Gaza : le combat des flotilles
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Attention attention je démarre et oui ce sont les invités qui sont déjà là. Est-ce que tout va bien ? Est- ce que vous m’entendez ? 3, 4 amis, amis du café, amis de la liberté, amis de Gaza. Bonjour, bonsoir.
On essaye de mettre un peu de trouble dans l’ordre dominant qui met ensemble les mots, les choses, les mots et tout ça. La riposte c’est vous ! Suivez la chaîne, activez la cloche, donnez au poste !
Axel Chemin, réalisateur, bonsoir Axel, Claude Léostic, vous êtes donc la représentante française de la Freedom Flottilla Coalition. Vous êtes la coordinatrice de Flottille pour Gaza en France. Et vous allez nous expliquer ces histoires de poupées russes, d’associations, d’ONG. On ne sait pas bien qui fait quoi, comment ça s’est créé, quelle est l’histoire de tout ça Claude c’est parti.
Alors c'était effectivement un petit peu compliqué quand on n’est pas dedans bien sûr. Il faut savoir que le blocus de Gaza imposé par Israël bien entendu dure depuis 19 ans et depuis 18 ans des militants militantes de plein de pays au monde ont décidé de réagir et ont créé une structure qu’on a appelé la Freedom Flottilla Coalition donc la coalition de la flottille de la liberté pour Gaza. Au fil des années, nous avons envoyé environ 37 navires, bateaux jusqu'à la limite des eaux territoriales de Gaza et à chaque fois nous avons été attaqués et piratés dans les eaux internationales, ce qui est une violation du droit maritime international. Et puis en 2025, les choses ont un petit peu changé dans la mesure où deux autres structures se sont créées. Les Thousand Madleens to Gaza, donc les Thousand Madleens pour Gaza, et puis la Global Sumud to Gaza. Le Sumud, c’est la résilience en arabe, donc la résilience pour Gaza qui ont envoyé au printemps et à l’automne 2025 de nombreux bateaux qui malheureusement ont aussi été piratés, les camarades kidnappés, etc. Et nous avons décidé de recommencer cette année et de dire que nous n’accepterions jamais de laisser les Palestiniens seuls face au génocide qui se passe à Gaza et au nettoyage ethnique en Cisjordanie, ne le cachons pas, et que donc nous voulions, citoyens et citoyennes du monde, attachés au droit, à la justice, nous voulu impérativement continuer à navigue vers Gaza pour apporter aux Gazaouis une aide humanitaire restreinte, il ne faut pas se leurrer sur nos voiliers, on n’amène pas grand chose, mais surtout une aide politique absolument résolue pour dire que ce qui se passe est une violation totale du droit international et que le peuple palestinien a le droit à son autodétermination, que le Peuple palestinien à Gaza a le droit de vivre en liberté sans être complètement étranglé par ce blocus mortifère et donc nous avons relancé encore cette flottille, mais par rapport à l’année dernière. À la flottille donc 2025, nous avions dans la coalition un bateau qui s’appelait la Madleen en hommage à une femme pêcheur à Gaza. Et la Madleen a été interceptée, ça a fait du buzz parce qu’il y avait des personnalités à bord. Et après cet événement qui était un acte de piraterie en haute-mer, encore une fois, les Thousand Madleens se sont créées, c’est une structure qui a fait un travail absolument remarquable en très peu de temps. Ils ont réussi à mobiliser des gens de l’argent, à trouver des bateaux et à repartir.
Alors ça, ça, c’est le propos du film qu’on va regarder Claude, sachez qu’il y a beaucoup de monde ce soir et bienvenue à tous ceux qui arrivent, je voudrais juste présenter le jeune homme qui est à côté de vous, donc le dénommé Axel Chemin, bien connu de nos services puisque en 2024, je crois qu' on se doit d'être transparent, en 2024 je recevais des mails d’Axel me disant je sors de la FEMIS, c’est-à-dire l’école de cinéma, je fais un peu de montage et si auposte a besoin d’un coup de main pour les clips autour de la campagne qui suivait la dissolution de l’Assemblée Nationale, et bien c'était comme ça qu’on s’est connus, mais voilà que tu es venu me parler et il y a quelques mois de ça, tu m’as dit j’ai fait un film, j’aimerais bien qu’on le montre et je t’ai dit écoute dès que l’occasion s’en présente et l’occasion s’en présente avec ce qui vient de se passer dont on va largement parler après le film, est-ce que la présentation vous vous sied monsieur Axel Chemin ? C’est parfait, voilà donc ton dossier s'épaissit quel est ton rôle exact dans le film que nous allons voir ?
Alors, on était une petite équipe de cinq personnes pour faire ce film et on a tous été, finalement, responsables de beaucoup de choses parce que petite équipes oblige et c’est des personnes qui sont à l’intérieur du mouvement. Donc, c'était des personnes, qui parfois n’avaient jamais écrit de documentaire, d’autres qui n’avait jamais fait de montage, etc, etc. On a tous participé à l'écriture du documentaire. Ensuite, on s’est tous donné des spécialités pour pouvoir le sortir au moment de partir. Et donc, moi, vu que je suis monteur, j’ai monté intégralement le film. C’est ma contribution la plus grosse sur le projet, mais on a tous finalement été très utile sur des images qui ont été tournées, des images qui ont été cherchées sur Internet, etc ça a été vraiment un petit travail collectif au sein même du mouvement. Et on a eu beaucoup de discussions avec le mouvement lui-même pour faire revenir du coup cet objet qui retrace à la fois, qui retraces beaucoup ce que Claude disait sur le bateau, à partir du bateau de la Madleen jusqu'à leur arrestation et leur retour aux aéroports, mais aussi toute l’histoire, finalement le contexte dans lequel toute cette vague de soutien et de mobilisation, d’où tout ça vient.
Je vous propose qu’on regarde le film, mais d’abord, Claude, avez-vous eu dans une autre vie une carrière de prof d’anglais ? Oui ! Alors, Kanatha vous dit, bonjour, je réalise soudainement que cette dame était ma prof d’anglais au lycée. Lors de vos cours, j’ai découvert de très beaux films engagés, qui restent encore mes préférés à ce jour. Merci pour votre engagement. Et ben merci beaucoup ! C’est fort ça non ? Bon, je lance le film, on se retrouve dans une heure, on parlera du film, on parlera de l’actualité, de la dernière flottille dont, voilà, nous avons tous entendu parler par la violence avec laquelle elle a été reçue, si je puis dire. Vous nous donnerez des nouvelles de certains activistes, militants. Comment vous vous appelez entre vous c’est quoi le terme que vous donnez et après je lance le film.
On s’appelle par nos prénoms, voire nos pseudo, parce que dans ce monde-là, il y a pas mal de pseudo. Mais quand on parle de nous en extérieur, on parle des camarades.
Très bien. Chers camarades, bon appétit. On se retrouve tous les trois et quatre millions de personnes dans le chat. Ouais, ouais, selon la préfecture. Voilà, je vous dis à tout de suite. Je lance le film et on se retrouve dans une heure.
Au 9 juin 2025, le bateau appelé Madleen qui a l’objectif de détruire le blocage imposé sur Gaza, est illégalement intercepté dans les waters internationales par les forces d’occupation israéliennes. Ok, tout le monde, prenez soin de vous ! Sur l’abri, il y a des civils de partout dans le monde incluant Rima Hassan et Greta Thunberg. Ce n’est pas la première fois que l’Israël a violé la loi internationale. En réalité, depuis la création, les gouvernements israéliens ont conçu le projet clonal de l’oppression et de la violence contre le peuple palestinien. C’est en réponse à cela que la Madleen comme d’autres avant. Toutes organisées par la FFC. Mais cette fois, c’est différent. En suivant l'équipe, la mobilisation internationale pour la Palestine prend une nouvelle escale. Et il y aura autant de bateaux que nécessaire pour briser ce blocus ! C’est dans ce contexte qu’une partie de la société civile s’amène à la phrase « Ils peuvent arrêter un bateau, ils ne peuvent pas arrêter 1 000. » Ils créent un mouvement « Thousand Madleens to Gaza ». Dans quelques semaines, les citoyens sont arrivés ensemble, s’organisent eux-mêmes dans des groupes locaux, des délégations nationales, pour envoyer la flottille en septembre 2025. A genocide is being broadcast live on all of our screens. And even if our states force us into an illusion of powerlessness.C’est à nous, les gens, d’organiser. Nous sommes des citoyens de Thousand Madleens to Gaza et nous allons vous dire comment nous sommes libérés de cette illusion et comment vous aussi pouvez se mobiliser et rejoindre les préparations pour la seconde vague qui repart dans l'été de 2026. Way more than a humanitarian mission, let us achieve what they think is impossible. Let us build the new international movement of people for human rights, for freedom and human dignity alongside our brothers and sisters resisting occupation. Determined, we set our course for a free Palestine. Dans ce film, nous allons vous dire pourquoi ces bateaux continuent d’exister et pourquoi, chaque fois qu’ils le font, ils sont considérés comme une menace. Pour comprendre cela, nous devons zoomer à l’extérieur pour voir le système à la place. L' histoire remonte à des décennies quand les décisions sur le Palestine ont été prises sans les Palestiniens. Le Palestine n’est pas un pays vide, il n’y a jamais été. C’est inhabité, organisé, et il est constamment couvert par le colonialisme d’habitants et séparé de la détermination. À la fin du XIXe siècle, le sionisme politique s'évolue en Europe et l’a présenté en réponse à la persécution de la population juive. Mais en réalité, de l’enquête, c'était un projet colonial aimant à approprier une terre déjà populaire. La Palestine n'était pas le seul endroit qu’ils pensaient. Il pourrait avoir été l’Argentine, l’Ouganda, certaines régions de l’Afrique du Sud, sous le contrôle britannique. Les alternatives n'étaient pas des solutions. Rather colonial options. But in 1970, the Balfour Declaration formalized Palestine as the Chosen site of this colonial project, promising a Jewish national home on a land whose people were never consulted. At that moment, protests erupted, bringing together the entire Palestinian population, including Jewish communities. Palestine is not a religious war. Et depuis les années 1920, toute résistance palestinienne est violemment réprimée sous le mandat britannique. 