La fantastique épopée des Thugs. Avec Eric Sourice et Patrick Foulhoux
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Amis du café, amis de la police, amis ce soir du punk rock. Eh bien, bienvenue au poste ! Ce soir, c’est un spécial Thugs. Voilà, c’est un spécial Thugs. C’est pas rien, c’est même quelque chose. Ils seront là. En fait, ils sont déjà là. Ils sont déjà là. Patrick Foulhoux On verra avec lui tout à l’heure qui est l’auteur de cet ouvrage qui est paru en fait, il n’y a pas si longtemps que ça, à l’hiver dernier, qui est la première biographie des Thugs Radical Story, et nous aurons un dénommé Eric Sourice, très défavorablement connu de nos services puisqu’il était le chanteur et guitariste du groupe susnommé Donc l’idée c’est de faire un petit tour de chauffe en attendant qu’il arrive un, c’est à dire de de chauffer la salle, d'être les petites vedettes américaines avant, avant les avant, les les stars qu’ils n'étaient pas et qu’ils ne seront jamais puisqu’ils étaient bien plus que ça. Leeteuk Je sais, c’est une farce. C’est une quinzaine d’années, peut-être même plus. Je sais plus. On verra avec eux. Absolument emblématique d’une époque et de cette époque, c’est les années 80-90, 2000, ça continue pour Eric avec un autre groupe, etc. Mais on parlera de ces questions là, de transmission de ce qui reste de cette histoire. Donc les Thugs Rinse commencent toujours comme ça. Bonjour on est les Thugs, on vient d’Angers ou un truc comme ça ? C'était vous le dira dans cette équation. Bonjour, on est les deux, On bouge ? Je ne sais plus. C'était très simple, c'était l'élégance, c'était l'élégance punk rock. Là, je vois qu’est la mire de ma caméra qui s’est mise en branle. Je ne sais pas pourquoi. J’espère que ce ne sont pas les services parce que a priori, aujourd’hui, on n’a pas beaucoup parlé de police, encore que. Donc je voulais vous dire, je voulais vous dire que donc ils étaient là avant, à 21 h, on aura donc, comme d’habitude, je leur ai dit 1h, mais en fait. On y va. Faire des rappels, on va on va faire plus long. Et je voulais vous dire que on va faire long et n’empêche que demain matin, il faudra être là, alors que ce soir c’est le pogo et demain c’est la danse du scalp puisqu'à 8 h et demie, 8 h 15 8 h 30, on va prendre l’antenne pour suivre les derniers débats à l’Assemblée nationale autour de la loi sécurité globale, puisque selon toute probabilité, oui, je suis d’accord, la mire donne un certain style. Bonsoir Brun, bonsoir François, bonsoir Euryale et bonsoir Robin qui sont donc les roadies nos potes et sans les roadies je peux vous dire il se passe rien. C’est quand même très érodé les ingénieurs du son. Donc voilà, ce sont les gens de l’ombre dans vos postes et donc je les salue. Je salue tous ceux qui sont en train d’arriver en parrain avec leur ticket pour le concert de ce soir. C’est très bien, les resquilleurs peuvent passer par derrière, il n’y a aucun souci. Simplement, si vous voulez, si vous voulez. Interagir. Si vous voulez. C’est quoi cette histoire de coiffeur ? C’est marrant comme la question de la coiffure est une question. Donc là, ils s’inquiètent les uns les autres. En fait, je suis en train de lire le passage chez le coiffeur. David : Non, pas du tout. Si c’est autre chose, je vous expliquerai plus tard. Ça n’a pas beaucoup d’importance. Mais en revanche, la question capillaire est une question extrêmement importante dans l’histoire du rock n roll. On pourra peut-être aborder ça tout à l’heure. Donc voilà, demain matin, 8 h. 8 h et demie. D’abord, on fera une lecture d’un retour d’un dénommé Herren. Je ne sais pas s’il est là ce soir qui a fait dans le discord de post que je vous conseille de rejoindre parce que maintenant c’est très animé. Il a fait un retour très complet, critique sur mes critiques constructives, surtout sur l'émission avec Olivier Desclée de lundi dernier. Et l’idée c’est que demain matin, avant l’Assemblée nationale, on va débattre de ces dossiers et de ces critiques là qui ont été et qui ont été posées et qui sont des belles critiques dans la mesure où elles pourraient nous amener à repenser déjà au poste dès le 16ᵉ 17ᵉ épisode. Voilà, qu’est ce que je peux vous dire d’autre ? Euh. Je voudrais quand même rappeler pourquoi on fait cette émission ce soir. En fait, c’est un peu de votre faute, et plus exactement assez de la faute. Alors faut que je mette euh, il faut que je. Ça. Est ce que ça marche ? Voilà. C’est de la faute de Madeleine de F. Qui disait il y a quelques jours dans le tchat Là, vous voyez à l'écran, je suis en train de lire la bio des tags et celle ci. Et tu es parmi les personnes importantes pour le groupe. En fait, Patrick, l’auteur a un peu exagéré cette affaire là dans une soirée sur des années de fanzinat, ça serait sympa. Eh bien voilà, c’est ce soir, c’est ce soir avec Eric sourit et avec Patrick et la foule dans quelques dents. Dans quelques instants, on va parler, on va parler des Dogues, du rock roll. Évidemment, il y aura un passage obligé sur Nirvana, puisque des tags pour ceux qui ne savent pas assez, c’est le seul groupe français qui a réussi aux Etats-Unis. Après, on pourra parler de la tournée américaine, enfin de deux tournées américaines. Mais bon. Bref, les Dogs a été avait été produit par le label de petits groupes genre TAD me donnait et puis un autre Nirvana. Je n'étais pas mal pour en parler. Voilà, on va en parler et puis on va parler surtout du regard que le groupe portait sur le monde et comment le monde qui suivait ce groupe pouvait s’imprégner de cette histoire-là. Et ça, c’est très très bien je trouve. Raconté dans le dans le bouquin, Qu’est ce que je voudrais vous dire d’autre ? Donc merci à Matt Levy de Zef. Je ne sais pas s’il est là ce soir, mais il a intérêt à cette idée là. C’est moi qui ai fait ce commentaire. Et bah voilà. Et bien et bien et bien et bien merci. Voilà. Je ne sais pas, je n’aurais pas osé faire ça tout de suite. Et bah c’est super ! Alors on va parler fanzine aussi parce que. Parce que de ça. A Twitch, il n’y a qu’un pas. En fait, c’est le Do it Yourself. Et là, il faut en parler avec Eric. Mais il faut savoir qu’Eric avait découvert le poste complètement par hasard, avant même que je que je l’invite. Voilà donc tout ça a fait que les aliens et les planètes étaient alignés. Donc demain matin, à 8 h et demie, on discute de la suite de post, à 9 h, on discute de la suite de la démocratie avec la loi sécurité globale qui risque d'être adoptée. Donc on suivra ça en direct. Et puis je vous dirai dans la deuxième partie de l'émission où on fera la revue de presse, je vous annoncerai d’autres rendez vous, parce que là, ça commence à se bousculer au poste, je vous le dis, ça se bouscule pour venir dans cette émission. Et ça, c’est grâce, c’est grâce à vous et grâce à vous.Alors je vous rappelle le principe il a des modos qui mettent de côté les questions du tchat, les commentaires et moi au fur et à mesure, je l’ai, je lis, je lis, répercute à nos invités. Alors comme on est sur zoom, nul n’est parfait. Au bout d’une heure les lumières vont s'éteindre et donc il faudra qu’on relance. Zoom, Eric, Patrick et moi pour faire la deuxième partie du concert. Est ce que j’ai oublié un truc ? Oui, sans doute. Ça me reviendra, ça me reviendra après. Je vais donc je vais donc. Je vais donc leur demander de venir au poste. Et voilà. Et le premier que nous voyons, c’est Patrick, c’est l’auteur, c’est l’auteur de cet ouvrage. La biographie Est ce que tu nous entends ? Patrick ?
Je t’entends très bien David. Bonsoir tout le monde.
Bonsoir, bonsoir ! Super Eric Et donc là je le vois. Il faut que tu parles, tu sais.
Bonsoir David, Voilà, bonsoir, bonsoir, Bonsoir à tout le monde. Voilà, merci de m’avoir emmené au poste.
Je te devais bien ça. Après, après, après, après toutes ces toutes ces toutes ces histoires. Patrick Évidemment, on va, on va, on va démarrer. En fait, avec le bouquin, je voudrais commencer tout simplement par l’idée première. C’est quoi cette idée de faire un bouquin sur les Thugs ? Et c’est quoi l’importance pour toi à ce moment-là de quand tu te mets dans cette aventure ? Qu’est ce qu’est ce qui te semble nécessaire ?
Mais je pense que c’est une biographie sur les deux. Il y a très longtemps que ça mijotait dans un coin de ma tête, mais je pense qu’on était plusieurs à avoir cette idée et je parlais tout du moins aussi bien que tout le monde. Mais on peut te citer toi. Je pense que toi aussi tu aurais très bien pu faire cette biographie. Et. Mais voilà, c'était quelque chose qui était implicite, on ne se disait pas, mais il fallait bien qu’un jour quelqu’un s’y colle. Frank Resnick, qui fait le label Made in Sampling avec Éric, notamment ses sous, Il m’a dit C’est souvent qu’on me sollicité, mais j’ai. Mais pourquoi tu fais pas une biographie sur les Thugs ? Donc voilà, c'était quelque chose qui était latent depuis déjà un moment. Cette biographie de Todd, il fallait que quelqu’un le fasse. Moi, il a fallu que j’attende. Comme j’ai eu un moment, j’avais le temps. Enfin, c'était l’opportunité. Je lui ai dit bon marché, c’est là et il faut le faire. J’ai attaqué à ce moment-là en faisant la biographie. J’ai quand même appris qu’il y a eu deux tentatives de gens, ces deux à mon actif, qui ont malheureusement avorté.
Alors bien, bien, bien joué puisque le premier nom du groupe d’Eric, euh, de Christophe, euh, c'était. C'était. Il fallait porter ce nom quand même. Donc deux projets ont avorté. D’accord ?
Ouais, deux projets ont avorté. Et puis bon. Mais moi je me suis lancé, tout simplement. Mais ça, c'était vraiment. S’il y a véritablement un groupe français, un parmi d’autres, mais un qui méritait d’avoir sa biographie, tout simplement parce qu’en trouver, c’est un groupe qu’on trouve chez les disquaires. Avec les disques, on trouvait en DVD ou au cinéma avec le film Common People qui a été tourné, l’Europe qui est sorti en 2010, Eric nous rappellera 2009 ou 2010. Et il y avait véritablement un lieu. Vraiment en faire un commerce qu’on ne trouvait pas, c'était en librairie. Alors il y a eu énormément de littérature et là.
Est ce que je m’excuse, m’avait il dit. Vas-y parce que j’ai.
n’a pas dit oui. Énormément de littérature sur les Thugs, dans les fanzines, dans la presse, mais il n’y a pas eu de livre vraiment sur Les Thugs et je pense que c'était un manque. Il fallait vraiment. Pallier à ce manque, c'était impératif quoi. C'était si urgent ?
Alors je pense, j’ai très mal démarré parce que ce soir, on ne va pas écouter de musique, on ne va pas écouter de musique parce que Twitch ne veut pas qu’on écoute de musique. Enfin, plus exactement les gens qui possèdent les droits sur la musique. Les éditeurs font la traque à des morceaux qui sont diffusés sur Twitch et donc une chaîne peut être bannie.Résultat on va vous proposer dans le tchat deux playlists, une toute simple sur Deezer et on parlera avec Eric tout à l’heure. Pourquoi Deezer plus qu’il y a de plateformes ? C’est intéressant de voir où est ce qu’on en est sur la rétribution des musiciens aujourd’hui. Et alors ? En fait, il y a eu un malentendu cet après 12 h, mais à mon avis totalement symptomatique des textes et d’Eric, c’est que moi je lui ai demandé une playlist et dans mon esprit par téléphone, la playlist, c'était la playlist des Thugs. Mais ce con, modeste comme il est, comme toujours en fait, il m’envoie une playlist longue comme un jour sans pain avec les olives, Einstein, les King’s, les Sonics, Buzzcocks, etc.
Donc réponds pas.
Vas y, vas y, vas y ! On pas de rappel Quand ?
Même Alors oui, je n’avais pas compris. Je ne savais pas que tu voulais des morceaux, des textes. Bon de toute façon ce n’est pas grave. Et les auditeurs de l'émission peuvent toujours aller sur le site s’ils ont tous les liens pour aller voir ça, c’est pour. Ce n’est pas difficile. Moi je trouvais, je trouvais bien, on allait parler des tags et donc on allait parler de on allait parler de musique et donc obligatoirement de notre univers musical, de ce qui nous a accompagné depuis qu’on est tout petit, jusqu'à Ben, jusqu'à, jusqu'à maintenant. Enfin pas tout à fait jusqu'à maintenant, disons jusqu'à la fin des talk. Voilà. Donc je me suis dit c’est quoi les groupes importants dans la carrière du groupe et tout sera et puis voilà, ça fait une bande son, une bande son avec ce que nous on écoutait et ceux qui veulent écouter les textes, ceux qui ne les écoute pas déjà, et bien on pouvoir aller sur une seule.
Donc alors on va donner le lien. Donc à chaque fois que vous donnez un truc, bam ça sort, on le balance. Et en fait le site, euh. C’est un label en réalité. Eric toi tu que tu tiens avec un copain au nom imprononçable vous réédite des groupes des années 80 90 et c’est aussi c’est aussi un lien où on peut retrouver bien évidemment les tags etc etc. Et alors ? Il y a donc deux playlists que. Dans le tchat il y a ta playlist avec effectivement dedans Vince Taylor. Les Sonics, Les Seeds, Les Kings. Au début je me dis tant aimé, il me fait, il me fait plaisir immature, des trucs de garage etc. Tout à coup joueurs Pink Floyd, Money ça je pense que c’est parce que tu veux qu’on parle d’argent est à des peut être aidé Alors qu’est ce que tu fous ? Monnaie et fleurs.
Et c'était la genèse.
C’est vrai.
Mais.
C’est drôle.
J’ai treize
Et ça s’arrête et emmené en tête du du top 50.
Est ce que je suis en vacances ? En vacances ? C’est l'été et j'écoute ça. J’ai treize ans. En effet, C’est l'étincelle.
C’est l'étincelle.
Oui, oui, bien sûr. Mais oui.
C’est vrai. Assez marrant.
Maintenant. Alors donc. Et donc après, voilà. En bref, peut-être que je pourrais faire le parcours mais. Mais oui, c’est pour ça que j’ai mis personne. Il y a quelques petits trucs que j’ai mis dans la liste, évidemment, ça va. C’est pas tout à fait la playlist des Thugs que j’ai mis, Erik Satie par exemple, cela arrange quoique. Et puis. Et puis j’ai mis Terry Riley aussi. Ouais, là aussi, derrière la musique répétitive et tout ça. Quoique. Et un peu parce que je pense que dans ce que nous, on pouvait faire musicalement. Ils avaient des partis qui étaient très répétitifs, hypnotiques et tout ça. Donc voilà, tout ça a joué. Mais est ce qu’on y arrivera ?
Oui, bien sûr. Alors pendant qu’on, pendant qu’on con, qu’on parle de temps en temps, je diffuse aussi. Donc sans le son des morceaux, des thugs, des clips, des Thugs ou comme un people puisque Patrick en parlait, qui est le seul film, me semble t il, à la gloire et les titres. Et donc voilà. Mais ça m’a fait marrer, c’est ce malentendu sur la censure, sur la playlist parce que tu as pris beaucoup de temps et tu t’habilles tatamis du cœur pour faire cette set list. Donc pour ceux qui nous écoutent, qui commencent déjà à poser des questions ou à faire des commentaires, notamment sur Pink Floyd et je suis bien d’accord avec eux. Mais bon, chacun ses étincelles. Moi c'était Johnny et donc.
J’aurais pu. Ah non mais j’aurais pu parce que ça c'était avant. C’est vrai, les 40 5 h de Johnny Hallyday le jour de ma naissance, Un scarabée est mort. Ça commence tellement à soi ça, je sais plus. Et voilà, là, il y a deux ans, il y a des Johnny, des dates. J’aurais pu voir Johnny Hallyday, j’en serais.
Alors, on va demander au biographe Patrick qui est là. Les Dogs, ça démarre dans 1 h, on passe VG,. Je remarque dans le bouquin puisque l’idée du bouquin, grosso modo, c’est Ah, tu fais parler les tags et tu fais parler une quinzaine de personnes qui ont côtoyé l'éthologue, qui ont été à leur service. Est ce qu’il faut le dire ? Qui ? Qui les a adorés ? Qui les ont accompagnés, etc. Et donc c’est. C’est comme une galerie de souvenirs. Est ce que ce qui est. Ce qui est intéressant, c’est de voir que les souvenirs sont à peu près les mêmes, mais les interprétations ne sont pas toujours les mêmes. C’est comme un récit choral duquel d’ailleurs on va y revenir. Après toi, en tant que biographe, tu, tu, tu, tu t’effaces. Qu’est ce qu’on peut dire sur la genèse des Dogs ? Est ce qu’on fera parler Eric ?
Sur la jeunesse des clubs, je pense qu’il y a déjà entrées. Quand Éric parle de me donner, j'étais déjà me donner moi départ de Pink Floyd. Il parle aussi de Johnny. C’est aussi une histoire de génération et on remarque que les cinq musiciens qui ont participé aux Toggle et les treize personnes qui ont été invités à participer au livre au même moment. Nous. Mais ce n’est pas moi qui ait dessiné ces quinze personnes, c’est eux qui les ont nommés, sont toutes des personnes qui sont nées entre 61 ans. Il y en a qui sont plus âgés, mais généralement ils sont tous dans les années 60. Et donc forcément.
Il y a même quelque chose de frappant. La plupart sont nés en 1960 et ont 17 ans au moment du punk. C’est incroyable le nombre de gens qui disent Eric est né en 60 je crois, mais beaucoup. Et donc découvrent le punk de plein fouet au moment, au moment où c’est le plus important, c’est-à -dire au moment de l’adolescence quoi.
Voilà. Et moi, il se trouve que je suis né en 62 et donc je pense qu’il y a et aussi ça, c’est-à -dire qui y un peu la même, le même feeling, j’ai un peu ressenti les mêmes choses. Alors moi je n’ai pas eu cette chance. Moi j'étais vraiment pas du tout dans un milieu, c’est vraiment un milieu ouvrier. Moi je n’avais aucun lien avec la musique, j'étais un peu. Il a fallu que j’aille gratter pour trouver, pour rentrer dans la musique. Mais j’ai aussi commencé avec Pink Floyd parce que je suis en 72 et je commence avec Pink Floyd. Alors c’est pas tout à fait la même approche. Moi je suis en centre aéré.
Moi je ne vais pas monter une émission pour qu’on parle de Pink Floyd là là il faut pour être un petit peu raisonnable.
Mais voilà, peut être que toi tu es datant. Si je me souviens bien, c’est soit.
68 de pop.
Toi dès 67 et 67 ça fait quand même tu vois quand es en 73 67, Toi tu n’écoutes pas trop de musique en cours, tu as l’impression qu’on en a -73. J’ai onze ans, je suis dans un centre aéré, j’ai des moniteurs qui. Tu vois, cheveux longs, lunettes rondes, veste côtelée. Ils ont fait -68. C’est des étudiants donc on a le droit à après 12 h et nous post des disques c’est quoi ? C’est 73, c’est Pink Floyd, c’est Genesis, c’est Deep Purple, c’est Yes WE. Oui, c’est surtout ça de Creedence Clearwater, les Doors, LED Zeppelin, on commence avec ça. Et quand Eric dit OK, il commence avec Pink Floyd et même Johnny avant d’ailleurs ils en parlent. Je pense que c’est Eric, c’est toi qui en parle dans le livre Les ricains, il me semble que c’est.
Possible et c’est possible serait tellement. Mais j’avais oublié cet après 12 h Johnny Hallyday. Bon, je m’excuse. Excuse-moi David, j’aurais dû mettre Johnny.
Alors pour revenir, les débuts des Thugs donc c’est arrangé. Il y a déjà des questions sur la signification de Thugs. Donc Eric a eu déjà peut être 2 002 000 fois cette question là. Donc on demandera peut-être à Patrick d’y répondre, mais je crois que c’est important parce qu’il y a vraiment des questions c’est quoi les tags et les voyous ? Mais qui sont-ils ? Etc. Et je reviens juste sur la période dans laquelle le groupe est né, c’est quand même. Il n’y a pas eu encore de rock français, de rock français, de rock en France parce que ce n'était pas aux Français l'état du monde du rock en France digne de ce nom. En fait, même au début des années 80, il n’y a pas eu grand chose. On peut le dire.
Il y a des Dogs quand même.
Kiowa Il y a les Dogs.
Il a les doigts agiles. Little Bob.
lâche, lâche. Je m’inscris totalement faux, encore une fois. Qu’est ce que ça veut dire ? Mais s' il y a du rock français, il y a eu place. Il y a eu beaucoup de choses en effet à l'époque. Mais. Mais non, mais c’est ce que nous on pouvait écouter Téléphone, Star Shooter, Bijou, Electric Palace, Suicide, Romeo Il y en a plein et il y a vraiment beaucoup, beaucoup de groupes dans la rue.
Je me suis mal exprimé. Ce que je veux dire, c’est que. C’est pas. C’est des anomalies à chaque fois. C’est à dire ce n’est pas ce qui est prévu, ce qui est, ce qui est. Le rock en France, c'était quand même jusqu’alors, surtout dans sa globalité et c'était plutôt une interprétation du rock. C'était plutôt lié, c’est à dire c'était quand même une adaptation très édulcorée de la chose. Évidemment, tous les groupes que tu cites existaient à chaque jungle, métal, urbain, etc. Bon métal urbain par exemple, qui avait fait un peu carrière à Londres en 77, etc. Mais ce que je veux dire, c’est que c’est quand même dans les années 80-90, avec notamment une le rock alternatif et le fait. C’est là où je voulais en venir aussi à tout à l’heure sur le sur l’idée de construire ces réseaux de salles de fanzines, de disquaires, etc. Tout ça n’existe pas. C’est ça que je voulais dire quand vous arrivez.
Oui, oui, oui, oui, après moi, ce passage futur, c’est un tout petit peu plus tôt. C’est vrai que 77 78, y' a pas grand chose en France en fait, c’est vraiment la naissance de tout un tas, de tout un mouvement de groupes dans les et puis un petit peu partout en France, un espace et pas uniquement parisien. Et avant c’est vrai qu’avant en 77, 78 bars, en effet, c’est. Il n’y a pas énormément de choses et le mouvement en France l’est. Et bien sur tout ce qui se passe c’est que très rapidement, ce mouvement là, il est suivi par les majors. C’est à dire que les bijoux, les stars shooter, les téléphones, tout ça, ça part sur des majors et un suivi, et puis ça retombe début des années 80. Et puis là, en effet, ce qui va être primordial, c’est ce qui va se passer. En effet, dans le milieu des années 80, avec tout le mouvement alternatif et tout, c’est tout ce qui naît à ce moment-là en France en tant que de label de. Faut pas oublier les radios libres puisque c’est à partir de là à partir de 81, et puis les fanzines qui se développent, ce qui se dit highway qui se développe en France alors qu’avant ce n’était pas tout à fait ça. C’est vrai qu’il n’y avait pas une lutte, il y avait une scène, mais elle était très rare et pratiquement tout le temps signée sur des majors. Il y avait très peu de labels indépendants prestigieux, mais c’est vrai que ça démarre en 77 78 et que le club punk à 77 s’est saisi US. Une importance folle donc. Donc dans ce qui va se passer par la suite.
Alors, vous avez à peu près la plupart du temps Pierre-Yves, vous avez quinze, seize, 17 ans. Quand le punk arrive, vous, vous vous racontez la déflagration pour ce que ça représente pour certains d’entre vous. Moi, ce qui ce qui m’a, ce qui m’a frappé dans le dans le bouquin Patrick, c’est l’origine de tout le monde. C’est à dire que parmi les témoins, il y a des EU, des fils d’ouvriers, d’agriculteurs. Si c’est si c’est assez modeste en fait. Et est ce qu’on peut dire que le rock justement va être une sorte d’endroit pour d’escapade pour sortir de ça ? Est ce que. Qu’est- ce que tu en penses. Parce que quand on lit les témoignages, il n’y a quasiment pas de bourgeois quoi. Y a quasiment pas de bourgeois quand il y a le maximum, ces fils de profs, quoi. Et c’est ce que. Est ce que toi tu as senti dans les témoignages ou toi Eric, qu’est ce que tu as senti ? Que la musique était une façon de passer à autre chose, de s’extirper ou est ce que c’est le hasard ?
C’est que c’est un peu pour ça que j’ai fait cette galerie de portraits justement au départ pour avoir une étude. En fait, y a aussi une étude sociologique, c’est pour voir d’où ils viennent tous, de quel milieu et de quoi ils sont nourris. Et. Et j’ai fait un peu la même remarque que toi au départ, je me suis dit une touche du milieu un peu prolétaire ouvrier. Effectivement, il y a les enfants d’agriculteurs, Il y a quand même un ou deux qui viennent d’une classe un peu plus, tu vois, un peu plus bourgeoise on va dire. Alors je me rappelle plus, mais je pense que c’est je me rappelle, puis je crois que Monsieur.
On ne va pas balancer,
Balance, mais on ne va pas commencer.
Par balancer. On réglera ça à l’amiable.
