Festival international de journalisme : à la rencontre de David Dufresne
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Il n’y a plus de micro ! Restez, restez, braves gens. Le spectacle continue ! À 12h30 ! C’est maintenant !
David, t’as passé le micro ?
Merci amis de Poutine, soyez les bienvenus, on démarre alors, à la rencontre de David Machin.
Présentez-vous et racontez de nouveaux parcours et je pense qu’après on aura tous des questions.
Alors oui, c’est à peu près ça. On m’a dit que M. Daniel Schneidermann est venu hier ici en disant « C’est les rencontres, ma pomme ». Donc c'était exactement ce que vous êtes en train de dire. Tout démarre avec le punk. Tout démarre dans les années 80, des fanzines de rock, de punk, etc. Les radios libres. J’ai 14 ans, je le sais très vite. À 16 ans, ma mère reçoit un coup de fil des renseignements généraux qui voulaient des informations. L’intitulé est exact sur les membres de l’association Tant qu’il y aura du rock, dont certains membres ont commis des actes terroristes. J’ai donc 16 ans. Je me rends là-bas, je leur explique qu’il n’y a pas d’association, que je suis tout seul à faire ma fanzine et que tant que je me livre à la police. Et en fait, je prends peur parce que quand je sors, je vois qu’ils ignorent peu de choses que j’ai pu faire, ils savaient tout ce que j’avais fait une semaine avant, les radios libres où j'étais, où je m'étais engueulé avec le patron, je parle là sous le contrôle de mon producteur, ça y est, il comprend que dès le départ avec les patrons, ça a été compliqué. Et donc je continue. Je le retrouve en 1986 à Paris, ma mère me croit toujours, elle est extrêmement importante, me croit étudiant en Sorbonne et en fait ce qui se passe, c’est qu’il y a le 5 décembre 1986 qui pour moi est un moment absolument, qui m’a bouleversé réellement, qui me bouleverse toujours, c'était la mort de Malik Oussekine et donc là je me dis, ça fait deux fois, en deux ans, que la police vient dans ma vie de manière, voilà, donc je m’intéresse un peu à la police, mais d’abord par biais du punk rock. Donc je vais être rock critique, ensuite je vais rentrer à Libération, grande époque, et où je vais passer 9 ans, Police justice, Chronique Télé, grand reporter, petit reporter. Je me souviens, ému, avec Dominique Simonnot, qui est aujourd’hui contrôleuse des lieux de privation de liberté, et Florence Aubenas au Monde, où on tapait des dizaines de milliers de noms à la main. C'était un spécial de lecteurs et de lectrices de Libération en faveur des sans-papiers en 1996. Je finis Chroniqueur Télé, et là il y a un type de chez Itélé, Itélé et Pop Canal+ ! Qui me dit que tu es critique depuis deux ans vient mettre les mains dans le moteur. Donc là, je découvre la télévision et l’information, et c’est absolument une épreuve pour en parler si vous voulez. Bref, je me barre, je vais retrouver des copains de Libération et du Monde qui vont créer un petit fanzine appelé Mediapart. À l'époque, c'était comme ça, on était 10 dans un garage, Steve Jobs on lui a tout piqué, je pourrais vous raconter les débuts de Mediapart si ça vous intéresse parce que c’est pas du tout ce que l’autre il raconte, et puis après le documentaire, d’abord télé et ensuite cinéma, merci à Bertrand qui est dans la salle, avec qui je vais faire Un pays qui se tient sage, et dans l’intervalle, excusez-moi, j’ai oublié un truc important, c'était le recensement des violences policières. Notamment fait sur des gilets jaunes avec un hashtag sur Twitter qui s’appelait Allô place Beauvau, que je démarre parce qu’en fait je reviens de six ans de vie, sept ans de vie au Canada et je ne reconnais pas la police républicaine. Je me dis que ce n’est pas possible, c'était absolument incroyable et le fait de ne m’avoir pas acclimaté comme d’autres parce qu’il y avait eu la loi travail, que moi je n’ai pas connue parce qu’il y a eu des moments comme ça d’escalade policière. Il y a d’ailleurs Sébastien Roché, le sociologue de la police qui vient de rendre une étude extrêmement intéressante. Il compare le maintien de l’ordre sur des manifestations sur les retraites dans les années 2000 et dans les années 2020. Et sa conclusion, c’est que si escalade il y a, elle est vraiment du côté de ce qu’on appelle…Bref, je suis absolument révolté par le choix, ces violences qui s’abattent, ces images existent et la presse qui est dans un silence total qui permet le déni politique. Et donc pendant deux mois, je vais tous les jours documenter, sourcer, dater toutes les violences policières que je peux voir et c’est ça qui va ensuite donner Allô place Beauvau et qui va donner Un pays qui se tient sage, et où on a fait 300 débats dans toute la France et même en Europe, je me suis dit, bah le débat c’est quand même génial, et donc j’ai lancé au départ une petite chaîne Twitch qui est devenue un média à part entière qui s’appelle auposte.media Vous avez ici des autocollants, des badges et tout ça, Céline s’en occupe, et surtout vous êtes en direct. Ah, il ne fallait pas regarder la caméra, car j’avais essayé de sorte que l’on ne vous reconnaisse pas. Et si vous regardez la caméra, là on voit vos visages.
