La police vous parle tous les jours, à toute heure : le journalisme de préfecture
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, Amis du café, Amis de la police, Amis de la préfecture, Amis du journalisme de préfecture. C’est bientôt la fin de la saison cinq d’Au Poste. Il faut rendre hommage aux meilleurs d’entre nous, ces journalistes de préfecture qui se donnent. Sans compter pour nous fournir la plus belle des propagandes. Une propagande souriante à base de bandeaux à base de logos à base de direct. Bonjour à toutes, nous allons recevoir aujourd’hui l'équipe de choc d’Acrimed. Je veux parler de la jeune génération d’Acrimed, à part les anciens qui radote un peu, les nouveaux, les nouveaux, les nouveaux. Alors il y en a une, on la connaît déjà, elle est déjà venue au poste et elle m’a gentiment fait du Acrimed parce que je m'étais planté dans le sous titre, il y a son nom. J’avais mis un haut là où il ne fallait pas. C’est Pauline Perrenot déjà assez défavorablement connue de nos services. Elle était venue il y a quelques mois pour son super bouquin et elle est accompagnée d’un jeune fringuant, un jeune homme qui s’appelle Maxime Friot. Et tous les deux, c’est le duo de choc de d’Acrimed.
Salut.
Salut !
Comment allez vous tous les deux ?
Moi ça va, ça va.
Vous êtes d’accord avec les fondateurs d’Acrimed ?, il faut quand même un peu laisser la place à la jeune génération, vous êtes d’accord ? Ça, ça radote un peu cette affaire, non ?
Nous aussi, on a un peu l’impression de radoter parfois, mais il faut dire que les médias ne sont pas très originaux.
Alors vous êtes tous les deux membres de l’association. J’allais dire Anticor. C’est marrant, je ne sais pas pourquoi je vous associe Anticor et Acrimed de l’association Acrimed qui existe depuis 1996. Oui, c’est ça qui est donc la critique radicale des médias, on va dire le pôle, le pôle radical de la critique des médias. Est ce qu’on peut dire ça ?
On peut dire ça tout à fait.
Quand bien même vous citez Arrêt sur image.
Oui.
Vous êtes plus critique, vous êtes plus critique qu’eux.
Non seulement pour la critique
Pour ceux qui ne vous connaissent pas par exemple par rapport à un par rapport à Arrêt sur image.
La différence principale, je pense que c’est qu’on a un volet de formulation, de propositions pour transformer les médias. Donc on a vraiment une visée politique sur la question des médias qui apparaît sur l’image, après, sur la critique des médias. Un arrêt sur image vaut plus article que nous. Ils le font plus à la façon de journalistes à recueillir les réactions des gens qui vont critiquer des choses comme ça, ce qu’on ne fait pas. Donc le format est un peu différent. Les sujets sont souvent les mêmes.
Où il y a plein d’opinions, plein d’analyses qui se rejoignent, en particulier sur le journalisme de préfecture par exemple. Typiquement, c’est quelque chose qu’ils ont, qu’ils ont, qu’ils ont aussi beaucoup, beaucoup documenté.
Bien sûr, bien sûr, je vous, je vous chamailler exprès, tout ça, tout ça part du même, du même principe qui en fait de dire le monde médiatique ? L'État est un pouvoir qui doit être scruté comme tous les pouvoirs.
C’est ça jouer en fait, au moins son association à des comme ça, sans que la question des médias, cette question d’intérêt général qui concerne tout le monde. Et donc c’est une question politique. Il fallait faire comprendre que la question politique, pas forcément la question politique la plus importante au monde, c’est sûr, mais une question importante quand même. Donc c’est pour ça que que la souveraineté et que ça existe encore parce que c’est toujours une question politique, même si je pense que depuis 27 ans, les choses ont assez évolué. Les gens. Comment on peut dire ça ? Pris conscience le ce n’était pas une question négligeable. La question est bien je.
Je vous fais disparaître deux secondes, le temps de montrer la couverture du numéro de cet été qui est l’objet de votre convocation ce matin. Mais diacritique, c’est le nom de la revue d’Acrimed. La police vous parle tous les jours, à toute heure. C’est évidemment un pastiche de L’ ORTF. Donc si c’est évidemment un pastiche de l’affiche de 68, la police vous parle de tout, tout, tous les jours à 20 h avec un policier au micro de la RTF. C’est une revue qui existe depuis un certain nombre d’années et qui se trouve en librairie. Voici la liste des librairies. On en parlera tout à l’heure. Ça vous fait marrer ? Mais il faut bien, il faut bien, il faut bien soutenir un. L’idée ici, c’est vous soutenir. Donc aujourd’hui, aujourd’hui, vous, vous venez pour nous parler singulièrement de ça. En fait, il y a deux parties. On pourrait dire dans ce numéro, c’est absolument lire. Il y a deux parties. Ce qu’on pourrait appeler le journalisme de cour et le journalisme politique. Et puis il y a un dossier sur le journalisme de la préfecture. Les deux nous intéressent, mais je ne sais pas pourquoi. C’est plutôt le côté police justice dont on va parler aujourd’hui. Qu’est ce qui vous a pris tout d’un coup de vous dire Tiens, parlons du journalisme de préfecture, mettons la focale dessus.
En fait, on est un peu vu quand on parle des médias. On va parler de ce dont parlent les médias, donc le journalisme politique ou le journalisme de préfecture, c’est des choses qui reviennent. Donc ça, c’est des choses sur lesquelles on a travaillé depuis début 2023. On va dire à ce que ce sont deux choses qui ont polarisé l’agenda médiatique, Donc qu’on critique les médias en les confrontant, truqueurs, indépassables, frustrants, ces mesures. On se concentre sur ce dont les médias parlent. Donc il y a eu plusieurs événements, notamment au sein de Soline. Après la revue, elle est sortie juste avant la mort de Nahel. Tout ce qui s’est passé après. Donc on ne parle pas dans la rue bien sûr, mais voilà nos moqueries. Il y avait ça de solide. Il y avait la répression du mouvement social contre les retraites, donc qui ont beaucoup occupé la chambre médiatique. Donc c’est pour ça qu’on en parle.
Mais quelque part, c’est ce qui est fou, c’est que on se dit que la revue et elle est trimestrielle. Et je pense que le journalisme de préfecture, car c’est une tendance tellement structurante, tellement importante en fait dans les médias qu’on pourrait presque le faire à chaque numéro. Là c’est vrai que tu parlais de deuil de la mort de Nahel, du coup du tuer par la police, de et de ce qui y est et des révoltes qui s’en sont suivies. Quelque part, on pourrait refaire le numéro de rentrée en quelque sorte. L’Armée. On va sortir des papiers au fur et à mesure parce qu’on a pris le temps d’observer ça calmement si j’ose dire, même si le terme est pas et bah il ne paraît pas génial. Mais voilà, c’est ça. C’est quelque chose qui est tellement structurant que voilà, dans trois mois en fait, on pourrait refaire quelque part la même une ce sera toujours, ce sera toujours d’actualité quoi. Malheureusement c’est tellement ancré en fait dans les pratiques, on le verra en parler, mais c’est tellement ancré dans les pratiques et avec de fait de vu là la conflictualité aussi des rapports sociaux en fait. Voilà, ça c’est quelque chose, C’est quelque chose qu’on n’arrêtera jamais de documenter et qui disait et en l’occurrence avait fait beaucoup de mal en fait, à l’information.
Alors, on va attaquer le dur. Alors, il se trouve qu’en effet, votre dossier sur le journalisme de préfecture met l’accent sur la manifestation de Sainte Soline. Il se trouve qu’à votre place, il y a deux jours, il y avait deux représentants de l’ Observatoire de pratiques policières qui sont venus raconter le rapport de la LDH. Donc d’une certaine manière, vous êtes, vous êtes complémentaires puisque la quatrième partie de leur rapport est justement sur la communication, on va dire la communication officielle, ce que, eux, ont vu depuis le terrain. Et ce qui est intéressant, c’est que vous vous racontez comment cette communication officielle va effectivement être. L’Alpha et l’oméga de la couverture médiatique et singulièrement de BFM. Mais alors vous êtes marrant Acrimed, parce que dans votre premier chapitre premier article quand les médias légitiment la répression, journaliste de préfecture, vous faites semblant d'être sympa. Vous dites le d’emblée, disons le d’emblée Ah, les violences policières ! On figurait à l’agenda des médias dominants beaucoup plus rapidement que lors des mobilisations des gilets jaunes, puis après vous tacler. Mais j’aimerais quand même vous demander pourquoi, selon vous cette fois-ci, en effet, sur la question, alors, c’est le mouvement des retraites. Pourquoi, d’après vous, les rédactions n’ont pas pu cacher ces violences policières que Gérald Darmanin ne saurait voir ?
En fait, ce qui s’est passé au moment des gilets jaunes, c’est qu’il y a eu des pressions externes sur les médias pour qu’ils en parlent. Alors des pressions de journalistes de terrain, de la dominante, des journalistes indépendants, des gens comme vous devriez le faire. La circulation des images sur des réseaux sociaux, ça a mis du temps. 20 ans à venir au Monde. Jorion avait dit à peu près trois mois avant que les maisons peintes me demandent de moi. En fait, le truc c’est que ça sert à ça, c’est inscrit dans le fascisme, ça c’est ancré comme pratique. Donc en fait, maintenant, on y voit bien aussi ce qui tourne beaucoup sur les réseaux sociaux, ce qui. Qu’il devient un sujet. En fait, je pense que moi je pense que c’est ça principalement qui fait qu’il en parle plus rapidement. Les gens comme ça, ils ne font pas peur, sont systématiquement angoissés. Si il n ' y' a pas un travail de gens pour que ça devienne un sujet dans les médias. Les médias ne sont encore pas au cœur pour parler de ce qui s’est passé à Marseille, ça fait pas la une des médias parce que ça n’a pas pris une ampleur en dehors des médias. Donc en fait ils sont unis, ils relaient des choses qui vont. Prendre de l’ampleur ailleurs. Ils ont pris l’habitude de le faire alors qu’avant c'était pas du tout le cas.
Oui, je pense et puis quelque part, je pense que c’est assez compliqué de le matérialiser. Exactement. Mais je pense qu’il y a une partie aussi de l’aide pour le coup. Pendant les gilets jaunes, la critique de la ville devant invisibilisation des violences policières, elle a été, elle a été très forte, y compris le mouvement social s’en était emparé. C'était un sujet à part entière. Le sujet des violences policières a été, a été un sujet à part entière et. Et la question des médias de fait a été intégrée parce que, évidemment, les mutilés, les blessés, les éborgnés. Voyez bien le décalage qu’il y avait entre eux et entre ce qui vivait et les réalités aussi de notre vie et de ce qu’ils ont subi. Et il y a la faiblesse, on va dire, du traitement médiatique sur cette question donc, et de quelques paris. Cette question là, ils s’en sont emparés à ce moment-là, et je pense que du coup, il y a elle. La critique a quand même beaucoup circulé à ce moment-là et ça doit s’entendre, ça doit s’entendre et ça doit faire pression aussi, ça doit faire pression sur les journalistes et ça doit faire pression. Alors, après, voilà, c’est toujours la même question qu’est ce qui est, Qu’est ce qui passe ? Le plafond de verre des directions éditoriales ? Comment commencer à intégrer en tout cas vraiment sur le haut des hiérarchies en fait éditoriales, ça, et il n’y a pas là, il n’y a pas beaucoup de changement, mais c’est important de comprendre, de comprendre le travail journalistique et d’intégrer ce que disait Maxime Poisseuse, C’est vraiment ce que c’est un rapport de force en fait. Donc les pressions, les pressions externes pour aller là. Typiquement, si on prend un bon exemple, la manif Adama Traoré, l’interpellation brutale de deux choses quelque part, il y a eu encore des pressions sur le sur BFM en l’occurrence pour que, pour qui parle, pour qui parle du sujet ? Et un internaute glisse sur Twitter pour ne pas nommer qui a interpellé à BFM à ce moment là, il a été à Paris, il y a eu un court échange avec une journaliste de BFM TV disait pourquoi, pourquoi vous ne parlez pas de ça. Et donc ils s’en sont emparés. Mais voilà, ils sont maintenant, c’est vrai, qui sont. Pour un oui pour un. Pour bon nombre de journalistes, en fait, ils ne le sont pas. Ils ne sont pas non plus. Il n’y a pas de frontière et ton choix et en particulier avec les réseaux sociaux..
Après ces ajouts, voilà la question du rapport de force au sein des rédactions avec des journalistes de terrain ou les journalistes du bas de l'échelle dans les médias qui sont sensibles à ces questions. Qui pousse pour qu’on en parle plus dans le dialogue, la donne dans la revue en un article pour parler de la critique des médias dans les médias et en fin de dialogue. Deux exemples. C’est ainsi qu’un journaliste au Parisien et la SDJ de France trois, donc les deux en tout cas.
Leur SDJ, ces sociétés des journalistes ?
Donc les deux critiquent le fait que dans leurs propres médias, elle ne parlait pas assez des violences policières.
Mais il y a eu une prise de conscience et aussi parce que certains ont été touchés, ont été visés et encore récemment par les forces de l’ordre, mais pas uniquement. Peut être qu’on abordera aussi cette question là. Tout à l’heure, il y a eu plusieurs articles intéressant de journaliste expliquant que concernant le soulèvement des quartiers, ils n’ont pas pu faire leur travail, étant agressé un par par des émeutiers également, mais en tout cas sur la police, effectivement il y a eu, il y a eu et là un petit changement. Mais j’ai complètement oublié de vous poser la question essentielle. La police a condamné, vous, les violences. La question qui vous a été posée, c’est condamnez vous les violences ? Donc là, je pastiche Caroline Roux, dont vous nous parlez de son émission politique, L'événement le 23 mars. On revient à ça de solide. Donc votre tout, votre article va raconter la montée en puissance du discours sécuritaire, le monopole du discours sécuritaire et puis rien d’autre. Donc ça commence par ce que vous appelez verrouiller le débat. Et cette question-là en est une.
