Amfis 2025 : débats et détours dans les stands (LGBTQ, Végan, violences d'État, Insoumis de l'étranger, Libé contre L’Enlysée)
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On repart pour le deuxième live de la journée en direct des AMFIS Est-ce que tout le monde est bien là ? Ça devrait être pas trop mal. 8-10-10 Voilà ! Alors, on va essayer d’aller à un débat dans 15 minutes C’est parti ! C’est un débat européen avec des intervenants d’Ecosphènes en Belgique, je crois bien. C’est un débat européen. On verra ça tout à l’heure. Voilà, nous sommes au village des AMFIS, l’université d'Été de LFI J’aime bien la caméra. Regardez comme c’est bien dormi. Et voici le Stormwind. Est-ce que ça marche ? On espère que ça marche. Alors là on continue, ça devrait être bon. Euryale est-ce que tu es là ? Est-ce-que vous êtes là ? Est-que vous voyez quelque chose ? Je ne sais pas à quelle heure il est là. Il doit être 15h30. Voyez-vous quelque chose, camarades ? C’est revenu, super. On ira voir certains de ces stands tout à l’heure. Conditions animales, LGBT, quartier populaire.Mais là, j’ai quelque chose à vous montrer À 15h31, un débat autour de la réponse européenne face à la montée des fascismes. Mais avant cela, je vais vous montrer quelque chose
Ah bah bonjour ! Vous êtes venu ?
Alors, il va falloir décliner son identité, vous êtes le responsable.
Bonjour Je m’appelle Théophile, je suis responsable du site l’Enlysée, qui est un site parodique et j’ai 7 ans là j’ai fait une blague.
Alors, hier, donc là, on va parler, enfin ça va être une blague mais c’est sérieux. Hier, j’ai goûté cette magnifique sauce et il se trouve que vous avez aujourd’hui des problèmes avec la Libération. Mais d’abord, quelle est cette sauce ?
Alors, c’est comme la plupart des trucs que je fais, c’est une idée stupide. L’appellation sauce-DEM qui est une contraction de socio-démocrate pour parler des gens de gauche qui trahissent et qui sont en commun, je me suis dit qu’on pourrait en faire une vraie sauce, sauce DEM.Et donc, on a appelé un saucier, et on lui a dit, on va bien faire une sauce qui au début est un peu miséreuse, à la poire, qui endort un peu comme une grimace électorale et qui ensuite le piment dans la gueule. Donc, on s’est dit ça et on a fait cette sauce, cette sauce est absolument excellente, vous la trouvez parfaitement ? Non, pas partout, si on les écoutait complètement, ce n’est pas très clair, mais voilà on fait du graphisme aussi, on fait de la parodie depuis le début, et on a reçu ce matin.
Alors avant que tu continues, je voudrais savoir, est-ce que c’est mieux le micro là ? Normalement, ça ne peut pas être mieux que ça, puisqu’il est posé sur son menton. Je suis des conseils de professionnels qui disent des micro-mentons. Alors, j’ai peut-être coupé le mien. Est-ce qu’on entend ? Pourquoi son de gauche ? Ce n’est pas possible ça. Son de gauche. C'était pas possible, attendez, parce que dans là, il s’agit d’un truc assez sérieux, qui n’est plus rigolo en fait. Oui, si, quand même. Alors, pourquoi j’ai un son de gauche ?Du coup, le suspense est terrible pour les gens, parce qu’est-ce qui va arriver ? Les gens qui aiment les sauces d’elles vont apprécier cette histoire. C’est quoi ?
Tu t’en sors, David ?
Oui c’est vrai.
Ok, mais vous ne vous rendez pas compte de tout ce que cet homme sait faire. Vive au poste.
Est-ce que là c’est mieux ? À deux, c’est mieux.
C’est une sacrée installation que t’as quand même. C’est une sacré installation que t’as quand même,. Je me rappelle d’une époque où t’avais moins. T'étais moins installé, ouais, mais c’est ça, plus tu complexifies. Et voilà quoi.
Là c’est bon. Alors, on redémarre. On recommence de zéro ?
Merci beaucoup.
Le site de L’Enlysée existe depuis combien de temps ?
Ça fait sept ans. Sept ans qu’on fait de l’humour contre-réactionnaire et qu’on se fout de la gueule d’un peu tout. On a commencé par se moquer de Macron parce qu’il avait fait une boutique lui-même. Je ne sais pas si vous vous en souvenez. C’est pour ça qu’On s’appelle Enlysée. C’est que nous on file des sous à des assos, des gens qui s’occupent des exilés, Et récemment, vas-y, je te laisse conduire.
Vous sortez la sauce Dem qu’on peut goûter ici, aux AMFIS C’est ça. La sauce Dem, “le vrai goût de la trahison”, qui est une vraie sauce. C’est une vraie sauce faite par un saucier.
C’est ça.
Et que j’ai eu le bonheur de goûter hier.
Et tu avais apprécié.
Et j’avais apprécié. Donc, c’est une sauce qui, au départ, a un petit goût sucré, un petit goût mielleux. C’est la sauce chinoise de chez Mc Donald’s.
C’est à la poire. Il y a un truc un peu réconfortant. Tu dis, on est bien là. Puis, arrive la Trahison : le piment.
Voilà.
La Trahison sauce Dem. C’est ça.
Et là, il y a du piment. Et ce matin, vous avez reçu. Et alors là, les gars, les amis, les filles, les copains, ce n’est pas une blague. Ce matin, alors qu’on a goûté cette sauce Dem hier. Ce matin, l’on lisait, a reçu de la part de Libération ce courrier que nous allons lire. Alors, ça, cet autocollant n’est pas le courrier, évidemment, de Libé. Là, j’imagine qu’il y a ton adresse. Mais tout le reste, c’est un véritable courrier de Libération. Je pense qu’il faut que tu viennes le lire. Je lis tout ? Je pense qu’il faut tout dire. Et vous allez voir où en est Libération. Je vous rappelle. Là, c’est important. Je vous rappelle LFI, dont l’on lisait n’est pas membre, LFI a eu le mauvais goût de ne pas accréditer un journaliste de Le Monde. Nous faisons notre travail. Nous nous baladons de stands en stands. Libération a décidé hier de quitter les Amfis en disant qu’ils étaient solidaires de leurs camarades du Monde et que ce n'était pas normal. Moi, je suis d’accord que LFI choisisse ces journalistes puisqu’il a refusé d’accréditer Olivier Pérou, coauteur de l’ouvrage La Meute, aux Amfis 2025. Lui, il n’est pas venu. Libé est venu et s’est barré hier en faisant des papiers. Après être passé ici.Et en partant, en quittant le stand, Libération passe, en quittant le village, passe ici.
C’est le journaliste qui est passé. Ça n’a rien à voir avec le courrier. Il est passé, apparemment. Moi, je n’étais pas là. Apparemment, il a même rigolé. Il a goûté la sauce DEM.
C’est ça, l’ouvrage.
Et apparemment, il a rigolé. Mais ça n’a rien à voir. Tu ne peux pas recevoir un courrier recommandé en moins de 24 heures.
Ça n’a rien à voir. Mais vous, vous avez reçu un courrier recommandé de Libération.
C’est ça.
Alors, je te propose de le lire Libération, Monsieur Damien de l’Homme, à venir de choisir dans le 13e amendement à Paris. Libération en lisant Enlysée c’est toi. Monsieur le Président, c’est toi !
Monsieur le Président, je prends contact avec vous quand nous avons constaté que votre société commercialise par l’intermédiaire d’un site marchand disponible à l’adresse enlyseeboutique.fr. Un produit intitulé Sauce DEM le vrai goût de la trahison, dont l'étiquette reproduit les éléments distinctifs du logo dont les droits appartiennent à la société Libération. En effet, le logo de Libération constitué d’une losange rouge sur laquelle est apposé dans une police typographique propre à Libération..Le nom du journal et dont vous trouverez ci-dessous une reproduction bénéficie en premier lieu d’une protection au titre du droit d’auteur compte tenu de son originalité. Or, le logo apposé sur l'étiquette du produit commercialisé par votre société reprend le losange rouge sur lequel est apposée la dénomination du produit écrite dans la même police typographique que celle utilisée par notre société. Il nous apparaît dès lors que l'étiquette de votre produit porte atteinte au droit d’auteur que notre société détient sur le logo suffise, en outre, notre société est titulaire des marques. Bon, ça, j’en peux importe. Une marque semi-figurative française est déposée le 24 mars 2000. Marque semi-figurative de l’Union Européenne déposée le 11 septembre 2000. C’est spécifique. Ces deux marques reproduisent le logo suivant, Libération. La marque Libération composée de la dénomination du journal et du logo doit être considérée comme une marque de renommée s’adressant à une marque très connue du public français pour les produits et services de la presse et de la communication en ligne. Elle bénéficie donc d’une projection, y compris lorsque sont concernées des produits ou services qui ne sont pas couverts par son dépôt, lorsque le signe litigieux tire indûment profit du caractère distinctif ou de la renommée de la marque ou porte préjudice à la marque. Nous considérons que le lien entre la marque Libération et le logo utilisé par Enlysee peut être aisément à être fait par le public concerné compte tenu du caractère très distinctif et renommé du long d’angle rouge et de la police typographique. Cet usage de notre logo est le logo de la CSDM. Cet usage de notre logo dans un cadre commercial et politique porte préjudice à la marque Libération qui n’a jamais souhaité être associée à ce type d’usage même si nous avons noté que vous preniez l’engagement de reverser vos bénéfices à des associations. De surcroît, la mention, le vrai goût de la trahison, associée au logo prise hors contexte à un impact négatif sur la perception que pourrait avoir le public sur la marque Libération. Dans ce contexte, nous vous demandons de bien vouloir cesser d’utiliser dès à présent le long d’ange rouge à coller à une dénomination utilisant la police typographique propre à notre société pour désigner votre produit. Nous sommes certains que vous comprendrez notre position et que vous aurez à cœur de faire valoir le respect de nos droits de propriété intellectuelle. Nous sommes à votre disposition pour échanger sur ce sujet si vous le souhaitez, bien coordonnant, Damien Delhomme, directeur des opérations, Libération. J’ai beaucoup trop dit Libération pour aujourd’hui, c’est pas forcément…
Alors, vous avez reçu ce courrier recommandé ce matin. Le chat demande si Libération connaît l’effet Streisand D’autres disent s’acheminent les procéduriers après s’acheminent pour son accréditation. Oui, moi je pense qu’on peut faire un parallèle. Et dans les deux cas, je trouve ça naze de ne pas avoir donné accréditation
C’est un état de truc à gauche, c’est tout nul. Nous, on a reçu ça, je me suis dit, mais ce n'était pas possible. On fait de l’humour, on fait de la parodie depuis des années. Il y a de la caricature, il y a de l’humour dans Libération. Tu as travaillé à Libération, toi ? Je ne veux pas te mettre dans la sauce. C'était un autre temps.
Super, je vous entends, c’est génial !
Ça va, ça va,
Oui, nous sommes en direct.
Tu les appelles les aupostiens ?
C’est bon.
Les aupostiens, c’est ça.
Bonne suite d’après-midi. Merci. En plus, nous, on est vraiment juste en dessous.
Ah merde !
Vous avez reçu ce courrier. Tu dis donc, Libération, journal qui a été longtemps irrévérencieux.
Mais oui, ils ont fait des coups super humoristiques. Tu ne rappelles pas, faites ce que vous voulez, mais votez Macron. Ils ont toujours de l’humour, Libé Ange, il me semblait. Et surtout, c’est un losange, tu peux le mettre un peu dans tous les sens. Ce n’est pas Coca-Cola, Libération. On ne fait pas ça entre personnages. Puis on fait de la parodie, on tire sur tout le monde. Où ils se sont sentis visés ? Enfin, tu vois, je ne comprends pas. Et si on a vraiment porté préjudice, alors ça, j’ai une annonce à faire, et j’y ai une preuve à l’appui. Si on a porté vraiment préjudices à Libération et qu’on leur a fait perdre des abonnés, nous, on est 4 au bureau, j’avais pris 4 abonnements à Libération. On s’est abonnés. Voilà, on a pris vraiment un abonnement à Libération pour leur booster un peu leur vente si on leur a causé des préjudices, mais c’est stressant pour eux aussi, on leur fait de la pub. Après, sinon, ce qu’on peut faire…'ai réfléchi à ça, David. On peut proposer aux gens des abonnements à Libération avec la sauce dem tu vois ?
Ah non, mais ça, c'était le Nouvel Obs qui faisait ça.
Ils faisaient des sauces ?
Non, t’avais des réveils, des radios…
Ah bah oui ! T’as des trucs comme ça en braderie, toi ? Ben voilà, je sais pas..Mais du coup, on va leur répondre, mais il faut être sérieux, il faut rigoler un peu, quoi.
Alors, qu’est-ce que tu voudrais que les aupostiens qui sont en train de t'écouter plutôt effarées, fassent ? On clipe cette scène ?
Bah non, nous, on comptait faire nous une vidéo, aussi, après… Réponse pour désamorcer le truc. Après, tu sais, ils parlent de la typographie, par exemple, mais en fait, c’est fou, parce que nous, la typo, on a les droits de cette typographie. Et en l’occurrence, on peut leur envoyer le fichier, tu vois ? On peut leur envoyer le fichier, leur envoyer même une caisse de sauce Dem avec, tu vois ? Et on commence à rigoler, non, mais tu vois, genre :Bah écoutez, non, vous avez la primeur, la primauté de l’info, puisqu’en effet, t’es passé tout à l’heure. Je t’ai dit, il faut que tu viennes voir cette histoire. Non, non. Je vais faire moi une communication après sur les réseaux sociaux. On lisait 2027 sur Instagram et autres. Vous trouverez, vous êtes tous très dégourdis. Peut-être que, à ce moment-là, peut-être la partager. Et continuer de soutenir Au poste aussi. Voilà, qu’est-ce que j’attends des gens, je n’attends rien de vous. Vous êtes déjà géniaux.
Question du chat qui a son importance. Est-ce qu’elle est vraiment bonne, celle-là ?
Elle est excellente.
Et quels sont ses ingrédients ?
C’est donc, c’est de la poire. C’est une sauce artisanale bio qui est faite à Bruxelles par une société qui s’appelle Sweet. Enfin, c’est une société, c’est un mec qui fait des sauces. Et qui fait vraiment des sauces pimentées en fait. Et donc, il y a de la poire, il a de l’ail. Il y a du Carolina Reaper pour les connaisseuses et connaisseurs de piment. Il y à du sel c’est une sauce pimentée, qui est utilisable dans tout type de plats, un peu cuisine traditionnelle, fromages, acras. Mangez avec ce que vous voulez.
Merci à toi.
Je t’en prie, merci à toi d'être passé.
Bon, je t’en prie, bon courage. Merci Au poste. Et comme je te le disais ce matin, quand j’ai vu ça, il est vrai que Libé a toujours été très très raide sur son logo.
D’accord, ce qui n’est pas évident sur un losange.
Le logo, je crois qu’il apparaît au tout début des années 80. Je peux dire que c’est ce qui reste de Libération.
ils ont 4 nouveaux abonnés. Ils ont gagné je peux pas te le dire de plus. Puis c’est de la parodie. Après, si tu veux invoquer le droit des marques, je ne sais pas comment ça marche, mais vraiment c’est de la caricature. Faut rigoler. On a fait des blagues sur la FI. On a fait des blagues sur tout le monde. S’ils se sentent visés, qu’ils se mouchent avec de la sauce.
Par rapport à ce dont je parlais au départ, c’est-à-dire le fait qu’un journaliste du monde n’ait pas été accrédité, que Libé a décidé par solidarité de partir Et ça, est-ce que tu fais un lien, ce qui vous arrive, ou tu as une vue qui est très différente ?
Après, je pense qu’ils sont tendus. Ce que je te disais, je pense qu’il y a une situation. Ils sont tendus. Il y a un truc, ce qui s’est passé hier, la façon dont ça se répand, de plus en plus tendu, les engagements politiques des milliardaires d’extrême droite, comme les millionnaires ou milliardaire de gauche. C’est de plus en plus tendu. Tu sens que ça se prépare pour 2027, et la presse, qui est maintenant absolument indépendante, puisque tout le monde le sait, est en train de se préparer pour 2026 aussi. C’est ce qui se passe là. C’est la bagarre politique. La presse devient trop politique. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Ce n’est pas mon cœur d’amitié, ce n’est pas mon sujet. J’observe et je me fous de la gueule des gens.
Pour terminer, à quelle association, puisque là il reste quelques stocks à quelles associations vous reversez des fonds ?
Nous, là, depuis un certain temps, on est avec Médecins du Monde, surtout pour tout ce qu’ils faisaient à Gaza, etc. Après septembre, on va changer, on va commencer à faire des choses plus locales. Commencez à nous envoyer des mails si vous avez besoin d’aide. Parfois, la boutique marche très bien et on peut aider. Je préfère en fait filer des petites sommes à des petits assauts et essayer, tu vois, genre débloquer des trucs et se dire, 500 balles par ci, 1000 balles par là, des petites assauts qui galèrent dans des coins. Et de temps en temps aussi, Médecins du Monde, mais au final, tu vois, par rapport à Médecins du Monde, on n’est pas grand-chose. On va mettre ça en place à partir de septembre, de commencer à faire plus local et d’aller voir à des moments, des problématiques, essayer de les débloquer. C’est ça qu’on fait avec Enlysée
Le tchat te remercie. Merci Le Chat. Le Chat veut des nouvelles. Très bien.
Très bien.
Mais je crois que c’est clair. On va choisir des combats. Au revoir. Ciao tout le monde ! Eh bien, voilà les amis, c'était un petit scoop d’au poste. J’espère que ça vous a plu. Donc c’est un véritable courrier, un véritable courrier reçu par Enlysée ce matin-même, envoyé par Libération. Donc comme je ne sais pas, je pense ne pas avoir été très clair, je le redis pour la dixième fois. Je considère que le refus de LFI, d’accréditer. Un journaliste du Monde est une vaste connerie. Je pense, et nous en avons parlé avec Paul Vannier lors de l’entretien qu’on a fait hier avec lui, où on a parlé de son travail de contre-pouvoir qui contrôle l’exécutif en tant que député. Et il a fait de quelle façon admirablement face à François Bayrou dans l’affaire Bétharram. Et à la fin je lui disais mais le contre pouvoir doit aussi exister. Par la presse, sur les députés, sur les partis, les partis n’ont pas à choisir les journaux ni même à choisir les journalistes de telle ou telle rédaction. Voilà, les choses sont dites. Là-dessus, il y a eu un départ de l'équipe de libération rédactionnelle, de l'équipe rédactionnelle de libérations en soutien à Olivier Pérou du Monde. Et là-dessus arrive ce recommandé de libération. Alors évidemment ce n’est pas du tout le même service. Les journalistes de libérations, à mon avis, sont en train d’apprendre que le chef des opérations parce que c’est son titre de Libé à envoyer ce mail-là. Mais je trouve que tout ça montre un climat de crispation assez lamentable.Non mais ça, il ne s’agit pas d’un journaliste en fait. Il s’agit d’une journaliste dès lors qu’il est dans une rédaction. Il fait son travail de rédaction et si tu considères qu' il est diffamant, tu l’attaques.
Voilà, il y a des façons de répondre à la presse qui sont tout à fait au point, qui existent depuis la loi sur la presse de 1881. Et voilà, il est vrai que pendant très longtemps, les partis n’attaquent pas la presse au nom de la liberté d’expression. Les présidents de la République n’attaquent pas la presse au nom de la liberté d’expression. C’est aujourd’hui quelque chose qui a disparu. Et je suis désolé, mais le seul à faire ça depuis très longtemps, c’est les fachos. C’est des fachos qui choisissent qui ils veulent.
Voilà, je ne dis pas du tout que tu es LFI est facho, je ne dis pas ça du tout. Je n’ai jamais pensé à une telle chose. Mais, en tout cas, il y a quelque chose au mieux de maladroits, au pire de cons et de préoccupants. Après, je considère qu’il y a d’autres choses à raconter sur ces défis, c’est pour ça qu’on est là depuis deux jours. Et je pense que les uns et les autres jouent très bien la partition, que ce soit les médias d’un côté et LFI de l’autre. Je trouve hyper dommage qu’il y ait eu cette histoire-là au début des enfers parce que, visiblement, ça a focalisé une grande partie de la presse plutôt que de s’intéresser au fond des choses. Et je voulais, dans ce cadre-là…Et je voulais, dans ce cadre-là. Pardon, j’ai perdu ma batterie. Vous faire part de ce truc, de la part de Libération, qui me semble être une vaste connerie aussi. Oui, oui, voilà ! Et nous, on est sur la même position que Mediapart, qui est de dire qu’on continue notre boulot au sein des enfers. Ça ne signifie en aucune manière qu’on valide. Ce qui a été fait Alors attend. Excusez-moi, je cherche le son.Vous savez où le son sort le plus ? Les enceintes sont où ? À droite, à gauche ? C’est central, c’est pas mal là ? Merci beaucoup ! Ah bon ? J'étais en train d’en parler ! Oups ! Je ne sais pas si vous avez entendu la bonne blague. C'était drôle, il faut se marier. Oui, une polémique ridicule, mais préoccupante quand même. Voilà, mais pré occupante quand-même. Mais je pense que ça fait des heures et des heures qu’on est là. Je pense que c’est plus intéressant que de se balader dans les travées, discuter avec les militants. Ah, ah, ah ! Je n’ai plus le chat, j’espère que ça marche toujours de votre côté. Ah mince, je n’ai plus le chat. Ah oui, c’est le son là. On peut expliquer là-dessus ? Ce n’est pas drôle, il faut se marier. C'était drôle. La boîte, c’est qui, là ? Bonjour. Je peux me brancher avec un XLR sur la boîte là ou pas ? C’est comme je n’ai pas mes lunettes, je ne vois pas bien, j’ai vu que ça brûlait. Bon, non, non. C’est là, c’est la boîte son. Alors, je vais essayer de me connecter à la boîe son. Exactement. Et j’ai perdu mes lunettes. Et donc là, je suis perdu. Non, ce n’est pas vrai.
J’ai fait du sport, comme tous les dix ans, j’ai fait du canoë, le canoë s’est retourné, mes lunettes sont tombées au fond du Tarn C’est pour ça que je ne fais jamais de sport. Quand j’en fais, je permets. C’est ça ? Alors, attendez, les amis, je vais essayer de retrouver le chat, voir si j’ai le chat. Et j’ai l’impression qu’on va pouvoir se brancher à un truc de son intéressant.Et quelqu’un parlait dans le tchat tant que j’arrivais à le lire. Le fond, justement, on va s’intéresser au fond, avec un, comment on appelle ça ? Oui, j’ai vu ça. Je n’ai déjà rien. C’est ça. Alors, là, Mr d’Au poste, il est dans la merde. Il n’y a plus internet, il n' y a plus rien. Village. Normalement, village, il marche bien. Taxe connecté à village. Attends. Ça va aller. Merci. Merci à vous. Si, si, votre fluide. Votre fluide a joué. Attendez. Je vois qu’il y a toujours du monde ici. Alors, moi, je vous propose de partager, quand même, la séquence avec Théophile dans l’Enlysée taguez au poste, taguez Libération, taguez l’Enlysée.
Ouais, ouais, moi je pense qu’il faut y aller. Attendez, je vais trouver. Je vais trouver un autre tchat, ça devrait aller. Je vais le faire, mais je pourrais le faire tout seul. Oui, oui. Mais le truc, c’est que là, je fais autre chose en attendant.Voilà, merci beaucoup. Alors, hop, hop. Euryale si jamais tu peux changer les titres, j’imagine que tu l’as déjà fait, mais faut pas hésiter à le faire. Je n’ai pas accréditation pour participer au tchat Non, mais la question, là, je réponds au débotté, pardon. La question n’est pas que les journalistes soient amis ou pas. La question est que quand tu es un parti, quand t’es la première force de gauche que tu entends gouverner, tu dois accepter qu’il y ait des contre-pouvoirs, y compris les plus véhéments..
Ouais, les plus véhéments. Dès lors que tu restes dans le cadre de la loi, je veux dire, voilà, c’est la liberté d’expression. Et je pense que c’est indéfendable. Mais encore une fois, je vous le dis, je pense qu’il y avait d’autres choses à aborder, et là, il y a une erreur de com' magistrale de la part de la France Insoumise. Parce que c’es du pain béni pour les médias qui adorent parler d’eux-mêmes.Voilà, et c’est pourquoi nous, nous sommes ici, dans cet amphi, que je retrouve après cinq ans. Je dis que je le retrouve parce que c'était il y a cinq ans, ici même, que j’avais montré en avant-première d « Un pays qui se tient un sage », un mois avant la sortie en salle, et j'étais pété de trouille.
Mais, Jumpman, C’est ça. La déontologie, ce n’est pas au parti politique de la décider. Est-ce que je peux te demander de te dire à quelques instants le temps de sortir mon bricolage ? Bravo ! Merci à vous ! Mon bricolage, vous avez vu ? Ce qui est bien, c’est que maintenant on peut mener la lutte dans toutes les langues, hein ! Je vous ai entendu en espagnol, en italien, en arabe, en suédois aussi !
Bien, bonjour à toutes et à tous ! Merci d'être aussi nombreuses et nombreux pour cette, je ne sais plus combien conférence des Amfis C’est évidemment un plaisir d'être avec vous aujourd’hui, un plaisir d’animer cette table ronde avec mes camarades de lutte, ceux avec qui je mène le combat au quotidien et c’est un plaisir que vous ayez l’occasion de les rencontrer aujourd’hui. Cette table ronde portera évidemment sur la montée du fascisme en Europe, mais dit comme ça, vous allez tous sortir déprimés en mode fasciste aux portes du pouvoir. Rassurez-vous, ce sera une table ronde combative ! Parce que mes camarades, Martine Cherdevin, qui est co-président avec moi du groupe de la Gauche. On a Anne-Marie qui a fait la preuve que quand on vous pensait enterré, et bien, vous êtes encore là ! J’ai ensuite à mes côtés Marc Botenga ! Venez faire la campagne du PTB en Belgique si vous êtes chauds ! Et ensuite, Marek Dior, j’espère que vous allez lui faire un tonnerre ! Et vous êtes une espérance comme vous en avez assez peu au parlement européen. Je vais introduire assez brièvement cette table ronde. Je crois que c’est par la ville que je me présente que vous me connaissez. Mais, je dois dire que je suis très fière de co-présider ce groupe qui, pendant longtemps, a été un peu enterré au parlement européen, qui a été le seul groupe de Gauche qui a progressé aux dernières élections européennes. Alors oui, on a un petit groupe, mais un petit groupe qui fait partie ! Pour placer et introduire cette table ronde, il est utile de dire que le paysage en Europe, on le connaît, l’extrême droite, est en expansion. Ces idées racistes, sexistes, homophobes et xénophobes, aussi partout en extension, sont d' autant plus transcendées par la victoire de Trump.
