Thomas Portes + Marche contre violences d'état + Météo des Luttes + Ici Londres
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Qu’est-ce que je disais ? Alors, oui, on a fait des petits réglages, bon, comme on a eu l’habitude de faire avec ce bon Robin hier soir. Alors, hop hop hop, Mediapart, c’est donc la revue de presse. Ah, je suis paumé. Marine Le Pen lance sa campagne après deux semaines de cacophonie. C’est un article de Mediapart. On en lira un autre tout à l’heure. Donc c'était hier à Hénin-Beaumont où Madame Le Pen, Le Pen fille, n’a pas voulu affronter la foule au prétexte qu’il y avait de la pluie. Une de Mediapart, la une de Libération. En meeting à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen lance une campagne "mariniste" sous les yeux de Jordan Bardella. Visiblement, le Bardella, il faisait un peu la gueule, si j’en crois quelques articles. Et tout à l’heure, dans Ici Londres, notre revue de presse sur l’extrême droite, je vous proposerai la lecture de deux papiers, deux enquêtes passionnantes autour du rififi entre Bardella et Le Pen fille, mais également Le Pen nièce, et oui en deux mots Jordan Bardella apprend ce que c’est que le droit du sang, et tout d’un coup ça lui fait tout drôle. Eh ben oui mon petit bonhomme, il ne fallait pas faire ça, il ne fallait pas jouer à ça. Alors France Info un besoin critique de système de défense anti-aérienne, l’Ukraine s’attend à vivre l’hiver le plus difficile depuis le début de la guerre avec la Russie. Kiev n’a plus les moyens d’intercepter les missiles et drones, visant son système énergétique, de quoi faire craindre des coupures de chauffage et de pénurie de nourriture. Bonjour à vous tous, bonjour à vous toutes, est-ce que tout va bien Euryale ? Si jamais il y a un petit souci, dis-le-moi dans le chat, s’il te plaît. Là, j’avais un petit réglage à faire ici, hop hop hop, voilà, c’est fait. Politis, naufrage meurtrier dans la manche, les passeurs devant la justice. Vous retrouverez plusieurs articles sur cette question, celle de l’immigration. Nous avons perdu la caméra. Ah, la caméra est revenue. Tiens, c’est la question de l’immigration, qui sera d’ailleurs au cœur de deux streams cette semaine. Demain à 19h, Benoît Hamon sera avec nous pour un livre sur l’immigration. On parlera de son association, SINGA Global pour laquelle il écrit ce livre, où il essaie de tordre le cou à toutes les saloperies qui peuvent être répétées ici ou là sur l’immigration. Demain à 19h on parlera aussi peut-être un peu un peu de tambouille politique Et en fin de semaine, Mathilde Larrère, dont c’est le grand retour pour “Du passé Faisons Table Basse”, reviendra sur l’accueil des étrangers depuis 1789 en France. Et là aussi, là aussi il y a de quoi tordre le cou aux clichés. C’est un peu plus tard dans la semaine, bah attend peut-être, attend peut être que je peux le trouver ici, attends bouge pas, hop, hop. Ah non, je ne l’ai pas, je l’avais pas. Bon, on verra ça tout à l’heure.Politis Reporterre derrière l’IA et ses data center, une industrie minière qui ravage la planète. Alors, je dois vous dire qu’en ce moment, il y a une profusion de bouquins sur deux thèmes. L’extrême droite d’un côté. L’IA de l’autre et les techno-fascistes de l’autre et comme on l’avait. Alors là c’est bizarre que ça s'éteigne et que ça se rallume, je ne sais pas ce qui se passe, je sais pas pourquoi. Sachez que c'était involontaire. Je vais vérifier, je vérifie ce qui ce passe. Il n’y a pas de raison. Oui, et donc je vous disais, fidèle à ce qu’on s'était dit toute la fin août, le 31 août pour l'émission de rentrée, on va essayer de développer les débats plutôt que d’inviter un auteur, une autrice, l’un après l’autre. On va essayer parfois de regrouper des invités et ce sera donc le cas sur l’extrême droite dans la semaine avec Sylvain Bourmeau et Catherine Dorion, tous les deux auteurs d’ouvrages sur l’extrême-droite. Et début octobre, nous aurons la fine fleur éditoriale de la critique des IA. Ce sera trois personnes début octobre. J’espère que cette nouvelle façon de faire pour nous, on va essayer d’instaurer un peu plus comme on fait pour Extrêmorama un petit peu plus de débats, de circulation de paroles. J’espère que ça vous plaira. On attend vos retours.
« Est-ce qu’on aura les auteures du livre sur Bolloré ? » me dit Bin Jarou. Écoute, la demande a été faite, la demande a été faite, mais pour l’instant pas de nouvelles. Débat présidentiel, ses bons potes, BFM sur l'écologie, on ne s’attendait à rien, on est quand même déçu, et ils ont lancé un outil qui s’appelle leur vote. Qui est une analyse des votes à l’Assemblée nationale dès 1700 votes menés sur plusieurs mois. Et donc c’est une analyse de ces votes, c'était à lire sur bon pote ! Contre-attaque, contre-attaques à Nantes. Informe écrite, riposte. Fidèle à son habitude d’aller choper sur les réseaux. Par des visuels accrocheurs, d’essayer de combattre le mal par le mal, le graphisme criard par le graphisme criard, mais évidemment du bon côté de la barricade, c’est la une de contre-attaque. StreetPress à Toulon, une candidate LFI victime d’un harcèlement qui s’intensifie depuis huit mois. Lilia Mebarkia, candidate LFI aux sénatoriales dans le Var, est victime d' un harcèlement continu Après des premières menaces et dégradations révélées par Streetpress en mars, la violence est montée d’un cran. En août, c’est à lire dans StreetPress. Hop hop hop ! Lui, arrêt sur image, arrêt sur image. Pigasse, des éditorialistes encore plus nuls que les élèves. Adèle Haenel, censurée, le double standard du service public. Et il y avait aussi Gagné la bataille culturelle, notre émission en direct de la fête de l’humanité. Qui est allé à la fête de l’Huma ? Qui pourrait nous faire des retours sur cette fête de l’Huma ? Nous n’y étions pas cette année, pour différentes raisons. La première c’est qu’il faut qu’on se ménage pour l’année qui arrive et là, cette semaine, on fait six émissions, donc c'était quand même pas mal. Ensuite, parce que 1500 balles la table pour un média comme le nôtre dans le village des médias indépendants, c’est trop cher. Et puis l’idée d’y aller chaque année comme si c'était automatique, c’est pas notre truc quoi, voilà., comment c'était ? Raconte-nous comment c'était pour toi. L’entretien avec Pigasse a été brutal, de quel entretien parles-tu Camille ? Les Jours, Mélenchon, La Victoire, Mode d’Emploi, nouvelle série selon les siens, il n’a jamais été aussi prêt et aussi prêt ? Prête et prête ? Le leader des Insoumis peut-il vraiment entrer à l’Élysée ? Les Jours s’installent dans la caravane ! Les jours qui font partie de notre club de la presse indépendante, d’ailleurs comme arrêt sur image, comme Blast, comme Streetpress, comme un certain nombre. On va peut-être, vous le savez peut-être, tous les mois, en fin de mois, avec les amis du Média Diagrammes, menés par le philosophe Michel Feher. Nous allons chaque mois faire une soirée intitulée « Faire mieux » avec un point d’interrogation. Faire mieux ! Et dans cette soirée, il y aura un débat avec des chercheurs et des chercheuses animés par Michel Fer, un mini concert à la fin, histoire de se détendre, et au début, un club de la presse. Et donc, la première émission, ce sera le 29 septembre, au Point Éphémère à Paris. Si vous voulez être au courant, inscrivez-vous sur nos newsletters de au poste et notamment sur une newsletter événement. Où vous êtes, vous recevez tous les événements publics à venir et on compte sur vous. Et cette fois, on va essayer de faire un peu mieux que ce qu’on faisait d’habitude, c’est-à-dire qu’il y aura de quoi manger, il y aura quoi boire un petit peu, etc. C’est-à-dire que ce sera pas qu' un débat, ce sera vraiment un moment de rencontre conviviale, comme dirait l’ami Théo. Et donc vous êtes absolument les bienvenus. Bonne ambiance, ça nous dit c’est par nos conférences intéressantes au village des médias indépendants, la voix de Mélenchon qui sort des enceintes dans un rayon de 200 mètres autour de l’attente LFI Voilà, donc visiblement il y a eu un échange un peu musclé avec Pigasse et Lumi dans l'émission 9a ira de l’Humanité. Voilà. Orient 21, nos camarades Orient 21 avec qui nous faisons une mensuelle, soit c’est en alternance avec Afrique 21, Orient 21 et au poste, dans quelques jours la première émission de Michael Pauron d’Afrique 21. En 1-2, Orient 21, Espagne militarisation et extrême droitisation des esprits. C’est un reportage à retrouver sur Orient 21. Frustration, a-t-on besoin des bourgeois pour faire la révolution devant le public de l’université d'été de la France Insoumise Mathieu Pigasse, bâtisseur d’affaires multimillionnaires enrichi, notamment grâce à une faramineuse commission obtenue sur le dos de dettes souveraines grecques, est parfaitement à l’aise. Ces propos sont bien accueillis. Le mur de la dette n’existe pas, a-t-il notamment déclaré. La suite est à lire dans la frustration que nous avons également conviée pour notre revue de presse. Le point éphémère, ce sera, je crois, le 29 septembre. Euryale va pouvoir te le confirmer dans quelques instants. Une folie immense au meeting de Jean-Luc Mélenchon, nous dit Joël dans le tchat. Et vous savez que, vous ne le savez pas, mais en fait, c’est la première fois que nous fusionnons sur, je le mets ici, sur l'écran, les deux tchats, Twitch et YouTube. Tenez-vous bien, les amis de YouTube, tenez- vous bien. Appliquez les règles d’Euryale très importantes. Ah le 28, merci Euryale le 28 septembre, ce sera le 28 Septembre. Je suis un peu étonné là, tout marche bien pour l’instant. Alternatives économiques. Ouais, bah je sais pas pourquoi. Ils mettent ça en une tout le temps là. Faites des dons, faites des dons. Non, non, non non non. Faut-il congédier une partie de la dette publique comme le propose Jean-Luc Mélenchon ? Vous voyez, à propos de débat, voilà, là je cherche des économistes un petit peu critiques. Pour essayer de faire un petit débat autour du programme économique de LFI. Je ne doute pas qu’il en existe mais je ne les ai pas trouvés. N’hésitez pas à venir sur le Discord si vous voulez nous suggérer des économistes. Donc on essaye de voir plus clair. Basta, l'éducation nationale se débarrasse de certain, de centaines d’enseignants contractuels en dépit des services rendus. Les enseignants contractuels au statut précaire paient le prix fort de la suppression de plus de 3 000 postes dans l’Education Nationale, qui s’ajoute à la réforme du concours, des mobilisations s’organisent alors que nombre de classes restent sans profs. Le portail des médias indépendants, trop sympa, regardez, qu’est-ce qu’on découvre ? Attends, je vous le mets en plus grand. Hop hop hop, l'émission de Nora Bouazzouni, qui est en une de du portail, des médias indépendants de vendredi, pensée une maternité anti-capitaliste. Bravo, Nora ! Il faut que je trouve mes repères dans la nouvelle maquette, mais oh là là, qu’est-ce que je me régale, c’est dingue cette histoire. Je cherche simplement le Monde. Où est, où c' est qu’il est passé le monde ? Où il est passé ? Voilà, il est là le Monde ! Voilà, alors si vous voulez déprimer, vous pouvez dire ça. Une poussée populiste et désir de bascule politique, les ambiguïtés de la demande de rupture chez les Français. Pourquoi, si vous les déprimez ? Parce que là, à l’heure qu’il est, le boulevard, c’est pour le peine. Il n’y a pas de doute selon l’enquête électorale menée auprès d’environ 13 000 personnes. Donc ce n’est pas un sondage d’opinion comme ça au débotté, c’est quelque chose d’un peu plus sérieux, c’est- à-dire que ce n’est pas uniquement pour qui vous voulez voter ou pas, mais c’est sur des questions quasiment existentielles. Alors, parmi les mots suivants, quels sont ceux qui caractérisent le mieux votre état d’esprit aujourd’hui ? Inquiétude, 59 %, Incertitude, 51 %, Fatigue, 34 %, Colère, 30 %, Révolte, 24 %, Angoisse, 17 %, Espoir, 17 % 10, bien-être 9, confiance 9, bonheur 7. Serenité 7, enthousiasme 5 %. Attendez-vous de la prochaine élection présidentielle selon la proximité partisan en pourcentage. Réaliser un vrai changement social et politique. La France Insoumise, les sondés qui se disent proches de la France Insoumise, souhaitent un vrai changement social et politique à hauteur de 82 %. Ceux du Rassemblement National à hauteur de 89 %. Ceux de Reconquête à hauteur de 92 %. Et bien évidemment, le ventre mou, le bloc central. Le Parti Socialiste 62 %, Renaissance 47 %, Modem 54 %, Horizon 57 %, Les Républicains un peu plus 72 %, c’est à peu près raccord avec leurs idées. Alors, ensuite l'éditorialisation du Monde, mais presque dos à dos le RN et LFI, ce qui est quand même triste de la part de gens censés analyser. Ce qui est important, me semble-t-il, c’est de considérer quand même la menace, le peine extrêmement au sérieux et je vois bien là dans le tchat, et j’ai bien vu tout le week-end des images de drones autour de Mélenchon, à la fête de l’Huma, etc. Mais attention à l’effet de loupe, attention à l' effet de louper, le fond de sauce, il est là sur votre écran. Le fond de source, il est sur votre écran. Non, attention Métal, à qui appartiennent les organismes de sondage. Alors d’ailleurs, tu as raison de poser la question évidemment, mais là, on n’est pas dans un sondage, si tu veux, d’opinion après un débat télévisé, etc. On est sur quelque chose de plus profond, sur 13 000 personnes. Et donc, on peut prendre ça un petit peu plus au sérieux. Mais évidemment, on est extrêmement critique. Sur les sondages et compagnie, mais là il ne s’agit pas de dire qui est en tête dans la course des petits chevaux, là c’est vraiment dans l’hippodrome que veut le public, ce n’est pas tout à fait pareil mais on fait quoi, alors, nous dit Zozo Lito, bah écoute, nous, de notre côté, on fait ce qu’on peut en essayant d’alimenter le débat, de le nourrir, de la nourrir sans haine et sans crainte, ni auto-censure. Voilà, quand ça déconne à gauche et à gauche de gauche, on le dit, parce que c’est la seule façon d'être de gauche de gauche, voilà, c' est tout. Voilà, et on se retrouve tous les manches en se retrouvant en France tous les lundis matins par exemple. Qu’attendre d’autres des éditos assassins, chimiquement anti-LFI, de Libé et du Monde, nous dit Joël. Je vais te faire un aveu, faut pas lire les éditos. Je parle d’expériences. J’en ai connu des éditorialistes. Ils sont en salle de rédaction toute la journée. Ils n’ont aucune connexion au monde extérieur, sauf entre eux, et ça radote et ça ronronne. C’est absolument minable. Là où il y a une différence, c’est ceux qui ont du style. Alors le style fait oublier le vide, mais le vide est là. Non, non, oublions les idées surréalistes. Il faudrait arrêter le martèlement anti-gauche. Qu’est-ce que tu veux dire ?
