7 171 € récoltés sur 17 000 €
Loyer
Gestion
Transport
Salaires
Divers
Site
Projet
Je soutiens Au Poste !
100 % libre et LIVE
Pour défendre les libertés et nourrir le débat public 100 % libre et LIVE Sans montage ni formatage

Stream de messe et revue du web

Retour à l'émission

Transcription de l’émission

00:04:59David Dufresne
Amis de la Bretagne, tout au fond, amis de Glaudioman, amis d’Euryale, de Jessie, de Robin, de Nicolas, de Pimiko, de la régie, bonjour ! Est-ce que vous m’entendez ? Est-ce qu’il n’y a pas écrit « Mute » ? C’est que ça devrait aller. Est-ce que vous entendez ? Bonjour tout le monde ! Ah, bonjour Renan ! Nickel, le son, génial, super. Bruno, elle est connectée, elle est connectée. Bonjour à tous. Alors, on voulait ce matin faire le live depuis PeerTube, il n’y avait personne. Vous n’aviez pas l’adresse ou quoi ? Donc, on a basculé sur Twitch, mais tout va bien. Bonjour David, c'était panique à bord pour te trouver. Bonjour, amis du café et de la police. Ou l’inverse. Oui, Doc NG. Bonjour, bonjour Namaril. Bonjour Tachy. Bonjour Rolland, Rolland et Renan. Bonjour Schlack. Bonjour Tanker785, qui vient de se lever. Alors, il était noté : « Twitch n’autorise pas la connexion pour chatter. » Ouais, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas pourquoi. Bon, écoutez, ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. C’est un horizon, c’est une perspective, PeerTube. Ce n’est pas une urgence, donc on va régler ça petit à petit. Là, l’essentiel, c’est qu’on soit ensemble pour ce stream de messe. Alors ? Qu’est-ce qui était en 404 ? Quelle page était en 404, les amis ? En attendant que les copains arrivent, je vais vous montrer un truc pas mal, quand même, qui va à l’encontre de tout… Ah, tais-toi,-toi ! Je veux aller sur le site. Attendez, attendez, excusez-moi. Convertir en lien… Voilà, c’est ça. Hop ! Ce que je vais vous montrer, c’est ça. Alors, je ne sais pas si vous avez le son. Moi, je ne l’ai pas, là. De toute façon, je vais le couper. Voilà, c’est la vidéo de Fabrice Arfi, remontée par Euryale, qui est en ligne depuis hier. La grande interview qu’on avait faite avec Fabrice au mois de décembre est sur Blast et, bien qu’elle dure presque deux heures, on en est à plus de 30 000 vues, je crois, ce qui est quand même pas mal, avec notamment de super commentaires disant que ça fait du bien d'écouter des choses sur la longueur. Voilà, vous pouvez aller voir la vidéo. Évidemment, faites du bruit, faites des commentaires, agitez tout ça, ce serait super. Alors, la page du site AuPoste, le lien PeerTube, OK, vous avez un 404. Bon, écoutez, ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. On se retrouve ici, c’est l’essentiel. Ne perdons pas trop de temps dans les affaires techniques, ça commence à fatiguer, je peux vous le dire. En revanche, ce qui est génial, ce qui est vraiment génial, c’est que tous les jours que Dieu fait, puisque c’est la messe, même quand il n’y a pas d'émissions, vous vous abonnez à auposte.fr. Beaucoup d’abonnements Gardien de la paix à 1 € par mois le premier mois, 3 € ensuite. Quelques abonnements Capitaines, et ça, c’est vraiment génial. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, il y a plus d’abonnés à auposte.fr que d’abonnés sur Twitch. Donc ça, c’est quand même génial ! Merci infiniment à tous ceux qui nous encouragent en vous abonnant. Voilà un exemple de commentaire : « Bravo Au Poste, excellente émission, qui prend le temps d'être intelligente. C’est devenu rare. » Donc là, si vous voulez, si Euryale poste ça dans le tchat, c’est parce qu’elle tient sa revanche sur les formats longs. Voilà, donc allez-y, allez-y, sur la page YouTube de Blast, les copains de Blast. Et hop, hop, je l’enlève, la vidéo. Voilà, elle est virée. Aujourd’hui, on va faire une revue de presse. Yes ! Aujourd’hui… Non, mais je pense que ça dépend beaucoup des invités. Voilà, je pense que ça dépend beaucoup des invités. Oh, le lapsus ! Ça dépend beaucoup des invitées, la durée. Il faut dire que Fabrice est quand même d’une éloquence rare. Alors aujourd’hui, on va faire une revue de presse. On va parler des flics qui touchaient des pots-de-vin, notamment à Paris, pour les dépanneurs. C’est une révélation de Mediapart. On va revenir sur le site Indextrême, qui a fait beaucoup, beaucoup de bruit, en tout cas à Au Poste. Consacré à Indextrême, ça a fait énormément de bruit, beaucoup de réactions, certaines terribles. Et CheckNews, de Libération, a fait un papier là-dessus, sur la polémique créée par le site Indextrême, notamment depuis son passage à Au Poste. J’ai évidemment soutenu Ricardo et Geoffrey, comme j’ai pu, sur Twitter. Mais je peux dire que je ne m’attendais pas du tout à ce que ce soit cette émission. Mais cette émission, visiblement, a fait basculer AuPoste dans un peu autre chose. Donc nous avons les honneurs de Libération. On va en parler, bien sûr. Merci, Pathougue. Bonjour à toutes et à tous. Hier, j’ai regardé sur YouTube avec Arfi jusqu'à la fin. Passionnant, merci beaucoup. C'était un montage d’Euryale. Je tiens à le signaler, car bientôt Euryale ne fera plus les montages, parce qu’elle a tant à faire pour le reste du site, les vignettes, etc. Voilà. Alors, de quoi parlera-t-on d’autre ? On parlera aussi éventuellement de Klaus Barbie. C’est un petit peu lié. Klaus Barbie qui revient, et c’est terrible, à Lyon, à travers des autocollants qui ont été collés pas loin du Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation. Enfin, voir les mecs, c’est quand même absolument incroyable, quoi. Alors, comment allez-vous d’abord, les uns les autres ? Comment allez-vous ? Racontez-moi, comment ça se passe pour vous aujourd’hui ?
00:12:35David Dufresne
Merci, Bilbo. Points de chaîne activés. Je ne peux pas envoyer « Meilleur modo ». Normalement, c’est activé. Normalement, c’est activé. Bon anniversaire, Tokonji ! Dis donc, à Marseille, il fait moche ! Ah ! Le monde à l’envers ! Le monde à l’envers. Alors là, Rolland, tu parles de quoi, en fait ? Je prépare un recensement pour l’INSEE et nous dire que je suis sur les routes de campagne. C’est génial ! Galette citoyenne cet après-midi. Bien, très bien, très bien. Départ pour un jogging en écoutant Au Poste. J’espère que la connexion sera bonne. Oh bah dis donc, Zapa, quelle drôle d’idée ! Ah oui, et puis je vous présenterai la boutique. Elle a été particulièrement fournie cette semaine. Nous étions, Pimiko et moi, dans le stock de la boutique, comme des dingues, à tout ranger, tout classer, pour cette ouverture dont on peut dire que c’est vraiment l’ouverture, là, aujourd’hui. Et vous verrez, il y a des items Au Poste un peu étranges que j’ai mis en vente sous la pression de certains modos. Je ne balancerai pas lesquels. Enfin bon, il y a eu quelques modos qui ont tenu absolument à ce que la boutique Au Poste élargisse son champ de propagande. Donc voilà, je vous présenterai ça tout à l’heure. Alors, je propose qu’on démarre avec cette histoire des flics. « La justice soupçonne des pots-de-vin. » Voilà, la justice soupçonne des pots-de-vin entre des policiers franciliens et la fourrière. Alors, il y a un truc qui n’est pas mal, qu’a fait Mediapart. Là, c’est assez récent, c'était assez malin. Ils mettent un petit résumé, là. Tac, hop ! Alors, je ne veux pas vous lire le résumé parce que sinon, on n’aura pas la saveur de l’article. Mais vous voyez, ils font ce machin. Ils ont peut-être compris que, comme ils faisaient des articles à rallonge, c'était pas mal de faire des petits résumés. Alors, c’est quoi ? C’est F11. Voilà, F11. OK, je vais envoyer le petit tweet qui va bien afin que nous ayons un peu de monde avec nous. Coupé, OK. Alors, c’est très bizarre pour moi parce que je n’ai pas de musique. Je peux vous dire que je me sens tout seul. Donc là, par exemple, ça me semble très, très, très long de faire le tweet. Voilà : « Causerie et revue du web. On lit la presse. La justice soupçonne des pots-de-vin entre des policiers franciliens et la fourrière », par Mediapart, Camille Polloni, Dan Israël et Antony Rouget. Voilà, et on est partis. Alors moi, je n’ai aucun son, en fait, de l'émission. Il y a un raid ? Ah, bonjour le raid ! Bonjour le raid ! De qui vient le raid ? Bonjour le raid, merci les raideurs et les raideuses, vous êtes les bienvenus c’est Philippe ? C’est Philippe. Merci à toi, Philippe. J’imagine que c’est Philippe qui nous a envoyé le raid. Merci beaucoup à vous tous. On démarre tout juste l'émission, revue de presse. On va revenir sur une émission d’Au Poste qui a fait grand bruit, y compris dans la presse, il y a quelques jours. Là, je m’apprêtais à lire l’article que vous voyez à l'écran et je vous présenterai la boutique d’Au Poste, qui a ouvert ses rayons dans la nuit de vendredi à samedi, on pourrait dire. Jusqu’ici, il y avait les fameux pots des Mille Chevaux, qui sont en rupture de stock, donc on a rajouté d’autres choses en attendant le retour de ces pots. Alors… On y va pour le papier. « La justice enquête sur un vaste système de corruption présumé impliquant des policiers et fonctionnaires d'Île-de-France. » Selon des informations de Mediapart, au cœur des investigations, une société de mise en fourrière, dont le dirigeant a été mis en examen et placé en détention provisoire. C’est un article de Dan Israël, Camille Polloni et Antton Rouget, du 4 janvier 2023. Le périmètre de l’enquête et son niveau de confidentialité attestent en eux-mêmes de la sensibilité de l’affaire. Depuis juin 2021, la justice enquête sur un vaste système de corruption présumé de policiers en région parisienne. Des fonctionnaires sont suspectés d’avoir rendu divers services en contrepartie de faveurs à l’entreprise Inter Dépannage, une importante compagnie de mise en fourrière dont le chiffre d’affaires est directement lié à sa capacité à enlever le maximum de véhicules sur la voie publique, ainsi qu'à son dirigeant, Chafic Alywan qui dort derrière les barreaux. Alors ça… Voyez, ça, c’est une expression que je n’aime pas du tout : « qui dort derrière les barreaux ». Je trouve que ce n’est pas une belle expression. Voilà. Parce que la prison, ça ne se raconte pas comme ça, à mon sens. Ça fait partie des clichés journalistiques qui sont assez pénibles, mais bon. Est-ce qu’on pourrait avoir le lien pour suivre le direct sur Au Poste ? C’est-à-dire ? Alors, sur Au Poste, c’est auposte.fr/live, tout simplement. Donc, depuis début décembre, selon les informations de Mediapart, après un peu plus d’un an d’enquête préliminaire, les investigations ont été confiées, en octobre 2022, à un juge d’instruction parisien chargé d’enquêter sur une importante liste de délits présumés, dont la longueur laisse apparaître l’ampleur du scandale qui toucherait la police francilienne si les faits venaient à être confirmés. La justice s’intéresse aujourd’hui à de potentielles infractions de corruption active et passive de personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargées d’une mission de service public, prise illégale d’intérêts, faux en écriture publique, violation du secret professionnel, détournement des finalités d’un fichier de police, blanchiment aggravé, abus de biens sociaux, usage de faux, dénonciation calomnieuse, travail dissimulé ou encore destruction de documents pour faire obstacle à la manifestation de la vérité, ainsi qu'à des faits de recel et de complicité de plusieurs de ces délits. Labelline, alors qu’est-ce que tu veux