4 668 € récoltés sur 16 000 €
Loyer
Gestion
Transport
Salaires
Divers
Site
Je soutiens Au Poste !
Pour défendre les libertés et nourrir le débat public
Au Poste retourne le réel Pour défendre les libertés et nourrir le débat public 100 % libre et LIVE Sans montage ni formatage

La brigade d’Au Poste, à votre service !

Retour à l'émission

Transcription de l’émission

David Dufresne
Bonjour, bonjour, nous sommes en direct du village des médias indépendants où Veuvechyco ici présente va prendre le bar avec moi. Oui, j’arrive tout de suite. Muriel était également là. Et voilà, et voilà, magnifique donc nous sommes au stand d’au poste en direct et nous allons nous rendre au bar. Est-ce que le son est bon ?
Barman
Alors il faut savoir les prix déjà qui sont là. Est-ce qu’il faut cotiser à la lutte. Les softs au frigo. Les bières qui sont au niveau des tireuses. Jusque là c’est logique. Et comment on sert une pression ? Alors il y a deux techniques. Il y a la technique par pression par le bas. Et il y à la technique de pression par le haut. Donc on laisse s’il y a un peu d’air. Et après on met le verre. Il faudra un exemple pour faire ça. Mais là je vais pas tirer pour rien.
David Dufresne
Ok super. Le pognon il est où ? il est là ?
Barman
Le pognon il est là, très important le pognon. Bien sûr, caisse noire je vois. Et on a les tips qui permettent aussi de financer la caisse. Avec les petites pièces.
David Dufresne
D’accord super. Bon ben je vais m’y mettre alors.
Barman
Donc tu vois il y a foule, surtout pour le café.
David Dufresne
Et ben voilà super. Ah voici Nicolas du Moment. Bonjour Nadine. Bonjour.
David Dufresne
C’est quoi le Moment ? Le moment c’est un collectif de journalistes, de réalisateurs de podcasts, de films documentaires, des photographes, des metteurs en scène aussi, comme Bibi. Et puis on essaie de travailler sur toutes les questions des associations, des coopératives qui sont quand même assez mal traitées, mal menées en ce moment. Qu’on essaye de faire terre, de baigner, tout ça. Donc voilà on essaie de travailler sur toutes ces questions là. Et il y a fort à faire. On peut vous retrouver où ? Le moment.org. Et nous on est avec le SPPP dans le village des médias indépendants. Et puis on est aussi au village des territoires solidaires avec un joli stand.
David Dufresne
Attends un client. Monsieur vous voulez quelque chose ?
Client
Bah écoute, vu que c’est toi David, je veux bien que tu me serves une petite bière. On se réveille ou pas ? Garde le micro.
David Dufresne
Par en haut, par en bas. Il parait qu’il y a deux techniques de pression.
Client
Je crois qu’ici, à mon avis, ça sera plus simple celle-là pour toi. Si t’as jamais servi… Ah celle-la plutôt à mon avis. Celle d'à côté, à ma vue ça sera plus simple. Si t’as jamais servi de bière, ouais.
Barman
C’est bon.
Client
Ouais, ouais, ouais. Non mais ça… Non mais il y a beau geste, il y à beau geste. Magnifique. Superbe. Superbe, superbe, magnifique.
David Dufresne
Faut que tu payes par contre. Bah oui, oui, j’avais oublié. Qu’est-ce que tu fais ici ?
Client
Je me balade là. Je voulais m’acheter le livre de l’Empire, “L’Empire n’a jamais pris fin” à Blast là. Et puis voilà, tu vois, je me balade tranquillement pour l’instant, je profite un petit peu et puis voilà je me balade.
David Dufresne
Et depuis quand t’es à la fête de l’Huma ? Depuis hier, depuis ce matin.
Client
Je suis arrivé hier, bah j’ai vu d’ailleurs quand vous avez parlé du financement là, du regroupement hier, la conférence, j'étais là. C'était intéressant, ouais. Je trouve que c’est délicat comme question mais en vrai, bon, je ne sais pas. J’ai toujours l’impression que ça peut devenir un panier de crabe quoi. C’est pas trop. C’est comme ça quoi. On va souhaiter que vous puissiez au moins vous en sortir le mieux possible.
