Prolos du bitume, nazis en goguette, mémoire palestinienne et omerta bleue
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Nous sommes le 27 avril 2026, c’est parti. Down, down, down amis du café, bonjour, amis de la police, bonjour, bienvenue sur France Déter, la matinale d’auposte. C’est l’heure, il est 7h04, chaque lundi matin, et peut-être un jour un peu plus auposte tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre dominant, j’espère que ça va bien, je regarde le tchat, je sais que j’ai fait des petits réglages là. Pourquoi il y a de l'écho, on est d’accord ? Pourquoi il y a de l'écho. Alors attendez, je vais essayer de régler ça. Alors on a décidé de ne plus faire d'écran d’attente.Attends, c'était quoi ce bazar.Vous, vous avez aussi l'écho. Parce que moi j’en ai Ah, vous voulez du stream à l’ancienne, hein ? Du stream comme ça, bah vous l’avez ! Attends, comment ça se fait,le roadcaster filtre, propriétés.Toi, j´ai ça aussi, ! ! ! Alors en tout cas je peux vous dire qu’il y a ce matin 4 invités, je vais vous donner les détails, mais c’est une grosse grosse matinale qui nous attend, on aime bien les matinales de vacances, on en rajoute puisque ce sont les vacances. Mais d’abord je vais essayer de régler cette histoire vous entendez les bruits, c’est le tirant de l’eau ? Alors, pourquoi j’ai ça en tout ? Attends, là, j’avais pas ça, c’est monitoring désactivé. Est-ce que c’est mieux ici là ? Bonjour bonjour comme chaque lundi France Déter accueille des invités tire des revues de presse particulières commente le temps des nuages des luttes explore le passé ce serait une présence et en direct c’est fait maison est- ce qu' il y a toujours un écho alors là je sais pas quoi faire attendez, on va essayer de trouver le système, pourquoi ça fait ça ? J’enlève la musique deux secondes. Là c’est bien ! bon alors, qu’est-ce qui se passe la caméra s’est mise en veille. Ce n’est pas grave, je vais régler ça après. Donc, à 7h30, Khadidja Sahraoui-Chapuis, docteure en sociologie que les gamins des quartiers nord de Marseille appellent Madame la sociologue. Elle est l’autrice d’une enquête au long cours sur les prolétaires du business dans l’ordinaire des trafics de drogue. Ça paraît ces jours-ci à la Découverte et c’est à la fois terrible, à la foi poignant et surtout, ça tord le cou à plein de clichés. À 8h, Emma Fourreau, eurodéputée LFI du Calvados. Avec elle, on va causer des à-cotés racistes du banquet le Canon français qui s’est tenu le 18 avril à Caen, l’eurodéputée a recueilli des témoignages qui font froid dans le dos et les gens du Canon français financés par Stérin, ne sont pas contents. Ils annoncent portée plainte contre elle Emma Fourreau sera sur France Déter à 8h30.Alain Lewkowicz documentariste, auteur de la remarquable, mais vraiment je pèse mes mots, remarquable série Palestine une histoire qui est en trois volets, qui est disponible actuellement sur France Télévision à 8h30, Alain sera avec nous. Et un petit peu avant 9h, Thomas Gourdy, comédien, metteur en scène de Force Bleus, une pièce de théâtre sur la police, ses violences et ses silences. C’est France Déter et bien c’est parti !
On essaye de mettre un truc de trouble dans l’ordre dominant qui met ensemble les mots et les choses, les mots… La riposte c’est vous ! Suivez la chaîne, activez la cloche, donnez au poste !
Alors, est-ce que c’est mieux là l'écho ? J’ai changé de caméra, il est possible que ce soit la caméra qui nous posait problème. Dites-moi si c’est mieux pour vous. Et si c est bon, eh ben on peut partir. Oh purée de tomate. Attention, 3, 4. Alors, on va commencer par la main courante, c’est à dire l’actualité dans le monde. Eh ben justement, c’est Le Monde qui démarre cette petite revue de presse express à Washington. L’homme qui avait planifié une fusillade au gala de la presse. Attends, je mets ça un peu la musique. Viser, bah oui, bien sûr, les autorités Trump, enfin viser Trump, les membres de l’administration Trump, selon les autorité. Oui, on se doute qu’il n'était pas là pour autre chose. Donc ça, c’est Le Monde et ça fait donc la une de pratiquement tous les journaux. Allons voir l’Humanité, l’Humanité qui, comme toujours, nous demande tous les jours, si on veut, les cookies. Spectacle vivant, comment la France organise la riposte contre la mainmise économique des Etats-Unis et un reportage sur Ruffin à Lyon qui a lancé samedi sa campagne présidentielle en mettant le travail au cœur de son sujet. Il assure qu’il sera candidat primaire ou pas et il se définit comme travailliste. Mediapart, Mediapart, comment LVMH torpille sa seule tannerie française. Là aussi, François Ruffin est dans les parages. Libération : la guerre des milliardaires, plongée dans les coulisses sans merci du procès du siècle entre Elon Musk et Sam Altman, entre Ketamine, Journal Intime et Cuba, les patrons de Grok et de ChatGPT vont s’affronter pendant quatre semaines lors d’un procès historique pour l’IA, une bataille judiciaire entre anciens partenaires, devenus rivaux, dont Libération, présent sur place, ne loupera pas une miette. Mais alors attendez, parce que je suis emmerdé parce que moi je voulais retrouver, attend c’est dans le Monde je crois que j’avais vu hier attend c’est dans Le Monde Voilà, très très important, c’est ça que je voulais vous montrer, le groupe Lagardère a tenté attendez je regarde le chat tout va bien les amis parce que là quand je fais la revue de presse je suis de l’autre côté par rapport au tchat ça a l’air d’aller le groupe..Et hop hop hop j’ai complètement oublié, un immense merci à Muriel, un immense merci à Aurélie, un immense merci à Théophile qui sont venus hier et avant-hier tenir le stand d’auposte pendant le festival des médias indépendants, c'était à Paris et vraiment je les remercie infiniment, on a discuté beaucoup de l’avenir d’auposte, peut-être qu’on fera un petit point en fin de matinale à partir de 9h. Je vous lirai également un petit message de Sorcière qui est venu du Nord nous parler hier, plutôt samedi, au Festival des médias indépendants. Festival où j’ai trouvé ce petit tract que nous avons bien sûr diffusé sur le stand d’auposte. Pas de nazis dans Paris. C’est une évidence, mais ça vaut le coup de le rappeler, pas de nazis dans Paris. Anti-Nazi Paris, Antifa, manifestation samedi 9 mai à 14 heures, évidemment contre la manif des fachos. Voilà, on essaiera de faire une petite interview lundi prochain dans la matinale avec les organisateurs de cette manifestation. Alors, je vous le disais, donc, enquête du Monde, qui a été publié hier, selon les informations du Monde. La direction des affaires institutionnelles du groupe d’Arnaud Lagardère contrôlé par Bolloré Vincent a envoyé des listes de questions à des députés avant leurs échanges avec les auditionnés. Dans leurs formulations, elles s’inscrivent dans la même hostilité envers l’audiovisuel public que la plupart des 67 auditions qui se sont tenues. C’est une enquête de Aude Dansonville publiée hier, modifiée pendant que vous allumiez votre PC ou votre téléphone ou votre Mac ou votre Linux, modifié à 6h25. Avec la photo de Vincent Bolloré devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public avec toujours ce petit air de mais moi vous savez je suis retraité je suis pas dans l’exécutif je me mêle de rien pourquoi vous m’interviewez tatati tatata voilà et donc le monde se que si le groupe Bolloré à tenter d’orienter la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Donc là, on voit bien la pieuvre Bolloré, de la même manière qu’on appelait Hachette, dont Bolloré est aujourd’hui le propriétaire, Voilà, on appelait la pieuvre Hachette tellement elle était tentaculaire. Et bien là c’est la pieuvre Bolloré et là ça commence… C’est pas que ça commence, c’est que le gars il a les imprimeries, les journaux, les relais de distribution, les télévisions, des milliards et en plus de ça, il essaie de faire du lobbying en disant « Eh petit député, voudrais-tu poser cette question à tel ou tel auditionné de ta gentille commission ? » Par exemple, il a été suggéré de demander à la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, à l’occasion de sa première audition le 10 décembre 2025, « Madame la présidente comment justifiez-vous d’avoir violé la déontologie et les règles qui s’imposent à un fonctionnaire public de votre rang et de vos responsabilités ? » Voilà ce genre de questions qui ont été soumises à la sagacité des députés. Voilà, ça c'était donc ce petit point que je ne voulais pas rater. France Info fait sa une sur les tirs à Washington. Donald Trump relance le débat sur la protection des politiques et en profite pour vanter sa future salle de balles hyper sécurisée. Ben voyons, ben voyons. Ben voyons, alors, 3 à 4, qu’est-ce que j’ai d’autre là en magasin ? Politis, Politis qui faisait partie des stands hier au salon des médias indépendants. Alors pour tout vous dire, il n’y avait pas énormément de monde. Pourquoi ? Grand soleil et puis vacances. En revanche, tous les gens qui étaient à Rennes il y a quelques jours pour un salon similaire, une rencontre similaire, m’ont dit qu’il y avait énormément de monde à Rennes. Nous, on n’avait pas pu être là parce qu’on était à Metz ce week-end-là. Enfin, bon, bref. Mais voilà, il y a de plus en plus de rencontres avec les médias indépendants. Et n’hésitez pas à vous y rendre. La une de Politis, Aboubacar, si c’est un an après, l’islamophobie continue de meurtrir. C’est la une de Politis. Reporterre, le requin de la finance devenu apprenti sorcier du saumon. C’est en Gironde un méga projet d'élevage industriel de saumons sur terre, suscite une controverse nationale. Mais d’où vient cette idée dystopique ? Enquête sur l'émergence d’une entreprise née grâce à un as de la finance. Franchement, l’illustration elle est un peu dédiée quand même, le montage, il donne pas envie. Il donne pas envie Le saumon sur terre, il fallait y penser. Ha ! Le saumon sur terre. Bon Pote ! On dérange ? Aidez-nous à continuer ? Ah bah vous aussi ! Eh bah super ! Les sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaires du changement climatique. Et j’avais vu passer ce week-end les sans plagiat d’Étienne Klein. Voilà très belle illustration, c’est l’une des voix les plus écoutées dans le domaine scientifique en France, conférence très courtisée, y compris dans certaines sphères écologistes. Étienne Klein est aussi un homme de radio à succès et un auteur de best-seller. Pourtant, pourtant, depuis bientôt 10 ans, des enquêtes ont pointé du doigt ses plagiats, ses emprunts non cités. C’est copier-coller, manifeste, c’est-à-dire sur Bon pote. Le portail de Basta, le portail des médias indépendants, là aussi présent ce week-end au Salon des médias indépendants à Ground Control à Paris. Je vous rappelle l’existence de ce portail qui est vraiment une porte d’entrée sur l’information, on pourrait dire alternative, en tout cas non dominante, non conventionnelle, le souci, et je l’aurais dit, c’est que c’est normal, le week-end il ne bosse pas, donc moi le lundi matin, je m’en sers peu parce que la une du portail date du vendredi. Donc elle date un petit peu pour une revue de presse qui se veut à jour. Néanmoins, vous pouvez aller sur le portail des médias indépendants, vous inscrire. Vous avez toute une rédaction qui sélectionne pour vous des articles tous les jours, et ils ont mis en place, il y a quelque temps, une petite section vidéo. Regardez-moi ça, la section vidéo, parce qu'évidemment, comme tous les médias, je suis allé les voir, et je me disais, putain, c’est super ce que vous faites, mais pourquoi vous ne citez jamais mon média ? Donc, au poste, et attention, il y à maintenant une sélection de vidéos, et vous voyez, effectivement, le 15 avril, Nous étions cités merci aux copains de Basta qui sont derrière ce portail. StreetPress, la fin des classes de mer l’Éducation nationale veut lâcher son dernier centre à Cancale. Depuis bientôt 50 ans, le centre Virginie et Rio situé à Cancale en Bretagne accueille des enfants précaires et éloignés de la mer pour leur offrir un bagage naturel loin de leur table, menacé de fermeture. Le site se mobilise. Les Jours :mort de Robert Boulin, Paul Colquais s’empare d’une énigme d'État. Frustration, magazine, eux aussi étaient là :consentement aux résignations, pourquoi ça ne pète pas ?
Ça a commencé ? Ben oui ça a commencé. L'émission a commencé ! Ben on est à l’antenne depuis 5 minutes !
Le saumon de terre, la fin des classes de mer, plus rien ne va, nous dit Sentier Battant dans le tchat. Je vais maintenant… ben oui, il faudrait quand même que je vous donne la météo, normalement ça se fait. La météo la voici, la voilà, tac à tac. Bon, je vais pas la paraphraser, vous avez la carte. Bon ben c’est rien ne vas puisque nous sommes déjà à 18 degrés dans le sud de la France alors qu’en avril ne te découvre pas d’un fil. Cet après-midi nous aurons du 23 à Paris, nous aurons du 24 à Chalon-sur-Saône, du 24 à La Rochelle, du côté de Cancale, on doit être aux alentours de 22, c’est par là quoi. Pappapapaf, Biarritz 17, Tarbes 21, Strasbourg 23, Auxerre 24, c'était la météo Déter, tandis que je vais vous chercher la météo des luttes que nous faisons avec amour, je vous rappelle qu’il existe un formulaire que nous mettons en place pour vous permettre de nous donner les rendez-vous de la semaine du côté de chez vous si vous avez des assemblées, des réunions, des rencontres, des projections, des grèves, etc. Vraiment, le plus simple pour moi, c’est que vous remplissiez le petit formulaire et sachez que le samedi vers midi, j’arrête la météo des luttes parce qu’il faut que je prépare toute la matinale et donc le samedi à midi c' est terminé. N’hésitez pas à remplir le formulaire et surtout à bien indiquer comment on appelle ça ? Un lien qui me permet d’aller vérifier les choses et d' aller éventuellement chercher d’autres informations qui seraient importantes. Attention, la météo des luttes, c’est dans un instant.
Bella Ciao Bella Ciao Bella Ciao Ciao Ciao..