Il fallait les voir dans le parlement européen, juste après la victoire de Trump, en se gargarisant de cette nouvelle victoire de l’Extrême-Droite. L’extrême droite, qui l’a emporté dans un certain nombre de pays en Europe, qui gouvernent en Hongrie, qui gouvernèrent en Pologne, mais qui gouverné aussi dans des coalitions dans un certains nombre de pays, c’est le cas en Italie, c’est le cas en Suède, on y reviendra. Et quand elles ne sont pas au pouvoir, leurs idées montent aussi, généralement, dans le débat public, dans les médias, et évidemment, dans les EU, l’Allemagne est un terrible exemple de cela, avec la HD qui a fait près de 20 %. Et vous savez, très souvent, le Rassemblement National nous dit Oh, vous savez nous, on est un jeune parti qui n’a pas encore gouverné, mais il gouverne en Europe. Et c’est pour ça que je voulais faire ce petit tour d’Europe pour voir comment l’extrême droite est en train de monter partout en Europe, comment elle s’organise. Parce que de Trump à Mélanie, de Le Pen les fachos s’organisent. Vous l’avez vu Jordan Bardella il y a qui a envie d’en grande pompe, Viktor Orban, et d’autres fachos. Mais il est l’extrême droite s’organise. Nous aussi, les amis, on s’organise. Nous aussi ! On s’organise ! On fait monter la solidarité entre nos partis antifascistes. On partage nos bonnes pratiques. Et cette table ronde sera aussi à propos de notre organisation en Europe. Alors, je vais tout de suite passer la parole pour commencer à Marc, avant ça, je voulais vous dire en termes de méthode. Dans cette table ronde, comme vous êtes un petit peu nombreux dans cette salle, et on vous en remercie, mais on a quand même à cœur d’avoir un échange avec vous. Ce que je vous propose c’est que si vous avez des questions, vous les fassiez sur des petits papiers que Basile, qui lève la main à ma droite, si vous retournez, Basile lève ma main, voilà, va se balader dans les travées. Si vous lui posez des questions il va les récolter pendant qu’on cause. Et évidemment, on répondra à une sélection de questions à la fin, on essaie pas d’en faire un maximum, et c’est pour ça que je ne vais pas trop causer et passer tout de suite la parole à Marc, la situation en Belgique est un peu particulière. On a vu un premier ministre nationaliste flamand arriver au pouvoir j’arrive jamais à bien prononcer son nom de famille. Bart, il me dit c’est pas grave. Non, on va quand même bien prononcer de Wever, de Wevers, ouais ça va, pardon pour les flamands dans la salle. Qui a constitué une coalition avec les libéraux, ou alors les chrétiens démocrates, mais aussi le parti centre-christ, les libéraux, et qui mène une attaque sans précédent contre les travailleurs, lesquels travailleurs que le parti, le PTB, organisent aussi à les chaînes belges et qui, je crois, au vu des derniers résultats aux élections, une bonne démonstration qu’on peut résister au vu d’escorts du PTB. À toi Marc et encore merci d'être là.
Merci tout d’abord pour l’invitation et l’accueil chaleureux. Franchement, ça change du Parlement européen. Souvent on vient se retrouver en France pour aller à Strasbourg, déjà les sièges sont en rouge et en bleu, et l’accueil n’est pas pareil, mais bon. On t’a applaudi, on t’a applaudi au Parlement. Quand tu passes, on est pas… Mais on est passés avec nous. Mais un jour on sera 500. C’est en cours de soin pour les gamins. Mais non, plutôt, pour arriver au sujet, je pense que la situation, effectivement, maintenant tu l’as dit et tu le diras, au niveau européen, est assez inquiétante, on ne va pas se mentir, et la Belgique ne fait pas, de ce point de vue là, une figure d’exception. Nous sommes au nord du pays… C’est vraiment fort, électoralement. Mais, je ne veux pas être ici à répéter la même histoire, où on sort…
Nous avons des exemples, des armes, des outils avec lesquels nous pourrons nous battre, pour entraver en rayé, dans la particularité au sud du pays, que l’extrême droite n’a pas réussi à se constituer en partie organisée, structurée. Ce qui veut dire que nous avons, au sud du pays, certes, un parti macronisme, si on peut dire, libéral, centriste, tout ce qu’on veut, qui est corrupted, maintenant, qui a intégré des gens qui sont présentés sur des listes extrêmes droites, sans que ces gens-là fassent, comment dire… Leur autocritique, un monde honorable, etc. C’est extrêmement inquiétant pour l'évolution, mais le parti d’extrême droite vraiment implanté fort, électoralement, se trouve surtout au nord du pays, dans tout le pays, du coup, mais qui est ce qu’on appelle maintenant le vlaamse-balac à intérêt flamand. En plus de ça, nous aurons un parti nationaliste… Et qui a tenu effectivement des propos régulièrement ambigus pour le moins, non seulement… Au pouvoir avec ce parti d’extrême droite, mais évidemment, nous ne voyons que le discours d’extrême-droite, soit sous la migration et sous d’autres thèmes, percolent dans les partis traditionnels, ou est repris par les partis traditionnels parce que ça peut payer, parce que… Or, comment est-ce que nous avons réagi ? Et nous avons une expérience qui est relativement récente. Quand on retourne, on fait quelques années en arrière… C’est pour ça que tu te rends compte que tu y es. Tu sais, en 1985, c'était une belle année pour les Français.
Ce n’est pas tout, c’est 2005 pour les mois.On n’a même pas eu le droit de prêter à l'époque. Mais en tout cas, nous avions à ce moment-là un parti de PTB qui était très petit, qui faisait au niveau des scores électoraux, pas grand-chose, mais à 1 %, et encore. Et on s’est rendu compte que notamment dans des grandes villes comme Anvers, que vous appelez Anvers pour une raison qui nous appartient, qui était un bastion social-démocrate à l'époque. Donc c’est la ville portuaire, mais qui a aussi une énorme industrie pétrochimique et autre, et qui traditionnellement était dans la ville que la périphérie de la ville était des communes rouges social-démocrates, dominées par la social- démocratie depuis toujours. Au moment où la social-démocratie, et ça a vraiment été un facteur-clé, a abandonné les travailleurs, à abandonner les quartiers, mais ces gens-là, qui sont sentis trahis, ont été en grande partie récupérés par le discours d’Extrême-droite et par la partie d’Extrême-droite qui a grandi en premier lieu là-bas dans cette ville d’Anvers. Et j’insiste beaucoup sur Anvers, parce que ça a été le premier, si on veut, la vague noire est venue. En premier lieu de là-bas, et c’est ensuite qu’ils sont installés dans d’autres villes, dans d’autres parties de notre pays, mais ça vient vraiment, ça a vraiment commencé là- bas. Nous avons fait une analyse de ça, ah, nous, vous avez lu à l'époque au moment où la social-démocratie trahi la partie d’Extrême-droite faisait semblant d'être le parti des travailleurs. Ils disaient non, maintenant on va vous défendre, et évidemment, dans un contexte de chômage, de crise économique, et avec des quartiers qui changeaient, avec une migration nouvelle ou ancienne, mais qui permettaient à eux d’instrumentaliser et de diffuser du racisme et de diviser les gens les uns contre les autres. Il y a eu tout un marché dans la partie avec laquelle je ne vais pas vous embêter aujourd’hui, mais par rapport à l’Extrême-Batte, on s’est rendu compte tout d’abord de la base économique, socio-économique de son succès. C'était vraiment dans ce contexte-là que l’extrême droite a pu prospérer. Le sentiment d’abandon, le sentiment de trahison que les gens dans les quartiers des travailleurs ont perçu et à maison pleine.
On créait cette erreur fertile. Deuxièmement, je me disais, la trahison, la social-démocratie, l’abandon réel de la classe ouvrière par la social démocratie, vraiment un facteur clé. Disons aussi qu’un autre facteur qui au fur et à mesure a renforcé l’extrême droite, c’est ce que j’appellerais une fascisation, si on veut, un autoritarisme croissant au niveau de la répression de nos constructions. Ça a été vraiment un facteur qui a permis à l’extrême droite de gagner en réalité, en crédibilité. Parce que les partis trahison commençaient à criminaliser les mouvements sociaux, où il y a des attaques contre le droit de la grève, et du coup, on a une fascination de la société, ce qui renforce le discours de l’extrême-droite, qui est tout à fait pour ce genre de mesures. Et on voit dans ce contexte que l’extrême-droite va jouer un rôle particulier et important pour le capitalisme, qui est celui de diviser les travailleurs et l’opposition entre eux.
C’est-à-dire que, on va se dire, voilà, tapez sur, ne trouvez pas de logement, ce n’est pas la faute du gouvernement, et encore moins des riches qui ne payent pas d’impôt, c’est la faute à l’immigré qui vous vole votre logement. Une vision vraiment de détournement de la colère légitime, parce qu’il y avait de colère légitime par rapport à la crise sociale et économique, vers une population issue de l’immigration, réelle ou pas, parce que, parfois, c'était dans des quartiers où il y avait très peu d’immigrations. Et face à cela, il est important pour nous de comprendre aussi que ce vote des travailleurs était souvent un vote, oui, de rejet d’une part des partis traditionnels, mais aussi quelque part un vote qui cherchait de l’espoir, dont la rupture avec les politiques traditionnelles en disant, on a besoin d’un alternative, on s’en sort plus. Et aucun des autres partis ne nous offre une alternative, nous offre cette rupture. Et même quand on disait, on a fait ça, on continue de le faire avec des pétitions contre le racisme, etc. Et on disait, oui, on a besoin d’une alternative par rapport à ce qu’on nous impose. On n’arrive pas à la fin du mois. On n’arrive plus à envoyer nos enfants en classe de colère. On n’arrive pas à passer les vacances, on n’arrive même pas à manger tous les trois fois par jour. Et donc, cette envie de changement que l’extrême droite, de manière démagogique, avait incarné et avait dirigé, galvanisé dans un certain sens, il a fallu casser. Un élément essentiel a été, d’abord pour nous, de partir à l'écoute de tous ces travailleurs. Et ça semble banal. Mais le fait de faire du porte à porte, en disant, c’est quoi votre priorité ? Avant, nous y allions souvent en disant, vous savez, nous on pense que je ne dis pas qu’on pense plus rien qu’un polis, mais le fait d’aller au porte à porte quartier par quartier. Aussi dans les sujets. Et d’aller dire, nous allons nous présenter aux élections, mais c’est quoi votre priorité ? Nous voulions vous écouter, nous voulions vous entendre. Et de définir notre programme, notre priorité, a été absolument instrumental dans cette lutte contre l’extrême droite.
Je vais vous raconter une histoire concrète. Parce que je pense que l’espoir ne vient pas forcément des grands discours et des grands principes. Mais par les histoires, comment dire, personnelles. Et je vais vous parler de Tony, vous ne connaissez sans doute pas, mais qui est un chauffeur de bus qui a aujourd’hui je pense 56 ans, dans le 55 l’année passée. Lui, qui s'était marié dans son club de foot, avait fêté son mariage dans un club de foot. Dirigé par trois frères qui avaient toujours été socialistes et qui avaient tous viré vers l’extrême droite. Un club de football est essentiel pour le côté populaire et l’articulation sociale d’une commune, d’une ville. Tony se présente même sur les listes, etc. Les années après, qui disparaissent, les années après il y a un chauffeur de bus, une mesure qui est prise au niveau de la commune qui dit, on va couper les arrêts de ton bus. Les passagers de son bus qui viennent l’attraper, disent, mais moi je n’arriverai plus au marché. Mais moi je ne n’arrêterai plus à l’hôpital. Tony prend l’initiative de mettre des actions locales pour le maintien de ses arrêts de bus. Avec un collectif. Nous avons soutenu ces actions. Nous avons été là, nous avons dit, c’est vrai, c'était essentiel, contre la mesure prise par les autorités.
Et nous avons discuté avec lui. Et de part de son engagement, de part cette lutte, où il a rencontré aussi plein de gens d’origine différente, etc., où il a vu que l’extrême droite était non seulement absente, mais en fait soutenait toutes les mesures antisociales. Et a décidé de dire, oui, effectivement, ce n’est pas mon parti, ce n’est pas le parti des travailleurs, ce n’est pas l’parti des chauffeurs de bus. Le chauffeur de bus ! Je l’ai trouvé ailleurs, je l’avais trouvé à gauche. Non pas chez les socio-démocrates qui nous ont trahi, mais au PTV. Et c’est une petite histoire, mais c'était une histoire qui est importante. Je vais vous donner un exemple. Je parlais d’Angers, on est toujours en Angers, en 2000, l’année 2000, le Vlaamsberg en Anvers faisait plus de 30 %. Plus de 30 %. Aujourd’hui, les dernières élections, c'était l’année passée, ils sont, je pense, autour de 15 %. Nous sommes dédiés. Et nous sommes devenus le deuxième parti de la ville après les nationalistes conservateurs, avec 22 %. Et ce n’est pas tout, ça c’est des résultats électoraux, Je ne dis pas avec ça que le problème est résolu loin de là. Nous avons d'énormes luttes à mener. Mais ça montre que ce travail de terrain, que le travail de prendre au sérieux les inquiétudes avec un problème de rupture, mais même une présence réelle à chaque lutte. Aujourd’hui, il y a deux jours, il y avait une lutte dans une commune toujours en Versoise contre le fait qu’ils étaient en train d’abattre des armes. On était là. L’extrême droite n’y était pas. Au contraire. Et c’est ce travail-là que nous devons faire. Écouter les gens, voir aussi pourquoi ils ont voté pour ces partis qui ne représentent pas leurs intérêts. Évidemment, démasquer. Je vois souvent Manon, montre ce que fait Bardella ou pas au Parlement européen. Souvent ou pas, au Parlement. C’est surtout Bardella. C’est ça. Après, c’est un cerveau qui n’est pas là. C’est plutôt bon, mais nous devons aussi aller plus loin et nous dire, voilà, d’une part, nous sommes clairement autre chose que les partis traditionnels qui détruisent tous les droits sociaux, qui veulent qu’on travaille plus longtemps, vous le savez bien, en France, qui ne veulent pas taxer les millionnaires, qui veulent nous faire travailler la nuit sans être payés plus, etc. Et montrer que face à cet individualisme du capitalisme, tout ce que propose l’extrême droite, c’est un capitalisme national agressif qui refuse aussi la taxation des riches. Je ne parle même pas de changer toute la société avec un autre mode de production, mais qui refuse, qui propose, en fait, qui veut aussi qu’on travaille plus longtemps. Vous avez eu le débat en France, je pense aussi, par rapport à ce que dit le RN, vraiment sur les retraites. Qui est très proche du, ce n’est pas chez vous, le MEDEF, qui va discuter avec le Medef pour voir quel programme économique est-ce qu’on va mettre en place.
Et donc montrer qu’en fait, dans une analyse des classes, il y a aujourd’hui une partie de la bourgeoisie, que ce soit la bourgeoisie la plus réactionnaire aux États-Unis avec Musk et autres, qui fait le choix de l’extrême droite, mais que nous pouvons créer un « nous » collectif différent. Je vais conclure là-dessus. Un « nous » collectif qui est basé sur le fait que nous avons un autre projet de société. Non pas l’individualisme qui nous est imposé par les partis traditionnels libéraux, autres dans le modèle capitaliste, ni le modèle de l’extrême droite, de l’exclusion, de la division du capitalisme national exacerbé, pour la dire ainsi. Avec les travailleurs, avec les gens, dans les quartiers, dans les entreprises, hyper importants, et par la mobilisation, nous créons un « nous » collectif différent, un « Nous » de classe. Qui va nous permettre de changer le rapport de force et qui va faire que Tony, il ne sera plus seul, enfin il n’est pas seul, mais ce ne sera plus uniquement Tony, mais que nous incarnons le changement et que nous serons effectivement le parti non seulement du travail, mais aussi des travailleurs, des chauffeurs de bus, des infirmiers, des infirmières, des aides soignantes. Des gens de la métallurgie, de la pétrochimie, etc. Et c’est comme ça qu’on va les démasquer comme un outil autre du capitalisme pour nous mettre à l’agenda notre changement, et c'était ainsi qu’on les obligera à reculer et on va imposer un autre modèle. Je vous remercie beaucoup.
Merci Marc. Un petit truc à ajouter sur la Belgique, il y a une chose assez forte en Wallonie parce que bon, c’est aussi la nature de la Belgique qui est un peu plurinationnelle, mais je ne reviendrai pas sur tout ce débat-là, mais c’est qu’en Wallonie, la quasi-totalité des médias n’acceptent pas l’extrême droite.
Non, oui, non, c’est vrai. Il y a un cordon, qu’on appelle cordon sanitaire, contre l’extrême droite, et c’est sans doute un des facteurs qui fait que l’extrême-droite ne se soit pas composée en partie organisée en Wallonie. Donc la Wallonie, c' est la partie sud de notre pays. Ce n’est pas, et je veux même le dire, ce n’est pas le seul facteur. Je pense qu’il y a différentes choses qui compliquent l’extrême droite en Wallonie. De un, l’histoire nationale, parce que tu vas être l’extrême droite en défendant l’identité belge. Deuxièmement, il y a une société civile extrêmement, extrêmement forte, qui refuse qu’il y ait des meetings, des événements d’extraites droites. Et donc ça, ça joue énormément aussi. Et finalement, le fait que dans des communes où l’extrême droite fait des scores parce que ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas au niveau, disons, régional ou national que, au niveau local, il n’y a pas de scores. C’est que là, il y a un combat qui est mené porte à porte, usine par usine, pour démasquer l’extrême droite. Mais non seulement démasqué, mais aussi venir tout de suite avec l’alternatif. Ce n’est pas seulement de voter pas l’extrême-droite parce qu 'ils sont méchants. C’est rejoignez nous et ensemble on impose un changement.
Merci beaucoup. Utile, je pense, pour nous tous ici en France où l’extrême-droite est si forte, ce n’est pas une fatalité. Et il est même possible de freiner son arrivée. Je prends un exemple spécifiquement où Alain est un bon exemple. On va continuer notre petite tour d’Europe. Oui, vous êtes à Châteauneuf sur Isère aujourd’hui, mais vous voyagez. Nous allons aller au nord de l’Europe, plus au nord, parce que la Belgique, c’est déjà un peu le nord de l’Europe par rapport à Châteauneuf sur Isère. Et pour les Marseillais dans la salle, il y en a, il y a, il y' en a. Mais pour les Lavoirs, nous allons aller en Suède avec Malin Björk En Suède, la situation est un peu différent puisque, alors, ils sont très mal nommés, les démocrates de Suède. Ils sont quand même plus forts, les fachos, pour se donner des noms, pour nous faire croire que c’est des grands démocrates.
Le parti d’extrême-droite en Suède s’appelle les démocrates de Suède. Donc, importante note pour commencer. Et ils sont devenus aux dernières élections le deuxième parti de Suède, à des points qui sont aujourd’hui la chimie ouvrière de la coalition qui gouverne en Suède sans participer au gouvernement. Et Maline va revenir là-dessus. Et il y a pas mal de points communs avec le parti d’extrême-droite suédois. Par exemple, un de ces fondateurs de ce parti est un ancien Waffen SS. Ça vous rappelle peut-être quelque chose. À la situation française. Et quand on prend le pire des horreurs de l’extrême-droite suédoise, vous avez au choix le fait qu’ils veulent détruire les mosquées qui sont présentes dans le pays, l’abolition des taxes sur l’aviation, une extension des possibilités de déchéance de nationalité, le devoir de dénonciation pour les fonctionnaires s’ils étaient amenés à être en contact avec des personnes en situation irrégulière. Ceci n’est qu’une sélection non exhaustive. Et évidemment qui pose un certain nombre de questions sur l'échec de la social-démocratie qui a gouverné pendant très longtemps. Et on nous disait en Suède qu’il y a ce formidable modèle qui est installé au final l’extrême-droite au pouvoir. Malin, décris-nous comment l’extrême droite gouverne plus qu’elle gouverne de fait en Suède et comment vous résistez face à la sociale démocratie qui est chaude.
Merci à vous.Je vous invite à vous parler en français et on vous remercie vivement. Ça c’est évidemment je compte sur votre plus grande compréhension et indulgence. Mais moi, je peux vous dire parce que je la connais bien que je sais qu’elle part très bien. Merci.
Merci Manon, merci. Et c’est un plaisir, c’est un bonheur d'être ici. Et je me suis préparée j’ai quelques notes ici en français si je cherche mes mots je vais y revenir. Mais évidemment, ce n’est pas mon plus grand coffre pour parler en français sur des thèmes qui ont l’essai d'être assez précis. Mais donc, c’est un bonheur d'être ici parce qu’il y a aussi parfois, tu dis Manon, on est loin, on est plus nordique là, tout en eau et en même temps, les gens ont souvent l’image de ce qu’on est quand même parce que si c’est comme on est en avance, on se connaît peut-être pas très bien, on se connais quand même un peu. Et nous sommes fiers de travailler avec la France Insoumise et être un partenaire avec vous et je vois plein de choses en commun et des choses qui m’ont frappé. Quand j’ai suivi la politique française, c’est l’attachement au service public. Parce que s’il y a quelque chose, l'éducation, la santé, les logements, le système de sécurité sociale qui fonctionne, qui s’en va pour toute la population, c’est des choses qui ont été parmi la gauche, plus l' avant, valorisées par les populations aussi. Quand je vois les manifestations et la mobilisation qu’il y a pour les services publics en France, on a des choses à apprendre. Je sais que ça a été difficile de faire face à la traite sur ces questions, mais vraiment votre mobilisation et votre défense au service public, elle fait l’inspiration au-delà de la France.Merci beaucoup. Merci beaucoup.
On a des choses en commun aussi dans le sens où on est menacés par les Saint-Baptes, et plus que menacés dans mon pays. Je ne vais pas faire une image trop positive de la Suède, mais je vais quand même un peu revenir à comment elle est revenue dans le temps. Peut-être que pendant quelques décennies clés dans l’histoire, la Suède a été marquée par des politiques plutôt progressives. Nous avons eu une politique des taxations, de distribution de richesses, qui finançait le commun, le logement, l'éducation, la santé et les soins. On n’avait pas oublié les bases de la politique féministe qui donnait plus de liberté aux femmes avant beaucoup d’autres pays européens. Et on a eu notamment des crèches publiques financées et accessibles à tous. Et on a été un pays plutôt engagé aussi dans la solidarité internationale et les droits internationaux. On était à l'époque non alignée, pas en rapport de l’autre.
Et ça a été un processus, comme Marc a dit, c'était un peu la Belgique, ça a eu un processus en Suède aussi, mais avec une social-démocratie qui n’a pas pris ses responsabilités, même quand elles étaient en pouvoir, etc. Mais aujourd’hui, la Suède est dirigée par la droite, avec l’extrême droite. Ils ont le programme en commun avec l’extrême droite. Ils n’ont pas de postes ministres, mais c’est tout ce qui est pour la FEST. C’est un programme en commun. Tout est négocié, le budget, les lois, le pauvre, tout pendant quatre ans. C’est un désastre. Et je veux aussi préciser que les libéraux n’avaient pas un mensonge de prise, mais ils ont choisi de jouer à un recitant. On avait un petit parti libéral. Quand les racistes frappent à la porte. Ils ont dit que pour garder le pouvoir, il faut nous écouter. Alors, les libéraux en Suède, et je pense que c’est ça la même menace, partout en l’accord possible, ils vont choisir les racistes et les fachos, l’extrême droite. Parce qu’eux, ils veulent mener leur politique libérale économiquement.
Et pour ça, ils sont prêts à tout, même à ouvrir la porte trente au vert pour les racistes. Bon, donc la responsabilité de laisser l’extrême droite accéder au pouvoir en Suède, évidemment, elle reste sur les épaules de la droite et des libéraux. Mais je pense aussi qu’il faut se pencher sur la sociale menacée. Parce qu' ils ont gouverné plusieurs fois, à plusieurs reprises. Et ils ne sont pas osés mener une politique de gauche. Ils ne sont osés porter les valeurs de l'égalité de ce justice sociale. Et en fait… Ils ont même mené une politique de droite, je dirais. Ils ont gouverné pendant quatre ans, juste avant ce gouvernement, avec la droite. Avec la droite ! Et donc, on a une social-démocratie qui n’ose plus mener une politique des gauches. Ils n’osent pas augmenter les impôts. Je ne sais surtout pas, je ne comprends pas. C’est super dangereux, apparemment. Ils n’osent plus amener des privatisations, un grand manque de privatisations du secteur de santé et des libéraux en Suède. Ils n’osent amener ça. Ils n’osent pas défendre une politique migratoire solidaire. Ils parlent d'égalité, mais ils ont perdu la façon de faire. La social-démocratie en Suède, ils s’entraident. Comment vais-je ?Comme en France ! Ça y est dit !
Merci beaucoup. Donc, voilà. Après, je vais vous parler un tout petit peu aussi parce que Manon m’a demandé, évidemment, en fait, que Mano, elle me demande de faire, de raconter ce qui se passe quand l’extrême droite arrive en pouvoir. Parce que moi, j’ai même entendu des gens un peu plutôt penchant gauche, je veux dire, laisser gouverner et tout le monde verra ce qu’ils font. Et ça sera très vite. Et après, on ne s’en vient pas. Et voilà. Évidemment, ils s’entourent. Parce que l’expérience en Suède, et elle peut servir en exemple, les politiques sont brutales et sont très, très concrètes. Très concrète. Le racisme en Suède, au plus haut niveau, est banalisé. C’est de plus en plus banal. On a une politique migratoire qui est de plus en plus raciste. Elle est mise en place, elle est défendue, et elle est très concrète.Elle tue des gens, elle dévaste des vies. Les problèmes sociaux et la criminalité, peut-être que vous avez entendu parler parce que les membres de droite aiment bien utiliser le Suède dans ce contexte-là. Ces problèmes sont représentés exclusivement dans le contexte. Et le racisme devient le modèle d’explication. Et la politique climatique, on est aussi de la partie gauche et droite, dans un parti socialiste, évidemment, mais on est également féministes, antiracistes et écologistes. Et les politiques climatiques et environnementales ont été démontées. On a même fermé le ministère de l’Enfant. On a fermé. On arrive au pouvoir, et on ferme. C’est une sèche. Ça rappelle quelqu’un de l’autre côté de la rentrée, qui va aller en Suède, il faut comme ça, 50 jours au pouvoir. Hop, c’est fait. Voilà. Suèdes, évidemment, avec tout ça, on n’arrive plus à faire nos objectifs climatiques et on est rentable.
