L’exercice du pouvoir en démocratie avec les CinéMutins
Retour à l'émissionTranscription de l’émission
Amis et amis du café, amis d’Auposte, Amis du cinéma. Amis de la politique bonjour ! Mon cher Olivier, ce soir on va regarder plein d’extraits. Alors deux documentaires, principalement sur Chomsky avec et sur Chomsky., “la stratégie du choc”. Naomi Klein On va parler de l'école du pouvoir, de l’exercice du pouvoir, Je crois même qu’Olivier a prévu un extrait d’un passage. Donc on va passer 1 h et demie 2 h je pense tranquillos, à faire du cinéma, sous la houlette de Nicolas Sarkozy. C'était le bon temps. Ou les bracelets n'étaient que des Rolex. Olivier Azam des mutins de Pangée a du mal à se connecter pépère. On va faire une petite présentation comme d’habitude. Mais vous savez que notamment les Mutins font faire gagner des DVD Alors je fais le chauffeur de salle, je suis la vedette américaine et la vraie vedette va arriver vers 20 h, le temps que vous vous installez confortablement, le pop corn, le café et des trucs et des machins et qu’il y aura un peu un peu de monde pour écouter l’Oracle, le grand manitou, Olivier Azam. J’en profite pour vous donner quelques petites nouvelles. J’ai noté tes questions et on commencera d’ailleurs là dans une minute puisque Olivier est en train de préparer un peu la lumière chez lui. C’est un homme de l’image. Il sait combien la lumière est importante..Bonjour Olivier.
Non mais alors franchement, tu m’as fait une présentation, je vais rougir
Je m'étonne que tu portes du rouge. Tu sais que c’est pas bon le rouge ?
Je sais.
Ça rougit.
J’avais un T-shirt plein de tâches.
Alors à propos de tee shirt, je pense que tu ne l’as pas vu. Moi j’ai mis celui-là ce soir. je ne sais pas si vous voyez, mais en fait c’est écrit Casse Toi pauvre con.
Ce qui restera comme citation quand même.
Ouais, c’est une grande citation c’est la grande citation d’un grand président.
Moi je me suis tapé quand même cinq émissions sur France Culture, Nicolas Sarkozy qui parle de culture.
Et alors ?
C’est quelque chose que je vous conseille ah mais c’est quelque chose.
C’est-à -dire ?
Eh bien, c’est Sarkozy qui connaît bien ses fiches par cœur. Mais il est assez marrant quand il parle de culture, Si tu veux, il a parlé par exemple, il a lu Proust, mais dans le désordre et barbouille. Après, il connaît plein de trucs, mais alors c’est quand même un monument des émissions de radio. Moi je le conseille.
nouveau cadrage chez Olivier, c’est à dire maintenant c’est le même cadrage. Non, non, tu as changé de cadre. Ce soir, c’est un exercice de l’Etat. Mais d’ailleurs, à propos de cinéma, quel est le dernier film que tu es allé voir au cinéma ?
Oui, mais moi j’y vais plus au cinéma et ça fait des années que c’est comme ça, me rappelle le bureau. C’est comme le pape qui rentre à l’hôtel qui dit "Enlevez moi la croix, là, ça me rappelle le bureau.
,Bonne réponse, de notre ami Olivier Alors les amis,Olivier nous a préparé un morceau de choix avec tout un tas de d’extraits. Mais d’abord, mon cher Olivier, j’ai quelques questions qui nous viennent du Discord pour toi. Alors le discord, c’est le serveur d Auposte où les gens peuvent. Les fidèles et les plus grands fidèles viennent donner des questions, mettre des liens, réagir à l'émission Et là, pour préparer cette émission, il y a deux questions pour l’instant celle de Valeurs anarchiste. Je voulais savoir le choix ou les contraintes des films sur les mutins de Pangée qui sont en VOD mais qui ne peuvent pas être achetés en DVD sur votre site. Matérialisme quand tu nous tiens. Donc pourquoi certains films ne sont pas disponibles dans les deux formats ?
Alors c’est une grande question. Je vais mettre 1 h à répondre, mais c’est une question. Alors c’est une grande question parce que c’est une question de Nutella, je suppose, de remarquer, mais moi je pense de moins en moins de gens qui ont des lecteurs DVD. Pourtant ce n’est pas très cher. Lecteur DVD 1 à 20 balles, mais c’est petit à petit comme il y en a plus dans les ordis que tout ça. Si tu veux, il y a de moins en moins de DVD. Alors nous on est éditeur DVD. Au départ, avant de faire de la vidéo, on a fait 70 éditions, on a compté l’autre jour au moins 70 je pense. Donc c’est notre truc, c’est le DVD. A priori, simplement, il faut savoir qu’il y en aura de moins en moins et on en discute tous les jours. Non parce qu’on se demande comment on arrive encore à faire des DVD parce que je ne veux pas parler trop boutique, mais un DVD, ça coûte beaucoup plus cher à faire qu’un livre. Ça coûte beaucoup plus cher qu’un livre, mais ça a beaucoup moins de valeur symbolique.
Soyons clairs un DVD en coût de fabrication, c’est à peu près 4 € 4 €. Je parle du boîtier, du disque, du livre.
Nous venons de recevoir notre magnifique coffret.
Ah non, ça c’est autre chose.
Le bouquin, je peux te dire que ça coûte plus cher que ça. Mais surtout, en fait, le problème, c’est que ça se vend moins.. Donc si tu veux l'économie de la chose de plus en plus compliquée et il y a des trucs sur lesquels on se ment, on n’arrive pas à dégager des marges pour en refaire, mais des fois sur lesquelles on perd pas. Donc c’est problématique parce qu’il y a une TVA à 20 %. Je vais parler comptabilité, mais ça fait partie du jeu. Je ne pensais pas qu’on allait parler de ça, mais ça fait partie aussi du débat.
Maintenant, je fais un peu le service clientèle des Mutins, donc j’ai des questions du service clientèle, tu vois, il y en a trois.
Non, non mais c’est qu’il y a une énorme gêne, même par l'économie réelle, tu sais, parce que les gens ne s’en rendent pas compte, c’est que des VDC c’est à la fois des films qu’il y a derrière, Donc ça c’est des droits, Mais la fabrication elle-même, il y a un gros travail éditorial, tout ça, il n’y a pas de budget pour ça. On le fait en plus. Mais, mais en tout cas derrière, si tu veux, une fois que t’as fait tout ça, que t’as ton DVD, qu’il a été pressé, tout ça, il faut le vendre. Et en fait, pour le vendre, c’est très compliqué à cause d’une part à cause de cette TVA à 20 %, Mais c’est très politique ce que je raconte.
Ben ouais, on t'écoute.
À cause d’une question aussi de zone de prix qui n’est pas fixe. Tu vois, quand il y a une loi qui dans les années 80, grâce à Jack Lang entre autres, qui a permis de faire un prix fixe sur le livre.
Oui, sauver le prix unique du livre.
C’est dire que le prix unique du livre, c’est à dire que quelqu’un qui vend un livre, il y a un prix marché derrière. Et les libraires, qu’il soit Amazon ou n’importe qui, n’ont pas le droit de le vendre à un autre prix que celui qui est marqué derrière. Ça a sauvé la librairie en France, il faut le dire. S’il n’y avait pas ça, on aurait pu, il n’y aurait plus qu’Amazon. Alors il y a un autre combat qui est en train de se mener à cause des frais de port, parce qu’on est en train de tuer totalement tout, notamment pas seulement l’emploi, parce qu'à moyen terme tue l’emploi, mais en plus ils sont en train de tuer aussi l'édition Et donc en fait, il y a une grosse bagarre là sur sur le prix du des frais de port. Parce qu 'eux, évidemment, en exploitant des robots et surtout des humains, ils arrivent à faire des prix hors du commun. Ils arrivent quand t’as des primes et tout n’a pas à Papeete frais port. Ce qui fait que vu que la poste continue à augmenter leur prix, ça devient une concurrence déloyale. Donc au final, tout ça ce sont des enjeux très politiques. Et donc effectivement, si y a rien qui est fait pour dans la direction du DVD, comme ça a été fait dans la direction du livre, le DVD juste dans un an ou deux à vivre, on ne parle pas beaucoup. Simplement, je pense qu’il n’y a pas une volonté politique de sauver le DVD. Donc en fait, si tu veux, ça devient plus compliqué et ça explique pourquoi il y a beaucoup moins de DVD. Mais ce n’est pas que chez nous. Par ailleurs, tu as très bien ne pas comprendre la différence entre les mutins de Pangée et Simultané Limited Pangée. C’est la coopérative dont je fais partie qui a fondé à seize 17 ans, qui seize ans, qui fait, qui produit quelques films, des fois pour le cinéma. Rarement parce que c’est très difficile aussi. Et qui a édité, c’est 70 DVD, etc. Et qui depuis quelques années fait de proposer des films en vérité, parce que ça nous a permis de diffuser, de continuer à diffuser des choses qu’on ne peut pas en DVD. Et donc cette plateforme on la refait l’année dernière et elle s’appelle Ciné Mutins, Donc voilà, on a été obligés en même temps de basculer au moment du confinement. Heureusement qu’on était un peu en avance parce que sinon je ne serais même pas là en train de te parler on va dire. Parce qu' en fait, les Mutins ont survécu. La coopérative a réussi à passer cette dure période qui n’est pas terminée. Enfin faut dire ce qui est s’il n’y avait pas eu la vérité, on aurait probablement demandé de l’aide et tout ça. On est assez fiers d’avoir demandé zéro aide COvid dans les rares, je pense à avoir tenu sans 0,01 € d’aide
Alors Émile Cheval dans le tchat te dit c’est chouette, Olivier présente de mieux en mieux tout leur travail. C’est également Axelle dans le discord. C’est très difficile pour moi de suivre elle a une question pour toi dans le Discord, c’est la même personne en fait c’est Axelle qui m’avait offert ces magnifiques tasses Auposte. Tout ça, c’est la mafia et alors ?
Axelle, je la connais et c’est une très bonne potière. Elle fait des trucs magnifiques.
Eh bah voilà. Eh bien c’est elle ! Et bien elle a une question pour toi Question pour Olivier en dehors du thème et après on aborde le thème du soir Quel film, dessin animé ou docu ? Je peux regarder sur les Mutins avec mes neveux que je garde samedi, c’est-à -dire demain. Ils ont huit et treize ans. Sachant que c’est le service, c’est le service client, Monsieur, s’il vous plaît,prenez un peu de la graine de chez Amazon à douze treize ans, sachant que c’est là la difficulté. Ils ont des parents de droite et je ne veux pas m’ennuyer non plus.
Alors là, ça devient très compliqué Je ne sais pas.
Donc tu as le temps de réfléchir à cette question.
, Dessin animé. Mais ils sont déjà trop vieux parce qu’il y a pas mal de trucs. Alors il y a sur le site quand tu vas dans la rubrique films, tu as un truc qui s’appelle filtrer par thématique.
Tu sais ce que je fais ?
On va essayer de revoir un peu tout ça parce qu’il y a trop de mots. On commence à être un peu perdus dans tout ce truc là. Par exemple, tu trouveras dans trucs des inédits en VO on s’est aperçu qu’on avait quand même 25 % de notre catalogue qui étaient entièrement inédits. Ça veut dire qu’il n’est pas ailleurs, ce qui est ce cas là, alors qu’on ne demande pas du tout d’exclusivité. Non, ça c’est quand même le signe que si tu veux qu’il y avait un manque de film, qu’il n’y avait pas de vie ailleurs, donc ça tu vas trouver ça, Les films sont sortis au cinéma en 2021 parce que ça, c’est encore un autre phénomène tout récent. Ça a toujours été le cas. Mais là, depuis la reprise du cinéma, il y a eu un tel embouteillage que les films au cinéma. Ils restent des fois une semaine. Personne n’a le temps de les voir et la plupart du temps, ils ne sont pas programmés dans un mois.
Moi, j’ai entendu des distributeurs parler de déstockage, c’est-à -dire ont des stocks. Les films, c’est-à -dire que le film est un produit, et alors il y a une expression, une vieille expression du cinéma qui a encore cours alors qu’elle n’a plus aucun sens. Et les films encombrent les étagères. Alors ça, c'était du temps des pellicules, parce qu’effectivement ça prenait de la place. Je veux dire trois bobines de film. Si t’avais 38, c'était une pièce. L’expression reste donc ce qu’ils lisent, ce qui est, ce qu’ils appellent des films encombrent, les étagères. Et donc effectivement, depuis le confinement, en fait, je crois que ça c’est un peu cassé. Mais au début sortaient 30 ou 40 films ou 40 films, là où normalement il en sort entre quinze et 25. Mais ce n’est pas fini.
Et c’est pas fini donc ça veut dire que vous vous récupérez plus vite des films récents,
c’est pas plus vite parce qu’il y a une chronologie heureusement des médias qui protègent un peu, même si elle avait été un peu abolie pendant le confinement, ce qu’il faut quelques mois, quatre mois avant que le film soit disponible en VOD et c’est très bien que ce ne soit pas ça devrait être plus long pour les protéger. Et par exemple, il y a une autre loi, et ça, j’explique aux gens qui nous disent mais pourquoi vous faites pas d’offres d’abonnement, Tu as un abonnement par mois. Il y a une autre loi qui protège le cinéma, c’est que ça s’appelle la SVD. L’abonnement par mois, c’est que tu n’as pas le droit de diffuser dans ce type, dans les plateformes à abonnement, des films qui ont moins de trois ans, qui sont sortis au cinéma que moins de trois ans. C’est que t’as forcément des films qui ont plus de trois ans sur ces plateformes. Sauf si c’est des productions internes, évidemment, des films, c’est tout ça qui font des productions propres. Pour te dire que c’est la raison pour laquelle nous aussi,aux Mutins, on choisit le truc par carte, tu vois, tu tues pas ou par paiements directs, mais par carte que tu achètes. On t’achète des crédits, puis après tu peux les consommer quand tu veux, ça te fait gagner. Sur le film, c’est beaucoup moins cher et en même temps ça te permet de voir des films quand même, des fois qu’ils sont récents, alors que tu peux pas avoir sur des plateformes d’abonnement. Donc ça c’est une petite parenthèse. Mais ce que je voulais dire aussi, c’est que dans les filtres, là, pour finir, pour répondre à la question de tout à l’heure dans ce film, ok pour les enfants. C’est pas mieux.Parce que si on est un enfant, on reste des films sur des enfants,. Et là tu vas voir, tous les dessins animés il y en a pas énormément.
Je suis désolé, je ne vois pas
C’est pour les enfants,dans le filtre par thématique, ça commence par ok pour les enfants je n’ai jamais dans le filtre thématique Enfants avec ta souris irait jusqu'à haut et là tu vas trouver.
Voilà Ok
Mais c’est souvent pour les plus petits quand même. Moi ce que je conservais actuellement, là, dans les fiches, qu’est ce que je peux conseiller ? Il y a un film que je trouve extraordinaire. Toute personne va voir. Mais qui affirme que qui passait très inaperçu. Ça s’appelle Moonwalk One, c’est sûr. Alors je sais qu’il y a des gens qui croient que la Terre est plate et que Tintin n’est jamais allé sur la Lune. Mais c’est un film sur 69. Sur la première base, les premiers hommes sur la lune. Donc, ça s’appelle monde. C’est venu sur le documentaire isolé. Il y a des gens qui vont dire c’est une fiction, mais c’est un documentaire ça. Moonwalk One, c’est un film qui de sur avec les archives de la NASA, mais c’est extraordinaire. Moi je regardais ça, c’est hallucinant et dit moi ce que j’avais jamais vu en fait tout le décollage et tout le machin. Si tu rentres dans un là, tu rentres dans un délire.
C’est pas que pour les gosses parce que c’est marrant, parce que rien qu’en voyant les jaquettes, on voit quand même le type de film pour enfants. C’est quoi ce film ?
Je suis en train de te parler, il est pas bien ou non ?.
. On va quand même passer au thème il y en a d’autres, évidemment, qui viennent d’arriver. On te demande sinon pourquoi il n’y a pas plus de casquettes à vendre. Il paraît que vous aviez des casquettes.
Sur les Mutins pourquoi ?
. Oh, il n’est pas content, il est pas content, le marchand ?
Est ce commercial ? Tu sais quoi elles sont fabriquées pour les Mutins C’est pas fabriqué au Bangladesh.. Tout ce qui est tee shirt et tout, c’est fait par ma sœur dans nos usines du sud de la France, c’est-à -dire chez elle et donc en fait c’est fait à la main, c’est artisanal, c’est du beau boulot c’est pour ça qu’on fait des tee shirts et donc je fais un bisou à Aurélie qui nous écoute. Peut-être aussi des réseaux sociaux pour les mutins de Pangée quand même, parce que c’est grâce à elle.
. Bravo ! Valérie te dit que je me suis inscrite le week end dernier, j’ai très hâte de commencer à regarder les films. Et il y a Mésanges Pictavienne qui te dit Super coffret, je vais harceler le facteur. J’imagine qu’elle parle du coffret Assange. tu montres un peu les montre l
C’est magnifique et on est très contents. Mais c’est surtout le boulot éditorial dedans qui est assez énorme.
Donc ça c’est le livre dont tu t'étais servi pour faire l'émission. Le livre que t'étais en train de rédiger.
Voilà qu’on était en train de rédiger il y a beaucoup de textes qui sont traduits, notamment de Chomsky dont on va parler ce soir.Pas que de Assange. Aussi, c’est préfacé par Serge Halimi du Monde Diplo, directeur du Monde diplomatique. Il y a des textes de Stella Morice, la compagne avocate. De Serge Christel. John Pilger C’est vraiment un super truc et il y a une grosse chronologie. C’est là dessus pendant que je travaillais maintenant, pour rappeler toute l’affaire Assange depuis le début de son histoire en fait, et l’histoire de Wikileaks. Et je pense que les gens qui auront lu ça, ils pourront plus me dire ce qu’ils me disent parfois dans la rue quand je les croise, qui ne connaissent pas l’affaire, parce que ça c’est vraiment, c’est du solide. Et il y a le film. Bien sûr que le film Hacking Justice,de Clara Rubio, Lopez
Et dis donc, il y a quelqu’un qui a un compte Mutins de Pangée. Les casquettes reviendront bientôt, promis. ?
C’est pour abaisser la vôtre Monsieur ? ?
Généralement, les gens mettent un peu de temps avant de balancer ça fait à peine 20 minutes. Vous êtes là, vous balancez tous les noms, c’est pas correct. Mais donc nous étions bien informés. Les casquettes ne sont plus là, elles vont revenir, on est d’accord.
