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Les enfants de la cité face à l’« ordre républicain » avec Magda Jouini & Laurent Bonelli
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Société

Les enfants de la cité face à l’« ordre républicain » avec Magda Jouini & Laurent Bonelli

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L’Université Paris Nanterre organise trois colloques en collaboration avec les acteurs associatifs et territoriaux pour croiser les regards, à partir et au-delà de l’actualité, sur la présence et les interventions des forces de police dans les quartiers populaires. Trois débats, trois directs Au Poste.

Avec: Magda Jouini, porte-parole du Front de Mères et Laurent Bonelli, Professeur de science politique à l’Université Paris Nanterre.

Pour des raisons techniques involontaires, certaines parties du colloque sont plus difficilement audibles que d'autres. Nous avons remixé au mieux. Merci.

LE DÉBAT EN QUELQUES MOTS

Magda Jouini représente l’organisation politique Front de Mères, co-fondée il y a 7 ans par Fatima Ouassak (déjà convoquée Au Poste). Elle partage la détresse d’une jeunesse porteuse d’une charge mentale raciale, sans cesse confrontée à la pauvreté, à la violence, à la pénurie de service publics, au décrochage scolaire «accentué par la ghettoïsation de ces habitations post coloniales».

L’ordre républicain devient sécuritaire, autoritaire, répressif. On voit nos enfants démunis, dans un environnement dangereux et hostile, quotidiennement victimes de contrôles au faciès, qui se terminent mal, parfois en tragédies. La liste est bien trop longue, et elle continue.
Magda Jouini

Le sociologue Laurent Bonelli commence par insister sur l’actualité d'un appel de 1974 pour un tribunal populaire, rappelant que «la police n’est pas là pour appliquer le droit - ou alors par hasard, mais avant tout une institution de maintien de l’ordre social ».  L'appel était signé Jean-Paul Sartre.

Le pouvoir est devenu tellement dépendant qu’il n’ose pas sortir de cette pensée magique de la police comme réponse à tout. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels la police est plus un problème qu’une solution.
Laurent Bonelli

Pourtant, explique Laurent Bonelli, malgré un matériel plus offensif et des politiques plus répressives, la police elle-même est consciente de son incapacité à juguler ces problèmes. Ne serait-il donc pas temps «d’arracher la police à des contentieux auxquels elle n’a rien à faire, comme les problèmes scolaires, le confinement, les conflits sociaux de l’espace, l’enfermement à défaut de soins ?»

