#FranceDeter #44 : avec Thomas Portes
Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant.


Dix ans après MeToo, il est devenu possible de se dire féministe en défendant une vision raciste du monde, et une plateforme facture trois cents millions d’euros par mois le sentiment d'être désiré. Les deux phénomènes ne se croisent jamais dans le débat public. Irène Despontin Lefèvre a enquêté sur ce que le féminisme de masse a gagné avec le numérique et sur ce qu’il a écarté pour l’obtenir. Pierre Brasseur a enquêté sur ce que la plateforme fait du désir, du travail et de la solitude. Au Poste les met côte à côte.

Septembre 1940, un raté ambitieux débarque à Vichy avec un traité pétainiste sous le bras. Il n’est pas un monstre : il veut juste gagner en efficacité. Emmanuel Marre et Swann Arlaud ont filmé la collaboration en notes de frais, et ça ressemble furieusement à aujourd’hui.

Ritchy Thibault devait ouvrir la saison. Il était en garde à vue. Pour de bon. Elsa Gambin, autrice et journaliste nantaise, elle, est venue rappeler que rien ne nous a été donné et que la police française est celle qui mutile et tue le plus en Europe.

Les interrogatoires de l’enquêteur en charge de l’affaire continuent en cette matinée du jeudi 10 septembre. Pendant quatre heures, les questions des avocat-es de la partie civile, du procureur et de la défense s’enchaînent. Chacun tentant de rallier les interprétations de l’enquêteur à sa cause.

Troisième jour d’audience du procès des néo-nazis Le Priol, Bouvier et Rochemir à la cour d’Assises de Paris. [Mise à jour avec audience de l’après-midi]

Coup de théâtre aujourd’hui au procès du militant et essayiste Ritchy Thibault. Où l’on apprend au détour de l’audience que Ritchy est poursuivi pour un dessin publié… par Au Poste !

Septembre 1940, un raté ambitieux débarque à Vichy avec un traité pétainiste sous le bras. Il n’est pas un monstre : il veut juste gagner en efficacité. Emmanuel Marre et Swann Arlaud ont filmé la collaboration en notes de frais, et ça ressemble furieusement à aujourd’hui.

Saison 12, nouveau studio noir et orange, nouvelle maquette, nouvelles émissions, cap sur 2027. Ce matin, on a déballé notre rentrée. Avec trois nouveaux rendez-vous : « Au nom de la loi », « 6 Mois ferme », où Julien Le Guet (Bassines non merci), sous bracelet électronique, va transformer sa peine en émission hebdomadaire. Et « Faire Mieux ? » avec le philosophe Michel Feher.
Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant.
À sept mois d’une présidentielle où l’immigration sera le carburant du RN et le point de rupture de la gauche, Benoît Hamon publie un livre qui démonte, chiffres à l’appui, la formule qui sert d’alibi à quarante ans de politiques d’expulsion. Vingt-huit lois depuis 1980, des centres de rétention européens installés hors d’Europe, une ONG qu’il dirige et qui a dû ouvrir une cagnotte pour survivre.
Gaza reste fermée à la presse internationale. Chris Hedges y a passé sept ans comme correspondant de guerre, Joe Sacco plusieurs mois pour « Palestine » et « Gaza 1956 » : ni l’un ni l’autre ne peut plus y mettre les pieds. Alors en 2025, ils sont allés jusqu’en Égypte, dans un camp de réfugié·es, écouter celles et ceux qui en sont sortis. L’un a écrit, l’autre a dessiné. « Requiem pour Gaza » (Futuropolis) raconte ce qu’il reste quand il ne reste que du béton brisé — et pourquoi effacer une ville, c’est aussi effacer sa mémoire. Immense honneur pour Au Poste de causer avec Sacco ce matin.
Treize invitations à Renaud Camus dans une émission de France Culture. Personne n’a appelé ça un choix politique : c'était du pluralisme. Sylvain Bourmeau, dont l'émission vient d'être débranchée par la même maison, en a tiré un livre sur la mécanique. À Québec, Catherine Dorion a passé 2025 à noter ce qui se défaisait autour d’elle, puis à relire ceux qui, avant elle, avaient vu venir : elle en a tiré un livre sur ce qui tient debout. Ils sont au Poste, ensemble.
Le 23 août dernier, nous étions nombreux, nombreuses, à nous souvenir. À refuser d’oublier, surtout. Refuser d’oublier et pardonner l’évacuation, trente ans plus tôt, des sans-papiers de l’église Saint-Bernard. Sa violence. Et les mots du ministre de l’Intérieur, qui osait alors parler d’« humanité et de cœur ».
Au Poste sera dans les rues pour vivre la grande manifestation unitaire contre la Loi Permis de tuer examinée au Sénat en octobre. Marche à l’initiative de Stop aux Violences d’Etat (Save) et Justice pour Adama, avec le Syndicat des Avocat·es de France, flagrant déni, Amnesty International et la Ligue des droits de l’Homme.
« Faites mieux ! » L’invitation lancée en 2022 par Jean-Luc Mélenchon n’a rien perdu de son actualité. Même si le chef de file des Insoumis a par la suite renoncé à prendre sa retraite, on ne peut qu’adhérer à sa conviction que, faute de nous améliorer, nous ne serons pas en mesure de barrer la route du pouvoir à l’extrême-droite.
Les supermarchés nous prennent-ils pour des jambons ? Leurs marges et leurs méthodes brutales de négociations, dénoncées depuis plusieurs années par les associations, ont fait l’objet d’une commission d’enquête sénatoriale dont le rapport, sorti fin mai, est sans appel : oui.
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