12 102 € récoltés sur 16 000 €
Loyer
Gestion
Transport
Salaires
Divers
Site
Je soutiens Au Poste !
Sans montage ni formatage
Au Poste retourne le réel Pour défendre les libertés et nourrir le débat public 100 % libre et LIVE Sans montage ni formatage
Flottille de la Liberté. Place de la République occupée : « La résistance s’organise, regardez ! »
Abonnez-vous pour sélectionner votre plateforme favorite
International

Flottille de la Liberté. Place de la République occupée : « La résistance s’organise, regardez ! »

0 h 0611/06/2025
Voter pour cette émission

En vous abonnant, vous choisissez chaque mois l’émission mise en avant sur AuPoste.media.

Hier, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, pour la deuxième journée consécutive, place de la République à Paris, en soutien au Madleen, flottille humanitaire dont l’équipage a été arrêté lundi par l’armée israélienne. À bord : une dizaine de personnes dont Rima Assan (LFI), Greta Thunberg et deux journalistes dont Yanis Mahmdi (Blast). Reportage photo.

Des milliers de manifestants demande la levée du blocus humanitaire à Gaza, la libération de l'équipage du Madleen et l'application de sanctions concrètes contre l'État d'Israël. Place de la République, Paris.
Des milliers de manifestants demandent la levée du blocus humanitaire à Gaza, la libération de l'équipage de la flottille de la liberté et l'application de sanctions concrètes contre l'État d'Israël.
Femme scandant un chant militant.
« Si nous sommes nombreuses et nombreux à mettre la pression, ça peut marcher », une syndicaliste.
Des tentes s'installent, place de la République.
Des tentes s'installent, place de la République. La seconde nuit s'annonce plus calme que la précédente. «La résistance s'organise, regardez !» s'exclame un manifestant.
Jeune femme brandissant une pancarte "Free Gaza" au milieu d'une foule.
« Israël pratique un véritable génocide en détruisant les infrastructures, les écoles, tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne. » Lisa*, étudiante.
Femme brandissant une pancarte au milieu de la foule. Dessus, inscrit : "Avec notre âme et notre sang, nous te défendons".
«Avec notre âme et notre sang, nous te défendons».

Yanis Mhamdi, journaliste de Blast embarqué sur la Gaza Flotilla, a été incarcéré après avoir refusé de signer un document mensonger imposé par Israël. La restitution de ses images, sa détention et le silence médiatique en France soulèvent de graves questions sur la liberté de la presse. Lisa Legeay, vice-présidente de la Société des Journalistes de Blast, nous livre les dernières infos.

Jean Guy, le point levé.
« La France est dans une situation répressive, avec des dangers de fascisation importants. Cette répression m’évoque le passé historique de la population juive. En effet, tout commence par des répressions et des ségrégations, et cela finit par l’instauration d’un régime fasciste. »Jean-Guy, membre de l’Union juive pour la paix.
Des manifestants scande des solgans devant la route.
« Ne nous regardez pas. Rejoignez-nous ! » scandent en chœur les manifestants aux passants.
Manifestants assoupi a coté d'un mur où est collé l'inscription : "vive la lutte du peuple palestinien".

*Le prénom a été modfié.

