Meurice, Oberti, Simon Franza pour La Grande Révolte
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Ça ne fait pas rire, monsieur, on ne fait pas rire de tout, on ne vit pas à des vies sentimentales, c’est grave. Ce n’est pas qui on croit, c’est ça, la grande révolte, allez voir la grande révolte. Ce n’est pas un film, la grande révolte, c’est ça le problème. Allez voir tous les films. La première fois que j’avais fait la promo, j’avais dit que c’était un festival de documentaires !
Voilà, Guillaume Meurice qui a donc pris le micro, donc j’ai le droit de couper la parole au film et de parler plus, on a dit qu’il parlait 60 % du temps et qu’on se partageait.
Je te trouve hystérique, Valentine !
C’est absolument horrible.
Qu’est-ce que je voulais dire ? Guillaume Meurice est le parrain du festival La Grande Révolte des films énervés.
Oui, alors je tiens à préciser qu’avant il y en avait deux. Et il y en a un qui a été plus ou moins mis sur le côté, par manque d’implication. Il était toujours le moins bon parrain des deux.
Donc il y avait le meilleur parrain, c’était Guillaume Meurice. Et l’autre qui s’appelait Thierry Duchesne. Et qui a été viré manu militari. Mais de façon incroyable.
Moi j’y étais opposée. Je sais que c’est toi ! Elle a dit qu’il y a trop de garçons. Alors où est la marraine ? C’est ça, on la cherche encore.
C’est vrai qu’il y avait une histoire de parité.
Et tu représentes tout le monde.
C’est Marlène Schiappa qui est la marraine de cette édition.
Elle ne le sait pas encore.
On te demande si tu es le parrain de tout mouvement de gauche.
Je suis parrain d’énormément de trucs, c’est vrai. Dès qu’il y a un chat à trois pattes, des choses comme ça, c’est souvent moi qui le parraine.
C’est un peu ton côté mafieux.
Oui c’est ça. J’ai la mainmise un petit peu partout où il n’y a pas de pognon. C’est moi.
Alors je suis absolument désolé. On a pris 30 minutes de retard. Vous le savez, nous, on ne fait que des émissions en direct. Et quand même, Guillaume Meurice est déjà venu plusieurs fois. Ah bon ? C’est en direct ?
Mais il n’écoute pas, je crois. C’est ça le problème de Guillaume. Il est là, il fait des blagues. Mais il n’écoute pas.
Tu vois ce que ça a généré tout ça ? Tu as vu comment elle est maintenant ?
J’ai rien à dire pour ma défense. C’est vrai que je me dis que les gens peuvent travailler le lundi. Ils n’ont pas que ça à foutre de regarder. Là t’es en train d’insulter l’auditoire de poste. Mais j’imagine qu’il y a un groupe de chômeurs. Je trouve qu’ils sont à la poche.
Ils sont en pause dej.
Oui ils sont en pause dej.
, 13 heures, c’est le public des assistés. Les assistés de France. Donc nous allons parler du festival dont c’est la 3ème édition. La Grande Révolte, que j’ai qualifié de film énervé. En fait, pas du tout, ce n’est pas plutôt des films tristes.
Plus des films énervants.
Non pas énervants. J’ai regardé toutes les bandes annonces, quelques extraits. J’ai fouillé dans les fiches des films. C’est quand même assez rude.
Tu penses à quel film par exemple ?
Tous. Maintenant ce sont mes notes qui ne marchent pas. Je pense par exemple au film sur ce jeune homme qui a attendu 30 ans. La Déposition. Qui a l’air super bien. Tu peux peut-être en parler un petit peu. Et puis après on va mettre la bande-annonce faite par Monsieur Guillaume M. Et ensuite on mettra les autres bandes-annonces. Je me trompe ou je dis qu’il y a une tonalité plutôt dure ? Il y a deux films sur Gaza. Il y a ce film de cette victime d’abus sexuels dans l’église.
C’est des films qui racontent des combats pour des causes. Donc ce n’est pas forcément que joyeux. C’est combatif, avec des succès, des difficultés. Ça révèle des sujets de société problématiques : la pédocriminalité, les violences sexuelles, les pollutions qui rendent les gens malades. C’est aussi des films qui donnent de l’énergie. On a évidemment programmé, tu t’en doutes, Personne n’y comprend rien, sur l’histoire de l’affaire libyenne. Mais aussi cette histoire qui était une histoire d’une réussite journalistique et d’une justice qui travaille à fond et qui finit par mener une enquête et aboutir. Il y a aussi le film Dark Waters qui raconte l’abnégation, l’opiniâtreté d’un avocat décidé à défendre une cause environnementale. Un carnet par ? Mark Ruffalo. Il est bon. On adore Mark Ruffalo. C’est aussi ça. Ce sont des films que je n’ai pas vus.
J’en ai vu quelques-uns mais je n’ai pas vu toute la programmation.
C’est les vrais parrains. Il y a les lieutenants qui s’occupent de…
Ce n’est pas triste, c’est tendre. Il y a beaucoup de tendresse dans ces révoltes-là. La Déposition, il y a beaucoup de tendresse. C’est effectivement l’histoire de ce monsieur qui va, 30 ans après, faire une déposition contre le prêtre du village qui l’abusait quand il était enfant. Mais il va y avoir une nouvelle rencontre avec son père qui va être très tendre. J’en dis pas plus mais ça c’est vraiment très beau. Dans Voyage à Gaza, pareil, c’est très tendre. On est sur Gaza en 2018 où le réalisateur va aller à Gaza pour la première fois et rencontrer cette jeunesse-là. La Pampa, c’est très puissant mais c’est très tendre aussi. Il y a beaucoup de relations de tendresse. C’est dans Julie se tait aussi qu’on montre en avant-première. C’est l’histoire de cette jeune femme, cette jeune tenniswoman qui va y avoir une enquête sur son entraîneur. J’en dis pas plus mais il va y avoir une grande solidarité et sororité à l’intérieur de cette révolte qui ne la rend non pas triste mais tendre.
Donc ce n’est pas triste David Dufresne. Arrêtez de dire ça si vous êtes venu pour saboter. Vous trompez le chaland.
Trois cinémas, onze films, gais, joyeux, envoûtants. C’est drôle. On se débat. Deux séances pour les scolaires, la grande révolte, des films et des luttes. C’est du 23 au 26 janvier, on va en parler. Et c’est dans trois lieux différents. Ça c’est bien et pas que à Paris, exactement.
Il y a donc le Diagonal à Montpellier. L’année dernière on est allé au TNB de Rennes chaque année. On décide d’aller dans une nouvelle ville. Donc le Diagonal à Montpellier qui va être le premier à commencer puisque le festival, puisque c’est le 23 au soir, le film On n’est pas nos parents de Matteo Severi. En sa présence que Guillaume a vu et qui est top.
Et qui n’est pas triste. Arrêtez de dire ça.
C’est l’histoire de… Si tu as vu le… Vas-y.
Alors ça se passe à l’Ours. C’est dans les Pyrénées, c’est les grèves à Aulnay, l’usine PSA.
En 1980. Exactement. Le monsieur a suivi le film ?
Il n’y a pas longtemps. Ça devait être 2012. 2012-2013. Parce que c’était Hollande et tout. Et c’est vachement bien. Parce que moi je me suis dit, bon, film sur des grèves, on a déjà vu plein et tout. Mais là il met en parallèle, le montage est hyper bien fait. Il met en parallèle les deux mouvements sociaux. Et tu vois qu’il y a beaucoup de points communs. Il y a quelques différences. Tu vois qu’à la fin c’est toujours les connards qui gagnent.
