Fête de l’Huma : dernière virée chez les éditeurs et le village du monde
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Bonjour Jean Jaurès, salut Jean, salut Jeannot, salut Jean Jaurès, dernier live de poste en direct de la fête de l’Huma, trois jours de live, trois jours de folie, de camping, de rencontres dans tous les sens et je vous avais promis qu’on ferait un petit tour dans ce musée de poche de cette yourte de l’histoire de l’humanité. Bonjour, bonjour, attends, je remets ça, hop, merci Euryale, ça devrait être mieux. Voilà que je suis soutenu par Robin, qui est derrière moi. Voilà, je voulais vous montrer un petit truc important, c’est Vaillant. Vaillant, qui était le journal pour les jeunes des communistes dans lequel il y avait Pif le chien, pif le chien c’est devenu après Pif Gadget Voilà, voilà les amis de l’humanité, donc l’Humanité qui nous a accueillis pendant 3 jours. Soyez les bienvenus, l’idée ce serait d’aller faire un petit tour rapidement ah voilà, ça c’est le problème de la Fête de l’Huma, vous êtes en direct, expliquez-nous ce qui s’est passé pour vous en un instant.
Il s’est passé que j’ai fermé les yeux et j' ai arrêté.
Parce que là, c’est un peu comme BFM avec les poubelles brûlées.
Est-ce qu’il s’est passé ?
C’est la cata ?
C’est la cata
Bon, bonne fin de fête à vous ! Merci beaucoup ! Au revoir ! Alors, je ne sais pas si Robin est avec moi ? Mince, où est Robin ? Où est Robin ? ! Bon alors j’avance, j' avance, j’espère que Robin va pouvoir me joindre. Merci à vous toutes et à vous tous d'être là, on va aller voir rapidement les éditeurs. On va aller voir rapidement le stand des éditeurs et peut-être les camarades. Du monde entier. Là, il y a déjà des stands qui se ferment. Robin, est-ce que tu pourras me suivre ? Ah, le brûlot de Bruno Lemaire Bonjour, merci, pardon, ouais ouais, excuse-moi. Si, si, bien sûr ! Tu veux parler ? Attends, tiens. Si, si, vas-y, Paul. Vas-y, vas-y ! C’est comme ça que je fais des réglages techniques. Vas-Y !
C’est bien, bonjour.
Alors le micro, on n’a pas les moyens du Média nous.
Je te dis bonjour.
Attends, tiens, mon cher Paul, Paul Elek, nous allons te demander ton point de vue. Ah non, tu veux jouer à ça au Chamboule-tout ?
Est-ce que tu veux jouer au Chamboule Tout ? Non, ça va ? Non, parce que sinon, je peux te filmer en train de jouer On est en direct ? Démarrez. J’ai bien vu. Allo, voilà ! Peux-tu me faire une petite analyse de cette fête de l’Huma cette année ? Qu’est-ce que tu as vu, qu’est ce que tu retiens ?
Moi je retiens déjà le fait qu’il y a vraiment eu un espace aussi grand accordé à la Palestine. Il y a toujours eu des stand-up que j’ai arrêtés, mais il y a eu plein d'événements intéressants cette année et je pense que c'était important de marquer le coup. Je pense que la tâche qui nous occupe encore, et doit encore m’occuper pour la suite, ça nous fasse tellement que le génocide continue en Palestine, et puis en plus là, en Cisjordanie, ça dégénère, avec le génocide des moyen militaire, extrêmement lourd, contre la mobilisation civile de Cisjordanie, donc il y a ça. Et puis, je ne sais pas, je pense qu’il y a aussi pas mal de différence qu’y a eu sur l’extrême droite, avec, je sais pas un bon mélange, à mon avis, entre des personnes qui font de la politique, et de l’autre côté les chercheurs et les chercheuses. Il y a énormément de publications, je sais qu’on a reçu plein de questions au poste et moi je suis allé beaucoup voir ça parce que je pense que ça va être une des priorités politiques de trouver comment la gauche répond à ces questions-là, comment elle comprend l’antiracisme, comment elle avance sur ce sujet mais surtout comment elle a une stratégie d’offense sur la question de paresse. Je pense que c’est aussi là où il y a des désaccords qui apparaissent, quoi qu' on en pense quoi, et donc du coup moi c' est ça qui a été ma fête, en dehors du fait que je savais danser aussi, faire un peu la fête.
Bon, dis-moi, sur l'État de la France de l'État démocratique, qu’est-ce que tu pourrais nous dire avant que tu le dises à la communauté du média ?
Écoute, l’année dernière, j’ai écrit un article qui s’appelait « La construction de l’arc réactionnaire » où je disais, on a un problème, c’est que si la droite est très fragmentée en termes d’organisation, même la majorité macroniste entre guillemets, Horizon, le modem, ici et là, en terme idéologique, il y a la possibilité d’une convergence, c’en est un arc réactionnaire de la macronie au RN Pourquoi ? Parce qu’il y a trois piliers sur lesquels tout le monde s’accorde. Et d’un côté, une politique néolibérale. De casse sociale pour l’appliquer, d’insister d’avoir une armature autoritaire des institutions et ça on l’a vu avec les reculs des libertés publiques, c’est pas à toi que j’apprends ça et puis le troisième c'était la xénophobie.
Alors on sent la fin de la fête, je vous en prie messieurs.
Et du coup, ouais. Le troisième pilier c’est la xénophobie, avec en particularité la question de l’islamophobie en France. Et bref, et du coup, moi ce que je dis c’est que voilà, de toute manière c’est pas très étonnant en fait, il faut que la gauche sorte d’une position où elle déplore que la bourgeoisie joue pas dans les règles, parce que sinon on va forger notre propre impuissance. Oui, au niveau institutionnel, il y a beaucoup de verrous. Oui, au niveau institutionnel, ils vont faire tous les coups possibles et inimaginables. On a passé un an à commenter tous, là, le fait qu’il y avait telle utilisation de tels articles, telles pratiques, telle jurisprudence dans le règlement de l’Assemblée nationale pour pouvoir empêcher qu' il y ait une possibilité d’exercice démocratique, ce qui veut bien dire que, de toute manière, quand le pouvoir de la bourgeoisie est mis en danger, ils utiliseront tous les moyens nécessaires pour pouvoir continuer la même politique. Et d’ailleurs, le dernier coup de force avec la nomiation de Barnier, c’est ça, c' est de dire, on fait la même politique. On fait une espèce de farce de gouvernement technique. Ouais, c’est un technocrate, mais oui, il a une couleur politique. Une couleur politique qui permet à la droite et à l’extrême droite de s’y retourner. Et donc du coup, voilà, la question c'était maintenant comment on sort de ça et comment les mobilisations. Je sais que tu as suivi celle du 7 septembre. Il y en aura une prochaine, je crois, à l’appel des organisations de jeunesse. Je ne sais plus, je ne crois que la date. C’est le 21 qui a été appelé. Et il y a une question aussi qui se pose à moins d’avis à gauche. Quelles sont les modalités de convergence ? Parce qu’il y a un appel des syndicats le 1er octobre, mais alors que le NFP avait un peu émergé, on s'était rencontré à l’occasion là, avec des partis politiques et des organisations syndicales, des organisations civiles organisées, si c’est cette espèce d'émergence au départ où on parle un peu plus large que le cas de la Nupes ce qui n'était qu’un cadre de partis tombe, je pense que la gauche va être en difficulté. Et la fête de l’humanité, c’est quand même un endroit où il y a des syndicalistes, il y à des associations, il y des partis, ça discute. Mais quelles sont les possibilités concrètes d’organisation d’un front large pour pouvoir dire que dans les institutions c'était bloqué, il faut aller trouver la porte de sortie dans la rue ? Pour l’instant, je suis assez pessimiste sur ça, j’ai l’impression qu’on revient très vite dans les vieilles habitudes dans lesquelles on dit aux syndicats la lutte économique, aux partis la luttes idéologiques, et aux associations la solidarité concrète, et à la fin on est tous un peu hémiplégiques. Voilà, je t’en prie.
On fait partir là, c’est l’heure où les connaisseurs commencent à partir pour éviter les embouteillages.
Oui, mais moi, il y a un artiste de reggae que j’aime beaucoup, qui joue Tach, donc je vais rester pour le concert de Tik& Jaffa Collie.
Où est-ce qu’on te retrouve mon cher Paul ?
Alors à partir de la nouvelle saison du Média, on continue à diffuser mais on va re-changer un peu quelques programmes à partir du 23 septembre, moi normalement j’aurai une chronique tous les lundis et puis j’aurais quelques autres émissions de débats ou d’analyses en fonction de l’actu politique sur le Média et puis sinon sur la revue Contretemps par écrit, j'écris régulièrement, je fais partie du comité de la revues et puis je vous invite à lire cette revue marxiste de critique. Et gratuite, tout est en ligne, avec aussi beaucoup de traductions de nos partenaires comme de la revue de Jacobine et beaucoup d’articles étrangers, enfin d’auteurs étranger qu’on traduit pour lui donner une circulation en France.
