Mobilisation générale : l'échauffement
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Bonjour, bonjour, amis du café, amis de la police, amis d’auposte. On strike, amis de la grève, bonjour bonjour, bon tout ça n'était pas prévu comme toujours, voilà alors qu’est ce qui n'était pas prévu, ben déjà ce live là, celui de 10 heures, celui de 14 heures je vais vous expliquer. Bonjour tout le monde, bonjour, bonjour Pimiko, bonjour Euryale, bonjour Billy Wye, bonjour Emilecheval, bonjour Best, bonjour Olivier, bonjour à tous, bonjour bonjour bonjour. Alors, donc, c’est le bazar, c’st le bazaar. Il y a 3 jours, 4 jours, j’avais reçu un DM de Klitschnoris, mais bon, moi, et tu veux des DMs ? Bon, bref, il y en a beaucoup. Et il est passé entre les gouttes. Et hier soir, qu’est-ce que je vois ? Je vois le site Piqué de stream. Oh, je me dis merde, faudrait participer à ça. Bon bref. Donc, au débotté, on a fait un truc, c’est à dire que… Là, j’ai lancé auposte pour qu’on discute, je vais vous dire deux, trois petites choses, je vous montrer un petit film de 1968 qui est un régal absolu. Et à 9h55 à peu près, on va basculer sur Piqué de Stream, qui est un stream pour jusqu'à dimanche, et pour recueillir des dons pour une caisse de grève, voilà. Donc nous, on participe, auposte participe à ça de 10h à 11h. À 14h. À 14h, je serai en direct du cortège, alors je vais faire une heure pour Piqué de stream, jusqu'à 15 heures, et après retour à la casse bas, enfin je veux dire au poste, et je streamerai de 15 heures à 18 heures la manif, voilà, voilà. Donc comme ça on partage un peu les trucs quoi, voilà donc c’est au tchat des beautés. Bonjour camarades, bonjour Olandel, bonjour PH, bonjour Wadaf, bonjour à vous tous, Bonjour Colette ! Comment vas-tu Colette ? Comment vas-tu ? Voilà, donc vous pouvez aller faire un petit tour sur Piqué de Stream ou sinon de toute façon et c’est ça l’idée. C’est qu’on fait un raid tout à l’heure vers 9h55 pour envoyer plein de gens et ensuite on reste pendant une heure. Alors pendant une heure, moi j’avais prévu au départ dans Piqué de stream de vous montrer une vidéo. Ah, si, il y a Robin qui me dit… Ah, peut-être que…merde. Génial ok alors ok donc alors attendez comment on va faire Comment on va faire ? Bon, d’abord on va écouter un peu de musique. On va ré écouter un petit peu de musique de circonstance. Et oh ça s’en va se taire attendez Ok, ok, ok. Alors, donc, qu’est-ce que j’ai en magasin ? Il y a le blog de Lordon, est-ce-que vous voulez qu’on lise ça ? Je peux vous lire l’article de 20 minutes sur Piqué de Stream, mais peut-être que j’attends 10 heures pour le faire. Manif ce matin ici, allez à la manif, allez, allez ! Vous pouvez y aller, ça manquera pas d’ailleurs cet après-midi, j’en suis sûr, à Paris. Il y aura des gens qui seront en train de regarder au poste tout en défilant. Ce qui fait que l’on a leurs dons, oui d’accord. Vous me dites ce que vous voulez faire. Mais d’abord ce t-shirt. Ici, il y a écrit les Thugs. Les Thugs étaient un groupe d’Angers dans les années 80-90. Groupe extraordinaire, qui va se retrouver sur le label Alternative Tentacles et Dead Kennedys, puis sur le label Sub Pop, le même que Nirvana, à Seattle. C’est des amis de longue date, on avait reçu Éric Sourice ici même, je pense que la commande Tux doit exister, on n’a pas dû s’en servir beaucoup. Et donc voilà, c’est les amis de très longue date. D’ailleurs, au mois de février, j’irai dans la Nièvre, pas loin de chez Éric qui m’a invité pour un festival de cinéma, cinéma engagé, je vous en reparlerai, bon bref. Et il y avait donc leur dernier album, un des derniers albums, tel c'était le dernier album s’appelait Un Strike, voilà. Mais des années plus tôt, des années plus tôt, ils avaient fait cette chanson extraordinaire qui s’appelle Welcome to the Club, que je vais vous mettre. Écoutez bien, car en fait, les Thugs vont sampler, vont sampler la reprise du travail aux usines Wonder dont je vous ai déjà parlées, que je vais peut-être vous montrer après, mais d’abord un peu de musique pour démarrer cette folle journée.
