France Déter : la matinale aupostienne 08.09. Avant la chute de Bayrou.
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Il va falloir que j’envoie à nos trois invités du jour le lien pour se connecter. Donc je vais prendre quelques secondes. Bonjour à vous tous, bonjour à vous toutes. Sofia Boutrih, qui est la nouvelle directrice de la Fête de l’Humanité, sera avec nous à 7h30. Sandrine Rousseau députée EELV, sera avec nous, je ne sais pas à quelle heure, 8h20 je crois. Elle nous fait la gentillesse de venir nous parler de ce qui va se passer aujourd’hui à partir de 15h et évidemment on sera à l’Assemblée nationale. On va essayer de faire une petite sieste entre les deux pour être d’attaque. Et Eric Coquerel, à l’autre bout du monde, fera une petite visio avec nous. Il est le président de la Commission des Finances à l’Assemblée nationale. Il est également LFI et il est également un habitué du poste. Ce sont les trois invités que j’ai calés pour vous aujourd’hui. Météo des luttes, météo classique, enfin classique façon quand même au poste, revue de presse Antifa, retour sur les lieux du crime, les convocations de la semaine et Radiopolice. Voilà ce que j’ai concocté avec l'équipe. Et j’embrasse bien fort Olivier qui était dans les parages hier, qui est venu régler deux, trois trucs dans l’application. Ah bah tiens, à propos d’application, je ne l’ai pas lancé dis donc. Ah bah bonjour, là où tu manquais, il faut que je lance l’application. Comment allez-vous les uns et les autres ? L’horoscope chinois, Bruno, je ne sais pas, salut Valeur Anarchiste. J’espère que vous allez bien les uns et les autres. Je vais essayer de vous donner les informations du jour. Très très rapidement, vous le savez, à 15 heures, François Bayrou va faire un discours pour essayer de défendre l’indéfendable. Il va se faire jeter. Nous serons en direct depuis l’Assemblée nationale. Nous nous sommes fait accréditer, figurez-vous. Et donc j’ai fait une auto attestation, ça m’a rappelé des choses pour dire que j'étais bien, que je m’employais bien pour le Média au poste. Et donc ce sera tout à l’heure à partir de 15 heures. Quelques informations qui datent de ce week-end, qui datent de la nuit. PS, c’est Palantir, la contradiction incarnée. Julie Martinez, récemment promue. Attendez, je vais mettre un peu de musique. Récemment promue porte-parole du Parti socialiste. Ils m’ont demandé de me calmer quand je vais donner des informations elle travaille aussi chez Palantir, multinationale du Big Data, cofondée par Peter Thiel, financier de Donald Trump. Je vous rappelle à ce propos que si vous faites des dons au poste, ce que l’on souhaite ardemment pour pouvoir payer tout ça, eh bien évitez PayPal qui est à l’origine de la fortune de monsieur Peter Thiels. Palantir fournit ses services à l’immigration US, ICE, et à la DGSI en France. L’entreprise est accusée de faciliter une surveillance de masse et de bafouer les droits humains. Martinez, chargé de la protection des données dans la société, affirme au contraire défendre les valeurs européennes et le RGPD depuis l’intérieur. Ces détracteurs dénoncent une compromission avec l’ogre technologique. Ma chère Euryale, désolé, ce matin, nous n’avons pas les liens qui vont avec. J’essaierai de régler ça pour 8 heures. Le Pen face à la justice. Eh oui, car pour Marine Le Pen, c’est aussi la rentrée. C’est la rentrée pour elle, puisque la présidente du Rassemblement national a été condamnée, comme vous le savez, le 31 mars à 4 ans. Et aujourd’hui, elle doit savoir par la Cour d’appel, ce qui va se passer, la concernant si la Cour d’appel va statuer, va fixer. Une date pour examiner son appel. À propos de Le Pen, elle réclame la dissolution. Lors de son discours de rentrée hier, Marine Le Pen a exigé une nouvelle dissolution à l’Assemblée nationale. Elle se dit prête à « ouvrir les guillemets, c’est pas piquer les hannetons, se sacrifier, sacrifier tous les mandats de la terre. »
La météo, plutôt nuageux, avec environ 12 degrés ce matin, l’après-midi, ça nous site jusqu'à 20 ! La semaine s’annonce instable, et pas que pour François Bayrou. Mardi et mercredi, on garde ce ton, mi sérieux, mi agréable, 23-22 degrés. Jeudi vendredi, quelques pluies matinales. Ça, ce sera évidemment après le 10 septembre, donc on va voir. Quelques pluies matinales suivies de passage nuageux et d'éclaircies 21 degrés. Samedi demeure gris, dimanche redevient partiellement ensoleillé. En Belgique, matinales… Ah, on dirait que le sidechain marche, la météo, la météo du tchat, ce sera tout à l’heure à 7h55. Soyez prêts à nous donner à 7h55 votre météo. Voilà, je le dis rapidement, matinales fraîches, avec plus légère en Belgique. Le soleil s'éclaircit en cours de journée en Suisse, et notamment à Genève. Matinée grise, quelques averses possibles en montagne, température prudente. Bonjour nos amis Helvètes, Suisse Romande, Suisse Alémanique, Suisse Romanche, et enfin au Québec, matinée fraîche et claire sur Montréal, matiné douce autour de 14, 16 degrés en milieu de journée. Les sources de nos informations, eh bien c’est Météo France, c' est IRM Météo Belgique, Météo suisse et Environnement Canada. Et on va arrêter avec la musique quand même. Voilà la météo, je vous l’ai mise ici. Vous l’avez sous les yeux, comment ça va ? Comment ça va les uns et les autres ?
Alors attendez, il faut juste que j’aille la récupérer. Il faut juste, que je la récupère. Cette météo, des luttes, je la génère. Alors attends, hop ! Cette météo des luttes, je le génère le dimanche, attendez, une petite seconde, ne m’en voulez pas, profitez-en pour aller vous chercher un petit kawa, un petit quelque chose. Météo des luttes, normalement c’est ici. Ah, je l’ai sur l’ordi à la maison. Attendez, attendez, bougez pas, bougez pas, Je vous salue dans le tchat. Est-ce qu’il est là ? Non, ça c’est Radiopolice bon, écoutez, désolé. Aujourd’hui, je n’aurai pas la carte que je vous avais préparée, mais j’en ai une autre.
Il est quelle heure ? 7H28 ? Ah bah ça va, ça va. On est un peu en avance. Je vais me permettre de vous laisser quelques secondes le temps d’envoyer à Sofia Boutrih, c’est notre première invitée de la matinale. C’est la nouvelle directrice. Et c'était en fait la première femme en 90 ans. C'était la première à patronner, matronner. La fête de l’humanité qui démarre vendredi. Fête de L’Humanité où nous serons pendant trois jours. Vendredi, samedi, dimanche, vendredis, samedis, dimanches. Alors on est en manque de bras, de bénévoles pour tenir le stand.
Voilà, c’est bon, c’est fait, c’est fait. Les trois invités ont le lien. Bonjour à tous, vous êtes en direct sur France Déter. Il est 7h24 et notre premier invité devrait arriver vers 7h30, 7h35. Il est temps maintenant de passer à ceci : Radiopolice, la revue de presse de la maison Poulaga. Le 10 septembre, comment s’appelle-t-il, Retailleau a annoncé…voilà dans l’humanité, Retailleau a annoncé une répression féroce. Il a envoyé une note à tous les préfets concernant la répression. Du, j’ouvre les guillemets, moindre trouble à l’ordre public lors de la mobilisation du 10 septembre. Le ministre assume une stratégie de peur et autorise les interventions dans les gares, dans les ports, dans les universités et dans les sites stratégiques. Voici ce qu’il a déclaré dans cette note. Toute tentative de blocage des infrastructures essentielles à la vie de la nation devra être entravée en amont. Et le cas échéant, faire systématiquement l’objet d’un déblocage dans les délais les plus brefs. Donc entravée en amont, ça nous rappelle des choses du style police préventive. C’est du martial, c’est brutal, mais on n’est pas obligé, on n’est pas obligé, camarades, de se laisser bercer par ces effets d’annonces. En France, la police officialise un nouveau schéma national des violences urbaines. Alors ça, il en a été question un peu partout en fin de semaine dernière. Et j’ai pris notamment Le Monde, Le Monde qui a raison, a noté le point le plus important, le point saillant de ce schéma national des violences urbaines. En fait, c’est quoi ? C’est comme un petit dossier qui est envoyé aux flics pour dire voilà comment dans tel cadre il faut agir en fonction de ce qui se passe. Le nouveau schéma valide l’usage du RAID et de la BRI en cas… « d’emploi intensif des mortiers ».
