France Déter, première ! 01.09 La matinale d’Au Poste ce lundi !
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Amis du café, bonjour amis de la police, bonjour. Est-ce que vous m’entendez ? Bonjour. Bienvenus sur France Déter, la matinale alternative d’au poste. Au bout de quatre ans, on s’est enfin décidé à passer aux choses sérieuses. C’est l’heure, il est 7h02, c’est l' heure, les deux bouts de la Terre, je suis vert. J’ai passé ma journée hier à préparer le studio et je vois que mes petits sons ont sauté. J’avais prévu un magnifique son. Bonjour les humains, bonjour Euryale. Il me plaît de saluer en tout premier lieu Euryale toujours là, bonjour à vous tous. Aujourd’hui, alors je ne sais pas si vous vous entendez bien, aujourd’hui c' est la première et on a un paquet de trucs. On va avoir des informations. La météo, la météo des luttes, la revue de presse Antifa. Alors aujourd’hui, on va parler de frontières, qui croit avoir infiltré un événement public. Les AMFIS de LFI. Mais, mais, mais qui a commis une petite bévue, une petite erreur. Eh oui, on a appris que frontière s'était fait passer pour auposte, dis donc. Je vous parlerai de tout ça tout à l’heure. preuves à l' appui. Vous allez voir, ils ont fait une petite bêtise. Voilà, je vais recueillir quelques témoignages, je vous parlerais de ça tout à l' heure. On a deux invités, deux femmes à 7h50, si tout va bien, Raquel Garrido, avec qui on va parler de cette gauche qui veut s’unir, mais de manière dispersée. Et à 8h40, Dominique Simonnot, vieille connaissance d’au poste une aupostienne comme on les aime, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté et qui sera avec nous à 8h40. Qu’est ce qu’on aura d’autre ? Retour sur les lieux du crime. On reviendra sur le 17 novembre 2018, qui n'était pas un 10 septembre 2025, mais qui pourrait ressembler les convocations de la semaine, si on a le temps, Radio police est-ce que tout ça, ça vous plaît, chers amis ? Que pensez-vous de mon nouveau set-up ? Je remercie Dadadocdada d’avoir soutenu toutes ces petites choses., j’avais des sons super. Oh là là, est-ce-que vous me laissez deux secondes pour essayer de vous le trouver ou pas ? C’est quand même, c’est chiant, attendez, je vais attendre. J’ai vraiment envie de le faire, ce son, quand même. Attendez, je vais le chercher, tant pis. C’est dingue, quand-même, d’avoir fait tout ce travail hier. Je vais juste en rajouter un. Il n’y en aura qu’un aujourd’hui. Bonjour à tous, soyez les bienvenus. Est-ce que le micro est bien ? Que pensez-vous de ce micro orange ? Que pensez-vous de tout ça ? Attendez, attendez, c’est quoi ce bordel ? Up, musique, banque de sons, banque de sons. Ah oui, si, si non, il faut absolument que je remette les sons que j’avais prévus. Ouvrir. Attends, qu’est-ce que ça donne ? Est-ce que vous allez l’entendre ? France Déter La matinale alternative. Bonjour les amis de la Terre. Résumé exprès, il est 7h06. Prisons pour mineurs de Marseille. J’ai l’impression qu’il n’y a pas de sidechain. Il faut que je baisse le son. Ah là là, la musique est trop forte. Il faut que je baisse le son. On fera un sidechain, Robin, side chain. Prisons de mineurs, de Marseille conditions jugées indignes, fermeture préconisée. On en parlera avec Dominique Simonnot tout à l’heure à 8h40. Extrême droite, analyse de son ancrage, lien police et patronat. En Allemagne, Dylink et René affluent de nouveaux militants. En France, la montée en puissance du mouvement Bloquons tout ancré à la gauche radicale selon Libération et selon Le Monde qui s’appuie sur une étude de Jean Jaurès, l’institut du PS. Bayrou en sursis et vote de confiance la semaine prochaine. Le PS prêt à le renverser international mordu premier ministre Houthi au Yémen sous un bombardement israélien et l’assassinat d’André Paroubi en Ukraine. Ici on a le temps, bras de fer. Trump, justice américaine sur les droits de douane je coupe la musique. J’essaierai de vous mettre d’autres sons tout à l’heure. Alors, pour Marseille, la contrôleuse générale Dominique Simonnot recommande la fermeture partielle de la prison pour mineurs de Marseille dénonçant des conditions matérielles indignes, cellules dégradées. Absence de porte aux sanitaires, fin, isolement abusif. Darmanin Gérald a promis une inspection générale et une réfection progressive des cellules, menant à un problème structurel. Extrême droite, une recension de l’ouvrage, extrême droite la résistible ascension. Bon Bayrou, on s’en fout. Économie, dette publique, tribune critique de la rhétorique de Bayrou. Jean-François Colin de la revue AOC rappelle que l’endettement provient surtout de cadeaux fiscaux au capital et non pas d’une addiction à la dépense publique. Le récit gouvernemental sert à justifier l’austérité. Alors ma chère Euryale rial, je crois que je n’ai pas les liens, je suis désolé, dans notre petite boutique personnelle. Mais tu pourras trouver sur AOC, tribune critique de la rhétorique de Bayrou, c’est signé par Jean-François Colin. Mobilisation du 10 septembre, le mouvement Bloquons Tout, structure âgée dans plus de 60 villes, appui partiel de la CGT et de Solidaires, slogan central, rejet du budget Bayrou et de l’austérité. La Fondation Jean Jaurès dresse le portrait d’un militant type, il serait ancré à gauche, radical, provincial, actif, socialement. Vous pourrez lire ça dans Libé ou dans Le Monde. Au Yémen, le Premier ministre Houthi, Hamad Ghalib al-Rawi, a été tué par un bombardement israélien à Sana’a, plusieurs ministres sont également morts. C'était le plus haut responsable houthiste abattu depuis la guerre de Gaza. En Ukraine, l’assassinat de Liv Andriy Parubi, ancien président du Parlement de 2016 à 2019, figure du nationalisme ukrainien, meurtrier en fuite, nouveau choc après le meurtre en 2024 d’Irina Farron. Aux Etats-Unis, aux États Unis, ce pays qu’on aime tant, on détestait, qu’ont détestent tant, aimés comme disait Ice Cube, rappeur venu de NWA. Enfin, il parlait de lui, mais enfin, ça résume bien les États unis. Voilà. Alors là, les amis, je vous donne les news. C’est hyper compliqué de regarder le tchat. En plus, vous êtes super nombreux, c’est génial. C' est la première. Il va falloir que je m’ajuste. Aux Etats-Unis, une cour d’appel fédérale juge inconstitutionnel les droits de douane imposés par Trump. Il annonce un recours devant la Cour suprême. L’Union Européenne presse Washington de revenir sur le refus des visas aux Palestiniens pour l' ONU En Allemagne, Dylinké, une espèce de LFI de ton, on pourrait dire ça comme ça, et bien voit ses effectifs doublés en un an, une mobilisation de jeunes et de femmes. Une gauche radicale qui gagne du terrain. Attention, petit café. Est-ce que tout ça vous plaît pour l’instant, le petit programme ? Les rendez-vous de la semaine. Alors qu’est-ce qu’on a ? On a le 4 septembre réunion du PS à Matignon, qui est une position irrévocable contre Bayrou, qui dit qu’ils voteront la censure le 8. Enfin pas la censure mais la non-confiance. Le 8, il va sans dire qu’on fera la matinale à 7 heures et on suivra les débats à l’Assemblée. Le 10 septembre, journée de blocage et grève citoyenne. Et le 18 septembre, inter-syndicale, mobilisation FO, CFDT, CGT, UNSA. Voilà à peu près les informations du jour. Je vous referai un petit bulletin que j’espère actualiser à 8 heures et je vous expliquerai comment tout cet été, j’ai travaillé pour préparer cette matinale. Et je salue tous les gens qui viennent d’arriver, notamment tous les gens de l'équipe. Je ne sais pas s’ils sont là. Je sais que j’ai vu Euryale. Je n’ai pas vu Sadrunneur, Robin. Peut-être que Robin est au fond de ce lit, mais Robin a passé 2 heures hier, 3 heures, 4 heures, à m’aider, à mettre au point cette petite matinale. Alors la météo des luttes. Pardon, la météo j’avais des sons superbes, c’est pas grave. La météo, je vais vous la trouver. Je vais vous la trouver. Il faut que je trouve mes repères. Alors là, on va faire la météo et ensuite on va la météo des luttes. Mais d’abord, la météo classique. Comme je crois que j’ai eu l’occasion de vous raconter déjà, il fut un temps, il y a longtemps, où je travaillais pour une chaîne d’information qui s’appelait Itélé. Et j’avais dit à mon rédacteur en chef..Comment dirais-je ? La météo, tout le monde s’en fout, on va pas mettre ça dans le journal. Et il me disait, tu te trompes, il n’y a que ça qui intéresse les gens. Alors voici donc la météo du matin. Une matinale, au poste. Non, ce n'était pas la musique que je préparais. Alors la matinale. La matinale c’est tous les lundis pour l’instant, tous les Lundis de 7 heures à 9 heures. Et nous aurons deux, trois invités. On a eu un problème aujourd’hui, c’est qu’aujourd’hui c'était la rentrée des classes. Et ben figurez-vous que bien évidemment 7 heures, 9 heures, c’est le moment où on emmène les enfants faire leur rentrée. Et il y a tout un tas de parents qui ne pouvaient pas être avec nous ce matin. Il fera entre 14 et 17 degrés ce matin, selon les régions. Douceur, bienvenue au sud. Cet après-midi les températures montent entre 22 et 31 avec un contraste nord-sud marqué, inverse et vent à l’ouest, ambiance lourde et parfois orageuse à lest, soleil franc au sud, ce qui pourrait nous faire dire que cette semaine pas encore de revalorisation des salaires. En tout cas, ni cette semaine, ni cet automne, mais le ciel, lui, s’est déjà mis en mode rentrée, grisaille au nord. Chaleur rebelle au sud. Est-ce que vous voulez, est-ce-que vous avez besoin que je vous lise. Regardez cette magnifique carte qu’a trouvée Robin. Je n’ai pas besoin de vous dire la météo, je veux dire les températures à Lille. Il va faire 22, à Rouen 21, à Paname 22, à Tours 21, cet après-midi, à Strasbourg 25, à Dijon 24, comme vous pouvez le voir sur la carte qui s’affiche ici, juste à côté de vous, à Dijon 24, à Brest 20, à Nantes 22, à Bordeaux 24, à Clermont-Ferrand 27, à Toulouse 29, à Lyon 30 degrés. À Marseille 29, à Nice 28, à Géciaux 27. Voilà les températures, vous les avez, est-ce-que vous en avez besoin ? Je vous rappelle, je vous rappelle qu’on a besoin de vos retours sur cette matinale, de vos retour dans le plus simple, c’est dans le Discord. Ce serait super. Est-ce que cette météo vous plaît ? Attention, nous aurons une météo… À 8h10 ce sera la météo du tchat, amis du tchat on aura besoin de votre météo à 8 h 10. Préparez-vous pour nous donner les températures qu’il y a chez vous et j’aurai également une petite surprise. Alors, je vais faire une petite scène pause pour pouvoir préparer, Attends, attends, attends ! J’ai complètement oublié ! Robin, je te l’ai promis, là, voici, à Bruxelles, il fera 21 ciels maussades à verse matinale, ambiance humide. En Suisse, merci, météo Suisse. Il fera 25 degrés pour les Genevois et les Genevoises. Journée lumineuse, quelques orages, isolés en altitude. Quant au Québec, au Québec à Montréal, il fait 26 degrés. France soleil, chaleur douce, terrasse en éveil. Ah, comme c’est beau ! Comme c’est beau l’avant-automne au Québec, si vous saviez, avant ce qu’on appelle l’encabanement. Voilà, les sources de nos météos, c'était Météo France, Belgique, c'était Météos Suisses, et c'était Environnement Canada pour la météo des pays francophones. Pourquoi je dis la météo des pays francophones ? Parce que figurez-vous qu' au poste, est écouté partout sauf à Paris ! Et ce n’est pas pour me déplaire. Donc, on a un certain nombre de donateurs et de donatrices en Suisse, en Belgique, au Québec, etc. Et je me disais, tiens, pour vous servir, on va mettre un petit peu, il fait chaud là, dans le studio, si vous saviez. Il fait chaud. Pour vous servir on va mettre un peu de météo des pays francophones. Ça vous manque pas la musique ? Est-ce que vous aimeriez qu’il y ait un petit peu de musique derrière ? Qu’est-ce que vous en dites ? Est-ce ce serait bien qu’il y ait un petit peu de musique quand je cause ? Je ne sais pas. Bon, je réglerai ça tout à l’heure. Dans une seconde, je vous envoie la météo des luttes. Pour l’instant, petite pause. Le temps de préparer la carte. La météo des luttes. Dans quelques secondes, une minute, même pas, même, même pas. D’ici là, allez-y. Chattez, chattez, chattez. Euryale est hyper heureuse, j’imaginais pas que de bon matin il y ait autant de messages.
La fortune vient en dormant. Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage….
