No Bassaran ! Avec Julien Le Guet, porte-parole de Bassines Non Merci et Anne-Morwenn Pastier, hydrologue
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Bonjour Super, vous ressemblez à votre avatar twitter.
Ah bah oui, c’est ma photo,
C’est votre photo, oui, c’est très bien. Donc c’est bien vous, parce qu’on est obligé de faire gaffe un peu ici vous voyez ?
Bien sûr.
Bon, comment dois-je prononcer votre prénom ? Je suis désolé
Anne, Morwenn, Ann ou Morwenn les trois fonctionnent.
Les trois fonctionnent. Vous êtes hydrologue et nous attendons Julien.Ça veut dire quoi exactement ? Hydrologue, ça veut dire qu’on étudie le fer ? L’eau superficielle ?
Justement, c’est très cloisonné toutes ces disciplines. Je parle souvent de cycles de l’eau plutôt parce que l’hydrologie, c’est les eaux de surface hydrogéologue, c’est les eaux souterraines. Et en fait, on est en train de se rendre compte que tout est très connecté. Donc voilà, plutôt sur le cycle de l’eau qui dans l’action doit être précis.
Alors au départ, c'était Julien qui devait venir. Il va venir d’un moment à l’autre et puis bien hier il m’envoie un texto. Est-ce que vous seriez d’accord qu' Anne vienne avec moi ? Elle est la plus vieille. Comment ça s’appelle ce truc-là ? Je cherche le. Ah oui, voilà le Bureau de recherches géologiques et minières, Le BRGM. Oui mais non. Elle les a pris avec ses conclusions. Alors ça veut dire quoi ? Avez- vous publié les conclusions du Bureau de recherches géologiques et minières ?Le BRGM, qui est celui qui finalement donne le feu vert à la méga bassine ?
Oui alors bon, c’est un peu plus haut, je n’ai pas plié le BRGM, faut pas abuser. J’ai critiqué le rapport qui était le seul argument scientifique pour les bassines pour défendre le fait que les bassins allaient améliorer l'état des rivières.Voilà, j’ai modéré leur conclusion et. Et ils ont admis dans leur communiqué de presse de réponse que justement le résultat n'était pas aussi robuste que ce qu’ils avaient prévu et qu’il fallait le manier avec précaution sur leur terrain.
Alors c’est très bien que vous soyez la première des deux invités, parce qu’on va pouvoir parler d’abord de ce que sont les méga bassins et ensuite on parlera peut-être de la lutte contre elle. Alors si je vous dis que ce sont des réserves de substitution.
Oui, voilà, c’est comme ça qu’on les appelle officiellement. Donc c’est des réserves parce que c’est des gros bassins creusés dans le sol pour s’imaginer le déroulé des travaux et y dénudent des hectares de terres agricoles. Ensuite, ils creusent dans la roche et y construisent une des grosses digues sur les côtés pour avoir un dix quinze mètres de profondeur. Et après recouvre ça d’une bâche. Et ensuite cette bassine est remplie avec en pompant dans l’eau des nappes en hiver. Et c’est ça le principe de ce qu’ils appellent la substitution. C’est que comme les cours d’eau s’en vont très mal en été dans la région et qu’ils sont à sec plusieurs mois par an parce qu’il y a une irrigation agricole très intense quand le bassin se tasse. Du coup, ils ont une idée de génie de dire que si prélever en hiver quand il y avait plus d’eau dans les nappes, il prélève moins en été et du coup les rivières iront mieux en été. Donc c’est ça le principe de la substitution, c’est de dire ce qu’on prélevait avant l'été, on va le prélever maintenant en hiver et après y prélève dans les bassins pour irriguer, pour irriguer les champs.Ouais, là il y a des choses à revoir sur ce principe de substitution. On ne critique pas mal parce que comme le principe, c’est de plus atteindre les niveaux de crise en été. Mais en fait, tant qu’on n’atteint pas les niveaux de crise, tous les autres qui ne sont pas raccordés au bassin, eux, ils vont continuer de pomper. Donc en fait, on va probablement pomper plus autant qu’avant en été, mais pomper aussi en hiver.
En fait, quand la substitution remonte au niveau de crise, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce n’est pas ça ?
C’est fait. Le niveau des nappes d’eau varie dans l’année. Donc à ce moment-là, on entend beaucoup parler d’hydrologie dans l’actualité c’est génial.
C’est un métier d’avenir. Là, vous avez choisi une belle filière. Ah ils doivent se dire Ah c’est cool.
Bah pas trop, parce que comme publiquement, je prends des positions assez engagées. Voilà, ça, ça empêche quand même, je pense, certaines candidatures à certains postes, on va dire.
Alors je vois que Julien est arrivé.
Désolé, c’est une catastrophe, j’ai couru partout, désolé David.
C’est pas grave. J'étais un peu inquiet, Je me suis dit merde, est ce que la maréchaussée est allée chez lui ? Cher Julien, on a démarré avec Anne et après on parlera de la lutte. Et là il y a déjà beaucoup de personnes qui sont avec nous, qui ont déjà plein de questions. Mais là, on était vraiment en train de dresser la table. Donc qu’est-ce que c’est que c’est le Bureau de recherches géologiques et minières, Le BRGM, je trouve, ça sonne bien. Eux, ils ne sont pas d’accord avec vous. Eux, ils disent que des méga bassines pour améliorer le niveau des nappes au printemps et en été, de l’ordre de 6 %. Ils disent même que certaines rivières pourraient avoir un débit estival 40 % supérieur. Je crois que c’est leur argument massue. Qu’est-ce que vous opposez à ça ?
Ben moi je pose que, en fait, par exemple, leur 40 %, c’est une manière très avantageuse pour représenter les chiffres. En fait, c’est quand ils utilisent un modèle numérique pour reproduire les flux d’eau dans la région de surface en profondeur. Et donc ils reproduisent le niveau des nappes et le débit des cours d’eau. Ils reproduisent. Donc l’idée c’est quand même de voir l’impact sur le maximum et sur le minimum. Et ils ne reproduisent pas si bien que ça sur minimum et maximum. Et donc ils n’arrivent jamais à reproduire les périodes de sec de plusieurs mois sur les cours d’eau. Et dans leur modélisation, quand ils essayent de rajouter des bassines, bah évidemment, comme dans les scénarios, il y a un peu moins de prélèvements en été. Là évidemment la situation est un peu meilleure numériquement. Seulement, en fait, le débit en été est tellement faible que si on a une toute petite augmentation qui permet pas en fait de retrouver un bon état des cours d’eau. Mais comme le débit est très petit, une toute petite augmentation fait tout de suite un fort pourcentage. Donc 40 % ça paraît beaucoup. Mais en fait quand on a un débit à zéro, ben si on a01 derrière un mètre plus, c’est des unités. Je ne vais pas rentrer dans les chiffres. Mais voilà évidemment tout de suite à faire un fort pourcentage, mais en fait c’est le débit ridiculement bas qui leur permet d’avoir un fort pourcentage. Et c’est là où sur ces 5 à 6 % et ces 40 %, etc. C’est là où après ils ont communiqué en disant alors qu’avant ils disaient les bassines amélioreraient l'état des cours d’eau. Maintenant, ils disent que c’est une tendance à manier avec précaution.
De plus, sur un point, pour donner une idée de la dimension, c’est quoi ? Une méga bassine c’est grand comment ? Donc oui, la taille, c’est quoi ? Ça représente quoi exactement ? Ce qu’on voit par exemple, c’est une photo de reporter
Alors là, je ne sais pas laquelle c’est celle-ci dans les projets de la Coupe de l’eau, le projet vraiment des seize méga bassines sur lequel on est principalement les bassines. Elles font entre huit et seize hectares, 700 hectares. Alors je ne sais pas combien ça fait de terrain de football, mais ça fait les beaux champs. Vraiment, ça fait des grosses parcelles et c’est pour ça qu’on parle de méga bassines dans ces cas-là. Parce qu’avant, il y a déjà eu des systèmes de bassines mais qui faisaient moins d’un hectare. Et là on est vraiment sur de la méga bassine celle-ci. Voilà, c’est des hectares.
Je vais vous aider parce que je vous en prie, parce que j’ai fait mes devoirs. Cratères tapissés d’une bâche en plastique s'étend sur seize hectares de terres agricoles. Ça, c'était pour Sainte Soline, où il y a eu la dernière manifestation, une douzaine qui devait, qui était destinée à desservir une douzaine d’exploitations. Le volume édité de 720 000 mètres cubes, soit l'équivalent de 200 piscine olympique. Et de mémoire je crois, seize terrains de football.
Je ne sais pas combien ça fait un terrain de football en vrai.
Ça parle, je le dis, c’est pour laisser hors de chez moi, Niortais d’abord.
Voilà, tu vois c’est ça à peu près ce dont on parle, la dimension.
Pour les plus grandes construites à ce jour. Ouais, c’est ça. Les plus grandes construites, elles sont Sud Vendée, elles font 900 000 mètres cubes. Donc on est sur le même genre de dimension, autour de 17 hectares et il y en a des très encore plus grosses qui sont en programmation, qui sont envisagées sur la plaine de la Limagne, du côté de Saint-Étienne, avec des bassins qui faisaient jusqu'à 1,4 million de mètres cubes. Donc on peut aussi transformer en piscine olympique. Ça nous fait à la limite de la récup, ça nous fait un petit 7000 piscines olympiques.
Donc c’est gigantesque. D’un point de vue environnemental, les effets, les effets, pour vous, c’est quoi ?
Donc sur les impacts environnementaux anormaux notamment, ça l'évoquait. Mais il y a des éléments qui nous inquiètent fort sur le fonctionnement du cycle de l’eau traditionnel, notamment autour du Marais poitevin et sur l’absence d'évaluation correcte des impacts hivernaux. Le bon fonctionnement du Marais poitevin, c’est que cette saison, il va être plein d’eau inondée et qu’aujourd’hui, on a des logiques de drainage de ces marais.
Ah oui, c’est par rapport aux impacts hivernaux. On a pu révéler encore une fois cette année que le remplissage de la bassine a sauvé 17 et sur le million avait pu commencer alors que la rivière Lignon en contrebas était complètement à sec. Et donc ça, ça signifie bien que, en dépit de ce que disent les porteurs de projet, il n’est jamais question de prendre une eau excédentaire. Et là-dessus, pour nous dire ce que ça peut représenter avec cette eau, soit elle existe bien plus qu’en fait le cycle de l’eau s'écoule, elle doit aller jusqu'à la mer et qu'à la mer il y a des besoins également à remplir d’eau. Il n’y a pas d’eau excédentaire. L’eau qui part à la mer n’est pas gaspillée. Par contre, l’eau qui ne va pas remplir les nappes phréatiques et qui ne vient pas remplir le marais poitevin et les crues. Ça c’est vraiment problématique parce qu’il y a tout à fait de bestioles qui ont établi leur cycle de vie par rapport à ces réalités-là. Est ce qu’on observe ? C’est qu’on était déjà sur un territoire où les insectes ont été dus à là sur irrigation étaient massifs l’an dernier 1000 kilomètres de rivière à sec, Pont de Sèvres sur 1500 kilomètres de rivière. Mais depuis que les bassines existent, notamment en Nord Charente Maritime, on observe un phénomène tout à fait nouveau au niveau hydrologique : quels sont les aspects hivernaux ? Alors pas des grands fleuves et des grandes rivières comme le Mignon, la Vendée, etc. Mais tous les petits ruisseaux qui alimentent ces rivières-là peuvent être à sec dès lors qu’on démarre la pompe pour remplir la bassine. Et puis un dernier élément environnemental qui nous inquiète fort, c’est que par exemple, la bassine d’eau sainte Soline, elle est posée en pleine LPS, zone de protection spéciale pour une espèce qui est rarissime, qui en grande voie de disparition, qui s’appelle l’outarde canepetière et qui est devenue un petit peu l’emblème de la bataille de Sainte Soline. C’est un piaf qui mange des baies, des sauterelles notamment et qui était très dépendant du bocage et des prairies. Et sur ces mêmes territoires, aujourd’hui, on a une agriculture qui s’est installée, qui est complètement incompatible avec la survie de ces espèces où il n’y a pratiquement plus de prairies, où il y a plus d’insectes suite à tous les pesticides qu’on peut mettre. Et maintenant vient implanter une giga bassine pour arroser avec des canons à eau là où même elle comptait nicher. En fait, résister encore, elle réussit à nichée jusqu'à maintenant. L’eau c’est. C’est aussi une méga bassine. Ils sont toujours vides et on essaye de faire croire sur elle des améliorations en termes des pratiques agro industrielles. Mais tout au contraire, ce qu’on dénonce, c’est qu’elles viennent ancrer sur le long terme une agriculture qui serait urgente, qu’elle soit modifiée, qu’elle tourne définitivement le gros des pesticides, qu’elle réhabilite le paysage. Et sans ça, les scientifiques en Magali Fayet, Elsa Rivasi parlent d’une mal adaptation. En fait, c’est un pansement sur un système qui devrait changer urgemment, qui laisse imaginer qu’on pourrait le faire perdurer et qu’on pourrait continuer.
Donc il y a un système qui doit être repensé. C’est évidemment le modèle intensif de l’agriculture.
