Pauline Rapilly Ferniot ! Convocation spéciale !
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Bonjour amis de la police, bonjour amis Du café chaud et des tasses qui débordent. Bonjour Au poste Bonjour à tout le monde, Bonjour Pauline Rapilly Ferniot Vous êtes toute jeune, 26 ans, ici en général on a des vieux chercheurs. Comment allez-vous ?
Oh bah je suis un peu crevée mais je pense que ça se voit un peu à ma tête. Désolée mais je suis un peu fatiguée. Mais sinon ça va.
Ça va. Vous vous appelez bien Pauline Rapilly Ferniot c’est bien ça ? On dirait. Vous êtes normande d’origine ?
Oui, un peu.
Haute ou Basse Normandie ?
La basse.
Très bien, la Manche, l’Orne Le Calvados. ! J’enlève la petite, la petite musique. Nous allons passer 1 h ensemble. Il était évident qu’on était obligé de vous convoquer au poste après ce que vous avez commis l’autre jour chez madame Le Pen, dans l’espace Hoche que j’avais fréquenté je crois, en 2017. Vous parlez de la qualité du marbre. En fait, ce sont des salles de conférence
Un peu, oui. Alors moi je n'étais jamais entré dans cet endroit, donc c’est un endroit qui fait très luxueux. On dirait un hôtel, mais je ne connaissais pas du tout. Et puis je n’ai pas beaucoup visité. Moi je suis juste allé droit au but. Ça c’est de la conférence de presse de madame Le Pen et j’en suis ressortie aussi vite. Je n’ai pas eu beaucoup le temps de visiter le reste du lieu.
Sentierbattant vous demande dans le tchat ainsi vous n’avez pas trop mal à la tête Pauline ?
C’est gentil de demander la tête, ça va mieux, mais en fait si, j’ai encore mal à la tête. Enfin depuis, parce qu’en fait ils m’ont poussé. BAM sur le marbre. Très joli marbre, très glissant. Mais en fait, au moment du choc, ce n’est quand même pas très agréable. Donc j’avais un peu mal au crâne, mais j’ai surtout tout le cou et le dos bloqué. Mais ça je pensais juste Je sais pas le la réaction de mon corps que je suis hypertendue et maintenant qui se relâche ou j’en sais rien mais rien de grave. Je suis allée chez le médecin hier il m’a dit que je n’avais pas de traumatisme crânien donc tout va bien.
Bon alors je vais vous remontrer évidemment l’image. L’idée c’est que moi ça me fait marrer votre affaire. Donc j’avais envie de faire durer le plaisir que je voulais ou je vous le dis franchement, mais, mais aussi au-delà de ça, comme discuter des modes d’action possibles aujourd’hui, des retombées. Alors c’est, je crois, la première fois que je reçois. Une invitée qui est allée d’abord chez Apolline de Malherbe hier matin et chez Hanouna hier soir. Ce qui fait que je m’inquiète un peu sur la ligne éditoriale du post.
Évidemment, ce qu’on va faire, c’est qu’on va regarder la scène pour ceux qui l’auraient pas vu. Mais d’abord, je vous présente quand même rapidos. A 26 ans, vous êtes conseillère municipale écologique à Boulogne-Billancourt.
Écologiste. Je sais écologiste, écologique, mais c’est une ligne politique écologiste
Ah, vous vous le prenez comme ça ? Très bien. Sur votre Twitter, il y a écrit Des luttes de micro coupées, ça je ne sais pas ce que c’est.
C’est une référence en fait. Il y a un an et demi, le maire de Boulogne, je parlais, je faisais une intervention sur l'égalité femmes hommes. Il m’a coupé le micro et c'était filmé et ça a un peu buzzé, alors beaucoup moins que mon nettoyage de marbre de luxe. Mais. Mais en fait ça va pas mal buzzé à ce moment là. Et du coup c'était une blague avec des potes. Et à chaque fois qu’il y avait une histoire de micro coupée, c’est moi qui la relayait et rigoler en disant elle était la maire des luttes de micro coupées.
Vous faites partie du collectif Ibiza dont on parlera tout à l’heure. Je vous montrerai des images en deux mots. C’est sur Jean-Michel Blanquer à qui vous voulez une sorte de culte. On peut le dire, puisque dès lors qu’il passe ses vacances à Ibiza, bah vous, vous l’accompagnez devant son ministère. Donc on vous a vu danser avec le fameux sosie Jean-Michel Sosie. Qu’est ce que. Qu’est ce que je pourrais dire d’autre sur votre compte Twitter, il y a le compte Instagram qui renvoie vers une photo, vers un compte où il y a tous les podcasts, les trucs et des machins. Et vous avez 26 ans, je crois que je les ai. Je ne sais pas si je l’ai dit ou pas et c’est bien ça.
Oui, oui, c’est bien ça.
Et qu’est ce qu’il se passe là, en vous ? On vous envoie des textos ? C’est quoi ?
Euh non, on ne voit pas de texto. Je note. Il y a quelqu’un dans le tchat qui a dit que je suis passé sur France Inter ce matin ? Alors je le note pour aller l'écouter après.
Ah, très bien, très bien. Donc ça veut dire que vous voyez bien le chat ?
Je pense que j’ai une bonne vue parce qu’il a un peu flou quand même. Mais je vois par exemple elle est dans tous les bons coups, mais je suis incapable de lire le nom de la personne qui a écrit ça. Parce que c’est trop petit pour moi.
C’est l’inconnu.
Ok.
Eh ben déjà, c’est quand même un signe. Vous êtes la première à pouvoir lire le chat qui montre effectivement votre vie, votre jeunesse quoi.
Voilà.
Et sinon, les autres, ben ils ne sont pas toujours. Je leur dis voilà ce que le chat quoi. Alors donc on est, on est mercredi, c’est ça ? On est mercredi.
Maintenant. Pardon, on est vendredi.
C'était narratif. Nous sommes. Voilà, nous sommes. Nous sommes mercredi. Marine Le Pen fait donc une conférence de presse où elle se donne des allures présidentielles. Donc elle a loué cette salle. La salle est faite de marbre et de chaises en velours rouge et en petites dorures. C’est d’un goût très sûr. Elle, elle fait sa conférence de presse et on voit la. L’image est en vous. À un moment donné, vous vous levez et racontez-nous ce que l’on fait exactement.
Alors sur l’action, on était deux. Il y a Hugo qui réussit à avoir le micro pour poser une question et lui, il se présente comme étant de Russia Today et il dit Ah, j’ai un message madame Le Pen de la part de Vladimir Poutine et dit que vous manquait. Il ne comprend pas pourquoi vous lui répondez plus depuis quelques temps et il voudrait savoir si vous, présidente, vous renouez à vos relations avec lui. Et moi, pendant ce temps-là, je me lève avec un cœur géant avec une photo de Marine Le Pen et de Vladimir Poutine qui se serrent la main. Évidemment, on a peu entendu la question parce que, à peine debout, j’ai été plaquée au sol et traînée dehors. Mais c'était ça le but de l’opération. C'était de faire un truc un peu aussi humoristique avec la question de l’ego. Ce qui est paradoxal, c’est qu’une fois qu’on m’a sortie Marine Le Pen demande à Hugo de répéter sa question. Du coup, il recommence en disant je suis de Russia Today et vous manquez encore à Vladimir Poutine. Mais là elle lui a dit ok, je vous réponds pas.
Donc là je montre un autre angle un dénommé Augustin Lefebvre Vous voyez que c’est vous. D’abord, il y a quand même un filtrage dans ce genre d’endroit. Donc comment avez-vous fait pour rentrer là-dedans ?
Et bien on a envoyé un mail à l’adresse mail presse et on a demandé à se faire accréditer. L’un de nous s’est fait accréditer pour une radio étudiante qui n’existe pas
C’est quoi le nom qu’on sache c’est quoi le nom de la radio ? Comme ça on ne le reprendra pas.
Or la radio est une source ou radio ULM ou un truc une fausse radio étudiante de Lausanne. Et un autre a dit que lui, il était pigiste pour le journal L’Orient-Le Jour.
Pas bien. Et il n’y a pas de vérification de passeport.
Non, pour deux accréditations, on est entré à cinq.
Ah oui ! Donc ils avaient quand même envie qu’il y ait du monde dans leur conférence de presse ?
Bah ils filtrent quand même l’entrée. Regardez-moi quand je suis arrivé avec Hugo et qu’il regarde son nom. Oui, oui, c’est bien votre nom. Il me regarde. Ah, vous êtes avec lui ? Puis on met un petit plus un à côté, et go, allez y.
Bon alors évidemment, il y a la violence de la réaction dont on va parler, mais quand même, vous venez muni d’un cœur qui est quand même assez imposant, donc vous l’avez planqué. Va, racontez nous, racontez nous l’acte de sabotage.
Le cœur est à peu près de cette taille, là. Et donc on a essayé de le fragiliser au milieu, on l’a un peu coupé, la moitié on la plie en deux et puis moi je l’ai mis dans mon dos. Euh en fait, y a des gens qui ont fait des remarques sur le fait que j’avais une mini jupe, mais c'était bien pratique parce qu’en fait ça m’a permis de la détacher, de glisser dans le haut de mon dos. Le bas du cœur et tout le reste du cœur était dans mon dos et avec le manteau par-dessus, on voyait pas grand chose. Sauf que moi, je ne pouvais pas bouger et je suis obligée de rester comme ça. Et en fait, au moment où faut que je me lève bien, je tire le bas du cœur en bas, je le sors c'était bon et je l’ai remis.
Vous vous levez. Et qu’est ce qui se passe exactement dans votre dans votre tête ? Qu’est ce que vous avez ? Qu’est ce que vous avez ressenti ? Le coup ? Vous vous retrouvez au sol quasi immédiatement. En réalité, c’est vraiment l’homme, l’homme qui est donc policier. On va évidemment parler de tout ça qui vous met à terre. Mais, vous, vous, comment vous vivez la scène ?
au début, forcément, avant toutes les actions qui viennent perturber un peu un événement, on a le cœur qui bat super vite. A partir du moment où Hugo a le micro tous les cinq, on a le cœur qui bat. Faire le vide parce qu’on se dit c’est maintenant, faut que ça marche et tout. Et puis à partir du moment où je me lève, ça y est, c’est lancé, Je lève le cœur. Et là, honnêtement, c’est allé très vite, Il a pas eu le temps de penser quoi que ce soit. Je me mets debout, je lève le cœur, je vois quelqu’un qui se met sur moi et. Et la seconde d’après, je me dis juste aïe ! Parce que j’ai la tête par terre et réflexe de désobéissance civile, je me laisse complètement faire, je ne pose aucune résistance et j’attends que ça se passe.
C’est ce qu’on voit ici.
C’est à dire qu’ ' en fait, une fois que le mec m’a sauté dessus, là je me disais ah oui, ah oui, c’est vrai, il faut ne rien faire, mais il ne faut pas se débattre, il ne faut pas juste laisser faire.
Mais là par exemple, les images que l’on voit à sont là intérieurement. Vous vous dites c’est réussi, vous rigolez ou vous flippez ? Qu’est ce qui se passe dans l’action ?
Ça va tellement vite que je ne dis rien. Et par ailleurs, en fait, à partir de là, le moment où je passe la porte, il y a une autre vidéo qui montre que, en fait, tous les journalistes qu’on voit essaient de suivre et on leur referme la porte devant. En fait, il y a une vidéo, on voit que l’image s’arrête avec Jean Luc qui referme la porte devant et je me retrouve seul avec ce monsieur dehors. Moi, ma seule crainte, c'était ça. Ma seule crainte, c'était qu’un agent de sécurité ou un membre du Front national fasse un peu d’excès de zèle. Il me chope dans un coin et se dit Je vais lui faire passer l’envie de recommencer à cette petite conne de gauchiste ou un truc comme ça. Donc ma seule peur, c’est de me retrouver seul, sans caméra et sans témoin, avec quelqu’un de l’organisation.
Et alors, qu’est ce qui s’est passé exactement ? La porte close, vous vous retrouvez. Donc, il faut, il faut préciser. L’homme qui vous fait tomber est un policier.
Je ne sais pas.
A priori du service des personnalités. Tandis que celui qui vous traîne là ces temps-ci est un gars du service DPS du Front national, c’est-à-dire de la sécurité.
