Convois de la Victoire et Circos Pivots : comment la vaillance s’organise
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Vous n' êtes pas copains pour être aussi éloignés l’un de l’autre qu’est ce qui se passe ? Je pensais que c'était l’union. Ah voilà, c’est quand même mieux,'on entend nos amis Jean-Baptiste et Emma ?
Oui Bonjour On va parler de nos actions,rien à voir, rien à voir. La liberté, c’est un truc de gilets jaunes.
Oui, c’est ça. Mais donc là, c’est les convois de la Victoire. Paul Louis est venu vendredi dans notre micro ouvert, mais je me suis dit ça vaudrait le coup de vous inviter les deux orgas. Toi, Jean-Baptiste, tu représentes une autre organisation qui fait à peu près un travail similaire qui s’appelle Circos Pivots.
Donc oui, tout à fait Circos Pivots pareil, je pourrais revenir plus tard sur comment ça marche bien sûr, mais du coup on a fusionné la tout récemment avec les combats de la victoire pour mettre nos forces en commun, pour être le plus efficace possible, pour renverser et faire basculer les circonscriptions entre les deux tours.
Voilà. Alors moi je vais devoir aller faire un tout petit réglage technique pour pouvoir accéder à une petite chose, mais c’est rien de rien de bien grave. Est ce que vous pouvez vous présenter ?
Donc je commence.
Vas y,
Donc moi je suis Emma et moi c’est pour les “combats de la victoire”. J’ai 28 ans. oui alors je suis effectivement militante, mais on les pas tous dans les convois de la victoire. Moi oui, je suis plutôt proche de la France insoumise.
Ah c’est marrant, je m’en doutais.
Et toi, Jean-Baptiste ?
Moi je suis ingénieur de formation et je suis aussi de la France Insoumise depuis plusieurs années.
Très bien. Et vous avez rejoint. Alors, comment ça s’est passé ? Comment vous êtes vous créé ? Par exemple, si au départ sur un compte Instagram, me semble t il. Donc le principe c’est de former de façon expresse des militants pour les envoyer dans des Circos où il y a un risque de perdre ou le RN pourrait l’emporter face au Front populaire. Et donc l’idée c’est d’aller tracter, de faire du porte à porte, de coller, etc. Vous allez nous expliquer tout ça dans les détails, comment vous organisez, mais d’abord comment vous êtes créé, comment les deux organisations se sont créées.
Circos Pivots.
Donc nous, en fait, le lendemain de la dissolution, on discute avec des amis autour, autour d’une bière et on s’est rendu compte qu’il y avait déjà le risque RN qui était déjà clairement identifié d’une majorité RN. Et là, la quasi volonté du président de confier le pays à l’extrême droite. Et on s’est rendu compte que les gens débordaient d'énergie mais ne savaient pas forcément comment se mobiliser. Oui, surtout dans nos sphères autour de nous.
Les amis, je vous précise, le studio est à Paris, mais les gens qui participent à l'émission en l'écoutant ou dans le tchat, ils sont ils sont partout. Donc ne soyons pas parisiens, pas de souci.
Donc voilà. Donc l’idée c’est de partir dans une grande ville, là où il y a beaucoup de migrants qui est disponible, de les rassembler et d’aller pendant une soirée pendant 4 h, 5 h, 6 h, toquer un maximum de portes, distribuer maximum de tracts là où ça compte vraiment. Donc on est allés, on est allés à Meaux, on est allés à Trappes, dans une circonscription, c’est déjà ça. La dernière fois, à Meaux, où on peut encore inverser la tendance.
À Meaux, c’est à main levée qui se présente tout à fait bien ici. D’accord, mais là, elle est dans quelle situation par exemple ?
Alors là, elle accuse comme un retard de neuf ou dix points il me semble. Donc la bascule est possible. Il y a des réserves de voix importantes, notamment dans les quartiers populaires de Meaux.
Ouais.
Mais ça va être très difficile, nous ne nous le cachons pas. Et le troisième lieu de mobilisation, celui dont on a beaucoup parlé aujourd’hui, c’est ce qu’on appelait les vacances militantes ou les convois de la victoire sur plusieurs jours. Donc là, c’est vraiment faire des convois qui partent de toute la France vers toute la France pour aller dans les circonscriptions clés. Alors peut être qu' on en parlera un peu plus et après.
On va laisser,
Voilà.
Donc expliquez comment alors ? Mais vous, au départ c'était une boucle Instagram.
Non, on a créé un compte Instagram ensuite pour partager ce qu’on faisait. Parce qu’en fait, au bout de 48 h, on s’est retrouvé à être 4000 sur nos bouquins qui étaient prêts à partir. Donc on s’est dit il faut communiquer plus, il faut déjà faire remonter, présenter les premières actions de terrain qui avaient déjà été faites, créer, créer, créer un effet de groupe, mobiliser et. Et donc voilà, donc boucle en boucle WhatsApp, comptes Instagram, tout ça pour pouvoir mobiliser un maximum de monde.