Bonjour merci déjà, merci beaucoup pour votre travail que j’ai découvert récemment et que j’aime beaucoup. Vous pouvez nous parler du début de Mediapart du coup ?
Alors, dès les débuts de Mediapart, on est en 2006. En fait, on a un peu oublié, mais la rédaction de Libération commet, à mon sens, une grande erreur si elle refuse Edwy Plenel comme directeur de la publication. Et donc Plenel, qui est en rupture du Monde donc je vous rappelle qu’on est dans un festival organisé par Le Monde. Donc les organisateurs dans la salle, bouchez-vous les oreilles. Donc ça se passe mal entre Plenel et Le Monde suite au bouquin de Pierre Péan. Bon bref, et donc Plenel, qui a vraiment le journalisme dans le sang, c’est clair et net, il veut d’abord essayer d’aller à Libération, mais ça ne se fait pas. Et finalement, ils vont Laurent Mauduit, qui est toujours à Mediapart, Gérard Desportes qui en est parti, François Bonnet… Qui en est parti aussi pour des raisons de retraite et de pénal, ainsi que… alors donc c’est un boys band, ça c'était extrêmement intéressant de le rappeler parce qu’aujourd’hui Mediapart est dirigé uniquement par des femmes. Donc il y a une révolution culturelle au sein de Mediapart qui est vraiment éloquente et qui est intéressante. Et donc au départ l’idée de Mediapart, c’est de dire qu’on va faire un site payant. Or, on est dans une période où des gens comme Bolloré ont des journaux gratuits. Ils inondent les métros, les trains de journaux gratuits, c’est l’apparition des chaînes de télévision d’info en continu. C’est France Info qui est là depuis déjà 20 ans, etc. Et donc en réalité, et puis c’est les sites internet. Et donc il y a cette idée que l’information privilégiée c’est gratos quoi. Et je ne veux pas payer pour m’informer. Évidemment, on connaît le langage : si c’est gratuit, c’est toi le produit. Donc ça, c’est pour les cookies. Et puis l’autre truc, si tu ne payes pas, c’est la publicité. Ce sont les annonceurs, et donc il y a cette idée de dire qu’il faut mettre de l’information. Le souci qu’on avait à l'époque, c’est l’information, il n’y a pas de fuite, mais elle a un coût, et ce coût et là je vous le dis aussi pour Au Poste c'était toujours la même chose, et d’ailleurs vous êtes en train de mettre ça dans tous les débats ici à la Couthures, c’est-à-dire que sans argent indépendant, il ne peut pas y avoir d’information indépendante. C’est absolument insoluble autrement. Mais sauf qu'à l'époque… Outre le fait qu’on était un certain nombre de garnements et que les anciens copains, les anciennes rédactions nous jetaient des tomates en disant « ça va jamais marcher », etc., enfin, faisaient vraiment tout pour que ça ne marche pas, en fait, ce qui s’est passé, c’est que le coup, moi je considère que c'était un coup de génie. C’est terrible, voilà, bref. Et donc, qu’est-ce que je vous dis ? Et le coup de génie, c’est en fait, et quelqu’un hier quelqu’un de Reporters sans frontières dans un débat au Manet, je l’ai dit, en disant qu’il ne peut pas y avoir de presse indépendante sans capital. J’ajouterai de presse indépendante de pouvoir. Je pense qu’il y a tout un tas de sites indépendants, qui proposent, qui n’ont pas de capital, qui peuvent très bien faire leur petit trou. Mais si on veut vraiment faire un gros machin, il faut du capital. Et c’est le coup de génie de Marie-Hélène Smiéjan donc de la dame et de Plenel. C’est qu’en fait, ils vont réunir suffisamment d’argent pour tenir en trésorerie deux ans. Et ça veut dire que pendant deux ans, on pouvait ne pas être rentable, puisqu’il y avait de l’argent pour payer les salaires, qui étaient, je dois le dire, élevés. Plus élevés que la moyenne de la presse parisienne. Et donc, au début, on lance le truc, bon… Tant qu’il y a beaucoup d’abonnés.
La France soit abonnée et nous y plaisons et tu passes dans la rédaction.
