Meeting Européennes : la relève des partis de gauche
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Bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup d'être là. C’est une grande première pour Ritchy qui a l’habitude de surgir sur scène et de choper les micros des autres. Cette fois-ci, ce sera à vous de le faire, on verra comment il réagit. Bonsoir a tous, Vous êtes à Césure pour un certain nombre ça doit dire quelque chose puisqu’en fait vous êtes sur le campus de Censier Daubenton à Paris de la fac de Censier. Quelques médias alternatifs, quelques artisans, quelques bohémiens, quelques poètes occupent tout à fait légalement ces lieux. Et c’est comme ça qu’on peut organiser une soirée comme celle ci. Sachez que l’émission, le débat est actuellement retransmis sur Tweeter, sur Twitch, sur YouTube et surtout sur AuPoste.fr. C’est le site internet, le média autonome, foutraque et farouchement sauvage qui organise cette soirée avec Ritchy Thibault qui va se présenter, c’est l’homme de la barricade. C’est une émission mensuelle que je lui confie.
Merci j’anime des émissions. Une émission qui s’appelle la Barricade.
Attend une toute petite seconde. On va accueillir nos invités. Mais d’abord, je voudrais vous préciser une petite chose. Ici, il y a le chat, donc ce sont les gens qui vont suivre l'émission sur Twitch ou sur YouTube. Si jamais il y a des trucs qui vous font rire ou qui vous font hurler, il faudra que Ritchy se tourne et lise Au bout d’une heure, je vais poser des questions du tchat de la même manière que je distribuerai le micro dans la salle pour qu’il y ait un échange entre les jeunes candidats. Puisque tous les gens que vous allez voir ici sont des candidats plus ou moins bien placés, on va dire. Il y a ceux qui jouent gagnant, il y a ceux qui jouent placés, il y a ceux qui jouent présence. Mais en tout cas, merci infiniment à ces six cela d'être ici. Il y a un chrono d’une minute 30. On est tenus par aucune loi. On peut faire ce qu’on veut, mais c’est pour essayer d’avoir un équilibre des temps de parole. Voilà que tout le monde peut parler. Et puis n’hésitez pas à réagir. Au début, on les laisse un peu discuter et puis quand ça commence à ronfler, paf, on va les réveiller avec des questions de la salle et du chat.
David va libérer nos invités qui sont enfermés au poste, je voulais vous annoncer un peu le cas. Ils vont être là pour débattre présentant différentes listes gauche, vous pouvez les applaudir. Une fille, un garçon, une fille ? Je précise que toutes les listes de gauche ont été conviées. Alors malheureusement Lutte Ouvrière était partant pour venir assister aux débats, mais ils n’ont pas réussi à trouver de jeunes pour être représentés ce soir. Quant au Parti Communiste, ils ont décliné l’invitation Mais bon, on va faire avec Ceux qui sont là et c’est déjà très bien. Oh, alors ils se sont installés pour commencer, ce qu’on pourrait faire si on va commencer à l’autre extrémité. Et bien je vous présente quelques. Engagements qui vous aident, votre mouvement et la liste que vous conduisez ou sur laquelle vous figurez dans le cadre de ces élections.
Bonjour, moi c’est Camille Adoue chez j’ai 20 ans je suis militante au Parti des travailleurs et donc je conduis la liste qu’on présente aux élections européennes qui s’intitule Pour le pain, la paix, la liberté. Et on présente cette liste dans le cadre de la campagne des européennes. C’est une campagne qu’on mène contre la guerre, autour d’un mot d’ordre qui n’est pas un sou, pas une âme, pas un homme pour la guerre.
Merci.
Très d’accord avec le mot d’ordre de ta liste. Victor Mendez, étudiant à la fac de Nanterre, 27 ans. Je viens pour le NPA et sa liste pour un monde sans frontières ni patron aux urgences. Révolution et content d'être ici, militant communiste et révolutionnaire et on pourra présenter notre liste en détail.
Merci Victor. Il y a des énergies dans le salon.
Donc moi je m’appelle Sybille Douvillez et j’ai 19 ans et je suis la benjamine de la liste d’union entre Place publique et le Parti socialiste que je représente ce soir. Et notre liste s’appelle Réveiller l’Europe.
Bonsoir à toutes et à tous, Merci d'être venus ce soir pour échanger avec nous. Je suis Nina Maurel, je suis présidente du parti politique Allons enfants et je suis tête de liste provisoire avec Pierre Larrouturou de notre initiative que nous avons co-construite avec Nouvelle Donne qui s’appelle Changer l’Europe.
Bonsoir à toutes et à tous, Merci d'être venus pour cet échange et merci pour l’organisation de ce débat. Moi Sam, j’ai 20 ans, je viens de Marseille des quartiers nord de Marseille et je me mobilise sur la liste conduite par Marie Toussaint pour les écologistes et notre liste. Justice, paix, écologie.
Bonsoir à toutes et à tous. Je m’appelle Camille Hachez. Je fais partie de la liste de l’Union populaire. J’ai rejoint l’Union Populaire il y a quelques semaines puisque auparavant j'étais responsable co-responsable des jeunes écologistes. J’ai décidé de rejoindre l’Union Populaire suite à nos actions en faveur de la pêche, mais j’y reviendrai un peu plus tard. Et merci pour la chaleur du public.
Et puis on constate que l’amphi se remplit progressivement. Car vous savez, la jeunesse, elle est retardataire, mais elle arrive, elle finit toujours par arriver. Mais alors on va commencer, on va rentrer dans le vif du sujet. On a annoncé ce débat comme étant le débat des six jeunes représentant les différentes listes de gauche aux élections européennes. Et donc une première question qui paraît peut être évidente selon vous, qu’est ce que c’est qu'être un jeune de gauche aujourd’hui ? Et est ce que, selon toutes les tendances politiques qui sont représentées ici, vous considérez appartenir à une même famille politique ? Et donc je propose qu’on commence aussi par l’autre, par Camille. Je peux répéter juste la question.
Donc oui, il y a le son, et la question c’est de savoir si. Qu’est ce qu'être un jeune de gauche aujourd’hui ? Et également savoir si vous vous considérez ici tous les six comme appartenant à une même famille politique.
Pour ma part, le Parti des travailleurs, l’appellation de gauche, ce n’est pas celle qu’on utilise le plus. On se considère d’abord et avant tout comme un parti ouvrier. C’est à dire qu’on considère que, aujourd’hui, la société est divisée en deux classes : la classe des travailleurs qui n’a que son travail pour vivre et la classe de la bourgeoisie qui exploite et je vais dire, s’enrichit sur le dos des travailleurs. Donc nous, c’est comme ça qu’on se définit. Et donc pour moi, être jeune de gauche, disons, c’est comment je pense que je suis membre du Parti travailleur, je me considère de la classe ouvrière, de la classe des travailleurs. Et voilà, après.
Merci Victor.
Déjà dans la continuité de ce que dit Camille, surtout aujourd’hui. Face à la crise et les attaques que le gouvernement nous pose. Effectivement, on préfère débattre avec ici présent qu’avec En Marche LR, l’extrême droite et compagnie, même si ici il y a des partis qui ont quand même participé à cette casse sociale ces dernières années, on doit dire. Donc je ne sais pas si on se considérait de la même famille que cette gauche là. Par contre, on est de ceux qui se retrouvent. On considère qu’on est du camp de ceux du monde du travail, de la jeunesse qui sont dans les manifestations, dans les blocages, dans les grèves, dans les manifestations. Et il y a dans ces élections un débat sur l’unité. Et nous, on pense que cette unité, elle doit être existante, mais dans la rue, dans les luttes notamment. Aujourd’hui, face aux attaques que ce gouvernement nous annonce, face à la politique guerrière qu’il a essayé de mener, face aux politiques austéritaires patronales, face à la crise climatique, face à la montée de l’extrême droite, il y a une urgence à construire les mobilisations, les manifestations, les luttes qui vont permettre d’empêcher ça. Il y en a une dès ce dimanche d’ailleurs, contre le racisme et le racisme de cette société et ses institutions. Par contre, nous, très clairement, on se considère aussi du camp des révolutionnaires et des communistes et on a envie de défendre dans cette élection que ce système qui nous mène vers une impasse qui est celle des catastrophes et de la barbarie et que si on le renverse pas et ça, ça va plus loin que juste un vote, on ne pourra pas réellement mettre fin à cette attaque sociale.
Victor Sibylle…
Alors, qu’est ce qu'être un jeune de gauche aujourd’hui ? Je crois que c’est important de préciser que c’est d’abord être un jeune et donc c’est être confronté à soi ou ses camarades ou lycéens ou fils alimentaires, parce qu’on n’arrive pas à boucler la fin du mois à partir du quinze. C’est être confronté à des perspectives, un horizon des possibles, qu’elles soient professionnelles mais juste d’un avenir tout court. Qui sont qui, qui s’affaiblissent au fur et à mesure ? Et nous ? Je crois qu’on s’est tous engagés dans ce contexte là, qui est celui d’une précarité qui grandit partout, qui grandit partout. En Europe, il y a un chômage, des jeunes qui explosent partout, il y a une colère très forte. Et aujourd’hui, la question c’est quel débouché politique on donne à la colère ? Et sur ça, il y a plusieurs réponses. On a des jeunes qui sont activistes, qui se mobilisent dans les rues et je crois que c’est aussi notre cas. On a des jeunes qui font les marchés climat. Nous, on a fait le choix aussi d'être dans les partis politiques, mais il y a plein de manières de s’engager. Il y a des flancs plus ou moins radicaux, etc. Donc en tout cas, je crois qu’il est essentiel de préciser que si on est, si on remercie pour l’invitation aujourd’hui, je crois que ne donnons pas le spectacle d’une gauche qui se bat et d’une élection des prochains jours sur lesquels rien ne pourrait être reconstruit après le 10 juin. Et nous rappeler aussi que l’extrême droite est à 40 % aujourd’hui.
Pour commencer, je dirai tout d’abord qu'être jeune et de gauche aujourd’hui, ce n’est pas facile, surtout pour les personnes qui viennent de la ruralité, ce qui est ce qui est mon cas. Et aujourd’hui, si on est, si on est toutes et tous présents, je pense que c’est parce qu’on croit qu’on a quand même des choses à partager les uns avec les autres. En effet, comme l’a dit très justement Victor, on se retrouve, on se connaît sur les manifestations mots, les mobilisations et aussi d’autres événements très joyeux qui mobilisent les militants et militantes de gauche. Ne nous, aujourd’hui, si on ne croyait pas en ce qui nous rassemble, on ne proposerait pas cette liste ouverte de rassemblement dans laquelle on a appelé tous les partis politiques de gauche, toute la société civile et toutes les organisations à se mobiliser. Aujourd’hui, plus de 75 % des électeurs et des électrices de gauche nous appellent à nous rassembler. Il est de notre responsabilité de le faire pour répondre aux diverses urgences qui ont été décrites par Sibylle, qu’elle soit économique, sociale, climatique. Aujourd’hui, si on veut pouvoir dessiner un avenir désirable qui soit loin de ce que nous décrivent les sondages, avec cette extrême gauche qui cette extrême droite qui monte malheureusement tous les jours, il va falloir, il va falloir se retrousser les manches. Et la collaboration ne se fait pas seulement par opportunisme. Nous, on souhaite voir une collaboration qui soit durable entre les partis de gauche et toutes les organisations. On a nos différences, mais on préférera discuter de nos divergences une fois qu’on sera toutes et tous au Parlement plutôt que de se battre aujourd’hui, comme le font malheureusement beaucoup des têtes de liste actuelles.
Amine.
Alors en introduction, moi ce que je voulais dire, c’est qu’aujourd’hui je rejoins un peu les propos qui ont été qui ont été dit juste avant le mien. Mais il ne faut pas qu’on se trompe d’ennemi. L’ennemi, c’est effectivement l’extrême droite qui est aujourd’hui à plus de 30 % dans ses sondages. L’ennemi, c’est l’abstentionnisme, c’est le fait que les jeunes ne se mobilisent plus à ces échéances. Mais en disant ça, il ne faut pas juste qu’on fasse le constat que les jeunes ne vont plus voter. Il faut aussi comprendre pourquoi les jeunes aujourd’hui ne se sentent plus représentés par les classes politiques, ne se sentent plus représentés par le schéma politique actuel. Et cette histoire de droite et de gauche qui qui en fait n’a cessé de démontrer qu'être de gauche va être de droite. Malheureusement, aujourd’hui, il y en a beaucoup qui oublient le sens de la gauche, le sens de se dire que la gauche, elle avait un rôle et c'était celui de se battre aux côtés des ouvriers, c'était celui de se battre aux côtés des écologistes. C’est celui de se battre contre l’autoroute à 69 par exemple, de se battre contre, contre ces abominations environnementales qui font que, aujourd’hui, si des jeunes se mobilisent et on le voit à travers ces ONG environnementales, on le voit à travers la lutte climatique, c’est aussi parce qu’il y a des urgences, il y a des urgences face auxquelles on doit répondre, face auxquelles on doit se mobiliser. Et aussi c’est de dire que bien, à un moment, la jeunesse, on peut juste être qualifiée de jeune quoi. On est aussi capable de réfléchir. On est aussi capable de mettre nos propres idées, de s’engager, de prendre des décisions. Et c’est aussi pour ça que moi je suis hyper fier de me dire qu’aujourd’hui on est plusieurs listes de gauche à se battre, à se battre pour faire en sorte qu’il y ait le plus possible de députés européens de gauche et écologistes au Parlement européen pour faire barrage à l’extrême droite et à l’abstentionnisme.
Camille Pour conclure cette première question.
Oui, beaucoup de choses ont été dites. Moi je partage un peu ce que disait Victor. Je ne sais pas si on peut parler d’une famille de gauche. En tout cas, je pense qu’on peut dire que notre camp partage un certain nombre de valeurs, un certain nombre de projets. Pas tout, mais on a quand même un certain nombre de choses qui font qu’aujourd’hui on est autour de cette table et on portera, je pense, un certain nombre de mesures en commun sur les questions de justice sociale, de justice climatique notamment. Et si je parle de quand je parle de quand ? Qui en affronte un autre ? Le camp de l’extrême droite, notamment. Moi, c’est une des raisons pour lesquelles je voulais qu’on ait un programme du PS et une liste de NPS, c’est quelque chose, comme je le disais en introduction, qu’on a conduite avec différentes organisations des partis de la nuit. PS Moi comment dire, Pour moi, l’Union, ce n’est pas, ce n’est pas une finalité en soi, ce n’est pas l’union pour l’Union. Il faut absolument qu’on soit tous ensemble parce qu’on s’entend tous bien et c’est merveilleux. Faire l’union, ça veut dire aussi faire des compromis. Ce n’est pas toujours évident, ça veut dire parfois devoir revoir un peu à la baisse ses exigences, etc. Mais si on voulait le faire, c’est parce qu’on pensait qu’il y avait un enjeu qui était au-dessus de tout, qui était l’enjeu de pouvoir proposer une alternative à nos duels qu’on essaie de nous imposer, qui est celui des macronistes contre l’extrême droite. Nous, on veut pouvoir affirmer le fait qu’il y ait une force de gauche qui puisse exister, qui existe dans le paysage médiatique. Ça n’a pas été possible. On a proposé, on reprend. Du coup, au sein de l’Union populaire, l’idée de la nouvelle J’ai explosé mon temps.
Pour vos réponses. Alors, il y a une première thématique qu’on souhaiterait évoquer dans ce débat, c’est la question sociale. Parce que la précarité et la misère sociale touchent aujourd’hui des millions de personnes dans le pays, des centaines de milliers ne cessent de sombrer dans la misère et dans la pauvreté. Et particulièrement la jeunesse. Et donc c’est un sujet qui mérite pleinement d'être évoqué ce soir avec la question suivante : quelles sont les mesures que vous portez dans vos programmes qui permettent de répondre à cette urgence, à cette crise sociale que vous souhaiteriez porter, notamment au Parlement européen, pour y remédier ? Et si vous avez déjà eu des élus notamment, quelles sont les mesures et les politiques qui ont été menées en la matière ? Et du coup, on peut recommencer par Camille ?
Alors comment ? Par rapport à ce qui a été dit à un certain nombre de personnes ici, soulève le danger de l’extrême droite. Il est réel. Mais en attendant, pour moi, il y a un danger qui je suis-je ? Le principal, c’est qu’aujourd’hui au gouvernement, c’est Macron et Macron. Il n’attend pas l’extrême droite, ne serait ce que pour mettre en place des politiques racistes, mais ne serait ce que pour taper sur les travailleurs et sur la jeunesse. Et je dirais aujourd’hui, on le voit bien, les personnes avant moi ont bien expliqué la situation qui est faite aux étudiants, c’est les files alimentaires, c’est la précarité, c’est aussi la militarisation à tout va. Il n’y a aucun moyen qui est mis dans les vagues, aucun moyen qui est mis dans les trousses. Par contre, tout est fait pour nous encourager soit à rejoindre l’armée ou alors c’est l’exploitation à tout va par le patronat puisque de façon je veux dire toutes les mesures qui sont mises en place par le gouvernement contre la destruction des statuts, etc. Nous, il y a une mesure qu’on met en avant, elle est très simple aujourd’hui, il y a des centaines de milliards qui sont donnés dans les budgets de guerre, 413 milliards d’euros pour la loi de programmation militaire. Il y a des centaines de milliards qui sont ouverts chaque année aux capitalistes via les exonérations patronales et j’en passe. Ces milliards, il faut les réquisitionner pour les donner aux besoins de la jeunesse. Ces milliards redressés pour les universités, ils devraient servir pour les causes, ils devraient servir pour les services publics, pour les hôpitaux. Et je veux dire, nous, on n’a pas de député. D’ailleurs, on sait très bien qu’on n’en aura pas à ces élections. Mais on est là aujourd’hui pour défendre ce programme et défendre cette question de la réquisition des milliards pour les services publics.