Attention, météo des luttes. Il est 7h20. La météo, des luttes. Là, voici. Là, voilà. Je suis super excité de vous faire cette petite matinale. France Déter, à la nouvelle matinale d’au poste. J’espère que ça vous plaît. Pour l’instant, évidemment, il y a des réglages à faire. Enfin, pour l' instant. Voilà. Voici donc la météo. Elle viendra à chaque fois derrière la météo des températures. Aujourd’hui, aujourd’hui je n’ai que trois mobilisations à vous présenter. Ma chère Euryale, sache que les liens sont dans notre dans notre petit bulletin. Tu peux aller les retrouver. Et je vais donc commencer. Alors, j’espère que j’espère que la carte s’est bien foutue. À Montpellier, demain, demain à 10 heures, ce sera le rassemblement des salariés de l'Énergie. C’est la CGT, la CG Trencavel. Il y a un grand mouvement des syndicats autour de l’Energie, dont on parle peu. Mais évidemment, c’est la raison pour laquelle nous, nous en parlons. Rassemblement salarié de l’Energie 2. Attention, je vais vous en dire un petit peu plus. Rassemblements des salariés de lEnergie à l’appel de la CGT. Revendication. Salaire. Grille, plus 9 %. Indemnité d’astreinte. Refus de la hausse de TVA à 20 % sur l'électricité et le gaz. Voilà, vous pouvez retrouver. Ma chère Euryale est-ce que tu as est-que tu as les liens ou pas ? On se cale. C’est la première matinale. On se cale. Oh Esther, et bien moi, je suis à Paris et j'écoute, je regarde tout. Tu es la bienvenue. Tu es là bienvenue ! Voilà, super. Je vois que Euryale a trouvé le lien. Hup, hup, Hup ! Carte. Ensuite, qu’est-ce que nous avons en météo ? Piquez d’Energie. C’est la même chose à Lyon. Pique d'énergie. Ce sera demain à 10h. Les communistes. Pierre Benit. Ça, c’est là. On va dire donc. Ils ont un overblog. Hup. Grève dans l'énergie le 2 septembre. Rassemblement à 10h. Et qu’est-ce que j’ai d’autre comme météo des luttes ? Qu’est ce que j’veux d’autres à vous donner dans la météo, des lutte ? Est-ce-que c’est encore l'Énergie ? Ah non. Ah non, très bien. Dans l’agenda militant, nous avons repéré cette rencontre dédicace pour la BD Emma Goldman, femme et anarchiste. Qui a été publiée. Elle est publiée aux éditions Futuropolis. Ce sera en présence de son autrice et de son illustratrice. Ce sera le 6 septembre. Ce sera à 16h. À Ivry-sur-Seine. Librairie Envie de lire. Alors j’ai également en magasin une autre une autre lutte qui n'était pas sur la carte. Donc en fait je vous explique la carte, je la génère. À partir de sources que j’ai sélectionnées dans la semaine. Et aujourd’hui à 18h30, à Saint-Denis, en région parisienne. Réunion publique de la riposte collective. Ça se passe à l’Université Paris 8. Reprise hebdomadaire des réunions. Objectif annoncé. S’organiser pour la rentrée sociale. Transmission des pratiques de lutte et d’ouverture à toutes et à tous. Voilà, vous savez à peu près tout. Et si vous allez sur le site de Paris Lutte Info, vous aurez tous les détails. Cette météo des luttes, on la fera avec vous. Si vous avez des mobilisations à côté de chez vous, des copains, des copines qui voudraient faire savoir où ils en sont dans leur mobilisation. Le mieux, c’est le Discord. Allez sur le Discord, on a besoin du lieu, de la date, de l’organisateur et évidemment un petit résumé des enjeux et de la mobilisation. Merci Mehdiol. Bonjour au poste. Très bonne idée. La météo des luttes. Alors, je suis en avance sur le programme. Qu’est-ce que j’ai d’autre ? Nous avons, je peux vous en donner d’autres. Ça va se passer encore à Paris. Je peux vous donner cette rencontre qui est intéressante. Ça se passe au bar commun. Rencontre, ce sera le 4 septembre. C’est à Paris dans, je sais plus, ça doit être le 10ème. Rencontre Technopolice de Paris-Banlieue. Quel beau tract. Les JO ont été des accélérateurs de surveillance. À cette occasion, un groupe de lutte contre l’installation de nouveaux dispositifs de surveillance s’organise en Ile-de-France, Technopolice Paris-banlieue, de nombreuses expérimentations technologiques ont eu lieu pendant les JO. Mais aussi dans les transports en commun, dans différents événements sportifs, différents évènements culturels. Ce groupe a vocation à travailler sur les conséquences des JO, mais également au-delà, pour documenter, dénoncer et lutter contre l’implantation des technologies de surveillance dans Paris et sa banlieue. Si vous souhaitez participer au travail de documentation, de visibilisation et de mobilisation, venez discuter avec le groupe Technopolice Paris-Banlieue à l’occasion du rendez-vous mensuel de l’Ontario. Ce mercredi, à partir de 19h, au bar commun.Voilà. Excusez-moi, c’est la première. Vous ne vous rendez pas compte, mais là, ça défile, ça défile, ça défile. Merci Makita Manarchi. Bonjour, génial ce nouveau format d'émission. Merci de faire ça. Merci à vous tous. Ah, très bien. Oui, tu as raison, Demosphère. Tu as raison. Est-ce que tu peux, Trog ? En fait la clef, ce sont les fils RSS que j’utilise, que j’emboîte, que je déboite. Pour vous faire cette matinale. Demosphere, tu a raison, j’avais complètement oublié. Si jamais tu peux mettre ça sur le Discord, ce serait super. J’ai peut-être pas fait totalement attention, mais ça serait peut-être bien que tu définisses les luttes Noddy Iqfalen. Elles doivent porter, si on répond aux critères… C’est pas con. Si on répond aux critères de sélection, elles doivent porter une perspective de gauche, c’est-à-dire de justice, d'égalité, de sororité, ou de fraternité. En gros, c’est le pot de terre contre le pot de fer. Voilà, grosso modo, c' est ça. Merci Villebière, merci à toi. Merci Florent Calvez. Merci à toi, bonjour, bonjour. Allez, une dernière pour la route. Rencontre-débat avec Lucy Giacometti autour de son roman d’anticipation féministe Cosmopol. Ça se passera samedi à la Librairie Publico, 145 rue Amelot à Paris, bien connue des agitateurs et des agitatrices, pour une rencontre-débat. En subvertissant les règles grammaticales, tout en alliant analyse sociologique, poésie-aventure, l’ouvrage, mais en lumière, par effet miroir, la domination des femmes par les hommes dans notre société. Et pour te répondre aussi sur la définition des luttes, l’idée aussi, c’est d’amener, comme dirait certaines personnes bien connues de nos services, c' est d' amener de la joie, de la motivation, de l'énergie dans ces bulletins d’info, dans ces matinales, et de ne pas être uniquement dans le constat qui est essentiel, mais aussi de raconter qu’il y a des gens qui se battent, qui sont en lutte, et les saluer, les remercier, faire en sorte qu’ils ne soient pas tout seuls, et de l’espoir, absolument. Et de l’espoir, absolument. Alors, qu’est-ce que j’ai en magasin ? Ben là, je suis pas mal en avance, en fait, je suis pas mal en avancé. Alors, la revue de presse flicaille je l’ai pas faite, vous me laissez une minute pour la faire, je la prépare tranquillement, et on arrive. je vais mettre un peu de musique. Ce sera mieux qu’il y ait un peu de musique quand même, parce que moi, je me sens, non pas seul, parce qu’on est très nombreux, mais un peu nu. Alors, je reviens dans une minute. J’essaye de générer quelque chose, j’arrive.
C’est avant l’aube. C'était bien. Elle est bien, ta question. C’est à toi de me le dire. Merci, le sixième bulletin d’information. C’est bien qu’il y ait des lieux de débat intellectuel et qu’ils soient pas trop institutionnels, c’est encore meilleur. On a parlé du monde, de ce qu’on peut faire, de ce que l’on a, de ce qu’il peut devenir. J’espère que c’est ce que nous avons fait. On a essayé d’expliquer, on a essayé d’analyser, de gratter quelque chose, de faire que les gens comprennent un petit peu plus ce qui se passe en ce moment. Nous avons examiné des possibles. On a confronté des opinions d’une manière démocratique. On a essayé de pointer une plus grande vigilance sur le langage. Parler de militantisme, c’est être parlé par tout ce qui nous précède. Nous avons essayé de décoder le monde. J’espère qu’on a pu apporter un peu de sens. Qu’avons-nous fait au poste ? On a essayé de dire, d’expliquer, de peut-être mieux comprendre, d’essayer de redonner une vie aussi aux Palestiniens. Parce que il y a une volonté, maintenant depuis des années et des années, d 'invisibiliser les Palestiniens. Montrer une autre vision du monde. On a une autre vision du monde et d’autres visions du monde existent que celle qui nous est servie dans les médias dominants ici. On a participé à faire de l'éducation populaire, à réfléchir ensemble, à construire une communauté. On a participé à résister. On a tenté de construire une vie meilleure pour tous et une meilleure société, je pense. Essayer de parfois réfléchir autrement, parfois même de réfléchir contre soi-même, ce n’est pas toujours simple. On a besoin d’avoir une connaissance du réel qui ne soit pas basée sur des fantasmes ou On a essayé de déconstruire des idées en s’appuyant sur des travaux de sciences sociales et d’apporter une meilleure connaissance des quartiers populaires. Réfléchir à la nécessité en tant que citoyen de se mobiliser.
Alors, j’essaie de vous préparer la petite revue de presse de la Maison Poulaga, mais ça ne marche pas. Ah là là ! Vous savez quoi ? Je suis en plein dans le syndrome des mots. Merci beaucoup DidyBlue. C’est Jean-Christophe J.C. Qui nous les fait. Et qui en a fabriqué trois, quatre, cinq cet été. Et que je vous distille en mode aléatoire. Alors attends, pourquoi lui ? Hop, vas-y. En attendant, je vous ai remis la carte de la météo. Voilà, ça devrait le faire. Ça devrait le faire. Ma chère Euryale, je vais bientôt couper. Je vous prépare ça. Je vous prépare une petite revue de presse. De la Maison Poulaga. La Maison Poulaga. Hop, hop, hop. Tiens, ça me fait penser. C’est tout à fait autre chose. Ça me fait penser que nous serons, nous serons à la fête de l’humanité. Rien à voir. Du 13 au 15 septembre. Fête de l’humanité. Au poste aura un stand au village des médias indépendants. Alors j’espère que les gens de Frontière ne referont pas ce qu’ils ont fait aux AMFIS. Je vous en parlerai tout à l’heure. J’ai quelques éléments. Bonjour à tous si vous nous rejoignez. Frontière a cru infiltrer un événement public, déjà SIC, et a jugé bon de se faire passer pour au poste. Et nous avons quelques éléments. J’ai retrouvé des gens qui ont été lésés, floués par les gens de Frontière. Donc les gens de Frontières, Je ferai tout un dossier tout à l’heure. Ce sera vers quelle heure Radio Londres ?, c’est à 8h25. J’appelle ça Radio Londres. Petite revue de presse rapide, un rapport sénatorial, figurez-vous, a mis au jour la pénurie qui frappe les unités dites, dites, dites d'élite, les tireurs dites d'élite du Raid, du GIGN En effet, c’est des techniciens doivent rationner leur balle, figurez-vous. Les cowboys de la République jouent à l'économie de cartouches. Pas sûr que cela calme leur appétit de répression mais l’info a de quoi nous faire sourire. C’est un article qui vient d’un endroit étrange qui s’appelle Police et Réalité. Les tireurs d'élite du Raid et de la Ferry et du GIGN contraint de se rationner mais vous vous rendez compte, c’est quand même terrible et donc c'était un rapport du du Sénat. Un flic de la brigade des mineurs jugé pour viol d’enfants et pédopornographie c’est France Info qui nous l’a appris le 30 août. Vous écoutez France Déter, la matinale alternative d’au poste. Il est 7h38 et nous faisons une petite revue de presse. De la police, un ex policier de la brigade des mineurs de Marseille jugé pour le viol d’enfants aux Philippines et la détention de 3000 images pédopornographiques. C’est un ancien policier plus exactement qui sera jugé à ex dans les jours qui viennent. L’homme se présentait par ailleurs comme président d’une ONG dite de protection des enfants. Nous sommes face à un schéma machiavélique, résume l’avocate Céline Astolf qui défend les victimes.Ah non, il est 7h38, puisque à 7h50 Raquel Garrido sera notre toute première invitée, Il avait été arrêté dans les rues de Manille en 2021. Alors, le RIO qui apparaît sur cette photo ne correspond pas au RIO du monsieur. C’est le même RIO, qui illustre tous les articles de France Info. Le pauvre gars qui porte ce RIO il est mal Alors ? Il est 7h40. Il est sept heures quarante, c’est l’heure des événements de la semaine pour au poste. À l’heure qu’il est il s’agit de France Déter, la première, la matinale d’au poste ce lundi, que j’ai résumé ainsi, vous me dites si c’est bon, chaque lundi, au poste va tenter de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant, France des terres va accueillir des invités, va tenir des revues de presse particulières, donner le temps des nuages et des luttes, explorer le passé et trier le présent. C’est en direct, c’est fait maison et préparer le café. Et d’ailleurs à ce sujet, pour une fois qu’on voit un Rio, absolument. Demain, c’est également une première puisque Nora Bouazzouni ah notre Nora, vous savez Nora qui présente Pouf de la au poste, va maintenant présenter en plus Qui va faire la vaisselle. Il y a une sorte de continuité chez Nora dans les titres