Et donc la séance se fait au Diagonal de Montpellier le 23 à 20 h. Avec Matteo Severi et avec sa co-auteure, Madeleine Guédiguian. Le film est produit par Robert Guédiguian, le guide du film. Montpellier Diagonal. Ensuite, comme on l’avait fait l’année dernière, Ivry-sur-Seine, le Luxy. On fait la séance de Personne n’y comprend rien. Aussi à 20 h. Avec Valentine bien sûr. Fabrice Arfi évidemment. Pauline Casalis, la monteuse du film. Et voilà.
Elle a bien du mérite.
C’est hyper bien de faire intervenir les équipes.
Et ensuite, au Saint-André-des-Arts, le 25 et 26 à Paris.
On met la petite bande-annonce qui a été confectionnée en partie par Monsieur Guillaume Meurice. Il a mis son talent au service de ce festival. Ensuite, on revient et on va décliner le programme. Je crois que Tommy n’était pas prêt. Ce n’est pas grave. C’est la pause déjeuner pour Tommy aussi. C’est la pause déjeuner de Tommy.
Ils auront déjà vu Tommy à l’image ?
Il refuse.
C’est quelqu’un qui l’a exploité. Il faut le savoir. Quand on est arrivé, il y avait un matelas dégueulasse, il dormait dans un coin. C’est quand même des conditions. Je sais que le travail coûte cher en France. Et qu’on est un pays où on n’aime pas la réussite. Mais il n’y a pas un juste milieu à trouver entre certaines idées de l’hygiène et les principales préoccupations et les droits humains. C’est un jeune homme qui est en train de dépérir.
Il attend que tu aies fini tes conneries pour balancer la bande-annonce.
Est-ce qu’on perd l’audience ? Est-ce qu’on perd des gens quand je parle ? On a gagné 20 personnes.
Là, c’est une blague à 20 personnes. Tu as fait de ton mieux.
Je suis sûr de ne pas m’en rendre compte. On a gagné 3-4 personnes. Qui sont dans le studio.
Allez, on envoie la photo. Allez, on y va.
C’est Mediapart. Répondez. Je vais aller en régie. Mediapart, j’ai les yeux dans les yeux.
J’ai une bonne question pour toi, Mélanie, c’est pourquoi on fait ce festival en même temps que Télérama ? Est-ce que c’est voulu ?
C’est une très bonne question parce qu’on n’avait pas forcément pensé à ça. Non, ce n’est pas du tout voulu. En réalité, ce sont juste des questions de logistique. L’année dernière, on l’avait fait début janvier, autour du 10 janvier. Cette année, vu que Mediapart et la grande distribution s’occupent du film Personne qui comprend rien, il ne fallait pas qu’on fasse les choses trop en même temps, mais en même temps qu’on reste en janvier parce que c’est vrai qu’il y a très peu d’autres festivals finalement en janvier, en tout cas à Paris. Donc voilà, ça n’a rien. On n’a pas du tout fait exprès de le faire à ce moment-là.
Il y a plus d’offres, quoi, du coup.
Oui, c’est ça.
Tu peux peut-être nous dire pourquoi tu as voulu faire ce festival ?
C’est vrai, ça.
Rien que parce qu’il y a des gens qui se sont inscrits au poste, qui ne savaient pas qu’il y avait une édition 1, une édition 2. On en est comme en troisième année. Peut-être dire d’où ça nous est venu. C’est surtout toi qui as eu l’idée de nous proposer ça à Mediapart, mais tu peux raconter pourquoi ça te semblait chouette de lancer un festival de films joyeux, envoûtant, comédie conscientisante.
Au départ, effectivement, je me suis dit j’aimerais bien de toute façon monter un festival qui développe un peu ce que je fais déjà à la grande distribution, à savoir accompagner des films en créant des discussions autour des films. Et je me suis dit que ce serait pas mal de le faire avec Mediapart pour plusieurs raisons. Déjà, parce qu’effectivement, c’est plus de travailler en lien avec les films, en lien avec les articles et les enquêtes, et donc avec les journalistes, et on y reviendra, les journalistes qui travaillent sur les sujets des films, ce qui permet d’avoir pas une animation classique finalement de questions-réponses, mais vraiment une animation fouillée. Donc ça, c’est la première raison. La deuxième raison, c’est parce que j’avais envie qu’on travaille ensemble, parce que c’est vrai qu’on avait déjà travaillé sur Mediacash ensemble, qu’il y avait une volonté vraiment de déployer ce travail-là en salle et de trouver des films…
Et une question d’argent aussi, t’es extrêmement bien payée.
C’est ça. On a bataillé pour t’avoir, t’es quand même payé sur la bande-annonce 40 000 la minute. C’est à peu près le tarif.
J’ai un peu baissé les tarifs pour vous. C’est vrai.
C’était l’envie de créer des discussions, d’aller un peu plus loin avec aussi des personnes de la société civile que Mediapart convient régulièrement. On va le voir dans la programmation avec des avocates, des avocats…
Alors est-ce qu’on commence sur la programmation ou on attend le retour de David Dufresne qui est en train de régler tout un tas de choses ?
David Dufresne n’est plus là.
Là, Mediapart vient de racheter Au Poste n’importe quoi. Pour un euro symbolique. Donc premier film, donc ouverture, au Lux, on l’a dit à Ivry-sur-Seine. À Montpellier, au Diagonal. En dehors du périph. Et encore là, au Lux, Ivry, c’est limite pour moi. On est déjà plus du bon côté du Péris de ça. On dirait dans 10 mois.
Nous ne sommes pas nos parents. Ça, on en a parlé. Peut-être indiquer que dans la foulée de ça, il y a des séances avec les scolaires, les lycées.
Tout à fait.
Pas ouvert au public, mais on le signale parce que c’est aussi l’occasion de faire un peu… Je ne sais pas, c’est de l’éducation. Il y a des profs dans le chat qui veulent faire des courses scolaires, c’est possible.
On appelle ça la propagande.
C’est une séance pour le coup à Montpellier au Diagonal, le vendredi 24, à 9 h, 9 h 30. On fait une séance de Mediacash, animée par Cécile Hautefeuille, journaliste à Mediapart. D’ailleurs, j’ai remarqué ce matin que 99 %, parce qu’il y a 1 % restant, des journalistes qui animent les séances sur ce festival sont des femmes. Il n’y a qu’Edwy Plenel et que des femmes.
Ça, c’est le sens du collectif des femmes. Exactement. J’ai relevé ça ce matin. Et donc, on a une séance scolaire de Mediacash. Et après, on a une autre séance scolaire, mais je ne sais pas si je passe directement là-bas. Oui, parce que c’est le même moment. Aussi le vendredi 24 d’un film incroyable que, par ailleurs, la grande distribution accompagne, qui s’appelle La Pampa, d’Antoine Chevrollier.
Vous n’êtes plus le bienvenu, monsieur.
En plus, c’est là que tu reviens quand je parle de La Pampa.
Je suis désolé, merci. Ça ne sera plus drôle avec toi. Non, pas du tout. Je trouve quand même là qu’on a eu une démonstration que Nicolas Sarkozy, quand il attaque Mediapart, sans le nommer depuis 20 ans, en disant que ces gens sont sur lui, etc. Vous avez vu la douceur avec laquelle vous avez été interviewé par Mediapart ? Contrairement à ce que les gens disent, ce sont des gens gentils.
Moi, je vois ça comme une perversion, mais… Parce que je connais Valentine aussi.
Tu veux dire, c’est tordu, en fait ?
Je n’accuse pas toujours mon vrai visage. C’est la gentille. La caresse et la claque.
La caresse et la claque. La Pampa. Antoine Chevrollier. Un camarade, déjà venu Au Poste, qui a été, bon, qu’on connaît pour son travail Baron Noir, Le Bureau des légendes, mais surtout la série Oussekine.