C’est moi. Non mais dans la continuité de Camille en fait pour compléter,
Vous a bien positionné.
C’est l’extrême gauche de la tribune. Donc effectivement, on va se retrouver ensemble beaucoup je pense dans ce débat. Et en fait, pour compléter d’abord, ce qui est scandaleux, c’est qu’on est quand même dans un pays qui déborde de richesses. Cette année. L’année dernière, le CAC40 c’est 144,2 milliards d’euros de bénéfices. Ils ont presque doublé depuis 2018. C’est un record mondial historique. Les dépenses en un an pour augmenter le budget de l’armée d’ici 2030 est projeté pour 413 milliards d’euros, alors que le coût de la vie a augmenté. Le dernier chiffre de l’inflation en septembre 2023, c’est une hausse des prix de la grande consommation de 25 %. Et les salaires stagnent, les bourses stagnent, les aides sociales stagnent et on entend à longueur de journée qu’il ne faudrait pas augmenter les salaires, ne faudrait pas toucher à tout ça et qu’il faudrait au contraire sucrer telle ou telle aide, tel ou tel moyen. Et l’on trouve ça révoltant parce que ça s’appelle faire payer la crise aux jeunes et aux travailleurs. Et donc la nécessité prioritaire par rapport à la hausse du coût de la vie, par rapport à la pauvreté qui s'étend par rapport à la précarité qui s'étend, c’est d’augmenter les salaires. Ce n’est pas normal qu’un salaire en dessous, aujourd’hui, en dessous de 2000 balles, ce n’est pas normal. Il faut augmenter les salaires parce que c’est la meilleure manière de prendre dans le porte monnaie des capitalistes, des patrons, parce qu’il est là. Le fond du problème, c’est qu’on peut faire tout ce qu’on veut changer de député, changer de président, changer de ministre si on ne modifie pas aujourd’hui le revenu des travailleurs en prenant chez ceux qui prennent notre travail, on ne va pas vraiment imposer un changement social civil.
Oui, alors on parle souvent d’Europe sociale, mais pour que l’Europe sociale ne reste pas un serpent de mer, il faut trouver l’argent pour mettre en œuvre un certain nombre de politiques et donc la question de l’urgence sociale, des fils alimentaires qui augmentent. Elle est fondamentalement liée à la question fiscale et à qui paie pour financer la transition écologique et sociale. Et aujourd’hui, il faut bien dire qu’on a une oligarchie climatique qui contribue le plus au dérèglement climatique et qui nous condamne, qui condamne notre avenir. Et aujourd’hui, ça fait partie des gens qui sont beaucoup moins taxés que les autres, beaucoup moins taxés que les classes moyennes notamment. Nous, on a lancé avec Aurore la Luc, une initiative citoyenne européenne pour taxer les plus riches au niveau européen. Parce que la plupart des gens ne savent pas. Mais l’Europe n’a pas de budget. L’Europe est finalement un peu comme un enfant. Donc pour mettre en place des politiques, il faut d’abord trouver l’argent pour ça. Maintenant, d’autres politiques. Par exemple, vous savez qu’aujourd’hui il y a une crise aussi du logement qui est très importante, qui est en France, mais qui est aussi dans un certain nombre d’autres pays d’Europe. Et nous, on veut mettre en place une directive pour réguler les plateformes comme Airbnb, parce qu’aujourd’hui on a un grand nombre de jeunes, mais pas seulement de jeunes qui n’arrivent pas à se loger à cause de cette dérégulation là. Et puis ça fait écho à un combat qu’on comporte depuis cinq ans, notamment par Nicolas Schmidt, qui est aussi notre tête de liste au niveau européen sur la question des travailleurs des plateformes. Aujourd’hui, et c’est une question qui concerne particulièrement les jeunes et notamment les jeunes des catégories populaires. Les travailleurs Uber n’ont pas de droits, ne sont pas salariés. Donc nous, c’est un combat qu’on va porter pour mettre en œuvre cette directive qui a été sabotée par Macron, son gouvernement par la France il y a quelques semaines.
Merci.
Merci pour cette question parce qu’elle nous touche directement et à nos enfants puisque nous, nous avons une expertise sur les politiques de jeunesse. Donc nous, notre objectif avec la liste de changer l’Europe, c’est de mettre en place des solutions d’urgence qui vont venir sur le long terme, changer la vie quotidienne des gens, tout particulièrement sur la jeunesse. On souhaite la mise en place d’une allocation universelle pour les seize 25 ans, comme c’est le cas actuellement au Danemark. Comme l’ont dit mes camarades pressés précédemment, de l’argent, il y en a. La question, c’est où on va le chercher et comment on le répartit ? Ça, c’est ce n’est pas ce n’est pas un problème. On pense aussi à l’obligation de rémunération des stages, ce qui n’est absolument pas le cas dans beaucoup de pays d’Europe. Et en France, les stages sont souvent rémunérés de façon indécente. Ça permettrait aussi à une partie de la jeunesse de s'émanciper. L’objectif aussi, comme l’a dit Sibylle, c’est de voter des directives logement d’abord pour permettre à tout le monde l’accès à un logement digne et que toute cette jeunesse puisse évoluer et s'émanciper dans des conditions acceptables. Tout ça, ça vient enfin, c’est possible si c’est une question de volonté politique. Et c’est en ça que la complémentarité de la gauche est extrêmement intéressante puisque tous nos députés, tous nos députés, qu’ils soient des députés sortants ou des personnes qui sont aussi députés à l'échelle nationale, travaillent au quotidien pour développer toutes ces solutions là. Elles existent et donc il est question de les porter aujourd’hui collectivement. Il est hors de question qu’on se laisse voler notre avenir comme ça, et il est hors de question qu’on continue à voir cette jeunesse crever d’un avenir indésirable. Merci.
Alors aujourd’hui, on constate qu’il y a effectivement la France et l’Europe aussi traverse une crise sociale suivie d’une crise environnementale. Mais en fait, ce n’est même pas suivi. C’est lié à une crise environnementale. Et nous, ce qu’on souhaiterait aujourd’hui proposer, c’est, comme l’ont dit mes collègues juste avant, c’est porter l’interdiction des stages non rémunérés au niveau européen, mais c’est aussi porter un revenu formation pour les jeunes, pour les 18, 25 ans pour eux, pour dire que, aujourd’hui, c’est plus l'égalité des chances qu’on doit garantir aux jeunes en France et au niveau européen. Mais c’est l'égalité des droits, c’est permettre à tout le monde de pouvoir étudier de la même façon que des jeunes n’aient pas à faire le choix de dormir 2h pour pouvoir travailler, pour voir se faire des sous, pour pouvoir subvenir à leurs besoins et réaliser leurs études, mais que bien au contraire, les jeunes puissent faire le choix de faire leurs études et de ne pas choisir entre manger et payer et payer leurs bouquins et leurs fournitures. Mais c’est aussi dire qu’aujourd’hui, il y a un réel problème dans les quartiers populaires où on voit que la pauvreté y est concentrée, que ce soit au travers de la précarité alimentaire, mais aussi au travers de l’explosion de la délinquance. Et cette explosion de la délinquance, on l’explique de par le fait que les jeunes aujourd’hui, si ils sont tentés et happés par c’est par ces trafics de stupéfiants, c’est aussi parce qu'à un moment il y a un problème, C’est aussi parce qu'à un moment il n’y a aucune alternative qui leur est proposée. C’est aussi parce qu'à un moment on a tout fait pour concentrer les plus précaires dans des quartiers et faire en sorte que, aujourd’hui, la seule issue possible, la seule issue possible pour sortir de ces quartiers d’où je viens d’ailleurs, c’est d’entrer dans un réseau de drogue pour pouvoir s’en sortir socialement, pour pouvoir se faire de l’argent et pouvoir subvenir à ses besoins. Donc la crise sociale est énorme, mais elle doit vraiment être suivie d’un engagement environnemental. Parce que, et je finirai sur ça, je vois que le temps est fini parce qu’aujourd’hui, on parle beaucoup de cette question de l’immigration. On a beaucoup l’immigration à cause de la crise sociale. Mais à un moment, si on arrêtait de nous d’aller piller les richesses, par exemple au Sénégal, et où on voit que les pêcheurs sont devenus des passeurs, c’est parce qu’aujourd’hui on est en train de commettre des désastres environnementaux et c’est ce qui pousse à ces crises.
Merci.
Alors sur les questions sociales, on peut agir sur deux niveaux : le niveau des revenus, donc forcément. Nos eurodéputés ont voté en faveur de toutes les initiatives qu’il y a pu y avoir concernant la revalorisation des salaires et en tout cas une hausse des salaires minimum dans un certain nombre de pays. Forcément, le temps qu’on rattrape le salaire minimum français, il y a un chemin. Mais en tout cas, le fait de revaloriser les salaires ailleurs, ça fait qu’on évite aussi le dumping social et le fait que, eh bien on ait des stratégies, des entreprises pour délocaliser au sein de l’Union européenne au détriment des travailleurs français. Sur la question des revenus, on en a beaucoup parlé pour les étudiants. Nous, on propose une allocation d’autonomie qui serait au-dessus du seuil de pauvreté de chaque pays puisqu’encore une fois difficile d’avoir une mesure européenne. Et enfin, on peut agir également sur tout ce qui a trait aux postes de dépenses des personnes. Donc par exemple, on propose un blocage des prix des produits de première nécessité et un blocage des prix d'électricité. Marina Mesure, notamment eurodéputée insoumise, a mené la bataille au Parlement européen pour faire baisser les prix de l'électricité. Et on seconde peut être une autre mesure. Une autre bataille qu’on a menée, que je voulais mettre en avant, c’est le combat de Linda Chabbi sur la question des travailleurs ubérisés. Elle a obtenu un statut social pour tous les travailleurs des plateformes. Ça concerne 5 millions de travailleurs en Europe et c’est vraiment une grande victoire.
Merci. Vous l’avez souligné tous les six, cette crise sociale, cette urgence sociale, elle est intrinsèquement liée à l’urgence écologique. Et justement, c’est une des priorités qui parle beaucoup à la jeunesse, qui est sur laquelle elle est extrêmement sensible. Et donc, en ce sens, ma question suivante, c’est de savoir qu’est ce que vous proposez précisément dans votre programme sur la question de la crise écologique Pour y faire face, quelles mesures vous portez, notamment à l'échelle européenne, sur cette question ? Donc, je propose qu’on puisse inverser cette fois-ci le tour. Ça peut changer.
Alors qu’est ce qu’on peut faire au niveau du coût.
Sur la question écologique à l'échelle européenne ?
Alors déjà, l'échelon européen, il devrait être un niveau sur lequel on pourrait engager de grands projets pour les questions climatiques. L’Union européenne est le troisième plus gros pollueur au monde. Et donc pour. On doit pouvoir agir sur différents secteurs qui sont les plus polluants, à savoir notamment la question des transports. On est pour le développement du fret ferroviaire, réhabiliter plus de lignes du quotidien, les lignes de nuit, etc. On veut agir forcément sur le secteur de l'énergie, avec la question évidemment de la fermeture des centrales nucléaires et un plan d’investissement massif dans les énergies vertes et la rénovation des bâtiments. Et. Forcément le grand. Le grand poste de dépense sur lequel on peut agir, c’est la PAC. La politique agricole commune, c’est le plus gros budget de l’Union européenne et il faut que cet argent soit fléché vers. Une agriculture plus durable, plus soutenable.
Merci Amine.
Alors pour répondre à la crise environnementale, on a déjà expliqué qu’il faut aussi la lier intimement à la crise sociale et que dès qu’on agit pour l’environnement, il faut qu’on agit et qu’on prenne en compte des critères sociaux. Mais aujourd’hui, nous, ce qu’on propose pour agir concrètement pour notre environnement et je ne prends pas de pincettes, mais c’est d’organiser un braquage, c’est d’organiser le braquage de Total Énergie et de dire que bah, on va pouvoir aujourd’hui avec. Le braquage de Total Énergie qu’il faut organiser, c’est de dire qu’aujourd’hui l’Europe, elle donne 330 milliards de subvention aux entreprises d'énergies fossiles. Et nous, avec 100 milliards, on pourrait devenir l’actionnaire majoritaire de Total. L’Europe pourrait devenir l’actionnaire majoritaire de Total. Ça nous permettrait de récupérer, mais ça nous permettrait de récupérer du coup les dividendes et de pouvoir ensuite les réinvestir dans des énergies vertes, dans des énergies de transition et de pouvoir réinvestir du coup dans notre dans des énergies, dans des énergies renouvelables. Mais on propose aussi notamment d’agir, comme l’a dit Camille sur la PAC, la politique agricole commune, de dire qu’aujourd’hui c’est pas normal, que 80 % des subventions sont destinées à 20 % des agriculteurs et c’est 20 % des agriculteurs qui ont le plus d’hectares. La PAC, elle est calculée comme ça. Donc on propose de revoir le fonctionnement de la PAC. Et sur l’aspect environnemental, on propose tout un tas d’autres mesures, mais une mesure, et c’est la dernière que je vous présenterai, qui pourrait allier justice sociale et justice environnementale, c’est de dire on va rénover thermiquement le parc HLM, on va remettre des vrais moyens dans la rénovation urbaine. Aujourd’hui, l’Europe, elle ne donne clairement pas assez de fonds et avec la rénovation urbaine, du coup on va pouvoir moins chauffer l’hiver et donc moins consommer d'énergie et redonner du coup du pouvoir d’achat aux locataires.
Nina.
Donc comme l’ont dit précédemment mes collègues et collègues, on est fait justice sociale et climatique ensemble. Mon partenaire de liste, le député européen Pierre Larrouturou, travaille depuis le début de son mandat en étroite collaboration avec Jean Jouzel, le paléo climatologue. Ils ont sorti ensemble le plan Finance climat. L’idée serait de doter l’Union européenne de 300 milliards d’euros tous les ans pour enclencher cette transition écologique dont on a tant besoin. En effet, on est tous d’accord là dessus. Il y a besoin de rénover massivement les bâtiments. Il y a besoin d’enclencher la mise en place de transports en commun dans toute l’Union européenne à des tarifs abordables. On a besoin en effet pour notre jeunesse de repenser les formations professionnelles pour apprendre les métiers de demain. Et cette transition, elle peut être joyeuse. De toute façon, il va falloir la faire, donc autant qu’on la choisisse collectivement et qu’on arbitre démocratiquement de comment on va faire, où on va chercher l’argent. Et si aujourd’hui, nous, à ce qu’on propose d'écouter les scientifiques, on est soutenu par nombre d’entre eux, comme Yamina Saheb, une des rédactrices du GIEC ? L’idée, c’est de dire que personne n’a les solutions magiques, mais que la transition écologique, elle doit tout d’abord être démocratique. Et on l’a bien vu avec la Convention citoyenne pour le climat, que les citoyens sont prêts à aller plus loin que ce qu’on proposait à tous les gouvernements successifs. Et donc il est possible aussi de dupliquer ce format là à l'échelle européenne pour mélanger des personnes de toutes les classes sociales, de toutes les origines et de tous les âges, pour penser ensemble cette transition écologique qui doit être joyeuse.
Sibylle pour le Parti socialiste et place publique.
D’abord, dire que la transition écologique, elle pose un immense défi, c’est qu’on va avoir besoin de mettre des milliards d’euros sur la table pour financer la transition. Et cet argent, je vous en ai déjà parlé, je vous en ai déjà parlé. La question, c’est où on va le chercher ? Parce que s’il n’y a pas d’argent magique, il y en a beaucoup dans les caisses et dans les poches des plus riches. Donc où on va le chercher ? Et sur ça, il faut avoir une stratégie globale qui repose sur deux piliers. Le premier, c’est qu’on a besoin de réindustrialiser, de produire en Europe et nous, on va défendre toutes les initiatives qui visent à atteindre un protectionnisme. Et donc parce qu’aujourd’hui, le constat, c’est qu’on produit du doliprane. En Chine, on importe du poulet qui fait des milliers de kilomètres pour venir du Brésil et en plus de ça, encore plus cynique tous les matériaux dont on a besoin pour faire la transition écologique. Comme les métaux rares, ils sont produits made in China ou made in USA. Donc on a besoin de réindustrialiser chez nous. Et parce qu’aujourd’hui l’Europe est devenue un continent de consommateurs et plus de producteurs. Ce qui pose aussi des questions de dépendance extrêmement forte à des régimes qui sont très hostiles et absolument pas démocrates. Et il y a en deuxième pilier, en plus de cette souveraineté industrielle et de cette Europe puissance qu’on veut bâtir, c’est le pilier de mettre un certain nombre de mesures qui visent à taxer les riches, mais pas seulement. Taxer le kérosène, le kérosène des avions. Aujourd’hui, il y a une niche fiscale sur le kérosène. C’est un choix politique de l’oligarchie climatique. Et le dernier pilier, ça va être aussi la taxation de la spéculation financière. Donc notre projet tient en une phrase industrielle disons que nous créons des emplois chez nous et il faut que les riches payent.