C’est le tchat demande quel est le reggaeman que tu veux voir ?
C’est Chicken Jaffa Collie.
Bien sûr voilà tu avais raison je vois mal basse rime voilà merci beaucoup je t’en prie au plaisir à bientôt à bientôt je veux pas faire juste pour l’image un petit côté chamboule tout mais oui robin où est mon ange gardien regardez regardez ça vous ne le verrez pas sur le média oh tu es là pardon vas-y vas-Y attention oh la la la La la la la, oh c’est une catastrophe. Voilà pourquoi Paul ne travaille pas au poste. Incapable de lancer un cocktail Molotov, garçon. Oh, c' est pas mal. Alors on joue, enfin il joue au Chamboule-tout, l’attraction phare de cette fête de l’huma. Oh la la. Ah, il a quand même gardé Marine Le Pen. C' est quand même un choix. Ça en dit long. Voilà, elle est là. Adieu, adieu, j’ai honte, j’suis honte pour vous jeune homme, à bientôt, merci Paul. Alors, Robert Robin est à côté de moi, bon j’aie pas le droit de le filmer, je filme ses chaussures. Comment ça se fait ? Ah fuck, alors on n’a pas d'écouteurs nous dit-on. Alors, Euryale et le tchat vous nous direz pour le son. Donc, c’est un peu la fin de cette fête. Il y a un peu moins de débats, il y a encore beaucoup de monde. Mais si vous étiez en live avec nous hier, c'était assez délirant. Donc, on a croisé Paul Elek juste devant le village des médias indépendants. Et là, l’idée, ce serait d’aller au village du livre. Là, je vous montre, à droite, c’est l agora, c' est la grande scène de débat. Ah, le son est en mono, alors comment ça se fait ça ? Attends, peut-être qu’il n’est pas allumé celui-là. Ah oui, il n’est pas lumineux.-2-1-2, est-ce qu’on m’entend ? Je vous entends. Est-ce que vous m' entendez des deux côtés ? Ou est-ce que vous m’entendez ? Je pense qu’il y a un décalage. Bon, on va avancer. Alors on va aller voir le village du Livre, en fait il y a deux villages. Il y a quelques gens qui font des siestes au soleil.
Au niveau mondial, l' état du climat, mais qu’est-ce que ça permet de faire comme prise de conscience ? Et c’est une vraie question. J’ai l’impression que parfois on peut être utile, quand derrière une actualité qui suscite de la curiosité, de l’intérêt, on arrive à prendre un pas de côté, j’en ai de recul, montrer comment on en est arrivé là, qu’est-ce qu’on pourrait faire autrement, et ça, ça demande du temps, c’est pas très bon.
Même que t’es à gauche. Là, je suis pour rien.Allo, allo, là je pense que ça va être bon, 1-2, 1 2, 1, 2, 8, 9, 10 ça devrait être bon attention audio. Attention audio. Voilà alors on y va n y va, on y va parce que on doit avancer, on doit avancer. Alors, voyons les éditeurs. Est-ce que c’est bon, là, ici ou pas ? Bordeaux-Le Mans, Renan. Pareil, Bordeaux-Le Mans donc là nous sommes dans le village, le village des éditeurs. Nous avons donc David Snug, star de la BD Underground de gauche. Je pense que c’est lui. C’est le même stand tout ça ou pas ? Non ! C’est deux maisons différentes. Bon, alors, alors. Ah mais c’est vous qui avez sorti Thierry Guittard !
Exactement, c’est nous qui l’avons sorti, Thierry, je sais que tu en as fait une très jolie passée, recension dans ton émission.
Ben absolument, ben ouais pardon j’avais pas fait gaffe, super, quelle est votre maison d'édition, vous pouvez nous raconter, je veux dire qu’est-ce qu’il y a dedans ?
La maison d'édition s’appelle NADA, on l’a créée il y a 12 ans. On se place sur le terrain de la critique sociale et la diffusion à travers différents genres, essais, littérature et bande dessinée. Des idées libertaires, donc voilà, donc c’est assez clair. Ça, j’espère. Ça, c'était bien, donc on a dit…
Que ce soit votre pire vente et votre meilleure vente.
Alors la pire vente, je ne saurais pas te dire parce que…
Pas notre vivant, s’il te plait, pour la pire vente.
Je sais qu’un des premiers livres qu’on a sorti, c’est Rudolf Rocker, qui n’a pas été une énorme vente et pourtant qui a traité bon livre. Et l’une des meilleures ventes, vous avez la chance d’avoir notre star David Snugg.
C’est ça !
En dédicace sur notre stand et alors la meilleure vente, ça se confirme encore aujourd’hui.
Vous voulez pas arrêter ? Ça tombe bien, c’est pour la télé !
La meilleure vente, ça se confirme encore aujourd’hui, on l’a appuyé sur le son parce qu’on vient de vendre la dernière, c'était dépôt de bilan de compétences, une critique du travail en bande dessinée. Mais ce dont je peux vous parler, c' est de En Marche ou Grève, qui est la dernière BD de David Snug, qui a une compilation de chroniques dessinées de l’actualité sociale, de toutes les luttes sociales. De l’année écoulée et durant ces derniers mois, on a été amené à beaucoup marcher, n’est-ce pas ? Donc on marche dans les pas de David Snug et de toutes les manifs récentes qu’il avait.
Super, eh ben merci beaucoup, super super, bonne fin de fête, merci à vous, au revoir. Et bonjour à Thierry, ouais alors Thierry Guittard, dessinateur… Notamment dans plein de fanzines, puis dans Libération, etc. Et qui, là, dans tout ou rien, raconte ses jeunes années. Il y a notamment un passage à New Rose. Voilà, ça c’est Thierry. Il y en a un passage, je ne sais plus dans quelle année, 1986. Et voilà, c'était Thierry qui a aussi fait des illustrations chez Libertalia. Et normalement, ça, c'était le top 1, il devrait y avoir le top 2.
Normalement, je sais qu’il continue sa biographie, voilà. Donc là, c’est la première partie de sa vie, de sa naissance, et là où il raconte aussi toutes ces deux années en prison.
Merci beaucoup. Merci à toi. À bientôt. Salut. Alors, je crois qu’on a un peu de son à faire. Son de gauche, ça ne me sert à rien, les amis. Ça ne me serve à rien. Il faut dire ce qui ne va pas, si vous voulez qu' on règle les choses. Là, normalement, j’ai micro écouteur maximum. Alors, ce que je peux éventuellement essayer, c’est là, là. Je vais tourner le truc ici. Le son est bien je trouve, le son sort également à gauche non, logiquement, il est bon, là. Vous voulez plus fort, c’est ça ? Là, il est au maximum, normalement. Là, attendez. Là, il est au max. Est-ce que vous pouvez me confirmer que le son est bien sur les deux canaux, à la fois à gauche et à droite, et si le volume est suffisant par rapport à d’habitude ? Comment ? Ah oui, oui, mais je n’ai pas son désir libre gauche-droite, un seul à gauche. Mais vous voyez, vous n’avez pas les mêmes messages alors c’est compliqué je vais voir si je peux faire Ça Là, on a les deux pistes au même endroit. Est-ce que c’est bon, là ? Allô, allô, est-ce mieux ? Est-ce que c’est mieux ici ? Très bien le son, merci, cool. Niveau volume, pareil, pareil de quoi. Pareil de quoi. Ah, tu veux dire c’est pareil ? Ah, c' est bizarre quand même on y va, on continue, on continue Bonjour, qui veut parler au poste ? Qui voudrait parler au poste ?
Moi j’ai fermé le store parce que je ne parle pas en français, pas moi, parce que moi c’est l’arbitre.
C’est quoi ça visa ? Vigilance initiative syndicale anti-fasciste, c’est une association inter-syndicale de lutte contre le fascisme, enfin l’extrême-droite de ces idées, dans le monde du travail. Ça existe depuis longtemps. 1996 !
C’est dans le prolongement de Ras-le-Front. C'était ça. Très bien. Maurice Rachef, c'était de la partie, ou pas ? Il me semble, oui. Il me semblait, c’est ça. Alors là c'était liquidation totale, c’est à dire ? C'était le président. C'était le président, hein. Liquidation totale de quoi ? Des affiches ?
Aussi, on a fait un planteur pour planter l’extrême-droite qui a super bien marché. Donc il y a du répondant et on a des idées à la fois sur le sérieux mais également pour montrer que la lutte c’est aussi la joie et c' est aussi la bonne humeur. Absolument. C'était comment la fête de l’Humain cette année ? Excellent. Pourquoi ? Parce que les gens sont particulièrement intéressés par ce qu’on a expliqué et ils ont envie d’avoir des outils pour convaincre, pour expliquer et pour discuter dans leur entreprise, dans leur entourage, apporter des éléments de contradiction.