Transcription de l’émission

Magda Jouini
Merci pour l’invitation. Je suis ravie aujourd’hui d'être parmi vous. Donc, comme vous le présentiez. Donc, moi je suis Magda Jouini Je fais partie du collectif, ou plutôt de l’organisation politique Front de mères. Alors que vous vous situez globalement, mais en fait est une organisation politique qui a été cofondée il y a maintenant sept ans par Fatima Ouassak. Politologue et essayiste. Je renvoie à ces deux ouvrages. Donc la puissance des médias, ainsi que Pour une écologie pirate offre l’excellent livre. J’ai commencé par vous parler en fait de ce qu’on fait globalement. Donc cette association, ce mouvement, elle lutte contre les discriminations et les violences des parents dans les écoles. Tout cela dans le cadre d’un projet d’auto organisation dans les quartiers populaires. Le projet s’articule autour des cinq axes.À l'écologie populaire auquel on tient les transmissions des mémoires et des langues également la lutte contre les inégalités scolaires, la lutte contre les violences inter quartiers et les luttes contre les violences policières. Notre projet, comme je le disais, s’articule autour de ces cinq axes là. Et pour cela, nous allons à la rencontre des familles, des parents, des enfants, des quartiers populaires afin de transmettre, éduquer et former sur les sujets qui les concernent à travers une démarche d'éducation populaire.Nous travaillons également à imposer nos questions dans le débat public afin de construire une force politique qui tire sa légitimité des luttes de terrain en agissant sur le territoire via nos différents collectifs locaux. En Ile de France, à Rennes, à Strasbourg, mais aussi en Europe, donc en Belgique, en Belgique, en Espagne.Alors aujourd’hui, nous sommes à la fin. Nous avons été invités pour évoquer ensemble finalement que lors de cette table ronde, parler des enfants de la cité face à l’ordre républicain. Du coup, je vous invite et nous allons prendre ensemble un peu de hauteur. Pour parler de cette notion d' ordre républicain. Pour nous, c’est un principe et je pense pour beaucoup qu’il est qui repose sur les valeurs, donc les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Les valeurs sont donc essentielles pour garantir la cohésion sociale et le vivre ensemble.Non seulement nous, nos enfants des quartiers populaires, sont souvent confrontés à des difficultés qui les empêchent de s’inscrire pleinement dans cet ordre républicain. Ces difficultés, elles sont multiples. Elles touchent à la fois les conditions de vie, l'éducation, l’accès aux droits. En matière de conditions de vie, les enfants des quartiers populaires sont souvent confrontés à la pauvreté, à la précarité et à la violence. Ce sont des phénomènes qui sont donc accentués aussi par la ghettoïsation de ces habitations postcoloniales qui favorisent l’entre soi, les communautarismes.Malheureusement, ces familles ont été parquées dans ces cités sans avoir les moyens d’en sortir. Ces conditions de vie difficiles les empêchent de se développer harmonieusement et de réaliser leur plein potentiel, ce qui est une réalité malheureusement encore criante dans nos quartiers. En matière d'éducation, parlons en éducation. Le manque de moyens criant. Ne dit-on pas que l'école est le reproducteur des inégalités sociales par excellence ? Nos enfants le savent d’ailleurs mieux que quiconque.Ces inégalités, ils le vivent au quotidien. Ils ont accès aux ressources éducatives que les autres enfants ont. Ils sont plus susceptibles de décrocher du système scolaire. Ça aussi, c’est une réalité. Par le manque d’accompagnement, le manque d’absence de professeurs. Et d’ailleurs, à titre d’exemple, un élève de Seine-Saint-Denis, tout au long de sa scolarité, perdra l'équivalent d’une scolarité, faute de remplacement de professeur absent. En matière d’accès aux droits. Maintenant, ils sont souvent confrontés à des obstacles ou des obstacles liés notamment à la pénurie des services publics de proximité dans les quartiers populaires, ce qui rend l’accès aux soins de santé au logement plus difficile. La ligne abonnement.La liberté, c’est la liberté, la fameuse liberté. Je reprends le fil. La liberté de circuler, justement, c’est donc qu’elle est entravée. C’est une question notamment qui a été soulevée par Fatima Ouassak. Et je vous renvoie à son livre Pour une écologie pirate et où elle défend effectivement l'écologie populaire des quartiers, où justement c’est cette idée de liberté de circuler, donc qui est entravée. Elle, elle l’explique réellement, étape par étape. Je veux en faire. Voilà finalement une fine et une fine définition pour nous.Donc en fait, c’est un élément, un élément majeur des inégalités, donc que nos quartiers, que nos enfants subissent de plein fouet. Finalement, là, cette fois ci, l’ordre républicain, lui maintenant devient sécuritaire et répressif, mais aussi autoritaire, ce qui est une véritable inquiétude pour nous parents, puisque je rappelle que le front de mer, dans un premier temps est un est une dynamique en fait de parents de ces quartiers populaires et porte la voix justement de leurs enfants.Pourquoi est ce que ces quartiers, finalement et toute cette inquiétude naît ? Parce que finalement, on voit nos enfants démunis face à ces problématiques et ils évoluent en fait dans un environnement dangereux, hostile. Ces zones, ces jeunes subissent quotidiennement des contrôles au faciès qui se terminent mal, voire même en tragédie. Malheureusement, la liste est bien, bien trop longue et je rends hommage ici puisque Monsieur Pallier ou non, donc notamment ici à Nanterre, de cet enfant Nahel, notre