Alors là, il y a Euryale, notre modératrice en chef qui n’est pas à Paris. Oh si tu savais comme elle ne veut pas être à Paris ! Et je la salue bien. Elle donne plusieurs liens. Nous, ce qu’on donne, c’est le lien de l’installe justement pour ce qui est de Circos pivots, est ce que c’est le bon lien qu’on doit donner ? Alors que pour qu’on voit on donne et tweeter et Facebook et instagram ? Est ce que déjà pour les gens qui nous écoutent, qui voudraient vous rejoindre, qui ont des cousins qui ne savent pas quoi faire et qui veulent vous rejoindre, est ce que c’est le bon endroit pour vous contacter ?
Oui, tout à fait. Là, vous pouvez passer par là, ça marche très bien, ça vous renverra vers un link tree où il y a tous les autres liens.
Alors en fait, c’est deux lignes qui vont les mettre d’accord.
Ouais pareil, on a fait une ligne tri du coup avec tous nos réseaux sociaux et le formulaire d’inscription qui apparaît dans le lien de la bio Instagram du compte.
Alors vous, c’est c’est les convois. Alors comment c’est né ? Comment c’est arrivé ? Est ce que c'était autour d’une bière, Un vin rouge, un vin blanc ? Un coca ? C'était quoi.
Alors ? On est plutôt bien reçus.
Effectivement, la jeunesse, vous aimez plus le vin, c’est ça ?
Bah non, c’est incroyable la jeunesse
Je suis désolé.
Je t'écoute pas.
Mais ouais, en fait c’est un peu pareil. C’est à dire que nous aussi au départ, on est une bande de copains copines, voilà, c’est politisé, engagé, surtout, en fait qu’on est effectivement, c’est vrai qu’on parle un peu avec un point de vue parisiano parisien, mais parce qu’aussi de base on vient de là. Et nous, ce qu’on a constaté, c’est l’afflux de gens qu’il y a eu au lendemain de la dissolution dans les médias, dans les groupes d’action de la France insoumise qui faisaient des assemblées à 100 personnes, 150 personnes d’un coup, du jour au lendemain, quoi
Alors vous savez ? Comment ça se passe précisément ? D’où vient le pognon, d’où vient le pognon ?
Bon.
Alors en fait, je jure sur ces questions là, tout ce qui est matériel, militant, donc les tracts, les choses comme ça, ça c’est les équipes locales de campagne qui ont, voilà leur propre matériel qui est financé pour le coup, par les différents partis.
Oui.
Après, pour ce qui est du reste, on fait nos bons plats très vite. Voilà, c’est dit que on n’allait pas faire payer les gens pour aller prendre des billets et méditer ailleurs, voire loin de chez eux ou quoi, parce que pas possible. Donc en fait, on a lancé alors on a lancé une cagnotte sur Lydia pour voilà, avec un appel à toutes les bonnes volontés de gens qui veulent participer, qui peuvent pas, qui ont pas le temps par exemple, mais qui peuvent donner un petit peu sur la cagnotte et et cette cagnotte du coup elle sera. Elle est destinée à financer les billets de train, donc tous les billets pour pour aller en région, les mêmes, les billets de train Ile de France, de R.E.R..
Après le militantisme.
Oui, oui, c’est ça. On s’est dit finalement, on a reçu, je prends, ça a déjà été vu, mais en tout cas, nous, on a pris le parti, on va communiquer sur la cagnotte, on va être transparents sur nos dépenses. Voilà, c’est une petite équipe, la trésorerie, donc. On s’est vite fait déborder. Mais voilà, vraiment, on centralise toutes les dépenses qui sont faites, on garde les justificatifs, Et on pourra aussi faire une communication publique sur sur ce qu’on a dépensé, pourquoi,Un dernier point, vas y ce qu’on nous a. On nous a fait plusieurs fois la remarque. Parmi nous, il y a des habitués des campagnes électorales. On connaît les règles de financement électorales et donc on fait très attention. A ne pas justement engager de dépenses sur les circonscriptions où on va. Sur le terrain, aider parce que ce sont des dépenses qui après doivent rentrer dans les comptes de campagne, dans les comptes de campagne.
Vous dit vous achetez les sandwichs en dehors de la circo et vous les mangez sur le dos des circos.
C’est ça ? Non mais vraiment.
On ne paye pas de nourriture, on finance pas de nourriture avec la caisse.
En fait, c’est juste vous.
Délocaliser vos dépenses. C’est un petit peu de l'évasion fiscale votre affaire.
C’est vraiment uniquement le transport. Et là dessus, on est, on sait que le sujet est bien abordé juridiquement sur le transport vers la circonscription n. Donc là dessus, on se pose pas trop de sujet.