Merci, merci monsieur. La météo des luttes, c’est maintenant. N’oubliez pas que tous les liens vous sont transmis par dame Euryale, magnifique dame Euryale qui vous met donc les lien dans le tchat, qu’ils soient sur YouTube ou sur Twitch quand c'était en direct, et sinon sur le site auposte.media où vous devez vous rendre pour vous inscrire, pour nous soutenir. Alors là, franchement, ce mois-ci, ça va pas du tout. Je vous le dis, franchement, là, en termes d’abonnements et de dons, on est loin du compte. Il reste quatre jours, démerdez-vous. Démerdez-vous, ! Ça va pas ! Bref, tous les liens sont sur notre nouveau site magnifique, avec de très belles illustrations, tout ça est fait maison, et c’est de la haute culture, c'était fait main, c’est fait maison et c'était fait par Euryale. Lundi, c’est à dire aujourd’hui à Toulouse, Atelier d’autodéfense numérique, d’extinction, rébellion, ça se passe dans un cadre toujours très sympathique. Un atelier d'échange sur les bonnes pratiques pour protéger sa vie privée, son anonymat, que l’on soit utilisateur. Utilisatrices du quotidien ou militant-militante, l’inscription est conseillée, ça se passe à Toulouse, ici, voilà mardi, c’est-à-dire demain, à 14 heures place de la République Journée Mondiale contre pour plutôt la santé et la sécurité au travail. C’est une journée mondiale de lutte contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Les syndicats CGT-FSU solidaires appellent à manifester partout, donc ce sera à Paris, mais pas seulement, pour exiger des employeurs privés et publics et du gouvernement la fin du scandale. En France, je vous rappelle le nombre de morts qui ont été comptabilisés, de mors au travail en 2024. Est-ce que c’est 24 ? Est- ce que c est 1024 ? Est ce que c' est 1297 ? Est ce que c’est 1287 ? Eh bien non ! C’est 1297. C' est énorme. 1297 personnes meurent du travail en France chaque année. Enfin en tout cas en 2024. Donc ça fait 4 par jour. Voilà, voilà. Vive le 1er mai. 30 avril à Saint-Étienne, à Saint-Étienne, la ville verte, le personnel. Alors voilà une information qui nous est venue par justement par le formulaire dont je vous parlais tout à l’heure. C’est une soirée crêpes avec un jeu de mots, crêpe C-R-E. Et concert avec une caisse de grève. Le personnel du Collège Honoré d’Urfé et des écoles du secteur Bellevue à Saint-Étienne sont en grève reconductible afin d’obtenir le statut REP plus refusé depuis plusieurs années. Je vous rappelle que ce statut concerne les quartiers ou les secteurs isolés qui connaissent les plus grandes concentrations de difficultés sociales, ayant des incidences fortes sur la réussite scolaire. Jeudi 30 avril à 18h à la brasserie stéphanoise, il y a une soirée crêpe, crêpes plus pour caisse de grève pour le personnel du Collège Honoré d’Urfé Vendredi, 1er mai, place de la République, place des Nations, cortège inter-syndical, il n’y en aura pas partout en France, c’est le 1er Mai, c’est le premier Mai et on emmerde ceux qui n’aiment pas le 1e Mai. Tac à tac, à Narbonne, 1er mai, Palais du Travail, alors que je vois que notre invité n’est pas là, je ne sais pas pourquoi.. Voilà ce que c’est que de vouloir inviter quatre personnes différentes. On a les yeux plus grands que le ventre et puis les invités ne viennent pas. Ah si elle a accepté l’invitation, bon. On va voir, c’est Khadidja qu’on attend de Marseille. Narbonne, donc je vous disais, après le succès historique, historique de l'édition 2025, le collectif Village des Luttes donne un nouveau rendez-vous ce 1er mai 2026 au programme après la manifestation syndicale le matin des concerts, des conférences à un grand village de luttes associatives et politiques de 12 heures à 19 heures au Palais des Sports de Narbonne. Le collectif au palais des sports et des arrêts du travail a choisi de placer cette journée sous le signe de l’internationalisme, fidèle à ses pratiques auto-gérées sans consigne extérieure. Plus de 30 stands attendus. A Clermont-Ferrand samedi 2 mai. Salle Thomas et Lutter et Réfléchir contre les extrêmes droites. C’est un collectif de Puy du Dôme qui propose une journée pour réfléchir et lutter. J’ai cru que j’allais vous dire contre. Non, non, c’est avec Mediapart, StreetPress, l’Humanité et Mediapart à peu près la même chose au mois de juin, ce sera à Perpignan, je vous en dirai plus. Deux tables rondes, samedi 2 mai à Clermont à 13h30, salle Tomas l’une sur le journalisme d’investigation et son rôle contre les idées racistes et l’autre sur les collectifs antifascistes régionaux. La journée se terminera par des concerts, une buvette, marché militant dans la journée. Vendredi 8 mai, 14h19h, place du Panthéon, village anti-fasciste. D’abord c’est pas le 8 mai mon gars, mais c’est samedi 9 mai qu’est-ce que tu racontes ? Qu’es-ce tu raconte ? Là, voilà le trac. Face à la marche néonazie du 9 mai organisée par le C9M, fondé par le GUD, le FNJ et les jeunes nationaux révolutionnaires, ouais je crois que c’est ça, t’as vu un nazi quoi, de nombreux collectifs, syndicats et organisations politiques anti-fascistes se mobilisent. Village antifasciste, le vendredi, alors non c'était bien ça, le Vendredi 8 mai de 14h à 19h, place du Panthéon, et le lendemain… Manifestation anti-fasciste le samedi 9 mai à 14h place Saint-Michel. Donc je vous l’annonce à l’avance pour que vous preniez le train. Pour ceux qui ne sont pas sur Paris. C’est donc le 8 et le 9 mai. En 2025, la manifestation avait été initialement interdite par la préfecture, puis finalement autorisée par le tribunal administratif. Surveillez bien auposte.média car dans les jours qui arrivent petite enquête sur cette manifestation néo-nazie. Voilà ce que l’on pouvait dire, chers aupostiens et aupostiennes, pour la météo, la météo des luttes de cette semaine. Tandis que j’attends, comme vous, notre invitée. Je vous propose, puisque pour l’instant elle ne vient pas, je vous propose une nouvelle rubrique. Parce que, bon, il y a des gens autour de moi qui me disent, Bon, ouais, c’est très bien la matinale, mais c’est trop dense, il faudrait calmer un petit peu. Donc il faudra y mettre un peu de musique. Alors j’ai décidé d’obtempérer et de vous proposer effectivement un peu d’une musique. Nous sommes en 1964. Je pense que la chanson va vous dire quelque chose, mais je pense que vous en connaissez une autre version. 1964. C’est absolument magique, j’espère que le son va être assez grand, je monte, 3, 4…
Sometimes I feel I’ve got to run away … Oh tiny love, oh oh oh Tiny love Now I know I’ve got to Run away I’ve gotta Get away You don’t really want Any love from me To make things right You need someone To hold you tight And who think love is to play Well I’m sorry I don’t play that way Oh, take me love, take my love Don’t touch me, please, I cannot stand the way you see I know you are hurting so If I do not pack my things and go Take me love
Un, deux, un, deux… Ah ! Ah ben tiens, qu’est-ce qui se passe ? Ça recommence, le truc en double ?. Attendez, j'écris à notre invitée qui n’a pas reçu manifestement le lien.Vous, vous n’avez pas le… Vous n’aviez pas en double. Bon ben tant mieux, tant mieux. Alors voilà, notre invitée va se connecter, j’espère bien, 1964, donc c'était, comment elle s’appelle, Gloria Jones, voilà. Et c’est effectivement la version originale de ce morceau qui a été repris évidemment par Soft Cell et Marilyn Manson. Voilà, version de Marilyn Manson, purée. Alors oui, tu as dit la rubrique Strike, on va voir. On va voir, tu penses à la rubrique dans Scorpion, Ça, je suis désolé, monsieur Yougis, mais on peut pas citer ça au poste. Non, non, il y a des limites à la tolérance. Je déconne Oui, 1964. Oui, oui, absolument, 1964 Et là, est-ce que vous m’entendez ? Ouais, c’est bon. Ah, voilà, là, ça devrait être mieux pour vous. Ah oui, pourquoi il est cancel ? Pourquoi il est canceled ? YouTube va nous bloquer jusqu'à sa suppression. Ah, alors qu’est-ce qu’on fait alors ? C’est pas sûr Euryale.C' est pas sûr Alors parce que je vous explique, effectivement, après certains lives, on reçoit des mots de YouTube qui nous dit ah ta ta ta, ta ta. Là, ce truc accusé de VSS, j’ignorais. Là, vous n’avez pas le droit d’utiliser ce morceau-là. Si vous l’utilisez, vous ne pouvez pas monétiser la vidéo, ou si vous la monétisez les revenus iront au détenteur des droits. Alors il se trouve que nous, on ne monétise pas les vidéos. On a eu plusieurs fois ce débat ensemble sur la question de savoir est-ce qu’on met des publicités ou pas. Alors là, c’est quand même un peu compliqué. C’est un peu compliqué si elle ne répond pas. Attendez, j’essaie de joindre notre invitée. Je suis désolé. Elle n’a pas eu le lien, manifestement. Je le renvoie autrement. On va voir sinon on improvise. Et donc, YouTube nous dit, voilà, et pour certains extraits, notamment les extraits de l’INA, c’est plus que ça. C’est suppression de la vidéo. La vidéo devient invisible tant qu’on garde tel ou tel segment. On peut enlever le segment et si on l’enlève, la vidéo reste. Si on ne l’enlève pas, la vidéo n’est pas diffusée. Donc en règle générale, on l enlève. Là, l’idée justement, vous avez peut-être vu, c' est que on va tester pour les jours qui viennent de démarrer l'émission à l’heure dite. C’est-à-dire ce matin, on a démarré à 7 heures et non pas. À 7 heures moins de quart avec un temps d’attente pour arriver à 7h, et là on démarre. Mais à partir de maintenant, on va essayer pendant quelques jours de démarrer vraiment à l’heure dite, histoire de ne pas avoir justement ces 10, 15, 20 minutes d’approche pendant 24 heures, parfois un peu plus, le temps que YouTube accepte qu’on enlève cette partie-là. Voilà, pour voir ce que ça donne. Pourquoi on met tout en orange ? C’est moche ? bonjour, Camille. Bonjour, Camille. Il y a du noir, si tu regardes bien. C’est juste que ça brise les stats et les recours. On va voir, écoute, on va voir. Mais ça vous a plu ? Ça vous plairait qu’il y ait une rubrique musique ou pas ? Ça vous dirait ou pas ? Est-ce que vous entendez la petite musique à propos, là ? Là, il y a une petite musique non, si ça doit nous striquer, c’est pas la peine. Non, non, bien sûr, bien sur. Donc on va, on va voir. Bon, écoutez, puisque notre invitée n’arrive pas, je voudrais vous parler. On va faire, on va faire la prochaine rubrique. Radiopolice
Assurez-vous madame Bourdelle c’est français, c’est la police française.
L’Observatoire, l’observatoire des pratiques policières, l' Observatoire parisien des pratiques policières a rendu la semaine dernière un rapport quand célébrer devient suspect, les festivités de la Cannes 2025, ah, voilà que notre invité est arrivé. Alors, Khadidja, merci beaucoup. Je ne sais pas si vous m’entendez. Si vous m´entendez, faites-moi un petit site de tête. Elle n’a pas l’air de m' entendre. Ça a l’air de m’entendre. Vous n’entendez pas ? Bon, je continue la revue de presse. Note relative aux pratiques policières observées lors de la célébration de la finale et de la demi-finale de la CAN 2025. Si vous n’aimez pas le football, ça n’a aucune espèce d’importance. Nous parlons là de circulation, nous parlons de liberté publique, de liberté de manifester et notamment de manifesta sa joie. Contexte, des équipes d’observateurs ont documenté les pratiques policières des demi-finales 14 janvier et final 18 janviers du côté de Barbès à Paris, de Château-Rouge, de Châtelet, des Champs-Élysées. Le dispositif selon les observateurs était disproportionné. Des forces mobilisées massivement présentes en posture offensive, gazeuse en main, LBD apparent alors même que les célébrations étaient festives et pacifiques. Usage de la force sans justification sur les Champs-Élysées, des gazages criminels gênent. Des charges ont été déclenchées à minuit 28 sans éléments déclencheurs perceptibles, sans sommation légalement obligatoire, provoquant des mouvements de panique au milieu de la circulation. Violence documentée, une arrestation particulièrement violente a été observée. Un supporter en maillot marocain était plaqué au sol et roué de coups avant d'être relâché. Contrôles racialisés, les voitures arrêtées l'étaient systématiquement sur des personnes perçues comme noires ou arabes avec des contrôles d’identité, des palpations, des fouilles illégalement étendues aux passagers. Deux poids, deux mesures géographiques à Château-Rouge, donc quartier plutôt immigré on va dire de Paris du centre-nord. Les supporters ont occupé la chaussée pendant deux heures avec des feux d’artifice sans aucune intervention comparable. Sur les Champs-Élysées, espace symbolique et commercial, la répression a été immédiate et brutale. Publié la veille, les arrêtés préfectoraux tardifs et stratégiques ou le jour même des matchs ont rendu difficile recours juridique. Voilà, et d’autres choses à lire. En conclusion, les observateurs du Parisien des pratiques policières parlent, et avec raison, de racisme institutionnel. La note conclut que les pratiques observées constituent une double stigmatisation. Comme supporters de football et comme jeunes racisés, s’inscrivant dans un phénomène documenté de ciblage discriminatoire, confirmé par des condamnations de la France, par la Cour d’appel de Paris en 2021. La CEDH en 2025, c’est à lire sur le site des observateurs de la Ligue des droits de l’homme des pratiques policières à Paris. Alors est-ce que vous m’entendez ?Khadidja, est-ce que vous m’entendez ? Vous m' entendez Khadidja ou pas ?
Vous m’entendez, vous ?
Ah, ça y est, on vous entend, c’est parfait ! Allo, vous m’entendez ?
C’est ça, non ?
On vous entend Khadidja.
Vous m’entendez vous ?
Non mais là, vous êtes en train de regarder le live. Vous êtes en retard, il faut pas regarder le live. Oui, mais on entend monsieur, mais avec 15 secondes de retard. C’est parce que là, vous êtes sur le live. Vous êtes en décalage, vous êtes en décalages. Il faut pas regarder l'émission, il faut regarder juste le lien que je vous ai envoyé Khadidja. Trois-quatre, attendez je vous enlève de l'écran
Allô !
On vous entend. Il faut regarder que le lien que je vous ai envoyé. Ne pas regarder, ne pas écouter l'émission. Merci. Allo, allo. Voilà, coupez le lecteur YouTube, Monsieur a raison, Monsieur chuchote l’a raison. Coupez YouTube. Allo, allo. Oui, on vous entend très bien, nous, mais vous, vous êtes en train d'écouter la retransmission et pas le direct. Trois, quatre. Il faut passer par le lien que je vous ai envoyé. Ah ben voilà, là, elle a coupé. Alors, écoutez, en attendant qu’elle revienne, j’espère qu’il va revenir. Je voulais vous présenter son ouvrage Khadidja Sahraoui-Chapuis Les prolétaires du business dans l’ordinaire des trafics de drogue, qui est un bouquin qui est vraiment passionnant, poignant. Ça fait plus d’une vingtaine d’années que Mme la sociologue, car c’est ainsi que les guetteurs, les gérants, les dealers l’appellent Mme La sociologue arpente, les quartiers nord de Marseille dont elle est issue. Et là, j’espère qu’elle va pouvoir arriver parce que j’avais plein de questions à lui poser. Enlevez peut-être votre casque et écoutez sur l’ordi. Oui, c’est fortement intéressant, mais malheureusement Khadija ne m’entend pas. Alors que nous, nous la voyons, nous l’entends donc là, le problème vient de chez vous.
Débranchez votre casques ça débrancher.
Bon, je vais désactiver la caméra.
Les joies du direct, les joies de la matinale d’auposte. Ça y est, là, vous entendez. Alors, il y a un petit écho, c’est normal. On va régler ça après. Écho, larsen c’est la maison du son, c´est auposte ! Là, on vous entend, on vous voit.
. Il me demande de retirer mon casque Ok j’enlève, je le débranche.
Ah, alors là, j’entends le clavier. Moi, je vous entends, je vous vois c’est super ! Bonjour, il nous reste une minute ! Non, on va se débrouiller, bravo madame la sociologue, je vous appelle comme ça puisque je ne sais plus, il y a une note de pas de page où vous rencontrez un guetteur qui vous appelle, qui vous appellent comme ça. Je voulais vous remercier pour votre livre qui est, je l’ai dit tout à l’heure, à la fois poignant, passionnant et il tord le cou à quelques clichés autour de la question de ce que vous appelez les prolétaires du business dans l’ordinaire des trafics de drogue. Je vous laisse la parole puisqu’on vous entend, on vous voit et nous sommes 3 millions à vous écouter. À peu près !
Bonjour, merci et puis désolée pour l’instant boomer. J’ai un peu galéré pour me connecter.
C’est pas grave.
Merci pour votre invitation, j’ai écrit ce bouquin parce qu’effectivement comme je le dis dans mon livre la question des trafics de drogue est une question qui m’est familière d’abord personnellement puisqu’il y en grandit dans les cités et ensuite professionnellement puisque les acteurs des réseaux constituaient mon public d’intervention. Et l’idée pour moi de… L'écriture de ce bouquin, c’est de pouvoir justement tordre le cou aux idées reçues, de l’argent facile, des jeunes sans fois ni loi hyper violents, potentiellement meurtriers et vraiment procéder à une sorte de déplacement des regards en les voyant justement comme ceux qui sont à savoir des travailleurs pauvres qui ont dans leur trajectoire des inégalités et des blessures telles. Qu’ils ne voient le trafic de drogue comme une sorte de porte de sortie ou en tout cas une alternative à ce à quoi ils n’ont pas le droit ou en tous cas ils ne pensent pas d’abord le droit.
Alors, on rencontre un certain nombre de guetteurs, on rencontre aussi ceux qui s’appellent les gérants, on rencontre des dealers, ou plus exactement vous, vous les rencontrez, et vous restituez beaucoup de dialogues avec le naturel de ces dialogues. Est-ce que je peux dire que vous faites de la sociologie participative ? Parce qu’en fait, vous avez aussi un rôle social direct avec, j’allais dire avec ces gamins, la plupart sont quand même très très jeunes, Il y a des ados, il y a les pré-ados, il y à des jeunes adultes. Est-ce qu’on peut parler de sociologie participative ?
Oui, en tout cas, c’est comme ça que j’ai toujours conçu mes travaux de recherche. C’est-à-dire qu’on ne peut pas être uniquement une sorte de réceptacle des trajectoires et des pentes de vie sans utiliser, justement, sans pouvoir, à un moment donné, participer à être l’objet de la réponse ou, en tous cas, être une sorte d’un levier pour pouvoir « reconnecter ». Ces acteurs qui sont dans une économie informelle avec justement avec ce qui peut y avoir d’aide ou en tout cas d’accompagnement qui existe autour. L’idée c’est ça aussi, c'était de pouvoir aussi à un moment donné ne pas être uniquement là pour pomper ou extirper leur discours, mais aussi pour être aussi conseil ou accompagné. C’est-à-dire que dans le temps que nous avons passé ensemble, je ne pouvais pas me contenter uniquement d'écouter et éventuellement de relancer. L’idée c'était vraiment d'être dans un vrai partage et d' être dans une sorte d’aide mutuelle, on va dire.
Vous ouvrez votre enquête qui est le fruit, je le rappelle, de 25 ans de travail. Vous écrivez ça, page 24, sur les réseaux de revente de drogue et leurs acteurs. Vous démarrez avec une rencontre. Vous nous faites rencontrer un jeune garçon qui s’appelle Fric. Pouvez-vous en deux mots nous dire qui est ou qui était Fric et pourquoi vous vous démarrez avec lui ?
Alors je démarre avec Fric, parce que Fric est issue d’une famille hyper fragilisée, comme beaucoup de jeunes de cités. La maman essaie tant bien que mal de survivre et d'éduquer ses enfants, mais la maladie la rattrape et psychologiquement en incapacité de le faire. Et j’ai choisi Fric parce qu’il est pour moi un peu le symbole des inégalités de toute part, des inégalités sociales, des inégalités d’accès aux droits, accès aux soins. Et je démarre par cette demande qui me fait, qui consiste à me demander de l’emmener à l’hôpital parce qu il a un abcès qu' il a très mal aux dents. Et je trouvais que c'était, comment dirais-je, c'était très symbolique en fait finalement de ce qu’on peut voir chez des jeunes, à savoir une vraie souffrance physique et psychologique engendrée, encore une fois, par tout ce panel d’inégalités qui traversent sa trajectoire et de la famille, de la maman jusqu’aux enfants et qui constituent finalement le tableau de leur vie à un instant T. J’ai choisi Frit.
Vous l’emmenez à l’hôpital parce qu’il souffre le martyre. Finalement, il revient dans votre voiture très vite parce qu il a vu comment la personne à la réception avait reçu les gens devant lui. Il n’avait pas envie de vivre ça. On sent… On pourrait dire une complicité au sens pas du tout légal ou policière ou juridique, mais humaine avec les protagonistes de vos recherches. Est-ce que je peux parler de complicité ou pas ? Et j’en profite pour vous dire que vu que vous avez un magnifique siège de gamer, si vous pouviez un tout petit peu baisser votre caméra de sorte qu’on voit… Qu’on voit un peu mieux, voilà, c’est parfait, voilà. Merci Khadidja Est-ce qu’est-ce que l’on peut parler de, oui, de complicité, d’empathie, de sympathie, de tendresse dans votre regard, même si vous laissez rien passer, il y a de la tendresse.
Oui, bien sûr. En tout cas, j’essaie de voir la personne au-delà de ce qui peut me caractériser. En l’occurrence, là, un acteur des réseaux de revente, des acteurs de réseau de reventes. Et toutes ces années passées aussi à leur côté, on n’en sort pas indemne. On est obligé à un moment donné de créer aussi des liens avec ces publics-là ne serait-ce que parce qu’on est aussi acteurs de ce qui se passe globalement dans cette société. On se questionne aussi individuellement sur comment se fait-il que je dois accompagner un jeune gamin aux urgences et qui refuse d’y entrer du coup parce qu’il comprend aussi que sa maman doit venir le chercher et que sa mère ne viendra pas le chercher. Parce que je ne suis pas sa représentante légale et que je suis pas là pour ça. Qu’est-ce qui fait qu’on vit dans un monde où à la fin, il ne termine pas à me dire que finalement c’est bon, il va mettre un peu de cocaïne dans son trou et que ça va aller mieux. Et on parle d’un enfant mineur. Donc oui, bien sûr, on ne peut qu’avoir un regard..En tout cas, l’empathie c’est quelque chose que j’utilise beaucoup dans mes relations et même avec effectivement ces acteurs de réseau qui m’ont donné énormément, quand même, qui me donnent et qui m´ont donné énormément.