Donc on en a un peu l’impression. Et donc c’est le jeu de Fabrice Arfi en culotte courte qui trouve le scoop, met en cours, et à partir de ce moment-là, eh bien, Mediapart, les abonnements font des codes. Mais en fait, il faut quasiment un an et demi. Donc pourquoi je vous dis ça ? Parce que, quoi qu’on puisse penser de Mediapart aujourd’hui, je veux dire c’est… On peut critiquer certains côtés, mais heureusement qu’ils sont là. Et enfin, ils auraient pu, les mêmes, avec leur même qualité, disparaître s’il n’y avait pas eu ce moment de financement. Après, comment vous dire, c'était… C'était marrant. L’embauche par Plenel était marrante, c'était dans un café. En fait, je savais qu’il avait dit.
Qui font les nuls pas comme nous. Sous-entendu, il n’a pas trop de scoop.
Restez attention !
Mais donc pourquoi ça n’a pas continué entre toi et eux ?
Pourquoi ça n’a pas continué ? Parce qu’il y a deux trucs, un détail c’est que moi je voulais absolument qu’on fasse de la vidéo, bien que je sois vraiment quelqu’un de l'écrit, je suis un peu à la rentrée, etc. Mais pour moi la source d’internet, oui j’ai oublié ce moment-là, mais en 1995 j’ai commencé à faire un webzine et donc depuis 1995 je suis toujours du multimédia pour moi aussi. Extraordinaire et en fait Mediapart était une élite et toujours assez peu multimédia. Et d’ailleurs, ils appellent ça le journal. Et leur logo est un crieur. C’est beau !Et donc, il y a eu deux choses, et j’ai eu une engueulade très forte avec un des journalistes qui est parti depuis, qui travaille aujourd’hui au journal Le Monde. Et on s’est fâchés parce qu’on travaillait sur la même affaire, l’affaire de Tarnac. Et je considérais que ce qu’ils faisaient c'était du journalisme de PV. Et donc j’ai dit, puisque c’est ça, je vais en faire du journalisme de PV, mais moi je vais mettre la question qui est avant, la question après, le contexte, et ça va donner un bouquin qui s’appelle Tarnac, magasin général, qui fait un million de signes. Et où je pensais faire clin d'œil au métier, voilà, je me suis trompé, voilà et donc il y a ça et l’autre truc c’est que j’ai rencontré une agence web avec laquelle j'étais à mon premier web documentaire qui s’appelait Prison Valley, qui lui était, et là je ne pouvais pas faire tout à la fois, et bizarrement ces dernières années on s’est retrouvé avec Mediapart, bizarrement voilà
Les micros, du coup je pose ma question droit devant vous. Je change tout à l’heure le sujet, si je me souviens bien vous avez couvert pour l’IV le premier Loft. Vous avez suivi le premier Loft Story à la télé. Qui a alors reçu une lecture, une relecture, vous en faites 25 ans après, et le reste de l’affiliation, de la téléréalité, vous n’avez pas forcément tout suivi.
Ça bouge, bon, alors une anecdote, qui va pas du tout dans mon sens. Donc effectivement, j’ai été producteur de Libération, on est en 2000. On est au printemps 2001, je dis ça par rapport à septembre, on est en France, moi en tant que chroniqueur télé je considère qu’il n’y a que le loft qui existe à la télé, c’est-à-dire que ça écrase le reste. Donc je vais chroniquer cette folie, il faut se rappeler la folie qu’avait gagnée la France à ce moment-là, en considérant qu’en fait tout devenait loft, et là je peux vous dire que Trump me donne raison. Enfin, je veux dire, toute la politique d’aujourd’hui, c’est du loft, c’est du loft. Donc c'était quand même quelque chose de révolutionnaire. Après, il y avait une fibre populaire qui, moi, me plaisait, qui faisait grincer les dents chez certains camarades de Libération, qui n’est pas organisateur du festival. Mais ce qui ne va pas dans mon sens, c’est qu’un jour, il y aura Julie, qui vient. Formidable, formidablement. Le service fumeur. Ils sont super contents, ils disent que tu redonnes de la modernité à la génération. Il restait une semaine, donc je suis allé jusqu’au bout, après non, ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a vraiment une infinie peine il y a quelques temps quand Loana a été massacrée sur le plateau, je ne sais pas si vous avez vu ça, où manifestement elle n'était pas dans un état normal. Et voilà, il y a chez cette femme une souffrance qui est absolue, qui est absolument terrible. Et voilà mais à l'époque, je pense qu’il y a une écriture télévisuelle qui a totalement dépassé la seule télé qui aujourd’hui peut s’incarner dans la culture du selfie, dans la nature des rencontres, ma bombe et ainsi de suite.
Voilà j’ai le micro, je suis là. Oh, pardon. Eh, bah je suis un pro. Mais là, on met le micro avant. On y va, on y va oui, merci pour d’avoir fait tout le travail que tu as fait par rapport aux gilets jaunes. C'était absolument incroyable. Voilà, après j’aurais une question. C’est par rapport à la déontologie journalistique. Bon, je me rappelle aussi le scoop. Effectivement, tu parlais du besoin de scoop pour faire de l’argent dans ces infos, évidemment. Mais je me rappelle quand même le scoop de Mediapart par rapport à la perquisition de La France Insoumise où avaient été révélées des choses qui n’avaient pas besoin d'être révélées. Donc la question, voilà, c’est celle-là, c’est où s’arrête la déontologie journalistique à ce moment-là ?