C’est un bordel une matinale, je ne sais pas dans quoi je me suis mis là. Attendez, je regarde si notre invitéé est là, sinon j’ai d’autres petites choses Je suis un peu inquiet parce que Sofia, je n’ai aucune nouvelle depuis une semaine. J’espère qu’elle va pouvoir venir. Là, elle n’est pas là. Elle n' est pas là, elle ne répond pas à mes textos. Qu’est ce qui se passe ? Ah, c’est lu à 7h22, ah bon elle a lu.Alors, je termine. Justice, Justice, le magazine Les Jours, les copains Des Jours continuent leur série sur les violences policières et ils ont interviewé la procureure adjointe Fanny Busak de Seine-Saint-Denis qui est chargée de tous les dossiers policiers dans le 93. Et elle décrit une masse d’affaires inédites, plus de 200 procédures sur un an, majoritairement pour violences, des procédures qui impliquent des policiers. Elle évoque entre guillemets de vrais voyous, fermez les guillemets en uniforme, mais admet l’impossibilité de prouver beaucoup de faits. Voici ce que dit la procureure adjointe. De Bobigny j’ai croisé pendant des auditions quelques rares profils de vrais voyous qui, sous couvert de fonctions de policiers, avaient complètement basculé dans la délinquance. Mais la procureure adjointe reste la procureur adjoint pour avoir lu son entretien. De l’IGPN, elle ne dit que du bien. Belgique, et c’est nos copains de Nantes, contre-attaque qui nous en parle, Belgique fuite en avant autoritaire et répression de l’autre côté de… Je ne sais plus comment on appelle ça. La coalition Arizona pousse un projet de loi permettant la dissolution de toute organisation accusée d’encourager la violence. Le rapport parle pourtant d’incidents mineurs, le rapport de l’OCAM, mais les collectifs pro-palestiniens sont visés. Nous avons donc des poursuites un peu comme en France pour apologie du terrorisme, sans procès, qui se multiplient.
Je regarde si notre invitée est là. Toujours pas. Que fait-elle ? Bonjour la Belgique. Alors on avait dit 7h30. Je vous explique, normalement dans une matinale de radio ou de télé, il y a des gens qui sont chargés de la programmation, il y en a des qui sont de ceux qui sont chargés de la programmation, il y à ceux qui s’assurent que les invités seront bien à l’heure. Il y a ceux qui écrivent des textes pour les autres, Et bien nous ici, il n’y a rien de tout ça. Donc forcément, il y a des petits moments de flou, mais qui font le charme d’auposte. Il va falloir que j’achète un nouvel écran pour pouvoir mettre ça, ouais. Alors que fait-elle ? Que fait notre invitée ? Sofia Boutrih. On va espérer qu’elle arrive vite. En attendant, je vais vous mettre une petite vidéo qui revient sur la fête de l’humanité, non pas de 2024, mais celle de 2023, en attendant que notre invitée arrive et qui est donc la nouvelle directrice de la fête de l' huma. Voici une petite vidéo de 3 minutes. Pour ceux qui ne sont jamais allés à la fête de l' huma, voici une vision doinesque.
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Voilà, alors nous serons au poste, sera là du 13 Fabien Gay, sénateur et patron de l’humanité. Tu parles trop fort là, tu parles très fort des luttes d'émancipation.
Nous serons donc à la fête de l’humanité et Sofia, la directrice, est en train de se connecter. Donc on va pouvoir discuter. L’ordinateur fait des siennes me dit-elle. Ah là là là, que se passe-t-il ? Oui, bien sûr le tchat, Euryale est là, évidemment. Sans Euryale, il n’y aurait rien de tout ça, ça c’est sûr. Qu’est-ce que c’est ? Elle arrive, elle arrive, elle arrive simplement, elle a perdu le lien. Je viens de vous écrire.JB Fox demande mais comment, mais comment peut-on avoir Fabien Gay de la fête de l’humanité et Roussel dans le même parti ? Alors, là logiquement, Sofia sinon je vais l’appeler, attendez, je vais couper mon micro. Je vais couper mon micro alors, on est en direct. Je vous ai mis en direct !
Alors, soit on fait ça par téléphone, soit…
Vous m’entendez bien, on va le faire par téléphone, parce que visiblement, je n’arrive pas à me connecter.
Aïe, aïe ! Est-ce que c’est un mauvais présage pour vendredi ?
Absolument pas. Je pense que c’est plutôt en lien avec votre lien, je dirais. Ce n’est pas de notre faute, c'était plutôt de votre faute..
Vous rigolez ou quoi ? On a eu 800 invités ! Bon, ce n’est pas grave,
J’essaye, j’essaye.
C’est parce qu’en vous connectant, vous avez partagé votre écran plutôt que d’activer votre caméra. Ce qui fait que moi, ce que je vois, c’est l’antenne. Vous voyez sur le lien. Mais sinon, vous pouvez aussi nous joindre par votre téléphone. En cliquant sur le lien, je vous ai envoyé par SMS, si vous préférez.
Comme vous voulez.
Essayons, puis sinon on le fait en audio. Tout va très bien. On est ravi de vous entendre.
Nickel, écoutez, j’essaye, normalement ça devrait le faire.
Pourtant, c’est une machine, la fête de l’Huma l’organisation est absolument incroyable. Et je salue d’ailleurs Théo.Alors attendez, est-ce que je vous vois maintenant ? Ça y est, je vous vois. Génial, attendez génial. Ici, ça devrait être bon. Alors maintenant, il faut que je mette à l'écran. Attendez, une seconde, une, seconde. Voilà, est-ce qu’on vous entend ? je crois que oui.
Apparemment, le son fonctionne bien.
Alors, le son fonctionne. Je raccroche mon téléphone. Dites donc Sofia, bonjour. Bonjour merci beaucoup d’accepter. Normalement, il fallait que je vous lâche à 7h40.
C’est-à-dire, oui, je vais pousser jusqu'à moins 5. J’ai une réunion d'équipe avec tout le monde à 8h. Mais comme les réunions se font juste devant mon bungalow, parce que je dors et je suis installée dans mon bungalow, dans la régie. Donc ça va, je n’ai pas trop de marche à faire et j’ai des équipes qui sont à côté.
Bon, super. Vous êtes la première femme à la direction depuis la création de l'événement en 1930. Vous avez été nommée le 21 octobre 2024. C’est ça. Et pourquoi vos amis communistes ont mis autant de temps à découvrir que les femmes pouvaient diriger ?
Il y avait des femmes qui pouvaient diriger. Je pense que ce n’est pas forcément que les communistes. C’est aussi un sujet beaucoup plus global. Mais effectivement, Fabien Gay était dernier. Et j’ai mis pour le coup un mois et demi à me proposer de reprendre la direction de la vie, à donner ma réponse parce que c’est une lourde tâche. Ce n'était pas juste une organisation d'événements artistiques, techniques, etc. Mais c’est surtout un grand événement politique avec beaucoup de réflexions sur comment on souhaite avoir l’ensemble des organisations politiques et syndicales. Je lève la tête, je regarde parce que j’ai le plan de la fête. Moi, je trouve que c'était une sorte de carte de géopolitique où il faut essayer d’y montrer et d’avoir l’ensemble des partis politiques, mais aussi de gauche, mais aussi d’organisation, d’association. Puis il y a toutes les fédérations du Parti communiste. Et ce beau et grand village du monde qui, à mon grand désespoir, je le trouve toujours là, je le trouvais petit. Je veux un village du Monde encore plus grand. Mais je suis contrainte par le terrain. Le terrain est petit et puis vous avez dû le voir. Là, on commence à avoir une très belle année. Je l’espère. Le camping est complet, le parking est complet. Et la fête sera pleine, ça, c’est certain.