On a dit après moi je ne connaissais pas le DPS, c’est lui qui m’a expliqué ce que c'était. Il vous a dit quoi ? Bah il me disait le service de sécurité du Front National, quoi ? Et donc oui, le monsieur qui me tire, mais en fait la personne qui me tire, moi j’ai aucun, j’ai aucun problème avec lui. Je veux dire, il m’a fait mal, ça glissait tout seul. Tout va bien. Mon seul problème c’est d’avoir été plaqué au sol contre le marbre. Et là, ça m’a fait vraiment mal. Me faire traîner après, ça m’a moins gêné que ce qui se passe après. Et du coup, il ferme la porte. Je le retrouve avec lui. Il me met debout face au mur et il fait venir quelqu’un de l’accueil. Donc elle et lui sont tous les deux avec moi. Je crois qu’il hésite un moment sur ce qu’ils vont faire de moi et il dit on va la mettre dans les toilettes. Et là c’est le moment où j’ai peur parce que j'étais déjà aller aux toilettes. Je voyais bien que c'était un endroit sans issue et donc j’ai dit on va la mettre dans les toilettes. Et là j’ai résisté, j’ai dit Non mais attendez, je vais Je vous pose aucune résistance, mais vous ne pouvez pas me mettre dans les toilettes, je vais pas aller faire. Vous ne pouvez pas m’enfermer dans les toilettes, c’est hors de question. Et je pense que mes amis étaient de l’autre côté de la porte de la conférence de presse. À ce moment sortent en disant qu’est ce qui se passe ? Et là, il y a une nuée de journalistes qui arrivent avec eux. Mais ensuite il se passe qu’on a vu sur les autres images où je me retrouve encerclé de journalistes qui nous demandent pourquoi ? Pourquoi vous avez fait ça, etc. Et. Et le monsieur à barbe blanche qui reçoit il y a un moment demande vers les toilettes. Je lui dit : Vous ne pouvez pas m’enfermer dans les toilettes, vous êtes pas, vous êtes pas flic. En fait, vous n’avez pas le droit de me forcer à aller quelque part. Et à ce moment-là, il y a une carte de flic qui se brandit sous mon nez et je regarde. Du coup, là, il y avait effectivement un flic. Je vais là bas, d’accord ? Vous, vous. Dans ce cas, je peux vous suivre. Et. Et lui m’emmène en haut des escaliers, à côté, avec le monsieur Barbe Blanche du service de sécurité, de madame Le Pen et la fille de l’accueil. Et ils m’ont simplement relevé mon identité. Ça a duré dix minutes, quelque chose comme ça. Et puis le policier m’a fait ressortir dehors, où j’ai retrouvé mes camarades.
Alors, Parce qu’en fait, vous étiez cinq, c’est ça ?
On était cinq.
Alors, vous dénoncez vos camarades ou pas ? Qui sont les quatre autres ?
Hugo qui est la personne qui a réussi à poser la question ? Y a Amaïa qui était assise à côté de moi. Mohamed qui a distribué. On a distribué aussi une lettre de la part de Poutine à madame Le Pen qui lui dit qu’elle lui manque, etc. Et il y avait aussi François. Et donc dans le lot, il y a des gens qui sont chez Europe Ecologie-Les Verts et il y en a qui sont de la France Insoumise, des personnes qui sont d’aucun parti puisque nous pendant la campagne, on a continué de faire des actions ensemble et en fait on s’est dit qu’on allait continuer. Après on a plein de trucs à faire ensemble, on ne va pas se diviser au sein du collectif, bien parce que nationalement, on n’est pas 100 % alignés sur les stratégies.
Euryale qui est merveilleuse, montre le dans le tchat, la lettre en question Ici, on a une équipe. Vous ne pourriez pas faire ce que vous avez fait ? Vous ne pourriez pas venir ici.
Mais c’est fou, ça veut dire qu’en fait, tout ce que je dis, il y a des gens à côté qui vont taper sur les réseaux et qui vérifient.
Ils vérifient bien sûr mais ici vous n'êtes pas chez Hanouna, là. Attention ici, c’est très sérieux. Alors pourquoi vous faites ça ? C’est quoi le point de départ ?
Pour l’action, a dit Pauline, vous avez été courageuse.
Il y a plein de gens qui vous félicitent et d’autres qui vous posent des questions que je vais vous répercuter.
Alors le point de départ, c'était le lendemain du premier tour. On se retrouve à quelques-uns. On devait préparer une autre action. Et en fait, dès le début de la réunion, on se dit qu’en fait on ne va pas, on va arrêter toutes nos autres actions, on les met sur pause et on va se concentrer sur l’extrême droite. Parce qu’on avait tous peur qu’elle arrive au pouvoir et on s’est dit en fait, il y a plein de gens qui ne vont pas aller voter Macron parce que c’est trop dur pour eux. Et ceux qui veulent voter Marine Le Pen, ils vont tous y aller en bloc un peu et donc on a peur qu’elle passe et on s’est dit on va faire des actions dont le but est de montrer son vrai visage, de rappeler que Marine Le Pen, c’est toujours l’extrême droite et que l’extrême droite au pouvoir, c’est dangereux. Et donc on a réfléchi un peu, on va créer une conférence de presse et il nous restait ce cœur avec Poutine et on s’est dit bah, parfait conférence de presse sur la diplomatie, on y va avec le cœur. Et l’idée c'était de remettre dans le débat public sans imposer cette image. Et de rappeler que, en fait, Marine Le Pen, présidente de la République, ça voudrait dire que la France aujourd’hui, elle serait du côté de Vladimir Poutine et probablement complice de guerre en Ukraine. Et c’est ça qu’on voulait mettre en avant.
Et alors ? Est ce que vous pensez que c’est ce qui est arrivé ? La mission est réussie, c’est à dire que là, regardez, vous venez d’expliquer l’objet de votre mission, mais je vous ai écouté. En fait, chez Apolline de Malherbe, je vous ai écouté. Chez Hanouna Le mobile est quasiment évacué pour ne parler que des à côtés ou de l’action elle même, ou du buzz, du buzz
En réalité, bah on est déjà content qu’on en ait parlé un peu, parce qu’en fait a eu, il n’y a pas eu que Apolline de Malherbe ou Cyril Hanouna, il y a eu énormément d’articles et en fait, dans la presse écrite, peut être qu’il y a plus d’espace ou peu de temps pour développer autre chose qu’un seul sujet. C’est vrai que c’est Apolline de Malherbe, c’est huit minutes chez Hanouna, c’est juste sourire et rigoler. Ce n’est pas forcément les espaces pour porter du fond, mais je pense qu’en fait, même si ce dont on a le plus parlé c’est la manière dont je me fais sortir et la violence de la sécurité de Marine Le Pen, ça sert aussi notre propos. En fait, là, ce que ça montre, c’est que Marine Le Pen, elle peut faire une conférence millimétrée dans un endroit où ça brille on a l’impression qu’ elle est présidents où ça fait sérieux et en fait, dès qu’on gratte un peu le vernis, dès qu’il y a quelque chose qui ne se passe pas comme prévu, alors là le naturel revient au galop et hop, quelqu’un qui essaye d’exprimer une opinion différente, on plaque au sol et on le fait traîner jusqu'à la sortie. Je pense que ça sert aussi que ce soit ces images qui tournent dans la conférence de Marine Le Pen plutôt que ce qu’elle a effectivement raconté dans sa conférence et qu’on continue de la présenter comme une des deux finalistes à égalité, comme si les deux étaient juste deux choix équivalents pour dimanche prochain.
Alors il y a eu, je vais revenir après sur l’aspect médiatisation etc. Parce que. Le tchat te pose des questions là dessus, mais alors il y a quand même un truc dont on a pas parlé qui est extrêmement important. Évidemment, chacun voit les choses comme ses propres biais. C’est qu’en fait vous avez fait surgir une question extraordinaire puisque Darmanin et Le Pen se sont déchirés sur votre action. Donc Marine Le Pen qui est interrogée, enfin, elle fait un tweet en fait, elle dit, elle dit ce sont les policiers de Monsieur Darmanin. Il faut s’adresser à Monsieur devant Darmanin, parce que moi je n’y suis pour rien. C’est ce qu’elle affirme sur BFM et elle fait un tweet là dessus. Déjà, c’est très rigolo comme Marine Le Pen parle des policiers. Elle considère que ce sont les policiers d’un ministre, donc je ne sais pas si c’est son inconscient qui parle ou pas. Donc ça, c’est le premier point. Là dessus, Darmanin lui répond par Twitter Quel mépris pour les policiers de la République qui assurent votre protection. Ayez plutôt l’honnêteté de dire que l’individu qui traîne la manifestante sur le sol est un membre de votre service d’ordre privé, réplique le ministre sur Twitter. Et donc, en fait, tout d’un coup, votre action pose la question de qui ? Qui a le droit de traîner quelqu’un d’autre ? Qui ? Qui peut. Incarner l’ordre ou pas ? Est ce que vous vous attendiez à ça ou pas ? Non. J’imagine que non.
En fait, je sais que là où ça me fait un peu mal, c’est qu’en fait, moi, là, mon objectif pendant deux semaines, c’est de taper sur Marine Le Pen et d’espérer qu’Emmanuel Macron gagne. Mais en fait, c’est compliqué parce qu'à chaque fois que le camp Emmanuel Macron prend la parole, en fait, quand Castaner retweete l’action en disant Oh là, c’est scandaleux, comment les traiter ? En fait, moi, la seule chose que j’ai envie de dire, c’est les mecs en fait, t’as vu tous les gens que t’as éborgné ? Moi ça me va bien sûr. Et en fait c’est qu’on dit que c’est que là c’est Darmanin et Le Pen. Et qu’est ce que je fais, moi, au milieu ? Les deux, je les prends pour moi, c’est. C’est la même chose. Donc c’est compliqué de continuer de se dire ok, cool, l’action marche, mais en fait. Et en plus maintenant il y a cette vidéo qui sort, c’est qu’à chaque fois qu’on pointe quelque chose du doigt de Marine Le Pen, on ne dit pas ouais mais Macron fait pareil et moi j’ai du mal à dire que non et c’est pas pareil. Je suis convaincu que ce sera pire avec l’extrême droite. Mais en fait aujourd’hui et Emmanuel Macron, il ne fait rien pour nous aider à nous faire réélire du tout.
Alors vous, vous parlez de ça ? Vincent Glad, hier, a répercuté une vidéo à Strasbourg qui se passe en fait deux jours avant cette vidéo. Elle ressort. Alors là, pour le coup, j’avoue que je ne sais pas si c’est un policier ou pas, mais la vie fait effectivement. Et à peu près le même angle, la même position. Et ils sont deux au lieu d'être un, et c’est des pavés et pas du marbre. Bon. Donc je trouve ça extrêmement intéressant. C’est à dire c’est toute l’ambiguïté du moment, c’est à dire que vous venez de le dire, vous les dénoncer, Le Pen sur un truc, mais finalement. On a la même chose en face. Donc qu’est ce qu’on fait quand on est l’agitateur ?
Bah. Je pensais, dit l’un, mais en fait moi je. Là je me concentre sur Le Pen et on prévoit déjà des actions pour dès le soir du second tour pour cibler à nouveau Emmanuel Macron. Parce que moi, mon objectif ce n’est pas cibler tel ou tel homme ou femme politique. Mon objectif, c’est qu’on se préoccupe du dérèglement climatique, des inégalités sociales, des injustices et je trouve qu’on n’en parle pas assez. Et donc par ces actions, on essaye de mettre le doigt sur des choses dont on ne parle pas. Quand on a fait la soirée de travail avec Jean-Michel Blanquer qui dansait en maillot dans son ministère. En réalité, quand on fait cette action, ce n’est pas pour s’amuser, c’est simplement parce qu’on trouve que c’est passé un peu trop facilement inaperçu. Le fait que Jean-Michel Blanquer se moquait totalement des professeurs, ce n’était pas l’histoire de Ibiza, c'était l’histoire de Il ne rend pas Il s’occupe pas a de faire un protocole sanitaire, mais en fait, à ce moment là, il est en vacances à Ibiza et notre but, c'était qu’on en parle à nouveau dans les médias. Et là, l’objectif a été atteint puisque Jean-Michel Blanquer pendant deux semaines, il a pas pu aller où que ce soit sans qu’on lui parle de cette histoire de sosies et de vacances à Ibiza. L’idée de nos actions, c’est ça qu’on cible. Un sujet dont on veut qu’on parle. Et on avait déjà ciblé Emmanuel Macron lors de son unique meeting avant le premier tour. On était rentré dans le meeting et on avait déroulé une banderole.
Vous allez trop vite pour moi parce que moi, vous savez, je suis tout seul. Je fais la régie, je mets où on va vous voir sur la gauche avec Jean-Michel, le sosie Blanquer qu’il a au centre, évidemment. Et vous, on vous voit, on vous voit à gauche. C’est l’action dont vous venez de parler à l’instant. Ah ben voilà, moi au milieu, là, c’est ça, hein ? C’est bon, là. Ces cheveux restent bien bouclés. Oui, c’est ça. Par contre, je n’ai pas la vidéo. Peut-être qu’Euryale l’aura. Je n’ai pas la vidéo de l’autre.
Alors au meeting de Macron elle est sur brut Sur le Instagram du collectif Ibiza on voit une photo
On va essayer de trouver ça. Donc le principe des actions non-violentes plutôt spectaculaires, plutôt joyeuses.
Oui, plutôt joyeuse, parce qu’en fait on avait un côté hippie ou on avait peur d'être comme ça. Oui, mais c’est aussi en fait, ce n’est pas uniquement parce qu’on a envie de faire la fête et de rigoler et parce qu’on pense que le message est plus efficace, porté comme ça. En fait, en se moquant de Jean-Michel Blanquer qui fait la fête à Ibiza, on trouve que le message est plus efficace que si on était. En fait, on prend avec les forces qu’on a. Si on est dix à vouloir faire une action dix, ça fait pas une manifestation. C’est sympa, mais par contre à dix on peut faire une belle action. Et donc dix personnes qui dansent devant le ministère de Jean-Michel Blanquer, ça fait une action plus forte que si on était dix rassemblés à dire qu’on n’est pas contents et que c’est scandaleux. Et donc on voit. Si j’avais 20 000 personnes prêtes à s’engager, peut être que là on ferait une marche ou alors un blocage. Parce qu’avant 1001 blocage ça peut être. Ça peut être spectaculaire aussi. Mais en fait l’idée c’est de faire avec les forces qu’on a. Et donc pour lutter contre Marine Le Pen en quinze jours. Avec cinq personnes, c’est plus efficace d’essayer de les faire produire une image forte dans son meeting. Nous, notre objectif, c'était une photo avec le cœur et Vladimir Poutine et sa tête derrière. Mais je crois que j’ai été mise au sol trop vite pour que quelqu’un ait le temps de faire cette photo.