Quand j'étais jeune, Libé c'était de gauche, je ne sais pas si ce sont eux ou si c’est moi qui avons trop buggé de lignes. Buggé ou bougé de ligne, nous dit Titi. Alors en fait, l’histoire de Libération a toujours reposé sur un malentendu. Dans les années 70, les gauchistes trouvaient que Libération n'était pas assez de gauche. Et puis dans les années 80, et puis voilà, de plus en plus. Pendant très longtemps, on va dire dans les années 80, 90, le grand moment de Libération, tu avais en termes de culture, de société, des gens très à gauche et en terme d'économie, quelque chose de plus réformiste déjà, mais aujourd’hui effectivement, on n’a quasiment plus de paroles foncièrement de gauche dans libération. Plus vraiment, plus vraiment. Ça n’empêche pas Libération de faire, par exemple, un excellent travail sur l’extrême-droite. C’est probablement le quotidien qui est le meilleur sur cette question-là. Bon après libération, objectivement c’est plus grand chose en termes de vente et en terme d’influence par rapport à ce que ça a été. Faut pas non plus surestimer le truc. Alors voilà, donc nous avons fait la petite revue de presse, rapidos, qu’est-ce que j’ai d’autre ? Attends bouge pas, bouge, bouche pas. Oui, je voulais quand même vous montrer, alors, où est-ce que c’est ? Ça, c' est là paf et ben voilà. Et la presse papier, médias critiques. Dégageons les milliardaires des médias. C’est la revue trimestrielle des copains d’Acrimed qui va fêter, je crois ces 30 ans, quelque chose comme ça. À la fin du mois, pareil, ce sera à l’Espace Reuilly là, pour le coup, à Paris. On aura un petit stand, je crois que c’est le 21. Et j’en profite peut-être pour faire un petit sondage, ma chère Euryale, autour de la presse papier. Voilà. Le 26 septembre à 16h, les 30 ans d’Acrimed, 5 rue Merlin dans le 11e arrondissement à Paris, samedi 26h. À 16h au poste aura un petit stand où on pourra discuter. Ouais, petit sondage, presse-papiers, je lis, je n’y lis plus, t’es de la police, je lis, j’en lis plus t’est de la police. On va voir. Je vois que Issa m’est dans les parages. Est-ce que Issam m’entend ? Pas sûr, pas sûr. Mediacritique, alors, ensuite, l'âge de fer, qui est un trimestriel du sud de la France, on boit le trouble. C’est une superbe enquête autour de l’eau, de la bataille de l’eau. C' est à lire dans l'âge de fer. Alors c’est des journaux de cet été. Je n’ai pas encore reçu les exemplaires qui viennent de sortir pour certains, mais je vous les signale. La Brèche, avec l'écran on passe le temps, avec le papier on prend le temps. L’international réactionnaire, c’est la lutte finale. Réseau d'échanges, de pensées et de ressources, l’extrême droite s’organise. C’est un journal libre et indépendant, sans pub, ni actionnaire, enquête, analyse et reportage. Ça s’appelle la brèche et c’est à retrouver chez votre kiosquier, chez votre libraire, etc. Est-ce que le sondage a été lancé ? Je ne sais pas, je ne sais. Non, il n’a pas été lancé le petit sondage. Alors je vais voir si Issam m’entend. Alors je crois que oui, je crois que oui.
Bonjour Issam, comment vas-tu ?
Ça va merci.
Alors, tu étais à la fête de l’Huma, je présume, ou pas ? Ou vous aviez un stand à la Fête de L' Huma ?
Oui, on avait un stand pendant les trois jours où on a beaucoup parlé du permis de tuer justement.
Et donc c’est la raison pour laquelle tu es très fatigué. Je te rappelle que tu es le père de Souheil qui a été tué à Marseille par un tir policier en 2021. Tu es déjà venu plusieurs fois au poste. J’ai eu l’honneur de faire un débat avec toi il y a quelques années. Avec ta sœur, la tante de Souheil vous organisez une grande mobilisation dimanche intitulé « Non au permis de tuer » et vous êtes tous les deux à la tête d’une association contre les violences d'État. Est-ce que cette présentation te convient ? Très bien, parfait. Alors, qu’est-ce qui se passe dimanche exactement ?
Dimanche, puisque en mois de juillet dernier, il y a une loi qui a été votée à l’Assemblée nationale qui est la présomption d’usage légitime de l’arme qui, en résumé très rapidement, va permettre aux policiers, à chaque fois qu’ils ont utilisé leur arme, que ce soit leur pistolet, leur LBD, les grenades des encerclements, d'être considérés comme dans leur bon droit et donc qu’il n’y aurait pas d’enquête. C’est ça la conséquence concrète. On a émis une pétition au mois de Juillet qui a atteint 730 000 personnes et qui a été balayée d’un revers de main par le gouvernement par l’assemblée. Et donc, comme on estime que c’est une loi qui est vraiment extrêmement dangereuse pour la démocratie, on organise ce week-end des marches dans toute la France pour signifier au gouvernement, aux députés, qu’une très grande partie de la population est contre cette loi et en a assez du glissement fasciste du gouvernement.
Alors, il y a combien de manifestations, combien de villes qui ont déjà répondu à l’appel dimanche et puis certaines samedi ?
Pour l’instant on est à plus de 70 villes, donc il y a toutes les grandes villes et ce qui nous fait très plaisir c’est qu’il y a même des petits villages qui organisent. En fait c'était vraiment quelque chose qui a très bien pris et on a des organisations, des grandes organisations qui s’occupent des marches. Puisque nous en tant que SAVE on s’occupe de la marche de Paris et la marche Marseille et d’autres organisations ont pris le relais pour le faire dans des autres grandes villes. Mais on a aussi des petits collectifs qui dans des toutes petites villes ont décidé aussi de s’insurger contre cette loi.
Alors, fais-nous rêver, quelles petites villes, donne-nous des noms, des noms de villages.
On a Bagnols sur Ceze je ne les ai pas dans le tête parce que je n’ai pas appris par cœur, mais vraiment on a des petits endroits, on a dans le Vaucluse, on a un petit village de 10 000 habitants qui décide de faire une marche. Il y a vraiment beaucoup de petites villes aussi qui se sont inscrites.
Alors, je crois que vous n'êtes pas seul à co-organiser, il me semble qu’il y a aussi le Comité Justice pour Adama, qui a le Syndicat des Avocats de France, qui a Amnesty, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, l’ONG Flagrant déni, est-ce que j’en ai oublié ?
En organisateurs il y a ceux-là, il y en a encore, il y a aussi des syndicats qui se sont joints, etc. Et il y aussi énormément de gens qui appellent à la marche. On a beaucoup d’associations féministes écologiques qui nous ont rejoints et qui appellent leurs militants à venir. Parce que nous, ce qu’on explique, c’est qu’en fait tout le monde est concerné, que chacun peut venir avec son mot d’ordre contre son permis de tuer pour défiler sur ces marches-là.
C’est-à-dire ?
En fait, aujourd’hui, on voit très bien que les armes à l’un qui a transformé les écologistes en éco-terroristes et après Sainte-Soline, où on voit ce qui s’est déjà passé avec des gendarmes qui voulaient en découdre avec les manifestants, jusqu'à présent, par exemple, il y avait une enquête systématiquement après un tir de flash-ball. Là, on sait très bien qu’avec cette nouvelle loi, il n’y a plus d’enquête après les tirs de flash ball aussi, et donc tous les manifestants sont en danger. Donc tous les groupes aujourd’hui qui sont contestataires. Sont vraiment en danger de pouvoir continuer leur contestation et c’est ce qu’on explique et c’est comme ça qu’ils vont venir expliquer les dangers de la loi pour eux.
Alors, je voudrais qu’on reprend en détail, et si tu veux bien Lisser, l'évolution de la procédure, l'évolution de la loi. Avant 2017, un policier tire dans les mêmes conditions que n’importe quel citoyen. Le 28 février 2017, la loi Cazeneuve crée l’horrible article 435-1 du Code de sécurité intérieure. Après l’attentat de Nice, c'était en fin de quinquennat Hollande, cette loi entendait aligner les policiers sur les gendarmes et ouvrait 5 cas de tir. Le quatrième cas vise les véhicules dont le conducteur n’obéit pas à l’ordre d’arrêt et dont les occupants sont entre guillemets susceptibles de porter atteinte à la vie d’autrui. Absolue nécessité, stricte proportionnalité reste exigée. Ce qu’a produit la loi de 2027, peut-être que tu peux donner les chiffres, sinon je les ai, le nombre de morts..
La loi de 2017, en fait, juste sur les refus d’obtempérer, on est à plus de 35 tués dans des refus de tempérer, sur les tirs mortels globalement de la police, avant cette loi et après cette loi, c’est cinq fois plus de tirs mortels. Et en fait il y a deux alinéas qui sont extrêmement chromatiques. Il y a l’alinéa 4, ça va être les refuser d’obtempérer. Et il y a l’alinéa 1 aussi qui dit qu’un policier après sommation peut tirer sur une personne qui est en fuite. Donc notamment, ça autorise par exemple les policiers à tirer dans le dos de quelqu’un qui s’envoie et qui refuse d’obéir à un ordre d’arrêt.
Ça c’est donc la loi de 2017 et le 3 décembre 2024 un dénommé Éric Pauget de la droite républicaine va déposer une proposition de loi, celle-là même qui entend accorder une présomption de légitime défense inscrite dans le code pénal à côté de l’effraction nocturne. C’est une revendication de l’extrême droite, j’avance, il y a un premier rejet en commission des lois. Et puis, le 22 janvier 2026, donc en tout début d’année, le gouvernement reprend le texte porté par Laurent Nunez, le réécrit entièrement. Et ce que cela dit, c’est que ce n’est plus une présomption de légitime défense dans le Code pénal, mais une présomption d’usage légitime de l’arme et en faisant ça, le gouvernement veut essayer de faire passer la pilule. En fait, ça marche pas, enfin si ça marche, puisqu’il y a en première lecture une adoption, 313 voix contre 199, 5 abstentions, et puis là, vous lancez la pétition, et c’est très important que tu reviennes dessus.
Effectivement, il y a eu cette loi le 7 juillet qui a été votée à une très grande majorité des députés du centre jusqu'à l’extrême droite, qui ont été d’ailleurs, je tiens à le souligner, extrêmement virulents envers les familles de nous qui étions sur place. On s’est fait insulter, traité de racailles, de familles sachant que ce jour-là n'était que présent des familles qui ont eu des policiers qui ont été condamnés pour leur meurtre de leurs proches ou des personnes qui sont en instruction. Je veux juste rappeler quelque chose, c’est que cette nouvelle loi n’arrive pas à n’importe quel moment, ça arrive à un moment où les deux derniers procès contre des policiers ont résulté à des condamnations. Il y a une condamnation dans le tir contre Nordine où les policiers ont été condamnés à deux ans avec sursis et une interdiction totale exercée, et surtout le procès d’Olivier Gomez où le policier a pris 10 ans ferme. Donc en fait, il commençait à y avoir des brèches dans le système d’impunité des policiers parce qu’il y avait des juges qui commençaient à prendre conscience de ce qui se passait. Et il y a cette loi qui leur donne un peu plus une immunité totale. Donc oui, par rapport à cette loi, qui a été votée et nous, parce qu' on considère qu’elle est vraiment extrêmement dangereuse, on a continué avec cette pétition qui arrivait à 730 000. Voie qui aurait dû être, du coup, puisqu’on a dépassé le CD 700 000, être débattu à l’Assemblée du Sénégal. Et là, il y a eu, le dernier jour des journées parlementaires, une session extraordinaire pour classer cette pétition. Et en fait, c’est juste pour essayer de nous museler, pour essayer de faire taire tous ceux qui sont contre cette loi. Et c’est comme ça que nous, on s’est dit qu’on n’allait pas laisser, nous et Flagrant déni et toutes les autres ONG qui nous accompagnent, on s’est dit qu' on allait pas faire tout ça sans réagir et c'était comme ça qu’est née cette idée de marche pour vraiment signifier au gouvernement et montrer au gouvernement que tous les Français s’insurgent contre cette loi.
J’aimerais que tu reviennes deux secondes, deux minutes sur la pétition. Comment as-tu vécu le fait qu’elle a été rejetée en un éclair et comment elle a été rejetée ? Qu’est-ce qui s’est passé exactement ?
Ben, étant donné qu’en fait, ils ont décidé de faire une commission en accéléré. C’est une commission qui a été composée de représentants de tous les partis. Et donc, une commission, qui avait déjà voté pour cette loi. On n'était pas très surpris parce qu’aujourd’hui, s’ils avaient accepté la pétition, c’est-à-dire qu’ils avaient accepté qu’il y ait un débat. Il y aurait nécessairement un débat à l’Assemblée et dans ce débat, il y aurait forcément des juges, des avocats, des familles de victimes qui auraient été invités à parler à l’Assemblée nationale. Et en fait, vu que tout l’argumentaire développé par Laurent Nunez sur cette loi est un grand mensonge, puisqu’il parle de réfrangibilité, de réversibilité, alors qu’on sait très bien que s’il n’y a pas d’enquête, il n' y a pas de preuves, donc il n y a de prévisibilité. Il y a tous les députés qui se sont insurgés contre le fait que des policiers puissent aller en garde à vue, sachant que la garde à vu, c’est le seul outil disponible aux mains de la justice pour faire émerger la vérité et que la garde à vue pour un policier, c’est juste aller dans le bureau de son collègue et raconter ce qu’il a vu. Et il y a 313 députés qui trouvent ça intolérable. Donc, si nous, on était arrivé à l’assemblée pour expliquer ça au français, avec, à ce moment-là, puisque ça aurait été une première en fait de pouvoir débattre de ça à l’Assemblée nationale avec toutes les caméras de France braquées là-dessus, il se serait dit qu’il aurait été en très très grande difficulté et on sait que c’est pour ça notamment qu’ils ont classé cette affaire sans débattre.
Alors, qu’est-ce que toi qui joues le jeu des institutions, des recours, etc., quand tu vois cette pétition balayée comme elle l’a été. Parce que l’idée qui consisterait à dire qu’on ne va pas accepter de débattre d’une pétition parce qu’il y a des arguments qu' on n’a pas envie d’entendre, c’est nier le caractère même de la pétition.
Il y a quand même un truc qui est important à dire, c’est qu’on a tous les recours parce qu' on ne veut pas se faire reprocher de ne pas avoir suivi le cadre réglementaire pour accéder à la possibilité de parler ou de dénoncer cette loi. Donc jusqu'à aujourd’hui, on a tout fait dans les règles et on continue de les faire dans les règles mais cette fois on le fait dans Et dans la rue, on espère que les gens seront nombreux pour, et ça on tient à le dire, le 20 septembre, le 19 et le 20 septembre, c’est qu’une première étape. Parce qu’on doute bien que ce n’est pas parce qu’il sera nombreux dans la rue que le lendemain, ils vont dire non, on ne va pas voter cette loi. Et donc là, c’est plutôt nous, où on va commencer à proposer un rapport de force avec gouvernement pour lui signifier vraiment que toutes ces lois les fascistes qui sont arrivés, les lois immigration, la loi riposte, et maintenant cette loi-là, on n’en peut plus et on en veut plus, et qu’on ne va pas se laisser faire. Et en fait, c’est ça le message qu’il va passer. C’est qu' on sait qu’y a les élections qui arrivent, et on ne va pas laisser la Macronie et le RN s’associer sans contre-pouvoir jusqu’au mois d’avril.
Quand tu dis, on prend toutes les dispositions, y compris dans la rue. Il y a quelque chose de toujours très particulier à marcher dans une manifestation qui s’oppose aux violences d'État, aux violences policières, alors que la même manifestation est entourée par les symboles de ça. On sait qu’il y a un jeu de provocation qui peut arriver. Comment appréhendez vous les manifs de ce week-end par rapport à ça ?