Oui c’est vraiment la question classique, quasi réflexe en fait. Il y a un moment où ce n’est pas nouveau et clairement pas nouveau. On reprenait, on reprenait récemment une interview d’Olivier Besancenot du NPA par Apolline de Malherbe. Je crois que c'était en 2016, pendant un an, pendant la mobilisation contre la loi travail, je crois, sans déformer les faits qui lui avaient été posés, la question condamnez ce que vous condamnez les violences huit fois et à peu près onze fois. Est ce que vous vous désolidariser des casseurs ? Donc s’il y a un commentaire, une pratique, une pratique tout à fait classique des grands interlocuteurs des têtes d’affiche dans l’audiovisuel, qui est en fait une injonction à laquelle tout un tout interlocuteur en fait, devrait se plier avant de pouvoir discuter d’autre chose. Quoi ? Et si par malheur, on refuse de se soumettre à ce, à ceux, à ce préalable médiatique ? En fait, en général, on ne passe pas, on ne passe pas un bon moment. Et typiquement, voilà, ces séminaires, c’est une question qui permet de dire voilà déjà deux comment dire, de trier aussi entre les personnalités dites acceptables qui vont accepter de jouer le jeu médiatique, de condamner les violences, et puis et puis les autres soirs. Mais évidemment, en général, dans ce genre d’interview, et c’est ça, c’est compliqué, pour ne pas dire impossible, de remettre en cause même cette question. Tout ce qu’elle a, tout ce qu’elle sous tend comme, comme non-dit en fait de d’essayer de l’expliquer ou être tout ce que ça recouvre ce type de questions. Pourquoi on demande de condamner ça ? Pour qu’on ne demande jamais de pourquoi on demande à moi et pas à d’autres de condamner telle ou telle chose, etc. C’est quand même, c’est quand même une question assez lourde de sens dans le débat médiatique et c’est quasiment impossible de savoir de s’en dépêtrer. Donc ce n’est pas évident.
Mais c’est bien gentil, mais est ce que vous condamnez les violences ?
En gros, c’est ça ?
Oui, c’est-à -dire vous n’avez pas répondu. Est ce que vous condamnez les violences ?
On ne répondra pas.
C’est dur, c’est dur,
Parce qu’effectivement, quand c’est tout le temps, est-ce que vous condamnez les violences de manifestants d’hier ou je ne sais pas quoi, Mais c’est jamais les violences policières, la violence sociale
C’est ça ? Mais moi oui. Ouais non mais typiquement, ils sont ceux qui sont sourds à ceux. C’est facile de dire ça. Ça, c’est un truc qu’on arrive à faire changer. Là, au moment de Noël, la déclinaison en CP, il y en avait. Est ce que vous condamnez évidemment les violences pendant les révoltes populaires. Mais l’appel au calme quelque part et l’injonction à appeler au calme. C’est. Il y a la même fonction symbolique de la question, en fait. Et ça, ça arrive de manière, oui, de manière réflexe, en fait, ailleurs. Là, je pense à un exemple où ça devait être aussi sur BFM TV, un intervenant qui littéralement a été depuis dix minutes en plateau en train de dire qu' en gros il appelait au calme. Il s'était dit littéralement et au bout de dix minutes, en fait la journaliste dit Oui, mais est ce que vous appelez au calme ? Et il savait littéralement dix minutes qu’il était en train de le dire. Donc il revient vraiment comme ça, de manière automatique.
J’aurai deux questions. D’après vous, pourquoi il y a cet automatisme quasiment dans toutes les rédactions entre guillemets qui fabrique l’opinion ou qui compte,. Que ce soit Léa Salamé, BFM, CNews, Tout, tout, tout, tous ces trucs en direct. Est ce que vous pensez aussi par mimétisme ? Est ce que vous pensez que c’est par réflexe ? Est ce que vous pensez que c’est par bêtise ? Est ce que vous pensez que c’est par bonne fois ? Et selon vous, existe t-il d’autres injonctions de ce genre dans d’autres domaines ? Est ce qu’il y a d’autres injonctions type Euh, je ne sais pas. À part évidemment pour les sportifs où là. Les questions, les questions sources sont stéréotypées. Mais est ce que dans d’autres domaines ça existe ?
Je peux faire le choix possibles.
Non ?
Sur les dents sur la zone du complot 30 %. Il y a clairement un truc de mimétisme. En fait, comme sa femme. Si c’est comme ça, je pense effectivement qu’un truc de bonne foi, en tout cas de. Pour ces intervieweurs stars, c’est évident qu’il faut condamner. Cette force est un fait. Et pourtant, ils comprennent, mais ne comprennent pas que ce passé. Et autre chose aussi sert.
Mais, mais, mais par peur, par peur pour eux mêmes, pour eux, pour leur, leur leur statut social ou un prétendu bon sens.
Quand je pense que c’est leur vision du monde. Ils voient le monde comme ça. Donc tu sais, je doute d’un truc, c’est ça ? Je pense qu’il y a aussi une appétence pour les petites phrases. La possibilité de faire un petit buzz avec une telle politique refuse la fatigue. C’est aussi le côté. Question simple pour ma part, pour ma part, en profondeur de sujets en rapport enquêté, le truc de. Ça se sent, ça marche pour toi.
c’est intéressant, mais je pense qu’il y avait un peu tout de ce que tu disais parce que beaucoup d’internautes parlaient de bêtise. Je pense qu’on peut, on peut le dire aussi, il y a des trucs réflexes, bêtise et idéologie et surtout aussi comme mal, comment dire. Je disais voilà, ça c’est une vision du monde et je pense qu’il y a aussi. Comment dire ? Ils ont, ils intègrent aussi ou en tout cas s’auto confère un rôle quand même particulier dans le don, dans le champ journalistique. Je recycle alors cette citation qui est quand même très éclairante de ce point de vue là sur l'économiste Elie Cohen. Et Jean Grumberg avait un aveugle et il avait écrit un papier au début de Au moment des gilets jaunes, le 7 décembre 2018 avait été relevé par Serge Halimi dans un diplomatique fin. Et donc je lis la citation qui était en exergue la deux du chapitre journalisme de préfecture dans le lien d’Acrimed. Les journalistes doivent se rappeler qu’ils ne sont pas de simples observateurs, mais qu’ils font partie des élites dont le rôle est aussi de préserver le pays du chaos. Donc c’est ça l’issue. Alors c’est plus ou moins conscientisé en fonction des commentateurs, des journalistes. Mais il y a ils se vivent comme des élites, ils se vivent comme quoi ? Voilà, il endosse le rôle de gardien de l’ordre. Est ce que ce qu’on entend, ce qu’on dit souvent mais du coup ça passe par ce genre de questions qui est un passage obligé quoi. Un passage obligé d’un papier qu’on a sorti hier Maxime Switek sur BFM TV au moment des révoltes, juste après la mort de Noël, qui dit on est obligé de faire passer, on est obligé de faire passer ce message. C’est quand même là qu’il dit quoi, quelque part ? Il dit le rôle qu’il faut qu’il s’auto attribue, qu’il s' auto confère. C’est quand même dingue.
Et est ce qu’il y a d’autres domaines où il y a des injonctions de ce type ou pas ?
Mais moi je ne sais pas vraiment. Ce n’est pas grand chose, mais je pense que sur les questions économiques. Ça va pas être une question comme ça où tu réponds Oui, absolument, mais je. Spontanément, je pense à des questions comme la dette par exemple. La question ce sera comment la Comment la rembourser ? Comment ? Moi dont la valeur diminue ? Ça va vraiment être ça la question. C’est impossible de dire en fait non, on peut pas, c’est autre chose comme ça. C’est de le faire en retour. Ça peut paraître dur pour eux. C’est évident que la dette, la dette publique en France, il faut lutter contre elle, il faut absolument la rembourser, etc. Alors ça prend par la forme que je lance, un peu savante dans le style, une question à réponse unique.Non, non, je pense que sur les questions économiques, à chaque fois qu’on comprend ce périmètre acceptable du débat et quelque part c’est valable, c’est valable de toute façon sur à peu près tous les sujets, mais c’est sur que là où ça se voit beaucoup, c’est sur les questions économiques.
Vous écrivez : Les violences policières bénéficient d’un traitement journalistique anémié, politisé, confisqué par les toutes logues au détriment des chercheurs spécialisés et pétris de leur parti pris à sens unique. Passez au tamis du journalisme politique dominant. La question fondamentalement politique du maintien de l’ordre n’est que poussière. Ça résume, je pense, la pensée de ce premier article d’analyse que vous que vous publiez dans la revue Médias Média critique. Mais j’aurais tendance à vous dire est ce que ce n’est pas l’inverse ? Est ce que justement l’idée est de dire que ? D’en faire une question dépolitisée ? Est ce que ce n’est pas justement un acte politique très fort de la part des médias dominants ?
Ben oui, c’est le double mouvement à chaque fois c’est y a une dépolitisation et le fait de ne pas en faire une question politique et évidemment et évidemment très politique aussi en soi. Donc, et c’est toujours là, ce double mouvement là, il est permanent et.
La naturalisation. C’est un des sujets sociaux.
Ce n’est pas sous mes yeux sur ça. Ça prend plein de formes. Je pense que c’est aussi quelque chose dont on peut, dont on peut discuter avec toi. Par exemple, quand à la cantine, quand on a fait le passage sur France 5 chez Karine et Sully dans l'émission C ce soir. Oui, c’est important. En fait aussi, c’est toujours dur de repartir, de reparler, de politiser, de comprendre la question des dispositifs. Sais on le faire à chaque fois ? On passe un peu pour des chercheurs quand on fait. Mais c’est quand le passage que tu viens de dire, là ? C’est aussi ça en fait de mettre, de mettre face à face des gens en fait, qui sont comme toi journaliste spécialisé sur cette question ou tact quand même, tu sais de quoi tu parles. Et en face de toi, je ne sais plus qui avait, mais il y avait le philosophe que tu peux. Tu peux nous dire
. Voilà. Donc s’appelait Royo ?
En fait le meilleur. Mais au moins l’avantage de cette émission, c’est qu’elle est longue. Elle est dans les conditions du direct et que tu peux quand même rattraper, même si c’est un exercice. C’est à dire que tu passes quand même plus de la moitié de ton temps à esquiver les non pas les non pas les pièges, mais à déjouer le dispositif. Donc effectivement, c’est aussi assez fatiguant, mais au moins là, on peut le faire. Par ailleurs, je pense que. Sur le plateau, certains sont contents que ce discours passe de temps en temps à ce contre-discours, mais c’est impossible à dire. Par exemple, je ne m’attendais pas à ce qu’on parle de ça, mais par exemple, j’ai refusé tous les plateaux pendant les émeutes parce que j’ai considéré qu’on était mieux aux postes, alors on est beaucoup moins nombreux, mais on était mieux au poste. Et quand je vais venir, quand je lis votre vos, vos cinq pages épiques sur comment BFM a tenu l’antenne pendant 48h sur son solide, on voit, on voit bien que si le piège est total, le piège est total. C’est très compliqué parce que dans le même temps, ça alimente ce que vous pouvez faire. C’est à dire que y’a plus que la droite qui parle quoi, la droite et l’extrême droite ? Parce qu’effectivement les gens de gauche c'était pour ça que je vous ai cité votre premier passage où vous dites qu’il y a des chercheurs, les chercheurs ne sont pas interviewés, je pense qu’il y en a quelques uns mais y sont. Ils sont broyés et hachés menu en fait non.
Mais ça semblait les conduire dans des conditions. Leurs conditions d’expression sur les plateaux télé sont incompatibles avec leur façon d'être. Tu voudrais parler des choses réelles, c’est-à -dire le temps passé sur son problème. Ex si vous êtes cinq ou six, que ça dure 1 h, ça serait pas plus en voiture par personne et c’est compliqué. Le but du site est souvent tout bonnement derrière de s’asseoir auprès des chercheurs.
Et une émission, elle a retenu, on peut, on peut prendre à chaque fois. Je pense que chaque heure, chaque édition est quand même hyper intéressante du point de vue médiacratie. Et ce soir. Mais en l’occurrence, oui, je peux. Je pense à notre émission, il y avait Gérard Noiriel en plateau face à. Gérard Noiriel, qui est historien, qui a beaucoup travaillé sur les questions d’immigration et en face de lui, alors il y a toujours cinq ou six personnes, un mais en l’occurrence, en face de lui, il y avait un Jérôme Sainte-Marie, donc qui est un son de blog, mais qui est surtout depuis quelques temps. Ce qui dispense en fait des formations aux cadres du RN. Et en fait les mettre, les faire discuter en fait, pose problème de base sur ces questions. Parce que là, il était question justement de faire des dés et des chiffres de l’immigration. En fait, Noiriel connaît son sujet et ses sous, c’est son terrain de recherche. Et en fait l’autre en face disait non mais je suis pas d’accord. Et Noiriel était obligé de se retrouver dans la position à devoir dire non. La question ce n’est pas que vous soyez d’accord ou non, en fait c’est mon terrain, c’est des faits. Et donc le fait de mettre des gens comme ça qui n’ont pas du tout le même statut en fait, ça nivelle déjà pas sa nivelle complètement par le bas et ça fait ça fait comme si ça transforme à peu près tout en opinions. Y en a qui pensent que oui, y en a qui pensent que non, et c’est pas possible en fait de débattre. Et c’est vraiment une mythologie pour le coup journalistique que celle ci, mais qui est, qui est très, qui est très qui, qui ancestrale, qui a la peau dure quoi. Quelque part on n’arrive pas à faire entendre cette critique en fait, et il faut en fait y faudrait faire vivre le débat. Comme si évidemment, en plus ça tout le monde étaient à égalité.Alors c’est ce soir ils vont s’en tirer en disant le truc qu’ils ont intégré c’est de d’essayer de replacer quelque part les différents intervenants sur un sur un, sur une échelle droite gauche mesquine, ce qui en plus est vraiment encore quelque part problématique pour un chercheur. Parce qu’en fait on ne l’invite pas pour quelque part pour donner du pluralisme politique à l'émission. En fait on l’invite parce que c’est son terrain de recherche. Donc ici, voilà, ici il y a bien beaucoup de mythologies, la journalistique qui s’imbriquent comme ça, qui équipe qui, ce qui sont contenus dans les dispositifs même et qui est qu’il est très difficile de casser quoi, C’est ce que tu disais et en l’occurrence c’est cette émission. C’est peut être le moins pire qui existe dans l’audiovisuel, mais ça reste quand même problématique pour tout un tas de raisons à celle qu’on celle qu’on donne. Et puis je pense aussi aux difficultés que t’as dû éprouver dans l'émission et que ça parte dans tous les sens. En fait, vu le nombre d’intervenants en fait, ce n’est pas possible de réagir à tout. Il y a plein de sujets qui ça mobilise des différences à mobiliser des opinions, ça mobilise des exemples du coup du ça passe du coq à l'âne, tu ne peux pas répondre à tout va et c’est compliqué en fait de discuter. Mais une fois qu’on a dit ça, c’est vrai, c’est quand même appréciable de pouvoir entendre une parole contradictoire. Et elle leur fait de la place, mais elle leur fait finalement placer de façon très marginale. Et en l’occurrence, ce qu’on voit et ce qu’on dit tout le temps des dispositifs, c’est qu’ils sont faits pour digérer la radicalité, pour la digérer et pour l’anesthésie. Et c’est ça qui est problématique en fait.
Et donc, selon vous, puisque vous ne condamnez pas les violences, condamnez vous le fait d’aller sur ces plateaux de télévision ? S’il vous plaît, répondez Acrimed, condamnez vous ! Le fait d’aller sur ces plateaux de télévision vous condamne ?