Et en plus, on est voisins, on est quand même devenus un frein, c’est ça. Les droits des femmes, les droits des personnes LGBT ne sont pas attaqués ouvertement, mais vous connaissez bien ces parties de l’externe droite et consommateurs, c’est un fond. C’est le fond qui est là, qui met en question tout le monde qui défend la liberté des femmes et la liberté des personnes LGBTQ. On est tout le temps mis en garde et sous… Disons, sous une attaque imminente comme ça. On le sent, les gens le sentent dans leur corps et je pense que leur misogynie et leur homophobie, transphobie elle n’est pas absente, elle est très concrète aussi. Je pense qu’on en a beaucoup qui le sentent. Les aides aux médias ont été réduites, évidemment, les médias libres qui sont bien financés et qui sont indépendants, ça, ça va, enfin, ils se sont attaqués au système de financement des médias. La politique de coopération et d’aide internationale a été brisée. Carrément, j’ai dit, pour nous, mon parti, ça n’a jamais été aux normes où nous, on aurait voulu voir l’aide internationale.
Mais maintenant, c’est vraiment, c’est complètement brisé. La société civile, évidemment, on sait tout ce qu’est important de faire, pour défendre les lits, pour déprendre la politique. Alors, celle-là aussi, on a attaqué. Je pense qu’il y a beaucoup entre vous qui savent aussi que la Suède au niveau international est un gouvernement qui soutient le génocide contre les Palestiniens en l’Israël. Et ça, c’est la honte et quelque chose que mon parti ne peut pas accepter et on fait des manifs et on a fait une résistance contre ça quotidiennement dans les rues et dans le parlement. C’est vraiment important. Merci beaucoup. J’ai tout un autre chapitre ici pour résister, mais je ne peux pas tout le faire et puis on peut en parler avec les questions. Je vais juste dire quelque chose sur ça et je pense que nous, évidemment, on doit dénoncer et montrer que l’extrême droite est très à droite sur les questions économiques. Et bon, ils ont diminué les taxes pour les riches, ils ont financé le service public, ils s’attaquent aux pensions,Et ça, c’est tout. Il faut les connaître. Évidemment, ils sont racistes, ils sont antiféministes, comment dire, écocides et communistes. Et donc, il faut dénoncer tout ça. Et je pense que quand on a dénoncé, il faut proposer. Il faut proposer, il faut proposer des choses qui font la différence dans la vie des gens. Donc, quand nous, nous arrivons au pouvoir et que nous allons arriver au pouvoir, on termine ainsi. Merci beaucoup. On aura des propositions de taxer les riches, de distribuer les richesses, de plus de démocratie, plus de démocratie au travail, mais aussi dans la société. On aura les droits pour les femmes, pour mettre fin aux violences contre les femmes. On aura des politiques migratoires solidaires. On aura toutes ces propositions et on va les faire quand on arrivera au pouvoir parce que les gens peuvent nous changer. Donc, voilà, on va y aller, on va aller avec un programme positif qui va changer le concret de la vie.
Merci beaucoup, Marie. Je vous avais dit qu’elle parlait très bien français. Merci d’avoir pris le temps. On va continuer notre petite tour d’Europe. Elle est en Allemagne. Maintenant, je précise que j’ai aussi invité nos camarades portugais et espagnols et malheureusement, ils n’ont pas pu venir parce que la vie politique y travaille notamment nos camarades espagnols. Ils ne savent pas s’ils vont avoir des élections à un moment ou à un autre, mais ils m’ont dit de bien vous saluer notamment nos camarades de Podemos et nos camarades parce que là aussi, il y a une bataille à donner aux camarades de Podemos. Merci beaucoup les valeurs de l’Allemagne et j’en profite pour saluer Juliette qui est aux côtés de Martin et qui va assurer la traduction du plus l’anglais.
Merci à toi, Juliette. C’est une belle fois. Merci beaucoup.
Martin parle un peu français et il a compris que les échanges étaient plus à l’aise en anglais. Ça fait déjà beaucoup de langues à parler. La situation allemande est assez singulière et on l’a suivie avec un peu le cœur serré. Je dirais ces derniers mois quand on voyait l’AFD, l’extrême droite allemande monter et l’extrême droite allemande. Je ne sais pas si on peut faire des hiérarchies entre tous nos fachos d’Europe. Merci beaucoup. Mais l’extrême droite allemande ne se cache absolument pas de leurs origines et de leurs liens avec le nazisme. Et quand on connaît l’histoire allemande, évidemment, vous voyez l’importance que ça a. Et Die Linke on va dire les choses, a commencé cette campagne en posture difficile. Die Linke était ce parti qui est né en gauche de rupture il y a un certain nombre d’années et s’est retrouvé en position difficile il y à quelques mois, il y a quelques années progressivement. Et au début de la campagne, personne ne donnait cher de Die Linke.Et bien, Die Linke a fait une campagne qui assume son anti-fascisme, qui assume de défendre notamment la question du droit au logement, qui est une question essentielle dans un pays en Allemagne où les gens ont de plus en plus de mal à se loger. Die Linke a fait une campagne sans transiger, sans faire ses petites tambouilles avec les sociaux ou démocrates qui avaient annoncé la couleur et gouverné avec la droite, qui s’est battu pied à pied contre l’extrême droite et l’AFD et notamment leur annonce avec la droite sur un projet d’immigration. Et à la fin, Die Linke a fini par faire 25 % chez les jeunes. Comment vous y êtes arrivés à remonter dans un autre texte où, à la fin, on a les socio-démocrates qui gouvernent avec la droite officiellement en Allemagne mais qui, je crois, vous donnent, donnent aussi un espace politique. Merci, Martine. Merci beaucoup, Martin, d'être là et de parler en anglais, ce qui n’est pas votre chanson moderne. Merci beaucoup.
Merci beaucoup, Manon. Merci.
Manon, elle a dit que je dois dire quelques mots en français. C’est mon discours, mais malheureusement, le mot en français est toujours trop limité et je suis très heureux de travailler avec Juliette maintenant. Alors, je vais changer de langue et je vais parler en anglais maintenant. Je suis très content d'être là. Je dois dire que c’est une université très puissante. C'était très bon de vous rencontrer. Et je peux déjà sentir cet optimisme et aussi la puissance que vous avez ici dans la gauche française. Et c’est quelque chose que je reprendrai aussi à mes amis en allemand.
Vous n’avez pas besoin de traduction. Apparemment, vas-y Juliette. Je suis très heureuse d'être ici dans cette université d'été qui est déjà très puissante et où on peut ressentir l’optimisme et la force de la gauche chaude.
Comme on l’a déjà entendu lors de l’intervention de Marc et Marlon, quand nous parlons d’anti-fascisme aujourd’hui, je pense que nous sommes tous d’accord que nous parlions d’une des plus décisives combattants politiques de la gauche en Europe et de nos aspects des États membres de l’Union européenne qui ont fait le combat. Il y a un mouvement très fort, international, autoritaire et qui a son origine dans le mouvement fasciste du dernier siècle. Nous les trouvons, comme Marc l’a dit, en Belgique, plus qu’en Suède, mais nous les trouvons aussi, bien sûr, en France et nous les retrouvons en Allemagne avec l’AFD, Alternative für Deutschland. Et la bonne chose est que nous savons qui nous battre et que nous savons pourquoi nous les rencontrons.Comme l’ont dit mes collègues avant, on se rend compte qu’il y a un fort mouvement international autoritaire qui prend ses racines dans les mouvements fascistes du siècle dernier. Donc, on le retrouve en France, en Belgique, en Allemagne. Et en Allemand, c’est par exemple avec l’AFD. Mais la bonne nouvelle c’est qu' on sait qui on doit combattre et on sait pourquoi on doit les combattre.
Si vous applaudissez après toutes les paroles, ça prend trop de mon temps. Mais je vais peut-être réfléchir un peu sur ça. Parce que nous ne les combattons pas seulement parce qu’ils exploitent le désespoir des gens. Marc l’a très bien avec Tony. Nous ne les combattrons pas seulement parce qu’ils favorisent l’autorité et la dictature de la démocratie et de la justice. Ces gens font face au racisme, au dénigrement, au changement de ligne. Ils ignorent les droits humains et individuels et c’est pour ça que nous les combattons. Parce qu’ils ne permettent pas aux gens de vivre leurs propres vies. Ils veulent qu’ils prennent le futur de tous qui ne sont pas dans leur pattern idéologique. Et je peux déjà vous dire que la gauche en Allemagne est prête à prendre ce combat parce que nous ne leur permettons pas notre futur.On ne les combat pas seulement parce qu’ils exploitent le désespoir des personnes comme l’exemple de Tony par exemple, mais aussi parce que ces personnes privilégient l’autoritarisme, la dictature plutôt que la démocratie et la justice. Ces personnes défendent le racisme, ils nient les changements climatiques, ils ignorent les droits humains fondamentaux et ils ne laissent pas les gens vivre comme ils l’entendent. Ils veulent voler le futur de tous ceux qui ne rentrent pas dans leur schéma idéologique. Et oui, la gauche allemande est prête à mener cette bataille et pour gagner ce combat contre l’extrême droite car nous ne laissons pas voler notre futur.
En regardant le contexte que Manon m’a demandé de faire, Thierry a dit qu’il y a un parti fasciste plus en plus ouvert dans le monde allemand. Ils ne sont pas juste right-wingers ou populistes ou quoi que ce soit. Ils sont en fait fascistes. Vous pouvez les appeler fascistes et ils sont maintenant au nez à nez avec les conservateurs dans les derniers coups en se battant pour la première position. Ils sont déjà le plus fort parti de l’opposition dans la bataille et dans les élections régionales nous avons plusieurs d’entre eux. Ils n’aiment pas seulement gagner ces élections, ils veulent aussi obtenir la position des ministres et les respectant des Bundesländern et ce serait en fait un changement pour la politique allemande car ce serait quelque chose de très important de la politique fasciste. 80 ans. Après la Seconde Guerre mondiale.
Pour parler un peu plus du contexte allemand, en Allemagne on a l’AFD et comme disait Manon qui est de plus en plus ouvertement fasciste et qui aujourd’hui est au coup d’un coup avec la droite conservatrice avec le CDU dans les derniers sondages. Ils sont déjà le premier parti d’opposition au Bundestag qui est le parlement allemand et ils ont pour objectif de gagner l’année prochaine pour les élections régionales et de faire écrire leurs premiers dirigeants des länder donc de région et cela changerait tout pour la politique allemande parce que ça pénaliserait à nouveau l’extrême droite 80 ans après la fin de la seconde guerre mondiale.Et la question est pourquoi sont-ils si forts ? Qu’est-ce qui les rend si forts ? Et bien sûr nous, en tant que parti gauche en tant que politique pensons beaucoup sur cela et en fait je suis arrivé avec une très simple équation c’est en fait un racisme plus une très sophistiquée communication élections élections élections et les Vous devez savoir qu’en les 10 dernières années, la Germany a emprunté des millions de réfugiés des pays de guerre, comme l’Afghanistan, la Syrie, l’Ukraine. Et ce n’est pas un problème. Ce n'était vraiment pas un souci. Mais en même temps, la politique roulée de la Germanie a toujours été fixée sur les politiques de l’austérité, ce qui signifie qu’ils ont défendu les services publics, la santé, les soinsLe transport public, ce n'était qu’un soutien basé sur les emplois. Le bâtiment social a eu beaucoup de pression par les intérêts financiers, par les marchés financiers. Et il n’y avait presque pas d’investissement dans le futur, parce que le so-called debt break, que nous avons aussi au niveau européen, est en fait une invention des ministres financiers de la Germanie. Donc, l Allemagne a toujours été sujette à des politiques d’austérité. Pendant les dernières décennies.
Qu’est-ce qui les renferme ? On peut se poser la question et on réfléchit beaucoup à ce sujet. C’est principalement un mélange de racisme et d’une très bonne communication. Les dix dernières années, l’Allemagne a accueilli des millions de réfugiés venant d’Afghanistan, de Syrie, d’Ukraine. Et ce n’est pas un problème. Mais en même temps, la politique allemande a été une politique d’austérité. Des services publics qui étaient sous-financés. Des aides très limitées pour les personnes au chômage. Une crise de l’immobilier sous la pression de la finance. Et pas d’investissement dans le futur, parce que les politiques d’austérité en Allemagne sont là depuis une dizaine d’années.Vous comprenez que ça peut être un cocktail toxique. Si vous avez une fête fasciste, qui veut exploiter cette situation, qui veut exploiter la désespérance sociale des gens du pays. Et c’est ce que l’AFD fait avec une campagne de social media très sophistiquée, mais aussi avec une langue très agressive. Donc, ce qu’ils ont réussi dans les dix dernières années, quand ils ont commencé avec 5 %, maintenant ils en sont à 20 %. C'était de diviser la société allemande et de faire des migrants s’enfuir pour tout. Et comme vous pouvez le comprendre, la situation est assez grave.Et vous pouvez comprendre que c’est un cocktail qui est très toxique. Si vous avez un parti d’extrême droite qui exploite la situation et le désespoir des gens, on peut comprendre qu’en dix ans on voit ce qu’a fait l’extrême droite quand ils sont passés de 5 % aux scores qu’ils font aujourd’hui. Leur but a été de diviser la population et finalement les migrants sont devenus les boucliers ministères pour tous les problèmes à l’aide de campagnes de communication sophistiquées et d’un langage parfois même très agressif.
Manon est une modératrice très stricte. Je n’ai pas beaucoup de temps, donc je vais me concentrer sur l’essentiel ici. Parce que vous avez l’extrême droite fasciste, très fort en Allemagne, vous avez des conservateurs qui ont du mal à définir leur position et à comment les affronter. Certains d’entre eux sont en faveur de coopérer avec eux et ça s’est passé juste avant les élections. Et vous savez que mon parti a été dans une position très difficile et que Manon a aussi mentionné ça dans ses paroles introductives. Mais ça a l’air un peu paradoxal, mais les conservateurs et leur coopération ouverte dans le Parti allemand, ont aidé mon parti à réagir à sa puissance.Je dois un peu avancer plus vite. Ce que je peux dire, c’est que les conservateurs aujourd’hui ont eu des difficultés à définir finalement leur position et que certains à l’intérieur du Parti conservateur ont été en faveur de coopérer avec l’extrême droite. Et comme vous pouvez le savoir, mon parti a eu quelques difficultés et a été dans une position difficile ces dernières années, mais finalement le flou… Les conservateurs ont aidé à renaître de ses cendres, même si on ne en estt pas encore là.
Mais nous avons résolu notre problème interne. Vous avez peut-être entendu qu’il y avait une protection dans mon parti qui était en faveur, et c’est quelque chose que Marc a touché sur, mais aussi Marlin. Il y avait une protection de mon parti qui était à la fois en faveur de copier les positions, mais aussi les stratégies de communication de l’extrême droite. La groupe Sarah Wagenknecht, vous l’aurez entendu, ils ont quitté en même temps le parti et c’a nous aidé à se réchauffer parce que maintenant nous avons un profil politique très clair. Nous sommes allés chez les voisins, nous avons frappé aux portes, nous avons parlé de la maison, nous avons parlé de l'énergie portable, nous avons parlé du transport public que les gens peuvent prendre au lieu de leur travail. Nous avons un profil très clair, politique, anti-fasciste. Après ces politiciens de gauche, ils peuvent maintenant applaudir l’extrême droite au Parlement européen. Nous faisons une politique antifacisme.Les conservateurs ne nous ont pas aidés parce qu’ils voulaient nous aider. C'était une coïncidence. Mais comme vous le savez, nous sommes partis à travers une dame difficile. Nous avons eu une faction parmi nous qui pensait qu’il fallait copier les positions et la communication de l’AFD. Heureusement, ils sont partis et cette scission nous a permis de clarifier nos positions et de clarifier nos positions sur une ligne sociale, sur une résolument anti-fasciste.
Pour conclure, je voudrais très rapidement vous raconter une histoire de l’antifasciste allemand qui est maintenant en prison pour plus d’un an. En isolation, en prison, à Budapest, le nom de la personne est Maya. Et l’extradition de Heimler a été inévitable. Ça a l’air un peu bizarre, mais ça a été… Parce que la courbe régionale de Berlin, les parties de la force de police, ont coopéré avec les autorités algériennes. Puis, ils extraient la personne pendant que le courbe constitutionnel le plus haut en Allemagne travaillait sur un ordre qui a été prohibé d extrader les antifascistes en Angleterre parce que l’Angleterre n’est plus là. Il n’y a plus de loi, mais ces forces ont coopéré avec les autorités algériennes. Et maintenant, il n’y a pas d’autre façon de remettre Mania que par pression politique et publique.
Je vais parler d’une antifasciste allemande qui est détenue depuis plus d’un an maintenant à l’isolation à Budapest. Son nom est Maya. Et Maya, elle a été interdite en Hongrie illégalement. Et l’histoire est assez folle parce que la cour de justice berlinoise et une partie des forces de police ont coopéré avec les autorités hongroises pour cette extradition. Au même moment, alors même que la Cour était en train de statuer que Maya ne devait pas être extradée en Hongrie. Et aujourd’hui, la seule chose qui nous reste, le seul moyen que nous avons pour faire libérer Maya, c’est la pression politique et la pression publique.La famille est en train de travailler sur le retour de Maya en Allemagne. J’ai visité Maya en prison et j’ai constaté le trial là-bas. Et la pression est en cours là-haut. C’est un mouvement d’une grande solidarité. Il y a quelques semaines, plusieurs milliers de manifestants ont pris à la rue à Jenna, où Maya vient de la ville d’Allemagne en Allemand. Et aussi d’autres forces politiques et partis, politiciens de tous les partis, sont en train de participer. C’est bien, les Grecs, les démocrates, etc. Ont déjà parlé. Mais je veux vous dire, c’est ma dernière remarque
J’aime bien Mania. Jeno, ici, en France. Mon ami italien. Il y a Ilaria. Nous nous battons ensemble parce que c’est l’antifascisme. C’est une lutte politique européenne. Et pour être honnête, parfois, je ne sais pas si nous viendrons à cette bataille. Mais nous devons le trouver. Et en écoutant mes amis ici, je sais que nous nous trouvons avec toute détermination. Et nous le trouvions parce qu’Allemand et son système sont alignés avec cette bataille autoritaire internationale, avec tout le bloc fasciste en Europe. Mais les LFI les antifascistes et les démocrates, nous ne ferons pas facilement pour eux que je puisse vous promettre que nous les mettons sur et qu’ils se battent de nouveau tous les antifas La famille de Mania travaille en fin de mois à son retour. Et je lui ai dit que j’allais faire une visite. Et puis il y a un mouvement de solidarité qui se met en place. La pression monte. Il y a plusieurs milliers de personnes qui sont descendues dans les rues il y à quelques semaines. Et il y même d’autres partis politiques qui commencent à rejoindre le mouvement. Vous parlez des verts par exemple. Même le ministre étranger. Enfin, c’est des affaires étrangères des conservateurs. Mais ce qui est important, c’est qu’on mène ce combat ensemble. Parce qu’il y a d’autres cas comme le Mania. Gino en France, l’arrière en Italie. Et puis plus globalement, il faut mener ce combat ensemble car c'était un combat.L’antifascisme est un combat européen. Et pour être honnête, je ne sais pas si nous gagnerons cette bataille. Mais en tout cas, nous devons la mener. Parce que Orban et son système représentent tout ce que l’international autoritaire, le bloc fasciste, est. Et en tant que militants de gauche, en tant qu’anti fascistes, démocrates, nous n’allons pas nous laisser faire. Et nous devons riposter à la libération de tous les antifas. Merci beaucoup, Martine. Ça nous donne un peu d’espoir, y compris dans un pays où l’extrême droite ré-émerge. Et c’est peut-être aussi une petite introduction si on fait le bilan de ce qui se passe en Europe.Et que je vais essayer de vous dresser rapidement pour terminer cette table à monde avant de prendre vos questions. Ce que dégagent les interventions de Marc, de Manil, de Martine, que je remercie encore, c’est que… Nous avons, face à nous, en Europe, 50 nuances d’extrême droite. À tel point que ces 50 nuances d’extrême droite en Europe aujourd’hui se matérialisent de manière concrète au Parlement européen. Pas par un, pas par deux, mais par trois groupes de fachos. Je vois mes camarades, notamment du Parlement Européen, Damien et Anthony.
Quand on est au Parlement européen et qu’on regarde ce qui se passe devant nous, c’est la course à l'échalote de celui qui va être le plus fâché. Et je sais, il y a peut-être des jeunes dans la salle, je l’aurais déjà raconté aux enfants jeunes, mais je trouve ça assez asymptomatique. Moi, ce qui m’a le plus marqué cette année, c’est un débat qui a eu sur le droit à l’avortement au Parlement Européen. Déjà, on peut se demander pourquoi en 2025 on a encore un débit sur le droit à un avortement tellement ça devrait être une évidence. C’est l’enquête de ce débat sur le droit à l’avortement. On a un premier facho qui vient dans les mystiques et qui dit le droit a l’avortement c’est un meurtre de masse. Tenez-vous bien, ce n’est pas terminéNon, il y en a un autre. Les bonnes obsessions habituelles.Et qui dit, vous savez, moi, la cause des droits des femmes, ça me tient vraiment à cœur. Et d’ailleurs, les violences sexistes et sexuelles, on sait par qui elles sont commises, évidemment, par les étrangers et les musulmans. Parce que tout est bon pour stigmatiser les étrangères et les musulmanes, alors que ceux qui s’intéressent aux violences, sexistes, et sexuelles, savent qu’il y a deux points communs. Un, que c’est commis par des hommes, et deux, des hommes de l’entourage, parce que 90 % d’entre eux, d’eux-mêmes, d'étrangers, des hommes de l’entourage, c’est un ami nationaliste. Et là, il y avait une passion, qui devait se dire « ouais, il est un peu soft ce débat », et qui vient dans l’hémicycle et qui dit « tenez-vous bien, que le droit à l’appartement n’est ni plus ni moins qu’une jeunesse ». Alors, évidemment, il ne s’agit pas de qualifier ce qui se passe à Gaza, ou là, oui, c’est un génocide ! Mais, je suis convaincue que cette année d’œuvre, parce qu’elle est le terrible témoin de ce qui se passe, à l’heure actuelle, dans le parlement européen, où nos 50 nuances de fachos s’expriment en toute liberté, pendant que, dans le même temps, l’extrême droite, elle, en Europe, gouverne de plus en plus, et, s’il y a peut-être un point commun à la montée des extrêmes-droites en Europe, vous aurez peut-être remarqué que, souvent, et c’est singulièrement le cas en Suède, partout où la gauche renonce, partout ou la gauche renonce à ses objectifs, à ses ambitions en matière sociale et environnementale, partout où la gauche déçoit, elle installe l’extrême-droite. Et c’est en ce combat que vous pouvez appuyer, mes amis, les camarades. En l’envers, en Espagne, là où la gauche de rupture a tenu bon, là où la de ruptures a demandé aux partis socialistes d’augmenter, comme j’allais, jamais le salaire minimum de 35 %, et bien, la gauche gouverne, encore. Alors, ce n’est pas facile. Alors, c'était une coalition qui est compliquée, et alors, on a aussi des désaccords avec les socialistes en Espagnol. Mais c’est la raison pour laquelle il faut une gauche de rupture à la gauche, aussi du parti socialiste pour tenir ses promesses. Parfait, merci ! En l’envers, là où la gauche est le cas beaucoup dans le nord de l’Europe. Emmanuel n’est pas responsable de ça, évidemment. Dans le nord d’Europe, vous avez une gauche sociale-démocrate qui prend pour exemple, parfois-qui reprend les mots de l’extrême droite. Lapsus reproduit. C’est l’ouverture de la fenêtre d’Overton.
Vous connaissez cette théorie ?.Ça paraît de plus en plus normal de dire que les étrangers sont responsables de tout. Et puis après, on cible les musulmans, avec la volonté de faire les mosquées. Et puis, c’est comme ça que l’islamophobie, je pense qu’il faut le qualifier comme tel, se développe partout en Europe. Mais finalement, on se normalise et se banalise. Et on le voit au quotidien aussi au Parlement européen, où ce fameux cordon sanitaire dont parlait Marx est en train de sauter entre la droite et l’extrême droite. De plus en plus, la droite et l’extrême droite votent ensemble au Parlement européen. Par exemple, pour financer des murs aux frontières de l’Union européenne. Et c’est pas seulement pour aller dans le sens des obsessions de l’extrême-droite, mais aussi pour tuer les législations environnementales.Pour tuer le Green Deal au niveau européen. Et on voit petit à petit une forme de convergence entre les libéraux et l’extrême-droite. Mais pour ceux qui connaissent un peu le Parlement européen, vous allez me dire, mais attendez, l’Extrême droite, ils ne font pas partie de la coalition au Parlement Européen. Officiellement, c’est les sociaux-démocrates, les libéraux et la droite qui le mettent ensemble. Et en fait, ce qui se passe pour la plupart des législations, c’est qu’en effet, les sociaux-démocrates, les libéraux et la droite, on négocie ensemble. Ils négocient. Nous, on participe aux négociations, on fixe nos lignes rouges et on dit très clairement, quand ça dépasse, on reste fidèles à notre programme. Et souvent, ils trouvent un deal. Mais la droite, comme c’est des petits malins, ils se disent que ce deal n’est pas assez à droite. Et donc, ils vont aller voir l’extrême-droite, ils vont leur dire, vous ne voulez pas un peu déposer ces amendements-là ? Et puis ces amendements, comme par hasard, sont adoptés en session plénière. Et le texte devient encore plus étrange. Et là, il y a les socialistes, les sociaux-démocrates qui protestent en disant, mais ce texte, il devient encore plus à droite ? Bah oui. La droite et l’extrême-droite ont la majorité désormais au Parlement européen.