On n’est pas du tout inquiets parce qu’on sait qu’en fait il y a un mot d’ordre qui a été donné, nous on va manifester pacifiquement, on va montrer à ces policiers comment nous on se comporte et que malgré le fait qu’on se comportent de façon exemplaire, il y a des lois qui continuent à être votées pour eux. Donc là on espère des manifestations familiales avec des parents, des grands-parents, des enfants qui sont là, qui défilent, qui expriment leur colère aussi, qui exprime leurs désaccords avec la politique gouvernementale, et en fait on le redit, là, ce n’est pas une manifestation contre les policiers, et ça c’est ce qu’ils doivent entendre, ce ne sont pas contre les polices qu’on manifeste là, on manifeste contre un système qui consacre une impunité pour les policier, et ce n’est pas la même chose. Il faut se rendre compte qu’au sein de la police, cette loi ne va couvrir que les policiers qui sont mauvais, qui ont des comportements qui sont condamnables. Pour les policiers qui agissent dans les règles de la République, qui ne sont pas des policiers racistes, qui ne prennent plaisir à porter de la violence contre les manifestants. Théoriquement ils devaient être de notre côté en fait, c’est ça la réalité, la réalité en fait. S’ils se posaient deux secondes et qu’ils comprenaient pourquoi on manifeste, bah ça serait assez simple de se dire que ces policiers-là, ils seraient tout à fait aussi pacifiques que nous sur cette manifestation.
Alors donc là, il y a beaucoup de messages qui disent qu’ils t’ont vu, ils vous ont vu, toi et Samia. Samia qui m’envoie un petit message d’ailleurs, à l’instant. Bonjour David, nous avons terminé le montage très très tard, je suis rentré au petit matin, je n’arriverai pas, mais Issam va gérer, voilà. Donc effectivement, elle a raison, tu gères l’affaire, voilà, il ya beaucoup de gens qui vous ont vus, entendus, croisés à la fête de l’Huma, qui sont très heureux de l’avoir fait. Je voulais aussi aborder avec toi, tu l’as dit en deux mots, les arguments de Laurent Nunez. Parce qu’en fait, Laurent Nunez, ce qu’il nous dit, c’est qu' il y aura toujours la possibilité de contester l’effet. Mais grosso modo, ce sera donc aux familles des victimes d’apporter finalement la charge de la preuve. C’est-à-dire qu’il inverse un petit peu les choses. Est-ce que j’ai bien compris ceci ?
Oui, alors il explique ça, en tant qu’ancien préfet, il sait très très bien que l’essentiel des preuves est recueilli dans les 24 heures après le meurtre. C’est là qu’on recueille les témoignages, c’est là qu’ont recueillent les éléments tels que la balle pour essayer d’apporter une position approximative du tueur, c' est là qu' on saisit les vidéos. Aujourd’hui, si moi, je constitue partie civile parce que je veux porter plainte, ça prend un an. Qu’un juge soit nommé. Donc pendant un an, tout a le temps de disparaître. Et je vais prendre mon exemple, parce que pour Souheil, alors que cette loi n’existait pas, il n’y a pas eu de garde à vue, les vidéos ont disparu, les témoins n’ont pas été interrogés et le dossier a complètement disparu du tribunal. Donc ça, c’est ce qui existe déjà aujourd’hui sans cette loi. On doit consacrer ce qui existe déjà ? Ben non en fait. Aujourd’hui, il y a quelque chose qui est important aussi, c’est que si malgré toutes les magouilles qu’il y a dans une enquête de police, s’ils n’arrivent pas à démontrer que le tir était légal, dans le doute, il y a procès. Demain, avec cette loi, dans le doute, puisque si personne n’arrive à démontrer que le tir est illégal, donc nous on n’y arrivera pas, il n’y aura pas procès ! Et donc en fait, on a déjà très peu de procès qui arrivent au bout d’aujourd’hui avec cette Loi. Le seul cas où ça sera réfragable, où on pourra retourner la présomption, c’est dans le cas où il y aurait une vidéo extérieure. C’est quelqu’un qui n’est pas de la police, qui n’est pas d’institution, qui n’est pas une banque, une vidéo qui ne peut pas disparaître. Et donc ça, c’est le cas de Nahel. Le cas Nahel où il y a une vidéo de l’extérieur, là oui, on pourra apporter la preuve très rapidement pour qu’il y ait une enquête qui se fasse. Mais c’en est un cas sur cent, aujourd’hui. Et c' est ça qui est une grande hypocrisie de Laurent Nunez, et il le sait très bien. En fait, moi je dis que c’est un menteur, il ment et il peut m’attaquer pour une diffamation. Il ment, c'était un menteur. On a un ministre de l’Intérieur qui est un grand menteur. De la même façon qu’il a menti quand il parle de nous à l’Assemblée nationale le jour du vote pour éviter les discussions à chaque fois qu’ils ont un interview, il dit que c'était des familles de policiers qui ont été acquittés. C’est faux, toutes les familles qui étaient là ce jour-là sont des familles dont les policiers sont soit en instruction soit condamné. En fait, il est sur les plateaux télé, et il ne fait que mentir. Donc on a un ministre de l’Intérieur qui ment en permanence sur la garde à vue, sur la réfrangibilité, sur les familles, donc je tiens à le dire, tous les argumentaires aujourd’hui utilisés par le ministre, par les députés qui ont voté, sont faux.
Alors, dimanche, donc déjà, est-ce que tu peux nous dire pourquoi il y a des villes qui manifestent plutôt samedi que dimanche ? Bon, c’est un détail, mais…
Au départ, on voulait faire ça tout le samedi 19, mais le samedi 19, il y a la Technoparade à Paris. Et donc il y 300 000 personnes attendues et pour nous ça était très compliqué d’avoir une autorisation de la préfecture pour faire une manifestation en même temps, surtout que les parcours sont similaires. Donc c’est pour ça qu'à Paris, ça a été décalé au 20 et qu’après, suivant les villes, suivent l’organisation locale, il y a eu du 19 ou du 20, c’est pour ça.
Alors, à propos d’organisations locales, on peut aller sur le site de SAV, donc votre association, on peut télécharger un kit pour les réseaux sociaux, si on veut monter une mobilisation. Comment ça se passe concrètement ? Est-ce que si je veux faire une petite manif dans mon village, je dois vous contacter, comment ça se passe ?
En fait, il y a des gens qui savent comment faire, donc là ils le font tout seuls, il y en a ceux qui ne savent pas, ils n’ont pas du contact, et ceux qui n’en savent rien, du coup ce qu’il faut faire c’est télécharger ce kit de mobilisation, choisir une date, une heure et faire une déclaration, parce que du coup toutes nos manifestations seront officielles, donc faire une déclaration en préfecture. Et nous, on est là en support pour aider à créer les visuels, à communiquer sur nos réseaux, sur cette marche, etc. Et en fait, on a un mail qui s’appelle 20 septembre à roba stop aux violences d'État où les gens peuvent nous interpeller s’ils ont des difficultés ou demander de l’aide s’il ont besoin d’aide complémentaire sur cette marche.
Et pour terminer, il y a des manifs en dehors de l’hexagone ?
En fait, il y a notamment à Genève, à Montréal, il y a des villes comme ça où il y a une communauté de français qui sont aussi inquiets de cette loi et qui ont décidé très tôt, très tôt c’est quasiment les premiers, à organiser des marches pour aussi à l'étranger et pour nous c'était aussi important parce que la France aujourd’hui va voter une où en Europe il y a l’Italie qui a une loi un peu moins fasciste, encore que celle-là qui a été votée en janvier, et le seul autre pays européen avec une loi comparable, c’est la Turquie. Et en fait, on sait très bien aussi qu’en Europe, une fois qu’un pays commence à donner plus de pouvoir à la police, souvent ça se suit dans le pays et donc en fait tous les autres pays. Doivent aussi être très attentifs à ce qui se passe en France parce que c’est ce qui risque d’arriver chez eux très rapidement. Et donc c'était comme ça que Genève a réagi, que Montréal a réagi que plusieurs autres villes ont l’intention aussi de manifester devant le consulat français ou devant l’ONU.
Je crois qu’il y a aussi Lausanne, il y a Bruxelles, Pointe-à-Pitre, en Guyane également, etc. Enfin voilà, c’est un mouvement qui s'étend et bravo, bravo à vous. On sera en direct du cortège de Paris. Je pense que toi tu seras sur Marseille, non ?
Oui, moi je suis à Marseille, donc Paris c’est à 14h à La République, à Marseille ce sera à 14 heures au Vieux-Port et avec un grand repas collectif avant. Donc à partir de midi, les gens pourraient être sur le Vieux Port pour partager, pour échanger avec nous et dans toutes les autres villes en fait, il faut aller sur le site web. On va faire une grosse mise à jour aujourd’hui parce qu’on était pris avec la fête de l’Huma et qu' on n’a pas pu mettre tout à jour. Et il y a une grosse mise à jour prévue aujourd’hui pour que les gens puissent avoir toute information sur les villes les plus proches de chez eux pour aller manifester.
Merci beaucoup à dimanche donc, te dit à TGR, le paysan de Twitch te demande est-ce que la France est le laboratoire de violences policières. TMP 7892 te dit force à Issam et à l’association SAVE, il y a des poings qui se lèvent dans le tchat, voilà a priori il y aura du monde. Je voudrais quand même terminer en te demandant où on est, l’instruction concernant la mort de ton fils. La dernière fois tu étais venu parce que les pièces du dossier dont tu en as parlé à l’instant avaient disparu. Il se trouve que le ramdam que vous avez miraculeusement fait réapparaître ces pièces qui avaient été égarées, on pourrait dire. En attendant, est-ce que l’instruction suit son cours ou est-il possible que le dossier se retrouve à nouveau derrière la photocopieuse et que personne ne le voit ?
Pas trop, puisqu’en fait depuis février, il y a juste une demande date qui a été faite et qui aurait dû être rendue en juin, on est au mois de septembre, j’ai pas de réponse et j’arrive même pas à contacter la juge, donc en fait ça c’est la réalité. En fait, entre la théorie, nos droits théoriques et nos droits pratiques, il y a une grande différence et là on est toujours dans la difficulté de pouvoir récupérer juste une expertise qui a été commandée il y a maintenant un mois.
Ultime question. Une question rituelle que je pose aux invités qui viennent en studio, mais je pense que je peux te la poser à toi aussi. Issam El Khalfaoui,moi président.
Moi président ? Oui. Moi président, bah comment dire ? Il y aurait beaucoup de changements. Déjà, je commence par faire disparaître toutes ces lois fascistes et racistes qui sont la loi immigration, la loi riposte, la loi sécurité intégrale, toutes ces lois je pense que ce sera mon premier travail parce qu’aujourd’hui, en fait, un gouvernement qui me tient juste parce qu il est capable de museler sa population, ce n’est pas quelque chose d’acceptable, ce n’est pas ce que je veux dire aujourd’hui comme une démocratie.
Merci beaucoup. Repose-toi bien, reposez-vous bien. On a besoin de vous, de votre vitalité, de votre détermination. On se retrouve à distance, physiquement, mais proche par le cœur, dimanche. Certains iront samedi. Beaucoup de gens dans le tchat disent qu’ils vont aller manifester. Force à toi, force à vous, te dit le tchat et force et respect, te dit même le tchat, voilà. Bonne journée, Issam, et merci d’avoir pris le temps de venir.
Merci beaucoup.
Avec plaisir. Merci à toi. Voilà chers amis, j’espère que l’entretien vous a plu, je suis désolé pour les petits problèmes techniques, je ne sais pas pourquoi l’image passait mal, mais enfin le son était là. On va essayer de régler ça, est-ce que vous avez des petits commentaires à faire sur cet entretien ? Est-ce qu’il vous inspire ? Est ce qu’elle vous a inspiré ? Oui, non, je ne sais pas. Oui, Non, je ne connais pas Refonte de la police, de la cave, au grenier, nous dit Tempé. Immense monsieur, nous dit le paysan de Twitch. Les amis, il est bientôt 8h, 7h59, c’est l’heure de Radiopolice.
Assurez-vous madame Bourdelle, c’est français, c’est la police française.
Et oui, Radiopolice qui sera à très court ce matin puisqu’on vient déjà d’aborder cette question-là pendant une vingtaine de minutes avec un article du 9 septembre dernier de la quadrature du net, la loi Ripost adoptée. Faisons le bilan, la Loi Ripost dont justement Issam nous parlait à l’instant. Au cœur de l'été, le Conseil constitutionnel a validé la quasi-totalité de la loi dite Ripost, dernier cadeau sécuritaire du ministère de l’Intérieur, Laurent Nunez, avant les élections de 2027. On rappelle que Laurent Nunez était à la manœuvre avec un dénommé Castaner en 2018 et 2019 au moment des Gilets jaunes. Si cette loi a concentré beaucoup d’attention en raison de la criminalisation disproportionnée des free party qu'à l’instar, cette loi augmente encore considérablement l’arsenal de surveillance déjà bien fourni de la mesure adoptée je vais vous lire ça.