Moi je parlais d’Assange et en fait, je suppose, d’après ce que je sais, j’en pars à chaque fois, mais c’est mon obsession. Mais en même temps, c’est vraiment énorme cette affaire. En fait, le film, comme tu le sais, sort. C'était même prévu parce qu’on n’avait pas prévu de sortir un film comme ça au cinéma parce que c’est un film étranger. On n’a pas un rond tout ça. Et en fait, j’ai été convaincu. Nous avons été convaincus par notre ami camarade du directeur du cinéma à L’espace Saint-Michel, à Paris, sur la place Saint-Michel, qui, au cinéma historique, qui a l'âge de l’histoire du cinéma et nous a dit Mais quoi ? Vous sortez pas le film au cinéma ? Tu veux qu’on fasse ? On va pas en faire ça c’est bien, il faut le sortir de chez moi et tout. Bon ok, ben écoute, on y va. Donc on a daté et donc le film sort le 17 novembre à L’espace Michel Et ça va durer. On espère quelques semaines, j’espère au moins dix ou quinze jours, enfin au moins deux semaines. J’espère en tout cas, qu’il faut toujours y venir toujours. Au début, on sait ce que c’est, mais surtout, ça va être plein de débats vachement intéressant, ça va durer plus de deux semaines Et en fait, très intéressant débat parce qu’on va faire des débats tout le temps. Après le film, il y aura des débats en zoom avec des personnalités étrangères, notamment autour de la scène. Je ne dis pas encore le nom, mais je sais qu’il y a quelqu’un d’autre que vous connaissez très bien sur vos postes, qui a déjà accepté de venir faire un débat, un live, Donc je ne citerai pas de noms, on ne balance pas ici mais. Mais bon, il y a des choses qui vont se faire autour de ça et c’est quand même important. Au-delà du film, ce que ça raconte, c’est ce qu’on essaie de mobiliser quand même autour de la question d’Assange parce qu' en France, on a un déficit d informations
Je te propose Olivier, si tu veux. Là, je vois que vous avez un teaser de 53 secondes 59 secondes. On le regarde.
Les réseaux sociaux, ce n’est pas la bande annonce. Tu peux y aller il est court.
On peut celui-là ?
Tout ce que tu veux.
Juste comme ça, pour se mettre l’eau à la bouche.
Alors je crois que je voulais pas le dire pour la première tient peut vite venir avec ton incroyable système de direct pour faire une émission avant l' avant première qui sera le 17 novembre.
Voilà, c’est ça.
Bien et qui vient de Berlin nous on sera en direct avec elle à 18 heures. Mon cher Olivier. Cette émission, c’est la tienne. ce soir.
Moi, je voulais proposer un petit parcours, des extraits assez courts, mais l’idée c'était parce qu’on avait dit on fait démocratie et l’exercice du pouvoir en démocratie. Oui, je fais exprès que ce soit un peu obscur parce qu’en fait c’est une collection qu’on a. Si on fait des collections sur des Mutins où on assemble des films, des fois sur un thème. Et celle-là, elle est assez large. Et là, j’ai choisi un petit parcours, une partie de Chomsky quand même. Évidemment pas tous les films qu’on a mis dans la collection, mais pour qu’on essaie de suivre un petit raisonnement, si tu veux bien le confronter et le confronter à vous les amis, toutes petites choses. Parce qu' en fait, je pense que c’est fondamental pour moi, c’est la question de l’exercice du pouvoir en démocratie qui n’est pas tout à fait la même chose. Donc on entend souvent dire ah mais on est en dictature. C’est pas tout à fait la même chose que le système du pouvoir en pays totalitaire. Avouez que parfois on peut se poser des questions. Mais non, quand même pas. Et en fait je voulais partir de ça et. Et puis si vous voulez passer des extraits et commenter. Mais avant je voulais, je voulais bien vous parler de cette phrase que d’ailleurs on a repris dans tout, reprend Chomsky dans ce texte qu’il a écrit pour pour. Pour le livre, c’est pas Assange, c’est le passé. Voilà une classe qui se tient sage.
Attends, j’ai fait une connerie c’est pas grave, j’ai un nouveau joujou. Attends, je te le montre parce que les autres ont vu, c’est ça C’est le street deck c’est des petits boutons qui me permettent de changer de ciel et je me suis gouré.
Tu pianotes c’est juste pour vous parler de David Young qui était un penseur des Lumières écossais, mais c’est très vieux et qui a été un des premiers à selon je ne sais plus qui qui en parle beaucoup à théorisé la question de comment ça marche, le pouvoir, Et dont la théorie c’est qu’il avait déjà compris il y a 250 ans, c'était que, en fait, le pouvoir ne tient et n’a et n’a de force que par le pouvoir qu’on lui concède. C’est-à -dire l’idée que si tu veux l’opinion. Et forcément à gagner si tu ne gagnes pas l’opinion. Un pouvoir et pas assez fort pour tenir. Alors Chomsky remarquait déjà il y a quelques années que qu’il a sous estimé la force de la violence des pays totalitaires dont Chomsky lui toute sa théorie depuis le début sa théorie politique a été de montrer que non, ce n’est pas tout à fait pareil et que l’opinion, en démocratie, ça se travaille. Et c’est là dessus que se concentrent les pouvoirs pour arriver à maintenir leur pouvoir. Parce que si jamais ils perdent l’opinion, ils ont perdu. Contrairement aux dictatures ou par la force, tu peux quand même avoir l’opinion contre toi et rester au pouvoir. Ce n’est pas vraiment possible en France et dans les démocraties. Alors vous allez me dire ouais mais quand même, il y a beaucoup de gens qui sont mécontents. Mais non, regardez comment il ne suffit pas que l’opinion soit à 99 % pour le pouvoir, mais suffit qu’on demande élection le soir à 25 % au premier tour ou 20 % et 50 50,01 % au deuxième tour. Et il suffit de gens qui vont voter. Ça ne veut pas dire que tout ça, ça arrange l’opinion. En tout cas, c’est l’opinion exprimée, et c’est vrai à peu près. Si on prend cet axiome comme truc de base, on comprend beaucoup de choses à mon avis. Alors, il y a des gens qui vont dire plutôt qui ne sont pas d’accord, mais je vais essayer non pas d’en faire la démonstration, mais de vous apporter des éléments et peut être que ça va nous aider à comprendre comment ça fonctionne, parce que je pense qu’on ne peut pas résister ou penser un autre monde ou faire quoi que ce soit sans comprendre comment fonctionne le pouvoir en démocratie. Quoi ? Je pense que c’est sinon on tombe dans ce qu’on appelle les théories alternatives de complot, etc comme vous dites, qui sont des mauvais termes pour désigner les choses. Mais sinon on tombe dans le truc de pas comprendre comment en est on ? On manipule tout. Il y a des gens qui ont des idées comme ça dans la tête, mais c’est pas clair. Et je pense que quelqu’un comme Chomsky, Chomsky permet par exemple de clarifier vraiment très bien par rapport à l’histoire aussi dans nos démocraties, à clarifier ces choses là. Alors c’est un peu l’objet du début et c’est pour ça que j’ai choisi un extrait de notre film avec qu’on a réalisé il y a déjà pas mal de temps en 2008 avec Daniel Mermet qui s’appelle Chomsky et compagnie.
On a fait gagner, on a fait partir je crois, les trois, les trois DVD que tu nous avais envoyés.
Mais le film est sorti au cinéma en 2008 avec un certain succès, à l'époque où on faisait face à toi, à la mauvaise réputation de ce qui est en France. On en reparlera si vous voulez, mais j’aime pas commencer par ça.
Non mais je pense que ce qui vaut le coup, c’est de commencer à regarder l’extrait.
Peut être après vous réagissez là dessus et puis on discute pas.
Alors cette théorie la théorie du consentement, c’est probablement le livre de Chomsky qui est le plus connu en France, il me semble. Pourquoi tu veux démarrer cette soirée popcorn avec ça ? Pourquoi soirée popcorn avec Goebbels ? C’est quoi l’idée ?
Est ce que tu aimes ?
C’est sur cnews ou quoi ?
Non mais tu sais. Alors si tu veux parler pop corn si tu veux, on peut pas dire que les allemands étaient les plus mauvais au cinéma. Dès lors, une des plus grandes cinéastes de la période, c'était quand même Leni Riefenstahl, qu'était bien sûr Hitler. Donc au niveau des images. Un connaisseur, voyons. Mais bon. Alors évidemment, ce n’est pas très enthousiasmant, mais la réalité de ça, c’est que voilà, je voulais poser ça un peu comme point de départ. Parce que je trouve ça assez assez intéressant de montrer les liens qui finalement entre la fabrique de l’opinion et parfois des régimes totalitaires que celui de Hitler. Parce qu’en fait, ce que raconte Chomsky, c’est qu’en fait Goebbels se sont inspirés des techniques de marketing, de marketing, de, disons, des techniques de propagande pour appeler, eux, les relations publiques américaines qui ont été développées. Et ça, on raconte dans notre film sur ou hors du monde qui a été développé avec la Première Guerre, une première guerre mondiale. C’est-à -dire qu' on met en place toute une technique pour convaincre les gens qu’il faut aller intervenir dans la première guerre mondiale en Europe. C’est ça, c’est de ça que ça part. Et il y a des théories comme ça, on va en reparler, mais il y a des gens qui mettent en place ces techniques et qui le font très bien d’ailleurs. Maintenant on sait tout ça. Je veux dire, ce n’est même pas caché, on ne voit plus ça. Simplement voilà, il faut convaincre l’opinion parce qu’on ne va pas à la guerre si l’opinion n’est pas d’accord. Donc c’est la guerre, le début, et ça va vite se déplacer sur le terrain du commerce et de la consommation. Parce qu’après la Première guerre mondiale, aux Etats-Unis, ça explose. Ils deviennent les rois du monde quoi. Parce qu’en fait, ils ont réussi à rentrer sur l’Europe. Il y a tout un marché qui va pouvoir, dans lequel on va pouvoir écouler ses marchandises. Et donc là c’est c’est magnifique. Et donc il faut vendre, il faut vendre souvent. Donc on va créer de la publicité. On appelle ça publicité. Mais entre les techniques de publicité et les techniques de propagande, on est bien et c’est les mêmes qui les inventent ?
Oui, bien sûr.
Donc je voulais poser un peu ça parce que si vous voulez, c’est intéressant de voir les liens Alors évidemment, après, il y a la force, mais déjà l’opinion. Alors tu parlais du bouquin de Chomsky, il faut préciser que c’est de Chomsky et de Bernard Hermann parce que c’est vraiment important. C’est un des bouquins les plus importants pour comprendre, pour comprendre tout ça La Fabrique du consentement.
Qui date des années 80..
Ouais, c’est ça, Ça a été remis à jour. Il a été édité plusieurs fois chez Agone en français. Il était encore réédité. Bon, ça c’est un bouquin. Pourtant ce n’est pas le plus facile d’accès de Chomsky, je dirais. C’est vrai, c’est un bouquin théorique assez très complet, très très documenté, avec plein d’exemples, etc. Et là, ça rejoint aussi les trucs de. Tout ça rejoint toujours les questions qu’on retrouve avec Assange. Il y a des ponts permanents entre ces questions là, bien sûr. L’opinion, quoi, Et comment ? Et ce que vous vivez au quotidien, dans n’importe quel moment de crise, de grèves, de mouvements, de luttes, de gilets jaunes, de ce que vous voulez, il y a toujours, c’est toujours les mêmes choses qui se remettent en place. Donc je voulais démarrer par ça. Mais après peut être que des gens qui veulent déjà un peu réagir.
Non, pour l’instant j’ai l’impression qu’on t'écoute religieusement, r, ce qui n’est jamais bon signe auposte, c’est jamais bon signe.
Ou les gens s’en foutent,
ils ne s’en foutent pas de l’ordre et tout et tout. Il y a Mésange qui nous a dit que c'était le neveu de Freud.
Tout à fait double neveu. Oui, alors ils avaient des relations dont on va parler parce que j’ai quand même un extrait où Normand Baillargeon en parle. Bernard c’est l’auteur du bouquin de Propagande qui à l'époque théorise les techniques alors qu’il va par exemple mettre en place ce qu’il appelle à l'époque les minutes men. Les minutes men. C’est les formules, de même que les minutes. C’est en référence à l’histoire américaine, à la révolution américaine. C’est ce qu'était prêt en une minute à les combattre contre l’occupant anglais.
Olivier on a dit une connerie, les gens s'énervent, ils écoutent religieusement, ils écoutent attentivement, concentrés. on ne s’en fout pas du tout. Enfin bref. Il faut les provoquer.
C’est ça qui est derrière les chats et tout. C’est pas comme dans les salles, tu chantes dans les chiottes, les gens s’endorment, ronflent, gueulent, c’est bien, c’est super beau.
Et nous avons même le flambeau on écoute en cuisinant. Nourrir son esprit, son estomac. Moi j’ai dit on va faire un livre de cuisine, des recettes d’au poste. Est ce que nous mangeons ? Je pense que les gens vont mettre les recettes. C’est dément, ça mange très très bien Auposte. Alors contrairement à ce que la presse raconte. Comme des pizzas surgelées. Bah j’ai pas de recette. Alors revenons à toi
J’en étais aux minutes, au féminisme.Donc, est ce que tu veux par exemple, Bernès, il va. C’est marrant cette histoire, il inventé ce truc là, il demande à des gens d’aller parler quatre minutes. C’est un peu comme sur Twitch, d’aller dans quatre minutes dans des lieux publics pour faire de la propagande. Il y a des gens qui interviennent. Alors il se lève dans une salle, il donne un discours pendant quelques minutes. Ouais, il faut aller en guerre parce que les Allemands, ça ne va pas par là. Et alors il se sert après des stars. Ce qu’on montre dans nos films, par exemple, on va voir des gens comme Chaplin par exemple, malheureusement, mais aussi faire bon, ça fait des tas de tous les comédiens de l'époque et tout, qu’ils vont aller travailler pour la propagande de guerre et qu’ils vont faire les fours minutes quinze avec l’idée qu’il faut qu’un message court et efficace. Donc ça c’est des techniques qui sont donc reprises..
Et puis il y a comment ça s’appelle, mais un séminaire, enfin ce n’est pas des séminaires, mais des congrès hyper rapides à. Il y en a partout dans le monde. Tu sais où ? En cinq minutes, dix minutes, tu dois recommencer.
Quand tu pointes, tu fais une présentation. Oui, à prononcer en français, en anglais.
Il y a le pitch. Oui, c’est les TEDX voilà les TEDX, viola et donc si ça, ça vient de l’enfer.
. Mais après, si tu veux, je veux dire, on est tous victimes de ça, même dans nos pratiques de communication. Tu vois, tu dis de faire des trucs sur Twitch, Machin est obligé de faire cours, obligé de faire des cadeaux, des machins, des trucs assez épouvantables. Et il ne faut pas négliger que les techniques de communication soient utilisées par tout le monde. Après, ça dépend dans quel but.
Bien sûr.
Si le but c’est de te faire regarder auposte c’est plutôt une bonne mission ou d’aller sur ses limites. Mais si le but c’est de te faire entrer en guerre, de trouver ça génial ou de détester les immigrés et tout ça, c’est pas une histoire quoi. Donc effectivement, les techniques peuvent être les mêmes, mais ce n’est pas la technique qui est forcément horrible, c’est c’est le but quoi ou vers quoi ? Vers qu’on entend. En tout cas, c’est intéressant de connaître l’histoire de la propagande parce qu’elle est faite de savoirs, elle est faite de techniques en fait qui sont mises en place, qui sont souvent liées aussi à des techniques de diffusion. Évidemment, maintenant internet a tout chamboulé, mais à l'époque, bon, effectivement, c’est des prises de parole en public, c’est des tracts, c’est des affiches, mais c’est aussi le développement de toutes les affiches de propagande qu’on connaît bien. On en a vu quelques-unes avec qui on a montré des affiches assez caricaturales ou montrés, mais en fait déteignent. Sur une même journée, c’est montré l’ennemi comme un monstre inhumain, dangereux. Voilà, pendant des années, ça a été pour les Allemands, ça a été les juifs, puis les ennemis américains, anglais, etc. Après pour les Américains, pour les Russes ça a été les Américains, mais pour les Américains ça a été les Russes, les communistes, les bolcheviks bien sûr, c’est le même. D’ailleurs c’est marrant parce que les Allemands aussi les détestait, les bolchéviques. Donc il devait reprendre les mêmes images de propagande. Après voilà, ça a été le logiciel qui a fonctionné pendant toute la guerre froide, jusqu’en début des années 90, quand le mur tombe et là il n’y a plus d’ennemi. Enfin, c’est gros, un gros problème. Donc l’ennemi en face, ça va être quoi ? Ça va être war on terror grâce au 11 septembre. Je veux dire, l’opportunité dans ce plan fait que si tu veux et le terrorisme international fait que on a un nouvel ennemi, super, on va partir en guerre.
Une pensée pour Colin Powell qui nous a quittés il y a quelques jours,
Ça a dérouillé cette année entre lui et Colin Powell.
On se souvient, c’est lui qui avait de l’anthrax.
Il y avait une petite fiole à l’ONU vous croyez pas ?
Tu veux nous amener à la stratégie du choc ou je vais trop vite ?
On peut y aller ?
On peut y aller
J’ai pas envie d’expliquer en regardant, je dis juste simplement que c’est un film. Naomi Klein pour ceux qui ne connaissent pas et quand même. Voilà, c’est un peu la bonne action aussi, un peu quand même. C’est ça, Oui, car elle est plutôt du Nord. Toi, tu la connais du Canada.
Elle est de Vancouver.Elle est donc dans le Canada anglophone. La stratégie du choc au départ, c’est un livre là aussi qui va connaître un succès mondial. Par la suite, il y aura un logo qui connaîtra aussi un succès mondial. Et puis là, depuis, elle court le monde. Pour vous raconter tout ça, pas. Aujourd’hui, elle est beaucoup dans l’environnement, pas dans l’environnement, je veux dire dans la lutte contre le réchauffement climatique. Alors tu veux que je montre l’extrait ?
Bien, je pense que c’est bien oui.
Ok, alors quatre minutes 46
On a reconnu qui à la fin ?
Donald, Donald Dumont. ?
Ouais, t’as gagné, T’as gagné un DVD de stream. Déjà, je voulais pas parce que c’est vrai que c’est un extrait. Il n’y a pas le début du film. Mais si tu veux, tout ça s’inscrit dans cette articulation entre des penseurs, des intellectuels, si tu veux, de la droite libérale, du libéralisme le plus radical qui sont en fait l'école de Chicago. En gros, tu vas avoir des mecs, des peintres, des penseurs qui se mettent, qui eux n’ont pas les mêmes problèmes que les politiques parce qu’ils ont pas vraiment à être élus, à part par leurs procès, parfois par des conseils d’administration et tout ça, mais pour des profils qu’ils n’ont pas les mêmes problématiques. Si tu veux. L’opinion ça les intéresse, mais ce n’est pas eux qui poussent, y poussent, y poussent et donc ils poussent des gens comme Thatcher, Reagan à aller plus vite, plus fort quoi. Et c’est un peu ce qui se passe tout le temps, ce qu’on vit en France depuis des années, ce qu’on vit avec Macron parce qu’on a vécu avec Hollande, ce qu’on a vécu avec le précédent, avec Sarko, avec tout le monde. Donc il y a toujours en permanence une pression qui s’exerce vers le pouvoir exécutif de tout un monde, qui a des gens qui ont un pouvoir fort parce qu’ils ont des menaces économiques. Je dis moi donc si vous ne faites pas ça, on va vous griller parce qu’on voit, on fera pas où on va, on ne va pas jouer le jeu etc etc etc. Donc ils ont des tas de leviers possibles, plus ou moins selon les pays et les périodes. Mais voilà, tout ça s’inscrit dans un et puis de plus en plus avec les traités européens, etc. Donc y mettre une pression d’enfer. Et là ce qu’on voit dans ce film, c’est l’histoire de ça, c’est comment ça a démarré avec l’expérimentation au Chili, tu vois, après avoir appris le coup d’Etat contre aliéné où le mec il est élu quand même, il est socialiste, socialiste, ça avait le sens à l'époque. Ça, c’est pas Roland, il est socialiste, il est élu. Il est donc le 11 septembre 73, il y a un coup d’Etat militaire, Pinochet le renverse. C’est une dictature. Et là, on va expérimenter les méthodes de l'école de Chicago de façon radicale. Mais ça, on ne peut pas l’importer aux Etats-Unis et en Angleterre, il y en a encore moins en Europe à l'époque. Donc effectivement, après, ça va être le travail de brigade de tâcher de vendre ça à l’opinion. Et c’est là que bon, voilà, ils y arrivent plus ou moins, mais eux, ils ont quand même réussi et c’est ce qu’on voit dans cet extrait dans quelques datchas.