Pas sur le principe en fait. On pense que c’est important de se poser la question. On espère que des gens qui vont se poser la question prennent en compte les avantages et les inconvénients. Et voilà. Ce qu’on condamne, je pense, c’est le fait d’aller partout. C’est d’aller partout en votant dès qu’on est invité, quelles que soient les conditions, quelles que soient les émissions, quels que soient les contradicteurs en face, tout ça. Voilà. Au passage, c’est sûr que déserter les médias, c’est laisser la place à d’autres, donc c’est compliqué. Mais accepter tous les formats médiatiques, c’est aussi renoncer à quelque chose en quatorze. Donc voilà, on ne condamne pas. On ne félicite pas non plus systématiquement.
Mais on n’est pas là pour donner des leçons, les bons et les mauvais points. Mais en tout cas, quelque chose qu’on aimerait bien aussi, c’est que quelque part, alors c’est hyper compliqué à faire. Et puis en général, s’il y a une question que ne tolèrent pas les intervieweurs, etc. C’est justement qu’on verbalise la question médiatique. Donc être sur un plateau et critiquer le dispositif, en général, ça se passe très mal. Mais c’est ça qu’on aimerait aussi entendre plus souvent. Presque, car il y en a assez peu, ça ne se passe pas si souvent que ça.
Une autre chose, c’est que. Nous on ne rêve pas de formule de tête un jour sans. On ne rêve pas de plateau avec les autres. Des éditorialistes de gauche qui en jamais autant que des éditorialistes de droite quoi en fait. L’idée, c’est plutôt. Que des chercheurs travaillent sur des questions depuis des années sans avoir le temps de parler de la recherche de gens qui ne sont pas habitués aux plateaux télé puissent venir dans des conditions qui leur permette de parler en français, qu’on parle du monde du travail, qu’il y ait des ouvriers qui viennent à télé, qu’on parle des révoltes urbaines, qu’il y ait des gens qui viendront parler des quartiers populaires, en fait. Ça, c’est quelque chose qu’on voit très peu, parce que le front marocain, en partie parce que le format ne permet pas, en fait, le format télé, c’est pour des gens qui sont capables de parler de tout et de rien, de formuler très bien leurs pensées, de faire de bons clients en 30 secondes en fait.
On a compris. Vous ne voulez pas tout à fait condamner les invitations et les plateaux de télé. Alors, puisque la France veut savoir, le chat vous le dit, la France vous regarde à la fin de sa voix sur BFM TV. Article numéro un de la Syrie La police paie l’information le 25 mars 2023, écrivez vous. Alors que la mobilisation anti bassine à Sainte Soline polarisait l’antenne, tout l’attirail du maintien de l’ordre journalistique a été déployé. Et effectivement, sur cinq pages, vous allez nous raconter cette journée folle de la part de BFM par le parle par le menu. Ça démarre par un appel à la préfète qui s’attend au chaos. C’est à dire qu’il y a avant la mobilisation une préparation des esprits de l’opinion avec une succession d’invités tous officiels, qui assènent exactement le même discours.
Oui, ça c’est vraiment hyper important à rappeler parce que c’est vraiment un cadrage assez structurant de des mobilisations sociales vraiment très fort depuis et depuis 2016 en fait. C’est pas nouveau en fait, ça existait avant, mais cette coupe, cette co-construction anticipée de la peur. Et on disait dans le bouquin que c’est une forme de stade avancé en fait de journalisme de préfecture. Et la trajectoire en fait quelque part, elle est la même aussi et elle suit en fait la trajectoire des autorités. Et c’est-à -dire qu’on citait dans le bouquin Vanessa Coda de qui ? Et une chercheuse, je me rappelle plus le titre du bouquin dans lequel elle et elle écrivait ça, mais elle parlait vraiment de. En gros, c’est ces dernières années de l’accentuation de la répression préventive. Et donc en fait, le discours médiatique sur la construction de la peur, en fait, se fait parallèlement à cette trajectoire là des autorités. Et c’est important parce qu’évidemment, ça prépare les esprits au chaos, mais en fait sa légitime par avance. La répression, c’est la fonction symbolique de ce genre de traitement médiatique de ce genre de discours. C’est que ça légitime par avance la répression, si pas encore une fois, quand on dit ça, ce n’est pas forcément conscient. Encore une fois chez tous les journalistes. En fait, l’idée ce n’est pas ce n’est pas de dire ça à ses proches. On parle de fonction symbolique fixe précisément. Ça peut être, ça peut être, ça peut être inconscient, mais c’est quand même très important. Et là, sur BFM TV, effectivement, ça s’est décliné de manière à l’anéantissement spectaculaire. C’est-à -dire que la veille, on a eu des déclarations d’Emmanuel Macron qui ont été, qui ont été télégraphiques à l’antenne. Nous ne céderons rien à cette violence. En démocratie, on n’a pas le droit à la violence. Il y a une dépêche AFP qui a circulé. A qui était intégralement biberonnée aux sources, aux sources politiques, policière et préfectorale, qui parlait évidemment des objets saisis hyper dangereux auprès des manifestants, etc. Ça vous en avez vachement parlé il y a deux jours par exemple, seulement deux de ces saisies d’objets, et quand on écoutait la personne de la LDH, on se rend compte à quel point en fait, ça recouvre beaucoup de choses qui n’existent pas en fait dans ce traitement journalistique. C’est à dire que là on dit en gros il y avait des boules de pétanque et le récit est fait, on sait à quoi vont servir ces objets. Ça constitue le grand récit des dangereux, des éléments radicaux comme ils disent, en reprenant d’ailleurs le lexique policier à cet égard incommensurable. Tout un tas d’autres, d’autres mots, d’autres, d’autres mis en mots. Des faits quoi. Donc voilà, là il n’y avait absolument aucune note sur ce, sur ce cette dépêche AFP qui parlait des saisies. Il n’y avait aucun traitement journalistique, aucune interférence, c'était juste une reprise du discours des autorités.
Et un Breaking news Breaking news et excusez moi, nous donnons la parole à notre spécialiste Police Justice de BFM, Dominique Rizet. Je cite J’ai quelques notes ici qui sont les notes de la police du renseignement territorial. La préfète tout à l’heure, la préfète que nous avons entendu, a eu cette phrase et elle est courageuse parce que ce n’est pas évident pour elle de le dire, ça va se passer dans son département. Elle a parlé de violence attendue. Une action, c’est une autre de ces phrases très violentes. Euh oui, bien sûr, ça va se passer comme ça. Est ce que je fais bien de criser ? Non, tu le fais très bien.
Ouais, c’est compliqué.
Donc voilà. Alors voilà, paf, à vous. Allez, on fait Allez, on y va ! On est pas des balances celui là !
Du coup, on a peur
Oui mais vous n’avez pas peur ? Vous êtes BFM ? Alors on refait, on refait le BFM ? Alors donc là, qu’est ce qu’on fait ? Alors maintenant, une fois qu’on a fait les boules de pétanque ? Il a cette phrase réellement c’est du verbatim. C’est votre site, votre c’est votre truc, c’est votre type. Il dit donc Dis donc bien, euh, j’ai quelques notes ici qui sont les notes de la police, mais.
C’est simple, il lit et il lit directement. C’est pour ça que moi, en gros, il n’y en a pas deux. Quand on dit qu' il n’y a pas d’interférence, c’est pas de traitement. En fait.
Allez, je vais vraiment faire demi-tour et mettre mes lunettes pour lire. Voilà, ça va aller mieux c’est bon. Tu veux le faire ?
A mon avis, je parie que c’est des notes, effectivement.
Non mais cela dit, quelqu’un qu’un journaliste, évidemment, Police, Justice et ses sources à la police et la justice. Oui, bah oui, c’est à la limite le minimum syndical qu’on lui demande, mais qu’il n’est que cinq il a l’ apéro à longueur de journée ça pose problème quand même. C’est ça, C’est ça le souci.
Ah ouais.
Et là, il n’y a pas de filtre en réalité, il y a aucun fichier, non ?
Non, non, il n’y a pas d’interférences.
Il y a des moments où il est dit en direct et où on les découvre en les lisant sur le plateau, en lisant même pas la même paluche qu’il a ce qu’il allait dire.
Oui, il est télégraphié, ça leur arrive et en fait, ils répercutent directement l’information par l’information entre guillemets à l’antenne. Quoi ? C’est ce que tu dis, c’est hyper important, il y a pas de filtre.
Alors attendez, excusez moi, j’ai des notes ici, de la police qui viennent d’arriver. Les protecteurs de l’environnement qui se présentent comme ça, eux vont tenir des congrès, des tables rondes. Ça dure trois jours. Ça a commencé aujourd’hui. Il va y avoir des projections documentaires, des invités assez prestigieux d’ailleurs qui travaillent dans l’environnement. Donc il y a quelque chose d’utile autour de cette réunion, des choses importantes, des questions importantes qui vont être posées. Et à côté et à côté, il y a ceux qui vont affronter les forces de l’ordre et qui se fichent éperdument des questions. D’environnement.
C'était Dominique à nouveau.
Et là, et là, vous allez là, vous allez nous raconter. Dans votre article, vous avez parlé de comment BFM a parlé des tables rondes, des débats, des documentaires projetés Amel et alentours, c’est-à -dire tout le dispositif de discussion et de réflexion autour de la mobilisation qu’on a dit. BFM quand on a parlé de votre chaîne Acrimed.
Ben rien. C’est simple, ça va être court. Rien. Ça fait partie quand on parle de l’hégémonie, du cadrage sécuritaire et d'à quel point ça écrase l’information. C’est ça qu’on dit. C’est typiquement la. Il ne se rend même pas compte qu’il est en train de pas de dire qu’effectivement il y a des tables rondes, qu’il y a plein de documentaires, mais en fait on n’en entendra pas parler. Ni ce soir-là ni le lendemain, ni jamais en fait. On a eu de ces trois jours sur BFM que des images d’affrontements alors qui ont existé un peu la question. C’est à dire que ça a que ça n’a pas existé, ça a été même assez intense en termes de conflictualité. Mais voilà, il y a toute une partie de l’information qui n’a pas, qui n’a pas vu le jour. Et de la même manière, place dans ce que tu viens de lire et c’est très important. Et c’est un truc commun qu’on retrouve aussi aux moments, là, des révoltes populaires. C’est cette fragmentation complètement arbitraire des manifestants. C’est-à -dire qu’il y a ceux qui y sont, ceux qui disent qu’il y a les gentils et les méchants quoi. Ceux qui vont s’affronter avec la police et puis et puis les autres. Il est comme il ne parle pas avec les manifestants. Ce sont des milieux qui connaissent pas très bien en fait c’est jamais évident ce genre de lieu. Ce genre de discours n’est jamais étayé, ils n’en ont pas besoin.C’est une sorte. Là encore, c’est un truc réflexe qu’ils n’ont jamais besoin d’argumenter et ça va venir nourrir le récit qui justifie qu’on s’intéresse à ce dont ils vont parler toute la journée,
Non, excusez moi. Breaking news tout à fait sérieux. Merci à Bouzouk pour son don et grand silence pour son don pour les postes. A vous si vous n'êtes pas prêt à aller sur des plateaux de télé et d’info en continu. Parce que dès qu’il y a un nouveau bandeau, une information, vous vous arrêtez, là vous vous dites Acrimed. Bon alors quel est le dispositif, la ? Pourquoi ils nous balancent tout d’un coup ? Qu’est ce qu’on doit répondre ?
On n’est pas des professionnels
Alors par ailleurs, Maxime, il y a un truc là, je suis sérieux deux secondes. Il y a un truc qui tranche quand tu parles, on a un décalage parce que je pense que tu ne parles pas assez fort. Et donc le logiciel, il attend ta voix et il faut parler un tout petit peu plus. En fait, en face, je comprends que tu regardes Pauline, mais on passe plutôt pour qu’on puisse mieux entendre. Je suis désolé. Désolé. Ça marche, ça marche. Breaking news, Je vous fais ce magnifique truc que vous avez fait ici, qui est à mon avis le plus parlant. Vous arrivez à le lire ou pas ? Vous pouvez le lire, vous pouvez faire, vous le pouvez ou pas, vous l’avez sous les yeux.
Oui.
Ce sont les bandes violentes redoutées.
La sentinelle privilégiée.
Oui mais façon BFM
Alors moi je vais le faire.
Moi je le dis tu veux donc d’autres attentats ?
Donc ce sont les bandeaux de BFM. Action violente redoutée à Sainte Soline. Sainte Soline, la préfète appelle à la prudence. S’ensuit une manifestation sous haute tension. Sainte Soline, le week-end de tous les dangers. Interrogations. Sainte Soline. L’alerte de la préfète.
Donc tout ça, c’est avant un avant, avant un marchand.
C’est avant le premier lancer de grenades lacrymogènes, le premier affrontement ou de projectiles de la dotation en dotation chez les manifestants. C’est avant tout ça.
Voilà, c’est un tout, ça, c’est. Et ils n’ont parlé que de ça. Ça a été le discours, quoi. Leur télégraphie, les alertes de la préfète, télégraphier les craintes du gouvernement, télégraphier les notes de la préfecture qui disaient attention, danger à télégraphier, télégraphier, télégraphier en continu, en continu, en continu. Donc voilà, chaque section, c’est ça créé un climat. On sait aussi à quoi c’est important de critiquer, parce qu’on sait aussi combien. Et les chaînes d’infos, elles donnent le ton aussi ailleurs dans d’autres médias. Parce qu'évidemment, là, on a suivi, on a suivi la mobilisation harassante soulignée par le prisme de BFM. Mais quelque part, évidemment, BFM n’a pas du tout l’apanage du journalisme de préfecture. C’est que vu le format en continu chez eux, c’est sûr que ça s’exprime de manière paroxystique on va dire, mais en rentrant à peu près n’importe quel média. En fait, il y a les mêmes mécanismes qui suivent, qui se retrouvent.
Avec, avec même avec une journaliste dont je m’excuse auprès d’elle, dont j’ai oublié le nom, qui est aussi police, justice et dont on sent qu’elle est un peu là pour essayer de rétablir quand Dominique Brisé va un peu trop vite dans ses envolées. Je ne sais plus comment elle s’appelle, qui, qui elle est journaliste maison. Tandis que si c’est un chroniqueur extérieur à moi, on a l’impression qu’il opère. Envoyé spécial, permanent et extérieur tout le temps. Mais il y a dans la rédaction des gens dont on sent que quand même, ils essayent de temps en temps d’apporter quelques réserves.