David Dufresne
Est-ce que tu sais que tu sers la lutte là puisque en fait, si à tour de rôle les médias tiennent le bar, c’est pour pouvoir dégager un peu de pognon, pour pouvoir permettre aux tout petits médias d'être aidés pour le prix de la table parce que le prix est très élevé.
Client
On essaie de financer comme on peut après là c’est un petit plaisir aussi.
David Dufresne
Alors là c’est une blonde ? Alors c' est quoi le prix en fait ?Ah ça c’est une pinte.
Barman
C’est une pinte d’IPE
David Dufresne
C’est 6 euros. C’est ça. Non la cup il l’avait déjà. Donc je dois 4 euros à monsieur. Attention. Alors la caisse est là, purée. Ah ouais, il faut faire comme dans les restaurants. Il faut laisser le billet Oh là là. Oh j’adore ça, j' adore ça. Merci beaucoup, à tout à l’heure. Merci à toi, merci à toi. Et voilà, ça c’est de l’interview. Excuse-moi Nicolas. Y a d’autres clients là ?
Barman
Non c’est bon, c' est bon. Là on a eu un petit seau et les bières ça commence là. C’est le café pour commencer. Il y a une petite mission aux heures de pointe.
David Dufresne
Alors moi je prendrais bien un petit café. Est-ce que le personnel a droit à un café ? Qu’en penses tu ? Je m’occupe de ton café. Merci, merci camarade. Robin qui filme, je ne sais pas ce que ça donne dans le chat. Vous voulez boire quelque chose les gars ? Faut faire le client. On joue à la marchande. Et nous on travaille pas ? On travaille pour vous messieurs. On entend rien, on entend rien. Alors là bas il y a un débat avec des gros calibres. Je vois Carine Fouteau de Mediapart. Je vois Jean-Baptiste Rivoire de Off Investigation. Je pense qu’ils sont en train de parler de pognon. Merci camarade. Merci camarades. Alors on cherche..On cherche les clients. Vous voulez boire quelque chose ?
Client
Ben écoutez, je suis venu pour aider les camarades du Stand Orient 21. Donc c’est un média qui s’occupe de toute l’actualité du Moyen-Orient. Qui fait des analyses et puis qui rédige des articles régulièrement sur l’activité, la géopolitique au Moyen Orient, les faits sociologiques voilà le temps que le café arrive.
David Dufresne
Merci. Merci beaucoup. Donc c’est un euro le café et un euro la machin. C’est consigné. Tu peux la rendre. C’est que tu la gardes, c’est le journal Fakir. Je te rends la monnaie. On aura tout fait. Et cinq. Et deux. Et trois qui font huit. Merci cher ami.
Client
Merci beaucoup, bonne journée,à plus tard.
David Dufresne
Voilà, on sert le café. On sert le café. Je vais regarder. Là, il y a un problème de batterie. Alors les amis, on va tenir jusqu'à 11 heures. Et après on arrêtera pour recharger la batterie. Parce que tout à l’heure, on a comment dirais-je..on a un grand débat. Puisque c’est le grand débat de la rentrée politique. Avec Stéphane Peu du Parti Communiste, Mathilde Panot de LFI, Marine Tondelier des Verts Olivier Faure du PS. Et j’oublie quelqu’un. Une cinquième personne, je ne sais plus.Ça ce sera à 12h30. Non pardon, jusqu'à midi je voulais dire. Bonjour tout le monde. Qu’est-ce que je vous sers ? Ruffin, oui, voilà. Merci beaucoup. François Ruffin, est-ce-que Monsieur Usul veut quelque chose ? J’adorerai servir Usul, il touche son badge Usul ! Bon alors il n’y a personne là. Bon je vais aller voir les clients là. Excusez-moi, permettez-moi de vous interviewer. De joindre l’utile à l’agréable. Oh, Dufresne ! Comment ça va ? Ça va, qu’est-ce que vous faites ici ?
Usul
Bah là, on se renseigne. On va voir les gens qui nous inspirent. C’est la pause café Et on voulait aller voir un petit peu tous les médias qui étaient au village des médias indépendants ce matin. On débat sur ce qu’on a vu ce matin, parce qu’on n’a pas vu les mêmes conférences. Et du coup, voilà, on prend note.
David Dufresne
t’es arrivé quand ?
