Municipales : à quoi jouent les Gauches ?
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Amis, amis du café, amis de France Déter amis des matinales du lundi qui durent toute la semaine, il est 7h31 sur France Déter nous sommes le 17 mars. Auposte est aux avant-postes Bonjour Ramonazarate, bonjour, j’ai bien reçu, quel dommage j’ai le petit écriteau, le petit dessin que tu m’as envoyé, magnifique pour les 5 ans d’auposte, merci à toi. J’avais l’impression que tout ne va pas mal à Toulouse, on va en parler longuement ce matin, ce matin à quoi jouent les gauches, ce matin union, pas union, qu’est-ce qu’on fout, etc. En tout cas, on essaie de se compter, de discuter, de débattre, de débattre pour ne pas se battre. Alors, la gauche plurielle à l’ancienne réunie ce matin, si tout va bien en fonction des fuseaux horaires des uns et des autres, des réveils des uns et des autres, des possibilités des uns et des autres des trains des uns et des autres seront avec nous dans quelques instants Raquel Garrido fondatrice de l’Après, Hadrien Clouet député LFI qui s’est notamment occupé du programme, du nouveau front populaire à l'époque et Sandrine Rousseau, députée écolo de Paris. Comment allez-vous aupostiens, aupostiennes, comment vas-tu Euryale ? bonjour Jérôme, bonjour Fred, sur YouTube, bonjour Joël sur YouTube bonjour Pippo78 sur Twitch, bonjour Optimistik, bonjour le Chili, bonjour Florent, magnifique dessin mon cher Florent. Bonjour Didy Blue, bonjour Anais Grafitti, bonjour Glicyne, merci beaucoup pour ton abonnement Glicyne, hier ou avant-hier je crois. Je vous rappelle que pour ses 5 ans, auposte a créé un site à part entière, une nouvelle mouture, vachement plus rapide, beaucoup plus sobre, je crois plus pratique, ou le live se déclenchent automatiquement sauf ce matin, mais la magicienne Euryale est venue à la rescousse de la technique. Surtout, allez voir ce site auposte.media, inscrivez-vous au site et si vous le pouvez, abonnez-vous. Il y a des abonnements, ça démarre à 2 euros par mois, que vous pouvez suspendre à tout moment, vous pouvez prendre à l’avance un abonnement d’un an, etc. On a besoin de carburant. Bonjour Zachmann, bonjour Corrigan, bonjour Asperger, ou Aspergur, je ne sais pas comment lire ce pseudonyme. Quel est votre sentiment aujourd’hui, mardi, 48 heures après le premier tour, est-ce que vous êtes regonflé à bloc ? Est-ce-que vous craignez, je-ne-sais-quoi ? Allez-y, dites-nous dans le tchat dans quel état d’esprit vous êtes. Sur le site, ça passe sur YouTube. Alors, Ingaya, dépitée par Paris et Marseille, union à Toulouse, le maire de droite depuis 20 ans va enfin dégager, nous dit Léon. Pippo, alors, gros traître. Alors, on est d’accord, là, on va se donner une heure et demie à peu près. On va essayer d'élever le débat, d’accord. C’est-à-dire qu’on peut être en désaccord complet. Néanmoins, ici, on essaie de créer un lieu de discussion, d'échanges, d’agoras, de débats. Débattre, c’est discuter pour ne pas se battre et c’est ça l’idée quoi. Donc, alors les invectives sur telle ou telle qui ont la gentillesse de venir auposte tôt le matin, ce n’est pas la peine, ça ne nous intéresse pas, voilà. Si c’est pour faire du CNews, allez sur CNew, même à l’envers. Il y a plein de trucs pour ça, ce n’est pas l’idée quoi, ce n’est pas l’idée, voilà. Chez moi, l’extrême droite est pas passée, mais l’extrême centre reste, nous dit Celdo Narka. C’est difficile le débat en voiture, nous dit Pipo. Merci, espère que l’on ne tapera pas sur Garrido, promis. Bah ouais, c’est utile quoi. Plus difficile de poser des questions pertinentes que de lâcher les commentaires désagréables. Ce qu’il se passe à Lille entre les militants EELV, leur direction est très inquiétante. Est- ce que tu peux nous en dire plus sur ce que tu ressens ? Alors attendez, une petite seconde, voilà, je vous avais fait un petit tableau. Les écolos au premier tour, les résultats des écolos au premier tour à Lille, les écologistes emmenés par Stéphane Baly sont arrivés troisièmes avec 17,75 %. Ce sont, figurez-vous, les chiffres du ministère de l’Intérieur et oui, enfin, ce sont ceux qui font foi, voilà. Pour les Verts, c’est Lyon, évidemment, qui est en tête, avec un ballotage favorable pour Grégory Doucet. À Bordeaux, Pierre Hurmic, maire sortant, PS, PC, Verts est arrivé premier, mais c'était serré, à Grenoble, Laurence Ruffin est arrivée en deuxième place à Besançon, deuxième place également pour Anne Vigneault. Léonore Moncond’huy dans cette petite ville de Poitiers est arrivée première avec 26 %, c’est la maire sortante de Poitiers. Ensuite à Strasbourg, il y a Jeanne Barseghian qui est arrivée 3e les chiffres que vous voyez juste après les noms des villes, c’est les habitants. Les habitants, non pas de l’agglomération, mais de la ville en tant que telle. Je regarde si les invités sont en train d’arriver. Ce n’est pas le cas, à Tours, première place pour Emmanuel Deny, à Rennes, troisième place, à Grenoble, quatrième place, mais en fait c’est un LFI allié potentiel des écolos. À Tours, certains colistiers de la liste de gauche ont quitté place publique pour que l’Alliance avec LFI puisse se faire, nous apprend le tchat.Voilà, vous êtes prévenus, Euryale colle au coin sans distinction.
Bonjour !
Bonjour, alors comment allez-vous les uns les autres ? Expliquez-nous où vous êtes, quelle est cette peinture derrière vous, derrière toi Raquel Garrido ?
C’est une peinture que j’ai achetée sur le marché de Pisac au Pérou qui est d’un peintre qui s’appelle Miranda et qui représente des femmes qui descendent des Andes, des femmes andines avec des sacs de quinoa donc c’est des mujeres à la cala tout à fait.
Avec des sacs de ?
De quinoa.
De quinoa ? Tu le fais exprès ou quoi ? Très bien, d’accord. Et Hadrien, qu’est-ce qu’il y a derrière toi, derrière vous ?
Dans cette affaire, la seule qui est vraiment andine, c’est moi.
Absolument, absolument, absolument.
Et nous, c’est chez nous, quand même.
C’est chez vous, c’est très bien, très bien. Adrien, puis je me permets de te tutoyer, hein, mais voilà, c’est ça.
Je suis juste dans un lieu neutre.
Alors c’est ça !
Voilà, donc je me pose juste là où je peux avec du wifi.
Super, alors il y a un truc que je n’ai pas compris Adrien, c’est que j’ai lu des papiers comme quoi tu étais dimanche soir à Toulouse et après je t’ai vu sur des plateaux télé à Paris.
Et bah heureusement qu’on a inventé le train.
Alors voilà, c'était l’objet de ma vérification, ce n’est pas l’avion.
Dimanche soir à Toulouse évidemment, on a eu des discussions toute la nuit pour organiser la fusion des listes à gauche et donc je suis reparti lundi dans l’après-midi pour aller faire des émissions lundi soir et je repars à Toulouse.
Est-il exact que tu es né le 13 juillet 1991 à Aix-en-Provence ? Quelle jeunesse ! Tu es sociologue député de la Haute-Garonne depuis 2022. J’ai eu l’occasion de te voir et de t’entendre, ainsi que les aupostiens et les aupostiennes, à la fête de l’Humanité, où je dois dire que tu avais… Je dois dire, tu avais un cran absolument étonnant, tu faisais un débat avec Marine Tondelier, Olivier Faure, Stéphane Peu, François Ruffin et toi-même. Et la foule criait unité, unité. Je ne sais pas si tu te souviens.
Merci bien sûr
Et tu toussais un peu, voilà, mais en tout cas, tu faisais face, c'était sur l' Agora, la grande place, voilà. Tu t’es engagé d’abord au parti socialiste.
Quelques mois, deux et demi de mémoire exactement.
Erreur de jeunesse, très bien, ça arrive même au meilleur, la preuve. Ensuite, tu rejoins le parti de gauche en 2008. Et j’arrive très vite pour dire que tu as contribué au programme de Mélenchon et à l'élaboration du programme de la NUPES, donc un gars sérieux. Quant à Raquel, on te connaît bien au poste puisque tu es déjà venue. Je ne donnerai pas ta date de naissance, bien que tout aille très bien. Et tu es chilienne et non pas péruvienne comme on pourrait le croire. Je vous remercie tous les deux et vous êtes donc la fondatrice, cofondatrice de l’Après. Et l’idée, alors normalement Sandrine Rousseau va nous rejoindre, l’idée c’est de dire qu’on va débattre, sans se battre si vous voulez bien, sans invectives, on n’est pas sur vos plateaux là, à LCI ou je ne sais quoi, on va essayer de discuter du fond des choses, Raquel, juste une petite chose, ton micro est un peu loin.
Il était loin tout à l’heure quand je faisais la présentation du tableau, mais là normalement ça devrait aller.
Oh la vache ! Quel professionnalisme ! Ça va très bien, ça va très bien. Alors, merci beaucoup à vous deux d'être avec nous. D’abord, d’un mot, l’effet saillant, comme on dit au Québec, c’est quoi pour vous, ce qui s’est passé dimanche ?
Bon, moi je dirais qu’on assiste à une lutte au sein de la gauche entre celles et ceux qui pensent qu’il est plus important de se rassembler pour battre la droite et l’extrême droite, c’est-à-dire partir des conditions réelles des populations et se rendre bien compte que lorsqu’il y a une mérite droite, ça veut dire que la cantine est plus chère pour les milieux précaires, ça veux dire qu’y a moins de logements social et publics, ça va dire que l’eau est privée, etc., etc., et celles et ceux, qui privilégient à l’inverse plutôt des positions que j’appellerais les positions de nos tables. Et qui estime que l’on peut bien prendre le risque de la droite tant qu’on siège qu’avec ses amis. Et il me semble, moi, que l’affrontement qui est aujourd’hui, enfin qui va être cette semaine, d’affrontements déterminants, c’est de savoir quelle est la direction qu’on prend à gauche, tout et tous ensemble. Et ce qu’on estime, lorsque la droite menace, et bien, on se rassemble et on permet à tous les électeurs d'être respectés. Parce que quand des gens votent socialiste ou écolo, moi je pense normal qu’il y ait des fonctionnaires municipaux socialistes ou écolos.
D’abord, le fait marquant, c’est quand même que l’extrême-droite progresse, elle s’enracine. La gauche a perdu des villes moyennes au premier tour, il y a des scores qui font peur quand même. Et aussi un phénomène de rapprochement fort de l'électorat de la droite et de l’extrême-droites. C’est-à-dire que l’extrême droite exerce une force sans tripette sur la droite qui a beaucoup de mal à résister. Ça, c’est, je pense, le premier élément marquant du scrutin dimanche. Le deuxième élément, marquant, est que l'électorat Nouveau Front Populaire, qui, je le rappelle, représente 9 millions de personnes et qui, la dernière fois qu’il s’est présenté aux journaux, l’a fait de façon unie aux législatives du 30 juin 2024. Ce peuple NFP là, il était, en fait, exposé gros, sauf exception bien sûr, mais en gros à deux offres. Une offre qui était une offre solo de la France Insoumise avec évidemment des exceptions, j’y reviendrai par exemple je ne sais pas Limoges par exemple, des endroits où justement la France Insoumise était plutôt dans des listes plus unitaires et d’ailleurs elle a mieux performé. Et puis d’autre côté une stratégie était donc je reviens à ma phrase, cet électorat est exposé donc d’une part à une stratégie solo Donc la France Insoumise, essentiellement, et d’autre part des listes plus unitaires. Avec, on va dire, le NFP de façon incomplète et des périmètres différents aussi. Des fois, c'était le PS devant des fois c’est les écolos devant des fois c’est le PC devant. Des fois c’est l’Après devant alors il n’y en a pas beaucoup, mais il y a Valenciennes, Vitré, etc., mais il en a et puis des fois aussi des citoyens, etc. Mais en gros, c'était le NFP quasi complet, on va dire par rapport à ces deux offres-là, le résultat dimanche… Très clair, c’est les listes unitaires qui sont quasiment systématiquement devant. Et donc la stratégie solo de la France Insoumise, elle a en quelque sorte échouée, en tout cas par comparaison avec l’offre unitaire. C’est un rapport simple au triple, on l’a vu dans les grandes villes mais ce n’est pas seulement dans les grandes villes, c’est vraiment transversal. Le peuple NFP, il est unitaire. Ils préfèrent quand même quand on est ensemble, quand on leur dit qu’il faut absolument se diviser. Ça c’est un élément important je pense pour la suite, parce que dans l’extrême droite se renforçant, renforçons son effet, sa puissance centripète sur la droite, la question reste tout entière posée de savoir comment on va les combattre en 2027 et je pense que là l'électorat il a donné un élément de réponse, c’est il faut que ça soit ensemble.
Je ne sais pas.
J’espère que du côté de la France Insoumise, et notamment ceux à la France insoumise qui ont développé la stratégie solo, j’espère qu’ils ont reçu le message 5 sur 5.
Alors Digisphère dans le chat te répond Raquel, mais qu’est-ce qu’elle dit ? La FI n’a pas de stratégie solo, c’est un mensonge, ils ont proposé des alliances en amont de la campagne pour partir unis, les Écolos et le PS ont refusé ces alliances. Alors je ne sais pas si c’est l’ami d’Adrien.
