Cinéma : les militaires au pouvoir ?
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Amis du café, amis de la police, amis des bidasses, aujourd’hui amis du cinéma, amis des mutins, des appareils guerriers.On est ensemble pendant au moins une heure avec un vieil ami qui s’appelle Olivier Azam que je vais vous présenter dans quelques secondes, qui s’occupe avec d’autres de cinéma. Attention, le voici, le voilà. Bonjour.
Salut, David.
Salut Olivier. Alors aujourd’hui donc toi tu t’occupes des non, il n’y a pas de café, donc il n’y a pas de cognac dans le café. Pas du tout. Le son est nickel. Je vous remercie infiniment. Alors chers amis, petit point d'étape, petit point technique dont je vous parlerai plus tard, on va changer de machine, on va changer de visuel et donc ça va être mieux bientôt. Donc Olivier qui est à l'écran, c’est un vieux copain tu es un des pionniers de ce qu’on a appelé les télé libres dans les années 80. C’est bien ça ?
Un peu plus tard, parce que les pionniers, effectivement, c’est dans les années 80. Mais moi je suis arrivé un petit peu après dans le truc des mouvements des télés libres qui avaient lieu à la fin, au milieu des années 90 et au début, un catalogue plutôt avec échelle locale genre télé bocal, il y avait la TV bruits, enfin bon, des tas de chaînes qui avaient un peu partout en France à ce moment là. Et puis je me suis beaucoup occupé des aléas TV parce que je suis un des fondateurs d’une télé que tout le monde oublie aujourd’hui, mais qui a défrayé la chronique. Et c’est comme ça qu’on se connaît, parce que c'était au moment de juste avant le loft.
Voilà, c’est ça. C’est à ce moment-là qu’on s’est connu en fait. La télé, c'était sur Paris. À l'époque, il n’y avait pas d’autre possibilité que de prendre un émetteur pour faire de la télé. Il n’y avait pas de YouTube, il n’y avait rien. On parle d’un temps où il n’y avait pas tout ça. Il n’y avait pas Twitch où il y avait pas tout ça.
Bah oui, c’est pour ça que c'était son rêve de se retrouver sur une technologie aussi simple malgré tout, même si tu me dis les petits soucis, mais quand même, on avait des soucis beaucoup plus gros. Rappelle-toi à l'époque, ne serait ce pour ça qu’il fallait brancher des émetteurs, monter sur le toit, négocier des trucs. Le CSA, les machins faisaient une bagarre permanente qui a duré des années. Et pour nous, l’enjeu, c'était évidemment de rester, bien évidemment, mais en fait, c'était quand même d’imposer en France la possibilité pour que le gouvernement autorise des télés associatives nationales. C’est ça qui était un peu dingo. Et en fait, on a presque gagné mais on a beaucoup bataillé. Ça a duré des années parce qu' au début, ils ne nous ont pas vu venir, donc ils ont laissé. La loi est passée parce qu’on a pu autoriser de télé réalité la sortie 25 Trautmann en 99. Ouais voilà, on a réussi à faire passer parce qu’on a fait un an de piratage sur le stade. Donc en fait ça a été rocambolesque un peu vite, mais il y avait des tas d’opérations devant la FTP, sur le toit partout, pour montrer que les canaux étaient disponibles. C’est à dire que le canal à Paris possédait plusieurs canaux disponibles et le CSA qu’il a conçu par ordre du visuel avec la copie TDF à l'époque, disait que s’il y avait pas de canaux, que ce n'était pas vrai.
Ça, c’est ça
Et donc nous, on était en démonstration, en diffusant en fait moi et les autres. Ouais, ça aussi m’a paru très important. C’est eux qui ont commencé d’ailleurs dans les années 90. En gros, démontrer ce qu’on savait depuis déjà les années 4, depuis longtemps que le canal 35 marchait comme d’autres canal et qu’on pouvait diffuser. Ça a été la première bataille.
. Tu es là parce que tu t’occupes avec des dizaines d’autres de Ciné Mutins. Là, au moment où on se parle, je suis en train de montrer à l’antenne le site
C’est-à-dire la coopérative qu’on a fondée en 2002, il y a seize ans, donc 2004. En 2005 en fait la coopérative s’appelle les mutins de Pangée. On a vraiment commencé à cette époque là. Quatre ans après, on a dû arrêter les aléas télé parce qu' on était épuisé, on ne pouvait plus. Puis c'était des bénévoles, il faut dire, c'était du militantisme acharné. Et donc on a abandonné un demi siècle quand Sarkozy est arrivé, après toute cette bataille énorme. Et en fait, à ce moment-là, on avait commencé à monter cette coopérative pour produire nos films. En fait, c’est tout. Ça devient ce qu’on produit maintenant. Et en fait, comme on a toujours le goût de diffuser et qu’on a mis un temps fou en termes de films, surtout pour le cinéma et entre-temps, en fait, on a commencé à éditer des DVD. J’ai commencé par l'édition. D’abord, on a édité nos propres films. Le premier qu’on a sorti au cinéma, c'était un film que j’ai réalisé avec Daniel Mermet qui s’appelait “Chomsky et compagnie” en 2007 2008, qui a plutôt pas mal marché. Donc du coup, en anglais, on en avait fait un, on avait fait nos premiers DVD et c’est comme ça que les gens ont commencé à éditer des DVD. Et en fait les DVD ça marchait à l'époque, c'était pas comme maintenant, c'était un supportent des films très très très diffusés et donc encouragés par ça et par dont parle succès, puis par le désir optique d'éditer d’autres gens comme René Vautier dont on va parler, mais de choses un peu auxquelles on tenait en fait. Petit à petit, on a élargi. On a commencé à faire beaucoup d'éditions DVD entre les films qu’on faisait pour le cinéma et puis comme on avait entre temps et puis voilà, on a continué à se faire une place là dedans et puis on a pris le tournant il y a quelques années, de la vérité parce qu’on s’est dit Tiens, quand même, on ne va pas laisser passer sur place.C’est intéressant. On a commencé à bricoler en DVD et puis l’année dernière, on s'était dit Bon, une fois, là, il faut accélérer en une chose, il faut qu’on fasse un truc un peu plus mieux. Et en fait, on a en fait, le premier jour du confinement, on s’est dit voilà, c’est le moment, on n’a plus que ça à foutre puisqu’on pouvait plus rien faire d’autre. Donc en un an, on a consacré toute notre énergie à l'équipement petite équipe avec des développeurs,. Des prestataires et tout à créer un site devait rodé, entièrement dédié à la mélodie séparée de notre site qui l’est Mutins.org. Et ça s’appelle Ciné Mutants la Libre. Voilà, au moins on sait au mieux que c'était confus avant, on avait tout dans la même note, sur le même site et personne ne comprenait rien. Donc là, c’est un site entièrement dédié à la vie, au but et. Et ça a commencé en juin, donc ça choque encore. On a quand même bien bossé entre le début du confinement pour être prêt le plus rapidement possible. Ça démarre en juin et à vrai dire ça n’a fait que monter et surtout accélérer à partir d’octobre. Évidemment, la situation du cinéma et du confinement a fait que les gens se reportent un peu plus sur la V2 et que non, ce n’est pas une opportunité.
Alors pour ça, pour ceux qui arrivent, parce que c’est assez extraordinaire, tu es absolument pas du tout un bon commercial pour ceux qui arrivent là et qui ne comprennent rien à ce que tu racontes. En fait, vous êtes le Netflix intelligent, vous êtes Netflix, camarade, vous êtes les compagnons, vous êtes la meilleure alternative qui soit à Netflix. On commence comme ça, chers amis.
Je préfère que tu le dises demain.
Bien sûr, bien sûr, je n’en ai pas peur.
D’ailleurs, on a démarré comme ça en rigolant, en disant mieux l’alternative à Monsieur X parce qu’on voulait un peu expliquer aux gens. Déjà parce que c’est la vérité. Il y a un an, il y en avait beaucoup. Je ne savais pas du tout ce que vous faisiez. Avez vous des livres audio ? On demande José Moshi Vidéo à la demande en français, c’est pas mieux. Donc voilà, c’est en gros, c’est regarder des films sur internet de façon légale, euh en bonne qualité. Parce qu’il y en a marre des trucs pourris que nous vivons sans publicité et choses importantes comme essentielles, en rétribuant de façon équitable les droits avec les ayants droit. Parce que c’est bien joli si on défend le cinéma, il faut aussi défendre que c’est une économie.
Donc c’est-à -dire que vous reversez aux producteurs qui reversent aux auteurs, c’est ça, c’est ça que ça veut dire ?.
Les distributeurs, c’est les gens qui ont les catalogues qui sont propriétaires. Un catalogue, ça peut être des fois on devient réalisateur directement quand c’est un tout petit réalisateur qui a voté pour lui. Même. Ou alors des distributeurs comme Jour de fête que tu connais ou. Ou des distributeurs qui font plusieurs trucs qui font que la VOD que de l'édition. Eh bien voilà, il y a une répartition 55 ans après qu’ils ont d’autres accords, mais en tout cas, nous, les accords, c’est ça. Et en même temps, on considère que c’est pas trop cher de voir un film. Parce que si tu veux, si tu ne fais que passer sur ce montant, tu vas pouvoir voir un film entre trois et 4 €. Juste un acte comme ça. Prendre un film de moins d’une heure, ça va être 3 €, un film de long métrage qu’une sortie au cinéma ou pas d’ailleurs, qui nous dit en tout cas, ça va être 4 €, ce qui est quand même le prix d’une bière. Alors évidemment, pour les gens qui n’ont pas l’habitude de payer pour des films, disons assez chers, mais attends quand même, par rapport au prix d’un DVD, d’une entrée cinéma, vous êtes dans une salle très correcte. D’autant que les films, on peut les voir pendant sept jours. Un film enfermé à chaque petit comité. Ça, c’est la version où tu ne fais que passer. Mais t’as aussi les cartes, parce que c’est quand même ça qui fait. Il y a beaucoup de gens qui ont des cartes de chez nous, des cartes prépayées. C’est un petit peu l’esprit du vidéoclub. À l'époque où les gens avaient ta carte au vidéoclub ou ta carte pour les pizzas, tu joues à gauche, tu achètes une carte et au lieu de chaque fois même pas carte bleue dans dans le truc pour payer un truc que tu débite avec ta carte. Mais on a réussi à faire en sorte que si tu achètes des cartes de cinq, dix ou 20 films, ça peut aller jusqu'à. Ça peut faire que quand tu vois un film aura coûté que 2,50 € au lieu de 4 €, ce qui est quand même vachement intéressant pour les gens et nous en fait. Bon, c’est un peu technique, économique, ce que nous importons, malgré la réduction.
Moi je trouve ça important de raconter comment tout ça fonctionne.
Alors si tu veux, malgré la réduction qu’on qu’on fait pour le client, en gros la personne qui vient acheter la carte, nous on reverse la même chose aux ayants droit. C’est à dire que si les gens ont payé avec une carte mon reverse comme s’ils avaient acheté à 4 € la si tu vois la différence, c’est nous qui la prenons. C’est que ça veut dire que sur une carte, votre clé de 20 films ont les moyens de changer, ne perçoivent quasiment rien. Mais pourquoi on fait ça ? Parce qu’on considère qu’on peut le faire. Parce qu' on est soutenu quand même. Il faut le dire annuellement, c’est au coup par coup, par le seul homme qui nous aide un petit peu et pas mal parce que ça nous permet de faire ça. Mais si tu veux, on peut pas visqueux avec des subventions. Heureusement d’ailleurs, c’est un principe de dire mais sans publicité, il y a que deux choses à faire si le public. est libre. Et le soutien des gens. Donc là on est dans le on est dans un truc qui nous va bien. Nous qui sommes des indépendants acharnés, c’est qu’on aime la publicité, c’est hors de question, jamais. Et la collecte de données, tout ça. Pas chez nous, pas ici. Quand tu vas chez nous, que tu n’es pas traqué, on ne sait pas ce que tu veux. Par contre, oui, le public, oui, ça on défend ça à fond. Il faut des fonds publics, il y a des choses intéressantes et c’est une bagarre. Mais on est quand même soutenus parce que c’est des professions qui jugent qu’on fait. Tu vois, c’est.
Bien sûr.
Quand même, on passe devant des commissions, on est obligé aussi de revoir, de montrer ce qu’on fait à la fois éditorialement mais à la fois économiquement. Et ce n’est pas aidé pour pas que tu te plantes, quoi. Donc c’est quand même.
Pour dire la vérité à ceux qui nous écoutent. Pendant qu’il y avait le compte à rebours avant la prise d’antenne, on regardait les chiffres de vente et de vélo des d’un pays qui se tient sage. Vous êtes dit juste derrière Orange et devant tous les autres. Je veux dire quand même, c’est du sérieux.
C’est de là qu’on parle en orange, tu me dis. Alors je suis déçu. Je pensais qu’on les battait. Maintenant on les attend. Tu vois ce qu’ils ont fait chez Orange ? Ils ont d’un coup, ils ont, ils ont vu l’opportunité, on va les battre et en fait on s’en fout en vrai. Mais en fait, ça montre quand même que malgré tout, on dit toujours plus alternatives. Ouais d’accord, mais quand les films comme le tien sont en cohérence totale avec l’endroit dans lequel ils sont diffusés. Mais c’est vrai, pas que pour la 2D, c’est vrai pour l'édition libre par exemple, c’est vrai pour les librairies. Bon, tu vois, c’est vrai, c’est passé à ton bouquin, ils ne vont évidemment pas quand t’es à la Fnac ou dans les relais, il y a tellement de points de vente que l' on vend beaucoup. Mais au niveau de la qualité du rapport aux libraires par exemple, qui va toi, qui va te conseiller un bouquin ça n’a rien à voir. C’est comme dans un cinéma ou quoi sera un film de cinéma. Tu sais bien, quand t’es dans un cinéma qui a fait le boulot, qui a l’habitude de faire ce boulot là dans des salles pleines, les. Ils font ça comme ça. Donc nous. Quand une quantité diffuse de bons films chez nous. Effectivement, si c’est totalement cohérent, on est super contents et en plus à jouer le jeu où tu as, tu l’as vraiment fait. Dès le début, tu m’as dit ça, ça a beaucoup aidé le film à démarrer. Et bien après le bouche à oreille, les gens savent que le mieux pour voir le film de l’avis du fan sur cinéma, tant que sur Netflix, on n’y passé pas. Mais il y a quelque chose de cohérent ici. Et cette cohérence là, on la revendique à tous les niveaux, y compris évidemment dans le choix des films aussi.
Puisqu’en fait ce soir, c’est notre première qui, j’espère en appelle d’autres de ciné débat. C’est à dire qu’en fait on a pris un thème qui en fait un thème qui est d’ailleurs à la une du site en ce moment, qui est les militaires au pouvoir. Donc on va avoir des extraits de quatre ou cinq films ensemble, des extraits que vous avez en catalogue, que t’as choisi, que tu as découpés, que tu as montés, qu’on va, qu’on va, qu’on va diffuser pour discuter, évidemment, par rapport à la à la, à la tribune des militaires. Et en fait, c’est en ça aussi que vous êtes en dehors des autres plateformes, dans le sens où il y a d’autres plateformes, je pense à la Cinémathèque par exemple, il y a il y a deux plateformes que j’aime vraiment, c’est la Cinémathèque qui est de la SRF, des réalisateurs de cinéma fiction, qui est la Cinémathèque enfin, où il y a beaucoup de classiques. Et ça c’est génial, on trouve plein de trucs dessus.C’est un bijou. Donc c’est vraiment, c’est vraiment super de vous retrouver là. Et vous plus dans un truc de cinéma engagé, militant, où tu sais pas comment tu peux, tu pourrais dire ça, on n’est pas chez les cons ou quoi ? C’est très clair quand on est chez Butor, et ce qu’il y a, c’est que vous vous accompagnez les films, c’est à dire qu’il y a, il y a un choix éditorial, là, on le voit par exemple Joyeux anniversaire à la radio, Les militaires au pouvoir Israël-Palestine. Vous vous lancez des collections qui sont liées un peu à l’actualité, vous avez des entretiens, des interviews de réalisateurs, d’auteurs. C’est tout sauf des algorithmes.
Ah bah oui, il y a des humains derrière la machine, à tout le niveau, on répond même aux gens. C’est à dire que même des fois, lorsqu' ils s’occupent beaucoup de ça, on est tourné ironiquement en quatre au quotidien. Donc ça fait des fois dimanche soir, il suffit dit j’ai pas un client, il a pas réussi à se connecter. Je l’aime bien..
Vous dites client ? Ça m'étonne qu’on appelle ça des clients maintenant.