Alors l’année dernière, nous étions 450 000 chiffre des organisateurs, on vous connaît, vous gonflez toujours un peu, mais enfin, c’est énorme !
Bah oui, c’est énorme ! On gonfle, on gonfle !
On peut se tutoyer.
Bien sûr, bien sûr. C'était blindé.
Ah ouais, c'était blindé à craquer. Puis en plus, vu le contexte, avec le contexte politique, non, effectivement, nous, on compte, un peu comme les musées, c’est cumulé sur les trois jours, avec à la fois les militants, les personnes qui partent le samedi, qui reviennent le dimanche, par exemple, mais aussi, tu as les techniciens tous les sympathisants, les invités. donc effectivement, ça fait du monde. Puis les accréditations sont prêtes. Toutes personnes qui y sont passées à la fête de l’humanité, qui est à la Fête de L’Humanité, sont comptabilisées. Et effectivement, 450 000 personnes sur les trois jours, au global.
Alors, tu disais que tu voulais réunir la gauche. Question du tchat. Est-ce que le PS sera présent ?
Il y aura le Parti Socialiste, qui a un stand, comme à l’accoutumé. Tu as aussi la France Insoumise, qui a un stand. Tu as les écologistes, toutes les fédérations du Parti Communiste, mais aussi un stand du Conseil National, du Parti Communiste. Et puis tu as aussi le stand, celui de Génération de l’après, avec aussi Fakir, qui ont un grand stand, qui sont présents. Donc, ils sont tous à la Fête.
Comment tu vas faire pour faire la Fête de l’Huma, dont la vocation est d'être un lieu de convergence, de luttes, dans un contexte où la gauche est totalement fragmentée ? Si ça j’avoue, là, quand même.
Je vais compléter ta question, parce qu’elle est “la Fête”
Ah, bien ça, c’est la Communiste …
C’est un lieu de convergence de la gauche, on peut dire, mais pas sur tous les sujets, ça ne va pas forcément, sinon, durer plus de débats. Et c’est aussi le lieu où on se respecte, je dirais, et où on essaie de pouvoir changer les choses ensemble, en fait. C’est-à-dire qu’on n’est pas là pour essayer d’avoir une uniformisation. Cette Fête de l’Humanité, elle se construit par des communistes en grande partie, des bénévoles, mais elle se fait aussi pour une diversité de publics qui sont politiques, très politisés, des tout-gauches différentes Très progressistes, différentes organisations associatives, ou autres, et même syndicales. Mais par contre, elle n’est pas là pour uniformiser, et c’est ce qui fait sa richesse. C’est ici qu’il y a eu les premiers débats, notamment sur les retraites, qui ont permis, après, à avoir une mobilisation qui s’est faite. Et c' est ici où l’on est tendre de construire. Des alternatives sur différents sujets. Moi, j’ai vu sur les questions du logement, par exemple, dans différents stands. Là, le Village des médias indépendants, ça sera sa deuxième édition, et je pense que c’est important.
Est-ce qu’on est bien placé cette année ? Parce que l’année dernière, c'était royal.
Vous avez toujours la même place royale, vous êtes au cœur de la fête. Face à l’Agora, on est sur une programmation qui a été travaillée avec l’ensemble des médias qui est déjà public. Très clairement, c’est pour nous une très grande fierté de renouveler. Je pense que maintenant, c' est un acquis. On va avoir tout le temps ce Village des médias indépendants, qui, je l’espère, s’agrandit. Ça dépend au fur et à mesure. Ça dépend où on se positionne.
Dis-moi, il y a eu, l’année dernière et il y à deux ans, quelques polémiques autour du financement par des entreprises du secteur privé, des grandes enseignes, des multinationales, de la fête de l’Huma. T’es arrivée, t’as dit, on dégage tout ça, tu as fait quoi ?
Qu’est-ce que t’entends par financement d’entreprises à la fête de l’humanité ? Parce que nous, par exemple, notre modèle économique, il n’y a pas de subventions, il n' y a pas d’aide d’entreprises. C’est à dire que notre modèle économique, on se retrouve, nous, à financer la fête avec la billetterie, avec les campings, les parkings et puis notre modèle qui est la proposition de location d’espace pour pouvoir ensuite être sur la fête. Franchement, ce n’est pas du tout, on n’a pas de financement. En plus, c’est la fête du journal de l’humanité. Mon budget est dans le journal de L’Humanité. Je ne suis pas une petite entreprise d’organisation événementielle. Donc, je suis assujettie aux mêmes difficultés que toute entreprise, on va dire, de la presse. Donc, on ne se fait pas du tout dans un espace, en tout cas, je n’ai pas d’organisation budgétaire d'événementiel, où je vais chercher des sous à droite, à gauche, ce n’est pas le cas. Par contre, ce qui est certain, c’est qu’il y a au mois de juin dernier, on a eu une grosse difficulté financière et c'était pour ça que Fabien Gay, le directeur du journal, a appelé une souscription. On a pu obtenir un million de souscriptions par les lecteurs et certains camarades pour nous aider à financer cette fête de l’humanité. Parce que c’est une fête qui dépasse les 8 millions de budget aujourd’hui avec la statistique, les frais techniques, etc. Et puis l’entretien du terrain, avec tous les coûts liés à l’organisation, liés au terrain. Ça, c'était des choses qui ont coûté très cher pour la fête. Mais nous sommes un événement, on va dire, indépendant financièrement.
Un festivalier, une festivalière, il arrive, il paye son pass, combien il donne à l’huma ? C’est quoi le pourcentage qui est reversé au journal,au vénérable journal ?
Dans les passes, le bon de soutien à 45 euros, c’est, je retire un peu moins d’un euro, je pense, pour les frais de gestion
C’est la totalité pour la fête de l’huma, mais… L’impression du pas du biais, mais sinon c’est de la totalité. Mais qu’est-ce qui est reversé ? In fine ?
Ah non, mais mon compte à moi, mes finances à moi sont celles du journal. Je suis directrice de la fête de l’humanité au même titre qu’une directrice d’une autre rubrique de journal. Et ça va dans le même compte.
Oui, mais les frais doivent être astronomiques
Ce que je vous ai dit, je vous avais dit que j’avais 8 millions de budget, donc moi je rembourse les 8 millions.
Et tu fais combien de bénéfices, alors ?
Mon budget est à l'équilibre à la fin.
Dis-moi, tu es une femme, et tu as annoncé, et c’est très chouette d’essayer de mettre en avant le féminisme et la diversité dans la fête de l’humain, ça se concrétise dès cette année ou pas ? Et si oui, comment ?
Oui, alors du coup, c’est un engagement, tu es déjà venu à la fête, c' est un engagement qu’on a aussi depuis plusieurs éditions. C’est une fête qui est très inclusive, très engagée aussi dans les luttes contre les violences sexistes et sexuelles. Et on a décidé cette année d’avoir un renfort, en tout cas sur la question de la prévention, sachant que la fête de l’humanité, sa particularité, c’est que dans chaque stand… Devant chaque stand et derrière chaque stand, on a un militant ou une militante, qu’ils soient politiques, associatifs ou syndicales, qui a à cœur effectivement les questions de prévention, mais aussi l'égalité entre les hommes et les femmes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Et ça, c’est très clairement un engagement fort qui nous a été demandé au fur et à mesure.
Comment ça ? Tous ? je ne suis pas sûr.
Je considère…écoute, c’est pour ça que je suis assez vigilante sur l’ensemble des stands. C’est un message que j’ai fait passer. Et effectivement, il faut que chacun défendre ses valeurs. Et si ce n’est pas le cas, et bien, j’irai faire un tour.
Dis-moi.
Tolérance ? Tolérance, en tout cas tolérance, zéro.
