Stream de messe - 6 avril 2025
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Amis des cafés chauds du dimanche matin bonjour bonjour les humains bonjour Euryale, bonjour Sorcière bonjour Pajoukou bonjour Grougu bonjour Olaven bonjour Sattrape bonjour mon cher Rolland bonjour Supermaril Zalot Éternel Fugace, oh très joli ça, salut, Chris G et Fortin qui sont sur YouTube, merci beaucoup.
Et cette nuit, nous avons dépassé les 41 000 followers sur YouTube. Je vous rappelle qu’il faut qu’on atteigne 50 000, mais enfin c’est bien parti, c'était bien parti. Comment allez-vous, les uns les autres, les uns les autres ? Ce dimanche 6 avril 2025, ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu d'émission cette semaine, parce qu' il y a eu du boulot, je vous en parlais tout à l’heure. Il y avait du travail, il y avait aussi la nécessité de se reposer un petit peu et puis voilà, merci beaucoup Axiocam, moi aussi, tout le plaisir est pour moi. Aujourd’hui on va parler, on va évidemment parler du RN, alors moi je suis loin de la manif de Paris cet après-midi donc je ne pourrai pas faire de live ni même m’y promener. En revanche, j’ai vu qu’il y en avait une autre qui était annoncée pour le 12 à l’appel de la CGT, de la Ligue des Droits de l’Homme. Et je ne sais plus qui d’autre, enfin voilà, le collectif complet va être dévoilé, je crois, demain. Si c’est le cas, je pense qu’on y sera. Donc ça, c'était samedi ou dimanche prochain, mais aujourd’hui, on ne pourra pas. 20 de messe, messe du dimanche, et du bon café, et de bon kawa, bonjour Catcall,bienvenue à toutes et à tous, je vous rappelle que nous avons besoin de followers sur youtube pour pouvoir faire des demandes de subventions auprès du CNC, il faut 50 000 followers, parce que pour le CNC ça ne se cumule pas, qu’on soit 40 000 sur twitch, 41 000 sur youtube, ça suffit pas, il il est 50 000 voilà c’est pour ça Vraiment, faites un petit geste, vous suivez la chaîne même si vous ne la regardez jamais sur YouTube, ce n’est pas grave ce qu’il faut, c’est qu’on ait des followers. Donc on va parler du RN, on va parler de l’observatoire du journalisme qui m’a fait l’honneur de me brosser un portrait, notamment en vidéo. Papi qui est des hannetons que je vous propose à titre exceptionnel de vous montrer et de réagir dessus. Tac à tac, qu’est-ce qu’il y avait d’autre ? L’Observatoire du Journalisme.
L’affaire Hello Quitte X avec là aussi des petites précisions à apporter. Puisque David Chavalarias qu’on a reçu plusieurs fois au poste, vous savez qu’au poste était partie prenante au départ de l’opération Hello Quitte X il y a eu une contre-offensive d’extrême droite majeure à l'époque. David a publié cette semaine un long rapport et je vous lirai quelques petits extraits. Vous verrez qu’il y a du France Culture derrière, du Stérin, de la presse Bolloré Salut Pierrot, salut Antigone Poppy. Tiens, pourquoi j’ai pas de musique là ? Tiens c’est marrant qu’il n’y ait pas de musique sur cette scène !
Alors tac à tac, et puis si jamais on a le temps, on fera un peu de lecture en finir avec les présidents Olivier Besancenot, puisque Olivier sera avec nous jeudi soir à 20h, en direct et en public à Césure, sur la région parisienne de la Paris. Dans le cinquième arrondissement, il reste quelques places, mais pas beaucoup, prix libre. Si vous pouvez mettre un peu de sous, ça nous permet de payer la technique, ça nous permet de payer l’allocation du matériel, l’ingénieur du son. Le réalisateur, je voulais dire, voilà, c’est ça. tu vas être surpris, tu vas être surpris. Donc voilà un peu le programme. Est-ce que ça vous convient, chers amis ? J’essaie de comprendre pourquoi il n’y a pas de petites musiques. Là, normalement, il devrait y en avoir. Hop musique voilà il devrait y en avoir là non moi je n’entends pas la musique vous l’entendez vous petite musique tout que tout pourquoi je n’entends par propriété avancée musique bas si je devrais entendez vous la musique ou pas Bonjour Émile Cheval, Émile cheval qui est là avec nous, oh je suis désolé Émile, les tasses maisons que j’ai ici elles sont pas propres et donc j’ai pris celle ci.
Voilà le Parisien 200 punk attaquent la police, alors je vous propose de démarrer avec un article du Monde dans lequel, alors attendez, je vais essayer de le retrouver, dans lequel Alors c’est pas celui-ci, attendez dans lequel notre ami Nicolas Lebourg, mon partenaire en crime qui s’occupe avec moi d’Extrêmorama, une fois par mois en coproduction avec Mediapart désormais, a donné une super interview pour Le Pen, enfin pour Le Monde autour de Le Pen. Attendez, j’essaie de retrouver ça, comment ça se fait que je ne l’ai pas ? Tiens, c’est bizarre ça. Attendez, attendez, ça va être vite fait et je vous propose de le lire parce que ce bon Nicolas, je lui ai dit, ouais, viens, on va faire une petite visio ce dimanche, mais je crois que ce monsieur a pris goût au studio du monde et il n’est pas là. Alors qu’est-ce qui se passe ? Voilà, voilà, ça c’est un très très bon article, je vais vous le mettre ici, attention, attention attention, roulez jeunesse ! Voilà le voici le voilà très bien le monde entre marine et jean-mari le peine la même riposte aux décisions de justice signe de la continuité à l’œuvre malgré les efforts de normalisation est ce que ça vous donne envie que je vous lise ça Merci Euryale qui voyait à quoi je faisais allusion puisque j’ai fait un petit poste effectivement juste après la lecture. Comme sa fille, le leader du Front National avait été condamné à une peine d’inéligibilité en 1998. Et comme elle, il avait dénoncé un jugement visant à le mettre hors circuit. Spécialiste des extrêmes droites, Nicolas Lebourg, par ailleurs de la maison, au poste, met en lumière les similitudes alors que la chef de file du RN s’efforçait jusqu’ici de se démarquer de son père. Un article de Robin D’Angelo, ancien de StreetPress, me semble-t-il, et Clément Guyot, tous les deux, dans le journal Le Monde. Je vous lis ça, parce que je trouve que c’est vraiment très très très bien foutu et très intéressant. Ça donne beaucoup d’arguments. Alors, vous savez donc, cet après-midi, Place Vauban. Alors Place Vauban, c'était les quartiers chics. Place Vauban, le meeting du RN, en face, les Insoumis et les Verts font place de la République, à Paris, une contre-manifestation. Il y en aurait une autre, me semble-t-il, unitaire, la semaine prochaine.
Et donc, avant ces deux événements, je voulais vous lire cet article. Est-ce que ça vous dit que je le lise ? J’attends de vos nouvelles. J’essaie de voir si je peux mettre un peu de musique, parce que moi, il me paraît bien d’avoir un peu de musique. Pourquoi j’ai pas de musique là ? C’est bizarre ça ! Oui, oui, oui ! Bonjour tout le monde ! Bonjour tout le monde ! Soyez les bienvenus ! Oui, on aime bien la lecture, me dit Titi. Alors voilà, depuis sa condamnation en première instance à une peine de 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire lundi 31 mars, la riposte de la leader du Rassemblement National, Marine Le Pen, n’est pas sans rappeler celle de son père en 1998. Le fondateur du FN avait été à elle condamné à une peine d'éligibilité de 2 ans réduite à une année en appel. Pour l’agression de la socialiste Annette Peulvast-Bergeal la maire de Mante la Jolie dans les Yvelines, lors de la campagne des élections législatives de 1997. A l'époque, l’ancien parachutiste et cofondateur du FN Roger Hollande promettait de renvoyer les journalistes merdouilles aux chiottes. S’il le faut, nous serons les premiers à appuyer sur la détente menacé le vice-président du parti Dominique Chabot. Alors là, Chaboche ! Là on mesure quand même la différence de relations qu’il peut y avoir entre le FN et donc devenu le RN et les médias. Ça a été pendant très longtemps aigre doux, on peut dire, avec cette idée quand même que le Fn faisait de l’audience et que donc les télévisions, les radios et même les journaux ont commencé à être sympa sympa pour un arrivé là où on en est aujourd’hui c’est à dire la faillite totale du journalisme politique mais alors là dans les grandes largeurs avec aussi d’une certaine manière la victoire d’un pensée d’extrême droite qui ne se cache plus y compris chez les éditorialistes et y compris les commentateurs, chez les journalistes politiques etc. 27 ans après, écrit le Monde, le ton a changé mais la stratégie demeure. On est plus dans le jeu des 35 ressemblances que des 7 différences, remarque l’historien spécialiste des extrêmes droits Nicolas Lebourg qui estime que Marine Le Pen, comme son père, s’inscrit dans un récit de faits alternatifs en contestant une décision de justice au nom de l'État de droit. Il est fort ! Il est fort, ce Nicolas Lebourg ! On est plus dans le jeu des 35 ressemblances que des scènes différentes. Le RN a appelé une manifestation en soutien à sa chef de file Place Vauban, à Paris, aujourd’hui même, les mots d’ordre. Au pays contre la tyrannie des juges, pour la liberté, sauvons la démocratie ! Ainsi font écho à ceux du rassemblement organisé 27 ans plus tôt à Versailles. Encore là, il y a une continuité dans le choix des lieux de rassemblement à Versailles. Le Pen visait, français, touché, assez d’entrave aux libertés et saillit contre totalitarisme des procureurs socialistes. Jean-Marie Le Pen s’offusquent alors de la mise hors circuit d’un homme politique qui a recueilli deux fois plusieurs millions de voix. Des mots qu’aurait pu prononcer sa fille qui déclarait mardi en réunion de groupe de point en vrai des guillemets nous ne sommes plus dans une démocratie si des magistrats décident qui peut se présenter et pour qui les français peuvent voter.
Non mais franchement ça vous va, la lecture ? Pas trop rapide ? Dites-moi, j’ai besoin de retour. camarades du dimanche ! Sauvegarde de la PME familiale. Personne n’a craqué, nous dit Fab. La situation interne au RN offre des similitudes avec celle du FN en 1998, Bruno Mégret. Ah, moi je rêve d’un retour à la Bruno Mégret, rappelez-vous celui que Le Pen appelait le FN. Bruno Mégret, en 98, brigue la succession de Jean-Marie Le Pen. L’hebdomadaire L'événement du Jeudi, qui deviendra Marianne, lui consacre sa une barrée du titre « Cet homme est plus dangereux que Le Pen ». Intronisé successeur de Marine Le Pen, Jordan Bardella occupe une position qui s’en approche. Le destin des dauphins, c’est parfois de s'échouer. Professeur Jean-Marie Le Pen qui avait exclu de laisser sa place à son second aux élections européennes de 1999 au cas où il n’arriverait pas à maintenir sa candidature. Marine Le Pen, elle aussi coupé court à l’hypothèse que Jordan Bardella la remplace. « Il n’est pas question aujourd’hui d’envisager un plan B avant d'être allé au bout du plan A », a-t-elle déclaré au Parisien mardi soir. Et alors, c’est sur téléphone, c’est assez extraordinaire comment elle l’avait exécutée. Comme moi je l’avais exécutée en disant, c’est un atout mais il ne faudrait pas l’utiliser trop tôt. Elle dit ça devant des millions de spectateurs et l’autre il est là, il entend ça et il dit, oh putain, c’est pas tout de suite. La situation interne, pardon, Jordan Bardella, comme Bruno Mégret représente de façon rationnelle une alternative possible mais on retrouve la même raideur de Le Pen, analyse notre Nicolas Lebourg, avec un autre parallèle, dit-il. Megret et Bardella, chacun à leur époque, plaisent beaucoup plus à droite. C’est-à-dire que leur hypothétique reprise du parti correspondrait à un changement de stratégie. Ceci près que là où Bruno Mégret occupe une place de numéro 2, Marine Le Pen prétend former un ticket avec Jordan Bardella. Il s’est sévèrement écorné depuis le jugement du 31 mars. Bardella a incarné la possibilité d’un national populisme avec deux sauveurs. Ce qui était une réussite, retrace Nicolas Lebourg, là très clairement Marine Le Pen a fait une Jean-Marie Le Pen en disant qu’il n’est qu’un numéro deux. Je répète, je répète à ce qui vient d’arriver, très clairement, Marine Le Pen a fait UNE Jean-Marie Le Pen, en disant qu’ils n'étaient que numéro deux !