Je ne rentrerai pas dedans !Écoutez-moi de toute façon, c’est fini maintenant ! C’est bien ce qu’il a perdu, il a tout à fait repris. C'était pas fini, si tu n'étais pas là. Là, dis-je, mon dieu, ça sera plus jamais comme avant. Tu vois le bruit qu’ils auront qu'à traverser. Premièrement, pour le vote, ils ont fait des saloperies ! On le sait, on le dénoncera. On le dénoncera, mais on peut pas tout avoir. Bon, ben il faut pas tout voir maintenant. On ne peut pas l’avoir. Les gens de chez Wonder rentrent, reprenons le travail.
C’est ça, reprenez votre travail, c’est ça. Ah non, tais-toi toi, non, je veux pas de publicité, je veux pas te publicité. Voilà, voilà c'était Welcome to the Club 1991, les Thugs, groupe danger. Et alors là, il y a un vrai connaisseur dans le chat parce que vraiment, le jeu de mots, la Souris déglinguée. Si vous voulez vraiment gagner… Alors tais toi, toi. Chaque fois qu’on change le setup, on oublie de mettre leur titre Blocker. Bon bref voilà et voilà bah oui bah oui c’est la communauté d’esprit d’auposte quand l’autre jour on recevait Jimmy pour son film des Rascals on a parlé de la Souris déglinguée là je vous montre les Thugs reprise c'était le film que je vais peut-être vous montrer là maintenant, extraordinaire, de 1968, dix minutes de reprise du travail aux usines Wonder, les Thugs ont utilisé la bande-son c’est ce que vous venez d’entendre, la fin de cette Jocelyne, l’ouvrière, qui dit qu’elle retournera pas à l’usine parce que la CGT, les syndicats, ils ont un peu bourré les urnes. Oh, on lâche rien, bien sûr ! Et donc c’est un film de 1968, au départ, de juin 1968, reprise du travail aux usines Wonder, à Saint-Ouen, en région parisienne, et des années plus tard, il y aura un film fabuleux, un film documentaire absolument fabuleuse d’Hervé Leroux, qui s’appelle Reprise, que je vous conseille absolument d’aller voir. Et si ça vous intéresse, il y a sur le site d’auposte quelques lignes là-dessus puisque ce film, reprise d’Hervé Leroux, est celui que j’ai sélectionné pour le festival de la Grande Révolte qui est prolongé en ligne sur le site Tenk Le plus simple c'était d’aller voir sur le site Je peux vous montrer le film maintenant parce que j’ai un peu peur qu’on ait des problèmes de son à 10 heures et que je ne puisse pas le faire. Pour le piquer de strip, sinon je le ferai deux fois. Donc ça, c'était la première chose, voilà. Le 10 juin 1968, des étudiants au cinéma filment la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen. Une jeune ouvrière dit qu’elle ne rentrera pas. De nos jours, la recherche de cette femme prend le tour d’une enquête quasi obsessionnelle. Où est cette femme ? Où allons-nous ? Qui est devenue Justine et chacun d’entre nous ? Où est passée la classe ouvrière qu’on dit disparue ? C’est reprise un chef d'œuvre, documentaire modeste et puissant, road movie en archive monument. Trois heures dans le capitalisme à la papa des années 60 finissantes, puis dans celui néolibéral dans lequel on patauge toujours. Et où tout finit comme il se doit, en solde de tout compte. À l’origine, pour moi, Reprise fut d’abord un son, c'était sur un album des Thugs, c’est ce que je viens de vous écouter, euh, de vous faire écouter. Groupe punk angevin qui eut les honneurs de sub pop, la belle De Nirvana. La chanson s’intitulait Welcome to the club. La voix de Justin y disait « Non, je ne retournerai pas là-dedans. » à l’usine, à la mort patron, c'était bien avant que Reprise ne sorte en film et que celui-ci pulvérise à mes yeux le salariat qu’il guettait et qu' il fallait bien saboter. Voilà. Si vous voulez voir le film Reprise dans son intégralité, vous allez sur la plateforme TENK via auposte. Et puis après je pourrais éventuellement vous montrer parce que j'étais allé voir l’usine, à l'époque où j’habitais Saint-Denis, j’ai été allé voir l’usine à Saint-Ouen qui est aujourd’hui évidemment fermée et j’avais fait des photos, je pourrai vous