourtant, l’on se souvient de votre vive réaction à propos de la Cagnotte qui avait été créée pour Christophe Dettinger. Cette cagnotte est fermée par le site après insistance du gouvernement. Madame Borne, ce sont vos propos, vous déclariez à l'époque, le succès de cette opération est choquant. Est-ce normal de vouloir apporter un soutien à ce monsieur qu’on a vu frapper un policier à terre ? Qu’on à vu boxer un policier ? Il faut aussi que chacun reprenne un peu ses repères. Aujourd’hui, c’est vous qui avez perdu vos repères, Madame la Première Ministre. Dans l’affaire Nahel, un jeune a perdu la vie. N’est-ce pas moins choquant à vos yeux ? Votre inaction a-t-elle à voir avec la connivence de votre gouvernement avec l’extrême droite et leur volonté d’instrumentaliser cette cagnotte pour mettre à nu les fractures de notre société ? Si ce n’est au nom de la morale, Madame le Premier Ministre, agissez au moins au nom du droit. Cette cagnotte cause un trouble à l’ordre public et sur le fondement de l’article 1162 du Code civil. Vous avez la possibilité, vous avez le devoir d’agir. Qu’attendez-vous pour le faire ?
02:08:00Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup. La parole est à M. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer.
02:08:07Gérald Darmanin
Merci madame la présidente, madame le député, je me suis exprimé sur cette question à quelques instants, et la première ministre très clairement également. Voilà 48 heures. Non madame, ce n’est pas au pouvoir exécutif de pouvoir se substituer aux décisions judiciaires. Et dans le cas précis que vous évoquez précédemment dans la même expression que du gouvernement, il appartient, comme c'était le cas lorsque cette personne avait attaqué un policier, au tribunal de prendre la décision d’appliquer le Code civil et de faire fermer cette cagnotte, madame la députée. Je voudrais cependant dire ici, et sans se dire quoi que ce soit puisqu’aucun membre du gouvernement n’a créé cette cagnotte, madame la députée, que si on pouvait respecter deux principes, le premier un principe d'équilibre et de pondération, Le pays n’est-il pas déjà assez éruptif ? Et nos concitoyens, n’attirent pas de tous les responsables politiques
02:09:02David Dufresne
Elle est où la pondération dans la politique économique qui est menée depuis 30 ans ? Elle est ou la pondération ?
02:09:10Gérald Darmanin
Qui a été mis en examen, qui a été mis en garde à vue, et qui était en tension provisoire. Ce policier, comme toutes les personnes qui n’ont pas été condamnées par la justice, a effectivement le droit à la présomption d’innocence. Si nous respectons ces deux équilibres, nous rappelons que ce n’est pas le ministre de l’Intérieur qui applique la justice mais la justice qui applique les codes civils que vous votez ici. Je crois que la République sera alors bien gardée.
02:09:37Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, monsieur le ministre.
02:09:41Émeline K/Bidi
Je vois qu’il y a visiblement deux poids de mesure parce que dans l’affaire précédente madame Borne et madame Schiappa ne s'étaient absolument pas gênés pour dire que cette cagnotte était une honte et c’est bien parce qu’elles étaient intervenues que la cagnotte avait été suspendue et la justice n’a pas poursuivi.
02:09:59Yaël Braun Pivet
Merci madame la députée. La parole est à madame Justine Gruet pour le groupe Les Républicains.
02:10:03David Dufresne
Voilà, si vous êtes député, gardez toujours 10 secondes pour pouvoir répondre à la réponse du gouvernement.
02:10:09Justine Gruet
Depuis plusieurs jours, la France offre aux yeux du monde un bien triste visage. Des images de violences urbaines inacceptables, dans le Jura jusqu'à la tentative lâche d’assassinat du maire de l’Aïle-et-Rose Vincent Jean Brun. Je souhaite m’associer aux nombreux témoignages de soutien à son égard, à sa femme et à ses enfants. Son engagement au quotidien, comme celui de tous nos maires, est remarquable et doit être salué. Tout comme doit l'être également l’immense courage de nos pompiers, de nos gendarmes, de nos policiers nationaux et municipaux qui sont les gardiens de la paix et de l’ordre républicain. Être élue, c’est prendre ses responsabilités. Lorsque l’Ordre est menacé dans notre pays, c' est sanctionné fermement et rapidement lorsqu’une minorité violente détruit tout. Le dire c’est bien, tous n’ont pas cette clarté dans l’hémicycle, mais agir c' est mieux. Les forces de l’ordre sont confrontées à des émeutiers de plus en plus jeunes, entre 14 et 18 ans, et de plus en plus déterminés. C’est un terrible aveu d'échec en matière d' éducation et de responsabilisation des parents auxquels nous ne voulons pas nous résoudre. Madame la Première Ministre, nous attendons de votre part des actes forts pour établir l’autorité dans notre pays et lutter contre la défaillance de certains parents. L’heure n’est plus aux paroles vides et aux demi-mesures en matière d'éducation. Il faut passer largement à l’action pour réaffirmer les valeurs de notre République. Cela passe par une école forte, une école qui valorise le goût de l’effort et le respect du corps enseignant. Mais une école qui ne se substitue pas aux parents, qui ont des droits et des devoirs. Notre famille politique avait fait voter une loi en 2010 qui retirait une part d’allocation en cas d’absentéisme à l'école. Abrogé en janvier 2013 alors que la gauche était au pouvoir, ma question est donc simple. Êtes-vous désormais capable de reprendre cette mesure et de sanctionner les parents qui ont démissionné dans l'éducation de leurs enfants ? Merci beaucoup. Je vous remercie.
02:12:14Yaël Braun Pivet
La parole est à monsieur Eric Dupont-Moretti, garde des Sceaux ministre de la Justice.