Son premier long métrage qui était à la semaine de la critique à Cannes. Donc vraiment, je suis hyper fière d’accompagner à la fois sur La Grande Révolte, mais aussi pour sa sortie nationale qui est prévue le 5 février. En fait, Antoine, lui, il vient de Longues et Jumelles à côté d’Angers, de petit village, et ce film-là raconte d’une certaine manière, s’inspire beaucoup de cette jeunesse qu’il a pu vivre en milieu ultra-rural. Et c’est d’une beauté incroyable, avec un casting 5 étoiles : Saïd Al-Alami, qui jouait Oussekine, Amaury Fauché, Artus, Damien Bonnard.
J’aime bien comment tu places Artus vite fait.
Ben oui, je le place vite fait.
Mais il joue bien.
Et je suis très contente parce que sur La Grande Révolte, sur ce film-là, on va faire une école. On le prend en séance scolaire, donc il y a 90 élèves du lycée d’Ivry qui vont venir voir le film et écouter Antoine après. Donc c’est hyper important aussi de faire des études scolaires.
Ce sera le 24 janvier. Mais si on a été cancres à l’école, qu’on a raté l’école, est-ce qu’on peut dire qu’on est toujours à l’école pour venir à cette sortie scolaire ?
Non, elle n’est pas ouverte au public.
Elle n’est pas ouverte au public.
Qu’est-ce que vous foutez ? Donc ça, le film va sortir le 5 février.
Qu’est-ce que vous foutez, il a demandé ?
Le film sera le 5 février et là, il y aura des débats, je dis, ouverts aux profs.
Oui, il y aura des débats. Antoine fait déjà une tournée d’avant-première et oui, effectivement, il y aura des débats.
, impeccable. Petit message technique destiné à Robin. Mon cher Robin, si tu peux donner les clés du Peertube à… Non, à Tommy pour qu’on puisse mettre toutes les bandes-annonces. Sinon, je vais être obligé d’en mettre que trois. Je répète, ouvrir le code de Peertube pour Tommy sur Firefox. Perturbe, Tommy, Firefox. Merci beaucoup, mon cher Robin.
On a un petit crush sur Valentine dans le tchat.
Avant, j’en regardais quotidiennement. J’aimerais qu’on féminise tout. Que le nôtre soit féminin, mais ça, ça fait quotidien. Sur la quotidienne, c’était Maïa Loquet.
On est venu à tous les films de La Grande Révolte parce que Valentine sera quelque part dans la salle.
Nous avons donc parlé du film d’ouverture. On n’est pas nos parents. Jeudi 23 février 2025 à Montpellier, au Diagonal, tu en as parlé. Personne ne comprend rien. Yannick Kergoat, le film d’Yannick Kergoat sur les tribulations de Tripoli de Sarko et ses amis. Un joli film d’aventure. Un très beau film d’aventure. Dans un appartement parisien, vide, chic, moulure, parquet, cheminée. Yannick est venu Au Poste en parler. On pourra s’y référer. La Pampa, tu viens d’en parler. Donc, nous passons à Mothership, dont nous avons la bande-annonce. Je n’ai vu que la bande-annonce, mais elle m’a pris aux tripes.
Le film de Muriel Kravat, donc elle sera là. C’est animé par Nejma Brahim. Le film est super. J’ai découvert il y a quelques mois maintenant parce que la réalisatrice me l’avait envoyé. J’avais vu plusieurs films, honnêtement, que ce soit des courts ou des longs, sur les navires sauveteurs de SOS Méditerranée. Là, c’est très particulier parce qu’elle va y rester trois semaines, je crois, trois semaines à un mois, et en fait, elle va se focaliser sur les rencontres entre les femmes et les gynécologues, parce qu’il y a un immense service de gynécologie qui est mis en place à bord, que ce soit pour les femmes enceintes, parce qu’elles l’ont voulu d’être enceintes et qu’elles doivent traverser, mais aussi les grossesses issues de viol, en fait, savoir comment. Pareil, c’est très tendre. C’est vraiment très beau de voir ces rencontres-là qui sont essentielles, qui sont des rencontres aussi psychologiques, etc., hyper importantes, quoi. Et donc, ça fait partie des révoltes, en fait, l’accompagnement de ces personnes-là qui traversent. Donc, voilà, très contente de programmer ce film-là.
Je fais une petite dédicace à Alice Gautreau, qui était sage-femme sur l’Aquarius à l’époque. Et qui a écrit un super bouquin sur l’Aquarius.
Mais il en parle ! Il travaille, il a des fiches, il a toute une équipe. Il a plein de fiches Bristol avec plein de couleurs. Tommy, es-tu prêt pour la bande-annonce ? Dans la rediffusion, on remettra la bande-annonce avec le son du festival et on la remettra à la fin. Mais là, c’est la bande-annonce de Mothership.
Je vais retravailler le langage du film. C’est méga intéressant de savoir comment les journalistes, ils ont fait leurs enquêtes, etc. C’est ça, la force de ce festival. À part que les films sont bien. C’est un super parrain quand j’y pense.
Toi, tu veux être parrain pour la saison 4. Pour les derniers. C’est vrai, c’est chouette.
Le film, la bande-annonce évoque aussi, tout à l’heure, on a parlé de la Libye en rigolant, concernant Sarkozy. Mais en fait, il y a un truc qui n’est pas drôle du tout. C’est les militaires libyens qui rôdent, qui maraudent et qui tirent sur les bateaux.
Et la course contre la montre de ce navire qui va devoir arriver avant, en permanence, devant les autorités libyennes. Et ça, c’est très bien montré dans le film.
Payés par l’Europe, les gardes-côtes libyens. Excusez-moi de prendre une marque en pavé et puis paf, de mettre dedans. On paye des gens pour tirer sur des gens qui n’ont pas de pognon. On a aussi le droit de dire des vérités. Je parle sous couvert d’un journaliste. Frontex, dont l’un des anciens chefs du Rassemblement national, député européen, désormais. Tout ça est très cohérent.
Nous allons en Palestine. Ce sera le samedi 25 à 17 heures pour un film de fraternité au-delà des frontières. On pourrait dire ça comme ceci. Je crois qu’on a la bande-annonce. Il n’y a toujours pas de sang. Pour les Palestiniens, on pourrait dire que c’est ce qui leur arrive depuis tant d’années.
On passe peut-être les dialogues, on fait de la musique, on est en live. Il veut même mal à l’aide.
On continue. Dans le chat, il y a quelqu’un qui dit qu’il est d’extrême gauche. Je trouve cette vanne très drôle. Moi, non. J’en ai marre.
Qui veut parler de ce film qui a été multiplié et il y a eu une polémique au moment de la sortie du Grand Prix à Berlin. Il y avait eu une déclaration d’un des réalisateurs. Il faut raconter.
Cette polémique-là, je ne l’ai pas suivie.
On oublie la polémique. Est-ce que tu peux raconter à la fois ? Ils sont très dissipés. C’est lui qui a commencé. Pourquoi vous enregistrez et pas des directs ?
Monsieur Duchesne, c’est lui qui a commencé.
On peut parler du film ou ça ne vous intéresse pas ?
Notherland, le film de Yuval Abraham et Bazel Adra. J’ai toujours peur de me tromper. C’est un film qui va partir de cette rencontre entre ces deux réalisateurs. Un militant palestinien et un journaliste israélien qui vont tous les deux ramener des images à la frontière de la Cisjordanie. Du coup, on va suivre cette rencontre-là dans le film.
Et le débat ?
Débat surprise animé par Rachida El-Azzouzi. Débat surprise, ça veut dire qu’on ne sait pas encore qui va intervenir. Débat surprise comme Claude Guéant, comme la rencontre de Claude Guéant avec Ziad Takieddine.
Ou alors comme Xavier Dupont dire coucou, méga surprise.