Alors combien de combien de personnes sont volontaires pour l’instant ?
Moi ça te va ? Je fais le petit point State, donc l’organisation pour organiser ces vacances militantes aux quatre coins de la France. En fait, il nous faut trois ingrédients. Il nous faut premièrement des équipes de campagne qui demandent à avoir et qui ont besoin de renforts, qui nous demandent de l’aide et qui font partie de la liste des circonscriptions stratégiques, donc évidemment nous demandent de l’aide dans une circonscription qui est déjà perdue d’avance.
Et les ingénieurs.
On a un exemple.
Et euh, attendez, attendez des chiffres, attendez, on a douze personnes qui sont parties hier dans les Hautes-Pyrénées, à Tarbes. Alors eux, ils sont partis en partie depuis Paris ou depuis Toulouse. Donc ils sont en train de tracter. Déjà. Premier premier collage hier soir, tractage quatorze au Territoire de Belfort, sept qui sont partis dans la Creuse aujourd’hui, douze dans le Gard, 25 dans la Dordogne, 25 dans les Vilaine.
Pauline si tu nous écoutes parce que je te vois pas dans le château, tu prends donc ce passage, tu coupes quand ? Monsieur Jean-Baptiste regarde trop ses notes, sauf sur les chiffres à la fin tu nous fais un truc vif et rond et on publie ça sur Twitter le plus vite possible parce que comme dit qu’il dure. Bonne chance, comme dit Euryale, Merci à eux. Comme dit Riek, bravo, c’est incroyable comme dit FCM. Beau travail, C’est incroyable puisque c’est tout bête votre idée géniale !
Merci.
Merci.
Sans déconner, si tu voulais. Non, non, non, non, non ! C’est génial !
A titre personnel, c’est ce qu’on se disait c’est que ça relève du bon sens pour nous. Les orgas devraient avoir un dispositif prêt à enclencher pour toutes les élections de manière systématique. Mais il y a eu des tractations pour avoir pour répartir les circonscriptions. Il y a eu l’annonce du premier tour et en fait les orgas à nous, de ce qu’on a vu, ont lancé un dispositif qui ressemble à hier mais avec des opérations à la journée, donc qui ont moins d’impact que des militants qui restent deux, trois, quatre, cinq jours sur la même circonscription.
Alors les militants, vous voulez former ou y sont tous déjà des professionnels de la profession ? Comment ça se passe ?
En fait. Alors nos inscriptions sont vraiment ouvertes à tout le monde, à toutes les bonnes volontés et surtout moi, sur les convois que j’ai fait la semaine dernière. En fait, il y a énormément de jeunes qui ne sont pas des professionnels militants. Alors il y a quand même quelques. Il y a des jeunes qui viennent de milieux associatifs, des mouvements climatiques. Mais en tout cas, voilà qui est assez peu. Déjà pousser la porte d’une orga en partie d’accord et en fait c’est des jeunes sur tout. Tout. Toutes celles et ceux que j’ai rencontrés.
B. Vous avez publié un petit guide ? Non ?
Tout à fait. Alors on a quelques éléments de langage et de guide qui existent. Mais surtout, nous, on faisait une formation jeune.
Et ce mot horrible, élément de langage excusez.
Moi, je suis suis désolé, c’est effectivement c’est horrible si.
On ça sort ça toi.
C’est une déformation professionnelle passée.
Dans les éléments de langage. Bonjour, je voudrais tracter pour le nouveau Front populaire. Qu’est ce que j’ai le droit de dire et qu’est ce qu’il ne faut pas que je dise ?
Non mais déjà on a différents profils de circonscriptions et d’opérations. C’est très différent d’aller tracter en moyenne et grande couronne parisienne ou aussi notamment les quartiers où il y a beaucoup d’abstention, où il faut surtout déjà être très bien connaître, comment est ce qu’on s’inscrit, comment est ce qu’on identifie son bureau de vote, comment ça marche, c’est où ? C’est quand ?
Après du coup, en fait, ce travail dont parlait Jean-Baptiste sur les bureaux de vote, en gros, c’est nous. Dans notre équipe, on a notamment une copine qui a fait un énorme travail de statistiques. Alors je pourrais pas expliquer en détail parce que j’y connais rien mais qui en fait a pu nous faire une carte qu’on garde pour nous pour des raisons de sécurité tout simplement. Mais qui a pu nous faire une carte par bureau de vote avec les tendances dans chaque bureau de vote de commence à vote en gros. Donc si c’est vraiment fou, le RN rural, en gros c’est perdu aussi.
Bien sûr, bien sûr. Alors il y a une question de FK 1986 qui vous salue tout à l’heure. Saluez votre travail et votre esprit d’innovation. Et qui vous demande comment ? Comment faites vous pour éviter de passer pour des bobos parisiens donneurs de leçons ?
