Poutou : la présidentielle 2022, et après ? Et comment ? Et pourquoi ?
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Allo ? Allo ? Ah si, il y a déjà neuf personnes génial ! Attends, attends. Bonjour ! Bonjour ! Bonjour tout le monde ! Moi j’ai dit bonjour à la quinzaine de personnes qui sont ici.Alors peut être que je vous ferai visiter à la fin du live. Je suis dans le village vacances de Port Leucate qui est le lieu de villégiature des communistes révolutionnaires du NPA. J’ai en face de moi, devant un magnifique cactus. Oh là, le candidat à la présidentielle 2022 du NPA, Philippe Poutou. Nous sommes à Port Leucate, en direct de l’université du NPA. Et voici tout bronzé. Philippe Poutou. Il a écrit Bonjour les camarades, nous dit Mourad. Philippe, bonjour. Philippe, dis nous où on est exactement et après on va parler de la campagne, on va parler du NPA, on va parler d’Eric Zemmour, on va parler d’Antoine Boudiné, on va parler de plein de choses. Mais d’abord, raconte nous où est ce qu’on est. C’est quoi ce cactus qui est derrière toi là ?
À pour te dire on est dans un centre de vacances, un des centres de vacances. En fait, il y a plusieurs centres qui sont utilisés tous les étés où durant tous les étés pour des familles. Et puis à la fin août, c’est un endroit qui est libre qu’on peut louer. Donc on loue en fait les bungalows, la cantine, les tables, les salles de réunion et voilà. Et ça donne un cadre qui est superbe puisqu’en fait c’est à la fois un cadre modeste mais très chouette parce qu’il y a la mer à côté, on a quand même une piscine et puis surtout voilà, on est en plein air, il fait beau tout le temps, donc voilà. Donc ça permet de discuter, de préparer la rentrée, d’avoir des débats, des ateliers, d’avoir pas mal de réunions, de formation sur tel ou tel sujet et en même temps, mais de pouvoir faire aussi un peu de politique, de boire un coup. Donc c’est quand même pour nous un cadre assez exceptionnel et ça fait treize ans qu’on est au même endroit.
Et alors ce soir, c’est la fiesta.
Euh c’est le lundi soir, c’est le dernier soir.
C’est ça, c’est le grand soir.
Ça se lâche un peu dans les soirées et après on a encore des échanges. On a un film aussi qui est diffusé ce soir donc, mais bon, beaucoup vont faire un peu autre chose.
Ouais, d’accord dimanche tu as fait ton discours inaugural sans notes si j’ai bien compris, parce que j’ai regardé le discours.
Oui mais bon, ça ne garantit pas les super trucs, mais il n’y avait pas de "bon euh".
C'était donc le discours du lancement de ta campagne, c’est bien ça ?
Ouais, donc en fait, comme en fait tous les ans, l’université d'été, comme d’autres partis, d’autres organisations qui ont pour vocation de se retrouver et de préparer la rentrée, donc de faire à la fois des points et puis et puis des formations. Et c’est vrai que là, tous les cinq ans, on fait l’université d'été. Pour nous, elle est particulière parce qu’en même temps qu’on peut faire un meeting de rentrée entre guillemets, on fait aussi un meeting de lancement de campagne. Donc ça a été les deux choses en même temps quoi. Donc je n’étais pas tout seul à parler. On a plusieurs camarades qui sont venus, on a essayé de couvrir pas mal de sujets différents et dedans, effectivement, on a fini le meeting avec l’intervention que j’ai faite qui est qui avait le FA, qui était un peu le signal du lancement de la campagne, d’essayer de montrer le profil qu’on aurait, même s’il n’y a pas beaucoup de surprise ou beaucoup de changements, et puis d’essayer de dévoiler, de dévoiler, d’expliquer comment qu’est ce qu’on va dire dans cette campagne ? Grosso modo.
Alors on va faire exactement comme ne font pas les autres. On va d’abord attaquer le fond, on va d’abord parler du programme et après on expliquera comment tu vas t’y prendre, la forme, la campagne, les 500 signatures. Et je rappelle que j’ai dit je salue les modos François Robine et Jessica qui me font remonter des questions. N’hésitez pas à poser des questions, à affiner les points saillants, les faits saillants du programme du NPA, c’est quoi ?
Déjà, c’est avant de discuter à proprement parler d’un programme. C’est un peu le profil de notre de notre candidat. Ce qu’on a envie de représenter dès le départ. Et c’est vrai qu’on a commencé d’ailleurs le meeting par ça, c’est de dire ben voilà pourquoi on est là, parce que c’est pas si simple que ça, ni pour nous. C’est des choses qui se discutent. Nous, on n’est pas électoraliste et on n’est pas pour la fonction présidentielle, mais on y est quand même. Donc qu’est ce qu’on y fout dans cette élection là ? Alors on a une expérience, on peut toujours expliquer. Voilà ce qu’on a fait par le passé, est ce qu’on a envie de continuer à faire ? Mais voilà, ce n’est pas simple pour nous. Donc on a eu des débats parce qu’il y a des camarades qui pensent que c’est pas forcément justifié qu’on y soit, et puis là, dans un contexte politique et qui nous apparaît plus difficile que d’habitude, avec une campagne qui nous apparaît comme profondément pourrie à plein de points de vue et notamment, on le voit, la dérive droitière et ultra droitière qui n’est pas une nouveauté. Mais on a l’impression qu'à chaque fois on franchit des étapes qui sont assez graves. Et là, on nous pronostique à nouveau un deuxième tour entre l’ultralibéral Macron et la fasciste Pen. Autour de ça, une droite, même si elle est éparpillée, qui va être profondément réactionnaire, et une extrême droite donc qui sera multiple peut être ce coup ci. Et puis une gauche complètement éparpillée, fragilisée, et même avec certaines des candidatures qui auront un aspect assez droitier quand même. Donc du coup.
Voilà pour ce qui est là, par exemple.
Le PC, le PC qui démarre d’une campagne bizarrement, mais sur des terrains qui ne sont pas du tout de gauche car notamment le soutien à la police et des discours sur les soutiens aux migrants qui revient à ne plus soutenir les migrants. Enfin, il y a quand même des tas de choses qui montrent en fait, qui révèle aussi une droitisation de la gauche. Ce n’est pas nouveau non plus, mais bon, on a toujours l’impression que ces choses là s’installent et s’aggravent. Donc voilà, on est dans ce contexte politique là d’une faiblesse de mobilisation et de reculs sociaux. En fait, on va là d’un rapport de forces particulièrement dégradé. Et nous, on est un tout petit groupe, on ne va pas se dévaloriser, mais il faut reconnaître les choses. On est comme beaucoup d’organisations d’ailleurs, on souffre aussi.
C’est quand même incroyable. Monsieur Poutou, je te dis, il faut parler du fond et tu es déjà dans la rue. Mais on peut y aller. Oui mais sinon tu vas rire du fond. Non mais alors parce que.
Parce que le fond c’est ça démarre de ça, c’est le contexte, il est là et à partir de là, on y va. Pourquoi on y va ? Et donc c'était d’expliquer que malgré ces conditions qui sont difficiles, qui nous apparaissent, euh même à la limite défavorables pour nous malgré ça, enfin l’effort et on y va. Et c’est vrai qu’on y va par un aspect volontariste et en même temps parce qu’on considère que malgré toutes les faiblesses qu’on peut avoir et malgré toutes les difficultés que comporte la situation politique, on considère qu’on a une utilité à être là. Et après on pourra discuter de la division de la gauche et tout ça. Mais voilà. Donc ça, c’est un peu le tout de départ. Après, si c’est pour ça, il faut aller vite sur le programme.
Maintenant, on a tout le temps, moi j’ai tout le temps, tu sais, moi je fais des Lives de 15 h donc.
Je crois que je ne les tiens pas.
On a dans le mouvement, on a promis que parce que c’est la fête du NPA tout à l’heure, donc à 19 h, on libérera le dénommé Poutou. Philippe. Donc on a 1 h, on a une petite heure de programme. Alors oui, comme je reste sur le, je reste sur la forme puisque tu as voté euh, comment vous, comment vous répondez à votre propre paradoxe vous plaît ? Tu ne peux pas dire c’est la troisième fois que je me présente. Avant il y avait Besancenot, avant ça, il y avait Krivine. Que des gens sympathiques et rigolards, ça ne suffit pas comme réponse. Comment vous arrivez à résoudre votre paradoxe ? Vous êtes contre la fonction présidentielle et vous allez à la candidature JLM ?
C'était ça que j’essayais d’expliquer, c’est que voilà, ça fait partie et à la fois ça c’est un paradoxe et c’est une difficulté qu’on a, et en plus du contexte politique et donc de l’extrême division des forces militantes et de la faiblesse du monde social. Parce qu’on considère que ce qui peut changer les choses réellement, en fait, c’est le rapport de force dans la société. Et donc c’est complètement lié aux luttes sociales, aux mobilisations. Et on est dans un moment où il y a des luttes, des résistances, mais ça, c’est. On sent bien qu’on est dans un rapport de forces particulièrement défavorable à tous les coups dans la gueule, que ce soit d’un point de vue démocratique. C’est peut être la dernière, la dernière phase, les reculs, les reculs démocratiques, toutes les lois liberticides, les violences policières qui commencent à être anciennes. Mais ceci dit aussi, ça s’installe bien dans le paysage avec derrière des violences judiciaires. Enfin voilà, on est dans un contexte comme ça. Donc après voilà, est ce qu’on y va ? Est ce qu’on y va pas ? Et. Et donc nous, on en conclut qu’on a décidé encore une fois d’y aller. Et on y va parce qu’en fait, c’est peut être une prétention qu’on a, mais on pense qu’on est utile, on pense qu’on a des choses à dire et des choses que d’autres ne diront pas, y compris à gauche. Et donc c’est vrai que le profil qu’on a, qu’on voudrait avoir, qu’on voudrait continuer à avoir, c’est ce profil anticapitaliste, ce profil du candidat. Donc du coup qu’il faut qu’il gère ses contradictions. Parce qu’en fait, nous, on pense que la fonction présidentielle est profondément antidémocratique, donc c’est difficile pour nous de faire comme si on avait vraiment envie d'être le prochain président. Sans parler du réalisme de cette idée là. Vu les rapports de force électoraux, on peut dire qu’elle n’a aucune chance. Ce n’est pas la peine qui fasse croire qu’il peut l'être. Mais donc effectivement, comment gérer cette question politique chez nous ? Une élection présidentielle, ça pose de fait le problème du pouvoir politique, ça pose le problème de fait de l’organisation de la société, d’un projet et donc on a notre place, même si on rejette effectivement l’approche de la fonction présidentielle, même si on rejette globalement les institutions telles qu’elles sont. Nous, on pense qu’il faut une démocratie directe et on pense que la cinquième République, la République bourgeoise dans son ensemble, ne peut pas du tout représenter un espoir de démocratie. Donc dans tout ça, on est là quand même parce qu’on a envie de dire ben ouais, voilà notre projet, ben ouais, c’est le renversement tout ça. Alors ce n’est pas l'élection qui va le renverser, mais pourquoi on pourrait pas faire que cette élection là soit aussi une occasion de débat politique de mettre des idées sur la table et puis en même temps de montrer qu’il y a d’autres perspectives que celle de finalement se faire toujours piéger par cette élection là.