Est ce que vous faites des débriefings, des retex comme ils disent chez les flics ? Des retours sur l’expérience ? Est ce que par exemple avec vos quatre camarades, vous avez fait une réunion de cellule en disant Bon voilà, l’opération a bien marché, elle n’a pas très bien marché, On aurait dû faire comme si, on aurait dû faire comme ça. Est ce que vous avez ce genre de réflexion ou pas du tout ?
Alors on l’a fait après le meeting d’Emmanuel Macron où on était 17 je crois, pour l’histoire de la banderole où là on a fait un débrief tous ensemble en disant qu’on aurait pu mieux faire, ce qu’on a trouvé, bien fait, etc. Après cela, honnêtement, une fois qu’on est sorti et que je me suis retrouvée dans un café à côté, mon téléphone n’arrêtait pas de sonner fort au point que je n’arrivais pas. C'était un embouteillage d’appels de journalistes et on était juste débordés par le tout de suite après l’action qu’il fallait continuer de gérer. Et donc on n’a pas eu le temps de faire ça. Parce qu’en fait il fallait répondre à toutes les sollicitations dont RMC et Touche pas à mon poste.
Parce que quand même, dans la même heure vous avez eu deux invitations Touche pas à mon poste et Au poste.
Ah ben oui, ça oui,
Alors donc là, je vous mets la photo de la fameuse photo qui orne votre cœur. C’est une photo qui date de. Il y a quelques années quand même de Poutine et de Le Pen. Voilà. On l’aperçoit sur la vidéo que vous brandissez lors du de la de la conférence de presse. Alors je vais prendre des. Des questions du chat si vous voulez bien. Il y a. Il y a Laura Vine qui vous dit Est ce que vous pensez que Marine Le Pen n’est pas démocrate ?
Tout à fait. Je pense que l’extrême droite est un danger pour la démocratie. Oui. Faut que je développe, bien sûr. Par exemple, il y a quelque chose qu’on entend beaucoup en ce moment, c’est que si Le Pen gagnait, on pourrait faire une cohabitation comme si on la laisse gagner. Ce n’est pas grave. Et ensuite on va élire plus de députés de gauche, écologistes ou même juste de droite classique. Alors elle était Marine Le Pen, elle, ce qu’elle propose de faire ? En fait, elle a déjà réfléchi à ce problème qui serait de ne pas avoir une majorité de députés, c’est de faire une réforme de la loi électorale pour passer à la proportionnelle intégrale renforcée, un truc du genre.
Et ça, oui, elle commence.
Mais en gros, elle va faire une proposition de faire changer la loi pour que les députés, ce ne soit pas juste. Dans chaque circonscription, les gens votent et élisent un député. Mais parce qu’en fait, à chaque fois, quand tu prends une circonscription et même si le Front national se retrouve dans les deux finalistes, il arrive souvent qu’il y ait un front républicain. Tout le monde vote contre l’autre, l’un pour l’autre en face. Si on voit que ce barrage n’existe plus trop, ce que va faire Marine Le Pen, c’est qu’elle veut que les députés se fassent sur des élections au niveau national. Et donc en fait à la proportionnelle et que le parti qui arrive en tête et en plus 30 % des sièges, ça veut dire qu’aujourd’hui, si c’est les députés sont élus sur à la proportionnelle, si Le Pen, l’extrême droite fait 20 % et qu’ils arrivent en premier, ça fait que 20 % des voix. Mais elle joue en premier. Eh bien, ils pourraient avoir avec cette loi où on a plus 30 % des sièges en plus, il pourrait avoir la majorité à l’Assemblée nationale. Donc, je pense que, là, ça, ça rend aussi compliqué le travail d’opposition dans les institutions et à l’extérieur. Et je pense que ça, c’est un truc qui est important de rappeler quand les gens se disent Non, mais Le Pen, ce n’est pas très grave, elle aura jamais, elle aura jamais la majorité à l’Assemblée nationale. Je pense que ça c’est une fausse, Enfin c’est une mauvaise théorie quoi. C’est peut être ce qu’on aimerait se raconter, mais c’est un risque trop grand à prendre. Et d’ailleurs, si on veut faire une cohabitation, on peut aussi mettre Macron à l’Élysée et faire une cohabitation ou tenter.
F62 vous demande quel est le sens de la gauche pour Pauline, Quelles sont ses composantes ?
Ou a alors je peux juste répondre à la personne je ne sais pas comment de neuf de un. Pour le second tour, proposez-vous l’abstention ? Non, surtout pas. En fait, vraiment, je pense que c’est l’abstention qui va la faire passer. Je pense que les gens ne veulent pas voter Marine Le Pen, mais c’est juste qu’ils ne veulent pas voter Emmanuel Macron tout en se disant que de toute façon c’est lui qui va passer. Je pense vraiment que dimanche faut faire l’effort d’y aller. C’est dur le quinquennat de Macron, il a été violent et violent pour les femmes, violent pour les soignants, violent pour les enseignants, violent pour les personnes qui manifestent dans la rue, enfin violent pour toutes les personnes qui étaient pas les 3 % les plus riches. Et quand même, il va falloir aller dimanche voter pour lui pour pas que ce soit Marine Le Pen. Donc non, je ne préconise pas du tout l’abstention. Et l’autre question, c'était donc la gauche, quelles sont ses composantes ? Moi je ne suis pas une prof de sciences politiques mais un très simple. Déjà moi je suis moi, je suis écologiste d’abord et je pense que c’est encore une autre ligne qui se dit en gros qui ne peut pas se diluer dans la gauche. En fait, ça ne se résume pas à la gauche, même si l'écologie est plutôt de gauche que vrai et de gauche. En fait, il n’y a pas d'écologie de droite, mais ça ne se résume pas à la gauche. Moi pour faire simple, dans la manière dont je le vois à droite, il y aurait plutôt les tenants du système tel qu’il est. Voilà le système bien ordonné, les privilèges comme ils sont. Et puis finalement on ne touche pas trop au système tel qu’il existe, et à gauche, ce sont des gens qui vont plutôt dire bah en fait non, il y a des inégalités, on veut que ça change, on veut plus de justice sociale et qui sont partisans d’un monde différent et dans la perspective meilleur avec plus de justice. Par exemple à droite, il y a plus. Cette idée de je dire mérite, mais ce n’est pas vraiment un mérite en fait, c’est l’idée de ceux qui sont aisés et riches l’ont mérité. Et puis en fait, les pauvres qui traversent la rue ou qui se sortent les doigts, ils peuvent y arriver.
Alors il y a beaucoup de questions sur le deuxième tour, sur la politique, etc. Mais je reviens quand même sur votre action. C’est pour ça que j’ai remis l’image. Et sur la médiatisation. Émile Cheval vous demande notamment pourquoi aller chez Hanouna. J’ajouterai Est ce que vous vous êtes regardé ? Est ce que vous avez regardé après coup ? Et qu’est ce que vous avez retenu de votre passage ?
Sur la question pourquoi être allé chez Hanouna ? La question s'était déjà posée quand on avait dansé en maillot de bain avec Jean-Michel Blanquer et on avait dit non avant qu’il nous rappelle une seconde fois. Et cette fois, on avait dit oui. La première fois, on avait dit non en se disant qu’en fait la séquence marchait en elle-même et qu’il n’y avait pas besoin de risquer de se prendre les pieds dans le tapis chez Hanouna. Et on a refait une action avec le sosie de Jean-Michel Blanquer et là on s’est dit bon, on peut y aller. Et c'était super bienveillant. Ils nous ont accueilli en disant que notre action était géniale et nous on était content d’avoir essayé de pouvoir un peu parler des profs, sachant que eux, tout ce qui les intéressait, c'était simplement dire Ah c’est fou vous ressemble beaucoup à Jean-Michel Blanquer. Il n’y avait pas beaucoup l’envie de discuter de pourquoi les profs se mobilisent, mais on a essayé un peu de le porter et chez i Hanouna. En réalité, on touche des gens qu’on ne touche pas. Par ailleurs, moi je le vois. En fait, quand je passais à mon âge, je reçois des messages et j’ai des gens qui m’ajoutent sur les réseaux sociaux. Ils ont pas du tout les mêmes profils que les gens qui me suivent d’habitude et donc ça touchent d’autres personnes. Donc là, la première fois on y est allé et ça s'était particulièrement bien passé. Et pourquoi y être allé cette fois ?.
On frappe à ma porte. Je vous laisse discuter avec le chat. Je reviens de là. Vous avez pris le contrôle de l'émission.
. Alors la deuxième fois, on y retourne parce que la première fois, ça s'était bien passé. Et nous voilà. Mon objectif, c’est d’alerter sur le fait qu’il y a un danger avec l’extrême droite qui risque d’arriver au pouvoir. Et je pense que le public d' Hanouna, c’est aussi des gens qui se posent la question d’aller voter ou pas. Et en fait pourquoi voter à nouveau Macron, etc. Et donc ça me paraissait pertinent d’utiliser en fait cette visibilité là pour parler, pour parler de l’extrême droite et du danger qu’elle représente pour nous. La deuxième question, c'était est ce que je me suis regardé ? Mais alors quelle était la troisième ? Alors, est-ce que je me suis regardé ? Non. La requinquer d’Hippolyte. D’habitude, j’essaye de lire les trucs, mais en vrai, je ne vois pas assez bien le nombre de questions sur Jadot Rousseau, J’adore. Eh bien moi, ni l’un ni l’autre. Mais donc, est-ce que je me suis regardée ? Non, pas encore, parce qu’en fait, après je suis allée retrouver des amis et quand je suis rentrée, je me suis juste écroulée dans mon lit. Donc je ne me suis pas encore regardé. Je pense que je vais le faire et que je vais trouver ça un peu désagréable. Parce qu’en vrai, sur le plateau de Cyril Hanouna, c’est vraiment tout est drôle, rien n’est grave et on peut rigoler de tout et dire les pires horreurs. Et en fait on a pu dérouler fin des gens en plus, dérouler des chaussures. Mais le Front national n’a aucun problème avec la République, c’est un parti comme un autre etc. Et donc ce n’était pas très agréable.
Bon voilà. Alors j’essaie de. Salut ! Ah, c’est. En vrai. J’arrive à vous lire un peu. Ah mais peut-être. Ah mais attendez ! Ok, j’arrive à tout lire en grand là ! Caution de gauche. Alors je dois poser une question de plus. Salut c’est la dame Djafane ça va bien ? Oui ça va mais je ne suis pas la dame du FN, je suis la dame qui a été traînée au truc du FN. Mais au fait pour France Inter, oui ok on devait rester tranquille quinze jours parce qu’attention, elle va rejoindre. Mais je suis d’accord en la personne qui dit a combien d'élections encore, on doit aller à l’encontre de nos convictions et se positionner sur un non-choix entre néolibéralisme et extrême droite. En réalité là c’est néolibéralisme ou extrême droite. Mais l’extrême droite c’est aussi le néolibéralisme. Je veux dire que, d’un point de vue économique, il n’y a pas une grosse différence. Il ne va pas y avoir soit une politique difficile pour les pauvres, soit une politique difficile pour les personnes non-blanches. Ça va être une politique violente socialement et une politique raciste. Marine Le Pen c’est double peine. C’est bien ce que tu dis. Il y a quelqu’un qui a dit C’est bien ce que je dis. Tu penses avant tout à ta gueule avant de penser à ceux qui seront les plus exposés. J’espère que tu parles à quelqu’un d’autre du coup. Bravo pour ses actions. Merci Maestro, je ne sais pas quoi. C’est double peine. Oui, c’est vrai, ça fait un peu un jeu de mot. Marine Le Pen, c’est double peine. Votre avis sur la campagne de Jadot ? Je peux regarder une autre question ? Mon avis bien sûr. Je pense que. Je pense que le résultat du vote et pas forcément la conclusion de ce que la campagne a été bonne ou pas. Je pense que le vote utile a joué à plein pour tous les partis. En fait, ceux qui voulaient voter utile à droite ont voté Macron, ceux qui voulaient voter utile au centre en votant à droite et sans voter Macron. Voter utile à gauche Mélenchon et utile à l’extrême droite, Marine Le Pen et. Et donc nous, on se fait siffler toute notre voix. J’ai essayé de répondre à toutes les questions, mais moi je ne peux pas le ralentir donc je n’arrive pas à répondre.
C’est un métier
Alors faut juste que je réponde Ah zut ! Maintenant, c’est quoi la prochaine action ? Eh bien tu t’inscris sur Collectif fr et comme ça après on entre dans la boucle Telegram et tu verras.
Allez dans la police. Vous avez bien compris ce qu’il fallait faire.
Le réseau collectif Ibiza.
Ibiza fr Collectif Ibiza Point fr. Non, ce n’est pas le service d’ordre du RN qui tape à ma porte, ni même la police, ni même un huissier, simplement le voisin qui a des fuites.
Et de quelqu’un qui dit la préférence nationale, c’est raciste. Maintenant, on ne va plus que maintenant. En fait, ça a toujours été raciste. Voilà, on peut passer aux autres questions.