de ses émissions. “Bouffe de la”, c’est son émission sur l’agro-industrie, sur l’alimentation, sur la malbouffe.”Qui va faire la vaisselle ?” C’est une émission sur les féminismes, sur les genres et c’est Nora qui va la présenter une fois par semaine, une fois par mois, pardon. Elle aura donc deux émissions tous les mois. Une émission Bouffe de la. Une émission qui va faire la vaisselle. Ça sent le café. J’espère bien que vous entendez le café. Voilà, je mets un peu de musique. Merci Fallen, France Déter la meilleure solution antifasciste. Eh bien donc… C’est Ludivine Bantigny, bien connue de nos services, l’historienne, qui se va étrenner ce nouveau rendez-vous d’au poste, qui va faire la vaisselle. Nous ne sommes rien, soyons toutes, et féministes, et radicales, et en colère. Bien avant que le mot désigne celles et ceux qui luttent pour l'égalité sociale du sexe soi-disant faible, les femmes, surtout celles du peuple. Battez le pavé, appelez à la grève, distribuez des tracts, et créez des journaux appelant à une même égalité liberté, malgré leurs désaccords. Pour discuter des luttes féministes actuelles, à l’aune de radicalité passée, l’historienne des mouvements sociaux, Ludivine Bantigny, autrice de “Nous ne sommes rien, soyons toutes”, histoire de femmes en lutte et de luttes féministes de la révolution française À nos jours ! Qui paraît au seuil est donc l’invité de ce premier épisode de Qui va faire la vaisselle ? Hop ! Voilà le livre en question. Ce sera demain à 18h. Loki, je comprends rien à ton message. Je suis désolé, je ne comprends absolument rien. N’oubliez pas, chers amis, qu' au poste matinale, c’est trois fois plus cher. Si ça vous plaît, eh ben, il faut faire des dons. Surtout en début de mois, figurez-vous. Il faut faire les dons, on est le premier septembre, ça tombe très bien. Je vous rappelle que vous pouvez faire des dons mensuels, c’est comme des abonnements, vous pouvez faire des dons uniques. Vous pouvez ajuster vos dons récurrents, vous pouvez les augmenter, les réduire. Vous pouvez les annuler à tout moment. On a absolument besoin de dons ! Non, pour l’instant, Galix, ce sera pas tous les jours, ce sera pour l’instant le lundi matin. On a essayé de se dire qu’Ost, notre ami Ost, il faisait du mardi au jeudi, donc on va faire le lundi pour commencer. Et puis on verra si on fait d’autres jours plus tard. Mais je peux vous dire que c’est très excitant, mais un peu exténuant. Donc voilà le livre de Ludivine Bantigny. Et maintenant, je voudrais retrouver, voilà. Ça c’est demain soir à 18 heures, demain à 18 heures, “Qui va faire la vaisselle” la nouvelle émission de Nora. Et mercredi, j’ai eu un immense bonheur de recevoir un dénommé Sorj Chalandon. Est-ce que vous connaissez Sorj Chalandon ? Tiens, dites-moi dans le tchat. Connaissez-vous Sorj Chalandon ? Oh, salut Théo ! Salut Théo, connaissez-vous Sorj ? Bien, Je vous lis la petite présentation et je vous en dis plus un tout petit peu après. Sorj Chalon Don romancier, écrivain revient avec le livre de Kels, son 12e roman, sans doute le plus intime et pour moi le meilleur. Un adolescent de 17 ans fuit Lyon. Il fuit aussi un père violent, raciste, antisémite. L’adolescent gagne Paris, découvre la fin, la rue, ses petits voleurs et ses grandes âmes, la solitude des années 70 et la rencontre avec la marée chaussée. Son salut, le jeune Kells, double de Chalon Don, le trouve auprès de militants enragés, portés par la gauche prolétarienne, c’est-à-dire les maoïstes de l'époque. Ils rigolaient pas du tout à l'écran. Je dis les gars parce que c'était quand même un truc de gars. Il y apprend la solidarité, l’engagement, mais aussi l’illusion et l'épuisement des causes. La mort de Pierre Auvernet marque un tournant, la fin d’une ferveur politique. Chalandon écrit ici le récit de son propre arrachement, entre mémoire et fiction, un livre d’errance, de survie, de récit retenu, comme l’on dit d’un colère, depuis 50 ans. Dans une autre vie, il se trouve que Sorj fut le chef à libération du taulier, c’est-à-dire moi-même. Il fut mon chef pendant quelques années au service société. J’ai eu le bonheur de travailler non pas sous ses ordres, parce qu'à l'époque, libération, c'était la hiérarchie, le propre de la hiérarchie à Libération, c'était de la contester. Enfin, bon, voilà. En tout cas, sous sa bienveillance et ses conseils extraordinaires. Sorj Chalandon, on l’avait aussi vu en extrait, vous savez, dans cette série documentaire magnifique sur les crimes contre l’humanité où Chalandon se rappelait du procès Barbie, à Lyon, pour lequel, d’ailleurs, il avait fait des chroniques, il lui avait valu le..comment on appelle ça l’Albert Londres, en 1988. Merci beaucoup Amest, super chat. Petit don parce que le matin, c’est plus cher. Merci pour cette super matinale. Merci à toi. Merci beaucoup. Et voilà. Et donc Sorj sort son deuxième roman, et qui raconte notamment les tous, tous débuts de libération. Puisqu’en réalité, le récit de Sorj, que je viens de vraiment résumer à grands traits, est extrêmement biographique, autobiographique. Et donc, en 1974, il pousse la porte du journal Libération, qui est en train de naître. Donc ce sera l’occasion, ce mercredi, à 18h, ce serait l’occasion avec Sorj de parler évidemment des médias, de ce qui est devenu Libération. Aujourd’hui, Sorj travaille au Canard Enchaîné, et parle avec lui de toutes ces choses-là, de comment il voit la fabrication de l’opinion. Il est 7h48, je vais regarder, ne m’en voulez pas. Si notre invité est arrivé, ce n’est pas le cas pour l’instant. Attends, mon téléphone est là, puisque Raquel Garrido doit arriver d’un instant à l’autre. Ah non, il est 47 là. Il est 47 ou 49 ? Quelle heure est-il ? Mon téléphone dit 47 et l’ordi dit 49. Qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Qu’est-ce c’est que ce bazar ? Nous attendons, comme première comparution, du matin, Raquel Garrido du groupe politique L’Après. À 8h, je vous referai quelques nouvelles. À 8 h 10, la météo du tchat. Donc, les amis, préparez-vous pour 8h10 à nous raconter comment ça se passe chez vous, quel temps il fait. Donnez-nous des noms de villages, de petites villes, de sous-préfecture. Faites-nous rêver ! 8H15, retour sur la scène du crime chronique que je vous ai préparé autour du 17 novembre 2018. 17 novembre 2018, premier acte des Gilets jaunes. À 8h25, ce sera Radio Londres. Les aupostiens parlent aux aupostiens. Revue de presse antifa, mais on va surtout parler de frontières. À 8h40, contre-interrogatoire Dominique Simonnot la contrôleuse générale des lieux de privation, qui viendra nous parler de pourquoi elle estime qu’il faut fermer le centre de détention des mineurs à Marseille. Et puis après, on fera un petit débrief. Je ne sais pas qui est Christophe Nobili, Laurent Ferraro. Je ne sais pas qui il est. 7H49, On va mettre un peu plus de lumière, monsieur Bachard. Alors que nous fait notre invité ? C’est le lanceur d’alerte contre les emplois fictifs Je ne sais pas ce que c’est. Je suis désolé. Ah ! Pardon ! Christophe. Oui, excuse-moi, je n’y étais pas. Je pensais que tu me parlais de Raquel Garrido, donc c’est pour ça que je ne comprenais pas, là, tu parles de Sorj -Chalandon. Oui, on parlera peut-être un peu du canard enchaîné, mais oui, bien sûr. Mais, eh, eh ! On parle aussi de ce que vous avez, de ce que vous voulez. Voilà, voilà notre invitée Raquel Garrido. Elle arrive,voilà notre invitée, elle est en train d’arriver. Oh là, oh là, Oh là… Est-ce que tu m’entends, Raquel ? Alors, je t’entends. Attends, une seconde. Hop ! Oh là là là, attention ! Tu es prête, je vais te mettre à l’antenne ? On fait une matinale, on est deux. On est deux, là où ils sont deux cents d’habitude. Bonjour Raquel, est-ce qu’on t’entend ? Raquel ? Peux-tu parler ? Tu ne m’entends pas Raquel ?
Toi tu m’entends ou pas ?
Moi je t’entends très bien.
Moi je t’entends très bien.
Ben oui, tout va bien. Alors, tout va bien ?
On va comme va le pays, comme va le monde.
C’est-à-dire ?
Il y a des bonnes raisons d’espérer, mais il y a aussi de sérieuses raisons d'être préoccupé. On est tous dans le même bateau.
Excuse-moi, on est tous dans le même bateau et figure-toi que moi on m’entend deux fois. Est-ce que tu m’en entends toujours là ou pas ? Et là est-ce-que tu m’tends toujours ? Raquel, m' entend-tu toujours ou pas ? Ah là là. Raquel est-que-tu m’entends ? Alors là, on ne t’entend plus, c’est normal. Comme ils disent les aléas du direct, on ne te t’entend plus. Pourrais-tu remettre ton micro ? Je crois que tu as bougé le micro. Attends, je vais t’enlever de l’antenne comme ça tu seras tranquille. Est-ce-que tu peux parler de temps en temps pour que je voie si j’ai le son ? Là, je n’ai pas le son. Tu as dû couper ton son, tu as dû coupé ton micro. Je ne t’entends pas. Tu as du couper son micro. En fait, là, on t' entend pas. Est-que-tu peut te reconnecter ? Voilà. Merci beaucoup. Merci Raquel. Il est 7h52. De toute façon, on s’en fout. C’est juste pour vous que je donne l’heure, 5, 2, 5, 4, je ne sais pas. Alors, l'écho, c'était l'écho dans le téléphone de Raquel ou dans l’ordinateur. Le temps qu’elle se reconnecte. Elle est née le 23 avril 1974 à Valparaiso. Je vous le dis. À Valparaiso, au Chili, c’est une avocate spécialisée en droit de la presse. C’est une ancienne porte-parole de la France Insoumise de 2016 à 2017. Elle est la cofondatrice du mouvement L’Après depuis 2024. Moi, je t’entends très bien. Ça devrait être bon. Je crois que c’est bon. Je viens de faire les présentations. Alors, tu disais L’Après, ça va comme le monde. On arrête l’entretien, alors.
Au contraire, il y a des choses à faire.
Alors, vas-y, raconte.
On vit une période d’accélération de l’histoire. On est pris dans une sorte de grande vague dans le monde de fin du droit international, de monter de la violence, montée des impérialismes. Et puis, en France, on se pose la question de savoir si quelque chose va mettre fin ou pas à l’accaparement des richesses. Par une poignée de personnes sur le dos des millions et des millions de personnes qui travaillent et qui sont des actifs. Et puis, on se demande aussi s' il y avait peut-être un petit espoir ou pas d'être, au plan mondial, une sorte de, je n’ose l’expression, de village gaulois. Est-ce qu’on pourrait, nous, en France, avoir un gouvernement différent à contre-courant de ce qui se passe dans le monde et puis, à partir de là, construire pour nous-mêmes, pour ceux qui habitent en France et puis aussi pour le reste du monde.
Alors, la semaine dernière, on avait des camarades qui sont impliqués dans différents soulèvements, dans différentes insurrections depuis une dizaine d’années qui nous expliquaient que la France, ça n’avait plus aucune espèce étincelante. Et donc, de parler de village gaulois, tout à la chilienne d’ailleurs, la franco-chilienne, en fait, ce serait presque un non-sens. C’est-à-dire qu’on se gargarise la France-la-France, ce serait bien que la France passe à gauche, comme ça le reste… Du monde passerait à gauche, mais en fait, il n’y a qu’en France qu’on pense ça. Tu crois pas ?
Je ne sais pas si, effectivement, on peut dire que parce que la France est passée à gauche, le reste du monde passerait à gauche. Mais dans mon expérience militante, j’ai souvent constaté que lorsqu’il se passait quelque chose dans un pays, souvent ailleurs, on pouvait prendre appui et ça va aussi dans l’autre sens. Moi, je sais que j’ai souvent pris appui dans mes engagements, dans mes raisonnements. Par exemple, sur ce qui s’est passé en Amérique latine dans les années 2000, l’avènement de mouvements populaires et politiques qui venaient succéder à des histoires de la gauche, qui étaient surtout animées par, à l'époque, en Amérique du Sud, le Parti socialiste, le Partie communiste, des mouvements guerrieros. Et au final, dans les années 2000, il y a eu l'émergence de ces différents mouvements populaires qui sont devenus gouvernement. Au Venezuela, en Bolivie, en Équateur. Et bon, voilà, aujourd’hui, 25 ans après, c’est sûr qu’on peut avoir des opinions et des analyses très nuancées sur ce qui s’est passé à ce moment-là et sur ce que c'était devenu. Mais il n’en demeure pas moins que lorsqu’il a commencé à y avoir des assemblées constituantes dans les Andes. Nous, ça nous a parlé et ça nous a donné quelques espoirs. Donc, dans cette limite-là, je pense que de toute façon, voilà, il ne faut pas non plus trop, voilà, se voir plus petit qu’on est non plus, il ne va pas se voir grand qu’il est, il faut pas se voir petit que nous sommes. Nous sommes, malgré tout, encore une puissance économique. Je crois que la 6ème puissance du monde, une puissance…
Alors justement, il y a Florent Calvez qui me tape sur les doigts, qui dit ah, quand la 7ème puissance économique du monde passe à gauche, il y a quelques remous quand même. Il y a Emuleur qui te demande comment la gauche, si elle avait le pouvoir en France, pourrait mettre fin aux extensions impérialistes de la Chine, de la Russie et des États-Unis, puisque tu parlais de ça tout à l’heure. Qu’est-ce que vous feriez ?