Vous écrivez, alors que je vois qu’Emma Fourreau est déjà arrivée, magnifique, et si une eurodéputée, vous voyez, il y a une sorte de professionnalisme chez ce gens-là. Emma, si vous pouviez attendre un tout petit peu, parce qu’on a un petit peu.. Elle fait un petit signe de tête positif. Emma Fourreau c’est une euro-députée LFI qui est en, on peut dire, en guerre avec le Canon français, cette espèce de banquet abominable financée par Sterin, on l'écoutera après, mais pour l’instant, on va rester avec vous quelques instants dans les quartier-Nord. Vous écrivez, je décide d’aller voir le gérant du réseau quartier Nord de Marseille, avec qui j’ai pour habitude d'échanger je lui montre Bordeaux. Bordeaux, c’est un jeune garçon qui est à proximité. Il vient d’arriver dans le quartier, personne ne le connaît. Et vous dites, voilà le dialogue, qui est ce gamin ? Cuba vous répond, c’est un petit qui est venu nous demander de travailler ici. Il est seul, je crois qu’il n’a pas de famille, juste sa tante, sa mère est morte. Il vient de Bordeaux, on l’appelle Bordeaux. Vous répondez, tu sais que sa présence fait beaucoup de bruit ici. Il est très jeune quand même, tu ne penses pas qu’ils n’ont rien à faire ici ? Réponse de Cuba. Il est venu nous demander de l’embaucher. C’est pas nous qu’on a été le chercher. On lui rend service. Alors, je trouve que dans ce passage, il y a beaucoup de choses. D’abord, on voit la confiance que vous réussissez à créer entre ces prolétaires du business et puis ces chefs de rayon du business, parce qu’en fait, il n’y a pas de tête de réseau dans votre livre. On est vraiment au ras du bitume. Et on voit à la fois la cruauté, à la foi une forme de solidarité, un ultra capitalisme absolument invraisemblable à longueur de temps. Donc là, en fait, on lui rend service, on l’a embauché, voilà qu’importe si le mec risque sa vie à tout bout de champ. Et ça amène des questions dans le tchat. Est-ce que vous avez toujours expliqué à tous ces gamins… Parce qu’il y a peu de femmes, vous en parlez, elles ont un rôle parallèle. Est-ce qu’ils savaient que vous alliez écrire sur eux ? Est- ce que vous avez discuté avec eux au moment de l'écriture ?
Alors oui, bien sûr que j’ai toujours été transparente. Quand je me suis intéressée à cette question-là, bon déjà c'était professionnellement, mais quand j’aie commencé à écrire ma thèse, évidemment je leur ai dit que potentiellement un jour j'écrirais sur eux. À la sortie de mon livre, alors j’y ai écrit, Comment dirais-je, j’ai rencontré 295 acteurs des réseaux et donc… Certains sont morts, certains sont encore là. Et évidemment qu'à la sortie de mon bouquin, j’en ai déjà visé le maximum de jeunes qui ont participé à cet ouvrage-là. D’ailleurs, certains l’ont acheté, je ne sais pas s’ils l’on lu, mais en tout cas, je sais qu’un des premiers à avoir acheté mon bouquin, c’est un des gérants. Mais oui, bien sûr, l’idée c'était d'être complètement transparente avec eux et non seulement ça mais c’est aussi un peu rendre aussi l’idée d'écrire ce livre c'était aussi rendre la pareille en essayant de contrebalancer tout ce qui peut exister en termes de champs lexicales qui les désignent en même temps de lois qui sont mises en place pour… Pour les chasser l’espace public et en même temps rappeler que le trafic de drogue est interdit. Donc oui, je vois plutôt ce bouquin-là comme étant une sorte de remerciement plus qu’autre chose.
Franchement, en vrai, le pire, je crois, c’est qu’on fait rien, ça rend fou en vrai de rien faire. On écoute la musique, on fume, mais t’as compris, ça sert un peu à rien. Le temps il passe pas, il passe doucement, comme si tu faisais la queue à la caisse, tu vois comment ? Ah ben dis-moi, que c'était comme ça pendant des heures, dis-toi que c’est comme ça pour des heures et des heures. C’est chaud. Tu vois, quand tu fais la queue, t’entends les gens souffler, dire que c’est long, qu’ils en ont marre, eh ben dis toi que c’est pire encore pour nous. Parce que ça ne se termine pas, on dirait, et c’est donc un guetteur qui vous dit ça, et un ami à lui, à côté de lui, ajoute, ça ne termine, et ça va recommencer demain. C’est effectivement un livre qui tord les clichés, enfin, un certain nombre de clichés. Certains ne sont pas dénués de véracité, mais c’est un ouvrage vraiment rare. Quelqu’un dans le tchat nous dit le livre a l’air trop bien. Je vais essayer de l’acheter. C’est pas qu’il a l’air trop bien, c' est qu' il est trop bien et il est vraiment vraiment très fort. Dernière question, on a parlé des guetteurs, on a parler des dealers, des gérants, vous parlez beaucoup des habitants. Et là, on une cohabitation qui est beaucoup plus nuancée, beaucoup plus subtile que ce qu’on a l’habitude de voir. Si vous deviez nous dire en quelques secondes ce que vous avez envie de raconter par rapport aux liens entre évidemment il y a des liens avec la police etc mais les liens entre les habitants des quartiers et les trafiquants.
Oui, alors j’ai voulu nuancer un peu ce qu’on voit. On dépeint un peu les acteurs des réseaux comme des sortes d’ennemis de l’intérieur dans les cités. Les habitants ne voient pas toujours ces acteurs-là comme des ennemis de l’intérieur. Il y a des relations qui se nouent entre le voisinage et les acteur. Il y à des coups de gueule, évidemment. Il y a parfois de la violence qui est opérée, qu’elle soit physique ou verbale, avec de vrais conflits, parce qu'évidemment, l’occupation des espaces engendre des effets qui peuvent être perçus comme négatifs par les habitants. J’en parle du bruit, des odeurs, etc. Les odeurs de feu parce qu’il fait trop froid, etc. Et pour autant, j’ai vu et je continue de voir, parce que je précise que même si je suis sociologue, je travaille dans les quartiers de Nord depuis maintenant plus de 20 ans. J’ai vécu dans les quartiers Nord. Et j’y vis toujours, d’ailleurs pas dans une cité, mais j' y vis toujours. Les habitants de cité en même temps peuvent se manifester quand il y a des opérations de police un peu trop violentes. Comme je le dis, parfois donner les clés, il est arrivé devant une maman de donner les clefs au guetteur parce que l’enfant devait sortir de l'école. Et la maman ne pouvait pas l’attendre, donc du coup elle donnait ses clés au guetteur pour qu’il les donne ou encore les guetteurs qui aident à porter les cours, se rendre des petits services, etc. Mais de manière très, dans la cohabitation, de manière désintéressée, sachant qu’un guetteur n’a aucune influence dans la manière dont il doit s’organiser le trafic. Donc lui, les relations sont forcément nuancées, elles sont toujours nuancés, enfin les choix sont toujours Nuancés. On n’est pas dans les habitants désespérés qui veulent chasser le trafic de drogue. On n’est pas toujours dans ça. Il peut exister des habitants qui sont dans cette catégorie-là, mais on n’es pas toujours dans cette configuration.
Merci beaucoup, Khadidja je suis désolé, mais c’est ma faute. Ah vous avez des connaissances graves en termes de connexion, mais je ne sais pas comment dire. Je vais essayer de faire une pirouette. Peut-être que le live… Non, je vais dire autrement. Votre fort, c’est le temps long. Voilà. Le truc fabuleux dans votre travail, vraiment je le dis, ça sera la découverte, les prolétaires du business dans l’ordinaire des trafics de drogue. Voilà, votre force est le temps long. Et si les collections speed et live, c’est moins votre force, ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est, j’espère qu’on a donné envie aux gens de feuilleter votre livre, peut-être de l’acheter et aux médias de vous inviter pour apporter une parole, j’allais dire, de l’intérieur, Vraiment, vraiment passionnante et vraiment intéressante et d’ailleurs c'était super intéressant, on répond ça, achetez dit Jimmy Fox, que j’ai vu hier au salon des médias indépendants. Clairement la référence est mise de côté, super travail, voilà le tchat est emballé, c’est l’essentiel.
Merci, merci beaucoup, merci pour votre invitation
Je vous en prie merci à vous, merci à la personne qui vous a aidé techniquement sur ces questions-là. C'était un bonheur de discuter avec vous et puis j’espère qu’on aura l’occasion de se reparler un petit peu plus dans la longueur d’un de ces jours. Merci beaucoup, merci Khadidja Merci, bonne journée, au revoir. Alors, nous allons maintenant inviter notre deuxième invité de la journée. À savoir, Emma Fourreau attention une petite seconde, j’envoie le jingle, hop hop hop, trois à quatre.
Un autre café ? Oui. Cette fois, non, je peux en avoir un de café.
Bonjour, bonjour Emma, est-ce que vous m’entendez ?
Bonjour, oui, je vous entends bien.
Ah, c’est fantastique ! Est-ce que vous avez un assistant pour les vidéos ?
Non, mais non, ça devrait aller.
Non, non, mais c’est parfait, c' est parfait. Non, parce que Kadija, juste avant vous, on a mis 20 minutes à se connecter en direct. C'était un peu, un petit peu compliqué. Merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation au débotté. Je rappelle que vous êtes une jeune, jeune, jeune députée France Insoumise au Parlement européen. Et à Caen votre bonne ville parce qu' vous êtes aussi membre du Conseil municipal. C’est bien ça ? Donc dans l’opposition ? Ou c’est quoi quand ? Oui, c'était la droite. C’est la droite ? La droite ancienne ? Tout doucement.
Les macronistes, les républicains, c’est divers droites, mais en gros, c’est toute la droite ensemble.
Bon, bonne chance. Alors, à Caen lors du passage du Canon français, samedi 18 avril, des militants d’extrême droite locaux se sont livrés en pleine rue à des saluts nazis, accompagnés d’insultes racistes, homophobes. Vous avez recueilli un certain nombre de témoignages. On va y venir. Vous les avez collectés. Vous vous les avez publiés. Une cinquantaine. Et pour expliquer que le canon français, c'était pas exactement ce qu’il voudrait nous raconter. Expliquez-nous l’affaire.
Oui, alors déjà, des jours avant que le canon français se tienne, on avait alerté, notamment au sein du conseil municipal et via les réseaux sociaux, via la presse, pour dire que ce qu’on a pu observer dans la nuit du 18 au 19 avril allait se produire, parce que, pour revenir un peu sur ce qu est le canon Français, c’est des banquets qui sont organisés partout en France, mais avec un actionnaire qui s’appelle Pierre-Edouard Sterin, qui est un milliardaire ouvertement d’extrême droite, qui se qualifie notamment sur l’immigration comme étant plus à droite que l’extrême droite et qui a lancé un projet qui s’appelle Périclès et qui vise à investir 150 millions d’euros en 10 ans pour faire gagner l’extrême droite et donc il met concrètement de l’argent également dans la bataille culturelle. Et ce banquet, c’est une manifestation de cette batailles culturelle pour dire que la France, la vraie, la bonne France, c’est celle qui mange du cochon, qui vient déguiser aux banquets parce qu’ils vendent quand même des bérets, des bretelles parce que ce ne sont pas comme ça que les participants du banquet s’habillent ordinairement Donc on voit que c’est vraiment une France fantasmée. Et lors des précédentes éditions, notamment à Rennes et à Angers, il y avait déjà eu des saluts nazis, des propos racistes, notamment à mort-les-bougnoules à Angers en 2024. Et donc nous, ce qu’on disait, c'était que ça allait se reproduire à Cannes si on autorisait ce banquet, sachant que ce banquet c’est un événement privé mais qui se déroule au parc des expositions et à Caen, c’est une délégation de services publics. Donc le maire avait vraiment une responsabilité sur cet événements et sur son contenu. Et effectivement, ça n’a pas manqué puisque on parle de 4000 personnes qui sont réunies. Et qui boivent de l’alcool à profusion, mais surtout qui ont une obédience politique extrêmement claire, à savoir, pour la plupart, ils sont évidemment d’extrême droite, et on l’a notamment remarqué, parce que quand on a demandé l’interdiction de l'événement, et bien la plupart des gens, et même tous, qui défendaient la tenue de l´événements, c'était des gens issus de la galaxie de l’extrême droite, que ce soit le Média Frontières, que ce soit le Rassemblement National, y compris dans ma permanence, il y a une dame qui est venue quelques jours avant pour dire que c’est une honte que je souhaite l’interdiction de cet événement et qui a fait quatre saluts nazis tout en intimidant mon collaborateur parlementaire, donc ces gens savent très bien où ils sont, savent bien ce qu’ils défendent à travers le banquet. Et donc effectivement, le jour J, c’est 4000 personnes, une bonne partie d’entre eux, sont allées en centre-ville et ont ravagé le centre- ville à la fois parce qu’ils étaient alcoolisés, mais surtout parce qu ils étaient d’extrême droite. Donc il y a eu plusieurs saluts nazis, il y à eu énormément d’intimidations, que ce soit d’ordre raciste, mais aussi misogyne, transphobe et homophobe. Et les témoignages sont massifs et unanimes, que ce soit les consommateurs et les clientes et les clients des bars, mais aussi le personnel des bars notamment les serveurs et les serveuses qui ont vraiment tous dit que c'était leur pire service. Et notamment dans les témoignages, il y a eu des personnes qui me disaient : moi je me maquille souvent et j’ai souvent des regards appuyés. Par contre, c’est la première fois que j’aie peur pour ma vie, qu’on me poursuit ou dès qu’il y avait des personnes racisées, les gens allaient chanter devant eux des chansons sur le cochon et dire mais toi de toute façon t’es pas français. Et des témoignages comme ça, c''est pas anecdotique, c’est pas quelques-uns, c’est vraiment massif, sachant que c'était juste parti d’une story Instagram sur mon compte qui demandait des témoins. Donc ce que j’suis recueillis… On peut imaginer que ce n’est pas la totalité de ce qui s’est passé cette nuit-là.
Alors, j’ai essayé de mettre une vidéo, mais le son était très fort. Je vais la placer ici. Ça fait partie des vidéos que vous avez récoltées. Voilà, c’est celle -ci et donc là on est après le banquet, racontez-nous.
À partir de 17h, les gens du banquet ont commencé à affluer massivement en centre-ville, notamment dans cette rue-là, qui est la rue Écuyer, et donc je recevais avant même l’appel à témoignages des gens qui m'écrivaient déjà pour me dire « je suis en terrasse de telle bar, c’est horrible ce qui se passe, il y a tel chant, il y a tel propos ». Et donc là en l’occurrence c'était quelqu’un qui, depuis déjà des dizaines de minutes, entendait des propos extrêmement graves, donc on lui a demandé de filmer parce qu'évidemment on a besoin aussi de preuves ensuite pour raconter ce qui s’est passé. Et donc là, c’est effectivement des gens qui crient « Bougnoule », sachant que c'était un mot qui est revenu durant toute la soirée à Caen, donc évidemment à caractère raciste, et en plus évidemment de nombreux saluts nazis y compris les serveurs de bar, disaient « Ah bah oui, défiler dans les rues, ils se cachaient même pas quoi ». Donc c'était vraiment pas furtif, c'était assumé, y compris, je pense, parce que le fait qu’on ait demandé l’interdiction, et que ni le maire, ni le préfet n’ait interdit cet événement, ça leur a aussi donné de la force, ils se sont sentis pousser des ailes en se disant mais en fait, on a gagné face à la gauche, on est tout puissants. Et ça s’est aussi du coup ressenti dans les rues, parce que quand la puissance publique les laisse faire, ils prennent la place en fait qu’on leur laisse aussi. Et donc là, en l’occurrence, ils ont vraiment pris toute la place dans les Rues de Caen cette nuit-là avec aucune présence policière. Il n’y avait pas la police municipale. Et donc effectivement, c’est des caennais des caennaises qui ont été laissées seuls face à ce torrent de violence.
Je fais défiler quelques témoignages que vous avez donc recueillis et que vous avez publiés sur votre votre compte Instagram. Ces témoignages vous sont arrivés spontanément ou c’est parce que vous avez commencé à en publier, que ça en a appelé d’autres ? Comment s’est passé cette collecte ?
Alors j’ai eu des premiers témoignages spontanément et c’est là que je me suis dit ok c’est vraiment grave ce qu’il se passe et ça doit se savoir et on ne doit pas laisser passer et donc j' ai publié une story Instagram qui demandait des témoignes c’est comme ça qu’on en a recueilli une cinquantaine qui ensuite sert d’appui pour la presse qu' on va aussi transmettre au procureur de la république parce que j ai fait un signalement article 40 du code de procédure pénale donc c' et quand on entend des propos qui sont condamnables par la loi ou qu on voit des choses condamnable par la loi et donc qu' il m' a demandé précisément les témoignages avec les numéros de téléphone de ces personnes. Donc j’ai commencé aussi à récolter, à demander à ces personnes si elles souhaitaient témoigner face au procureur, et donc il y a de nombreuses personnes qui ont accepté. Donc ça va aussi permettre qu’il y ait une véritable enquête menée par le procureur et pour vraiment pas laisser passer ça, pour pas que ça reste au stade de la presse ou des personnes qui suivent plus ou moins les députés de gauche, mais que ce soit vraiment quelque chose qui puisse aussi faire jurisprudence pour permettre aux autres maires, dans les autres villes, nous avons le courage de dire « OK, stop, on arrête ça, on arrive de participer à cette opération, cette propagande extrême droite, et on arrêt de le mettre au courrier les habitantes et nos habitants et on interdit ces banques. » Et donc c’est aussi pour permettre d’avoir des éléments, parce que le maire de Caen, par exemple, lui, il a dit, quand je lui ai demandé l’interdiction, il l’a dit « Je ne suis pas ravie que cet événement ait lieu à Caen mais en droit, je ne peux rien faire, il n’y a rien qui peut caractériser une atteinte à l’ordre public. Et donc le fait que le procureur se penche sur le dossier, ça pourra peut-être aider les prochains maires à avoir un peu plus de courage politique que le maire de Caen.
De son côté, France 3 Normandie a mené l’enquête et a publié cette enquête. Saluts Nazis, insultes racistes, que s’est-il réellement passé samedi soir dans le centre-ville de Caen ? Et il se trouve que la journaliste, une des journalistes qui avait fait un reportage sur le banquet normand, reportage diffusé le 21 avril, a reçu des menaces et des insultes du style démissionne salle pute, connasse de la même meute d’assassin, notamment il y a Télérama qui en a parlé puisque Radio France a, là aussi, portait plainte et vous-même vous êtes l’objet d’insultes absolument dingues. Je me permets de les mettre puisque vous les avez mis dans votre fil Instagram. Aperçu de mes MP, donc c’est des gens du banquet apolitique entre guillemets puisque c'était comme ça qu’il se désigne le canon français. Et bon enfant, entre guillemets, dites-vous. Alors, je vais lire les trucs, si ça vous dérange pas. Allez-y. Tu mérites une bonne queue bien libérale dans ta chatte Emma. Ferme ta bouche, dégage, te faire secouer en Afrique par tes petits copains de la France islamiste Arnaud et Bagayoko. On ne veut pas de toi ici. Va te pendre, grosse merde, Elefiste sale merde, va te faire violer par Mélenchon, pauvre pute, je te chie à la gueule, salope, gauchiasse de merde, réponse merde, etc. Je me permets de le lire puisque vous les avez publiés et vous avez eu le courage de les publier. On va revenir aux banquets et au canon français, mais dans quel état vous êtes, puisque là, quand même, vous prenez les pires insultes qui soient et des menaces.