Parce que tu sais pourquoi ils sont en train de se transformer en clients. Mais on lutte contre, ça bascule en avant. Ce n'étaient pas des clients, mais il y en a qui se comportent comme des clients, alors on essaie de les éduquer. Mais c’est pas évident qu’on comprenne qu’il y a une humaine derrière la machine et que c’est plus un algorithme, c’est plus des clients, ça devient des gens, des spectateurs vachement attentifs. Mais alors nous, on a une grande, grande relation avec, avec les gens qui nous soutiennent depuis le début. C’est à dire que depuis seize ans, il y a des gens qui ont souscrit, qui sont qui on appelle des SMG, des souscripteurs modestes et géniaux à cause de Mermoud. Un petit peu. C’est lui qui avait lancé ça. Et ceux-là, ils sont bien des fidèles qui sont là depuis seize ans, qui suivent. Incroyables. Ils ont suivi des gens qui nous suivent et on a une lettre d’information qu’on envoie toutes les semaines. Du coup, c’est la gentillesse, c’est la mailing, c’est C’est tout con, mais une lettre un jour à celui organisé qu’on fait tous les samedis et qui permet de garder le contact. Et là il y a des gens qui nous suivent comme ils suivent, comme un média, comme un support, une revue, ce qu’ils veulent, sauf nous. Comme l’angle, c’est quand même toujours par le cinéma. Et donc. Et donc effectivement engagé. Moi militant, j’aime pas du tout le mot pour le cinéma parce que je considère pas que le cinéma c’est militant, c’est autre chose. Mais je n’ai rien contre les militants bien sûr, mais je veux dire militant. C’est une marque qui sert souvent au pouvoir et aux gens de la profession, créé pour marquer un truc et le manigancer pour le dénigrer, pour le marquer au fer rouge, pour faire très attention à ce terme. D’ailleurs, sur le site de ciné, tu sais bien que les films sont sortis au cinéma qui sont une grosse production aussi. Pourtant, par exemple, on a des films qui sont sortis comme je vois l’exercice de l’Etat y a quelques années, mais on ne sait pas, C’est pas un petit film qu’on trouve super et qu’on avait mis jusqu'à Gourmet, je crois.
,Oui, mais tu as raison. Mais j’ai vu quand j’ai dit militant, j’ai vu que tu tickets
Et j’ai dit tu veux ça ? On va en parler avec René Vautier. Mais ça a permis notamment à la profession jusqu'à sa mort, à considérer René Vautier comme un militant pas objectif machin. Alors que quand tu vois l'œuvre de René Vautier, non seulement c’est une cinéaste incroyable avec une forme, je veux dire il y a peu de cinéastes, quelqu’un qui a besoin de faire ce qu’il a fait en même en termes d’idées, de dix définitions de dispositifs. C’est assez énorme ce qu’a fait Gautier, en dehors du fait qu’il a pris des risques incroyables, c’est le seul cinéaste que je connais qui a un bout de cas et vécu toute sa vie avec un bout de caméra dans la tête parce qu’il. On lui a tiré dessus en Algérie. L’Armée française lui a tiré dessus et la caméra s’est disloquée. D’après Vautier, c’est une histoire incroyable, mais en même temps qui tue Une histoire de France du cinéma en France. Et toute sa vie, il a été. Il n’a pas eu de visa. Une partie de la profession la dénigrer une grosse partie de la profession parce que des fois, pour des tas de raisons.
Alors je propose qu’on parle de lui quand on va montrer un extrait ici, si tu veux bien. Olivier, il y a une toute petite question technique concernant les mutants, puis après on va, on va sur le champ de bataille, les militaires au pouvoir. C’est une question concernant les DRM, est ce que vous vendez avec ou sans DRM ?
Non, mais je ne dois pas le dire très fort parce que c’est un tabou. Parce que, en fait, je le dis, on le dit au CNC quand on passe en commission, il n’y a pas de DRM pour des raisons qu’on revendique mais qui vont être, qui sont très dures à tenir. Parce que, comme tu peux le comprendre, c’est très dur à tenir où on fait confiance aux gens, on fait confiance, on fait, on a, on a des spectateurs qui sont très éduqués et qui comprennent très bien que déjà il ne faut pas mettre les films sur YouTube comme on fait la guerre à YouTube. Loïc Dès qu’on a l’occasion, on fait retirer tous les films qui sont mis sur YouTube, ça c’est sans concession. Après, il y a le partage de regarder tout ça en ne regardant pas ce que font les gens entre eux. Qu’ils fassent ce monde des films qu’on a toujours fait dans la vie, hein. Mais simplement, il faut, si tu veux, te retrouver sur une plateforme qui fait de la pub sur des films qu’ils ont piratés, c’est insupportable pour nous, quoi. Tu vois des plateformes qui font de l'échange de fichiers en faisant leur business publicitaire sans foi ni loi sur les films sur lequel ils n’ont pas le droit. Nous, on trouve ça hyper insupportable, mais en même temps, des fois on y peut rien, mais en fait on fait confiance aux gens qui nous suivent, qui lisent aux attractions. Tout ça pour en faire gaffe. Ils ont des fichiers on ne peut pas parce qu’en fait, nous on est parti du principe. La partie où tu achètes un fichier, c’est quand même un peu idiot de dire à des gens tu vas payer pour un truc qui sera moins bien et moins libre qu’un truc que t’as volé. C’est quand même un peu fou comme raisonnement. Et donc on résiste, mais ce n’est pas évident dans la profession.
Alors tu lis dans le tchat, c’est des obsessionnels, donc certains demandent ce que c’est que les DRM. Donc on nous dit direction du renseignement militaire. Non, c’est pas ça. Et je vois que ça y est, les gens sont en train d’expliquer ce que c’est avec Chico que je salue, avec Chico qui était qui est une des abonnés de la première heure de ce post. C’est un peu compliqué, c’est quand les gens s’abonnent aux posts, ils donnent 30 % à Jeff Bezos, donc c’est un peu compliqué. Cela dit, je me demande vous, votre serveur, il est où ?
Vidéo en attente si on sait, on sait qu’on est chez un service qui s’appelle Kino. En. France, qui a bien bien français, mais on est sûr qu’ils utilisent des technologies du genre Amazon, tout ça parce qu’il y a plus de ça quasiment en dessous des serveurs. Mais ce n’est pas transparent. On ne sait pas vraiment, mais ça c’est pour la partie des films. Après on utilise pour la vie ou pour les extraits et tout ça c’est pas mal. Vimeo qui aux Etats-Unis au moins ?
Alors écoute, justement, je te propose qu’on fasse le premier extrait. C’est un extrait qui dure alors six minutes zéro deux Et justement en droite ligne avec ce que tu viens de dire, pour moi, c’est important qu’on puisse présenter des extraits en les contextualisant. C’est à dire ça c’est comme votre travail et on le fait en toute légalité. En fait, en tant que distributeur, tu as le droit de montrer des extraits pour parler des films. Parce que je sais, on a aussi un partenariat avec l’INA. J’ai essayé d’expliquer aux twittos qui le regardent que, streamé dans tous les sens. Il y a un moment, ça va poser un problème pour la création, quoi. Voilà. Donc ce qu’on fait là, c’est c’est en tout. En fait, en gros, en tant que distributeur, tu as droit de prendre des extraits de certains films, pas tous, et de les de les montrer si ça passe dans la distribution.
. Donc ce sont considérés comme communiqués sur les films, etc. Donc effectivement on le fait. Bon là en plus là c’est la famille, la nuance.
Je vaismettre l’extrait. Est ce que tu veux quand même introduire un tout petit peu le film ?.
René Vautier Bon, pour ceux qui connaissent, pas du tout les moins de 50 ans aussi, c’est important. Qui a fait qui a fait Afrique 50, c’est-à -dire le premier film anticolonial, Un coup qui est un des premiers films. En tout cas on peut dire au moins lui en neuf, il avait 20 ans et c’est un gars qui avait fait de la résistance à seize ans dans ces eaux-là. Il a un parcours quand même assez courageux, mais quand il a commencé à faire des films, c’est un gars qui était. Comme une histoire de toujours à distance avec le Parti communiste. Mais en fait quand même, il a toujours revendiqué parce qu’il est dans la résistance avec les communistes et il a fait, il a fait ce parcours toujours très en avance sur l’histoire. Moi c’est ça que je me marche au dessus, c’est que quand il fait son film avec 50 personnes, tu vois, c’est quand tu vois la presse en action. On avait sorti il y a quelques années un bouquin avec le DVD qui est épuisé maintenant sur le fonctionnement. C'était on raconte toute l’histoire, c’est assez incroyable. Histoire de fiction. On en reparlera un autre jour si tu veux, mais en tout cas, ça montre bien qu'à l'époque, il était très rare d' avoir un discours anticolonialiste en France. Et donc lui, il a fait. Et puis naturellement, dans son parcours, je ne vais pas tout faire parce que c’est énorme et puis Vautier, dans mon histoire, je l’ai connu aussi, il a fait plein de choses ensemble. Il est mort en 2015. Euh en fait, Vautier, il était le cinéaste du cinéma algérien indépendant et y compris pendant la guerre d’Algérie. C’est-à -dire que. Il part très vite avec sa caméra, il passe de l’autre côté, ce qui est quand même assez fou parce que quand il fait ça dans les années 50, quand même, il ne sait pas s’il reviendra un jour voir, c’est quand même bien sûr. Et puis en plus, ça va être très compliqué parce que d'être pris pour un espion, le FLN également, ils vont foutre en prison, etc. Il va s'évader, il va revenir dire aux gens du FLN mais vous, vous mourez pas. Je suis venu travailler pour vous montrer ce qui se passe sur le terrain. Il n’y a pas de raison que vous aussi vous t’emprisonner ou qu’il se retrouve entre deux feux ici. Et donc la caméra dans la tête En Algérie, si ça se passe, il va filmer un Algérien en flamme. En fait, il va filmer vraiment toutes les archives qu’on voit en général dans les documentaires sur la guerre d’Algérie, la plupart des archives du côté algérien, le train qui sort dans les archives qu’on voit souvent, c’est Vautier qui nous a filmé. Et ça, c’est assez impressionnant parce que. Parce qu’effectivement c’est un récit qui du point de vue deux de l’ennemi de la France à l'époque, mais lui c’est anticolonialiste avant l’heure. Enfin parce que très vite, il comprend que ça ne pourra pas être possible que que l’Algérie ne peut pas rester française comme il avait compris pour la ou le reste de l’Afrique. Mais il comprend ça un peu trop tôt et donc il va être méprisé évidemment pendant des années par la haine par les Français, notamment par des gens du cinéma d’Astier. Mais il va continuer, il va faire, il va monter le cinéma africain, le cinéma algérien. Après, après l’indépendance en 62, il va être à l’origine carrément dans une pensée souterraine d’Hugues. Il va être à l’origine de la formation des premiers cinéastes algériens. Il va faire avec eux les premiers films indépendants de l’Algérie indépendante, comme un peuple en marche où tout ça est disponible sur son temps. On les édite, on les édite, je peux montrer mes débuts épuisés, donc c’est pour ça que je le montre.
Si c'était le cas, je ne sais pas pourquoi je vais te mettre plein pot, je peux être plein pot.
C’est un DVD. qu’on avait sorti il y a quelques années. Euh. Je ne cherchais pas ce monde. Bon, puisqu’il est épuisé depuis deux trois ans et il se vend figure toi. Je me chambre donc il le vendait à 500 € sur Amazone. Donc on dit aux gens quand même, quand vous achetez un DVD, vous savez quand même que c’est de la spéculation. Vous allez vous enrichir, mais celui-là, il peut avoir en tête. En vrai, ne l’achetez surtout pas sur Amazon parce qu’il y 500 €, ni même à 30 €. Parce qu’en fait, on est en train de préparer la nouvelle réédition de tous les films de René Vautier, y compris des inédits.
Et alors donc là, on va montrer un extrait d’avoir dans les avoir 20 ans dans les Aurès, qui est un film de 72, me semble t il. Qui va avoir le prix de la critique internationale au Festival de Cannes ?Et en fait, ce que vous avez. Ce que vous distribuez, c’est une version restaurée, je crois.
Le film a été restauré en 2014 quand l’ours Goupil magnifique a été restauré, est ressorti au cinéma à ce moment-là. C’est un film donc pour vous présenter quand même brièvement, c’est un film de fiction. Les cinq étaient faits par René Vautier. On a donc dix ans après la fin de guerre d’Algérie, en une année en France, 25 films français finalement tournés là bas, et notamment plusieurs endroits. Mais c’est un film qui a été fait avec. Avec des témoignages de gens qui ont fait la guerre d’Algérie. Donc il a recueilli des tas de témoignages et il a écrit les dialogues, il a mis les acteurs en situation, il les a même fait réagir à la situation. Le dispositif était très fort et c’est-à -dire qu’il a mis une classe, une bande de français de rebelles un peu déçus qui sont en train de se faire mater par un acteur qui est génial, qui est Léotard ?
Le salaud quoi ? Mais qui est en train de mater cette bande d’insurrection ?
Parce que dans la famille Léotard, il y en a eu deux.il y a eu François et Philippe. Il s’agit bien du frère.
Les deux étaient de bons comédiens quand même. Mais ce n’est pas le militaire, c’est l’autre. Ceci dit, l’autre, il a quand même abandonné. Il a un peu fléchi, mais en fait non. Le truc de ce film, c’est ça, c’est qu’ils ont travaillé à partir de l’outil de travail, à partir de bandes truc machin, et ça c’est très original. Bon, je vous raconte pas tout le film, vous allez voir juste un extrait du début du film. C’est pas le tout début, mais c’est un début qui est assez symptomatique de la vision je trouve. Assez film de nouveau type.
Alors je vais lancer, je vais lancer l’extrait. Là, il y a plusieurs possibilités. Soit. Olivier, toi tu entends le retour et si tu veux réagir, si tu entends pendant l’extrait, tu peux ou sinon on regarde l’extrait en entier et on réagit après.
Ah oui, j’avais pas prévu ça donc j’ai pris que des extraits du son et là je pense qu’on ne peut pas parler dessus. Il faut que je parle.
Donc voilà.Donc je vais mettre la scène, on sent exactement ce que ce que tu dis, c’est à dire l’idée que c’est de la fiction, mais qui est quand même à base beaucoup de. Les répliques sonnent plus vrai que nature.
Alors bon, je dois juste dire pourquoi Je sais que je suis dans le cycle dans la collection. Parce que le lien n’est pas évident. C’est pas vraiment encore les militaires au pouvoir, mais il faut dire que la tribune qui est sortie cette année, je sais pas si tout le monde l’a remarqué, mais il y a eu une tribune qui est sortie le 21 avril 2000 2021 et il y a des gens qui connaissent l’histoire dans ce pays. Il n’y a pas que les et les gens qui l’ont sortie ce jour là. Ce n’est pas pour rien qui sont sortis de cette tribune ce jour-là, parce que c’est là l’université, l’anniversaire du putsch des généraux d’Alger, des Quarteron de généraux, comme disait le général de Gaulle. Et donc c'était quand même. Et donc le lien est absolument direct avec cet événement.
Oui, oui, je mens.Parce que quand même.Parce qu’effectivement on avait deux thèmes possibles, l’un sur les luttes syndicales, l’autre sur les militaires au pouvoir. Point d’interrogation, qui est une collection de films que vous avez montés dans l’urgence pour répondre en fait à La Tribune, finalement, il y a eu deux tribunes des généraux, on l’appel des généraux, il y a quelques généraux. Alors on a fait toute une émission au poste là dessus avec Jean Dominique. Mais donc on avait fait le choix d’avoir 20 ans dans les Aurès. C’est évidemment lié à ça. J’envoie, j’envoie l’extrait et on se parle,dans six minutes, tout ira bien.
Moi je sais pas si on peut le voir,
Alors, que se passe t-il ?
Le lieutenant. Il y a eu la manière dont. Pourtant avec nous, il était tombé sur les pires. Il a commencé à nous avoir dès le quand on nous a laissé glander trois mois. En plein sur le camp des Insoumis. Des contacts dangereux pour la troupe. Et pourtant, avec les inondations. Quand il.Rappelle.On se laissait complètement aller. On s’emmerderait comme des rats, non ? On aurait mieux fait d’y rester. On va partir de chez nous. Bon, on va pas y aller par quatre chemins quand même qu’on y est pas du tout. Je vous connais, j’ai déjà plein de manifestations contre la guerre d’Algérie. Rassemblée autour du sergent instituteur contestataire. Vous écoutez l’armée ? On vous envoie pourrir ici, dans le chaud au fond du Sahara. Voilà, comme je vous connais. Il y a juste que vous me connaissez aussi, lieutenant Perrin, j’ai fait l’Indochine. C’est celui qui est là haut qu’il a fait. L’Indochine, comme le reste d’ailleurs, les fait tous marrer. Septième jour il a fait l’Algérie. On ne sort pas, hein, on est pas au service de mon lieutenant. C’est pénible. Tous les matins, le lieutenant, la grosse, la grosse sous la Colonne à l’hosto. Là. Deux hommes ont un peu droit. À un devoir. Bon d’accord, moi la discipline, j’ai comme vous, j’en ai ma claque. Je suis ici pour organiser un commando de chasse. Vous êtes une équipe, vous êtes unis. Ce qui m’intéresse, c’est votre groupe, mais je pense que ce type de réflexion. Voilà ce qui se passe. Le camp ici va être dissous. Vous allez retourner séparément dans des unités différentes, mais je vous propose un autre moyen de sortir de ce merdier. Voilà, je prends tout votre groupe et le commando de chasse, on le fait ensemble comme on le cherche. J’aurai la paix. Pas de colonel pour vous emmerder, rien que vous et moi. Je sais ce qui peut se passer. Vous êtes une douzaine unis. Moi je suis tout seul, mais ils sont à peu près semblables. Les miennes sont différentes parce que j’ai vécu autre chose. Il est possible que ce soit vous et pas moi qu’il dirigé ce commando chasse. Enfin, je tiens le pari. Alors à vous de jouer. Comment ça, hein ? Je sais bien que ça peut aller avec une balle dans la jambe. Le coucou n’arrive pas. Qu’est-ce qui se passe ? Si j’ai bien eu le temps. Tous. Moi aussi. Mais pas lui. Pas Nana. Il n’a jamais tiré. Il fait ce qu’il veut. Qu’est ce que je pense de lui ? Pour l’instant, c’est à toi que je voudrais parler. Tu crois que t’as tout perdu ? Ouais, mais ma jambe. Ta jambe, c’est pas du tout sûr que l’hélico arrivera demain matin. Je pense que dans trois mois. Pour le reste. Quand tu as accepté, tu pensais que tu pensais que ce serait un petit duel avec moi, qu’avec tes petits copains bretons qui étaient antimilitaristes, tu réussirais à passer à côté du truc, à faire une petite guerre bien propre. C’est pas toi qui a perdu le jeu et j’avais tous les atouts avec ton baratin ou t’es aussi fort que moi. Pour le baratin, c’est peut être plus simple, mais toi, un vieux de ton syndicat, vous êtes que des idéalistes, des fils de prolo, Même sous l’uniforme, ça restera toujours des prolos pour bien vous mettre dans le crâne que quand on a un uniforme sur le dos et qu’on fait partie d’un groupe, surtout dans un pays où les gens ont pas la même couleur de peau que vous, ce qui existe c’est les copains, le groupe et tout autour, les autres, les ennemis, forcément. C’est ça qu’il faut que vous appreniez à votre instituteur.