Alors oui, moi aussi je dirais bien sur BFM, je dirais oui et non à quelque part, il y a quelque chose qui était vraiment frappant là, ce 25 mars si elle imite Dieu. Il interroge vraiment du point de vue de l’information, c’est le fait que, y compris les envoyés spéciaux dont disposait BFM sur place à Sainte Soline. En fait, je racontais exactement la même chose que ce qui était raconté en plateau. C’est-à -dire que là, pour le coup, le distinguo journaliste de terrain et journaliste de plateau. Ben en fait il n’avait pas tellement lieu d'être parce que le cadrage en fait de la chaîne était tellement fort que ces six condensés. Ce qu’on dit à plusieurs reprises dans l’article, c’est que quelque part, en fait, les envoyés spéciaux racontaient eux-mêmes le pain le lundi et qu’il y avait le même discours en fait, qui passait. Donc, je pense que, dans des moments de crise comme ça, si c’est vraiment le prisme de maintien de l’ordre et hyper fort et qu’il n’y a pas tellement de choses, y a pas tellement de. Deux discours contradictoires, et c’est ce qu’on montre aussi ici. Déjà, les paroles contradictoires ont été complètement résiduelles. Et puis. Et puis en plus, quand elles ont existé, en général, encore une fois, ça ne s’est pas bien passé. Ou alors c'était des rappels à l’ordre permanent et quelque chose. De toute façon, le truc fondamental de cette journée, c’est que. Parce qu’il y a eu cet accompagnement par avance de la communication des autorités. En fait, il n’y a eu aucune remise en question journalistique du dispositif policier. Hier, c’est comme quand on parle de dépolitisation. C’est aussi une dépolitisation du maintien de l’ordre. Il n’y a eu aucun journaliste pour se poser la question. Qu’est ce que viennent foutre trois 3200 policiers à cet endroit ? Et ils ont laissé, ils ont laissé cette remise en question du dispositif du maintien de l’ordre. Ils ont repris, ils ont laissé sur ce questionnement du dispositif de maintien de l’ordre aux opposants politiques, comme si c'était du coup une opinion partisane, voire déjà une opinion. Et puis il y a quelque chose de partisan qui le remet en cause. On en revient à ce qu’on disait tout à l’heure. En fait, c’est très problématique. Un journaliste lui-même pourrait tout à fait, Et ça, ça fait même partie de son de son boulot à priori, pourrait tout à fait remettre en cause ou questionner le dispositif. Mais ça n’existe pas. Et ça n’existe pas. Précisément parce que dans l’idéologie ou en tout cas dans le. Dans le dernier épisode, la mythologie professionnelle de ces journalistes de BFM TV comme ailleurs en fait, les policiers ne sont pas partie prenante du conflit. Et donc à partir de ce moment-là, on fait écouter.
Ici, ici et ici des notes qui viennent d’Acrimed. Oui, c’est le pluralisme. Je lis, je lis ce qu'écrit Acrimed dans son journal Média critique. D’ailleurs Breaking News, quelqu’un qui s’appelle 1000 Sernin demande si média critique est disponible en kiosque ou juste à l’achat en ligne. Il faudra répondre à cette question qui est importante. Mais je lis, je lis ce qu'écrit Acrimed, c’est exactement ce que venait de dire deux sources ont passé la même et c’est comme avec la police, c’est. Voilà. Donc, dès lors que ces journalistes considèrent les forces de l’ordre et les autorités comme des sources fiables et objectives et non comme une partie du conflit en cours, ce questionnement critique du maintien de l’ordre est impensable et impossible sur BFM TV. Donc on voit bien que vous êtes d’accord avec vous même.
C’est là dedans.
C’est évident. Et ça, ça, je trouve que c’est le passage clé effectivement du début de la journée. Mais je ne veux pas te faire répéter Pauline, puisque j’ai en plus relu. Le passage en question et tu venais de le dire. Mais en effet, c’est je trouve le point clé, c’est à dire que c’est donné comme un fait indiscutable et donc on en discute pas et donc tout va être déroulé pour donner raison à cette vision des choses qui y est. Il y a le droit d’exister, il n’y a aucun souci avec ça, mais quand elle est monopolistique, ça pose un petit problème. Mon cher Maxime, toi qui t’es arrêté de parler depuis que je t’ai dit qu’il fallait parler plus fort, tu m' écris que noyé dans le discours ultra sécuritaire, il va y avoir quand même en plateau Eva SAS et en duplex. Sandra rigole. Toutes les deux sont députées. Heu Elvis ? Et à quelle sauce sont-elles mangées ? Et par ailleurs, breaking news, nous en avons deux et c’est incroyable. Aujourd’hui, nous avons deux donateurs anonymes qui viennent de faire un don. Merci à eux. Maxime c’est à vous ! Et pour répondre à la question de notre ami Séréna si disponible.
Ben je vais répondre à cette question. Donc la revue des Commandables sur le site d’Acrimed et dans une trentaine de librairies dans le pays. Donc c’est on a mis la carte, c’est sans responsabilité sur le site web. Mais voilà ce nom dont je parlais plus bas parce qu’en fait cet article sur BFM, c’est Pauline qui l’a fait. Donc je joue aux jeux du hasard.
Ah, tu balances, toi ?
répond bien et juste. J’en profite parce que je pensais à quelque chose que vous discutiez. On pourrait se dire qu’il parle des violences à venir. Voilà. La manifestation est pendant un parcours de ce qui se passe en termes de violence et de répression, là. Et du coup ça, du coup, il ne parle pas des raisons de la mobilisation et compagnie. En fait, le truc, c’est que s’il n’y avait pas à la fois la communication, ça c’est l’animal.
Ah voilà, voilà le breaking news, ça commence à rentrer. Voilà, là, la breaking news, ce sont les librairies où sont disponibles les médias critiques.
La communication de. De la préfecture qui annonce des violences, ce n’est pas des violences le jour J. En fait, personne n’est atteint d’hépatite. Ce sont donc ses sens. Le.
Mal. Typiquement, un bon exemple c’est le regard de l’homme la non médiatisation. Pour le coup du rapport de la LDH y a deux jours, c’est-à -dire que BFM peut être littéralement en continu la veille du 25 mars Et le 25 mars à la limite, elle couvre la manifestation, mais il était quand même en continu Il va y avoir des violences, il va y avoir des violences et en fait typiquement vers le. La conférence de presse de la LDH et le rapport est pas médiatisé à l’antenne. En fait, ce jour-là, c'était lundi matin je crois. C’est ça ?
Oui, absolument.
Mais lundi matin, BFM TV comme à peu près tout le temps. Or, hors période deux de tension sociale, de crise on va dire, et sur deux sujets un fait divers donc la disparition du petit Émile. Et le deuxième truc c’est je sais plus si c'était le discuter des propositions d’Emmanuel Macron.
Alors grand pas nous dit est ce que Breaking News Break Breaking News USA un grand froid nous dit ils en ont parlé du rapport de la LDH huit minutes sur 24h d’info, mais ils en ont parlé. 20 minutes.
Alors, ce. 28 minutes, il y a eu, il y a une dépêche AFP qui a été remplie sur le site de BFM. Mais voilà, c’est sans commune mesure. En fait, quand on voit comment le l’antenne peut se mettre en branle, comment en continu on peut avoir une thématique qui s’impose dans l’agenda et comment ils peuvent littéralement organiser pour le coup leur plateau autour de autour d’un sujet et donc faire parler les différents intervenants, etc. La voilà et c’est sans commune mesure. Donc si j’ai loupé les huit minutes. Mais voilà, le décalage en fait, il est là, il est vraiment énorme et en plus c’est franchement vu ce qu’ils ont véhiculé comme enterrement infra en termes de désinformation etc, ça aurait pas mérité un peu plus que un peu plus que huit minutes ?
Et alors, Qu’est ce qui arrive aux deux députés élevés dans dont tu parles ? Pauline en fait l’une en plateau, l’autre en duplex.
Alors je me rappelle plus qu’il arrive du mal sur base. Et bien ils se font rabrouer. Sûrement.
Elles vont tuer, tu dis ? Elles vont intervenir quelques minutes en guise de caution à la première. Philippe Godin, qui est donc un journaliste de BFM, accorde une brève question sur les raisons de la mobilisation avant d’en venir à son principal objectif : délégitimer l’action des écologistes et criminaliser leur présence sur le site. Et puis, une demi-heure plus tard, le présentateur revient à la charge. Est ce que c’est la place d'élu d'être dans les manifestations interdites ? Ça nous rappelle des choses en raison des risques. Et quand on voit ces images, non, mais écoutez ces images, ces saisies, ces risques importants, si c’est beau, BFM, c’est beau ces risques de débordements. Avant de couper la députée dans sa réponse, je me permets de vous interrompre. Je vous interromps. La préfète des Deux-Sèvres s’exprime. A 11 h 32.
Pauline à 11 h 32. Le journaliste sur place évoque différentes prises de parole de différents collectifs qui sont à l’origine de cette manifestation.
Il n’y a rien qui est qui passe à l’antenne, rien qui passe à l’antenne. Y Il n’y a pas une image de prise de parole. Voilà la méditation, c’est là. Non mais là c’est vrai que c'était vraiment exemplaire, c'était la totale quoi, ce jour là. Et c’est particulièrement exemplaire quand on le met en regard, par exemple, de la manifestation des policiers. Je me rappelle plus à quelle date c'était devant la honte devant l’Assemblée nationale, là, la fameuse nuit où là, pour le coup, la voilà. Quand on parle de dispositifs particuliers d’antennes, là c’est tout à fait spectaculaire. C’est à dire y compris les paroles des discours des organisateurs avait été retransmis en direct à l’antenne pendant une demi heure.
Erreur dans des clips.
Il y a eu des clips qui avaient été faits par alliance, qui avaient donc énoncé à l’antenne. Donc voilà, c’est pour pousser, là, le décalage est total et c’est vrai qu’ils ont passé leur journée à dire ça, à dire ouais, ouais. Alors il y a eu des. Il y avait des tables rondes, il y en avait, des collectifs se sont exprimés, mais on n’a rien su de. Ce n'était pas une information faite et ils sont aveugles à ça. Ils ne voient pas le problème. En fait, je pense que sincèrement, ils ne voient pas le problème. Ils sont complètement.
Le chat vous demande et c’est tout le stade qui vous demande ça ? Les invités Non, pardon, ça c'était autre chose, je ne veux pas le rêver. Après, c’est Charles qui vous demande comment les journalistes de ces chaînes vivent cela. Est ce qu’ils viennent vous en parler parfois ? Alors il y a un autre article où vous racontez que la critique des médias vient des critiques elles-mêmes, plus exactement de certaines sociétés de journalistes ou de syndicats qui ont eu la dent assez dure pour leur hiérarchie. Et il est notamment question d’une certaine groupie à un moment donné, je vous laisse nous dire de qui il s’agit. Mais est ce que oui, est ce que vous avez des journalistes qui viennent vous parler off ? Voilà comment ça se passe.
On n’aura pas tellement vrai. Disons que l’on a quelques retours contents d’eux et ne sont pas spécialement contents. Mais on n’en parle pas spécialement en fait. Après sur BFM TV, Mediapart te fait un papier il y a quelques semaines sur la façon dont il pouvait ou non parler des violences policières demain avec consigne de pas parler de violences policières, pas utiliser le terme le prix de vente. Dire tout à l’heure par un exemple sensé sur ce cas-là, quelques jours avant. Après effectivement, l’article sur la galaxie des médias qui vient d’arriver dans la rédaction qui vient des rédactions, j’en parlais tout à l’heure, donc là, c'était le quart France3 parisien. Et ce n'était pas que sur les violences policières, c'était aussi sur le traitement médiatique de la mobilisation contre la réforme des retraites. Et donc effectivement, la c'était la CGT de France Télé qui critiquait la groupie. Donc la BPI, c’est Nathalie Saint-Cricq qui expliquait en partie le rejet de la réforme de Macron par le fait que Macron était jeune, très diplômé, brillant et riche, qui avait donc une part de part d’irrationalité chez les Français.
Qu’on était rien que des jaloux, qu’on était des dingues de pognon qu’on n’avait pas.
Alors sur BFM, effectivement, il y a récemment un journaliste qui est même repris à un invité en lui disant qu’on ne dit pas violences policières ici et on sait que ça a fuité. On sait que c’est le grand Marc-Olivier Fogiel, l’inestimable Marc-Olivier Fogiel, ami du couple inestimable présidentiel. Il faut quand même. Voilà, on est sur BFM Post aujourd’hui. Il faut compter sur Pauline.
Ouais, c’est ça, Ils ont pour consigne je vote Mediapart. Et ils ont pour consigne de ne pas parler, de ne pas utiliser le terme violences policières.
Dans ces médias parce qu’il a dit que révéler, c’est parle
Oui, oui, pardon. Tout à fait. Mediapart révèle que les consignes éditoriales à BFM TV sont celles-ci parce qu’il s’est justifié en disant que le terme est poli pour le politiquement connoté. Je crois que c’est ça qui est rapporté dans l’article de Mediapart. Donc ça c’est l’exemple que tu veux que tu mentionnes. Il est très bon. C'était le mardi gras hurlait sur BFM TV. Parce qu’il y a une chose très problématique et déjà de passer comme consigne à des journalistes de ne pas utiliser le terme violences policières. Et une autre chose est que les journalistes l’interdisent de la part d’un intervenant extérieur à l’antenne, quoique ce ne soient pas eux qui ne sont pas des journalistes, là. Ça dénote quand même, ça témoigne d’un excès de zèle assez profond en la matière. Et en l’occurrence, effectivement, c'était pendant la pendant la séquence des révoltes, des révoltes populaires à des rabais. On parle par deux fois de violences policières en disant à une première fois que c’est un déclencheur. Ça a été un déclencheur très important des révoltes dans les quartiers. Et le journaliste le reprend en lui disant qu’en fait, il faut dire des violences commises par des policiers. Et une deuxième fois, il le reprend en disant Je me permets de vous reprendre sur le terme violences policières qui induit un système qui à priori n’est pas le cas. Là, il lui formule comme ça, dont il l’interrompt à nous placer. C’est la première fois quand même que je voyais que je voyais ça de manière aussi claire, c’est à dire non plus seulement intégré dans le discours des journalistes eux mêmes, mais là, un tir de barrage sur des intervenants extérieurs quoi. Deux Ben voilà, ça en dit long. Sur une chaîne qui se targue de pouvoir tout dire.
Sur Sainte Soline, il y a évidemment le drame. Serge qui va être touché, qui va tomber dans le coma. Son corps va être déplacé. Tout ça nous a été expliqué dans le détail avant hier par les copains de la Ligue des droits de L’homme, les observateurs. Et vous, vous vous expliquiez que ce jour-là, sur BFM à 17 h 36..
Il y a un journaliste qui va passer. Alors à noter en une demi heure, le bilan passera à deux ou deux manifestants dont le pronostic vital est engagé à un blessé grave. Côté manifestants, c’est-à -dire que l’on ne féminise pas complètement l’information, on la, on la réduit à la limite. Si la première version avait été la deuxième et qu’il se serait tenu à ça pour des raisons de réserve, on ne sait pas de quoi il s’agit, etc. Et rester en deçà, pourquoi pas. Mais en fait, la vraie info, elle sort une première fois et elle y est, elle est réduite. C’est page 33 de son inestimable revue. Ma chère Pauline, si tu veux revoir de quoi il s’agit. Et ça, par exemple, comment, comment vous le faites vous ? Vous monitorez les chaînes ? Vous enregistrez tout ? Vous prenez des notes ? Comment ? Comment vous arrivez à capter ce petit moment de bascule qui n’a l’air de rien ? Mais oui, Serge va mieux ou il est sorti du coma, il écrit, il mange, etc. Voilà. Et donc. Comment ? Vous, Comment.