dire par : « Ça serait bien que l’accès soit plus facile » ? Tu voudrais que, sur la page d’accueil, on mette un lien en grand pour dire « Live » à tel endroit ? Parce que c’est ce qu’on a en tête, hein ? Est-ce que c'était ça que tu suggères ? On fait plus simple. À la limite, Euryale, si tu peux mettre en épinglé le lien : /live. Et on ne fait pas PeerTube ce matin. Voilà, on en a parlé tout à l’heure. Il y avait quelques complications techniques. Je reprends la lecture de Mediapart. Les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, soupçonnent notamment des fonctionnaires de différents grades et services basés dans l’ouest parisien d’avoir bénéficié, pendant des années, de largesses offertes par le dirigeant d’Inter Dépannage : des cadeaux, de l’argent liquide, des travaux à leurs domiciles personnels, des prêts de voitures ou des tarifs préférentiels pour l’achat de véhicules, en échange de coups de pouce à la société : l’aider à augmenter sa cadence de mises en fourrière de véhicules sur la voie publique, lui donner accès à des informations privilégiées sur des salariés, influer sur des plaintes dirigées contre elle. Un autre volet de l’enquête porte sur le mode de fonctionnement particulier de cette entreprise, au sein de laquelle beaucoup d’argent circule en espèces, ainsi que sur les conditions dans lesquelles plusieurs marchés publics ont été remportés par la compagnie. Dans une procédure connexe, née d’un litige avec un ex-salarié, une ancienne secrétaire administrative de l’entreprise, en fonction de 2013 à 2017, a notamment raconté qu'à la demande de Chafic Alywan, le terminal de carte bancaire de la fourrière était souvent indisponible le week-end et que des heures supplémentaires pouvaient être payées en espèces. Ce n’est pas à Au Poste que ça arriverait ! Un rapport de la Direction nationale d’enquêtes fiscales, daté du 9 mars 2017, est venu conforter ce témoignage en attestant de l’existence d’une facturation parallèle au sein de l’entreprise, qui lui aurait permis de bénéficier de rentrées non déclarées d’argent liquide de près de 700 000 euros entre 2014 et 2016. Chafic Alywan a personnellement fait l’objet d’un redressement fiscal. Les investigations judiciaires se sont intensifiées le 7 décembre 2022 avec l’interpellation de deux acteurs importants du dossier, qui ont été présentés le lendemain au juge d’instruction chargé du dossier judiciaire et mis en examen. Les charges retenues contre les deux mis en cause, qui bénéficient de la présomption d’innocence, sont lourdes. Le premier n’est autre que Chafic Alywan le patron d’Inter Dépannage, société qui opère sous agrément dans plusieurs arrondissements de l’ouest parisien ainsi que dans le département des Hauts-de-Seine. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est là où il y a le pognon. Il a notamment été mis en examen pour des faits de corruption active, blanchiment aggravé, travail dissimulé, usage de faux, dénonciation calomnieuse ou encore abus de biens sociaux. Le dirigeant de l’entreprise, qui a immédiatement été placé en détention provisoire à la prison de la Santé, à Paris, est également suspecté de s'être rendu complice de violation du secret professionnel ou de détournement de la finalité d’un fichier, notamment celui du traitement des antécédents judiciaires (TAJ), auquel les policiers ont accès. Sollicités par Mediapart, les avocats de Chafic Alywan, maîtres Marie-Hélène Fabiani, Mathieu Fabiani et David-Olivier Kaminski, soulignent que, dans ce dossier à tiroirs, leur client, présumé innocent, conteste les premières conclusions de l’enquête, dont certaines accusations n’ont été traitées que de manière partielle et incomplète, et sollicite du juge d’instruction d'être entendu très rapidement afin d’apporter, pour sa défense, tous les éclaircissements et les réponses utiles à la manifestation de la vérité. Vous suivez, là ? Ou je lis trop vite ? La seconde personne mise en examen est un ancien fonctionnaire de la préfecture des Hauts-de-Seine. Ah, c’est là que ça commence à nous intéresser. Ayant occupé un poste de direction en lien avec les activités d’Inter Dépannage il était notamment chargé des agréments de fourrières jusqu'à son départ à la retraite en 2017. Suspecté d’avoir reçu des cadeaux de la part de l’entreprise, cet ex-chef de bureau, qui n’a, pour sa part, pas été placé en détention provisoire mais sous contrôle judiciaire, a été mis en examen pour corruption passive et recel de biens provenant d’un abus de biens sociaux, lui aussi présumé innocent des faits reprochés. OK, super. Merci Lionel, merci Ronan, merci Angie. Alors, vous, vous avez la petite musique en dessous ou pas ? Ça, moi, je ne l’ai pas. Depuis ces deux premières mises en examen, les investigations se poursuivent sous la direction d’un juge d’instruction. Bon, allez, on en était là. Pendant la phase d’enquête préliminaire, de juin 2021 à octobre 2022, les policiers de l’IGPN ont procédé pas à pas, en menant plusieurs perquisitions mais aussi en auditionnant d’anciens salariés. L’enjeu : retracer les interventions des fonctionnaires et les éventuelles contreparties, et trier les informations en confrontant les récits d’anciens agents d’Inter Dépannage. Un ex-salarié de l’entreprise, auditionné par l’IGPN, l’admet ainsi sans embarras auprès de Mediapart : « J’ai moi-même participé à soudoyer des policiers à la demande du responsable de la société. Je vais porter des enveloppes remplies de billets chez des policiers ou déposer des voitures à des policiers. » Le but, selon lui : que les policiers appellent pour faire enlever des voitures, ce qui rapporte de l’argent à la société, 80 euros par bagnole. Bon, et des voitures. Âgé de 51 ans, Chafic Alywan s’est installé dans les années 1990 en France, en provenance du Liban, où il est né, où réside encore une partie de sa famille et où il continue de faire des allers-retours réguliers. Gérant ou liquidateur d’une dizaine de sociétés, il a d’abord ouvert son propre garage automobile à Asnières-sur-Seine, dont l’un des principaux clients était l’ambassade du Qatar, d’après un ancien proche, avant de s’imposer progressivement dans le paysage francilien de la fourrière à partir de 2012, non sans provoquer des remous. En 2016, un article du Parisien soulignait déjà la perception ambivalente des rapports entretenus par Inter Dépannage avec les forces de l’ordre, avec lesquelles les salariés de l’entreprise sont, par nature, en relation constante. « À la salle de commandement de la préfecture de police, Inter Dépannage est apprécié, car ils font encore plus de chiffre que les autres. Mais si on se penche sur leur manière de travailler, c’est une autre histoire », témoignait alors, sous couvert d’anonymat, un connaisseur du dossier. Plus récemment, les conditions de travail peu orthodoxes dans l’entreprise ont été mises en évidence par un tragique accident du travail. Le 29 juin 2022, à la mi-journée, Samir B. a été tué sur l’autoroute A4, près de Saint-Maurice. Alors qu’il venait de descendre de son camion-grue siglé Inter Dépannage pour aider une automobiliste arrêtée sur le bord de l’autoroute, Samir B. a été percuté de plein fouet par un conducteur. Celui-ci s’est rendu à la police quelques instants après l’accident. Il ne s'était pas arrêté dans un premier temps et a ensuite affirmé qu’il s'était assoupi au volant. Une enquête a été ouverte. « Bien sûr, c’est un accident, mais l’employeur, je lui en veux pour beaucoup de choses », lâche Farah B., la veuve du salarié. Elle et ses proches, en lien avec les anciens collègues de Samir B., ont en effet dressé une liste non négligeable d’anomalies et de dysfonctionnements chez Inter Dépannage comme l’ont en partie raconté Le Canard enchaîné et L’Humanité. Interrogé à l'été 2022 sur cet événement, Chafic Alywan n’avait pas donné suite aux demandes de Mediapart, malgré nos questions répétées et précises. La liste des irrégularités est longue. D’abord, assure Farah B., le camion conduit par son mari ne disposait ni de triangles de sécurité ni de gilets jaunes, lesquels auraient permis au salarié de se signaler de manière appropriée sur la chaussée. Un élément corroboré par l’attestation qu’un ancien collègue a rédigée pour la justice. Ce dernier insiste sur le manque d'équipements de sécurité, mais aussi sur le très mauvais état de certains camions de l’entreprise, rapiécés de toutes parts, alors que des professionnels jugeaient qu’ils ne pouvaient plus rouler. Un point confirmé par plusieurs témoignages recueillis par Mediapart, photos de camions à l’appui. Ces conditions d’exercice interrogent. La mairie de Paris demande, en théorie, à ses prestataires d’utiliser des véhicules récents ne roulant pas au diesel. Le marché comporte une période dérogatoire permettant l’utilisation de véhicules à motorisation diesel afin de laisser le temps aux titulaires de s'équiper en véhicules à motorisation plus propre, jusqu'à décembre 2022, nous précisait à l'été 2022 la mairie de Paris. Inter Dépannage s'était pourtant engagé à passer aux véhicules propres avant cette échéance. Mais la mairie indique que des circonstances exceptionnelles, citant les différentes crises successives Covid, difficultés d’approvisionnement, puis conflit russo-ukrainien ont impacté la capacité de la société. Alors, une petite seconde. Je vais regarder les petits messages. Pour information, cet article que je suis en train de vous lire était déjà sur le site auposte.fr. Je vous en parlerai tout à l’heure puisque, dorénavant, la revue de presse, je la déflore un petit peu sur le site même, auposte.fr. Si vous allez sur la page d’accueil, tout en bas à gauche, vous avez « Veille » et là, ce sont les articles que je repère dans la presse ou sur le web entre deux émissions. Bon, je propose de passer parce qu’après, c’est vraiment l’affaire de Samir B. Bon, je vais continuer, je finis la lecture. Mais le plus important, je vous l’ai lu, c’est le début. Alors… Je remonte, excusez-moi… Quoi qu’il en soit, selon les récits rassemblés par Farah B., le véhicule que son mari conduisait le 29 juin n’avait pas été soumis au contrôle technique dans les délais légaux et n’aurait donc pas dû être en circulation. Lors d’un contrôle routier, quelque temps avant l’accident, un policier en aurait d’ailleurs demandé l’immobilisation. L’accident a eu lieu alors que le salarié revenait de la fourrière de Bonneuil-sur-Marne, où il avait convoyé une voiture qui avait d’abord été transportée dans la préfourrière de Clichy, dont Inter Dépannage assure le fonctionnement. « Samir n’avait rien à faire là-bas, assure l’un de ses collègues, mais le patron l’a obligé à y aller. » C'était son travail, assure l’ex-collègue. Il transportait les voitures de la préfourrière vers les fourrières de Bonneuil ou de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Mais il y a un problème, et de taille. Depuis 2015, Samir B. n’avait, en théorie, plus le droit d’exercer en lien avec les fourrières, comme le confirme la mairie de Paris. « Monsieur B. a fait l’objet d’une décision de non-affectation sur les marchés parisiens en 2015. » Sur le papier, les prestataires de la Ville sont tenus de proposer pour validation les noms des grutiers intervenant sur Paris, afin que la mairie puisse vérifier que le prestataire n’affecte pas aux opérations d’enlèvement, en contact direct avec le public, un grutier ayant fait l’objet d’une interdiction d’intervenir dans le