Aurélie Trouvé : à quelques jours des premiers jours dans l’hémicycle
Retour à l'émissionTranscription de l’émission
Amis du café, amies de la police. J’ai dans l’oreille notre invité Aurélie, Aurélie Trouvé qui est là, qui est chez elle, qui attend. Bon alors je vous le dis très franchement, grosse négociation pour trois quart d’heure. Parce que, madame la députée, puisque maintenant on peut l’appeler comme ça, madame la députée. Elle a deux, trois, elle a deux ou trois choses à faire, quoi ? Euh, attention, attention, hop ! Voici, madame la députée, il faudrait que tu redresses un petit peu.
tu cherches ? Tu n’as pas encore trouvé le chemin pour l’hémicycle ?
C’est ça ? Merci quand même, ça fait J’ai passé une petite semaine là.
Bonjour, madame la députée neuvième circonscription de Seine-Saint-Denis Recordwoman des apparitions Au Poste Comment ça va ?
Écoute, ça va, ça va. C’est marrant parce que j’ai l’impression de retrouver ma vie en venant au poste. Ici comme présidente d’Attac comme sortie de garde à vue que bah maintenant voilà, je suis là comme député.
. Tu es venue aussi comme patronne de l’Union du Parlement de l’Union populaire.
Exact comme cheville ouvrière de la coordination contre la loi Sécu globale ?
C’est là où nous sommes connus.
Exactement. Idem pour la manif et le montage de la manif du 2 juin contre les idées d’extrême droite.
Et puis il y a même eu un livre sur le bloc arc en ciel dont on comprend aujourd’hui qu'évidemment c'était une façon de faire une OPA. Puisque tu viens d’Attac, je parle avec des termes faisant une O.P.A. Sur LFI puisque après on a bien vu le logo du PS, c’est un logo arc-en -ciel. Je pense que tu as manigancé tout ça
Rien du tout. Non mais peut-être qu’ils sont allés puiser ? Je ne sais pas. Mais non. Heures après, c’est sûr que ce que j’y retrouve aujourd’hui la campagne Un autre monde est possible. Et quelque part, la nuit. L’assemblage de ces différentes couleurs que j’appelais de mes vœux, je m’y retrouve totalement. Mais tout ça, c’est, je dirais, c’est de la cogitation collective.
Mais qu’est ce que tu as fait cette semaine ?
Qu’est ce que j’ai fait cette semaine ? Eh bien écoute, je suis rentré à l’Assemblée nationale chercher mon écharpe. C’est ça qui m’impressionne le plus ce mardi. C’est que je ne sais même pas mettre l'écharpe. Ça, c’est un truc très impressionnant. Je ne pensais jamais être impressionnée, tu sais. On se dit qu’on est des militants, on a tout vécu. Et en fait, c’est quand même très impressionnant que d’arriver dans ce lieu. Il y a le poids des ors de la République. Voilà. Et puis ouais, c’est vrai que c’est quand même c’est différent. Voilà, c’est ça va être de la politique autrement.
Que tu dis, tu le sais mieux que moi. Cette écharpe te permet d’aller dans tous les lieux de privation de liberté. C’est à dire que tu pourras aller voir des gens non pas en garde à vue, Si tu peux aller dans les commissariats, tu peux aller dans les centres de rétention, etc. Est ce que tu vas utiliser cette écharpe pour ça ? Est ce que la militante qui a passé du temps peut être des de temps en temps de l’autre côté ?
C’est ça ? J’espère juste que je me souviens très bien quand j’ai fait mes 25 ans en garde à vue, que l’avenue de l’avenue de Danièle Obono avait été très importante pour moi. Et j’imagine qu’elle l’est pour tous ceux qui ont la chance de pouvoir avoir quelqu’un qui proche, qui passe, qui vient, qui observe. Voilà, en tout cas, c’est plus global que ça. À quoi ? C’est à dire vraiment ? Tout en parlant, je me dis que mon souhait le plus profond, là, en étant député, c’est de ne pas oublier d’où je viens et d’où je viens.
Comment ne pas transformer ça en vœux pieux ? C’est-à dire cette connexion réelle, qu’est ce que c’est ? Quels sont les garde-fous que tu mets en place ? Parce que là, ça y est, il y a les ors de la République, il y a des collaborateurs, des collaboratrices, des sollicitations médiatiques, Il y a BFM où là, tout d’un coup, madame la députée avait droit à un peu plus de déférence par les autres invités. Des témoins, là, Triste. Ha, on ne sentait pas quoi dans leur regard. Comment ? Où ? Et comment ? C’est quoi les garde-fous que tu merdes que tu vas mettre en place ?
Pas déjà de ce parlement, le faire vivre, faire venir et créer un vrai espace d'échanges. Et puis passer du temps sur ma circonscription en lien avec les luttes très concrètes et participer ensuite aux différentes luttes si le mouvement social le veut bien. Parce que tu te souviens très bien de tous ces gens, moi je veux retrouver un peu de l’autre côté de la barrière, mais j’espère justement qu’il y ait moins de barrières qu’avant. C’est à dire Va, tu te souviens bien, tous les échanges, les débats qu’on a eu par exemple dans la loi.
Je pense qu’il faut être plus précis.
Je pense qu’il y aura un d’un côté, ceux qui ne sont pas issus des forces politiques qui ne viennent pas en tant que forces politiques, tu vois très bien. Donc moi j'étais là pour attaquer, tu étais là comme journaliste, etc. Et les élus ? Et voilà les responsables de forces politiques. Et tu te souviens très bien qu’il s’agissait surtout de la loi sécu globale. On ne voulait pas de politique, souviens-toi.