Donc, soit on assume ensemble une gauche anti-fasciste qui résiste face à cette nouvelle alliance de la droite et de l’extrême droite, soit vous accompagnez ces politiques-là. Et c’est pour ça que je profite de cette conférence pour poser… Cela n’est pas la question du vert et des socialistes. Et c’est une question ouverte. Allez-vous, avec nous, signer la motion de censure contre Ursula Von der Leyen ? Et on va en faire un vrai sujet de cette rentrée. Vous l’avez vu, Ursula von der Leyen a fait un deal absolument abject avec Donald Trump. Un deal abject qui vend à la découpe de notre économie européenne. 15 % de droite pour les produits clients aux États-Unis, mais 0 % pour les produits américains. Et puis surtout… On va acheter encore plus d'énergie polluante, on va acheter encore plus d’armement. Et là, nous nous disons très clairement que nous avons refusé ce deal. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle nous déposons cette motion de censure. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, c’est celle aussi qui a accepté la capacité de l’Union européenne avec le génocide à Gaza Entre l’Union européenne et l’Israël. Donc la question est très simple à répondre. Allez-vous, oui ou non, continuer à soutenir cette Commission européenne qui passe de plus en plus de deals avec l’extrême droite ? Pour tous ceux qui sont sur cette chaise, ici et présents au Parlement européen, notre réponse à l'éclair, elle est non. Et j’espère que toute la gauche pourra être unie pour mener ce combat au Parlement européen. C’est pour la résistance institutionnelle. Mais vous avez compris que sur cette scène ici, vous n’avez pas juste des élus, pas juste des députés. Vous avez des activistes. On sait d’où l’on vient.
On connaît nos méthodes. Et moi, je ne vais pas juste m’asseoir sagement au Parlement européen pour applaudir mes camarades et huer les fachos. La résistance, et c’est notre conception d'être un élu insoumis aussi, c’est d’agir dans les luttes et en pratique. Quitte à déplaire un petit peu. Et je crois que face à l’international fasciste, nous sommes en train d’inventer un nouvel internationalisme et une nouvelle solidarité. C’est la raison pour laquelle, face à l’extrême droite qui a interdit le droit à l avortement en Pologne, nous avons avec beaucoup de fierté, avec Mathilde Panot, amené des élus Notre nouvel internationalisme, c’est aussi quand Victor Boubane interdit la Prague à Budapest, d’aller défiler en fierté, malgré l’interdiction. Les camarades, les amis, c’est aussi nos camarades Emma, Rima, Gabriel Gelda !
Merci les amis, merci pour eux ! Et voilà comment moi je conçois aussi notre résistance. Et c’est la raison pour laquelle cette année, on a voulu aussi organiser, nous, différemment les chemins européens. C’est-à-dire que ça ne suffit pas de venir à nos universités d'été. Vous êtes évidemment les bienvenus. Mais que la solidarité, elle doit aussi s’organiser de manière concrète. Elle doit assumer la désobéissance. Et oui, je vous l’annonce tout de suite ! On retournera sur les flottilles de la liberté ! On retourne à la justice ! Il veut aller plus loin que ça ! La résistance, elle s’organise aussi concrètement à chaque événement facho au parlement européen, à chaque fois qu’ils ont organisé des événements transphobes, à chaque fois qu’ils ont organisé des événements par exemple sur un obscur concept de remigration qui vise à cibler toutes les personnes d’origine étrangère pour leur dire retourne dans ton pays, alors que ce sont des Français, des Allemands, des Belges, des Suédois comme nous-autres. À chaque fois, nous avons organisé des détestations parlementaires. Et je vais terminer là-dessus avant de prendre quelques questions très rapidement. Par vous dire, on croit souvent dans la lutte anti-fasciste que le combat est perdu d’avance. Mais c’est en mêlant précisément cette bataille institutionnelle à l’Assemblée nationale. Je vois aussi, j’ai cité mes camarades du Parlement européen, mais il y a aussi mes camarades de l’assemblée nationale qui sont là, Emmanuel, Thomas, Claire, Mathilde en plus de nos camarades européens.Dans le cœur institutionnel, mais cette bataille-là, on la remporte que si on l’amène aussi avec des actions de rue et que jamais, jamais, on laisse le moindre petit tombe, le moindre petit pouce de terrain à l’extrême droite. Je vous remercie de votre poche anti-fasciste plus que jamais déterminée. Sur ce, je vais prendre quelques petites questions pour conclure cette conférence. Alors, il y a eu, je vais prendre les questions, les citer toutes. Prenez des notes, comme ça, ça vous fera votre tour de conclusion. Mais je l’ai fait travailler, c’est mes camarades au parlement. Alors, première question. Il y a eu, justement, les vacances d'été du Parlement européen un vote pour destituer Mme Van Der Layen Ce vote n’est pas passé. Pourquoi le groupe de la gauche n’a pas voté pour ? Pour quelle raison n'était-ce pas le moment de la faire sauter ? Assurez-vous, on va la faire sauter, mais je vais vous répondre. Est-ce que le 10 septembre se prépare en Belgique ? Question pour toi. Est-il là ? Quelques petits mouvements sociaux se préparent. Et dans les autres pays d’Europe, quels mouvements sociaux à venir ? Ensuite, quand est-il de l’initiative pour interdire les thérapies de conversion au sein de l’Union européenne ? Ça, je dirais un petit mot. À Martine, spécifiquement, que peut-on faire à la France insoumise de Freemail ? Comment l’extrême droite et la droite a-t-elle pris le pouvoir ensuite ? Alors, malgré ces avancées sociales que tu décrivais…
Vous en avez tous un petit peu des questions pour vous ? Spécifiquement. Ensuite, y a-t-il des attaques concrètes sur le droit des femmes ?
Quel est le pot actuel du parti de gauche sur les doigts ? Est-ce qu’il est en train de monter ? Je crois que j’ai fait le tour. Quelques questions. Pas en Belgique. Marque rapidement deux minutes. Mouvements sociaux qui se préparent.Merci beaucoup. C’est de la folie, hein ? Écoutez, dans le 17ème, c’est un truc français. Alors, on est très solidaire.
Merci beaucoup.
Entre l’Allemagne, entre la Belgique, la Suède, etc. Et donc ce combat-là en Belgique est extrêmement vif. Et donc quand on voit la mobilisation, là ça va nous aider à faire reculer notre gouvernement. Donc merci beaucoup, je trouve ça vraiment important de dire. Le 17 octobre, ça sera sans doute une mobilisation qu’on soutiendra. On va voir si on peut envoyer des gens en France. Et on compte bien que vous aussi vous venez nous soutenir en Belgique, alors à l’intervalle Pour les questions, évidemment on n’est pas un pays qui manifeste aussi bien et aussi nombreux comme en France et en Belgique, malheureusement. On va faire un petit stage, voilà, voilà. Bonne chance. Mais en fait, il y a une grande mobilisation de solidarité avec le peuple palestinien. Une partie est une des parties qui ont le rôle le plus important de faire le pont aussi entre les mouvements et les institutions dans cette question.Et ça, ça va continuer parce que c’est la honte entre les gouvernements et on est en train de changer les positions et les lignes. Mais ça, c'était un combat très très vieux. Une autre chose que je vais mentionner, c’est les crèves solidaires avec les travailleurs de Tesla. Parce que Tesla, comme vous le savez peut-être, est dans notre période tout saine, mais aussi il interdit les accords collectifs qui sont très très central dans le marché du travail en Suède. Et donc il y a un mouvement de solidarité avec les travailleurs Tesla où on fait des chèvres devant les usines. Et donc ça aussi, j’invite, et c’est quelque chose qu’on a choisi pour faire quelques actions ensemble, où il y a une usine Tesla ou un atelier. Alors voilà, on peut se relier à cette solidarité avec les ouvriers. Moi, je pense que, comme toi tu as dit, et c’est un plaisir de travailler avec toutes les camarades dans le sens où on a besoin l’une de l’autre. On a besoin parce que l’extérieur est le fond. Ils sont tous connectés et ils sont extrêmement pragmatiques.
Ah, ça a fonctionné chez toi. Ah, moi je veux aussi faire comme ça. Ah, toi tu attaques les microns comme ça, moi moi je vais faire pareil. Ah oui, toi, tu attaque les trans comme ça et moi je le fais pareil. Voilà, on va être connectés. On doit échanger nos stratégies. Qu’est-ce qu’on peut faire ? C’est un travail international. Qu’il s’assoit d’aller manifester à Budapest pour les droits, qu’il se s’assoit d’y aller en poléonipo pour soutenir le droit à la liberté, et on sait comment les fachos veulent attaquer ce droit. Ils ne veulent pas qu’on ait de la liberté. Ils n’ont jamais voulu qu' on ait cette liberté. Donc même si, pour la question par rapport aux droites de France, même si pour l’instant il se tient un peu à carreau pour ces questions-là. Dès qu’ils peuvent s’exprimer, c’est certainement contre les droits des femmes de disposer et d’essayer sur notre corps. Et moi, j’ai très peur quand ils disent que ça va être une question qu’il va essayer de refaire à notre société. Ils veulent un home-home wife-free. C’est tout ce qu’on veut. Et on ne va pas les laisser passer. Ils n’ont aucun droit sur notre corde. Donc voilà. Solidaires au niveau entre nos partis, au niveau international, et aussi avec des propositions concrètes. Et jamais, jamais, ne laissez-vous diviser, ne nous définir, n’essayez de le laisser. C’est nous qui définissons, et c’est vous qui menez dans la lutte. Et on le fait ensemble. Merci.Le parti suédois est montant, par exemple, aux dernières élections européennes ? Ils ont fait deux députés en Suède. C’est-à-dire qu’ils ont progressé en termes de… Ils ont moins de députés européens que nous. Sur le nombre de pays, ils ont progressé. Et on espère que la prochaine fois, ils vont faire comme les Finlandais, qui ont fait près de 20 % aux élections. Et ils sont sur une bonne dynamique montante. Donc on leur souhaite le meilleur. Merci beaucoup.
D’abord, vous pouvez, bien sûr, soutenir le mouvement de solidarité en Allemagne. Vous pouvez vous connecter avec eux. Mais ce qui est encore plus important, c’est que vous soutenez Gino ici, en France. Parce que s’il n’y a pas d’extradition en Angleterre, ça améliore les chances de Maya de revenir en Allemagne. Donc, parlez aussi de Gino, soutenez le mouvement anti-fascisme. Et il y a juste une chose à un niveau idéologique. Nous devons en prendre en compte. C’est-à-dire que le mouvement anti-fascisme est criminalisé. Mania est juste un exemple. Donc, nous ne pouvons pas laisser ça se produire. Nous ne pouvions pas permettre que le mouvement anti-Fascisme soit criminalisé, que notre mouvement soit divisé en bons et mauvais antifascistes. Parce que ça n’existe pas. Pourquoi ça n’existait pas ? Parce que, en fait, chaque single démocrate… Maintenant, je vais vous dire quelque chose qui peut vous irriter. Vous êtes d’un background français, j’ai un background allemand. Si je dis que je suis un socialiste, je sais que vous allez pleurer. En Allemagne, c’est quelque chose de différent. Donc, je suis socialiste. Et je n’exporte pas que tous les démocrates soient socialistes ou communistes.Mais chaque démocrate, par définition, doit être un anti-fasciste. Vous savez, le mouvement anti-Fascisme est une chance de revenir en Allemand. C’est une chance de revenir à Allemand parce que l’antifascisme met des pressions sur notre société. Ils veulent s’enfuir de leur démocratie, ils veulent se t’enfoncer du règlement de la loi, parce que c’est beaucoup plus facile pour eux d’impliquer leurs politiques de l’oppression des gens qui ne sont pas à leur place dans leur pattern diplomatique, comme j’ai dit tout à l’heure. Alors, on va remercier tout le monde. Le mouvement anti-fascisme n’est pas quelque chose de spécial. Il devrait être notre objectif politique de jour en jour. Et ça signifie aussi que les conservateurs, les sociaux-démocrates, les greens et tous les autres partis doivent faire face à ce mouvement anti fasciste. Merci.
Merci beaucoup.Pour soutenir Mania, vous pouvez évidemment soutenir le réseau Solidarité et les contacter en Allemagne. Mais c’est aussi important de soutenir Gino en France parce que, finalement, si on empêche son extradition à lui en Hongrie, ça aidera aussi Maya. Mais sur un point plus idéologique, il faut prendre que l’antifascisme est maintenant criminalisé, que Maya, c'était qu’un exemple de ça et nous ne pouvons pas… Autoriser que l’antifascisme soit criminalisé, qu’il y ait un bon et un mauvais antifasciste. Ça peut vous faire sourire ici, en France, mais moi je suis un socialiste et je pense que chacun des démocrates et tout démocrate doit être antifasciste.Ça doit être à nous de lui rappeler que l’antiracisme, ça doit être un combat du quotidien et pas quelque chose de spécial et que tout démocrate se doit à l'être. Pour les titres de l’initiative pour interdire les thérapies de conversion, je suis fière de vous annoncer que non seulement le million de signatures a été atteint au niveau européen, non seulement la France est le pays qui a permis le plus de signatures avec plus de 500 000 signatures qui ont été validées. Merci moi pour répondre et proposer une législation pour interdire ces pratiques de torture barba pour les voisins de l’Etat. Pour en obtenir le million de signatures contre les thérapies de conversion, nous allons lancer l’initiative citoyenne européenne Jean-Luc en parlait hier pour suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Pour obtenir le million de signatures. Et enfin, sur la motion de censure, oui, l’extrême droite a déposé une motion de censure au début de l'été. Une motion de censure qui ne parlait pas du génocide à Gaza.
Une motion de censure qui ne parlait pas des politiques d’austérité menées par Ursula von der Leyen. Enfin, étonnant, l’Extrême-droite est d’accord avec ça, d’accord avec le génocide, d’accord avec les politiques d’austérités. Mais en revanche, une motion de censure qui, par exemple, mentionnait le résultat des élections en Allemagne, parce que c'était une motion de censure qui était notamment déposée par l’AFD et qui remettait en question le résultat des élections amandes. Donc nous, à la France Insoumise, on a fait le choix de ne pas participer à ce vote et de dire qu' il fallait une véritable motion de censure. Qui pose les vraies questions une motion de censure de gauche et qui fera tomber Ursula von der Leyen pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle fait pour ses alliances et ses accointances avec l’extrême-droite. Parce qu’elles les complices du génocide à Gaza. Parce qu’elle se soumet et se vassalise et vocalise l’Union européenne aux intérêts de Donald Trump. Parce qu’elles signent l’accord de libre-échange avec le maire Cosset. Et ces sept motions de censure anti-fascistes. Jamais avec l’antifascisme. Et je propose que pour finir cette pause, on se souvienne de ce mot et de ces paroles que vous avez lancées en introduction. Le Siamo Tutti antifascisti. C’est aussi dans nos actes, dans nos votes au Parlement européen. Nous, le cordon sanitaire, on s’en souvient. On sait à quel point l’extrême-droite fait du mal. Et on fera tomber Ursula von der Leyen sur un agenda de gauche, sur un agenda antifasciste. Je compte sur vous. Parce que c’est en train de passer.
Est-ce que vous m’entendez ? Oui, je pense que oui. On va se balader dans les travées des Amfis pendant des instants, si vous le voulez. Je pourrais dire un petit peu de café, moi.. Si vous nous rejoignez, nous sommes plusieurs matins aux enfants de l’Université d'été et de LFI. On en est, je ne sais pas, cinq, dix, une quinzaine d’heures de live. On interroge au débotté, des députés qu’on croise. On interroge plein de camarades, plein de badauds, plein de curieux, plein d’activistes. On va de stand en stand, on discute, on essaie de voir où on est de gauche. On essaie de voir où on a la gauche critique. On essaie de voir où on a la solidarité critique.Vous sentez le monde du café ?Ma voix traîne. J’ai aussi besoin d’air. Alors, je n’ai pas le programme sous les yeux. Je vais essayer de le choper. Si jamais vous, vous l’avez, qu’il y a vraiment un endroit où vous aimeriez aller, dites-le moi. Sinon, on va se balader comme ça.Alors, je disais, nous sommes au village des Amfis nous sortons de ce machin une sorte de palais des Congrès, le village des Amfis Au revoir ! Des médias indépendants, on n’est pas nombreux. Je m’arrête un tout petit peu !Je m’arrête un tout petit peu dans ces travées-là, à la rencontre des activistes, des chercheurs. Bonjour ! Bonjour, bonjour ! Excusez-moi, j’arrive. Je suis en live. Vous avez des questions ? Non ? Tout va bien ? Ça va bien ! Merci ! Merci ! Je vais essayer de prendre un café, quand même. Je prends un café et on va aller voir ces gens-là. Alors là, il y a le journal de l’insoumission, ce n’est pas le journal des Amfis. Nous avons là l’Institut de la Boétie, le think tank Bonjour ! Je vais venir, je vais venir ! Je cherche un petit café, j’arrive ! Les jeunes insoumis et insoumises ! Ah bah, tiens, justement ! Bonjour, madame, nous sommes en direct. La pensée est possible.L’Institut de la Boétie. Bonjour ! Excusez-moi.
Pas de problème. Eh bah, merci.
Nous sommes donc devant le centre de l’Institut de la Boétie. Merci. Bonjour, bonjour, je vous donne le micro. Bonjour, alors c’est ça votre nouveau machin ? Non ! C’est celui-là, pardon. Après, celui-là est très bien aussi. Non, non, non. Vous direz à monsieur Chapoutot, qui est déjà venu au poste, qui nous a lâchés… On l’a vu la dernière fois, et depuis, je n’arrive pas à le joindre. Il fait chier, il fait cher, Chapoutot Il n’est pas là ! Et là, il n’est pas là ! Bon, il y a Mélenchon qui n’est jamais venu au poste. Il fait chier aussi. Nancy Fraser, Clémence Guette, nouveau peuple, nouvelle gauche. Alors justement, racontez-moi qui est cette nouvelle gauche, ce nouveau peuple dont Mélenchon a parlé hier, dans son discours.Présentez-vous l’un et l’autre.
Alors, je m’appelle Gaëlle.
Moi, je m’appelle Hector. Et on fait partie du cursus La Boétie, la promo numéro 5, la promo Rosa Luxembourg. Alors, le livre, il vient de sortir à trois jours. Désolée, on n’a pas eu le temps de le lire. Alors, on va improviser. Bien sûr.
D’accord.
. Il est venu hier pour faire une conférence. Alors, ce qu’il nous a expliqué, c’est que la gauche a énormément changé, qu’avec la désindustrialisation, elle a perdu ses lieux où elles se politisent les usines, les cantines des usines et qu’aujourd’hui, cette gauche, elle va se définir différemment. Elle va prendre, bien évidemment, les ouvriers qui sont toujours là, 20 % de la population, faut ne pas oublier. Mais on va aussi aller taper dans les classes plus moyennes et qu’il va falloir réussir à faire peuple, à faire un nouveau peuple. Et c’est cette idée-là qu’ils vont défendre dans ce livre.
Du coup, comme tu en parlais, il y a les ouvriers, maintenant, il y aussi les salariés, donc ça représente au moins les deux 50 %, avec ces deux classes-là, 50 % de la population active. Et je crois qu’ils en parlent aussi du fait que la social-démocratie a beaucoup trahi ces classes-la. Ils s’attendaient à des politiques sociales, qu’ils attendaient notamment en 2012, qu’elles n’ont pas eu. Elles ont juste eu la continuité des politiques libérales. Et donc justement, c’est décrire en quoi il ne faut pas refaire ce qui a été fait pendant ces cinq années de souffrance sous Hollande, se rendre compte que le peuple attend vraiment des vraies mesures sociales, que ce soit des augmentations de salaire, réduction du temps de travail, enfin toutes ces choses-là dont le peuple a besoin aujourd’hui. Pareil comme ma camarade, on n’a pas eu le temps de le lire, mais à mon avis, ça en parle.
On ne va pas faire la chaîne d’infos. Si vous ne savez pas de quoi vous parlez, on ne parle pas. Parlez-moi de l’Institut de la Boétie, dont vous êtes les dignes derniers pensionnaires.
On est membres du Cursus.
Qu’est-ce qu’elle vous a appelé, cette bonne Rosa Luxembourg ?
Rosa Luxembourg, c’est le nom que nous avons choisi de donner à notre promotion, voilà. Et donc nous sommes à la moitié de notre cursus. On a fait cinq week-ends.
Il y a quelqu’un qui va acheter un bouquin. Pas du tout. Vous voulez quoi comme livre ? Je peux vous le faire moins cher. Celui-là, tu le veux à 15, il est à combien ? Il est à 18 h. Non, il vient de sortir, je ne peux pas. Le Chapoutot, ça, je le donne. C’est le nouveau. Il vient de le sortir. On ne peut pas casser les prix. En plus, t’as pas d’argent. Allez, donne, camarade. Allez, voilà. Ouh là là. On ne part pas du nord. Il est marqué dessus ? Non, non. C’est derrière.
Parfait. Merci beaucoup. Disponible dès maintenant.
Voilà.
Disponible à partir du 5 septembre dans les librairies. Là, il est en vente exclusivement aux Amfis en avance. Mais dès le 5 septembre il est dans les librairies.
Alors racontez-moi, cet institut, donc c’est la France Insoumise, c’est à Paris, c’est quoi ? C’est des cours, c’est des conférences, on voit des photos derrière. Qu’est-ce qui se passe exactement ?
Eh bien, les photographies représentent 5 promotions. Donc il y a déjà 5 promotions, il y en a une sixième qui commence à la rentrée. Et ces promotions, c’est un cycle de 12 mois. Et on a 10 week-ends durant 12 mois et sur ces week-ends, eh bien oui, du samedi matin au dimanche soir, on a des cours avec des universitaires, avec des personnes politiques. Avec les spécialistes. En fait, l’institut La Boétie cherche à faire le lien avec le monde universitaire. Entre le monde politique et le monde universitaire. C’est payant ? Ce n’est absolument pas payant, ni les déplacements, ni les hébergements. Tout le monde peut postuler et tout le monde peut y aller. C’est quand même un peu payant non ? Comment ça c’est un peu payant ? y a une participation en fonction du revenu. Personnellement, je suis étudiant, donc il y a des moyens assez limités. J’ai payé 60 euros pour les 10 week-ends. C’est-à-dire que pour vous, j’ai tout payé. J’ai juste mis 60 euros. Après, j’ai les déplacements, la nourriture, le logement. Donc c’est accessible. Après, c’est un barème en fonction des revenus.
C’est quoi ? C’est une école de formation ? C’est un club de réflexion ?
C’est plus une école de formation. Ça se rapproche des écoles de formation plutôt. En grande partie, il y a beaucoup de théories politiques. Il y a aussi des ateliers pratiques. On est notamment avec Sophie de la Rochefoucault, un atelier sur la prise de parole en public. C’était pendant 3 heures, Sophie de La Rochefoucauld qui nous accompagnait pour s’entraîner devant nos 60 camarades.
Oui, on l’a fait. Ça se voit. Bien joué. Pas mal votre école.
, ça marche.
Les gens viennent d’où ?
Donc il y a 70 personnes avec une parité homme-femme totale et ils viennent de tous les départements français.
Merci. Merci à toi. Amusez-vous bien. Merci. À bientôt. Merci beaucoup. Bonjour. Oui, c’est moi. J’aimerais te faire des cadeaux. Oh là, d’accord. Mais là, c est difficile. Est-ce que tu peux les apporter au stand Au poste qui est là-bas ? Parce que c’est quoi ? Montre-moi les cadeaux ? Alors là, c’est la revue du mouvement de la paix. Et donc là, le numéro spécial de l'été qui est très très bien fait. L’ONU fragilisé mais indispensable. Oui, voilà. C’est un numéro spécial sur les Nations unies. On parle de différentes institutions internationales. Comme, que je ne dise pas de bêtises. L’UNESCO, la FAO, l’Union postale universelle. Et on explique à quoi ça sert. Les limites, surtout les limites. Et puis après, on parle de l’achat des Nations unie, les principes du droit international. Du manifeste de la paix. Donc ça, c est au niveau de l UNESCO. Après, la réforme de l’ONU. Et la réaction internationale des travailleurs aussi, très important. Et alors, tu as aussi deux livres avec toi. Oui, parce que je vais t’en offrir un. Il y en a un qui s’appelle Écologie et paix. Pour sauver notre terre à arrêter les guerres. Donc c’est un livre que j’ai écrit avec un copain qui s appelle David Liguay. Qui a parcouru la France avec un vélo solaire. Et après, il a parcours ici l’Amérique du Sud. Et c’est un livre sur la catastrophe écologique. D’accord. Donc je te le donne pour que tu puisses regarder. Voilà. Et puis alors, regarde, tu vois, regarde. C’est pour que je puisse tout lire et des phrases en gras. Non, non, non. Je ne fais pas ça, monsieur. Moi, je dis tout. Ce qui simplifie beaucoup la lecture. Très bien, très bien. Ce n’est pas forcément pour toi, mais c’est pour les gens qui voient. Très bien. Voilà, comme tu veux. Si tu peux le laisser au stand. Parce que là, je me balade. Avec ma caméra, mon micro. Oui, avec un petit mot. Et puis je te laisserai mes coordonnées si ça t’intéresse. N’hésite pas. Merci. Je te prie, merci à toi.Alors. C’est-à-dire que je suis en direct.
Ah, tu es en direct ! Alors voilà. Pas le bébé. Mais non, on ne voit pas son visage. Oui, c’est vrai. C’est ça. Je peux le faire ? On ne voit le visage ? Non, non, non. Tu peux le faire.
On verra un floutage On voit un visage langé. Exactement. C’est extraordinaire ça. Oh la vache. Ah, j’adore. J’adore ! C’est les insouminots. Ils les prennent de plus en plus jeunes, comme on dit. Ah oui, alors c’est quoi les insouminots ? Parce que là, pour le coup, je ne suis pas LFI. Ah non, bah non, je ne suis pas là ici c’est la garderie la garderie, c’est ça, la garderie des enfants pour ceux qui viennent aux AMFISNon, c est important de penser à l’accessibilité de tous les publics pour le coup. Alors tu voulais nous parler ?
Je voulais te parler, alors justement, ça tombe bien. On s’en est parlé tout à l’heure un petit peu au stand. Nous, on a une démarche avec les camarades, en fait. On essaye de construire une association. Enfin, on monte une association autour des outils numériques pour les militantes et les militants.