Alors effectivement, je me souviens plus si dans le film il est question de Bobby Sands. Alors quelqu’un dit Bobby Sands, mais en fait c’est Bobby Sands. Ah, c'était donc ces Irlandais que Thatcher va dans les années qui suivent, va laisser mourir de grève de la faim. Oui, effectivement, son surnom de la Dame de fer, c'était un peu cette période-là. Je ne sais plus si dans le film de Naomi Klein il en est question. Et d’ailleurs on nous dit que Chalandon écrit sur les saloperies de Thatcher avec les Irlandais. Eh oui, Il y a notamment le livre Mon traître de Sorj Chalandon, bien connu de nos services, puisque ça a été mon chef de service à Libération je connais par cœur l’histoire où il raconte. C’est un roman. Donc c’est vraiment ces années-là, c’est des années 80, un roman très fin, basé sur des faits réels où il va se rendre compte au bout d’un certain nombre d’années qu’un de ses informateurs est au sein de l’IRA. En fait, l'État est un agent double qui travaille pour les Anglais. Alors ce qui est intéressant, c’est que le thème que t’a choisi Olivier ce soir et bravo à Spoon Office qui vient de prendre et qui qui fait son premier message sur le tchat pour dire qu’il a pris une carte volée. Alors ça c’est parfait, ça c’est double double bingo ! Oui, tu as fait le choix Je trouvais ça comme toujours judicieux, particulièrement de l’exercice du pouvoir et non pas de la conquête du pouvoir. Alors il y aura tout à l’heure des extraits quand même là dessus, mais parce que médiatiquement, là, on rentre dans une période électorale, on va en bouffer à n’en plus finir de la conquête du pouvoir. Mais en réalité, quand le pouvoir est là et là, la presse, je trouve, joue assez peu son rôle d’observatrice de l’exercice du pouvoir justement. Elle est allée dans l’agenda politique, mais elle n’observe pas. Et est ce que tu penses que le documentaire ou la fiction sont des postes d’observation privilégiés pour ça ?
Oui, c’est sûr. Le documentaire, quand il lui parle de ça, il ne passe pas tellement sur les pensionnats. À nous les films qu’on a fait je peux dire qu’aucune chaîne n’a jamais diffusé,, même s’il a fait énormément d’entrées au cinéma. Donc ça, c’est pas possible. La stratégie du choc, je ne sais pas. Je ne crois pas non plus. Je ne crois pas non plus. Mais en général dans la fiction, un peu plus parce que tu peux dire plus de choses quand même. Effectivement, je vous conseille Navigation en cette période qui raconte un peu les syndicats, tout ça. Mais effectivement, tout ça c’est pas forcément des discours qui sont repris en tout cas sur les gros médias, mais c’est un peu toujours con de généraliser la presse parce qu’il y a entre la presse faite par tel milliardaire ou tel milliardaire, c’est pas pareil. Entre l’humanité et cnews, il y a bien sûr bien sûr un gap.Non ?
Mais disons qu’il y a plus d'énergie à raconter la conquête du pouvoir qu'à raconter de l’exercice du pouvoir, j
Parce qu’ils sont inclus l’affaire Chomsky le montre très bien. D’ailleurs, ils sont inclus dans la machine. Alors il y a un phénomène aussi, quelque chose qui a toujours bien cru que je racontais ça dans les débats autour du film, les gens avaient toujours un moment de stupéfaction. C’est l’idée que la propagande marche beaucoup mieux avec les gens qui ont un gros niveau d'éducation, entendez par l'éducation, diplômés Et que la propagande marche mieux sur ce qui paraît être une idée un peu à contre, tu vois contre intuitive, on dit en ce moment contre intuitive, on va essayer le terme qui circule, tu vois C’est vraiment pas pas logique.
Et alors, pourquoi ? Pourquoi docteur ? Docteur Azam, expliquez-nous.
Parce que si vous affirmez, vous allez le comprendre.
Parce qu’ici, comme tu le sais, on n’est pas chez les cons on devrait pas être compris.
C’est qu’en fait, en réalité, qu’est ce qui se passe ? C’est qu’effectivement plus tu passes les échelons. Mais on va en reparler tout à l’heure avec l’exemple de l’ENA. Mais plus on passe des échelons et plus effectivement le tri est fait. Et en fait les idées sont des idées qui sont là si tu veux. Ce ne sont pas des gens à qui je pense qui sont très sincères. La plupart des gens, des éditorialistes je pense, qui sont vraiment convaincus de ce qu’ils disent, c’est pas juste, des gens cyniques, évidemment, mais il n’y en a pas tant que ça quand tu en connais.
Pas, vraiment jamais connu..
Toi, tu dois te coller dans ton boulot. Les gens, ce sont les journalistes, éditorialistes qui sont, qui sont, qui défendent ce libéralisme là ou qui défendent les idées dans le truc sont assez légion. Et donc effectivement, ils ont été formés et donc il y a eu du tri, ce qui n'était pas dans le truc, ils y sont pas donc petit à petit, etc. Et alors effectivement, ça c’est une idée quand même qui est contre intuitif mais qu’il faut toujours avoir en tête, c’est que la propagande marche mieux. Et d’ailleurs tu verras que la propagande marxisme marche sur des classes moyennes pas supérieures et ça correspond aussi à des classes sociales, souvent un niveau d'éducation malheureusement pour des raisons aussi de l’accès à l'éducation. Mais bon, c’est intéressant comme idée quand même. Je pense que ça fait partie des idées qui répètent sans cesse et que je trouve assez normal. Donc effectivement, c’est comme l’air qu’on respire, c’est une idée qui est dans l’air et ça rejoint ce que dit Naomi Klein avec sa stratégie du choc qui dit que le problème c’est qu’il faut qu’il y ait des idées qui soient dans l’air. Quand les idées sont très fortes, ça peut soit le pouvoir s’en emparer et il n’a plus qu'à pousser, soit ça peut faire basculer les choses. On peut résister. Donc c’est pas c’est pas trop mauvais quoi. C’est par exemple une idée. Si l’idée répandue c’est de bien, il faut peut être arrêter de faire n’importe quoi avec la pollution machin, tout ça. Par exemple. Les idées écologistes, elles sont dans l’air, elles sont là, elles sont fortes donc. Mais évidemment, il y a le greenwashing. Évidemment que le libre, le capitalisme s’en sont saisis pour essayer de détourner le truc et te culpabiliser parce que ta star, tu t’es tu as bu avec une paille en plastique ou je ne sais pas quoi alors que c’est ta faute. Donc il y a des gens qui ne sont pas très politiques dans l'écologie, dans l'écologie à mon avis un peu crétines, qui sont dans la morale au premier degré et qui n’ont pas une vision politique de la chose. Mais c’est pareil pour tous. Mais ce que je veux dire, c’est qu’il y a des idées qui sont là et dont on nous parle très bien. Ça c’est comment il faut arriver à pousser quand les idées sont là, ça bascule. En ce moment, le fond de l’air n’est pas rouge, vous avez remarqué ?
On a remarqué quand Naomi Klein parle de stratégie du choc. Qu’est ce que tu réponds à ceux qui peuvent dire ou imaginer que, par exemple, la répression qui s’est abattue sur les gilets jaunes ou même avant, depuis la loi travail, mais disons massivement avec les gilets jaunes. Et puis aujourd’hui uniquement sur tous les mouvements. Est ce que tu engloberait ça dans la “Stratégie du choc” ?
Alors il faut faire gaffe parce que des fois, la plupart des gens qui parlent sont du choc et ils ne connaissent que le titre en photo. Donc un coup de matraque sur une chose, ce n’est pas exactement ce que raconte Naomi Klein. Naomi Klein ne raconte pas non plus qu’on provoque forcément des crises. Elle dit "Raconte pas ça non plus, parce que ça c’est aussi des théories un peu conspi conspirationniste qui consisterait à dire oui mais oui, on l’a fait exprès. Donc le commis dans la création pour machine, ça en fait. En fait c’est pas ça qu’elle raconte, c’est comment ? En tout cas, oui, une guerre, c’est aller provoquer ça. C’est le cas. Une pandémie, une guerre. Elle est provoquée, ça c’est sûr. Et donc il y a une décision d’aller ou pas en guerre. Et alors ils sont agressés aux Malouines, Effectivement. Est ce que c’est très, très primordial ? On voit très bien qu’il y a une manipulation dans ce cas là. Donc effectivement, là, il y a un choc qui est provoqué, mais il y a aussi des chocs qui arrivent dans l’histoire. Tu as une pandémie dans la gueule des choses qui se passe et le pouvoir de façon opportuniste va utiliser ce choc pour faire avancer des idées. Toi par le choc qui sait que dans l'émotion il va pouvoir faire avancer des idées et ça à toute personne qui est aux manettes comme ils disent eux mêmes. On a le film aussi dans le cycle qui s’appelle le film Edouard Philippe qui est supportable dans Philippe, mais c’est intéressant de ce point de vue là. Je n’ai pas voulu vous en montrer un extrait, mais c’est Edouard, mon pote de droite.
Alors il y a deux ou trois films.
Et il y a le troisième qui est sorti là, et donc le troisième, il est en poste à Matignon, il dit aux manettes derrière ce titre Dites donc, ces gens sont persuadés que si tu veux, y prennent des bonnes décisions, c’est un accident. Mais ce que je veux dire, c’est qu’une fois qu’ils sont aux manettes, ils se saisissent de n’importe quelle opportunité qui va pouvoir continuer à faire ce qu’ils faisaient déjà avant qu’ils ne changent rien. Il n’y a pas de monde d’avant, ni d’après. Donc donc la question c’est dans ces chocs, effectivement. Et avant c’est parlé des accélérations. Là on voit bien qu’il y a une accélération par exemple de mesures de contrôle qui sont souvent légitimer par par la situation, mais qui en fait le problème c’est est ce que ça va durer ou pas ? Vous avez fait des débats là dessus, Moi je rentre pas là dedans, mais c’est vrai sur plein de sujets et donc Naomi Klein parle, elle parle de ça, de comment ? C’est pour ça que c’est vachement intéressant ce que ce que raconte le film, comment ces idées-là. Je ne sais pas qui a une vision paranoïaque et négative, où il n’y a pas d’issue, quoi. Il y a quand même toujours où on se dit ouais, quand même, la bataille des idées, ça compte. C’est pas rien.
Petite question de Théo qui revient sur ce que tu disais, sur la propagande qui agit sur des cerveaux plutôt bien nourris ? Les diplômés sont-ils plus sensibles à la propagande ? Ou bien la propagande sélectionne t elle ceux qui méritent d'être diplômés ? Ou les diplômés en général ?
Parce qu’en fait, en réalité, ça s’adresse à qui ? C’est une classe qui s’adresse à une autre. C’est des codes de langage, mais c’est aussi des électeurs qui votent. La question est là aussi qui vote ? Alors quand les quartiers pauvres voteront pour leurs intérêts de pouvoir, le pouvoir changera très rapidement. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Pour l’instant, on arrive à convaincre et il y a même des camarades à moi qui sont convaincus qu’il ne faut pas aller voter parce que ça ne sert à rien, parce que c’est tous des pourris, parce que machin, parce que bidule va très bien. Ils attendent tout ça, ils sont contents, ils adorent, ils adorent ce genre de discours. On est les idiots, les anars qui pensent comme ça. Dans mes camarades, ce sont des anars qui sont des idiots utiles du système. Moi, je leur dis tout le temps, alors que je n’ai pas un espoir formidable dans le vote.
C’est marrant, je dis ça parce que je pense qu’il y a un film à faire qui serait uniquement sur les débats de proclamation de résultats. En fait, depuis 20 ans, les mecs disent la première chose que je voudrais dire, c’est l’abstention. L’abstention record, c’est une catastrophe en fait, on a l’impression qu ' eux, ils s’en accommodent. C’est parce que d’une certaine manière, ça fait moins de gens à convaincre.
Alors là, on rejoint le sujet du début.
Très bien. T’as pas vu ça comme ça ?
Non mais c’est ça, parce que c’est la fabrique de l’opinion. Mais de quelle opinion ? L’opinion au maximum de ce qu’ils peuvent. Mais quand ils arrivent pas à avoir l’opinion sur tout, il leur suffit d’avoir celui qui vote pour eux. Qu’est ce que fait Macron ? Macron continue à garder son opinion, une base très ferme dans l’opinion. D’ailleurs, tu vois toutes les mesures qu’il fait majoritairement. Alors vas y me dire les sondages, d’accord, mais enfin moi j’y crois un peu quand même, les sondages. Et parce qu’en fait, à qui s’adresser ? Évidemment que le pass sanitaire, c’est formidable, c’est un super coup stratégique. Il a 60 là, tu as un 65 % des gens sondés. Alors, on peut discuter de tout ça,
Mais, par exemple, est-ce que le pass sanitaire d’un point de vue, Naomi, ça pourrait rentrer dans “la stratégie du choc” ?.
Je sais que je ne veux pas rentrer là dedans, j’en sais rien. Et en même temps, c’est une mesure sanitaire. Je peux pas. Je veux pas de débat là parce que c’est pas on ne peut pas comparer ça. C’est Macron qui a dit que c'était la guerre. C’est la propagande de dire qu’un virus c’est la guerre.Nous sommes en guerre.
Nous sommes en guerre. Oui, bien sûr que c’est lui qui a dit ça. Il y a tout un tas de livres qui sortent. Je pourrais venir vous montrer ça tout à l’heure sur l'état d’urgence, Mais revenons à notre thème L’exercice du pouvoir en démocratie, que j’ai intitulé au cinéma, c’est pas du cinéma.
Alors si tu veux, on peut continuer les extraits.
Oui, bien sûr, c’est quoi le prochain monsieur.
Alors un film. Qui s’appelle “c’est avec Chomsky”, c’est plus récent, c’est Requiem pour le rêve américain et c’est un film qu’on a édité aux Mutins de Pangée, on imprime américain. Eh bien, personne ne l’aurait édité sinon, je suis désolé. Donc effectivement, c’est vendu et c’est un film avec Chomsky assez récent, qui est à la fois terrifiant et toujours avec ça aussi d’une lucidité incroyable.
On regarde et en ce qui me concerne, je découvre.
Alors c’est ici. et ce qu’il dit sur la fin, ça nous ramène un peu au bouquin de Jean Songe vu qu’il est venu auposte l’autre jour sur la Sodexo où il y a tout un chapitre sur les patrons du monde qui tiennent absolument à se protéger et tout le business qu’il y a autour, autour de ça. Et avec aujourd’hui l’extension la plus folle qui est ces riches, ces milliardaires qui s’achètent des îles en prévision des des crises climatiques à venir. C’est complètement dingue. Et d’une certaine manière, ça rejoint ce que Chomsky dit sur la réaction de la presse économique dans les années 30. Alors moi je découvre ces images, je ne connaissais pas ces images. Extrêmement violente de la police américaine dans les années 20, dans les années 30, pour réprimer les mouvements ouvriers. Pourquoi cet extrait, cher Olivier Azam ?
Bah écoute, en fait j’aime bien revenir quand même sur l’histoire des syndicats, parce que moi je suis traumatisé chaque fois que des syndicalistes se font attaquer dans un cortège le 1ᵉʳ mai par exemple pour la manif du 1ᵉʳ mai. D’abord, il y a des gens qui savent même pas que la manif du 1ᵉʳ mai, c’est la manif des syndicats, que c’est une histoire. D’ailleurs si vous ne connaissez pas l’histoire, je vous conseille d’aller voir Howard Zinn, une histoire populaire américaine parce qu’en fait on la raconte cette histoire qui a commencé à Chicago à la fin du XIXᵉ siècle. C’est l’histoire de la journée, dès 8h des armées en fait. Et cette journée dès 8h qui a été très très longue à obtenir. Elle a commencé avec des manifs à Chicago, des manifestants tués, etc. Une bombe, une toute une histoire un peu compliquée que je vous raconte pas. Mais il y a quand même toujours cette histoire syndicale. C’est un syndicalisme très très rentre dedans, un syndicalisme des oubliés à l'époque des révolutionnaires entre guillemets dans le sens on a tout lieu du syndicalisme du début de la CGT à la fin du 19ᵉ au début du XXᵉ siècle en France, qui était le syndicat de grève généraliste comme on dit. Il y a toute une histoire de ça Évidemment, c’est pas c’est pas les mêmes syndicats qu’aujourd’hui, c'était beaucoup moins institutionnalisé, mais n’empêche que le pouvoir tout le long de l’histoire n’a peur que d’une chose c’est des ouvriers et des employés et de ce que vous voulez organiser. Ils n’ont absolument pas peur de la violence comme ça localement. La violence des vitrines, la violence de la violence qui ne fait pas vraiment mal. Ils ont quand même toujours peur d’une organisation qui va dans le travail parce que c’est là où ça les gêne qui va. Évidemment, ils ont passé leur temps à faire des lois, à faire des trucs pour empêcher ça. Ce qu’on pouvait faire dans les années 30 en France, c’est encore aux Etats-Unis. On peut difficilement le faire aujourd’hui. Les grèves d’occupations, il y a des squats, le lock out, tout ça, c’est des choses qui sont maintenant, il y a beaucoup de lois qui empêchent de le faire. Et l’occupation, ce n’est pas du tout un mode d’action très évident, etc. Mais alors toujours j’entends ouais mais ils appellent pas le rapport général. Comme si on pouvait appeler à la grève générale comme à la direction, comme s’ils pouvaient décider d’une grève générale C’est pas comme ça que ça se passe. Mais en tout cas, ce que je voulais noter avec cet extrait de Chomsky, c’est à quel point il met l’accent sur l’importance des organisations syndicales dans l’histoire du capitalisme du XXᵉ siècle. Et moi, je déplore aujourd’hui que dans le mouvement de lutte, y compris dans le mouvement des gilets jaunes, parfois pas tout le temps, il y a eu beaucoup d’alliances, il y a eu des moments de friction qui, pour des raisons qui sont plus ou moins légitimes, je veux pas, je juge pas. Untel a fait ça, salauds, ils sont devant dans un cortège. Bon, on va être devant tout ça, Moi je ne m’en mêle pas. Mais simplement il faut savoir tout ça. Le pouvoir regarde ça avec une ironie amère en disant ok, ouf. Ils n’ont pas réussi la jonction, ils n’ont pas réussi à s’organiser. tranquille quoi. Autant qui cassent des vitrines, ça fait monter l’opinion pour nous après il y a d’autres théories. Ah moi je défends celle-là. Après il y a ceux qui disent non mais à force on va éprouver les forces de l’ordre, ils voudront plus que ça. Ok, faisons le bilan.