Alors petit message technique aux modos pour leur dire que je suis bien sur le canal questions et que donc les questions que vous faites remonter du chat, je les poserai tout à l’heure à Philippe. Je reste quand même sur cette idée là. D’une certaine manière, l'élection présidentielle, c’est il y a un côté produit, il y a un côté marketing, il y a quelque chose de profondément capitaliste aujourd’hui dans une campagne électorale, c’est beaucoup de pognon. Vous n’avez rien ou trois fois rien. Et ça aussi, il n’y a pas de paradoxe à jouer à ce jeu là qui est quand même un jeu. Par exemple, comment financièrement tu vas faire pour les meetings, comment le NPA fait pour les militants ? Vous allez en faire deux dans toute la campagne.
En fait, c’est la particularité de la campagne présidentielle. Il y a la phase recherche de parrainages, puis s’en va. On est officiellement candidat que si on franchit cette barrière-là. Une barrière qui est pour nous anti-démocratique parce que c’est un filtre. Mais c’est 500 parrainages, vois, il faut aller les chercher. Et il y a que les petites candidatures qui sont obligés d’aller les chercher. Puisque les partis ont des élus, ils n’ont pas besoin d’aller chercher là, ils appellent, en appellent à leurs élus et ramassent comme ça 500 parrainages. Donc tous les gros partis n’ont aucun problème. Est-ce que 500 ça va vite ? Quand on a des élus de maires, conseillers généraux et départementaux, régionaux, les députés, tout ça. Et donc il y a des partis qui n’ont aucun problème, il suffit qu’ils ont quelques jours, ils ont des ascendants, nous on a un boulot à faire. Donc ce boulot là, il coûte de l’argent de fait puisqu’en fait on prend notre voiture, on part à deux ou à trois et on va dans les petites communes.
Il n’y a que là qu’on peut avoir, c’est à dire c’est du porte à porte.
C’est du porte à porte dans les mairies en tout cas, oui, effectivement, c’est parce qu’entre nous on pourrait fonctionner un peu par téléphone, mais ce n’est pas satisfaisant parce que par téléphone ça peut, la discussion peut vite s’arrêter. Et puis on ne tombe pas forcément sur le maire ou la maire et donc après on y va, on y va. Si on voit, on prend rendez-vous, on discute si c’est possible de suite, il y a le contact humain. Pour nous c’est fondamental. Et un contact humain, ça peut être. Donc du coup, c’est une voiture, de l’essence et puis du temps, voilà. Et ça dure normalement. Par expérience, 6 à 7 mois entre juillet où on se déclare et la limite du conseil qui est fixé par le Conseil constitutionnel, c’est fin février à peu près. Donc voilà. Donc malheureusement, on est toujours à la limite de la limite et donc ça nous prend en fait l’essentiel de notre campagne. Malheureusement, elle est occupée par ça. Alors il y a le côté ingrat et énergivore qui prend beaucoup de temps, mais en même temps, c’est des choses qui ne sont pas tout le temps déplaisantes parce que c’est un contact avec des avec les maires, essentiellement dans les petites communes, et c’est vrai que ça permet des discussions politiques et même celles et ceux qui donnent pas leur parrainage, ça fait un rapport ça. Et on peut discuter de la difficulté des élus et puis de la structuration politique aussi qui est quand même très anti-démocratique. Donc voilà. Mais c’est le boulot qu’on fait essentiel. Il nous coûte de l’argent, mais c’est de l’essence, voilà, c’est l’essence et après le reste c’est du bénévolat. Donc limiter la casse. Et après là je finis.
Je t’en prie,
L'élection, effectivement, ça coûte cher, on voit les budgets des uns et des autres, mais si on a les 600 parrainages, en fait tous les candidats officiels, on ne reçoit pas l’argent mais on a les clés. On a un truc à 800 000 € à peu près, c’est 800 000 € de budget de base. Nous, on. Et après celui qui fait des gros scores, il aura plus facile des plafonds de remboursement en fait. Et donc, comme on est le candidat officiel, c’est la seule élection qui est comme ça. On est estampillé. Et donc quand on demande de l’argent aux banques dans la campagne qui suit la banque, c’est que l'État garantit déjà 800 € et nous on fait des campagnes à 800 000 €. Voilà ce qui permet de faire la campagne sur les deux mois de campagne officielle est ce qui nous permet de payer, de rembourser tous les frais d’essence qu’on a eu pendant toute la période de recherche. Mais après.
Donc.
Après les meetings, tout ça, ça nous coûte en général à rien puisqu’en fait on fait des salles municipales. La plupart du temps, on n’est pas dans la recherche de grandes salles qui coûtent cher et tout ça. Donc en réalité, à part les frais d’affiches, tu vois des tracts où là tout coûte cher. Mais en fait c’est très relatif tout ça. Donc on arrive quand même à gérer une campagne. En tout cas la. Pas la période de la campagne et après avec les 800 000, on est peinard. Pour nous, c’est.
Énormément d’argent, huit 800 000 €. Là tu n’as pas besoin de faire 5 %, non ou 10 %
comme. Tout à fait, tu les as. Après, si tu fais cinq ou dix au deuxième tour, l'état garantit un remboursement bien au-delà. Donc après c’est des plafonds qui fluctuent, mais à la base, a minima, ce sont ces 800 000 € qui vont peut être vous juste aller, qui vont peut être un petit peu plus. Je ne sais pas comment c’est calculé, mais nous, avec ça, on en a largement assez pour mener une campagne telle que nous, on conçoit les campagnes.
Les 500 signatures, vous les aurez comme pratiquement tous les candidats. Il y a tellement d'élus et suffisamment d'élus, on va dire républicain pour accepter de parrainer des gens avec lesquels ils ne sont pas d’accord, simplement pour faire jouer la vie démocratique. Je mets des guillemets, ça ne se voit pas, mais je souris en disant ça. C’est vous allez l’avoir, c’est du travail, c’est de la sueur. Mais tu sais que vous allez l’avoir. Est ce qu’il n’y a pas une comédie autour de ça ? Non, mais on nous dit tous les cinq ans Ouais, mais ça va être dur.
Là, on se fait, on a, on a. J’ai dit qu’on se fait peur, on a, on craint tout le temps, c’est jamais gagné. T’as peut être raison et peut être que là, l’histoire montrera qu’on les a encore. Donc du coup. Mais c’est vrai, c’est que c’est jusqu'à février qu’on bosse pour les avoir. On a malheureusement, nous, on n’a pas réussi jusqu'à présent à se mettre à l’abri, même ne serait ce que se mettre à l’abri en décembre par exemple. C’est à dire à voir qu’en fait la phase de recherche, c’est des promesses, c’est des promesses qu’on va chercher, parce qu’en fait tout se passe fin février, en deux semaines je crois, c’est le Conseil constitutionnel qu’envoient tous les élus, un papier officiel qui est le formulaire officiel, donc de parrainage. Et ces élus là, depuis la dernière fois. Donc, il y a eu des modifications. La loi renvoie par la poste à par un système de codage et tout ça, et renvoie à ce document officiel qui est signé. Soit il envoie rien, soit il part et il envoie le document. Donc en fait, tout se passe pendant ces quinze jours-là et tout le reste du temps, il faut juste toute la période avant de s’assurer les promesses. Après, en général, la promesse est tenue. Mais non, ce n’est pas on se fait pas, on est toujours limite et ça se joue à 1 à 2 semaines près à chaque fois. Mais on aimerait bien raisonner comme toi tu le dis, mais il y a des camarades qui se disent où on devrait y arriver. Mais bon voilà, ce n’est pas garanti, c’est jamais garanti. Et là on peut penser qu’il y a des conditions politiques qui peuvent compliquer la situation. Mais en même temps, il y a des conditions politiques qui peuvent aussi nous aider à les obtenir. D’abord, on a une petite popularité pour la campagne de 17, on est FA. Moi, personnellement, mon nom est connu, on n’a pas besoin d’expliquer aux maires et aux élus. Voilà, ils savent qui c’est. Il se rappelle des débats, Il se rappelle un peu de ce qu’on a fait, de ce qu’on défend.
C’est ce que dit Fan de rien pour les 500 signatures, depuis le temps que vous êtes aux présidentielles, vous n’avez pas des valeurs sûres tous les cinq ans, c’est entendu. Des gens dont vous savez, voilà qui va signer.
Et c’est un des problèmes, c’est que par exemple, sur les 500 et quelques parrainages qu’on a eu la dernière fois, plus de la moitié des élus qui nous ont parrainés ne sont plus élus.
Donc à vous porter la poisse en plus.