Je pense qu’il y a 2 éléments importants. Une règle générale, pour paraphraser l’adage qui dit si vis pacem para bellum, moi je pense que si vis Pacem para Pacem. C’est-à-dire qu’en fait, si vous voulez la paix, vous préparez la paie, en fait. La paix doit être un objectif stratégique. De la France, et donc ça a des implications sur ce qu’on fait à l'échelle internationale, non seulement dans les instances onusiennes, mais aussi dans notre façon de participer ou pas au malheur du monde. C’est-à-dire d’abord sur le plan économique et ensuite sur le plan militaire. C’est la première chose. La deuxième chose, c' est qu’effectivement, la paix, dans l’urgence là, elle est mise en cause. C’est par une brutalité, une brutalité que des générations, enfin nos générations n’ont pas pu voir ce qui se passe actuellement en Palestine et dans d’autres endroits du monde. Et de ce point de vue, moi je pense que la France aujourd’hui, partent les bateaux de la flottille pour Gaza depuis elle devrait, par exemple, arrimer la flotte pour Gaza depuis Barcelone. Et ces militantes et ces militants sont vraiment très courageux et heureusement qu’ils sont là et on ne peut vraiment que les saluer. Mais c’est pas normal que ce soit des simples citoyens qui fassent ça. Ça devrait être des bateaux français à raisonner par la marine française sous couvert bien sûr du droit international Avec l’appui des instances internationales qui ont déjà reconnu qu’il y avait la famine aujourd’hui à Gaza, ont déjà reconnu déjà depuis janvier 2024, si je me souviens bien, que s’il n’y avait pas de cessez-le-feu, alors il y avait, disait-il, disaient la Cour internationale de justice en janviers 2024, un risque génocidaire, donc un an et demi après c’est évident que c'était bien d’un génocide dont il s’agit et donc le Cour internationale fonde. Fondent les États que nous sommes à venir y mettre fin.
Raquel, je voudrais pas être désagréable parce que je te remercie de t'être levé tôt pour les aupostiens et les aupostiennes, donc je voudrai pas être désagréable de bon matin, mais est-ce que tu sais quelle est la dernière personne qui a détourné l’adage de la même manière que tu viens de le faire ? Si Vespasem, Para Sem.
Un communiste ? Peut-être. C’est une expression qui vient du mouvement pacifiste communiste. Je l’aurais piqué.
Mélenchon, il fait comme toi. C'était Mélenchon, je suis désolé. C’est Mélenchon qui, aux Amfis à Châteauneuf-sur-Isère, a exactement pincé cette expression. Je ne crois pas. C' est vrai ? Je te promets.
Là, les AMFIS c'était lui ? Oui. Tu vois, comme quoi.
Comme quoi vous n'êtes pas si…
Comme quoi il ne peut pas se décrotter si vite du garridisme.
Le garridisme, le garridisme. Bon, alors on est un peu obligé de faire le point. Est-ce que tu étais à Châteaudin hier et avant-hier ? Oui. Parce que la presse ne te cite pas. Mais ce n’est pas grave, tu es là. François Ruffin, Lucie Castet, Clémentine Autain l, Monsieur Corbière aussi qui fait un jeu de mots. Ce n' est pas un Châteaudin que nous voulons monter, mais la formule est pas mal. Bon, alors qu’est-ce que vous fabriquiez exactement les gens de l’Après ? Qu’est ce que vous foutez ? C’est quoi votre but ?
Je pense que la vocation que nous avons, c’est de faire vivre l’affirmation électorale et politique qu’a représenté le Nouveau Front Populaire. Le Nouveaux Front Populaires c' est une coalition, c' est une stratégie, c' est un programme. Et le Niveau Front Populaire, ce n’est pas né l’année dernière, en 2022. Et la Nupes est un rassemblement de la gauche et des écologistes qui a été rendu possible par d’une part 13 ans d’affrontement dur entre nous les Insoumis et François Hollande, et qui a abouti à la victoire programmatique de l’Avenir en Commun, qui était le programme Insoumis, et qui est le fruit également, compte tenu de cette victoire programmatique qui a été démontrée dans les urnes d’un revirement stratégique spectaculaire des Insoumis en faveur non plus de la guerre contre les socialistes, mais de l’unité. Et c’est cette unité là qui vient en quelque sorte ouvrir l’espoir de la victoire dans les urnes et de l' accès au pouvoir, parce que je parlais tout à l’heure de la façon dont les Insoumis s’inspirent à l’origine. De l’Amérique du Sud, et pas que les Insoumis, parce que je parle du parti de gauche, je parle de ce que nous étions avant même, la fondation de la France Insoumise, nous avions cette idée que nous pouvions être une force nouvelle, un peu novatrice, et qui accédait au pouvoir de façon fulgurante par l’implication du peuple, des mouvements sociaux, etc. On a essayé ça en 2012, on a essayé ça en 2017, on a essayé ça en 2022, ça n’a pas marché. À partir du moment où nous changeons de stratégie, non pas pour récuser l’importance des mouvements populaires, mais pour, cette fois, considérer que ce n’est pas, en gros, à nous tous seuls, autour d’un chef charismatique, que nous y arriverons, beaucoup, beaucoup d’espoir et de portes souverains. Et malheureusement, ces portes, je ne vais pas refaire le film, mais elles ne se sont pas progressivement refermées. Et donc, je pense que le rôle historique, j’ose dire se l’Après, c’est de bien souligner que le Nouveau Front Populaire est devenu l’affirmation d’un espace citoyen. C’est 9 millions d'électrices et d' électeurs, 9 millions, 9 millions c' est beaucoup, beaucoup, c' est beaucoup plus que ce qu’on a jamais fait avec Parti de Gauche, Front de Gauche, France Insoumise. Et c’est beaucoup, parce que dans la dernière élection, il y a eu beaucoup de participation aussi, 33 millions d'élections en juin 2024, ce qui fait, ça s’apparente, cette élection-là, en termes d’affirmation civique, en terme de légitimité démocratique aussi, à une élection présidentielle. Et ça, c' est très important, et aujourd’hui, si on regarde la représentation à l’Assemblée Nationale de cet espace politique, millionnaire en voix. C’est 192 personnes qui sont toutes élues par des électorats, qui sont agglomérées. Il n' y a pas une seule personne, il n’y a pas un seul député insoumis, pour prendre le cas des insoumises, mais ça vaut pour tout le monde, qui n' a pas été élu, qui n' a été élu avec des voix socialistes.
Tous les députés insoumis sont des députés socialistes. Aïe aïe, ma chère Raquel, là tu vas énerver le chat, qui est déjà un peu remonté, qui te dit, c’est J.A.J. Bonier par exemple, qui te dis, mais le PS avec qui vous alliez, ont renié le programme du NFP, comment ça, une unité avec Philippe Brun et Carole Delga, voilà, enfin bon, voilà. Et il y a un rassemblement avec le PS, le Parti Socialiste. Bon, tu sais que ça ne passe pas du tout.
Il y a David des secteurs qui étaient contre la Nupes et contre le NFP, c’est-à-dire qui n ont jamais accepté ce revirement stratégique dont je parlais tout à l’heure. Je respecte ces positions-là, ce sont des positions que je caractériserais de gauchistes, c' est-à-dire qu' une fois qu' on a gagné dans les urnes la controverse programmatique, comme je le disais, quel est l’intérêt de maintenir la guerre entre nous ? Si ce n’est de s’assurer durablement d'être dans l’opposition au détriment de ceux qui ont besoin de gouvernement de gauche, au détriment de ceux qui souffrent des politiques macronistes et qui peuvent souffrir à très courtes échéances des politiques d’extrême droite. Donc, moi, j’ai fait partie de celles qui ont été enthousiastes en 2022 autour de la NUPES. Et qui étaient un rassemblement avec le Parti Socialiste, avec le PS d’Olivier Faure, lequel l'équivoque sur le fait qu’il était en rupture avec les années Hollande. C’est ça qui permet l’Union. Ce qui permet l’union, c’est quand Olivier Faure dit qu' il rompt avec la politique Hollande, qu' ils la récusent, qu’ils en récuses peut-être pas tout, mais en tout cas des éléments importants du programme, au point de forger un programme, celui de la NUPES et ensuite celui du Front Populaire, qui est parfaitement compatible avec la France Insoumise, c’est avec le Parti Socialiste, avec Olivier Faure qui était précédemment ce sont tous ces gens qui ont été socialistes avant sous Hollande. Ils ont tourné. Et quand nous serons avec eux en 2022, on sait qui ils sont. On sait qui il sont. C’est comme si, en fait, le Parti Communiste, lorsqu’on fait quand on fait le Parti de gauche et le Front de gauche, pour revenir en arrière à 2012, c’est comme si eux passaient leur temps à dire ah mais regardez Jean-Luc Mélenchon, c' est qui à part un sénateur socialiste, un ministre de Jospin ? Oui, c’est vrai, Jean-Luc Mélenchon a été, essentiellement dans sa vie, un sénateur socialiste. Il a été ministre de Jospin, qui est le ministre des privatisations, qui est ministre des signatures du pacte de Dublin sur les déficits au plan européen. Et pourtant, à ce moment-là, le Parti Communiste ne dit pas jamais, plus jamais, quelqu’un du PS ou qui vient du PS, non. Les gens peuvent changer. Et c’est quand même décisif que le PS change de ligne politique. Alors je ne suis pas naïve, je vois bien que dans le PS, il reste encore les relents des perdants, on va dire, de la controverse programmatique. C’est évident que les secteurs hollandistes, eux, détestent la NUPES déteste le nouveau Front populaire, pour précisément à cause de ça. Parce que c' est eux les perdants du débat programmatique, parce que l’existence même du nouveau Fonds populaire implique qu' on a tourné la page du hollandisme. Mais dans le Parti socialiste, ces forces-là sont encore présentes. Elles militent pour qu’on revienne en arrière sur le programme du NFP. Mais il y a des secteurs qui, on va dire, sont entre ces revanches programmatiques et Olivier Faure, pour la raison aussi, qui prennent au sérieux le danger de l’extrême droite. Je pense par exemple au secteur autour de Boris Vallaud. Boris Vallaud aujourd’hui, il accepte l’idée, par exemple, de ce regroupement autour de Lucie Castex, qu’on a fait à Bagneux le 2 juillet dernier, le Fonds populaire 2027. Il accepte d’une primaire à gauche pour une candidature unique. Je pense que ça, il faut s’imaginer ce que c’est. Le Parti socialiste de toute la Ve République a toujours eu un candidat à la présidentielle. Toujours. La dernière fois, c' est très mal fini en termes de pourcentage. C’est vrai ? Il n' en demeure pas moins qu' il y a eu d’autres éclosions où ça s’est très mal fini. Je pense à Gaston de Fer ou autre. Ils étaient descendus à cinq. Ce n’est pas le PS, c'était son ancêtre, mais c’est le même courant politique. Et après, ça remonte, ça a remonté. La vie politique, ça va, ça vient, si on ne compte que de façon boutiquière.
Justement, à propos de façon boutiquière. ma chère Raquel, tu sais qu’on explose le temps de parole, mais c’est bien. Enfin, on n’est pas soumis au temps de paroles, mais si on avait prévu 10 minutes, on aurait dû s’arrêter il y a 10 minutes déjà. Mais ce n' est pas grave. Je te pose une dernière question. Parce que c’est très agréable de discuter avec toi, même si on n’est pas forcément d’accord, surtout. Mais alors, voilà, il y a le PS qui se dit prêt à gouverner et qui réclame Matignon pour la gauche et les écologistes. C’est l' article du Monde d’hier d’un dénommé Olivier Pérou. Tiens, voilà pour la blague. Tu parlais tout à l’heure de boutiquiers, boutiquières. Est-ce que tu peux comprendre ? Qu’on soit agacés, nous, peuple de gauche, de vous entendre les uns et les autres parler constamment d’alliances, d’accessions au pouvoir, de conquêtes du pouvoir, comment on va y arriver, etc. Plutôt que du programme, plutôt que du fond.