Peut être déjà. Pour revenir sur la formation, on a depuis la semaine dernière et cette semaine des formations qui sont dispensées par une militante très expérimentée sur ces questions là. Donc l’après que vous connaissez peut être qui est qui, des spéciales de la session électorale en milieu rural qui était candidate dans l’Ain en 2022, donc qui a acquis cette expérience, cette culture, cette capacité à expliquer ce qui marche et ce qui ne marche pas premièrement.
Et aussi en fait dans notre philosophie, l’idée c’est vraiment de nous. On organise, de t’organiser pour envoyer des gens en renfort sur les campagnes locales. Mais l’idée c’est on envoie des bras, on décide pas à la place des équipes locales de ce qu’il faut faire. En fait, les équipes, elles organisent leurs campagnes, leurs actions de campagne sur sur la semaine. Et nous on en gros, on leur envoie des gens pour les aider sur leur terrain avec leurs outils
Tout à fait. Et c’est vraiment chaque circonscription de campagne qui voit où les gens sont les mieux affectés. Est ce qu’on va leur faire faire les quartiers populaires de la circonscription ? Est ce qu’on va les envoyer ? Par exemple, on a une équipe qui nous a dit "Je ne vais pas la citer, là, qui ont dit qu’ils voulaient des gens propres sur eux pour aller convaincre les macronistes. Donc, ça veut dire qu’ils sont très contents d’avoir des citadins urbains pour les envoyer dans les quartiers pavillonnaires ou dans les quartiers où ça va être.
Le look témoin de Jéhovah.
Euh pas forcément, mais mais, mais voilà. Enfin ça c’est juste. C’est juste pour l’image. Ce n’est pas c’est pas quelque chose de général, mais voilà, vraiment, chaque circonscription est bien consciente de ce dont elle a besoin ou et et nous on en voit du monde, Ils en font ce qu’ils veulent en fait. Voilà un mois, il y avait un sujet sur lequel je voulais revenir sur ces bases. Si je peux.
Bien sûr.
Sur ce que disait Emma. Malgré tout, là on fait déjà campagne cinq jours entre les deux tours. Quinze jours au total. Ce n’est pas en quinze jours qu’on inverse la vapeur, là. Les circonscriptions, je vous ai cité, on a 27 convois qui partent hors d’Ile de France. Donc si vraiment toute la France vous avez des endroits dont on ne parle jamais. Ce n’est pas en quinze ans, quinze jours qu’on inverse quinze ans de recul très très très fort de la gauche. Il suffit de regarder à l’heure dans toutes les circonscriptions où le RN est élu au premier tour, dans l’Aisne, dans la Marne, dans le Nord, où la gauche stagne à 10 % 15 %, alors même que c'était les circonscriptions qui faisaient élire des députés Front populaire en 1936, on a reculé énormément depuis 20, 30, 40 ans et c’est et on ne sauve pas la baraque.
Alors, je me permets de te couper, Jean-Baptiste, parce que nous subissons un raid amical. Dehors, il y a Twitch, c’est-à-dire que l’orga Twitch a terminé son émission et a envoyé les gens qui le suivaient ici. Donc bonjour à vous toutes et à vous tous et nous sommes avec Jean-Baptiste et Emma. Jean-Baptiste c’est Circos Pivots. Emma, c’est les convois de la victoire.
On pourra continuer dessus après,
vas y
Rien qu’en organisant les trajets, on se rend compte qu’il y a quand même une vraie fracture. La fracture électorale qu’on observe dans tous ces territoires où la gauche, il y a un très très, très fort recul, c’est déjà une fracture géographique. Nous, on organise les billets de train pour aller dans ces circonscriptions.
Elle a encore 4 h
Elle a 4h pour le faire. On l’invite à le faire.
4 h entre pour aller à Périgueux et Limoges depuis Paris, 4 h pour aller de Nantes à Poitiers qui sont pourtant à 100 kilomètres à vol d’oiseau. On se rend vraiment compte qu’il y a déjà Nantes.
Poitiers, c’est plus que 100 kilomètres.
Un peu plus.
Ah oui oui, 104.
23 h, Regardez ce matin. Ah, c’est peut-être un peu plus de 100.
La rixe vous donne raison 180 bornes entre Nantes et Poitiers. Ben voilà, voilà, Bravo, Bien joué ! Merci camarade. Alors, question de méthode, Magnum Solo vous demande votre façon de faire. Est elle d’abord d'écouter ce que les électeurs ont à dire avant de leur expliquer ce qui risque de se passer si le RN arrive au poteau ou pas ?
Bah en fait ça c’est un peu la démarche du porte à porte. C’est vrai que là, le porte à porte, c’est une action militante qui est un peu qui a le vent en poupe en ce moment, parce qu’en fait c’est un moyen qui permet vraiment de discuter avec les gens, de prendre le temps de discuter. Oui, c’est vrai que le matin, quand je lui ai parlé du métro, désolé pour Paris, mais en tout cas voilà, à l’entrée du métro.