1947, les UN adoptent un plan de partition très injuste. Plus de 55 % du territoire est alloué à une troisième partie des habitants. Encore une fois, les voix palestiniennes sont mortes. Et le pays d’Israël est créé de toute façon. Avec ça vient le nettoyage ethnique, documenté par les historiens israéliens eux-mêmes. Plus de 750.000 Palestiniens sont expulsés, plus de 500 villages détruits, plus de 700.000 oiseaux d’olive incités, et des massacres, des rapts et du terreur systémique multiplient. Les Palestiniens appellent cette période le Nakba, la catastrophe. En 1948, les Israélites marchent dans l’eau, vers la terre promise. Les Palestiniens marchent vers la noyade. Champ et contrechamp. Champ et contrechamp.'Israël ne s’est pas arrêté là. Pendant les années, ils ont pris le contrôle de plus d’armes que le plan de l’Union. En 1967, une guerre a commencé avec la coalition arabe. Fille occupation de Gaza, la Banque du Sud et l’Est de Jérusalem. Cette guerre de six jours a conduit à la Nakba. Dans la loi internationale, cette situation est appelée occupation. Et l’occupation vient avec des règles des règles pour protéger les citoyens. Pas de sérénité pas de punition collective. Et un accès garanti aux nécessités basiques. Des règles qui reconnaissent aussi le droit des populations occupées à résister à cette occupation. Qu’est-ce que vous en pensez ? Vous n’avez pas le cœur ? Vous n’avez pas de famille ? Mais l’Israël a constamment violé ces règles. Les inégalités s’étendent, la terre est confisquée, les routes sont sécrétées, les villages sont éloignés et les Palestiniens sont fragmentés, légalement, géographiquement et politiquement. Les Israéliens ont plus de droits que les Palestiniens. Ce système est clairement un apartheid. En 2007, ce contrôle tourne dans un blocage sévère sur Gaza. Cela signifie un contrôle systématique du flux de la population, de la nourriture, de la médecine, de l’huile, isolant toute la population civile. Les offensives qui suivent détruisent méthodiquement l’infrastructure vitale, les hôpitaux, les écoles et les journalistes, les soins de santé et les travailleurs humanitaires. En ce temps, dans la Bande du Sud, la colonisation continue, les checkpoints multiplient, les attaques violentes contre les Palestiniens font que la vie normale n’est pas possible. Depuis octobre 7, 2023, la situation a augmenté dramatiquement. Les massacres, les familles organisées, le déplacement des forces et les appels publics pour annihilation multiplient. La loi est claire. Ces sont tous les éléments qui constituent un génocide. C’est dans ce contexte de violence systémique, d’injustice et de résistance que Palestine continue de se battre pour son existence, sa dignité et son futur. Et ce n’est pas seul. La Palestine n’a jamais renoncé à l’arrêter. Sous l’occupation génocidaire et la résistance en Palestine est d’abord un acte de survie. C'était politique, sociale, culturelle Mais ce n’est pas l’amour de la mort, c’est le combat pour la paix. Mais qui n’est jamais réduit à des armes. Elle vit dans la collectivité, dans les seins et le sol, dans la mémoire et dans la refusée d’arrêter de disparaître. Sur le terrain, les civils palestiniens, ainsi que les organisations locales et internationales, restent en vie. A Gaza, les gens créent des réseaux de soutien mutuel, de soutenance médicale et de production de nourriture sous la menace constante et d’extrême circonstance. Nous parlons de plus de 600 patients avec plus de 90 % de ces patients qui ont des pertes ouvertes et ils ont beaucoup d’infections qu’ils ont à faire avec le positionnement. Dans la bande du Sud, des groupes de grâces documentent des abus, défendent des prisonniers, protègent la terre et organisent des résistances civiles. Les mobilisations tentent également d' atteindre la Gaza par terre. Récemment, le marché mondial à la Gaza et la caravane du Sumud, qui sera plus tard le flottille global du Sumud, a été bloqué par l’Égypte, l’Israël. Le peuple est uni ! Nous devons faire face à la victime ! Le peuple est uni ! Donc, Gaza est enclavée par la terre et l’air, mais il y a un autre bordel qui importe aussi beaucoup, la mer. Le Méditerranéen est un espace vital, historique et symbolique du héritage palestinien. Et la déprimante Gaza de la mer est un direct attaque sur sa capacité à vivre. C’est pourquoi la mer devient un espèce de lutte politique. Aller à Gaza par la mer et refuser le confinement et challenger la chute illégale israélienne. Donc, la solidarité internationale commence à envoyer des bateaux à Gaza. En 2008, la coalition Freedom Flottilla a émergé comme la première alliance internationale de flottilles civiles. Cinq missions ont atteint Gaza avant que la plage soit complètement renforcée. Mais beaucoup d’autres essais ont été interceptés à l’est par les forces israéliennes. Routées par une loi internationale et par une résistance non-violente, elles ont forcé le monde à regarder Gaza. Donc le monde voit quand la Marvi-Marmara est attaquée en 2010. J'étais en train de filmer, et tout d’un coup, quelque chose est tombé sur ma tête. Et c’est là que j’ai réalisé que c'était un soldat. Il m’a regardé, et il m’a pris son fusil. Il a commencé à tirer ! Deux morts, environ 20 blessés, mais l’attention s’arrête. Les flottilles continuent, les interceptions continuent. Le siège et ensuite le génocide continuent jusqu'à 2025. La Madleen s’est vendue, nommée après le Collab de Thousand Madleens, la première et seule Fischer Woman à Gaza. Cette fois, la croisière est streamée en live. De tous nous, à travers le monde et la Madleen, on vous voit. Le monde n’est pas juste en train de l' entendre après. Il est en train d'écouter en temps réel. Les activistes à bord ont été arrêtés comme les autres. Si vous voyez cette vidéo, nous avons été interceptés et kidnappés dans les eaux internationales par les forces d’occupation israéliennes. Et quelque chose change. Cette mission s’arrête par là silence des médias qui entourent le Palestine et qui empêche la société civile d’organiser une grande escale. C’est là que la histoire de Thousand Madleens à Gaza commence. Une histoire de gens qui ne savaient pas ce qui allait se passer, des citoyens du monde, certains qui ne connaissaient rien de bateaux, rien de l’activisme, mais qui ont entendu l'écho de la Madleen. Ils peuvent arrêter un Madleen mais ils ne peuvent pas arrêter 1 000. Thousand Madleens de Gaza est construite de la base. Premièrement en ligne, par des échanges, des appels et des contacts, puis très rapidement sur la base, des rencontres d’informations, des rencontrés en personnalité, des événements de fonds, des assemblées ouvertes. En Bretagne, notre première équipe locale est structurée. Elle devient une base de soutien et sera à l’origine de la délégation française. Plus de groupes locaux français émergent d’autres endroits. Et en entraînant les mouvements en France. Les délégations régionales et nationales sont réparties selon le même modèle. Cela forme ainsi une organisation décentralisée qui sert comme fondation pour le reste du mouvement. Mais l’objectif n'était pas d'être seul. Certaines personnes étaient parties au combat pendant des années. Donc, nous avons rapidement discuté avec la coalition Freedom Flow, qui offre du soutien et de l’expertise dès le début. Lorsque le mouvement s’est formé, une campagne de soutien est lancée. Elle correspond à des besoins concrets. La preuve de bateaux, la préparation de l’hôpital, le soutien logistique et la collection d'équipement. C’est juste le début, mais le mouvement est en train d’arriver. Ce qu’on appelle Thousand Madleens ne vient pas d’une décision faite ailleurs. Elle vient de Gaza. Les voix palestiniennes documentent jour après jour ce qu’elles ont été déprimées. Ce qui a été détruit. La nourriture, l’eau, la santé l’air, l’appareil médical et de l'école. En nommant aussi le génocide, en intensifiant et en appelant pour finir le flux des armes des Etats-Unis. A partir de là, le mouvement s’organise. Not only to act, but to make visible what states refuse to confront, ce n’est pas une mission humanitaire, comme d’habitude. C’est une intervention politique et médiatique, un symbole que les civils sont obligés d’activer parce que les gouvernements, loin de faire rien, sont des participants actifs dans le génocide. Et maintenant ça part demain à 6h. Voilà. Weeks of organizing become visible. People gather, people discover what it is outside of social media. They have a concrete idea of what this represents. 1000 madeleines de Gaza existent physiquement. Il n’y a pas de retour. Nous organisons les premiers événements du mouvement. De partir d’une simple conférence d’informations à des protestes à la mer en solidarité avec les flottilles. Nous nous réunissons pour rompre l’illégalité de la Cége en Gaza renforcée par l’Israël et ses alliés et pour challenger leur contrôle et l’occupation de la terre palestinienne. Nous sommes une partie d’un mouvement direct, en exposant les systèmes, les institutions et les gouvernements internationaux qui permettent de financer ou de gagner l’israélienne génocide en Palestine. Notre objectif n’est pas de remplacer le travail des ONG humanitaires. Nous sommes plutôt en solidarité avec les Palestiniens, en collaborant directement avec les communautés palestiniennes en Gaza par des contributions matérielles qui soutiennent leur souveraineté dans l’absence du gouvernement et de l’action institutionnelle, nous faisons des efforts continus en tant que flottes civils, en prenant une action non-violente directe en solidarité avec la lutte palestinienne pour la détermination, la liberté de mouvement, le droit de retour et la durée de la souveraineté. La libération et la liberté de la rive à la mer. La mobilisation citoyenne est en train de s’arrêter. Nous pouvons acheter les deux premiers bateaux et ils s'éteignent de la France britannique. En même temps, le mouvement international continue de grandir. Grâce au soutien de la Corse, tous les autres bateaux sont portés à Hachacho puis préparés par notre communauté d’avocats. Tous les bateaux vont s’accueillir à la fin définie pointe de départ international, Catane, en Sicile. Thousand Madleens to Gaza est une proposition pour l’organisation collective pour la société civile entière. Sur les bateaux, il y aura des citoyens, des voyageurs, des travailleurs de santé, des figures publiques, des journalistes, des officiers élevés, des étudiants, des chefs, des artistes et d’autres. Dans quelques jours, nous recevrons des centaines de messages, des réponses à nos formes qui viennent de plusieurs dizaines de pays. Je n'étais pas, je n’ai personne. Salut à tous ! Salut à tout le monde ! Des gens qui n’ont jamais été activistes, et d’autres qui ont combattu depuis des décennies. Tous ceux-là veulent participer à ce mouvement, soit pour entrer en bateau, soit pour nous aider à lancer ces bateaux à la mer. Chaque présence en bateaux suit une logique de pression collective. Plus divers les profils, plus politiquement coûteux une interception devient. C’est une stratégie et une conviction. Mais ensuite, la réalité s’arrête avec nous. Pendant un changement de nuit à notre base opérationnelle, un drone de surveillance s’envole sur nous. À l’hiver, nous avons appris que les réseaux de solidarité internationaux que nous contactons ont été attirés par des tentatives d’infiltration. La cause palestinienne est constamment monitorée, redressée et attaquée. Même quand les endroits de nos bateaux ne sont pas publics, ils sont déjà regardés. Cela confirme ce que nous avons déjà organisé pour Gaza signifie être exposé, traité et criminalisé. Cela nous rend de retour au choc qui nous a d’abord poussé à agir. Il ne devait pas s’agir de nous. Une mission comme celle-ci ne devrait pas exister. C’est la responsabilité de nos pays, de notre gouvernement pour éviter les crimes de guerre, les génocides. La Palestine n’est pas seulement un problème colonial limité à son territoire. C’est une note stratégique des systèmes globalisés de l’oppression. Depuis le début du 20e siècle, cette région a concentré de majeurs routes de traite, des ressources énergétiques dans les corridors de la mer. C'était un point de contrôle entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe. L'État israélien n’est pas un ami.C’est un poste impérial, désigné, armé et financé pour garantir la stabilité d’un monde profondément inégal.Israël fonctionne comme une plateforme militaire avancée et un laboratoire de contrôle de la population. Les technologies testées sur les Palestiniens, les drones, la reconnaissance faciale, les murs, les systèmes de contrôle biométrique, sont ensuite exportées aux bords de l’ouest, aux régimes autoritaires, et aux forces de police partout dans le monde. Le Palestine est un terrain de test où la mort devient profitable. La destruction de Gaza n’est pas uniquement idéologique, elle est économiquement structurée. Chaque attaque enrichit l’industrie des armes, justifie de nouveaux contrats et renforce les alliances