Mais oui, après il y avait des débats. Voilà qui prend la parole ? Est ce que est ce que les politiques peuvent prendre la parole ou pas ? Et c’est vrai que c'était des discussions lors de cortèges. Si tu étais arrivée par exemple.
À la coordination.
Et même dans la coordination,
Non mais voilà, c’est sûr que pour le coup, je l’ai vécu en étant responsable associative. C’est quand même comment on va travailler ces liens entre les mouvements sociaux et la politique. Est ce qu’il y a plus de confiance qui est faite ? Alors franchement, la responsabilité à l’aider, elle est de toutes parts en fait. Voilà, c’est que, et ça je l'écris dans mon bouquin Bloc Arc-en-ciel, c’est à dire du côté des mouvements sociaux. Il faut lâcher cette méfiance. C’est toi qui nous colle à la peau vis à vis du politique et en même temps du côté du politique. Il faut aussi lâcher ce comportement qui est souvent celui soit du mépris, soit de l’indifférence à soi, soit de la volonté d’instrumentalisation.
Parce que certains comptent sur nous, qu’on compte sur nous. Compte sur le chat pour vous rappeler
Et oui. Parce que finalement tu te rends compte que dans tous les députés qui vient d'être élu, bien dans tous les députés, qui vient d'être élu, là, les 74, on est tous des militants et en fait on vient tous, on a tous un pied dans le monde associatif, syndical, des collectifs. Il y a plein de gens qui ont été dans les gilets jaunes, Fatma et. Voilà, c’est comment on ne perd pas notre âme. Alors je me suis aussi rendu compte en arrivant à l’assemblée qu' en fait, tu peux très vite être embourgeoisée. Est ce que vraiment tu as des moyens mis à ta disposition qu’ils sont, qui sont quand même très importants ?
On vous offre un ordinateur tout neuf, un I Pad pro.
Et senti le luxe de l’assemblée. C’est comme tu dis, c’est tous ses moyens. C’est le fait aussi d’avoir trois collaborateurs, vraiment.. Alors juste moi je pense justement que euh bah heureusement que je fais partie d’une force entre guillemets radicale au sens de la remise en cause des racines du système qui est campé sur, qui est campé, vraiment, campé sur ses convictions, sur ça. Tu vois, je. Quelque part. Je suis à ma place. Je sais pourquoi je fais partie aujourd’hui de ce qui est appelé le groupe France Insoumise du PS.
Alors petite, je vais te montrer deux de ces conserves. Toi, tu ne vas pas les entendre pour des problèmes de sons, mais ceux qui nous écoutent et ils sont de plus en plus nombreux vont l’entendre. Vous arrivez à l’assemblée ? Alors là je ne sais pas si c’est les quatre colonnes en face, non, ce n’est pas les quatre colonnes. Enfin vous arrivez.
Vous arrivez, vous voyez la salle des quatre colonnes ? Oui, je crois que ça doit être ça.
Et là vous chantez : On est là.
Oui.
Vous chantez :On est là.
J’ai été très émue. Alors en fait, avant ça, sur la place qui est devant l’Assemblée nationale, tout se passait déjà. On a commencé à danser. Il y avait Rachel Kéké qui a mis son portable avec la musique et en fait on a entamé des pas de danse avec elle. C’est qu’il y avait Danielle Simonnet aussi. Et on danse en fait. Et il y avait Raquel Garrido. Et on se met à danser. Et c’est vrai que ça nous a un petit peu. Ça nous a fait du bien d’avoir fait ça aussi, de pas qui sais pas comment dire ça, un moment de joie et de ne pas se prendre la tête parce que ça nous a. Voilà, moi ça m’a fait du bien. Je me suis dit ne nous prenons pas la tête, quoi. Et puis ensuite on rentre là. Et ce team qui est aussi l’hymne, un peu des gilets jaunes.
Bien sûr
mais. Surtout cette joie, c’est ce lien dont je parle qu’il ne faut jamais qu’on perde. Voilà le lien avec les gens qui n’ont pas, qui n’ont pas, qui n’ont pas voix au chapitre en fait. C’est ça que j’espère qu’on représentera. C’est ce que dit Ruffin d’ailleurs très bien. C’est porter la voix de ceux qui font qu’on n’écoute pas.
Et au-delà de l'émotion, là, comme on a déjà montré cette scène là, quand on a reçu des étoiles avant hier, moi j’ai moins d'émotion, là, en la réécoutant, mais je peux te dire qu’on a eu des émotions. Mais au delà de cet de ce moment qui est le vôtre, est ce que ce n’est pas un des enjeux qui est entre vous et le RN, c’est à dire qui va pouvoir représenter la colère populaire ?
Est ce quelle forme et quelle forme d’opposition ? Parce que. Et oui, bien sûr, Je les entends d’ailleurs avec leurs tentatives de banalisation au Rassemblement national, oui, nous allons être dans la constructivité, etc. En fait, c’est toute une tentative de banalisation. Ce qui est rigolo, c’est que tu regardes les deux groupes, ils sont déjà en train de se faire, tu vois, c’est des bourgeois déjà, c’est des bourgeois. Voilà. Alors et puis surtout, il va falloir. T’as raison, il va falloir rappeler aussi ce qu’est le Rassemblement national où il puise ses sources. Il va falloir répéter encore. Répéter qui puise ses sources dans le racisme, dans le sexisme, dans la régression des droits sociaux. Alors c’est joie parce qu’on ne peut pas seulement dire qu' ils ont en commun avec En Marche de refuser de s’attaquer aux intérêts des plus riches et des multinationales.