Bien sûr. Et là, quand on voit des projets aussi chers avec autant d’argent public, on parle là du foncier bâti maintenant de 76 millions d’euros et avec 26 fois à 70 %, près de 50 % qui passe de 50 millions d’euros qui viennent financer ça, on se dit mais à quoi bon donner tout cet argent à ceux qui aujourd’hui, pour la moitié des irriguant que les formations sont des systèmes qui n’ont pas besoin de ça en fait qui sont déjà très riche en céréales qui en plus pratiquent la pire des agricultures. Et comment justifier que les gens justement qui ne sont pas irriguant se sont déjà affranchis de ces systèmes-là qui sont vers des systèmes plus résilients, ne bénéficient pas du même, de la même aide sans cerveau, réclament depuis le début un projet de territoire global, c’est à dire la gestion de l’eau. Ce n’est pas la gestion des obligations. La gestion de l’eau, c’est la gestion de toute l’eau, de l’eau potable, de l’eau pour les mines naturelles et de l’eau économique. En plus, c’est dans cet ordre-là, au niveau de la loi. Et aujourd’hui, on a des trucs qui s’appellent protéger un projet de territoire de gestion de l’eau. En fait, quand on regarde un petit peu le tour des acteurs de ces trucs-là, il y a toujours une surreprésentation du lobby agricole. Comme si la question de l’eau n'était qu’une question agricole alors qu’en fait. C’est justement aujourd’hui l’agriculture. Cette agriculture-là, je précise bien à tous les agriculteurs, cet agriculteur, ceux qui sont porteurs de cette agro-industrie, qui sont à la fois les plus gros pollueurs et qui font qu’il est plus en plus dur de décontaminer une eau pour la rendre potable et qui vont bénéficier de la plus grande part des financements publics, notamment des financements de l’Agence de l’eau. En fait, le même principe en France qui était censé s’appliquer quel pollueur payer ! Et ici, dans ce dossier-là, on a vraiment le sentiment que c’est l’inverse. C’est pollueur payeur avec une espèce de chantage à la biodiversité, de chantage à on va, on va changer de système, mais on est payé sur le fil,
L’agriculture intensive selon le monde, ne représente que 5 % de la superficie de la ferme France. C’est le cas ou pas ? Parce que si, si, c’est que 5 % réellement. Puis en faisant monter non.
Numéro 5 %, où 6 % plus précisément, c’est la part de la seule surface agricole utile qu’est irriguée. C’est à peu près 10 % la population agricole chez nous qui sont irriguant. Voilà. Si vous avez des doutes, tu disais que 5 % c'était la part de l’agro-industrie.
Oui, enfin, le modèle intensif ne représente que 5 % de la superficie de la ferme en France puisque le monde n’en a pas.
C’est pourquoi les grandes échelles, c’est-à -dire toutes ces transformations, pour le dire comme ça, c’est transformation qui sont imposées par ce système ici pour bénéficier finalement à une infime minorité, c’est encore plus cruel je trouve. C’est ça que je voulais savoir
peut être oui, mais je crois qu’il y a quand même une confusion. Je redis 6 %, c’est la part des terrains qui sont irrigués, la part qui est cultivée à essayer dans l’agro-industrie, c’est beaucoup plus, C’est ça, il faut traverser la Beauce et puis traverser. Là bien sûr, c’est là, je n’ai pas le chiffre précis. La part de l’export aujourd’hui consacrée à l’agriculture paysanne, je dois dire, les petits maraîchers, les gens qui sont les sur des systèmes en tout herbe qui font de la vache le sans usage de maïs, etc. Je n’ai pas annoncé de chiffres, c’est bien moins que ça. Non, non, c’est plutôt au doigt mouillé 90 % des savons que l’agriculture intensive est tirée, 10 % de l’agriculture paysanne. Mais bon, le Monde aura l’occasion de corriger.
Qui a eu cette idée de méga bassines ? Demande Anonyme.
Alors je sais pas quel est le technicien ou l’ingénieur génial qui a créé un système consistant à vider les nappes phréatiques en les faisant avec beaucoup d'énergie pour les mettre dans une bâche plastique et les laisser s'évaporer, pourrir. En fait, ce n’est vraiment pas l’idée du siècle sur un plan hydro biologique et hydrologique de manière générale. Ce que je peux répondre c’est qui en a fait la promotion et qui aujourd’hui est le grand pèlerin des bassines à travers la France ? C’est un organisme assez bizarre sur lequel j’invite mes camarades internautes à aller se renseigner, qui s’appelle la compagnie d’aménagement des photos de Gascogne. Il était tristement célèbre dans l’histoire de France, puisque c’est elle. Qui était à l’origine du barrage de Sivens, lui aussi tristement offusqué, il a abouti sur la mort d’un camarade militant, Rémi Fraisse, La CSG, une compagnie d’aménagement auto de Gascogne. C’est un organisme d'économie mixte dans lequel siègent des conseillers généraux, des conseillers régionaux et les banques comme le Crédit Agricole ou la Caisse d'épargne ou la Caisse des dépôts et dont le jeu statutaire depuis les années 50, de développer l’irrigation dans le Sud-Ouest de la France. Et c’est eux qui sont venus il y a une vingtaine d’années, notamment au Sud Vendée, faire le tour des popotes, rencontrer tous les élus du coin, les chambres d’agriculture, les syndicats dirigeants et les gens du parc du Marais poitevin également, et tous les élus pour leur dire des solutions miracle pour continuer à irriguer le maïs comme on faisait jusqu'à maintenant sans qu’ils assèchent le marais. Stocker l’eau en hiver pour l’utiliser en été. C'était ça le principe de réserve de substitution. Sauf que ce qu’ils avaient oublié de dire aux porteurs du projet, c’est que les potentiels porteurs de projets locaux qu’ils cherchaient, c’est que techniquement, ça ne marcherait pas. Est-ce que, par exemple, Monsieur Vendée, aujourd’hui, on a des bassines qui sont pourries de cyanobactéries pour des problèmes d'écoulement parce que des algues dans les tuyaux, etc. On pique les bâches au bout de dix ans à être un régime, à être au soleil, dans l’eau, au soleil, dans l’eau. Elle craquelle et comment dire ? Toute assiégée a été très loin dans le montage des dossiers. On la retrouve dans le dossier de la COP de l’eau. C’est elle qui accompagne la COP de l’eau dans toutes les recherches de financement, dans la rédaction des études, des appels d’offres. Tout le volet technique du portage de projet. Et puis, sur la Vendée, c’est encore pire aujourd’hui, ce sont eux les marchands d’eau. Ce syndicat, c’est un syndicat mixte Vendée Sèvre propriétaires des ouvrages des 26 ouvrages du Sud Vendée. Mais c’est la terre assiégée qui fait les relevés, qui envoie les factures aussi
Mais ça date de quand précisément ? Il y a dans le. Il y a dans le château quelqu’un qui essaie de retrouver son nom, qui dit qu’il y a quinze ans déjà, il travaillait pour une société qui s’appelait Bec Frères visiblement, et qu’il posait des bâches pour des déjà des bassines d’importance. J’ai essayé de retrouver, j’ai bossé pour l’entreprise Bic Express, une brasserie en sud. C'était il y a quinze ans.
Absolument. D’ailleurs, ça a fait l’objet d’un documentaire qu’on peut toujours retrouver sur Vimeo, qui s’appelle Pour quelques grains d’or et qui a été réalisé par David BRIFFAUD et Fabien MAZZOCCO qui sont deux camarades qui sont encore à nos côtés dans la lutte. Et ça retrace l’histoire des premières bassines du sud Vendée de la rivière Ortiz où on avait à l'époque, il y a quinze ans exactement, essayer de stopper d’emblée ces projets-là. A l'époque, on n’avait pas du tout réussi à manger comme ça en effet, les premières bassines sont bien apparues dans le sud Vendée, comme le dit notamment la personne là. Et d’ailleurs on serait très preneurs de le rencontrer parce qu’il a certainement des éléments techniques et des histoires à raconter. Et puis également dans le nord de la Charente-Maritime, ces projets dits de réserve de substitution. Ils apparaissent pour la première fois dans un document signé d'État qui s’appelle le rapport Rousset et qui avait été rédigé au début en 99, si ma mémoire est bonne et qui était un plan destiné à l’Europe pour que les condamnations visa pour l'État français ne soient pas appliquées. Je refais vite fait. Dans les années 90, des associations ont porté plainte contre l’Europe, contre la France pour non-respect des directives oiseaux et habitats. En fait, l'État et les collectivités locales accompagnées des logiques de drainage et de destruction du Marais poitevin, alors qu’en même temps il y avait un PNR qui existait et c'étaient les mêmes élus locaux qui siégeaient et notamment il y avait 37 000 hectares de prairies nature, allumettes humides fondamentales pour la reproduction des oiseaux et la migration des oiseaux qui avait été mis en culture de maïs notamment. Et la France, pour que la peine ne soit pas appliquée, avait dû présenter un plan auprès de l’Europe, montrant qu’il avait compris l’enjeu du Marais poitevin. Et c’est ça qui est fou, c’est que c’est dans ce rapport-là, pour la première fois, on parle de réserves de substitution et déjà à l'époque, il s’imaginait la construction de 40 méga bassines sur le pourtour sur le bassin versant du Marais Poitevin. Ils sont. Ils y sont presque puisqu’aujourd’hui il y en a une quarantaine. Et finalement, on peut s’apercevoir que la promesse vous n’allez pas tenir. Le fait de stocker de l’eau en hiver ne résout pas le problème des aspects hivernaux estivaux dans le Marais poitevin, notamment parce qu’en fait de substituer. Il n’en est pas question. En fait, ce qu’il avait expliqué aux élus dit que le mètre cube comprend en été, on prendra en hiver et les rivières iront mieux. Ça, ça ne marche pas parce que systématiquement il y a une arnaque au vol. Systématiquement, quand on cumule les volumes stockés dans les bassines, plus les volumes qui continuent à être puisés dans les nappes phréatiques que l'été, on augmente de 30 à 50 % le volume consacré à l’irrigation. Alors que depuis les années 80, on était déjà dans une situation de sur irrigation qui faisait les à sec de récurrent chaque année.
J’ai retrouvé le message de Rataxes à qui tu envoies un petit message de bienvenue. J’ai bossé pour l’entreprise Big Frère sur une bastide. Ensuite Vendeur en tant qu’intérimaire, a déroulé du plastique du haut des talus. C'était il y a quinze ans déjà et c'était immense.
Non mais c’est Jules ça ! On ne peut pas l’arrêter. Dès qu’il commence à parler, on ne peut pas l’arrêter. Et en plus, ça va comme si c'était assez cohérent, riche et fourni.
Et souvent drôle bien sûr, mon rôle est de veiller sur parole. Il y a aussi les méga bassines, c’est que par chez vous les amis, où ça se passe, partout en France et en Navarre.
Dans l’idée, c’est que ça se généralise quand même un peu partout. On a l’impression qu’il y a un projet de bassin. Et alors il y a d’autres bassins en Charente, il y en a déjà dans la Vienne, dans le bassin du Klein, vers Poitiers, il y a un projet bassin dans le Berry. Il y a d’autres projets de Basile en Charente, il y en a dans l’Allier avec les mégas supra giga bassines de Limagrain. Et puis après c’est un modèle qui dit pas forcément que pour l’irrigation, mais on a l'équivalent des bassines pour les poules en enneigement plus un. Voilà, on a plein de projets de ce genre qui se développent et pas que les méga bassines en fait. On a du coup dans tout le cycle de l’eau. J’ai l’impression qu’on a une gestion. Le gouvernement essaie de compartimenté énormément tous les bassins versants et comme ils ont l’impression qu’on peut se servir de toute l’eau qui nous tombe sur la tête, ils disent bombasses. Vous avez 800 000 mètres cube de pluie qui vous tourne dans votre coin. Vous devez pouvoir utiliser les 800 mm et les gérer juste sur votre unité administrative en fait. Et c’est ça un peu tout leur plan de recycler le vivier pour qu’on le revoit directement dans les villes. Ça part de la même logique en fait quantifiée Voilà, ce n’est pas seulement les méga bassines qui se répandent nationalement, c’est tout un modèle de chaque ville, chaque commune ou quoi doit se gérer son eau et couper toute la solidarité en aval qu’on trouve normalement dans les bassins versants ou à travers les exploitations, nappes.
Est ce que ce qui vous pose problème, c’est le dispositif même ou son étendue ? Je m’explique. Plus exactement, je m’appuie sur trois jaunes qui vous demandent est ce que faire des mini bassines pour chaque exploitation pose le même problème ? Quelqu’un d’autre dit Moi à côté de chez moi, chaque agriculteur a un étang. Est-ce que ça pose un problème ?