Avec le matos et avec, il y en a déjà deux ou trois qui viennent quand même. Et puis les élèves qui ont de qui sont quand même plus là bas parce qu’ils se croisent à l'école aussi, ils sont dans les mêmes, dans les mêmes écoles, écoles publiques, tous, quasiment tous en train justement, qui vient d’une école un peu, qui vient du milieu un peu plus haut et qui dans en école privée me semble t il. Mais effectivement, y a ce mélange de deux jeunes gens qui viennent d’un milieu relativement prolétaire on va dire, et qui vont se retrouver dans la musique. Et ils viennent pas étonnamment tous quand on les prend quasiment et ce n’est pas la musique qui les a. Ils viennent à la musique par d’autres, par d’autres entrées. Je pense que c’est évidemment la passion de la musique, mais on va voir que, avant de faire de la musique par exemple, Christophe, Eric et Thierry, tu me. Tu me corriges ? Eric si je me trompe. Donc ils sont ensemble à l'école et ils font du partage. Et ils sont fans de musique, évidemment, mais ils écrivent d’abord avant de prendre des instruments. Très très vite. Ils prennent des instruments, évidemment, ils sont passionnés de musique, ils bouffent de ça, mais ils écrivent. Donc il y a vraiment plusieurs entrées. Il n’y a pas que la musique.
On est autorisé à user de ce sort. Ce sentiment là ou c’est une vue de l’esprit de ma part ?
Enfin le fin mot. Finalement j’ai bien aimé moi. De toute façon, la façon dont Patrick a abordé cette biographie. Je trouve ça vraiment sérieux et tout. Bon, voilà ce bouquin et je trouve que voilà, il a. Il a voulu d’abord présenter les différents interlocuteurs du livre, et puis le d’où ils venaient et quelle était leur position sociale, Voilà quelle était un peu leur histoire, leur famille et voilà. Et puis je pense qu’il y a quelque chose d’important la dedans, c’est que là, on est à Angers, à Angers, c’est quoi en 77 ? Euh. Angers, c’est une ville de droite, bourgeoise, très calme, catho et voilà. Faut imaginer cette ville qui est presque une ville du centre de la France, mais pas tout à fait. Donc ce truc un peu bâtard qui pas en Bretagne, qui n’est pas du tout cette ville qui fait que tout doit faire sens, ont 20 000 habitants.
Et je me permets de faire une petite parenthèse. J’ai terminé un bouquin sur les réseaux de l’extrême droite en France où il y a tout un chapitre sur Angers dans les dernières années auquel je ne m’attendais pas. Pour moi, c’est plutôt effectivement une ville bourgeoise endormie, un peu comme Poitiers, bien connue de nos services. Mais je pensais pas que c'était aussi à droite en fait. Et à l'époque ça n'était.
Oui. Alors que lorsque je dis catho et donc si je dis catho, ça peut vite aller vite, aller vers l’extrême droite, il y a une fac de droit, euh, avec des gens du l’occident d’abord, du GUD après, etc. Voilà, on est dans une ville très marquée à droite quand même. Enfin voilà. Et donc très calme sur Toulouse. Angers était réputée pour la douceur angevine. Pas de ça doit dire quelque chose à beaucoup de gens, la douceur angevine. Et voilà. Et nous on est là dedans et on se prend en 77 avec les Pen en pleine face et voilà. Et donc on se trouve là à écouter de la musique un peu violente, un peu, voilà, un peu en même temps on a, on est déjà dans des milieux militants politiquement conscients et toussa ça fourmille un peu. Et en effet, comme le dit Patrick. On est d’abord une bande de copains avant de faire de la musique ensemble. On est d’une bande de copains. Et. Et tout naturellement, on voit 77 et on voit des gens qui ont pas l’air beaucoup plus musiciens que nous et pas beaucoup plus intelligents, ni qui montent sur scène et qui font du punk rock. Voilà, ça paraît être un quelque chose.
Alors je suis une image.
D'Épinal, on dirait une image d'Épinal de 117. Mais franchement, je vous le dis, c’est ça. Nous, pour nous, c'était ça. 77. Vous pouvez le faire là bas. Allons-y.
Alors, il y a le fameux fanzine anglais, américain, anglais, punk, qui dessine trois accords et qui dit voilà un premier accord, le deuxième accord, voilà un troisième accord. Et maintenant monter un groupe. Effectivement, dans la bio, on n’a pas le droit d’appeler bio dans la graphie, alors on va dire dans la graphie. Il y a plusieurs témoignages, je sais plus qui d’entre vous dit par exemple avoir lu une interview de je ne sais plus qui de Clash qui dit six mois avant je n’avais pas joué donc. Mais c’est pas vrai ça Eric.
Mais si.
Alors pourquoi j’ai jamais réussi.
Hein ?
Je veux dire la vue ?
Est ce que t’as vu Ratatouille ?
Bien sûr.
Ok. Ratatouille alors. Et tu as vu Ratatouille ? Tout le monde peut cuisiner. Et bien moi je te dis la même chose. Tout le monde peut faire de la musique. Si un petit rat peut faire la cuisine et devenir un très bon cuisinier. Alors bon, on sait tous que c’est Walt Disney, on sait ce que ça veut dire derrière. Ça veut dire si tu veux, tu peux. Alors là, faut quand même pas exagérer, ne soit pas, on ne va pas aller dans le. On n’allait pas aller sur le chemin de Disney, les chemins américains. Non.
On a déjà lu Pink Floyd mais.
Ratatouille…
Non mais je te provoque en disant ça. Mais euh. Parce que. Parce que c’est effectivement l’image d'Épinal et c’est pour moi ce qu’il y a de plus beau dans le dans le punk qui me rappelle le dadaïsme, etc. Et d’une certaine manière, on en a parlé au téléphone. Twitch, pour moi, c’est ça, c’est à dire on y va, on fonce, on est ce qu’on sait faire une émission ? Non pas on s’en fout, on essaye, on branche, on voit ce que ça donne. Mais moi, ce que je voudrais savoir, c’est quelle est la part de réalité là dedans. C’est à dire qu'à partir du moment où tu prends une guitare, par exemple, Pierre-Yves raconte comment, quand il succède à Gérald, c’est ça. Il passe quand même du temps à regarder ce qui c’est foutu des cassettes VHS pour voir comment il faut jouer ta note, les lignes de basse, etc. Donc je ne sais pas jouer, mais je travaille quand même, non ?
Ah mais oui, de toute façon c’est Brel que tu connais bien qui disait que le talent ça n’existe pas. Il y a du travail. C’est bien sûr du travail et c’est pour ça que nous, on a, on a été des, on a été des forcenés par rapport à ce qu'à la musique qu’on faisait et on répétait énormément, On réfléchissait beaucoup à notre musique même quand on était chez nous. Voilà, on réfléchissait à ce qu’on faisait, à ce qu’est tel groupe, ce qui devait être à son image, à ce qu’il devait raconter, à ce qu’est la musique qu’on voulait défendre et tout ça. On a beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé, ce qui pour nous n'était pas du travail. Parce que pour nous, le travail, puisque tu as parlé du premier groupe qu’on avait fait, qui s’appelait Léger, qui avait un. Le premier morceau qu’on avait fait, c’est Travail, famille, patrie et le travail famille, patrie, on s’en fout. Voilà. Donc on ne voulait pas travailler et donc ce n'était pas du travail pour nous c'était cité, c'était autre chose. C’est pour ça que c’est embêtant d’appeler ça du travail. Mais ceci dit, ici on a beaucoup, on a beaucoup travaillé sur nous, peu sur le groupe, sur la musique, etc. Mais à la base, quand je dis en 77, c’est parce qu’il y a des gens qui montent sur scène, qui font du bruit avec une guitare basse, une batterie et que ça, ça nous donne envie de le faire. C’est la réalité. Parce qu’avant c'était que pour le paysage musical, c'était tous ces grands groupes qui jouaient sur des scènes immenses. Et Floyd, Yes, tu les as cité Patrick tout à l’heure. Yes ! Tu sais Palmer, j'écoutais tout ça, moi je peux en parler et. Et donc voilà. Mais oui, mais oui, j’ai écouté.
C’est catastrophique.
Je suis catastrophé, c’est catastrophique. Je suis.
qu’après. Faut avoir les oreilles grandes ouvertes pour prendre un peu de tout. Et donc ces groupes là, ces groupes, c'était vraiment c'étaient des groupes de musiciens et on avait l’impression, l’image pour nous, à cette époque là radio, c'était que c'était pas possible. Si on ne faisait pas dix ans de conservatoire, on arriverait jamais à faire ça. Moi, j’ai fait six mois de conservatoire à six ans, ça m’a gavé parce que fallait faire du solfège, du piano. Tout le monde a dit que c’est fini pour lui, la musique. Et donc voilà, c’est l’image qui avait à cette époque là, c'était ces groupes qui étaient qui, Voilà qui est ce que tu ne pourrais jamais atteindre ça. Et en 77, y a des mecs qui arrivent et qui disent fuck off, Certainement pas.
A propos de Foucault, à propos de Foucault, il y a un zoom qui nous. Foucault, là, c’est-à -dire que déjà c’est un problème, il va falloir. Je vous envoie un autre lien d’invitation dans quelques secondes pour qu’on reprenne la conversation. Mais en fait, il faut dire, on avait un peu discuté avant la prise d’antenne, mais normalement ça dure 1 h. Je ne comprends pas. Est ce qu’ils écoutent ? Ou alors ils ont repéré comment les utiliser trop ? Moins d’une minute. Il est hors de question de placer cette affaire donc je vous envoie un lien dans quelques secondes. Je suis désolé et nous reprenons ça. Il y a déjà plein de questions et on va juste après démarrer avec Virginie Despentes. Et puis et puis le premier single de Youpi ! Mais si mes souvenirs sont bons, des Thugs. Alors comment je vais faire ? Eh bien je vais me mettre en grand écho, comme ça vous allez pas avoir tous mes petits email là, je vais pouvoir vous. Je vous invite, je vous envoie un autre lien les amis, À tout de suite, à tout de suite. Alors ? Nouvelle réunion. Vous savez tout, hein ? Terminé notre réunion Bon bah si ça continue, on a effectivement un problème dès lors qu’on a plusieurs invités. Hop ! Voilà, c’est fait. Il va falloir qu’on trouve un autre système parce que là, c’est le bazar. Désolé pour cette interruption des programmes bien involontaire de nos services. Logiquement, c’est bon, ils devraient avoir un nouveau lien. Ils vont arriver dans quelques instants. Alors attendez. Est ce que vous êtes bien ? À quelle heure ? Il est 20 h 25. Euh. Ok. Alors, est ce qu’il. Est ce qu’ils sont là, les amis ? Donc je vous rappelle qu’on est avec Patrick Foulon et l’auteur de la graphie, puisqu’on n’a pas la biographie. Des tags. La voici qui est préfacé par Virginie Despentes. On va, on va en parler dans quelques, dans quelques instants. Et Cédric Souris qui est le quitter le chanteur dit alors Attendez, bougez pas ! Qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce qui se passe ? Euh. Normalement ça devrait être Moulin à Vent. Ils arrivent, ils arrivent, ils arrivent, Ils arrivent. Ils arrivent. Voilà. Alors j’ai des machines partout. C’est le bordel. Mon bureau, là, c’est le bordel. Euh voilà les héros. Voilà.
est revenu vers la boutique en train de verser une camomille.
Ok, super. Euh. Une camomille ? Non mais les gars ! Et un peu de tenue, c’est les Thugs alors je voulais démarrer. Patrick je t’avais demandé des passages si tu voulais lire des passages de ton bouquin. Je ne sais pas si tu te situes à l'Île aux Loups. Ouais, super ! Alors là on t’en prie. Je ne sais pas pourquoi à Lolo.
Euh.
Pas très bien en pas ainsi c’est mieux là c’est bon et je voudrais juste démarrer si ça vous embête pas. Et puis après si tu veux lire des passages etc. Et je serais ravi de t'écouter commencer simplement par un truc incroyable, c’est que quand tu lances le bouquin, tu lances ça en grande fan Ding ! Et en fait, y a beaucoup, beaucoup plus de gens qui veulent le bouquin que vous ne l’espériez puisque j’ai retrouvé la page Ulule, là je vais là, je vais la, je vais la montrer. Euh. Donc suivre le projet Les Thugs et tu avais recueilli 662 % de plus que prévu pour lancer la fabrication du bouquin puisque tu avais recueilli presque 20 000 € sur l’objectif de 3000. On s’en fout du pognon, mais est ce que ça voulait dire ? C’est qu’il y avait une attente incroyable autour de ce livre. Et moi, je dois dire que depuis trois jours que j’annonce l'émission sur Twitter, je ne reviens pas du nombre de gens qui connaissent le groupe, ça craint beaucoup. Ils se sont tous acheté le premier 45 tours et ça va. Mais c’est incroyable comment. Comment a ressenti cette première chose ? Après je vais lire Virginie Despentes qui a accepté de faire la préface. Qu’est ce que. Qu’est ce que tu as ? Qu’est ce que tu t’es dit quand tu as vu qu’il y avait cette attente ? D’abord, est ce que ça t’a fait flipper ? Est ce que tu t’es dit Merde, là, y a du monde au portillon ?
Non, ça m’a conforté dans l’idée que la bio détox était. Elle était évidente et je sentais qu’il y avait ça. Après, il y a aussi un effet générationnel, c’est à dire qu’on se rend compte d’une chose, c’est qu’aujourd’hui le rock se presse, ça se passe presque plus dans les livres que dans les disques. Et pourquoi ? Mais parce que c’est tout simplement une histoire générationnelle. C’est-à -dire que les gens qui ont écouté du rock dans les années 60-70 ou 80 commencent à avoir un certain âge et ils aiment bien y retourner. Ils veulent retrouver aussi leur jeunesse, donc ils vont la trouver où ? Dans les livres ? Il y a aussi ça, Il y a cet effet là. Mais c’est sûr que moi j’ai pas été surpris outre mesure de voir que tant de gens qui se sont passionnés, qui sont jetés sur la campanule, tout simplement parce que c'était sûr et certain qu’il y avait de la demande sur les douze.
Mais je m’interroge. Je suis d’accord avec Gilou, là c’est obligé de le dire, ça parle rock et punk et j’entends le camomille, le choc. Voilà, je dis voilà, j’ai dit je suis tout seul. Être choqué par la mort parce que easy ici c’est les amis du café, un.
Bon complément et qu’ensuite j’ai lancé l’idée de faire cette biographie. Moi j’ai demandé quand même avant à Eric et à Franck euh, les Teutons comme eux, ils rééditent avec Nathan, son fine. Ils y rééditent les albums des Beatles. Est ce qu’il y a toujours de la demande sur les blogs ? Eric qui joue avec Line, il vend toujours les disques des Thugs sur le site de la table de merchandising de Line. Et voilà. Est ce qu’il y a de l’intérêt encore pour les Togo ou les TOC ? Est ce que c’est ça arrêter en 99 les Dogs ? Est ce que c’est oublié ? Voilà, Basta. Et Eric et Franck me disent Mais non, mais non, on vend encore du temps et il y a encore des gens qui parlent à Eric couramment quand ils croisent des gens en concert avec Line, c’est souvent qu’on lui reparle détox. Donc il y a toujours cet intérêt. Et étonnamment, je me suis dit alors ah bon ? Il y a l’effet générationnel. Mais quand j’ai pu faire quatre dédicaces à la sortie du livre, juste avant un deuxième confinement, et notamment j’ai fait une dédicace chez un disquaire mélomane à Nantes où on était devant la porte. Il faisait beau, il y avait des cinquantenaires qui étaient là, tous des gens avec des cheveux gris quasiment. Et il y a un gamin de 17 ans qui est venu et qui me dit Ah, et je suis ultra fan des Dogs et je lui ai acheté le livre. Absolument. Mais on a discuté un quart d’heure, un gamin de 17 ans qui était mais je ne sais pas comment c’est venu, mais comment il est arrivé alors ? Mais il était enflammé, il était vraiment. Mais comme nous à 17 ans quoi.
Alors je tiens à préciser, parce que tu as dit bon, aujourd’hui le rock se vit surtout sur les sur les livres. Et évidemment, cette partie là, il va falloir qu’on l’aborde sur quelque qu’est ce qui nous reste de tout ça, etc. Mais je dois dire que le bouquin a ceci de très agréable, c’est qu’on n’est pas dans la soirée diapos comme il y a beaucoup par exemple sur Facebook. Moi je trouve ça assez épouvantable la soirée diapos entre eux, entre eux, entre copains qui se racontent les vieilles des vieilles, des vieilles guerres quoi, Les vieux souvenirs. Là, il y a quelque chose. Je ne dirais pas de tonitruant, mais il y a quelque chose d’extrêmement vivant dans le dans la façon dont chacun restitue ses souvenirs, que ce soit les gens du groupe lithographe, que ce soit les gens qui les accompagnaient ou ceux qui les ont suivis, on va dire plus ou moins de près, il y a, on sent l’incandescence encore. C’est ça qui est absolument incroyable. C’est-à -dire que ça ne parle jamais d’un objet mort. En fait, le groupe n’existe plus depuis très longtemps. Mais quand il en est question là, puisque c’est beaucoup des verbatim, c’est au temps présent. Si c’est là, c’est pas, c’est pas dans le passé. Et je pense que c’est aussi ça qui explique peut être l’engouement qui a eu autour de autour de. Deux bouquins, non ?
Quand tu m’avais parlé de faire suite à cette biographie lisse, je leur ai dit moi je fais la biographie à une condition, c’est que tous les cinq, les cinq membres qui ont participé au groupe sur toute la durée, tous les cinq soient OK pour la faire. Si un seul avait dit non, je ne faisais pas la biographie, je n’ai pas le livre et les cinq ils n’ont pas boitillant, ils ont dit oui immédiatement et tout de suite j’ai senti qu’ils étaient super enthousiastes. C'était vraiment. Même quand je les avais au téléphone pour les interviewer, ils étaient vraiment. Ce n’était pas de force, mais vraiment. Et sur les cinq, je peux dire que je pense qu’il y en a un. C’est sûr. Demain, il est prêt à former les choses. Je regarderai quand même tant qu’il y a un petit sourire là, il. Et je pense qu’une attitude.
Du manager
Tu veux qu’on déterre les dossiers ?
C’est ça ? C’est un doudou radical, extraordinaire, extraordinaire, extraordinaire. Alors, il y a. Il y a un personnage qui n’est que dans la préface Sévère, dit Despentes. J’ai lu déjà l’autre jour une partie de la préface. Alors je vais dire une autre, une autre partie, parce que je trouve que ça résume, ça résume bien et bien les choses. Ils ne venaient pas. Pour la drogue Il ne venait pas pour faire un étalage d'égo. Il ne venait pas faire la promotion du paraître et des faux semblants. Il ne venait pas déballer une masculinité potentiellement toxique. Il n’arrivait pas en retard. Il ne venait pas faire l’apologie de la bagarre. Il venait pour la transe. Il venait pour la liturgie dans la discrétion, une certaine idée de l’humilité. Il se comportait en servant du rock, jamais comme des divas. On part une ou deux fois. Jamais ce qu’il fait. Ce qui fait que leur position dans la monogamie, dans la cosmogonie du punk rock, était aussi singulière, inspirante que leur musique. Ils n’avaient rien à faire là. Ils ne respectaient pas les codes ambiants, ils ne ressemblaient à personne et cependant ils saisissent, distillent ce qui faisait l’essence même du punk rock. Ils étaient parvenus à tirer, comme le dit Eric, sourit celui qui est là, là, à l'écran, dans le documentaire qui leur est consacré, la substantifique moelle de ce qui a été cette culture, c’est à dire la confrontation la plus lucide qui soit, avec le désespoir et l’envie de tout péter, mais renversée d’une ferveur électrique, d’une capacité de désir brûlant, d’une vitalité sans appel. C’est Virginie Despentes, évidemment, qui en profite. Est ce que c’est ça qui est beau avec le rock’n’roll ? C’est qu’en fait on met ses marottes, ses obsessions. Moi, j’ai beaucoup parlé de police, pas du groupe de maïs, de l’institution, elle, elle parle de la masculinité, etc. Je trouve que c’est un passage qui est très, très juste. Un peu plus tard, elle parle de l'élégance des tags. Comment ça s’est passé ? Pourquoi ? Pourquoi on a eu l’idée de lui demander Patrick à Virginie Despentes d'écrire ça et comment ça s’est passé ? Qu’est ce que t’as dit ?
Ben je lui ai demandé C’est un peu de ta faute David, tu l’es aussi, tu te souviens ? Et tu te fronces les sourcils la. Tu ne te souviens pas ? C’est toi qui m’avais dit que ce serait bien de demander à quelqu’un.
est donc une preuve de bravoure Oui, c’est vrai.
Moi c’est de ta faute quand même. Donc on en a parlé avec Eric et on est tombés d’accord sur Virginie Despentes. J’ai demandé à Virginie qui m’a dit Eh bah ça c’est vraiment le genre de truc que je ne ferais jamais. Je déteste les préfaces, c’est un truc que je ne lis jamais, ça ne m’intéresse pas. Je ne le ferai jamais pour personne, mais à toute règle, son exception est l’exception. C’est le toc, évidemment. Et là, ça a été oui, immédiatement. Elle a accepté immédiatement et elle nous a avoué qu’elle a mis très longtemps à écrire cette préface. Elle a beaucoup bataillé. C'était très compliqué pour elle visiblement, ou elle l’a retravaillé, retravaillé. Elle nous l’a même soumise, à Eric et moi, pour nous demander notre avis, ce qu’on en pense. Mais j’aime autant dire que, autant Eric que moi, je vous passe mon livre. Qu’est ce tu veux ? Merci.
Ah je ne sais pas, moi j’aurais bricolé deux, trois, deux, 3,6, Je ne sais pas, j’aurais même fait un peu.
Mais même pas une virgule, tu vois, rien du tout.
Non, bien sûr.
Alors moi j’avais neuf mois, j’avais les larmes aux yeux, mais je t’avoue que quand j’ai lu ça, j’avais les larmes aux yeux tellement elle est belle cette préface.
Alors pendant qu’on parle, je diffuse la bande annonce de la série Vernon Subutex qui est tirée de sa trilogie de la trilogie de dépendance, dans laquelle je crois même que les tags apparaissent dans les bouquins. La série, paraît-il, n’est pas terrible. Enfin moi, si j’en crois Despentes elle même, elle a dit que c'était de la merde, donc je l’ai pas regardé.
Sinon c’est vraiment de la merde ensemble et c’est moi. J’ai tenu dix minutes, je trouvais ça bon, ça tombait bien. Le morceau des textes d’Isaïe qui avait utilisé pour la recette juste au début de la fin du premier épisode c’est une merde sans nom, c’est ça ? Je pense que ça a dû faire rire tous les gens qui, qui, qui, qui étaient là dans les années 80. Franchement, ce n’est pas bon, passons. Pas là pour dire que. Donc oui, en effet, Virginie, elle a envoyé et m’a envoyé la préface. Et en effet, comme dit Patrick en me demandant notre avis est très physique ce que je te dis. D’abord je pouvais rien lui dire parce que je trouvais ça tellement sensé et tellement conscient de ce qu'était le groupe et elle en parlait très bien et d’une façon très punk je trouve. C'était pas c’est pas écrit, c’est pas des belles phrases, ce n’est pas c’est juste Tu as l’impression que c’est vraiment son enfance, c’est son ressenti à elle, c’est son cœur qui parle et tout bien elle en parle vachement bien, c’est juste. Et voilà, c’est nous. Bien, c’est un peu. C’est un peu ce que j’avais dit aussi sur le sur le comment people, C’est un peu ce que je dis sur le sur le bouquin également. C’est chez nous, c’est bien les gens qui ont fait ça, ils ont, ils ont su, ils ont, ils ont compris, ils font partie de la famille, ils ont compris ce qu’on voulait dire. Et bah Virginie à la télé Mais elle a grave compris, c’est super, c’est vachement euh.
Alors il faut dire ah pour ceux qui nous écoutent, que Virginie Despentes. Alors ceux qui ont lu Vernon Subutex n’ont aucun doute là-dessus. Mais en fait, elle, elle, elle frayer un endroit dans ce nom, dans cet univers là, à titre personnel, moi, elle le distribué mon fanzine à Lyon, à l'époque, elle habitait Lyon et elle distribuait mon fanzine chez les disquaires, elle le vendait, elle m’a envoyé des sous, etc. Bon voilà, c'était une des rares qui était correcte d’ailleurs par rapport à eux, par rapport, par rapport à ça. Et puis bon après voilà, elle a la carrière qu’elle a eue, mais on pourrait dire qu’elle fait partie de ceux qui ont fait, ceux et celles qui, qui ont, qui ont gardé quelque chose de cette période là, parce que ça, c’est important.
Oui, en effet, parce que ce n’est pas parce que c’est Virginie Despentes qu’on lui a demandé de décrire ça. C’est parce qu’en fait, Virginie, on la connaît depuis longtemps. Nous, on l’avait, on l’avait rencontrée à Lyon. En effet, Comtesse donc elle faisait partie de l’Assos qui organisait des concerts et organisait les concerts d'été. Et puis. Et puis par la suite, elle a aussi fait une interview pour Otis Falk en 2008, au moment de vos moments ? Non, en 2008, en 2004, 2005, pour les rééditions, pour les inventaires, et puis voilà. Donc c’est quelqu’un qu’on connaît, qui, qui a un peu sur le même chemin que nous, et puis depuis très longtemps, bien que voilà, c’est aussi pour ça, Virginie.
Alors on reprend le début de l’histoire. En fait, vous êtes toi et ton ami Christophe, vous êtes proche du milieu anar hein, vous êtes adolescents, etc. L’image des tox aura toujours été très noire même, même si à la fin les pochettes sont un peu plus colorées. Toi même, tu avais une maison de disques qui s’appelait Black et Noire, tu as été disquaire s’appelait Black et Noir. Est ce que c’est une évidence ? L’anarchisme en 77 ? Ou est-ce que c’est déjà ?