Alors, je ne suis comptable que de mes propres méfaits. Non, non, j’ai bien compris. Mediapart a considéré que le fait de révéler que Sofia était sur place était un élément politique. Je vais vous répondre. Pour le moment, je n'étais pas d’accord. J'étais plus dans votre position à vous en disant non, ça c’est de l’ordre de la vie privée. Je n’ai pas à le savoir, ce n’est pas bon. Il s’avère qu’aujourd’hui, en fait, elle a un rôle prépondérant dans le parti, et que donc, ça sort du cadre privé. Après, ce n’est pas une science exacte, le journalisme. Donc, c’est même une science humaine. Donc il peut y avoir plein d’erreurs. Vous pouvez considérer que là, c’est une erreur, etc. Et là, il y a la loi. La loi qui est, il faut le dire, très protectrice des journalistes au nom de la liberté de la presse et une liberté cardinale sans laquelle les autres libertés n’existent pas. C’est à peu près ça l’essence de la loi 1881, qui est quand même attaquée de toute part par les partis politiques ici et là. Je ne crois pas que Mélenchon ou Sacha, aient porté plainte. Mais je ne sais pas s’il y a une rencontre avec Fabrice Arfi ce soir, ce soir dans votre ville à coups de l’euro. Ça va plus s’afficher sur, avec Alice Géraud, pour un débat sur comment le journalisme nourrit la fiction. Je vous invite à me poser la question. Je lui dirai, ouais, c’est d'être lui ce qu’il me dit.
Alors une question par rapport à votre expertise ou la connaissance de la police et notamment peut-être les RG, comment ils fonctionnent. Vous avez des anecdotes parce que mon fils maintenant a 40 ans, il a l’immunité quand il a 20 ans contre le G8, il a été repéré par les RG. Et donc les Français connaissent plein de choses, notamment la profession, les maris, etc. Pourquoi lui est contacté pour justement qu’il donne des infos sur l’autre ? Ça m’a fait sourire. Mais en nous disant que de toute façon c’est le bon boulot, puisque normalement, je ne sais juste pas. Ce qu’ils disent, c’est qu’il y a pas mal d’attentats qui se sentent, justement, aussi évités, parce que les régions font du bon boulot, les plans ne doivent pas aller jusqu’au bout, donc il y a des attentats qui marchent. Donc, quelle est votre connaissance sur la partie où ça marche ? Parce que justement, il faut connaître pour savoir qui va, à un moment donné, réussir à faire des attentats, et qu’un casque-là mené, c’est la protection, voilà. Bon, après, le fils, il y a du long, on ne l’a jamais poussé plus loin, t’as une donnée entière, je veux le reste du boulon, Où est la limite pour vous ?
D’abord, moi, mes connaissances sur le renseignement, elles sont quand même anciennes, Nicolas Sarkozy ne l’accablez pas ! Sarkozy, en fait, en 2008, justement, c’est ça qui va donner l’affaire de Tarnac, c'était que lui, il va fusionner la DST, les RG, et il veut faire le FBI à la française. Rappelez-vous, vous avez voté pour lui l’héritage. Donc, il voulait faire le FBI à la française. Et en fait c'était quoi ? C'était surtout une surveillance technologique, et non pas ce qu’ils appellent une surveillance humaine. Et en fait, ces dernières années, c’est revenu notamment après les gilets jaunes En gros, en disant, mais comment se fait-il on n’a pas vu un tel mouvement de masse,incroyable, du jamais vu depuis 68. Justement, vous coupez des sources dites humaines, c’est-à-dire un peu ce que vous racontez, c’est-à-dire des gens qui se couvrent de votre fils, qui se font parler, un peu raconter ceci, cela, pour être uniquement sur la technologie, c’est-à-dire le téléphone et les réseaux sociaux. La plupart des attentats dont on nous dit qu’ils sont déjoués, je dis tant qu’on nous le dit parce que, bien évidemment, on n’a pas d'éléments. Les seuls éléments qui apparaissent, notamment dans les procès qui ont lieu en ce moment, dont peu de gens parlent, c’est les procès de l’ultra-droite, où là on se rend compte que c'était beaucoup les réseaux sociaux, les alertes arrivent par ça, par les réseaux sociaux. Et sinon, il y a un bon vieux truc, la particularité en France, c’est la délation. C’est le voisin, c’est le cousin, c’est le type du bar qui a entendu quelque chose. Et donc, si vous voulez, il y a une très, très forte… alors ça pour le coup, il y a une très forte bagarre entre ceux qui privilégient plutôt le service dit humain, de renseignement, donc le RG qu’on a dans la main-tête, et les… Les surveillances techniques, technologiques, au point cœur. Il y a un service, celui qui donne les autorisations pour pouvoir écouter tel ou tel. Il y a deux ans, dans Le Monde, il y a deux ans il y avait le chef du CRT. Il en a marre de recevoir des demandes d'écoute téléphonique qui sont politiques. Je vous assure, c'était une interview absolument incroyable. C'était une interview absolument incroyable. Alors après, pour répondre à votre question sur un plan plus philosophique, quelle est la limite ? Eh bien moi, je dirais que la limite, elle doit pouvoir se disputer entre les politiques et les citoyens. Moi, je ne considère pas que l’antiterrorisme doive écraser toute notre liberté. Or, c’est ce qui se passe. Toutes les lois sont passées en disant « on va faire comme l’antiterrorisme » ou « on va mettre les mêmes moyens de l’antiterrorisme ». On va faire ça au nom de l’antiterrorisme, etc. Ce qui est devenu l’alpha et l’oméga et ce qui d’ailleurs, de mon point de vue, est la victoire des terroristes. Qu’on soit fouillés là à l’entrée dans ce festival, personnellement, je ne sais pas si c’est normal. Personnellement, je ne trouve pas ça d’un mal.