Alors, peut-être que je me trompe David, mais je pense que les 9 millions, 9.8 millions de personnes qui, le 30 juin dernier, se sont mobilisées avec une énergie folle. Je veux dire, le score du nouveau Front populaire, le 30 janvier dernier, c’est une insurrection civique. C’est des forces militantes qui sont sorties de nulle part pour aller chercher des voix. Je pense que ces personnes-là, elles l’ont fait pour prendre le pouvoir, pour qu’on aille à Matignon. Pour qu’on aille à Matignon, déjà, plutôt que Bardella. Et pour qu' on aille à Matignon sur le programme du nouveau Front populaire. Et je n’ai aucune raison de penser, je n’ai aucune raison de penser qu’aujourd’hui, un an après, cette volonté, cette même exacte volonté c’est-à-dire de porter au pouvoir le nouveau Front populaire sur le programme du nouveau front populaire, est disparue. Alors, c' est sûr qu’un an, on a eu que du Retailleau à la télévision. C' est sur que le choix de prendre Retailleau et Bayrou comme nouvelle alliance. A saturer politiquement et médiatiquement la vie politique française de sorte que nous, ce peuple NFP justement, ces 9 millions de personnes, on a semblé disparaître, mais on n' a pas disparu, on est là. Et la moindre des choses, au moment où il y aura vacances du pouvoir, parce que dans une semaine il y a vacances de pouvoir à Matignon, la moindre des choses c' est qu’on revendique le pouvoir. Parce qu' on ne va pas nous même, nous même participer à l’effacement politique des 9 millions de voix. Et des 9 millions de personnes droites, c’est de continuer que 30 juin n' a jamais existé. Personne qui se sont mobilisés. Parce que c' est ça le dispositif.
Qu’est ce que tu réponds au chat qui parle des compromissions du PS, qui dit je ne me ferai plus avoir, je ne voterai plus. Raquel, c’est un discours que tu as pu tenir.
Oui, mais justement, à partir du moment justement, j’ai commencé tout à l’heure là-dessus, on a gagné la controverse programmatique. Donc aujourd’hui, ce plus jamais PS là, qui est une narration qui est organisée depuis l'état major de la France Insoumise et qui a, ne l’oublions jamais, une vocation, c’est à isoler la candidature Mélenchon et la légitimer en dehors et en l’extérieur du reste du Front Populaire. N’oublions pas que c' est quand même la toxicité de la monarchie présidentielle et de la folie présidentielle qui est la première justification de ce narratif belliqueux au sein de la gauche. Pourquoi ? On prend la question par exemple de la motion de censure. Qui a été montée mais en mayonnaise à n’en plus finir par la France Insoumise à propos du Parti Socialiste.
Arrête de parler de LFI, parle-moi du PS.
J’y viens. Sur les cinq motions de censure qu’il y a eu depuis la dissolution cette année, il y en a trois sur cinq qui sont signées et votées par le PS. Et même la dernière, celle du 26 juin, n’est déposée que par le Parti Socialiste. Donc expliquez-moi pourquoi cette affaire-là de motion de censures doit expliquer aujourd’hui que nous revendiquons même pas Matignon qu’on serait dans l’impossibilité, nous le nouveau Front Populaire, sur la base du mandat qui nous a été donné dans les urnes le 30 juin, et dont aucun d’entre nous ne peut aujourd’hui loyalement se séparer. Et on pourrait pas revendiquer Matignon ? Vraiment, ça concourt à l’effacement des 9 millions de voix du NFP. Pour ce qui est du programme, c’est quoi en fait ? Quel est le vote sur lequel il y a eu un consensus à l’Assemblée nationale, par exemple ? Où est-il ? C’est-à-dire qu’on regarde à chaque fois ce que votent les 192 députés du NFP, les députés socialistes, écolos, communistes et insoumis sont tous compatibles. Ils votent à 90 %. Tous ensemble, les uns par rapport aux autres, les amendements des uns par rapport aux autres. Donc pardon, mais je veux dire qu’il ne faut pas connaître l’histoire de la gauche dans sa profondeur pour imaginer que les nuances programmatiques aujourd’hui… Sont aiguës. Je pense que jamais on a été aussi proche. Et sur les grands sujets qui fondent certains de nos grands désaccords, je pense par exemple à la question internationale ou la question européenne. L’Atlantisme, qui était un point important du désaccord qu’on a avec la social-démocratie, cette gauche atlantiste, européiste. Où est, même pour eux, même pour les Atlantistes, aujourd’hui, ils vont faire alliance avec Trump ? Ils considèrent que l’OTAN, aujourd’hui, c’est un espace militaire, stratégique, pertinent ? Donc leur vision des choses a disparu par la force des choses. Donc ça veut dire qu’on peut converger sur le fait de ne pas être atlantiste, de ne accepter l’OTAN comme cadre. Sur la question européenne, plus que jamais, aujourd’hui, tout le monde est protectionniste. Regardez sur la loi du plomb. La société civile, heureusement qu’elle est là, franchement, s’auto-organise de façon inorganisée pour mettre plus de 2 millions de signatures contre la loi Du Plomb. Une loi qui vient heurter directement le libre-échange au sein de l’Union européenne. Pour la raison que, si vous voulez garantir aux producteurs français la possibilité d’avoir un débouché de marché français pour leurs produits sans acétamide, il faut empêcher que des produits européens contenant ce poison soient sur nos étals. Et ça, progressivement, on converge. Il n’y a aucune raison, il n' y a rien qui justifie aujourd’hui qu’on laisse Bardella courir devant.
Ma chère Raquel, je dois converger avec mon conducteur. Que j’ai explosé grâce à toi. Je voudrais vraiment te remercier d’avoir accepté d'être celle qui a entraîné nos invités des matinales. J’espère que tu as passé un bon moment. Le tchat était plutôt vent-debout comme les commentaires sous la vidéo quand j’y suis venu à l’Après. Et c’est bien pour ça que je te remercie d' avoir eu la force de venir en sachant qu’il y a de la bataille des idées. Voilà, je te souhaite une bonne journée.
merci David, merci tout le monde et à très vite et on se voit le 18 septembre et dans toutes les occasions où la lutte le commandera. Et j’espère aussi au gouvernement de ce pays pour qu’on change la vie de tous et de toutes.
Merci Raquel, à bientôt. Merci beaucoup, c'était super chouette. Merci beaucoup. Plus jamais PS ni après. Vous êtes chier quand même dans le tchat. Il faut débattre. Oui, marcher. C’est pas gentil de rester campé sur le NFP mais avec qui ? nous dit Laurence Pratt. Nous aurons une deuxième invitée tout à l’heure, Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation à 8h40. Je fais une toute petite pause pour voir où en est mon conducteur. Et je vous reviens dans quelques instants. Ah non, ça y est, je l’ai, c’est la météo du tchat, alors voilà, il est 8h20. Nous sommes le 1er septembre 2025. Il s’agit de la première matinale d Auposte. La matinale alternative comme dirait Kamel. J’aimerais vous demander chers amis, la météo du tchat, combien fait… Comment ça se passe chez vous ? Et puis en attendant, je vais aller voir quelques webcams, par exemple celle-ci. A Fairière sur Chidon, sur Cichon. Voilà le temps qu’il fait. Nous sommes dans la carte des webcams d’Infoclimat. Infoclimat Association, loin de 1901, né en 2001, spécialisé dans la météo amateur et citoyenne. Et voyez, il y a des gens, ils ont des petites caméras et ils montrent la météo. Voici Agnor. Oh, comme c’est beau Agnor, 79 dans les Deux-Sèvres. Alors, quelle est la météo du du tchat Marmande, temps mouillé. Bon matin à toutes. On est plus chaud que le café de l’Ouditangue. À Paris 20ème, le fond de l air gorgé d’humidité est frais. Un ciel opalescent se laisse peu à peu percer par l’astre du jour qui chatouille les façades de ces rayons mordorés. C’est Esther, sur YouTube, qui nous dit ça. Il fait tôt ce matin, nous dit Pib7D 38 c’est du côté de Montpellier. Il pleut, nous dis Youyou. Alors, oui, mais dites-nous où vous êtes. Récluse, Morlaix, il pleut dans mon camion. Calcifère, Quimper, 15 degrés, nuageux, risque de pluie. Eh oui, eh oui. Gris à Aspac, pluie fine et légère. C’est dans le 67, c' est NBLT Twitch. Strasbourg, Grisaïm et mobilisation pour le 8 et le 10, nous dit Wilbière. Raniq nous dit que dans le 20e, à Paris, il fait bon. Gris et humide, à quelques encablures d’Orléans, selon Sonnerre. À Bruxelles, Medbel nous dit que les nuages sont gris et qu’il fait 23 degrés. À Marseille, il pleut et ça, c’est rafraîchissant, nous dit Elora. Ici les courges aiment la pluie, ça se voit, à leur feuille, nous dit Amiens, Soleil, ça fait plaisir, nous dit Aristobule. Bonne rentrée à tout le monde, aux fleurs, nous dit Camille, il fait beau. Anticor, 15 degrés à Privas, couverture nuageuse, léger crachin. Pied, boîte, j’ai eu trois gouttes de… J’ai eut trois gouttes de pluie en Essonne. Attendez, j’essaie de retrouver la petite musique, pourquoi j' ai pas la musique là ? Il y a plein de réglages à faire, mais bon, ça va, c’est rigolo. On se marre bien quand même, on se marrent bien aux postes. Tang nous dit 10 septembre, canicule sociale, optimistik, Bordeaux nuageux, humide, mais joli lever de soleil, 18 degrés, 21 cet après-midi. Feminasapiens nous dit Compiègne, 14 degrés, il fait beau, mais la pluie va arriver. Oui, punaise, vous avez commencé à 7 heures, et oui, ça s’appelle une matinale. Ça s’appelle une matinale. On démarre à 8 heures. Alors, qu’est-ce que j’ai d’autre ? Qu’est ce que j’ai d’autres en magasin dans les cartes à Aurillac ? Information de la webcam, le propriétaire s’appelle Kaba, c’est une voilà, la caméra du réseau Infoclimat. Kolomer pose une question à notre ami, je crois, de Strasbourg. Les courges aiment la pluie. Est-ce qu’il parle de Bayrou ? Il est 8 heures 24. Il est huit heures 24, chers amis. On enchaîne, on enchaîne, c’est du punk rock cette matinale. On enchaîne, plus de bruit comme disait la Mano Negra, plus de bruits. On va enchaîner avec notre rubrique que j’ai intitulée. Retour sur les lieux du crime.Les débuts des Gilet jaunes en 2018. Il est temps d’arrêter de grogner dans son canapé, derrière la télé. C'était en 2018, donc il y a déjà sept ans. Voici celle-ci. Parmi celles par qui la tempête va arriver, Priscilla Ludowski, c'était en 2018.
La colère des automobilistes à la pompe. Preuve en est face à la hausse des prix du carburant. Le succès d’une pétition lancée par une conductrice, elle avoisine à l’heure actuelle les 85 000 signatures. Victor Frédéric et Michel Anglade. Raz le bol, c’est le sentiment de Priscilla Ludowski à chaque fois qu’elle doit faire le plein. En quelques mois, elle a vu sa facture. Le carburant explose. Je suis passé de 45 à 70 euros le plein. Au bout d’un certain temps, ça pèse dans le budget. Pour partager sa colère. La jeune entrepreneur a lancé il y a quelques mois une pétition sur internet. On ne sait pas trop comment faire signe au gouvernement. Un texte déjà signé plus de 60. La pétition, c’est à ça qu’elle sert, à pouvoir alerter le ministère. Ce n’est pas la seule. Ces dernières semaines, les pétitions contre l’augmentation des prix à la pompe fleurissent sur internet.On n’en connaît pas toujours l’origine, mais toutes dénoncent la hausse des taxes sur le carburant. En déplacement cet après-midi dans le Var, le ministre de l'Écologie assume un choix politique. Il faut prendre des mesures concrètes. C’est ce que nous faisons depuis un an et demi. Ces mesures, elles touchent à ce qu’on appelle la fiscalité écologique. De son côté, l’initiative de Priscilla Ludowski prend de l’ampleur. Elle a été contactée par une association d’automobilistes et prévoit d’organiser un rassemblement contre la hausse des prix du carburant le 17 novembre prochain.
Et oui, vous l’avez reconnu, c'était François De Rugy. Nous sommes donc là au début, nous sommes à l'été 2018 et je vous propose d’aller voir ce qui va se dire le 23 octobre 2018, c’est-à-dire quelques jours avant… Le 17 novembre, qui sera le premier acte des Gilets jaunes. C’est une vidéo sortie de l’INA. Excusez-moi pour le son tout à l’heure. En effet, c'était le sidechain. Quand je me suis fait un café, mon micro a pris le dessus sur la vidéo, c’est pas bien. Mais qu’est-ce que vous voulez ? Les micros ici font ce qu’ils veulent. C'était comme ça, c’est au poste.