On vient de voir l’extrait. Qu’est ce que tu veux qu’on en dise ? Qu’est ce que tu vois ? Tu en dis quoi déjà ?Alors par exemple, dans le tchat, il y avait Hoshiko. Encore elle, toujours là d’ailleurs on la remercie. Qui dit qu’il y a quelque chose d’absurde dans ce conciliabule de plan du tonnerre au milieu du désert ? Et donc ça lui ressemble. Et je dois dire que j’ai beaucoup d’admiration pour les auteurs, y compris sur la fin. Donc de le voir jeune comme ça, ça me fait quelque chose. Je trouve que. Ce que j’aime dans cet extrait, c’est comment le réalisateur dont on a aucun doute sur ses motivations et ses mobiles, est capable d’intérioriser le discours de celui qu’il a envie de démonter. Et c’est ça que je trouve beau. C’est-à -dire ? C’est de passer de l’autre côté des lignes ennemies et de retourner le truc. Voilà, c’est ça, c’est ça que j’ai pensé. Après, il y a quelque chose de wild, de très années 70 et de très agréable dans la mise en scène. C’est quelque chose d’extrêmement simple, extrêmement lent, extrêmement. Les choses sont posées, ça virevolte.
Alors après ça, il y a des scènes un peu plus action, parce qu’après le film en fait, il y a un flashback qui montre un cercle. On est à la fin du film et c’est monté en flashback. Qu’est ce qui les a amenés à ce mec qui est blessé ? Donc on ne comprend pas pourquoi ou comment, etc. En fait, je ne vais pas dévoiler le film, c’est un peu comment, comment, même les plus réfractaires dans un contexte de guerre où il y a un ennemi ou t’as quelqu’un qui sait à peu près bien les mener, etc. Dans le sens où il les met en situation carrément ou tu peux pas faire autrement ou autrement, Il faut aller vraiment contre soi même s’impose. Et je trouve que le film n’est pas du tout manichéen Contre, même si on sait que les engagements de Vautier sont très clairs, il est vraiment anti anti guerre libre, il dénonce quelque chose de ça, mais il le fait de façon assez assez fine parce que quand même, on voit comment c’est possible, comment c’est possible que les gens se retournent, même les plus réfractaires dans dans une situation particulière.Et c’est pas mal aussi sur la vision des luttes des classes pour des luttes sociales, parce que des classes sociales, parce que le gars qui est joué par Léotard, c’est c’est un prolo. Voilà, c’est pas un gradé, c’est pas un officier, c’est un prolo, c’est donc lui. Ils sont dans le même camp, finalement, de classe sociale, mais ils n’ont pas le même parcours, ils n’ont pas le même truc. Et les autres ? L’instituteur, les gens, le curé, tout ça avec leur curé de gauche, ça existait de films. En fait, ce sont des gens quand même qui sont, qui sont peut-être plus déconnectés un peu. Il dénonce un peu Vautier quand même dit mais alors c’est pas si sympa. Et ça je trouve que c’est vraiment très bon et en même temps, je pense que c’est toujours valable aujourd’hui.
Alors voilà, c’est ce que j’allais te dire. Ce qui est absolument saisissant je trouve en ce moment, c’est de se rendre compte combien en 2021, la guerre d’Algérie reste quelque chose, un événement extrêmement clivant, sur lequel des gens revendiquent une pensée qui serait celle de la tribune des généraux. Il y a quelque chose qui est que je trouve que c’est comme c’est le cas, même loin de nous. Enfin je veux dire, c'était il y a quand même très longtemps. Tu sens la plaie refermée. Et ce qui m’avait aussi beaucoup choqué il y a un été ou deux, c'était Tu te souviens, en Seine-Saint-Denis, c'était à avoir qui avait recueilli cet enregistrement ? Ces policiers qui avaient traité de bicot un type dans la Seine, le mec sait pas nager, ils vont le chercher, il le sauve, mais en même temps ils l’insultent et ils envoient alors qu’ils sont très jeunes. Ils ont entre 20 et 30 ans et des policiers. Il emploie le terme bicot, terme bicot, qui avait complètement disparu du vocabulaire et qui lui est très marqué guerre d’Algérie et qui revient comme ça. Et c’est là où tu te dis en effet, ça vaut le coup de revoir un film comme avoir 20 ans dans les Aurès. Mais on n’est pas du tout dans C’est pas le moyen âge en fait, c’est quelque chose qui est qui, qui est au dessus de nous, qui plane.
La guerre n’est pas finie, La guerre d’algérie, elle n’est pas finie malheureusement. Alors que oui, on pourrait croire les générations de l’autre bord. Il y a des gens qui sont encore vivants, mais de plus en plus. Au-delà de ça, si tu veux, il faut voir. C’est pour ça que je parlais. On parlait de la tribune des généraux derrière les gens qui sont à la tête de cette tribune, notamment le fameux Jean-Pierre Fabre. Bernadotte c’est un ancien du, du DSP, de la sécurité, du FN.
Du FN bien sûr.
Mais du FN des années 90, c’est ça ? Puisque c’est RN, c'était FN avant le Front National. Je dis ça pour les jeunes qui savent pas que ça a changé de nom, comme si on pouvait refaire et c'était effectivement un FN qui était beaucoup plus marqué qu’aujourd’hui ouvertement sur le passé en Algérie, puisqu’on sait que le père Jean-Marie a été était quelqu’un qui a torturé en Algérie, on ne pouvait pas le dire. Excuse-moi, je ne peux pas le dire, mais en fait vrai, on peut le dire je pense, parce que Vautier l’a dit dans un film et ça lui a valu pas mal de problèmes. Ça s’appelait à propos de l’autre détail, le film, et ça lui a valu pas mal de problèmes dans les années 80. Parce que. Parce que c’est à cause de la loi sur l’amnistie. Mais en vrai, ça lui a valu tellement de problèmes que ça l’a détruit. On a détruit chez lui, dans ses archives, beaucoup de ses archives. A la cisaille et au cutter et avec des produits, tout ça. Mais c’est une histoire qui n’a jamais cessé. Mais en même temps, quand tu vois qu’un mec de la tribune vient de ce Front national là des années 90 qui faisait le coup de poing dans les manifs qu’on voyait etc quand les filmeur se faisaient casser la gueule, On connaît très bien de ça dans les télés libres en plein dedans, à l’heure où, quand on a commencé dans les années 90, à la télé Bocal notamment, on se faisait casser la gueule dans les manifs juste parce qu’on filmait, on ne faisait pas de la provocation particulière au départ. Et donc ces gens là qui sont aujourd’hui ceux qui sont à l’initiative de cette tribune. Donc, ça continue. Alors, évidemment, on peut dire que c’est un peu l’arrière garde, c’est un petit peu, ça n’a plus trop de plumes, etc. Mais ce qui est inquiétant, c’est que dans le climat actuel, un climat dont on voit bien que dans les médias du genre CNews et même si européen, on voit qu’il y a des gens qui sont directement issus de ces milieux là qui ont d’influence.
J’en profite pour pour mettre à l'écran le papier du monde que tu m’as signalé quelques minutes avant l'émission, qui est une à ce qu’on appelle la. Oui, ils regardent tout. Ils vont. Ils sont allés voir tout un tas de gens pour essayer de comprendre d’où était sortie cette tribune. Alors que nous avons un abonnement de deux mois incroyable de Corbeau 1982, La Corbeau 1982. On dirait presque le petit Grégory. Vous avez des films sur le petit Grégory ? Et donc Le Monde vient de publier cet après 12 h, en effet, une enquête assez longue sur D’où viennent ces deux tribunes et c’est ce que tu évoques là. Il y a tout, tout, tout un travail de palais, on pourrait dire, entre Valeurs actuelles, entre Europe1 et ses news, etc. Pour faire monter la sauce et si c’est bien raconté par Le Monde de cet après midi
Et effectivement. Donc si tu veux tous ces trucs, on rallume et c’est tout qui ne demande qu'à être allumé. En fait, c’est très explosif et c’est aussi très dangereux. Donc il faut faire très attention à ça parce que parce que ça te plait et comme tu l’as dit, elle est toujours ouverte. Et je me rappelle, il y a deux ou trois ans, quand mon camarade distributeur des films des Deux Rives, qui est un distributeur du sud de la France, qui distribue beaucoup de nos films au cinéma, il s’est fait des films des Deux rives parce que c’est une histoire avec l’Algérie. On diffusait un film qui s’appelait Résistante sur des femmes. Des femmes qui ont été dans le mouvement d’indépendance, le FLN en Algérie, des films. Un film assez intéressant, assez bouleversant et qui traitait la chose évidemment du point de vue de la de cette femme puisque c'était son histoire, mais en même temps avec quand même un peu de recul. Quand ils ont voulu diffuser ce film en salles. Bon, ça c’est globalement pas trop mal passé, sauf dans une salle de Villeneuve sur Lot quotidiens nationaux ou carrément Alors c'était là, c'était pas le Front National, c'était les anciens harkis et harkis qui sont aussi des victimes de la guerre d’Algérie mais qui y ont pas supporté cette histoire et qui ont fait qui ont menacé la salle. Je veux dire, on est là où je te parlais il y a deux ou trois ans, je te parle des années 60 et qui ont fait en sorte que comme ils ont mis des menaces sur la salle, les gendarmes etc. En disant écoutez, il vaut mieux quand même que vous ne fassiez pas que vous fassiez pas cette projection. Et le cinéma à l'époque s’est dégonflé et a déprogrammé, ce qui a quand même créé pas mal d'émoi dans le monde du cinéma, de l’exploitation, parce qu’il y a eu quand même une solidarité avec le film. Mais pour dire que ce n’est pas des histoires terminées, ce n’est pas anodin de voir un film ou de présenter un film sur la guerre d’Algérie aujourd’hui, y compris au cinéma encore, c’est encore bouleversant. Alors évidemment, à l'époque, René Vautier, quand il sort ce film, il y a à la fois Kahn qui le sélectionne, ce qui est incroyable parce que c’est son seul film qui va passer à travers ce que je disais tout à l’heure, ce qui va passer à travers le marquage au fer rouge de René Vautier qui va quand même aller un peu plus loin que ça, qui va être diffusé à Cannes. Mais pendant très longtemps, il sera, il va subir des pressions, des cinémas, attaquer des machins. Parce que si quand même, c’est pas rien quoi. Et donc aujourd’hui, effectivement, je trouve que c’est quand même encore un enjeu. C’est pas, c’est pas anodin
Je fais une petite lecture, après on reviendra au cinéma du Monde, un petit passage simplement pour qu’on comprenne bien comment les choses sont, sont, sont intriquées, imbriquées. Vendredi 7 mai, le jeune, le jeune, c’est Geoffroy le jeune, c’est le patron de Valeurs Actuelles des jeunes avec son complice Louis de Rangueil, un ami et ancien collaborateur de Valeurs Actuelles, désormais chef adjoint du service politique d’Europe 1 et ses réseaux dans la défense et la police sont solidement établi. Il a travaillé au ministère de l’Intérieur sous Claude Guéant et fréquenté un cercle préparant la réélection de Nicolas Sarkozy. Et juste pour faire une petite piqûre de rappel sur ce que l’on appelle le journalisme de préfecture. Là, c’est même carrément le journalisme de ministère.
Et c’est La deuxième tribune sera donc lancée à l’antenne d’Europe 1 par Louis de Raqueneau et donc c’est quand même tout ça est quand même orchestré par une petite bande quand même, qui, qui, qui tient des places quand même importante dans des lieux où ils ont quand même plus d’audience que nous à la Matinale, c’est pas mal. Et évidemment dessus tout le monde il y a la concurrence etc. Mais il y a aussi Zemmour qui tweete, qui tweete pour soutenir très vite Marine Le Pen évidemment, qui récupère, qui se fait inviter à Valeurs actuelles.
Tous ces gens qui donnent sur le papier du monde, on apprend qu’elle appelle au petit matin en disant non, non mais à vous, je vous envoie un truc, vous le publiez maintenant, vous attendez pas que ça sorte, je veux que ce soit sur votre site web. Les mecs s’exécutent, d’autres retirent la tribune pour ne pas leur faire de l’ombre. C’est assez bien raconté par eux, par le monde. Alors il y a Castaneda qui dit Je retiens quand même que la première tribune des généraux soutient du bout des lèvres les gilets jaunes. On en a parlé avec Jean-Dominique Merchet. Je vous rejoins, réfère à ça en effet. Effectivement, c’est le troisième point qui a été mis de côté, que j’avais évidemment vu. Ce qu’ils défendent, c’est une frange qui équipe probablement la frange d’une partie de ceux du début qui était, qui était plutôt proche des idées d’extrême droite, mais dont on a vu que par la suite, ils ont été complètement débordés par une soif de de justice sociale, de d'équité, de représentation, etc qui n'étaient plus du tout des idées d’extrême droite. Voilà. Et puis aussi, c’est une façon pour eux, pour les pauvres, pour les militaires, d’essayer. De se rapprocher des gendarmes qui ont eu moins de problèmes que les policiers sur ces histoires-là. Et tout ça a été extrêmement. Enfin pas complexe, mais c’est vicieux,Est ce que tu veux qu’on passe au deuxième extrait.Alors le deuxième extrait, c’est les escadrons, tu as peut-être fait une erreur ? Tu as écrit les escadrons de ma mort ?
Je sais pas moi je ne sais pas. Toi j’y suis pas, je ne suis pas mort mentalement.
Le vrai titre, c’est les escadrons de la mort. J’essaie de retrouver La page sur le site. Alors ça, c’est un film avait fait beaucoup de bruit comme comme souvent avec Marie-Monique Robin. Est ce que tu veux introduire le film avant qu’on voit un extrait ?
On peut un peu, oui. On peut y aller et se fondre dans l’exclusion. Ça explique un petit peu. Bah en gros, on voit l’influence de la formation. Ça, c’est la suite. La guerre d’Algérie, encore une fois dans le même thème, c’est à dire ceux qui étaient du bout des généraux, mais aussi ceux qui ont torturé en Algérie, qui dans la grande affaire qui a été contestée tant d’années en France, la torture en Algérie qui était à l'époque avait été écrite, je le rappelle pour ceux qui qui ont peur une fois de plus, de moins de seconde dans les dents, la question de la réalité où il racontait comment il avait été torturé, qui est un bouquin présente dans le livre. Le livre s’appelle la question et à l'époque, ça a été un enjeu énorme pour l'éditer parce que personne ne voulait militer. Et il a été interdit surtout, et ce n’est pas que personne ne maîtrise. Les gens voulaient dire il est interdit, donc il a été édité par plusieurs éditeurs, notamment aux éditions de minuit, qui cumulent, qui l’ont édité, Lindon qui l’ont édité, l’Humanité en fait, tout ça, ça a été un bouquin important parce que le fait que de la torture en Algérie n’a pas été admis, on n’avait pas le droit de le dire. Ce que j’ai dit tout à l’heure par rapport à la loi sur la mystique. Donc maintenant les choses sont un peu plus. Maintenant, plus personne peut contester qu’il y a de la torture en Algérie. Il y a eu tellement de témoignages et que, au delà de ça, il y a eu de la torture.C'était une méthode si bien que cette méthode a inspiré d’une part les Américains, mais évidemment les Français qui étaient à l'école française, c’est un peu le sujet, sont documentaires qui sont allés enseigner finalement à des dictatures un peu partout en Amérique du Sud. Comment on fait ? Justement ? On fait une soutenance de formation. Eux, ils ont fait de la formation à la torture, de l’interrogatoire, puis c’est passé à la peinture et donc l’extrait qu’on va voir, c’est ça, raconte. Alors, si j’ai choisi des extraits qui sont en plus un passage important du documentaire de la mort de Robin, Mais en fait le truc c’est que c’est une sélection qui s’appelle La Bataille d’Alger, qui était un film sur ce retour dans l’histoire. C’est intéressant parce que je peux en parler tranquillement.