Super. Dis-moi, deux dernières questions. Le 10, qu’est-ce que tu fais ? Tu bloques la Fête de l’Huma ? Tu fais comment ?
Le 10, il y a une mobilisation qui s’organise à la Fête de l’Humanité. On s’arrête. On va en solidarité. On ne peut pas sortir du site qui est beaucoup trop gros.
Vous êtes déjà bloqué, vous, en fait.
Nous, déjà, on est bloqué. On tente, en organisant de sa fête, cette fête de pouvoir être la suite du blocage du 10. Donc venez, construire la suite. Parce qu’on peut bloquer, on peut encore tout bloquer en construisant les choses ici à la Fête de l’Humanité. Donc, on va bloquer ici, on va s’arrêter. Il y a une liste de petites mains de bénévoles, de militants qui sont sur la fête. Et on va avoir des prises de parole sur la Fête. Par contre, j’ai un autre rendez-vous que j’aie déjà pour ce soir. C’est qu’il y a un énorme pot de départ qui va être fêté à la Fête de l’Humanité.
Pour Roussel ?
C’est à 18h30. mais je pense que t’es pas… Je sais pas si t’as capté,
Oui, oui, on y sera même. On sera à l’Assemblée dès 15h. On sera à l’assemblée, tu vois. Merci beaucoup d'être venue. C’est génial de ta part.
merci beaucoup pour l’invitation. J’espère vous voir à la Fête de l’Humanité assez vite.
On y sera, au village des médias indépendants. Et je voulais juste quand même donner tes origines. Enfin, tu viens de Seine-Saint-Denis
Je viens de Seine-Saint-Denis, moi je suis née à Saint-Denis, je suis un pur jus, je dirais dionysien. On appelle ça comme ça.
Oui, dionysien, absolument. Tu as travaillé avec Stéphane Pleut, qui était le député maire de la commune.
Il n’a pas été maire, mais député,
Oui, oui, député. Voilà, c’est ça. Ce n’est pas une trahison que d’aller à l’autre bout de Paris, d’avoir quitté le 9-3 quand même pour la Fête de l’Huma. Enfin, la Courneuve, c'était quand même extraordinaire. Aujourd’hui, à la Courneuve, c'était extraordinaire !
C’est pas une trahison, c’est beaucoup dionysiens ou des gens de la Seine-Saint-Denis qui me disent bon, Sofia s’il te plait, fais tout pour la ramener on en a besoin, ramène-la. Ramène-le à la maison, c' est ça. Et je leur explique qu’on a un dommage collatéral des Jeux Olympiques et effectivement qu' on a dû partir. Ça fait un peu mal au cœur, mais elle se reconstruit aussi, elle est tout aussi belle. Et on essaye de faire venir tout le public de Seine Saint-Denis. C’est un fête et moi présent là aujourd’hui à la fête, mais qui vient de plus en plus. En tout cas, c’est un de mes engagements.
Merci beaucoup. On te laisse aller visser tout ce qu’il y a à visser. Et bonjour à Théo qui organise le village des médias indépendants de main de maître. Vendredi. Ciao ciao. Merci beaucoup. Voilà les amis, c'était donc Sofia On a eu un petit souci de connexion, mais ça n’a aucune espèce d’importance. Je vous rappelle, je vous rappelle que nous serons, nous serons au village des médias Indépendants. Et notamment quel jour c’est déjà ? Je crois que c' est vendredi, je ne sais plus. tiens, c' est marrant, ils ne mettent pas la date. Ah si, vendredi 12 à 15h30. Pour faire face à CNews et à TF1, est-ce que les médias doivent fusionner ? C’est un débat qui sera mené par maître Mathieu Mollard de la maison StreetPress, en compagnie d’Anna Gégo, co-présidente de Commune, de Robin Andraca, journaliste à Arrêt -sur-image, et donc Mollard Matthieu, l’homme à tout faire de la Maison Streetpress. Et je serai là pour représenter la maison au poste.
Je me fais mon café. En attendant, les amis, c’est l’heure de la météo du tchat. Balancez, s’il vous plaît, la météo en ouvrant la fenêtre. Chez vous, sur le plateau des Glieres. À Concarneau. À Libourne. Quel temps fait-il ? Je le lis dans quelques instants. La machine à café. Mince, alors. Alors, attendez, il y a Sandrine Rousseau qui est dans une matinale. Ils lui ont décalé l’horaire, donc ça va décaler le nôtre. Attends, on va voir à quelle heure. Ah, t’as dit. Ouais, je crois qu’il va falloir qu’on trouve un système pour le calage des invités, parce que caler les invités en direct pendant l'émission, là, ça commence à être un peu sport.
Alors, chers amis, sachez que je lis le tchat de YouTube et celui de Twitch, mais n’apparaît ici que celui de Twitch. Alors ? Alors, Sandrine Rousseau, elle est décalée à 9 heures. Voilà, Sandrine Rousseau sera là à 9h. Donc, je vais proposer à Eric Coquerel. Qu’il peut venir dès qu’il veut, à partir de maintenant. À partir de maintenant. Tu peux prendre. Voilà. Oui, oui, on sait qu’on peut fusionner les chats, on y travaille. Mais pour l’instant, le tchat de YouTube n’a pas la même qualité que celui de Twitch, qui est depuis des années façonné par Euryale. Salut à tout le monde. justement, nous dit Mr. Coltrane. Les invités n’en font qu'à leur tête. Attends, Kamel. On est tout petit, tout petit. C’est déjà incroyable qu’on arrive à avoir des invités le matin. Je veux dire des invitées politiques. Donc, évidemment, moi, je leur dis, on passe après tout le monde. On passe après RTL, on passe après LCI,
La bande annonce de la semaine. C’est une rubrique que je vais intituler Agent subversif. C' est un film qui est sorti la semaine dernière. Attendez, je le mets. Voilà. Bande annonce de la semaine. L’Evangile de la Révolution, premier long métrage documentaire consacré à la théologie de la libération et à la participation des chrétiens aux luttes révolutionnaires en Amérique Latine. Je vous montre le petit extrait. Il fait une minute trente et une et je vous désannonce en vous donnant la carte des projections.
Voilà, le film est sorti le 3 septembre. Vous pouvez retrouver ici la carte des projections. Hop, voilà. Ici, carte des projections, vous retrouverez la liste, pardon, le lien dans le chat en direct et sinon en rediffusion, ce sera sur le site puisque, je vous le rappelle, nous sommes un média à part entière. Nous ne sommes pas une chaîne Twitch ou un canal YouTube. On n’est pas que ça. Il y a un média avec toute une équipe et tout un appareil critique et nous mettons tout sur PeerTube pour nous assurer de notre autonomie. Si jamais, si jamais, les algorithmes nous étaient défavorables, ce qui est déjà le cas, enfin, s’ils l'étaient encore plus. François-Xavier Drouet, c’est l’auteur, le réalisateur de ce documentaire, explore donc, comme vous l’avez vu, le lien entre l'église et les mouvements révolutionnaires de quatre pays latino-américains au XXème siècle, le Salvador, le Brésil, le Mexique et le Nicaragua. Vous avez vu dans la bande d’annonce deux figures, Romero et Helder Camara, qui contredisent, justement, l’idée communiste, l' idée marxiste selon laquelle. La religion était l’opium du peuple, et bien il se trouve qu'à un moment donné, le catholicisme a rencontré la révolution, c’est l’objet de ce documentaire.
Merci d’avance pour vos dons, qui nous permettent effectivement de… Qu’est-ce qu’elle a la machine ? Non, ce n’est pas vrai parce que le café, lui est offert. Le café est offert par le torréfacteur de Nantes et de Redon, qui s’appelle Café Machin. Je ne vais pas vous dire. Je vais vous dire, il est bon son café. Il est bon, il a bon café. Alors, nous allons parler maintenant d’objet de ce documentaire. En attendant, Eric Coquerel, qui ne va pas tarder, nous attend, nous allons parler des convocations de la semaine.