montrer ça si jamais on a le temps. Qui fait grève ? Faudrait peut-être faire un sondage, on pourrait faire deux sondages Euryale on pourrait faire un sondage, je fais grève, oui, non, t’es de la police, et ensuite je vais à la manif, oui non t’est de la police. Qu’est ce que vous en dites ? Qu’est ce que vous en dîtes ? Qu' est ce que nous en dites Qu’est-ce que vous en dites ? Et absolument à une époque, Bernard Tapie va reprendre l’usine Wonder. Mais si vous voulez, je vous montre. Je vais vous montrer ce film-là. Peut-être que je le démontrerai tout à l’heure piqué de stream. C’est un film extraordinaire. C'était un plan séquence de 10 minutes. Nous sommes en 1968, reprise du travail. Il y a trois étudiants en cinéma qui sont là. Il y a Jacques Willemot à la réalisation, Pierre Bonneay à la caméra, Liliane Estier-Villemont au son. Vous allez voir, il filme la reprise du travail. C’est probablement un des plus beaux films que je connaisse sur le militantisme, sur la classe ouvrière, etc. Attention, c’est parti, il y en a pour 10 minutes et 23 secondes. Je vais me faire un petit truc comme ça. Hop, voilà, c’est parti. Rameuter du monde, les amis, rameuter du monde. À 10h, on bascule sur Piqué de stream. Attention, chef d'œuvre !
Dans la matinée du 10 juin 1968, après trois semaines de grève et d’occupation d’usine, des ouvriers de Wonder à Saint-Ouen, réunis par leur patron, ont voté la reprise du travail par 560 voix contre 260. Le jour même à 13h30. Ils ont la gagne pas le prix ! Ce n’est pas à vous de le dire. Oui, je travaille chez Wonder exactement. Désormais, désormais… Voilà ça a l’air, étonné vous l’avez mis en échec, tous les points, hein ? Non, on n’a peut-être pas obtenu tout ce que tu pouvais rêver, c’est notre travail. On a rien, on est tous dans la voie de vacances !a jeune briguette. La jeune ouvrière à pour interlocuteur. De membres du bureau local CGT de Saint-Ouen. Alors tes camarades, tout le monde a décidé de rentrer avec nous. Moi, je ne rentrerai pas là-dedans. Je ne mettrai plus les pieds dans cette boite. Vous rentrez-y, vous allez voir quel bordel que c’est. On est dégueulasses jusqu'à là, on est toutes noires. Il faut le voir. Bien sûr, les bonnes femmes qui sont dans les bureaux, elles s’en foutent. il n’y a que le patron, c’est tout ce qu’il a à faire de toute façon. De toute façon, c’est fini maintenant, on ne pourra plus rien avoir, c’est pas vrai, parlez-le, parle-le trop ! tu disais ça il y a trois semaines et tu sais un jour. C’est bien ce qu’il a perdu lui, va t’en faire pas oublier. C'était pas fini, c’est une étape. Il a dit chez Wonder ça sera plus jamais comme avant. Tu vois, il faudra qu’ils travaillent. C’est la première fois qu’ils ont fait des saloperies ! On le sait, on le dénoncera, mais on ne peut pas tout dire. le vote qui a été fait ici a été dépouillé sans un seul représentant. Sans un seul représentant. Il y a eu des pressions vis-à-vis du personnel nord-africain. Je ne fais rien. On est bien cons. Les voyages sur le palais, c’est une heure et par centaines. C’est une victoire. Il faut quand même voir. Ils ont reculé. Ils ne voulaient pas en entendre parler. Ils l’ont augmenté 10 %. Les paiements à reculés sont des jours d’arrêt de travail. Le coût des vacances qu’ils voulaient vous faire travailler pour une semaine de vacances, il a fallu qu’il recule. 50 % de la valeur des heures perdues. Alors il y a encore des trucs à gagner. Là, ils ont du temps de travail, ils admettent le temps de travailler. Pourquoi ? Ils prennent tout le boulot, c’est pour ça les hôtes ! Pour avoir une demi-journée en plus de payer ! Mais oui, tiens ! Les travailleurs qui entrent aujourd’hui entrent dans l’unité, bien conscients de ce qu’ils ont fait. il n’y aura pas de reprise, il y aura des reprises, imagine toi, ça vient de gueuler maintenant. Mais représailles, à une seule condition, c’est qu’il y a une section syndicale forte qui veille. Et ils en ont eu.