Mais je t’en prie.
Il y a là bas, c'était juste un film de géopolitique qui date de l'époque. Il y a une production algérienne, italienne et en fait, ce film est une histoire ancienne. Problème, je ne vais pas vouloir gommer, mais à l'époque, comme dans ce film qui est une fiction, raconte La bataille d’Alger, comment ça s’est passé à Alger quand les militaires sont en noir et blanc ?
Il est magnifique.
Magnifique film avec une musique mais très classique en fait. Un film classique Avoir le temps de rajouter un film quasiment de guerre si tu veux, mais avec. On voit comment les militaires français entrent dans la Casbah quand rentrent dans les quartiers d’Alger, vont déloger une cité et tout est livré dans une phrase de l'époque d’ailleurs. Et même le personnage qui joue son propre rôle. Et en fait ça a été un film important qui est, qui est, qui paraît pas d’ailleurs le film militant en soi, parce que ça montre une réalité de comment ça s’est passé. Il se trouve que nombre d'égarements ont été plutôt quelques prises à gauche au départ, mais c’est pas c'était pas un film type qui était un blanc et par contre ça a été un film qui a été énormément vu à l'époque.Et donc là on voit que ce film va inspirer va, va si tu veux, va servir à tout à faire à ce moment là contre un contre emploi qui va être utilisé par l’armée française pour montrer comment on fait pour la formation aussi, comment ils se servent de nom et de l’autorisation C’est eux qui se servent des films. C’est pour ça que l’on considère que quand même, les films, ça reste un enjeu, même primordial.
Alors là on regarde l’extrait ci dessus si tu veux bien, je vais les caler ça le mieux possible C’est un extrait qui dure cinq minutes 23. Donc, et c’est donc les escadrons de la mort, l'école française Marie-Monique Robin, film de 2003 je crois. Elle part de la guerre d’Algérie pour expliquer comment ensuite les méthodes de l’armée française vont être exportées, notamment en Amérique du Sud.
Ironie de l’histoire, alors qu’il avait été réalisé pour dénoncer la guerre sale menée par les Français, le film La bataille d’Alger a été utilisé pour former les militaires argentins à la lutte anti subversive qui a fourni la copie du film Mystère. Alors tu ne pouvais pas te décider. Sans faire d’histoire, j’aurais été mieux portant. Hannibal et Julio sont cadet dans la marine argentine. Quand on leur présente le film en 1967. Cinq ans plus tard, les deux officiers seront emprisonnés, puis limogé de l’armée pour avoir dénoncé l’usage de la torture. Ce ne sont pas des souvenirs agréables, car tout ça, je l’ai vécu dans ma propre chair. Quelle la poussez vous à présenter ce film à l'École navale ? Et bien sûr, ça arrive. Nous étions cadets à l'École navale. Et là, c’est le directeur d'études avec l’aumônier militaire qui était chargé de l'école navale qui nous ont présenté le film. Il y avait un accompagnement religieux. Et l’aumônier militaire justifiait les méthodes de la bataille d’Alger. C’est tout à fait, y compris la torture. Oui, elle n'était pas considérée comme un problème moral, mais comme une arme de combat. Combattre. Mais quand ils reviendront. Il faut savoir qu’ici, en Argentine, tout un secteur de la hiérarchie catholique a complètement soutenu ce genre de pratiques qui s’appelle les coups de fouet. En revoyant ce film, je me dis qu’ils nous l’ont présenté pour nous préparer à une guerre qui n'était pas celle pour laquelle nous étions entrés dans l'école navale, c’est-à -dire la guerre régulière, c’est l’arrivée des grands manitous. En fait, ils nous préparent à une guerre irrégulière en nous habituant petit à petit à des méthodes qui seront largement employées par la suite. Rien à voir avec la guerre contre un ennemi extérieur. Ici, on nous prépare à des tâches policières contre la population civile. Une figure qui est devenue le nouvel ennemi, c’est l’ennemi.Est ce que la Torture était utilisée à l'époque dans l’armée argentine ? L’idée, c’est que lors de nos. Avant ça, non. Des amis officiers m’ont raconté en 1969 qu’ils s'étaient entraînés à la torture sur des prisonniers vivant au Brésil et à l'École des Amériques. Au Panama, ils ont conditionné le retour, mais ça ne concernait que les officiers spécialistes du renseignement et subséquemment des théories du temps. A cette époque, la torture et les exécutions sommaires n'étaient pas encore utilisées massivement. L'École des Amériques de Panama. Ce nom est toujours associé à l’histoire des dictatures latino américaines. Créée en 1946 par les États-Unis, l'école se spécialise dans la guerre anti subversive au milieu des années 60. C’est ainsi qu’au nom de la lutte contre le communisme, 60 000 officiers latino américains seront entraînés dans ce qu’on appellera l'école des dictateurs. Cette histoire est connue, mais ce que l’on sait moins, c’est le rôle qu’ont joué les Français dans la formation des instructeurs américains. Tout commence en 1960, quand Pierre Messmer est nommé ministre des Armées. Il est contacté par les Américains au moment où se profile la guerre du Vietnam. C’est toute la théorie de la guerre révolutionnaire qui les a intéressés. Vous, en tant que ministre, vous avez reçu des demandes d’envoi d’instructeurs. Ils ont demandé si nous avions donné suite à leur demande. Et quel. était le profil de ces militaires que vous avez envoyé là bas aux Etats-Unis ? On efforcé de nous envoyer des gens qui avaient l’expérience d'être une question d’expérience surtout. et aux autres. Comment est il devenu instructeur à Fort Bragg ? Elle m’est venue à l’esprit parce que c'était un spécialiste. Quand les Américains ont demandé des conseils techniques. Je suppose que l'état major de l’armée a dû prendre ses listes et désigner des hommes qui avait appartenu aux états majors en Algérie et en particulier qui avaient eu ces missions d’interrogation, des prisonniers, etc. Et ça, c'était l’un des meilleurs. Spécialistes de la guerre révolutionnaire. Enfin, pour la France en tout cas. Oui, au Sahara, je crois, n’est pas un penseur, je crois que c’est quand c’est un exécutant. 1961, le commandant Aussaresses est nommé auprès de l’attaché militaire de l’ambassade de France à Washington, dont dépendent dix officiers de liaison. Tous sont des anciens d’Algérie répartis dans les différentes écoles militaires américaines. Aussaresses, lui, rejoint Fort Bragg, le siège des forces spéciales qui interviendront massivement au Viêt Nam. Qu’est ce que vous avez donc enseigné là bas ? Eh bien, j’ai enseigné les conditions dans lesquelles j’ai fait un travail qui n'était pas celui que fait normalement une armée classique. En clair, vous avez enseigné les techniques de la Bataille d’Alger, c’est ça ? C’est-à -dire. Aussi bien les arrestations, le renseignement, la torture, tout ça.
Extrait qui raconterait très bien le film et la façon qu’a Marie-Monique Robin de travailler. C’est à dire si, si, c’est de l’investigation pure, pure et dure, elle va, elle va retrouver un maximum d’acteurs, de protagonistes, y compris. Des gens incroyables. Enfin je veux dire, c’est de première main et elle leur pose des questions de manière très naturelle où on sent qu’elle, elle retient sa colère. Mais elle est à l'écoute. Elle est là aussi dans l’idée de comment au moment où elle interview, elle ne juge pas quoi. Au moment où elle pose des questions, elle recueille la parole qui est absolument, absolument sidérante. Ça, c’est un film qui date, qui date aussi, je crois, 2006 quoi, deux, 2002, quelque chose comme ça, non achevé. Et je vais te dire ça puisque 2003. 2003 Film qui fait beaucoup de bruit à l'époque, il sort au cinéma ou à Arte, je ne sais plus.
Moi je sais pas si c’est sorti sur Arte, en tout cas au cinéma, mais en tout cas c’est Arte qui l’a proposé. En quelque sorte. Mais je sais, je ne m’en souviens pas. Franchement, s’il est sorti au cinéma justement.
Mais qui fait quand même beaucoup de bruit à l'époque ?
Oui, et puis surtout, on est dans ces histoires qui reviennent régulièrement sur l’histoire de la torture, etc. Notamment Aussaresses qui avait publié son bouquin coincé avec des paroles qui du côté des gens qui avaient torturé, qui commençaient à avouer, à parler un peu alors que ça avait été le grand silence pendant longtemps et que tout le monde avait peur des représailles. Aussi, du côté des gens qui avaient torturé dans la torture, il y a ceux qui l’ont torturé dans des contextes qui regrettent, etc. Et puis il y a ceux qui assument totalement. C’est le cas dans ce film qui assume totalement la méthode et tout. La preuve, c’est qu’il enseigne. Et ça, c’est assez flippant. Et en même temps, si on voit ce que c’est qu’un ordre qui pousse à la logique à fond de la fin justifie les moyens, c’est que finalement, si tu veux, c’est plus la morale et justifier tout le temps. Parce que si il se justifie toujours de morale en une grande démocratie, les Etats-Unis sont une grande démocratie dans le sens où dans le monde ça ne va pas. La torture c’est fait pour les dictatures, mais là on la justifie parce que la torture, oui, mais là c'était pour avoir des informations capitales. Si on avait pas eu ces informations capitales du bruit, des attentats, vous comprenez ? On ne peut pas faire autrement. Évidemment, si on pouvait se passer de la torture, on se serait passé. Mais quand même, c’est un peu ça le discours qui revient tout le temps. Je pense qu’il faut alerter sur l’idée que ce discours là, on le retrouve dans les débats, que tu suis très bien, sur des débats sur les méthodes, sur pourquoi on accepte. Il y a toujours des justifications, il y a toujours une morale, il y a toujours la doctrine des bonnes intentions, comme on dit, c’est-à -dire ? Les décisions dans une démocratie qui se font jamais comme ça en disant c’est comme ça, fermez là, c’est toujours il faut, il y a toujours un discours justification qui est soutenu par un parfois par le monde intellectuel, parfois par le monde journalistique. Il faut voir comment ces enjeux s'établissent. Il y a toujours des gens pour défendre. Après, y' a des gens qui ont vraiment vécu des traumatismes ou qui sont tellement traumatisés qu’on en eux. Tu peux parfois même comprendre que tu vois qu’ils ont vécu des trucs personnels. Donc d’un côté comme de l’autre, ça c’est difficile de les juger. Mais par contre si il y a un discours et je pense qui est intéressant dans ce film comme dans ce que de montrer là, c’est que ça montre ce qui s’est passé, quoi, cette histoire, comment ça se passe, comment ça fonctionne. Et moi je trouve que c’est intéressant de voir ça, parce que c’est pas un vieux truc quoi. C’est des choses qui reviennent tout le temps et dans un régime qui est faible. Parce que c'était le cas en Algérie, j’ai vu que c’est un régime faible. On est en train de perdre l’Algérie. La France est en train de perdre l’Algérie et donc pour ne pas la perdre, ils sont prêts à tout parce qu’ils sont faibles et ils ne gagnent pas militairement. Et donc on peut voir que tu vois bien toi dans ton observation de ce qui se passe avec la police aujourd’hui.
Tu sais, là, c’est là où en revanche, il y a aujourd’hui une poussée militaire qui est assez flippante. Évidemment, on voit tous à l'œuvre une militarisation de la police, notamment dans le maintien de l’ordre dans les quartiers. Justement, c’est l’armée, mais on voit bien qu’il y a une occupation de l’espace public. Alors, je vais dire en métropole, parce qu’il faut toujours distinguer la métropole des DOM-TOM où là, la militarisation a toujours été, a toujours été là. Mais disons qu’en métropole il y a quelque chose. Mais c’est vrai et c’est pour ça qu’on fait cette émission aujourd’hui. C’est l’idée que la chose militaire revient dans le débat public, comme notre génération, elle a jamais connu en réalité. Enfin, je veux dire que même en 68, de Gaulle ne voulait pas entendre parler de l’armée face aux étudiants du Quartier latin. Mais certains lui demandaient Mais non ! Or, aujourd’hui, on voit des tribunes et constamment nous expliquer qu’il faut le recours à l’armée, etc. Donc c’est pour ça, à mon sens, effectivement extrêmement précieux, d’aller regarder ces documentaires ou ces fictions documentées. On pourrait dire, sur ces questions là, parce qu’en fait, elles, évidemment que ça parle parfois d’un autre continent et d’un autre temps, mais en réalité, ça parle, ça parle d’aujourd’hui.
Oui, je suis tout à fait d’accord avec ça. Après, peut être tu veux prendre des réactions ? Je ne sais pas s’il y a des gens qui voient, je ne sais pas comment fonctionnez.
Alors on fonctionne. c’est démocratique. Serge décide donc. Je décidais donc. Il y a des connaisseurs de Robin qui nous parlent de son travail. Attends, je regarde ce que j’ai vu passer, en effet. A l’arrière, ce qui nous dit qu’il y a des secteurs où on est vraiment des pionniers, nous les Français. Il y a, il y a Damien du l’autre. Qui porte la contradiction et il a le droit de le faire, évidemment. Qui nous dit qu’il faut arrêter avec la repentance ? Passer à autre chose ? Il ne s’agit pas de repentance. Il s’agit finalement de forcer la reconnaissance de faits qui ont eu lieu au nom de la République française et qui ne sont même pas reconnus, que ça n’a même pas étudiés et qui sont enseignés. Donc il y a aucune repentance ou quoi que ce soit, ou c’est simplement le fait d’expliquer les choses que dit Macron vis à vis du recours à l’armée. De ce que l’on sait, le chef d'état-major a un peu tancé les généraux qui ont écrit ça. Je l’ai suivi de plus près. Le général de gendarmerie Rodriguez, qui chapeaute les gendarmes, leur a demandé de ne pas de ne pas bouger. Il y a des policiers, là, qui ont fait une tribune. Voilà la première tribune. Silence total de Macron. Rien n’est fait. C’est ce que l’article de. Le Monde raconte. Non, écoute, là, pour l’instant, il y a du monde avec nous. Mais alors aussi, il y a un bisou qui nous dit que le documentaire montre qu’il y a une volonté de théoriser le truc. Suite à la défaite en Indochine, le truc que j’imagine, c’est les techniques de contre insurrection qui sont évidemment évoquées par le par. Le film que Mathieu rebooste viendra lundi prochain. C’est le hasard du calendrier, pas après-demain. Mais l’autre, il va venir avec son film Asselineau, Le peuple sur sur l’Algérie justement. Alors lui, c’est le grand spécialiste de Ah le grand spécialiste. Il s’intéresse aux techniques de contre-insurrection de l’armée française, techniques qui sont réfutées encore par l’armée française en disant ça n’existe pas. Jean-Dominique Merchet qui était là, à qui je sais et que j’ai connu à Libération, qui est un des plus ou un des meilleurs connaisseurs dans le monde journalistique du de l’armée et de la défense. Lui nous dit que sur le territoire français, il n’y a pas de contre-insurrection aujourd’hui, que c’est du fantasme. Voilà de quoi on parle. Pendant des heures, on regarde des extraits
pour revenir à la critique, de dire que dans la repentance, ce n’est pas du tout l'état d’esprit, je pensais plutôt évidemment, on n’y est pour rien d’abord, même si c’est pas le cas. Mais même si vous étiez enfant, si vous êtes enfants de quelqu’un qui a fait du torturé ou même d’Adolf Hitler, vous êtes pour rien. Et là, en l’occurrence, il n’est pas question de se repentir, ni pour les crimes de la France, ni pour ça. Ce n’est pas le rôle de David Dufresne, ni de moi, ni de personne entre nous, c’est ça, c’est le rôle de la France en tant que voilà, par l’intermédiaire du président, etc. Mais, la question c’est surtout de voir comment ça fonctionne et comment ça fonctionnait dans l’histoire. Parce que je persiste à dire que c’est euh, c’est une des motivations des Mutins. J’ai dit aux mutins que je persiste à dire que l’histoire, on la connaît jamais assez. Alors que du côté des pouvoirs, du côté, et on l’a vu, on l’a dit tout à l’heure, du côté de pardon, de ceux qui ont signé sur l’initiative de la tribune. Ils connaissent très bien l’histoire, simplement l’histoire, on en fait un peu ce qu’on veut. On voit bien comment on a par exemple un préfet qui, ce qui, qui se voit en fait, qui se voit en celui qui a été à l’origine parmi les gens de qui ont massacré les gens de la commune. Donc eux, ils savent, ils font sans arrêt référence à l’histoire, on sait de quel côté ils font. Ce matin, le préfet a finalement parlé au préfet. Mais en fait je pense qu' on doit nous connaître de toute part. Les gens en général devraient connaître mieux l’histoire parce que sinon on est condamné à la revivre. Comme disait un certain roi il me semble. Karl Marx.