Bayrou t’es foutu. Nous serons à partir de 15 heures en direct de l’Assemblée nationale, où nous allons essayer de suivre la prise de parole de François Bayrou, suivi de 11 orateurs qui représentent gouvernement, groupe. On sera là, dans la salle des quatre colonnes, à nous balader, dans ce que les journalistes appellent eux-mêmes la Meute, c’est-à-dire la meute des journalistes, avec ces députés de gauche, de droite, du centre, qui vont et viennent, qui s’approchent des caméras sans façon ou au contraire, de manière hypocrite, genre « Oh non, non, vous voulez l’interviewer ? Ah bah d’accord, alors voilà, j’ai un truc à vous dire ». Voilà, nous serons en direct à 15 heures, on a notre accréditation, l’attestation est faite, et on devrait faire le direct de 15 heures à 19 heures. J’essaierai de choper une télé pour qu’on puisse entendre les débats au sein de l’hémicycle, et puis on va essayer de se marrer. À côté de de l’hémicycle, du côté de la salle des quatre colonnes. Donc François Bayrou, t’es foutu, c’est tout à l’heure de 15 heures à 19 heures.
Les amis, ce n’est pas la peine dans les chats d’expliquer ce qu’il y a ailleurs, quoi. Surtout si c’est pour parler de toccin. Merci beaucoup. Oui, oui, j’ai différents presets de caméras, j’suis un plan serré. J’ai un plan moyen, j’ai le plan studio. Voilà, Mark, il sera là demain. Voilà, dans le canapé. Il sera là, demain, dans le canapé. Et ensuite, donc, ce sont les convocations de la semaine. On sera, je vous l’ai dit, vendredi, samedi, dimanche, au village des médias indépendants, avec un bon paquet de camarades je pense que Eric Coquerel va arriver plutôt à l’heure, à 8h 40.
Et voilà, donc si vous voulez aider Pierre Carles à sortir le film, à payer quelques archives, et bien une fois que vous avez fait vos dons au poste, vous pouvez, si vous êtes fortuné, vous pouvez faire un don au copain Pierre Carles pour son film. Droit de suite également avec Serge, Serge d’Ignazio,, notre camarade, Serge qui est ouvrier photographe qu’on croise régulièrement dans les manifestations. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que le 10 septembre, on va essayer de voir ce qui se passe à Paris. Si jamais il y a des blocages, on ira filmer, on sera en direct. Serge sort avec Louis Arth, autre camarade, autre photographe. Il sort un livre intitulé J’ai besoin de dire à mes enfants que je ne suis pas restée silencieuse. Il y a une petite cagnotte pour précommander ce livre. Ouvrage photo qui immortalise tous les rassemblements d’Ile de France, la plupart, qui ont eu lieu autour de la Palestine. Et donc, c’est le livre de Serge D’Ignazio et de Louis Arth qui sera en cours de fabrication. Si vous voulez les précommander et leur permettre de venir, n’hésitez pas. Plus c’est le bordel, plus l'émission est top. Merci beaucoup. La charge mentale est difficile.
Voilà, le café se fait. Alors Sandrine Rousseau Sandrine Rousseaux sera là à 9h15. Voilà. Ah, vous n’aviez pas de son, d’accord. Ok, excusez-moi, excuse-moi. Excusez- moi. C’est quoi le délire sur le guéridon ? Dans le chat là ? Donc, 8h40. Dans quelques instants, nous allons avoir Éric Coquerel en direct. Je rappelle qu’il est le président de la Commission des Finances et qu’il va nous raconter ce qui va se passer dans la journée. Et à 9h15, la députée verte, Sandrine Rousseau.
Nous allons passer à la séquence Retour sur la scène du crime, c’est le nom de notre séquence. Il s’agit d’aller regarder, de faire quelque part en arrière dans l’actualité pour voir des éléments qu’on a oubliés, qui peuvent, en nous rafraîchissant la mémoire, nous permettre de réfléchir. C'était il y a 10 ans. Il y a dix ans, quasiment jour pour jour, puisque c'était le 3 septembre 2015. Après la fameuse phrase « nous pouvons le faire » de Merkel, sous-entendu « nous pouvons accueillir les réfugiés syriens », une photo venait rappeler le prix du cynisme européen. Le corps d’Aylan Kurdi, trois ans, rejeté par la mer, sur une plage turque. L’enfant est mort, noyé. Et David Pujadas
Voilà, je voulais absolument vous montrer ces images, c'était il y a 10 ans, quasiment jour pour jour, alors que je vois que notre invité, notre invités suivant est pas des moindres. Éric Coquerel est là. C’est quand même extraordinaire. Attendez, je vais l’ajouter à la scène. Bonjour Éric, est-ce que vous, est-ce que tu m’entends ?
Oui David, bonjour à toi.
Bonjour Éric, merci infiniment de prendre le temps de nous parler, de parler aux aupostiens et aux aupostiennes. Est-ce que tu peux nous dire d’où tu nous parles ?
À l'âge, je te parle de Paris, pour être très clair, où je suis arrivé hier, mais effectivement, je suis un peu en décalage, pour comprendre. J'étais au Mexique dans un déplacement politique prévu de longue date, alors qu’il n’est pas très facile de le caler vu la situation en France, mais j’y tenais parce qu' il s’agissait d’un déplacement en faveur de la restitution d’une document qui s’appelle le Codex, qui s’appelle au Mexique le Todala, c’est-à-dire un calendrier pré-hispanique des indiens Nahuas c’est-à-dire en gros, de peuple indien du Mexique, et qui veulent le récupérer, ce document, il dort dans les sous-sols de l’Assemblée nationale de la bibliothèque, qui c’est rare, je veux dire, il sert à rien, si ce n’est avoir le prestige de le détenir, il n'était jamais exposé, et pour eux, par contre, il a une réalité, une importance patrimoniale, historique, culturelle, et même actuelle encore, parce qu’il y a un certain nombre de rites qui sont toujours Christianisées, mais qui sont pratiquées. Et en gros, c’est un lien aussi avec leur identité, donc pour toutes ces raisons, je pense, c'était bien de le restituer, et voilà pourquoi j'étais là-bas.
Ah d’accord, donc quand tu m’as dit hier, il sera minuit, tu veux dire que là, physiquement pour toi, il est minuit. Mais tu es bien à Paris.
Je ne serai pas au Mexique le jour où on va dégager Bayrou, si tu veux, c’est clair.
Alors j'étais un peu étonné, donc tu es là, à quelle heure tu vas aller à l’Assemblée ? Je rappelle que tu es le Président, alors qu’il est toujours de la Commission des Finances, tu es le bras gauche de Jean-Luc Mélenchon, et que tu es député LFI. À quelle heure vas-tu à l’Assemblée ?
Alors là, je vais embrayer les réunions après qu’on soit parlé, que ce soit des réunion du coté France Insoumise, ou après cet après-midi, tout ce qui va avoir lieu à l’Assemblée, jusqu’au vote qui va avoir aucune surprise, à mon sens, de non-confiance à François Bayrou
Alors, je voulais te demander, toi qui es Président de la Commission des Finances, qu’est-ce qu’on doit penser de cette histoire de dette ? Prends le temps de nous expliquer c’est quoi la dette d’un pays comme la France ?
Tu m’as dit bien quelques minutes, et là tu me poses une question qui mériterait une longue distinction. Écoute, je vais expliquer très clairement, la dette, c’est quelque chose qui est agité par les pouvoirs néolibéraux depuis maintenant une trentaine d’années, à chaque fois qu’ils veulent s’attaquer frontalement à notre système social, aux dépenses publiques de l'État. Donc on agite la dette. On dit que ce n’est plus possible. Il faut baisser tout ça, il faut casser tout ça. Il faut remettre en question tout ça. Et voilà à quoi ça sert principalement. Pourquoi je dis ça ? Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais François Fillon avait fait ça il y a maintenant 20, 30 ans, je ne sais plus très bien, il a pris une figure absolument catastrophique en disant que la France est au bord de la faillite. Il n’y a pas eu de faillites. Je te donne un autre exemple. Avant le Covid, la crise du Covid, pareil, on a eu le même genre de tonalité agitant la dette, etc. Pour justifier les mesures prises par les gouvernements Macron. Macron disant aux gens des hôpitaux qu’il n’y a pas d’argent magique, la crise de Covid, il a fallu retrouver de l’argent magique ne serait-ce que pour permettre de sauver l'économie.