militaires. Des projets documentés pour contrôler les réserves de gaz de l’offre, retirer les routes et des points stratégiques comme le canal. La disposition palestinienne est obsédée dans un capitalisme qui est souhaité massacrer les peuples entiers pour protéger leurs vies et profits. En Europe et aux États-Unis, les gouvernements aidés par les banques continuent d’autoriser leurs industries pour produire, financer et exporter des armes directes à l’armée israélienne. Ce n’est pas abstract. Ces décisions sont signées, approuvées et défendues par des leaders spécifiques. Dans Washington, Biden, puis Trump financent l’armée et protègent l’Israël diplomatiquement. L’un des premiers partenariats de l’Israël, Von der Leyen et Macron, normalise la coopération et le traité militaire. Dans le monde arabe, les rôles augmentent leur traité avec l’Israël pendant que l’Al Sissi intervient. Ces participations actives dans le génocide des Palestiniens traînent leurs propres peuples qui condamnent ces crimes. Ils violent leur obligation à éviter le génocide, à ignorer la loi internationale et à criminaliser la solidarité avec le Palestine. Ils parlent de droits humains en protégeant l’occupation. Ils parlent de paix en vendant et achetant des armes. Des dizaines d’enfants se sont tués de l’espoir et s’appellent à eux. Et les médias jouent le plus grand rôle dans cela. Ils ne restent pas simplement silencieux. Ils mentent Ils protègent les intérêts économiques en légitimant les actions d’Israël. L’Israël a le droit de se défendre. Israël à le droit d'être défendu. L’Irlande a le droit de se défendre. Le génocide qui se passe. En face de ses yeux. C’est incroyablement émotif et les Israéliens, comme vous le savez, vont dire qu’ils ne visent que le Hamas et qu’il n’y en a pas d’objectif. Ce n’est pas la vérité. Le silence n’est pas neutre, il s’agit de la participation. A tous les endroits, le réchauffement du fascisme menace notre humanité partielle. Les gouvernements n’ont pas réussi, donc les gens doivent s’enfuir. Tout en un jour mondial de solidarité avec la Palestine. Dans le pays unis, les gens s’y attendent à des compagnies de l’armée. 2 milliards de dollars dans les contrats militaires ont été bloqués par l’action directe. À travers le monde, les étudiants occupent leurs campus pour dénoncer la participation de leurs universités en finançant l’occupation. De McGill à Montréal et de Sciences Po à Paris, de Columbia à UCLA, les campus en Barcelone et plus, des centaines sont arrêtés. Cependant, le mouvement ne s’arrête pas dans les ports, les blocages prévoient les livraisons d’armes. De Auckland, Gènes, à Barcelone, les bâtiments refusent de rouler pendant que le mouvement continue à évoluer, ces luttes nous donnent de la force jour après jour. C’est le map de la route. Je vous le montre. Gaza est là-bas, donc on peut voir quelque chose entre la Palestine et l’Égypte. Thousand Madleens apparaît de l’inspiration de la résistance mondiale. Comme le flottille global Sumud est déjà à la mer, la composition de notre voyage est finalisée. 150 personnes s’assemblent à la pointe de départ internationale. Les médias sociaux éructent. Les figures publiques relèvent le défi, les artistes, les académiques et les officiers élevés locaux montrent leur succès. J’ai envoyé les choses de la danse. Je suis allé à Stove avec le bateau d’aide Je suis ici pour rejoindre la Thousand Madleens. Finalement, les bateaux sont prêts. Pendant une semaine près de Catane, les équipes vont être entraînées et préparées pour une navigation de 15 jours vers la côte palestinienne. Nous avons trouvé la façon de s'éteindre de notre impotence politique. Et c’est ensemble que nous allons marcher vers l’avant. Parce qu’il n’y a pas de sauvetage pour l’humanité, que excepté ensemble, unis. Nous sommes ici pour nos sœurs palestiniennes, là-bas, et aussi pour les gens palestiniens. Nous sommes là de chaque côté du monde, en faisant des actions. Nous allons faire la première étape de la flottille qui va briser le blocage l’embargo. La libération de la Palestine est notre combat. C’est le point focal de la libération de d’autres pays dans le monde. Parce que, quand l’oppression est globale, la résistance doit être comme celle-ci. Palestine you’ll be free ! Augusta, Sicile, une semaine avant le départ nous arrivons à la place d’entraînement, un espace temporaire à l’extérieur de l’apathie et l’inévitabilité. Les citoyens de différents pays, de différentes histoires, se rassemblent dans le même endroit pour une seule raison, de se préparer à prendre la mer de Gaza. Tout le monde est volontaire. Friends, camarades, sisters, and brothers, today we gather for something that is bigger than ourselves. We gather not only as crews, volunteers, trainers, kitchen teams, skippers, lawyers, medics, delegates, but as a single body, united in one mission, to break the siege on Gaza and to stand for Palestine. Laissez-le être dit, et laissez-l'être rappelé, quand les pouvoirs du monde ont tourné leurs cheveux, quand les présidents et les parlementaires ont resté silencieux avant la première génocide en histoire, vous ne l’avez pas fait. Vous avez entendu l’appel de l’humanité et vous l’avez répondu. Nous sommes ici pour Gaza, nous sommes ici en Palestine. Nous sommes là parce que la libération de Palestine est liée à la libération de tous les peuples. Donc, nous devons nous entraîner. Nous devons nous préparer. Nous devrions continuer avec discipline, courage et amour. C’est l’heure pour les gens de reprendre leur pouvoir. Merci et hahia Palestine ! Le premier entraînement commence. Nous ne parlons pas des rêves, nous parlons de la réalité, de ce qui peut se passer, de ce que cela signifie, d’entraîner un bateau, d’enchaîner un blocus militaire. Les entraînements se produisent dans un processus politique beaucoup plus vaste, en route dans l’histoire de Palestine, dans les luttes anti-racistes et anti-coloniales, et dans la refusée collective de la génocide. Ici, le focus est pratique. Deux axes le premier risque. Préparez-vous pour ce qui peut se passer à l'étranger. Protocoles de communication, réactions en cas d’entretien, aide première, des gestes simples sont recherchés, les mains visibles, pas de mouvements soudains, nous simulons des scénarios, des blessures, la perte de contact, la séparation. Personne ne se quitte sans savoir ce à quoi s’attendre. La deuxième, la sœur, pas comme un confort self-centré, mais comme une discipline collective, non-violence, As a political stance. Mutual support, so that fear does not isolate us and pressure does not break us. These trainings were intense. They created unity. People who did not know each other a week ago now share something deep. We live together, sleep little, sometimes laugh, sometimes cry. Something is shared beyond words. Some left their families without knowing when they will return. Others took unpaid leave. Épouser leurs salariés, liés à leurs amies pour ne pas les inquiéter. L’une chose est claire pendant ces entraînements. Nous ne serons jamais face à quelque chose de pire que ce que les Palestiniens ont vécu chaque jour pendant plus de 78 ans. Mon nom est Amira Zahid, d’Angleterre. Si vous voyez cette vidéo… Bien, j’appelle tous mes camarades Et familles afin que je fasse pression sur le gouvernement italien. Ce qu’elle a voulu, ce qu’elle a souhaité, ce que je veux faire, ce n’est pas la même chose qu’il y a dans le monde aujourd’hui. C’est la première fois que j’ai eu l’occasion d’entrer dans un pays où il n’y a pas beaucoup de gens. C'était un pays qui m’a beaucoup apprécié. Mais nous restons lucides, nous sommes en face de l’armée la plus létale du monde. Dans le fond, les risques multiplient. Des statuts officiels, des prévisions, des promesses d’interception. En tant que l’Israël menace les flottilles, l’Italie, Grèce envoie des bateaux pour assurer que leurs citoyens s’engagent sur la flotte globale Sumud. Donc, nous croyons dans la réponse de nos gouvernements de l’Ouest. Mais ces bateaux restent dans les waters internationales. Ils ne dépassent pas Ils ne les suivent pas à Gaza. Quand le moment arrive à agir, ils ont perdu les Palestiniens, des fois et des fois de nouveau. Et ceux qui devraient être sur la frontière ne nous soutiennent pas. Parce que tout ça, c’est gratuit Pericoloso et responsable. Le lieu de notre éternité. D’accord avec un étudiant de l’Université de Pennsylvanie, en collaboration avec le journal israélien Haaretz, plus de trois quart de la population israélienne soutient l’expulsion des résidents de Gaza. 60 % veulent l’explosion de tous les Arabes, et il s' agit que les résidents palestiniens devraient être tués pendant l'échec de ce qu’ils appellent les villes ennemies. Une autre étude de l’Université de Tel Aviv montre que 36 % des Israéliens soutiennent une solution d’un pays sans droit d'équilibre pour les Palestiniens. En d’autres mots, la population israélienne grandement soutient l’apartheid. Pour que quelqu’un fasse brûler un bus plein d' enfants, vous devez le ranger dans leur cerveau, vous devez ranger leur cerveaux et leur dire qu’il y a une cause plus élevée là-bas, c’est religieux, ethnique, racial, quoi que ce soit. Et pour cette cause plus élevée, vous pouvez dégager toutes les règles normales de la moralité. Vas-y, vas-y ! Le projet est clair, que le Palestine, sa culture, son histoire disparaissent du monde. Ce n’est pas ce que nous voulons. Nos vents portent des histoires de luttes, noms d' agriculteurs, journalistes et médecins qui ont résisté à l’oppression, éloignés dans les patins de la traitrise palestinienne. Chaque marque, chaque couleur, parle de générations qui ont refusé d'être arrêtées. Au-delà de tout le monde, dans toutes les sphères, les voix nous soutiennent. Les vétérans de la Seconde Guerre mondiale comparent notre action à des convois de résistance. J’ai vécu la guerre dans la résistance française, tout jeune, mais pas à l'état juif. Immigré en France, on a survécu par miracle. C’est dire qu’aujourd’hui, pour moi, les Palestiniens sont mes frères et sœurs. La lutte menée actuellement pour Gaza doit se poursuivre avec les mêmes moyens, pacifiques mais collectifs. La plus belle chose que j’ai réalisée, c’est de trouver des jeunes qui ont repris à leur manière le flambeau de la solidarité humaine, de l’antiracisme, et ils ont envie d’agir un peu autrement que nous, plus gentiment que nous. Je suis bouleversé de voir ça et la lutte continue, comme on dit en italien, la lutte continue. Tout le monde ici, nous sommes les Gaza Sunbird. Nous sommes ici avec vous aujourd’hui parce que nous sommes folles et fatigués de entendre que nos familles, nos amis et nos enfants s’efforcent et vivent sous la perte constante de la mort et des drones. Nous sommes collectivement, que nous vous sommes allés dans l’espace avec vous. Nous sommes honorés que l’un de ces bateaux va se voler sous le nom de la Gaza Sunbird. Pensez-vous en vous-même et en ce que vous faites. Ce que vous faites, le monde et les pays peuvent faire. Ce que les pays font, donne de l’espoir aux gens de Gaza. Ils vous attendent sur la plage de la plaine de Gaza, n’hésitez pas, et soyez plus forts. L’histoire nous rappelle que l’obédience civile a toujours été criminalisée avant d'être célébrée. L’entraînement est terminé. Les équipes sont prises. La mer est devant nous. Gaza regarde. Les bateaux sont à la mer. Les premiers jours sont fatigants. La Méditerranée nous salue avec une grande température. Par contre, malgré le malheur de la mer, nous organisons l’entretien, les voyages de la nuit, les moments partagés, les détails de l'équipement, les règles d’urgence. Nous apprenons à