C’est faux, c’est même l’inverse, les équipes insoumises locales qui voulaient aller dans des listes d’union ont reçu des interdictions de le faire avec des situations aussi absurdes, par exemple comme on le voit à Tours actuellement, où des camarades qui étaient dans l'équipe municipale sortante de gauche ont eu l’interdiction d’aller avec le reste de la gauche au premier tour parce que c'était une ligne nationale d’y aller seule. Bien sûr, il y a des exceptions. Il y a des exceptions, mais c'était une ligne. Et il y a même eu des changements d'équipe locale, c’est-à-dire à la France Insoumise, des camarades qui étaient là depuis de longues dates ont été ôtés des listes, on leur a pas donné l’investiture, on a donné l’investiture à d’autres types de camarades qui eux étaient prêts à aller seuls au municipal. Et d’ailleurs, et au final, voilà, ça s’est fait comme ça.
Alors Raquel, on va peut-être laisser Hadrien répondre tout de même.
Oui, deux éléments de réponse. D’abord, sur les cas qui sont évoqués. Bon, moi, évidemment, je parle aussi depuis Toulouse, qui est un cas où la liste de la France insoumise et ses alliés, l’Assemblée des quartiers ou NPA, est arrivée en tête, et donc du coup, on a raciné de toute la gauche au second tour, qui se fait avec une tête de liste France applique mal, qui a insoumis. Deuxième élément, qui me paraît tout de même très important, c’est que dans plein d’endroits les listes autonomes de la France Insoumise ont permis un résultat fort, c’est que du coup il y a des éléments programmatiques de la FI qui arrivent au second tour. Parce que le sujet est pas que, et on sera d’accord, le sujet n’est pas que la composition d’une liste, c’est- à dire une figure sur une liste bien sûr, on sera tous d’accord, mais si. C’est n’a pas que ça, l’enjeu c’est qu’est-ce qu’on fait dans une municipalité. Et dans plein d’endroits, il y a des forces qui nous proposaient de venir avec elles et avec eux, mais sans prendre nos idées programmatiques, c’est à dire transports gratuits pour les jeunes, régime public de l’eau, gratuité de la cantine, pour les milieux en tout cas au moins. Les plus pauvres, ensuite généralisation, gratuité des kits de fournitures scolaires, on met sur la table et c’est parce qu’on va au premier tour et qu’on fusionne de deuxième que ces sujets vont arriver dans les mairies, sinon ils n’y seraient pas.
Quels sont précisément les sujets pour parler de politique pure, la cantine bio gratuite pour tous, qu’est-ce qu’il y a d’autre ?
Pour tous les gamins, il y a ça. Il y a la question des centres de santé municipaux, c’est-à-dire permettre aux municipalités de reprendre la main sur une santé de proximité qui soit salariée au niveau des communes. Il y a la question de la sûreté qui doit être une politique de police de proximité en lien avec éducateurs de rue et médiateurs médiatrices. Il y a évidemment la question de la démocratie locale, nous sommes favorables à ce que les conseils soient filmés. Retransmis de manière systématique, élargir les droits et des oppositions municipales et même surtout de la population en général par voie de pétition, de vote, de référendum, d’initiative locale et bien sûr les politiques de bifurcation environnementale qui sont agricoles, qui touchent les questions des transports avec des chocs d’offres sur bus, tramway ou évidemment selon la géographie locale, il y a les modes de transport qui sont adaptés. Donc, tout ça, ce sont des sujets très concrets, ça va être posé, et dans beaucoup de villes, il y avait des propositions de faire des listes au premier tour, mais sans prendre des marqueurs politiques qui pour nous sont importants parce qu’ils dénotent ce qu’on veut faire à l'échelle de la municipalité pour transformer la vie, et ce qui se passe là, c’est que dans les cadres des secondes tours, les citoyens et citoyens auront des élus vont pouvoir proposer ce type de politique dans les conseils municipaux. Et on le voit d’ailleurs que dans beaucoup d’endroits, le rassemblement, il fonctionne et il se fait. Il se fait souvent à la proportionnelle, ce qui rappelle que cette élection doit être une élection où chacun peut s’exprimer politiquement sur le fond.
Raquel, j’ai l’impression que tu regardes le tchat et c’est bien, si c’est le cas, il ne faut pas hésiter à répondre mais figurez-vous que là je vais me la jouer BFM deux secondes. Ah bah non, qu’est-ce qu’il fait Hadrien, pourquoi il est parti ? Pour dire que Sandrine Rousseau nous a rejoints, voilà, attention, 3-4, je le fais BFM là. Voilà voilà ça c’est la gauche voilà bon très bien hop j’enlève le jingle donc Hadrien petit souci technique de connexion merci beaucoup
Tu m’entends, non ? Toujours.
Là, oui, oui. Je t’entends. Oui, oui on t’entend. Je ne sais pas. Il y a un petit problème d’image. Peut-être que tu peux te reconnecter. Mais on a tout bien entendu, en tout cas. On a le son, mais on a une image figée. Voilà, je pense qu’il va se reconnecter. Bonjour Sandrine Rousseau, donc vous êtes tous les trois pour le débat. L’idée c’est d’essayer de débattre et comme je disais donc discuter pour ne pas se battre et d' essayer d’aller au fond des choses et pas uniquement dans la forme. Mais petite question Sandrine que je pose à tout le monde, tu es où là ? C’est quoi ce tableau derrière toi ? Ce lit à peine fait, c’est quoi cette histoire-là ?
C’est une chambre d’hôtel, je suis à Nancy parce que hier je faisais une conférence à Sciences Po Nancy, voilà donc je suis l’hôtel et donc ça n’est pas ma déco mais ceci est très joli quand même.
Très bien, le débat a démarré, on attend qu’Hadrien revienne. J’avais une petite question à laquelle tu pourras évidemment répondre à Hadrien puisque c’est ça l’idée. Mais Sandrine, la question que j’ai posée au préalable, c'était quels sont les faits saillants pour toi du premier tour ? Qu’est-ce qui te vient à l’esprit quand tu penses à ce qui s’est passé dimanche ?
Déjà dimanche, je pensais que le RN pourrait faire de meilleurs scores dans bien des endroits. Alors il est très haut dans beaucoup d’endroits, mais en fait il n’y a pas, pour moi, de gros changements par rapport à il y a cinq ans, modulo Marseille. Et ça, enfin moi, on parlera sans doute de Marseille, mais ce qui se passe à Marseille est absolument scandaleux, enfin je ne décolère pas. Marseille et Paris Bref, donc voilà, et après, il y a une implantation forte de LFI et nous les écologistes qui étions donnés comme très très en recul finalement, peut-être ne finirons pas si en recule que ça, mais ce qui me marque vraiment, et là je le dis avec force, c’est qu’en fait, seule la gauche unie gagne, voilà, en fait, selle la gauche une est en capacité d’aller chercher des victoires. Et de pouvoir changer le récit médiatique et politique autour des municipales. Et je suis certaine que ce sera la même chose au présidentiel. Et donc moi je voudrais vraiment qu’on arrête avec les conneries à gauche, avec cette espèce de différenciation permanente, parce que la réalité c’est que seule personne est en capacité de gagner vraiment, par contre unis, alors là tout peut s’ouvrir.
Oui, sur ce dernier point, je suis parfaitement d’accord avec Sandrine. Je voudrais aussi revenir un petit peu à tout à l’heure, l'échange qu’on a eu avec Hadrien, parce que certaines personnes dans le chat contestaient mon expression de stratégie solo. Alors, on peut changer le vocable et prendre celui qui a été utilisé par Hadrien qui est stratégie autonome. D’accord, donc appelez ça comme vous voulez. Mais Hadrien n’a pas contesté que c'était ça leur ligne directrice stratégique nationale. Lui, alors il est justifié là ce matin pour des raisons de programmation locales. Ce que je conteste, parce qu’encore une fois, je prends par exemple l’exemple de Tours, mais il y en a d’autres, des exemples où les camarades insoumis gouvernent avec le reste de la gauche, sur le même programme, ont le même bilan en matière de, je ne sais pas, de cantines bio, circuit court, enfin, démocratie locale, une certaine approche des ressources humaines. Et du dialogue social par rapport aux personnels territoriaux, une certaine doctrine par rapport à l’affrontement avec les personnes Macronistes sur les questions des dotations globales, etc. Tout ça ne justifiait pas des listes à part et pourtant il y a eu une consigne nationale de la part de la France insoumise de partir en autonomie pour se compter. Et pour se contrer dans la perspective de l'élection présidentielle. Et aussi pour tenter de justifier une candidature à l'élection présidentielle, qu’il soit une candidature séparée du reste du nouveau front populaire. Parce qu’encore une fois, la dernière fois qu’on est allé aux urnes de façon efficace, et quand je dis efficace et y compris efficace dans la lutte antifasciste, c’est le 30 juin 2024 lorsqu’on est tous ensemble empêcher que Jordan Bardella devienne Premier ministre. Donc stratégie autonome qui, en réalité, est du coup malmenée dans les urnes. L'électorat préfère largement, mais de loin, de loin. À Nîmes, par exemple, le rapport entre LFI d’une part et Gauche-Unie d’autre part, on est du simple au quintuple, d’accord ? À Paris et à Marseille, les résultats insoumis sont très médiocres. Delogu perd neuf points.
Alors, Raquel, je te propose qu’on attende, je vois qu’Hadrien essaie de se reconnecter, il a un petit peu de mal, mais c’est dommage de parler de LFI en son absence. Est-ce qu' on peut rester sur le fond des programmes ?
La question de la stratégie d’alliance du Nouveau Front Populaire, c’est du fond et là-dessus je suis 100 % d’accord avec Sandrine et donc je termine en disant que ce n’est pas parce que les listes unitaires elles ont été largement devant les liste autonomes, dites autonomes qu’il faut en rester là et l’applaudir. Et heureusement, ce qui est en train d’avoir lieu à cet entre-deux-tours qui est que l'électorat de gauche est en fait en train de contraindre les listes de gauche à s’unir, c’est formidable, mais c' est formidable en fait. Vous avez à Avignon les insoumis qui partent derrière un socialiste, David Fournier, dans un accord politique, pas un accord technique, un accord politique
Moi, je voudrais juste…
Voilà, vas-y Sandrine.
Moduler une petite chose dans ce que t’as dit, parce que t’as commencé en me disant il y a eu une volonté d’autonomie de LFI partout
C’est ce qu’on se disait, c’est Hadrien Clouet qui était là avant que tu arrives, on avait commencé ces discussions et donc je reprends l’expression d’Hadrien. Je n’impute pas quelque chose de mauvaise foi, je reprends exactement ce que dit un dirigeant de la France Insoumise.
Oui, mais en fait, pour moi, et c’est là que nous avons fait, à mon avis, une énième erreur politique, puisque ce n’est pas la première et ce ne sera sans doute pas la dernière, c’est que une partie de notre camp, une partie des écologistes, la plupart du PS, étaient déjà depuis des mois en boucle sur Jamais LFI, Mélenchon Bouh, Méchant, etc. Et en fait cette stratégie d’autonomie pour moi elle s’inscrit aussi dans ce contexte-là. Et moi j’en ai vraiment marre de ça en fait, je le dis mais moi je ne supporte plus ça. C’est-à-dire qu’en fait à un moment on n’est pas là pour échanger sur le caractère des uns ou des autres. On est là pour faire gagner la gauche et pour véritablement changer la vie des gens. Et toute la petite musique qui s’est installée depuis des mois dans une partie de la gauche est une musique qui à la fin produit des stratégies de différenciation, évidemment. Je veux dire, c’est d’une logique implacable. Et vraiment, je ne veux pas laisser dire qu’il n’y aurait qu’une seule responsabilité, enfin qu’ils n’auraient la responsabilité que d’un côté dans cette affaire. Je pense que vraiment, on s’irrite. Et je vais vous dire, moi je suis très triste, je ne l’ai pas dit dans mon bilan sur les municipales, mais je suis triste de ce qui se passe en réalité. Parce qu'à la fin on décrédibilise la gauche, c’est-à-dire que pendant des mois on dit tout sauf LFI et pas LFI machin. À la fin, on fait avec LFI évidemment, enfin évidemment, et on est ridicule, voilà. Et donc moi je ne veux plus de ces discours-là. Et maintenant, j’ai décidé de ne plus trop être gentille avec ça parce qu’en fait, à la fin ce qu’on fait c'était de perdre collectivement. Et moi j’aie pas envie que la droite gagne, je n’ai pas envie que le libéralisme progresse, j’ai pas envie l’extrême-droite gagne le pouvoir, mais vraiment vraiment pas Donc je ferai tout. Ce qui est en mon pouvoir pour arrêter ces petites musiques et qu’on soit un peu plus intelligentes collectivement. Après LFI n’a pas évidemment eu non plus une attitude qui permettait complètement la coconstruction et ça, voilà, puisque c'était une stratégie à la LFI, c’est-à-dire, puisqu’on est tout seul, on va se mettre dans notre bunker et on va faire notre truc. Donc ça, ce n’est pas meilleur que le reste. Mais franchement, on ne peut pas mettre toute la responsabilité que d’un côté de ce qui s’est passé.