Alors bien, quelque part, oui, ça pose un problème en fait. Évidemment qu’individuellement, chaque petite retenue ou chaque petit étang n’est pas une problématique en soi. Mais quand on a des petites structures, en fait, c’est le fait qu’on va en avoir des tonnes, donc on va quand même pomper beaucoup pour les remplir et puis on va avoir des surfaces d’eau qui vont s'évaporer plus rapidement et ça la sur évaporation des plans d’eau. C’est quelque chose qui est assez problématique et surtout dans la perspective du réchauffement climatique. Cette évaporation, elle va augmenter énormément, mais en fait, stocker de l’eau à la surface, ce n’est globalement pas une bonne idée quand on peut la stocker en profondeur, quand on peut la stocker en profondeur. Si on regarde juste ça en termes d’hydrologie et de cycle de l’eau, évidemment, si on regarde ça en termes de rendement, de s’assurer quand ils disent on veut sécuriser la ressource en eau, en fait, ce qu’ils veulent sécuriser, c’est leur ressource en eau en été. Euh voilà tout l’intérêt des retenues, principalement, je dirais, c’est qu’une fois que l’eau, l’eau, tant qu’elle est dans la nature, c’est un bien commun de la nation, elle appartient à tout le monde. Quand elle est dans la bassine, elle appartient à quelques-uns et au moins ceux-là sont sûrs d’avoir de l’eau en été en fait. Donc faire des petites retenues. Alors évidemment, plus elles sont grosses, pire c’est. En ça, il n’y a pas de problème. Mais généraliser ce mode de gestion de stockage en surface où chacun stocke son eau, c’est problématique.
Julien a levé le doigt
Parce qu’il y a vraiment au niveau des méga bassines et des bassines comme on les qualifie. Un vrai problème. Prendre une réserve, la nappe pour la mettre à la surface, c’est stupide. Après, au niveau de Harlem, on ménage un peu, on voit qu’on n’est pas contre tout système d’irrigation et on est pas non plus porteurs du système de réserve. Et si on regarde à travers l’histoire du monde, il y a eu tout un tas de systèmes hydrologiques qui ont été construits et qui ont permis le développement des populations. Et le vraiment un fondamental, c’est sur la provenance de l’eau. L’eau des nappes phréatiques doit être priorisée sur le potable et la recherche des milieux. C’est une réserve commune, comme le disait Anne Morwenn. Après des petits systèmes comme on a chez les copains des camarades de la Confédération paysanne qui font de la récupération de toitures, de bâtiments agricoles et de serres pour collecter de 1000 mètres cubes pour assurer une saison de légumes, on y est moins allergique en réalité. L’eau de ruissellement en fait, et de manière générale dans le cycle de l’eau aujourd’hui, il faut ralentir le cycle de l’eau. On a eu des politiques d’aménagement du territoire, de simplification des paysages qui font que maintenant que la technique dont on a la source sur le bassin versant a varié très vite à la mer, parce qu’on a donné les sols, parce qu’on a supprimé les zones humides, parce qu’on a coupé des méandres des rivières, parce qu’on a supprimé les haies. De manière générale, il faut restructurer et les sols et le paysage pour aller vers un écoulement le plus lent jusqu'à l’océan. Donc voilà, c’est juste faux pour dire. Après également en termes de typologie, nous on parle de méga bassines pour des ouvrages qui font plus de 100 000 mètres cubes et où plus d’un hectare ça veut pas dire que les petites bassines sont pas problématiques. Et d’ailleurs font ce genre de projet dans tout projet. En fait, les porteurs de projets des fois font de la découpe, du saucissonnage de projets pour que localement l'évaluation des impacts, bah ça montre que ça ne donne pas grand-chose et on prend jamais en considération l’ensemble des constructions. Et pourtant c’est bien l’ensemble qui impacte sur le cycle de l’eau. C’est un peu la même problématique que sur les retenues ou les barrages. Un barrage individuel dans un fond de montagne peut ne pas poser grand problème. La succession de ces barrages vont modifier en profondeur l'écologie de cette rivière, notamment par exemple à travers le fait que comme l’eau stagne, elle va se réchauffer et en ce réchauffement, elle va se dégrader, être moins favorable à la biodiversité.
Question du tchat : j’ai vu qu’ils voulaient alimenter artificiellement les nappes phréatiques. Êtes-vous au courant ?
C’est un projet, c’est même plus qu’un projet. Je crois dans certaines régions du monde, de prendre l’eau de surface pour l’injecter. Un peu comme on fait la fracturation hydraulique pour les gaz de schiste, pour l’injecter directement dans la nappe, pour aider la recherche de la nappe. Donc oui, oui, c’est quelque chose sur lequel il y a heures, il y a de la recherche, clairement. Alimentée justement, au lieu de réaménager entièrement le paysage, et bien ils vont chercher plutôt à alimenter les nappes de manière artificielle en fait. Et alors que oui. Pour rebondir un peu sur ce que disait Julien juste avant, voilà. Et moi ce n’est pas le principe d’une petite retenue en elle-même qui me dérange, c’est cette généralisation, une espèce de systématisation de ce mode de gestion alors que l’on a toute une réflexion à faire sur la nature et les paysages et les rendre à nouveau plus vivants pour voilà, pour faire ce stockage naturellement profond.
Il y a pas mal de gens dans le chat Julien. Tu prends la parole quand tu veux. Juste qui par exemple, il y a Melon qui dit à un agriculteur de chez moi un petit étang naturel qu’il a laissé boisé et dont il n’a pas condamné l’accès pour laisser la faune y accéder. Ce n’est pas le cas des bassins artificiels. C’est de la privatisation d’un bien commun au monde vivant. Voilà, ça résume un peu ce type-là.
Oui, sur cette question de recharge artificielle des nappes en créant des facturations, etc. Ce qui est très inquiétant, ce n’est pas si ça règle un problème de quantité d’eau, mais ça va de deux sept avec une dégradation de la qualité. Parce qu’on perd, ce qui fait la qualité de l’eau de la pratique, c’est qu’elle filtre, c’est qu’elle s’infiltre lentement. Et parce qu’aussi en surface, il y a des sols qui vont faire une partie de cette épuration de l’eau et le fait de faire des siphons pour finalement il y a déjà une infrastructure naturelle qu’on peut remplir à la limite si c’est une autre logique en ce moment et qui semble être la deuxième corde à l’arc de la gestion de l’eau visionnaire de Macron et de sa bande. C’est le fait d’utiliser les eaux usées, les eaux des stations d'épuration. Donc les deux cumulés. En fait, on peut imaginer qu’il y aura une nappe phréatique jusqu'à maintenant été réservée à l’eau potable. On viendrait la remplir avec de l’eau de station d'épuration et vous voyez un petit peu le genre de délire ainsi. Et voilà, ça pose un vrai problème de qualité de l’eau des nappes phréatiques.
Voilà surtout que depuis quelques années, on sait qu’on a des films bactériens qui peuvent se développer en profondeur et du coup, si on injecte directement l’autre surface en profondeur, bah on va favoriser énormément ces films bactériens. On risque de contaminer vraiment beaucoup plus les nappes.
Dures dont on vous demande avant la mise en place de ces bassines. Y avait-il des études ? Sinon comment est-il ? Je crois que vous avez expliqué qu’il n’avait pas vraiment eu d'étude d’impact et comment est-il possible qu’elle ait pu être mise en place ?
Alors il y a dans ce qu’on a trouvé, il y a eu donc ce rapport du BRGM qui n’est pas une étude d’impact puisque ne regarde qu'à peine les impacts possibles. On a eu une étude avec des tests de pompage sur chaque forage. On va faire des tests pendant trois jours, on prélève au débit maximum et on va voir jusqu’où c’est quand on a. Quand on prélève dans une nappe, on assèche localement. Le niveau de la nappe va diminuer au niveau du forage et va revenir à la normale en s'éloignant du forage. Et donc on teste, on prélève pendant trois jours et on regarde si on est dans le ruisseau à 500 mètres, le niveau diminue. Si dans le forage à côté le niveau diminue. Et on a déjà fait ce rapport-là, il n’a pas été grandement communiqué, mais on a déjà, avec quelques très simples tests de pompage, la preuve qu’on va avoir un impact sur le Marais poitevin, sur les zones humides, sur des tourbières qui sont vraiment des réserves naturelles d’eau. Là on a de méga bassines à foison enterrées en fait dans le fond de vallée du Marais Poitevin, et ça on sait déjà que ça va. Le remplissage en hiver va sécher, jeter ces zones humides, notamment certaines tourbières qui sont vraiment à la frontière, comme des éponges qui retiennent énormément d’eau. Et c’est elles qui alimentent en été, qui alimentent les cours d’eau en relâchant petit à petit leur et elles. À chaque fois qu’on les assèche, on va les minéraliser, les salines usées, donc on détruit un peu leur potentiel hydrologique et là on sait qu’on va les assécher une nouvelle fois, non seulement l'été, mais en plus pendant deux mois l’hiver. Et ça, celui-là par exemple, il n’a pas été publié. Il n’y a pas beaucoup de gens qui ont communiqué dessus et c’est à peu près le seul, la seule étude d’impact vraiment globale qu’on ait eu. Il y a eu des choses sur le profilage, le développement d’algues et de cyanobactéries dans les bassins, parce que ça, c’est un gros problème, comme disait Julien tout à l’heure, le problème indépendant de faire remonter l’eau depuis la profondeur jusqu’en surface, c’est qu’on va l’exposer à la lumière. Elle va se réchauffer et on va avoir des bactéries et des algues qui peuvent se développer. Et alors ça embête beaucoup les exploitants parce que ça fait donc du biofilm, un truc un peu gluant qui va boucher les tuyaux, réduire le débit des pompes, etc. Nous, ça nous embête parce qu' en fait, quand il y a des cyanobactéries dans l’eau, on peut plus s’en servir. Elle est vraiment toxique, elle est mortelle en fait. Et ça, on n’a pas vraiment d'étude d’impact là-dessus. Qu’est-ce que ça fait si jamais on a des centaines de milliers de mètres cubes d’eau intoxiqués. Ils savent la traiter, mais avoir un vrai protocole sûr et pour éviter la prolifération et pour la traiter si on a aucune vraie étude dessus.
Donc je vais avoir une réponse plus politique puisque la question est posée, elle est vraiment très pertinente. Qu’est ce qui fait qu’en voyant le défaut d’un certain nombre d'études fondamentales, voire même inexistantes et avec qui déclenche pour le coup des recours au tribunal administratif, Je rappelle que le projet des seize bassines est sous le coup d’une décision du tribunal administratif de Poitiers et d’un appel à Bordeaux qui doit tomber le 28 mars. Et je rappelle également que, à chaque fois que des procès sur les bassines vont toujours, les associations de protection de la nature gagnent, notamment de par l’insuffisance des études d’impact sur les effets hivernaux sur les milieux aquatiques. C’est 90 % des jugements vont dans ce sens-là. Et qu’est ce qui fait que pour le coup, on a une Élisabeth Borne qui ment devant le Sénat en disant que ces projets, les recours, sont épuisés. C’est insupportable d’entendre un Premier ministre qui, en connaissance de cause, vient défendre un projet indéfendable et mentir devant des élus de la République. Forcément que ça génère de la colère, ce genre de comportement. Et donc, par extension, qu’est ce qui fait qu’une fois un projet aussi fragile, avec autant d’oppositions argumentées, avec une opposition de terrain, avec une opposition juridique, avec une opposition politique solide ? Qu’est ce qui fait qu’en dépit de ça, on a un gouvernement Macron qui préfère envoyer ses chiens de garde, balancer des bombes lacrymo, désencerclement sur des familles, les papys des mamies, etc. Ça c’est une vraie question de fond. Ça s’appelle la macronie. Ça va de pair avec la manière dont Macron et sa bande traitent le mouvement social. Macron pense qu’il a plus d’armes et ça annonce quand même des lendemains qui déchantent, là où on a enfin touché des choses, des formes de totalitarisme, d’autoritarisme inquiétant qu’on puisse juguler la colère populaire à grands coups de lacrymo. Et au service de quoi ? La vraie question que l’on peut aussi se poser, c’est à qui profite le crime ? Parce qu’en réalité, soyons lucides, ce n’est pas forcément les exploitants eux-mêmes qui vont être les bénéficiaires. Alors ils disent que d’un côté il sécurisent l’eau, mais on voit dans quelle mesure masque le suicide en disant la bassine allait percer les fameuses cyanobactéries. En fait, ils s’en vont surtout, gagnant un gros frais sur le dos, voire gros investissement. Et entre temps, qui c’est qui va profiter des plus-values des cultures intensives et industrielles qu’ils vont développer sur ces parcelles Et les potes à Macron je rappelle que Macron il a été condamné enfin pour travaux, n’a pas été condamné, il a un pactole de près de 10 millions d’euros en 2011. Ma mémoire est bonne, on ne sait pas où est ce qu’il a planqué et ce qui était relatif au fait qu’il était banquier d’affaires pour Rothschild. Et dans la négociation du rachat de la part alimentation infantile de Nestlé par Nestlé pour Pfizer. Si la mémoire est bonne, ce n’était pas Pfizer, fallait vérifier ça. Ça a un petit peu le monde de Macron, ça dit un petit peu les connivences avec ce monde de l’agro-industrie Voilà une autre piste de réflexion. La faute à qui ça profite ?