À cause du thème, parce que d’autres festivals, justement, n’ont qu’une fouille, à cause de risques. Comment à cause des risques.
Non, non, non !
C’est-à-dire qu’il y a eu une séquence. C’est ça, c’est pas vrai.
Mais bien sûr, effectivement, il y a quelques journalistes qui sont menacés. Donc, voilà une bonne enquête. Là, je sais qu’il y a des apprentis journalistes, des stagiaires. Une bonne enquête. Pourquoi autant de sécurité dans ce festival ? C’est une demande de la préfecture !
Pardon ! Salut ! T’as parlé au début de ton retour en France et que tu ne reconnais plus la police ? Et que t’avais vécu au Canada ?
C’est un certain temps, et je vais le savoir.
Quelle a été ton expérience de la gestion des manifestations au Canada et je te pose la question parce que j’ai vécu à Strasbourg, des copains qui ont manifesté au moment du sommet de l’OTAN et se font arrêter par la police…
. La violence tourne autour de la police. Avec une certaine hauteur, donc je sais qu’il y a plus de salons pratiqués à l’escalade.T’inquiètes comme observateurs, journalistes, gestionnaires, cest ça, c’est la Chambre de Canada. Par rapport à la liste. Manifestation en France. Précisément, j'étais parti au Canada en partie. Arrêtez, c’est trop joli ! À vous. T’es un mec. Les étudiants. Et figurez-vous qui s’est battu, Bertrand, pour qu’on conserve cette subvention parce que, en réalité, il a mis de sa poche pour financer ce service. Et la région, elle était obligée de reconnaître que… donc il y a eu des tracts, il y avait du papier dans Le Figaro. Et en fait, ce qui s’est passé, c’est que… Et ça, c’est désolant. Aujourd’hui, il y a une technologie. Non, je ne suis pas doué, mais il m’a lancé pas mal quand même, je vais continuer là.Alors non, ça c’est effectivement ce que j’ai pu constater, c’est-à-dire que vous avez chez les hauts-fonctionnaires parce que l'écart, avant il était entre les officiers d’horreur type commissaire…Aujourd’hui, on se retrouve avec des commissaires qui parlent et qui sont particuliers. Oui, il n’y a pas d’instant, ça c’est clair. Oui, c’est syndicat, là. Là, ils ont fait grève. Alors ça, c’est vraiment jusque dans le rap. Il y a un truc, il existe la photographie, on s’appelle les Forts, et c’est avant 2001 parce que déjà, le 11 septembre, il y a une photo, c'était dans ces eaux-là, et aujourd’hui, c’est probablement le titre qui est le plus vivace, le plus agile en termes de multimédias, qui par exemple a une série d’enquêtes vidéos qui est formidable, qui s’inspire beaucoup des travaux de Forensic Architecture en Angleterre, c’est-à-dire où ils utilisent la science des architectes pour essayer de repérer, par exemple, à Gaza, à quel moment, tel bombardement, à quel endroit, combien de personnes ont eu de moments dramatiques, ils font de plus en plus de live qui sont formidables avec la rédaction du Monde, etc. Là, Libération était en avance dans les années 90, et s’est fait rattraper par Le Monde, qui a toujours été le grand frère un peu embellissant, et je pense que c’est une question de moyens. C’est une question de moyens, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, je crois qu’au Monde, il doit y avoir 400 cartes de presse, à Libé, il doit y en avoir 100 comme ça, vérifier des choses. C’est à peu près ça. Donc c’est un écart… Et je trouve vraiment que Le Monde est sur les formes sur les sujets et aussi sur l'écriture. Est-ce qu’ils ont pris un certain nombre de journées. Mais avec le même problème que les autres, c’est que d’un point de vue économique, c’est un journal qui est libéral, très libéral et Libé aussi. Pour moi, la tension, elle est là, en fait. Dans Le Monde, vous avez des papiers vraiment humanistes de grande qualité qu’on ne verrait pas dans un journal de droite. Ce n’est pas vrai. Mais sur le monde économique, c’est très libéral. Vous avez raison, il faut toujours prendre du métier, se faire avouer de la vie. Le monsieur disait Sébastien Roché, il a découvert dans le même temps.