Non, c’est peu fin, c’est une évidence plus ou moins que si je parle de la situation, j’ai par exemple une librairie qui s’appelle La Tête en bas, qui est une librairie d’extrême gauche, on peut le dire, et où là, en effet, il y a la Fédération anarchiste.
Je sais, ce n’est pas un gros mot ici.
L’extrême gauche anarchiste, la rue. Et voilà. Étienne donc et après nous on a, on a tous dès le lycée, on participe à des manifestations, à des actions contre, contre les différentes réformes les unes après les autres. Ce qu’on appelle tu as époque là qui c'étaient les ministres et tout, mais voilà. Et donc rien. Mais on y participe, nous, toujours en dehors de tout ce qui va être mouvement de jeunesse du Parti socialiste, etc. Enfin voilà, c’est venu et ce n’est pas notre truc et on est à part et on a un discours qui est vraiment à part puisque nous on dit les études, on en a rien à branler, nous on ne veut pas travailler, nous le salariat, ça ne nous intéresse pas. Voilà. Bon, donc il y a plein de choses qui nous mettent en contradiction un peu avec tous ces gens là. Et très vite en fait, on se retrouve avec. Très proche en fait de deux gens qui sont des libertaires, des anarchistes, des soit fédération anarchiste ou pas ! Et donc oui, c’est aussi, c’est par ses par similitudes, un peu de pensée, de style et de façon de penser qu’on se comprend, qu’on convient à ça et qu’on n’a jamais quitté. En tout cas moi en ce qui me vient, en ce qui me concerne.
Patrick, je ne connais pas les passages que tu veux lire, est ce que c’est au début du groupe ou pas ? Parce que là je voulais aborder la question de la première pochette avec l’anecdote qui est racontée. C’est à dire que les la titraille, les tags qui sera toujours la même en fait c’est du copié plié quoi, c’est pris dans G.O. Tu peux raconter ça ou sinon je peux lire le passage. Non madame.
Je sais plus où ça se trouve. Effectivement c’est ça, C’est tout simplement Christophe qui a qui est préposé au visuel parce que parce qu’il a un peu un talent artistique et donc les autres membres du groupe lui disent bon ben tu t’occupes de tout ce qui est visuel. Et il a pris un Eric va nous dire le nom du groupe, c’est la pochette d’un disque, d’un album, d’un groupe grec, c’est ça ?
Éric Nord Tchécoslovaque. Decoster La track s’appelait Plastic People of the Universe et qui était qui est un groupe qui a, qui a eu maille à partir avec l'état qui peut slovaque en 68 et qui par la suite donc, a sorti un album alors qui était évidemment un album pirate, un pirate, et ils étaient obligés de se cacher pour faire des concerts. C’est toute la période dans les pays de l’Est où il y avait des camps, des gens qui essayaient de faire quelque chose en 68, mais en fait, ils devaient être un petit peu plus, un peu plus jeunes que ça. Parce qu’en fait, le disque Plastic Universe, qui était un, était un disque noir et blanc. Et j’ai encore la pochette là, par là, j’ai même vu le disque et est dessus. Donc, en effet, c'était marqué. Donc Plastic People of the Universe, c'était en machine à écrire, donc blanc sur noir et dans plastic des preuves de Universe, vous pouvez chercher, vous avez des tags et donc non, il n’y a pas de date où il a été cherché Plastic people have people of the universe. Merde alors, il n’y a pas de Jay là dedans. Alors si le G. Je sais où il a été chercher parce qu’en fait l’album s’appelait. Eagles Buddy. Happy Hour Club, ben c’est comme ça et cela est rangé dans les gants. Et donc voilà. Et donc il a pris cette pochette qu’il a découpée à cette époque là en jouant aux plus jeunes. On va leur dire mais oui, à cette époque là, il n’y avait pas d’ordinateur et on faisait tout avec du, des ciseaux et de la colle. Et puis on prenait les lettres, on les collait et puis après on allait au magasin de photocopie et là on faisait des agrandissements et hop, on essayait, on venait, on faisait un mais un, c’est pas assez grand, hop en tournée à la photocopieuse et on ré agrandisseur. On faisait, on a fait toutes nos pochettes, nous les toutes les premières pochettes, ça a été fait comme ça. Voilà. Alors, dont le titre Little.
Alors, alors première pochette. Et donc là, il faut répondre à la question de Washi qu’au nom de Sangare. Ça veut dire quoi les Thugs ? Désolé pour y répondre et après j’aurais des petites choses à dire.
Alors nous à l'époque on cherche un ou on cherche un nom pour le groupe, on veut un nom court et puis qui claque un peu on est grand fan des Dogs à cette époque là et on veut un On veut quelque chose qui claque. Et donc voilà. Et en face on pourrait dire c’est la légende. Mais pourtant c’est vrai, il y a Gérald qui dit les castors juniors, Riri, Fifi et Loulou et qui disent On a retrouvé la page où vous avez dit ça, On va aller voir les talks. Et là, ils expliquent que les tags, c'était une. C'était une secte hindoue qui étranglait leur adversaire avec des lacets de soie. Ils étaient en. Ils ont été en guerre contre les Anglais qui étaient en Inde à cette époque là. Enfin voilà, pas très sympathique. Et voilà, on voit les Turcs d’ailleurs dans Indiana Jones, quand ils vont dans le temple en sous là. Et puis il y a des mecs un peu craintifs qui sont en train de. Ils veulent faire un sacrifice. Je le. Alors bon, après ça, ça on s’en foutait un peu. Ce n’était pas grave. C'était court ça, ça frappait, c'était sauvage. Et puis et puis c'était sauvage de pays que voilà qui sont loin. Et puis on a mis le lait devant et le lait devant. C’est vachement important parce que nous on voulait, on ne voulait pas s’appeler The Tub, hein. À cette époque là, ils ont vu, il y avait beaucoup de groupes qui s’appelaient The quelque chose parce qu’il fallait faire anglais par snobisme. Mais nous on voulait dire Non, non, non, non, non, non, Nous on est français, on vient d’Angers et c’est là, devant les Thugs. Ce qui fait qu’après les Anglais ne comprenaient rien. C’est quoi ce lait qui avantage et tout ça ? Mais là, tout ça c’est. Alors qu’est ce qui.
Ce qui est drôle, c’est que le mot texte notamment, a été, me semble t il, très popularisé aux Etats-Unis par les rappeurs. Euh, voilà comme le mot punk en fait. Punk et Thugs, d’une certaine manière, c’est un retournement. C’est à dire on s’appelle entre soi, un punk, c’est pourri, dégueulasse, etc. C’est le retournement et et Thugs, c’est un peu la même chose quoi.
En fait. Alors nous, on n’y est pour rien. Qu’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis en. Et donc ? Non mais en fait, c’est parce que Tag c'était utilisé aussi. Alors c'était plus un mot qui était beaucoup utilisé mais qui était utilisé en Angleterre pour pour parler des voyous. Et donc ça pouvait être des hooligans. On a. Il y a eu des types de journaux avec des textes pour parler des violences, des hooligans. Alors évidemment, tout ça rapport à une secte, le rapport à la violence nous l’aimons.
C’est assez loin.
Mais on a un fond. On n’a pas trop maîtrisé ce truc là. Alors ne nous a pas échappé.
Je salue l’arrivée de pseudonymes très suspects, très suspects, notamment Casbah 77. Notamment un dénommé Maxwell. Donc ça, à mon avis, c’est un mec qui est dans les maraîchers. Et est ce que tu l’as livré ?
Oui.
Je l’ai acheté il y a une semaine, complètement par hasard. La secte secrète des Thugs. Où j’allais où ? J’allais au théâtre de l’Odéon pour montrer à Péguy sa sagesse. Il y a trois semaines, en fait, il y avait ça en devanture chez un bouquiniste de Quartier latin. Et le mec, je l’ai Baratier pour 20 minutes. Mais vous n’allez pas l'éteindre, ce monsieur, il raconte n’importe quoi. Voilà ce que je vais faire. Vous dites le passé. Si tu n’avais pas eu à jouer la secte secrète des Thugs, le culte de l’assassinat aux Indes par ici.
Comment on appellerait la première bio chez moi ? La deuxième, c’est l’huile.
Bien sûr. Alors effectivement, les Thugs sont soulignés dans le château. C’est ce que tu viens de dire, Eric Le Lay a été très important. Il y a aussi un truc qui est très fort chez vous, c’est l’image et notamment l’image du premier pays avec les guerriers Massaï qui veulent, qui vont être ça. Ça va être très lié à votre vie, à votre histoire. Et là, je le montre à l'écran, C’est très. C’est très simple, c’est noir et blanc et tout est là quoi.
Alors oui, à l’image des gens, non. On a toujours voulu s’occuper de tout. C’est si on voulait s’occuper de l’image, On voulait s’occuper de qui prenait les photos, puis les photos de presse, etc. On faisait les pochettes de disques, on faisait les affiches, on ne savait plus, On voulait s’occuper de tout et alors on était très méfiants. On ne voulait surtout pas que ce soit quelqu’un d’autre qui s’en occupe parce que lui, il allait nous trahir. Voilà. Donc ça, c’est pour nous, c'était. Et c'était hyper important parce que là. Parce qu’en fait, la première chose qu’on voit d’un groupe quand on va chez un disquaire, c’est la pochette. Il faut déjà que ça veuille dire quelque chose. Et de toute façon, on pouvait ne pas s’empêcher de deux dans tout ce qu’on faisait et ça continue à être la même chose. On ne peut pas s’empêcher de dire des choses. Et quand je parle de dire des choses, c’est à dire que on vit dans un monde, on a des euh, on a des, on a des, on regarde ce monde, on a des pensées par rapport à ce monde, on a la critique, on a et on a envie de l’exprimer. Faire le groupe, c'était ça aussi. Moi j’ai souvent dit que pour moi, un concert de rock, c'était comme une manif, c'était la même chose, c'était il y avait cette odeur de poudre et puis et puis cette violence, et puis cette communion entre des gens qui viennent pour un même combat.
Et alors là, je demande à Euryale de clipper ce que M. Sourice Maître Sourice vient de dire Clipper, ça veut dire on prend un extrait, on coupe et apprend le sur Twitter.
Et plus vous voyez.
Ça passe.
Et donc.
Attends. Parce que tu as l’air d'être pas sympa. On voulait contrôler l’image, etc. Vous vous étiez quand même toujours très corrects. C'était pas si c'était. C'était radical, mais dans une donne, dans une douceur angevine. Finalement, il n’y avait rien de péremptoire. Je pense que Patrick a ressenti ça avec tous les témoignages qu’il a recueillis. C’est-à -dire c'était les engueulades, c'était entre vous éventuellement. On comprend notamment en studio que ça pouvait chauffer entre vous. Mais en dehors de ça, il y avait un côté bon ben voilà, c’est comme ça, c’est à prendre ou à laisser, mais c'était avec le sourire quoi. C'était sympa il me semble.
Oui, comme diraient les soucoupes volantes, on était les mecs les plus cool de la terre. Bah oui, on était, on était gentils en plus, on ne faisait peur à personne. Donc si vous arrivez là, révélant des conserves débarrassées, on arrive avec le camion décharger le camion, etc. A ce moment-là, les organisateurs demandaient "Bon, les musiciens, ils arrivent quand ? " On n’avait pas l’air de rockers, ne vous ai pas méchants et on n'était pas méchants du tout. On était adorable.
Et justement alors ? Et on n’est pas chez les cowboys, donc compliqué. Contrôle chanté par le clash appliqué par les Thugs. Et j’avais prévu de te parler de cette chanson, ce que tu l’as pas mis dans la playlist de Clash parce que pour moi elle est évangélique.
Là j’ai essayé, j’ai mis Polissonne pour toi hein, puisqu’on était au poste, je me suis dit bon.
C’est gentil, c’est très aimable, mais ce n’est pas ça qui va te faire sortir plus vite. Oui, compliqué pour moi qui a fait un morceau absolument extrêmement important puisqu’en fait c’est l’histoire de Clash qui raconte que leur maison de disque leur avait promis qu’ils conserveraient le contrôle complet sur ce qu’ils feraient. Ça n’avait pas été le cas. Du coup, ils font cette chanson pour dire voilà ce que nous on voulait, etc. Et vous, vous étiez. Et pour moi, si si. Parmi les choses que vous dites, que j’ai retenu, que j’ai pris de vous, c’est cette idée là, c’est d'être le Do it yourself et le contrôle complet le plus possible sur ce que l’on fait pour être bien sûr qu’il n’y ait pas de malentendu. Quoi !
Ouais. ABS. Ouais. D’autant plus. Bon alors là on se la pète un peu, mais bon, à sa portée. Toujours, toujours vrai, mais à gérer puisqu’on a. On l’a quand même laissée. On a eu des défaites quand même, on a quand même laissé des choses potentielles. Ben alors moi personnellement.
Il y a la biographie officielle qui est.
Absolument.
Passionnant et maintenant on va passer aux questions qui fâchent..
C’est un petit dedans, il y a pas de y’a pas de secret, c’est pour moi personnellement, c’est les défaites. C’est la première partie des Breeders en France et celle ci la signature chez Label Euh.
Bon alors parce que les Breeders à ce moment-là, c’est beaucoup de monde, c’est des ce n’est pas des stades, mais c’est juste avant les stades et c’est ça.
On joue au Zénith de Paris par exemple. A l'âge de seize ans jour et de Paris donc. Donc là c’est 6000 ans je crois, le Zénith truc comme ça, je suis plus très gros salle, on s’en tire très bien, on fait un très bon concert et puis on sort de scène et à ce moment là, il y a un grand, un grand écran qui tombe sur la scène et là y a des pubs pour Coca Cola, c’est un truc. Et là tu dis mais qu’est ce que je fous là ? Moi pour moi c’est une défaite. Donc ça c’est un exemple. Après, on sait ce qu’est que la belle, on sait ce que c’est que voilà, les majors. Même si on faisait croire que c'était un c'était un sous label chez les mecs était adorable et tout strass. Mais bon, c’est pour moi, c’est une défaite parce que jusqu'à présent on avait toujours été sur des hommes, sur des indépendants, même si on avait été sur un gros indépendant qui s’appelait Rendre honneur. Mais on avait toujours été chez les indépendants et alors après je dis qu’on on se la pète un peu parce qu’en moyenne, nos disques étaient distribués à la Fnac. Donc on était pas des, on n'était pas des punk rebelles tout à l’heure.
Oui, mais alors à la décharge des Thugs, arrivés à un moment, ils arrivent sur Virgin. C’est un label, Ils arrivent chez Virgin, ils étaient. Vous étiez coincés aussi à ce moment-là, c’est -à -dire qu’il n’y avait plus, vous étiez trop gros. Il y avait plus un label indépendant en France qui pouvait vous accueillir et avoir à vous proposer au moins un minimum de ce que vous pouvez prétendre. Et donc là, vous étiez complètement coincés à ce moment-là. Et c’est un peu contraint et forcé que vous êtes où vous allez signer chez Label. Bah Doudou a vraiment insisté parce qu’il connaît bien Label, c’est qu’il travaille déjà avec eux et donc il est plutôt confiant.
Doudou est le manager.
Doudou est le manager des tocs. Donc je sais, ce n’est pas les Thugs ne vont pas chez Virgin, enfin chez la Belge. C’est aussi un peu parce qu’ils sont coincés. Il y a aussi ça quand même. Il y a. C’est pas tout à fait, ce n’est pas un choix délibéré d’aller sur une major, c’est vraiment qu’il y avait pas moyen de faire autrement. Mais tout en sachant quand même que le label mère ce n’est pas Virgin. La belle mère restait toujours sa pop hein.
C’est devenu ça ce pop, je le garde pour après, pour eux, parce que pour ce qui vont arriver et là, en masse, quand ils vont comprendre qu’on va parler de cette pop qui est donc le label américain, le label américain Grunge de Nirvana me donnait TAD et tout ça. Et les Thugs vont être au panthéon de ceux de ce label puisqu’ils y vont être publiés comme on dit. Produit par cette pop sortie aux États-Unis. Je fais juste un tout petit retour en arrière, parce que si c’est. C’est un petit instant qui me ravit. C’est Euryale qui est la modo de Post qui a retrouvé un truc. Je ne savais même pas que quelqu’un avait mis ça en ligne. C’est un article de 1984 s’appelle K7. Démo dans un fanzine s’appelle Tant qu’il y aura du rock et donc et donc. Et voilà. Et vous le verrez en replay et rien. C’est incroyable, J’ai trouvé ça 1 h avant l'émission, J’en revenais pas que ce soit quelque part et donc c’est très très mal écrit.
Mais c’est du casse-croûte.
Pas du tout. Non, non, ça fait beaucoup de bien. Mais déjà alors on est en 84, donc ça c’est mon fanzine et ça commence comme ça. Tant qu’il y aura du rock a reçu une superbe K7 qu’il fallait m’avait dit et c’est bourré de fautes, Eric considéré comme une démo de délire. Et pourtant les Thugs. Valent bien mieux que cette considération. Et après, c’est parti. Il y avait déjà cet article là. Quelqu’un l’a mis en ligne. Incroyable. Sa date de naissance 84 Et c’est pareil. Ce qu’on voit justement, c’est ce que t’a expliqué les guerriers Massaï, les et le logo, les études.
Si je peux revenir sur les guerriers Massaï. Donc dans notre esprit à nous donc, il y a le côté un peu sauvage entre guillemets, un cercle et puis le côté tribal, le côté. On a mis, on mettait souvent, on avait des dons, des musiques d’intro de nos concerts. Et puis ça, il fallait faire un mix comme ça entre des chants indiens, donc des tambours indiens, des tambours africains, etc. Donc il y avait ce côté tribal et puis surtout, et puis aussi derrière ça, le côté noir. Voilà qui était un peu notre marque de fabrique, mais aussi des peuples en lutte contre les contre les blancs. Car il y avait, il y avait, il y avait de tout ça. Plus tard, Christophe a utilisé pour adapter pièce aussi mur ou yab, je ne sais plus. La photo d’un black qui est en train de danser. C’est une révolution en Afrique quelque part et il est en train de danser. Il a utilisé ce.
À mon avis c’est YAB On va demander au tchat
Oui, oui, il y a BF Voilà.
ZRX 1000 détox Monsieur, c’est vous, vous et aristocrates.
Et donc il y a ce côté là aussi dans les arts, dans les Massaï. Une sorte de constante, un peu dans le un, dans le maintenant, dans l’imagerie photographique.
Juste pour dire, le mec a mis en ligne le l’article son site s’appelle Les vieux cons. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Les vieux cons ont une histoire dans ça plaît beaucoup consultent te demande Ce n’est pas justement la grande défaite du rock alternatif indépendant d’avoir loupé la guerre de la distribution ?
Oui, enfin oui, Enfin bon, moi je pense qu’il y a beaucoup de gens qui on en tant que groupe, en tant que en tant que qu’activité dans le dans le dans le mouvement alternatif qui eux qui étaient dans le mouvement alternatif parce qu’ils ont vu de la Lumière, y sont entrés. Et puis ça leur a bien plu, mais que c'était pas spécialement que plus tard ils sont partis travailler comme attaché de presse ou comme ou comme directeur artistique dans de grosses boîtes. Voilà, il y a plein de groupes qui ont signé sur des majors. Après voilà, on ne les citera pas. Voilà donc de gens vraiment convaincus du de l’importance de justement de tout contrôler et de ne pas laisser le business nous rattraper. Il n’y avait pas beaucoup d’enquêtés qui étaient convaincus de ça. Je pense que je pense que c’est plus ça qui tue, qui tue le mouvement que. Qu’une histoire, d’avoir trouvé une distribution, une balance. Après tout, c'était bien. En même temps, c’est drôlement bien. Amusez un, ça a été génial, il y avait rien pour. Faut bien se dire que dans les années 80, il y a tout à inventer par tout en l’amenant à ses bons. Là tout le monde a l’impression que c’est trop facile. Mais à cette époque là, il fallait tout inventer. Et donc les radios libres arrivent en 81, tout le monde prend un peu ça d’assaut. Moi, j’ai fait des émissions de radio, Christophe en a fait, on nous a fait ensemble, Patrick a dû en faire, etc. Tout le monde a fait de la radio à cette époque là. Il a fallu faire des labels, il a fallu organiser des concerts. Parce que vous imaginez bien qu'à manger, si on voulait voir de la musique qu’on aimait, il fallait s’en occuper parce qu’autrement. Donc voilà, on ne sait pas du tout organiser un concert et puis on a commencé. Voilà, j’ai commencé dans un club à organiser des concerts et puis voilà, Tout était à faire, tout. Et c'était passionnant parce que tout d’un coup on faisait du journalisme, on faisait du, on faisait du sur. Voilà, on est organisateur de concerts, on fait des fanzines. Tout ça c'était génial. C'était. Voilà. Bon, après, il y a ceux qui sont restés et la grande majorité qui est partie pour faire, pour faire d’autres choses.
Patrick YouTube du va aborder cette question là sur la toile. Le fait que dans les années 80 est ce qu’on a appelé le rock alternatif, en fait, c'était pas, c'était, voilà, y’a un malentendu, ce n’était pas un genre musical parce que c'était pas très bon. Mais c'était surtout une façon d'être, d'être alternatif à ce qui se passait, c’est à dire de monter des réseaux de disquaires, de fanzines, de salles de rock, évidemment. Jusqu'à un moment donné, on en parlera tout à l’heure où ça va se professionnaliser, où là, à mon avis, offre à Éric Viens un peu le dire, c’est un peu dans le fruit, mais au moins au départ. Et les talks participent évidemment de ça. Saïdou Zumba nous censurait encore, mais c’est de moins en moins longtemps là.
Euh voilà, il y a toute une dynamique qui se met en place au début des années 80. Bon, il y a déjà eu l’effet Jack Lang, ça on ne peut pas le nier. La fête de la musique, les radios, tout ça se met en place tout doucement. Comme dit Eric, il faut absolument, Il y a tout à construire, tout à faire. Les salles de concert, c’est une catastrophe. Le son est absolument ignoble. Y a pas mort, y a pas de salle de concert, c’est des maisons, des sports, c’est des bas. Si. Voilà. Et puis tout doucement, tout doucement, avec tout le monde s’organise. Comme tu as dit, je fais les cours professionnellement Et aujourd’hui, qu’est ce qu’on trouve à la tête de tous les organismes, toutes les grandes maisons de disques, des salles de spectacles, des SMAC et tout ça ? Bah c’est tous des gens qui viennent de ce milieu là, d’alterner le foyer du milieu indépendant des années 80 et qui étaient dans des associations qui avaient des petits labels, qui avaient des fanzines. Ils s'étaient. Et on les retrouve aujourd’hui à la tête des directions, des SMAC, directions, des gros labels, même les labels des majors chez nous, l'édition, même la presse, la presse, on retrouve des grands capitaines de presse. Et qui c’est des gens qui écrivaient dans les fanzines dans les années 60, le 80, On en trouve certains comme ça.
Oui, absolument Alors qu’il va y avoir la petite interruption, je vais en profiter pour diffuser la bande annonce d’un film qui n’a a priori aucun rapport avec les tags. En fait, il y en a un qui est un film documentaire s’appelle Reprise d’Hervé Le Roux. Je pense que je vois que Eric opine du chef pour les détails que vous allez évidemment tout de suite comprendre puisque une des chansons des tags Welcome to the Club reprend un extrait de, pas de ce documentaire, ce documentaire. Attendez, hop là, vous voyez mes drones ? Allez hop ! Ce documentaire d’Hervé Le Roux qui date je crois. C’est 2009 reprend en fait des images qui ont été tournées en 1968 sur la reprise des usines Von Der, et un des extraits de ce document de l'époque va être utilisé par Les Thugs et le documentaire d’Hervé Le Roux. C’est un documentaire absolument magistral où il va retrouver un par un tous les personnages que vous allez voir dans la dans la bande annonce, avec une quête qui est autour de la femme qui est au milieu de dix documentaires. Alors ne bougez pas, je mets cette scène là, je vous envoie ça, je vais le faire même comme ça. Et j’envoie un nouveau lien d’invitation Zoom à Eric et à Patrick pour qu’il puisse continuer l’entretien. A tout de suite.
Retraite des gens du secondaire. Entrez reprendre votre travail tranquillement..
Au départ, c’est une photo photogramme image d’une femme qui écrit. Et puis un titre : la reprise du travail aux usines Van der. Le film a été tourné par des étudiants de l’IDHEC, le 10 juin 68. On y voit des ouvrières de Vendée à Saint-Ouen, qui apprennent le travail après trois semaines de grève.
Et cette femme qui reste là et qui crie Moi je rentrerai. Les années ont passé.
L’usine de Saint-Ouen est fermée. Je n’arrive pas à oublier.
Le visage, la voix de cette femme. J’ai décidé de retrouver les révoltés. On est dégueulasses jusqu’alors, on est tout de noir à vouloir montrer la cassette.
À la plupart du temps là où moi je voudrais aller travailler. Donc je fais quand même. C’est fini maintenant, on a plus rien à voir.
Ce n’est pas vrai. Le patron a tout compris il y a trois semaines. Une étape ? Ben oui, je ne sais pas si c’est bien ce qu’il a perdu.
Ce n’est pas fini, c’est une étape.
J’ai décidé de la retrouver parce qu’elle a eu droit à une prise et je lui doit une deuxième. Non, je ne rentrerais pas. Non je ne rentrerais pas là.
Je mettrais plus les de ton là. Donc on a récupéré Patrick. Je pense qu' Eric va, va, va arriver d’un instant à l’autre. Je suis désolé, c’est y sa coupe de plus en plus, de plus en plus vite. On vient de voir donc un extrait de deux reprises qui pour moi et un des un des meilleurs documentaires de ces de ces 30 dernières années et qui en plus résonne évidemment là, puisqu’il y a cet extrait. Je ne rentrerai pas là dedans, etc. Qui est qu’on retrouve donc dans un album des Dogs et qui. C’est drôle parce que Eric n’a pas cessé de dire qu’on était contre le travail, on était en gros, on était contre le salariat, etc. Et là c’est un peu ce qui se passe. Cette dame-là est contre le bourrage des urnes par les syndicats pour la reprise du travail. Est-ce que par exemple, cette question là, Patrick, tu l’as, elle a semblé évidente ou pas à toutes les personnes que tu as interrogées pour ta graphique, puisqu’on n’a plus le droit de dire biographies sur les thèses que je vais mettre là.