La journée du 17 novembre s’annonce compliquée sur les routes. Opération escargot promise dans plusieurs villes et au péage d’autoroutes. La menace est brandie par plusieurs collectifs s’indignant de la hausse du prix des carburants. 500 000 signatures déjà rassemblées. Le mouvement fait des émules en Champagne-Ardennes. On a tous un gilet jaune dans la bagnole. Foutez-le en évidence sur le tableau de bord toute la semaine, jusqu’au 17. Un petit code couleur pour montrer que vous êtes d’accord avec le mouvement. 5 millions de vues en moins d’une semaine. Cette vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux. Plusieurs pages de contestation ont vu le jour, comme celle de Gary à l’origine de la mobilisation dans la Marne. Il affiche fièrement son gilet jaune, une manière de dire non à la hausse du carburant. Ce que je constate, c’est qu’avant je mettais 60 euros pour faire un plein. Aujourd’hui, je mets 80 euros, voire un peu plus. Il y a plus de 20 euros de différence. C’est vraiment un budget conséquent. Pour l’instant, Champagne-Ardenne, 6000 personnes sont attendues à la mobilisation du 17 novembre prochain. Une mobilisation qui se veut citoyenne. On ne fait partie d’aucun mouvement politique, d' aucun syndicat. On se débrouille par nous-mêmes. Tout le monde participe, les affichages, etc. Et maintenant, je pense qu’on ne peut pas faire marcher à rien. Si on ne fait rien, le gouvernement va croire que nous sommes capables de rien du tout. Ils vont continuer. En janvier, l’essence augmente encore. Il va y avoir encore plein d’augmentations. Cette nouvelle taxation passe très difficilement aussi pour les associations qui la considèrent déjà comme une taxation déguisée. Il y a 40 millions de voitures en France. Si vous êtes taxé un tout petit peu, ça fait rentrer de grosses quantités sans toucher réellement à l’impôt sur le revenu. Vous faites des rentrées fiscales déguisées et efficaces. Mais en fin de compte, c’est le pouvoir d’achat du consommateur qui en prend un coup. Le gouvernement est soutenu par plusieurs personnalités politiques. Ces soutiens sont vus par les détracteurs du mouvement comme une malheureuse récupération. Sur Twitter, ces détracteurs se mobilisent derrière le hashtag 100-17. Le gouvernement, quant à lui, ne flanche pas. Il annonce un rythme équivalent en 2018. Une bonne politique, c’est de garder son cap. Nous ne ferons pas de retour en arrière. Sur cette carte, l’appel au blocage prend progressivement de l’ampleur. La journée du 17 novembre risque d'être très compliquée.
Et voilà, c'était l’histoire de se rafraîchir. Rafraîchir la mémoire 2018. Les prémices des Gilets jaunes. Et on voit que certaines questions reviennent à propos du 10 septembre. Je vais vous parler dans les titres tout à l’heure à propos des titres. Attends, je vais remettre ça là. Bonjour. Vous écoutez France Déter la nouvelle matinale d’au poste. Oui, je vous disais tout à l’heure qu’il y a donc des études qui auraient été faites. C’est un sondage, je parle de mémoire. C'était un sondage qui a été fait sur les boucles Telegram et autres et Facebook autour du 10 septembre par l’institut Jean Jaurès, proche du Parti Socialiste qui révèle que le portrait robot du militant le 10 septembre. De base, serait plutôt de la gauche radicale, citadin. Et quoi d’autre… Attendez, je vais essayer de vous retrouver. Politique… Le mouvement Bloquons Tout, se structure Non, attends, c’est pas ça. La Fondation Jean Jaurès dresse le portrait d’un militant type ancré à gauche, radical, provincial, actif, socialement. J’adore jouer avec les sons, j’en ai retrouvé quelques-uns mais il va en manquer. Alors, il est l’heure maintenant, quelle heure il est là ? 8H32 ? Ouais, on va attendre. Est-ce que je le fais maintenant ? Non, parce que Dominique Simonnot va arriver. Ah, j’ai quand même envie de le faire. Dominique Simonnot arrive à 8h40.
Radio Paris est allemand. Radio Paris ment. Radio Paris ment Radio Paris est allemande. Ah ! Et si ton drone doit aller le bulletin de l’information de la BBC ? Veuillez tout d’abord écouter quelques messages personnels. La fortune vient en dormant. Heureux…
Alors, attendez, elle est là. Elle est là, elle, elle et là. Et elle me dit, qu’est ce que tu fous ? Ça, c’est bien Dominique Simonnot. Elle me dit qu’est ce que je fais ? Elle est là, Dominique, est ce que, est-ce que tu es en ? Pas impression, attends, allô.
Salut David.
Dominique Simonnot est là ? C’est génial. Je t’entends, je ne te vois pas, est-ce que c’est normal ? Tu n’as pas mis de caméra ?
il y a marqué caméra, je ne sais pas quoi.
Caméra, je ne sais pas quoi. Normalement, ça te dit, est-ce que vous voulez allumer la caméra ?
Dis-la, bulle de caméra. Alors, moi, tout est allumé normalement.
Alors là, on ne te voit pas, on t’entend. C’est énervant, c’est énervant, la contrôleuse générale des lieux de privation et de liberté.
Tu connais mon don pour la technique.
Je vois que ton don pour la technique ne s’est pas amélioré. Écoute, ce n’est pas grave, Dominique, on va la faire en audio. D’accord, ça te va ? Ça te va,
C’est pas la peine que je m' habille si bien.
Alors, sinon, tu sais quoi, tu te connectes et tu te connectes, et tu dis oui, je veux voir, je veux montrer mes beaux habits aux aupostiens et aux aupostiennes, comme tu veux.
Non, continue comme ça. Je vais m’en occuper des pinceaux.
Établissement pour mineurs de Marseille a fermé !, voilà. Tu es depuis 2020 la contrôleuse générale des lieux de privation et de liberté. C’est pour six ans renouvelable, c’est-à-dire si tu rentres dans ta dernière année. Tu veilles au respect des droits fondamentaux des personnes détenues ou hospitalisées sans consentement. Tu mènes des contrôles sur place. Tu adresses des recommandations au ministre. Tu sanctionnes les entraves à son action. Au ministre de la Justice, tu avais été nommé par Dupont-Moretti. Et aujourd’hui, c’est Darmanin. C’est-à-dire si ta vie est difficile, quand même. Et au mois de juillet, tu es allé à Marseille, si j’ai bien compris, et tu as rendu un avis violent contre le centre de détention des mineurs. On t'écoute.
On est arrivés dans cette prison qui est là depuis 2000. Je ne sais plus, elle n’est pas vieille. Il y avait 53 ou 54 gamins. C’est une cellule infecte, couverte de graffiti, tracée avec des, on pense des excréments, du sang, des, bon, d’autres choses. Des toilettes immondes, mais surtout un délaissement. C' est à dire, il n' y a plus de surveillants, il n y a pas d'éducateurs, il y a plus d’encadrement. Et les gamins, ce sont des enfants. Je sais que certains ont du mal à se mettre dans le crâne que ce sont des enfants, mais c’est la République qui les élève, qui les punit. C’est tout à fait normal qu’ils soient punis pour ce qu' ils ont fait, les actes qu’ils ont commis. Mais dans ces conditions, leur dire, regarde mon gars, voilà, tu vas être détenu dans une cellule, couverte aux murs répugnants, au sol dégoûtant, aux toilettes, mais infecte, tu vas être enfermé 23 heures sur 24. Tu auras à peine du scolaire, comme ils disent, ils appellent ça le scolaire. Ils adorent le scolaire, ils adorent l'école. Il y en a très peu parce que figurez-vous qu' en prison, il y a ce qu’on appelle les vacances scolaires, ce qui a un sens évident quand on est enfermé. Bien sûr qu’il y a des vacances scolaires, c’est tout à fait normal. Donc, il n' y a pas de profs. Il n’y a pas d’activité parce qu' il n y a pas assez de surveillants pour les y amener aux activités, même juste en face sur la pelouse à jouer au foot. Donc, tiens. Une heure de promenade par jour. Et le résultat, c’est enfermé dans la cellule à ne rien faire. Alors moi, j’aurais voulu qu’on m’explique. Je veux qu' on m' explique. Des enfants à qui on dit, regarde, voilà, tu as fauté. Et voilà ce que la République va t’apporter. Voilà comment la République va t'élever maintenant. Voilà, tu es dans un lieu qui est républicain, la prison, et quand tu vas sortir, certainement, tu auras en tête une fière devise qui s’appelle liberté, égalité, fraternité. Quand tu aura vécu ça, certainement que tu croiras beaucoup en la République française, que tu penses. Ça, ce que tu montres là, c’est la mousse, le matelas qui est sur les lits et qui passe de détenue en détenu. C’est-à-dire, tu arrives dans ta cellule et tu trouves ce bout de mousse. Avec de la chance, parfois, il y a une mousse… On est arrivés, parce qu’on ne prévient jamais prévenu. Et puis, on nous a fait visiter la prison. On est arrivés devant deux boxes grillagés. Je vois que tu passeras la photo tout à l’heure, avec des barreaux, et il y avait deux gamins qui étaient enfermés là. Il n’y a nulle part où s’asseoir, c’est ça. Il n’y a pas de toilettes, voilà. Il n’y pas de toilettes, il n’a rien. Et là, ça s’appelle la mise en grille. C’est totalement illégal pour des enfants, pour des adultes aussi, mais pour des enfants, a fortiori. La routine est devenue telle, dans cet endroit, qu’on nous y a amenés, sans même penser qu' on allait… Nous, on a mis 30 secondes à se dire mais qu’est-ce qu’on voit là ? Il y avait un gamin qui avait pissé par terre, il y avait de la piste partout. Qu’est-ce qu’on nous montre ? Mais pour eux, ça avait l’air… Bon, c’est la mise en grille.
Donc, la mise en grille, c’est un enfermement punitif, sans eau, sans toilettes, ni toilettes.
Quand le ministre de la Justice a vu ça, dès le 20 août, nous, on a dit que c’est absolument illégal à proscrire totalement et tout. Bon, il a mis fin à cette pratique parce qu’on était au bord de ce qu' on appelle l’article 40, c’est- à-dire la dénonciation aux autorités judiciaires de cette pratique. Voilà, là on voit… La valentine, mais la valentines neuve. En face, là, on voit la pelouse pelée. Et alors, quand on ouvre la porte de la cellule parce qu’il y a un parloir, une visite, un rendez-vous chez le médecin, le gamin, on le voit sortir, il cavale, mon vieux, comme une chèvre. Il court, il court, il monte le talus, il descend, il remonte, il redescend. Il fait des sauts, c’est un petit moment de liberté pour lui et surtout de dépenser l'énergie énorme qu’ont les gosses à cet âge-là.
Donc, tu fais cette visite surprise en juillet avec quelques-uns de tes collègues. Tu rends un avis et là, donc, Darmanin, si j’ai bien lu le monde que je viens d’afficher, a dit qu’il diligente une inspection, qu’ils attendaient un pré-rapport sous un mois et qu' il envisageait une fermeture de l'établissement si les constats étaient confirmés. Tu dis qu’elle a déjà mis fin à certaines pratiques que vous dénoncez.
Exactement. Il a mis fin à cette mise en grille. Il a envoyé l’inspection. Nous, on demande la fermeture partielle, au moins partielle de l'établissement, le temps de le rénover. Et lui, finalement, il va dans notre sens, puisqu’il dit qu’il va fermer les unités deux par deux pour les rénover et après, ça, c’est la télé que tu montres. La télé, c’est sympa d’avoir la télé dans sa chambre, on peut se dire. Mais comme elle est encastrée dans un bloc en plexiglas tout rayé et que le plexiglas bouche le son aussi, elle n’est pas très facile à regarder, la télé. Voilà, donc, je peux dire que, d’abord, je me demande comment un tel absentéisme des agents pénitentiaires, des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse a pu perdurer si longtemps dans un endroit si important où on accueille des gamins, a pu perdre si longtemps dans le silence total sans que personne n’y remédie.
Alors, Dominique, si j’ai bien compris, une partie, tu dis des gamins, c’est-à-dire, ils sont tous mineurs, mais ça commence à partir de quel âge ? C’est 15 ans ? 13. De 13 ans.
Je n’ai pas vu de gamins. Le plus jeune que j’ai vu avait juste 15 ans.
Si j’ai bien lu ici ou là, un certain nombre de ces gamins sont impliqués dans les trafics de drogue. Est-ce que tu penses que parce qu’ils seraient impliquées dans ces trafics-là, ils sont la lie de la société et qu’on se contrefout de leur sort ? Parce qu’il serait mal incarné ou pas ?
Je ne crois pas que ça s’est passé comme ça. Je crois que tous ne sont pas impliqués dans des trafics de drogue. C’est vrai que ces gamins ne sont pas faciles et il y a un manque d’investissement professionnel très préoccupant. Alors, tu as des gens qui se sont mis en arrêt de travail. Tu as des longs arrêts de travail, tu as même du télétravail. Pour écrire des rapports, mais enfin bon, ce qu’on demande aux professionnels, c’est d'être sur place, il me semble. Et il y a eu de plus en plus d’absents, mais c'était le serpent qui se mord en la queue parce que plus il y a d’absents, plus le travail est dur. Plus le travail est dur, plus il y a d' absents et ainsi de suite. Tu vois ce que je veux dire ? Bien sûr. Et là, il y à eu des week-ends où ils restaient surveillants pour toute la prison. Ils ont dû faire appel aux troupes. Pas, je vais pas dire d'élite, mais les troupes de combat, on peut dire de combat celles qu’on appelle quand il y a des émeutes ou des ERIS dans la prison, c’est-à-dire les ERIS pour garder la prison pour le week-end.
Les ERIS c'était Didier Lallement qui les avait instaurés, je crois. Exactement, oui. Ben oui, oui, on connaît.