Alors j’imagine que tu as répondu. Malheureusement, je n’entendais pas. Enfin, je ne sais pas si j’ai répondu. Et donc je te pose une question. Est ce que j’ai regardé des extraits de Hanouna qu’ils ont publié hier soir sur Twitter ? Ce que je ressens, en tout cas, ce qu’elles diffusent, c’est quelque chose qui dévitalise totalement l’action. C’est à dire que ce n’est plus que l’action elle-même, c’est le buzz. En disant ces images qui ont fait le buzz, ces images virales, etc. C’est pour ou contre ? Mais en réalité, tout ce que tu as pu expliquer tout à l’heure, c’est totalement évacué. Est ce que ce n’est pas l’immense limite que d’aller chez Hanouna ? Et est ce que quand tu sors de là, tu te dis pas merde, je me suis fait un peu avoir ou. Le message n’est pas forcément passé.
Alors je ne sais pas. Je me pose la question aussi. En fait j’ai pu mais en fait si, ils l’ont cherché un moment, j’ai pu à un moment dérouler un peu le fait que Marine Le Pen était un danger pour mes droits en tant que jeune femme et qu’elle remettait en question. Oui, absolument. Seulement ça, j’ai pu le dérouler un peu.
Et franchement, c’est pas mal de redire, d’expliquer
En fait il y a des gens de Marine Le Pen. Ah bah c’est une femme et en fait elle a, elle a eu des moments, des rires, des remarques qui pouvaient la faire passer comme féministe ou en tout cas qui pouvaient faire un sentiment de fierté face notamment chez Hanouna dans Face à Baba. A un moment, elle lui demande si elle allait venir accompagnée à l’Élysée avec un homme, et puis elle répond Bah non, en fait, je suis célibataire, je viens avec mes chats et puis j’ai pas besoin de faire semblant et. Et en fait ça c’est un truc où tu dis ah quand même, c’est stylé une femme qui se fait pas marcher sur les pieds et qui dit je suis célibataire et je m’en fous. Donc il y a un peu un sentiment de ah c’est cool, mais en fait faut pas se tromper. Marine Le Pen Sa vision de la femme, c’est une vision de la femme au foyer et qui fait des enfants. Et en fait ça se manifeste par des votes contre les droits des femmes. Il y a beaucoup de gens qui disent Marine Le Pen, elle n’a jamais été élue, donc on ne sait pas en fait si elle a été élue à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Et en fait, dans ces deux instances, elle vote systématiquement contre les lois qui proposent des choses qui vont dans le sens de plus d'égalité entre les femmes et les hommes. Et pour l’interruption volontaire de grossesse, ça c’est un vrai danger. Nous, les femmes, c’est un droit qui va pouvoir être remis en question si elle arrive au pouvoir. Marine Le Pen Elle est d’abord contre l’allongement de la durée de la durée légale pendant laquelle on peut faire une interruption volontaire de grossesse, de grossesse. Et par ailleurs, elle l’a retirée de son programme. Mais jusqu’ici, elle voulait dé rembourser les frais. En gros, elle voulait dé rembourser l’interruption volontaire de grossesse. Et ça, c’est un vrai frein pour notamment les jeunes filles. Enfin, moi j’ai des amies qui ont dû avoir recours à l’avortement quand on était encore mineure ou très jeune étudiante et en fait ou on avait ni on n’avait pas les moyens de payer une interruption volontaire de grossesse nous mêmes. Et on n’avait pas non plus la possibilité de dire à nos parents salut, en fait je ne savais pas mais j’ai une vie sexuelle et là en fait il faudrait que tu me paye 300 €, 400 € une IVG. Et en fait ça, ça concerne une femme sur trois. Une femme sur trois va avoir recours ou a recours dans sa vie à l’interruption volontaire de grossesse. Et ça c’est un vrai français, un vrai danger pour nous à très court terme. Si Marine Le Pen arrive au pouvoir. Par ailleurs, Orban a son super pote, lui, quand il arrive au pouvoir, c’est pareil, c’est l’interruption volontaire de grossesse. C’est quasiment plus possible de le faire dans un cadre légal. Et quand on interdit l’IVG, si j’aime. Si jamais il y a des gens ici qui pensent qu’il faut protéger les fœtus machin, je veux bien, mais en fait aujourd’hui, quand on interdit l’IVG, il n’y a pas moins de recours à l’IVG, il y a juste plus de femmes qui meurent en ayant recours à l’IVG. Et donc ça c’est un exemple que j’essaie de développer, évidemment beaucoup plus petit, mais c’est ça que j’ai essayé de dire sur le plateau Touche pas à mon poste. Et pour revenir au sujet de est ce que ça sert à quelque chose ? Honnêtement, je ne sais pas. Je me suis posé la question. Notre premier passage suite à l’action avec Jean-Michel CESI, ça a au moins servi à avoir 400 personnes qui sont inscrites sur notre formulaire pour faire des actions avec nous. Donc ça valait le coup. Sur cette fois là. Honnêtement, je ne sais pas. Parce qu’en fait, le plateau de Cyril Hanouna a une manière de dévitaliser les messages. En réalité, tout ce qu’il voulait, c'était dire c’est un homme de la sécurité ou pas ? Est ce que c’est bien ou pas de faire des actions ? Et moi, j’ai essayé de placer des éléments concrets sur le danger de l’extrême droite. Si ça a convaincu 10 % des gens qui regardent Touche pas à mon poste ou c’est même juste 20, il y a 2000000 de personnes qui le regardent au moment où je pense, on est un petit peu moins ici.
Mais par contre tu vas convaincre.
Ouais, je vois bien un pourcentage, mais si ça peut, si ça peut permettre à un mais en fait 10 % ou même 2 % de 2 millions de personnes, si ces gens là le dimanche matin se disent ah ouais, elle a raison, faut aller voter. Ben ça valait le coup, mais je n’ai pas encore regardé l’intégralité du passage par exemple. Je ne sais pas du tout.
Monsieur, Monsieur Z que je salue, qui était à Metz l’autre jour et que Madame nous dit Est ce que tu as ressenti une forme d’hypocrisie, de manipulation ? Derrière cette bienveillance Menfou qui dit : je pense que chez Hanouna c’est plus pernicieux sous couvert de légèreté. En fait, quand on parle de Hanouna ce dont on parle ici c’est de politique et d’action politique. Je veux dire, il n’y a pas de je te mets pas sur le grille. Je veux dire, c’est plus une réflexion collective ici, si on part. Le monde fou dit sous couvert de légèreté qu’il aime surtout vous entendre taper sur Blanquer, le gouvernement pour contenter son grand pote Bolloré, ne croyez vous pas ? Donc ces deux points, Est ce que tu penses que derrière la sournoiserie se cache un plan politique chez Hanouna ? Et est ce qu’il y a eu ? Est ce qu’il y a une manipulation ? Et donc. Parfois on gagne, parfois on perd. Et hier c'était peut être pas pire.
Alors sur, est ce qu’il y a une réflexion politique ou une stratégie politique derrière Hanouna ? Je ne sais pas, mais il me semble que j’avais vu passer un article sur lui il n’y a pas très longtemps. Et si dans les milliers de personnes qui regardent et qui sont dans le chat quelqu’un retrouve l’article sur Hanouna à moi, ça m’intéresse
Claire Sécail, cette chercheuse qui regarde Hanouna tous les jours, qui a décrypté Je pourrais t’envoyer ça. Elle est venue au poste clé secret et elle, elle regarde l'émission depuis le mois de septembre jusqu'à la fin de l'élection. Elle explique comment, comment l'émission se compose et à quoi elle. En quoi c’est une machine de guerre ?
Eh bien donc, quel est le but ou la stratégie de Hanouna ? Je ne serais pas capable de répondre. Est ce qu’il y a une part de manipulation ? Oui, forcément. En fait, moi, ce que j’ai ressenti entre les deux passages, c’est le premier passage. Quand on arrivait à on était vraiment géniaux, on était trop drôle et on vous adore vraiment. C’est génial ! C’est drôle ce que vous faites. Et deuxième passage Non mais quand même, vous ne respectez pas trop la démocratie et vous avez fait 4 % et vous venez faire la morale aux autres. Mais qu’est ce que c’est ça ?
Il y a un avocat mais de qui l’avocat de qui ?
De la Russie et idéalement je ne sais pas, mais il est vrai que je vais revenir sur la vidéo. Là je vais revenir sur l’avocat juste après. Mais. Mais sur le truc de Cyril Hanouna en fait, j’ai vraiment. Quand je suis ressorti, j’ai vraiment eu l’impression que quand t’es une jolie jeune fille qui a l’air inoffensive, t’es bienvenue et en fait on rigole avec toi, c’est cool. Et en fait, dès que tu commences à exprimer une opinion politique et essayer de te faire de l’espace pour imposer ce que t’es en train de dire et défendre un point de vue politique, alors là tu fais chier. Et en fait on n’a pas envie que tu sois là, t’es là si t’es jolie, t’es gentille et inoffensive. C’est un peu le sentiment que j’ai eu, tu sais, qui m’avait trouvée trop cool la première fois parce que j'étais rigolote. Et là, en fait, je n’étais pas venue pour être rigolote. J'étais venue pour dire qu’il y a un vrai danger, il faut se réveiller. Et du coup ça ne le faisait pas rire. Et Hanouna ça ne l’amusait pas. Enfin, la première fois, je sors du plateau. Salut, c’est trop cool, faudrait que tu reviennes Et machin. La deuxième fois.
D’ailleurs, il se permet cette familiarité.
Ouais, mais parce que je suis venue une fois. Ça y est, je suis sympa.
Je sais que c’est pour Pauline
Ah non, Pauline. Oui, mais ce que je voulais dire, c’est que oui, c’est un peu avec tout le monde, mais oui, oui. Et en fait sur l’avocat, c’est marrant parce qu’au départ, ça devait être Julien Odoul. Après on me dit bah non, finalement il ne vient pas. Ensuite, ça devait être quelqu’un qui s’appelle Anaïs qui est conseiller de Marine Le Pen sur la question de banlieue, mais finalement ce n’est pas lui. Et après on me dit que ce sera bien gentil. Aucune idée de qui est cette personne. Je tape son nom sur Twitter et je m’aperçois que je suis déjà ce monsieur et je me dis Ah, c’est un avocat ! Alors je ne sais pas trop pourquoi je l’ai suivi, mais il a du Twitter, des trucs intéressants. Il me dit que je n’avais pas identifié qu’il était d’extrême droite pourtant. Alors je remonte un peu et je vois où il ne dit pas qu’il appelle à voter Marine Le Pen, mais je sens qu’il est plutôt contre Macron, ce qui est pas ce qui est pas mal d'être contre Macron. C’est mon cas aussi. Et donc cet avocat, il s’assoit à côté de moi, juste dans les coulisses juste avant. Et donc je dis bonjour et je lui dis c’est marrant, je vous suis sur Twitter, je n’avais pas compris que vous étiez d’extrême droite. Il rigole et on commence à discuter. Alors on discute du passe vaccinal, tout un tas de choses où en fait on arrive à tomber d’accord et ça se passe plutôt bien. On rigole et ça va. Et en fait, j’ai trouvé ça fou parce qu’une fois sur le plateau, j’ai l’impression qu’il avait ses punchline déjà prêtes et à plusieurs moments il m’a dans son viseur et on dirait qu’il veut juste me détruire. Et le problème c’est que Europe Écologie Les Verts est dans votre idéologie, il y a vous avez les gentils, les méchants, vous vivez dans un monde parallèle et il place dans ma bouche tout un tas de mots que j’ai jamais tenus. Et en fait, j’avais l’impression qu’il y avait juste son discours prêt à calquer sur moi, qui que je sois. Du moment que j'étais Europe Ecologie-Les Verts, je n’ai pas trouvé ça hyper pertinent et je le trouvais un peu insupportable, mais j'étais surtout très marquée par le décalage entre eux. En fait, on se parle avant, on se respecte et on est à peu près cordiaux l’un avec l’autre et bam, on est arrivés en plateau. Ça y est, je vais te défoncer au bulldozer alors que moi, a priori, bon, je n’avais pas grand chose contre lui, mais donc lui, il semble que ce soit quelqu’un qui est plutôt d’extrême droite, voire complètement d’extrême droite et souvent plutôt pro-russe.
En tout cas, c’est un numéro. Bon, dernière question là dessus, mais moi je trouve ça très intéressant ce que tu dis, ton analyse. C’est à dire qu’en gros tank c’est pour la rigolade, le dispositif est favorable et dès qu’on essaie d’y mettre un peu de politique, alors là la machine se met en branle contre. Qu’on contre vous incite à peu près Ce que Claire, c’est qu’elle raconte dans son ou dans son étude où elle explique très bien que, par exemple, les gens de la France insoumise, qui sont finalement les deuxièmes invités et derrière l’extrême droite, n’arrivent pas à placer finalement leur sujet de prédilection. Et pour aller très vite, en fait. Valide le dispositif à leur corps défendant. On peut dire comme ça, si on veut être sympa. Sur la question de la médiatisation, par exemple, il y a Marcel qui demande comment les journalistes ont pu obtenir ton numéro de téléphone. Que des gens se demandent comment, à un moment donné, on devient un enjeu médiatique. Donc toi, c’est assez simple, mais vas-y.