cadre de leurs marchés, généralement après que le grutier a été pris en train de demander ou d’accepter un pot-de-vin d’un particulier pour ne pas emporter son véhicule à la fourrière. Or, c'était bien le cas de Samir B. « Nous avons la certitude que M. B. n’intervenait pas sur les enlèvements à Paris. En revanche, nous ignorions que M. B. avait été missionné par Inter Dépannage pour le transfert de véhicules d’un parc à un autre », indique la mairie, qui reconnaît que les contrôles sont moins fréquents dans cette situation. Elle assure avoir depuis renforcé la procédure de contrôle et avoir écrit à Inter Dépannage pour l’avertir. Cette irrégularité ne serait pas la première pour l’entreprise, connue pour son management rugueux. En deux ans, l’entreprise a été condamnée deux fois pour licenciement sans cause réelle et sérieuse par la cour d’appel de Versailles, en 2021 et en 2022, et une autre fois pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et travail dissimulé, en décembre 2020. Selon nos informations, écrivent les journalistes de Mediapart, un ancien salarié a aussi porté plainte en 2022 pour faux et usage de faux. Il a tout récemment découvert que plusieurs de ses feuilles de paie avaient été falsifiées, indiquant des niveaux de salaire fantaisistes. Il est aussi censé avoir signé une demande de licenciement visant un autre salarié, ce qu’il conteste. Le parcours de Samir B. dans l’entreprise attire particulièrement l’attention. Entre 2014 et 2022, il a été employé par Inter Dépannage sur quatre périodes distinctes et a écopé de trois licenciements pour faute grave. Il a par exemple vu un CDD interrompu le 21 septembre 2021 à la suite d’un licenciement, mais a été réembauché dès le 7 octobre suivant. Sa veuve s’interroge aussi sur le contrat que l’entreprise a juré auprès de la Ville de Paris qu’il avait signé peu de temps avant l’accident. « Je m’occupais de la plupart des papiers administratifs de mon mari et il n’a jamais parlé de ce dernier contrat. Je ne l’ai jamais vu non plus. » Samir B. a laissé derrière lui 4,18 euros sur son compte en banque. Voilà, révélation en début de semaine de Mediapart autour de ces policiers présumés ripoux et de cette boîte de fourrière. Ça vous inspire quelque chose ? Bonjour Nicolas. On en parlera plus tard, ce n’est pas grave. Là, on est dans l'émission. Merci, merci Euryale, merci beaucoup. Est-ce que le ton allait bien ? Est-ce que la vitesse allait bien ? Le rythme allait bien ? Est-ce que Mediapart a fait un historique ? Alors, Mediapart, il y a toujours les papiers en relation. Je ne les retrouve pas, tiens, c’est marrant. J’ai le retour. Merci, merci Ulikmi, merci Zalo, merci, merci Mille Cheval, merci tout le monde. Alors, en magasin, qu’est-ce que j’ai ? Donc, je vous parlais à l’instant du site Au Poste. Il est là, le site Au Poste ! Je vais vous le montrer. Il est ici. Tout à l’heure, justement… Alors là, il est en deux versions : il y a la version claire et la version sombre. Tout à l’heure, on va reparler de cette émission qui a fait beaucoup, beaucoup de bruit sur Twitter et dans la presse. La présentation, l’inauguration même du site Indextrême, c'était en début de semaine sur Au Poste et on a eu, hier, un très long papier de Libération qui revient sur le projet et un petit peu sur l'émission. Et alors, ce que je voulais vous montrer, c’est que sur la page d’accueil, dorénavant, je fais cette revue de presse « Ailleurs sur le Web », c’est la cellule de veille. Alors, pour l’instant, je suis tout seul, mais l’idée, ce serait peut-être, à un moment donné, quand on va organiser pour les abonnés un système de forums, de salons, de voir comment on pourrait mutualiser la veille. Alors, de temps en temps, il y a des articles que je repère grâce au Discord, qu’on va fermer au profit des forums. Et donc là, vous voyez, par exemple, l’article que je viens de vous lire était ici : « La justice soupçonne des pots-de-vin », etc. Klaus Barbie. Klaus Barbie sur des stickers néonazis collés près du Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation. C’est un article de Lyon Mag. Et donc, l’idée de la revue de presse, c’est d’entretenir le site d’Au Poste entre deux émissions, de faire en sorte qu’il y ait de la vie. Alors, la revue de presse, évidemment, elle est ouverte à tous. Elle n’est pas réservée aux abonnés parce que là, on est plus dans le tout-venant, etc. Mais n’hésitez pas, pour l’instant sur le Discord, bientôt sur le forum d’Au Poste. Si vous avez des suggestions de papiers à filer, n’hésitez pas, ça nous fera plaisir. Et peut-être qu'à un moment donné, il faudra qu’on se mette à plusieurs pour faire cette veille. Et d’ailleurs, dites-moi s’il y a des domaines qu’on ne couvre pas et qu’on devrait couvrir un peu plus, et d’autres, peut-être un peu moins. N’hésitez pas, donnez votre avis. Voilà. Ces autocollants absolument incroyables. Sidération depuis quelques jours dans le 7ᵉ arrondissement de Lyon. En ce début d’année, plusieurs stickers néonazis ont été retrouvés collés sur du mobilier urbain. Sur ces autocollants, on découvre des symboles nazis, à commencer par une photo du boucher de Lyon, Klaus Barbie. Le tristement célèbre chef de la Gestapo, entre 1943 et 1944 dans la capitale des Gaules, est ainsi affiché en tenue de SS. Il se trouve donc des gens, aujourd’hui, pour faire ce genre de gestes. Sur place, après avoir été alertée par un internaute, notre rédaction a retrouvé trois de ces stickers, rue Pasteur, devant le restaurant universitaire des Quais, à quelques mètres du Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD), qui est un bel endroit. Si vous allez à Lyon, il faut le visiter. Il est basé avenue Berthelot. Tous les autocollants ont été partiellement ou presque totalement arrachés par une ou plusieurs personnes, mais l’un des stickers reste toujours visible sur un poteau de la rue, affiché de façon à laisser penser que Klaus Barbie regarde le centre en question, situé de l’autre côté de la rue. Une perspective particulièrement troublante. Derrière le buste du nazi, jugé et condamné à Lyon lors d’un procès historique c'était dans les années 1980, peut-être au début des années 1990, je ne sais plus — on découvre également un autre symbole utilisé par les réseaux de l’ultradroite : un Soleil noir. On retrouve aussi sur les autocollants nauséabonds un logo en forme de tête de mort, utilisé par les nazis durant la guerre, à côté du blason de la ville de Lyon. Enfin, un message est écrit en blanc : « On est Lyon. » L’action n’est pas signée. Voilà ce qui se passe aujourd’hui dans notre beau pays. Et c’est la raison… Ce serait sympa de mettre le nom du propriétaire de chaque média relayé dans la revue de presse, du site, histoire de ne pas oublier à qui il appartient. Ah, c’est une bonne idée. Mais alors là, ça veut dire qu’il faut faire un tableau. Il faudrait faire un tableau, se baser sur le travail du Monde diplomatique, peut-être. Bravo Osiris pour ton abonnement à Au Poste ! Merci beaucoup, merci beaucoup. Alors, pourquoi je vous parle de ça ? Je vous en parle parce qu’il y a donc eu un article dans Libération concernant l’aventure, enfin plus exactement concernant le travail de Ricardo Parreira et Geoffrey Dorne pour leur site indextreme.fr. Ils sont venus présenter ce site. Pendant la présentation, le tchat était particulièrement en forme, en verve. Il y avait des réserves, même sérieuses, qui avaient été faites sur le travail de Geoffrey et de Ricardo, qui ont justement pu s’expliquer sur ces réserves. Sur le fait qu’il y avait, pour certains, des insignes clairement fachos, d’autres qui étaient plutôt de l’ordre de la récupération, et donc certains auraient souhaité qu’il y ait peut-être une graduation, une sorte de nuance dans les sigles. Indextrême, je vous le rappelle, je vais vous le montrer, c’est ce site-là. Voilà, il est ici. Ce site que nous avons donc pu consulter, compulser avec ses auteurs, observer, répertorier, faire connaître les symboles graphiques réappropriés au fil de l’histoire par l’extrême droite en France. Gros, gros travail qui a été réalisé par Ricardo et Geoffrey, qui étaient à Au Poste l’autre jour. Voilà. Et effectivement, il y a un certain nombre de gens qui ont été gênés, certains qui ont été révoltés, certains qui sont intrigués par le fait qu’il y avait, en effet, des symboles que l’on croyait régionalistes, que l’on croyait gaullistes, et qui se retrouvent récupérés par l’extrême droite. Un autre symbole qui a fait beaucoup parler, ce sont les acronymes puisque, par exemple, cet acronyme-là est en effet récupéré par une partie de l’extrême droite. Et donc, tout ça a créé un débat sur Twitter. Ricardo a beaucoup répondu, a essayé d’expliquer leur travail. Et on a vu des gens, par exemple, comme M. Renaud Muselier, qui a eu la gentillesse de retweeter Au Poste : « Mettre sur le même plan la croix de Lorraine, l’Algiz, la Valknut, est une manipulation insupportable de l’histoire », nous dit Renaud Muselier. « L’amiral Muselier, mon grand-père, a donné la croix de Lorraine à la France libre et a été le premier officier général à la rejoindre à Londres. L’indignité est totale. » Ah moi, donc là, il retweete, il retweete. Bon, ce qui me fait plaisir, c’est qu’il n’a pas dû faire attention : c’est qu’il a retweeté le tweet dans lequel on voyait Marine Le Pen faire le symbole « OK » qui est décrypté par le site Indextrême. Je vais attendre et je vous mets la photo en grand. Voilà. Donc ça, au moins, Muselier a permis de populariser cette photo de Marine Le Pen, pour ceux qui voulaient bien se donner la peine de regarder. Voilà. Alors ça, c’est Renaud Muselier. Donc moi, je me suis mangé pas mal de tweets du même style, avec des gens qui pouvaient éventuellement mettre la carte de leur grand-père, membre des FFI, etc., comme si c'était la question. Évidemment, le respect des résistants, ici, il n’y a aucun problème avec ça. Il n’y a même pas besoin de le dire. Donc j’avais répondu à Renaud Muselier : « Monsieur le Président… » Bah oui, parce qu’il est président de… Rappelle-moi de quoi tu es président, toi ? Président de la région Sud, c’est ça, et même président délégué de Régions de France. Donc : « Monsieur le Président, vous êtes manifestement mal renseigné. Nous avons invité les auteurs du site en question, qui s’expliquent largement. À côté des symboles, il y a des textes. Lisez-les et vous comprendrez où est l’indignité. » Alors… Donc ça, c'était pour rigoler, si je puis dire. Mais, en fait, ça a fait vraiment beaucoup de bruit, au point que Libération, via CheckNews, a consacré un article à l’histoire. Alors moi, j’ai besoin d’un café. J’ai besoin d’un café et je vous reviens dans une minute pour vous lire cet article qui démarre, les gens… Je vous donne juste ça quand même. Hé, hé, hé ! Jour de gloire ! « Mis en ligne discrètement il y a quelques semaines, le site Indextrême a suscité l’intérêt mais aussi la consternation de nombreux internautes de tous bords politiques après sa présentation au grand public par le média Au Poste, qu’anime David Machin sur la plateforme Twitch. » Super. Je vous lis l’article en entier. Je vais me chercher un café, je reviens dans une minute. Je vais vous mettre un petit peu de… Non, il ne faut pas que je fasse comme l’autre jour, mettre une vidéo qui serait trop courte. Allez, je vais mettre le petit best of. Est-ce que vous l’entendez ? Il est en train de faire un carton sur Twitch.