Alors je t’invite à venir discuter sur tes remarques concernant son travail. Lilla Ducret dit à peu près ce que tu viens de dire Olivier. Repentance et remise en question. Une grande différence. A aucun moment on peut justifier la la la torture voiture barre. Quel pseudo magnifique ! Bravo ! Ils veulent rendre le fantasme réel par la stratégie de monopolisation du débat. Alors ça c’est ça. C’est par exemple ce que le papier du Monde montre, si tant est qu’on ait échappé ces quinze derniers jours aux chaînes d’info et aux radios. C’est effectivement ce travail de bataille des idées on va dire un de bataille culturelle dont il faut bien dire que nous, gens de gauche, on a un peu perdu le terrain, là, je veux dire, on est, on est quand même, non, tu fais des gros yeux. Olivier.
Non, pas du tout.
On est quand même dans la merde.
Le fond de l’air n’est pas rouge de rire.
C’est ça
Ça, c’est c’est le moins qu’on puisse dire.
Rouge et noir.
Le moins qu’on puisse dire. Et. Mais bon, ça c’est la bataille des idées. Oui, elle est permanente de toute façon, au-delà de la bataille. Enfin, moi je crois quand même qu’il faut, si tu veux, je ne sais pas ce qu’il faut faire en termes de lutte. Les gens ne savent mieux que moi les gens qui sont dans les luttes au quotidien. Il n’y a pas besoin de respecter quoi que ce soit. Par contre, je pense qu' on gagne tous à tous les niveaux, à connaître l’histoire, à avoir une vision la plus rationnelle possible des choses, y compris de la science. Je pense à ça, ça n’a rien à voir avec le sujet, mais je pense que là, on a toujours intérêt à avoir un maximum d’informations croisées, sourcées. Le plus grand défaut est de douter de tout et de croire en tout. Mais douter de tout, c’est un défaut aussi parce que ça arrive à des à des impasses. Et effectivement, elles ne sont que le papier du monde. Il est assez sourcé, tu peux d’ailleurs vérifier. Oui, ils ont des infos qu’on n’a pas. C’est peut être pas le meilleur papier du monde du moins. Mais. Mais il y a quand même des infos qui sont qu’on trouve, Enfin il y en a une tonne. La prof qui fait du journalisme aussi, donc il y a moyen de s’informer correctement. Et je pense que le problème c’est qu’il faut prendre le temps et qu’on est dans un monde où tout va très vite, où tout le monde commente sans arrêt et au courant plus ou moins. Dès qu’on commence à rentrer dans un sujet, on s’aperçoit effectivement d’abord que c’est complexe. Mais en même temps, cette complexité ne doit pas nous rebuter. Ce qui nous rebuté. Parce que cette complexité, en fait, il suffit de rester concentré sur un sujet et d’aller voir un peu plus près. Et là, nous nous interrogeons, défendons l’idée que les films, le cinéma permet de faire ça. Mais les livres, bien sûr aussi. Mais le cinéma permet par exemple, sur un sujet déjà, de concentrer plus de trois minutes sur un sujet et de comprendre des choses.
Et me semble qu’il me semble qu' on a encore trois extraits qui ne semblent pas être pris d’extraits de films liés à Guantanamo. Et évidemment il en est. C’est pas grave, vous reviendrez jeune homme. Parce qu'évidemment, il en est question d’or dans le cas de Guantanamo, puisque. C’est par rapport aux discours que tu viens de dire ici. C’est l’exemple le plus récent, le plus frappant. Au nom du bien, on va torturer. C'était discours, y compris d’Obama. Alors on peut passer au troisième extrait d’un film que j’aimais beaucoup qui s’appelle Le Septembre chilien. Voilà, je le montre ici. Je vais d’abord montrer la page des Mutins. Alors pour ceux qui nous rejoignent, on avait Olivier, l’agent Olivier, c’est une des chevilles ouvrières des mutins. Les mutins, c’est l’anti Netflix, c’est eux qui vont racheter Netflix. Donc on continue à être abonnés à Netflix. Pas de problème. Mais ils ont un tel succès avec leurs films, leurs documentaires..
Donc voilà, c’est ici que les gens vont le croire avant ça.
Mais bien sûr, si c’est la plate forme la plus chouette. Si vous avez le soir envie de regarder un film VSD ou si vous voulez vous acheter des DVD, eh ben voilà, il faut aller là, il y a ça, il y a la cinémathèque, l’assiduité, c’est très cinéphile. Et les cinémas, putain, c’est très cinéphile et c’est avec une vision, on va dire, de la société, on peut, on peut dire ça comme ça puisqu’on n’a pas le droit de dire le mot euh étant.
Comme peut bien sa vision du monde, une certaine idée de la France, comme disait Charles de Gaulle.
Ouais, voilà, c’est ça, Alors je vois que ça défile dans les écoles.
C’est une blague ?
Entre. Septembre Chilien, qu’est ce que tu peux nous en dire avant qu’on regarde l’extrait qui est un film assez court ? Là aussi, dont certaines images. Sont utilisées quand il s’agit du 11 septembre 73, c’est ça ? ce que tu peux nous dire
Muel, mais en fait, c’est un film. Bruno Muel C’est un cinéaste qui est toujours là, qui a beaucoup travaillé, Grenet Vautier comme opérateur, mais qui a surtout pendant quelques années, participé à ce qu’on appelait les groupes Medvedkine. Alors ça, en tout cas pour nous, c’est le nom d’un cinéaste russe qui s’appelait Alexandre Medvedkine.
Medvedkine et qu’on met dans celui qui a été produit par Iskra à l'époque..
Je ne sais pas. C'était selon encore selon Iskra, qui est une qui toujours là, qui est une boîte avec qui on travaille, qui a une boîte historique, dans laquelle on écrit ce marqueur ingé cerveau là, qui a quitté qui pour la productrice qui était vraiment une une des sociétés de production de avant et après 68, on va montrer et qui est toujours Iskra produit toujours des films. Bref, donc Iskra a fait à l'époque, Chris Marker part dans les usines de Besançon et va embarquer le jeune Bunuel à Sochaux aussi. Ils font les deux, ces deux usines Rhodia, ses cadres à Besançon, puis à Peugeot à Sochaux, ils vont faire du cinéma en usine et ils ont grandi ainsi. Ce n’est pas le sujet du jour. Aujourd’hui, on en parlera. Mais nous, on a, il y a quelques années, avec Israël, édité un DVD,
Un coffret. magnifique, bouge pas, je montre.Medvedkine.
Mais c’est la raison de notre activité d'éditeur parce que celle- ci C’est la direction a de la gueule..
Ils ont de la gueule, ils sont beaux.
Parce qu’il y a un livre et que y a du et que ça a du sens et que.
A ce stade, ce n’est plus un livre un peu de précision, s’il vous plaît.
C’est vrai, c’est un livre parce que, en fait, ce travail, il est important, parce que ça, ça reste quoi. Et on oublie un peu ce que sont les groupes de vécu. Et c’est la seule expérience vraiment en usine où les cinéastes et ouvriers font partie de 67 à 74 où en faisant des films ensemble. Mais au delà, c’est pas juste des films, c’est sûr, c’est des films ensemble. Et alors ? L’expérience s’arrête un deux ans en 73 avec ils en ont un peu marre, la situation un peu jaune et très dure. Les syndicats sont hyper attaqués par la direction. J’en profite pour faire une petite parenthèse sur le syndicalisme parce qu’ils ont beaucoup attaqué le syndicalisme dans ce pays. Mais on voit notamment dans les films qui s’appellent Le sang des autres, de Bruno Muel, du même cinéaste qui a fait avec En Chine, dans Avec le sang des autres, on voit comment les syndicalistes des ouvriers syndicalistes de Peugeot se font casser la gueule. On en laisse un pour mort par des espèces de nervis qui sont payés par la direction de Peugeot à l'époque. Maintenant, on a les preuves. Donc si on peut le dire, je peux le dire sans être attaqué. On a les documents, ils sont attaqués à coups de barre de fer, laissé pour mort pour certains, pour l’un d’entre eux, euh il s’en sortira qu’il est très costaud parce qu’il faut une zone d’activité syndicaliste ou syndicaliste, ça n’a pas été toujours ce qu’on attaque dans les manifs en disant oui mais regardez, c'était pas une histoire ça. Je connais une de mes propositions de collection, mais j’espère qu’on sera un jour. Mais bon, c’est une parenthèse pour dire que tout ça, c’est là.
Écoute, il y a du monde qui nous écoute. Je pense qu’on pourra refaire si tu en as envie.
Donc ça, ça s’inscrit dans une démarche, parce que, à la fin de cette expérience avec. C’est formidable, ça donne beaucoup de ce qu'était aussi l’esprit ouvrier, euh, anarcho syndicaliste, disons des années du insoumis, c’est qui s’intéresse énormément à ce qui se passe dans le reste du monde. C’est très internationaliste. Ce fut le cas aujourd’hui, mais à l'époque, avec l’argent qu’ils on peut gagner péniblement comme on fait toujours des films avec des sorties en salles un peu hors du CNC déjà à l'époque. Mais tout ça c’est très compliqué, il faut le savoir, ça coûte très cher, surtout à la pellicule à l'époque. Et ça, ils arrivent à dégager un petit trésor de guerre. Et avec ce petit trésor de guerre, les ouvriers vont décider ensemble du goût magnifique de Sochaux d’envoyer le cinéaste avec qui ils ont travaillé Bruno Muel au Chili, parce qu’il vient d’avoir le coup d'État en septembre 73, aliéné, échoué, assassiné à l’index du socialiste très progressiste et quitté, qui se fait donc assassiner par des militaires qui sont la bande de Pinochet qui ont soutenu par le gouvernement américain. Donc on est dans un coup d'État orchestré et soutenu par les États-Unis à l'époque et donc va se mettre en place la dictature Pinochet qui va durer très très longtemps, qui va faire énormément de morts, énormément de répression.
Et là on est au tout début, c’est l’argent est soutenu effectivement par la par la CIA. C’est là où les économistes appelaient les Chicago Boys parce qu’ils venaient de l'école de Chicago. Les libéraux vont mettre en place une politique. Alors il y a bataille. Certains disent que c’est un laboratoire pour le néolibéralisme tel qu’il va être après, d’autres disent non. Il y a quelques idées. Qu’importe le il y a un coup d'État au Chili fomenté par des Chiliens et évidemment par Pinochet, financé à coup de sept 8 millions par la CIA et coup d'État qui réussit puisque Pinochet prend le pouvoir. ND out. Et effectivement, ce qui faisait peur aux Américains, c'était c'était, c'était l’idée qu’il y ait un gouvernement socialiste en Amérique voisin, enfin pas voisin, mais en Amérique du Sud.
Et comme toujours, ils ne voulaient pas plus que les socialistes. Un exemple, c’est à dire quelque chose qui donne le mauvais exemple, c’est à dire qu’une politique sociale avec un soutien avec. Alors évidemment, ça va tout le contraire avec une gauche, mais là, on est. Alors le cinéaste Bruno Muel est envoyé par un pas avec l’argent des ouvriers français de Peugeot et va partir. Ce n’est pas beaucoup d’argent. On va partir avec un gars de la bande avec une caméra, il sait cadrer, il va se retrouver juste au moment où ça se passe. Et là il se trouve au moment où il y a les premières rafles de gens qu’on va enfermer dans le stade et il va donc filmer. Mais alors c’est quasiment miraculeux parce qu’en fait, il faut dire à quel point c’est miraculeux. Surtout parce qu'à l'époque, il n’y a pas de téléphones portables. On n’en voit pas des images comme ça par Internet. Filmer avec une caméra, ça se finit avec des gros trucs comme ça, avec des bobines en plastique où il faut planquer, planquer. Parce qu’après il va falloir revenir avec les images juste une fois qu’on est là bas. C’est pas juste, on les envoie comme ça. Et donc le mec il m’a raconté c’est extraordinaire comment il a eu bon, tout ça, ça raconte tout dans le bouquin, mais c’est extraordinaire comment ils ont récupéré, Ils ont réussi à repasser la frontière avec ces images là. C’est assez extraordinaire, c’est assez miraculeux.
Donc on sait comment ils ont, ils ont planqué les bobines.
ça passe en fait à la douane, des plans dans un temps y passent sur un coup de bluff quoi. Personne ne sait qu’ils ont une image, donc ils arrivent à bluffer. J’ai pas tout. La mémoire du quotidien, ça fait un moment que je travaille dessus. Et donc en fait, ils racontent ça.
Dans ta tête, t’as pas préparé ton show ?
Si c’est ça, je ne pense pas que j’allais prendre ça. En fait. Si, Je suppose que je dois.
Tu peux réviser pendant l’extrait et si tu à raison, je rejoue.
Mais en fait qu’un film seulement, ce qui est fort dans l’image, comme une image qu’on va voir maintenant, c’est que c’est tout début de ça. Le stade est resté toute l'œuvre. Après il y aura des regards et est donc à la fois ce témoignage et il y a l’enterrement de Pablo Neruda. Et ça, c’est un très, très grand moment. C’est aussi assez beau, triste et terrible. Enfin, chaque fois que je vois cette séquence, c’est quand même énorme. Et donc je l’ai mis dans l’extrait parce que parce que la séquence, je ne l’ai pas mis en entier, parce que je préserve aussi le film.
C’est-à -dire que là, j’espère que les gens vont se précipiter ce soir, demain et ils vont aller sur les mutins,parce que c’est quand même ça l’idée.
Après, l’idée, c’est que les films sont là, ils sont visibles et on tient à ce qu’ils soient, ils soient visibles. Ce film, parce que ce n’est pas évident, c’est pas toujours facile de le trouver. Donc celui-là, là là, vraiment, ce qu’on va voir, c’est vraiment en termes de documents. En gros, ils prennent très important, quoi.
Alors c’est un super cadeau que tu nous fais parce que l’extrait dure dix minutes, donc c’est très bien, quoi, On a le temps de, je puis dire de s’immerger, donc je vais le lancer. On se retrouve dans dix minutes. Continuer à tchatter. Il est généreusement bavard Monsieur Ciné mutin, C’est très agréable, te dis je.
Je vous parle trop, c’est ça ?
Non, pas du tout, je te dis le chat Alors j’imagine un peu On va envoyer un drôle D On a. Il faut un peu rigoler. On me dit que c’est bien d’avoir invité Monsieur Olivier Hazan. Qu’est ce que Qu’est ce qu’on dit ? Je pense que c’est quelqu’un. Il ne faut pas mollir. Merci Les mutins, c’est si Ramuz, Je ne connais pas, c’est Ramuz. À mon avis, c’est quelqu’un de chez toi. Tu nous envoies C’est très bien.
Le slogan je connais, Il ne faut pas mollir quel slogan
Oui, c’est ça.
Attends, j’ai pas le temps.
C’est ça ? Non. Regarde. Attends, attends, on va le faire. Grand écran. C'était même pas préparé ça !
Et puis vraiment, ils ne sont pas à Mauléon.
On va montrer des extraits. Tant que je ne me goure pas c’est celle ci J’envoie la sauce.
A Santiago en septembre 1973. Je m’appelle Glass Corner et je suis économiste suédois, 35 ans et je suis arrivé au Chili en 68 avec un contrat des Nations Unies. J’ai été fait prisonnier vendredi dernier, le 14 septembre, en train de déjeuner dans mon dans ma maison et sans doute par. Des voisins. Voilà comment ça s’est passé. On m’a amené assez brusquement, évidemment, à la station de police la plus proche où j’ai été battu. Pas forcément dans mon cas. Là, déjà, j’ai vu des gens battus d’une manière assez féroce. Un jeune étudiant chilien qui avait reçu un coup de balle au dos a été sauvé. Battu. Les policiers ont sauté à l’endroit du dos où ils avaient la blessure. On ne sait rien de lui par la suite. Trois ans. 3 h plus tard, on nous a emmenés dans un bus et un micro. Des carabiniers, ça veut dire la police paramilitaire chilienne. Et au Stade national, nous étions amenés à nous coucher par terre et en regardant le plafond sans possibilité de bouger sous peine d'être frappés dessus par les crosses ou recevoir des coups de pieds dans le dos ou dans la tête. Même histoire au Stade national. Heureusement, dans mon cas s’est produit l’intervention de mon ambassadeur, ce qui sans doute m’a sauvé la vie. Seigneur. Messieurs, bien le bonjour. Les opérations militaires sont terminées. Le militaire Il y a peu de temps. Des manifs, des émotions initiales, de telle sorte que nous entrons maintenant dans la phase de reconstruction nationale qui est la sienne dès qu’il a une tâche militaire. Je veux établir clairement que la junte militaire n’est pas une dictature militaire et ne recèle aucune ambition politique. Il y a des hommes constitutionnels. En arriver à renverser un gouvernement constitutionnel fut pour nous le plus grand problème. trouve une tout autre décision prise. Le point constitutionnel même problème. Dès gagne. Mais après trois ans de mensonges et de destruction, c’est le dimanche 9 septembre que les commandements militaires ont décidé de mettre fin à la situation militaire des civils pour mettre fin à la situation prétendument normalisée. Nous voulons normaliser le pays sur les bases d’une politique saine, sans persécution idéologique ni persécution idéologique. En. Attendant, nous voulons organiser un pays où règne l’union de tous les Chiliens sans bannière politique. Le palais présidentiel, la monnaie DA est détruit. Sur certains visages, on peut lire le triomphe. Le général Lee est le plus jeune des quatre membres de la junte. On le considère comme le plus dur. When. Je peux pousse. Comme des vérités, c’est qu’il y a deux camps de détention. L’un est au stade national et est actuellement très encombré. On y arrive à une quantité supérieure à 7000 personnes. 2000 personnes. Et. Beaucoup de camarades sont tombés parmi ceux qui n’ont pas pu s'échapper, 90 ont été fusillés au dehors, c’est-à -dire qu’ils les ont fait sortir et les ont liquidés. Le ramasse kilogramme commence mal. Parmi les survivants, certains ont pu s'échapper. Les autres ont été emmenés prisonniers jusqu'à la colline de Shaina. Et là, on les a fusillés. Faut là. Et pour ne pas laisser de traces, ils ont brûlé les cadavres. On savait que la brouette taguée, c’est le goût de la glace au cadran maçonné. Et la preuve, c’est que de la population ouvrière du Cordon Vie Kuni Amakna, il doit bien avoir disparu de 1000 à 3000 personnes, deux ou 3000 ouvriers disparus. Nos camarades savent qu’il leur faut d’abord survivre, ensuite s’organiser, mais qu’ils doivent continuer. Ils savent tout cela. Et nous, de l’extérieur, nous ferons tout ce qui est possible pour aider notre cause. Nous sommes tous résolus à continuer la lutte. L’exemple nous est présent, très présent, que nous a donné le camarade. C’est notre engagement à tous et nous ne nous arrêterons que lorsque le Chili sera redevenu ce Chili souverain, libre socialiste, qui a représenté tant de luttes et pour le peuple tant d’espoir. Pablo Neruda, le plus grand poète chilien, est mort d’un cancer quelques jours après le putsch militaire. Son enterrement donne lieu à la première manifestation publique de fidélité à l’unité populaire. C’est sans doute la présence des journalistes des caméras qui a préservé les participants d’un massacre. Même les fascistes doivent tenir compte de l’opinion mondiale. Une leçon à ne pas oublier.