02:12:24Eric Dupont-Moretti
Madame la députée, je crois que les raisons qui ont amené à ces violences absolument inqualifiables, insupportables, dénoncées par presque tout le monde ici, ce sont à l'évidence des raisons multiples, pluri factorielles. Ces choses sont très difficiles et on retrouve, j’allais dire, des clivages traditionnels entre ceux qui disent rien n’a été fait en matière de politique de la ville et d’autres qui disent des choses ont été faites et puis ceux qui disent voilà ce que nous avons fait. En matière d'éducation, on peut poser un certain nombre de questions, de respect de nos institutions, police, justice évidemment, et les choses naturellement ne sont pas simples. J’ai d’ailleurs demandé aux procureurs de me faire remonter leur analyse précise. Sur non seulement l'âge, mais les motivations des jeunes que l’on a retrouvés en train de commettre des exactions. Pourquoi ? Il y a un discours simpliste qui consiste à dire c’est le déterminisme, ce que l' on a entendu tout à l’heure, voyez-vous, et ce que l' on entendra encore, qui est un discours de responsabilisation absolument insupportable. Et puis, moi, je pense tout simplement que ne mettre en avant que le déterminisme, c’est nier notre liberté. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Parce que comme je l’ai dit il y a un instant, il y à des femmes de ménage qui élèvent bien leurs enfants. Et il y a des enfants qui ne commettent pas d' infractions. Donc tout cela, tout cela est une question de nuances. Et je voudrais redire, à la place qui est la mienne, que Gérald Darmanin et moi, nous assumons la réponse que nous avons apportée, en hommes, en personnels, Et nous rendons hommage, évidemment, tous ici, aux policiers, aux gendarmes, aux pompiers, aux magistrats, aux greffiers qui ont été au rendez-vous.
02:14:27David Dufresne
Ah ouais non non mais c’est le tchat j’ai pété hein, y a pas de doute hein
02:14:31Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup Monsieur le Ministre. La parole est à madame Blandine Brocard pour le groupe démocrate.
02:14:43Blandine Brocard
Madame la Présidente, Madame la Ministre chargée des PME et du commerce, on est à bas sourdit, c’est toute une vie qui s’arrête. Ces mots, ce sont les mots des très nombreux commerçants pillés ces derniers jours partout en France. Je souhaite ici au nom du groupe démocrate porter leur voix, la voix de ceux qui sont le cœur de nos centres-villes, de nos bourses, de nos quartiers. La plupart d’entre eux souffraient déjà, souffrait de la désaffection liée à la concurrence de concentration en périphérie, à laquelle s’ajoute celle de la vente à distance. Puis il eut les gilets jaunes et puis le Covid. Enfin, une respiration, une bouffée d’oxygène, mais non. Les saccages et pillages de ces derniers jours sont venus ruiner le gagne-pain de nos commerçants qui voient leur travail détruit, anéanti sous leurs yeux. Finalement, ce sont plus d’un milliard d’euros de dégâts. Et quitte l’impact sur le tourisme au début de cette période estivale. En 2022, l’assurance multirisque perte d’exploitation a augmenté de 10 %, en 2023, de 8 %. Combien pour l’année prochaine ? Alors même que seul un commerçant sur deux souscrit une assurance perte d’exploitation. Sans parler des franchises qu’il faudra payer immédiatement, des employés qu’il faut payer à la fin du mois, des aménagements qu’elle a fallu et qu' il faudra encore payer pour tenter de sécuriser toujours plus sa devanture, son commerce. Face à ce désarroi profond, l’Etat doit répondre présent. Aussi madame la ministre, comment pouvons-nous prévoir l’accélération des procédures de permis de reconstruire pour les magasins détruits ? En effet, au-delà du soutien financier, la rapidité des réponses à apporter est essentielle. Et il en va évidemment de même du côté des assureurs. Madame la Ministre, pour toutes celles et ceux dont l’outil de travail a été saccagé, leur laissant un sentiment de vie et d'œuvre détruite, pouvez-vous nous détailler les mesures que vous prendrez pour soutenir nos commerçants et avant tout pour leur permettre de travailler ? C’est tout ce qu’ils demandent. Je vous remercie.
02:16:42Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup madame la députée, la parole est à madame Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des PME du commerce de l’artisanat et du tourisme.
02:16:51Olivia Grégoire
Merci Madame la Présidente. Merci de vos mots, Madame la députée Brocard, à l’endroit des commerçants et notamment des commerçants indépendants qui, au nombre d’un millier à peu près, ont été touchés durant ces quelques jours d'émeutes. Je vous remercie aussi d’avoir répété leurs mots, j’ai eu l’occasion d'être à leurs côtés ce matin, à Arpaillon mais aussi hier à Paris 15ème. Avant même de parler d’indemnisation, avant même de parler demain, je pense qu’il est très important aussi de prendre la mesure. De leur état psychologique et je tiens à vous dire que dans chaque préfecture de France les conseillers à la sortie de crise sont mobilisés bien sûr pour accompagner les étalements de charges voire les annulations de dettes fiscales et sociales des commerçants qui auront été les plus touchés mais je veux aussi dire que les conseils départementaux à la sortie de crise peuvent accompagner moralement les commerçant qui sont le suicidée. Parce que je crois que le mot qui fonctionne, c’est le mot de sidération. Pour ce qui est de demain, nous nous sommes déjà réunis à plusieurs reprises avec Bruno Le Maire à la demande de la Première ministre, des assureurs, mais aussi des banquiers. Nous leur avons demandé deux choses, que ce soit rapide, que ça soit simple. Pour que ce ne soit plus rapide. On va aussi laisser le temps à la sidération de passer. Il faut des jours pour que les sidérations passent. Donc les commerçants n’auront pas cinq jours, mais 30 jours déjà. Pour se retourner vers l’assureur. Et nous aurons dans les semaines qui viennent, le président de la République vient de l’annoncer, une loi qui va porter la question des délais pour la reconstruction, à la fois sur le volet des communes, bien entendu, qui ont été touchées, mais aussi pour accompagner les commerçants et pour que ça se fasse le plus vite possible. Dans le doute, deux réflexes à avoir, très simples. Premièrement, porter plainte. Deuxièmement… Appeler son assureur, je me permets de rappeler ces évidences dans le brouhaha, mais les évidences sont majeures, je vous remercie.