enfant qui est notre enfant et qui peut être notre frère également. Donc paix à son âme.Cette liste est bien trop longue malheureusement. Et elle continue. Donc il qui la subissent quotidiennement des contrôles au faciès. Et malheureusement nous n’avons pas le choix. Aujourd’hui, nous sommes dans l’obligation, nous en tant que parents, de conscientiser nos enfants. Nous sommes dans l’obligation finalement de les sortir un peu de ce monde de Bisounours dans lequel nous les avons laissés finalement grandir, avec cette inquiétude systématique qu’un simple contrôle d’identité peut se transformer en une tragédie irréversible.Ce qui est violent, frustrant, ce qui installe donc forcément un sentiment d’insécurité dans la durée et un inconfort en termes d'éducation et de charge mentale raciale, puisque là, il est ici question de charge mentale, raciale. Toutes ces difficultés contribuaient donc à créer un sentiment d’exclusion et de marginalisation chez ces enfants des quartiers populaires issus majoritairement des familles racisées monoparentales. Elle les empêche de s’identifier aux valeurs de l’ordre républicain, de se sentir pleinement citoyen. Pour que les enfants puissent s’inscrire pleinement dans cet ordre, il est nécessaire de lutter contre les inégalités qui les touchent en s’auto -organisant.C’est ce qu’on préconise justement au sein du Front de l’auto organisation avec les premiers concernés. C’est très important. Et tous les acteurs de terrain face aux institutions publiques afin d’imposer des politiques ambitieuses et réellement impactantes en matière de logement, d'éducation, d’accès aux droits. Il est surtout essentiel de lutter contre les discriminations et les préjugés qui les affectent. Cela passe par des moyens supplémentaires que nous réclamons. Malgré toutes les différentes politiques de la ville qui se sont succédées, de gauche comme de droite. Finalement, elles sont toutes des alternatives au lieu d'être préventives, répressives encore une fois. Et donc l’arrêt, finalement. Nous demandons aussi l’arrêt finalement du CA et de la casse du service public.C’est une situation malheureusement longue qui perdure et qui déconnecte ces populations finalement, donc de leur propre droit et de l’accès aux droits dans nos quartiers. Et finalement, qui représente encore aujourd’hui le seul lien, parfois pour certains, avec l’institution, les institutions. Nous demandons également une formation des professionnels de terrain en contact avec nos enfants, avec nos familles, dans les quartiers populaires.Et enfin que cette police change totalement de paradigme, qu’elle revoie entièrement le cadre de ses missions auprès de nos jeunes en tant que gardien de la paix. Ce que pour nous, gardiens de la paix, ça ne veut pas dire grand chose finalement au quotidien. Les actrices acteurs du terrain. N’ont. Dans tous les cas, pas attendu les institutions pour prendre leurs responsabilités. Ça aussi, c’est une réalité. Et je vous en parle puisque nous sommes des femmes de terrain et nous sommes justement auprès de ces populations. J’ai qu'à l'échelle finalement du manque de moyens. Chaque année, qui se réduisent comme peau de chagrin, on essaie de se battre au quotidien, d’apporter des alternatives, de faire rêver nos enfants, de leur proposer et leur ouvrir tous les champs des possibles à travers différentes missions que nous avons au sein du Front Main, en intégrant par exemple des ateliers, donc des savoirs, des formations. Donc justement sur la possibilité de pouvoir s’engager, s’investir et croire en soi, l’estime de soi. Parce que finalement tous, toutes ces inégalités attaquent. Ce mental et attaquent finalement les rêves, l'égalité des rêves normalement que tous nos jeunes auxquels tous nos jeunes ont droit. Voilà pour nous, pas de paix sans la justice sociale. Je leur ai dit c’est important, pas de paix sans la justice sociale.Et donc pour conclure, finalement, je dirais que le front de mer, d’ailleurs lui-même est également héritier de toutes les différentes luttes qui les ont précédés, qui l’ont précédé. Donc on parlait du MIB tout à l’heure. On est aujourd’hui à Casablanca où 40 ans de la marche pour l'égalité. Nous sommes héritiers de toutes ces luttes. Et comment est ce que nous, aujourd’hui, en tant que maire des quartiers populaires, en tant que maire en général et parents, nous pouvons justement transmettre ces luttes, transmettre ce savoir. Pour nous, c’est vraiment finalement quelque chose de très important au sein du front de mer, afin que chaque enfant puisse croire en lui. Et finalement, quand il sort de chez lui, puis se dit aujourd’hui, je rentre en sécurité, Malheureusement, rien ne se fait. Ce n’est pas une réalité.Nous mêmes, en tant que parents, lorsque nous sommes parents, notamment d’un garçon, d’un fils, la situation se complique malgré le fait qu’on ait pu échanger, prévenir et éduquer nos enfants. Malheureusement, on le voit bien avec les différents, les différents exemples cités précédemment dans les. Donc dans les tables rondes différentes, je dirais que malheureusement, malgré le fait que nous préparions nos enfants, nous ne sommes jamais à l’abri de tragédies. Et ça, c’est vraiment très difficile en tant que parents à porter dans nos quartiers. Et nous souhaitons justement que cette situation change au plus vite. Et pour cela donc, nous souhaitons l’intégration des deux mondes. Finalement, deux de ces problématiques que rencontrent nos enfants des quartiers populaires dans toutes les politiques à venir. Nous sommes aussi garants finalement de toutes ces luttes et nous nous engageons auprès des différentes coordinations de terrain qui seront à l’avenir justement proposées, pour essayer donc de pouvoir finalement avoir cette dynamique de territoire et essayer de changer la donne. Et il est vrai que le front de mer porte ces questions plus haut politiquement s’organisent pour être présents pour ces enfants des quartiers populaires. Voilà, je vous remercie de votre attention.