Ça peut être ça Toulouse.
Je plaisante mais en tout cas voilà, l’idée c’est vraiment de prendre le temps de parler avec les gens. Et en fait ça, après, c’est dans toutes les formations. Enfin voilà, les gens qui sont formés au porte à porte, à même la discussion militante, on va dire au sens large. C’est vrai que on conseille de commencer par demander à la personne qu’est ce que vous dans votre vie, qu’est ce qui est important, Qu’est ce que vous aimeriez changer ? Si demain vous étiez élu président de la République française, quelle serait la première chose, votre première mesure que vous prendriez en tant que président ? Et l’idée, après, c’est de partir de là, c’est de partir de ce que nous répondent les gens pour pouvoir convaincre que parce que, en fait, assez souvent, c’est là où c’est assez bien fait, c’est que, avec le programme du nouveau Front Populaire, on a les réponses aux principales préoccupations des gens.
Le chieur vous pose une question qui n’est pas chiante quoi dire à ceux qui n’ont pas confiance dans la gauche pour appliquer leur programme ?
Et la gauche porte toujours les stigmates du mandat du mandat Hollande qui est quand même celui qui nous a amené Macron, qui nous a amené Valls, qui nous a amené Cazeneuve, qui sont ceux qui, qui ont quitté, qui ont trahi, Cahuzac aussi, dont on saluait l'élimination la semaine, enfin hier, il y a deux jours à l'élection. Et malgré tout, on entend encore que voilà, il n’y a pas confiance en Hollande. Alors heureusement, il y a eu une clarification, clarification claire avec les scores de Mélenchon en 2016 2022, la présidentielle 19 % puis 22 % sur une ligne de rupture.
On espère que ce sont des éléments suffisants pour pouvoir convaincre ceux qui ont encore un doute.
Et moi j’avais envie de rajouter un peu quelque chose. Parce qu’en plus il y a quelqu’un qui disait grenadine dans le tchat qui avait tout à fait raison et qu’en fait là en ce moment on est sur la campagne pour les législatives, donc c’est de la politique institutionnelle. Mais en fait la politique elle se fait pas que là, c’est pas que dans les élections et et dans les programmes même sur lesquels ils s’engagent. Donc en fait aussi à ces gens là justement qui nous disent mais de toute façon ils appliqueront pas leur programme. C’est effectivement un argument qui peut nous mettre un peu en difficulté. Est ce que, au fond, l’expérience a montré que c'était souvent le cas ?
Est ce que vous avez des remontées du terrain, que ce soit en région parisienne ou partout ailleurs, qui vous ont surpris ?
Alors là, pour le nouveau format des vacances militantes, on a commencé hier, on a eu des jolies images de toute la France qui nous sont arrivées. Jusqu’ici, on a été pour des retours positifs. Globalement, ce qui se passe, c’est que les gens déjà partis, mes premiers éléments, ont tous été à 99 % ravis de leur expérience, parce qu’il y en a qui découvraient ou qui étaient déjà des militants aguerris. On a de tout et ça s’est globalement très très bien passé. Et les équipes locales nous ont envoyé des remerciements pour l'énergie apportée à leur équipe locale, pour les centaines de porte toqués, les milliers de tracts distribués. Donc ça, c’est vraiment des choses positives qui nous sont remontées.
Ce que je voulais dire, c’est ce que. Les militants, vous envoyez les vaillants et les vaillantes comme vous que vous envoyez. Est ce que quand il toque à une porte, il se retrouve face à un discours ? BFM CNews C’est à dire vous êtes des antisémites ou des choses comme ça ? Ou est ce que les gens n’ont pas le cerveau complètement lavé et sont prêts à discuter même s’ils sont opposés à un programme de gauche ? C’est quoi les remontées de terrain par rapport à ça ?
Pas En vrai, ça dépend beaucoup des gens et des endroits où on va. Moi c’est vrai que du coup je participe moins ou quoi ? Juste parce qu’en fait, avec tout le boulot qu’on a en back office.
Bien sûr.
Mais en tout cas sur les convois où je suis allée. L’accueil était hyper favorable. Des gens qui nous ouvraient leur porte, avec qui on discutait. Après, c’est aussi là encore une fois, j’ai l’impression de me répéter un peu Je suis désolée mais en fait on n’a pas le temps. Donc les consignes on va dire entre guillemets aussi, là, sur la campagne pour ces législatives express là, c’est. Le travail de fond devrait convaincre les gens qui ne nous sont pas favorables, etc. Il faudra le faire. Peut être. Ce serait bien qu’on le fasse après, mais en fait là, on n’a pas le temps. Donc il faut aller là où bon, après, évidemment, c’est trop facile si on se dit qu’on va convaincre que des gens qui sont déjà convaincus, mais ça presse.
