Parce que les débats ne s’envolent pas après le direct !
Toutes les rediffusions d’Au Poste à votre guise !

Burn Out Militant (et comment l'éviter)
Non seulement les temps sont durs, mais ils sont épuisants. Pas une asso, pas un collectif, pas une orga n’est épargnée : le burn-out n’est plus réservé au monde du travail. Alors comment se protéger et protéger les autres ?

Fleur Breteau : le cancer est affaire politique (et son combat, une leçon de vie)
Deux cancers du sein, une loi qui réautorise des pesticides interdits, et un cri dans l’hémicycle : « Vous êtes les alliés du cancer ! ». Fleur Breteau, figure du collectif Cancer Colère, a transformé son combat intime en guerre politique. Son arme ? Un livre-manifeste (Cancer colère, Seuil, février 2026), une pétition record (2,1 millions de signatures), et une accusation implacable : l’État sacrifie la santé publique aux lobbies agricoles.

Amandine Gay : « La suprématie blanche est un régime politique »
La réalisatrice et afroféministe analyse la suprématie blanche comme un régime politique structurant la société française. Elle relie santé, capitalisme, racisme et patriarcat à partir d’exemples concrets et documentés. De l’affaire Naomi Muzenga au pluriversalisme, en passant par son propre parcours, elle propose une lecture située et rigoureuse. Une belle (et longue) (et franche) conversation exigeante sur la manière de penser et d’organiser les luttes sans effacer les rapports de domination.

Bisexualité : angle mort des luttes féministes et queer ?
Longtemps ignorée, caricaturée ou niée, la bisexualité reste à la marge de la marge des luttes féministes et queer. Avec rigueur et précision, Stéphanie Ouillon et Camille Teste retracent l’histoire politique, sociale et médicale de cette identité marginalisée. Chiffres, archives, expériences vécues : elles dévoilent une réalité marquée par l’invisibilisation, la biphobie et des violences spécifiques. Un échange essentiel pour comprendre pourquoi les bisexuel·les sont partout… et pourtant si rarement écouté·es.

Face aux trumperies qui nous gagnent. L’industrialisation du mensonge avec Raphaël Liogier
Raphaël Liogier démonte avec une précision redoutable la grande machine contemporaine du succès. Dans une société où l’apparence a remplacé l’existence, le mensonge n’est plus une faute mais une norme. Du capitalisme au travail, de la science à la politique, tout devient mise en scène et fiction industrielle. Face à ce monde corrélationniste et épuisé, le philosophe appelle à une rupture radicale. Retrouver la grandeur, le désir, et oser la démesure.

Pesticides, climat : comment les industriels ont appris à semer le doute
Science, pesticides, climat : derrière le vernis du consensus, une mécanique bien huilée fabrique le doute. Comment les industriels, avec l’aide de relais médiatiques, ont appris à instrumentaliser la science contre l’écologie. Stéphane Foucart démonte les stratégies, les mensonges et les conflits d’intérêts qui minent le débat démocratique.

« On est tous contaminés » : la bombe sanitaire des pesticides
Glyphosate, chlordécone, néonicotinoïde, SDHI… Les pesticides ne relèvent pas d’accidents isolés mais d’un système politique, économique et sanitaire profondément structuré. Giovanni Prete et Jean-Noël Jouzel démontent l’illusion de la réparation, l’inefficacité des protections individuelles et l’impunité persistante des responsables. Contamination généralisée, cadres réglementaires complaisants, responsabilité de l’État et inertie européenne : l’empoisonnement est collectif.

« L’idée de transition énergétique nous enfume » — Jean-Baptiste Fressoz
Dans cet Écoloscope, Jean-Baptiste Fressoz pulvérise une idée devenue centrale dans le débat public : la transition énergétique. Historien des techniques, il démontre que jamais, dans l’histoire, une énergie n’a remplacé les autres — elles ont toujours crû ensemble, en symbiose. Le récit séduisant d’un passage harmonieux vers un monde décarboné n’est pas seulement faux : il est dangereux. Derrière ce slogan, se cachent illusions technologiques, erreurs de diagnostic et intérêts industriels bien présents dans la construction du GIEC. Pendant une heure, Fressoz dévoile l’ampleur réelle du défi climatique. Une discussion sans fard, qui repolitise radicalement la question écologique.