Bienvenue aux arrivants, bienvenue ! Bienvenue ! Bienvenue Dadao ! Bienvenu Valeurs anarchistes ! Bienvenue Anglo ! En toile de fond, la sauvegarde de la PME familiale, dont le nom compte plus que le parti. Même avec Marine Le Pen, soi-disant hors cadre, le RN reste un parti patrimonial, poursuit l’historien. On le voit avec la remontée de Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen, qui manifestement se dit qu’elle pourrait être la Le Pen de substitution parce qu' elle est la dernière à porter le patronyme, bien qu’il l’ait enlevée. Le RN n’est pas sorti de la dérive monégasque que d'énoncer les mégrétistes. Alors moi, je vous le dis nul autre possible pour foutre le bordel chez eux, donc il faut pousser Bardella, il faut pousser Marine Le Pen, il fait pousser tous ceux qui veulent pousser, les Tanguy, les machins, plus ils seront nombreux à vouloir le poste, plus il se feront le crêpe-point le chignon. Je pense qu’il faut faire ça. Si le fondateur du FN multiplie les humiliations à l’encontre de Bruno Mégret, allant jusqu'à soutenir l’idée que son épouse Jany Le Pen le remplace plutôt que son second pour mener la liste des élections européennes, sa fille se montre précautionneuse envers son dauphin. Elle n’a pas égorgé Jordan Bardella en public, souligne Nicolas Lebourg. Il y a quand même la possibilité pour eux d’arriver au second tour en 2027. Il faudrait aujourd’hui être irrationnel pour qu’il casse une machine qui promet à ce point de réussir électoralement. La condamnation de Jean-Marie Le Pen a entraîné la scission mégrétiste de la fin de l’année 1998. Alors pour ceux qui étaient là, c'était un régal, c'était un délice. C'était extraordinaire et moi j’ai toujours pensé que ça reviendrait. Alors là il y a une occasion de faire en sorte que, je vous rappelle que le RN au départ, le fond national au départ c’est presque la façade présentable de tout ce que la France compte de fachos, d' OAS, d’extrême droite de nostalgique de la guerre d’Algérie et Le Pen, je vous le rappelle, est appelé parce que comme il a été député dans les années 60 avec Poujade,, il apparaît comme, entre guillemets, le plus présentable. Et cette histoire fait que pendant des décennies, en fait, ça bouillonnait toujours au sein du fond national avec des tendances très différentes. Antagonistes, adversaires, etc. Et tant que c’est Le Pen, la famille Le Pen qui tient les cordons de la bourse et du parti, le parti avance. Et puis on a vu avec Bruno Mégret, ça a été vraiment le grand moment où il a fallu plusieurs années au Front National pour se remettre de cette scission qui avait eu lieu. Donc moi, mon souhait, mais depuis des années, c'était que ça recommence. Et là, il y a peut-être une possibilité.
A ce titre, le choix de la place Vauban, plutôt petite pour le rassemblement de Dimanche, est révélateur. « Il n’y a pas l’idée de faire déverser le peuple », commente le chercheur qui inscrit le meeting dans la continuité de celui de Fillon. Au lendemain de la mise en examen du candidat de la droite pendant la campagne présidentielle de 2017, plus que dans celle du coup de force du 6 février 1934, une manifestation anti-parlementaire à l’appel des ligues d’extrême droite qui avait tourné à l'émeute, place de la Concorde, je serais étonné que ce soit une ambiance factieuse, anticipe Nicolas Lebourg. 6 février 34, des morts, les ligues fascistes marchent sur l’Assemblée nationale, le préfet de l'époque est un va t’en guerre, il fait tirer sur la foule, il y a aussi ce jour-là des communistes qui manifestent en allant aussi sur l’assemblée, mais contre les fachos, c’est un moment absolument fou dans l’histoire du maintien de l’ordre et dans l’histoire de la politique. Là, on n’en est pas là, là on n’est pas là. Bonjour Richard Trou, tu es la bienvenue ou le bienvenu ? L’extrême droite Bardella, la Marine et même Maréchal, sont loin de faire l’unanimité absolu. Sauf que 4 ans après, c’est 2002 et le FN arrive au premier tour, on nous dit la Belle Hélène, tu as raison, mais par accident, il y a très peu de voix d'écart entre Le Pen et Jospin, mais effectivement ça a été le bordel. À la différence de la gauche, ils ont le culte du chef. La gauche aussi, ma chère Émile ? On en parle ? La gauche aussi, alors malheureusement j’ai peur qu’ils arrivent toujours à s’en trouver un ou une, nous dit Émile Cheval. Non mais c’est aussi pourquoi je dis ça, parce qu’au moment de la scission beaucoup de révélations ont été faites sur le fonctionnement du parti. C’est ça qui est très intéressant, c'était quand ça se déchire, bah évidemment il sort des choses quoi. Oui, arrête le chef ! D’autant que, à la différence de son père, Marine Le Pen peut compter sur un écosystème politico-médiatique et oui, et ça c’est véritablement le drame absolu de ce qu’on est en train de vivre, on en parlait tout à l’heure, pour légitimer son offensive contre l'état de droit. Du premier ministre François Bayrou au président du Sénat, Gérard Larcher, en passant par Gérald Darmanin avant qu’il ne devienne garde des sceaux, on ne compte plus les personnalités de la droite et du centre qui ont exprimé leurs désapprobations. De la décision du tribunal correctionnel d’appliquer l’exécution provisoire de l’inéligibilité de Marine Le Pen. Des gens censés représenter les institutions et le centre et qui donnent des gages à une perspective illibérale s’inquiètent Nicolas Lebourg. Voilà, c'était une rapide lecture d’un article que je trouve très intéressant parce qu’il remet en perspective les choses entre Marine et Jean-Marie Le Pen, la même riposte aux décisions de justice, signe de la continuité à l'œuvre malgré les efforts de normalisation. Ça a été publié hier matin à 6h par le journal Le Monde.
Voilà, quelques petits commentaires, vous voulez qu’on passe à autre chose. Je vous écoute, je vous attends. Non ? Pas de commentaires ? Et voilà la musique. « Quelle est la chance pour que le FN épaulé par la police tente un coup d'État ? » Ma chair s’attrape ! J’ai du mal à imaginer que le RN pense à un coup d'État. En revanche, qu’il y ait des satellites qui y pensent, oui, ça c’est clair. Épaulés par la police, tant un coup d'État. Je pense que la police obéit aux ordres de ceux qui la payent. Donc le maintien de l’ordre, c' est l' ordre établi. Donc je pense que ce serait… Non, j’imagine pas, non, ça j’y imagine pas. Bardella a aussi des casseroles sur les emplois fictifs. Absolument, c’est une enquête magnifique de Libération qui a révélé ceci. Bardella avait attaqué Libé en diffamation, il a perdu. Et suite à quoi la justice a ouvert une enquête puisque, effectivement, non seulement la pré-libération… De mémoire Bardella, comme les autres, a plutôt profité des largesses du parlement européen qu’autre chose, mais en plus il n’a pas été capable d’expliquer certains documents qui semblent antidatés ou postdatés qu’il avait fournis, donc il avait été écarté parce qu'à l'époque des fées, il est très loin de la… Du cœur du réacteur lepéniste, mais ça pourrait lui retomber dessus. Il est signé Robin D’Angelo et Clément Guyoux qui s’appuient tous les deux sur l’analyse de Nicolas Lebourg. Que penser de cette opinion qui n’aurait pas fallu rendre Marine Le Pen inéligible car ça risque de renforcer le vote RN par un désir de revanche. On va voir. Alors il y a des sondages qui sont tombés. Alors ça fait chier parce que moi généralement je n’aime pas les sondages, je ne les commande pas mais enfin ceux-là ils ne sont pas désagréables.
Majoritairement les quelques personnes qui ont été interrogées censées nous représenter ? Les français sont des choses comme ça déjà on met un petit peu de mémoire massivement on est dans les 58 % massivement disent il fallait le faire il fallait faire comme ça j’ai lu des reportages des lecteurs et des lectrices dont certains étaient quand même dégoûtés en disant elle pique dans la caisse Donc il y a une partie quand même, je pense, il y a une partie des électeurs du FN qui n’ont pas aimé. Effectivement, moi à lundi, champagne, lundi soir champagne quand ça sort et puis après j’ai été absolument dégoûté et révolté par comment les médias ont accepté, ont déroulé le tapis rouge. Le mardi, vous avez sur toutes les radios et toutes les télés, qui étaient en grève, une partie des condamnés de la veille qui venaient expliquer que cette inéligibilité était dégueulasse, etc. Alors évidemment, bonjour Axel, évidemment très peu de médias ont rappelé l’effet. Plus de 4 millions d’euros détournés, des années de prison pour 4, dont 2 avec sursis, dont 2 fermes pour Marine Le Pen, donc 2 ferme ça veut dire aménagement des peines possibles, c’est à dire bracelet électronique, bon, mais tout ça, ça a été, ça s’est passé comme une lettre à la poste, « Que penser du communiqué de presse de LFI ? J’ai du mal à comprendre, nous dit Adèle Scott. » Alors il y a non seulement le communiqué, qui d’ailleurs n’a pas été relié par tous les députés LFI, Et puis il y a eu ce tweet de Mélenchon, BlueSky de Mélenchon qui disait que la justice n’avait pas à destituer les élus. Moi je trouve ça, je le dis franchement, une catastrophe. Une catastrophe. D’abord, personne n’a été destitué. Puisqu’elle peut continuer son mandat de députée, ce n’est pas une destitution. Et ensuite la justice, la justice et je ne suis pas le dernier à la critiquer depuis tant d’années, mais la justice il faut toujours le rappeler, elle est rendue au nom du peuple français. C’est-à-dire qu’elle est rendu au nom des peuples, ce n’est pas au-dessus, c’est au nom de peuples. C’est une justice de classe et tout bien sûr, on est tout à fait d’accord, c'était une justice bourgeoise.