Laurent Bonelli
Merci pour votre réponse au problème de certains de la. Prise de pouvoir par rapport aux classiques pendant longtemps ou plus essentiellement des procès intentés. En conclusion, je vais essayer de revenir en arrière. En fait vous a dit bon, j’arrête là dessus alors que c’est peut être dans un livre dans les expositions d’art.C’est une histoire avec cette histoire de gaz ridicule, cette chose sombre dans une continuité de la poussière de législation. Et finalement, c’est aussi assez tristement cette longue histoire. Je vais essayer de résumer Nature Quelques pistes la grande histoire et même de pistes pour un. Ensemble de choix que l’on peut faire. Et je vais lancer quelque chose qui est plus rare et il y en a même pour un tribunal populaire. Alors, je l’ai dit plus haut, étant issue d’expulsion en 2011, un tribunal populaire.Bien la Fondation pour les masses qui ont aussi compris que les circonstances politiques obligent la justice officielle à tenir totalement ou partiellement ce qu’un tribunal populaire, pardon rejeté par le 27 juin, il étudiera la police dans la vie quotidienne des Français. Ce tribunal est indispensable. Il existe un désaccord profond entre les pratiques policières et les masses. Les militaires doivent être conscients du vrai problème. Est ce que la police les représente encore si jamais elle les a un jour représentés ? Ou bien est elle aujourd’hui, lors de l’organisme d’oppression exclusivement au service d’une minorité dirigeante ? Il faut poser la question et la traiter devant le peuple, car il est bien certain qu’aucun gouvernement ne l’impose jamais. Les mouvements religieux musulmans sont nulle et non avenue et nous vous disons venez tous le 27 juin au tribunal populaire qui fera le procès de la justice française.On vous fera savoir en temps voulu le bien, car il se tient alors. Venez et jugez, car c’est vous les juges. Ça c’est Jean Paul et c’est 1971. Alors là, évidemment, on m’a jeté 50 ans plus tard la peine de ce type. On a déjà vu des gens comme ça également. Mais la question qui est posée durant la crise dans notre société relève éminemment centrale 50 ans plus tard. Et je dirais qu’elle a été complètement inutile. Finalement, qu’est ce que c’est que la folie dans notre société ? C’est une bonne question. Les Anglais ont une force, mais comment dire, ça est hyper confort une agence, l’Agence d’application du droit. C’est un terme inexact. C’est faux. Comment les gens gris ont eu tout à l’heure la juge. La police ne fait pas appliquer le droit, elle ne fait pas appliquer la loi. Ou alors par hasard. Marginalement, Leibniz épingle un argument l’institution de maintien de l’ordre social. La légalité, c’est autre chose. Je vais citer le syndicat qui concerne plus en institution dans son activité 98, avec cette phrase intéressante en tête du chapitre La police est chargée de conserver un ordre au monde tel qu’il est et non pas qu’il doive être ce qu’il devrait être. Quoique ça paraît sanglant, mais si vous voulez la question, le policier est effectivement une des raisons et douze pour en trouver cet après 12 h. C’est que depuis une trentaine d’années, pour un grand nombre de dirigeants politiques, de gauche comme de droite d’ailleurs. La religion s’est imposée comme celle de solutions agiles pour faire face au creusement des inégalités qui se développent à l’intérieur de nos sociétés ou aux sociétés du Sud pour Société du Nord et Société du Sud. Regretter de ne pas être resté si tard. C’est d’une banalité absolue ce que je suis en train de vous dire, avec une pathologie différente, longtemps sur la nouvelle sur mon pays. Vous avez vu que les thèmes de la sécurité de l’immigration irrégulière sont devenus des chevaux de bataille politique extrêmement importants. Les politiques sociales de prévention et de développement ont été complètement abandonnées, mais elles ont laissé la place à des approches plus sécuritaires, passant par le contrôle et la coercition.Dès lors, il ne s’agit plus de lutter contre les causes structurelles des inégalités. Certains pensent qu’elles sont désirables. Je ne suis pas maintenant. D’autres pensent qu’elles sont en tout état de cause de porter. Il ne s’agit uniquement de lutter contre les causes structurelles de ces inégalités que de discipliner les fractions les plus indociles du nouvel ordre social néolibéral, interne et international, et voyez toutes les rationalisations de la police, de l’ordre de tolérance zéro, du déploiement des mesures administratives. Tout cela, c’est de ça qu’il est question. La reconquête des centres villes, la transformation des centres urbains, la mise en œuvre des comportements liés à la prostitution de rue, mendicité, etc. Tout ça relève du seul. Évidemment, vous vous doutez bien que si vous confiez à la police cette mission des gens dont le rôle social est, elle le fait à la manière dont peuvent le faire les policiers et dont savent le faire les policiers et dont vous faites des entretiens ? Nous ne sommes pas des assistantes sociales. Nous sommes les motifs extrêmement présents, évidemment chez les policiers et les font, mais évidemment pas des stratégies de coercition. Ils parlent de plusieurs choses.La répression, on en a parlé, donc on élargit chaque groupe, la mise en