Quand on est une femme en politique, on est malheureusement habitué à recevoir ce genre de messages et on se blinde en se disant que de toute façon, ça vient de personnes qu’on ne respecte absolument pas. Et donc ça permet de se dire, bon ça va, mais c’est vrai que quand c'était extrêmement massif, ça finit quand même par atteindre, y compris parce que j'étais beaucoup dans mes messages privés pour recueillir les témoignages. Sauf que je tombais aussi sur tous ces messages d’insultes qui effectivement sont à la fois très violents, mais aussi extrêmement massif, ça avait commencé avant même la tenue du banquet, ça s’est démultiplié après et je pense que c’est important aussi d’alerter parce qu’il joue vraiment dans les médias, y compris les cofondateurs, sur le fait que c’est un banquet bon enfant, apolitique et donc c'était important de montrer que derrière le vernis, c’est absolument pas ça qui se cache et donc montrer que ces banquets sont bien une source de violence que ce soit physiquement ou aussi en ligne et je tiens aussi à apporter tout mon soutien à cette journaliste qui a bien fait son travail et qui est visée pour cette raison-là Et y compris, j’ai vu des stories de gens d’extrême droite, notamment un compte qui défend spécialement le banquet et qui essaie de la décrédibiliser en la reliant à moi, alors qu’on n’a aucun lien elle et moi, mais on voit bien qu' on essaie vraiment de décrédibiliser le travail des journalistes et d’attaquer le discours qui est de dire que oui, c’est un banquet avec des émanations racistes, misogynes. Et donc, c' est important pour moi de montrer ces messages parce qu’il y a aussi une propagande dans les médias, notamment ces news européens,qui visent à faire passer le banquet pour ce qu’il n’est pas et donc c’est important de montrer qui sont les gens qui soutiennent ce banquet et qu’est-ce qu’on nourrit quand on laisse faire ce type de banquets en France.
Alors, je voulais montrer des vidéos du canon français sur leur compte Instagram et je vois qu’elles sont réservées aux adultes et là, je peux pas me connecter, enfin bon bref. Je vais quand même essayer d’en montrer une sur leur comte Twitter parce que je vous remercie pas Emma d’ailleurs, parce que à cause de vous, j’ai vu quand même le sujet que j’ignorais. Je veux dire, on parle pas d’un effet cinématique, voici par exemple un rassemblement, un banquet en Bretagne en 2025. Fin 2025, c’est-à-dire qu’on peut pas dire que ce soit pas populaire, au sens ça attire du monde, ça on peut le dire. Ça s’appelle donc le canon français et ils font régulièrement des banquets qui sont donc payants. Effectivement, vous avez raison, sur leur boutique, on peut acheter des bérets pour faire terroir, on va dire, mais il y a quand même, ils annoncent à chaque fois des 4 000 personnes, des 5 000 personnes. Il y a des super banquets, etc. Enfin, je veux dire, c’est une machine. Vous, vous avez un petit peu enquêté depuis que vous êtes en lutte par rapport à ça ?
Effectivement, ils ont été lancés en 2021, ils prétendent, et c’est possible, avoir rassemblé déjà 100 000 personnes en France hexagonale, donc c'était quand même pas rien. En France, à Caen, ils étaient 4 000, donc on voit bien à chaque fois qu’ils arrivent à attirer énormément de monde. Après, difficile à savoir parmi ces gens qui y viennent de bonne foi, juste en se disant « j’y vais avec mes copains et je vais bien manger », et qui y vont en ayant conscience que c’était un événement d’extrême droite. Après, à Caen, il y a quand même une grosse couverture médiatique pour dénoncer ce banquet, y compris on a des journalistes qui se sont rendus à l’intérieur de ces banquets, donc des reportages vont bientôt sortir et de ce qu’on m’a dit, parmi toutes les personnes interviewées, elles étaient toutes très très orientées à l’extrême droite avec des propos extrêmement choquants, donc on voit bien que c’est quand même très très identifié. Après il faut quand même dire que par exemple sur l'édition de Caen, il y a beaucoup de personnes qui sont reparties en train, donc il y a aussi des habitués de ces banquet qui font le tour de France. Et qui participent à toutes les éditions. Par exemple, les 4000 personnes ne venaient heureusement…
Oui, mais ça, c’est pareil pour les Amfis, je veux dire, chacun affrète des bus militants. Mais non, ce que je veux dire, c’est que si on va voir les vidéos, on voit quand même énormément de monde, alors on précise que du cochon est servi, on précise que dans la FAQ, pour les menus végétariens c'était quand même assez drôle.
Effectivement, il y a une FAQ où il y a quelqu’un qui pose la question « je suis devenue végétarien, est-ce qu’il y a quelque chose pour moi ? » et il dit « ah merci pour votre question, malheureusement, techniquement, on n’a toujours pas trouvé de solution » alors qu’on parle quand même juste de proposer une alternative végétarienne. En quelques années, je pense qu' il y à moyen de trouver un menu qui soit compatible avec ce régime, donc on voit bien que c’est plutôt pour se moquer des végétariens qui sont laissés la question. Dans la FAQ et qu’ils n’ont absolument pas envie de diversifier leur public en diversifiant leurs plats, parce qu’il vise une certaine clientèle très précise qui sont des hommes blancs, plutôt jeunes, avec ce fantasme de la bonne viande, d'être viril, s’est mangé de la viande. Il y a aussi tout cet imaginaire-là. Donc les hommes soja ne sont pas les bienvenus à se banquer et il y a peut-être aussi potentiellement une tonalité anti-religieuse, notamment anti-musulman, donc on voit bien. Qu’ils instrumentalisent la nourriture pour cibler la clientèle et pour donner une certaine image de ce qu’est la France pour eux, mais uniquement dans leur tête. Donc effectivement, s’ils étaient de bonne foi, s’il voulaient simplement organiser des moments conviviaux, il pourrait très bien y avoir de la ratatouille. C’est aussi dans la gastronomie française, mais ils ne le font pas parce que c’est pas ça qui les intéresse. C'était vraiment un appel du pied de l’extrême droite. Et c'était aussi le fait de fédérer tous ces gens. C’était le fait, de les faire rencontrer, de leur donner de la force, donner de force à l’extrême droite dans sa diversité, y compris quand il y a ces banquets, il y a toujours des drapeaux royalistes, des insignes néonazis, etc. Donc les gens savent très bien où ils vont continuer, sachant qu'à une édition, quelqu’un qui est venu avec un drapeau de la CGT, ça lui a été confisqué aussitôt, alors que les drapeaux royalistes ne sont pas confisqués. Donc je pense que c’est très clair l’orientation politique derrière.
Voilà, et là j’ai retrouvé la boutique du canon français où vous voyez les bérets, 39 euros le béret non, voilà, et ça permet donc, bah oui, c’est ça, ouais ouais, ouais. Béret, le canon français, 39 balles, voilà. Et donc l’idée c’est de vendre un maximum de produits dérivés. Alors, il s’est passé quelque chose, j’imagine que vous êtes au courant, peut-être que d’ailleurs vous n'êtes pas tout à fait étrangère à ça, il se trouve qu'à Quimper, le banquier de canon français a été annulé au vu des risques, le banquier du canon français proche de l’extrême-droite est annulée à Quimper. C’est une info de Ici Brest, publiée le samedi 25, c’est-à-dire le samedis dernier. Est-ce que vous êtes au courant ? Qui interdit ou qui annule ce banquet ? Est- ce que vous avez des infos par rapport à ça ?
Oui, j’ai vu ça, il me semble que c’est la maire de Quimper qui refuse la tenue de ce banquet dans sa ville et je salue cette décision parce qu’il s’agit de protéger à la fois les habitants et les habitant de chaque ville et puis aussi de lutter contre l’extrême droite de manière générale, contre la propagation de ses idées, sachant encore une fois que c’est caractérisé qu’ils y aient ensuite des violations de la loi à caractère discriminant. Donc c' est une bonne décision, c’est ce qu' il faut faire et c' est ce que toutes les maires et tous les maires en France doivent faire. Donc on va espérer que cette décision tienne. Mais je pense que c’est une très bonne nouvelle et qu’il faut aussi inverser le rapport de force, que jusqu’ici ils se sentaient extrêmement puissants parce que leur banquette n'était pas annulée. Donc là, il faut montrer que le rapport est en train de changer. Et je pense aussi que c’est pour ça que le cofondateur du canon français a porté plainte, notamment contre Marie Mesmer, mais aussi contre moi. C’est qu’ils essayent de nous faire taire, qu' ils ont peur aussi que cet événement soit menacé. C'était une très bonnes choses et nous n’aurons aucun problème. À défendre notre point de vue en justice parce que j’ai dit que c'était un banquet de la haine, ça n’a pas plu à ce cher monsieur, mais je maintiens évidemment mes propos.
Voilà, il vous accuse de… Qu’est-ce qu’il y a ? Attendez, j’essaie de retrouver. C’est quoi ces accusations ? La plainte, elle porte précisément sur diffamation, c’est ça, voilà. Donc c’est lui et on voit, donc il est invité à CNews et on voit en incrustation le banquet vous voyez, c'était quand même une salle énorme et donc il a décidé de porter plainte. Est-ce que la plainte, vous l’avez reçue ou pas encore ?
Pas encore, mais je sais que Marie Mesmer l’a bien reçue, qu’il y a bien une date pour son procès, donc c’est que j’imagine que ce ne sont pas des paroles en l’air, mais j’attends cette plainte avec impatience, il n’y a pas de problème.
Question assez espiègle du tchat, le canon français, est-ce que c’est un rapport avec Qanon ? Je ne pourrais pas dire, je ne sais pas. Non, je pense pas. Non, non, non. Je ne pense pas, quel est votre agenda par rapport à ça ? Bon alors, donc il va y avoir cette plein temps d’information. Mais de votre côté, est ce que vous avez vous envisagé de continuer à travailler sur cette question-là, essayez de secouer vos camarades de jeu pour voir ce qui est possible pour que ces gens ne se sentent pas tout à fait libres de faire des saluts nazis dans les rues.
Il y a déjà les éléments qu’on va transmettre au procureur de la République, donc avec la récolte des contacts pour qu’il puisse y avoir des témoins directs qui puissent justement rapporter tout ce qu’ils ont vu ou subi. Ensuite, il y aura aussi le prochain conseil municipal de Caen, le 11 avril, où on laissera rien passer, et y compris on exige que le maire rentre des comptes parce qu’ont l’avait averti, et pour autant il n’a ni interdit l'événement ni protéger ensuite les rues de camp le soir, il n’y avait vraiment aucune police municipale, lui ne s’est excusé de rien dans la presse ou via ses réseaux sociaux, et je pense qu’il a vraiment une responsabilité dans cette histoire, donc ce sera important de l’interpeller là-dessus et d’avoir des réponses. Ensuite, on a aussi encore, parce qu’on a trié toutes les vidéos qui sortaient sur Snapchat, un peu partout du canon français, pour voir s’il y avait des saluts nazis, donc on en a malheureusement trouvé, donc on les publiera aussi, on les transmettra aussi à la justice. Donc effectivement, là c’est que le début, le but c' est qu’il ne soit plus les bienvenus dans nos villes et donc c’est bien si, quand on participe à cette mobilisation, sachant qu' il y a eu aussi, quelques jours après, un banquet à trois, ou pareil les Insoumis, avec Sarah François notamment, se sont mobilisés pour dénoncer la tenue de ce banquet. Donc c' important en fait que dès qu’ils s’installent dans une ville, il y ait toujours une contre mobilisation si jamais on n’arrive pas à l’interdire pour quand même débanaliser l’extrême droite, parce que c' es aussi une bataille qui vise à normaliser. Tous les codes de l’extrême-droite, leur comportement et c’est évidemment à ça qu’on s’oppose et donc faire en sorte qu’il n’y ait plus jamais de défilés avec des saluts nazis dans nos rues et surtout j’insiste sur la mise en danger de milliers de personnes et moi c'était surtout lire les témoignages qui me glaçaient parce que à quand on n’a pas l’habitude de ça et donc voir des personnes parce qu’un homme tenait la main d’un autre homme, se faire insulter parce que les femmes se faisaient poursuivre dans la rue. Se faisaient insulter, menacer de mort, enfin c’est quand même des choses extrêmement graves. J’ai reçu à la fois les messages des personnes concernées victimes, mais aussi des messages de parents qui me disaient « mais je suis très inquiète pour mes enfants qui étudient à Caen ». Enfin c'était quand même, voilà, toute une partie de la population qui a été vraiment terrorisée cette nuit-là et je n’exagère pas. L’ambiance dans les rues de Caen, où je suis sortie aussi, était vraiment extrêmement lourde, avec vraiment des grappes de personnes partout dans les rues, et qui étaient très facilement identifiables parce qu’ils avaient tous leur béret. Donc c'était facile en fait de savoir qu’il venait du canon français et qui vraiment se sentait extrêmement fort ce soir-là et surtout qui pensait que leurs propos demeuraient impunis. Et c’est aussi pour ça que nous, on engage toutes ces procédures, c' est pour qu' il n’y ait pas d’impunité et pour qu il n y ait pas de précédent pour les autres banquets et pour que ce n’est pas ce déferlement de violence totalement accepté par les pouvoirs publics.
Emma, il faut que j’apprenne à tenir une matinale, parce que moi je fais toujours des entretiens de deux heures et j’aimerais tellement converser avec vous. J’aimerai parler avec vous de Bruxelles, savoir si les choses changent depuis Orban, depuis que Meloni ça va pas fort,, et voilà. Mais si vous voulez bien, je vous propose de vous réinviter pour une interview plus longue. Et là, il faudrait que je fasse des efforts. Voilà, je je vous invite pour le canon français. Il faut que je reste là-dessus. Néanmoins, puisque je vois que Alain Lewkowicz est déjà dans les loges, c’est notre prochain invité, pour sa remarquable série. Palestine dans l' Histoire, est-ce que vous avez vu la série, documentaire ou pas ?
On m’en a parlé, faut que je la regarde, ouais.
Voilà, mais un petit mot, le tchat me rappelle décidément à tous mes devoirs, puisque sur YouTube, quelqu’un, c’est Panda le pirate. Bon, très bien, Panda le Pirate, qui dit Emma, c’est aussi le courage de tenter de briser le blocus de Gaza avec un emprisonnement dans une prison israélienne. Total soutien à une députée exemplaire qui nous donne de la force. Merci beaucoup. Donc, vraiment, vous êtes faites pour une convocation en bonne et due forme au poste. Merci beaucoup. Merci beaucoup d'être venue. Bon courage à vous. C'était un plaisir de converser avec vous. Je suis désolé d’être obligé d'écourter, mais voilà, c’est les aléas du direct des matinales. Merci beaucoup, bon courage dans le flot d’injures et d’insultes que vous subissez. Et je vous dis à très bientôt. À bientôt. Merci beaucoup. Voilà, chers amis, je vais donc maintenant proposer à Alain. Alors Alain, bonjour Alain vous êtes à l’antenne. Attention Alain !
Bonjour David Dufresne, merci de m’avoir invité à parler de cette série.
Je vous en prie, je suis incapable de prononcer votre nom.
Lefkovitch.
Lewkowicz, très bien et pourtant je l’ai entendu parce que ça fait 30 ans que sur Radio France vous faites des documentaires, à la télévision aussi, on est bien d’accord, vous n'êtes pas un perdreau de l’année. Alors par contre, c’est marrant comme réalisateur, vous avez pas apporté beaucoup de soins au son, on ne vous entend pas très très bien mon cher Alain.
Pourtant, là c’est mieux. C’est pareil.
Voilà, très bien. Est-ce que vous accepteriez que je mette la bande annonce qui est en fait le début du premier volet parce que tout le monde n’a pas vu cette, et je pèse, remarquable série Palestine, une histoire, ça va durer deux minutes. Et ensuite, on va pouvoir parler, mais d’abord en deux mots, si vous deviez résumer votre travail avec cette série de trois documentaires, d’une heure disponible actuellement sur la plateforme de France Télé. Si je dis que c’est une contre-histoire, est-ce que ça vous va ?
Moi ça me va, c’est une petite histoire en effet, parce qu’on n’a pas l’habitude de l’entendre et qu' on a toujours en gros une version de l’histoire, enfin l’histoire vue d’un certain point de vue. Donc on a décidé de changer ce point de vu et pour résumer, en fait on raconte l’Histoire de ce territoire qu’ont appelle la Palestine depuis des siècles et des siècles. Voilà, donc on raconte vraiment l’histoire de ce territoire qu’on appelle Palestine et qui est depuis à peu près 150 ans une caisse de résonance pour le monde entier. Chaque individu aujourd’hui né sur terre a forcément entendu parler de la Palestine, on est tous nés avec la Palestine et donc qui nous a semblé totalement légitime nécessaires, contenus du contexte international et notamment au Proche-Orient, de raconter une série, de raconter ce que c’est que cette terre qu’on l’appelle Palestine depuis toujours.
Je vous propose de regarder donc la bande-annonce, la bande annonce, les premières minutes du premier volet et on se retrouve juste après, Alain, pour discuter, on va dire une petite vingtaine de minutes, je préviens, le prochain invité qui est déjà en loge, mais c’est le bordel ce matin, mais ce n’est pas grave, c' est comme ça que c’est bon, je mets la bande annonce. Merci Alain. Merci beaucoup.
J’ai eu l’ombre Toute mon enfance, j’ai grandi leur jeunesse à Haïfa. Et mes collègues, tout le temps ils parlent de la belle époque qu’il y avait dans leurs jeunes, dans Haïfa. Donc, j'étais toujours… je leur demandais toujours, vous n’avez pas de photos, pas de documents ? Les filles m’ont montré qu’elle était petite Cette histoire ne concerne pas seulement ma famille mais celle de tout un peuple. Quelle est l’histoire du peuple palestinien ? La Palestine, la Terre Sainte, est importante pour des milliards de personnes. Donc le monde entier est impliqué dans l'écriture de notre histoire. Même si on ne porte pas d’armes, notre vie de palestinien est un combat constant, du jour de notre naissance jusqu'à notre mort. Aujourd’hui, la Palestine est l’un des derniers états colonisés et occupés de la planète. Les diplomaties, la géopolitique, la réal politique ne cessent de se cogner sur la Palestine et sur les Palestiniens depuis plus d’un siècle parce qu’en permanence la Palestine, son destin c’est d'être oblitérée, oubliée, ensevelie et en fait elle est toujours là.
Voilà, je mets mon micro, il y a un petit bruit de machine à café, mais c’est pas grave. Voilà, le tchat, alors ceux qui ont vu le film en direct disent comme cela, le documentaire est fou, vu en direct dimanche dernier mais je vais le regarder à nouveau, c’est sûr. Il y a Témorophile qui dit, au moins ça dit les termes. Et il y a d’autres, très intéressant, il y à d’autre d’autres points de vue, voilà dans le tchat qu’on va évoquer.