Mais là, quand même, il se passe quelque chose. Il y a un courage extraordinaire de ces magistrats, parce que je rappelle qu’en correctionnel, il y a trois magistrats, c’est collégial. Il n’y a pas qu’une juge. Ils ont été plusieurs à décider. Bonjour DadadocDada ! Bonjour, bonjour ! Il y a plusieurs juges qui écrivent les attendus, qui rendent un jugement collégial et collectif. Donc voilà, l’idée de dire, si vous voulez c’est quand même, moi je le dis, j’ai été consterné, que LFI soit le seul parti à gauche à enclencher à quelque chose près le discours d’une partie des hommes politiques de droite, pas tout à fait le discours du RN mais pas loin. Et ça, vraiment, j’ai trouvé la posture de Jean-Luc Mélenchon, ça me le trouve, nous dit Valtina, etc. C’est marrant parce que d’habitude, quand je commence à prendre mes distances avec Mélenchon, dans le tchat, ça s'énerve. Ça s'énerve dans les commentaires sur YouTube tout à l’heure, quand on sera. Il n’y a pas de lapsus, Berning. Non, je ne tiens aucun parallèle entre Mélenchon et Le Pen, mais aucun. Ça n’a rien à voir. Alors, ça là-dessus, il faut vraiment être très clair. Le programme du Nouveau Front Populaire, le programme de LFI ça n’a rien à avoir avec celui de Le Pen. Les valeurs n’ont rien à voire, absolument. Écoutez, je ne veux pas faire de politique fiction. Olivier Besancenot sera, je le dis, en direct au poste et en public. Réservez votre place, prix, entrée libre. Si vous pouvez nous donner un petit peu de pognon pour payer la salle, pour payer les frais techniques, c’est super. Si vous ne pouvez pas, ce n’est pas grave, venez, mais réservez-vous votre place. On parlera de ça avec Olivier Besancenot, évidemment, qui sort ce livre “En finir avec les présidents” au Seuil si j’ai le temps tout à l’heure je vous lirai quelques passages voilà on parlera de rap aussi avec Besançon. Voilà chers amis oui LFI bosse alors que Rennes il triche alors très bon point en effet les députés LFI chacun et chacune dans leur dans leur domaine sont des bosseurs sont des bosseurs ça y a pas de doute là dessus alors que le RN Ce n’est pas fictif, mais enfin, c’est fictionnel, on va dire, voilà, voilà chers amis. On passe peut-être à autre chose, attendez, je regarde ce que j’ai au menu, qu’est-ce que j’suis au menu ? Ah bah tiens, si jamais vous venez…Attendez, si jamais vous venez… Qu’est-ce que c’est que ça ? Attendez, pourquoi il ne marche pas le truc ? Merci, je l’ai déjà. Si jamais vous venez vous allez pouvoir acheter ceci. Attention, 3, 4. Il s’agit de nos tout nouveaux T-shirts et sweatshirts fait maison. Regardez ça comme c’est beau, l’image est pourrie, mais regardez-moi ça, hop, c'était un peu de trouble dans l’ordre dominant, c' est fait maison, c est fait par les copains de luttes c' est-à-dire les copain d’Action Justice Climat qui sont au-dessus de nous à Césure justement, et donc là je dis pour la première fois, on va vendre ça à bon prix, et voilà c' était de la sérigraphie exactement. Et c’est super et c’est super donc ça avait d’un plus bel orange un logo qui a été qui a été fait par Alexis, notre graphiste, et ici vous voyez le bon Patrick qui pose avec un sweatshirt et un essai en blanc. Donc ça si vous voulez vous procurer ces petits machins, eh bien venez jeudi. Mon cher Rolland, il me faudra ta photo.Ah oui alors c’est fait sur des t-shirts et sweatshirts de deuxième main, c'était des trucs de récupération. Là, c’est super, c’est comme les tasses d’Émile Cheval, on est vraiment dans l’artisanat. Et donc, n’hésitez pas, et non pas en ligne Pierrot, parce que je t’explique, donc en ligne c' est la boutique classique d’Auposte, parce que moi je n’ai pas le temps de m’occuper des envois, c’est un vrai problème, je n’ai pas le temps de m’occuper des envois et puis par ailleurs comme chaque pièce est unique Mais un jour, on fera notre auposte mobile et je me déplacerai avec des t-shirts et des sweat-shirts. Alors, la partie en tissu est fabriquée partout puisque en fait ce sont des vêtements recyclés de récupération que les copains de l’Action Justice Climat trouvent, des niches, ils lavent tout ça, ils regardent, ils gardent les bonnes pièces,Et on remet ça en circulation. Voilà, merci beaucoup pour ton soutien l’anonyme, merci, beaucoup, beaucoup. Voilà donc ce sera ce sera en vente Ce sera en vente jeudi dans la salle L’Impasse où nous serons avec Olivier Besancenot je vous le remets pour le plaisir, regardez-moi ça, c’est top ! Ils s’entendent tout bruit
Et voilà, sérigraphie ! Ah oui, on pourrait faire un stand, ouais, on pourrait faire un stand, on pourrait peut-être faire un Stand. Ah oui c’est pas con ça, on pourra faire un stand, mais là il va falloir de la main d’œuvre. Hop, hop, hop pour le 12, tiens, j’y réfléchirai, merci la Belle Hélène, ou non pardon, merci Sorcière. Voilà, donc ça c'était ça. Alors maintenant les amis, je voudrais vous faire marrer, je vous voudrais faire marrer. Alors là, vous allez vous marrer. Moi, moi. Mais vous, oui. Hop, hop, hop voilà, chers amis, pères amies, j’ai failli attendre, j’ai faillit attendre ! J’ai failli. Il faut être à Paris, Merlin, je crois que t’es loin. Oui, il faudrait qu’on soit 50 000 sur YouTube, les amis, n’hésitez pas, ça prend une seconde si vous pouvez, follow la chaîne sur YouTube ça nous permettrait d’accéder à des demandes, ça ne veut pas dire qu’on les aurait, à des demandes d’aide, notamment du CNC qui veut absolument 50 000 followers sur une seule plateforme, il ne veut accumuler. Alors voici un portrait de 3 minutes 27 que je vous propose de regarder ensemble, qui est sorti il y a une dizaine de jours, il y à une quinzaine de jours, David Machin, la police en ligne de Il s’agit de l’Observatoire du Journalisme. Alors d’abord, avant de vous regarder, je vais quand même vous dire qui est l’observatoire du journalisme. On devrait trouver ça dans quelques instants. Voilà, qui sommes-nous ? Vous allez voir que ce n’est pas rien. Claude Chollet, président de l’Observatoire du Journalisme. Après des études de sciences politiques à Paris, Claude Chollet a travaillé à l’international pour l’industrie pharmaceutique. Président du Grèce, groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne, dans le courant de 1986, il a créé avec un groupe de journalistes et d'étudiants en journalisme l’OJIM, Observatoire du Journalisme et de l’Information médiatique, en juillet 2012, devenu Observatoire Du Journalisme en 2017. Ce qui veut dire que nous avons ici à faire à ce qu’on appelle la nouvelle droite de Benoît Alors TVI, je ne sais pas ce que c’est, c'était donc un site, oui d’extrême droite, mais très bien foutu, c' est à dire qu’il arrive avec, en montrant un petit peu, pas de velours, mais je vous propose d'écouter leur travail parce que c' est quand même pendable. Les relations entre la police et le journalisme sont bien documentées. Les relations entre police et journalisme sont bien documentées. Un exemple sur le vif avec David Dufresne, lanceur d’alerte et soutien des Black Blocs.
On y va ? Nous en sommes à 12 secondes. Trois, quatre. C’est Claude qui est plus dans le taux, mais c’est vrai ! On dirait qu’il nous parle des Shadoks ! Ah non ! C'était le Black Block ! Je veux bien être le chef des Shadoks ! Oh là là là, attention, c’est parti !
Sur internet comme ailleurs David Dufresne est né en 1968 à Poitiers.
En 68, oui, mais à Paris.
Entre un beau-père ébéniste et une mère cartomancienne.
C’est vrai, absolument, mais si je vous le permet, cher monsieur, on ne n’est pas d’un beau père, on est d' un père. Nous sommes à 22 secondes.
Petit-fils par sa mère de Françoise D’Eaubonne, intellectuelle, communiste et anticolonialiste.
29 secondes, là, c’est vrai. C’est vrai, ça ressemble à peu. Attention, attention mon gars, elle quitte le Parti communiste en 1954, elle meurt en 2005, donc s’il te plaît, elle a été communiste très peu de temps, et justement elle quittent le PC par anticolonialisme parce qu’elle n’est pas d’accord avec les positions du Parti Communiste sur l’Algérie. Attention, Attention, attrapez la queue du Mickey, c’est parti.
Connue pour avoir forgé le terme d'écoféminisme et plastiqué aussi la centrale nucléaire de Fessenheim en 1975.
Alors là monsieur, je vous remercie. Je vous remercie parce que j’apprécie beaucoup votre sourire. J’apprécie beaucoup votre sourire. Regardez bien. La centrale nucléaire de Fessenheim… Ah non, attends, je vais remettre un peu plus loin. Écoutez bien, quand il annonce…
L'écoféminisme et plastiquer aussi la centrale nucléaire de Fessenheim.
Alors petite précision, la centrale nucléaire de personnalisme en 1975 n’est pas en activité, elle ne comporte pas d’uranium au moment où effectivement Françoise pose avec un complice dénommé Gérard de charge de pains de dynamite dans la centrale qui est en construction. Et donc tout à l’heure je vous disais que j’avais profité de la semaine pour faire autre chose qu' au poste J'écris sur Françoise et ça sortira à la rentrée. On continue.
En 1975 Bac à Poitiers, il monte à Paris ça c’est vrai Bac B à 18 ans. Et il interrompt rapidement ses études pour se consacrer à ce qu’il considère la lutte politique. Il avait rejoint à 14 ans une radio libre, radio Paris ouest
Tu viens me dire que je suis parti à 18 ans à Paris et tu dis maintenant que j’ai fait partie à 14 ans d’une radio et tu l’appelles Radio Paris Est, ou Est. Non, c’est Poitiers Ouest. C’est pas grave. Radio Poitiers Ouest
Et lancer le fanzine tant qu’il y aura du rock.
Bon là il montre pas le fanzine,
C’est le Fanzine.
Là, il montre un disque que nous avions fait. Ça vous plaît ou pas ? Ou c’est ridicule ? C’est grotesque ! Je continue ou pas ? J’attends. Tant qu’il y aura dure. Les deux ! Alors pourquoi ils racontent ça ? Parce qu’en fait le site en question c’est un site qui catalogue tous les journalistes, etc. Qui fait le portrait de tout le monde, qui suit l’actualité. Si vous voulez c'était une sorte de… Pardon pour les copains d’Acrimed, mais ça se voudrait être un acronyme inversé. C’est très mauvais. Attention, on continue ! Donc le fanzine tant qu’il y aura du rock. Et comme vous le voyez, on continue dans le fanzinat. Au poste, c’est un fanzine. Il ne sait pas lire ma page Wikipédia.
Il est approché par le parti socialiste local qui, je cite, cherchait à recruter des jeunes et qui l’a invité à la garden-party de l’Élysée. Fin de citation.
Alors j’adore la fin de citation, parce que ce n’est pas la fin de citation mon gars, parce que la citation elle est là, la fin de citation je vais la faire. J'étais punk mais j'étais curieux, je suis monté dans un bus pour l’Élysée qui s’est arrêté à Châtellerault où nous devions prendre une dame. Alors que nous discutions durant le trajet elle m’a dit vous ne devriez pas faire de la politique, vous n'êtes pas fait pour ça. C'était Édith Cresson, j’ai fini en photo dans Paris Match à la garden-party de l'Élysée. J’y suis allé, mon gars, parce qu’on me dit « tiens, vous pouvez aller à la garden-party ». Moi, je me suis dit « Tiens, c’est une expérience comme une autre ». Et donc, effectivement, voilà, je n’ai jamais pris ma carte au PS ou quoi que ce soit, même c'était l’inverse, puisque même Édith Cresson, elle s’est dit « vous n'êtes pas fait pour ça ». Fin de citation. Maintenant, je ferai comme lui. Fin de citation. Wouah, comment !