Alors, je ne mets pas du tout la responsabilité que du côté de LFI donc là-dessus, je suis d’accord avec toi, mais tout à l’heure, mon raisonnement imparfait repose sur une analyse du résultat des urnes. Une fois exposé, deux offres, l'électorat a opté pour l’union largement versus la stratégie autonome de la France Insoumise, ce qui est un message. Mais je te rejoins 100 % sur le fait que c’est quand même très problématique que depuis l’existence de la Nupes en 2022, et ensuite on a sauvé in extremis l’unité de la gauche avec le NFP, depuis le début en fait quasiment cet accord, ce périmètre là de la Gauche Unie est sous les assauts permanents de ceux qui veulent le fracturer et évidemment la droite du Parti Socialiste,
Tout le parti socialiste et une partie de chez moi.
Alors, peut-être, mais moi, comme j'étais députée comme toi, de 2022 à 2024, la NUPES, au début, ça marchait. Il y avait des réunions de direction tous les matins dans l’intergroupe, il n’y avait pas de problème avec le Parti Socialiste, à la Nupes. Pour moi, les problèmes ont commencé, et ça fait partie d’ailleurs, là, je ne veux pas approfondir parce que c’est trop détaillé, puis on s’en fiche un petit peu à maintenant, mais les problèmes ont quand même commencé au moment des retraites, avec.
On peut en discuter pendant des heures, mais moi je ne suis pas d’accord là.
Moi j’ai mon expérience dans l’intérieur du groupe.
Mais j'étais dans le même groupe, enfin j’ai été dans le même groupe que toi là.
Dans le groupe Insoumise, tu n'étais pas au même endroit que moi. Je pense que je sais bien ce qui s’est passé à l’intérieur de la France Insoumise.
Oui, oui, je ne nie pas ça, mais…
Mais je ne conteste pas ton expérience côté écolo et je ne conteste pas le fait qu’y compris au sein de, je ne sais pas si c’est ton groupe parlementaire, mais en tout cas ton parti, mais probablement ton groupe parlementaires aussi, il y a des secteurs qui ne sont pas du tout d’accord avec l’idée de maintenir, coaliser, coaguler cet électorat NFP de façon forte et indistincte. En fait, ce qui est frappant, c’est qu’on a quand même à l’Assemblée nationale, 193 députés qui sont tous, 100 % à quelques exceptions près, élus parce qu’ils étaient candidats uniques et qu’il y avait le logo NFP, c’est-à-dire que concrètement, les député socialistes, sauf quelques exceptions prêts, sont tous des élus insoumis. Et évidemment, l’inverse est tout à fait vrai. Les députés insoumis sont tous des députés socialistes et les écolos sont tous les députés communistes et ainsi de suite. Et malgré cela, on est arrivés séparés aux européennes et on a sauvé in extremis la fusion de tout ça du NFP en 2024. Et alors pour revenir au municipal, là on n'était pas en quatre blocs, donc ça aurait pu être pire, mais on est quand même en deux gros blocs. Et par rapport à ça, sur ces deux gros blocs qu’il faudra résorber, moi je suis pour, je veux dire tendanciellement, revenir à Un. Je suis unifiante, je suis pour l’unicité du NFP, c’est une ligne stratégique, je pense vraiment, on ne peut pas gagner autrement. Je ne pense pas qu’on gagne.
Oui mais Raquel…
On ne peut pas se le permettre, ce n’est pas possible.
Raquel, je vais te le dire un peu brutalement, je ne comprends pas trop ta position qui est de dire on ne peut faire que l’unité, on ne fait que l’unité pour gagner et de bâcher constamment les défis. C’est quand même curieux ce double langage.
Alors, ça David, comment dire ? D’abord, c’est quoi l’alternative à dire ce que j’ai à dire sur les erreurs gravissimes que commet régulièrement Jean-Luc Mélenchon ? L’alternative, c’est le silence. C’est ça que voudraient les camarades. Ils disent « Ah ben, faut rien dire ». Mais on me l’a déjà fait le coup déjà quand j'étais députée insoumise il ne faut rien dire. Mais pardon, ben non en fait. Je ne suis pas d’accord avec ça. Ça c’est la bulle papale, le chef ne se trompe jamais, donc tout ce qu’il fait en toutes circonstances est juste et on peut soit applaudir, soit se mettre dans un coin et avoir honte sans trop le dire. Franchement, ce n’est pas possible ! Quand Mélenchon fait des erreurs graves, il faut être en capacité collectivement, et dans ce collectif je mets aussi les insoumis, de dire à Jean-Luc Mélenchon « tu déconnes, mais moi je fais attention et je le fais régulièrement. Alors peut-être que ça se voit pas trop ou pas assez, j’en sais rien, mais moi j’ai fait la différence entre Jean-Luc Mélenchon et le reste même de la direction de la France Insoumise.
Là, tu fais comme…
Par contre Faure n’a jamais fait de blaguounette sur les noms de famille juifs. Jamais il n’a fait ça.
Alors, Olivier Faure, hier pour justifier les accords PS et les FI, a fait un petit peu ce que tu viens de dire là. C’est-à-dire, il sépare le chef des troupes en disant, tout le monde n’est pas Mélenchon LFI Temps de paroles me dit-on, Sandrine, veux-tu répondre à Raquel sur ce qu’elle a dit ou sur autre chose ?
Moi j’ai écrit il y a, enfin dans la semaine, une tribune qui est parue dans l’Obs là-dessus, précisément, alors elle n’a pas eu un écho énormissime, mais pour moi cette tribune était importante parce que je ne nie pas les erreurs, au contraire je dis que jouer avec un mot, un nom juif c’est pas possible en fait, c' est vraiment pas possible et que c' dangereux de faire ça, parce que ça réveille des vieux réflexes antisémites dans la société et qu’en fait, il n’y a pas de tolérance à avoir vis-à-vis de ça, vraiment. Mais ce que je dis aussi dans cette tribune, c’est que chez moi, par exemple, les écologistes, si je prends les dernières semaines et mois, on s’aperçoit qu’on a mis sous le tapis un témoignage de viol du l’ex numéro 1 des écologistes qui s’appelaient Bayou. Si je prends Les Socialistes et que je reviens un petit peu en arrière, et bien on s’aperçoit qu’ils ont fait la déchéance de nationalité qui mettait en danger des personnes qui étaient renvoyées à une forme de sous-citoyenneté. Donc en fait, des entailles, des coups de canif dans les valeurs, il y en a dans tous les partis à gauche en réalité. Et moi je trouve qu’il n’y a que chez LFI qu’on les pointe comme étant des problèmes insurmontables. C’est-à-dire qu’en fait il n’y a que LFI où on dit toujours qu’ah bah puisqu’il y a ça alors c’est plus possible. Et en fait moi franchement je suis féministe que mon parti est mis sous le tapis un témoignage de viol, ça me scandalise. Ça me scandalise. Et je peux vous dire que j’ai une colère, mais inouïe contre ça. Parce que c’est scandaleux, ça met les femmes en danger, et en plus cette affaire a été une affaire qui a été utilisée contre MeToo d’une manière générale, en disant MeToo va trop loin, les féministes, etc. Alors qu’en fait, on avait planqué un témoignage de viol. C’est scandaleux est-ce que pour autant je dis il faut plus que je sois chez les Verts, il faut que les écologistes soient dans les alliances ? Bah personne ne dit ça. Personne ne dit ça. Et pourtant les responsabilités sont très individuelles aussi et donc en fait ça suffit c’est à dire que oui on doit dire au effort quand ça ne va pas et donc je le dis haut et fort jouer avec un nom juif Epstein c' est pas possible mais en fait on ne peut pas dire uniquement quand c’est LFI du coup ça rend impossible toute alliance et en fait c’est ça et ce qu’il nous faut trouver aujourd’hui ce qu' il nous faut trouver aujourd’hui c' sont les modalités de règlement de ça. Comment on fait quand on a une situation. Comme celle-ci, comme celle qu’on a vécue dans l’entre-deux-tours, comme celle que je décris dans mon parti ou comme le parti socialiste, pour en discuter et pour se confronter là-dessus et pour qu’ensemble nous progressions. Et en fait, tant que nous ne créons pas les conditions de la discussion entre nous sur des sujets comme ceux-là, alors nous nous exposons en permanence à n’avoir qu’une seule solution, c’est la carte du plus jamais d’alliance. Et qu’on remballe la carte 15 jours après ou 3 jours après parce que finalement on a besoin de cette alliance. Et en fait, c’est là qu’on est ridicule. Et moi je veux dire, aucun des partis de gauche aujourd’hui n’est conforme à ces valeurs. Ça n’est pas vrai, ça n’est pas vrai. Donc, soit on se dit que l’on fait plus à gauche, soit on dit qu’on se donne les moyens de progresser ensemble. Et vraiment, en tous les cas, c’est ma position et à un moment je pense que c’est notre responsabilité collective. C’est-à-dire de ne pas minimiser, de ne pas cacher, de rien mettre sous le tapis. Donc de s’affronter à nos problèmes, à nos faiblesses, à nos difficultés, mais par contre de le faire sans mettre en danger les alliances, sans dire plus jamais. Et c’est ça le sujet. Mais c’est valable aussi du PS qui vote le PLF quoi, ou PLFSS. Je veux dire, quand le PS vote le PLFSS c’est un énorme problème. Un énorme problème. Parce que derrière, c’est la mise en danger de la sécurité sociale, c' est la mise dans danger de l’hôpital public, c’est le fait que l’on fasse des petits hôpitaux en ruralité, qu' on les mette en danger d’existence, et donc on éloigne des soins bien des personnes en France, et ça, c est un gros problème pour moi. C’est un très très gros problème. Et en fait, soit on se dit qu’on a tellement de gros problèmes qu’il n’y arrive pas, et dans ces cas-là, autant donner tout de suite la clé à barder là. Soit on se dit que nos problèmes sont, qu’on doit les affronter, les prendre en main, les travailler ensemble pour faire en sorte que nous les surmonterons et que nous ne soyons pas enfermés dans ces pièges-là. Parce qu’en fait, à la fin, ce qui se passe, c’est qu'à vouloir fracturer la gauche en deux parties, c’est la droite qui gagne. Et d’ailleurs, sur tous les plateaux depuis trois jours, vous vous apercevez que tous les soi-disant éditorialistes, indépendants, neutres, etc qui en fait sont tous à droite et bien étaient tout à fait réjouis. Ils avaient tellement tapé sur LFI qu’ils étaient absolument sûrs que ce serait impossible de faire l’Alliance et là ils ont tous des tronches de 6 pieds de long parce que finalement on arrive à faire l’Alliance.
C’est pas faux pour eux.
Le piège.
Ce n’est pas faux !
C’est là le piège et qu’on l’a surmonté cette fois-ci, mais qu’on le surmonte à chaque fois avec un coup dans la population et un coup de crédibilité pour la gauche.
Alors, je précise que Hadrien n’arrive pas à se connecter, mais il est toujours le bienvenu pour débattre avec vous.
C’est dommage qu’on parle de tout ça sans lui.
Eh oui, eh oui !
À lire le tchat parce que comme je suis sur un petit téléphone dans une chambre d’hôtel si vous pouviez me dire un peu
Ce que le tchat te dit, grosso modo, les fils te demandent de les rejoindre, en disant mais qu’est-ce que… Ah bah oui, à chacun, chacun a ses trucs à ses pieds, Raquel c’est autre chose, toi c’est ça. Voilà, mais il y a beaucoup de monde, il y aussi des questions, on voudrait des infos sur Lille. Et ça, ça te concerne Sandrine, mais peut-être que Raquel, tu veux répondre à Sandrine. Mais il y a des questions sur Lille et notamment sur le fait que justement, ton parti, les écolos ont fait le choix du PS et non pas de LFI.
Alors ça n’est pas mon parti, les écolos, qui a fait le choix du PS, ce qui s’est passé à Lille est proprement scandaleux, c’est qu’il y a eu un vote des colistiers de Stéphane Baly qui a donné une courte majorité pour une alliance avec LFI, mais c'était une majorité, et Stéphane Baly a décidé de piétiner ce vote et de dire, moi je suis tête de lit, je dépose ma liste avec le PS et c’est tout. Et franchement, c’est absolument scandaleux. Et je pense que ça va avoir des conséquences extrêmement dures et que ça va secouer à Lille dans les prochains jours.
Raquel ?
En tout cas, Lille va être, avec une mairie de gauche, ce qui est quand même vu de plein d’endroits en France, des problèmes de riches. Quand vous avez trois listes de gauche qui sont les trois premières à 20 %, c’est quelque chose de très contrasté avec ce que vit le reste de la France aujourd’hui. Mais ce qu’il voit dans les médias effectivement sur toutes ces fusions, fusion politique souvent, et parfois une fusion politique.
Alors Hadrien est de retour et excuse-moi Hadrien semble être de retour il n’y a pas l’image mais allô Hadrien ? Alors il est en mute. Hadrien tu es à l’antenne si jamais ? Voilà, voilà, voilà. Attends il est reparti merde. On t'écoute Raquel.
Je crois qu’il est dans un train, non ?
J’ai l’impression.
Non, je disais juste que cet entre-deux-tours, il est rassurant parce que les électeurs ont forcé les sectarismes au silence. La ligne « plus jamais » LFI qui était prônée par Glucksmann, Hollande, une partie du PS, est défaite. Et la ligne « plus jamais PS » aussi, dans laquelle est entretenue la Mouvance Insoumise depuis des mois. On le voit d’ailleurs sur les réseaux, on le voit même dans votre chat, etc. Il y a que ça reste quelque chose maintenant qui est assez structurel à la France Insoumise de dire « plus jamais PS », mais ça aussi c’est défait et c’est contredit et ça c’est très important je pense pour la suite. C’est très important parce qu’en fait pour qu’il y ait Il faut une culture de l’unité, en fait, et ça ne veut pas dire qu’on est d’accord, et comme le disait Sandrine, ça ne veut pas dire que tout est beau et tout est rose, mais ça veut dire qu’il y a une certaine éthique de l’unité qui se fait, qui fait qu’on ne cherche pas artificiellement à créer des désaccords quand il n’y en a pas, et on ne cherche pas à tout fracturer quand en fait les électrices, les électeurs nous veulent unis, ou quand l’histoire nous veut unis tout simplement. Voilà, donc aujourd’hui à Toulouse, c’est formidable, vraiment, c’est génial, j’espère juste.