Oui, en fait, les journalistes, il y en a beaucoup qui avaient déjà mon numéro de téléphone dans les rédactions. Je pense que chaque rédaction doit avoir une personne qui a mon numéro de téléphone maintenant ou qu’on demandait à d’autres. Moi d’abord, il y a eu cette histoire du micro coupé qui a fait un buzz plus petit mais qui a fait qu’aussi, il y a déjà beaucoup de médias qui en ont parlé. Ensuite, il y a une histoire de Jean-Michel Blanquer où là pareil, il y a beaucoup de gens qui m’ont contacté sur Twitter et que j’ai eu au téléphone après. Et aussi parce qu’en fait, bah je suis élu Europe Ecologie-Les Verts, je fais de la politique et je passe du temps avec les cadres du parti qui sont en grande partie sur Paris. J’ai travaillé dans la campagne de Julien Bayou et j’ai travaillé dans la campagne de Yannick Jadot le mois dernier. Et donc je suis amenée à rencontrer des journalistes régulièrement depuis deux ou trois ans. Et forcément, bon bah on échange nos numéros, on échange nos contacts et. Et aujourd’hui, il y a déjà beaucoup de journalistes quand mon numéro est dépassé. Enfin, j’imagine que c’est assez simple une fois que c’est rentré dans la base. Contact de peut être BFM pour n’importe quel autre journaliste de vais voir.
Lui et puis hier ou avant hier. Après votre action aussi chez Le Pen, euh. Vos DM étaient ouverts sur tweeter et vous avez même expliqué.
Mais minime
Mais même en expliquant voilà, mon téléphone ne marche plus, envoyez même moi un DM et je vous répondrai pas. Voilà. Alors dernier point, après on revient sur la politique. Il y a toujours dans le buzz le contre-buzz. Ça fait mal de dire des trucs très désobligeants, très désagréables sur Tweeter.
Euh. En vrai. Vraiment ? Sur les quelques bosses que j’ai eu dans ma vie, j’ai jamais eu de contre en fait. Il y a le l’ampleur du positif ou des messages gentils. Il y a quelques messages négatifs, mais ils sont vraiment très peu nombreux. Où alors je ne sais pas, il y a un algorithme qui fait que je ne les vois pas. Mais pour ça ce serait sympa l’algorithme et automatique, très peu
Non, mais parce que moi, par exemple, il y a quinze ans, quand j’ai annoncé que tu allais venir, il y a des gens qui étaient très, très critiques sur Ah oui, oui, bien sûr, sur la passion, sur le fait que c’est dépolitisé. En réalité, selon eux, c’est une dépolitisation de la politique, ça n’est que de la spectacularisation,
C’est assez facile d’y répondre en fait. Moi je ne fais pas que ça à côté. Je suis élue au conseil municipal, je travaille mes sujets, je vote sur des délibérations, je suis dans des mobilisations parfois plus sérieuses, mais en fait je n’ai pas la solution sur qu’est ce qu’on fait pour faire bouger les choses donc j’essaye. Et bien voilà. Donc j’essaye mais j’essaye avec ce que moi j’arrive à faire en fait. Par exemple au meeting de Macron, mon objectif c’est que quand on parle de son meeting, on soit obligé de dire qu’il y avait des militants écolos qui ont dit que c'était un criminel climatique et dans un certain nombre d’articles, ça se voyait dans la vidéo du Parisien qui résume son éthique, son meeting sur deux minutes et marié à dix secondes avec des militants écologistes qui déploie une banderole criminelle climatique. Et ça, je ne sais pas dans quelle mesure c’est pas ça tout seul qui va faire la révolution, mais. Mais je pense qu'à petite échelle, ça peut faire en tout cas bouger les récits et faire bouger les messages. J’aime bien les fictions.
Bouger les récits, j’aime bien ça. Merci. Merci. Mais je ne retrouve pas le tweet où j’avais annoncé votre venue, où il y a quelqu’un qui a qui vous poser plein de questions avec un ton assez désagréable. Non mais je vous dis ça parce que je sais ce que c’est. Est ce que ça. Est ce que ça peut faire ? Mais vous ne voyez pas les messages ?
Euh si, je vois parfois mais. Mais c’est quoi cet article du Huffington ? Le seul grain de sable est venu de cette banderole écologiste. Je n’avais pas vu cet article, du moins je le veux bien.
Jessie C’est une des deux modératrices du post. Voilà. Meeting de meeting de Macron. Un certain sable est venu de cette banderole écologiste. Elle est ici. On la met en grand.
Voilà, elle est là, Hop, voilà, voilà. Eh ben en fait, moi j’estime que c’est une action réussie. C’est que Macron, pendant tout son meeting, il raconte vraiment. Il ne fait que mentir et lutter contre le dérèglement climatique. Et on l’a fait. Et sur les droits des femmes, au moment où, en dépit d’autres banderoles, il dit que les droits des femmes, ils l’ont fait, que grâce à lui, maintenant, une femme qui est victime de violences, elle peut aller au commissariat grâce à la formation des officiers de police, elle est correctement reçue et donc c’est une violence d’entendre des trucs faux et applaudie par les gens. Ouais, on l’a fait. Et en fait non. Le but de nos actions, c’est de perturber un peu ces récits bien huilés. Et en fait, ces mensonges, je crois que c’est un peu la propagande, mais c’est vraiment ces opérations de communication qui visent à légitimer, ben voilà, l’action du Président. Nous, notre but c’est d’interrompre ça avec. Voilà en fait la vérité, c’est pas ça. Et à partir du moment où on étend une banderole criminelle climatique, ça force à poser la question pourquoi ? En fait, il y a des gens qui arrivent dans son meeting pour dire "criminel climatique ? Est ce que vraiment il a tant fait pour le climat ? Et avec le terme criminel, ça rappelle aussi qu’il a été condamné pour une action climatique. Et ça, moi, j’estime que c’est une action réussie. Alors peut être qu’il y a des gens qui considèrent que la politique, ça se fait autrement et en fait qu’il la fasse autrement. Il y a de la place pour tout le monde et il n’y a pas de concurrence entre les manières de faire de la politique. Et au contraire, je pense qu’il y a des interdépendances et des croisements. Et si en fait, toutes les personnes qui ont un commentaire à faire sur Twitter se mettent à aussi agir dans la vie réelle, peut être qu’on avancerait plus collectivement sur les sujets qui nous tiennent à cœur.
Très bonne, très bonne réponse. Alors moi j’aime bien la technique car j’aime bien parler boulot travail. Comment avez-vous fait pour faire rentrer cette banderole là ? C'était pas dans la mini jupe
ça A été dur. En gros, au départ, il y avait une des jeunes filles qui avait réussi à l’enrouler autour de son corps. Mais au moment de passer la sécurité où il nous tâtait, elle a eu peur et du coup elle a fait demi-tour. Elle s’est dit non, je l’enlève, ça,ne va pas passer. Ils ont essayé à deux ou trois, les uns après les autres, de le faire rentrer enrouler dans un sac. Mais en fait, systématiquement, la sécurité demandait de déplier la banderole pour la voir et donc les gens faisaient demi -tour et non. Et à la fin, c’est Jean-Baptiste qui est allé dans les toilettes, qui la François lui a enroulé autour du corps et il a réussi à rentrer. Alors lui, c’est marrant, il a une tête, mais tout le monde lui disait bonjour, salut et tout. C’était hyper souvent. Enfin on a capitalisé à mort sur ça une Tête de macroniste.
. Jean-Baptiste Bravo, Jean-Baptiste !
Voilà.
Donc j’imagine un corps svelte plutôt.
Oh, je ne commenterai pas le physique de mon camarade, mais en tout cas, un physique qui permet d’enrouler une banderole de dix mètres autour de soi et de passer dans le meeting. Il avait un tee shirt Macron avec vous aussi parce que sur les sièges il y avait des tee shirt et donc on lui a filé un tee shirt et un t shirt, un tee shirt Macron. Enfin Macron avec vous je crois ou avec vous Macron ? En bref, donc il réussit à rentrer. Deuxième étape : enlever la banderole de son corps et la ramener là sur les escaliers. Ça s’est passé à peu près tranquillement et ensuite il fallait la dérouler, la mettre à nos pieds parce qu’elle est vraiment très grande. Je ne sais pas si on voit les jambes des gens en dessous, mais ils sont une dizaine à la tenir.
Oui, oui, ici elle est immense. C’est pour ça que je vous pose la question, bien sûr.
Et. Et donc ils la mettent tous à leurs pieds et il fallait regarder, en fait, ils étaient dans le bon sens, etc. Et ensuite, au moment où on dit top, bah voilà, tout le monde se lève, se met debout et la brandit. Et ça, c’est la vidéo du bout du monde, vous voyez ? Et puis on va voir le service d’ordre. Alors là, c’est bien sûr une madame Le Pen, c’est énergique, mais personne, se retrouve la tête plaquée au sol. On en voit quand même deux qui faisaient un manège. Et ensuite tout le monde dehors. Moi ils m’ont prise pour une macroniste avec ma petite, mon petit carton avec vous. Je la remets en cause et conséquence pour nous non ? Alors pas de garde à vue, pas de convocation. Toutes les personnes qui avaient la banderole sont sorties. On leur a dit vous vous mettez contre le mur et vous rendez les tees shirt. Donc tout le monde a rendu son tee shirt.
Ah ouais ? Non aussi. Non, c’est du vol.
On a viré le sujet et redonné tee shirt. Ce qui n’avait pas été mis dehors. On est sorti par nous mêmes.
Alors quelques questions politiques tu es membre de Europe Ecologie-Les Verts. Comment as-tu trouvé la campagne de Jadot ? Et j’ai vu une question tout à l’heure de Sentier battant qui dit que lui pense que tu es plus proche de Sandrine Rousseau que de Jadot ? Et comment on fait dans ces cas là pour battre campagne pour un candidat qui n’est pas son candidat de cœur
Est ce que c’est enregistré l'émission ?
C’est en direct live. Il y a 600 personnes.
Merde ! Non, je rigole.
Pour information, Sandrine Rousseau est très défavorablement connue de nos services. Elle est venue deux fois au poste et Jadot. J’ai eu un échange, une correspondance fleuve de textos. Finalement, elle n’est jamais venue Au poste. Juste pour que tu saches où tu es
Ah oui, d’accord. Je me disais pourtant en général elle passe bien sur ces trucs, ces trucs ici, donc. Donc effectivement, je vais essayer de ne pas trop faire des éléments de langage de la politique politicienne et donner ma position sensée sans être blessante pour des personnes qui ne pensent pas comme moi. Euh Sandrine Rousseau politiquement, sur ce qu’elle dit, je me sens alignée avec son discours public 100 % du temps. Donc effectivement, j’ai l’air d'être plus proche d’elle. Yannick Jadot Il y a plein de désaccords qu’on n’a pas pendant la campagne. Peut être aussi qu’on se tapait beaucoup sur Mélenchon, mais en tout cas avant, il y a eu plein de moments où moi je me suis sentie en fort désaccord avec lui, notamment en fait quand il a participé à la manif des policiers. Moi, ça m’a énormément blessée. Au-delà de la colère, en fait, j’ai. J’ai réfléchi à prendre ma carte au parti et à me dire en fait, je n’ai rien à faire, rien à faire dans ce parti. Ça a été dur pour beaucoup de militants et moi, y compris, et j’en ai beaucoup voulu à Yannick Jadot.
Quand tu dis ça, c’est-à dire qu’il y a eu des remontées, il y a eu des discussions.
Ouais. Ah oui. Ben je veux dire, dans le parti, il y a dans toutes les boucles mail, toutes les boucles WhatsApp, toutes les boucles SMS. Avant c'était l’explosion. Quoi faire quand on dit je vais aller à la marche. Absolument personne d’ EELV n’est allé à cette marche et en fait tout le monde était contre. Il y a eu deux ou trois personnes autour de Yannick Jadot, mais c’est tout. Elle était absolument contre. Donc en fait, cela dit, moi mon candidat c'était ni l’un ni l’autre, c'était Eric Piolle. Moi, je me suis engagé dans la primaire écologiste pour Eric Piolle, le maire de Grenoble qui je pensais était le meilleur candidat qu’on avait dans notre parti. Eric Piolle C’est une ligne qui serait plus proche dans les mots et dans le vent, dans la ligne politique de celle de Sandrine Rousseau. Mais dans laquelle je me sentais mieux que je pensais être plus à même moi. En fait, je le sens, je me sentais plus à même de gagner la présidentielle autour d’Eric Piolle. Et puis il y a eu un moment de rupture qui fait que, en fait, moi je me suis senti trahi et retravaillé en tant que femme et féministe par Sandrine Rousseau. En fait, moi j’ai toujours été ravie qu’elle soit candidate. Je pensais que c'était important la parole qu’elle portait, qu’elle forçait en déplaçant un peu le récit sur les questions féministes et en ne faisant pas de concession sur les choses qu’on défendait, sur le féminisme en particulier. Je pensais que sa candidature était utile et qu’elle forçait les autres candidats à être à minima irréprochables sur ces sujets.
Et je continue. Pourquoi tu t’es sentie trahie ? Et là, tu étais reconnaissante sur ça ?