Victoire pour le NPA. Pensez vous qu’il faille que la France afin que l’Europe devienne le premier actionnaire de Total ?
Non mais plus sérieusement, je trouve que vous ne prenez pas au sérieux le défi climatique. Franchement, comment peut-on sérieusement envisager qu’on peut freiner aujourd’hui le réchauffement climatique dont les rapports du GIEC disent qu’on a un temps très court pour éviter des basculements ? Sans remettre en cause sérieusement le droit qu’ont des actionnaires partout dans le monde, à commencer en France, à posséder et à librement les moyens de production essentiels. Aujourd’hui, ce n’est pas une question de les taxer ou de produire chez nous. Aujourd’hui, il faut retirer à ces grands capitalistes le droit de pouvoir dire ici j’ouvre un pipeline, là bas, j’ouvre un gazoduc, là bas, j’ouvre un fossile, là bas je fais ceci et ça, ça a un nom, ça s’appelle la révolution. Je suis désolé. Aujourd’hui, on l’entend souvent dans la campagne, l’extrême gauche. Vous êtes des rêveurs, mais c’est vous qui êtes des rêveurs. Vous pensez qu’en faisant une loi totale, Va ! Tiens, je te rends mon entreprise. C’est bon, j’ai tout compris. Enfin, je suis désolé. Demain, Là, on a un combat majeur, c’est la bagarre de notre génération. Il faut prendre ces gens à prix braqués. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Nous on est pour exproprier, on est pour les exproprier, on est pour leur retirer le contrôle sur les centrales nucléaires, sur les chemins de fer, sur les bateaux, les avions. C’est vital parce que tous ces gens là, ils vont produire moins, s’adapter à ça. Jamais du monde, ils vont accepter ça. On est dans un énorme bras de fer. Et donc nous, dans cette campagne, on a envie de le dire. Si on ne mène pas ce combat de manière déterminée, en fait, on va vivre des catastrophes d’ampleur. Et ces gens là, ils ne vont pas les connaître, ils ne vont pas les connaître. Et donc vous, vous restez dans un cadre qui aujourd’hui est purement institutionnel. Il n’y a pas un seul projet de loi. Même les quelques projets de loi qui ont eu ou qui ont été mis en place, la taxe carbone ou d’autres, ils se sont battus sur tous ces trucs là et ils ont totalement esquivé. Et donc aujourd’hui à une urgence à ce que le mouvement social, politique, syndical prenne au sérieux cette question là. Ces moyens là ne peuvent pas être possédés par des gens qui sont au bas de la planète et de l’humanité et il faut les reprendre.
Une brève réponse sereinement et après qu’ils reviennent. Je vais.
Brièvement à New York.
Brièvement, mais en gros, le principe d’un braquage, c’est de ne pas demander l’avis, essayer d’aller de le faire. Et aujourd’hui, ce qu’il faut constater, c’est que l’Europe, elle donne déjà 330 milliards de subventions à ces entreprises. Et en fait, nous, on est juste pour récupérer cet argent qu’on a juste pour dire qu’avec 100 milliards, on pourrait devenir l’actionnaire majoritaire et donc du coup récupérer les dividendes. Et par conséquent, c’est la seule mesure aujourd’hui qui est en capacité de financer le changement climatique. Et puis pardon, mais il n’y a pas d'écologie sans les écologistes, ceux qui se sont battus au Parlement européen depuis le début pour notre environnement, ce sont les écologistes, Ceux qui sont le plus acharnés contre la politique agricole commune, ce sont les écologistes et un tas d’autres combats, notamment les trains de nuit par exemple.
Camille Oui, alors moi je suis membre du courant marxiste du Parti des travailleurs et c’est Marx qui a d’abord beaucoup écrit sur la question de l’environnement qui disait par exemple dans Le Capital il me semble. Alors je n’ai pas cité mot pour mot un mot que le système capitaliste, de toute manière, épuise les deux sources de richesses les travailleurs et la nature. La question de l’environnement est totalement liée à la question du système capitaliste qui détruit tout sur son passage. Et donc je partage ce qu’a dit Victor. Aujourd’hui, il y a eu toutes les COP21, les COP machin, toutes les résolutions qui sont adoptées. Les gouvernements, ils votent ces résolutions, mais à aucun moment ils ne les mettent en place. Pourquoi ? Mais parce que ce n’est absolument pas dans leur intérêt. Parce que s’il fallait vraiment agir contre la crise climatique, ça veut dire qu’il faudrait agir contre les entreprises et qu’il faudrait rompre avec le système capitaliste. Aujourd’hui, les entreprises, elles, cherchent le profit et c’est un système qui fonctionne sur le profit. Donc la question de l’environnement et la défense de la nature et la défense de l’humanité, en règle générale, ça passe après la question du profit. Donc il y a une réponse à ça, c’est rompre avec le système capitaliste. C’est un gouvernement qui aille jusqu’au bout de la nature, qui aille jusqu’au bout de la réquisition des moyens de production. Et c’est comme ça que je veux dire. Une fois débarrassé de ce système de misère, une fois qu’on aura un gouvernement des travailleurs au service des travailleurs et de la jeunesse, qui prendra les affaires en main, et bien on pourra mettre en place tout un tas de mesures qui permettront de régler ces problèmes là. Mais ça ne sera absolument pas fait dans le cadre actuel où le pouvoir est aux mains de la classe capitaliste qui dirige le monde.
On va commencer, on va reprendre dans ce sens là avec une autre thématique cette fois ci, qui nous concerne aussi toutes et tous et qui inquiète beaucoup de jeunes. C’est le contexte belliqueux à l'échelle internationale, les contextes des conflits en Ukraine, en Palestine avec un génocide en cours. Et alors, on va y venir et prendre le temps d'évoquer la situation. On va commencer par la situation en Ukraine. Comment ? À l'échelle, si vous êtes élu, si la liste que vous venez est élue au Parlement européen, quelles mesures vous allez défendre sur le plan diplomatique, sur le plan de la diplomatie européenne, pour résorber au plus vite ce conflit et éviter un embrasement ?
Alors la voix de l’Union populaire, la voix de la France Insoumise. Depuis le début de ce conflit, c’est bien l’idée qu’il faut chercher la paix à tout prix. Bien sûr, bien sûr, la France insoumise condamne fermement l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Néanmoins, on est totalement opposés à toute action qui pourrait mener à faire envenimer la situation. Notamment, on pense que la proposition de Macron d’envoyer des troupes en Ukraine, c’est faux, c’est tout. Sauf qu’il faut faire ça aussi. Ce qu’on veut, c’est une guerre nucléaire. Donc voilà, sur cet aspect là, peut être un mot parce qu’il y a une actualité récente, quelques, quelques minutes, 2 h avant qu’on tienne ce débat avec une conférence pour la paix qui a été annoncée potentiellement les 15 et 17 juin en Suisse, à l’initiative de l’Allemagne et de la Chine, ou du cousin qui aurait accepté de participer à cette conférence pour la paix. Nous, on demande une conférence pour la paix depuis maintenant plusieurs mois et donc on espère que cette conférence pour la paix aboutira. Pour nous, l’idée c’est dans ce conflit. Pas de paix sans vainqueur ni vaincu. Je pense que comment dire ? Je pense que cette conférence pourrait nous permettre d’obtenir peut être des garanties de sécurité mutuelle pour les différentes parties, sans pour autant choisir un vainqueur dans ce conflit. Et je pense que c’est là la voie qu’on doit avoir, donc une voie pour la paix et un cadre diplomatique qui permettrait d’y parvenir.
Amine Pour les écologistes, quelles sont les solutions que vous proposez concernant le conflit en Ukraine ?
Aujourd’hui, la liste que conduit Marie, tout ça, c’est une liste qui prône la justice, la paix et l'écologie. Et donc moi, je vais répondre à la question un peu différemment, parce qu’en fait, nous, on a envie que l’Europe, elle soit cohérente. Et donc dans ma réponse, j’ai envie de répondre aux deux en fait, pour l’Ukraine et pour la Palestine, parce que l’Europe, il faut qu’elle ait une réponse cohérente. Elle ne peut pas juste condamner ce qui se passe en Ukraine et fermer les yeux pour ce qui se passe aujourd’hui en Palestine et pour ce qui se passe en Ukraine. Bah en fait, c’est aujourd’hui. Ce qu’il faut faire clairement, c’est donner toutes les armes nécessaires, qu’elles soient financières, qu’elles soient des moyens d’armes à l’Ukraine pour se défendre et tout simplement pour stopper cette guerre de l’Est de l’oppression. Il faut mettre tout en œuvre pour justement faire en sorte que cette guerre de l’oppression, parce que c’est une guerre de l’oppression où on a une victime et un envahisseur, il faut mettre tous les moyens nécessaires pour la stopper. Et nous, ce qu’on défend aujourd’hui, c’est de dire qu’il faut qu’on retire les armes qui sont en train d'être livrées au gouvernement de Netanyahou pour commettre ce génocide en Palestine et les donner à l’Ukraine pour que l’Ukraine puisse se défendre et les donner à l’Ukraine, pour que l’Ukraine puisse défendre la souveraineté européenne et de défendre son territoire. Et ce qu’on répond par rapport à ce qui se passe aussi en Palestine. Nous, on est aujourd’hui clairement en train de demander un cessez le feu immédiat et en train aussi de se mobiliser en disant que si on veut la paix, il faut aussi qu’on envisage la suite. Et la suite, c’est de dire que l’Europe, que l’Union européenne doit prendre des sanctions à l’encontre d’Israël et l’Union européenne doit aujourd’hui proposer des solutions à deux États, par exemple, et demander la libération des otages.
Merci Nina, vous avec changé l’Europe. Vous êtes une liste qui se veut une liste d’union qui fédère la gauche. Mais justement, on voit que c’est un sujet qui divise et qui clive à gauche le conflit russo ukrainien. Qu’est ce que vous proposez ? Quelle est votre position en la matière ?
Je pense tout d’abord comme un monde, en effet, qu’on ne peut pas séparer la situation en Ukraine et celle qui se déroule actuellement à Gaza. Je pense tout d’abord qu’il serait prétentieux de notre part d’imaginer qu’on a toutes les solutions et toutes les clefs en main et qu’on comprend tous les enjeux. Aucun homme providentiel ne débarque dans les mois à venir pour résoudre ces situations qui sont historiques aujourd’hui. Il s’agit en effet de porter une Europe qui soit cohérente. Aujourd’hui, il s’agit d’arrêter le deux poids, deux mesures, de dénoncer ce qui se passe en Ukraine, l’invasion russe, de la même manière que le génocide qui se passe aujourd’hui à Gaza. Il faut arrêter collectivement de fermer les yeux et de s’insurger quand cela nous arrange. Aujourd’hui, comme l’a expliqué déjà Camille tout à l’heure, la guerre, c’est un business. Aujourd’hui c’est la guerre, elle génère des profits. Donc il faut, il faut aujourd’hui penser plus sérieusement à la question de la défense européenne, de comment on la pense collectivement. Personne ici ne souhaite que la guerre se prolonge, mais malheureusement, elle est à nos portes de part et d’autre. Et donc il faut, il faut écouter les recommandations des institutions. Il faut arrêter de tenir des propos belliqueux. Il faut accueillir tous les réfugiés, quels qu’ils soient, qui fuient ces terrains de guerre. Et il faut, il faut être responsable et il faut être cohérent. Et malheureusement aujourd’hui, personne n’a de solution miracle.
Merci Sibylle à vous avec le Parti socialiste, Place publique et Raphaël Glucksmann. Vous faites de la solidarité avec l’Ukraine une priorité, mais un sujet majeur de campagne. Pourquoi ?
Ça tient en une question. Qui a agressé qui ? Qui a déclenché une guerre d’impérialisme à l'égard de l’Ukraine et qui a violé les garanties de sécurité qui avaient été données par l’Ukraine au moment du mémorandum de Budapest ? L’Ukraine était quand même la troisième puissance nucléaire. Elle a tout rendu en échange de la paix. Qui a violé ça dans une guerre qui, en réalité, n’a pas commencé en février 2022, qui a commencé bien avant, notamment, notamment au moment de l’annexion de la Crimée, annexion dont par ailleurs à la veille d’un référendum illégal téléguidé par Vladimir Poutine. Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon s’est réjoui que la Crimée soit russe. Donc nous aujourd’hui, petit et va t en guerre, c’est Vladimir Poutine. Et donc il y a une question très simple à gauche, c’est est ce qu’on soutient la résistance ukrainienne ? Ou alors est ce qu’on donne ? Est ce qu’on laisse l’agresseur gagner ? Nous, on propose deux choses très simples. Ça rebondit sur ce que tu disais sur la question de l’effort de guerre. Aujourd’hui, on a des entreprises qui ont fait du profit sur la guerre, qui ont fait du bénéfice, sur les vies brisées et ça, c’est intolérable. Donc nous, on veut rentrer en mode économie de guerre. Et ça, c’est une chose très simple, c’est de taxer les super profits qui sont faits. Ça a déjà été fait au moment de la Première Guerre mondiale, en 1916. En 1917, tous les supers profits, comme des particuliers, comme des entreprises, ont été taxés à hauteur de 70 %, puis de 80 %. Donc la première chose, c’est entrer en économie de guerre. Et ça, c’est profondément de gauche parce qu’il s’agit de faire payer les plus riches. La deuxième, très vite.
Mais alors très vite pour la deuxième proposition et ensuite on pourra échanger.
Mais à la deuxième proposition, elle est plus long terme. C’est de bâtir une défense européenne et on aura l’occasion d’y revenir.
Très bien Victor, vous avec le NPA, vous êtes favorable à cette économie de guerre à l'échelle européenne ?
Non, mais que le PS la paye franchement avec l’argent de ses de ses députés et son budget. Mais nous, on ne va pas s’engager là-dedans. Quoi ? C’est-à -dire ? Franchement, je pense que les industriels français de l’armement, il remerciera enfin Glucksmann, parce que c’est grâce à des hommes comme lui que la France est deuxième vendeur d’armes au monde. Parce que je prends ton exemple, c’est la Première guerre mondiale. Ça doit t’inquiéter quand même. C’est. C’est une des boucheries les plus grandes de l’histoire de l’humanité. Et là, la camarade de l’Union populaire, elle a raison. C’est à dire en fait, tu nous amène vers le même chemin. Nous, on fait un appel à tout le monde. On ne va pas aller se battre pour les intérêts des capitalistes français et européens. On ne va pas aller se battre pour ça. Et en réalité, derrière le discours pro défense de l’Europe, derrière le discours de dire attention à la menace russe, on veut en réalité nous mettre dans un conflit où on n’a aucun intérêt à gagner. Parce que les seuls qui ont intérêt à gagner dans ce conflit en Ukraine aujourd’hui, ce sont les industriels européens. Parce que là, je ne me suis pas trompé, je ne t’ai pas coupé, je ne t’ai pas coupé, je n'étais pas coupé en réalité. Et pourtant j’avais très envie. Franchement, là, le nous, on condamne l’agression de la Russie, on soutient profondément les soldats russes qui s’y opposent et on reconnaît le droit de l’Ukraine de se défendre. Mais on ne va pas nous envoyer nos troupes, on ne va pas nous envoyer des jeunes, aller au charbon, mourir pour qu’au final, ce qui serait parti des territoires là bas, ce qui serait partir des intérêts, ceux qui vont se répartir le marché de la reconstruction de l’Ukraine et de l’agriculture, etc etc. Ce sont les Bolloré d’ici ou ceux de la Russie. C’est ça le conflit qui est en jeu, comme c'était le cas pendant la première guerre mondiale et la seconde guerre mondiale. Et la seule solution viendra des peuples travailleurs de la jeunesse d’Europe qui vont se soulever contre les Poutine, contre les élites, qui contre les Macron, contre les régimes autoritaires qui nous mènent vers la guerre. Ce sera ça la solution, et c’est ça que nous on va porter pour ça et pour renverser cette société qui nous amène vers la guerre.
Que n’a pas fait le PS pendant 50 gouvernements justes et justes qui au lieu de taper sur les capitalistes à taper sur les Jeunes et les travailleurs, on ne va pas nous faire comme le PS.
Une réponse parce que quand il y a des prises à partir et bien que les gens puissent répondre Et ensuite. Camille Désolé Sibylle.
C’est marrant parce que j’avais oublié que j’avais ma carte au PS. Non, Pour répondre plus sérieusement.
En quelques secondes.
En quelques secondes aujourd’hui, les partis de gauche, les partis, les travailleurs, les syndicats en Ukraine, personne, personne n’a demandé à ce que des troupes françaises ou des troupes de jeunesse aillent sur le front, sur le conflit. Et ça, c’est un débat qui a été inventé par Emmanuel Macron pour diviser. Nous, on demande absolument pas à ce que la jeunesse parce que de manière générale, on aille là bas et c’est ce que les travailleurs ukrainiens ne demandent absolument pas. Par contre, pour éviter que cette situation arrive un jour, il faut défendre la résistance ukrainienne héroïque parce qu’aujourd’hui, l’Ukraine est en train de perdre la voix.
On va y revenir.
La Russie tire par jour six mille obus sur les Ukrainiens. L’Ukraine est en train de perdre la guerre. Il faut écouter Vladimir Poutine quand il dit qu’il vise l’Occident collectif, il faut l'écouter. Quand ? Le 26 février, dans son discours sur l'état de l’Union, il agite le spectre d’une guerre nucléaire civile.