Ça sert à rien. Puis c’est ça votre but.
Il y a des gens qui sont convaincus mais qui s’abstiennent. Est ce qu’ils n’ont pas forcément les infos parce que ils sont loin un peu de la politique Et c’est aussi pour ça qu’il y a toute une un aspect qui est important dans le travail qu’on fait, c’est vérifier avec les gens s’ils sont bien inscrits dans les bureaux de vote, dans quels bureaux de vote pour voir concrètement les aider aussi à dire voilà, c’est comme ça que vous pourrez aller voter pour nous.
Jean-Baptiste tu voudrais dire quelque chose ?
Non, non, je suis ok.
Alors moi j’ai une question, j’ai une question. Il y a un truc qui me chiffonne dans votre affaire, c’est qu’en fait vous avez d’une certaine manière acté le fait que ces législatives sont un enjeu national. Or, normalement, un député, il est le député de sa circonscription et il passe autant de temps dans sa permanence locale qu'à l’Assemblée normalement. Alors ils le font. Bon, bref, passons. Comment font vos militants si tout d’un coup quelqu’un dit oui mais moi mon problème c’est que l’autoroute qui devait venir ne vient pas ou l’inverse, l’A69.
Non mais
ce que ce qu’on remarque déjà, c’est que globalement, les gens ne savent pas ce que font et ce que fait leur député. La preuve en est alors que la caricature absolue, c’est le Rassemblement national qui met Marine Le Pen par delà sur son tract, sans la photo de son candidat.
Enfin, pas souvent, mais de temps en temps, ils ont des casquettes.
Mais oui.
Ça aussi c’est compliqué.
C’est des choses qui arrivent chez eux
Alors là, la rixe dit avec raison ça fait un moment que l’enjeu n’est plus local, mais il est bien national, tu as raison x Mais on peut quand même le déplorer, C’est à dire que les européennes c’est plus les européennes, c’est un référendum sur le président, les élections législatives, alors que d’une certaine manière, la beauté de la députation c’est quand même ça.
Bah c’est ce que disait Emma la sur. En gros, on a un centre de cartographie très très fine qui existe à l'échelle du bureau de vote et parfois même à échelle de l’immeuble sur certains dans certaines circonscriptions où on connaît la sociologie de l’immeuble, le niveau d’abstention et qui ne permet de cibler vraiment de manière très très précise.
C’est bingo. Et c’est comme ça que vous dites quand la porte se ferme.
Et bien on va avoir des stats. Fallait y revenir si on vous imagine.
Si on emporte tout dans un immeuble, on se dit bon voilà, il y en a quinze qui est ouvert, il y en a treize qui avaient l’air favorables et deux qui nous ont claqué la porte au nez parce qu’ils ont dit qu’ils préféraient quelqu’un d’autre.
Mon cher Philippe, qu’est ce que tu veux dire par n’oublie pas tes racines punk et anar ? J’ai dit une connerie ou quoi ? Moi je souhaite que la gauche soit là pour qu’on puisse justement manifester tous les jours si tu veux. Et quand il y aura des fachos, on va être salement éborgné. Voilà le mot de mon point de vue. Mais dis moi, dis moi si j’ai dit une connerie.
Alors je vais répondre au nom des convois, mais c’est hors de question que ça devienne un business en tout cas. Après oui, c’est une vraie question, mais en fait ça c’est un travail quasi universitaire de voir si les convois qu’on aura envoyés ont pu faire basculer les circonscriptions dans lesquelles ils ont été envoyés. C’est un projet, c’est un projet qu’on a chez nous. Justement, la même copine qui a fait ce travail de recensement sur tous les bureaux de vote de, Voilà, d’essayer de voir comment.
On peut évaluer l’influence qu’on aura ou pas, hein, parce que si ça se trouve.
Vous êtes la gauche qui invente, vous êtes la gauche créative, vous a dit le chat. Bessis Bien sûr, bien sûr.
Merci le tchat
Concrètement, comment travaillez-vous ? Vous n’avez pas. Vous n’avez pas de local ? Tout ça est du télétravail et de la compagnie. Si vous allez au troquet et des bières, vous avez des idées, vous buvez des bières et ainsi de suite, c’est ça ?
Alors moi je vois, je bois plus de bière parce que là je dors. C’est vrai qu’il y en a par nuit, donc si je commence à voir, je serais plus du tout opérationnel. Mais ben oui, on se retrouve chez les autres, on passe beaucoup de temps au téléphone et puis on a tous nos boucles Telegram sur lesquelles on s’envoie des messages 24 en se tenant en courant.
Attendez, c’est Telegram ou WhatsApp ?
Alors nous les deux.. Est ce que les pouvoirs ? On est plus grand.
La perte d’information épouvantable.