circulation, la. Mais on le dit même, et elle est très intéressante à faire circuler les gens. Le bannissement des livres dans l’espace public, ce genre de choses, ce sont des stratégies policières ordinaires. Évidemment, les populations qui sont les cibles directes de ces mesures là ne le prennent pas toujours très bien. D’ailleurs, il me disait tout à l’heure qu’on peut résister. Et ça se traduit comment ? Tout simplement une montée de relations rugueuse entre certains groupes sociaux et les institutions policières. Voilà sûrement ce qui couve. Une matérialisation immédiate dans la flambée des outrages et rébellions partout où des violences entre les dépositaires de la force publique qui ont été exhibées par plus de 33 des trois peut être avant d’y arriver. Trois En comptant. Voyez, ça atteste du mode de surgissement. Comment réagissent les policiers face à cela ? Il dote l’institution de matériels de défense et de matériel plus concis : les gilets pare-balles, les grenades de désencerclement, les massacres de masse de défense, les pistolets à impulsion électrique, etc. Critique de militarisation de la police. Vous avez vu, on en a parlé dans un certain nombre de quartiers. Olivier en parlait tout à l’heure sur l’usage des faits dans un certain nombre de quartiers bien particuliers. Donc, vous le voyez, je. Et je me suis amusé à collecter les photos des écussons des brigades anti-criminalité. Chaque garde anti-criminalité choisit son propre écusson. Vous avez une pléthore de prédateurs tigres, lions, jaguars. Très, très peu de lapins, absolument aucun escargot. Rien du tout. Vraiment, ça vous traduit par quelque chose ? Schéma spécifiquement français. A New York, des stups sont l'équivalent des Bacs avec leur thème selon Micro The Night. Nous possédons tous la nuit, il nous appartient. Bon, évidemment, ces unités sans raison, elles ne sont pas pour rien. C’est une démo sympa mais parfois mortelle qui touche un certain nombre de gens. Alors. Face à cette éducation, vous avez évidemment des discours de haine notamment. On est face à ces polices offensives. Il faut des polices plus de proximité, des polices plus penchées sur la prévention, sur le quadrillage du territoire, etc. C’est assez marrant. Tous les ministres de l’Intérieur, depuis Nicolas Sarkozy, disent qu’il ne faut pas faire de police de proximité et puis développent des unités de proximité. A chaque fois, il y a des équipes sur la même chose.C’est très simple. Ça coûte cher de mettre des policiers qui patrouillent à pied sur un quartier. Vous devenez un simple chiffre. Une circonscription de police, c’est 20 kilos policiers. Circonspection. Police. Il vous faut entendre 60 policiers pour patrouiller à pied avec deux brigades anti-criminalité en voiture, c’est-à dire deux fois trois hommes. Vous patrouillez dans la même circonscription. Six contre 60. En ces temps de New Public Management et de réduction de la dépense publique, je vous prie de croire que toute réforme mobilise la proximité. Depuis 25 ans, on écoute sur Google, qui est tout simplement celui de ce budget là.Mais non, ce n’est pas pour rien que la mise en place d’une police douce versus une police dure serait deux phénomènes qui s’opposent. Au contraire, là où des polices douces ont été mises en place et ont commencé à intervenir dans les écoles, la police s’immisce dans le tissu social. J’y reviendrai dans un instant. Est ce que c’est comme ça ? Compte ? Terminé. On finit avec la délinquance et les traumatismes. Alors vous n’allez pas arrêter de pester ? Non, à l'évidence, à l'évidence. Et d’ailleurs, vous avez un peu de sociologie, après tout. Pourrait-on s’imaginer que toutes ces stratégies vont finir avec ce qu’elles cherchent ? À juguler sans agir sur les causes profondes qui amènent un certain nombre de gens à avoir ce type de comportement. Les policiers ont fait des entretiens avec eux. Ils en sont parfaitement conscients. Le, parallèlement aux travaux de Sisyphe de Puits sans fond sont des thèmes qui reviennent de manière extrêmement récurrente dans les entretiens.Pourtant, vous voyez bien que cet échec n’a absolument pas infléchi les stratégies gouvernementales suivies depuis une trentaine d’années, bien au contraire. Si ça ne marche pas, nous dit-on, c’est parce qu’on en a pas fait assez. Et ça nous rappelle un peu le néolibéralisme.Alors évidemment, le choix politique qui a été fait de faire des forces de l’ordre le fer de lance de la lutte du pot ou de la défense de l’ordre urbain, à réévaluer très largement la position des policiers à l’intérieur du champ bureaucratique à l’intérieur de l'État. Les policiers ont une force au jeu beaucoup plus grande dans l'État que d’autres corporations les enseignants. On a un exemple. On entre alors. C’est d’autant plus vrai avec les syndicats que la police est l’institution la plus syndiquée en France, mais dans un certain nombre de pays.Pensez, je vous donne quelques chiffres plus de 70 % de syndicalisation dans la police contre 19 % dans la fonction publique et 8 % pour les salariés du privé. Il n’y a que les footballeurs professionnels 95 % de syndicalisation qui sont plus syndiqués que les policiers. Alors évidemment, ça veut dire que la police, quand vous parlez des syndicats, on en a parlé tout à l’heure, on a parlé du SGP, on en a parlé dans certains cas. Ça veut dire que ce sont des syndicats qui, quand ils disent quelque chose, ont effectivement une force de jeu qui fait que le ministère, la justice de l’Intérieur, est de fait cogéré par les syndicats, qui gère les carrières, cogère carrières, etc.Alors d’ailleurs, la seule manifestation immédiate que