Ah bah justement, regarde, et bien justement, Toulouse est là.
On a réussi la fusion entre les listes de gauche.
Attends Raquel, on va profiter que Hadrien est plus mute..
Ce serait quand même…
Mais elle ne m'écoute pas ! Mais qu’est-ce que tu fais Raquel ?
La gauche provoque une espèce d’effet, comme on a pu le voir dans les élections partielles comme à Villeneuve-Saint-Georges.
Non mais Raquel…
Et l’extrême droite est fouettée.
Mais t’es obligé de…
Par la présence des insoumis dans des listes.
Raquel !
Mais globalement par le fait qu’il y a un risque de victoire de la gauche.
Bon, je vais la couper Hadrien, on va en profiter.
Donc on va mettre les bouchées doubles.
Raquel, tu nous entends là ou pas ? Non, elle ne nous entend pas en fait.
Je t’entends pas, moi je ne t’entends pas David.
Alors ça, c’est ici.
Vous l’avez, c’est le son, non ?
Tu as dû baisser le son oui ou alors c’est toi Hadrien en arrivant je ne sais pas une interférence ah bah bravo la gauche !
Ou plus d’autres micros. Non, vraiment, ce n’est pas volontaire.
C’est ça, bravo, est-ce que vous pourriez dire dans le chat à Raquel qu’elle mette le son parce qu’il n’a pas l'écouteur. Hadrien, puisque tu as réussi à te reconnecter, est ce que tu peux nous parler de ce qui se passe à Toulouse ?
Bien sûr, alors à Toulouse, on a eu une campagne qui était une très belle campagne, qui a émergé d’abord des quartiers populaires et périphériques de Toulouse, qui s’est basé sur un programme de rupture par rapport à une mairie qui est une maire de droite dure, celle de M. Moudenc. La mairie de M Moudenc, c’est une mairie quand même qui a fait exploser les loyers, qui a concentré la pollution dans les quartiers notamment populaires, qui a conduit à une augmentation des tarifs de la cantine de transport en commun, qui a interdit des expositions sur le Génocide à Gaza, c’est donc une mairie de droites. Telle de Toulouse. Face à cela, ceux qui ont porté le drapeau de la manière visiblement la plus cohérente et qui a le mieux marché, ce sont les Insoumis et leurs alliés au premier tour puisque, contrairement à ce qui a pu être sous-entendu, dans plein de listes des Insoumis, il y a des rassemblements déjà qui sont à l'œuvre, nous c'était avec l’Assemblée des quartiers, avec le NPA, avec différentes formations politiques. On a fait cette offre d’Union Populaire à Toulouse sur la base d’un programme de rupture important. Centre de santé municipal, police de proximité, gratuité des transports pour les moins de 26 ans, retour de l’eau en riche et publique, des choses très concrètes qui visent à rendre du pouvoir d’achat aux gens et à leur rendre de la capacité démocratique dans la ville. Et c’est donc ce qui est arrivé en tête de quelques points au soir du premier tour à gauche. Et donc maintenant le devoir, c'était évidemment de virer la droite. C’est-à-dire, si on veut vraiment que les Toulousains aient tous un vieux, il faut faire une offre de rassemblement. Encore plus large, donc ce qui s’est passé, c’est que dans la nuit de dimanche à lundi, on a rencontré nos partenaires des autres forces de gauche, qui étaient sur l’autre liste arrivée un peu derrière. On leur a proposé de fusionner les listes évidemment de manière proportionnelle, démocratique, parce que les gens qui ont voté socialiste ou écolo, ils ont droit d’avoir des conseils municipaux, socialiste et écolo. C’est normal. C'était une formation, une offre politique qui a séduit aussi des Toulousains et des Toulousaines. Donc il faut qu’ils soient au conseil municipal avec nous. On travaille tous ensemble. Et à partir de cette liste, on a également acté une profession de soi. Quelques éléments programmatiques communs comportent à Toulouse-Ville et à Toulouse-Métropole. Ça c’est fait. On a démarré les discussions dimanche soir à 23h45. Une fois que le résultat un peu très consolidé était tombé. Et on a fait une conférence de presse ce matin à 9h pour annoncer les résultats. Et après on est tous partis faire une petite sieste avant d’aller en parler sur les plateaux télévisés en disant Regardez, c’est bon, on arrive.
Oui, mais est-ce que justement tu peux nous raconter, moi ça m’intéresse, ça se passe dans un café, comment vous vous parlez tout de suite ?
Très bon café, rue de la Colombette à Toulouse, je vous invite tous à y aller.
Et qui s’appelle comment ? L’Eurêka Café
Eurêka !
Eurêka si on faisait l’Union, c’est ça ? J’imagine que vous l’avez faite celle-là.
La soirée électorale était au Winger, la remontée des résultats était au Cicsta, et la discussion collective était à l’Eurêka Café, trois formidables endroits dans la première circonscription de la Haute-Garonne que je vous invite à fréquenter.
La troisième mi-temps, bon, là il y a beaucoup de monde dans le tchat. À quel moment, nous électeurs, on peut avoir confiance dans vos discussions ? Parce que là il y a quand même un truc qui n’est pas hyper agréable, tu votes pour un tel ou untel, qui se sont chamaillés pendant la campagne, et après tu apprends qu’ils font la troisième mi-temps au bar, et qu’il se partage le truc. Qu’est-ce que tu réponds à ça ? Voilà, est-ce que c’est un passage obligé ? Comment on peut faire ça pour que ce soit convenable, on va dire ? Et Sandrine, si tu veux répondre, n’hésite pas.
À mon avis, la base, c’est le principe de ce qu’on appelle une fusion démocratique, c' est à dire, les insoumis arrivent en tête, donc ils ont plus d'élus dans la gauche, normal, ils sont arrivés devant, mais je trouve aussi logique, cohérent, normal en fait, que les personnes qui ont voté socialiste, communiste, écolo et des gens qui les représentent au conseil. Alors, ils pourraient se maintenir et faire gagner la droite, c est une option, et ils auraient très peu de conseillers à la fin. Si jamais c'était maintenu, ils n’auraient que 5 au bout. Nous, ce qu’on propose en responsabilité, c’est de dire que toutes les personnes qui ont voté pour l’autre liste, à gauche, plus sociale-démocrate, doivent avoir des représentants et des représentantes, moins puisqu’ils sont arrivés derrière, mais on leur fait une proposition qui en fait se base sur le vote des électeurs, point. C’est-à-dire ceux qui ont fait 40 %, on en a deux fois plus que ceux qui en ont fait 20 %, pour prendre un exemple très concret. Et donc, on part de ça comme base. Et en revanche, on a une profession de foi. Qu’ainsi sur tout ce qu’on a eu de portée de commun entre les deux listes. Je pense par exemple au rétablissement des subventions aux acteurs culturels. Je pense, par exemple, au développement des RER métropolitains à Toulouse. Ça, c’est des projets où on a pu porter des socialistes aux insoumis, donc c'était bien de se le dire. Et en revanche, chaque groupe à la mairie et à la métropole aura aussi son projet. Les sujets sur lesquels on n’est pas d’accord. Par exemple, suspendre le jumelage entre Toulouse et Tel-Aviv. La liste des Insoumis, on continuera à le porter au conseil, on essaiera de faire passer, et ça sera porté par notre maire François Piquemal. Et évidemment, on ne va pas exiger des socialistes qu’ils le votent. Nous, on va se battre pour nos idées, dans tous les cadres où ça peut avancer. Puisqu’on est arrivés en tête, on aura un peu plus d'élus que de partenaires.
Sandrine, n’hésite pas à réagir, si tu veux le faire, par rapport à ce que vient de dire Hadrien. J’aimerais quand même te demander, Hadrien, j’ai vu que vous, que les deux candidats, enfin maintenant il n’y en a plus qu’un, mais le PS, je ne sais plus comment il s’appelle, le patron du PS local.
François Briançon.
Voilà, brillant son, voilà ! Et François Piquemal a signé ensemble un texte d’engagement qui condamne « sans ambiguïté, toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ». Oui ! Alors, qu’est-ce qui vous oblige à faire ça par exemple ? Qu’est ce qu’ils vous obligent à faire ?
Alors rien ne nous oblige parce qu’en général, quand on essaie d’obliger des Insoumis à faire un truc, ça finit mal. Mais en revanche, donc il n’y a pas d’obligations et nous on ne s’aide pas aux obligations. En revanche bon, il y a eu le soir des discussions, des partenaires qui ont demandé à ce qu’on signe notamment un document qui est plus sur la manière dont on va travailler ensemble, c’est-à-dire on soumet au débat public et transparent les points de divergence et notamment dans une ville comme Toulouse qui a été marquée par des attentats de terroristes islamistes antisémites, qui a été marquée récemment par des attaques de groupuscules d’extrême droite, on rappelle que la nouvelle mairie de Toulouse, elle s’engage contre les formes de haine, de discrimination, de racisme et d’antisémitisme. Mais quelque part, c'était juste faire une synthèse de ce qu’il y avait écrit dans nos deux programmes respectifs. Et ça ne pose aucun problème de prendre les éléments qu’on avait déjà chacun chacun, brillant sur un côté, pique mal de l’autre, et d’en faire une déclaration commune.
Non, alors là je m’adresse à Sandrine, ça fait trois jours que je vous regarde les uns et les autres essayer de défendre des valeurs de gauche sur les plateaux télé qui vous sont quand même foncièrement hostiles, là c’est quand même clair net et précis. Et constamment la question de l’antisémitisme revient et là je voudrais profiter qu’on soit au calme pour que vous nous disiez le fond des choses pour vous, cette question-là, qu’est-ce qu’elle fait, pourquoi on en arrive à une inversion de valeur telle que vous êtes acculés constamment sur ce point-là et que donc les listes d’union sont obligées d'écrire ces évidences-là qui est que la gauche n’est pas raciste, n’es pas antisémite, etc. Comment vous expliquez ça et comment on peut s’en sortir, Sandrine.
En fait, les accusations d’antisémitisme, c’est le piège tendu à la gauche au nom des valeurs et de dire, vous ne respectez pas vos valeurs et donc on ne peut pas faire avec une partie de la gauche. Moi je trouve, et je le pose avec force, qu’on donne, et les filles en l’occurrence, donne beaucoup trop de bâtons pour se faire battre là-dessus, franchement. Et à chaque fois qu’il y a une phrase… Ça passe sous silence, cent candidats RN qui eux sont vraiment antisémites et dont on ne parle plus du tout. Maintenant, la question c’est la solidarité de la gauche ou la manière dont à gauche on traite ça, et j’en ai parlé juste avant que t’arrives Hadrien, où pour moi il y a quand même un sujet autour du fait de ne pas minimiser ce que ça peut générer chez les personnes concernées.
Absolument.
Cela peut réveiller dans la société de réflexes antisémites et donc je pense que c’est une faute politique. Je ne sais pas comment le poser autrement mais ce que je disais juste avant que tu arrives c'était qu’on ne peut pas non plus se dire que parce que des fautes politiques qu’il y en a eu dans tous les camps et que c’est juste quand c’est LFI qui le fait que c’est plus possible de faire l’alliance avec LFI et donc il faut qu' on trouve des modalités de discussion, des modalité d'échange pour pouvoir dire les choses, les dire sans phare et sans minimiser, parce que je pense que c’est aussi une des conditions de la progression collective, mais ne pas juste s’interpeller par tweets ou par médias interposés et trouver les lieux qui nous permettent de traiter ces problèmes-là. Et en fait, ça, je trouve que depuis la Nupes, en fait on n’a jamais travaillé les lieux communs, les endroits, les modalités où on réglait des divergences ou des différences comme ça qui peuvent se produire. Et en faite, ça c’est une responsabilité collective que nous avons et je pense que si les espèces de personnes à soif et de sang qui, de son de gauche, qui ont flairé l’antisémitisme comme étant l’os à ronger pour pouvoir bien séparer la gauche en deux, eh bien ils ont appuyé là-dessus parce qu’ils savaient aussi que nous n’aurions pas les moyens de discuter entre nous pour trouver une voie de sortie par le haut d’un événement comme celui qui s’est produit. Et en fait, il y a vraiment quelque chose à travailler si on veut être crédible pour la suite et si on veut véritablement gagner, il y a quelque chose à travailler sur les instances à l’intérieur desquelles nous discuter.
Hadrien, est-ce qu’au poste est ce lieu commun, cette maison commune toute modeste qui peut nous faire parler les uns avec les autres ? Et si oui, que réponds-tu à ce que vient de dire Sandrine ?