Il y a une autre théorie importante qui est dans le cercle provocation, répression, provocation,L’idée que provoquer la police, c’est mettre à nu la violence de l'État.
Ah ben oui.pas besoin de démonstration.
. Peut être que oui, peut être que le bon peuple qui est bercé aux doux sons de cnews a peut être besoin de ça pour comprendre que l'état est violent, non ? Tu crois pas ?
Tu es plus spécialiste que moi sur la question parce que t’as fait un très gros boulot admirable. Après c’est toujours pareil, J’ai vu que dans les commentaires il y a effectivement la question des sondages est une vraie question. Vous allez faire semblant, vous avez fait des émissions là-dessus parce que le rôle des sondages, qui manipulent effectivement aussi le choix des candidats dans les élections,c’est très ambigu, c’est très difficile. En tout cas, c’est un instrument de mesure pour le pouvoir. Ça fait partie d’autres éléments de l’ordre. Peut être que ça c’est assez bidon, mais eux, ils s’en servent. Et alors effectivement, au fort du mouvement des gilets jaunes, tu as raison, au moment donné, on est à 67 3 % d’opinions qui soutiennent le mouvement des gilets jaunes, d’autres qui nous disent je sais plus il.y a un t pic. Mais après quand la violence finalement de réaction naturelle de se taper sur la gueule ? Tu répliques. En fait, provoquer des images qui sont qui vont finalement montrer des manifestants qui ont placé des trucs qui franchement, ils sont plutôt bien tenus, Je veux pas dire mais c’est pas bon. Mais quand tu vois ça, ces images des Champs-Élysées, tout ça derrière le pouvoir utiliser immédiatement. Donc immédiatement, le pouvoir utilise ces images pour l’opinion qui compte pour lui, celui qui vote pour lui. Alors on ne perd pas du poids.
Je me fais l’avocat du diable. Mais je reviens sur sur Chomsky. Est ce que d’une certaine manière. Chomsky Il n’est pas très présent
J’ai fait deux films avec lui sur lui, Il y a ce film que je ne connaissais pas, Requiem pour le rêve américain. Mais est ce que ce n’est pas aussi un prisme un peu américano américain et qu’on a un peu tendance parce que le mec pense bien, pense vite et pense depuis longtemps, mais est ce que ce n’est pas un peu pavlovien. Tiens, qu’est ce que pense Chomsky de ça ? un peu américano- américain ? Bah ça vous en fait ce que vous voulez de Chomsky. Néanmoins, j’ai tout lu, mais quasiment. moi ça me sert plus que beaucoup d’intellectuels français, hein. Je ne veux pas citer de noms, mais parce que, en fait, il y a l’histoire. Alors après, si vous considérez que la France n’a rien à voir avec les Etats-Unis et bon, ben là je ne suis pas d’accord. La France a été un pays quasiment colonisé par les Etats-Unis après la deuxième guerre mondiale et est encore colonisée culturellement. C’est pour ça que quand Zemmour dit le grand remplacement, la culture machin où je suis allé, quand je dis dans la rue, partout où tu vas dans les villes, la culture qui me frappe aux yeux, c’est la culture à la culture de tu vois là bas y a un I grill ché pas quoi, Buffalo Grill, MacDo, tous les cafés français remplacés par des McDo, des Quick, tous vanille, des choses qui ne sont pas la culture ni ici, ni l’islam, ni la culture, tout ça. Je ne dis pas que ça existe pas, mais je fais un peu de provoc. Mais en même temps, je veux dire qu’il y a quand même un il y a quand même. On ne peut pas dire que la culture et les Etats-Unis n’ont rien à voir avec la France. Moi. Et après il y a des ponts entre effectivement le syndicalisme. J’ai expliqué le 1ᵉʳ mai, donc il y a, il y a des pensées, comment fonctionne le pouvoir, comment font ou sont les élites. Je pense que les élites elles-mêmes, les élites, je veux dire ceux qui y sont, qui se prennent pour des élites aussi, mais en fait ceux qui sont au pouvoir, eux, ils regardent sans arrêt. À l'ère de Sarkozy, à l'époque ils s’en revendiquent
Mais par exemple, viennent nous poser une question Howard Zinn, une histoire populaire américaine. Bon, on a maintenant Noiriel,” Une histoire populaire de la France”. À quand un film des Mutins avec Gérard Noiriel.
Noiriel. Il y a quelques épisodes d’une série qu’il a commencé où il n’a plus le temps parce qu’il ferraille, il fait pas un truc qui suit en libre accès sur le cinéma, qui vit une histoire populaire racontée. Il fait trois ou quatre épisodes un mis en ligne sur les Mutins. C’est un petit peu parce qu’avec Lindon, il faut aller voir, parce que les gens ne vont pas vraiment voir ce que c’est planqué, On ne sait pas encore comment le faire. Dans la rubrique bonus de ciné mutins. Mais oui, ce serait formidable. Mais après il y a des films de Massu sur la suite de l’histoire populaire américaine. Deuxième épisode : Ça fait dix ans qu’on a commencé à faire des films d’histoire. Ça pose pas mal de problèmes à résoudre des problèmes à la fois sur le boulot, ça on adore, sur le fond, mais sur l’image, les droits, C’est très très compliqué Mais bon, c’est un autre sujet on en reparlera plus tard.
Alors donc là, j’ai mis à l'écran le bonus dont tu parlais. Est ce que tu veux qu’on passe à un autre extrait, je regarde s’il y a des idées, des questions qui sont en rapport avec ce qu’on vient de dire pas directement. Donc on a un autre extrait, le quatrième, c’est sûr.
On revient dans notre film Chomsky et compagnie.
Voilà, c’est ça.
Et alors, on passe avec un gars que vous avez peut-être oublié parce qu’il y est moins présent maintenant en France, mais qui a écrit un bouquin essentiel pour comprendre plein de choses Il a fait une vulgarisation entre guillemets de je ne sais pas, ce n’est pas le mot. Il a, Il a fait un bouquin qui s’appelait Petit cours d’autodéfense intellectuelle,
Ah oui, je me souviens de ça
À l'époque, on a sorti Chomsky et compagnie et donc on a même sous-titré notre film Un petit cours d’autodéfense intellectuelle, parce que c'était vraiment une application. Il connaît très bien Chomsky Baillargeon, c’est un Québécois. Je le connais Normand Baillargeon
Non, de nom, mais je ne le connais pas.
C’est un prof à l’université de Québec. Il est super pédagogue, Il a beaucoup travaillé sur l'éducation, il a beaucoup travaillé sur mesure. Il a fait beaucoup sur Bertrand Russell qui, je pense, est un des intellectuels les plus importants de l’histoire du XXᵉ siècle évidemment sur Chomsky, il en connaît un rayon, il le connaît bien, Et donc il a fait ce bouquin qui s’appelle Petit Cours d’autodéfense intellectuelle, qui était sorti chez Lux, qui est un bouquin et je ne l’ai pas sous la main. Il faut que je vous avoue un truc : mon étagère américaine à laquelle je travaille depuis dix ans, se remplit, m’est tombée dessus. Ce qui montre quand même qu’il faut que j’arrête ce film sur lui parce que ça veut dire qu’il est trop chargé et qu' il y avait quand même un problème donc Baillargeon est perdu dans un tas que j’ai fait là-bas pour eux. Donc en fait le bouquin est très important parce qu’il permet, moi je pense qu’il faut le relire, le lire et le relire tout le temps,
Il y a Jésus Beaudet qui dit J’ai le livre, cool ce bouquin, J’en ai offert au moins une dizaine.
Mais est ce que les gens l’ont lu ou est ce qu’il a servi à caler des meubles ?
Monsieur, c’est vous qui avez des problèmes avec votre étagère, votre bibliothèque. On n’insulte pas les twittos, s’il vous plaît. Attention, Attention ! Respect. Respect pour les champions qui sont dans le tchat, qui font à manger en t'écoutant qui pourraient rater leur sauce parce que tu leur dis que tu as failli mourir sous le poids des livres ? Donc stp un peu de respect.
En fait le bouquin est gros mais pas du tout impressionnant parce qu’en fait il est très fort. C’est un grand pédagogue l’ami Baillargeon, Et donc c’est bien parce qu’il nous amène, je crois que si j’ai bonne mémoire, la phrase en préface c’est il dit en gros c’est une phrase connue douter de tout et aussi quand je le fais à ma façon. Le président aussi. C’est aussi stupide que de croire en toi, espèce de raison. C’est la raison. C’est un rationaliste, il fait partie du cercle diététique et ça, c’est quand même cette idée que tu en fais. Voilà. Ce n’est pas parce qu’on doute du pouvoir qu' on doute de tout quoi. Oui, c’est du raisonnable positif de peser les choses en fonction des éléments qu’on a sous la main, pas de ce pas de spéculations sur des choses qu’on ne connaît pas. Se méfier de son expérience personnelle, etc. On va y revenir si tu veux, mais moi je sais pas, c’est pas drôle de voir l’extrait.
Alors on. va regarder l’extrait. Mais tu as parlé d’intellectuels français qui ne te nourrissent pas.. Parce qu’il y a quand même un intellectuel ici que nous aimons écouter régulièrement. Je le mets et après je mets l’extrait commencé.
Ben oui, ça a commencé. L'émission a commencé, on est à l’antenne depuis cinq minutes.. Chomsky l’a montré, comment ce travail-là est une composante extrêmement lourde de l’histoire de nos sociétés, Comment dans nos sociétés, on a de très longues dates des institutions qui sont spécifiquement vouées à ce travail sur l’opinion. Les formes de domination varient selon le type de société dans laquelle on se trouve et le type de domination qui existe dans nos sociétés est absolument différent du type de domination qu’on peut retrouver dans une société totalitaire ou dans une société antidémocratique. Dans une société comme la nôtre, le consentement des gouvernés est extrêmement important.Et c’est pourquoi la phrase de La Boétie est pertinente, c’est-à -dire qu’il est important que les gens aient intériorisé des mécanismes, des visions du monde, des manières de penser qui sont conformes à ce que les intérêts des élites supposent. Donc, on accorde dans nos sociétés une immense importance à cette liberté sous domination. C’est comme ça qu’on avait envie de l’appeler. Les gens peuvent. La liberté, c’est de faire tout ce que permet la longueur de la corde. Mais il est important que la longueur de la corde soit bien fixée. Lorsque la Première Guerre mondiale s’enclenche. Le gouvernement élu aux États-Unis est un gouvernement qui a été élu sur une base pacifiste de non entrée en guerre des États-Unis. La population américaine est globalement opposée à l’entrée en guerre des États-Unis. Après l'élection, les idées dominantes changent d’idées et il se trouve donc devant un problème On a été élu sur la promesse de non entrée en guerre, mais on désire y aller et la population est pacifiste. Qu’est ce qu’il faut faire ? Il faut changer le point de vue de la population. Il faut transformer l’opinion publique pour le faire. On va créer une commission qui connaît dans l’histoire, sous le nom de commission CREA, du nom du journaliste Mr Creel qui la dirige. Cette commission va devenir un vrai laboratoire dans lequel vont être créés bon nombre de techniques et de manières de faire, utilisées encore dans nos sociétés et d’institutions qui vont naître. Edward Bernays. Il est un des principaux créateurs de l’industrie des relations publiques. Oui. Eh bien, vous avez lu et j’ai bien fait. Oui, je sais. Je suis fin quand je vois.
La dernière phrase donc, c’est ton bon ami, ton jeune ami. Il a été centenaire le gars. C’est dingue ce qu’il dit. J’ai cherché un autre terme que propagande.
Et c’est donc bon, on en revient pas à ce que ça boucle un peu ce qu’on disait tout à l’heure parce que j’en avais déjà un peu parlé ça en début d'émission. C’est quand même cette idée que l’on fabrique l’opinion et qu’il y a des gens qui l’ont fabriquée. Mais l’autre idée que je trouve dans Baillargeon, qui n’est pas mal, c’est cette idée qui est la longueur de l’Alaska. Et là on retrouve d’où on est parti à notre début, quand on a commencé à David Jung dit d’idée que là bas, ce qu’on a à genoux parce que la longueur de la lettre, mais aussi on a genoux parce que on le veut bien. En fait, si le six est hostile au pouvoir, le pouvoir ne tient pas cinq minutes. Simplement, c’est pour ça que je tourne autour de ça depuis le début. C’est cette idée que l’opinion, c’est l’obligation de tenir l’opinion. C’est l’obligation pour le pouvoir démocratique en démocratie, quel que soit son niveau de démocratie. On va y revenir après avec ce qui s’est passé plus récemment. Mais ce que je veux dire, c’est que c’est la différence avec l’autoritaire totalitarisme, c’est quand en fait on a, on a cette obligation de fabriquer l’opinion et il y a des techniques et le mieux c’est de savoir comment ça marche pas et une fois de plus de ne pas douter de tout et de pas se fier qu'à son impression personnelle, à son expérience personnelle. Ça c’est la grande leçon que je retiens aussi de Baillargeon et de Chomsky. S’il faut se méfier beaucoup aussi de son, de ses propres perceptions.
, Alors ramonsaladier, Je te plussoie, comme on dit quand Chomsky évoque les problèmes de la démocratie entre guillemets américaines. Tout est transposable ici car les problèmes posés sont Voilà donc tout à fait d’accord avec avec toi. Est ce que est ce que tu veux qu’on ou qu’on fasse un test ?
Il faut que j’explique.
Là, il faut que tu expliques parce que là j’ai rien compris.
Parce que ça c’est un test, c’est pour faire suite à un stage.
Mais regarde, il y a une flèche. Tu connais le principe de la flèche, ça veut dire "replay " sur tes DVD, t’as ça aussi ?
Je me suis dit allez vous allez, vous allez avoir une expérience et je veux vous demander à tout le monde je ne sais pas comment tu veux les faire réagir là dessus, de compter le nombre de passes que se fait l'équipe des Blancs. Ils vont se faire des passes de ballon en s’envoyant le ballon directement ou par le sol. D’accord. Et alors on va faire un concours et je propose qu’on fasse gagner un DVD à la personne au premier qui arrivera à trouver combien elle passe par le sol. Il faut dire que les blancs en fait X passent par le sol et X passe par la main indirecte, on passe direct, d’accord ? Soit en passant par le sol.
Attends d’abord excuse moi, parce que là, on est victime d’un raid amical et de qualité, comme toujours par un dénommé. Stroke que je remercie, qui nous a envoyé je ne sais pas combien de renfort. 83 83 bagnoles Vous êtes les bienvenus. Installez vous. Vous êtes Auposte avec les Mutins. On fait ça une fois par mois des débats. Aujourd’hui, le thème c’est l’exercice du pouvoir en démocratie. Olivier Azam, le gars qui est juste à côté, là, fait partie des Ciné Mutins, c’est la plateforme de VOD absolument essentielle en France et en Navarre où vous pouvez trouver tout,
Comment ! on est foutu parce qu’il y a des gens qui vont balancer
C’est rien c’est pas grave.
Alors le jeu de l’expérience.
Voilà, Olivier a décidé après 1 h et demie d’extraits extrêmement denses au niveau intellectuel, de nous mettre un jeu. J’ai rien compris à ta règle. Peux tu répéter la règle et pas des commentaires s’il vous plaît ?.
Juste vous comptez parce qu' ils ont donné des trucs qui vont vous perturber. En fait, vous comptez le nombre de passes que les blancs se font par le ballon direct, donc il va y avoir tant de passes directes et en faisant taper le ballon sur le sol, d’accord ? Et à l’issue de ces 40 secondes, il faudrait que vous disiez combien de ballons combien de passes ont été faites par ces deux façons ? Alors je compte sur vous. Et vous vous comptez
Je mets la scène et ensuite on fait un seul visionnage. Attention, là, on ne va plus t’entendre. Olivier j’envoie la sauce. Vous comptez le nombre de passes
C’est quoi tes conneries alors Attention seize ou dix J’ai compté seize tours de passe passe, nous dit période seize quinze passes pour les blancs, treize passes pour les blancs, neuf passes direct et un rebond. Sept nous dit Ramon Zarate. Quatorze nous dit douze fr. Ou glaudioman seize. 24 nous dit Ca off 10 milliards de soussous, ça m’a soulagé. quatre nous dit Hassane dix plus trois douze. Plus de treize au sol, douze en l’air. Il y a un truc qui m’a déconcentré. J’ai arrêté de compter le Bulldog quinze plus c’est mort. Faudrait que je vois la vidéo plusieurs fois. J’ai pas différencié rebond ou pas Ludo 22 quinze mais avec une passe interceptée Je suis bon. Il a regardé les noirs, Il lance toujours en direct, jamais sur le sol, nous dit Ramon Zarate.
Alors qu’est ce que tu as vu toi ?
Expérience impressionnante
Tu l’as vu, toi, David ? Alors voilà, j’aimerais bien savoir comment une personne qui ont trouvé la licorne qu’ils ont vu Le singe, le gorille.
Alors question celui que tout le monde a vu le gorille ou pas ? Est ce que vous avez vu la gorille qui a traversé en fait ? Pas vu. Le singe nous dit comme à zéro Kev nous dit Yes ! Gus nous dit Nope, il y avait un gars déguisé en yéti, Yéti, singe, gorille. C’est très compliqué, non ? nous dit Valère. Anarchiste. Blaise, vu depuis le début, ne peut, dit notre la gitane Valérie, elle nous dit pas vu bla bla nous dit vu. Je connaissais le test, nous dit quatre ti cor. Non, j'étais sur le ballon. Nous y sommes tous. Ranks Mais oui, j’avais décroché le comptage. J’ai vu un homme et d’abord, comment on sait que c’est un homme costumé en gorille ? Donc, Michel m’a dit qu’on ne veut pas qu’Olivier soit déçu. Alors on rit à sa blague.
On peut voir la vidéo alors ?
Là, tu me demandes un effort technique assez complexe
Alors effectivement, il y a un gorille effectivement, c'était ça le jeu. Et en même temps c’est un vrai test qui a été fait en vrai, il y a une grosse majorité de gens dans le contexte qui sont pas au courant à l'époque du test, qui n’ont pas lu les commentaires, qui disaient attention il y a un gorille et qui finalement ne voient pas le gorille Alors il y en a qui l’ont vu, il y en a qui ne l’ont pas vu. Normalement c’est très majoritaire.
Très majoritaire de gens qui ne voient pas le gorille.
Alors là, regardez bien, là.
Il est là, il arrive.
Parce que voilà, il est là et alors ?
Daniela nous dit qu’il faut un contexte particulier pour que ça fonctionne vraiment. Mais alors, qu’est ce que le docteur Azam veut nous montrer par ce petit extrait ?
Moi, je reprends l’espace et je reprends le truc que nous a balancé à l'époque Baillargeon, c’est cette idée qu' il ne faut absolument pas se fier à sa perception personnelle comme une vérité absolue. C’est que effectivement, là, on est occupé quand on est conditionné ou occupé à faire une tâche précise. Effectivement, on peut ne pas voir des choses et de toute façon vous l’avez d’un peu d’expérience dans la vie réelle. C’est des choses que l’on vérifie souvent mais qu’on peut, qu’on peut à mon avis réfléchir sur plein d’aspects à cette histoire parce qu’on peut à la fois c’est sur la perception, Par exemple, si vous êtes témoin de quelque chose, vous avez remarqué que les témoignages dans une procédure de justice, ils ont la valeur de témoignage, mais quand même, au final, il y a des gens qui des fois décrivent des criminels qui n’ont rien à voir avec le criminel, qui parlent de choses, de choses qu’ils ont vu, qu’ils ont jamais vu, qui sont impossibles, Ça, c’est courant. Tous les enquêteurs savent ça.