Camille, vous êtes vous avec le Parti des travailleurs ? Vous êtes pour la fin immédiate des livraisons d’armes et pour la paix immédiate.
Oui, il faut revenir sur la nature de ce conflit. Ce conflit, c’est une guerre impérialiste. C’est la guerre des Appendices, aussi bien de Poutine et des oligarques russes, mais aussi de Biden et de l' OTAN. Nous, notre position est très simple de quel côté on est ? On est du côté de ces jeunes en Ukraine qui combattent leur gouvernement parce qu’ils ne veulent pas partir au front, mourir dans une guerre qui n’existe que pour les intérêts des capitalistes. On est du côté des mères en Ukraine qui demandent le retour de leurs fils et leurs maris. Tout comme on est du côté de ces travailleurs et de ces jeunes en Russie qui combattent dans des conditions extrêmement difficiles le régime de Poutine parce qu’ils ne veulent pas aller à la guerre contre le peuple ukrainien. On est du côté de ces mères en Russie qui se mobilisent pour le retour de leurs enfants et de leurs maris. Et aujourd’hui, la seule vraie position, parce que c’est simple de dire oui, on est pour la paix, on est pour la paix. Mais qu’est ce que ça veut dire être pour la paix aujourd’hui ? Et bien ça veut dire qu’on ne soutient pas Poutine, qu’on demande le retrait des troupes russes d’Ukraine. Mais ça veut dire aussi qu’on demande le trouble, le retrait des troupes de l' OTAN en Europe. Nous, notre parti, depuis le début de la guerre, on a une position très claire à ce sujet ni Poutine, ni Biden, ni Macron. Parce que par ailleurs, puisqu’on parle de la défense du peuple ukrainien, moi je ne fais pas confiance ni à Macron qui a les troupes françaises en Afrique pour défendre les intérêts des multinationales, ni à Biden et qui aujourd’hui envoie les armes à Israël qui permet de massacrer le peuple palestinien. Je ne leur fais pas confiance pour défendre les intérêts de la. En Ukraine. Et donc aujourd’hui, être pour la paix, c’est aussi combattre contre évidemment, l’envoi des troupes dans la guerre en Ukraine contre les livraisons d’armes à Israël. Mais c’est aussi combattre contre l’armée pour l’arrêt des livraisons d’armes et pour l’arrêt de tous ces crédits de guerre qui sont envoyés pour la guerre en Ukraine. Parce que, je tiens à le rappeler quand même aujourd’hui au Parlement européen, il y a eu le vote de 32 résolutions. Je veux dire comment les députés de droite comme de gauche aussi, les députés La France insoumise Manon Aubry s’est vanté il y a quelques jours d’avoir voté tous ces crédits de guerre au Parlement européen. Cet argent, il enrichit d’abord les capitalistes, il enrichit d’abord les industriels et conduit au massacre de centaines de milliers de jeunes partout dans le monde.
Merci Camille. Ce que je vous propose, c’est que comme je vous l’ai dit, on va évoquer la situation en Palestine. Mais comme vous l’avez fait remarquer, c’est des conflits qui sont également liés. Et donc vous pourrez rebondir sur les interpellations qui ont pu être faites au cours des échanges sur la question en Palestine. C’est devenu une priorité de campagne pour la plupart des mouvements qui sont ici représentés à La France insoumise. Vous avez décidé d’accorder la septième position à Assad, militant franco -palestinienne, et vous en avez fait une priorité de campagne, et notamment avec la question de la fin de l’accord bilatéral entre l’Union européenne et Israël. Est ce que tu pourrais nous en dire plus ? Camille ?
Oui, effectivement, tu l’as rappelé, la France insoumise, dès le début du conflit, a eu une position très claire sur ce qu’il s’est passé, d’une part en condamnant les attaques du Hamas, mais en alertant en fait sur la riposte qu’il y aurait évidemment au niveau de Gaza. Et donc on appelle depuis le début du conflit à un cessez le feu. On dénonce le génocide qui est en cours. Peut être qu’il y a la question d’avoir un embargo sur la livraison des armes. Parce qu’il faut le rappeler, la France, l’Union européenne continuent de livrer des armes à Israël et du coup, on se rend coupable de ce génocide par ce biais. Je pense également qu’il faut qu’on puisse garantir le fait d’avoir des corridors humanitaires pour venir en aide aux populations qui sont encore en train de subir ces bombardements, qui n’ont pas accès à la nourriture, à l’eau, à des médicaments. Et. Pour l’instant peu de temps.
Je vais en profiter pour rebondir sur la question des crédits de guerre votés en Ukraine.
Alors ça, ça a fait l’objet, je pense de beaucoup d’encre ces sujet par rapport aux positions qu’avait pu avoir notamment Jean-Luc Mélenchon au moment du conflit et le fait que ce n'était pas forcément pour étaler qu’est ce qu’on allait faire au niveau des achats d’armes, d’aide en terme de livraisons d’armes. Je pense que la position à l'époque, elle était, était très saine. En fait, c'était de dire qu’on ne peut pas déclarer qu’on va envoyer tant de chars, tant d’armes, parce que c’est juste en fait dévoilé un plan de guerre aussi aux ennemis. Parce qu’il faut se douter qu’on a enfin que nos médias aussi sont écoutés. Et donc, sur ces questions là, je ne sais pas si on peut dire qu' on s’est vanté des livraisons d’armes. En tout cas, elle a admis que oui, effectivement, on a voté pour ces livraisons d’armes pour soutenir le peuple ukrainien. C’est par l’attaque première de la Russie contre l’Ukraine. On veut que le peuple ukrainien puisse se défendre. Cela dit.
Il faut qu’on fasse tourner, mais peut être que du coup on pourra y revenir. Amine tout à l’heure, tu. Tu disais que chez les écologistes, vous regardiez de la même manière le conflit en Ukraine et en Palestine. Quels sont les liens et quelles sont les mesures communes pour obtenir la paix que vous vous portez en la matière ?
Les mesures communes, c’est de continuer à dire qu’il faut un cessez le feu immédiat et comme de partout. Et militer pour la paix, c’est ça. C’est exiger un cessez le feu. Mais militer pour la paix, c’est pas juste constater ce qui se passe parce qu’on est en train d’en débattre. Mais le nombre de morts en Palestine ne cesse d’augmenter. Le nombre d’enfants assassinés à Gaza ne cesse d’augmenter et en Europe, on est encore en train d’interpeller et encore de demander à la majorité, à la majorité en place au Parlement européen d’exiger des sanctions et à l’encontre de la Russie et à l’encontre d’Israël. Mais on continue donc d’une part à envoyer des armes à Israël. On continue d’une part à financer le conflit en Ukraine puisqu’on est encore en train d’acheter des énergies à la Russie, puisqu’on est encore de participer à l'économie de la Russie. Et donc la réponse est claire là dessus. Elle est juste de dire que, à un moment, il faut avoir de la cohérence et il faut que l’Europe reprenne sa place et qu’on arrête d'être à la botte des Américains, qu’on puisse enfin pouvoir et exiger haut et fort des sanctions économiques, exiger haut et fort un cessez le feu immédiat et et ne pas continuer dans cette escalade de la violence, comme Emmanuel Macron s’est lancé d’ailleurs dans cette poursuite de la violence, dans cette optique d’envoyer des troupes, on le voit s’afficher sur les réseaux sociaux avec des gants de boxe. Non, il n’est pas guerrier, il n’est rien du tout. Il est à l’Élysée, il est très bien couvert et ça se passe bien pour lui, malheureusement. Mais aujourd’hui, ce qu’il faut comprendre, c’est que ce génocide, il faut plus juste le dénoncer. Maintenant c’est place à l’action et on arrête de financer ces deux guerres.
Nina Sur la question de la Palestine, quelle place vous y accordez au sein de votre projet avec Changer l’Europe ?
Ben pour nous en effet, toutes, toutes les guerres dont sont victimes les différentes populations, il n’y a pas, il n’y a pas de hiérarchie entre elles que cette situation, elle se passe en Palestine, en Ukraine, en Amérique du Sud, dans l’Afrique subsaharienne. Toutes les vies se valent. Donc, comme l’ont déjà dit mes camarades, en effet, le but est d’appeler à des cessez le feu immédiat. Après, malheureusement, on ne peut pas nier le fait que tous ces contextes de guerre, en effet, ils s’inscrivent dans un schéma qui est capitaliste, viriliste, impérialiste. Et donc en effet, à terme, il serait insensé de penser qu’on va pouvoir sortir de cet état de guerre permanent sans remettre en cause l’organisation de nos sociétés et de l’organisation de l’Organisation mondiale. Aujourd’hui, en effet, comme vient de le dire Amin, il faut qu’on soit cohérent. Il faut en effet qu’on mette en place des embargos, qu’on arrête de livrer des armes, qu’on puisse permettre à la population d'être, d'être mise en sécurité en espérant qu’un jour elles puissent regagner leur terre. Et évidemment, il va falloir utiliser le droit international qui pour l’instant est violé chaque jour pour condamner les acteurs en place comme Netanyahu et Poutine, pour que cela ne puisse plus se reproduire.
Merci Sibylle. Avec le public et le Parti socialiste, j’ai comme le reste de la gauche, vous qualifiez de génocide le processus en cours en Palestine.
Alors il y a une décision de justice de la Cour internationale de justice qui qualifie de risque génocidaire les actions que sont menées par Israël à Gaza, qui n’ont rien à voir avec la lutte contre le terrorisme. Parce qu’on ne lutte pas contre le terrorisme en rasant un territoire, en orchestrant la famine et la mort de 30 000 civils dont un très grand nombre d’enfants. Chaque jour, on se réveille et on voit de nouveaux désastres. Ça a commencé dès le début, en réalité de la riposte, avec des tirs extrêmement ciblés contre des hôpitaux. Et on a aussi des preuves qu’il y a des frappes qui sont absolument indiscriminées contre les populations civiles. Nous, on a on a dénoncé de manière très claire et sans alters mouvement on aurait aimé que tout à gauche et ce courage là, les massacres innommables du 7 octobre qui représentent le plus grand nombre de morts juifs depuis la Shoah à la même journée, qui représentent le corps de femmes qui ont été saccagés, des enfants dont des enfants de deux mois qui ont été tués. En revanche, ce qu’il se passe depuis presque le lendemain à Gaza par l’armée israélienne, ce n’est pas de la lutte contre le terrorisme, c’est viser des populations civiles. Et par ailleurs, en parallèle, il y a toujours les colons, notamment en Cisjordanie, qui ont profité que la qu’on se concentre sur Gaza pour continuer leurs opérations d’expropriation des terres de Palestiniens. Donc nous on demande d’activer la clause droite humaine dans l’accord d’association qui lie l’Union européenne à l’État d’ Israël. On nous rétorque parfois non, mais c’est loin, ça ne concerne pas l’Europe, absolument pas. On a des accords économiques et on peut activer, faire des pressions diplomatiques, économiques sur ce régime là aussi, l’exportation, l’arrêt d’exportation des armes et la condamnation sans appel et des mesures économiques prises contre les colons en Cisjordanie.
Merci. Victor avec Pierre quel regard vous portez sur la situation, quel regard vous portez avec eux sur la situation en Palestine ? Comment vous la qualifier et quelles sont les solutions et les propositions que vous avez en la matière ?
C’est un génocide C’est un processus de colonisation qui existe depuis 70 ans et qui n’a pas commencé le 7 octobre, qui a commencé bien avant. Et nous, aujourd’hui, on dénonce, comme l’ont fait d’autres organisations depuis, depuis le début de cette situation et des manifestations qui ont débuté en octobre. Le fait que notre État est totalement complice dans ce massacre et dans ce génocide parce que Israël est son allié dans la région, comme c’est le cas des Etats-Unis et qu’il s’appuie sur cet état pour pouvoir faire valoir sa politique dans cette région là et que c’est pour ça qu’il lui vend des armes, qu’il le soutient politiquement, qu’il a essayé tout au long de ces derniers mois de faire passer le soutien au peuple palestinien pour une forme d’antisémitisme, ce qui est dégueulasse avec l’aide des meetings de la France insoumise qui ont été récemment interdits à Rennes ou ailleurs, des pressions à Lille et ça, c’est absolument scandaleux. On a des réunions, nous dans des facs aussi qui sont interdites sous des prétextes Vigipirate à la con où en fait on veut censurer aujourd’hui la solidarité internationaliste parce que nos États veulent nous habituer à accepter ce type de situation. On a des militants qui sont convoqués, des syndicalistes comme le secrétaire général de la CGT dans le Nord. Et pour toutes ces raisons là, nous, l’impair, on va être dans la rue le 1ᵉʳ mai, en masse, en nombre, pour défendre un monde, son patron sans frontières, débarrassé de toute forme d’oppression, d’exploitation. Et on s’adresse aussi aux camarades du reste de l’extrême gauche comme des camarades du PT et de Lutte ouvrière. Il faut qu’on s’exprime ensemble dans cette situation là, parce qu’aujourd’hui, on est les seuls à refuser le fait qu’on se range derrière le temps, qu’on se range derrière tel ou tel État, ou encore à revendiquer les résolutions de l’ONU alors qu’on a vu ce que ces bouts de papiers de l’ONU ne produisent rien. Il y a une urgence aujourd’hui à dire clairement je finirai sur cette phrase là que ces guerres là, ces conflits là, si les peuples du monde entier ne s’unissent pas pour se battre contre ces états qui veulent nous amener vers la guerre, eh bien en fait, on va les voir, on va voir ces conflits encore plus s’accroître et encore plus s'étendre. Et c’est ça qu’il faut remettre à l’ordre du jour la mobilisation des peuples et leur programme révolutionnaire autour de ça.
Merci Victor. Sur les solutions que vous avez, le regard que vous portez sur la situation en Palestine.
Mais dans évidemment, la situation en Palestine, elle avait commencé le 7 octobre. Elle a commencé il y a 75 ans avec la partition de la Palestine par l’ONU, partition qui a été faite par les grandes puissances impérialistes de l'époque et aussi avec le soutien, on le rappelle, de l’U.R.S.S. C’est ça qui a conduit à la Nakba en 48 et donc à l’expulsion des Palestiniens de leur territoire. Nous, on est pour le droit au retour du peuple palestinien et aujourd’hui ça passe par Je veux dire, quelle solution d’urgence immédiate ? Déjà, c’est la levée du blocus sur Gaza, c’est l’arrêt des bombardements. Et donc pour ça, ça met en avant la responsabilité des gouvernements impérialistes, à commencer par notre propre gouvernement, mais aussi par Eden évidemment, c’est-à -dire l’arrêt des livraisons d’armes à Israël. Parce qu’aujourd’hui, le génocide en Palestine, il peut se poursuivre. Les bombardements peuvent se poursuivre parce que les armes sont livrées à Israël. Si demain il y a plus de livraisons d’armes. Mais Israël n’a plus les moyens de continuer son génocide sur Gaza. Oui, c’est un génocide. Il y a des bombardements qui tuent chaque jour des milliers et c’est des femmes et des enfants en grande majorité qui meurent. En plus de ça, c’est au-delà des bombardements, l’organisation de la famine aussi qui se fait sur place. Je veux dire des choses atroces qu’on voit sous nos yeux. Et nous, on défend une position, une position qui est la seule position conforme à la démocratie. Ça a été notre mot d’ordre depuis des mois lors des manifestations, on dit juifs, arabes, tous unis dans une seule Palestine libre, laïque et démocratique, qui accueille en égalité toutes ses composantes.
Merci. Alors on a deux autres et deux autres questions, mais essayez de faire assez vite, même si c’est des sujets importants. Et ensuite on va donner la parole aux amis, aux camarades qui sont dans le public pour interagir, pour vous poser des questions. Donc la prochaine thématique, c’est le sujet de l’extrême droite. Vous l’avez fait remarquer, il y a une ascension de l’extrême droite partout en Europe, y compris en France avec Bardella, qui est à plus 30 % dans certains sondages. Donc c’est particulièrement inquiétant. Donc la question, c’est comment vous expliquez déjà cette montée de l’extrême droite en partie parfois chez la jeunesse ? Et qu’est ce que vous proposez pour y faire face ? Donc je propose qu’on commence par Camille. On a deux kami de chaque extrémité donc ça permet d'équilibrer.
Je n’ai pas la blague Bon déjà, je pense qu’il faut relativiser ce vote de l’extrême droite dans la jeunesse, parce qu’en fait on se rend compte que là, les intentions de vote sur les européennes des jeunes pour le RN, c’est de l’ordre de 30 %. Donc c’est à peu près aussi cet ordre là qu’on observe dans l’ensemble de la population, même si je pense qu’il ne faut pas être aveugle et qu’on voit qu’il y a un engouement par delà la jeunesse. Quiconque ici traîne sur TikTok peut le constater. Je pense que dans cette élection, forcément, on a eu une sorte de vote sanction au niveau des élections européennes où on se dit ce sont les européennes, on s’en fout un peu, on ne comprend pas trop comment ça fonctionne. Donc du coup, autant juste faire prendre ce vote contre Macron et eh bah voter pour l’opposant du second tour de 2020 de 2022. Et je pense que ça par delà il l’a bien compris parce que par delà en fait, il se dit je vais rien faire, en fait je vais juste être là, je vais, je vais faire deux trois tic tac de trois blagues et puis moi je vais progresser tranquillement. Les médias vont faire mon travail, il y en a pas, ils ont pas aux débats, ils auront quand dire. Ils partagent des vieux débats, des vieux, des vieilles séquences de débats pour juste animer un peu ces réseaux. Et finalement, il a juste à attendre que ça passe.