Ah ouais, coucou tout le monde, méga surprise. Rachida El-Azzouzi qui suit Xavier Dupont-De Ligonnes avait fait un mail à sa famille pour dire qu’ils étaient tous partis alors qu’il avait déjà tué tout le monde. Et de ce mail qu’il avait fait à sa famille, il avait marqué coucou tout le monde, méga surprise.
Tu n’as pas cette référence ?
Non, je n’en ai pas. Je ne vivais pas là à l’époque. C’est à faire là, je l’ai.
Enfin, attention, finalement, rien à voir avec ce festival. Donc en gros, il y a personne qui sera là Dupont de Ligonnès, avec Rachida El-Azzouzi. C’est un débat sur la Palestine.
En gros, c’est un débat sur la Palestine, donc il y a vraiment beaucoup de personnes qui se souviennent du thème. Donc ils n’ont personne pour l’instant, parce que tout le monde flippe.
C’est un concours de circonstance. Rachida El-Azzouzi va être un invité ou une invitée pour participer avec elle. Et elle est la journaliste à Médiapart, une des journalistes à Mediapart, qui suit le Proche-Orient. Qui est écrit sur le Proche-Orient.
Absolument. Film suivant, Julie se tait de Leonardo Valdiguié, suivi d’un échange avec Angélique Cauchy, ancienne joueuse de tennis, et Lenaïg Bredoux, que nous saluons co-directrice.
Non.
Non, on ne la salue pas, Monsieur. On ne la salue pas. On ne la salue pas.
C’est avec Sarah Brett. C’est animé par Sarah Brett.
Pareil, qui est une journaliste à Mediapart qui écrit beaucoup d’enquêtes sur les violences sexistes. On peut savoir pourquoi sur le site de Mediapart, ce ne sont pas les vrais noms qui apparaissent ?
Ça, ce n’est pas le site de Mediapart par hasard ? Il est débunké en live. Il ne bosse pas. Je vous l’avais dit, il ne bosse pas. J’en ai marre, j’en ai marre. Bon alors, tu racontes un peu l’histoire. Ça tabasse dans le chat. Quand je vous dis de faire des tests avant chaque année et que vous ne faites pas 3-6 points, à quoi servent vos dons ?
Pas à faire du son, en tout cas, ça, c’est sûr.
Ou passe l’argent avec David Dufresne, tout cet argent que vous récupérez.
Vous ne vous rendez même pas compte que vos micros, on les entend bien, qu’il n’y a pas d’écho, comme d’habitude. Vous ne vous souvenez pas ? C’est sûr, c’est sûr. 3 vidéos qui ne marchent pas, c’est comme ça.
On fait des podcasts, sinon. Non ! Alors, ce film. Pourquoi que j’irais voir ça ? Julie se tait, aussi un film accompagné par la Grande Distribution.
Et qui sort le 29 janvier, c’est une navette en premier, qui est un film de Leonardo Valdiguié, qui est un… Je n’ai pas envie de trop vous en dire, mais c’est un film, en gros, c’est l’histoire d’une jeune joueuse de tennis. À un moment donné, on va comprendre qu’il y a une forme d’emprise de la part de son entraîneur et une enquête va être ouverte. Donc, moi, j’avais accompagné un autre film, il y a quelques années, qui s’appelait Slalom, de Sharon Favier, qui racontait aussi un peu cette histoire-là, mais dans le monde du ski. Et là, en fait, ça va être encore autre chose, parce qu’on va parler aussi de comment l’entourage de l’établissement va prendre en charge cette situation. Et le film est hyper fort, d’autant plus que la comédienne qui joue Julie, elle n’est au départ pas comédienne, elle est joueuse de tennis professionnelle, et elle joue incroyablement bien. Et donc, on aura un débat avec Angélique Cauchy, qui est une ancienne joueuse de tennis, qui a monté une association qui s’appelle Rebond et qui a écrit un bouquin qu’elle viendra dédicacer, j’ai plus le titre exact en tête, malheureusement.
Service, tiebreak ?
Non, en fait, en tant que joueuse, tu vas moins rigoler quand je vais te dire sur quoi c’est après Guillaume Meurice par un de chez Wish. C’est en gros, à la fin, je vais vérifier parce que ça m’énerve, en gros, quand elle raconte le phénomène d’emprise qu’a eu de la part de son entraîneuse sur elle en tant que joueuse de tennis quand elle avait 12 ans. Et elle a fait ce livre pour son fils, en fait, pour que justement ce phénomène d’emprise ne se produise plus et qu’ils sachent, etc. Donc elle sera là, elle va dédicacer l’ouvrage également et voilà, et donc c’est animé par Sarah Brett et ça va être un très bel échange, très émouvant parce que les violences sexistes et sexuelles dans le sport c’est encore très présent aujourd’hui, il y a beaucoup d’enquêtes qui sont menées, il y en a aussi chez Mediapart, on avait beaucoup parlé de Sarah Abitbol notamment.
Attends, qu’est-ce qu’il y a chez Mediapart ?
Il y a beaucoup de violences sexistes et sexuelles. Il y a beaucoup de violences sexistes et sexuelles chez Mediapart.
C’est ce que j’ai dit ? Je l’ai dit comme ça ? Ils font exprès de ne rien comprendre. Ce n’est vraiment pas simple. Ben on va avoir des films qui s’appellent On comprend rien. Personne n’y comprend rien mais tout le monde a tout compris après.
Je n’ai pas encore dit abonnez-vous mais si vous continuez je vais le répéter depuis 5 minutes. Le livre s’appelle Si un jour quelqu’un te fait du mal. Voilà, c’est ça. Donc ce n’est pas tiebreak ou je ne sais pas quoi. Je ne sais pas, désolé, on essayait de t’aider.
Tiebreak. Dimanche 26 janvier 2025 à Paris au cinéma Saint-André-des-Arts Château-Rouge. Alors Château-Rouge est un quartier de Paris.
Il faut expliquer, voilà, un quartier du 10ème arrondissement de Paris. Voilà, exactement puisque ce n’est pas forcément évident pour tout le monde. Château-Rouge d’Hélène Milano, je fais Ah mais je… Ce n’est pas un film que la grande distribution accompagne mais c’est aussi un film qu’on aime beaucoup. Hélène Milano est dans un collège, le collège Clémenceau à Château-Rouge pour filmer les collégiennes et les collégiens dans cet établissement-là qui vont être dans le moment de l’orientation après le lycée. Et on va avoir des moments très tendres d’enfants face cams, beaucoup, qui vont révéler que ce qu’on leur propose comme orientation c’est un peu toujours la même chose. J’en dis pas plus. Et que eux, ils ont d’autres rêves et d’autres ambitions. Très touchant, c’est très beau et donc c’est en présence d’Hélène Milano, mais aussi en présence d’Aurélie Castex, autrice de BD et qui a fait une BD qui s’appelle Les Nouveaux-Venus. J’ai oublié le nom de cette typologie d’établissement scolaire, j’ai un peu honte. Je vais dire ça tout de suite. Du coup, j’avais honte d’être plus. Tiebreak ? Non. Non, c’est Les Nouveaux-Venus.
Ace.
Je ne vais pas dire de bêtises.
En tout cas, c’est Mathilde Gohannac. Oui, c’est Mathilde Gohannac.
C’est UPE2A, pardon UPE2A. C’est une classe UPE2A. C’est des classes avec des élèves primo-arrivants peut-être, qui ne sont pas francophones. C’est ça, exactement.
Le pays dans lequel elle vient n’est pas francophone. C’est Mathilde Gohannac, journaliste d’éducation à Mediapart, qui va animer ce débat, cette discussion. Cette rencontre.
Avec la difficulté de grandir, si je comprends bien, dans la bande-annonce. C’est l’adolescence en plus de tout le reste. Le peu que j’ai vu de la bande-annonce, les images sont très belles.