Les amis, ce n’est pas exceptionnel, ce document, il n' est pas exceptionnel, là on est à la moitié. Il y a tout, il y a absolument tout. Les syndicats, les ouvriers, les agitateurs, c’est extraordinaire. Je vais continuer. Et si ça vous intéresse, sans déconner ce soir après la manif, allez sur Tenk, allez regarder ce film reprise, d Hervé le Roux ! Hervé Leroux, lui, il est allé chercher tous les personnages que vous voyez sur le film, là, tous, à la recherche de Jocelyne que vous voyez juste à côté là, ici, voilà. Va-t-il trouver Jocelyn ? Je ne vous le dirai pas. Qui est devenu Jocelyne ? Je ne le dirais pas. Et tous, tous ceux-là, celui-là je le revois. Donc il va les chercher 30 ans plus tard. C’est absolument extraordinaire parce qu’il y a des personnages qui, bien sûr, vont avoir des rides, bien sûr vont vieillir, mais vont en fait rester exactement les mêmes. D’autres, au contraire, dont on sent qu’ils portent en eux toute la trahison soit de la classe ouvrière, soit du patronat, parce qu il y a les contre-mètres, etc. C' est absolument extraordinaire ce film Reprise. Vraiment, je vous invite à aller le voir. Et donc, je reprends cette séquence. Là, on est en 1968, ce sont des étudiants en cinéma qui filment ça et qui saisissent un instant absolument magique. Serge Daney, le grand critique de cinéma, dira « En mai 68, le travail reprend, les syndicats font semblant de crier victoire, les élections ne sont pas loin, aux usines vont d’air aussi. » Tout rentre dans l’ordre. Soudain une femme ose se révolter, elle craque, elle dit qu’elle ne veut pas reprendre le travail, que c’est trop horrible. Un étudiant de l’IDEC est là avec une caméra et un magasin, c’a dire des bobines, de 12 minutes. Il enregistre la scène. Ce petit film, c' est la scène primitive du cinéma militant. La sortie des usines-lumière à l’envers. C’est un moment miraculeux dans l’histoire du cinéma direct. La révolte spontanée a fleur de peau. C' est ce que le cinéma militant s’acharne à refaire, à mimer, à retrouver en vain. Serge Daney et Serge Le Peron, le direct en 10 images dans les cahiers du cinéma 323-324. Spécial situation de cinéma français mai 1981. Je poursuis, on est à 40mn39 les amis, il nous reste 6 minutes de bonheur total.