Bon, sur tous les sujets, de toute façon, il nous faut des espaces, des dialogues, des discussions, des délibérations, pas que sur le sujet qu’on évoque là, et là-dessus. Sandrine sait qu' on est tout à fait d’accord, et donc là- dessus, il n’y aura pas de débat entre nous. Il y a en revanche une discussion, je pense, sur deux plans, concernant, enfin même trois plans, concernant ce qui se joue autour de l’antisémitisme, qui est un ensemble de pratiques et de violences à l’encontre de personnes en fonction soit d’une origine, d’un culture ou d' une religion, soit dans la manière dont les gens vivent ou pas leur judaïsme. Ça, c’est un sujet qui existe en France, c’est important, mais qui doit faire lieu de politique publique. Premier élément, et que je rappelle tout de même que, et là-dessus aussi, on s’est battu ensemble avec Sandrine, avec les écolos en général, le gouvernement, par les coupes qu’il impose à l'éducation nationale, à des services dans l’intérieur de l’enseignement, est le premier, en fait, à abdiquer les politiques de lutte contre les discriminations, à savoir les racismes et les antisémitismes, au nom d'économies budgétaires. C’est un premier élément et ça oblige des communes qui vont être constituées, enfin celles qui vont consulter la semaine prochaine. À être d’autant plus en pointe dans les luttes contre les discriminations, les racismes et l’antisémitisme. Deuxième élément, c’est qu’il y a effectivement une offensive politique caractérisée qui vise depuis la guerre déclenchée par Israël sur la bande de Gaza, puis en Cisjordanie, puis les opérations génocidaires qui s’ensuivent, à associer les Juifs et les Juifs de France. À ce qui se passe en Israël et au gouvernement israélien, alors qu’il n’y a rien à voir avec cela. Et ça, c’est quelque chose qui est extrêmement dangereux, c’est ce qu’on voit qu’elle y a dans, etc. Une tentative, à partir des faits de violences antisémites en France, d’en déduire des préoccupations géopolitiques et un rapport à l’État d’Israël, qui n’a absolument aucun lien. D’ailleurs, le seul qui tient ce discours dans le monde, c’est Netanyahou, en expliquant que sa guerre est la guerre des Juifs et des Juives du monde entier, lesquels ne lui répondent généralement pas du tout. C’est pas notre conflit, ce n’est pas de notre guerre. Donc, on a un devoir politique, nous, de bien distinguer les sujets à chaque fois et d'être intransigeants sur la défense, nos compatriotes ou nos compatriotes, les Juifs en France d’un côté, et notre ordination impérative des crimes qui sont commis par des États, que ce soit l'État israélien. Et de la même manière qu’on condamne les crimes au Soudan, en Iran, etc. Il n’y a pas deux poids de mesure à avoir. Dès lors, on se rend aussi compte qu’une partie des discours qui étaient tenus sur l’antisémitisme présumé, ou en tout cas l’anti-sémitisme qui était imputé à des listes insoumises, était un discours quand même, pardon, un peu de pacotille et qui disparaît très vite le jour où il faut que parait le second tour. Moi, c’est peut-être ce qui me choque le plus, c'était que certains qui nous disaient la semaine d’avant On ne peut pas faire liste ensemble parce que vous n'êtes pas net, etc. Finalement, ils n’ont plus de problème qui existe quand il faut gagner un second tour. Ce qui nous indique très bien qu’en réalité, le problème qu’ils nous prêtaient au début n'était pas un problème si important que ça. Parce qu’il disparaît fort du premier tour pour des intérêts électoraux. Donc, soyons sérieux. Moi, je pense qu’un vrai enjeu est de savoir comment les listes de gauche rassemblées luttent contre le terrorisme et antisémitisme. Et ça, c’est un gros sujet. Par exemple, à Toulouse, avec François Piquemal, on défend depuis 2022 l’ouverture d’un musée de la résistance juive. Parce qu’il n’y a pas de musée en France qui est consacré à la résistance juive sous le Régime de Vichy, l’occupation nazie. Ça fait partie des choses qui sont importantes. Comment on met en place des politiques de prévention en milieu scolaire et universitaire vis-à-vis des différents types de préjugés, de discriminations ou de violences fondées sur l’origine, la culture ou la confession réelle ou supposée. Ça c’est des sujets. Très concret, on devrait plutôt parler de ça que d’essayer régulièrement de ramener des sujets géopolitiques ou disqualifier les uns les autres de manière tout à fait absurde. Parce que c’est en parlant de choses concrètes sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme qu’on peut se réunir toutes et tous et d’ailleurs on peut voir qui a les meilleures idées. Je ne suis pas en train de dire que moi Insoumis, j’ai les meilleures idées sur le sujet absolument tout le temps. Il y a plein de choses que je découvre avec les associations, etc. Donc faut donner le moyen à celles et ceux qui font des actions contre le racisme, l’antisémitisme de pouvoir les faire dans nos communes et c’est ça être efficace et être des alliés loyaux et fidèles de la lutte contre les discriminations.
Enfin moi, je ne me décolère pas du fait qu’on exonère le rassemblement national de tout antisémitisme, ce qui quand même est assez incroyable dans l’inversion des valeurs, et donc on est sommé nous à gauche de devoir nous expliquer là-dessus, quand en fait notre camp sans doute a des progrès à faire, je ne dis pas le contraire, mais enfin quand même on n’est pas dans un antisémitisme structurel, systémique. Au contraire nous nous sommes inscrits dans la lutte contre l’antisémitisme. Moi je voudrais juste ajouter une chose qui n’a jamais été dite dans le débat et qui pour moi explique aussi une partie du malaise, c’est que autant je condamne le fait qu’on est joué avec des noms et particulièrement celui d’Epstein ou d’Epstine juif mais je rappelle quand même que toutes les personnes qui ont des noms à consonance non-française en France, que ce soit les personnes qui ont des noms d’origine subsaharienne, des nom d’origines maghrébines, des noms d' origines asiatiques, même polonaises, ont vécu toute leur vie avec des profs qui écorchent leur nom, avec des gens qui ne savaient pas dire leur nom etc. Et qu’en fait, moi j’ai eu le sentiment à ce moment-là qu’il y avait vraiment quelque chose à poser sur le fait qu’on ne jouait pas avec des noms juifs, parce que historiquement c’est très connoté et c'était très antisémite. Mais par contre, en fait, ça ne parlait pas à une partie de la population française parce qu’en fait, eux, on écorche leur nom de manière constante. C’est-à-dire qu’in fait, voilà, ça n’est pas qu' écorcher un nom. Ce n’est pas que de l’antisémitisme, c’est ça que je veux dire, c’est que c’est aussi du racisme, c' est aussi du, enfin oui c' es du raciste, et même à l’Assemblée nationale par exemple, quand Danièle Obono a été confondue avec Nadège Abomangoli ou l’inverse, je crois que c est les deux qui ont été plusieurs fois confondus l’une et l’autre, ben ça n’a pas fait la une des journaux alors même que c es les mêmes processus d’invisibilisation. Donc ce que je vais dire par là, c’est que voilà, il n’y a pas une spécificité de LFI qui serait tellement importante dans le paysage politique qu’elle se distinguait de toutes les autres, ça n’est pas vrai. Et il y a des progrès à faire, on a tous et toutes des progrès à faire sur les oppressions, tous et toutes. Et en fait, on ne doit pas non plus masquer les progrès à faire et je suis d’accord avec Hadrien sur le fait que nous devrions montrer par des politiques très concrètes, parce que c’est aussi regrettable, et peut-être que là je prends ma part aussi de responsabilité, il est regrettable que Les seules propositions lois sur la lutte contre l’antisémitisme proviennent de Yadan dans l’hémicycle et que du coup ce soit des propositions de lois qui soient parfaitement inacceptables. Donc en fait il faudrait qu’on arrive à porter quelque chose ensemble dans l’hémicycle et dans les communes dans lesquelles nous pouvons être élus, pour faire en sorte que nous ne laissions pas de prise, que nous n’ayons pas la part du doute sur le fait que c’est bien une de nos luttes que la lutte contre l’antisémitisme. C’est une de nos luttes communes.
Attends, excuse-moi, je te remets le son, vas-y.
Peut-être un point qui me paraît aussi très important à souligner, c’est que ce que révèlent ces attaques, c’est qu’en fait à gauche on vit ça comme blessant, évidemment disqualifiant d’antisémitisme, alors qu'à l’extrême-droite ils s’en foutent. C’est ça qui est très important et qui est révélateur sur le rapport aux discriminations, c’est que pour nous, la politique de gauche, se faire qualifier d’antisémite, c est évidemment quelque chose qui est grave, qui est fondamental. Alors qu'à l’extrême-droite, être qualifié d’antisémites, ils s’en fichent totalement, ça ne fait pas réagir, ça ne les oblige pas à se positionner. Et c’est en cela qu’il y a une asymétrie aussi. Bien sûr que, comme le disait Sandrine, une tentative de nettoyage et de blanchisseuse de l’extrême droite, mais cette tentative est d’autant plus efficace que l’extrême droite est indifférente en fait, elle est qualifiée d’antisémite, alors que nous, on vit ça comme évidemment quelque chose de fondamental et crucial pour l’engagement politique.
Oui, mais justement Hadrien, raison plus, est-ce que la gauche ne doit pas être irréprochable puisqu' elle sait que ces accusations lui sont particulièrement infamantes ?
Mais il faut essayer de l'être, de toute façon, c’est ce que disait Sandrine. Il faut essayer de l'être. Nous, on essaye de se battre pour des politiques publiques en ce sens. Au moment du programme du NFP, on s'était battu aussi, d’ailleurs avec les écolos, pour qu’ils figurent dans le programme partagé des politiques publics concrètes et réelles, notamment qu’on voulait qu’il y ait un plan interministériel de lutte pour les discriminations, le racisme, l’antisémitisme, soit bien dans le programme du NFP. On avait quand même commencé à penser à des politiques publiques qui soient efficaces sur le sujet. Voilà, c’est notre devoir aussi. Dirigeants politiques bien sûr qu’un aspect individuel de comportement individuel ce qu’on fait comme on le fait mais notre objectif majeur c’est de mettre en place des politiques publiques il n’y a pas de de se comporter individuellement bien il faut le faire mais vous comprenez bien sans changer la société l’enjeu c'était qu’est ce que à partir de votre cas de vos convictions qu’ils vous proposer au pays pour pouvoir agir collectivement sur ces sujets là
Ah Sandrine, tu dois partir, c’est ça ?
J’ai un train à prendre.
T’as un train à prendre. Alors, alors là, tu vas partir maintenant.
Dans cet hôtel.
Non, bien sûr, ton train c’est maintenant maintenant ou tu as encore deux minutes ?
J’ai encore deux minutes,
Non, bah écoute…
Il est dix heures moins le quart le quart, je ne me trompe pas, c’est ça !
Il est 9h20.
Voilà c’est ça.
Il est, il est…
Jusqu'à 9h moins le quart et je vous laisse après D’accord.
Alors tu nous as parlé de Lille tout à l’heure, tu as aussi évoqué Marseille et tu disais ne pas décolérer. Que se passe-t-il pour toi à Marseille ? Et après on restera seul avec Hadrien qui aura son temps de parole.
Marseille c’est absolument inadmissible, l’attitude de Payan à Marseille est inadmissible, inadmissible, quand on est à ce point là au coude à coude avec le rassemblement national, on ne joue pas avec ça, et en fait qui est cet homme qui décide tout seul, tout seul de déposer sa liste et qui comme ça met en danger toute la population de Marseille qui par ailleurs a beaucoup besoin des politiques publiques de gauche et qui décident prendre ce risque alone. En fait c’est incroyable ce qu’il a fait là et moi je ne décolère pas du risque qu’ils prennent simplement parce que monsieur ne peut pas supporter monsieur Delogu et qu’en fait on n’en a rien à foutre de leur divergence personnelle ou de leurs égaux respectifs et pareil à Paris où à Paris la victoire de la gauche n’est pas acquise en raison de l’absence de volonté d’Emmanuel Grégoire de passer un coup de fil à Sophia Chikirou. Et en fait, je trouve que c’est un abus de pouvoir qui est fait par ces personnes. C’est véritablement un abus du pouvoir. Ils s’arrogent d’un pouvoir qui n’est pas le leur que de décider de ne pas donner les conditions à l’Alliance de se faire. Et si Marseille passe au Rassemblement National et ou si Paris passe à la droite, ces gens auront une responsabilité historique et j’espère bien qu’ils finiront dans les poubelles de l’histoire parce que vraiment, en ce qui concerne Marseille, si Marseille passe au rassemblement national, vous imaginez ce que ça génère comme tsunami sur la suite de la vie politique française et franchement, monsieur Payan tout seul ne peut pas prendre le pouvoir sur une décision aussi importante que celle-ci.
Sandrine, je m’en voudrais que tu rates ton train. Sache que nous allons essayer de faire notre matinale du lundi toute la semaine et que tu es la bienvenue demain, après-demain ou vendredi si tu veux revenir dans des conditions plus simples, techniques pour toi. Merci beaucoup, il est 42, ne rate pas ton train !
Merci beaucoup et donc je n’ai pas vu le tchat, mais merci aux personnes qui ont animé le chat.
Oh bah je vais te dire, c'était un bureau de recrutement pour LFI le chat en ce qui te concerne. Viens chez nous, viens chez nous ! Les débats c’est chez nous. Bien dit Sandrine, elle a raison ! bon voilà, t’es dans la sauce, hein, comme toujours !
Hadrien, à très vite à l’Assemblée nationale où on va se retrouver et ne lâchons pas une seule chose, c’est que la gauche est là pour changer la vie des gens pour rien d’autre que ça. À bientôt !
Formidable ! Voilà, Hadrien, alors nous sommes avec des millions d’aupostiens et d’aupostiennes. On va prendre encore un petit peu de temps. À Toulouse, j’ai remarqué que le RN faisait à peu près 5 % ou 6 %. Quelle est votre recette ? Attends, tu étais mute. Quelle est votre recette ?