D’accord.
Et on voulait potentiellement en faire parler justement. C’est un sujet politique pour nous. Là, en l’occurrence, on fait une campagne de dons, un appel à dons. Donc évidemment, on veut en faire parler.
Ah bah ça, comme tout le monde. Comme tout le monde, le nerf de la guerre.
On veut poser la question des outils numérique en 2025. C’est-à-dire que tu vas dans n’importe quelle organisation publique, privée, peu importe. Tout le monde a des outils, en fait, pour faire son travail. Et les militants, finalement, au-delà des boucles de messagerie, souvent, c’est un peu pot de chagrin, quoi. Et donc, on veut essayer de construire, pour les luttes, associatives, politiques, syndicales, des outils, tout simplementEt on veut essayer d’en faire parler, de poser cette question-là vraiment. Concrètement, ça veut dire quoi aujourd’hui d'être militant, quand on est un jeune militant de 20 ans, je ne sais pas, une jeune militante de 20 qui arrive. Très bien. Mais est-ce que ça pourrait être finalement revoir des listes électorales poussiéreuses et se dire, bon, où est-ce qu’il faut que j’aille ? Essayer de voir les boucles mail à la papa où, en fait, on n’arrive plus à suivre les discussions. Les boucles mail à papa.Oui, je sais, je suis. Allez, boucles mail, si vous saviez. Enfin, bon. Voilà, et du coup, on veut parler de cette question-là et construire des outils. On a déjà construit un outil qui est connu, qui s’appelle Toc Toc, qui est un outils de porte-à-porte, ce qui porte bien son nom, pour aider les gens à cibler le porte- à-porte et à reporter le porte à- porte qu’ils ont fait aussi pour s’organiser, en fait. Je ne sais pas, moi, je pensais au NFP. On faisait des portes à portes. On était 25. Que t’as 25 pélots qui arrivaient.Oui, mon chéri. Oh, ben alors. Je tourne, je tourne la caméra. T’as 25 personnes qui arrivent sur un point et qu’on te dit, bon, il faut faire ce quartier. Oui, mais est-ce qu’il n’y a pas les camarades qui ont déjà fait cet immeuble ? Ben ça, faut le savoir. Et puis, je les envoie où ? Et puis on dit quoi ? Et cetera, et cetera. Donc tout ça, on veut l’organiser. Alors, excellente initiative, je te dis, tant que c’est au 44, tu te fais un peu vacher sur les boucles mêles. Mais tout ce qui ressort, c’est où vous joindre.Voilà. Alors, si vous voulez nous joindre, l’association s’appelle La Manufacture. Et tout simplement, vous allez sur la-manufacture.io. Donc la-Manufacture.io. Et il y aura un lien vers la page de ce qu’on fait et vers la page de la Cagnotte, tout simplement.
Alors, j’ai vu qu’il y avait un débat avec la quadrature du net, avec Bastien. Je ne sais pas si c'était hier ou aujourd’hui, mais j’imagine que vous les avez joints. Alors, est-ce qu’ils sont ici ?
Normalement, oui. Bah voilà. Donc je vais aller les voir, parce que typiquement, c’est les choses qui nous intéressent. Bah oui. En plus de ça, nous, on est très orientés sur la question de la protection des données. C’est quelque chose qui fait partir un peu de l’ADN. Et on a vite fait, quand on fait de la donnée politique électorale, d’avoir envie d' aller choper des données personnelles. Et nous, nous on essaie de se freiner là-dessus, justement. Et en plus de cela, il y a aussi la question des outils libres, qu’on essaie quand même un maximum d’utiliser. Alors, nos outils ne vont pas forcément être libres pour des raisons politiques, pour le coup. C’est-à-dire qu’on veut éviter de travailler pour les autres, notamment les traits de droite. À leur donner des outils un peu trop clés en main. Par contre, clairement, on va essayer de se reposer sur des outils, des choses qui nous permettent de construire nos outils à nous, qui eux, soient libres. Je te conseille, je pense qu’ils sont dans les parages
Merci beaucoup. Merci à toi. Le setup est incroyable. Le lien est donné par Euryale. Toujours là. La manufacture.io. Ah, elle a mis A-U, pourquoi ? C’est IO.input output. La manufacture.io. Il n’y a pas A-I. On ne fait pas d’intelligence artificielle. Aujourd’hui, ce n’est pas dans 3DM. EURYALE non plus, elle est contre l’intelligence artificielle. Euryale elle n’est que pour l’Intelligence. La super-intelligence. La perfection au féminin. Sauf que là, c’est la manufacture.io. Merci beaucoup d’avoir partagé. Je t’en prie. Bon courage aux enfants.Merci beaucoup. Je ne sais plus qui on peut aller voir. Si je voulais aller le voir… Attends, je vais jeter ça d’abord. Est-ce que vous voulez qu’on aille voir les jeunes insoumis et insoumises ? Merci. C’est bon.Bonjour. Bonjour. Qui veut prendre la parole ? C’est ça, il est là. Bonjour. Vous pouvez vous prendre le micro ? Vous faites partie de cette mention, là ? Alors, c’est quoi ?
Donc, c’est un groupe thématique au sein de la France Insoumise qui a pour but de proposer des projets de loi et d’amélioration de la condition de vie des animaux en France, au sein de la France insoumises. Donc, on fait partie du groupe programmatique de la France Insoumise dirigé par Clémence Guette. Et donc, nous, on a un groupe d’action spécialisé sur les animaux.
Alors, là, je vois derrière toi un truc hyper bien, la novlangue de la domination humaine sur les animaux. Tout à fait. Alors, jouons à un jeu. Prenons en finition. Alors, qu’est-ce que ça veut dire en finitions, le chat ? Le chat, qu’es que ça veut dire en finishing ? Attention, le tchat, on va attendre. Pendant ce temps, tu peux présenter le groupe. Ça marche. Exactement ce que vous faites, etc. On va donc demander au tchat, ça veut dire quoi en finition dans la novlangue de la domination humaine sur les animaux.
comme dans le monde du travail, comme dans le monde social, etc., les capitalistes, la classe bourgeoise a inventé des définitions pour troubler les esprits et puis faire des euphémismes sur la violence exercée. Donc, tous les rapports de domination sont souvent avec des mots, les plans sociaux, par exemple, quand on va virer des gens. C’est pareil pour les animaux, on a tout un tas d’euphémismes. Donc, en finition, ça se dit des animaux qui sont agressés, qui sont prêts à être envoyés à l’abattoir. Donc, c’est un euphémisme pour dire aux animaux qu’on va prochainement buter.
Le tchat est un tout petit peu, un tout petit peu en retard. Enfin, je veux dire, il y a un décalage, on est allé un peu trop vite. Ça marche. Alors, je propose… Abattage technique. Alors, vous pouvez apprécier ce terme-là. Ce terme-la, c’est l’abattage technique. Très noble. Alors, je vous le rappelle, nous sommes donc au stand groupe thématique condition animale de la France Insoumise, Bonjour, qui veut prendre la parole ? Bonjour. Bonjour. Vous pouvez prendre le micro ? Vous faites partie de ce machin, là ?
Ce machin, alors le groupe thématique Condition animale. Voilà. Tout à fait.
Alors, c’est quoi ?
Donc, c’est un groupe thématique au sein de la France Insoumise qui a pour but de proposer des projets de loi et d’amélioration de la condition de vie des animaux en France, au sein de la France insoumises. Donc, on fait partie du groupe programmatique de la France insoumise dirigé par Clémence Guette. Et donc, nous, on a un groupe d’action spécialisé sur les animaux.
Alors, là, je vois derrière toi un truc hyper bien, la novlangue de la domination humaine sur les animaux.
Tout à fait.
Je joue à un jeu. Prenons en finition. Alors, qu’est-ce que ça veut dire en finitions, le chat ? Le chat. Qu’est ce que ça veut dire en finishing ? Attention, le tchat, on va attendre. Pendant ce temps, tu peux présenter le groupe. Ça marche. Exactement ce que vous faites, etc. Et on va donc demander au tchat. Ça veut dire quoi ? En finition dans la novlangue de la domination humaine sur les animaux. Les deux, c’est super.
Donc, comme dans le monde du travail, comme dans le monde social, etc. Les capitalistes, la classe bourgeoise a inventé des définitions pour troubler les esprits et puis faire des euphémismes sur la violence exercée. Donc, tous les rapports de domination sont souvent avec des mots, les plans sociaux, par exemple, pas sociaux, quand on va virer des gens. C’est pareil pour les animaux. On a tout un tas d’euphémismes. Donc, en finition, ça se dit des animaux qui sont agressés, qui sont prêts à être envoyés à l’abattoir. Donc, c’est un euphémisme pour dire aux animaux qu’on va prochainement buter.
Alors, je crois que le chat est un tout petit peu un tout petit peu en retard. En décalage, on est allé un peu trop vite. Ça marche. Alors, vous pouvez apprécier ce terme là. Ce terme là, c’est l’abattage technique. Alors, je vous le rappelle, nous sommes donc au stand Groupe thématique Condition animale de la France Insoumise.
Oui, tout à fait.
Et nous essayons de décrypter la novlangue. Non, on peut y aller. Alors, si quelqu’un, Chris, répond, la mort. L’abattage technique ? C’est la mort, attend, on va voir s’il y a une autre réponse. Après, peut-être, dis-moi juste, quel autre mot on pourrait aller chercher ensuite ? Ah, celui-là, il est parfait. Ensuite, on sera à un autre mot qui s’appelle Soins aux porcelets, soins aux porcelets, mais en attendant, on reste sur l’abattage technique. Alors, on a le petit poivre qui dit que c’est l’abattage pour entretenir les machines. Il y a Erastos qui dit l’abattage qui tue, mais de manière technique. Parmi ces deux, moi, je connais les battages médiatiques. Alors, qu’en est-il ? Ils sont inspirés.
Ok, donc l’abattage technique, ça consiste, c’est le geste technique qui consiste à abattre un animal. Quand vous êtes dans une porcherie, des porcelets, par exemple, dans une portée de porcelet, il y en a un qui va être un peu trop faible, un peu trop chétif par rapport à ses frères et sœurs. Donc, on va le prendre par les pattes arrière. Et comme 95 % de l'élevage de cochons se fait de manière industrielle dans des bâtiments en dur, on ne voit jamais la lumière du jour sauf pour aller à l’abattoir. Donc, sélectionnez un bébé, un cochon. Et on le prend par les pattes arrière et on l'éclate au sol. C’est un geste très technique, effectivement. Et c’est légal en France. La France Insoumise avait déposé, notamment, une proposition pour interdire ces pratiques, qui a été refusée forcément par la droite et l’extrême droite françaises. Donc, l’abattage technique, c’est un terme, un euphémisme pour dire quand on éclate un porcelet au sol, pour éviter de l’envoyer dans une chaîne d’abattage classique, il ne sera pas consommé, ça finira en carcasse.
Alors, donc, un composé de porcelet, il y avait donc un autre terme, donc on cache la définition.
Le soin porcelet.
Soit au porcelet. Alors, là, nous avons Ultra Gromit, qui demande si c’est la castration. Il chante les Bérus. Le monde est une vraie porcherie, porcherie. Là, il y a quelqu’un qui parle de Coquerel. Il n’y a pas de rapport.
Restez concentrés.
Restez concentré. Soit au porcelet, nous dit Gavage. Donc, si on lique la portée du porcelet, qui a passé le contrôle technique.
Alors, le soin au porcelet, c’est un euphémisme pour les mutilations que l’on pratique sur les bébés cochons. Donc, à un très jeune âge, on va leur limer les dents et leur couper la queue. Et aussi les testicules pour les mâles. Donc, alors, la castration également. Alors, ce n’est pas visé de castration, forcément. C’est parce que ça peut altérer le goût de la viande. Donc, on va castrer le maïs pour que la viande ait un meilleur goût. Et c'était sans anesthésie, bien sûr. Le limage des dents, c' est pareil. Le limage des dents, il a lieu parce qu’en fait les cochons sont dans des situations de concentration telles qu’ils s’ennuient. C’est des animaux très intelligents, mais dans des conditions horribles. Et en fait, à force de s’ennuyer, d'être comme des humains qu’on mettrait dans une pièce toute leur vie, ils vont se taper dessus. Donc, en fait ils vont se mordiller et ça va abîmer, pareil, la viande. Ça va faire des blessés. Donc, on leur lime les dents. C’est une solution de facilité. Pareil, à vif et sans aucune anesthésie. Et puis également, pareil pour couper la queue, c’est pour qu’ils aient vite de se manger la queue entre eux. Parce que, en fait, c’est une des solutions qu’ils ont trouvées pour s’occuper. Dans des conditions horribles.
Dans les piques, on fera des sons en manifestant
Par exemple, nos chers CRS prodiguent des soins en manifestant pendant les manifestations. Voilà, c’est un peu la même en parallèle..
C’est un peu plus hardcore pour les animaux, mais vous comprenez l’idée.
Ce mur de novlangue. Mais si je reviens à votre travail. Oui. Est-ce que ça prend ? Est- ce que ça prend ? Tu vas me dire oui, bien sûr.
Évidemment, évidemment. C’est magnifique. Non, alors, nous, nous, ce qu’on fait au sein de la France Insoumise, c’est qu’on a, en fait, un collectif d’insoumis qui s’intéressent de près à la cause animale. Parce que c’est une cause qui, malheureusement, n’est pas encore assez présente dans les luttes à gauche. Mais la population animale est un groupe social qui subit des dominations, des violences. Et la philosophie de gauche consiste à minimiser les violences, maximiser le bien-être des individus qui nous entourent. Les animaux on en tue en France 3 millions par jour. Les animaux terrestres, sans compter les poissons. 3 millions en France, 1 milliard par an. A l'échelle de la planète, c’est 80 milliards d’animaux terrestres par an, en moyenne, qui sont tués. Et les poissons, c’est 1000 milliards. Parce qu’on n’arrive même pas à les compter. Tellement, c’est massif et complètement délirant. Et donc, nous, notre groupe, il consiste à proposer des avancées pour les animaux, des avancées politiques, des propositions de loi.. Donc, les propositions de loi en faveur des animaux. Par exemple, la sortie des protéines carnées. Donc, comment on fait l’accompagnement des éleveurs. On propose, par exemple, la fin de la corrida, la fin des combats de coqs, l’interdiction des combats de coqs. Toutes les traditions locales qui sont complètement cruelles et horribles pour les animaux qui n’ont aucun intérêt. On propose aussi l’amélioration des conditions de vie des animaux dans les abattoirs. Pardon, dans les élevages. Par exemple, la réduction du trajet jusqu'à l’abattoir. Enfin, des mesures, on va dire, animales. C’est un énorme levier à la fois écologique et éthique. Et puis, voilà. Donc, on accompagne la France Insoumise sur ces mesures-là avec une expertise animaliste. Et bon, pour nous, après, pour mille temps de la cause animale, on aimerait aller encore plus loin sur ces mesures-là. Mais, voilà, pour l’instant, on essaye de faire avec la population qu’on a, qui est aujourd’hui très amatrice et amateur de viande. On essaye de diminuer l’impact.
Tu fais face à un amateur de viande. Comment puis-je faire ?
J’ai pas l’habitude, dis donc.
Comment je peux faire pour prendre conscience au-delà de la conversation ? Et c’est quoi ? Qu’est-ce que tu me préconises ? Alors, j’imagine, la version maximale, c'était de passer à végan.
Voilà, je sais que ce n’est pas simple pour beaucoup de gens.
Mais ce n’est pas simple pour tout le monde. Est-ce qu’il y a une façon plus éthique ou en tout cas moins amorale, immorale ? Et ça passerait par quoi ?
Pour limiter la souffrance des animaux, effectivement, le but, c’est qu’on arrête ce système d’exploitation. Il y a plusieurs déclics pour les personnes. Moi, là, je m’adresse plutôt à un public de gauche. Donc, à gauche, on est contre les violences exercées, contre les individus, contre les rapports de domination. L’exploitation animale, le spécisme, c’est une violence faite aux animaux. C’est une forme de suprémacisme. C’est se considérer l’humain supérieur. Et en tant qu'être supérieur, il a des droits sur le corps, sur la destinée, sur la dignité des autres êtres vivants. Nous, on s’inscrit en faux contre ça. Donc, qu’est-ce qu’on peut faire concrètement ? Déjà prendre en compte le fait que les animaux aient le droit à la vie, le droit à la dignité, le droit au respect. Ça, c’est un cheminement philosophique. Et même, à gauche, est-ce que l’on doit se faire ? En fait, c’est interroger nos privilèges. En tant qu’homme, je dois interroger mes privilèges. En tant que personne blanc, je devrais interroger mes privilèges et en tant qu’homme, en tant que humain, on doit interroger nos privilèges sur les populations qui sont en dessous de nous dans la hiérarchie des dominations. Ce qu’on conseille aux gens, c’est de diminuer fortement leur consommation de viande. Et aujourd’hui, on est quand même en 2025, il y a beaucoup d’alternatives végétales, c’est de se renseigner. On a internet, on a de chatGPT, on peut poser beaucoup de questions sur la transition. Et nous, on pense que la transition alimentaire est un énorme levier parce que 89 % des animaux tués en France le sont pour la consommation humaine. Donc, c’est le volet consommation alimentaire qui a un énorme levier pour sauver un maximum d’animaux. Donc, tournez-vous vers des alternatives végétales. Là, on a par exemple des petits bangers, des protéines de pois que vous trouvez dans les magasins bio, dans les magazines, un peu partout. En gros, ça, c’est un aliment sec qui se conserve très longtemps, qui ne coûte pas cher. Il y a 50 grammes de protéine pour 100 grammes de produits, donc c’est très concentré en protéines. C’est délicieux. C’est aussi l’intérêt. Vous mettez ça dans vos lasagnes, vous mettez dans vos bolognaises, dans tous les produits où vous utilisez par exemple de la viande hachée. Et après, en magasin, vous avez énormément d’alternatives si vous avez la flemme de cuisiner. Sinon, vous avez aussi les légumineuses. Toutes les civilisations se sont appuyées sur un triptyque de nutrition, sur une céréale, une légumineuse et des légumes. C’est le triptyque que vous devez mettre dans votre assiette. En fait, au lieu de mettre de la viande, vous changez ça avec une légumineuse. Les légumineuses, c’est les haricots rouges, les pois chiches, le soja, le tofu, etc. Vous avez plein d’alternatives comme ça. Vous avez une alimentation équilibrée et puis vous êtes en meilleure santé.
Donc, d’un point de vue politique, passe par des conditions meilleures d’abattage.
C’est une étape.
C’est une étape.
, oui. Malheureusement, on ne peut pas abolir du jour au lendemain le spécisme et cette domination qui est massive. On aimerait mais on fait avec, on est réaliste aussi. Donc, progressivement, déjà, mettre d’accord le plus grand nombre sur interdire les pires pratiques d'élevage aujourd’hui. Par exemple, l'élevage intensif. Il y a quand même un consensus dans la société pour dire que les élevages intensifs, c’est quand même pas super pour respecter les animaux. Donc déjà, si on arrêtait ça, c'était déjà énormément d’animaux qui sont concernés, énormément de vies qui seraient épargnées. Et on garantit une amélioration du bien-être. Et même nous, en tant qu’humains, on se grandirait à bien se comporter avec les animaux. On a tous grandi avec des animaux autour de nous. Il n’y a pas de dessin animé, il n' y a pas d' animaux. On a un rapport quand même très intime avec les animaux qui nous entourent. On sait qu’ils ont une conscience. On sait que l’on appelle ça la sentience, donc la capacité à ressentir des choses, à sentir la souffrance, à apprécier des bons moments, apprécier des gratouilles. Donc, c’est des individus dont on sait qu' ils sont conscients, qu’ils ressentent des choses. Et donc, oui, on se doit un minimum de respect envers eux et ça passe. Les premières étapes, c’est au moins abolir l'élevage industriel qui est énormément pourvoyeur de souffrance dans le monde aujourd’hui et en France particulièrement.
Là, sur les 3 millions de gens à peu près qui sont en train de t'écouter, il y en aurait 400 000 qui seraient de droite, admettons. Tu leur dirais quoi ?
Aux personnes de droite ?
Voilà un discours que je…
Je ne parle pas aux gens de droite. Non, je rigole. Non, non, je rigole. Oui, oui, non, non. Bien sûr.
Est-ce qu’il y a une vision de droite et des arguments pour la droite ? Parce que ce que tu donnes là sont des arguments…
Et effectivement, là, je m’adresse au public LFI. Après, c’est aussi ma façon de voir. C’est que je pense qu’une prise de pouvoir de gauche permettrait beaucoup plus d’avancer que la droite au pouvoir. On le voit notamment au Parlement. Les mesures en faveur des animaux sont toujours rejetées par la droite et l’extrême droite. Donc, la lutte animaliste est quand même bien plus à gauche. Après, pour les personnes de droite, on peut être de droite et être décent. Et respecter l’environnement et vouloir il y a plein de personnes de droite qui aiment les animaux et qui voudraient les respecter plus. Donc, c’est le même conseil que je donnerais. S’intéresser vous à la cause animale, intéresser aux souffrances qu’il y a autour de vous. Les animaux d'élevage sont souvent cachés loin des abattoirs. C’est des lieux très, très cloisonnés dont on n’a pas l’accès. On a des vidéos qui ressortent que par caméras cachées ou par collusion avec les personnes qui travaillent dans les abattoirs. Mais c'était des lieux très difficiles d’accès. Donc, aux personnes de droites, de lire des bouquins sur l’antispécisme. Renseignez-vous sur les valeurs que vous défendez. Les valeurs de respect, de décence, c’est des choses qui peuvent toucher tout le monde.
Il y a Journal Louise, je remonte le chat, qui te dit, la grande question, c’est quand même le prix. C’est beaucoup plus cher, c’est moins facile à trouver que des produits animaux. Donc, là, c'était par rapport à la protéine de pro, est-ce que tu me fais ? Tout le monde ne va pas dans les magasins bios pour plein de raisons. Et c'était vrai que, par exemple, la campagne n’est pas facile de trouver une épicerie bio. Comme ça, comme ça.
Ça se développe, mais c’est vrai qu’en fonction des territoires… Je vois, je vois. Alors, il y a cette image qui colle à la peau. Donc, effectivement, si vous prenez des alternatives végétales qui ressemblent vraiment à des produits animaux comme le poulet mariné, etc. Oui, là, on va se retrouver à des prix qui sont parfois un peu plus chers, ou quasiment au même prix que la viande. OK. Mais là, par exemple, l’alternative que je vous ai montrée, les protéines de pois, c’est un aliment qui coûte très peu cher, parce qu’en plus, il est sec. Non, bah, c’est combien le prix d’un paquet comme ça ? Ça va être 3 euros… Ça va 3, 4 euros, un paquet comme ça, et ça, vous en avez pour aller 8 repas à peu près, au moins. Donc, en fait, essayez vraiment d’aller chercher ces alternatives en magasin. Vous verrez que vous y retrouverez. Cette alternative-là, qui est bio, qui a été fabriquée en France, ça coûte moins cher qu’une viande en magasin carrefour, type carrefour, grande surface. Donc, au final, l’argument du prix en fait ne se pose pas, et puis aussi, on n’est pas obligé de manger des similis. On peut aussi manger des produits bruts, ça ne coûte vraiment pas cher. Une boîte de haricots rouges bio, vous en avez pour 1 euro, 1 euro 5. Les pois chiches, ce n’est vraiment pas cher. En fait, c’est une autre conception de l’assiette. Au lieu d’avoir la viande et l’accompagnement, vous avez votre céréale, votre légumineuse et vos légumes. Au final, on se trouve avec des assiettes qui coûtent en moyenne bien moins cher. En fait c’est de revoir, de réinterroger un peu son alimentation et de la manière dont on compose son assiette
Par contre, bémol du tchat, tout le monde ne consomme pas de viande parce que ça contient de la protéine. Par plaisir. J’ajoute, parce que c’est culturel.
Oui, oui, tout à fait.
Tout à fait. Oui, oui.
Ah oui, et puis même moi aujourd’hui, je ne compte pas mon nombre de protéines. Non, non, c’est vrai. Après, le plaisir gustatif, c’est que c’est des habitudes. En fait, quand vous vous interrogez aujourd’hui, les personnes qui sont végans depuis des années, vont vous dire qu’au niveau alimentaire, ils ne s’ennuient pas et en fait, on découvre plein d’autres produits. Ça nous force justement à diversifier nos sources d’alimentation. Au lieu de tourner autour de 3-4 animaux qu’on mange en permanence, la cuisine du monde aussi est intéressante, redécouvrir les épices, comment on cuisine les oignons, il y a énormément de plats. Aujourd’hui, on a accès à Internet, on a quand même une diversité de plats, vous mettez même les ingrédients que vous avez chez vous et vous demandez à ChatGPT de vous composer un plat végan, il va vous faire un plaisir de vous proposer un menu pour la semaine, etc. Non, effectivement, gustativement, il y en a énormément qui sont très savoureux au niveau végan. On va jouer sur les épices, on va jouer les textures, les saveurs, etc., et c’est un apprentissage, ça demande un effort, je ne vais pas mentir, ça demande un effort parce que c’est un changement. Mais c’est quelque chose qui est tout à fait à la portée de tous. Les végans ne sont pas des personnes différentes du reste de la population, ils sont juste des personnes qui sont intéressées un jour aux animaux et donc la suite logique de s’intéresser aux animaux, c´et de prendre en compte leurs souffrances et les conditions dans lesquelles ils sont aujourd’hui et de plus supporter le mal qu’on fait aux animaux de manière massive.
Mais dis donc, c’est incroyable, comme ça soulève plein de questions, de remarques dans le chat, je ne m’attendais pas à ça, dis donc. Il y a un peu de tout, grosso modo, un certain nombre de gens qui vont dans ton sens.
Merci les camarades !
Nous sommes carnivores.
Nous sommes les omnivores carnivores.
Carnivore, Carnivores, les vaches non, cette question restera sans réponse.
