Marche des Libertés contre l’extrême-droitisation
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Je recommence mon affaire. Le micro était coupé. Amis de la police, Amis du café, Amis du Conseil d'État. Ami des nasses bonsoir. Il est 18 h 41. Nous allons être avec Aurélie Trouvé, porte parole d’Attac agitatrice et Eric Coquerel. Alors là, Je te vois ne bouge pas, je vais bientôt te mettre à l'écran. De toute façon, ici c’est le stream le plus punk du Twitch français.
Tu me rassures.
Euh voilà, il y a ton attention à partir de maintenant, tout ce que tu peux dire va être retenu contre toi. Tu es à l’antenne et on attend. Eric Coquerel une petite seconde.Amis d’Au Poste de la marche des libertés de samedi, Aurélie Bonjour, bonsoir. Merci d'être là.
Salut !
. Donc je disais agitatrice professionnelle quasiment. C’est comme ça que je te connais. Alors par contre, si il va, il va falloir que tu parles un peu plus fort parce que moi je t’entends pas, je t’entends pas très bien, je ne sais pas si on entend bien je vais monter le micro invité, mais je pense que ça devrait être bon le porte parole d’Attac On s’est connu dans différentes choses, mais notamment autour de la lutte contre la loi sécurité globale et tu es très active dans l’organisation des marches des libertés qui ont lieu après-demain. C’est bien ça ?
Oui. C’est ça.
Alors écoute, il y a déjà un petit peu de monde. Et on va discuter de la nécessité d’aller marcher samedi. Mais d’abord, je voudrais savoir comment ça s’est créé. Est ce que cette marche au départ était parisienne me semble t il ? Enfin, voilà comment on commence à démarrer cette affaire.
D’abord, je dois dire une chose je ne suis pas professionnelle. je suis militante bénévole. Ce n’est pas toujours facile dans mes goûts. Et alors du coup, comment ça a commencé ? Il y avait un appel qui a été initié par, m’a apporté Eric Coquerel, qui était les orgas syndicales, associatives. On a été sollicité et on a embrayé. Et voilà, voilà. Maintenant, tous réunissent en cette organisation syndicale, associative, politique. C’est extrêmement large, ça va du super radical au moins radical, mais en tout cas, voilà, c’est des forces de gauche de l'écologie qui partagent, qui partagent cette crainte, cette peur face à la dissémination des idées d’extrême droite jusque dans les rangs de la gauche. Voilà, je m’expliquerai s’il faut, voilà, et qu'à un moment donné il faut vraiment qu’il y ait un sursaut citoyen et qu’on trace des murs où je face à face, à cette extrême droitisation de la société.
Donc, samedi, à 14 h, c’est place de Clichy, à Paris. Il y a des manifestations partout en France. Alors je vais parler simplement pour l’instant de Paris. Pourquoi cette place de Clichy ?
Déjà parce qu’on voulait constituer un quartier populaire qu’on n’a pas forcément dans le septième arrondissement ou que sais-je. Voilà. Et c’est important pour nous. Et puis et puis voilà. Après. Bah tu sais, bien fait le calcul aussi. Un parcours pour que ça se passe au mieux. Je veux dire, c’est quand même pas simple parce que sans lien avec le sujet hein, c’est qu’il y a des violences policières qui se multiplient sur les manifestants depuis un certain nombre d’années, je dirais. Je dirai vraiment qu’en 2016, la loi travail, ça n’a même pas commencé que sous ce gouvernement, ça a commencé sous un gouvernement socialiste avec Valls. Voilà. Et on a des violences policières manifestes. Alors évidemment, David, toi, tu les amènes magnifiquement bien en rangs.
Non, non,
Ben ouais, mais il faut le dire. Parce que voilà, ce travail, il est très important. Boulot de mise en évidence des violences policières sur les manifestants. Parce que. Et donc voilà, le trajet, il est fait aussi pour que ça se passe au mieux on va dire ça ou en tout cas qu’on puisse au moins manifester dans des conditions à peu près potables. Et voilà. Après, moi j’appelle tout le monde malgré la peur des violences policières, malgré. Voilà, on va avoir un assaut, un service d’ordre conséquent et on va faire en sorte de protéger le cortège et de manifester. Parce que je crois pas vraiment, il faut un sursaut citoyen. Pardon, je ne sais pas si je peux rentrer dans le sujet
Mais il faut
Bon alors j’y vais. Mais premièrement, c’est le fait qu’on a un gouvernement qui est. Ce que je ne sais pas dans le détail, mais qui. Un gouvernement vraiment de responsabilité écologique, crasse. Et en fait, pour continuer à faire ça, pour avoir un gouvernement de plus en plus de casse sociale et d’irresponsabilité écologique, eh bien il faut aussi faire taire toutes les voix qui s’opposent à lui et faire taire les voix qui s’opposent à lui, notamment étouffer les libertés publiques, étouffer les libertés associatives. C’est la loi sur le séparatisme. Et puis c’est aussi, disons, rendre, faire en sorte que les violences policières, sur les manifestants notamment, je rappelle que les quartiers populaires le vivent depuis bien longtemps. Que ces violences policières puissent rester pour un certain nombre impunis, c’est un nouveau schéma de maintien de l’ordre qui nous empêche de manifester correctement. Donc ça, c’est une première chose. Et puis la deuxième chose, c’est une loi des riches qui est en alliance de plus en plus avec une droite identitaire, c’est-à -dire l’extrême droite. Pour être clair, quand on a un Gérald Darmanin qui explique à Marine Le Pen qu’elle est trop molle, grosso modo, quand on a une tribune de militaires putschistes et soutenue par Marine Le Pen, quand on a un gouvernement qui joue là dessus sur la division de la population sans arrêt, par exemple en menaçant, moi, je suis universitaire de profession, en menaçant, en disant qu’en gros on attend,.
Mais j’ai regardé ta fiche Wikipédia. Eh dis donc, je ne savais pas que tu avais candidaté au FMI, toi !
Ouais mais tu sais, c'était aussi pour rentrer dedans c'était un débat bien plan-plan sur le FMI qui allait être candidat. Donc c’est un peu ça une blague. Mais en tout cas c'était un moyen surtout de casser le mur médiatique là-dessus à ce moment-là. Mais je n'étais pas vraiment candidate officielle, j'étais candidate pour. Voilà pour en tout cas au moins avoir certaines choses à dire dans l’immédiat. Donc non pour venir à ça. Donc je suis, je suis universitaire effectivement. Donc nous on le voit du point de vue de l’université si tu veux. Sinon, c’est aussi des vecteurs d'émancipation intellectuelle et culturelle qui sont étouffés. On voit l’université avec la mise au pas qui va nous. Faire faire à travers la loi programmation recherche et à travers, par exemple, cette affaire sur l’islamo gauchisme. Quoi ? On serait des islamo gauchistes, un certain nombre, et qu’il faudrait faire une grande enquête dans les universités, les labos, pour voir qui est islamo gauchiste. Tout ça ce sont vraiment des attaques contre les libertés académiques, intellectuelles, contre les vecteurs d'émancipation. C’est le cas aussi quand pendant le confinement on ouvre les grands centres commerciaux et puis on ferme les centres culturels quoi. Tout ça, tout ça est une logique profonde. Tout ça est très logique. Bon, je continue mais voilà, pour expliquer qu’en gros, cette droite des riches, elle est à la fois en train d'étouffer les libertés publiques à travers un certain nombre de lois, de discours, etc. Elle est aussi en train de diviser la population, d’instituer la haine et tout ça pour continuer sa casse sociale et écologique. Et donc, face à ça, il est temps à gauche de mettre vraiment des lignes rouges jeudi. D’autant plus qu'à gauche, il y a quelques petits soucis. De mon point de vue, dans la façon de traiter la question, en tout cas dans certains, disons dans certains rangs de la dite gauche. Enfin, je m’explique.
Quand ? Oui, explique-toi bien sûr.
. Déjà, quand il y a une manif de policiers sur des mots d’ordre sécuritaire par certains syndicats de policiers sur des mots d’ordre sécuritaire et que s’y rendent là bas Olivier Faure, Roussel ou ou Jadot sur un côté, par ailleurs, il le savait, de Darmanin, de Bardella ou de Zemmour.
Ils ne savaient pas forcément qu’il y aurait Zemmour qui aurait Messia.
Moi j’ai tweeté ce matin en disant à quoi vous allez ? Tu n'étais pas la seule. Le matin, on était plusieurs à dire quoi ? Vous allez manifester avec eux ?
Eric, on a démarré avec Aurélie tout à l’heure qui nous explique le pourquoi de cette marche puisque pour l’instant on parle de ça, de la marche de samedi, de la nécessité de manifester, de se lever. J’aurais évidemment très vite une question pour toi, principalement par rapport aux liens entre cette Marche et la France insoumise, parce que beaucoup de bruits circulent. Mais d’abord, pour toi, Éric, quelle est la nécessité d’aller marcher, que ce soit à Paris ou partout en France ? Tu vas marcher ?
Déjà se ressaisir. On vient de je ne sais quelle coupe d’Europe de foot je ne sais pas si beaucoup de gens l'écoutent et soit amateur de foot, Moi je le suis et j’ai l’impression qu’on s’est pris beaucoup de buts sans beaucoup réagir depuis quelque temps que ce soit. Les attaques du gouvernement sur les lois liberticides, que ce soit les attaques de Vidal, sur l’islamo gauchisme, que ce soit l’appel des militaires, que ce soit les manifestations du 19 mai des policiers, il y a eu des réactions un peu pour que les choses soient claires et je sais qu’il y a discussion. Le collectif Stop Loi Security Global à l’automne, a réagi puissamment et avec efficacité sur la loi Sécurité globale. Et il y a eu aussi les mobilisations du comité Adama sur les questions de violences policières. Je les ignore pas, mais depuis l’automne, le là, là pour le coup, le confinement et donc on a un peu du mal quoi. Et quelque part, on a l’impression que c’est l’extrême droite, bien aidée par le gouvernement, qui recycle ses idées, qui met son agenda, qui met des systèmes de sécurité et puis on oublie de réagir à aucun moment donné. L’idée c'était de se dire stop, c'était dire Là, cette fois ci, on montre notre force. On a dit on sait qu’on sait que beaucoup de gens vont se mobiliser et on donne à voir ça. Et puis si ça marche, eh ben il y aura un lendemain à tout ça, avec, j’espère, les mêmes acteurs qui est un très beau front. Moi, j’estime le plus important, c’est à dire aux syndicats associatifs collectifs, partis tous ensemble.