Votre l’idée c’est d’essayer d’irriguer, de ruisseler si je puis dire, dans les syndicats une parole
Alors elle y est déjà, elle y a déjà cette parole antifasciste dans les principaux syndicats qui animent visa CGT, FSU, Solidaires et d’autres, il y a déjà une réflexion de longue date sur l’antifascisme mais là elle se fait dans un cadre unitaire intersyndicale et ça c’est la richesse de notre association de mélanger ses points de vue, ses analyses et ses modes d’action puisque c'était surtout tourné vers l’action sur la riposte et lutter dans l’entreprise, pas simplement analyser d’un point de vue historiques sociologiques et autres. C’est important, mais il faut aussi avoir des outils pour convaincre dans les entreprises et autour de soi, à la machine à café et autres.
On nous dit, très bonne formation inter-syndicale, nous dit Mossem dans le chat. Merci beaucoup camarades, à bientôt, merci, rentrez bien. Merci, alors les bons caractères, je ne connais pas les bons caractères. Au poste.fr si on est en direct sur YouTube, sur Twitch, sur Twitter. Tu pourras le voir en replay dans quelques instants, quand on aura terminé.
Et on pourra voir le podcast
Tu pourras tout récupérer, absolument. C’est super, merci beaucoup. Je t’en prie. Merci à toi. Au revoir. Fred Sochard, il est où ? Il est là. Non, non, non. C'était bien. Mais le problème, c’est que je n’arrive pas à savoir, mon cher Robin, si on a un gain de son ou pas. Alors, je vais te poser la question, est-ce que vous avez toujours le son avec un volume bas ou bien si le son a augmenté ? Ouais, sinon… Nous allons faire un plan de télévision, ce qu’on appelle un panneau. Bonjour Monsieur !
Comment vas-tu ? C’est tous les ans maintenant ! Mais tu sais, elle me l’a déjà fait, elle, de me filer le micro.
D’accord, d’accord.
En recherche en graphisme.
Bon alors dis-moi si on est en live ou pas déjà parce que… Excusez-moi, nous sommes en direct, il y a 1500 personnes.
Bonsoir tout le monde !
C’est pour ça que quelqu’un cherche un style en graphisme. C'était une pageur en graphisme.
Vous êtes stagiaire ?
Alors non, je suis étudiante en graphisme et je cherche un stage en graphismes dans la période entre la fin des vacances de printemps et la fin septembre de 2025, et du coup c’est un stage de 12 à 16 semaines et j’ai… C’est pas complémenté mais j’ai beaucoup de talent quand même. Donc si vous avez envie de me prendre en stage, et je suis très agréable, et j’adore discuter, j' adore apprendre, donc si vous avez envie me prendre dans le stage
Merci beaucoup, merci, alors Fred, rapidement, parce que c’est la fin, on m’a dit que t’avais tout vendu.
On a plein de trucs en rupture de stock, je ne sais pas ce qu’il y a cette année. J’ai l’impression que c’est un peu partout, il y a un monde de dingue. Tu t’en rends compte toi aussi ? Oui, oui, oui. C’est de la folie. Oh là là, comme c'était beau tout ça, comme toujours. J’avais fait des stocks habituels, ça n’a pas suffi. C'était drôle, je sais pas. Du coup, c' est super. Tu vois, c' est l’horreur, je n’essaie pas à parler.
Mais non !
Je sais faire des images, tout va bien, tout va bien.
Dis-moi, où est-ce ?
Pour qui tu travailles exactement ?
C’est pour toi tout seul ?
Non, alors mon big client c’est le Théâtre Antoine Vitez à Ivry, je fais toute leur com depuis 5 saisons, là on attaque la 6ème où je fais tout leurs affaires, et après je bosse beaucoup avec Solidaires, mais tous les Solidaires aussi ceux-là, au Sud Rail ou machin, je fait pas mal d’affiches des petites compagnes quand ils me demandent, et je bosse avec des éditeurs que tu connais, l'édition du Détour par exemple, avec de l’arrière que tu connais encore mieux.
Exactement !
On a fait trois livres ensemble avec Mathilde au détour, et là, si tu veux voir, il y a celui-là qui sort chez Agone, que j’ai illustré une histoire de France populaire par Laurence de Coq, historienne. Bien sûr de l’arrière et qui en fait est une histoire de France, je pense que les aupostiens connaissent, la Noirielle mais plus accessible on va dire, voilà, un peu plus grand public et illustré avec talent évidemment, non mais viola donc ça c’est déjà en souscription et ça sort à la fin de l’année.
Alors j’ai une dernière question, là je suis devant le tableau d’honneur, on pourrait dire le tableaux de chasse, où il y a écrit victime de son succès, victime de son succès, Merde ! Victime de la pesanteur ? Victime d’apesanteur, voilà celui-là qui est magnifique, et alors ma tristesse c’est de voir que celui-ci… Merde, de toute façon c’est fini hein ! Ouais, tiens regarde, on met pas ta Patafix… Ah ouais, c’est là où on voit les artistes, voilà les artistes, et ça non ! Alors oui, pourquoi il n’est pas victime de son succès lui.
Parce que j’en ai fait plein. Mais il a du succès aussi mais en fait les autres, les années précédentes, il y en a qui marchent moins. J’en n’ai pas retiré mais ils ont bien marché cette année c’est pas possible. Mais le Poutou il a cartonné mais sauf que là j’avais fait du stop tu vois. Bon super. Et j' en ai donné à monsieur Poutou himself qui est passé hier matin. Ah il est passé il y a matin. Ouais ouais ouais et je lui ai donné des affiches. Et oui parce qu’il n’est pas à Matignon. Contrairement à ce que tu pensais, tu as été mal informé. Et je peux vous dire qu’il est très déçu. Il attend, il est devant son téléphone et non, il n’y a pas moyen, il ne l’appelle pas. Donc même au gouvernement, pourquoi pas ? Bien sûr. Rien à faire, rien à faire.
Merci beaucoup. Et juste un dernier truc, il me semble que quand on achète des bons de soutien à l’Humanité, c’est pas toi qui fait aussi les dessins ?
Cette année, c'était des portraits que j’avais faits. Ils m’ont demandé de les utiliser pour faire les bons de soutien.
Les bons de soutien qui permettent d’entrer à la fête de l’Huma, etc. Voilà, c’est ça, oui de financer la Pravda, l’Humanité, et ainsi de suite. Voilà, ça c'était ça. Je te remercie. C’est tout pour ça. À bientôt, Fred. À bientôt David. Merci beaucoup. Vous voulez dire un truc Dites-moi un truc. Ah oui, allez. Comment ça s’est passé pour vous, cette fête ?
La fête de l’Huma, c'était vraiment génial. C’est la deuxième année que je viens grâce à Fred, donc merci Fred. Et puis franchement, je conseille à tous les jeunes de venir ici. C' est incroyable, on apprend plein de choses et il y a des concerts de fous.
Ah c’est ça, c'était les concerts. Vous avez vu quoi hier ?
Hier on a vu Louise Attaque.
Ouais, c’est les vieux, quoi d’autre ?
Je ne te sens pas, il y avait beaucoup de jeunes !
Ah oui, oui, mais oui, c’est bon !
On a vu Shaka Ponk aussi, ça c'était quand même incroyable. On a vu SCH, Vladimir Cauchemar, voilà, un petit peu. C'était super. Ah ouais, le karaoké des écolos, un super tips à retenir. C’est tous les ans la même chose mais c’est génial, voilà.
Merci beaucoup. Je t’en prie. Ah voilà, il ne voulait pas parler et puis voilà.
Non mais c’est juste par rapport au fait que l’an dernier quand t’es passé il y avait Lina qui était là et mon fils et ma fille était juste partie et je lui ai dit peut-être David va repasser et là elle est partie voir un concert donc dès qu’elle n’est pas là t’arrives…
Désolé.
C’est pas grave, mais c’est deux amis de ma fille en fait, que je recrute pour l’occasion parce que moi sinon, c'était pas la peine. Voilà, bon courage les amis !
Merci à toi Fred, merci beaucoup, bon démontage. Bonjour. Alors là, c’est une librairie ATD quart Monde. Bonjour ! Ah bah tiens, vous ne voulez pas parler ? Mais non, vous avez fini votre bouchée. Ah bah non mais alors que personne ne veut parler, bah il faut parler ! Ben oui, ça avait l’air !
Et en plus j’ai pas de bois ça passe où le machin après ?
Ça passe sur YouTube, sur Twitter, sur Twitch, ça s’appelle Auposte.
Ben oui, c’est le moment ! Vous avez peur ? Non, oui, j’ai peur !
Dommage ! Édition de la lanterne ! Ah mais vous, vous avez plusieurs éditeurs en fait.
Là j’ai plein d'éditeurs différents.
Voilà, c’est ça.
Parmi ces éditeurs, il y a les éditions de la lanterne.
Je ne vous filme pas, ne vous inquiétez pas, je sens ça. Voilà, je filme les livres, absolument.
Il y a une maison d'édition associative associative qui est installée sur Lyon. Ah ça c’est le Belge, ça donc ! Ah oui, il est où ? – C’est le chercheur belge ? – Alors, il est français, mais effectivement, il… – Ah, vous, vous êtes belge, en fait ? – Non, non. En Belgique.