02:18:58Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup madame la ministre.
02:19:01David Dufresne
Merci, merci, grand silence. Et les streamers, faut les indemniser aussi, ils ont dû redoubler de boulot pour nous remettre le moral et nous tenir bien informés. Au poste ne prend aucune subvention publique. La question à elle, tuée par un policier, montre à quel point il convient que vos dons financent au poste. C'était une des propositions du plan présenté par Jean-Louis Borloo en 2018 parmi d’autres sur le transport, la petite enfance, la culture, le sport, l’emploi, les moyens pour les communes, la lutte contre les discriminations. Ce plan était issu de l’appel de Grigny qui réunissait plus de 1000 personnes, des responsables associatifs, des élus locaux, des maires, qui travaillaient sur un rapport dont le nom fait écho aujourd’hui. Vivre en grand, vivre ensemble la République pour une réconciliation nationale. 19 grandes mesures qu’on pouvait discuter, mais qui permettaient de donner une nouvelle ambition pour nos quartiers, qu’il soit situé dans les grandes ou les petites villes qu’en a fait M. Macron ? Il l’a jeté à la poubelle avec mépris et arrogance. Tout le monde ici s’en souvient. Depuis, quelles visions pour les quartiers prioritaires de la ville ? Aucune. Dans ces quartiers comme ailleurs, vous avez dégradé les services publics par vos politiques en matière de santé, d'éducation, de justice, de logements, de vie associative. La force d’une nation, c’est la cohésion. Quelle cohésion… Vous avez vu qu’il venait à peine. Si bien le maire de Trappes à Libé à propos de ceux qui refusent de construire du logement social dans leurs communes. Ceux qui croient pouvoir rester entre riches et qui pensent que leur bonheur individuel ne sera jamais heurté par un malheur collectif organisé dans nos banlieues se trompent lourdement. Ils seront tant que tard rattrapés comme tout le monde l’est aujourd’hui. Les ghettos de pauvres n’existent que parce qu’il y a des ghettos de riches. Il faut en finir avec le séparatisme de ces derniers et respecter aussi la loi de la République. Quelles seront donc vos mesures pour assurer cette cohésion, pour remettre du droit commun et des services publics de qualité partout à Forceries dans nos quartiers ? Rappelons que les habitants de ces derniers font partie des essentiels qui rapportent plus à la société qu’ils ne perçoivent. Sans eux, notre pays ne tourne pas. La paroisse Pour te répondre Charles Fiu, non non non, deux heures, c’est à peu près le tarif pour les QAG, les questions au gouvernement.
02:21:27Olivier Klein
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Piquemal. Permettez-moi à mon tour d’avoir une pensée pour Nahel, une pensée pour ce sapeur-pompier, une pensé pour toutes les forces de sécurité qui ont travaillé d’arrache-pied ces derniers jours, une pensée pour les élus, une pensais aussi pour l’ensemble des fonctionnaires et des habitants de ces quartiers populaires.
02:21:49David Dufresne
Et pour le tchat au poste, s’il te plaît.
02:21:53François Piquemal
Si vous le regardez avec attention, comme nous le faisions, vous verrez que c’est une partie de l’inspiration de l’action du gouvernement lors du quinquennat précédent. Je veux rappeler les cités éducatives dont le président de la République a annoncé à Marseille dès lundi soir son extension sur l’ensemble des villes en politique de la ville. Un axe important du plan Borloo, et d’ailleurs vous avez dit que ça ne servait à rien il y a quelques jours dans la presse, c'était l’Anru. Lors du quinquennat précédent, quand nous avons pris la direction de ce pays, il y avait 5 milliards pour l' Anru, il y a 12 milliards et l’Etat est revenu au financement de l’Anru, alors qu’il avait disparu lors du quinquennat. L' Anru, c’est aujourd’hui plus de 1500 chantiers partout en France. Parmi les 453 territoires en quartier en rue passés en convention, 445 sont déjà en chantier. Ce chantier marche et ce chantier est extrêmement important. Le plan Borloo, c’est moins d’enfants dans l'école. C’est donc la séparation des CP à 12, les CE1, l’extension dans les grandes sections. Et le président de la République l’a annoncé à Marseille. C'était l’accueil des enfants dès deux ans dans les prochaines rentrées et l’augmentation des moyens pour les moyennes sections. Le plan Borloo c'était plus de culture dans les quartiers populaires. C’est les micro folies que le gouvernement a continué à accompagner tout au long du quinquennat précédent et a développé ces 150 microflores dans les quartiers populaires. C' est extrêmement important pour les enfants de ces quartiers. Le plan Borloo c’est plus de culture, c' est l’ouverture des bibliothèques. Et là encore le gouvernement précédent a accompagné l' ouverture des bibliothèques sur des horaires décalés, en particulier le dimanche. Le plan Borloo a été mis en œuvre. Merci.
02:23:31Yaël Braun Pivet
Merci la parole est à monsieur Denis Masseglia pour le groupe renaissance.
02:23:38David Dufresne
Donc je vous disais juste après celui-là, il y aura Marine Le Pen dont on doit dire que pour l’instant, à part les deux excités de son parti, évidemment tous les coups ont été portés contre lui, une fois encore. La Nupes c’est LFI. Donc voilà, à feu doux, à feux doux le Front National monte.