Alors, Éric, j’ai manqué à tous mes devoirs puisque je ne t’ai pas présenté. Mais visiblement dans le chat, tu es connu comme le marin ou le loup blanc. Je ne sais pas si c’est libre. Enfin bref. Tu es député de la Seine-Saint-Denis, tu es député France Insoumise. Et de la même manière que j’ai expliqué comment j’avais rencontré Aurélie, toi, je t’ai rencontré autour des questions des violences policières et je dois dire que je t’ai vu d’innombrables dimanches de commissariat en commissariat, allant t’inquiéter à l'époque des gilets jaunes, des lycéens, etc. Du sort de telle ou telle personne qui avait été mise en garde à vue, etc. Il n’y a pas beaucoup de députés qui font ça et donc je sais ce qui est. C’est pour ça qu’on se tutoie, parce qu'à un moment donné, à force de se voir, voilà, je n’ai pas ma carte au parti, je suis trop libertaire pour ça, mais moi je tiens publiquement à le dire. Voilà, tu fais partie de ces députés qui utilisent votre droit incroyable de pouvoir aller dans n’importe quel lieu de privation de liberté et de dire c’est moi la République et d’aller vérifier ce qui se passait
Oui, oui, c’est un peu ça. J’utilise ça alors, même si avec ce gouvernement, on a de plus en plus de mal à l’appliquer. Parce que. Parce qu’aujourd’hui certains policiers en arrivent même à l’oublier. Il n’y a pas très longtemps, tu sais, j'étais en phase. Je suis à la suite où la violence ciblée dont a été victime ma collègue Bénédicte Taurine, Oui, qui manifestait dans une occupation ultra pacifique de la Confédération paysanne du siège de Pôle emploi. Elle a été victime de violences non pas collectives mais amoureuses, ciblées de la part de la police alors qu’elle portait son écharpe. Et j’ai été voir l’allemand vendredi, levant le lendemain ce que je pouvais avec lui par hasard, lors de la visite de Castex et de plusieurs ministres au syndicat de Haut Commissariat de Saint-Denis. Ou du coup, j’ai été parce que je suis député de la circonscription et j’ai dit Bon, vous avez quoi à dire, monsieur Lallement ? Tu m’as dit mais vous n’avez pas de privilèges. Et voilà ! Et un élu n’a pas plus de privilèges qu’autre chose. Et je ne lui dis pas de privilège suprême que dans l’exercice de votre mandat. Effectivement, comme tu l’as dit tout à l’heure, ce qui est vrai, c’est qu’on représente la République qui représente la souveraineté du peuple et qu'à ce niveau là, de manière constitutionnelle aussi, évidemment, on connaît le crime ou je ne sais quoi, mais de manière constitutionnelle, la police n’a pas à ne pas mettre une entrave à nous, à nous, nos actions, de le dire par là même ça, certains policiers l’oublient.
Alors samedi, il y a cette marche. A l’origine de cette marche, sauf erreur de ma part, il y a, il y a toi, Éric Coquerel, France Insoumise. Il y a Thomas Porte Génération, puisque vous êtes à l’origine de l’appel qui a été publié début mai je crois, qui ensuite qui annonçait une manifestation. C’est donc celle-ci en face. Est ce qu’il y a d’autres gens à l’origine de cette manifestation ?
Oui, oui. Moi je ne veux pas que je fasse la soupe. Cette manifestation, l’appel qu’on a initié avec Thomas, c’est clair qu’il est, Il est il est à l’origine de ça maintenant. Après c’est comme tout. C’est-à -dire que les histoires sont construites sur d’autres histoires. Donc, je l’ai dit tout à l’heure, il y a d’abord eu le collectif cette fois Sécurité globale, qui a appelé à des manifestations à l’automne. Oui, qui a commencé à parler à l'époque, mais nous aussi, on l’a fait Français insoumise, pour le coup, et c’est normal. C'était. On sentait tous la nécessité d’une grande marche des libertés au printemps, une fois le confinement atteint. Donc ça, ça a été, j’allais dire, la phase un, la mobilisation syndicale, associative sur cette question. Après ça, c’est ça, c’est un peu l’idée, je veux dire, on nous dira ce qu’elle en pense, puis j’ai eu l’impression, on a eu l’impression que ça a embrayé, pas comme on le souhaitait, sans briller pas. On a été plusieurs à chaque fois dire au monde qu’on a. Il y a un beau collectif qui existe, le poids sécurité globale. C’est à eux de prendre l’initiative. On voyait que ça ne venait pas. Alors à un moment, en mars, on a pris là pour le coup France Insoumise, les groupes et Jean-Luc Mélenchon l’initiative de dire au moins est ce que les partis ne pourraient pas tous réagir ensemble sur l’histoire ? Vidal A Pourquoi on l’a fait ? Parce que t’avais Vidal qui traitait, qui cherche. Ils commençaient à faire la chasse aux sorcières sur un soi-disant islamo gauchiste dans les facs et t’avais des partis de gauche qui trouvaient que bah oui, l’islamo gauchisme est un problème au lieu de au lieu de contrer. Donc on s’est dit on va peut être donner l’occasion à ces partis là de dire une peu autre chose et de montrer un front. Donc on a écrit à tous les partis. Donc ça, c’est la deuxième, je dirais, Genèse Oui, à tous les partis et puis Parti communiste, Parti socialiste, Europe-Ecologie n’ont pas voulu. Donc on s’est retrouvés avec Génération, le NPA ensemble et d’autres partis. Et là on s’est dit bon, qu’est ce qu’on fait ? Un mois après, on a tenté la chose parce que là, cette fois ci, c'était aussi, tu te souviens, les attaques que subissait l’UNEF. On s’est dit on va essayer à nouveau. Peut être que là, cette fois ci, il va y avoir une réaction pareille. Les mêmes partis ont dit non. Bon voilà, on était un peu une impasse et c’est à ce moment là que Thomas Mon a contacté pour lui rendre hommage et m’a dit Écoute Éric, si on passait par un appel de personnalités, c’est à dire le fait de passer par des personnalités permettait à certains moments à des gens de s’engager sans forcément aller vérifier que toutes leurs organisations étaient d’accord, à des gens de s’engager dont les organisations n'étaient pas d’accord, mais qui leur permettait de s’engager en tant que responsable du stage canalisation. Je ne pense pas à Elsa Faucillon, Stéphane Peu du PC. Et ça, ça a marché. C’est à dire que là, du coup, ça a libéré, j’allais dire.
Donc ça, c'était l’appel, l’appel du 4 mai.
Début mai, voilà. Et là ça a marché. On s’est retrouvés avec 200 signataires pour le coup, qui représentaient issus des syndicats, des associations, des partis politiques, des personnalités, des artistes. Il y en a eu plein. Du coup, ça a marché. Du coup on s’est recontacté. Aurélie m'écoute la recontacter parce qu’on se connaît bien, on se concerte sans arrêt avec nos amis de plus jamais ça, c’est-à -dire le groupe le plus agissant en la matière. Sur ces questions, on leur a dit bon, est ce que vous ne voulez pas signer ? Alors, la question, ça a été de dire non, si on signe, c’est un peu compliqué, ce n’est pas la même chose que vous. Si on signe, là, on note. Martinet signe la gueule de la CGT, mais est ce qu’on vous propose plutôt c’est de se rencontrer, c’est-à -dire de voir comment vous l’appel et nous, les organisations syndicales et associatives, on essaie de mêler nos énergies et c’est ce qu’on a fait. On s’est rencontré et puis après ça a été assez simple. C’est devenu un appel d’organisations et de personnalités pour le 12 juin très certainement. On a tous été aussi poussés à ça par eux mêmes, y compris ceux qui doutaient ou qui doutaient pas parce qu’ils ne pensaient pas que ce n’était pas le ciel. Il doutait de se demander si c'était si tout le monde pouvait mobiliser. Mais il y a énergie et énergie à faire en sorte que ça pousse tout le monde et c’est tant mieux. Et aujourd’hui, on est 110 organisations et il y a déjà au moins 140 initiatives prévues le douze. Donc c’est déjà de toute façon un succès.
Oui, la carte est assez démente. D’ailleurs, je dois dire qu'à venir au niveau du site internet, vous êtes vous êtes un peu meilleur que ce qu’avait fait la coordination, la loi contre la loi sécurité, je me permets de le dire puisque j’ai vu David, j’ai été un peu dans l’affaire. Donc voilà. Non, non, non. Là et là, là, il y a un côté plus, ce France insoumise. Donc on va y venir. Mais d’abord, Aurélie, est ce que est ce que tu as quelque chose à redire à ce qu’a dit Éric sur la construction de tout ça, sur la genèse de tout ça ?
Ben ouais, mais je crois que c’est important Ce qu’il dit, c’est qu’il y a eu toute une eau en fait, il y a eu tout un processus quand effectivement il y a eu les manifs contre les violences policières initiées par le collectif, ça a. Bon, il y avait quand même eu, si vous voulez, vous, la manif contre l’islamophobie ou d’ailleurs, je disais le fait qui je pense qu’on a à gauche dans la gauche, dit la gauche sociale, politique, toutes les organisations qui se reposent sur ces valeurs de gauche et d'écologie. Tu penses vraiment qu’on ne gagnera pas un jour le pouvoir ? Et sur le plan des idées, si on chasse sur les terres de l’extrême droite et je crois que samedi, c’est super important. C’est aussi de rappeler que de rappeler les lignes rouges par rapport à ça. Et je pense qu’effectivement on gagnera. Il y aura à gauche si d’abord on est au clair sur les questions de laïcité, de police, etc. Enfin, je me rappelle quand même dans la manif anti islamophobie, ça criait police, protège moi, laïcité, protège moi ! C’est quoi une police aujourd’hui qui protège des citoyens ? C’est quoi une laïcité qui permet à chacun la liberté du côté de conscience ? Voilà, je pense qu’il faut revenir à ces questions là et tracer des lignes rouges très claires avec l’extrême droite et de l’autre côté, revenir sur les questions sociales, en reparler aux classes populaires, les amener à voter, à voter à gauche. Et je crois que je finis là dessus. Je crois que ce qu’il va y avoir samedi, l’arc de forces syndicales, associatives, politiques, il est extrêmement beau, il est extrêmement large et il est sur des mots d’ordre et des revendications très claires face à l’extrême droite. Et je pense que c’est comme ça qu’on redonnera de l’espoir et que peut être on n’aura pas forcément. Et je le dis aussi parce que j’y crois.
Droite dure et l’extrême droite au second tour des présidentielles, parce que c’est ça aussi le problème.