Client
On est arrivé hier. Hier, en fin d’après-midi, c'était un bordel monstre. Et ouais, bah là, ce matin, moi du coup, si tu enregistres un peu, il y a une conf qui méritait d'être vue. C'était sur la police et la démocratie. Il y avait deux, trois intervenants, historiens, sociologues, etc. Qui avaient fait un petit peu des études là-dessus et montré en quoi il y avait des rapports entre le maintien de l’ordre et le politique. Et c'était hyper intéressant.
David Dufresne
C'était où ?
Client
C'était au village du Livre. C'était à 10h. Il y a notamment, je disais à mon pote une sociologue et politiste qui s’appelle Vanessa Codaccioni
David Dufresne
Bien sûr, très connue, très favorablement connue de nos services, bien sûr. Elle est déjà venue plusieurs fois au poste, bien entendu Vanessa, bien sûr.
Client
Et ultra basée, elle est arrivée un peu en retard, mais franchement..
David Dufresne
comme toujours avec elle.
Client
Hyper excusé. Franchement, elle a sorti des analyses très basées sur le fait que tu avais des ciblages ratio et politique des forces de l’ordre et du maintien de l’ordre. Et c'était hyper intéressant.
David Dufresne
Il y avait Sébastien Roché aussi ou pas ?
Client
Non, non. Il y avait un autre gars qui était historien, plus basé sur les renseignements généraux pendant la période coloniale. Hyper intéressant aussi pendant la guerre d’Indochine et les techniques justement de ciblage des populations colonisées qui pourraient être un peu déstabilisatrices de l’administration coloniale dans le temps. Et il y en avait un autre qui travaillait sur les violences policières aux USA. Et qui faisait tout un lien entre les origines de l’institution policière avec les slave patrols aux USA et sur le vieil raciste qui s’est un petit peu construit dans la société américaine.
David Dufresne
Et aujourd’hui, cet après-midi, ce soir, vous faites quoi ?
Client
Moi, je suis obligé d’aller voir Bernard Friot. C’est mon rendez-vous annuel. Il me faut un peu de Bernard Friot à la fête de l’Huma.
David Dufresne
C’est à quelle heure ?
Client
sur le programme, il est annoncé à 17 heures, soit aujourd’hui, soit demain. Et là, j’ai vu une affiche, il est à 15 heures quelque part. Du coup, je l’ai prise en photo parce que je vais peut-être faire le petit gourmand. Je vais peut-être me faire deux Bernard Friot.
David Dufresne
Carrément.
Client
Je suis un grand malade, moi, je suis un malade de Bernard Friot. Il arrive avec son salaire à vie, il harangue les foules, on est là en mode bah oui, t’as juste envie de l'écouter.
David Dufresne
Moi, j’ai prévu de faire le con, comme toujours. J’ai fait une déambulation à 17 heures. D’abord, à 12h30, on va retransmettre le débat avec Panot Faure Ruffin, Tondelier et Peu à L’Agora. À 14h30 je vais signer mon prochain livre sur une écoféministe, écoterroriste Françoise D’Eaubonne, qui était ma grand-mère. Je sors un bouquin là-dessus. Et après, à 17h, déambulation dans la fête. Et puis sinon, on a le stand au poste si vous voulez aller là-bas, prendre des stickers et tout ça. Bon, il faut que je fasse le service, quand même, les gars. Ah, parce que le salaire à vie c’est bien gentil. Ciao, ciao. Merci à vous. Bonjour. Vous voulez quelque chose ?
Cliente
J’ai perdu mes copines, il faut que je les retrouve.
David Dufresne
Ah là, je peux pas vous aider.
Cliente
Tout le monde dit qu’elle buvait une bière là et je ne les vois pas.
David Dufresne
Il y a eu aucune dame qui est venue boire une bière ce matin ici. Des garçons oui, mais des femmes non.
Cliente
Merci, elles étaient là il y a deux secondes. Je vais les chercher. Merci à vous.
David Dufresne
Bonjour, bonjour. Nous allons joindre l’utile à l’agréable. Donc, on vous sert et on vous interviewe en même temps. Ça va ? Vous faites quoi à la fête de l’Huma ?
Client
On fait quoi à la Fête de L' Huma ? Bah, on en profite.
David Dufresne
On profite de quoi ? De la musique, du divertissement, un peu de politique, très peu de politique. Vous êtes là pourquoi ? Pour la bière, pour le café, pourquoi ?