Et en fait, pendant la journée d'été des écolos, elle a fait croire que Eric Piolle ou alors elle a laissé croire. En tout cas, elle a dit que Erectus l’avait bousculée et c'était faux. Elle a refusé de le démentir pendant longtemps. Et moi, pendant ces mêmes journées d'été, j’essayais de faire dégager un homme qui lui était réellement un agresseur et j’ai dû menacer d’aller en parler publiquement pour que ce mec soit mis dehors. Et c’est en fait pour nous les femmes, c’est toujours un combat de dire il faut nous croire. C’est toujours un combat d’expliquer que quand une femme parle, c’est trop coûteux d’inventer une agression qui n’a pas eu lieu. En général, quand on dénonce un agresseur, on est le fusible qui saute et on disparaît du mouvement dont on a dénoncé les personnes qui sont des agresseurs. Donc c’est quelque chose de coûteux. Personne ne ment et on nous dit tout le temps, on nous dit souvent oui, mais en fait, si on croit juste les femmes un jour, il y en a qui le font par intérêt politique. Et en fait, comment on fait pour savoir si c’est pas dans des jeux de pouvoir pour éliminer un adversaire ? Et on a toujours répété que c'était faux, que ça n’arrivait jamais et que c'était trop coûteux de faire ça. Et là, notre féministe en chef, celle qui incarne le féminisme dans notre primaire, ment dans le contexte d’une primaire. Et ça, moi, je trouve ça trop grave pour nous tous les meufs de ce parti, à toutes les meufs en général qui ont besoin qu’on nous croie et qu’il y ait pas eu immédiatement un démenti qui dise bah non c’est faux. Moi je vraiment je le pris comme une trahison et c’est trop grave. Surtout que ça remet en cause la confiance qu’on nous fait ou en tout cas de la crédibilité qu’on essaye d’avoir quand on dit il faut nous croire. Donc pour moi, il y a ce truc de rupture qui est trop grave pour moi.
Alors là, il y a le deuxième tour. Tu as annoncé d’entrée de jeu tout à l’heure ton arrivée au poste. Il fallait voter Macron au deuxième tour. C’est ensuite un discours que tu as aussi porté chez Hanouna hier, etc. Il y a beaucoup de questions là-dessus qui sont des interrogations parce que tout le monde est dans la et dans le doute, dans les interrogations, dans le déchirement, etc. Alors par exemple, il y a Pimiko qui te dit est ce que tu ne trouves pas ça dur de voter Macron quand il dit c’est à la fois de nous draguer, nous les gens de et de gauche, nous les gens de gauche en fait, et les fachos. Je ne crois pas qu’il devrait choisir pour qu’on ait la force de voter pour lui. Riposte lui aussi encore qui dit pour ceux qui se sont abstenus en 2017, quels seraient vos arguments pour appeler à voter Macron en 2022 ?
Alors je réponds juste aux deux personnes du show. Il y a quelqu’un qui dit pourquoi ne pas croire Sandrine en fait. S’il n’y avait pas d’image, je croirais Sandrine moi, jusqu'à ce qu’on me montre les vidéos. Je croyais Sandrine parce que ma politique c’est de croire les femmes et en fait y avait dix journalistes autour et il y a France trois. Je ne sais pas de quelle région suivait Eric Piolle. On voit sur toutes les images que des filles se disent bonjour et sortent chacune de la main et ensuite il y a pas moins d’un mètre d'écart entre elles. Donc je vous invite à regarder toutes les vidéos et vous jugez par vous même. Pour les législatives, on me demande si je reste pour les législatives. Bah un peu. Moi je suis à Boulogne-Billancourt et je compte déloger Thierry Solère.
C’est un sarkozyste, non ?
Maintenant macroniste ? Et c’est surtout le député dont je vais prendre le siège. Merci. UnColor82 qui met un petit cœur à la fin de son message en disant que c’est vrai ce que j’ai fait, c’est gentil. Et donc pour revenir sur Macron, moi en fait je vais être d’accord avec toutes les critiques qui sont faites du quinquennat de Macron et je comprends les personnes qui disent bah ouais, il nous drague nous et en même temps les fachos. Oui, pendant cinq ans, Emmanuel Macron, il a servi de carburant à l’extrême droite, il a passé sa vie à les draguer. C’est lui qui a dé diabolisé en fait les idées de Marine Le Pen quand il envoie Darmanin lui dire qu’elle est trop molle et qu’anti fond quand il fait la loi asile immigration. En fait, Emmanuel Macron, flirte à la limite de l’extrême droite, est parfois pour moi ce qu’il fait. C’est digne de l’extrême droite. Donc oui, c’est difficile et je dis en fait, je suis incapable de défendre quoi que ce soit du bilan d’Emmanuel Macron et je ne le ferais pas. Je pense simplement que là, au deuxième tour, il va falloir choisir nos adversaires. Et moi je veux un adversaire qui reste a minima un peu dans le cadre de l'état de droit. En fait, je veux que si Macron est élu, là, dans cinq ans, il y aura à nouveau des élections et que le pouvoir n’ait pas été verrouillé par cinq ans d’extrême droite au pouvoir. Et je n’ai pas envie de prendre le risque de l’extrême droite quand elle arrive au pouvoir, on ne sait pas quand est ce qu’elle le rend après et je ne veux pas prendre ce risque là. Donc je choisis mon adversaire. Mon adversaire, ce serait Emmanuel Macron. Et en fait, une fois au pouvoir, je continuerai de le cibler. Mais mes choix, en fait, je ne peux pas le défendre. Et même, j’aimerais bien en fait qu’il se taise jusqu’au second tour parce qu’il ne nous aide pas à voter pour lui en fait. Faudrait juste qu’il fasse rien et puis ça sera plus facile de le faire réélire je pense.
Une autre, une autre question sur la politique. Enfin, je poursuis quand même ce que tu viens de dire. Dans Le Chat. Certains disent qu’il y a un chat qui monte. Ni Le Pen ni Macron. Sur Twitter, certains trouvent que c’est dévastateur. D’autres considèrent que c’est la ligne à tenir. Si j’ai bien compris, les étudiants qui ont occupé la Sorbonne hier et d’autres facs en France sont sur cette ligne là. On ne peut pas dire qu’ils soient ou que ce soit forcément des. Quelle position tu as par rapport. A ceux qui tiennent ce discours là.
Je comprends leur discours. En fait, je comprends la colère parce que les étudiants, mais ils sont comme moi, ont une peau plus jeune mais ont entre 18 et 23 24 ans et aujourd’hui on leur dit qu’il. Y a plus de trois ans, d’après le rapport du GIEC, pour avoir une planète encore vivable que en fait ils le voient les années égalité qui augmentent chez eux, ils sont très nombreux à avoir du mal à se nourrir correctement tous les jours les études s’enchaînent et en fait les images d'étudiants qui font la queue pour manger, on les voit. Et là, ils se retrouvent à devoir faire le choix entre deux candidats qui se fichent complètement des enjeux environnementaux et climatiques et qui ne vont rien faire pour lutter contre la précarité. On leur propose deux options qui sont catastrophiques pour eux. Donc en fait, ils commencent dès maintenant à exprimer leur colère contre nous. On a envie d’un avenir et je le comprends. Mais je préfère, Je préfère la colère au désespoir et c’est bien qui se mobilise. Cela dit, je veux en fait, ce n’est pas eux que j’en veux. Je n’ai pas de leçon à leur faire ou de jugement à porter sur leurs actions. Je pense qu’aujourd’hui, malheureusement, les responsables de SI font ça. En réalité, si on peut le dire, n’est pas ni Macron, c’est que Le Pen a été tellement dé diabolisé qu’elle semble être une candidate comme une autre. Et par ailleurs, Macron, elle est tellement loin dans la violence et sociale et la violence policière. Il y avait tellement loin que c’est difficile aujourd’hui de diaboliser Angot, de montrer le vrai visage de l’extrême droite. Parce qu’en réalité, après on nous dit oui mais Macron et ça et ça et ça dans la restriction des libertés, il allait très loin aussi. Et aujourd’hui c’est difficile de dire, de rappeler aux gens. Non mais en fait, l’extrême droite c’est encore pire parce que eux ils ont connu cinq ans de Macron et en vrai leur dire l’Extrême-Droite ça va être pire disent bah franchement je ne suis pas sûre. Donc moi je veux juste plus de Macron. Donc c’est difficile de leur dire quoi que ce soit. Alors Où allons nous ?
Nous sommes en train de subir un raid. Tu sais ce que c’est un raid sur Twitch ou pas ?
C’est quand il y a plein de gens qui arrivent pour dire c’est de la merde.
Pas du tout. Donnant. Donnant. C’est une chaîne qui s’est arrêtée, en l’occurrence le monde moderne, et qui envoie 1000 et 1000 personnes d’un coup.
Air Convergence, ça va ?
Bien sûr. C’est gentil, bien sûr.
Moi, je voyais des faux messages, des diabolisés élevés et ça, ce n’est pas gagné mais quelqu’un qui envoie des cœurs, ça c’est cool.
Alors je préviens ceux qui ceux qui nous rejoignent à l’instant, les mondes modernistes et les mondes modernistes. Nous sommes avec Pauline, rappelle Line, comment elle travaille Papi. Si cette jeune femme qui a participé à cette action que vous avez vu que je vais remettre. Euh. C'était. C'était mercredi dans les salons Hoche à Paris. Conférence de presse de Marine Le Pen sur sa vision, on va dire, de la diplomatie et de l’international. Quand soudain, soudain, Pauline se lève avec un cœur sur le cœur. Une photo de Marine Le Pen avec Vladimir Poutine. Et vous connaissez la suite. Je vous l’armée. Une seule ou une nouvelle fois ? Elle est traînée au sol par ce monsieur barbu qui fait partie de la sécurité de Le Pen. Et donc là, ça fait plus d’une heure qu’on a discuté de comment cette action avait eu lieu, comment elle avait été organisée, quel était le but de cette action. Et à partir de maintenant, à partir de maintenant, nous parlons plutôt plus largement de politique que Pauline. L’honnêteté commande de dire qu’elle est conseillère municipale et élevée à Boulogne-Billancourt, qu’elle se présente aux législatives puisque nous a expliqué qu’elle allait prendre la place du député actuel. Voilà. Et donc voilà, on était en train de parler de qu’est ce qu’on fait dans neuf jours à peu près.
Voilà, c’est quoi le profil de la personne qui a mis Pauline je t’aime en haut.
Heu j’en sais rien moi je ne demande pas. Est ce que la personne que dit Pauline je t’aime ? Il y en a beaucoup quand même. Ce n’est pas non plus un club de rencontres ici.
Non mais je suis curieuse.
Je comprends. Je comprends.
Est ce que quelqu’un pourrait. Il y a une députée insoumise face de Pauline ? Alors moi j’habite à Boulogne Billancourt. Donc Boulogne Billancourt c’est droite, droite, droite. Donc j’ai déjà trois candidats de droite, moi en face de moi. Non, Boulogne c’est un pôle, une antenne, Tous pas. Vous êtes trop mignons. Euh en gros, Boulogne c’est très à droite, le 92 est très à droite et donc le député sortant, c’est Thierry Solère. Pour être tout à fait honnête, il semble que les insoumis veuillent mettre un candidat ou une candidate. En tout cas, ils ont désigné deux chefs de file, un homme et une femme. Et puis après ils vont décider qui est le candidat ou la candidate finale. J’ai rencontré les deux sur le marché de Boulogne. C'était la première fois que je les voyais. Il y en a un qui vient de Suresnes, l’autre qui vient de Vanves. Ils sont une fois sur le marché de Boulogne et en fait, évidemment, on va se disputer le même électorat, enfin une partie du même électorat. Il y a des gens qui votent pour moi, surtout à Boulogne, qui ne voteront jamais Jean-Luc Mélenchon. Mais y a aussi des gens qui votent Jean-Luc Mélenchon qui ne voteront jamais pour moi. Et en réalité, moi, ce qui m’importe dans cette élection, c’est que oui, j’ai envie de prendre la place de Thierry Solère. Mais en fait, dans un territoire où ça vote à 80 % à droite, je sais bien que c’est peut être pas pour tout de suite. Et est ce que je fais entre chaque élection ? On sait que j’essaie d’ancrer l'écologie politique et d’ancrer un contre pouvoir localement sur ce territoire. Quand je suis arrivé en politique entre guillemets à Boulogne, quand on a créé la liste pour les municipales, c'était la première fois depuis les années 90 au moins qu’il y avait une candidature écologiste pour les municipales à Boulogne. Aujourd’hui, on est deux élus écolos sur 55 élus. Mais je pense qu’on n’a jamais autant parlé d'écologie que depuis qu’on est là. Ça ne fait pas changer les choses, mais ça les force au moins à en parler, c’est un premier pas. Ensuite, on a fait les départementales où on a fait sur le sud, on en a fait 21 % et donc on s’est retrouvé au deuxième tour face à la droite sortante. Et eux aussi, en fait, ça leur envoie un signal. Et en fait, même sur Boulogne, Sèvres, on peut avoir l'écologie du monde. Sur le Nord, on a fait 15 % parce que c’est beaucoup plus à droite. Mais ça aussi ça envoie un signal. Et moi ce qui m’intéresse, c’est vraiment dans la durée. On crée un contre pouvoir écologiste sur Boulogne, La candidature insoumise. Moi en fait, depuis 2017, je suis proche aussi des Insoumis. Mais sur Boulogne, il n’y a jamais eu de groupe local. Il n’y a jamais eu d’ancrage sur les combats que j’ai mené et j’ai peut croiser d’insoumis pour être avec nous. Et ce n’est pas un reproche à ce mouvement qui pour moi a beaucoup apporté. Et en fait je respecte énormément tous les députés insoumis. Mais localement, là où j’essaye d’agir sur ma ville, eh bien ils ne sont pas là. Et en fait les personnes qui vont se présenter aujourd’hui pour les législatives sont des personnes qui ne seront plus là une fois l'élection passée, qui vont retourner dans leur ville. Et moi mon but c’est de me présenter à cette élection, renforcer le poids de l'écologie sur mon quartier et sur Amazon. Et donc voilà pourquoi. Pourquoi je me présente ? Mais cela dit, en fait, les personnes qui se présentent pour la France Insoumise, on va continuer à se parler. Il est fort probable qu’il y ait des accords dans un certain nombre de circonscriptions entre les Insoumis et les alliés Europe Écologie les Verts. Et en fait, si ça se trouve, dans un mois, on portera une candidature commune sur Boulogne. En tout cas, moi je n’ai aucune animosité vis à vis de la France Insoumise.