Alors Aurélie, ici c’est un peu comme une manif, il y a des slogans qui sont décidés par les orgas trois jours avant, et puis de temps en temps les gens décident de faire autre chose. Donc il y a le chat. Il y a par exemple Nicolas Dumoulin qui nous dit qu'à Clermont-Ferrand, le collectif de lutte contre l’extrême droite Interne Organisation avait préparé un événement en amont et a rejoint l’appel national du douze. Par exemple, il y a eu, il y a eu des choses comme ça. Je vous ferai part, les modos que j’ai oublié de saluer parce qu’on est dans la panique tout à l’heure, les modérateurs d’ici, c’est à dire le service d’ordre post-op, c’est à dire Euryale, Robin, Jessica et François me font remonter des questions. Et puis. Et je vais vous les poser au fur et à mesure. Alors il y a une question qui est quand même importante, que je dois poser tout de suite à Eric parce que oui, vas y, vas y lui donner un contenu quand elle est Aurélie.
Non c’est juste une chose justement parce qu’on est dans le sujet sur la dynamique aussi pour oublier que le trois 4 juillet, il y a des rassemblements à Perpignan contre le rassemblement du RN. Voilà pour vous dire qu’effectivement le 12 juin, ça n’est que dans un processus de manifs antérieures de coordination antérieur comme sur la contre la loi Sécu globale où on a fait un travail extraordinaire. Sérieusement. Et aujourd’hui, ce qui se passe dans ce collectif là, demain à Perpignan, voilà. Et ça va continuer et heureusement.
Alors, question quand même pour Éric, Mélenchon a quasiment revendiqué l’autre jour la manifestation et en disant c’est pour ça que nous organisons il y a j’imagine que ça t’es venu aux oreilles, Il y a des réticences de gens qui disent Moi, je ne viens pas. Alors il y avait déjà de premières réticences en disant Le coup du front républicain, on nous l’a déjà fait deux fois. Là, c’est une troisième, alors jamais deux sans trois, non. OB Si tu fais ce geste là, il faut que tu dises non. Si tu veux apparaître avec un front républicain.
écoute d’abord Jean-Luc La France Insoumise organise des événements. Ce n’est pas vrai. Moi, je mets au défi ceux qui le pensent ou ceux qui le croient. De trouver une phrase où Jean-Luc a dit que France Insoumise seule avait organisé ça.
Seule ?
Non, tu ne l’as jamais dit parce qu’on sait que ce n’est pas le cas et que ce n’est pas ce qu’on souhaite. Jean-Luc, il a Jean-Luc Mélenchon, il l’a dès les européennes, si on s’en souvient bien. Expliqué que nous, notre projet, c'était moins l’unité de tous les partis de gauche, vu les divergences qu’il y a en leur sein et qui, à mon avis à cette histoire de penser ça, que la famille Fédération populaire D’autre part, l’Union populaire donc, parle de nouveau Front Populaire, appelez ça comme vous voulez, c’est à dire quelque chose qui réunisse tout ce qui dans ce pays a encore foi dans la justice sociale, dans l’intérêt général, donc contre les discriminations, pour l'égalité de droit, pas je pourrais faire bon, bref. Et qui sont dans les syndicats, qui sont dans les associations, les partis. Et Dieu sait que les partis sont loin d'être aujourd’hui ceux qui rassemblent le plus par rapport à tout ça. Y compris d’ailleurs ceux qui ont pas envie d'être, y compris organisés dans une de ces structures, mais qu’on vit de mendicité. Donc on a toujours eu conscience de ça. Donc on sait bien que ce n’est pas la France Insoumise seule qui va parvenir à ça. Voilà, c’est clair par contre qu’on ne nous reproche pas, nous, de mettre notre savoir faire. Moi par exemple, le mien, voilà, dans le cadre unitaire, je pourrais être assez versé là-dessus. Notre savoir faire organisationnel, voire technique au service de ça. Parce que voilà, sinon, si y a rien à comprendre, je veux dire, nous on est bienheureux par exemple que le NPA nous a tous dit ben tiens, il pourrait y avoir une imprimerie photographique auto qui bien connue, qui pourrait faire les affiches. On est bien contents que quelque part quand même nos amis syndicalistes et disent leur savoir faire pour créer autour d’eux la question d’un service d’ordre. Chacun amène ses compétences pour nous. C’est vrai là, le site dont tu parles, c’est vrai et qui a dit bah nous on peut, on peut le mettre aux dispositions parce qu’on en a un qui marche. Et franchement. Aurélie Et on a. C’est un secret pour personne, on a une liste Telegram avec tout le monde. Je peux vous assurer que, en interne, personne a dit Ah non, non, surtout France Insoumise, ne faites pas ça parce que ça va être de la récup. Tout le monde se dit bah tiens, vous savez faire, allez y ! Et à chaque fois, ça a été la proposition.
Mais Au-dessus disait on.
Ah non mais à ce moment-là, on a utilisé l’imprimerie de maintenant aussi. On le fait à la rentrée quoi. Tiens, c’est ce que je veux dire, c’est qu’on a tous mis des ressources parce qu’on a milité, parce qu’on a mis son idée.
Alors, alors, malheureusement, on a tout d’un coup, on s’entend pas très bien, mais tu vois, Aurélie était en train d'égrener.
Je l’entends, mais comme toi avec difficulté. De toute manière, ce que je disais avant, c’est à dire sur le fait que chacun a mis ses compétences, ses énergies au service de ce qu’on est en train de faire et il n’y a pas. Il ne faut pas voir à travers le site proposé par l’un les communiqués proposés par l’autre. Une tentative de récupération qui par contre ne nous empêche pas nous aussi d’exister. Et puis ça fait longtemps qu’on voudrait une marche de ce type.
Non mais alors je vais poser la question différemment. Est ce que c’est quelque chose que vous prenez en compte en tant qu’organisateur ? Il y a une telle défiance, il y a une telle méfiance de la récupération par rapport à ces questions-là. Sachant que, sachant que l’extrême droite en France, ce n’est pas depuis aujourd’hui, c’est depuis les années 80 qu’on sait que ça a été monté aussi par certains politiquement qui ont joué les apprentis sorciers et qu’on a demandé à beaucoup de voter deux fois Chirac, Macron et que et que donc moi je trouve que cette manifestation, cette marche, elle est dans son esprit. J’avais signé le premier appel, donc je suis à fond pour, mais je suis étonné de voir et je pense qu’il faut le prendre en compte, de voir à quel point pour certains, cette question là de la récupération pose problème. Et qu’est ce que vous répondez à ça ?
Déjà, je déplore une chose, c’est qu’il n’y a pas que ça. C’est beaucoup qui ne regarde pas ça, qui trouve par exemple que c’est pas mal, que France Insoumise était la force, qui la première a dit On n’ira pas à la manifestation des organisations policières le 19 mai et qui nous ont dit heureusement que vous êtes là pour avoir fait ça et qui nous dit aussi nous on est bien contents que vous soyez là, que vous ayez été là, par exemple dans la marche contre l’islamophobie dont parlait Aurélie, parce que là encore, on a été parmi les seuls, en tout cas représentés à l’Assemblée nationale à dire Bah, nous, on sera à cette marche. En l’occurrence, par ma voix au départ et après par la voix de tout le monde. Donc je trouve que les gens qui sont satisfaits de voir à ces endroits là et sur ces thèmes là, dont tu l’as dit tout à l’heure, on n’a pas beaucoup de concurrence. C’est peut être ça le problème, c’est que, dans les partis de gauche, on n’a pas beaucoup de concurrence pour aller manifester contre l’islamophobie, contre les violences policières, pour aller, comme tu l’as dit au commissariat, au moment où il y a des gardes à vue pour s’inquiéter. Là, c’est moins drôle, c’est plus sous les radars. Mais s’inquiéter dans ma circonscription, quand tout à coup, comme la semaine dernière, tu as des policiers qui interviennent dans une veillée funèbre d’un jeune qui est mort et qui alors ?
Et Eric, je dis et je te coupe une toute petite seconde Excuse moi parce que je crois que Aurélie et elles ont des obligations, donc on va la saluer et on va continuer tous les deux la conversation. Aurélie Il faut que tu partes.
Eric Et voilà !
Merci beaucoup d'être passée au poste et tu reviendras beaucoup plus longuement. On aborde plein de choses ensemble. Merci beaucoup Aurélie d'être passée
Merci à toi.
Alors. Eric, vas-y.
J’allais dire donc on n’y peut rien si on n’a pas beaucoup de concurrence de ce point de vue là à gauche, c’est tout. Et je pense que les gens qui vous voient dans ces moments là, ça ne pose pas la question de savoir si on récupère. Ils sont plutôt contents qu’on soit ce qu’on soit, qu’on tienne ce rôle là et qu’on soit là. Et très franchement, je préfère que la force principale à gauche aujourd’hui dans ce pays soit sur cette base là. Parce qu’on imagine par exemple que, à gauche, aujourd’hui, la principale force soit toujours le Parti socialiste qui va manifester à un syndicat avec des organisations policières d’extrême droite. Il y en a qui demandent à la justice de rendre des comptes, mais on serait dans un on serait dans un contexte qui serait encore plus dramatique. On ne va pas se cacher.
Alors c’est marrant, Eric, tu as dit à gauche et tu as mis comme des guillemets et il y a plusieurs questions dans le tchat. C’est difficile mais en quelques secondes. C’est quoi la gauche aujourd’hui pour toi ?
Eh bien le problème de la gauche.
Parce que si c’est le plus petit dénominateur commun qui serait contre l’extrême droite et ce n’est pas génial.