vivre ensemble dans un espace confiné. Nous parlons de ce qui nous a apporté ici. Nous parlions de ce que nous attendions. Et je suis prêt à coordonner la communication à Gaza. Merci à tous, encore une fois. Merci, on vous aime tous, de Gaza. Et ensuite, la première rencontre. Nous sommes éloignés par un drone et il reste là, sans émotions, quatre heures. Nous savons qu’ils sont regardés. Quand la terre tombe, quand le ciel est bombé, quand les frontières sont fermés, il reste la mer. La mer comme un espace de loi internationale. La mer, comme un état d’insolence. La mer est un espace politique. Chaque bateau pose une question simple. Do the people of the world still have the right to self-determination ? To live free ? To return to their land ? Or are these rights only for the privileged few ? La mer méditerranéenne n’est pas un espace neutre.Israël exerce un contrôle permanent, la restriction des zones de pêche pour les Palestiniens, la surveillance des bateaux, les interceptions dans les waters internationales. Vous n’avez pas d’argent pour les marchés ? Faites un marchand à l'étranger ! Les forces israéliennes pratiquent la piraterie contre les pêcheurs palestiniens. Ils confisquent leurs filets de pêche et ouvrent le feu sur leurs bateaux sur presque une base quotidienne. Les pêcheurs palestiniens sont régulièrement kidnappés, parfois tués. L’armée israélienne actuelle au ciel comme elle le fait sur la terre, avec totale impunité. Achetez-le. Aujourd’hui, les pêcheurs palestiniens n’ont plus le droit de naviguer et quand ils le font en tout cas, c’est à une longue distance qu’il n’y a plus de pêches. Tout ce que vous avez trouvé, vous l’avez vécu. Vous n’avez pas eu de soucis, il n’y a pas de souci, il y en a 1,200. Les bateaux continuent d’arriver et quelque chose se montre enfin dans l’horizon : Palestine ! Palestine ! ! ! La conscience, le bateau de la coalition Freedom Flottilla, s’est enfin rejoint à Flottilla. Thousand Madleens et la FFCC s’unissent ensemble pour rompre le siège. C’est accru uniquement par les journalistes et les travailleurs de la santé. Un symbole de résistance, de tribus et de paix. L' FFC et Thousand Madleens se réunissent. Nous unissons nos forces parce que nous savons que la seule unité des gens est de se défendre du stade génocidaire de ses alliés. We’re all good, we’re all motivated, we are on our way to Gaza. Les groupes envisagent des messages, des chansons, des encouragements, parfois des blagues. Nous partageons des nouvelles du monde. Nous sommes ensemble, même à distance. En fait, un feu de paix est annoncé. Le plan de paiement de Trump fait des headlines. Ça a pris 3 000 ans pour arriver à ce point. Pouvez-vous y croire ? Et ça va durer. Après des années de souffrance et de sang, la guerre en Gaza est terminée. Mais sur le terrain, rien ne change. Les Palestiniens sont encore tués, kidnappés, torturés, pas seulement à Gaza. La mission retient tout son sens. Les jours passent, la tension s’impose. Nous n’avons plus sommeil, nous scannons l' horizon, nous savons que quelque chose peut se passer. Nous ne savons pas quoi, nous ne savons pas quand. Et puis, la nouvelle s’arrête. La flottille mondiale est interceptée. Des vaisseaux militaires, des équipes d'équipage sont arrêtés. Nous recevons le dernier message avant que leurs communications soient arrêtées. Puis, rien tout le monde sait ce qu’ils doivent faire. Nous continuons de marcher n’importe quoi. Parce que retourner maintenant signifie leur donner ce qu’ils veulent. Parce que ce n'était jamais de retour. Ça signifie que la blocage est acceptable. C’est-à-dire abandonner ceux qui comptent sur nous, encore plus que jamais, une chose devient claire. Le pouvoir n’est pas seulement gardé par les États ou les élites, il peut aussi être construit par les gens. 8 octobre, 4 août, l’alerte est en place. Pour l’instant, ce n’est qu’attaque militaire. Le bateau s’approche très vite. Les équipes sont emmenées à l’Israël. Prisons, interrogations. C’est dans ces prisons que nous rencontrons les activistes de la Global Sumud Flottille. La plupart d’entre eux étaient encore emprisonnés depuis leur interception une semaine auparavant. Les témoignages qui émergent décrivent des conditions inacceptables. Abus physiques, violences sexuelles,, manque d’hygiène, pas d’eau à boire. De Rome à Barcelone, de Paris à Dublin, de l’Istanbul à Buenos Aires, des centaines de milliers de personnes témoignent. Elles demandent la relance de la croisière et la fin du génocide de Gaza. Les flammes palestiniennes volent sur tous les continents, alors que les attaques, les blocages et les actes objectifs paralysent tous les secteurs, particulièrement en Italie et en France. Alors que les volontaires sont détaillés et que certains commencent des attachements de faim, les familles, les officiers électoraux et les organisations gardent la pression. Le message est clair, le monde regarde, le monde mobilise. Et le monde demande la relance et de la fin de la génocide perpétrée par l’Israël. Ce que nos équipes ont expérimenté n’est rien comparé à ce que les Palestiniens endurent. Dans la Palestine occupée, des milliers de Palestiniens sont détachés sans charge, parfois pour des années. La prison administrative permet d’emprisonnement sans trial, sans professeur, sans limites. La torture est documentée. Les enfants sont emprisonnés. Les prisonniers dorment dans la prison. Les corps ne sont jamais retournés à leurs familles. Les témoignages rapportent des attaques sexuelles, de l' humiliation et de la dépravation minimale. Depuis octobre 2023, il a diminué encore plus. Notre équipe a passé quelques jours en prison, les Palestiniens ont passé toute leur vie là-bas. Notre équipe a été lancée. Ils sont retournés à la maison. À l’aéroport, les gens les attendent. 3, 3, Pakistan ! Applaudissements, pleurs, éclats, ils sont fatigués par la pause. Pour certains, c'était une nouvelle confrontation. Pour d’autres, une familiarité, écho de la difficulté qu’ils avaient déjà face. Il y a quelque chose qui n’a pas changé entre eux. Ils ont vu avec leurs propres yeux ce que ça signifie de challenger l’ordre d'établissement. Ils ont senti dans leurs propres corps le coût de la solidarité. Certains témoignent immédiatement. Ils racontent le bordage, la détention, les visages des soldats. Nos premiers mots, aujourd’hui, sont pour les Palestiniens.Ces Palestiniens sont assis là-bas sans n’importe quelle légalité Ils sont juste assis ici. Nous les avons besoin de sortir. Si Israël continue l’apartheid et la colonisation, c’est parce que les États, parce que nos gouvernements ne sanctionnent pas Israël. Ils racontent aussi les moments de la grève, les chansons sur les bateaux, la solidarité entre les équipes et la prison. Le sentiment d'être exactement là où ils ont besoin d’y être. Cette mission n'était pas une fin, c'était une préparation. Chaque interception nous enseigne à revenir plus fort. Les flottilles ont été arrêtées, le mouvement n’a pas été. La colonisation de Palestine est intensive. Trump est en train de déranger le nouveau Gaza. L’aide humanitaire n’est pas encore entrée. Le blocage reste, la souffrance reste. Le génocide reste, et c’est donc la responsabilité d’activer. Ce qui s’est passé à la C’est changé quelque chose. Cela a prouvé que les gens ordinaires, actifs ensemble, peuvent confondre ce que les gouvernements choisissent d’ignorer. La lutte internationale pour la liberté et la détermination en soi des Palestiniens est nécessaire. Nous continuerons d’activer en solidarité avec nos frères et nos sœurs en Palestine. Ce n'était jamais une seule mission. C'était le début d’un cycle. En juin 2026, la mer aura plus de bateaux, plus de pays, plus d'équipiers et plus d’expérience gagnée de cette première vague, et cela va avoir besoin de vous, votre temps, votre énergie, votre monnaie, votre voix, votre humanité, votre âge. Ce prochain déploiement va nécessiter de plus en plus de salariés, des travailleurs de santé, traducteurs journalistes, organisateurs. On a besoin de plus de gens pour organiser plus d'événements, faire des stands d’information, parler à ceux autour d’eux. Il a des dons nécessaires, même modestes. Nous avons besoin d’une histoire à raconter, partagée, diffusée. Ce film est né d' une nécessité, pour prouver que c’est possible, que la distance entre le regard et l’acte est plus courte que nous pensons, que tout le monde peut participer. Nous allons continuer à vous attendre et nous avons beaucoup d’espoir que vous restez avec nous et que vous continuez à nous aider. Merci beaucoup à tous les libéraux du monde. Nous vous saluons et nous vous remercions. Nous vous promettons d'être forts et d’exister sur notre terre. C’est une stratégie populaire internationale, un mouvement citoyen, décentralisé, décolonial, déterminé. Ce mouvement ne demande pas qui vous êtes, il demande si vous êtes prêts à agir. Nous retournerons, encore et encore, jusqu'à la fin du blocage, jusqu’au moment où les Palestiniens sont libres de déterminer leur propre futur. La libération de Palestine est liée à toutes les luttes pour la dignité, la justice et la liberté du Soudan au Congo de l’Iran à la Kanakie, où les gens résistent à l’oppression, la même demande est faite. Quand l’oppression est globale, elle doit être résistante. La question n’a jamais été… Et les bateaux. La question a toujours été : Comment nous actions ? Comment nous refusons d’accepter un monde où les gouvernements ignorent le génocide et normalisent l’oppression. Ces flottilles sont l’une des réponses. Nous menons la course pour un pays libre.
Merci infiniment à l'équipe du film, Axel est de retour, Claude aussi, je vais vous mettre à l'écran, je ne sais pas si vous voyez maintenant, attendez une petite seconde, je suis encore, comme le chat, tout retourné par le film que vous nous avez offert ce soir, une petite seconde je vais oublier, voilà. Voilà, vous êtes à l’antenne, merci beaucoup Axel pour le film, on va un tout petit peu parler du film avant de parler de la situation et notamment de la fin du film qui annonçait la flottille qui vient tout juste d'être arrêtée et renvoyée. Très beau film, de quelles compétences y a-t-il besoin pour les flottilles ? Alors, déjà des questions sur les flottilles, mais d’abord, je voudrais rester sur le film Axel, on est d’accord que tu t’es servi allègrement dans les news, sur le web et tout ça, y a du corsaire là-dedans, y a du pirate là-dedans, on est d’accord.
Ah c’est tout à fait du pirate j’ai pas demandé les droits d’utiliser ces images pour moi elles sont tout à fait disponibles et me permettant aussi d’aller chercher des images qui ne sont pas forcément beaucoup montrées aussi parce qu’il y a des images qu’ils sont assez faciles d’aller trouver sur internet mais qui sont peu montrée celles des palestiniens violentés entre autres, il y a beaucoup d’images que je suis allé chercher pour être au plus proche du propos du film et en passant en tout cas outre les questions de droit pour être dans l’urgence.
Si vous pouviez l’enlever. Non, c’est pas vous ? Ah, mais alors Axel, ça ne m'étonne pas. Je ne sais pas si tu m’entends parce que de la musique, il y en a dans ton documentaire. Ça y va quoi. C’est bien. C’est bien, c’est mieux sans musique, super. Alors en fait, ce film est disponible sur YouTube, on mettra le lien et je crois que Euryale l’a déjà mis dans le tchat. Depuis la sortie du film, que s’est-il passé ? Est-ce que vous avez réussi à recueillir un peu des dons, comme vous le demandez à la fin du film ? Est- ce que vous aviez eu des retours de certains camarades, pour reprendre l’expression qu’avait employé Claude tout à l’heure ?