Je vois à peu près le point parce qu’on a l’habitude des questionnements là-dessus sur notre régime alimentaire dit naturel. Donc aujourd’hui, quand vous mangez du pain, vous mangez quelque chose de pas forcément naturel parce qu’il y a de la levure et de la levure, c’est chimique, on entretient la levure, etc. Pour la nourriture animale, il y a énormément de process industriels avant d’arriver dans l’assiette. Donc, on ne peut pas vraiment se comparer à une alimentation naturelle. Ensuite, l’homme, on est de la famille des singes qui ne consomment pas, de la protéine animale et qui c’est encore avec son parfait de santé. Il y a beaucoup d´études de nutritionnistes au niveau mondial qui mettent en place un consensus sur le fait qu´un régime végétal était tout à fait viable à tous les stades de la vie, de la femme enceinte, des personnes âgées, des enfants en bas âge, etc. Donc, on peut tout à fait suivre un régime végétalien. Moi, ça fait 11 ans que je n’ai pas mangé de viande, ni de produits laitiers, ni d'œufs. Et je me porte très bien, mes analyses de sang sont bonnes, voilà. J’ai l’air en forme, j’espère, en tout cas, comme beaucoup de militaires animalistes. Et donc, les questions de sommes-nous omnivores, carnivores. Ce ne sont pas des questions qui aujourd’hui se posent dans une France moderne. On a tout à fait la capacité de consommer des végétaux qui viennent.Aujourd’hui, on a une diversité végétale dans les magasins qui est énorme. On a des légumineuses, des céréales différentes, on a des légumes, des fruits, on a énormément de choses qui nous permettent d'être en bonne santé. Le fait qu’on n’a pas une nature carnivore, forcément, on est composé avec un long intestin. Pour moi, ce n’est pas mon logiciel d’aller prendre en compte la nature ultime de l’homme, ce n’est pas un argument qui se pose. On n’est pas des lions, on est des humains qui vivent de façon moderne. Et intéressez-vous à la nutrition végétale, vous verrez que c’est tout à fait sain et viable.
Dernière question, est-ce que tu acceptes de faire une hiérarchie ou pas dans les consommations de viande ? La consommation de bœuf, par exemple, est pire que celle de poulet, il serait pire que celle du porc.
Ok, je vois.
Est-ce qu’il y a une graduation ?
Alors, ça dépend. Voilà, c’est ça. Par exemple, si on se base en nombre d’individus, par exemple, quand on va consommer du bœuf, on va consommer moins d’individus animaux que si on consomme que du poulet. Quand on tombe d’animaux tués, on va tuer plus d’animaux quand on consomme du poulet qu’on consomme du bœuf. Après, en terme écologique, en termes d’impact carbone, la viande de bœuf est beaucoup plus émettrice en termes de production de gaz à effet de serre, de consommation d’espace, de consommations de ressources, de consommations d’eau. La viande bovine a un plus fort impact que le reste des protéines carnées. Ensuite, de considération éthique, moi, en tant que militant animaliste, j’ai du mal à hiérarchiser les vies comme ça et de dire que cette vie-là est moins importante, etc. Sachant que je peux me passer totalement de produits animaux, mais je vous invite à regarder l’impact carbone, vous tapez impact carbones alimentation, donc vous aurez même les végétaux, et vous verrez effectivement la hiérarchie. Si on veut réduire son impact carbone, la viande de bœuf est à proscrire. Même les produits laitiers sont très consommateurs de gaz à effet de serre. Donc oui, en terme écologique, il y a une graduation des produits selon leur nature.
Sache que tu es en train de faire un carton, il y a encore une question pour toi.
Avec plaisir.
Ton groupe, a-t-il des propositions sur l’alimentation d’origine insecte ?
Alors, non. Au sein du Groupe conditions animales, on aimerait sortir des protéines carnées avec des alternatives plutôt végétales. L’alternative des insectes, ça reste des animaux. Certes, le niveau de considération des insectes par rapport aux mammifères, etc. C’est un peu différent, mais nous, on ne fait pas de propositions dans ce sens. On ne pense pas que ce soit la nourriture de demain. On pense qu’on peut passer progressivement d’une alimentation animale vers une alimentation végétale sans passer par la case d’insecte. On ne pense pas que ce soit quelque chose de prometteur parce qu’on retrouve la même case, c´est-à-dire que l’on doit fournir des calories végétales pour qu’elles soient transformées en calories animales. Et donc, on peut aller consommer directement les végétaux plutôt que de passer par la case animale.
C’est vraiment l’ultime question, est-ce que le combat que vous portez, alors qu’il y a en partie porté chez un étiqueté Aymeric Caron chez vous, qui fait son université d'été d’ailleurs.
Tout à fait en même temps que l’Université du rêve.
Voilà, c’est ça. Mais, hormis Caron qui est sorti un peu dans le champ public, est-ce que ces questions-là portent vraiment qu’elles ont une portée électorale possible, autrement dit. Est-ce-que si vous pouviez garantir à la France Insoumise que ça allait apporter un million de voix à chaque élection, est-que tu penses que vos préoccupations seraient plus mises en avant ? Parce qu’on a un peu l’impression que vous êtes là, bien sûr, dans le village, il n’y a pas de souci, mais ce n’est pas majeur, ce n’est pas massif.
Effectivement, on est un des groupes où il y a encore du combat en interne sur les propositions et la radicalité de nos propositions. C’est vrai que ça ne fait pas encore consensus. Par exemple, moi, à titre personnel, je suis militant à la FI mais je suis aussi abolitionniste par rapport aux animaux. Abolitionniste, c´est-à-dire que je ne veux pas améliorer, forcément, moi personnellement, les conditions d’abattage. Je vous confirme les abattoirs. J’aimerais qu’on vive intelligemment avec les animaux sans exercer de violence, de pression. J’ai défendu le programme, voilà. mais parce qu’on est pragmatique également, c’est d’où on part. La population française est encore très attachée à ses habitudes alimentaires. Moi-même, j'étais un énorme carnivore avant de faire ma transition. Et donc, est-ce que ça rapporte des voix ? Je ne sais pas. Je n’ai pas cette notion. Je sais qu’il y a beaucoup de gens. Je sais que, par exemple, sur la corrida, on aurait beaucoup plus à gagner de voix quand on veut l’abolition de la corrida que quand on est pour. En fait, c’est une lutte pour moi qui apporte plus d’intérêt électoral que de se positionner contre la corrida, et même sur les chasseurs. Je pense qu’une majorité de français, quand on regarde les enquêtes d’opinion, sont majoritairement pour un très fort encadrement de la chasse. Ce sont des pratiques vieillissantes, violentes, qui sont mal comprises par le public. Et donc, moi, je pense qu’on ne peut pas aujourd’hui, à LFI, se dire anti-spéciste pour le moment parce que, effectivement, électoralement, ce n’est pas encore assez porteur électoralement. Donc, on fait avec ce qu’on a. On est un parti politique qui vise à prendre le pouvoir. Donc, on ne fera pas contre la population. On fera avec les aspirations de la population. En essayant quand même d'être cohérents avec notre philosophie politique qui est de lutter contre toutes les oppressions, les discriminations. Mais, voilà, ça se fait par étapes. Il faudra accompagner les éleveurs. Il faudrait accompagner aussi la population qui n’est pas forcément en opposition avec les animaux, mais qui a des habitudes. Et, forcément, il faudra composer. Et donc, on est plus dans une logique d’accompagnement de manière progressive que de radicalité aveugle
Tout à fait.
Et encore, on s’est fait dévaliser. Merci beaucoup. Ce sont les propositions de loi des députés de la France Insoumise.
Alors, c’est quoi ? Situation préoccupante de deux orques.
Au Marine land d’Antibes. Donc, en fait, on essaye au Parlement, comme on n’est pas majoritaire, on essaie d’aller sur des mesures qui peuvent faire consensus à l’assemblée. Donc sur des cas, par exemple. Oui, là, par exemple, c’est sur un cas spécifique. Oui, mais ces pauvres orques, si vous voyez les situations, c’est dramatique. Donc au Marine land d’Antibes, il y avait des orques qui étaient enfermés, en fait. Il n’y a plus de spectacle, mais ils sont encore enfermés dans un petit bassin qui est vraiment très petit par rapport à la condition d'épanouissement. C’est juste horrible. Par exemple, interdire les pièges à colle visant les rongeurs. Enfin, on a plein de propositions comme ça
Oui, il y en a plusieurs après, on en a plein sur le site.
Stop à la stérilisation sur les pigeons, ferme usine.Répression des infractions de la loi du temps contre la maltraitance animale.
du pouvoir actuellement qui est dramatique. En fait, on sent que derrière il y a la main de la FNSEA et des lobbys agricoles de l’agriculture intensive qui ont plus l’oreille des politiques que les militants animalistes. Donc actuellement, le pouvoir bien fait insiste pour mettre de lourdes peines à ceux qui osent pénétrer dans les élevages, à ceux qui osent dénoncer la vérité, ceux qui montent les conditions de vie, qui résulteraient tout le monde, en fait. Et la filière d'élevage intensif subsiste parce qu’il y beaucoup de gens qui ne sont pas au courant des conditions réelles, ou alors on préfère tous l’oublier parce qu’on a des habitudes alimentaires qui sont un peu contradictoires.
Alors, à propos d’habitude alimentaire, je ne voudrais pas dire, mais ça fait un quart d’heure que je trouve que c’est passionnant.
Et derrière, ça mange. Ils ne font que manger !
Regarde-les !
Ça dénonce ici, ça dénonce !
Des bananes, des trucs, des pizzas !
Du beurre de cacahuètes, des noix, des pizzas végan… Et oui, on est gourmands ! Voilà ! Voilà, ouais, tout à fait ! Et vous n’allez pas vous priver, il y a beaucoup de choses à manger quand on est végan et on se régale comme n’importe qui d’autre. Et on est plus en paix avec nous-mêmes, on est plus en cohérence avec notre idée, parce que je pense que personne ne souhaite faire du mal aux animaux. Et en fait, on vit dans un monde, on grandit dans un monde où on a des habitudes alimentaires qui font qu’on leur fait du mal malgré nous. Donc, on peut en sortir et on peut mettre en accord nos idées et nos pratiques. Donc, c’est plus ou moins facile selon les individus et les personnalités, mais après, on s'éclate aussi du statiquement et entre végans, on parle beaucoup de nourriture. Donc, on est également des gros gourmands. Donc voilà, l’un n’empêche pas l’autre. Merci beaucoup !
C’est pas mal Barbara Malice, c’est plus d’autres vont arriver aussi. Bravo !
Merci beaucoup ! Les pseudos, c’est difficile.
Force avec un cœur !
Et si vous souhaitez suivre nos travaux, je vous invite, on est sur les réseaux sociaux. Groupe Conditions Animales de la France Insoumise. Vous retrouvez les conférences, les interventions, les différentes prises de position de nos députés, des militants. C’est toujours bien de se former sur ce sujet, qui est un sujet qui compte. Les animaux sont des énormes victimes du capitalisme et de nos sociétés. Donc, on a besoin de tout le monde pour les aider. Suivez-nous ! Merci beaucoup ! Très bonne journée !
À bientôt !À bientôt. Merci. Bon appétit.
Salut. Bonjour, je voulais juste te dire bonjour.
Attention, vous êtes en direct.
Non, mais pas forcément pour le direct.
Puisque là, vous savez, ça va apparaître comme orange. C’est magnifique.
Ils ont piqué les couleurs d ‘Auposte, on dirait un peu ça, un peu rouge. Je ne sais pas. Moi, je ne sais même pas. Non, c'était juste pour te dire que vraiment, j’avais apprécié ton travail pendant les Gilets jaunes. Ça m’a fait souvent pleurer. Ton film a été vraiment formidable. Et voilà, grand respect pour toi.
Merci beaucoup.
T’as relevé le niveau de toute la profession. Je te jure, mais voilà, vrai journaliste.
Vous avez plein de pancartes, je vais les montrer et tu vas les décrire. Qu’est-ce que ça veut dire ? Riposte Trans. Alors attends, je redis, nous sommes, donc il y a à peu près 2 millions et demi de gens qui vous regardent. Groupe thématique droit nouveau LGBTI aux Amfis 2025. C’est de la glace tu peux..
Elle est super bonne non plus, c’est vanille fraise.
Vanille fraise c’est classique.
Elle est super bonne.
C’est bien, de temps en temps ça fait du bien. Alors Riposte trans ?
En fait, c’est assez simple, tout est dans le titre. "Riposte trans", on est actuellement plutôt dans un moment inverse. Il y a plutôt des attaques contre les droits des personnes trans et l’idée c'était de renverser. C’est ce qu’on fait souvent dans les groupes, on va dire, qui défendent les droits des personnes LGBT, c'était qu' on essaye de renverser le stigmate ou de renverser l’impulsion. Et on a vraiment envie de mettre en avant la question des droits des personnes trans. Particulièrement la question des personnes trans mineures, qui est vraiment la porte d’entrée de tous les discours réactionnaires et extrêmement droitistes.
Je ne veux pas te mentir, pour moi ce n’est pas un sujet quotidien. Mais évidemment, j’ai vu l’offensive anti trans. Mais je ne sais pas d’où elle vient exactement et surtout pourquoi elle a pris comme un feu de paille, me semble-t-il. Est-ce que je me trompe ou pas ?
Elle prend comme un feu de paille parce que c’est une porte d’entrée idéale pour l’extrême droite. Parce que si tu veux, on aborde la question de l’adolescence, on aborde la question donc aussi de la manipulation. Ce qu’on peut reprocher aux communautés LGBTQIA+, c'était comme peuvent le faire d’ailleurs certains pays, qui interdisent la promotion, la sensibilisation, qui interdisent le travail autour de ces questions-là, ouvrir les esprits. On est accusé en fait de prosélytisme. Et si tu veux, la question trans et en particulier la question des droits des mineurs trans, pour eux c’est vraiment l’endroit où ils peuvent taper fort parce qu’il s’agit de manipulation d’esprit, il s’agit en plus pour eux dans un regard qui est très naturaliste en fait sur la question en fait des corps, sur la questions des identités, et bien de démontrer en fait au grand public que ce que l’on raconte en fait c'était des affabulations. Et qu’on manipule les esprits en faisant croire aux gens qu’il n’y a plus en fait les règles qui sont les règles habituelles qui seraient le masculin, le féminin et les sexes qui sont assez structurants.
Alors deuxième pancarte que je découvre en la déployant, "Toujours bi, jamais nazi".
Alors toujours bi, jamais nazi, tu vois bien qu’il y a déjà pour le coup une rime, mais tu vois la question…
Alors que tu n’en avais pas tout à l’heure, un peu déçu sur la première pancarte.
Mais tu vois, regarde, on s’est rattrapé. On s’est rattrapé
C’est bien,
Toujours bi, toujours bi. Tu sais, la bisexualité c’est pareil. C’est une thématique qui a du mal en fait à émerger dans l’espace public et dans l’esprit des gens parce que la bisexualité, c’est un peu parmi les sujets qui cassent la binarité en fait. Et donc tu vois dans l’esprit des gens en fait, on pense beaucoup binaire. Donc on pense hétérosexualité, homosexualité. La bisexualité, qu’est ce que c’est ni l’un ni l' autre, on ne choisit pas son camp. Et donc bon, évidemment, on associe quand même toujours notre combat pour les extrémistes contre les extrémistes de droite, si tu veux. C’est sûr, nazi, ça rime avec bi, mais en fait, on a la bisexualité.
Alors ça l’a dit le tchat, Qu’est ce qu’il nous dit, le tchat ? Le tchat et je salue Caban Luria, qu’est-ce qu’elle a dit ? Rime pauvre.
On ne peut pas forcément toujours avoir une immense, on va dire, inspiration concernant les rimes, tu vois. En fait, le travail de rime, ce n’est pas le travail principal en fait. Ni du GT, ni des militants, mais merci beaucoup.
Merci. Viens, viens
Allez, viens là.
Celle-là, hop, attention. Voilà, j’arrive au bon moment. Exactement. Là, on est pas mal. Alors là, on fait une bonne rime. Rime riche ou pauvre ? "Toujours lesbienne, jamais RN".
Vas-y, je t’en prie.
Ça parle de soi, non ? Ah oui, bien sûr, bien sûr. T’as quelque chose à en dire ?
Moi, ce que j’arrête de leur dire, c’est que ça parle de soi. Mais est-ce que la rime, déjà, est riche ou pas ? C’est pour ça qu’on vous met ça au niveau du tchat.
Mais voilà, c’est important de dire…
On a une déclinaison. On voit bien que des gens, en fait, ont une espèce de famille, comme ça, qui va se retrouver. Et pour le coup, LGBTQIA+, pour la plupart des gens qui t'écoutent, ils savent ce que ça veut dire, cet acronyme, on a parlé des bi, on parle des lesbiennes, on va parler des gays, on va parler des trans. Et donc, on a essayé quand même, à chaque fois, de pouvoir mettre en avant nos thématiques, mais en même temps, de se dire que c’est des thématiques qu’on retrouve aussi dans le champ politique.
La rime est riche, car elle est donc validée par le tchat.
Merci le tchat !
Vous pouvez rester dans votre stand.
On aime bien le jamais. On ne va pas tenir, on accentue beaucoup sur le jamais !
Le toujours aussi !
Toujours jamais ! Non, je ne suis pas emmerdée. Parce que R.N., Marine Le Pen.
Les lesbiennes contre Marine Le Pen, c’est quoi déjà la chanson ?
Mais c’est pour ça qu’on met le jamais, si tu veux, parce que le jamais ne veut pas dire nulle part, on sait très bien qu’il y en a. C’est un enjeu pour nous.
C’est-à -dire que…
Il y a un peu Ségolène Royal.
Mais moi, ça m’embête de rentrer dans la vie privée, y compris des gens comme ça.
Pour Marine Le Pen, on ne sait pas, mais en revanche, on connaît l’orientation d’un certain nombre de son staff, et on sait qu’effectivement c’est une qualité très présente au R.N.
Après, c’est aussi lié aux enjeux liés à l’homonationalisme. Justement, c’est aussi affirmé que nous, on n’est pas dans ces vibes-là et on n’est pas sur un truc impérialiste où c’est la version blanche des LGBT en vraiment tout le noyau le plus raciste, etc. Parce qu’en effet, il y a beaucoup de lesbiennes, gays, qui vont donner leur voix, enfin, beaucoup, y en a certains, qui vont donner leur voix au R.N. Nous, c’est aussi affirmer que nos communautés ne sont pas représentées par ces quelques personnes individuelles qui vont être mises en avant. On propose autre chose.
Les politisés aussi, ce n’est pas seulement des identités, mais nos vécus et les politisés, là, on a eu une conférence tout à l’heure à 13h30 sur la question de la précarité des personnes LGBTI. Et c’est ça aussi, en fait, que le R.N., certes, il y a des personnes LGBT qui sont au R. N. Pour autant, ce qu’ils proposent dans leur programme politique. Ça participe à nous précariser, et pas seulement les personnes LGBTI, mais toute la société et nous qui faisons face à des problématiques particulières par nos statuts de minorité, mais c’est aussi vrai pour les minorités de couleur de peau, enfin, n’importe quoi. Et politiser nos identités, c’est aussi permettre d’offrir des réponses politiques qui sont nécessaires simplement…
Est-ce que tu peux me dire en quoi… Vraiment, c’est une question. Pourquoi dans le staff du fait qu’il y ait des gens LGBT+, ça vous précarise ?
Non, ce n’est pas qu’il y ait des gens LGBT+, dans le staff. Ça, ça n’a rien à voir.
Il y a aussi déjà un premier point, on a abordé la question du racisme et c’est vraiment leur angle d’attaque et leur portée d’entrée pour séduire des populations LGBTQIA+, qui se laissent séduire par des stéréotypes, qui se laisse séduire par une représentation du monde très segmentée, du mauvais communautarisme. Nous, on défend l’idée de l’identité, mais pas l' identité nationale qui est l’identité que défendent, qu’elles défendent. Nous, notre identité, elle n’est pas nationale. Notre identité est individuelle, elle est choisie puisque c’est de l’autodétermination. Et la question du racisme, elle est vraiment centrale. Moi, je viens de Nice, à Nice, autant te dire que la question en fait du racisme, elle est très forte, que la question de l’extrême droite, elle est forte, même si on est dans un territoire de droite et d’extrêmes droites, et le racisme est très présent dans l’esprit de certaines personnes LGBTQIA+, qui voient l’autre, l'étranger, comme la menace. Ça fonctionne vraiment énormément. En fait, c’est quelque chose qui est en résonance. Et la précarisation, finalement, elle vient de là. C’est-à-dire que, évidemment, on oppose les communautés les unes aux autres parce qu’on ne se connaît pas. On finit par se faire peur. Par ailleurs, je fais de l’intervention au milieu scolaire. Je vais dans des établissements scolaires. Moi, quand je vais dans un établissement scolairement dit de quartier populaire, on m’explique que ça va être plus compliqué pour moi de parler d’homophobie. Parce que.je vais me retrouver face à des populations qui sont beaucoup plus rétives à parler de ces sujets. Et tu vois, en fait, ce n’est pas le cas. Ce n’est pas le cas, en tout cas, je retrouve toujours les mêmes types de réactions homophobes que ce soit dans les quartiers populaires ou des quartiers bourgeois. Donc, en fait il y a ce ressort-là qui est un ressort vraiment ethnique. C’est-à-dire, le discours du RN, c’est, d’un côté, il y a nous, les blancs. Et avec nos bonnes mœurs d’occidentaux. Et puis, de l’autre côté, il y a les barbares et les barbares, ils sont forcément homophobes. Et ça fonctionne, et c’est ça le problème. C’est pour ça que nous, on ne veut jamais Jamais, ce n’est le RN. Ce sont les idées qui sont véhiculées par le RN, c’est-à-dire la haine de l’autre. Et en particulier, la haine des autres, racisées, la chaîne de l’autre, les musulmans, qui forcément seront, on va dire, des barbares homophobes transphobes, et c’est eux qui nous jettent la haine.
Et puis, du coup, je pense que revendiquer nos identités de bi, de lesbiennes, comme des choses politiques, c est aussi justement empêcher le RN et globalement toutes les idées d’extrême droite de dépolitiser justement ces luttes, de les voir que comme des identités hors de la société et qui donc peuvent ben voilà, être, ben oui, mais je suis homo ou je suis lesbienne ou peu importe. Mais ça n’a aucune autre incidence sur ma vie. Ben si, en fait, matériellement, ça a des incidences sur nos vies et ça a toujours été comme ça dans enfin les personnes LGBT, ça a toujours eu une incidence sur nos vie et c est bien beau de vouloir se faire une respectabilité en disant non mais moi je suis voilà, ben je suis respectable, tout va bien, mais en fait nos identités sont politiques et il faut le revendiquer. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de lesbiennes au RN ou qu’il faut leur enlever l'étiquette de lesbienne. Mais je pense que voilà, je pense que c'était aussi un peu ça. Après, voilà, ça reste des petits slogans. Et puis c’est très bon.
Aussi, un des trucs que j’aimerais dire c’est le fait que généralement lorsqu’on a le cliché des arabes de banlieues homophobes tout ça, ce genre de choses c' est qu’on ne pense pas aussi le fait que dans ces groupes de personnes il y a des personnes qui sont nommées deux à la fois en fait il y à des personnes noires LGBT des personnes arabes LGBT des personnes musulmanes LGBT et du coup à être aussi dans ce discours là c’est vraiment vouloir segmenter une identité en fait d’un côté et de l’autre alors que sinon une identité transversale et ça fait en sorte que du coup ça génère aussi non seulement du stress communautaire qui est lié à tout ceci, mais également aussi la nécessité de devoir créer de nouveaux modèles et de nouvelles manières d’organisation pour pouvoir faire en sorte de trouver un moyen pour ces personnes-là qui sont à cheval sur ces identités-là, de pouvoir évoluer dans ce monde-là. Parce qu’il y a des problèmes justement dans la communauté LGBT de racisme et de l’autre côté, aussi dans les autres communautés d’homophobie. Et du coup, il faut trouver un espace qui permette de ne pas segmenter une identité d’un côté vis-à-l’autre.
Il y a une question du tchat d’OptimistIk qui vous demande….
Bonjour Optimistik !
Des choses qui le révulsent. Ce sont des idéologies aussi LGBT qu’il y a plus. Comment peut-on y répondre quand on est soi-même concerné ? Comment y faire face ? À l’homonationalisme ?
Quand on est soi-même LGBT, c’est ça ?
Comment
Quand on est soi-même LGBT ? Moi, ça rejoint un petit peu sur empêcher une récupération à bas coût, de dire sur les respectability des membres qui seraient LGBT, ORN, etc. Après, c’est un travail qu’on a en interne. On prépare aussi des rapprochements après les associations, sur ce sujet de l’homonationalisme. Après, ce qu’il y a à faire individuellement… Ça devient compliqué. Là, je pense qu’il faut aussi s’organiser collectivement. Moi, dans ma conviction personnelle, c’est les enjeux liés au racisme et à l’impérialisme qui vont être déterminants dans les années à venir. Même en tant que Blanche LGBT, c'était quand même ce que je regarde, premièrement, sur les luttes de manière générale. C’est l’angle qui sera toujours le mien, parce que c’est déterminant. C’est là où les attaques vont être les plus violentes. En tant que trans, il y a beaucoup d’assauts qui sont dirigés vers nos communautés. C’est très simple de nous attaquer à bas coup, parce qu’il n’y a pas grand monde pour prendre notre défense, mais c’est aussi vrai pour les personnes noires, arabes, musulmanes.
Moi, ce que je voulais dire aussi, c’est que pour lutter contre l’homonationalisme, l’une des choses fondamentales dans la définition de l' homonationalisme, c’est le fait que ça reste un discours de façade. Et dans ce cas-là, il faut toujours rappeler les positions officielles sur les personnes LGBT que ces partis politiques de droite ou d’extrême droite, voire même macronistes, ont officiellement. Lorsqu’on voit justement, par exemple, Aurore Berger, qui va voir justement qui invite justement des transphobes en chef, je ne connais plus que ces deux connes là,, comme ça. Ouais, c’est ça. Voilà. Ou de l’autre côté, lorsqu' on voit justement des discours liés aux LGBT, etc. Alors qu’on a des informations sur le fait qu’au RN, parfois il y a des personnes qui ont été marginalisées, il dit ça, que le programme lui-même justement est anti-LGBT. On peut toujours poser la question. Très bien, vous dites que les Noirs et les Arabes, etc. Sont homophobes, factuellement, lorsqu’on vous voit aussi dans votre projet de société, c’est ça, voire même pire, parce que même ces personnes-là, en soi, n’ont pas de débouché politique direct, en fait. Le danger, c’est que vous arrivez à l’Assemblée nationale et vous passez X, Y, Z. Ou autre loi qui permet de pourrir la vie de personnes de manière réelle. Et moi, je suis désolé. En tant que personne noire LGBT, je préfère qu’on me traite de sale lesbienne ou autre, plutôt qu’on décide, via justement une ordonnance écrite par je ne sais pas quelle tronçon d’extrême droite, de m’enlever mes droits, d’une manière ou d' une autre.