Eh bien c’est bien pour nous. Ce n’est pas ça justement. D’abord parce que cette manifestation, elle n’est pas seulement contre l’extrême droite, elle est aussi contre la diffusion des idées d’extrême droite et la diffusion des idées d’extrême droite. Moi, je jette la pierre à personne, mais à un moment donné, elle s’initie parfois dans certains courants de gauche qui expliquent qu’aujourd’hui je pense à certains mots, à certaines revues. Enfin je sais pas s’ils se disent de gauche, c’est à dire, mais qui expliquent que le problème dans ce pays, c’est que les victimes de racisme le disent trop fort et que c’est eux les responsables du racisme ou un peu plus quel genre de courant dont je veux parler, qui n’arrivent pas à voter contre la loi sur les séparatismes, qui trouvent que quand on parle des groupes de parole et qu’on demande la dissolution d’un syndicat comme l’UNEF, pas le problème. Oui, il y a peut être des problèmes avec les groupes de parole pendant tout le monde, la dissolution des syndicats. Donc voilà, je veux dire par là que malheureusement, les idées, quand je dis les idées d’extrême droite, si c’est des idées qui ont 20 ans étaient l’apanage du Front national, personne ne doute. Et aujourd’hui on s’aperçoit que certains reprennent par exemple la vision de la laïcité du Front national qui n’est qu’un racisme antimusulman et bas à gauche. Il y a certains qui versent là dedans. Donc pour te dire. C’est pour ça que c’est difficile de dire la gauche. Parce que si on dit la gauche, les gens se disent bon ben voilà, ils sont unis. Hollande valse, pourquoi pas Valse ? Ben oui, jusqu'à Besancenot, on sait bien que ce n’est pas la réalité. On sait bien que ce n’est pas vrai. Quoiqu’en pensent certains, ce n’est pas vrai. On peut toujours essayer de s’entendre des fois sur ce que tu appelles un plus petit, le plus petit dénominateur commun. Si c’est pour mettre sous le meuble toute la poussière de la question des discriminations, de la question de la rupture avec les traités européens, de la question de la sixième République et du régime précédent, la monarchie présidentielle qu’on vit, très franchement, ça ne va pas faire avancer le schmilblick. Par contre, ce que je crois, c’est qu’il y a des valeurs de gauche, ça oui. Et j’aurai le la, j’aurai l’ambition de dire peut être que ça paraîtra peu modeste pour beaucoup, mais de dire qu’aujourd’hui il me semble qu’on sent, qu’on lui porte, passionne son pas. Il me semble que la France insoumise a quand même 17 députés, notamment à l’Assemblée nationale, qui se mettent au service de ses idées et qui se mettent au service aussi des mobilisations comme. Comme le douze. Donc je pense que c’est plutôt pour répondre à ça. Je pense que c’est plutôt pas mal qu’on soit, qu’on soit là avec notre force. Et je préfère que je préfère qu’on soit là et que certains nous parlent de récupération plutôt qu’on soit aux abonnés absents et qu’on laisse qu’on laisse des gens se défendre tout seuls face à face à une montée. Malheureusement, des idées d’extrême droite que je constate tous les jours et dont cette semaine encore là malheureusement montrées, y compris dans des dans des actes violents.
Alors bien évidemment, j’allais y venir. C’est l’histoire de la gifle de Macron. J’y viens parce que, en réalité, il l’a rappelé d’ailleurs par un par un, je montre à l'écran un article de Paris-Match. Le député LR FI Eric Coquerel, encarté à L’action française, revendique C'était en 2018, je ne sais plus à quelle occasion c'était où tu reçois. Gâteau, une tarte avec le même cri que le cri qui a accompagné la gifle de Macron.
C’est pour ça que je crois avoir été le premier à avoir tweeté sur l’origine politique du chiffre de Macron. Parce que j’ai entendu la même chose dans la vidéo. Pour tout dire, même avec honnêteté, si mon com, c’est mon collaborateur. Vous connaissez tous David Giroud maintenant qui m’a dit ni entendu ce qu’il a dit, c’est Montjoie Saint-Denis. Parce qu'à l'époque c'était passé la réaction, les jurys qui m’avaient passé cette vidéo. Alors à l’assemblée, vous n’avez pas entendu ça ? Je dis ah ouais, c’est marrant, si c’est la même chose que les militants de L’action française qui monte, qui monte, qui monte, agresser. Et alors là, il y a eu, à part peut être certains qui vont penser que c’est une analogie avec les visiteurs, mais je peux vous dire que non, c’est très et c’est très catégorisé d’un point de vue politique. Moi, j’avais été encarté parce que ça avait été préparé, ça n’a pas été un geste comme ça. Qu’est ce qu’on pensait avait préparé mon entourage. C'était fin 2016, début 2018 je crois. Il avait revendiqué. Bon, et là, je crois que vous pouvez dire que c’est la même chose. Je je sais que le personnage se réclame aussi des gilets jaunes et que. Mais bon, avant des gilets jaunes surtout, c’est surtout quelqu’un qui est sur les réseaux d’extrême droite les plus durs et qui se reconnaît dans ces idées là. Et ça, ça pourra. Je trouve que ça c’est dans l’air du temps, C’est aussi un air du temps. C’est quoi ? C’est un. C’est d’abord un parti très puissant, le Rassemblement national auquel aujourd’hui on a des formations de droite, y compris le gouvernement qui sert la soupe en allant sur ses terres et en espérant lui faire concurrence sur ses terres. C’est après ça des groupuscules violents qui préparent maintenant des actions violentes, même si pour certaines c’est encore de l’ordre symbolique pour moi qui les prépare ici. Enfin des éditorialistes qui, devant des centaines de milliers de personnes tous les soirs pour Zemmour, justifient par exemple les actes d’un papa si tôt qui poignardé et tire à balles réelles sur un mannequin censé représenter Jean-Luc Mélenchon, les insoumis et les gens de gauche.
Alors effectivement, quand tu as eu la gentillesse de me dire oui pour venir dans l'émission, c'était en début de semaine, il n’y avait eu ni la vidéo de Papacito, ni la gifle de Macron. Et donc là en effet, il y a un durcissement, il y a, voilà, il y a des choses à l’extrême droite qui s’affichent ouvertement, mais deux petites choses parce que là, il me semble en politique, que tu as parlé de quelque chose d’important qui est le rôle des médias. Tu as parlé d’Eric Zemmour, mais toi- même, la France Insoumise, vous allez sur ces news, vous allez sur le site, vous allez sur BFM, vous vous alimentez par votre contradiction, c’est vrai, mais vous alimentez quand même cette machine. Est ce que c’est quelque chose, ce point là et qui est discuté entre vous ? Alors je sais que vous n'êtes pas un parti, mais un mouvement. Mais est ce que vous discutez de ça ? Est-ce que d’aller sur ces news, ça tombe sous le sens ou est ce que est ce que ça se discute un peu entre vous.
L’envoyer à certaines émissions de chez nous ? Moi je le refuse. Je refuse maintenant tout, tout non direct avec ces nouvelles. Parce que je sais, je l’ai vu encore récemment à la sortie d’une mobilisation lors du procès d’Assa Traoré, que si tu fais ça après tes images sont manipulées, ça je refuse. Sur ces news par exemple, je n’accepte plus que quelques directs très précis où je peux, où ma parole ne peut pas être manipulée et où je ne me retrouve pas avec trois contradicteurs qui ont pour particularité de rivaliser à l’extrême droite. Donc voilà, ça c’est pour ma position, c’est nous. On n’a pas une position globale, mais ce qu’on essaye de faire c’est pour être clair, c’est que y compris ses news, y compris ses news, on connaît tous des gens autour de nous qui regardent ces chaînes qui ne sont pas des fachos. Il y a un problème, il y a des gens. Alors il y a des gens qu’on connaît plutôt proches de nous, qui regardent quand même ces chaînes. Pour quoi faire ? Mais qui les regardent d’abord parce que je ne les mets pas toutes sur le même niveau au niveau éditorial. Et puis après parce que parce qu’après il y a. Voilà, Il y a aussi plein de gens qui n’ont pas d’idées forcément préconçues, mais qui mettent des chaînes d’information et qui sont peut être tentés de croire ces chaînes d’information. Donc, nous, on utilise toutes les voies possibles pour faire entendre un discours. Si on n’est pas là, j’ai l’impression que des fois c’est encore pire et donc on juge au cas par cas, souvent selon la manière dont on a l’impression qu’on peut donner un message et qui peut être le moins trafiqué possible. Mais tu as raison de dire que par exemple sur les problèmes, ça s'éclaire.
Par exemple tu as, tu as cité, je ne savais pas que c'était ton collaborateur David Guiraud, que je trouve particulièrement brillant et fort. Il est très jeune, mais malgré tout. Est ce que. Est ce que parfois il. Ah ! Je lui poserai la question directement.
On posera la question.
Je poserai la question directement. Mais bon, voilà. Est ce que tu reste un petit peu de temps ou pas où tu as ? Ah bah super Alors j’ai. J’ai des questions qui reviennent à la manif de samedi et notamment il y a des craintes. Peut-on demander à Eric Coquerel ? Ah non, ça c’est autre chose. Mais c’est sûr, pas si tôt. Et je vais te poser la question. C’est une question de bug radical. Peut-on, demande Eric Coquerel, la réaction de l’Assemblée nationale sur la vidéo de Papacito ?
Bah écoute, oui, on a posé en QAG C’est Adrien Quatennens qui a posé pendant deux gouvernement ce qu’il comptait faire. Alors déjà, moi j’avais demandé le matin s’il comptait réagir et affirmer sa solidarité. Pourquoi ? Parce que aussitôt, aussitôt qu’on se retrouve avec un homme, comme on dit en. Permanence du député d’En Marche qui a des tags ou des choses. On nous ment. Nous sommes en train de réagir, d’affirmer notre solidarité. Et nous, très franchement, je vais être très clair. On n’a pas l’impression qu’il y ait la même chose de l’autre côté. C’est-à -dire qu’il y en a quelques uns, un député en marche et du coup je les remercie qui le font pour affirmer leur solidarité quand ils ont vu Bénédicte Taurine poussée par un seul policier, ont leur solidarité congés payés en partie qui ont affirmé leur solidarité.Quand on est menacés de mort, comme Jean-Luc par exemple, qui a été quand même victime d’un attentat qui se préparait contre lui et Castaner. Enfin, il y en a qui le font, mais très franchement, des fois on a l’impression qu’il faut les pousser. Donc on a posé la question à Castex. Moi j’ai trouvé que la réponse de Castex n'était pas à la hauteur. Bon, au moins il a condamné. C’est déjà pas mal parce que depuis dimanche, c'était silence radio sur tous les tweets des ministres, notamment celui qui tweete puis que son nom, qui est permanent qui ? Qui, par exemple, imagine porter plainte contre eux ?
J’entends Eric ce que tu dis, mais moi je trouve et mon boulot c’est de faire l’avocat du diable. Moi je trouve que là, en ce moment, les uns et les autres, que ce soit le monde journalistique, le monde universitaire, le monde politique, le monde médiatique, etc. Il y a cette idée de : ah mais moi j’ai Twitter avant toi, mais toi t’as pas Twitter ? Est ce est ce là que ça se fait le débat d’idées ?