Alors par rapport au film, il est sorti au moment où les bateaux partaient depuis Marseille, donc ça doit être au tour du 4 avril, dans mon souvenir. C’est ça. Et en fait,Thousand Madleens est arrivé ensuite à un endroit, on va dire, comme en Sicile, quand c’est expliqué dans le film, dans une ville où le maire a bien voulu nous accueillir et en fait à partir de ce moment là le mouvement en fait, Thousand Madleens pour cette deuxième vague a fait tout à fait autre chose, a pensé tout à peu autre chose donc ce film a un temps de retard parce que la réalité c’est tout à fait différent. Thousand Madleens a écouté des voix de leurs partenaires palestiniens et d’experts sur la question internationale et des voix qui demandaient à Thousand Madleens de ne pas forcément partir. Donc on était en Italie, déjà où tous les 20 bateaux étaient prêts à partir et toutes ces informations-là ont été finalement débattues et un vote a eu lieu autour de cette question là de partir ou non en fonction des rapports qui ont été ceux des partenaires palestiniens et des experts, et le vote a donné le fait de ne pas partir. Donc Thousand Madleens a fait ce choix de ne pas suivre cette seconde vague, différemment de ce qui a été dit dans le film, mais bon ça c’est notre, on a un temps de retard parce que finalement quand on fait un film c' est du coup ces 20 bateaux ont été différemment utilisés donc il y en a quatre qui sont partis avec la Freedom Flottilla et les 16 autres ont été en fait sont restés à port et d’ailleurs toujours certains toujours en Italie pour être en fait utilisés différemment et pour attendre finalement un moment plus propice en fait la demande qui a été faite de ces de ces palestiniens et des experts, c’est est-ce que c'était le bon moment pour partir médiatiquement ? C'était une question qui en tout cas qui se posait au vu du fait qu’il n’y avait pas forcément le même engouement pour la population par rapport à la vague précédente qui avait vraiment donné un souffle à la fois en terre et en mer et si finalement Il y avait une remise en question de la part des partenaires palestiniens qui a fait que…
Axel, je ne m’attendais pas à ce qu’on parle tout de suite de ces questions-là, mais on peut le terminer et après on reviendra à ce qui s’est passé réellement. Ou alors, allons-y, dans le document que tu m’as envoyé en fait, si je comprends bien, c’est ce que tu viens de dire. Des partenaires palestiniens qui vous ont demandé d’agir, Claude, si vous voulez réagir il ne faut pas hésiter, puisque vous deviez être dans les discussions, de cibler plus directement les complicités occidentales. Il y avait une forme d’autocritique sur l’efficacité concrète de l’action maritime. Il y a avait pour certains un contexte géopolitique qui leur semblait défavorable, notamment la guerre au Liban, l’escalade en Cisjordanie. Certains redoutaient ce qui est arrivé, une interception rapide en mer et que ça réduise l’impact et le héros du dynamisme de la mobilisation. Et effectivement, puisqu’il y a 22 bateaux de la Global Sumud Flottilla qui ont été arrêtés à plus de 1400 km de Gaza si je ne me trompe pas, c’est-à-dire dans les eaux territoriales. Alors je trouve ça très très beau de ta part de commencer en fait par une forme d’autocritique, en tout cas de mise en débat, de discussion interne que vous avez eue, alors que nous on est encore sous le choc du film. Non mais c’est beau, alors par ailleurs dans le tchat, je ne sais pas si vous avez finalement accès au retour de l’antenne à moitié quoi. Mais en tout cas, bon, le tchat te remercie, vous remercie infiniment pour le film. Alors, peut-être Claude, sur cette question-là, donc de cette toute dernière flottille, qui n’est pas celle du film, mais celle dont on a entendu parler peu finalement ces derniers jours, et sur le fait que voilà, il y a eu finalement, au sein de la coalition, des débats, des discussions. Qu’est-ce que vous pouvez nous en dire ?
Eh bien, on est déçus, moi je représente, comme vous l’avez dit au départ, la campagne française flottille pour Gaza. Nous avions fait le choix politique, stratégique de travailler avec Thousand Madleens et de naviguer avec eux. Nous, nous avions deux bateaux français dans les vingts qui étaient à Marseille, il y avait deux bateaux français et il était évident qu’on n’allait pas partir tout seul, s’il y avait une difficulté quelconque quand en Italie, après bien des débats, il a été décidé que les Etats-Unis de Madeleine ne partent pas, nous avons décidé d’accompagner la décision, comme depuis le début, et de ne pas partir non plus. Mais il faut savoir quand même qu’au niveau de la FFC, donc la Freedom Fleet Coalition, il y avait d’autres bateaux que nos deux bateaux français qui ont décidé d’accompagner la Global Sumud Alors la Global Sumud, c’est cette autre flottille qui existe aussi depuis 2025 et qui avait l’année dernière envoyé, je ne sais plus, 50 bateaux, je crois qu’ils ont tous été attaqués, volés, et qui repartait cette année avec à peu près la même quantité, enfin une petite quarantaine. Et donc nos camarades de la FFC ont décidé de naviguer avec eux. Nous avions cinq bateaux FFC avec eux, qui ont été attaqués comme les autres évidemment. Alors nous avons décidé de mener ça bien parce que parmi les cinq en question, il y avait deux bateaux qui étaient précédemment à Thousand Madleens et qui ont décidé de partir malgré tout mais qui avaient besoin d’un chapeau et qui sont donc partis avec nous, nous FFC. Et donc nous avons rejoint la Global Sumud, alors pas tout à fait dans les temps voulus parce qu’ils ont, comme vous l’aviez dit tout à l’heure, d’abord été attaqué au large de la Grèce-Crète, à une distance considérable des côtes de Gaza, et puis nous nous sommes tous regroupés en Crète, donc un petit peu au sud de la Grèce, pour attendre des jours meilleurs, comme disait tout à l’heure Axel pour la stratégie globale, et nous sommes repartis et nous avons été en Turquie et là nous avons été rejoints par une quinzaine de bateaux turcs. Au niveau de la FFC, nous avons des partenariats avec une ONG turque qui émane de Mavi Marmara en 2010, on le voit bien dans le film, Mavi Marmara qui est ce très très grand bateau qui a été attaqué et il y a eu dix morts. Donc ça a créé une association en Turquie qui continue de se battre contre le blocus et qui propose des bateaux régulièrement et donc nous les avons rejoints c’est avec tous ces bateaux là que nous avons été attaqués en eau internationale encore une fois. Alors un petit peu plus proche des côtes de Gaza, de la Palestine, mais pas vraiment non plus, et dans une illégalité absolue et qu’on a vu après les événements absolument catastrophiques d’une barbarie totale qui ont été infligés à nos camarades.
Alors, à nouveau Axel, des félicitations pour le film, merveilleux film, formidable film. Claude, vous avez découvert le film ce soir en fait ?
Oui, tout à fait. J’avais pas eu l’occasion de le voir. C'était dans mes projets multiples. J’ai pas eu l’occasion de le voir et je l’ai vraiment énormément apprécié. Bravo Axel à toi et ton équipe.
Oui, c’est un travail d'équipe.
C’est à la fois extrêmement bien vu, ne serait-ce qu’au niveau esthétique, les bateaux sur la mer, etc. Mais le message politique et le message de solidarité avec le peuple palestinien que vous donnez résonne totalement avec ce que le mouvement de solidarité en France et ailleurs fait depuis très très longtemps, notamment ce que la campagne française qui comporte à peu près 35 organisations de la société civile. Depuis des mois et que la FFC fait aussi et que vous faites aussi depuis plus d’un an maintenant. Donc vraiment bravo, c’est un excellent message à la fois de solidarité, de mobilisation et d’espoir. Alors la fin est un petit peu optimiste.
Elle était très optimiste, tout à fait.
Alors, alors, elle était très optimiste au regard notamment de ce qui s’est passé. Vous avez évoqué les scènes épouvantables. Il y a beaucoup de questions dans le tchat par rapport à ça. Notamment sur des militants de la dernière flottille qui témoigne de violences sexistes et sexuelles lors de leur emprisonnement. Sont-ils les premiers à subir de telles violences ? C’est Feminasapiens qui vous dit ça. Voilà, est-ce qu’on peut entrer dans les détails ? Je dois dire que vous avez discuté avec certaines victimes et vous avez pris la décision de les protéger, de ne pas les mettre ce soir ici à l'écran, devant le tchat parce qu’elles ont fort à faire avec elles-mêmes, on va dire, et donc ça se comprend très très bien et vous êtes leur porte-voix ce soir. Que savez-vous exactement de ce qui a pu se passer ? De ce qui s’est passé ?
Alors, Axel et moi avons pensé effectivement que ça n'était pas opportun de faire revenir les victimes ce soir. Ils ont énormément à gérer en termes physiques et en termes psychologiques. Il y a eu des violences extrêmes, ça je pense qu'à peu près tout le monde a vu les vidéos, a vu ce qu’on a rendu sur Mediapart etc. Ça a été d’une sauvagerie totale et dans une volonté d’humilier et tout ça avec un sadisme revendiqué, c’est-à-dire des bourreaux qui riaient systématiquement en agressant nos camarades. Alors ça a été des agressions sexuelles, ça a pu être des attouchements. Par exemple, on a vu Meriem raconter comment, dès qu’elle est arrivée, les quatre ou cinq soldats qui étaient là, lui ont touché la poitrine, ont tenté de la dévêtir, elle a craint le viol directement à ce moment-là. Et puis d’autres qui ont été tazés à de multiples reprises, d’autres qui ont été dénudés, qui ont été humiliés, qu’ils ont été pris en photo dénudés, etc. Et puis les coups, les coups et les coups, les claques. Comme on dit Meriem, les claques assourdissantes et c’est ce que dit aussi Alima Boumediene, ancienne sénatrice française qui était donc sur la flottille et qui a été comme les autres particulièrement maltraitée. Et puis les coups de pied. Nous avons ce soir encore des camarades qui sont, il y en a encore deux qui sont à l’hôpital en Turquie d’ailleurs. Nous remercions l’identité turque, évidemment, d’avoir facilité leur sortie d’Israël et puis leur arrivée en Turquie où ils ont été reçus dans des hôpitaux et pris en charge très très vite. Merci vraiment à eux parce que c'était extrêmement difficile. Il y en a qui ont le sternum enfoncé, il y en à une qui a une vertèbre cervicale abîmée, il y a des bras cassés, des jambes cassées, une multiplicité de blessures que nous n’avons jamais vues. Nous savions que ça risquait d'être encore plus violent que les fois précédentes. Moi j'étais sur la flottille en 2011, c'était une des premières, qui a été arrêtée de la même manière, mais nous n’avons pas été violentés. Et finalement, après, année après année, nous avons vu les violences s’exacerber. L’année dernière, déjà, elles étaient considérables. Et nous avions de réelles inquiétudes pour nos camarades, notamment les camarades femmes, qui déjà l’année dernière nous avons eu deux viols au moins parmi les nôtres. Donc nous avions beaucoup, beaucoup d’inquiétudes, pour nos amis et camarades et ça s’est révélé. Je pense que l’on peut réellement parler de barbarie organisée par l’armée d’occupation israélienne, validée évidemment par le fasciste Itamar Ben Gvir dans sa vidéo Et ce que nous, je ne sais pas que nous déplorons, ce que nous condamnons, c’est que nos autorités, alors au niveau européen, au niveau occidental puisque c'était essentiellement des occidentaux, enfin il y avait aussi beaucoup de camarades venus d’Asie qui étaient sur les bateaux, mais c' est que à part les condamnations du bout des lèvres du genre ah c' n’est pas bien, ce n' est vraiment pas bien. Il n' y a pas eu d’actions réelles. Et nous, nous, au niveau de la France, nous avons déposé un référé-liberté avec la Global Sumud contre le gouvernement français pour abandon, en fait, de ressortissants en danger extrêmement graves et où l'État français n’a pas du tout, du tout fait ce qu’il aurait dû faire.
Et qu’a dit la justice ? Là je montre à l'écran le ministre, je ne sais plus de quel ministère il est celui-là, dont on a vu les images où il humiliait les participants de la flottille à l’aéroport en riant, etc. C’est ce que vous racontiez. Qu’a-t-il de la justice française ? Un référé liberté, c’est rapide normalement.