Si vous ne voulez pas perdre
Tout à fait. Mais en fait ce n’est pas moi qui perds.
Mais attendez quand même les amis à venir cela signifie bien. Ouais mais non, ça marche pas.
Non mais attendez.
Ça vous a pas suffit la c’est passé dimanche dernier et je ne comprends pas pourquoi vous vous demandez encore si vous allez faire l’union.
Donc un Non mais en fait ça ne dépend pas de moi. Si ça dépendait de moi, ça serait fait depuis longtemps, mais je ne suis pas membre du bureau exécutif d’Europe Écologie les Verts. Je suis entre guillemets simple militante. Je suis élu conseiller municipal, je ne suis ni députée ni sénatrice, mais ma prise sur la stratégie du parti est quand même faible.
Zeldris dans le tchat dit : J'étais à la Sorbonne hier et ce n’était pas vraiment la veille. On a absolument conscience de la dangerosité de l’extrême droite. Il y avait un gros bloc antifa et anar parmi nous. Il y a aussi la volonté de montrer qu’une autre voie est possible. Alors là, pour ceux qui nous ont rejoint, c’est parce qu’on évoquait les slogans ni Macron ni Le Pen.
Anthony en Sorbonne.
Et qu’on voit monter beaucoup, beaucoup. Et donc on discute de ça. Est ce qu’on peut penser de cette œuvre, de cette, de cette question là ? Y a Pierre B. Qui te demande est ce que la découverte entre guillemets de cette élection et ce ne serait pas que les législatives soient finalement plus importantes que la présidentielle ?
En réalité, j’aimerais bien, mais les poubelles ? Ça, on pourrait le dire après les élections législatives, j’aimerais bien que ce soit le cas. En fait, j’aimerais bien que les législatives nous montrent autre chose que le résultat des présidentielles et j’aimerais bien. Je ne sais pas si c’est ça ou si c’est ce que ça nous montre, parce que souvent les résultats des législatives sont calqués sur ce qui s’est passé aux présidentielles. Mais. Mais j’aimerais bien que cette élection nous montre qu’en fait on peut faire exister la pluralité et des contre pouvoirs avec les législatives. Ça dépend de vous. En fait, ça dépend à quel point vous vous mobilisez localement pour faire élire des députés qui sont de gauche et écologiste. Et ça dépend à quel point les gens vont voter.
Tu te demandes pourquoi n’avez vous pas fait J’imagine le vous c’est le plus élevé, mais vous n’avez pas fait barrage à Le Pen dès le premier tour.
Ça, c'était les éléments de langage de la France insoumise qui était bon enfant. C'était efficace comme communication de dire faut faire un barrage dès le premier tour. Nous, ce qu’on pensait et honnêtement, voilà, il y a ce que je vais dire, ce que pensait le parti et ce que je pensais moi. Nous, ce qu’on pensait chez les écolos, on dit encore Votez Jadot aux primaires. J’ai voté Eric Piolle aux primaires. Sur ce qu’on pensait, nous, on pensait qu’il n’y avait aucune chance que Mélenchon gagne ces élections. En fait, au second tour, il allait être écrasé par Emmanuel Macron et dans le contexte où il n’y avait aucune chance que Mélenchon gagne ses élections, on voulait choisir quelle alternative on construisait. Et en fait, la ligne que porte la France insoumise n’est pas la même que la ligne que porte le Parti socialiste. Si on le classe encore à gauche pour la ligne que portent Europe Écologie les Verts, on a de vraies divergences. Et dans un contexte où, en fait, aucune de ces forces n'était en position de gagner l'élection totale. En fait, on nous considérait que ça valait le coup de porter la ligne de l'écologie politique. Et par ailleurs, les écologistes, ça fait depuis les années 70 il me semble, René Dumont 74 et son verre d’eau, et ce depuis les années 70. Les écologistes présentent un candidat à l'élection présidentielle et ce n’est pas la première fois qu’on nous dit qu’on n’est pas légitime, qu’on nous dit qu’on fait perdre la gauche, qu’on nous dit qu’on sert à rien et que l'écologie peut s’intégrer à autre chose. La réalité, c’est que, en fait, l'écologie, elle n’est jamais mise en place quand il n’y a pas d'écologistes aux manettes. Et donc c’est pas la première fois qu’on nous dit vous n'êtes pas légitimes. Et si aujourd’hui il y a des villes qui sont gérées par des écologistes, si aujourd’hui l'écologie dans le discours politique, elle a pris plus de place, c’est parce qu’en fait il y a des gens qui se sont présentés sous les couleurs de l'écologie politique, que les autres partis ont été contraints de l’intégrer. Pas pour des raisons de convictions, mais pour des raisons de calculs électoraux. En réalité, on a besoin d'écologistes pour que l'écologie politique existe. Une fois que j’ai dit ça, et la raison pour laquelle les écologistes se sont présentés, une fois que j’ai dit ça, moi j’avoue que quand j’ai vu les résultats, j’ai été hyper déçu que Mélenchon soit s’il ne passe pas au second tour. En fait, jusqu'à maintenant, les sondages m’avaient convaincu qu’il n’y avait même aucune chance qu’il soit au second tour. Et je me disais mais en fait, s’il y a aucune chance d'être au second tour, alors je veux simplement que le parti qui pour moi porte la ligne d’avenir pour moi. Je suis convaincu que, en fait. Alors, ça peut paraître rigolo et ça va peut être faire rire, mais moi je pense qu’il y a une Jadot au second tour qui pouvait gagner. Il fallait juste qu’il atteigne le second tour alors. Mais en fait, du coup, je vais voter pour la ligne dans laquelle je croyais. C’est vrai que en voyant que Mélenchon était si proche du second tour, j’avoue que j'étais déçu et j’avais ce sentiment de. C’est dommage qu’il n’y soit pas parce que moi aussi j’aurais aimé un discours, faire un débat Mélenchon Macron plutôt que Macron Le Pen.
Alors je suis absolument désolé parce que euh. Le tchat pour la première fois, le Shadow post s’est transformé en truc que je n’aime pas du tout. Euh si c’est Macron, c’est de l’invective. Il n’y a pas de, il n’y a pas de, il n’y a pas de débat, il n’y a pas d’invective. C’est un peu naze. Mais ça en dit très long. Son discours est très long sur l'état de la gauche aujourd’hui. Donc là les amis, moi si ça continue, je vais arrêter l'émission, ça ne m’intéresse pas du tout ce genre de truc là. Oui, oui, oui. C’est la première fois que ça arrive.
Soyez respectueux quand même.
Oui, bien sûr. Heu oui, bien sûr. Non mais c’est ça. Euh voilà.
Ouais, il y a quelqu’un qui dit la tolérance des insoumis en rigolant, mais je pense que c’est quelque chose qui en fait, pour rebondir sur ce que ça dit sur l'état de la gauche. Moi je me suis toujours senti. Proche de la France Insoumise d’Europe Écologie Les Verts. Un jour, je suis rentré chez Europe Écologie les Verts. Parce que, en réalité, je pense que c’est là où je me sentais le mieux. Et en fait, là aussi, où il y avait l’opportunité de construire quelque chose là où j'étais moi. Et en mai, je me suis dit en fait, j’ai toujours refusé de critiquer la France insoumise. J’ai jamais voulu rentrer dans des logiques de il faut les faire couler eux, pour nous faire avancer nous. Moi j’ai énormément de respect pour les députés insoumis qui pendant cinq ans, moi j’ai eu le sentiment d'être représentés par eux pendant cinq ans. J'étais reconnaissante qu’ils puissent porter une voix dans laquelle je me reconnaissais, alors même qu’il n’y avait pas de députés écologistes à l’Assemblée nationale. Et donc, depuis le début de la campagne, j’ai une politique de moi. La France insoumise, je ne la critique pas et il en fait plus. On s’est approché de la fin de la campagne, plus. On s’est retrouvés à un mois, notamment à recevoir des messages particulièrement violents, insultants et des techniques même de harcèlement avec énormément de messages très durs et pas ouvert à la discussion. Simplement, si tu votes Jadot et que tu votes Macron, voter Jadot c’est permettre Le Pen etc. Et ça, ça m’ a forcée à casser un peu quelque chose où je m'étais dit En fait, pour moi la France Insoumise, ce sont des partenaires et. Et en fait ça cassait un peu un truc où je me suis dit mais en fait non, on ne fait pas de la politique comme ça et c’est pour moi c’est important aussi de porter le fait de faire de la politique autrement. Et ça, ça marche. Pour moi, ça a été un peu un espace de rupture où je me suis dit ah non mais moi ça, ça me ça me donne plus envie. En fait J’ai pas envie d’aller discuter avec la France Insoumise si j’ai l’impression qu' en fait, je m’approche et là je me prends une nuée de gens qui me disent que j’ai mal fait calcul, qu’on n’est pas sincère dans notre engagement. En fait, les écologistes, on a quand même une énorme partie des gens qui votent pour nous, qui sont allés voter pour Mélenchon, et je trouve que c’est aussi eux aussi qu’on manque de respect. Quand on tape ensuite comme des sourds. Sur les écologistes, il y en a énormément qui se sont dit Mélenchon il me va pas, mais je vais quand même voter pour lui. Mais bon, Jadot défile avec la police, Jadot, la petite va nous insulter sur les plateaux. Oui bon bah voilà, ça tourne en boucle, Je les connais par cœur 1 à 1 tous ces trucs là. Mais en fait, moi ce que j’essaye de faire à mon niveau, c’est de la. Je fais de mon mieux, J’essaye d'être sincère, d'être honnête et de dire ce que je fais, de faire ce que je dis. Donc en fait je suis élu écolo. Il y a des gens il y a deux ans qui se sont engagés pour moi et qui ont voté pour moi. Pas parce que je suis Pauline, mais parce que j’avais une étiquette Europe Écologie Les Verts. Aujourd’hui, la moindre des choses par rapport à ces gens, c’est que je continue l’engagement dans lequel je me suis engagée. Et en fait, par ailleurs, j’ai un groupe local aussi qui s’est monté autour de ça et en fait je ne me voyais pas un jour leur dire ah ben salut ! En fait maintenant moi je me casse et je vote pour quelqu’un d’autre. J’ai ce sentiment de voilà la parole donnée et l’engagement. Et ça, j’ai été assez transparente là-dessus. Et par ailleurs, ben voilà. Imaginez que vous, vous êtes sincèrement convaincus que depuis le début, Mélenchon pouvait gagner. Vous êtes sincèrement convaincu que c'était lui le mieux placé et que c’est lui qui peut nous amener des jours meilleurs. Mais imaginez que d’autres soient tout aussi sincères dans leur conviction que c'était une meilleure chose de voter. Yannick Jadot En fait, moi je ne fais pas ça par calcul. Je ne suis pas payé par le parti, je fais ça parce que j’y crois vraiment. Et en fait, comme vous ou comme certains d’entre vous. Moi, en fait, je suis jeune et moi aussi j’ai peur du dérèglement climatique. C’est ce qui me guide dans mes actions depuis toujours. Moi aussi j’ai manifesté contre la loi Travail et j’ai été traumatisée des violences policières. Moi aussi j’ai manifesté avec les gilets jaunes et quand j’ai vu un désespoir sage, j’ai juste eu l’impression de revivre tous ces moments hyper violents. Et en fait, moi aussi j’ai détesté le quinquennat Macron. Simplement, contrairement à vous, je parie sur l'écologie politique pour la suite et je pense que ça ne me rend pas moins légitime ou moins utile au combat qu’on a en commun. Et je dirais sur le fait qu’on a beaucoup plus à faire ensemble que les uns contre les autres. Et au sein du collectif qui est le collectif au sein duquel on a fait l’action pour laquelle je suis là aujourd’hui au sein du collectif Ibiza et bon, il y a quelqu’un de la France Insoumise, il y en a même plusieurs, mais il y en a un qui était là à la conférence de presse de Marine Le Pen et lui, pendant la campagne, on a continué à faire des actions ensemble en se disant qu’avec ce qui se passait autour, entre nos deux partis, ça nous empêchait pas d’agir ensemble, là, maintenant. Et le lendemain du premier tour, alors qu’on se faisait insulter sur tous nos réseaux sociaux, eh bien on s’est retrouvés ensemble pour discuter des actions que vous voulez faire et des autres truc de Marine Le Pen. On est allés ensemble et pour nous, il n’y a pas de sujet. En fait, je pense qu’on est beaucoup plus utile et fort à faire ensemble plutôt qu'à se taper dessus. En tout cas, tous les insoumis qui là sont énervés. Vous êtes aussi toutes et tous les bienvenus si vous voulez qu’on fasse des choses ensemble dans le collectif. C’est bizarre.
Non ? Non mais il n’y a pas isolément, il n’y a pas, il n’y a pas que des insoumis, mais. Alors j’entends évidemment que des gens sont déprimés, déboussolés, en colère. Mais ce n’est pas le lieu ici d’exprimer sa colère. Je veux dire qu’ici on essaye d’organiser le pessimisme, on essaye de se confronter, de réfléchir, de débattre, parfois âprement, mais bien. Mais moi les invectives ça ne m’intéresse pas et d’autant plus quand elles sont anonymes, ça, ça me fait gerber. Donc voilà, c’est tout. Et voilà. Je suis assez peu d’accord avec ce que ce que ce que tu dis Pauline, mais ça m’intéresse de t’entendre dans le sens.