Non ce n’est pas ça, c’est qu’y a visiblement. Après il faudrait voir, il y a un turnover comme on dit, ou en tout cas, mais ça se passe surtout dans les petites communes. Il y a beaucoup de gens qui font un mandat et qui arrêtent parce que c’est très compliqué quand même d'être élu dans une petite commune, parce que ça n’a rien à voir être élu sur une grosse commune et une petite. Et donc du coup on s’aperçoit qu’il y a un turnover relativement important. Et donc ça, ça nous oblige à. Parce que quand si tous les élus étaient quasiment réélus, bon, on essaierait de revoir tous ceux qui avaient parrainé, même s’il y a quelqu’un qui parraine ou quelqu’un qui parraine une fois, on n’a aucune obligation de parrainer encore pour nous la fois suivante, hein ? Alors voilà donc. Mais bon, on est dans un dans un jeu politique qui est quand même difficilement maîtrisable, parce qu’en plus, il faut savoir que le parrainage, même si c’est une caution démocratique, c’est quand même ça met à l’abri l'élu, c’est à dire que c’est pas du tout un soutien politique, c’est pas du tout quelqu’un qui dit moi je vais voter NPA ou donc c’est une caution démocratique, c’est de dire voilà, comme tu disais, pour la République, pour la démocratie, j’accepte. Enfin, je permets à ce que cette personne là puisse être candidate. Donc c’est une caution démocratique. Mais ceci dit, on est dans un système de politique où tu as un jeu de pression permanent, divers et variés. Par exemple, un maire qui appartient au PS, il va avoir la consigne de son parti de ne pas parrainer quelqu’un d’autre que le candidat socialiste tout de suite. Bon alors après dans les petites communes, souvent c’est des élus qui ne sont pas encartés ou qui sont suffisamment loin des pouvoirs politiques pour avoir un peu plus de marge de manœuvre. Mais après cette marge de manœuvre, tu peux avoir d’un côté ils et ils l’ont, pas forcément de l’autre parce qu’ils ont un peu peur de comment leur leurs habitants vont réagir, comment leur conseiller municipal qui est souvent si c’est dix, douze, quinze élus, c’est souvent sans étiquette, avec des gens à sensibilité écolo, des gens sensibilité centristes de droite ou de gauche. Et ils tiennent à l'équilibre de leur équipe. Donc du coup, pour ne pas risquer des disputes, ils ne préfèrent pas parrainer. Enfin voilà, on est dans une situation qui n’est jamais simple. D’ailleurs, la plupart des élus se disent parrain, pas à cause de ça. Donc sur les 36 000 élus qui existaient, avait 35 000 communes et j’en passe. Et bien en fait, on se dit qu’il y a largement la place pour plein de candidatures. Mais sauf qu’entre les partis qui récupèrent le 2000, 3000 4000 parrainages pour éviter que parce qu’en fait 500 ça suffit, mais il y en a, ils vont en prendre beaucoup.
Plus pour éviter que les autres.
Et plus ils absorbent plus, absorbent, plus ils ont envie. Celui-là, il va se présenter, donc on va tout faire pour pas qu’on lui complique la vie. Donc il y a ça qui se joue. Donc il y a des consignes de parti qui sont ou écrites ou envoyées.
Donc ça se dit moi et moi. Philippe qu’est ce qu’il y a de. Non, je voudrais qu’on aille voir le fond et on va revenir parce qu’il y a plein de questions. De politique, de politique politicienne, mais. Mais de fond quand même. Mais sur le fond, le programme. Donc tu l’as pas dit, mais j’y vais, j’y vais, j’y vais, j’y vais, j’y vais, je vais le dire. Il y a des notes, j’ai pris des notes. Le revenu universel que vous mettez très haut.
Là, Oui, ce qu’on appelle le minimum, le revenu minimum, le revenu 800 € net.
Oui, mais 800 € net. Tu as une formule pour ça, c’est le pass monétaire. Là n'était pas ma formule.
Après, c’est un camarade qui a trouvé la formule.
T’es un peu timide. Donc ça c’est le pass monétaire. C’est ce que vous allez mettre en place. Répondre aux urgences sociales, notamment en nationalisant les banques, en rendant les transports gratuits, la retraite à 60 ans. Pourquoi je suis obligé, moi, de dire ton programme c’est tu n’y crois pas toi même ?
Mais c’est vrai que c’est soit trop rigoureux ou trop. Mais on essaie de faire par étape. Donc c’est pour ça que une candidature, on ne peut pas démarrer la candidature en sachant tous les problèmes politiciens, en disant bien nous on va demander le SMIC à 1 800 €, le smic et minimas sociaux. Donc on ne peut pas démarrer comme ça. On est pour, on est même fiers de défendre ces choses là. Mais il y a plein de mesures. Mais le problème, c’est que nous, on ne veut pas que le programme soit vu comme un truc. Des fois c’est démago un programme, regardez, nous on veut ça machin, mais les gens ils vendent envie de discuter d’autre chose. C’est pour ça qu’on on discute beaucoup de pourquoi on est là. Ouais, du profit. Le profit c’est notre vocabulaire à nous, ça peut être ça peut être pour ça que pour les gens qui peuvent nous écouter.
Mais le profil c’est un peu, c’est de dire je me sens à nous, écoute, le sens pose plein de questions,
Le Sens de la campagne, pourquoi on est là, la posture qu’on veut avoir. Donc c’est pour ça qu’on parle d’anti capitalisme. On veut, on veut faire, on veut exprimer une révolte, un ras le bol du système et même le dire quasiment plus clairement que d’habitude on veut pas jouer, on sait que la révolution on ne va pas la faire à la présidentielle, donc ce n’est pas la peine de faire de faire le grand discours révolutionnaire. Mais ceci dit, on a envie de dire voilà, ce système là, il fait faillite, il a fait faillite, ça fait longtemps, Les urgences, c’est encore plus les urgences. Donc du coup, nous, on voudrait exprimer une perspective qui est celle du renversement de cette société là et donc de faire rentrer les luttes sociales en pensant que c’est ça qui sera déterminant. Et du coup le programme vu, ça devient un programme de lutte, un programme de rupture. C’est comme ça qu’on essaie d’expliquer les choses. Et donc ce qu’on met en avant, on est lucide quand même, parce que quand on met le SMIC à 1 800 € ou quand on dit la retraite à 60 ans, tout le monde dit Attends, mais là, ça fait des années que tout ça, ça recule. Et oui, parce qu’on va revendiquer ça, que c’est pour ça que nos revendications, elles sont en lien forcément avec une discussion pour dire mais c’est possible parce que la richesse existe. Sauf que pour ce programme là, et encore, c’est que quelques mesures sociales après on pourrait discuter des réponses écologiques ou des réponses même contre les oppressions, les discriminations ou tout simplement même la question démocratique. On s’aperçoit que ces réponses là, maintenant, ça suppose une transformation brutale de tout l'équilibre politique. Et donc ça suppose que le rapport de force, il soit modifié largement et donc qui est quelque part une colère dans la rue, qui permette que ce programme là puisse commencer à se mettre en place, sinon c’est une illusion totale. Donc c’est ça qu’on est. Donc c’est pour ça que nous on ne veut pas, on a un programme, on ne veut pas apparaître comme les autres politiciens qui dit Ben nous on promet ça si on est élu. Mais on veut aussi à la fois avoir un programme radical, mais montrer que ce programme là, il se met en place dans le cadre d’un rapport de forces qui serait autre, qui serait différent.
Il y a dans tout ça, il y a le dimanche 56. Comment comptez-vous faire pour que le revenu universel ne devienne pas une main d'œuvre aux frais de l'État pour les entreprises ? Comment mesurez-vous son impact sur les salaires ?
Voilà, c’est toujours là. C’est le lien entre une revendication et, derrière, la possibilité de le mettre en place. Quels outils de contrôle ? Et donc ça, ça suppose globalement, encore une fois, une ambiance dans la société qui n’est pas celle d’aujourd’hui. Et donc c’est ça qu’on essaie de faire tenir. Donc évidemment, mais même chose que la somme d’argent à. Somme d’argent. Pour plein de gens, ça paraît complètement utopique qu’on ne peut pas aujourd’hui avoir 1 800 € alors qu’aujourd’hui beaucoup de gens vivent. Enfin, il y a quoi ? Il y a quinze pour 100 de la population qui est en dessous du seuil de pauvreté, en dessous de 1 000 €. Et puis on sait très bien qu’il y a beaucoup de gens qui vivent avec 500, 600, 700 € et nous on arrive avec notre SMIC à 1 800 €. Y compris même une garantie pour la jeunesse qui serait une garantie à 1 800 € alors qu’ils ne travaillent pas et qui ne font qu'étudier. Et on y adhère. Il y en a qui nous disent vous êtes complètement dingo quoi. Et bien c’est s'éviter déjà de discuter de la répartition des richesses en montrant que c’est possible. Donc après, évidemment que ça suppose un travail sur des calculs et tout ça. Qu’est ce que ça ? Qu’est ce que ça voudrait dire un salaire minimum à 1 800 € ? Qu’est ce que ça voudrait dire comme dépense sur l’ensemble de la société ? Donc on est d’accord pour dire qu’il y a des tas de choses à peaufiner, mais c’est le fond même de dire tout simplement nous, ce qu’on veut, c’est ce qu’il faut, c’est qu’on ait un minimum vital et aujourd’hui un minimum vital pour vivre correctement. Nous, on pense que c’est 1 800 € un SMIC, on ne vit pas correctement.
On te demande si c’est brut, ou net
On parle en tout cas par l’argent. C’est encore plus spectaculaire parce que là, évidemment, c’est même net
Seuls les patrons parlent de brut.