Oui, le film est très beau. Très beau, très touchant et très bienveillant. Tout ce qu’on adore dans le cinéma documentaire, en fait.
À 14 heures, La Déposition de Claudia Marshall en présence de la réalisatrice Claudia Marshall et de Mathieu, bien sûr, qui est là depuis le début à Mediapart. Donc ça, c’est le film dont on parle un petit peu sur les abus sexuels dans l’église. C’est donc, si j’ai bien compris, un homme qui va devoir attendre 30 ans pour sortir le secret qui l’anime, qui l’a au fond de lui, et visiblement, son entourage accepte mal cette révélation. C’est ce qu’on comprend.
Il faut le voir pour comprendre, parce que ce n’est pas son entourage qui accepte. Il y a plusieurs subtilités. Ce qui est super dans ce film, c’est que là, on a vraiment des films documentaires de cinéma, parce qu’on ne suit que ce jeune homme-là. D’habitude, c’est très bien, quand il y a des films sur les abus sexuels dans l’église, on va montrer justement le nombre de victimes, le côté systémique, etc. Et là, Claudia Marshall, pareil, c’est très, très tendre. Elle va vraiment aller dans l’intimité de ce jeune homme qui va se disputer à la fois à ses propres angoisses et ses propres regrets aussi de ne pas avoir parlé plus tôt, etc. Mais en même temps, les dialogues avec son père, justement, c’est surtout son père qui sont hyper émouvants, où lui, il va le confronter. C’est aussi la magie du documentaire, c’est de déclencher des conversations dans les familles. On se dit que s’il n’y avait pas eu la caméra de Claudia Marshall, peut-être que cette déposition, il ne l’aurait pas faite. Peut-être qu’il n’aurait pas pu vraiment discuter avec son père. Donc tout ça, on le voit dans le film, mais c’est super.
À 17 heures, si vous êtes toujours dans les parages, il y a le film Voyage à Gaza. Voyage à Gaza, là, pareil, Pierrot est venu en parler Au Poste. Est-ce que tu peux en dire deux mots ?
Oui, Voyage à Gaza, donc c’est Pierrot Usberti, jeune réalisateur franco-italien, qui est parti en 2018 à Gaza pour tout simplement… Parce que c’est un voyage à Gaza, ce film qui s’appelle Voyage à Gaza. Voyage, quoi. Et donc il est parti, il a rencontré des jeunes de son âge.
Ce qui compte, c’est la destination.
Moi, je dirais ce qui compte, c’est le chemin plus loin.
Laissez-la travailler, bonsoir.
Ça donne du peps, en fait, j’aime bien. C’est moi, ça, le peps.
Donc, Gaza, Voyage, tac, il y a les commandes, bus, taxi, comment tu sais.
Il y a des questions dans le chat.
Force à toi, Mélanie. Est-ce que, parce que certains de ces films sont sortis, soit l’automne dernier, est-ce que, par exemple, Voyage à Gaza a marché dans les salles ?
Il a marché sur des ciné-débats. On a fait beaucoup de rencontres, soit avec Pierrot, soit avec des associations, des collectifs, justement, qui travaillent sur la Palestine. Donc là-dessus, il a fonctionné, mais j’ai envie de te dire, comme beaucoup de documentaires de ce type-là, si tu ne crées pas de rencontres, ce n’est pas forcément évident de faire fonctionner le film. Et puis aussi, on n’a pas eu énormément de salles non plus. Je trouve que le film est sorti sur une trentaine de salles. Mais il continue sa vie, quoi.
Bizarrement, hein. C’était un peu deux ans, mais… Alors que le sujet est un peu mainstream.
Je crois qu’ils essaient d’avoir les droits pour le diffuser.
Mais ton ami Pascal t’a pas envoyé un petit extrait ? Pour animer le débat derrière, non ? Il m’avait dit qu’il t’appellerait.
Je vais peut-être le relancer.
Est-ce que, parce que là, je t’amène sur la question, soit est-ce qu’on est obligé de faire un festival comme celui-ci, de haute qualité, de haute tenue et de haute teneur, pour défendre le documentaire qui a du mal à se défendre ailleurs dans les salles ? Monsieur Yali Laghouat, ici présent il y a quelques jours, réalisateur de Personne n’y comprend rien, a balancé que le circuit de distribution MK2 n’avait pas voulu du film, notamment parce que c’était trop politique. Est-ce que vous, Mediapart, vous vous lancez dans la production cinématographique, alors vous êtes encore un peu jeunes là-dessus, mais toi, Mélanie, il y a un certain nombre d’années d’expérience ?
Avant, Mélanie, je vais vous rappeler, il y a quelque chose à dire sur le côté MK2, politique, trop politique. Il a le sens de…
C’est vrai, MK2, pardon. Tu as certainement complété ou me contredire si besoin. Non, c’est faux. Pathé a pris le film. Et là, il a pris pour à peu près 48 salles dans toute la France pendant une semaine à partir du 29 janvier. Donc, voilà, Pathé a peut-être… Je ne sais pas ce qu’il pense de ce film, de notre film.
Le capitalisme, quand il dit qu’ils ont moins un sens un peu commercial, quand on lui dit, attention, vous pouvez faire de l’oseille, eh ben on va prendre le film.
Lui, il a dit, les capitalistes vendront les cordes avec lesquelles on va les prendre. C’est une métaphore.
C’est surtout un teasing pour Au Poste. Là, on va prendre ce petit extrait. Vous êtes d’accord où ça vous est ?
Moi, depuis tout à l’heure, je les écoute parler, je suis comme ça.
Oui, je vois. T’es embarrassée.
Non, je ne suis pas embarrassée. Vous m’étiez de toute façon quotidiennement mal à l’aise. Non, alors, c’est vrai que on peut aller sur ce sujet effectivement de… On peut tout dire ici. Le rôle du cinéma et la place du documentaire au cinéma. En fait, pour répondre à ta première question qui est : est-ce qu’on est obligé de faire ce type de festival-là ? Évidemment qu’on n’est jamais obligé, mais c’est vrai que ça permet, c’est important dans les festivals de valoriser aussi des films qui ne sont pas du tout distribués. Des films comme Mothership, ces séances ne vivent que grâce à des festivals, des séances spéciales. Il n’y a pas de distributeur, par exemple. Donc ça, c’est hyper important. C’est important aussi pour les films qui ont besoin de bouche à oreille avant les sorties. Ça, c’est hyper intéressant. Mais voilà, de privilégier les films qui n’ont pas de distributeur et qui ont des difficultés de distribution, c’est hyper important. Et de reprendre des films qui sont déjà sortis et qui n’ont pas fini leur vie en salle. Donc il y a ça. Et après, sur la question Personne n’y comprend rien, MK2, etc. En fait, effectivement, Pathé, donc 48 salles Pathé, ont pris le film pour la semaine du 29 sur 4 séances par semaine, en gros. Pourquoi ? Tout simplement, effectivement, ils se rendent compte que le film marche et qu’il y a de la demande. Donc ils vont y aller. Et si le film n’avait pas marché, ils ne l’auraient pas pris. Ça, c’est sûr. MK2 ne prend pas le film pour des raisons qui sont…
Alors moi, je peux vous dire, parce que je suis humoriste, ça n’engage que moi. Franchement, pour des raisons qu’on n’a toujours pas comprises, ce n’est pas gênant. Le panneau de MK2 est proche de Nicolas Sarkozy. Voilà. Vous pouvez de ce que vous voulez de cette information.