Client
Alors, la bière, le café, la musique et les débats, l’ambiance en général. Tout ça à la fois, et puis pour les médias indépendants aussi, la presse libre et tout, c’est chouette, c’est important.
David Dufresne
Vous suivez quoi ?
Client
En presse libre ? Beaucoup de choses, trop de choses.
David Dufresne
Et quoi par exemple ?
Client
Politis, Mediapart, Fakir, Reporterre, il y en a plein.
David Dufresne
Ils sont tous là, tous ceux que tu viens de citer, leurs stands sont là. StreetPress, Patron ? Oui, un peu. Oui, oui. C’est un peu surfait, mais enfin non, je déconne, c’est des copains. Merci messieurs, bonne fête à vous. Vous avez retrouvé votre amie ?
Cliente
Elles sont en train de boire de la bière.
David Dufresne
Bonjour ! Vous pouvez joindre l’utile à l’agréable, vous servir et discuter ?
Cliente
Oui, on peut discuter.
David Dufresne
Vous êtes en direct, 2 millions de personnes vous regardent au poste, à peu près un petit peu moins 1 million 8. Quel est l’objet de votre présence ici, à la fête de l’Huma ?
Cliente
Alors, à la base, je suis communiste. À la base. Parce que là, j'étais un peu déçue par certaines choses. Je suis très proche de François Ruffin, dont j’ai fait la campagne de Fakir. Et je viens toujours à la fête de l’Huma pour les concerts, pour les débats, pour plein de choses. Voilà.
David Dufresne
Ruffin, vous allez être là pour l’applaudir à 12h45 ou pas ?
Cliente
Il est où à 12h45 ? C’est à l’Agora juste avant, donc c’est bon. Oui, je serais encore là-bas.
David Dufresne
Parce que, à mon avis, il est un peu dans un milieu hostile ici, non ?
Cliente
Oui, je sais, il est souvent sifflé, mais c’est pas grave. Non, non, non. Je crois en lui. Dès qu’il était déjà journaliste, j'étais déjà abonnée à Fakir, il y a longtemps. Et après, quand il est arrivé pour faire campagne dans la Somme, moi, j’ai été déjà élue à Ville, élue communiste, quand il a commencé à dire qu’il se présentait. Donc voilà. Après, il y avait toujours des détracteurs.
David Dufresne
Parmi les motifs des détracteurs, il y a l’idée qu’il serait la figure de la traîtrise. Il y aurait l' idée que sur les quartiers, sur la religion, il ne serait pas très clair. Qu’est-ce que vous en pensez, vous ?
Cliente
Alors, pas très clair. Je ne sais pas. C'était pas si évident que ça. Je veux que j’aie une association de réfugiés. Donc voilà. Même à un moment au niveau féminisme aussi. Ma fille, elle estimait qu’elle était pas assez dans le combat féministe. Après, je sais pas, c’est pas évident d’avoir un discours pointu sur tous les sujets. Après, maintenant, moi, je sais que dans mon secteur, au niveau des réfugiés, il a déjà répondu présent dans tout ce que je l’ai appelé. Donc là, c’est clair. Maintenant, au niveau du féminisme, je ne sais pas s’il est en progrès.
David Dufresne
Merci beaucoup, en tout cas. Amusez-vous bien. Merci. Oh là là. Permettez-moi de saluer cet honnête homme, Mathieu Mollard, rédacteur en chef de StreetPress. StreetPress qui boit donc de la boisson américaine.
Mathieu Mollard
Il y a du sucre et la nuit a été courte, donc j’ai besoin d'énergie.
David Dufresne
Alors raconte-moi, Mathieu, vous avez fait, vous avez dansé, vous avez jerqué hier ici, là.
Mathieu Mollard
Ben ouais, c’est aussi ça la fête de l’Huma et c' est aussi ça le village des médias indépendants. C’est-à-dire que la journée, on a travaillé, on a tenu le stand, on a fait des tables rondes, des émissions sur auposte. Et puis l’après-midi, on tisse des liens avec les camarades d’autres médias parce que comme ça, ça crée des projets recommandés ensuite. Donc j’ai bu des coups avec les copains de Fakir, les copains de Blast.