Et donc, c’est eux qui sont venus s’occuper de la prison pour gamins, pour la garder, pour la sécurité, quoi, parce qu’il restait deux surveillants. Et c'était très souvent que, d’ailleurs, tous ils te le disent, les enfants, ils te disent, on est des gosses, mais pourquoi on est enfermé tellement à ne rien faire ? C’est ça qui est très préoccupant. Tu crois qu’on leur donnerait le goût de faire autre chose ? Je ne sais pas, n’importe quel métier, n’importe quel… Moi, j’en ai vu un, ils faisaient leur CAP d'électricien dehors, ben là, terminé. Pourquoi ne leur ferait-on pas réparer, s’occuper de la prison eux-mêmes ? Pour une fois, je dois dire, j'étais assez contente de voir que le ministre de la Justice a sans doute pris la mesure du drame, a dû se dire, non, là, c’est quand même des gosses, je peux pas laisser passer. Et il a dit, on va embaucher un chef cuisinier qui leur apprendra à cuisiner, un maître de maison qui leur apprendra l’hygiène et le respect de soi. Mais pour le moment, là tu vois l’image que tu montres, on les voit accrocher comme des petits animaux. On se croirait aux eaux. Et quand tu arrives dans cette prison, ils te hurlent dessus. Après, ils comprennent qui tu es, que tu viens les aider. Donc c’est plus sympa les invectives, disons. Ils sont, on nous dit, les cellules sont dégradées parce que les détenus les dégradent, mais à leur place, on dégraderait aussi, 23 heures là-dedans. En plus, sous le canard, interdit de mettre un rideau. Parfois, l’eau qui sort des robinets est tiède, alors qu’ils faisaient 40 à l’ombre.
Il y a Hélar qui te demande dans le tchat, est-ce que c’est une volonté de briser les gamins ou c'était de l’incompétence ?
Je ne pense absolument pas qu’il y ait une volonté parce que, en tout cas, les professionnels que j’ai rencontrés qui étaient sur place étaient formidables, je peux dire. Épuisés et formidables. Je crois qu' il y a un désinvestissement, un manque de conscience professionnelle, je ne sais pas. En tout cas. Non, je n’y pense pas que ce soit volontaire. Ce qui est certain, c’est qu’il y a une négligence, un abandon général des détenus en France pour les laisser vivre dans des conditions pareilles. Et là, des enfants. Il s’agit d’enfants détenus. Attends, je vais chercher un verre d’eau, d’accord ?
Je t’en prie, va chercher un verre d’eau. Nous sommes avec Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté. Donc, elle va dans les cellules de garde à vue, dans les prisons, dans les hôpitaux psychiatriques, dans les centres de rétention.
Non, alors je ne pense pas que ce soit volontaire, mais c’est une négligence coupable effarante. Effarante ! Mais ce serait volontaire encore, on pourrait se dire. Ça obéit à une horrible philosophie. Mais là, c' est simplement que, bon, il manque 6000 surveillants en France. Il faut être spécialement formé et spécialement motivé pour aller dans des endroits pareils. Bon, ben, il n' y a personne, il n’y a personne. Les alertes ne vont pas manquer.
J’ai pas entendu. Comment ?
Il y a eu des alertes avant tout. Et d’ailleurs, moi, j' y suis allée parce que de coloc en coloc, je tombais sur des gens qui me disaient qu’il fallait absolument y aller là. Et donc, je me suis dépêchée, j' ai dit bon, on y va.
Deux choses dis moi si tu es d’accord avec lui ou avec elle, je ne sais pas. Pour bosser en rue, dit-il ou dit-elle, ce ne sont que des gamins qu’on va retrouver psychiatrisés, addicts à 18 ans. Monsieur ZD te demande, connaissez-vous l’association Grandir Dignement qui s’attache à garantir le respect de leur dignité en milieu carcéral ? Voilà.
Je dois dire que pour le premier ou la première contributrice, je répondrai que ce sont des gamins qu’on va retrouver psychiatrisés à 18 ans. En fait, ils devraient déjà l'être pour beaucoup. J’ai rencontré des gamines qui sont dans des états assez préoccupants. Écoute, tu me connais, je suis assez dure à cuire.
Elle dit ça parce qu’elle a été ma chef. Elle aussi, je vous parlais de Sorj Chalandon tout à l’heure. Et Dominique a été la chef, donc dans le genre dure à cuire. De toi à moi, je rigole. À libération dans une autre vie. Voilà, je t'écoute, on t' écoute.
Mais j’ai manqué pleurer. Il y a un gamin, il me dit, qu’est-ce qu’on a fait de mal, madame, à sept ans, pour qu’ont vous retire vos parents, pour qu´on vous enlève à vos parents. Qu’est-ce que je peux te dire, mon petit gars ? Il y en a un autre qui m’a dit, toute ma vie a basculé pour un mauvais geste. Oui, parce que il a tué quelqu’un. Pas du tout dans une histoire de drogue. Beaucoup me disent, les surveillants qui restent, cachetonnés, pour les calmer, parce que sinon ils dorment pas. Et puis parce que quand on a 15 ans, on a 16 ans, on a une énergie du feu de Dieu. Il faut bien la dépenser. Mais ils ne peuvent pas la dépensé, puisqu’ils sont enfermés là-dedans. Sans rien apprendre, sans, voilà. Donc, il y a beaucoup de cas psychiatriques. Vous savez qu’en France, la pédopsychiatrie est en énorme crise. Donc ces gamins-là n’ont jamais été repérés. Jamais pris en charge, jamais soigné. Voilà, on les retrouve en prison pour des actes commis qui n’auraient sans doute pas commis s’ils avaient été soignés. Et oui, effectivement, à 18 ans, ça donnera des gamins psychiatrisés, sûrement. Et encore si on trouve quelqu’un pour les soigner. Puisque la psychiatrie, la pédopsychiatrie est dans une crise monstrueuse, mais la psychiatrie encore plus. Et finalement, si j’ajoute l’aide sociale à l’enfance, qui est un marasme total… Vous savez que sur 400 000 enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, on compte aux bas mot 20 000 prostitués. Je ne sais pas si… Voilà comment on élève nos gosses, nous. Comment la République élève ses enfants un peu déviants. Voilà comment elle compte les réinsérer et les remettre dans la société. C’est-à-dire en s’en occupant de façon, oui, en mettant de l’argent. Mais… Un argent dépensé à mauvais essai. Non, parce que… Pris en charge par des gens peu mal formés, trop jeunes. Qui n’ont pas reçu la formation, qui n’a pas la vocation, peut-être. Pourtant, ce sont là des très beaux métiers. Mais tel qu’exercer aujourd’hui, c’est un métier épuisant qui renvoie en plus les professionnels à leur impuissance.
Dominique, c’est ma dernière question, parce que le temps file, mais c'était vraiment génial de ta part d’avoir pris le temps de venir nous parler ce matin. Je disais tout à l’heure que tu as un mandat de six ans non renouvelable, si je m’en suis bien compris. Tu as démarré en 2020, il te reste un an. Quel est ton bilan ? Quand je dis ton bilan, ce n’est pas le tien personnellement, c’est celui de ta mission. Est-ce que tu trouves que tu as les moyens coercitifs nécessaires ?
Sur d’autres passages, des choses changent, des tas de choses changent. Là, à la Valentine, je peux dire que les choses ont l’air de, vont certainement beaucoup changer. Ça fait un peu plaisir, parce que dans d’autres domaines, par exemple, la surpopulation carcérale, rien ne change bien que. En juillet, j’avais formé un groupe de travail, on a remporté une petite victoire à l’Assemblée nationale. J’ai tous les syndicats qui s’occupent de prison, pénitentiaires, médecins, magistrats, avocats, directeurs de prison etc. Et puis les associations qui travaillent en prison. On a été reçus à l’Assemblée nationale par la commission des lois, et le président de la commission de lois en a dû le convaincre. Puisqu'à la fin, il a dit bon, je vais réunir les groupes parlementaires, tâcher d’obtenir un consensus présenter une proposition de loi à l’automne sur la régulation carcérale, c’est-à-dire pour vider les prisons. Ça, ça ferait avancer les choses. Ça, si j’arrivais à ça, ce serait formidable. La psychiatrie, le marasme de la psychiatrie. On a été déjà commandé quatre fois par le ministre de la Santé, à qui on voulait répéter la même chose qu’aux autres ministres de la santé précédents. À savoir, vous avez fait de la psychiatrie la grande cause nationale, des preuves, donnez-nous les preuves. Qu’est-ce que vous avez fait pour ça ? Mais là, bon, on avait rendez-vous le 8 septembre avec lui…
Ouais, c’est pas une très bonne date, le ministre est occupé.
Mais j’ai rayé ma date de l’agenda et trois jours après, j’avais confirmation que j’avais bien fait. Là, je lis 80 % des enfants pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, finissent SDF. Alors, dans mon bilan, je suis parfaitement d’accord avec celui ou celle qui a écrit ça. Et dans mon bilan, je dirais que j’ai beaucoup insisté là-dessus. Bien que ce de l’ASE ne soit pas ma compétence, mais je les retrouve partout, les gamins de l’ASE. Je les retrouve en prison, je les retrouve dans les centres éducatifs fermés, je les retrouve en psychiatrie et je les trouve à la Valentine.
Ma chère Dominique, j’espère qu’on te retrouvera au poste avant la fin de ton mandat. Et puis après, c'était, si je puis dire, un plaisir de te parler, quand bien même, ce que tu nous as raconté est terrifiant. Mais c’est chouette qu' on ait pris le temps de le faire. Passe une belle journée et fous la merde partout où tu peux, en attendant. Je t’embrasse. Merci beaucoup, Dominique. Merci. Merci beaucoup. Super. Au revoir. Au revoir. Voilà, c'était Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation et de liberté. Voilà. Merci beaucoup. Le travail de Dominique est essentiel. Alors, je pense que Dominique, si elle était là, dirait qu’elle n’est pas seule. Il y a toute une équipe avec elle. Je vous invite à aller voir le site qui a été refait, me semble-t-il. Oui, il est beau. Ah, bah tiens, elle est toujours là. Mais oui, parce que je t'écoute. Oui, elle est belle. Voilà, bravo. Nouveau site. Impeccable. Eh bien, écoute, ma chienne. À bientôt. Je t’embrasse.
Merci beaucoup.
Salut, Dominique. Merci. Merci à toi. Nous allons passer maintenant à la partie Radio Londres..
Radio Paris est allemand. Radio Paris, mon… Radio Paris… Radio Paris. Ici, Londres, pour ainsi le sixième bulletin d’information de la BBC. Veuillez tout d’abord écouter quelques messages personnels. La fortune vient en dormant. Heureux qui, comme Ulysse, a fait un long voyage. Pour la première fois. De Marie-Thérèse à Marie-Louise. Un ami viendra ce soir.
Voilà, les amis. Il s’agit d’une nouvelle rubrique. Puisque c’est une nouvelle matinale, il n’y a que des nouvelles rubriques. Ici, Londres. Revue de presse anti-fasciste. Alors, il se trouve qu’aujourd’hui… Oui, je ne respecte pas les horaires, c' est compliqué. J’espère que pour Euryale, elle arrive à suivre. Aujourd’hui, on va parler de frontières. Frontières qui était aux Amfis les universités d'été de LFI. C'était au mois d’août. Il se trouve que ces gens-là se seraient fait passer pour Au poste pour interviewer leurs protagonistes. Je vous montre un extrait, un tout petit extrait de leur reportage. Donc, écoutez bien, la musique est d’eux et il est haineux
Pour la première fois, Frontières, infiltre, LFI. Pour s’infiltrer aux universités d'été de la France Insoumise, nous avons décidé de nous faire passer pour des militants du parti. Comme les milliers de participants à cet événement, nous nous sommes donc inscrits sur le site officiel des Amfis 2025. Cette femme, âgée d’une cinquantaine d’années, va même jusqu'à affirmer que les chaînes comme CNews mentent à leurs téléspectateurs. Quand je vais par exemple chez ma mère qui regarde la télé, c’est lui, c' est CNews, enfin voilà c'était tout ça quoi. Elle a du mal à concevoir que ce qui est dit à la télé n’est pas vrai. Parce qu' il y a l’aura du journalisme. Elle fait partie de cette génération qui ont confiance dans le médecin, il y' a la confiance, voilà, dans le média quoi. Et je pense que ça fait beaucoup de mal quoi.