Oui, alors justement, ça c’est marrant parce que ils sont contre le travail contre lui, c’est à des bosseurs incroyables tellement ce nom est douloureux. Donc oui, d’un côté ils tiennent un discours, mais en fait de l’autre pour leur musique et ils sont vraiment consciencieux. C’est vraiment, On sent vraiment que dans ce qu’ils font, il y a pas. C’est pas le point que voilà, boum, ça part pas dans tous les sens, c’est vraiment cadré comme dit et souvent Christophe dans le livre ont été un peu stalinien, c’est à dire qu’on arrive à l’heure aux répètes, il n’est pas question qu’il y en ait un qui arrive bourré. La question qui en est un qui arrive défoncé, c’est vraiment tout le monde nickel. Et les concerts pareil, il fallait que ça joue droit sur scène donc. On est contre le travail, mais quand même, il y avait quand même une certaine ou une sacrée discipline quand même. Et je pense que si ce groupe a connu autant de succès, c’est surtout parce qu’il a dit et avant toute chose, c’est parce qu’il a énormément travaillé et je pense que c’est surtout ça quoi. Alors après, sur cette histoire de discipline, oui. À l’occasion de la signature à Angers, on a fait une petite fête le soir, un peu arrosée, les langues se sont déliées après quelques verres, n’est ce pas ? Et. Et là, j’ai regretté de ne pas avoir un micro autour de la table où il y avait du beau monde. Et j’ai dit à Julien Bossé qui a fait le film comme un people Je ne décroche pas les caméras à ce moment-là. C'était Thierry Ménard, un peu piqué par Pierre-Yves, un peu piqué par le doudou, un peu piqué par Casbah, le Thierry Ménard avait la lentille déliée. Et puis là, on en a appris de belles. Il y avait de quoi faire, je pense.
Ah oui ? Non mais attendez, là !
C’est quoi ?
Qu’est ce que t’as appris ?
Non mais voilà, je peux aider, mais je ne peux pas dire. C'était là le discours pépère, mais je pense que. Mais bon, à côté de ça, bon ouais, c'était vraiment des gros pousseurs et je pense que contrairement évidemment à son propre travail, ils ne sont pas contre le travail, ils ont une position tranchée, mais à côté de ça, c’est d' énormes bosseurs. Et une fois encore.
Mais moi je dirai qu’il y avait quand même un paquet de gens qui étaient bosseurs. Et en fait, la question et les textes, de ce point de vue là, était exemplaire. C’est à dire ce n’était pas de dire on refuse le travail si on refuse votre travail. Et c'était plutôt ça, on refuse votre salariat, on refuse dans les riches.
Oui, je sais, je précise bien ce que j’ai dit tout à l’heure à ce titre. Nous, c'était le salariat, c'était, c'était louer notre force de travail pour de la poudre d’une production qu’on ne contrôlait pas. Si c'était ça dont on ne voulait pas. Et c’est pourtant ce qu’on a fait. Parce que, avant de réussir à vivre de notre musique pendant de longues années, on a fait le marché de l’intérim, on a son âge, j’ai fait tous les métiers et j’ai même vendu des chaussures, j’ai fait, j’ai vendu des poissons et de tout ça. Voilà. Bon. Et un déménagement, une demi journée si possible et voilà. Et donc on le connaît, le salariat, on sait ce que c’est, et ça, on n’en avait pas envie et sans doute qu’on avait envie de faire. C'était de la musique et donc. Mais comme tout ce qu’on a fait parce que on était aussi consciencieux et aussi bosseur, et aussi travailleur et aussi énergique tant dans d’autres activités qui étaient liées, c’est-à -dire les labels et les radios, etc. C'était la même chose pour nous, mais c'était tellement le cœur de notre vie, la musique que je ne concevais pas autrement.
Le tchat vous dit à vous deux concernant les Thugs, pas besoin d'écrire la légende, la réalité suffisait. Et de ce point de vue là, je trouve que le bouquin est super parce qu’il est très modeste dans sa construction. Il est très simple et très efficace. Et il est aussi d' une certaine manière, on peut le dire comme ça quoi, où justement tu cherches pas à embellir, Tu parles notamment il y a deux tournées américaines qui sont pas des grands succès en réalité, on peut le dire et c’est raconté comme ça. Voilà, on ne nous dit pas ce qu’on nous disait justement sur les quelques groupes français qui partaient à New York et qui jouaient en fait devant le parterre des Français de New York. Et puis ça s’arrêta là, mais en réalité pas du tout. Alors que vous, au moins, vous vous faisiez 20, 30, 40 dates aux Etats-Unis, il n’y avait pas forcément beaucoup de monde, mais vous, vous alliez au turbin et le bouquin raconte les choses telles qu’elles étaient. Non ? Ce genre de conneries ou quoi ?
Patrick ? Jess ?
Patrick répond non
D’ailleurs, vous savez, là dessus, nous on a tourné aux Etats-Unis comme n’importe quel un groupe américain tourné en tournée dans les mêmes clubs que des groupes qui démarraient tous. Voilà. Bon, on n’allait pas raconter qu’on faisait des salles de 1000 personnes et que le public américain était en délire et nous réclamait On est là, on est la plus mauvaise vente de ce pop. Faut bien se rendre compte un jour. Et ils nous ont regardés parce qu’ils adoraient ce conseil. Ils étaient vraiment fans, mais autrement. Et si ça avait été économiquement et en temps qu’ils auraient viré un disque ?
Alors pour les trous de choses. Bon ok, c’est ça alors ce pop.
Donc si cela est avéré, tu es à l’heure. Tu étais parti pour parler de la femme à l’entrée des usines.
Non, non mais c’est parce qu’en fait je l’ai pas fait. Ah non, on peut le faire maintenant si tu veux. On peut le faire maintenant. Et excusez moi, avec les couplets, on était obligé. En fait, pendant que tu te. J’ai diffusé la bande annonce du film Reprise d’Hervé Le Roux, donc j’ai expliqué quel était ce film. J’ai parlé de Welcome to the Club mais vazi si tu veux, si tu Veux en parler.
Parce que là il ne faut pas raconter la fin du film.
Mais non, je ne connais pas cette phrase. Et donc ça, c’est dans la danse que les talks pouvaient avoir à dire. Ça me parait quelque chose d’essentiel ces images là. D’abord, ce que cela veut dire en termes d’image prise sur le vif et de ce que ça raconte non seulement d’une époque, c’est à dire la. La reprise du travail après, après mai 68. Mais de ce que ça raconte sur la politique, sur le social, c’est inimaginable, c’est une force et voilà. Et puis enfin pour moi, parce que c’est moi qui avais vu ces images là qui étaient et qui avaient été reprises par Godard dans un une série documentaire qui s’appelait France Tour des Tours, deux enfants et j’avais été voir c’est s’il y a dix épisodes, j’avais été voir ça et ces images là, ça m’avait blessé. J’avais dit Mais c’est ça qu’on a envie de raconter. Et c’est pour ça que on a mis l’accent sur un instrumental. Ce sera de cette femme qui ne veut pas rentrer, qui ne veut pas rentrer dans cette merde comme elle dit. Et donc toute notre réflexion par rapport à notre rapport au travail, notre rapport au salariat. Et donc tout était dit là dedans, tout était dit, et notamment avec les syndicats. En effet, qui ? Disait on n’a rien gagné, mais la prochaine fois, ça va être génial.
Et c’est l’anar qui parle contre les syndicats, on sent que ça sent s’incarner.
Je ne suis pas contre les cépages, pas contre les syndicats. Ici, la position des syndicats à cette époque-là, à ce moment-là, et qui c’est qui s’est revue plus tard dans l’histoire du syndicalisme français, etc. Et c’est cette position finalement on est les valets du pouvoir. Hubert va vous faire rentrer et nous allons trouver ça. Voilà, c'était ça qu’on avait envie d’exprimer et c’est pour ça qu’on a mis cet extrait sur un instrumental. Parce qu'à la limite, il n’y a pas besoin de faire des paroles dessus, il y a juste à écouter ce qu’a dit, et il y a juste à voir ces images là pour comprendre ce que nous, on a envie de dire. Ça faisait partie du rap, tout comme après on a pu utiliser aussi ce que le sous commandant Marcos et qui parle de la révolution qui danse et que les révolutionnaires que les révolutionnaires sont comme ils sont, comme des danseurs. Et voilà, on a pris et on a pris ce texte là aussi pour passer ce son là, pour mettre, parce que ça exprime tellement de choses de ce que nous, on a envie de dire. Alors évidemment, nous, on met plein d’autres morceaux avec des paroles qui expriment ces choses là. Mais là on trouvait qu’après tout, autant laisser parler les autres.
Pendant que le monde vient de dire Éric, c’est quand on envoie des trucs sur scène, on discute, pas les dialogues. C'était. Musique d’entrée. Eux, ils envoyaient les morceaux, ils ont enchaîné. Il n’y avait quasiment aucun discours entre les morceaux. Est ce que ce qu’il vient d’exprimer, là, à l’instant, on le ressentait rien qu’en les voyant et en les écoutant absolument ? Ils ne faisaient pas. Il s’est passé ça sonne sans avoir. Sans faire passer de message. Il arrivait à faire. Il n’avait aucun message à donner. Juste leur musique suffisait à comprendre, à faire passer ce que vient d’expliquer là Eric.
Franco Graff et d’autres.
Et donc pour te répondre, on disait ce que t’as dit. Alors bonsoir, on s’appelle les Dogs, on vient d’Angers. Ça doit être en plus. Bon, cette salade, c’est un truc que je disais quand je ne disais pas grand chose sur sainte Thérèse. Patrick. Parce que bon. Et j’ai peur de dire trop de conneries. Franchement, les mecs sont capables de causer pendant trois minutes avant un morceau. D’abord, souvent ça me gonfle parce que j’ai juste envie de leur dire vas y, envoie, c’est bon. Et puis et puis surtout, souvent c’est chiant. Et puis moi je ne me sentais pas de faire des grands discours en retour. On s’exprimait suffisamment quand même par la musique comme tu viens de dire, et on disait on vient d’Angers parce qu’en fait ça date du début. C’est à dire que faut bien comprendre qu’en 83 84, quand on commence, c’est la scène parisienne qui fait parler d’elle. C’est dans les magazines belges francophones, on voit quoi ? On ne voit souvent que des groupes de Paris qu’on ne voit jamais en province, ils ne tournent pas. Ils font cinq concerts au Gibus par mois et puis ça y est, c’est les nouvelles stars et tout ça. Et alors nous, par revendication, là on est on s’appelle tous et on vient d’Angers et on vous emmerde comme dirait Christophe.
Parce que tu que tu parles, Il y a Franz Graf qui te dit Éric a t il conscience que toute une génération a grandi avec les tags ? Ils ont été mes premiers concerts et leur musique m’a toujours accompagné et sacré responsabilité. Et j’en profite pour dire que pendant que tu parlais, je montrais des photos que j’ai prises de l’usine en 2017 et je pense qu’elle a été démolie depuis. Moi je viens à ce film là par les Thugs et je parle du premier film, celui de 68, puis celui d’Hervé Le Roux. Et là, si je puis me permettre une toute petite incise dans le film Le Pigalle, des gens qui regardent, d’autres qui regardent des images, ça vient, ça vient de reprises. Et Happy qui se tient sage dans Reprise, c’est dans une petite télé qui s’attache à un site grand écran. Mais c’est cette idée là, c’est-à -dire l’idée de dire tiens, les gens qui ont été là, comment, comment, comment ils adhèrent, comment ils analysent ce qu’ils ont fait, etc. Donc autant te dire, la responsabilité est immense en ce qui me concerne, que vous et vous que vous portez. Et effectivement, Welcome to the Club, ça avait été et. Ça avait été initiatique, avait été initiatique.
La responsabilité qui n’est pas la nôtre en fait, qu’elle a été celle des étudiants en cinéma qui ont tourné ces images là. C’est absolument, c’est un œil social, c’est un œil fabuleux. Il faut avoir conscience de quelque chose quand tu prends des images comme ça.
Absolument. Le film existe d’Hervé Le Roux.
Vouloir et c’est passionnant, c’est vraiment un super truc.
Ah ! C’est marrant parce que tu vois, je me disais il faut juste je voulais dire un truc. Patrick. Non, non, non, non, non. En me préparant, je me suis dit Bon, y a tellement de trucs dans tous les sens. Donc on va revenir à ce pop, si vous me parlez un peu de ça. Mais c’est marrant comme la question du travail est revenue. Et donc, notamment quand j’ai vu la playlist que tu m’as envoyé cet après 12 h, que peut être IL peut remettre dans le tchat pour ceux qui voudraient écouter de la musique tout en nous écoutant, Tu es évidemment le morceau des années Veinstein, fier de faire de ne rien faire. Je ne vais pas te faire l’affront de faire un karaoké, mais figure toi que j’ai trouvé sur le net à karaoké de fiers de faire des allées et. Donc pendant qu’on parle, je. Là, il y a une putain de pub pour qu’on ne parle jamais de karaoké. Il y a un type qui a fait ça pour la beauté du Web.
Et qui effectivement est un morceau. Alors là, qui avant vous lisez Veinstein, qui peut en dire deux mots ? Parce que je pense que ce morceau là, que vous avez d’ailleurs joué sur scène, voulait dire.
Ouais, qu’on a, qu’on a joué, que j’ai chanté, qu’on a chanté par Gilles, tandis que venu chez nous chanter avec nous, c'était moi, c'était au Bataclan. Et oui, mais pour nous, c’est dans tous les dans tout ce qu’on pouvait écouter en groupe français, ce morceau là, au niveau des textes, franchement, c'était ce qui nous correspondait le plus dans ce tissu du film. Je pense que ça, là aussi, une correspondance du on trouve des correspondances avec des avec des musiques, avec d’autres, des images de cinéma, avec des choses qui nous correspondent et qu’on a, qu’on a envie de défendre et fier de ne rien faire. C'était ça un. Einstein.
Patrick, je te trouve bien silencieux.
Je vous écoute, Je bois les paroles. Il y a une chose sur laquelle revient souvent Eric Besson. C’est son amour du cinéma et c’est aussi une influence. On les retrouve souvent dans les TOC aussi. C’est vraiment un On disait quand il était lycéen, il y avait le fanzinat, donc l’amour de la musique. Mais le cinéma et on le retrouve énormément dans les tops. Sur les albums des Thugs, il y a plein de morceaux qui font, qui font référence au cinéma et là c’est souvent la. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais il nous a souvent fait des petits, des petits ponts avec le cinéma.
Absolument. Bien sûr,
Alors qu’au fond, on retrouve sur la discographie des trucs sur ça.
Est ce que tu veux nous dire un passage de Patrick ?
Alors on était sur le premier 45 tours tout à l’heure. Alors j’ai pensé que là, tu allais me voir. Je peux te lire par exemple ce que disait Thierry à propos du quart du premier 45 tours. Il y a Thierry, donc le guitariste, le deuxième, le guitariste avec Éric Le temps sont arrivés. On parle du premier 45 tours quand sont arrivés les premières chroniques. On ne revenait pas. On n’en a jamais vraiment eu, on en a jamais vraiment eu de mauvaises. Pendant un moment, on disait pour rigoler qu’on était champion du monde des chroniques de disques et de concerts. Par contre, ça ne se traduisait pas en termes de ventes. Si on avait dit pour d’autres groupes ce qui a été dit sur nous, il aurait explosé les ventes. Nous, ça n’a jamais eu trop d’impact. La première fois que j’ai fait écouter le 45 à des copains, ils ont pris peur. Ils ont reculé de cinq mètres. Je leur ai dit Où irez vous vous y faire ? Depuis, ils sont ultra fans. Donc c’est ça, ils ont été aussi. Les tops ont été comme ça, si vous n’y croyez pas. Mais vous allez finir par y croire quoi. Et donc ? Et ce qui est quand même dur, ce qui disait au départ c'était quand même tellement original, c’est tellement sauvage, tellement percutant que moi, le premier 45 tours. Je t’avoue que j’ai eu peur la première fois que je l’ai écouté, ça m’a fait exactement. Et c’est peut être pour ça que pour moi les Turcs sont un groupe ultra important. Ce sont les Beatles. J’aime bien cette phrase.
Pas bien sûr,
Mais est elle vraiment faite ?
Exactement. C’est bien Florida.
Contre lui-même et il m’a fait exactement le même effet que quand j’ai écouté le fan art des Stooges. C'était toute une histoire là-dessus qui est pour moi le disque emblématique de toute ma discothèque et construit autour du fan house des Stooges. Et ils m’ont fait exactement le même effet. Little B. Le premier 45. Voilà comme le phono sous dit. Les premières fois que je l’ai écouté, je ne comprenais rien. Mais j’avais 17 ans, je le sais, je ne comprenais pas ce que c'était. Tu parles ! Je chantais Pink Floyd, Genesis, Deep Purple et tout ça. Tu prends Fauna dans tes dents, ça fait mal. Ils mesurent. Dix ans après la même avec le 45 tours des Thompson, je n’ai pas compris le 45 tours des quinze, le premier 45. Alors tout le monde s’est emballé là dessus. Moi je n' ai pas compris. Il a fallu être radicale, hystérique pour que. C’est moi. J’ai mordu sur le radical hystérique.
Il était le premier album
Le premier album.
Ou il y avait cette chanson.
Parallèle.
Rock close.
Il y a vraiment quelques chansons préférées. David Il faudra le dire et le répéter, mais il y a véritablement pour moi un parallèle entre les Thugs et les Stooges et les sous gisements vraiment ouvert les yeux sur le sur le rock. Et c’est là où je laisse tomber Pink Floyd, enfin Pink Floyd et le parallèle époque Syd Barrett que je conserve maïs et plein d’autres choses que j'écoutais dans les années 80. Tous ces groupes Dinosaur anglais et les Thugs me font le même coup dix ans plus tard et c’est pour ça que pour moi c’est les Beatles. C’est-à -dire que les Beatles ressuscitent le rock en 62 puisque le rock est mort. Le maccarthysme aux Etats-Unis, c’est le doit peu aux Etats-Unis, donc c’est la variété et c’est les Beatles qui ramènent le rock. Sur le devant de la scène. Pour moi, les autres, on a fait un peu le même effet. Pour moi, les 80, ça a été assez pénible musicalement, même si je peux sortir des tonnes de disques des années 80 que j’adore. Mais dans l’ensemble des années 80, je ne suis pas très emballé par les histoires de sons. Pour les histoires new way, je ne supporte pas Joy Division, tout le monde, tout le monde s’embarque sur Joy Division. Désolé, je ne supporte pas moi, toute la new wave, tous les corbeaux, les curés, tout ça. On fête aujourd’hui, je crois, les 40 ans de j’ai pu. Quel album de cure, Ça m’a saoulé, mais à un point incroyable. Et je pense que les Thugs, c’est eux qui ont terminé. Ils ont ouvert la fenêtre, vraiment. Et ça a été. Alors j'étais un petit peu. Je commençais à avoir un petit peu l’oreille avec les groupes américains. J'étais fan de Husky Radio. J'étais. Fan de cette nouvelle scène américaine hardcore, ce qu’on appelait hardcore et il. Un little rock qui n’avait rien à voir avec ça. Mais c'était surtout l’agressivité du son. Et j’ai vu Little Jouer, m’ont ouvert à ça et m’ont ouvert à toute cette nouvelle scène française qui arrivait. Et ça a été une bénédiction en groupe. La faire véritablement qu’on l’a dit.
Et que je peux faire une page de pub. Je fais une page de pub et il a parlé de sa discothèque. Patrick Alors voilà, je montre ça. Je ne sais pas si vous voyez, c’est un bouquin qu’il a, qu’il a sorti qui s’appelle Attendre et gueule de bois et regarder comment c’est fait, mais où est.
La vache qui est dedans
Et donc il explique ça, il fait une sélection de sa discothèque parce qu’il y a sans doute Patou et Disc Prince. C’est des groupes les uns après les autres et il explique pourquoi, comment, comment il a rencontré, etc. C’est vachement bien. Malheureusement, il y a plein de groupes qui ne sont pas sur les qui et que tu ne peux pas écouter sur internet. C’est assez con et j’ai essayé un peu. Je suis encore rendu coquin. Non aux B. Et si on fait tout ça, il y a plus de forêt.
Oui, c’est Mais je comprends mieux le titre du livre.
Alors oui.
Oui, je sais, c’est identique, je le mets là dessus, je le mets à l'écran et il va mettre le lien parce que c’est un bouquin qui vient de sortir
Mais oui, ça vient tout juste de sortir y a un mois. C’est un livre qui a mis très longtemps. J’ai mis très longtemps à écrire ma collection de disques où je prends un disque par un album, par par artiste, par groupe. Mais en fait, j’en ai supprimé plein parce que j'étais pas très inspirée. Ce n'était pas très intéressant ce que je disais. J’ai vraiment gardé à mon avis ce qui est le meilleur de mes écrits, pas le meilleur des disques à faire. Si c’est le meilleur ministre parce que je considère que ma collection disque, c’est vraiment ce qu’il y a de meilleur. Juste moi je ne suis pas collectionneur avec le grand C. Moi si je n’aime pas, je revends le disque, je m’en fous. Et voilà, c’est vraiment le génie.
J’ai noté, j’ai noté plein d’oublier un gros salaire.
Mais oui, mais bien sûr.
Je vais être obligé de sortir mon bouquin à moi. C’est quand même un livre étriqué.
Mais c’est très bien. Justement, c’est une expo et c’est tout le monde y aille de son côté. Et évidemment, les Turcs, ils ont une place de choix dans ce livre, forcément, parce que j’ai encore trouvé des choses à dire et j’aurais encore plein de choses à dire. Je ne dis pas qu’il n’y aura pas le deuxième volume de teub, on sait jamais. Peut être qu’avec l'âge ils vont encore me lâcher des choses.
Alors tu me donnes l’occasion, même si on va rester sur le premier album et on ne va pas faire toute la nuit non plus hein les talks. Mais parce que tu parles de l'âge, hein. Et page 227, tu te rappelles que sur le premier album, il y a une chanson qui s’appelle Never Get Older qui évoque le refus de vieillir ? Et tu ajoutes Est ce que je voulais poser la question aujourd’hui ? On a pris 35 ans. Donc on a vieilli Dans l’esprit des textes, ne pas vieillir signifie rester curieux. C’est toi qui écris ça, Patrick. Est ce que toi, Eric, tu es d’accord avec cette définition ?
Ben oui, puisque j’allais te reprendre quand j’allais te répondre sur le sur le fait de ne pas devoir devenir vieux. Comme si on pouvait ne pas devenir vieux. C’est donc l’idée, c’est bien ça, C’est qu’en fait c’est que c’est noble. Et en lisant les paroles, tu trouveras des échantillons il y a longtemps et écrit et les punitions, prenez pas tout ce que Christophe écrivait en plus. Et donc. Et donc en fait, c’est plutôt en regardant le monde et plein de gens autour de nous qu’on a pas envie de leur ressembler et pas envie de leur ressembler. C’est-à -dire qu’on n’a pas envie de suivre. On était jeune à cette époque là, en une vingtaine d’années, on n’a pas envie de suivre le cursus normal On trouve un boulot, on s’installe, on achète une maison, une voiture, on est une femme, une femme et des enfants, etc. Et donc une chanson là dessus pour dire que bah non, bah nous on va continuer sur la route avec le groupe et on va continuer à dépenser de notre énergie dans des choses qui nous paraissent essentiels et non pas dans quelque chose qui nous paraît totalement factice et en plus dictés par par les télévisions, par les médias en règle générale, qui voudraient nous faire croire que c’est le bon chemin. Et donc ça veut dire que ça veut dire tout ça n’est peut être pas juste, on est faible, c’est pas le c’est pas ne pas devenir vieux, mais ça, malheureusement, je crois que c’est.
Foutu, c’est un peu foutu. Alors c’est marrant que tu dises que tu ne sais pas ce que Christophe écrivait, parce que justement il y a une question dans le jazz, c’est pourquoi vous n’aviez pas mis vos textes sur les pochettes ?
On n’a pas mis les textes sur les pochettes. On a mis les textes sur les pochettes, sur la Zapi. Et peut-être pas avant. C’est possible là aussi soyez sur docti wifi et les paroles. Euh. Donc c’est pas tout à fait vrai, ne sont pas souvent mis les paroles.
Souvent les textes sont sur les disques.
Ah ouais ? Faudrait vérifier.
C’est un dénommé Casbah 77 qui dit ça ?
Ah ouais, d’accord. Et après c’est après. Si, il y en a que ça intéresse d’avoir tous les textes voulus. Moi je sais, c’est vite fait Ange. J’ai un fichier. World. Je l’envoie et nous contacte par mail. Il sort le single puis j’envoie toutes les paroles. Pas de souci.
Bon.
Super l’influence, l’influence des tôles chez vous. Ça a vachement marqué les groupes. Parce que ceux qui viennent derrière eux, ils ont une importance capitale. Quand je pense aux textes, je pense à Condenseur qui condense distribué à l’entrée des concerts quand vous jouez leurs textes, y chantent en anglais, Marc prend un chant écrit en anglais. Il chante en anglais, mais donc y donne-les. Dans tous les disques, y a les textes en anglais et toujours la traduction en français. Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais. D’où l’importance des textes. Il y a vraiment eu une importance. Les tags sont vraiment marqués pour ça aussi. D’où l’importance des textes. Et s’il y a pire, il y a peut être un disque, peut être radical, l’hystérie où il y a pas les textes, mais c’est le seul album disque des tueurs. Les 45 tours où il n’y a pas de textes mais des albums ou des maxis. Je pense qu’il y a à l’hystérie où il n’y a pas les textes.