00:49:04Audio
Il y a une cam sur Jessie, peut-être pas sur Robin.
00:49:09David Dufresne
Je vais le répéter pour que ce soit bien clair.
00:49:14Audio
Donc, la droite pense que la police est un outil uniquement de contrôle social et de répression. C’est incroyable !
00:49:22Audio
C’est incroyable, or la police n’a pas à déterminer la façon dont on se réunit, dont on s’en rend compte, dont on est proche ou pas.
00:49:32Audio
Vous le savez bien qu’on peut faire des contrôles d’identité ou ramener des personnes au poste quand il y a des suspensions graves d’une personne qui a commis un délit ou quand…
00:49:40Audio
Alors là je suis déçu, ce n’est pas Bernalicis qui a dit au poste, mais c’est Darmanin.
00:49:46Audio
Le plus simple est celui où vous êtes convoqué au poste pour donner votre identité. Il l’a fait.
00:49:53Audio
Non mais c’est assez marrant de voir que quand ils ont un harceleur dans un ministère, ils disent « tchao, où est-ce qu’on pourrait le foutre ? »
00:50:00David Dufresne
voilà alors chers amis voilà là vous avez typiquement les mauvais esprits de streetpress
00:50:12Audio
L’arme de paix. Attention, BOUM ! J’envoie le truc. Ah ben non, merde, c’est Glaudioman ! Il est vrai que quel que soit le cas… Je sais pas ce que c’est que le train de la hype…
00:50:27David Dufresne
Aidez-moi ! Alors je voudrais remercier infiniment J.C. Qui a donné les premières musiques que vous avez entendues au début du…
00:50:38Audio
Live, les gilets jaunes aujourd’hui c’est presque entre guillemets déjà un peu oublié et moi je voulais pas que ce soit oubliée, c'était pas possible que ce soit oublié, pas ça quoi ! C’est l'équipe d auposte les amis !
00:50:52David Dufresne
Je redis, Jessie, Robin, Olivier.
00:50:59Audio
Et on doit dire que nos idées, elles sont belles en fait. En fait, le projet de société qu’on porte, c’est un beau projet de société.
00:51:03David Dufresne
Là on est bien freestyle.
00:51:07Audio
Alors, il est là ou il s’est recouché celui-là ? Il est attendu en salle d’audience.
00:51:09Audio
J’aimerais savoir si vous pouvez nous donner les chiffres du nombre de policiers et gendarmes suspendus parce qu’ils n’auraient pas le pass sanitaire. J’ai aimerai avoir ce chiffre s’il vous plait, puisque quand on va au poste de police, ça peut être bien d'être soi-même protégé. C’est un service public qui fonctionne 24 24. Les devoirs valent avant les droits.
00:51:31Audio
C’est une visio un peu plus sophistiquée quoi, c’est fou !
00:51:34David Dufresne
C’est ça, un tout petit peu plus… Si tu savais les écrans, enfin bref. Oui, on a vu Euryale qui était en direct.
00:51:42Audio
Ceci est un contrôle de police, bonjour. Pour, contre, adopter, merci. Madame Ménard, le 110.
00:51:50Audio
Alors, t’as le champagne au frais ?
00:51:52David Dufresne
C’est du café ou du thé ? Ah, le champagne au frais ! Ah, quelle histoire, ça, encore ! Voilà, le café est là ! Merci, Tournesol, pour ton abonnement à Au Poste. Merci beaucoup. On en a besoin. Merci, merci, merci Team Tix, peut-être qu’il aurait fallu mettre une distinction entre les symboles nativement d’extrême droite et les autres symboles qui ont été appropriés par l’extrême droite. Et enfin, le degré. Je pense aussi, en fait. Quand je vois les réactions, je pense aussi. Mais là, ce que je vous propose, c’est de vous lire l’article de Libération consacré à Indextrême. Ensuite, je vais vous annoncer les invités. Il y a notamment une émission qui est prévue en public le 17 janvier à Paris. Et ensuite, on regarde la boutique. Est-ce que ça vous convient comme programme ? Alors, j’enlève ça, j’enlève ça. Je vais faire le petit tweet qu’il faut faire dans ces cas-là.
00:53:47David Dufresne
Alors, je fais le petit tweet, j’enlève le titre et voilà, on est bon. Hop, c’est parti. Voilà, c’est parti ! Alors ? Il est où, le papier ? Il est là, il est là. CheckNews. « Pourquoi les croix de Lorraine ou d’Occitanie sont répertoriées parmi les symboles utilisés par l’extrême droite sur le site Indextreme ? » De nombreux internautes se sont indignés en découvrant la présence de certains symboles sur ce nouveau site qui répertorie 80 signes utilisés et détournés par l’extrême droite en France. Jacques Pezet, journaliste de la rubrique CheckNews. Jacques, d’ailleurs, qui, je crois, après l’abonnement Twitch… Jacques fut parmi les premiers journalistes à répertorier les blessés gilets jaunes, les mutilés gilets jaunes. Voilà, je tiens à le rappeler, c'était CheckNews qui était en pointe, plus que la rédaction de Libération. Tout ça, c’est Libé, mais ça ne travaille pas exactement de la même manière. Jacques Pezet, publié le 6 janvier 2023 à 6 h 55. « Mis en ligne discrètement il y a quelques semaines, le site Indextrême a suscité l’intérêt mais aussi la consternation de nombreux internautes de tous bords politiques après sa présentation au grand public par le média Au Poste, qu’anime David Machin sur la plateforme Twitch. » Ce projet, qui propose d’observer, répertorier et faire connaître les symboles graphiques réappropriés par l’extrême droite en France, a reçu un accueil mitigé. En cause : parmi les 80 symboles rangés en 12 catégories, les internautes ont découvert des images qui leur sont chères ou qu’ils ont du mal à cataloguer comme étant d’extrême droite. Ainsi, aux côtés de la croix gammée, on trouve par exemple la croix de Lorraine, d’habitude associée à la Résistance, l'étoile de David, liée au judaïsme, ou encore la croix occitane, qui renvoie à la région du Sud-ouest de la France. Cette classification peu commune n’a pas échappé au site Fdesouche, qui a souligné dans un article que « le site antifa Indextrême classe la croix de Lorraine parmi les symboles d’extrême droite ». Une consternation partagée au niveau politique par le président de la région Sud, Renaud Muselier. Je vous ai lu son tweet tout à l’heure. Pour qui « mettre sur le même plan la croix de Lorraine et la svastika est une manipulation insupportable de l’histoire ». Joint par CheckNews, le photojournaliste indépendant Ricardo Parreira, qui a coréalisé le site avec le designer Geoffrey Dorne — tous les deux très défavorablement connus de nos services, je le rajoute ! Geoffrey étant l’homme qui fait les emotes d’Au Poste, l’homme des logos d’Au Poste. Voilà, donc Au Poste doit beaucoup à Geoffrey. Le photojournaliste indépendant Ricardo Parreira invite les internautes à consulter la rubrique « À propos » de son projet. Il y est expliqué que le site répertorie les symboles graphiques utilisés ou détournés par l’extrême droite en France. La page souligne qu’il est important de rappeler que l’origine d’un grand nombre de symboles présents sur ce site n’est pas fasciste. « Nous vous invitons à lire leur histoire. Ainsi, pour les symboles qui sont le fruit d’une réappropriation fasciste, nous expliquons leur histoire puis leur utilisation idéologique au profit de systèmes politiques fascistes, autoritaires, nationalistes et totalitaires. » Chaque symbole est accompagné d’une contextualisation qui explique son origine, mais aussi de sources renvoyant à des articles et des photographies démontrant l’utilisation de ces signes par l’extrême droite. Ainsi, la fiche consacrée à la croix de Lorraine Karakir, sur le symbole de l’Occitanie : « Ce qui blesse, c’est que les camarades qui défendent la langue occitane se battent pour déconstruire cette récupération des fafs, mais règne malheureusement un raccourci tenace : Occitan = identitaire. » Oui, il y a la même problématique en Bretagne, où tu as des indépendantistes bretons de gauche, voire très à gauche, et d’autres qui sont des fachos, descendants d’ailleurs de Bretons collaborationnistes. Et donc, effectivement, pour ces gens-là, les copains de gauche, ce n’est pas évident, c’est sûr. Écoutez bien ce que dit l’article, lisez bien ce que dit le site. Le site ne dit pas : « L’occitane, c’est un truc de fafs. » Ce n’est justement pas ce qu’il dit. Après… Bon, je continue. Ben oui, oui, oui, je pense que la plupart des mouvements régionalistes ont une part de récupération par les fachos. Chaque symbole est accompagné d’une contextualisation qui explique son origine, mais aussi de sources renvoyant à des articles et des photographies démontrant l’utilisation de ces signes par l’extrême droite. Ainsi, dans la fiche consacrée à la croix de Lorraine, Indextrême rappelle qu’elle est associée à la Résistance et plus spécialement au gaullisme, avant de noter que, cependant, elle est détournée par l’extrême droite et est repérée dans de nombreuses manifestations d’extrême droite. « Elle est ainsi arborée constamment par les membres du Rassemblement national. En 2021, dans le Doubs, une mosquée et deux centres turcs ont été tagués avec des croix de Lorraine. » C’est à la fois risible et terrifiant parce que, rappelez-vous, Jean-Marie Le Pen, plus jeune député de la Ve République au tout début des années 1960, est un partisan de l’Algérie française. Il est contre De Gaulle et il va bâtir toute sa carrière politique contre De Gaulle. Mais aujourd’hui, ses descendants utilisent la croix de Lorraine. Bon, très bien. « On ne classe pas la croix de Lorraine ou d’Occitanie comme étant d’extrême droite », espère clarifier Ricardo Parreira. « Les gens qui disent ça font un raccourci. Il s’agit d’un amalgame entre les symboles utilisés par l’extrême droite et les symboles d’extrême droite. » Une