En 1986, il est de la foule d'étudiants qui manifestent dans les rues du quartier latin qui veut renverser…
Là on sent quand même toute la détestation qu'à l’extrême droite pour les mouvements sociaux. Donc 1986, on y est.
Le jour de la mort de Malik Oussekine
Et puis, absolument, voilà, merci beaucoup d’avoir rappelé ceci, effectivement, c’est un moment pour moi absolument fondateur, la mort de Malik, qu’on en a d’ailleurs plusieurs fois parlé, on est contents que tu ne sois pas devenu socialiste, voilà on en a parlé plusieurs fois et notamment avec Antoine Chevrollier, l’auteur réalisateur de la série.
Il suit des groupes de rock en tournée, en travaillant en parallèle, pour un label musical. En 1900…
T’aurais quand même pu dire que les groupes en question c'était les Bérus, les Ludvigs, le Label, c’est Bondage. Ça t’arrache la figure ou quoi mon petit bonhomme ? Ça t’arrache la figure. Attends, je sais pourquoi ça t’arrache la figure ! On va se faire un petit plaisir. Qu’est-ce que c’est que ça va ? Attendez, bougez pas, ne bougez pas, on va se faire un petit plaisir. S’il vous plaît, s’il te plaît.
Allez ! Levez les doigts ! Levez les doigts ! Tous les doigts ! Alors, on vous fait confiance ? Plus jamais 20 % ! Plus jamais ! Nous serons toujours contre ! C’est ça, le mouvement de la jeunesse ! Le mouvement de jeunesse ! Alors, à toutes les manifestations nazies, soyez là ! Soyez présents ! Et empêchez-les ! Car nous sommes noirs ! Nous sommes blancs ! Nous sommes jaunes ! Nous sommes… Nous sommes de la Dynamite ! 1, 2, 1,2, 3, 4, la jeunesse emmerde le Front National, la Jeunesse Emmerde Le Front National Je n’ai soixante-se Je n’hésiterais SOLIDARITÉ
Non, non, non non,c’est pas triste.
Merci ! Merci ! Ce soir, ce soir, vous êtes super ! Alors la prochaine fois que le Gros-Le Pen là, il va la… Je veux vous voir geler comme ce soir, OK ? La jeunesse du monde emmerde le front national ! Bonne soirée. La jeunesse emmerde le Fonds National La jeunesse emmerde le front National La jeunesse emmerde le front national Pour la liberté et pour l’injustice La jeunesse emmerde Le front national
Et voilà ! Alors pour répondre à la question, non je n’y étais pas, c’est un concert qui était à l’Olympia et en fait à ce moment-là, figurez-vous, figurez vous qu’on était fâchés avec les Bérus, le label Bondage, et depuis tout va bien. J’ai revu François à l'époque de Allo Place Beauvau qui était venu m'écouter à une rencontre à Lyon et ça a été un moment extraordinaire de retrouvailles pour moi voilà et donc voilà en 89 on on s’engueulait et puis depuis on se revoit et tout va bien voilà voilà voilà Non non non là la jeunesse continue à ne pas ne pas massivement voté RN en revanche ce qu’il y a de vrai c’est qu’une partie de la de la jeunesse qui vote vote RN en considérant qu’elle est dans la rébellion en le en le faisant quoi voilà Voilà. Revenons à ce portrait extraordinaire que nous accorde l’Observatoire du Journalisme.
1994, C’est la vraie entrée dans le journalisme. Il devient reporter à Libération où il tiendra un temps la chronique télévisuelle.
Alors, ce n’est pas tout à fait faux, en fait, avant j'étais actuel, avant j'étais dans un quotidien qui s’appelait Le Jour, avant j 'étais dans la presse rock et donc tu as 6 ans de retard, mais ce n’est pas grave. Quand tu as la chronique télévisuelle, c’est la toute fin de mon travail à Libération, ce n’est pas grave, on passe.
Au début de l’aventure Mediapart, avant de s’installer à Montréal en 2011 pour 8 ans. Sans aucun diplôme, il est…
Qu’est-ce que tu dis ? Pas de diplôme ?
Invité à l'École des médias de l’Université du Québec à Montréal. Toujours sans diplôme, il enseigne plus tard à l’Académie du Journal et des médias de l’Université de Neuchâtel en Suisse. Revenu en France.
C’est quoi ou t’as oublié ? le MIT et sans diplôme ! Et oui, j’ai juste le Bac. Le Bac, c’est un diplôme. En plus, tu lui as dit que j’avais le BAC. T’es con ou quoi ? Oh là là là. C’est un diplôme ! Oh la vache, rien n’a pu m’arriver.
En France, il recense sur son compte Twitter les témoignages de blessés partir lors des manifestations des Gilets jaunes. Dès lors, il met les abus des forces de l’ordre au centre de ses publications. Plus récemment, à partir de 2024, il diffuse avec Nicolas Lebourg une émission de débat dans les locaux de Mediapart, définit comme, je cite,
On sent que ça va l'énerver. Alors là, bon, là, ça va très vite. C’est pas grave, c’est pas grave. Et tu parles pas d auposte. Tu parles par d’auposte Est-ce que tu te rends compte que nous sommes des centaines, peut-être même des milliers, à écouter auposte et tu ne parles même pas de nous. Mais qu’est-ce-que c’est que ça ? C’est pas sérieux votre affaire ? 3, 4.
Une sainte et modeste alliance d’indépendants contre le péril facho fin de citation.
Fin de citation, oui mais c’est vrai, tu as raison, cette fois c'était bon, fin de citation et d’ailleurs ça me fait bien plaisir, je vais la remettre. Oui, oui, absolument quand ils parlent, alors en fait moi je ne crois pas que ce soit des abus policiers, mais qu’en effet que des gens comme ça aient fini par comprendre qu’il y avait un problème, moi ça me fais mon dimanche, vous voyez, alors attendez, on va remettre la citation.
Une sainte et modeste alliance d’indépendants contre le péril facho. Fin de citation.
Et ouais, le “sainte” c’est fait exprès, mais pour les embêter. On continue, on continue.
Dans un entretien au magazine Charles, il déclare, je cite, « au premier tour, j’ai toujours voté pour la ligue communiste révolutionnaire, ou alors écolo ». Fin de citation.
Oui, alors c'était en 2021, parce que sinon maintenant j’aurais rajouté LFI. En 2002, il vote pour Chirac au second tour. Ben oui mon pote. Ben oui, mon pote. Et tu vas dire Macron après ? Ben oui. Fin de citation. Ça prend deux minutes pour aller voter. Et après, on a sept ans ou cinq ans pour contester celui qu’on a mis au pouvoir. Mais au moins, on peut le contester. Ben oui ! Ben voyons ! Je me permets de t’appeler Claude, Claude Piéplu.
En 2017, il vote Mélenchon au premier tour et Macron au second. Une dernière citation pour la route. Toujours dans Charles, du 4 octobre 2017, je cite. J'étais persuadé…
Ah oui c’est ça, c'était 2017, parce qu’ils ont mis un numéro de Charles qui n’est pas le bon. Oui c' est drôle, le numéro de Charles qu’il met ici, c' est 2021, alors que moi mon interview c' est 2017. Ah bah c' n' est pas sérieux, attention, alors c’est quoi la dernière citation ? Allons voir.
Je cite, « J'étais persuadé de ne pas voter au second tour de l'élection de 2017. Mais ce qui m’a fait complètement basculer, c’est l’infiltration de temps en temps… »
alors l’infiltré, je suis content que tu parles de ça mon pote. L’infiltré c'était une petite application que nous produisions avec DadadocDada qui est dans le tchat. C'était quoi ? C’est une aventure dont vous êtes le héros que j'écrivais heure par heure, jour par jour. À l'époque, on habitait Montréal. On est venu très vite en France pour faire ça. C'était la campagne de 2017, on s’est retrouvé à aller à Perpignan, au Zénith à Paris, etc. À suivre les électeurs du FN. J’allais tous les jours au café en bas du QG de campagne du FN pour écouter ce qu’ils disaient, parce que les gens se parlaient, donc je prenais plein d’informations. Ça me permettait donc de faire une aventure, de faire une aventure dont vous êtes le héros par téléphone. Où vous incarnez différents personnages qui étaient fictifs, mais tout était vrai. C’est-à-dire qu’il y avait même des choses que vous pouviez apprendre dans l’application avant même que ça apparaisse ailleurs, parce que je vous l’entendais ici ou là. Bon, voilà, l’infiltré. Quand la réalité rejoint la fiction, merci beaucoup Euryale.Attends, je peux peut-être… Attendez, je vais essayer de vous mettre ça. Attendez. Bougez pas, une petite seconde. Parce qu’il y avait peut-être une bande-annonce. Réalité trop forte. Parce qu' en fait, je découvre à moitié le portrait du gars. Alors voilà. Ça, je vais vous le montrer après. C'était une petite application, mais j’essayais de voir si on avait la bande- annonce, mais je ne crois pas. Parce que malheureusement, il me semble que le site n’existe plus. Bon c’est pas grave. Tiens je fais ci je fais ça et ça ça vous amène à différentes choses alors on revient on revient sur la citation donc l’infiltré une application d’aventure dont vous êtes le héros sur téléphone
On va dire dans les meetings de Marine Le Pen. La réunion qui m’a le plus effrayé est celle de Perpignan. Mais j’ai pas dit effrayé comme ça. J’ai pas dit ça. C’est pas grave mon gars, tu interprètes, c’est pas grave. Il n’y a pas grand monde, 1700 personnes, mais ils sont tous là à hurler. On est chez nous, on est chez nous. Ça n’a rien à voir avec le « on est chez nous » des stades de foot. Ici, c’est un cri fasciste. Fin de citation. Pour ceux qui sont bien chez eux, chez nous. Bonjour chez vous. Il nous l’a fait ! Tu nous l’as refait ? Fin de citation. Pour ceux qui sont bien chez eux, chez nous, bonjour chez vous. Ta gueule. Les relations entre la police et les journalistes …
Qu’est-ce que tu veux que je te dise mon pote ? Alors, attendez parce que alors après il y a un portrait écrit qui est plus complet mais là on ne va pas se tartiner ça avec plein d’erreurs de la même manière. Mais ce qui est rigolo c’est qu’ils me disent… Attendez, qu’est ce qu’il disent ? La nébuleuse, le truc, non mais c’est bon, c'était, alors attends, ils me disent que je suis, ça j’ai bien aimé, je me demande si je veux pas le reprendre dans ma bio. Hum… Ce communiste fan de Nirvana ce communiste ! Aïe, aïe. Oh là là là. Si, si, il y a plein d’erreurs. Oui, c’est un joli badge, on est d’accord. Voilà, c'était rigolo. Alors, je reviens sur l’infiltré. Parce que figurez-vous que, figurez vous que, quelque temps plus tard, Après les élections je reçois un appel d’un gars qui me dit mais vous savez l’infiltré c’est moi et en fait pourquoi j’avais fait l’infiltré parce que je considérais à l'époque à tort ou à raison que les médias ne faisant plus vraiment leur travail on est en 2017 sur le sur le RN sur le FN il fallait peut-être passer par la fiction pour raconter ce monde là Et donc, quelques mois plus tard, je reçois un appel, je vais vous le mettre, d’un gars qui me dit qui me dit « l’infiltré c’est moi ». C'était … Alors je vais vous mettre la vidéo, comme ça je vais me chercher un petit café. Ça dure 5 minutes, c’est absolument passionnant, car en fait dans l’infiltré, l’application que j’avais faite, j’ai ciblé l’entourage de Philippot, à l'époque c'était Philippot le dauphin de Marine Le Pen, qui avait autour de lui plein de jeunes gens, très diplômés là pour le coup, des têtes bien remplies, bien faites. Et mon infiltré, c'était ça, c'était l’un d’eux mais j’avais totalement transformé en personnage fictif. Donc je reçois un appel d’un gars qui me dit, l’infiltré c’est moi. Et je lui propose d’aller se confier à Marine Turquie et à moi-même dans les locaux de Mediapart il y a déjà sept ans. Et c’est ce qui va se passer, je vous laisse écouter, c' est assez dingue !