Je peux ou oui ou non.
Question du timing. Je pense que sur cette élection, le danger de l’extrême droite. Il est certes français, mais en fait européen. Je pense que la crainte qu’on doit avoir sur cette question, c’est en fait d’avoir demain une Union européenne qui serait capable de prendre des directives qui seraient concrètement contre les droits des minorités, contre les droits humains. En fait, c’est quelque chose qui est plausible au vu des intentions de vote qu’il y a, et c’est pour ça qu’il faut un engouement massif pour le vote de gauche et pour.
Celui de l’Union. Camille A vous, avec les écologistes, comment vous, vous comptez agir pour faire reculer l’extrême droite Avant de compter ?.
Enfin, avant de dire et d’expliquer comment on va agir pour lutter contre l’extrême droite, il faut faire le constat. Et le constat, c’est de dire qu’aujourd’hui, l’extrême droite, elle monte, pas qu’en France elle monte au niveau européen. On voit aujourd’hui en Europe où des gouvernements d’extrême droite se voient arriver au pouvoir. Et ce qui est inquiétant, c’est de se dire pourquoi. Et là, en fait, c’est le militant des quartiers populaires qui parle. C’est de dire qu’aujourd’hui on a un tournant dans les classes populaires où beaucoup plus des gens les plus précaires se mettent à voter extrême droite parce qu’ils sont déçus du système politique actuel, parce qu’ils sont déçus des politiques publiques actuelles et le discours simpliste de l’extrême droite où en fait, il n’y a pas d’idées, il n’y a pas de formes, c’est juste un discours où on vient récupérer la parole de celles et ceux, en tout cas la voix de celles et ceux qui sont en situation de précarité et qui sont déçus du système politique. Mais c’est aussi de pointer du doigt la responsabilité de la gauche, mais dans sa globalité, de dire que aujourd’hui, dans nos quartiers, en tout cas dans mon quartier, c’est une mairie du Front National qu’on avait pendant des années, c’est des conseillers départementaux du Front national, c’est une députée à l’Assemblée nationale qui est du Front national et en fait c’est le Front national aujourd’hui, la réussite à dédiabolisation, notamment dans les quartiers populaires, mais parce qu’on leur a laissé un carrefour, parce qu’on leur a laissé un boulevard, parce qu’aujourd’hui la gauche, elle a oublié sa responsabilité et sa responsabilité, c’est de venir se battre aux côtés de celles et ceux à qui on dit qu’ils sont rien aux côtés de celles et ceux à qui on dit qu’ils ne sont pas assez français, à qui on dit que leur prénom n’est pas assez français. Et en fait, c’est ça la responsabilité de la gauche, c’est de venir aux côtés de ces personnes et puis pour combattre l’extrême droite et pour combattre Jordan Bardella à cette élection, c’est effectivement de constater que par delà, il n’y a pas de front, il n’y a pas d’idées. C’est que d'étiqueter. Et je fuis le débat. Et d’ailleurs je ne viens pas au Parlement européen. Pour quelqu’un qui veut à tout prix être au Parlement européen, c’est un peu compliqué à comprendre, mais c’est surtout de dénoncer la supercherie qu’ils sont et de proposer une réelle alternative à Macron et à l’extrême droite.
Lina qu’est ce que vous proposez pour faire face à l’extrême droite avec ce projet ?
L’Europe Alors on est fait comme amis, La pointer du doigt. Il est temps de reconnaître la responsabilité de la gauche dans cette montée, dans cette montée de l’extrême droite, on a été capables collectivement de proposer un récit qui soit plus désirable. Donc du coup, l’extrême droite s’est immiscée dans la brèche. Aujourd’hui, les arguments pragmatiques ne servent à rien pour lutter contre l’extrême droite. On voit bien que l’on a absolument été jamais présent au Parlement européen lors de sa dernière mandature. Les solutions qui proposent sont des solutions simplistes qui ne sont pas finançables et qui ne sont pas désirables. Donc aujourd’hui, pour lutter contre l’extrême droite et plus particulièrement l’extrême droite au niveau de la jeunesse, ça a été un combat qui a été longtemps porté par Allons enfants. Et pour moi, c’est extrêmement lié à la question de l’abstention. Nous, on porte des candidatures de jeunes qui ont entre 18 et 30 ans pour qu’enfin nos générations se sentent représentées et qu’on puisse prendre nos places dans les institutions. C’est comme ça qu’on ira chercher toute cette jeunesse qui est désemparée et qui voit l’extrême droite comme la solution ultime de réponses à ces soucis-là. Et donc aujourd’hui, il y a un travail de fond qui a été mené. Il faut aller chercher toutes ces personnes là en dehors des périodes électorales. Il faut arrêter de faire de l’opportunisme politique pour seulement demander aux abstentionnistes de se mobiliser lors des périodes électorales. Et l’extrême droite est vraiment un danger partout en Europe et on l’a vu, la gauche n’a réussi qu'à gagner et à et à vaincre quand elle était unie. Et c’est pour ça aujourd’hui que notre liste ouverte de rassemblement est une solution viable puisqu’elle répond à la volonté des électeurs de gauche, comporte enfin ce rassemblement et qu’on soit responsable.
Sibylle sur la question de la montée de l’extrême droite.
Oui. Alors d’abord, dire que la montée de l’extrême droite, c’est le bilan de Macron. Moi, quand il est arrivé au pouvoir, j’avais treize ans. Ça veut dire que j’ai connu en politique que ce débat préfabriqué, ce duel mortifère qu’on nous vend à chaque élection entre l’ultralibéralisme, entre Macron et le fascisme et Le Pen, c’est d’abord leur bilan. C’est aussi le bilan d’une loi immigration qui a été adoptée avec les mots de la haine, avec les leviers de la haine, la préférence nationale. Donc c’est d’abord leur bilan de la honte. Deuxièmement, on voit que ce discours peut séduire certains jeunes aussi, c’est aussi parce qu’on nous vend un horizon de précarité, de difficultés, de pauvreté, etc. Et on sait que dans tous ces moments là, de graves crises, on peut être attirés par des récits comme ceux de Bardella, de Le Pen, qui sont hyper mobilisateurs. Donc, nous, on veut aussi que l’Europe soit une puissance parce que, en réalité, aujourd’hui, l’Europe n’est plus capable de produire du Doliprane en Europe. L’Europe, elle, est aussi extrêmement concrète. Dans nos supermarchés, quand on ouvre notre frigo, il y a des lois européennes derrière. Et c’est très important de faire de la pédagogie auprès des jeunes de notre génération sur ça. Et puis je finirai là dessus dire aussi que l’extrême droite en Europe, elle a un bilan, elle a un bilan qui est extrêmement concret et qui est celui avant tout du visage de Dorota. C’est une jeune Polonaise qui est morte cet été parce qu’elle devait avorter. Elle est morte d’une septicémie et à cause de lois adoptées sous le gouvernement d’extrême droite, elle est morte. Et ça, c’est le bilan du rassemblement de l’extrême droite partout en Italie. Ils ont prévenu 119 000 personnes des familles que le RSA allaient être supprimés. Donc leur bilan est antisocial, il est antiféministe et il détruit la démocratie.
Cécile. Victor et Camille Vos deux listes ont une particularité commune. C’est pour ça que je formule la question d’une autre manière, c’est de porter une voix internationaliste face à l’extrême droite. Est ce que vous pouvez nous développer cette question là ?
C’est pour nous un point très important. Parce que d’abord on ne peut pas comprendre le fait que l’extrême droite fasse des résultats aussi importants sans comprendre que c’est le fruit des décennies de gouvernements de droite comme de gauche. Parce que la déchéance de la nationalité, ce n’est pas Marine Le Pen qui l’a porté dans un gouvernement pour la première fois. Les discours du type on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, ce n’est pas le Front national qu’on est au pouvoir qu’il l’a dit. Les réformes en direction, les pires lois en direction des migrants avant celles comme la loi immigration de Darmanin et Le Pen, ça a été porté en partie par des gouvernements de gauche dans les années 80-90 et sous Hollande, du Parti socialiste notamment. Et cette désillusion là, créée par la gauche qui a promis à chaque élection et qui l’a veut un peu refaire la même chose qu’en changeant de président. En fait, les problèmes des travailleurs et de la jeunesse vont se résoudre. En fait, ce qui a entraîné c’est des désillusions, des trahisons et au final, la montée électorale de l’extrême droite qui s’est fait systématiquement et souvent à l’issue des deux gouvernements de gauche, comme ce fut le cas en 2002 ou en 2017. Ça, ce n’est pas anodin et c’est pour ça que nous, on refuse de rentrer dans cette logique là. Pour nous, c’est très important qu’on se retrouve demain dans les facs, dans les lieux d'études, dans les quartiers, face à tous les fachos qui viendront mettre les pieds. Qu’on se donne les moyens de les virer, de les empêcher de diffuser leur venin vis-à -vis des jeunes et des travailleurs. Par contre, c’est une erreur de notre point de vue et on va vers une même impasse aujourd’hui que de reprendre en fait leur mot d’ordre en partie comme celui de la priorité nationale dans la production de la souveraineté économique et en réalité aujourd’hui de faire croire aux gens que parce qu’on va en 2027 peut être élire quelqu’un d’autre qui serait de gauche, en fait, on pourrait rompre réellement avec les politiques capitalistes qui font que notre notre classe sombre de plus en plus dans la misère. Et c’est cette base matérielle qui permet à l’extrême droite de monter. Et donc nous, on appelle aujourd’hui. Et je finirai sur ça, à se donner dès maintenant, aujourd’hui, les moyens de combattre le discours de l’extrême droite, ces agissements, ces agressions, mais aussi la politique antisociale qui lui permet de monter ça, ça passe par les luttes et les mobilisations sociales.
Merci. Camille. C’est aussi par les luttes que vous comptez combattre l’extrême droite avec le Parti des travailleurs.
Oui, bien évidemment, la montée de l’extrême droite, c’est une menace et on en a tous conscience ici. Mais je me rappelle encore une fois aujourd’hui qui c’est qui a fait la loi Darmanin ? C’est Macron et son gouvernement aujourd’hui qui c’est qui prend des mesures contre les libertés démocratiques ?
Merci beaucoup pour vos réponses de qualité. Alors j’ai plein d’autres questions à vous poser mais malheureusement le temps s'écoule vite et il va falloir donner la parole au public, aux jeunes camarades qui sont là. Et je pense qu’il y a beaucoup de questions. Donc il y a des micros qui vont être distribués. Alors, peut être que tu peux expliquer le processus.
Là, je peux réexpliquer, Oui, bonjour, bonsoir tout le monde. Ce qui n'était pas là au début, alors sachez qu’on aimerait deux choses. D’abord vous dire que vous allez être filmé en posant la question pour les millions de gens qui ne regardent pas PG par ça et qui sont donc là. Première chose donc il faudra vous lever pour poser la question. Et le deuxième point qu’on a complètement oublié de vous dire, c’est que, après le débat, il y aura un petit concert rap de signature qui est quelque part dans la salle. Déjà on a fait la balance, donc voilà, on avait complètement oublié de l’annoncer tout à l’heure. Alors il y a aussi des questions du Tchad, mais je vais d’abord aller dans la dans le public. Et oui, l’autre point, une fille ou un garçon si c’est possible, parce que les gars qui posent des questions, d’accord, voilà. Bon, là c’est un gars.
Non ! Moi j’avais une question.
Tous les membres des partis qui postule aujourd’hui à gouverner des gouvernements capitalistes qui ont déjà parfois été au pouvoir, je pense au Parti socialiste, au repos Ecologie-Les Verts ou même à Glucksmann, les places publiques, mais dans d’autres régions du monde, vous avez vous proposez quand même pas mal de choses, mais vous avez déjà été au pouvoir et vous n’avez jamais mis en avant les mesures que vous proposez. J’ai par exemple entendu qu’il fallait racheter Total et devenir actionnaire majoritaire. Moi, ce que j’y vois, c’est une manière de renflouer Total. Parce que si on rachète les actions de.
Total, c’est bien qu’on lui donne 100 Milliards..
Et donc j’aimerais bien savoir comment est ce que vous pensez que les choses vont changer pour de vrai, étant donné que jusqu'à l’heure actuelle, la présence de la gauche au pouvoir, sans s’attaquer aux capitalistes, a surtout fait monter l’extrême droite et les mesures antisociales.
Alors juste que tu adresse la question à qui précisément ?
Aux quatre personnes.
On fait les réponses ou on prend d’autres questions ?
On va prendre une autre question. Voilà. Très bien. Faut vous lever s’il vous plaît.
Bonsoir. Merci. Petite question peut être sur la question des violences policières. On a vu l’année dernière, notamment l'été dernier, le meurtre de Nelly à Nanterre. Moi, je vis, je suis étudiante à la fac de Nanterre. Question sur comment vous pensez qu’on en finisse avec ? Avec les violences policières ? Comment ? Comment on fait ça ? Beaucoup d’entre vous parlent de police de proximité, de refondation, de réforme de la police. La police de proximité, quand elle a été mise en place entre 98 et 2003, en fait, c’est plus de violences policières. Enfin, les violences policières ne font que comme ça. Donc c’est quoi votre solution par rapport à ça ?
Merci beaucoup. Est ce que vous allez répondre à ces deux questions ? Alors pour la réponse, sachant qu’il y avait exactement la même question dans le tchat, je ne sais pas si c’est vous qui avez pas assez vous. Ah ouais, elle, elle est fortiche. Très fort, très fort dans le tchat et dans la salle. Bravo ! Alors là, la médaille ! Go !
Alors pour la première question concernant le réformisme, Nina.
Nous n’avons jamais été pour l’instant pour l’instant au pouvoir. Donc je vais, je vais pas pouvoir, je vais pas pouvoir y répondre. Donc moi je vais m’attarder directement sur la deuxième question et je passerai la parole à nos camarades. Euh moi aujourd’hui je suis fonctionnaire hospitalière et je suis terriblement triste de voir ce que sont en train de devenir nos services publics. Malheureusement, les violences policières sont quelque chose qui arrive très souvent et. Et aujourd’hui, il y a vraiment une urgence à remettre en cause comment sont recrutés les personnes dans le service public, comment on forme ces personnes, le pouvoir qu’on leur donne ? Est ce qu’on a vraiment besoin de donner des armes aux policiers ? Voilà toutes ces questions là, elles sont à penser collectivement et de manière démocratique. Et en fait, c’est surtout aussi la question de la sanction. Aujourd’hui, des policiers qui sont pris en flag sont juste déplacés du commissariat alors que ces personnes ne devraient pas pouvoir représenter notre notre République. Mais je pense que ces violences là, elle découle plus globalement d’un climat de violence et de tensions dans nos sociétés. Et on ne pourra pas lutter contre ces violences qui sont mortifères sans proposer un autre récit, un autre récit de société où on réapprend collectivement à prendre soin les uns des autres, à se respecter. Et je pense que c’est ça qu’on doit viser à plus long terme. Donc il y a des solutions d’urgence, de court terme, de sanction réelle et de formation de nos fonctionnaires. Et à plus long terme, je pense qu’il faut revoir notre modèle de société.
Un ministre veut réagir également sur la question de la police de proximité.
Oui, enfin, juste avant moi. Je veux, en qualité de société civile, figurer sur la liste des écologistes. Mais il me semble que les écologistes n’ont jamais gouverné. En tout cas, ils n’ont jamais été à la tête du gouvernement. Mais aujourd’hui, quand les écologistes qui gouvernent dans les villes, notamment à Lyon, par exemple à la métropole de Lyon, ont agi concrètement pour les jeunes revenus pour les moins de 25 ans en proposant un RSA pour les moins de 25 ans. Aussi, c’est ce que fait Bruno Bernard, le président de la métropole de Lyon, et il est en train de l’expérimenter. À Bègles, on propose la légalisation du cannabis dans d’autres villes, on lutte contre la pollution et contre ces gens et contre le dérèglement climatique. Mais juste pour revenir sur la police de proximité, bien entendu, tu vis à Nantes, à Nanterre ou tu étudies à Nanterre ?
Elle étudie à la fac de Nanterre.
Et moi, venant des quartiers populaires de Marseille, je peux te dire que la police de proximité, quand elle était présente, en tout cas la vraie police de proximité, pas celle que Nicolas Sarkozy nous a fabriquée juste après, c'était une police qui en fait, quand elle venait dans les quartiers, elle ne venait pas juste pour contrôler, juste pour réprimander et juste pour taper sur les gens. Quand elle était dans les quartiers, tous les jours, ils connaissaient les prénoms des jeunes, ils les appelaient par leur prénom. Ça se passait très bien d’ailleurs entre les forces de l’ordre et les jeunes. Et. Et donc, pour cette question du retour, le retour de la police de proximité, moi je pense qu’il faut aussi redonner la parole aux gens des quartiers populaires et leur demander si eux aussi ils ont envie de mérite, d’avoir ce mérite de se dire que ben oui aussi, quand la police elle vient chez nous, on ne veut pas juste qu’elle vienne nous contrôler. On veut aussi qu’elle vienne tout simplement nous protéger et qu’on puisse se sentir des citoyens de plaine par.