Vous savez que, à l’heure précise, le discours est modifié ?
Je peux prendre un âge pour prendre la pose problème. C’est assez simple. Va regarder BFM toute la journée. Elle a regardé les prodiges pour être sûre qu’elle comprenne. Ce qu’elle avait vu en est un est vraiment un travail de façon artisanale sans Pop relative.
. Hélas oui, c’est vrai, c’est vraiment très artisanal comme il y a. On ne peut pas forcément tout revoir. D’ailleurs tous les replay sont par ce fait toujours disponible. Mais bon, là en l’occurrence, il y en avait un certain nombre et. Et c’est ça que voilà, il y a une première étape qui est la prise de notes et puis après on vous retourne pour les verbatim et pour les trucs. Ce qui évidemment est très pointilleux. Donc voilà, on y retourne après pour vérifier tout.
Mais là je te dis Renan, Lieutenant Caverne te dit Courage Apolline. Donc nous sommes d’accord. Il est 17 h 36. La chaîne vient d’expliquer qu’il y avait deux manifestants dont le pronostic vital était engagé et modifiait un peu le discours. Et patatras ! Breaking News. Oui, alors on peut donner, on peut donner des chiffres qui ont été rappelés par le ministre Gérald Darmanin, 1000 manifestants ultra. Et extrême gauche, ultra et extrême gauche, 24 gendarmes blessés dont un en urgence absolue, six manifestants blessés dont un en urgence absolue, quinze interpellations à Sainte Soline. Depuis hier, trois cortèges d'éléments radicaux se sont regroupés ce matin.
De toute façon, à ce moment-là, le chiffre des blessés avance comme mauvais, comme dans les manifestations. C’est les chiffres de la police qui ne vont pas être questionnés, corroborés ou quoi que ce soit. Et même quand il y a des versions différentes. Des données qui viennent des organisateurs, des manifestants. Ça peut être mentionné en passant dans un bandeau. C’est toujours, toujours rappeler les chiffres de la préfecture et de la préfecture qui font foi, en fait.
Même après les contre récits, tout ça soi-même continue de. Mais après à voir avec le passage des implants. C’est humain.
C’est ça ? Mais ce qui est important à dire, c’est que tout ce dont on a parlé là depuis, depuis le début, et ça revient à dire que les journalistes, les journalistes en gros, accordent une présomption d’objectivité aux sources préfectorales, policières. La présomption d’objectivité qu’ils ne vont pas accorder aux manifestants ou aux organisateurs, là, en l’occurrence, sur les soulèvements de la Terre qui, très tôt en fait, a admis qu’il y avait un qui avait des dizaines de blessés, a continué à faire circuler des informations sur Twitter, informations dont une qui était à la disposition de BFM TV parce que ça pouvait faire de temps en temps l’objet de. Il pouvait intégrer par exemple un tweet des soulèvements de la terre en Europe, dans leur fils info, etc. Donc les journalistes pareil sont au contact de ces différentes informations, mais à la différence des informations policières, ils ne vont pas les repérer, les répercuter à l’antenne sans filtre quoi. Donc non seulement il n’y a pas de présomption d’objectivité pour toutes les sources, mais en plus pour les et pour les organisateurs, pour les soulèvements de la terre, pour les manifestants, il y a même en réalité une présomption de mensonge, c’est à dire que Y sont très méfiants à priori vis à vis des informations qu’ils reçoivent de leur part. Et donc là encore une fois, c’est sacré tout le tout. Le décalage dans le dans le récit médiatique. Et ça a été, ça a été ça toute la journée, ça a été ça toute la journée. Et la question de l’entrave des secours, c’est exactement le même mécanisme. Dominique Griset qui est tout de suite mort à l’antenne en disant Mais c’est pas impossible, Il faut vraiment une tête farfelue pour imaginer qu' il y a eu une entrave des secours. Elle dézingue tout de suite après, il dézingue tout de suite l’information, y dit qu' y dit littéralement qu’en fait aussi il n’y a pas à discuter.
Il est en train de reprendre son animatrice qui essayait de dire bon, il y a peut être un petit souci et il y a, il y a un autre, il y a une autre personne, il y a un syndicaliste policier sur le plateau et Dominique Crise arrive avec sa cape de super héros, de super expert et il va donner la bonne parole. Il va départager. Et donc l’animatrice qui essaie de dire bon, quand même, il y a des accusations selon lesquelles le SAMU n’a pas pu passer parce qu’il n’avait pas l’autorisation de passer. Voici Dominique B. Vous ne parlez pas la même langue, vous ne parlez pas la même langue tous les deux, vous ne parlez pas la même langue. Je répète parce que si il le répète, euh Jean-Paul. Le CRS, il a raison. Est ce qu’on peut imaginer une seule seconde que des policiers ou des gendarmes vont regarder des gens mourir sur le terrain, des manifestants blessés et empêcher le SAMU d’approcher ? Bien sûr que non, ça n’existe pas, ça n’existe que dans les têtes farfelues. C’est joli, farfelu comme terme.
C’est ce qui va circuler. Circulez ! Circulez, y a rien à voir. Et il le redira, il le redira à une autre à plusieurs reprises. D’ailleurs, avec lui, il n’y a même pas à discuter. Que c’est pas que c’est pas que c’est pas un sujet. Donc voilà. Enfin c’est ça, ça illustre bien la différence de statut. Encore une fois, qui a qui ? Accordé aux différentes communications et aux différents témoignages, certains peuvent passer à l’antenne, être répercutés encore une fois sans filtre et d’autres non seulement n’ont pas ce privilège, mais en plus sont même pas dignes d'être discutés, donc lassés. On voit bien le décalage, mais peut être qu’on peut parler de. Il y a eu un très bon exemple récemment de Basta, je passe, tu vas parler.
Bataille car j’aime Franc info qui fait un fact-checking sur le nombre de tués par la police et qui parle du travail de Basta, du média indépendant. Basta ! Mais tout de suite en discréditant, en disant que c’est un média de gauche, voire de gauche, donc que cette fois.
Ce n’est pas neutre par rapport à ce champ alors que les chiffres de BFM par contre là il y a pas de distance qui soit qui est prise en compte.
Oui, c’est à dire que c’est la voix autorisée qui d’un qui est forcément au-dessus du lot puisque c’est la parole publique. Au nom de. Comme si. Comme s’il n’y avait pas de mensonge, de dissimulation, de faux en écriture et que tout ça a été garanti sur facture.
C’est ça. Et puis même, je pense que même quand on est journaliste, il pourrait se dire aussi que le fait qu’il n’y ait pas eu de chiffres sur les tués par la police jusqu’en 2018, en fait, c’est un c’est un biais déjà énorme en fait, qui pourrait réfléchir à ça ?
Bien sûr, bien sûr.
C’est sûr, le fait qu’en faisant ça, ça n’existe pas. Donc c’est ça que ça témoigne aussi, évidemment et du rapport de l'État.
Est ce que vous condamnez ? Et est ce que vous condamnez ? Basta, s’il vous plaît ? Est ce que vous condamnez ça ?
La réponse est simple Basta ! Sans méchants, basta, basta.
On lit, évidemment, on les salue. J’ai oublié de préciser que Dominique Rizet quand il donne raison à l’invité, il se trouve que l’invité, me semble t il, c’est le représentant alliance chez les CRS et que Rizet, ça vous le rappelez pas dans l’article. Peut être parce que c’est sorti après on a su que Dominique Rizet c’est son droit de faire ce qu’il veut. C’est aussi notre droit de le rappeler. Avait donné bénévolement, avait animé bénévolement un congrès du syndicat Alliance. Et d’ailleurs Marc-Olivier Fogiel avait trouvé qu’il n’y avait rien à dire puisque c'était bénévole. S’il s’y était fait payer, ça aurait été compliqué. Je trouve que ça montre encore plus son amitié avec ces gens là. Je le rappelle donc, le rôle de l’expert vedette Police fait des ménages gratuits dans des congrès de syndicats de police dont il chiffre à longueur de temps les délits, les communiqués, la parole, etc. Là, je veux dire, on est quand même dans quelque chose de magique, c’est magique. Pourquoi vous avez pas ressorti ça ?
Pas de bêtises et c'était défendu.
Oui.
C’est observable, responsable. Si je ne dis pas de bêtises, c’est défendu en disant que y voyez pas le problème parce qu’il avait fait pareil avec son épouse. En fait, le lien entre Dominique et la police est assez long. Je ne sais pas si on en parle dans le livre.
Dans le livre, on racontait le policier chez lui à cinq minutes, on a hésité. Dominique va se renseigner. C’est chimiquement pur quoi. Là, en termes de journaliste, journalisme de préfecture. Et dans le bouquin, on citait S. Il le disait très tranquillement d’ailleurs ensemble pour dire à quel point c’est complètement intégré. D’ailleurs c’est ses pratiques et qui ne le voit pas du tout comme un conflit d’intérêt. Un meurtre, il en parlait sur c’est à vous. Il disait je passe même je passe ma vie avec eux. Les gens du Raid, je les connais bien. Je vais tirer là bas. Les gens du GN, je les connais bien, c’est mon univers de travail. J’ai des potes magistrats qui viennent à la maison, des copains avocats, des flics, des gendarmes, des voyous et tout ça vient à la maison. C’est vrai quoi, la maison a été ouverte. Ah, il disait ça sur un plateau aussi. Donc voilà, c’est effectivement ça, c’est son univers. Travail baigné. Ben là dedans.
C’est pas choquant. Il fréquente quand il enquête, il parle des policiers et des gendarmes. Là c’est. Ça ressemble un peu aux liens entre journalistes et politiques
Habile transition. De Breaking News. Je vois là Maxime qui a envie de prendre la parole puisque en effet, ce dossier la police vous parle, s’ouvre sur un dossier des journalistes politiques et se termine donc par la gronde Kiki qui souffle dans quelques rédactions, et notamment contre des éditorialistes stars, on va dire jugé quand même un peu trop groupie, un peu trop sympathique avec eux, avec le pouvoir.Qu’est ce que tu voulais en dire des journalistes politiques dans la période justement de la crise autour des retraites ? Et notamment le fait que Le Pen.Soit des vôtres.. C'était garanti et je n’avais même pas vu qu’il y en avait eu un. Y a que Quotidien ou je sais pas qui avait fait. Tiens, tu peux raconter ce qu’a fait le quotidien Le Fol le 20 h ?
En fait, dans la première partie de la revue, c’est effectivement sur le journalisme politique, avec d’abord un truc sur la façon dont tu parles des politiques de gauche, avec un contraste très fort entre d’un côté Bernard Cazeneuve qui est très bien reçu, presque encensé pour ses talents littéraires, pour ses positions en politique et face à lui, Jean-Luc Mélenchon qui est diabolisé pour aller vite. L’autre article effectivement sur. Sur le hareng, ce qui a été décrété vainqueur de la séquence sociale. Le grand gagnant de la séquence sociale sur la foi, de sondages, de sondages, de baromètres d’opinion. Voilà. Donc effectivement, il y a eu des. Il y a eu des sondages sur Et si l'élection de 2022 avait lieu demain, qu’est ce que vous voteriez ? Donc ça ? Donner que Marine Le Pen pourrait l’emporter ? Dans quotidien, on fait comme si on était le jour le soir du deuxième tour de la prochaine élection présidentielle et que Marine Le Pen a gagné. Qui a affiché son visage de commenter la victoire de Marine Le Pen à la présidence de la République.
Ils se sont mis en situation.
Je vous pose la question condamnez vous Jean-Luc Mélenchon ?
peut condamner Cazeneuve.
Ça commence à vous voir venir. Les rouges la voient venir. Très bien. Cela dit, est ce que. Est ce que Mélenchon ne porte pas le flanc aussi à ça ?
Oui.
Est ce qu’il ne joue pas aussi le jeu qu’on attend de lui ? Là je parle d’un point de vue de critique des médias. Vous qui dites observer, est ce que vous trouvez qu’il est aussi malin qu’il pense l'être avec les médias ? Et là, c’est le blanc-confession.
C’est le blanc en fait beaucoup de choses. C’est pas choquant que des politiques soient critiquées par les médias ou que leur position soit questionnée est remise en question. Plus encore. Etc. La façon de le faire. Ça sonne comme un chat dans son Mélenchon. Comme tout le monde en fait. Mélenchon, il a un rapport particulier aux médias, à la fois conflictuels à la fois. Euh. Comment on peut dire ça ? Transactionnelle quoi ? Presque. Avoir une relation privilégiée avec certains hommes est ce qu’ils cherchent. C’est un peu comme ça. Rousseau quoi. Est ce que ce que je ne cherche pas, est ce qu’elle fait ? Ce n’est pas à cause de ce qu’elle fait qu’elle reçoit autant de mépris par les insultes de la part des médias. En partie sûrement, en fait. Je pense qu’il y a aussi autre chose, c’est que je pense que tout va bien. Il y a autre chose. C’est grave. En fait, les grands médias cherchaient des petites bêtes. Même si, même si le politique de gauche de gauche essaie d'être impeccable, en fait, on trouvera toujours quelque chose à se reprocher.
Revenons sur. Je ne dirais pas que, en fait, y prête le flanc. C’est à dire qu'à un moment lâche sur la séquence, sur la séquence, en gros, il y a une injonction au calme. En fait, il décide qu’ils ne veulent pas y répondre. Donc en fait il ne se plie pas aux règles et à l’injonction qui leur est faite car c’est un droit. Et le problème c’est qui ? Évidemment, ils savent que derrière les annonces avec le déluge de condamnation unanime, est ce que en fait du coup c’est quoi qui est condamnable ? C’est plutôt de dire en fait que c’est pas ça ne ça ne devrait pas évidemment pas se passer comme ça dans le système médiatique. Et c’est plutôt sur ça qu’il faudrait porter le regard plutôt que sur eux, sur leur art, sur leur stratégie je pense. Après voilà, à la presse à l'égard de oui, il y a, il y a des parallèles avec et avec Sandrine Rousseau. On en avait fait un, on avait fait tout un article là-dessus. Si c’est compliqué parce qu’ils savent, évidemment, ils savent où ils mettent les pieds. Ils n’en connaissent que quelques-uns.
Breaking news, Breaking news du tchat avec des médias aussi caricaturaux, nous dit Sentier battant. Difficile de ne pas rentrer dans la caricature. Mais précisément, moi je dirais que c’est peut être ça que les gens de gauche qui veulent jouer ce jeu médiatique devraient quand même un peu travailler. C’est-à -dire justement comment mieux esquiver les choses. Moi je suis frappé de voir que Mélenchon, parfois, y prend du plaisir, tout à fait coupable et donc honorable à batailler avec, qu’avec des journalistes par exemple, ils aiment bien faire la leçon et c’est rigolo. Benjamin Duhamel Oui, c’est ça, c’est Benjamin. Donc on les appelle le petit dernier.