Vidéo-surveillance algorithmique. Depuis des années, les entreprises travaillent main dans la main avec les responsables politiques pour légaliser la VSA. Cette vidéo surveillance algorithmique Ces logiciels analysent les comportements filmés par les caméras des villes de France pour trouver d'éventuelles personnes « suspectes » opposées à cette dangereuse technologie. Nous dénonçons la Quadrature du net, nous dénonçons la stratégie des petits pas qu’il instaure doucement dans notre quotidien et empêche tout réel débat public permettant de s’y opposer. Ainsi, la VSA a d’abord été introduite comme une expérimentation 2023 en prévision des Jeux Olympiques, en réalité pour un périmètre et une durée bien plus larges. Puis ce cadre a été reconduit jusqu’en 2027 au prétexte des JO 2030. Désormais, l’article 50 de la loi riposte en l’utilisation de la VSA jusqu’en 2030 en affichant toujours un caractère expérimental. Alors qu'à ce stade, l’inscription dans la durée est plus que visible. Le texte élargit aussi le champ d’application de la surveillance algorithmique de l’espace public, d’abord limité à des événements ponctuels, matchs de foot, concerts, festivals, ces logiciels pourront désormais être déployés aux abords des bâtiments ou des lieux ouverts au public qui, par leur nature, sont de façon permanente ou en raison de circonstances exceptionnelles particulièrement exposées à des risques, tout ça ce sont des citations, d’actes de terrorisme ou d’atteintes graves à la sécurité des personnes. Rappelons, c’est toujours la quadrature du net qui écrit, que ces risques sont interprétés de façon très large puisqu’ils ont pu être caractérisés pour des concerts de Taylor Swift, les Energy Music Awards ou encore des matchs du PSG. Auparavant, limitée à quelques semaines, la VSA pouvait aussi durer plus longtemps. Désormais, cette surveillance pourra être autorisée jusqu'à 3 mois, renouvelable indéfiniment, tant que la menace persiste. Ce qui, en pratique, signifie qu’elle pourrait être autorisée de manière quasi permanente. Pourrait-on avoir le lien de l’article de la quadrature de lunettes, demande le chat, mais le tchat est distrait, l' article est toujours disponible dans le tchat offert par la main heureuse d’Euryale et vous pouvez retrouver évidemment tous les liens de nos invités, de nos revues de presse, etc. Sur le site auposte.media, quelques minutes seulement à peine après l'émission. La liste est encore inconnue car fixée par arrêté ministériel, est donc susceptible de concerner toutes les villes de France. D’autres questions restent également en suspens. Quelles entreprises mettront en place cette VSA ? Qui les contrôlera ? S’agit-il d’entreprises ayant gagné les appels d’offres en 2023 ? Ou bien de nouvelles entreprises rentreront-elles dans la danse ? Est-ce que le comité d'évaluation qui avait directement critiqué l’efficacité et l’utilité de cette technologie sera reconduit ? Enfin, malgré tous ses efforts pour légaliser les logiciels de VSA dans les supermarchés, le député macroniste Paul Midy va encore devoir attendre. En effet, la commission mixte paritaire a écarté son amendement qui reprenait le contenu d’une loi qu’il avait déposée, mais dont le parcours législatif patine. Ça me fait penser qu’on a, et c’est de ma faute, oublié avec Issam, de dire que la loi du permis de tuer va être en discussion au Sénat. D’où l’importance des manifestations de ce week-end, car si le Sénat retoque la loi, elle repassera devant l’Assemblée et ainsi de suite. Donc, il y a encore un levier légal. Pour s’y opposer. Fin de la parenthèse. Son obstination est intacte, il veut venir à la rescousse des logiciels qui analysent les mouvements dans les supermarchés, donc ce charmant député macronisme Paul Milly, dont ceux commercialisés par la société Vision pour leur donner un cadre juridique, bien que déclaré légal par le Conseil d'État et la CNIL, ces logiciels continuent d'être massivement mis en place. Si vous voyez des affiches indiquant la présence dans vos commerces, n’hésitez pas à signaler leur illégalité au gérant et à vous y opposer. Autre chose que propose la loi Ripost, L’identité aux frontières, les caméras piéton, les caméras en garde à vue, les drones etc etc, les caméra embarquées, les caméra frontale, tout ça est à lire sur le site de la quadrature du net. Si cette liste est longue, elle ne représente malheureusement qu’une petite partie de la loi Ripost, que nous avions suivie d’ailleurs en direct au poste, qui renforce la répression à bien d’autres égards. Ce texte sanctionne par exemple la possession de feux d’artifice. Durcir la lutte contre les squats dans la continuité de la Loi Kasbarian s’en prend une fois de plus au mode de vie des voyageurs et des voyageuses, ou encore élargit le pouvoir des préfets en matière d’expulsion d’occupants de logements sociaux. Autorisé depuis la loi narcotrafic. Si le rythme d’adoption des lois va ralentir au parlement à l’approche des élections, les deux quinquennats d’Emmanuel Macron auront définitivement installé un édifice sécuritaire vertigineux, dont le prochain gouvernement n’aura plus qu'à s’emparer à son avantage. C'était la quadrature du net. Parce que votre histoire de merde là, plus la fatigue, c’est pour ça que je crois que j’ai besoin d’un petit remontant. Je vais vous demander un petit café, c’est pour ça. Alors chers amis, je vais essayer, avant que Thomas Portes n’arrive dans 13 minutes, de faire un petit réglage pour la visio. Donc là je vais me mettre en pause quelques instants, mais peut-être qu’on pourra faire la petite bande annonce du jour. Et le film, c’est celui-ci, Les Survivants du Che qui est un film de Christophe Dimitri-Réveille c'était son premier long métrage avec Pombo, Benigno et Urbano, les derniers survivants, ainsi que Régis Debray et la voix, bon, ça c’est presque mieux, de Vincent Lindon, elle est très bien sa voix, mais enfin bon, bref, bon allez, c’est pas grave, ça parle beaucoup d’importance. Documentaire. D’archives, d’animations, d’entretiens, d’une heure trente-huit, c’est au cinéma, depuis mercredi dernier. Je vous lis le pitch et j’enverrai la bande-annonce juste après. Après le triomphe de la révolution cubaine en 1959, six guerriers héros ont suivi Che Guevara dans sa tentative d'étendre le soulèvement au-delà de l'île en 1967. Après leur dernière bataille en Bolivie et l’exécution du Che. Ces guerriers de l’ombre se lancent dans un périple extraordinaire de 2400 km à travers la Bolivie. Poursuivis par 4000 soldats en territoire ennemi dans l’espoir de rejoindre Cuba. 60 ans plus tard, les derniers camarades survivants du Che racontent cette histoire inédite, faite d’endurance, de loyauté dans laquelle les destins individuels ont été façonnés par les grands courants géopolitiques de la guerre froide. Mêlant des images d’archives rares, des animations et des interviews, exclusive, le film fait revivre un chapitre oublié de l’histoire. Je vais tenter de mettre la bande-annonce C’est l’Histoire de ceux qui font les révolutions et dont les noms n’apparaissent pas. Non, tu vas trop vite toi, tu va trop vite. Voilà, elle s'était lancée toute seule dans la vidéo. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Si vous avez vu le film, n’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé. Il est à l’affiche, il le sera toujours à l’affiche mercredi.
C’est l’histoire de ceux qui font les révolutions, mais dont les noms n’apparaissent jamais. En 1967, le Che est capturé et exécuté en Bolivie. Aujourd’hui, nous sommes 6 hommes. Qui va nous donner de l’aide ? Le premier que nous avons dit c’est qu’il faut continuer la lutte. Continue la lutte jusqu'à ce qu’ils soient les derniers hommes. Ils m’ont envoyé pour le tuer. Ils n’ont plus de place pour s'échapper. Il y avait plus de 300 soldats. Le gouvernement offre 10 millions pour une simple information les concernant. Il s'était dit qu’on était à Cochabamba. C’est là qu’ils nous trouvaient. Et là, à 3000 mètres au niveau de la mer, nous étions congelés. Si tu n’es pas connu, tu te perds et tu ne sortiras jamais du plan d’art. L’improbable est toujours possible, on a parfois envie de baisser les bras, et puis on s’accroche. Il marche dans l’espoir de rejoindre un jour Cuba, de raconter à Fidel, de relancer la guérilla. On a dit qu’aujourd’hui, on croise la frontière ou jamais. Nous n’avons jamais voulu nous retirer.
Voilà, est-ce que certains d’entre vous ont vu le film ? Et de mon côté, je prépare la suite. Le live du lundi matin n’est pas facile à trouver sur YouTube ? Ah bon ? Qu’est-ce qui se passe, Cornelius ? Comment ça se fait ? On passe à la météo des luttes. Il est 8h11. On devrait avoir le temps avant l’arrivée de Thomas Portes. Trois, quatre… Hop hop hop hop, la météo des luttes. Il faut que je trouve la carte. La voici, la carte, la voici, la voilà. Météo des luttes, tendance, tendance cette semaine : le front antifasciste et féministe tient la rue en région, à Narbonne, à Vierzon, à Lille. On va voir ça, pendant que l'écologie radicale s’organise déjà pour le 3 octobre. Je vais vous en parler. Semaine de préparation plus que d’affrontements : réunions publiques, ateliers, collectes dominent le calendrier. C’est la météo des luttes de France déter, alors, on démarre par Narbonne. Aujourd’hui à 19h, rassemblement féministe et enfantiste devant le tribunal. Pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, l’appel invite à maintenir la pression en chantant, en dansant, avec les rôles collectifs désormais familiers des mobilisations post-MeToo. Prise de parole libre annoncée. Les organisatrices appellent explicitement à témoigner sur place. La revendication d’une loi intégrale, dispositif global de prévention, protection, formation et financement, reste la principale demande portée par le mouvement féministe. Rendez-vous donc devant le tribunal tout à l’heure à 19h, Narbonne. Alors, demain à Rennes, demain, c’est ici. À l’université Rennes 2, réunion publique sur la mobilisation du 3 octobre. Elle est organisée par le comité rennais des Soulèvements de la Terre, Urgence Palestine et Young Struggle. Objectif : l’appel à la mobilisation internationale du 3 octobre, « Stop pesticides, arrêtons Syngenta ». Les organisateurs visent l’un des quatre géants mondiaux des pesticides et des semences, accusé d’emprisonner les terres et les corps et de détruire la souveraineté alimentaire des peuples. Ils pointent aussi sa filiale israélienne Adama Agricultural Solutions, qu’ils estiment impliquée dans la colonisation en Palestine et au Liban. La réunion doit servir à s’organiser pour le 3 octobre. Ça se passe à Rennes. Vendredi 18 à Balma, en Haute-Garonne, c’est ici. Foire aux livres, foire aux livres pour Amnesty International. Grande vente de livres d’occasion au profit d’Amnesty International, organisée par le groupe local Balma-Saint-Orens. Tous les rayons y passent : jeunesse, romans et littérature, polars et politique, arts, BD, vie pratique, tourisme. Tarif unique et imbattable : un euro, un euro, un euro le bouquin. L’opération est une collecte de financement classique du réseau associatif de défense des droits humains, dont les groupes locaux vivent largement de ce type d'événement. Enfin, vivent, on s’entend : se financent, voilà. « Super doc, les amis, allez-y », nous dit Tempé, décidément très en verve ce matin.On continue la météo des luttes avec Angers. Angers, ce sera samedi 19 : inauguration de l’exposition des 70 ans du Planning familial. Journée d’inauguration publique. Spéculum, pilule, sonde, cintre : l’exposition raconte des décennies de lutte par les objets, du contraceptif à l’outil de connaissance du corps, et les réinscrit dans le temps long des combats pour la liberté sexuelle. Le parcours, à voir et à toucher, aborde la charge contraceptive, l’accès à l’avortement, l'éducation à la sexualité, les VSS et les controverses médicales. Produite par l’AFéMuse avec l’université d’Angers et la Ville, cette exposition itinérante est la deuxième préfiguration d’un futur musée, le Musée des féminismes, qui doit s’ouvrir quelque part à Angers. Et la première manifestation était intitulée « Les femmes dans la rue ». Comme toujours, vous retrouverez tous les liens à la fois en direct dans les deux chats, celui de YouTube, celui de Twitch, et bien sûr sur le site auposte.media. Vierzon, samedi, contre l’extrême droite. Mobilisation contre l’extrême droite. L’annonce, relayée par l’Agenda militant du Berry, volontairement laconique : pas d’horaire, pas de point de rassemblement, pas de liste d’organisations signataires. Vierzon, ville ouvrière du Cher fortement travaillée par le vote RN, est devenue ces dernières années un point de friction récurrent entre réseaux antifas locaux et implantation de l’extrême droite dans les territoires des centres désindustrialisés. C’est à Vierzon, c’est samedi. Il faut y aller. Lille, dimanche, à la Bourse du travail. Week-end décolonial et antiraciste. Programmation du dimanche en continu. 11h-12h30 : homonationalisme avec Tsedek et l’OST. 13h30 : la spécificité palestinienne dans le décolonialisme, trois entrées : une lutte loin d'être nouvelle, un génocide ultra-documenté par les populations locales, le retour du colonial à gauche. À 16h : question coloniale et judaïsme, philosémitisme et instrumentalisation de l’antisémitisme en France, le projectionnisme d’Herzl, le mythe de la civilisation judéo-chrétienne. À 20h, projection-débat : « À l’assaut du ciel, Cuba ou la solidarité anti-impérialiste », par l’association La Brèche, en présence de l'équipe du film. Tout ça, c’est à Lille. Tout ça, c’est dimanche. Je vous donne également rapidement d’autres dates à venir. À Strasbourg, l’atelier « Que reste-t-il à raconter quand le monde vacille ? », samedi 26. À partir du thème des crises et des catastrophes, l’atelier propose d’interroger, par l'écriture, les bouleversements de l'époque, ce qu’ils font aux vies et aux imaginaires, mais aussi les formes de solidarité et de résistance qui émergent quand les repères s’effondrent. Travail à la machine à écrire, texte bref et poétique issu de jeux d'écriture, puis mise en forme matérielle : objet-livre, mini-zine, etc. C’est à partir de 14 ans, huit participants maximum, matériel fourni. Et l’intervenante s’appelle Jeanne Toux. Samedi 26, à Montreuil, rencontre avec Isabelle Zyserman pour son livre sur le Jargon libre, qui était tenu pendant tant d’années par Hellyette Bess, l’activiste. « Jargon libre. Hellyette Bess, des archives, des récits, des gestes ». Discussion animée par Tancrède Ramonet. Le livre retrace la vie d’Hellyette Bess, anarchiste, et la création de sa bibliothèque atypique de consultation d’archives révolutionnaires, le Jargon libre, lieu de retrouvailles autant que de documentation. Très important, le festival, je leur ai promis de l’annoncer. Donc ça se passe du 25 septembre au 11 octobre, en Aveyron, en Ardèche. Festival solidaire antifasciste dont le programme vient d'être publié. C’est Les Fourmilières. La structure revendique plus d’une centaine de collectifs fédérés dans le Midi de la France : associations, librairies, brasseries, syndicats, lieux culturels, troupes de théâtre, tiers-lieux, cinoches. Le maillage court de la vallée de l’Aveyron aux monts d’Ardèche, des montagnes au littoral. Format éclaté, donc, et non centralisé. L’antifascisme y est pensé comme un réseau territorial plutôt que comme un rendez-vous unique. Dix-sept jours de programmation. Lieux et dates sont détaillés en ligne. Ça se passe donc à partir du 25 septembre. Et puis, le 3 octobre, il y aura donc cette manifestation contre les pesticides, mais nous aurons le temps d’y revenir. Je me permets de vous dire que nous avons un formulaire, alors, parce que je vois que Thomas Portes est en régie. Nous avons un formulaire de la météo des luttes. Si jamais vous avez un rassemblement, une exposition, une cantine solidaire, que sais-je, à faire connaître aux Aupostiens et Aupostiennes, vraiment, l’idéal pour nous, c’est de remplir ce formulaire dont Euryale vous donne le lien dans le chat ou sur le site. Et grâce à ça, on pourra annoncer vos événements. N’hésitez surtout pas, ça fait plaisir. Et c’est vraiment l’idéal, plutôt que de passer par le Discord ou un mail, etc. Voilà, il y a un formulaire qui nous permet d’aller plus vite parce que, pour une matinale comme celle-ci, là, deux heures, c'était deux jours de boulot. Donc, si vous pouvez nous faciliter un peu le bazar, ce serait pas mal. Je crois que notre invité est là. Je vais aller regarder en régie ce qui se passe.
T’es en train de me parler ? Tu parles de moi ? T’es en train de me parler ? Mais qui t’en parle ? T’en parles à moi ? Je suis le seul ici. ?
Bonjour, monsieur Thomas Portes. Attends, j'étais inquiet de me dire, est-ce que la liaison va être bonne ? Mais visiblement, elle est meilleure que notre invité de tout à l’heure. Et voilà que mes notes n’apparaissent pas maintenant, évidemment. Hop hop hop, voilà ! Depuis la semaine dernière, Thomas Portés, ici à l'écran, député LFI, président de l’Observatoire de l’Extrême-Droite, auteur de l’abécédaire de l’Extrême-Droite. Depuis donc une semaine, tu t’es mué en chroniqueur judiciaire, tu rencontres chaque jour sur Instagram, et bon sur Twitter, bon là on dit pas bravo hein, mais enfin bref, des audiences du procès Le Priol accusé d’avoir tiré les balles meurtrières sur le rugbyman Federico Martín Aramburú. Qu’est-ce que nous disent ces débats sur l’extrême droite qui tue ? On en cause avec toi mon cher Thomas, comment vas-tu d’abord pour commencer ?
Ça va, merci David, merci pour l’invitation, c’est toujours un plaisir d'être avec toi dans cette émission.
Alors, quelle mouche t’a piqué de te dire, moi, aux législatives, je vais faire pression sur le judiciaire ?