Alors si on avance un peu dans le temps, vous allez enregistrer chez Jean-Paul à Londres et puis après il va y avoir un concert capital pour la suite du groupe. C’est à Berlin, dans une petite salle et c’est un endroit un peu curieux puisque j’avais la chance d'être là. Si c’est quand même une foire commerciale de rock indépendant, mais c’est quand même une foire commerciale, c’est à dire que c’est quand même des gens. Tiens, j’ai un groupe, je t’en prends deux. Tiens, si tu peux me distribuer dans ton pays. Oui, mais ce serait bien. Est ce que tu connais un mec qui fait des pochettes pas cher et des cd Bon bref, c’est quand même, de mon point de vue, le début de la de à la fois la professionnalisation de ce monde là et donc ça s'évertue, mais c’est aussi quelque chose qui fait que l’on va basculer un peu dans autre chose dans en 88 si mes souvenirs sont bons. Mais pour vous évidemment, c’est magistral parce que vous jouez le concert de votre vie comme à chaque fois. Sauf que là, dans la salle, il y a des idées, il y a des gens qui comptent, qui comptent. Tout le monde compte
Ils vont pouvoir, y compris, faut bien dire qui comptent pas beaucoup à cette époque là, hein, parce qu’elle ne coûte rien du tout.
C’est génial.
Tout petit, c’est un tout petit label américain. Qui vient de qui, qui donc, qui faisait surtout des K7 et qui vient de commencer à faire quelques, quelques quelques vinyles de groupes de l'époque I qui sortent dont ils avaient déjà dû sortir me donner puisque donc en fait l’idée, je ne sais pas si tu te rappelles, mais c’est qu’on est grugé sur cette histoire.
Parce qu’en fait a la tendance pour ceux qui nous écoutent en fait, on parle de pop.
Hein, mais là je vais revenir. Et donc on avait dit, j’ai dit en fait on était chez eux, on était chacun chez nos solution, un label anglais à cette époque là et donc. Et chaque label venait avec un seul groupe et était une solution. Ils avaient déjà choisi un groupe, ce devait être les stupides choses comme ça. Et puis donc emmerdé parce que aurait bien voulu qu’on vienne mais la merde doit se démerder et hop ! Et donc en fait, on s'était démerdé avec avec Gwyneth qui avait notre label sur notre premier 45 tours en faisant croire qu’on était chez Boudiaf et donc c’est Gunnar qui nous emmener à qui nous emmener à Berlin pour ce concert là. Et en effet, donc dans la salle il y a, il y a eu Jonathan et puis Bruce, Gus pas vite et Jonathan Postman. Ce sont les deux patrons de qui sont les deux patrons de ce pack qui sont là et. Et donc ils l’ont raconté après sur eux, sur une petite bio qu’ils avaient fait pour un disque d'État qui sortait aux Etats-Unis, il avait raconté Oui, oh, on était à Berlin, etc. Et puis on s’est dit Oh, un groupe français, on va allez rigoler. Ils font sûrement des reprises de mine de villes parce que c'était la grosse de la grosse blague, parce que pour les américains, mine de ville était connu qu’en France et ici comprenais pas pourquoi. Et alors que pour eux c’est archi nul et tout ça. Et donc ils vont sûrement faire faire des reprises de mine de villes. Et donc bon bah y viennent et puis on fait pas de reprises du tout de ligne de ville et y trouvent ça super et ils viennent nous voir à la fin du concert. Faut absolument que vous absolument qu’on sorte vos disques aux Etats-Unis.
Alors je te coupe parce que nous subissons un raid donc c’est bien, on est plein pour ceux qui arrivent, qui se demandent où on est. Et bien pour une fois, on n’est pas chez les policiers. On est. On est de l’autre côté de la barricade, on est du côté de la liberté et on est avec Eric sous Brice qui était le chanteur des Thugs et avec Patrick qui est le biographe des Thugs. Et là, t’es en train de nous raconter 1988 Berlin, le concert que vous donnez devant les gens de chez Sup op 88. Nirvana est quand même déjà sorti. Non, même pas. Même pas Bleach C’est quoi ?
C’est 91 Bleach ça doit être, ça doit être bon alors je ne sais pas, ça doit être non. Et un an ou deux après quand même. Bleach a 190.
Matchs je pense, c’est 92 88
C’est 88. Bon bah d’accord, mais il n’avait pas emmené Nirvana à Berlin, il avait emmené, il avait emmené les mômes donner. Est ce que époque là de toute façon. Enfin, au niveau de l’importance du groupe, je pense que me donnait était plus connu que Nirvana. Voilà. Et puis donc, en effet, fut une rencontre d’abord avec des gens que chez les fans, comment dire, Ils ne ressemblent pas, ils sont un peu pareil, c’est, c’est, c’est, c’est des indépendants pur et dur. C’est dû à ses copains. C’est du fait des gens qui sont passionnés de musique. Euh. C’est parce que les deux patrons là, ils ont pris une claque ce soir là, qui ils disent bah faut qu’on les signe et ils en ont rien à foutre qu’on soit français ou javanais ou c’est juste. Non, c’est la musique qui l’est, qui leur art, qui leur a détruit les oreilles, c’est ce qu’ils veulent et donc ils vont. Voilà. Et il faut absolument qu’on signe. Et je dis ça d’autant plus que par la suite, en effet, ils ont perdu beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent avec nous et ce n'était jamais empêcher de continuer à sortir nos disques. Alors il y a eu quelques petits problèmes quand même, puisqu’en un moment on est sorti. Chacun de 600 écoles aux grands labels américains, joue Biafra et puis voilà, et qu’ils n’ont jamais arrêté. Et que même en 2008 donc, le groupe était arrêté depuis fin 99 et en 2008. En 2007, ils nous appellent pour nous dire qu’ils vont fêter leurs 20 ans, les 20 ans de ce pop et que pour ça ils veulent nous. Oui, je voudrais bien qu’on se reforme pour venir jouer aux Etats-Unis au festival qui va fêter les 20 ans de ce POP. Donc c’est quand même juste une fidélité au groupe. Il y a une fidélité musicale et humaine et non pas financière parce que ça ne se fait pas. Ce n’est pas le cas.
Mais d’ailleurs Patrick, dans le bouquin, il y a Devilish, c’est plus son nom de famille de Onze ans, France. Qui était votre référent on va dire à sa pop qui vous adorez par-dessus tout, qui a, qui a des mots très tendres et très beaux sur le sur le groupe. Mais n’empêche que. Donc y a des petits malins qui nous disent que c’est bien 89 Bleach, C’est-à -dire ? C’est un an après Berlin dans les gradins, je vous ai dit on n’est pas chez les cons ici. Attention ! Euh, qu’est ce que ça change dans ta perception, toi, Erik de la musique ? Un groupe comme Nirvana qui est et qui est totalement inconnu et qui en changeant de label, on ne va pas passer des heures sur Nirvana mais en changeant de label devient un groupe planétaire. Je rappelle que vous même vous allez jouer dans des salles ou y jouer six mois avant où il y avait pas grand monde, il y avait 200 personnes quoi. Voilà. Et six mois plus tard, c’est une faillite, c’est le carton mondial, etc. Est ce qu'à ce moment-là, toi tu ne doute pas de ce qu’on est en train de faire ? C’est à dire euh bah finalement c’est pas si c’est pas si éloigné que ça d'être dans l’indépendance dans Londres grande et puis finalement est faire un succès planétaire qui bazarde tout parce qu’on sait que ça va mal finir pour Nirvana.
Ouais, alors. Je suis fan. Fabuleux. Le phénomène Nirvana ? Je pense que personne ne l’avait vu arriver, alors il est certain par contre que nous, enfin nous. Au moment où l’album sort chez Geffen, donc Smells, l’action Spirit va sortir.
Dans Nevermind.
Putain.
On ne déconne pas.
Et bien.
Oui. Ben ouais, j’ai essayé.
Quand même au moment où désormais il va sortir chez Geffen, où on est en tournée aux Etats-Unis et dans le camion, il y a évidemment Doudou, qui est bien placé, qui a récupéré la cassette. Sinon, est ce que c’est un lecteur cassette dans un camion car il a récupéré une cassette de l’album de compte qu’on écoute avant, avant qu’il sorte ? Hé Et autant on avait bien aimé Bleach, mais ils sont russes ou bien on était plus fan de me donner un peu de son style plus notre truc. Autant là quand on a écouté Nevermind, la c’est sûr que la voix on s’est dit putain alors y avait une histoire de production parce que. Quand même, c’est si c’est produit, mais parfois ça sonne, ça sent l’amorce album et puis et puis et puis il y a les et puis il y a les. Il y a des chansons. Est ce que c’est des chansons ? Et puis c’est parce qu’il y a la voix du cœur Cobain et. Et là tu dis Ouah, putain, qu’est ce que c’est bien ! Et tu sais comment sortir chez Geffen ? Et tu dis quoi ? Bon alors tu n’imagines pas une seule seconde que ça va être que le déchaînement. Après, on est là quand même, avec un phénomène qui est quand même très très particulier. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’arrive pas souvent. Et oui, nous on était nous, on était. Sur les mêmes clubs qu’il faisait six mois plus tôt, etc. Aux Etats-Unis, ce que je disais tout à l’heure, c’est qu’on tournait vraiment comme un groupe américain qui est de cette époque là, qui tourne dans les clubs, dans les bars, souvent devant trois personnes, des fois devant 150 et oui, mais alors à aucun moment ça nous fait rêver. On n’en a rien à battre un culte, un tueur ou un iPhone, tout ça, c’est ne marqueur pas du truc. Non, bien sûr, on ne peut pas, on ne peut pas, on ne peut pas avoir envie de ça. Moi je dis moi, personnellement, ça ne m’intéresse pas du tout, du tout, du tout. C’est-à -dire que tout d’un coup, un album qui se vend, Ah, je vois comme ils ont vendu. 10 millions, ça quinze, pas 50 zéro.
Détruisons plus vite..
Et puis. Et puis ça passe partout, dans toutes les radios. Et puis sinon.
Pouf !
Alors bon, on a encore le temps, on a le compte à rebours de zoom et donc il va falloir refaire le même, le même truc. Je suis désolé mais je n’ai rien.
Je crois qu’on va reparler. On va reparler de Dieudonné de Nirvana parce que c’est parce que c’est. On nous en parle tellement souvent.
Si ça et si ça t’emmerde, on passe à autre chose.
Non, non, pas du tout. Mais non, non, non, parce que je trouve ça. Je trouve ça drôle parce que quand on est revenu de notre première tournée aux Etats-Unis, on est arrivés en France et là, tout d’un coup. Je ne sais pas ce qui se passait, mais tout d’un coup on était et notre statut avait changé. Alors à notre échelle, Anouar exagérait. Mais notre statut a changé. Parce que.
Parce que vous aviez dit aux choses que vous aviez touché Dieu. Quoi ? C’est ça ?
Voilà, c’est ça. Et puis on nous parlait de Nirvana et tout ça était là. Et puis tu te dis Mais ça, ce n’est pas pour la première tournée, Duras, c’est pour après. Mais au moins, on venait des États-Unis, on avait tourné aux États-Unis et tout d’un coup, notre statut avait changé. Nous, on disait eh ouais, peut-être, mais notre musique est toujours la même. Et ça avant. Mais il y avait cette espèce d’imagerie et après nous a parlé beaucoup de Nirvana. Le groupe qui a joué avec Nirvana dans ce four n’a joué qu’une fois La pieuvre et le groupe qui a joué là. Ouais. Et alors que le groupe, c'était. Et alors, Est ce que c’est comme ça ? C’est parce qu’on a joué quand même ou parce que la musique est intéressante et les gens sont intéressants et tout ça. Non, en fait, c’est parce que vous avez joué avec Nirvana. Bon, passons. Donc il y a eu cette chance, il y a eu cette image du joueur en France du groupe qui tourne aux États-Unis. Ouais, bon, d’accord, vous savez, on joue de la basse, on joue devant dix personnes, hein ? Des fois plus.
Des fois plus, des fois plus. Il se trouve que j’ai eu l’immense chance d'être dedans, d'être dans votre camion pendant quinze jours, je crois, sur la côte ouest. Et évidemment, c’est le moment où ça coupe en yéyé. Alors les amis, je vais donc renvoyer une tournée. Je me demande si je ne vais pas m’acheter un forfait zoom parce que là haut, il va falloir régler cette histoire là. Ne bougez pas une seule seconde. Attendez, bougez pas, bougez pas ! Qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce qu’il me dit ? Zoum ? Tatata ! Non, non, je vais le faire maintenant. Alors je vais vous mettre quelques images des tags. Le temps de réécrire à Patrick et Eric pour leur envoyer un lien, pour qu’ils y viennent nous parler de la suite à propos du bouquin sur Little Rock et sur bien plus que les Thugs, sur une façon d’entrer trois d’entrevoir le rock’n roll et pas seulement le rock’n roll, mais simplement le rapport au monde. Voilà, c’est ce bouquin là dont on parle avec Eric évidemment sur le tchat en dit Non, ce n’est pas le chanteur des Tox et le chanteur de Len. On parlera de L’en après qui est son groupe actuellement. Ouais, bougez pas, bougez pas les mecs et les filles, vous pouvez aller regarder sur Deezer les deux playlists, l’une qui a été faite par Eric et l’autre c’est les Tox. Parce que pour des raisons de droits, moi je ne peux pas les diffuser en même temps sur Twitch. Mais vous pouvez très bien mettre ça en sourdine chez vous. Donc je dois dire, je vais vous faire ça, je vais faire ça en direct, je vais envoyer le petit email qu’il faut à Eric et Patrick. Je le fais en direct devant vous. Tout, tout, tout, tout, tout, tout, tout. Alors. Les participants invités copient l’invitation à quitter la réunion, elle renvoie celle- ci. J’en profite pour vous dire que demain matin à 8 h 15, on ne chôme pas où on sera sûr, on sera ici et on sera à l’Assemblée nationale, ça sera moins marrant. Euh. Qu’est ce qui se passe ? Attendez, bougez pas, Bougez pas, Bougez pas. Bouger. Ne pas bouger. Et je vous mets un peu image. Le nirvana, le nirvana, les Beatles. Voilà, vous avez ça en grand. Ok. Ah, je crois que quelqu’un vient de s’abonner au moment où on est dans la panade. Ça c’est sympa, ça c’est sympa, ça, ça donne, ça donne la patate pour. Pour le rappel. Alors qu’est ce que. Est ce que je leur ai bien envoyé le lien, mes amis ? Au pied de l’invitation, je refais. Voilà, il devrait arriver et devrait arriver. On les attend. Et puisqu’on parle de laine. Euh. Voici la vidéo. Une dernière vidéo est donc là, on attend. On attend qu’Eric et Patrick reviennent. J’espère qu’ils vont recevoir le lien. Euh ouais, ça y est, c’est bon, c’est bon, c’est bon. Il y a Eric qui arrive. Voilà, Eric est là. Alors Eric, super, je suis désolé de ces contraintes techniques très garage. J’en ai profité parce que. Parce qu'évidemment, au milieu, à juste raison, dans le tchat, on me dit mais non, ce n’est pas Eric chanteur des Dogs, c’est Eric, chanteur de l’Ain. Et donc je diffuse des sons sans le son pour des raisons de droits des clips de Lens est le groupe dans lequel tu officie aujourd’hui. Il y a un clip hyper marrant que je n’avais pas vu. Vous êtes sur un terrain de foot ? Y a Pierre-Yves avec toi ? Euh. Et puis pour des raisons obscures de pandémie, pour l’instant, vous ne tournez pas. Et sinon, vous êtes un groupe qui tourne comme Ah oui, là voilà. Alors on attend, on attend. Patrick Je voulais revenir sur Nirvana.
Oui, parce que c’est vrai que ça a été. Il y a quand même cette imagerie en France par rapport aux Etats-Unis. Voilà. Vous avez été le groupe qui a tourné la boîte car en fait, on en juge par des images. Et nous, ça nous a toujours un tout petit peu énervés parce que rien n’est exagéré, mais disons que c’est en même temps, ça nous faisait rire parce que. Est ce que c’est. C’est dans. Et on nous le rappelait sans arrêt en fait, comme que en était. Ah oui, vous avez signé sur ce pop. Eh oui ! Et voilà. Mais c'était drôle parce qu’en plus, nous, on s’entendait hyper bien avec les gens de chez ce pape. Comme je l’ai dit, ça ne faisait pas. Il faisait partie de la famille y était. Ils étaient comme nous, ils faisaient, ils faisaient un label à lapin. Surtout à cette époque là. Ça a un peu changé maintenant en fait. Et on avait l’impression là bas, quand on se retrouvait, quand on se retrouvait là bas, en fait, du globe comme en France, qu’on pouvait rencontrer plein de labels différents, prendre plein d’organisateurs de concerts, tout ça c'était. C'était des gens qui se ressemblaient beaucoup en fait, dans leur manière de d’appréhender la musique, d’appréhender le punk rock et tout ça, et puis d’avoir envie de foutre le bordel parce que ils ont foutu un jeu, un joyeux bordel quand même, à Seattle, n’est ce pas ? Bien sûr. Après, ils se sont installés un peu, mais ils ont commencé par foutre un sacré bordel. Donc voilà. Mais c'était ça. C’est drôle parce que Nirvana, on continue à nous en parler alors que finalement, l’histoire de Nirvana par rapport à le Nirvana par rapport aux Tox, c’est rien. Bon, il y a eu quelques croisements avec eux. Alors c’est vrai que nous, à chaque fois qu’on allait à Seattle, le bassiste Christian Wesley, qu’il était à tous nos concerts et voilà. Donc c’est le seul, le seul rapprochement qu’on pouvait avoir. Mais tout comme on faisait la fête avec les mots donnés, on ne nous a jamais parlé de me donner un nom.
À me donner, d’acheter un tel morceau j’aurais pu.
,. Le métrage aurait pu le mettre dans l’extrême limite que c’est c'était mon groupe préféré. Alors ceci dit, dans la playlist, moi j’ai mis mes deux groupes préférés de chez eux de chez soi Pop qui sont en fonction et trouvés. Et voilà, c’est ça m'étonne pas. Alors Dave qui parle dans le qui parle dans le dans le livret qui qui était fan des tags et il était fan que des trucs qui marchaient pour lui donc fonctionne très lui et puis nous.
C'était du même bon goût.
Une constante chez lui. Dans les chiffres de ventes, il y a ceux-là. Je les aime.
Alors pourquoi je voulais te dire ? Ce n’est pas pour te demander comment était que Ben oui tout ça c’est pas c’est pas, c’est pas du tout ça, c’est quand même quelle incidence a eu sur votre vie de rock’n roll ? C’est-à -dire que l’idée que. Il faut se rappeler que, avant Nirvana, grosso modo, les guitares citées ici étaient un peu terminées. Enfin c'était, c'était minoritaire, on n'était plus tellement là dedans. Puis on a poussé. Bon alors si c’est toujours le vieux, le vieux mythe qui revient du groupe des guitares tous les dix ans, etc. M’enfin bon, là à ce moment-là, c’est quand même la déflagration, ça modifie quand même complètement la donne. Et surtout, je trouve qu'à ce moment-là, il va y avoir une commercialisation extrêmement forte, c’est-à -dire que tout le monde veut le signer, des groupes à guitares, quel que soit le son, quel que soit le truc, etc. Et finalement, tout ce pour quoi vous étiez battus, c'était là, c'était réussi et ça va finir en eau de boudin, Non ?
Oui. Alors oui, je suis accusé. Pas top non ?
Je sais bien
Mais non, mais tu as raison. Par contre, sur le seul côté de ce mouvement qui arrive comme ça, qui déboule d’on ne sait où tout d’un coup, comme les punk en 77 donc après les Punk 77. Donc là on est dans des dans des ans, des groupes de guitares et il est le mouvement suivant qui lui ressemble, c’est le grand déjà le sens sans tout le côté politique parce que parce que parce que bon bah Seattle c’est pas le pays du sud, c’est pas le trip par respect sont pas, ils ne sont pas très concernés par tout ça..
Nous. On ne l’a pas ressenti comme la fin, comme la fin de quelque chose. Cette hype à par rapport à Nirvana. Nous, on l’a senti comme un, comme un épiphénomène, un phénomène qui est tellement particulier et. Tellement incompréhensible que de toute façon personne ne comprendra et donc de toute façon, le business ne pouvait pas comprendre. Ce qui fait qu’après, qu’est ce qui ? Est ce qu’on peut citer d’autres groupes comme ça qui ont été. Est ce qu’il y a eu un déferlement chez les majors de groupes à guitares et tout ce qu’on n’a pas vraiment eu ? Si c’est vraiment, c’est Nirvana et c’est ce pas me donner en a un peu profité. Parce que voilà, tous les groupes de ce pop étaient plus sous les projecteurs grâce à Nirvana. Mais. Mais à part ça, c’est vraiment un épiphénomène et ça correspond quand même à un moment où il va y avoir en France. Après sur les pays étrangers, ce n’est pas obligatoirement la même chose, mais en France il va y avoir ce basculement de ce que tu disais tout à l’heure par rapport à une scène dit ouais xxx y a tout à construire qui s’appelle une scène alternative qui ne veut rien dire. Mais comme tu disais tout à l’heure qu’il y a une alternative à ce qui touche au business. Et voilà. Et ça, là, au moment de dire voilà, on arrive à la fin, c’est la fin, c’est la fin de tout ça, mais je ne pense pas que ce soit l’arrivée de Nirvana. Où est la hype qui a pu y avoir par rapport à eux ? Qui c’est qui déclenche ce truc là ? Je pense que le mouvement, en tout cas en France, il est enclenché par là, par plein de gens qui, comme je l’ai dit tout à l’heure, avaient vu de la lumière dans le monde alternatif et qu’ils voient la lumière dans le temps, dans les bureaux des majors.
Alors je me mets en petit, j’ai hésité, mais je le fais quand même. Et une vidéo YouTube où on voit des photos de la police de Seattle qui découvre le corps de Kurt Cobain. Pourquoi je fais ça ? Parce que moi, ma vie a changé ce jour-là et le 2 avril, je découvre ça et ça y meurt. Le 2 avril, je veux dire, je crois, euh. Et en fait moi le rock n roll s'écroule à ce moment-là. C’est-à -dire que c’est. C’est pour ça que je ne vous ai parlé de Nirvana, c’est-à -dire que tout ce à quoi je croyais donc vivre, vivre vite, pas forcément mourir jeune, mais vivre, vivre à fond, etc. Finalement, ça, ça se termine sur un suicide, une propulsion absolument incroyable. Et pour moi ça s'écroule vraiment. Notamment, j’en veux énormément au business à ce moment-là, parce que je considère qu’il y a quelque chose de sacrificiel là dedans et que rien ne marche. Toi, tu sais comment réagis à ça par rapport à ta position de musicien, de chanteur ? Est ce que c’est une discussion entre vous, ça ? Ou vous dites non, c’est un choix personnel, c’est fait sa vie et ça n’a aucun rapport avec notre travail, avec ce qu’on fait. Ou est ce que, à un moment donné, vous vous êtes mis à douter ?
Pas du tout. Non, pas. Enfin, ça n’a aucun rapport. Il faut bien se dire que nous, la fois où on joue avec eux, avec Nirvana, c’est en Suisse. Je crois que c’est Neuchâtel. Tout à fait sûr, dans une patinoire
S’il y a un programme.
Et là, on se rend compte de ce que c’est que cam Cam qu’un personnage qui est devenu un personnage totalement public, qui n’est plus, qui nous on ne l’a pas vu, Il est, il est cloîtré, ils ont des gardes du corps, ils ont et surtout lui il se cache et voilà. Et. Moi, pour moi, c’est. C’est un autre monde. Il est passé du côté obscur, celui de Dieu qu’on déteste, donc on n’en a pas envie. Ça ne m’intéresse pas, ne nous intéresse pas. Et lui, il est passé là-dedans. Alors après, c’est pas de sa faute, Ils ont fait un loup, ils ont fait de la musique et puis et puis ils ont fait un album et puis ça a cartonné puisqu’ils ont rien fait pour que ça cartonne parce que désormais il sera un pur album de deux. Donc si c’est un disque, un des plus grands albums qu’ils soient jamais sorti. Même si. Même si on voudrait bien dire le contraire comme ça, ça nous permettrait de dire que tout ce que tu dis, tout ce qui marche est pourri. Bah non et non, ça a marché. Mais c’est un super album, c’est génial ! Et donc ils ne l’ont pas fait exprès, ils n’ont pas cherché à avoir du succès. Comme tu dis, six mois avant ils tournaient dans les mêmes que nous, mais. Et donc il est tombé dans le côté obscur, c’est-à -dire tout ce que le business est capable de faire, tout ce que les médias sont capables de faire pour broyer les gens. En même temps, bon, je ne suis pas certain que ça lui arrive, c’est peut être par hasard et que voilà, il y a certainement d’autres choses qui rentrent en ligne de compte et que c’est souvent le monde et donc ce n’est pas notre monde. Donc voilà. Alors évidemment, ça nous attriste parce qu’on pense à nos amis de Seattle qu’ils connaissent bien et que du coup ils doivent être très malheureux mais sans plus. Moi pour moi ça on a sait jamais, je n’ai jamais eu si bon, peut être à part Carlos Santana éventuellement, mais je n’ai jamais idolâtré qui que ce soit au point d’en faire quelque chose dont la mort pourrait me le peiner plus que ça ou me. C’est les gens proches des gens que j’aime et avec qui on a tourné, les gens avec qui on a fait des choses, ça oui, mais des gens qui sont très éloignés de nous et qui ne sont pas sur la même planète. On a croisé une fois et encore non, moi, ça ne m’a pas fait grand chose.