On parle effectivement, donc c’est pour ça, ça fait boule, ça fait beaucoup d’argent au regard de ce qu’on n’a pas aujourd’hui. Donc on est d’accord. C’est pour ça que tout ça, c’est à chaque fois des discussions sur les comment on y arrive, comment on fait et on ne peut pas se contenter juste d’une mesure. Et c’est vrai à tous les niveaux, l’interdiction des licenciements. Nous, on est pour l’interdiction des licenciements et la crise sanitaire. Même à la limite, elle rend encore plus légitime cette revendication là dans l’idée de geler les plans de licenciements. La priorité, c’est la réponse à la crise sanitaire. Donc la réponse, enfin, la priorité, c’est la santé, c’est comment ? Donc en attendant, il faut arrêter les licenciements. Et pareil, cette revendication là, ça fait, ça peut faire sympa de le dire, mais après la question c’est comment ? Comment peut-on peut y arriver ? Et c’est pour ça qu’encore une fois, c’est la question de comment ça s’impose forcément avec des luttes sociales, avec une résistance populaire, avec des organisations qui. Donc c’est pour ça que la moindre mesure de notre programme, elle est en lien avec la question de comment on peut y arriver.
Un programme, ça s'écrit comment au NPA, mais aussi des réunions discrètes à part le quatre, au mois de juin, de juillet, août. C’est comme quand ? Comment on fait ? Est ce que vous, vous, vous vous appelez ? Alors évidemment, vous, camarades, évidemment à contribution. Mais est ce qu’il y a des ONG, des associations, des personnalités qui ne veulent peut être pas donner leur nom ? Je ne sais pas ce que, mais comment ça se fabrique un programme.
Mais le programme d’action, grosso modo, c’est un peu le même pour nous, mais même pour pas mal d’organisations de la gauche radicale. Donc c’est quelque chose qui est ancien, qui peaufine, qui se peaufine ou qui se qui s’améliore ou qui se précise. Des fois on peut en mettre à l'écart, à écarter quelque chose qui est moins utile, au moins urgent. Donc c’est quelque chose qui est construit depuis longtemps. Après, c’est vrai que l’actualité et tout ce qui se passe permet. Nous on se dit voilà, qu’est ce qu’on met en avant et comment on peut le faire, comment on peut l’articuler ou articuler une revendication avec une autre voie. Mais c’est évident que ce qu’on fait, c’est en lien avec l’action militante quotidienne. Donc c’est en lien avec les mobilisations quotidiennes et c’est en lien avec les milieux syndicalistes, associatifs, les collectifs, les questions écologiques. Par exemple, on est très proche de pas mal d’organisations écolos radicales. Et donc évidemment, on reprend des solutions programmatiques, de collectifs ou des fois de personnalités. Et c’est sur nous, on s’alimente, on est dans le mouvement social. Donc en fait notre programme n' est pas original au sens où on invente des trucs. En fait, on essaie de mettre en évidence des revendications qui nous apparaissent légitimes et à chaque fois des revendications qui permettent de discuter aussi. A des questions de rapports d’exploitation, d’oppressions, de questions de pouvoir dans la société. Et c’est pour ça qu'à chaque fois on essaie de discuter de comment la société fonctionne, des richesses qui existent et puis de la pauvreté qui est pour nous injustifiable. Donc dans tout ça, c’est des revendications qui se construisent.
Nico 87 L’ambition est plus de propager des idées ou de convaincre que d'être élu, n’est ce pas ? Est ce que c’est ça ?
Ouais mais même dit comme ça, des fois on se dit que c’est évidemment que dans le fond en cours, il y a le côté réalisme, c’est à dire qu’en fait il n’y a pas, il n’y a pas un rapport de force électoral qui nous permet de penser qu’on puisse être élu. Et ça fait pas sérieux de dire oui, on va, on veut être élu sur la question des présidentielles parce que sur d’autres élections comme les élections municipales, on est sûr que nous, on avait l’objectif d’avoir des élus.
Alors, il faut le dire, tu es élu à Bordeaux sur une liste plurielle ?
Oui, on disait ça à une époque, on allait avec, n’a pas dit comme ça parce que justement ça se disait à une époque. Mais alors comment vous aviez dit On vous a dit que. C'était une militante. En fait, on disait oui parce que c'était des militants syndicalistes, des gilets jaunes. De collectifs et d’associations militantes bordelaises, en fait, tout un milieu militant qui se retrouvait dans les manifestations à ce moment-là. C'était la bataille contre la réforme des retraites. Et lui même y compris encore, il y avait le mouvement des gilets jaunes. Et donc avec des militants de la FI, des militants de Voilà. Et on a fait ce qu’on appelait une liste anticapitaliste, mais avec cette diversité qui était quand même inédite et. Et donc ça a quand même bien marché sur Bordeaux, ça a fait du bruit et une dynamique et on a eu trois élus.
Dont Antoine Boudiné, que nous saluons. Antoine boudiné, c’est l’un de ces gilets jaunes, un de ces cinq gilets jaunes qui a perdu une main. Et lui, c'était à Bordeaux. Il est aujourd’hui élu au conseil municipal de Bordeaux à tes côtés.
Et le truc est émouvant sur cette question là, c’est que Antoine a perdu sa place pendant une manif Gilets jaunes en décembre 2018 et un an et demi après, il est élu à la mairie de Bordeaux qui se retrouve juste à côté de là où il a. Il a perdu, ça va et donc du coup, il y avait quelque chose de très émouvant. D’ailleurs, ça lui a permis de rappeler au premier conseil municipal cette histoire là avec son gilet jaune dans le conseil municipal. Et ça a de la gueule. A Bordeaux, encore une ville très plutôt droitière jusqu'à présent et qui est réputée être bourgeoise. Donc un camarade comme Antoine Gilet jaune avait parlé des violences policières dès le début des conseils municipaux. C'était quand même quelque chose qui était assez fort.
Alors il me semble que dis-moi si je me trompe, mais c’est un peu ce qui a posé des problèmes chez vous. Le fait que vous ayez fait une liste avec notamment la France Insoumise au sein du NPA, ce n’est pas très bien passé. Il y a plein de questions là dessus. On est il faut en parler. Il y a eu une scission et il y a quelqu’un d’autre qui vient, qui vient du NPA. C’est un qui va aussi se présenter, enfin qui est candidat, je crois,
En tout cas, il va essayer. Voilà.
Donc, il y a. Il y a plein de questions là dessus. Qu’est ce que. Qu’est ce que tu peux en dire ? Je lui demanderai, je lui demanderai le jour où je le verrai. Mais toi, qu’est ce que tu peux nous dire de cette scission qui a eu lieu en votre sein et notamment, je crois, il me semble, que ce qui a mis le feu aux poudres.
Ah ouais, c’est le bordel. Donc la liste qu’on avait construite avec les camarades de LFI. Mais c’est vrai que c’est surtout la présence des camarades. La fille qui a posé problème. Il y en a une dans le parti. On a eu une crise qui s’est rouverte à partir de là. Et donc en fait, c’est un vieux désaccord qui existe parmi nous, mais pas que parmi nous, toutes les organisations sont traversées par des divergences stratégiques. Avec qui faire, comment faire ? On se regroupe, on se regroupe pas si on se regroupe à quel moment ? Voilà, donc on est, on est dans ces discussions là, c’est dans toutes les manifs ou dans des grèves, les problèmes se posent. Est ce qu’on fait ça avec tel ou tel syndicat ou est ce qu’on y va tout seul ? Donc en fait, c’est le problème qui est discuté dans toutes les organisations. Et là, effectivement, la liste aux municipales à Bordeaux, belle, elle a énervé particulièrement des camarades et donc des fractions qui ont qu’on a dans le parti, qui refusent toute alliance avec la FI sur le terrain électoral, en considérant que ce sont des réformistes des droitiers et qu’on a rien à faire avec eux et que faire quelque chose avec eux, c’est déjà trahir ou c’est commencer à trahir l’idéal révolutionnaire. Donc c’est des désaccords qu’on a depuis longtemps. Et ça, ça a fini par déboucher sur le départ d’une des fractions du NPA qui n’a pas supporté, qui considère que c’est le début d’une trahison. Après, les mots qu’ils utilisent, ce n’est pas tout à fait forcément celui là, mais voilà, il y a une rupture et ils sont partis et après d’autres dans le parti ont décidé de rester. Mais ça ne veut pas dire que tout le monde était d’accord avec cette orientation là. Donc c’est vrai que bon. Alors on essaie d’assumer le mieux possible ces divergences là, Nous avons fait instance là et nous on ne regrette pas parce qu’on considère que c’est. Mais c’est le débat qu’on va continuer à voir, mais qui existe aussi d’une autre manière ou qui existe dans des tas d’organisations, c’est comment on se démerde aujourd’hui à reconstruire le mouvement social, comment on trouve une force, que ce soit sur le terrain des luttes, des manifestations, des grèves, des occupations, mais même sur le terrain électoral. Est ce qu’il y a des choses qu’on peut faire ensemble ? Est ce qu’on peut mettre enfin construire justement des programmes qui permettent de mettre en commun ce qu’on peut avoir ? Ça relève de la stratégie, mais ça relève aussi d’un fond, d’un fond d’orientation politique. Donc non, on ne justifie pas. Et c’est vrai qu’on reste toujours un peu partagé sur ces questions là et on est désolés d’une certaine manière quand ça provoque des crises comme ça. Mais finalement on se dit heureusement qu’on a fait parce que ça permet aussi d'éclaircir des choses et voilà. Mais en tout cas, moi je pense qu’il faut qu’on fasse comme ça, qu’il faut qu’on. Et ce n’est pas parce qu'à un moment donné, on a un accord ou on bosse ensemble et on essaie de dire des choses ensemble, que la fois d’après on est ensemble ou ensemble à vie, ou qu’on fusionne. Mais on est obligé d’apprendre quand même à mettre en pratique des politiques unitaires. Parce que là aujourd’hui, la situation est dingue, on se fait ramasser de partout.
Alors justement on nous dit ok pour les idées à défendre, mais au final, entre la révolution permanente et la scission, etc, on va tirer quoi de la gauche ? J’entends la gauche transpartisane.
Donc je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Transpartisane, c’est ?
Je ne sais pas.
La gauche radicale.