Au niveau de l’Europe, on a quand même des exemples internationaux, mais au niveau de L’Europe on a des exemples de pays qui ont basculé dans des situations de nationalisme, et en particulier la Hongrie, dont on a beaucoup parlé, puisqu’il y a deux mois, il y a eu une manifestation qui était interdite par le pouvoir. Une grande manifestation, une grande prière qui a… Qui a réuni beaucoup de monde et qui a réuni beaucoup de monde au-delà de la communauté LGBTQIA+. Alors évidemment, il y a des membres de la communauté LGBTQIA+, européenne, qui sont venus soutenir nos Adelphes hongroises et hongrois pour faire de cette manifestation une réussite, mais ces personnes nous ont exprimé leur surprise, à avoir bien compris… Parce que pour le coup, il y avait beaucoup de personnes qui n'étaient pas concernées, qui étaient venues, parce que ces personnes avaient compris qu’il y avait un enjeu qui dépassait le simple enjeu de la défense de la communauté LGBTQIA+. Attaquer cette communauté, c’est attaquer les droits humains, et attaquer les droits humains ça va à un moment ou à un autre, et on le voit aux États-Unis. Aux États-unis, les premières communautés qui sont attaquées, ce sont les communautés d'étrangers, ce sont des communautés LGBTQIA+, et c'était là où on se dit que c’est par là qu’on commence, et donc en fait, pour répondre concrètement à la question comment on fait, les personnes hongroises et hongrois, qu’est-ce qu’elles ont fait, elles sont sorties dans la rue ? Elles sont sorties dans la rue, elles ont manifesté, donc elles se sont rassemblées. Elles se sont réassemblées, je suis sûr qu’elles ont commencé à créer des connexions. Les personnes qui étaient seules se sont rassemblées, et c’est ce que tu disais. C’est le collectif qui permet les choses. Parce qu’en revanche, le collectif ça donne deux choses. Un, une visibilité, c'était dire que le pouvoir hongrois a quand même à reculer. Il avait annoncé qu’il allait pour le coup mobiliser ses policiers pour verbaliser l’ensemble des manifestations qu’ils ne vont pas faire, parce que c’est quelque chose qui est impossible à faire. Grâce au nombre, et puis par ailleurs, il y a quand même une joie et une ferveur de se retrouver ensemble, de ne pas se retrouver seul, et de construire des discours qui sont des contre-discours qui vont permettre de combattre en fait. Alors évidemment, ça paraît simple de le dire comme ça, mais je vous assure que nous on fait de la structuration collective, on travaille avec des associations, des associations travaillent entre elles aussi, et en fait ça donne de la force pour combattre les discours. Ce que tu le disais tout à l’heure, ça reste des discours, c’est-à-dire que face à des gens qui prônent en fait une communauté Ethnico, je ne sais pas quoi, biologique en fait, ça ne tient pas la distance. Ça ne tient pas la distance sur plein de points, économiquement, démographiquement ça ne tient pas la distance. Donc ça veut dire qu’il faut qu’on arrive nous aussi à nous convaincre que ces discours-là sont des discours qui peuvent se combattre, mais il faut élaborer en fait des stratégies collectives pour cela.
Alors, je voudrais qu’on fasse la dernière pancarte.
Elle est super en plus, tu vas l’adorer.
Alors voilà, toujours à terre, carrément déter. Elle est jaune. Alors là…
I Alors elle est jaune sur…
Alors c’est jaune sur violet parce qu’en fait, là on travaille la question des inters. Intersexe en fait, c'était vraiment une question qui est l’angle mort en fait de la communauté LGBTQIA+. Ça commence un peu, on va dire, à se démocratiser.
Parce qu’il y a plein de questions là-dessus.
Et ben voilà.
Vas-y, allez-y.
Ben en fait, disons que l’intersexuation, c’est un état, comment dire, biologique, dans lequel en fait on possède des caractéristiques sexuelles qui ne sont pas forcément délimitées comme étant celle d’un homme ou celle d’une femme en fait. Et que résultat, l’Intersexuation peut se manifester de différentes manières. Ça peut être hormonal, par exemple, dans mon cas. Ça peut aussi être beaucoup plus, comment-dire, corporel dans le sens que parfois on peut avoir des organes génitaux qui sont dans un état entre les deux, etc. Et justement, tout ceci, ça entraîne des mutilations en fait. Le fait que ces corps-là ne rentrent pas justement dans une case pas précise du coup sont considérés comme déviants et donc il y a des chirurgies, entre guillemets correctrices, faites sans le consentement de la personne en fait, ou de l’enfant, de l’adulte qui a ce genre de choses pour pouvoir le faire entrer dans un moule aussi. Donc c’est ça justement, le fait justement de la lutte des… Personnes intersexes et pouvoir justement avoir la capacité telle que l’on l’a justement et de s’il y a des changements qui soient faits via l’autodétermination de la personne et pas via des décisions unilatérales d’un médecin, d’un soignant, des parents ou de quelqu’un d’autre.
Alors vas-y, reprends le micro.
On est très déterminées à mettre cette question en avant. Il faut vraiment vraiment que ce soit quelque chose qui soit dans tous les esprits. C’est 2 % des naissances et les personnes intersexes sont extrêmement invisibilisées, il faut les rendre visibles.
extrêmement invisibilisées et aussi extrêmement sujettes. Encore une fois à la précarité, c’est ce dont on parlait. Par exemple, on abordait la question des problèmes de logement et des personnes sans domicile fixe. Donc dans la population LGBTI, on a 20 % qui vivent ou ont vécu des situations sans domicile fixe chez les personnes intersexes suées. Ça monte jusqu'à 27 %. En comparaison, dans la population générale, c’est 4 %. Pour dire à quel point on subit ce genre de choses et à quel, dans nos spécificités que contiennent le sigle LGBTI, c'était des choses à prendre en compte. La réalité des personnes intersexes, ça a été beaucoup mis de côté. Pourtant, c’est un combat de front pour justement, comme vous avez dit, l’autodétermination qui est super important pour tout le reste de l’arc-en-ciel. Donc oui, c’est trop important d’aborder ce sujet. Et d'être déter et d’avoir plein d'énergie pour défendre ça.
Alors, à propos d'énergie, dernière question et je vous laisse discuter. Est-ce que vous estimez que les grandes instances du mouvement LFI vous entendent vraiment ? J’ai entendu hier Mélenchon faire 2-3 évocations sur une scène en 2 heures. Ça m’a paru bien léger. Dites-moi la vérité, vous trouvez que c’est léger ou que c’est formidable ce qu’il fait sur lui ?
C’est honteux, c’est la honte. Non, je rigole. En fait, premier degré, je dirais déjà de base que le GT LGBTI, d’ailleurs, c’est un des GT les plus développés de la France Insoumise actuellement. Donc justement, qui recrute vraiment beaucoup. Justement, les programmes de la FI liés aux questions LGBTI sont rédigés par nous via nos discussions et nos échanges. Personnellement, bien sûr, pour les GT.
Il date de 2022.
C’est ça, on va le mettre à jour. Donc du coup, il y a déjà ça. Ensuite, on a aussi le lien avec les associations LGBT qui nous transmettent justement leur volonté et ainsi de suite. Et ensuite, c’est directement intégré dans les programmes. Ensuite, ce qui est assez intéressant, c'était qu’on fait également de la formation vers que ce soit les élus ou les militants pour les renseigner sur ce genre de sujet. Donc du coup, je dirais qu’en fait, on est plutôt bien entendu dans le sens que notre travail en soi a des débouchés directs vis-à-vis de responsables politiques. Et on a pu voir justement qu’ils ont pu nous défendre sur certaines lois qu’ils ont tenté de faire passer à l’Assemblée ou certaines où ils nous ont clairement défendu face à des politiques, qu’elles soient racistes, homophobes ou transphobes.
Alors oui, heureusement, le tchat traduit « GT égal groupe de travail » pour les autrices de livres programmatiques.
C’est un groupe thématique, effectivement, et tu as raison, c’est 2022 parce qu’en fait, on est en train de renouveler les livrets. C’est vraiment un travail de va et vient entre la société civile, les associations et le mouvement. Et donc forcément, on pose à un moment donné des dispositions qui vont donner lieu ensuite à un travail parlementaire et à une défense de nouveaux droits, de nouvelles lois. Et là, on est en train de lancer le processus pour les prochaines échéances. Donc on a commencé à travailler la question municipale. Qui est maintenant quasiment élaboré. Et on va évidemment travailler la question des présidentielles. Donc en fait, là, on est vraiment dans un aller-retour entre les sachant, les Assos, les gens de terrain et puis nous qui sommes aussi des gens de terrains parce que pour le coup, on a aussi beaucoup issu en fait d’association pour alimenter une base qui est déjà une base qui est très solide et très honnêtement, tu verras dans le tchat, il y a assez peu de partis politiques qui défendent aussi directement.
Vous êtes satisfait de commenter les vues sur vos livres ?
Regarde, on a un stand, on est présent,
Non, il est pas moche
il est pas mal et c’est un des plus actifs. On a réussi vraiment à faire venir un grand nombre de nos élus. Et pour le coup, franchement, on peut être très très heureux de l'écoute…
il me semble que c’est la première année qu’un groupe thématique a un stand. C’est le nôtre, il est magnifique.En plus, on a fait une conférence et apparemment, il y a le plus de monde possible. Donc voilà, basiquement, on est trop stylés. Moi, j’ai envie de vous dire, on est trop stylé, on est les meilleurs, la France insoumise ne nous mérite pas. Et puis voilà, c’est tout.
Merci beaucoup.
Et puis du coup, on a aussi des députés géniaux qui nous soutiennent et dont c’est Ségolène Amio qui fait un travail sur les questions LGBTI qui est au top. Et aussi, voilà, qui est présent
Non, vraiment, on a une écoute, en fait, de la part des parlementaires que moi, j’ai jamais trouvée ailleurs. Vraiment, faut nous croire sur parole.
Sur parole, c’est impossible.
Oui, mais si je le jure.
Et puis venez voir les conférences et les tables rondes qu’on organise. J’aimerais bien en faire encore plus, parlée dans le futur. Elles sont sur YouTube, notre chaîne YouTube. Notre Insta.
C’est fi-lgbti sur YouTube, Insta, X, Tik Tok, fi-LGBTI. On a nos conférences, etc. Si vous ne pouvez pas nous voir en vrai, voilà, il y a tout notre contenu.
Et effectivement, le chat a raison. La glace a fondu. La glace a fondu. Alors voilà, si en plus, on peut joindre à l’agréable, alors c’est parfait. Amusez-vous bien. Ciao, ciao. Super.Qu’est-ce qui se passe ? Qui fait la queue, pourquoi ? Au-delà des t-shirts. Pour des t-shirts ? C’est quoi ces t-shirts ? Taxer les riches. Vous êtes nombreux. Ça va rapporter. Et sur où les t-shirts taxent les riches ? Bon, j’avoue, je fatigue, on va arrêter.Alors attends. Un par personne. Coupe femme, coupe homme.
C’est ça.
Excusez-moi. C’est la presse libre.
Ça y est, les impôts, c’est libre.
Voilà. C’est quoi ces histoires ? Les gens attendent pour des t-shirts. Voilà. Je ne passe pas avant tout le monde. La presse est libre, monsieur. Je sais bien qu’Archimède aimerait bien un petit peu. C’est une discipline. Ça va rapporter. Non mais sinon, c’est le bordel ! Alors attends. Tu veux quelle taille ?
Toi, toi, tu prends quoi ?
Ah, ils sont signés ! Ah ouais ! Ah, c’est ça le truc ! C’est la presse libre. Ne vous inquiétez pas. Ah, bonjour ! Oh, comment vas-tu ?
C’est vrai ?
Vous pouvez aller travailler ! Allez courir !
Salut ! Mais t’es bien placé ! Dis donc, t’as les mêmes moyens que moi ! T’es mieux que moi, toi ! T’as vu ? Attends, on parle trop fort !Merci les médias !
Alors on fait deux, trois images, je sais comment on est. C’est parti !Attends, vas-y, puis je… Oui, oui, je t’en prie ! Hop, hop, hop ! Merci à toi ! Elle est assurée par Manon Aubry. Vous la voyez, elle est juste là ! Elle était là, on a suivi son débat et hop, elle était là !C’est bon ! Bon alors, fabriquez-vous ce T-shirt !Voilà ! C’est bon ! C’est bon ! Ouais, si ça leur fait plaisir !Voici, au poste qui regarde TF1, interviewé Manon Aubry sur le T-shirt Taxi Les Riches.
Bon, le nombre de fois où il y a plus de 10 gens dans la rue, on vous dit… On s’appelle tout le monde ou on nous dit où est-ce qu’on peut le trouver ? C’est Manon ! Merci !
Par contre, on ne va pas faire du business à la carte. Attention ! Et là, on les offre ! Merci à vous !
Merci !
Voilà, bel acheteur !
Il y a un journaliste qui en a volé un. C’est qui le journaliste ?
C’est qui le journaliste ?
Il y a un journaliste qui voulait taxer le T-shirt !
C’est normal, là !
Alors, donc.Vas-y, vas-y ! Ah, mais c’est incroyable ! C’est incroyable !
C’est là, c’est la bonne attaque ! C'était super, en fait ! Est-ce que…
Bon, je vous laisse travailler ! À bientôt ! Merci beaucoup ! Je m’en vais ! Je ne veux pas leur voler un T-shirt ! Par contre, je devrais dire un truc à Valombre !Merci beaucoup ! C’est incroyable ! C'était super ! Ça marche aussi sur les top bags et sur les T-shirts ! Merci ! Je vais me faire dédicacer ! Ah !Bon, allez, je vais la laisser travailler ! À plus tard ! Merci, merci ! Voilà, chers amis ! C’est la fin ! J’en peux plus ! On est morts de fatigue ! Qu’est-ce que vous voudrez qu’on fasse ? Mangez les riches ! Mais non, non, le T-shirt offert ! Voilà !Et donc, alors, j’avoue, je ne me souviens plus de son prénom ! Le gars qui travaille pour Bonjour Matin, visiblement, c’est écrit sur son micro, c'était un ancien de E-Télé, donc on s’est connu il y a 25 ans ! Voilà, mais c'était un mec sympa, il est toujours sympa ! Bon, voilà, C’est comme ça ! Qu’est-ce qu’on peut faire ? Je ne sais pas s’il y a… Est-ce que l’on arrête là ? Nos livres impromptus on s’en fuit ! Est-ce que vous voulez qu’on fasse un dernier truc ?Une baignade ? Euryale on a fait combien de lives depuis hier ? Et combien d’heures en tout et pour tout ? Tous ces gens-là attendent le T-shirt !Et je m’en fous, c’est fini !
Il n’y en a plus, hein ! Il n’y a plus de T-shirt ! Vous attendez pour les T-shirts ? Non, il n’en a plus ! Oh putain, je ne peux pas faire de la fake news ! Je n’y arrive pas ! Alors j’avais promis de venir à ce stand..Ah mince ! Bonjour, bonjour ! Je suis au stand
Il n’y a plus de T-shirt !
Il est parti ou pas ? Il est déjà loin ? Allez-y, prenez le micro, alors racontez-moi..Donc là, on est au stand Stop ! Aux violences d'État, qui a été créé après l’assassinat par la police de Souheil El Khalfaoui on a reçu la famille au poste il y a quelques jours.Donc voilà, l’idée, ça va être d’essayer de lutter contre toutes les violences d'État, les violences policières, les violences d’État, qui ont été notamment cette loi 435.1, qui a aggravé en fait la situation, en donnant, en octroyant policiers, plus de capacités pour utiliser leurs armes de service lors de, comment on appelle ça ? Oui, voilà, de contrôle routier, le refus d’obtempérer, exactement. Et donc, depuis, il y a eu une explosion du nombre de morts dans ce genre de situation. Et donc Souheil Et donc là, vous avez passé trois jours. Grosso modo, qu’est-ce que les gens vous ont demandé ? Alors, je ne suis pas la personne la mieux… Elle reviendra ! Ça serait Yesa, sûrement. Ou d’autres personnes. Des jeunes du Montois, alors qu’elle n’est pas toujours membre de ce collectif. A priori, oui, oui. C'était donc le collectif créé après le mois de décembre 2018, au moment de la Jolie, 151 lycéens avaient été agenouillés avec ce policier qui, en les filmant, avait dit ah, « voilà, une classe qui se tient sage ». Et après, sur le stand, en plus de Save, on met aussi en avant plusieurs choses, la revue nous du QGD colonial et également l’initiative Faire bloc, faire peuple. Je ne sais pas si vous connaissez cette initiative-là. Faire Bloc, faire Peuple, c’est une initiative, on n’a pas encore beaucoup de visuel, mais c'était une information. C’est constitué avant le 10 septembre. Dans l’idée de rassembler le plus de forces de gauche possible pour une manifestation le 16 novembre 2025, en hommage aux 7 ans des Gilets jaunes, à la date conjointe des 7 ans des Gilet jaunes et des 10 ans des émeutes de 2005, pour essayer de faire une manifestation de convergence avec le plus de forces possible pour se lutter contre..C’est 20 ans. C’est 20 ans, pardon. Tu n'étais pas né, donc je comprends que 10 ou 20 ans pour toi c’est pareil. Merci beaucoup de me dire que je n'étais pas né, ça fait très plaisir.
Le 5 octobre 2005, je n'étais pas né.Merci, merci beaucoup, c’est un énorme compliment. Pour ces 20 ans, de faire cette marche conjointe et surtout d’en profiter pour essayer de rassembler le plus de forces possibles du mouvement social contre le racisme, la caste sociale et la guerre, qui sont les trois points clés sur lesquels l’essentiel de la gauche peut se réunir et se parler. C’est bien, on a la France insoumise sur laquelle on peut compter au niveau électoral. Mais c’est bien aussi important que les forces de gauche se parlent au niveau du mouvement social et heureusement, parce qu’on voit qu’il y a une demande, le 10 septembre a clairement montré qu’il y avait une demande de la population de plus que juste une proposition électorale et un réel mouvement social pour transformer les choses. Il faut qu’on accompagne ça. C’est important que les différentes forces de gauche se réunissent pour parler entre elles et donner tout leur soutien au mouvement social autant qu’elles peuvent. Voilà, et donc faire l’autre faire peuple, c’est ça. C’est cette idée-là. Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Je vous remercie.
Merci à toi. C’est tout. Voilà, super. C’est là aussi. Bonjour. J’avais promis de venir.
Tu peux venir, on vient de parler du collectif les jeunes du Montois, je ne sais pas. Vas-y, en deux secondes. En deux secondes.
Salut David, ça fait plaisir de te voir. Bonjour. Cofondatrice du collectif de défense des jeunes du Montois. J’ai parlé de toi tout à l’heure. Oui, pour rappel.
On rappelle les 151, 152.
On va dire 152, agenouillés à Mantes-la-Jolie le 6 décembre 2018. J’ai cru comprendre que tout avait été classé. Est-ce que je me trompe ou pas ? Non, tu ne te trompes pas David, mais alors il va y avoir appel. Je ne sais pas comment on va se débrouiller, mais on va essayer de relancer la machine.
Mais on est d’accord, il n’y a pas eu une seule instruction qui soit allée au monde. Ça a été arrêté. Il y avait un juge, il y avait eu un dépaysement.
Un dépaysement. La juge de Nanterre avait estimé qu’elle n'était pas qualifiée. C’est gros quand même. Pour s’occuper de l’affaire. Donc il y a eu deux dépaysements. Et puis au final, non lieu. Non lieu dans le cadre de l’instruction. Si on ne lance pas la machine, pas de procès. Et vous avez quand même des recours possibles ? On a un seul recours possible. Donc là, j’en dis pas plus, mais si la rentrée…
Le collectif a rejoint Serre ? Ou c’est une opportunité militante que de se retrouver ici ?
Alors, il n’y a pas d’opportunité militante, mais j’ai rejoint Serre. Voilà. J’ai rejoint Serre !Samia nous a rejoints. Comme SAFE, c’est une association ouverte où tout le monde peut venir nous rejoindre. Et samia, on est très contents de nous avoir rejoints. Il nous aide beaucoup dans l’association.
Ça ne m'étonne pas que vous soyez retrouvés à trouver, tu étais venue il n’y a pas très longtemps dans l’émission au poste. Avec toi, je ne vais pas vous dire Au poste, voilà. Parce qu’il y avait cette histoire de pièces judiciaires qui avaient disparu. Vous avez fait du ramdam et ce ramdam a miraculeusement fait réapparaître ces pièces. Je fais ça pour reconstituer. Est-ce que tu peux nous dire ce qui s’est passé d’après toi ? Concernant l’affaire de ton fils, abattu, dans le cadre d’un refus d’obtempérer…
Ce qui s’est passé sur les pièces, J’ai eu un rendez-vous qui a été demandé par le président du tribunal de Marseille et par le procureur de Marseille pour m’expliquer ce qui apparemment s'était passé au sujet de ces pièces. Ce qui est là aussi rocambolesque. En fait, on a voulu m’expliquer que c'était un volontaire et qu’après l’intervention de M. Darmanin suite à tout ce qui s'était passé, il y a une greffière qui est en congé et qui est rentrée de congés. Non, même pas. Qui est venue travailler alors qu’elle a été congelée et qui a dit, ah, peut-être que les scellés sont derrière l’imprimante. Derrière l’imprimante. Et c’est comme ça qu’ils auraient réapparu, ce qui est un peu rocambolesque. Et en fait, il y avait une volonté de me dire que ce n’était pas volontaire de la part de l’institution. Et ce qui, pour moi, est encore plus violent parce que, bon, je n’y crois pas trop. Mais même si c'était vrai et que si ce n’est pas volontaire, ça veut dire qu'à un moment donné, l’institution a décidé de dire c’est une famille victime d’un policier. On s’en fout d’avoir perdu les scellés. C'était encore pire que d’en avoir fait exprès. Et du coup, c’est ce que je leur ai signifié. On a eu de longs échanges avec ce président de tribunal qui était, ma foi, qui avait l’air plutôt honnête dans la démarche. Et on a pu avancer sur les demandes que j’ai par rapport à l’enquête de Souheil.
Dans le tchat, évidemment, de tout côté, du côté de toute la famille, il y a Egun qui nous dit tout dans cette affaire Est-ce que c’est être crédule, naïf, que de dire, finalement, peut-être que sur cette histoire, vous faites du bruit, une conférence de presse, une question au gouvernement qui est posée par un député Voilà, Darmanin qui répond en tant que chancelier, ministre de la Justice, et le surlendemain, finalement, les pièces sont trouvés. Est-ce que d’une certaine manière, on peut dire, tiens, la démocratie, ça marche parfois, c’est-à-dire que les citoyens peuvent demander des comptes aux politiques qui vont demander à l’exécutif.
Moi, je dirais que ça ne marche pas, en fait. Ça ne marche pas parce que, normalement, c’est un droit. C’est à un droit qui nous a été refusé. Et du coup, pour y parvenir, quelle dépense d'énergie et, en fait, d’ingéniosité. Parce qu’en fait, il a fallu faire toute une stratégie pour arriver à interpeller M. Darmanin. Et en fait, ça ne marche pas puisque la majorité des citoyens n’a pas pu le faire. On a eu une chance importante de pouvoir le réaliser. Et en fait, c’est ça qui dit que ce n’est pas une démocratie. Parce qu’en fait, on ne nous a pas fait une fleur. On nous a juste donné ce que le droit nous octroie. Et donc, non. Si, dans une démocratie, il faut faire preuve d’autant d'énergie pour y arriver, c’est plus une démocratique.
CQFD. Est-ce que tu peux nous dire qui peut rejoindre depuis quand ça existe ? Qui regroupez-vous ?
Sev existe depuis deux ans. Donc, on l’a créé moi et ma sœur au départ. Et en fait, on l’a pensé depuis le début pour quelque chose qui soit complètement ouvert. Donc en fait tout le monde peut adhérer à Sev. En fait, il suffit d’aller sur le site et il y a un onglet où on peut adhérer. C’est une lésion libre. Même gratuitement, on peut y adhérer. Et, en fait l’objectif de l’association, c’est vraiment de lutter contre les violences d'État. Les violences policières, les violences judiciaires. On a aussi travaillé sur la santé mentale parce que c’est un pan qui est complètement ignoré par l'État. Donc, on essaie, des scandales d'État. On peut être un appui pour des associations qui sont déjà là, ben on le fait. Quand il n’y a personne, ben, on s’y place et on travaille dessus. Et voilà, on est vraiment à la recherche de toute personne de bonne volonté qui veut nous aider, participer. Et c’est vraiment avec grande joie que j’accueille tous ceux qui ont du travail avec nous.
Alors, donc, il y a Marseille, il y a le Mont Joli, il n’y a que des villes en M ou il y en a une autre ?
Non, il y a Paris. Parce que du coup, il y a Paris et du coup on essaie de trouver des relais partout en France.
Il y a écrit, donc, stop aux violences d'État. Donc là, tu viens de parler d’autre chose que des violences policières. Et ça, ça m’intéresse beaucoup que vous en preniez ce terme-là violences d'État. Parce que c’est un terme qui n’est pas du tout rentré dans le langage courant. Là où les violences policières, même les guillemets, sont tombées. C’est-à-dire que même sur BFM, CNews, même si c’est pour les délivrer, on en parle les violences d’État, jamais.