Oui Alors on n’a pas encore de retour, la FPS, France Palestine Solidarité dont je fais partie aussi, a accompagné la Global Sumud dans le référé liberté, donc on attend les retours. Les seuls retours qu’on a eus par rapport à cette vidéo, c'était Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires Étrangères de notre pays des Droits de l’Homme, qui dit que ce n’est pas bien du tout ce qui s’est produit en termes de violence. Mais que par contre, comme la flottille, ça les emmerde au niveau diplomatique et que ça bloque les services consulaires, les pauvres, il était finalement très modéré dans sa condamnation. Et il n’y a pas eu d’intervention, à notre connaissance, il n y a eu aucune intervention des autorités françaises pour faire libérer nos camarades immédiatement, pour faire arrêter la violence immédiatement et pour faire en sorte que ces choses-là ne se reproduisent plus. Donc nous sommes réellement très très en colère contre nos autorités nationales.
Jean-Noël Barrot a ajouté qu’il désapprouvait la démarche de la flottille et que ça ne produit aucun effet utile, que ça surcharge les services diplomatiques et consulaires. C’est quand même ça, sa déclaration. Et est-ce que vous pouvez me confirmer qu’aucune prise en charge du rapatriement, c’est-à-dire les billets, Donc aucune prise en charge par l’État du rapatriement des activistes français ? C’est-à-dire, les billets étaient à la charge des familles et des associations, est-ce que vous confirmez ça ? Absolument. Est-ce que vous confirmez ?
Il n’y a aucune aide, ne serait-ce financière, mais ne serait ce que technique.
Ni même de dispositifs médico-psychologiques.
Non, les dispositifs médicaux ont été fournis par la Turquie, qui a bien joué son rôle d’aide à ce niveau-là. Au niveau psychologique, c’est à l’arrivée que nous y travaillons. Nous savons que beaucoup, beaucoup de nos camarades vont avoir un mal fou à se remettre de la violence qu’ils ont subi et qu’ils ont vu subir. Parce que je ne sais pas si vous avez vu dans certaines des vidéos témoignages. Le choc d'être soi-même complètement violenté est énorme, mais beaucoup de nos camarades disent qu’un choc tout aussi grave c'était d’entendre les autres crier sous la violence qu’on leur infligeait. Et donc ça c’est quelque chose qu’il va falloir traiter, on y est prêt, on va faire en sorte que les soins psychologiques soient appliqués. Maintenant tout le monde est rentré, et c' est nous qui avons pris les billets. Ou la FFC, ou bien la campagne française, ou les familles, etc mais l'État français n’a rien pris, rien.
Alors, il y a une interdiction du territoire qui a été faite, c’est ça, à Ben Gvir quand même. Ça a dit, je ne sais pas s’il comptait se rendre en France tout de suite. En Pologne, il est déclaré persona non grata. L’Italie et l’Espagne ont quand même demandé des sanctions contre le ministre. Et au Royaume-Uni, il a reçu une convocation du représentant diplomatique israélien. Mais tout ça nous fait dire qu’en effet c’est quand même très faible comme réaction. Néanmoins, ça renvoie un peu aux autocritiques ou en tout cas aux débats internes que vous aviez eus, que certains, si j’ai bien compris, n’imaginaient peut-être pas à ce point les choses, mais imaginaient que ça tournerait mal. Alors certains disent qu’Israël a montré son visage d’une certaine manière et que notamment on a compris le sort qui pouvait être fait aux prisonniers palestiniens avec ces images-là. Qu’est-ce que vous ressentez par rapport à tout ça ? Est-ce qu’il s’est appris à payer ? Est ce que vous dites que c'était inutile ? Qu’est-ce que vous ressentez ?
Le souci c’est qu’on le savait déjà, c' est en ça où la violence qui est perpétrée par Israël sur tous les 11 000 otages palestiniens ou prisonniers palestinien dont des enfants comme on le dit dans le film avec des tortures documentées, des enfants emprisonnés C’est quelque chose, le visage d’Israël, on pouvait déjà l’avoir. Après, sur des européens, c’est le fait qu’il a de plus en plus les clés en main pour faire ce qu’ils veulent dans la région, face à ça, il n’y a aucun pays qui n’a vraiment le courage d’aller à leur rencontre. A part effectivement, diplomatiquement, certains pays dans certaines spécificités comme l’Espagne, on en a parlé tout à l’heure, mais sinon il y a une impunité et c’est en ça que l’impunité, on la connaissait déjà. Donc, est-ce que c'était le prix à payer ? Il est lourd le prix payé. En tout cas, ça c’est mon impression personnelle, je ne sais pas.
On a vu également samedi, tu parlais de l’Espagne, alors c’est le pays basque, comme je sais qu’il y a un autonomiste corse, je fais attention à ce que je raconte, mais il y a eu, non, je sais bien, il y à eu là aussi, ces images terrifiantes, à l’aéroport de Bilbao. Est-ce que vous savez ce qui s’est passé exactement ? Est- ce que vous pouvez nous raconter ?
Ce que l’on sait, c’est que cette force de police du Pays Basque, dont le nom ne me revient pas, n’est pas une force de police nationale. C’est une force policière un petit peu autonome. Ce que on sait aussi, et ça a été complètement vérifié, c'était qu’ils ont des liens constants et très forts avec les services israéliens. C’est-à-dire qu’ils sont souvent formés par les forces israéliennes. Au niveau du renseignement et au niveau militaire, ils obtiennent du matériel qui vient d’Israël, etc. Les liens sont extrêmement forts entre cette force-là et Israël. Et les informations que nous avons eues par nos camarades basques, c’est qu'à chaque fois qu’il y a une action anti-politique israélienne au Pays Basque, cette force de police basque intervient avec la plus grande violence. Donc je pense que la collusion est évidente. Et qu’on ne peut évidemment la déplorer mais qu’il faut aussi la condamner très fortement.
Fred nous dit dans le chat, nous donne le nom de la police, alors je ne parle pas basque. Ertzaintza, quelque chose comme ça, voilà, il a l’air de connaître donc je raconte un petit peu les images. Ce sont donc des militants espagnols qui rentrent, qui sont attendus par leurs camarades à l’aéroport. Logiquement c’est un moment de réjouissance, en tout cas de paix. Et on voit donc ces quatre militants de la flottille avec un drapeau basque, un drapeaux palestiniens qui sont très très vite bousculés par la police et s’en suit une espèce de bordel pas possible dans l’aéroport avec l’arrestation de deux d’entre eux, de deux autres militants alors que les gars vraiment, je dis les gars parce que je crois qu’il y avait des filles, Enfin voilà, ils rentraient tranquillement après avoir subi ce qu’ils ont subi, quoi. C’est quand même, c’est rajouter de la violence à la violence, quoi !
C’est même complètement ahurissant, les scènes que l’on voit sur différentes vidéos, on pourrait penser qu’on est réellement en Israël avec la répression militaire habituelle contre les Palestiniens. Et c’est vrai, vous avez tout à fait raison, ces gens rentraient après une épreuve considérable, ils revenaient vers leurs familles, vers leurs amis, ils étaient contents, et ils se sont fait massacrer à nouveau. Je ne sais pas du tout comment ça peut se passer au niveau espagnol mais je ne sais pas du tout quel est le poids de Sanchez sur ce genre de choses mais à mon avis ça ne peut pas passer comme ça. Il faut impérativement des punitions pour les gens qui ont pratiqué cette violence-là.
Rolland vous demande, à propos des flottilles, quelles sont vos relations avec les autorités françaises et étrangères lors de la préparation des flottilles ?
Axel, vas-y.
Rolland, celui qui pose les questions qui font rire.
Non il n’y en a pas, c'était rapide
Y en a pas, y a même pas des tentatives de vous décourager, de vous inciter à être responsable adulte, de réfléchir un peu, d’arrêter un peu vos conneries, même pas ça.
Il y a les messages d’abord pour la première vague, celle qui est traitée dans le film par Macron qui disait qu’un peu comme Meloni en disant que c’est un peu irresponsable, qu’il ne fera rien pour eux parce qu’ils sont partis de leur plainte, c'était toujours la même chose. Et d’ailleurs la réponse de Barrot, c’est la même, donc non, il n’y a aucune il n’y a aucun rapport avec l'État français qui ne soit pas du découragement pour nous.
Par contre, je suis très étonnée. Pardon Axel. Je suis très étonnée qu’on n’ait eu aucun contact. Étant donné ce qui s’est passé l’année dernière, parce qu’il y a quand même eu beaucoup de violence déjà l’an dernier, je suis très étonnée qu' on n’ait pas eu de tentative de nous dissuader. On a eu zéro contact avec les autorités françaises avant de partir. Et on aurait pu penser qu'étant donné leur position complètement complice. Ils auraient pu nous dire attention, si ça recommence on ne s’occupera pas de vous, etc. Non, rien, rien. De même, je suis extrêmement étonnée que nous n’ayons pas eu de tentative de sabotage parce qu’au fil du temps, nous avons eu souvent des tentatives de sabotage de nos bateaux. Là, rien ! Et je pense que c’est parce que les autorités israéliennes avaient prévu une autre stratégie. Là, ils nous ont pris de court, je dois dire, c’est- à-dire de nous attaquer à 1000 kilomètres des côtes de Gaza. Ils sont d’une inventivité coloniale absolument étonnante.
Oui alors il y a Benny qui vous demande est-ce que vous aviez prévenu les autorités françaises ?
Oui, bien sûr, c'était de notoriété publique notre départ.
D’ailleurs, tout à l’heure j’ai fait une erreur, je crois que j' ai parlé d’eaux territoriales, non, c’est les eaux internationales.
À l’international.
Voilà, donc je me reprends évidemment par rapport à ça, ce qui est évidemment dans l’illégalité la plus parfaite. Dans le film, il y a plusieurs personnes qui parlent de la légalité, de l’illégalité, mais là, très sincèrement, on a l’impression que ça n’est même plus le sujet, quoi. Non. Alex ? Ah, oui. Il y avait, je crois, qu’il y avait 41 Français et Françaises à peu près 10 % de ceux qui sont partis, qui ont été détenus, qui ont été arrêtés, qui ont été harcelés dont certains ont été violentés voire violés. Est-ce que vous pouvez nous dire quelle est à peu près l’origine de ces gens-là, ce qu’ils font dans la vie de tous les jours pour tout d’un coup dire et bien là je j’arrête tout et je me consacre à cette cause. Et je monte sur un bateau et j’y vais.
Alors Axel tu veux répondre ?
Après c’est vrai que ça concerne toutes les flottilles, les flottilles en fait c'était vraiment un mouvement citoyen donc c'étaient des gens qui viennent véritablement de partout, on le dit dans le film, qui mettent pose sur leur métier, qui font par le crédit pour essayer Ils se sont engagés dans une mission plus grande que leur simple personne. Et c’est là où en tout cas, il y a un courage que tout le monde que personne ne met en question et donc oui, non, en fait, c’est des personnes qui viennent de toutes part, il n’y a pas des personnes de manière spécifique, il y a des personnalités qui sont de temps en temps là pour garder une certaine résonance en fait dans le mouvement. Donc ça a pu être Rima Hassan, Greta Thunberg, plein d’autres, Alma Dufour sur les bateaux de cette flottille.
Qu’on voit dans le film, oui.
Tout à fait et mais en revanche toutes les autres personnes c’est des personnes comme vous et moi et et c'était ça qui fait aussi la force de ce mouvement et le courage et surtout la qui montre la détermination d’une partie de la population pour faire face à ce génocide
Moi je peux ajouter, moi j'étais, je suivais de très près les deux bateaux de la campagne française, je les ai accompagnés en Italie, etc. Alors il y avait un informaticien, il y a des marins, il avait un médecin, il ya un étudiant, il y avait une jeune femme qui, une mère de famille, deux retraités, etc. C'était, comme dit Axel, c'était extrêmement varié. Et je pense qu’on peut dire que c’est un très bon échantillon de la société civile française et ça c’est tout à fait intéressant parce que ça veut dire que ça touche différents milieux et que ça peut être porteur pour une mobilisation à venir.