Donc t’es en train de dire,tu donneras le troisième élément, mais t' es en train de dire que la dette ça rapporte. C’est pas si mal qu' un pays comme la France soit endetté.
Pour les marchés financiers, c' est très bon. Ils ont détesté l’Allemagne pendant des années, ça va aller mieux parce qu' elle va emprunter, mais ils ont détester l' Allemagne pendant des années parce que ils ont besoin à un moment donné, il faut bien comprendre que par rapport à des placements à risque et autres, ils ont besoin de placements certains. La France est un placement certain. C' est un des quinze placements les plus sûrs au monde. Donc pour les marchés financiers, c’est une bonne affaire. On en parlera. C’est un autre problème, c’est d’ailleurs qui évidemment est un problème de fond. Alors, troisième question.
Donc à qui appartient la dette ?
Alors justement, c’est une question de fond, c' est que là je viens de te dire, bon, on est pas en une situation catastrophique par rapport au marché, et n’empêche, c est pas très bon quand même que ça soit les marchés financiers, et notamment à 60 % des marchés, des emprunteurs étrangers qui détiennent la dette, notamment parce qu’il peut y avoir des pressions effectivement, qui sont organisées à un moment donné, surtout quand le gouvernement les cherche en plus pour affoler l’opinion publique. Dans les années 70, la dette appartenait très clairement à ce qu’on appelait un circuit du trésor, c’est-à-dire qu' on obligeait les banques à mettre une partie, un pourcentage de leurs ressources, de leurs en-coups, dans la Banque de France. C’est ça qui constituait nos dettes. Autrement dit, c'était nous qui finançons nos dettes. Dans les années 80, il y a eu des lois, sous gouvernement à l'époque socialiste, qui ont été imposées. Ils ont été obligés d’aller sur les marchés financiers. Et là, on s’est remis dans les mains des marchés financiers. Alors, je pense que c’est ça qu’il faut interroger. Et d’ailleurs, c'était tellement vrai que lors du Covid, la BCE a décidé unilatéralement, en l’occurrence une bonne décision, elle a décidé de rompre les traités européens qui théoriquement lui interdisent de faire une dette d'État pour décider que face au Covid elle allait émettre une dette qui allait là aussi nous appartenir via les banques centrales.
Mon cher Eric, je t’ai effectivement annoncé et promis qu’on ferait court, même si c’est pas l’usage d’au poste, et tu reviendras pour parler longuement de tout ça, et tout ça va être absolument passionnant, mais bon, aujourd’hui c'était le 8 septembre, c’est un jour particulier, je l’a fait très vite. Est-ce que vous allez déposer une procédure de destitution du Président de la République ? Est-ce une dissolution ? Où est-ce que mènerait une dissolution selon toi ? Et enfin une petite question sur vos amis du PS.
Alors, je te réponds tout ça. Là, aujourd’hui va se dérouler pour moi, finalement, la fin de ce qu’a tenté Emmanuel Macron depuis juillet dernier, c’est-à-dire dans un caractère totalement non-démocratique essayer d’imposer de gouvernements minoritaires à ce pays, alors qu’il a perdu les élections. Bien, il l’a tenté, il a perdu avec Barnier, j’avais fait la motion de censure contre Barnier et j’en suis satisfait. Il l' a réussi avec Bayrou 1 grâce aux partis socialistes qu' il a pas censurés. Et on se retrouve maintenant quand même devant une réalité des faits, du fait des appels à mobilisation du 10 septembre, du fait que nous, on avait appelé une motion de censure le 23 septembre, qui avait toutes les chances de passer, où Bayrou est obligé, lui, de précéder tout ça et de demander le vote de confiance, il va tomber.
L’option Bardella, non, tu n 'y crois pas ? Le chat te demande. L’Option Bardella par Macron ?
J’y crois peu quand même parce que pour le coup, il aura une difficulté. C’est que Bardella, je rappelle qu’ils n’ont pas gagné les élections dernière fois. Sur l’actuelle assemblée, je ne vois pas comment Bardella pourrait passer. Éventuellement, on pourrait penser qu’il va chercher, du côté de LR, qui s’est extrême droitisé, des voix. Mais ça s’arrêterait. J’imagine mal tout le bloc central, par exemple, voter pour un gouvernement RN. Je pense que ce n’est pas un scénario par contre, un scénario. Mais là, c’est la politique fiction. Arrêtons.
Arrêtons. On ne fait pas de politique fiction. Éric, merci infiniment. Il est 9 heures. Je te libère. C’est la moindre des choses. Je te remercie infiniment de t'être rendu disponible. Et sache que dans le chat, on te trouve clair, on te trouve convaincant. Et il y a même quelqu’un qui aimerait que tu te présentes à la présidentielle. Tu dis ça à tes amis tout à l’heure en réunion de groupe.
On a un candidat..
À bientôt Eric, merci beaucoup, merci infiniment. Et voilà, merci à Eric Coquerel qui a très gentiment accepté dans le week-end de venir au poste pour la matinale. Je rappelle qu’Eric Coquerel est déjà venu à plusieurs reprises auposte et c’est toujours un plaisir que de le recevoir. Un petit message à caractère bénéfique.
Les aupostiens parlent aux aupostiennes. Ça démarre maintenant. Je mets un peu de musique pour me sentir un peu moins seul. Du haut, du haut, voilà. La semaine a été marquée par des agressions physiques contre des militants LFI, justement. Une campagne de harcèlement de l’extrême droite contre une avocate. De nouvelles casseroles judiciaires pour le RN et Marine Le Pen. D’autres, je rappelle qu’elle joue aujourd’hui Comment on appelle ça, son avenir. Son avenir, puisque la Cour d’appel doit fixer l’audience de son appel.
Radio Paris, ment. Radio Paris est allemand. Voici le sixième bulletin d’information de la BBC. Veuillez tout d’abord écouter quelques messages personnels. La fortune vient en dormant. La fortune vient en dormant. C’est un long voyage de Marie-Thérèse à Marie-Louise. Un ami viendra ce soir.
Et oui, c'était bien, en effet, Pierre Dac. Radio Paris, Mont. Radio Paris est allemand. Il est 9h08, France Déter. La matinale d’auposte. À 9h15, Sandrine Rousseau, députée de Paris, des Verts sera avec nous. Ce sera notre troisième invitée de la matinale. Notre matinale, c’est tous les lundis de 7h à 9h et des brouettes. Alors, en attendant Sandrine Rousseau, on a quelques minutes. On a cinq minutes. Eh bien, c’est le moment de nous dire,, ce que vous attendez de cette matinale, si elle vous rend plus de joie, si vous la trouvez bordélique, si vous ne reviendrez jamais sur auposte. Parce que maintenant, vous allez donner la parole à Eric Coquerel. C’est pas possible. Il faudrait savoir. Voilà dites-moi,ça me permet de me reposer deux minutes parce que depuis 5h30, que je me suis réveillé, je suis quand même à fond et je vous rappelle qu'à 15h, on sera en direct de l’Assemblée nationale. Peut-être qu’on y croisera Eric Coquerel.
Bonjour.
Non, on, fait pas l’idiot. Attention, c’est sérieux ici.
Ok, rendez-vous à la fête de l’Huma
Rendez-vous à la fête de l’Humanité, vendredi, samedi, dimanche. Devenir fasciste par et avec Mark Fortier, c’est demain à 9h. La semaine prochaine, on aura Daniel Mermet avec nous et Sylvie Laurent. Et le patron Bréville du Monde Diplomatique et Olivier Azam pour le volume 2 de leur film sur une autre histoire populaire des États-Unis avec Howard Zinn.