C’est ça ? Je ne sais pas moi,
Mais tu sens qu’en fait tu penses que Mélenchon est content de faire ça. Or, il me semble, on parlait tout à l’heure de si ce soir, il me semble que la chose que tu dois avoir en tête quand t’es sur un plateau, dont le dispositif évidemment. Au mieux. Ce n’est pas très favorable, au pire t’es hostile. Si de ne pas t’adresser au dispositif, c’est de t’adresser aux gens qui regardent et non pas à ceux qui te posent des questions. T’as rien à leur dire à ces gens là, Ce n’est pas eux qu’il faut convaincre. Et je trouve qu’une partie de la FI par exemple, joue à trop de plaisir finalement à essayer de moucher, tu sais, pour faire justement le petit buzz sur Twitter. Regardez comment j’ai mouché un tel. Mais on s’en fout, c’est pas là, c’est pas la question. La question c’est de faire avancer les idées. Non, vous trouvez pas ?
Il y a un problème dans mon sein, c’est que si tu acceptes toutes les règles du jeu médiatique, en fait, c’est ce qui a existé dans les années 2000, notamment de la part de politiques d’extrême gauche au sein des groupes écologistes de gauche. En fait. Tu es emprisonné par. Parce qu’il est possible de dire aux patients que c’est une première chose. La deuxième chose c’est. Est ce qu’il faut considérer que des gens comme Sonia Mabrouk ou Pascal Praud pour Apolline, Malherbe qui sont des interlocuteurs légitimes pour eux pour discuter de politique en fait.
Non, mais je veux dire. Après, comme. Apolline de Malherbe, manifestement, elle n'écoute pas les réponses. Pourquoi écouter ces questions là ? Tu dis ce que tu as à dire,
Oh non, si c’est ça. En fait, si ce n’est pas une question, je pense que je suis plutôt d’accord. Si c’est se plier au jeu parce qu’il y a en fait, il y a aussi ça. Ah, la France Insoumise est aussi une parti qui revendique de jouer le jeu, de répondre à ce qui est demandé vraiment dans notamment les réponses mais aussi les comportements. La disponibilité en jeu.
Mais le problème et qui se mue en Vendée dans des moments comme ça, de tension en l’occurrence et sur un site. Pour en revenir sur les LA, l’injonction du Luc, de l’appel au calme et à ce moment -là, cette séquence là et des programmes de nouvelle séquence, vraiment du pilonnage de la gauche mais à haute intensité, voit grand revenir sur ce truc là. En fait, être plus ou ne pas répondre aux questions pendant une interview à l'égo des grandes interviews matinales par exemple. On se rend bien compte qu’en fait, très vite, ce n’est pas possible parce que tu seras interrompu et qu’elle va te ramener sur la balle au calme et qu’elle parlera par tutoie et qu’en fait y en aura pas. Ce ne sera pas possible en fait, tant que tu n’en passe pas par le par là, par la condamnation parce qu’elle attend et ce qu’elle a, ce qu’elle a, ce qu’elle attend que tu dises, que tu dé déploie comme discours politique, tu ne pourras même pas en fait parasiter ou pirater le dit le dispositif en répondant, en répondant ce que tu veux. En fait, si tu n' as pas la liberté de répondre, tu le fais ? Le dispositif est trop fort, C’est ça qu’il faut comprendre. Ils n’ont pas la liberté de pirater des dispositifs, ça n’existe pas. Ou alors, et c’est ce dedans, en l’occurrence dans des dans des interviews comme ça, sur des matinales, avec des présentateurs qui sont aussi rodés, qui sont aussi chiens de garde, qui sont aussi,. En fait, on ne pirate pas une matinale. Ou alors si c’est vraiment à l’aise ici c’est l’exception en fait. En général ça se passe mal, du coup y a beaucoup de conflits etc. Mais ça n’arrive pas en fait. Apolline de Malherbe ne va pas te laisser ne pas répondre à ses questions si tu ne réponds pas aux questions d' Apolline de Malherbe, Apolline de Malherbe te reposera 40 fois la même question. Donc en fait, c’est ça qui est compliqué, c’est que c’est ça qu’il faut comprendre. En gros, si c’est non, je ne pense pas que ce soit possible pour moi. Ou alors vraiment, encore une fois, ça c’est plutôt l’exception et c’est des accidents.
Je vais poser des questions du chat si vous le voulez bien, parce qu’ici c’est le chat qui commande. Petite oui, à propos du chat, certains ont évoqué Olivier Besancenot en disant qu’Olivier Besancenot faisait ça très bien. C'était il y a maintenant quinze ans. Poutou arrive à le faire les quelques fois où il est invité. Encore qu’on. On a vu que la dernière élection présidentielle, il a été mis tout de suite dans les cordes. Là aussi, sur la question des violences policières, qui est vraiment clémente pour employer un terme cher à BFM. Est ce que d’une certaine manière, vous pensez que quand on est vraiment minoritaire comme Besancenot à son époque Poutou maintenant il y a plus de liberté à être soi même ? Ou est ce que c’est le fait que à ce moment là, il y avait pas forcément la quête du buzz et cette idée de je vais aller à BFM pour dans la foulée faire mon petit tweet et je vais compter le nombre de retweet et je vais être très content si j’en ai fait 2000. Est ce que par exemple, vous pensez que les filles. Service après vente ? Vous avez vu comme je l’ai bien mouché ? Applaudissez-moi. Est ce que vous pensez que ça joue dans le fait qu’il y ait une mauvaise préparation ? De mon point de vue, euh des de la gauche qui devrait compter face à ces grands médias ?
Moi je peux te répondre à côté de la question.
Ah bah bien joué ! Ben moi je ferais la Pauline de Malherbe. Alors y répond à côté.
C’est un vrai truc. Donc du point de vue individuel, pour des politiques de gauche. Notamment peut être insoumis même, peut être ailleurs aussi. Je pense à personne en particulier, mais il y a une posture d’aller dans les médias, de faire le buzz, effectivement, de se faire un nom. Se faire un nom dans les médias. En fait, se constituer un capital médiatique qui va après être converti dans le champ politique. Donc on a eu ça en fait, des gens qui n’avaient pas forcément de poids dans leur parti, mais qui sont devenus un des débatteurs sur ces news, sur leur chaîne, un truc comme ça, qui après en fait, vont vouloir convertir ça dans le champ politique, obtenir des. Le fait d'être candidat à une élection législative, devenir député puis enfin continuer comme ça. Et ça, en fait, c’est vrai que collectivement. Je parle stratégiquement, mais collectivement, c’est sûr que ça, ça ne fait pas avancer grand chose. C’est surtout individuellement que ça va servir à certaines personnes. C’est le cas pour les politiques. C’est aussi le cas pour des gens qui vont être chroniqueurs de gauche, éditorialistes de gauche. En fait, objectivement, la chose qui fait le plus progresser, c’est pas la bataille des idées.
C’est leur nom non reconnu.
C’est sûr que ce n’était pas la question majeure d’en profiter pour dire ça.
Non, c’est en partie. Je pensais la. C’est en partie la question. Après je pensais effectivement qu’il y avait un mécanisme là. Sur le fait de. Alors déjà d’entretenir un peu la culture du clash parce que ça participe de la même idée, de la même logique aussi de se construire une posture, de se construire un nom médiatique, etc. D’entretenir la lutte. Ouais, le truc du clash. Et puis il y a une sorte de évidemment, dans le fait de d’isoler un extrait, par exemple d’un de ses passages médiatiques, de le poster sur Twitter, de d’entretien de la communauté, etc. Mais ce qui est intéressant, c’est. En gros, on pourrait se dire que quelque part, comment dire, le fait d’isoler le passage, en fait, ça capte la légitimité du passage dans un grand média. Mais tout en annulant en fait le dispositif contraignant peut être les interventions d’autres personnes en plateau. Le fait d’isoler juste ce qu’on veut sur Twitter, ça permet donc on pourrait se dire comme ça, spontanément, ça annule en fait toutes les contraintes en fait du dispositif qu’il peut y avoir sur le plateau, mais. Après c’est ce que tu disais, casser tout ça pour faire quoi ? 6000 milles. Retweet ça paraît énorme quand y a un virgule quatre K sur Twitter, mais en fait ça reste rien, ça reste ça restreint et c’est vrai qu’on est entretenu dans un truc comme ça. Moi, j’ai pas, je n’ai pas les réseaux sociaux, je les utilise pas mes amis. Et c’est vrai qu’il y a ce truc de quelque part d’entre soi, des fonctionnements un peu ouais, autocentré aussi sur la circulation de ce qui aura fait des vues et sur la mise en scène, la mise en scène du clash légitimé par le par le passage média. Donc tout ça tourne un peu en rond quand même, grosso modo, et ce n’est pas, ce ne sont pas très intéressants et surtout en général, en fait, on en revient toujours au même point. C’est-à -dire que. Ce n’est pas. On y va. En tout cas, on peut se poser la question de est ce que c’est comme ça qu’on montre qu’on arrive à faire vraiment passer des idées, enfin à informer correctement ?
Et c’est après ça. C’est sûr que ce n’est pas d’intervieweur qu’il faut parler, c’est sûr gens qui regardent, mais ça passe en partie par le fait que les journalistes. Se battent pour que leurs émissions ressemblent. Permettre à leurs invités de s’exprimer dans de bonnes conditions. Et ça passe aussi par les invités. Les politiques sont invités à. En fait, pour négocier, discuter de leurs conditions de passage, ça existe. Mélenchon, il le fait parfois, mais en fait c’est possible aussi de dire moi je veux bien venir, mais ce n’est pas pour dix minutes, ce sera pour une demi heure, on ne sera pas trois, en fait ça existe. C’est un rapport de force. Après un reste, Poutou reste vivant. Change pas grand chose je pense.
Le CSS.
C’est plus ça en fait. Ce qui serait souhaitable plutôt qu’effectivement, à chercher le petit camp de base.
Le bouquin pour lequel tu as reçu Poutou, Philippe Poutou, Julien Salingue et Béatrice valident aussi tout. Tout l’objet du bouquin, c’est ça, c’est de dire à quel point tout est. C’est un rapport de force permanent dans la rue. En plus, il se situe dans une campagne électorale. Donc c’est un moment particulier quand même dans le dans le rapport de force, puisque on se rend bien compte que comme il y a quelques petites contraintes qui pèsent à ce moment là sur les médias en termes de temps de parole, etc. Ça, évidemment, ça n’équilibre jamais la balance dans le rapport de force, mais c’est des moments dans lesquels il est plus facile de négocier certaines choses, voire d’imposer certaines choses. Ils ont. Ils expliquent dans le bouquin qu’ils ont parfois des petites victoires, mais sans un je dirais. Ils ne le surestiment pas eux-mêmes quoi. Ils se rendent bien compte que de toute façon, c’est quand même assez et c’est largement assez largement déséquilibré. Pas. Question de mérite de verbaliser ça, c’est important.
Question du tchat s’il vous plaît. Parce qu’ici, aujourd’hui, c’est la maison du Breaking News à propos de Breaking News. Cela fait bien une demi-heure qu’il n’y a pas eu de donateurs. Alors médias ? Et si on appelle Bolloré et les préfectures exécutives main dans la main ? Est ce que c’est mieux que le RTF ou est ce que c’est différent ?
On n’a pas assez de recul pour juger nos artistes.
C’est compliqué. Il faudrait inviter la vieille garde
On invitera la vieille garde. Question vocabulaire, le kop speak, le langage policier utilisé sans jamais être remis en cause. On utilise les mots fournis par les autorités sans jamais aucune remise en question. Avez-vous remarqué l’appauvrissement et l’orientation du vocabulaire au cours du temps ?
Euh oui bah là c’est pareil au cours du temps qui passe sur des comparaisons ou sur de quoi on parle exactement, mais en gros la leur. La reprise du lexique policier. Un jour, je relisais un passage du bouquin Lave pas tout à l’heure, ok, qui est intéressant de ce point de vue là. Je peux peut-être en lire un passage parce que ça fait vraiment écho à ce qui s’est passé après Nell et Élise. Tu vas voir les jeux en gros pourquoi je dis ça ? Mais je retombe quand même sur mes pattes. Mais c’est le moment où on parle d’un des travaux de la sociologue Annie Goulven qui a montré comment elle disait comment la catégorie en gros des violences urbaines s’est construite et imposée comme un schème de perception dominant dans le débat public autour des femmes au tournant des années 80. Et en gros, elle, déjà à ce moment-là, elle parle du triomphe d’une vision policière des désordres, des désordres urbains entre guillemets et elle. Et elle évoque le fait que le champ politique s’est mis à véhiculer en contrebande le lexique policier des combats contre les infractions entre guillemets des immigrés. Donc vraiment, c’est quelque chose qui n’est pas nouveau. Voilà le la. Comment dire la façon dont on sait décalquer le récit policier jusqu’au moment qu’ils emploient leur l’est vraiment, Leur lexique repris par les journalistes, c’est pas assez. Pas nouveau. Chaque année 80 tournant des années 80, on parle de 40 ans quoi. Mais c’est sûr que peut être que ça se voit plus parce que, encore une fois, BFM c’est en continu t 24 h/24 que là aussi y' a des trucs, des éléments de discours vraiment spectaculaires par éléments radicaux par exemple, ce qui c’est quelque chose qui est qu’on entend en permanence, en fait, qui n’est évidemment jamais, jamais interrogé, mais c’est quelque chose qu’on entend tout le temps. Donc en fait, c’est vrai que ça finit par en, comme toujours quoi. En fait, ça façonne quelque part et ça façonne des représentations, ça façonne des imaginaires, ça conditionne. Enfin, ça fonctionne quoi. Ça a pas des effets directs, on ne peut pas dire ça, mais. Mais mine de rien, ça ouais, en termes de fabrication des représentations, c’est quand même hyper important.
Est ce qu’il existe ?
C’est important de dire que ça ne veut pas dire.
Est ce qu’il existe ? Vous demande la droite. Est ce qu’il existe une analyse détaillée des policiers blessés dans les chiffres de la préfecture ? Est ce que vous en avez vu ? Est ce que parfois vous entendez des choses extrêmement précises ou ça reste toujours des généralités ?
Je n’ai jamais entendu de détails sur la nature des blessures.
Ça fait partie du jeu.