Mais est ce que ça veut dire par exemple, que dans votre dans votre groupe de la Bosnie. Il va y avoir des gens qui vont suivre, particulièrement le travail des députés ? RN pour essayer justement de rappeler ça régulièrement. Est ce que vous avez déjà prévu ça, une espèce de pilotage, d’observation du travail du camp d’en face ?
François Ruffin, déjà l’a proposé, tu vois en local, plus particulièrement en ce qui concerne ce qu’il appelle la France des bois. Mais de manière générale, je pense qu’il faut effectivement le suivre. Alors on n’a pas encore tout à fait monté, mais juste à mon avis, il faut le suivre au niveau de la, c’est-à-dire toutes les forces, y compris les députés qui viennent du PS, des Verts, de la génération du PC quoi. Il faut qu’on ait un tas raison, un groupe en commun, mais il faut aussi s’appuyer sur ce qui se fait. Par ailleurs, il y a un observatoire de l’extrême droite. Nous, dans le parlement de la nuit, pas. Surtout, on a des gens comme Hugo par État, comme Ludivine Bantigny, qui sont des spécialistes de ces questions-là, qui les suivent depuis longtemps. Donc c’est aussi sur eux qu’il va falloir se reposer en fait. Voilà. Alors make up, c’est sympa, tu vois, c’est là qu’on n’est pas obligés de réfléchir qu’entre nous, entre députés, il faut qu’on aille puiser les ressources qui ailleurs.
Vous êtes des prédateurs, alors puisez des ressources ailleurs. Je rigole, je rigole, je rigole.
Des idées ?
Oui, vas y. Là, je montre cette scène.
C’est toi à cette époque. C’est un pote. La photo avait été prise.
Non, ce n’est pas une photo.
Maintenant c’est une vidéo. Tiens, tu ne l’as pas vu ? Non, c’est vrai que je l’ai vu. Lâchez lui un. Je ne savais pas trop. C’est marrant, moi chéri, tu vois, on pourrait croire qu’avec mes 20 ans dans les pattes de responsables d’attaques, tout ça, je sois à l’aise et tout alors pas du tout quoi, hein ? Je n’étais pas à l’aise, tu ne l’avais pas vu ?
J’ai le bâton alors je ne veux pas le sauter parce que la personne dit je ne sais pas ce qu’elle dit. Ah bah tiens, il y a Léo Walter, de LFI qui passe ça va être beau maintenant, c’est à gerber.
Ben oui.
. Je suis émue par tant d'émotion. J'étais évidemment émue quand je t’ai vu la. Je vais bientôt reprendre les questions parce que le temps presse. Il y a plein de questions dans le chat, mais derrière, derrière, derrière cette émotion, tu as vu qu’il y a eu une polémique qui je trouve en fait est très intéressante. Tout le reste de l’hémicycle, vous êtes tombés dessus en disant mais comment se comportent ces gens de LFI ? Qu’est ce que ça veut dire de monter au perchoir ? Qu’est ce que ça veut dire devenir, devenir sans cravate, chanter, danser. Et moi, je pense que c’est parce que vous êtes tout à fait naturelle et que là tu parlais bourgeoisement. Mais bref. Et donc comment ça s’est passé ?
Mais tout a été naturel, comme tu dis, on n’a rien prévu, rien, tout est tout partie du cœur. En fait, on vient de là. En fait, contrairement à la plupart dans l’hémicycle, on n’est pas des femmes. Je suis désolé, on n’est pas la Macronie, on n’est pas des DRH en fait. Voilà. En fait, on vient de tous les métiers, de beaucoup de métiers, peut être pas suffisamment divers, mais quand même de beaucoup de métiers. Moi, il y a quelques jours, j'étais encore en train de corriger mes copies des étudiants. Voilà, il y a quelques jours, il y en a qui était ouvrier.
Agricole, étaient amis, des bonnes amies, des amies. Les bonnes notes j’imagine, étaient exaltées et nous gommées.
Et puis surtout moi. Il y a quelques mois, j'étais. J'étais en train de fomenter une manif de Tu vois, j’ai ça. Mais on a tous cette histoire là, Je ne vais pas dire que oui, bien sûr, non, envie. Voilà, j’ai été porte-parole du contre G7, j’ai aidé, j’ai dormi sur un camp pendant un an il y a si peu de temps pour ensuite organiser des manifs contre le G7 et tout ça. On a organisé une manif y’a même pas un an, on était en manif contre les idées d’extrême droite dans la rue, face à tout ça. Comment tu veux oublier ça ? Donc quand tu arrives dans l’assemblée, justement, c’est une manière de savoir d’où on vient. Moi d’avoir, d’avoir chanté ça, on est là putain, je me suis dit mais ah ça y est, je suis quand même ça ! Ma famille, c’est ça, ma famille politique, c’est d’ex pris, c’est ça ? C’est ce quelque part où des fachos. Cette expression du peuple m’a toujours un peu gêné parce que je me dis qu’est ce qu’il y a derrière le peuple ? Mais quelque part, c’est quand même ça. Où sera tu ? On est de tout, de ce peuple dans toute sa diversité quoi. Voilà. Et surtout dans toutes ces luttes, en voilà.
Un mot que l’affaire dit. Ça a un côté révolutionnaire. Le peuple qui entre à l’Assemblée, ça fait peur aux bourgeois de droite. Est ce que c’est ce que t’as ressenti, toi ?