J’ai une question, on se pose des questions sur Mediapart, sur Le Monde, mais est-ce que tu veux bien nous parler d’Au Poste, justement, de son fonctionnement, de sa fonction, tout ça. Oui, mais notamment du fonctionnement tu vois, tu parlais des moyens, comment ça fonctionne Au Poste avec peu de moyens. Et jusqu’où, jusqu’où tu vois ça se développe un peu, jusqu’où ça peut aller, est-ce qu’il y a des limites ? Donc, il n’y a pas vraiment de solution.
Au Poste, c’est une émission, on fait des interviews au long-cours, qui sont des interviews, plus souvent, qui durent deux heures. Ça a pu durer cinq heures, parfois ça a duré une heure. En fait, c’est des interviews que je mène exactement comme quand je fais un documentaire. Je ne me mets pas dans la peau d’un journaliste qui a besoin, très vite, d’une information parce qu’il faut la sortir le plus vite possible, mais plutôt comme un documentariste, comme vous avez entendu Antoine tout à l’heure qui déambule dans la pensée des autres. Et on fait ça sur le web. Donc là, il y a un problème, c’est que le temps sur le web, c'était un non-sens. Eh bien on s’en fout. On le fait parce qu’on a envie de le faire, et aussi parce que finalement, il y a peu d’endroits où on peut le faire. On est toujours en direct, ça pour moi c’est extrêmement important. On ne fait pas justement là, d’une certaine manière, le loft est intéressant parce que le loft, c'était le premier programme qu’on pouvait suivre sur le web 24 heures sur 24.C’est plus simple que ça, on parlait de ça tout à l’heure. Et donc l’idée, c’est de faire des causeries comme on dit au Québec, des causeries et des invités dont on lit les livres, dont on regarde les films. Et très important, il y a, ce que je n’ai pas encore dit jusqu’ici, le chat qui est le troisième acteur de l'émission, qui interagit, qui pose des questions, qui vérifie, qui apporte des subtilités, des nuances. On a eu une forme d’accident industriel quand j’ai invité les auteurs de La Meute, parce que là, le tchat est devenu très énervé. Les invités m’ont dit, au moment de démarrer, on n’avait qu’une heure au lieu de deux. Donc j’ai fait ce que j’ai fait. Mais en gros l’idée c’est le live, le bricolage, le cœur à l’ouvrage, c’est ça. Et surtout c'était une façon de désacraliser l’information, l’interview, de ne pas du tout être dans une écriture télévisuelle. Donc c’est un bon moment. Et au départ, on était tous bénévoles, et puis petit à petit, en fait, c’est devenu un média à part entière, reconnu comme tel, un média généraliste, donc maintenant on est une équipe qui a grossi et qui va… Je ne devrais pas dire ça, qui va maigrir. C’est-à-dire qu’en fait, j’ai réalisé cette année que j’avais commis une erreur en pensant que plus on serait nombreux plus ce serait chouette. Et en fait, si on veut être raccord avec fondamentalement ce que beaucoup de gens, d’invités nous disent, une forme de « on suspend le temps », de décroissance, donc en fait on va, on a déjà réduit un peu la voilure, on redevient l'équipe, le noyau dur, et on ne va pas du tout dans une logique d’avoir le plus de dons possibles. Alors on n’en a pas assez. Mais voilà, on ne va pas dans la croissance, c’est l’inverse de Mediapart pour le coup, mais qui a réussi vraiment son pari. Nous finalement, on se dit qu’on a peut-être moins de besoins et on sera plus alerte, plus agile, plutôt que d’essayer de rentrer dans quelque chose où on va courir derrière les demandes de subventions, les aides, les campagnes de dons. On va vous dire, vite, abonnez-vous vite, on ne peut pas faire ça. Les invités. C’est ma compagne qui me souffle. Merci, merci sans force. Tout à l’heure, devant le petit bar à côté de l’accueil, nous aurons Michel Claise, juge d’instruction belge, invité ici. C’est le Qatargate, UBS, c’est lui, etc. Je l’ai eu en direct comme ça, je le vois, je lui dis est-ce qu’il est venu demain ? Il sera là demain. Pour nous, aujourd’hui, c’est une chance inouïe. C’est une chance timide qu’il soit là, et sinon parfois on a Mathilde Panot, parfois on a les auteurs de La Meute, on a beaucoup de sujets histoire, on a des penseurs, des philosophes, on a eu Chems Eddine Hafiz l’autre jour, on a eu en 4 ans 700 invités. Parce que pour l’instant, on est complètement blindés, c’est-à-dire qu’on fait des émissions très longues, C’est très varié et donc c’est des interviews en longueur, en profondeur, en direct avec des gens qui viennent de tous horizons et on a eu à peu près 700 invités.