02:23:59Denis Masseglia
L’incompréhension, ensuite, vis-à-vis des troubles auxquels nous assistons depuis plusieurs nuits et face auxquelles nos forces de l’ordre sont de plus que jamais engagées. Je tiens à les en remercier. Une colère aveugle semble s'être emparée de tout le territoire, non seulement dans les grandes villes, mais aussi dans celles moins denses, d’habitude plus calmes. Je veux pour preuve la ville de Cholet, 56 000 habitants, confrontés pour la première fois à une telle violence. Je comprends la colère quand elle dénonce les difficultés du quotidien, mais je refuse de comprendre la violence gratuite qu’elle tente ici de justifier. Je refuse de comprendre que les associations retrouvent les pneus de leurs véhicules crevés, que les commerçants découvrent leurs magasins pillés et que les élus soient attaqués jusque chez eux. Cholet, ce n’est ni une zone urbaine très dense ni une ruralité. Cholet, c’est une ville moyenne où il fait bon vivre. Où le taux de chômage est de 4,6 %, où les entreprises ne demandent qu'à embaucher. Cholet, c’est une ville moyenne comme il en existe tant en France, et dont les habitants ne comprennent pas qu’une minorité saccage, brûle, attaque. Sur ces territoires, il ne manque pourtant pas de sujets pour lesquels se mobiliser avec conviction, mais dans le respect. Je pense par exemple au manque de médecins, au manque de force de l’ordre. C’est là que doit se concentrer notre énergie d'élu et l’accompagnement des pouvoirs publics. Monsieur le ministre, que répondre aux millions de Français qui vivent dans ces territoires, confrontés quotidiennement à des difficultés structurelles et à ce sentiment de délaissement ?
02:25:44Yaël Braun Pivet
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires.
02:25:55Christophe Béchu
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Masseglia, il y a 553 communes à la minute où nous nous parlons qui depuis le milieu de la semaine dernière ont connu des dégradations de quelque type que ce soit. Il y a celles auxquelles on pense qui ont fait la une de la presse parce qu’il y a des événements d’une gravité particulière qui s’y sont déroulés. Il y les grandes villes, les quartiers politiques de la ville et puis il y une de géographies nouvelles dont on n’a pas l’habitude. Dans ces 550… Les quartiers politiques de la ville, c’est intéressant ça, c’est quoi les quartiers politiques de La ville ? Et dans lesquels les explications et les raccourcis ? Monsieur Béchu, c’est quoi les quartiers politiques de La Ville ? Nous en avons 120 dans lesquels les habitants qui vivent en quartier politique de La Ville sont moins de 3 000 dans les communes dont nous parlons. Et ça, le temps de l’analyse… La volonté du Président de la République de faire en sorte de prendre le temps de regarder les choses, de regarder aussi quels sont les profils. Ah, oui, pardon,les métiers qui ont été interpellés au-delà de leur moyenne d'âge, au- delà de leurs jeunesses, qu’est-ce qui les caractérise, qu' est-ce qu’il nous permet de mesurer ce que nous avons raté. Si on se trompe sur le diagnostic, on aura des difficultés à amener les bonnes réponses. Et pour être très concret, Cholet est un bon exemple d’une ville qui est dans le top 100 des communes où il fait bon vivre. D’une commune dans laquelle, effectivement, il n’y a pas de difficulté de ce type qu’on avait pu repérer lors des émeutes de 2005 ou depuis ? Est-ce que c’est, comme on le dit, la propagation aussi par les réseaux sociaux qui fait qu'à un moment, on s’est senti des communautés de destin ? Est ce que c’est lié à la haine contre les institutions ? Est- ce que le prétexte qui permet ensuite de commettre des actes de prédation ? Ce qui est certain, monsieur le député, c' est que derrière votre question. Il y a une grande interrogation qui devrait, au-delà du brouhaha, véritablement nous interroger. Prendre quelques minutes, non pas pour que chacun ressorte de la boîte le rapport dont il pense qu’il ait la solution, la proposition qu’ils avaient faite lors de la dernière présidentielle, mais au contraire, regarder les yeux dans les yeux ce dont nous avons besoin aujourd’hui.
02:28:08David Dufresne
Non, il n’y a pas eu un mot sur les descentes de fascistes.
02:28:12Yaël Braun Pivet
La parole est à Madame Marine Le Pen Présidente du groupe Rassemblement national.
02:28:16Marine Le Pen
Merci Madame la Présidente. Ma question s’adresse à Madame la Premier ministre.
02:28:20David Dufresne
On rappelle dans le tchat d’où vient le RN.
02:28:23Marine Le Pen
Au pillage et à une rage incendiaire insensée, je voudrais vous poser la question que se posent tous les Français. Qu’avez-vous fait de la France, vous qui menez la même politique que vos prédécesseurs depuis 40 ans ? Qu’aviez-vous fait de notre pays en y implantant des zones de non-droit que vous avez laissées se communautariser, se criminaliser ? Qu’avez- vous fait lorsque vous avez laissé prospérer l’ignorance de notre culture, l’hostilité à l'égard de l’autorité légale de l'État, l’illégitimité de nos lois et la haine de notre peuple. Qu’avez-vous fait pour transformer notre pays parmi les plus courtois, les plus élégants et les plus doux de la terre, pour en faire un enfer, où se consument avec les bâtiments publics qui brûlent, toutefois à l’avenir ? Ce spectacle afflige le monde entier et notre pays, qui fut tant admiré pour son rayonnement intellectuel et sa puissance, suscite aujourd’hui la pitié quand ce n’est pas l’ironie. Vous n’avez tiré aucune leçon des émeutes de 2005, pas plus du stade qui laisse augurer un désastre sécuritaire pour les JO de 2024, et avec lui…
02:29:28David Dufresne
Ou t' as peur ?