Et juste pour compléter, dans le rôle de l'État on a aussi cinq bassines qui elles sont construites, qui ont été déclarées illégales. Là, on est arrivé jusqu’au bout du projet. Fin du parcours juridique avec le Conseil d'État qui refuse de statuer sur la dernière possibilité. Donc elles ont perdu tout leur parcours juridique depuis le premier projet jusqu'à leur construction. Et à chaque fois, la préfecture a signé les autorisations de construire. Donc, on a vu là le pouvoir exécutif qui va à l’encontre du pouvoir judiciaire pour pouvoir mener son projet à bien comme il faut. Je trouve que, quand même, à ce niveau-là, c’est un exemple assez critique du passage en force de l’exécutif, là, aujourd’hui, à qui profite le crime ?
Est ce qu’on peut le dire précisément qui a des intérêts directs dans l’installation de cette méga bassine c’est le BTP, c’est l’agroalimentaire,
En effet, c’est des marchés énormes. Donc toutes les boites de chez nous charpentier en ce moment où la deux Séverine font tourner les pelleteuses, c’est des marchés à plusieurs millions à chaque fois, les vendeurs de bâches évidemment, les vendeurs de tuyauterie, les vendeurs de tout le machinisme agricole qui va avec bien évidemment les semenciers, les semenciers, aujourd’hui au Salon de la vallée de Limagrain font partie des grands promoteurs et même maintenant des. Porteurs de projets directement de ces types de projets 2010 deux de méga bassines jouets, c’est tout un monde et toute une industrie qui se nourrit sur la bête. Faut pas oublier notamment les grosses coopératives, notamment les grosses coopératives laitières type Lactalis qui pressure des éleveurs qui se retrouvent obligés d'élever des bêtes en stabulation à grands coups de maïs ensilage. Bon, pis c’est du lait qui leur a racheté une poignée de deux un. Oui, ils perdent de l’argent ou ils perdent leur vie, leur temps, leur santé. Je pense que les coopératives d’ailleurs, qu’on retrouve parmi les signataires du protocole des Deux-Sèvres, sont évidemment des bénéficiaires directs. Et ça, ça s’inscrit pleinement dans la continuation d’une forme de fédéralisation du monde paysan où les paysans sont plus nombreux. Et se retrouvent dans des logiques de surendettement et aujourd’hui de surproduction pour répondre à ces problématiques de surendettement.
Oui.
Est ce qu’on a fait quelque chose qui était très intéressant pour moi à faire ? On a fait des réunions publiques dans le Marais poitevin où il y a des brigands qui sont venus. Et au bout de la deuxième, il y en a certains avec qui on a pu commencer à échanger un petit peu et c’est d’eux-mêmes en fait que c’est venu le coup du chantage à l’irrigation. C’est à dire que de toute façon, il y a des îles, ils sont obligés d’adhérer à la COP de l’eau parce que sinon ils perdent leur droit à l’irrigation, même s’ils ont des tout petits volumes. Comme c’est la COP de l’eau qui va gérer au final toutes les autorisations de volume prélevées. Voilà, c’est eux même qui ont sorti les arbres du chantage à l’irrigation. Même s’ils sont contre le principe, ils sont obligés d’adhérer au projet et de payer une partie des bassines en fait. Donc c’est là où on voit qui se retrouve vraiment, vraiment piégé dans le système.
il y a eu le mot magique, me semble-t-il, employé par Julien. Il a parlé du maïs. Si j’ai bien compris, le l’agriculture intensive, c’est notamment du maïs qui sert en fait à l'élevage. C’est à dire qu’en fait, au bout de la chaîne, c’est pour eux, c’est pour qu’on mange de la viande. C’est ça ou pas ?
Bien sur la proportion, c’est là où je ne suis pas d’accord.
Donc aujourd’hui en France, la culture de maïs, elle représente 40 % de la surface agricole irriguée. C’est un des gros problèmes de cette plante-là. Contrairement à d’autres plantes irriguées ou de plantes non irriguées, c’est qu’elle a son pic de consommation d’eau en juillet août, au moment où l’eau est la plus rare. Ce qui fait que sur certains bassins versants, on peut arriver où l’irrigation du seul maïs peut représenter jusqu'à 80 % de toute l’eau utilisée par la population. Dans certaines situations, ça peut représenter ça. Vous qui faites par exemple dans le Marais poitevin où une bonne partie et des fonds de vallées et des bassins versants sont cultivés en maïs, genre la vallée du Mignon. L’impact du maïs sur le milieu naturel et sur le cycle de l’eau. Il est massif et ça, c’est récurrent. Là, il peut être utile d’expliquer comment le maïs est implanté sur ce territoire. Il s’est d’abord implanté dans le sud-ouest de la France, dans le Pays basque, qui avait un climat adapté et des structures de sols adaptées. Pas mal de pluie répartie même en été sur des sols type argileux ou qui retenaient bien la terre. Et en effet, c’est une force qui a des qualités agronomiques intéressantes en termes de nourrissage de basse-cour, notamment de faire suite à l'économie du foie gras, etc. Et de cette plante quelques grains d’or de ces grains d’or. On a voulu les généraliser un peu partout en France, d’autant que dans les années 80, on était. La balance commerciale sur le maïs est déficitaire. Donc c’est la politique agricole commune qui a une politique très incitative et qui a été un tournant pour beaucoup de fermes. Et pour illustrer très clairement le début de cette PAC. C’est le début de la PAC attribuée à l’hectare et selon les productions, quand on faisait un hectare de prairie, on avait entre 600 et 1200 francs. Je n’ai pas calculé, j’ai pas fait les conversions en euros, c’est 90 € à une centaine d’euros quand on était au maïs. On touchait 3500 francs avec tout le maïs irrigué. L’Etat considérant que vous aviez fait l’Europe, vous avez fait l’effort de l’investissement. C'était 4200 francs l’hectare. Donc tu penses bien que dans ces conditions-là, les jeunes qui héritaient du troupeau de papa ou allaient tous les jours aller à la cité à Bulle, pas de vacances, etc. Toutes les contraintes de l'élevage avec en face un pont d’or pour retourner les prairies. Bah tu m'étonnes que ça n’a pas traîné Et finalement on a hérité de cette situation-là. C’est l’Etat et on dit l’Europe. C’est l’Etat français qui a décidé d’activer ce levier-là dans la PAC. Voilà. La PAC, c’est une boite à outils. Ensuite, les Etats décident d’activer tel ou tel levier, tel ou tel outil et qui font la situation actuelle. Il faut être très clair que tant que l’Etat n’aura pas permis à tout le pays, il ne mettra pas en place les choses pour inverser la tendance. En tout cas, ça dit aussi le levier sur lequel on peut agir puisque c’est la finance publique qui permet notre agriculture dans le mur. C’est la finance publique qui doit aider à l’en sortir. C’est sur les usages du maïs. Donc en effet, il y en a une partie et ça va varier selon les territoires qui vont sur l’alimentation animale. Donc soit en grain sur de la volaille et du porc, soit sous forme de maïs ensilage, ou là tu viens, comment dire couper la fibre et tu la mets sous des bâches et ça va fermenter. Et ça, c’est ce que tu vas donner, notamment aux ruminants censés manger de l’herbe. Ces vaches laitières en stabulation. Et alors ? Il y a des nouveaux usages du maïs qui viennent encore empirer la situation. Aujourd’hui, on plante sur les mêmes territoires, on fait des bassines, on a planté du maïs pour faire tourner des méthaniseurs. Donc là, tu rentres dans une logique où l’alimentation et l'énergie viennent se heurter, ça vient faire un pont avec toute la problématique de l’agro voltaïque, etc. Et où ça aboutit à des situations vraiment ubuesques. Finalement, on vient vider une rivière, en l’occurrence le Lignon, pour remplir une bassine à la rivière Mignon où les gamins apprenaient à nager il y a encore 30 ans pour remplir une bassine, pour faire du maïs, pour un méthaniseur, pour chauffer la piscine communale, pour apprendre à nager.
Mais est ce que ce n’est pas le symptôme même de cette bataille de l’eau où il y a des intérêts divergents ? Il y a de quoi dire, il y a une agriculture, c’est notre nourriture, et puis il y a l'énergie. Et puis est-ce que ce n’est pas ça, en fait, ce sur quoi vous mettez le doigt ?
Ben ce n’est pas si je peux me permettre, je trouve que. Ce n’est pas. En fait, le conflit des usages est arrivé. Le problème, c' est qu’on prélève trop. On s’est toujours dit qu’en France, on a énormément d’eau. On s’en fiche de savoir combien on prélève. On a imaginé qu’on aurait de l’eau éternellement à profusion. Et là, d’un seul coup, entre le fait que même sans le réchauffement climatique, on a atteint les limites du système, dans les nappes comme la Beauce ou dans le Marais poitevin, on prélève à peu près l’ensemble de ce qu’on peut prélever à l’année, donc à chacun, et on finit à zéro. Et Yves, il faut être sûr, on compte sur le fait qu’on fasse recharger les nappes chaque hiver. On voit bien depuis deux hivers qu’on a un problème de recharge de la nappe. Avec le réchauffement climatique, on sait que ça va être de plus en plus aléatoire, qu’on va avoir des sécheresses plus intenses, plus longues, plus fréquentes et pluriannuelles. Et en fait, c’est un au conflit des usages qui vient du fait qu' on s’est toujours dit c’est open bar en fait et il y a quelque chose que je voulais revenir dessus tout à l’heure, parce que tout cet argent public des bassines. Moi, quand j’ai commencé à m’intéresser au sujet, j’ai regardé les données sur les nappes d’eau et sur les cours d’eau en France et on est pauvre. On a un réseau de mesure des cours d’eau et des nappes qui étaient bien trop faibles en fait et qui n’ont pas suivi dans le temps. Qu’est ce qui est fait de manière assez mauvaise ? Et donc en fait, tout ça, il faudrait mettre cet argent.
Par manque de moyens, par volonté, par manque de moyens.
Bien évidemment. Affaire de volonté, donc de moyens quoi. Oui, on a des stations de mesure, des cours d’eau, alors il y en a plein qui ont été enlevés. Météo-France a enlevé des tonnes de stations pluviométriques. Mais pourquoi ? On sait que les précipitations vont être plus aléatoires, plus massives et localisées. Maintenant, on enlève la plupart des stations pluviométriques. Voilà, on connaît pas le système hydrologique. On s’est toujours dit on s’en fout, on prend, y aura toujours de l’eau. Et aujourd’hui, on arrive à un moment où Bah non, en fait, on prélève beaucoup trop et en plus on a un problème de rentrées. On a un problème de que les précipitations sont plus aussi sûr que jusqu’ici en fait. Donc là on a eu On va arriver à l'été 2023 très probablement à vraiment des grosses situations de crise où il va falloir décider. Et ça c’est déjà passé l'été dernier. Il va falloir décider à ce qu’on alimente une ville en eau, où est ce qu’on arrose les champs. Et ça, voilà, c’est là où arrive le conflit des usages.
Les méga bassines sont-elles aussi développées dans d’autres pays ? Demande le chat. Certains évoquent déjà le Chili. Est-ce qu’un autre pays utilise cette technologie ?
l’Espagne aussi dans les grandes plaines agricoles et au Chili où il a fait une trentaine d’années et on a un recul en montrant justement que ça a eu tendance à augmenter les prélèvements. Sept Partout, on fait des retenues, on fait du stockage, on dit qu’on va diminuer les prélèvements, puis en fait on les continue de les augmenter. Donc, c’est ce qui s’est passé par là. Et ça, ça a continué d’appauvrir le système de colonies et de le détruire.
J’ai même vu des méga bassines dans un reportage en Allemagne et on sait que de manière générale, il y a une véritable attention à ce qui se passe chez nous. Le Marais poitevin du début, c’est un territoire expérimental, l’application des bassines à fond, généralisation à l’ensemble du territoire national. D’où l’importance de notre lutte et vous le faites qu’aujourd’hui on est à tel afflux de soutien. Les gens ont bien compris qu’il fallait soigner ce cancer à la base. Mais on sait également qu’il y a un certain nombre de pays, notamment du nord de l’Europe, qui lorgnent ce qui se passe chez nous parce qu’ils savent qu’ils vont se confronter aux mêmes évolutions du réchauffement climatique et où ils se disent si ça passe ici, Walnut gagne ou quoi, c’est-il faut que ça renforce encore plus de détermination. Et c’est ce qui explique aussi que la mobilisation qui arrive les 25 26, elle va aussi recevoir un soutien international. Elle va faire de tout un tas de camarades qui arrivent de tous les pays limitrophes de la France parce qu’il y a des logiques prédatrices de l’eau du même type qui sont à l'œuvre et déclinées sous différentes techniques, mais qui sont reviennent toujours au même point de l’eau qui a tout le monde pour la mettre dans un trou pour dire c’est la meuf, elle est à l’ouest seulement là nous c’est ça.
On va venir. Julien à la lutte, à ce que vous organisez et est ce qui s’abat sur toi particulièrement en quelques instants. Mais il y a encore quelques questions sur la partie environnementale. Si vous avez un peu de temps l’un et l’autre.