Mais bien sûr ! Et enfin, c’est. Il y en a quand même assez. La plupart des députés qui arrivent sont des bourgeois.
Il y a eu un article.
Mais nous ne nous considérons pas comme des bourgeois. C’est comme ça. Et il y. A eu un article passionnant sur Mediapart il y a deux jours, titré sur le fait que la parité n'était pas respectée au sein de l’hémicycle. Mais la représentation n’est pas représentative, c’est à dire qu’il y a à peu près 60 % des députés des députés qui sont issus des CSP+, alors qu’en fait c’est 9 % de la population. Bien sûr, et je ne veux pas dire mais même y compris en notre sein, un encore un oui a évolué.
Et la France Insoumise n’est pas la meilleure élève par rapport à ça Je vais te retrouver le tweet.
Mais si tu veux, je pense que justement on a fait un énorme effort là dessus et pas encore suffisamment en fait, ça c’est clair. Mais voilà, on a justement en s’appuyant notamment sur Parlement de l’année et surtout ce qu’on a voulu, c’est des gens issus des luttes qui tiennent ça.
Je te le monde, je le redécouvre avec toi. Regarde, les CSP+ continuent d'être surreprésentés au Palais-Bourbon. Et alors ? Je ne sais pas si tu vois la population française. Cadres et professions intellectuelles supérieures, c’est 9,5 % à l’assemblée, c’est 58,4 %, ensemble c’est 61,4 % et 61,3 %.
De CSP+, de CSP+.
Ouais, et la employée c’est 7 %. C’est là. Voilà, voilà. C’est un tableau qui est très intéressant.
Où est ce que tu mets par exemple les instits
Alors les instituteurs ou est ce qu’ils sont mis ? Je ne sais pas. Euh ouais. Alors ce n’est pas moi hein.
Si tu veux te dire, c’est que derrière ces chiffres se cachent aussi beaucoup de choses, hein. Dans le cadre de la catégorie CSP+, entre un enseignant que je suis et bien sûr DRH de grandes boîtes si tu veux, il y a une petite différence. Voilà. Donc faisant attention à ces chiffres là aussi. Mais ça les sociologues te le diraient mieux que moi.
Voilà.
Bon, je renvoie tout le monde à la précarisation, enfin la précarisation. En tout cas là, si la tu vois, on a fait décroché et dans cette catégorie CSP+ on a fait décrocher toute une catégorie. Par exemple les fonctionnaires qui ont perdu 10 % de salaire réel avec le blocage du gel de le blocage de l’indice. Bien sûr les fonctionnaires. Et je peux te dire que quand t’habites en Ile de France, ce qui est mon cas, enfin voilà que T. Ce qui n’est pas mon cas pour autant. Institue toi à qui tout un tas de professions qui étaient considérées comme la classe moyenne supérieure auparavant. Aujourd’hui, je considère que c’est plus la classe.
Absolument pas. Oui, bien sûr, bien sûr.
Donc quand tu gagnes 1000 1600 net en Ile de France, vu le prix des loyers, tout ça, non, tu ne galères pas en fait.
Oui, bien. Sûr, bien sûr. Oui, bien sûr. Milnor te demande dans quelle commission souhaiterait travailler Aurélie. Tu t’es inscrite dans quelques missions.
Alors euh, tu dirais quoi.
La Défense ?
J’avais demandé à la commission des affaires économiques. Mais puisque c’est là que je pensais avoir mis le plus de compétence, c’est là que je pense avoir mes compétences. Mais ce n’est pas qu’une affaire de compétence et faut pas réfléchir comme ça parce que sinon. Sinon, quelqu’un que tu as en face ici, je pense que c’est par rapport à nos aspirations aussi. Il se trouve que c’est là aussi qu’on discute des questions de reconversion, de relocalisation industrielle et. Et puis en ce qui me concerne, de l’agriculture et de l’agriculture et de l’alimentation. Donc évidemment, c’est là que je voulais être,
qui va être candidat ou candidate de la NUPES à la commission des finances ? Demande Aurore.
Voilà, maintenant c’est public. Il me semble, ainsi qu'à Eric Coquerel. Voilà qui a un bilan. Je pense qu’il doit y avoir Valérie Rabault,
Voilà, absolument. Ancienne rapporteuse générale du budget.
Voilà pour les socialistes.
Pour ma part, évidemment, je soutiens à fond la candidature d’Eric Coquerel qui est déjà passé dans ce poste d’ailleurs.
D’ailleurs, avec toi, je crois, avec toi et Eric Coquerel, fais partie de ces députés qui utilisent leur écharpe pour aller. Je me souviens souvent le dimanche, après les gilets jaunes, il faisait le tour des comicos pour aller vérifier comment les gardes à vue se tenaient. C’est pour ça que je te parlais de ça tout à l’heure.
Parce que voilà pourquoi je pense qu’il faut que ce soit lui. C’est quelqu’un qui a des convictions profondes, qui viennent du monde des luttes, qui ne l’a jamais lâché. Toi tu sais que moi ça fait des années que le travail qu’on lutte ensemble en fait Et. Et donc je connais très bien et je sais que ça fait cinq ans qu’il bosse à fond dans la commission des finances qui fait les contre budgets. Voilà. Donc je vais le soutenir.
A Le RN dit que c’est eux.