des principales critiques formulées à propos du site est de ranger tous ces symboles sur un même plan, sans leur accorder un degré de popularité au sein de l’extrême droite. Ricardo Parreira semble peu réceptif à cette remarque. « À partir de quel nombre de personnes peut-on dire qu’un symbole est d’extrême droite ? », demande-t-il. « Lors de l’affaire Lola, un drapeau de l’apartheid a été brandi par une personne lors d’une manifestation organisée par l’extrême droite. Ça a été montré par BFM. Ça fait un seul cas. À partir du moment où il y a une utilisation dans l’espace public, c’est notre devoir de dire que ce symbole est en train d'être récupéré par l’extrême droite », explique le cofondateur, qui estime que ce n’est pas la faute d' Indextrême si ce symbole est récupéré. Est-ce que Jacques Pezet est dans le tchat, l’auteur de l’article ? Donc, suite à un thread de Ricardo Parreira, que je peux vous montrer… Où est-ce que c'était ? Où est-ce que c'était ? Il en a fait plusieurs, il en a fait plusieurs. Là, oui, il y a cette infographie qu’il va falloir que je vous montre tout à l’heure. Bon, je reprends la lecture. Donc, Ricardo, quelques heures après son passage à Au Poste, avait fait un thread de clarification parce qu’il voyait bien que ça montait. Libération en donne ici un extrait. Ricardo Parreira déplore l’indignation des internautes : « Cette logique n’est pas correcte. Civitas utilise le symbole du Sacré-Cœur depuis longtemps. Est-ce que les catholiques étaient gênés ? Mais dès que l’on le met en valeur sur notre site, ils ne peuvent pas l’accepter. » C’est pareil avec les symboles de Paris qui apparaissent sur le logo des Zouaves. C'était à la mairie de Paris et à la Société de Saint-Vincent-de-Paul de dénoncer cette récupération à des fins idéologiques. Et c’est vrai. Et c’est vrai que, dans la polémique qui a suivi leur venue à Au Poste, il y a eu, de mon point de vue, une confusion entre les messagers qu’ils sont et le message en lui-même. S’il considère que le travail réalisé est solide puisqu’il est journalistiquement sourcé, Ricardo Parreira se dit réceptif aux messages polis que peuvent lui envoyer certains internautes et qui peuvent l’amener à modifier certaines descriptions du site pour y apporter des clarifications, comme sur le contexte régional d’un symbole. Le photojournaliste invite également les internautes à découvrir une infographie présente sur son site qui permet de voir à quel moment, depuis les années 1940, certains symboles, remontant parfois jusqu'à l’Antiquité, ont pu être utilisés par l’extrême droite. Ainsi, on peut observer les phases d’appropriation de certains signes, jusqu’alors ignorés par ces groupuscules. Donc ça, c’est l’infographie qu’on avait regardée l’autre jour. Je vous la remontre rapidement : l’origine historique des symboles et leur récupération à partir des années 1940 jusqu'à nos jours. Une carte infographique qui est extrêmement intéressante, sur laquelle justement on peut aller cliquer sur les symboles. Donc, par exemple, à partir des années 1970, la croix de Lorraine apparaît déjà dans certains groupuscules fachos. Voilà, c’est une infographie de Geoffrey et de Ricardo. Et alors, ils en ont mis une nouvelle qui est ici. Je vais essayer de voir si je peux la retrouver sur le site. Je crois que c'était dans « À propos ». C’est la nouvelle, elle est très bien faite également. Est-ce qu’elle est ici ? Voilà, elle devrait être là. Voilà ! « Infographie des symboles nazis ». « Le projet Indextrême a pour objectif d’observer, de répertorier et de faire connaître les symboles graphiques réappropriés par l’extrême droite. » Et là, vous avez tous les symboles nazis, avec, pour chacun, à partir de quand, par qui, les symboles de tradition germanique, les symboles nordiques et saxons, les symboles militaires, les signes du culte hitlérien, les symboles antisémites, etc., etc., jusqu'à ce qu’on se retrouve ici. Voilà. Tout ça, c’est sur Indextrême. Oui, sur celle-là, il n’y a pas de lien, en effet. Je pense qu’il faudrait leur donner un petit coup de main, aux copains, pour qu’ils puissent mettre ces cartes de manière peut-être plus simple d’usage qu’un PDF. Alors, je lis le tchat. Alors, Sorcière dit : « Membre d’une association de défense d’un monument historique, nous sommes vigilants car l’Action française est très friande de ce genre d’actions. » Alors, il y a des discussions. Ça Trappe qui dit : « Salut David. À Marseille, les régionalistes sont les plus à gauche, ou presque… » Je ne vois pas de palier politique, je ne vois pas ce que ça veut dire. Anormales Formes écrit : « C’est justement parce que ça leur donne le couvert de l’ambiguïté que l’extrême droite récupère ces symboles. Voir si on utilise un symbole répertorié ne dispense pas de faire une analyse du discours pour voir si c’est effectivement des fafs. » Alors, justement, c’est ce que je voulais un petit peu dire. Je me souviens très bien que, dans l’entretien avec Ricardo et Geoffrey, puisque dans le tchat même, entre camarades, il y avait quand même des réserves qui étaient émises, il y a eu des discussions. « J’ai le bonjour d’un Québécois que tu connais, qui a sonné chez moi à l’instant. » Ah bon ? Ah oui ! Bonjour ! Je le vois très bien. Bonjour à toi, bonjour à toi. Qu’est-ce que je disais ? Oui, dans l’entretien avec Ricardo et Geoffrey, je ne sais pas si vous vous souvenez, parce que comme la discussion montait pas mal autour de ça, sur le fait qu’il n’y ait pas forcément de nuances, on en était arrivé à une conclusion très rapide, qui mériterait évidemment d'être étayée : que le site, finalement, manipule deux choses qui sont volcaniques, l’extrême droite et les symboles. Et donc, évidemment, il y a des réactions épidermiques. Tout le monde a une réaction épidermique par rapport à ça. Il y a une gêne, et je trouve que cette gêne est à analyser. La gêne qu’on peut avoir les uns et les autres quand on se dit : pourquoi ce symbole-là, ça ne me fait rien qu’il soit récupéré, ou pas grand-chose, mais celui-là, oui ? Et, par ailleurs, je me souviens aussi de Ricardo expliquant pourquoi ils avaient opté pour des textes courts, en disant et ça m’avait un peu choqué, mais la polémique lui donna absolument raison : « Si on fait des textes longs, personne ne va les lire. Déjà les textes courts, on n’est pas sûrs… » En substance, c'était ce qu’il avait dit. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Et c’est exactement ce qui s’est passé. C’est-à-dire que les gens ont copié-collé des icônes, des avatars, des symboles, des sigles, des acronymes, mais sans jamais aller lire les textes. C’est Muselier, par exemple, qui tombe dans le panneau, absolument, sans aller lire les textes. Et par ailleurs, il y a ensuite une énorme difficulté. C’est-à-dire que les… J’enlève la croix gammée, ça commence à être lourd dingue. Je remets ça. Tu me diras, ça, c’est quoi ? Bon, c'était la croix de Lorraine. CheckNews, voilà. Qu’est-ce que je disais ? Je ne sais plus. Je ne sais plus ce que je faisais. Un petit peu de café, ça va revenir. « Alemania » est écrit « Alemania », bon… En tout cas, voilà. Ça, je trouve que c’est quelque chose de vraiment intéressant. J’ai envie de proposer à Geoffrey et à Ricardo de revenir dans un mois ou deux pour voir comment ils ont éventuellement modifié leur site, ce que ça a donné, etc. J’ai trouvé la polémique très rude à leur endroit. Je trouve qu’ils ont bossé comme des dingues, de manière bénévole. Tout est documenté, sourcé et, d’ailleurs, ils ne sont pas repris là-dessus. Ils peuvent répondre, se défendre et c’est vraiment super, quoi. Après, peut-être que, graphiquement, il y aura des choses à faire. Voilà. Paraissent intellectuels… Les textes sont très clairs : récupération des symboles par l’extrême droite. Bonjour Donio, bonjour ! Ah voilà, Bruno. Bruno : « Plus que la présence de tel ou tel symbole, je pense que le souci demeure dans la présentation. Tout mettre visuellement au même niveau a du sens, ça veut dire quelque chose. » Tu veux dire par là que ce n’est pas innocent. Et là, je te donne le point. Je te donne le point. Je pense qu’en effet, il devrait y avoir un distinguo effectué entre ce qui est clairement facho et ce qui est en train d'être récupéré, etc., etc. Voilà. Je ne sais pas, je n’ai pas de nouvelles de Geoffrey ni de Ricardo quant à savoir s’ils réfléchissent à ça. Mais en tout cas, Bruno, merci d'être… Puisque tu t'étais annoncé « Occitani antifascista ». Je peux dire où tu travailles ? Parce que ça a du sens. Ça a du sens que ce soit toi qui dises ça. Bon, j’attends de voir si tu es d’accord. Donc, je ne sais pas si tu étais là depuis longtemps, mais j’ai lu le papier que Libération a consacré justement aux réserves émises par des gens de gauche comme par des gens de droite sur Indextrême. Qu’est-ce qu’il nous reste, les amis ? Qu’est-ce qu’il nous reste ? Alors, il nous reste plusieurs petites choses : les invités à venir. Il y en a des supers, il y en a des supers. Je vais vous passer la petite bande-annonce du festival. Je vous passe la bande-annonce maintenant du festival La Grande Révolte, dont Au Poste est partenaire. Vous avez le son ou pas ?
01:13:57Audio
C’est de la merde politique !
01:14:07Audio
Transparency for the powerful and goodness for the powerless.
01:14:30Audio
Il s’adapte toujours aux nouvelles législations, toujours.