Une question pointue, En parlant de la pertinence et de l’approfondissement d'études amont, pouvez-vous nous parler de l’expérience des bassines de Vivonne
Les bassines de Vivonne sont deux bassines qui ont été construites en 2002, début des années 2000. Et quand ils ont voulu les mettre en eau, il y en a une qui a. Ils ont voulu mettre la première en eau et il y a un gouffre, une énorme fissure qui s’est ouverte au fond de la bassine, sous le poids des tonnes d’eau sur la bâche. Et donc la bâche a explosé, Ça a mis du plastique partout et l’eau s’est engouffrée dans ce gouffre. Et du coup, ils ont abandonné les bassines, les deux bassines. En fait, je n’avais pas vraiment fait d'étude géologique ou de sondage avant pour savoir s’il y avait des cavités en dessous. C’est une région où on a énormément de ce qu’on appelle les karsts, donc des cavités avec des conduites. C’est là où vont les spéléologues typiquement, et ils n’avaient pas vraiment regardé s’il y en avait juste en dessous de la bassine. Et donc quand ils ont creusé puis chargé la chose, la bassine s’est vidée entièrement. Et l’exemple des bassines de Vivonne est assez rare et très parlant. Je le cite souvent en fait, parce que quinze 20 ans après, on n’a toujours pas de végétation à l’intérieur. Elles ont été abandonnées sur le sol. Il y a eu enfin le sol, la roche était à nu et du coup on a des mousses, des petits arbustes qu’arrivent à pousser depuis mais on n’a pas eu. Alors le terrain, il est sauvage depuis 20 ans, on n’a pas eu une recolonisation naturelle comme on l’aurait vu si on avait gardé un sol en fait. Et du coup, elles nous montrent bien le sud. Non seulement il y a tous ces problèmes, tous ces problèmes sur l’eau, mais on doit aussi avoir une espèce de sobriété sur les sols, arrêter d’artificialiser les sols et là on voit bien qu’eux on les détruit pour des décennies sur un pari assez hasardeux.
Est ce que sur la question écologique il y a des points saillants, des points importants que nous n’avons pas évoqués ?
Il disait on a fait la qualité de l’eau, l'évaporation, les étiages hivernaux.
Un facteur de diversité peut en remettre une couche parce que ça montre encore la flagrante fragilité de ces projets et le non sérieux de la prise en compte des enjeux biologiques. Je parlais tout à l’heure de l’OFAC. Je peux dire que c’est vraiment une espèce au bord de l’extinction, au point où elle fait l’objet d’un plan national d’action. Et normalement, une procédure est fondée sur des zones à haute tension et tient donc a priori et le voilà qui doit s’appliquer. Les porteurs de projet doivent demander un avis au Conseil national de la protection de la nature. Et ce n’est pas qu’un avis consultatif spécifiquement sur ce dossier-là. Le SNPL n’a pas été consulté. D’ailleurs, il est question qui s’auto saisisse du dossier. On est vraiment sur les derniers bastions d’une espèce qui concerne quelques centaines de mâles chanteurs. Voilà, je vais insister sur le côté biodiversité parce que c’est un des éléments qui nous motive fort. On est sur la proximité de la deuxième zone humide de France et ce n’est pas simplement une question nationale en fait, c’est que ce marais poitevin, si on supprime et qu’on continue à supprimer tous les marais littoraux de la côte atlantique, en fait c’est la migration des oiseaux en Europe qui a été remise en cause. C’est un enjeu international.
Avant de faire l'émission, j’ai contacté un vieil ami à moi. Je pense que son nom vous dit quelque chose Marc Aimé
- Alors Marc, ça a été mon chef à l’autre journal dans un mois, dans un autre temps où l’eau coulait à flots. Bon bref, tu sais, ici, il y a longtemps Marc, depuis 20 ans, je ne comprenais pas pourquoi il y a 20 ans, il s’est mis à s’intéresser à la flotte. D’abord aux grandes compagnies de flotte qui voilà qui qui privatisent à la flotte Il tient un blog sur le Monde Diplomatique qui s’appelle le Carnet d’eau et il a aussi un autre blog qui s’appelle Les Eaux glacées, il fait un travail formidable et il a. Il y a des questions pour vous les professionnels. Les professionnels de la profession sont-ils convaincus par le tout, bassines ou coincés par leur statut ?
Alors déjà, qu’est ce qu’on appelle les professionnels de la profession ? Qu’est-ce que c’est les universitaires professionnels de la recherche en hydrologie ? Ou est-ce que c’est les bureaux d’études ?
Je pense, c’est plutôt les bureaux d'études et tout ça.
Oui. Alors là je dirais qu’il n’y a pas moi, je ne connais pas trop l’univers des bureaux d'études, on a le Bergame qui a quand même un peu choisi son camp mine de rien. D’un autre côté, on a dans la Vienne, on a une étude scientifique qui est en train d’essayer de sortir ce qu’on a aussi un projet de 30 bassines. Et du coup, on dit ils doivent faire avant un projet de bassin des études qui s’appelle hydrologie, milieux, usages, climat qu’on appelle entre nous Schmutz pour faire un bilan, pour faire un bilan de l'État, un état des lieux, des ressources en eau, des usages et de savoir comment on pourrait atteindre ce qu’ils appellent le bon état des cours d’eau, c’est à dire d’avoir des rivières qui coule en été. Et cette étude a été réalisée par le groupe Suez, donc un bureau d'études et qu’on n’a pas trop taxé d'écolo gauchisme et ça c’est cool.
Écolo gauchisme.
Ben ouais, C’est bien écolo Gauchisme c’est la réponse avec le terrorisme.Voilà, c’est comme ça que je l’appelle désormais. Et. Et cette étude est défavorable aux bassines. Et du coup, l’institution qui portait le PTB, qui va gérer l’eau, dans la région s’est prononcée défavorablement à propos de ces bassines dans la Vienne. Sur la base de cette étude, c’est une petite parenthèse et bloquée par le département de la Vienne, par la préfecture de la Vienne et la Commission locale de l’eau, donc par des politiques qui ne sont pas satisfaits d'études parce qu’ils trouvent qu’il y a trop d’impact socio économique. Le groupe s’est dit qu’il faut diminuer les prélèvements énormément et que donc les bassins ne sont pas viables. Et le département dit que votre étude scientifique est mauvaise parce que ça va faire s’effondrer modèle agricole. Et donc en fait, dans le milieu des professionnels, il y a un peu du pour et du contre. Il y a les gens qui sont partisans d’une géo ingénierie, qui pensent qu’on va tout, voilà le techno évolutionnisme, etc. On peut gérer les stocks d’eau à l'échelle du cycle de l’eau nous-mêmes de manière très fine. Il y a des. Il y a une autre tendance, mais alors qui peut être plus chez les universitaires. Moi je fréquente plus les universitaires, qui plutôt que de dire directement c’est une aberration, c’est une aberration, met de l’eau à la surface. C’est une aberration de la d’isoler du cycle de l’eau. Voilà, moi j’ai eu du mal à trouver des gens par exemple qui à qui voulait bien travailler sur le sujet parce que c'était tellement pour eux une aberration évidente qu’ils n’avaient pas. Ils n’allaient pas y passer des centaines d’heures de travail rigoureux une fois. Donc en fait, on a quand même des avis assez partagés. Mais avec cette ambivalence politique quoi. Techno solutionnisme aux solutions basées sur la nature, c’est un peu sale.
Julien, Mac Lemmer a aussi une question pour toi qu’il m’a envoyé dans la nuit comment, à force de côtoyer les officiels, penses-tu qu’il partage pleinement l’avis les irriguant ou sont-ils entre guillemets en service fermé et n’en pense-t-il pas moins ? Alors c’est drôle parce que lui qui ne fait jamais de faute, il a fait une petite faute et pense. Il écrit des pans b. Il veut dire penser sans réfléchir. Mais voilà, je trouve ça rigolo. Je refais la question à force de côtoyer des officiels, penses-tu que Julien qu’il partage pleinement l’avis des irriguant ou sont-ils en service et n’en pense t il pas moins.
Si on parle des préfets, des trois préfets qui ont succédé chez nous, c’est clair et net. Ils arrivent avec une lettre de mission. Et le libre arbitre là-dedans, il est bien enfoui, bien profondément. Je cite Sauver l’humanité profonde d’une dame du B. Je serais bien incapable de savoir aujourd’hui où elle se situe en réalité, humainement, quand elle sort de son rôle de petit soldat du gouvernement et appliquer à la lettre ce que Darmanin et compagnie lui demandent. Par contre, quand on discute avec les agents de terrain, les gendarmes, les gens que l’on côtoie en fait quasiment quotidiennement aujourd’hui, puisqu’on passe du temps au poste par exemple, et qu’on parle du fond quand même, qui se questionne sur comment ils vivent ces dossiers, etc. Je peux vous dire que s’il y avait un aujourd’hui un vote au sein des les gendarmes, savoir déjà s’il faut être missionné sur ce genre de choses et ça a du sens pour eux. Et même sur le fond du dossier, si couper des bastilles de l’audimat pour les mettre dans des bassines pour faire du maïs partout, je pense que ce serait cinglant s’ils pouvaient voter au centre sans aucune pression derrière. Et après, moi je vois qu’il y a quand même de véritables complices de ces logiques-là, des gens qui sont qui contribuent en toute connaissance de cause à développer des programmes. Pensons aux frères Luttons par exemple au niveau de l’Agence de l’eau. Les deux frangins, là, ils se refilent la balle. Il y en a un qui est au ministère, l’autre à l’Agence de l’eau et on se renvoie la balle. Et à chaque fois tout y passe.
Il faut être un peu plus précis parce que si on n’est pas au cœur de la bataille, on ne sait pas c’est quoi ces deux frères. Et il y a comme un conflit d’intérêts
Ou bien, la nature des marques qui en parlait le mieux, c’est Marseille. Mais bien sûr, c’est ça. En fait, il y en a 3000000. J’aurais tendance à lui renvoyer la balle et ça fait assez. Ça, c’est tout un volet du dossier Bassines qui a été encore peu investigué, mais sous la notion des conflits d’intérêts ou du détournement de biens publics, etc. Un truc, un constat juste, édifiant quand on regarde les seize bassines qui existent chez nous, qui tiennent les conseils municipaux et. Ce qu’on a pu démontrer, c’est que systématiquement sur les seize, il y a toujours un des élus qui est directement bénéficiaire de la bassine. Ou alors c’est quelqu’un de sa famille très proche. Un adjoint au maire à Moser, deux adjoints au maire, un qu’on garde à Sainte-Sophie. Mais le premier adjoint est bénéficiaire de la bassine.
Bénéficiaire en tant qu’agriculteur.
Et c’est ça qui alimente encore les enfants en tant qu'élément. Et derrière, ça pose une autre problématique. Et de voir finalement tout à l’heure je parlais du principe pollueur payé, mais comment on en arrive là ? Il suffit de regarder qui tient aujourd’hui politiquement tout le syndicat d’eau qui soit le syndicat d’eau potable Au niveau des petites collectivités, que ce soit les programmes GEMAPI, c’est tout ce qui est gestion de l’eau et prévention des inondations sont les organes dérivés d’anciens syndicat de rivière si tu veux. Et quand tu regardes qui constitue le conseil d’administration de l’Agence de l’eau. Et quand on regarde un petit peu les étiquettes politiques et de bien-être, n’est-ce pas assez cinglant ? Il faisait ça car faisant peut-être moins de zéro 5 % de la population nationale pèse très lourd, très fort sur la gestion de l’eau à tous les étages, du local jusqu'à l’international.
Alors je vais peut-être mettre une petite note d’espoir quand même, mais une toute petite part. Je suis désolé parce que du coup, oui, dans la Vienne on a d’un côté on a des irriguant qui sont très présents, par exemple dans le conseil général et donc qui comme dit va lui ce vote des subventions à l’association de défense des irriguant comme ça ils s’alimentent eux-mêmes. Mais on a aussi, je pense, grâce au rapport de force qui a été établi dans les Deux Sèvres, on a la maire de Poitiers par exemple, qui a refusé de signer le protocole. On n’a pas mal de mer dans les communes environnantes qui sont engagées sur des arrêtés anti bassines. Qui sont vertes. Ouais, Écolo est aux normes. On conduit Ouais. Donc ce serait par exemple, ce serait sympa d’aller lui demander. Ce serait intéressant en tout cas d’aller lui demander quelle pression elle a subi de la part de la préfecture. Parce qu’on sait que la préfecture a un peu fait pression pour signer ce protocole-là. Ce document où il essaie de faire en sorte que les agriculteurs s’engagent sur des mesures de biodiversité ou genre de choses qui en fait est juste une caution. Ils ont vraiment trois fois rien à faire pour avoir un super label et donc elle a refusé. Par exemple, elle est douce mais elle a refusé de signer ce protocole et apparemment ont reçu un certain nombre de pressions de la préfecture. Donc c’est vrai que même quand on a des officiels qui s’engagent super, ce n’est pas si facile pour eux puisqu’ils sont dans un dans une espèce d’environnement qui est bon. Où il y a beaucoup dirigeants qui se sont placés à des postes un peu après.
Sans trahir quiconque ni aucune source. Et est-ce que certains qui qui pourraient qui sont là pour d’une manière ou d’une autre mettre en place et vous transmettre quelques informations ?