01 :39 :07] J’ai une amie qui vient de m’envoyer un message en disant qu’elle n’avait pas compris pourquoi c'était une contre-histoire, alors peut-être je vais préciser.
Oui, ben j’allais y venir, oui oui allez-y, allez-y.
Depuis 33 ans, depuis le film de Simone Bitton, il y a 33 ans qui avait été utilisé à l'époque, je me souviens bien, sur Arte, il me semble. Il n’y avait pas eu de film qui raconte l’histoire de la Palestine du point de vue du territoire de la Palestine. C’est en ça que c’est une contre-histoire, c' est-à-dire que le narratif qu’on a depuis toujours,on parle des Palestiniens mais d’Israël et on va regarder les Palestiniens et on analyse la situation souvent à l’aune du conflit israélo-palestinien. Nous ce n’est pas ce qu’on a voulu faire dans le sens où l’histoire de la Palestine ne saurait se résumer à l’histoire d' Israël. La Palestine c’est encore une fois un territoire connu depuis l’antiquité et donc on raconter l’histoire de ce territoire et non pas l’Histoire d’un conflit qui a été raconté des dizaines de fois.
Voilà. Alors, le tchat qui est toujours espiègle et perspicace avait saisi le petit clin d'œil à Howard Zinn et sa contre-histoire des États-Unis, c’est-à-dire l’idée de raconter l’histoire d’un autre point de vue que celui qui est en règle générale donné. C'était ça. C’est à dire le point de vu du dominé, on va dire, pour aller très vite. Ça ne veut pas dire que le point de vue du dominant n’est pas à entendre, n' est pas à écouter, mais ça veut dire simplement, voilà, il faut rétablir un petit peu les choses. Et j’ai l’impression que c’est tout le sens de votre travail ici, c' est de dire, voilà, y a un écosystème qui existe, d’organisation du récit. Et dans cet écosystème, il manque peut-être des petites choses et vous voulez les apporter. Est-ce que je me trompe si c’est ça ou pas ?
C’est ça, c’est-à-dire que nous, on s’est dit comment allons-nous raconter l’histoire de ce territoire sans tomber dans tous les pièges que tout le monde attend allègrement qu’on tombe dans ces piège et en fait c'était facile de tomber dans tous ces piège narratifs. Souvent les gens vous enferment dans une dialectique, je vous donne un exemple, mais quand je disais autour de moi que je faisais un film sur la Palestine, les gens disaient, ah non t’es allé à Gaza. Alors je disait, bah non, on peut pas aller à Gaza, parce que depuis cet octobre on ne peut plus aller à Gaza. Alors les gens me demandaient, mais t’est allé où ? Donc il y a un problème de méconnaissance, il y à un problème, enfin les gens en gros ne savent pas ce que c’est que la Palestine aujourd’hui. On ne sait pas qu'à Palestine c’est Gaza, la Cisjordanie et la Jérusalem-Est, mais peu de gens le savent quand on discute autour de nous. Les gens ne savent pas vraiment ce que c'était que la Palestine
Alors précisément, Alain, votre travail est en trois volets. On doit tout de suite préciser que vous appuyez sur des conseillers historiques, Denis Charbi, Henri Lorentz, Vincent Lemire et J. Anne Sphère et un certain nombre de témoins dont on va parler voilà, c’est un triptyque. Premiers triptyque Une terre et des peuples, 1840-1947, la Palestine, carrefour des peuples sous domination ottomane, puis dans le viseur des empires russes, austro-hongrois, français, britannique et du projectionniste dont vous parlez et qui nous permet de voir que le projectionnistes du 19e siècle n’est pas forcément celui du 21e siècle. En tout cas, ce n'était pas dit de la même manière, etc. C’est quand même très, très important. Mes questions ! Question à deux balles Alain, pourquoi 1840 ? Comment on se dit, j’imagine pour vous ça dû être terrible de se dire voilà on va commencer à une date, comment on peut commencer une date ? Parce que c’est tout le problème.
Alors 1840, on va dire 1840 ça marque cette période de l’histoire où la Palestine redevient pour les puissances occidentales un enjeu. La Palestine disparaît à peu près des enjeux internationaux à la fin de la Troisième Croisade et puis certains appellent à partir de ce moment-là à Jérusalem la Belle Endormie. C’est une ville qui ne fait plus partie au fil du temps des grandes routes commerciales qui se sont déplacées plus vers le littoral avec les ports de gazage, affaires, Haïfa, etc. Donc c’est finalement une ville dans laquelle viennent des pèlerins du monde entier qui vont s’y installer, fonder des familles, travailler et peut-être y mourir. Certainement ils moururent d’ailleurs, puisqu’en fait ils y viennent et ils y restent. Et 1840, ça marque un renouveau chez les évangéliques des millénaristes, c’est-à-dire que les millénariste anglo-saxons voient dans la révolution française, dans la perte de pouvoir des religieux au profit des laïcs, des signes avant-coureurs des temps messianiques. Donc, c’est les évangéliques qui vont inventer, par exemple, cette formule d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre, parce que le but c'était de faire revenir sur terre Jésus qui va donc nous apporter mille ans de bonheur. Mais pour que Jésus revienne pour nous apporté mille an de bon heur, il faut que les Juifs repartent dans cette Palestine biblique. Donc, on va commencer, à ce moment-là, à développer cette idée que c’est une terre sans peuples pour un peuple sans terre. Une terre sans peuple qui n’attend plus que son peuple rédempteur pour renaître. Et puis 1840, ça correspond également à la suite d’un grand mouvement archéologique lancé par Napoléon ? Oui. On a découvert les sites archéologiques égyptiens et donc d’un seul coup on s’est dit on a découverte Rome, Athènes et maintenant on va découvrir la Bible. Et donc il y a une profusion d’archéologues qui viennent de toutes les confessions possibles et imaginables et notamment chrétiennes qui vont se mettre à fouiller la Palestine partout et à la recherche d’une preuve par le terrain des lieux cités dans la Et donc on va fabriquer une Palestine biblique et on va positionner les lieux de la Bible sur toutes ces cartes. Donc 1840 c’est un peu l'émergence aussi d’un point de vue économique, c'était la première évolution industrielle, c’était le bateau à vapeur, c’est les voyages qui se démocratisent, enfin on peut transporter les marchandises un peu plus loin. Qu’avec des bateaux traditionnels, donc 1040, 1050, c’est quand même un bouleversement mondial dans lequel la Palestine devient un enjeu à la fois religieux, puisque c'était la terre trois fois sainte, mais aussi économique.
Est-ce que c’est aussi, pour vous, documentariste et documentariste, alors à ce moment-là audiovisuel, donc vidéo, est-ce aussi la question du document, de la photographie, des archives filmiques qui vont arriver un peu plus tard ? Il y a un certain nombre d’images que moi je découvrais et je pense qu’il y en a un qui sont totalement inédites. Est-ce que c’est aussi ça ? C’est-à-dire que c’est quand même il y a cet impératif d’avoir des choses à montrer qui vous amène à vous dire « Je démarre au 19ème où il y a le début de la photo » et ainsi de suite.
Bien sûr, parce que l’image, on a fait un gros travail avec Luce Mondamonval, donc celle qui s’est occupée d’aller fouiller, fouiller et dénicher toutes les archives formidables qu’il y a dans ces trois épisodes
Toujours rendre hommage aux documentalistes qui aident les documentaristes, car les documentaliste ne seraient rien sans les documentalistes. On est d’accord alors ?
Et aux monteurs également
Parlons pas de ça là !
Donc il fallait qu’on montre une Palestine inédite, c’est-à-dire qu'à partir du moment où on savait et on sait que la Palestine c'était pas intéressant peuple pour un peuple sans terre, donc il fallait que l’on montrent cette Palestine qui finalement jure un petit peu avec les images qu’ont l’habitude de voir sur cette Palestine. Les images de propagande, qu’elles soient britanniques ou sionistes à l'époque, On parle d’abord du XIXe siècle, c’est la photo. Alors la photo, avec les frères de mon fils par exemple. Ils vont aller en Palestine et on va fabriquer une image de cette Palestine comme étant une Palestine figée, une Palestine biblique, on lie et on efface toute l’urbanité de ce territoire pour ne montrer que des populations arabes un petit peu isolées dans des zones désertiques avec quelques chameaux, quelques chèvres, quelques moutons. Et puis un jour les sionistes arrivent et là, alors là, le désert devient une oasis, bon c’est pas comme ça vraiment que ça s’est passé, c'était pas de la façon dont ça s’est passé donc pour montrer que la Palestine c’était ni une terre sans peuple, ni une Terre totalement désertique, il a fallu qu’on fasse un gros travail de recherche d’archives pour montrer cette Palestine du 19ème siècle où aucune terre n’est en jachère. Où il y a une industrie, où il y a une agriculture, où y a une aristocratie gérée par des grandes familles palestiniennes, où il y à une bourgeoisie, où y a un prolétariat, où il y un lumpenprolétariat. Donc c’est une économie florissante, les ports de Gaza, Jaffa, Haïfa envoient la nourriture des oranges, notamment.
Les oranges, voilà, il y a tout un passage sur les oranges de Jaffa. C’est assez extraordinaire avec cette peau plus résistante et qui permet aux oranges d'être exportés vers l’Europe, si je vous ai bien compris.
Au moment de la guerre de succession, en Californie, il n’y a plus d’oranges. C’est les oranges de Palestine qui arrivent en Californie. Parce que justement, cette peau épaisse leur permet de voyager beaucoup plus longtemps et dans les meilleures conditions de conservation. C' est une terre prospère, c’est une terre riche, c’est une Terre prospère, c' est un carrefour commercial où se croisent toutes les populations arabes des provinces d’Arabes de l’Empire Ottoman. Donc c’est une terre à la fois fertile, riche, poissonnante, un carrefour commercial, mais ce n’est pas du tout l’image qu’on en montre en Occident, parce qu’en Occident on a envie d’avoir, on a fait la même chose avec l’Algérie, on a tous ces peintres orientalistes qui ont fantasmé la réalité de ce qu’ils voyaient en Palestine, la Palestine n’a pas échappé à cet orientalisme, on a fabriqué des images qui correspondaient au regard que l’Occident avait envie d’avoir sur la Palestine, à savoir Encore une fois, ce pays est resté figé au temps du bleu.
Alors, on est obligé d’avancer un petit peu à l’un. Il y a le deuxième volet, l'épisode 2. Donc, le premier s'étant arrêté en 47, on voit bien qu’on démarre en 48. C’est désormais bien connu, mais quand même il faut rappeler la nakba, la catastrophe de 1948, on est après la Deuxième Guerre mondiale. Un certain nombre de juifs arrivent en terre palestinienne et il y a un historien qui va chiffrer le préjudice dans votre documentaire pour les palestiniens, à hauteur de 750 milliards de dollars. Je ne sais pas exactement ce que ça signifie, mais ça donne un ordre d'échelle, vous vous racontez, voilà, toute la compliquée, le foutoir, le foutoir que c’est, au sortir de la guerre, la mauvaise conscience de l’Occident et puis, finalement, des méthodes coloniales les plus terribles.
En fait, ce qui se passe, c’est qu’il y a eu des émeutes en Palestine entre 1936 et 1939 parce que de plus en plus de juifs, poussés par la montée du nazisme, viennent en Palestine. Et donc, ça provoque un déséquilibre économique. Plus il y a de juif qui arrive en Palestine, moins il y aura de travail pour les Palestiniens parce que ces juifs doivent être absorbés par l'économie locale. Donc, ça provoque des tensions entre les communautés. Donc, les anglais disent, ah, il faut limiter l’immigration juive. Tout le monde se rappelle de l'épisode de ce bateau, qui s’appelle Exodus, où chargé à bloc de rescapés de la Shoah, qui est empêché d’arriver en Palestine par les anglais et qui vont repartir ensuite se retrouver dans des camps à Chypre. Et ces images, elles vont bouleverser le monde. Ce n’est pas tellement la mauvaise conscience de l’Occident d’avoir laissé faire la Shoah qui fait qu’on va permettre aux sionistes de créer l'état d’Israël. C’est plutôt la situation des rescapés de la Shoah. Ces images montrent l’horreur sur ces bateaux, la guerre est finie. On a commencé à voir les premières images des camps. Et donc on se dit mais c’est l’horreur, ils sortent des camps, ils se retrouvent sur des bateaux, dans des conditions sanitaires horribles, ils se retrouve dans des camps à Chypre. Bon, à l’opinion publique internationale, due aux Anglais, ce n’est pas possible, il faut les laisser arriver en Palestine, mais les Anglais savent très bien qu’une arrivée massive de Juifs sur le territoire palestinien va déclencher des émeutes.
Un peuple sans terre, c’est l'épisode 2 donc, qui démarre avec la Nakba. On voit arriver dans les années 50-60 un Égyptien, enfin quelqu’un d’origine égyptienne qui va être très important dans l’histoire palestinienne, c'était Yasser Arafat. On entend Vincent Lemire, l’historien, auteur d’une bande dessinée fameuse, qui parle de re-palestiner la Palestine contre l’instrumentalisation par les pays arabes de cette question-là. On est au cœur, là, dans les années 60, 70, on est au cœur de la problématique et de ce qu’on paye encore aujourd’hui, puisque je vais vite, hein, mais je regarde mes notes. 1967, la fameuse guerre de 1967, avec cette doctrine israélienne qui se met en place, qu’on connaît aujourd’hui, qui consiste à frapper le premier, en fait. À bombarder le premier. À attaquer le premier… Est-ce que vous pouvez nous parler de ce moment-là, par rapport à ce qui se passe aujourd’hui ?
En fait, en 1967, c’est l'époque où le fond de l’air est rouge et donc beaucoup de palestiniens s’engagent dans le nationalisme révolutionnaire, bon, ce n’est pas encore massif, ça viendra un peu plus tard, mais néanmoins les palestiniens harcèlent Israël en lançant des attaques. Soit local soit préparant des attaques à dimension plutôt internationale et donc pour en finir avec cette politique d’arasement violent de la part des membres du Fatha et de l’OLP, enfin de tous les partis des groupes affiliés à l’OLP Israël va prendre les devants et va déclencher donc la guerre la guerre des six jours et donc va porter la guerre sur le territoire des autres plutôt que d’attendre que la guerre soit portée sur son propre territoire. Effectivement, en quelques jours seulement, Israël va annihiler les armées de 40 millions d’Arabes, ce qui va être considéré comme un échec absolu et que les Palestiniens vont vivre. En tout cas, les jeunes Palestiniens qui sont nés au moment de la nakba, qui ont, à ce moment-là, une vingtaine d’années. Ils vont avoir un sentiment d’humiliation absolue, c’est-à-dire que, une fois de plus, ce petit pays, Israël, va humilier les armées de plusieurs pays arabes qui ont été défaits en très peu de temps, et ces jeunes-là vont vivre ça comme une humiliation absolu ces jeunes qui vont dès lors s’investir massivement. Dans la lutte révolutionnaire de libération nationale auprès de Yasser Arafat. C’est vraiment le début, les prémices du nationalisme palestinien, telle, enfin version Arafat on va dire.
Version Arafat, puisque après il y a ce qu’on connaît aujourd’hui, la version religieuse, celle du Hamas, qui est en opposition en fait à celle d’Arafat. Et là, ça c’est l'épisode 3, un territoire en miette où vous parlez des accords d’Oslo de 1993, de la montée du Hamas d’abord comme un mouvement social qui lutte contre la faim, qui lutte contre le chômage. Et qui devient de plus en plus un contre-poids à l’OLP d’Arafat, avec la question de savoir si ça a rangé l'État d’Israël, que l’OLP est un concurrent, on va dire, direct. Il y a le coup de poker d' Arafat en 88, enfin voilà, il y a absolument toute l’histoire condensée. Est-ce qu’il y a quelque chose que… Vous n’avez pas pu dire que vous pourriez dire là aujourd’hui parce que vous n’aviez pas les images, parce que n’avais pas les droits des images, parce que ne vous aviez pas le temps, qui vous manque dans cette série ?
La chose qu’on aurait pu dire, mais on n’a effectivement pas eu le temps de le développer vraiment, c’est que, en fait, vous dites que la méthode du Hamas s’oppose à celle de l’OLP, pas forcément, c' est à dire que l' OLP, enfin, le Hamas a fait du social, pourquoi ? Parce qu’Israël n' a pas rempli ses obligations, c est à-dire un pays qui colonise un territoire se doit de subvenir aux besoins élémentaires de la population qui se situe dans ce territoire hors Israël. Il était bien content d’avoir le Hamas qui faisait ça à sa place. Et par ailleurs, ce qui est intéressant et ce qu’on n’a pas pu vraiment développer, mais c’est vraiment très intéressant, c'était qu’Israël a toujours joué la carte du Hamas contre celle de l’OLP. Donc Israël a joué la carte du Hamas contre l’OLP, pourquoi ? Parce que l’OLP finalement acceptait de négocier avec Israël et il y avait un plan de partage, alors c’est 70 % ou 22 % etc, mais dans le processus de paix que vous rappeliez, Oslo il y a eu cet espoir Un jour peut-être on aura un état palestinien, même si rien n’est dit sur cette question dans les accords de flot. Alors que pour le Hamas, la Palestine est une et indivisible. Et donc quand Arafat en 1988 renonce à 78 % de la Palestine, c’est un coup de poignard dans le dos de beaucoup de palestiniens et notamment du Hamas pour qui, je vous à elle. Mais au moins c'était un ennemi complètement identifié avec qui il ne fallait pas négocier puisque c’est un mouvement terroriste et de toute façon il fallait éliminer puisque lui-même voulait notre élimination. Alors qu’Arafat était prêt à négocié, Arafat a été prêt à négocier jusqu'à la création de deux états, un état israélien et un états palestinien. Donc Israël a constamment joué la carte du Hamas contre l’OLP. Mais le Hamas a finalement fait la même chose que Yasser Arafat 40 ans plus tôt, c’est-à-dire que le Hamas a réussi à souder la société palestinienne, la rue palestinienne autour de la lutte armée, comme l’avait fait Arafat 40 ans plutôt. Aujourd’hui, avant le 7 octobre, Yarki As-Sinouar, l’architecte du 7 octobre, avait compris qu’il fallait arrêter de s’adresser uniquement aux membres du Hamas, et qu’il fallait s’adresser à tous Ça a marché et on s’est rendu compte que Yarkati Noir non seulement avait réussi à unifier la rue palestinienne, mais autour de la même chose qu’Arafat, à savoir la lutte armée.
Vous parliez à l’instant de lutte armée et dans le documentaire. Alors cette fois-ci, dans le deuxième épisode, vous avez retrouvé Laila Khaled. Est-ce que vous pourriez nous parler d’elle ? Parce que c’est un personnage extrêmement important.