Les additifs, auxiliaires de mort
Vous reprendrez bien un peu de jambon aux nitrites ? Non ? De l’huile de colza aux hydrocarbures, alors ? Certains ingrédients pourtant « controversés » ou classés cancérogènes sont encore présents en rayons, malgré des alternatives connues. S’inspirant des méthodes de l’industrie du tabac, l’agro-alimentaire use de son influence pour entretenir le flou artistique plutôt que la transparence autour de leur impact sanitaire.

« Les compromis faibles ne construisent rien » — Cyrielle Chatelain
Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, était l’invitée de France Déter sur Au Poste. Elle dénonce la dérive autoritaire du maintien de l’ordre, la fatigue d’un Parlement vidé de sa substance et la recomposition d’une alliance des droites avec l’extrême droite. Entre colère démocratique et défense de la rupture écologique, elle s’attaque autant aux dérives du pouvoir qu’aux compromis molles de la gauche. Tout en se défendant d’y recourir.

« Mourir quand on le choisit » — Lola Miesseroff
À 78 ans, Lola Miesseroff revendique le droit de mourir comme elle a vécu : libre et désobéissante. Dans Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves (Libertalia), l’ancienne pétroleuse de 68 défend la vieillesse comme un acte politique et la mort comme un choix personnel. Élevée par des parents anarchistes prônant la liberté jusque dans la mort, elle appelle à briser le tabou du suicide assisté : « Mes parents ont toujours dit qu’il faut pouvoir mourir quand on le souhaite ». Face à la médicalisation et au moralisme de la fin de vie, elle oppose une joie radicale : celle de vivre, rire et décider jusqu’au bout. Une leçon de lucidité et d’insoumission face à la dernière frontière du pouvoir : le droit de disposer de soi.

Matignon aspergé de peinture à l’eau, 6 mois ferme : « on nous condamne pour avoir dénoncé l’inaction climatique » Rachel Simon
Le sociologue Renaud Epstein démonte la mécanique de l’oubli : les quartiers populaires se révoltent, mais la République détourne le regard. La militante Rachel Simon, condamnée à six mois ferme pour avoir aspergé Matignon de peinture à l’eau, raconte la répression qui s’abat sur les voix écologistes. Entre mémoire des luttes et criminalisation de la désobéissance, leurs paroles se répondent. C’est France Déter, la matinale aupostienne

Derrière le « Bien manger », la fracture sociale
Variable d’ajustement dans le budget des ménages modestes, l’alimentation reflète une fracture sociale de plus en plus béante. Un système à deux vitesses où les plus précaires sont forcés de rogner sur la quantité et la qualité, au détriment de leur santé.

Rokhaya Diallo et Nadège Abomangoli : Les mots comme armes politiques
Aux Amfis 2025, la journaliste Rokhaya Diallo et la députée Nadège Abomangoli livrent un échange rare et frontal sur le pouvoir des mots, la place des femmes et la bataille culturelle. Pourquoi la présence de Rokhaya est-elle si exceptionnelle dans ces rendez-vous politiques ? Comment le langage devient-il une arme de lutte, entre féminisme, antiracisme et engagement social ?

Guerre à la guerre : ennemi.e.s de l’intérieur
Guerre à la guerre : Ennemi.e.s de l’intérieur Perspectives migrantes et féministes sur la répression des corps et des esprits sur le territoire français.

Guerre à la guerre : Opérations extérieures et coopérations militaires
Jusqu’où la France est-elle prête à aller pour maintenir son aire d’influence coloniale ?

De Bure à l’A69 : le droit comme levier de la désobéissance légitime
Ils bétonnent nos terres, nous organisons la riposte. Face à plus de 600 projets polluants et imposés en France — autoroutes, bassines, aéroports ou fermes-usines — une autre bataille se joue, moins visible, mais redoutablement efficace : celle du droit.

On leur a tout laissé. Voici comment les multinationales ont pris le contrôle
Elles sont partout. Dans nos assiettes, nos écrans, nos villes, nos comptes en banque. Elles façonnent notre quotidien, influencent nos lois, dictent des politiques économiques entières. Mais qui contrôle vraiment les multinationales ?