J’ai travaillé au Front National pendant quelques mois. que je les ai côtoyés pendant quelques années. Alors Michel travaille un peu sur tout, comme tout le monde ici, mais notamment sur la question de santé, médecine, parce qu’il est secrétaire général du collectif Usagers de la Santé, c’est ça. Michael, engagement numéro 69, je dirais, créer un cinquième risque de sécurité sociale, consacré à la dépendance afin de permettre à chaque français de se soigner et de vivre dans la dignité. J’ai travaillé au Front National pendant quelques mois.
Le 2 mai rien n’est prêt ?
Rien n’est prêt. On se retrouve le 2 mai au soir dans le pôle rédaction à se regarder tous dans le blanc des yeux, tous ceux qui étaient chargés de rédiger les fiches et les argumentaires, en se demandant ce qui se passe, parce que ça fait quand même 6 mois qu’on est en campagne, il y a un débat qui sera regardé par plusieurs millions de personnes le lendemain, qui est le débat, qui veut déterminer le vote de beaucoup de personnes, et on se rend compte que rien n’es prêt. Il n’y a aucune fiche qui nous a été demandée. On se retrouve là, un peu, à se regarder en chien de faïence en se disant « qu’est-ce qu’on fait ? » Donc on a un peu préparé de notre côté des fiches, on a laissé passer la soirée, on arrive le lendemain matin, il n’y a toujours pas de mail qui nous demande quoi que ce soit, et on arrive à quelques heures du débat et de l'été. Dans les environs de midi où on ressent un appel de quelqu’un qui préparait le débat avec Marine Le Pen chez elle pour nous réclamer des fiches. C’est-à-dire qu’on est à 8 heures du débat où on nous demande des fiches sur le projet de Marine Le Pen pour la France. C’est quand même assez problématique quand on arrive à un débat de ce contour, une candidate qui est donnée quasi gagnante dans les sondages à plus de 40 %, elle arrive le jour même à quelques heures du débat et elle ne sait pas ce qu’elle va raconter. Parce qu’on le voit aussi sur les plateaux, elle ne connaît pas son projet, elle ne connaît pas ses mesures d'économie, elle connaît aucun chiffre, elle sait quelques vagues mesures, mais qui sont finalement les mesures qu’elles avaient déjà abordées en 2012 et qui sont les mesures récurrentes du front depuis 40 ans.
Et ce sont ces fiches qu’on retrouve sur le plateau ?
Et c’est les fiches qu’on avait préparées en amont et qu' on a remis en forme le jour même qu’on retrouve sur le plateau et que visiblement, elle n’avait pas forcément consulté parce qu’en se rend compte que des choses qui étaient dans les fiche, des éléments concrets, des chiffres, des élément sur des lois, sur les lois Macron, sur des lois El Khomri sont dans ces fiches et on se rends compte que pendant le débat, elle ne sait pas alors que tout est entre ses mains. Qu’est-ce qui vous a le plus effrayé au Fonds National ? Ce qui m’a effrayé, c’est que beaucoup de personnes, 11 millions de personnes ont voté pour un parti qui se veut le parti de l’ordre, la candidate qui veut remettre la France en ordre, mais qui visiblement est incapable de tenir en ordres en fait un quartier général de quelques dizaines de personnes. Rien n’est préparé, il y a des clans qui se tirent dans les pattes toute la journée, tous les jours. Tout est fait à la dernière minute, parce que l’un a dit qu’il fallait faire ça, l’autre a dit qu' il fallait faire autre chose. Aucune décision n’est prise. Donc on se retrouve pris par le temps à la fin et on prend la dernière personne qui a dit quelque chose, on va faire ce qu’elle a dit, parce qu’on n’a plus le choix. C’est ça en fait. Ce qui m’a le plus effrayé, c’est que beaucoup de gens croient en ce parti, en se disant que c'était un foutoir monstre en France et qu’ils font remettre de l’ordre là-dedans, et comptent sur une personne pour mener cette mission à bien, alors que cette personne n'était même pas capable de gérer une poignée.
Hop hop hop, je reviens, parce que Euryale elle aime bien que je fasse des réactifs. Ce qui est drôle, c’est ce que dit Michael, c’est que, c´est toujours vrai, il y a eu plusieurs papiers cette semaine qui ont expliqué que, en fait, jusqu'à lundi, il n’y avait aucune préparation de la part d’une RN par rapport à ce qui pouvait leur arriver de pire, c' est à dire le jugement qui a été rendu. Aucune préparation. Alors après, ils arrivent à ils arrivent à improviser mais aucune préparation. Qui est devenu cette personne ? La belle Hélène, cette personne a gagné ses procès contre le RN. Je n’ai pas de nouvelles, on s’appelle tous les deux ans à peu près. Mais oui, ça vaut peut-être le coup de le rappeler. En tout cas, il a été extrêmement courageux de venir parler après cette aventure qui était au départ vraiment, voilà une façon d’informer différemment à travers des outils, c’est tout simplement le HTML, c' est tout simplement les liens, les hyperliens, et au poste c’est dans la continuité de tout ça, c' et à dire toujours essayer de trouver d’autres formes de médiatisation, de narration, d'écriture, etc. On écoute la fin, il reste deux minutes.
Des personnes autour d’elle pour avancer, ne serait-ce que dans l'écriture d’un projet, dans la réalisation d’une événement, en fait tout est brouillon, tout est amateur, tout est fait à la dernière minute, il n’y a aucun ordre, rien du tout. Donc c’est ça qui m’a le plus effrayé en fait. Pourquoi je parle ? Parce que je pense… Parce qu’on arrive à un moment où la bulle Le Pen, qui a commencé à se constituer en 2011 quand Marine Le Pen est devenue présidente du Front. À mon sens, aurait déjà dû éclater au vu des affaires qui sont sorties, au vu de la catastrophe, au final, qu’a été la campagne. Pendant, même si elle s’est soldée par une défaite en demi-teintes, puisqu’il y a quand même 11 millions de personnes qui ont voté pour Marine Le Pen, ça montre qu’il ya une bulle qui se constituait, qui aurait dû éclater au vue des éléments qui se sont passés, mais qui n’a pas éclaté, qui continue d'être, au final quand on voit les études d’opinion aujourd’hui, Marine Le Pen n’as pas tant chuté que ça, alors qu’elle a quand-même démontré qu’elle n'était pas capable, ne serait-ce que de gérer son parti, de gérer l’administratif de son parti d'être clair sur les finances de son partie, sur les finance de ses campagnes qu’il n’est pas clair sur son entourage on a vu qu’au départ elle cachait que certaines personnes étaient employées dans sa campagne alors que finalement eux-mêmes l’ont avoué, elle était obligée en dernier recours de l’avouer elle-même en justifiant de manière tordue en gros elle assume pas ce qu’est fait parce qu’on sait que c’est en totale déconnexion avec ce qu’elle prétend défendre et c’est pour ça je pense qu' il faut que des gens qui étaient dans ma situation, qui ont vu les choses de l’intérieur, parlent parce qu’il y a une totale déconnexion entre ce qui se passe à l’intérieur et ce que le parti défend.
J’aime beaucoup la genèse de cette histoire, c'était la suite des documentaires interactifs, etc. Alors ce n’est pas un infiltré, c’est juste un repenti, oui bien sûr, l’infiltré c'était notre application, c'était notre jeu serious game comme on disait à l'époque. Lui quand il va là-bas, je pense qu’il y avait une curiosité intellectuelle chez lui qui l’amenait à aller là bas bien plus que des convictions, je pense qu’ils n’avaient absolument pas de convictions, voilà. Ainsi va la vie c’est quand même beau quand même c'était quand même bon tout ça à la Optimistik tout ça c' est très intéressant mais me revoilà arrivé chez mon père pour le repas de domicile j'écouterai la suite en replay bon dimanche à toutes et à tous bien sûr et bon appétit à toi et à ton père voilà voilà Alors donc qu' est ce qui nous reste qu' est-ce que j’ai encore Ah oui, alors si, en magasin j’ai, bravo, ciao ! Puisque c’est l’heure de revenir sur des petites choses qui sont dites sur nous. David Chavalarias, chercheur au CNRS, a publié cette semaine son rapport. Comment vais-je faire ? Est-ce qu’il va s’ouvrir ? Non, il ne s’ouvre pas là. Comment je fais ? Attends, pourquoi je ne fais pas ça là ? C’est quoi ce bordel ? Non, c’est pas ça. Attendez, une seconde, une seconde, je vous reviens. David Chavalarias, chercheur au CNRS, avec qui nous avons fait l’opération Hello Kitty X, il a publié un rapport très intéressant en début de semaine, en expliquant que en expliquant que tu peux aller voir la belle énergie. Enfin, ça ferait chier de faire des clics au JM, tu peux y aller si tu veux. Je n’ai rectifié que les erreurs de la vidéo, parce que sinon, pour l’article, il y en aurait pour la journée, donc oublions. Là, je vous parle de l’anti-science, version Trump arrive en France. C’est donc une analyse de l’attaque contre le CNRS. Et l'équipe d’Hello Quitte X. Alors le mouvement a changé de nom pour Open Portability, mais c’est exactement la même chose, Hello Quitte X.
Et voici, grosso modo, mais je vous laisse découvrir les détails de l’opération par David Chavalarias dans son document, en fait, d’où part l’attaque contre Hello Quitte X. Et donc, Hello Quitte X Je vous rappelle que c’est ce collectif. Informel, citoyen, scientifique qui va mettre en place un outil pour permettre à tout à chacun de migrer de Twitter vers Mastodon et BlueSky de manière quasi automatique. Et on va avoir un contrôle absolument dingue très vite puisque à la mi-décembre 2024, c’est-à-dire quelques jours après, on va dire, les… Les débuts officiels de l’opération, on va avoir d’abord une attaque par les comptes pro-Poutine sur X. Alors pourquoi je dis les comptes pro-Poutine ? Parce que ce sont précisément, vous savez peut-être que David Chavalarias qui est souvent venu au poste, étudie avec son projet Politoscope depuis maintenant une dizaine d’années les échanges, les flux politiques sur Twitter, sur X, Et donc, l’attaque, elle démarre par l’attaque contre hello quitte X., elle démarre par les comptes influents proportions avec une forme de désinformation et de harcèlement. Le 20 janvier, le jour de l’opération massive, à ce moment-là, les relais médiatiques de ces comptes Twitter arrivent, et là, ce sont vraiment les médias Bolloré, CNews, Valeurs Actuelles, le JDD. Et c’est intéressant d'étudier ceci parce que c'était vraiment un cas d'école du système de désinformation, le lendemain, le 21 janvier, c’est repris par l’UDR et le rassemblement national avec une question au gouvernement, et ensuite, le 23 janvier, c’est la nébuleuse Périclès qui va se mettre à reprendre cette information, enfin cette cette offensive contre Hello quitte X. Cercle Droit et Liberté, observatoire de l'éthique universitaire, fondu bien commun, élu, réseau session, structure soutenue par Pierre-Edouard Stérin, exilé fiscal, proche de l’extrême-droite, contentieux stratégique plus attaque personnelle et dénigrement. Voilà ce à quoi nous avons fait face pendant deux mois, décembre-janvier.