Sybille peut être sur la question du parti socialiste avec qui Place publique a fait alliance pour les élections européennes, il y a effectivement beaucoup remonté, notamment par la question qui a été posée, mais sur le sur le fait que le Parti socialiste a été à de nombreuses fois de nombreuses reprises en fonction et au pouvoir. Qu’est ce que tu rétorque à cela ?
Moi, je ne suis pas le porte parole de François Hollande. Je suis évidemment contre, contre la déchéance, la déchéance de nationalité. On a parlé de la déchéance de nationalité. On pourrait aussi parler du CICE, de la loi travail. Fin d’un certain nombre de politiques libérales qui font qu’aujourd’hui la gauche a perdu le. Monopole de l’espoir malheureusement, et que c’est l’extrême droite qui arrive à imposer un récit et à gagner partout, notamment chez les jeunes mais aussi chez les travailleurs. Par contre, je suis comptable d’un bilan européen, d’une délégation qui a obtenu des avancées contre les stages non rémunérés partout en Europe, qui a obtenu pour la première fois qu’on parle de taxation des superprofits, de taxation des riches. Et donc aujourd’hui, la question c’est pendant le dernier mandat. Il y a des brèches qui se sont ouvertes, il y a des dogmes, il y a une doxa libérale qui s’est effritée. La question aujourd’hui, c’est est ce qu’on s’engouffre dedans pour aller arracher des victoires de haute lutte avec nos alliés qui siègent, avec qui on mène des combats communs ? Ou alors est ce qu’on laisse la droite gagner ? Et. Et ils ont aussitôt fait colmater les brèches. Et juste très brièvement, sur la question des violences policières qui nous ont particulièrement touchés récemment en France. Mais de manière générale, la police aujourd’hui n’est pas une compétence de l’Union européenne. Donc, comme c’est un débat sur l’Europe, non mais je suis désolé, ce n’est pas une compétence de l’Europe.
Il y a de l’animation.
Ce n’est pas une compétence de l’Europe. En revanche, il y a un enjeu extrêmement fort à ce que la gauche soit unie dans son entièreté. Aussi, aux côtés des syndicats aussi, aux côtés des premiers concernés qui mènent ces luttes dans les quartiers populaires, à s’unir demain pour mener ces combats de front et les faire baisser en France.
Merci. Alors peut-être. Je vais donner la parole à Camille. Mais juste préciser que, à l'échelle européenne, il y a comme la Cour européenne des droits de l’homme qui condamne et qui épingle plusieurs pays dont la France à de multiples reprises. Et il y a donc Camille une question ? Est ce que tu te sens concernée par le fait d’avoir été au pouvoir avec la France Insoumise ou pas ? Et ensuite sur la question des violences policières avec les propositions ?
Alors on me fait parler pour la suite de l’article. Ouais ce n’est pas simple. Je vais répondre pour la France Insoumise que du coup j’ai rejoint il y a peu il y a peu La France Insoumise n’a jamais été au pouvoir. C’est une partie des personnes qui ont fondé ce mouvement, sont passées par le Parti socialiste, l’ont quitté il y a plusieurs dizaines d’années. Je ne pense pas qu’on puisse les rendre comptables de ça. Je pense que quand ils l’ont quitté, c'était justement parce qu’ils remettent en cause une partie de ce qui se passait au Parti socialiste à ce moment-là. Donc voilà, je le. L’entretien sur les violences policières, il y a. On a en France un vrai problème avec la police. Je pense qu’on peut dire que la police ne protège pas le peuple. La police protège. Les riches, une caste ? Je ne sais pas comment on peut dire ça. Comment dire. Forcément, tu fais référence à Nael. Oui, oui, Mais en fait, moi ça me fait penser à ceux à ce communiqué de presse qu’il y avait eu juste après. Oui, y a des syndicats de police qui étaient totalement scandalisés et qui appelaient à une sécession de la police avec l’Etat, ce qui est quand même ahurissant. Je pense que pour le coup, on a une absence de réponse totale de la part de Macron, du gouvernement sur ces questions. Ils sont totalement dépassés par la police. C’est vraiment hyper inquiétant qu’on ne soit pas capable de remettre en cause ça. Sur la question de la police de proximité, forcément, ça questionne vu l'état actuel de la police. Personne n’a envie d’avoir la police actuelle dans le voisinage en permanence. Ce n’est pas du tout le sens de cette proposition. Par contre, je pense aussi qu’il ne faut pas. Fermer les yeux sur le fait qu’il y a quand même un besoin. D’un sentiment de sécurité ? Le sentiment d’insécurité ? Personnellement, je le comprends mal, mais c’est quelque chose qui existe dans la tête des Français qui ont parlé des quartiers tout à l’heure, je crois à Amiens.
Juste assez vite pour que ça tourne. Désolé. En fait, j’ai un peu le rôle du méchant ce soir.
Ouais non mais en deux mots sur la question, notamment par exemple des trafics qui font que pour certaines personnes, le quotidien est juste invivable dans leur quartier. Il ne faut pas non plus fermer les yeux là-dessus. Donc une police de sécurité en tout cas, qui serait mieux formée, qui ne serait pas la police actuelle, ça peut. Ça pourrait permettre de répondre à ces problématiques là. Après voilà, on n’est pas des bisounours sur la question de la police.
Alors peut être juste Victor et Camille sur la question des violences policières et ensuite Sybil, tu pourras réagir. Et ensuite d’autres questions ?
Évidemment non, mais honnêtement. Police de proximité Plus elle est loin de nous, mieux on se porte, hein ? Franchement loin, loin de nous. Parce qu’en fait, de notre point de vue, tu donnais l’exemple. Il faut que la police soit en contact avec les gens connaissent les prénoms des gens moyens. Un policier me demande mon prénom. Moi j’ai peur en fait. Et parce qu’aujourd’hui, cette institution, elle ne peut pas être autre chose qu’un outil pour fliquer les pauvres et réprimer les contestations des travailleurs et des jeunes. Euh. Comment on peut fonder une institution qui vote à 75 % pour l’extrême droite dans les aspirations de vote des dernières élections ? Comment on peut refonder une institution où t’as sur une année 2022, douze policiers qui commettent des violences sur des jeunes pour refus d’obtempérer ? Et il y en a que cinq qui sont mis en examen et aucun n’est poursuivi en justice. Encore récemment, on a tous vu la vidéo du jeune Walid à La Courneuve. Il y a besoin de quoi de plus que cette vidéo pour s’en rendre compte ? Et la grande liste de violences policières ? Cette institution en fait, dès sa création, elle a toujours été au service de cet ordre social inégalitaire, capitaliste qu’il faut renverser, qu’il faut renverser. Et c’est nous cette question là qu’on veut mettre au centre. Ça fait des années aujourd’hui qu’on nous explique qu’il faudrait une police de proximité, refonder la police, dissoudre la BAC pour mettre ces mêmes effectifs ailleurs, les répartir entre les différentes villes. C’est dans le programme de la nuit et là je cite les mots du programme de la Nupes En réalité donc c’est ce sont des fausses solutions. Cette police là, en réalité, elle et elle est au service des capitalistes et des patrons et de la bourgeoisie. Et aujourd’hui on n’a pas d’autres choix aujourd’hui, les jeunes et les travailleurs que de compter sur nos forces et sur nos luttes pour. Si on veut vraiment mettre fin à la misère sociale et aux difficultés. Ce qu’il faut, c’est de créer des emplois créés, augmenter les salaires, mettre fin aux inégalités sociales. Et aujourd’hui, la police est un obstacle pour permettre ça. Et c’est eux qui menacent en réalité la sécurité des jeunes et des travailleurs.
Camille Alors, avant que Camille prenne la parole et ensuite, je voudrais préciser à Camille parce qu’il y a des gens dans le micro de droite qu’il y a un sabotage tout à l’heure. L'âge, normalement, les micro-ondes, il ne va pas bouger. Toutes vos excuses. Il n’y a pas de complot. Un problème d’interférence simplement, à vous.
Faut-il réformer la police ?
Non, mais la question du comment de la répression ? On le voit bien et je l’ai dit tout à l’heure, elle a énormément augmenté sous Macron sous son quinquennat. On l’a bien vu, l’augmentation des violences policières, c’est toute la suppression des plus en plus des libertés démocratiques. Et on le voit bien, la répression, elle se fait contre les travailleurs, elle se fait contre les jeunes. Elle se fait tout particulièrement, on le sait bien, contre les jeunes des quartiers. Ce que je veux dire, c’est toutes ces toutes ces images horribles qu’on voit. Mais la répression, c’est celle de Macron et de son gouvernement, c’est la répression des institutions de la cinquième République qui sont totalement anti-démocratiques. Et qui ne défendent quasi à la télé l’intérêt des patrons, des bourgeois, des capitalistes et absolument pas l’intérêt de la population. C’est pour ça que nous, on combat pour un gouvernement au service des travailleurs et des jeunes, un véritable gouvernement ouvrier qui mettra fin à cette répression. Parce que la répression existe. Mais c’est parce qu’il faut bien satisfaire les intérêts des capitalistes. Donc il faut rompre avec ce système et il faut un gouvernement qui réponde aux attentes et aux aspirations de la jeunesse. Un gouvernement qui garantit l’accès aux études à tous, l’accès au travail à tous, qui garantit aux jeunes de pouvoir vivre et qui promet un autre avenir que celui de la violence, que celui de la répression, que celui de la guerre aussi, et celui de l’exploitation. C’est pour ça qu’on le dit. Nous, la jeunesse, on est ni chair à canon, ni cher patron, Et à bas les institutions de la cinquième République.
Merci Camille. Alors juste très brièvement, Sibylle et amie sur cette question qui a demandé à réagir rapidement et ensuite on passe aux prochaines questions dans le public.
Oui, alors brièvement, si la police n’est pas une compétence de l’Europe, en revanche, ce qui est une compétence de l’Europe, c’est la question de l'État de droit. Et aujourd’hui, il a été mentionné. Tu as mentionné la Cour européenne des droits de l’homme. En réalité, aujourd’hui, si les familles des victimes de violences policières veulent la saisir, et même quand il y a une décision de justice, malheureusement, c’est des décisions qui restent souvent sans, sans injonctions sur les États membres pour réformer leur politique, etc. Et on a tous vécu, je pense, dans les manifestations aussi, la politique des nasses qui est une politique qui est aujourd’hui illégale et condamnée par le droit européen par exemple. Sauf qu’aujourd’hui, l’Europe n’a pas de pouvoirs suffisamment forts pour condamner les États membres quand il viole les droits humains, et cela a été le cas récemment sur ces questions là. Donc, nous, on part des propositions très simples qui sont, par exemple, la création d’un défenseur des droits européens, mais aussi le fait de passer à la majorité qualifiée pour les questions de défense de l'État de droit au Parlement européen, parce que dans tous les États membres.
Amis, non. Assez vite aussi, si possible.
Oui, bien sûr, pardon de le dire comme ça, mais moi je n’ai pas de leçon à recevoir sur ce que la police connaît les prénoms des jeunes ou pas ? Parce qu’à un moment, on ne peut pas juste cautionner le fait qu’on ne peut pas. On ne peut pas juste cautionner le fait que quand la police est dans les beaux quartiers, dans les quartiers des bobos et que les gens se sentent en sécurité, c’est très bien. Quand la police est en centre ville, tout le monde se sent en sécurité. C’est très bien, mais quand elle vient dans nos quartiers. Ah non, ce n’est pas bien. Non, il ne faut pas de caméras, non, il ne faut pas de policiers. Moi, pourquoi je m’investis en politique ? Je m’investis en politique parce qu’aujourd’hui, y a un problème dans les quartiers qui est lié aux trafics de stupéfiants. S’il y avait une police, pas cette police, celle de Darmanin, pas cette police répressive, s’il y avait une police de proximité qui serait là justement pour redonner de vie, qui serait dans les quartiers et qui aurait une réelle force de dissuasion. Cette police de proximité aurait empêché les 49 homicides qu’il y a eu sur l’année 2023, en décembre, en décembre, en décembre 2020. Moi, j’ai décidé de porter ce combat des familles des victimes, de porter ce combat des mères endeuillées. Parce que j’ai perdu un grand frère, mon frère aîné de 22 ans. Il a été assassiné en décembre 2020. Et si il y avait cette police de proximité ? S’il y avait une autre politique que celle de la répression que Darmanin et Macron ont mené et que Nicolas Sarkozy a mis en place. Peut être que mon frère aujourd’hui, il serait vivant et peut être que tous ces jeunes qui ont été assassinés, seraient encore là aujourd’hui.
Merci Amine. Alors je vois qu’il y a d’autres questions alors on va faire circuler.
D’abord si tu veux bien, je vais prendre deux questions du chat. Deux petites questions du chat. Alors vous avez vu, on a changé le chrono, on vous a laissé une minute au lieu du 30. Parce que là, vous prenez vos aises, là, ça ne va pas du tout. Alors Sanseverino vous demande Y a t il parmi vous les jeunes des fédéralistes ? Puisque c’est un débat sur l’Union européenne, est ce qu’il y a parmi vous des fédéralistes ? Et une question d' attise qui va bien vous plaire ? Peut-on entre guillemets, « collaborer »,sur n’importe quelle base ?
Sur le fédéralisme, quelqu’un souhaite répondre
Alors nous on dit très simplement que pour avoir une Europe qui soit plus juste, plus solidaire et notamment qui puisse mener de front la révolution écologique, ça doit passer par un saut fédéral. On a parlé tout à l’heure de la question de la taxation des riches pour financer la transition écologique et sociale. On peut aussi parler de l’harmonisation par le haut des salaires en Europe d’une proposition comportant notamment d’interdire les écarts de salaires trop importants au sein des entreprises. Et tout ça, ça passe par un saut fédéral et ce n’est pas faire une concurrence entre différents types de souveraineté, etc. Mais c’est pour avoir une Europe puissante parce que juste, solidaire et écologique. Nous, nous n’avons pas la prétention de trancher pour les différents peuples européens. Ce qu’on propose, c’est qu’un nouveau référendum paneuropéen soit organisé. Parce que l’Europe, si elle n’a pas un nouveau projet, elle va finir, elle va finir par mourir. Et on s’est rendu compte ces dernières années, avec toutes les crises qu’on a traversé, que malgré tout, l’Europe est là. Elle a une histoire et elle permet quand même de limiter la casse quand on traverse des crises. Et donc on pense aujourd’hui, que ce soit le fédéralisme ou euh un autre, un autre terme qui soit, qui soit mis sur le devant de la scène. Il faut redonner la parole aux différents peuples européens et donc on pense qu’il y a urgence à mettre en place un référendum pour pouvoir définir collectivement le nouveau projet que doit être l’Europe de demain.
Voici la deuxième question à surgir sur la deuxième question. Juste pour la pour la reformuler si j’ai bien compris, c’est comment collaborer entre guillemets ? Sur quelle base ?
Oui, en gros à la plume, plus poliment, quelqu’un vient à l’instant de demander à quand l’union de la gauche. Là, c'était une version plus polémique. Sur quelle base peut-on collaborer ?
Très bien Victor, je te laisse commencer.
Ah ben non, Victor il va tout casser ?
T’as compris David Mais fallait pas nous inviter en fait. Donc dommage. Mais en vrai tu vas être surpris. Mais l’unité, quand t’as un gouvernement qui t’attaque sur avec une telle violence en menant la politique du patronat, alors là, au début, le profit du CAC40 des 40 plus grandes entreprises, l’inflation qui explose, les attaques qui ont été mises en place, c’est à dire la sélection à l’université qui de plus en plus forte, les suppressions d’emplois dans les services publics, les réformes comme le choc du savoir, les dernières annonces qui ont été faites sur la fonction publique. Là, le gouvernement, il poursuit sa politique antisociale Et l’urgence pour nous, dans le cadre de cette élection, c’est de faire en sorte aujourd’hui que l’année qu’on a connue, ce qu’on a connu l’année dernière, c’est à dire quatorze grandes journées de grève et de mobilisation, la construction d’un rapport de force de rue, on le remettra à l’ordre du jour. Parce qu' aujourd’hui, s’il y a des organisations qui se revendiquent du camp des travailleurs et des jeunes, eh bien notre premier taf, c’est de construire, discuter d’un plan de bataille et de grèves et de manifestations pour mettre un stop à ce gouvernement et sa politique antisociale. Nous, on ne va pas faire de cette élection les primaires de la gauche pour savoir qui sera la tête de gondole de gondole qui va unifier tout le monde en 2027. Nous, dans le cadre de cette élection, on veut mettre au centre cette question là et c’est une proposition qu’on fait au-delà des organisations. On pense qu’aujourd’hui y aurait. Ce serait un énorme point d’appui si les syndicats et les organisations de la gauche, syndicales et politiques discutaient de cette perspective là. Et c’est une proposition qu’on veut, qu’on veut soumettre avec le NPA. Effectivement, nous, on n’a pas très confiance sur le fait qu’on puisse réformer. Ces institutions s’assoient sur le trafic de drogue pour gérer la pauvreté ou quoi que ce soit. On pense que ça viendra par les luttes, mais je pense qu’on peut être d’accord sur le fait qu’aujourd’hui, s’il n’y a pas une riposte sociale d’ampleur, eh bien, en fait, on va subir des reculs politiques majeurs en termes d’acquis sociaux. Et en réalité, il y a dans notre camp social et je finirai sur ça, je m'étais habitué une minute 31 envie d’arracher des victoires sociales et c’est possible. Donc allons-y.