Et comment tu gères les commentaires en direct là, je sais pas, mais il fut une époque où sur internet on discutait avec les internautes, mais je travaillais dans un média qui s’appelait Rue89, où on discutait avec les internautes, ça se passait bien, c'était formidable, c’est une épopée qui a un peu révolu, et comment on fait pour gérer la colère des internautes en direct, et la frustration de leur part pour leur participation au débat,
Alors là, j’ai regardé, Euryale est dans le tchat. C’est notre incroyable modératrice qui modère les débats, donc il faut être extrêmement rapide. Donc évidemment, tout ce qui tombe sous le coup de la loi, parce qu’on a une responsabilité éditoriale, donc tout ce qui tombe sous le coup de la loi et en plus, on est d’accord. Le racisme, l’insulte, etc., ça dégage, mais en fait ça va très tôt parce qu’au bout d’un certain nombre d’années, il y a une forme de communauté qui agit, où le dissensus existe, mais où on réalise… Fait aussi que si on commence à avoir des dizaines de milliers de spectateurs en direct, on n’aura pas la même qualité. Il y a autre chose d’intéressant, mais on préfère privilégier la qualité. Donc on a un système de modération qui est tenu par Euryale. De l'émission qui est donnée. Voilà, ce n’est pas du tout le plus compliqué. En revanche, par exemple sur YouTube, où il y a aussi des commentaires, où là justement il y a moins cet esprit d’appartenance ou communautaire, là on est obligé de supprimer des commentaires parce qu’ils n’amènent rien au débat. Quand c'étaient des commentaires sur le physique de telle ou telle personne. Ce n’est pas très intéressant. Donc c’est un travail, à plein temps Euryale est à plein temps et c’est essentiel. Suivez ! Ah non, ça c’est les salés !
Et déjà souvent, je les ai connus..
Et ça c’est vraiment un vestige du début du web dans les années 95, cette grande utopie que je partageais avec Laurent Moria, qui était un des fondateurs de Rue89, cette idée justement d’horizontalité, que tout le monde puisse être émetteur et récepteur à la fois. C’est un grand travail. Et quand je parlais tout à l’heure du live du Monde, j’aime cette idée-là. Tout d’un coup, ce journal de référence accepte de descendre un peu de son piédestal, et en fait sort gagnant. Parce que les gens ont des questions intéressantes, les gens ont des apports importants, les journalistes omniscients, c’est fini. Le speaker du JT, c’est terminé.
Alors moi, j’ai envie peut-être d'évoquer juste une petite chose. Oui ? Moi je suis très client de tous les nouveaux médias qui parlent de ce qu’ils ont à dire aux autres. Je ne vais pas les citer parce que tout le monde les connaît. Donc je suis aussi très client des formats. Mais je ne peux quand même pas m’empêcher de me poser la question : mais qu’est-ce qui fait qu’on peut qualifier un tel ou untel, que ce soit Au Poste, ou Blast, ou Le Média, enfin peu importe, de média et journalistique ? Ok, ma carte de presse depuis 40 années, je ne veux pas m’empêcher de me poser la question parce que je ne suis pas capable de répondre, c’est ça mon problème. Est-ce que Au Poste est plus journalistique, média que Frontières ? Et aujourd’hui, moi, je ne suis pas capable de répondre. J’ai une inclination personnelle, et en tant que technicien, journaliste, je ne peux pas répondre de manière tranchée à cette question-là.