Je te coupe parce qu’un utilisateur final vient de faire une très belle chose. Il a utilisé son prime Amazon. Pour s’abonner Auposte. Et le soir où il y a les Mutins, ça compte double. Pourquoi ? Parce que comme ça, les sous qu’il a économisé ? Parce que quand un compte prime chez Amazon, si tu es abonné à un compte Twitch, c’est gratos. C’est déjà compris dans le prix Amazon, ça veut dire que ça fait des sous en moins pour Jeff Bezos et ça pourrait faire des surplus pour les Mutins. Donc moi je dis ce soir, c’est le moment de lâcher vos putain de primes, s’il vous plait. Voilà, c’est tout. C’est tout.
. C’est complexe.
C’est très complexe.
C’est plus compliqué que ce que tu viens de raconter.
C’est la fabrication du prime time.
Enfin bon, la leçon de cette petite expérience. Vous pouvez méditer vous même, mais essayez de l’appliquer aussi à ce cas là, à ce que j’appelle les marottes aussi. Vous voyez qu’on est obsédé par une cause ou par un truc qui nous semble important. c’est souvent je connais ça chez les militants, mais surtout c’est les militants du clavier, ceux qui n’ont pas le temps de discuter avec d’autres gens qui sont souvent. En fait, souvent, il y a une espèce de. Ils ne voient pas autre chose que ce qu’ils veulent voir, et c’est un défaut a souvent défaut, même pour comprendre le monde et à la fois des fois pour des fois on a un débit, ça s’appelle des billets. En fait, quand je demande, là, je vais montrer.
Ouais, bien sûr, bien sûr, Monsieur.
On appelle ça des biais, des biais psychologiques. Dans tout, il y en a plein des biais, il y a une carte des biais. D’ailleurs je vous conseille de trouver ça, vous tapez sur internet. Des biais cognitifs, Vous avez une carte qui montre tout ça. Voilà, Baillargeon parle beaucoup dans son petit cours d’autodéfense intellectuelle et c’est et c’est très intéressant parce que ça, pendant un an, je voulais faire ça un peu à la mi temps. On a un peu plus loin que la mi temps, mais c’est un peu pour nous renvoyer aussi nos dents dans la gueule à l’idée que ok, on est très malins, on a lu Chomsky, on voit tout ça machin, mais on peut aussi nous même être illuminés par ce qu’on pense être la bonne façon de voir les choses. Et moi, ce que j’aime dans l’attitude d’un sceptique le sceptique, c’est la personne qui dit par exemple c’est ce qu’on cite dans votre film. Moi je suis allé en Australie et j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu qu’il y en a un qui dit Moi, j’ai vu un humain qui dit Moi j’ai vu des moutons, j’ai vu, j’ai vu des moutons noirs, Donc tous les moutons sont noirs. J’ai vu un mouton noir et tous les moutons sont noirs en Australie. Le deuxième dit moi j’ai vu un mouton noir et le troisième le sceptique dit non, moi j’ai vu un mouton dont un côté était noir. Effectivement, il n’a pas vu l’autre côté du train.. Mais c'était quand même l’idée qu’il faut se méfier de ces perceptions, que ce n’est pas la vérité absolue tout le temps, que ce n’est pas parce que tu connais untel qui lui. Moi j’en suis mon copain, il a eu ça ma copine à la hussarde. On a beaucoup entendu ça avec les histoires de virus, de vaccins, de machin. Tout le monde s’est fait une idée propre par rapport à son expérience personnelle autour de soi, etc. Sans voir parfois ce qui se passait dans la ville à côté ou même dans l’immeuble à côté. Donc tout ça, il faut s’en méfier et ça doit nous appeler un peu d’humilité, C’est ce que je veux dire par là. Et Internet, c’est quand même un grand truc amplificateur de ce phénomène là. Donc il faut en avoir très conscience quand on est sur internet et qu’on fait ce qu’on fait ce qu’on est en train de faire.
Alors on va passer à l’extrait suivant si tu veux bien. Je voudrais juste rassurer Lassana. Je dis pas qu’il faut, il faut que vous preniez en compte la prime. Pas du tout. Je dis si vous avez un compte prime. Voilà, c'était ça. Évidemment, il n’est pas question de dire aux gens pour répondre à je ne sais plus à qui en fait les abonnements primes, je pense que ça doit être 1 $ ou 1,50 $ pour la Chine, donc autant vous dire, c’est pas grand chose. C'était plus pour rigoler de faire cette blague là. Tu veux nous montrer un petit film bien connu de nos services afin de nous montrer un extrait ? Un pays qui se tient sage. Pourquoi tu veux nous montrer l’extrait en question ? Ou est ce que tu veux d’abord qu’on regarde l’extrait ensuite ?
Oui, je veux bien qu’on voit l’extrait. Peut-être tu te rappelles plus de ce film ?
Je m’en souviens très bien. Alors petit extrait, ça va durer trois minutes.
Une phrase des gilets jaunes avait protesté ici à Saint-Cloud, Économie grise, sans participation, incapable. Que faire ? C’est comme si tout continuait le dialogue. Including follow up to the national scale and the way and earth full investigation of all causes of excessive use of force. Madame Bachelet, qui a été une présidente remarquée du Chili, a finalement fumé la moquette. Ce serait intéressant de savoir qui a susurré à l’oreille de cette commission le fait que la France puisse être un pays qui ne respecte pas les droits de l’homme.Moi je suis intervenu tout simplement parce que j’ai été saisie par un groupe de personnes qui s’estiment victimes en tant que défenseur des droits et qui m’ont envoyé un dossier. Et j’ai posé une série de questions au gouvernement français. Et les Français se sont indignés. Le milieu intérieur, le cabinet du Premier ministre. Comment ? Comment peut-on citer la France en même temps que Haïti ou le Venezuela ? Ça devient grotesque. J’ai eu à la fois une bonne et une mauvaise surprise. La bonne surprise, c’est que j’ai reçu une réponse, ce qui n’est pas toujours le cas de la part des États dans lequel le gouvernement semble au fond éluder les principales questions. La France étant un État démocratique, il n’y a pas de violences policières. Donc comment pouvais je vous affirmer que j’avais eu des plaintes de violences policières ? Et donc je pense que cette blessure narcissique de certains fait que plus la pression montait, plus la résistance était forte à l’interpellation des Nations unies. On dit toujours. L’enquête est en cours, on ne peut pas commenter. Laissons l’IGPN faire son travail, l’inspection ou la gendarmerie faire son travail. On verra après. Mais on ne voit rien arriver après. Eh oui, dans une tour, il y a la policière et tout. Non, il y a l’autre peloton. Il a essayé tant bien pour la maintenir que celle-là, pour le sauver de tout contrôleEt ma crainte est que, voyant la manière dont la violence policière se développe en France, le contrôle des foules se fait en France. D’autres pays que la France, notamment en Afrique, mais pas qu’en Afrique, prennent modèle sur la France en se disant au fond, si l’Etat qui est présenté comme étant la patrie des droits de l’homme peut aller jusqu'à agir de cette manière là, après tout, pourquoi est ce qu’on nous critiquait si nous, on a appliqué ma méthode ? Souvent, dans les phénomènes qui émergent, il y a des soubassements. Et c’est intéressant de voir qu'à partir de 2014, la France est déclassée dans les index de mesure de la démocratie, C’est à dire qu’on passe, on est légèrement déclassé, mais on sort les démocraties les plus complètes pour être dans la catégorie des démocraties et démocratie inachevée. Donc il y a un recul au plan international de la France. Alors on tombe pas évidemment en dessous de la Russie ou du Qatar, ça c’est sûr. Mais on a ce recul.
Alors moi je vais et je suis très content que tu aies pris cette partie là parce que j’ai deux ou trois trucs à raconter si ça vous intéresse. Mais d’abord, toi, Olivier, pourquoi tu prends dans le cadre de cette émission, de ce que tu nous donnes et que nous écoutons avec bonheur ? Pourquoi tu prends cet extrait ?
Moi, je crois qu’on revient à la discussion qu’on a eue là depuis le début. Certes, on voit bien que ce qui fait le curseur entre une démocratie et un régime totalitaire, c’est sa capacité à convaincre l’opinion. En tout cas, l’opinion qui est nécessaire pour qu’il soit réélu dans un cadre qui est celui de valeurs et de valeurs plus ou moins hypocrites d’accord, qui sont quand même des valeurs de la constitution, de la pour nous, de la République, de choses qui sont quand même des valeurs communes. Et donc il y a un risque pour le pouvoir. De son point de vue, à ne pas respecter les institutions à part respecter la démocratie, la République. Et donc quand il est confronté, comme tu l’as très très bien observé à travers à Halo, place Beauvau, mais aussi dans ton bouquin que tu cites, qu’il faut citer tout le temps. Parce que ce qui est vraiment important, c’est ton bouquin.
“Dernière sommation”.
Parce que tu vas profondément dans un truc que tu peux pas raconter autrement que dans fiction, mais qui dit beaucoup de choses. Ce qu’on voit, c’est à quel moment cette démocratie peut sombrer dans l’autre côté, dans le côté obscur de la chose. Mais bon, on voit clairement que sans arrêt c’est borderline, qu’il ne faut pas, etc. Et aujourd’hui on voit plus quel rôle. C’est pas moi qui vais vous le dire ici, vous êtes plus au courant que moi encore, étant beaucoup plus sur la question du pouvoir, y compris des policiers dans notre démocratie. Le fait que aujourd’hui c’est quand même eux qui décident de beaucoup de choses, notamment du fait que par exemple ils ont des billets gratuits pour voyager en train alors que les cheminots non plus. Donc si tu veux, il y a tout ça qui rentre en compte dans cette limite aux deux. C’est pour ça que pour moi, ça fait écho directement à ce que je dis commencer par citer David Hume au début de l'émission et de ce que dit Chomsky sur la démocratie. C’est à la fois cette fragilité mais qui est quand même toujours à la limite. Moi je ne sais pas. Alors je voudrais que tu réagisses parce que depuis cet extrait, est ce que t’en sais plus ? Qu’est ce qui s’est passé après ça ? Sur Sur comment la France a été pointée ? Comment la France est aujourd’hui alors ?
Alors alors c’est marrant parce que pour ceux qui découvriront le film par cet extrait et d’une certaine manière cet extrait, c’est le moins représentatif du film.Et je vais vous expliquer pourquoi. D’abord parce que le début de l’extrait que je revendique absolument, évidemment, c’est le moment où on casse la grammaire de notre montage pour adopter celle contre laquelle en fait on ou on fait le film, c’est-à-dire l'écriture télévisuelle. Donc il y a ce moment de zapping et c’est pour ça qu’on a ce moment là, on est un peu dans le zapping, on voit Pujadas, on voit un mec de l’Obs, on voit cette journaliste, je ne sais pas où elle travaille, etc. Et donc déjà formellement, c’est, c’est, c’est un moment qui est particulier dans le film, qui est très proche de la pensée de Chomsky, de tout ce que tu nous dis là, c’est-à -dire la fabrication de l’opinion, la fabrication du consentement. Et donc ces journalistes qui ne savent rien de rien mais qui posent des questions, qui qui ont des petits gestes, des petits trucs comme ça, et qui en disant que comme cette fille qui dit on aimerait bien savoir qui a susurré à l’oreille de L’ONU.Tu vois, tout est dans le film, c’est extraordinaire et deuxième aveu dans le film, comme tu sais, ce sont des conversations. Moi je n’interviens pas, dans les conversations, des protagonistes se parlent entre eux, Alors de temps en temps, peut-être que je suggère des choses. Et là c’est le seul. En 1 h et demie, c’est le seul passage où je voulais, ce que je ne fais jamais. Mais là je défais où je voulais que Michel force donc de l’ONU. On voit dans le film celui qui répond à Pujadas, etc. que j’avais eu l’honneur de voir un an avant, puisque expert international de l’ONU, il allait. Il avait demandé à auditionner à cause d’un placebo, il voulait savoir comment je travaillais, etc. Et d’ailleurs il me dit ce truc absolument incroyable que je peux raconter maintenant. Il me dit qui a passé le moment où je l’ai vu. Je suis sous la protection de l’ONU. C’est raide. Et c’est là où il me raconte. Le fait que lui de l’intérieur. Et ça va répondre à ta question de l’intérieur de l’ONU, il. Il comprend ce qui se passe. En France avec les gilets jaunes a une répercussion mondiale dans les démocraties. Ou les non démocratiques, mais qu’en réalité la France, c’est ce qui raconte d’où je pars, éviter ce qu’on vient de voir. Mais il m’avait dit ça alors qu’il m’avait raconté ça, alors que en fait, il avait auditionné et et moi ça m’avait vraiment marqué. Donc je m'étais dit. Quand quand j’ai pensé faire le film, j’ai immédiatement pensé à lui en me disant ça, il faut que ce soit dans le film, il y avait ça et puis il y avait la révolution, la révolution du téléphone qui me semblait extraordinaire que ce soit cet homme là qui n’est pas forcément de la génération du smartphone, qui considère et qui est expert à l’ONU et qui dit c’est une révolution, maintenant c’est une révolution. Moi, défenseur des droits humains, les militants du monde entier peuvent documenter des choses, ce qui n'était pas le cas avant.
On peut rajouter ça.
On peut effectivement rajouter ça aussi. voilà, comme des trucs chiants car pour tout évoquer mon travail Voilà, donc merci pour la vignette, nous dit Euryale.. Elle va faire la vignette de rediffusion. Donc voilà, c’est tout ce que je sais, ce que je voulais raconter. Effectivement, pour ceux qui ceux qui se souviennent pas la déclaration de Bachelet qu’on entend là dans le film, elle va avoir une répercussion en France absolument sidérante. Et ce qui est quand même sidérant, c’est que les gens parlent d’elle. Mais c’est qui cette bonne femme de l’ONU ? C’est l’ancienne présidente du Chili. Et donc, de mon point de vue, si de ce que j’ai compris, ils ne s’attendaient pas à l’ONU que ça fasse çà, ensuite, sans trahir trop de secrets. Disons que dans la presse bien renseignée a quand même bien expliqué qu’une des choses qui innerve le plus Macron, c’est l’image de la France à l'étranger. Et d’une certaine manière, peut-être que ça rejoint ce que tu dis là. C’est-à -dire que l’image de la France à l'étranger, c’est peut-être moins fabriquée que l’image de Macron en France. Tu vois, il a peut-être moins la main là dessus.
Et donc quand tu vas au G20 t’as Poutine dans la séquence d’après que j’ai pas gardé. Mais quand on extrait dans ton film, on a Poutine qui vient en ricanant face au mouvement des gilets jaunes devant Macron où effectivement donne des leçons de démocratie au monde entier et que chez toi tu eborgne, tu tues, tu fais tout ce qui a été fait pendant le mouvement des gilets jaunes et après effectivement ça pose un problème qui est plus dur à gérer pour la propagande internationale qu au quotidien. Même si je pense quand même qu’il y a des moments où ça peut basculer. Le mouvement des gilets jaunes a montré l’opinion bascule dans, comme on disait, le pouvoir a peur. Il a peur qu'à ce moment-là,
Alors on peut passer à la suite j’aurais voulu montrer si tu es bien,d’accord. Un extrait enfin, plus exactement la bande annonce du film Exercice de l’Etat qui est sur votre site Voilà donc pour ceux qui nous rejoignent. Olivier Azam travaille aux Mutins de Pangée une des chevilles ouvrières des Mutins Et là, on fait un tour d’horizon sur un travail éditorial qu’ils viennent de faire autour de l’exercice du pouvoir. Et là, il y a toute une sélection de documentaires. On a regardé quelques extraits, on va en voir d’autres et aussi des fictions. Et il y a notamment cette fiction qui date de quand déjà d’ailleurs ? L’exercice 2011-2011 ? Voilà. Alors je crois que la bande annonce est là. Voilà, je vais la mettre ici. Exercice de l’Etat Le ministre des Transports, Bertrand Saint-Jean est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a été bousculé par un ravin. Il y va. Il n’a pas le choix. Ainsi commence l’odyssée d’un homme d'État dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, luttes de pouvoir, chaos, crise économique, tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. A quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils dans un État qui dévore ceux qui le servent ? Un film de Pierre Schoeller avec Olivier Gourmet, Zabou Breitman et Michel Blanc. Si tu veux bien, on met un petit extrait.
C’est simple, on réforme le statut des gars. Ou bien je suis. Qu’est ce qu’on fait ? Bertrand, tu n’es pas là pour refaire le monde. Tu es là pour reprendre les cinq points de sondage qu’on va perdre avec les gains. Alors je veux de l'écoute du terrain. Tu fonces là où ça gronde. Ton obsession, ce sera désamorcer, désamorcer, désamorcer. J’ai fait fausse route. C’est quoi pour un ministre des Transports ? T’es pas. Un ami. Et c’est ça le problème. Vous brassez du vent. Vous n’avez rien à rien à part votre petite ambition. Ce n’est pas quelques cartes qui vont pousser t’y songe à notre patois, fils. C’est une révolution du territoire. Vous ne faites pas une révolution avec des doutes. L'État, c’est devenu une misère. Une vieille godasse qui prend l’eau de partout. Il nous reste quelques prérogatives. Au fait, c’est quoi ce mini ? Désolé. C'était un objet politique non identifié. T’as pas d’image parce que t’as pas d’histoire. Ton histoire reste à écrire. Tu es flou. Je suis flou. D’ici là, celui qui parle. J’ai la faiblesse de penser que nous avons bien travaillé.
A voir sur un Ciné mutins visiblement dans le tchat, beaucoup de fans du film. Très bon film nous dit Carole qui montre bien les rouages et manipulations à l’intérieur du pouvoir. Après mes anges, là, il faut aller regarder ça. Et qu’est ce qu’il y avait d’autre ? Ramon nous dit que ce film m’avait glacé. Moi je me souviens d' Olivier Gourmet. toujours impeccable. Michel Blanc aussi.
C’est bien. C’est pour moi un des meilleurs acteurs français, donc absolument incontournable.
Il était fort,
Toujours très fort.
Alors voilà, je voulais mettre un peu de fiction parce que je trouve important d’abord de raconter que les Mutins, vous avez des fictions et que eux aussi, à travers la fiction, il y a là d’ailleurs, dans la bande annonce, il y a bien des choses qu’on a à raconter qui sont condensées. Par exemple, cette chargée de communication qui rappelle ce vieux monsieur dont on nous parlait tout à l’heure quand elle dit à Gourmet Voilà, moi je trouve ça vraiment un bon film français. Voilà, comme il y en a pas si souvent que ça, je veux dire de réalité réelle,
Alors moi je trouve que c’est excellent et en plus c’est un film politique dans le sens vraiment qui montre ce que c’est le pouvoir à l’exercice du pouvoir, à l’exercice de l’Etat et en plus c’est bien joué. Alors un peu moins les scènes avec les syndicalistes qui sont assez rares d’ailleurs, mais ça n’arrive jamais au cinéma en France.