Marx Attaque vous demande quels sont vos rapports avec des ONG comme Amnesty International et autres.
Amnesty International est un partenaire très proche du mouvement de solidarité avec la Palestine. Ils ont d’ailleurs fait beaucoup de documents et de dossiers pour dénoncer le génocide et dénoncé l’apartheid, etc. Donc ils sont complètement impliqués dans la solidarités. Alors nous n’avions pas de membres d’Amnesty sur nos bateaux français. Mais bon, ils n’empêchent qu’ils sont totalement solidaires de ce que nous faisons.
Alors, dans le tchat, il y avait une question sur les violences lors de la détention. Je vais lister rapidement. Ce qui est ressorti quand même pour qu’on ait bien en tête de quoi nous parlions tout à l’heure. Déshabillage dès l’arrivée,vous l’avez dit, passage à tabac, privation de sommeil, rationnement en eau, en nourriture. Si vous voulez compléter quand je dis, n’hésitez pas, si, voilà. Des coups de taser, des grenades assourdissantes, des chiens.
Oui, des morsures par les chiens, y compris sur les parties génitales de nos camarades hommes évidemment.
Injection de sédatifs, militants traînés au sol, menottés. On dénombre une trentaine de fractures, plusieurs hospitalisations graves, vous en parliez notamment deux en Turquie encore en ce moment. Quinze personnes se déclarent victimes de viols. J’ai lu aussi qu’il y aurait eu des viols collectifs nocturnes.
Oui, à confirmer mais c’est ce que certains de nos camarades nous ont dit effectivement.
Des violences psychologiques, une Israélien diffusée en boucle, lumière clignotante nocturne, visionnage forcé, d’image de décapitation, menace à caractère religieux et raciale, menace d’exécution.
Absolument. Vous avez tout bon, malheureusement.
Quand je lis ça et quand le tchat me pose la question, est-ce que finalement on ne fait pas le jeu de la terreur et de ceux qui veulent terroriser et décourager ou est- ce qu’au contraire il faut le documenter, il faut pouvoir savoir de quoi on parle ? J’imagine que ça traverse vos collectifs sur cette question-là.
Du coup, l’envie de faire ce film aussi, c’est de témoigner sur toute l’histoire de toutes ces violences, qu’elles soient dirigées vers des Européens aujourd’hui, mais qu’elle était déjà vraiment faites sur des Palestiniens avant et encore aujourd’hui. Donc c'était super important pour nous de toujours avoir à l’esprit que ce qui a été vécu ici est toujours vécu en Palestine. Donc ça a été énormément documenté et on le montre d’ailleurs dans le film aussi. Est-ce que la documentation permet d'être efficace, de changer véritablement les choses ? Oui, en fait progressivement, parce que la population devient de plus en plus certaine, ou en tout cas, le récit se fracture finalement avec toutes ces documentations et avec tout ce travail qui est fait par toutes ces organisations. Ce travail aussi de contre récit qui est donné par les médias dominants. Et en ça, je pense que c’est vraiment le cœur aussi de notre travail d’essayer d'être le porte-voix. À la fois de nos camarades qui ont pris le risque en mer et à la fois de tous les Palestiniens.
Je lisais dans le tchat qu’il semblerait que des comptes sur Instagram ont été fermés ou en tout cas ont vu leur visibilité baisser. Est-ce que vous avez eu vent de ça ? Est- ce que vous vous avez ressenti ça ou pas ? Non. Non. De l’autre côté en tout cas non.
Par contre, je voudrais bien rejoindre Axel dans ce qu’il disait là sur l’intérêt que ça peut avoir de prendre des risques aussi énormes. Moi je vais remercier Ben Gvir ce fasciste innommable, d’avoir diffusé cette vidéo absolument indigne des mauvais traitements de nos camarades, parce que ça a permis une visibilité justement de ce qui n’est pas du tout quelque chose d’isolé, c’est quelque chose de récurrent, quelque chose qui se fait contre la population palestinienne, même au-delà de la prison d’ailleurs, mais en prison, mais de manière quotidienne, et qui est complètement occulté en général. On ne dit jamais que vous savez très bien que les dirigeants israéliens disent qu’ils sont l’armée la plus morale du monde, etc. Et là, on voit absolument à quel point c’est tout à fait faux, évidemment, mais que c’est une armée de barbares, une armée coloniale de barbares. Et Ben Gvir au moins, quelles que soient ses motivations, parce qu’il y a ce duo mortifère avec Netanyahou et puis la perspective des élections d’ici quelques semaines, donc c'était vraisemblablement une visée interne israélienne, mais grâce à cette arrogance absolument insupportable qu’il a eu dans cette vidéo, en montrant le quasi massacre de nos camarades, et bien il a permis à la population occidentale au moins de voir ce qu’est l’armée israélienne et que c’est quelque chose de systémique. Ce n’est pas banni, il est représentatif de la société israélienne coloniale, la plus décomplexée peut-être.
Alors j’ai retrouvé son titre exact, c’est le ministre de la Sécurité Nationale. Si vous voulez je vous propose de regarder une petite vidéo du monde qui dure 1 minute et 33 secondes qui revient justement sur cette vidéo pour ceux qui ne l’auraient pas vu et on se retrouve juste après.
Israël, on le voit se mettre en scène au milieu des activistes de la flottille Global Sumud, arrêtés le 18 mai par les autorités israéliennes. Ils sont venus avec beaucoup de joie, comme des grands On peut voir les militants alignés, la tête contre le sol et les mains liées. La vidéo a suscité de vives réactions. D’abord, les organisateurs de la flottille globale Sumud ont appelé à la libération des militants. En France, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré qu’il allait convoquer l’ambassadeur israélien et la première ministre italienne, Giorgia Meloni, s’est également exprimée. Les images du ministre israélien Ben Gvir sont inacceptables. Le gouvernement italien est en train d’effectuer les démarches nécessaires pour obtenir la libération immédiate des citoyens italiens impliqués. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a également réagi dans un communiqué. Il déclare que la manière dont le ministre Ben Gvir a traité les militants n’est pas conforme aux valeurs et aux normes d’Israël et a appelé à expulser dès que possible les militantes de la flottille, qui était la troisième tentative en un an de briser le blocus à Gaza imposé par Israël.
Voilà, merci le monde pour ce résumé bien foutu de cette vidéo dont on comprend qu’il y a des arrières-pensées, des sous-entendus politiques intérieurs et extérieurs. Néanmoins, Axel, tu le disais tout à l’heure, il y a eu débat au sein de la coalition, notamment sur l’efficacité des flottilles. Alors, je suis embêté de vous poser cette question-là parce que ça fait pour Claude des années et des années que vous travaillez là-dessus, etc. Mais est-ce que vous entendez les critiques internes, j’entends, ou en tout cas les interrogations qui sont posées sur l’efficacité des flottilles aujourd’hui ?
On s’est surtout demandé par rapport à ce que les Palestiniens nous demandaient à ce moment-là. Et donc c’est après ensuite les critiques autour du départ de ces bateaux, c'était surtout sur est-ce que finalement la population européenne ou même d’ailleurs mondiale étaient capables de repartir dans des manifestations comme il y a eu, qui sont traitées dans le film, et peuvent finalement amener les États à réagir. En tout cas, au moins à réagir. Après, qu’est-ce qu’ils auraient fait, ce n’est pas forcément. C’est tout le problème. Ils n’auraient pas fait beaucoup de choses, je pense. Mais au moins s’il y avait eu toute cette mobilisation, qui terre comme mer, il y a eu la volonté de pousser et que ça puisse fonctionner. C'était toujours dans cette volonté de mobiliser, de retravailler sur la médiatisation de ces flottilles. Est-ce que finalement les flottilles ne fonctionnent pas, ça c’est une question je pense qu’elle Le documentaire montre que ça a fonctionné, que ça été une réussite médiatique et politique pour que l’ensemble de la société connaisse et regarde Gaza, regarde la Cisjordanie pour voir le sort des Palestiniens. Donc notre but, c’est de continuer là-dessus et d'être effectivement dans pour Thousand Madleens, de souhaiter attaquer à des endroits plus stratégiques, plus dans les mécanismes finalement du capitalisme contemporain, avec ces attaques contre ces blocages que l’on pourrait faire sur les ports, sur les industries d’armement, pour que les Palestiniens qui nous demandent une véritable efficacité matérielle, pour qu’on puisse contrecarrer ce génocide. Claude ? Pardon.
Axel a complètement raison, il y a d’autres manières de faire. Par exemple, il y a aujourd’hui en Libye un convoi qui est organisé par la Global Sumud également, avec plein plein plein de gens, des bus, des voitures, etc. Un convoi terrestre qui essaye d’arriver en Egypte pour pouvoir accéder à Gaza par le sud de la bande de Gaza. Et qui viennent d’ailleurs de se faire attaquer par les autorités libyennes. Il y a un certain nombre de militants qui ont disparu du paysage militant local, là-bas, donc on est inquiet. Et puis, il y a le blocage des ports, il y à toutes les actions que nous pouvons mener contre la livraison d’armes à Israël, parce que nos autorités françaises, elles nous disent, mais non, nous on ne vend pas d’armes, on ne vend que des composants, etc. On est gentil, on n’est pas criminels. De quoi se moque-t-on ? D’abord, nous savons pertinemment qu’ils vendent des armes. Il y a des preuves multiples qu’il vend des armées. Et puis même si ça n'était que des compositeurs, si vous n’avez pas le composant qui permet au fusil de tirer, il ne tire pas. Donc si vous amenez votre composant, il tire. Donc, nos autorités sont directement complices. Du génocide à Gaza et de la répression dramatique en Cisjordanie occupée. Donc nous avons différentes manières de faire. Les flottilles, ce n’est pas une fin en soi, c’est un outil qui a fonctionné très bien en termes de visibiliser le blocus à Gaza parce que, je ne vais pas oublier, on ne va pas à Gaza comme ça par au hasard, on va à Gaza pour dire que ce blocus qui détruit Gaza depuis 19 ans doit arrêter, on doit y mettre fin. Donc, nous avons cet outil-là, les flottilles mais nous avons énormément d’outils. Nous avons le BDS, un Boycott des Investissements Sanctions, qui est un mouvement international initié par les Palestiniens en 2005 et qui est repris dans énormément de pays et qui vise à attaquer tous les intérêts économiques et puis aussi les vitrines sportives. Universitaires, culturels de l'État d’Israël dans nos pays et ça il faut impérativement qu’on le continue. Donc est-ce que les flottilles vont continuer ? Ni Alex ni moi ne pouvons vous dire aujourd’hui oui ou non. Nous allons en débattre évidemment, nous allons tirer un bilan critique bien sûr de ce qui s’est passé encore cette année et puis nous prendrons les décisions qui nous paraissent les plus adéquates pour continuer d’apporter notre solidarité politique au peuple palestinien. Parce que cette flottille, elle n'était pas humanitaire, elle était directement politique. Bien sûr, nous avions du matériel humanitaire. Mais comme je le disais au début, c'était relativement peu important. Mais notre voie veut porter la voix des peuples occidentaux, en l’occurrence, mais des peuple du monde pour dire nous sommes solidaires avec le peuple palestinien sous occupation, sous blocus, sous génocide et à l'épuration ethnique. Et nous voulons faire prévaloir le droit international avec toutes ses faiblesses, nous voulons le faire prévaloir pour que les Palestiniens aient enfin le droit de décider de leur avenir.