Alors lui, il a failli venir au poste, c'était vous qui m’avez envoyé le bouquin d’ailleurs.
Ah, mais oui ! Vous êtes Davduf, c’est ça ? Davduf, oui. Je me rappelle. Alors effectivement, dans ce bouquin, il étudie les productions culturelles de l’extrême-droite et toutes les constructions idéologiques qu’ils vont avec ensuite. Alors il y a l’ésotérisme, la figure du chevalier, pourquoi la figure du viking. Évidemment, c’est ce qu’on se disait tout à l’heure, ce n’est pas des réalités historiques, c’est que des récupérations à des fins idéologiques. Mais il part du principe que l’Extrême droite a aussi une production. Culturel et qu’il ne faut pas la balayer d’un trait, il vaut mieux l'étudier plutôt Voilà, il veut toujours mieux connaître son ennemi
Alors, Lyon et ses extrêmes droites, préface de Nicolas Lebourg. Nicolas Lebourg, il est très défavorablement connu de nos services puisqu’il anime une émission tous les mois au poste intitulée « Extrêmorama » et justement, demain soir, Nicolas sera avec nous. Oh ben voilà, on est fait pour 100 ans là, visiblement. Super ! Je peux filmer votre pull ? Juste le pull, juste le pull parce que je vois que vous ne voulez pas. Ah le pull est génial !
Je viens de Camden, à Londres !
Comment ? London ! Ah ben voilà ! Merci beaucoup ! Bon appétit à vous ! Merci. Alors, la fabrique la dispute, on va aller voir les copains. Attends, je regarde qui est là.Non, non, là non ah ouais non mais voyez les gens sont en train de faire les cartons là, ça sent la fin quoi. On va aller voir les copains de Libertalia et ensuite on va aller rapidement, voilà. Bonjour ! Bonjour ! Nous sommes en direct sur Twitter, Twitch, et ainsi de suite, et je vois qu’il y a un livre sur André Breton. Nous fêtons donc les 100 ans du premier manifeste surréaliste, on est bien d’accord ?
C’est pour ça que le livre est sorti.
Voilà, et que raconte ce livre sur André Breton ? Je ne connaissais pas cette photo, on dirait une photo de gangster.
C’est André Breton. Mais il n'était pas seul, comme il était le chef de file du mouvement surréaliste, mais il n'était pas le seul, il y a tout un tas d’artistes, de courants, qu’on construise ce courant artistique.
Absolument. Mais il a un peu évincé ses amis au fil du temps, quand même.
Oui, il n’avait pas très bon caractère, il paraît, mais ce qui est important, c’est que c'était un militant qui prenait courageusement position sur un certain nombre de problèmes politiques. Absolument. Notamment, il était anticolonialiste, il était contre l’Algérie française. Il nous intéresse aussi pour cette question-là.
Vous allez voir l’exposition à Beaubourg sur le surréalisme ou pas ?
Je n’y ai pas été mais c’est une exposition qu’il faut aller voir sur ce courant qui a été un peu oublié et ça revient un peu.
Il y a quelques pages du manuscrit du premier manifeste surréaliste, mais c’est surtout la peinture en fait qui est mise en… C’est surtout la peinture, voilà. Plus que le reste. Super ! Vous avez passé une bonne fête ? Vous avez l’air fatigué.
Très bonne fête, très bonne fête, mais on est fatigué parce qu’il y a beaucoup de passages, il y a les micros, enfin les néo-parleurs, beaucoup de monde qui passe et donc c’est normal, c'était la fin de la fête mais c’est important d'être présent, on a beaucoup de personnes qui se sentent arrêtées, qui ont découvert nos publications. Breton, comme il a été dit, qui était aussi militant, qui a soutenu les d’autres courants de la gauche, il n'était pas stalinien. À la différence d’Aragon, qui a suivi un autre parcours, bien sûr, et puis il a soutenu les libertaires, les trotskistes, il a milité pour la liberté en art.
Alors justement, à l’Expo de Beaubourg, vous verrez, il y a le texte original, pas manuscrit, mais la publication originale, du texte qu’il avait fait Breton avec Trotski sur l’art et l’engagement, l' art et la politique, etc.
C'était à l'époque, oui, en Union soviétique, les artistes devaient se soumettre au parti. Et ça a donné le réalisme socialiste, qui a été aujourd’hui oublié. Mais justement, je crois que la voie prônée par André Breton était plus féconde. Et aujourd’hui, notamment en peinture. Parce que c’est vrai que Beaubourg, c'était d’abord la peinture mais aussi en littérature, il y a eu une nouvelle forme d'écriture finalement avec la place de… La place du rêve, de la création onirique, comme on dit, voilà. C’est nous qui vous remercions, bonne continuation à vous et rentrez bien.
Je vous en prie, merci. Je vais aller voir par là-bas. Bonjour, je peux vous poser quelques questions ? Je suis David Dufresne de auposte, on est en direct. Bonjour, je ne pensais pas vous trouver ici. Je ne savais pas que vous étiez là en fait.
Bah là je suis mon éditeur !
Oui, je sais que vous êtes chez votre éditeur, mais vous n’avez pas sorti un bouquin récemment, aussi ?
Alors si, avec la Fabrique, on sort un livre qui va s’intituler « Contre l’antisémitisme et ses instrumentalisations ».
Alors nous sommes avec Bouteldja ça fait longtemps que vous êtes là, à la fête de l’Huma ?
Ah bah j’y étais hier et aujourd’hui. J’ai été invitée hier au soulèvement de la Terre.
Ouais, ah oui, ok.
Et aujourd’hui à l’Union juive-française pour la paix avec CDEC et BDS.
Très bien. Bon, comment ça va ? Bien ? Comment ? Qu’est-ce qu’il y a ? Ah oui, super, super. Qu’est-ce que vous pensez de la situation dans laquelle nous sommes ? Dans la situation politique dans laquelle nous sommes par rapport à vos positions qui sont connues ? Les gens qui nous regardent.
Globalement, c’est une situation passionnante. On va faire le contraire ! Elle est passionnante, elle est délicate, elle est compliquée, elle et dangereuse, mais la politique c’est l’espoir donc il faut travailler collectivement à affronter le bloc au pouvoir, le blocs capitalistes, impérialistes et ça ça va nous demander beaucoup d’ingéniosité politique et du courage et de la ferveur militante, voilà.
Qu’est-ce qu’il ne faudrait pas répéter, qu’est ce qu’on manque, on parle de la gauche.
Il faut résoudre à mon avis, c’est le grand sujet du moment, il faut dépasser le clivage Ruffin/Mélenchon.
Alors je ne voulais pas vous poser la question sur Ruffin, mais quand je vous ai vu tout à l’heure, je vous dirais que j’aimerais bien qu’elle me donne pour prendre une douche.
Il faut lui trouver une solution par le haut.
C’est-à-dire ?
En fait, je pense que la question des positionnements de Ruffin, elle est plus compliquée qu’on ne le dit, parce que j’ai tendance à penser que d’abord d’une part, les efforts de quelqu’un comme Ruffin, de parler, disons, aux classes populaires blanches, parce que c’est son… C’est, disons, son aspiration première, je la trouve tout à fait digne dans la mesure où il vaut mieux tenter de convaincre cette part du corps social et populaire et de le garder dans le giron de la gauche, une part de ce corps social qui pourrait aller vers la droite, voire vers l’extrême droite, ou ne pas voter du tout. Donc là, j’estime que, malgré tout, il faut saluer cet effort-là. Bon, maintenant, évidemment, il y a un désaccord, enfin, nous, notre désaccord avec lui, c’est qu’en fait, il a l’air de trop mettre, ou en tout cas de trop dénigrer la question du racisme et son caractère structurel. Et ça, c' est un problème. Et c' es dommage qu’il s’en prenne, à la gauche, celle de Mélenchon qui, elle, a fait cet effort là. C' est rare dans l’histoire de ce pays qu’on ait une gauche qui se soit coltiner la question de l’islamophobie, du racisme structurel, des violences policières, tel qu’il l’a fait lui avec le courage de le faire. Donc ça, il faut le saluer plutôt que de le dénigrer. La question, c’est de savoir comment maintenant. On va problématiser la question d’un rapport conflictuel entre une partie des classes populaires blanches, une prolétariat blanc, avec le prolétariat non blanc. Donc là, il s’agit de travailler à son union, d’où l’on livre les beaufs et les barbares. Voilà qu’il n’est plus là et il est plus là, on l’a vendu !
Il est plus là, on l’a vendu !
Non mais c’est vrai, ils ont tout vendu, c'était la vérité. Non mais la fabrique..
Au niveau de gestion de stock, c’est pas ça, faut reconnaître.