Par groupé en fait je vais te dire, ça va se faire au nombre de votes. Donc si comme nous on a on veut un candidat commun que je pense qu’on en aura avec la new pass soit en Marche respecte le B-A-BA de la démocratie et nous aurons de fait la présidence de la commission des finances, ça se fera par vote et il ne participe pas dans l’usage de la démocratie parlementaire, il ne participe pas au vote en marche. Soit il décide et ça sera inédit, de participer au vote, ce qui sera en fait une fois une forme deux de tapis rouge déroulé au Rassemblement national. Voilà.
Quand tu entends comme argument qu’il ne faut absolument pas que ce soit la new PS qui est à cette présidence là, parce que justement il va y avoir le contrôle fiscal, la possibilité, qu’est ce que c’est ? Qu’est ce que ça t’inspire ?
La bourgeoisie tremble quelque part. C’est à dire que va t elle ? Les plus riches, les multinationales, tous ceux qui profitent du secret fiscal, qui évidemment tremblent du fait qu’une force comme la nôtre puissent avoir accès à des, à des moyens dont nous ne disposions pas avant. Des moyens en matière d’information, ne serait-ce que ça. Donc ça prouve bien aussi que la lutte, elle se fait dans la rue, elle se fait dans les mouvements sociaux, mais elle doit se faire aussi dans les institutions avec. Avec des gens comme Eric par exemple, qui voilà. Et des forces comme celles de la France insoumise et de la rue qui restent solides sur leurs convictions. Voilà. Mais, mais je comprends qu’ils aient peur.
Tu veux dire même qu’ils n’ont pas tort d’avoir peur.
Même si défendent les intérêts des plus riches et des multinationales et de ceux qui profitent de l'évasion fiscale. Oui, c’est normal qu’ils aient peur.
Ou alors Nico te demande tout simplement qui est qui décide de quels députés et assignés à quelle commission. Est ce que c’est au tirage au sort ? Comment ça se passe ?
Pour faire quoi ?
Pour être ? Pour être dans une commission ? Si tu formule des vœux.
Chacun fait ses vœux. Voilà. Et puis là c’est en train de travailler sous la houlette de notre formidable présidente de groupe. A savoir, Mathilde Panot
Voilà, voilà que vous avez réuni.
Et un bureau qui va être annoncé dont je ne peux pas vous donner la composition. Qui va travailler aussi collectivement.
Sur le temps redondant ? Qu’est ce que ça veut dire ? Tu ne peux pas nous les donner.
Un nom qui sera publié ? Candy Voilà, sinon que.
s’oppose publiquement.
. Comment je respecte les décisions collectives ?
Là, ça commence. Ah oui, ça c’est vrai, ça
Doit exister comme ça, hein ? Ça, c’est vrai.
Ça c’est vrai, ça c’est vrai. Personne ne saura. Ça demande si vous utilisez l’algorithme de Parcoursup pour les commissions.
Ça date mais quand même, ce n’est pas parce qu’on vient du 93 que nous sommes mis de côté, contrairement à ce que vous.
Vous avez rectifié. Oui, alors ça, on en a parlé parce que ça a été évidemment balayé par les 89 députés. Mais. Et est ce que tu crois que c’est le retour de la banlieue rouge, votre quasi Grand Chelem en Seine-Saint-Denis ?
Pas assez. Je pense qu’il y a eu un vote de classe. Voilà. C’est assez beau je trouve. De la même façon qu’on a fait, on a la plupart des députés dans les départements d’outre mer. C’est des votes de classe et ça c’est pour moi. C’est extrêmement positif. Ça veut dire qu’il y a une prise de conscience politique. Qui s’inscrit, qui s’ancre profondément dans les couches populaires, c’est-à dire qu’il y a, voilà, il y a un vote en se disant on a intérêt à voter pour eux parce qu’ils vont représenter nos intérêts. Et ça, on y est allé, c’est-à dire qu’il n’y a pas que les CSP+, il n’y a pas que les professions enseignantes, etc. Comme ceux dont je fais partie d’ailleurs, qui pourrait se dire qui sont VA, qui sont l'électorat, je dirais assez classique d’une gauche de la gauche. Il y a vraiment eu un afflux nouveau aussi chez les jeunes, dans les quartiers populaires et dans ces territoires qui subissent puissance dix la violence sociale et écologique de la politique de Macron. Donc enfin, le fait que ce soient ces territoires qui soient les premières victimes de l’ultralibéralisme, le fait que ces territoires-là aient voté massivement pour la nouveauté, c’est quand même très positif quoi. Voilà. Et moi je suis fier, je suis fier d’en être une des députés.
Alors faites gaffe avec vos trucs là, parce que vos trucs à lapsus la fâchez pas fachos, fâchés, pas fâchés, la France des bourgs, la France des bourges pas. Et c’est assez compliqué en XS. Je ne sais pas si c’est un petit problème, je le trouve dans les noms.
Oui, alors que si veut dire la France rurale, ce n’est pas vraiment la France rurale
Alors on ne peut pas dire la France périphérique, parce que bon, moi ça a été.
Un peu les sous préfectures, ce n’est pas non plus la, ce n’est pas l’Ariège, les montagnes ariégeoises c’est effectivement l' île de France.
Non mais c’est joli la France des Bourg ! Je. Tu sais, je sais, c’est mon mauvais esprit qui remonte là, c’est tout dans la France des bourgs, c’est vrai.