Une échelle mobile. C’est là l’important, maintenant. Avant, il n’y avait rien. Ils faisaient ce qu’ils voulaient. Maintenant, ils ne peuvent plus. C'était là la victoire, les travailleurs des chez Wonder. Où est-ce qu’il allait se mettre ? Et c’est là, là-bas, là, j’ai la voix, tu l’as, tu vas l’avoir. Ah oui, alors espérez-le, espérez-le. J’espère, à la ville aussi, mais je continue la grève aussi, aujourd’hui. C’est dans la victoire que je ne peux pas avoir d’un seul coup. C’est par étapes que tu arrives à une victoire définitive. Le patron lui. Mais comment ? Le patron s’en fout pas des étapes puisqu’il a reculé !l a reculé seulement, il a pas donné, il n’a pas donné ce qu’il voulait, ils ont fait une concession dégueulasse et maintenant il prendra des mesures, ils s’en foutent, le syndicat il peut le foutre en l’air s’il veut. Comment ? Avec ton sein ? Bah moi je veux doucement un camarade ! Doucement un camarade ! Tu sais, le patron, que ce soit 200, il dit que c’est le patron. Je parle.
Alors lui, lui, sans déconner là, là, celui là, à droite là, agitateur. Si vous allez voir le film, donc il paraît qu’il est sur les mutins, c’est encore mieux. Il est sur des mutins, des copains, des mutins ! Les mutins ! Les ciné-mutins, faut pas mollir ! D’ailleurs, Olivier Azam revient dans quelques jours au poste pour un spécial Victoire de la gauche. Ce qu’elle m’a dit, on va faire un truc sur les crêpes. Puis là, on va faire des extraits de films de victoires de gauche. Voilà, faut ne pas mollir. Bref, Ciné Mutins, vous pouvez voir le film, reprise. Et dans le film Reprise, le gars qui est là, à droite. C’est une scène extraordinaire, je ne vous dis pas ce qu’il est devenu, c’est extraordinaire. Hervé Leroux le retrouve, j’adore cette scène. L’UCS a dit qu’elle était forte !
Ah d’accord. Est-ce qu’elle était encore assez mûre à l'époque ? Elle le deviendra beaucoup plus mûr. Si tu le voles demain, il n’y a plus un employé ici. Exactement. Ils peuvent faire métaux et s’y dire noir. Mais si ! Non mais alors vous avez une mauvaise conception ! C’est pas une mauve conception ! Mais si, putain ! Quelle est la nature des patrons ? On s’est nés ! Parce qu’ils ont représenté les trucs de Grenoble. Eh bien, si j’ai abandonné… Eh bien c’est déjà important. C’est important de présenter des trucs honnêtes, ça fait depuis le début. Eux, ils estiment que c' est un accord, alors que les syndicats n’estiment que ce n' est pas un accord. Non, ce n est pas d’accord. Alors que eux, ils estiment que c est un accord. Mais non, mais justement… La direction de Wonder là-dessus l’a bien dit. Ils sont en train de mettre, là. La direction de Wonder l’as présenté quand même. Les syndicats n’ont jamais signé, ça. Justement, eux le présentent et imposent des votes sur les accords de Grenelle. Mais c’est sûr que c'était basse d’un an ! Ce qui a été effectué ce matin, c’est sur la prise ou la non-reprise du travail. Ça a été trompé, ça a été machiné tout ça ! C’est là que ça a procédé les choses ! Oui, oui, vous pouvez me regarder, vous êtes dans les premiers, vous là ! Mais il faut savoir dans quelles conditions même. Vous pouvez faire une colle comme ça, ça va pas. On peut continuer. Silence, silence, silence. On peut comprendre. C’est celle que je ne me retenais pas, celui-là, là-bas, hein ! je veux savoir, juger les choses d’une façon et de l’autre. Et non, il faut que ça ne soit pas le cas. Lorsqu’ils considèrent qu’il y a une augmentation qui est pour ça effective dans l’année… Effective dans l’année ? Déjà important, qui n’auraient pas été le patron de tous les moyens de faire quelques choses. Avec l’augmentation du coût de la vie, ils ont tout en main. Mais ce sera aux travailleurs, et non pas au patron de chez Bonaire, mais aux travailleurs exilés. Les choses vont se faire, c’est une étape je dis bien. Mais ne dis pas que c’est une victoire, voyons… C’est une défaite ! C’est indépendant ! Tu travailles secondaire ? Non. Alors, vraiment, vraiment n’en parle pas. Vraiment n’en parle pas ! Je sais qu’ils ont des conditions dégueulasses. Ah oui, mais ça, tu le sais pas. Je le sais, on me l’a dit. Tu m’as pas dit que vous avez des salaires dégueux, je le sais. 58 000 francs par mois, non, mais tu sais qui l’avait joué ça, lui. Je sais très bien. J’ai vendu. Pour se faire soigner, il faut qu’il s’attende une demi-heure. C’est dégueu. C’est dégueulasse. On est noirs, on est des vrais charbonniers quand on sort de là-dedans. On n’a même pas d’eau chaude pour se laver. Bien sûr, ils ont des lavabos, ils sont tous… Nous, c’est dégueulasse chez nous. Allez franchement, franchement Il faut savoir hein Vas-y, vas-y Mais laisse on n’est pas le cas Mais là, c’en est pas le cas. Tu ne vas pas te battre les pieds, faut faire attention.