C’est là que ça se fait. Mais il se trouve que Darmanin est là où il le fait. D’accord, tu me diras que c’est peut être parce qu’il n’a pas beaucoup d’idées qu’il le fait essentiellement tweeter, mais Darmanin, c’est là où il le fait. Moi je le constate, c’est quelqu’un. Et qu’après les images, dimanche, il a trouvé que c'était lui ou d’ailleurs ou d’ailleurs. Pas qu’il n’ait pas trouvé utile de Twitter contre la vidéo de ce type en train de d’expliquer non seulement comment on poignarder un mannequin, mais aussi d’expliquer comment se fournir des armes. Bon, j’ai trouvé ça étonnant. Je trouve que c'était ça montre qu’il regarde d’un côté et pas de l’autre, tu sais, me font penser. Donc au moins Castex a condamné. Moi il l’a fait. Au moins maintenant je sais qu’il y a une enquête, on l’a demandé, donc elle est ouverte au mieux. Je pense que le parquet, je ne sais pas si le parquet est ouvert. Tant mieux. Voilà. Mais maintenant je trouve que je ne sais pas si la gifle à Macron va changer les choses, mais de la part du gouvernement, pour le coup, on est très loin des réactions. Alors tu me diras peut-être que c’est parce qu’on a un président de la République. Je dis ça parce que c’est quand même en lien avec. J’espère qu’il va se souvenir d’où vient la gifle qui nous disait il y a pas longtemps son admiration pour Maurras qui est quand même juste un des instigateurs et un des penseurs de L’action Française.
Action française.
. Faut se demander pourquoi. Manifestement, ça les inquiète moins de ce côté-là. On a des preuves maintenant depuis longtemps. Enfin, Mediapart a fait un boulot en montrant qu’il y avait eu combien d’attentats aussi soi qui avait été déjoués venant de l’extrême droite, Le type qui a tué des gendarmes où il était lié à des courants survivalistes d’extrême droite surarmés, etc. Donc si pas tout ça n’est pas de la rigolade maintenant. Donc c’est d’ailleurs pour ça qu’on manifeste le douze et c’est ma transition avec ta deuxième question sur le douze.
Non sur le dos c’est plus des craintes qui se répètent. Il y a quelqu’un qui rappelle que Darmanin vient de L’action française. Je ne sais pas si c’est exact. Puis si on lui prête ça sur le dos, il y a pas mal de crainte qu’il y ait des incidents à cause de la manifestation. Il faut savoir qu’il y a une décision du Conseil d'État qui a été rendue tout à l’heure, absolument incroyable, qui incroyable, qui rappelle le droit et qui rappelle que les menaces, ça ne repose juridiquement sur rien et que normalement, la police ne devrait pas faire de nasses d’engagement. Vous, dans les discussions avec la préfecture en ce moment par rapport aux cortèges pour samedi. Est ce que. Est ce que vous avez des garanties ? Et qu’est ce qu’on vous dit ?
Qu’est ce qui est rappelé ? On l’a dit au début, mais ce n’est pas une manifestation nationale. Il y a 140 mobilisations partout en France.
Absolument.
, Premièrement. Deuxièmement, la manifestation. Elle part à 14 h de la place de Clichy. Répétez-le. Est ce qu’il y a certains qui me disent Mais d’où elle part ? Elle part de la place de Clichy, vous savez bien. Et on va essayer de faire une manifestation type marée humaine, c’est-à -dire avec trois grandes plateformes camion qui sera mutualisé entre Assos syndicales et pour section politique. Et on va essayer de faire ça de façon la moins cloisonnée possible pour que les gens manifestent sans avoir l’impression justement on parle de récupérer, d'être récupérés soit par France Insoumise, soit par un syndicat, soit par une association. Voilà, donc ça c’est le message que je vous ai donné. Écoute, la discussion ce matin avec la préfecture est assez rassurante. Je dis ça parce que je pense que je pense qu’une des grandes raisons de la manière dont dégénèrent les manifestations depuis un certain temps, c’est des volontés politiques de les faire dégénérer. C’est très clair là dessus. Je trouve qu’il y a une gestion du maintien de l’ordre, notamment à Paris, avec l’allemand qui où tout est fait à certains moments pour faire dégénérer des manifestations, notamment le 1ᵉʳ mai où ça a été très très clair. Et toutes les organisations syndicales en témoignent. Là, ils nous ont dit que ça serait une manifestation encadrée de type, celle de Clément Méric, samedi dernier, qui s’est très bien passée. Moi, j’y étais. C’est-à -dire ? Tu vois pas les policiers, là, pour être clairs, les policiers sont derrière, ils ne sont pas au contact devant. Ce qui fait que si t’as quelques personnes qui ont envie d’en découdre par rapport à des policiers, ils n’ont pas de policiers pour en découdre et ça change quand même beaucoup les choses. Donc eux, avec eux, c’est leur message. Faut il encore que ça se confirme ici samedi, qui n’est pas un changement au niveau de l’orientation politique du ça, mais où nos interlocuteurs nous disaient qu’ils pensaient que la manifestation allait très bien se passer, qu’ils n’avaient pas de craintes là dessus et que pour le coup, ils auraient une gestion de police, de maintien de l’ordre. Qui serait qui serait assez. On n’aura pas, par exemple, les policiers le long des cortèges où on a l’impression d'être dans une zone sécurisée,
Ça fait du bien. Cela dit, si on en croit le Conseil d'État, ça n’a pas pu se faire
Alors, peut être que peut être que ce matin, sait on jamais, puisque ce matin, les policiers qu’on avait en face de nous savaient déjà addition du Conseil d'État ? Je n’en sais rien, mais en tout cas, ils nous ont assuré que ce ne serait pas ça. Donc j’ai plutôt tendance à dire aux gens "venez sans problème". Et puis autre chose, nous, votre protection, c’est la masse quoi. Je n’ai jamais vu une manifestation réelle de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Quand je dis réelle, c’est à dire comptés. C’est plus rare que ça dégénère qu’une manifestation de quelques milliers quoi. C’est le message que j’ai envie de passer. Et puis n’offrons pas, n’offrons pas à ce gouvernement et à tous ceux qui s’opposent le plaisir dans des images qu’ils ont envie de passer le soir en boucle et de nous interroger les uns et les autres, plus sur ces images que sur le succès de manifs, dans le fond.
Oui, oui, bien sûr.
J’en appelle à tout le monde
Est ce qu’il y a des gens de droite qui sont prévus ? Et qu’est ce qui se passe ? Il y a des gens de droite qui viennent.
Non pas des partis de droite, non. Par contre, on a ou on a des mouvements progressistes qui, qui sont, qui sont, on va dire très réformistes, qui sont là, qui sont là et puis après par contre moi je ne vais pas demander la couleur politique, de que vote.
Non mais par exemple il y a un auditeur qui ne nous dit même pas Jacques Toubon par exemple ?
C’est à dire excuse moi mais après y est, c’est bien le problème de la différence maintenant étiquetés, c’est qu’entre Jacques Toubon qui a été à droite et qui a été un extraordinaire Défenseur des droits. Et défenseur des droits, il aurait sa place dans cette manifestation, bien évidemment. Non, plus sérieusement, on n’a pas demandé, on ne demande pas la carte électorale. Je prends un exemple. C’est très bien comme ça. Il y a des associations type France Nature Environnement qui viennent manifester. C’est bien parce que c’est si rare qu’elles viennent manifester sur une autre thématique que la leur. Je ne vais pas les voir pour vérifier qu’ils votent à gauche.
Alors c’est en ce sens que j’ai l’impression. Pour le coup, je n’ai absolument aucune conversation de discussion entre vous, mais j’ai l’impression que cet élan rappelle un peu l'élan de la coordination contre la loi sécurité globale, où on voit dès ce qu’on appelait avant la société civile, où on voit justement des gens qui sont moins des professionnels de la manif on va dire, ou en tout cas des. Est ce que, est ce que c’est ce que tu sens aussi ou pas et comment vous agréger ?
Oui, 'est ce que je sens. C’est pour ça que tout à l’heure, j’ai fait exprès la liaison avec la loi Sécurité globale. Il y a eu un super boulot de fait. Moi, mon seul reproche, je le dis pour que les choses soient claires entre nous, je n’ai pas compris pourquoi il y avait une espèce de barrière de barrière avec les partis politiques, parce que je pense qu’on est tous dans le même bain et qu'à un moment donné, on a tout intérêt à mettre nos forces ensemble. Si ça ne veut pas dire qu’on n’était pas acceptés dans la manifestation les textes. Alors de même, la chance, moi qu’on m’a même donné la parole parce qu’on estimait que je méritais de la voir.
C’est drôle puisque tu dis on est entre nous, tu dois le savoir un peu. Moi, j'étais à l'époque des plus partisans de ne pas donner la parole aux partis politiques et je les ai. Bon, il y en a un effectivement, parce que c’est exactement ce que j’ai dit tout à l’heure. Coquerel Quand même, je le vois dans tous les commissariats. Bon, effectivement, si y en a un qui peut parler, mais pourquoi ? Parce que, je pense et la preuve ce soir, je pense que la politique a toute sa place etc. Mais qu’on a aussi besoin de sortir des schémas classiques de l’organisation.
Eh bien oui, mais je pense que je vais être très clair. Je te réponds de suite. Je pense qu’on est dans une période tellement dangereuse parce que là on parle, mais le rapport de force, il est pour l’instant, il est en leur faveur. Absolument d’accord. Donc c’est ça le problème. Et je veux dire, si on réagit tous comme ça, c’est qu’on est entrain d'être dans une société qui est en état d’urgence permanent, dans laquelle les syndicats, les policiers les plus virulents donnent le ton dans laquelle dans laquelle on a des ministres qui font de la surenchère. Enfin je veux dire, le moment est grave, je ne sais pas où ça va s’arrêter quand un type comme Raphaël Enthoven explique au deuxième tour entre Mélenchon et Le Pen, il ira voter Le Pen. Excusez-moi, mais ça rappelle plutôt l'éclair que ce Front populaire.
Et excuse moi et c’est entre autres, j’aime beaucoup, c’est entre Macron et Le Pen, pas Mélenchon et Le Pen.
Il a dit entre eux
Oui, oui, pardon, oui, bien sûr.
Je pense qu’il ira quand même voter Macron, mais entre Mélenchon et Le Pen, il ne dit même pas je vais m’abstenir, ce qui serait déjà un problème pour moi je pense. Mais il dit je vais j’irai voter Le Pen. Moi je veux dire ça, ça veut dire quelque chose quand même, quand il y a un basculement qu’on subit comme ça, où on voit des gens qu’on disait bon, on n’est pas d’accord avec lui, mais quand même, on défend les mêmes principes qui sont prêts à aller voter à l’extrême droite, ça veut dire que c’est grave. Et quand c’est grave, là je pense que tout le monde est uni et on regarde plus les différences ici et on profite de la force de chacun. On profite de la force de gens comme toi qui sont qui, qui ont le leur propre, j’allais dire leur propre propulsion dynamique au profit de la force des syndicats, des associations, de tout, des collectifs, des collectifs contre les violences. Mais on profite aussi de la force, par exemple d’une loi comme France Insoumise qui a 17 députés dont chacun quand même, On vient de dire qu’heureusement qu’on les a à l’Assemblée pour au moins écouter un peu notre tonalité. Je pense qu’on ne peut pas, on ne peut pas se permettre le luxe à mon avis, hein. Moi, ça a toujours été mon esprit. On ne peut pas se permettre le luxe de dire bah non, parce que voilà, je pense qu’on peut plus. Je pense que je respecte tout à fait ta position d'évidence.