02:29:30Marine Le Pen
La vérité, c’est que vous n’avez voulu entendre aucun avertissement. Ce qui arrive, nous l’avions prédit malgré une grande adversité, je le dis avec tristesse et gravité. Nous avons eu malheureusement raison. Au moment où vous vous apprêtez à nous resservir à coups de milliards à un énième plan banlieue, je vous appelle au courage de l’autocritique, à l’humilité d’admettre l'échec dramatique de vos politiques. Il faut d’abord et avant tout stopper l’immigration anarchique. Or, vous êtes en train d’aggraver le problème du communautarisme, voire du séparatisme, et de le disséminer dans le moindre village. Il faut ensuite reprendre la main dans tous les quartiers de France, rétablir l’autorité des parents, refaire de l'école le creuset de la République, rendre à la justice sa fermeté, sans laquelle elle restera impuissante à protéger les Français. Face aux cas aux sécuritaires, économiques et judiciaires, allez-vous ne pas admettre que le soin sur ce possible est national.
02:30:30Yaël Braun Pivet
Parole est à madame Élisabeth Borne, premier ministre.
02:30:36David Dufresne
Les bandeaux c’est une fabrication de maison. Les petits bandeaux où on rappelle d’où vient le FN, qui vote quoi, etc. C’est extrêmement important quand on écoute les gens. Merci beaucoup Communard 1871.
02:30:50Élisabeth Borne
Vous voyez madame la présidente, j’ai écouté avec beaucoup d’intention votre intervention et j’y ai cru un instant qu’il pourrait y avoir des propositions. Mais jusqu’au bout, jusqu’aux bouts… Vous les montrez une fois de plus. La seule chose dont vous êtes capable, c’est la caricature. Vous voyez, madame la présidente Le Pen, je regrette, même si ça ne me surprend pas beaucoup, que le choix que vous faites, c’est celui de la division. Et quand j’entends le président de votre parti opposer les territoires ruraux et les quartiers, comme si aider les uns devait dépouiller les autres, je me dis décidément, vous n’avez pas changé. Et quand j’entends, encore à l’instant, pointer certaines parties de notre population, je me dis de nouveau, les caricatures, vraiment, vous n’y échapperez pas. Je pense qu’aujourd’hui, alors que notre pays, alors de nombreux maires vivent des situations difficiles, alors que des commerçants et des artisans ont fait face à beaucoup de violence… Ne pas jouer l’unité du pays, ce n’est pas responsable, Madame la Présidente Le Pen. Ce n’en est pas responsables. Pour notre part, nous serons toujours au soutien de nos policiers, de nos gendarmes, de nos sapeurs-pompiers, des policiers municipaux, des élus locaux, et nous serions tous mobilisés pour lutter contre la violence, mais nous sommes également mobilisés pour luter contre le poison de la division. Quand notre République est attaquée, c’est l’unité nationale qui doit l’emporter.
02:32:28Yaël Braun Pivet
La séance des questions au gouvernement est terminée, la séance est suspendue.
02:32:33David Dufresne
Voilà les amis, merci beaucoup d’avoir suivi et surtout participé à cette séance. Voilà, c'était de 15h à 17h, oui c’est ça. Voilà, je vais mettre un petit peu de musique. Voulez-vous débriefer ? Donc, de ce que l’on comprend, le gouvernement va hâter d’attendre. Il ne va pas tout de suite décider de quoi que ce soit. Sauf qu’on apprend au détour d’une ou deux phrases de tel ou tel ministre qu’il n’y aura pas d’argent supplémentaire pour les quartiers. Il aura fallu 28 minutes pour entendre sur les bancs de la majorité, le prénom Nahel, formulé. Cyrielle Chatelain des Verts a eu cette phrase destinée à Élisabeth Borne qui est peut-être celle que moi je retiens de tout ce qu’on a entendu. Quand cesserez-vous d'être pétrifiée ? Et la peur, le fait d'être figé, c’est le peine marine qui à la fin essaie de ramasser les fruits, vous avez remarqué qu'à chaque fois, il y a eu deux députés RN qui se sont exprimés, à chaque fois ils finissent en disant la seule solution, c’est le peine. C’est-à-dire qu’ils sont en campagne à longueur de temps. La seule chose qui les intéresse c'était de dire de toute façon, la seule solution c’est le peine et elles arrivent à la fin pour essayer de ramasser la mise, pour rafler la mise. J’ai bien dit rafler la mise, pas autre chose. Alors, nous aussi dit, la violence ne vient jamais de la justice. C'était une de ses premières interventions. Et comme je l’ai dit tout à l’heure, en fait, je pense que c’est précisément l’inverse. La violence vient toujours de l' injustice. Et tant qu’il y aura de l’injustice, il y aura des émeutes. Voilà, c' est aussi clair que ça, c' est aussi limpide. Si vous voulez élevez le débat pour ceux qui n'étaient pas là ce matin vous pouvez aller voir sur le site d’au poste je vais vérifier mais normalement on a bien fait les choses avec Euryale est-ce qu’il est là ? Ça c'était la home de ce matin, hop je vérifie, et là sous vos yeux ébahis, paf paf. Le stream de ce matin avec l’anthropologue Alain Bertho les soulèvements des quartiers, que qu’ils disent et ce qu’on ne dit pas, c’est autrement plus intéressant que la daube qu’il vient d’entendre là, pendant deux heures quand même, voilà. Oui, les questions gouvernement ont fini sur une question de Marine Le Pen, absolument, absolument, absolument. Je vous invite vraiment à écouter ce que dit Alain Bertho des émeutes. Depuis 25 ans, Alain Bertho recense toutes les émeute à travers le monde. Il en tire des ouvrages, il en tire les