Et je vous invite, si ça vous intéresse, à lire le document de travail de David sur l’attaque qui a été faite, c’est extrêmement détaillé. Et dans ces détails, il me plaît de revenir sur ceci. Parce que figurez-vous que dans ce que David Chavalarias appelle le blanchiment de la désinformation et l’intensification de l’attaque, il y a quelque chose qui va nous arriver auquel on ne s’attend pas. Attendez, où est-ce que c’est ? Où est-ce ? Mince, il faut que je retrouve ça. Attendez. Voilà, oui, c'était ça, c'était bien ça. 19 janvier 2025, début de blanchiment de la désinformation et intensification de l’attaque. L’objectif de toute cette campagne de désinformation en ligne est de gagner en crédibilité en étant reprise par des personnalités publiques ou institutions officielles ayant une certaine autorité. C’est David Chavalarias qui écrit. De manière étonnante, France Culture a été la première institution à s’en faire le relais dans son émission à charge, Le Signes des Temps, du 19 février animé par Marc Weitzmann. Le présentateur et deux journalistes invités y ont tenté de blanchir les fausses informations à la base de l’attaque qui ont circulé dans la chambre d'écho numérique anti-système.Diffusé en direct la veille du lancement officiel de l’application Open-Term Portability, David Chavalarias avait été invité par le journaliste Marc Weitzmann. Avec un journaliste intervenant sur CNews et rédacteur en chef du média libertarien Atlantico, et un journaliste du Figaro. Ceux-ci ont passé toute l'émission avec l’aide de l’animateur à ressortir les rumeurs qui traînaient sur X pour dénigrer les recherches du laboratoire, le CNRS et la science en général. Cette émission a fait scandale à Radio France et a permis et parmi ses auditeurs pour son manque de déontologie avec plusieurs saisines de la médiatrice de Radio France et des plaintes à l’arc comme de nombreux messages de soutien aux chercheurs de la part de journalistes de Radio-France et d’auditeurs. Je vais vous lire la suite mais j’aimerais vous faire réécouter Marc Weitzmann l’animateur de Signes des Temps présente Attendez. Non, ça il faut que je le garde. Ça devrait être ici Allo. Voilà, c’est ici. Et je vais vous faire écouter comment se réunit aujourd’hui pour attaquer nos juges. Non, attendez. Dans sa course à l'élite. Excusez-moi, excusez- moi, là c’est, j’essaie de mettre l'émission, voilà écoutez, c’est là. Et donc je vais y aller à deux minutes. Vous pouvez vous proposer de les accompagner techniquement pour récupérer.Voilà donc là c’est la présentation du collectif. Le départ est censé se faire demain, symboliquement. À partir de demain. À partir du jour de l’inauguration de la nouvelle présidente de Donald Trump, une soirée de lancement de Hello Quitte X a lieu le soir même à l’Institut des systèmes complexes de Paris-Ile-de-France.
Deux mots sur cette initiative. Alors, c’est une initiative très intéressante parce qu’elle est collective et composite, très rapidement. En gros, moi, comme vous l’avez rappelé, je travaille sur la question des réseaux sociaux depuis plusieurs années, notamment X, m’identifiais et mes collègues aussi plusieurs dangers à propos de X. Et avec l'élection de Donald Trump et l’engagement, c’est David Chavalarias qui parle. On a eu un petit peu une démonstration assez flagrante du problème que peut poser ce réseau social, puisqu’on a eu quelqu’un qui devait aller en prison et qui est devenu président des États-Unis. Et pour cela, ce qu’il a fait, c’est qu' il s’est associé donc avec la tech, donc notamment Twitter, qui dispose de 100 millions d’américains sous sa main, et qui permet d’influencer l’opinion, notamment à coup de fausses informations. Donc vous avez un réseau de nom modéré qui a balancé des fausses informations. Je vous vois rigoler, mais quand vous dites que vous faites des deep fakes de Kamala Harris ou quand vous créez un faux site. De programme de Kamala Harris avec un faux programme dedans et que vous orientez des gens dessus, c’est de l’usure passionnée d’entité, c' est de la désinformation. Ça a existé de manière transpartisane. Si vous voulez, on pourrait évidemment bien développer ça. Ce que je veux dire, c' est juste que on fait un constat depuis longtemps de la toxicité de Higgs. On a des mesures, on pourra en parler. Il y a eu ces élections américaines qui ont montré l’alliance de Musk avec Trump à des fins, en gros, de conquête de l’opinion. Et on voit aussi que, évidemment, Musk ne s’arrête pas là puisqu’il commence à faire la même chose en Europe. Donc, juste quelques jours après, tout ça est juste, non ? Pour dire, il serait temps de réfléchir à où se fait la formation chez nous. Et X n’est plus le bon endroit pour avoir le centre de gravité de l’information puisqu’encore maintenant beaucoup de politiques et de journalistes sont sur X. Et de dire, il faudrait aller sur d’autres plateformes dont on sait qu’elles sont plus vertueuses. La science a fait beaucoup de recherches.
C’est vrai qu’il est bavard. Décentraliser BlueSky et Mastodon. Je vous vois rire, mais je pense que vous n’avez pas fait de recherche là-dessus.Non, non, attendez, je vais intervenir, si vous voulez bien. Je vais terminer parce Oui, allez-y, c'était votre phrase. Et donc, le message principal était de dire il faut arriver à explorer ces nouveaux réseaux sociaux, donc BlueSky, Mastodon. Mais un des principaux freins, c’est qu’on ne peut pas l’explorer avec nos amis. C’est-à-dire qu’on perd nos connexions. Parce que les réseaux sociaux, Twitter sont fermés, comme Facebook, et vous ne permettez pas de portabilité. Ce n’est pas comme quand vous voulez changer d’opérateur téléphonique. Vous ne pouvez pas partir avec votre téléphone. Donc j’ai fait cet appel-là. Et ensuite, après cet appel là, un autre groupe citoyen qui était composé de plusieurs organisations. Il y a la Ligue des Droits de l’Homme, la Croix d’Athlomètre. Alors là vous allez voir, petite présentation tendancieuse, je dirais de la part de Marc Weitzmann Je comprends, mais j’ai plusieurs questions à vous poser. La première est celle-ci, vous avez déclaré à Ouest France qu’il s’agissait d’un mouvement collectif transpartisan et apolitique qui aide les citoyens à se réapproprier des espaces numériques compatibles avec des démocraties fonctionnelles. Quand on regarde la liste des membres telle que vous la diffusez, je vais en citer certains, en tout cas, Parmi les membres du mouvement Hello Quitte X on a Arié Alimi, vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme, effectivement très engagé politiquement, notamment co-signataire avec Vincent Lemire d’une tribune sur l’antisémitisme publié dans le Monde en juin dernier, expliquant qu’il n’y avait pas d'équivalence entre l’antisémitisme de gauche et les contextuels et l' antisémitismes ontologiques du Rassemblement national. David Dufresne, cinéaste, lui aussi engagé, notamment réalisateur du documentaire Un pays qui se tient sage et aussi représentant, en l’occurrence, dans votre groupe du Média Au Poste qui propose entre autres choses sur sa page d’ouverture, un long entretien de deux heures avec Rima Hassan, Magali Payen, fondatrice du mouvement citoyen On est prêt, qui est également un mouvement militant, Paula Forteza, députée ex en Marche qui a fondé le mouvement Hyperion avec Jean-Pierre Mignard et Aurélien Taché. Et enfin, le plus intéressant dans ce contexte, Benjamin Sonntag, fondateur de la Quadrature du Net, qui, sur sa page, se félicite notamment de ses actions militantes et en particulier d’avoir déposé en mai dernier un référé demandant au Conseil d'État de suspendre la décision du Premier ministre de l'époque de bloquer en Nouvelle-Calédonie la plateforme Tik Tok.
Avec cette raison, par cette décision de blocage, le gouvernement porte un coup inédit et particulièrement grave à la liberté d’expression en ligne que ni le contexte local, ni la toxicité de la plateforme ne peuvent justifier dans un état de droit. Alors, ça pose quand même plusieurs questions. La première, c’est est-ce que c' est vraiment un mouvement apolitique à l'évidence ? Non. Ah non je peux vous le défendre mais si vous voulez on prend le temps pour le déformer mais je peux je peux vous assurer que non.Alors je vous laisse écouter la suite de l'émission. Je vais par loyauté lire la suite de de l’article de David Chavalarias parce que c’est important. Je voulais juste vous faire écouter cette introduction, cette présentation que moi j’avais trouvé tendancieuse et que j’ai trouvé dommageable pour Marc Weitzmann et pour son émission parce qu’on peut être tout à fait en désaccord. Il n’y a aucun souci avec ça, au contraire. Le dissensus est roi, mais au moins on présente les choses de manière un petit peu plus quand on est sur France Culture on a une certaine responsabilité, on a un certain nombre d’auditeurs, on est soi-même un argument d’autorité. Donc la moindre des choses c’est de faire ça bien, et pas faire ça de manière tendancieuse. La réduction d’au poste l'émission avec Rima Hassan dont je suis très fier, juste après le fait qu' Arié Alimi ait fait une tribune sur l’antisémitisme, bon bah moi je veux bien quoi, moi je fais bien. On appellera ça un effet de style. Que dit donc David Chavalarias ? Là vous allez voir que c’est très intéressant. Ce que David va répondre sur le côté apolitique, c' est le côté pas partisan. Il n’y a pas de parti politique. C’est un moment et un mouvement citoyen collectif. Et moi, j’avais eu un mal fou à faire en sorte que des gens de droite viennent dans l'émission qu’on avait faite en direct, Hello Quitte X, le plus à droite étant un modem, des gens des droites n’avaient pas voulu venir. D’ailleurs, très peu de députés de droite ont franchi le Rubicon, et c'était en ce sens-là que c’est apolitique. Bon, alors il n’a pas pu être déterminé, nous dit donc David Chavalarias pour le moment, si cette émission fait partie d’une stratégie plus globale ou si les journalistes qui ont pris part en ont simplement agi par idéologie. L’inculture scientifique des trois journalistes et l’intention d’utiliser les moyens de la radio publique à des fins idéologiques pour dénigrer la science et les scientifiques transpirent cependant tout au long de 40 minutes d'émission. Défense supposée de la liberté. Critique de la science et des institutions scientifiques, critique d’une « élite parisienne », relativisme de la manipulation médiatique qui serait bien partagée entre la gauche et la droite, et référence sans citation précise à des études de Stanford, soi-disant plus sérieuses, car pourtant sur des cohortes plus importantes, alors qu’il ne s’agit pas des mêmes problématiques que celles étudiées par l'équipe de David Chavalarias. Il y a également une intention manifeste de réaliser un plateau déséquilibré, Marc Weitzmann avait, dans un premier temps, sollicité un journaliste et fact checker de France Info avec un plateau différent qui avait indiqué être disponible pour l'émission. Il l’a ensuite désinvité, préférant prendre deux journalistes de médias conservateurs et réactionnaires. Le même jour, la campagne de dénigrement s’est intensifiée sur X. Les attaques ont profité du fait que l’application Open Portability était développée sous licence libre avec code source ouvert pour diffuser des captures d'écran, du code censé mettre à jour à des failles. Ils ont également utilisé ces informations pour faire du doxing contre la principale développeuse du projet. On est bien d’accord, il n’y a pas de lien de cause à effet entre l'émission et ça, mais je trouvais intéressant de vous lire ce rapport. Non, Thierry Breton, ça c'était autre chose. Là vous parlez de la soirée organisée par le CNRS, où là effectivement il y avait des gens de droite. Donc dommage, dommages, mais voilà, je voulais vous lire ça parce que je trouve qu’au-delà du cas Hello quitte X ce petit rapport de synthèse de David Chavalarias, c’est très intéressant sur comment arrivent sur le débat public certaines polémiques plutôt que d’autres, Comment il y a des passerelles qui se créent de manière plus ou moins consciente. Voilà, je trouvais ça pas mal. Et, je le rappelle, ici on insulte personne dans le chat. L’idée c’est d'être sur le fond et pas sur les personnes. C’est pas très intéressant. C’est pas conscient. Non ! C' est à dire que. pas toujours ! Voilà, pas toujours, pas tout le temps, pas tous le temps. Qu’est-ce que j’ai d’autre en magasin ? Bah, c’est à peu près tout. Si je peux vous lire un petit peu Olivier Besancenot si vous le souhaitez.