Je pense que si j’en crois le tchat, je ne suis pas le seul à être extrêmement ému par cet enterrement à la fin, cette séquence absolument incroyable que Olivier nous offre. Donc. Si on parle là, je veux parler juste d’esthétique, d’esthétisme, de seconde. Il y a tout ce que j’aime : les images, la pellicule. Il y a une couleur qui est absolument incroyable. Il y a ces plans séquences, c’est que des plans séquences et quand il y a montage, c’est très C’est très doux, C’est un art, c’est à hauteur d’homme. Il n’y a pas d’effets de caméra, il y a le il n’y a pas besoin quoi. Il est au milieu de l'événement, il est l'événement. On voit à un moment donné d’ailleurs, une caméra. Je ne pense pas que ce soit lui puisque lui, fille, filme. On voit une caméra de seize mm je pense avec ces deux bobines etc. Donc en effet, c’est quelque chose il me semble. Il me semble que l’on entend la voix de Simone Signoret.
Il me semble que c’est elle qui a prêté sa voix. Effectivement pour le commentaire, ce qu’elle faisait souvent à l'époque elle était très engagée. Simone Signoret
Une pensée pour Benjamin Castaldi. Donc le petit fils, c’est ça ?
Je savais que ça allait. Je voulais aller prévenir en fait. En réalité, c’est vrai que c’est terrible parce que ça va, ça va, les gens le sentent. En même temps, le fascisme est arrivé là, ils sont au pouvoir, les gens disparaissent. Faut dire quand même que déjà d’entrée, il y a des rafles importantes et en face on va éliminer des gens comme des tas de tas de militants. Évidemment, les syndicalistes en premier vont être attaqués, les toutous, les gens qui sont autour de la grande mais pas que très loin. Jusqu'à par exemple quelqu’un qui ça marque énormément les pas que c'était Victor. Je ne sais pas bien condenser Jara en habitant Ferrara. C'était un musicien très connu à l'époque, un guitariste qui va être chanteur, qui va être arrêté et tout de suite mis son corps va disparaître, on va lui couper les mains, les deux mains, on va les couper, on va le tuer, mais on va d’abord lui couper les mains. Et c’est c’est vraiment la haine absolue de ce pouvoir de Pinochet à la haine à la fois de tout ce qui est progressiste, mais aussi des artistes et tout. C’est vraiment terrible. Il y a un autre film sur l’autre, sur l’autre, je ne sais pas, j’ai pas pris d’extrait sur La collection s’appelle Victor Suarez numéro 25 47. Il est très sous le bureau de son numéro, le numéro du corps. C’est un documentaire qui a été réalisé en 2013. Tout ça, c’est une histoire terrible et en même temps, euh voilà, c’est vrai comme tu dis. Alors ça marque aussi un tournant dans l’histoire, dans notre histoire du néolibéralisme des années des 50 dernières années. Parce que, à partir de ce moment-là, il y a une reprise en main, Grand maman, il y a eu les mouvements de 67 68 partout dans le monde. Ça, ça se voit dans un film de Chris Marker qui est fabuleux, qui s’appelle Le temps de l’Armée rouge, on voit comment le monde bascule. C’est pas juste. En France, avant mai 68, le monde entier bascule dans le champ de l’Armée rouge aujourd’hui.Et donc derrière, il y a un retour de bâton qui est terrible et il y a une reprise en main. Et effectivement pour le bâton rien de plus de mieux pour y compris pour les libéraux qui sont pas dans des pays soi-disant dictatures, rien de mieux que d’utiliser des dictateurs, donc à distance. Donc ils vont être surtout des spectateurs. Mais tout ça, ça va marquer quand même un tournant. Et ce n’est pas un hasard si effectivement c’est Bruno Muel avec les gros Medvedkine qui vont filmer ça au Chili, alors que pendant ce temps, eux aussi sont de façon beaucoup moins violente, il faut le dire quand même, mais quand même, tabasser, etc etc. Dans les usines en France, à Peugeot à l'époque. Donc il y a quand même, il y a un parallèle et ils étaient conscients de ça. En tout cas, les gens qui à l'époque étaient en classe, il y avait une classe ouvrière qui avait une conscience de classe et ce n’est plus trop le cas difficilement aujourd’hui. Mais je pense qu’il faut quand même revenir à des années et à des choses conscientes, comme ce qui se fait taper sur la gueule souvent, toujours à peu près les mêmes, et on est pour revenir. Mais je suis trop bavard, je ne sais pas du tout.
C’est génial ! Vas y.
Parce que j’ai dit relou, j’ai révisé proposition que j’avais pas. Effectivement, j’avais dit de regarder l’histoire du retour de la pellicule. C’est assez simple en fait. Il aura comme muet mais en fait ils reviennent le lendemain, ils prennent l’avion le lendemain de la de cet enterrement de la vie de Pablo Neruda. Euh. Babor Non, Reda Ils meurent, mais ça n’a rien à voir. En fait, il meurt à ce moment-là, mais on sent bien que c’est une métaphore. L’enterrement de Pablo Neruda, de l’enterrement du Chili, bien sûr. Comment dire.Et c’est là que c’est du cinéma. D’ailleurs, la métaphore, c’est que c’est à la fois, c’est à la fois, c’est pas juste par reportage, on sent très bien l'émotion parce qu’on sent l'émotion. Tout un peuple, un peuple de gauche qui, à ce moment-là, sait qu’il a perdu la bataille.
Oui, c’est ce que c’est ce qu’on dit dans le chat. On sent la peur, la tristesse, l’espoir, l’adieu à un espoir immédiat. C’est saisissant dans cette scène là,
Voilà et donc qu’elles reviennent sont encore sous le choc de nous, raconte Muel dans dans le livret qu’il y a un tremblement de terre le soir parce qu’il va souvent là bas, mais quand même, il y a un petit tremblement de terre, les gens sont hagards, il y a le couvre feu qui n’a rien à voir. Un autre couvre feu ici, comme un mort. Il faut dire. Il y avait un couvre feu. Il y a un vrai couvre feu donc à balles réelles quand même. Il y a un couvre feu avec des dés. Ils essayent de boire un coup avant de partir avec les gens. Donc il y a ces clandestins et finalement ils prendront l’avion avec les pellicules sans savoir s’ils vont pour ramener ce film à Paris. Et donc par précaution, on donne les meilleures bobines aux autres choses les plus importantes, un au pilote, au Steward Air France dans la cabine pour passer les premiers.Et ils ont quand même le reste des modules dans un sac. Et il y a un moment où le douanier appelle Mueller et dit Qu’est ce que vous avez ? Un machin qui se dit la vieille fille Mais qu’est ce que vous avez fini ? Elle dit C’est bon, il n’y a le reste, c’est sûr. Mais non, en fait, ça ne se passe pas comme ça. Ou le lui dit Bannon n’a rien vu. Mais finalement, bien sûr. Et en fait, il va réussir à passer du mage au tout va passer du rouge bouton à Dieu, dit Mueller. Partout, il y a des moments où il y a des gens qui ont la vue basse. Ils sont passés à travers ça, c’est miraculeux.
Et par exemple, est ce qu’un film comme ça, est souvent loué sur les mutins ? Est ce que ça attire un peu de monde
. Il faut dire que le confrère du Monde d’alors a énormément marché à sa célébrité. Donc les gens, du monde où il y a beaucoup de gens qui l’ont déjà dans ce coffret. Le film était sorti, ressorti au cinéma, pareil. Je crois qu’il est sorti en 2001, tout comme ça, en 2002. Se continuant, je me souviens que c'était la cohérence, le coopératif qu’il avait, qu’il avait, qu’il avait dit à l'époque en DVD et puis voilà, il avait disparu. Et donc là, il est disponible au juste, On va dire on pas, on n’a pas les yeux rivés sur les chiffres, euh sur CNN, sur tout le catalogue, je suis pas sûr que ce soit beaucoup plus loin, mais en tout cas, moi je trouve que c’est un document très important et à la fois très beau et à la fois terrible aussi de dire que dire aussi que Bruno Muel est un grand cinéaste et en même temps un très grand opérateur qu'à droite.
Et là, c’est assez flagrant, là c’est flagrant. Alors je voulais te couper pour en faire une petite incise. Je suis en train de lire ce bouquin dont j’espère recevoir auposte les deux ou trois des quatre auteurs Le choix de la guerre civile, une autre histoire du néo libéralisme et le premier chapitre, évidemment, il est consacré au Chili et je vais juste vous lire un petit passage. En premier lieu, la construction sociale néolibérale restructure les relations État société, non pas dans le but d’affaiblir l'État, mais plutôt de renforcer les institutions étatiques qui créent et fortifient le pouvoir disciplinaire des marchés. Voilà, et c’est l’idée de ce qui s’est passé d’après et d’après des auteurs au Chili, c’est l’idée de détrôner la politique. C’est un bouquin que je suis en train de lire. Je trouve ça vraiment passionnant qui secoue pas mal en fait sur ce qu’on peut penser du néolibéralisme, etc. Qui est évidemment extrêmement critique, mais pas forcément critique, de la même manière que ce qu’on a l’habitude de lire. Donc voilà, j’espère que voilà, c’est chez lui que ça va sortir dans quelques jours ou ça vient tout juste de sortir et j’espère qu’ils seront là. Et donc évidemment, il commence par partir au Chili. Alors il nous reste, il nous reste, il nous reste deux deux extraits. Le prochain, c’est la lettre à Franco. A moins que tu veuilles dire quelque chose. Alors est ce que tu veux nous dire un petit mot le temps que j’aille chercher une bande annonce,
Bon alors je sais pas si qu’est ce que vous voulez parce qu’il y a. J’ai sorti deux extraits et ils sont assez courts. Et la bande annonce, on peut peut être voir la bande annonce pour commencer et on parle après.
Alors écoute, on va faire ça, on va faire la bande annonce
Rien à faire en quelques heures dans le Tarn et Garonne. Il va falloir. Elle tend à les faire vivre à la mode, c’est.À dire des qui pas fait pour la vraie. Avec ce qu’on a raconté. Voilà le ton général. Un couple arrive en Espagne avec. Il tombe entre mes mains dans une posture. Je me suis dit que si je pouvais.
Voilà la lettre à Franco bande annonce hollywoodienne. J'étais pas prêt. Pas le même budget donc, en effet. Alors là, on est plus du tout. La bobine sous le bras. Là c’est Louma et compagnie. Donc c’est quoi ce film que tu nous montres ?.
C’est un film très récent. C’est un film qui est sorti l’année dernière entre deux avant le confinement ou entre deux. Je me rappelle plus exactement, c’est Alejandro a mis la barre. Peut être que des gens connaissent ça. Il a fait pas mal de films. La transition n’est pas anodine. C’est un chien. Il est né au Chili. Bon, il a un autre âge à peu près.a été fort, très fort.Je ne vais pas faire style mais en fait il a, il a notre âge donc on va dire notre âge. Mais en fait, je suis peut-être un peu plus jeune.
Un peu plus. Il a 35 ans lui, non ?
Mais voilà, il a fait quelques films, il a fait pas mal de films et. Et en fait celui-là, vraiment. Moi je travaille. J’ai été scié parce que c’est classique que dans la forme. Effectivement, la bande annonce tout ça. Mais c’est très très fin dans l’histoire de la prise de pouvoir de Franco. Parce que là, on revient quand même dans le temps, ça été 36 la guerre d’Espagne. Là, il traite le sujet à travers un écrivain célèbre. À l'époque, c’est Miguel Dalla Munoz qui est qui, qui à l'époque est chrétien de gauche, qui a eu des liens avec les gauchistes, les anars, tout ça, mais qui prend de la distance, etc. C’est très bien parce que justement c’est pas, c’est pas héroïque, ni ce n’est pas manichéen du tout, y tombe pas du tout dans les caricatures qu’on qu’on pourrait, qu’on pourrait avoir sur la chose. C’est justement c’est complexe, c’est comment Franco prend le pouvoir et comment le monde intellectuel à travers lui, là par exemple. Mais il y a d’autres personnages autour de lui, comment petit à petit se fait embarquer ? Mais en même temps, il ne sait pas. C’est toujours plus facile de lire l’histoire avec quand ça s’est passé quoi. Maintenant on regarde 36, on sait ce qui s’est passé après, etc. Mais je trouve que c’est toujours intéressant d’essayer de se remettre dans le temps au moment où tu lis. C’est à dire que par exemple, si tu démarres la deuxième guerre mondiale en 39, en 40, les allemands qui arrivent et tu sais pas que ça va finir en 45, tu ne sais pas qu’il va y avoir un débarquement aussi de 44 ? Tu vois peut être pas les choses de la même façon que donc tu les vois après coup en sachant que bon bah les gars vont devoir se serrer la ceinture pendant quatre ans quoi, c’est pas la même chose, ça peut te permettre de comprendre des fois des effets de collaboration je pense. Je ne suis pas en train de revendiquer de dire qu’il faut que les gens collaborent, mais ce que je veux dire, c’est ça. Ça peut montrer la complexité des fois des choses qu’on a reproché à des gens qui n’avaient pas fait grand-chose en fait, mais qui avaient peut-être des raisons, parce qu’on sait. Moi je trouve que c’est toujours très compliqué et le cinéma permet quand même de ça. La littérature aussi. Je conseille vraiment toujours de lire aussi des bouquins qui racontent au jour le jour les choses comme ça, sans qu’on sache ce qui s’est passé après. Mais, mais vraiment, là, on est là dedans et le film avance lentement, c’est super bien joué, c’est très poussé, c’est parfait. Et alors peut être qu’on peut voir l’extrait que j’ai choisi derrière qui, qui, qui monte, qui illustre un peu ce que je viens de dire.
Ce serait le premier extrait, donc je suis en train de le passer.
Quand. Il n’y avait que des Africains.à la ronde Je ne sais pas ne sert à ayant. Je ne sais rien de la vie. Il va falloir travailler et accueillir les. Migrants et réfugiés que nous sommes. On travaillera. Et ça ? Aidera. Voilà, voilà que je commence tout ça. Mais je sais que c’est un peu de la commission. De montage derrière. Nous, c’est peut. Être moi. Le gamin à tout va nous parle aussi. Des Roms. Ça va mieux, semble-t -il. Et ça, il faut le dire mot.À mot jeté à. Il. Six. Mois. Mais. Il n’y a pas de choix. Donc je te fais mal. Elle répond à la caméra. Nous sommes -20 pour le savoir. Je vous fais de la. Là où la masse est dense. Mais nous là pendant. Que l’on a mis. Voilà. Il y en a d' autres.
Voilà, fin de fin de ce premier extrait, on en aura un deuxième. Je considère ce film comme, d’Olivier plus pour le fond que la forme ou les deux ? Tu le trouves comment ?
