Un cinéma de la vertu
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Oyé oyé ! Ce matin, nous recevons ni plus ni moins que Robert Guédiguian, le célèbre conteur de l’Estaque, le cinéaste dont l’engagement politique, humain et poétique a fait de lui l’une des principales références d’un cinéma populaire avec un grand P : un art du peuple pour le peuple.
Un cinéma de la vertu, pour reprendre ses mots, dont les personnages sont les figures du bien et d'un optimisme sincère. Quels sont les ingrédients esthétiques et techniques d'un tel cinéma ? Réponse, comme toujours, en ce cinquième épisode de Silence Plato.
Son nouveau film, Une femme aujourd'hui, avec Marilou Aussilloux dans le rôle principal, raconte l'histoire d'une femme qui cherche à guérir de son trauma après avoir été victime d'un viol. Un film à la croisée des combats féministes et de la lutte des classes que le réalisateur marseillais a toujours portée dans ses récits. Avec lui, nous discuterons de ses choix de mise en scène à partir d'analyses d'extraits et de photogrammes.
Au moment où s'ouvre à la Cinémathèque de Paris une rétrospective dédiée à son œuvre, nous reviendrons également sur sa filmographie plus ancienne en replongeant dans quelques uns de ses chefs-d'œuvre comme Marius et Jeannette (1997), Les Neiges du Kilimandjaro (2011) ou encore À la vie, à la mort (1995).
Du haut de ses 25 films, Robert Guédiguian nous fera part de ses inspirations brechtiennes, de sa méthode de travail avec sa troupe filmique vieille de plus de trois décennies, ainsi que de son opinion sur l'état actuel du cinéma français.
Après cette première causerie, et pour poursuivre sur l'actualité, nous inviterons en deuxième partie Corentin Ghibaudo, rédacteur chez Tsounami, pour parler de deux dernières sorties en salles qui valent le détour : le film de science-fiction Hope de Na Hong-jin et le film d’animation Le Corset de Louis Clichy.
On s'est donné de la force