C’est quand même assez rare. Les informations qu’on a pu avoir. C'était notamment issus de dirigeants contraints et forcés à la dure à adhérer à la COP de l’eau. Ce que, comme le disait tout à l’heure Anne Morwenn, qu’on soit petit frigo, maraîcher avec 2000 mètres cubes ou gros céréaliers avec 250 000 mètres cubes. L’Etat a imposé que vous. Pour bénéficier des volumes d’eau réclamés chaque année, il fallait être à devant la force de l’eau. Donc ça signifie que sanitairement, on a des gens qui sont des camarades qui ont eu accès à des statuts, à des comptes rendus d’usagers, etc. Mais, somme toute, cette remontée est quand même très, très limitée. Et ça dit un peu toute l’omerta et tous les niveaux de réseaux de répression et de rétorsion qu’il peut y avoir derrière. J’ai envie de citer le cas de Philippe Béguin, qui était l’exploitant agricole qui nous a accueillis pour le rassemblement de Sainte Soline, qui nous a mis à disposition une parcelle de luzerne, justement parce qu’elle était faite pour accueillir l’outarde et plus tard de sa migration dans sa rue, dans les brancards. Derrière, il a eu droit à toutes les mesures de rétorsion du très local dans son rapport avec la coopérative A, du plus global où très rapidement il a eu un contrôle Pas quoi et. Il a laissé.
Prendre le parc, c’est à dire en gros, c’est à dire est ce que vous dépensez bien l’argent qu’on vous donne pour telle ou telle chose ?
Bah de voir si tout le cahier des charges est respecté. En fait, il y a tout un tas de normes, etc. Donc est ce que certains ont fait tout un tas de trucs de cet acabit-là ? C’est normal et tant mieux qu’il y ait des contrôles PAC. Sauf que c’est très questionnant quand ça arrange le riz, parce qu’en général, une fois tous les dix ans et quand ça arrive un mois, un mois après la manif, bien évidemment que ça laisse entendre que c’est moins sûr.
C’est une punition, ce n’est pas une raison.
Et bien sûr les autres éléments de rétorsion qui font que tout paysan est très prudent à s’exprimer sur le sujet, c’est que les mesures de rétorsion, elles peuvent ensuite être au niveau de la SAFER. C’est l’organisme qui distribue les terres agricoles. Ça peut être également au niveau des ONG, ces organismes uniques de gestion collective qu’est le lieu. Dans les chambres d’agriculture la plupart du temps, où chaque année on redistribue les volumes d’eau. Donc ça, c’est un vrai sujet. Comment le monde agricole, comment la FNS tient les campagnes ? Et finalement, c’est ce qui fait dire qu’aujourd’hui les seuls camarades qui sont en aptitude à pouvoir sortir de ce système là et à s’exprimer simplement, là, c’est les camarades syndiqués, c’est les camarades de la Confédération paysanne, et ce n’est pas pour autant que leur statut de syndiqués les protège de toutes les mesures de rétorsion que je viens de vous lister.
Alors il y a plusieurs questions de valeurs anarchistes qui habitent dans le Sud-Ouest et notamment celle-ci suite à des réunions publiques avant les élections départementales, des candidats de droite, élus depuis nous disaient qu’ils allaient relancer le projet du barrage du barrage de Sivens car ils avaient tous les tampons sur les dossiers. Avez-vous des infos dans ce sens ?
Non j’ai juste eu quelques articles quand j’ai vu un article de presse disant qui relance le projet, mais pas plus que ça, d’accord.
Il y a quand même un élément sans avoir mis le nez dans le dossier, mais il y a une remontée qui me paraissait intéressante parce que là, pour le coup, c’est l’agence de l’eau Adour Garonne qui est à la manœuvre au niveau financement. Et elle avait imposé qu’il y ait une réflexion sur le type de culture qui serait irriguant. Ça c’est un élément sur lequel je ne dis pas que c’est un bon projet. Un La manière dont on va le relancer six 20, c'était une idée que j’avais retenue et qui parle quand même, c’est qu’aujourd’hui, il faudrait vraiment qu’on soit en mesure de prioriser les usages de l’irrigation. Si transformer l’eau à tout le monde pour faire du maïs, pour l’exporter à l’autre bout de la planète, pour spéculer sur les marchés internationaux, est ce que ça passe sociétalement sur des territoires où l’eau est rare ? Évidemment que non. Par contre, qu’une partie de l’eau puisse être consacrée à des cultures vivrières a vocation de relocalisation des productions. Certainement qu’on y est beaucoup plus favorable. Et donc il y avait toute une méthodologie par filière pour savoir ce qui finalement était supportable et pertinent d’irriguer. Et c’est quand même un signe des temps. Bah le maïs ne rentre plus dans les clous.
Ha oui.
Et très clairement. Et ça c’est Benoît Vitto, camarade eurodéputé, qui lutte à nos côtés de quinze ans, qui le dit très clairement Si on enlevait le maïs, les poissons, irrigation en France, on n’aurait pas besoin de se poser la question de ce stockage et de ce sur stockage en milieu bassines.
Est ce qu’existe un marché de l’eau en France comme en Californie ? Demande-t-il un projet pour une telle bourse de l’eau ? Jean Castor nous dit qu’il faut nationaliser l’eau. Donc la bourse ou là ou la nation la bourse ou la vie c’est ça ?
Il y a deux pays, en effet, où l’eau a été introduite en bourse. C’est l’Australie qui a été précurseur et résultat l’introduction à la bourse de Chicago. Il y a eu un très bon dossier, un très belle soirée théma qui a été très facile, trois ans de ça qui s’appelait Main basse sur l’or bleu vraiment brillante et qui témoignait qu’en Australie ça allait tellement loin que des Etats peuvent profiter de ça Fédéraux en Australie, du volcan qui va bien en tout cas. Des collectivités devaient racheter de l’eau à des sociétés privées pour remettre au milieu naturel. Et ça, ça me paraissait hallucinant qu’on en soit là. Et en fait, il y a une situation similaire en France. On est allé à Bagnères de Bigorre animer une réunion publique et il y a eu NASA en fait une organisation. Là je ne vais pas être très précis, les éléments me manquent, mais c’est déjà à l'œuvre. Il y a déjà en France un secteur où il faut acheter de l’eau pour le mettre dans la rivière. Et ça, pour moi, là, on passe vraiment un cap. Et après, de manière plus générale, évidemment qu’il y a des logiques prédatrices qui vont vers la marchandisation de l’eau. C’est un bien vital. Donc on nous la vendrait 3 000 € le mètre cube pour l’achèterai, 3 000 € le mètre cube et aujourd’hui on aurait plutôt 3 € le mètre cube. Et que donc il y a des sociétés qui ont bien compris que le marché le plus fin fini le marché avec les potentialités de développement les plus importantes, c’est le marché de l’eau et c’est déjà le cas. Ça fait partie des secteurs où il y a la plus forte croissance économique, faut pas se leurrer évidemment, et je ne vais pas rentrer dans des considérations complotistes, etc. Dès que des gens misent sur la raréfaction de l’eau et l’importance de la privatiser, c’est évident.
Dans le Chat que je remercie Pimiko qui est à mes côtés pour le site nous donne cette précision : à Chicago, c’est la bourse des matières premières, l’endroit où on spécule sur les denrées alimentaires de base et sur l’eau. Parce que tu as parlé de la bourse de Chicago qui est en ville un beau bâtiment et je ne sais pas s’il est devant dedans, Qui voudrait des précisions ? Est-ce qu’en France l’eau reste considérée comme un bien commun ou pas ?
Donc oui, voilà, c’est ce que j’ai précisé. Après c’est en fait, il n’y a pas besoin de nationaliser l’eau puisqu’elle est déjà bien commun à la nation. Donc en fait, tant qu’elle n’est pas dans un tuyau, en fait elle appartient à tout le monde et c’est le côté traitement de l’eau et acheminement de l’eau qui est qui est privatisé. Et c’est là où bien évidemment il y a aussi tout le toutim. On passe des régies publiques, de l’eau pour l’eau potable. Dans beaucoup de villes, il y a eu un grand mouvement de privatisation. Il y a aussi beaucoup d’endroits où finalement ils reviennent en arrière. Ils reviennent à une régie municipale de l’eau et plus une régie privée. Voilà, En tout cas, c’est dans l’idée que l’eau est déjà nationalisée et par contre, moi j’estime qu’il faudrait que tout le cycle de traitement de l’eau soit effectivement, soit public, et aussi parce que ça nous permettrait de. Voyons, on paye, ça coûte très cher en fait de d'électrifier l’eau par exemple, de la de l'épurer avant de la rendre potable quand on a des nappes qui sont polluées ou ce genre de choses. Et si l’ensemble de la gestion de l’eau, du traitement était public, eh bien peut être qu’on penserait à faire des lois de protection des zones de captage où on interdisait les pesticides. Il y avait des endroits où ça a été fait, où on interdit les pesticides sur l’ensemble de la zone de captage, on va dire, et du coup on économise derrière sur le traitement de l’eau. Mais évidemment que si on a un côté une gestion privée de tout ce traitement de l’eau, eh bien eux, ils s’en fichent complètement d’améliorer la qualité en amont, puisque de toute façon, comme ça ils vont faire payer le traitement plus cher, tout simplement. Donc pour moi, il faut absolument nationaliser ou municipalités l’ensemble de la gestion de l’eau, de son prélèvement jusqu'à là, jusqu’au retraitement en fait.
Alors, ça va peut-être encore poser des questions d’ordre écologique ou économique ou politique, mais là, il faut quand même qu’on aborde la question de ce que vous êtes en train de préparer. Pour la fin de la semaine et ensuite on ira sur le harcèlement, le harcèlement judiciaire, policier auquel vous êtes confronté et singulièrement celui évidemment. Julien Alors moi, ce que je vais faire, je vais faire comme Julien, je vais aller me lever, aller piocher un café parce que c’est l’invité qui se lève le plus. Je n’ai jamais vu un truc pareil se lever qui bouge tout le temps. Je fais un café, je vous laisse les clés
Alors on le fait chronologique ou on le fait thématique chronologique. En fait, il y a marqué 25 26 mars, mais c’est un événement qui va commencer dès le 24. Le 24, on a un convoi de tracteurs qui part à 15 h de Lusignan et c’est un peu ce qui va lancer la mobilisation. L'événement Un convoi tracteur de la Confédération paysanne principalement. Donc oui, qui va partir de l’usine. On vous invite à rejoindre ce convoi le plus nombreux possible et. Et le vendredi soir, on a des tables rondes sur justement l’aspect international de l’art de la mobilisation avec une délégation internationale, avec une représentante du Chili, un représentant du Mali, du Rojava et j’en oublie la date. L’Est du Canada, des nations autonomes, Total du Canada. Voilà donc on a deux tables rondes avec un repas tiré du sac et ça, ces tables rondes se passeront. Alors il faut bien distinguer quand on a une ville amie qui accueille l'événement, toute la partie table ronde festive de l'événement se passera à même donc les tables rondes du vendredi soir, mais pas l’hébergement du vendredi soir, les concerts du samedi et toute la journée du dimanche où il y a des ateliers d’enfants, de l’eau, des concerts, des spectacles, des expos, le village associatif, le marché paysan, Peut-être je vais essayer du coup la partie du samedi qui reste.
Et donc, comme à notre habitude, on va organiser ce qu’on appelle des manifestations. C’est-à -dire qu’on ne va pas se contenter de cheminer avec des banderoles, mais on va tâcher, lors de nos déambulations, de venir poser des gestes importants qui sont en lien direct avec ces problématiques de patinage. Donc, à l’heure actuelle, on annonce que les actions, les manifestations auront lieu à San Soline et ou Moser. Sur les modalités de renseignements, les gens qui arrivent d’un peu partout en France et d’Europe savent qu’il faut venir aux alentours de Niort, du Poitou, de Melle. Mais bien entendu, les manifestations n’auront pas lieu, ni à Niort ni Abel. C’est bien sur les zones fascinées qu’on va vous orienter avec tout un jeu de rejoindre des convois, des infos line etc. Pour rejoindre les lieux de rassemblement, vous partiront des différents cortèges. A ce sujet-là, on s’attend malgré tout à un niveau de violence policière comparable à celui de sang Soline Et pour s’en prémunir, on invite les différents citoyens qui voudraient nous rejoindre à aller voir sur les SI des soulèvements. Eh bah sinon, merci. Il y a tout un tas de documents sur la prévention, sur la protection, sur le soir qui sont qui sont en place. D’où je crois David qui nous a fait la grande joie et le plaisir de nous accueillir. Le site de cette formation, ce webinaire de demain.
Demain soir à 20h ici même Au poste.
