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Depuis Ste-Soline et ses deux cents blessé.e.s, les violences policières envers les militant.e.s écolos sont apparues au grand jour. Mais il ne s’agit que d’un aspect de la répression que vivent les activistes.
Celles et ceux-ci font face à un arsenal juridique sophistiqué et les visant de plus en plus précisément, le pouvoir législatif préférant répondre aux actions des militant.e.s par de nouvelles lois répressives plutôt que de s’attaquer à la catastrophe écologique. Dès lors, les actions de désobéissance civile, même non-violentes, font l’objet d’une surveillance accrue, et de mesures punitives systématiques : gardes à vue, perquisitions, contrôles judiciaires, assignation à résidence, amendes... C'est ainsi que ces militant.e.s se retrouvent de plus en plus devant les tribunaux. Dans un État qui glisse vers l’autoritarisme, les écolos sont également victimes des attaques contre les libertés associatives et d’expression, comme la loi séparatisme. Prenant le prétexte du "terrorisme" ou de "l'islamisme", ces mesure liberticides touchent finalement les activistes. Un rouleau compresseur qui abîme et décourage les militant.e.s, face auquel ils et elles s’organisent pour se protéger, se défendre... et obtiennent parfois des victoires devant les tribunaux.
Nous en parlerons avec nos deux invitées. Emilie Petit est journaliste à 20 minutes et autrice de Militants écologistes sous haute surveillance. Quand l’activisme climatique est mis en péril (Editions du Nid-de-pied, 2025). Nicolas Batista est militant au sein de la legal team de Rouen et chercheur indépendant sur la répression policière. Hélène Assekour
Transcription de l’émission
00:00:00Hélène Assekour
Bonjour, bonsoir, bienvenus au Poste. Je suis Hélène Assekour et on se retrouve tous les mois pour Écoloscope, l'émission qui est consacrée aux questions écologiques. Je vois que vous êtes déjà dans le tchat. Bonjour à tous ceux qui sont, toutes et tous pardon, celles et ceux qui se sont dans le tchat. Piscopat, Balouloute, Commonsources, Timorophile. Voilà, il y a pas mal de noms que je reconnais. Bonsoir aussi Euryale bien sûr, et merci pour la modération. Alors, je vous rappelle comme d’habitude que si on peut faire nos émissions, en longueur, en direct, avec vous, c’est grâce à vos dons. Donc n’hésitez pas à vous abonner, à aller sur le site, notre nouveau site, si vous ne l’avez pas encore vu. Là, ça fait un petit moment, mais peut-être que vous n’y êtes pas encore passés. Donc, n’hésitez pas à y passer et à vous abonner. Aujourd’hui, le sujet, c' est la répression des militants écolos, des militantes et des militants écolos. Et vous vous souvenez sans doute de Sainte-Soline le 25 mars 2023. Où la répression policière contre les militants et écolos a été particulièrement violente, avec 200 blessés, dont une trentaine graves, deux personnes qui étaient dans le coma. Et cette répression qui a été très visible à ce moment-là, en fait, c’est que le haut de l’iceberg, puisqu’il y a une répression silencieuse qui concerne aussi les militant.e.s et les militantes écoles, les gardes à vue, les perquisitions, les procès, beaucoup de procès on va voir. Et cette répression là, elle se fait un petit peu à bas bruit. Elle ne concerne évidemment pas que les écolos, elle concerne, on verra, d’autres catégories de la population, mais en tout cas, elle s’est beaucoup accentuée ces dernières années. Alors, comment est-ce que la justice réagit aux actions de désobéissance civile ? Quels sont les rouages de cette répression ? Et comment les activistes s’organisent-ils et elles pour faire face à cette répression ? On va en parler avec nos deux invités. Émilie Petit, bonsoir. Donc, tu es journaliste à 20 minutes, spécialiste des questions de climat, d’environnement, et tu as écrit, donc, militant écologiste sous haute surveillance, quand l’activisme climatique est mis en péril aux éditions du Nid de Pie Et Nicolas Battista, tu milites au sein de la legal team de Rouen, tu vas nous expliquer un petit peu tout à l’heure ce que c’est qu’une légale team, même si je pense que les auditeurs et les auditrices d’au poste ont une petite idée, et tu es chercheur indépendant sur la répression policière. Et tu vas publier l’année prochaine un livre sur la garde à vue. Donc on invite même maintenant les gens avant la publication de leur livre. On est dans le futur, à Ecoloscope
00:03:00Nicolas Batista
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Émilie Petit est une journaliste française qui travaille principalement sur les questions liées à l’écologie politique, aux mouvements climat et aux formes contemporaines de mobilisation environnementale. Elle exerce au sein du quotidien 20 Minutes, où elle publie des articles consacrés notamment aux politiques climatiques, aux actions militantes et aux débats publics autour de la transition écologique.
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