Merci. Victor
Attendez, Ritchy, excuse moi une seconde. Un juste pour saluer les raideurs d’arrêt sur image. Nous voilà. Il y a tout un tas de gens qui viennent d’arriver. Si tu peux expliquer, Ritchy, où est ce que nous sommes ? Où est-ce que ces gens-là ont atterri ?
Alors, chers amis, nous sommes en train de retenir au poste ces six jeunes que vous voyez quand je vais. Bizarre, quand je dis ces six jeunes parce que j’ai l’impression d’avoir 40 ou 50 balais.
Et alors ?
Alors on est avec eux, six jeunes qui représentent les différentes listes de gauche aux élections européennes et on discute depuis maintenant quasiment 2h, si je ne dis pas de bêtises de ce qui les rassemble, de ce qui fait dissensus aussi chez eux et chez elles, sur les questions de politique nationale mais aussi sur les questions européennes. Et donc, après de nombreuses questions, on échange avec le public et lui aussi a beaucoup de questions.
Parce qu’il y a quelqu’un dans le chat qui dit vraiment dommage que tous ne soient pas représentés
C’est important de le préciser. On a contacté tout le monde, on a même su s’adapter jusqu'à qu’en dernière minute parce qu’on a eu quelques petits changements. Alors je. Pour continuer le débat sur la question de l’union de la gauche. Je viens vers toi Nina, parce que vous avez changé d’Europe. Vous dites qu’il n’est pas trop tard pour faire constituer une liste d’union. Est ce que tu pourrais nous en dire plus ? Pour répondre à cette question.
Bien sûr. Du coup, en quelques mots, nous on propose une liste ouverte de rassemblement. Tout à l’heure, je vous ai dit que j’ai été tête de liste provisoire avec Pierre Larrouturou. Tout simplement parce qu’on présente une liste qui aujourd’hui n’est pas constituée. On a appelé tous les partis de gauche, tous les acteurs de la société civile et toutes les organisations qui le souhaitent à rejoindre cette initiative de changer l’Europe. On a entre le 6 et le 17 mai pour déposer les listes, donc tout peut se jouer jusqu'à ce moment-là. Nous, on a envie de pouvoir porter une liste qui soit représentative de la société civile. Nous n’avons pas envie de tomber dans cet écueil, de suivre un homme providentiel, tout puissant qui viendrait nous apporter toutes les solutions. On croit en l’intelligence collective, on croit en la nécessité de devoir porter des solutions radicales. Moi, je rêverais d’un monde tel que Victor et Camille le décrivent. Mais aujourd’hui, nous avons aussi besoin d’avoir des forces dans les institutions politiques, parce qu’il sera toujours plus simple de faire des compromis entre nous et d’apporter nos interdépendances quand on aura des forces à l’extérieur des institutions politiques et à l’intérieur. Moi, je n’ai pas envie qu’on passe cinq nouvelles années à se battre face à la Macronie et à l’extrême droite. On a besoin de rassembler nos forces de partout, dans la rue, dans les universités, dans les institutions politiques, dans nos entreprises. Et c’est ça qui fait qu’aujourd’hui changer l’Europe a toute sa place et qu’on vient de répondre à une envie des électeurs et des électrices de gauche.
Camille qui a demandé à interagir sur la question Est ce que le lieu d’union de la gauche est possible et est ce qu’elle est souhaitable ?
Nous, on est pour l’unité, évidemment, des organisations ouvrières, des jeunes et des travailleurs autour de leurs revendications. Après, la question de l’unité, oui, elle est importante. Mais l’unité sur quelle base ? Parce qu’il faut bien faire l’unité. Mais il faut bien poser la question de la rupture avec Macron. Est- ce que nous, aujourd’hui, on peut faire l’unité avec les organisations et les partis qui se disent de gauche mais qui vont dîner pendant des heures avec Macron ? Est ce qu’on peut faire l’unité avec les organisations qui votent au Parlement européen les crédits de guerre qui, je veux dire, permettent de continuer la barbarie et les conflits à l’est de l’Europe ? Est ce qu’on peut faire l’unité avec tous ceux qui soutiennent les va t en guerre ? C’est là la question. On est pour l’unité, mais il faut être clair est ce qu’on peut faire l’unité aussi avec ceux qui continuent de maintenir des positions assez équivoques et qui refusent de dire formellement et fermement condamner le soutien à l’OTAN et à l’Ukraine ? C’est là la question. Nous, on est pour faire l’unité. Par ailleurs, au début de la guerre en Ukraine, on avait envoyé à tous les partis des organisations de gauche la proposition de faire campagne autour du mot d’ordre ni Poutine, ni Macron, ni Biden. Nous, c’est notre ligne. C’est la réponse, la seule réponse internationaliste valable face à la guerre impérialiste en cours. Mais évidemment, l’unité, ça pose la question de sur quoi on l’a fait.
Merci Sibylle. Sur la. Sur la question de l’union de la gauche. Raphaël Glucksmann dit qu’il faut tourner la page de Jean-Luc Mélenchon pour la faire. Qu’est ce qu’il entend par là ?
Alors il a dit qu’il y a une rupture sur le fond qui a été actée, notamment sur la question du soutien à l’Ukraine, qui me permet de revenir juste très brièvement sur ça, parce qu’on a parlé de garantie de sécurité collective, de rentrer dans un processus de négociation, de diplomatie, etc. L’Ukraine a proposé un point de sortie de guerre en dix points, qui propose donc qui est basé sur la sur le respect de la Charte de l’ONU que vous portez notamment, il me semble, avec La France insoumise et notamment qui permet d’un certain nombre de dispositions qui renforcent aussi la sécurité alimentaire, la transition sociale, écologique, etc. Donc la question c’est effectivement nous on acte aujourd’hui qu’il y a une différence profonde sur la question du soutien à un peuple opprimé par une guerre impérialiste, sur ça et sur les moyens qu’on accorde à la résistance ukrainienne. En revanche, de manière générale sur l’union de la gauche, moi je suis étonné qu’au lendemain de chaque élection, on fasse de chaque élection un apéro de l'élection présidentielle presque. Et qu’on fasse à chaque fois qu’on a une vie politique en France qui ne vit et ne bat que pour ça. Sauf qu’il me semble que l’histoire de la gauche, ça a toujours été ni Dieu, ni César, ni tribun. Alors personnellement, quand bien même on est la première liste à gauche aujourd’hui et on est la seule qui peut passer devant les macronistes, quand bien même cette situation là, nous on ne va pas faire du pourcentage le soir du 9 juin. On ne va pas imposer qu’il n’y a plus que nous à gauche seulement. Donc évidemment, il faut travailler ensemble pour l’union de la gauche aussi avec les syndicats. On est un pays qui a été traversé par un mouvement social majeur, marqué par une unité des syndicats notamment. On a des citoyens qui se mobilisent, notamment en dehors.
Donc voilà. Merci Sibylle justement. Camille pour l’Union, l’Union populaire. Donc, concernant la question de la figure de Jean-Luc Mélenchon sur l’injonction à tourner la page, Jean-Luc Mélenchon, quel est le point de vue qu’elle tient ? Et ensuite sur comment on construit l’union de la gauche avec l’Union populaire et la France insoumise ? Vous vous défendez le fait de, comme les écologistes d’ailleurs, d’intégrer des gens de la société civile sur vos listes.
Alors déjà sur le fait qu’on se basait sur les résultats des élections européennes pour définir un équilibre des forces à gauche. Je trouve ça aberrant qu’on en soit encore là en 2024. On a vu ce que ça a donné quand même en 2019. Oui mais du coup, les propos de Raphaël Glucksmann en disant qu’on ne peut plus se baser sur Mélenchon parce qu’aujourd’hui parlaient de la gauche. Enfin, je suis désolé, mais c’est le premier, la gauche d’une gauche bourgeoise parce que c’est la gauche qui vote à l'élection européenne, enfin. Je pense. Surtout sur la question de l’Union. Nous, on a. On a voulu porter un projet de rupture avec l’ensemble des partenaires de gauche. C'était le programme de la NVA. Le Parti socialiste, notamment, était très content d’avoir la NVA pour pouvoir faire élire un certain nombre d'élus à l’Assemblée nationale. Pourtant, dès qu’on a eu ces groupes de constituer ce programme de rupture, il a été remis en cause par les autres partis, sans exception. Seule la France Insoumise a essayé de faire revivre cet espace et je pense qu’aujourd’hui c’est tout. Le problème qu’on a à gauche, c’est qu’en fait une partie des partis refuse de voir que le temps n’est pas à la social démocratie. Le temps est à l’anticapitalisme et à un programme de rupture. Et c’est ça en fait qu’il faut qu’on arrive à mettre en place à gauche. Moi je ne crois pas à une union de la gauche qui serait sur la succession de Hollande, sur un programme qui pourrait être fait par Raphaël Glucksmann. Je pense que c’est impossible qu’on puisse remporter une élection avec cette stratégie. Seule la stratégie de l’Union populaire, on l’a vu en 2022, peut rassembler largement notre camp.
Merci. Camille Alors, juste avant, juste avant de donner un droit de réponse civile à main, quelle est la position de l'écologie des écologistes sur la question de l’union de la gauche ? Quel regard vous portez sur ça ?
Bien, nous, on pense qu’aujourd’hui l'élection européenne, c’est une élection de plein de part. C’est une élection importante. L'élection européenne, c’est pas aujourd’hui une primaire qui visait à dire qui entre les sociaux démocrates et qui entre. Mélenchon pourrait être le candidat de l’Union en 2027 même si effectivement aujourd’hui on doit mettre tous nos efforts pour justement ne pas mener cette guerre des gauches qu’on est en train de mener pour ne pas faire un cadeau à l’extrême droite et se dire qu' aujourd’hui, il y a une élection européenne. L’Europe a des compétences, l’Europe, elle agit concrètement sur l’environnement et c’est d’ailleurs nous ce qu’on essaie de faire depuis plus de cinq ans au Parlement européen, de porter les problèmes environnementaux, de porter les problèmes sociaux et de se dire qu’on peut y apporter des réponses de l’Europe. Maintenant, sur la question de l’union de la gauche et pourquoi est ce qu’on est parti, c’est pareil finalement. C’est de comprendre qu’aujourd’hui il y a des désaccords qui sont nets, qui sont clairs et qui sont marqués sur un grand nombre de sujets, notamment les politiques internationales, notamment les positions qu’ont pu prendre particulièrement Jean-Luc Mélenchon sur certains points. Et il faut comprendre aujourd’hui que nous, les écologistes, on appartient à une famille politique. Cette famille politique, ce sont les Verts européens. Notre programme est composé au niveau européen. Il est fait depuis les Verts européens et après il a adapté aux pays. Et puis en fait, si on part ensemble aujourd’hui et on se donne tous la main, c’est très bien et on a vu ce que ça a pu donner à l’Assemblée nationale. D’ailleurs, tous les groupes travaillent très bien ensemble au sein du PS, mais on aurait mené bataille ensemble pour une fois. Arrivé au Parlement européen, dire à LFI nous on va dans le groupe des Verts. Et puis les sociaux-démocrates, vous allez dans la majorité devant, ce n’est pas possible. On ne peut pas juste mener un combat et expliquer quelque chose aux gens, mener en fait une politique de rupture face à Macron et face à l’extrême droite et au final finir chacun chacun dans nos coin au parlement européen.
Si vous souhaitez réagir mais très rapidement parce qu’on a du retard et ensuite il y a une question du public.
Oui alors je partage ce que tu dis Camille sur le fait de ne pas faire, de ne pas compter le soir du 9 juin les scores et de baser tout l’avenir de l’union de la gauche sur ça. En revanche, qui a dit le 17 mars : Si les gens votent pour nous, il n’y aura pas d' union. S’ils ne votent pas pour nous, il n’y aura pas d’union. Qui a menacé le peuple de gauche de surfer sur la désunion à partir de ce corps électoral le soir d’une action ? C’est bien Jean-Luc Mélenchon qui l’a fait. Deuxièmement, je vois que Raphaël Glucksmann est devenu l’homme à abattre de la gauche. Comme par hasard, ce n'était pas le cas en 2009, quand on était à 5 %. Et dernièrement, tu as parlé de raviver les éléphants ou la démocratie sociale. Aujourd’hui, on est en train de créer en nous un nouvel espace politique qui est celui de l'éco socialisme, de la sociale écologie. Et ça n’a rien à voir avec ça.
Parole au public. Alors on vous laisse, on vous laisse lever la main pour ce qui en est question. C’est Pauline qui donne le micro. V.
Ok, donc je vais poser trois questions. Comme tout à l’heure, on a eu un garçon, j’aimerais une fille, donc les garçons pouvaient baisser la main, s’il vous plaît. Pour l’instant. Qui a levé la main en premier ?
Vous êtes filmés,
Bon, d’accord. Et après j’en prendrai deux autres et ils répondront OK aux trois. Les personnes qui posent des questions, il faut qu’elles se lèvent, sinon on ne peut pas les voir quand elles sont filmées.
Merci Pauline. Merci beaucoup. C’est sympa. Alors je m’appelle Léa. Je fais partie de la Ligue panafricaine. Ça me tenait à cœur de vous poser des questions parce que ça fait quand même. Donc forcément que je milite pour les Etats-Unis d’Afrique et la fin de la Françafrique, la fin de l’exploitation coloniale néo coloniale européenne qui est là depuis cinq siècles sur le continent africain. Donc ça fait depuis le XVIᵉ siècle que la France, ainsi que les membres les plus éminents de l’Union européenne se sont appauvris de ce qu’on appelle la richesse aujourd’hui, et sur le massacre, sur la déportation, sur le kidnapping de milliers d’Africains qui aujourd’hui les ont, dont les ancêtres aujourd’hui sont les parents de plusieurs personnes issues de la diaspora qui sont aussi français comme. Comme moi-même. Et je remarque que ce n’est pas quelque chose qui a été, qui a été discuté, sauf par la personne de Marseille lorsqu’on lui a parlé du Sénégal notamment. Aujourd’hui, la jeunesse africaine est en train de nous donner ce qu’on appelle chez moi une volée en termes de mobilisation contre la corruption, contre l’oligarchie, contre tout ce qui se passe ici et sur lesquels on est en train de structurer dans la gauche. Et ce que je voulais vous poser comme question, c’est où il n’y a pas. Il ne peut pas y avoir de projet anticapitaliste sans projet ou en tout cas conscience antiraciste, anti néocoloniale, anticoloniale très sérieuse. Il ne peut pas y avoir de véritable union entre les personnes les plus opprimées, puisque, comme vous le voyez dans la salle, il n’y a pas vraiment de représentation de personnes qui sont issues de ce qu’on appelle les minorités. Et parce qu’on ne porte pas, on ne porte pas leurs revendications, Leur combat le plus fondamental, le combat le plus fondamental aujourd’hui de nos parents, de nos frères et sœurs, ce n’est pas les violences policières, c’est les réparations, c’est les réparations. Qu’on parle d’augmentation de salaire sur des profits du CAC40, de ché pas quoi, s’il y a plus de profils, qu’il y a plus d’exploitation. Donc on veut une part dans le massacre de personnes. Moi c’est ça qui me y. Il y a une sorte d’angle mort colonial dans la gauche depuis Mitterrand, après le général de Gaulle qui est catastrophique. Il ne faut pas que notre jeunesse reproduise ça. Il faut qu’on connaisse l’histoire des puissances, ce qu’on appelle des puissances coloniales qui sont les membres fondateurs de l’Union de l’Union européenne pour ne pas que ça se reproduise aujourd’hui, la transition écologique dont on parle, et ce ne sera pas sans les pays africains et elle ne pourra pas se faire sans. La France n’a rien sans son sol, donc comment on peut faire ? Donc voilà, donc aujourd’hui il y a une actualité africaine qui est incroyable, dont on ne parle pas dans les médias évidemment, mais ce n’est pas grave, je pense que c’est très grave et j’espère que vous allez vous en saisir. J’espère que je n’avais pas de questions véritablement à poser. Un si ce n’est c’est quoi votre sentiment là dessus ?
Merci. Merci beaucoup. Je vais poser une question. Je l’ai vu en premier lever la main. Je suis désolé. Voilà, si vous avez une question.
Si oui, alors ma question. Victor
Damnés de la terre, lève-toi !
Euh oui, ma question c’est à Victor et surtout sur la question de la guerre. J'écoutais ce débat passionnant sur la guerre et en quoi il faut arrêter d’envoyer des armes pour alimenter cette guerre qui est en Ukraine. Alors moi je suis syrien et pour ceux qui ne savent pas, mon pays a été bombardé par l’armée russe à Alep en 2015. Une action d’ailleurs félicitée par Jean-Luc Mélenchon, il faut le rappeler, et je me rappelle qu'à ce moment là, il y avait le même discours, il y avait le discours qu’il ne faut pas rentrer dans la guerre, il ne faut pas envoyer des armes, il ne faut pas arrêter. Poutine Mais où est ce que ça nous a ramené ? Maintenant, la Syrie est toujours sous l’occupation de Poutine. Elle est divisée par les Russes et les Iraniens. Alors c’est très bien d’avoir un débat, de parler des actions qu’il faut mener ici, mais il faut rappeler que le débat n’est pas ici. Le débat, c’est en Ukraine, c’est en Syrie, c’est les Ukrainiens et les Syriens qui doivent décider comment il faut avancer. Ce n’est pas aux Français de dire s’il faut faire la guerre ou pas. Personne ne veut la guerre et la lutte de capitalistes, c’est important. Le capitalisme tue, mais les régimes autoritaires aussi.