Mais on a réussi à ramener Circos Pivots pour une boucle commune sur Telegram. Mais je crois que vous travaillez plus, en tout cas en interne on va dire avec Xav.
Disons que Telegram est très répandu chez les militants, mais un peu moins chez les néo militants ou les gens qui ne sont pas forcément militants. Donc on s'était dit que ouais, on.
A Censé on parlera de ça mercredi prochain. Exact, mais voilà, on y va. Mais cela dit, si vous voulez regarder le replay de l’atelier d’autodéfense numérique que nous avons fait avec la Quadrature du Net, ils pourraient vous expliquer les avantages et les inconvénients des uns et des autres. Mais là, franchement, on prend les outils qu’on a l’habitude de manier et on voit comment on va pas, on a pas le temps. Alors quand je dis qu’on a pas le temps, il reste, il reste quelques minutes, je n’ai plus de questions. Du tchatche, très très. J’ai plus de questions en fait. Euh. Pop pop. Est ce que vous utilisez Oh, ça c’est pointu, c’est Florent.
Alors non, pas du tout. Très sincèrement, à comme. Mais peut être pour revenir à ce que tu disais avant sur la mesure d’impact, oui on pourra voir par semaine prochaine, mais effectivement, il y a des circonscriptions qu’on a gagné ou perdu, à quelques voix d'écart. On saura aussi qu’une personne sur le terrain, elle convint entre cinq et quinze personnes tous les jours, voire plus. Elle est efficace.
Oui.
Donc nous, quand on voit qu’on envoie par exemple quinze militants dans les Hautes Pyrénées pendant toute une semaine, ça fait 15 % que ça fait presque 100 à 100 jours, 100 jours passés sur le terrain. Peut être qu’on ramène 1000 voix à la fin. J’en sais rien. Alors je ne connais pas exactement les militants qu’on a envoyés. Je ne sais pas s' il a son travail ou pas et cette revue se contente de faire du collage. Mais voilà. Enfin je veux dire, l’impact existe et. Et on pourra quand même nous dire si on a contribué ou non à faire pencher la balance.
Alors, est-ce que vous avez été infiltrés par l’extrême droite ?
Alors c’est une question sur laquelle on garde une vigilance. Mais bon. Par ailleurs, dans les convois, on est plusieurs à être un peu formés à cette vigilance là. Donc voilà. Après c’est vrai qu’on a matériellement on peut pas avoir un contrôle sur toutes, toutes les bombes, tous les militants qu’on envoie. Moi, je suis partisan.
Ils ont trop peur d'être au milieu de gauchistes.
Certainement parce que c’est quand même super faible. Non. Après, il y a quand même un phénomène de là au niveau de l’extrême droite qui se tient un peu tranquille entre les deux tours, au niveau des groupuscules. Je pense qu’il y a un peu ça.
Soit pas le dimanche soir.
Non, pas le dimanche soir, bon en tout cas. Mais non par contre, ce qu’on a fait, c’est à destination de tous les référents, les référents des convois. C’est une fiche sécurité, donc avec les consignes de base, on est jamais tout seul, on est jamais tout seul, on est jamais tout seul à un étage pour faire du porte à porte. Si on sent que je ne sais pas, il y a. Ça commence à être tendu. On arrête l’action et on se regroupe et au contraire on se divise. Ça dépend des cas, mais en tout cas on part quoi ? Toujours, toujours la désescalade avec un peu les types de base. Voilà, c’est un truc sur lequel vraiment on essaie d'être vigilant.
peut être du coup, pour illustrer ce que tu dis et un exemple très concret, si on a envoyé un convoi qui est parti ce matin dans le Vaucluse. Donc soutenir Raphaël
Est ce que Poutou, vous avez envoyé des gens pour sauver le soldat Poutou ou pas ?
On a reçu une demande, on est en train de regarder si on a des militants qui sont disponibles dans la région. L’Aude et Carcassonne, c’est pas juste à côté. Donc on essaie de trouver et on va voir si on peut, si on peut répondre à demande. Oui.
Léo Walter dans le 04
Je crois que c'était prévu.
C’est prévu, c’est arrivé ce matin. Il y en a une où ils sont, ils sont arrivés en face. C’est pas juste à côté. Il y en a une dizaine qui sont arrivés, même une quinzaine venus de Manosque, de Nice, de Toulon, de Marseille, d’Avignon.
Super, on ne va pas tous les faire. Parce qu' en réalité, il arrive un moment où il faut bien que j’ai beaucoup de plaisir à converser avec vous. Je pense qu’il faut qu’on aille tous au taf. Nous on va faire des résumés, on va faire des clips de tout ça. Vous, vous allez y faire votre travail, vos amis. Je vous remercie d’avoir pris 1h pour venir venir nous nous raconter, nous raconter tout ça. Je voulais ordonner dès là, ça a déjà été évoqué. Tu pourras regarder dans le replay, hein ? Ça, déjà, ça a déjà été évoqué tout à l’heure.