C’est grave parce que par exemple, aussi, c’est aussi significatif que les douze de la Seine-Saint-Denis. Il y a une députée à elle toute seule qui a pris, qui a pris un département, à savoir la Creuse, tout ce qui a une circonscription dans la Creuse. Mais tu vois, c’est significatif aussi. C’est -à -dire qu’il y a aussi des endroits qui subissent d’ailleurs. Pour moi, ce qui est important, c’est de montrer que ces endroits-là subissent la même chose, que ce soit dans les banlieues, dans les cités. Noisy-le-Sec. En ce qui concerne ma circo ou Redon, puisque ma petite fille qui est une député ouvrière agricole vient de là bas et députée là bas, il se passe la même chose, c’est-à-dire le démantèlement des services publics, de l'éducation, de la santé. On ferme des maternités comme aux Lilas qui sont dans ma circo, comme à Nevers, dans la Nièvre.
C’est pour ça. Elle connaît bien le dossier
Unité pour la mélodie entre François et ma famille et ta fille. Ce courant partit donc chez lui, hein ? Ah d’accord, d’accord. Écoutez donc, je peux très bien en parler, surtout que ma famille vient de l’industrie textile en partie. Donc tu vois, on subit de la même façon la destruction de l’industrie textile flics secours comme on subit en Seine-Saint-Denis. Alors c'était il y a des dizaines d’années aussi en Seine-Saint-Denis, on a subi la destruction de l’industrie. Et donc comment ? Voilà comment on recrée des on, des millions d’emplois, Comment garantir un emploi digne à chacun avec l'État employeur en dernier ressort ? Ça nous concerne tous, dans tous ces territoires-là. Et par contre voilà, je trouve que c’est important justement de recréer du lien entre, par exemple les cités dans ma circonscription comme à Flic Secours dans la circo de France.
Et alors, comment tu vas faire puisque tu vas avoir trois jours par semaine minimum à l’Assemblée, entre les réunions de groupe, les commissions, les questions au gouvernement que nous aurons plaisir à rediffuser, à commenter en direct, comment tu vas faire pour garder ce contact avec ce que tu appelles la réalité ? Euh, tout ce dont tu viens de parler là, les cités de Noisy le Sec comme Lili, les rives picardes.
Alors déjà dans ma circo c’est quand même je suis député d’une circo donc c’est déjà voilà, fin ou après j’y vais aussi au quotidien et puis là j’y vais au quotidien, c’est que voilà. Et puis ensuite c’est participer, c’est passer du temps avec les habitants et tout ce qui fait ce qu’ils font, les solidarités, les luttes dans cette circonscription, mais aussi le combat des élus locaux. Donc ça veut dire aussi que dans une semaine, eh bien tu passes pas tes cinq jours à l’Assemblée nationale que tu gardes un pied là-bas. Et puis aussi dans les luttes, c’est-à dire ce qu’on a fait contre la loi.
Oui, je vais te remonter les questions.
Non parce que voilà, c’est passer du temps aussi dans les luttes. Je veux dire, ce que je faisais dans les luttes contre la loi, c’est plus global. Bon bah j’espère. C’est pour ça que je te parle aussi de la volonté de construire ensemble et j’espère que ça va évoluer. C’est à dire que maintenant que je suis député, j’espère que je pourrai encore participer à ces luttes, donc dans ces collectifs, en tant que député certes, mais aussi en tant que femme de lutte quoi, tout simplement. Enfin voilà, donc je compte continuer à poursuivre aussi ces luttes avec vous. David tu vois avec vous tous qui ont participé
Hyper courgette te demande les réunions NUPES en ce moment en commun, ça se passe comment ?
Je n’assiste pas à la réunion de l’intergroupe. Donc je ne peux pas te dire. En plus c'était hier soir donc j’en ai pas encore le compte rendu. Par contre, ce qui va. Alors je fais une digression mais moi ce qui va m’importait surtout c’est le parlement de la NUPES puisque je le préside, qu’il faut que je relance, que ce qui m’importe c’est aussi d’avoir ce grand espace où on est quelques centaines, où il y ait moitié de gens issus des forces politiques, dont les parlementaires et moitié de gens qui sont les forces vives des forces vives de la nation, comme ils disent à droite.
Alors justement, il y a pas mal de questions dans le tchat là dessus comment rejoindre ce qu’on appelle le parlement populaire de la NUPES ?
Pour être clair, on n’a pas fait d'élections. Je vais être franc, c’est de la cooptation. C’est à dire c’est les personnes parce que c’est compliqué. Ou alors on a fait un tirage au sort. Donc c’est les gens dont on considère qu’elles jouent un rôle important dans les luttes, quelles qu’elles soient, et avec tout un tas de critères de représentativité. Parce qu’il ne faut pas que des scientifiques et des universitaires, il ne faut pas que des gens issus de la culture, il faut aussi des gens issus des syndicats, des Assos, etc. Autant de femmes que d’hommes. Il faut des gens issus d'émeutes des quartiers populaires. C’est très important pour qu’ils puissent aussi pousser
Mais donc là c’est fermé quoi. Parce que là, valeur anarchiste demande Ouais, c’est Est ce qu’il peut encore postuler ?
Ben tout le monde de postuler et fort heureusement. Après c’est sûr qu’on ne fait pas des recrutements avec cv, donc on en discute. On a un groupe pour être clair, on a un groupe d’animation une quinzaine où d’ailleurs il y a la moitié de gens qui ne sont pas issus des forces politiques et voilà, on voit qui veut y rentrer et est ce que c’est intéressant ou pas sans se retrouver à trois ou 4000. Par contre, il y a aussi des assemblées locales nues qui sont en train de se faire des parlements locaux. Il y en a plein qui sont en train de monter, qui sont aussi ouverts.