je suis en train de vous dire, c’est que la police, c’est beaucoup mieux protégé que d’autres corps de la fonction publique, des réformes néolibérales qui sont en cours depuis une trentaine d’années. Souvenez-vous de la réforme des retraites, de l’unification des régimes de retraite. Maintenant c’est fini de monter pour tout le monde la même chose : les policiers. En 24 h, ils ont obtenu un régime spécifique en 24h. Les enseignants cèdent un peu moins avec succès.On a des débats. Je reviens sur ce que je vous disais. Évidemment, je dis cette force au jeu de la police, elle est extrêmement importante, elle est extrêmement importante. Évidemment, ça lui permet aussi de remettre en question et de remettre en cause tout ce qu’elle perçoit comme une remise en question de ses prérogatives dont il parlait tout à l’heure, de vitesse unique policière qui est l'étranglement, vous savez, qui a donné lieu à toute une série de gens qui sont morts dans ce cas là, il y a eu un ministre qui s’appelait Castaner, mais personne ne s’en souvient non plus. Mais ce n’est pas grave. Mais Christophe Castaner, il a timidement et c’est dire. En fait, peut-être les clés d'étranglement, ce n’est pas super. Immédiatement il a été traité de traître, de bas de vendu, etc. Et il a dégagé. Il n’est plus ministre à un moment donné et la clé d'étranglement n’a plus été évidente. Est ce que je vous dis sur Castaner ?C’est vrai sur Badinter au début des années 80, il y a une très longue histoire. Si vous parlez de cette question, c’est vrai sur tous les corps de contrôle externe de la police, pensez au travail. Il y avait un truc qui s’appelait à un moment donné la Commission nationale de déontologie et de sécurité qui pouvait faire des critiques aux ministères intérieurs sur les pratiques de police. Ça a disparu. Regardez les difficultés aujourd’hui du Défenseur des droits ou du contrôleur général des lieux de privation de liberté. Les batailles qui doivent mener ont tout simplement pouvoir faire leur travail, sachant qu’ils peuvent faire des recommandations, etc. On a parlé de la justice tout à l’heure. La justice est très largement prisonnière de la police. Penser que va être le travail d’un procureur de la République ou d’un magistrat instructeur qui a mis en examen les policiers de sa circonscription, ça devient tout simplement impossible.Et on comprend une énorme timidité de la police dès lors que des policiers sont mis en examen pour ne rien dire de l’IGPN. On a parlé d’inspection générale de la police nationale, qui est très efficace pour sanctionner des déviations internes à la police, mais qui, dès lors qu’on commence à parler de violences, le quelqu’un tout à l’heure disait l’IGPN, a été saisie. Par exemple pour les gilets jaunes. Je vais citer aussi Julien qui était la responsable de l’OGBL. 378 affaires ont donné lieu à Enquête à l’IGPN dans le cadre des gilets jaunes qui ont débouché sur deux propositions de sanctions administratives. Mais évidemment, le travail prévu a été fait sans transparence. Donc évidemment, vous voyez, ce que je suis en train de vous dire, c’est que cette réévaluation de la position centrale de la police, évidemment, ça transforme aussi le regard que portent les policiers sur le reste de la société. Les policiers, parce qu’ils sont confrontés à la misère sociale, aux difficultés, est une certitude. J’aurais honte, mais une vision pessimiste du monde social se retrouve chez les pompiers ou chez les urgentistes, un zèle confronté éthiquement à des situations difficiles. Cette situation est difficile, couplée au rôle qui leur est donné dans la régulation de l’ordre urbain, leur rang social. L’Ordre crétois produit tout simplement chez les policiers une immense suspicion du reste de la population. Les policiers.C’est sans doute une caractéristique professionnelle que d'être suspicieux, mais ils sont. Ils considèrent l’immense majorité de la population comme suspecte. Parce que, et là, vous allez voir, c’est intéressant, les missions qui lui sont données ont amené une inflation des suspects policiers considérables à un fichier qui s’appelle le page traitement des antécédents judiciaires faux noms parce qu’on ne s’est dit pas d’antécédents judiciaires.C’est des gens qui ont été mis en examen, remis en cause par la police, c’est à dire suspectés par la police d’avoir fait des études sans avoir été condamnés. Ce n’est pas un fichier judiciaire. Vous avez raison. La justice peut être un non-lieu. Il n’y a pas lieu à poursuite, ce n’est pas caractérisé, etc. La police qui vous a suspecté de quelque chose à un moment donné. Combien de gens sont dans le Taj aujourd’hui en France ? 20 millions un Français sur trois. Ne vous dénoncez pas, il y en a peut-être dans cette salle. J’ai quelques noms, mais je ne les mentionnerais pas, en tout cas pas tout de suite. Bon, ça n’explique pas rien.