01:15:17David Dufresne
Pardon, pardon, excusez-moi, j’avais le micro coupé. Donc je disais : Valentine Oberti et Mélanie Simon-Franza étaient à Au Poste il y a quelques jours pour présenter ce festival de cinéma, qui a lieu dans quelques jours à Paris, du 12 au 15. Et je ne sais pas si vous étiez là, mais si vous n'étiez pas là, je vais vous mettre un court clip qui vous donne le mot de passe magique si vous êtes sur Paris. Si vous voulez aller voir ce festival, regardez bien. Regardez bien, écoutez bien le mot de passe pour avoir des places à 5 euros au lieu de 8,50 euros. Attention, le mot de passe, il est là, le sésame. Donc, on rappelle le mot de passe : « Amis du café et de la police », « Amis de la police et du café », « Amis de la police et de la police », « Amis du café et du café ». Ces quatre-là sont possibles. Les autres, nous, on fait très, très attention. Je le répète : « Amis du poli et de la police et de la café. » Voilà. Et donc, si vous dites ce mot de passe, eh bien, vous avez la place à 5 euros au lieu de 8,50 euros.
01:16:32Audio
C’est ça,
01:16:33David Dufresne
Voilà. Donc voilà. On est cons, vous avez le mot de passe. Voilà. Et si vous voulez, je peux vous remettre, je peux vous mettre la bande-annonce de… Comment il s’appelle ? De Guillaume Meurice, avec qui j’aurai le bonheur de présenter la soirée de clôture, le 15, soirée de clôture avec le film Relax, sur l’affaire dite de Tarnac et comment certains des prévenus s'étaient préparés à leur procès, leur procès retentissant de 2018, où ils finiront tous acquittés. Un documentaire qui raconte comment ils s'étaient présentés. Donc ça, ce sera le dimanche 15 janvier au cinéma Saint-André-des-Arts et ce sera la soirée de clôture que nous ferons avec Guillaume Meurice. Est-ce qu’il reste des places pour la soirée de clôture ? Je ne sais pas, je ne sais pas. Je crois que le mieux, c’est d’aller sur le site de réservation. À mon avis, il faut vous dépêcher parce que là, comme il y a M. Meurice, à mon avis, ça va être assez rempli, cette affaire. Donc, je ne sais plus si Euryale, tu as le lien pour les réservations de La Grande Révolte, festival de cinéma, première édition au Saint-André-des-Arts, à Paris, du 12 au 15 janvier, avec des fictions et des documentaires. Guillaume Meurice, pas « Guillaume Meurice », c’est comme vous voulez. Vous voulez Guillaume Meurice ou pas ? Vous ne voulez pas que je me marre ? Alors, tac, tac. Est-ce que j’ai encore au programme ? Bah, la boutique ! C’est la boutique. Je vous mettrai Guillaume Meurice à la fin, vous viendrez avec lui. La boutique d’Au Poste. Ah non, non, non, non… Ah si, allez, la boutique. Alors, où est-ce qu’elle est, la boutique ? Bon sang de bonsoir ! Bon sang de bonsoir, où est-ce qu’elle est, la boutique ? Alors, la boutique elle est ici. OK. La voici, la boutique, avec donc un magnifique logo de Geoffrey. Il m’avait dit : « Qu’est-ce que tu veux comme logo ? » Je lui ai dit : « Je ne sais pas, on peut peut-être faire la silhouette de quelqu’un qui vient de faire un hold-up. » Et il nous a fait ça. Euh voilà, la petite boutique Au Poste. Ah, je vois, Pimiko, que nous n’avons pas bien rangé, il y a encore plein de « non classés », t’as vu ? Ah merde, ça tombe mal. Alors, la petite boutique Au Poste. À quoi ça sert, Au Poste, la boutique ? La boutique, ça sert… Voilà, si vous avez envie de vous faire des cadeaux, si vous avez envie de faire des cadeaux à des copains, à des proches, et que vous avez envie d’aider Au Poste, vous pouvez passer par la boutique. Vous n’avez pas besoin d'être abonné à au Poste. C’est une boutique qui est ouverte à tout le monde. Au début, je l’avais réservée aux abonnés, mais les modos m’ont dit : « C’est quoi, ces conneries ? » Donc, c’est ouvert absolument à tout le monde ! On a rangé… Alors, on a deux sortes d’objets. Il y en a un unique au monde, c’est celui fait par Émile Cheval : le fameux pot hors norme d'Émile Cheval. Mais il est en rupture de stock. Donc je ne sais pas s’il y en a au four, mais en tout cas, ce sont des choses qui sont faites à la main, avec cœur, au cœur de la Drôme, par Émile Cheval. Malheureusement, en ce moment, il n’y en a pas. Le reste, tout le reste, est fabriqué par les gens de T-Pop, qui nous ont été conseillés par différentes personnes, notamment par les copains de Framasoft. Donc, a priori, l’avantage, c’est quoi ? L’immense avantage, c’est qu’ils impriment tout et qu’ils expédient tout depuis la France. Alors, je crois que c’est depuis le Sud-Ouest. Donc on est en circuit court. Là où l’autre boutique qu’on avait avant, la boutique Qwertee… Quelle ne fut pas ma consternation quand je me suis rendu compte que les tee-shirts étaient fabriqués, transportés depuis le Mexique, le Bangladesh ou je ne sais où. Donc ça, ce n’est quand même pas possible. Ce sont donc des produits — puisqu’il faut le dire comme ça qui sont bio, la plupart du temps. Il y a un descriptif à chaque fois. Tout est expédié en circuit court. Donc on fait au mieux pour être le plus raisonnables possible. Et certains produits sont même fabriqués en France. Voilà, c'était juste pour vous redire ça. Voilà, des heures sup' pour la cheffe de rayon. Absolument, voilà. Alors, ne regardez pas les « non classés », normalement ça ne devrait pas apparaître. Alors, nous avons trois catégories, trois rayonnages. Nous avons la catégorie « Propagande ». Tiens, je commence par ça, avec des autocollants. Des autocollants magnifiques, Geoffrey Dorne à la manœuvre. Vous pouvez les acheter à l’unité, par cinq et même, pour certains, par vingt exemplaires. Ça, ce sont les autocollants. Il y a aussi les sacs. Putain, qu’est-ce qu’on ne ferait pas… Hier, je racontais à un copain qui n’aime pas le foot : « Tu sais, au Red Star, les supporters ont un chant. Est-ce que vous connaissez le chant des supporters par rapport au salaire ? Je vous le donne : "Arbitre ou militaire, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour un salaire ?" » Ah ! Une housse de coussin s’est glissée dans les sacs. Aïe, aïe, aïe ! On a fait des conneries. On a fait des conneries, il faut qu’on corrige ça. Donc voilà, vous avez des sacs. Effectivement, la housse n’aurait pas dû être là avec le cocktail Molotov, avec « Police on My Back », etc. Donc, évidemment, dites-vous bien qu'à chaque fois que vous achetez, il y a un pourcentage qui revient à Au Poste. C’est de l’ordre de 35 % du prix, à peu près. 35 %, oui, c’est ça. Donc ça, c’est le rayon « Propagande ». Vous avez le rayon « Art de vivre et de résister », dans lequel vous trouverez de quoi aller en manifestation. Vous avez des gourdes : « Surveillance », « Police on My Back », « La pêche et les cons 2 », « La pêche et les cons 1 » et « Molotov ». Voilà. Alors, il y a déjà des gens qui ont passé des commandes. Vous devriez recevoir… Enfin, il y a déjà plusieurs colis qui sont partis et qui devraient arriver en début de semaine. N’hésitez pas à laisser un avis sur les articles que vous avez commandés, si vous les trouvez chouettes, etc. Vous pouvez les noter. Enfin bon, vous connaissez le bazar. Donc attends, je suis où, là ? Je suis dans les gourdes. Voilà, ça, c’est les gourdes. Ensuite, il y a les tasses. Donc justement, à propos d’avis… Non mais attendez, je vais faire rougir Émile Cheval. Elle est là, la tasse d'Émile Cheval. Regardez les avis. Tokonji : « Voici votre nouvelle tasse préférée Au Poste. Jolie comme tout, chouette prise en main et hyper bien protégée pour l’envoi. Un grand merci à Axel pour son travail et sa contribution à la commu. » Pimiko : « Une très belle tasse à offrir ou à s’offrir. Super grande, faite main avec soin et amour, pour les adeptes du café allongé et des triples cafés. Très bien pour le chocolat chaud et le thé aussi. » Alors ça, c’est interdit, Pas Zapa ! Je kiffe cette tasse, c’est ergonomique en plus. Malins, les petits renforts pour les doigts. Seul point négatif : je vais devoir me débarrasser de ma tasse habituelle. Merci Axel. Olivier : « Super tasse hors normes, livrée quand il fallait, utilisée dans la foulée. Merci Axel et merci Au Poste. » Jibus : « Super pot Au Poste. Un grand merci à Axelle. » C’est génial. Alors, je retourne dans la boutique. Et enfin, la « Street Credibility ». C’est n’importe quoi ! Alors, nous avons des tee-shirts. On en a fabriqué un paquet. Des tee-shirts homme, femme… Allez, je vous montre ceux-là. Donc, il y a aussi des manches courtes, des manches longues, des coupes larges, moins larges, etc. Et puis, quand vous cliquez, certains existent en différents coloris. Tatati, tatata. Voilà. Donc ça, c’est pour les hommes comme pour les femmes. On a la même chose avec les sweats. On a la même chose avec les débardeurs. Et enfin, à la demande — je dis bien à la demande, et sous la pression de certains modos, dont je tairai le nom — il y a même de la layette. Voilà : des bodies, des bavoirs. Des bodies, des bavoirs, voilà. Merci beaucoup. Je tairai le nom de ceux qui m’ont forcé à mettre ça. Merci Doc, merci beaucoup. « Rien pour les cyclistes ? Il faut dé-binariser les tee-shirts. » Alors en fait, je vous dis le truc : ce qui est super pour nous, c’est que, évidemment, d’abord ça fait un petit peu de rigolade, ensuite ça fait de la pub et, enfin, ça fait un peu de pognon. Mais en fait, ce que vous devez savoir, c’est que soit les tasses alors ça, c’est très important, pour l’instant ce n’est pas faisable puisqu’elles sont en rupture de stock soit les pots d’Axelle sont envoyés par Axelle, soit tout le reste est géré directement par le fabricant. Ce qui fait que, pour nous, ça ne représente pas forcément un surcroît de travail, sauf pour ce qui est du site. Mais pour le reste, c’est plus ou moins automatisé. Donc, c’est quand même assez cool. Si vous faites des commandes, quand vous recevez les objets, si vous ne les trouvez pas bien, il faut nous le dire. On arrêtera de les vendre. Si vous les trouvez chouettes, allez-y, n’hésitez pas à les noter. C’est la boutique Au Poste. C’est une autre manière d’aider le site à exister, sachant que la manière la plus intéressante et la plus importante pour nous, c’est évidemment l’abonnement. Sans abonnement à auposte.fr, il n’y a plus d’Au Poste. Les choses sont très claires. Et c’est en train de monter. Tous les jours, il y a des abonnements, donc ça, c’est génial. Merci à tous ceux qui s’abonnent. Vous pouvez vous abonner pour 3 euros par mois, c’est le premier prix, sachant que le premier mois est à 1 euro. Vous pouvez faire des abonnements de solidarité, de soutien. Vous pouvez prendre des abonnements récurrents, vous pouvez faire des abonnements à durée fixe, vous pouvez aussi offrir des abonnements. Je rappelle que, quand vous êtes abonné à Au Poste… Ah, il y a un raid, là, j’ai l’impression. Bonjour le raid, bonjour le raid ! Qui vient ici ? Ah, c’est Lex. Lex Calvin, bonjour à toi, merci beaucoup, merci. Merci à vous tous. On était en train de terminer la revue de presse du dimanche, le stream du dimanche. Merci à tous, soyez les bienvenus à Au Poste. Et là, j'étais en train de raconter le site que nous avons monté au mois de novembre afin de nous émanciper au maximum, de faire en sorte qu’on soit le plus indépendant possible des plateformes. Et donc, j'étais en train d’expliquer qu’il vaut mieux s’abonner à auposte.fr, où la seule commission, ce sont les frais bancaires, soit 1,5 %, là où Twitch prend 50 %, comme vous le savez, puisque Jeff Bezos a besoin d’argent pour sa navette spatiale. Et merci beaucoup pour le raid, Lex. Je crois que tu étais venu sur le site et que ça ne marchait pas. Il me semble que c'était un souci avec un bloqueur de publicité. Je crois que c’est Privacy Badger qui bloque les vidéos, mais normalement, ça marche du feu de Dieu. Ça marche du feu de Dieu ! Donc voilà, j'étais en train de faire la retape pour le site, pour nous aider. Le plus simple, c’est l’abonnement. J’ai fait une petite démonstration. Je la remontrerai rapidement, de la boutique d’Au Poste. Les pots, les gourdes, les tasses. Et même maintenant les coussins. Si vous voulez dormir avec un cocktail Molotov ou dormir avec le slogan d’Au Poste, « Ici, on n’est pas chez les cons », vous pouvez le faire. Et enfin, pour nous aider, il y a une autre possibilité : ce sont les dons à Au Poste, qui sont défiscalisés grâce à la plateforme J’aime l’info, puisque Au Poste est aujourd’hui reconnu comme service de presse en ligne. C’est-à-dire que c’est devenu un média à part entière. Voilà, merci à vous tous. Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre ? Ah, c’est peut-être Hublot. On est en train de régler ça, quoi. Voilà. Et donc, le plus important, c’est l’abonnement. Et l’abonnement donne une chose simple : toutes les émissions d’Au Poste se retrouvent sur le site quelques minutes après le live. Et donc, quand vous êtes abonné sur auposte.fr, pendant un mois, vous avez les rediffusions qui sont disponibles. Au bout d’un mois, toutes les rediffusions sont libérées et sont offertes à tout le monde. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les abonnés d’Au Poste permettent à tout le monde d’accéder à la production de l'émission. Le live est évidemment ouvert à tous, il est sur Twitch. Ensuite, pendant un mois, si vous êtes abonné sur Twitch, vous avez la rediffusion. Si vous êtes abonné à auposte.fr, vous avez également la rediffusion pendant un mois. Puis elles basculent automatiquement en accès libre. Et si vous voulez savoir — et après je parlerai des invités à venir quels sont nos invités, tous les invités dont la vidéo se retrouve aujourd’hui sur auposte.fr, la liste est ici. Vous voyez qu’elle commence à grossir : Clémentine Autain, Arthur Carpentier, Victor Castanet, je vous donne des noms, Edwy Plenel, Raphaël Kempf, Yannick Kergoat… Voilà, on répertorie au fur et à mesure tous, tous, tous nos invités. Voilà : Usul, Léo Walter, le tombeur de Castaner, Gilles Perret, le cinéaste, Ricardo Parreira, dont on parlait à l’instant, celui qui est derrière le site Indextrême, qui était venu nous en parler, Ovidie, Ostpolitik… Voilà, vous pouvez retrouver à chaque fois toutes les vidéos et tout ce travail immense qu’on fournit. On peut le fournir parce qu’il y a des abonnés. Donc merci infiniment à vous tous, les abonnés actuels et à venir. Alors, annonce des invités. Demain matin, Guy Birenbaum viendra pour son roman La Nostalgie tonitruante. « Toutes les histoires sont vraies. » Son premier roman. Le féroce Guy Birenbaum traverse les époques comme d’autres chérissent la nostalgie. La sienne est tonitruante, tantôt sombre, tantôt légère. Redouté éditeur, chroniqueur à la dent dure, homme de courses et de courts de tennis, l’ami Guy sait raconter des histoires comme personne. Le voici convoqué à AuPoste. D’ailleurs, son éditeur s’appelle Les Éditions Braquage. Si ce n’est pas un signe ! Guy sera donc avec nous demain, à 9 heures. Et je suis en train de terminer son bouquin. C’est con, je ne l’ai pas là. Je suis en train de terminer son bouquin, qui est vraiment super bien, qui mêle à la fois l’enfance, sa vie bourgeoise et ses rencontres improbables. C’est aussi la difficulté à exercer le métier d'éditorialiste ou de journaliste, ou même plus exactement l’impossibilité aujourd’hui, selon lui. Donc, on parlera de tout ça avec Guy, que j’ai connu dans une autre vie, quand il était éditeur et qu’il voulait me faire travailler sur une sombre histoire dont je parlerai demain. C’est là, c’est Guy. C’est demain à 9 heures, soyez là. Mardi : Twitch à la française, combien de divisions ? Avec Nicolas Bouchaïb. Alors, je ne sais pas pourquoi les vignettes s’affichent en petit, là. Normalement, c’est censé être en grand. Nicolas Bouchaïb cartographie les réseaux Twitch en premier lieu, mais aussi YouTube, Twitter et quelques pages web. Ses outils extraient, traitent, modélisent et analysent les données produites par les utilisateurs sur Internet. Son but : mettre en image les phénomènes communautaires en ligne pour mieux les cerner. Il y a quelques jours, Nicolas repérait Au Poste et dressait un bilan du stream politique en France. On prend mardi matin le café avec lui. Si vous voulez retrouver l’article, il est ici. L’article de Nicolas. Et donc, je me suis dit : tiens, ce serait intéressant de l’inviter. Nicolas cartographie le stream français, tout le stream, pas seulement le stream politique, pas seulement le stream de gauche, mais tout le stream. Et il a repéré qu’il commençait à y avoir quand même une effervescence autour d’un stream qui sort du jeu vidéo. Donc, on parlera de tout ça avec lui. Il sera là mardi à 9 heures. Je reprends la liste des convocations. Lundi 16 : Aux origines de la pop culture, avec Loïc Artiaga et Mathieu Letourneau. Policiers, science-fiction, érotisme dans les années 1950, les Presses de la Cité et Fleuve Noir vont façonner une nouvelle culture de masse. Pas encore pop, mais déjà largement populaire. Derrière le Maigret de Simenon ou le Bérurier de Frédéric Dard, c’est toute une folle industrie sous-culturelle qui s'ébranle. Elle va tenir quarante ans. On prend le café avec Loïc Artiaga et Mathieu Letourneau, auteurs d’une truculente histoire intitulée Aux origines de la pop culture, à La Découverte. Ça, c’est le 16. Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner à notre agenda. C’est ici. Vous pouvez vous abonner au calendrier et, comme ça, vous avez tous les lives qui apparaissent dans votre agenda Google, Apple, Linux, tout ce que vous voulez, ainsi de suite. Le 17 janvier, là, on a besoin de vous, les amis. C’est notre deuxième émission publique que nous allons faire avec Hélène Devynck et Anouk Aubert : Violences sexuelles : quand l’impunité prime, avec Hélène Devynck et Anouk Aubert. Au Poste spécial en public. Ça se passe donc au Lieu-dit, chez nos camarades du Lieu-dit, rue Sorbier, à Ménilmontant. C’est, comment dirais-je, un haut lieu de la résistance parisienne. C’est un restaurant qui nous ouvre ses portes. D’ailleurs, c’est là qu’Aude Lancelin faisait ses premiers enregistrements. Et nous, on le fait en direct, sur scène. L’idée, c’est de venir vers 18 h, 18 h 15. L'émission va démarrer à 18 h 30. Je vais vous lire l’invitation. On finit à 20 h et puis après, ceux qui veulent peuvent grignoter, manger un morceau, boire un coup et on discute comme ça, on refait le monde. On va essayer de faire une émission par mois comme ça. Là aussi, ça réclame du matériel, ça réclame de la préparation, etc. Ça ne tombe pas du ciel, ce genre de bricoles. La descente d’Au Poste à Ménilmontant. Il y a les agressions, les faits prescrits, les classements sans suite, la parole que la justice feint souvent d'écouter. Et il y a Patrick Poivre d’Arvor, la puissance des intouchables, un système qui se met en place dans l’impunité. Impunité, c’est le titre. Hélène Devynck, journaliste et scénariste, raconte comment elle et d’autres victimes sont parvenues à fracasser le mur du silence, comment leurs solitudes éparpillées se sont faites bloc. Pour cet Au Poste en public, chez nos copains du Lieu-dit, au lieu des palabres de Ménilmontant, Hélène sera accompagnée d’Anouk Aubert, libraire à Nice. Il y a un mois, alors que Darmanin était en ville, la devanture des Parleuses c’est le nom de la librairie fraîchement décorée par les colleuses (« Qui sèment l’impunité récoltent la colère », « Victimes, on vous croit », « Violeurs, on vous voit », « Sophie, on te croit ») s’est vue recouverte de bâches noires. La suite, c’est Hélène qui la raconte dans Libération : « Au petit matin, ces hommes sombres et pas commodes sont arrivés pour arracher les collages. Leur humeur s’est encore assombrie quand ils ont compris que les slogans étaient collés à l’extérieur mais aussi à l’intérieur de la vitrine. Qu'à cela ne tienne, ils ont appelé des renforts et du matériel. Sur les images, on les voit lutter contre le vent et la pluie pour plaquer sur la boutique des panneaux bricolés sur place, recouverts de feutre noir, deux fois plus grands qu’eux. Je ne sais pas s’ils étaient des employés de la métropole ou des policiers, ou un mélange des deux. Quand on leur a demandé ce qui les autorisait à censurer une librairie, ils ont dit qu’ils obéissaient aux ordres. » Je vais vous montrer les photos dans quelques instants. Hélène Devynck, qui est journaliste et scénariste, a travaillé pendant plus de vingt ans au sein du groupe TF1. De 1991 à 1993, elle a été l’assistante de Patrick Poivre d’Arvor. Impunité est son premier livre. J’en ai lu, pour l’instant, le premier tiers. Évidemment, j’aurai tout lu le jour de l’invitation. Et c’est très puissant, très, très puissant. Après le débat, on restera sur place pour boire un coup et grignoter. Venez nombreuses, venez nombreux. Je vous montre les photos de la librairie en question. C'était il y a quelques jours. Voici la librairie avec le collage des colleuses et, quelques instants plus tard, la vitrine recouverte par des bâches noires. On parlera de tout ça. Merci, Aonim. Voilà. Donc Anouk sera là. Peut-être même que l’avocate d’Hélène Devynck sera aussi avec nous. Donc débat. Alors, je ne savais pas s’il fallait le faire en public ou pas. Et j’ai eu Hélène Devynck au téléphone, qui m’a dit qu’elle n’avait aucun problème pour parler de ce genre de choses en public, dès lors que ça touche à l’intime, etc. Donc ce sera notre deuxième émission. C’est gratuit, vous venez. Venez vers 18 h, 18 h 15. On démarrera à 18 h 30. Ce sera le 17 janvier. Alors, je regarde ce que j’ai en magasin. Là, c’est bon. Là, c’est bon. Et il me semble qu’il y a d’autres invités. Oui, c’est ça, bien sûr, voilà. Je ne sais pas si tu regardes, mais si tu regardes… Regarde, c’est étrange, le comportement, là. C’est sûrement… Sur mon Firefox, ici, regarde. Là, la vignette, tu as vu, s’est rétrécie. C’est bizarre. Défaire l’imaginaire de la Silicon Valley, avec Anthony Galluzzo. Ça, ce sera le 30 janvier. Musk et Bezos aujourd’hui, Jobs et Bill Gates hier, Edison et Carnegie un siècle plus tôt : autant de noms à éplucher, de « miracles » à questionner tant ils encombrent nos imaginaires et nous empêchent de saisir la dimension fondamentalement systémique, méritocratique et injuste de l'économie de marché, avec pour symbole ultime la Silicon Valley. Anthony Galluzzo est maître de conférences à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne. Il est affilié au laboratoire de recherche Coactis. Ses travaux portent principalement sur les imaginaires marchands et les cultures de consommation. Il vient à Au Poste pour son nouveau livre, paru à La Découverte : Le Mythe de l’entrepreneur. Ce n’est pas beau, ça ? J’adore cette collection. Voilà. Je te remontre Nicolas pour que tu voies. Ah oui. Hop, attention, tac. Tu as vu ? Hop, elle s’est rétrécie d’un coup. Ce n’est pas très grave, mais voilà. Ah non, si, si, tu vois, il se passe des choses bizarres. Tu vois, la date ici, là, il y a un problème d’affichage. OK, tu as vu ? Super, super, super. Je vous avais promis de vous mettre la vidéo de Guillaume Meurice pour les copains du festival La Grande Révolte.