Je suis désolé mais avant et après ?
Après je peux comprendre. Mais après je pense que c’est lié aussi.
Non mais c’est de mon côté aussi.
C’est lié aussi à une période ou c’est vraiment le début de la fin. Alors c’est le début de la fin. Quand j’ai dit tout à l’heure putain mais qu’est ce qu’on s’est bien amusé quand même dans les années 80, on s’est bien amusé avec toutes ces bandes de crétins un peu partout en France. La kiffe qui faisait des groupes qui faisaient des labels, qui faisaient, qui, qui faisaient des fanzines, etc. Et puis vraiment, franchement, on s’est bien marré quoi. Et je faisais aussi pour Sarah et là, au début des années 90 et plus on va avancer dans les années 90, plus ça va être une chape de plomb qui arrive à notre niveau à nous. Parce que là encore, on parle de musique de groupe à guitare si on veut, si on parle, si on si on s’est branché sur le rap ou si on s’est branché sur sur sur l'électro. Euh. Eh bien on est très content parce qu’il se passe plein de trucs, parce que ça fourmille, parce que parce qu’il y a vraiment des choses super intéressantes qui se passent et qu’il y a une vraie énergie, mais à notre niveau à nous, pour ce qui nous concerne, de notre musique à nous. Ben oui, dans les années 90, on rigole beaucoup moins.
Bon, mais alors justement, il y a des questions comme ça dans le dans le château, on te demande par exemple comment tu as vécu l’arrivée de la techno, de l’acide et tout le reste. Vous n’avez jamais, vous ne vous êtes jamais inspiré de ces musiques là, mais pour autant vous n'étiez pas hostile.
Ah bah moi j’ai jamais été très hostile à quelque musique que ce soit avec les Floyd, à part les groupes, à part les groupes chrétiens et euh. Et bah ouais aussi, ouais, tous les groupes de skinhead et tout ça. Bon d’accord. Et mais. Mais non. Ah non, pas du tout. Puis surtout moi Alors monsieur, pas du tout ce que j'écoutais à un seuil, j’ai eu du mal à me brancher sur les trucs electro techno comme on disait à l'époque et. Et ceci dit, et plein de faire plein de choses après que j’ai réécouté, que j’ai trouvé bien, mais à cette époque là, c’est pas mon truc. Mais ce que j’admirais c'était leur côté DIY voix et justement et et tout ce qu’ils étaient capables de sortir eux mêmes sur des tout petits labels etc. De vinyle qui va avec, Même pas une pochette, il y avait juste par quel nom tu es, etc. Je trouvais ça vachement bien. C'était s’il y avait une énergie dans ce mouvement là qui était super, tout comme il y a eu une énergie alors qui est qui n’est pas la même dans le rap, qui est autre chose, qui est plus et plus politique. Et c’est pour ça que, un peu comme tous les rockers blancs, j’ai pu me brancher sur sur Cypress Hill, sur eux, sur les autres, à commencer un Public Enemy, etc. Ah, voilà un bon disque et j’ai réécouté encore plein de trucs dernièrement tout ça. Moi c'était hyper envie de le tuer tous ces trucs là, et surtout du rap américain. Et. Et là, on sentait du temps à ça, on voyait un public Enemy, bordel merde, on retrouvait les c'était dépeints en quoi c'était les cités ? Et donc là, oui, il y a là il y a des. Y’a des vrais mouvements qui naissaient à cette époque là, qui sont qui sont hyper important pour la musique et qui ont déclenché plein de choses et voilà. Mais c’est vrai qu’au niveau de ce qui peut être notre musique à nous, de celle qu’on revendique en tant que musicien bassiste utilise cela, ça a été le début de la France, Arsenal.
Est ce que tu ne crois pas qu’il y a une réécriture toute romantique et tout à fait agréable ? Par ailleurs, quand tu dis on s’est bien éclaté dans les années 80 parce que dans mon souvenir, les années 80, c’est l’enfer si c’est ici. Et je crois pas que dans le moment on avait l’impression de s'éclater. Je veux dire, c’est la certitude que le chômage de masse et en fait l’alpha et l’oméga de l'économie, c’est le sida. C’est le début en France de la montée du Front National. C’est quand même une quantité de choses dans lesquelles on est toujours aujourd’hui. Mais justement, c’est quand même la fin des utopies.
Et alors, quand je dis, quand je dis qu’on s’est bien éclaté, on s’est on s’est bien éclatés à faire de la musique, à faire des fanzines et toutes ces erreurs. Enfin voilà des idées et de faire plein de choses avec des gens qu’on aime bien. De là à dire j’ai pas dit que les années 80 c'était génial. D’abord, premièrement, la mode vestimentaire des années 80. Rock
On n'était pas bon quand on n’était pas moi Franco-belge.
Mais on ne sait pas évidemment si on parle d’une dune, de la situation sociale, politique, etc. Oui, bien sûr. Ceci dit, ce n’est pas pire que dans les années 70. Toi tu ne les as pas vécues. Mais, mais, mais. 110 CCC chape de plomb quand même c c gravissime. On est avec eux, on est avec Giscard, faut s’en rappeler de Giscard. Et puis et puis si on prend les années 60. Ce n’est pas plus drôle non plus, hein ? C’est donc oui. De toute façon, nous on était dans ce monde là et c’est aussi pour ça qu’on a grande envie de faire du bruit. On disait qu’on a le droit de faire du bruit parce que justement l’environnement n'était pas des plus jouissifs, ça c’est sûr. Bien sûr, je parlais quand je dis qu’on s’est bien éclatés, je parlais de ce qu’on faisait en musique. On a vécu avec les concerts, avec tout ça, non. Et on inventait des choses parce que comme je l’ai dit, c’est il fallait construire, il fallait inventer sur place. Parce que bah, en se référant à plein de choses, mais il fallait inventer parce qu’il y a rien qui existait, il n’y avait pas Google.
Quelle attitude te demande mon chéri ? Est ce vraiment nécessaire de s’en rappeler de Valéry Giscard d’Estaing ?
Il faut se rappeler.
c’est nécessaire.
Être un musicien accordéoniste ? Ne l’oublions pas.
Et pas des moindres et pas des moindres. Mais bon, la politique de la chaise vide, c’est pas terrible quand même.
A la fin du concert, ce n’était pas c'était pas son meilleur moment. Comment il avait dit ? Mesdames, messieurs, bonsoir. C’est ça qui s’est élevé. Il était parti.
Il y en a d’autres, il y en a d’autres. C'était Bonsoir, on s’appelle l’Etang, on vient d’Angers. Je crois. Je crois qu’on a perdu. Patrick Je suis un peu inquiet.
Ouais, parce que le premier lien que tu m’as envoyé ne marchait pas. Alors est ce qu’il est resté bloqué dessus ? Ah et il a pas vu qu’il y avait un deuxième lien ?
Ah merde, Merde, Merde ! Parce que là, justement, je voulais jouer. Je voulais qu’il vienne à ma rescousse. Pour continuer. Le bouquin raconte évidemment toute l’histoire des Thugs, même si je trouve que ça va assez vite sur la fin. Ce qu’on comprend, c’est que grosso modo, il vous arrive ce qui arrive à tous les gens qui pendant dix quinze ans de leur vie passe la moitié de leur temps voir un peu plus sur les routes, dans des petits camions et que y’a un moment euh c’est la promiscuité et pas fait qu’on a envie de voir un peu ailleurs. C’est comme ça que ça s’est passé grosso modo où est ce que c’est, Où est ce que c’est d’autres raisons ? As tu essayé de le rejoindre là TT.
Je lui ai envoyé un petit a t quelque part. Comme toute aventure, comme toute aventure humaine qui a deux, à 3 à 4, à 5 à 6,
Au revoir, c’est ça ?
Il a dit. Au revoir, au revoir. Exactement. Et donc, comme toute aventure, on connaît les histoires amoureuses aussi. Il y a un moment où. Ça le fait plus ou il y a des mois, des années qui passent sur des non-dits, sur des sur des voilà. On n’a plus envie de vivre les mêmes choses, on a pu envie de faire les mêmes choses et que et bah on a beau. On a beau essayer, continuer, et ben finalement ça ne le fait pas. Et puis un jour ça explose et c’est. C’est l’histoire des TOC. La fin, c’est ça. Après, il est certain qu’on était aussi à une période depuis. Depuis 94 95 sur une lente pente en termes de monde dans les concerts et de et une pente descendante en termes de concerts et en termes de ventes de disques. Est ce que ça a joué ? Je ne crois pas. Parce que je pense que nous, ce qui nous intéresse, c’est de faire de la musique et on a jamais été très préoccupé par les chiffres de ventes. Mais bon, peut être qu’inconsciemment ça a provoqué un peu la fin. Mais c’est surtout parce que tout d’un coup. On avait plus à. On avait plus 30 ans de choses que ça a partagées, tant de choses que ça a fait en sorte.
Donc ensuite toi tu vas quand même. Chacun va continuer dans la musique. Christophe va produire, toi tu vas monter Line avec Pierre-Yves. En gros, vous, vous, vous, vous continuez les uns et les autres.
Oui, oui, il y a eu une reformation cinétique en 2008 84. Ca été très très bien parce que donc 99 ans séparent de façon un peu douloureuse, mais sans que ce soit une énorme embrouille. Tu sais, on est triste parce que ça se termine. Et puis sur des petites histoires quand même, hein, c’est normal. Et puis en 2008, on se retrouve pour faire ce nourrisson.
Il est encore nourrisson.
. Forme toi et tiens et nourrit, forme toi. C’est drôle parce que je sais pas si il t’a déjà vu, mais en fait il y a eu une photo de de Benoît Hamon dans son bureau où il a une affiche d’une réforme Toi et ses fleurs tous les matins d’imaginer qu’elle.
Quel sens est ce que c’est ? Benoît Les fans d’un groupe punk Benoît. Hamon qui ne veut pas réformer la France.
Non, moi j’ai toujours rêvé. Voilà. Moi j’ai toujours été et j’ai toujours été persuadé que c'était plus le no reform kinky qui l’intéressait dans la danse. Et puis c’est une affiche, c’est une photo de manifestation de femme et tout ça. Donc, et la reformation en 2008 pour sept huit concerts, ça a été super parce que ça nous a permis de clôturer l’histoire entre nous. On a été super contents de se retrouver, on a fait de très bons concerts. Je le dis en toute modestie. On a fait de très bons concerts et il y avait beaucoup, beaucoup de monde et les gens étaient ravis et ça nous a permis de terminer l’histoire. C’est un point final. À l’origine, on l’a dit à je ne sais plus qui voulait qu’on se reforme. Donc c'était un point final en 2008 et voilà. Donc on a fait ça. Et puis donc en effet, on n’a pas vraiment arrêté la musique puisque Christophe a continué à faire des projets de son côté. Puis Pierre-Yves et moi, on a créé un groupe qui s’appelait Joy Puzzle.
Ah oui, c’est vrai.
C’est 2000. Et puis donc, après l’année, en 2017.
Alors justement, là, pendant, tu parles d’Helen, il y a quelqu’un qui te demande de faire une petite comparaison Line versus steg, même vibration, même énergie, Te demande pas et il te dit mais dis, qui trouve ça ? En plus il y a quelqu’un qui s’abonne à ce moment-là, c’est incroyable ! En tout cas, l’inspiration est là et j’aimerais qu’il lève le mystère sur qui est John dans Down the River, qui est un morceau extraordinaire. Je suis d’accord. Qui est John ? Boris. John.
Je ne sais plus. Je ne sais plus. Je ne sais pas. Je savourais les paroles de cette chanson-là. Je ne sais pas du tout comment ça peut me venir. Franchement, je hurle. Aucune idée.
C’est assez Macron. C’est un dénommé Makhno. Voilà qui va te plaire. Un dénommé qui a un abonnement. Tu vois, c’est incroyable les ravages de l’alcool. Ah non, pas du tout ! Il n’y a pas d’alcool chez Monsieur Souris. Non, non, non, non, non, non ! Là, vous vous détrompez. C’est parce qu’il écrit dans un état second, mais c’est naturel chez lui,.
Mais bon, quand j'écris, je ne bois pas, ça c’est sûr. Non, je me rappelle plus, je sais plus, Je ne sais pas pour juste, je ne sais pas. Mais avec Mister en plus, c’est bien lui.
Et la dernière fois que t’es venu dormir dans la pièce à côté, tu avais montré tes relevés, les relevés YouTube des Thugs je crois, ou de laine je ne sais plus. Euh. Et ça, j’aimerais bien qu’on en parle. C’est la raison pour laquelle tu lui as donné plutôt une playlist Deezer tout à l’heure ? Parce qu’en fait, Deezer va payer moins mal que les autres. Mais je trouverais, Je trouverais chouette qu’on aborde cette question là aujourd’hui puisque les ventes de disques se sont écoulées, à part les dédiés des disques très particuliers comme ceux que tu réédite avec ton label aujourd’hui, a fortiori quand il n’y a pas de concert, La source de revenus, c’est le streaming et en fait, c’est des miettes qu’on vous donne.
Après moins je peux, Je ne sais pas en fait. Oui, c’est des miettes si on regarde. Oui alors donc j’ai choisi Deezer parce que. Donc par expérience sur nos relevés Deezer c’est quand même fait. C’est la plateforme qui aurait le qui paye le mieux, qui rémunère le mieux les auteurs compositeurs et assez largement devant YouTube, devant Spotify, etc. Bon voilà, c’est pour ça que j’ai mis que j’ai mis un lien YouTube. Deezer c’est des liens à la Deezer. C’est pour ça que moi je suis abonné à Deezer pour ne plus avoir toutes les publicités. Voilà. Et donc oui, c’est vraiment, c’est ces misérables à fond. Faut bien se dire que bon, nous en même temps, on est misérables. C’est à dire que si on regarde le nombre de fans sur Deezer, des tonnes de liens et si on le compare avec d’autres trucs, d’autres trucs, on est vraiment misérables. Donc quelque part que quand on touche pas grand chose, c’est peut être normal par rapport à un tube, ça veut dire c’est quand même. On est quand même dans une drôle d'époque avec de la musique et des rêves. Et justement dans ce que tu disais tout à l’heure par rapport au fait que par. En effet, maintenant les ventes de disques c’est plus tout à fait ça et que tout se passe plutôt sur internet et ça se passe plutôt en streaming, le téléchargement ne marche pas du tout. Apparemment iTunes ne va pas abandonner le téléchargement avec dans sa poche, donc ça ne marche pas. Et par contre le streaming ça marche du feu de Dieu. Pour l'œil, moi j’avais été visiter un label dont je tairais le nom qui ici m’avait dit oui. On entend maintenant des vinyles de cd, on fait plus que des objets de collection un peu. Maintenant c’est le streaming, le streaming, le streaming de streaming et euh. Et alors ? Bon plage peut être réagir comme un vieux con, mais je trouve ça, ça, ça me désespère, alors ça me désespère. Pourquoi ? Parce qu’en fait, y avait dans le dans la démarche des artistes, des groupes, de faire un album C'était une œuvre quoi. C'était quelque chose qu’on construisait, c'était une maison. Ça a duré un an, un an et demi, deux ans pour faire un album. On écrivait les morceaux les uns après les autres et de ce qu’on pouvait en dire dans les paroles, par la musique, tout ça représentait une part importante de ta vie. Un an et demi, deux ans. Et donc il y avait une vraie construction de quelque chose qui. Moi, j’appellerai une œuvre. Et maintenant on est aux morceaux, on balance des singles, on balance des morceaux, et surtout il y a et on fait des playlists. Et les playlists, c’est euh, c’est un morceau par ci, un morceau par là, etc. Et la notion, la notion de l'œuvre d’un album n’existe plus. Donc maintenant on est dans le on consomme très vite, il faut que le morceau il fasse 30 et puis surtout il faut qu’on passe à un autre groupe parce que autrement on va se faire chier et puis on est pas obligé d’aller jusqu’au bout. Moi avec ma gamine dans la rue, dans la voiture, on écoute des cd etc. Et on n’est jamais le lecteur cd avant que le morceau soit fini. On l'écoute jusqu'à la fin et ça je pense qu' il y a certaines bonnes batteries
. Si on roule à l’ancienne.
C’est parce que j’ai une voiture et une voiture avec un lecteur cd, ce qui n’est pas banal. Et je pense qu’on est rentré dans une ère de consommation de la musique. Comment achète-t-on des pâtes ? On consomme, on consomme. Ce n’est plus que de la musique, de que de la musique d’accompagnement de ce qu’on peut. Je vais encore parler de ma fille, mais ma fille joue aux Sims en écoutant de la musique et en regardant une série en néerlandais. De là, on est dans un. On est dans un autre monde, mais elle respire et.
Bientôt elle va s’imprimer.
Eh ben oui, il y avait déjà streamé Est-ce qu’elle écoute déjà ? Comment est ce que c’est elle et Dorf ? Et on est rentré dans une dans une. Dans une ère où la musique c’est plus une œuvre, c’est. Ça fait partie du décor et ça, je trouve ça très dommage. Et Internet ? Et donc le streaming va. Ça va faire ça. Et nous, on l’a vu avec Nathan, son signe. C’est à dire que quand on est arrivé chez Pias, notre distributeur, au temps où il allait pas nous distribuer tous nos disques, qu’on sortait parce qu’il y en a certains qu’il allait pas beaucoup vendre autant, ils nous ont dit mais alors là on en reçu en digital tout ce que vous voulez. Tout ce que vous allez y. Du contenu, du contenu ? Du contenu. Parce que du petit 0,000 0,01 € sur un titre. Bah si t’en a dans ton catalogue, si t’en a des 100 000, 200 000 300 000, eh bien calculé combien ça fait, ça fait du brouzouf. Et puis c’est tellement facile, tu t’en occupe pas une fois que tu l’as mis en ligne sur les deals sur les plate-formes. Terminé, on a plus rien à faire. T’as pas de gestion de promo et tout sera. Tu n’as pas besoin de A. Évidemment on a dû quand même du travail à relancer par de la promo ou des choses comme ça. Mais le travail que tu fais sur du digital, il est pas du tout le même que tu fais sur lui, que t’es obligé de faire sur du physique qui coûte cher et donc allez y fourrer, fourrer mou plein de morceaux digital, aucun souci. Allez y, allez y, allez y. Les 1/1000 de centime que vous allez récupérer, ça vous intéresse ?
Je voulais poser la question C’est combien exactement ? Y. A une chanson de Len qui est diffusée sur YouTube. Si je la regarde au bout du compte, vous touchez combien ? Est ce que tu sais ça ? 0,000001 centimes, quelque chose comme ça ?
Eh bien, monsieur du French, je vais vous dire, cette question là est très intéressante et je vais vous aider.
Et je vais vous dire Monsieur Sourice qu’il était temps, à 23 h 30, que je pense. C’est une bonne question,
C’est très intéressant et je vais vous répondre que je n’en sais foutrement rien. Et pourquoi je ne sais rien foutre ? Parce que même en regardant. Mais les relevés Mascaret quand je reçois les pages de relevés en digital, là.
J’ai mon assistante qui me dit qu’il faut que je fasse revenir l’auteur du livre.
Et oui, je lui ai dit que le deuxième, ton deuxième, tu peux lui renvoyer un petit.
Je vais lui envoyer le lien d’invitation.
Un deuxième n'était pas valable chez lui non plus. envoie une brigade à Clermont, un je ne sais quoi.
Et oui, j’ai Patrick qui est à Clermont. Toi, tu es quelque part dans la campagne. Moi je suis à Paris et c'était rigolo parce que tout à l’heure, mais là on remonterait trop à nouveau dans le temps dans les années 80. Mais quelqu’un dans le tchat disait qu' on avait une consommation horrible, le terme assez régionaliste. Ah si on était à Rouen, on écoutait les étoiles et les dogues, on était rangés, on écoutait les Toy et on était à Montpellier. C'étaient des chéries. Photos. Et voici Patrick, le grand retour, le grand retour de Patrick qui va revenir normalement d’une seconde à l’autre. Connexion à l’audio. Voilà, le revoilà. Vous. Patrick, est ce que tu nous entends ?
Oui, oui, je vous entends.
On a eu le temps de réécrire alors on a eu le temps de réécrire quelques passages. Alors là, les gens envoient des sons, ils utilisent des sons, ils ont des points de chaîne, donc ils s’en donnent à cœur joie. Donc des collations, etc. Vous ne vous laissez pas impressionner à continuer comme sur un rail comme dans les tags ou comme. Voilà. Et là on a fait un saut dans le temps si tu veux. On parlait du streaming et Eric concédait que j’avais enfin posé une question intéressante à laquelle il allait répondre Mais le peuple te réclamait, Patrick, il fallait absolument que tu rejoignes notre conversation. Donc voilà, tout va bien. On est à nouveau tous les trois plus de 150 personnes qui nous écoutent. Et donc là, on parlait des grilles tarifaires très généreuses des grandes plateformes, elles-mêmes très généreuses pour les musiciens en ce moment. Eric La parole est à la défense.
Mais après voilà d’untel. Donc je parlais en effet de tout ce qui pouvait être streamé en ce moment et que je. Moi je trouvais que c’est une drôle d'époque et que ce n'était pas une très très bonne époque pour la pour. Pour la musique et pour la création musicale. Voilà, après il est certain que nous aussi on est aussi, comme on le disait tout à l’heure, on est vraiment dans des niches, dans les groupes à guitares, tout ça. Si c’est pour dire qu’on est dans une niche et qu’on vend, on vend du cd, du vinyl quoi, et on en vend pas mal pour nous, pour le côté misérable qu’on est. Mais donc et ça c’est si ça ne se fait plus de vendre du cd et du vinyle.
Alors attends parce que on me parle aussi dans le chat de la K7, il y a 20 Chico notamment. Que penses-tu du retour ? Que pensez-vous tous deux du retour en majesté de la cassette ? Et elle ajoute Si, si, je vous rassure. Serait-ce le retour d’un vrai circuit indépendant ? Possible, avec des petits moyens, dans un circuit parallèle à celui des grosses maisons de disques ? Fouette. Fouette fouet. Fouette ! Taper les. Achetez des cassettes ou une cassette. Il faut que tu parles pour qu’on entende qu’on te voit à l'écran et prononce un truc. Parce que si c’est parce que tu parles qu’on te voit.
On est d’accord ? Un autre exclu ? Non, non. Et le retour de la cassette, c’est vintage. Et alors on retire la cassette, mais ça fait déjà quelques années. Moi j’ai quelques cassettes où il y a. Il y a plein de groupes qui se remettent à faire de la cassette depuis quelques années.
Je ne sais pas alors si vous n’allez pas bien les gars.
L’Amérique parle de niche, mais là on est, on est dans la niche, bête, on est dans un système plus Là tu as des niches de niches.
Pour la SPA, pour la sortie du premier du premier disque de Lynn, le quatre titres. Un jour, il y a Franck Frédéric avec qui je fais le label sur le single et qui m’appelle On dirait Tu ne vas pas en face des cassettes. Et je dis quoi ? Dis-moi, tu veux quoi ? Parce que là, on fait du cd, du vinyle, mais c’est d’une cassette Gibus. C’est quoi ce délire ? Il y a encore des fabricants. Il y a un fabricant. Là, j’ai un contact et tout. Ce serait, on pourrait en faire. C’est n’importe quoi. Non mais attends, il y a. Il y a plein de gens qu’ils font exister. Bon, d’accord et moi j’ai trouvé ça tellement drôle de ressortir comme nom et comme à l'époque, de sortir sur les trois formats. Parce que ça, on l’a fait. Je me rappelle à haut niveau de black et noir fin des années 80 quand les cd ils apparaissent. Euh. On est sorti y a des albums qu’on a sorti dans les trois sur les trois supports K7, vinyle et cd et donc ça me rappelait cette période là. J’ai dit bah ouais c’est cool ou on a tiré 50 ans, faut pas exagérer qu’on a vendu et voilà. Et donc oui, en effet, il y a des gens qui achètent des cassettes, des cassettes.
Alors il faut, il ne faut pas qu’on se moque trop parce qu’il y a des, il y a des. Il y a des fans de cassettes.
Mais oui, dans mes poches, il y a tous les collectionneurs de Fuego avec un lecteur cassette un, tu vois les choses. Donc ici aussi, il y a des gens, il y a des gens qui ont de vieilles voitures avec des lecteurs cassettes, ils ont le droit d’avoir de la musique.
Question importante est ce que le Bic est fourni avec les cassettes ? C’est une question qui est posée par Franz Graf.
Très bonne question. Ça pourrait.
Question qui est posée par François. C’est un des modos. Bon, lui, il est dans la techno. Voilà. Et il a bien raison. Je veux dire, il n’y a pas de problème. Et il te pose une question par rapport au streaming. Qu’est ce que tu penses de Bandcamp, patron ? Et de toutes ces solutions existantes mais réellement sous utilisées ? C’est à.
Dire ?
C’est plutôt pour Eric, je pense.
Oui.
Je sais, je sais bien faire bande Quand on se rend compte aussi que si on veut alors vendre du cd, du vinyle et y faut parce qu’il faut les vendre, parce qu’en fait ça coûte un peu cher, surtout les vinyles, ça coûte très cher de faire du vinyle, donc faut les vendre. On ne peut pas les distribuer gratuitement parce qu’on peut en distribuer et puis ce serait fini, donc on est obligé de les vendre. Et pour vendre, il faut être sur une plateforme différente de vente, même Rakuten, même pour être chouette dessus. Pour voilà, il y a des gentils, il y a des gens qui achètent sur ces plateformes là et qui n’achètent pas sur notre site à nous. Et donc être un peu partout dans le monde fait partie de ça. Après une bonne campagne, j’ai un certain respect pour ceux du site plateforme qui permet en fait de mettre de la musique et de la faire écouter et. Et puis il y a des gens qui dans leur jeu, sur leur plateforme, offrent pratiquement gratuitement le digital et tout cela. Enfin voilà, en téléchargement et moi je trouve ça bien. C’est des succès plutôt pas mal faits sur plusieurs autres sites.