Les excellents députés, non je rigole, la recette, bah quand même je me sauce un peu en plus avec le chat qui est hyper sympa je me permets, non plus sérieusement, bon dans le sud-ouest il y a à la fois, bon il y à une structuration historique, il y a une histoire longue d’une gauche, notamment une gauche antiraciste, la proximité avec l’Espagne et le mouvement anti franquiste, l’ancien gouvernement en exil, la république espagnole. Bref, il y a toute une construction historique longue sur l’antiracisme qui est renouvelée par le fait d’avoir une métropole très attractive où la population est également renouvelée et vient de très loin. Tout ça construit, on va dire, un écosystème, je pense, qui encourage le milieu associatif et culturel à être plus offensif sur le sujet et du coup à faire reculer au quotidien les idées d’extrême droite. En revanche, attention, attention à un point, c’est que, en fait, Jean-Luc Moudenc, le maire de droite actuel, a fait la campagne pour le RN. Je veux dire la campagne armons jusqu’au maximum, jusqu’aux dents et si possible des armes de guerre, la police municipale, c’est le maire actuel. L’interdiction des expositions de Jean-Pierre Lagazza, c’est le maire actuel la participation de la Manif pour tous, c’est le maire actuel, donc sur certaines positions ultra réactionnaires, il a aussi tiré le tapis sous le pied de l’extrême droite. Nous ne nous faisons pas berner en pensant que l’idée de l’extrême droite ne ferait que 5 %. Elles sont aussi représentées directement à la mairie de Toulouse où d’ailleurs… L’importance du rassemblement qu’on a initié pour dimanche prochain. Mais voilà, on en est dans ; c’est à peu près ça l'état d’esprit général, le champ de bataille. Et je dois juste rebondir sur ce que tu disais sans Sandrine tout à l’heure, parce qu’il va être tout à fait d’accord. Il y a un moment d’irresponsabilité énorme, qui souligne le cas de Toulouse par rapport à Paris et Marseille. C’est que à Paris, Marseille vous avez des élus socialistes qui préfèrent leur poste de petit notable, qui préfèrent mourir entouré de leurs potes et de leurs proches, j’ai même plus envie de dire à leurs prestataires, plutôt que de discuter avec qui que ce soit de formation politique autre. Et ce n’est pas tout à fait un hasard peut-être que deux hommes dirigeants politiques socialistes ferment la porte à toute discussion avec un candidat LFI des quartiers populaires, mon ami Sébastien Delogu, et une femme candidate Sophia Chikirou. Il y a dans les deux cas pardon, c’est quand même des hommes, cadres sup, dirigeants, politiques qui, face à des personnes racisées ou des femmes, refusent toute discussion parce qu’ils n’acceptent pas l’idée.
Alors Hadrien !
Et les quartiers populaires et périphériques peuvent entrer dans les conseils municipaux. Il faut bien avoir ça en tête. Il y a aussi un de leurs points de blocage et qui refuse que les quartiers populaires puissent avoir des élus.
Hadrien, on peut non pas te retourner le compliment mais dire aussi que ces deux-là, Sophia Chikirou et Sébastien Delogu, sont particulièrement véhéments. Ce n’était pas le cas par exemple de ton ami François Piquemal à Toulouse. C’est-à-dire que si tu fais une campagne très dure, peut-être que ceux qui arrivent en tête ne tentent pas la deuxième joue. C’est possible aussi, non ?
C’est la question de savoir si on est là pour avoir une posture eucharistique ou pour être en responsabilité politique. Moi je suis laïque donc la question je pense que le sujet n’est pas forcément là immédiatement. Non, évidemment il faut assumer ce que c’est que l’engagement politique. On a des désaccords, dans une élection les désaccords on les dit et on les dit clairement, en manière transparente, sinon on se met sur la même liste. Bien sûr que moi je pense ce sont des gens problématiques et que leur programme est problématique à Grégoire et à Payan maintenant, une fois que j’ai dit ça, ça veut dire que je préfère Dati. Non, parce que je le préfère au RN, encore moins à Marseille. Donc, si on est respectable et bien, on accepte que la diversité de la gauche, y compris sur des sujets très importants, n’est pas d’accord. Les marchés publics ou l’organisation des listes électorales à Marseille, la protection de l’enfance à Paris, des sujets très lourds où on est en désaccord. Eh bien, je pense que la responsabilité, c’est de dire qu’il faut des groupes de gauche qui sont en désaccord là-dessus, mais qui peuvent siéger dans le Conseil et qui empêchent sa droite d’arriver pour faire encore pire que ce qu’il y a aujourd’hui. C’est ça la responsabilité politique qui doit aujourd’hui nous mouvoir. Et là, ce n’est pas de la responsabilité, c’est de la notabilité, ce que font les deux. Et Payan qui joue avec l’accès du RN au pouvoir à Marseille, mais c’est d’une irresponsabilité massive. Et surtout, c’est une méthode qui est contre-intuitive, parce que je ne suis pas sûr, moi, que les électeurs de mon camarade Sébastien Delogu, aient envie d’aller voter Payan. Alors que si on faisait la liste commune au second tour, chacun et chacune s’y retrouverait, les électeurs de Delogu diraient bon, allez, je vais envoyer quelques élus qui me ressemblent sur le plan des idées au conseil municipal. Alors que là, ça veut dire qu’on dit à des personnes qui sont en désaccord ferme, qui n’ont pas pas donné à Payan d’avoir été élu par effraction, parce qu’il n’y a pas eu de liste la dernière fois, bref. Ceux qui ne lui pardonnent pas ça, ils n’ont pas de raison d’y aller, en dehors de la menace RN. Donc il faut faire autre chose, il faut des logiques de fond, il faut permettre aux élus de représenter celles et ceux qui ont voté pour eux et pour elles. C’est le principe démocratique, et d’ailleurs à Toulouse ce n’est pas une question de dureté de la campagne, c’est qu’on est arrivés en tête, donc nous arrivés en tête et il n’y aura aucun moment où on a demandé, par exemple aux élu de la liste de Briançon qui a pu nous injurier ou nous insulter, des excuses ou quoi. En fait, on ne l’aura pas demandé. Il y en a plein sur la liste qui n’ont pas été insultants, pas M. Briançon lui-même, mais il y en a plein sur sa liste qui ont tenu des propos inadmissibles. Bon,dont acte ils l’ont fait. Nous, on est responsable. On pense que ce qu’il faut, c’est battre la droite dimanche prochain. On ne va pas leur demander de marcher à genoux la tête couverte de cendres. On va leur dire, nous, on a une campagne, une élection à gagner. Vous serez conseiller municipal, parce qu’il y a des gens qui vous ont fait confiance et c'était normal que vous accédiez au conseil municipal.
Là vous jouez gros LFI, puisque vous avez déjà remporté 150 000 habitants, c’est quand même énorme, là il y a peut-être Toulouse, est-ce que ça veut dire que vous allez pouvoir faire comme disaient les anarchistes de la propagande en acte, c'était à dire démontrer que vous êtes fidèles à vos idées et que vous les appliquez ? Je dis ça, je suis inspiré par une question du chat d’Asperger qui dit, « LFI est plutôt proche du programme commun de Mitterrand de 1981, qui n’a tenu que deux ans avant de décevoir énormément. » que propose LFI pour rassurer ceux qui n’ont peur qu’une fois au pouvoir, LFI ne tient pas les espoirs de toute une gauche. Parce que là vous avez effectivement une responsabilité dingue.
Oui, c’est d’ailleurs pour ça que je pense que les premières mesures qu’il faut prendre lorsqu’on arrive au conseil municipal, c’est de les démocratiser et de se mettre sous contrôle populaire immédiat. Ce n’est pas juste de dire, faites-nous confiance, on appliquera un programme et des idées. Bon, je préférerais, mais moi-même, je suis le premier à penser qu’en tant que député, j’ai besoin en fait de contrôle, j’aie besoin de voir des associations, d’avoir des réunions publiques, j’ai besoin qu’on m’engueule, qu’on me demande des comptes. Parce que même, c’est comme ça que j’arrivais à faire le mandat, de manière correcte, j’espère, ça n’a pas d’accord. Dites-le dans le tchat, vous avez tort mais ce n’est pas grave, dites-le quand même. Non mais, il faut se contrôler mutuellement, vous voyez bien, c’est normal en fait, on a besoin de contrôler les élus, c' est la moindre des choses. Parce que sinon, ben en fait on n’est pas sûr de nos choix, ben moi je réfléchis à chaque fois que j’ai un vote, un truc à faire et je me dis, est-ce que les gens qui ont voté pour moi, ils sont d’accord avec ce que je fais. Et donc, on a besoin tout de suite de démocratiser. Ça c’est vraiment une des priorités. L’avantage de l'échouement local, c’est que les élus municipaux sont accessibles. Les associations, les syndicats, etc peuvent assez facilement vous convoquer, demander des comptes, se mobiliser au niveau local. Donc ça, c’est des choses qui sont très importantes. Et puis, eh bien, c’est clair qu’on a un programme politique dans un cadre qui est contraint. Les conseils municipaux, enfin les municipalités ont des moyens financiers à louer notamment par l'État et bien plus ce qui était local. Et le sujet, c’est de faire au mieux de ce qu’on peut à ce niveau-là. Et nous, on veut faire des démonstrations du fait qu’on est en capacité de mener des politiques qui vont réellement. Les conditions d’existence par exemple, Toulouse est la seule grande ville qui n’a pas l’encadrement des loyers, c’est une priorité immédiate dès lors qu’on arrive aux commandes de la ville pour restituer 15-20 balles de pouvoir d’achat aux gens tous les mois, assez rapidement. Toulouse est une ville où on a des problèmes d’embouteillage massifs et l’embouteillage c'était pas juste quelque chose qui pourrait paraître trivial, on n’en a pas en volant, un embouteillages ça veut dire que les gens on leur vole chaque année 4-5 jours de vie. Qui perdent, ou ils auraient fait autre chose de leur existence, ils auraient fait du kiné, aller au cinéma, faire des trucs. Donc c’est une lutte pour le temps libre aussi. Bon voilà, c'était ça le combat qu’on mène, savoir quelles sont les exigences de la population, quels sont les moyens de vivre dont on a besoin, le temps, l’argent, des choses comme ça très prosaïques et comment on peut s’engager pour le faire. Et évidemment, au fur et à mesure du mandat, vous nous demandez, s’il y a des cousins et des cousines, demandez que vous nous disiez ce que vous en pensez, que vous envoyez d' autres idées, que vous vous convoquez devant les comités de quartier, etc.
Que réponds-tu à ceux qui disent que cet appel à la démocratie directe, que nous saluons tous ici évidemment, qu’en fait, il n’existe pas tout à fait au sein de ton parti, qu’il n’y a pas vraiment de démocratie interne, qu’il n’a le chef qui décide ?
C'était pas là l’Assemblée Générale, on a composé la liste pour la listes demain Toulouse et c'était pas là non plus l’assemblée générale en 2022 qu’on a discuté de qui serait le meilleur ou la meilleure candidat sur la circonscription ou quand on a la convention, enfin l’assemblée représentative du mouvement qui a lieu tous les six mois. Il y a d’autres logiques comme ça de désignation qui jouent à la fois en tirage au sort, à la foi en responsabilité par différents espaces. Nous, au niveau… De la France Insoumise, par exemple, au niveau local. Bon, ben, on a les groupes d’action qui fonctionnent, qui mènent leurs actions de manière souveraine. On a un groupe départemental qui regroupe les responsables de chacun des groupes, qui prend l’ensemble des décisions, qui engage notre mouvement au niveau départemental. Donc, il y a différentes manières, par ailleurs, c’est une vraie discussion, on dirait qu’on a le temps, mais il y a une vraie discussion, je pense, sur les manières de faire démocratie. Je pense qu’il ne faut pas toujours identifier les formes bureaucratiques de désignation qui ont du bon. Attention, ce n’est pas forcément à jeter tout le temps. Les formes bureaucratiques de désignation, je pense, n'épuise pas les manières dont on peut s’organiser collectivement. A fortiori, les formations politiques de la France Insoumise, qui a vendu qu’il y ait un mouvement, c’est-à-dire de donner une place aussi à ce qu’on appelle l’Union Populaire, c-à dire les militants associatifs, syndicalistes qui ne sont pas à l’intérieur de notre mouvement, qui sont à l’extérieur, mais dont l’intervention pour nous est essentielle pour structurer notre action politique.
Quand tu dis essentiel, tu veux dire quoi ? Qu’il apporte de l'énergie, qu’il irrigue ?
Des idées aussi, le programme, par exemple les programmes au présidentiel sont composés en bonne partie aussi de propositions associatives, des gens qui se battent depuis 5, 10, 15 ans en France sur une idée particulière, on les rencontre, on bosse avec le papier-stylo de la main, combien ça coûte, comment ça marche, comment on pourrait le mettre en place, et après on lui donne un débouché politique à cette idée-là, et ça c’est aussi une force qu’on a, je veux dire que toutes les idées politiques ne deviennent pas d’un secrétariat national à telle idée qui ferait travailler les élus locaux à telles idées quoi, parce que sinon on se nécrose un peu vite.
Alors justement, j’ai trouvé que le programme national du NFP ou de la NUPES au départ sur la police était, comment dirais-je, plutôt réservé. Et là, j’ai trouvé ici ou là, dans quelques listes, quelques candidatures locales LFI, quand même un petit accent sur la police municipale, sur lui donner des moyens, etc. Et donc d'être plus, on va dire, du côté de la répression que de la prévention, c’est une vue de l’esprit.