Franchement, j'étais je sais pas trop à quoi je m’attendais. J’avais un peu des aprioris en me disant ouais, c’est classique et tout et puis quoi ? Je suis rentré rapidement dans le film et et vraiment en petits acteurs, c’est difficile qu’on voit un extrait, mais petit à petit on rentre dans. C’est rare un film qui montre l’arrivée du fascisme. Comme ça, si tu veux saisir, ça fait. Je fais le lien avec le Chili tout à l’heure. Mais. Mais là on voit vraiment par la fiction. La fiction me permet quand même de voir comment les choses se font progressivement. Et comme c’est pas fait de façon généraliste, en mission de couvrir tout ce qui s’est passé dans les événements, mais à travers le personnage de l'écrivain, on voit toute la complexité de la chose. Parce que là, on voit bien dans cette scène comment le mec il est pris, il vient quand même. Je ne lui ai pas dit que ce n'était pas compréhensible, mais il vient pour essayer de négocier la libération de gens que ce qu’il vit, qu’il défend ou qu’ils ont été emprisonnés.Et lui il a quand même espoir, toujours. Il a espoir quand même de les faire sortir quoi. Ce qui est très célèbre. Donc il essaie de jouer sur notre réalité, mais on voit bien comment il est pris. Déjà, il est sur la photo de famille. Là, Franco, il n’est pas encore au pouvoir, on le voit à côté, qui lui parle, etc. Donc tout ça, ça va se mettre en place petit à petit et je trouve qu' il le fait de façon très fine ce constat. Et bon, je ne veux pas spoiler parce qu’il y a des retournements etc. C’est quand même vachement bien, mais j’avais préparé un autre petit extrait. Souvent on peut le voir, il est très très beau.
On va le voir. Il y a juste une parmi les réactions dans le chat, il y a Swinton. Je salue. Après avoir lu son pseudo, je l’ai bien vu. On dirait un film de réhabilitation pour un personnage controversé. Alors je ne sais pas qui est le personnage controversé pour une aussi si Franco ou si c’est Miguel
Je pense à beaucoup je pense, parce qu’elle parle de l'écrivain de Miguel Munoz, parce qu’encore une fois.C’est plus que controversé. Il a fait ses preuves malheureusement grâce à un pouvoir sur 75 et on c’est quand même, c’est quand même le seul dictateur de la bande quand même Mussolini 401 qui lui va continuer. On va traiter la France va traiter avec lui, ça va être un homme d'état respectable pour le bizness et pour les relations. Enfin, faut se rappeler quand même que si nos parents allaient en vacances en Espagne dans les années 70, il allait sous Franco.
C'était je veux dire pas cher.
Maintenant je veux dire, on a oublié que moi je me rappelle d’ailleurs en Espagne, dans les années 80, il y avait encore une statue de Franco dans le village. Je veux dire, c’est pas. Je ne sais pas si c’est le cas encore aujourd’hui, mais c’est quand même assez dingue. Mais ce qu’on voit quand même là, c’est quand on a affaire à des militaires au pouvoir qui sont des militaires parce qu’il y a des militaires. On a pas parlé de Chavez aussi, il y a des militaires de gauche, mais là c’est pas des gauchistes et c’est plutôt des gens.On comprend bien à travers le personnage à Le Borgne qui a coté là qui est un personnage qui a vraiment existé. Ouais c’est très proche de Franco mais qui était vraiment à moitié c’est tout. Tu es avec nous, contre nous, c’est ça qui dit quoi ? C’est que en gros c’est pas et faut pas croire que c’est pas négociable dire et à un moment il bute les gens donc c’est c’est plus du débat. Là on est plus dans le débat intellectuel ça et là, c’est un intellectuel qui pense encore raisonnablement, il va pouvoir raisonner les gens qu’il va pouvoir quand même de par sa notoriété, etc. Je ne sais pas, je ne connais pas la véritable histoire, mais je sais que le film est assez proche de ce qui s’est passé et il y a des scènes assez connues dans le film qui reproduisent des choses qui sont passées.
Çà m'étonnait aussi qu’il ou elle je parle de l'écrivain.
Voilà
Personnage controversé.
C’est pas le but du film
Un personnage controversé
C’est très intéressant parce que justement, si c'était juste un héros ou un collabo, ça serait trop facile. Là, c’est beaucoup plus intéressant..
Et alors, comment t’expliques puisque tu es cinéphile, que par exemple, le cinéma français soit incapable de produire ce genre de films ? J’ai pas vu le film sur De Gaulle, mais enfin des extraits que j’ai pu voir.
Alors d’abord sur la guerre d’Espagne, je ne sais pas. Bon effectivement, c’est un peu plus compliqué avec qui est assez anglais, mais il n’y a pas beaucoup de films produits en face et là je trouve que c’est un Chilien.
C’est un peu la couleur que donne la bande annonce. Et le premier extrait.
Je ne sais pas pour le cinéma n’est pas capable de produire, je pense qu’il est sujet historique. En France, ils font flipper, ils sont. Et comme tout ce qui. Et en plus, effectivement, ça coûte cher cette façon de faire du cinéma.
Le flambeau Flo nous demande est ce qu’il existe un film sur Pétain ?
Alors vous tombez bien nous avons un projet d'édition, mais ce n’est pas du tout un film, des conférences d’un régime sur Pétain, l’affaire Pétain. C’est passionnant, mais c’est des conférences où il y a un film sur Pétain qui a été fait par. Les amis de Pétain. Il y a un film de fiction sur Pétain qui s’appelle Pétain et qui a été fait et je connais que lui. Je ne sais pas si c'était à jouer, que je vais le trouver tout de suite sur internet, parce que je l’ai vu. 93, c’est Jean Marboeuf qui l’a fait avec Jacques Philo et Jean Yanne. Jean Yanne. Impérial d’ailleurs. Mais le film est quand même pas mal. Ce n’est pas au niveau de la lettre à Franco et c’est 93 car effectivement il n’y a pas beaucoup de films sur la deuxième guerre du deuxième guerre mondiale. Là on a un film référence, c’est la septième compagnie. Mais où est donc à sa sixième compagnie la septième compagnie au clair de lune, que je considère comme des films quand même assez réalistes. Finalement c’est la Grande Vadrouille. Mais en fait non, il n’y a pas beaucoup de films qui traitent de ces sujets.
On regarde le deuxième extrait, donc deuxième extrait de la lettre à Franco que tu nous proposes, qui est beaucoup plus court.
Attention je préviens juste là, c’est un autre aspect. C’est comment un personnage aussi improbable qui était quand même considéré comme un mec ? Il n’y avait pas tellement de fond politique, un peu. Il était quand même très connu parce qu’il avait parlé militaire, parce que c’est un mec peu téméraire, mais assez suicidaire en fait. Au front, il s’est dit qu’il était passé à travers les balles et qu’il était considéré comme quelqu’un qui avait une chance extraordinaire et c’est le seul argument qu’ils ont. Et là, c’est comment la manigance politique, comment il prend le pouvoir dans le contexte de la guerre. Et on sait bien que les contextes de guerre sont toujours favorables évidemment aux dictateurs, à la mise en place du dictateur. Là, on voit bien que c’est une très courte métaphore.
J’en ai mis très court parce que c’est beaucoup plus long dans tout ça. Mais on voit bien que c’est presque pareil. Voilà le coup de le coup pour prendre le pouvoir, il est resté au pouvoir en 1975.. Voilà, c’est bon, je trouve que la réalisation est classique, mais très efficace. Sur le plan du cinéma, les acteurs sont plutôt très bons. Enfin bon, voilà ce que nous on a vachement aimé.
En même temps, on vous croit.
Mais chacun ses goûts.
Non mais parce que c’est vrai. Mais c'était drôle de voir le saut dans le temps. Bon voilà, on sent que c’est très maîtrisé. Je t’avouerais celui là je l’avais pas vu, On sent que c’est très maîtrisé et après on sent aussi qu’on est dans une facture très classique, c’est à dire quand même de la musique, des mouvements de caméra, un jeu de lumière. Voilà qui est très marqué d’aujourd’hui, quoi. En revanche, j’ai de la peine pour le réalisateur parce que si je comprends bien, c’est un film qui aurait dû sortir au cinéma, qui n’a pas pu sortir sur grand écran.
Alors je crois qu’il est sorti quand même. Mais il n’a pas pu faire une grande carrière
Parce que là, on sent, on sent qu’en effet c’est voilà, il y a des décors, il y a des costumes, il y a, il y a des mouvements de caméra, c’est fait pour augmenter grand écran. Alors, dernier extrait en date, il y a dans le chat, il y a pas mal de choses sur Franco, etc. D’autres ont des souvenirs effectivement de vacances en Espagne et on a Halloween. Qui nous dit qu’on ne sait pas si y a des films centrés sur Pétain, mais ils nous rappellent évidemment en section spéciale ou Lacombe Lucien. Extraordinaire qui début 70 me semble t il.
Euh non mais franchement, sur la deuxième guerre mondiale, il y a beaucoup de choses. Je pense qu’il y en a quand même fait beaucoup de films sur la deuxième guerre mondiale. Donc il y a l’Armée des ombres. Je pense à ça bien sûr, mais là, d’un coup, comme ça, spontanément, ça ne vient pas. Il y en a tellement.
Bon alors on regarde l’extrait suivant. Enfin là pour l’instant, c’est la bande annonce de l’acte de tuer ensuite on aura deux extraits.
Mais ce qu’on va voir, c’est incroyable, c’est qu’est ce qu’on fait Tu montres Out of killing me, c’est ça ?
Oui, la bande annonce.
Ok, on regarde. Mais attention, ce n’est pas non plus une comédie. Je ne sais pas vous parler des films rigolos.
La véritable émulation. Il n’y aura rien à côté. On aura à devenir maman à Noël pour moi et tout le temps. Ça ne parle pas pour autant casser la donne des simulacres. On a baissé les bras, alors tant pis pour vous. Mon mon Et tout. Ça bas. Rien à voir avec la taverne. A part ça, rien de normal on y va. Yannick sa robe, ça va la rainbow ? Et à part ça ? Nous avons à la piscine d’une gomme des rêves et des de sable qu’Allah les dames. À faire faire. Il va avoir à réhabiliter pendant des années nos voisins.Ça va se guérir par.
Bon bah là on est dans la fin de la fin de l’humain i.
Là, ce film, beaucoup de gens l’ont vu. Moi je considère que c’est un des films les plus dingues que j’ai jamais vu. carrément, si tu veux. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à le dire à un moment. Mon préféré, Werner Herzog, dit Je n’ai jamais vu de film si puissant et si effrayant. c’est sans précédent.
Il y a une citation de lui dans la bande annonce.
Et donc ce film, c’est quand on pénètre. Meilleur choix, comme on dit au PMR. C’est Joshua Oppenheimer qui est un américain pour tourner cette histoire, il veut aller voir les victimes, ce qu’il fera après dans un autre film, mais il va aller voir les victimes de cette histoire
Et en fait, je me rappelle un peu l’histoire de Dave en même temps.
bien sûr, bien sûr, bien sûr,
C ‘est quand même une histoire du XXᵉ siècle assez incroyable. Euh en même temps, il y a les Khmers rouges, ok. Et à la même époque, il y a Indonésie Massacre, Indonésie qui va faire quasiment 1 million de morts. Kamehameha, c’est pas rien. Sauf que je suppose qu’on peut faire un petit sondage dans les gens qui sont ici, là qui nous écoutent. Je ne suis pas sûr qu’ils aient vraiment entendu parler de cette histoire. J’aimerais bien savoir.
En tout cas, on a Lightman qui a vu le film dit On n’est pas totalement dans la fin de l’humain. C’est vrai, la fin du film relativise un peu.
Voilà parce que bon, après je ne veux pas spoiler toujours pareil. Mais non mais le truc terrible, c’est que cette histoire, c’est que c’est encore Je suis désolé, encore et encore, je suis vraiment communiste, mais en vrai, c’est quand même les communistes qui sont attaqués dans ce pays, en Indonésie, surtout au Timor-Oriental, et qui vont être massacrés de façon très massive. C’est vraiment systématique et ça va faire 1 million et c’est au même moment. Alors, je dis pourquoi je dis au même moment parce que ce n’est pas moi qui le dit à l'époque, c’est pas moi qui le fait remarquer, c’est calé à l'époque. Et moi j’ai fait un film sur Chomsky. Chomsky a été rendu célèbre en France, notamment en dehors de ce truc linguistique, mais parce qu’il a avec Bernard Herrmann, ils ont écrit un bouquin à l'époque qui s’appelait La fabrication du consentement, La fabrique du consentement. C’est un concept qui à l'époque pas encore traduit en France, mais avait fait beaucoup, beaucoup polémique, notamment en France, parce que Chomsky et Herman comparer le massacre des Khmers rouges au même moment avec un autre massacre à un autre endroit du monde, donc au Timor oriental, en Indonésie.Sauf que la seule différence, il y avait, on peut dire qu’il y a eu quasiment pas de morts. Je ne vais pas aller chez Fanta, je vais pas dire de bêtises, mais en fait c'était énorme. Mais que la différence c’est que d’un côté c'était un crime perpétré par. Pas parce qu’ils étaient considérés comme des communistes, les Khmers rouges, et de l’autre côté c'étaient les communistes qui étaient des victimes dans l’ambiance guerre froide dans laquelle on était dans le camp des démocraties américaines, etc. Évidemment, c'était plus compliqué, on ne parlait pas. Et le fait même que Chomsky et Herman aient fait cette étude qui est très précise, hein, parce qu’ils prennent vraiment y compare tout le traitement médiatique des journaux, c’est un travail scientifique sur d’analyse très rigoureux.En fait, dans leur démonstration, ils ont été eux mêmes accusés d'être deux, d'être des révisionnistes et de nier l’Holocauste. Enfin, le pardon de nier le massacre perpétré par les Khmers rouges au Cambodge. Comme si y minimiser quoi alors que immunisés ? Pas du tout. Ils comparent et comparent comment ? Notamment le traitement médiatique du fait que l’Indonésie était et était dans notre camp puisqu’on avait fourni la France, avait fourni des armes, les Etats-Unis etc. Donc bon, Chomsky fait ce travail avec Hermann qui est très important. Euh voilà, vous pouvez voir dans les compléments qu’on a mis. D’ailleurs, je crois que j’ai dû mettre dans les compléments un extrait de mon film sur Chomsky où il parle de ça. Mais bon, pour juste parler de ce film qui est extraordinaire, c’est qui va essayer de filmer les bouts. Je vois à peine ce rouge.
Excuse moi, puis je rebondis là dessus, il y a des films quand même fantastiques qui sont d’ailleurs évoqués là dans le chat, mais je pense à ceux de Rithy Panh et Christophe Bataille. Ensemble, ils écrivent des bouquins et Rithy Panh, L’image manquante, Je ne sais pas si vous les avez dans le catalogue, je crois pas non.
Je crois pas qu’on ligne, je ne sais pas pour quelle raison. Je pense que c’est pas dans le catalogue. Faudrait peut être qu’on vérifie si on peut l’avoir maintenant, c’est toujours comme de droit de machine, mais effectivement. Rithy Panh Rithy Panh C’est passé en France, on connaît. On en avait beaucoup entendu parler en Indonésie. Bon, il y a pour les raisons que je disais tout à l’heure, mais ce qui est dingue, c’est que ça persiste. C’est encore après.Ça reste quand même une histoire méconnue. Mais alors lui, quand il va voir qu’un réalisateur va voir là bas, c’est pour filmer les victimes. Mais les victimes, il y a un mot nous, c’est pas la peine, On ne peut pas parler de nous, on a perdu de nous, on peut pas, c’est pas la peine, c’est pas intéressant. Ne nous filmez pas souvent, ça nous met en difficulté. Comment ça ? Allez plutôt filmer les bourreaux. Et c’est extraordinaire parce que c’est ce qu’il fait. Il va les filmer, les bourreaux et les gens qui ont commis des crimes. Et là, si tu veux, on ouvre toutes les portes parce qu’ils ont gagné, si tu veux. Alors, ils ne sont pas dans une critique ou dans le résumé. Ils disent que c’est un peu comme si Hitler avait gagné toi et que et construire, on reconstitue l’holocauste, on tritura ce truc, c’est vachement, c’est comme ça parce que c’est ce qu’il va faire dans le film. Les mecs sont en train de faire un film, ils reconstituent les crimes qu’ils ont commis. Et c’est alors totalement fou. Le film est totalement dingue. Et je voudrais quand même qu’on voit l’extrait que j’ai choisi
Je voudrais juste dire à Saillant qui vient d’arriver J’ai loupé le début de l'émission. Je suis preneur d’une liste de conseils de film, docu et bonjour au passage, bonsoir. Alors en fait, on est avec Olivier Azam qui s’occupe avec d’autres des mutins de six ciné mutins. Et donc le mieux c’est d’aller sur son ou sur son site, un site, la plateforme de vidéos estampillées que nous conseillons. Parce que voilà, il faut y aller là, il y a des films pour pour, pour tout, tout, toutes vos soirées les soirs. Il n’y a pas aux postes où vous pouvez aller sur sur les mutins. Et donc voilà, on a regardé plusieurs extraits de films et aujourd’hui, les films que Olivier nous propose, dont Olivier nous propose des extraits, sont des films liés au pouvoir militaire. Qu’est ce que c’est que les militaires au pouvoir ? Évidemment, on fait écho. On a très mauvais esprit ici, aux tribunes des militaires, et donc on se dit tiens, si ici, ici, si leur copain arrivait au pouvoir, ça pourrait donner quoi ? Ben voilà, on voit quelques extraits de films. Et donc je pense que Euryale va pouvoir te mettre dans le. Dans le lien, dans le chat, le lien vers les ciné mutins. Là, de toute façon, à chaque fois qu’il y a un film, on met le lien directement. Donc là je te propose Olivier, qu’on aille voir directement l’extrait que tu que tu voulais. Je le mets il dure quatre minutes. C’est l’avant dernier extrait de la soirée qu’on regarde ensemble et Acte of Killing.