Non, mais c'était une position sur le moment. C’est drôle et publiquement cette explication de texte, mais je crois que ça faisait partie aussi de celle de cette coordination, c’est-à -dire qu’elle a été en dehors des organisations. Et d’ailleurs, puisqu’on se parle franchement, je pense qu’elle a un peu perdu de sa force quand les vieux réflexes sont venus. Mais bon, on ne sait pas, ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, ce qui est, ce qui compte, c’est que le Conseil constitutionnel a retoqué les articles que l’on sait. Ce qui compte, c’est que vous, vous arrivez à faire dans ce sillage là une manifestation dont on va des manifestations. Parce qu’il faut le rappeler, c’est partout en France et d’ailleurs, il faut, il faudrait donner le trajet à Paris parce qu’il y a plein de gens dans le chat qui demandent.
Clichy République par Pigalle.
C’est juste des souvenirs d’enfance. Le lien il est sur le il est sur la carte. Et ce que je veux dire c’est que voilà, je pense que si c'était une façon, de mon point de vue, de ré oxygéner tout ça, de faire en sorte qu’il y ait. Bon alors en revanche, il y a des absents samedi dans les appels. Ils sont excellents, je l’avoue. Beaucoup d’organisations, d’associations, de collectifs, de quartiers qui n’ont pas signé et qui ne seront pas là. C’est plutôt blanc.
Écoute, ça me permet de si bien que tu m’en parles très franchement, moi si je le dis, je ne dis pas ça. Pas bien ce que j’ai dit tout à l’heure. Ce n’est pas un hasard si quand j’ai parlé d’antériorité. Dans le succès, j’ai y compris aux cités, on a cité la marche de novembre 2018 contre l’islamophobie, on a cité, on a cité les marches organisées par le comité Adama, on a cité les lois Sécurité globale, donc on a cité aussi devant tous ceux qui travaillent là dessus et tu le sais, et d’ailleurs ces gens là le savent aussi. Moi, je veux aussi manifester avec eux dans des endroits où il y a peu ou dont on parle moins.Pourquoi ? Euh, je ne sais pas. Il y a peut être des pour certains, je ne sais pas. Parce que par exemple, le comité Adama, on a souhaité dès le départ, on a été très, très volontaires pour qu’il soit dès le départ pas partie prenante. Il y a des membres du comité Adama qui sont signataires de l’appel table où ça a été très, très, très, très actif. Donc là, d’un autre côté, je ne pense pas qu’une erreur commise pour essayer dire c’est votre manif aussi, quoi. Ici, c’est à vous d'être premier, premier plan de cette manifestation. D’ailleurs, certains sont à l’ONU. Le collectif « Justice pour Ibou » est là. On a on a plusieurs collectifs qui sont venus. Donc de ce côté là, je ne sais pas pourquoi. Après, il y a eu des adhérents de fait, Jeanjean, comme chu plutôt honnête, font style je revendique, je crois qu’on lance, qu’on a lancé l’appel avec Thomas. On a fait ça au début et avec une multi activité et c’est vrai qu’on a pu avoir.
Il y a eu des oubliés.
Mais en plus de ça, on ne les oublie pas. Ce qui est terrible c’est que des fois tu fais mais par contre personne a été oublié, personne n’est oublié aussitôt qu’on a oublié sur l’appel des organisations. Pour le coup, là je t’assure, personne n’est oublié. Moi j’ai appelé certaines personnes pour qui on est leur propre relais, donc dans ces collectifs en leur disant vous avez toute votre place, on souhaite que vous soyez là vraiment, parce qu’il faut dire on prend en compte, si tu regarderas les mots d’ordre qu’on prend en compte cette thématique. Bon, et j’espère qu’ils seront là samedi. C’est un peu l’appel que je voulais faire aussi, là. On dit qu’ils ont dit que jeudi, euh, ce soir par exemple, on a on a une réunion, les collectifs sans papiers seront là. Jésus tout à l’heure, au téléphone, je veux dire, vraiment, là, je le dis à tous ceux que je considère comme mes camarades, comme je veux dire, et qui pour l’instant, pour x raisons, leur place est là. Et quand je dis leur placer là, ce n’est pas en leur place, en dernière arrivant, c’est leur place centrale dans ce qui va se passer samedi, elle est là, voilà, je ne fais que souhaiter qu’ils soient là, j’espère. On est à deux jours de ça. C’est plus qu’une invitation, c’est une séance. Ouais, c’est un appel, là, comme tu voudras.
Alors, évidemment, c’est emmerdant de le dire à toi, à toi qui est député de Seine-Saint-Denis. Je crois que t'étais aux côtés des lycéens qui ont gagné les trois lycéens qui ont gagné dans ta circonscription d’ailleurs, je crois, contre les contrôles au faciès. C'était en début de semaine. Donc toi, tu es tu es là dedans. Mais est ce que par exemple, la gauche, la vraie gauche, pour reprendre ce qu’on disait tout à l’heure, est ce que. D’où vient son incapacité à emporter avec elle les quartiers ? D’où ça vous vient ? Les gars les filles ?
Ça vient surtout sûrement d’avoir été incapable pour depuis des années. Tu parles en général de toute la gauche.
Oui, bien sûr.
Capable d'être dans les quartiers autrement que dans une vision clientéliste des choses et d’avoir au fur et à mesure d’avoir rien compris de ce qui se passait, d’avoir regardé avec méfiance, d’avoir regardé ça avec des réflexes. Rétro. Rétrospectivement, par exemple, si je prends les émeutes de 2005. Certains, en 2005 parlaient de moi. Je me souviens des dégâts matériels en disant Si ces jeunes qui font ça casse leurs propres, leurs propres biens, propres, biens publics, Oui, d’accord, c’est vrai, c’est vrai, hein ? Sauf que ce sont les mêmes qui ne trouvent rien à redire sur certaines images de 68 ou pour le coup, il y avait aussi cet aspect là, à quoi bon ?
Je vais t’aider sur les émeutes de 2005, le rapport des renseignements généraux, la direction centrale des renseignements généraux avait parlé de soulèvement populaire des quartiers et ça avait coûté sa tête au patron par Sarkozy qui avait ensuite fait la série Qui va devenir la DG ? Pourquoi je te dis ça ? Parce que ce rapport avait une analyse sociale en partie et pas que policière de ce qui s'était passé. Et la gauche ? Mais ce n’est pas toi que j’attaque Eric, mais la gauche dans son ensemble n’avait pas voulu voir, ça n’avait pas voulu voir la colère sociale qu’il y avait derrière ce soulèvement populaire des quartiers. Je reprends le terme des renseignements généraux ou des émeutes de 2005, comme on les appelle.
Aujourd’hui pour de bonnes raisons. David tu sais que moi, ce que je crois, c’est que la gauche est détournée. Là, pour le coup, je dis la gauche y compris et surtout essentiellement ces partis de gauche qui étaient majoritaires pendant des années, sinon ils se sont détournés des classes populaires. Certains aujourd’hui expliquent qu’en réalité ils se sont détournés des classes populaires. Tu sais, c’est le truc de Guilluy le géographe,
Et ça brûlait.
En réalité, ce qui est totalement faux s’intéresserait surtout aux périphéries proches, c’est à dire en gros, aux classes populaires issues de l’immigration et ignorées, laissant au Rassemblement national les problèmes des classes populaires plus éloignés des petits blancs et autistes, etc. Moi je ne crois pas. Je crois qu’en réalité la gauche est éloignée de toutes les classes populaires pour se recentrer sur un électorat plus une classe moyenne. Et du coup prenant au bout d’un moment, étant devenu des partis institutionnels, une défense du système. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on a tant voulu faire en sorte que le PS ne soit plus majoritaire à gauche. C’est ça qui a été payé. Et cette distanciation, au bout d’un moment, elle est même venue. Il y a un rapport de classe, c’est à dire de regarder un peu de l’autre côté du périphérique, ce qui se passe dans ces quartiers, de ne pas les comprendre ou ne pas comprendre que quand tu y vas, tu n’as pas force, t’as pas justement le ce n’est pas vrai, t’as pas la réalité. Moi, c’est ce qui m’a fait évoluer aussi. Soyons clairs, le fait d'être député de Seine-Saint-Denis m’a fait évoluer. Voilà, je l’admets, jeune mais avec humilité.
C’est à dire c’est à dire la rencontre avec la réalité.
Bah oui, bien sûr, bien sûr que je te dise. Moi par exemple. Oui, oui, oui, la rencontre avec la réalité. Il y a des choses sur lesquelles j’ai évolué.
Lesquelles ?