Pimiko demande Est ce que les associations pourront s’adresser à votre groupe ou à ce parlement
C’est mon idée, c’est que ce parlement de la NUPES soit aussi ce lieu de dialogue, d'échange avec les associations, les syndicats, etc. Moi j’avais même proposé qu’on ait des invités permanents qui sont les Assos et les syndicats. Voir de voir, voir pourquoi pas des mandats, des médias, etc. Bon, on va on va regarder ça, Il faut que je t’avoue qu’on sort ça. Faut que les gens se rendent compte que c’est vrai que c’est étrange qu’on ait terminé la campagne dimanche.
Et là t’as l’air crevée.
Ah ouais, en fait on a terminé, ça va hyper vite. Enfin moi. Et pourtant j’ai l’habitude des. Tu vois, j’ai l’habitude des luttes et de l’intensité des luttes. Mais je t’avoue que là en plus, quand elle vit à côté avec des gamins, ce qui est mon cas dit une femme, un boulot à gérer. Et là tu enchaînes en fait, sans transition quoi. Tu enchaînes la campagne jusqu'à mi fin, tu as jusqu'à 21 h dimanche et encore moi je te dis j'étais franchement, je me disais que j’allais être élu puisque j’ai fait 54 % au premier tour.
Donc tout ça, tout ça pourrait être en place quand à la rentrée. Là, je te parle de comment la société civile, celle qui est en train de te regarder, ceux qui font des histoires sur vous, mais qui va, qui va vous contrôler ? Comment elle peut irriguer le Parlement ? Parce que c’est quand même ça l’idée.
l’Assemblée nationale. Je fais une réunion du groupe d’animation sans doute dans quelques jours et puis. Et puis je compte bien le relancer avant cet été. Voilà, ça en est déjà l'été, mais avant les vacances d'été, à nous les vacances d'été, elles risquent d'être assez tardives.
Parce que c’est quoi le calendrier la semaine prochaine ? Il y a plein de trucs mardi, mercredi.
Si j'écoute mes anciens collègues qui étaient déjà députés, le mois de juillet va être très studieux. On ne va pas partir au bord de la plage dès début juillet.
C’est quoi le premier chantier sur lequel vous allez travailler ?
Et peut être la loi. Une loi non va proposer face, ça va être le pouvoir d’achat. Puisque tu as vu que le gouvernement a sous le coup d’une loi pouvoir d’achat, pas seulement les non, on va faire une proposition de loi aussi, sans doute. En tout cas, on y travaille. Et donc avec nos propres propositions. Parce qu’en fait. Alors je vais rentrer si vous voulez, je rentre un peu dans le fond. Ah ben non, pas aujourd’hui. Le gouvernement, tu as la loi du pouvoir d’achat, on ne l’a pas. On a juste des éléments qui ont été distillés au fur et à mesure dans les médias, ce qui n’est déjà pas très sérieux de leur part. Mais bon, du peu qu’on a. Voilà, je vais reprendre deux têtes à peu près. En gros y a c’est complètement ponctuel, insuffisant, voire avec des effets négatifs. Je m’explique. Or le ponctuel est totalement insuffisant. Ces gens nous ont annoncé que le chèque alimentaire serait mis en place en 2000, en 2023. Je rappelle qu’un chèque alimentaire.
Alors on aurait dit puisque tu rentres dans les détails à Bibus qui te demande comment augmenter le salaire et bloquer le prix de la baguette pour un boulanger qui a sa petite boutique.
Alors je l’ai eu quinze fois cette question en débat.
Donc allez, on ne méprise pas les questions du tchat madame.
Donc au contraire, je dis c’est bon, c’est une question essentielle, et si on l’a posée quinze fois, c’est que ce qu’il y a derrière.
Non, je doute trop.
Elle, est vraie. C’est pour ça que je dis je pense qu’elle est très légitime. Bon, en fait, on a tout un tas de mesures. Si on est bien conscient qu’on ne peut pas mettre dans le même sac le CAC 40, les entreprises du CAC 40 et les TPE, les TPE, les artisans, etc. Donc on va avoir, Si on gouverne, on aura tout un tas de mesures qui vont spécifiquement aux TPE, aux artisans, etc. D’abord par le fait d’avoir un pôle public bancaire qui réoriente les prêts, les financements sur les crédits avec des taux d’intérêts à zéro ou extrêmement faibles vers les TPE, les artisans, etc. Donc ça, c’est la première chose. Deuxième chose, on aura une caisse de péréquation qui permet de rendre progressive les cotisations sociales, elles seront beaucoup plus hautes pour les très grandes entreprises, plus faibles pour les très petites entreprises et les artisans. Ensuite, on aura aussi évidemment une bataille contre l'évasion fiscale très rude, qui permettra aussi qu’il n’y ait pas cette concurrence absolument déloyale entre les très grandes entreprises qui pratiquent l'évasion fiscale et les artisans
En dehors de ce qui se passe en Ukraine, je veux dire.
Attends, tu sais que le niveau là on rentre ? Moi dans mon domaine de recherche.
Je vois
, c’est moi les recherches que je fais à l’Agro de Paris. Est ce que je travaille sur les politiques agricoles et alimentaires ? Nous allons vers ce qui se passe. Le niveau des stocks mondiaux pour l’instant, jusqu'à présent, était pratiquement le même depuis des années. Donc, il n’y a pas un problème de stocks mondiaux, il n’y a pas de pénurie de céréales, il y a des spéculations sur les céréales.