C’est drôle que tu dis ça parce que je voulais te poser la question et là, en voyant la bande annonce, il y a un problème.
Mais ça n’arrive jamais en France.
On filme la manifestation, ça ne marche pas.
En fiction, on n’y arrive pas, sauf quand c’est pris dans le vif et que ce n’est pas de la fiction. Mais il faut dire que c’est compliqué. Mais bon, à part ça, Mais c’est tout petit dans le film ça, ça m’a frappé moi aussi, comme un monstre. Mais le film est très bon et ça raconte plein de choses. Effectivement, la fiction permet de raconter des choses qu’on ne peut pas faire dans le documentaire. Personne ne peut filmer ça aujourd’hui, même hier, donc dans le pouvoir. Parce que le film sur Edouard Philippe, si. Ouais, il ne montre pas grand chose tout ça. Ce que tu ne veux pas montrer ça aujourd’hui, il faut aller le chercher dans le dans les interstices, tu comprends ? Mais tu peux pas vraiment montrer parce que maintenant tout est hyper calme, hyper maîtrisé, tout est très très maîtrisé. Il y a assez peu même sur les campagnes électorales. On y reviendra tout à l’heure.
On va y revenir après. Justement, il y a une question : le film La conquête, J’imagine la conquête de Clichy peut-être ?
C’est très bon qu’on parle de ce film. Je ne sais même pas comment vous connaissez ce film.
Alors attends avant qu’on parle du film de Christophe.
C’est pas de celui là dont vous parlez, je pense. Là je pense à toi, Tu vas pas penser comment est ce qu’on a le même âge du film La conquête de Clichy ? Il y a un documentaire qu’on va avoir sur une va tourner, ça fait des mois qu’on doit la voir et c’est très compliqué des fois de retrouver les copies. Malheureusement, il est décédé à cette heure,je sais qu’on est en contact pour récupérer le film et le mettre en ligne, surtout qu’il a été monté par le monteur qui faisait souvent avec nous qui s’appelle Bernard Fantasia et en fait c’est excellent, mais c’est pas de cela dont il parle. Je pense que c’est le film avec qui rejoue Sarkozy.
C’est ça j’ai l’impression. Ouais ouais, moi je ne l’ai pas vu, je ne sais pas ce que c’est, c’est.
Un acteur d’ailleurs, avec aussi à la Comédie-Française qui s’appelle Podalydès, qui joue très très bien Sarkozy je vais pas faire de la pub pour les autres, m’est avis qu’on connais pas parce que c’est chez Gaumont, aussi accessible que j’adore, qui s’appelle Quai des Orfèvres avec Quai d’Orsay avec Thierry Lhermitte de Bertrand Tavernier.
Il y a une question qui est passée qu’est ce que tu penses de Baron Noir ?
J’ai adoré.
Moi aussi. Alors j’ai une petite information. Un des réalisateurs de Baron noir, Antoine Chevrolier. Est en train de finir le montage de la série sur Malik Oussekine. Quatre fois 52 minutes. Le tour sera diffusé l’année prochaine. Mais je ne peux pas dire quand. Sur Disney plus. Figurez-vous. Et moi, j’ai eu le bonheur d'être invité sur le tournage. Je suis allé voir quatre scènes. Et donc, quand ça va sortir, je pense qu’Antoine sera là. Et c’est un des réalisateurs de Baron Noir. C’est aussi un des réalisateurs de Comment ça s’appelle Bureau des légendes. Après, je peux pas en dire plus parce qu’ils sont tenus par des trucs de confidentialité. si ce n’est plus. C’est étrange, mais pourquoi pas ? Et bien moi je dirais ce qui est étrange, c’est que ce ne soit pas les chaînes françaises qui aient pensé à faire ça depuis qui est depuis 30 ans. C’est ça le truc. Voilà et de ce point de vue là, Baron Noir, c’est un peu un peu un ovni. Parce que c’est une. une série sur Canal+. Non, je ne pense pas que ce sera édulcoré, mais je ne peux pas en dire plus. Je vous réserve la surprise. Et puis bon, voilà, ce ne sera pas édulcoré. Je ne crois pas du tout. C’est une série qui est bien, On parle de Malik, voilà. Mais on en reparlera plus tard. Et là, ça devient intéressant parce que ce que je voulais te demander par rapport à l’exercice de l’Etat, c’est que, sauf erreur de ma part, ça ne fait pas référence à un véritable fait politique ?
Non, non, c’est déconnecté. Un peu comme un roman, enfin. Sauf que moralement, il y a des vrais. Mais tu sais que les deux auteurs de la série, les auteurs le long, un des auteurs de la série, il a été attaché, il a été je ne sais plus quoi de Mélenchon, mais aussi de Julien Dray. Donc il connaît quand même le monde politique très très bien et en même temps il connaît pas mal de choses. C’est quand même très documenté comme comme le film dont on parlait tout à l’heure. Enfin, là aussi c’est quand même très documenté et qui est un des sources de l’intérieur, qu’il raconte des choses que ce n’est pas juste de l’imagination pure, fantasmée,
Baron noir alors moi j’avoue que je l’avais pas saisi, mais il semblerait que ce soit très inspiré.
L’acteur est génial et j’ai un copain qui l’a fait, qui a bossé dessus, qui fait du son et qui me raconte qu’il travaille à l’oreillette. Alors il y a des gens à Lorient. Moi, j’ai été assistant réalisateur, donc je vois beaucoup ce que ça veut dire. J’ai été très impressionné par le débit du texte. Je me dis mais comment c’est possible ? Je sais que les acteurs français n’apprennent jamais une page de texte. Ils sont incapables. Comment font-ils font ? Et non, ce n’est pas qu’ils sont incapables, c’est que c’est énorme en fait, dans le temps de travail dans lequel ils sont pour faire des trucs que la série va vite. Et donc en fait, ils travaillent à l’oreillette, mais c’est encore plus dur parce que t’imagines, t’as un texte qui balance dans l’oreillette et le gars il arrive à jouer très très bien, il joue très bien à la caméra. Du très bon travail et en plus il est en mode texte. Puis en plus il le dit lui même il s’en fout de la politique, il connaît, ne connaît pas ce monde là. Et donc c’est encore plus fort pour ça. J’adore. Les acteurs pour cette intrigue sont quand même très forts, même quand ce ne sont pas des trucs qui les touchent personnellement, ils arrivent à trouver le truc. Et lui, il a trouvé le truc. Où tu me fais parler de tous les trucs sauf sur vous
On va on va revenir à “l'école du pouvoir”.
Ouais, ça c’est une petite perle.
C’est ton programme Alors l'école du pouvoir. Je ne sais pas si. Si Axelle est toujours et toujours avec nous et si elle est toujours là, elle est toujours là. Alors Axelle, j’ai gardé ta question que je donnerais à Olivier après ta question que tu avais posée sur le discord de l'émission. Est ce que tu veux Olivier, simplement présenter un peu cette cette œuvre ? L'École du pouvoir ?
C’est une série aussi. Mais alors moi un épisode, il y a que quatre épisodes. En fait, c’est un truc qui a été réalisé par quelqu’un que vous avez peut être repéré, qui s’appelle Raoul Peck, qui est le réalisateur qui est ferme, nature négro par exemple, il y a un documentaire et qui a fait aussi l’excellent jeune Karl Marx, le jeune Karl Marx qui est un gros succès sur des Mutins. C’est, je crois que ça a presque aussi bien marché. Pas si compliqué que ça. Ça, je ne l’ai pas arrêté. Non, non, je déconne. Pas un pays qui sait ça. J’ai le numéro un 2000. Je l’annoncerai un véto, mais c’est le numéro un de l’année en vérité sur Nintendo et B. Et donc Raoul Peck, un cinéaste quand même intéressant. Il a fait cette série que tout le monde avait oublié pour Arte en quatre 20, en 2009. Pardon. Il a fait cette série et en fait c’est une série sur l’ENA, sur les écoles nationales.
De l’administration.
Parce que du coup, ça a changé. En avril de cette année, c’est devenu à l’IHEDN SP, l’Institut national du service public, dans laquelle il y a quand même des réformes, moi j’ai regardé un peu. En fait, moi je ne suis pas Spinoza mais la réforme, je sais pas si c’est nul que ça. Je crois que c'était plus nul que ça en fait.
J’ai l’impression que tu deviens de plus en plus macaroniste.
Olivier Oh bien sûr, tu es sûr ?
Moi non. Mais mois après mois, il y a un truc qui infuse en toi.
Mais ça n’a aucune importance, ça, à mon avis ne compte pas. Par contre, le film sur l'école du pouvoir, c’est une série. Il y a le super casting, il joue super bien, on a des moments de mise en scène où je ne vais pas casser le film. Il y a des trucs un peu relou parfois. Moi je n’aurais pas mis mon montage, mais il y a vraiment et ça tient la route. Et c’est surtout c’est assez habile parce qu’il y a aussi pas mal d’extraits d' archives de l'époque. Ça c’est la promotion Voltaire pour ceux qui connaissent la politique, bien, ça vous dit quelque chose ?
C’est à la première mise au mois d’août de la déjà dit avant que tu le dises. Si je m’en rappelle, c'était la promo de Villepin, Ségolène Royal et Hollande François D’ailleurs te demande si c'était pas plutôt sur Canal ?
peut-être.J’ai écarté ces articles. On a trouvé un point mousse d’où mon travail est écarté par canal. Donc on a trouvé dans leur fond de catalogue. Mais en fait ça aussi ça marche à fond sur ciné mutins. Inattendu parce que le truc que personne ne se rappelait. Mais il y a aussi un super casting. Il y a des supers acteurs, il y a La Sallette, Céline, Sallette qui est vraiment géniale, que tout le monde a repéré. Si vous l’avez, si vous regardez le cinéma français depuis quelques années. Mais il n’y a pas qu’il y a le fils Stévenin, il y a Stévenin il y a plein d’acteurs, d’autres moins connus qui sont super bons. Vraiment, c’est très bien joué. On peut regarder l’extrait
Allons y.
Êtes vous pour ou contre la peine de mort ? Éclairez moi. Il existe toujours. Inspirez vous à la célébrité. J’aspire à être utile. Vous avez fait normal Lettres avant de présenter le concours de l’ENA. Selon vous, la littérature a-t -elle encore une utilité dans le monde d’aujourd’hui ? En ce qu’elle est un témoin de notre société et un outil de civilisation. Oui, je le crois. que la normalienne nous donne l'étymologie du mot travail. Travail vient du mot latin tripalium, un instrument de torture. Un mot positif qui se termine en ac. Démocratie. Un mot négatif. Phallocratie.Pouvez vous comparer pour nous l’importance du service public français par rapport aux services publics allemands ? Ça dépend. Parle nous de budget, de d’effectifs, de poids économique ? De toutes ces questions, respectivement 35 %, 75 %, 42 %. Comme le fond. Une chanson. Si vous croyez. Vous venez d’où ? Polytechnique ? Sciences-Po.Candidat libre. Je suis avocat. Un problème ? Oui, ça ne va pas du tout. Comme ça vous ne risquez pas de vous faire mal. Je croyais que nous étions rivaux.
Villepin, le mec à la fin non ?.
Non, après, on peut s’amuser. C’est un peu comme Baron Noir, tu peux trouver des tas de liens. Le mec avec les lunettes, c’est très clairement inspiré de François Holland. Ségolène, etc. Tu les retrouves, mais en fait c’est pas vraiment la vérité. Donc je vous préviens, si vous ne prenez pas ça pour argent comptant. Villepin c’est dans celui-là, il est quand même. Le personnage est pas mal, mais on voit comment la fabrique des élites de l’administration qui en fait pour certains finiront soit dans les grands corps de l’Etat, soit carrément en politique pour Hollande, etc. En tous cas, il y en a beaucoup qui sont passés par là. Après ce qui est pas mal, c’est que je pense que c’est des aspects qu’on ne voit pas et le film est quand même basé sur des choses assez réelles. En termes de série, ça ne marche pas, on voit bien comment ça fonctionne en même temps. Comment on fait ? Il y a une compétition terrible, comment ils se déterminent, pas forcément à droite, de façon très claire. Au début, ça dit, ça raconte beaucoup ça aussi, et des relations, tu peux avoir entre eux. Le truc de toutes les grandes écoles, de toutes les écoles à la compétition, ça évidemment, c’est pas que là, mais il y a quand même, il y a quand même pas mal d'éléments qui racontent aussi quels pouvoirs puis quels problèmes aussi auxquels ils se confrontent. Parce qu’il y a des problèmes de morale qui sont posés, ils n’ont pas tous les mêmes, les mêmes règles morales, Donc il y en a qui sont, voilà, il y a des failles. Donc moi, je trouve que la série est très bonne du point de vue. Enfin bon, en tout cas, il y a plein de choses dedans et. Et ça ne manque pas les gens, ils ont repéré sans que sans qu’on leur dise vraiment, ils sont allés voir ça en masse quoi. C’est vraiment beaucoup.
Je me lance parce que donc Axelle dans le Discord a posé une question. Donc je rappelle que pour ceux qui ne sont pas au courant, on a un Discord dans ce discord. Les abonnés de donateurs peuvent participer à l'élaboration des émissions à venir et tous les autres peuvent lire tout le reste. Il y a des pages et des pages sur le donc n’hésitez pas à y aller et surtout n’hésitez pas à dire vos comptes Discord, Twitch, etc. Justement pour accéder à tout ça. Bon bref. Émile Cheval dans le tchat t’adresse une question d’abord dit j’ai beaucoup aimé cette série. Tous les personnages sont intéressants et incarnent chacun un rapport au pouvoir différent et surtout aux compromissions. Et cela que ce soit dans leur vie professionnelle bien sûr, mais aussi en parallèle, ce qui est bien vu dans leur vie amoureuse. Que dire de ceux qui arrivent pour ne pas gâcher la surprise ?
Pas de spoil.
On a appris à la première femme dAbel à la fin du deuxième épisode comment interpréter cela au niveau symbolique, politique ? Pour interrogation, le pantouflage est parfaitement illustré. Mais pourquoi dans un cas Caroline dit à son mari que s’il quitte ses fonctions, la porte sera fermée, sûrement pour le dissuader. Et dans le cas de Louis, après un pantouflage dans la banque, il revient par la grande porte. Comment cela se passe t-il réellement ? Enfin, j’ai mieux compris pourquoi certains sont plus âgés. Certains, plus âgés, me disent que la gauche a seulement gouverné deux ans. Merci au réalisateur d’avoir par cette série soulevé autant de questionnements sur le rapport au pouvoir et d’avoir informé sur cette période de notre histoire marquée par la désillusion envers la gauche et en conséquence, la montée du FN y est mentionnée. Monsieur Azam, vous avez 1 h.
Effectivement, il y a un peu tout ça, je vous en parle bien sûr, parce que sinon je vais être obligé de raconter et c’est trop dommage. Enfin bon, il ne faut pas raconter les événements du film, mais par contre, ce qui est sûr, c’est que le film est sur une période qui est cruciale dans l’histoire politique française, qui est la période de la avant et pendant et après la prise de pouvoir de Mitterrand en mai 81 jusqu’au grand tournant. La rigueur pour ceux qui ont pas la mémoire de ça, c’est le grand, grand moment où finalement la gauche renonce à beaucoup de ses engagements, du programme commun qui est mis sous le tapis et qui permettra encore une fois à beaucoup de gens de dire que ben oui, c'était pas possible, alors qu’en fait il y a quand même ils ont cédé un temps. On voit quand même la complexité de la chose, la force des institutions, la puissance de l'État. Ce n’est pas très solide. La France avec des institutions très fortes, cette espèce de régime quasiment monarchiste qui est quand même assez fou quoi, dans lequel en fait le président avait un hyper pouvoir. Dans le film, on voit plus, c’est pas vraiment ça, c’est plutôt les institutions et je ne sais pas, il y a pas grande question, on a fait une bonne analyse.
Non mais une bonne analyse qui permet à Anne Gitane de dire une bien belle question. Bravo Axelle et à celle qui répond merci l’agitateur. Enfin tu vois ça le débat, le débat.
Alors c’est très important de connaître son histoire. Je pense que c’est quand même le truc le plus important quand on parle d’analyse des choses. ça reste une histoire de nos démocraties, ça reste quand même très très humble.
Sur cette question là je me permets de vous renvoyer à l'émission que nous avions faite avec Benoît Collombat sur sa bande dessinée, dont j’ai mangé le titre, là, Et sur le choix du chômage, je crois que c’est ça le titre ou justement les années 80 sont largement abordées et où on voit effectivement le choix du chômage. Et on voit très bien ce que vient de dire Axelle, que la gauche a gouverné deux ans. Voilà, si c’est à peu près ça. Alors je te propose Olivier qu’on aborde le dernier virage. La maintenant on va vers la fin.
Ça commence à être long
Moi ça va, mais c’est pour toi. Alors dans le sens où on a été jusqu’ici dans l’exercice du pouvoir et là je propose qu’on aborde la conquête du pouvoir. Avec différents extraits dont le premier concerne la guerre.
Pas très sympathique Georges Frêche.
L’autre non plus. Frédéric Bord je dirai pourquoi après mai, mais déjà en vrai. Alors le film. Le film est un film d’Yves Jolan. Il a fait pas mal de documentaires sur la SFIO, sur Hollande Il en a, mais ce n’est pas son meilleur, il en fait. Excellent comme ça aussi qui s’appelle le village en campagne. Paris c’est pas ça Fleury que je connais bien qu’il a dans l’Obs
C’est un des spécialistes de la spécialité du film de campagne.
J’allais parler du film animalier.
C’est ça qui est un genre à part en soi, un petit peu répétitif, mais pour lui il le fait bien. Et puis par ailleurs, il fait des documentaires sur le cinéma, sur Arte et c’est un mec absolument charmant..
Il joue dans le genre animalier, dans l’animalier politique. Celui-là, c’est quand même le plus gros, le meilleur par rapport aux autres que j’ai vu, lui parce que parce qu’il a un personnage qui est quand même énormissime, qui est Frêche, qui est Georges Frêche ? Que les. Que ceux qui se souviennent des morts en quelques années, qui était le maire de Montpellier ? Le Président, la Région, la région à l'époque Languedoc-Roussillon et qui était un personnage de cynisme absolu mais qui est devenu de plus en plus cynique avec le temps aussi parce qu'à la fin, il s’en foutait totalement. Et c’est ce que montre ce film. Est ce que c’est comme ça à la campagne ? En gros quoi ? C'était ma dernière séance. Lui c’est sa dernière séance et il s’en fout. Total, il se fout totalement de la façon dont il est perçu, y compris par l'œil du réalisateur. Il y a des séquences extraordinaires où on le voit pleurer. Je la raconte parce que je n’ai pas choisi cet extrait. On le voit pleurer devant en racontant l’histoire de sa vie d’enfant, la misère devant un public, un parterre de gens. Il pleure,puis dans la séquence suivante, je les ai bien vues. J’ai dit non pas je sais pas vraiment. Je suis devant la caméra et c’est pas Il n’est pas piégé le mec, il sait que non, il est violent. C’est pas du tout le genre à piéger. il est de dans il prend le temps de filmer, de mettre en confiance les gens qu’il filmait et c’est pour ça qu’il a ces séquences là qui ne sont pas volées du tout.
