
« Personne ne sera libéré sous les bombes d’un pays étranger »
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Guerre en Iran, peuple kurde sous les bombes, fascistes en cagoule dans le Nord : une matinale exceptionnelle pour mettre des visages et des mots sur des réalités que les grands médias n’osent pas nommer.
Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant.
«France Déter» accueille des invité·e·s, tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages et des luttes, explore le passé, étrille le présent. C’est en direct, c’est fait maison. Préparez le café!
La rencontre avec Azadi, Mahan Taraj et Patrick Proisy
Azadi, réfugié kurde et auteur des Damnés des Montagnes, replace la situation du peuple kurde dans son histoire longue : 40 millions de personnes réparties entre quatre États depuis les accords Sykes-Picot de 1916, qu'il nomme «colonie internationale». Sur la guerre actuelle, il dénonce une campagne de désinformation massive — «il y a eu des milliers de Kurdes qui traverseraient la frontière entre l'Irak et l'Iran pour envahir l'Iran, ce qui était totalement faux» — qui a fourni un prétexte à l'Iran pour bombarder les camps kurdes, pendant qu'Israël et les États-Unis frappaient le Kurdistan iranien. Sa conclusion est nette : «Personne n'est libéré sous les bombes d'un pays étranger, encore moins sous les bombes israéliennes et américaines.»
Mahan Taraj, juriste et fondatrice du podcast L'Iran Décrypté, rappelle que les Iraniens ne voulaient pas d'intervention militaire étrangère et décrit des cellules de résistance organisées à l'échelle nationale, ignorées des médias occidentaux. Sur Rezâ Pahlavi : «Il n'a jamais critiqué de manière claire les crimes de la dictature de son père.» Ce que réclame le peuple iranien, ce n'est pas la guerre, mais que les Occidentaux «reconnaissent le droit légitime du peuple iranien et de sa résistance à lutter contre cette théocratie.»
Patrick Proisy, maire LFI de Faches-Thumesnil, raconte l'irruption de militants cagoulés de Nouvelle Droite dans son meeting : peinture rouge, farine sur l'élu, silence médiatique. Il identifie un seuil franchi : «La cellule de base de la démocratie en France a toujours été la commune — là, ils se mettent à l'attaquer, c'est tout à fait nouveau.» En réponse, il annonce la création d'un réseau de villes antifascistes : «Si dans dix ans il y a le fascisme, on pourra se regarder dans un mur en disant qu'on aura essayé.»
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