Et la musique c’est en tout cas une belle plateforme pour découvrir des groupes. Moi j’ai découvert plein de choses grâce à Bandcamp parce que je suis plus vaste. Urban quand tu mets un lien et ça te permet de découvrir. Et après je suis assez taré pour aller acheter le disque. J’adore quoi, mais je trouve que c’est vraiment. J’avais un label moi aussi en 2010, ça s’appelait Pyromane Records où j’avais 1001 au groupe qui a, qui insistait vraiment pour qu’on soit sur Bandcamp, pas pour mettre le disque, pas en entier sur Bandcamp mais deux trois titres en écoute. Et effectivement, c’est un super moyen de communication en tout cas.
Je ne sais pas si il est encore oui il y a des labels, c’est jouable. Si si, tu peux mettre les liens des gens qui des gens, des gens, des gens et de JC ou je l’appelle comme ça de JC et d’Eric qui donnent des musiques aux postes là qu’on n’entend pas pendant l’interview. Eric il a justement une page Bandcamp et voilà. Si, si, si vous aimez sa musique, vous pouvez lui donner un peu de pognon. Voilà, c’est bien, moi je suis ici, voilà. Et Eric ? Mais l’autre Eric, tu n’as pas répondu à ma question pour combien un groupe touche dans une diffusion chez les gens ? Nico est épouvantable dans mon casque fait depuis tout à l’heure dans un passage sur YouTube.
Ah et je t’ai répondu, je te dit j’en sais foutre rien. C’est impossible de savoir, de comprendre comment est ce quel est le mode de calcul. Alors chaque plateforme va payer totalement différemment. Ce qui par rapport aux mêmes morceaux du même groupe. Mais tu ne sais pas pourquoi. Alors j’imagine que ça doit être parce que certaines plateformes sont immatriculées aux États-Unis, d’autres en Suède, etc. Et que les accords qui sont passés avec les des sociétés de perception des auteurs compositeurs ne sont pas les mêmes entre les différentes plateformes. Ça peut être un truc comme ça, mais il y a des fois des choses bizarres parce qu' entre YouTube et YouTube, même morceau et puis c’est pas payé de la même manière, tu vois pourquoi alors ? Est ce que c’est parce que je ne sais pas si faut écouter que l’auditeur écoute tout le morceau pour qu’on paye ou si c’est juste, il faut au moins qui dépasse de dix secondes, je ne sais pas. Monstrueuse. Voilà, c’est totalement obscur là, il y a des gens qui doivent savoir comment, comment. Mais là, moi.
Dans le tchat, là, visiblement il y a beaucoup de fans de la bande de Sony. Draguer quelques pseudos, ça c’est du pseudo. Déjà Sony dans son pseudo, moi je dis bravo. Dire merci, je vais le nommer VIP. Lui il dit Bandcamp c’est 80 % versé aux artistes et 100 % pendant les bandcamp et Friday c’est pas mal.
Oui tout à fait. Nan mais c c’est d’autres méthodes, c’est d’autres méthodes de streaming, de la musique et de téléchargement. Ce n’est pas du tout le même concept que YouTube. On est quand même avec eux. Avec YouTube, Deezer et puis Spotify avec des gens qui kiffe, qui vendent de la musique. Mais ils pourraient vendre des patins comme je disais tout à l’heure, parce que franchement, Deezer y est, tout comme Spotify. Tu peux retrouver un groupe qui s’appelle je ne sais pas moi, tiens, un super ordinateur, je fais un groupe qui s’appelle ordinateur et puis je mets de. Je peux mettre de la musique sur eux, sur Deezer, sur les plateformes, je remplis des trucs, etc. Je vous passe les détails et voilà. Et ça arrive sur la plate forme. Merde putain, y a un groupe tchécoslovaque qui s’appelle Ordinateur. On se retrouve sur la même page. Donc le titre de la page, c’est ordinateur. Et là il y a un groupe de métal et un groupe de country qui se retrouve dans le même, sur la même page, sans qu’on sache qui ils sont, d’où ils viennent, pourquoi se mélanger, etc. Juste parce qu’ils portent le même nom. C’est à dire qu’il y a aucune règle, y a pas de conscience du tout que c’est des gens, des groupes qui font de la musique et que ça serait bien qu’ils aient leur page. Ils sont, ils n' ont rien à carrer, ils s’en foutent. Après, si tu vas à ce que tu vas réclamer et que tu diras mais attention, voilà, à ce moment là ils vont séparer. Mais à la base, bof, on vous balance de la musique, démerdez-vous. Et puis ce qui est important, c’est que nous on s’en ramasse plein, ce qui n’est pas le cas de Bangkok puisque c’est un système totalement différent bien évidemment.
Patreon. Est ce que ça te dit quelque chose ou pas du tout ? Je ne sais pas comment on dit.
Le gain sur le collier est souvent de quatre mois dans le temps pour moi. Pour moi, c’est une vitrine surtout. Tu vois, je vois ça plutôt. Alors pas avec l'œil nu du musicien, mais plutôt avec l'œil du journaliste. Pour moi, c’est un site, c’est une vitrine. Après, je vais découvrir son Bandcamp et bon après je fais partie de cette génération ou je suis assez taré pour aller acheter les disques. Tu vois, même si je reçois le disque en cd, en promo aussi, j’aime et je peux acheter du vinyle. Donc forcément, oui, j’achète le disque et je crois que c’est peut être Bandcamp. J’imagine qu’il doit y avoir d’autres plates-formes. Il y a vente quand il doit y en avoir d’autres qui sont peut être la meilleure. Façon de se promouvoir pour les groupes et égalitaires, c’est pour tout, tout le monde et à la même enseigne. Je pense que là, vraiment, tous les groupes sont ou sont logés à la même enseigne. Tout le monde peut vendre ce qu’il en vit. S’il veut présenter tout son album, il peut mettre en écoute tout son album, s’il veut présenter qu’un ou deux titres, un single qui veut mettre en avant, il va mettre un single en avant. Il met tout le monde sur pied, même pied d'égalité. Enfin, moi je trouve ça bien. Après j’ai jamais réfléchi parce que ça m’a jamais véritablement intéressé sur le. Le gain. Le gain. Mais au même titre que les plateformes Spotify, Deezer et compagnie. J’imagine qu’il n’y a pas grand chose à gagner sur Bandcamp, si ce n’est si ce n’est celui qui va venir sur Bandcamp. Pis va peut être acheter un disque. C’est l’intérêt. C’est formidable. C’est une formidable plateforme. Et je me. Je réfléchissais il y a quelques jours qui me disais Je pensais à mal MySpace, ce qui n’est pas si vieux que ça finalement, non ? Alors les joies de ce préhistorique MySpace par rapport à ce qu’on est capable de faire aujourd’hui avec Bandcamp et avec Instagram et tout ça, c’est. Je pense que c’est une façon pour les artistes en général, pas forcément que les musiciens d’ailleurs. Et de s’inviter chez les gens, chez les gens, sur chez eux, sur leur.
L’ordinateur qui avait été racheté par cet horrible milliardaire Murdock et une somme colossale et qui en quelques mois avait complètement périclité. C'était il y a une petite dizaine d’années, peut-être un peu moins. Mais par exemple, pour toi Eric, aujourd’hui avec ton label ou avec ton groupe Lens. Comment tu fais par rapport à tout ce que tu racontes tout à l’heure avec passion sur les tocs, Comment contrôler les choses, les pochettes, les circuits de distribution, etc. Aujourd’hui, est ce que c’est encore possible quand on est musicien, de maîtriser à peu près cette chose là ? Ou c’est peine perdue, ou c’est trop compliqué ?
Non, ce n’est pas non plus pour nous, c’est toujours pareil. En plus, nous on est rendu, on est un groupe de vieux alors. Donc pas tous, mais une bonne partie donc. Et on fonctionne à l’ancienne. C’est-à -dire que c’est-à -dire que l’on a, on s’est retrouvés, on a composé un répertoire, et puis on a commencé à faire des concerts et puis on a sorti un premier quatre titres en vinyle. On pense aider en cassette. Jean T’imagines si on n’est pas dans le on n’est pas dans le moule, son est carrément. Et puis après on sort un album et puis avec un deuxième album, on continue à tourner quand on peut, quand on n’est pas confiné et. Et voilà. Donc nous on est, on est à plat. Alors certes, on est dans une, euh dans une, ce que j’appelle une niche musicale, mais ceci dit, voilà, c’est comme ça, on fait notre jeu, ce n’est pas un truc qui nous préoccupe beaucoup. Comme cela ne m’a jamais beaucoup trop occupé quand c'était des tocs de me savoir si on va devenir riche ou pas. Donc là, c’est un baiser entre son honneur, à mon âge, je crois que ça ne marchera jamais. Donc voilà c’est faisable. On peut le faire, on peut le faire. La preuve, c’est nouveau. Nous on le fait de cette manière là. Après, je pense que, avec Internet, on a évidemment d’autres apports parce que nous, à l'époque, ça n’existait pas au moment des Thugs. Et donc là, nous, ici, c’est une composante qu’il a fallu, il a fallu apprivoiser un peu, c’est à dire comment est ce qu’on communique maintenant sur les réseaux sociaux, comment ils font, comment est ce qu’au moment où on met notre musique sur Internet, c’est à dire en effet, sur les sur les différentes plateformes, voilà, c’est des choses qu’il a fallu qu’on apprenne, euh, donc qu’on maîtrise pas encore totalement et voilà. Mais ceci dit, euh, c’est quand même moi ça me fait quand même, ça me fait quand même très peur quand même tout ça. Je ne sais pas. Voilà, encore une fois, peut être, peut être vieux con mais. Mais bon, je vais vous raconter une anecdote. J’ai été viré de marmiton au foyer Marmiton et j’ai été viré. Alors pourquoi est-ce que j’ai été viré ?
D’abord, il faut dire que tu es aussi excellent cuisinier que tu es guitariste et chanteur.
Une option n’exagérons rien.
Un plat, oui, ce n’est pas un produit fini. C’est clair et c’est comme ça.
Et pourquoi est ce que Marmiton ? Pourquoi est-ce que Marmiton les a viré, tout simplement ? Est ce que bon, maintenant vous avez tous remarqué qu’on peut dire si on veut des cookies ou si on ne veut pas des cookies ? Et. Et moi, on m’a dit allez, on m’a proposé ça et tout ça et j’ai dit Mais oui, bien sûr, OK, je refuse tout, Allez boum, je refuse. Et donc il me vire et en fait il me vire. Pourquoi est-ce qu’il me vire en gros ? Parce que ils vont me dire oui mais nous on vit de la publicité mais non, y vivent pas de la publicité et en fait y vivent de l’espionnage, c’est à dire si c’est des voleurs, il vole, il violé mon intimité et ils volent mes données personnelles, c’est à dire ce que je regarde sur internet, ce que pourquoi je fais tel ou tel truc pour les revendre à d’autres. Et donc moi je refuse ça, je ne veux pas qu’on vienne violer mon intimité, etc. Eh ben on me vire à ce moment-là, je ne peux plus regarder leur page. C’est-à -dire que ces gens là veulent m’obliger à être espionné.
Tout mon 24 000 qui nous 24 000 qui apparaît pour la première fois, sauf erreur de ma part, sur le chat. Oui, je comprends mieux maintenant le rapport à Ratatouille et c’est bien.
Très bien.
Bravo !
Moi aussi un peu temps parce que j’ai dit ça il y a deux heures, il y a deux heures.
Bravo ! Bravo ! Bravo et tout ce qu’on a en ce moment Il y a une épidémie dingue, c’est à dire qu’il y a énormément de sites dont Marmiton. En gros, soit tu acceptes les cookies, soit tu es bonne, soit tu dégage quoi exactement ?
Tout à fait. Et puis après ? Donc ça, tout cela, on parle évidemment de la de la rétribution des gens qui font des pages sur internet, etc. Et vu que j’aimerais, c’est une vraie question, mais moi je les empêche pas de faire de la pub, mais je ne veux pas qui m’espionne et ça on n’a pas le droit alors bon. Pas tout à fait, parce que visiblement en fait avant maintenant je fais dans les cookies, je leur dit ouais, vous pouvez faire de la pub standard mais pas scoop. Par contre vous faites rien de personnalisé du je ne sais pas, on va voir ce que ça va donner, Je ne sais pas comment est ce qu’on va me répondre merde, mais c’est quand même. On est quand même dans un drôle de monde, alors on le sait, on épice à chaque seconde de notre vie, un par nous, carte bleue par des satellites partout, un néon épicé et on peut savoir où on est et tout ça.
Et je pense par les cassettes dans les Ford Fiesta.
Je ne voulais pas en parler, ça en fait partie et voilà. Mais pour dire quand même que c’est cet outil et internet, il est quand même. C’est quand même moi j’ai tendance à me méfier de tout ça et j’avoue que je suis plus à l’aise avec, avec le cd, avec la cassette et avec le vinyle.
Oui mais si je reviens deux secondes sur le bouquin, j’ai parlé tout à l’heure du crowfunding, je ne sais plus, c’est Ulule je crois. C’est Ulule avec Patrick qui avait été extraordinaire, c’est à dire que ça a du te boosté et de booster l'éditeur de savoir qu’il y avait eu des milliers de ventes ou en tout cas des centaines j’imagine qui étaient assurées parce que les gens précommander et ça c’est bien parce qu’il y a une viralité autour du crowfunding. Donc ça, c’est quelque chose qui n'était pas possible avant le web. Du coup, tu pouvais faire des souscriptions, mais c'était beaucoup plus compliqué.
Ah oui, c’est sûr que la grâce à Internet, grâce aux réseaux sociaux, grâce. On a pu lancer la souscription. Ce n’est pas moi qui lance la souscription, c’est l'éditeur qui a fait une méthode. Il fait ça pour chacun de ces livres-là. Il vient de sortir le livre d’Alain Février en aussi qui aurait pu très bien écrire la biographie des Tome I. Alain vient de faire la biographie de Buddy Holly. Il a aussi lancé une souscription sur Ulule. Il sait le faire systématiquement et je sais plus ce que je voulais dire. C’est ça qui est bien là.
Si c'était aussi sur Ulule, elle passe sur l’idée de la souscription etc. Voilà, moi je suis, je suis moins réfractaire qu’Eric sur les nouvelles technologies
Effectivement, on peut s’appuyer effectivement sur les réseaux sociaux. Je pense que c’est avec les réseaux, grâce aux réseaux sociaux, on cible plus. Et moi j’avoue que franchement, pour la biographie des trolls, il y a une page Facebook consacrée aux thèses et je me suis beaucoup appuyée là-dessus. Et je me suis aussi beaucoup appuyé sur le site de Nathan Something où Eric et Franck ont beaucoup appuyé en communiquant sur la sortie du livre. C’est vraiment deux ponts, c’est sûr. C’est un peu deux piliers pour moi et Nathan son fils et la page deux sur Facebook qui ont été qui ont dynamité le truc. Il suffisait en fait il y avait une espèce de. Comment dire. Une mèche qui traînait là, qui traînait dans les sens portée historique. Y en a un qui mais qui allume le briquet là dessus. Et pour ça, ça s’enflamme. Et c’est ce que j’ai fait. Je m’en doutais un peu. J’avoue que je ne l’ai pas fait. Je n’ai pas lancé un audit avant de faire le livre, mais c’est tout comme. Et je suis servi que. Voilà, je pense qu’avec les réseaux sociaux avec Nathan, son feeling. On a fait flamber le truc.
Et alors ? Par exemple, je suis en train de diffuser les clips de Lynn qui sont sur YouTube. C’est quand même extraordinaire aussi de pouvoir diffuser de manière planétaire ton clip, etc à 100. Moi je me souviens très bien des années et des années 70 80. Si si. Et même si ce n’était pas avec toi, ton clip ne passait pas. Je veux dire, toi tu dépends de monopoles, alors YouTube en est un autre. Mais malgré tout, il y en a quand même une. Je me fais évidemment l’avocat du diable. On a reçu Olivier Tessier lundi. C'était 3h absolument démoralisantes sur les idées, sur les cookies, la technologie de surveillance, de capitalisme, de surveillance. Rassurez-vous, on est au courant ici. Mais quand même, j’essaie de voir. Je vous vois en train de jouer au football, en train de jouer de la musique et du football en même temps. La laine, là, je ne sais pas ce que vous foutez. Ah, c’est quand même c’est quand même fabuleux. Je veux dire qu' aujourd’hui, des gens qui aiment la musique ou n’importe quoi peuvent faire des fanzines en couleur de manière planétaire sans se soucier de la question de la distribution, c’est quand même fabuleux.
Oui, alors certes, c’est un outil, c’est un outil fabuleux et dont je me sers toute la journée, donc je peux quand même dire je peux aller dire que c’est que ça ne sert à rien et que et que je ne m’en sers pas. Au contraire, c’est un outil fabuleux. Cet après-midi, j’ai regardé une conférence du Collège de France. Je n’habite pas Paris. Pour moi c’est difficile d’aller voir les conférences du Collège de France, surtout en ce moment. Y en a pas en version sans vision. Voilà, c’est sûr, c’est fabuleux de pouvoir regarder des choses comme ça. Et en effet, par rapport à nous, notre jeunesse dans les années 70-80, c’est sûr que ça fait une petite différence. Le seul souci, c’est que c’est un outil fabuleux. Mais celui qui est qui est quand même aux mains de gens très très nocifs quand même. Et. Et moi j’ai arrêté d’aller sur Facebook, j’avais une page Facebook que je consultais, allez, on va dire journellement et euh. Et j’ai arrêté parce que tout d’un coup, Facebook me faisait des coups de lancer des pubs sur les réseaux sociaux, sur la page, sur ma page. Je sais pas comment il a reçu un surnom, là où je voyais différents postes de différentes personnes. Et donc tous les deux ou trois postes, il y en avait un il y en avait un de plus. Et cela peut concerner quelque chose sur un site web ou quelque chose que j’avais consultée sur internet Je ne vais certainement pas. Alors maintenant j’y vais une fois tous les dix jours, juste pour voir quand même comment va le monde. Parce que de toute façon, sinon je ne serais pas arrivé jusqu’au poste, je n’aurais pas été emmené au poste et euh. Et donc voilà. Mais c’est quand même hallucinant, C’est un outil fabuleux, mais il est aux mains de gens très nocifs. Là on est sur Twitch, euh on sait à qui ça appartient, hein. Est ce qu’il faut réciter les dix plus grandes fortunes au monde à l’heure actuelle ? Est ce qu’il faut rester zen ? Si c’est ça, alors dans la playlist, là j’ai mis un jeu, j’ai mis un morceau de quelqu’un qui s’appelle Gil Scott Brown et qui a fait un morceau qui s’appelle The Révolution ou une autre Battle. Et bah moi je l’ai mis en plus, j’ai juste dit tiens, Faurisson comprend donc aussi, on parle d’internet et tout ça, La révolution ne sera pas sur internet. J’ai envie de chanter ça. Voilà, la révolution ne sera pas sur Internet.
C’est un morceau
Et pourquoi ? Parce que là, on est avec un outil qui est totalement aux mains de tous, de deux de ces gens très nocifs et qui se servent de cet outil que nous utilisons pour mieux nous maîtriser. Et quand on nous parle de la révolution des pays arabes qui s’est passée sur internet et tout ça, mais bien sûr, y' a aucun souci. Bien sûr, ça se passe sur internet puisque de toute façon ces révolutions là ne sont pas des révolutions pour remettre en cause ceux qui tiennent à Internet. Et donc voilà. Par contre, le jour où on descendra dans la rue. Pour remettre en cause tout ça et ce fonctionnement là. Et bien là, Internet ne sera pas avec nous et internet ne parlera pas de la révolution, mais parce que c’est juste un instrument. On est bien d’accord. Mais sauf que cet instrument là, tout comme Gilles, c'était bon de parler de la télévision. Moi je parle d’Internet parce que c’est un site, c’est un outil et qui pour plein de raisons, qui a une utilité remarquable et qui permet en effet une communication dans le monde entier. On parlait tout à l’heure des relevés. De l’Est ou des Thugs par rapport au digital. Là, moi je vois à ce moment-là qu’il y a des gens qui sont au Brésil, qui sont à Singapour, voilà, et qui écoute des morceaux des tags de Goodyear et des morceaux du label. C’est génial, c’est absolument génial tout ça.
Alors moi je serai et je ne suis pas tout à fait d’accord. C’est-à -dire que je suis d’accord, évidemment. Si demain les révolutionnaires s’opposent à Facebook, à Google, à Twitter, Facebook, Google et Twitter vont couper immédiatement leur canal. D’ailleurs, d’une certaine manière. Le réactionnaire qu'était Trump à un moment donné se fait couper le truc. Parce que. Parce que finalement, son site, c’est tellement néfaste pour Twitter et compagnie qu’il utilise ces armes là. Que des mecs se disent pour notre propre business, là il faut qu’on coupe. Donc je prends sciemment un mauvais cas à un cas grave, Trump. Après, je pense que l’immense différence entre aujourd’hui et l'époque de Giscard, puisqu’il est ce il, il change, enfin il écrit ça en plus c’est les poèmes scandés qui vont être à l’origine un peu du rap, etc. Ça avait été repris par ce groupe. Bref, je trouverais ça pour demain matin. Justement, les télévisions à ce moment-là, ce qu’il voulait dire, c’est que c'était des grands networking qui étaient à l'époque trois et Bicici by CNBC et que si Network là n’avait pas filmé la révolution. Là, la différence c’est que si justement, il y a quand même énormément à Zoom me fait chier, là il y en a 10000. Je vous renvoie un lien, ne vous inquiétez pas. Malgré tout, la multiplicité des diffuseurs et des modes de captation change la donne. Donc je donne mon point de vue. On ne peut pas plaquer ce que dit jusque Cerrone sur internet aujourd’hui, 40 ans plus tard et bon.
Ok, alors demain il y a des il y a un mouvement révolutionnaire qui se passe et tout et donc il y a ni Facebook, ni Twitter, ni Instagram, ni TikTok, ni toutes, tous, tous ces grands médias, ni YouTube, ni rien et qui en parlent parce que aux mains des gens. En fait aucun alors et donc et donc il n’y en a aucun et ils bloquent tout et il y en a aucun qui en parle. Où ça se passerait. Là, là où se passerait l’assurance vie sur Internet ou pas sur Twitch, donc. Et donc ? Et ça se passerait où ? Donc où est où ? On va être là avec des modes de communication très rudimentaires puisque et qui n’atteindront pas grand monde parce que ce ne seront pas les grands médias d’Internet. Et donc ça veut dire que ça ne sera pas relié par Internet.
Alors tu as des propositions dans les troquets, dans le matin, dans les troquets, Mastodon,. Mais moi je te dirais que je ne considère pas Facebook, YouTube, Instagram comme des médias. Ce sont des diffuseurs. Les médias, c’est nous, c’est ça ? Malgré tout, malgré toutes les saloperies que tu viens de raconter. Pas toi, mais je veux dire les cookies, le pistage. On en est encore heureusement, d’une certaine manière. Là, devant moi, j’ai des écrans, j’envoie des liens partout. On est encore dans l’hypertexte, on est encore dans l’idée que, en ce moment même, nous sommes tous les trois en train d'émettre dans le tchat, il y a beaucoup de gens qui suivent, qui voilà, qui nous écoutent et un certain nombre qui émettent aussi. On est, on est dans une autre logique que celle qui régnait il y a encore dix ans, il y a encore 20 ans on va dire. Et évidemment on ne sait pas. C’est pas sur Twitch que la révolution va se faire. Mais. Mais de la même manière que tu avais des colporteurs en 1789, eh bien Twitch peut à un moment donné colporter quelque chose comme colporter la bonne Nouvelle. Tu vois, moi je suis pas, je ne suis pas.
Et ça ne sera pas Twitch. Ça appartient à Amazon en fait.
Parce que je pense que Amazon, tant que tant que tu lui rapporte de l’argent, tout va très bien.
Bien. Et bien sûr bien sûr pour ça, pour dire que toutes les grandes plateformes et tout de d’expression y sont aux mains de…
Oui, mais est ce que ce que je veux dire du grand capital.
C’est ce que je veux dire ? Moi je reviens à ça à la base, si t’es là, c’est pas pour rien, si t’es là ce n’est pas pour rien. C’est que ça, ça a la méthode, c’est c’est l’idée de l'émancipation, c’est l’idée de l’indépendance, c’est l’idée de l’alternative. C’est l’idée de décider. De se mettre en grève. Et puis et puis de rester debout. Ces choses-là, eh bien, il me semble qu’Internet nous permet encore de réaliser une partie de ça. Voilà. Je trouve que c’est aujourd’hui quelqu’un qui a quinze ans ou 20 ans, qui a envie de s’exprimer, a à sa disposition des moyens magnifiques et absolument magnifiques. Tu parlais il y a trois heures pour ce qui nous regarde, s’ils veulent remonter le temps. Il y a trois heures, tu parlais de comment vous faisiez vos pochettes. Mais tu te rends compte ? C’est très beau, c’est très beau à lire et tu te dis ah ouais, les mecs qui prenaient des pochettes d’un autre groupe. Il découpe les pages et découpe les lettres et les remet dans un autre genre. Il va à la photocopieuse qu’il n’a pas, Il va dans un magasin, il revient, ça marche pas. Y retourne là bas. C’est dément, C’est très beau, c’est de l’artisanat. Mais t’imagines aujourd’hui des possibilités d’expression, de diffusion qui me semblent, y compris pour les artistes. Mais c’est pour ça que je vous ai parlé tout à l’heure de vous avoir fait parler d’argent. Parce qu’en revanche, là où je trouve qu’il y a un truc qui va, qui ne va pas du tout, c’est que le flou, l’ouvrier que vous êtes, celui qui fournit sa force de travail, est totalement exploité. C’est ça qui est dément. Par le parler de streaming, de YouTube, de machin, Là, dessus, très clairement, ça ne renverse pas la logique capitaliste, ça c’est très clair. Au contraire, ça la renforce, c’est vrai.