On explique ensemble la question du voile. Prenons cet exemple, la question du voile. J’ai, moi, ma vision des choses pendant très longtemps. C'était avant tout le fait que le voile représentait un symbole de pression pour les femmes, comme dans les religions monothéistes. Je l’ai même sorti à l’Assemblée. Ça, ça m’a valu des quolibets en rappelant que la voile d’une mariée, ce qui est factuellement tout ce qu’on veut actuellement, est vraiment le symbole du père qui donne, qui donne sa fille à un époux avec. Et donc il y a qu’il y a une symbolique là dedans qu’on retrouve dans les religions monothéistes. Et donc moi j'étais d’abord là dessus. C’est d’abord ça ma préoccupation. Et donc dans l’idée que le voile étant que le voile symbolisait avant tout une vision quand même un peu, un peu trop rigoriste on va dire, pour être aimable de l’islam ou pas. Voilà. Dans les quartiers, j’ai été, puis je me suis aperçue que le voile, non, c'était plus ça. En tout cas, ce n’est plus ça. Très largement pris sous différentes parties de voile que la plupart, c'était une affiliation culturelle d’affirmation de soi, éventuellement abandonner son identité religieuse ou même d’affirmation. Mais on en était plus à la fin des années 80 et on se retrouvait par exemple avec plein de sympathisants français soumis qui n’avaient absolument rien, sur lesquels on n’avait vraiment pas de leçon à leur donner sur les questions d’affirmation La question l'égalité hommes femmes, etc. Puis de porter un voile. Bon bah ça je m’en suis aperçu une fois que t’es avec nous au contact, si tu le regardes de loin, tu peux toujours rester sur tes aprioris. Voilà, ça, ça m’a fait évoluer. Voilà, je te donne un exemple, mais on fait évoluer le fait aussi que la question aussi. J’avais déjà bougé pas mal là dessus, notamment moi j’avais été un des rares présents à la mobilisation à Bobigny pour Théo en 2017 février 2017. Je crois que j'étais un. Il n’y avait pas beaucoup d'élus. Je sais, ça m’avait impressionné parce qu’il y avait une espèce, une espèce de meeting en plein air, spontané. Et c’est vrai que là aussi, la question de la manière dont les violences policières s’expriment, l’heure, là, pour le coup, de manière systémique, ça veut pas dire de tous les policiers, mais ça veut dire que les policiers qui la pratique non ne trouvent pas assez de répondant par rapport de leur hiérarchie et de leurs collègues qui, à certains moments, on l’espère parce que parce que eux, il y a une espèce de tonalité qui n’est pas bonne du tout ça. Quand tu vis dans les quartiers, tu vois que c’est la réalité, que ce que je te dis, c’est le bon, voilà, à gauche, ça c’est sa pente sur sa soumise. Je crois que le fait que porteurs d’idées qui étaient des idées de rupture, on se soit trouvé à cinq députés en Seine-Saint-Denis, ça nous a fait beaucoup avancer, beaucoup progresser. Je crois qu’on n’aurait pas eu les députés en Seine-Saint-Denis, eu plus le flair de Jean-Luc qui est un antiraciste mieux de béton, notamment par rapport à la question de la manif sur l’islamophobie ou la raison de nous dire bah c'était de se dire reconnu. Quand un lieu de culte est attaqué, personne ne réagit où on va être du côté de ceux qui ont peur ? Voilà. Bon, je crois que ça nous a fait beaucoup réagir et évoluer de ce point de vue là. Mais pour te dire oui, on paye cette dette et c’est aussi pour ça qu’il y a encore cette méfiance par rapport à des collectifs, même si eux qui ont eu la pression, juste une impression, c’est la réalité qu’il a fallu qui compte sur eux mêmes pendant très longtemps pour se mobiliser pour commencer à montrer leur force. Ça, c’est la réalité. C’est vrai, c’est vrai. Sauf qu’une fois dit ça. Bon ben voilà, je ne peux que te dire que peut être que les choses évoluent et changent et que du coup, cette manifestation pourrait être aussi l’occasion là pour le coup de véritablement faire converger tout le monde. En tout cas, moi c’est mon souhait.
C’est là où il y a eu un ratage aussi, c’est avec les gilets jaunes. Il n’y a pas eu de rencontre en fait, en partie, mais en partie.
Non, je n’ai pas eu cette impression. Non, ça c’est les racontars de Drew Frey qui raconte je ne sais pas quoi comme quoi nos parents font ça. On a très vite compris ce qui se passait vraiment là. Et c’est marrant un jour de faire les verbatim de nos règles en groupe ou je crois qu’il va partir à la deuxième manifestation, y compris malgré les contradictions qui m’ont dit où on a appuyé, on était solidaires et on a été présents comme le voulait ce mouvement, c’est à dire en étant pas il n’y avait pas d’affirmation France Insoumise avec nous, mais on a été présents Je crois que là aussi, dans les manifestations, on a été parmi les élus les plus présents. Je ne ressens pas ça comme ça. Je crois que bon, après il y a plusieurs histoires des gilets jaunes aujourd’hui, l’histoire des gilets jaunes actuels en nombre, ce que ça représente n’est pas la même qu’il y a deux ans, pas non plus. Pour être honnête là dessus, je lirai, mais je ne crois pas qu’on ait raté. Moi je ne sais pas ça, je n’ai pas cette impression.
Si tu as le temps, tu iras voir le tchat. Là, tu convaincs moins les gens que ce que tu pouvais dire au départ. Moi il me semble que justement, ces deux moments historiques dont on a parlé Gilets jaunes et 2005 sont des. Si la gauche regarde par rapport à ça, je pense qu’elle est là, elle a beaucoup d’interrogations et beaucoup de questions à se poser.
Alors je m’excuse, je ne vois pas le chat parce que..
C est tout petit.
Mais moi il est tout petit, il est flou alors que les gens ne le veuillent pas, je ne réfléchis pas du coup je ne vois pas. Mais bon, si les gens ont cette impression là aussi, le fait qu’il y a des choses qui se disent des fois c’est pas évident quand certains disent et redit sur les réseaux sociaux. France Insoumise au départ a été rétif à mi parcours et ce n’est pas le cas du tien.
Tu regardes beaucoup ton compte Twitter, toi ou pas ?
Pas tant que la raison d’ailleurs, je crois que j’ai moi même été sur ce terrain. D’accord, ça c’est vrai. Non seulement les gilets jaunes, non gilets jaunes étaient aussi un mouvement. Enfin, moi j'étais à peu près dans toutes les mobilisations importantes des gilets jaunes, moi qui n’avais pas envie. Alors là, pour le coup, j’y allais. Je veux dire, si je mettais mon écharpe, autant je n’ai jamais été mal accueillie. Franchement, je n’ai jamais été mal accueilli dans les mobilisations des gilets jaunes quand il y avait des milliers. Mais on a été parmi les seuls aussi à aller défendre à certains moments face à la réalité. Donc à part ça, il n’y a pas à les condamner à les défendre contre les violences subies. Je pense à des symboles comme Rodrigues etc. Je n’ai pas l’impression qu’on a. On a fait défaut aux obligations des gilets jaunes. En même temps, on a respecté leur autonomie. Les gilets jaunes, c'était une revendication d’autonomie, d’organisation, d’autonomie bien sûr, totale. Donc si on y était, il fallait être à notre place, à ne pas, pas plus qu'à notre place.
Alors je crois que dans dix minutes à une réunion avec et avec ceux qui organisent les manifs de samedi, il faut que j’accélère un peu. Je suis obligé de te poser la question parce qu’elle est dans le champ, mais même ça a été pas loin. Tu c’est concernant la personnalité de Mélenchon.
Jean-Luc
Eh ben ce n’est pas facile pour eux, pour vous.
Ce qui est, ce qui est parfait. Oui, tu as raison, ce n’est pas facile pour nous. Il y en a certains qui s’amusent à considérer que dans la période actuelle, le plus urgent, c’est nous tirer dessus, nous taper dessus et évidemment taper sur celui qui est devant nous. Qui est Jean Luc ? J’ai encore entendu Montebourg ce matin fort l’autre jour. Oh oui, non, ce n’est pas facile ce qu’on subit. Je sais que ce n’est pas ce que tu voulais dire,
Ce n’est pas ce que je voulais dire.
Ce n’est pas facile ce qu’on subit. Est ce qu’aujourd’hui Jean Luc suit ? Écoute Jean Luc, il a du caractère, c’est clair. Et moi je pense que la période nécessite surtout qu’on porte des idées de rupture, d’avoir du caractère et on est, on est la cible, on est clairement une cible, mais pour une raison, c’est que si on est effacés du paysage, Là j’attire l’attention sur ceux qui pensent que si demain on effacer du paysage. Si demain, imaginons, comme en rêve très certainement certains partis de gauche, aujourd’hui tout le monde est ramené à cinq ou 6 % en imaginant après faire sa popote aux législatives et nonobstant les désaccords qu’il peut y avoir et qu’on y fasse l’expérience de France Insoumise qui est quand même là. Je parle à tous ceux qui connaissent un peu la politique depuis longtemps, je dis. On a tous rêvé un jour qu’une force de rupture qui prône la révolution citoyenne soit la force majoritaire à gauche. On a tous rêvé pendant des années, on a subi le fait que ce soit le PS qui nous fasse à chaque fois le coup du vote utile. Mais si c’est justement le compromis à la droite, ils sont rois.
Mais est ce qu’il y a des discussions entre vous parfois en disant à Jean-Luc Mélenchon mais là t’as déconné là. Et est ce que vous pouvez lui dire ça ?
Ou bien sûr, on peut se critiquer, alors comme on est respectueux des uns et des autres, on ne l’invente pas comme ça. Mais non, mais oui, oui, on peut. Enfin je veux dire, on n’est pas Jean-Luc, ce n’est pas un, ce n’est pas un tyran. Enfin je veux dire, ce qu’on arrête avec cette histoire, ce n’est pas vrai. Nos réunions de groupe ensemble, T’imagines toi une réunion de groupe dans lesquelles il y a Ruffin ou Clémentine Autain, même, même, y compris des gens comme moi. Je veux dire, on a jamais été des, on a jamais été des béni oui-oui qui nous on pas dire à Jean-Luc je pense que ce n’est pas bon, ce n’est pas vrai. Mais d’un autre côté on n’est pas aussi quand tout le monde nous tape de l’extérieur et tape. Jean-Luc : Pas tout le monde, pas tout le monde. Parce que moi dans la rue, j’ai surtout des gens qui nous disent continuez, c’est surtout, je rassure un peu tout le monde. Moi, quand je vais dans la rue, c’est surtout ça d’ailleurs, y compris dans les quartiers populaires dont on parlait tout à l’heure. Je ne sais pas si je peux le message, je le dis un peu, je ne sais pas si les collectifs des quartiers mais enfin. Mais par contre les gens des quartiers j’en côtoie tous les jours. C’est les premiers qui nous disent allez y, continuez, Heureusement que vous êtes là. Donc je veux dire, il y a ça aussi, c’est aussi ça la vérité de la réalité du rapport aux Français. Et ça, euh bon, quand il y a des problèmes, quand on a des choses à rectifier, bien sûr, on se parle, bien sûr.