Voilà vraiment un très grand merci pour ça. Et donc on va demander comme d’habitude aux camarades de venir le plus possible, habillés avec leurs outils, leurs couleurs plus beau bleu de travail, leur plus beau bleu de chauffe. Pour nous, un symbole important, c’est que cette lutte, elle vient rencontrer des énergies, des villes, des énergies, des champs. C’est un outil prolétaire. C’est un message bleu qui nous tient à cœur et qui permettra par ailleurs, de faire en sorte que le travail de la police soit un peu plus compliqué puisque si vous voulez pas être embêté, on n’est pas avec vos chapeaux et vos gyrophares fluo. C’est comme ça. Quand ils vous retrouvent, ils vous accueillent, quel que soit ce que vous avez fait d’ailleurs. Parce que, comme à son habitude, la préfète est dans son sac, sous le vent. Pauvre moutonne. L’autoritarisme a déjà annoncé que les manifs, même pas déclarées seraient. Très en retrait. Lui ne serait pas autorisé. Donc dès lors qu’on rentre sur les zones rouges où les manifestations et rassemblements sont interdits, on est potentiellement interpellé. Applique la Sainte Soline. Cinq camarades ont été interpellés le jour même simplement parce qu’il avait participé à une manifestation non déclarée. Et derrière ça, ils sont passés au tribunal parce que sur injonction de Dupond-Moretti. En réalité, et vu la circulaire spécifique qui a été écrite contre les gens qui luttent contre des projets d’aménagement du territoire, c’est le terme qu’il a utilisé. Il invite le procureur à citer Boltzmann pour les qualificatifs les plus forts, les plus hauts et aller vers des justices vraiment expéditives. Et ce qui fait que ses camarades ont été condamnés à de la prison avec sursis pour participation à un rassemblement en vue de commettre ces actes. En fait, les juges ont dit eux-mêmes qu’ils savaient très bien que les gens n'étaient pas venus commettre de tels actes. Le simple fait d'être parmi nous, d'être de vous avoir rejoint les rangs, Dépénaliser, c’est assez hallucinant. Je me suis un petit peu éloignée de ce qui nous attendrait le 25 mai. Voilà, on invite les gens vraiment à suivre au plus près les SI des soulèvements, toute la communication qu’on va faire cette semaine pour comprendre comment nous rejoindre. Ça va être un jeu du chat et la souris encore une fois, puisqu’on va être des dizaines de milliers à affluer, eh bien on pourra poser nos gestes et on pourra une nouvelle fois mettre en défaut les forces de l’ordre et pouvoir manifester.
Et du coup, David, si tu pouvais remettre la page en haut du site, il y a une page, un onglet manif Mars et infos pratiques pinceaux pratiques, c’est ici-bas. Et alors là, vous avez le lien du fil Telegram où il y a toutes les infos qui arrivent au compte-gouttes et vous avez les rendez-vous des convois, le livret de la base arrière, beaucoup d’informations pour se préparer pour venir.
Je vais essayer de vous mettre le lien direct. Sinon, Euryale, si tu peux le mettre dans le tchat. Comme ça vous pourrez aller directement sur le site. Erine nous dit que pour les convois, faut s’adresser au commissariat le plus proche. Téléphone ouvert. Est-ce que le covoiturage politique est prévu ?
Maintenant, il y a une page justement, on la voit là à l'écran pour les transports, s’inscrire ou trouver un covoiturage, une page dédiée sur mobile, On invite les gens qui ont des voitures et ceux à qui il reste des places dedans à déposer leur trajet sur cette page.
D’accord. Ouais, c’est ça.
Et maintenant pour certaines villes. Il y a des orgas. qui s’organisent en vue du minibus, donc il faut retourner également vers les différentes associations qui sont signataires à aujourd’hui. Il y a 200 organisations qui sont signataires de l’appel à manifester avec des éco organisations nationales type Attac, CGT, Sud, et qui localement s’organisent également pour le transport collectif.
La finalité de cette manifestation, c’est quoi ?
La finalité, c’est d’obtenir un moratoire. La finalité, c’est que, une bonne fois pour toute, le dispositif technique médias bassines soit mis à mal, à plus forte raison si on va justifier un moratoire. Bah, tant que des études pluridisciplinaires auront été faites sur les conséquences de tel ouvrage sur la durabilité de cet ouvrage, sur les cyanobactéries et la biodiversité, tout ce qu’on développe depuis tout à l’heure. Et puis, comme on voit évidemment ces millions solutions, on est bien convaincu que les études ne pourront pas donner d’autres résultats, que non, ça n’est pas une solution applicable et généralisable. Donc c’est sur la continuation de ce bras de fer avec ce gouvernement qui reste complètement sourd, un mouvement populaire toujours croissant avec une détermination toujours croissante. Il y a un véritable enjeu dans l’enjeu. Cette semaine, le gouvernement Macron, s’il encore en place, est censé annoncer un plan de sobriété pour l’eau. On va regarder ça très attentivement parce que fait pour l’instant les annonces et 50 mesurettes qui traînent. Tu sais, on va expliquer qu’il va falloir faire pipi sous la douche ou prendre la douche à deux. On peut vachement tourner sur les éco gestes et sur la remise de la responsabilité sur les assiettes.
Il faudra faire pipi à deux sous la douche aussi.
Mais c’est possible, C’est possible. Et sa boîte créative c’est ça ?
Mais sur la consommation d’eau globale, l’eau potable et l’eau des foyers, c’est que 20 %. Et donc évidemment que de façon une raréfaction. Ce n’est pas simplement en ciblant sur eux, évidemment que les efforts doivent venir de tout le monde, mais avant tout venir du monde agricole qui est le plus gros consommateur d’eau. Et si ce plan de sobriété ne fait pas figurer clairement et nettement que l’agriculture, de manière générale, doit s’engager dans une diminution, une sortie et un affranchissement de l’irrigation, si ce plan d’eau ne dit pas que les surfaces irriguées ne peuvent plus se développer et qu’au contraire il va falloir partager les surfaces déjà irriguées auprès de tous ceux qui peuvent en avoir besoin. En fait, il n’y a pas un volet très fort sur un virage dans l’irrigation en France. Évidemment, ce plan de sobriété qui fera acheter à la poubelle directement, il sera caduc sera juste un effet de greenwashing supplémentaire visant à culpabiliser ceux qui aujourd’hui font plus attention. Ce sera à mettre en regard avec le plan énergétique où évidemment plan énergie, aller chercher à l'époque qui consomme moins et ça fait baisser, ça fait baisser la consommation générale. Je ne sais pas le levier sur lequel on doit économiser l’eau, le levier sur lequel on doit économiser l’eau, c’est que les plus gros utilisateurs doivent être les premiers à faire les plus grosses économies. Et donc, je le dis bien, là, sur irrigation et du maïs en particulier, et le la condition sine qua none d’un rétablissement des équilibres hydriques en France.
Alors, Julien, je ne sais pas si c’est fait exprès, mais depuis quelques minutes, le soleil est sur toi, la lumière est sur toi. Et oui, Et là tu te mets dans l’ombre, mais ça ne marche pas parce que tu vas te remettre là et on va aborder plus que tes déboires. Enfin le harcèlement policier que tu subis si tu veux bien, on va parler des mouchards que tu as trouvé dans ton cas, caméras de surveillance chez ton père. Si mes souvenirs sont bons. Mais d’abord, je voudrais te demander par rapport à la lumière. Comment vit-on ce vedettariat involontaire ?
Sereinement et tranquillement. Parce que je ne suis jamais qu’un porte-parole d’un mouvement citoyen avec plein de camarades qui tient encore et qui. Savent remettre les pieds sur terre. Ou en tout cas, il n’y a pas de doute, j’ai décidé de mettre mon temps au service de la lutte. Je lui donne. Et comme la lutte, elle monte. Pas forcément. Je suis un peu plus mis en avant et ça prend beaucoup de temps et d'énergie. Après voilà, je ne sais pas quelle heure, comment ça se vit pas vedettariat, ça me parle pas clairement je le suis, je suis un peu le visage de la lutte et ça c’est un peu à notre corps défendant. Parce qu’en vérité, un vrai collectif pluriel. Et je suis ravi quand tu présentes une telle place et que tu vois, je peux aller en prison demain. Je suis très serein, il n’y a pas de problème, il y aura du monde derrière pour prendre la parole. Et c’est vrai que c’est quand même un truc un petit peu paradoxal pour tous est vraiment un collectif avec plein, plein de mouvements, avec plein de gens de qualité et finalement c’est un peu enfermé dans ce truc-là du collège, des médias. On a besoin de deux, de de deux têtes identifiées. Donc je m’y suis prêté, mais ce n’est pas c’est pas irréversible, ça doit pas l'être.
Et puis je me doute bien que ce n’est pas moi, mais je trouvais intéressant qu’on en parle comme ça au détour d’est ce que c’est aussi peut être ça que tu payes ? Mais la question est la bienvenue. Quand j’ai vu par exemple que le JDD t’avais, tu avais filé, tu avais fait des portraits de toi, etc. Je me dis putain, c’est un peu tard quand le journaliste du JDD arrive chez toi, ça ne doit pas être forcément super cool. Tu peux t’interroger, mais tu as déjà répondu ? Alors d’abord, l’actualité la plus, la plus récente. Vendredi, tu étais convoqué à la gendarmerie et cette convocation s’est transformée en garde à vue. Est-ce que tu peux nous dire ce qu’on te reprochait ? Au début, on te convoque et surtout on reproche à la fin la décision, les décisions qui ont été prises à ton encontre.
Donc c'était la deuxième garde à vue. Le flicage a commencé. Ça faisait suite également à Ma mémoire est bonne à cinq auditions libres où à chaque fois il y a un certain nombre de chefs d’inculpation d’infraction, qui qu’ils sont reprochés. Donc là, cette garde à vue-là, alors, qui était d’abord son idée d’une provocation jusqu'à ce que je rentre dans la gendarmerie, j’ai encore un doute sur le fait que ça soit une audition libre ou pas, c’est à peu près convaincu. J’allais avoir droit à la garde à vue. Donc c’est toujours le même pied d’inculpation, participation à un rassemblement en vue de commettre des dégradations. Et le deuxième chez l’accusation. Une deuxième infraction me reprochait cette détérioration du bien d’autrui et dans les deux cas, c'était par rapport à un saint solide à la manif des 29 30 octobre. Donc la garde à vue, la durée, la matinée et ensuite j’ai été déféré auprès du FOC qui là a remis de nouvelles infractions qui étaient relatives à une manifestation qu’on avait fait début octobre à Sainte Soline également. C'était une opération de la brigade de grillage, parti où on s'était introduit sur le début, sur le chantier qui démarrait tout juste et où là, à nouveau les mêmes chefs d’inculpation que je t’ai donné à la même infraction que je t’ai donné à l’instant l'épisode Trucs ridicules et risibles, le vol d’une pelle à grain aussi, Alias qui a été baladé sur 50 mètres, vous partout dans la Palisse et un tag sur le panneau de là où j’ai marqué Complice signataire du protocole pour. Que tout ça débouche après la case procureur placé devant la case juge des libertés. Donc je suis sous contrôle judiciaire avec interdiction de port d’arme, ça ne m’empêchera pas trop non plus. Embêtant interdiction de fréquenter les communes de Sainte Soline et Moser, ce qui est quand même vachement emmerdant côté fanfaronne, le collectif fait régulièrement des conférences de presse pour aller voir comment ça avance. Et donc le contrôle judiciaire précédent un jugement qui annonçait le 8 septembre au tribunal de Niort.
Donc. Tu n’as pas interdiction de voir tes camarades, mais interdiction de te rendre là où généralement vous voyez quoi ? C’est ça un ennemi ?
Oui. Et derrière, ça pose une question de liberté fondamentale, bien sûr de l’avoir, la liberté. Parce que si on part du principe que toute personne est contre les bassines, elles ne passeront que sur des collines et des bassines. Tu imagines le genre de passeport qu’on va avoir entre les bassines ? En France, il y en a déjà une cinquantaine. Et soit je suis une menace potentielle pour tout type, pour chacune d’entre elles, mais aussi un moment où elle dit que toi peut être aux chiottes. C’est très questionnant en termes de libertés fondamentales, évidemment.
Donc la question est posée par le chat, ça veut dire que toi, ce weekend, on n’est pas sûr de te voir.
On n’en est pas sûr de pouvoir sur Samsonov ni sur Mauser.
Mais il y a tout ce qui se passe, un mail. Au sein de Callataÿ, il n’est pas interdit de mail, heureusement sinon.
Alors bon voilà, les prismes de chacun sont ce qu’ils sont et c’est vrai que moi j’ai commencé à être très sollicité dans l'équipe parce que y' a régional de l'étape Donne La Papatte de l'équipe d Auposte qui est à fond avec vous qui me parle de vous depuis des mois et des mois. Mais c’est vrai que moi si je suis arrivé sur les histoires policières. Alors est ce qu’on peut dire policières ? Est ce qu’on a la certitude de ça ? Je crois que oui. Il y a eu un mouchard qui a été ton garagiste a trouvé un mouchard, un tracker GPS sous ton camion, c’est bien ça ? Il y a quelques semaines.
Ouais, ça remonte à il y a deux mois dont je disposais sur l’esclave de mains pour la mécanique. Et puis le soir, quand je suis allé payer la facture, il m’a dit "Bah en plus, une petite surprise pour toi. Et donc c'était bien un traceur GPS
C’est ce que je montre a priori, c’est ce que France 3 nous a montré. Ouais, c’est celui-là.
Seulement, ce n’est pas celui de mon premier crédit photographique dans un média, sachez-le, vivez un peu la qualité technique de la photo quand même. Et c'était le deuxième que je trouvais de ce type-là. Parce que comme tu l’as mentionné en mars 2021, ma mémoire est bonne. Vous m’avez également révélé la présence de tout un dispositif de surveillance vidéo caméra devant le domicile de mon père qui peut être que c'était un lieu français de réunion. Et du beau matériel. Pas la petite caméra, non, non, à 40 000 balles orientables avec un dispositif de télétransmission avec un jeu de batteries au lithium qui faisait plusieurs mois d’autonomie. Et dedans il y avait une petite balise GPS également, que j’ai toujours d’ailleurs un curseur qui continue à se balader au Marais Poitevin. Et donc, bah ça vient un petit peu oui.