Alors, je vous ai montré ce petit extrait parce que… Attendez, je vais revenir en arrière, regardez bien. Regardez bien. Hop, hop, hop. Est-ce que vous voyez le petit truc qui est dans la main du journaliste, enfin du journalisme, du gars de frontières. Du gars de Frontieres, enfin eux ils se considèrent comme journalistes. Regardez-bien. Hop, j’ai la même chose. Hop, regardez-bien. Hop, J’ai La même chose. Regardez-bien. Eh ben le problème, c’est que c' est bien le dépliant d’auposte que nous avons distribué aux AMFIS. Alors, on va me dire, ça ne dit rien. Mais voici que j’ai reçu un e-mail. Bonjour, je suis Jiminy Criquette sur le réseau X. Vendredi dernier, j'étais aux AMFIS à Valence avec ma fille. Donc, exactement le reportage qu’on vient de voir. Deux journalistes l' ont abordé. Et quand on leur a demandé pour quels médias ils travaillaient… Ils ont répondu, auposte. Ma fille a donc accepté l’interview. J'étais un peu à l'écart, mais pas loin. Je t’avais d’ailleurs vu faire l' interview de Paul Vanier. Vous pouvez le retrouver sur le site d’auposte.fr. Pendant qu’elle répondait, je discutais avec une dame d’une radio locale pas loin… Rien ne paraissait particulier, mais le micro était sans logo et l' interview a été filmée avec un téléphone portable. Je pense que sans sa question, il ne se serait pas présenté. Je ne sais pas si d’autres personnes ont été filmées dans leurs vidéos d’infiltration, ont été abordées de la même façon. Pour ma fille, je pense qu’ils l’ont ciblé à cause de ses cheveux bleus. Comme nous étions à côté des food trucks, près d’un espace vide. Avant les tentes des médias, ils en ont profité pour organiser une interview discrète. Il n’y avait aucun signe distinctif de journalistes, de jeunes, la trentaine, qu’on aurait pu prendre pour de simples participants aux AMFIS. Oui, petite précision pour les journalistes de Frontières. Il n’a pas besoin de se faire passer pour un militant de LFI pour aller aux AMFIS. C’est un événement public, n’importe qui peut y aller. Les gens qui y vont ne sont pas nécessairement des militants des AMFIS. Et s’il s’agit de se faire accréditer par la presse, c’est autre chose. Aux AMFIS c’est ouvert à toutes et à tous. Fin de la parenthèse. L’infiltration, ce n’est pas ça, les gars, on vous expliquera. Nous les avons recroisés, nous dit Jiminy, nous les avons croisés 15-20 minutes plus tard en allant vers la Nuit des étoiles, pas loin de la tente d’au poste d’ailleurs. J’ai plaisanté en disant que, vu la longueur de tes vidéos au post, ça allait être compliqué de retrouver le passage avec l’interview de ma fille. Ils ont rigolé. Mais avec le recul, je les ai sentis un peu gênés, mais ils ne se sont pas attardés et je ne les ai plus vus. J’ai saisi le conseil de déontologie journalistique, même si je ne sais pas si ça aura d’incidence. Mais je trouve ces méthodes intolérables. Pardonnez-moi le tchat, je n’ai pas lu vos commentaires pendant que je lisais l’email de Jiminy. Je vous remontre. Le petit dépliant, il est là, vous pouvez regarder. Donc, probablement que le gars s’est présenté, bien comme le disent au moins deux témoins, pour au poste. Alors, je rappelle aux gens de Frontières que la charte de Munich, qui est la charte de déontologie signée en 1971, qui est celle qui est signée par toutes les fédérations de journalisme, prévoit dans un de ces articles, je vais vous le retrouver. C’est l’article 4 de ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies ou des documents. Or, se faire passer pour un autre média, c’est vraiment une méthode déloyale. Je vous remercie les uns et les autres de bien vouloir passer en boucle ce petit extrait, parce que je trouve que ce n’est pas des méthodes. Alors, le conseil de déontologie journalistique et de médiation, il est ici. C’est le CDJM. Donc, on va voir ce qu’il va décider. C' est un organisme auto-déclaré. Il n’appartient pas à une fédération de journalisme ou autre, ou à un ordre particulier. Il n' y a pas d’ordre des journalistes. Mais le voilà, c’est la CDJM au poste pour l’instant va prendre contact avec eux pour voir si on porte l’affaire devant ce conseil qui est purement consultatif on va regarder si on va aller en justice. Pour ça, il faudrait voir avec des avocats du droit de la presse, peut-être même du droit. Enfin, c’est quand même complètement dingue, les gars de Frontières, ce que vous avez fait. Il se trouve qu’il y a déjà eu en l’année dernière, je crois… Non, pardon, en 2023, une saisine qui a été faite auprès du conseil de déontologie et des journalistes. Sur un contenu un petit peu similaire, publié en 2022 par le site Omerta, dans un article sur la confusion des genres, avec des interviewés qui avaient été floués. On leur avait donné d’autres identités de journalistes pour être interviewés. La question, alors je voudrais juste rappeler rapidement quelques affaires. Qui sont liées au site Frontieres. Alors, il y a des plaintes conjointes, LDL, LDH, MRAP, Utopia 56, qui ont été déposées au mois de mai. Plantes conjointes visant le hors série invasion migratoire. Les coupables procédures annoncées. Publiquement, il y a également une saisine du parquet par le Conseil national des barreaux le 31 janvier 2025, après la publication du dossier listant des avocats « coupables » entre guillemets dans le journal Frontières. Parce que Frontières, c’est à la fois un magazine et une chaîne YouTube. D’ailleurs, ce procès, il se trouve qu’il s’ouvre dans deux jours. Appel à la solidarité professionnelle, le SAF, aux côtés des avocats qui poursuivent le directeur de publication Frontière pour Doxxing, puisque Frontières avait jugé bon de donner. Le nom des avocats de différentes légendes. Qu’est-ce qu’il y a d’autre pour Frontieres ? Un jury public, SOS Racisme visant l’interview diffusée par Frontières. Il y a eu des réquisitions en 2025. On attend le jugement à venir. Plante pour harcèlement moral et agression sexuelle visant un des fondateurs de Frontières. Éric Ténier, c'était le 21 janvier 2025. C'était Blast qui avait révélé cette plainte. Il y a également un conflit d’associés hérités du livre noir devenu Frontières en 2023. Ça fait beaucoup. Mais figurez-vous que ce n’est pas tout, c' est pas tout. C’est, pas tout c’est pas tout j’ai. J’ai envie de vous rappeler quelques petits souvenirs. Nous sommes en décembre 2024. Est-ce que vous vous en souvenez ? Nous sommes. En décembre 2024. C' est la motion de censure. Le gouvernement de Michel Barnier. Que se passe-t-il en décembre 2024 ? Michel Barnier. Va démissionner. La censure va être votée. Et nous sommes au poste, nous sommes dans les quatre colonnes. Les quatre colonnes, cette petite salle de l’Assemblée nationale. D’ailleurs, paradoxalement, appelée la Meute par les journalistes. Alors voilà, je vais vous montrer un petit passage, même petite allusion. Un petit passage. Ça dure quatre minutes. Et vous allez voir ce qui s’est passé entre frontières et Au poste. Et les gars, un an plus tard, ils osent se faire passer pour nous. Voilà, nous sommes donc dans les quatre colonnes.
Même le caméraman est en treillis militaire. Ah, il tourne la tête. Alors, nous sommes en direct. À ce moment-là, et nous faisons notre documentaire animalier. C’est le média frontière, le média d’extrême droite. D’extraite droite ? Non ? Vous n'êtes pas d’extrême droite ? Qu’est-ce que ça, qui vous êtes ? David Dufresne.
Ouais ? Et pourquoi ?
Qu’est-ce que vous êtes, le média d’extrême droite ?
Vous n’assumez pas ?
C’est quoi, le média d’extrême-droite ? Il n’y a pas tout ça. Ah bah, je…
Il suffit de vous lire, monsieur. Vous avez le droit… Bah, l’extrême droite, par exemple, c’est… Vous faites des diffamations, on peut vous emmener en diffamation ? Bah, allez-y, allez. Ah bah, il n’y a pas de soucis, on gagnera sans problème. D’accord !
C’est ?
La préférence nationale.
La préférence nationale, c’est…
Alors, petite précision, pour intenter un procès en diffamation, il y a trois mois, vous avez un délai de trois mois. Nous n’avons reçu aucun papier bleu, aucune lettre recommandée. Frontières n’a pas porté plainte contre nous. Et donc, on peut estimer qu’on peut dire que Frontières est d’extrême droite. Là-dessus, il n’y a aucun souci. Je continue le bazar. Quand je parle de documentaires animaliers, je veux dire c'était un travail que faisaient Pierre Carles et Daniel Schneidermann à l'époque, où ils travaillaient ensemble, où ils faisaient des documentaires extraordinaires sur le monde politique et où ils racontaient ce monde-là, comme dans les documentaires animaliers, on raconte la vie des fourmilières, des ruches et tout ça. Attention, 3, 4..
ah oui, bien sûr. Ah, certain, monsieur.
Oui, ah oui.
Ah non, on ne se résume pas à ça, mais c’est… Ce n’est pas l’antiparlementarisme, comme Jean-Luc Mélenchon, ce n'était pas l’antisémitisme de LFI, ce n’est pas la révolution permanente de LFI ce n’serait pas les groupuscules violent de LFI C’est par ça, l’extrême droite, vous êtes sûr ?
Ah non, ça, ce n’est pas l’extrême droite, vous considérez sans doute que c’est l’extrême gauche, mais ce n’est pas la droite. Non, ça, non, c’est pas l’extrême droite, monsieur. Mais non, pas du tout. Eh ben, allez demander au conseil d'État. Non, non, mais les conseils… Non, non, non… Je ne perds pas grand-monde, le conseil d'État a considéré qu’on pouvait appeler le Rassemblement national à partir de l’extrême droite, au prétexte même…
Vous êtes ultra-gauche, monsieur.
Il n’y a aucun problème, vous êtes troublé. Moi, j’ai aucun problème.
Les propos antisémites de LFI ne vous dérangent pas.
Mais ce n’est pas le… Je ne suis pas de LFI, non. Eh ben, moi, je suis tout seul, moi.
C’est vrai que vous n’avez pas un discours de gauche pour me dire qu’on est d’extrême droite.
Ah non, mais je ne vous ai pas dit que je n'étais pas de gauche. D’accord. Je n’appartiens à aucun parti. Voilà. Ah, mais moi, vous n'êtes pas mon confrère
Vous savez, je vais vous apprendre le respect, monsieur. Vous êtes mon confrère.
Oh là là là, j’avais oublié cette phrase. Oh, je vais vous apprendre le respect. Je vais vous apprendre le respect, je suis votre confrère. Eh, gars, et ta rédaction qui se fait passer pour au poste pour aller soutirer des témoignages avec un nappage musical digne des pires heures de la télévision française. Tu vas m’apprendre le respect ? T’es rigolo, toi. Tiens, regarde. Je n’ai pas de confrère.
Vous êtes bête, mais vous êtes… Ça va être super, votre copain, là, qui filme. Moi, je l’ai filmé, parce que je te… Est-ce que vous avez autorisé à filmer, monsieur ? Oh, vous rigolez ou quoi ?
C’est un lieux public ici, monsieur. Est- ce que vous avez autorisé ? Vous êtes journaliste ? Mais c’est un lieu public. Mais c’est pas… Vous êtes journaliste ? Je suis vraiment bête. C’est-à-dire, en fait, vous me dites qu’on est d’extrême droite, vous sortez… Vous êtes d’extrême-droite ? C'était la préférence nationale. Exactement. Vous me connaissez particulièrement ? Je vous ai déjà vu, mais vous, vous qui… Alors, si on connaît de mon canon, vous m’expliquez… Bah oui, j’ai vu le logo de votre média frontières. Oui, c'était un média de droite. Ah oui. Si vous voulez, mais pour moi, il est d’extrême droite. Ça ne pose aucun problème. Parce que, notamment, vous défendez… La préférence Nationale, c’est l’extrême droite. bah oui, voilà. Voilà, c'était juste On a explose l’horaire de la matinale. Il faut savoir arrêter une matinale… Vous pourrez regarder ce reportage à l'époque. Alors, c’était pas un reportage. C'était donc une rencontre impromptue que j’avais oubliée. Mais, vu les méthodes de frontière que ai ressorties. Voilà, chers amis. Il est temps, il est temps pour moi d’arrêter d' arrêter cette matinale, il est 9h13. C'était la première matinale d’Auposte. France Déter, la nouvelle matinale alternative. Comme dirait Kamel. Vous pourrez revoir le replay dans quelques instants sur le site auposte.media C’est un bonheur de faire ça. C'était un peu décousu, comme on aime. On a explosé tout le conducteur.. Voilà, merci pour la matinale. Merci Clément. Merci. C'était rigolo, nous dit Florent. Rigolo, rigolo. Est-ce que c'était intéressant ? C'était chouette. Merci pour cette matinale, mais quelle excellente idée. J’adore, nous dira Nick. Décousu, c’est la marque d’auposte. C’est un bonheur de commencer la semaine des Terre. Super, merci beaucoup. Bravo. Bonne matinale, Epic. C'était trop bien, c'était parfait. Merci à tous, vous dit Euryale. Elle a bien raison. A toutes et à tous pour votre présence. C'était sympa et intéressant. Est-ce que ce sera tous les jours ? Non, pour l’instant, c’est que le lundi.. On verra si on peut en faire d’autres. Mais évidemment, je peux pas faire une matinale et une émission dans la journée après. Donc il va falloir… Voilà, pour le moment, on fait une matinales par semaine. Et on va voir comment ça s’installe. Soyez sympa, partagez le plus possible cette matinale si elle vous a plu, si vous pensez qu’elle peut séduire, intéresser votre entourage. Je vous le rappelle, il y a la météo, la météo des luttes, la météo du tchat. Il y a la revue de presse antifasciste. Il y a les infos, qu’est-ce que j’ai oublié ? Qu’est-ce que j’ai oublié ? Je ne sais même plus. C’est crevant, je peux vous dire, c’est crevant. Voilà, merci beaucoup. Merci à vous toutes et à vous tous. Merci à tous les copains qui m’aident pour la technique. Je pense particulièrement à Robin et Olivier. Nayan sera de retour demain pour l'émission avec Ludivine Bantigny, animée par Nora Bouazzouni pour le nouveau rendez-vous. Qui va faire la vaisselle ? Rendez-vous féministe une fois par mois. Et les invités, voilà, c’est ça.Ben voilà, les amis, il faut savoir arrêter une matinale. C'était un bonheur de vous présenter ça. Je vous dis, en ce qui me concerne, à mercredi, 18h avec Sorj Chalandon pour son nouveau roman, Le Livre de Kells. Merci beaucoup, je vous embrasse. Et n’oubliez pas, n’oubliez pas de faire des dons, de soutenir auposte. Si auposte vous soutient, soutenez auposte. Si ça vous fait du bien, si vous pensez que ça vaut le coup qu’on soit là, il ne faut pas hésiter à nous soutenir, à nous aider comme vous pouvez. N’oubliez pas aussi de vous abonner à la newsletter.