Ça explique aussi que la police française est l’une des plus méfiantes des citoyens en Europe. En Europe, la police française se méfie de ses citoyens. Voyez, encouragée par les élites, à ceux qui, par leur propre hiérarchie, à se percevoir comme les derniers remparts entre l’ordre et le chaos, ils n’hésitent plus à utiliser de manière extrêmement large des techniques qu’ils réservaient jusque-là aux délinquants les plus endurcis.Sans doute une des clés des mobilisations contre les violences policières aujourd’hui, ça a été l'élargissement des fichiers de police. Beaucoup plus de gens sont confrontés à la police qu’auparavant. C’est quelque chose d’avant. Pour autant. Mais le confinement à ce point de vue là, a eu un point tout à fait intéressant. Une série de gens ont fait l’expérience concrète de contrôles de police, alors même que leur milieu social, leurs origines, etc. Ne les prédisposait pas à faire l’objet de contrôles d’identité. Ils ont pu l’expérimenter dans le conflit. Alors je vous rassure, je ne vais pas très loin. Le problème de cette montée en puissance, de cette vision de la solution magique de la police pour réguler à peu près tous les problèmes sociaux, c’est qu'évidemment ça sape l’autorité de la police. Plus vous utilisez votre autorité, moins elle fonctionne.On a parlé tout à l’heure des refus d’obtempérer et nous dire que les gens refusaient d’obtempérer. Je vais citer le moins l’un des secrétaire général du syndicat de la SGP Police qui parlait des clés d'étranglement dont on parlait tout à l’heure, dit Ah, c’est plus enculé et utilisé parce qu’il y a de plus en plus de gens qui tendent à se soustraire aux contrôles de police. Il pose une très bonne question. C’est au fond pourquoi nous nous mettons à la police. C’est une très bonne question et vous vous rendez compte ? Et ça c’est dommage parce qu’on a beaucoup de ministres qu’il cite mais qui ne l’ont pas trop lu. Est-ce que même Max Weber le fait ? C’est que l’autorité est proportionnelle tout simplement à sa légitimité ?C’est pas considéré comme autorité et légitime que vous avez tendance à l’accepter. Or ces contrôles indiscriminés, cet élargissement de la population suspecte, etc tendent chaque jour à ne plus faire des policiers, des alliés, des services publics comme un autre, mais au contraire, voyez, en vertu de ces policiers, des garants de la loi de l’intérêt général. Mais les gardiens de l’ordre social, jugé injuste par un nombre croissant d’individus moins obéi, les policiers en voient plus volontiers la force pour se faire respecter, ce qui renforce à son tour la défiance dont ils sont l’objet, qui, à son tour, renforce la méfiance des policiers envers la population et donc les pétitions sur les gouvernements pour avoir plus de dispositifs de contrôle, plus de dispositifs de précaution, de protection, etc, etc.Et des hommes politiques, des professionnels de la politique qui sont devenus tellement dépendants des policiers parce qu’ils ne veulent pas donner le sentiment de la faiblesse, qui ne veulent pas leur donner le sentiment d'être laxiste parce qu’ils se protègent derrière la police.Quand il y a des protestations sociales, que ces policiers ou simplement ces hommes politiques n’osent plus aller contre les revendications policières. Et ça, je vous renvoie un texte très drôle. C’est l’analyse de Marx sur Louis-Napoléon Bonaparte qui montre bien comment Louis Napoléon Bonaparte, pour asseoir son pouvoir par la force, avait acheté l’armée, comme il le disait, avec sa verve particulière, avec de l’eau de vie et du saucisson. Aujourd’hui, ce n’est plus de l’eau de vie et du saucisson, c’est des primes, des honneurs et des protections. Mais vous voyez que le mécanisme n’est pas très, très, très différent.Alors j’arrive, je conclus. Je vous rassure, c’est déprimant pour moi. Bon, c’est déprimant. Comment est ce qu’on sort de ce paysage un petit peu déprimant ? Je reviens à mon tribunal populaire. Je ne suis pas très jeune. Que les choses soient extrêmement claires entre nous. Alors pas tant sur le jugement du Tribunal populaire qu’il y en a ici des partisans des tribunaux populaires, mais apparemment plutôt sur la question de ce qu’implique, dans ce que disait Sartre, le tribunal populaire, c’est à dire ? L’enquête politique et sociale, c’est à dire à un moment donné, ce qui a été dit, dit. Voilà, c’est ce qui va se jouer, c’est tout simplement la mobilisation d’une enquête politique et d’une enquête sociale. Nous vivons dans un monde aussi. Vous n’allez pas regretter d'être resté là où il y a quand même une quantité assez incroyable de personnes qui parlent du monde social sans le connaître.Et je veux dire sans en connaître, et j’en dirai sans moins en avoir la moindre idée. Il vous suffit de regarder à peu près n’importe quel plateau de télévision pour vous rendre compte que des gens dissertent à l’infini sur des sujets dont ils n’ont pas le moindre début d’un seul et premier élément. Deuxième élément, c’est qu’il y a certaines expertises qui sont beaucoup plus présentes que d’autres. Et là aussi, je vais vous surprendre, il me semble que l’expertise des policiers est plus présente que, par exemple, l’expertise du MIT. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si on prend au sérieux cette question de l’enquête, ça veut dire que ça peut faire valoir nos propres expériences. Moi. Une journée comme aujourd’hui à m'émeut, m'émeut parce que vous avez vu qu’il y a des formidables expertises sur les quartiers populaires.Vous en avez un aperçu aujourd’hui. Vous avez entendu aujourd’hui des gens qui ont une vraie expérience, une longue expérience de ce qui se passe, expérience sociale de militants des quartiers, des expériences professionnelles, vous en avez, vous en avez entendu ? Qu’est ce que c’est ? Des professionnels du droit qui ferraillent avec cette histoire des savoirs académiques ? Et vous voyez, je crois, l’intérêt de l’articulation de l’ensemble de ces savoirs et de ces analyses. Ça permet, et ça, je crois que c’est un point important d’arracher le monopole de l’expertise sur la police à la police. La police, c’est notre affaire. Ça permet aussi de sortir de cette pensée magique de la police comme solution à tout. Comme la Poggia, il y aurait peu de questions auxquelles la police n’apporterait pas de solution. Oui, il y a des questions sur lesquelles la police apporte des solutions, c’est évident. Il