Est ce que vous ne devriez pas calmer le jeu, notamment médiatique ? Le jeu des réseaux sociaux, Comment se fait il que vous que vous soyez pour de te dire ça alors que tu. Tu nous fais le plaisir de passer du temps ici, Et est ce que de temps en temps vous vous ne dites pas on devrait se calmer ? On devrait arrêter de faire des interviews tous les jours. On devrait penser programme plus que des personnalités
Alors on se met d’accord. D’abord on ne pense plus programme, ce n’est pas vrai, on pense plus programme. Désolé, mais nous on a toujours dit Jean-Luc l’a toujours dit, le candidat, c’est le programme. On a toujours le même, on a toujours parié sur l’intelligence. Et ça c’est vieux, ça remonte au traité Concile européen, donc peut être que certains s’en souviennent ici, qui a été un formidable débat citoyen. Absolument tout le système pensait que les Français étaient complètement cons à les regarder. Le traité, bien, ils ont regardé le traité, ils ont compris de quoi il s’agissait et on a toujours fait appel à l’intelligence de ce point de vue là, du peuple à l’implication citoyenne pour eux. Pour dire que ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui est élu, c’est un programme qu’on porte. Tout ça, c’est ça, c’est ma première réponse. Et deuxièmement, à partir de là, mais qu’est ce qu’on fait ? On laisse la parole aux autres. Je trouve que tu trouves qu’on peut être que t’as l’impression qu’on voit beaucoup français soumis, mais tu trouves que globalement, les idées qu’on porte, on les voit beaucoup ? Moi je vais te dire un truc Jean-Luc la trompe, la polémique qui a déclenché dimanche dernier mais qui la déclenche ? Est ce que vous avez regardé ce qui la déclenche, ce qui la déclenche chez nos adversaires ? Depuis quelque temps, sur les questions liées aux manifestations du huit, 9 ou 19 mai ? Là, je parle du côté de la gauche, c’est du côté si du côté de la droite, c’est du côté de l’extrême droite. Moi, je pense que Jean-Luc, par exemple, dans la manière dont ont été complètement mis de manière disproportionnée, exploités, exploités, l’interview de France-Inter dimanche, je vais vous dire ce qu’il paye. Il paye notre position le 19 mai sur les policiers et j’ai bien conscience de ça. C’est à dire qu’aujourd’hui, les gens qui veulent nous abattre, je le dis pas pour la même fois, même au-delà des menaces de mort qu’on peut recevoir les uns et les autres, c’est sur relativement mais. Mais je veux dire par là qu’ils nous font surtout payer ceux qui vous satisfait vous, dans votre position. On paye pour ça principalement. Si Jean-Luc il est tapé quand même où les gens vont dire mais dans cette phrase il a voulu dire et qu’importe qui dise dès le soir que dès le soir même, il explique ce qu’il a voulu dire pour si jamais des gens n’avaient pas compris, notamment les familles des victimes, ça je peux arriver à comprendre qu’il faille les rassurer s’il n’avait pas compris des choses. Mais si les gens qui mettent le feu là dessus, qui en mettent, c’est les gens qui pensent que le 19 mai, ce n’est pas normal, qu’une force politique est bloquée à l’appel des organisations factieuses d’extrême gauche. Voilà, moi c'était ça ma conviction. Et on paye depuis un certain temps et de ce point de vue là, je suis à peu près sur tous les gens
Là, je me fais engueuler en disant que je te dis que je te provoque ceci, que cela, mais ça te permet de dire le fond de ce que tu penses. Si je te disais tout va très bien madame la Marquise,
Enfin pour te répondre David, on a suivi, t’inquiète pas, on a beaucoup d’adversaires qui se disent, nous disent tout va mal, tout va mal et encore.
Justement, qu’est ce qui te donne espoir là ? Qu’est ce qui fait que parce que grosso modo, là, il vous reste onze mois avant 2022, qui est ce qui fait que vous allez vous battre sept jours sur sept ?
Parce que mon espoir, c’est que le basculement vers les idées d’extrême droite qu’on constate dans le personnel politique médiatique. Le système, comme on dit, n’est pas aussi profond dans le peuple. Voilà mon espoir. Il est là et que ça, il non pas les gens le perçoivent, les sondages le perçoivent mal parce que pour l’instant, les gens qui peuvent être susceptibles de venir à la rescousse d’un projet d'émancipation, ils s’abstiennent. Euh c’est pas la dessus qui se pète, mais notre espoir, c’est qu'à un moment donné, on va, on va réussir à accrocher ça et qu’on réussira à bousculer le rapport de force avec ça. Voilà, c’est notre seul espoir. Et si on n’y arrive pas, au moins qu’on fasse un score pour l’avenir dans ce pays, eh bien l’opposition à ce qui naîtra, qui dans ce cas là, à mon avis, qui sera vraiment pas beau, encore pire aujourd’hui, ça peut être encore pire sous Macron, ça peut pas faire vivre avec Le Pen. Macron, on peut encore faire pire que ce qu’il fait aujourd’hui. Il faudra bien une force d’opposition forte. Il faudra bien qu’ils soient assis sur eux, sur quelque chose qui lui permettra de continuer à parler à la plupart des gens, donc à un programme de rupture, et c’est ça qui se joue. Mais moi, je pense qu’on a toujours une chance de gagner. En tout cas, j’irai jusqu’au bout je défendrai ça
Il est 58. Dans deux minutes, tu rejoins les organisateurs. Qu’est ce qui te ferait le plus plaisir samedi ?
Le nombre, la masse et le beau temps. Je sais qui sera là et le nombre, la masse et le fait que ça nous redonne confiance pour la suite. Est ce qu’on sera tellement nombreux qu’on se dira au bar ? Après tout, il n’y a pas de raison. Le pire, le pire n’est jamais sûr. Comme dirait ma copine Élodie, une navigatrice.
Ah c’est génial parce que je n’osais pas. Mais quand même, je voulais te demander parce que je ne sais pas si les gens qui nous écoutent, le savent, mais en fait, tu as plus que le pied marin, tu es un navigateur, tu aimes ça le bateau, la mer. Et je voulais juste te demander. Cette passion que tu as pour la politique, elle te sert ou pas ? Et si oui, à quoi ça te renvoie ? Est ce qu’il y a un lien entre la haute mer et la basse politique ?
Ça a été mon boulot quand même, parce que les gens qui le savent, qui m'écoutent, savent peut-être pas. C’est que moi, je ne suis, je ne vis que de la politique, de la politique réellement que depuis de mandat, député régional, mi mandat de conseiller régional ne le permet pas. Donc j’y travaille toute ma vie. Déjà, c'était mon boulot. Le plus important, ça a été de travailler dans les causes du bateau. Ecoute, qu’est ce que ça m’apprend ? Ça m’apprend le fait que. Il faut savoir que pour s’en sortir en mer, il faut avoir un cap. Il tient une stratégie, le tenir. Pour un cap, il faut une décision et s’y tenir. Et le deuxième élément, c’est qu'à un moment donné, face aux éléments, ils sont tellement plus puissants qu’il ne faut pas essayer les défis. Ils jouent aux fiers à bras et ont une attitude. Il faut, il faut, il faut accepter aussi de savoir, de savoir les gérer avec intelligence et qui tu peux à la fois pas les contourner. Tu ne peux pas contourner une tempête, tu ne peux pas contourner un coup de vent, mais tu peux essayer par exemple d’aller à l’endroit le plus, le moins, le moins redoutable ou le moins. Voilà, ça apprend des choses de gestion aussi de soi-même. Et des fois ça fait du bien parce que Laurent Maire itou. Voilà qui a mis tout ça en mer. Et de temps en temps, je suis comme tout le monde, j’ai besoin de tout oublier.
Il y a plein de gens qui te remercient, qui découvrent cette partie de toi qui t’aurait suggéré éventuellement une réponse la prochaine fois. Peut être faut-il un capitaine sur un bateau où on peut passer à la sixième république aussi sur un bateau sans capitaine Pour utilité, tu pourras filer les métaphores tout seul.
Mais jusqu’où je vais ? Il faut que tu prennes sur un bateau. Comment tu penses qu’il faut un capitaine sur un bateau ?
Moi ? Oui, bien sûr.
Ah oui.
Les corsaires avaient aussi des capitaines ou pas ?
Oui, alors je suis capitaine. Si jamais c’est juste un imbécile qui donne des ordres stupides,
On le jette à l’eau,
On s’habitue C’est ça.
Et dernière question, tu dis il faut il faut un cap. Mais si les gens qui nous écoutent te disent que la course ne vaut pas le coup. Et là je te parle de l’abstention. C’est à dire que si tous ceux Pourquoi veux tu te bats comme un manche, comme un soutier ? Et si je te dis mais finalement. C’est l’abstention qui gagne du terrain. Tout le temps, tout le temps. C’est-à -dire qu’il n’y a personne pour regarder la course.
Je sais, tu as raison, c’est bien le problème. C’est bien ce qu’on essaye de renverser tout petit avec nos petits bras. Oui, tu as raison, mais c’est aussi pour ça qu’on fait qu’on contribue au 12 juin. C’est que si tu fais chier, que les gens se disent le combat collectif, ça sert encore à quelque chose, mais des fois, des fois ou même. Mais t’as raison, c’est le principal problème. Contrairement à ce que pensent les imbéciles. Y compris dans les classes populaires, ce n’est pas le FN. Le plus grand danger c’est l’abstention. Et que les gens se disent après tout, tu vois, je vais dire un truc raciste si j’avais un argument. J’ai fait campagne et ce sera vraiment la France qui après. Oui, oui, j’ai fait campagne en Seine-Saint-Denis aux législatives où j’ai j’avais 19 % au premier tour face à macronistes et au deuxième tour, ils étaient à 37 fois et au deuxième tour, j’ai gagné à 52 % en. Alors vraiment jour et nuit dans les quartiers fachos. Et si je tombais sur des gens qui avaient voté à la présidentielle ? Jean-Luc Mélenchon en très grand nombre dans les quartiers en Seine-Saint-Denis, le premier tour, Jean-Luc qui a fait 37 % et dans les quartiers, inutile de dire que c’est encore beaucoup plus important. Et à côté de ça, je voyais qu’il avait d’autres qui me disaient ah mince, je n’ai pas été voté ou je ne me suis pas inscrit. Et là je me suis dit tiens, les 600 000 voix qui me manquent, elles sont là quoi. Bon voilà, je te raconte cette anecdote parce que ceux qui m'écoutent aujourd’hui et qui se disent bah on ne sait pas si on va aller voter, à commencer d’ailleurs pour eux en Ile de France. Mon amie Clémentine Autain aux régionales dans deux semaines, ça vaut le coup aussi. Et bien. Qu’ils ne regrettent pas après en se disant tiens, il a manqué peu de chose pour que vraiment, ni la tête de Macron, ni la tête de Le Pen comme président de la République éco ou qu’on révolutionne ce pays ensemble. Voilà, je ne peux pas dire grand chose de plus, mais je le pense profondément.
Merci beaucoup Eric. C'était un plaisir de converser avec toi, de causer avec toi. Je t’enverrai le lien ci dessus et si tu veux regarder si un jour d’insomnie tu veux regarder les encouragements d’un côté, les critiques de l’autre. Merci beaucoup Eric. Je te laisse à tes occupations et j’espère que tu reviendras bientôt Au poste pour qu’on discute de tout ça. C’est un plaisir.
Merci Pas de problème. Ciao !