Donc là, ce que vous soulevez, c’est la question de l’opinion. Alors pas tellement, parce que ça, on a des échanges ici, là, sur le but des scientifiques, ce n’est pas tellement ça. C’est justement parce que j’ai passé l'âge de croire qu’un média peut être, ça, ça ne me gêne pas qu’un média ait une opinion, ça ne me gêne pas. Sauf s’il fait semblant de ne pas en avoir. Ça, c’est un problème. Et donc, je ne crois pas que tous les médias que j’ai cités, y compris Frontières, fassent semblant de ne pas avoir d’opinion. Ça c'était un problème, mais purement en termes techniques, qu’est-ce qui fait qu’Au Poste est plus du journalisme, ou pas plus, autant du journalisme que Libé, que Le Monde. Est-ce que c’est une nouvelle forme de journalisme, ou est-ce qu’il y a un modèle qui est en train de se chercher ? Moi ça ne me paraît pas très clair en fait, je ne suis pas sûr que les acteurs de tout ce paysage-là soient si sûrs d’eux. Alors un accrochage avec Frontières à l’Assemblée nationale, c’est assez rare que j’aille aux quatre colonnes, mais là c'était le jour de dissolution. Donc nous, on filmait et tous les journalistes qui filment, les députés qui viennent. Et je vois des gens de Frontières, et moi je suis en direct, donc je commente, et il y a « ben tiens, voilà le journaliste de l’extrême droite ». Donc là, il s'éclaire, il s adresse à moi, c’est une diffamation, etc. On n’est pas l’extrême droite, si, si, si, vous êtes extrême droite. Il me menace d’une action en diffamation, mon problème avec eux. Et ils veulent dire : un journal de droite, l’Union des droites, c’est une fédération, C’est sociable à une seconde. Ce qu’on véhicule, ce à quoi on croit, etc., ce qu’on défend, ce que l’on critique, on essaie d'être une solidarité critique envers la gauche, ce qui veut dire qu’il va chercher les gens au sein de la gauche pour critiquer la gauche pour essayer d’avancer, etc. Donc ça, pour moi, c’est extrêmement important et c’est là où j’en veux énormément à des chaînes d’information, par exemple, ou à des radios qui considèrent toujours qu’ils se vendent toujours à coups d’affiches comme l’objectivité, le lieu du débat. Bon, vous avez la carte de presse depuis les années 90, vous voyez ce que je veux dire, de quoi je veux parler quand je dis ça. Alors est-ce qu’il y a des plus ou moins ? D’une part, c’est eux. Je considère Au Poste plus proche du gonzo-journalisme, c’est-à-dire l’idée que le journaliste reconnaît qu’il a un rôle au moment même où il donne l’information. C’est ça, le gonzo-journalisme. Hunter Thompson, quand il dit « balade avec la SNJ » ou avec Nixon, les articles de Dr. Thompson sur Nixon racontent la cocaïne à Washington, enfin c’est quand même extraordinaire, et qu’est-ce qu’il fait ? Il dit moi, je ne suis pas au-dessus de la mêlée, je ne suis pas un observateur ou un autre, je suis là et je prends de la cocaïne à Washington. Bon, ce n’était pas mon cas, hein, mais ce que je voulais dire, comment ? C’est tout ce qu’ils aient voir. Qui ? Nixon ? Non, mais quelqu’un de mal attentionné aurait pu dire, et Macron, vous m’attendez à ça ? Donc ça, c’est plus proche de ça. C’est-à-dire l’idée que on n’est pas au-dessus de la mêlée, on n’est pas le juge du bon goût. Lui, il a fait une faute politique, lui, il a un mauvais chou, on n’est pas là-dedans. En revanche, vous citiez Blast, je ne sais plus qui d’autre, je pense que les fondamentaux du journalisme sont respectés, c’est-à-dire l’ordre. N’est pas toujours très bien, on est d’accord, le contradictoire, la non-volonté de nuire, enfin toutes ces choses-là, notamment ce qui peut être de l’ordre de la diffamation, je pense que c’est tout à fait respecté par ces médias et d’une certaine manière, je vous dirais, le fait qu’ils aient l’agrément du ministère de la Culture en tant que service de presse en ligne d’intérêt général. Vous avez un peu la réponse, c’est-à-dire que des gens considèrent que le travail est fait. Alors il peut être fait un peu différemment, il peut-être un peu plus incarné qu’ailleurs, encore que Roger Gicquel c'était déjà une incarnation, mais effectivement, aujourd’hui Roger Gicquel disait pas « je », c’est vrai, mais c'était tout comme. Donc il y a des différences, mais pour moi ce n’est pas plus, pas moins que l’autre presse. Et si je veux provoquer un peu, je pense que c’est une presse qui est un peu plus honnête parce qu’elle dit toujours d’où elle vient. Elle publie un compte. Mais il n’y a pas de publicité contre, par exemple. Je trouve qu’il y a tout un tas de choses qui viennent de la presse indépendante qui désacralisent l’univers journalistique, qui donnent une forme de transparence dont on a bien besoin, me semble-t-il. Après, à vous de juger si la qualité du travail vous convient ou pas, si vous considérez que, voilà, vous avez matière à cogiter en lisant, en regardant telle ou telle. Ah c’est fini, c'était fini, ça veut dire c'était fini. Merci beaucoup. Est-ce qu’il y a un débat à faire ? Non, il n’y a pas de débat ? Alors, vous avez tout votre temps pour aller voir Céline, choper des stickers, soutenir Au Poste, faites tout ce que vous voulez et merci beaucoup de votre attention et de vos questions.Eh bien, on se retrouve à 15 heures, à tout à l’heure, merci tout le monde, merci.