Non, il y a une petite confusion. On ne regarde pas Reprise d’Hervé Leroux. Reprise d’Hervé-le-Roux, c’est le film, 30 ans plus tard, qui reprend cette séquence et qui va retrouver un à un chacun des protagonistes. Là, ce que nous regardons, c’est Wonder, Mai 68. C’est donc le lien qu’il y a sur YouTube, Euryale, si tu veux, dans nos petites notes. Film de Jacques Willemont. Voilà et qui sera ensuite repris donc par Hervé Leroux et un jour je rêve d’avoir les droits de pouvoir vous montrer ça donc je vous mets le nom le nom du réalisateur là ça c’est en 1968 et 30 ans plus tard en 97 oui c'était ça 97 96 97 Hervé Leroux en fera un documentaire exceptionnel de trois heures intitulé Reprise où il reprend toute l’histoire des usines Wonder Tapie, etc. Et voilà jusqu'à la fermeture de l’usine à la recherche de chacun des protagonistes du film. C’est absolument merveilleux. Il reste deux minutes.
Non, attends, tu vas dans l’hiver des bureaux, alors là tu sais que t’arrives là-dedans, c’est bon, c’est bien les bonnes caractéristiques. Si on a une partie dans ces 500, qui par exemple, sont contre les travailleurs. Est-ce que cela, tu dois… Il faudrait davantage discuter avec ceux qui sont encore chez Wonder. Ben oui, je crois qu’elle discute assez. Ben oui, je crois qu’elle discute assez. Et j’en dis pas plus qu’elles et ni… Hein ? J’en dit plus quelles. Non ? Ben si. On va aller les chercher, c’est juste que… On se marche sur les pièces et tout, ici. C’est fait au dos, là. Même pas peut-être aller aux chiottes, on n’a pas le droit ! Faites ça mon gros ! Tant que t’y as ! C’est ça ! je répète, les gens de chez Wonder, rentrez, reprenez votre travail tranquillement. C’est ça ! Une semaine en moins ! Ah bah je rentre pas, j’ai pas envie de rentrer d’ailleurs !