Et donc en fait, plutôt qu’en fait cette question-là, il faut la résoudre. Il faut résoudre, il ne faut pas en négligeant ou en omettant de côté la question raciale. Ce n’est pas possible en fait. Il y a un racisme structurel qui est un raciste de l'État. Ce n’est pas le peuple qui est spontanément raciste. C’est une histoire, c’est un État, ce sont des structures, c’est un système économique et politique. Et donc il faut le mettre à bas. Et donc, en fait il faut… Dissocier, d’une certaine manière, la souveraineté populaire de l’État capitaliste. Voilà, et donc ça veut dire qu’il faut réfléchir à l’union. Des Tours et des bourgs, mais pas façon Ruffin. Une façon qui défend les intérêts de toutes les classes populaires et sans négliger la part du racisme. Et ça, je pense que c’est compliqué parce qu’il s’agit ici d’une alliance conflictuelle. Parce qu' il y a un conflit d’intérêts à l’intérieur des classes populaires.
Quand tu dis nous, c’est qui nous ?
Alors nous, par exemple, là je parle du point de vue du mouvement décolonial. Donc nous, le mouvement dé colonial, c’est une entité politique. Mais nous, mouvement dé colonial, on n’est pas à confondre avec les quartiers populaires par exemple. Parce qu’il n’y a pas une organisation populaire des quartiers qui peut avoir la prétention de représenter politiquement les quartier. Par contre, on sait quelles sont les priorités politiques des quartier C’est le chômage de masse, c’est les violences policières, c' est le racisme structurel, c est l’islamophobie, mais c est aussi une aspiration à un monde plus juste. Par exemple, une école plus juste, moins discriminante, mais plus encore, c es aussi un internationalisme. Les classes populaires, les gens qui vivent dans les quartiers sont aujourd’hui… Alors, je parle de ceux qui viennent de l’histoire coloniale, ont une sensibilité internationaliste plus importante puisqu’ils viennent de la histoire coloniale et qu’ils comprennent. Ils comprenne l’Histoire, ils comprennent le tort qui est fait au peuple du Sud à cause de l’impérialisme occidental. Donc là, c’est une conscience politique qu’il s’agit aussi de développer dans les classes populaire blanches.
Alors, j’aimerais t’inviter au poste un jour ou l’autre quand tu pourras, on aura une discussion de fond, mais quand même je profite d'être en face de toi pour te demander ce que tu penses de ceux qui disent, par rapport à la pensée décoloniale, qu’il y aurait une façon d’oublier, en tout cas que la question identitaire oublierait la question des classes.
Oui, ça c’est de manière simpliste de dire voilà, toutes les questions qui sont posées par le mouvement décolonial, toutes la questions sont sociales, toutes les questions sont économiques, sociales, politiques, historiques, la question de l’identité, je n’ai pas envie de dire identitaire, mais la question de l' identité, c' est une question sociale, la question de quand par exemple on réduit les noirs à leur couleur de peau, et bien que eux ils réagissent par une fierté dite identitaire. C’est parce qu’on les a opprimés à cause de la couleur de leur peau, ou les musulmans par l’islam. Donc la réaction qui consiste à revendiquer une identité qui a été opprimée, elle est tout à fait légitime et j’ajoute que lorsqu’on opprime un breton parce qu’il est breton, c’est normal qu’il réagisse en affirmant son identité bretonne. Et pour autant, la question sociale, elle est à l’intérieur de cette revendication dans la mesure où c’est la formation de l'État-Nation qui a opprimé, qui a réprimé les identités locales, par exemple. Et ça c’est une question politique, ce n’est pas une question identitaire au sens génétique du terme. Ça reste, le fait par exemple de revendiquer des identités traditionnelles par exemple, c'était tout à fait légitime de ne pas se résoudre à la disparition des identité, à la culture. Aux champs qui font notre rapport au monde. Ce qui est vrai pour les bretons, ce qui est vrai pour les corses, est vrai pour les musulmans, il est vrai pour les subsahariens, il est vrai pour les habitants des Dom Tom
Et là, par exemple, là qui vient de l’unité musulmane, c’est une religion.
Non, mais en fait, c’est une religion, mais comme juif, c’est une religion, mais pas que. C’est aussi un peuple, c’est aussi un groupe social, c’est aussi un groupe historique. Donc, ça n’est jamais qu’une religion. Or, par exemple, pour ce qui concerne les musulmans, être musulman, c’est pas simplement aller pratiquer, aller à la mosquée. C’est pas que ça être musulman, c’est aussi un rapport à la vie, c´est aussi héritage. C’est aussi un rapport, c’est un rapport social, c’est un rapport à l’histoire, donc c'était jamais réductible à la simple pratique d’une religion et il se trouve que l’islamophobie aujourd’hui c' est une islamophobie qui touche. Entre guillemets des musulmans, qui sont en fait des arabes ou des maghrébins, qui ne sont pas tous ni pratiquants, ni forcément croyants. Et pourtant, ils sont opprimés en tant que musulman. Qu’est-ce que ça signifie ? Ça signifie qu’en fait, ils se sont encastrés dans une identité qui, elle, est une émanation de l'État. Parce qu’eux, quasiment, on ne leur permet pas…
Tu penses que nécessairement le racisme passe ?
Il se transforme. Oui, mais c’est le racisme anti-arabe qui s’est transformé en islamophobie. Ce que je veux dire, c’est que le mot islam ou musulman enferme, est une manière d’enfermer un groupe. Qu’on soit musulmans, pratiquants, pas pratiquant, ou croyants, ou pas croyants, ça n’a aucune importance dans la mesure où c'était simplement devenu un stigmate. Qui peut ne rien vouloir dire. Mais qui en même temps empêchent les musulmans ou pas d'être ce qu’ils sont librement. Voilà, en fait on est juste enfermé dans un stigmate.
Il faudra venir au poste. Merci à Aurélien. A bientôt, nous étions au stand de la fabrique, il n’y a même pas de bouquin, qu’est-ce qu’ils foutent, ça va ? Ah tu l’as vendu ? Alors gestion de stock, tu ne veux pas ? Alors là gestion stock. Ah Mathieu Rigouste, bonjour, il est là Mathieu, non je ne vous filme pas, j’ai compris, j’sais compris, il n’est pas là, merci beaucoup les amis. Il n’est pas là, eh bien voilà, donc là nous sommes… Ah bah regardez, ça je voulais acheter.
Ulrike Meinhof.
Macam Kébé, nous l’avons reçu au poste, c'était super, donc voilà, qu’est-ce que je vois d’autre, tout va bien ? Ça s’est bien passé la fête ? Hello, salut, ça va David ? Très bien. Super. Et là, donc le livre de Mathieu, Un seul héros, le peuple. Mathieu que nous avions reçu, au poste, notamment pour son film. Alors je ne sais plus si le film est tiré du livre ou si le livre est tiré du film.
C’est un film, un site avec des archives et un livre, ça se décline sous trois médiums et ça parle du même sujet. Est-ce que je peux te filmer toi ? Oui, oui, tu peux filmer, c’est un film, un livre et un site internet avec des archives. Il est décliné sur trois médiums et ça parle de cet épisode de la guerre d’Algérie, où le peuple se soulève et un épisode tournant de la Guerre d’Algérie.
Super, super.
Et c’est aussi un massacre d'état, pardon, je dois le dire parce qu’il ne faut pas le mettre de côté. C’est la première enquête historique là-dessus.
Donc qu’est-ce que c’est que ça ?
Des petits colliers 13-12 ! Mais qu’est-ce que c’est que ça ? C’est pour nous financer. On ne voulait pas faire de totbag, on a décidé de faire un petit collier. Regarde ça. Tu l’assures-toi ? Absolument. C'était pas bon ?
Ah sur Fred Perry, c’est pas mal !
Bravo ! Merci David !
Merci beaucoup, 1er matin de novembre édition, voilà, à côté de la fabrique, bon là c’est vraiment, là c’est l’anti France là.
Ah oui, 23 !
A bientôt, ciao ! Alors voilà, les balustres, elles sont déjà en train de partir, vous fermez, vous ! Vous, vous, vous avez l’air de connaître la fête de l’Huma ! Vous savez qu’il faut partir avant les embouteillages !
Oui, il y en a un, il faut partir avant les embouteillages et je viens à la fête de l’Huma depuis que j’ai 9 mois et j’en ai un certain nombre. Donc j’y en ai jamais loupé une, donc faut partir.
Il faut savoir fermer la Fête de l’Huma. Merci à vous. Allez, on y va, on continue. Libertalia, ils sont là, Libertaria. Bonjour, bonjour, Ils sont partis, bon, alors, voilà… Alors eux, pour eux, ils sortent un livre par semaine. Eux, c’est du délire. Ça s’est bien passé, la fête de l’Huma ?
Ouais, super bien passé.
Tu peux prendre le micro ou pas ?
Je peux prendre le micro mais en vrai je ne suis quand même pas très légitime de parler de… Je suis une amie qui vient filer un coup de main mais… C’est vrai ? Après je peux quand même dire que…
Alors regardez, vous vous rappelez, on les avait reçus d’abord quand le jeu était sorti, puis quand la FNAC avait décidé d’en faire sa priorité publicitaire en retirant le jeu puis en le remettant, enfin bon bref, voilà. Quelles sont les petites nouveautés là qui nous arrivent ? Que ma mort apporte l’espoir poème de Gaza. Je mets ça avec un peu de lumière. Édition bilingue arabe-français, Orient 21, Libertalia.