Souvent ces références absolues. Et puis ma nouvelle après, c’est vrai que c’est hyper important, ça fait partie aussi des balades et des choses qui sont comme, qui sont livrées en fait. On nous dit effectivement un temps blessé du côté des policiers, mais voilà, on ne sait pas si on ne connaît pas la nature quoi. Et je n’ai jamais entendu non plus à l’antenne ce que disait Maxime Colombo On va avoir le distinguo à l’urgence absolue, mais en gros sur le sur le reste, on sait, on ne sait pas à quoi ça correspond. Et en tout cas, moi je n’ai jamais entendu le détail. Je pense que typiquement c’est quelque chose qui n’interroge pas en fait eux mêmes les journalistes et je n’y pense pas.
Totalement des blessures qu’ils s’auto infligent involontairement. Ce commentaire utilise des armes, on peut se blesser, ça arrive parfois. Sur qu’ya pas de distinction à ou dans ma ne vaut pas dire à 300 ou 300 policiers blessés dans deux ans avec leurs propres grenades.
Moi je me souviens de l'époque où je faisais à la place Beauvau et qu’on faisait une infographie sur Mediapart. Le nombre de blessés et de policiers blessés a stagné pendant plusieurs mois à 2800 et quelques. C’est-à -dire ? C'était un chiffre qui avait été donné par le ministère de l’Intérieur assez rapidement et qui n’avait jamais été mis à jour, ce qui, moi, je le maintiens toujours officiellement à l’heure qu’il est. Le dernier bilan remonte à il y a un mois, il y a deux mois, il y a trois mois, etc. Ce qui montre bien que c’est un chiffre effectivement fantaisiste en réalité. Voilà qui est fantaisiste puisqu' on ne connaît pas la nature de la gravité des blessures. L’horreur, l’originalité Masta Tata vous demande si toujours les joies du post, pourquoi les politiques de gauche ne sont pas capables pour la plupart. Ça revient à la question de tout à l’heure, mais comme vous n’y avez pas répondu et qu’ici c’est le happening verbalisation du stream, je vous repose la question aidé par Masta Tata007. Pourquoi les politiques dits de gauche ne sont pas capables pour la plupart de procéder à cette critique des dispositifs médiatiques dans lesquels ils vont s’enferrer ? S’il vous plait, vous qui êtes de toutes les manifestations, vous avez un stand où on peut acheter votre revue. Vous êtes toujours fourrés à la fête de l’Huma et je ne sais d’où vous les connaissez, ces politiques de gauche que vous distillent. Que leur dites-vous ?
Les gens, c’est pas forcément qu’ils ne peuvent pas. Moi je pense que le truc important c’est qu’il y en a beaucoup qui ne veulent pas. Il y en a beaucoup qui veulent être acceptés par le système médiatique, être reconnus comme respectables, comme des hommes et des femmes d'État et que je pense que ça passe par accepter les règles du jeu médiatique. Donc ça, c’est sûr qu’ils ne vont pas les contester, le dispositif. Parce que justement pour ceux qui voudraient, mais ils ne peuvent pas contester un dispositif médiatique, c’est tout de suite se voir opposer le journaliste qui est en face de soi même pour des toutes petites choses. Même parfois quand on a critiqué un mail, un autre média en soi. Mais vraiment, on en avait un exemple de Benoît Hamon, assez vieux ça, quelques années, Benoît Hamon qui. Critiquer les médias. Je sais plus pourquoi, mais du coup c'était devenu. Voilà, je suis devenue prise d’otage.
Puis prise d’otage de tout de suite à un journaliste.
Je considérais être pris en otage par son invité.
C’est ça ?
Là, tout de suite, un journaliste va se défendre, va dire mais non, c’est pas vrai, On a fait un truc aussi sur son adversaire qui avait reçu Denis Robert et Denis Robert. Critiquer, c'était sur France Inter, sûrement en 2019 ou en 2020. Denis Robert critiquait la façon dont les médias parlaient du mouvement des gilets jaunes. Tout de suite, son adversaire lui a dit Mais en fait. Pourquoi vous dites ça ? Nous on fait un super travail. Radio France Œuvre. Voilà, ce n’est pas dire ça. Et c’est systématique en fait systématiquement. Donc c’est compliqué. C’est compliqué, Y a plus ça. Peut être plus sa femme Ange choisira, plus sa perte à gagner. Je ne pense que ça en fait.
Breaking news, moules boules vous demande un commentaire sur pop indé qui est complètement lâché par tout le reste du gouvernement dans son classement des médias de Bolloré à l’extrême droite. J’imagine que c’est une affaire que vous êtes en train de suivre et que vous allez narrer probablement sur le site d’Acrimed. Et qu’est ce que vous pensez de ce qui lui arrive à Pépère ?
C’est pas qui soit qui soit lâché. Ce n’est pas étonnant quoi. Des essais ? Ils n’ont jamais rien. Et ce n’est pas étonnant parce que. Comment dire ? Le pouvoir politique n’a pas grand chose à dire sur Bolloré. De toute façon, depuis le début, en gros, il y a quand même une inaction. Nous espérons. C’est ce qu’on dénonce systématiquement dans les articles coincés comme une inaction des pouvoirs publics sur la question de la concentration, sur la sur la question de la prédation de Bolloré, en particulier sur et sur les médias, je veux dire aussi une inaction et puis vraiment une complaisance quand même. Il faut vous réciter. Le directeur de l’art comme ça avait été, ça avait été relevé par Laurence Gaymard la dans Rassure Image, le directeur de la flamme qui dit C’est en fait dans les temps, ces temps où on parle beaucoup de wokisme. Mais en gros, c’est important d’avoir une chaîne comme la com sinueuse. C’est important, mais faudrait retrouver là la citation exacte mais en gros illégitime. Et il dit que rien ne vous empêche de zapper. Donc en fait il dit qu’il légitime ses nouvelles au nom du pluralisme. L’extrême droite n’est pas un problème et là c’est on ne peut pas nous déborder de l’analyse média, mais en gros, voilà comment se reconfigure aussi le champ politique de manière accélérée. Sur la question de l’extrême droite, je veux dire, depuis, c’est un mouvement, un mouvement de fond depuis longtemps, mais là en gros depuis et qui est dans le pouvoir miroir par ailleurs dans les médias. Mais de. Depuis les élections législatives, il y a un mouvement de balancier et un double mouvement qui est la diabolisation de la gauche et la normalisation de l’extrême droite. Donc voilà tout ça fait que Buisson, ils sont effectivement un peu mal à l’aise vis à vis des critiques qu’il peut y avoir sur Bolloré. Mais par ailleurs.Pour d’autres raisons aussi. Mais, mais, mais voilà. En tout cas, leur. Leur silence, leur non défense. De papier et le contrat. Eux qui se permettent quand même beaucoup de choses sur le sur les médias. Un Par ailleurs, à X, Y se sont permis beaucoup d’attaques, Y se sont permis beaucoup de discours. Ils se sont permis beaucoup, beaucoup de choses. Un sous le. Sous le premier quinquennat, on avait, on avait détaillé nous via une chronologie les attaques du de Macron et de ses gouvernements successifs, le contre journalisme via tout un tas de choses, que ce soit encore une fois des discours, des lois, les violences policières, etc. Donc voilà, ça peut être un sujet de discussion, mais là, de toute évidence, Bolloré, c’en est pas un par a dit ça dit ce que ça dit.
Question deux Philosophie Vous êtes au poste, on n’est pas chez les gens ni de. Je vais commencer par celle de Scarborough à partir de quand ? Non, ce n’est pas celle-là. Pardon. Grand silence. Ça broche le grand silence. Quand le mensonge remplace la vérité dans les médias, devient-il légitime de s’offusquer d’un dire vrai ? Devient il légitime aussi alors de tendre l’oreille et d’accepter un dire ou. Répondez-moi, répondez-moi. Imaginez, Je suis Apolline de Malherbe. J’attends votre réponse.
C’est dur. Est ce que tu peux répéter la question ?
Elle est dure la question.
Je condamne ces propos.
Cette question demeure dans mon grand silence est condamnée. Deuxième question philosophique. Moi je dis.
Pas, je ne condamne pas, J’ai juste pas compris.
Non, je ne sais pas quoi dire.
Quand le mensonge remplace la vérité dans les médias, devient il légitime de s’offusquer d’un dire vrai devient illégitime aussi alors de tendre l’oreille et d’accepter de dire un faux ? Pendant que vous réfléchissez, Breaking news. Pour les deux donateurs, je ne fais jamais ça. Je suis désolé les invités, mais si c’est l’info en continu ici, un donateur anonyme a de nouveau faim. Don ainsi que Pomme Dauphine dont le pseudo me réjouit. Merci à vous deux. J’attends votre réponse. Je m’appelle Apolline.
Hein ? Je ne sais pas, je pensais dur comme question.
Mais je ne sais pas.
Ok, vous condamnez, vous attendez Mais je sais pas, ce n’est pas grave. Et j’en ai plein d’autres. On peut passer à une autre question.
Non mais on passe de s’offusquer d’un dire vrai. Je ne comprends pas ce truc en fait.
Moi non plus. Alors, Sentierbattant vous pose maintenant une autre question, encore plus difficile avec votre expérience d’analyse et de critique des médias. Acrimed, ne pensez vous pas ? Écoutez bien la question, s’il vous plaît. Elle exige une réponse très courte de votre part, beaucoup plus courte que la question, s’il vous plaît, avec votre expérience d’analyse et de critique des médias. Ne pensez vous pas que la vertu. Purée verte. Fiscalisation du pouvoir combinée à l’exclusion progressive des interfaces entre l’exécutif et la base, c’est la société. C’est également traduit par une plus grande domestication des médias de masse. Ne pensez-vous pas que la verticalisation du pouvoir s’est également traduite par une plus grande domestication des médias de masse ?
Est ce que c’est traduit par Je ne sais pas en tout cas. Est ce qu’il y a une verticalisation des médias de l’intérieur des médias ? Oui, ça c’est un phénomène qui existe. Verticalisation. En fait, ça veut dire que les dirigeants de médias.
C’est trop long votre réponse ?
Non mais il y a une concentration du pouvoir dans les médias, à part certains en haut des rédactions et des journalistes plus bas en échelle. Qui obéissent aux ordres, qui font ce qu’ils peuvent, qui essayent de trouver des fenêtres pour essayer de faire mieux leur travail. Ce qui n’est pas forcément possible. Fait Il y a un rapport de force aussi générationnel entre eux. Euh. Des journalistes qui trouvent qu' informer c’est important et ce n’est pas une marchandise comme une autre. Alors que. Pour beaucoup, notamment à la télé. En fait, ce qui compte c’est l’audience, c’est le chiffre. C’est que la pub sans rendez vous. Un déconnexion avec l’idée d’intérêt général. Je pense que le parti des nouvelles générations, des nouvelles générations voit les choses différemment.
Justement ce que Bourreau vous demande. Là tu viens d’esquisser la réponse, mais à partir de quand une chaîne pourrait être considérée comme une chaîne d’opinion et pas d’information ? Alors j’imagine que c’est peut être celle news qui est dans la question, mais oublions cette news. Euh, une minute. A partir de quand on peut considérer que justement, ce n’est pas l’intérêt général qui serait à peu près la définition de la chaîne d’information, mais que c’est autre chose. C’est un agenda politique par exemple. Merci pour la réponse vous dis sentier battant. Et avait posé la question tout à l’heure.
Il y a le truc objectivable, c’est les conventions de l’Arcom qui fixent ce que doit faire une salle de formation avec des gens la formation. Nombre regarde mômes et tout ça. Après, sur le fond, je ne suis pas sûr qu’on fasse une distinction entre télés d’info et d’opinion.
En fait, c’est des cas, c’est des catégories, c’est les catégories dominantes ça aussi. Donc séries, il faut aussi les regarder avec un peu de regard critique. Parce qu’en gros, ce que ça sous-entend, c’est que typiquement, et c’est que ce qu’on pourrait aussi entendre dans le discours dominant, c’est que BFM, typiquement, ne serait pas une chaîne d’opinion, on vient de l’entendre parler. Bon, pendant un an, pendant trois quarts d’heure, c'était difficile de dire ça. Ça veut dire quoi à la base ? Et on peut dire si c’est une chaîne d’opinions, d’opinions policières, vu que le discours policier y est retranscrit de manière écrasante. De quoi on parle en fait quand on parle de ton opinion versus information. C’est quand même si c’est aussi des catégories qui sont mises en opposition, mais de façon un peu un peu abstraite, voire doucereuse. En gros, selon ce qu’on s’attache à documenter le plus bas en brèche quelque part. Parce que la question c’est plutôt celle de la qualité, de l’information, du pluralisme, etc. Voilà une page séparée sur les questions économiques. Évidemment, l’opinion dominante, l’idéologie dominante, veut faire croire que. Elle n’est pas une opinion. Et encore une fois, on retombe un peu sur ce qu’on disait au début et que ce ne serait pas une idéologie mais un fait. Il n’y a pas ces news, c’est ça se voit beaucoup parce que pour le coup. Il y a une ligne d’extrême droite très virulente. Mais en réalité, comment dire, sur la fabrique de l’information sur Y a. Il y a beaucoup de choses en fait qui sont communes avec d’autres chaînes d’information. Si jusque là. Ça se traduit en plus par une ligne éditoriale d’extrême droite des beaucoup de. Des invités, pas forcément politiques, mais des éditorialistes, des commentateurs qui ? Qui sont clairement d’extrême droite. Et il faut à mon avis faire attention aux catégories larges trucs, opinions, informations.
Il y a quoi qu’il en soit, il y a à chaque fois une prétention de neutralité, d’objectivité. Même le JDD prétend ne pas être un journal d’opinion.
De hurler de rire, par exemple, continue le JDD, qu’on peut suivre les salariés dans leur premier communiqué. Écrivez Le JDD est un journal qui aime la politique sans prendre parti pour eux. Voilà, assez. Il faudrait tout remettre sur la table, en fait, systématiquement en termes de minute journalistique. Qu’est ce qu’ils ont besoin d'écrire ça, finalement ? A quoi ça sert en fait, de faire vivre artificiellement ce mythe de la neutralité journalistique ? Il t’a fait péter un plomb d’ailleurs aussi. David Dufresne quand tu étais à au meeting.
Ah bon ? C’est vrai, j’ai pété un plomb.
au moment où Bernard Cazeneuve.
Non, ce n’est pas possible. Bernard Cazeneuve non. Il n’est pas Auposte.
Si t es trop vieille et tu as dû te reposer toi même la question de la neutralité journalistique et du et du grand mythe. Et à quoi ça sert en fait de faire vivre cette idée ? À quoi ça leur sert ?
À eux de répondre. C'était effectivement une très belle, très belle, une très belle question et c’est évidemment à eux de répondre. C’est vrai que c'était assez confondant, je dois dire, de dégoûter ces gens qui. N’ont pas l’air de comprendre que ça fait quand même 20 ans qu’il faut un journal de droite et que la beauté de la soirée, c'était que justement la plupart des gens qui étaient là, ils étaient de gauche pour défendre la liberté de la presse. Et je ne sais pas comment, la rédaction du JDD, j’espère qu’un jour elle nous le racontera, comment elle, elle a perçu le fait que justement, à droite et il y a, il n’y a pas eu beaucoup de, il y a aucun soutien à l'école. Et concernant je trouve qu’il y a quelque chose d’assez éclairant dans cette histoire. Mais c’est vrai que c’est bluffant de voir à quel point ils sont aveugles sur leur propre travail. C’est complètement dingue aussi.