Oui, j’imagine. Avec. Ce cliché encore là dans le chat bot qui pourra peut être nous préciser ce qu’il entend par gauche transpartisane. Mais comme il parle de la F.I. Du NPA de révolution permanente, on voit à peu près les suspects habituels. Voilà. Qu’est ce qui va se passer ? Je veux dire, si.
Moi je pense qu’il y a. Il y a un constat qu’on peut faire, c’est qu’il y a une incapacité collective des forces militantes plus ou moins radicales, plus ou moins réformistes, un peu toujours nuancées les uns et les autres. Mais il y a un constat qu’on peut faire, c’est ça, c’est qu’on n’est pas capable, ne serait ce que de discuter, de débattre fraternellement un peu de ce qui peut nous séparer, mais surtout de comment on répond à la situation actuelle. Et c’est quand même dingue. Mais là, nous on vit des moments des fois difficiles, mais dans d’autres orgas aussi ça se discute, ça s'éclate et on se dit que chez nous c’est bien, mais nous il n’y a pas grand chose qui se cache et ça se voit.
Et c’est moi qui suis quand même hein, parce que normalement.
On sait que ce n’est pas un parti trotskyste. Il y a des trotskystes.
D’autres encore oui, oui, oui, oui, oui, c’est la SR.
À la LCR aussi, c’est Secondaire. Et on avait dit il faut essayer de construire une organisation qui va au-delà des trotskystes et qui intègre des libertaires ou des gens qui ont milité pas auparavant. Et voilà l’idée, c'était ça. L’espoir, c'était de construire un outil politique, un parti large qui regroupe des militants du mouvement social, du mouvement ouvrier, avec des orientations. si vous avez. Des femmes qui se mettaient d’accord sur l’idée que de faire un parti anticapitaliste.
Bon alors là Philippe, c’est bien, tu es transparent, tu dis voilà, dans tous les partis on a des problèmes, etc. C’est quoi la racine de ces problèmes ? Ce n’est quand même pas les 8000 €, promis. Non, non, on est bien d’accord, ce n’est pas ça.
C’est sûr. Mais là, c’est bien là. Ça, c’est quoi ? Là, c’est vraiment des batailles d’idées. Alors après, c’est vrai qu’ ' autant des fois il y a des enjeux dans des partis de bureaucrates avec des enjeux de pouvoir ou des enjeux même matériels. Derrière nous, on a un parti, on n’a pas de permanents ou quasiment un ou deux pour faire fonctionner le journal et y a pas de pouvoir, il n’y a pas d’air, pas d’argent. Donc c’est sûr quand on se dit mais, mais même, même sans ça, on se dispute et on se dispute méchamment puisqu’au point qu’il y en a qui claque la porte. Donc du coup, il y en a. Il y a quelque chose qu’on ne sait pas faire, on ne sait pas et je ne sais pas, Je n’ai pas de réponse à tout. On n’a pas de réponse à tout. Moi, je fais partie de ceux qui pensent que c’est des fois ça fait chier, mais on en est là, on ne sait pas faire, on ne sait pas faire. Et ce qui fait chier aussi, c’est que même quand on ne sait pas faire et même qu’on arrive, quand on n’arrive pas à construire, à organiser, à résister, Mais il y en a et ils gardent toujours cette prétention qu’ils ont toutes les certitudes du monde. Et en fait, on a tout pour douter, on a toutes les raisons de douter de ce qu’on est, de ce qu’on est capable de faire, de ce qu’on pense même non d’un programme. Quand on le fait bien, on peut très bien faire un programme qui n’est pas tellement, comment dire, qui pourrait être améliorable, mais tout ce qu’on fait, je pense qu’il faut qu’on le remette en question en soi, critique de tout ça. Et là, malheureusement, c’est peut être ça qui explique la violence Des fois des rapports humains qu’on peut avoir dans les organisations, c’est qu’on se retrouve avec des certitudes de part et d’autre et puis voilà, c’est nous qui avons raison, bim bam boum et voilà. Je pense qu’il y a quelque chose qu’il faut qu’on arrive à faire. Il y a une sorte d’urgence aussi. Il faut, il faut qu’on, qu’on commence à douter mais pas douter au sens où on ne peut plus rien faire. Mais voilà. Mais c’est vrai qu’il y a plein de choses qui sont. Enfin moi je sais que c’est compliqué,
A contrario des questions désagréables que je te pose, il y a quelqu’un qui dit que nos voix sont sans cesse silencieuses. Plus il y a de candidats ou candidates d’en bas, plus il y a de parole. Point. Est ce que c’est ce que tu penses aussi ?
Eh bien, c’est une partie. Moi, je ne pense pas directement comme ça, mais c’est vrai que du coup, c’est ce que disait à un moment donné Arlette Laguiller, quand il y avait Parce qu’il y a toujours eu Lutte ouvrière d’un côté, la LCR de l’autre. Il y a eu des moments où ces deux organisations d’extrême gauche avaient travaillé en commun, mais c’est rare. Et puis là c'était vraiment les arrivées de Migrants et là, et puis là, maintenant, c’est vraiment. Il y a même plus de relations avec les gars, ou très peu, même si on a eu un débat hier avec eux, mais un débat où il y a peu de rapports fraternels en fait. Donc du coup, il y a toujours eu ça et là c’est vrai que c'était une déclaration du tout qui disait mais ce n’est pas grave si on est deux ou si on est trois. Ça permet au contraire de multiplier la parole. Qui conteste tout ça ? Ce n’est pas faux, c’est même, c’est même vrai de fait. D’ailleurs, on parle beaucoup de la division de l’extrême gauche. C’est parce qu’on est petit et que quand on est petit, se diviser, ça fait un peu plus déplorable. Mais la droite, la gauche institutionnelle, elle est archi divisée. L’extrême droite maintenant va montrer ses divisions parce qu’on pourra avoir plusieurs candidatures au niveau des cités. Mais ce n’est pas pour, ce n’est pas fini.
Comme il ne reste que 20 minutes à vivre. Toi même tu reconnais que c’est ça ? Fait chier, mais je crois quand même que tu es déçu. Pourquoi on vote pour des gens qui ne s’entendent pas, qui eux mêmes ont le même doute ?
Ce que tu dis, c’est vrai pour tout le monde parce que c’est quand même pitoyable ce qui se passe à gauche. Mais même à l’université, tout le monde a bien compris que Piolle, Jadot et tout ça, ce n’est pas du tout des potes, mais ils se serrent la palus, ils rigolent ensemble et tout ça. Puis ça va être la guerre à fond, c’est ça ? Il n’y a pas d’illusions, toutes les organisations, le PS, ça fait des années que le PS est pitoyable. Donc du coup, nous on n’a pas le niveau parce que c’est vrai que c’est pas les mêmes enjeux. Et puis et puis comme je le disais tout à l’heure, on est un petit parti où il n’y a pas d’argent derrière, où il n’y a pas de confort matériel à négocier. Enfin voilà, on est un parti strictement militant, donc ce n’est pas le même enjeu. Mais. Mais on n’a pas non plus à grandir, à culpabiliser ou à être gêné de ça. On a des conflits internes, on a des désaccords internes, il y a des choses qu’on n’arrive pas à résoudre. Et bien voilà, on en est là, mais ce n’est pas pour ça que notre courant doit s’effacer ou s’excuser d'être là parce qu’on fait en réalité en plus ultras. Mais comme d’autres organisations militantes, on fait de la politique vraiment au quotidien. Et ça serait bizarre quand même que le jour où il y a le rendez- vous politique le plus important, c’est à la présidentielle. C’est un rendez vous politique important, la présidentielle, même si derrière ça débouche jamais sur des changements vitaux pour la population. N’empêche que c’est un rendez vous politique central, une organisation politique militante qui est dans quasiment toutes les mobilisations SE Nous, on est pas très costaud, mais on a une énergie et une présence dans les collectifs, dans tout ce qui est unitaire, même dans les mobilisations à la fois sur la question écologique, le soutien aux migrants, les questions sociales, la bataille contre les fermetures d’usine, la défense des intérêts public y compris même le soutien aux revendications basques ou corses. Voilà, on est quand même dans des cycles. Donc du coup, cette organisation du douze, qu’est ce qui ferait qu’on ne pourrait pas ? Pourquoi des gens pourraient nous dire maintenant vous n’avez pas votre place ici, on a notre place, on a notre place, on a des choses à dire très particulières et on a envie de les défendre et de les faire entendre.
Qu’est ce que tu entends ?
Malgré nos défauts ?
C’est quoi votre position par rapport au constituant ?
Mais nous on est pour. Mais bon, nous on dit comme ça, c’est pour nous, c’est pas satisfaisant en fait, nous on est pour une démocratie directe. Donc du coup c’est la c’est la question. Nous on revendique la Commune de Paris, c'était le 150ᵉ anniversaire de la commune de Paris, c’est quand même vachement mieux que le RIC. Bon ce n’est pas tous les jours que la population a entre les mains le pouvoir, mais nous c’est ça notre perspective. Ce n’est pas juste qu'à un moment donné la population doit pouvoir dire oui ou non sur un projet de loi ou sur ou sur un choix budgétaire à faire. Nous, on est vraiment pour la mise en pratique d’une démocratie directe où la population s’autoorganise et on est pour l’autogestion, donc. Mais ceci dit, dans la situation actuelle, la revendication du RIC, évidemment que c’est une revendication légitime, c’est celle de dire oui mais quand même, plus la population aura la parole, mieux ce sera. Mais après, il faut discuter. On a eu l’expérience du référendum de Notre-Dame-des-Landes où on a vu qu’un référendum, ça peut être complètement piloté et avoir le paradoxe, c’est que le référendum est perdu par les militants. Mais finalement, la ZAD, la ZAD gagne finalement. Donc c’est le paradoxe du référendum de notre leader. Mais nous on pense que c’est plus profond. Alors on ne va pas faire même plus on va dire voilà, ça ce n’est pas assez, mais c’est ouais, c’est l’idée qu’il faut arriver à discuter concrètement comment la population se dote d’outils démocratiques quotidiens. Donc c’est l’idée du débat politique public et de la possibilité de décider. Mais derrière, c’est la possibilité de contrôler une décision parce qu’on en est là. On sait très bien que c’est comme un candidat qui gagne des élections, qui dit Moi, je vais faire ça, je vais faire ça, mais qui contrôle derrière ? Et la plupart du temps, la promesse, elle n’est pas respectée. Donc c’est pour ça que c’est arriver à discuter d’une société où on va vers une démocratie directe et on pense qu’il y a les moyens techniques aujourd’hui pour le mettre en place. Après, ça suppose aussi une conscience politique qui n’existe pas forcément, parce que la démocratie directe, ça voudrait dire une population qui se préoccupe des intérêts collectifs, qui veulent en discuter, qui est bon. On voit bien la justice dans laquelle on est ou bien c’est pas tellement ça qui se passe comme malheureusement, c’est quand une population qui est plutôt bien, qui vote plus déjà. Et le fait de plus voter ou qui vote de moins en moins, c’est l’expression d’un rejet, d’un écœurement, d’un ras le bol, d’un désintérêt. Tout ça se mélange qui est lié quand même aussi à une société de plus en plus dure, de plus en plus inégalitaire et c’est comment on reconstruit tout l’inverse.