Avec un recueil de poésie palestinienne avec des poètes dont certains ont malheureusement succombé. Sur la dernière année.
Et d’autres choses, sinon ?
Je crois pas qu’ils aient fait d’autres sorties, ça c’est vraiment celui qui sort bientôt.
Parce que moi il me semble que je vais recevoir quelqu’un de chez vous, je ne sais plus qui, pour un bouquin qui va sortir. Je suis par vu, je suis par vue, j’en ai tellement. Voilà !
Il y a un sorcier sorcière qui va sortir en octobre mais qui n’est pas encore sur la table du coup.
Libertalia, grand éditeur de Montreuil. Tu salueras l'équipe, alors. Merci beaucoup. Merci beaucoup, à bientôt. Alors, on continue. Alors, est-ce que c’est bon pour vous, les amis, ou pas ? C’est pas bon ? Tu peux pas écouter pour voir ?
Oui, oui, mais je ne sais pas si on est en rouge ou en rouge.
Ah oui ! désolé les amis, alors on va se précipiter. Pour voir, parce qu' en fait là, c’est l’autoroute du soleil. Donc c' est l’autoroute où il y a beaucoup, beaucoup de monde le dimanche soir qui revient, il y à plein d’embouteillages. Alors ici, le monde diplomatique. Attends, non, d’abord, Agone. Agone, on dirait qu’il n' y a personne chez Agone ? On dirait que n’y a personne, chez Agone ? Alors voilà, Fred Sochard nous a vendu le livre tout à l’heure. Ils sont partis ? Ah ils sont partis, ils vous ont laissé ça ? De Tony à Airbnb, petite histoire des luttes urbaines à Marseille. Et Agone, c’est un éditeur marseillais. Alors, on va aller voir… Normalement Grévis. Et puis qui d’autre.Ça fait déjà trois jours qu’on cavale, ça fait trois jours que l’on cavale. Bonjour. Divergence, ils sont là. Voilà, voilà, je vous avais promis de revenir. Ah oui, vous êtes en direct, bonjour, bonjour. Excusez-moi, excusez- moi. Bonjour monsieur. Vous êtes ? Vous étiez avec monsieur, peut-être ?.. Alors édition Divergence ?
Oui, en effet, c’est les éditions Divergences, on est à la fin de Fête de l’Huma, on est bien fatigué.
Alors, je vais recevoir très bientôt deux de vos auteurs, me semble-t-il, je ne sais plus.
Pour Pop-Fascisme ? Comment ? Pour Pop Fascisme ? Bah on l’a plus, on a tout vendu
Les gars, vous déconnez tous en termes de gestion de stock, vous n’y êtes pas. C’est pareil à la Pablo Yuc, ça ne va pas. Victime de son succès, quoi. Bon, voilà.
Donc, pop-fascisme ? Pop-facisme, on en avait pris une soixantaine quand même et on a tout vendu très vite. Mais il ne sort en librairie que dans 15 jours, donc c'était un peu le next.
Libération très défavorablement connue de nos services, qui s’appelle ? Pierre Plottu et Maxime Macé. Voilà et donc en gros c’est comment l’extrême droite a gagné la bataille d’internet ?
C’est comment l’extrême droite s’est un peu emparée d’Internet il y a une vingtaine d’années au moment où ils n’avaient pas autant d’entrée dans les médias traditionnels et comment ils ont investi le champ de l’influence sur YouTube, sur les plateformes pour faire une sorte de guerre culturelle. Donc on dresse un peu un constat plutôt accablant.
Alors, nous avions reçu le bon Sergio, au poste, Jade Lindgaard également, et il y a un… C’est chez vous que Félix Tréguer va sortir un bouquin ? C' est ça, ouais, Technopolice. Je la connais, moi, la collection Divergence. Ben oui, oui.
Oui, ça sort le 11 octobre.
Allez raconte ce que c’est.
Du coup c’est un bouquin qui s’appelait Technopolice qui est un peu issu de sa petite campagne qui avait été menée par la quadrature du net autour de la cyber surveillance, notamment dans le milieu urbain. Et du coup c’est un bouquin qui questionne les liens entre intelligence artificielle et police.
Voilà, sur comment la police se modernise…
Ils utilisent des nouvelles technologies pour augmenter son emprise et son contrôle dans les villes et dans les milieux en bas.
Est-ce que vous avez toujours les mêmes locaux au même endroit ?
Non, on est en Bretagne et on vient d’ouvrir une librairie, un café et on a un bureau de la maison d'édition à Quimperlé dans le Finistère. Et ça a ouvert en avril et c’est trop bien, ça marche super bien, il y a plein de gens qui passent, c'était très chouette.
Ah bah génial, super, super ! Je vous laisse parce que j’imagine que vous êtes un peu crevé mais je suis très heureux de voir que vous avez dû acheter plein de trucs de cartes bancaires, parce que là les boîtes sont complètes, 1, 2, 3, 4, 5, non mais ça marche là ! Tu peux parler plus fort, le business l’austral-gauche. Très bien les amis, rends très bien. À bientôt Pierre, merci. Merci beaucoup. Alors, où est-ce qu’on peut aller maintenant ? Ici on les a déjà embêtés hier. Bonjour. Vous voulez bien me parler de vos livres ? Alors de mon livre ? Bah de votre livre ! Vous êtes éditrice, c’est ça ?
Je vous remercie maintenant que ça met du goût.
Ah oui, oui, c’est bon !
Oui, très bien. Vous, oui, super.
Oui, oui, c’est sur plurimédia.
D’accord, c’est rediffusé !
Nous sommes en direct au poste.
D’accord, très bien.
Alors vous êtes Eve.
Tout à fait
Et alors vous avez le secret de l'éternité.
Eh bien écoutez, j’espère en tout cas de vous le faire découvrir à travers mon livre.
Oh la vache !
Oui, oui, oui. Ça valait le coup beaucoup, là.
De quoi parle votre livre ? C’est un livre communiste ou pas du tout ?
Non, je vous avoue être apolitique sur mon stand.
D’accord ?
J’ai pas cette prétention-là. Non, non, sur mon univers, on est sur de l’Urban Fantasy. On est sur un univers assez sombre avec une qualité d'écriture, un personnage bien travaillé qui est en quête de vengeance et qui, au fil du temps, va partir en quête de rédemption et se faire son petit bout de chemin.
Ok, super ! Et donc, si je comprends bien, c’est le premier tome.
Oui, tout à fait, c’est une trilogie, donc le reste des tomes paraîtra sur 2025. Il faudra lire tous les temps pour avoir le secret de l'éternité.
Ah ouais, bien joué. Et donc, c’est communisto-compatible votre affaire ou pas ? Parce que la fête de l’Huma, c’est pas un politique.
Oui tout à fait, moi le lien que je peux faire avec la Fête de l’Huma à travers mon livre c’est vraiment la place de mon héroïne et vraiment les combats qu’elle mène dans sa vie personnelle pour vraiment s'émanciper des carcans dans lesquels on l’a placé et trouver sa propre voie vers la paix intérieure.
Super, merci beaucoup.
A tout à l’heure.
Bonne fin de fête à vous, merci beaucoup. Ah bah voilà, Grévis, ils sont partis donc. Grévis est parti. c’est parti, oh la vache. Ils ont tout vendu ? Et voilà, c’est ça. Vous, vous êtes sans soleil, j’avais l'éternité, maintenant c’est sans soleil, c'était pour au poste, vous êtes en direct.
C’est quoi au poste ?
C’est le média alternatif de Bolloré. Bolloré a investi dans un média de gauche et c’est nous.
Et on s’intéresse beaucoup quand même aux formes esthétiques aussi dans la lutte et l'émancipation sociale, donc par rapport à d’autres qui font des livres d’intervention. Comme vous voyez, on a de très jolis livres, et on en a pas mal sur la question du constructivisme russe dans la Révolution, les Avant-Garde, la question du cinéma aussi. Et on a de livres de la théorie critique marxiste, beaucoup de théories critiques marxistes autour de la communisation, donc des perspectives de communistes de gauche. Et on a aussi un peu de fiction autour de l’afro futurisme, donc des perspectives sur l'émancipation, sur les questions raciales. Donc voilà, un peu fiction, un petit peu d’esthétique et de la théorie politique.
Et alors, c’est très, très étrange. Il n’y a pas le nom de l'éditeur en couverture.
Et en couverture ! Il est sur la tranche ! Mais c’est rare !
Ah, ça, ça m’intéresse. Pourquoi vous n'êtes pas sur la couverture ?
Alors ça faudrait demander à notre graphiste, malheureusement elle n’est pas là, elle a des choix avant tout, comme vous voyez, fort, elle à des choix forts et elle est très décidée, qui sont des choix esthétiques. Donc à mon avis c’est pour avoir aussi des couvertures les plus épurées possible. Ah oui c' est ça. Et voilà, et après il faut dire, bon là les gens qui nous écoutent ils ne peuvent pas toucher le papier, mais on a un grand travail aussi sur la qualité de lisibilité de notre papier et donc voilà.