analyses. Et on a parlé de tout ça ce matin avec lui, c'était absolument passionnant. Puisque je vous parle d’auposte, sachez que demain matin… Nous serons avec Fatima Ouassak, porte-parole du Front des Mères. Elle est une des fois importante des quartiers populaires, une voix qui tranche, qui pointe les contradictions de notre société, qui sont du cœur à gauche et ailleurs. Fatima Ouassack, porte parole du Front Des Mères et de Vert Dragon, maison de l'Écologie Populaire, qui lie l’urgence climatique au besoin de justice sociale des banlieues. Demain matin, mercredi, Fatima Ouassak sera au poste pour réfléchir à l’après-mort de Naël, au soulèvement des quartiers, à leur médiatisation, à leurs traductions politiques. Ça, c’est demain matin, au post à 9h. Je n’ai pas fait la vignette, enfin la vignette est prête, mais pas le petit texte, il faut que je le fasse pour jeudi matin. Jeudi matin, nous serons avec Jacques Deschamps qui a écrit, qui a publié au mois de mai. Un livre intitulé « Éloge de l'émeute », il sera avec nous jeudi matin pour discuter de tout ça, et vendredi nous reviendrons sur la politique de la ville depuis 25 ans, avec une journaliste de Libération. Voilà, on met les bouchées doubles, vu les événements qui nous préoccupent et qui nous touchent, évidemment, singulièrement, pour ceux qui découvrent auposte, c’est une émission qui existe depuis février 2021, où on essaie de réfléchir aux libertés fondamentales, aux libertés publiques, aux liberté individuelles, à la question de la justice, de la police, etc. Avec un grand nombre d’invités. Je vais vous montrer les statistiques de l'émission. Vous voyez, nous avons fait 355 émissions, 297 invités, 888 heures d'émission. Vous êtes 2484 inscrit à la newsletter que vous recevez une fois tous les 10 jours à peu près qui vous annonce les émissions à venir, qui vous rappellent celles qui sont disponibles sur le site et tout ça, tout ça c’est grâce à une équipe de dingues dont je vais vous montrer les visages et grâce à vos dons et à vos subs, le modèle économique d’auposte c'était principalement les dons. Je vais vous en parler, je vous montrerai tout de suite, des dons qui sont par ailleurs défiscalisables. Si jamais vous payez des impôts, sachez que vous pouvez dès Bernard Arnault de la riposte et voir vos dons défiscalisés à autour de 66 %. C’est absolument incroyable ce qu’on est arrivé à faire. Donc, si vous donnez 10 euros par mois au poste, et bien en fait, ça vous coûte 3,40 euros. Voilà. Vraiment, merci mille fois, vous êtes à peine 400, presque 400. Ce serait super cool si on pouvait atteindre les 450 donateurs avant la mi-juillet pour pouvoir partir avec la caisse tranquillement. Vos dons payent les modératrices, les journalistes, le matériel, la préparation des émissions, nos abonnements de soutien à la presse indépendante, des locaux bientôt, le matériel, le téléphone, enfin bref tout. Tout le bazar, les graphistes, absolument, puisqu’on va faire une refonte du graphisme. Et sachez qu’aujourd’hui vous êtes vraiment la seule source de revenus, puisque nous avons arrêté d’un commun accord, il n’y a pas d’entourloupe notre partenariat avec Blast, ce qui veut dire que aujourd’hui, il y a plus que vous. Voilà, il y en a plus que vous. Donc si… Vous considérez que auposte vous apporte un peu et que vous voulez nous aider à tenir. Vraiment, soyez-en remerciés. Rany, que me demande deux mots, un petit mot sur le concert d’hier concernant Julian Assange. Je n’y étais pas, car je suis très très loin de Paris. En effet, auposte était partenaire du concert de soutien de Julian Assange. Je ne peux absolument pas vous dire. Il y avait de monde, si c'était bien, si s'était rempli ou pas MTPSN nous dit il faudrait faire une petite chaîne YouTube monétisée il n’en est pas question il n' en est pas questions, on ne va pas nous ce qu’on veut c’est de se déplatformiser au maximum nos vidéos sont disponibles sur notre propre serveur Peerturbe pas question de donner à YouTube les données des uns et des autres de mettre des vidéos avec des mouchards partout, ça c’est pas possible, voilà. Alors toutes les interviews, Poupounet en fait, elles sont là, elles sont sur le site d’auposte.fr, c’est là, c' est votre QG d’ailleurs, certains sont en train de regarder ce stream en direct sur auposte.fr. Toutes les vidéos sont là, par exemple celles de ce matin, le soulèvement des quartiers. Avec Alain Bertho, c’est très simple, vous arrivez sur n’importe quel article et vous avez ce petit mot-là qui vous dit voilà, tout ça existe, notre indépendance, 100 % indépendant, c’est grâce à vous, vous pouvez lire et écouter les interviews grâce aux donatrices et aux donateurs d’au poste. Si vous nous soutenez, et bien ça permet le partage. Alors soit à gauche vous dites, bah je donne, allez tiens je donne. Soit vous dites je poursuis la lecture, je donnerai plus tard, je ferai un don plus tard c’est promis. Et vous avez la vidéo qui est disponible d’entrée de jeu. Voilà, c'était ça ce matin, pas plus frais que cet après-midi. Et c' est déjà en ligne. Et si jamais vous voulez faire un don, vous n’avez plus à le faire. Vous allez là et il est là directement. C’est ça, c’est vraiment, on essaie de diffuser le plus vite possible. En fait, ce qui se passe, c’est que parfois ça prend un peu plus de temps parce qu’il faut faire les vignettes, ça c' est Aurélien qui les fait. Il faut refaire les