David Dufresne
A plus tard. Merci Mathieu. Alors, je vais regarder le chat. C’est compliqué de servir, d’interviewer et de regarder le tchat en même temps en sachant qu' on va bientôt couper. Pourquoi ? Parce qu' il faut absolument que je le dise ? Parce qu’il faut qu’on recharge les batteries. Bonjour. je te sers quelque chose ?
Client
Je veux bien un demi et un iced tea s’il te plaît.
David Dufresne
C’est compliqué là. Attends, je vais m’en occuper. Le demi, c’est IPA, blonde, c’est quoi ? IPA s’il te plait. Je te laisse le micro, tu t’auto-interviews.
Emilio Meslet
Très bien si tu veux. 2 millions carrément, c’est comme les lois Duplomb ça. Enchanté les 2 millions de gens. Moi je suis Emilio Meslet, je suis grand reporter au service politique de l’humanité. Et donc merci à Auposte d'être là présent dans ce village des médias indépendants qui je le rappelle est l’héritier des deux grands rassemblements populaires qu’on a initiés pendant les législatives avec les médias indépendants, les syndicats comme la CGT ou des ONG. Et donc c’est notre deuxième édition de la fête de l’huma. J’imagine que David vous l’a dit et redit mais c'était important de le redire. Les médias indépendants, on a besoin de vous parce que nous on n’a pas les grands milliardaires qui nous filent des chèques en permanence.
David Dufresne
Et voilà, et voilà.
Emilio Meslet
Et surtout, revoyez "Un pays qui se tient sage".
Emilio Meslet
Merci à toi.
David Dufresne
Merci à toi. Amuse-toi bien, merci beaucoup. Pardon. C’est compliqué. Vous êtes servi ? Ah merde, je voulais le faire, Norman, immense photographe. Immense photographe.
Norman
Comment ça va David ?
David Dufresne
Tu bois quelque chose ou pas ?
Norman
Qu’est-ce que tu me proposes ?
David Dufresne
C’est le rond.
Norman
Tu as pris la position du bar, qu’est-ce que tu…
David Dufresne
On a tout. Il paraît qu’il y a le reste du café petit thé. Le thé, le thé, non. On ne fait plus de thé.
Norman
Je vois qu’il y a du Coca-Cola. On sait que ça finance l’armée israélienne. Je pense qu’on doit arrêter le Coca-cola aussi ici. Si tu as de l’eau.
David Dufresne
De l’eau ? C’est auposte. Il n’y a que de la bière. Désolé Norman. Tu vas bien ? Super. Tu es le photographe attitré de la fête de l’Huma ?
Norman
Oui, on est deux photographes sur la fête de l’Huma, Martin Chang et moi en effet. Toutes les photos, on couvre les débats, les rencontres, les allées, les concerts, on essaie de tout couvrir pour la fête.
David Dufresne
Est-ce que tu as un planning prévu ?
Norman
Un peu des deux mais on a un planning qui est très serré. Il y a tellement de choses, c’est tellement riche ici qu’on a un concert en même temps, il y a deux débats, il y en a une rencontre. On court partout mais voilà.
David Dufresne
D’accord.
Norman
Après, au feeling, on va voir les gens, on se rencontre, on essaie de rendre compte de la diversité de cette fête.
David Dufresne
L’ambiance est comment ?
Norman
Franchement, elle est cool. Il y a la météo qui est un peu relou, je ne te cache pas. Mais c’est très cool. J’ai l’impression qu’il y a plus de monde que l’année dernière. Les gens ont l’air contents d'être là. Ils sont en pétard toute la soirée, c' est incroyable. Donc on va suivre ça avec grand intérêt.
David Dufresne
Rappelle-moi juste, où est-ce qu’on peut retrouver tes œuvres de photographes hors pair ? Vraiment super photographies. C’est sur Insta ?
Norman
Oui, je suis sur Insta, donc c’est @nnoman, avec deux n début, avec le 1 à la fin, noman1. Et sinon, essentiellement, je travaille pour reporter, qui est actuellement en débat dans ce village des médias indépendants.