Alors racontez-nous, c’est du papier… Alors, quel papier est marqué là ? Normalement, c’est marqué, mais ça, c’est très important, la qualité du papier.
Papier All Men, alors Book Cream 800 grammes, Constellation Snow Lime 200 grammes voilà ce que c’est que le papier.
Voilà, donc 800 grammes, c’est donc la couverture monsieur ? C’est ça !
Non, 80 grammes, pardon, pardon.
À 80 grammes, donc c’est les pages.
C’est les pages et 200 grammes c’est la couv.
Ah voilà, non mais c’est vrai que c'était important le…
Et on a une graphiste vraiment assez pointilleuse.
Au début, je pensais que c'était ça, sans soleil, parce que je trouvais cela très bien.
Normalement, tous nos stickers sont partis, mais on avait des petits stickers, parce qu’on a notre petit logo avec un petit soleil noir, mais on n’a plus de stickers, ils sont partis pendant toute la fête.
Merci beaucoup, rentrez bien, merci. Alors je pense, il y a des trucs, je ne savais pas que ça existait à la fin de l’humain. De toute façon, ça ne démarque pas, ça. Ça marque pas, ça.
Ça marque une page rouge.
Bon bah voilà les amis, ah bah tiens, on va peut-être les voir eux. Ils sont déjà en train de ranger, ils sont déjà entrain de ranger. Qui organisent de chaque année la montée. Les amis de la commune de Paris sont ceux qui ont au mur des fédérés. C’est vrai, c’est ça, hein, on était allé avec eux. Voici le premier drapeau rouge de la fête de l’Humain. C' est le premier que je vois, hein. Je veux dire sans sigle, sans machin, celui-là, il est pur, quoi. Merci beaucoup. Voilà, bon, écoutez, là, je sens qu’on dérange, je sens que tout le monde range. Voici maintenant, peut-être les éditions du Détour. Alors les éditions du Détour, ils sont là. Les édition du Détour, regardez-les, Bertrand et Juliette. Eh ben voilà, quels sont, s’il vous plaît ? Quels sont s’ils vous plait ? Bonjour monsieur, prenez le micro. Quelle est votre pire vente sur ce salon ? Je sais ce que c’est. Vous n’avez même pas le bouquin.
Je sais pas où il est non plus !
Si, sors-le, c’est la pire vente de l’histoire de l'édition. Mais non, arrête. C’est dit que j’ai sorti chez vous.
Corona chronique de David Tuchman, un excellent livre !
Rires
Il est au Détour Corona Chronique de David Dufresne, le livre le plus primesautier de l'édition française.
Bon, comment c'était cette petite fête de l’Huma ?
Très bien, honnêtement, c'était très bien, les gens avaient envie de parler, avaient envie de lire, avaient aussi envie d’acheter des livres, ce qui n’est pas plus mal, mais en plus il y avait vraiment beaucoup de monde que j’ai trouvé, je ne sais pas ce que tu en as pensé David.
Oui, c’est ici, oui, oui. Franchement, j’ai eu l’impression qu’il y avait plus de monde que l’année dernière, par exemple.
Nous on est très très content de cette fête de l’Huma et on va évidemment revenir.
Vous n’avez pas là le prochain livre de Mathilde Larrère qui maintenant animatrice d’auposte puisqu’elle a une émission par mois du passé Faisons table basse et je l’invite dans auposte pour son nouveau livre qui sort chez vous. Vous avez gagné.
Une histoire des luttes pour la conquête des droits en France depuis la Révolution Française.
Et alors, on ne peut pas vous le montrer, tout simplement parce qu’on a tout vendu !
Non, non, non. Juliette, ça fait quoi ? 10 stands qu’on fait, d'éditeurs. Il y en a la moitié qui sont en rupture de stock. Je ne sais pas ce que vous foutez avec les stocks, les éditeurs, mais vous déconnez. À force de faire de la double comptabilité, éditer, auteur, etc. Merde ! Vous déconnez ! Comment ça se fait que vous soyez en rupture de stock ? — Ben voilà, mais… — Et voilà, voilà, et après, on s'étonne que Bolloré rachète des gros machins en disant « Je vais leur expliquer ce que c’est que le stock… » L’acheminement !
Bah non, justement ! Il n’y a pas de réassort, là ! On ne peut pas s’assoir pendant le salon, c’est ça le problème ? Ah ! Bah non !
Ah communiste, c’est communiste !
C'était parfaitement calculé parce qu’on est tombé en rupture de stock il y a 20 minutes. Et je dois signaler que sur un de nos ouvrages de pointe, Corona Chronique de David Dufresne, on n’est pas tombé en rupture mais presque puisqu’il en restait plus qu’un.
Bon alors on en avait pris qu’un.
Ha ha ha ha !
Allez, salut, adieu, adieux, vous me dégoûtez, à bientôt, rentrez bien, ciao ciao. Voilà les amis, tout le monde est un peu fatigué, c’est la fin de la fête de l’Huma, je vais vous montrer quelques petits décors. Ah, Kilema, alors attendez, ils sont de l’autre côté Kilema. Attendez, attendez Kilema ils étaient où ? C’est vrai que je les ai vus ? Ah ils sont là. Bonjour, Kilema c’est vous ?
Vous êtes où ?
Moi, je suis à Césure. Ah mais oui, on se connaît. Alors attendez, parce qu’il y a le chat qui m’engueule en disant « David, fais un coucou à Kilema, ils sont super » et juste à côté. Alors voilà, alors effectivement, on est voisin Ah ben carrément, et qui est-ce qui te dit ça ? Comment ? Qui est- ce qui te dis ça ? Euh, qui me dit ça, alors c’est quelqu’un sous le pseudo parce que les gens se méfient beaucoup. Euh, c'était Sarah Thoustra. Sarah Thoustra. C’est bien trouvé quand même !
C’est pas mal,
C’est pas mal. Alors, est-ce que tu as encore la force de nous expliquer quelle est la production de Kilema ?
La production de Kilema, c’est très simple, nous faisons des livres en facile à lire, à comprendre, à destination des personnes qui sont empêchées de lire, des 10 à 15 millions de personnes en France qui ne peuvent pas accéder aux écrits tels qu’ils sont écris par leurs auteurs originaux. Donc dans ces 10 à15 millions de personne, les personnes qui ont une déficience intellectuelle, qui a des trisomiques, les personne qui ont des troubles connectifs, comme les personnes 10, les personnes TDAH, les personnalophones, les personnes illettrées. Les personnes sont plein plein de grands, larges publics, qui est l’oublié de la culture commune.
Alors donc ce sont, j’allais dire de grands auteurs, mais bon je vois qu’il y a des signes de vigueurs. Ouais, à Berkani quand même. Voilà voilà, des grands livres, non mais à Berkani, Hemingway, Dracula, Bram Stoker, George Orwell, la Ferme des Animaux.
J’adore ça.
Ah mais non mais c’est fantastique, non il n’y a pas de soucis. Alors est-ce que ce sont des livres qui sont réécris ? Est-ce ce sont les livres qui se sont écris plus gros ? Qu’est-ce qui fait qu’ils sont adaptés à un public qui ne peut pas lire de manière traditionnelle ?
. Ils sont traduits selon des règles strictes qui ont été définies par l’Union Européenne, enfin en tout cas au niveau de l’Europe il y a une quinzaine d’années, donc ce sont des règles, il faut faire des phrases courtes du temps, faire de la narration au présent, utiliser du vocabulaire usuel, il faut éviter l’implicite. Il faut éviter les pronoms, donc il y a plein de règles qui sont plus ou moins naturelles, enfin qui sont des règles de bon sens, je vais y arriver, c’est la fin du salon. Des règles en bon sens mais qu’il faut bien mettre en application et puis qu' il faut effectivement faire une charte éditoriale pour rassembler toutes ces règles et pour que les gens qui traduisent nos livres les suivent. C’est un exercice très compliqué, moi qui suis traductrice, c’est beaucoup plus compliqué. De traduire vers le facile à lire, à comprendre que de traduire dans un bouquin de l’anglais vers le français, de l’espagnol vers le français.
Il y a une forme d’interprétation en fait, enfin d’adaptation…
C’est de l’adaptation, il faut comprendre le texte dans sa profondeur, interpréter sans surinterpréter. Et donc on est toujours sur le fil toujours, c’est un travail d'équilibriste entre la version d’origine et l’autre version.
Et qui fait ce travail de réécriture ? Après, je te laisse ranger. Alors oui, il y a le petit assistant qui est salué par le jihad. Bonjour mon petit assistant.
Des traducteurs littéraires.
Voilà, c’est ça, parce que quand on s'était croisé à Césure, c'était ce tiers lieu à Paris où nous avons nos locaux, et un jour, tu avais rendez-vous justement avec une autrice, je crois, qui venait pour travailler.