Je crois qu’il n’y a pas de pression sur le judiciaire, c’est un procès, une affaire que je suis depuis qu’elle a été réalisée malheureusement le 19 mars 2022 quand Federico Martin Aramburu a été assassiné et c'était surtout une affaires qui est intéressante je mets des guillemets parce que elle lit des militants d’extrême droite néo nazi identifiés membres du GUD déjà accusés pour des violences dans le cadre de leur activité du Gud la question des armes qui circulent, la question de Loïk Le Priol, celui qui a tiré, qui a tué, qui était aussi commando spécial dans l’armée française. Donc il y a tout un magma d’informations et surtout ça met en lumière une réalité que certains veulent passer sous silence, c’est que dans ce pays, l’extrême droite extra-parlementaire, elle est organisée, elle est armée, elle passe à l’action et elle tue. Et moi, je suis assez sidéré par ce que j’ai entendu depuis le début du procès. Alors c' est la stratégie de la défense et chacun a droit à avoir un avocat, je n’ai pas de sujet là-dessus. Mais qui tentent de faire croire que ces gens n'étaient pas des militants d’extrême droite, que finalement le but serait un syndicat étudiant comme les autres qui participerait aux activités et que c’est une histoire de légitime défense ou en quelque sorte de bagarre alcoolisée qui aurait dégénérée. Sauf que depuis une semaine, les témoignages des policiers, de la balistique, les vidéos qui sont diffusées à l’audience montrent qu’au final, c'était ce qu’a dit un des policier, moi ça m’a beaucoup marqué, il dit c' est une exécution et ce type de comportement on le voit juste dans la criminalité en mode organisé je peux dérouler après beaucoup de choses.
Monsieur Portes Thomas, vous n'êtes pas sur BFM, vous avez le temps. Là, tu as déjà résumé tous tes tweets en 20 secondes, on va prendre le temps pour parler de tout ça. Ah, quelqu’un s’approche de toi, c’est un café qu’on te tend peut-être, non ?
Non, non, y' a pas rien qui s’approche de moi.
Ah, c’est cool, c’est cool ! Alors, d’abord, parce que t’as pas répondu à mon persiflage, mais la question se pose quand même. Tu es député de la nation, tu racontes, dans un live tweet, de manière, je dois dire, très factuelle, très très très factuel, je pense que tu fais aussi attention à ça, mais tu es là-bas, à l’audience, À quel titre exactement ? Est-ce que c’est le militant antifa, est-ce que c’est le député, est-ce que c’est le citoyen ? Et est- ce que tu te poses la question de ta place et de ton rôle par rapport à la séparation des pouvoirs ? Et après on va dérouler sur le procès en tant que tel.
Je suis là à tous les sites que tu as cités, parce qu'à la fois comme citoyen, parce que je crois qu’on est intéressé par ce qui se passe, comme militant anti-fasciste, évidemment, puisque ceux qui ont tiré sont des militants d’extrême droite, et évidemment comme parlementaire, parce on en dira un mot tout à l’heure, mais il y a aussi une question que l’avocat de Federico Martín Aramburú, a évoqué, et qui va sûrement déboucher sur un travail législatif dans les prochaines semaines, c’est la question de la catégorisation des armes dans la société française, C’est-à-dire que c’est divisé en plusieurs catégories. A, B, C et D. Comment peut-on accéder à des armes ? Simplement parce qu’on a 18 ans, d’autres parce qu’on est licencié d’un standard de tir, d’autre parce que c’est des catégories B, il faut une autorisation préfectorale, et catégorie A, c'était les armes militaires comme les Kalachnikov pour faire gros, mais qui ne sont pas accessibles librement dans le commerce, même avec des autorisations. Donc aussi, si cet assassinat a pu avoir lieu, c’est parce qu il y avait des armées qui étaient en libre service, que ces militants ont pu acquérir. Et moi, j’avais déjà été sollicité avant le procès, après la mort de Federico, par cet avocat, Yann Lebrasse, pour travailler sur ces questions de catégorisation des armes. Et donc effectivement, c’est aussi à ce titre que je suis là, parce qu’il y a eu tout un débat sur Romain Bouvier, par exemple, un des deux coaccusés serait un collectionneur d’armes, donc il aurait des armées de collection chez lui, ce n’est pas à cause de ça, etc. Sauf qu’on voit qu’aujourd’hui, notamment dans les sphères de l’ultra-droite, il y a l’utilisation d’arme, dite arme de collection, qui peuvent être acquises simplement parce que vous avez plus de 18 ans sur une pièce d’identité qui après sont transformées, sont modifiées pour tirer plus de balles, pour viser mieux et qui ne sont pas considérées à la base comme des armes qui devraient être interdites mais qui sont détournées de leur usage pour derrière s’en servir dans le cadre d’opérations. C’est aussi à ce titre là que je suis là mais vous savez j’ai même eu des discussions avec des avocats de la défense avec qui j’avais parlé de manière très libre donc moi je suis pas là pour faire pression sur beaucoup de choses, je crois que la justice elle sera tranquillement, je suis juste là pour écouter et entendre C’est aussi, quand vous assistez à un procès en cours d’assise, c’est là que vous entendez tout si vous n'êtes pas au procès vous pouvez pas entendre le rapport de la balistique, vous pouvez entendre les rapports du médecin légiste, vous pouvez attendre ce que les officiers de police qui ont mené l’opération de flagrance, les commissions rogatoires, ont à dire. Vous ne pouvez pas attendre par exemple la famille de Loïk Le Priol qui est venue témoigner vendredi soir. Donc c'était aussi écouter ce que l’un et l’autre ont à se dire. C'était pour ça que je suis là. Et enfin, un dernier mot, je suis évidemment ici à ce procès pour apporter un soutien à la famille qui a subi un traumatisme et moi ce qui m’avait beaucoup marqué à l'époque c’est qu’il y a eu un silence quand même sur non pas sur la mort d’un joueur de rugby mais il y avait comme un espèce de tabou de dire que c'était des militants extérieurs qui avaient quand même tiré. Personne n’avait parlé de ça quasiment alors qu’on était en pleine campagne présidentielle et on sait que dans une campagne présidentielle tout le monde a un avis très précis, très tranché sur tous les sujets même s’il ne les connaît pas et là finalement tout le monde avait regardé ailleurs.
Alors, pendant qu’on discute, je publie, je diffuse quelques dessins de notre collaboratrice Anna Pich, qui suit également le procès pour au poste et qui fait une chronique judiciaire en dessin. Donc on va essayer d’illustrer ton entretien par certains dessins d’Ana que je remercie. Vous pouvez retrouver la totalité de ses œuvres sur auposte.media Allo ! Un des points saillants, c’est les tirs, le chargeur et tu as repris la phrase du commissaire dans ta chronique, dans ton live tweet, ceux qui veulent tuer, vident leur chargeur, 6 balles en 4 secondes, 4 balles en 4 secondes. C’est-à-dire qu’il y a eu deux moments de tir, est-ce que tu peux revenir là-dessus ?
Oui, parce que quand vous suivez le procès vous avez l’impression que la scène, elle peut durer, elle dure des heures, que ça se passe sur des kilomètres, que tout ça est très très long, en fait c’est extrêmement rapide, après tout ça commence par une bagarre au Mabillon où ils se prennent à partie, il y a une bagarre et puis ça s’arrête. Et après, la scène de poursuite dans la rue de Paris et de tirs, elle dure entre le premier tir et le deuxième tir, il y a une minute. C’est-à-dire que quand la bagarre se termine, en fait, Federico Martín Aramburú, et Shaun Hegarty qui était son copain qui était là avec lui ce soir-là…Ils repartent à leur hôtel, ils s’arrêtent à un hôtel sur la route pour demander des sacs de glace parce qu’ils ont des hématomes sur le visage donc ils veulent se mettre de la glace et donc pour eux c’est terminé en fait et Loïk Le Priol et Romain Bouvier sont retenus par les vigiles du Mabillon dont un va dire ils sont partis en taxi parce qu’ils sentent qu’en fait ils veulent continuer à les poursuivre et pour leur dire ils se sont partis très loin, ils sont parti en taxi, vous allez pas les retrouver sauf qu'à ce moment là, Loïk Le Priol va exhiber un brassard police, ce qui est quand même une première chose et en disant en gros je suis de là bas qu’il faut me laisser partir donc le vigile lui il dit bon ok si vous êtes de la police vous partez Loïk Le Priol va partir d’un côté et Romain Bouvier va partir de l’autre avec Lyson Rochemir qui est à l'époque la compagne de Loïk Le Priol et au final c’est Romain Bouvier et Lyson Rochemir qui vont tomber les premiers sur Federico Martin Aramburu et dans leur récit c'était là où il y a eu une première incohérence puisqu’ils disent nous sommes partis à la recherche de Loïk Le Priol pour savoir où il était sauf qu’en fait quand ils arrivent devant Shaun Hegarty et Aramburu ils s’arrêtent Alors que les policiers disent, c’est 6 heures du matin, mais c’est en plein Paris, c’est une rue qui fait 6 mètres de large. Vous voyez très bien que c’est pas lui. Donc là il s’arrête, et ça dure le temps de l’arrêt. Romain Bouvier descend de la voiture, Aramburu s’approche, pas d’empoignade y a aucun contact physique entre les deux en fait. Ça discute un peu, et au bout de 35 secondes, Romain Bouvier sort une arme. Et donc là il tire à 4 reprises. Donc lui sa ligne de défense c'était de dire, moi j’ai tiré d’abord une première fois au sol. Parce que j’y ai eu peur, donc je voulais qu’il recule. Après j’ai tiré parce qu’il n’a pas reculé sauf qu’en fait, il vide 4 balles, son chargeur ne fait que 4 balles donc il y a 4 balles qui partent en 4 secondes donc un impact à 1m20 à hauteur dans le corps ce qui n’est pas du tout un tir de sommation ni un tir vers le bas puisque c’est quasiment à la hauteur du thorax et la balle qui touche Aramburu et ses 4 balles il n’y en a que 2 qui touchent, les deux ne sont pas mortels, ça c’est ce que dit l’autopsie, c’est ce que disent les auditions, tout le reconnaît Donc ça, ça se passe en une minute la scène. De là, Romain Bouvier, une fois qu’il a tiré ses 4 balles, part en courant, et même pas 30 secondes après, c’est Loïc Le Priol qui arrive de l’autre côté, à pied, qui tombe sur Aramburu. Donc là, il y a une légère empoignade devant la vitrine d’un magasin de chaussures Geox, qui n’existe plus aujourd’hui, qui fait angle, et ça dure, l’empoignade dure 20 secondes, et là, Loïk Le Priol pendant l’empoignade dégaine une arme et tire à 6 reprises. Il y a 4 balles qui vont toucher, dont 3 dans le dos. Et deux des trois qui se sont tirés dans le dos de Aramburu seront mortels puisqu’elles touchent la colonne vertébrale. Et là aussi, lui,sa défense, lui c’est légitime défense. C’est-à-dire qu’il était menacé. Il y avait Aramburu et son ami, il fallait qu’ils se sortent absolument de la masse, sinon il allait y passer. Sauf que là aussi au regard des vidéos, des auditions, il tire trois balles dans le dos, et on voit que les deux dernières, Aramburu, il est quasiment à 2 mètres, enfin 2,50 mètres en train de reculer et de partir en fait. Donc il n’est pas du tout un danger pour Le Priol. Et pourquoi ils parlent de vider les chargeurs ? C’est parce que les commissaires ont été interrogés, ils travaillent à la brigade au 36, pour leur dire dans les affaires d’homicides de droits communs, est-ce que c’est commun en vérité d’avoir des gens qui vident l’intégralité de leurs chargeurs. Eux disent que non. Déjà quand vous tirez sur quelqu’un c'était assez traumatisant, même quand vous avez l’habitude en vérité, c’est ce qu’ils racontent. Donc en général vous tirez une balle voire deux. Et vous avez un temps d’arrêt, souvent vous partez en fait, vous ne vous acharnez pas. Et en fait là il s’explique que véritablement, en gros le commissaire dit à Le Priol si tu avais eu 15 balles dans le chargeur, tu aurais tiré les 15 balles. Et ça ils disent qu’ils le voient que dans les affaires de trafic de stups ou de criminalité en mode organisé, c’est à dire de règlement de compte ou quand vous tirez sur quelqu’un en moins de 2 mètres et vider le chargeur, c’est qu’en gros vous voulez le finir, c’est ça qui a été dit. Donc il parle d’exécution et la médecin légiste dira même que même si Aramburu avait été victime de ses tirs au pied de l’hôpital à Paris, sachant que les secours ont intervenu quand même très très rapidement parce que c'était en centre-ville, il n’avait aucune chance de survivre. La balle qui traverse la colonne vertébrale par l’arrière, elle crée une hémorragie de 1,5 litre de sang immédiat dans le corps et elle explique qu’en général c’est 4 litres dans le corps humain qui circulent en temps réel, donc il avait perdu la moitié du sang disponible sur un impact des balles. Donc il n’avait aucune chance de survivre, donc c’est en ça que la théorie de légitime défense, ni de tir de sommation, parce que Loïc Le Priol a aussi dit qu’il avait tiré deux balles en l’air pour se dégager, ce qui n’a jamais été prouvé. Les douilles n’ont pas été retrouvées, il n’y a pas de tir en l’air. Donc il n’y a donc pas de stratégie de légitime défense. Ça a été une opération après la bagarre pour partir pour régler leur compte et ça a été réglé par la mort d’un homme qui était sans arme, qui a chaque fois reculé, qui n'était pas dangereux, qui finalement a été victime de deux militants d’extrême droite Déjà, si j'étais avocat, j’aurais posé une question mais quelle est la raison qui pousse deux hommes à aller boire un café, boire des coups à Paris avec une arme à la ceinture ? Qui fait ça en fait ? À part des gens qui ont des responsabilités comme les gendarmes ou les policiers, qui va à la terrasse d’un café avec des armes ?
Alors, ils n’ont pas que des armes, tu l’as dit tout à l’heure, mais j’aimerais que tu nous racontes ce que tu ressens quand tu entends Le Priol. Et je ne sais pas si le vigile du Mabillon a été entendu, donc le Mabillon ce n’est pas encore, c’est le café, mais ce que l’on sait, c’est que Le Priol exhibe un brassard de police et son arme. Bouvier, lance, nous sommes des bacqueux. Là-dessus, donc, les gens, évidemment, les croient. A leur domicile, on retrouve des cartes de police, des sacoches marquées police, un casque, une carte militaire, de nombreux insignes parisiens. Est-ce que, à l’heure qu’il est, l’audience a établi d’où venait tout ce matériel ?
Ouais, c’est assez surréaliste parce qu’on parlera peut-être de l’arsenal militaire, mais déjà l’arsenal d’outils d’insignes qui les lient à la police, et ça veut dire des brassards police, sacoches police, des insignes. Chez Romain Bouvier, je crois qu’il y a une dizaine d’insignes de brigades de police parisiennes qui ont été retrouvées, et ce n’est pas des choses qu’on trouve à Franprix, en bas de chez soi. Et d’ailleurs, ça a été posé, la question à un des commissaires de police.
C’est pas si compliqué que ça à trouver, il y a des magasins qui vendent ça, soi-disant il faut une carte de police pour y entrer, mais enfin, mais bon.
Voilà, c’est ça, la question qui a été posée, parce que moi, sincèrement, je ne savais pas comment on pouvait acheter ça. Et le commissaire de police, on lui dit, mais pour avoir une plaque de la BAC ou acheter une sacoche police, comment faites-vous, en fait ? Et lui, il dit, il faut aller dans des magasins spécialisés, effectivement, qui existent, mais on est censé présenter une pièce qu’on court des fonctionnaires de police. Mais bon, là aussi, il y aura peut-être un travail à faire et un travail de législateur, parce que je ne sais pas si on peut trouver ça normal que dans ce pays on puisse acheter de manière pas libre mais en tout cas facilité des accessoires qui permettent à des gens d'être identifiés comme des policiers ou des gendarmes parce que le vigile de bonne foi, il voit quelqu’un avec un brassard police, une plaque et une arme, il a aucune raison de penser que ce ne serait pas un policier. Donc ça pose question, effectivement il y avait un certain nombre d’outils, là ils s’en sont servi ce soir-là pour se sortir de la nasse dans laquelle ils avaient enfermé les vigiles pour leur dire n’allez pas, en gros parce qu’ils avaient peur qu’il fasse des conneries, qu' il passe à la… Mais quel était l’objectif d’avoir ça chez soi en fait ? C'était quoi les étapes d’après ? En quoi a-t-il l’utilité d’y avoir des brassards police à la maison, des sacoches police, des plaques de la BAC si ce n’est pour mener des opérations illégales et se faire passer pour des policiers ? C’est ça l’utilisation si on a ça à la maison. En tout cas, c’est comme ça, l’identifiant.