Il faut pas dire que t’as une vue de l’esprit, parce que si tu l’as vue c’est que tu l as constaté mais nous en tout cas on a une ligne nationale qui est assez claire qui est de ne pas armer les polices municipales, d’ailleurs on s’oppose à l’Assemblée nationale à la fois parce que ça se substitue à la police nationale et donc ça envoie des personnes qui n’ont pas l'équipement, l’information adéquate sur des délits ou des crimes auxquels ils sont pas habilités, sur lesquels il sont pas formés et ça justifie les plans d’austérité nationaux qui conduisent à se défausser du côté de l'État sur des polices locales qui sont sous tutelle d’un maire et moi je ne suis pas le plus enthousiaste des idées que les maires et la responsabilité exclusive de la sûreté publique et à leur disposition des personnels armés pour faire régner la loi. Je pense que c’est un problème, c'était un service public national que celui de la Sûreté. Nous par exemple à Toulouse, on mène campagne évidemment pour que la Sûreté repose avant tout sur de la médiation et sur une police de proximité. Mais plus de proximité. Ça veut dire que les commerçants du coin, ils ont le 06 de l’agent référent. Et lorsqu’il y a un début de bagarre, une tension monte, ils mettent un SMS, le gars ou la nana arrive, fait redescendre l’atmosphère. Et en fait, intervient comme ça par une logique de prévention au quotidien qui fait de la sûreté un bien commun et non pas qui fait de la sûreté une logique, disons, de volumes d’interpellation, de voies de fait ou de formes de violence, mais au contraire, visa, empêcher que la violence arrive. Après, c’est deux manières de voir. Pour les mecs de droite, la sûreté, c’est le nombre de violences qui sont interrompues. Pour le gars de gauche, c’est la baisse du nombre de cas de violence qui sont recensés.
Bien joué, bien joué. D’ailleurs, je pense que le gars de droite parle plutôt de sécurité. Je note que tu emploies le mot sûreté qui n’a pas tout à fait la même signification, évidemment.
Et moi aussi, il faut que je file dans 3 minutes pour 9 heures.
Et ben oui, je me doute, on a entendu le doux jingle de la SNCF, tu es dans une guerre là en fait.
Exactement.
Oh la vache ! Et tu vas où ? Tu vas à Toulouse ou où ?
Oui, là je vais retourner à Toulouse.
Alors tu vas faire quoi puisqu’il te reste 3 minutes ? Qu’est-ce que vous allez faire jusqu'à vendredi soir ?
Du porte-à-porte, du porte-à-porte et peut-être aussi du porte-à-porte. Il y a encore des bureaux de vote dans les quartiers populaires et périphériques où la participation est à 35 %. Mais on est largement devant. Donc c’est là en fait tous les gens qui finalement parfois ne vont pas à l'élection municipale parce qu’ils disent on n’y arrivera pas, ils sont un peu découragés. Des gens qui ont voté aux législatives, aux présidentielles disent mais on ne va jamais arriver à virer Moudenc quand on leur dit mais là c’est bon on bouge et il y a de quoi. C’est LFI ou Moudenc. Donc vous avez la capacité d’envoyer la gauche de transformation au Capitole. Ça se joue dimanche et ça se joue peut-être à quelques voix près. Ça veut dire, allez en parler à ses voisins, à ses voisines, à sa famille. On a besoin d’aide. On a besoin que tout le monde vienne nous voir. Le local de campagne, il est à patte d’oie, bref, il faut que ce soit ceux qui sont dans le coin. On a besoin que vous veniez nous aider. Ça peut se jouer à quelques centaines de voix. Et quelques centaines de voix, ben c’est une voix par militante et par militant. Voilà. Donc, venez, nous donner un coup de main. Jean-Luc Moudenc est quelqu’un qui sait faire campagne. C’est la droite dure qui sait gagner une élection par beaucoup de moyens divers et variés pour se voir commandable. Donc on a besoin de la mobilisation massive à Toulouse pour mettre fin à cette exception toulousaine qui veut que toutes celles et ceux qui nous écoutent, la majorité des Toulousains, votent à gauche. Mais aux élections municipales, la droite est tellement mobilisée et décourage tellement les quartiers populaires qu’elle s’en sort en étant minoritaire.
Merci beaucoup Hadrien, bon voyage et bon porte à porte et tu reviens quand tu veux, voilà, je ne peux pas te dire au revoir.
Avec plaisir.
Merci beaucoup, merci, merci. Voilà les amis, alors on a eu des problèmes techniques, tantôt Hadrien, tantôt Raquel, Raquel. Alors Raquel m’a envoyé des textos, alors je vais vous lire les textos. C’est comme ça, c’est parce que ça vous concerne, ça vous concerne les aupostiens et aupostiennes. Bonjour, hello David, j’ai un autre rendez-vous à 8h30, je ne peux pas me reconnecter. Merci de l’invitation, mes amitiés à tes auditeurs. Désolé pour les problèmes techniques. Quant à Sandrine Rousseau, merci auposte pour cet espace toujours intéressant d'échanges. Voilà les amis, on fait avec les moyens du bord, avec du cœur, c’est ça le truc, c’est qu’on met du cœur à l’ouvrage, que ce soit Euryale, que ça soit l'équipe du site auposte.media. N’hésitez pas à nous rejoindre sur auposte.media, à ouvrir un petit compte, à vous abonner à nos newsletters et si vous le pouvez à faire des dons. Ou l’abonnement, tout est expliqué sur une page, si vous pensez qu’il est important qu’ils y aient des espaces de discussion comme celui-ci. Dans l’adversité à laquelle on fait face, il faut nourrir justement ce qu’Hadrien appelait à l’instant une espèce de contrôle démocratique, de contre-pouvoir, j’aime pas le terme bienveillant mais disons voilà, je préfère parler de solidarité critique. Alors ce n’est pas la peine, ce n’était pas la peine, qu’est-ce qui se passe, il y a un raid là ? Il y a eu un raid ? Ah merde alors, il y a un raid ? Bonjour, bonjour Ost. Ah bah mince alors, attend Merci beaucoup Cécile, je me suis abonnée, j’adore votre travail, merci beaucoup. Ah la la, bonjour, bonjour, ah bonjour. Alors écoutez, ça me permet, donc on a un Raid sur Twitch de Ostpolitik. Je présente nos excuses à Monsieur Ost car nous allons cette semaine faire une matinale tous les jours à cause des élections. Et vraiment, ça me désole. Mais vous pouvez voir le replay pour les osts politiciens sur auposte.media. On avait aujourd’hui la gauche plurielle. On avait Sandrine Rousseau qui discutait. Donc EELV qui discutait avec Hadrien Clouet, qui est un député peu connu de LFI, mais qui est une cheville ouvrière et intellectuelle très importante de LFI. Il est derrière le programme, il vient de nous quitter parce qu’il avait un train pour retourner dans sa circo à Toulouse. Et il nous a parlé des discussions qu’il y a à Toulouse, de la campagne, et on a vraiment parlé pendant plus d’une heure, il y avait également Raquel Garrido de l’Après, on a parlé, on va dire sereinement, je crois, à cœur ouvert, de de la gauche, de comment on retrousse les manches, de l’union, de pas l’union, etc etc. N’hésitez pas à venir c’est une mission familiale demain matin tôt, ah bah très bien c'était bien alors donc venez demain matin, vers 7h30 je vais essayer de réunir d’autres intervenants politiques de gauche, bien sûr pour essayer de discuter, pour essayer, de remonter le moral des uns et des autres, de voir comment on peut à la fois s’arranger mais surtout s’améliorer. Vraiment, n’hésitez pas à venir. L'équipe au complet pour tenir lors de cette semaine entre deux tours des municipales exactement. Il y a toute l’équipe d’auposte qui est sur le pont. Monilou, oui tu peux réécouter, Hadrien notamment c’est sur la fin. Donc à la fois on a parlé de cuisine politique et surtout du fond. Qu’est-ce que de gérer une ville ? La politique, je le rappelle d’un point de vue étymologique, La politique c’est la gestion de la cité. Donc on a parlé de ça. Oui secouer aussi les politiques et leur montrer qu’on est là. On est là, les médias indépendants, on est là aussi pour les pousser à la roue. Et d’ailleurs Hadrien Clouet nous expliquait qu’il avait besoin de contre-pouvoir, que les élus avaient besoin de contre-pouvoir, que les citoyens devaient absolument prendre leur part. Et voilà, j’aimerais bien voir Sarko auposte, même s’il n’est pas de gauche. Oui, je pense que là, il est un petit peu occupé par le lascar, il est un petit peu occupé. Donc voilà, vous pouvez aussi écouter notre notre matinale de lundi où nous avions invité des gens de la société civile. Alors d’abord nous avions Antoine Léaument, depuis sa cuisine, qui préparait son café, une interview assez sensationnelle que nous avons faite lundi avec Antoine Léaument et la société civile. Il y avait la porte-parole de Greenpeace, le porte- parole du Revers, et nous avions discuté de comment la société civile peut agir sur le politique. Aujourd’hui, c'était une conversation entre hommes et femmes politiques. Demain, je ne sais pas, je n’ai encore calé personne, mais on va le faire. Si vous avez des questions, c’est le moment. Eh oui, bien sûr, et Floraine des Victoires Populaires, pardon, bien sur, qui était pleine d’allant et pleine d'énergie, on s’est bien marré, ça c'était hier, voilà. Est-ce que vous avez de questions, les uns les autres, sur auposte.media le site où il faut aller. Des gens du mouvement associatif. Alors, je ne connais pas Claire Toury. N’hésitez pas à venir nous parler sur le Discord d’auposte si vous avez des propositions d’invités. N’hésitez surtout pas à nous les donner, éventuellement à nous dire comment les contacter, pour quelles raisons vous pensez qu’ils seraient bien. Demain ou après-demain, nous allons essayer d’avoir quelqu’un du secteur de la culture qui va nous parler de la gestion des affaires culturelles dans les villes de droite et d’extrême-droite, mais aussi de gauche. Alors nous avons déjà organisé un certain nombre d'émissions sur des chercheurs, mais c’est une bonne idée. C’est une bonne idée ! Veuve Chyco : qu’est-ce que j’ai pensé de l’exercice ce matin ? Eh ben écoute, j’avais l’impression que quand on dit qu’il n’y a pas besoin de se flinguer, les armes sont posées et bien il y a une discussion franche et intéressante qui peut arriver voilà donc moi ça m’a bien plu et toi et toi Merci Jérôme dit à Euryale et la remercie pour sa modération toujours hors pair. Vincent Tiberi,bah j je vais voir. Asperger nous dit je suis mitigé concernant Marseille et Paris étant donné que les listes en tête refusent l’union avec LFI j’ai l’impression qu’on votait pour la liste en tête, ferait un précédent dangereux sur les années à venir. Si je peux avoir ton avis ? Alors très sincèrement, je ne me sens pas particulièrement qualifié. Tu sais que moi je préfère renvoyer la balle, jouer au ping-pong avec les invités. Plutôt que de faire du commentaire, je pense que nous croulons sous le commentariat. J’ai l’impression que si tu veux en politique comme en toute chose, mais surtout en politique, il n’y a rien d’irréversible. Donc je pense qu'à Paris et à Marseille, les gens qui font le choix d’y aller sans LFI, d’abord font, ça je le dis, une belle connerie. Enfin, surtout à Marseille, parce que Paris, bon, Paris c’est à peu près, enfin voilà, ça semble à portée de main pour le PS, Marseille non. Et si Marseille devient facho, enfin c' est la Bérézina quoi, voilà, donc ça, bon. Mais si tu veux, je ne pense pas qu’en matière politique il y ait des précédents quoi, je pense que ces choses-là n' ont pas beaucoup de mémoire en politique, je le crains, voilà. Alors, il faut faire un sitting devant le local du PS pour forcer l’union. Je crois que c’est ce qui est à l'œuvre à Marseille. Et je n’arrive pas à voir l’information concernant les listes. Je ne sais pas si à la dernière minute, une liste peut se retirer, par exemple. J’avoue, je ne sais, parce qu’en fait, on a coutume de dire que c’est jusqu'à 18 heures aujourd’hui. Ça, je crois que c’est pour les préfectures, mais en réalité pour les imprimeurs, c'était le lundi pour les bulletins, un live, c’est-à -dire qu’il faudrait aller à Marseille pour cela. Je voudrais aller à Marseille. Voilà chers amis, alors le taux d’abstention au premier tour, oui, je l’ai sous les yeux. Alors la participation s'était élevée à 57,6 %. Si on compare la participation à celle de 2014 pour des élections similaires, dans des conditions similaires, elle a chuté terriblement de 6 % puisqu’elle était à 63,6 % en 2014, 57, 6 % en 2026. Il y a l’année Covid, mais ça ne compte pas, l’année du confinement, mais ça ne compte pas ou c'était plus bas, 44,7. Mais ça n’a aucun intérêt de comparer. C’est pour ça que je vous ai donné le chiffre de 2014 qui donne à peu près la même chose. Sur l’abstention, ça faisait partie des questions que je voulais poser aux invités, mais on va essayer de le faire dans la semaine, c’est-à-dire qu’il y a quand même un certain nombre justement de chercheurs, de penseurs politiques qui expliquent que l’abstention d’une certaine manière, dont il est de bon ton de toujours se plaindre sur les plateaux de télé le dimanche soir, en réalité fait aussi les affaires des partis dans le sens où il y a moins de gens à convaincre. Si vous avez la moitié des gens qui ne votent pas, bien déjà ça fait une moitié dont vous ne vous occupez pas. Alors c’est une position un petit peu extrême, mais enfin il faut quand même se poser la question sur pourquoi l’abstention n’est jamais combattue. Elle est dénoncée, mais on ne voit pas beaucoup les partis, sauf peut-être