résumés, mettre les mots-clés et surtout, surtout parfois, quand les entretiens sont très longs, on est obligé de les compresser. Ce temps de compression est incompressible et donc ça prend un petit peu de temps. Mais en gros, voilà, vous pouvez retrouver l’intégrale d’au poste sur le site. Voilà. Donc là, je ne sais pas, on est 450. Si certains d’entre vous, je sais pas. Allez, on va dire 10 % d’entre vous disiez, tiens, je vais faire un don tous les mois de 2 euros, 3 euros, 4 euros, 5 euros, 10, 15, 20. Eh ben, on s’en sortirait bien au sens où on pourrait monter un peu les salaires, acheter du matos, etc. Voilà, l’intégrale d’au poste, vous le pouvez retrouver ici sur la page auposte. À l’intégrale vous pouvez aussi retrouver toutes nos interviews par les noms des invités dans l’onglet invité trop de compression tue le moteur merci pour votre travail, pas trop le temps en ce moment, mais je suis déçu que par les débats actuels de l’Assemblée. Oui, c’est absolument consternant, mais c'était important de savoir ce qui se dit, de comprendre les échos partout où ils sont. L’autre jour, on avait le porte-parole du syndicat CGT Police Intérieur. Nous avons des anthropologies demain nous avons Fatima Ouassak qui viendra parler des maires avec un « e » qui ont été beaucoup salués ou stigmatisés cet après-midi, donc c'était intéressant en ce sens-là de les voir. Effectivement oui, Euryale tu as raison, j’oublie toujours les vidéos, toutes les vidéos sont également classées par thématiques. Antifa, capitalisme, culture, environnement, féminisme, histoire, internet, justice, liberté, médias, police, politique, société, et il existe des sous-thèmes à découvrir en déambulant dans le site. Merci à vous tous, n’hésitez pas à partager les live, à partager des émissions, à faire parler autour de vous d’auposte, parce qu’un des gros chantiers que nous avons cet été, c’est aussi d’essayer d’améliorer la visibilité du site. Vous êtes de plus en plus nombreux chaque mois à venir, mais ce n’est pas encore suffisant, il faut ouvrir un petit peu. Par ailleurs, à la rentrée, on va essayer d’organiser des débats publics en public à Paris, mais on va aussi essayer de se balader le plus possible. Là aussi, se balade, ça nécessite un peu de moyens, enfin, bref, je ne vous fais pas l’article, vous connaissez l’affaire. Vous ne streamez pas pendant les vacances ? dommage. Non, mais est-ce que tu te rends compte de ce qu’on fait ? Est-ce qu’il te rend compte de ce qu’on fait ? D’ailleurs, on est là jusqu'à peu près le 15 juillet. Et on est au bout de notre vie, honnêtement. Moi, je suis mort. Franchement, je ne suis mort, parce que c’est de la préparation. Là, je vais arrêter, me prendre un petit café et hop, je vais me mettre à la lecture des bouquins de nos invités, de nos invités qui vont bientôt venir. S’il y a un autre moyen de nous filer un petit coup de main pour ceux qui veulent, je la montre rarement, c’est la boutique d’auposte. Voilà, si vous voulez faire plaisir à vos voisins grincheux, à vos beaux frères pénibles, et bien vous pouvez leur acheter des jolis tee-shirts, des tasses, des conneries et des machins. Tout ça, c’est dans la boutique d’auposte. Pour les dons, pour la boutiques, si vous avez le moindre questionnement, n’hésitez pas à nous écrire à support-at-auposte.fr. Chers amis, je vous dis à demain matin. Demain matin, Fatima Ouassak nous allons encore et toujours parler de ces événements politiques.
02:47:09David Dufresne
Et ce n’est pas parce que les députés et les ministres sont en dessous et en-deçà de l'événement qu’il faut ranger nos affaires. Au contraire, il faut maintenir la pression de la dialectique, du débat, de la discussion. Faire ce que Alain Bertho nous conseillait un peu ce matin, essayer de faire en sorte que les politiques des apprennent ce qu’ils savent pour se mettre à écouter les citoyens, faire de l'éducation populaire c’est un peu la mission qu’on s’est donnée et cette éducation populaire, c'était avec le tchat, je le redis, c’est le t chat qui est le cœur du réacteur ici. Merci à vous tous pour vos coups de main, vos mails, vos petits mots quand vous dites « ah oui c' est la question Ragben, est-ce que l’orchestre joue même quand le bateau coule, est ce que nous sommes l' orchestre du Titanic ? » L’Assemblée nationale veille et nous sommes l’orchestre. Et en particulier, et notamment l’article 33 …
02:48:09David Dufresne
Bon, simplement on mettra un petit peu de punk rock. Tiens, si on mettait un peu de pop rock là pour finir, ou un peu musique, tiens. Allez, je vais essayer de vous trouver de la musique. Allez, pas du punk rock, parce que j’en ai mis beaucoup ces derniers jours. Qu’est-ce que je pourrais aller chercher un truc marrant.
02:48:53David Dufresne
Alors là, les amis, il y a eu deux allusions musicales aujourd’hui dans le… Ah, il y a le son de l’assemblée, pardon. Oh là là, oh là là. Attendez, attendez, je coupe ça. Hop, j’enlève le son d’assembler, pardon ! Pardon, pardon, pardon, je disais, oui, je disais qu’il y en avait deux… Il y a eu deux allusions musicales, aujourd’hui. Il y à eu Jacques Brel et il y à eut les NTM vous voulez quoi ? Alors Jacques Brel, la chanson c'était à la bastille, franchement, elle est pas bonne, mais on pourrait mettre Jaurès par exemple, ou sinon, les NTM, Laisse pas traîner ton fils attendez attendez, c’est pas eux, je me disais, attendez, attendez.