Merci, merci. On réagit maintenant ou on prend une troisième question ?
Ok, oui,
Ma question c'était plus par rapport un peu discuté de la lutte contre l’extrême droite tout ça. Moi je trouve que dans les arguments il y a un truc qui n’a pas trop été évoqué, ça parle de l’Europe de l’importance des élections européennes. Mais moi j’ai l’impression que l’Europe il y a un truc, c’est quand même par exemple des entreprises comme Frontex gardes frontières qui, financées par les budgets européens, par les budgets des États, par des gouvernements de gauche comme de droite qui laissent mourir des milliers de migrants dans la Méditerranée. Et ben moi je me dis quand j’entends des discours, pour le coup, ben tous les partis de gauche, excepté les partis révolutionnaires qui qui justement parlent de réindustrialisassions dessus et tout ça, j’ai l’impression, économie, guerre, tout ça c’est une manière de dire faut donner plein de subventions pour le patronat, alors le soit disant c’est solidaire, soit disant c’est écologique ou tout ça, mais derrière c’est plein de subventions pour le patronat, pour les industriels de la guerre. Et moi je me disais mais en fait moi je pense que tout ça quand même, ça va vachement bien, que l’extrême droite, le protectionnisme, il est défendu par tout l'échiquier politique, de la gauche jusqu'à l’extrême droite. Moi je me dis bon bah pour lutter contre l’extrême droite par le nationalisme, par le fait de propager toutes ces idées réactionnaires qui est en fait derrière moi, je pense qu’elles sous tendent toutes les politiques et les offensives patronales en fait. Parce que derrière c’est une manière de dire finalement que les travailleurs chinois, roumains, polonais, etc. Bah en fait ils voleraient le travail des Français où ils seraient, ils feraient baisser les salaires. C’est le genre de discours qu’on entend en soit disant il faudrait produire du doliprane en France. Ben moi je pense que justement qu’il soit produit d’une manière ou d’une autre, c’est quand même les travailleurs, ils ont les mêmes intérêts et qu’en fait c’est ça un peu la question quoi, un peu qui décide de se produire ? Et moi je pense, ça devrait être les travailleurs de tous les pays en fait contre les capitalistes de tous les pays Et la Russie par ailleurs est aussi un état capitaliste. Donc c’est un peu ma question. C’est comme lutter contre l’extrême droite. Bah ouais mais on est d’accord. Mais en fait nous. Moi je suis militant NPK, mais en fait je pense que c’est du point de vue des intérêts des travailleurs et des travailleuses. Et du coup, bah moi j' me dis comment vous prétendez lutter contre l’extrême droite, mais en fait vous derrière vous propagez du nationalisme, notamment économique. Vous pensez que ça permet de lutter contre l’extrême droite ?
Merci. Alors je vais essayer. Et c’est pas facile de faire la jonction entre les différentes interventions qui ont été faites pour qu’on ait une réponse commune sur les trois enjeux et un tour de table, histoire qu’on ne soit pas trop long parce qu’ensuite on a notre ami Signatures qui va prendre le micro et donc je pense que ce sera la dernière réponse, le dernier tour de parole sur la sur la question coloniale, sur la question de l’extrême droite et sur la question de la guerre. Comment vous faites la jonction entre ces trois questions sur la question de l’impérialisme, sur les questions de colonialisme, qui, en réalité, si je ne dis pas de bêtises, regroupent les différentes questions qui ont été posées à Nina.
Merci pour ta pour ta première question, je suis moi même petit enfants d’immigrés algériens qui ont qui ont fui après la guerre donc je vois les ravages que ça fait même au sein de nos de nos cercles familiaux, de la douleur, du travail de mémoire et de et de l’ignorance d’une partie de l’histoire française. Donc je pense que la première priorité, on est fait pour qu’on ne reproduise pas les erreurs des générations futures des générations précédentes. C’est qu’on doit en effet mener un travail de réécriture historique qui soit une réécriture pragmatique et réaliste de ce qui s’est réellement passé et d'écouter et d'écouter tous les peuples qui ont été, qui ont été victimes de ce colonialisme français. Et il y a aussi évidemment le droit à la réparation qui naturellement découle de ce travail de mémoire. Pour ce qui est de la question, en effet, de la seconde question liée à la guerre. En effet, dans un monde idéal, tout le monde, tout le monde souhaite qu’on puisse vivre en paix et en étant et en harmonie. Malheureusement, l’histoire humaine nous prouve qu’on a vraiment du mal à ça et que l’humain a du mal à retenir les faits historiques. Donc en effet, je ne suis pas pour rentrer dans une économie de guerre. Je pense qu’il faut avoir un point de vue pragmatique. En effet, la guerre est à nos frontières de part et d’autre. Il y a donc nécessité d' écouter ce que veulent les peuples sur place et leur poser la question de comment on peut les aider en tant que puissances européennes et pour. Et pour la dernière question, je ne m’en souviens pas.
Donc je vais laisser, on va faire tourner la parole. Camille qui a demandé la parole.
Pour essayer de répondre un peu à toutes les questions qui ont été données, notamment sur la question par rapport à l’Afrique. Je le disais tout à l’heure, mais au début de la guerre en Ukraine, notre mot d’ordre, ça a été de dire ni Poutine, ni Biden, ni Macron. Troupes russes hors d’Ukraine, troupes de l’OTAN hors d’Europe et troupes françaises hors d’Afrique. Et des troupes françaises hors d’Afrique. Parce qu’aujourd’hui, on ne peut pas combattre. S’il vous plaît, est-ce que je peux parler ? Merci. Aujourd’hui, on ne peut pas combattre la politique des impérialistes sans combattre la politique de notre propre gouvernement impérialiste. Et aujourd’hui, la responsabilité des militants ouvriers, c’est de combattre leur propre gouvernement fauteurs de guerre. Parce que Macron c’est. A l’extérieur et notamment en Afrique, mais aussi sa participation dans toutes les guerres en Palestine et autres. Et c’est notre responsabilité. Moi je suis militante en France, donc je combats en France mon propre gouvernement qui fait la guerre à l’extérieur et notamment qui envoie des troupes françaises pour piller les sous sols en Afrique. Et bien évidemment qu’on combat cela. Et évidemment, je n’ai pas la prétention de parler ni à la place du peuple ukrainien, ni à la place du peuple russe. C’est pour ça que d’ailleurs, dans notre journal du Parti des travailleurs, chaque semaine, on donne la parole à des militants russes, à des militants ukrainiens qui racontent comment est ce qu’ils combattent la guerre, comment est ce qu’ils combattent leur propre gouvernement et on tiendra. Est ce que je peux parler ? S’il vous plaît s’unir ? On tiendra par ailleurs un meeting international le 2 juin à L’espace Charenton, où on aura à la tribune des militants de Russie, des militants d’Ukraine, des militants Palestine qui parleront de leur combat contre la guerre. Et c’est ça l’intégrisme ouvrier. Et c’est ça le programme du Parti des travailleurs.
Merci
Après, il faut aussi avoir un peu de cohérence. À un moment c’est soit on est pour l’international et plus de frontières et tu ne peux pas te permettre de dire je milite en France et donc je ne peux pas militer car il faut avoir un peu de cohérence. Juste pour rebondir, et c’est sur ce que tu disais, ce que nous disait la jeune fille qui m’appelait le Marseillais Léa. Léa c’est ça ? Léa En gros, il y a juste une phrase qui me guide et qui guide ma façon de voir les choses, de m’engager politiquement. C’est de dire si on fait des choses pour nous sans nous, c’est qu’au final on les fait contre nous. Et en fait, il faut juste qu’on arrête de laisser les gens décider à notre place et qu’on décide par nous même. Et puis, pour la question de la lutte contre l’extrême droite qui a été posée, on participe. La question, c'était comment on peut lutter contre l’extrême droite si on est dans un système ? Et c'était quoi la question ?
Dans un système capitaliste ?
Oui, c’est ça. A un moment, il faut aussi avoir un projet qui peut avoir du sens. Un projet qui peut aussi dire que nous, on combat le patronat, on combat le capitalisme. Bien évidemment que c’est politique capitaliste, mais oui, c’est cette politique capitaliste qui nous mène à ce dérèglement climatique, C’est ces politiques capitalistes qui nous mènent à ces crises sociales. Mais à un moment, il faut aussi qu’on puisse aller voir les gens et leur dire que, à la fin du mois, ils vont être payés, qu'à la fin du mois ils vont pouvoir manger, que les gens puissent se soigner, que les gens puissent avoir accès à des droits. Et puis il faut aussi laisser les gens dire qu’on ne peut pas juste dire qu’on ne veut plus de patrons, on veut plus. Si on veut plus de pays, on veut plus de ça. Enfin, il faut aussi laisser les gens décider par eux mêmes et laisser les gens réfléchir par eux mêmes.
Camille, Sibylle et Victor.
Alors tout d’abord, je pense que tu as raison de rappeler que tout ça et en fait une même facette entre la lutte contre l’anti capitalisme, la lutte contre le colonialisme, l’anti racisme. Effectivement, on doit prendre tous ces éléments comme une seule et une seule bataille. Je pense que par exemple, tu disais qu’on n' entend pas parler dans les médias, évidemment. Évidemment, on n’en a pas parlé dans les médias. Les médias sont possédés par Bolloré et ses copains qui sont coupables de crimes, qui expropriation des terres, un certain nombre de peuples et forcément, on n’en a pas parlé dans les médias. Donc j’approuve ce que tu dis sur la question de l'économie de guerre, mais nous on est contre aussi. Et il y avait le oui, la culture, la notion qu’il faut laisser les peuples décider par eux mêmes. Ce qu’on partage en nous, c’est ce qu’on dit, c’est que oui, on voudrait des accords de paix, évidemment. Par contre, on pense que l’autodétermination des peuples doit être notre boussole et peut être juste sur la question de Frontex. Je me souviens plus exactement de la question, mais je voulais rebondir. Est ce que c’est vrai qu’on n’en a pas parlé ? Donc on est également pour l’abolition de Frontex. On voudrait remplacer cela par une agence européenne qui serait en mesure de porter assistance, porter secours aux personnes qui veulent venir sur le sol européen et malheureusement trop souvent des c’est dans leurs projets civils. Oui donc d’abord merci beaucoup Après pour ton intervention et pour ne pas paraphraser ce qui a été dit par toi et par les autres. Dire aussi qu’aujourd’hui la colonisation continue d’une certaine manière, notamment parce qu’on en voit par exemple 80 % de nos déchets électroniques dans des pays comme le Ghana où il y a d' immenses décharges. C’est quelque chose qui est totalement illégal depuis une convention de 92 il me semble. Et aujourd’hui, la colonisation, elle continue par ce biais là. Donc on produit en Chine et on fait produire en très grand nombre de nos objets du quotidien par notamment la déportation et la mise en esclavage du peuple ouïghour et en aval, après la consommation, notamment pour nos déchets électroniques, on les envoie dans ces pays là. C’est un scandale environnemental, c’est un problème de santé publique et c’est un problème colonial. Maintenant, pour rebondir, merci beaucoup d’avoir parlé de la Syrie et de la compromission de certains à l'égard du régime de Bachar el-Assad. Certains à gauche et pour répondre justement, je n’ai pas tout compris de la dernière question, mais je ne comprends pas. Dire qu’on veut produire européen et être nationaliste alors qu’on vous a parlé aussi de saut fédéral, c’est nationaliste. On a mené des combats, notamment contre la déportation et la mise en esclavage du peuple ouïghour. Et dire qu’on ne veut pas que nos produits soient faits par des par un peuple mis en déportation. C’est être nationaliste. Lutter pour le devoir de vigilance des entreprises européennes, c’est être nationaliste. Je ne comprends pas trop Victor.
Brièvement pour répondre à la question du camarade dont je ne connais pas ton prénom. Saeed, camarade syrien, je vais t’appeler comme ça, Désolé En fait le problème si tu veux, de notre point de vue et c’est peut être un désaccord, mais le problème fondamental, c’est que nous, on ne peut pas demander à une puissance impérialiste et coloniale d’aider un peuple opprimé à combattre une autre puissance impérialiste coloniale. On trouve ça incohérent. Tu prends l’exemple de la Syrie qui bombarde Damas, de la Russie qui bombardaient de masse à Alep et qui soutenait le régime de Bachar al-Assad. Mais l’Europe et certains pays européens avec les États-Unis ont fait la même chose en Irak en bombardant les Irakiens. En 2003, la France avait soutenu le génocide au Rwanda. La France ? Combien de régimes autoritaires et de régimes totalement dégueulasses ? La France n’a- t-elle pas soutenu ? Et donc pourquoi on va demander à la France, avec son passif, d’aller venir faire le héros pour un autre peuple alors qu’on sait que son intervention va le faire qu’aggraver et va être dans un sens intéressé ? C’est pour cela que nous on ne choisit pas de position de position mais juste pour finir mon intervention et après on discutera, y a pas de problème en fait, nous on ne choisit pas notre puissance impérialiste, on refuse cette vision manichéenne
Je ne sais pas si on peut, David on peut donner la parole. Il faut juste qu’on puisse réussir à dialoguer calmement et avec le temps qui passe.
Non mais vous pourrez discuter Non mais on ne peut pas laisser ça. Enfin je veux dire, monsieur, il est quand même concerné par la question et on parle à sa place, donc ce n’est pas possible de quelle organisation politique ? Juste pour savoir
Oui, oui, je suis un révolutionnaire syrien contre Bachar al-Assad. C’est ça la fédération politique en France qui milite, avec qui on n’est pas là. Alors moi, j’entends tout le temps cette phrase Nous aussi on intervient, on va aggraver la situation. Est-ce que quelqu’un a regardé les nouvelles récemment pour regarder ce qui se passe en Syrie ? Quelqu’un peut me dire qu’est ce qui est plus grave de ce qui se passe en Syrie ? Ça, c’est le résultat de l’isolationnisme, C’est de ne pas intervenir en Syrie, de laisser gérer ça. Et j’ai du mal à voir comment ça peut devenir pire. Oui, ce que les Etats-Unis ont fait en Irak, c'était horrible. Mais il y avait, il y a maintenant un autre gouvernement que le gouvernement qui était là en 2003. La personne qui a envahi la Géorgie en 2007, qui a envahi la Tchétchénie en 99, c’est la même personne, c’est Poutine. C’est ça la différence entre les pays démocrates et les pays dictateurs. Eh oui ! Est-ce que les Etats-Unis, les Etats-Unis, ont commis des crimes horribles en Irak ? Mais la gravité de crimes en Syrie n’est pas comparable à n’importe quelle carte de visite des hôpitaux civils. Il faut viser le meilleur. Et c’est quoi le. Quelqu’un peut me dire un pays dans le XXᵉ siècle où il y a 600 000 morts dans un pays de 20 millions d’habitants ? Si vous avez. Si vous avez le même chiffre, j’aimerais bien savoir. Mais non. La Syrie, c’est la plus grande tragédie du XXIᵉ siècle. Et c'était principalement à cause du régime russe et iranien et ne peut dire que c’est la même chose que le régime capitaliste des Etats-Unis. C’est simplement faux et les gens là bas ne sont pas d’accord avec ça.
Bon, alors je donne la parole à Victor et ensuite on va aller boire un coup.
En 30 secondes et on continuera le débat plus tard. Mais en fait, si tu veux, on peut prendre une longue liste de pays que la France a soutenus, des dictatures. Effectivement, la Syrie a été un drame énorme. Mais moi je te dis que si tu aurais remplacé en fait cette situation là par la France, il y aurait eu le même drame. Parce qu’en fait, l’Etat français au Rwanda, au Tchad, au Niger, au Mali, partout où il est passé, il a soutenu des gouvernements autoritaires qui ont commis des atrocités. Et donc ce n’est pas en changeant, en choisissant ta puissance impérialiste une serait soi-disant plus démocratique et l’autre qu’on va éviter ça. Parce que les deux sont animés par des logiques impérialistes qui visent à piller les ressources qui visent à coloniser ces régions, qui visent à soumettre les gouvernements sur place à leurs intérêts. Et donc nous, on importe, on ne fait pas ce choix là en fait, de s’aligner derrière une grande puissance impérialiste. Oui, je sais ça.
Les amis, on ne va pas pouvoir prolonger.
Je vais finir par cette phrase : Les Syriens n’ont jamais demandé que la France rentre en Syrie, ni l’OTAN. Ils ont juste demandé des armes pour qu’ils puissent se défendre. C’est tout ce que je demande. On peut choisir nous même le type de gouvernement qu’on veut plus tard, mais on a besoin des moyens pour le faire. Et c’est ce qu’on prive les Ukrainiens, on s’en moque, on ne leur envoie pas d' armes.
Merci, merci, merci Monsieur Je vous remercie d'être intervenus, d’autant plus que je me suis fait engueuler,quand je suis allé au fond on m’a dit Ouais, dans la salle, il y a que les gens qui ont parlé et qui ont posé des questions. Donc voilà, écoutez les prochaines fois, les partis emmènent plus de monde, le NPA était venu en force. Et bien voilà, c’est les vieilles techniques, ça me fait marrer, mais ça marche. Merci infiniment à vous tous d'être venus, d’avoir accepté la confrontation et la discussion.