Je reviens, je reviens. Je vais me chercher du café. Attendez ! Voilà, magnifique film de 10 minutes, 1968 que vous pouvez retrouver sur YouTube. La séquence, le plan séquences de 10 min et donc, comme je le disais, le film à voir reprise sur les copains, les mutins. Le film Reprise, qui va à la recherche de ces gens-là 30 ans plus tard, voilà. Et donc c’est absolument croquignolesque, cette histoire. Si ça vous intéresse, tenez regardez, il y a quelques années, j'étais passé aux usines Wonder sur les traces d’Hervé Leroux. Voici le petit film, voici les usines aujourd’hui, enfin c'était en 2017, je ne sais pas si ça tient encore debout, voilà l’usine juillet 2017. Ici en haut, l’usine Wonder filmée par Hervé Leroux en 1996. En dessous, les grilles en 2017. Ce sont bien les mêmes grilles, photos que j’avais faites en dessous. Ici, vous venez de le voir, la chope des puces, le court-métrage original de 1968, Matrice du film de Leroux et en bas, photos. Que j’ai faite juillet 2017 la chope des puces est toujours là le café il est là Voilà, je les met comme ça. Le gardien, juillet 2017, en fait il y avait eu un incendie et l’usine était vide depuis très très longtemps. Et je ne sais pas ce que c’est devenu, je ne le sais pas du tout. L’usines, 1993, par Hervé Le Roux. Avis de réduction de débit d’eau, non paiement de facture, 3128 euros en 2017, donc il n’y a plus d’eau dans l’usine. L’usine, et voilà, on revient là-dessus si ça vous intéresse, c’est sûr, voilà la chope des puces que vous avez vu là, qui est le café qui est juste en face de l' usine. Pour ceux qui s’intéressent, qui voudraient aller en pèlerinage, ça se passe au puce de Saint-Ouen en fait, puce du client court, voilà. C’est rasé aujourd’hui, ouais c’est ça, c'était complètement rasé. C’est à Saint-Ouen, absolument, derrière les puces quoi, absolument. Merci à elle pour ton abonnement le site. Alors il est 9h48, donc ce qui va se passer c’est que vers 55 on va arrêter le stream, on va faire un raid. Sur Piqué de Stream et moi je vous rejoindrai vers 10h où je vais tenir l’antenne pendant une petite heure. Alors je sais pas ce que je vais faire, si, ce que j’vais faire c’est que je vais lire l’article de 20 minutes consacré à Piqué 2Stream, ensuite peut-être qu’on pourra lire un petit peu des petits passages de Le peuple du drapeau noir, une histoire des anarchistes dont nous recevons l’auteur Sylvain Boulouque lundi. Et ouais, il y a de la suite dans les idées. Je suis en train de le lire. Écoutez, c’est un très très bon, je trouve, très très bon résumé de l’histoire de l’anarchie jusqu'à aujourd’hui et justement là j’arrive à des chapitres contemporains dont peut-être, peut-être qu’on pourra lire ça tiens je vois un truc bah tiens regarde du rock alternatif oh bah c’est génial voilà la littérature libertaire voilà je lirai ça tout à l’heure si jamais je n’arrive pas à retrouver le son puisque je change de scène etc bon voilà je fais grève oui 41 % j’aimerais pouvoir 34 % de la police 14 % non 10 % Deuxième sondage, je vais en manif, oui 55 %, non 29 %, t de la police, 16 %. Alors aujourd’hui exceptionnellement je ne fais pas de réclame, ou je fais de l’anti-réclame pour les abonnements au site vous savez que c’est notre salut, c' est notre seul salut, 3 euros par mois et vous aidez toute une équipe à bâtir un stream et un site internet. Mais aujourd’hui, gardez vos sous et vous allez pouvoir les donner à la caisse de grève qu’on va rejoindre tout à l’heure par un raid. Et voilà, maintenant si vous êtes très riche, vous pouvez donner partout évidemment et vous pouvez même aussi donner sur le site si vous le souhaitez. Vous ne connaissez pas l’intérêt de la réforme des retraites, c’est d’avoir des CRS de 64 ans en manif, dit M. Jean. Non, non, les flics partent en retraite beaucoup plus tôt. C’est un régime spécial qui n’est jamais touché. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Voilà. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Pimiko, pour ton petit mot. Mais c'était loyal puisque Pimiko est l’une des chevilles ouvrières du site. Donc quand tu dis que le site est formidable. Voilà, dans les 52 ans, quelque chose comme ça, absolument. Voilà, donc n’hésitez pas, n’hésitez pas à aller sur le site. Le principe du site, c’est que quand vous vous abonnez, vous avez droit pendant un mois aux rediffusions. Ensuite, ces rediffusion sont libérées, entre guillemets. C’est-à-dire que quand vos vous abonner, finalement vous financez. Le bien commun, c’est-à-dire que vous financez le fait que notre travail à un moment donné se trouve disponible pour tous. Voilà, c’est une forme de partage, de solidarité, et pour nous ça nous permet, merci Isaac, merci beaucoup. Et pour nous, ça nous permets de tenir, de payer les modératrices qui sont désormais journalistes, pigistes. Il y a même maintenant Jessy qui devient photographe quand on fait des… Elle restera là cet après-midi dans la dans la manif Euh… Donc euh… Non, non, MANG, justement, non non non, justement non, nous ce qu’on fait c’est qu’ont émancipe de Twitch. Donc les abonnements c'était directement in the fucking pocket, la nôtre et pas celle de Jeff Bezos. Quand t’as la caisse de grève qu’On va rejoindre dans quelques minutes, c’était hello asso, c'était pas du tout Twitch, on l’utilise comme un canal de diffusion si tu veux. Voilà, et on est en train au poste, on a fait des essais, on est en train d’essayer de nous émanciper complètement dans les mois qui viennent en passant par PeerTube qui est l’alternative à YouTube. Si ça vous intéresse, vous étiez peut-être là, c'était fin décembre. On a fait un test de charge, on était 400, 500. On avait fait un live sur PeerTube. De ce live, les développeurs de Peertube, les développeurs du chat de PeerTube et les gens de Framasoft ont tiré énormément d’enseignement. C’est aussi ça, c’est au poste, c est l’idée d’essayer de bâtir des outils qui pourraient à la fondation d’outils qui pourraient aider. Voilà, puisqu’il y a des questions, l’idée c’est que si vous voulez aider aux postes, le plus simple c’est de vous abonner, vous pouvez prendre un petit abonnement ou un gros abonnement, ils donnent droit à la même chose, le gros abonnements permet de nous soutenir, sinon vous pouvez aussi faire des dons qui sont défiscalisés. Si jamais vous êtes imposable, sachez que si vous donnez 5 € au poste tous les mois, par exemple, ça vous coûte 1,70 €. Voilà, voilà, voilà. Ah ! Curieux ! Offre un abonnement ! Ah ! Il faut lancer la bonne commande, Real ! Il faut la lancer, voir un abonnement ! Salut ! C’est un cadeau ! Voilà comment bénéficier de votre cadeau d’abonnement. Merci Christophe, merci Curieux, merci infiniment. Et je rappelle à ceux qui sont donateurs uTip et Tipeee que nous on a basculé sur J’aime l’info. J’aime l’Info c’est une association reconnue d’utilité publique. Ça vous permet 1. De défiscaliser. 2. C’est plus recta en termes de flux d’argent. C' est à dire que J' Aime l' Info est une association reconnue d' utilité publique. Nous-même nous sommes reconnus service de presse en ligne par la commission paritaire de la presse. Ce qui veut dire que vos dons sont qualifiés de subventions, donc il n’y a pas de taxes. Voilà donc pour nous c’est mieux donc les uTip et Tipeee ça dégage donc si vous donnez au poste par uTip Tipeee sachez que nous on a commencé à fermer ces pages là mais uTip et Tipeee nous demandent des délais que je ne m’explique pas d’ailleurs donc n’hésitez pas à couper le robinet chez eux et alimenter l’autre voilà Hâte de courir, prendre des photos aussi, nous dit Louise, super. Louise tu n'étais pas là pour Jimmy Les Rascals, c'était super, c’est une émission au débotté qu’on a fait mardi, un mardi ou mercredi, ouais mardi. Alors turn off, il faut rester, je vais faire le raid les amis, je vous retrouverai sur cette chaîne, je vais raider maintenant, je fais le raid, a priori c’est Marcel Duchemin qui est aux manettes en ce moment même, et de toute façon on se retrouve donc là 5 minutes à peu près. Sur la chaîne qu’on va raider et à 14 heures je serai sur la chaine qu’on va raider là maintenant et à 15 heures au poste. Soyez là les amis, soyez là cet après-midi. Je suis en train de charger la batterie et la batterie de rechange. Ah pardon Louise, excuse moi, excuse moi. Les amis, on raide, on y va, à tout de suite et sachez que Euryale a fait le raid Allez hop ! Euh non, qu’est-ce qu’il me fait ? C’est l’inverse, c’est Piqué de stream. Voilà, c’est parti le raid a été créé envoyé, attention, attendez les amis, attendez, On envoie du monde, on envoie du monde. Merci pour ton abonnement, merci beaucoup !