Alors, il y a une séquence quand la voix d’un proche. Je vous en dirai plus sur qui est le personnage qui est le directeur de campagne à l'époque de Georges Frêche ?
Attention, ceci n’est qu’une stratégie que nous menons qui est de choisir une campagne personnalisée autour de Georges Frêche, parce qu’on pense que ça nous apporte un plus que par rapport à une campagne qui serait basée uniquement sur l'étiquette socialiste. Parce qu’on estime aujourd’hui en sociologie électorale que ce sont les enjeux qui permettent de mobiliser les abstentionnistes et pas nécessairement des appareils partisans. Vous avez le matériel de campagne suffisant, un site Internet performant. Je vous entends me demander en permanence. C’est évident, vous les avez, vous aurez tous les dés que vous voulez. Je vais vous donner trois parapheurs, mais je vais vous le dire il faut mentir, sortir des chiffres avec de l’aplomb. Dire que vous avez fait le double qui n’a pas avancé plus fort, mais c’est ça qui compte, c’est essentiel et essentiel. De toute façon, en période électorale, j’allais dire, tout peut se dire et n’importe quoi peut se dire et peut être accrédité de la même manière, alors même que c’est faux. Ça, vous êtes la victime. Non, monsieur Fogiel, Non, mais j’ai jamais assez qu’on me traîne dans la boue. J’en ai assez comme ça de ma famille et mis en cause en permanence avec les attaques que vous portez. Il faut faire, il faut avoir des phrases comme ça. Si vous aviez regardé Villepin hier soir, il était exceptionnel rien à dire en termes de communication, chose qui n'était pas dans mon cœur, mais la le côté j’ai beaucoup souffert etc. Il faut le jouer, Bonsoir et bienvenue sur le plateau de l’objet du scandale. Nous allons recevoir deux personnages un petit peu hors norme.
On entend Guillaume Durand, un personnage un petit peu hors norme, cite nat la gitane. Alors là, attention, on ne va pas être d’accord, car un documentaire, c’est un film, Un film documentaire N’oublions pas, s’il vous plaît, que 90 % des premiers films documentaires Les Frères Lumière, ils ne se faisaient pas chier. Le documentaire est filmé de leur résidence secondaire. Ils ont filmé l’usine de leurs ouvriers. Et c'était des films documentaires. C’est des films attention, vous voulez dire est ce que c’est une fiction ou un documentaire ? Eh bien, c’est un documentaire. Mais là, on touche au sublime, en effet. Alors, qui est ce monsieur ?
Alors le directeur de campagne Frédéric Bourret. Il faut rappeler que c’est à l'époque un mec important au Parti socialiste, Georges Frechon. Après un peu désavoué par la direction, souvent vers la fin, parce qu’il n’en pouvait plus quand même de ses frasques et de ses déclarations, tout ça. Mais bon, il a quand même été invité par le Parti socialiste et donc des socialistes et j’en passe, pas des vrais socialistes. Ils ont le nom Parti socialiste, mais ça n’a rien à voir avec les socialistes dont je parlais tout à l’heure au début de l'émission Du socialisme américain, du socialisme réel de Jaurès, On en est très loin de ça. Bref, en tout cas, lui,il s’est présenté aux dernières élections dans l’année dernière, tu sais, régional dans le Sud, sur l'étiquette Front National. Donc ça ne gêne pas les mecs. Le monsieur qui s’est présenté Front national et en prime, il a perdu. Tant mieux. Mais pour te dire quand même le degré sinistre, ces gens sont des gens qui ont évidemment fait énormément de tort à la politique et à même au-delà de la politique. Ils ont fait du tort à la démocratie, ils ont fait du tort et tout ce qu’il y a de la mafia derrière, il y a plein de trucs. C’est terrible quoi les dégâts qu’a fait Frêche dans la région. Et je ne parle pas forcément de ce qu’il a réalisé ou pas réalisé en termes de gestion des choses, mais de l’image du politique de ce cynisme affiché qui était affiché au-delà du film parce qu’il y faisait des déclarations à la radio en disant que les électeurs sont des cons juste en face et des moutons machos., il était complètement cynique et amusé. Donc il y a des gens qui votent pour lui, un peu comme eux, comme le provocateur absolu. C’est terrible avec ces mecs là qui sont des provocateurs.
Frêche, c'était le Gaston Deferre de Montpellier.
Ouais, c’est vrai en plus. Mais il y a un côté comme ça. Il y a un bénéfice à faire ça, être un polémiste lui-même dans le monde de la politique, parce que il attire aussi la sympathie de gens qui sont contre le système, qui vont voter pour ces mecs cyniques. C’est un peu le même Zemmour, mais c’est pas le même genre de personnage. Bon, qui vont voter anti-système en votant pour un mec qui dit les choses comme ça, qui provoque, c’est de notre niveau, c’est vraiment. Et alors là, c’est moi. C’est pour ça que cette séquence, ça dégoûte un peu la politique et ça fait beaucoup de dégâts.
Alors alors j’espère que Yves nous écoute, pas le réalisateur parce que tu vois, en regardant cet extrait, moi je me disais. Ah si je tenais la caméra. Je filmerai plus les conseillers que les autres, ceux qui se taisent. Si tu regardes, ce qui est assez extraordinaire, c’est leur regard. Il écoute le bonimenteur, mais il regarde Frêche. Et ils. Ne savent pas tant que Frêche ne m’a pas dit, ils ne savent pas ce qu’il faut dire. Et je trouve que dans leur regard, tu verras l’extrait, il y en a un ou deux et où tu toises les mecs. J’y vais ou j’y vais pas si c’est du lard ou du couscous.
Mais dans le film, il y a quand on les voit beaucoup, les autres, il y a Navarro que je reconnais à gauche des mecs de Narbonne qui sont quand même des mecs qui sont, quand même très identifiés et on les revoit dans le film quand même, on les voit. Après à mon avis c’est des casseroles à vie qu’ils ont avec ce truc là.
Bien sûr. J Bonnet nous dit une très bonne chose. J’ai l’impression qu’ici personne n’est dupe sur la fabrique du show business politique. Mais comment éveiller le plus grand nombre de gens dans la société après ça ?
On va déménager, hein ?
Ils disent qu’ils nous énervent. C'était une blague ?
Ce n’est pas une blague, c’est moi je parle comme ça.
Le truc on ne peut pas dire qu’est ce qu’il faut faire ? Et donc c’est ça. Non mais cela dit, cela dit, je comprends la passion de J. Bonnet parce que c’est vrai que ce soir on passe une excellente soirée. C’est super, mais là on est si critique, qu’est ce qu’on fait ? Je veux dire, essayer d’y aller c’est déconstruire ça et c’est démonter ça,
Voilà quelques idées. Déjà, les gens vont faire en sorte qu’il y ait des millions de personnes qui vivent pour que ça devienne une alternative,il faut en parler autour de soi. Il faut dire ça aux gens parce que je m’aperçois que même si les Mutins Et tout ça et je trouve ça super, mais si vous faites pas le boulot de bouche à oreille, on existe pas. Vous avez compris je sais pas, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il y ait des grandes affiches dans le métro, ni même la moindre petite phrase de chez France Inter ou des choses comme ça. Donc il faut quand même être très lucide sur ça. Donc effectivement, faire connaître les choses, baigner dans une culture un peu alternative, c’est intéressant. Si c’est si vous trouvez ça intéressant, moi je n’ai rien à vendre autre que le travail qu’on fait, je veux dire. Après c’est l’idée quand même que c’est pas mort de ce côté là. Mais après moi je reviens à ce que disait Baillargeon dans l’extrait qu’on a passé ou je pas si de dire exprimer, mais avant tout, plutôt que de rester isolé, c’est de provoquer des moments où les gens puissent parler, échanger, etc. C’est comme ça qu’on change les choses, jamais autrement. C’est quand les gens se mettent en mouvement autour de l’idée. Alors ça peut être effectivement, c’est pas forcément à chaque fois prendre des risques, faire une manifestation hyper terrible et tout. Il n’y a pas que ça.
Et vous avez raison, vous faites le plus compliqué possible. Et voilà, ça se dit go ! Et voilà, ça se dit le rouge et ça recrute des travailleurs gratuits pour faire de la pub dans l’audience.
Voilà, c’est exactement ça. Des minutes, même des formules. Vous avez bien écouté.Après, je dis, qu’est ce qu’il faut faire ? La politique, il faut s’y intéresser parce que c’est intéressant ou c’est vrai que c’est une formule, mais elle est vraie quoi, les gens ? Moi je supporte pas les gens normaux. La politique ne m’intéresse pas, c’est tous pourris, ça c’est vraiment l’attitude la plus je pense, la plus on est désemparés nous Oui mais pire, le syndicalisme tous pourris de son genre. Là je suis plus que désemparé. Mais je le répète, tout ça et effectivement, une des façons de faire déjà avant de commencer pour pas se lancer la tête partout, c’est de comprendre comment fonctionne le pouvoir. C’est ce qu’on essaye de faire depuis 2 h.
Eh oui, mais cela dit, ce que dit Bonnet, je l’ai ressenti tout à l’heure. Je fais encore une petite digression par rapport à notre thème. Il y a trois mois de ça. Arrêt sur image, petit site d’information, de critique des médias fait un travail et une table ronde autour de ces fachos rigolards type Papacito, L’humour, l’humour d’extrême droite. Et ils invitent une fille de Mediapart qui a fait une enquête là-dessus. Enquête absolument incroyable où moi j’apprends que les mecs font des centaines de milliers de vues, voir des millions de vues avec des blagues à la con masculinistes, à tout ce qu’on veut,. Et figurez vous qu' hier les mêmes mecs ont regardé, donc il n’y a pas photo, et puis deux autres. non mais je les connais mes enfants, je suis pas si petit. Bien sûr on fait on regarder l'émission et c’est 1h et demie. Moi j’ai arrêté au bout d’un quart d’heure tellement c’est insupportable de conneries. de sexisme. C’est-à -dire qu’il y a vraiment des blagues salaces et dégueulasses envers Médiapart. Un journaliste de Médiapart invité par Arrêt sur images Et pourquoi je te parle de tout ça ? C’est parce que cette vidéo toute pourrie, elle fait 200 000 vues en même pas 24 h. Et très franchement, je me suis dit mais putain, nous quand on fait 2000, je suis hyper heureux. Et ils vont finir à 1 million.
Non mais dit alors le fond de l’air n’est pas rouge. Et donc, c’est désespérant. Oui, c’est désespérant et en même temps, on est là pour espérer.
C’est ça mais je trouve que c’est quand même intéressant d’avoir ça en tête. C’est-à -dire que tu vois, parfois, quand on fait. 10 h de live, qu’on est 200, 300, 400 ici, à regarder l’assemblée, je me dis on se dit tous ensemble,
c’est comme ça, c’est la culture. Vous êtes pris aussi, toi aussi.On est tous pris dans le piège de l’audience, Parce qu’en fait, moi je me souviens quand je suis à la TV, on en a déjà parlé, la télé libre, on savait pas des fois si l'émetteur marchait On a rien à carrer et ça, ça nous a pas empêché de faire des émissions Des fois sans émetteur, des fois avec peut-être deux personnes. Or des fois il y avait le mec appelé qui disait au téléphone la station de métro a baissé Ah, il est là bas. Donc on a trois hommes, quatre pour mesurer l’audience en terme de zone de métro, c’est des zones, des tickets. Mais si tu veux, il y avait un côté un peu rigolo de fou.Mais tu as connu ça à la radio ?
Oui, bien sûr, bien sûr, dans les stations, on s’en foutait d’audience et d’abord on le savait pas. Aujourd’hui, c’est la dictature du clic, du truc, du machin. On est tous piégés là dedans. T’as fait un truc pour rien. C’est décourageant parce que tu fais ce soir, t’es à tes comptes ? On est 180 demain, je sais pas quoi, mais on est machin. C’est un peu décourageant. Il ne faut pas tomber là-dedans. Parce qu’en fait, tu vois, quand Je ne sais pas comme ils étaient les premiers à avoir écouté le discours, son expression prolongation de discours du général de Gaulle je ne suis pas sûr qu’il y avait des grosses audiences là, et ça reste un truc dans l’histoire. Après, il y a souvent des moments comme tu vois dans l’histoire de l’art par exemple, mais encore moins.
Bien sûr,
C’est-à -dire des moments où il y a très peu de nombre. Et j’ai un copain avec qui je fais un film qui s’appelle André Minvielle, il parle d'économie du nombre écologie, du nombre écologie, du nombre et je trouve que c’est magnifique. Il lui veut de moins en moins de monde dans ses spectacles. Ce n’est pas parce qu’en fait si ils viennent, c’est pas qu’ils viennent pas mais c’est qu’ils trouvent. C’est plus sympa quand on est moins nombreux. Tu vois, il y avait des grosses stars du genre Prince par exemple, qu' il a adoré après le stade Stade de France, faire un petit concert.
Un petit bœuf.
Bien sûr, a connu ça aussi dans le monde de la punk musique.
Bien sûr,
L'écologie du nombre. Et je pense qu’on est pas obligé de sans arrêt compter ce qu’on fait tout ça évidemment, mais nous on est obligé dans une économie, hein. Il faut savoir que s’il n’y a pas le nombre, on ne peut pas faire une chose si on l’a, si on ne vend pas, je ne sais pas quand même qu’auprès de ça on en fera plus. Si, si, les mutins il n’y a pas. Mais on ne va pas dire supplier les gens de venir.
Non, non, bien sûr
Les gens ne viennent pas voir ce qu’on propose, c’est que ça les intéresse.
Non mais bien sûr évidemment.
Pour revenir à Papacito tous ces mecs là, c’est quand même beaucoup plus facile de faire de l’audience avec des idées raccourcies, racistes, sexistes, provocatrices, machin. Internet est fait pour ça. Ou même les idées de Zemmour. Je veux dire qu’il n’y a pas de programme et qui dit en gros son programme c’est une fois les arabes dehors et change les prénoms. C’est des idées beaucoup plus complexes. Si tu commences à dire oui, j’ai un programme, comme tu vois Mélenchon, la France insoumise ou je sais pas quoi qui vont arriver avec un programme, je ne sais pas, comme une page, un machin avec des idées plus complexes à expliquer. Évidemment. Donc à partir du moment où on se dit ça, qu’est ce qu’il faut faire ? Est ce qu’il faut faire comme eux, c’est-à -dire faire des blagues sexistes, c’est tout, parce que ça fait l’audience en fait en est. C’est pas équitable notre pari. Je crois que ton pari, le pari de devenir comme ça, c’est de parler d’intelligence. Si on peut autant à la nuit de nos moyens, de nos moyens, c’est à dire on compte sur pas d’un autre, on compte sur l’intelligence des gens qui viennent. Et si on ne compte pas là- dessus, on renonce à tout. C’est le fascisme.
Tiens Buffy ça m’intéresse ! Nous dit d’ailleurs aujourd’hui Tweeter à demi qu’il amplifie plus les propos de droite que ceux de gauche avec son algorithme. Ainsi tu la referas beaucoup. Non mais en plus, entendons nous, je fais absolument le reproche à personne. Je veux dire ceux qui sont là. Super ! Toi, t’es là ? Ah, super ! Il y a un moment donné où effectivement cette question là, je trouve c’est quand même intéressant de voir que la fachosphère a complètement remporté cette bataille. Et si je me projette 30 ans en arrière, c'était plutôt les gauchos qui menaient la bataille sur le net.
On a décidé de se tirer les leçons. On a nos erreurs, des erreurs, des erreurs de la gauche pour ne pas dire gauchos. Je ne sais pas ce que c’est, mais des heures de la gauche si tu veux aussi, y compris par rapport à notre débat, je reviendrai dessus si tu veux, pour en parler bien sûr. Le relancement avec l’expression a laissé des certains sujets qui étaient des sujets historiquement de gauche, les laisser comme ça, glisser vers l’extrême droite et ne pas se rendre compte qu’on était en train de se foutre des banquiers. Mais ça c’est un autre sujet qui trop long pour enchaîner aujourd’hui là dessus.
Donc Praline ne te dit mais merci à vous d'être là pour nous, sinon je regarderais quoi ? Mais je ne sais pas qui sont auposte ou des mutins, mais c’est un travail d'équipe en fait. Il y a le gugus en grand écran et le petit en petit écran, et puis il y a le tchat. Je veux dire, c’est vraiment mieux si c’est vraiment à toi qu’on fait ça, c’est vraiment à trois qu’on fait ça. Ils ont fait de la télé. Déjà on fait de la télé. Bon, on va pas faire de télé. Alors il nous reste deux deux extraits si tu veux bien. Olivier. Première campagne. Tu veux en dire un mot ou j’envoie ?
Enfin, c’est juste pour présenter. Peut être que c’est la première fois. C’est documentaire donc si tu veux. Mais bon, c’est un film documentaire, c’est pas de la fiction, que vous allez voir. C’est quand même assez étonnant parce que des fois on le croirait. Moi j’aime beaucoup ce film. Alors il y a des gens qui disent mais vous vous rendez compte, le film n’est pas du tout critique. Mais moi j’aime beaucoup ce film parce que je trouve qu' il y a des scènes qui sont extraordinaires, qui documentent vraiment ce qu’est une campagne aujourd’hui. C’est, je ne sais pas, l’intention de la réalisatrice Audrey Gordon. Je ne suis pas sûr qu’elle ait voulu faire un truc très critique. En tout cas, elle suit une jeune journaliste dont c’est la première campagne qui s’appelle Astrid, et même Dorian qui est au service politique de France 2,ça pourrait paraître comme roman sexiste, mais ça c’est parce que je ne me rappelle pas de son prénom. Et en fait, elle est au service politique de France deux et en fait elle parle d' elle, elle est allée sur Macron mais à l'époque Macron personne pense qu’il va à peine candidater donc c’est bien vu. La réalisatrice est suisse. Cette journaliste qui par hasard se retrouve celle qui va suivre Macron donc elle a aucune expérience, c’est fille elle et elle montre un président qui en fait un futur président. Un candidat qui aussi semble ne pas avoir tellement d’expérience. En fait, on voit comme femme, on dirait un vrai tueur en terme politique. Et donc le documentaire pour ça. C’est pour ça que sa première campagne, c’est la première campagne des deux. Voilà alors Il y a plein de moments extraordinaires sans jamais de voix critique, mais je trouve que ça raconte énormément.
J’envoie.