Et si on nous dit ça va être trop marrant quand Aurélie va interpeller le ministre de l’Agriculture avec une question super précise et que lui va bégayer.
Ah mais grave ! Mais comment dire. Mais surtout, je vais avoir un grand plaisir à poser ces questions là. Voilà. Et puis je pense que. Alors je pense que ce qui fera notre pertinence, c’est le travail. Voilà, on est venu pour bosser jeudi parce que je crois que quelque chose qui nous réunit beaucoup dans la France Insoumise, en tout cas, c’est la valeur travail. Voilà, c’est qu’on bosse nos dossiers donc, et je trouve que c’est très important. Je suis désolé, je suis un peu vieux jeu, mais des députés qui travaillent. En tout cas, j’espère que c’est ça que nous serons. On vient des luttes, on fait monter, on se fait l'écho des luttes, mais on a aussi des députés au travail. Et je dis ça parce qu’il y a aussi plein de députés qui seront sur des dossiers pour lesquels ils ne sont pas ultra spécialistes, mais ils ont chevillé au corps leurs convictions, les luttes dont ils proviennent et on va bosser, voilà, on va bosser et ça, ça va être terrible pour nos adversaires.
Le tchat écoute avec délectation, mais là te dis à valeur travail, c’est quand même un discours de droite. C’est reprendre le lexique de droite, la valeur travail.
Des amis, la valeur travail, c’est marxiste. La valeur travail chez Marx, c’est le fait de dire.
Attention, on est bien Au Poste alors un petit peu de cours d'économie,
Excusez moi, mais alors allez-y mes amis. Alors il dit c’est parce que ça veut dire que aujourd’hui, c’est la plus value. Excusez moi, mais la SCOP, quand on a, comment dire, quand c’est quand on a une marchandise qui est qui est vendue, Si vous voulez un tel prix, si vous faites dans ce prix là, il y a ce prix et le reflet du travail incorporé par les ouvriers, par tous ceux qui bossent. Le problème est qu’il y a une captation de ce, de cette valeur, de cette richesse créée par le travail qui est spolié si vous voulez, par le capitaliste, par celui qui détient le capital. En fait, le profit du capital ne provient que de la spoliation du travail, de la valeur issue du travail par le capitaliste. C’est pour cela que je pense que la question de la valeur travail c’est et ça a été peut être repris par la droite, mais enfin c’est profondément marxiste et c’est profondément au cœur des luttes entre le capital et le travail.
Voilà désormais ce qui est hégélien, c’est que tu es à l’occasion, tu pourras revoir peut être la rediffusion dans le tchat, ça discute d’un coup beaucoup quoi, tu vois sur le travail, etc. Tout à l’heure sur l’agriculture, ce qui veut bien dire qu’on peut, avec un petit côté plaisantin en fait, parler du fond des choses.
Oui alors ce qui est encore plus intéressant
Comment vas-tu faire ça ?
Médiatiquement par exemple, le capital exploite le travail et la valeur et spolie la valeur issue du travail, mais il exploite aussi la nature. Et ça, c’est encore plus intéressant, c’est de voir qu’il y a un double processus d’exploitation par le capital, à la fois du travail de l’humain et de la nature. Et ça, moi, c’est au cœur de mes luttes. Et René Dumont qui est qui a fondé l'équipe dont je proviens, moi, à la gare de Paris, dit C’est un seul et même système qui exploite.
René Dumont 74.
Voilà le premier candidat écologiste à la présidentielle et c’est un grand agronome qui a créé l'équipe qui a fondé l'équipe dans laquelle je travaille par ailleurs quelque chose C’est marrant, tu sais, cette phrase, c’est le préambule, c’est la première phrase de ma thèse que j’ai écrite en 2006, enfin que j’ai que j’ai finalisée en deux et de publier en 2007. Voilà, je commence par cette phrase C’est un seul et même système qui exploite le travail et la nature, et ça, je veux le garder toute ma vie dans le fond.
Dans le tchat, il y a des gens qui se demandent si c'était un entraînement cette émission et les gens ajoutent "Elle est géniale, elle a réponse à tout.
Haha, C’est sympa, c’est sympa, mais il va falloir qu’on ait quand même réponse à beaucoup de choses dans l’hémicycle et dans les médias. Il est devant les photos d'époque, tu sais, on a comment te dire, on est fort parce que tu as le parlement de la nuit. Pour moi, c’est un truc qui me tient à cœur, c’est que justement on va être forts parce qu’on va s’appuyer sur tous ces gens qui bossent, qui luttent, qui bossent à gauche et dans l'écologie, dans les mouvements sociaux. On est forts de ça. On n’est pas des DRH issus de grandes entreprises isolées dans leur embourgeoisement.
Le tchat te demande : est ce que tu cherches des collaborateurs ou c’est déjà fait ?. Visiblement, il y a beaucoup de gens qui voudraient postuler, qui voudraient bosser comme collaborateur parlementaire.
. Mais c’est très sympathique, mais même ça me touche beaucoup. Je suis en train d’y travailler. Mais voilà, je sais déjà, j’ai déjà mes petites idées, mais j’y travaille. Voilà. Je ne peux pas dire plus et je souhaite. Mais j’ai beaucoup, beaucoup de demandes, beaucoup de candidatures. Il y en a aussi dans le groupe. Est ce qu’on va avoir un groupe parlementaire ?
Merci, merci beaucoup.
Merci à vous pour les questions et les réactions que je vais relire tranquillement.
Voilà, ça, c’est de la conclusion. Madame, au revoir, Madame à bientôt.