Mais ils s’en défendent. Donnons le contrat, ils s’en défendent, de cet argument de dire, on n’a pas pris le film parce qu’il y aurait une proximité avec Nicolas Sarkozy. Mais je donne quand même leur point de vue. Ça n’empêche que les justifications pour ne pas prendre le film dès sa sortie et manifestement laisser la porte ouverte pour le prendre après mais n’ayant toujours pas revenu vers nous, je pense que ça n’arrivera pas, ne m’ont toujours pas convaincue sur le plan ni commercial, ni intellectuel, ni artistique. Les arguments sont bidons. Et après, à Paris, la particularité, c’est qu’il y a des possibilités de continuation mais pas dans les circuits. C’est-à-dire le circuit MK2, s’il ne le prend pas aujourd’hui, il ne le prendra pas. Il n’y a pas de principe de continuation, ils ne vont pas arriver plus tard. Sauf si, par exemple, il n’a pas été bien fait. C’est leur façon de fonctionner ou bien c’est juste que… Ça a toujours été comme ça, je ne sais pas si ça a toujours fonctionné mais ça a toujours été comme ça. Les Pathé sont faits différemment. C’est des cinémas de dix de régions. Ils peuvent rajouter des séances plus tard. Et en plus, il y a eu des cinémas Pathé dès le début. Il y avait deux cinémas Pathé à Paris. Il y en a trois d’accord.
Autre petit point, je sais qu’on n’est pas toujours d’accord mais… T’inquiète, je sais qu’il reste un film. Répondez, je l’ai là. Sur le film que vous avez sorti, est-ce que l’extrême droite a essayé, comme sur d’autres, de faire des raids sur Allo ciné et autres ?
On a plutôt eu un raid de la gauche. On a eu ou pas ?
Je ne crois pas.
Mais on a la meilleure note Allo ciné de l’histoire des notes Allo ciné Spectateur. C’est la meilleure de l’histoire des notes Spectateur Allo ciné : 4,6. On est mis tous à 4,7, non ?
Oui, mais on est redescendu le lendemain.
Pourquoi vous n’étiez pas d’accord ? Je ne sais pas pourquoi il y a des accords là-dessus.
Je considère que c’est un véritable danger dans les régions, de moins en moins de régions… Les raids d’extrême droite sur Allo ciné. De moins en moins de régions. D’ailleurs, Mediapart avait fait un papier. Ça tue des films. Sur le fait que dans certaines régions, il n’y a plus de subventions sur certains films. Et là, je serais curieux de savoir combien de films ont obtenu des aides du CNC ou des régions, vu les sujets. C’est ça que je veux dire. Et là, je trouve qu’il y a quand même quelque chose d’un peu insidieux.
Non, ce n’est pas ça. Vas-y. C’est qu’en fait, pour l’avoir vécu sur un film, Avant que les flammes ne s’éteignent, c’est vrai que bien sûr que ça joue, parce que déjà, ça nous fait complètement baisser les statistiques. Plus on a une mauvaise note, plus on est éloigné publiquement de ces sites-là. Maintenant, est-ce que c’est le seul argument qui tue le film ? Je ne suis pas sûre. Ça peut tuer…
Les films sont mauvais avant tout, c’est ça que tu veux dire.
Non, pas du tout.
Les gens d’extrême droite ont un goût sûr. Moi, j’ai le même goût qu’eux…
On va au ciné ensemble. C’est un truc de fou. Par contre, ce qui est sûr, c’est que ça tue très clairement ce sujet au cinéma. C’est ce que tu disais sur les financements, par exemple. Là, en l’occurrence, c’est la région Grand-Est, Avant que les flammes ne s’éteignent. Je peux te dire qu’ils vont plus financer. Terminé. Parce que derrière, eux-mêmes ont reçu des courriers, des choses qui disaient : « Vous financez ça, mais ça ne va pas du tout », etc. Donc après, est-ce que ça tue les entrées ?
Ça les fait baisser. Du coup, c’est un cercle vicieux. Les commentaires sont mauvais. C’est moins visible. Si les entrées baissent, on va moins montrer le film. Et ensuite, ce n’est pas…on a perdu 80 % des salles entre la première et la deuxième semaine. Sur ce film-là. Les personnes qui voulaient le voir ne pouvaient plus y aller.
Oui, si je te rejoins quand même.
Dernier film de ce festival, c’est une fiction. Oui, tout à fait. Mais Julie se tait aussi, c’était une fiction, tu sais. Bien sûr, mais là, comme… Je sais bien… Comme là, il y a des acteurs… Non, mais comme là, on était en discussion autour des documentaires. Révélation masculine, Nicolas Sarkozy continue. Ah ouais, c’est sûr.
Jusqu’au bout, je la tire.
Donc, le dernier film sur le combat d’un avocat.
Valentine peut en parler.
Non, mais t’en parles mieux, toi, à des films.
Dark Waters. Dark Waters. 2 h 08. Todd Haynes qui raconte ce scandale… En fait, j’allais dire un scandale d’État, mais un scandale international, en fait. Un scandale sanitaire.
Tu vois, tu parles mieux que moi.
Non, vas-y.
Avec Mark Ruffalo et Anna Tawet. Et Anna Tawet, c’est sur…
Moi, j’aurais dit, c’est le film qui te fait jeter ta poêle en téflon. Parce que c’est sur le scandale, justement. Et donc, c’est l’avocat Robert Baylot. Incarné par Mark Ruffalo. Incroyablement bien joué, d’ailleurs, cet avocat par Mark Ruffalo. Qui vient d’un cabinet d’avocat qui travaille pour les grandes entreprises et pour les grosses boîtes, justement, qui défendent ces productions-là chimiques, quoi. Il va à un moment donné faire la rencontre d’un paysan. Je lance le truc. Toutes ses vaches, ses 300 vaches sont mortes, quoi. Et donc, il va lui dire qu’il y a quand même un petit souci. Et là commence une énorme enquête où il va dénoncer ce journal. Et donc se mettre désormais du côté du camp des lanceurs d’alerte et défendre en mode class action à l’américaine les victimes de cette pollution.
Et là, est-ce qu’il y a-t-il un débat ?
Bien sûr. Alors avec qui ? Comment ? Avec Pascale Pascariello. Qu’on ne présente plus. Une journaliste émérite de Mediapart qui concentre désormais…
Émérite, ça veut dire à la retraite. Ah oui, c’est vrai. Vous ne saviez pas ? Tu pensais que c’était quelqu’un qui avait du mérite ? Alors, Pascale Pascariello, qui nous regarde, eh ben oui. On ne va pas perdre de temps.
Il y a une réforme, une brillante journaliste de Mediapart qui désormais concentre toutes ses forces sur un travail d’enquête écologique. Elle a sorti plein d’informations intéressantes sur la fraude Nestlé à l’eau minérale naturelle. Donc voilà, Pascale Pascariello qui proposera une rencontre après ce film avec l’avocat spécialisé des causes environnementales François Laforgue et une deuxième personne dont on n’a pas encore le nom mais qui sera plutôt une personne qui travaille justement dans ces industries chimiques pour discuter aussi du tiraillement entre les enjeux écologiques et aussi les enjeux sociaux. On a pu le voir dans la bataille sur Seb et Téfal qui a des emplois. C’est souvent un argument d’ailleurs pour empêcher de réfléchir.
Il n’y a plus de place. La salle est pleine. Par exemple, si on veut venir voir ce film et écouter ce débat, c’est réservé, c’est ça ?
Il faut réserver. Il faut réserver sur le site. De toute façon, sur la page, vous tapez La Grande Révolte sur Google, le premier lien c’est Mediapart et la page du festival. Il y a des liens pour réserver sur toutes les séances. Après, les cartes UGC, Pathé, CIP sont acceptées au Saint-André-des-Arts. C’est important de le préciser parce que tout le monde ne sait pas que les cartes UGC sont valables aussi dans les salles art et essai. Donc oui, vaut mieux réserver pour vous donner un ordre d’idée sur la séance à Ivry-sur-Seine de Personne n’y comprend rien d’une salle de 390 places. On en est à 300 préventes. Voilà, c’est réglé. Avec l’émission, c’est fini. Donc pensez à réserver pour les séances. Il faudra un droit de réponse.