Monsieur Macron, le soutien implicite de François Hollande dans la presse. Aujourd’hui, on va tous peut être pas ça, mais. Quand j’entends je crois ce que je ne décrypte pas, je cherche du soutien. Des plus de 51 % des Françaises et des Français. T’as peut être le temps de vous vite. On a juste en face de Noah, on a juste en face. Avaient les micros avec tous les micros. Très bien. Très bien. Ça va être moins grave. L’allaiter longtemps. Je le lui ai serré la main. Qu’est ce que vous lui avez ? Vous avez envoyé un message ? Quel message ? Et je lui ai dit une seconde. Ça ne marche pas. Marche. Moi, je suis journaliste et il n’y a que vous qui êtes incapables. Il était censé être neutre. Il n’y a que vous qui êtes capable d'être un président de la République. Voyez-vous ? Ce n’est pas la peine de dire " Voilà, c’est juste". Je suis curieux. Ça y ressemble. Je suis prêt. Il est prêt. Oui, on est très engagé en politique. Alors oui, madame, mais plutôt à gauche. Oui, mais lui, il est de droite à gauche et à droite, ça vous plaise ou non ? Non. Léger bonjour madame. Toujours bonjour madame Macron. Vous croyez que je vous reconnais ? Si je dis bonjour à votre mari ? Et je lui ai dit qu’il fallait. Fallait y aller, maintenant. Ah mais il y va ! C’est la dernière ! Il y va, Il va ? Oui, il y va avec une détermination sans faille et le débat intéressant ? Oh non, aucune idée.Pour nous le corriger. Les patrons, celui-ci, il a pas de gras. On l’a vu à la télé. Allez, allez, il a déjà fait ça avec un. Et comme disait petit. Dans les affaires à l’arrivée, peut être l’arrivée à l’arrivée. Ça va alors ? Regarde moi ça ! C’est la première fois qu’ils sont en démonstration et qu’ils viennent vraiment que pour une carte postale. Quel sketch ! Monsieur Macron, vous êtes un peu en pèlerinage ici. Oui, c’est un lieu qui pour moi est symbolique. Il fait partie de mon histoire et de mon histoire familiale. Mais il y a les Hautes Pyrénées, Bagnères et La Mongie, le col du Tourmalet sur lequel on va se rendre, où je vais depuis que je suis enfant. J’ai beaucoup parlé, mais. Je crois qu’on a raté votre réponse. Alors est ce qu’on peut faire la même aussi bien Monsieur Macron ? Je sais que vous allez y arriver, alors je vais essayer de prendre la spontanéité totale. Est ce que vous êtes en pèlerinage, Monsieur Macron ?
Moi je suis un peu embêté parce que parce que tu dis j’avoue, je n’ai pas vu le film, mais j’avais vu la réalisatrice et la journaliste je crois, dans la même émission dont je parlais tout à l’heure Arrêt sur image. Et là, l’extrait me conforte dans ce que je pensais, c’est-à -dire la journaliste. Là, on est quand même dans la photocopieuse. C’est à dire que cette jeune femme qui est sans doute charmante, etc. Qui explique ah mais moi je suis neutre ! Ah mais moi je suis Dieu ! Et puis Kiki qui dit et c’est un sketch mais qui participe au sketch qui en plus fait répéter. Enfin je veux dire, c’est terrible.
On a tout dans le cerveau, ça je trouve qu’on a tout fait. On a des gens conscients qui sont conscients du sketch et qui en même temps sont soumis à la règle. C’est à dire que la règle, toi, tu connais ça aussi en fait. Je ne dis pas que t’as fait ça, mais je veux dire, tu connais le système de l’information et des règles qui sont ou qui sont très difficiles à bousculer parce qu’en fait ils sont obligés d’avoir la petite phrase. Et toute la campagne de Macron, on le voit bien, va consister à donner un peu la corde. Où est-ce que je te donne ma petite phrase ou pas ? Et en fait, sans jamais déployer le moindre programme, la moindre, le moindre développement. Et c’est un peu, si tu regardes bien, ce qui est en train de se passer avec le Zemmour là, qui en fait passé son début de campagne depuis des semaines et des semaines à me répondre que à la question oui mais attendez, on verra si je suis candidat ou pas. Tout le monde court après pour savoir maintenant tout ça et toute la meute. C’est pas très gentil de dire la meute, mais en vrai quand même, ça fait cet effet de norme pour qui tu cours après qui machin, tout ça ? Et même s’ils sont critiques, même si le journaliste se dit non, c’est pas possible, je suis, je suis et je suis l’objet d’une carte postale, d’une manipulation de propagande. Personne ne peut résister à ce système-là. Et ça, je trouve que c’est à la fois terrible, ça dédouane personne, t’es pas obligé de le faire en même temps, tu vois la force quand même de la machine. Toi tu peux être, tu peux raconter un peu, là tu es sur sur l’information, le fait de l’information continue. Tout ça c’est de la réflexion théorique.
Oui, mais en même temps, ça, ça date un peu puisque si tu veux me faire parler de d’iTélé, c'était en 2001, 2003, 2002, 2003, 2006, quelque chose comme ça. Ou il y a effectivement. En fait, il y a. Il y a un service clé dans les télévisions qui n’est absolument pas connu, qui s’appelle les prévisions. Les prévisions en fait c’est que le mec était génial, d’ailleurs c’est un copain Philippe, jamais de regard. Aujourd’hui il est reconverti dans la pizza. Moi c’est Twixy, je vis la pizza, le truc. Super mec, super mec super drôle. Et son boulot, c'était. Responsable de la cellule prévision. La cellule prévision, c’est quoi ? C’est en fait, c’est en gros l’agenda, c’est à dire qu’est ce qui va se passer dans la journée et c’est à dire qu’est ce qui va se passer dans la journée, Ça veut dire quels sont les événements que nous allons créer, puisque de fait, je prends un fait divers, ça, tu ne sais pas qu’il va y avoir un fait divers, un attentat, tu ne le sais pas, mais tout le reste, grosso modo, on va. Une grande partie de ce que le spectateur va voir. En fait, tu l’as fabriqué. Macron qui va au Tourmalet, c’est une fabrication, c’est-à -dire que c’est à un rendez vous. Et donc tu as dans les télévisions la cellule prévision, c’est-à -dire pourquoi ? Parce que même si aujourd’hui c’est plus simple qu’avant, n’empêche que déplacer une équipe technique, c’est quand même déplacer une équipe technique. Donc il faut prévoir. À l'époque où il n’y avait pas encore le téléphone, il y avait des caméras dans une chaîne à cinq dix caméras. Tu le sais bien, il faut prévoir. Il y a une caméra qui va partir à Libourne, l’autre qui va rester à Paris, celle qui va aller à Lyon,. Bon, bref. Et c’est là où moi j’ai vu, horrifié et comment on commence à se fabriquer, c’est à dire c’est de la mise en scène, c’est de la mise en scène. Le journal télévisé, ce n’est que de la mise en scène. De ce point de vue là, l’invité, il est casté avec ses phrases horribles est ce que c’est un bon client, un mauvais client. Et donc c’est effectivement le triomphe de celui qui arrive à rentrer dans le dans les prévisions des les télés. Et évidemment, plus tu es connu, plus tu peux imposer un tempo, plus tu peux imposer ton ton, ton agenda. Et de ce point de vue là, l’extrait que tu a montré, effectivement, il est édifiant.
Voilà, c’est vraiment très intéressant ce que tu dis, parce que toi tu l’as vécu, après tu l’as vécu avant, je veux dire même pas sur la campagne, mais sur ce système là et les gens aussi. Alors en même temps, tu vois, ça dédouane quand même, il faut quand même dire un peu moi j’aime pas du tout l’histoire qu’il y a des journalistes pour reporter un certain qui se fasse lyncher dans une manif, je trouve ça terrible quoi. C’est vraiment la pire chose que tu vois. Les manifs ou lynchages de mecs de BFM ou de France deux c’est vraiment pas connaître la réalité des nations. On va dire quoi toi ? T’imagines ? Je ne sais pas, parmi les gens qui sont là, il y a des nanas qui sont caissières à Carrefour ou quelqu’un qui livreur pour Amazon, tu vois ? Et alors Amazon, c’est méchant, tu ne vas pas lécher ton lit voir si tu rentres pas dedans, c’est la folie. Et donc il y a moi, évidemment. Je sais qu’on est entre gens civilisés, là, mais c’est quand même terrible parce que des fois, la critique média peut aboutir à une condamnation sévère de gens qui sont effectivement des rouages, effectivement, des acteurs, etc du truc, mais qui font des boulots quoi. Et c’est une machine qui est très forte et dans laquelle par contre il y a des responsables. Je ne dis pas non plus qu’il faut les lâcher, je ne suis pas du tout là dedans.
Qui sont les gentils qui sont en haut du truc ? Alors pas pour apporter de l’eau à ton moulin. C’est la raison pour laquelle à l'époque d’aller au Place Beauvau où j'étais très très sollicité, au bout de deux mois, quand les mecs se sont dit tiens, il se passe quelque chose. Moi, j’avais une ligne qui était très claire je ne viens pas sur vos plateaux, mais je réponds aux reporters de terrain parce que eux sont le dernier rouage, sont un peu les victimes là dedans. Il y en a qui. Tout part plus ou moins bien. Mais je suis 1000 fois d’accord avec toi. C’est pas eux, c’est pas eux qu’il faut qu’il faudrait secouer quoi. Ça se passe dans les étages et je pense que d’aller sur un plateau, il faut avoir d’excellentes raisons pour le faire. Parce qu’en réalité, c’est écrit dessus tu es invité, tu vas chez les gens, donc on te dit tu viens à telle heure, tu pars à telle heure et tu dégages. D’ailleurs, il y a un truc très marrant aujourd’hui dans les chaînes de télé d’info : par exemple, tu as des maquilleurs, mais tu n’as plus de de devant le maquilleur, la maquilleuse, te maquiller et te démaquiller. Aujourd’hui, on te maquille et à la fin on te jette. On te dit tiens. Prenez un kleenex, c’est dès maquillage vous. Mais c’est intéressant parce que tu vois, c’est pour des raisons de frais, de coût, tu vois. Mais en fait ça en dit très très long sur comment on te jette. Ben non, c’est bon, t’as servi, dégage, tu prends ton kleenex. Alors les amis, j’ai eu un petit souci technique avec Firefox qui a planté. Je vais le relancer si jamais en le relançant, ça fait planter OBS pour venir parce que c’est le dernier le dernier extrait, mais je pense que ça devrait bien aller. En tirant sur un Firefox, je lance Firefox.Suspense. Suspense. On est 185 concernés. Ce n’est pas le moment de flancher. Dernier extrait que tu nous as choisi, Olivier et non des moindres. Tu veux en parler un peu ?
Ouais, vite fait parce que tu vas voir le film. Heureusement, je ne choisis qu’un tout petit extrait, mais en fait, j’ai choisi la bande annonce parce que je n’ai pas trouvé d’extraits, parce que c’est un film très très long.
Mais tu connais il dure 4h, non ?
Ouais, c’est ça mais alors c’est passionnant. C’est Frédéric Wiseman qui est quand même un des maîtres du documentaire un des maîtres absolus du documentaire Comment on appelle ça vérité ? Il m’a dit direct pendant qu’il était effectivement des vieux de la vieille qui a fait énormément de films depuis des années. Il n’est pas tout jeune, il a, il a été élu. Sa technique de travail c’est de rester très longtemps, de tourner beaucoup et de garder beaucoup et en même temps de nous faire rentrer dans un truc quoi, Vraiment ? Alors au début tu dis non, je vais pas me taper de 4 h 30 à 4 h 30
Oui, c’est l’avantage des Mutins, c’est qu’on est chez soi. Continue et je te donne un argument là.
Oui, parce que quand tu joues une nouveauté sur les Mutins, tu as sept jours pour le regarder. Alors si tu achètes le fichier, tu vois quand tu veux, toute la vie. Mais bon. Bref, du coup toi tu voulais faire de la pub, mais en fait c’est vraiment Wiseman, c’est vraiment un très grand. Et alors au début, voilà, tu dis bon. En fait, tu rentres dans les rouages de la ville de Boston, aux Etats-Unis, Massachusetts, Boston. C’est la ville d’ailleurs où il y a le Mighty ou la chambre si tu vois le lien. T’as vu, c’est la scène où il y avait Chomsky, C’est à dire que c’est quand même la ville la plus une des plus riches des États-Unis, la plus la moins américaine ou presque je dirais, tu vois, mais en même temps où c’est la seule université vraiment américaine et en même temps, il y a des quartiers très pauvres à Boston, parce que c’est pas parce que voilà. Mais comme aux États-Unis, souvent les quartiers pauvres, le ghetto, tout ça c’est à l’intérieur de la ville, c’est pas dans les banlieues comme chez nous, c’est souvent ça peut être mélangé quoi. Bref, tout ça c’est pour vous dire quand même que vous rentrez dans un univers. Et alors le personnage principal qu’on voit de temps en temps mais qui n’est pas le personnage principal, c’est la mairie, c’est City Hall, c’est la mairie de Boston et donc on va rentrer dans tout le fonctionnement de la mairie. Alors là, on est dans un autre aspect. Je voudrais finir là dessus parce que je ne voulais pas avoir l’impression qu’on était juste des espèces de gens qui voient ça très loin, avec une espèce de mépris. La politique, ce n’est pas que gagner les élections, ce n’est pas que manipuler des foules, c’est aussi. Parfois. Des fois, c’est la politique concrète et c’est gérer une ville, c’est gérer un village, c’est machin. Il y a des gens qui font de la politique et je crois que c’est fini. Tous les gens qui veulent rentrer dans une mairie ou faire quelque chose, même dans un petit village, devraient voir ce film. Parce qu’en fait, c’est se coltiner dans les mains, dans le cambouis. Un vrai problème quoi. C’est comment tu fais pour gérer tout ce merdier ?
Et c’est un film tout récent ?
Oui, il y avait une sortie l’année dernière. Il y a en 2020 au cinéma, l’année du Covid
Et donc ça, on connaît.
Mais l’année du début du confinement. Du coup, au vu des patterns. En fait, le truc, c’est que c’est que ce film a été vu au cinéma assez peu du coup, et il a vite atterri ce qui est intéressant aussi, c’est que ça c’est un peu plus anecdotique, mais quand même, le maire de la ville qui s’appelle Martin Wolf. A été choisie pour Biden pour occuper le poste de secrétariat du travail administratif. Alors, c’est un personnage Wiseman ne filme pas du tout. C’est pas un mec qui fait un truc critique non plus. Il a sûrement des aspects aussi, tu vois. S’il est chez Biden, on peut imaginer qu’il n’y a pas que du Il y a dark side dans le côté obscur de la force. N’empêche que le personnage est assez intéressant parce que c’est un mec vrai qui vient d’une demande populaire. C’est un personnage vraiment impressionnant je trouve. Et voilà, peut être on peut finir là dessus après on en reparle. Mais surtout cette bande annonce qui montre des petits extraits Tout ça pour dire que voilà, il y a aussi cette contrainte, cette gestion quotidienne de la politique. Et là on voit beaucoup de réunions, tout ça. Alors les gens qui disent je veux des riches, je veux le riche, je veux des assemblées générales. Souvent c’est assez théorique car des fois là c’est très pratique, on sait comment ça se passe en vrai, parce qu’après il faut se coltiner. Le truc c’est comment tu te coltine la démocratie réelle. En fait, l’assemblée, tout ça, il faut y aller et ça c’est intéressant. Ce que ça montre, c’est que ça peut être parfois. Je ne dis pas que c’est un truc idéal, mais je dis ça montre comment se passent les choix. Un quartier je me rappelle d’une séquence extraordinaire où il y a une coffeeshop qui arrive parce que c’est légalisé là bas dans cet état, le cannabis qui arrive dans un dans un quartier et les mecs, c’est des Chinois qui tiennent le truc et les mecs qui viennent exposer la population, voilà, nous on va faire ça marchera. Et la population, ils sont très inquiets. Ils disent avoir que des dealers et c’est les quartiers pauvres. On ne va pas avoir des dealers et on va avoir que des consommateurs à suivre. Est ce qu’ils vont ? Ils vont le mettre où leur bagnole à part ? Ils ont des problèmes très concrets. Tu vois, c’est pas ils vont se garer ou un truc. Et puis il y a un black dans il y a un africain américain comme ils disent, qui est dans le coin puis qui doit de toute façon, c’est que les chinois qui gèrent le truc alors que nous on sera pas du tout, on n’aura pas de boulot. Tu vois, c’est marrant parce que tu parles de l’histoire du cannabis, ça c’est le sujet, toi. Et là tu vois concrètement ce que ça fait. Bon voilà, il y a plein de scènes comme ça.
J’envoie une minute 42.
A part ça,Chinatown est encore préservée. Elle se termine par une adresse. Et on vient voir Boris. Je suis un expert en la matière et rien d' autre.Et je sais, ça ne. Me fait pas du bien. De dire non. No one is made in Italy, one one and. C’est tellement plus beau capillotracté. Harry était adorable et représente un surcroît de prix pour Boston.
Peut être que je me goure, mais je crois que tu as dit Baltimore ? Mais c’est Boston.
Ah non, j’ai dit Boston ? non Baltimore. C’est peut être parce qu’il y a des gens qui ont vu “The Wire”, c’est ça ? Tu te rappelles de Baltimore ? Mais Boston, c’est en haut.
À Boston, c’est au-dessus de New-York, c’est à l’Est. Alors vraiment, Ward ?
Alors sache,que l' ex Montréalais que je suis te dira qu'à Montréal, on ne dit pas Boston on dit “Boston”.
Le snobisme des Québécois, tiens ! A part qu’il parle super bien américain. Bien sûr, bien sûr. Donc donc c’est Boston parce qu' on voit le petit musée du Boston Tea. C’est pour ça que ça me faisait penser à une série, mais malheureusement le titre m'échappe. Une série qui m’avait vraiment impressionné sur je crois le maire de Chicago ou quelque chose comme ça. Il y a une série où tu dis absolument incroyable, où on le voit, on le voit empêtré dans dans tout un tas de sphères d’influence, d’exigences, de demandes.
Ah là là, je ne suis pas d’accord. Boston, c’est un groupe de rock, oui, mais c'était pas du rock, là, il ne faudrait pas commencer les sujets qui fâchent. Les Celtics, absolument et les Red Sox aussi pour le garder sur ton terrain
J’ai même des tasses, mon cher, mon cher Olivier. Ça fait presque 3 h est ce que je te libère ? Je demande au chat :est ce qu’on libère monsieur Azam Olivier qui devient notre suspect le plus assidu puisque tu bats tous les records je pense. Je pense que c’est la quatrième fois que t’es là, Emilie Cheval dit non. Euryale dit non ! On ne te libère pas Est ce que tu devrais pas rester toute la nuit en garde à vue ? Malheureusement non, on a encore des questions à poser à ce monsieur.
Je ne veux pas partir.
Une des toutes premières abonnées au poste dit : si monsieur revient on prolonge la garde à vue, on maintient la garde à vue Qu’est ce qu’on fait les amis ? 3 h 20 de garde à vue ? C’est une blague ? Oui, bien sûr. libéré sous caution. Au résultat, on vous offre des DVD. Merci beaucoup. on va se retrouver dans pas très longtemps puisqu’on va se retrouver je crois, le 17 novembre avec la réalisatrice du film sur Assange, tu peux remonter le magnifique coffret.
On est bien synchronisé tous les deux.
Voilà merci.
Le cinéma c’est juste en face, place Saint Michel, c’est sur la place Rouge.
Merci et “Gare au gorille “te dis Périodicité, après les amis, on va rester quelques instants ensemble si vous voulez bien.
J’ai un truc c’est Axelle qui m’avait donné ça, qui nous avait donné ça quand on a acheté des trucs dans sa boutique t’as montré tout à l’heure les poteries.
Ah ouais, c’est joli super, génial ! génial !
Bon, mais du coup, je vous laisse là dessus alors Bravo !
Ça c’est une image de fin géniale ! Bravo ! Super ! Bravo mon cher Olivier, on se voit le 17 et puis on se revoit aussi en janvier.