LFI qui va dans certains quartiers populaires. Non pas pour des raisons comme je l’entends à longueur de plateau, mais pour des raisons ethniques. Le racisme des commentateurs ! Il est dingue, il est dingue, non, ils y vont parce qu’il y a des voix populaires, il y a des vies à changer, à améliorer quoi bordel de merde, va vivre de l’autre côté du périph, tu verras ce que c’est, voilà pourquoi LFI va là, mais même en réalité, ils n’y vont pas tant que ça, donc voilà la question de l’abstention c’est une question absolument passionnante. Non, non, je ne pense pas que ça fasse le jeu de la bourgeoisie. Oui ça rend dingue Tizino ! Le racisme est devenu normal. Florent nous dit sur LCI, les commentaires sur les images de la victoire de LFI à Saint-Denis, c'était fou. C'était fou. Voilà les amis, je vais essayer, il est 9 heures 12, je veux faire le petit tour des députés, des 06 qui traînent, des attachés de presse ici ou là pour essayer de trouver des invités demain matin. Alors demain matin je pense que peut-être qu’on va démarrer un petit peu plus tard pour des raisons techniques, genre 7 heures et demi, 8 heures, mais on sera là. C'était pas prévu, j’avais prévu de passer une semaine tranquillos, mais non, là, avec ce qui s’est passé dimanche, à la fois des lueurs d’espoir quand même assez dingues, des villes qui peuvent basculer à gauche, des gros machins, quoi. Ou revenir à gauche Toulouse, Limoges, Lille, enfin bon, voilà, que la Lille… Pour ceux qui viennent de chez Ost, je vous invite à écouter Sandrine Rousseau, il y a une heure quand elle a parlé et elle a dénoncé les accords à Lille entre la tête de liste des écolos qui n’a pas suivi le choix de ses colistiers. Ses colistiers étaient favorables à une union avec LFI, le gars tout seul a décidé d’aller avec le PS. Voilà Charles, je viens de répondre à ta question, je vous invite à aller voir le replay. Alors vous savez que maintenant, grâce au studio ETAMIN qui a refait le site, vous pouvez aller sur auposte.media, vous avez immédiatement le replay. Si vous êtes abonné sur Twitch, vous l’avez aussi. Vous l’aviez aussi sur YouTube, mais venez sur notre site. Venez sur notre place, pourquoi ? Parce qu’on crée notre indépendance, on crée nos autonomies, et puis surtout, parce que dans quelques minutes, Euryale qui aura eu le temps de souffler un petit peu, de se faire un petit café, elle va mettre tous les liens qui ont été cités dans le tchat, il y a un gros gros travail éditorial sur le site. Voilà, merci. Oui, Anasse Kazib, ça pourrait être très bien. Oui, oui, c’est vrai, c’est vrai. Alors pour le moment, comment dirais-je ? Non, qu’est-ce que je vous dis ? Oh, je ne sais plus, je perds la tête, je perds la tête. Voilà les amis, je vous dis à demain, 7h30, 8h, on continue. N’hésitez pas, Elsa Marcel viendra au poste au mois d’avril pour son ouvrage. Donc Elsa Marcel, de Révolution Permanente, elle viendra pour son ouvrage à paraître au mois d’avril à la Fabrique sur la Justice Bourgeoise, justement. Chers amis, je vous invite et on va le faire un p’tit tour, je vais vous le montrer… Je vais vous montrer là, pour ceux qui connaissent pas… Et là, c’est le drame. Ah non, c’est bon. C’est bon, c’est bon, Hop, hop, hop. Pourquoi je n’ai pas ce truc là ? Hop, voilà. Regardez-moi ce site, regardez-moi ce site. Alors, vous pouvez retrouver directement les émissions au poste France Déter terres, c’est notre matinale du lundi que nous faisons tous les jours cette semaine. Horizon 21, c’est les copains d’Afrique 21 et d’Orient 21. Bouffe de là, c’est l'émission sur l’agroalimentaire, sur la malbouffe animée par Nora Bouazzouni. Extrêmorama, notre émission mensuelle, la première de tous les médias indépendants mensuels sur Du passé, faisons table basse l'émission historique animée par l’historienne Mathilde Larrère. La boîte noire, l'émission sur la fabrication médiatique par Marc Endeweld, qui va faire la vaisselle, émission sur les genres et les féminismes, à nouveau, animée par Nora Bouazzouni, Écoloscope par Hélène Assekour, c’est les émissions environnementales. Donc, en une vous avez toujours la dernière émission. Ensuite, vous avez les trois dernières émissions. Hier, Antoine Léaument, samedi, nous étions au cœur de la marche contre le racisme, les fascismes et les violences d'État. Nous avions invité Romaric Godin, il y a quelques jours, de la maison Mediapart pour son livre extrêmement puissant autour du capitalisme. Vous pouvez retrouver toutes nos émissions en podcast quand vous êtes abonné. Quand vous êtes abonné, alors abonné au site auposte.media, c’est-à-dire abonné auposte directement, pas abonné YouTube, pas abonné Twitch, mais abonné auposte.media. C’est là où pour nous c' est le plus intéressant puisque 95 % de de votre abonnement vient directement sur notre compte bancaire en Suisse, alors que par exemple sur Twitch comme vous le savez 50 % va dans les mains de Jeff Bezos, c’est à dire de Trump, grosso modo. Donc, sauvez la planète, sauvez au poste, faites un don ou abonnez-vous directement auposte. Et bien quand vous êtes abonnés, vous avez tout un tas de possibilités. Supplémentaires, on garde l’idée de la mutualisation, c’est-à-dire on garde l' idée que ceux qui peuvent payer le font pour ceux qui ne peuvent pas payer, donc tous les contenus sont à disposition gratuitement, mais il est vrai que quand on est en plus abonné, on a quelques petites choses. Alors on salue les Suisses, dit Donnelapapate absolument. Alors qu’est ce Alors donc ça c’est une émission, je suis allé voir une émission, vous avez la possibilité de voter pour les émissions, c’est à dire que grâce à vos votes, vous pouvez faire monter des émissions en home pendant un mois. Vous pouvez choisir votre lecteur oui, on est en live, donc on ne peut pas changer. En live, on ne peut pas le faire. Voyez, le petit live, il est ici, le bouton de live. Mais quand vous êtes abonnés et qu’on n’est pas en live. Vous pouvez aussi choisir votre lecteur, YouTube, PeerTube, le podcast, etc. Il y a beaucoup, beaucoup de choses, mais surtout, en fait, l’idée, c’est que vous vous aidez immédiatement. Réellement libre et réellement indépendante. Alors, Tizino pose la question, est-ce que le don est mieux que l’abonnement ? En fait, tout dépend. Alors, pour être tout à fait transparent, il y a un peu moins de frais pour nous, de frais bancaires, pour les abonnements. Donc, par exemple, si vous prenez un abonnement à 5 euros, vous donnez plus auposte que si vous faites un don à 5 euros. Si vous êtes imposable, vous pouvez faire un don. Pourquoi ? Parce que nous sommes reconnus d’intérêt général. Alors voilà, c’est ici. Nous sommes reconnus d’un intérêt général, ce qui veut dire que 66 % de votre don est déductible des impôts. Si vous faites un don, par exemple, de 50 balles, si vous êtes impossible, il vous coûte 17 balles. Donc ça, c’est le gros avantage. Donc si vous faites des dons conséquents, si vous avez un peu d’argent, le don c’est mieux. Sinon, l’abonnement pour nous, c’est en fait oh je m’y perds, vous m’avez compris ou pas ? Bon, en gros, l’abonnement, c’est le truc de base. Si vous êtes imposable et bien ce que vous pouvez faire, c’est faire en plus ou à la place à vos devoirs des dons, voilà, je ne peux pas le dire autrement, voilà. Alors en fait ce qui se passe pour l’instant, c’est que on a perdu des donateurs et on a donc gagné des abonnés, mais pour l’instant les sommes sont nulles, on a compris mais fais toi une fiche ouais, non mais bon voilà, en gros donnez des sous, voilà ! Faites comme vous voulez, faites ce qui vous arrange, voilà ! Voilà, les dons sont défiscalisés mais pas l’abonnement, absolument. Pourquoi ? Parce que le principe du don c’est qu’il n’y a pas de contrepartie. L’abonnement il y a une contrepartie ça c’est le c' est le premier point le deuxième point c’est qu’il faut savoir que les aides à la presse sont indexées sur le nombre d’abonné et eux aussi une des raisons par lesquelles on est repassé au système de l' abonnement Car les aides à la presse sont basées sur, grosso modo, une culture du 19e siècle, du lecteur payant. Je dis 19e, ce n’est pas du tout péjoratif dans mon esprit, mais en gros, ils sont toujours là-dedans. Donc les aires à la Presse vont d’abord être fléchées vers l’information qui produit de l’emploi, génère de l’emploi et qui génère des revenus et qui a donc des lecteurs et qui a donc les abonnés. En gros, c’est quasiment doublé. Une aide, elle est quasiment doublée. Pour percevoir une aide, il faut être reconnu comme média d’intérêt général, ce qui est notre cas depuis maintenant quatre ans. Cet intérêt général permet aussi de faire en sorte que vous pouvez déduire des impôts, cette fois-ci vos dons, mais les dons n’entrent pas dans les critères pour les aides à la presse. Je me suis abonné car je n’ai pas d’argent, mais si je deviens imposable, promis, je vais vous faire un don, on nous dit si, si, d’où ? Merci, merci beaucoup. Alors justement pour ça, parce qu’en fait, on s’est rendu compte que certains d’entre vous voulaient absolument participer. Au financement d’auposte pour nous soutenir, pour nous remercier mais n’avait pas de moyen. C’est pour ça qu’il y a plusieurs formules d’abonnement. Il y a la formule indépendance à 5 balles, la formules résistance à 10 ou 15 balles, la formule contrepouvoir 20 à 30, 50 balles par mois tout ça ou l’abonnement fonds populaires 2 balles. Que vous payiez 2 balles ou 50 balles, vous avez droit à la même chose. Mais par contre, si vous pouvez donner, vous pouvez en donner plus si vous ne pouvez pas donner. Mais en tout cas on a fait en sorte que ceux qui voulaient vraiment, ceux qui veulent donner, qui veulent participer mais qui n’ont pas les moyens, on a fait cet abonnement à deux balles, pour ainsi dire, voilà, et vous pouvez aussi prendre des formules annuelles. Les émissions, vous pourrez les retrouver ici les unes après les autres, par exemple si je prends Extrêmorama, Voici les émissions avec les prochaines convocations, les dernières émissions qui sont disponibles. Vous pouvez voir toute la collection des émissions si vous le souhaitez. Hop, hop, hop ! Voilà, tous les extrêmorama sont ici. Qu’est-ce que je peux vous montrer d’autre ? Bah évidemment, les convocations on ne met pas des convocations des matinales parce qu’on est à l’arrache quoi. Et jusqu'à vendredi, on sera là tous les matins. Mais sinon, le 20, No pasaran avec Pierre Salmon et Mercedes Yusta Rodrigo, deux historiens que va recevoir Mathilde Larrère pour du passé Faisons table Basse, puisqu’il s’agit en fait de parler d’un livre. L’ouvrage sur la guerre d’Espagne, ce sera à 9 heures le 24 de feu et de cendres, c’est notre Extrémorama du mois avec Emilien Houard-Vial, Marion Jacquet-Vaillant Sylvain Crépon et Nicolas Lebourg nous ferons le point deux jours après le deuxième tour à 18 heures sur les électoraux du Rassemblement National. Qu’est ce que je peux vous montrer d’autre ? Après il y a plein de petites bricoles. Notre casier, on explique l’histoire d’auposte, ce que nous produisons, pourquoi nous sommes là, ce que nous essayons de faire. Vous pourrez retrouver aussi évidemment la liste de tous les gens qui ont été invités. Ils sont je sais plus combien, plus de 900, bientôt 1000. Depuis cinq ans vous pouvez retrouver, alors par exemple si je vais regarder Sandrine Rousseau Sandrine Rousseau elle est venue très souvent, elle est venue 12 fois, et là vous pouvez retrouver toutes les émissions, la première fois qu’elle est venue c'était en 2021, vous vous rendez compte ? C’est dingue quand même, voilà. Donc ça vous pouvez les retrouver, les gardés à vue, c’est ici, avec leur petite biographie, e. Qu’est-ce que vous pensez de tout ça, messieurs dames ? Oui, il y a une adresse sur le site, évidemment, il faut aller sur la page, ça doit être dans les mentions légales j’imagine, 922 gardées à c’est beau, merci, c’est la classe, c’est trop bien, merci beaucoup, merci. Voilà, merci, merci à vous tous, à vous toutes, magie, magies du web, l'émission sera, dès qu’on va la terminer, elle sera en ligne. Je dois vous laisser il est 9h28, j’ai une deuxième journée qui démarre, je vous remercie tous et toutes d'être venus et d’avoir été aussi nombreux aujourd’hui. Et on continue, on ne lâche rien, et ce n’est pas dit en l’air cette affaire, on lâche rien au poste. Merci infiniment et bravo à Euryale pour sa modération exemplaire comme toujours. Je vous dis à demain 7h30-8h, surveillez le site, on vous donnera l’horaire d’ailleurs à propos des convocations, vous pouvez être avertis, vous allez sur convocation, vous pouvez être alertés par chaque émission sur vos agendas électroniques. Ça, c’est ça si vous voulez être alertés de toutes les émissions, mais même si vous vous voulez maintenant être alerté uniquement, par exemple, des émissions de Mathilde, vous pourrez avoir le calendrier uniquement Du passé faisons table basse et y compris toutes les autres émissions. Adresse de contact vous avez tout bien sûr voilà portez-vous bien faut pas mollir on est là merci beaucoup à toutes et à tous je vous dis à demain où sont qui sait où c’est qui sont les crédits ils sont là tac tac tac attend attend attend hop crédit réactualisé c’est parti 3 4 je vous embrasse à demain haut les cœurs on les aura !