Alors, il y a également le fait qu’il y ait du matériel militaire chez Le Priol. En gros, après sa radiation de l’armée, peut-être tu peux en dire deux mots, il avait chez lui pour 18 338 euros de matériel militaire qu’ils auraient dit restitué, qu' il n’a pas restitué. Il va même partir faire la guerre en Ukraine avec du matériel donc on pourrait dire qui nous appartient en tant que contribuables, enfin je veux dire, si on réfléchit, c’est quand même ça, c'était du bateau de l’armée française qu’il aurait dû rendre. Est-ce qu’on sait pourquoi personne ne lui a réclamé pendant sept ans ce matériel militaire ?
Oui, il y a un arsenal chez les deux, chez Romain Bouvier, ce n’est pas un arsenal militaire, c’est un arsenal d’armes qu’il a acheté pour plus de 20 000 euros, ce qui pose aussi la question de la traçabilité de l’argent. Mais effectivement, l’armée a réclamé. L’armée a fait un courrier, alors elle a réclamé de manière assez administrative. Elle a fait le courrier à Loïc Le Priol pour lui dire, suite au fait que tu étais radier de l’armée, je vais en dire un mot, tu n’as pas rendu 18 800 euros de matériel, ce n’est pas des armes, ce ne sont pas des armes. Mais c’est des casques, des lunettes à vision nocturne, des gilets par balles, des plaques de gilet par balle, un certain nombre d’accessoires, des casque sonores pour pas entendre le bruit, des casques pour y compris être sur des fréquences radio pour pouvoir communiquer. Et d’ailleurs quand il s’est fait arrêter à la frontière entre la Hongrie et l’Ukraine, lors du procès ça a été montré la saisie qu’il y avait sur lui du matériel. Et l’homme qui est militaire dans les commandos spéciaux qui témoigne à distance avec son identité cachée a dit qu’un certain nombre de matériel qu’il y avait sur la photo pouvait sans doute être de l’unité du commando spécial dans lequel Le Priol était parce qu’il est rentré à l'école des mousses à 16 ans et demi, 17 ans il a été admis après il a passé le concours de commandos spéciaux à 18 ans qui est quand même un concours il faut le dire extrêmement dur physiquement, moralement c’est les gens qu’on envoie dans des opérations spéciales anti-terroristes, ce qu’ont appelle les OPEX, les opérations extérieures. Et à 18 ans, Loïc Le Priol était commando spécial, dans l’armée française, au commando de Montfort, où il a été envoyé à Djibouti, il a envoyé au Sahel, il y avait des opération de contre-terrorisme, et un certain nombre d’opérations qui sont extrêmement dangereuses. Concrètement au récit qu’il tente d’en faire et que sa famille voulait en faire, son parcours de commando est sans doute classique, voire pas très bon, puisqu’il a été noté tout au long de sa courte carrière, c’est deux ans et demi dans les commandos avec des notes moyennes et il a surtout été sanctionné à trois reprises ce qui pour un jeune commando est extrêmement important et lui il dit que quand il était retourné à moins sur sa base suite au fait qu’il a été mis en arrêt maladie après un stress post-traumatique il aurait fait lui même une déclaration comme quoi c'était mal, donc ça doit être l’endroit sur la base où il y a ses affaires aurait été ouvert et du coup c'était pas lui qui a pris le matériel, mais l’armée à part faire un courrier pour lui dire est-ce que tu peux rendre le matériel Elle n’a jamais entrepris d’autres démarches, donc ça interroge effectivement quelqu’un qui a été radié de l’armée à qui on laisse pour 18 000 euros d’argent public. C’est ça la question que tu poses, mais c’est véritablement ça, qui puisse continuer à avoir ce genre de matériel, surtout que je reviens un peu en arrière, mais dès son arrivée à l’Armée, en fait le renseignement militaire fait une note pour dire attention, attention à Loïc Le Priol, c'était quelqu’une qui est proche des groupuscules d’extrême droite, quand il arrive pour faire son stage aux mousses. Il est convoqué par l'état-major, on lui dit il faut que tu coupes tes liens. Quand il passe, qu’il réussit à être commando, on dit tu ne peux plus être avec l’extrême droite. Quand il arrive au commando de Montfort, il est à nouveau convoqué par l'état-major pour lui dire tu ne peux plus. Il faut couper tous tes liens avec ces gens-là qui ne sont pas compatibles avec les idées de l’armée. On pourra débattre de ça après. Donc il y a eu plusieurs alertes. Mais malgré tout, on l’a laissé avec une autorisation, une habilitation secret défense. On l’a laissé dans les commandos. Alors que l’armée savait très bien qui il était et quels étaient ses liens avec ses groupuscules.
Voilà, dans ton live tweet, tu redonnes les années. 2011, la première alerte de la direction du renseignement militaire. En 2012, il dit à l'État-major, non, non c’est fini l’extrême droite et on le croit, etc. Mais justement, à propos de l’Extrême-Droite, tu es convaincu, archi-convaincu. Tu vas nous dire pourquoi et comment par le fait que Le Priol appartient à l’extrême-droite. Et néanmoins, il y a parmi les enquêteurs, un enquêteur qui est venu à la barre dire que pour lui, il n’y avait pas de lien entre l’extrême droite et le meurtre d' Aramburu. Et lui disait, c’est surtout une affaire d'égo et d’alcool. Parce que bon, à 6 heures du matin, tout le monde avait un peu bu. C'était, voilà, bref. Qu’est-ce qu’on peut dire de ça, de cet aspect politique de l’affaire ?
Oui, une soirée qui dégénère en bagarre avec des coups de poing dans ce qu’on appelle le quartier, la rue de la soif à Paris, la veille de match de rugby, c’est quasiment tout le week-end où il y a des matchs où tout le monde est un peu alcoolisé, et bon non malin ça se termine parfois un peu mal mais ça se terminé très rarement par une course poursuite dans les rues de Paris avec des gens qui vident leur chargeur sur d’autres. Ça se termine quasiment. Jamais comme ça. Oui, un policier dit que c’est pas lié à l’extrême droite, mais je pense qu’il le dit dans le sens où il n’y a pas de motif, en tout cas il n y a pas le motif raciste dans l’assassinat. Je pense que c’est plutôt sur ce côté-là parce que, très sincèrement, moi c'était pour ça que j'étais surpris par la défense. Quand je vois les avocats de Le Priol de Romain Bouvier qui essayent de dire, en gros la première salve ça a été la presse à contaminer l’affaire, nos clients ont été présentés comme des militants de l’extrême-droite, mais en En fait, leur client était déjà condamné dans une affaire du GUD, où en fait Loïk Le Priol et Romain Bouvier sont allés torturer un homme qui s’appelle Clint, l’ont filmé, se sont mis en scène, l’ont diffusé sur les réseaux en lui disant tu vas parler à la police, tu as une balance, c’est toi le chef du Gud, tu nous fais honte, donc ils étaient déjà dans ce groupe-là, même avant cette affaire-là. Donc ils étaient identifiés comme des militants de l’ultra-droite, Loïk Le Priol, son casier a été égrainé, et ils compris c'était intéressant d'être là, parce qu’il n’y a pas que les affaires pour lesquelles il a été condamnés, Il y a des affaires dans lesquelles il a été impliqué. Par exemple, il y a un moment où ils sortent d’un bar, ils sont une vingtaine et là ils arrivent à un feu rouge, à un passage piéton et il y a deux personnes musulmanes dans une voiture en fait ils s’en prennent à elles, ils les traitent de sale arabes, ils dégradent la voiture donc il y en a un certain nombre d'éléments comme ça pour lesquels Le Priol n’a jamais été condamné mais qui sont tracés dans son dossier judiciaire et puis enfin les perquisitions au domicile des deux quand même Romain Bouvier à son domicile il y a des livres, les entretiens de Mussolini les livres de l’histoire du Gud, une édition de Mein kampf, non ouverte dans un espèce de coffret en allemand, c’est pas une émission qu’on trouve, même sur un bouquiniste, c'était difficile. Il y a une statuette avec Adolf Hitler qui fait le bras tendu dans une voiture. Au domicile de Loïc Le Priol, il y a un certain nombre d’ouvrages, de presse, en tout cas de magazines d’extrême droite, notamment avec un tract, un autocollant qui est collé sur un livre qui s’appelle Le Pen, le vote vital. Les nationalistes sont de retour. Voilà, je crois qu’ils n’ont jamais caché en vérité eux-mêmes leur sympathie ou leur adhésion aux idées d’extrême-droite. Il y a un dossier qui est sorti dans le magazine Societal qui raconte la cavale de Loïk Le Priol qui est allé creuser dans ses réseaux sociaux. Donc ces gens sont identifiés comme des militants d’ultra-droites, d’extrême droite, membres du GUD, qui ont participé à un certain nombre de manifestations à Paris, ils sont identifiés sur des photos. Donc tout ça ne fait pas mystère, donc on est véritablement aujourd’hui face à deux militants d’extrême droite, et même le troisième parce que dans l’affaire il y a aussi quelqu’un qui s’appelle monsieur Antony Sorrentino qui peut pas être comme annexe mais lui a aidé Romain Bouvier à s’exfiltrer de Paris en gros. Bouvier l’a appelé après son tir pour lui dire « venez me chercher ». Lui, il est à un repas de famille dans la Sarthe, il a quitté son repas pour aller chercher son pote, il l’as jeté une partie de l’arme, il lui a permis d'être acheminé. Et ce que dit le procès c’est que Sorrentino il a reçu sur une messagerie des messages de deux militants, qui sont aussi identifiés comme des militants du GUD, qui lui ont dit « ah regarde ce qui s’est passé à Paris, regarde ce qu’on fait Le Priol » et Bouvier. Donc tout ça c’est une espèce de microcosme de membres d’extrême-droite, d’ultra-droites, qui aujourd’hui sont passés à l’acte et nier ça, moi je ne comprends pas trop pourquoi. C’est de le nier, tout ça est public, donc j’ai entendu la défense et les avocats disent « non c'était pas des suprémacistes, si si, moi j’connais pas beaucoup de gens qui chez eux ont des statuettes d’Hitler ». Et des ouvrages et des entretiens de Mussolini et des livres du Gud, notamment un livre écrit par Frédéric Chatillon. Donc on voit bien les liaisons qu’il y a entre l’extrême droite et les militants.
On rappelle qui est Frédéric Chatillon, l’ancien patron du GUD, aujourd’hui exilé à Rome, et qui a pendant longtemps vendu ses services pour la communication du Rassemblement national, en tout cas dans certaines élections. Est-ce que je résume correctement ?
C’est vraiment ce qu’on a appelé la gud connection. C'était un point de centralité entre les anciens, les nouveaux et le parti du PEN.
Le rôle de la jeune fille dont tout d’un coup Lyson Rochemir je crois, qu’est-ce que tu peux en dire ?
Elle tente de se présenter, sa défense, où c’est j'étais pas au courant qu’il était militant du Gud, n’était pas au courant qu' il était armé, bon j’ai quand même été 5 ans avec lui mais je savais rien. En gros c'était un peu ça. Sauf quand même qu’au moment des faits, c'était elle qui conduisait la voiture. Par exemple, c’est ce que lui disent les enquêteurs et le président de la Cour d’Assise de l’Avocat Général. Une fois que Romain Bouvier a tiré, il aurait très bien pu partir avec sa voiture, dire je me rends à la police, il s’est passé un truc horrible, il faut les retrouver, sauf qu’elle ne fait pas ça. Une fois que Romain a tiré elle continue à circuler dans Paris, Loïc Le Priol l’appelle là aussi via des messageries cryptées, elle va récupérer Bouvier elle va le poser dans le 16e ou 17e jour, au pied de l’appartement où ils étaient ensemble pour qu’il récupère des affaires, sur les consignes de Le Priol, elle va casser la carte SIM du téléphone, elle va enrouler le téléphone d’une espèce de papier aluminium de cellophane qui est une technique pour ne pas être tracé, c’est-à-dire que si la police veut tracer le téléphone même sans puce elle ne va pas pour le géolocaliser donc tout ça, en fait, elle a participé à la destruction de preuves elle a participer au fait que Le Priol puisse aller chez lui chercher des affaires et puisse s’exfiltrer de la scène de crime donc elle n’est pas poursuivie pour homicide ou tentative d’homicide Sa défense, c’est de dire que je n’y étais pour rien, je n’y comprends rien, et de dire que j’ai dit la vérité, oui. En fait, elle a dit la vérité une fois qu’elle a été arrêtée. Elle ne s’est jamais présentée d’elle-même, quoi.
Le tchat te demande, il y a notamment Sony qui dit pas d’extrême droite. Tous les médias utilisent le terme ambigu d’ultra-droite, ce qui donne un argument à ces gens pour balayer du revers de la main la responsabilité de l’extrême-droite. Puisque tu sors ces jours-ci l’abécédaire de l’extrême droite, est-ce que tu peux nous dire si dans cet Abécédaire, il est question de l’ultra droite et de l’extrême droite et est- ce que tu fais le distinguo ici oui ? Comment ?