J’entends Sandrine Rousseau et nous avons les copains d’Afrique 21 et d’Orient 21 qui animent une émission intitulée Horizon 21 chaque mois en alternance. Alors figurez-vous qu’au mois de septembre il n’y aura pas d'émission mais il y en aura deux au mois d’octobre. Et il y en a une évidemment le 7 octobre avec trois invités qui viendront répondre à toutes vos questions sur la situation, la guerre à Gaza. Ce sera le 7 Octobre au soir. Soyez là, ce sera l'émission de Sarah. Voilà donc au poste c’est une farandole.J’ai l’impression que Sandrine Rousseau va arriver. Mais j’ai l’impression qu’elle va arriver physiquement à l'émission. Alors j’avais l’impression qu’elles n’arrivaient pas physiquement. Alors que je l’avais bien dit en visio. On va voir, je ne sais pas. Elle me dit dans une minute je suis dans l’ascenseur.
Qu’est-ce que c’est que cette affaire là ? Si je me mets comme ça, peut-être du coup. Voilà. Vous voyez là.
Ah ben là, on te voit. C’est clair. Là, on te voit.
Mille excuses pour l’immense retard. J'étais sur les 4 vérités et je suis revenue en transport en commun et ça n’est jamais totalement sûr en matière d’horaire.
Tu dis aux 4 vérités de France Télé, c’est bien ça ? Alors quelles sont les questions qu’ils t’ont posées que nous ne te poserons pas ?
Eh bien, mais vous êtes minoritaire, mais, vous êtes minoritaire. Mais, vous vous êtes minoritaire et la deuxième question, c’est le PS et LFI, mais le PS et le LFI. Vous pouvez varier les questions.
Et donc, tu leur as dit que toi, tu n'étais pas ni PS ni LFI.
Eh bien, j’ai dit surtout que là, on avait un an et demi pour changer des choses dans la vie des Français et Françaises et qu’en fait, on avait un mandat, un mandat issu du nouveau Front Populaire et que pour moi, il était très important d'être à la hauteur de cette responsabilité que j’aie qualifiée d’historique.
Je vais te lancer sur une question pour essayer de te mettre à l’image. Toi, ne touche à rien. Visiblement, il y a un petit souci chez moi, mais on t’entend bien. Ma chère Sandrine, il est 9h26. Nous sommes le 8 septembre. Quelle va être ta journée ? Qu’est-ce qui va se passer pour toi et pour les Français ?
Je vais vous dire, à 11h, je vais d’abord visiter une école de ma circonscription où il y a des problèmes de locaux et de personnel. Et donc, je vais aller faire ça à 11 heures. Midi, je vais aller à l’Assemblée nationale. Je vais sans doute rencontrer une partie des députés de mon groupe à 13h40, pour être très précise, commencent les duplexes depuis l’assemblée nationale. À 15h, commencera le discours du premier ministre et évidemment, je serai dans l’hémicycle jusqu'à 19h. Voilà.
Qu’est-ce que tu veux dire ?
On a plus de premier ministre, on a plus de gouvernement libéral.
Et alors, est-ce que tu fais le pot de départ de François Bayrou ? Qu’est-ce que tu fais à 19h ?
Écoute, j’en sais rien encore, mais pourquoi pas, ouais, prendre un petit pot de départ, parce que vraiment, je trouve que c’est incroyable ce qui s’est passé. C’est-à-dire que le mec pardon, le premier ministre demande un vote de confiance un an après avoir été premier ministre. Première question, c'était incroyable de faire ça. Normalement, ça se fait au moment où on est nommé. Deux, il dit qu’il veut travailler avec la gauche, le PS, mais à la fin, il fait deux décrets en loucedé en Soumsouma, là, ces derniers jours.
Et pourquoi il passe ça en Soumsouma, tu dis ? Pourquoi ça se passe comme ça ?
parce qu’il l’a passé par décret. En fait, c’est des choses qui sont passées non pas par des discussions à l’Assemblée, mais par décrets, tout ça pour encore faire du pied sous la table au Rassemblement National, et en fait, c' est insupportable, mais insupportable. Ce gouvernement a une connivence avec le Rassemblement National, qui est insupportable. Emmanuel Macron, par la voix de ce gouvernement, a une connivence avec le Rassemblement National qui est insupportable. Et en fait tant qu’on tolère ça, dans notre démocratie. Alors on ouvre la porte en grand, on ouvre même les deux portes au Rassemblement National. Et je ne comprends pas, enfin si je le comprends parce que ce sont les intérêts du capital qui se manifestent, mais à un moment, ces gens auront une responsabilité dans l’histoire. C’est tout ce que j’ai à déclarer aujourd’hui.
Ça tombe bien, tu es au poste pour déclarer tout ça. Question du chat. Pour ou contre le départ de Macron ? Eric Coquerel, l’appelle de ses vœux, il y a une demi-heure à ta place. Toi, est-ce que tu penses que le problème c’est Macron ?
Moi je pense que Macron nous a fait une entrée en 2017 tout seul face à la pyramide. Je ne sais pas si vous vous souvenez, il était dans un truc très napoléonien dans sa prise de fonction le soir du deuxième tour de 2017. Mais je pense qu’il a voulu rentrer comme à Austerlitz, mais qu' il partira comme à Waterloo c’est-à-dire qu ' Il partira sans les honneurs et je pense, qu’Il partira tout seul. Je pense que sa démission est inéluctable. Maintenant quand, ça j’en sais rien. Et sur la destitution, je pense que on peut s’amuser à dire destitution mais la réalité c’est qu’il n’y a pas de majorité aujourd’hui pour voter la destitution au bureau de l’Assemblée nationale. Et donc oui, je veux bien dire destitution mais c' est un peu un mot vide de sens aujourd’hui.
Donc ça veut dire qu’on ne peut que tabler sur la bonne volonté de M. Manu.
Sur le rapport de force de la rue, du peuple, sur son incapacité à gouverner et sur sa mise face à ses responsabilités parce que moi, ce qui me fascine vraiment et pour le coup dans toutes les interviews que je fais jusqu'à présent je vois que j’ai des gros épis. Bon, pardonnez-moi.
Ici, on ne se moque pas des trucs capillaires. Ça fait partie d’au poste. Oui, oui, il n’y a pas de problème. On s’en fout. Vas-y !
Il y a un truc qui me fascine dans toutes les interviews que j’ai depuis plusieurs jours maintenant c’est à quel point Macron n’est pas mis face à ses responsabilités. Il n 'est pas du tout mis face à ses responsabilités sur le glissement hallucinant de la dette sous son mandat. Il n' est absolument pas mis en responsabilité face à la crise démocratique où il refuse absolument et obstinément le résultat des urnes. Il n' est pas mis face à ses responsabilités sur la paupérisation, sur le glissement vers la précarité de nombre de personnes et en fait sur son inaction climatique. En fait, c’est comme s’il avait une espèce de collier d’immunité ou un truc où vraiment il n’est pas de bon ton de l’appeler à sa responsabilité. Mais pour moi, la situation dans laquelle nous sommes dans ce pays est vraiment le résultat de 7 ans de pure marchandisation. Et de son incapacité de ce roi fainéant, parce que vraiment je trouve que c’est un roi fainéant dans l'Élysée, à dire ma politique va marcher, ma politique est la seule qui peut marcher. Ma politique va donner des résultats. Enfin, en 7 ans, sa politique aurait déjà dû donner des résultats, les seuls résultats qu’on a obtenus, c 'est un recul de 30 ans sur la pauvreté, une augmentation de la dette de 1000 milliards d’euros et derrière zéro stratégie climatique. Donc en fait, à un moment, il n' y a pas d’autre responsable que lui. Enfin, je veux dire, en tous les cas, il ne peut pas s’exonérer de sa responsabilité dans la situation que nous vivons.
Tu disais à l’instant qu’on ouvrait grand ouvert les portes au RN. Est-ce que l’option d’un Bardella Premier Ministre, tu la vois venir, ou pas du tout ? Est- ce que ça fait partie des menaces qu' on agite mais qui n’auraient pas de réalité ?