C’est un personnage important je l’ai rencontré à Amman.
Alors comment vous avez fait pour la retrouver ? Et rappelez qui elle est !
Alors, Leila Khaled, c’est une enfant d’abord de la Nakba puisqu’elle a 4 ans lorsqu’elle est chassée de chez elle, donc elle part avec sa mère sur les routes, avec des centaines de milliers d’autres Palestiniens, et elle part au Liban. Et puis elle va finir par grandir, elle va être élevée avec sa famille, mais elle va aller à l'école dans des camps de réfugiés et là elle va être un petit peu formatée à la Révolution Nationale. Et puis elle va à l'âge de 20 ans, non même pas, à l´âge 16-17 ans, elle va s’engager dans le SPLT de Georges Havache et puis elle se former aux techniques de guérilla dans un camp d’entraînement au Liban. Jusqu’au jour où on lui demande de détourner un avion, le but étant de prendre en otage les passagers de l’avion en vue de faire libérer des prisonniers palestiniens qui sont dans les geôles israéliennes et donc Layla Khaled va être la première palestinienne à détourné un avions en 1969 Rome Tél Aviv de la TWA, donc elle va monter dans l’avion faire faire un petit tour au dessus de Haïfa, puisqu’elle est originaire de Haïfa mais de dire qu’on est chez elle, elle voulait revoir sa vie, donc elle demande au pilote de faire un petit tour de Haïfa et puis ensuite ils vont décider d’atterrir à Damas et de faire descendre les passagers de l’avion et de faire exploser l' avion. Alors c’est intéressant parce que c'était le premier détournement d’avion de l’histoire de la révolution nationale palestinienne. Il n’y a pas une mort, puisqu’elle a fait descendre tous les passagers. Elle s’est fait arrêter l’année d’après pour avoir retenté de faire un deuxième détournement d’avion, mais en ayant subi quelques retouches sur son visage. Néanmoins elle s'était arrêtée, elle a été emprisonnée quelques semaines, puis libérée en échange d’occidentaux entre les mains du FPLP. Et puis elle est devenue l’égérie de la résistance palestinienne puisque c’est une femme que la planète entière avait à l'époque J’eus et revus puisqu’elle a fait la une de beaucoup de magazines et puis depuis elle n’a cessé de militer, bon elle est installée à Amman, maintenant c’est une vieille dame Et je l’ai rencontré sur place grâce à une autre Palestine à peu près de la même génération qui elle qui est également un personnage du film et qui va rejoindre la lutte palestinienne mais pas avec des armes mais avec des caméras parce que la question du narratif, la question de l’histoire, la question des archives, elle est fondamentale. Il faut documenter la vie palestinienne, il faut documenté la vie dans les camps, il faut documentée la vie des écoles, la vie de femmes, la vie des hommes, la vue des combattants il faut documents tout ça parce que c’est l’Histoire du peuple Palestinien On sait que c’est en général le vainqueur qui raconte l’histoire. Et donc là, les Palestiniens, s’ils veulent raconter leur histoire, il faut que j’ai des archives, il faut qu’ils appuient sur un certain nombre d’archives. Or, c’est compliqué depuis 1948, c’est extrêmement compliqué pour les Palestiniennes de garder leurs archives personnelles. À chaque fois qu’il y a des guerres, comme on l’a vu à Gaza plusieurs reprises, la première chose que font les Israéliens, c´est de brûler les photos. Parce que quand on brûle les photos, on brule les souvenirs, on brûle les archives personnelles, on brûle la mémoire d’une famille. Et donc l’idée aujourd’hui pour les palestiniens c’est de raconter leur propre histoire et ils vont la raconter par le bas. C’est-à-dire qu’on fait du porte à porte, il y a un certain nombre de gens de la société civile ou des artistes, ou des sociologues, ou les politologues qui vont taper à la porte des gens et dire bonjour vous avez des photos, vous avez un acte de naissance, un actes de propriété, des journaux intimes, etc. Et ainsi on peut recréer, reconstituer des armes généalogiques des familles palestiniennes dans différents villages, dans différentes villes, et ainsi raconter l’histoire palestinienne par le bas.
Alain, il y a Thomas qui nous attend patiemment et je le remercie. Je voudrais quand même aborder avec vous un petit point. Vous avez parlé d’archives et là, j’ai vraiment la question détestable qu’on ne supporte pas d’entendre quand on est documentariste, mais je vous la fais quand même. Il m’a manqué une image, et j’aimerais vous demander pourquoi, mais c’est en toute bienveillance que je vous le dis. Moi, je m’attendais à ces fameuses images tournées en 2000 par l'équipe de Charles Enderlin de France 2, la mort de ce petit garçon, Mohamed Aldoura, je crois. Je m’attendais à ce qu’il y ait cette image, puisque vous nous racontez formidablement d’ailleurs les deux Intifada. Est-ce que je peux vous demander, si cette question s’est posée, à vous, de mettre cette image, de ne pas la mettre, pourquoi ? Est-ce que je reste sur un souvenir d’il y a 25 ans, un traumatisme personnel, on va dire, comme beaucoup de gens, j’imagine, qui ont regardé cette image, mais qui au regard de l’histoire n’est peut-être pas aussi important. Voilà, imagine, on est en salle de montage. Expliquez-moi pourquoi vous ne prenez pas l’image.
On ne prend pas l’image parce que nous on est dans un film d’histoire et alors c’est peut-être pas la réponse la plus intelligente, non on s’est pas posé la question de prendre cette image ou pas, on s’est dit bon il faut parler d’intifada, reparler de cette image ça veut dire la recontextualiser.
Oui, oui, c’est compliqué.
Et c’est compliqué parce que ça prend du temps dans un film de contextualiser quelque chose. Ça prend plusieurs minutes parfois. Et donc, ça voulait dire faire le focus sur ce drame. Cette photo, elle a fait le tour du monde. Et ça mettait en cause Charles Enderlin, il y avait quand même une histoire autour de cette image et une polémique entre France Télévisions et Charles Enderlin et nous on n’avait pas du tout envie de rentrer là-dedans.
Excellente réponse Alain, tout va bien. Non mais je pense que c’est bien de le dire parce que j’ai cru… J’ai un copain qui a eu le même sentiment que moi et je suis content de votre réponse, voilà, vous l’avez donnée, je pense c'était la bonne réponse. Effectivement, parfois, c' est un mal pour un bien, parce que sinon, on passe trois minutes à contextualiser quelque chose. C’est une image qui a suscité tellement de débats qu’elle pourrait occulter le sens global, le souffle du récit on va dire, c’est ça.
Cette image à elle seule ne pouvait pas résumer l’intifada parce que oui, c’est une image effectivement abominable, on voit cet enfant tué en direct par un sniper israélien, bon c'était dramatique mais c’est comme on a décidé aussi de ne pas montrer par exemple les victimes du 7 octobre en Israël et on n’a pas voulu montrer non plus les victimes de la riposte israélienne à Gaza. Parce que ça reste des images encore d’actualité, si vous voulez, bien qu’on ait montré les victimes des émeutes de 1926 ou les massacres de Sabra et Chatila. Mais là, on est dans de l’archive, on a considéré que le 7 octobre, c'était pas tout à fait encore de l´histoire, mais encore d´actualité et que la riposte à Gaza, on était encore dans le temps des journalistes et pas tout a fait encore dans les temps des historiens. Par contre, on a montré la suicide, la stupéfaction et on a montré de la destruction, mais pas forcément les victimes.
Merci beaucoup Alain, est-ce qu’il y a des chances de pouvoir assister à des débats publics, des visionnages ? Est-ce que vous allez aller dans les écoles ? Voilà, si on veut vous rencontrer pour vous remercier, en chair et en os, comment ça va se passer ?
Alors, on communiquera, comme il se doit, sur les réseaux au moment opportun, mais il va y avoir des séances de projection à l’Institut du monde arabe, avec des tables rondes organisées, table rondes auxquelles tout le monde peut participer, donc venir débattre avec moi, avec Vincent Lemire, avec Henri Laurence. Et puis, effectivement, j’aimerais que cette série circule dans les écoles. C’est prévu, après nous on a voulu un outil pédagogique, c'était vrai qu’on voit dans le monde entier toute une jeunesse descendre dans la rue pour défendre la cause palestinienne et on s’est dit, nous on veut donner à ces jeunes, et au moins jeunes aussi parce que beaucoup de gens croient connaître cette histoire sans vraiment la connaître, l’objectif c'était, voilà vous descendez dans la rue, vous comprenez pourquoi maintenant vous descendez dans la rue
Merci beaucoup Alain, voilà une phrase bien aupostienne que vous venez de prononcer. Je vous remercie de votre venue et de votre boulot. Voilà, merci à vous, merci beaucoup pour le taf. En tout cas très contente qu’un tel documentaire passe sur France Télé. Vous dîtes excellent, vous dîtes émerveillant, merci Alain. Vous dit M. Yugi, c’est encore bravo pour le taf, etc.
Merci à tous vos internautes et merci à vous David. Merci à tout le monde.
C’est une belle semaine pour vous qui démarre. Voilà, merci beaucoup Alain.
Merci, à bientôt.
A bientôt, merci beaucoup. Oh, j’ai coupé, au revoir. Mais il a dit au revoir, il l’a dit. Excusez-moi, j’suis coupé. Je suis tout seul, ça fait plus de deux heures. Je suis fatigué et je vois que nous avons le jeune Thomas Gourdy qui est là. J’envoie un petit jingle. Et ce sera notre dernier invité, le quatrième. Donc voilà donc une matinale où il y avait au départ pas d’invités, qui duraient deux heures. Maintenant, il y a quatre invités et ça dure plus de deux heures ! L’enfer sur Terre, ça s’appelle au poste.
Tu parles à moi ? T’es en train de me parler ? T’es en train de me parler ? Mais qui est-ce que tu parles ? Tu parles de moi ? Je suis le seul ici. Who the fuck do you think you’re talking ?
Alors, avant de faire venir Thomas, je voulais préciser une petite chose. J’ai vu Euryale vous demander à raison d’aller parler ailleurs de BHL. Objectivement, les amis, il faut pas déconner sur ces questions-là. Il faut pas sur ces questions-la, pas de la moindre prise au moindre antisémitisme. Quand on parle de la Palestine, on n’est pas obligé de dire du mal de BHL. C’est insupportable, c’est absolument insupportable. Voilà, merci à Euryale d’avoir réagi tout à l’heure. Voilà, et par ailleurs, je vous invite vraiment à aller voir le travail d’Alain parce que c’est vraiment un magnifique travail, il est bien entouré de documentalistes, de monteurs, etc. Mais vraiment c’est un très très beau travail. Il parle souvent, il l’a d’ailleurs fait dans l’interview de travail pédagogique, et effectivement pour moi le documentaire, c'était aussi, aussi avant tout, un outil pédagogique. Alors, comment se fait-il que notre jeune ami Thomas.Ah, ça y est, voilà. Thomas, es-tu prêt ? C’est surtout que ce n'était pas notre sujet, absolument voilà, absolument, absolument. Et c’est pas un défouloir, le tchat, c'était un endroit d’intelligence collective. C'était l’endroit d’Intelligence collective, donc c' est important. Bonjour Thomas ça va Thomas ?
Ça va très bien.
Thomas, tu es comédien, tu est auteur, tu as sympathique, tu envoies un e-mail en disant je fais une pièce de théâtre, ça devrait vous intéresser. Dans ton e-mails, il y a le mot Malik Oussekine, le. Donc je rapplique dare-dare au théâtre de Belleville. Et là, j’apprends que tu es fils et petit-fils de flic. Que ton père était voltigeur motoporté à la préfecture de police de Paris. Cette unité qui, dans la nuit du 5 au 6 juin, décembre 1986, a traqué et tué Malik Oussekine dans les rues du quartier latin. Et toi, tu avais quatre ans et c’est le début d’une certaine manière. En tout cas, c'était la trame de ta pièce de théâtre Force Bleus. À toi de jouer.
C’est le début, c’est ce qu’il y a marqué, je ne m’attendais pas à cette passe-là, mais c'était bien, je prends la balle. J’ai commencé une enquête à partir de ce moment-là. Je crois que j’ai toujours su à peu près les choses, mais je ne savais pas que ça me concernait d’aussi près. J’avais relu beaucoup un dramaturge anglais qui s’appelle Édouard Bond. Et qui dit que quand on est petit, on ne fait pas de différence entre soi et le monde, puisque le monde nous nourrit, nous a donné la vie. En tout cas, le nourrisson ne fait de différence. Et moi, enfant, je ne faisais pas vraiment de différence entre moi et l’institution policière, puisque je baignais dedans. J'étais dans un bain permanent, puisqu’on allait voir des spectacles dans lesquels participait mon père. Donc, c'était la spéciale de gymnastique de la préfecture de Paris. Donc, il faisait des grandes démonstrations de gyms. Je l’ai compris bien tard ça, mais en fait c'était des spectacles, c'était comme un comité d’entreprise, c’est-à-dire que c'étaient vraiment que pour les enfants de la boîte, quoi. Donc on était qu’entre fils et filles de flics. Et puis après, plus tard, plus tard l’enfant, il commence à se détacher, il commence à devenir le site de ses propres émotions, de ses propre, de sa, il se politise, quoi, et moi ma politisation, ça a été une expérience très désagréable lors d’un. D’une classe de poney du ministère de l’Intérieur, enfin une colonie de vacances quoi, où je pense en tout cas c’est un des premiers souvenirs conscients quoi, où j’ai commencé à me détacher de ces gens-là que je regardais comme des héros, pour ça que Force Bleu fait référence à Bioman, et donc pour les plus jeunes qui nous écoutent, je parle des Power Rangers. Et à
Alors là je pense Thomas je vais venir à ta rescousse parce que là je pense que personne ne comprend rien. Alors je reprends, je repends tu as 4 ans en 1986 donc tu ne sais pas exactement ce qui s’est passé et tu vas découvrir peu à peu le travail, là pour le coup réel, on parle de la réalité, on ne parle pas de la pièce de théâtre qui tire son récit de la réalité, tu vas comprendre que ton père a fait partie des voltigeurs et que ton éducateur de Poney s’appelle Garcia et Garcia c’est un des deux policiers qui a été condamné pour la mort de Malik Oussekine qui était un ami de ton père. Et… En fait, en 2017, tu vas te retrouver devant un juge parce que tu t’es interposé lors d’un contrôle brutal à Montmartre. Et c’est là que les pièces vont commencer à s’assembler dans ton esprit. Et le juge te dit « Toi, vous, fils et petit-fils de policier ». Qu’est-ce que vous avez à vous interposer dans une action policière, en l’espèce, un contrôle de police de femmes soupçonnés d'être pickpockets, et c’est là que ça déclenche chez toi une envie d'écrire cette pièce de théâtre, en tout cas de réfléchir à ces questions-là, la question de l’ordre, la question la famille, la questions de la police.
Ouais, c’est ça. C’est le moment où en fait on dit vous devez respecter la lignée, vous devez rester dans l'éducation, dans votre éducation que du coup on se dit tiens c'était vrai que j’ai été éduqué mais j'étais éduqué à quoi ? Donc du coup pour moi s’interroger sur ma famille ça a été s’interroger l’institution policière puisque c’est jusqu'à mon arrière-grand-père que tout le monde s'éduque dans la police donc du coup j’ai lu des bouquins sur l’histoire de la police. Et j’ai eu l’impression que ça correspondait assez bien avec mon éducation. Et que du coup, mon lien à ma famille, il était essentiellement politique et institutionnel.
Ton père, tu fais dire à ton père dans la pièce de théâtre donc qui tu lui fais dire pourquoi il a couru, pourquoi Malik Oussekine, pourquoi il court. Et on se souvient que c’est la phrase qui a été dite pour Zied et Bouna et pour Nahel dont tu parles beaucoup dans la pièce de théâtre. Peux-tu nous parler de cette question et comment elle résonne en toi aujourd’hui ?
En fait, c’est pas pour ça que je l’ai écrit, mais il y a une spectatrice qui m’a dit ça, une spectatrice plutôt amie, plutôt alliée, qui m a dit, qui a dit cette phrase, qui a dit c' est vrai qu'à chaque fois on se dit c est dommage que ces gens-là aient couru parce qu’on aimerait les défendre totalement. Je trouve que c’est très brutal comme réflexion et en même temps elle se rendait compte qu’elle avait cet affect là quoi. Et en fait on aimerai bien que la victime soit toujours dans une passivité sacrificielle. Je pense qu’il y a un truc où on voudrait que les gens s’abandonnent, soit la victime parfaite, c’est le petit Maïdan sur la plage. C’est ça, dès lors qu' il y a une volonté que les gens, ils essayent de s’en sortir ou qui même la fuite devient le soupçon d’une violence. Bon, pas pour tout le monde. Mais en tout cas, moi, donc, du coup, dans ces livres d’histoire que j’ai lus. Au tout début de ce qu’on a appelé la lieutenance de police, donc c'était les chevaliers du gai, qui étaient aux amonts des villes, qui étaient dans les forts, qui défendaient les villes donc qui faisaient le contrôle des gens qui passaient. Et ils étaient dans des espèces de baraquements échoués comme ça, un peu comme dans le rivage des Siertes, c’est-à-dire des endroits où visiblement c'étaient pas des gardiens de phare quoi. Et ils passaient leur temps, enfin en tout cas c’est ce qui est raconté dans certains écrits, à chasser les rats et à les piquer à la lance. Et donc du coup ils chassaient la racaille. C’est là que les premiers mots racailles sont intervenus. S’il y a bien un truc qui a été repris dans la pensée coloniale et tout ça, c'était que ce mot racaille est devenu le mot pour définir tous les gens qu’on a indigénisés dans les territoires. Dit de la république, en tout cas dans toutes les colonies, en fait, les fuyards étaient les racailles, donc les fuyards, à savoir les résistants à l’occupation française, notamment en Algérie. Ce mot a été très fort réimplémenté comme ça. Et donc, oui, qu’est-ce que c’est que ce désir qu’a le policier de contrôler et cette insupportable façon qu'à la personne qui ne veut pas se laisser contrôlé de fuir, voilà. Et en plus, non, je finis juste ça. C’est que, en fait, qu’est-ce que doit faire, enfin la question qui se pose, c’est du coup, qu’es-ce-que doit faire quelqu’un qui a peur ? S’il ne peut pas fuir, et si rester figé le met en danger, quoi.
Et alors, la réponse ?
La réponse, il faudrait la poser à Laurent Nunez en fait, c’est qu’est-ce que vous proposez en fait à quelqu’un qui est saisi par les froids ? Et il y a ce ver de PNL, qui est donc le groupe de rap qui dit…
Merci.
Ouais non mais je dis ça parce que…
Non, parce qu’il y a des gens qui pensent que j’ai pas la rêve de Bioman parce que je suis trop vieux, ce qui n’est pas faux, mais PNL quand même, bon, allez-y monsieur Gourdy, continuez, continuez.