Il y a un point météo. Posé par le dénommé Usul, bien connu de nos services. Il nous demande si nous avons du beau temps, alors ça ne se voit pas. Mais il y a un bleu azur qui fait quelques petits nuages. Les 500 signatures approchent. Je les vois dans le cumulus. Voilà, il y a plein de questions sur vos relations avec les médias. C’est-à-dire comment ? Même si je suis étonné, tu parles assez peu du programme et évidemment, il bute totalement sur tout ce qui peut être développé dans les médias dominants pour employer l’expression consacrée. Comment ? Comment vas-tu faire ? Est ce que tu as envie ? Est ce que tu as envie, éternellement, d'être le candidat qui s’en tire par une pirouette extraordinaire dont tout le monde se repasse le même, le GIF animé et ainsi de suite ? Ou est ce que. Comment vas-tu faire ? Ça, c’est la question médiatique, ce mur médiatique, comment vas-tu le percer ? Est ce que tu penses
C’est par ici un sujet qu’il maîtrise ? Pas du tout mais parmi tant d’autres qu’on ne maîtrise pas. Mais bon, les médias entre deux élections présidentielles, on est quasiment inexistant dans les médias. Parce qu’en fait, les médias, il y en a qui croient qu’il suffit de frapper à la porte des médias pour y passer. En fait, il faut être invité pour y aller et on n’est pas invité ou quasiment pas. Et quand on est invité, c’est dans des formules très courtes où le but, ce n’est pas de pouvoir exposer nos idées, c’est pour une raison ou une autre bon de nous titiller tout ça. Donc du coup, c’est très insatisfaisant tout ça. Mais là, il y a une élection présidentielle, le fait d'être candidat au moment où on est vraiment candidat et ils sont obligés de nous inviter. Donc là, à nous, ça nous offre des espaces politiques pour pouvoir défendre nos idées. Mais voilà. Mais entre-temps, c’est très compliqué. Là, on sait que même en étant candidat, la période de recherche des parrainages, on pense qu’on va avoir très peu de passages médiatiques parce qu’on est hors champ maintenant et en plus dans la situation politique, pouvoir se caler entre la crise sanitaire et les gros cadors qui se lancent dans une bataille entre les primaires des Verts, puis après la décision du PS, puis après le grand suspense si on va y aller ou pas, puis après la droite qui va, qui va régler ses propres problèmes internes. On imagine bien que dans ce calendrier politique, les médias vont être obnubilés par ça et nous, on n’existera pas. Donc du coup, la question médiatique, elle se règle malheureusement de cette manière là. En fait, on n’y sera pas ou très peu. Alors après nous on aussi, il y a en plus, il y a des médias qu’on boycotte. Alors lesquels ? Ces news par exemple, ça fait deux ans je crois, depuis la ligne éditoriale que je crois, je suis dit deux ans, bientôt trois ans, je ne sais pas. Et puis là on se posait la question pour Europe 1 du coup.
Il y a Léo l'écolo qui te dit dis leur aux médias que tu vas taper sur Mélenchon, ils vont t inviter.
C’est possible aussi. Ouais parce que d’ailleurs des fois c’est ça qui cherche, c’est qu’en fait, quand il y avait. C’est pour ça que là où t’as raison, c’est que le programme, même là j’en parle pas trop, mais parce qu’il y a tellement de choses à discuter avant. Mais c’est vrai qu’en règle générale, les médias, il s’en fout du programme, ils veulent toutes les bisbilles parce qu’il ne sait pas les annoncer.
. Oui, c’est la jeune garde ton tweet qui a fait la vidéo qui fait la différence. Mais c’est vrai que ce sont des choses à discuter. Ce n’est jamais très simple mais tu reviendras.
je vais venir dans la paix mobile de mairie en mairie, ça me ferait marrer. Ah ben oui. Des reportages et puis bien sûr.
Bien sûr. Bonjour, je suis le maire.
Donc oui, donc c’est sûr que là j’ai des petites phrases avec Mélenchon ou les rapports avec Hello, C’est surtout avec Mélenchon, parce que comme à l’eau, tout le monde s’en fout aussi. Donc du coup. Mais c’est vrai que c’est ça, c’est bien la petite phrase que tu dis, c’est le petit truc à fond qui nous intéresse, pas nous, mais qui va les intéresser à eux. Donc souvent c’est le passage média. Donc malheureusement même on est souvent frustrés parce qu’en fait c’est jamais l’occasion, On n’a pas d’illusions, on sait ce que sont les gros médias, on parle des gros médias bien sûr, pas des médias militants. On ne parle pas des médias qui se construisent petit à petit sur les réseaux sociaux. Donc la grosse machine médiatique, elle est, elle est pourrie, elle est nulle aux mains des milliardaires. Et puis avec des lignes éditoriales qui se droitisent quand même parce qu’il n’y a pas de télé, on fait de même. Des lignes éditoriales qui sont très discutables. Après, la question qui peut être posée, c’est est ce qu’on refuse complètement ? Parce que là on dit c’est nul, on n’y va pas. Alors il y en a qui nous disent mais il y a les pas bien, mais bon. Alors on y va où si on est invité ? Parfois on y va. Il y a des émissions qu’on refuse. Par exemple, ne touche pas à mon pote, c’est ça à mon poste. Et puis ça, on a refusé. J’ai refusé plusieurs fois là-bas, Ça fait très longtemps qu’il invite, Plus maintenant. Donc on fait des choix quand même. Mais c’est vrai que ce n’est pas simple, c’est on est toujours en train, on débat aussi. C’est à dire qu’est ce qui est judicieux à faire ? Qu’est ce qui est utile à faire ? On n’est pas indifférent, évidemment à la façon dont les choses se passent, à la perception qu’on peut avoir des gens. Et des fois, on a des critiques, des gens qui nous disent Mais pourquoi vous allez là ? Donc c’est tout ça, ça se discute. Donc, le rapport aux médias, il est évolutif, mais même si on a, là, de ce côté là, on est, on est d’accord avec Acrimed, avec même Le Monde Diplo sur la critique sévère des médias, de ce qu’ils sont et on reprend pas mal ça d’ailleurs, petit à petit, c’est parce qu’on nous a dit qu’on était bien en retard aussi sur la critique des médias
Ça fait déjà dans les observations qu’un pouvoir.
Démocratique ferait des médias. Enfin, comment gérer ça ? Parce que c’est facile, c’est plus facile et limite à critiquer quand on est dans la partie des minoritaires qui se plaint toujours de pas. Mais il faudrait aussi imaginer si jamais un jour la gauche radicale avait le pouvoir, comment elle traite cette question-là. Donc c’est intéressant aussi. Donc ça permet d’affiner la critique. C’est ce que font d’ailleurs un peu Acrimed et Le Monde Diplo, d’essayer de discuter d’un programme pour les médias, de comment il y a quels rapports entre l'État et les médias privés, privés mais pas étatiques non plus. Qu’est ce que ça veut dire une démocratie réelle à ce point de vue là ? C’est des trucs qu’il faut qu’on arrive à penser
Il nous reste dix minutes. Il y a encore plein de questions malheureusement, mais tu reviendras, on va être convoqué, on ne va pas te libérer comme ça. Ces dernières années, il y a eu deux mouvements massifs. On va faire un massif, les gilets jaunes et il y en a un en ce moment anti passe sanitaire et parfois anti-vaccin. C’est quand même compliqué, il y a un mélange des genres, etc. C’est quoi votre vision de ça ? Le NPA ? C’est à dire est ce que, est ce que vous estimez que vous avez été dépassé sur votre gauche ou sur votre droite, en passant par la rue, on va dire prise par la droite ou par les droites, ou par la gauche ou d’extrême gauche ? Une autre extrême gauche ? Comment faites-vous faites par rapport à ça ? Comment ?
Ce qui est sûr, c’est qu’on est bien embêtés par rapport à la population actuelle et beaucoup de militants hésitent à les embêter.
C’est le terme emmerdé.
On peut dire emmerder, mais c’est pour éviter de dire des gros mots.
Oh bien sûr.