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À l’aube de l’an 2000 Pour les jeunes c’est plus le même deal Pour celui qui traîne, comme pour celui qui file Tout droit, de toutes façons y a plus de boulot La boucle est bouclée, le système a la tête sous l’eau Et les jeunes sont saoulés, salis sous le silence Seule issue la rue même quand elle est en sang C’est pas un souci pour ceux qui s’y sont préparés, si ça se peut Certains d’entre eux même s’en sortiront mieux Mais pour les autres, c’est clair, ça sera pas facile Faut pas se voiler la face, il suffit pas de vendre des kil' Faut tenir le terrain pour le lendemain S’assurer que les siens aillent bien Éviter les coups de surin Afin de garder son bien intact Son équipe compacte, soudée Écoute de scanner pour garder le contact Ou décider de bouger, éviter les zones rouges, et Surtout jamais prendre de congés C’est ça que tu veux pour ton fils ? C’est comme ça que tu veux qu’il grandisse ? J’ai pas de conseil à donner, mais si tu veux pas qu’il glisse Regarde-le, quand il te parle, écoute-le Le laisse pas chercher ailleurs, l’amour qu’y devrait y avoir dans tes yeux Laisse pas traîner ton fils (laisse pas traîner ton fils) Si tu veux pas qu’il glisse Qu’il te ramène du vice Laisse pas traîner ton fils Si tu veux pas qu’il glisse Putain, c’est en me disant "j’ai jamais demandé à t’avoir" C’est avec ces formules, trop saoulées, enfin faut croire Que mon père a contribué à me lier avec la rue J’ai eu l’illusion de trouver mieux, j’ai vu Ce qu’un gamin de quatorze ans, avec le décalage de l'âge Peut entrevoir, c'était comme un mirage Plus d’interdit, juste avoir les dents assez longues Pour croquer la vie, profiter de tout ce qui tombe La rue a su me prendre car elle me faisait confiance Chose qui avec mon père était comme de la nuisance Aucun d’entre nous n’a voulu recoller les morceaux Toute tentative nous montrait qu’on avait vraiment trop d’ego Mon père n'était pas chanteur, il aimait les sales rengaines Surtout celles qui vous tapent comme un grand coup de surin en pleine poitrine Croyant la jouer fine, il ne voulait pas, ne cherchait même pas À ranger ce putain d’orgueil qui trancha les liens familiaux Chaque jour un peu plus J’avais pas l’impression d'être plus coté qu’une caisse à l’argus Donc j’ai dû renoncer, trouver mes propres complices Mes partenaires de glisse Désolé si je m’immisce Mais laisse pas traîner ton fils (laisse pas traîner ton fils) Si tu veux pas qu’il glisse Qu’il te ramène du vice Laisse pas traîner ton fils Si tu veux pas qu’il glisse Que voulais-tu que ton fils apprenne dans la rue ? Quelles vertus croyais-tu qu’on y enseigne ? T’as pas vu comment ça pue dehors Mais comment ça sent la mort ? Quand tu respires ça, mec, t’es comme mort-né Tu finis borné À force de tourner en rond Ton cerveau te fait défaut, puis fait des bonds Et c’est vraiment pas bon quand t’en perd le contrôle Quand pour les yeux des autres, tu joues de mieux en mieux ton rôle Ton rôle de caillera, juste pour ne pas Qu’on te dise "voilà tu fais plus partie de la mifa d’en-bas C’est dingue mais c’est comme ça Sache qu’ici-bas, plus qu’ailleurs, la survie est un combat À base de coups bas, de coups de ton-bâ D’esquives et de "paw", de putains de ston-ba Laisse pas traîner ton fils Si tu veux pas qu’il glisse Qu’il te ramène du vice Non laisse pas traîner ton fils Laisse pas traîner ton fils (laisse pas traîner ton fils) Si tu veux pas qu’il glisse Qu’il te ramène du vice Laisse pas traîner ton fils Si tu veux pas qu’il glisse Laisse pas traîner ton fils (laisse pas traîner ton fils) Si tu veux pas qu’il glisse Qu’il te ramène du vice Laisse pas traîner ton fils Si tu veux pas qu’il glisse
02:54:35David Dufresne
Et voilà et voilà ça fait du bien ça fait du bien alors c’est pas pour rien c'était pas pour rien on a on a mis avec Euryale quelques liens vers des émissions d’au postes sur le roi Sher, le king, celui qui était à la tête de Get Busy le fanzine interdit aux bâtards le fanzin rap des années 80, 90 une émission avec Audrey Stregault qui avait fait le film suprême sur l’histoire des NTM, et puis un jour, un je vous jure que je vous raconterai l’Histoire de ma garde à vue avec les NTM. C'était il y a très très longtemps, mais je laisse ça pour nos vieux jours d’au poste. À très bientôt, je vous dis à demain les amis, je lance les crédits, je n’en peux plus, j’ai besoin de café, j’ai besoin d’un verre d’eau, j’ai besoin de retrouver mes esprits… Au revoir, merci il, merci beaucoup, merci Grand Silence, merci Didy Blue, merci Dourdan, merci grand silence, merci Sentier Battant, Donnelapapate. Oh, je l’ai déjà écrit mon cher Sentier Battant dans un journal qui s’appelait Best. Bonnes vacances pour ceux qui partent en vacances, nous on continue, merci l'équipe, nous dit Glycérine, merci les modos, au revoir les modos. Merci et bonne soirée à tous. Merci les modos, merci David Machin, bon repos, merci beaucoup dit Natlajitan. N’oubliez pas que ici, ici, le modèle c’est Euryale c' est le modèle, c' est les subs ou surtout les dons. Et je crois qu’aujourd’hui nous avons eu donc 3, 3,3,3 dons anonymes, puisque vous pouvez faire des dons anonymes qui n’apparaissent nulle part. Merci à vous tous. Je vous dis à demain matin, je vais préparer le petit raid des familles. Hop hop hop hop hop, demain Fatima Ouassak sera avec nous pour parler de sa vision des événements essentiels qui sont en train d’avoir lieu sous nos yeux et nos oreilles et évidemment ce n’est pas parce que les émeutes semblent se tarir que les raisons des émeutes sont oubliées et sont à oublier. Voilà, merci à vous tous, je vous envoie ailleurs, hop c’est parti, merci tous. Merci à Euryale pour sa modération sans faille depuis tant de temps de mois. Merci à vous tous. Allez on y va, roulez !

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