C’est un truc que je reprends à Norman Najary qu’il avait noté mais ils ont les photos puis les souvenirs, donc ils, les blancs. Et puis nous, on a les souvenirs puis les photos, c’est-à-dire qu’on a le souvenir en nous. Qu’il faut se barrer, puis on se barre, on se fait chopper, on s’fait tabasser et après on a les photos des caméras de sécurité. Mais il y a un truc comme ça historique qu’on sait avant même de savoir qu' il faut se barrer, que ça pue. Malik Oussekine il n'était pas militant, il n'était pas dans la manif, il était même plutôt à priori en train de faire des études immobilières à Dauphine qui n'étaient pas une fac de gauche à l'époque non plus, mais il qui arrive, il sait qu’il faut qu' il faut fuir.
Voilà, il sort en fait d’un club de jazz et il n’est pas partie prenante de la manifestation, mais il a le type nord-africain, comme disaient les policiers à l'époque, et ça lui suffit pour comprendre qu’il doit courir. Et donc tu racontes ce qui s’est passé au 20 rue Monsieur le Prince, là on te voit casqué au sigle de la Préfecture de police de Paris, donc tu es sur scène, tu es sur scène avec ton acolyte musicien que l’on voit derrière avec des instruments qui sentent bon les années 80, compositeurs et musiciens du nom d’Alexandre Duclosel. Et il y a parmi les personnages donc ce fameux juge qui en 2017 essaie de te ramener à la raison paternelle. Il y a une chamane qui est absolument délicieuse, il y à des policiers du passé, le texte que tu as écrit est rudement bien ficelé parce qu’il y a des petits retours ici ou là tout le long de la pièce. Mais surtout, mais surtout, il y a Charles… Ça va ? Ça va.
Excuse-moi, je sais pas quand est-ce que tu me passes la balle, il faut que j’apprenne.
Moi je la passe tout le temps, attention c’est le football total, c' est le life total, toujours en avant, Charles Pasqua qui est Charles Pasqua monsieur Thomas ?
C’est les années 80, il incarne ça et pourtant il a duré jusqu’en 2005 à minima puisqu’il a fabriqué Sarkozy, mais c’est l'État. Charles Pasqua c'était l'état qu’on aime, l’État du passé, c’était le 7ème lieu avant. C'était au moins les fascistes de l'époque, je ne sais pas si c'était un fasciste, mais en tout cas il était fascisant et les fasciste de l'époque avaient une faconde qu’on aime bien. C’est comme maintenant depuis que Chirac est mort, tout le monde aime bien Chirac par rapport à Emmanuel Macron, on dit… Au moins, il y avait quelque chose comme ça, quelque chose d’incarné comme ça. Et parce quoi, ça devait être un adversaire plus facile à aimer que des Castaner d’Emmanuel Valls ou des Laurent Nunez, quoi. Mais il était terrifiant. Enfin, moi, je me rappelle de, c’est des souvenirs d’enfants, mais son visage, rien que son visage me faisait peur. Mais sa voix adoucissait quelque chose parce qu’il y avait déjà un accent du Sud. Et ça, il n’y avait pas beaucoup de gens qui avaient des accents. Encore aujourd’hui, ça les rend sympathiques. Et puis il y avait un plaisir à parler quoi, il avait un énorme plaisir. Mais je relisais il n’y a pas longtemps des discours de Sarkozy, notamment le fameux congrès de Grenoble de 2010, il emploie à peu près les mêmes formules que Charles Pasqua mais avec beaucoup moins de talent et beaucoup moins des souffle épique. Donc c’est l’épéisme français Pasqua
Alors Pasqua, justement, c’est l’un des pères spirituels. Sarkozy était appelé Pasqua boy, c'était un des héritiers, notamment des Hauts-de-Seine. Enfin bon, on peut parler d’accointance mafieuse concernant Charles Pasqua et d’ailleurs, je crois que tu le rappelles dans ta pièce, il y a quand même son appartenance au Sac. C’est-à-dire que Pasqua ce n’est pas que les années 80, 90. Ça démarre bien plus tôt, c’est vraiment la face noire du gaullisme, mais je dois dire que tu imites très bien l’accent chantant de M. Charles Pasqua, ce qui fait que, et là on t’imagine, tu es un danseur absolument incroyable, tu danses, tu nous fais marrer, et au fond tout ça quand même avec un fond de sauce qui est, je vais préparer ma question pour que tu puisses bien saisir la balle, où on a l’impression que tout le spectacle est tourné autour de comment une famille entière, la tienne, peut de génération en génération avoir été complice d’un état qui tue. Alors Pasqua pouvait tuer avec les mots par exemple. Sans jamais se le dire, sans jamais s’avouer. Parce que là, moi, j’ai eu le sentiment que tu essayais de briser l’omerta familiale, et notamment entre ton père et toi, je ne te fais pas de psychanalyse, mais c’est ce que moi, je l’ai ressenti. Et donc d’une certaine manière, c'était ce qui rend la pièce particulièrement intime, parce que je pense que ça raisonne en chacun de nous. C’est-à-dire ce qu’on fait avec ses parents, quoi qu’ils aient fait, etc. Mais j’ai pas de question en fait, mais je te passe la balle. Ah si, est-ce que je me plante ou pas, voilà.
Non, non, c’est très juste, en fait, il y a un truc j’aime pas trop l’idée que le théâtre soit le lieu du sacré, tout ça, je trouve ça assez bourgeois et un peu chiant comme façon d’entrevoir les choses, mais par contre, le théâtre grec, c’est un directeur de théâtre qui m’avait dit ça, il m’avait dit le problème du documentaire, c´est que les personnages sont toujours impurs, parce qu’en fait, les gens sont toujours beaucoup plus compliqués. Que des personnages de théâtre, ils sont faits de différentes couches. Donc il dit, ce qui serait intéressant, ce serait d’entendre en quoi toi tu es Antigone et ton père, c’est Créon. Donc en quoi chacun incarne une idée et incarne un positionnement politique pur comme ça. Et du coup, le lieu de la… Du dévoilement de ce qu’a été la carrière échouée de mon père qui s’est fait prendre justement dans des meurtres d'État et puis après qui en a été le défenseur aussi. C’est une façon de dire cette parole, c’est une lutte pour la vie que je me propose d'être puisque c’est moi qui parle. Je suis une sorte de passeur comme le sont les messagers dans les pièces de Shakespeare. Et contre la maladie du silence, et le silence c’est ce dans quoi s’en faire les policiers par complice, par esprit complice ou par peur aussi ou par lâcheté.
Théâtre de Belleville, jusqu’au 30 avril, il reste donc des représentations après-demain, mercredi et jeudi 30, le 29 et le 30. Reste-t-il des places, monsieur Thomas Goudry ?
Oui, le 30, oui, parce qu’en fait on n’a pas de chance, le 1er mai étant encore férié, du coup il y a plein de gens qui partent en week-end.
Ah, ça, tu vois, voilà. Voilà, même un saltimbanque, comme toi, qui veulent travailler, eh bien ils sont empêchés parce qu’il y a des gens qui ne travaillent pas le 1er mai. Ça, c’est important. Ça, il faut le dire au gouvernement. Il faut appuyer Gabriel Atall ou je ne sais pas qui. Donc il reste des places.
Ouais, il reste des places, ouais. Ouais, on reste des place le 30.
Alors, donc là, précipitez-vous, chers aupostiens, vive l' Antifrance, nous dit Donnelapapate, absolument, mais, mais, tu ne vas pas en rester là. Force Bleus ne va pas rester dans ce petit arrondissement de Paris. Est-ce qu’il y a des représentations qui sont prévues ailleurs, en région, ou pas ?
Je crois que tout le monde attend un peu à voir, ça se renifle un peu, comme les chiens, c’est-à-dire qu’il y a des gens qui sont venus, donc on appelle ça des programmateurs, mais en fait c'était des acheteurs, des acheteuses quoi, et ils attendent un peu de savoir comment la profession va réagir et de savoir si ça vaut le coup de se mettre en délicatesse avec sa préfecture ou sa mairie pour ce genre de spectacle, donc en fait voilà, il va falloir que ça prenne et pour l’instant on est dans le moment où ça se renifle encore un peu. Je vois que les gens qui sont venus ont envie, enfin en tout cas parce qu’ils viennent consulter l’Instagram, je vois qu’il me demande des dossiers et tout, mais ils attendent une petite confirmation et dans notre milieu mafieux, la confirmation c’est est-ce qu' il fait un bon Avignon. Ça c' est mon analyse, donc du coup il va valoir faire Avignon et je vais reprendre une série à Belleville, donc ce petit arrondissement que tu… Que tu minimises, mais moi je le trouve vachement bien cet arrondissement, puisque c’est quand même entouré de super restos et de bars, trop bien. Mais en tout cas, on va refaire une série là bas, je pense. Le directeur veut ça. Dans l’année, on va voir ça et puis pour préparer Avignon. Et je pense qu’il y aura quelques dates de tournée des plus courageux, courageuses, mais ça va pas être cette année la tournée. On va essayer de l’imaginer pour pas pour l’année pour la première année du nouveau président.
Question importante, et là tu vois que le tchat lui est bien plus partageur puisqu’il te pose une question donc tu vas pouvoir rebondir tout de suite sans te demander est-ce que c’est à moi de parler ou pas. Question de Sentier-Battant, ce sera la dernière. Est-ce-que le spectacle est prévu pour être joué devant les enfants de la police ?
Bah il y a un… Et là, c’est le drame. C’est vraiment une super question, mais je fais un petit pas de côté parce que c'était super…
Parce que t’es l’auteur, parce que t’est auteur !
Non, je suis plutôt sur le banc des remplacements, s’il fallait vraiment être dans une équipe de foot. Ou alors on me met au goal mais on sait que… Mais non mais donc du coup il y a un étudiant en école de police parce que j’ai un livre de correspondance que je demande aux gens de décrire à la fin et il y a un étudiants en école de police qui m’a dit j’aimerais bien qu’on aille prendre un café. Et j’y ai trouvé ça enfin pour moi c'était une forme de consécration alors je sais pas, ça se trouve c’est pas du tout quelqu’un de chouette mais j’en ai trouvé ça super. Mais alors ouais devant les enfants de la préfecture de police et tout ça serait vraiment un coup d'état de monter ça. Ça serait vraiment trop drôle. Leur dire, en fait, je vais faire une hagiographie de la préfecture de police de Paris et puis on joue ce spectacle, ce serait vraiment bien dans la cour de la Préfecture, là où en octobre 61, ils ont parqué 2000 des 10 000 personnes qu’ils ont raflé dans les trois nuits terrifiantes d’octobre, et bien, ouais, ça serait quelque chose. Ça ne sera pas sous cette présidence.
Peux-tu, pour terminer, nous rappeler le nom de ta compagnie pour qu’on puisse te joindre si on a envie ou te suivre, le compte Instagram, tout ça, c’est le moment ou jamais, afin de préparer le meilleur Avignon possible.
Alors du coup, c’est la compagnie La Bande Passante qui produit le spectacle et puis moi c’est Thomas Paluit l’autre, sans apostrophe parce que je peux pas communiquer sous mon nom parce que j’ai pas envie que ma famille vienne voir le spectacle. Donc Thomas Palui l’autre par Insta, il y aura toutes les infos. Ceux qui veulent venir, ça va être possible mercredi aussi, il y a aussi quelques places qui seront, il ya toujours des gens qui viennent pas et tout. Mettez le code en dessous de ceux qui n’ont pas de tarifs spéciaux. Vous allez sous le tarif plein et vous mettez le code bleus 2026, bleus en majuscule avec un S 2026.
Force bleus. Vous voyez le jeu de mots ?
Voilà, force bleus. Mais bleus, donc les bleus quoi. Ils s’appellent comme ça, ils disent on est les bleus. D’où le football. Ouais, d’où le football ! T’as vu, ça marche. La sérendipité totale. Mais donc du coup, ouais, donc c’est ça, bleus 2026, bleus avec un S. Et vous, ça passe de 27, ce qui est trop cher, à 18, ce qu’est quand même cher, mais voilà. Et ceux qui vraiment ont des problèmes, enfin c’est trop cher. Vous m'écrivez sur Instagram et c’est con de ne pas venir à une pièce de théâtre pour des questions d’argent. Et on fait autrement mais on a besoin aussi de la billetterie parce que c’est comme ça qu’on rembourse la compagnie qui justement me produit mais voilà on peut aussi faire autrement donc avec grand plaisir.
À l’instant, message de Flordé, que je découvre, message qui va te toucher, je pense, puisqu’il démarre comme ça, ça me touche, étant fils et petit-fils de gendarmes gradés, vie en caserne, ayant vécu les colonies de vacances entre enfants de gendarme, beaucoup de points de vue identiques à ce raconté ce matin. Eh bien, Flordé, si tu peux si tu es parisienne ou parisien, avec grand plaisir, pour discuter. Merci Thomas d'être venu ce matin. Alors au départ, moi je balance, au départ tu devais venir à 7h30, t’as dit oui, et puis après je t’ai dit non, c’est plutôt à 9h parce que là on explose le nombre d’invités, tatati tatata, t’a dit, ah ouais c' est mieux. Ouais, là oui. Là on sent l’artiste en toi.
Ah ouais, on obéit à ces clichés, c’est clair.
Est-ce qu’il y a un tarif réduit habitant du quartier, je crois ?
Oui oui oui oui, oui oui il y a un tarif, mais je pense que le meilleur tarif c’est celui-là, c'était avec le code dit secret, mais oui oui. Alors le code secret, on le redit, c’est bleus majuscule. Bleus en majuscules, bleus avec un S, 2026.
Eh ben super, merci beaucoup à toi, la baguette marxiste dit première fois que je suis motivé à aller voir une pièce, eh ben tant mieux. C’est un chouette petit théâtre… Alors attends, je vais te dire Thomas, non, je néglige pas le quartier, parce que le passage Pivert, où se tient cette salle de théâtre en fait, il y a fort, fort longtemps, à l’autre bout du passage on avait monté un quotidien de gauchiste qui s’appelait Le Jour. Et moi, le passage Pivert, quand je viens, ça me fait toujours plein de trucs. Donc non. Respect. Respect pour Belleville, bien sûr. Tu rigoles ou quoi ? Merci beaucoup Thomas, bonne continuation. On te dit, Sentierbattant, intéressant. Merci..Un bébé phoque, pardon, c’est tellement mon quartier, voilà, merci, excellente journée, nous dit Flordet, est-ce que tu peux te joindre le mercredi ou jeudi, où tu es trop loin de Paris ? Merci beaucoup, je ne suis pas à Paris mais ça a l’air très intéressant, nous dis Marionnette. C’est jusqu'à quand ? Alors c'était jusqu’au 30 avril, dans un premier temps, puis après on vous tiendra au courant des suites. Je vis en Bretagne, sinon ça aurait été avec plaisir. Bon ben il faut trouver une salon en Bretagne.
Oui, on y réfléchit à Rennes, on a envie, on à très envie d’aller à Rennes.
Merci beaucoup, bonne journée et bravo à toi et à tes comparses.
Merci beaucoup, merci David de m’avoir invité, je suis trop content d'être là.