C'était la semaine dernière, on avait rendez-vous avec Laetitia Colombani qui a écrit la Tresse et qui effectivement a discuté avec nos relectrices parce qu’on a deux personnes en situation de handicap chez nous qui valident nos textes, donc ça c’est le côté très intéressant de la mise en question aussi parce qu’on est une entreprise inclusive, donc c'était très chouette et effectivement Laetitia Colombani est passée et a relu la version qui n’est pas encore publiée mais de son texte en facile à lire à comprendre.
Et a validé
Et elle a validé, elle a adoré le principe, elle adorait de pouvoir que son texte puisse être partagé avec tous. Elle a vraiment validé le principe du facile à lire.
Alors la dénommée Sarah Thoustra qui nous a incité à venir vous voir nous dit vive la TLF !
La télé…
Notre syndicat, elle est traductrice, ça ne vous dit rien ?
Ah l’ALT, l’association littéraire des traducteurs, l’association France à la TLF.
À l'écrit à TLF Oui, bon, je sais rien.
Oui, mais je n’en sais rien. Je ne sais pas dans quel sens c’est. Comme tous les acronymes, sauf le facile à lire et à comprendre.
Super. En tout cas, le stream dit « superbe, très belle initiative, je suis très express aussi, intéressant, je serais curieuse de lire ça, voir à quoi ça ressemble ». Et bien, dernière question, belle initiative aussi. Où est-ce qu’on peut trouver ces livres ?
Eh bien non, toutes les bonnes librairies, c’est-à-dire, il va y en avoir trois en France qui ont nos livres en rayon. Le reste, vous les commandez en librairie, bien évidemment, et sur notre site internet www.kilema.fr
Quoi ?
Www.kilema.fr
Kilema ça veut dire quoi ?
Handicap en malgache et les trois premières lettres, j’ai appris ça tout à l’heure, les trois premiers, les lettres K-L-M en arabe, kalma, ça veut dire la parole.
Alors là, après on se tait, après, on se tait. Merci beaucoup. Merci à vous. Bon démontage, bonne fun, à lundi, c’est ça, au boulot. Voilà, voilà, merci d’autres chats, merci Sarah. Merci beaucoup Voilà, on a fait vite, on ne peut pas faire tous les stands non plus. Chers amis, je pense qu’on va arrêter là peut-être le stream parce que le petit assistant doit aller très loin. Nous, on craint les embouteillages. Là, ça s’est pas mal vidé, mais il y avait beaucoup de monde. J’espère qu' on va peut- être faire un tout petit tour, truc international. J’espère que ces trois jours de live vous ont plu. Donc je vous fais un petit bilan financier. Je vous rappelle que notre présence ici c’est grâce à vous n’oubliez pas de vous abonner à notre chaîne pour plus de vidéos ! ça a nécessité des investissements lourds puisque notre stand au poste, c'était 500 balles. Ça comprenait l’attente. On en a pour 200 balles pour les passes, les entrées, plus quelques trains de l'équipe, plus quelques petites choses. Bon voilà, ça coûte 1000 balles, donc c’est le moment de vous parler des dons. Ça vous a plu d'être à la Fête de l’Huma avec nous, d’être embarqués dans la Fête de l’Huma ? Des idées Allô, allô, à nous soutenir d’une manière ou d’un autre. Merci beaucoup, merci beaucoup. Vous voyez, je lui ai mis un appel. Je lui ai un appel du vrai petit assistant. Voilà, et ça a bloqué la connexion. Je voudrais juste vous montrer quelques stands de compagnons aux camarades internationaux. Si vous ne l’avez pas vu, je vous revendique aussi la déambulation avec Marine Tondelier qui s’est transformée en speakerine c’est son mot, en speakerine d’auposte pendant 50 minutes. On l’a suivie, on a déambulé. Bonjour ! Vous prenez pas la route, là !
Ça va pas. Demain, demain, oui, demain.
Est-ce que le verre de rouge dans une main, la bière dans l’autre, attention ! Alors, voyez, il y a du monde de partout. Où est-ce que c’est ? Je ne sais plus dans quelle rue c'était. Où est-ce qu’on était hier soir, où il y avait plein de stands 'étrangers ? Je me souviens plus à l’arrière, là-bas. En face, en face, ouais. Voilà. Dans quoi je vous disais, investissement, 1000 balles, donc merci à tous ceux qui nous ont aidés pendant ces trois jours à faire des dons, nos donatrices, nos donateurs. On va avoir encore une belle semaine bien chargée puisque dès demain soir, il y aura Extrêmorama avec Nicolas Lebourg autour de l’extrême droite radicale. Nous aurons un concert là-bas. Voilà, ouais, c'était là voilà, juste pour vous montrer rapidement alors, l’association Franco-haïtienne.
Monsieur Yéguié Lefiannis, appelez-moi des mots de civilisation.
N’oublions pas l’Afghanistan ! Espagne ! Les Kurdes. Conseil démocratique kurde. France-Kurdistan. Urgence Palestine. BDS, Boycott Israël Apartheid France-Palestine. Parti communiste libanais. Je ne sais pas si il y a un concert ce soir. Si, je crois que oui. Voilà, c’est juste pour vous montrer la diversité. C’est parti de gauche d’Iran. Alors on va passer par là J’aime bien ce monsieur. Il y a un problème ? Ah voilà, il y a des concerts, me montre le jeunesse qui s’amène, on ne voit pas en fait. Là il y en a encore plein de concerts. Des irlandais. France, Amérique latine, pardon, excusez-moi. Voilà, c’est le dernier tour les amis, excusez-moi. La rue Che Guevara. Regardez-moi cette petite rue Che Guevara C’est marqué là, la rue de Che Guevara. Il y a encore du monde quand même, il y a encore du monde. Là, il y a différents collectifs, Action contre la faim, Médecins du monde. Un facto latino, le riff. Alors on va terminer, on va terminer. Le mouvement des travailleurs ruraux sans terre, les sans terre du Brésil Haïti encore ! Voilà les amis, vous y êtes, on y est, ça se termine, sous un beau soleil, on a eu trois beaux jours quand même, un peu frisquet la nuit, Robin veux-tu témoigner de ton sacrifice, sans que je te filme bien sûr.
Oui, il faisait particulièrement froid, même avec deux sacs de couchage, une ouverture et des vêtements. On était quand même gelés, mais voilà, ça valait la peine. Qu’est-ce que t’as pensé de l’organisation communiste de tout ça, nôtre ou celle du festival ? Je pense qu’il y a des choses à améliorer malgré tout, entre autres la musique qui va très fort quand on dort ou quand on est en train d’accueillir les gens à nos stands mais sinon c'était plutôt pas mal malgré tout oui.
Merci à vous, merci à vous. Voilà, solidarité avec le peuple palestinien. On a mangé ici. Après, bon couscous. Hé ! Les Cubains ! Allez, on va finir sur une danse, on finit le live sur une danse, je pense que c’est bien. On finit là-dessus ou pas ? Non, non, ça va pas faut qu’on retrouve une meilleure image encore, ça ne va pas ! Oui. Il faut qu’on trouve une meilleure image. Oh la vache, on n’en peut plus, on en peut plus. Donc comme il n’y a pas eu trop de pluie, c’est pas trop bleu. Voilà, si vous ne connaissez pas la fête de l’Huma, venez. C’est évidemment chaque année depuis des décennies. Il y a un monde, alors justement, là on me dit que 450 000 personnes au total seraient venues. Euh, bah c’est incroyable ça. Euryale, est-ce que on a de qui, on a, de qui raider ou pas ? Qu’est-ce que tu me dis hier ? On peut aussi marcher avec la foule. On peut marcher aussi avec la foule et finir sur ce plan de foule ? Allez, tiens, on va finir avec ce plan. Euryale, est-ce que tu peux m’aider ou pas ? Ok, et t’as autre chose ou pas ? Sinon, on finit comme ça, sur ce plan, sur le soleil. Voilà, allez, on va terminer comme ça. On va laisser passer les gens. Ma chère Euryale, je te laisse terminer. Merci à toutes et à tous, merci à vous tous et à vous toutes. N’hésitez pas à suivre la chaîne, à commenter, à partager, à financer. Voilà, si vous voulez une information libre, indépendante, autonome, sérieuse et déconneuse, vas-y, merci à toute l'équipe, un grand merci à Robin qui est venu de loin à Glaudioman qui est venu de loin, à Nicolas Donnelapapate qui est venu de loin à VeuveChyco qui est venue de pas loin mais qui a travaillé comme une dingue et bien sûr à Pauline sans oublier et évidemment Euryale qui a fait trois jours d’affilée avec beaucoup de monde parfois dans le tchat donc c’est un gros gros boulot merci à vous tous est-ce que ce plan final, ouais pas mal ce plan finalement j’ai l’impression On se retrouve donc demain avec Nicolas Lebourg pour Extrêmorama à 18h. Ensuite on aura, je crois Écoloscope, mardi matin et mercredi soir, je ne sais plus. Mercredi, c'était la première de Marc Endeweld pour la boîte noire. Merci à vous tous, merci à vous toutes. Ça sent l’embouteillage. Ça sent, l’embouteillage ! Merci à vous, je suis désolé, je vois pas bien vos noms, merci pour vos merci. Merci.