Axel, tu me disais il y a quelques jours quand on préparait l'émission que tu étais sidéré par le silence médiatique autour de la flottille. Alors c'était avant les arrestations qui ont tout de même été médiatisées. Grâce à Ben Gvir. Oui, bien sûr. Mais comment expliquez vous ça ? Est-ce qu’il y a une lassitude médiatique en disant bon, on a donné une fois, on a donné deux fois et c’est terminé ? Est- ce que vous pensez que c' est autre chose ? Comment vous expliquer ce silence assourdissant, nous dit Unexpected dans le chat.
Sur la partie médiatique, je pense que c’est par intérêt. Moi, je connais surtout le milieu de la culture. Vu que je suis, d’abord, monteur et réalisateur, mais ce milieu culturel est aussi un peu lâche sur des questions politiques et sur des positionnements qu’il pourrait avoir beaucoup plus fermes, beaucoup plus et c’est aussi, je pense, par intérêt. Probable mais qu’il y ait aussi une forme de lâcheté, de ne pas établir leur soutien envers, que ce soit les flottilles, que ce soient évidemment les Palestiniens et les Palestiniennes. Il y a eu beaucoup de voix effectivement, mais est-ce que juste ces pétitions sont suffisantes pour véritablement aider les infrastructures de la lutte pour Gaza et pour la Palestine, j’en doute fortement, et médiatiquement je pense que c’est à peu près la même chose. C’est dramatique de ne pas avoir des médias qui donnent aussi peu de visibilité à des luttes comme celle-ci, et qui parlaient aussi parce qu’on se retrouve à parler beaucoup plus ça pousse évidemment beaucoup plus la population à vouloir parler de ceux qui n’ont pas de voix dans les médias. Donc c’est pour ça que ce film existe, c'était pour ça qu’on a voulu faire ce film aussi, et qu' on essaie de le diffuser le plus possible par des réseaux alternatifs. C’est en ça que, ce film-là, on a voulu l'élaborer comme un outil de contre-récit, et un outil politique et pédagogique aussi en quelque sorte pour la partie plus historique. Pour contrecarrer finalement le manque de médiatisation et le manque de position culturelle sur ce sujet.
Alors justement, il y a à propos de la diffusion du film, il y a nouveau Mars Attak qui te demande si vous faites des cinés débats comme celui-ci dans les universités, dans les hautes écoles, etc. Comment vous contacter si on veut faire un événement solidaire ? Ça c’est monsieur ZD que je salue. Est-il possible d’inviter des personnes pour une projection et ou un évènement solidaire ? Comment les gens peuvent faire ?
Effectivement, on a un mail prévu pour le film et il y a aussi mon directement parce que je suis aussi celui qui est responsable de la diffusion du film, donc ça peut être aussi un message directement adressé, donc je peux peut-être vous donner le contact mais je ne sais pas comment.
Tu peux le dire, si tu le dis lentement, il va être tout de suite retranscrit par Euryale, la modératrice en chef d’auposte.
J’ai mon compte Twitch, je vais passer par ça.
Ah ! Très bien ! Très bien, alors, je fais ça tout de suite.
Et après je reprends la discussion.
Claude, quels sont, là on arrive un peu à la fin de l'émission, quels sont les relais que vous arrivez à obtenir ? Donc on a vu médiatique non, politique en tout cas, au sommet de l'État rien du tout. On est quand même mal quand on voit que Meloni est plus féroce, enfin est un peu plus sérieuse que Macron, c’est quand même du délire,oui Claude, quels sont les relais que vous avez dans la société ?
Alors, au niveau médiatique, effectivement, on n’en a pas du tout dans les médias dominants, mais ça, ça n’est pas surprenant. Nous avons des relais dans les médias alternatifs et ça, c’est tout à fait positif et nous les remercions. Au niveau politique, nous avons un certain nombre d’amis, il ne faut pas se le cacher, dans la gauche française, qui nous relaient.
Vous avez des amis dans la gauche française ? Elle est où la gauche française ? Je me disais que vous alliez me dire ça ! Quels sont vos amis dédiés ?
Nous avons des amis depuis très très longtemps communistes, au niveau de la France Insoumise, au niveau des Verts, etc. Un tout petit peu au niveau du Parti Socialiste, mais pas beaucoup. Mais nous avons quand même un réseau militant de gauche qui nous soutient, qui relaie nos actions, qui sont d’ailleurs membres de la compagnie française Flottille pour Gaza, et puis autrement, nous avons la population. Vous savez bien que depuis octobre 2023, il y a des manifestations en France et en Navarre toutes les semaines ou tous les 15 jours partout, et ça c’est tout à fait porteur de solidarité. Et c’est grâce à ça que nous tenons le coup d’une part et que notre message continue à passer parce que c'était vrai qu’au niveau des médias dominants, il est totalement invisibilisé par le verrouillage qui est imposé par les grands patrons de presse. On connaît Bolloré and co. Je suis bretonne, donc Bolloré, ça me fait un peu honte, mais bon. Et nous avons donc ce soutien populaire, qui est réel, que nous ressentons systématiquement dans nos manifestations et qui permet de faire des relais auprès des élus. Alors, on travaille beaucoup au niveau des élu locaux, par exemple, vous avez aussi entendu parler de la loi Yadan, cette loi complètement…
Bien sûr.
Qui veut faire passer l’antisionisme pour de l’antisémitisme, et bien nous avons un peu partout, nous avons démarché nos députés, des sénateurs, etc. Pour faire en sorte qu’ils prennent conscience de la dangerosité de cette politique-là et qu’ils votent contre, etc., donc on a un soutien populaire réellement important et c’est ça qui nous fait tenir en fait.
Axel, un dernier mot peut-être, pour finir, je donnerai quand même la parole à Claude, mais veux-tu ajouter quelque chose qu’on n’aurait pas abordé ce soir ?
Alors, c’est aussi peut-être, vu qu’on était sur la diffusion juste avant, que ce film-là va être projeté dans des cinémas en France. Là, l’idée, ça va être de progressivement les organiser. Il y en a une qui va être bientôt organisée à Nantes, une à Paris. Ah, il y aura normalement des projections à Nantes et à Paris, on essaye d’avoir plus de projections et surtout ce qui est pensé pour ces projections c’est de relier en fait ce film avec d’autres courts métrages qui sont ceux faits par des palestiniens et palestiniennes dont même ceux on a eu les contacts de réalisatrices Gazaouis qui sont très ravis de s’associer avec ce film pour qu’on puisse montrer leurs films qui sont eux aussi très invisibilités. Donc c’est en ça que ces projections-là auront aussi un caractère exceptionnel parce que l’idée ça va être de chacune des projections sera accompagnée d’un film différent. Parce qu’il y a beaucoup de films palestiniens, il y a peu de relais. En tout cas, la diffusion du film va se porter là-dessus, vu que le film est disponible sur Internet, publiquement. Le but, c’est aussi d’apporter un regard, et surtout le regard de ceux qui sont les victimes de tout ça, je pense que ça va prendre du temps parce qu’on est très très peu sur la diffusion de film. Et c’est un peu par nos contacts, par des discussions ici sur le tchat, ça se fait de manière très alternative.
Visiblement tu vas être sollicité. Claude, je vous donne la parole pour le tout dernier mot de la fin. Si vous voulez, je peux vous suggérer une question, vous n'êtes pas obligée d’y répondre, qui serait la suivante ? Les demandes, les souhaits, les désirs, les rêves, les suggestions de vos contacts palestiniens. Qu’est-ce qu’ils vous demandent, qu’est ce qu’il nous demandent ? Peut-être qu’on peut finir là-dessus ou alors tout à fait autre chose, c’est au choix, vous décidez.
Non, non ils nous demandent de continuer à tenter de venir. Il y avait des photos absolument émouvantes de gens sur la plage qui, avec des panneaux, des banderoles, qui disaient « Flottille, venez, on vous attend ». Ce qu’ils nous disent, c’est « Le monde nous a abandonnés. Les grandes puissances, celles qui pourraient agir, nous ont abandonnées. Nous n’avons que vous. C’est vous, le mouvement de solidarité internationale, qui a notre seul espoir. De nous sortir de ce génocide, de cette épuration ethnique et qui nous donne une possibilité de vivre normalement comme tout peuple qui existe sur cette planète. Et donc, on a une responsabilité absolument énorme par rapport à cette demande. De même, on en a parlé des médias. Les journalistes occidentaux et autres ne peuvent pas accéder à Gaza. Donc, les journalistes de Gaza, oui, demandent effectivement qu’on relaie tout ce qu’ils peuvent produire au risque de leur vie. On sait qu’il y en a des dizaines et des dizaines qui ont été assassinés, presque 300 qui ont été assassinés. Pareil au niveau du monde de la culture, pareil au niveau de la société civile palestinienne, ils demandent absolument qu’il puisse y avoir des témoignages et qu’on ne les oublie surtout pas. Il y a une expression qu' on entend beaucoup, beaucoup à Gaza notamment, qui est « Keep an eye on Gaza ». Gardez le regard fixé sur Gaza, ne nous oubliez pas. Et je pense que c’est notre militant, bien sûr, citoyen, mais tout simplement humain, de dire on ne vous lâchera pas et tant que l’innommable vous est imposé, l' innommable colonial vous est imposé, et bien, ou on reprendra ou on fera autrement, mais on sera toujours à vos côtés.
Merci Claude, j’espère que c’est ce que nous avons pu faire ce soir, garder un œil, et même les deux, sur Gaza. Merci beaucoup à vous deux d’avoir monté cette soirée, et Claude d' avoir accepté de venir nous partager votre expérience, votre savoir. Je rappelle donc que le film est disponible sur YouTube, on va mettre tout ça en lien sur le site au poste.media. Et puis voilà, c’est parti pour une tournée de débats, de projections.
Merci beaucoup. Il faut le voir, il faut absolument le voir.
Merci beaucoup à tous les deux, dit Trognon, merci infiniment aux deux invités, à tout le mouvement dit Tildia, bravo pour le film, oui tout à fait, alors ça je ne sais pas pour qui, merci, infiniment pour ce film et cette discussion dit Aonime. Un grand merci pour cette soirée, nous dit Mark Sattak décidément très en verve ce soir. Merci, force pour la suite. Un immense merci, ça donne envie de s’engager, bravo, nous dit Nonilus. Il y avait aussi des questions sur l’engagement, peut-être que vous pouvez nous dire comment joindre les flottilles ou ce mouvement ou l’une des associations dont vous êtes la représentante ce soir, comment peut-on vous joindre. Ou qu’il faut joindre si on veut démarrer. Allez hop, je débute dans le militantisme pro-palestinien, je vais où ?
Alors, vous pouvez venir dans mon association qui est France Palestine Solidarité, https ://www.france-palestine.org/
Et là, ça coupe, et là ça coupe et là, c’est bon.
Merci. Vous pouvez aussi nous accompagner dans les syndicats qui font partie de la campagne française, c’est-à-dire la FSU, la CGT et Solidaires. Vous pouvez évidemment faire partie de différents mouvements de solidarité internationale, mais aussi des mouvements comme Amnesty, justement, comme la Ligue des Droits de l’Homme, comme Attac, qui est un des membres de notre coalition. Donc il y a des tas de possibilités, mais agissez effectivement. Impliquez-vous, n’allez pas simplement voir cet excellent film, après, essayez, ou vous pouvez, demandez à rejoindre Thousand Madleens après tout, et essayez de mobiliser autour de vous, de faire savoir ce qui se passe, de répandre la parole solidaire, et puis on se retrouvera sûrement ici ou là.
Merci beaucoup, bonne soirée à tous les deux dans la Bretagne, donc. Et puis, je ne sais pas où tu es Axel, mais voilà. Merci encore à vous deux.