C’est un peu une situation inédite aussi parce que quand j'étais jeune, on avait vu que le mouvement des gilets jaunes, il avait quand même sacrément perturbé les organisations du mouvement ouvrier syndicat, Parti de gauche. Et donc on a déjà vu le malaise dès le départ. Parce que c'était bon. C’est vrai que ça avait été très médiatisé au début, donc il y avait un malaise. Et la gauche, elle a mis quand même assez longtemps. Et encore, il y en a qui se sont jamais mis dedans, mais au moins il y avait quelque chose qui était même si dedans il y avait des gens d’extrême droite, même des personnalités d’extrême droite qui avaient essayé de participer aux manifs. Donc il y avait un malaise de ce côté là. Mais en fait ce n'était pas un problème en soi puisqu’en fait la revendication du monde des gilets jaunes, c'était de fait ouvertement une crise sociale. C'était la dénonciation de la pauvreté, de l’exclusion, c'était par rapport aux taxes, à l’augmentation du carburant. Mais c'était de suite la question de comment on vit ou comment on va vivre demain. Donc il faut stopper ça. Donc du coup, ce mouvement là, il était clair de ce point de vue là. Alors après c'était plus, c'était, ça ressemblait pas aux mouvements sociaux habituels parce que c'était souvent autour des métropoles, c'était des zones rurales, c'était des populations bien souvent hors champ militant. C'était des gens qui vivaient à la campagne et qui étaient même socialement. En fait, ce n’était pas le mouvement habituel quoi. Donc du coup, ça, tout ça, ça a perturbé, mais c'était clairement un mouvement social de contestation. Et là, avec ce mouvement, aujourd’hui, il y a les deux. Enfin, il y a deux choses qui se côtoient. C’est ce que t’as dit en fait, il y a l’aspect que c’est clairement une colère qui est légitime contre Macron, son autoritarisme, son mépris. Parce que macro, il prend tellement tout le monde pour des cons que dès qu’il prend une mesure maintenant, elles deviennent de plus en plus contestées et ça c’est légitime. Et notamment Le pass sanitaire c’est le nom des contrôles sanitaires. Donc nous on dénonce le pass sanitaire en lien avec tout ce qui a été fait jusqu'à présent de liberticide, tout ce qui y fait, qui est en lien avec le contrôle généralisé de la population et aussi contre le pass sanitaire parce qu’en fait ça fait un moment qu’on en a ras le bol. Mais c’est le cas dans les manifs actuelles. C’est à dire qu’en fait, face à une crise sanitaire, c’est quand même bizarre que la réponse soit sur la question autoritaire. Comme il y a la crise sanitaire, il y en a une. Répondons-y en développant le système de santé, en développant le VAL. Donc du coup, ça c’est la partie. Qui fait que cette manif et une mobilisation qu’on a envie de défendre ça. Mais par contre, il y a une autre partie. Après je ne connais pas la proportion. Est ce que c’est aussi important que la première ? Tu vois là ce que tu disais ? Donc la question anti-vaccin et derrière la question anti-vaccins, c’est est ce qu’on pourrait dire un peu tout un réseau de pensée confus, ce qu’on appelle aussi le complotisme ou là tu tout et n’importe quoi qui circule y compris dans des préjugés ?
Mais ça, c’est ce que je et ça. Est ce que vous avez la force, l'énergie, l’envie d’aller vous le coltiner ?
Et bien on l’a fait.
Ou ça ?
On l’a fait et vous avez vu vraiment ça a pu, on l’a fait. Et il y a des villes comme Bordeaux. On a tenté avec les copains anars, avec des collectifs, avec des syndicalistes. On a tenté de faire un pôle, un pôle de gauche ou anticapitaliste, en tout cas avec qui reprend des revendications à la fois la dénonciation du pas sanitaire. Mais on ne peut pas se contenter de dénoncer le pas sanitaire alors qu’il y a dans un établissement une épidémie, il y a véritablement une crise sanitaire. Et puis il y a véritablement un personnel soignant qui est en train d’essayer de sauver des gens. Donc du coup, on ne peut pas se contenter de ça. Donc, c’est à la fois dénoncer le pas sanitaire et discuter de service public de santé. Discuter de nous n’est pas une campagne vaccinale, donc mettre en avant la nécessité d’une campagne vaccinale mais pas là on n’est pas pour l’obligation vaccinale. Ce n’est pas qu’en soi ce serait choquant, mais c’est que ça ne peut pas le faire. Aujourd’hui on combat les gens qui ne sont pas pour se faire vacciner, on ne va pas les obliger avec des flics et tout ça. Donc du coup, c’est comment on sensibilise comment ? En fait, c’est complètement lié à un service public de santé qui se développe et qui a qui a les moyens de convaincre, de d’informer, de rassurer. Voilà. Mais on n’a pas du tout ça. La société a fait le chemin inverse. Donc en fait on est sur cette revendication là. Donc on a essayé de faire ce qu’on appelle des pôles, justement, de ne pas de reprendre la main, parce que ça, ça sert à rien, mais au moins d’influencer, de montrer que les manifs, ça peut être autre chose, et puis en fait, de politiser aussi dans le bon sens du terme, un peu comme les gilets jaunes, il y a eu, mais ça, ils l’ont fait aussi par eux mêmes. Une sorte de politisation qui s’est traduit par l’enrichissement des revendications. Au départ, c’est contre le carburant et après ça devient les inégalités sociales. Le CAC40, nous, comment on fait pour vivre ? Et puis la solitude, l’exclusion, comment recréer du lien, les ronds points, tout ça c’est devenu une opération hyper politisée pour plein de gens qui ont appris le lien, la discussion politique, comment on fait, comment on revendique. Bon et bien là c’est le même problème qui peut se poser, c’est comment à partir d’une colère contre le pass, mais avec tout un tas de confusion dans la tête où tout est mélangé parce que Macron et les pourris. Donc du coup le vaccin est pourri parce que Macron défend le vaccin et donc tout ça, et on s’aperçoit qu’en fait là ça devient un peu et puis ça va loin parce que même la dictature sanitaire c’est des formules qu’on ne partage pas autant que Macron, ce n’est pas encore une dictature donc du coup, mais en utilisant des mots. Enfin voilà, il y a un truc qui est qui nous inquiète parce qu’on sent qu’il y a quelque chose qui part en live avec ça. Donc du coup.
Et du moins est ce que. On sait, bien sûr, mais est ce que parmi vos adhérents, parmi vos militants, parmi vos compagnons de route du centre, il y en a qui sont partis dans ce délire là ?
En très peu. Mais on a des camarades, ça c’est sûr, qui sont, euh, il y a des camarades qui sont là, mais là à gauche, ça peut partir de là, ça fait un peu de dégâts aussi quand même. Il y a une partie de militants de gauche qui sont clairement anti-vaccins. Nous, on a des anti-vaccins, mais en lien toujours avec l’aspect autoritaire, donc on n’a pas les délires qu’il peut y avoir quand. Mais heureusement, c’est plutôt rassurant qu’on n’ait pas ça. Mais on a des nuances effectivement, même si là il y avait le côté anti-vaccins, on a eu quelques débats entre nous, le côté de même, le pas sanitaire, ce n’est pas on est globalement quasiment tous contre le pas sanitaire, mais des camarades ne sont pas en soit choqués par le pas sanitaire. Mais du point de vue qu’en fait il faut bien trouver des réponses à une crise qui existe et. Et après on a aussi quelques débats sur l’obligation vaccinale et donc en fait. Mais en fait la situation et la mobilisation, elle nous percute forcément. Mais tant mieux parce que et elle nous fait, elle nous fait poser problème et nous mêmes on a mais on n’est pas dans des situations comme moi. J’ai discuté avec des gens de gauche qui partent vraiment dans des délires anti-vaccins et en nous disant n’importe quoi sur ça. Et on a vu qu’il y avait même des intellectuels.
Est ce que. Est ce que tu crois, c’est un peu un jeu de deux minutes ? Est ce que tu crois que tu pourras échapper aux sommations pour ou contre l’extrême droite ? Est ce qu’il faut parler sur les sujets de prédilection de Zemmour, de Le Pen, de ces news ? Est ce que tu penses qu’en tant que candidat à la présidentielle tu pourras échapper à ça ? Et si tu ne peux pas, comment te prépares-tu ?
Parce que c’est cette fois ci qu’on se prépare à ça. Mais nous, on est plutôt contre les débats du bas, les débats à deux par exemple. Une confrontation au moins avec Zemmour en éviteras. Parce que ce n’est pas parce qu’on se dégonfle ou qu’on pense que ça sert strictement à rien en face, des gens qui disent n’importe quoi et qui sont démagos à fond, on ne voit pas l’intérêt d’un débat à plusieurs. On l’a fait lors du débat du 4 avril en 17, il y avait Le Pen qui était là.
On disait Ah oui, on dit.
Moi, je dis ça se reprend, c’est ici.
Oh la vache ! A les tranchées, le chemin des dames dans le ciel.
Il faut dire août.
1918, absolument absolu.
Bien sûr, comme on me reprend à chaque fois. Quoi ?
Ah ben ouais.
Mais non, Mais la question des rapports à l’extrême droite, elle est allée et il va falloir, ça va faire partie de celle qui a discuté de cela, les manifs aujourd’hui. Est ce qu’on manifeste côte à côte avec le FN sur la fin ? Il ne se mouille pas. Ouais, ouais, mais parce qu’il y a des choses vues. Il y a Philippot, certainement par démagogie et concurrence avec le FN qui va essayer tirer les marrons du feu de cette situation là. Mais après on a des groupuscules ou ce qu’on peut appeler la nébuleuse extrême droite, là on a Civitas, ça ne représente rien en réalité d’un point de vue militant. Mais alors comment on gère ça ? Est ce qu’on manifeste à ces côtés là ? Est ce que, comme à Montpellier, on organise des cortèges qui permettent d’exclure ceux qu’on identifie ? Ça, c’est nous. On est pour, mais ce n’est pas possible partout, ce n’est pas simple partout à faire. Parce que l’identification ce n’est pas toujours quand on repère en retard, mais quand on ne repère pas. Voilà. Mais après, au-delà de la présence physique de militants d’extrême droite, il y a la question du fond, du sens de la manif. Et là on sait que des gens qui sont anti-vaccins ou des gens qui sont, qui vont dire même n’importe quoi sur le génocide des enfants ou sur la dictature sanitaire, c’est pas des gens d’extrême droite forcément, mais par contre ils sont dans une logique qu’on pourrait dire complotiste mais qu’il y a un fond réactionnaire. Et après, le problème de fond que nous on pose, c’est l’individualisme. En fait, on veut discuter que la santé c’est une question collective, c’est à dire ce n’est pas je veux vacciner ou pas, c’est comment collectivement ? Et donc c’est la question et ça discute collectivement. Donc ça, c’est les rapports avec l’extrême droite, c’est les rapports avec en fait l'évolution de la société qui est, quand on dit un glissement droitier ultra droitiers, c’est pas juste au niveau des scores électoraux, c’est quand on voit que l’extrême droite, elle gagne du terrain, l’idéologie d’extrême droite, l’idéologie individualiste, l’idéologie réactionnaire, elle gagne du terrain à tous les niveaux. Et là, tu disais ça ? Est ce que c’est gênant que la droite prenne la rue et tout ça ? Ce n’est pas François Alexandre qui prend la rue, mais ça veut dire qu’aujourd’hui on risque de rentrer dans une période où il peut y avoir des mobilisations réactionnaires. Bon, on a vu la Manif pour tous, mais là on est dans un truc qui se mélange avec une légitimité antisystème. Et voilà. Donc tu mets tout ça fond, là, il faut qu’on apprenne. Mais là ce n’est pas juste qu’il faut qu’ils apprennent, c’est comment la gauche se veut militante, la gauche radicale se démerde. Même là à la rentrée.