Oui, oui, mais pour moi, il n’y a pas de, il n’y a pas de grosse différence avec. Avec en 89, 90 et plus 91 81, la Fnac qui arrive à changer euh. Agitateur depuis 1954 alors qu’il arrivait à Angers donc on ne sait pas pourquoi il était agitateur depuis 1954. Mon appart à Paris donc il va être agitateur à Paris et donc à ce moment-là, voilà des gens qui vont distribuer nos disques et qui vont faire un gros business avec nos disques et en vendant pas des masses parce qu’on n’est pas importants pour eux. Et voilà, c’est à une plus petite échelle, parce que là, quand on parle d’internet, on parle du monde entier, de la planète, mais, mais c’est le même, c’est la même chose.
Alors là où tu vois que les choses sont quand même très paradoxales aujourd’hui, c’est qu’aujourd’hui la Fnac apparaît presque comme le. Le résistant, le résistant français face à Amazon par exemple. Il y a une espèce d’avertissement alors que Download Inversement des logiques, alors que, en effet, on sait tous que Amazon, euh pardon, là dessus, la Fnac a tué les disquaires, pas les libraires, parce qu’il y avait le prix du disque, le prix du livre unique, etc. Mais très clairement, évidemment, la Fnac a fait des ravages. Mais aujourd’hui, la Fnac apparaît et se vend un peu comme ça, comme l’anti Amazon, la science du commerce.
Le commerce de proximité
C’est ça, avec de moins en moins de produits culturels. Alors il nous reste trois minutes. Je vous renverrai un petit lien zoom pour ceux pour se dire au revoir. Mais là j’ai une mauvaise nouvelle et je vais la mettre en ligne. Est ce que vous avez entendu parler de cette chaîne qui s’appelle REAC n roll ?
Non.
C’est une chaîne qui avait été lancée par Elisabeth Lévy. Donc de Causeur, dans laquelle il y a tout ce qu’il y a de tout ce que la presse française peut compter de conservateur, de réactionnaires, etc, etc. Et ça m’amène. Et donc ces gens disent en fait que le roll aujourd’hui c’est nous les rebelles, c’est nous. Tu as même des groupes identitaires fascistes qui ont sept qui vendent leurs sornettes comme ça en disant mais finalement c’est nous. Donc là par exemple, je vous mets cette chaîne rock’n’roll qui visiblement n’est pas à jour depuis 2020. Donc je pense qu’ils ont des marges pas très fortes, mais l’idée de dire finalement la rébellion, etc.C’est du côté d’extrême droite que ça se situe. Il y reste moins d’une minute, donc je vous renvoie un lien pour que vous puissiez répondre et réfléchir à ça. Moi c’est quelque chose qui me fait beaucoup réfléchir. Et quand on lit un peu la littérature d’extrême droite, elle est très là dedans. C’est évidemment un piège. C’est évidemment un mensonge, mais j’entends des aie dans les dents. Et oui, ils sont inquiets tout d’un coup. Elisabeth Lévy, etc. Donc ils disent oui, elle a plus le temps de s’en occuper H24 sur ses news etc. Mais oui, voilà. Alors écoutez les amis, un jour je vous renvoie un petit lien et comme ça, ça vous laisse le temps de réfléchir. Patrick ne nous fait pas le coup de marcher à Clermont-Ferrand, tu ne sais pas.
Moi la technologie mais j’ai de la camomille.
Oh non.
Ça recommence. Pink Floyd, c’est tout cassé. Bon, je. Je vous laisse deux minutes, je vous envoie. Je vous renvoie à lire.
Ok.
Alors. Dis donc, quelle histoire cette affaire ! Euh. Bon alors je vais leur envoyer un lien et puis on va terminer parce que là ça fait un bail et j’ai peur de les fatiguer quand même, hein ? Alors. Alors comment je vais faire pour envoyer un lien ? Un pop up pack un, ce n’est pas ça ? Alors tenez, je vais mettre. Je vais mettre un peu de musique. En attendant, je laisse la régie s’occuper dans le tchat de vous donner plein d’infos pour vous occuper le temps que je retrouve Zoom Bien là il est là. Je pense qu’on va prendre un abonnement parce que. Si c’est pas terrible ce n’est pas terrible alors copiez l’invitation, c’est fait. Ha oui, je reprendrais bien un petit café, ça c’est clair, c’est clair. Hop, voilà. Normalement.
Ouais, mais c’est sa discothèque en même temps, il va pas mettre en premier trois disques. Tiens, ouais, je me trompe ?
Moi je milite avec les Thugs et publiquement. Non mais voilà. Surtout ça. Vous, vous qui êtes encore à fond dans la musique, ça cheville au corps de voir. Cette transformation. Qu’est ce que. Qu’est ce que vous répondez à ça ?
Moi ? Enfin, moi, de mon côté, moi, je cherche encore. Le côté rebelle. Je cherche l’artiste, le groupe qui et qui a un côté rebelle. On en trouve de moins en moins. Euh. On en trouve, on en trouve. Lennon est un parfait exemple. On va en trouver d’autres. Je pourrais en citer plein comme ça, mais noyés dans la masse, on les y passe un peu inaperçus après, vraiment. Et ils se défendent eux mêmes. Mais. C’est pour ça un peu que je disais que le rock passe beaucoup par les livres en ce moment, mais je sais pas. Alors tu vois. Alors cet après 12 h, par exemple, j’ai assisté à un concert. Alors qu’on est en plein confinement, en plein bazar. Il y a la comédie à Clermont Ferrand qui est évidemment, comme souvent, comme beaucoup de théâtres en France, sont occupés par les intermittents avec les slogans. Et cet après 12 h, j’ai une amie qui est une incroyable pianiste, qui compose elle même, qui fait la musique du cinéma et qui a donc joué justement pour. Et voilà. Et je pense que c’est des actions comme ça, des actions un peu. Coup de poing on va dire. Et elle a joué devant une cinquantaine de personnes. Eric va bondir mais on était tous assis avec des masques. Marie va bondir à cause de la demande. Il faut demander à Eric pourquoi elle ne fait pas de concert. Et attends que le public puisse être debout sans masque avant de pouvoir reprendre les concerts. Mais voilà, je pense qu’il y en avait. J’ai vu un concert cet après 12 h, comme il m’est arrivé de boire en plein confinement.
Oui d’accord Patrick, mais sur l’idée que aujourd’hui, ceux qui se disent rebelle puisque c’est ça que tu cherches, finalement, c’est le camp d’en face, comme dirait notre ami, notre bon ami, notre grand ami Didier Lallement. Ça te cisaille pas les jambes, ça te dit pas ? On a raté quelque chose. Les mecs peuvent sortir des trucs comme ça.
Ouais j’avoue Mais c’est vraiment un pour moi. Je t’avoue que ça fait déjà un moment que c’est une question pour moi. Je cherche. Et en fait je rêve. Euh. Ça fait un moment que je réfléchis là dessus. Je cherche une espèce d’effet coup de poing comme il y a eu 76 et 77 pour nous en France. Cet effet coup de poing et qui en met un. Vraiment quelque chose qui s’y met. Oui, c’est ça, un coup de pied dans la fourmilière. Il faut vraiment que quand on bouge tout et qu’on déplace tout. Et j’ai un peu l’impression que pour aller un peu dans le sens de ce que disait Eric, tout ce qui est de tout ce qui se passe sur Internet, c’est un. Un engorgement. Mais il y a quelque chose qui est en train de s’emballer : on est en train d’embouteiller tout le monde, Internet et. Tous ces réseaux sociaux et tout ça. On est en train de finir au fond d’un puits et j’ai l’impression qu’on a du mal à s’en sortir. Et tout le monde communie, ne plus, ne communique plus que par ça. Ou comme ça. Il y a un moment où je me pose cette question
Alors c’est assez intéressant. Dans le chat y a Matt F2F celui qui est coupable de cette émission puisque c’est lui qui disait il faudrait faire un truc sur les fanzines en plus et pas beaucoup parler des fanzines. Je voulais montrer la bande annonce d’un film sur la librairie Parallèle qui était la librairie qui vendait les fanzines. Mais je vous montrerai ça un autre jour. On invitera le, la réalisatrice. Et donc Matt, c’est celui qui avait provoqué pour faire l'émission et il dit avec le chanteur, il y a le pseudo rebelle sur scène et le business man avec sa boite de booking, le tourneur. Je me souviens d’une, je crois que c'était le chanteur de REM qui n'était pas forcément un groupe comme un que j’apprécie, non ? Ou de YouTube un des deux. Bref, qui disait ça ? Qui disait que pour faire des compromis, il y a le manager. L’histoire du rock est quand même jalonnée de ça. De là, là, ce dont on parle, Non, évidemment, les Thugs LED, etc, c’est la droiture même. Mais moi, de mon point de vue, il y a un tour de passe-passe quand même dans chez beaucoup d’artistes où finalement les compromis étaient fait par d’autres, où et donc où aller. Et voilà où il y a une machine de business qui se met en place et eux se donnent le beau rôle. Non, tu ne sens pas ça, toi, Patrick ou toi, Eric ? T’as pas ressenti ça ?
Ouais, alors après moi je suis plus jeune, j’ai jamais eu tendance à dire tu vois, tout à l’heure on a parlé du mouvement de 77 en disant qu’il était entre guillemets politique, mais il était plus politique en tant que mouvement qui venait. Qui venait un petit peu bousculer un certain ordre qu’il y avait à l'époque, mais par ses acteurs, etc. Il n'était quand même pas très politique avant. On va parler de quelques groupes, éventuellement clashs, puis c’est des gens comme ça, et donc je dis moi je ne mets pas de je ne fais pas, mais je vois, tu parles, je parle des rebelles qui seraient de là maintenant, qui seraient plutôt dans le camp d’en face et tout ça. Oui, peut-être, mais en même temps, dans notre camp à nous jeunes, on parle de musique. Et si on parle des groupes de musique, on n’est pas non plus avec un pas non plus avec quelque chose de très marqué politiquement ou de qui a envie de voilà qui a du mal à se passer. Donc franchement, oui, peut être, mais. Du fin. Moi je ne le vois pas comme ça. J’ai tendance à penser que moi personnellement et donc. Et donc Patrick aussi, on a tendance à mettre du beaucoup de choses dans les groupes à guitares et toute ferraille dans la musique qu’on peut écouter. On y met beaucoup de choses, mais pas sûr que ce que ça nous renvoie obligatoirement. Non, pas franchement.
Non, Après, après, après c’est possible que ce soit une. Et une erreur de ma part, j’ai toujours considéré. Alors j’ai pas forcément aimé les groupes qui avaient des messages qui étaient plus proche du slogan qu’autre chose, mais ceux qui faisaient ce que les anarchistes appellent la propagande par le fait, c’est à dire et les Thugs étaient l’exemple et l’anglais aussi de ça quoi, c’est à dire quelque chose est complètement raccord entre ce qui est proposé musicalement et ce qui est proposé dans les interviews, ce qui est proposé sur scène, ce qui est proposé dans la dans la conduit pour employer un terme que je déteste de carrière quoi. Voilà. Mais par contre, j’ai vu beaucoup de groupes qui nous disaient être là dedans et qui en fait rêver de la Cadillac rose.
C’est ce que je disais tout à l’heure par rapport à ce qu’on a appelé le mouvement alternatif, qui était un mouvement, un mouvement de jeunesse et tout, qui était quand même très, très important. Mais quand je disais qu’il y en a qui avaient vu de la Lumière et qui, après d’autres lumières, voilà, c’est tous ces groupes et tous ces gens qui y ont vu danse, dont ceux dont ceux dans ce mouvement alternatif qui n’ont vu en fait que bal à un endroit où ils allaient bien s’amuser avec leurs potes quoi. Enfin voilà. Et puis qu’en effet, si plus tard, pour faire une vraie carrière de musicien et de Ruby, fallait aller chez les majors. Donc oui, c’est pour ça. Mais en même temps, on a, on a quand même cette image du nous plein de 70. C’est du mouvement alternatif en France, comme des comme des mouvements qui sont non seulement musical mais qui sont en plus ce qui sont en plus ceux politiques. Alors ? C’est vrai, mais faut pas non plus se leurrer dans la réalité des faits. Euh oui, il s’est passé beaucoup de choses, le public y a peut être mis lui, plus de choses que ce que les groupes voulaient mettre un.
Oui je pense aussi qu’on se trouve avec le punk. Finalement il arrive. Dix ans après 68. Non, il y a une espèce de dynamique un peu militante. Et le punk arrive finalement dix ans après. Et puis derrière, tout doucement, ça s’estompe. Je pense que. Est ce que. Est ce qu’aujourd’hui il y a cet engagement dans les groupes, je pense. Pas du tout. On n’est pas du tout dans ce mouvement. Comment je vois les artistes aujourd’hui ? Les artistes sont un peu contraints par le business à se mouler dans le, à se mettre dans le moule, tout simplement. Et. Au niveau des textes, au niveau de la musique. Et effectivement, si tu veux vraiment rester à côté d’un tel milieu indépendant et. Indépendant alternatif. Si encore le monsieur, mais c’est plus un, c’est plus un débat. Aujourd’hui ça l’a été un temps, mais ça l’est plus aujourd’hui et y a plus que ça. Violaine aujourd’hui est vraiment dans un aujourd’hui. Elle, elle ne peut pas signer sur une major. Je pense pas. Et est ce que si demain on va proposer à Line de signer sur une major, est ce qu’ils vont galérer de façon. Est ce que seulement une major ira proposer à l’année de signer ?
Voilà, je crois qu’elle se creuse un peu je pense.
Alors justement, on a eu un appel avant.
Mais là, là, on parle surtout retour dans le mouvement punk, voilà le mouvement alternatif. En France, on parle essentiellement de musique blanche. Si on peut, on peut considérer que le mouvement rap en France à partir du début des années 90, c’est un peu c’est un mouvement musical et également politique fait qui est qui, qui a des choses à dire. Donc euh voilà. Après je pense que la musique que nous on défend, elle n’est pas dans l’air du temps et depuis un petit moment maintenant. Bon voilà, si c’est si c’est comme ça et. Mais ça n’empêche qu’il y a des mouvements musicaux qui sont très forts et qui voilà qui régulièrement viennent un peu tout, tout chambouler. Ils sont depuis l’an 2000, là je n’en vois pas vraiment, mais bon. Avant, en effet, il y a un side fund. Ça a toujours été, il y a toujours eu comme ça des mouvements qui étudient, qui arrivent. Et c’est sûr que là, si on veut parler de groupes éditeurs, là par contre, ça fait un sacré moment.
Et puis après il y a la musique électro qui effectivement a été un peu militante et à partir des fin des années 90, début 2001.
A Patrick, je te coupe, c’est le moment pour François qui est un des modos de post de signaler un article qu’il a écrit justement sur les relations entre la techno et la politique passive. Le publier là dans le tchat. Et si vraiment il était temps, je me disais on va en parler. 0 h 23 Bon, ça va pour les mecs de techno, c’est quoi ce before ?
Oui, je pense qu’il y a la techno qui a peut être un peu le dernier mot. Le dernier mouvement bâti est un peu militant, mais comme à chaque fois, et c’est rattrapé par le business et la techno. Ben écoute, moi je vis dans 50 ans, dans 100 ans, j’en sais rien. Quand la techno comme le reste dans les bacs disques, ce sera dans ça sera classé dans les bacs et le rock’n’roll. Et puis tout bêtement quoi, comme le reste. Mais voilà, c’est vraiment, je pense qu’il y a toujours des mouvements qui de temps en temps arrivent et qui sortent. Dans la techno, c’est pareil, on dit la techno, c’est vraiment électro au sens large. Après il y en a 1000 mouvements là dedans, J’y comprends rien je t’avoue.
Mais c’est hallucinant ! C’est hallucinant parce que moi j’ai essayé de m’intéresser un tout petit peu à cette musique là, à essayer d’aller écouter des trucs. Je cherchais et puis alors. Ah mais putain mais le nombre de style qu’il y a. Oh, entre Drum and bass, le machin truc chouette et tout, il écoute la Dylan de deux morceaux de chaque morceau. Chaque 12 h est aléatoire, mais tu vois une différence. C’est normal. Et franchement, quand on a commencé Black et Noir, alors là on parle de mousse, de trucs à guitare. Mais quand on a commencé Black et Noir donc le magasin de disques a arrangé, il y avait, il y avait deux bacs de bacs, il y avait un bac, c'était que du vinyle. À cette époque-là, il y avait un bac rock et un bac new wave. Après, quand le magasin il a fermé, ah bah c’est pu va y avoir, chais pas, une cinquantaine de styles différents entre elles, un peu de tous les bons et il y avait plein qui avait hardcore à y aller, mais c'était hallucinant. Et les mecs qui venaient avec. Qu’est ce que tu as dans ce style là ? Et tous sont des tubes, Non mais et. Et là maintenant, alors là c’est hallucinant ! Ce sont des styles, mais il y en a 250000. Pourquoi est-ce que les gens ont-ils besoin de classer ça comme ça ? C’est hallucinant Et c’est ce que moi je ne vous ai pas réveillés, Je vous ai pas décortiqué..
L’achat de l’ancien son, mais vous l’avez sans doute pas entendu. Si c’est le truc des vents, passe le rock, c’est tout à fond. Est ce que tu crois que ça va être le rock chez toi à fond qui a un truc que je n’avais jamais ? J’ai adoré. Est ce que. Est ce qu’on a fait le tour de la situation les amis ? Ou est-ce qu’on continue ?
Y a juste un Louis à jouer. Y a un truc, c’est. On a oublié de citer l'éditeur, c’est le boulon, le boulon et c’est quelqu’un qui s’appelle Xavier malheureusement qui s’occupe de ça. Et moi je trouve qu’il travaille bien, c’est bien ce qu’il fait. Et puis il y a le et donc il y a le bouquin d’Alain Fredericks qui s’appelle Eh bien je sais même plus comment c’est sur Buddy Holly d
Un livre un Buddy Holly Up, Buddy Holly. Voilà. Parce que là, la légende, les vaillants et les vaillantes qui nous regardent un peu quand même.
Un livre sur les textes qui est sorti, un recueil de nouvelles qui s’appelle Attends, attends.
Attends, bouge pas, bouge pas. Je l’ai là, je l’ai, tu vois, je l’ai aussi. Tu vois, je voulais parler de la buddy up qui était cet été et c'était un tournoi de football annuel organisé par les Thugs. Et alors ? Donc sur leur terre, évidemment, à Angers, il fallait se déplacer parce que bon, là-bas il y a un petit club s’appelle le Secours. Bref, on n’a pas le droit d’y toucher parce que sinon c’est le fléau.
Ça leur fait toujours plaisir aux Angevins..
Voilà, c’est ça. Et. Je crois que dans le livre, il y a une photo, il y a une photo où on voit Non, non, non, non, non, non, non, non, non. Non, non, non, justement. Moi j’ai dit il faut, il ne faut pas montrer ces photos. Si, si, les gens qui regardent savaient qui étaient en culotte courte courir avec un ballon et bref. Et c'était quand même génial parce que c’est ce tournoi de football. Il y avait donc les shérifs qui étaient équipés. Bon, chez vous,, il y en avait un ou deux qui était grave, assez génial. D’ailleurs, je ne savais pas que Pierre-Yves avait failli être professionnel en fait.
Mais non. Et au lieu de professionnels du vin.
Bah c’est la légende qui est écrite par Monsieur Fuchs.
Oh mais faut bien avoir quelques points.
. Mais il y a quelques élus et il y en a un. Alors lequel ? Mais c’est pas toi Eric qui m’a dit que je crois bien que c’est toi qui m’a dit que ton frère il avait à un moment, il avait le choix entre deux carrières au choix cuisine ou oui ou cuisine ou foot.
Euh non, c’est pour rigoler. J’ai ce truc. C’est une blague ? Non,il était bon au foot, Imbula non en face de la ligue professionnelle ?
Donc voilà.
Il a joué avec Christophe Moulin, alors entraîneur
Sur ce coup là, ça ne va pas aller. Et donc en effet, Patrick, il y a ses nouvelles inspirées des chansons des thugs, euh, qui ont été sorti à peu près au même moment que le tiens tu là ?
Non. Oh non, un peu plus tôt. Oui, il semble.
Ça fait un an et demi deux ans.
Ah oui, pardon.
Décembre 2019.
D’accord, d’accord. Ou t’as ou t’as signé une nouvelle ?
Julie Une nouvelle de Dent rouge ? Je crois que ça doit être analogue à Eye of You So, qui est ma chanson préférée du monde de la terre, du monde des textes. Donc je crois que j’en ai une. Il me semble bien que c’est une nouvelle avec ce halo. Non, non, c’est Bon Jovi. Gomen, j’ai fait pardon. Alors il fait boire du vin, domaine qui m’a fort inspiré d’ailleurs. Comme souvent.
Bon Super mon père, on ne pouvait pas
Oui, je veux dire. Et sur cette biographie, j’ai eu évidemment plein de retours.
Je veux dire, tu veux dire des retours ? Tu veux dire que les libraires l’ont envoyé en chien ? C’est quoi ces conneries ?
Encore des bouquins, pas encore des retours des lecteurs Et les plus beaux retours j’ai eu des Étonnants vraiment qui m’ont surpris. C’est les parents. Papa et maman sourient. Les parents d’Eric, Pierre-Yves et Christophe ou c'était assez rigolo ? Parce que quand on a fait la signature à Angers en été, on avait une table, donc on signait le livre et derrière nous, il y avait le papa souris qui était en train en même temps de lire le livre et on entendait tant un j’en apprends une bonne lecture et après il m’a envoyé un mot, il m’a dit. Il avait appris beaucoup de choses sur ses enfants. Et qu’il était très fier en fait que ses enfants à vivre à travers les Thugs avaient vraiment entretenu tout ce que lui et sa et sa femme. Donc la maman dès que les frères Sourice et leur avait inculqué leur jeunesse et la maman donc des frères m’a dit moi quand je parle des enfants, c’est Pierre-Yves et Eric, Christophe mais également Thierry qu’elle considère elle aussi mourrait de faim. C’est un peintre qui était toujours là. Thierry était toujours fourré chez nous, chez les souris et pour elle c’est aussi un de ses enfants. Et donc, mais de par sa profession, puisqu’elle s’est occupée de ses enfants, tous ses enfants, toute sa vie. Et donc ici, je trouve que c’est vraiment un des plus beaux compliments qui soit. Quelques fois, c’est les parents des souris soi qui ont vraiment rendu un bel hommage à leur enfant et au groupe. Les tous en disant qu’ils ont défendu pendant toute leur carrière pendant les six ans de carrière du groupe, toutes les valeurs que peut leur inculquer enfants. Je trouvais ça très beau.
M’enfin pour des anarchistes, c’est bizarre d’obéir à ses parents quand même. Je ne voudrais pas lancer le débat maintenant à 0 h 30, mais. Non bien sûr.
C’est triste mais bon.
À toujours, toujours, toujours, toujours, toujours. C’est marrant parce que tu parles des parents, dès punk etc. Et pas plus tard que ce matin, j’ai reçu un disque. D’un dénommé David Shazam. David Shazam. Il faisait des fanzines à Poitiers en 1984. Nous étions concurrents directs et. Et il m’a envoyé ça. Si ce sont Worst of, c’est-à -dire il fait des disques depuis depuis. Depuis l'époque, c’est ses pires morceaux. Il a réussi et j’ai adoré parce qu’il a mis une photo d’un graffiti à Bruxelles, à Bruxelles. Punky Dad. Je me disais que c'était pas mal. Pour finir punchy, je dirais. Ah voilà David Shazam ! Le World of Compilation. Voilà, ça, ça c’est bon. Et c’est agrémenté d’une petite carte postale et très très gentille. Voilà l’amitié bruxelloise. Voilà. Et le plus rigolo, c’est qu’en fait il m’a envoyé ça par recommandé et ça faisait trois jours que j’osais pas aller à la poste en me disant putain merde, j’ai dit une connerie dans l'émission, ça y est ! Je suis attaqué, c’est cool Et hop, je reçois ça. Voilà, Super ! Super les amis ! Moi je peux vous laisser discuter si vous voulez, le temps que j’aille me faire un café. Ou est ce que vous voulez qu’on se quitte ou qu’est ce que vous voulez faire ? Si j’ai décidé.
Je vais aller m’occuper de ma fille désolée Punky.Chez Punky Punky et elle chope et dire par Chirac Je suis désolé, je t’en prie.
C'était un bonheur, Si, si, si tu veux, demain on va faire genre je vais mettre toute l'émission sur mon site et tu pourras regarder le tchat très animé. Il y a eu des bastons sur quelle était la meilleure chanson, des thugs
La pensée de ton si vous permettez, je peux au moins pour moi ça I love You so. Maintenant je lance les débats
Tu pourras aller le dire à Patrick
Après c’est vrai que c’est frustrant de pas avoir de ne pas voir l’interface Twitch. Mais bon, je sais que je sais que bon, vous avez des petits moyens techniques et toutes ses erreurs, que c’est pas facile
Et non pas nounou, c’est que c’est un carpiste, un monsieur. On n’a pas goûté, on n’a pas goûté au studio américain. Bon les amis, je vous embrasse. Merci beaucoup.
Je vais dire un truc franchement que je ne pensais pas dire mais j'étais très content d'être au poste.
Du monde aussi.
Allez, super ! Je vous raconterai si ça continue parce que c’est vraiment un truc super. Je te l’avais dit, Je trouve que Siam sera un espace de ciel des espèces de. Alors je vais dire une banalité. C’est un espace de liberté qui faut garder
Oui, monsieur, Merci beaucoup !