Où je pense comment ? Non mais je sais, je pense qu’enfin j’imagine que la majorité de la sphère politique qui suit Au poste est plutôt dans la tendance. Deux Fallait voter Mélenchon au premier tour.
Si quand même. C’est quand même la sphère de la gauche en général. Est ce que c’est réel ce que la gauche a fait ? Elle a voté massivement Mélenchon. Je veux dire, ce n’est pas plus opposé qu’ailleurs. Et ça, c’est quand même une interrogation qui doit se poser.
Les Verts.
Je dis toujours les Verts.
Je pense et je pense que je pense qu’elle se pose, qu’elle va se poser et. Et bon, moi je n’ai pas choisi en fait, moi je n’avais pas voté pour la ligne portée par Yannick Jadot. Moi j’avais voté pour une autre ligne, celle de Eric Piolle était beaucoup plus orientée sur cette histoire d’arc humaniste qui allait des déçus du macronistes jusqu'à la du macronisme jusqu'à la France insoumise et peut être là, moi j'étais plutôt en lien, un peu en accord avec cette vision là. Mais après on a fait une primaire écologiste, il y a un candidat qui a gagné avec sa stratégie et. Et en fait, pour moi, la base pour construire quelque chose, c’est le respect de la parole donnée. C’est en fait, si on dit je m'étais engagée dans cette primaire et qu’après c’est pour en sortir, Quand on n’a pas le résultat escompté, c’est compliqué de construire par la suite sur ça.
Oui,
Reprendre quelque chose, faut dire quelque chose et puis ensuite construire dessus. Et c’est dans cette logique là que ben voilà, on a fait une primaire ensemble, on s’est tous engagés à la faire ensemble, on s’est engagé à soutenir le candidat écologiste qui sortait de cette primaire. C’est Yannick Jadot qui l’a sauté, qu’il a gagné avec sa ligne à lui. Donc on a fait avec ses forces à lui et aussi ses faiblesses.
Quand tu parles d'écologie et. De l’effondrement climatique, de ce qui est en train d’arriver. Est ce que. Est-ce que quand Macron se déplace pour les éoliennes comme il l’a fait hier ? Est ce que le fait que finalement le nucléaire était à nouveau indiscuté, indiscutable, quasiment à part quelques parties. Mais je veux dire que majoritairement on nous explique, il faudra faire avec, il va falloir reprogrammer des centrales. Qu’est ce que tu penses de ça puisque ton engagement est avant tout écologique ?
Mais qu’est ce que je pense de ça ? Je pense que c’est une impasse. Le nucléaire en fait, quoi qu’on en pense aujourd’hui, même si on dit qu’on va ouvrir de nouvelles centrales nucléaires, elles ne seront pas prêtes avant dix ans minimum. Et en fait on a pas dix ans pour réduire nos consommations et nos émissions de gaz à effet de serre. Donc dire que notre réponse aux enjeux énergétiques, c’est de construire des nouvelles centrales, c’est ne pas avoir compris l’urgence des actions à mettre en place. Donc quand on dit ou pour ou contre le nucléaire, en fait on se pose les mauvaises questions parce qu’on prévoit des choses pour dans dix ans qui de toute façon ne seront pas prêts, là, maintenant, pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Le vrai enjeu aujourd’hui, c’est la sobriété, c’est de réduire nos dépenses énergétiques et c’est de repenser notre modèle de société pour qu’on puisse vivre tous à peu près confortablement sur Terre. Donc et puis le fait de focaliser sur le nucléaire, c’est aussi quelque chose qui du coup empêche de débattre des vrais sujets. Et quand tu dis fin, quand vous dites. Le nucléaire c’est quelque chose qui est plus contesté au A par quelques partis dont le mien les avons essayé. En fait, moi ce qui m’inquiète, c’est au delà de ça, c’est que le dérèglement climatique et son existence sont plus contestés. Mais notre modèle économique, notre modèle de développement et tout ce qui conduit au dérèglement climatique est très peu discuté et très peu contesté.
C’est ce que le chef te dit
En fait, dans le juste, la situation globale par rapport à la possibilité d’un effondrement ou en tout cas par rapport à la biodiversité qui disparaît, etc. Tout ça c’est très peu questionné, c’est très peu dans le débat et ça, ça m’inquiète. Oui, mais je ne sais pas trop ce qu’on peut faire avec le parti de l'écologie politique qui en plus n’a plus d’argent.
Ah oui, c’est vrai. Ah oui ? Ah oui, on est trois. Il y a Valérie Pécresse, il y a les Verts, il y en a au poste d’ailleurs. Ah si tu permets, je vais remettre le petit message de Valérie Pécresse, comme ça, ça va te permettre de faire une petite pause d’une seconde, si tu veux bien.
Je suis endetté personnellement à hauteur de 5 millions d’euros. C’est pour cela que je lance ce matin un appel national aux dons, à tous ceux qui m’ont apporté leurs suffrages, mais aussi à tous ceux qui ont préféré hier le vote utile et enfin à tous les Français qui sont attachés au pluralisme politique et à la liberté d’expression. J’ai besoin de votre aide d’urgence.
Magnifique Valérie. Valérie Pécresse. Il y a plein de questions sur les verts. Mais bon, au début on avait prévu 1h, ça fait déjà presque 2h qu’on est, qu’on est ensemble. Peut être y a peut être une campagne à préparer, je ne sais pas et on pourrait se reprendre.
Mais je ne sais pas non plus.
Ça dépend de. Plusieurs personnes sont évoquées dans le tchat. Que penses-tu de la lettre des insoumis ? J’avoue, je ne suis pas au courant. Je crois qu’il y a une lettre des insoumis éventuellement.
Je l’ai découverte vers 1h du matin.
C’est ça les petits vieux ? Alors ce n’est pas parce qu’ils t’ont tapé.
Non, c’est là. Oui, ça peut être ça aussi les petits jeunes. J’ai retrouvé des copains en sortant de Cyril Hanouna. La lettre, je l’ai lue en diagonale. En gros, Les Insoumis propose qu’on discute d’alliance. En réalité, c’est ça le message, j’ai l’impression, c’est quand ? Moi, ce que j’ai. Ça, c’est de ceux du Parti communiste. La blague à faire sur ça, c’est qu’il n’y a toujours pas de courrier à l’intention des socialistes. Je trouve ça drôle.
Donc a priori, y en aurait une je vais la chercher.
Il y a une lettre. Il y a une lettre pour les communistes, pour les écolos.
Voilà, ici vous êtes là, vous êtes là.
Ok, ça marche.
Courrier à l’attention d’Europe Écologie Les Verts l’Union populaire. Dimanche dernier, trois blocs politiques clairement délimités ont émergé des urnes, l’un autour des libéraux, l’autre avec l’extrême droite, le troisième avec l’Union populaire. Mais seuls deux d’entre eux sont présents au second tour. Le choix n’est pas libre puisqu’il oppose deux dangers, même s’ils sont de nature différente. Ainsi, Marine Le Pen ajoute au projet de maltraitance sociale qu’elle partage avec Macron un ferment dangereux d’exclusion ethnique et religieuse. En toute hypothèse, compte tenu des positions prises par les deux protagonistes. Le second tour bloque surtout les ruptures indispensables, vitales pour répondre à la crise écologique, sociale et démocratique dans le Rhin. Un peu long, verra-t-on. On va voir quels sont donc les signes. Adrien Quatennens, Mathilde Panot, Aurélie Trouvé, Manuel Bompard. Pour ce faire, nous vous proposons de nous rencontrer pour discuter du bilan de l'élection présidentielle, de la constitution d’un nouveau Parlement à l’image du Parlement de l’Union populaire. Donc, c’est cette société civile qui vient irriguer la réflexion politique. Pour le dire vite et trois, de l’attribution du label commun pour des candidatures aux élections législatives. La base de répartition pourrait être celle établie par les électeurs au premier tour de l'élection présidentielle dans l’application du principe proportionnel commun à nos programmes respectifs. Sous entendu vous avez fait 5 %, vous auriez 5 % des candidats.
Honnêtement, moi je suis juste contente qu’on se parle. Donc je suis contente qu’il y ait une lettre des insoumis pour les écologistes. Ensuite, je fais confiance. Au chef de mon parti à jamais.
Ah non, non, non, non, non, non, non ! Alors là, la politique, si je puis me permettre un tout petit conseil les chefs, j’aime bien.
Le chef, le chef des écolos, enfin l’un des chefs. Mais le numéro un du parti, c’est notre secrétaire national, Julien Bayou. Je pense que si on peut lui faire confiance.
Julien Bayou moi, je l’ai connu, ma petite dame, quand il faisait Jeudi Noir. Un type, c’est un peu ce que tu fais aujourd’hui, Et je me souviens, c'était où ? C'était place de l’Opéra. Il occupait un immense immeuble, une banque vide pour loger des sans papiers, des invités magnifiques et il n’y avait pas de cravate à l'époque.
Ha ! Il n’en a toujours pas aujourd’hui, Je. Rigole. Jaune mais. Mais dans la réalité, je n’ai pas souvent vu avec une cravate.
Non mais je ne sais pas. J’ai l’impression que vous êtes que quand je t’ai vu dans les actions, j’ai pensé à lui. Je pense qu’il y a une communauté d’esprit j’imagine entre guillemets.
Ouais. Je suis arrivé chez les écologistes en croisant le chemin de Julien Bayou et en me disant ah mais lui, c’est comme ça que je veux faire de la politique. C’est un peu dans les institutions, un peu sur le terrain et utiliser notre espace dans les institutions pour renforcer les luttes de terrain, utiliser les luttes de terrain, les faire entrer dans les institutions. Et donc je suis chez les écolos parce qu’il y a des Julien Bayou chez les écolos, donc ce n’est pas étonnant que ça se retrouve. J’ai mon téléphone qui sonne mais je trouve ça étrange qu’on m’appelle sur mon fixe.
Vous allez répondre
Je n’ai pas l intention
Bon allez, on va faire comme ça, un peu. Pin up. Ce sera. Ce sera mieux. J’ai coupé le son. Euh. Voilà. Bon alors les amis, euh. Pour les proportions, c’est 5 % au regard des 20
Oui, c’est un faux téléphone old school. Je l’ai acheté d’occasion il y a un an ou deux dans une volonté de me détacher de mon téléphone portable. Je pense qu’on est nombreux, nombreux à avoir un problème d’addiction à nos téléphones portables. Et à un moment, je me suis dit OK, c’est fini maintenant, à 22 h, mon téléphone portable est éteint et j’ai un téléphone fixe au cas où. Il y a vraiment une urgence et j’ai vraiment besoin de me joindre. Bon, ça a duré deux semaines, mais maintenant j’ai un téléphone fixe depuis deux ans et je me fais spammer de plein de choses qui n’ont aucun rapport.
Et là c'était pour voter Macron.
C'était il voulait madame Albert pour je ne sais pas quoi. En tout cas, ce n'était pas moi quoi. Ce n’est pas pour voter Macron quelqu’un qui dit c’est Montebourg. Amitié.
Bon, super, Non ? Écoutez, je pense qu’on a on a fait, on a fait le tour, on a passé presque 2 h là ensemble. Est ce que tu veux ajouter quelque chose ?
Un Soutenir l'écologie ? Point fr. Mais j’ai peur que ce soit pas le public prêt.
Oui, alors ça, c’est l’appel aux dons, c’est ça.
Oui, parce que là, il y en a plein qui ne vont pas être d’accord avec moi. Mais en fait, si on a besoin d’un parti écologiste fort pour porter ces sujets et sans jargon, ça va être compliqué. Mais non. Sinon qu’est ce que je peux ajouter d’autre ? Rien de particulier. Merci de m’avoir reçu ainsi. Si vous avez trouvé ça cool l’action. Bah en fait n’hésitez pas à faire pareil. En fait, vous pouvez tous et toutes allez essayer de déranger les choses qui vous dérangent. Les discours de Marine Le Pen ont continué d'être présents en Russie. En fait, il y a tout un tas de choses qui doivent vous énerver au quotidien et au lieu que ça reste bloqué chez vous, eh bien vous pouvez avoir une action dessus et donc engagez vous. C’est la seule chose qu’on peut faire. Et vraiment, si c’est toutes les personnes qui sont indignées, continuent de s’indigner et passent à l’action. Eh bien, en fait, ça peut faire changer les choses. Et en fait, il n’y a aucun autre moyen de faire changer les choses. Et d’ailleurs, même si Jean-Luc Mélenchon avait gagné, il aurait fallu s’engager dans la rue pour faire changer les choses. Là, il n’a pas gagné. Et donc on a intérêt à être dans la rue. Dans tous les espaces où on peut faire, on peut faire bouger les récits et les rapports de force. Voilà, c’est tout.
Merci, Merci beaucoup désolé. Elle a ou il a déjà donné à Valérie Pécresse ? Ce sera donc pour une prochaine fois. Donc voilà, en ce moment vous avez le choix. Mesdames et messieurs, vous pouvez soutenir Europe Ecologie-Les Verts, vous pouvez soutenir Valérie Pécresse et vous pouvez soutenir Au poste Merci Pauline, dit Euryale. Excellent ! Ton travail. Merci Pauline. Vérifiez bien que le sol est propre avant vos actions. Bon courage pour la suite. Merci pour les coulisses, dit Peer. Oui, ça c'était super ! C'était super de nous raconter comment tu as organisé tout ça
Merci.
A très bientôt. Merci. Au revoir.