Tu as déjà la cagnotte, évidemment. C’est le plus facile. Inscrivez-vous pour tout ce qui passe à vous, vos proches, aux vacances militantes. On recherche encore des gens pour faire des convois le mardi, mercredi, jeudi ou mercredi, jeudi, vendredi ou jeudi vendredi. Il y aura encore des convois qui vont partir dans toute la France demain matin et après-matin. Donc inscrivez-vous. On a encore les traités, on vous appellera d’ici minuit.. On appelle cela jusqu'à minuit maintenant. Deuxième étape si vous êtes en Ile de France ou dans une grande ville, il y a des convois à la journée qui sont organisés un peu partout.
Mais ma dernière question après il faut que je prenne en photo,. Est-ce que les orgas qui levaient à peine un sourcil quand vous êtes venu les voir vous tendent la main maintenant ?
En tout cas, la France Insoumise a lancé aussi depuis ce matin des convois pour venir en soutien des équipes locales. Pour l’instant, il y a Poitiers et Rouen. C’est en train de s’organiser au niveau de la vie commune. Nous, on est là avec eux aussi parce que du coup, Poitiers et Rouen en l’occurrence, c’est des endroits où on a déjà des gens. Donc voilà, l’idée c’est de faire en sorte que ça se passe bien plus en amont.
. Non non non, on est juste. Effectivement, nous on fait ça avec 30 000 € de budget. Les orgas en 30 minutes.
Déjà 35 le chat dit que vous en êtes à 35 000.
. C’est une très bonne nouvelle, c’est que ça a dû augmenter entre temps. Mais. Mais voilà, avec des orgas qui ont 30 millions de budget, ce travail, elles auraient dû l’anticiper largement en amont. Même d’un point de vue strictement financier, quand on sait que chaque député gagnait assez plusieurs dizaines de milliers d’euros de financement pour, pour, pour le parti ou pour le mouvement. Donc, il y a un intérêt stratégique, je pense, pour toutes les orgas à se saisir de ce type de dispositifs qui soient prêts à sortir aux élections législatives évidemment, mais aussi aux municipales où ça se joue dans des endroits précis.
Jean Ferraille vous dit et je pense que d’autres vont venir vous saluer, vous dis que bravo la jeunesse, ça remonte le moral du fin fond des chaussettes.
Même si je ferraille.
Beaucoup, je vous prends en photo tous les deux, Vous pouvez lire le tchat en attendant et après je vous laisse allez faire votre travail. N’oubliez pas la poésie !
Bon en tout cas merci le chat pour tous vos messages.
Merci beaucoup !
Allez, tout le monde est à l’abri comme ça.
Bon alors là, je sens qu’on a des futurs ministres dans la place. Je vais garder votre contact. Merci beaucoup à vous deux. Si vous voulez y aller maintenant, il n’y a pas de soucis si vous voulez rester encore quelques minutes. Voilà. Merci les jeunes, Merci à vous. Merci à vous pour votre travail. Good game à vous. Merci à vous et bonne initiative. Merci pour votre initiative.
C’est bon ?
Non Merci en tout cas pour l’invitation.
Alors il y a Mediapart qui est venu vous voir Ils sont un peu rabat joie,
Oui, oui. Ils venaient nous demander si on était pas trop déprimés après les résultats du premier tour. Donc on a dit qu’il l'était, et qu’on ne lâchait rien. Voilà, on donne tout.
Ils ont déjà publié leur papier ?
Non, non, je crois pas.
Et vous avez déjà eu des papiers
Il y a des journalistes qui seront là aujourd’hui sur certains qu’on voit assez, surtout aujourd’hui que ça va être le cas..
C’est votre première interview en fait.
La semaine dernière, on a quand même déjà, on a Libération qui nous a accompagnés sur un convoi à la journée à Creil contre le RN. Donc un article très sympa qui était déjà sorti la semaine dernière, on a eu la télévision italienne, on a eu la Sky italienne, on a eu un article dans El Diario aussi en Espagne et on a eu.
Ben ouais, c’est ça, J’avais je c’est qu’en fait on a réussi. Du coup voilà le soutien des médias. Comme Au poste, on a des influenceurs. Enfin je parlais tout à l’heure de montée linguistique, mais il y a aussi un politique qui a parlé de nous dans la matinale la semaine dernière je crois. Donc ça c’est super parce que c’est des gens qui partagent aussi nos idées
C’est un plaisir de converser avec vous. Mais vous avez du boulot, nous aussi. Merci beaucoup d’avoir passé du temps. On va mettre le replay, enfin je te tiens au courant. Et puis après vous vous partagez ça comme vous voulez. Merci.
Merci beaucoup pour l’invitation.