Non, moi je sais pas, j’ai dit à tort au début de, d’ailleurs le premier chapitre de mon livre est sur l’affaire Aramburu mais moi je parle pas d’ultra-droite, c’est vrai je l’ai dit tout à l’heure dans le terme de l'émission mais c'était quand on parle pendant une heure en attendant ça a essayé de changer les mots mais ça fait un réflexe de passage télé-permanent pour essayer de pas utiliser tous les mêmes mots mais pour moi l’ultra droite ça n’existe pas. Soit vous êtes de droite, soit vous êtes d’extrême-droites. Il n’y a pas de… Ça veut dire quoi ultra-droite, de droite extrême ? Je crois qu’il y a pour moi l’extrême droite, l’ultra droite, on le met dans l’extrême droite si vous voulez, mais si vous êtes d’ultra-droite, vous êtes de l’ex-extrême-droite. Soit vous êtes, soit vous êtes du droit, soit d’extrême droite, je ne fais pas de différence pour moi entre l’extrême-droite et l’ultra-droite pour répondre à ta question. Et effectivement, parfois, la catégorisation est comprise sur des faits à la télé politique par des journalistes, des journalistes' de dire ultra-droite, ça aussi, ça permet de tâcher quelque part. Cette activité-là de groupuscules et de militants d’une extrême droite parlementaire qui elle est qualifiée comme telle pour dire en gros Marine Le Pen a bon dos pour dire c’est pas moi, regardez si l’ultra-droite c'était un peu ces fous qui font un peu n’importe quoi, qui ont rien à voir avec moi sauf que si si ce qui s’est passé à Paris le 19 mars 2022 c’est un assassinat commis par deux militants d’extrême droite qui sont la face, l’autre face de la même pièce de l’extrême droite parlementaire tout ça est du même acabit en fait
Tu as démarré ton live-tweet avant même l’audition, en disant à l'équipe « vous déconnez les gars, est-ce que tu peux rappeler ce qui t’avait heurté dans l’article de l'Équipe ? »
Je ne me rappelle plus exactement les termes mais en gros c'était l’angle soirée à Paris avant la match du rugby, bagarre alcoolisée qui a dégénéré, de quoi va-t-on parler au procès ? Je veux dire, l'équipe est un quotidien qui est très très lu y compris par moi-même, par les amateurs de sport et le rugby a été traumatisé et pour qu’il y ait autant de sportifs et autant d’habitus humains qui prennent position sur un fait comme ce qui s’est passé à Aramburu, c’est que ça a beaucoup marqué parce que les sportifs ne sont quand même pas en première ligne en ce moment, prendre des positions politiques, ça ne vous a pas échappé ? Non ! Sauf que d’ailleurs aujourd’hui on va avoir des témoignages d’anciens joueurs de rugby, notamment Gonzalo Quesada qui était joueur de rugby argentin, entraîneur du stade français, du Racing, va venir témoigner etc etc. Je crois que c’est pas sérieux de la part de l'équipe, je dirais même c'était indigne de faire croire que ce qui s’est passé serait l’histoire d’une bagarre alcoolisée qui a dégénéré. Je suis sûr que si devant 33 je vous demandais à des gens, vous avez au moins une personne qui a déjà assisté à une soirée où il y a eu une embrouille entre des gens qui avaient bu. Parfois ça peut se finir avec des coups de poing, ce qui n’est pas génial, mais parfois ça peut arriver. Mais combien ont eu affaire aux gens qui les ont poursuivis, qui étaient armés ? Parce que ce qu’on voit dans le procès, c’est que Le Priol, avant même l’altercation au Mabillon, c'était-à-dire quand il arrive qu’il est là, qu’ils ne se sont pas embrouillés avec les gardiens il est embrouillé, il va aux toilettes, et la caméra des toilettes le capte. On a de la chance, il y a une caméra qui le capte. Il va aux toilettes, il est en train de remonter vers la terrasse, et là il redescend, il se tombe de dos. Et on voit sur la vidéo qu’il sort son arme, il regarde s’il est chargé, il fait tourner le barillet et il le remet dans la ceinture avant même que tout ça démarre, avant même que tout cela démarre. Donc tout ça ne pouvait que mal finir en fait pour Aramburu et Shaun Hegarty ce qui est dramatique c’est que moi je pense que si ça n’avait pas été eux, ça aurait pu être quelqu’un d’autre, parce que la trajectoire de ces deux militaires là, elle était tracée, enfin moi je le redis, je suis sidéré qu’on ait des gens qui sortent en terrasse armée. Dont on ne l’a pas dit, mais ces gens étaient sous contrôle judiciaire. Ces gens n’avaient pas le droit d'être à Paris. A Paris, ça avait été levé pour Le Priol, pour être honnête, parce qu’il avait évoqué l’histoire de sa grand-mère qui était malade, mais ils ne pouvaient pas être ensemble, ils ne pouvaient pas être armés. Le contrôle judiciaire a été balayé, ces gens ont été tranquillement là. Moi, j’avais déjà posé la question à l'époque au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, j’avais dit mais vous nous bassinez avec la société de surveillance généralisée, ultra-sécuritaire, il faut contrôler tout le monde. Par contre vous avez deux néonazis qui se baladent dans la nature dont on sait qu’ils sont dangereux, surarmés, impliqués dans des dizaines d’affaires de violence avec armes. Finalement, personne ne les surveille, on se contente de les laisser pointer une fois par semaine ou deux au commissariat. Ils peuvent aller en soirée tranquille à Paris, ça ne vous dérange pas en fait.
Monsieur le député, l’audience doit courir sur trois semaines, donc il y a déjà eu une première semaine. Est-ce que tu vas te rendre toute la semaine et la semaine prochaine au tribunal ?
Oui j’y vais, la séance parlementaire n’a pas recommencé ce qui m’aide beaucoup quand même je dois le dire.
Oh tu réponds à tous les haters, il y a beaucoup de commentaires là-dessus. Qu’est-ce que vous foutez monsieur le député ? Bon on s’en fout.
Je vais y aller parce qu’en plus ce matin, il y a la maman de Aramburu qui va témoigner avec qui je suis en lien depuis plusieurs années depuis l’affaire, donc ça va être très important. Je pense que vendredi je ne peux pas y aller et je vais y revenir la semaine prochaine, mais en tout cas je vais essayer d'être là au maximum parce que tout l’intérêt aussi d’un procès de trois semaines en cours d’assise, c’est qu’il faut suivre les déclarations des uns et des autres. C’est ça l’intérêt. En fait, si vous y allez que le premier jour, parce que effectivement le premier le lundi, vous pouvez y aller, il y a toute la presse. Il y a une colonne de caméras, vous êtes vus, c’est hyper visible, voilà, tout le monde va dire on est là au procès à l’ouverture. Mais en fait, le jour de l’ouverture, il ne se passe rien. C’est le tirage au sort des jurés d’assise, la lecture de l’acte d’accusation par le président de la cour d’assise, si vous avez suivi l’affaire, vous connaissez tout ça. Ce qui est intéressant, c’est d'écouter les rapports, d’entendre ce que les uns et les autres disent, des contradictions qui peuvent arriver. par exemple, elle dit à un moment, je n’ai jamais vu Loïk armé, jamais avec une arme, et quelques minutes après, son avocat dit l’inverse. Parce que sa stratégie de défense c’est autre chose. En fait il y a des contradictions qui s’affilient donc tout ça il faut être là en permanence au procès, c’est intéressant de voir les visages de Loïk Le Priol et de Romain Bouvier.
Alors, on rappelle que s’il y a la presse le premier jour, et notamment les caméras, c’est que ça permet d’avoir les images des prévenus, des avocats,. Et puis après, éventuellement, t’as un chroniqueur judiciaire qui vient de temps en temps. Et comme ça, ils peuvent illustrer les images et ils viendront le jour de la décision finale. Et entre les deux, il n’y aura pas grand monde. En ce moment, est-ce qu’il y a du monde sur les bancs de la presse ?
Oui, il y a du monde, il y a évidemment les journalistes de l'équipe, il y à les journalistes de la presse basque, la journaliste de Sud-Ouest, le territoire dans lequel était issu Federico, il y a votre chroniqueuse que j’ai vu plusieurs fois qui fait les dessins qui est là, on a parfois quelques journalistes d’extrême droite qui passent, il y avait Boulevard Voltaire, CNews qui viennent qui ont passé quelques têtes pour faire un tweet ce soir pour dire que c’est pas un meurtre raciste, en fait c'était ça leur ligne. Et on a aussi des journalistes spécialisés, notamment les collègues de Libération, Pierre Plotu qui, par exemple, suit l’extrême droite extra-parlementaire qui est là. Il y a Streetpress, évidemment, il y a Politis, franchement il y a entre 20 et 25 journalistes de presse écrite qui sont là chaque jour, il y a beaucoup de public, la salle d’audience est pleine.
On rappelle que c’est ouvert au public, puisque la justice est rendue en autre nom et que la publicité des débats fait partie de la possibilité qu’il y ait une justice. Mon cher Thomas, merci beaucoup, question rituelle pour terminer Moi, Thomas Portes, président.
Non je pense qu’il y a des gens qui sont beaucoup plus…
Ah la place est prise, c’est vrai, je suis con, la place est prise.
J’ai plein de choses d’autre à faire intéressantes, je veux bien être utile à la bataille pour que Jean-Luc Mélenchon gagne la bataille présidentielle dans quelques mois, mais moi président, je ne me vois pas avec un destin présidentiel.
Vous n’avez pas peur d'être un peu trop triomphaliste avec vos drones, vos photos, du public, etc. Ça y est, on a gagné.
Ah, on n’a pas dit ça !
Un peu un peu,c’est un peu ce que vous dites.
On n’a pas dit ça et puis on n’a pas inventé les photos et on n’a pas inventé le nombre qu’il y avait au discours de Jean-Luc. C’est une réalité politique. Il y a une réalité, c'était la dynamique, celle des retours de terrain, celle de la situation dans laquelle on est, mais le plus dur commence, il reste. 7-8 mois de campagne, on sait les violences des campagnes, donc non, on est très heureux d'être là où on est aujourd’hui, et effectivement quand vous menez une campagne c’est pour la gagner, parce que vous êtes persuadés que vous allez la gagner et nous on pense qu’on va gagner et qu' on va changer la vie des gens dans ce pays, mais oui c' est une bonne campagne et une bonne dynamique, on peut aussi avoir des moments de plaisir et de se féliciter parce que tout ce qui arrive en ce moment c' est pas venu d’un claquement de doigts, c’est des années de travail, de militantisme, de qui sont parfois dans l’ombre, qui partent si pas à ce que tout cela réussisse. Et aujourd’hui c’est à la fois un moment important de responsabilité mais aussi de plaisir. Parce que la politique c'était aussi du plaisir, on a parfois tendance à l’oublier parce que c'était beaucoup d’affrontements et de violences mais c'était aussi des moments de joie et de bonheur.
Merci beaucoup, on va continuer à te lire et puis peut-être pourras-tu revenir à la fin, si le cœur t’en dit. Merci beaucoup. Bonne journée à toi.
Salut David !
Salut Thomas. Voilà, chers camarades, nous sommes bientôt arrivés à la fin. Oh là là, il est 8h59, c’est quoi ce bazar ? 8H 59, Bon, alors, est-ce que Je vous fais Ici Londres Allez, vous avez envie quand même faut que je fasse ça, hein Les convocations, ouais, ici Londres Ici Londres, là je comprends pas Pourquoi Pardon, pardon,. La revue de presse des aupostiennes parlent-aux aupostiens, la revue de presse sur l’extrême droite, ça vous dit ? Vous restez avec moi ou tout le monde se barre parce qu’il y a du boulot ? Allez, 1, 3, 4.
Les Français parlent aux Français. Vous pouvez écouter tout d’abord quelques messages personnels. Les sanglots longs des violons de l’automne….
Vous aviez le son ? Est-ce que vous avez le son, là ? J’enlève ça, puisqu’il n’y a plus d’invités. Bon, je me fais un petit café alors, d’accord ? Et je vais vous lire le droit du sol vu par Bardella ! Eh oui, eh oui, Bardella, le droit du sol, tu vas voir ce que c’est. Je veux dire, pardon, le droit du sang, le droit du sang. Justement, le droit du sang, le sang Le Pen. « Chez les Le Pen, la famille l’emporte toujours. Pour sa quatrième campagne présidentielle, Marine Le Pen se repose sur ses proches. Suivant la tradition lepéniste, la candidate du RN entame sa campagne entourée des membres de sa famille et de fidèles, tandis que les bardellistes identifiés sont écartés ou perdent en influence. » Est-ce que ça vous dit que je vous lise ? Ça, c’est un article de Clément Guillou, publié hier à 5 heures, modifié hier à 10 heures, lecture 8 minutes. Qu’est-ce que vous en dites ? Trois, quatre, petit café, petit café, vous voulez ? Le regroupement familial a eu raison de Jordan, le clan familial, chez les Bardella, let’s go ! Bon allez, mais là, je pense que vous entendez surtout la bâche de café. Je vais essayer de couper le son. Ça vibre fort, désolé, ça boule, café. « Devant la grille de l'église du Val-de-Grâce, à Paris, ce 16 janvier 2025, le videur n’est pas épais, mais de confiance. Liste sous les lunettes, Renaud Labaye coche les invités du premier cercle de la famille Le Pen, invités sous la coupole, et écarte les plus antisémites des amis de Jean-Marie Le Pen venus lui rendre un dernier hommage. C’est à ce Saint-Cyrien que Marine Le Pen a confié l’organisation du dernier adieu à son père. C’est lui qu’elle charge désormais de préparer sa quatrième campagne présidentielle, qui a débuté hier par son traditionnel discours de rentrée dans son fief électoral d’Hénin-Beaumont. » Je continue, ça vous va ? « Cinq jours plus tôt, œuvrant pour l’enterrement au son du biniou, déclamant l'éloge funèbre et louant le courage intellectuel de l’ancien chef aux multiples saillies antisémites et négationnistes, Philippe Olivier, le gendre de Jean-Marie Le Pen, lequel ne lui avait jamais pardonné son ralliement à Bruno Mégret dans sa tentative de renversement du président du FN en 98, et encore moins d’avoir emporté Marie-Caroline Le Pen, sa propre fille, dans la conjuration. Le temps a passé. Philippe Olivier est devenu la plume de Marine Le Pen, un conseiller réputé pour avoir cent idées à la minute, dont une est bonne, et qui jouit d’une influence décuplée en ce début de campagne. Il en est toujours ainsi au retour de vacances, racontent les proches de Marine Le Pen, après que les deux ont passé du temps ensemble sur les eaux du golfe du Morbihan. Au Rassemblement national, RN, chacun le sait, ce n’est pas le titre qui fait l’influence, mais le temps passé dans la cuisine de Marine Le Pen, lieu des réunions restreintes et décisives. Les deux enterrements du patriarche ont illustré jusqu'à la caricature l’extrême imbrication du parti et de la famille Le Pen. Filmés par les équipes d’e-Politic, prestataire de communication du RN, ils ont débuté au son d’opéras de Verdi qui rythmaient les meetings de Jean-Marie Le Pen. Les orateurs ont tous occupé des mandats électifs, de Louis Aliot à Marion Maréchal, en passant par l’amie de toujours Marie-Christine Arnautu, ex-conseillère régionale d'Île-de-France. Une exception : Samuel Maréchal, autre gendre, pas moins politique. Yann Le Pen l’avait rencontré au Front national de la jeunesse lorsqu’il remettait au goût du jour le slogan fasciste “Ni droite, ni gauche, Français”. “Tu n’aurais jamais dû lui filer la structure et le fric”, a-t-il reproché à Marine Le Pen lors d’une fête de famille en 2025, visant Jordan Bardella. » Ah, je ne sais pas si vous l’avez, vous, la musique. Non, vous ne l’avez pas, là. « Dans la maison qui incarne l’extrême droite française, il n’est pas de moment familial qui ne soit politique. C’est d’autant plus vrai que le vent se lève. “Chez les Le Pen, la famille l’emporte toujours”, confie un jour Caroline Parmentier, députée du Pas-de-Calais et amie proche de Marine Le Pen, commentant la lente réconciliation avec Marion Maréchal, commencée fin 2022 après la mort d’un ami du clan. “Elles se sont bouffé le nez, mais elle voit les enfants de Marion. Elle était là le jour de son accouchement. Ceux qui ont dit un jour du mal de Marion seront traités comme les derniers des traîtres.” » Oui, une musique d’orgue de Barbarie. « Dans la tempête, on en revient au pur, à ceux dont vous savez qu’ils ne vont pas se dédire parce qu’ils ont avec vous une filiation, un lien familial ou une fidélité à toute épreuve. Jean-Marie Le