Tout est possible, j’ai envie de vous dire, en Macronie, tout est possible. Après, je ne crois pas tellement à l’hypothèse d’un Bardella Premier Ministre, mais encore une fois, il y a une telle faiblesse de la conscience de ce qu’est l’extrême droite, et il y a même, je pense chez Macron, presque une envie de s’y frotter. Donc, je ne peux rien prédire sur l’avenir.
Mais tu vises qui ?
Tout le monde
Mélenchon comme Faure comme Glucksmann.
Non, mais quand j´entends que c´est pas possible de travailler avec l’un ou pas possible avec l’autre, moi, franchement, je vais vous dire, le PS, c´ est pas ma tasse de thé, je pense que c´ est assez clair, mais pour autant, dire jamais sans, ça me semble, aujourd’hui, irresponsable. Voilà, après, je sais que ça sera compliqué, je sais que ce sera difficile, je sais, que rien ne sera facile, et quand j´ entends le PS dire jamais sans LFI, parce que Mélenchon, on l´aime pas, enfin, je veux dire, c´est pas le sujet qu´on l’aime ou qu' on n’aime pas.
S’il y a une dissolution, tu fais quoi ?
C’est-à -dire, s’il y a une dissolution, je fais quoi ? Tu veux que je monte dans les montagnes et que je prenne le maquis ? Je suis prête. Moi, de toute façon, je vais vous dire, j’en ai tellement marre que je suis prête à tout. Donc c’est quoi ta question ?
T’en as marre de quoi ? Du jeu politique ?
J’en ai marre de voir même expliquer ce que je viens d’expliquer.
aux camarades de gauche. C’est ça que tu veux dire ?
Là, je vais te dire, moi, ce weekend, je suis à Paris. Ce weekend, j’avais décidé d’aller prendre un peu de nature et quand on prend un peu de nature à Paris, souvent on va dans des jardins publics, donc je suis allée aux jardins du Luxembourg.
Ah, le Sénat ! Ah, une indication ! Non, non, je fais mon journalisme politique, excuse-moi !
C’est un des parcs, voilà, et il y avait un spectacle au jardin du Luxembourg et dans ce spectacle, c'était un truc un peu médiéval, ancien, reconstitution et en rentrant, il y a plein de gens agglutinés devant ce spectacle et c’est normal, enfin, qui regardaient le spectacle, agglutinés, c’est péjoratif, mais qui regardent le spectacle et en rentrant chez moi, j´ai regardé un peu ce que c´était ce spectacle parce que j’avais un soupçon et en fait, c’est un des spectacles subventionnés par Sterin Je veux dire, la bataille culturelle en face, elle est immense, elle est quotidienne, dans tous les villages de France, elle est jusqu'à Paris, elle est partout, partout, il y a Bolloré qui est en train de racheter l’UGC, j´ai vu passer ça ce week-end
Alors l’UGC…
Je peux plus le permettre, quoi.
L’UGC LEs Halles c´est-à-dire le cinéma, non pas le plus grand du monde, mais celui qui a le plus de spectateurs au monde, qui a des séances dès 9 heures du matin, qui est le plus grand cinéma en termes d’affluence dans le monde entier, qui est en passe d'être racheté par Bolloré.
Je veux dire, face à ça, j’entends que les uns ont pas bien voté, les autres ont fait une déclaration à la presse qui plaît pas sur tel ou tel sujet, et que les uns ont un mauvais caractère, tout ça me paraît complètement dérisoire, je vous le dis, ça me parait totalement dérisoire.
Alors, une question un petit peu vache de Faustum, d’où vient cette logique, la tienne, qui empêche de pouvoir tenir une ligne ? Tu es radicale, mais tu es fatiguée, et pour toi, malgré tout, il faut s’aider suffisamment pour vivre politiquement. Bon, en gros, ça veut dire il faut accepter ce PS d’une mollesse infinie.
Pas du tout, mais moi je vais vous dire vraiment, vraiment, vraiment pas. C’est juste une question de nombre, en fait, à un moment, j’estime que le PS est moins dangereux que l’extrême droite. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Non seulement il est moins dangereux, mais en plus, il a quand même un fond social-démocratie qui nous permet de mener des politiques de gauche. Je ne sais pas quoi vous dire, dire que c’est de la trahison que d’essayer de maintenir un fond de gauche sans mauvais jeu de mots, mais c’est quand même incroyable de penser ça aujourd’hui. Après, le PS, c’est en rien ma tasse de thé. Vraiment, vraiment pas, j’ai pas de doute là-dessus,
Après, je te laisse, parce que ça va être une grande journée pour nous tous et pour toi. Et tu dis en plus que tu as des duplex qui démarrent en début d’après-midi, mais qu´est-ce que l’avant-garde, l´avant-garde aupostienne, les gens qui sont là, qui nous regardent, qui sont dans le chat, qui discutent, qui se déchirent, etc. Qu’est ce qu’on peut faire pour que vous teniez sages là, les députés NFP ? Qu' est-ce qu' on peut faire ? Comment peut-on aider les bonnes volontés ? Comment peut-on faire pression sur les appareils ? On en a ras le bol de toutes ces conneries.
Il faut le dire comme ça, ce qui m’a vraiment fascinée après le Nouveau Front Populaire. Le Nouveau Front Populaire, c'était des associations, c'étaient des ONG, c'étaient des syndicats, c'étaient des citoyens et citoyennes, mais c'étaient vraiment, y compris, les petites assos locales, et il y en a énormément, mais énormément qui, aujourd’hui, subissent les conséquences de ce soutien au NFP, parce que leurs budgets sont diminués, et beaucoup pensent que c’est lié à leur soutien au Nouveau Front Populaire. Et en fait, casser le Nouveau Front Populaire, c’est abandonner ces gens, c’est abandonner ceux qui ont été, à un moment, courageux et courageux. Et, je vais vous dire, pour les syndicats, sortir de de la neutralité politique, Enfin,une décision de rupture pour eux, par rapport à leur histoire. Et en fait, c’est comme si on méprisait un peu ces gens, comme si on ne tenait pas compte du courage qu’ils ont eu à ce moment-là. Et, je le dis avec solennité, si nous faisons cela, alors nous ne sommes pas tout à fait à la hauteur du mandat qu’il nous ont donné.
Merci beaucoup Sandrine, peut-être que j’aurai le plaisir de te croiser cet après-midi dans la salle des 4 colonnes, si jamais tu viens t’y faufiler. Et de toute façon, on se voit dimanche matin,
Dimanche matin pour parler de “Comment quitter Twitter”, et pourquoi quitter Twitter, pour le dire à la Fête de l’Huma devant plein de politiques et sur le stand des écologistes qui n´ont pas en masse quitté Twitter, je dois le dire, et plus je vais voir Twitter, plus je me dis que vraiment, je ne comprends pas qu’on y reste tellement c´est un lieu de racisme décomplexé, de xénophobie, de suprémacisme, et que c´est la honte d’y être
Merci beaucoup, merci beaucoup Sandrine, à dimanche, à tout à l´heure peut-être, et merci beaucoup d’avoir pris le temps de venir nous voir auposte ce matin, tu as plein de remerciements dans le tchat, Trognon qui te dit merci Sandrine Fushima qui te dis merci, on t´adore Sandrine. Merci Sandrine Rousseau, Courage, on est là, Fadi, merci, nous dit un bébé Phoque
Merci au bébé phoque
Là, ça y est, c’est la consécration ! Bon, allez, à tout à l’heure !
Merci beaucoup Sandrine.
Pour les prochaines batailles je compte sur vous !
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Voilà, c’est terminé ! La matinale France Déter 2 Tiens, vous allez me dire si le jingle est moins fort ? France Déter 2, 9h42 On va faire 3 heures, c’est pas possible ! 9H 42, ce 8 septembre 2025, l´émission s’achève, merci infiniment, infiniment Euryale toujours là, toujours d’attaque, toujours déter qui vous a mis tous les liens dans le chat, merci, infiniment aux 1200 personnes, toutes plateformes confondues qui sont là, les aupostiens et les aupostiennes,