Là, l’un comme l’autre ces deux dispositifs, parce que là on se marre. Mais enfin, c’est terrifiant ces deux dispositifs selon toi, selon tes informations, selon les informations du collectif ou celles de vos avocats ? Pour surveiller qui ? est-ce que c’est pour faire peur ? Est-ce que c’est pour contrôler ?
Et surtout comment les autorités justifient que ça pose comme un certain bien ces questions-là, même fondamentales ? Et si je reviens sur l'épisode de la vidéosurveillance, c’est assez comique d’ouvrir rétroactivement les journaux, les déclarations de la préfecture et du bas du sous-préfet, directeur de cabinet de la préfète. Le jour où l’affaire est révélée, le directeur de cabinet prétend découvrir le dispositif en même temps que tout le monde dans les médias. Et Edouard Philippe, comme ils sont drôles ! Et bah ça fait tout un buzz et compagnie. Et donc, le lundi, la préfète reprend la main en disant si, si, on s’est renseigné, ça appartient bien à la police nationale, mais on n’était pas au courant. Enfin si tu y crois, c’est surtout notre service de police nationale. C’est toute la question et c’est ça qu’on n’a pas. D’autant que moi mon petit doigt me dit que ce n’est pas forcément la police nationale que ça appartient pour qu’une préfète balance en pâture comme ça tout à l’heure. Tout un service et tout un corps, c’est pour cacher plus gros. Je rappelle qu’il y a une cellule qui est toujours active, qui s’appelle la cellule d'émetteur, qui défend la gendarmerie et dont le corps de métier est justement de surveiller les dangers et collectivistes, les éco touristes tel que nous sommes. Et puis j’ai bien dit écotourisme. Parce qu’on se balade pas mal. En effet. Ils peuvent nous pister évidemment, et que c'était l’une des meilleures décisions du Conseil d’Etat. Dix ans, bien que, en fait, ce n’est pas une activité légale et l’Etat assume pleinement aujourd’hui le fait que cette cellule d'émetteurs et sur ces aspects de veille, de surveillance des réseaux d’opinion fonctionne encore et même genre de nuit. Comme on vient de flou sur la découverte de la balise ou coyote, le procureur est interrogé de savoir par les journalistes si ce dispositif a été déclenché. Sur les enquêtes qui me concernent, il déclare que non et la préfète reprend la main pour dire oui, mais nous, on a tout à fait le droit de le faire, en particulier quand il s’agit. Et là on est vraiment sur des notions très inquiétantes de justice précise. Elle n’hésite pas à dire que c’est dans la perspective des manifestations qui viennent plus que dans le cas où on ferait quelque 20 ans et met en place des dispositifs qui sont dignes de l'équipe de l’antiterrorisme. En réalité, bien sûr. C’est d’ailleurs une des questions fortes qui est à se poser, c’est à dire tous ces moyens qui sont mis sur nous, ça veut dire qui ne sont pas mis ailleurs, sur des missions qui sont qui devraient être prioritaires. Voilà, petite info les Deux-Sèvres, c’est aussi le territoire où il y a eu cette histoire morbide de disparition des deux jeunes, Kevin et Leslie. Il y a une affaire de Go et compagnie là, concrètement, c’est les mêmes gendarmes sur le même territoire qui étaient missionnés à me surveiller et à surveiller des bassines. Ça veut dire que les moyens ne sont pas là où ils doivent être mis. Ça pose vraiment une question fondamentale non seulement de liberté, mais également de danger à quoi sert la gendarmerie et où est ce que les moyens sont mis ?
Je repense à l’affaire dite de Tarnac qui m’a beaucoup occupé. Je viens de mettre dans le tchat le lien d’une des premières émissions qu’on avait faite avec Morgane Large en Bretagne, qui avait subi aussi, des pressions terribles Et on en vient effectivement à cette accusation évidemment grotesque de Darmanin et vous concernant en parlant de terrorisme. Alors que si, s’il y a terrorisme, en tout cas les moyens utilisés, c’est effectivement les moyens de l’antiterrorisme sur vous. Donc si on veut parler de terrorisme, là, à mon sens, c’est plutôt dans ce sens-là. Mais est ce que. Est-ce que ces deux épisodes vous ont modifié votre façon de lutter. Est ce qu’il y a des choses ? Sans rentrer dans les détails. On ne va pas dire ici que ce que d’autres pourraient chercher à savoir secrètement, mais est ce que je ne sais pas vous aider à redoubler de vigilance ? Est-ce que vous avez tout fouillé ? Est-ce que vous êtes tombé dans une méfiance plus forte ?
Disons que ça fait quand même quelque temps au quotidien que ce premier objet de données de recherche y a cru. Donc après, c’est un peu question d’hygiène. Et en plus, ce à quoi titre Perso, je considère qu’au jour des pratiques courantes, toutes les relations humaines qu’elles passent par un réseau sont quasi publiques. Bien sûr que c’est veiller à évoquer publiquement que des choses évoquées. Je ne sais pas. Mais en tout cas, évidemment qu’on est son chef. On se prémunit évidemment contre expliquer ici comment s’en prémunir. Évidemment, ça ne marche pas toujours et vu les moyens qui sont mis de renseignements, il y a des indices qui montrent que parfois ils font bien leur boulot, ils arrivent à déjouer nos stratégies. A l’inverse, on constate quand même que les quatre dernières manifs ont été des succès stratégiques où, en dépit de toute la surveillance, là, on parvient quand même à nos fins. On parvient quand même à établir les gestes qu’on avait prévu devant ces singes au chat et la souris. C’est vrai que j’ai envie de le prendre comme un jeu pour pas trop dramatiser les choses. Mais évidemment, tout le monde aura compris que ce qui se passe là-dedans et évidemment d’un point de vue démocratique, déplorable, grave, annonciateur des pires dérives. Et sur ces dossiers-là, Macron montre son vrai visage qui est un autoritarisme ignoble en réalité.
Quand Darmanin vous a traité de terroriste, par exemple, qu’est-ce que tu as ressenti, toi qui pensait être universitaire ?
Franchement, ça m’a collé dessus comme la pluie sur un canard parce que voilà que Darmanin a des failles médiatiques. Moi personnellement, voilà qu’un ministre, sous le coup d’accusations de violences sexistes, me dit que parce que je suis allé marcher dans un champ, je suis une terroriste. Moi, ça me. Voilà, Personnellement, ça ne me touche pas tant que ça en fait. Après si après ils disent moi ça me ferait assez rigolé quand même d'être fiché S pour avoir fait de l’hydrologie quoi. Ça, je ne sais pas si un jour ça arrive, je pense que ça me ferait un petit peu rire jaune, mais rire quand même. Pour l’instant, je n’ai pas décidé de passer sur l’affaire. Mais bon, il y aura des probabilités.
Bien. Sûr.
Mais c’est comme ça. C’est quand même énorme.
Oui, mais quand même, d’un point de vue sémantique, aujourd’hui, le terrorisme, c’est ça à peu près ce qu’on peut faire de pire. Dans l’accusation, je veux dire. Donc se faire accuser de ça, évidemment, on peut en rire. Et puis on peut, comme la pluie sur un canard comme tu dis, mais on peut aussi se dire ah oui, d’accord. Donc c’est quand même ça les enjeux qu’on bouscule et donc on peut se faire accuser de ça parce qu’il y a des trucs sacro saints.
Mais là où ça ne va pas être surprenant, c’est que ça va dans un mouvement de criminalisation du mouvement écologiste en fait, qui va accompagner toutes les lois antiterroristes. Une chose dont on n’a pas encore parlé, mais c’est le pacte républicain avec toutes les associations par exemple. On a aussi une répression qui découle de ça. On a une association de défense de l’environnement qui est sous le coup de ce pacte qui, parce qu’elle a appelé à rejoindre la mobilisation, se fait supprimer des subventions. On était déjà l'été dernier Alternatiba à Poitiers. Le préfet a demandé qu’on supprime leurs subventions pour juste un atelier de désobéissance civile. Ça veut dire c’est Alternatiba. Ce n’est pas une association qui a pignon sur rue et qui est très citoyenne en fait. Donc c’est moi, je dirais que oui, c’est ça, Ce n’est pas très surprenant d'équiper des lois sécuritaires, ils le font toujours sous un couvert terroriste. Et puis à la fin on voit très bien et même pas qu'à la fin. Très rapidement, on voit très bien qu’ils s’en servent très largement pour l’appliquer à d’autres à tout moyen de contestation. Pas que le mouvement écologiste d’ailleurs à tout moyen de contestation, ce qui équivaudrait à le supprimer. Et d’ailleurs ça a été évoqué plusieurs fois dans vos posts, il me semble à ce moment-là, sur cette loi a été a été édictée de dire qu'évidemment ça va retomber sur le monde militant.
Parce que en plus tu es une auditrice d’Au poste, alors là t' es mal barrée.
Trop depuis quand est ce que moi j’ai rejoint BFM récemment, le coup qu’on peut avoir un concurrent direct et je pense qu’on va pouvoir l’acheter. Ça coûte énormément de temps. On est pas mal et justement moi j’aime bien. Moi j’aime bien reprendre votre dicton on n’est pas chez les cons ici. Et voilà, je trouve qu’il y a un côté où on essaye justement de ne pas prendre les gens pour des cons et de faire pas mal d’informations. Et on a des questions très pertinentes. Beaucoup de foisonnement au sein du collectif et donc du choix. Et je trouve qu’ainsi un petit parallèle entre les deux.
Il faut juste alerter sur le fait qu’on est sur la fin. Pour Anne, Morwenn et moi faisons dix minutes de plus et collons absolument à une grosse conférence de presse qui nous attend à 12 h et qu’on reprenne chacun le côté validation.
Mais de toute façon, on avait fait à peu près le tour je pense, j’espère. En tout cas, c’est un honneur que de vous recevoir parce que je trouve que votre couple est magnifique et que vous vous êtes magnifique dans le combat de précision et d’esprit. Moi je vous aime. Voilà, c’est comme ça. C’est aussi con que ça.. Je ne sais pas encore si on pourra venir samedi. En tout cas demain soir à 20h ici même, il y a la base arrière. Alors il y a eu tout un tas de discussions avec vos copains de la base arrière, parce que on ne peut pas montrer nos visages, il faut faire quelque chose. Donc normalement, il y a une surprise Je comprends très bien les préventions, mais on va se démerder, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est qu’il y aura effectivement tout un tas de conseils pour rejoindre ce weekend, Niort et ses environs, le Marais Poitevin et ses eaux. Un dernier mot ou pas c’est bon ? Place à la grande conférence de presse nationale.
Et internationale peut être.
Et oui !
Il faut le redire différentes façons de temps en présentiel à 12 h et en visioconférence ou poussez pas si on a la possibilité de monter, il y a beaucoup d’info qu’on a évoqué là pour faire un maximum de choses, de plus-values. Néanmoins, il y a quand même Nicolas Girault qui va être présent. Il y a Isabelle Nicot, la députée du secteur, qui est très courageuse sur ce dossier-là. Il va également participer les camarades et tous les mandataires Ventura du côté du Vallon, présents au mot de la fin, préparez vos paquetages, votre plus beau bleu de travail, de covoiturer et de nous rejoindre le plus tôt possible. En fait, les gens qui arrivent un peu plus tôt, il ne faut pas que ce soit une vague non plus, mais on a des chapiteaux à monter toute la semaine, certainement des excursions et des randonnées pédagogiques en amont à faire au sein de Soline Falk. Le secteur des n’est pas clôturé. Et puis Moser, c’est un beau pays aussi. Voilà donc les autres touristes à nous rejoindre les plus tôt, dès qu’ils le peuvent. Ça va être un grand jeu de Le jeu de chat et la souris avec en face des gros chats, des gros chats typiques, un des gros chats qu’il faut bien à l’aise et qui vont essayer d’utiliser leurs armes. On va tout faire pour s’en prémunir, s’en défendre, développer des stratégies très malines et voilà. Et on gagnera. Je ne sais pas si elles vont disparaître, mais pour ça on a besoin que toute l'énergie qui va être sur le mouvement social cette semaine puisse se déporter le samedi sur un sur un sur le secteur du Poitou. Bon courage à tous les camarades qui vont être sur les barricades et qui vont être sur les ronds-points toute la semaine un peu partout en France, on a l’occasion historique de mettre un gouvernement abject par terre, que ce soit sur les retraites, que ce soit sur les méga bassines ou ensemble, on est fort pour les peuples. On va gagner.
Merci. A très vite. Un grand merci. Dire une vraie déclaration d’amour. Honneur à vous et beaucoup d’amour dit Lolo. 1000 mercis à vous deux. Allez revoir le replay, vous verrez à la fin tous ces mots d’amour qui défilent en ce moment même où on se parle. Bonne conférence de presse. Amusez-vous bien surtout. Et puis demain soir, nous serons là. Merci beaucoup à tous les deux et merci Anne d'être venue nous éclairer sur l’hydrologie.
Merci à vous.