Alors, droit de réponse. Tu passes par les avocats et ensuite la direction de rédaction.
Définition de émérite ; qui, par une longue pratique, a acquis une compétence, une habileté remarquable. Je pense qu’on peut dire que Pascale est une journaliste émérite. Attends, montre-moi ton téléphone si ce n’est pas… Quel âge a Pascal ?
Alors, c’est Robert. Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez dit une connerie et il y a quelqu’un qui n’est pas content. Il y a quelqu’un qui nous dit de quitter tout de suite le poste. Je cherchais la définition exacte. Parce que c’est normalement quelqu’un qui a quitté son groupe.
Parfois, tu sais, les mots ont plusieurs sens.
Ça devient chiant comme rencontre. Je m’emmerde.
Justement, définition honoraire professeur émérite. C’est marqué là.
, synonyme accompli, brillant, chevronné, éminent, éminent.
Tu dis n’importe quoi ton histoire de retraite. Lune virtuelle dit que ce n’est pas seulement pour les professeurs d’université.
Point d’interrogation. Et on y a dit qu’il y a déjà pendant un certain temps le kit pour jouir des honneurs et de la récompense dû à ses services. Donc, il y a quand même de l’émérite. En Belgique.
C’est le deuxième sens du mot émérite, je l’ai dit. Ça, c’est un débat.
Alors, ne faites pas attention au côté autoritaire de Valentine. En général, c’est un signe d’affection.
Ils aiment bien distribuer des médailles. Tu vois. Lui, l’émérite. Elle, l’émérite de. Ça suffit. Alors, est-ce que vous avez ou pas quitté Twitter ? Ce sera la dernière question.
Moi, je n’ai pas quitté parce que je ne veux jamais. Il faut partir, je peux le faire si tu veux. Je peux le faire. À la Sandrine Rousseau, je le fais maintenant.
Il ne lâche pas l’antenne tant qu’on n’a pas quitté Twitter.
Je peux le faire.
quitte Twitter aujourd’hui, oui. Se joint au mouvement HelloQuitteX.
D’ailleurs, ce soir, il y aura un débat.
HelloQuitteX, si on le dit en anglais. Il y aura un débat.
Je serai avec Carine. Super un débat ce soir Carine Foutou elle n’est pas en train de quitter Twitter du tout.
Elle n’était pas en train de quitter Twitter, elle répond à des SMS.
Il y a ce bouffon de David qui demande de quitter Twitter. Je le fais croire.
Moi, tout le monde s’en fout.
Tu n’es pas sur Twitter ?
Moi, je suis parti de Twitter il y a un mois déjà.
C’est un précurseur, c’est un visionnaire.
424 000 abonnés, monsieur. T’as fermé ton compte ? J’ai attendu une semaine. Ça m’a saoulé.
Comment on fait ? Désactivé votre compte. J.
Je me suis dit ce n’est pas non plus un truc qui mérite d’être concerné.
Tu voulais les mettre pour tes mémoires. Tu voulais faire un livre de mémoire.
Il y a un truc que tu peux recycler ?
Les blagues sur Valls on ne pensait plus avoir à faire.
Mon mot de passe ne marche pas. Je ne peux pas désactiver.
Fasciste.
C’est peut-être fasciste. Fasciste du 18.
On se barrait de Twitter. Bien sûr. Qu’est-ce que tu vas faire ?
Pourquoi vous êtes contre la liberté d’expression ?
Justement, Twitter va contre la liberté d’expression. C’est un algorithme complètement pété.
Comme il a trop bien répondu.
Dans le cadre strict de la loi française, que je respecte, monsieur, en républicain émérite. Je ne sais pas si je vais bien.
Il y a un commentaire dans le chat. Penser en rond entre soi, c’est important. On ne pense plus sur Twitter. Il n’y a pas de pensée sur Twitter. C’est un dépotoir. Bien de penser à soi. Il y a des gens qui ne pensent pas pareil. Il faut encore penser.
Twitter n’était pas un lieu de débat.
Ça a été un outil extraordinaire.
C’est vrai. Je suis un vieux compte Twitter. J’ai commencé sur Twitter. Il y avait des blagues qui remplaçaient le mot « pizza » dans un titre de film. Les gens passaient la soirée. C’était bon, c’était tendre. Il y a plein d’humoristes qui ont chopé des idées sur Twitter. Dirty pizza.
J’ai envie de jouer.
Mastodon ou BlueSky ?
BlueSky. C’est bien, mais Mastodon, il faut créer un autre compte ailleurs, répondre à un quiz. Après, il faut faire un combat de catch dans la boue.
Merci beaucoup. Donc, est-ce qu’on réserve sur le site de Mediapart ?
On va sur Mediapart. Il y a une landing page, La Grande Révolte, une page qui résume tout.
On pourrait peut-être la montrer.
Je pense qu’Euryale va mettre cette petite page. On peut connaître toutes les séances et ensuite réserver directement sur le site du cinéma. Franchement, c’est aussi bête que ça, grâce à l’équipe de Mediapart que je salue au passage. Quand on est sur la landing page, il y a des boutons sous chaque séance qui vous redirigent vers la réservation pour cette séance. C’est simple comme bonjour. Alors, je me suis dit un truc ce matin. Je me suis dit, est-ce qu’on ne ferait pas gagner deux passes pour tout le festival ? Deux petits passages sympas, pour juste des petits noms et tout, aux deux premières personnes qui répondront à cette question.
Attention ! Concentration !
Vous êtes prêts ?
Il n’y a pas assez de quiz dans cette émission, je trouve. Il y a trop de suspense. Qui a dit ? Qui a dit ? C’est une rencontre surprise, récemment.