Vraiment, vraiment. Là, en parlant de à tes. La caméra ayant auto prod, en tous cas destinée à nous le dessiner à la lampe du moment. C’est cela l’autre jambe de l’homme pendant 24. Heures en maniant atout le manque, ayant bogué tour de main sur palatal, en promouvant l’hygiène et une bonne fois à l’aide du bonheur qualifié l’homme ou le problème médical ensemble et à radium aussi must ou aussi du courant ral près de Ragnar qui était souvent est vraiment une bonne chose. Se rappelle encore de la dame à l’amour avant la gare. Dans la foulée, un film hydratant un mantra malin mon Léon en camping un. Alors que ta maman me fait dormir. Elle fait quand même une banane venant mon chéri à la loyale. Madame Arnal. La louve tant traquée s’emmêle les corps, tremble, Sol s’emmêle à la gomme unique. Retour à la case pour les alphas, ça m’est égal étant donné la promo. Le banquet assuré, La dame dessine l’Atlas le chaperon à Vichy. Ils ont élaboré tout ça. Je ne dors pas. Elle n’a jamais eu envie d’avoir ce porc, l’igname en Abyssinie. Comme l’a dit Billy, nous a fait une belle et bonne fin du mois de novembre. La connaissance de la Grande Bretagne et même pas. Nos logements Marseille, nos massivement Marseille, là même, Paname ou en tout. Maman, c’est une grande dame bien loin au Niger et tout Mangani en dehors et en bas à gauche. Regarde le ! Chef adoré bosser à la crèche ! Toi, Tamiya, tu m’entends ? Le temps d’aller ailleurs, il a ramené un petit dernier vendredi matin et à part ça, je m’en tire. Ca me rend folle. Ils sont. Tellement jaloux. Oh, c’est un fantôme. Mais comme tel ou tel. Oh allez, il peut se passer des tonnes.
Voilà Olivier, il faut revenir pour terminer cette émission et au-delà, des scènes incroyables qu’arrivent à saisir,quelqu’un nous dit On dirait un épisode de strip tease tourné en Indonésie. Bon, on fera une émission sur Strip tease. Valcke nous parle de malaise. Qu’est ce qu’on nous dit ? Bon, visiblement, ça, ça. Ça brasse, ça brasse dans le tchat par rapport à par rapport à ce film-là. Toi qui es cinéphile. Et en fait, c’est une question qui m’est soufflée par mail par ma douce. Elle nous dit qu' il faut, il faudrait qu’il parle plus de lui, de ce qu’il ressent lui, toi, toi, Olivier. Ce film là dans Puisque tu as dit, c’est un des films les plus fous que j’ai jamais vu, si ce n’est le plus fou. Intimement. Qu’est ce que tu ressens en le voyant au-delà de l’histoire qui te raconte.
Ce que l’histoire tient bon dans un contexte où effectivement, c’est un vrai film de cinéma qui a été d’ailleurs très polémique à la sortie ? Beaucoup de gens ont trouvé ça parce que ça. Moi, ce que j’aime dans le cinéma, je ne sais pas si on a compris, c’est quand même moi, j’ai un peu du mal avec la morale, un peu on peut, toute cette foi qui va avec, les bonnes intentions, etc. J’aime bien quand c’est un peu complexe et ambigu et je trouve que ça va pour du cinéma d’ailleurs de littérature, c’est de pouvoir nous donner une vision un peu plus complexe que de dire bon voilà, là c’est les méchants, c’est les gentils, puis allez y, c’est bon, fini, c’est fini. Là, dans ce film, il n’y a pas d’ambiguïté, ils sont c’est des fous, c’est des fous ou des tueurs, etc. Mais si tu veux, la critique a été faite sur un horizon ivre de l’horreur de leur folie et surtout Ils ont gagné. Et donc. Et donc ils sont très décomplexés. Voilà, c’est vraiment, c’est le fascisme décomplexé, puis c’est des criminels, c’est des nazis, des meurtriers.
Cela met le cinéaste lui-même c’est le fascisme brillant, le fascisme complexé, il n’y en a pas vraiment.
Non, non, mais plus dur, là, c’est vraiment rien. Mais alors vraiment comment c’est incroyable ! Et donc, si tu veux le cinéaste, lui, en approchant ça surtout en ayant un élan, en étant parti du fait qu’il allait filmer l’autre côté si tu veux. Là, il nous amène avec eux quoi. Et moi, ce que j’aime dans le cinéma, c’est d'être un peu secoué, un peu perturbé. Si tu es là, ce film est très perturbant parce que tu dis mais pourquoi ce mec, il fait des films avec eux, puis il rentre dans leur truc, il va faire un film avec celui qui va les filmer, reconstituant si tu veux. C’est fou, On les emmène à reconstituer les scènes, mais on va dire c’est un vacher. C’est quoi le mec ? Mais non, il est très très fin parce qu' il arrive à saisir et montrer. Et c’est là la force du cinéma. Il arrive à par ce subterfuge, à ce dispositif, il va arriver à montrer quelque chose que personne n’arrivait jamais à montrer et pendant tout le film, et je ne veux pas dévoiler, ils cherchent à leur faire exprimer des regrets. Quoi ? Parce qu’il cherche en fait, ce qu’il recherche là, c’est le peu d’humanité qu’il peut y avoir. Il ne faut pas croire qu’il n’y a pas du reste, chou. C’est un film très humaniste, envoyé contre toute apparence. Il va chercher, il va chercher à creuser ce qu’il a d’humain dans ses pires bourreaux. Est ce qu’il y a un brin d’humanité là dedans ?
Alors il y a Communards 1871 qui nous demande Est ce que le mec qu’on suit dans le film est important dans la répression ? Il me semble que c’est la bande annonce.
Certes, mais ce n’est pas le seul. Parce qu’ils ont tellement tué. Mais on va voir, il a tué des centaines de personnes. La torture, il raconte tout dans tout, il sent bon. Ce n’est pas simplement le contraire. C’est le contraire du procès de Nuremberg où les survivants, moi j’ai pensé ce n’est pas moi ma lune, en lui disant c’est quand j’ai arrêté le temps. Peut-être même qu’il exagère. C’est aussi lui qui dit qu’il ne peut pas.
C’est ce que j’allais te dire. C’est-à -dire qu’il y a là, dans le dernier extrait, il joue un peu avec la caméra, le mec
On est raccord avec le film puisqu’il dit d’ailleurs, pour ne rien te cacher, moi je me pose la question. C’est-à -dire que probablement que le réalisateur norvégien ne parle pas indonésien.
Il y a ça, je ne sais pas comment il a fait, est ce qu’il a même en simultané ?. Mais ça ne me dérange pas. Je veux dire, il y a quelque chose qui fait que le type sans doute, même s’il ne comprend rien, je ne sais pas. Mais j’imagine qu’il ne comprend rien de ce qu’il dit. Mais il sait que quelque chose est dit et j’aurais voulu être là si tu veux, sur le banc de montage.
Le soir à l’hôtel, quand il décroche avec le traducteur qui lui dit précisément ce qu’il a filmé. Est ce que tu vois ce que je veux dire ? Je pense que le type est dans ce qu’on appelle la magie du tournage, c’est à dire qu’il sent bien qu’il a en face de lui des personnages qui sont incroyables, mais je suis pas sûr qui perçoive, qui perce, qui puisse percevoir toutes les nuances, tous les détails qu’il y a dans le film.
Ça je ne sais pas, mais c’est vrai pour tout au cinéma, tu sais bien. Et même sur des films, surtout en situation de foi autour des films. Moi, j’ai fait quelques films et j’ai fait pas mal de reportages. En fait, quand tu tournes, en fait, tu ne sais pas vraiment forcément ce qui est en train de tourner actuellement, plus ou -1 connaissance de la chose, mais ça va vite à des boîtes techniques, à des choses effectivement à raison, qui savent. Il y a probablement des tas de choses qui échappent et c’est absolument pas grave parce que si c’est beaucoup au feeling que ça se passe, savoir que tu dois filmer mais surtout sentir la situation, comment la percevoir. Mais en fait ça ne compte pas. Il n’y a pas de morale là dedans. Ce qui compte, c’est ce que tu montres, c’est d’abord ce que tu montres et après ce que tu montres.
Bien sûr,
C’est-à -dire que ce que tu vas choisir de cacher, de garder, etc. Et comment tu vas organiser ton récit. Donc a priori, tu peux filmer la pire des horreurs. Peu importe. La question c’est comment tu vas le montrer ça ? Comment tu vas le raconter ? Et donc effectivement, celui-ci se fait au montage. Mais comme tous les films à vrai dire de documentaire, enfin tous les films d’ailleurs. En général, le montage est primordial au cinéma. Un documentaire sur l’endurance, ça se construit beaucoup au montage. Donc évidemment, je suis sûr que quand il s’est posé la question, le film est assez long et. Et il y a aussi cette question de la durée. Tu parles de tout monter en tant que spectateur, c’est à la fois une fascination de la violence qu’il ne faut pas négliger dans le camp du spectateur de cinéma. C’est pas pour rien que que l’image, la violence a créé des émotions énormes. Je veux dire, c’est vrai que les films d’action dans les films, là, t’es pas dans une violence complaisante à mon avis. Tu peux croire en l'être, mais on n’est pas dans le cinéma américain. Qui, qui va, qui va adorer et te montrer des horreurs, etc. On est dans une violence que tu perçois, qui est racontée avec un détachement et qui petit à petit à te faire entrer dans un truc dans lequel tu peux jamais adhérer, mais dans lequel tu te dis mais merde, à quel moment les mecs ils vont arrêter quoi ? Mais comme les scènes sont montées de façon à ce que chaque fois qu’il soit possible, c’est pas possible. C’est pour ça que je trouve ce film vraiment fascinant. Je n’ai pas eu un moment, j’ai pas vraiment envie de le revoir, mais c’est un choix que je vous conseille pas. Voir des films comme ça, entre deux trucs, franchement, il y a des films que moi évidemment on a montrés ce soir. C’est quand même des trucs un peu plombant. Peut être qu’après soir, si vous avez un film à voir, allez vous plutôt vers une comédie sur l’intervention au cinéma. Mais bon, là on a pris ce que vous avez pris dans la gueule, c’est pas la peine d’en rajouter. Mais en tout cas, c’est un film, c’est une expérience. Et moi je crois quand même que le cinéma n’a d’intérêt que si abandonner, tout bouleverser. Et je ne pense pas que tous les films puissent être bouleversés. Mais. Mais il y a des films où il faut accepter d'être secoué par un film, secouer ses certitudes. Ça c’est, je pense, très important. Je pense que le cinéma apporte ça plus pour la littérature, mais parce qu’on vit dans le théâtre, mais parce qu’on vit quelque chose et qu’on joue avec nos émotions et qui renvoie, il y a l'émotion, il y a la raison qui est là, qui essaie de raccrocher, mais en même temps, l'émotion est plus forte. Évidemment, l’image est plus forte.
Alors je te dirais que pour moi, la différence entre la télé et le cinéma est justement là. C’est une équipe de télé, elle sait ce qu’elle tourne. Je veux dire à elle. Elle va chercher ce qu’elle appelle un sonore et elle va chercher un extrait parce qu’il faut aller vite, vite, vite. Elle, elle va faire, Elle va aller de Clichy en Clichy grosso modo, parce qu’elle sait ce qu’elle tourne là où le documentariste ne sait pas toujours ce qu’il tourne et il tourne. Et puis au montage, il se dit tiens, ça vaut le coup de le garder. C’est ce que tu voulais dire ?
Oui, absolument après, il y a des gens qui maîtrisent plus ou moins des sujets et surtout qui ne sont plus ou moins faciles à maîtriser. Bien sûr, si tu tournes en studio, évidemment que tu vas pouvoir un peu plus maîtriser la situation et encore d’autres, par exemple, toi, à créer des situations incroyables dans ton film. Dans un pays qui tient Alger, tu mets des gens face à des IM. Alors toi tu es dans cette réflexion là, tu as des images qui n’ont pas été réfléchies, qui ont été tourné sur le qui vive. C’est comme ça parce qu’on arrache un téléphone portable et puis tu mets des gens qui vont en avant pour regarder ces images, réagir, interagir, l’interroger. Dispositif parfaitement cinématographique. Mais si tu vois la question du cinéma, c’est quand même d’interroger l’image, interroger un film, une situation, etc. Il n’y a pas de cinéma sinon un plan à la télé. Mais à la télé, je n’aime pas trop dire ça parce que la télé à de la peinture de plus comme ça. Et elle a été parfois grande série.
Bien sûr, bien sûr.
Écoute Olivier Ça a été un plaisir ça fait 2 h 43 qu’on est ensemble à la télé, tu vois Si tu as envie qu’on fasse l’exercice avec une autre collection des Mutins, on pourrait faire sur les luttes syndicales si t’as envie ou d’autres. C’est à vous, quand ça vous tente.
Quand tu veux. Après, les sujet, toi tu regardes il y a tellement de trucs.
Beaucoup de gens te remercient dans le tchat et beaucoup te disent qu’il faut revenir. Donc merci pour les découvertes. L’invité au top ! Mais bien sûr ! Est ce qu’on peut dire sur quels films tu as travaillé ou pas ?
Oui, tu peux dire tout ce que tu veux.
Alors vas y, vas y tu es en train de t’enfoncer sur ton fauteuil.
En fait,jeune, j’ai travaillé comme assistant réalisateur pendant des années. Donc dans la fiction,à part à cette heure une autre vie. Et depuis quelques années, j’ai réalisé quelques films, tous produits par la méthode Bangers Johnson compagnie, puis la suite. Hardy. Une histoire populaire américaine bien sûr, Grand culte. Victoire qui n’a pas été tellement vue médiatique sur la grande grève de 2010. Et puis le dernier sur lequel vraiment on s’est fait un plaisir, ça a duré des années, c'était la Cigale, le corbeau et les poulets, qui est une histoire extraordinaire que tu as en lien d’ailleurs avec l’histoire de Tarnac, donc un sujet connu.
Oui, absolument.
Voilà, parce que c’est une bande de vieux, mais ce n’est pas les mêmes qui travaillent dessus. Une bande de vieux essentiellement, dont le plus jeune, un buraliste, un ancien militaire, mais pas du tout dans le genre de ce que vous êtes, voire qui sont accusés à l'époque d’envoyer des balles à Sarkozy. Et il se trouve que non, ce n’est pas eux. Mais en tout cas ça fait ça fait tout un truc ces histoires de corbeau plus haut. Voilà, ça c’est le film qu’on a sorti en 2016 et puis j’ai participé. C’est ce que vous êtes. Tu voulais dire comme opérateur cadreur comme on a tourné avec. On était trois avec Laurent et Richard son film Merci patron,
Voilà, c’est ça.
Nous avons été beaucoup vu.
C’est un carton absolu au box office du cinéma 500 000 entrées, ce qui pour un documentaire et il n’y a guère que les documentaires animaliers de Walt Disney qui font autant.
. Mais bon, c’est pareil, c’est une histoire un peu bizarre parce que c’est définitivement aucun qui n’a aucune existence au départ. On sait que ça peut pas être écrit comme ça, ça ne peut pas être produit.
Donc il me semble qu’on entend ta voix dans le film.
D’ailleurs c’est possible parce que on nous voit, on entend même.
Voilà, c’est ça.
Excellent moment. C’est au moment où je partais et donc les gens ont vu en fait un petit truc que je voulais te montrer et tu vas pouvoir dire aux gens qui nous écoutent de quoi il s’agit puisqu' il s’agit d’un tee shirt.
Bravo, tu l’as dit. Tee shirt produit par la méthode Bonjour, mais c’est un copyright David Dufresne.
Voilà donc en fait, est ce que là, voilà, on est entre copains J’avais donné une interview aux Mutins pour la sortie en VO. Dans un pays qui se tient sage dans l’interview fleuve qu’est ce que tu as dit que tu as laissé ? Je parle de plusieurs conneries et ces deux conneries sont devenues des tee-shirts qui me vont bien.
En fait, tu as bien fait de pas t’en vouloir d’envoyer le trip pixel comme je t’ai envoyé.
Et donc voilà, il y a des gens qui veulent la voir. Et donc là on voit l' arobase et le sigle Anarchie et 1994. Et en fait, dans l’interview, je raconte combien au tout début du web il y avait flotté une utopie pirate et anarchiste, etc. Et je pense qu’au post de temps en temps où on retrouve un peu ça quoi, c’est ça qui me fait marrer. Donc très beau tee shirt noir magnifique. Merci beaucoup.
Je trouve que ça va bien, vraiment avec la sculpture. Et effectivement, je retrouve tout ce que tu m’as raconté dans son ensemble une paire pendant quelques putains de 3 h et tout cet esprit de la CB mais surtout la radio et la télévision
C’est ça et d’internet libre du début d’internet que plus personne ne connaît. Écoute, merci beaucoup, je te laisse vaquer à tes occupations. Bon film La grande vadrouille, je te le conseille, ça fait longtemps que tu ne l’as pas vu. Merci beaucoup