Alors sur la rencontre pratique.
De petit, le JDD va passer mensuel, deux petites, trois petites questions et puis on va bientôt terminer la Lyonnaise de travail je crois. Une question un ne serait il pas possible de confier la charge du visionnage en direct de BFM Télé à une intelligence artificielle pour alléger le travail de veille de Pauline ? Vous n’avez pas concocté un choc JPP BFM.
Pauline ne regarde pas BFM tous les jours, toute la journée, heureusement. Non, non mais honnêtement, défendre un truc important, pas son travail, si ce n’est plutôt nulle part ailleurs,
On n’a pas beaucoup de sous. Donc voilà, il y a sûrement et il y a sûrement je pense des logiciels. Il existe des trucs de façons de travailler qui demandent qui est, qui nous ferait gagner du temps, etc. Mais non, c’est vrai que mais c’est aussi ça fait partie. C’est aussi un travail collectif quoi. Mais c’est toujours l’arbre qu’on a appelé un mais ça reste une association. Typiquement, ce qu’on peut faire dans l’association, c’est ça, c’est participer au travail d’observation. Là, le dernier travail collectif qu’on a lancé, c'était sur justement sur ces injonctions au calme et sur les rappels à l’ordre, etc.Donc chacun peut envoyer les transcriptions. Il y en a un qui va écouter RTL, il y en a, mais il y en a un qui va lire Le Monde, il y en a un troisième qui va faire. Sylvain. Donc on se répartit le travail un peu comme ça, et on est toujours évidemment preneurs de force pour nous aider à faire ce boulot. Car ça veut pas forcément dire évidemment se coltiner à BFM 24 h 24 h sur 24. Là je l’ai fait pour Sainte Céline, c'était en réalité c'était plutôt exceptionnel quoi. Ça faisait longtemps que ça faisait longtemps. D’ailleurs je n’avais pas regardé BFM pendant une journée non-stop.
Pour vous aider, il y a aussi des dons qui sont ici tout simplement à trouver. Et j’ai appris que, en regardant hier que vous aviez gagné, c'était il y a quelques années déjà. Le fait que vos dons, comme pour ce poste, sont déductibles des impôts. Mais en fait, il a fallu que vous batailler auprès de la justice pour qu’on reconnaisse l’agrément qui fasse en sorte que des gens qui ont un don, par exemple, si quelqu’un donne 10 €, ça va lui coûter 3,40 € si jamais il est imposable. Et en fait, vous avez dû vous battre judiciairement pour obtenir cet agrément. Voilà. Et donc, je vous l’ai dit, il y a des dons sonnants et trébuchants qui sont faisables, il y a des coups de main qui sont faisables. Et tout à l’heure je mettais la carte de France où il y a toutes les librairies. Voilà, elle est ici qui distribue et qui vend des médias critiques. C’est pas cher 4 €. Avec que des pubs pour les livres de Pauline dedans, hein ? C’est les autres. Voilà. Il y a un vrai problème avec les. Fiscaux. L’agrément est difficile à avoir pour tout le monde, mais ce n’est pas obligatoire.
En fait, Laurence, c’est cette histoire. Elle est arrivée avant que nous on soit écrit, mais donc c'était avant 2016. Effectivement, je crois que maintenant il y a je ne sais pas comment s’appelle un arrêt Acrimed décision Acrimed qui fait que.
Ça s’appelle, le risque fiscal qui permet la défiscalisation.
Ok.
Bravo ! Bravo à vous ! Pour vos commentaires Donc voilà pour ceux qui peuvent. Vous pouvez donner un coup de main direct à vos copains d’Acrimed en leur faisant un don directement sur le revenu sur leur site. Là, je montre la carte où on peut trouver votre revue. Et en effet, le tchat semble dire que le Nord et le Nord-est n’aiment pas beaucoup Acrimed. Comment ça se fait alors ?
Ouais mais un truc à dire.
C’est la carte n’est pas un journal.
édite même la revue. Si elle joue dans les rencontres, c’est nous qui éditons la revue, c’est nous qui la diffusons aussi. En fait, en France, c’est vraiment un homme sur cinq. Donc ça veut dire que c’est nous qui contactons les librairies, qui gérons avec le renvoi des revues. Encore une fois, c’est encore un truc très artisanal. Donc déjà qu’il y ait autant de librairies, ça veut dire qu’on a des bénévoles de l’association qui sont allés voir les libraires. Claro parle de la revue pour les convaincre de la prendre, tout ça. Donc effectivement, dans le Nord, pour le moment, on n’en a pas dans l’Est.
Mais ça peut changer. La ville qui veut proposer la revue de mes idées.
En gros, si vous envoyez un petit paquet de 20 revues, il y en a une gratuite et les 19 autres, il faut qu’on vous envoie le pognon quand il a été vendu, c’est ça ?
Alors c’est grand pour les libraires
Oui, admettons. Il y a un libraire dans le monde qui a envie de vous distribuer. Comment ça se passe ?
Le libraire ajoute que c’est bien la librairie Torquatus. Dans la libraire, on voit avec lui combien numéro il veut à chaque heure, chaque parution et on envoie. En fait, on peut faire un dépôt, il peut nous payer que le numéro qu’il vend.
Une dernière question du chat de Charles Vanel qui vous demande France-Inter reçoit régulièrement, après les grandes manifestations nationales, des personnalités d’extrême droite. Il faut regarder aussi la programmation des médias.
Tout à fait. C’est un truc qu’on fait et qu’on fait souvent. Là, on l’a, on l’a de nouveau fait. On n’a pas encore sorti les analyses, mais on a, on a compté, on va dire en tout cas répertorier tout, tous les invités qui sont passés dans les. Grande matinale radio et aussi dans les grandes émissions dominicales, celle qui dure 1 h et qui est assez prescriptrice. En fait, le dimanche 12 h notamment, qui sont couplées en général genre c’est LCI, Le Figaro, France Inter, Le Monde, France Info. Donc là on a sur la période qui a suivi la mort de la mort de Nael, on a fait ce travail là, on n’a pas encore publié l’article, mais ça viendra. C’est quelque chose qu’on fait beaucoup parce que justement quand on parle de journalisme politique, c’est ce genre d’analyse là et cette méthodologie, moi, je trouve qu’elle dit, elle dit beaucoup de choses et on la laisse souvent faire. Par exemple, après Samuel Paty, on avait fait la même chose. Ça montre combien on période dans les périodes de crise en fait beaucoup de monde. Justement, on en revient à la façon dont les chefferies médiatiques délimitent le périmètre acceptable de ce qui est entendable politiquement, non ? Et bien dans les périodes de crise, ce qui est entendable politiquement, c’est la droite, quasi exclusivement la droite et l’extrême droite. Et là en gros, je ne m’avance pas en le disant parce que je n’ai pas le détail de l’analyse qu’on peut faire apparaître plus tard. Mais en gros, là, ce qui est, il y a eu une surreprésentation à nouveau des élus de droite et d’extrême droite, et ça se décline évidemment du coup aussi sur le périmètre discuté des propositions politiques. Là, ce qui se discute, ce dont on parle dans les médias, ce sont des propositions de la droite. Là encore, ce matin, avant de te rendre au poste, on allumait France info. Eh bien, l’interview du monsieur de Renaissance d’un député de Renaissance, Renard Robin Reda, a tourné autour des propositions de Laurent Wauquiez. Donc on demandait à la droite de se positionner sur des propositions de la droite, à savoir le rétablissement des peines plancher, à savoir de nouvelles propositions sur l’immigration, sur la boîte, la boîte à idées de la droite.Donc voilà, c’est ce qui est mis en débat dans les médias. Elle la tourné beaucoup autour de autour des propositions de la droite et évidemment le cadre à la fois les propositions que peut faire la gauche sur la police, mais plus généralement le cadrage social qu’elle peut avoir des événements, que ce soit pour eux, pour les expliquer ou pour leur apporter des solutions, en fait, et innover est littéralement inaudible. Mais c’est important de dire inaudible de la part des chefferies médiatiques. C’est elles ne veulent pas l’entendre et elles le naturalisent en disant que les propositions de gauche sont inaudibles, mais c’est surtout elle en fait qui contribuent à créer les conditions pour que ce soit inaudible. C’est en période de tension et c’est systématiquement ce qui se passe. Hélas, à part échapper à la règle quoi.
Ce qui amène la dernière question, la question Breaking news, la question dorénavant rituelle Quand je joue, je n’oublie pas de la poser, c’est la question combat. La question combat, c’est à dire la question journalisme de solution comme ils disent, ou la question militantisme ou la question activisme. Appelle ça comme tu veux, mais qu’est ce qu’on peut faire par rapport à tout ça ? Une fois qu’on a fait le constat brillant comme vous venez de le faire, Qu’est ce qui vous donne la patate pour continuer à faire votre travail à Acrimed ? Qu’est ce que les gens qui sont dans le chat qui participent à l'émission peuvent faire pour eux pour pas qu’on tombe dans une espèce de découragement ? Celui qui nous dit soulèverait plus vite qu’une décision de Gérald Darmanin.
Il y a plusieurs choses, dont un point de vue. En tout cas, il y a populariser,démocratiser, répandre la critique des médias localement. Il y a construire des propositions de transformation des médias pour que. Le politique, le corps social s’en ont que ça devienne des choses que. Qui seront un jour mises en œuvre. Donc des propositions sur l’indépendance des rédactions, sur la concentration contre la concentration et la financiarisation des médias. Pour renforcer les médias indépendants, nombreux à soutenir les médias indépendants ayant adhéré à Acrimed.
Sur la question des médias. C’est vrai qu’il y a évidemment, le volet propositions hyper important parce que ça permet, évidemment, ça permet de dire que tout ça n’est pas immuable, justement, rappeler que c’est une question politique, c’est comme sur d’autres sujets en fait. Du coup, c’est possible de faire des propositions politiques. Je trouve que ce qui est compliqué par rapport à d’autres sujets, c’est qu’il n’y a pas de mouvement social réellement sur la question des médias en fait. Et nous, évidemment, il n’y a pas une organisation à chaque fois qui pourrait lancer et déclencher un truc. Mais c’est vrai qu’il y a si c’est rare, si c’est intégré dans toutes les et dans toutes les mobilisations, chaque fois que nous serons ouverts, qu’on va tracter sur les retraites, sur la question des violences policières. La question des médias est tout le temps intégrée. On voit des pancartes, on voit des messages qui ciblent les chaînes d’information en continu, etc. Mais il n’y a pas. C’est vrai qu’il n’y a pas un mouvement social spécifique sur cette question. Donc ça c’est aussi, je trouve que c’est. C’est quelque part, c’est assez. Ce n’est pas très encourageant. C’est un peu poussé. C’est peut être quelque chose qui rend aussi compliqué la formulation de propositions, en tout cas la matérialisation. Mais bon, ce n’est pas ça. Ce n’est pas pour ça que ça veut dire qu’il ne faut pas et qu’il ne faut pas le formuler. Parce qu’en fait, les. Les propositions de transformation existent, elles existent. On peut, on peut toujours dire comment on peut faire autrement, ça pourrait s’organiser autrement. Il faut toujours. C’est aussi stimulant de toujours se reposer, de démystifier tous les mythes dont on a parlé en fait. C’est important de, comme disait Maxime, de le populariser. Il faut se poser en fait et tout le temps se poser des questions en fait. Récemment, dans le Monde Diplo, il y a eu un article par exemple sur les chaînes d’info. Nous, c’est une question qu’on se pose beaucoup. En fait, on a pas tout le temps fonctionné et avec des chaînes d’information, on a pas tout le temps fonctionné en plus avec quatre chaînes d’information. Je voyais une question dans le tchat tout à l’heure qui était. Est ce qu’on ne surestime pas les chaînes d’info ? Est ce qu’elles ont finalement, elles ont que très peu de part d’audience. C’est certain. Elles ne sont pas regardées comme nous, on ne les regarde pas en continu etc. Mais mine de rien, elles donnent, elles donnent un ton parce qu’elles sont beaucoup regardées par les journalistes eux mêmes. Elles influencent pour plein de raisons en fait le tempo, l’agenda médiatique en général. Donc voilà, typiquement, c’est une question qu’est ce qu’on fait des chaînes d’information ? Est ce que c’est souhaitable de continuer à avoir dans le pays une chaîne d’information alors que c’est plutôt un truc récent dans l’histoire qu’on a la plupart du temps fait sans eux ? Voilà, c’est tout un tas de questions en fait. Y compris nous, on n’a pas d’avis tranché, surtout là dans l’assos pour l’année à venir. Le principal chantier, ça va être ça, ça va être de formuler le plus précisément possible les propositions de transformation qu’on a déjà un catalogue depuis, disons depuis longtemps, les actualiser, en poser d’autres, etc. Donc, quiconque veut participer à la réflexion collective sur ce terrain est le bienvenu.
Et ben voilà ! Super message, Merci ! Merci beaucoup à tous les deux. Merci, merci, merci Maxime pour votre gentillesse et votre disponibilité. Le journal Et donc oui, la revue en fait la revue, la revue trimestrielle est en vente dans les bonnes librairies. Il y a plusieurs fois mis le lien direct pour les, pour, les, pour les librairies. C'était quand même toujours un plaisir de vous recevoir. Et je vous dis que le chat est endormi là ou quoi ? Ou alors il y a un gros décalage. Ah oui, dedans Voilà, Merci, merci Pauline et Maxime. Merci pour cet éclairage. vous dit Rolland. Merci à vous, nous dit Allo ! Merci pour les informations. Merci ça n’arrête pas. Voilà, nous on est là.Merci bye bye et bonne journée. Merci à vous. Merci beaucoup. Merci, merci, merci. Avec des exclamations sans exclamations, avec des beaucoup sans beaucoup, avec des majuscules. Pas de majuscules. Merci, au revoir. C'était très intéressant, C'était très enrichissant. C'était au top. Merci, merci David Machin. Merci beaucoup pour votre travail. Merci de remettre l'église au milieu du village. Merci, Merci pour ce beau travail. Merci Acrimed. Ah, ils sont contents ! Regardez, les invités sont contents ! Encore une émission à réécouter et surtout, surtout les questions philosophiques à 11 h 10 elles adorent ! Bonne journée et merci beaucoup. Ah c’est dur, c’est dur. Merci pour les photos, ne changez rien et moi je vous dis bonnes vacances !
Ouais, merci, merci, Merci beaucoup à tout le monde et merci pour l’invitation.
Bon allez, je vous embrasse. Amusez-vous bien, amusez-vous bien.
Merci beaucoup David et merci de votre aide.