Transcription de l’émission

00:00:06Audio
Ce matin, on a appris qu’après être arrivés au port d’Ajdet hier soir, donc avoir été détenus sur le bateau toute la journée hier, les 12 membres d'équipage ont dû signer un document qui allait déterminer leur retour dans leur pays respectif ou non. Il y a quelques personnes qui ont accepté de signer ce document, donc ils ont été directement mis dans un avion à destination de Paris pour certains et d’autres pays pour d’autre. En revanche, d’autres ont refusé de signer, c’est le cas de Yanis. Il a refusée de signé notamment parce que le document contenait des déclarations incorrectes avec la vérité, c’est-à-dire que L’état d’Israël demandait de reconnaître qu’ils étaient arrivés illégalement en Israël alors qu’il ont été interceptés en ordre international, donc pas de côté illégale pour eux. Ensuite, dans ce document-là, il y avait aussi une clause qui interdisait à celui qui la signe de se rendre sur le territoire israélien pendant 100 ans. Yannis a fait valoir le fait qu’il était journaliste notamment, et que c'était son métier aussi de venir sur le terrain documenter, donc il a refusé de signer. Ce qui veut dire qu' il a été détenu à la suite de cette non-signature. On a eu des nouvelles de son avocate aujourd’hui, il a eu une audience. Donc maintenant, on arrive très peu à avoir de nouvelles de l’avocate, donc Yannis est toujours détenu aujourd’hui. Normalement, il y a quelques heures de délai pour savoir s’il expulse de force. Et je pense que c’est des négociations entre Yannis et les autorités israéliennes pour savoir si il faut signer le document ou pas. Yannick s’est parti avec une caméra, donc du matériel, il faisait un documentaire sur le bateau. L’idée c'était de documenter la semaine sur le bateau mais c’est aussi de documenté l’arrivée sur les côtes de Gaza si c’était possible et en cas d’impossibilité arrestation par l’armée israélienne. Donc on a tous vu quelques images circuler, je pense que c’est important d’avoir les images de Yanis de ce moment-là. La restitution du matériel de Yanis est primordiale pour contrer aussi la propagande par les images qu’on a vu de la part d’Israël. Hier et dimanche soir, notamment l’arrestation sur le bateau avec les sandwichs, les bouteilles d’eau, alors qu’on sait maintenant que pendant 16 heures, ils ont aussi été privés de manger et de boire. Mais ça n’a pas été filmé ni montré par les autorités israéliennes. En fait, Yanis s’est rendu en Sicile le week-end du départ et jusqu’au dernier moment, c’est-à-dire le dimanche avant de partir, il ne savait pas s’il allait pouvoir monter sur le bateau. Comme ça a été un des premiers à arriver en Sicile Yannis est journaliste, il a dû montrer toute son envie de faire partie de cette flottille et de documenter ce qui s’y passe et de ce qui se passerait à l’arrivée, s’ils arrivaient à délivrer l’aide humanitaire, pourquoi ils sont partis. Donc voilà, je pense que c’est à force de la volonté d’Yannis qu’il a pu monter sur ce bateau-là et nous, à Blast, on l’a poussé bien sûr à partir. Comment on explique que la presse, elle cite si peu Blast ? Honnêtement, c’est une bonne question. C’est un peu même une question qu’on se pose tous les jours et on se la pose d’autant plus aujourd’hui parce que hier, on était aussi Place de la République. Certains avoir pris la parole, notamment pour interpeller les SDJ d’autres médias ou tout simplement nos confrères journalistes en France, pour commencer en France. Mais c'était déjà un gros commencement visiblement parce que Même aujourd’hui, on n’a pas eu de soutien franc de beaucoup de rédactions. Je tiens à dire aussi qu’Yannis, dans les médias qui ont daigné prêter une couverture médiatique à cet événement, pas forcément de la bonne manière, mais Yannis a souvent été qualifié d’activiste ou de militant, alors qu’on l’a toujours présenté comme journaliste sur la flottille et qu’il était là pour documenter et pas en tant que militant. C’est aussi bafoué ça, c’est-à-dire que le statut d’Yannis a été bafoué toute une semaine, il l’est encore plus maintenant qu’il l’a arrêté. Je pense que Yannis ne fait absolument pas ça pour le spectacle. Il est déjà parti en Cisjordanie l'été dernier dans le silence le plus total. Il est parti tout seul avec la même caméra avec laquelle il est parti sur la flottille. Il va en sortir un documentaire cette année normalement. Il n’a pas eu besoin de médiatisation pour faire ce film. Là, l’idée de la médiatisation assez importante de cette flottille-là, c'était aussi une protection. Elle a été assumée depuis le début, cette protection, par rapport à l’attaque qu’il y avait eue sur le navire d’avant le 2 mai. Ils n’avaient pas de relais médiatique. Ils ont fait le choix de ne pas en avoir. Ce n’est pas pour autant que ça justifie ce qui s’est passé, mais je pense que les membres de cette flottille ont misé sur la médiatisation pour essayer de se protéger. Alors, ils se sont sans doute protégés de quelque chose mais ça n’a pas empêché ce qu’on voit aujourd’hui, leur arrestation complètement arbitraire par l’armée israélienne.
00:05:37Euryale
La riposte c’est vous, suivez la chaîne, activez la cloche, donnez au poste. Soutenez-nous sur auposte.fr

Contre la Bollorisation des esprits !

Depuis 5 ans, #AuPoste défend les libertés publiques, la gauche critique, l’histoire vivante, les arts de la fugue et les voix qu’on bâillonne. Depuis 5 ans, nous avons choisi de rendre accessible gratuitement toute notre production car nous défendons l’information en circuit libre.

Plus que jamais, une presse libre, fouilleuse et indocile est vitale.

Au Poste n’a pas de prix. Mais un coût. vos dons font tourner la baraque.

Je soutiens Au Poste !Don récurrent ou abonnement annulables à tout moment.

Infolettres

L’information comme acte de résistance !

Recevez chaque dimanche la newsletter d’Au Poste.

Un point de vue critique et indomptable.

S'abonner :
J'ai vidé tout le seum en moi
Marion Séclin
Canapé orange d'Au Poste

Au Poste est mis à la disposition de toutes et tous selon les termes de la licence Creative Commons Attribution : Pas d’Utilisation commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.