Est-ce-que vous avez envie que je vous lise un petit peu Olivier Besancenot ? Est- ce que ça vous plairait, chers amis ? Est-ce que ça vous plairait ?Parce que j’ai toujours le son, Olivier Besancenot “En finir avec les présidents”. Euh, oui, je le souhaite, oui. Go, oui ! Besancenot, oui ça fera du bien. La figure incontournable du pouvoir en France reste depuis Napoléon celle de l’homme providentiel qui, en dernier lieu, peut imposer son choix. Aujourd’hui, le règne sans partage du président de la République sur la vie politique française engage le pays dans une phase de crise permanente où tout gouvernement peut être renversé du jour au lendemain. La véritable question, écrit-il, n’est plus de savoir si la Ve République va rester en place mais quel régime va lui succéder pour instituer ou non. Une autre démocratie. D’instituer le pouvoir personnel. La vie politique française semble s’enliser dans un étau temporel prisonnière d’une chronologie quinquennale, monotone dictée uniquement par les échéances de l'élection présidentielle. Enfermés dans ce cycle sans fin, nous battons et tout dit d’un scrutin à l’autre. Nous passons cinq années à spéculer, pronostiquer et sonder. Tout entier tourné vers les chances de tel ou tel candidat avant de nous en remettre comme hypnotisé à l’illusion d’un hypothétique sauveur. L’extrême droite, la droite, le centre, la gauche, le paysage politique hexagonal ne semblent plus vivre que pour cette perspective, l’horizon est saturé d’apprentis aspirants ou d'éternels candidats. Je note puisque Olivier sera avec nous jeudi. Ça ouvre à la lecture, c’est bon ? Le rythme, le ton, c’est bon, vous me dites ? À dire vrai, en dehors de l’anticipation obsessionnelle de l'échéance fatidique du sacre quinquennal, rien ne semble plus réellement agiter les états-majors politiques. Face à cet objectif suprême, tout le reste se réduit à l'état d’affaires courantes, relégué au rang de sujets mineurs. Les écuries présidentielles entraînent leur poulain au saut d’obstacles, veillant à ce qu’ils franchissent sans faillir les embûches jalonnant la route. Merci beaucoup les copains ! Ça vous semble aller. La tactique électoraliste n’est plus un simple moyen mais s’impose, comme une stratégie, un objectif en soi, un dogme incontesté. Pendant ce temps, nos vies quotidiennes, loin d'être au centre des attentions et des débats publics, deviennent des variables d’ajustement, des problèmes potentiels à contenir pour ne pas compromettre des carrières politiques soigneusement programmées. Rien de pire, en effet, que l’impromptue l'événement qui viendra gripper leur routine du calendrier électoral. La politique, écrivait le poète Paul Valéry, réside dans l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les requiert. Aussi, les artistes contemporains redoutent-ils par-dessus tout l’actualité inopinée car elles portent en elles les pièges dans lesquels le compétiteur doit savoir ne pas tomber. Place à un rythme politique entièrement contrôlé, à un temps vide et homogène pour reprendre la formule cinglante de Walter Benjamin, philosophe marxiste hétérodoxe, autrement dit quelqu’un qui n’entend rien à la fulgurance des destins présidentiables. Les agences de conseils, communicants et autres poussent carrière, rivalisent d’ingéniosité de leur côté pour donner l’impression que tout bouge, alors que tout est figé, éveillant comme un accord à ce que rien ne vienne enrayer cette mécanique bien rodée. Le Saint Graal se trouve à l’Élysée et le sceptre de la monarchie présidentielle dans les salons dorés. Alors, les comptes, ils en font ce qu’ils savent faire. Ils courtisent. Et non, malheureusement, je ne suis pas à Paris, je n’irai donc pas à la manifestation. Pour tout vous dire, si j’avais été là, je serais à la manifestation, pour la retransmettre, du RN. Parce que ça ne m’aurait plus d’interroger des RN. Enfin ça une autre fois, et par contre le 12 on sera là, voilà.
Et donc bienvenu à tous ceux qui vont place de la République, évidemment, chers camarades, marchez pour nous, on est avec vous. Une cinquième république en panne. Heureusement, il arrive que ce long fleuve tranquille, écrit Olivier Besancenot, déborde et que des événements imprévus, sociaux, politiques, démocratiques, parfois même électoraux, viennent perturber la mécanique bien huilée du système, ramenant brusquement tout ce petit monde à la réalité. La colère populaire a cette grande vertu de rétablir, en un instant, les lois de la gravité. Face à cela, la quasi-totalité des forces politiques s’emploie généralement à contenir la révolte, chacune à sa manière, en s’efforçant d’absorber la contestation dans le ventre mou des institutions de la Ve République. Problème récurrent depuis quelque temps pour les pouvoirs successifs, la machine ne parvient plus à absorber ce genre de troubles comme autrefois. Elle sature, s’enraye et n’assure plus efficacement sa fonction première, à savoir celle de garantir un minimum de stabilité face aux perturbations politiques. Les rouages de cette république ont rouillé. Pire, il arrive que le moteur surchauffe, s’emballe et alimente la crise elle-même. À deux reprises récentes, les réponses institutionnelles apportées à l’instabilité du moment n’ont fait que nourrir la baie. Au printemps 2023 par exemple, des millions de personnes sont descendues dans la rue pour s’opposer à une mesure gouvernementale visant à repousser l'âge légal du départ à la retraite à 64 ans. Bah écoute, on avait déjà fait… Là, je réponds à Majin, qui me demande si je n’aurais pas eu peur de me faire agresser. Mais bon, on l’a déjà fait avec la manif des flics, grand moment. Grand grand moment, bah voilà, Euryale elle anticipe tout ! Le 20 mars, le pouvoir français s'échappe à une motion de censure à neuf voix près. Si, quelques jours plus tôt, Emmanuel Macron avait finalement choisi de recourir à l’article 49.3 permettant à la première ministre de faire adopter son projet sans vote à l’Assemblée nationale, ce n'était donc pas par crainte de manquer d’une majorité, mais bien parce qu’il avait la certitude qu’ils ne la possédaient pas. Le projet présidentiel n'était pas seulement minoritaire dans le pays, mais également sur les bancs de l’hémicycle. Loin d'éteindre le feu de la protestation, ce recours, jugé constitutionnel mais largement perçu comme injuste, avait ravivé les grèves et les manifestations, transformant un mécontentement social en une véritable crise démocratique. Emmanuel Macron aurait pu, à ce moment, choisir de dissoudre l’Assemblée.
Il ne l’a pas fait, en connaissance de cause, car durant de longs mois la dynamique sociale penchait nettement plus vers la gauche que vers l’extrême droite. Un choix qui était inenvisageable autant pour lui que pour les tenants du système capitaliste, alors même que ces derniers, au-delà des frontières, s’orientent progressivement un par un vers un tournant autoritaire censé rétablir l’ordre par tous les moyens jugés nécessaires. Ne voulant pas siffler la fin de la partie, à ce moment précis, Emmanuel Macron conservait toutefois la possibilité de reporter ce type de réponse institutionnelle. Ultérieurement. Ce fut le cas avec l’annonce de la dissolution de l’Assemblée le 10 juin 2024, au soir des résultats des élections européennes. Or, cette mesure, elle non plus, n’a pas suffi à apaiser la situation. À moyen et à long terme, le coût politique de cette décision se révèle bien plus lourd qu’il n’y paraissait au premier abord. La France s’engage durablement dans une phase de crise permanente où tout un gouvernement peut être renversé du jour au lendemain. Si l’accélération de la date de péremption des premiers ministres est déjà préoccupante, le chaos constant l’est encore davantage. Car ce chaos n’est jamais bon pour les affaires économiques. Il n' est donc pas absurde d’imaginer que même depuis les hublots de la première classe, on finisse par observer que le paysage de la cinquième république touche à ses limites et qu’il commence à se dire, dans ces cercles-ci, qu’elle a largement fait son temps. La période exige du solide et la gratitude n’est pas la spécialité de la maison. Il faudra donc changer d’une manière ou d’une autre. La véritable question n’est plus de savoir si la Vème République va rester en place, mais quel régime va lui succéder, un pouvoir présidentiel encore renforcé, toujours au service des mêmes intérêts ou autre chose.
Allez, je vous lis encore deux, trois pages. Ça vous convient ? La présidence et son palais. C’est un petit livre, Lovernia, tu sais, c’est la collection Libel. C' est un livre qui fait 56 pages, qui vaut 4,90 euros. C’est tout petit, vous voyez, ça tient dans une main, c' est vraiment tout petit. Voilà. Non, j'étais en train de me dire que peut-être, on pourrait demain matin lire la suite. Je n’avais pas prévu de faire des missions, je ne sais pas encore. La présidence et son palais. Notre rôle démocratique semble parfois assigné à résidence. Voter tous les cinq ans pour désigner un nouveau roi, comme si ce roi seul pouvait nous sauver de son propre royaume. Pourtant, en 2018, le mouvement des Gilets jaunes a ravivé en nous des velléités enfuies dans les profondeurs de notre mémoire collective. Chaque samedi de décembre, l’obstination du mouvement à vouloir s’inviter au palais de l’Élysée contre vents et marées, coups de matraque, gaz lacrymogène et tirs de LBD traduits avec éclats la réminiscence d’une tradition française populaire bien ancrée, celle d’aller déloger le roi de son château lorsque le peuple manque de pain." Voilà, il abuse un petit peu. La prise de l’Élysée, c'était pas tout à fait le programme des Gilets jaunes, qui s’approche. Du palais oui mais c'était pas pour s’asseoir à sa place à la place du monarque enfin à ce sujet rappelons qu’un des ces Ce sujet, rappelons qu’un de ces samedis particulièrement tendus, l'état-major militaire avait élaboré un plan d’exfiltration du président. Souterrain, plan des égouts, hélicoptère en attente à Vélizy-Villacoublay, ça c’est vrai. Une version en couleur de la fuite de Varennes du 20 juin 1791, mais cette fois sans la famille royale dans les bagages et avec le palais de l'Élysée en lieu et place des huileries. Un plan d' exfiltrations vraiment ? Et si l’idée méritait d'être étudiée ?Besancenot ! Une exfiltration. Pensées et réflexions qui ne visent pas tant à évacuer un président qu'à extraire de notre démocratie, la fonction monarchiste inhérente au présidentialisme ce règne sans partage du président sur la vie politique. Il peut paraître paradoxal que je formule cette proposition ayant postulé à deux reprises à cette fonction. Bah oui, en 2002-2007. Cette fonction que je ne cesse de critiquer. Les mauvaises langues auront beau jeu de relever que les 45 % de chou-phrases qui m’ont manqué pour être élues, ils sont peut-être pour quelque chose. Soit, mais quitte à surprendre, je formulerais déjà cette proposition durant les campagnes électorales elles-mêmes. J'étais candidat à une fonction dont mon parti, la Ligue Communiste Révolutionnaire, la LCR, revendique l’abolition. Chacun trimballe son lot de contradictions en bandoulières, il n’empêche que le problème demeure et qu’il devient urgent de chercher à le résoudre. Voilà, je sens que je fatigue un peu et je ne voudrais pas du tout même écorcher la plume de Besancenot, donc je pense que je vais m’arrêter là. Je pense que je vais m’arrêter là. Si j’ai la moelle demain matin à 9h, je fais la suite, ça vous va ? C’est pas sûr, faut que je réfléchisse. On est nombreux là, c’est super les émissions du dimanche matin, c’est vrai que c’est super. Chers amis, je vais vous donner le programme quand même de la suite de la semaine. Alors, j’ai un souci avec les copains qui font avec les autres agitateurs et agitatrices d’Auposte. Attendez, hop, je cherche. Je pense à Nora par exemple et à Marc qui ne m’ont pas envoyé les annonces pour leurs émissions de cette semaine. Alors, mardi soir, nous avons deux émissions, figurez-vous. Une qui n’est pas encore annoncée, qui le sera, j’espère, dans la journée ou demain matin. Oui, Nora oui, mais avec retard, ce qui fait qu’on n’a pas pu faire la vignette c’est ça le problème.