01:45:06Audio
Bonjour, ou bonsoir, ou débrouillez-vous, parce que ça dépend de quand vous regardez la vidéo, techniquement. Donc ça, je ne peux pas être à votre place et dire : « Ah non, il a dit bonsoir alors qu’il est midi. » Déjà, il est midi, qu’est-ce que vous foutez à regarder une vidéo ? Il faudrait peut-être un petit peu bosser. C’est pour ça que la France se casse la gueule, au bout d’un moment. C’est chiant. Donc vous me faites perdre un temps fou à être obligé de préciser tout ça. Alors que moi, ce que je voulais vous dire, c’est quoi ? C’est que je m’appelle Guillaume Meurice et il y a un téléphone qui sonne parce que je suis full busy en ce moment. Donc là, je prends quelques secondes pour vous faire cette vidéo incroyable, pour vous dire que je suis le parrain, co-parrain, parce qu’il y a plusieurs parrains. On sent bien qu’il y a eu une hésitation et qu’au final, il n’y a pas eu de décision. Parce que c’est ça, la gauche. Je suis donc le co-parrain du festival La Grande Révolte, qui est un festival qui va radicalement changer la donne politique en France. C’est-à-dire que… J’arrive ! C’est Philippe Poutou qui est là. Ouais, comment on fait pour 2027 ? Calme-toi, Philippe ! Il est à fond, il est à fond. C’est sûr, je lui ai fait croire qu’il était à 47 % dans les sondages. Bon. Donc La Grande Révolte. Pourquoi ça va tout changer ? Parce que vous entrez dans le cinéma, vous n'êtes pas trop sûrs de ce que vous pensez, de pourquoi ce système, c’est quand même relativement bien de la merde. Vous regardez les films et vous vous dites : « C’est bon, on y est. Il y a des solutions, il y a des gens qui ont réfléchi à la question. » Il y a… Philippe de Villiers, maintenant ! Putain… Ouais, parce que je bosse pour les deux, mais bon, ce n’est pas le sujet du tout. Donc vous rentrez dans le ciné-gauche et vous ressortez… Voilà. Vous ressortez, on est dans l’action, on n’est plus dans la contemplation à se dire : « Oh mince, qu’est-ce qu’on peut faire pour améliorer les choses ? Allons refaire des merguez. » Non ! On va faire de grandes choses ensemble. Mais il faut que vous veniez au festival La Grande Révolte. Si vous ne venez pas, vous faites le jeu de l’extrême droite. Vous allez me rendre triste. Et ça veut dire que, quelque part, vous soutenez un petit peu Emmanuel Macron. Peut-être sans vous l’avouer. Je vous laisse avec votre conscience. Moi, j’y serai. Alors, quand est-ce que c’est ? Parce que vous êtes là : « Ouais, je vais absolument y aller », mais on ne sait pas. Ça se passe du 12 au 15 janvier 2023, ne commencez pas à chipoter, au cinéma Saint-André-des-Arts, à Paris. Désolé, oui, c’est encore à Paris, tout ça, tout ça, tout ça. Mais bon, à Paris, il n’y a plus tellement de vrais Parisiens. Moi-même, je viens de Haute-Saône. Et vous ne savez pas où c’est. Hop ! Ne tapez pas sur Google… Trop tard. Vous ne savez pas où c’est.
01:47:41David Dufresne
Et voilà les amis, il est temps de se quitter tranquillement. Je vais mettre les crédits, évidemment. Merci aux modos de la paix et aux êtres technos, qui sont toujours là. Olivier, tu regarderas, j’avais fait un petit truc pour toi en début d'émission. Voilà, pour la Bretagne libre. Merci à vous tous d’avoir été là pour ce nouveau stream de messe. Merci infiniment. Merci aux immenses modos : Euryale, Jessie, Robin, Olivier. Merci à toute l'équipe du site auposte.fr, emmenée par les pétaradants Donne-la-Papate, Pimiko, Emeric, Alex et tous les autres. Merci à Axel pour les tasses maison. Bruno pour le néon. Geoffrey pour les logos. Sophie pour les débuts. Théo pour les bruitages. Emmanuel pour la régie son. J.C. Morfoune, Skank et Scorch pour les musiques. Blast, bien sûr, pour le partenariat. Oh, super ! Aujourd’hui, il y a eu pas mal d’abonnés. Merci à vous, les abonnés du jour : Osiris, Martoni57, Tournesol, Minzel, Vali, Juxenchen et Romlechef. Merci beaucoup, ça, ça fait plaisir. Voici maintenant les abonnés de toujours qui apparaissent : les 300 premiers abonnés. Vous êtes un peu plus de 300, donc logiquement, il y en a un peu plus de 300 qui s’affichent. auposte.fr, ça nous met du baume au cœur, vous n’imaginez pas. Ça veut dire qu’on est peut-être en train de transformer l’essai. Donc ça, c’est vraiment génial. Merci, merci à vous tous. Bon dimanche à toi. Et là, évidemment, merci. Merci à toi, merci aux modos, merci Zalo, merci Aonim. Bon dimanche à vous tous. Merci. Super invités en janvier, ça va être exceptionnel. Merci pour les camarades d’Au Poste. Je vous en prie, on diversifie, on diversifie. Si vous voulez encore Au Poste, vous pouvez aller sur Blast, il y a la vidéo de Fabrice Arfi. N’hésitez pas à lâcher les commentaires, les pouces et les conneries, histoire d’affoler les petits robots de YouTube, sur lesquels nous ne sommes plus, puisque aujourd’hui nous hébergeons nos vidéos sur PeerTube, grâce aux copains de PeerTube. Donc c’est super. Merci, merci à toi. Merci à vous tous pour vos mercis. Ça fait du bien à lire. Merci Impérial, merci Labelline. Merci à toi, Veuve Chico. Merci, ça fait longtemps. Merci, monsieur Glaudioman, le roi de tout. Avec Nicolas, il bosse comme des dingues autour du site. On a encore plein de trucs en préparation. On y va pas à pas. Merci d’ailleurs à Zapa. Bonne fin de week-end, Zapa. Et soyez les bienvenus le 17. Il faut qu’il y ait du monde, il faut qu’on soit nombreux, les amis, sinon j’ai l’air de quoi ? Rendez-vous compte ! Attendez, je regarde si j’ai quelques propositions de raid. Ah ouais, lui, je l’aime bien. Ah ouais, lui, je l’aime bien. Ouais, ouais, ouais, ça, c’est cool. Merci, merci Euryale. On va faire un petit raid. Merci aussi, évidemment, aux abonnés Twitch du jour. Je vais retrouver les noms ici : Pimiko, encore elle, merci, Jazer, CSE, bien sûr, Veuve Chyco. Merci à vous tous. J’en ai peut-être raté un ou deux, je suis désolé. J’ai tellement à rattraper. Veuve Chyco, il faut que tu t’abonnes à auposte.fr, si ce n’est déjà fait. C’est là que tu auras toutes les rediffusions sur PeerTube. Il n’y a pas de traceurs, il n’y a pas de traqueurs. Tu es tranquille. Là, c’est bien, c’est là où il faut être. Alors, j’envoie le raid vers quelqu’un qui est en train de sauver le monde, ni plus ni moins. Demain matin, les amis, 9 h, soyez là pour Guy Birenbaum, dont le premier roman est en fait une autobiographie, où il raconte sa vie de chroniqueur, sa vie d'éditeur, etc. Ça vaut vraiment le coup et il n’a pas sa langue dans sa poche. Donc je pense que demain, si vous avez envie d’entendre parler de l'éditocratie, de ce monde des éditorialistes et des chroniqueurs, à mon avis, Guy, ça va donner. Merci beaucoup. Merci encore à tous ceux qui s’abonnent. N’hésitez pas à aller faire un tour sur la boutique d’Au Poste. Et puis, il va falloir qu’on trouve un autre système : que ce ne soit plus moi qui fasse la retape, parce que je n’y arrive pas. Je vous embrasse. Bon dimanche.

Au Poste est mis à la disposition de toutes et tous selon les termes de la licence Creative Commons Attribution : Pas d’Utilisation commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.