Pen avait fait pareil en 2001 », rappelle Arnaud Stephan, proche de Yann Le Pen et conseiller de la campagne lepéniste en 2022. Vous ne feriez pas pareil, vous ? « Le parti, c’est aussi un club de famille. Florent de Kersauson, un ami des Le Pen, conseiller régional RN de Bretagne, est intouchable malgré les condamnations. À l’aube de la campagne, le club se renforce en s'épurant, selon la méthode empruntée à l’ennemi communiste. Exit le libéral conseiller François Durvye, qui “avait d’autres buts et servait des influences économiques”, soupçonne le mariniste Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais. Au revoir l’eurodéputé Pierre-Romain Thionnet, ex-plume de Jordan Bardella, débarqué de la présidence du Rassemblement national de la jeunesse. Victor Chabert, toujours directeur du service de presse du RN, mais qui ne sera pas l’attaché de presse de la candidate. Le travail programmatique mené par Ambroise de Rancourt, apprécié pour son esprit vif mais soupçonné de déloyauté, est désormais passé au filtre des Horaces, les conseillers historiques de Marine Le Pen, coordonnés par le député européen André Rougé, un ami de la candidate, comme sa femme Florence Goulet, députée de la Meuse. Le vent s’est levé le 7 juillet, le jour où Marine Le Pen est condamnée en appel pour détournement de fonds publics, mais voit sa peine d’inéligibilité s'éteindre. Elle et ses proches voient la possibilité de confirmer sa candidature à l'Élysée, malgré le risque d’une condamnation définitive et d’un bracelet électronique en fin de campagne présidentielle. Philippe Olivier en tête. Les intimes font bloc derrière la décision. “Ce jour-là, j’ai vu le revirement clinique se faire sous mes yeux, la PME familiale se reconstituer en direct”, relate un témoin présent au siège dans les instants fatidiques, lointain écho de la “dérive monégasque” dénoncée par les mégrétistes il y a trente ans, lorsque Jean-Marie Le Pen faisait monter ses filles et ses gendres dans l’appareil partisan, et présenterait bientôt sa femme à sa place aux élections régionales. Le 7 juillet, Marion Maréchal est l’une des rares que Marine Le Pen prévient personnellement de son choix. Quatre ans après avoir rejoint Éric Zemmour contre sa tante, deux ans après son retour sur la pointe des pieds, elle assure le service après-vente dès le lendemain sur CNews : “Marine Le Pen doit mener campagne, y compris si cela implique de le faire avec un bracelet électronique.” Sur BFM TV, c’est l’ex-compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, qui défend la condamnée candidate. Le maire de Perpignan, de retour aux affaires du parti depuis 2024, s’est rapproché de la candidate au moment du procès des emplois fictifs au Parlement européen, dans lequel il est d’ailleurs lui-même impliqué, et dans l'épreuve commune que fut la mort de Jean-Marie Le Pen. » Ah, Joël nous dit : « Personnellement, la popote des arrière-cuisines de la famille des fachos Le Pen, je m’en contrefous. » Ah non, non. Je rappelle le mantra : on souffle sur les braises. Plus c’est le bordel chez eux, mieux on se porte. Bardella, s’il devient le Mégret de Marine Le Pen, on sera contents. Donc non, il faut s’intéresser aux luttes internes. Lolo XIII : « Le RN/FN n’a jamais été un parti, ça a toujours été une affaire familiale. » En tout cas, depuis l’héritage Lambert, en 1976, fait par Jean-Marie Le Pen. Le FN, le RN, c’est une petite PME, il n’y a pas de doute avec ça. « Quelques jours après sa condamnation, Marine Le Pen fait son premier déplacement dans la ville de La Flèche, nouveau fief de Marie-Caroline, engagée au FN dès l’adolescence, et de Philippe Olivier. Auprès des journalistes, ce dernier compare Jordan Bardella à une “dent sur un peigne”, soit un élément parmi d’autres de la campagne à venir. » C’est qui qui sort ce truc ? « Image peu flatteuse et sans rapport avec le poids dans l’opinion du président du RN. Lui aussi aurait pourtant pu faire partie de la famille. Sa liaison avec Nolwenn Olivier, la nièce de Marine Le Pen, n’a pas duré. Séparée de Jordan Bardella, la jeune femme a été bombardée directrice de la communication de la campagne, sur une suggestion de Jordan Bardella lui-même, insistent plusieurs dirigeants du RN, bien que sa maigre expérience politique consiste à avoir épaulé celui qui partageait sa vie durant l'élection présidentielle de 2022. Juriste de formation, Nolwenn Olivier travaillait précédemment chez le fournisseur d'énergie renouvelable Verso Energy, présidé par l’ancien mégrétiste Xavier Caïtucoli, compagnon de route du combat identitaire et donateur de la campagne 2022 d'Éric Zemmour. » Donc la boîte Verso Energy, cancel. « C’est elle qui, selon plusieurs sources internes confirmant le récit de Libération, a rapporté à Marine Le Pen la tentative du conseiller François Durvye de provoquer la candidature de Jordan Bardella, qui a conduit à son éviction progressive. Son père, Philippe Olivier, dément toutefois le rôle joué par sa fille ce jour-là. Dernière pièce du puzzle, Marion Maréchal, qui figurait à trois ans sur une affiche de campagne du FN, dont la popularité dans l’opinion n’a pas pâti de son aller-retour chez Éric Zemmour. Le titre et la conclusion de son livre, paru en janvier, Si tu te sens Le Pen, Fayard, 330 pages, 21,50 euros, comme ses prises de position très politiques à la mort de son grand-père, annonçaient son intention de revenir dans le giron lepéniste. Un retour freiné lors des élections législatives de 2024 par Jordan Bardella, Éric Ciotti, ainsi que les lepénistes les plus hostiles à sa ligne libérale-conservatrice. Des dizaines de circonscriptions négociées sur le canapé de Marine Le Pen, il n’en était resté que huit, dont trois gagnées pour les siens. L’augmentation de sa quote-part est l’un des enjeux de l’année à venir, comme son intégration dans le dispositif de campagne, disait-elle avant l'été, “assez proche”. Pour l’heure, l’entourage de Marine Le Pen ne veut guère avancer au-delà d’un vague “comité des alliés” qui serait mis en place avant la fin de l’année. “On est très loin du grand retour”, tacle un mariniste. Outre sa capacité à siphonner les zemmouristes, Marion Maréchal veut mettre dans la balance ses relations avec les partis nationalistes au pouvoir en Europe, à commencer par celui de Meloni, Fratelli d’Italia. À l’automne 2025, dans les couloirs du Parlement européen, c’est encore à sa famille qu’elle faisait référence pour répondre aux louvoiements de Jordan Bardella, qui avait déjà reniflé sa candidature aux municipales à Paris : “Vu mes gènes, je vais vivre au moins jusqu'à 100 ans et j’en ai 35, donc t’as pas fini de m’avoir sur le dos.” Bien. La seule mention de son nom par Marine Le Pen lors d’un bureau exécutif, le 31 août, a nettement tendu l’ambiance, le président du RN ne dissimulant pas son agacement et s'éclipsant avant le terme de la réunion pour un rendez-vous qui tombait bien, raconte un cadre. La mise en scène de son retour, initialement envisagée au cours du week-end des 12 et 13 septembre, a été repoussée à plus tard. Territoire, héritage. “Ce retour assumé de la famille à tous les étages est un signal désastreux”, s'étonne un ancien conseiller de Marine Le Pen. “Tous les Le Pen sont lepéno-centrés, et cela s'étend aux gendres. La famille et le parti sont l’alpha et l’oméga de leur univers.” » Voilà des arguments, parce que je vois que dans le chat, ça discute sur le fait de savoir ou non ce genre de choses. « Les proches de Marine Le Pen tiennent à démentir tout recroquevillement. “Je ne vois pas concrètement ce qui vous fait dire que Marine se serait refermée sur le cercle familial”, oppose le fidèle Bruno Bilde, pièce centrale du dispositif mariniste. “En quoi son fonctionnement a-t-il changé ? Quel changement de gouvernance ?” La place prépondérante attribuée au député de la Somme Jean-Philippe Tanguy montre de fait que Marine Le Pen est capable d’ouvrir le cercle. Philippe Olivier s’indigne : “Je travaille avec elle depuis 2005. Est-ce que vous croyez que je resterais si je n'étais que du clan ? C’est insultant et réducteur. Je ne dois pas ma carrière uniquement au fait d'être son beau-frère.” » Permets-moi d’en douter. « Si les inimitiés peuvent être sévères entre les membres du clan, la mort de Jean-Marie Le Pen a resserré les liens et un motif de fâcherie a disparu : l’argent. La Bonbonnière, grande maison bourgeoise de Rueil-Malmaison, où le patriarche a vécu presque jusqu’au bout, a été vendue pour payer les redressements fiscaux de Jean-Marie Le Pen. Ironie suprême, elle appartient désormais à François Durvye, tout en étant occupée par Jany Le Pen, dont les relations avec le reste de la famille sont orageuses. Le domaine de Montretout, à Saint-Cloud, a été cédé cet été et vidé début septembre, après une dernière fête à l’invitation de Yann Le Pen et de ses filles. Marion Maréchal et son mari, l’ancien eurodéputé meloniste Vincenzo Sofo, sont passés, ont dansé et partagé les derniers souvenirs de Jean-Marie Le Pen. La longère de La Trinité-sur-Mer est donc le dernier repaire familial. C’est là que se délocalise le bureau politique de Marine Le Pen l'été, le temps de vacances toujours sacré pour elle, là où Philippe Olivier pousse ses concepts auprès de la candidate lors des sorties en mer. Cet été, Florent de Kersauson a sorti son bateau à moteur, direction Belle-Île. Bronzaient sous la poupe Marine Le Pen, Marie-Caroline, Philippe Olivier et Nolwenn Olivier. Une grosse vague et la campagne partait à l’eau. » Eh ben, Le Monde, c’est quoi cette conclusion ? Voilà ce que l’on pouvait dire à la lecture du Monde.
Les amis, il est 9h18, il faut savoir arrêter un stream. Je vous aurais bien parlé de cet article : « Le média d’extrême droite Frontières veut infiltrer les politiques et les journalistes ». Le nouvel hebdomadaire en ligne, L’Infiltré, qui sera lancé le 29 septembre, se présente comme inspiré du Canard enchaîné et peut compter sur la caisse de résonance des médias du groupe Bolloré. Je rappelle que Bolloré a pris 25 % du média Frontières. Le média Frontières qui entend donc infiltrer les médias. Je rappelle que ce même média, l’année dernière, s'était fait passer pour Au Poste aux Amfis de LFI pour essayer de récupérer quelques témoignages. On n’a pas encore porté plainte, on a plusieurs années pour le faire. On le fera ! Pour usurpation d’identité, voilà. Mais là, ils veulent aller un peu plus loin, visiblement. Donc, c’est à lire dans Le Monde, c’est un article qui a été publié hier. Alors, je vous propose une dernière petite chose. Nous allons jouer… attends, je vais mettre ça en grand. Nous allons jouer. Je l’ai promis, nous allons jouer à un jeu qui s’appelle Rififi. Alors, il faut juste… Attendez, il faut que je rentre mes identifiants. Ah zut, j’ai pas les bons identifiants. Ah si, c’est bon ! Voilà, c’est bon, voilà, voilà. Alors, de quoi s’agit-il ? « La régie, message : cadeau dans la loge. Pour vous remercier, joueur de la première heure, voici un joker cadeau. » Je le garde sous le coude. Salut, Au Poste ! Alors, il s’agit d’un quiz sur le punk-rock, si j’ai bien compris, enfin sur la musique. Alors, jeu du jour, hop, c’est tous les jours. Je vous propose qu’on fasse ça le lundi. Trois questions, quinze secondes. Les règles de Rififi : trois questions, quinze secondes. Faux : plus cinq secondes. Le jeu démarre à minuit et se termine à 20 heures. J’ai rien compris, vous non plus, ce n’est pas grave. À toi de faire du bruit. C’est parti. « Quel musicien a cambriolé en 2003 l’appartement de son partenaire de groupe pendant que celui-ci était en tournée ? Pete Doherty, l’enfoiré, Carl Barât, Mark Lanegan. » Ah merde, trop lent. Ce n’est pas que sur le punk, absolument, merci Loïc. Ah merde. Les amis, faut m’aider. « Quel groupe est né après qu’un incendie, le jour de l’anniversaire d’un membre, a détruit l’ambiance du studio ? » Je n’en sais rien, moi. Oh…« Quel musicien a raté un saut télévisé, atterri sur un ampli avec l’entrejambe et décroché aussitôt son premier succès ? » Dick Rivers. Non ! C’est dur ! Loïc, puisque tu es dans le chat, faut pas attendre, c’est ça. Loïc, puisque tu es dans le chat, explique-nous un petit peu de quoi il s’agit avec ce jeu. Ah ben là, c’est foutu, hein. Alors, on est 28e. Bon ben, c’est mauvais. Ce n’est pas bon. Je ne partage pas mon résultat. Oh là là, on est 28e ! Donc, c’est un tout nouveau jeu, Rififi. « Ils savent que les punks originels n’ont plus l'âge de répondre vite. » Ah ah ah ah ! Ah la vache ! Bon, c’est chouette, non ? Le décompte du temps est trop difficile. Ouais, je suis d’accord. Je suis d’accord, c’est dur. En tout cas, c’est magnifique. Très, très beau. Très bel objet. Très, très bel objet ! Euryale vous met le lien dans le tchat. Vous savez tout.
Voilà, chers amis, je crois qu’il faut vraiment finir un stream. Je vous donne quand même les convocations à venir, parce que là, il y a du bon monde qui va venir cette semaine au poste. Je vais vous donner ça dans une seconde, et notamment il y a Joe Sacco, figurez-vous. Alors, d’abord, demain à 19h, Benoît Hamon, une guerre aux migrations est une guerre civile. Benoît Hamon vient nous parler de l’association qu’il préside depuis 5 ans d’aide aux migrants. Il revient avec un livre sur l’immigration. Évidemment, on parlera avec lui aussi de politique, c’est demain à 19h. Mercredi matin à 9 heures, pour la première fois dans la longue histoire d’au poste, nous allons louer les services d’un interprète afin de pouvoir interviewer le mieux possible Joe Sacco, l’immense Joe Sacco, qui nous fait donc l' immense honneur de venir mercredi à 9h, au poste soyez présents. Le 17, donc le lendemain, à 9h, nous serons avec Catherine Dorion, écrivaine québécoise, et Sylvain Bourmeau, journaliste français, tous les deux publient un ouvrage sur l’extrême droite, ce sera notre débat de la semaine, La Fabrique de l’Extrême-Droite, c’est le 17 à 9 heures du matin, et le 17, à 19 heures, à nouveau l’immigration, cette fois-ci sous l’angle historique par Mathilde Larrère, avec Delphine Diaz, l’historienne.Elles viendront nous raconter l’histoire de l’immigration depuis un siècle. Ce que je raconte depuis la révolution française jusqu'à aujourd’hui et enfin dimanche comme promis La manif permis de tuer, nous y serons, nous serons dans le cortège parisien et ce sera donc dimanche à partir de 14 heures. Enfin, parmi les nombreuses émissions qu’on prévoit de faire, il y a ce débat le 28 à 19 heures, le premier de la série “Faire mieux ?” avec un club de la presse à 19h30, à 21 heures, un débat avec des chercheurs et des chercheuses animés par Michel Feher et ensuite un petit concert. Voilà, chers amis, j’espère que vous avez passé une bonne journée. Je vous rappelle qu’au poste n’est financé que par ces aupostiennes et ces aupostiens. Pour ce faire, vous pouvez vous abonner, c’est l’idéal. Vous allez sur auposte.media et là vous avez tout un tas de propositions d’abonnement, sinon vous pouvez faire un don. Ce don est défiscalisable si vous êtes imposable. Ça sont vraiment les deux meilleurs moyens de nous soutenir, de nous encourager, de nous permettre de tenir pour avoir plus de matinales, plus de au poste. Merci à vous tous. J’envoie les crédits et je vous dis à demain 19h avec Benoît Hamon. Merci Labelle Hélène, merci les uns contre les autres, merci Antispey, merci Euryale évidemment, merci Loïc, merci Arsène Lapin, merci à Éternel Fugace,Flamboyant merci à vous tous merci Emilecheval pour les tasses magnifiques allez je vous laisse c'était un plaisir j’espère que vous avez aimé ce nouveau décor repeint par Nayan et Théo le studio repeint en orange et en noir il n’y a plus de blanc on est voilà on est à fond quoi on est a fond merci C'était tout ce dont j’ai pu dire je vous salue, je vous dis à demain, bonne semaine à tous, bon courage et on se serre les coudes tous ensemble. A bientôt. A bientôt !
Il faut mettre un peu de trouble dans l’ordre dominant qui fait ensemble les mots et les choses, les mots, les choses… La riposte c’est vous. Suivez la chaîne, activez la cloche, donnez au poste.