Oui, mais parce que, par exemple, sur les violences policières, on oublie souvent la violence judiciaire qui est associée à la violence policière. En fait, il y aurait beaucoup moins de violences policières si la justice s’exerçait normalement. Et il y a beaucoup de déséquilibres, notamment quand un policier est incriminé, il y a un déséquilibre total. En fait, le procureur est là pour instruire l’enquête mais il est là aussi pour défendre le policier. Lui, il a le droit immédiatement d’avoir accès à toutes les pièces. Nous, en tant que victimes, on n’a pas le droit jusqu’au classement. Donc, en fait, il y a un décalage. On n’est pas du tout dans un niveau d’équilibre de la justice dans ces cas-là.Et du coup, on milite aussi pour un changement de la loi en matière de justice pour que les avocats aient accès directement à l’instruction, pour que les juges soient des juges spécialisés dans les violences policières, pour que le policier soit jugé par des cours d’assises spéciales, où ce n’est pas un jury populaire, parce qu’en fait, on s’aperçoit que quand c’est un jury populaire avec les… Les possibilités d'écarter déjà un certain nombre de membres du jury par le parquet et par la défense, on se retrouve avec des jurys très à droite, qui innocentent systématiquement les policiers, même quand leur hiérarchie dit qu’ils sont coupables. Donc, on travaille aussi là-dessus. On s’aperçut aussi, on a fait une soirée sur les… Justement, sur la santé mentale, parce que c’est un champ qui n’est pas du tout investi, qui manque de moyens, et l’État ne s’investit pas du plus dessus. Une des premières catégories de population qui sont ciblées par la défense policière, c’est les gens qui sont en détresse psychologique, il n’y a rien qui est fait pour les aider, donc en fait, on essaie d’investir tous ces champs-là.
Alors, à propos d’investissement, question du chat de Héras, propose-t-il des avocats dans l'éventualité d’une arrestation qu’on pourrait estimer arbitraire, ce genre de chose ?
Nous, on ne propose pas, mais on a des avocats qui sont revenus vers nous. Il n’y en a pas dans toute la France, mais par exemple, on en a à Nice, etc., qui nous ont proposé de prendre quelques cas pro-bono par an. Donc, en général, si des gens ont des difficultés avec la police, ils prennent contact avec nous, et nous, on peut faire le relais avec les avocats.
Question politique, j’imagine que vu que vous étiez aux premières loges, Mélenchon, peut-être même passé devant vous, il était là hier, il a fait son discours, il a évoqué à plusieurs reprises la police qui tue, les violences policières. Est-ce que tu considères que LFI est le parti qui est le plus en pointe sur ces questions-là ? Est- ce que tu te moques de cette question-là et tu te dis, moi, je parle à tout le monde ? Depuis que tu as pris ça dans ta chair ? La disparition de la mort de ton fils, est-ce que tu as une analyse politique ?
Un petit peu les verts qui lancent quelques idées, mais au Ps et au PC, le racisme systémique n’existe pas, la police tue les choque, alors que la police..depuis 2005, jeunes ont été tués par la police, unis sur des refus d’obtempérer. Donc oui, la police tue, dit qu’elle tue ne caractérise pas la responsabilité, l’irresponsabilité pénale, mais elle tue. Et ça, c’est un fait que l’on porte plainte, que le préfet porte plainte qui fait. La police tue ! C’est une réalité, c’est statistique.
Est-ce que tu as des discussions avec les partis comme les verts, comme les filles ? Ou ta présence, voilà Il n’y en a pas plus que ça.
En fait, moi, je suis plutôt apolitique, je n’ai aucune envie de rentrer dans un parti, parce que je veux garder ma parole, la liberté de parole, c’est important pour moi. Par contre, débattre, échanger les idées, proposé d’avancer ensemble. En fait, je suis bien conscient qu’aujourd’hui, pour faire évoluer la loi, ça ne peut passer que par la politique et par les députés qui vont la voter. Donc du coup, on discute avec des députés. Notamment, je prends l’exemple du moment où j’ai fait des conférences de presse à l’Assemblée nationale, on avait avec nous des députés verts, LFI, socialistes et communistes. Du coup, en fait, sur les injustices qui sont évidentes et qui doivent être combattues, on essaie de parler à tout le monde pour avoir un consensus sur des choses qui ne vont pas.
Est-ce que tu penses, de par les conversations que tu as eues avec telle ou telle, qu’il y a une forme de non-dit qui serait de l’ordre d’un racisme endémique, enfin enfoui, et que cette question de violence policière, comme elle est étroitement liée à la question du racisme, fait que une partie de la gauche s’en moque un peu. Ce n’est pas sa priorité.
Il y a une partie de la gauche à laquelle ce n’est pas sa priorité. Dès lors qu’on me parle de racisme anti-blanc, alors que je peux comprendre qu’il y ait de la discrimination, pas de la discrimination, de la haine de certaines personnes, mais en fait, un blanc va pas avoir de problème pour trouver du travail, pour trouver un logement, et on a l’essentiel de le répéter, donc on peut pas mettre les choses sur le même niveau. Et que certains partis nient ce racisme systémique, c’est scandaleux. En fait, ça a été quelque chose qui a été comment dire accepté par beaucoup de pays où on discute, en Angleterre, en Écosse, aux États-Unis. Mais en France, c’est un peu comme le nuage de Charles Haute-Nubile, ça s’arrêtait à la frontière. Voilà. Alors que c'était le racisme tout court, le raciste systémique dans le racisme d'État, s’est arrêté à la frontière. On est épargné, miraculeusement, alors que tout, toutes les statistiques, si on repart sur les tués sur la 435-1, t’as 90 % des jeunes racisés. Et on va me dire, oui, on va repartir, et je connais le faux discours, mais la proportion d'étrangers dans la délinquance, mais attendez, qu’on regarde la proportion de gens qui sont contrôlés par la police, et du coup si on fait le rapport du nombre de contrôles et du nombre de condamnations entre les deux, les statistiques sont tout de suite inversées. Et c’est des choses dont il faut discuter. On considère un jeune maghrébin ou un jeune noir qui va être dans une voiture, qui va est systématiquement dangereux alors qu’on va le tirer dessus. Quelqu’un qui est complètement ivre et qui part, on ne va pas lui tirer dessus, alors qu’il est beaucoup plus dangereux. Donc c'était vraiment quelque chose de systémique sur les personnes qu’on considère comme dangereuses en France.
Je crois qu’on se retrouve, enfin vous serez présents dans la Fête de l’Huma ?
Du coup on a un stand à la Fête de l’Huma oui Venez tous à la Fête de l’Huma, surtout qu’on a 5 tables rondes exceptionnelles. En fait, on a beaucoup de monde. On a beaucoup de monde, on a une table justement sur les révoltes, pour parler des révoltés, une table pour savoir comment collectivement on peut s’organiser pour changer les choses, on a une table sur la négrophobie et on a une table plutôt humoristique sur l’art comme moyen de défense. Voilà, c’est 5 tables qui sont prévues. Et on nous invite vivement à venir participer à ces moments qui sont sûrement très forts.
La Fête de l’Huma, c’est le vendredi, le samedi et le dimanche. Vous serez là les 3 jours.
Les 3 jours, on est là.
Et vous aurez ce stand là.
On aura un stand bien plus grand que celui-là à la Fête de l’Humain. Merci beaucoup.
Et puis vraiment, force à toi. À très vite. À bientôt. C’est directement direct. Alors vas-y. Alors il y a une tribune qui vient d'être lancée par Judith Bernard du Média hors série et Julien Théry du Média. Donc suite, tu sais, l’accréditation qui a été refusée à un journaliste. Et donc on a deux journalistes, notamment, qui lancent une tribune. Donc c’est dommage, je peux ne pas te la lire là, mais je vais t’envoyer le lien.
Merci beaucoup.
Voilà. C'était refusé.
Oui. Ils lancent une tribune pour dire que s’il y a accréditation, s’il n’y a pas eu accréditation, c’est pour de bonnes raisons et ce n’est pas une volonté à leur sens de nuire à la liberté de la presse.
Ouais, je t’envoie ça. Donc en fait, c’est une tribune qui est ouverte aux signatures de journalistes, médias, etc.
Bah écoute, là je suis en live depuis 5 heures, donc je n’ai rien reçu. Je t’envoie ça. Merci beaucoup. Et puis on se verra dans quelques jours. Voilà, je crois qu’on va terminer cette journée sur cette interview d’Issam. Moi je suis claqué, je ne vous cache pas. Je suis claqué. Alors, la tribune, si j’ai bien compris, c’est Julien Théry du Média et Judith Bernard de Hors-Série. Donc ils ont l’air d’appeler à ça, de faire une tribune Ça ne serait pas une volonté de censure. Je ne pense pas ça. Je ne pense pas ça, on en a déjà parlé mais vous voyez comment dirais-je. Je préfère me balader dans les travées, allé voir les activistes, les militants, les politiques. Essayer de comprendre où en est la France Déter Plutôt que de revenir sur cette polémique, donc je vous rappelle, je reviens dessus puisque j’ai essayé d'être évoqué, on a appris le jour de l’ouverture des Amfis, que Olivier Pérou, co-auteur du livre La Meute, a vu son accréditation refusée. C’est quoi une accréditation ? Une accréditation, ça veut dire que je suis journaliste, je vais rentrer et je vais avoir un bracelet, alors là c’est le bracelet des exposants, ce n’est pas le bracelet des journalistes. Le bracelet des exposants permet d’aller à certains endroits, le bracelet des journalistes permet notamment d’aller au point presse, à la buvette, de discuter et de faire plein de off, etc. Parce que sinon, je pense qu'à peu près tout le monde peut venir, payer sa place, entrer ici et faire le travail qu’on est en train de faire, c’est-à-dire de discuter avec telle ou telle. L’accréditation presse c'était une façon d'être un peu dans les petits papiers de l’organisation, ça facilite le travail, il n’y a pas de problème avec ça, mais bon, c’est le journalisme politique, c'était le journaliste du off, etc. Et LFI a considéré qu’Olivier Pérou n'était pas déontologiquement correct et a refusé de lui livrer son accréditation. De mon point de vue, c’est une attaque à la liberté d’expression, à la liberté d’opinion, un journaliste avait le droit d'être mauvais. Il a même le droit d'être de mauvais sourd s’il est diffamant, il y a moyen de l’attaquer et l’ouvrage n’a pas été attaqué par LFI et LFI a donc trouvé le moyen de prendre sa revanche en n’accréditant pas le journaliste du Monde.
Bon, polémique, que je ne trouve pas ridicule parce qu’elle touche à la liberté d’expression mais que je trouve dérisoire par rapport à mon nom. Dans lequel nous sommes aujourd’hui, le fascisme à nos portes, le génocide en Palestine, etc. Je pense qu’elle aurait pu éviter cette polémique et, disons, être sous une lumière de débat, de qualité comme on a essayé d’en montrer des présents. Là-dessus, il y a un certain nombre de rédactions qui ont signé un appel à une injonction. Il a demandé à LFI de réintégrer Olivier Pérou donc le journaliste du Monde et de l’Express en disant, ça ne se fait pas et en rappelant que le seul parti qui fait ça, qui choisit ces journalistes, c’est l’extrême droite.Voilà. Là-dessus, Libération a décidé hier de quitter les Amfis en solidarité avec Olivier Pérou. Il se trouve que la co autrice est une journaliste à Libération. Et puis, voilà, ça fait plus ou moins des vagues ici, mais surtout dans la presse car la presse adore parler d’elle-même. Et donc c’est une politique complètement conne. J’ai eu l’occasion d’en parler avec Paul Vannier hier, c’est à la fin de l’interview. il n’avait pas laissé le journaliste de Libé.Comme je vais me concentrer, je ne lis pas le tchat. Et j’ai un grand, un grand frais de libération.C’est plus parce que je pense qu’on a autre chose à évoquer, voilà. Alors je vois que dans le tchat ce n’est pas un journaliste, c’est très compliqué. Mais que je n’ai plus… La politique qui entend gouverner un pays n’a pas à choisir.C’est contradictoire, c’est impossible. Quasiment plus de batterie
Je vais juste vous saluer j’ai une question, vous avez du temps ou pas du tout ?
Non pas du tout, puis là je termine mon live Je suis désolé. Le 10 septembre je ne sais pas encore, pour être honnête je ne le sais pas. Il faut que je me penche, il faut que je me penche sur la question. Je ne suis pas autant à l’affût que vous, mais je vais l'être, voilà.
Allo place Beauvau, pardon, on ne le souhaite pas. Non, non, surtout pas. Merci beaucoup. Merci pour votre film, « Un pays qui se tient sage ».
Je vous en prie. Merci beaucoup.
Merci pour tout ce que vous faites.
Vous ne m’entendez plus. Vous ne m entendez plus, je ne sais pas ce que vous avez entendu. Pas mieux, là ça va mieux, oui, là, ça a l’air d'être revenu. Alors, je ne sais pas où vous en étiez. Ah, et LFI n’est pas un parti, mais un mouvement. Non, mais ça c’est une mascarade.C’est un parti qui est très bien organisé. Et il le faut. Oui, c’est pas un parti au sens où il n’y a pas des instances comme d’autres, mais bon, sont mieux en ce moment, voilà. Là, on n’a pas tout entendu. Alors, je ne sais pas où est-ce que vous n’avez pas entendu.J’essayais de vous expliquer le plus objectivement possible la situation. Puis après, je vous ai donné mon point de vue. Oui, pour le dire honnêtement, j’ai trouvé que le texte de la profession était très corporatiste.Et notamment la partie qui demandait, enfin qui faisait injonction à l’effet d’accréditer le journalisme du monde. Moi, je pense que c’est une erreur. Voilà, je le redis, c’est une erreur, une connerie. Ça ne crée pas de la confiance. C’est plus que de dire, tel journaliste a le droit de venir, tel autre n’a pas le droit. Je trouve que c’est ce que j’ai dit à Vannier, c’est un aveu de faiblesse.Ah non, je ne vais pas tout reprendre. Non, ils n’ont pas raison de dégager BFM. Non, non, je ne suis pas d’accord. Je ne suis pas du tout d’accords avec ça. Vous m’entendez mieux là ou pas ? On a le droit de parler des enfants de quels journalistes alors ? Oui chef, attends, oui chef, par rapport à quoi ? Ah, vous entendez bien, ok. Donc, je reprends depuis le début.
Jeudi, on apprend que le journaliste du monde, Olivier Pérou co-auteur du livre La Meute, n’obtient pas son accréditation aux Amfis 2025. L’accréditation d’un journaliste, ça consiste à entrer dans plus d’endroits que le visiteur de base, le festivalier de base on va dire. Et notamment, ça permet d’aller au point presse, ce point presse où souvent les députés viennent pour distiller quelques confidences, quelques off, etc.Voyez-vous, nous avons la possibilité, nous, d’aller dans cette salle de presse. Je n’ai pas foutu les pieds, car je considère que ce n’est pas comme ça qu’on raconte la vie. Mais ça, c’est d’un point de vue personnel. Si j’en crois Mediapart, il se trouve qu’il y aurait moins de députés qui se seraient baladés ces derniers jours au point presse, probablement suite à cette polémique qui a suivi le fait qu’ils n’y avaient pas l’accréditation d’Olivier Pérou du monde. Suite à ça, un certain nombre de sociétés des journalistes, un certain nombre de rédactions, un certain nombre de publications ont publié un texte commun demandant à LFI d’accepter Olivier Pérou. Pas de réponse de la part de LFI. Et là-dessus,Libération décide, l'équipe de reporters de Libération qui était sur place, décide de quitter hier la Grand Messe de LFI en disant qu’ils étaient solidaires du monde. Il se trouve que la journaliste de Libération qui s’occupe de LFI a écrit ce livre, Charlotte Belaïche avec Olivier Pérou du Monde, le livre La Meute.
Qu’est-ce que ça dit ? Ça dit, contrairement à ce que les communiqués de LFI ont voulu faire croire, ça dit que LFI veut choisir qui a le droit en tant que journaliste de venir couvrir son évènement. Alors je rappelle que le journaliste aurait pu venir incognito, il aurait couvert, mais il aurait couvert peut-être différemment, et je pense que ça aurait été pas mal pour l’information de sortir des petites phrases des députés des uns et des autres et d'être plutôt de faire un bain de foule, mais bon, ça c’est un point personnel. Je considère que c'était une belle connerie de la part de LFI, et donc, pourquoi ? Parce que je considère que la liberté est un point personnel. C’est-à-dire qu’il y a eu beaucoup d’informations La liberté d’opinion et la liberté d’expression sont cardinales.Elles sont au-dessus de toutes les autres. Ce sont de ces libertés découlent toutes les autres libertés. Dès lors qu’il n’y a plus de liberté d’expression, il n’y a plus de libertés. Je ne pense pas une seule seconde que les gens de LFI aient voulu empêcher la démocratie d’exister, mais n’empêche que leur geste, moi je l’interprète comme ça. De là, à quitter de manière grandiloquente les Amfis, de là à faire un texte très corporatiste comme Libération et d’autres ont pu le faire. Moi je dis non. Nous on a fait notre boulot et c’est un peu la position de Mediapart qui est la rédaction de Mediapart qui a signé le texte. Mathieu de Jean de Mediapart dit nous on reste, on fait notre travail et on rappellera dans chaque article ce qui s’est passé. Et bien nous c'était ce que nous avons fait. On a rappelé la polémique. Et donc là à l’instant, on a appris qu’il y aurait un texte, une tribune. Si j’ai bien compris, en faveur de LFI, expliquant qu’il ne s’agirait pas d’un geste de censure. Alors, n’ayant pas lu cette tribune, je ne peux pas vous en dire plus. Mais si c’est le sens de cette tribune, je ne la lirai pas, enfin je la lirai mais je ne la signerai pas.
Alors là, je lis le tchat. Voilà, je vois que c’est diversement apprécié. Je rappelle que si les gens parlent pour porter plainte contre la diffamation, il faut être l’objet de la diffamation. On ne peut pas porter plainte enfin, non, c'était un peu plus compliqué que ça. Parce que si on peut porter plainte fort heureusement d’ailleurs, sur des déclarations racistes, antisémites.Au nom des citoyens. Mais là, dans le cas d’espèce, tous les gens qui ont été nommés dans le livre auraient pu attaquer en diffamation et ne l’ont pas fait. Ils ont le droit de le faire. Pour un livre, c’est trois mois après sa publication. Pour un article de presse, c'était trois mois après sa fabrication et ils ne l’ont pas fait. Alors, par ailleurs, nous avons invité les gens de la Meute.Ça a été fortement décrié par un certain nombre d’aupostiens et d’aupostiennes. On a perdu des donateurs et des donatrices. Eh ben, tant pis. Nous, on veut être dans une solidarité critique. On veut avoir le droit de se tromper. On veut avoir le droit d’inviter qui on veut, quand on veut comme on veut. Dans une espèce d'état d’esprit qui est d’essayer de participer modestement à l'élaboration d’une gauche critique, d’un regard critique sur le monde. Et je dis franchement aux copains de filles, cette histoire a donné aux enfants une coloration qui n’est pas intéressante, qui n’est pas à la hauteur ni de la situation, ni de la programmation. Après, chacun fait ce qu’il veut. Qui décide qui est journaliste ? C’est une très belle question. Il y a une définition en termes de droit du travail et de la carte de presse, mais c’est Comme disait un copain à moi, c’est un sale métier qu’on peut faire proprement dans le sens où justement…
Alors même si les choses ont changé depuis une vingtaine d’années, c'était le soutien de Ruffin, le journalisme il y a une vingtaine d’années car aujourd’hui, la plupart des nouvelles cartes de presse sont issues des écoles de journalisme. Donc là, il y a une forme de formatage qui est absolument terrible mais pendant très très longtemps les cartes presse étaient majoritairement décernées à des gens qui étaient formés sur le tas. Et figurez-vous que par exemple c’est le cas d Au poste. Il y a dans l'équipe de poste des cartes de presse de gens qui n’ont pas fait d'étude de journalisme. Donc fiscalement, ce qui décide ce qui déclare quelqu’un comme journaliste, c’est en fait la provenance de ses revenus. Donc si vos revenus proviennent majoritairement d’un ou de plusieurs médias vous pouvez demander la carte de presse et à ce moment là vous êtes encarté. La question ce n’est pas qui est journaliste ou pas ce n’est qui décide qui est bon ou mauvais journaliste. Allez là la question.
Sentier Battant nous donne dans le chat quelques éléments.Là ça sort de LFI Voilà. J’espère que j’ai été clair. J’avoue que je préférerais être moins fatigué. Pour peut-être plus clairement ma position par rapport à ça. Bon allez on va aller au stand au poste. On va terminer là dessus. Est ce que vous êtes là ? Donc Libération a quitté les Amfis hier en solidarité avec le monde et hier on a goûté la sauce Demi de nos copains de l’Enlysée. Cette sauce tient ses promesses. La première sauce pimentée politique. Venez la déguster sur notre stand. Elle est là. Et tandis que Libération quittait les Amfis en solidarité avec le monde et bien le service commercial de Libération a envoyé une lettre en recommandé aux copains de l’Enlysée qui ont reçu ce matin cette lettre accusé de réception de la lettre recommandée. C’est Libération qui exige des copains de l’Enlysée de produire cette sauce et de vendre cette sauce au prétexte que la sauce DEM contourne, utilise le logo et la typographie de Libération. Voilà. J’adore, j’adore Libération, tu sais que j’ai plus des abonnements en Libération. Alors tu sais, c’est là, au poste, c’est là, il faut qu’on continue, mais à l’inverse des autres, on ne refait pas tout exactement. Donc, si vous voulez savoir comment Théophile et son équipe essayent de s’en sortir, ils ont pris 4 1 Alors place à l information Bonjour
Rebonjour au poste, je vous tiens au courant de l’affaire avec Libération, cette affaire qui nous passionne, Libération veut censurer l’humour de gauche, Libération Non, j’ai trop, je saigne trop sur Aymerick Lompret. Du coup, la question, allez sur nos réseaux sociaux, Enlysée 2027, sur Instagram, Enlysée boutique, sur Twitter, etc. Et vous trouverez notre réponse à nos amis de Libération. Merci, au poste, vive au poste
Va te coucher !
Comment alors ? Très bien !
Voilà, Ciao les copains ! Voilà, je ne sais pas si vous aviez le contexte, il faut que je vous le réexpliquer. Je crois qu’Euryale a posté des petites choses autour de ça. On a révélé cette lettre tout à l’heure en début d’après-midi parce que là aussi, c’est dans le sens inverse, je trouve ça confondant. Libération qui attaque les copains de l’Enlysée. Je rappelle que les copains de l’Enlysée reversent une partie de leurs bénéfices à des ONG, à des associations. Et par exemple là, je crois que c’est Médecins du Monde, et ce n’est pas parce qu’ils vont vendre quelques centaines de sauce DEM qu’il y a un préjudice pour Libération. Voilà, je trouve ça assez terrible. Voilà, je trouve ça assez terrible ! Voilà, donc retweeter, partager plutôt. Non pas tweeter parce qu’on est plus sur Twitter comme vous le savez, mais partager nos petits extraits de début d’après-midi.
Chers amis, il va falloir arrêter un stream. Rolland, notre rédacteur en chef, celui qui s’occupe de tous les verbatims, c’est sur son image que nous allons arrêter le live d’aujourd’hui. Je ne sais pas si demain matin nous allons pouvoir venir. Je l’espère. Car il y a demain matin la rentrée de Mathilde Panot et de Manu Bompard qui font un grand speech ici. Ils se mélanchonisent. Donc je vous rappelle que Jean-Luc Mélenchon ne marche pas sur l’eau. Il y a des échafaudages sous la scène. Bref, tout ça pour dire qu' ils seront là demain à 10h. J’aimerais beaucoup y aller parce que je pense que ce sera un discours plus politique que celui de Mélenchon.Plus politique au sens organisation de la bataille politique. Mais on a des petits soucis de train. Enfin bon, bref. Si on peut, on est là demain à 10h et si on ne peut pas, on se retrouve très bientôt. On va se retrouver avec des internationalistes la semaine prochaine qui ont publié un livre Le peuple, enfin le collectif s’appelle Les peuples veulent et je n’ai plus le titre en tête du bouquin. Je suis absolument désolé.
Ce sont des gens un peu partout dans le monde qui ont écrit un manifeste. On va parler avec eux et notamment du 10 septembre et puis à partir du 1er septembre on commence le lundi matin. Lundi on va faire notre première le 1er septembre faire notre première matinale. Dans le titre, je vous l’ai révélé hier avec le logo alors j’espère que France Inter ne va pas nous faire une libération. Le logo est là. Je ne sais pas si vous arrivez à le dire. C’est le nom de notre matinale France Déter chaque lundi de 7h à 9h on va essayer de de faire une matinale digne de ce nom avec nos moyens avec du cœur à l’ouvrage merci à vous tous je vous dis peut-être à demain sinon la semaine prochaine inscrivez-vous sur les newsletters si vous avez des moyens aidez-nous nous ne pouvons exister par exemple il y a des dons on peut s'équiper faire du transport on peut venir la newsletter c’est à peu près tous les dimanches vous avez la newsletter hebdomadaire le dimanche puis après vous en avez d’autres beaucoup plus à haute fréquence vous recevez un mail dès qu’il y a un nouvel article ou une nouvelle émission voilà merci à vous tous ça fend le cœur on est très nombreux mais il faut savoir arrêter un stream demain il n’y aura plus le stand on devra partir fissa la prochaine fois que vous verrez ce stand Au poste ce sera à la fête de l’Huma on va faire un dernier tour dernier tour du propriétaire alors c’est quoi Au poste ?
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C’est un média indépendant fondé par David Dufresne le réalisateur de « Un pays qui se tient sage », aussi connu pour ses romans il reste seulement quelques tasses parce qu’elles ont eu beaucoup de succès il y a même une dame, je suis très contente qui est venue acheter la flèche avec marqué « Capitalisme voie sans issue » et cette dame habite les hautes Alpes et beaucoup de gens sont venus qui connaissaient déjà Au poste et qui voulaient avoir leurs tasses car il a été prouvé que la tasse améliore l’expérience de visionnage car vous pouvez visionner votre émission préférée en buvant dans une tasse dans laquelle David Dufresne a lui-même bu alors ça, ça nous plaît pas mais c’est pas moi qui l’ai dit tu sais c'était le jeune assistant qui a commencé à répandre cette rumeur.
Le jeune assistant ?
Ici nous avons le seul
Rolland présente nous alors par contre ce petit goodie qui aurait dû partir je ne comprends pas
Ah si !
Le cocktail Molotov à la lavande
Le cocktail Molotov il est pour Ramonazarate oh oh alors vos impressions
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Là on va le capter Au poste et puis on va le faire parler on va le mettre en garde à vue, le plan ce serait d’amener David Dufresne
Bon les amis je vous dis peut-être à demain matin sinon dans la semaine et merci tous les bénévoles qui sont venus qui ont tenu on est là, c’est les gens qui ne veulent pas être filmés les jeunes assistants.
On est là ! !
C’est cool