David Dufresne
Merci beaucoup. Bonjour monsieur. Qu’est-ce que vous voulez ? Alors, une pinte. Une pinte de quoi ? J’ai blonde, j’ai IPA, j' ai tout ce que je voulais. Deux pintes de blonde. Vous êtes sûrs de vous ? On est sûrs. Absolument, c’est votre dernier prix. Je vais vous laisser le micro au poste. Vous voulez peut-être quelque chose aussi ? Il y a que les gars qui boivent ? Comment ça se fait à vous conduire ? Voilà, c’est ça. Je vous laisse le micro. Vous allez vous auto-interviewer. Pour auposte, il y a à peu près 2 millions de gens qui vous écoutent. Vous expliquez pourquoi vous êtes là, ce que vous attendez, etc.
Client
Est-ce que je peux parler de ses problèmes avec les femmes ?
David Dufresne
Gardez le micro.
Client
Allez, je garde le micro.
David Dufresne
La caméra est là.
Client
Oui, deux blondes. Alors, de quoi parlons-nous ? Bonjour, voici Eric. Eric, c’est sa première visite à la Fête de l’Huma. Il faut le savoir. Premier contact, très bien, vraiment content. J’ai réussi à l’attirer. C’est pas son truc, pourtant. Mais voilà. C'était pas mon truc. Content d'être là, vraiment. Et content de militer, de découvrir la Fête de l’Huma, l’ambiance. Et spécialement le village des médias indépendants. C’est une bonne vibration. Je suis adhérent à Fakir, donc ça me fait plaisir de boire une bière ici, au village du militant.
David Dufresne
Merci. Alors, ça fait 4 et 4, plus la consigne 1 et 1 ça fait 10 balles. Et vous savez que vous soutenez la presse indépendante.
Client
Je suis adhérent à Fakir. Je le soutiens, je suis abonné.
David Dufresne
Donc tu sais que le bar, c’est la caisse noire de Fakir. C’est là où ils engrangent de plus de bénéfices. Mais on partage un peu les bénéfices pour pouvoir permettre aux petits, tout petits médias de payer leur table de stand. Et donc en buvant, vous êtes solidaires.
Client
OK.
David Dufresne
Merci à vous. Merci à toi. Merci beaucoup. Eh bien voilà, vive la France. Vive la France libre. Il est quelle heure ? Les gens boivent de la bière à 11j et demi C’est du délire. Oh Nicolas, là il faut Ah la CGT ! Il me plaît de servir la CGT. Est-ce que tu veux quelque chose, Manu ?
Manu
Ah oui, un café.
David Dufresne
Alors monsieur, vous savez ce que c’est ? Il n’y a plus de café. Alors on va essayer,comment ça va ?
Manu
Ça va bien. Alors toi, t’es au stand, juste à côté.
Manu
Alors moi, je suis du syndicat national des journalistes de la CGT. L’année dernière, on a eu la chance d’avoir une petite table dans ce village des médias indépendants. Et ce qui était un peu un arrangement, on va dire, puisque nous ne sommes pas un média, même s’il y a une presse syndicale très importante, et elle est très importante aussi, il faut en parler, je pense, de la presse syndicale, puisque par exemple, la CGT est encore une entreprise de presse. La Nouvelle Vue ouvrait hier, etc. Ce n’est pas ce qu’on voit dans les médias dominants, donc il faut penser aussi à nos syndiqués qui lisent la presse syndicale. Mais cette année, donc, on s’est déplacé de quelques mètres, et on a un stand avec la fédération du spectacle, juste à côté, et d’ailleurs, en ce moment-même, il y a un excellent débat sur journalistes en exil, on accueille trois journalistes. L’Association Singa ? L’association Singa. Ils vont venir au poste dans quelques jours ? Voilà, il est juste à côté, c’est génial. L’association Singa, une camarade d’Afghanistan et un camarade du Pakistan. Donc, ils sont exilés en France et ils racontent leur calvaire, leur périple pour arriver et leur difficile situation en France. Parce que quand vous êtes journaliste exilé, le camarade qui anime le débat, c’est Walid Bourouis, qui est un journaliste tunisien, qui a dû partir à cause de ce président dictateur actuel en Tunisie. Par exemple, il a mis un an pour avoir son statut de réfugié, alors que c'était un journaliste en exil qui a failli se faire buter en Tunisie. C’est très compliqué pour nous d’obtenir un statut pour nos collègues journalistes.
David Dufresne
Dis-moi, tu as l’air fatigué.

Au Poste est mis à la disposition de toutes et tous selon les termes de la licence Creative Commons Attribution : Pas d’Utilisation commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.