Mais par exemple, il y a plein de gens qui disent c’est trop court 1 h, ils ont tellement raison. Mais j’ai vraiment. Et là, il est déjà 7 h, donc tu pars quand tu veux, mais là, il y a un péril imminent quand même. Est ce que là vous n’avez pas de responsabilités ? Je pense à toi, je pense à ceux qui sont partis, je pense à Mélenchon et à ses lieutenants et ses lieutenants. Est ce que là où vous n’avez pas de responsabilités ?
Forcément, on en a une.
Non, mais je veux dire à ne pas vous laisser..
. Et maintenant ? Ouais, ouais, mais pas forcément. Mais là, la bataille d’aujourd’hui contre l’extrême droite, ça fait quoi ? Ça fait 20 ans qu’on parle de ça. Même plus que ça, plus que ça, beaucoup plus que ça. Et quand tu vois où on en est, on est obligé de se dire que quelque part, on a été mauvais. Voilà. Alors après, on peut toujours se rassurer en disant c’est les problèmes de fond de la société parce que c’est l’ultralibéralisme, la précarité et toute la brutalité de ce monde là qui fait qu’il y a quelque chose qu’on n’a pas, qu’on a. On s’est fait complètement dépassé, mais on peut quand même se dire qu’il y a quelque chose qu’on a pas du tout su faire le combat contre l’extrême droite, on n’a pas été. Il y a quelque chose qu’on n’a pas réussi à avoir, n’a pas convaincu. Donc du coup, on est obligé de se dire qu’on peut se reprocher des choses, certainement. Alors ça s’est passé jusqu'à aujourd’hui. Mais aujourd’hui, est ce que ce qu’on fait, c’est bien ? Est ce que c’est ce que c’est ? Est ce que c’est efficace ? L’histoire des manifs, c’est ça aussi qui se discute. C’est est ce qu’on va quand même dans les manifs à fond, dans les manifs pour débarquer l’extrême droite pour pas leur laisser la place ? Il y a moi, j’ai vu, il y a un camarade de la CGT que je ne connais pas mais qui a écrit un texte sur la CGT des banques. Je ne vais pas dire son nom, il raconte, Il dit Est ce qu’en fait notre problème à nous, c’est de réorienter une manif qui part sur un terrain qui n’est pas le nôtre, le côté qui va avec ça, avec un fond un peu réactionnaire quand même. Ou est-ce que c’est lancer autre chose ? Donc c’est quoi la bonne stratégie aujourd’hui ? Est ce qu’il faut s’intégrer à la mobilisation actuelle ? Et puis puisque les gens sont là dans la rue, donc c’est vrai que c’est un peu problématique d’aller lancer autre chose à côté alors qu’on reprendrait une partie des revendications. Ou est ce que le plus efficace, le plus, le plus utile pour la suite, c’est de que dès la rentrée, la gauche qui est aujourd’hui ratée, enfin qui a passé l'été sans faire grand chose, est ce qu’elle a la capacité ? Je parle des syndicats notamment. Est ce qu’on a la capacité dès début septembre de se lancer dans une mobilisation sociale qui incorpore la lutte contre le pass, la défense d’une campagne vaccinale et donc la défense, et qui reprend un peu tous les problèmes sociaux qu’on a en ce moment. Est ce qu’on a cette capacité là ? Est ce qu’on peut le faire collectivement ? Est ce que des. C’est ça qu’ils discutent. Moi je pense qu’il faut lancer faut.
Mais deux questions rapides. Tu promets que tu es contre les licenciements. Il y a des gens malicieux chez les cons. Dans le tchat, il y a des gens très malicieux. Qu’est ce que tu fais de Didier Lallement ? Si tu es contre le licenciement, tu le gardes. En plus, il a été ton préfet à Bordeaux et donc il est à Paris comme chacun sait. Que fait-on ?
Quand on en a parlé. Par exemple, Juppé a été maire de Bordeaux. Puis dans la campagne municipale précédente, j’avais dit que ceux qui ont un passé judiciaire comme Juppé devraient plus pouvoir avoir le droit d'être élus. Et là, on est là, on nous dit que ça viendra. Donc en fait, vous êtes contre les licenciements, mais là ça vous gêne pas de faire perdre un emploi à Machin ? Et puis il y a des situations comme ça où on ne ressort jamais. Mais oui, on est pour évidemment virer Lallement mais ce n’est pas parce qu’on vire quelqu’un qu’on lui enlève les moyens de vivre. Parce qu’un licenciement, c’est ça qui se passe. Un licenciement, on perd votre salaire, mais après il faudrait discuter de comment on écarte des gens d’endroits où ils sont nocifs. Heureusement qu’on peut faire ça sans enlever le droit de vivre. Mais donc du coup, évidemment qu’on justifierait ça. Mais c’est comme la mairie de Bordeaux, on a eu un océan avec l’américain en place parce qu’en fait le pouvoir politique change tous les technocrates et les hauts fonctionnaires, Toute la direction administrative d’une ville comme Bordeaux, elle ne bouge pas. C’est les anciens qui mettaient en place l'éthique droitière qui reste. Et donc il y a la mairie de gauche. Mais comment ? Parce qu’ils nous disent ouais, on est désolés, on ne peut pas faire tout ce qu’on veut parce qu’on a un personnel politique dans la ville.
Tu dirais ça aussi de l’appareil d'État, c’est-à dire les hauts fonctionnaires. Les ministres passent, mais les hauts fonctionnaires aussi.
Ouais, parce que les cabinets c’est souvent les mêmes, ça change aussi. Mais c’est le problème politique qu’on a aussi, c’est qu’une élection, elle ne change pas ce qu’il y a derrière. Donc la police ne change pas. Quand il y a une élection, la justice ne change pas quand il y a une élection. Donc après il faudrait des fraudes et c’est là où il faudrait mettre en place des cadres de démocratie directe, c’est-à-dire la justice. Il faudrait que ce soit par exemple le syndicat de la magistrature, avec les autres qui discutent de qu’est ce qui change, qu’est ce qui change ? Pas parce que là, évidemment, c’est les personnels concernés qui peuvent discuter plus facilement ça, mais évidemment que ça pose le problème de virer tous ceux qui ont assumé ou ont donné ou un autre une politique qui est censée changer. Donc oui, il faut virer ces gens-là. Ouais, mais on ne leur enlève pas de quoi vivre, on les appelle les reclassés. Il y a encore des usines, ils peuvent travailler. Ils peuvent faire quelque chose d’utile à faire dans notre société.
Et donc la dernière question, elle est personnelle, mais je ne crois pas qu’elle soit gênante. Tu es chômeur, non ?
Oui, officiellement, à partir du 1ᵉʳ septembre, c’est là. J'étais en congé. Reclassement. D’accord. C’est la chance qu’on a quand on est licencié dans une grosse boîte, contrairement à une caissière ou salariée dans une petite boîte de logistique quand il est viré très rapidement avec des indemnités ridicules quand on est dans une grosse boîte et en plus qui se bat, on est en rang dans un outillage un peu moins grave et avec notamment l’outil qui s’appelle un congé reclassement. C’est à dire qu’en fait on est licencié et après on a une période avant d'être chômeur. C’est en fait on a un genre de Pôle emploi maison, un cabinet de reclassement qui est payé par le patron qui nous vire. Il est obligé, c’est la loi. Et donc on est censé avoir une aide pour l’emploi pendant une petite période. Et cette petite période, nous, c'était 18 mois. C’est quand même pas, ce n’est pas, ce n’est pas, ce n’est pas rien. Et donc j’ai été licencié le 1ᵉʳ mars de l’année dernière et jusqu’au 31 août de cette année, j'étais en congé reclassement jusqu'à ce mois ci donc. Et ça se finit là. Donc à partir du 1ᵉʳ septembre, je suis réellement chômeur, mais je m’inscris à Pôle emploi. Le 1ᵉʳ septembre, je suis obligé, mais à la campagne, je n’ai pas de perspectives de boulots et donc que je vais me démerder avec les indemnités d'élu que j’ai donné au collectif jusqu'à présent mais que je vais garder puisque je vais plus en avoir. Et un mi-temps certainement UMP pour tenir toute la période électorale. Voilà mon avenir personnel dans l’immédiat.
Voilà. Eh bien écoute, merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous répondre.
Désolé pour les questions programmatiques qui n’ont pas été traitées.
Tout va très bien, Tu vas essayer, c’est rare. Moi je te pose des questions, tu réponds, je ne réponds pas, tout va bien. Donc ce soir, c’est la dernière journée soirée des 13ᵉ université d'été du NPA. Nous pourrions aller puisque je vois qu’il y a plus d’enfants. Donc je pourrais filmer parce qu’il y a eu des questions et plein de remerciements.
Donc on se donne rendez vous dans la rue. Dans la sphère mobile, on ira avec grand plaisir. Merci beaucoup. Salut !