Elle le sait déjà. Tu n’as pas besoin d’avoir un pass. C’est une rencontre surprise. Dans l’émission. Tu n’as rien écouté. Elle est nulle, ma question. Qui a dit dans la vie ? Qui a dit dans la vie à propos d’une grande affaire ? Indice. Attends, je peux donner un indice ? Tu donnais un truc ? La mer noire, Stéphanie de Monaco. Ah ! Stalve gagne un pass pour le festival de la Grande Révolte. L’une virtuelle gagne un pass pour la Grande Révolte. Désolée. Je n’ai rien contre toi à l’une virtuelle. Là, tu sais qu’elle a dit trois passes. Tu vas nous donner deux à une question, mais t’avais dit qu’il y avait deux questions. Non, j’ai dit une question. Je donne une deuxième question. Stalve gagne un pass. On va demander à l’une virtuelle, deux bonnes fois, est-ce que l’une virtuelle, tu as attendu la réponse de Stalve pour répondre ou est-ce que tu le savais ? On la croit sur parole parce qu’on est des gens de gauche. Il faudrait un huissier de justice maintenant au poste. Maître Capello. Bon, allez, une deuxième question. Elle n’a pas répondu. Deuxième question. Stalve, il faudra ton petit nom et prénom pour que je puisse t’ajouter sur toutes les petites séances et que les gens du cinéma sachent que tu as des places. Il faut envoyer un DM à Euryale qui m’enverra les informations que je te transmettrai. C’est trop compliqué. Finalement, tu n’auras pas de passes. Moi, j’ai autre chose à foutre. Elle est honnête. Rien que pour ça, je voudrais que vous vous donniez le pass. On peut voter pour accorder à l’une virtuelle le pass. Qui es-tu ? Je suis Claude Guéant. En fait, derrière l’une virtuelle, c’est Alexandre Joury. Ma deuxième question, c’était sur Alexandre Joury. C’est invraisemblable. Je peux faire la deuxième question ? Non. L’une virtuelle a gagné une deuxième ou pas ? On joue comme ça. On joue pour du beurre. On peut faire gagner un troisième pass. Voilà. Je rigole. Allez, on y va. Allez. Est-ce que les gens ne prennent pas les passes ? Si vous n’y allez pas, il faut qu’ils aillent au MK2. On se dit que j’ai le pass. C’est le pass pour Personne n’y comprend rien. Ce qu’on pourrait dire, ce qui serait drôle, c’est que quelqu’un aille caper. Ce qui serait drôle, c’est que quelqu’un brûle le MK2. Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas vrai. Les gens aillent au MK2 et disent qu’ils n’y comprennent rien. Ce serait rigolo. Ce serait marrant. Ce n’est pas moi qui vous encourage à faire ça, je veux que tout le monde le sache. Il faut répondre si on est essentiellement basé à Paris ou en région parisienne. À Montpellier, tu n’as qu’une séance. Si la personne est à Montpellier, tu le dis, à David, ensuite à Guillaume, au chien du voisin de Claude Guéant. Deuxième question. Vérifiez si ça marche. Attends. J’essaie de la tourner correctement. Fabrice Arfi, est-il reste bleu ! Attends ! Fabrice Arfi, est-il fan de Petit 1 Alain Bachung, Natacha Saint-Pierre, Nicolas Verkis. Nicolas Verkis ! Tu ne veux pas ! Tu ne veux pas un pass ! Je n’en ai pas, on ne m’a pas donné de pass ! Tu vas payer pour un pass ! Au genre d’un poste ! L’une virtuelle ! Ça y est, faut refaire une question. Elle était bien, en plus, cette question. Elle était super. C’était un peu une question de gens qui ont déjà vu les débats, qui ont écouté tout Fabrice Arfi. Ça prouve qu’ils aiment bien ce qu’on fait s’ils écoutent Fabrice Arfi. Est-ce que vous avez les nouvelles de David Dufresne ? On ne l’a pas entendu depuis un bon moment. Qui a réalisé Un village qui se tient bien ? Est-ce que c’est Daniel Duchesne ? David Dufresne ? Non, impossible. Ou est-ce que c’est Thierry Fragnoli ? Vous n’avez pas la ref ! Cyril Fragoli, il faut le faire hein. Tarnac ? Le juge de Tarnac. C’est pour Abib, Abibou. Voilà. Donc, maintenant un quatrième pass. Et le temps que je gagne, je joue. Quelle pagaille là-bas. On a trois passes. Donc trois, trois, trois, trois passes pour une personne. Toutes les séances. Pour trois personnes. Ça nous fait chier si les gens restent au débat quand ils ont eu un passé. Tu me disais, il faudrait quand même qu’ils paient pour le débat. Ce n’est pas ça que tu voulais que les gens fassent ? Qu’ils fassent un don. C’est au parrain ça. En cash, de préférence en vue de la maladie.
Ultime question. Qu’est-ce qu’on a foutu ici ? Vous la connaissez, mais serez-vous vers 18 h, 18 h 30, devant votre poste de télévision à regarder Donald Trump jurant sur la Bible ?
Je pense. Pour des raisons professionnelles, sans doute.
Bien sûr. Le bon prétexte.
Moi, je suis journaliste, je suis contrariée.
Non, mais certainement. Il faut être curieux quand même. Qu’est-ce qui va se passer ? Qu’il va dire de la merde en jurant sur un livre des aventures imaginaires. Le gars dit des vérités sur Au Poste. Moi, je ne suis pas nazi parce n’importe quoi de la composer d’extrême droite avec plein de fausses opinions. Pas bien joué. There is no one left to save.
Alors, figurez-vous qu’aujourd’hui, on va réparer le studio parce que nous avons deux lives en même temps à 18 h. L’un, c’est Ariane Lavrilleux, la journaliste qui sera là.
Tu n’as pas qu’à prendre des boucles du son sur une bande-annonce. Qu’est-ce que tu vas faire de live en même temps ? D’abord, on achète une carte son. On va au Darty à côté.
Depuis la première fois où je suis venue ici en 1990, ils balancent toujours les mêmes phrases. Désolé, technique, ce n’est pas ça, c’est pas ça.
C’est la technique qui a marché.
Moi, ça me fatigue. Si ça marche hier, ça ne marche pas aujourd’hui. Tu sais que c’est la même manip. Il n’y a pas de remise en question.
Nous, on n’a pas les portes blindées comme vous à Mediapart avec des codes et des trucs et des machins, des trucs digitaux. Tu penses bien qu’il y a des gens la nuit qui viennent ici brancher des caméras et mettre des petits machins. Oui, c’est mystérieux. Il y a des gens pas…
On accuse sans savoir, ce n’est pas joli, joli tout ça.
On est Au Poste. Attention, je vais feuilletonner.
J’expliquerai comment faire.
Elle a avoué, elle a avoué. Bien sûr.
Double live. À 18 h, ici en direct, Marc Endeweld recevra Ariane Lavrilleux qui va nous parler de sa convocation à la justice vendredi dernier de la DGSI, de tout ça, du secret des sources, et au même moment, on va essayer de faire. Ça, ce sera sur Peertube. Vous irez sur auposte.media et on va vous dire, il y en a deux. Live possible. C’est multichannel. Et l’autre truc, ça va être intéressant aussi. Et l’autre truc, c’est HelloQuitteX, et tout un tas de débats. Et on va regarder Trump.
C’est presque triple canal, en fait. Que vous allez regarder Trump en même temps.
C’est un truc de malade, de dingue. Donc on a quelques minutes pour régler un peu ça. Avec une seule modo. Les amis, je compte sur vous pour le débat avec Ariane Lavrilleux sur Peertube. Soyez sympas. Parce qu’il y a le risque d’avoir du boulot sur YouTube et Twitch, où nous ferons le débat.
Tu pourrais être parrain de l’opération HelloQuitteX ?
Pourquoi ne m’a pas demandé ? Ah si, mais on en est en plus. J’ai déjà quitté X.
On aurait pu leur montrer le chemin. La lumière. Tu peux passer les vieux tutos YouTube avec la voix qui dit, là vous êtes sur mon bureau.
La landing page.
La landing, non, on n’a plus le temps. Ça m’intéressait ce truc. Ce que je me dis, c’est les journalistes. Les journalistes, je pense qu’ils ont une grosse responsabilité là-dedans. S’ils se débarrassent de Twitter, les politiques auront moins intérêt à communiquer via ce…
Absolument. Ça marche dans l’autre sens aussi. Après, c’est très compliqué. Dans les réactions de ceux qui sont ulcérés par ce mouvement HelloQuitteX, il y a quelque chose que moi j’entends qui est de dire : « Ah, tous les médias se font le porte-voix de ce mouvement. Donc les médias ne veulent pas qu’il y ait une expression citoyenne. » Le problème, c’est que bien sûr que si. Mais là elle est truquée. Elle est truquée par les algorithmes.
Le réseau social favorise les gens qui disent de la merde.
Et c’est assez fou de voir, effectivement, que ce soit F de souche et compagnie, on a eu droit des photos, des trucs, de voir qu’en fait, ils pleurent déjà le départ de gens qui bâtirent non marre d’être dans un terrain de jeu voué à l’extrême droite.
Ce qui est rigolo, c’est qu’ils vont se retrouver entre fachos donc ils vont sérieusement se faire chier.
On se retrouve le 27 oui, c’est ça, le 28. Le 28 sur Mediapart. Pour parler d’eux encore. Et pour parler encore des fachos Extrémorama. Merci beaucoup à vous trois, navré, pour ces petits pépins techniques.
T’es pas vraiment désolé.
J’en peux plus, on a acheté des caméras, ça ne marche pas, on va mettre les bandes-annonces pour la rediffusion.Merci beaucoup, on vous embrasse, on envoie les crédits.