Tiens, tu as le texte Euryale tu pourrais le mettre dans le tchat ou peut-être en régie, comme tu veux. Il y a donc une émission de Nora, magnifique Nora, bouffe de la, qui aura lieu donc mardi à 18h. Je pense qu’on va pouvoir. Attends, ou alors attends, je vais aller chercher, je vous remercie pour votre soutien, abonnez-vous et abonnez-vous à notre chaîne pour plus de vidéos. Alors, nous serons avec, donc, Nora invitée Marine Jobert, coordinatrice nationale du collectif Périgourdin, Les Pieds dans le plat. C’est une émission bouffe de la, autour de la question de la restauration collective. Ça, c’est donc l'émission de mardi à 18 heures. Ensuite, à 19h30, je descendrai du studio pour aller à l’Envie, juste en bas, pour faire une émission en public avec dans le cadre du printemps des médias de l’association Un Bout des médias, notamment de Julia Cagé, nous serons avec Léa Chamboncel, Nacer Nacer Boubekeur de la Maison France Télévisions et Marine Doux qui sera l’animatrice et la modératrice. Sur la question des journalistes sur internet et des enjeux démocratiques des médias en ligne. Je ne sais pas trop ce que je vais raconter mais ce sera en public, c’est à 19h30 alors là aussi, si vous voulez venir, il faut absolument réserver votre place. On va retransmettre l'émission mais c'était un débat qui n’est pas un débat de poste. Au poste, ils participent et leur on transmet, mais toute l’organisation, c’est les copains et les copines d’un bout des médias.
Mercredi 9 avril, droit dans les yeux et les quartiers, nous serons avec Ines Aribi et Salomé Zerbouhi, deux jeunes filles. Nous nous sommes rencontrés presque par hasard, c'était à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe il y a un mois à Paris. Le Conseil voulait auditionner un certain nombre de chercheurs, activistes, journalistes associatifs sur la question de la police en France quand Soudain, Salomé Zerbouhi et Inès Aribi ont pris la parole, et quelle parole ! Présidente et vice-présidente de l’Association Droit dans les yeux, elles ont fini sous les applaudissements de la salle. Droit Dans les yeux un tout nouveau collectif dont la principale vocation est la vulgarisation juridique auprès des jeunes des quartiers l’association, composée de 23 jeunes femmes, étudiantes ou en début de carrière, est née dans le sillage du meurtre de Nahel, ce sera très fort, je vous le garantis.C’est le 9 à 18 heures. Le jeudi matin, Sandrine Rousseau, députée, sera avec nous depuis un an. Elle a présidé une commission d’enquête sans précédent sur les violences commises dans le secteur du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité. 5 mois de travaux, il faut que je change ça, près de 400 professionnels auditionnés. Les témoignages ont plu et ils étaient à la hauteur du mal fait depuis des décennies. Judith Godrèche parle de dévoration, Sara Forestier, d’humiliation. Anna Mouglalis, d’hypnose, des récits crus, glaçants, sans échappatoire, hors champ, un système féodal où l’enfant est proie, l’actrice en sursis, où tout le monde ou presque savait et se taisait. Depardieu, Jaco, Tulliana, Besnard, tous cités, tout au cœur d’un huis clos d’abus couverts d’institutions complices de tabous tenaces. On a attendu que le rapport rédigé par Erwan Balanant, des démocrates, soit rendu public le 9, c’est-à-dire ce sera la veille. Pour inviter Sandrine Rousseau, bien connue nos services, à nous en parler librement.
Et le soir même, c’est une grosse semaine donc Olivier Besancenot viendra nous parler de son livre que j’ai commencé à lire tout à l’heure. C’est qui Laurent ? Et puis là c’est la semaine d’après. Alors non, justement, le vendredi il y aura donc une émission de Marc Endeweld, La boîte noire avec Vincent Nouzille et Karl Laske qui ont sorti un livre sur le terroriste libyen qui deviendra l’ami de la France. Vous en saurez plus en vous abonnement à la newsletter de poste parce qu'à l’heure qu’il est je n’ai pas le petit texte de présentation de Marc ni la vignette donc j’attends tout ça pour envoyer la newsletter normalement on l’envoie le dimanche possiblement elle se partira que demain matin histoire d’avoir les textes et les vignettes bah voilà c’est le prix du débordement ça déborde, ça débord, ça déborde Je pense que je vous ai dit à peu près l’essentiel.
La belle Hélène, Pauline des nouvelles et bien oui, Pauline nous quitte pour de nouvelles aventures. C’est officiel, voilà. Donc en effet, Bonjour Colère n’aura plus lieu. J’essaie de voir comment je pourrais faire. Et en fait, j’ai discuté avec un collectif féministe qui me disait que c'était plutôt à moi de faire des entretiens sur la question féministes, que ça pouvait être intéressant. Je me suis dit, tiens, c’est marrant comme point de vue. Et justement, je peux vous dire qu’on prépare une émission à propos du scandale autour du porno à la française. Jacky et Michel, le scandale, le procès à venir, comment ça s’appelle ? French Bukkake. Il y a un livre qui sort et nous allons inviter Alice Géraud, que nous connaissons bien, Hélène Devynck que vous connaissiez bien, et aussi une victime du business du porno qui viendra hors champ, témoigner de ce qu’elle a vécu. La parole aux femmes, absolument, mais ceci dit vraiment, moi je me fais un point d’honneur à essayer au maximum de faire en sorte que la parité dans les invités soit respectée le mieux possible. Ça me semble extrêmement important. On ne peut plus en 2025 faire comme si, voilà, faites comme avant. C’est pas arrêter ces conneries-là quoi. Voilà. Donc ce que disait ce collectif féministe, qui est bien connu, c'était de dire que c’est intéressant que ce soit… Que les questions féministes soient abordées aussi par d’autres points de vue. Voilà, c’est tout. Elle ne disait pas que c'était mieux, elle disait que ça pouvait être marrant, ça pouvait pas être marrant.
Mais peut-être qu’on va trouver quelqu’un pour animer, on verra, on verra. Alors par ailleurs, c’est l’occasion de vous dire que Ovidie, Mona Chollet, je les ai interviewées par exemple, elles sont venues, elles sont venues. Mais il faut aussi savoir, je voulais juste vous dire que le 14 avril, donc c’est lundi en 8, nous aurons Colette Braeckman, journaliste belge, et Michael de la revue Afrique 21 pour notre nouveau rendez-vous qui s’appelle Horizon 21, qui s’intéresse au Maghreb, à l’Afrique Noire, au Proche-Orient. Et voilà, et donc ça c' est la guerre Congo-Rwanda qui a lieu en ce moment. Dont personne ou presque ne ne parle voilà qu’est ce que je voulais dire qu’est ce que j’ai voulu dire oh bonjour robin ah bien là on arrive à la fin alors oui je voulais vous dire effectivement moi j’aime beaucoup le fait qu’on ait d’autres personnes pour pour agiter les émissions pour les animer Sauf que ça a un coût là aussi et figurez-vous la mauvaise nouvelle c’est que depuis le mois de janvier nous sommes déficitaires. Je ne culpabilise personne, je sais bien que si vous êtes là à 13h09, un dimanche, c' est que vous êtes aux taquets, mais sachez que là on vit au-dessus de nos moyens, c est-à-dire que par exemple, une émission avec d’autres animateurs, ça veut dire qu’il faut quelqu’un pour les réaliser, il y a les piges à payer pour certaines émissions.
Donc, je vous dis ça, si vous avez, on est en début de mois, si vous vous avez les moyens de soutenir Au poste même un euro par mois, et bien c’est top. Vous connaissez la marche à suivre, il faut aller sur DonorBox, je pense que le lien va être mis, et bah ça y est, c’est fait par Euryale C’est le meilleur moyen pour nous aider, celui-ci c' est de faire des dons, et l’idéal ce sont les dons récurrents, c' est comme un abonnement. Donc si vous considérez qu’Au poste mérite d’exister, si vous vous considérez que opposé vous aide à tenir, Si vous considérez qu’il faut absolument qu’il y ait des endroits pour, comment dirais-je, qu’une pensée existe. Et si vous pouvez le faire, n’hésitez pas à nous soutenir. Et par ailleurs, pour ceux qui sont imposables, je le rappelle, les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66 %. C’est-à-dire si vous donnez tous les mois 10 euros au poste, en fait si vous êtes imposable, ça vous coûte 3,40 euros. Voilà nous sommes comme le Rassemblement National, nous sommes défiscalisables. Sauf que nous, nous, il n’y a pas un emploi fictif. Il n’a même pas le début du commencement du quart d’emploi fictif. Ah non, ça bien sûr que non. Voilà chers amis, je crois que j’ai fait le tour. Est-ce qu’il y a quelque chose en régie ? Je suis en train de regarder. Non, merci beaucoup. Merci beaucoup Euryale c'était le petit texte super. Tac à tac, j’ai fait les rendez-vous, je vous ai parlé des dons, et personne ne pique dans la caisse, non ça c’est clair. Voilà, merci à vous tous et à vous toutes. J’ai été bien content de passer cette matinée avec vous. Il est possible que demain matin à 9h, on fasse un petit peu de lecture, pas sûr. Sinon de toute façon, on se retrouve avec Nora, mardi à 18h. Puis à 19h30 avec Léa Chamboncel pour le débat sur les médias. Bon dimanche, sous vos applaudissements, et évidemment… Attendez. Je suis en train de me dire qu’il faut boucler la boucle.. Attendez puisque tu m’as traité de communiste de Nirvana. Je t’envoie ça. Merci Ronan, merci Olaven qui nous fait ces magnifiques chapitres, merci à vous tous et à vous toutes j’envoie les crédits et je vous dis soit demain soit mardi ciao ciao bon dimanche !