À bientôt, à bientôt, au revoir. Voilà les amis, c’est bientôt la fin, mais pas tout à fait, pas tout à fait. Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais je voudrais vous lire un email que j’ai reçu, un email de Sorcière, qui est d’ailleurs dans le tchat. En tout cas, elle y était il y a cinq minutes, je l’ai vue. Je m’enlève ça parce que j’suis trop trop mal aux oreilles. Sorcière qui est venue au Salon des médias indépendants qui s’est tenu à Paris ce week-end. Elle est venue du Nord et il y avait, je vous l’ai dit tout à l’heure, les extraordinaires Muriel et Veuve Chyco et Théophile qui sont venus m’aider à tenir le stand. Attendez, je vais essayer de vous trouver le stand… Hop, hop, hop. Le stand, il est là. Voilà. Et j’ai posé la question que je posais à tous les aupostiens, les aupostiennes. Bon, alors qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce que l’on continue ? Comment on continue ? Top, là, matinal nous dit se lasser. Alors, justement, je disais, bon, ben voilà, je me demande si on devrait pas faire plus de matinales et moins d'émissions d’entretiens longs, voilà, parce que je peux pas tout faire, voilà c’est simple, etc. Donc, Michel, veuve Chyco, Veuvechyco, sorcière je veux dire, nous dit, ah elle est là, elle m’envoie un email hier, et je lui ai demandé l’autorisation de lire cet email, ce que je fais devant vous dès maintenant. Hier, sur le stand d’auposte, j’ai été ravie de rencontrer des aupostiennes et des aupostiens. Je n’ai pas pu répondre à tes interrogations car contrainte par le train, mais j’ai réfléchi lors de mon retour. Les émissions et rencontres proposées par auposte sont intéressantes et peuvent répondre à une audience plus large, c’est tant mieux. Ce qu’il me manque, ce sont les moments de débrief que tu as organisés après une émission ou des émissions d'échange avec le tchat sur des sujets précis. Ou pas, sans invité. Ce qu’on appelait les Tech Meals à une époque, vous vous souvenez, le dimanche matin. Je trouve que la proximité que tu crées avec l'équipe de dingues aupostiennes est très particulière et extrêmement motivante. Et les émissions, souvent aujourd’hui, se terminent brusquement pour moi. Le débrief, de temps en temps, pourrait permettre d'échanger en direct afin de proposer soit des livres, des films, des spectacles, des manifs que le tchat voudrait promouvoir. Ce qui est un peu l’esprit de la matinale, il me semble, mais je la regarde souvent en replay, sauf maintenant, Michel, puisque je vois que tu es là, et en replay je ne regarde pas le tchat. Ah oui, ça c’est normal. 2026, 2027, parce que la question, elle était là. Elle était là, qu’est-ce qu’on va faire à partir de septembre ? Qu’est ce qu’on va faire, à partir du septembre, et notamment en vue de la présidentielle. 2026 et 2027 sont des années particulières, car très politiques. Et la parole de tous sera importante à connaître et à faire connaître. L’actualité va prendre une grande place. Ravie de notre rencontre. À bientôt au poste. C’est classe, c’est classé. Donc, le débat est ouvert. Le débat et ouvert, sauf que ça fait plus d’une heure que je n’ai pas d’eau, plus d’une heure, que je ne n’ai pas de café. Donc, si vous le voulez bien, je vous laisse deux minutes le temps d’aller me faire un café, d’aller me chercher de l’eau et on fait le débrief. C' est la raison pour laquelle aujourd’hui, on fait une matinale qui n’arrête pas, c est-à-dire que là, voilà, est-ce que ça vous va ? Ok, oui, une heure sans café, ce n’est pas possible. Donc je vous reviens, je vous laisse discuter dans le chat et on fait le débrief du débrief. Et merci encore Michel pour ton mot. Émile Cheval, qui est dans le tchat, regarde Émile, tu vas voir, tu vois peut-être à gauche tes tasses, tes tasses au poste que nous avons vendues. Oh là là, qui ont fait le bonheur de tant d’aupostiennes et d’aupostiens. Tu les vois là, ils sont à gauche de la table. Je vais me chercher de la flotte. Et je reviens. Hop, hop hop hop, me revoilà, alors… Alors alors alors je regarde le tchat alors non attend je vais chercher de l’eau Attention ! Un peu de café, machin. Alors, le temps que ça coule, dites-moi, donc est-ce que vous avez des lives sans heure de fin ? C’est ça qu’on aime, nous dit Euryale. Est-ce qu’il y a un tarif pour les policiers ? Je pense que ça parle de la pièce de théâtre. Oui, j’ai fait une interview pour ton camarade, un faux gaucho, absolument. Voilà, tchoukoutoukou, mais c'était le feu, les trois derniers invités, merci. Sur la question d’un petit débrief, même assez court, après un entretien, peut-être pas mal. Peut-être en matinale où ça enchaîne, mais sur les émissions où il n’y a qu’un seul invité, ça serait top. Alors effectivement, c’est ce qu’on faisait avant. C’est ce qu’on faisait avant. Pourquoi j’ai arrêté ? Parce que, en fait, c’est vachement compliqué quand un invité, d’ailleurs, qui soit en visio, mais surtout quand il vient en studio, c' est vraiment compliqué de lui dire voilà, au revoir à vous. Mais nous, on va continuer. Je trouve qu’il y a un côté… C’est pas très poli, c’est pas très poli, voilà, parce que tu vois l’invité peut se dire bon bah alors attends qu’est ce qu’ils vont raconter, voilà tu vois le côté je parle dans le dos quoi, voilà ça peut être gênant mais c' est vrai que le moment d'échange, comme on l’a maintenant, ça nous manque, ça manque à l'équipe Si l’invité est dans le débrief, ouais. La pré-invité, c’est pas forcément du débrief. Alors voilà, Euryale faut savoir, elle se venge constamment, puisqu’elle a énormément de travail par auposte, elle veut m’en donner plus pour que je ressente ce que ça fait que d’avoir beaucoup de travail. Donc elle veut toujours, j’en fasse plus. Donc t’imagines Euryale, si en plus des invités, je dois préparer des trucs. Ah non, c’est un jour sans fin, quoi. C’est un jours sans fin. Je finis toujours par avoir raison, surtout. Tout ça c’est vrai. Vous n’imaginez pas, auposte, c’est Euryale en réalité. Moi, je suis la Gepetto d’auposte, c' est Euryale moi, je suis la marionnette. C’est elle qui tient les fils, comme ça debrief de la semaine d’avant, lors de la matinale. Ah ouais, ça pourrait être pas mal ça. Pas bête. Ah ça c’est pas mal, je trouve. Ça c' est pas mal. Non, la question qui se pose, c’est la question des invités. Voilà, est-ce que vous voulez qu’on revienne à plus de visio ? Ça va être le cas demain avec Elsa Deck-Marsault. Attends, je vais la mettre là, qui sera avec nous demain. Je sais que Donnelapapatte avait apprécié le premier rendez-vous. Elle était venue en 2003. La violence en spectacle, féminisme, état punitif et figure de la victime, ça paraît à la fabrique. Elsa sera en visio demain soir. En revanche, mercredi, Marc Endeweld sera en studio. Donc il y a plein de questions. La question c’est, est-ce qu’on revient à plus de visio ? La question, c'était, est ce qu’ont fait moins d’entretiens longs et plus de matinales ? Et là, je déguste mon café. Une matinale le lundi, une matinale le vendredi. Alors, ce qui t’ouvrait. Ça pourrait arranger parce que Ost n’est pas là le lundi et le vendredi mais le vendredi, j’ai un peu peur qu’il n’y ait pas grand monde. Il y a Titi qui nous dit mais moi j’aime bien les entretiens longs, je veux plus de matinales et autant d’entretiens longs. Les entretien longs c’est bien pour les VOD, Marc c'était mardi non ? Non non Marc c’est mercredi. Oui, non, mais bien sûr, bien sûr. En fait, il y a une autre possibilité ce serait de que je puisse me faire un peu aider sur la préparation des matinales. Et là, vous me voyez venir, vous me voyiez venir. Tiens, d’ailleurs, tiens, vous voyiez venir et j’arrive tout de suite.
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Voilà, ça c’est vraiment important, on a repéré des gens qui pourraient vraiment nous aider mais pour cela il faut pouvoir les rétribuer, les piger, les salarier et donc on a besoin d’abonnements, d' abonnements payants et les meilleurs abonnements ils sont sur auposte.media C’est vraiment là où vous pouvez vous abonner. Un peu comme tout à l’heure, on parlait de places de théâtre à différents prix. Thomas nous parlait de pièces de théâtres à différents prix. Les abonnements, c’est pareil au poste. Ça démarre à 2 euros. L’abonnement général, il est à 5 euros. Puis après, il y a des abonnements plus élevés pour ceux qui peuvent. Et pour ceux qui sont imposables et qui veulent faire des dons, il y a les dons qui sont défiscalisables. Mais pour nous, vraiment le mieux, c’est les abonnements. Et alors, par exemple, ça, ça rentre dans l'équation. Les matinales où il y a beaucoup de monde, il y a très, très peu d’abonnés et de donateurs après. Très, très, peu. Voilà, je sais pas pourquoi, mais c' est comme ça, voilà. Soit ils le sont déjà tous, ce qui m'étonnerait, puisqu’il y a beaucoup plus de monde qu’il n’y a d' abonnés. Soit il y a une autre raison. Je vois dans le tchat, je crois que la matinale est vraiment géniale, il nous dit, Tournoble, mais je ne suis pas sûr que ce soit tenable en termes de boulot supplémentaire. Ça pourrait l'être si l'équipe, si certains de l' équipe qui sont à mi-temps passaient à plein temps, par exemple j’aimais bien aussi les discussions du dimanche matin à 11 heures, juste pour préparer la semaine, nous dit Titi. Moi aussi, j’aimai bien aussi, à choisir plus de matinales les lundis et le jeudi. C’est plutôt à ça que je pensais, plutôt que le vendredi, parce que j’ai peur que le vendredi il n’y ait pas beaucoup de monde. Adonnez-vous, camarades, absolument. Faut faire plus d’appels à l’abonnement, nous dit Nonoc. Dis-moi comment ? Dis-mois quel moment ? Le jingle ? Moi, je dois le dire plus. Le frérot nous dit en format élection-campagne. Je pense que le format matinale est bien parce que ça permet de couvrir plus de sujets. Mais en dehors, je trouve que les entretiens longs permettent de rentrer encore plus dans le fond. Absolument. Et d’ailleurs, je me demande si dans la matinale si les entretiens ne sont pas trop longs, en fait. C’est-à-dire que là, on enquille ta-ta-ta. Est-ce que vous préféreriez que je fasse des entretiens, on va dire, de 20 minutes, au lieu de faire 30 minutes, et qu’entre deux entretiens, il y ait des rubriques ou un peu de pauses, comme on faisait au tout début de la matinale ? Non Euryale ce n’est pas que les Parisiens le vendredi. C’est quand même le vendredi, beaucoup, beaucoup de gens qui partent en week-end. On aime le temps long, je pense que 20 minutes avec une petite pause, c’est pas mal, parce que c'était vrai que ça enchaîne pas mal. Ah, je suis d’accord qu’un 5-10 minutes de transition entre l’invité ferait du bien. 20 minutes par entretien, David, Machin n’y arrivera pas, ça ressemblerait plus à rien et surtout pas à du dev du fou C’est pas faux, c’est pas faux. C’est pour ça que là, regardez, on fait trois heures. C’est l’enfer, l’enfer sur Terre. Ça serait cool d’avoir une plus longue revue de presse, nous dit Steve. Moi, le vendredi, ça manque de pas avoir de matinale et je suis parisien, nous dit la blatte masquée. Au départ, l’ADN d’auposte, c'était des entretiens longs. Dès le départ, la première émission, Sébastien Rocher, c’est une émission qui dure 2 ou 3 heures, avec un politiste, sociologue de la police. Donc ça, c’est vraiment moi ce que j’aime faire pour essayer de nous nourrir les uns et les autres, du travail des uns et des autres. Moi, je n’aime pas le commentaire. Voilà, le commentaire, et surtout le commentaires de commentaires. Je n’aime pas ça, ça ne m’intéresse pas, même quand il est bien fait. Il peut de temps en temps avoir un petit commentaire comme ça, mais toute une émission sur des commentaires c’est pas possible, d’où l’idée d’avoir des invités qui viennent nous parler de leur travail, de leur recherche, de leurs plaisirs. Mais voilà, on a un matériau brut avec lequel on peut discuter. Voilà. Et on n’est pas sur quelqu’un qui a relayé quelque chose, qui relaye autre chose, et à ce moment-là on commente. Alors ça moi je supporte pas quoi. Voilà. Parce que ça, si vous voulez, c’est hyper facile. Voilà, c’est hyper-facile. Au sens, t’as pas d’invité à caler, tu n’as de préparation à faire, tu déroules quoi. Donc si je comprends bien..Ah oui, c’est marrant, vous êtes vachement… C’est très intéressant, je ne m’attendais pas à ça. Donc là, vous vous êtes… Vous êtes sur un mode… Sur un mode plutôt d'émissions longues. C' est chouette. C’est chouette ! Attachés au temps long, bonjour DidyBlue. Alors, donc, là, ce qui ressort, c’est on continue les émissions longues, une deuxième matinale qui pourrait être le jeudi ou le vendredi, et plus de débriefs. Alors, je pense que le débrief peut arriver après la matinée, en fin de matinale, voilà fin de matinale. Ouais, ok, ok. Je vois passer l’idée qu’il y a trop d’invités dans la matinale, quelqu’un suggère peut-être que deux invités suffiraient. Et les petits temps entre chaque personne, c’est une bonne idée. En fait, je vous explique. Moi, j’ai plusieurs écrans, et sur un des écrans, j’ai la régie, on va dire, où il y a les invités qui se connectent. Par exemple, figurez-vous que Thomas Gourdy est toujours là. Je ne sais pas s’il le fait exprès. Ah, il l’opine. Voilà. Donc, admettons, là, je suis en interview avec lui, Et paf, apparaît la deuxième personne, imaginez un zoom ou un truc comme ça. Et en fait ça me stresse à mort, je me disais merde, le deuxième invité est arrivé, ils doivent se demander mais pourquoi, parce que en règle générale je leur demande de venir 5 minutes avant, mais là aujourd’hui comme tout a été un peu décalé, et en fait c’est un facteur de stress, c’est pour ça que j’enquille les invités. Donc je ne sais pas, Thomas tiens, tu veux revenir là ? Oui, il revient, bah alors voilà add to scene, voilà. Je n’avais pas vu, mais tout d’un coup, je me dis, tiens, c’est marrant. Il est toujours là, lui. Attends Hop, attends, caméra 3, caméra 2. C’est la caméra à 3, normalement. Voilà. Oui, monsieur Thomas, on recommence l’interview. Alors, bonjour. T'écoutais ou pas ? Oui, bien sûr.
Non mais en fait je me disais, parce que moi je trouve que sur les chaînes Twitch, tu vois, ça passe du temps comme ça. J’ai un pote qui a une chaîne Twitch, ça pass du temps après à débriefer et il y a un temps comme ça, épilogue, qui est vachement agréable et là, je vois que ça se passe comme ça, je trouve ça super. Mais en tout cas, sur le stress de… Est-ce que tu m’interroges sur le stress de ? Ça dépend, je pense que les gens qui sont très habitués, par exemple des députés LFI, j’imagine que leur temps est compté, moi là j’ai de la chance d’avoir mes matinées. Ça dépend des rythmes de vie des gens, mais les universitaires et tous ces gens-là, ils savent travailler en multi.. ils font plein de choses en même temps, donc je vois pas trop pourquoi. Ça dépend de les métiers qu’on a.
Bon, et t’as déjà fait des entretiens comme ça ?
Mais à la radio, ce qui est horrible justement, c’est que tu sens que tout est timé. Et d’ailleurs, tu sens le journaliste ou la journaliste t’envoie la balle mais de façon un peu genre soit efficace, soit tout de suite. Et moi ça, je trouve ça hyper asséchant de pas pouvoir se planter comme par exemple faire une intro trop longue, être un peu bordélique. Moi je trouve que ça bien, mais en fait c' est politique aussi, c est une forme où on change de monde quoi un peu. C’est un peu radio-libre quoi le truc
Absolument. Oh là là, Euryale sort de son rôle de modératrice en chef pour devenir intervieweuse. Connaissais-tu auposte Thomas ?
Oui, bien sûr. Moi, je connais surtout le monde David Dufresne. Je connais même les poèmes de Françoise d’Eaubonne parce que j’ai été les lire au centre des archives. Il y a un centre des Archives en Normandie. Oui, L IMEC. Et quand je travaillais sur l’adolescence, sur les journaux d’adolescence, j’y ai été lire tous les cahiers d'école, enfin les cahiers. François d’Eaubonne voilà et après j’ai appris par son fils que tu étais de la famille et je te connaissais déjà à l'époque quoi donc oui oui non non je je connais
On a tous notre croix.
Mmh.
Petit fils de flic ou petit fils d'écoterroriste ?
Oui, c’est ça.
C’est pas fastoche !
Bah m’empêche qu’elle ait écrit des supers poèmes.
Va, va !
Et voilà.
La diff de grands-parents !
Heureusement que des gens existent avant nous, sinon on aurait du mal à être là.
Ah, c’est trop rigolo. Bon, écoute, mon cher Thomas, tu peux rester dans les loges, n’est-ce pas ? Et merci beaucoup à toi, voilà, de ton intervention impromptue et aupostienne en diable. Ciao. Ciao, ciao. Voilà, camarades, on va réfléchir à tout ça. Je vous rappelle qu’il y a le Discord, si vous voulez discuter de choses et d’autres. Mais je reconnais que l’idée d’une matinale qui déborde un petit peu en forme de débrief, ça peut être bien. Je pense que c’est le bon endroit pour les invités. Je vous l’ai dit, je trouve ça, je trouvais ça compliqué. Voilà, je, je je trouve ça compliqué de leur dire au revoir, tu fais la photo. Tu le jettes dans le couloir, puis tu reviens. C’est pas super agréable, quoi. Voilà, c’est pas fastoche. Voilà. Merci beaucoup. Excellente découverte, ce Thomas. Absolument. La baguette marxiste nous dit arrière petit-fils de résistants communistes allemands. Oh la vache ! Ah ouais ? Ah bah là, on est battus, là. Ah, là, là on est battus. Bravo, la baguettes marxistes. Ah bah bravo ! Ah bah, bravo. Voilà qui nous décourage. Même si nous sommes admiratifs. Alors, qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? Très bonne idée pour les matinales, les invités. Si c’est en plateau, oui, il faut passer du temps avec elle et après complètement d’accord. Ouais, ouais. Ouais, quelqu’un qui fait l’effort de venir, etc. Tu vois, ce n’est pas possible de jeter la personne, quoi. Petite fille de militant FN, ici Bébéphoque. Alors, on va continuer l'émission. Car je sens que c' est important pour toi et pour nous que tu sois là. Non, je déconne, mais courage. Courage, courage, courage. Le jour où auposte sera carré, ce sera la fin de tout. On a besoin de cette respiration, nous dit Mr Coltrane. C’est assez rigolo parce qu’hier, dans le salon des médias indépendants, c’est revenu plusieurs fois cette idée d’artisanat. Moi, dans un débat, j’ai expliqué que je tenais vraiment à ce qu’on reste des artisans, qu' on ne voulait pas devenir une web-télé puissante type Le Média Blast, on n’en a pas les moyens, et qu’on n’a pas démarré avec une trésorerie, et bravo à eux de l’avoir fait, mais ce n’est pas notre truc à nous. Et donc, effectivement, garder un petit peu le côté bordélique, artisanal, etc., tout en étant extrêmement sérieux sur la préparation des entretiens, sur le choix des invités, etc. Voilà, la déconnade n’empêche pas le sérieux et je dirais même plus tu déconnes plus tu as besoin d'être solide sur tes bases. Oui oui oui oui, par contre si tu fais le sérieux, l’habit faisant le moine, bah on croit que t’es sérieux alors que c’est pas toujours le cas. Il s’agit pas de jouer l’animateur de télévision pour croire qu’on est important. Oui, oui, oui. Bon, bref, j’arrête là, sinon je vais encore me faire des ennemis. La proximité entre nous, nous dit Michel. Absolument. SalvaGraff nous demandait si le Média arrive à avoir une chaîne et qu’il vous propose un créneau, vous seriez d’accord ? Oui, j’en ai parlé hier avec Marion du Média. Quand bien même, on s’est un peu frité lors du débat, où justement, moi j’ai expliqué que les vignettes putaclics de certains petits camarades. J'étais pas d’accord que je pensais que c'était une courte vue que de jouer cette grammaire de YouTube, etc. Ça se retournerait contre les chaînes qui nourrissent la bête, mais je suis minoritaire là-dessus. En revanche, je lui dis bien sûr, si le Média obtient son canal sur la TNT Ile-de-France, avec grand plaisir, on leur refilera une ou deux émissions par semaine pour qu’ils puissent remplir leur grille et je pense qu’on sera nombreux à le faire quoi, voilà, comme dirait Ségolène Royal, c’est donnant donnant, c’est win win, nous ça nous permettrait de toucher d’autres gens et puis surtout ça permettrait à d’autre gens de voir qu’il existe une autre forme d’information qui serait sous la houlette de la chaîne du Média, mais avec tout un tas de partenaires, je pense qu’il y a pas mal de gens, je laisse le Média annoncer qui pourrait être là. Voilà, c’est pas du tout une question financière, mais eux, ils peuvent, en gros, je crois qu’ils peuvent produire trois heures par jour, donc il faut les aider à remplir le reste. Alors, capitaine de ballon nous dit arrière petit-fils de résistante déportée ayant survécu ici.Voilà, voilà, voilà. Bon. On y va les amis, donc nous allons voir avec Euryale dans les minutes qui suivent, dans les heures qui suivent, peut-être dans les jours qui suivront si nous allons être strikés parce que nous avons mis un petit peu de musique. Si c’est le cas, on pourra plus faire la rubrique musique, ce qui serait dommage. Et je vous dis à demain, 18h, pour l’entretien avec Elsa Deck-Marsault. La violence en spectacle. Féminisme, état punitif, figure de la victime, demain en direct à 18h. Merci à vous tous. C'était un bonheur que de passer ce début de semaine avec vous. Je vous dis, à demain 18h ! Merci beaucoup, merci Émile Cheval pour tes magnifiques tasses aupostiennes.
On essaye de mettre un peu de trouble dans l’ordre dominant qui met ensemble les mots et les choses, les mots…La riposte c’est vous ! Suivez la chaine, activez la cloche, donnez au poste ! Qu’avons-nous fait au poste ?