y a aussi toute une série d’autres sujets sur lesquels elle est bien plus un problème qu’une solution. Il y a sans doute quelque chose d’intéressant dans le mouvement des femmes de police. Vous avez peut-être suivi un Québec à la suite de la mort dans le flot de toutes ces questions. Il y a eu beaucoup de questions sur le rôle, la place de la police, etc.Et je lis au-delà de la question du slogan ne peut pas être un slogan. Bon, abolissons la police et puis on verra bien. Par contre, même dans les collectifs militants, recréer la police, on rêve. Ce n’est pas ce n’est pas ça, mais un des mouvements vraiment intéressants dans le défendre. Puis ça a été quoi ? Ça a été que pour la première fois, peut être depuis une trentaine d’années, alors qu’on avait été dans une dynamique d’escalade permanente où la police s’occupait de plus en plus de choses, les gens ont dit Mais si on faisait le chemin inverse, si on a des policiers à briser un certain nombre de questions ? Au fond, est ce que ça ne serait pas le moment d’arracher à la police un certain nombre de contentieux dans lesquels elle n’a sans doute rien à faire Est ce que les violences scolaires. Vraiment, l'école a besoin de la police pour gérer ces questions là ? Parmi les violences graves. Je ne suis pas complètement convaincu. Est ce que pour faire respecter le confinement et traiter la question du code, c'était vraiment des policiers qui devaient faire les contrôles ? Sur cette question là, nous faisons de manière arbitraire, en redoublant la discrimination des jeunes des quartiers populaires qui étaient en bas d’immeuble, etc. C'était vraiment au fils de faire son. Est ce que quand il y a des conflits sociaux de l’espace, tout simplement dans des points de cristallisation avec des usages différents de l’espace, comme c’est le cas dans beaucoup de quartiers populaires ? C’est à la police de résoudre ces questions là. Et ce que je trouve très, très intéressant, c’est que, précisément, vous voyez, ce qui s’est joué avec ce mouvement là, c’est que cette réflexion voit le pas. Il me semble que vous voyez une sorte de spirale sans fin, une sorte de surenchère dans l’action policière semble en tout cas trouver des inflexions. Et vous voyez le bénéfice peut être de l’enquête collective. Je vous ai parlé de cette combinaison de points de vue qui sont des points de vue profondément ancrés dans le réel. On a parlé, on ne parle pas abstraitement. Je crois que le point de vue de cette enquête collective, de cette combinaison de point de vue ancré dans le réel et présent dans nos représentations, dans les journées au jour comme aujourd’hui, ces discussions collectives qu’on peut avoir avec ça, je crois que c’est ça. J’en perçois en tout cas tous les bénéfices. Je crois que c’est cette contre-expertise. Notre contre-expertise qui peut permettre de changer le regard sur nos vies et nos quartiers et de les améliorer.Là, un peu, un petit peu. En tout cas là où d’autres s’efforcent avec acharnement de les dégrader chaque jour un peu plus. Je vous remercie. Comment peut-on ne pas négocier ? Bien sûr. Hors de question pour ce prélat. Le précédent intervenant Monsieur BHL, par un petit peu plus précisément contre vents et marées on en prend plusieurs et je propose qu’on en prenne. On en prend un peut être. Qu’on pourrait le faire. Rapidement, Et faire les deux, trois. Heures 30 avant la fin de formation continue à le respecter. Et le thème, c’est le propre de l’enfance et d’autres trucs encore plus. Les rapports politiques de Google sont déjà défendus et je ne peux pas. Merci pour cette publication Très utile de préciser votre. Et puis la vie culturelle, oui, c’est plus pour la modifier. Le rêve que je tire depuis deux ans et j’ai cru comprendre qu’il était mortel, lui a frôlé notre. Identité incarnée. Il. Est loin de dire qu’il n’est plus égal. Peut être que c’est mal barré. Peut être que tout ce qui. Reste sera. Et il serait intéressant de voir cette liste tellement plus belle. Ce que je trouve superbe. Un petit toujours. C’est pour ça que c’est la déchéance ultime. Et là, la surprise, ce n’est pas la source de l’amour, ça ne vient pas de moi. C’est pourquoi, en 2022 spécifiquement, on a treize morts. Pas de cadavre. Mais ce que je trouve le plus intéressant, c’est la magie Ici, la capacité à communiquer. Les sorts et formules vous permettent de dégager la responsabilité, la laisse.

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#AuPoste - s05-91 - 5 juillet 2023 Soulèvement 2023: vers une "sécession des quartiers populaires"? avec Fatima Ouassak

Société | Elle est une des voix importantes des quartiers populaires. Une voix qui tranche, qui pointe les contradictions de notre société, qui sonde les cœurs (à gauche, ailleurs): Fatima Ouassak, porte-parole du Front des mères et de Verdragon, maison de l'Écologie Populaire, elle cherche à allire l’urgence climatique aux nécéssités de justice sociale des banlieues.

auposte.fr

Laurent Bonelli

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (novembre 2019).

fr.wikipedia.org

#AuPoste - s06-37 - 19 octobre 2023 Confessions d’un (ex) gendarme

| Il était gendarme, il a démissionné. Avec ces mots, publiés sur un blog de Mediapart: «Nous, policiers et gendarmes, participons à la criminalisation des classes populaires. Les collègues ne cachent pas leur xénophobie. Je pense toujours qu’il ne faut pas laisser ces métiers à des gens de droite. Mais j’ai envie de rejoindre la lutte face à ce système profondément injuste. Passer de l’autre côté de la barricade, comme diraient certains.»

auposte.fr

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